Regional state in northeastern Somalia
POPULARITY
Golaha wasiirrada dowlad-goboleedka Puntland oo saaray war-murtiyeed ay ku sheeegeen in aanay aqoonsanayn dowladda uu hoggaamiyo Xassan sheekh Maamuud. Maamulka Gobolka Banaadir-na wuxuu tabo-bar gurmadka degdegga ah u furay 150 shaqaale ah. Ka dhegeyso halkan
Dans la région du Puntland, au nord de la Somalie, malgré la sécheresse historique, des femmes réussissent à cultiver leurs lopins de terre grâce à une initiative de l'ONG Save the Children. Grâce à un système de prêts communautaires, une agricultrice et une gérante d'épicerie sont devenues les principales sources de revenus de leurs foyers. De notre envoyée spéciale à Qardho, Sur un grand cahier à carreaux, une femme montre la colonne des noms et celle du montant emprunté. Autour d'elle, une petite dizaine de femmes récupèrent leurs livrets de compte dans une boîte en métal cadenassée. « On nous a donné cette boîte ainsi que des formations pour lire et écrire, tenir des comptes et apprendre à entretenir une ferme », explique Maymoun Abdullahi. Elle est la représentante du groupe de femmes Al Hairat, une association villageoise d'épargne et de crédits mise en place il y a cinq ans par l'ONG Save the Children. Le principe est simple : chaque membre apporte un montant défini et peut ensuite profiter d'un prêt pour ses besoins professionnels. Au milieu d'une oasis de verdure où papayes et piments semblent s'épanouir, Maymoun Abdullahi détaille comment elle a pu reprendre la ferme de son père et l'améliorer : « Ici, c'est ma ferme mais on fonctionne comme une coopérative : on partage la voiture, les outils et aussi la serre. Certains fermiers ont des difficultés à avoir de l'eau mais grâce au prêt, j'ai une pompe solaire pour le puits et ça fonctionne très bien. » À écouter dans 8 milliards de voisinsEntreprendre en Afrique : le financement en faveur des femmes Des prêts qui fonctionnent aussi en ville Grâce à sa ferme, Maymoun subvient aux besoins des 12 membres de sa famille. Mais les conditions climatiques extrêmes, notamment la sécheresse de ces dernières années, ne garantissent pas la stabilité. Une expérience similaire pour les commerçants du centre de Qardho. « Ce qui est difficile, ce n'est pas d'être une femme entrepreneure, ce qui est dur, c'est l'inflation et la sécheresse », juge Mariam Said, commerçante. Elle a elle aussi pu bénéficier d'un prêt grâce à un autre groupe de femmes de la ville. « Avant, j'avais un petit business mais grâce au prêt, j'ai pu m'agrandir et maintenant, j'ai deux magasins dans la ville », se réjouit-elle. Dans son petit magasin bien fourni du sol au plafond, la quadragénaire au commerce florissant fait partie de ces femmes somaliennes qui font vivre leur famille grâce à leur emploi. Selon le bailleur de fonds africain Aecf, en Somalie, 70 % des foyers et des créations d'entreprise dépendent des femmes. Retrouvez notre série de reportages dans le Puntland : Somalie : au Puntland, le changement climatique crée des déplacés de la sécheresse [1/4] Somalie : la guerre en Iran menace la sécurité alimentaire et pèse sur les bourses fragiles au Puntland [2/4] Somalie : au Puntland, une clinique face aux coupes de l'aide humanitaire internationale [3/4]
En Somalie, la sécheresse intense de ces dernières années a des conséquences sur la santé de la population et, depuis 2023, il est de plus en plus difficile de se soigner, car le pays a subi d'importantes coupes budgétaires dans l'aide humanitaire internationale. Le programme d'aide étatsunien, par exemple, a été stoppé soudainement par Donald Trump l'an dernier, suivi par des réductions d'aide d'autres puissances, comme l'Union européenne. Conséquences : certaines cliniques rurales survivent dans une grande précarité avec un personnel souvent bénévole. De notre envoyée spéciale à Shaxda, Omar Gure, directeur de la clinique de Shaxda, village situé dans la région du Puntland, au nord du pays, fait visiter son établissement : une pièce étroite pour garder le froid, une gigantesque glacière bleue qui contient le vaccin contre le BCG/tuberculose, la salle d'accouchement très simple ou encore la pharmacie, bien peu fournie en ce moment. Dans sa blouse blanche, le quadragénaire évoque avec nostalgie ses nombreuses années au sein de la clinique : « Les gens étaient très contents de nos services. Nous avions tous les médicaments nécessaires et le personnel était très enthousiaste. On recevait des formations et on était payés. » Un salaire, Omar n'en a pas reçu depuis trois ans. C'est la même chose pour son équipe réduite de 16 à 9 personnes. En cause, les coupes budgétaires dans l'aide humanitaire internationale. Fatuma Umar est sage-femme depuis 30 ans, dont presque 20 à la clinique de Shaxda. Elle vit au quotidien les effets de ce manque d'aide : « Il y a un effet concret, par exemple nous n'avions plus de désinfectant et nous avons dû l'acheter avec notre propre argent, témoigne-t-elle, nous n'avons plus d'antidouleurs pour les accouchements, tout est très réduit. » À lire aussiSomalie: au Puntland, le changement climatique crée des déplacés de la sécheresse [1/4] « 54 % de l'aide humanitaire venait des États-Unis, c'est terminé » La clinique fonctionne grâce au bénévolat de son équipe et aux dons de médicaments privés. Ce jour-là, Safia Abokar, une patiente de 60 ans, vient se faire soigner pour des vomissements et des douleurs au ventre. Elle est heureuse de pouvoir être prise en charge. « Je suis heureuse de pouvoir être soignée et recevoir des médicaments alors que je sais que le personnel n'est pas payé », confie-t-elle. Tous n'ont pas la chance de Safia. Avec la sécheresse, la région accueille beaucoup de déplacés climatiques, certains vivant dans des endroits reculés. L'an dernier, un enfant de 6 ans est mort faute d'arriver à temps à la clinique. Si les besoins augmentent, les financements, eux, s'amenuisent, comme l'explique Hassan Isse, directeur du Sodma, le centre de gestion des catastrophes en Somalie : « 54 % de l'aide humanitaire venait des États-Unis, mais c'est terminé. » Le gouvernement somalien estime que 12 % des besoins humanitaires du pays sont couverts. Dans sa clinique de Shaxda, Omar Gure et ses équipes se sont promis d'assurer leurs services jusqu'à ce qu'il ne reste plus aucun cachet à distribuer. À lire aussiSomalie: la guerre en Iran menace la sécurité alimentaire et pèse sur les bourses fragiles au Puntland [2/4]
En Somalie, pays où l'instabilité politique règne et les luttes interétatiques sont incessantes, une nouvelle menace plane. Le pays importe 70% de ses denrées alimentaires, et la guerre en Iran impacte grandement les livraisons. Les prix de la nourriture flambent, comme ceux de l'essence, rendant le quotidien des Somaliens les plus vulnérables extrêmement difficile. Reportage dans le Puntland, une région au nord de la Somalie. Dans la grande salle du village aux murs bleus, une trentaine de villageois sont assis sur des chaises en plastique. Les hommes, en cercle, les femmes, sur des bancs à l'arrière, écoutent le représentant des habitants d'Usguure parler de la situation du village. Habshir Ali évoque la sécheresse, qui rend l'accès à l'eau et à la nourriture très difficile. Il s'exprime aussi la guerre en Iran. « Ça nous impacte fortement. De l'essence à la nourriture en passant par nos revenus, tout est impacté. Avec la sécheresse, c'est la crise la plus sévère qu'on ait connue », souligne Habshir Ali. Face au chef du village, les visages sont fermés et les regards inquiets, alors qu'il ouvre un rideau donnant sur une petite pièce. À l'intérieur, quelques denrées alimentaires restantes. Elles sont essentiellement gardées pour les enfants, premières victimes du manque de nourriture à cause de la sécheresse et des prix qui ont flambé en Somalie comme ailleurs depuis le début de la guerre. « Le riz, la farine et les pâtes ont augmenté. Le sac de 50 kilos de farine est passé de 30 à 40 dollars », complète Habshir Ali. À lire aussiSomalie: au moins six millions de personnes menacées par l'insécurité alimentaire « Ça va être difficile pour la Somalie » Avec l'augmentation des prix de l'essence, un camion de livraison d'eau potable dans ce village isolé au milieu de plaines rocailleuses coûte désormais 200 dollars au lieu de 100 dollars il y a quelques semaines. Ce jour-là, Mohamed Assair, chef de la région Puntland pour l'ONG Save The Children, est présent. Lui aussi est inquiet des conséquences de la crise au Moyen-Orient : « L'impact immédiat qu'on observe, c'est l'augmentation au quotidien des prix de la nourriture. Ça va impacter des familles déjà vulnérables. Les gens n'ont tout simplement pas les moyens de s'acheter à manger. » À deux heures de route, dans la ville de Qardho, les étals du marché sont plutôt bien fournis. Pourtant, la vie ici est aussi plus chère depuis quelques semaines, comme l'explique Mariam Said, une commerçante : « Si vous prenez ce bidon de lait, avant, il coûtait 13 dollars. Et maintenant, c'est 17 dollars. Ça vient des Émirats arabes unis. » À plus de 1 000 kilomètres de là, dans son bureau ultra-barricadé de Mogadiscio, Hassan Isse n'est pas optimiste. Le directeur du centre de gestion des catastrophes en Somalie (SODMA) s'en remet à Dieu : « Je ne pense pas qu'on puisse gérer cette crise, ça va être difficile pour la Somalie. Les pays avec des économies fortes ont déjà du mal, alors imaginez la Somalie... J'espère que c'est bientôt terminé, inch'Allah (« si Dieu le veut », NDLR). » À l'heure actuelle, en Somalie, près de 30% de la population est en insécurité alimentaire aiguë, dont près de deux millions d'enfants. À lire aussiEn Somalie, la famine menace de frapper à grande échelle
Au nord de la Somalie, la région autonome dénommée Puntland fait face à une sécheresse jamais vue. À cause du changement climatique, ces épisodes extrêmes sont de plus en plus fréquents et intenses dans la région. Conséquences : des milliers de personnes doivent fuir pour trouver de l'aide ailleurs, dans des villages qui eux-mêmes peinent à survivre. Vu du ciel, le Puntland, au Somalie, n'est que sable et cailloux à perte de vue. Une fois sur terre, on aperçoit des chèvres et chameaux morts au bord de la route. C'est la troisième année sans pluie dans la région. « Venez, je vous emmène au point d'eau », glisse Abshir Ali, le chef du village d'Usguure. Devant lui, se tient un bassin de récupération d'eau de pluie qui alimente environ 100 familles. Il est vide depuis un an. « On n'a jamais vu une sécheresse pareille. Les années précédentes, on avait un soutien financier, notamment d'associations comme Save the Children, mais c'est différent cette fois-ci », relève Abshir Ali. À cause des coupes budgétaires dans l'aide humanitaire internationale, il est désormais plus difficile de faire face au changement climatique. Les conséquences sont très concrètes comme l'explique Mohamed Ismael, un habitant d'Usguure de 80 ans : « Ici, les gens vivent grâce aux animaux. Dieu leur donne la pluie, le bétail donne du lait et de la viande. Et aujourd'hui, il n'y a plus rien. » À lire aussiSomalie: la pénurie d'eau provoque une grave crise sanitaire et économique, selon une ONG Les habitants sont les victimes du changement climatique À une dizaine de kilomètres d'Usguure, les villageois, déjà très démunis, doivent désormais faire face à l'arrivée d'éleveurs nomades en quête d'aide. C'est le cas d'Abdi Farah, 70 ans. Avec ses deux épouses et leurs 22 enfants, ils vivent dans un abri fait de branches et de nattes. Autour d'eux, des buissons secs et épineux et des plaines rocailleuses à perte de vue. « La solidarité du village diminue car chacun doit assurer sa propre survie », constate Abdi Farah. Il montre l'endroit où il entasse les carcasses de ses chèvres mortes de maladies ou de malnutrition. Sur les près de 700 bêtes qu'il possédait, seule une centaine a survécu à la sécheresse. Une situation dont témoigne Fatima, sa fille de 11 ans : « Les animaux ne sont pas en bonne santé. Ils sont souvent malades et très maigres. C'est à cause du manque de pluie. » Près de Fatima, se tient sa mère Abshira, avec son bébé de trois semaines dans les bras. Malgré le déplacement de la famille près d'un village, les besoins de base ne sont pas assurés : « C'est très difficile car nous n'avons pas d'eau, pas de nourriture et très peu de nutriments pour le bébé et moi. » Les habitants de cette partie du Puntland sont les victimes d'une guerre sans armes et sans issue : celle contre le changement climatique. La Somalie n'est pourtant responsable que de 0,03% des émissions de CO2 de la planète. À lire aussiLa sécheresse en Somalie a fait un million de déplacés
Ciidanka Soomaaliya oo kaashanaya saaxiibbadooda ayaa la sheegay inay duqaymo cirka ah u geysteen dagaallamayaal ka tirsan Al-shabaab oo ku sugnaa koonfurta Mudug. Odayaaasha Gedo-buuri Bari-na waxay sheegeen inay qaateen nabad shuruud la'aan ah oo ay hoggaaminayso xukuumadda Somaliland, iyo ciidamo tababar loogu xidhay Puntland.
En Somalie, les forces armées luttent chaque jour pour repousser les jihadistes de l'organisation l'État islamique, qui se sont installés dans la région du Puntland, au nord-est. Reportage exclusif de nos correspondants, Bastien Renouil et Will Swanson.
Jihadists from the Islamic State (IS) group have established a stronghold in Somalia's Puntland region, operating largely undisturbed across a vast mountainous area after setbacks in Iraq and Syria and using it as a base for wider operations in Africa and beyond. Local authorities have launched a major offensive, driving fighters from villages into cave positions amid ongoing clashes and mounting casualties, in a campaign officials say is crucial to restoring stability in Somalia and countering a broader global security threat. A report by Bastien Renouil, Will Swanson and ARTE.
The global activities of the Islamic State group are now believed to be run from the semi-autonomous region of Puntland in the north-east of Somalia, where IS fighters are entrenched in the caves and harsh mountainous terrain of the area. But many locals there do not support IS and are committed to fighting back against the group. For BBC News Somali, Sahnun Ahmed spent time embedded with the Puntland Defence Force, one of the groups resisting the militants, and witnessed the operations of their fighters, including one female fighter determined her children will not grow up in the shadow of IS. Israel is home to around a quarter of a million Iranian Jews, who first began arriving in the country in 1948 and then came in bigger numbers following Iran's Islamic Revolution of 1979. Many in the community (including younger generations born in Israel) remain closely connected to their Iranian heritage, while embracing both cultures. The US and Israel's war with Iran, however, has left Iranian Jews in a difficult position, caught between homeland and adopted home. BBC Arabic's Michael Shuval has been talking to Iranian Jews in Israel.
The BBC's Africa Eye embeds with Puntland forces in Somalia's northeastern Al-Miskaad mountains as they fight Islamic State (IS) militants. Nearly a decade after its defeat in the Middle East, IS has spread across Africa. Somalia's semi-autonomous region of Puntland has become a key hub, with the UN estimating that IS in Somalia was comprised of up to 800 fighters last year. Over half of these militants were believed to be foreign recruits.We also look at the rising number of Egyptians migrating irregularly to Europe. Victims' families said that smugglers were demanding thousands of dollars, sometimes issuing death threats, leaving loved ones living in fear. Egyptians now represent the largest African group entering the European Union (EU) and the second largest globally, after Bangladeshis. This episode explores what's behind this surge in migration.Presenter : Nkechi Ogbonna Producer: Ayuba Iliya Technical Producer: David Njenga Kinyanjui Senior Producers: Bella Twine and Blessing Aderogba Editors: Samuel Murunga and Maryam Abdalla
Halkan ka dhegeyso wararkii ugu dambeeyey ee Soomaaliya oo ku saabsan xildhibaannada laga soo doorto Puntland oo loo diidey, sida la sheegay, inay u dhoofaan Garoowe.
In questa puntata:- Focus: con l'aiuto di Andrea Codega, autore della newsletter Mappe, salpiamo alla volta della Somalia per parlare di influenze straniere, pirateria, guerra civile e alla fine anche di calcio
Warka Soomaalia ee maanta waxaa ka mid madaxweynayaasha Puntland iyo Juppa Land, Saciid Cabdillaahi Deni iyo Ahmed Mohamed Islam (Ahmed-modoobe) ayaa soo gaaray Muqdishu si ay uga qayb galaan shirka loo ballansan yahay.
Madax-weyne ku xigeenka dowlad goboleedka Puntland ayaa ka hadlay ciidamo la sheegay inay dowladda federaalka ee Soomaaliya mushahar uga qortay deegaannada Puntland.
Coup de théâtre dans la Corne de l'Afrique. Pour la première fois, l'État sécessionniste du Somaliland est reconnu officiellement par un autre État, en l'occurrence, Israël. Pour le président de la République fédérale de Somalie Hassan Sheikh Mohamud, c'est un coup dur, car la nouvelle tombe juste après les élections locales qu'il a réussi à organiser, malgré la pression croissante des islamistes shebab. L'initiative d'Israël suscite beaucoup de réactions négatives. Mais va-t-elle rester isolée ? Matt Bryden est conseiller stratégique au centre de recherches Sahan Research. En ligne de Nairobi, il répond à Christophe Boisbouvier. RFI : pourquoi les shebabs ont-ils réussi à regagner le terrain perdu depuis trois ans ? Matt Bryden : Il y a trois ans, l'offensive contre les Shebabs était menée par les milices de clans qui voulaient se libérer d'Al-Shabab, et ils ont reçu un appui du gouvernement fédéral ainsi que des Américains. Mais les milices de clans sont capables de se battre seulement dans le territoire de leur clan. Donc, dès qu'ils avaient libéré leur propre territoire, ils ne pouvaient pas avancer plus loin. Et donc l'offensive, c'était vraiment une collection de petites offensives, des milices de clans, mais ce n'était pas une opération coordonnée cohérente. Et aujourd'hui, est-ce que ces milices claniques se sont alliées avec les Shebabs contre le gouvernement ? Non, la plupart sont toujours contre les shebabs, surtout dans la région, là où ils se sont battus. Mais ils ne sont pas forcément alliés avec le gouvernement non plus. Et ça, c'est un autre grand problème pour le gouvernement fédéral, c'est que le gouvernement se bat pas simplement contre les Shebabs, mais aussi contre certaines des provinces, les régions de la Somalie qui eux-mêmes se battent contre Al-Shabab. Donc le gouvernement Mogadiscio ne contrôle à la limite que 15 % du territoire de la Somalie. Et ça, c'est généreux. Mais tout de même, ces premières élections sans attentats, est-ce que ce n'est pas un succès pour le président Hassan Mahamoud ? Tout à fait. Il y avait du monde dans certains centres ou des lieux de vote, ça c'est sûr. Mais la Somalie est un pays de clans et donc les clans qui soutiennent le gouvernement, leurs membres votent. Mais d'autres clans, et donc les clans qui soutiennent l'opposition, ne se sont pas présentés pour voter. Donc, l'élection risque d'approfondir les divisions entre les clans et les régions de la Somalie. Ceux qui soutiennent le gouvernement, qui sont minoritaires actuellement, et les autres, les clans et les régions qui s'y opposent. Le président somalien Hassan Sheikh Mohammed était rayonnant jeudi lors de ces élections. Mais le lendemain, il a appris une très mauvaise nouvelle. Pour la première fois, l'État sécessionniste du Somaliland a été reconnu officiellement par un autre État, en l'occurrence Israël. Est-ce que c'est une surprise pour vous ? Pour la Somalie, sûrement. C'est une surprise qui n'est pas du tout bienvenue. D'abord parce que le Somaliland, maintenant, risque de recevoir non seulement la reconnaissance d'Israël, mais d'autres pays derrière. Parce que c'est sûr que ce qu'Israël a fait n'est pas une initiative isolée, mais ça a été coordonné avec d'autres États en Afrique et aussi quelques pays arabes, et probablement les États-Unis aussi. Vous dites que d'autres pays pourraient suivre, mais il y a deux ans, l'Éthiopie avait failli reconnaître l'indépendance du Somaliland. Finalement, elle y avait renoncé sous la pression de la Somalie et de la Turquie. Oui, tout à fait. Mais l'initiative de l'Éthiopie n'était pas coordonnée avec d'autres États et ça a été une déclaration sans la reconnaissance. Maintenant, l'Israël a officiellement reconnu le Somaliland. Et d'après ce que j'entends des diplomates dans la région, ça fait des mois, peut-être plus qu'un an, qu'Israël et d'autres pays ont coordonné cette décision pour qu'Israël ne soit pas seul et qu'il y ait d'autres pays derrière, dans les semaines et les mois à venir pour reconnaître le Somaliland. Les Israéliens laissent entendre que cette reconnaissance du Somaliland est dans l'esprit des accords d'Abraham, par lesquels Israël a normalisé ses relations avec notamment les Émirats arabes unis et le Maroc. Voulez-vous dire que les Américains sont peut-être derrière ? Oui tout à fait. Les Américains, surtout depuis l'élection du président Trump. Ils ont signalé qu'ils sont très frustrés avec la situation en Somalie, qu'ils ont dépensé des milliards de dollars pour la sécurité de ce pays et qu'en fait la situation est pire qu'avant. Donc, les Américains commencent à travailler directement avec les régions de Dublin et de Puntland pour se battre contre Al-Shabab et aussi l'État islamique, qui était très actif dans la région nord-est du Puntland. Et les relations avec le Somaliland sont en croissance. Le général Anderson d'Africom était là il y a quelques mois. Donc, je crois que c'est assez clair que les Américains voient le Somaliland comme un partenaire potentiel pour sécuriser les routes maritimes dans le golfe d'Aden et la mer Rouge, aussi bien que se battre contre les mouvements extrémistes dans la Corne de l'Afrique.
« L'Afrique est-elle le prochain califat ? », demandait il y a deux ans l'universitaire français Luis Martinez, dans un ouvrage au titre provocateur, paru aux éditions Tallandier. Aujourd'hui, la question se pose au Mali, où les jihadistes du Jnim essayent d'imposer le blocus de Bamako et où les États-Unis et la France conseillent à leurs ressortissants de quitter le pays au plus vite. Mais y a-t-il vraiment une menace sécuritaire de la part des jihadistes sur la ville de Bamako ? Luis Martinez, qui est directeur de recherches au Centre de recherches internationales (CERI), répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Deux ans après la sortie de votre livre, continuez-vous de penser que l'Afrique peut devenir le prochain califat ? Luis Martinez : Je pense qu'en Afrique, et en particulier dans le Sahel, il y a des conditions pour voir émerger des territoires qui seraient gouvernés par des jihadistes, qui chercheraient à mettre en œuvre ce qu'ils cherchent depuis quelques années, à savoir un califat. Quand vous dites que le jihadisme est en expansion, pensez-vous en priorité à l'Afrique de l'Ouest ou à l'Afrique de l'Est ? Disons que le vivier, le cœur ou l'épicentre, c'est clairement le Sahel. Tout simplement parce que les conditions de ces dix dernières années nous montrent qu'il y a eu une constellation qui a favorisé leur expansion. Je ne reviens pas sur les déterminants intérieurs et régionaux, mais les conditions ont été vraiment propices à leur développement. Et leur projet ne s'arrête pas là. Il est clair qu'on voit bien qu'il y a des tentatives vers l'Afrique de l'Ouest, sur le Bénin, le Togo, le Nigeria, bien évidemment, et depuis longtemps dans certaines régions. Mais le Sahel reste quand même l'épicentre en raison d'un certain nombre de conditions qui sont quand même très favorables. Certains observateurs disent qu'après ses échecs en Irak et en Syrie, le groupe État islamique essaie de faire de l'Afrique de l'Est une base de repli, notamment en Somalie ? En Somalie, c'est clair qu'il y a dans l'État semi-autonome du Puntland ou d'autres régions, là aussi, des conditions qui pourraient amener à une installation. Mais en même temps, on est en Somalie, c'est un environnement qui, peut-être, n'est pas celui du Sahel, avec un engagement des États-Unis qui, sans doute, limite ou limiterait, dans la durée, la possibilité de vraiment s'y installer. Pour revenir à l'Afrique de l'Ouest, quel est, à votre avis, le pays le plus exposé à l'instauration d'un éventuel califat jihadiste ? Clairement, c'est le Mali qui apparaît dans l'agenda jihadiste comme celui qui pourrait le plus facilement, dans les semaines, les mois, voire les années à venir, constituer un terrain nouveau d'instauration d'un califat. Alors pourquoi ? Tout simplement parce qu'il y a quand même un isolement de Bamako, à la fois vis-à-vis de la France et vis-à-vis du voisin algérien. Mais également, ses partenaires et alliés, que ce soit le Burkina ou le Niger, ont eux-mêmes de graves difficultés sur place pour pouvoir lui venir en aide. Quant à la Russie, je pense que les quelque 2 000 ou 3 000 mercenaires de l'Africa Corps ne peuvent strictement rien faire face à une insurrection jihadiste. On l'a vu avec la France avec ses 6 000 hommes, ce ne sont pas les 2 000 ou 3 000 hommes de la Russie qui vont modifier la donne. Je pense que l'approche militaire, de toute manière, est vouée à l'échec. Parce qu'il faudrait vraiment passer par les armes et faire des massacres dans toutes les régions du Mali pour restaurer l'ordre et la sécurité, ce que quasiment aucun État occidental n'assumerait de faire. Et évidemment, la Russie a d'autres soucis en Europe et en Ukraine pour pouvoir considérer que le Mali est stratégique dans sa politique. Aujourd'hui, l'armée malienne est quand même assez isolée pour pouvoir bénéficier d'une capacité, non seulement de résistance, mais de reconquête de son territoire. Cela me semble, comme beaucoup d'observateurs, voué à l'échec. Quand vous voyez que les États-Unis et les grands pays européens appellent leurs ressortissants à quitter Bamako, y voyez-vous le signe d'une prise possible de cette capitale africaine, notamment par le Jnim d'Iyad Ag Ghaly ? Je ne sais pas dans les détails. Aujourd'hui, Bamako peut tomber ou pas. Ce qui est sûr, c'est que depuis quelques années, le Jnim a construit une vraie stratégie pour, entre guillemets, isoler Bamako sur le plan territorial, isoler le pouvoir politique sur le plan sociétal, dont l'influence est limitée. Et maintenant, sans doute, chercher à l'isoler économiquement, financièrement. Toutes ces conditions vont-elles faire que les militaires à Bamako vont considérer qu'il n'y a plus d'échappatoire ? Ou bien vont-ils estimer qu'ils peuvent s'en accommoder ? Un peu comme à Kaboul où, pendant des années, on s'est accommodé de ne pas pouvoir sortir au-delà de 30 km de Kaboul, parce qu'il y avait les talibans à côté. Voilà, cela va dépendre. Le Jnim n'a aucune capacité, aujourd'hui, de conquête, au sens militaire du terme, d'entrer dans Bamako. Le Jnim a toujours recherché ce qu'on pourrait appeler des partenaires politiques, militaires et religieux pour lui ouvrir les portes de Bamako. C'est-à-dire faire en sorte que, de l'intérieur, on se débarrasse de la junte et on négocie des alliances avec le Jnim dans ce qu'on pourrait appeler une co-gouvernance de la capitale et de l'État malien. À une époque passée, pas très lointaine, il y avait l'imam Mahmoud Dicko qui aurait pu remplir ce rôle. Lui-même avait fondé le Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l'imam Dicko (CMAS), ce qui est donc une sorte de coordination de mouvements civils et religieux qui avait encouragé un dialogue jusqu'en 2019 et 2020. À partir de 2022, les militaires au pouvoir à Bamako l'ont quasiment pourchassé. Il est exilé en Algérie en ce moment. Mais c'est ce type de personnage que les groupes jihadistes recherchent. C'est-à-dire des figures religieuses, politiques, voire demain militaires, qui puissent être des passerelles pour ouvrir les portes de Bamako. Parce que les djihadistes du Sahel sont pour beaucoup des Arabes et des Touaregs qui seraient minoritaires dans la ville de Bamako ? Il y a à la fois cette dimension ethnique, communautaire qui jouerait, mais en même temps, il y a l'expérience passée, c'est-à-dire la conquête militaire d'une ville, voire sa prise complète du pouvoir. Le Jnim a bien regardé ce qui s'est passé avec le groupe État islamique du côté de Syrte, en Libye. Cela a généré immédiatement une coalition internationale pour déloger le groupe État islamique de la ville de Syrte en 2014 et 2015. Donc il y a cette idée que le Jnim ne veut pas apparaître comme un projet politique radical qui s'imposerait à la société, mais comme une alternative politique et religieuse que la société serait prête à accompagner. Cela fait quelques années que le Jnim, entre guillemets, gouverne un certain nombre de régions, et Bamako serait un peu la vitrine. Entrer par la force à Bamako pourrait susciter des réactions tout à fait contraires à son projet. Il y a dix ans, les attentats de Paris et de Saint-Denis ont été prémédités et préparés au Moyen-Orient, et donc pas en Afrique de l'Ouest. Est-ce à dire que les jihadistes qui opèrent en Afrique et au Sahel ne représentent pas une menace terroriste pour l'Europe ? Il me semble que le contexte du Moyen-Orient, qui était quand même un contexte d'ingérence de forces étrangères extrêmement importantes – la guerre d'Irak, la guerre contre Al-Qaïda, et toute une série de variables – avait construit une vraie haine de l'Occident et des pays alliés à l'Occident. Il me semble que l'on n'a pas cette configuration aujourd'hui dans le Sahel. À la rigueur, je dirais presque que c'est une chance pour la France aujourd'hui de ne pas être associée à cette avancée spectaculaire des jihadistes et de ne pas chercher à les combattre militairement sur place. Tout simplement parce qu'ainsi cela ne va pas générer un certain nombre de griefs, de colère contre la France. Il y a déjà le passé colonial. Il y a déjà le passé post-colonial de la Françafrique. Je pense qu'aujourd'hui, la France est, entre guillemets, mieux lotie en étant loin de ce type de transformation de la société du Sahel plutôt qu'en y étant présente. Cela ne veut pas dire demain que cette région ne pourrait pas, bien évidemment, devenir une base pour certains groupes qui, entre guillemets, échapperaient à la gouvernance du Jnim et chercheraient à exploiter les failles d'une gouvernance califale pour frapper l'Occident. Cela, en toute sincérité, je n'en sais rien aujourd'hui. À lire aussiMali: record d'enlèvements d'étrangers par les jihadistes
Diyaar-grawoga doorashada golayaasha deegaanka gobolka Benaadir oo socda iyo shacabka oo lagu boorriyey inay qaataan kaadhka aqoonsiga si ay u codeeyaan. Puntland oo beenisay inay falal budhcadnimo ahi ka dhaceen xeebaha Eyl ee gobolka Nugaal.
Puntland im Norden Somalias gerät unter Druck, weil internationale Hilfen wie die von USAID gekürzt wurden. Dabei spielt die recht stabile Region eine Schlüsselrolle im Kampf gegen Islamisten, etwa gegen einen Ableger der Miliz Al-Shabaab. Bettina Rühl, Julia Leininger, Katja Bigalke www.deutschlandfunkkultur.de, Weltzeit
Warkii Somaaliya: Dabkii qabsaday suuq-bacaadka. Puntland oo sii deysey markabkii Turkiga.
Heute jährt sich die Katastrophe von Hiroshima zum achtzigsten Mal. Am 6. August 1945 warfen die USA eine Atombombe über der japanischen Stadt ab. Rund 70'000 Menschen starben sofort, Hunderttausende weitere erlagen in den folgenden Jahren den Spätfolgen. Weitere Themen: · Der neue polnische Präsident, Karol Nawrocki, tritt heute sein Amt an. Wir zeigen auf, für welche Politik er steht und wie er das Verhältnis Polens zur EU sieht. · Die somalische Region Puntland widersetzt sich erfolgreich terroristischen Gruppierungen. Wir klären, was die Regierung von Puntland anders macht, als andere regionale Führungen.
A stand off as Somalia demands release of a cargo ship carrying military equipment that was seized by semi-autonomous Puntland. The ship was reportedly transporting military equipment to Turkey's military base in Mogadishu.Why indigenous plants are making a comeback in African diets?And after Nigeria's Super Falcons historic victory at WAFCON, in Morocco, we ask what does this mean for the future of African women's sport ? Presenter: Richard Kagoe Producers: Charles Gitonga in Nairobi with Sunita Nahar and Patricia Whitehorne in London. Technical Producer: Philip Bull Senior Producer: Paul Bakibinga Editors: Andre Lombard and Alice Muthengi.
®Ogni anno migliaia di giovani etiopi, somali ed eritrei affrontano la “Eastern Migration Route”, una delle rotte migratorie più battute e meno raccontate del mondo. Dal cuore dell'Etiopia fino alle coste del Golfo di Aden, passando per Somaliland e Puntland, inseguono il miraggio dell'Arabia Saudita, meta finale di un viaggio pieno di sofferenze, inganni e pericoli.Secondo l'agenzia delle Nazioni Unite per la migrazione, IOM, almeno 96.670 persone sono passate dal Corno d'Africa allo Yemen nel corso del 2023, circa un terzo in più rispetto al 2022. Circa il 95% di questi migranti proveniva dall'Etiopia.In questo reportage realizzato sul campo, ascoltiamo le voci dei migranti, dei familiari rimasti a casa, degli attivisti e degli operatori umanitari. Cerchiamo di capire quali sono le ragioni che spingono tutti questi giovani a partire e come i trafficanti sfruttano il fenomeno. Un viaggio segnato da illusioni, sofferenze, abusi e dalle celle sovraffollate delle prigioni saudite dove molti finiscono per poi essere rimpatriati.Prima emissione: 30 maggio 2025
16-19 June, 2025 waxa Muqdisho ka qabsoomay Gogosha Wadatashiga Qaran ee uu fidiyay madaxwayne Xasan Sheekh Maxamuud bishii Maarso ee sanadkan. Gogosha waxaa ka qeybgalay siyaasiyiin, ururro siyaasadeed, xisbiyo ka socday Puntland, iyo qaar ka mid ah ururrada bulshada. Intii ay gogoshani socotay waxaa looga hadlay ilaa 4 qodob oo kala ah: midnimada dalka, amniga, dhammeystirka dastuurka, dimuqraadiyadeynta iyo doorashooyinka. Gunaanadkii gogosha waxa lagasoo saaray war-murtiyeed iyo baaq. Qeybtan 53-aad ee Maamul Wanaag Podcast, Agaasimaha Somali Public Agenda, Mahad Waasuge, iyo Feysal Axmed Warsame oo ah madaxii hore ee Dalladda Bulshada Rayidka ah ee Puntland, waxa ay ku falanqeynayaan gogoshaas iyo natiijadii ka soo baxday.Contact Somali Public Agenda's Maamul Wanaag Podcast · Tweet us at @somalipubagenda and @MahadWasuge (the host) · Email us at podcasts@somalipublicagenda.org Thanks for listening!
durée : 00:23:37 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - En novembre 2024, les forces de sécurité somaliennes appuyées par les États-Unis ont chassé les djihadistes de Daech présents au Puntland. La journaliste Margaux Benn rentre de cette région du nord-est de la Somalie, qui était pendant un temps un des points névralgiques de l'organisation islamiste. - réalisation : Cassandre Puel - invités : Margaux Benn Journaliste au Figaro, lauréate du prix Albert Londres en 2022
durée : 00:58:39 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Julie Gacon - Comme chaque semaine, une émission d'actualité en deux parties : retour de terrain avec Margaux Benn qui rentre du Puntland, une région au nord-est de la Somalie ; suivi d'une table-ronde sur la situation politique et économique en Argentine, 18 mois après l'arrivée au pouvoir de Javier Milei. - réalisation : Cassandre Puel - invités : David Copello Politiste, maitre de conférences à l'Institut Catholique de Paris, chercheur associé au Centre de Recherche Et de Documentation sur les Amériques (CREDA) ; Mariana Heredia Sociologue, chercheuse au Conseil National de la Recherche Scientifique et Technique (CONICET, Argentine), et professeure de l'école interdisciplinaire en hautes études sociales de l'université San Martin ; Margaux Benn Journaliste au Figaro, lauréate du prix Albert Londres en 2022
Ogni anno migliaia di giovani etiopi, somali ed eritrei affrontano la “Eastern Migration Route”, una delle rotte migratorie più battute e meno raccontate del mondo. Dal cuore dell'Etiopia fino alle coste del Golfo di Aden, passando per Somaliland e Puntland, inseguono il miraggio dell'Arabia Saudita, meta finale di un viaggio pieno di sofferenze, inganni e pericoli.Secondo l'agenzia delle Nazioni Unite per la migrazione, IOM, almeno 96.670 persone sono passate dal Corno d'Africa allo Yemen nel corso del 2023, circa un terzo in più rispetto al 2022. Circa il 95% di questi migranti proveniva dall'Etiopia.In questo reportage realizzato sul campo, ascoltiamo le voci dei migranti, dei familiari rimasti a casa, degli attivisti e degli operatori umanitari. Cerchiamo di capire quali sono le ragioni che spingono tutti questi giovani a partire e come i trafficanti sfruttano il fenomeno. Un viaggio segnato da illusioni, sofferenze, abusi e dalle celle sovraffollate delle prigioni saudite dove molti finiscono per poi essere rimpatriati.
Waxaa magaalada Melbourne lagu qabtay kulan dhaqaale loogu aruurinayay ciidanka Puntland ee dagaalka kula jira Daacish.
Happy Valentines Day! That's a Jewish holiday right? Well, we're celebrating Rebbe Saint Valentine anyway.In this festive episode we get all googly-eyed over our guest Aleeza Ben Shalom, a matchmaker and relationship coach who you all know from Netflix's “Jewish Matchmaking”, and author of the new book Matchmaker Matchmaker: Find Me a Love That Lasts, which you should buy at least 2 copies of.We dive into Aleeza's advice to "date ‘em til you hate ‘em", untangle love and values, and hear why Chaya Leah's grandfather (who was himself a matchmkaer) would force men to stare into the mirror as they described their ideal girl.The interview with Aleeza starts around 41 minutes in, but first, you have to sit through our thoughts on Trump's plan for Gaza, travel tips for Somaliland, and a pitch for a new reality show to find the next palestinian leader.⭐⭐⭐⭐⭐Want to help us grow? Give us a five star rating and review on Apple Podcasts and Spotify!⭐⭐⭐⭐⭐Also:* Gaz-a-Lago* Somaliland and Puntland, see you at the beach!* Some TV recommendations, old and new* Who is Ian Sommerholder?* Love doesn't care about your feelings* Down with Disney!* Indepndence is overrated* The Jewish ick* Unrealistic expectations, and Chaya Leah's grandfather's advice for men (I'm not a pimp, I'm a shadchan!)* Skip the dinner dateCheck out Jewish Matchmaking on Netflix, and follow Aleeza on Youtube and Instagram, Did you know w'ere on Instagram too? Sometimes we forget. But check us out. Get full access to Good for the Jews at askajew.substack.com/subscribe
Follow us on Instagram: https://www.instagram.com/antiwarcom/Phone bank for Defend the Guard: https://defendtheguard.us/phonebankChapters00:00 - Intro00:21 - Trump: Israel Will Hand Gaza to US After Fighting04:33 - Israeli DM Orders Military To Prep 'Departure' of Gaza Palestinians07:51 - Trump Signs Order Imposing Sanctions on ICC for Israel10:20 - Morocco, Puntland, Somaliland on Trump List To House Palestinians12:02 - US Backed Gaza Strikes Knowing Huge Civilian Toll19:57 - Israel Attacking Hospitals and Blocking Medical Aid in West Bank21:09 - Turkish Military Bases in Syria Being Considered22:19 - Syria Army Invades Lebanon Border Town, Major Clashes Reported23:33 - US Imposes New Iran Sanctions25:06 - Trump Envoy Rejects Zelensky Demand for Nukes26:16 - Rubio Pushes Hawkish Agenda on First Trip29:11 - Trump To Cut Nearly 10,000 USAID Employees30:55 - Viewpoints/Outro
On Daybreak Africa: Congolese security forces have tried to slow the advance of Rwanda-backed M23 rebels who say they have captured Goma after entering eastern Congo's largest city. Plus, the UN Security Council calls for an immediate cease fire and respect for the DRC's territorial integrity. We'll take you to Goma where M23 rebels are still in control of the city. Somalia's Puntland region blocks the illegal entry of foreigners in a crackdown on the Islamic State. Nigeria sees a surge in terror attacks in the country's north as analysts raise concern. For these and more tune in to Daybreak Africa!
Authorities in Somalia's Puntland region have banned the illegal entry of foreigners and ordered telecom companies to deactivate SIM cards linked to undocumented individuals and Islamic State terrorists. The authorities are attempting to disrupt financial networks as they continue with a military offensive against ISIS fighters who have hideouts in the region. Mohammed Yusuf reports
For almost a month, security forces in the semi-autonomous Somali region of Puntland have been advancing deep into the mountainous hideouts of Islamic State militants. Brigadier General Ahmed Abdullahi Sheikh, a former commander of special operations for Somali army and has been following the military offensive in his home region, tells reporter Harun Maruf of VOA's Somali Service, he expects victory against the militants before the start of the holy month of Ramadan early next month.
Wararkii u danbeeyay ee dagaalka ay Puntland kula jirto Daacish.
Ciidamadda Puntland ayaa wali sii wada dagaal ay buuraha uga saarayaa Kooxo Daacish oo halkaan isku aruursaday.
Piracy off the coast in Somalia, had cost the global economy around 7 billion US dollars just over a decade ago. Since then, international security patrols in the Gulf of Aden and Indian Ocean shipping lane all but eliminated piracy. But in recent months, there's been a resurgence off the coast of the autonomous region of Puntland. Why is that? Also, what's behind the fire at the parliamentary buildings in Liberia? And why Nigerians are not all that happy about "Detty December"? Presenter: Charles Gitonga Producers: Bella Hassan and Rob Wilson in London. Todah Opeyemi in Lagos. Technical Producer: Francesca Dunne Senior Journalist: Karnie Sharp Editors: Alice Muthengi and Andre Lombard
Send us a textWelcome back to Next Stop Africa!
Waxaa Melbourne lagu qabtay xaflad lagu soo dhawaynayo Safiirka Soomaaliya u jooga Koofurta Sudan horena u ahaa Madaxweyne ku xigeenka Puntland.
In this podcast episode, we cover key Somali phrases and examine the variety of Somali accents. We also discussed the differences in accents between the north's Somaliland and Puntland and the south's Mogadishu and Kismayo. Maxaad qabanaysaa or maxaad samaynaysaa, which means "what are you doing?" Suuli and Musqul refer to bathrooms.Meeday and Away refer to the location of something or someone. Stay tuned more episodes on the way and thank you for listening! --- Support this podcast: https://podcasters.spotify.com/pod/show/learnsomalilanguage/support
Les journalistes et experts de RFI répondent également aux questions des auditeurs sur le prix du cacao en Côte d'Ivoire, sur le report du dialogue national au Gabon et sur les tensions entre le Puntland et le gouvernement somalien. Gabon : pourquoi le dialogue national est-il reporté ? Après la cérémonie d'ouverture le mardi 2 avril, le dialogue national aurait débuté. Mais le gouvernement a annoncé décaler les travaux de quelques jours. Pourquoi le calendrier établi a-t-il été repoussé ? Avec Sébastien Németh, journaliste au service Afrique de RFI.Côte d'Ivoire : le prix du cacao passe à 1500 francs CFA le kilo Le ministre d'État de l'Agriculture a annoncé un nouveau prix plancher pour le kilo de cacao. Il passe de 1000 à 1500 francs CFA. Pourquoi les autorités ivoiriennes ont-elles fixé ce tarif alors que les cours mondiaux sont bien plus élevés ? Pourquoi la Côte d'ivoire opte-t-elle pour la vente anticipée au lieu de libéraliser le marché ? Avec Kobénan Kouassi Adjoumani, ministre d'État en charge de l'Agriculture et du Développement local.Somalie : le Puntland ne reconnait plus le gouvernement fédéral Le Puntland a décidé de ne plus reconnaître le gouvernement fédéral somalien après un vote en faveur d'un changement de constitution. Que reproche le Puntland à cette révision ? Comment ont réagi les autorités somaliennes ? Les relations peuvent-elles se tendre entre la région et l'État ? Avec Kaourou Magassa, journaliste au service Afrique de RFI. Rwanda : erreur de communication ou rétropédalage d'Emmanuel Macron ? Le président français, par la voix de son service de presse, avait évoqué jeudi dernier que la France n'avait « pas eu la volonté » d'arrêter le génocide des Tutsis, en 1994. Mais cette citation ne figure pas dans la vidéo d'Emmanuel Macron, adressée ce dimanche aux Rwandais. Avec Christophe Boisbouvier, journaliste à RFI, ancien reporter de RFI au Rwanda.
On Daybreak Africa: Somalia said it expelled Ethiopia's ambassador in Mogadishu and ordered the closure of two consulates – one each in the semi-autonomous Puntland region in a dispute over a port deal. Plus, the speaker of the South African parliament resigns, and is arrested and charged with corruption. Malawi lawmakers tussle over proposed age limits for Presidential and Parliamentary candidates. Zimbabwe's central bank is expected to announce a gold-backed currency Friday. Kenyan doctors vow to continue their 23-day-old strike despite a court order to end it. For this and more tune to Daybreak Africa!
On Daybreak Africa: Sudanese refugees in South Sudan urge warring parties in Sudan to silence the guns. Plus, Bassirou Diomaye Faye Is sworn in as Senegal's 5th President. Gabon opens a national dialogue to return the country to civilian rule. Somalia's semi-autonomous state of Puntland has withdrawn from the country's federal system. A court ruling paves the way for a possible arrest of South Africa's speaker of parliament. A look at how voter concern over crimes rates may influence the 2024 US presidential election. For this and more tune to Daybreak Africa!
On Daybreak Africa: Somalia's semi-autonomous region of Puntland rejects a constitutional amendment passed by the federal government. Plus, Guinea's military junta asks for an extension of the transition to civilian rule. Eswatini government denies it has been harassing the widow of slain human rights lawyer Thulani Maseko. Haiti's surge in gang violence reaches prominent institutions in Port-au-Prince. For this and more tune to Daybreak Africa!
World News in 7 minutes. Monday 1st April 2024Today: Somalia Puntland split. Madagascar cyclone. Türkiye local elections. Syria car bomb. Vatican City Easter address. Greece smuggler. Romania and Bulgaria EU movement. Peru President Rolexes. Mexico Chinese migrants. Canada Niagara eclipse. And US journalists caught stealing.With Ben MallettIf you enjoy the podcast please help to support us at send7.org/supportSupporters can read the transcripts at send7.org/transcriptsSupporters can try our weekly news quiz at send7.org/quizContact us at podcast@send7.org or send an audio message at speakpipe.com/send7Please leave a rating on Apple podcasts or Spotify.SEND7 (Simple English News Daily in 7 minutes) tells the most important world news stories in intermediate English. Every day, listen to the most important stories from every part of the world in slow, clear English. Whether you are an intermediate learner trying to improve your advanced, technical and business English, or if you are a native speaker who just wants to hear a summary of world news as fast as possible, join Stephen Devincenzi and Ben Mallett every morning. Transcripts can be found at send7.org/transcripts. Simple English News Daily is the perfect way to start your day, by practising your listening skills and understanding complicated stories in a simple way. It is also highly valuable for IELTS and TOEFL students. Students, teachers, and people with English as a second language, tell us that they listen to SEND7 because they can learn English through hard topics, but simple grammar. We believe that the best way to improve your spoken English is to immerse yourself in real-life content, such as what our podcast provides. SEND7 covers all news including politics, business, natural events and human rights. Whether it is happening in Europe, Africa, Asia, the Americas or Oceania, you will hear it on SEND7, and you will understand it.For more information visit send7.org/contact
Amiir Maxamuud Yuusuf oo booqasho ku yimid Melbourne ayaa nooga waramay arimo ay ka mid yihiin: Horumarinta bulshada, aanooyin qabiilka oo dhawaan ku soo batay Gaalkacyo iyo doorashada Puntland.
Maxaa ka soo baxay kulanka mucaaradka Puntland oo ku shiray Garowe?
Wasaarada Waxbarashada iyo Tacliinta Sare ee Dowlad Gobaleedka Puntland ayaa shaacisay natiijada imtaxaanka shahaadiga ah ee dugsiyada sare. Wasaarada ayaa sheegtay in imtaxaanka shahaadiga ah ee fasalka afraad ee dugsiga sare ee sanad dugsiyeedka 2022/2023, ay ka qayb galeen arday farabadan oo kasoo barakacay gobalka Sool, taasina ay ahay mid culays saartay, dib udhacana sababtay.
On February 6, 2023, fighting erupted around Las Anod, a city in the eastern parts of the de facto independent state of Somaliland. This still-ongoing conflict has been subject to recent scrutiny from the United Nations, IGAD, US State Department, and others. Markus Hoehne, a Research Associate at the Institute of Social Anthropology in the University of Leipzig, has extensive knowledge about this conflict, which has already been simmering for decades before this year's latest eruption. In 2015, Hoehne published Between Somaliland and Puntland: Marginalization, Militarization and Conflicting Political Visions (Rift Valley Institute, 2023), one of the most extensive English-language texts about the roots and consequences of tensions in the Las Anod area. In this episode, we revisit Between Somaliland and Puntland in light of the Las Anod conflict. Markus Hoehne gives an overview of the conflict, outlines his main points from the book, and provides insights from a recent visit to the Las Anod area in May 2023. He also shares broader thoughts on the role of social anthropologists in conflict zones—a topic of concern in Dynamics of Identification and Conflict: Anthropological Encounters, one of Hoehne's edited volumes. More information about Markus Hoehne's works can be found here: Between Somaliland and Puntland: Marginalization, Militarization and Conflicting Political Visions Dynamics of Identification and Conflict: Anthropological Encounters Markus' latest article in African Arguments about Las Anod Anthony Kao is a writer who intersects international affairs and cultural criticism. He founded/edits Cinema Escapist—a publication exploring the sociopolitical context behind global film and television—and also writes for outlets like The Guardian, The Diplomat, and Eater. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices Support our show by becoming a premium member! https://newbooksnetwork.supportingcast.fm/new-books-network
On February 6, 2023, fighting erupted around Las Anod, a city in the eastern parts of the de facto independent state of Somaliland. This still-ongoing conflict has been subject to recent scrutiny from the United Nations, IGAD, US State Department, and others. Markus Hoehne, a Research Associate at the Institute of Social Anthropology in the University of Leipzig, has extensive knowledge about this conflict, which has already been simmering for decades before this year's latest eruption. In 2015, Hoehne published Between Somaliland and Puntland: Marginalization, Militarization and Conflicting Political Visions (Rift Valley Institute, 2023), one of the most extensive English-language texts about the roots and consequences of tensions in the Las Anod area. In this episode, we revisit Between Somaliland and Puntland in light of the Las Anod conflict. Markus Hoehne gives an overview of the conflict, outlines his main points from the book, and provides insights from a recent visit to the Las Anod area in May 2023. He also shares broader thoughts on the role of social anthropologists in conflict zones—a topic of concern in Dynamics of Identification and Conflict: Anthropological Encounters, one of Hoehne's edited volumes. More information about Markus Hoehne's works can be found here: Between Somaliland and Puntland: Marginalization, Militarization and Conflicting Political Visions Dynamics of Identification and Conflict: Anthropological Encounters Markus' latest article in African Arguments about Las Anod Anthony Kao is a writer who intersects international affairs and cultural criticism. He founded/edits Cinema Escapist—a publication exploring the sociopolitical context behind global film and television—and also writes for outlets like The Guardian, The Diplomat, and Eater. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices Support our show by becoming a premium member! https://newbooksnetwork.supportingcast.fm/political-science
On February 6, 2023, fighting erupted around Las Anod, a city in the eastern parts of the de facto independent state of Somaliland. This still-ongoing conflict has been subject to recent scrutiny from the United Nations, IGAD, US State Department, and others. Markus Hoehne, a Research Associate at the Institute of Social Anthropology in the University of Leipzig, has extensive knowledge about this conflict, which has already been simmering for decades before this year's latest eruption. In 2015, Hoehne published Between Somaliland and Puntland: Marginalization, Militarization and Conflicting Political Visions (Rift Valley Institute, 2023), one of the most extensive English-language texts about the roots and consequences of tensions in the Las Anod area. In this episode, we revisit Between Somaliland and Puntland in light of the Las Anod conflict. Markus Hoehne gives an overview of the conflict, outlines his main points from the book, and provides insights from a recent visit to the Las Anod area in May 2023. He also shares broader thoughts on the role of social anthropologists in conflict zones—a topic of concern in Dynamics of Identification and Conflict: Anthropological Encounters, one of Hoehne's edited volumes. More information about Markus Hoehne's works can be found here: Between Somaliland and Puntland: Marginalization, Militarization and Conflicting Political Visions Dynamics of Identification and Conflict: Anthropological Encounters Markus' latest article in African Arguments about Las Anod Anthony Kao is a writer who intersects international affairs and cultural criticism. He founded/edits Cinema Escapist—a publication exploring the sociopolitical context behind global film and television—and also writes for outlets like The Guardian, The Diplomat, and Eater. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices Support our show by becoming a premium member! https://newbooksnetwork.supportingcast.fm/african-studies
On February 6, 2023, fighting erupted around Las Anod, a city in the eastern parts of the de facto independent state of Somaliland. This still-ongoing conflict has been subject to recent scrutiny from the United Nations, IGAD, US State Department, and others. Markus Hoehne, a Research Associate at the Institute of Social Anthropology in the University of Leipzig, has extensive knowledge about this conflict, which has already been simmering for decades before this year's latest eruption. In 2015, Hoehne published Between Somaliland and Puntland: Marginalization, Militarization and Conflicting Political Visions (Rift Valley Institute, 2023), one of the most extensive English-language texts about the roots and consequences of tensions in the Las Anod area. In this episode, we revisit Between Somaliland and Puntland in light of the Las Anod conflict. Markus Hoehne gives an overview of the conflict, outlines his main points from the book, and provides insights from a recent visit to the Las Anod area in May 2023. He also shares broader thoughts on the role of social anthropologists in conflict zones—a topic of concern in Dynamics of Identification and Conflict: Anthropological Encounters, one of Hoehne's edited volumes. More information about Markus Hoehne's works can be found here: Between Somaliland and Puntland: Marginalization, Militarization and Conflicting Political Visions Dynamics of Identification and Conflict: Anthropological Encounters Markus' latest article in African Arguments about Las Anod Anthony Kao is a writer who intersects international affairs and cultural criticism. He founded/edits Cinema Escapist—a publication exploring the sociopolitical context behind global film and television—and also writes for outlets like The Guardian, The Diplomat, and Eater. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices Support our show by becoming a premium member! https://newbooksnetwork.supportingcast.fm/anthropology