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Appels sur l'actualité
VOS RÉACTIONS - Le retrait du Tchad de la CPI : une mauvaise nouvelle pour la justice?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jul 30, 2026 20:00


Le Tchad se retire de la Cour Pénale Internationale. Ndjamena dénonce la justice « à géométrie variable » de la CPI. Critiques justifiées ou faux prétexte au moment où le régime tchadien pourrait être accusé de complicité de crimes de guerre au Soudan ? Votre avis nous intéresse. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Appels sur l'actualité
Tchad : que reproche N'Djamena à la Cour pénale internationale?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jul 29, 2026 5:08


Après le Mali, le Burkina Faso et le Niger, ainsi que le Venezuela, c'est au tour du Tchad d'annoncer son retrait de la Cour pénale internationale, dénonçant une « justice à géométrie variable » qu'il juge défavorable aux pays africains. Comment expliquer de telles accusations ? Alors que le ministre des Affaires étrangères tchadien, Abdoulaye Sabre Fadoul, a échangé au téléphone avec le sous-secrétaire d'État américain chargé des Affaires africaines, quel rôle les États-Unis ont-ils pu jouer sur ce retrait ?  Avec Raphaëlle Nollez-Goldbach, directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), enseignante en droit international à l'École normale supérieure à Paris. 

Les matins
Menaces sur la CPI : la justice internationale à l'épreuve des pressions politiques

Les matins

Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 39:50


durée : 00:39:50 - Les Matins de France Culture - par : Bérengère Bonte - Décidée par ses États membres le 24 juillet 2026, suite à des allégations d'agressions sexuelles, la révocation du procureur de la Cour pénale internationale survient dans le contexte d'une intensification de l'offensive à l'encontre de l'institution judiciaire menée par les États-Unis et la Russie. - équipe : Phane Montet, Mathilde Thon-Fourcade, Victoria Géraut-Velmont, Inès Bouffartigue Sebastia, Rodi Eken, Romain Rincon Hernandez, Salomé Erbs - invités : Philippe Sands Avocat, professeur de droit et écrivain franco-britannique Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Appels sur l'actualité
CPI : le procureur Karim Khan révoqué de ses fonctions

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 5:23


Karim Khan a été officiellement démis de ses fonctions de procureur général de la Cour pénale internationale pour « faute grave » et « manquement grave aux devoirs de sa charge », à l'issue d'un vote à bulletin secret tenu lors d'une réunion exceptionnelle et à huis-clos au siège de l'ONU à New York. Sur 110 États participants, 82 ont approuvé sa révocation, au moins 63 voix étant nécessaires. En poste depuis 2021, Karim Khan est visé par des accusations d'agression sexuelle émanant d'une membre de son équipe, qu'il conteste, estimant ne pas avoir pu se défendre correctement devant l'Assemblée et dénonçant une « pression politique immense » sur la Cour. Pourquoi ses avocats accusent-ils l'Assemblée de la CPI de ne pas avoir respecté les règles ? Alors que le Premier ministre Benyamin Netanyahu a salué cette décision, le mandat d'arrêt émis à son encontre peut-il être remis en cause ? Avec Stéphanie Maupas, correspondante de RFI à La Haye. 

Tout un monde - La 1ere
CPI sous pression: la justice internationale peut-elle résister aux grandes puissances?

Tout un monde - La 1ere

Play Episode Listen Later Jul 24, 2026 19:46


(00:01:00) CPI sous pression: la justice internationale peut-elle résister aux grandes puissances? (00:07:55) Seveso: l'histoire méconnue d'une catastrophe industrielle qui a changé l'Europe (00:13:44) Trouver un toit (5/5): en Uruguay, l'Etat prête l'argent et tu construis

Invité Afrique
CPI: le retrait formalisé des pays de l'AES «ne change pas fondamentalement la situation sur le plan juridique»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 4:27


Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, les trois pays membres de l'Alliance des États du Sahel (AES), ont formalisé auprès des Nations unies leur intention de retrait de la CPI. L'AES reproche à cette instance onusienne basée à la Haye aux Pays-Bas de manquer d'impartialité et de politiser la question des droits humains. Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU, a acté leur départ le mardi 30 juin. Le retrait devrait être consommé dans un an. En attendant, la CPI a déjà invité les trois pays à rester et à discuter en son sein. Sur les implications et les conséquences de ce retrait, Julien Antouly, maître de conférences en droit international, spécialiste des pays du Sahel, répond à nos questions. RFI : Les raisons avancées par les régimes militaires des États de l'AES sur le manque d'impartialité et les accusations d'instrumentalisation des droits humains pour justifier leur retrait de la CPI vous semble-t-elle pertinentes ? Julien Antouly : Ces critiques sont assez anciennes. Elles ont été déjà formulées par de nombreux États, dont certains d'ailleurs ont quitté la CPI depuis. Elles ne sont pas totalement dénuées de pertinence. Toutefois, dans le cas précis des États de l'AES, qui ont également qualifié la CPI de juridictions transformées en instruments de répression néocoloniale, elles me semblent un tout petit peu abusives puisque la CPI n'a pas mené d'action extrêmement hostile à l'encontre de ces trois États. Parmi les accusations, il y a celle selon laquelle la CPI ne s'intéresse qu'aux pays africains. Oui, là encore, c'est une accusation assez ancienne. Il est vrai que, durant ses premières années, la Cour a ouvert principalement des enquêtes sur des situations qui concernaient des pays africains. Toutefois, il faut reconnaître que les choses ont changé depuis et aujourd'hui, plus de la moitié des enquêtes qui sont ouvertes devant la CPI concernent des situations géographiques en-dehors du continent. On peut penser par exemple au conflit en Ukraine, en Palestine, ou encore plus récemment aux Philippines. Est-ce que l'objectif caché de ces retraits n'est pas la crainte pour les régimes militaires de ces trois pays de se voir eux-mêmes poursuivis pour des exactions commises par les armées nationales, notamment malienne et burkinabè, au regard des exactions documentées et dénoncées dans ces pays par diverses ONG ? Exactement, et c'est comme ça que j'explique également cette décision. Mais en ce sens, il faut préciser que le retrait, qui a été annoncé et qui est maintenant formalisé, ne change pas fondamentalement la situation sur le plan juridique. D'une part, ce retrait ne sera effectif que dans un an. Et d'autre part, la Cour conserve une compétence pour les éventuels crimes qui ont été commis ou serait commis entre aujourd'hui et le retrait. Et sur ce point, il faut bien distinguer la situation du Mali de celle du Niger et du Burkina Faso. Concernant le Mali, il y a déjà une situation sous enquête ouverte depuis 2012, puisqu'à l'époque le gouvernement avait renvoyé la situation à la CPI. Et donc, le procureur peut facilement ouvrir des enquêtes spécifiques à propos de certains événements ou contre des personnalités qui seraient impliquées dans des massacres. Les enquêtes déjà ouvertes par la CPI vont-elles être affectées par ce retrait ? Là encore, il faut distinguer le plan juridique et le plan opérationnel. Sur le plan juridique, ce n'est pas affecté puisque la Cour préserve sa compétence. Mais d'un point de vue opérationnel, on peut imaginer que la Cour aura du mal à mener des enquêtes dans les pays sahéliens s'il n'y a aucune coopération avec les États. Ce retrait peut-il, du coup, prêter à conséquence pour les citoyens de ces pays, en matière de lutte contre l'impunité ? Oui, mais il faut relativiser les conséquences. Les situations sous enquête devant la CPI sont extrêmement marginales. Il y a actuellement seulement trois affaires concernant le Mali, dont deux qui ont été jugées. Et, en réalité, devant les différents massacres et les crimes qui ont été commis, ce sont plutôt les juridictions nationales ou les juridictions régionales qui doivent se saisir de la situation. La CPI n'intervient qu'en complémentarité. Donc, on ne peut pas attendre de la CPI qu'elle poursuive tous les criminels. Et donc, à l'inverse, ce n'est pas parce que ces États se retirent de la CPI que les différentes voies de justice se referment totalement. Mais il faut reconnaître qu'au Sahel, elles sont actuellement très difficiles à trouver. D'autres pays africains pourraient-ils être tentés de suivre le chemin du Mali, du Burkina et du Niger ? Oui, c'est possible. Même si là aussi, il faut relativiser les conséquences de ces décisions. Il y a pour l'instant relativement peu d'États qui ont effectivement quitté la CPI. Que ce soit sur le continent africain ou en-dehors. Et certains États qui avaient annoncé quitter la Cour étaient finalement revenus sur leur décision. Donc, nous verrons à l'avenir, mais je n'imagine pas en tout cas un retrait massif de la trentaine d'États africains qui sont parties à la Cour et au statut de Rome actuellement. Les victimes des crimes de guerre ou crimes contre l'humanité risquent-elles de perdre une voie de recours ? Oui, c'est une des voies qui se referme. Mais, à mon sens, ça n'a jamais été la voie la plus efficace pour les victimes de crimes, et plus particulièrement au Sahel. D'autres voies peuvent être explorées, notamment du point de vue régional, avec par exemple la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples, puisqu'une affaire a récemment été ouverte à l'encontre du Mali devant cette Cour. Donc, c'est en effet une voie qui se referme, mais c'est loin d'être la seule voie et encore moins la plus efficace. À lire aussiAprès le Niger, le Mali et le Burkina Faso rompent à leur tour avec la Cour pénale internationale

Grand reportage
Héros ou criminels, les leaders de l'UCK face aux juges

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 19:30


C'est le dernier grand procès lié aux guerres qui ont déchiré l'ex-Yougoslavie. Vingt-sept ans après le conflit au Kosovo, le verdict est attendu normalement dans les toutes prochaines semaines pour les anciens dirigeants de l'UÇK,  l'Armée de libération. Ils risquent jusqu'45 ans de prison, eux, les premiers dirigeants du Kosovo indépendant. Mais ce tribunal spécial, de droit kosovar, avec juges internationaux à La Haye, suscite une profonde indignation dans le jeune État. Pour beaucoup, les 4 accusés ont libéré le pays de l'oppression du régime de Milošević et porté la cause de l'indépendance.   « Héros ou Criminels, les leaders de l'UCK face aux juges », un Grand reportage au Kosovo de Louis Seiller.

Invité de la mi-journée
La prise du château de Beaufort, au Liban, «une victoire symbolique» et «une opération de communication» pour Israël

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 8:09


L'armée israélienne mène son incursion la plus profonde au Liban depuis deux décennies et menace encore d'attaquer la banlieue sud de Beyrouth. Les déplacés sont chaque jour plus nombreux. La prise de la forteresse de Beaufort est une carte supplémentaire pour faire pression sur le gouvernement libanais durant les négociations directes, qui doivent reprendre à Washington les 2 et 3 juin. Mais c'est un traumatisme pour beaucoup de Libanais, car le drapeau israélien a déjà flotté 18 ans sur les lieux pendant la précédente occupation du sud du pays. Entretien avec Nadim Houry, directeur exécutif du think tank Arab Reform Initiative et avocat international. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: Israël s'empare du château de Beaufort au Liban, un «tournant décisif» selon Netanyahu

France Culture physique
Justice internationale : l'équilibre des forces 4/4 : Des entreprises contre des États

France Culture physique

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 60:12


durée : 01:00:12 - Les documentaires de France Culture - par : Cyril Marchan - Les échanges économiques ont engendré leur propre justice : arbitrage international, tribunaux spécialisés, cours régionales… Face à des multinationales capables de rivaliser avec les États, ces juridictions s'adaptent, et certaines transcendent même leur mission première de protéger les marchés. - réalisation : Maryvonne Abolivier, Anahi Morales, Assia Veber, Emmanuel Laurentin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

France Culture physique
Justice internationale : l'équilibre des forces 3/4 : Des individus contre des États

France Culture physique

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 58:06


durée : 00:58:06 - Les documentaires de France Culture - par : Cyril Marchan - Les cours régionales des droits de l'homme permettent aux citoyens de se défendre face aux États. Mais à Strasbourg, la juridiction européenne fait face à une pression inédite de ses Etats membres. - réalisation : Maryvonne Abolivier, Anahi Morales, Assia Veber, Emmanuel Laurentin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

France Culture physique
Justice internationale : l'équilibre des forces 2/4 : L'humanité contre ses bourreaux

France Culture physique

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 60:21


durée : 01:00:21 - Les documentaires de France Culture - par : Cyril Marchan - Certains crimes sont si graves qu'ils heurtent l'humanité toute entière. La Cour pénale internationale (CPI) est l'une des cours chargées de les juger. Mais ses détracteurs n'ont jamais été aussi nombreux, ni aussi virulents. - réalisation : Maryvonne Abolivier, Anahi Morales, Assia Veber, Emmanuel Laurentin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

LSD, La série documentaire
Justice internationale : l'équilibre des forces 3/4 : Des individus contre des États

LSD, La série documentaire

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 58:06


durée : 00:58:06 - LSD, la série documentaire - par : Cyril Marchan - Les cours régionales des droits de l'homme permettent aux citoyens de se défendre face aux États. Mais à Strasbourg, la juridiction européenne fait face à une pression inédite de ses Etats membres. - réalisation : Assia Veber

forces lsd tats contre strasbourg quilibre etats individus justice internationale
LSD, La série documentaire
Justice internationale : l'équilibre des forces 1/4 : Des États contre des États

LSD, La série documentaire

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 59:38


durée : 00:59:38 - LSD, la série documentaire - par : Cyril Marchan - Depuis les traités de Westphalie au XVIIᵉ siècle, les États s'efforcent d'encadrer leurs différends par des accords. Mais l'expérience a montré que cela ne suffit pas toujours. Les juridictions internationales sont donc nées pour les contraindre à respecter leurs engagements. - réalisation : Assia Veber

forces lsd tats contre quilibre justice internationale
LSD, La série documentaire
Justice internationale : l'équilibre des forces 2/4 : L'humanité contre ses bourreaux

LSD, La série documentaire

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 60:21


durée : 01:00:21 - LSD, la série documentaire - par : Cyril Marchan - Certains crimes sont si graves qu'ils heurtent l'humanité toute entière. La Cour pénale internationale (CPI) est l'une des cours chargées de les juger. Mais ses détracteurs n'ont jamais été aussi nombreux, ni aussi virulents. - réalisation : Assia Veber

LSD, La série documentaire
Justice internationale : l'équilibre des forces 4/4 : Des entreprises contre des États

LSD, La série documentaire

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 60:12


durée : 01:00:12 - LSD, la série documentaire - par : Cyril Marchan - Les échanges économiques ont engendré leur propre justice : arbitrage international, tribunaux spécialisés, cours régionales… Face à des multinationales capables de rivaliser avec les États, ces juridictions s'adaptent, et certaines transcendent même leur mission première de protéger les marchés. - réalisation : Assia Veber

France Culture physique
Justice internationale : l'équilibre des forces 1/4 : Des États contre des États

France Culture physique

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 59:38


durée : 00:59:38 - LSD, la série documentaire - par : Cyril Marchan - Depuis les traités de Westphalie au XVIIᵉ siècle, les États s'efforcent d'encadrer leurs différends par des accords. Mais l'expérience a montré que cela ne suffit pas toujours. Les juridictions internationales sont donc nées pour les contraindre à respecter leurs engagements. - réalisation : Assia Veber

forces lsd tats contre quilibre justice internationale
France Culture physique
Justice internationale : l'équilibre des forces 3/4 : Des individus contre des États

France Culture physique

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 58:06


durée : 00:58:06 - LSD, la série documentaire - par : Cyril Marchan - Les cours régionales des droits de l'homme permettent aux citoyens de se défendre face aux États. Mais à Strasbourg, la juridiction européenne fait face à une pression inédite de ses Etats membres. - réalisation : Assia Veber

forces lsd tats contre quilibre etats individus justice internationale
France Culture physique
Justice internationale : l'équilibre des forces 2/4 : L'humanité contre ses bourreaux

France Culture physique

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 60:21


durée : 01:00:21 - LSD, la série documentaire - par : Cyril Marchan - Certains crimes sont si graves qu'ils heurtent l'humanité toute entière. La Cour pénale internationale (CPI) est l'une des cours chargées de les juger. Mais ses détracteurs n'ont jamais été aussi nombreux, ni aussi virulents. - réalisation : Assia Veber

France Culture physique
Justice internationale : l'équilibre des forces 4/4 : Des entreprises contre des États

France Culture physique

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 60:12


durée : 01:00:12 - LSD, la série documentaire - par : Cyril Marchan - Les échanges économiques ont engendré leur propre justice : arbitrage international, tribunaux spécialisés, cours régionales… Face à des multinationales capables de rivaliser avec les États, ces juridictions s'adaptent, et certaines transcendent même leur mission première de protéger les marchés. - réalisation : Assia Veber

France Culture physique
Justice internationale : l'équilibre des forces 1/4 : Des États contre des États

France Culture physique

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 59:38


durée : 00:59:38 - Les documentaires de France Culture - par : Cyril Marchan - Depuis les traités de Westphalie au XVIIᵉ siècle, les États s'efforcent d'encadrer leurs différends par des accords. Mais l'expérience a montré que cela ne suffit pas toujours. Les juridictions internationales sont donc nées pour les contraindre à respecter leurs engagements. - réalisation : Maryvonne Abolivier, Anahi Morales, Assia Veber, Emmanuel Laurentin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Géopolitique, le débat
Face aux rapports de forces politiques, quelle justice pénale internationale ?

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Apr 12, 2026 48:29


Longtemps, la raison d'État a prévalu sur la justice, les règlements diplomatiques des guerres prenant le pas sur l'exigence d'éthique de réparation des victimes. Longtemps aussi, on a choisi l'amnistie en croyant qu'elle mènerait à l'amnésie, et avec elle à l'effacement des souffrances. Il a fallu la Seconde Guerre mondiale et ses atrocités pour que se mettent progressivement en place les composantes d'une justice internationale avec le procès de Nuremberg, les Tribunaux spéciaux pour l'ex-Yougoslavie et le Rwanda, et la création de la Cour pénale internationale. Récent donc, l'édifice est également fragile face aux coups de boutoir des régimes autoritaires mais aussi des démocraties en proie à la montée des nationalismes et populismes. Notre système mondial est aujourd'hui en proie à la destabilisation et au retour en force de l'impunité au mépris de tout droit international. Jean-Paul Chagnollaud est notre invité. Professeur émérite des Universités et président d'honneur de l'IREMMO, il publie « Oublier ou punir ? Justice pénale internationale et politique », aux éditions le Cavalier Bleu. 

Décryptage
Mame Mandiaye Niang, procureur de la CPI, sous sanctions américaines

Décryptage

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 19:30


Depuis près de 25 ans, la Cour pénale internationale enquête et juge les auteurs de génocide, de crimes contre l'humanité ou de crimes de guerre. La CPI n'a pas eu peur de poursuivre des chefs d'État comme Omar el-Béchir, ou plus récemment Vladimir Poutine. En lançant un mandat d'arrêt contre Benjamin Netanyahu, elle s'en est pris à un allié des États-Unis. Cela n'a pas plu à Donald Trump qui a pris un décret sanctionnant des juges et des procureurs de la cour.  Ce qui entraine pour eux une interdiction du territoire américain, l'impossibilité d'avoir une carte de crédit ou des risques de poursuites pour les proches. Un traitement plutôt réservé aux criminels, alors que les magistrats défendent le droit international. Mame Mandiaye Niang est l'un de ces procureurs sanctionnés. Il est l'invité exceptionnel de Décryptage.  Avec notre invité :  Mame Mandiaye Niang, procureur adjoint de la CPI. 

La marche du monde
Le Tribunal de Nuremberg est-il encore une référence pour l'Ukraine, Gaza ou la RDC ?

La marche du monde

Play Episode Listen Later Nov 22, 2025 48:29


En 1945, à Nuremberg, de hauts responsables nazis étaient jugés pour crime de guerre et crime contre l'humanité… 80 ans après ce procès historique, comment s'inspirer de ce tribunal fondateur de la justice internationale pour en finir avec l'impunité dans les conflits armés en Ukraine, à Gaza ou encore en RDC ? Le 20 novembre 1945 s'ouvrait à Nuremberg, en Allemagne, le plus grand procès de l'histoire. D'un commun accord, la France, les États-Unis, l'Union soviétique et le Royaume-Uni affirmaient leur volonté de juger vingt-deux dignitaires nazis, chefs militaires ou hauts fonctionnaires, tous accusés de crimes de guerre ou de crimes contre l'humanité. Mais pourquoi invoquer Nuremberg lorsque l'on réclame la fin de l'impunité ? Le président ukrainien Volodymyr Zelensky l'a fait pour son pays l'Ukraine en interpellant le peuple russe dès le 4 avril 2022, suite à l'invasion russe du 24 Février : « Le moment viendra où chaque Russe apprendra toute la vérité sur ceux de ses concitoyens qui ont tué. Qui a donné des ordres. Qui a fermé les yeux sur ces meurtres. Nous allons établir tout cela. Et le faire connaitre dans le monde entier. Nous sommes maintenant en 2022. Et nous avons beaucoup plus d'outils que ceux qui ont poursuivi les nazis après la Seconde Guerre mondiale. »  Et le docteur Mukwege, prix Nobel de la paix a explicitement fait référence à Nuremberg, en octobre 2024, lors d'un passage à l'Université de Strasbourg en France : « Les Congolaises et les Congolais ont aussi droit à leur Nuremberg. Telle est la raison pour laquelle nous plaidons aux côtés des victimes et des survivant.es pour l'établissement d'un Tribunal international pénal pour le Congo et/ou des chambres spécialisées mixtes. » Un Nuremberg pour l'Ukraine, Gaza ou la RDC est-il possible ? Une enquête signée Clémentine Méténier avec William Schabbas, professeur de droit pénal international et des droits de l'homme à Londres, Université de Middlesex, Leyden et Sciences Po ; Christian Delage, historien et cinéaste, réalisateur du film historique «Nuremberg, les nazis face à leur crime» ; Thierry Cruvellier, rédacteur en chef du site Justice Info ; Rafaëlle, professeure de droit international à l'Université Paris Saclay et travaille sur la justice pénale internationale, précisément sur la notion de génocide. Reagan Miviri, avocat au Barreau de Goma dans le Nord-Kivu, il travaille au sein de Ebuteli l'Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence.   À lire sur le site Justice Info Le grand entretien de Clémentine Méténier avec l'historien et cinéaste Christian Delage. À suivre au Mémorial de la Shoah à Paris la journée d'étude Nuremberg et son héritage, 1945-2025. Le 20 novembre 2025 marque le 80è anniversaire de l'ouverture, à Nuremberg, du procès des grands criminels nazis, où, pour la première fois, des responsables politiques et militaires de haut niveau – accusés des crimes de conspiracy (complot), crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l'humanité – étaient traduits devant une cour internationale, composée des principales forces alliées victorieuses de l'Allemagne nazie. Pour le procureur général Robert H. Jackson, il s'agissait de construire un «procès documentaire», où, en raison des crimes considérables commis par les nazis, notamment leur politique d'extermination des Juifs d'Europe, il était nécessaire de faire reposer l'accusation sur des preuves irréfutables, pour éviter qu'à l'avenir leur réalité fasse l'objet d'une négation. Contre toute attente, les images allaient jouer un rôle majeur pour confronter les nazis à leurs propres crimes. La journée de colloque s'interrogera sur l'héritage des «principes de Nuremberg» depuis les années 1990, grâce au développement d'une justice internationale fondée sur des tribunaux ad hoc (du Rwanda à la Centrafrique) et des cours permanentes (Cour pénale internationale, Cour internationale de justice), appelées à statuer en particulier sur le risque potentiel ou la commission de génocides. Or, la collecte de preuves qui s'inspire de la jurisprudence de Nuremberg est forte des nouveaux outils mis en place par les autorités judiciaires, en collaboration avec des ONG et des applications en open source qui en garantissent la fiabilité. Pour la première fois dans l'histoire, en Europe comme au Proche-Orient, la fabrique du dossier probatoire se déroule en co‑construction avec la société civile, en flux tendu et en temps réel.   11h - LE CHOIX DU PROCÈS DOCUMENTAIRE La construction de la preuve, de Nuremberg à Kiyv, 1945-2025 de Christian Delage, historien, Institut d'histoire du temps présent De Nuremberg au TPIY : la jurisprudence de l'image comme preuve pénale de Ninon Maillard, maîtresse de conférences à Paris Nanterre Modération : Ghislaine Glasson Deschaumes, directrice de la MSH Mondes, Paris Nanterre.   14h - LA CONSOLIDATION D'UNE JUSTICE PÉRENNE Tribunaux pénaux internationaux, tribunaux mixtes, Cour pénale internationale : du Rwanda à la Centrafrique, des instances judiciaires multiples de Joël Hubrecht, responsable d'études et de recherche à l'Institut Robert Badinter. Le rôle de la Cour internationale de justice dans les conflits contemporains de Jean-Louis Iten, professeur de Droit international, et Sharon Weill, professeur de Droit international, American University, Paris. Modération : Emanuela Fronza, professeure de Droit pénal international à l'Université de Bologne.   16h - LE RÔLE DES ONG Mémorial face à la réécriture de l'histoire par Poutine de Nicolas Werth, directeur de recherche honoraire au CNRS, président de l'Association Mémorial. Prendre davantage en compte les violences sexuelles en temps de guerre de Yuliia Chystiakova, chercheuse en droits humains, East Ukrainian Center for Civic Initiatives. Modération : Henry Rousso, directeur de recherche émérite au CNRS (IHTP).

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Mbappé-PSG : un bras de fer à plus de 700 millions d'euros

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Nov 19, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la sentence d'un ancien chef de guerre soudanais, la force internationale à Gaza et les tensions entre Washington et Caracas. Mbappé-PSG : un bras de fer à plus de 700 millions d'euros   Alors que Kylian Mbappé réclame 263 millions d'euros au Paris Saint-Germain devant le Conseil des Prud'hommes de Paris, son ancien club lui en demande 440 millions. Comment expliquer ces sommes colossales ? Un accord à l'amiable est-il encore envisageable ? Avec Baptiste Leduc, journaliste au service des sports de RFI.   Soudan : quelle sentence pour l'ancien commandant Janjawid Ali Kushayb ?   La Cour pénale internationale doit délivrer sa sentence contre Ali Kushayb, accusé de «crimes de guerre et de crimes contre l'humanité» commis en 2003 et 2004 au Darfour. Pourquoi le procès de cet ancien chef de guerre ne se tient que maintenant, plus de 20 ans après les faits ? Quel verdict la CPI pourrait-elle rendre ? Avec Stéphanie Maupas, correspondante permanente de RFI à La Haye.     Gaza : à quoi ressemblera la force de stabilisation internationale ?  Le Conseil de Sécurité des Nations unies a adopté une résolution reprenant le plan de paix de Donald Trump, qui prévoit le déploiement d'une force internationale dans la bande de Gaza. Quel sera son mandat ? Quid des pays contributeurs ? Pourquoi la Russie et la Chine se sont abstenues de voter alors que les deux pays soutiennent la cause palestinienne ? Avec Frédéric Encel, professeur en Géopolitique à Sciences-Po Paris. Auteur de «La guerre mondiale n'aura pas lieu: les raisons géopolitiques d'espérer» (éditions Odile Jacob).    États-Unis : vers un apaisement des tensions avec le Venezuela ?   Alors que les États-Unis poursuivent leur déploiement militaire au large du Venezuela, Donald Trump s'est dit prêt à parler avec son homologue, Nicolas Maduro. Pourquoi le président américain veut-il finalement engager un dialogue ? Est-ce un premier pas vers une désescalade militaire entre les deux pays ?   Avec Pascal Drouhaud, président de l'association LatFran, spécialiste de l'Amérique latine.

Reportage International
Allemagne: retour sur le procès de Nuremberg, à l'origine de la justice internationale il y a 80 ans

Reportage International

Play Episode Listen Later Nov 19, 2025 2:49


Il y a 80 ans, le 20 novembre 1945, s'ouvrait à Nuremberg, en Allemagne, un procès historique contre des responsables du IIIe Reich nazi qui a capitulé en mai de la même année. Les quatre alliés vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale n'ont pas opté pour une justice expéditive, mais ont créé un tribunal militaire international chargé de juger les criminels nazis dans le respect de l'État de droit. Des concepts inédits, comme les crimes contre l'humanité, sont posés. Ils fondent les bases du droit pénal international contemporain. Ils sont 21 haut dignitaires du régime nazi sur le banc des accusés dans la salle 600 du tribunal de Nuremberg, ce 20 novembre 1945 : Hermann Göring, le numéro deux de Hitler, Rudolf Hess, la main droite du Führer, Rosenberg, l'idéologue du régime ou encore l'architecte de Hitler, Albert Speer.   Les accusés plaident tous non coupables, se retranchent derrière des ordres reçus et des situations particulières et affirment ne pas avoir connu les horreurs commises par le régime nazi. Leurs avocats savent que la culpabilité de leurs clients ne fait pas de doute en raison des preuves irréfutables. Un film sur l'horreur des camps d'extermination, des images encore peu connues à l'époque, marquent le procès.  Si les accusés ont dénoncé la justice des vainqueurs, trois d'entre eux sont acquittés lorsque les verdicts sont prononcés le 1er octobre 1946. Douze sont condamnés à mort et exécutés par pendaison deux semaines plus tard. Les autres purgent des peines de prison.  À lire aussiNuremberg, 20 novembre 1945: procès de 24 dignitaires et de 7 institutions nazis Douze autres procès auront lieu dans les années suivantes dans cette même salle. Mais la guerre froide et la reconstruction de l'Allemagne font passer ce passé à l'arrière-plan. Depuis quinze ans, un mémorial informe le public dans le bâtiment et attire 160 000 visiteurs par an, les trois quarts viennent de l'étranger.  « Tout a changé. On est conscient aujourd'hui de l'importance de ce procès pour le travail historique sur les crimes du IIIe Reich. Je suis toujours surprise par l'intérêt et les connaissances de nos visiteurs », déclare Nina Lutz, la directrice du mémorial. Comme le montre l'exemple de ces jeunes Allemands : « On voit d'un côté que le procès était équitable, mais aussi que des criminels ont été acquittés. Espérons que cela sera différent à l'avenir, on pense à l'Ukraine, par exemple », analyse un jeune homme. « Je n'avais pas conscience de l'importance du procès pour le droit pénal international », admet un autre. « Ça montre qu'on peut faire quelque chose contre ces crimes, mais le monde doit travailler ensemble », ajoute un troisième. Le procès de Nuremberg n'est pas qu'un chapitre historique essentiel après la chute du IIIe Reich. Il marque une césure du droit international toujours d'actualité, comme l'explique Gurgen Petrossian de l'académie des principes de Nuremberg : « Les principes de Nuremberg ont une importance centrale pour le droit pénal international. Ces règles ont été reprises dans le droit national des États. Nous le voyons dans des procès aujourd'hui où ces mêmes principes sont appliqués. » Le procès qui a commencé hier à Coblence, contre cinq hommes accusés de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité sous le régime Assad, en Syrie, illustre cette actualité de Nuremberg. À lire aussi75 ans après: Nuremberg ou la naissance du droit pénal international

Décryptage
Le procès de Roger Lumbala, un pas vers la fin de l'impunité en RDC

Décryptage

Play Episode Listen Later Nov 19, 2025 19:30


Le procès de Roger Lumbala s'est ouvert, le 12 novembre 2025, devant la Cour d'assises de Paris. L'ex-rebelle congolais est accusé de complicité de crimes contre l'humanité commis dans l'Ituri et le Haut-Uélé en 2002 et 2003. Procès en vertu de la compétence universelle, qui permet de juger des crimes commis à l'étranger à condition que l'accusé n'ait pas été déjà poursuivi pour cela dans son pays d'origine et qu'il ait sa résidence en France. Largement ignorées jusqu'à présent, les victimes congolaises espèrent faire entendre leur voix. Au premier jour d'audience, Roger Lumbala a récusé une justice néocolonialiste et refuse désormais de retourner dans le box. Son procès se terminera en principe le 19 décembre 2025. Avec :  - Clémence Bectarte, avocate de la Fondation Clooney pour la justice, de l'association congolaise Justice Plus, elle représente 12 victimes, parties civiles  - Dismas Kitenge, président du groupe Lotus, ONG de défense des droits humains, basée à Kisangani, et membre de la FIDH.

Le rendez-vous Tech
OpenAI : le p*rno est-il d'intérêt général ? - RDV Tech

Le rendez-vous Tech

Play Episode Listen Later Nov 4, 2025 111:58


Au programme :Résultats financiers de la tech : 3 choses à retenirNvidia atteint $5000 milliards de capitalisationOpenAI devient une vraie société qui peut générer de vrais profitsLe reste de l'actualité : le robot Néo, la Cour de Justice Internationale va utiliser OpenDesk, Uber et les taxis robots, licenciements chez Amazon…Infos :Animé par Patrick Beja (Bluesky, Instagram, Twitter, TikTok).Co-animé par Cédric de Luca (Bluesky).Co-animé par Korben (site)Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).Musique libre de droit par Daniel BejaLe Rendez-vous Tech épisode épisode 639 – OpenAI : le p*rno est-il d'intérêt général ?---Liens :

Revue de presse Afrique
À la Une: les pays du Sahel claquent la porte de la Cour pénale internationale

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 25, 2025 4:11


Les trois pays de l'Alliance des États du Sahel (AES) – Burkina Faso, Mali et Niger – ont annoncé lundi leur retrait immédiat du traité de la Cour pénale internationale (CPI). Une décision radicale, justifiée par la dénonciation d'une « justice sélective » et d'un « instrument de répression néocoloniale. » « Ce retrait s'inscrit dans la stratégie souverainiste des trois pays sahéliens et leur rupture assumée avec les institutions occidentales, relève Afrik.com. Ces derniers mois, le Burkina, le Mali et le Niger se sont rapprochés de partenaires alternatifs, en particulier la Russie, dont le président Vladimir Poutine fait lui-même l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI, depuis le début du conflit en Ukraine. » Qui plus est, souligne encore Afrik.com, « l'annonce de ce retrait a lieu à un moment où les armées de l'AES sont accusées, par des ONG internationales, de graves violations des droits humains dans leur lutte contre les groupes terroristes affiliés à Al-Qaïda et à l'État islamique. » Dans l'ombre de Moscou L'influence de la Russie est manifeste, pointe Le Monde Afrique : « l'initiative des trois pays sahéliens a trouvé un écho sous la plume d'Oleg Nesterenko, décrit par Reporters sans frontières comme un “entrepreneur de l'influence russe à l'international“. Peu après l'annonce du retrait des trois pays de la CPI, il saluait la décision sur un site malien en ligne. “L'ère des puissances occidentales, autrefois campées en suzeraines vis-à-vis d'États africains réduits au statut de vassaux, est révolue et ne doit en aucun cas se reproduire“, écrivait-il. » « Fin avril, rappelle Le Monde Afrique, le vice-président du conseil de sécurité de Russie Dmitri Medvedev, envisageait la création d'un “organe juridique alternatif à la CPI“, qui serait établi par exemple dans le cadre des BRICS, disait-il, après avoir critiqué le mandat d'arrêt pour crimes de guerre émis en mars 2023 par la CPI contre Vladimir Poutine et cinq autres responsables russes de la guerre en Ukraine. » Une Cour pénale sahélienne des droits de l'Homme ? En attendant, poursuit Le Monde Afrique, « les trois États (de l'AES) ont annoncé la création d'une Cour pénale sahélienne des droits de l'homme pour y juger les crimes de masse, le terrorisme et le crime organisé, et la construction d'une prison de haute sécurité ». « Une Cour pénale sahélienne ! Pourquoi pas ? », s'exclame le quotidien Aujourd'hui au Burkina Faso. « L'idée fait son bonhomme de chemin. Elle pourrait d'ailleurs s'inspirer des Cours africaines de Dakar qui ont jugé Hissène Habré ou de la version des Gacaca du Rwanda ; en tout cas une justice endogène qui tiendrait compte des us et coutumes et des réalités sahéliennes. Loin des salles froides et aseptisées de la CPI, pourrait se substituer une justice rendue d'abord par les Africains sur le sol africain », martèle Aujourd'hui. En effet, pointe encore le quotidien burkinabé, « la CPI n'a jamais pu se défaire de cette image qui lui colle à la peau : celle d'une justice internationale pour juger les Africains. Jamais un Occidental n'a été devant les juges de La Haye à fortiori dans les 9 m² d'une cellule de Scheveningen. Ça fait tout de même bizarre ! », clame-t-il erronément. Désamorcer toute enquête gênante ? Reste, tempère Le Monde Afrique, que « la CPI n'enquête ni au Niger, ni au Burkina Faso, mais seulement au Mali. C'est Bamako qui l'avait saisi en juillet 2012, lors de l'occupation de Tombouctou et du nord du pays par les groupes jihadistes. Depuis, deux ex-cadres de la police du groupe Ansar Eddine ont été jugés et condamnés pour des crimes commis après la prise de Tombouctou en 2012. Et un mandat d'arrêt a été émis en 2017 contre Iyad Ag Ghali, l'émir du GSIM, l'un des plus puissants groupes jihadistes sahéliens. » « Mais les soupçons ne concernent pas seulement les groupes jihadistes, relève pour sa part Le Point Afrique : ONG et experts de l'ONU accusent aussi les forces armées burkinabè et maliennes d'exécutions sommaires de civils. Et pour WakatSéra, à Ouagadougou, cette rupture avec La Haye apparaît ainsi comme une façon de “désamorcer toute enquête gênante“ visant les armées locales. Human Rights Watch a, en effet, documenté plusieurs massacres imputés à ces forces, que la CPI aurait pu être amenée à examiner. »

Appels sur l'actualité
[Vos questions]

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Sep 22, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur 

C'est pas du vent
80 ans de l'Onu, quel bilan pour l'environnement ?

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Sep 12, 2025 48:30


L'ONU fête ses 80 ans ! Le 26 juin 1945, 26 pays ont signé la Charte des Nations unies à San Francisco. Ce document fondateur donnera naissance à l'Organisation, le 24 octobre 2025. Depuis mardi, les 193 pays membres des Nations unies sont réunis en Assemblée générale à New York. Aujourd'hui, ils célèbrent cet anniversaire même si décrédibilisé par les multiples conflits et en pleine crise budgétaire, le gâteau a un goût amer. Mais dans C'est pas du vent, nous allons nous intéresser au bilan environnemental de l'ONU. Des centaines de conventions, accords et traités multilatéraux ont été signés et ratifiés mais pour quels résultats ?  Avec Michel Forst (rapporteur spécial des Nations unies sur les défenseurs de l'environnement dans le cadre de la Convention d'Aarhus) Julien Dellaux, professeur agrégé de Droit public. Université Côte d'Azur, Laboratoire de droit international et européen (LADIE) Youba Sokona, scientifique malien, il a plus de 40 ans d'expérience dans le domaine de l'énergie en Afrique, il a été vice-président du GIEC de 2015 à 2023. Il a vécu toutes les Cops climat et participé à tous les rapports du GIEC.

Reportage Afrique
En Ouganda, le regard des victimes de Joseph Kony sur la nouvelle procédure de la CPI [1/3]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Sep 7, 2025 2:15


C'est une première à la Cour pénale internationale. Vingt ans après le mandat d'arrêt émis contre lui en 2005, une première audience de confirmation des charges est prévue par contumace du 9 au 11 septembre dans l'affaire concernant le chef présumé de la LRA, l'Armée de résistance du Seigneur, Joseph Kony. Traqué depuis 20 ans entre l'Ouganda, la RDC, la Centrafrique et le Soudan, Joseph Kony est suspecté de 36 charges de crimes de guerre et crimes contre l'humanité au cours du conflit sanglant mené par la LRA dans le nord de l'Ouganda de la fin des années 1980 au milieu des années 2000. À Gulu, principale ville du nord, les survivants du conflit attendent le début de cette première procédure. De notre correspondante à Kampala, Dans les bureaux du réseau des Victimes et enfants de la guerre à Gulu, tous les membres se préparent à suivre à la radio l'audience de la Cour pénale internationale (CPI). Parmi eux, Ochaya Bosco Ojok, resté pendant sept ans en captivité au sein de l'Armée de résistance du Seigneur, la LRA. « Après m'avoir enlevé, ils ont aussi enlevé mon frère qu'ils ont tué devant mes yeux, et c'est pour ça que je suis toujours autant en colère. Il faut qu'ils continuent la procédure, et qu'on obtienne des réparations pour toutes les années perdues en captivité », espère-t-il. En cercle, dans le jardin de l'association, les avis des survivants sont partagés. Est-il pertinent de poursuivre une procédure sans le principal intéressé ? Aucun doute pour Brenda Angom, enlevée par la LRA à l'âge de sept ans : « La procédure contre Joseph Kony est très importante, encore plus que celle contre Dominic Ongwen, car il est le chef et que Dominic Ongwen avait, lui aussi, été enlevé. C'est enfin une audience contre la bonne personne, celle responsable des atrocités en Ouganda, et même pour mon propre enlèvement, je lui en veux encore. » Deux décennies après la fin du conflit qui a ravagé le nord du pays, seuls deux commandants de la LRA ont été jugés et condamnés : Dominic Ongwen à la CPI en 2021 et Thomas Kwoyelo en Ouganda en 2024. Mais après 20 ans de traque, Stella Lanam, survivante, doute de voir un jour Joseph Kony derrière des barreaux. « Est-ce que c'est raisonnable de commencer une procédure en l'absence de Joseph Kony ? S'il ne revient pas, qu'est-ce que va faire la CPI ? On va suivre l'audience, mais ce qu'on veut en tant que victimes, c'est que les responsables rendent des comptes et que justice soit faite », estime-t-elle. Une justice que l'audience de confirmation des charges par contumace doit accélérer, espère Nobert Dacan, directeur de l'ONG Foundation for Justice and Development Initiative (FJDI), basée à Gulu : « Prenons ce qu'on peut pour l'instant. Cela fait des années qu'on cherche à arrêter Kony, mais sans succès. Est-ce que ça veut dire qu'on doit attendre ? Des victimes meurent de vieillesse tous les jours. S'il y a l'opportunité d'une procédure de ce genre, c'est déjà ça. » Une première procédure que l'activiste salue. Mais avant d'éventuelles réparations aux victimes ou condamnation, Joseph Kony, doit d'abord être arrêté et remis à la CPI. À lire aussiOuganda: des victimes d'un ex-seigneur de guerre mitigées suite aux indemnisations promises par la CPI

Invité Afrique
Me Drissa Traoré (FIDH): «Les sanctions américaines» peuvent freiner «le financement de la CPI»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 22, 2025 7:17


La Cour pénale internationale encore visée par les États-Unis. Le département d'État américain a adopté mercredi 22 août de nouvelles sanctions contre la CPI, accusant quatre juges d'avoir lancé des poursuites contre des ressortissants des États-Unis et d'Israël. Parmi lesquelles le mandat d'arrêt contre le Premier ministre Benyamin Netanyahu pour la guerre contre la population de Gaza. La CPI qualifie la décision américaine d'« attaque flagrante contre l'indépendance d'une institution judiciaire impartiale ». La réaction du secrétaire général de la Fédération internationale de droits de l'Homme (FIDH) Maître Drissa Traoré, au micro de Sidy Yansané. À lire aussiWashington sanctionne de nouveau la CPI pour ses enquêtes impliquant États-Unis et Israël À lire aussiLe Sénégal demande aux États-Unis un retrait des sanctions contre quatre magistrats de la CPI

L’Heure du Monde
Gaza : comment la justice internationale caractérise un génocide [REDIFF]

L’Heure du Monde

Play Episode Listen Later Aug 11, 2025 27:24


« Ce n'est pas à un responsable politique d'employer ces termes, c'est aux historiens, en temps voulu. » Questionné, sur le plateau de TF1, sur son refus de qualifier la situation à Gaza de génocide, Emmanuel Macron a botté en touche, le 13 mai. Depuis, le ton du président de la République à l'égard des responsables israéliens s'est fait plus menaçant, mais il n'a pour l'heure pas changé de vocabulaire pour caractériser la catastrophe humanitaire en cours dans la bande de Gaza.Une lourde charge historique pèse sur les responsables politiques lorsqu'ils invoquent cette notion, inventée après la seconde guerre mondiale par Raphaël Lemkin, juriste polonais d'origine juive réfugié aux Etats-Unis. En créant ce mot, Lemkin voulait empêcher la reproduction « de l'innommable » : la Shoah. L'interdiction du génocide a ensuite été adoptée par l'Organisation des Nations unies comme un « principe fondamental qui s'applique en tout et sans exception à toute l'humanité ».Les juges de la Cour internationale de justice (CIJ) ont estimé, dès le 26 janvier 2024, qu'il existait un risque « plausible » de génocide à Gaza. Alors, quels sont les critères juridiques d'un génocide ? Pourquoi une large partie de la communauté internationale refuse d'employer ce terme pour qualifier le sort des Gazaouis ? Que font les instances juridiques mondiales, telle que la CIJ, face à ce conflit ? Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », Stéphanie Maupas, journaliste spécialiste de la justice internationale au Monde, fait la lumière sur cette notion aussi sensible que complexe.Un épisode de Marion Bothorel et Claire Leys, réalisé par Quentin Bresson. Présentation et rédaction en chef : Claire Leys. Dans cet épisode : extraits de l'interview d'Emmanuel Macron sur TF1 le 13 mai 2025 ; d'une intervention de Raphaël Lemkin dans l'émission « Heure du Culture française » diffusée le 21 octobre 1948 ; d'une émission de l'Université Radiophonique internationale diffusée le 20 janvier 1949 ; des prises de parole du ministre israélien Bezalel Smotrich les 5 et 6 mai 2025 ; d'une vidéo du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou postée sur ses réseaux sociaux le 19 mai 2025 ; de la déclaration devant le Conseil de sécurité du responsable des affaires humanitaires de l'ONU, Tom Fletcher, le 13 mai 2025 et d'un discours d'Emmanuel Macron prononcé le 30 mai 2025.Cet épisode a été initialement diffusé le 4 juin 2025. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.

Invité Afrique
Guerre civile au Liberia: «Il n'y a pas un groupe ethnique qui a échappé au massacre»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 5, 2025 15:12


Plus de 20 ans après la fin de la guerre civile qui a fait 250 000 morts, le Liberia va-t-il enfin juger ses plus grands criminels de guerre ? Le président Joseph Boakai semble décidé à franchir ce pas historique. Il y a un mois, il a présenté les excuses de l'État aux innombrables victimes et un tribunal spécial pourrait voir le jour en 2027. De 1990 à 2003, le reporter-photographe Patrick Robert est allé maintes fois sur place. Il y a été grièvement blessé par balle. Aujourd'hui, il témoigne devant les tribunaux et dans un livre intitulé Chaque heure compte, la dernière tue (paru aux éditions Erick Bonnier). Il est l'invité de Christophe Boisbouvier. RFI : Dans votre livre, vous écrivez « Au Liberia, on tuait avec désinvolture et détachement ». En quoi cette guerre civile a-t-elle été différente des autres ? Patrick Robert : La première grosse différence, c'est que c'était une guerre totale commise avec la bonne conscience de gens qui font quelque chose avec la sensation qu'ils doivent le faire. La caractéristique d'une guerre civile, c'est que c'est une guerre d'amateurs. Ce sont des gens de la brousse qui, du jour au lendemain, se trouvent miliciens, combattants, une arme à la main. Et évidemment, les standards sont évidemment très éloignés des nôtres. Et c'était une guerre de villageois contre des citadins ? Pas que. C'était une guerre civile totale, d'ethnie contre ethnie, en fait. Vous racontez comment un milicien tue froidement un civil sous vos yeux, puis s'aperçoit que vous êtes là avec votre appareil photo et vous dit, tout sourire « Hey take my picture ! » (prends ma photo). Comment expliquez-vous une telle désinvolture ? Parce que ces gens simples avaient l'impression de faire leur travail afin d'accomplir leur mission. C'est tout le tragique de l'histoire. Moi, je ne pense pas qu'il y ait eu des crimes pour le plaisir de tuer… Oui, dans ces conditions-là, il y en a toujours. Mais je ne pense pas que l'ordre des politiciens était de le faire. Je pense que les chefs militaires, que ce soit Charles Taylor ou les autres, n'étaient pas plus émus que ça de la mort de leurs concitoyens. Mais je ne pense pas non plus qu'ils incitaient leurs miliciens à tuer aveuglément tout le monde. Je pense que c'est un pays où les gens étaient livrés à eux-mêmes avec une discipline inexistante. Il faut savoir aussi que Charles Taylor n'avait aucun moyen de communication avec ses troupes. Il avait un téléphone satellitaire que lui avait donné Félix Houphouët-Boigny, mais il n'avait pas de moyen de contacter ses soldats sur le front. Il n'y avait pas de téléphone cellulaire à l'époque et il n'avait pas de radio. Charles Taylor ne savait pas ce qui se passait sur le front. Il n'y allait pas lui-même. Il n'était pas un chef de guerre courageux. Ce n'était pas un bon chef de guerre. Son mouvement politique, le NPFL, a été bon tant qu'il avait Prince Johnson avec lui. Mais en fait, c'est Prince Johnson qui marquait les points sur le terrain. Comme Johnson a fait sécession et est parti dans son coin et a laissé tomber Taylor, Taylor n'a plus jamais avancé sérieusement sur le terrain et donc, parce que la situation a dégénéré, c'est devenu une guerre ethnique. Chaque ethnie avait son groupe armé avec son chef de guerre qui s'opposait aux autres. Alors, vous dites que chaque combattant faisait son travail, mais quand on abat une femme et ses enfants, ce n'est pas un travail comme un autre, non ? Non, je ne dis pas qu'il faisait son travail, je dis qu'il faisait ce qu'il pensait être son travail. Je pense que le milicien pensait que sa mission consistait à tuer des ennemis, quels qu'ils soient, hommes, femmes, enfants. Vous savez, dans une guerre ethnique, on est coupable de faire partie de l'ethnie adverse, quel que soit son âge ou son sexe. Les enfants, tant qu'ils peuvent porter une arme, ils sont en face de vous, donc ils sont des combattants. Les femmes, elles donnent naissance à des futurs combattants qui seront un jour en face de vos enfants. Et donc tout le monde est une cible légitime de ce point de vue de la guerre ethnique. C'est ça qui est effroyable. Comment se fait-il que, depuis 2003, il n'y ait jamais eu de procès de criminels de guerre au Liberia ? Je pense que les Libériens ont admis leur responsabilité collective. Ils ont admis que tout le monde avait perdu la tête. Et donc il n'y a pas un groupe ethnique qui a échappé au massacre commis par les leurs contre un autre groupe ethnique. Donc, il y a une sorte de nivellement par l'horreur, par le crime, qui fait que tout le monde s'est rendu coupable de choses répréhensibles devant la loi. Je pense qu'ils ont été tellement nombreux, dans tous les camps, à commettre des crimes que peut-être qu'ils n'ont pas très envie de remettre tout ça en cause et de se dire qu'il va falloir mettre les deux tiers du pays en prison. Mais je pense qu'aujourd'hui, les Libériens ont beaucoup évolué. Il y a un système démocratique qui s'est mis en place. Et en effet, je pense qu'ils ne doivent pas être très fiers de ce qu'ont fait leurs prédécesseurs pendant cette guerre civile. Et si en 2027, donc dans deux ans, un tribunal sur les crimes de la guerre civile s'ouvre à Monrovia, est-ce que vous serez prêt à venir témoigner ? Si on me le demande, oui, comme témoin de contexte pour expliquer mon expérience, c'est peut-être même un devoir puisque je l'ai vécue. Et quand vous avez témoigné au procès de Kunti Camara, c'était donc l'an dernier à Paris, est-ce que vous avez croisé son regard ? Il était très fuyant, il avait l'air totalement absent. Mais des criminels comme lui, il y en a des milliers au Liberia. La banalité de la mort ? Oui, la banalité de la mort. C'est une chose qui m'a beaucoup surpris au Liberia, comme en Sierra Leone d'ailleurs, parce qu'à cette époque-là, la mort était quelque chose de quotidien. On tuait les gens facilement sans que ça pose de problèmes éthiques, moraux. Cette banalité face à la mort, c'est peut-être un instinct de survie aussi, sinon personne ne s'en sortirait.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Allemagne : des réfugiés afghans attendent toujours leur visa

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jul 11, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les excuses du président du Liberia et l'augmentation des taxes douanières américaines au Brésil. Allemagne : des réfugiés afghans attendent toujours leur visa  La justice allemande a ordonné au gouvernement de délivrer les visas promis aux familles afghanes réfugiées au Pakistan depuis la chute de Kaboul en 2021. Sans ce document, elles risquent d'être expulsées vers leur pays. Pourquoi les autorités ne veulent-elles plus leur octroyer de visas ? Le gouvernement de Friedrich Merz va-t-il faire appel de cette décision de justice ? Avec Pascal Thibaut, correspondant de RFI à Berlin.     Liberia : un espoir de justice pour les victimes des guerres civiles ?    Plus de vingt ans après la fin des deux guerres civiles qui ont ravagé le Liberia entre 1989 et 2003, le président Joseph Boakai a présenté, au nom de l'État, les excuses officielles de l'État pour les 250 000 morts. Pourquoi le faire maintenant ? Ces excuses s'accompagnent-elles de mesures judiciaires concrètes pour les personnes concernées ?   Avec Christina Okello, journaliste au service Afrique de RFI.     Brésil : pour soutenir Bolsonaro, Trump augmente les taxes douanières   Pour dénoncer les poursuites judiciaires lancées contre l'ancien président Jair Bolsonaro, Donald Trump menace de surtaxer de 50 % les importations des produits brésiliens aux États-Unis. Quelles seraient les conséquences économiques pour le Brésil si ces droits de douane étaient appliqués ? Avec Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste chez BDO.   Et en fin d'émission, la chronique « Un œil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Au programme, retour sur la victoire écrasante des Parisiens contre le Real Madrid en demi-finale de la Coupe du monde des clubs.

Grand reportage
À Srebrenica, à l'ombre du génocide, l'impossible réconciliation

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jul 3, 2025 19:30


Il y a trente ans, du 11 juillet au 17 juillet 1995, plus de 8 000 hommes et adolescents bosniaques musulmans étaient systématiquement assassinés autour de la petite ville de Srebrenica, dans l'est de la Bosnie. Ce massacre a été l'un des points culminants des 3 ans et demi de guerre qui ont opposé les différents peuples de ce pays des Balkans. La justice internationale l'a qualifié de génocide, et elle a condamné à perpétuité ses principaux responsables bosno-serbes. Mais 3 décennies après, la mémoire douloureuse de la guerre et de ce massacre divise toujours Serbes et Bosniaques qui vivent dans la région, le long de la Drina… «À Srebrenica, à l'ombre du génocide, l'impossible réconciliation», un Grand reportage de Louis Seiller.

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Appels sur l'actualité
[Vos questions] Mali : face aux attaques jihadistes, l'armée a quitté Boulkessi

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jun 10, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'affaire des bébés volés au Chili, le déploiement de la Garde nationale à Los Angeles et le retrait du Rwanda de la CEEAC. Mali : face aux attaques jihadistes, l'armée a quitté Boulkessi  Après deux attaques jihadistes meurtrières, l'armée malienne s'est retirée du camp militaire de Boulkessi, dans le centre du pays. Pourquoi a-t-elle décidé de se désengager de cette localité stratégique au lieu d'envoyer des renforts ? Ce retrait signifie-t-il que la ville est désormais sous le contrôle des jihadistes ?Avec Serge Daniel, correspondant régional de RFI sur le Sahel.Chili : le scandale des 20 000 enfants volés  La justice chilienne a ordonné la détention provisoire de cinq personnes accusées d'avoir participé à un vaste réseau d'enfants volés pour être revendus entre 1950 et 1990. Comment un tel trafic a-t-il pu durer autant d'années sans être découvert ? Qui sont les personnes inculpées dans cette affaire ?Avec Théo Conscience, journaliste au service international de RFI.États-Unis : Trump déploie la Garde nationale à Los Angeles Alors que Los Angeles est secouée par des manifestations contre sa politique migratoire, Donald Trump a annoncé l'envoi de 4 000 soldats de la Garde nationale pour « rétablir l'ordre » malgré l'opposition des autorités locales. Le président américain respecte-t-il la Constitution américaine en agissant ainsi ? Ce déploiement ne risque-t-il pas d'empirer la situation dans la mégalopole californienne ? Avec Jérôme Viala-Gaudefroy, docteur en Civilisation américaine, spécialiste en rhétorique présidentielle.   Rwanda : quelles conséquences après le retrait de Kigali de la CEEAC ? Le Rwanda a annoncé son départ de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale en déplorant « l'instrumentalisation de l'organisation par la République démocratique du Congo, avec le soutien de certains États membres ». Quelles pourraient être les conséquences diplomatiques et économiques de l'isolement de Kigali au sein de la région ?Avec Onesphore Sematumba, analyste pour la région des Grands Lacs pour International Crisis Group. 

Appels sur l'actualité
[Vos questions] États-Unis : deux chercheurs chinois accusés d'agroterrorisme

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jun 9, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur des juges de la CPI sanctionnés par les États-Unis, les tensions entre Donald Trump et Elon Musk et la baisse du prix du pétrole. États-Unis : deux chercheurs chinois accusés d'agroterrorismeDeux chercheurs chinois sont accusés par le FBI d'avoir introduit un champignon toxique susceptible de nuire gravement aux récoltes agricoles. Le gouvernement américain a-t-il des preuves tangibles ou cette affaire est-elle instrumentalisée à des fins politiques ?Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin.CPI : Washington sanctionne quatre jugesEn représailles aux procédures visant des soldats américains en Afghanistan et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, Washington a pris des sanctions contre quatre magistrates de la Cour pénale internationale. Comment expliquer cette mesure alors que les Américains ne reconnaissent pas l'institution ? Ces sanctions peuvent-elles nuire à la CPI ?Avec Stéphanie Maupas, correspondante de RFI à La Haye.États-Unis : la guerre est déclarée entre Donald Trump et Elon MuskLe patron de Tesla a récemment pris ses distances avec le président américain, critiquant certaines de ses orientations économiques liées au projet de loi budgétaire. Pourquoi ce texte a-t-il déclenché de telles tensions entre les deux hommes ? Elon Musk a-t-il les moyens de résister aux menaces de Donald Trump d'annuler les subventions fédérales que perçoivent ses entreprises ?Avec Pierre Gervais, professeur de Civilisation américaine à l'Université Sorbonne Nouvelle. Auteur du livre Histoire des États-Unis de 1860 à nos jours (éditions Hachette Éducation).Pétrole : pourquoi le prix du baril chute ?Le prix du pétrole est au plus bas depuis la pandémie du Covid-19 et oscille autour des 65 dollars le baril, bien en dessous des niveaux espérés par l'Opep+. Comment expliquer ce phénomène ? Quelles en sont les conséquences économiques pour les pays producteurs ? Avec Francis Perrin, directeur de recherches à l'Iris et chercheur associé au Policy Center for the New South, un centre de réflexion basé à Rabat, au Maroc.

L’Heure du Monde
Gaza : comment la justice internationale caractérise un génocide

L’Heure du Monde

Play Episode Listen Later Jun 4, 2025 27:24


« Ce n'est pas à un responsable politique d'employer ces termes, c'est aux historiens, en temps voulu. » Questionné, sur le plateau de TF1, sur son refus de qualifier la situation à Gaza de génocide, Emmanuel Macron a botté en touche, le 13 mai. Depuis, le ton du président de la République à l'égard des responsables israéliens s'est fait plus menaçant, mais il n'a pour l'heure pas changé de vocabulaire pour caractériser la catastrophe humanitaire en cours dans la bande de Gaza.Une lourde charge historique pèse sur les responsables politiques lorsqu'ils invoquent cette notion, inventée après la seconde guerre mondiale par Raphaël Lemkin, juriste polonais d'origine juive réfugié aux Etats-Unis. En créant ce mot, Lemkin voulait empêcher la reproduction « de l'innommable » : la Shoah. L'interdiction du génocide a ensuite été adoptée par l'Organisation des Nations unies comme un « principe fondamental qui s'applique en tout et sans exception à toute l'humanité ».Les juges de la Cour internationale de justice (CIJ) ont estimé, dès le 26 janvier 2024, qu'il existait un risque « plausible » de génocide à Gaza. Alors, quels sont les critères juridiques d'un génocide ? Pourquoi une large partie de la communauté internationale refuse d'employer ce terme pour qualifier le sort des Gazaouis ? Que font les instances juridiques mondiales, telle que la CIJ, face à ce conflit ? Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », Stéphanie Maupas, journaliste spécialiste de la justice internationale au Monde, fait la lumière sur cette notion aussi sensible que complexe.Un épisode de Marion Bothorel et Claire Leys, réalisé par Quentin Bresson. Présentation et rédaction en chef : Claire Leys. Dans cet épisode : extraits de l'interview d'Emmanuel Macron sur TF1 le 13 mai 2025 ; d'une intervention de Raphaël Lemkin dans l'émission « Heure du Culture française » diffusée le 21 octobre 1948 ; d'une émission de l'Université Radiophonique internationale diffusée le 20 janvier 1949 ; des prises de parole du ministre israélien Bezalel Smotrich les 5 et 6 mai 2025 ; d'une vidéo du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou postée sur ses réseaux sociaux le 19 mai 2025 ; de la déclaration devant le Conseil de sécurité du responsable des affaires humanitaires de l'ONU, Tom Fletcher, le 13 mai 2025 et d'un discours d'Emmanuel Macron prononcé le 30 mai 2025.Cet épisode a été diffusé le 4 juin 2025. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.

Revue de presse française
À la Une: le martyre des Palestiniens de Gaza

Revue de presse française

Play Episode Listen Later May 18, 2025 5:24


C'est la photo d'un homme debout au milieu d'un champ de ruines, qui fait la Une du Nouvel Obs, avec ces mots : « le spectre de l'annexion ».  « Dix-neuf mois après les massacres commis par le Hamas, les destructions systématiques menées par le régime de Benyamin Netanyahou ont presque anéanti la Bande de Gaza », écrit le Nouvel Obs, « destructions qui font planer la menace d'un exode forcé sur ses deux millions d'habitants ». « Un spectre hante les Palestiniens de Gaza », poursuit l'hebdomadaire : « la Nakba, la catastrophe en arabe, référence à l'expulsion d'une partie des populations arabes de Palestine lors de la naissance d'Israël en 1948. Depuis les massacres du 7 octobre, les Palestiniens ont la certitude de vivre une nouvelle Nakba, à Gaza sous les bombes, mais aussi en Cisjordanie, de manière plus rampante et insidieuse, sous l'action souvent conjointe de l'armée et des colons israéliens ».Crime de guerre et génocideFaut-il alors parler de génocide ? interroge le Nouvel Obs. Le débat est ouvert et parfois violent. En préambule, la juriste Mathilde Philip-Gay spécialisée dans le droit pénal international, explique que « parmi les grands crimes en droit pénal international, on peut déjà dire que deux sont certainement commis à Gaza. » « Il y a, dit-elle, incontestablement des crimes de guerre, puisque des dizaines de milliers de civils ont été tués, ce qui n'est pas un objectif militaire. La liste est longue, poursuit Mathilde Philip-Gay : blocus de l'aide humanitaire, utilisation de la faim comme arme, interdiction aux journalistes occidentaux de se rendre à Gaza, ciblage délibéré des reporters palestiniens. On assiste aussi très probablement à des crimes contre l'humanité », ajoute-t-elle.Mais qu'en est-il du génocide ? Pour l'historien Vincent Lemire, il faut distinguer « les deux significations du mot ».  « D'abord, la signification politique, tombée dans le sens commun, celle que tout le monde a en tête, l'atteinte, de manière atroce, à une population, le ' pire ' des crimes ». Or « juridiquement, précise l'historien, ce n'est pas vraiment cela. Selon le droit international, le génocide correspond à l'intention de détruire un groupe national, ethnique ou religieux. Pour être établi, il nécessite donc de prouver qu'Israël a comme unique intention de détruire la population de Gaza (…) Il doit aussi être démontré que les victimes sont ciblées de manière délibérées et non aléatoire ».  Le débat reste ouvert…L'ordination des femmesDans la presse hebdomadaire également cette semaine, les réactions à l'élection du pape Léon XIV. Le Point y consacre d'ailleurs sa Une, avec ce titre : « Léon XIV, le pape d'un nouveau monde ».  « Le premier Américain du Nord (…) mais qui vient aussi du Sud, il a longtemps été missionnaire au Pérou ». Un pape jeune et moderne. Mais jusqu'où ira-t-il ? Le Point s'interroge notamment sur les femmes diacres et prêtres : « le sujet de leur ordination va-t-il rester éternellement tabou dans l'Église ? »On serait tenté de dire oui, à lire l'article de l'hebdomadaire. Car, nous explique l'historien Alberto Melloni, au-delà « d'une affaire de parité ou d'égalité des sexes » « la question des femmes touche à des enjeux théologiques fondamentaux ». « Problème, ajoute-t-il : ouvrir la prêtrise aux femmes ou même rétablir le diaconat féminin nécessiterait un concile. Ce n'est pas une décision qu'un pape peut prendre seul ». Autrement dit, l'attente risque d'être longue…L'Express, lui aussi, s'intéresse au nouveau pape. Et plus précisément à son « face à face », avec Donald Trump. « Si le pape et le président des États-Unis partagent la même nationalité, ils risquent de s'opposer sur la question des migrants et de l'aide internationale » estime l'Express, d'autant que « pour les ultra-trumpistes, le successeur de François est un gauchiste. »À 300 kilomètres de CayenneEnfin, le Journal du Dimanche se fait l'écho des nouvelles intentions du ministre français de la justice, Gérald Darmanin, en matière pénitentiaire. « Gérald Darmanin va enfermer les narcotrafiquants dans la jungle amazonienne », clame le JDD, qui parle d'une « forteresse isolée, conçue pour enfermer les criminels les plus dangereux du narcotrafic et les islamistes ». Une annonce faite alors que le ministre est en visite en Guyane. Gérald Darmanin qui multiplie les annonces sur les prisons et qui déclare ainsi : « j'ai décidé d'implanter en Guyane la troisième prison de haute sécurité de France. Soixante places, un régime carcéral extrêmement strict et un objectif : mettre hors d'état de nuire les profils les plus dangereux du narcotrafic. »Le Journal du dimanche nous donne un aperçu de l'implantation de la nouvelle prison : « au bout du monde : à Saint-Laurent du Maroni, aux confins du fleuve, à 300 kilomètres de Cayenne, à des jours des premiers hameaux accessibles uniquement en pirogue ou par avion ». « Une forteresse volontairement isolée, comme un écho au bagne d'autrefois, mais avec les codes du 21ème siècle », ajoute le JDD, qui semble séduit par cette vision, alors qu'aux États-Unis, Donald Trump, lui, rêve de rouvrir Alcatraz. Autant de projets qui pourraient nourrir l'imagination de bien des scénaristes.

Géopolitique
L'arme de la faim contre les civils à Gaza : la justice internationale est saisie

Géopolitique

Play Episode Listen Later Apr 29, 2025 3:21


durée : 00:03:21 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Depuis 59 jours, Israël empêche l'entrée de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza, et l'ONU prévient que les stocks s'épuisent. La Cour de justice internationale de La Haye siège depuis hier sur la question de l'aide, le droit international interdisant l'usage de l'arme de la faim.

InterNational
L'arme de la faim contre les civils à Gaza : la justice internationale est saisie

InterNational

Play Episode Listen Later Apr 29, 2025 3:21


durée : 00:03:21 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Depuis 59 jours, Israël empêche l'entrée de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza, et l'ONU prévient que les stocks s'épuisent. La Cour de justice internationale de La Haye siège depuis hier sur la question de l'aide, le droit international interdisant l'usage de l'arme de la faim.

Débat du jour
LA CPI est-elle encore crédible ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Apr 10, 2025 29:30


Pour en débattre Thomas Herrmann,maître de conférences en droit privé et sciences criminelles à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre du club des juristes et auteur Patrick Baudouin, président d'honneur de la Fédération internationale des droits humains (FIDH), membre du club des juristes

sorbonne panth justice internationale fidh
Débat du jour
LA CPI est-elle encore crédible ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Apr 10, 2025 29:30


Pour en débattre Thomas Herrmann,maître de conférences en droit privé et sciences criminelles à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre du club des juristes et auteur Patrick Baudouin, président d'honneur de la Fédération internationale des droits humains (FIDH), membre du club des juristes

sorbonne panth justice internationale fidh
Les matins
Justice internationale : l'ONU face à l'impunité / Dérives sectaires des évangélistes / Lumière sur le documentaire

Les matins

Play Episode Listen Later Apr 9, 2025 149:58


durée : 02:29:58 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Isabelle de Gaulmyn - . - réalisation : Félicie Faugère - invités : Agnès Callamard Secrétaire générale d'Amnesty International; Gabriel Le Bomin Scénariste et réalisateur; Antoine de Meaux; Adélaïde Zulfikarpasic Experte associée à la fondation Jean Jaurès et directrice de l'institut de sondage BVA ; Emmanuel Laurentin Historien, journaliste; Béatrice Leca productrice de La Série Documentaire “Auschwitz-Birkenau, le lieu témoin - De la mémoire polonaise à l'histoire européenne”; Yaël Mandelbaum Réalisatrice à Radio France

Les enjeux internationaux
Justice internationale : l'ONU peut-elle encore combattre l'impunité ?

Les enjeux internationaux

Play Episode Listen Later Apr 9, 2025 13:13


durée : 00:13:13 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Dans son livre "Une enquêtrice à l'ONU", Agnès Callamard revient sur son expérience en tant que rapporteuse générale des Nations Unies, sur les exécutions extrajudiciaires, entre 2016 et 2021. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Agnès Callamard Secrétaire générale d'Amnesty International

Appels sur l'actualité
[Vos questions] RDC : trois ressortissants américains échappent à la peine de mort

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Apr 7, 2025 19:30


Les experts et journalistes de RFI répondent à vos questions sur les taxes douanières annoncées par Donald Trump et le retrait de la Hongrie de la CPI. RDC : trois ressortissants américains échappent à la peine de mortCondamnés à mort pour leur implication dans la tentative de coup d'État de mai 2024 à Kinshasa, les trois Américains ont vu leur peine commuée en prison à perpétuité. Comment expliquer cette grâce accordée par le président Felix Tshisekedi ? Quel avait été de leur rôle lors de ce putsch raté ?Avec Paulina Zidi, correspondante permanente de RFI à KinshasaÉtats-Unis : comment Donald Trump a-t-il calculé les droits de douane ?Le monde entier est concerné par les nouveaux droits de douane sur les produits importés aux États-Unis. 20% pour l'Union européenne, 34% pour la Chine et même 50% pour le Lesotho. Sur quels critères Donald Trump s'est-il basé pour fixer ces taxes en fonction des pays ?Droits de douane américains : pourquoi certains pays sont épargnés ?Alors que la plupart des États sont frappés par les nouvelles taxes américaines, certains pays comme le Canada, la Russie et le Mexique ne sont pas concernés par les dernières annonces de Donald Trump. Pourquoi sont-ils exemptés de ces augmentations ?Droits de douane américains : quelles conséquences pour l'Afrique ?51 pays africains sont frappés de plein fouet par les nouveaux droits de douane imposés par Donald Trump. Allant de 10% pour le Bénin et la Guinée jusqu'à 50% pour le Lesotho, quel sera l'impact sur les économies du continent ? Quel avenir pour l'Agoa (African Growth and Opportunity Act) qui permet à l'Afrique d'exporter des milliers de produits vers les États-Unis sans être taxés ?Avec Léo Charles, maître de conférences en sciences économiques à l'Université de Rennes 2CPI : la Hongrie claque la porteVisé par un mandat d'arrêt international de la Cour pénale internationale, Benyamin Netanyahu a pourtant été reçu en grande pompe en Hongrie. Son hôte, Viktor Orban en a profité pour annoncer le retrait de son pays de la CPI. Comment expliquer cette décision ? A-t-elle un lien avec la visite du Premier ministre israélien ?Avec Florence La Bruyère, correspondante de RFI à Budapest

Invité Afrique
RDC: «L'empire du silence commence à être brisé, mais il y a l'empire de l'impunité»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Mar 3, 2025 8:20


À Kinshasa, la Cour pénale internationale (CPI) est prête à soutenir la création d'un Tribunal spécial pour juger tous les crimes commis au Congo depuis trente ans. C'est ce qu'a annoncé la semaine dernière Karim Khan, le procureur de la CPI, lors d'un déplacement sur place. Voilà près de dix ans que le docteur Mukwege, le prix Nobel de la Paix 2018, réclame un tribunal international qui serait en mesure de poursuivre tous les criminels présumés, qu'ils soient Congolais, Ougandais ou Rwandais. Mais si ce tribunal voit le jour cette année, comme semble le souhaiter le président Tshisekedi, ne risque-t-il pas d'être instrumentalisé ? Il y a trois ans, le cinéaste belge Thierry Michel a réalisé le film-choc L'Empire du silence. Aujourd'hui, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : « La justice internationale n'a pas permis d'arrêter trois décennies d'atrocités au Congo », a reconnu le procureur de la CPI, c'était la semaine dernière à Kinshasa. Pourquoi cet aveu ?Thierry Michel : Est-ce qu'il a essayé ? À part quelques petits poissons qui ont été jugés devant la CPI, ils sont trois dans les années 2010-2020, je ne vois pas beaucoup de poursuites qui ont été engagées et jamais sur les hautes personnalités des commandements militaires ou politiques, que ce soit du Congo, de l'Ouganda ou du Rwanda. Donc, je pense extrêmement important aujourd'hui de remettre sur la table cette question de la justice transitionnelle pour laquelle se bat le docteur Mukwege, le prix Nobel de la paix 2018, depuis déjà pas mal d'années de par le monde.La nouveauté, la semaine dernière, c'est que lors de ce déplacement à Kinshasa, Karim Khan, procureur de la Cour pénale internationale, a soutenu l'idée d'un tribunal spécial pour les crimes commis au Congo…Oui, ce qui est important, c'est qu'il a dit qu'aucune partie du conflit n'a un chèque en blanc pour les crimes les plus graves relevant du statut de Rome. Aucune partie du conflit, cela veut bien dire que ce ne sera pas une justice de Congolais envers les Congolais, mais que cela va toucher évidemment tous les acteurs des crimes commis depuis 30 ans dont évidemment les pays voisins et les responsables des pays voisins. La question est évidemment de voir si on va remonter les chaînes de commandement politiques et militaires. Mais que je sache, le procureur de la CPI, Karim Khan, n'a pas froid aux yeux puisqu'il a osé s'en prendre à monsieur Poutine en Russie et monsieur Netanyahu en Israël. Donc peut-être qu'il n'aura pas de scrupules à s'en prendre aussi à ceux qui ont été responsables des guerres en RDC.Et pour ce futur tribunal spécial, Karim Khan dit qu'il faut « une approche globale qui nécessite un mandat avec plus de moyens, s'occupant de génocides, de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité »…Cela me semble dans le principe très bien. On a déjà des bases de travail, le premier rapport Mapping, mais évidemment, il se termine en 2002. Il ne couvre que dix ans. Il faut évidemment compléter par un deuxième rapport Mapping, me semble-t-il, qui devrait couvrir au moins une vingtaine d'années. Mais ce qui est rassurant, c'est que le Conseil des droits de l'homme de l'ONU va envoyer une commission d'enquête internationale qui devra fixer les responsabilités. Mais il faut aujourd'hui évidemment veiller à sécuriser les témoins. Sécuriser aussi, je pense, les fosses communes, parce qu'il y aura là un travail aussi important, comme cela a été fait dans d'autres pays, d'exhumation des corps pour identification. Comment ont-ils été assassinés et par qui et à quel moment ? Et avec le risque évidemment, si ce n'est que congolais, même avec des experts étrangers, mais si cela ne reste qu'au niveau congolais, il y a évidemment le risque d'instrumentalisation politique ou bien d'éviter certaines responsabilités de certains acteurs de ces crimes qui sont toujours aujourd'hui quand même dans des postes de pouvoir militaire ou politique.Grâce à ce rapport Mapping de 2010, on sait ce qui s'est passé, mais on ne connaît pas l'identité des criminels. Pourquoi ?Mais quand même, on ne les connaît pas, on ne veut pas les connaître puisque….Officiellement, en tout cas.Ce sont ceux dont le docteur Mukwege a dit avec beaucoup de pertinence lors de son discours à Oslo, quand il a reçu le prix Nobel en 2018 : « Ces personnes dont on n'ose et on ne veut pas dire le nom ». N'empêche, ils sont quand même cités dans plusieurs rapports des Nations unies. Et je vous rappelle que dans le film L'Empire du Silence que j'ai réalisé sur 25 années de tragédies congolaises en allant dans toutes les régions où se sont passés ces crimes contre l'humanité et ces crimes de guerre et ces massacres abominables, on a quand même pu, par les témoignages que j'ai récoltés, établir que certains étaient des présumés coupables, vraiment extrêmement sérieux, qui auraient dû être poursuivis. En tout cas, ils n'ont pas été inquiétés le moins du monde.Dans votre film L'Empire du Silence qui est sorti il y a trois ans, vous identifiez notamment deux présumés coupables qui sont des officiers congolais, le général « Tango Four » et le général Ruhorimbere. Qu'est-ce qu'ils sont devenus ?Que je sache, ils n'ont pas été vraiment inquiétés. Ils sont aussi dans ce cycle d'impunité parce que d'un côté, il y a l'empire du silence qui commence à être brisé. Et cela, c'est au crédit de monsieur Khan de briser cet empire du silence. Mais il y a aussi l'empire de l'impunité. Et cela, c'est un iceberg invraisemblable, une montagne à gravir, parce que c'est la culture dominante depuis tellement longtemps, depuis plusieurs décennies politiques.Dans votre film, vous mettez en cause également le général rwandais James Kabarebe. Or, il se trouve que le 20 février dernier, les États-Unis ont annoncé des sanctions financières contre lui, car il s'agit, selon Washington, d'une « personnalité politique et militaire de premier plan qui a joué un rôle essentiel dans les conflits au Congo ces trois dernières décennies »…Voilà ce qui confirme les témoignages que j'ai pu récolter sur le terrain et dont on n'avait jusqu'ici pas vraiment tenu compte. Donc c'est une avancée. Enfin, on brise ce cycle du silence et des noms commencent à être mis en exergue comme présumés criminels.En avril, dans un mois donc, devrait être organisée à Kinshasa, par le président Tshisekedi, une conférence internationale sur la paix, la sécurité et la justice, où pourrait être discutée la création de ce tribunal spécial pour le Congo. Est-ce pour vous l'aboutissement d'un combat que vous menez depuis longtemps ?Quelque part, oui. Cela a été en tout cas une des revendications du docteur Mukwege. Maintenant, il faut voir jusqu'où on pourra aller et si ce ne sera pas instrumentalisé. Il ne faut pas que ce soit seulement un outil politique contre le Rwanda, même si évidemment, il faut dénoncer les crimes commis par le Rwanda et l'occupation actuelle en RDC sans tergiversation. Mais voilà, il y a des responsabilités internes au Congo, il faudra évidemment qu'elles soient mises en exergue.

Journal en français facile
CPI : la justice internationale demande d'arrêter Benjamin Netanyahu / Un missile intercontinental vers l'Ukraine ? / Michel Barnier au congrès des maires...

Journal en français facile

Play Episode Listen Later Nov 21, 2024 10:00


Le Journal en français facile du jeudi 21 novembre 2024, 17 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/B9eX.A

Géopolitique
Poutine en Mongolie ou les impasses de la justice internationale

Géopolitique

Play Episode Listen Later Sep 4, 2024 3:13


durée : 00:03:13 - Géopolitique - La Mongolie est signataire du traité de la Cour pénale internationale et aurait dû arrêter Vladimir Poutine à son arrivée hier. Elle ne l'a évidemment pas fait, personne n'y croyait. La longue marche de la justice internationale a connu un revers, elle devra attendre des jours meilleurs.