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L'explosion de l'intelligence artificielle est-elle sans limites ? Les grands modèles de langage surpassent désormais la capacité des humains à influencer d'autres humains, inquiétante perspective en termes de manipulations de masse. Face aux détenteurs de ces entreprises, quels garde-fous ? Comment l'Europe peut-elle tirer son épingle du jeu ? Auteur du livre Ultra-intelligence, jusqu'où iront les IA ? (éditions Odile Jacob), l'ingénieur Aymeric Roucher décrypte la montée en puissance fulgurante de l'intelligence artificielle dite « ultra-intelligente ». Son livre porte notamment sur les lois d'échelle : en multipliant par dix la puissance d'entraînement, les modèles gagnent un cran d'intelligence, sans plafond visible, jusqu'à promettre des IA « plus intelligentes qu'Einstein ». Réguler au risque d'accroître le retard ? Cette dynamique nourrit une course mondiale entre États-Unis et Chine, tandis que l'Europe s'enferme, selon lui, dans une logique de régulation qui la disqualifie techniquement et la condamne à une double dépendance, commerciale et éthique. Faut‑il renoncer à développer nos propres modèles au risque de laisser Washington ou Pékin fixer seuls les normes ? À travers les LLM (Grands modèles de langage), il y a de nouveaux moyens de manipulation de masse. Cela peut se traduire par la censure de faits d'actualité, ou réécriture de l'histoire. « Il est assez facile de “tourner des boutons” pour réorienter un modèle politiquement. Le gouvernement chinois impose par exemple à ses IA une liste d'environ 1 500 questions auxquelles elles doivent répondre de la “bonne” manière, par exemple au sujet de ce qui s'est passé sur la place Tiananmen. Il y a là une question d'éthique et d'influence. C'est selon Aymeric Roucher, une raison supplémentaire de disposer d'une IA française ou européenne, « afin d'éviter que ces choix éthiques et politiques soient faits à notre place à l'étranger ». Nous devons préserver notre souveraineté en la matière, affirme-t-il. *** Dans la deuxième partie de cette émission, cap sur le Mondial de football. Un événement comme la Coupe du monde de football, provoque sur les réseaux sociaux une vague de désinformation. Deepfake et images détournées, viennent amplifier les polémiques de ce Mondial. On tente de faire la part des choses avec nos factcheckers : La chronique de Grégory Genevrier de la cellule info vérif de RFI : Coupe du monde 2026 : la désinformation surfe sur les polémiques La chronique de M'mah Barthélemy Bangoura des Observateurs de France 24 : Mondial 2026 : la vidéo de la fouille des joueurs sénégalais a «indigné toute la communauté africaine». ► Le calendrier Coupe du monde ► Notre dossier spécial Coupe du monde.
L'explosion de l'intelligence artificielle est-elle sans limites ? Les grands modèles de langage surpassent désormais la capacité des humains à influencer d'autres humains, inquiétante perspective en termes de manipulations de masse. Face aux détenteurs de ces entreprises, quels garde-fous ? Comment l'Europe peut-elle tirer son épingle du jeu ? Auteur du livre Ultra-intelligence, jusqu'où iront les IA ? (éditions Odile Jacob), l'ingénieur Aymeric Roucher décrypte la montée en puissance fulgurante de l'intelligence artificielle dite « ultra-intelligente ». Son livre porte notamment sur les lois d'échelle : en multipliant par dix la puissance d'entraînement, les modèles gagnent un cran d'intelligence, sans plafond visible, jusqu'à promettre des IA « plus intelligentes qu'Einstein ». Réguler au risque d'accroître le retard ? Cette dynamique nourrit une course mondiale entre États-Unis et Chine, tandis que l'Europe s'enferme, selon lui, dans une logique de régulation qui la disqualifie techniquement et la condamne à une double dépendance, commerciale et éthique. Faut‑il renoncer à développer nos propres modèles au risque de laisser Washington ou Pékin fixer seuls les normes ? À travers les LLM (Grands modèles de langage), il y a de nouveaux moyens de manipulation de masse. Cela peut se traduire par la censure de faits d'actualité, ou réécriture de l'histoire. « Il est assez facile de “tourner des boutons” pour réorienter un modèle politiquement. Le gouvernement chinois impose par exemple à ses IA une liste d'environ 1 500 questions auxquelles elles doivent répondre de la “bonne” manière, par exemple au sujet de ce qui s'est passé sur la place Tiananmen. Il y a là une question d'éthique et d'influence. C'est selon Aymeric Roucher, une raison supplémentaire de disposer d'une IA française ou européenne, « afin d'éviter que ces choix éthiques et politiques soient faits à notre place à l'étranger ». Nous devons préserver notre souveraineté en la matière, affirme-t-il. *** Dans la deuxième partie de cette émission, cap sur le Mondial de football. Un événement comme la Coupe du monde de football, provoque sur les réseaux sociaux une vague de désinformation. Deepfake et images détournées, viennent amplifier les polémiques de ce Mondial. On tente de faire la part des choses avec nos factcheckers : La chronique de Grégory Genevrier de la cellule info vérif de RFI : Coupe du monde 2026 : la désinformation surfe sur les polémiques La chronique de M'mah Barthélemy Bangoura des Observateurs de France 24 : Mondial 2026 : la vidéo de la fouille des joueurs sénégalais a «indigné toute la communauté africaine». ► Le calendrier Coupe du monde ► Notre dossier spécial Coupe du monde.
Les différents candidats à l'élection présidentielle ne comptent pas laisser du terrain à leur adversaire. Le match se joue jusque dans les meetings où certains partis envoient leurs espions en mission chez les concurrents. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chapitre 2 : Les ficelles du métier.On a souvent une image peu flatteuse des détectives privés. Pourtant, plus Margaux Duquesne nous parle de son métier, plus se dessinent les contours d'une approche éthique ; autant à l'écoute de ses client•es que respectueuse des personnes sur lesquelles elle enquête.Dans le deuxième volet de cette série, nous poursuivons notre exploration des outils de l'investigation, nous échangeons sur les différences de stratégie entre milieu urbain et milieu rural, et nous définissons ce qui permet ou pas de faire preuve.Cette conversation a été filmée. La vidéo est disponible sur YouTube.•• SOUTENIR ••Méta de Choc est gratuit, indépendant et sans publicité. Vous pouvez vous aussi le soutenir en faisant un don ponctuel ou mensuel : https://soutenir.metadechoc.fr/.•• RESSOURCES ••Toutes les références en lien avec cette émission sont sur le site Méta de Choc : https://metadechoc.fr/podcast/detective-privee-en-quete-de-verite/.•• SUIVRE ••Facebook, Instagram, LinkedIn, TikTok, Bluesky, Mastodon, Threads, PeerTube, YouTube.•• TIMECODES ••00:00 : Introduction.01:21 : Les moyens de l'enquête : client mystère, filature, surveillance… Quelles méthodes utilise un détective privé ? Quelles différences entre détective privé et police ? Qu'est-ce qu'il n'a pas le droit de faire ? Y'a-t-il des différences entre le métier de détective privé en France et aux États-Unis ?04:04 : Les qualités d'un bon détective privé : quelles qualités pour devenir détective privé ? comment éviter les biais en enquête ? Peut-on arrêter une enquête en cours et pourquoi ?09:36 : Ce qui fait preuve : qu'est-ce qu'une preuve légale pour un détective privé ? Photos et vidéos sont-elles autorisées ? Peut-il espionner quelqu'un chez lui ou dans un lieu public ? Comment un détective peut-il constater un flagrant délit ?16:12 : Observateur des comportements humains : comment un détective privé analyse les comportements et anticipe ? Qui fait appel à un détective privé ? Maris, employeurs… Les détectives sont-ils au service des dominants ?21:52 : Refuser un client : un détective privé peut-il refuser un client ? Quels sont les cas à risque (client violent, paranoïaque) ? Comment évaluer les demandes et la motivation des clients ?26:42 : La gestion émotionnelle : comment gérer les émotions dans le métier de détective privé ? Comment prendre du recul face à des affaires qui touchent à l'intime ? Empathie, écoute, solitude : la réalité psychologique du métier.33:35 : Les techniques de manipulation : un détective privé peut-il mentir ou manipuler ? A-t-il le droit de cacher son identité ou ses intentions ? Est-ce un avantage ou un risque d'être une femme détective sur le terrain ?39:58 : Faire parler une personne : comment faire parler quelqu'un sans qu'il ne s'en rende compte ? Quelles techniques pour obtenir des informations discrètement ? Conversation vs interrogatoire : créer la confiance et susciter la confidence.44:03 : Le désilhouetage : est-ce qu'un détective privé se déguise ? Comment passe-t-il inaperçu quel que soit le terrain ? Comment changer d'apparence pour une filature efficace ?46:14 : Enquête en milieu rural : comment se déroule une enquête de détective privé en campagne ? Quels outils spécifiques et quelles contraintes (visibilité, risques d'être repéré) ? faut-il se signaler aux autorités locales et comment gérer les imprévus ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la vie intellectuelle française est dominée par deux figures majeures : Jean-Paul Sartre et Raymond Aron. Amis dans leur jeunesse, ils deviennent progressivement les symboles de deux visions du monde profondément opposées.Tout commence pourtant par une proximité. Les deux hommes se rencontrent à l'École normale supérieure dans les années 1920. Ils partagent une même formation, une même curiosité intellectuelle, et même une certaine complicité. Mais leurs chemins vont diverger radicalement après la guerre.Le cœur de leur opposition tient à leur rapport à la politique et à l'idéologie. Sartre, influencé par le marxisme, voit dans le communisme une promesse d'émancipation. Sans être membre du Parti communiste, il en défend souvent les positions, notamment dans le contexte de la guerre froide. Pour lui, l'intellectuel doit s'engager pleinement dans les luttes de son temps, quitte à soutenir des régimes imparfaits au nom d'un idéal révolutionnaire.Aron, au contraire, adopte une position libérale et profondément critique. Observateur lucide des régimes communistes, il dénonce très tôt leurs dérives autoritaires. Dans ses écrits, il met en garde contre ce qu'il appelle “l'illusion révolutionnaire” : l'idée que l'Histoire aurait un sens inévitable menant au progrès par la révolution. Là où Sartre croit à un engagement total, Aron prône la prudence, l'analyse et le doute.Cette divergence se cristallise autour de la perception de l'Union soviétique. Sartre, malgré les critiques, refuse longtemps de condamner frontalement le régime, estimant qu'il représente une alternative au capitalisme. Aron, lui, voit clairement les réalités du système : répression, absence de libertés, propagande.Mais leur opposition dépasse la simple politique. Elle touche à la manière même de penser. Sartre incarne une philosophie de l'engagement, où l'intellectuel doit prendre parti, quitte à simplifier la réalité. Aron représente une pensée plus analytique, attachée à la complexité du réel et méfiante envers les grandes idéologies.Pour toute une génération, notamment les baby-boomers, ils offrent deux modèles : d'un côté, l'intellectuel engagé, révolutionnaire ; de l'autre, le penseur libéral, critique et pragmatique.Avec le temps, l'Histoire semble avoir donné raison à certaines intuitions d'Aron, notamment sur les limites des régimes communistes. Mais l'influence de Sartre reste immense, notamment dans la culture et la philosophie.En réalité, leur opposition reflète une tension fondamentale du XXe siècle : faut-il croire en des idéaux capables de transformer le monde, ou se méfier des systèmes qui prétendent détenir la vérité ? Une question qui, aujourd'hui encore, reste ouverte. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Nous sommes tous vulnérables face aux fausses informations. Voici l'état des lieux dressé par l'Arcom, le régulateur de l'audiovisuel français. Plus d'un sondé sur cinq a jugé exacte une fausse information. Face à ce constat, faut-il repenser la lutte contre la désinformation ? Comment renforcer notre résilience individuelle et collective ? On en parle avec notre invité, Grégoire Darcy, doctorant en sciences cognitives à l'Institut Jean Nicod. Selon un rapport de l'Arcom publié mardi 24 mars 2026, 97% des Français déclarent être exposés à des fausses informations. Huit sondés sur dix considèrent qu'il est indispensable de lutter contre la désinformation. Ces chiffres, basés sur une étude déclarative, illustrent en réalité un phénomène ancien. « Ce n'est pas forcément nouveau, explique Grégoire Darcy, doctorant en sciences cognitives à l'Institut Jean Nicod. En 2020 déjà, l'OMS parlait d'infodémie pour parler de la diffusion de désinformation massive. Le United Nations Global Risk Report le met aussi parmi les premières causes de vigilance à court terme. [...] L'homme n'a pas attendu Internet pour inventer le mensonge. Pour preuve, on trouve des traces de désinformation au XIVè siècle avant Jésus-Christ. C'est quelque chose qui a toujours été là. Il ne faut pas céder à une panique morale ». « La désinformation, n'est pas forcément un problème de crédulité, c'est davantage une cognition sociale et identitaire qui va faire que vous vous retrouvez à y adhérer. » Aujourd'hui, les politiques publiques peinent à s'attaquer efficacement aux racines du problème. « Si on attaque la désinformation avec des politiques très individuelles comme le fact-checking ou l'éducation aux médias, sans s'attaquer aux causes structurelles, on écope dans un bateau qui coule sans jamais colmater la brèche », estime notre invité, Grégoire Darcy. Comment la Russie a influencé des médias ouest-africains ? C'est une fuite de documents inédite. 1 431 pages de dossiers internes à la « Compagnie », une structure russe liée au Kremlin, ont été envoyés anonymement au média panafricain, The Continent. Ils montrent comment Moscou a mené des opérations d'influence en Afrique en infiltrant la presse locale. Avec un consortium international de médias coordonné par Forbidden Stories, la rédaction des Observateurs de France 24 a analysé ces documents stratégiques, qui montrent en miroir la porosité de ces médias face aux ingérences extérieures. Nathan Gallo nous résume son travail d'enquête. CAN 2026 : l'IA alimente la polémique Le Sénégal déclaré forfait, le Maroc finalement sacré champion de la CAN 2026. La polémique après la décision de la Confédération africaine de football (CAF) ne désemplit pas sur les réseaux sociaux. Dans ce contexte, plusieurs fausses informations circulent, notamment sous forme de vidéos créées par IA. Ces clips mettent en scène des supporters des Lions de l'atlas, prenant la défense des Sénégalais. Olivier Fourt, journaliste à la cellule Info Vérif de RFI, revient sur ces images trompeuses, totalisant des millions de vues, rien que sur Tik Tok.
Nous sommes tous vulnérables face aux fausses informations. Voici l'état des lieux dressé par l'Arcom, le régulateur de l'audiovisuel français. Plus d'un sondé sur cinq a jugé exacte une fausse information. Face à ce constat, faut-il repenser la lutte contre la désinformation ? Comment renforcer notre résilience individuelle et collective ? On en parle avec notre invité, Grégoire Darcy, doctorant en sciences cognitives à l'Institut Jean Nicod. Selon un rapport de l'Arcom publié mardi 24 mars 2026, 97% des Français déclarent être exposés à des fausses informations. Huit sondés sur dix considèrent qu'il est indispensable de lutter contre la désinformation. Ces chiffres, basés sur une étude déclarative, illustrent en réalité un phénomène ancien. « Ce n'est pas forcément nouveau, explique Grégoire Darcy, doctorant en sciences cognitives à l'Institut Jean Nicod. En 2020 déjà, l'OMS parlait d'infodémie pour parler de la diffusion de désinformation massive. Le United Nations Global Risk Report le met aussi parmi les premières causes de vigilance à court terme. [...] L'homme n'a pas attendu Internet pour inventer le mensonge. Pour preuve, on trouve des traces de désinformation au XIVè siècle avant Jésus-Christ. C'est quelque chose qui a toujours été là. Il ne faut pas céder à une panique morale ». « La désinformation, n'est pas forcément un problème de crédulité, c'est davantage une cognition sociale et identitaire qui va faire que vous vous retrouvez à y adhérer. » Aujourd'hui, les politiques publiques peinent à s'attaquer efficacement aux racines du problème. « Si on attaque la désinformation avec des politiques très individuelles comme le fact-checking ou l'éducation aux médias, sans s'attaquer aux causes structurelles, on écope dans un bateau qui coule sans jamais colmater la brèche », estime notre invité, Grégoire Darcy. Comment la Russie a influencé des médias ouest-africains ? C'est une fuite de documents inédite. 1 431 pages de dossiers internes à la « Compagnie », une structure russe liée au Kremlin, ont été envoyés anonymement au média panafricain, The Continent. Ils montrent comment Moscou a mené des opérations d'influence en Afrique en infiltrant la presse locale. Avec un consortium international de médias coordonné par Forbidden Stories, la rédaction des Observateurs de France 24 a analysé ces documents stratégiques, qui montrent en miroir la porosité de ces médias face aux ingérences extérieures. Nathan Gallo nous résume son travail d'enquête. CAN 2026 : l'IA alimente la polémique Le Sénégal déclaré forfait, le Maroc finalement sacré champion de la CAN 2026. La polémique après la décision de la Confédération africaine de football (CAF) ne désemplit pas sur les réseaux sociaux. Dans ce contexte, plusieurs fausses informations circulent, notamment sous forme de vidéos créées par IA. Ces clips mettent en scène des supporters des Lions de l'atlas, prenant la défense des Sénégalais. Olivier Fourt, journaliste à la cellule Info Vérif de RFI, revient sur ces images trompeuses, totalisant des millions de vues, rien que sur Tik Tok.
Les images générées par l'IA sont partout, et elles sont de plus en plus réalistes, et la distinction entre le vrai et le faux s'avère de plus en plus complexe. Dans le cadre de la Semaine de la presse et des médias à l'école, la rédaction des Observateurs de France 24 propose quatre vidéos pédagogiques pour mieux appréhender les images et les sites générés par intelligence artificielle et les fausses informations qu'ils peuvent véhiculer.
Une semaine après le début du conflit déclenché par Israël et les États-Unis, on constate la difficulté d'informer depuis l'Iran. Les Iraniens eux-mêmes ont accès à une information extrêmement verrouillée. Si l'une des cibles des frappes de la coalition israélo-américaine a été le siège de la radio-télévision d'État, ce n'est évidemment pas un hasard. Il s'agit d'empêcher la propagande iranienne de se déployer à plein régime auprès de la population alors même que, selon l'observatoire Netblocks, Internet ne fonctionne plus qu'à 1 % de sa capacité habituelle en Iran. Cela signifie qu'un black-out est imposé, et ce depuis les massacres de manifestants en décembre. Les journalistes indépendants en particulier ont le plus grand mal à se connecter et à photographier ou à filmer les lieux des bombardements. Leurs images peuvent être effacées, ils peuvent même être détenus si l'on juge qu'ils portent atteinte à la République islamique. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: les images artificielles saturent l'espace informationnel Peu de couverture médiatique de la guerre du point de vue iranien Il suffit de regarder la surface médiatique de Saviosh Ghazi, correspondant de RFI et de France 24 à Téhéran depuis 1998. Outre les médias du service public, il assure la correspondance des chaînes BFMTV et LCI, car il y a pour ces médias très peu de moyens de prendre le pouls de la population iranienne. C'est lui par exemple qui a annoncé, à la suite des médias officiels, le bombardement de l'école de filles de Minab, près du détroit d'Ormuz, qui a fait 168 morts selon l'Iran. Un bilan qui semble confirmé, des images d'une centaine de tombes creusées ayant pu être authentifiées, même si des médias de l'opposition iranienne ont prétendu à tort que c'était une manipulation médiatique. Les médias occidentaux peuvent aussi compter sur leur cellule de vérification, comme les « Observateurs » sur France 24, mais aussi sur les agences de presse. L'AFP dispose de cinq personnes sur place à Téhéran, ainsi que d'un desk Iran avec des experts à son siège parisien. À lire aussiTensions États-Unis-Iran: une opération de désinformation pro-iranienne est en cours sur TikTok Manipulations sur les réseaux sociaux ? On retrouve de la désinformation liée à la reprise d'images de jeux vidéo, par exemple, pour illustrer l'explosion qui a coulé une frégate iranienne. Mais on trouve aussi énormément de vidéos fabriquées par l'IA qui interviennent dans un espace où la modération s'est beaucoup étiolée. À tel point que le réseau X d'Elon Musk a dû suspendre son partage de revenus pour les images fabriquées sur le conflit qui se multipliaient. À lire aussiÉtats-Unis: la Maison Blanche puise dans les films d'action pour vanter les frappes en Iran À côté de cette désinformation, il y a aussi une mésinformation que l'on retrouve dans des médias comme CNews, mais aussi parfois LCI et BFMTV quand ils en viennent à épouser le point de vue israélien ou américain sans souci d'une information équilibrée et en donnant la vision d'une guerre juste, malgré les violations du droit international. À lire aussiEnquête de Forbidden Stories sur l'Iran: «Depuis 2021, le logiciel FindFace de reconnaissance faciale est utilisé dans le métro ou dans les rues»
durée : 00:07:42 - Le Masque et la Plume - Dans "Désertion", François Begaudeau met en scène deux frères partant combattre en Syrie. Le roman questionne leur parcours adolescent et leurs motivations face à l'engagement. Génie de la chronique sociale ou regard froid et sans empathie ? Un roman qui a divisé le Masque. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:38:06 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - L'arrivée de l'usage massif des drones de combat dans le conflit en Ukraine a bouleversé la manière de faire la guerre, transformant le champ de bataille ukrainien en laboratoire de la guerre du futur. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Guillaume Maurice Journaliste aux Observateurs de France 24 et coréalisateur avec Lise Kiennemann de l'enquête en sources ouvertes "Ukraine : la vie sous les drones russes"; Léo Péria-Peigné Chercheur au sein de l'Observatoire des conflits futurs du Centre des études de sécurité de l'Ifri.
durée : 00:58:50 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Comme chaque vendredi, une émission d'actualité en deux parties : retour de terrain avec Antoine Védeilhé qui revient des Philippines, puis table-ronde sur la transformation de la guerre induite par l'emploi massif des drones, notamment FPV. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Antoine Védeilhé Journaliste et réalisateur indépendant; Guillaume Maurice Journaliste aux Observateurs de France 24 et coréalisateur avec Lise Kiennemann de l'enquête en sources ouvertes "Ukraine : la vie sous les drones russes"; Léo Péria-Peigné Chercheur au sein de l'Observatoire des conflits futurs du Centre des études de sécurité de l'Ifri.
Quatre ans après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie, les drones ont transformé le champ de bataille. Mais ils ont également amené la guerre jusqu'aux portes de chaque foyer ukrainien. Qu'il s'agisse de petits drones appelés FPV ou des drones Shahed à longue portée, ces engins sont employés afin de terroriser les civils. Dans un reportage spécial en collaboration avec RFI Ukraine, nos Observateurs racontent leur réalité quotidienne.
RENCONTRES – Catherine Schwaab. Thème : Théâtre à Paris, de la qualité pour tous les goûts Avec Jacques Osinski pour « L'homme qui aimait les chiens », Raphaelle Cambray pour la pièce « La Visite », et Anne Coutureau pour la pièce « Andromaque ». À propos de la pièce : « L'homme qui aimait les chiens » L'Homme qui aimait les chiens est un roman de Leonardo Padura oscillant entre tragédie et polar. On y suit la piste de Trotski et de son assassin Ramón Mercader, alias Jacques Mornard, de la Révolution russe à la guerre d'Espagne, jusqu'à leur rencontre dramatique à Mexico. La composition de Fernando Fiszbein, qui « fait musique de tout », mêle aux instruments de l'orchestre le son de menus objets, de voix parlées, d'enregistrements. Le livret d'Agnès Jaoui met l'accent sur la petite histoire mêlée à la grande, ces destins croisés de différentes nationalités, ces langages multiples comme support idéal à un opéra contemporain qui pourrait tous nous toucher. La mise en scène de Jacques Osinski crée un univers singulier, qui résonne de manière intime et universelle et surtout, au présent. Distribution : Musique Fernando Fiszbein • Livret, d'après le roman de Leonardo Padura Agnès Jaoui • Mise en scène Jacques Osinski • Direction musicale Jean Deroyer Scénographie-vidéo Yann Chapotel • Lumières Catherine Verheyde • Costumes Sylvette Dequest baryton basse Kotov Olivier Gourdy • baryton Trotski Vincent Vantyghem • ténor Caridad Pierre-Emmanuel Roubet • soprano Sylvia Ageloff / Le miséreux Léa Trommenschlager • soprano Natalia Sedova /Rubby Weil Juliette Allen • alto Camille Merckx • Ensemble Court-Circuit • violon Alexandra Greffin-Klein • clarinette Bogdan Sydorenko • saxophone Alessandro Malagnino • trombone Alain Rigollet • accordéon microtonal XAMP Fanny Vicens • percussions Eve Payeur • contrebasse Didier Meu À propos de la pièce : « La Visite » De Anne Berest Mis en scène par Raphaëlle Cambray Avec Clara de Gasquet Lumière : Antonio de Carvalho Scénographie : Morgane de Ponsay Musique originale : BLASÉ Production : Ceux qui doutent Une jeune mère reçoit la visite de la famille éloignée de son mari, qui ne devrait pas tarder à rentrer du travail. Seule face à ce public, qui n'est pas venu pour elle, elle se lance dans un monologue sans concessions, sans retenue, balayant réflexions sur la maternité, le mythe du parfait bonheur découlant du miracle ! Plongeant petit à petit dans un délire qui nourrit son argumentation sur l'instinct maternel, elle arrive au bord de l'implosion. Femme seule et perdue face au regard de la société et ne pouvant plus jouer le rôle qu'on attend d'elle. À propos de la pièce : « Andromaque » Enfermés dans l'échiquier du pouvoir et de l'amour, les personnages affrontent l'héritage familial, hantés par les confidents, masques de leurs aïeux. Quatre êtres se débattent avec un héritage qui les dépasse. Oreste, Hermione, Pyrrhus et Andromaque avancent comme des pièces contraintes, hantées par la guerre de Troie et par la mémoire de leurs aïeux. Les confidents, masqués, incarnent ces figures parentales réelles ou fantasmées : pères glorieux, mères absentes, héritages écrasants. Observateurs et juges silencieux, ils rappellent sans cesse aux protagonistes ce qu'ils doivent être — ou ce qu'ils ne pourront jamais devenir. Cette mise en scène d'Andromaque explore la transmission de la violence, le poids des lignées et l'illusion de la réparation. Car vouloir réparer l'histoire, c'est parfois la rejouer autrement. Une tragédie de l'héritage, où l'amour, la fidélité et la gloire se heurtent à une question essentielle : peut-on s'émanciper de ce que l'on a reçu ? Lire la suitePour tout public à partir de 7 ansLangue : français La distribution du spectacle Auteur(s) : Jean Racine Artiste(s) : Mina Vilaire, Claire Maui, Margaux Bleuet, Sacha Toledano, Titouan Loth, Jordan Czech Mise en scène : William Engelmann
Ce jeudi 12 février se tiennent les premières élections législatives libres au Bangladesh après 15 ans de pouvoir autoritaire et une révolte populaire en 2024 qui a provoqué la chute de l'ex-Première ministre Sheikh Hasina. Entretien avec Charza Shahabuddin, politiste, enseignante et chercheuse postdoctorale ReligiS associée au CERI Sciences-Po.
Un texte de loi a été adopté, cette semaine, à l'Assemblée nationale pour restreindre l'accès des plus jeunes aux réseaux sociaux. Ce n'est que le début du processus législatif qui devrait aboutir à la prochaine rentrée. Et ce n'est qu'un volet de l'action envisagée pour protéger enfants et adolescents des pratiques abusives constatées sur certaines plateformes numériques. C'est, en tout cas, le résultat d'une prise de conscience généralisée face à l'impact des écrans sur nos vies. Les dispositifs de captation de l'attention sur les réseaux sociaux, défilement automatique des vidéos et algorithmes de recommandation de plus en plus personnalisés, tout cela impacte la santé physique et mentale des plus jeunes. Une loi vise à restreindre l'accès des moins de 15 ans, aux plateformes numériques les plus nocives. Notre invitée, Servane Mouton, neurologue, a contribué à son élaboration. Elle co-présidait la commission sur l'exposition des enfants aux écrans, qui a rendu son rapport en 2024 à Emmanuel Macron. Servane Mouton estime que l'on est au bord d'un désastre sanitaire, que ses premiers effets sont déjà constatés, mais qu'il est encore temps d'agir. Servane Mouton est l'autrice de « Écrans, un désastre sanitaire, il est encore temps d'agir », éditions Tracts-Gallimard La chronique de Grégory Genevrier de la cellule Info vérif de RFI: Syrie: une vieille infox ciblant la Croix-Rouge refait surface La chronique de Quang Pham des Observateurs de France 24: Sexe et IA : l'identité de la police française usurpée.
Un texte de loi a été adopté, cette semaine, à l'Assemblée nationale pour restreindre l'accès des plus jeunes aux réseaux sociaux. Ce n'est que le début du processus législatif qui devrait aboutir à la prochaine rentrée. Et ce n'est qu'un volet de l'action envisagée pour protéger enfants et adolescents des pratiques abusives constatées sur certaines plateformes numériques. C'est, en tout cas, le résultat d'une prise de conscience généralisée face à l'impact des écrans sur nos vies. Les dispositifs de captation de l'attention sur les réseaux sociaux, défilement automatique des vidéos et algorithmes de recommandation de plus en plus personnalisés, tout cela impacte la santé physique et mentale des plus jeunes. Une loi vise à restreindre l'accès des moins de 15 ans, aux plateformes numériques les plus nocives. Notre invitée, Servane Mouton, neurologue, a contribué à son élaboration. Elle co-présidait la commission sur l'exposition des enfants aux écrans, qui a rendu son rapport en 2024 à Emmanuel Macron. Servane Mouton estime que l'on est au bord d'un désastre sanitaire, que ses premiers effets sont déjà constatés, mais qu'il est encore temps d'agir. Servane Mouton est l'autrice de « Écrans, un désastre sanitaire, il est encore temps d'agir », éditions Tracts-Gallimard La chronique de Grégory Genevrier de la cellule Info vérif de RFI: Syrie: une vieille infox ciblant la Croix-Rouge refait surface La chronique de Quang Pham des Observateurs de France 24: Sexe et IA : l'identité de la police française usurpée.
Pour ce premier épisode 2026 de l'Accounting Business Club, Alexis Slama reçoit Stéphane Raynaud, directeur de la revue La Profession Comptable et secrétaire général du réseau ATH. C'est la deuxième année consécutive que Stéphane ouvre l'année, et pour cause, l'épisode de l'an dernier était le plus écouté de 2025 !De retour du DCPA Washington, Stéphane décrypte l'état de la profession comptable américaine et ce que cela révèle pour la France. Au programme : financiarisation accélérée, déréglementation sous l'administration Trump, explosion de l'usage concret de l'IA dans les cabinets, et surtout le virage stratégique majeur des cabinets américains vers une posture résolument tournée vers l'avenir plutôt que le passé.L'échéance de la facture électronique (1er septembre 2026) approche à grands pas, l'IA n'est plus un concept mais une réalité opérationnelle, et la consolidation du marché s'accélère. Stéphane partage sa vision sans filtre des transformations en cours et des opportunités à saisir pour les experts-comptables français.Points abordés : DCPA Washington, profession comptable US, private equity et financiarisation, déréglementation Trump, IA concrète dans les cabinets, facture électronique septembre 2026, posture commerciale et conseil, consolidation du marché, manifeste IA pour la profession comptable.→ Épisode mentionné : Épisode avec Stéphane Raynaud (2025) Ressource partagée par Stéphane : The Resonant Computing ManifestoBio de l'invité : Stéphane Raynaud est directeur de la revue La Profession Comptable et secrétaire général du réseau ATH. Expert reconnu des mutations du secteur comptable, il participe depuis 13 ans au DCPA, référence mondiale de la profession. Observateur privilégié des tendances américaines, Stéphane décrypte régulièrement les grandes transformations de la profession : financiarisation, IA, digitalisation, consolidation du marché. On vous souhaite une bonne écoute !
Nommé en 2017, Antoine de Romanet est évêque aux armées françaises, fonction singulière à la croisée de l'Église et de l'État. Désigné par le pape et agréé par le ministre des Armées, il est responsable du culte catholique au sein des forces armées, de la gendarmerie, des services de renseignement et des sapeurs-pompiers de Paris et de Marseille. Son parcours est marqué par une solide formation académique — Sciences Po Paris, doctorat d'économie — et par dix-sept années passées à l'étranger. Il a vécu successivement au Caire, à Bruxelles, à Rome puis à Washington, une expérience qu'il décrit comme décisive pour penser le monde au-delà des prismes nationaux, notamment au contact des institutions internationales. À la tête d'un réseau de 210 aumôniers militaires, épaulé par une quinzaine de collaborateurs à Paris, Antoine de Romanet sillonne en permanence la France et l'étranger au contact des militaires. Observateur attentif des mutations technologiques, il s'exprime régulièrement sur les enjeux éthiques liés à l'intelligence artificielle, rappelant que, par construction, celle-ci « ne connaît ni la vie, ni la mort, ni l'amour », et plaide pour le maintien de la responsabilité humaine au cœur du commandement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le désir de tromper l'opinion publique, inventer des faits qui n'en sont pas, trouver des boucs émissaires, imposer une vision déformée de la réalité grâce aux nouveaux outils numériques, tout un vocabulaire permet aujourd'hui de mieux appréhender ce phénomène qui se résume en un mot : la désinformation. On en parle avec Arnaud Mercier, auteur du livre « Les mots de la désinformation et de la manipulation », aux Presses universitaires du Midi. Debunking, prebunking, typosquattage, deepfake, fake news, bullshit, fact checking, path checking, greenwashing, psy ops, etc. le jargon des spécialistes de la désinformation est souvent en anglais, du fait de l'avance technologique prise dans le domaine du numérique par les Anglo-Saxons, propriétaires des premières grandes plateformes, et chercheurs en sciences cognitives. D'où l'intérêt de bien définir ces notions en français. Ce à quoi s'attache le livre que vient de signer Arnaud Mercier, notre invité ce vendredi (19 décembre 2025). S'y ajoutent des mots et expressions bien français, tels agent d'influence, propagande de guerre, lavage de cerveau, biais et débiaisement, ainsi que des personnalités qui ont fait la Une des médias dits de « réinformation » tel Didier Raoult, auquel s'applique bien, selon l'auteur, la notion de « populisme médical ». Arnaud Mercier est professeur en Communication à l'Institut français de presse, spécialiste des enjeux de communication politique, information et désinformation. Depuis 2024, il est coordinateur scientifique du projet De Facto de lutte contre la désinformation. La chronique des dessous de l'infox, par Grégory Genevrier, de la cellule info vérif de RFI : Non, la Russie n'a pas abattu des avions de chasse français en Ukraine La chronique de Quang Pham des Observateurs de France 24 : Image créée par IA, radiation de vétérinaires… les intox sur la crise de la dermatose nodulaire.
Le désir de tromper l'opinion publique, inventer des faits qui n'en sont pas, trouver des boucs émissaires, imposer une vision déformée de la réalité grâce aux nouveaux outils numériques, tout un vocabulaire permet aujourd'hui de mieux appréhender ce phénomène qui se résume en un mot : la désinformation. On en parle avec Arnaud Mercier, auteur du livre « Les mots de la désinformation et de la manipulation », aux Presses universitaires du Midi. Debunking, prebunking, typosquattage, deepfake, fake news, bullshit, fact checking, path checking, greenwashing, psy ops, etc. le jargon des spécialistes de la désinformation est souvent en anglais, du fait de l'avance technologique prise dans le domaine du numérique par les Anglo-Saxons, propriétaires des premières grandes plateformes, et chercheurs en sciences cognitives. D'où l'intérêt de bien définir ces notions en français. Ce à quoi s'attache le livre que vient de signer Arnaud Mercier, notre invité ce vendredi (19 décembre 2025). S'y ajoutent des mots et expressions bien français, tels agent d'influence, propagande de guerre, lavage de cerveau, biais et débiaisement, ainsi que des personnalités qui ont fait la Une des médias dits de « réinformation » tel Didier Raoult, auquel s'applique bien, selon l'auteur, la notion de « populisme médical ». Arnaud Mercier est professeur en Communication à l'Institut français de presse, spécialiste des enjeux de communication politique, information et désinformation. Depuis 2024, il est coordinateur scientifique du projet De Facto de lutte contre la désinformation. La chronique des dessous de l'infox, par Grégory Genevrier, de la cellule info vérif de RFI : Non, la Russie n'a pas abattu des avions de chasse français en Ukraine La chronique de Quang Pham des Observateurs de France 24 : Image créée par IA, radiation de vétérinaires… les intox sur la crise de la dermatose nodulaire.
Dans cet épisode de Percevoir Autrement, je te rappelle une chose essentielle :
durée : 00:10:16 - Journal de 18h - Il portait sur ses semblables un regard attachant teinté d'humour, le photographe Martin Parr a donné à voir durant cinquante ans l'évolution de la société britannique.
Des barils écrasés au sol, un nuage jaune, des travailleurs sous oxygène : dans cette enquête, la rédaction des Observateurs révèle l'usage d'un gaz toxique comme arme chimique dans la guerre civile au Soudan. Tout pointe vers l'armée soudanaise, qui aurait utilisé le chlore pour reprendre une raffinerie stratégique à la milice des Forces de soutien rapide.
Une nouvelle fonctionnalité vient semer le trouble sur le réseau X, en promettant de dévoiler la localisation des comptes d'utilisateurs de la plateforme, Elon Musk prétend « réduire l'activité inauthentique » sur X, mais nous verrons avec notre invité, le juriste Valère Ndior, que le manque de fiabilité de la nouvelle fonctionnalité pose problème. Les erreurs de localisation sont nombreuses et instrumentalisées à des fins politiques. Le réseau X, ses algorithmes de recommandation et son chatbot Grok font l'objet d'une accumulation de plaintes en justice. Mais c'est sur la localisation des comptes de ses utilisateurs que le patron de la plateforme, le milliardaire américain Elon Musk a décidé d'agir, estimant qu'il y avait là moyen de restreindre l'activité inauthentique sur le réseau. Non seulement, la modification s'est appliquée du jour au lendemain -le vendredi 21 novembre 2025- sans être préalablement notifiée aux utilisateurs, mais en outre de nombreuses erreurs de localisation ont été constatées et parfois instrumentalisées à des fins politiques. Ces défaillances s'ajoutent à d'autres problèmes majeurs constatés dans les réponses fournies par Grok, l'agent conversationnel intégré à X. Au-delà des biais et inexactitudes de cette Intelligence artificielle, les publications de Grok en viennent à propager des récits négationnistes, des contre-vérités historiques. X, ses algorithmes de recommandation et son robot conversationnel font l'objet d'une accumulation de plaintes en justice. On en parle avec Valère Ndior, professeur de droit public à l'Université de Bretagne occidentale, spécialiste du numérique et des réseaux sociaux, également membre de GEODE, le projet de géopolitique de la data sphère, partenaire des Dessous de l'infox. En illustration de cet entretien, la chronique de Nathan Gallo des Observateurs de France 24 épingle une information mensongère sur le compte d'un journaliste gazaoui: Localisation sur X : Israël accuse à tort un journaliste de Gaza d'être basé en Pologne La chronique de Grégory Genevrier de la cellule info vérif de RFI : RDC: cette vidéo de Marine Le Pen critiquant Félix Tshisekedi est un hypertrucage.
durée : 00:14:33 - Les Midis de Culture - par : Marie Labory - De la Révolution à l'Empire, Jacques-Louis David a peint les héros, les ruptures et les passions d'un siècle en fièvre. Entre rigueur et ferveur, il a fait du tableau une scène d'histoire. Le musée du Louvre rend hommage à celui dont les images continuent de hanter notre imaginaire collectif. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Stéphane Corréard Editorialiste au Journal des Arts; Sally Bonn Maître de conférence en esthétique à l'Université Picardie Jules Verne, auteure, critique d'art et commissaire d'exposition.
C dans l'air l'invité du 3 novembre 2025 avec Dominique Schelcher, chef d'entreprise, président-directeur général de Coopérative U depuis 2018.Dominique Schelcher est chef d'entreprise, président-directeur général de Coopérative U depuis 2018. À la tête du quatrième groupe de distribution alimentaire en France, il supervise un réseau de 1 200 magasins et 65 000 collaborateurs. Il a publié cette année "Le bonheur est dans l'action" aux éditions de l'Aube, un abécédaire consacré au monde de l'entreprise.Observateur de la situation économique à travers son réseau de magasins répartis sur tout le territoire, Dominique Schelcher réagira aux nouvelles taxes votées à l'Assemblée nationale, à l'arrivée contestée du géant chinois Shein au Bazar de l'Hôtel de Ville (BHV), ainsi qu'aux conséquences des nouvelles réglementations sur le découvert bancaire pour les consommateurs.
C dans l'air l'invité du 3 novembre 2025 avec Dominique Schelcher, chef d'entreprise, président-directeur général de Coopérative U depuis 2018.Dominique Schelcher est chef d'entreprise, président-directeur général de Coopérative U depuis 2018. À la tête du quatrième groupe de distribution alimentaire en France, il supervise un réseau de 1 200 magasins et 65 000 collaborateurs. Il a publié cette année "Le bonheur est dans l'action" aux éditions de l'Aube, un abécédaire consacré au monde de l'entreprise.Observateur de la situation économique à travers son réseau de magasins répartis sur tout le territoire, Dominique Schelcher réagira aux nouvelles taxes votées à l'Assemblée nationale, à l'arrivée contestée du géant chinois Shein au Bazar de l'Hôtel de Ville (BHV), ainsi qu'aux conséquences des nouvelles réglementations sur le découvert bancaire pour les consommateurs.
Ingénieur de formation, d'origine allemande, Hermann Ludwig Moeller dirige depuis 2022 le European Space Policy Institute (ESPI), le think tank stratégique installé à Vienne qui éclaire les choix de l'Europe dans le domaine spatial. Après un parcours à l'Agence spatiale européenne (ESA), où il a contribué à la conception de grands programmes comme Copernicus, référence mondiale en observation de la Terre, il a progressivement déplacé son regard du technique vers le politique. À la tête de l'ESPI, il s'efforce de « faire parler entre eux » les multiples acteurs d'un écosystème éclaté — Commission européenne, ESA, agences nationales et industriels — afin de renforcer une souveraineté spatiale européenne encore fragile face aux États-Unis et à la Chine.Observateur des bouleversements récents — retour du spatial dans le champ régalien depuis la guerre en Ukraine, montée du New Space, essor du privé —, il plaide pour une Europe indépendante et ambitieuse au plan industriel : « Il faut trouver l'équilibre entre l'énergie des entrepreneurs et la responsabilité des États ». Pour lui, l'espace constitue l'espace la prochaine grande rupture technologique, comparable à celle d'Internet dans les années 1990, et l'Europe est encore capable d'un tenir un rôle décisif. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au Congo-Brazzaville, la mode revient à une peau sans éclaircissant. Il y a plusieurs années, les jeunes étaient tentés de se faire blanchir l'épiderme à l'aide de produits. La pratique a largement reculé ces derniers temps, à cause, notamment, des conséquences de ces produits, mais aussi parce que la tendance est à la beauté naturelle aujourd'hui. Reportage de notre correspondant à Brazzaville, Il est midi. Nous sommes devant l'école des beaux-arts de Moukoundzi Ngouaka, dans le premier arrondissement de Brazzaville. Son sac accroché au dos, Alioty, la quarantaine révolue, marche, en pensant à ce phénomène de blanchiment de la peau. Il se rappelle de ses origines. « Ce phénomène, on le constatait davantage avec les gens de la diaspora. C'est surtout ceux de la diaspora, quand ils revenaient, ils se blanchissaient la peau », témoigne-t-il. Les jeunes filles et les garçons restés au pays, à Brazzaville et dans l'intérieur du pays, ont pris le relais, en enduisant leurs visages de différents produits. Pour le sociologue Éric Aimé Kouizoulou, la pratique d'éclaircissement de la peau vient de loin : « Ce sont les effets psychologiques qu'a eus la colonisation sur les colonisés que nous sommes. On nous a poussés à penser que la peau blanche était la meilleure », affirme-t-il. Au fil du temps, les produits et autres pommades utilisés ont pourtant eu des effets néfastes : certains hommes ou certaines femmes ont déclenché des cancers de la peau ou ont vu apparaître des taches indélébiles sur leur visage. Jadis habitué de ces produits, Didier Clotaire, fonctionnaire, a préféré renoncer par précaution : « Parce que j'ai vu les conséquences. Tu peux être malade facilement. Tu peux attraper une sale maladie de la peau. Ça détruit la peau et ça pousse quelqu'un à vieillir, avec le soleil. Il y a beaucoup de conséquences. Ça n'est pas bien de faire cela. On doit rester tel qu'on est », argumente-t-il. Chimène, 25 ans, prodigue conseils et met en garde les uns et les autres : « Je leur conseille de ne pas se décaper [la peau]. Mais, s'ils se décapent, quand ils vont devenir "bizarres", ça leur regarde » lance-t-elle. Du bio pur, du mixa ou du coco pur sont autant de laits mis par les jeunes congolais, pour maintenir leur teint. Observateur de l'évolution de la beauté congolaise, Bazin Mboungou parle d'un retour à l'authenticité : « Cette fois-ci, nous remarquons que les jeunes filles et les jeunes garçons reviennent à leur peau d'origine, de naissance. La peau de leur race. C'est encourageant, le retour à l'originalité. Il n'y a pas de race au-dessus d'une autre », analyse-t-il. Cela fait au moins une dizaine d'années que l'usage des produits éclaircissants a diminué à Brazzaville. À lire aussiDépigmentation volontaire, une mode dangereuse
L'accélération des avancées technologiques dans le numérique, ainsi que certaines idéologies prônant la dérégulation à tout prix sont en train d'ouvrir la voie de la post-réalité. Une fois sapé le socle commun du monde réel, chacun devient capable de forger un monde qui lui est propre, un monde où le débat n'a plus lieu d'être, puisque plus personne ne s'entend sur les termes. C'est le danger qui guette, et qui déjà rend difficile la prise de décisions publiques en démocratie. Le sociologue, Gérald Bronner publie « À l'assaut du réel », un livre dans lequel il évoque des forces en mouvement, capables d'ébranler le socle de notre vie commune, au-delà des infox et autres manipulations de l'information. Nous l'interrogeons sur les courants idéologiques et technologiques qui sous-tendent cette dynamique. Peut-on encore y échapper ? Gérald Bronner est professeur de Sociologie à La Sorbonne. Spécialiste des croyances collectives et des représentations sociales. La chronique de Quang Pham des Observateurs de France 24 : Le neveu d'Emmanuel Macron arrêté au Burkina Faso ? C'est un des 344 films de fiction créés par IA La chronique de Grégory Genevrier de la cellule info vérif de RFI : La France ciblée par une nouvelle opération de désinformation russe.
La deuxième heure en intégralité de l'émission « Rothen s'enflamme », le rendez-vous qui vous plonge dans un vestiaire de foot. Tous les soirs, des anciens joueurs professionnels analysent et débattent autour de l'actualité du foot. Jérôme Rothen anime des
Ce jeudi 4 septembre, Antoine Larigaudrie présente le tableau de bord dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Écrivain et homme de combat, Émile Zola fait de la vérité une exigence absolue. Observateur infatigable des injustices de son temps, il traque la misère, le vice et les hypocrisies avec une plume implacable. Mais c'est en prenant la défense du capitaine Dreyfus, avec son retentissant "J'accuse…!", qu'il marque l'histoire, bravant les menaces et l'exil pour défendre ses convictions. Entre scandale et héroïsme, il impose sa voix, laissant un héritage où littérature et engagement ne font qu'un."Secrets d'Histoire" est un podcast d'Initial Studio, adapté de l'émission de télévision éponyme produite par la Société Européenne de Production ©2024 SEP / France Télévisions. Cet épisode a été écrit et réalisé par Dominique Leeb.Un podcast présenté par Stéphane Bern. Avec la voix d'Isabelle Benhadj.Vous pouvez retrouver Secrets d'Histoire sur France 3 ou en replay sur France.tv, et suivre l'émission sur Instagram et Facebook.Crédits du podcastProduction exécutive du podcast : Initial StudioProduction éditoriale : Sarah Koskievic et Mandy Lebourg, assistées d'Astrid VerdunMontage : Camille Legras Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
Dans son roman « Protocole Chaos », J.R. Dos Santos retrace un demi-siècle de manipulations orchestrées depuis Moscou pour aboutir à l'effondrement des démocraties libérales, à commencer par les États-Unis. À partir de faits réels, sourcés et documentés, le journaliste écrivain met en lumière le rôle des réseaux sociaux et les manœuvres russes derrière le phénomène Trump. Vrais et faux complots, réalité tronquée, manœuvres électorales sur fond de polarisation de la société, dans son roman « Protocole Chaos », le journaliste José Rodrigues dos Santos dresse le tableau d'une démocratie libérale fragilisée, dans le viseur d'une Russie autocratique, prête à tout pour imposer son modèle sous la houlette de Vladimir Poutine. L'écrivain journaliste portugais, évoque les faits dont il s'inspire, et le rôle joué par les réseaux sociaux dans le chaos ambiant. Il consacre notamment plusieurs chapitres à l'émergence du mouvement conspirationniste QAnon qui a massivement soutenu l'arrivée aux affaires de Donald Trump. Et l'on comprend comment ce groupe agrégeant toutes les colères d'un électorat blanc du Sud-américain rejeté aux marges de la société, a pu se muer en force politique, grâce à l'amplification artificielle de leurs publications sur les réseaux sociaux et certaines plateformes particulièrement propices à la radicalisation de ses membres, jusqu'à l'épisode du 6 janvier 2021 et l'intrusion des inconditionnels de Trump au Capitole. Le roman, publié au Portugal dès octobre 2024, soit un mois avant l'élection de Trump à un nouveau mandat, s'avère tout à fait prémonitoire. Sa traduction en français et sa note finale réactualisée, nous aide à décrypter un présent lourd de menaces : « Une mauvaise information conduit à de mauvaises décisions »- écrit l'auteur. «C'est ce qui est en train de se passer dans les régimes libéraux, du fait de la manipulation des réseaux sociaux par des acteurs antilibéraux. Mais à terme, les gens vont se rendre compte que ces informations sont fausses, ils vont commencer à remettre en question tout ce qu'ils entendent et lisent. Le résultat final, ainsi que cela a été constaté tout au long de l'histoire dans les régimes dictatoriaux en général, et totalitaires en particulier, ce sera la naissance d'une conviction généralisée qu'il n'y a pas de vérité. » « Protocole Chaos » traduit en français par Catherine Leterrier, HC éditions Hervé Chopin. La chronique de Grégory Genevrier de la cellule info vérif de RFI: Israël-Iran, une guerre des images propice à la désinformation La chronique de Nathan Gallo des Observateurs de France 24 : Désinformation iranienne au sujet des F35 israéliens.
Entre le 18 mars - jour de rupture du cessez-le-feu - et le 29 mai, l'armée israélienne a publié 32 ordres d'évacuation contraignant la population gazaouie à fuir. Selon l'analyse de la rédaction des Observateurs de France 24, 78 % du territoire est désormais concerné par au moins un de ces ordres. Pas moins de 800 frappes ont été effectuées par les Etats-Unis sur le Yémen entre mars et mai 2025. Cette campagne vise les positions des rebelles houthistes en réaction à leur ciblage des navires commerciaux en mer Rouge. L'ONG Airwars reconstitue les frappes afin de documenter au mieux, notamment, les victimes civiles.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur Éric Tano, ce citoyen camerounais arrêté aux États-Unis pour son soutien aux groupes armés séparatistes anglophones, l'annonce de sanctions américaines contre le gouvernement fédéral du Soudan pour avoir utilisé des armes chimiques et la volonté de Donald Trump d'interdire aux étudiants étrangers l'accès à Harvard. Burkina Faso : déferlante de faux clips vidéos à la gloire du président burkinabè Des fausses vidéos des vedettes de chanteurs et chanteuses américains circulent sur la toile à la gloire du président de la transition burkinabè Ibrahim Traoré, mais nombreux sont ceux qui les croient vraies. Sur quels éléments un internaute peut-il s'appuyer pour repérer ce type de fausses vidéos ? Quelles méthodes adopter pour les identifier ? Quel impact politique a eu la diffusion de ces vidéos ? Avec Quang Pham, journaliste aux Observateurs de France 24. Cameroun : qui est Éric Tano, poursuivi pour soutien aux séparatistes anglophones ? Un Camerounais du nom de Éric Tano s'est rendu aux autorités américaines, il est accusé de fournir du matériel à des groupes armés séparatistes anglophones. Qui est Éric Tano, quel est son profil ? Pourquoi s'est-il rendu ? Que risque-t-il ? Avec Amélie Tulet, journaliste au service Afrique de RFI. Soudan : les États-Unis accusent l'armée soudanaise d'avoir eu recours à des armes chimiques Les États-Unis accusent l'armée soudanaise d'avoir utilisé des armes chimiques dans le conflit qui l'oppose au FSR. De quelles preuves disposent les États-Unis pour affirmer cela ? Le Soudan a ratifié la Convention sur les armes chimiques, que risque le pays si l'utilisation d'armes chimiques est avérée ? Comment a réagi l'armée soudanaise face à ses accusations ? Avec Marc Lavergne, directeur de recherche émérite au CNRS, spécialiste de la Corne de l'Afrique et du Moyen-Orient États-Unis : Donald Trump veut exclure les étudiants étrangers d'Harvard Le président américain a décidé d'interdire l'inscription d'étudiants étrangers à Harvard. Comment l'administration Trump justifie-t-elle cette décision ? Les étudiants étrangers déjà inscrits pourront-ils continuer leur cursus l'année prochaine ? Avec Jérôme Viala-Godefroy, docteur en Civilisation américaine, spécialiste en Rhétorique présidentielle. Auteur de Les mots de Trump (éditions Dalloz).
Leur nom comporte une grande part de mystère : que révèlent les sociétés secrètes ? Elles ont toujours existé dans l'Histoire : des Rose-Croix au XVIIè siècle aux mouvements numériques comme Anonymous… Comment fonctionnent ces sociétés secrètes ? Quelle est la part de désinformation et quel impact sur nos sociétés ? Notre invité, ce soir, est Pierre-Yves Beaurepaire, autour du livre « Les sociétés secrètes », aux éditions Tallandier. Au programme également :Les plus grandes stars américaines chantent-elles leur soutien au chef de la junte au Burkina Faso ? Non, les clips diffusés sur Youtube accompagnés du refrain « God protect Ibrahim Traoré » (« Que Dieu protège Ibrahim Traoré ») sont de fausses vidéos générées par l'intelligence artificielle. Quang Pham, journaliste aux Observateurs de France 24, a enquêté sur le sujet. La chronique d'Olivier Fourt de la cellule info vérif de RFI qui a débusqué un faux pape Léon XIV, auteur de propos anti-islam et racistes.
À partir des inscriptions sur les munitions d'un convoi capturé par une milice alliée de l'armée soudanaise, la rédaction des Observateurs de France 24 a pu établir qu'elles avaient été fabriquées en Bulgarie, puis exportées aux Émirats arabes unis. Les munitions se sont ensuite retrouvées au Soudan, malgré l'embargo sur l'exportation d'armes vers ce pays. Le gouvernement du Soudan accuse les Émirats arabes unis de soutenir la milice des Forces de soutien rapide dans la guerre civile qui ravage le Soudan depuis 2023.
Des mots qui trompent, des mots vidés de leur sens, des formules toutes faites, instrumentalisées, qui évoluent avec le temps, au gré des conflits, et pour s'y retrouver : un nouveau « Dictionnaire de l'actualité internationale ». Ce travail mené par des chercheurs principalement spécialisés en droit, vise à décrypter l'actualité à travers les expressions employées par les médias. Ce sont quatre cent notices qui permettent une lecture critique de la façon dont les événements sont rapportés. Notre invité, Valère Ndior est professeur de droit public à l'Université de Brest et membre de l'Institut universitaire de France. Il est aussi membre de GEODE, pour Géopolitique de la datasphère, partenaire de cette émission.L'ouvrage collectif que nous présente le juriste Valère Ndior se veut avant tout un objet utile pour mieux comprendre le monde dans lequel on vit. Il a mobilisé 114 contributeurs provenant de 12 pays. Depuis la première édition du dictionnaire en 2021, une centaine de nouvelles entrées se sont ajoutées. Elles correspondent aux sujets qui ont fait l'actualité de ces quatre dernières années, avec une forte présence de termes liés au numérique, mais aussi à la crise sanitaire du Covid-19, et aux conflits en cours en Europe et au Moyen-Orient.Sa publication aux Éditions Pedone, a été permise grâce au soutien du laboratoire Lab-LEX (laboratoire de recherche en droit), de l'Université de Bretagne occidentale et de l'Institut universitaire de France.La chronique de Grégory Genevrier de la cellule info vérif de RFI : retour au franc, interdiction des espèces ? L'euro ciblé par les infoxLa chronique de Nora Litoussi des Observateurs de France 24 : Le Premier ministre britannique a-t-il embrassé un donateur controversé du Parti travailliste ?
« Les enseignants décident la reprise des cours dès ce vendredi », annonce Fraternité Matin. Le quotidien ivoirien, contrôlé par l'État, ajoute que « cette décision fait suite aux échanges fructueux avec les autorités gouvernementales autour de leur principale revendication : l'octroi d'une prime d'incitation au personnel du secteur éducation-formation ». La page n'est toutefois pas totalement tournée : « les enseignants, ajoute Fratmat, ont posé des conditions pour un climat social apaisé, notamment la libération de leurs camarades interpellés et condamnés lors des mouvements de grève d'octobre 2024 ». Koaci se fait également l'écho de la suspension de ce mouvement de grève. Précisant que selon les organisations syndicales, « la mobilisation a dépassé les 80% » en début de semaine. » « La décision de suspendre le mouvement », ajoute Koaci, « fait suite à une série de rencontres parfois houleuses avec les ministères concernés ». Le journal ivoirien précise également que les négociations ne sont pas terminées, puisqu'il reste « à établir un calendrier pour l'attribution de la prime d'incitation ».ObservateursÀ la Une aussi, le Gabon à la veille de l'élection présidentielle. « Présidentielle 2025, les observateurs internationaux en grand nombre », annonce l'Agence Gabonaise de Presse, sans préciser toutefois combien ils seront. On connaît en revanche le nombre des observateurs nationaux de la société civile : 900, nous dit l'AGP, selon laquelle, « c'est la première fois, depuis une quinzaine d'années, que des organisations de la société civile pourront participer à l'organisation des élections ». Afrik.com, de son côté, est allé à la rencontre des habitants de Libreville où, nous dit-on, « l'effervescence électorale se conjugue avec vigilance diplomatique. Plusieurs missions d'observation sont déjà présentes dans le pays. Le Commonwealth, l'Union africaine, la Francophonie, mais aussi des ONG locales telles que le Redhac, le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique Centrale, elles entendent surveiller le déroulement du scrutin ». « Si la transition promet des élections libres et transparentes », ajoute Afrik.com, « certains restent sceptiques face à la présence persistante de figures de l'ancien régime Bongo ».Restrictions croissantesDirection le Mali, avec l'arrestation d'un journaliste qui avait « critiqué les autorités maliennes ». C'est ce qu'annonce Afrique Soir, qui précise « qu'Alfousseyni Togo, le directeur de publication de l'hebdomadaire Le Canard de la Venise, a été placé en détention provisoire à Bamako (…) il est accusé d'atteinte au crédit de la justice, de trouble à l'ordre public et de diffamation ». « Ces accusations, nous dit le média en ligne ivoirien, trouvent leur origine dans un article qu'Alfousseyni Togo a publié dans son journal, intitulé : « La justice malienne ou le mal du siècle, la bourde du ministre Mamoudou Kassogué. Dans ce texte, il remettait en cause les affirmations du ministre de la Justice concernant l'indice de confiance des Maliens envers leur système judiciaire ». « Cette arrestation », remarque Afrique sur 7, « s'inscrit dans un contexte de restrictions croissantes imposées à la presse au Mali (…) depuis les coups d'État de 2020 et 2021, le pays est dirigé par une junte militaire qui a mis en place des mesures répressives ciblant les médias. Plusieurs organes de presse, notamment étrangers, ont vu leur accès ou leur diffusion suspendue. Des journalistes et d'autres voix critiques ont été réduits au silence ou emprisonnés ».AnthraxEnfin, cette information concernant les hippopotames en RDC. Média Afrique News nous apprend que « près d'une cinquantaine d'hippopotames ont été retrouvés morts ces derniers jours, dans le célèbre parc national des Virunga ». Principal suspect : l'anthrax. « Tout porte à croire », nous dit Média Afrique News, « qu'il s'agit d'une épidémie de maladie du charbon, une infection bactérienne aigüe ». Une maladie « souvent mortelle, qui touche de nombreux mammifères, y compris les espèces sauvages comme les hippopotames, mais aussi le bétail… et parfois, les humains… ».
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Le troisième rapport sur les manipulations de l'information et les menaces d'ingérence étrangères (FIMI) émanant du service d'action extérieure de l'Union européenne expose l'architecture d'opérations en cours, visant à perturber les élections en Europe et à priver l'Ukraine de soutiens face à l'agression russe sur son territoire. Toute une palette d'instruments de désinformation sont ainsi révélés, afin de permettre l'organisation de la riposte, et la résilience de la société civile. Les manipulations de l'information et les tentatives d'interférence étrangères sont dans le collimateur de la diplomatie européenne depuis plus d'une décennie. Son service d'action extérieure vient de sortir un troisième rapport qui vise à muscler la riposte contre ce type de menaces. Nous en parlons avec Alexandre Alaphilippe, fondateur et directeur exécutif de l'ONG EU disinfo Lab, une organisation belge qui est à l'affût de tout ce qui vient perturber notre environnement informationnel, en Europe mais aussi au-delà.La chronique de Grégory Genevrier de la cellule info vérif de RFI : RDC: de faux journaux radio attribués à RFI sèment le troubleLa chronique de Nora Litoussi des Observateurs de France 24: Non, une cheminée n'a pas été ajoutée au camp d'Auschwitz.
Les experts et journalistes de RFI répondent à vos questions sur une fausse information sur la mort d'Alassane Ouattara, le Niger se retire de la FMM et le riz indien de retour sur le marché africain. France : polémique après l'inéligibilité de Marine Le Pen La cheffe de file du Rassemblement national a été condamnée à quatre ans de prison dont deux ferme et cinq ans d'inéligibilité pour détournements de fonds publics européens, ce qui la priverait de l'élection présidentielle de 2027. Sa condamnation est-elle une application de la loi ou une « décision politique », comme le dénonce Marine Le Pen ? Pourquoi la justice a-t-elle mis en place l'exécution immédiate de son indélébilité ?Avec Laura Martel, journaliste au service France, spécialiste des questions de justice.Intox : une fausse publication de France 24 annonce la mort d'Alassane Ouattara Sur les réseaux sociaux, un faux compte attribué à France 24 a annoncé la mort du président ivoirien Alassane Ouattara. Dans la foulée, la chaîne de télévision a démenti être à l'origine de cette « fake news ». Comment s'assurer qu'une information qui circule avec le logo de France 24 est vraie ? Quelle disposition la chaîne a-t-elle prise à la suite de cette fausse information ?Avec Corentin Bainier, journaliste aux Observateurs de France 24.Niger : pourquoi Niamey claque la porte de la FMM ? Le Niger a annoncé son retrait de la Force multinationale mixte (FMM). Composée des armés du Tchad, du Cameroun et du Nigeria, cette force lutte contre le jihadisme dans la région du lac Tchad. Comment Niamey justifie-t-elle cette décision ? Quelles peuvent être les conséquences sur la situation sécuritaire ?Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel.
En pleine période des défilés (vous ne pouvez pas l'ignorer), cela ne pouvait être que lui… Observateur de la fashion, commentateur des modes et amuseur érudit des podiums, LOÏC PRIGENT s'est imposé ces dernières années, grâce à ses vidéos, ses docus et ses livres, comme une figure incontournable du milieu. Dans cet épisode évidemment enjoué, LOÏC PRIGENT rembobine le fil d'une vie de mode et de son style, de sa Bretagne natale au premier rang des défilés, en passant par les années lycées, l'Angleterre rock et les toutes premières ventes presse. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Quittez le costume, laissez tomber les rôles, et rencontrez cette version plus profonde de vous-même. Celle qui est là, tranquille, lumineuse, toujours présente en arrière-plan. Fermez les yeux, respirez, et retrouvez votre véritable place.
durée : 00:37:03 - Secrets d'info - par : Benoît COLLOMBAT, Cellule investigation de Radio France - Ils sont 2 500 dans le monde, présents sur les bateaux de pêche pour effectuer un travail essentiel d'observation afin d'estimer les stocks de poissons et empêcher la surpêche. - réalisé par : Christophe IMBERT
Au pays du Petit Gondwanais Illustré, les mots ont leur importance.
Au pays du Petit Gondwanais Illustré, les mots ont leur importance.
durée : 00:37:09 - Secrets d'info - par : Benoît COLLOMBAT, Cellule investigation de Radio France - Ils sont 2 500 dans le monde, présents sur les bateaux de pêche pour effectuer un travail essentiel d'observation afin d'estimer les stocks de poissons et empêcher la surpêche. Ces observateurs sont pourtant régulièrement menacés, voire assassinés en toute impunité. - invités : Anne-Laure Barral - Anne-Laure Barral : Journaliste à la cellule investigation de Radio France - réalisé par : Christophe IMBERT