Podcasts about clairement

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Invité Afrique
Aérien africain: malgré la réouverture du détroit d'Ormuz, pas de retour à la normale attendu «avant fin 2026»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 6:08


Après plus de trois mois de flambée des prix, les billets d'avion vont-ils revenir à un coût raisonnable ? En Afrique, c'est l'espoir de beaucoup de voyageurs, au moment où l'on annonce la réouverture du détroit d'Ormuz. Mais attention, même si le détroit rouvre effectivement, le prix du baril de kérosène ne va pas baisser aussi vite qu'il est monté. Le Malien Abderrahmane Berthé, secrétaire général de l'Association des compagnies aériennes africaines (Afraa), le patron du ciel africain, explique pourquoi. RFI : Quel a été l'impact de la guerre au Moyen-Orient sur le trafic aérien en Afrique ? Abderrahmane Berthé : L'impact a été une baisse du trafic parce que beaucoup de compagnies ont revu leurs capacités sur beaucoup de routes. En raison de la hausse de carburant, qui a été de 150 % entre le début de la crise et début avril 2026. Oui, parce qu'en Afrique, le carburant d'aviation vient pour 70 % de la région du détroit d'Ormuz, c'est ça ? Exactement 40 % du kérosène passe par le détroit d'Ormuz. Et effectivement pour l'Afrique, 70 % par le détroit d'Ormuz. Et le prix du baril de carburant d'aviation a augmenté de combien depuis six mois ? Le prix du baril a augmenté de 150 % depuis le début de la crise, ce qui représente pour les compagnies aériennes un manque à gagner. C'est-à-dire qu'elles ont dû augmenter le prix de leurs billets d'avion au risque de perdre des clients ? Oui, exactement. Elles ont dû appliquer ce qu'on appelle les surcharges carburant pour compenser la hausse des prix du carburant. Mais ce n'est que partiel puisqu'elles ne pouvaient pas mettre toute l'augmentation du prix du carburant sur les prix des billets, ce qui aurait eu un impact assez négatif sur la demande. Donc, elles ont perdu de l'argent ? Clairement, elles ont perdu de l'argent en raison de cette crise. Elles continuent encore de perdre de l'argent. Et est-ce qu'elles ont dû fermer des liaisons aériennes ? Oui, certaines compagnies ont dû fermer des lignes aériennes sur le court courrier, ou en tout cas limiter le nombre de fréquences sur certaines destinations pour faire face à la crise. Alors quand on parle des compagnies, on pense à quoi ? On pense à Royal Air Maroc, à Ethiopian Airlines, à Mauritius ? Oui, toutes ces compagnies sont membres de l'Afraa et toutes ont été impactées par la crise du carburant. Il y a l'impact du prix du carburant, mais il y a aussi la disponibilité même du carburant sur certaines escales. Donc il y a eu des risques de pénurie sur certaines escales comme Addis-Abeba ou Nairobi par exemple. Et est-ce que certaines grandes compagnies africaines ont été fragilisées par ces derniers mois de crise ? Oui, elles ont été fragilisées. Je dirais qu'au début, la crise a été « positive » pour certaines compagnies qui ont des hubs, puisqu'il y a eu un transfert de trafic entre l'Afrique et l'Asie ou l'Europe sur les hubs africains comme Addis-Abeba et Nairobi. Mais ça n'a duré que trois ou quatre semaines. Après, en fait, les compagnies du Golfe ont repris leurs vols et les compagnies qui ont un réseau purement africain ont été très impactées dès le début de la crise. Et est-ce qu'il y a aujourd'hui des grandes compagnies aériennes du continent qui risquent de tomber en faillite ? Non, je ne pense pas, parce que les compagnies africaines ont quand même prouvé leur résilience, quand on pense à la crise du Covid. Donc je pense que c'est un moment difficile pour elles, mais ça ne va pas aboutir à des fermetures de compagnies aériennes. Alors aujourd'hui, au moment où l'on annonce la réouverture du détroit d'Ormuz, est-ce que vous êtes rassuré ? Oui, c'est une très, très bonne nouvelle. Et on a vu que depuis l'annonce en fait du cessez-le-feu, le prix du pétrole a déjà baissé de 15 %. Ceci dit, je ne pense pas qu'on aura un retour à la situation d'avant la crise, avant fin 2026. Donc on aura une reprise des approvisionnements progressivement, un réajustement des prix progressivement jusqu'à la fin de l'année. Donc ça veut dire que la crise va continuer plus ou moins à impacter les compagnies aériennes africaines. Et quelles leçons tirez-vous de cette crise du détroit d'Ormuz ? Est-ce que les compagnies africaines n'auraient pas intérêt à constituer des stocks plus importants de carburant d'aviation ? Oui, cette crise révèle une vulnérabilité énergétique des compagnies aériennes puisque la majorité du kérosène utilisé est importé hors d'Afrique. Et le paradoxe est que beaucoup de pays africains produisent du pétrole. Donc pour l'avenir, nous devons penser à mettre en place des raffineries sur le continent africain pour produire du Jet-A1 et aussi négocier des prix sur le long terme avec les raffineries sur trois ou cinq ans par exemple. Est-ce que les raffineries africaines existantes ont quand même pu approvisionner les compagnies africaines ? Oui, je pense à Aliko Dangote au Nigeria qui a pu approvisionner certaines compagnies aériennes. Et pour le futur, il y a des projets de création de raffineries en Afrique de l'Est par le groupe Dangote. Et au niveau de l'Afraa, nous avons engagé des discussions avec les institutions financières pour mettre en place une plateforme continentale pour l'approvisionnement en carburant du continent face à une nouvelle crise éventuelle.

Grand angle
"Très clairement, il se fait plaisir" : Donald Trump organise un tournoi de MMA pour ses 80 ans

Grand angle

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 2:05


durée : 00:02:05 - France Inter sur le terrain - La Maison Blanche va accueillir dimanche une compétition inédite de MMA sur sa pelouse, à l'occasion de l'anniversaire du président américain, Donald Trump. Un gigantesque octogone temporaire a été dressé. - réalisation : Franck Mathevon Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Rothen s'enflamme
LA UNE - Rothen : "Ousmane Dembele n'est clairement pas en confiance en Bleu !" – 09/06

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026 5:59


Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.

Un jour dans le monde
"La République Islamique d'Iran a clairement gagné cette guerre" selon l'expert Farid Vahid

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later May 25, 2026 12:18


durée : 00:12:18 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Fabienne Sintes - Est-ce que c'est la fin de la guerre entre l'Iran et les Etats-Unis ? On en parle avec notre invité Farid Vahid Spécialiste de l'Iran à la fondation Jean-Jaurès et enseignant à Sciences Po - invités : Farid Vahid Spécialiste de l'Iran à la fondation Jean-Jaurès et enseignant à Sciences Po. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Estelle Midi
Le chiffre du jour - Émilie au 3216 : "Il n'y a pas de justice pour les victimes. 95 % des plaintes sont classées sans suite. S'il poursuit sa tournée, cela veut clairement dire : Vous êtes toutes des menteuses" - 20/05

Estelle Midi

Play Episode Listen Later May 20, 2026 2:17


Avec : Baptiste des Monstiers, journaliste. Juliette Briens, journaliste à L'Incorrect. Et Frédéric Hermel, journaliste RMC. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

Esprits Libres
Bally Bagayoko : « Je pense qu'il vise la succession de Jean-Luc Mélenchon. Il s'affiche clairement sur une ligne révolutionnaire » selon Franz-Olivier Giesbert

Esprits Libres

Play Episode Listen Later May 14, 2026 14:55


Aujourd'hui dans "Esprits Libres", David Abiker reçoit Franz-Olivier Giesbert, éditorialiste politique. Ensemble, ils se penchent sur les propos polémiques du maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, qui a menacé d'une « insurrection populaire » en cas de victoire du Rassemblement National à la présidentielle de 2027. Les deux experts analysent avec sérieux et exigence la gravité de ces déclarations, tout en s'interrogeant sur les ambitions nationales de ce nouvel acteur politique.Ils abordent également les récentes tournées internationales d'Emmanuel Macron. ils se demandent si le président ne préparerait pas une carrière au-delà de l'Élysée, peut-être au sein d'une grande institution européenne ou internationale.Autre point fort de la discussion : la crise de la dette publique française, un sujet crucial mais trop souvent éludé par les responsables politiques. David Abiker et Franz-Olivier Giesbert tirent la sonnette d'alarme et regrettent l'absence de débat public sur cette question essentielle.Enfin, les deux éditorialistes saluent la qualité du film « L'Abandon », qui retrace les derniers jours de Samuel Paty, le professeur assassiné en 2020. Ils soulignent l'importance de ce type de productions cinématographiques qui permettent de revenir sur des tragédies ayant marqué la France contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité Afrique
Mamoudou Ibra Kane: «Les Sénégalais qui étaient emballés par Bassirou et Sonko commencent à perdre espoir»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 8, 2026 13:23


Et si le bras de fer au Sénégal entre le président Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko finissait par porter préjudice à la fois à l'un et à l'autre ? C'est la thèse de l'essayiste sénégalais Mamoudou Ibra Kane qui publie aux éditions le Lys Bleu « Troisième alternance au Sénégal, mon double regard ». L'auteur est également le leader du mouvement politique Demain, c'est maintenant. Il s'exprime sur la crise à la tête de l'État sénégalais, mais aussi sur le prochain sommet Afrique-France à Nairobi. De passage à Paris, il répond aux questions de RFI.   RFI : Dans votre dernier livre, vous dites que l'actuel bras de fer entre le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko va tourner à l'avantage du premier. Pourquoi ? Mamoudou Ibra Kane : Oui, je crois que, du point de vue strictement institutionnel, ce combat entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko est un combat entre le pot de fer et le pot de terre. Et je crois que, du point de vue institutionnel, le président prendrait le dessus. Maintenant, du point de vue strictement politique, imaginons que tous les deux se présentent en 2029, on peut concéder à Ousmane Sonko une certaine popularité qui pourrait peser. Mais il ne sera pas le seul acteur. Il y a d'autres acteurs qui n'ont pas encore dit leur dernier mot. Quel est votre pronostic, Mamoudou Ibra Kane, est-ce qu'on va au clash entre les deux chefs de l'exécutif ? Est-ce que le président va démettre son Premier ministre ? Est-ce que celui-ci va carrément démissionner ? Moi, j'ai envie de dire au président Bassirou Diomaye Faye que le tigre n'a pas besoin de proclamer ou de crier sa tigritude. Il bondit sur sa proie et la dévore. Rappeler le décret qu'il a pour nommer ou démettre un Premier ministre, cela est déjà connu. C'est à lui de se déterminer dans un sens ou dans un autre. Quant au Premier ministre Ousmane Sonko, je crois que s'il garde intacte son ambition de diriger le Sénégal en 2029, si le peuple sénégalais lui fait confiance et qu'il fait le constat qu'il ne s'entend plus avec le président Bassirou Diomaye Faye, il doit en tirer les conséquences et démissionner. Donc le jeu, il est clair : soit l'un fait démissionner l'autre, soit l'autre démissionne de lui-même. Et si au terme de la nouvelle loi, Ousmane Sonko est à nouveau éligible et peut se présenter en 2029, est-ce qu'avec le soutien de son parti, avec celui des députés Pastef, il ne va pas naturellement écraser le candidat Diomaye Faye ? Mais je ne suis pas sûr que ce sera un jeu entre les deux. Parce qu'il y a aussi d'autres acteurs politiques qui ont des ambitions présidentielles légitimes. Ce que je crois, c'est que tous les deux risquent d'y laisser des plumes et cela se fait sentir, d'ailleurs. Les Sénégalais, qui étaient vraiment emballés par ce duo, aujourd'hui commencent à perdre espoir. Et cela se justifie d'autant plus qu'ils attendent des deux qu'ils attaquent de front les problèmes économiques et sociaux du pays. C'est plutôt le désespoir qui est en train de se faire jour et qui risque de leur coûter très cher et de les emporter tous les deux s'ils ne se ressaisissent pas. Et quels sont les autres candidats que vous voyez venir ? Dans notre échange, vous avez parlé d'Amadou Ba, mais il n'y a pas que lui. Il y a d'autres jeunes aux dents longues qui, peut-être, seront candidats. Dans quel parti ? Vous avez déjà des partis historiques, mais aussi il y a des partis émergents. Je pense par exemple au mouvement « Demain c'est maintenant », dont je suis le leader. Je pense à tous les autres, les Thierno Alassane Sall, les Anta Babacar Ngom, les Bougane Dany, et bien d'autres, que ceux que je n'aurais pas cités m'excusent. Ce lundi va s'ouvrir un sommet Afrique-France. Pour la première fois, ce sera en terre anglophone, à Nairobi. Le président Diomaye Faye y est attendu. Est-ce que ce n'est pas surprenant de la part d'un homme politique qui a fait campagne il y a deux ans pour une véritable émancipation du Sénégal par rapport à la France ? Clairement. Logiquement, on aurait pu s'attendre à ce que le président Bassirou Diomaye Faye ne participe pas à ce sommet, assimilé par Pastef, dans l'opposition, et qui continue d'ailleurs de maintenir cette position souverainiste, disant que ce sommet France-Afrique ou Afrique-France, c'est selon, c'est encore la Françafrique qui continue. Bassirou Diomaye Faye est peut-être rattrapé par la réalité du pouvoir. Ce souverainisme, proclamé sur tous les toits et sur tous les tons, a des limites dès l'instant qu'on est un pays qui s'appelle le Sénégal, qui a besoin de commercer avec le reste du monde. Et aujourd'hui, il faut quand même reconnaître un glissement de cette relation entre la France et l'Afrique vers un peu moins de charge émotionnelle. Parce qu'il ne s'agit plus de la France avec les pays anciennement colonisés, mais de l'Afrique dans sa globalité. Et je crois que, de ce point de vue, honnêtement, moi je pense que le président Bassirou Diomaye Faye peut y avoir sa place, même s'il est rattrapé par un discours souverainiste aujourd'hui qui fait qu'on lui reproche de se rendre à ce sommet de Nairobi. On dit souvent que la querelle entre Diomaye et Sonko est un combat de coqs. Vous l'écrivez vous-même d'ailleurs, mais est-ce que ce n'est pas aussi un conflit politique ? La realpolitik d'un côté, le souverainisme de l'autre ? Oui, qui s'entrechoquent et qui risquent d'être très préjudiciables à la stabilité des institutions et, au-delà, à la stabilité du Sénégal tout court. À écouter dans L'invité Afrique midiAu Sénégal, le président Diomaye Faye est «prêt pour la séparation» avec le Premier ministre Sonko

Chronique des médias
Le meurtre de la journaliste Amal Khalil au Liban: un crime de guerre minoré

Chronique des médias

Play Episode Listen Later May 8, 2026 3:00


Le journal libanais Al Akhbar porte plainte contre BFMTV, redevenue depuis mars la première chaîne d'information française, pour sa couverture du meurtre de la journaliste Amal Khalil. Le 22 avril dernier, la journaliste du quotidien Al Akhbar, Amal Khalil, était tuée par l'armée israélienne. Sur BFMTV, le général Philippe Sidos avait alors déclaré : « Les Israéliens ont l'habitude de dire que les journalistes qui travaillent avec le Hezbollah sont des espions qui travaillent pour le Hezbollah », en précisant qu'Al Akhbar était « très très très pro-Hezbollah ». Suite à ces déclarations, le journal de Beyrouth a porté plainte à Paris pour « apologie de crime de guerre ». Précisons que le général Sidos est un ancien chef de liaison des Casques bleus au Liban du Sud avec l'armée israélienne et qu'il a donc des contacts de ce côté. Quant au journal Al-Akhbar, c'est un journal antisioniste, anti-américain, généralement pro-Hezbollah, mais qui a montré aussi qu'il était capable de critiquer le mouvement chiite. Ce que l'avocat du journal attaque, c'est que ce consultant « présente comme une évidence le fait que l'on puisse tuer une journaliste en raison d'une ligne éditoriale ». Or, comme l'a rappelé la Société des journalistes de BFMTV, tout comme la chaîne, qui se sont désolidarisés des propos du général, cibler un journaliste est un crime de guerre. À lire aussiLa journaliste libanaise Amal Khalil tuée dans une frappe israélienne dans le sud du Liban Le ciblage de la journaliste avéré On connaît bien à RSF les doubles frappes de l'armée israélienne : l'une pour bombarder, la seconde pour atteindre des secouristes. Cette fois, Amal Khalil a été tuée par trois frappes. Une première a touché une voiture devant elle, une deuxième sa voiture et une troisième, la maison où elle s'était réfugiée. Ce qui est le plus choquant, c'est qu'elle a agonisé des heures puisque l'armée israélienne a empêché les secours d'intervenir malgré un mécanisme prévu à cet effet et des alertes de RSF. Clairement, on a voulu empêcher la journaliste, qui avait déjà été menacée, de couvrir la guerre, ses crimes et ses destructions. À lire aussiBande de Gaza: des chiffres pour mesurer l'ampleur de deux années d'un drame humain historique Une enquête de Libération affirme qu'Israël « raye le Sud-Liban de la carte » Le correspondant Arthur Sarradin montre bien comment, sur une bande de 8 km après la frontière, l'armée israélienne mène un « travail d'anéantissement méthodique » d'une cinquantaine de villages, de leur mémoire, en s'attaquant aux lieux de culte, musulmans ou chrétiens. La dernière journaliste à y être entrée était justement Amal Khalil, avec sa consœur blessée, Zeinab Faraj. Il s'agit de mettre à l'abri des regards cette « décivilisation », dit le journaliste, pour laisser libre cours à de la propagande officielle, comme celle de l'ambassadeur d'Israël à Paris, Joshua Zarka, très souvent invité sur les antennes. Pour lui, « aucun couvent n'est détruit à Yaroun, les mesures sont prises pour ne causer aucun dommage à tout bâtiment religieux ». Les images satellites disent pourtant le contraire.   À lire aussiSud du Liban: avec la destruction méthodique des habitations par Israël, une mémoire qui s'efface

Santé-vous mieux!
É 124 : Top 6 des épisodes de 2025

Santé-vous mieux!

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 26:22


Avant qu'on se lance, nous aimerions faire avec vous la distinction entre nos deux programmes de coeur auxquels vous pourriez vouloir vous inscrire, soit Transforma et Reversa :Transforma est un programme de perte de poids et d'optimisation de la santé métabolique qui se fait entièrement en ligne, sans supervision médicale. Ce sont des modules que l'on lit et intègre progressivement sur 8 à 12 semaines, et qui proposent une approche basée sur 3 piliers : l'alimentation méditerranéenne métabolique et le jeûne, l'activité physique intelligente et la gestion du stress et du sommeil avec la pleine conscience. Si vous souhaitez maigrir rapidement et n'importe comment, ce programme n'est pas pour vous. Vous devez vouloir comprendre votre corps, pour arrêter de vous battre contre lui, et avoir envie de vous impliquer dans une solution durable. Si cela vous interpelle, rendez-vous sur www.transforma.fitReversa, maintenant, est un programme médical et multidisciplinaire de 9 mois qui vise à accompagner des cohortes de patients vers le renversement de leurs problèmes de santé liés au mode de vie, comme le diabète de type 2, le surpoids, la maladie du foie gras, etc. Ce programme comprend 2 consultations médicales, au début et à la fin, par une des 3 médecins de famille de l'équipe, qui comprend moi, Dre Anne-Isabelle Dionne et Dre Catherine Bouchard, une rencontre avec notre kinésiologue Mélanie Clavet, pour une analyse de la composition corporelle, 9 coachings nutritionnels et motivationnels avec une coach chevronnée en nutrition, c'est-à-dire toi Sophie, 6 rencontres de groupe avec notre travailleuse sociale Elsa Lamontagne, des interventions ponctuelles par notre psychologue Virginie Bilodeau, des déprescriptions ou ajustements de médicaments par notre pharmacienne Anne-Émilie Dionne, tout au long du parcours, un accès à une super plateforme d'entraînements physiques tous niveaux en ligne, qui s'appelle Pilates Plus, accès à une application de macronutriments, une communauté bienveillante et soutenante sur Facebook exclusive et modérée par toute l'équipe, et plus encore. Nous démarrons une cohorte de 15 patients seulement par mois, sauf l'été, et nous les accompagnons pendant 9 mois. La première journée est en présentiel à St-Bruno-de-Montarville, mais tout le reste se fait en ligne. Si ce programme vous intéresse, il reste actuellement quelques places dans la cohorte de juin, qui sera la dernière avant l'été. Rendez-vous sur www.programmereversa.ca. En 6e position, l'épisode 80 portant sur l'autophagieEn 5e position, l'épisode sur les produits naturels qui aident à la perte de poids avec Jean-Yves Dionne, ancien pharmacien qui a récemment défroqué de son ordreEn 4e position, l'épisode 95 sur les mythes et réalités de la réduction thérapeutique des glucidesEn 3e position, l'épisode 93 sur les écrans solairesEn 2e position, l'épisode 97 Qu'est-ce que la médecine fonctionnelle avec Dre Anne-Isabelle DionneEt finalement, l'épisode qui a le plus été écouté depuis les tout débuts de notre podcast, les épisodes 100 et 101 sur la vulve olympique avec Dre Hélène Vien. Clairement, un sujet dont on n'entend pas souvent parler mais qui est très prévalent et qui mérite qu'on en parle beaucoup plus.ANNONCENous allons prendre une pause avec les podcasts hebdomadaires jusqu'en septembre.Nous aimerions remercier tous nos auditeurs et tous nos invités des 124 derniers épisodes. Bon été à tous!Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les interviews d'Inter
Salon auto de Pékin : "C'est clairement une de force pour le gouvernement chinois", affirme le journaliste Benjamin Cuq

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 7:15


durée : 00:07:15 - Les interviews d'Inter - par : Marion L'Hour - Le plus grand salon automobile du monde ouvre vendredi en Chine, avec des centaines de milliers de visiteurs attendus pour découvrir les derniers modèles électriques, toujours plus confortables et bardés de technologies. Décryptage du journaliste spécialiste de l'automobile Benjamin Cuq. - invités : Benjamin Cuq Journaliste Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

KTOTV / Pourquoi, Padre ?
Si Dieu existe pourquoi ne se montre-t-il pas clairement ?

KTOTV / Pourquoi, Padre ?

Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 3:50


Benjamin, 28 ans, se pose la question suivante : "Si Dieu existe pourquoi ne se montre-t-il pas clairement ?" C'est le père Charles-Thierry Ndjandjo qui lui répond en 3 minutes. Vous aussi, posez vos questions à pourquoipadre@ktotv.com

Rothen s'enflamme
ALLÔ JÉRÔME : Patrick Guillou, consultant beIN Sports : "Le Bayern est clairement la meilleure équipe du monde actuellement" – 07/04

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Apr 7, 2026 9:32


Invité Afrique
Révision constitutionnelle au Cameroun: «Biya met en place une suite pour son système» selon Stéphane Akoa

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Apr 3, 2026 7:41


Les parlementaires camerounais sont réunis depuis hier, jeudi 2 avril, en congrès pour examiner une révision de la Constitution. Elle porte sur la création d'un poste de vice-président. Une évolution qui interroge étant donné l'âge avancé du président Paul Biya, 93 ans dont 44 au pouvoir, et qui a entamé un 8e mandat fin 2025. Pourquoi cette réforme intervient-elle maintenant ? Quel rôle et quel profil pour ce poste ? Cette réforme peut-elle être contestée ? Stéphane Akoa, analyste politique à la fondation Paul Ango Ela, est notre invité. RFI : Stéphane Akoa, ce projet d'instituer un vice-président est évoqué depuis longtemps au Cameroun. Pourquoi selon vous le chef de l'Etat passe-t-il à l'action maintenant ? Stéphane Akoa : c'est toute la question justement, parce qu'il n'y a aucun élément à la fois dans l'environnement politique et dans le contexte institutionnel qui aurait justifié que là, maintenant, ce qui avait été promis, annoncé et espéré depuis longtemps devienne un acte. Lorsque l'on regarde le contenu de la réforme constitutionnelle, en quoi le vice-président apporterait aux institutions de la République un changement, une modification importante ? On ne voit rien de significatif, en tout cas rien qui permette de justifier qu'on ait attendu aussi longtemps pour, au fond, si peu. Paul Biya est au début de son mandat actuel. Est ce qu'on peut dire que c'est un moyen pour lui déjà de préparer sa succession ? Oui, indubitablement. C'est vraiment le signe qu'il met en place ce qui pourrait être une suite pour son système, dans la mesure où il nommera ce vice-président. Donc ce sera encore une question de choix très personnel. Donc on peut dire qu'actuellement rien de très neuf n'est arrivé au Cameroun. Selon ce texte, le vice-président terminerait le mandat en cas de vacance du pouvoir. Donc cela veut dire qu'il l'exercerait potentiellement jusqu'en 2032. C'est une forme de verrouillage des institutions ? Clairement. Verrouillage, d'autant plus qu'il ne fait pas disparaître dans ce projet de loi, le poste de Premier ministre. Donc, l'armature essentielle continue à fonctionner, ou à dysfonctionner, comme c'est le cas depuis de nombreuses années. Et, bien évidemment, le fait qu'il ait la latitude du choix le laisse, lui, Monsieur Biya, à l'abri d'un certain nombre de surprises. Quelle que soit la qualité de ce qui pourrait arriver dans le paysage politique à venir. Alors justement, en termes de profil, pour ce vice-président, est-ce qu'on a des indications ? Est-ce qu'il y a déjà des noms qui circulent ? Il y a évidemment certains qui estiment qu'il devrait plus avoir la charge de l'Économie, d'autres s'occuper des Relations internationales ou de la présence du Cameroun dans les instances internationales, quand le Président de la République ne peut pas y être. Mais étant donné que le Premier ministre est encore là, on peut se demander comment se fera la répartition des responsabilités, des missions, entre ces deux associés qui peuvent être rivaux autour, ou à côté de Monsieur Biya. Donc, il peut y avoir une sorte de chevauchement des pouvoirs entre la Primature et ce vice-président ? Et aussi effectivement l'exécutif au sens présidentiel du terme. Le secrétaire général de la présidence de la République. Donc, au lieu de se simplifier la tâche, au lieu de clarifier le fonctionnement des institutions, on a plus l'impression que Monsieur Biya a rendu la lecture du fonctionnement du dispositif, notamment exécutif, plus complexe. Comment va-t-il répartir ces délégations entre ces deux personnalités ? Que va-t-il laisser au Premier ministre ? Ce sont des questions beaucoup plus que des certitudes qui figurent devant nous. Est-ce que selon vous, cette réforme, elle peut rencontrer des résistances internes, faire naître des dissensions au sein du pouvoir ? Cela pourrait se faire si la personnalité désignée ne fait pas consensus sur son nom, sur son profil, sur ses états de service. Et bien évidemment, on trouvera toujours quelque chose à lui reprocher, et notamment le fait d'appartenir éventuellement à un camp plus qu'un autre. Donc c'est quelqu'un qui va avoir une période, un état de grâce, relativement courte pour s'installer dans ce poste qu'elle (cette personnalité) doit définir. Donc on peut être sceptique. Et l'opposition, que peut-elle faire ? Est-ce que vous vous attendez à des mobilisations, à des manifestations ? Absolument pas. L'Opposition est atone, elle ne sait plus rien dire de ce qui se passe. Les deux figures essentielles que sont Monsieur Tchiroma et Monsieur Kamto ont pour l'instant disparu du paysage politique et donc on ne les entend pas, on ne les voit pas. Et on peut se dire que la nature des changements opérés ne laisse pas à cette opposition grand-chose à dire, puisque ce sont des questions techniques. Beaucoup de Camerounais sont plus préoccupés par leur sort personnel au plan économique, au plan financier. Donc là, on est dans un habillage qui ne concerne que les experts et qui ne fera parler que les docteurs en droit constitutionnel, s'il en existe encore, qui sont capables de s'exprimer sur cette question. Et on est très loin surtout des sujets qui peuvent permettre à l'opposition de trouver là des arguments pour aller à nouveau challenger le système gouvernemental, la majorité présidentielle. Donc, monsieur Biya a gagné un répit à la fois parce qu'il va donner ce poste à un représentant d'une région qui sera satisfaite et qui va s'enthousiasmer, pensant que ce choix est le meilleur pour elle. Il gagne du temps parce qu'il n'y a pas d'élections, il n'y a pas de moment où on pourra discuter, faire de la politique, parler de projets, de concepts, etc. Et puis bien évidemment, il gagne aussi du temps parce qu'il rassure ceux qui étaient inquiets. Donc quelque part, c'est bien joué. À lire aussiCameroun: les parlementaires se penchent sur la création d'un poste de vice-président du pays

Voix de la Finance
Comment se construit un investisseur ? Avec Christophe Karvelis-Senn, fondateur de CAPZA

Voix de la Finance

Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 87:45


Nouvel épisode en ligne avec Christophe Karvelis-Senn. Ancien de 3i. Ancien d'ABN AMRO. Fondateur de CAPZA. Administrateur d'OVHcloud. Ce n'était pas seulement une conversation sur une carrière. C'était une conversation sur la manière dont se construit un investisseur. Nous avons parlé des débuts du private equity, à une époque où le marché ressemblait encore à un Far West. Nous avons parlé de ce que cela signifie de quitter une plateforme, repartir de zéro, lever un premier fonds, traverser les crises, et construire une maison dans la durée. Et nous avons aussi parlé des questions qui comptent aujourd'hui : Ce que l'IA est en train de changer dans l'investissement Pourquoi la souveraineté européenne n'est plus un sujet secondaire Pourquoi investir dans le software devient plus complexe Et pourquoi les private markets pourraient aller vers un futur de plus en plus polarisé Beaucoup de franchise. Beaucoup de recul. Et beaucoup de substance. Clairement l'une des conversations les plus intéressantes que j'ai eues jusqu'ici.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

M.D.R, le podcast sur la vingtaine
Petit bilan de ma vingtaine... Voyages, Diplômes, Chômage, Deuil, Goumins, etc.

M.D.R, le podcast sur la vingtaine

Play Episode Listen Later Mar 31, 2026 10:36


Dans ce premier épisode, on se retrouve pour un bilan sans langue de bois de ma vingtaine. Clairement, je dirais qu'entre les goumins, les voyages, la sortie de mon livre, le chômage, la oumrah... c'est un score de 0-0, le match est serré. On verra ce que la trentaine nous amènera ! Alors, prêts à me suivre pour cette saison finale de MDR, ce compte à rebours spécial vers ma trentaine ? Bienvenue dans cette ultime aventure et merci d'être là !

Le Podkatz
Ma phobie (et j'en ai marre)

Le Podkatz

Play Episode Listen Later Mar 23, 2026 31:53


La saleté chez les autres, ça me déclenche un truc que je contrôle pas. Et plus j'essaie de rationaliser, plus ça prend de place. Clairement, c'est pas juste une histoire de poussière. Je suis peut-être devenue une princesse, mais version anxieuse... Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le retour de Mario Dumont
2 pilotes d'Air Canada décédés: «Il y a clairement eu un manque de communication», affirme un pilote

Le retour de Mario Dumont

Play Episode Listen Later Mar 23, 2026 15:16


Un avion d’Air Canada et un véhicule d’urgence entrent en collision à l'aéroport de LaGuardia à New York causant 2 décès. Entrevue avec Dominic Daoust, pilote de ligne, suivi de la tribune téléphonique. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

La Story Nostalgie
Donna Summer : Le secret de "Love to Love You Baby" ou l'invention du format Maxi

La Story Nostalgie

Play Episode Listen Later Mar 17, 2026 3:45


Clairement, quand en 1969 Serge Gainsbourg explose les séries de slows en boîte sur sonJe t'aime … moi non plus, on pense que jamais personne n'osera aller plus loin. C'est justement le genre de prédiction qu'il ne faut pas faire, surtout dans la pop musique, un domaine où la création et les résultats financiers font bon ménage. En fait, il suffit d'y aller franco, au premier degré.Et justement, une musique alors naissante va s'y prêter particulièrement. Au milieu des années 70, à Munich, deux producteurs d'origine anglo-italienne, Giorgio Moroder et Pete Bellotte, s'intéressent au succès gigantesque de titres comme Rock the Boat et Rock you Baby. Qu'est-ce qui peut bien plaire au public là-dedans ?Ils identifient dans le rythme un quatre temps joué par la grosse caisse et le charleston de la batterie. C'est ça ! Il n'y a plus qu'à faire pareil.Et justement, ils ont sous la main une artiste américaine vivant en Allemagne, une certaine Donna Summer, dont ils viennent de produire un premier album mais qui, mis à part en Belgique et en Hollande, n'a pas trouvé son public. Et comme le Je t'aime moi non plus de Gainsbourg et Birkin vient de ressortir avec succès chez Warner, Moroder dit à Donna Summer pourquoi on ferait pas un truc dans le genre ? Pourquoi pas, répond la chanteuse. Et pour éviter une comparaison en leur défaveur, ils décident de ne pas y aller avec le dos d'une cuillère.Mais voilà, une fois la chanson écrite et qu'il faut l'enregistrer, Donna éprouve beaucoup de mal à se lâcher : elle est horriblement gênée, ça ne donne rien !Alors Moroder et Bellotte virent du studio tout le personnel qui n'est pas nécessaire et font baisser les lumières au maximum. Donna, pour la prochaine prise, tu vas pousser tes gémissements couchée sur le dos, on va t'installer le micro.M'enfin, Giorgio, tu ne veux quand même pas …Mais nooon ! juste que comme ça, personne ne te verra et tu seras seule.L'enregistrement sulfureux terminé, Donna Summer a du mal à croire que c'est elle qu'elle entend en cabine de son. Moroder, par contre, n'a aucun mal à trouver des distributeurs. Aux Etats-Unis, c'est Neil Bogaert, l'éditeur du groupe Kiss qui est à la manœuvre. Comme il organise fréquemment des fêtes démentes dans sa propriété de Los Angeles, il passe le disque pour le tester. Sur la piste, c'est de la folie, les invités viennent sans arrêt lui demander de le rejouer.A 3 heures du matin, un téléphone sonne à Munich : Pete, c'est Neil ! Il faut que tu me fasses une version longue, mon vieux. Les gens adorent, c'est dingue.Avec ses 16 minutes 50, Love to Love You sort en version maxi qui, vendu à des millions d'exemplaires, va populariser définitivement ce format auprès des DJ.Gigantesque succès, Donna Summer arrêtera toutefois de le chanter sur scène, le jour où en Italie, elle devra quitter la scène en courant, poursuivie par des hommes survoltés. Se réfugiant dans la caravane qui lui sert de loge, elle est terrorisée par les coups que ceux-ci donnent dans la porte et les vitres jusqu'à ce que le service d'ordre vienne la libérer. Et oui, c'était une époque de dingues mais c'était tout simplement la nôtre.

XY Mag
Stratégie cyber des USA

XY Mag

Play Episode Listen Later Mar 14, 2026 10:47


La Stratégie cyber des USA a été mise à jour ce mois-ci (Mars 2026) dans un document que l’on peut consulter en ligne sur le site de la Maison Blanche. C’est un document attendu car Le Président TRUMP a beaucoup évolué sur ce sujet de la cyber sécurité. Une rupture de la nouvelle Stratégie cyber américaine en 5 points Une stratégie cyber qui marque une rupture brutale avec la timidité des administrations précédentes. Là où les politiques passées se contentaient de mesures partielles et des ambiguïtés stratégiques, la doctrine Trump de mars 2026 affirme une volonté de domination totale. cyber sécurité Le cyberespace est né en Amérique ; cette nouvelle vision pose un jalon historique pour garantir qu’il reste sous influence américaine, transformant ce domaine immatériel en un pilier de la puissance nationale pour les siècles à venir. Déploiement des puissances non cinétiques Le premier point de rupture réside dans la transition radicale de la simple “défense” contre la menace cyber vers une “perturbation proactive” donc une posture offensive. La stratégie ne se contente plus de fortifier des frontières numériques ; elle vise l’oblitération pure et simple des capacités adverses. Les exemples cités sont sans équivoque : le soutien à l’oblitération de l’infrastructure nucléaire iranienne et l’opération ayant aveuglé les réseaux du narco-terroriste Nicolas Maduro lors de sa capture. Ces opérations démontrent une maîtrise technologique inégalée. Ce recours aux “puissances non cinétiques” redéfinit la souveraineté numérique par la dissuasion et par l’action. “Nos guerriers du cyberespace travaillent chaque jour pour s’assurer que quiconque chercherait à nuire à l’Amérique paiera le prix le plus lourd et le plus terrible.” tel que rédigé dans le document. Ce sont des affirmation que l’on peut voir habituellement dans les doctrines de dissuasion nucléaires. Cette doctrine ne laisse plus de zone de confort aux ennemis de l’Amérique : il s’agit de démanteler les réseaux et de priver les adversaires de tout refuge numérique. L'IA “Agentique” et le bouclier Post-Quantique La stratégie cyber introduit l’IA “agentique” comme fer de lance de la défense à l’échelle. L’objectif est de surpasser les adversaires qui saturent le domaine avec des technologies de surveillance et de censure à bas coût. On pense ici à la Chine, L’iran, la Russie. L’administration mise sur des outils autonomes capables de détecter, détourner et tromper les acteurs menaçants en temps réel. Cette supériorité repose sur la sécurisation du “socle technologique de l’IA” (AI technology stack), des centres de données jusqu’aux modèles de langage. Parallèlement, la stratégie impose une transition vers la cryptographie post-quantique pour moderniser les réseaux fédéraux. En anticipant la menace des calculateurs quantiques, les États-Unis transforment leur infrastructure en une forteresse imprenable, garantissant que l’innovation américaine demeure le standard mondial de sécurité. Le bon sens comme moteur d’agilité La stratégie lance une attaque frontale contre les réglementations obsolètes, qualifiées de “listes de contrôle coûteuses” qui freinent la préparation et la réponse. Le document prône une réglementation basée sur le bon sens (“Common Sense Regulation”) pour libérer le secteur privé du fardeau de la conformité inutile. Cette notion est très TRUMP dans le texte. Clairement c’est dangereux. Le bon sens doit être défini par la stratégie et pas par son intuition. Actuellement, le président TRUMP a déclaré via sa porte parole qu’il a déclenché les opérations de guerre contre l’Iran par bon sens. Il avait le sentiment que l’Iran allait attaquer en premier. Aucune preuve ne l’atteste. Le gouvernement doit changer de rôle : de frein bureaucratique, il devient la fondation de la sécurité nationale. L’idée est de permettre aux entreprises d’innover à la “vitesse des menaces”. Ce compromis assumé entre dérégulation et résilience postule que l’agilité industrielle est l’arme la plus efficace contre des adversaires étatiques rigides. En simplifiant les normes et en modernisant les systèmes fédéraux, l’État s’aligne enfin sur le rythme du secteur privé. Cette déduction est tirée de la lecture du rapport. Neutraliser le “financement de sortie” La capture de 15 milliards de dollars issus de réseaux criminels n’est que le début d’une reconquête financière des cybers transaction illégales. La stratégie place la sécurisation des crypto-monnaies et de la blockchain au cœur de la sécurité nationale. L’innovation ne se limite plus au code, elle s’étend à la neutralisation du modèle économique du cybercrime et du trafic qui lui est associé. En s’attaquant au “financement de sortie” (financial exit), les États-Unis entendent déraciner l’infrastructure criminelle à sa source. L’objectif est de rendre le cybercrime économiquement non viable. En supprimant toute possibilité de convertir des gains illicites en actifs utilisables, l’administration Trump vide l’agression numérique de sa substance principale : le profit. Aligner le talent sur l’actif stratégique La main-d’œuvre cyber est un “atout stratégique” vital, au même titre que l’arsenal nucléaire ou les réserves énergétiques. Pour maintenir cette suprématie, l’administration prévoit d’aligner l’académie, les écoles techniques et le capital-risque dans un pipeline de talents sans précédent. Donald Trump définit cette force de travail comme ce qui “protège le peuple américain, la patrie et le mode de vie américain”. En éliminant les barrières entre le public et le privé, les États-Unis s’assurent que leurs meilleurs esprits ne se contentent pas de coder, mais qu’ils déploient des solutions de défense et de disruption. Il ne s’agit plus de formation, mais de mobilisation d’un capital intellectuel souverain. Voir comment concilier cet objectif et la politique actuelle d’accueil de étrangers aux USA. Même si l’immigration légale ne cesse pas, c’est le désir de s’installer aux USA qui est moins évident. Une domination technologique assumée Ce document marque le passage définitif d’une posture réactive à une volonté de suprématie incontestée. Cette posture est tenue face aux ennemis et même face aux amis des USA. L’ambition est claire : démanteler les réseaux, poursuivre les hackers et sanctionner sans trembler les entreprises étrangères complices. La puissance américaine s'affirme enfin debout dans le cyberespace. Au delà des frontières et des souverainetés Par régis BAUDOUINThe post Stratégie cyber des USA first appeared on XY Magazine.

Happy Work
Combien de salariés déclarent ne pas savoir clairement ce qu'on attend d'eux

Happy Work

Play Episode Listen Later Mar 7, 2026 3:08


Bienvenue sur Happy Work Express.Chaque jour, en quelques minutes, un chiffre pour mieux comprendre le monde du travail… et surtout pour prendre un peu de recul.Happy Work Express est le format court et quotidien de Happy Work, le podcast francophone audio le plus écouté sur le bien-être au travail et le management bienveillant.Que vous soyez salarié, manager ou dirigeant, ces chiffres rappellent une chose essentielle :Ce que vous vivez au travail n'est ni isolé, ni anormal.Parfois, il suffit d'un chiffre pour relativiser, respirer… et avancer un peu plus sereinement.

Apprendre l'anglais avec AnglaisCours Club
Le Présent En Anglais - Simple, Clair, Efficace

Apprendre l'anglais avec AnglaisCours Club

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 13:24


Téléchargez la fiche recap sur les temps de l'anglais

Tanguy Pastureau maltraite l'info
Les extraterrestres sont clairement là

Tanguy Pastureau maltraite l'info

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 5:30


durée : 00:05:30 - Tanguy Pastureau maltraite l'info - par : Tanguy Pastureau - Le président américain s'apprête à déclassifier les dossiers concernant les ovnis et les extraterrestres. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Invité Afrique
Alain-Claude Bilie-By-Nze: «Aujourd'hui, tout le pouvoir exécutif est concentré entre les mains d'un seul homme»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 8:27


Le Gabon est secoué par un mouvement social qui perdure. Depuis la fin d'année dernière, les enseignants sont en grève. Ils exigent des recrutements, des avancements dans leur parcours, ainsi qu'une revalorisation des salaires – gelés depuis plus de dix ans maintenant. C'est la première crise sociale à laquelle est confronté le président Brice Oligui Nguema depuis la fin de la transition l'an dernier. Une crise qui ne surprend pas son principal adversaire politique, l'ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, désormais dans l'opposition avec son parti Ensemble pour le Gabon. Il est le grand invité Afrique de Sidy Yansané. RFI : Depuis décembre dernier, une grève des enseignants est en cours au Gabon, elle est même en train de s'intensifier. Etes-vous surpris par cette grève qui perdure depuis deux mois maintenant ? Alain-Claude Bilie-By-Nze : Vous savez, lorsqu'on augmente le nombre de députés et de sénateurs, qu'on augmente les salaires des parlementaires et la masse salariale de la présidence, on ne peut pas s'étonner que les enseignants qui, depuis des années, ont des problèmes d'intégration, de salaire et qu'ils revendiquent leurs droits. Aujourd'hui, ils ne demandent pas des droits nouveaux, mais que les droits acquis et prévus par les textes soient respectés. Donc, il n'y a pas de surprise à ce mouvement. Ce qui est étonnant même, c'est que le gouvernement semble totalement déconnecté, ne comprend pas ce qui se passe. Les Gabonais constatent que, pour eux, rien n'a changé mais, par contre, pour la nouvelle élite dirigeante, tout a changé en mieux. Pour les Gabonais, ça change en pire. Mais pourtant, vous étiez-vous même Premier ministre avant la chute d'Ali Bongo et l'accession au pouvoir de Brice Oligui Nguema. Vous avez même participé pendant toute une décennie à quasiment tous les gouvernements successifs de l'ancien pouvoir. Vous disiez récemment sur TV5 que la crise actuelle n'est pas une crise nouvelle. Finalement, n'êtes-vous pas un peu comptable et co-responsable de la situation actuelle ? Quand j'ai quitté mes fonctions, la dette du pays était à 56 % du PIB, aujourd'hui elle est passée à 73 % et l'année prochaine, on sera à 85 % ! Et c'est cela le vrai enjeu. En deux mois et demi, les nouvelles autorités ont surendetté le pays dans des projets sans aucun impact social avéré, avec des promesses tous azimuts et en donnant des marchés à des copains. Henri-Claude Oyima, qui était ministre de l'Économie et des finances, dans un conflit d'intérêt patent, nous a révélé que 89 % des marchés au Gabon ont été attribués par entente directe. Donc, il y a de la corruption et on ne peut pas continuer à accuser le régime déchu. Oligui Nguema est dans ce système depuis Omar Bongo, longtemps avant moi. Il gouverne avec les mêmes personnes qui étaient là avec moi, il n'y a pas de rupture dans ce système. À la crise sociale s'ajoute une crise économique qui, là aussi, n'est pas forcément nouvelle. Le Gabon vient de tendre la main au FMI pour mettre en œuvre « un programme de croissance », selon l'actuel ministre de l'Économie, Thierry Minko. Selon vous, cet appui du FMI annonce-t-il un futur plan d'austérité ? D'abord, si c'était une crise économique régionale où systémique, ça se saurait. C'est une crise qui est liée à des mauvais choix d'investissement et de non-diversification de l'économie. Soixante-cinq ans après les indépendances, c'est toujours les mêmes trois produits d'exportation que nous avons. Le pétrole continue à peser 40 % de nos ressources propres et 60 % de nos ressources d'exportation. C'est la mal gouvernance qui entraine cela. Aller chercher le FMI, c'est à la fois une bonne nouvelle car ça veut dire qu'il y aura un peu plus de transparence dans les finances publiques, une traçabilité. Mais aller chercher le FMI, c'est aussi une mauvaise nouvelle parce qu'on connait les recettes du FMI, et le ministre de l'Économie n'aura pas de marge de manœuvre. Cette loi de finances qui a été adoptée, ses hypothèses sont fausses. Elles le sont aussi bien sur le calcul des recettes, sur la question des emprunts, que sur les projections de croissance. Il faut la refaire. Au lieu de baisser les dépenses publiques, ils accroissent aujourd'hui la question des impôts, tout va coûter encore plus cher. Vous avez fondé le parti Ensemble pour le Gabon. Clairement, que proposez-vous comme alternative ? Qu'auriez-vous fait de différent, vous qui étiez au pouvoir pendant quand même une bonne décennie ? Lorsqu'il y a eu ce coup d'État, je ne l'ai pas applaudi, mais j'ai estimé que c'était peut-être l'occasion de redresser le pays. C'est pour cela que j'appelle aux états généraux de la nation pour refonder nos institutions. Quelle réforme majeure vous verriez, par exemple ? Mais, par exemple, déjà aujourd'hui, on a tous les pouvoirs exécutifs concentrés entre les mains d'un seul homme. Brice Oligui Nguema est président de la République, chef de l'État, chef du gouvernement, il préside le Conseil supérieur de la magistrature, il préside les forces de sécurité et de défense... Ça, ce n'est pas possible. Nous avons eu deux ans de transition. Nous avons un mandat de sept ans. Au bout du mandat, ça fera neuf ans qu'il sera aux responsabilités. Arrivez-vous quand même à identifier une part de votre propre responsabilité sur la situation actuelle au Gabon ? Et si vous y arrivez, quelle serait-elle ? Mais bien sûr ! Lorsque j'ai parcouru le Gabon dans la période préélectorale pour la présidentielle, j'ai dit aux Gabonais : « Oui, je reconnais qu'on aurait dû mieux gérer notre pays. » On avait des ressources suffisantes pour que le Gabon se développe, on ne l'a pas fait. Or, ce qui se passe aujourd'hui, c'est pire que ce qu'on faisait. J'ai aussi demandé à ce qu'on mette en place la commission vérité, justice et réconciliation pour au moins trois éléments : quelles ont été les responsabilités des uns et des autres sur les crises postélectorales, notamment en 2016 ? Comment on fait pour réparer notre pays sur le plan économique et social ? Et comment on fait pour l'avenir ? Sur ces éléments-là, moi j'assume totalement. Je retiens les leçons de mon expérience pour mieux envisager l'avenir.

Invité Afrique
Hassatou Ba-Minté: «Nous espérons un apaisement de la situation des droits humains» en Guinée

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 7:31


En Guinée, depuis décembre dernier, se tient la suite du procès du massacre du 28 septembre 2009. Ce jour-là, 156 personnes ont été assassinées et une centaine de femmes violées par des éléments du capitaine Moussa Dadis Camara, le président d'alors, dans un stade de Conakry. Le procès sur cette sombre affaire s'est ouvert il y a trois ans avec l'arrivée au pouvoir du général Mamadi Doumbouya. L'ancien président Dadis ainsi que plusieurs hauts gradés ont été condamnés pour crimes contre l'humanité... avant que Dadis ne bénéficie d'une grâce présidentielle. L'annonce avait provoqué une véritable onde de choc chez les victimes, le corps judiciaire et les organisations de droits humains. Aujourd'hui, quelle est la portée du procès du 28-Septembre dans la lutte contre l'impunité chronique dont souffre la Guinée ? Hassatou Ba-Minté est la directrice Afrique de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), partie civile dans ce procès. Elle est la grande invitée Afrique de Sidy Yansané.   RFI : Hassatou Ba-Minté en fin 2025 s'est ouvert un nouveau volet du procès du 28 septembre avec de nouveaux accusés, dont le colonel Bienvenu Lamah. Rappelez-nous de qui il s'agit et pourquoi il est poursuivi seulement maintenant ? Hassatou Ba-Minté : On parle donc de l'affaire du massacre du 28 septembre 2009. Le 28 septembre 2022, un premier procès s'est ouvert à Conakry. Et ce deuxième procès contre Bienvenu Lamah s'est ouvert le 18 décembre. Il faut savoir que pendant le premier procès, son nom a été cité, notamment dans l'identification de recrues, de personnes qui sont allées commettre des violations au stade (où ont eu lieu le massacre et les viols, NDLR). Pour ce deuxième procès complémentaire, il s'agit donc d'évaluer les responsabilités du colonel Bienvenu Lamah, mais aussi d'autres personnes qui doivent être entendues, notamment le colonel Georges Olémou, Thomas Touaro, Jean-Louis Kpoghomou et d'autres. Pour l'instant, il y a eu six audiences et nous attendons la suite qui devrait reprendre à partir du 10 février prochain. Dans le procès en première instance, il y a un an et demi, il y a donc eu un verdict condamnant les principales figures de la junte du CNDD, parmi lesquelles l'ancien président Moussa Dadis Camara, condamné pour crime contre l'humanité. Un jugement emblématique et historique aussi bien en Guinée qu'en Afrique. Mais coup de théâtre : Dadis est gracié huit mois plus tard par l'actuel président Mamadi Doumbouya. Hassatou Ba-Minté, quelle a été votre réaction à l'époque ? Clairement, ce que nous avons tenu à souligner à la FIDH, c'est la portée historique de ce verdict qui est quand même sans précédent. C'est la première fois en Afrique qu'un chef d'État est jugé dans son pays, devant la justice de son pays et doit rendre des comptes, y compris des hauts gradés politiques et militaires. Donc c'était important et ça a suscité beaucoup d'espoir. Quand la grâce est intervenue en avril 2025, ça a été vraiment un coup de massue, un affront fait aux victimes, puisque la procédure d'appel n'avait même pas été entamée. Et nous attendons toujours l'appel de ce procès. Quelques jours avant la grâce, les autorités guinéennes avaient également pris un décret pour annoncer que l'État guinéen allait prendre en charge l'indemnisation des victimes. Pour nous, cette décision, avec vraiment beaucoup de recul maintenant, avait un goût amer puisque qu'après l'annonce de la grâce, on a senti que les victimes avaient peut-être été adoucies par cette prise en charge de l'indemnisation qui, à ce jour, reste partielle, très partielle même. Ce que nous demandons, c'est que la justice puisse aller à son terme, que tous les accusés puissent à nouveau être entendus. Donc, on attend ce procès en appel et tous les procès complémentaires qui doivent être ouverts. L'affaire du 28-Septembre n'est pas finie. À lire aussiMassacre du 28 septembre 2009 en Guinée: la justice relance les poursuites contre sept militaires Dadis gracié, le colonel Claude Pivi dit Coplan, ministre et figure centrale de la junte du CNDD, est mort en détention il y a un mois dans des circonstances troubles, on ne sait pas quand se tiendra le procès en appel… Ce procès du 28-Septembre, qui devait réparer ce grand corps malade qu'est la justice guinéenne, finalement, a-t-il encore du sens ? C'est une question qui revient souvent et qui est parfaitement légitime. Un tel procès pour des crimes aussi graves, il ne faut pas l'oublier, a aussi une portée politique. Le contexte actuel de la situation des droits humains en Guinée, on ne peut pas non plus l'ignorer. Ce procès, il intervient dans un contexte où il est important de rappeler que les libertés fondamentales sont complètement restreintes en Guinée. Je tiens à souligner que depuis l'arrivée du général Mamadi Doumbouya au pouvoir, l'espace civique et démocratique est fermé, il y a des violations répétées des droits humains, les enlèvements et disparitions forcées sont récurrents, il y a la fermeture de certains médias, la restriction des activités des associations, l'interdiction des manifestations qui n'est toujours pas levée... L'élection présidentielle de fin décembre s'est tenue, Amadou Oury Bah a été reconduit dans ses fonctions de Premier ministre. On sait qu'il y a Sory II Tounkara qui a été nommé ministre de la Justice… Ibrahima Sory II Tounkara, qui était le président de la Cour d'appel de Conakry où se tenait justement le procès du 28 -Septembre… Exactement ! Donc ce sont des signaux qui, pour nous, doivent appeler les autorités guinéennes à aujourd'hui respecter enfin cette promesse faite au lendemain du putsch du 5 septembre 2021, lorsque Mamadi Doumbouya a promis que « La justice sera la boussole de la transition ». Nous ne sommes plus dans la transition. L'ordre constitutionnel est censé être rétabli. Nous espérons que les autorités vont actuellement travailler sur un apaisement de la situation des droits humains, en permettant que justice soit faite sur toutes les violations qui ont été commises, tant pendant la transition, mais aussi avant, puisque c'est vraiment ce cycle de l'impunité en Guinée qui doit être brisé aujourd'hui. À lire aussiGuinée: la junte publie un décret afin d'indemniser les victimes du massacre du 28 septembre

Happy Work
RÉSUMÉ — Dire les choses clairement sans créer de tension

Happy Work

Play Episode Listen Later Jan 17, 2026 2:16


Vous avez raté l'épisode d'hier ? Vous n'avez pas le temps d'écouter la version intégrale ? Pas d'inquiétude, Happy Work LE RÉSUMÉ est là !!!En moins de 2 minutes, l'épisode d'hier est résumé !!!!NOUVEAU : retrouvez moi sur WhatsApp sur la chaîne Happy Work... pas de spam, c'est gratuit et il n'y a que du feelgood !!! : https://whatsapp.com/channel/0029VbBSSbM6BIEm0yskHH2gEt pour retrouver tous mes contenus, tests, articles, vidéos : cliquez iciDÉCOUVREZ MON AUTRE PODCAST, HAPPY MOI – Développement personnel & bien-être au quotidien: bio.to/oYwOeESoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Happy Work
Dire les choses clairement sans créer de tension

Happy Work

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 4:51


Dire les choses clairement ne crée pas la tension. C'est souvent le non-dit qui l'installe durablement.Nous hésitons parfois à exprimer une attente, une limite ou une remarque par peur de froisser, de créer un malaise ou de déclencher un conflit. Pourtant, l'imprécision nourrit les interprétations, les frustrations silencieuses et les tensions invisibles.Dans cet épisode de Happy Work, je vous propose de réfléchir à ce qui fait réellement la clarté dans la communication professionnelle, pourquoi elle rassure plus qu'elle n'agresse, et comment parler avec respect, calme et intention juste, sans abîmer la relation.Un épisode pour mieux comprendre pourquoi dire les choses simplement, factuellement et au bon moment est souvent l'un des gestes les plus bienveillants au travail.Soutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Rothen s'enflamme
Gaylord, supporter de l'OM : "Il y avait clairement un manque d'envie face à Nantes" – 05/01

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Jan 5, 2026 2:19


Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.

Atelier des médias
Quand médias et ONG sont entravés par le droit: entretien avec Sophie Lemaître

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Jan 3, 2026 19:30


La juriste française Sophie Lemaître publie Réduire au silence, un livre dans lequel elle décrit « comment le droit est perverti pour bâillonner médias et ONG » dans des régimes autoritaires… Mais aussi dans des démocraties comme la France. [Rediffusion de l'émission du 13 septembre 2025] Sophie Lemaître, docteure en droit, dépeint un phénomène mondial, le lawfare, qui menace gravement la liberté d'expression et l'espace civique. Si ce concept vient du domaine de la guerre, il « se transvase très bien pour tout ce qui est atteinte à la liberté de la presse, à la liberté d'expression et à la liberté d'association », explique-t-elle. Elle qualifie cette pratique d'« arme de dissuasion massive parce que le droit n'est plus à nos côtés, il est utilisé contre nous, contre la liberté d'informer et notre droit d'être informé ». Les cibles sont clairement identifiées : les journalistes et les défenseurs des droits humains. La stratégie est simple : « à partir du moment où vous travaillez sur des sujets qui dérangent des intérêts puissants, qu'ils soient politiques ou privés, on va utiliser le droit pour vous réduire au silence ». Les « poursuites bâillons » ou SLAPP (Strategic lawsuits against public participation) sont emblématiques de cette tactique. Leur objectif premier n'est pas de gagner le procès, mais d'« épuiser financièrement, émotionnellement, personnellement » la cible. Ainsi, dit-elle, « c'est la procédure qui vous étouffe ». La diffamation est la procédure la plus couramment travers le monde. Son danger réside dans le fait que « dans plein de pays, la diffamation est criminalisée. Donc, on peut avoir une une amende, mais on peut également aller en prison. » L'effet est « vraiment dissuasif. (...) Est-ce que vous allez continuer à écrire sur la corruption ou sur les atteintes dans l'environnement ? Vous allez peut-être vous poser deux fois la question avant de publier un article ou une enquête sur le sujet. » Sophoe Lemaître cite l'exemple du groupe français Bolloré qui a déposé « une vingtaine de plaintes en diffamation » dès qu'un article « pouvait déranger ». Les poursuites transfrontalières, où la plainte est déposée « non pas dans le pays dans lequel le journaliste vit mais à l'étranger », amplifient la difficulté : « Vous ne connaissez pas le pays, vous ne maîtrisez peut-être pas la langue. Clairement vous ne maîtrisez pas le système judiciaire. Donc ça va vous obliger à devoir trouver un avocat spécialisé et ça va vous coûter beaucoup plus cher. » Les États ne sont pas en reste. « Ils ont tout un arsenal disponible qu'ils peuvent utiliser contre les médias et les associations. » Les lois sur les « agents de l'étranger » en Russie, en Hongrie ou en Géorgie en sont un exemple typique. Les avocats qui défendent des journalistes deviennent eux aussi parfois des « cibles prioritaires ». Face à ces menaces, Sophie Lemaître souligne l'importance de la riposte et de l'union. Elle mentionne la « directive européenne contre les poursuites bâillons » comme un pas significatif. Pour les citoyens, l'action est cruciale : « une première chose que l'on peut faire, c'est de repartager quand vous voyez des enquêtes de journalistes, repartager leurs enquêtes. [...] alertez, parlez-en autour de vous. » Elle conclut sur le « sentiment d'urgence » qui l'a fait écrire ce livre : « On est à un point de bascule. On peut très facilement aller du côté d'une démocratie illibérale ou une autocratie. » Il est donc « essentiel de se mobiliser, de soutenir les associations, les journalistes, mais aussi les magistrats qui sont ciblés ».

Reportage International
Mexique: les conséquences sociales de la guerre des cartels à Culiacan

Reportage International

Play Episode Listen Later Dec 30, 2025 2:42


Au Mexique, l'État de Sinaloa est depuis plus d'un an le théâtre d'une guerre qui oppose deux clans rivaux du cartel du Sinaloa. Depuis l'arrestation aux États-Unis du chef de cartel El Mayo, son groupe affronte celui des fils d'El Chapo accusés de trahison. Résultat : la région a plongé dans une violence extrême. Officiellement, le conflit a fait plus de 2 000 morts, et au moins autant de disparus. La ville de Culiacan est l'épicentre de cette guerre intestine et son million d'habitants est pris entre les feux croisés. Les conséquences sont aussi sociales et économiques. Culiacan, qui était une ville réputée pour son opulence et pour la fête, vit désormais dans la terreur.  Avant le coucher du soleil, il y a encore de la vie dans le centre de Culiacan. Quelques commerces ouverts et du monde dans la rue. Plongé dans ses pensées, Jesus prend un verre sur une terrasse de café. Le jeune homme sort de son service dans un hôtel chic pratiquement vide depuis des mois. « J'ai commencé mon tour à 6 h du matin alors je voulais me détendre un peu, jusqu'à la tombée de la nuit. Là, ça devient dangereux », affirme-t-il.  Il raconte que l'établissement est pratiquement vide depuis des mois. « On a tous peur qu'il y ait des coupes dans le personnel parce que ça a déjà eu lieu. Moi, j'ai un peu d'ancienneté, je suis parmi les plus vieux, mais pourtant je ne suis pas à l'abri. Des collègues ont été renvoyés à cause de la vague de violence », explique-t-il.  Là où vit Jesus, dans le sud de la ville, les fusillades sont quotidiennes. Récemment, un de ses amis a perdu la vie dans un restaurant à cause d'une balle perdue. Pour sa famille, la vie est au jour le jour et la peur omniprésente. Il raconte : « On se réveille chaque matin dans l'incertitude. D'ailleurs, aujourd'hui, l'école de ma fille a lancé un message pour nous demander si on allait ou non l'envoyer à l'école. Parce qu'il y a eu une fusillade à 5 h du matin juste à un pâté de maisons de l'école. Clairement, je ne l'ai pas emmené. J'ai dû aller chez ma belle-mère pour qu'elle nous aide à s'en occuper. » « Fini le luxe, les voitures, les excès, la drogue » L'économie de Culiacan, qui reposait essentiellement sur les services et le commerce, s'est effondrée. Les autorités du Sinaloa comptent les pertes en milliards d'euros, estiment que plus de 25 000 emplois formels et informels ont disparu. Les habitants du Sinaloa limitent leurs déplacements, réduisent leurs activités. Alfredo a fermé deux restaurants sur les trois qu'il possédait. « C'est horrible, c'est encore pire que pendant la pandémie. On avait deux restaurants qui étaient faits pour travailler la nuit, mais on n'a pas pu tenir car personne ne sort plus la nuit », regrette-t-il.  Il espère ne pas avoir à quitter la ville comme l'ont fait tant d'autres. Mais, pour cela, il sait qu'il doit faire preuve de résilience. Selon lui, une bulle vient d'éclater dans la ville qui ne reviendra pas en arrière. « Ceux qui maintenaient l'économie faisaient partie du crime organisé. Ils ne sont plus là ou du moins leur argent ne circule plus comme avant. C'était une économie fictive. Elle existait grâce au crime organisé. Elle était informelle. Elle a augmenté les prix de tout parce que nous sommes dans une ville très chère. Les restaurants étaient chers, mais les salaires étaient bons. Et donc tous ceux qui avaient offert un service, moi y compris : nous vivions de tout cela. Maintenant on se rend compte qu'il n'y a rien d'autre qui puisse soutenir suffisamment l'économie à Culiacan pour revenir comme avant. On pourrait devenir une ville moins développée peut-être… On va revenir à la réalité parce que les personnes qui sortent maintenant, ce sont des gens qui travaillent normalement. Fini le luxe, les voitures, les excès, la drogue… Je veux dire que la paix sera le véritable luxe maintenant », conclut-il.  À lire aussiAu Mexique : le violent déchirement du Cartel de Sinaloa

Le monde d'Elodie
Lorànt Deutsch célèbre les 15 ans de "Métronome" avec une nouvelle édition : "Il a clairement changé ma vie"

Le monde d'Elodie

Play Episode Listen Later Dec 9, 2025 19:29


durée : 00:19:29 - Le monde d'Elodie - par : Elodie SUIGO - Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo. Mardi 9 décembre 2025, le comédien et écrivain Lorànt Deutsch. Il publie "Métronome illustré" et "À toute berzingue, tome 3", les deux aux éditions Michel Lafon. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Idées
Comprendre la nature du populisme avec Marc Lazar

Idées

Play Episode Listen Later Dec 7, 2025 46:22


Dans ce nouveau numéro du magazine IDÉES, Pierre-Édouard Deldique cherche à comprendre la nature du populisme, un des phénomènes de notre temps, avec son invité, le sociologue et historien Marc Lazar, auteur d'un nouvel essai qui s'intitule «Pour l'amour du peuple. Histoire du populisme en France, XIXᵉ-XXIᵉ siècle» (Gallimard), un essai qui retrace un siècle et demi de mouvements qualifiés d'«antisystème» et interroge la pertinence du terme «populisme» dans l'histoire politique française. Dès le début de l'émission, Marc Lazar, qui est aussi un expert reconnu de la vie politique italienne, nous propose une définition du populisme. Moins simple qu'il n'y paraît. L'ouvrage couvre la période qui va du boulangisme sous la IIIè République jusqu'aux mobilisations contemporaines des «Gilets jaunes». Marc Lazar met en parallèle des figures et mouvements très différents : Boulanger, Marine Le Pen, Mélenchon, Bernard Tapie, les maoïstes, etc., autant de personnages, autant de populismes, pourrait-on dire. Fil rouge de ces personnalités politiques ? La référence au peuple comme entité unifiée et la dénonciation des élites, deux traits constitutifs du discours populiste. L'auteur s'interroge : «Cette récurrence pose question» note-t-il. Avec sa clarté et sa précision habituelles, Marc Lazar analyse au micro, et dans son livre, le caractère multiple et controversé du terme «populisme». Ses acteurs poursuivent, en effet, des objectifs politiques souvent contradictoires : certains prônent une démocratie directe, d'autres un autoritarisme charismatique autour du «grand leader». Selon cet expert, les populismes ne sont pas des accidents, mais des forces profondes qui imposent des transformations durables à la vie politique française et européenne. Ils révèlent une crise de la représentation et une défiance croissante envers les institutions. En cela, ils représentent un danger. Clairement, le populisme n'est pas une nouveauté dans la politique française, mais une réponse récurrente aux crises de la démocratie représentative. Comme l'écrit Marc Lazar, le populisme en France constitue : «un phénomène à éclipses et un spectre qui hante la politique».   Programmation musicale : Olivier Calmel (compositeur) - Suite Métamorphique - El Camino - Suite Métamorphique - El Diablo.

Idées
Comprendre la nature du populisme avec Marc Lazar

Idées

Play Episode Listen Later Dec 7, 2025 46:22


Dans ce nouveau numéro du magazine IDÉES, Pierre-Édouard Deldique cherche à comprendre la nature du populisme, un des phénomènes de notre temps, avec son invité, le sociologue et historien Marc Lazar, auteur d'un nouvel essai qui s'intitule «Pour l'amour du peuple. Histoire du populisme en France, XIXᵉ-XXIᵉ siècle» (Gallimard), un essai qui retrace un siècle et demi de mouvements qualifiés d'«antisystème» et interroge la pertinence du terme «populisme» dans l'histoire politique française. Dès le début de l'émission, Marc Lazar, qui est aussi un expert reconnu de la vie politique italienne, nous propose une définition du populisme. Moins simple qu'il n'y paraît. L'ouvrage couvre la période qui va du boulangisme sous la IIIè République jusqu'aux mobilisations contemporaines des «Gilets jaunes». Marc Lazar met en parallèle des figures et mouvements très différents : Boulanger, Marine Le Pen, Mélenchon, Bernard Tapie, les maoïstes, etc., autant de personnages, autant de populismes, pourrait-on dire. Fil rouge de ces personnalités politiques ? La référence au peuple comme entité unifiée et la dénonciation des élites, deux traits constitutifs du discours populiste. L'auteur s'interroge : «Cette récurrence pose question» note-t-il. Avec sa clarté et sa précision habituelles, Marc Lazar analyse au micro, et dans son livre, le caractère multiple et controversé du terme «populisme». Ses acteurs poursuivent, en effet, des objectifs politiques souvent contradictoires : certains prônent une démocratie directe, d'autres un autoritarisme charismatique autour du «grand leader». Selon cet expert, les populismes ne sont pas des accidents, mais des forces profondes qui imposent des transformations durables à la vie politique française et européenne. Ils révèlent une crise de la représentation et une défiance croissante envers les institutions. En cela, ils représentent un danger. Clairement, le populisme n'est pas une nouveauté dans la politique française, mais une réponse récurrente aux crises de la démocratie représentative. Comme l'écrit Marc Lazar, le populisme en France constitue : «un phénomène à éclipses et un spectre qui hante la politique».   Programmation musicale : Olivier Calmel (compositeur) - Suite Métamorphique - El Camino - Suite Métamorphique - El Diablo.

La Chaîne Guitare - Amplificateur de Passion
Patrice Jania – Concert en Direct du Showroom

La Chaîne Guitare - Amplificateur de Passion

Play Episode Listen Later Nov 29, 2025 42:59


Ce fut un immense bonheur que d'accueillir à nouveau le musicien Patrice Jania (patricejania.com) pour donner un concert en direct du showroom. Voilà le replay intégral pour le plus grand plaisir de vos oreilles et de vos yeux. Clairement mon OM fabriquée par Franck Cheval n'avait jamais aussi bien sonné ! Et pour son interview L'article Patrice Jania – Concert en Direct du Showroom est apparu en premier sur La Chaîne Guitare.

Les Grandes Gueules
L'annonce du jour - Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'Éducation : "C'est clairement un livre-programme pour l'élection présidentielle... mais non pas pour moi" - 14/11

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 1:27


Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Jean-Loup Bonnamy, professeur de philosophie, et Mourad Boudjellal, éditeur de BD, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Invité Afrique
«Le Sahel est l'épicentre de l'expansion jihadiste en Afrique», explique le chercheur Luis Martinez

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 6:49


« L'Afrique est-elle le prochain califat ? », demandait il y a deux ans l'universitaire français Luis Martinez, dans un ouvrage au titre provocateur, paru aux éditions Tallandier. Aujourd'hui, la question se pose au Mali, où les jihadistes du Jnim essayent d'imposer le blocus de Bamako et où les États-Unis et la France conseillent à leurs ressortissants de quitter le pays au plus vite. Mais y a-t-il vraiment une menace sécuritaire de la part des jihadistes sur la ville de Bamako ? Luis Martinez, qui est directeur de recherches au Centre de recherches internationales (CERI), répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Deux ans après la sortie de votre livre, continuez-vous de penser que l'Afrique peut devenir le prochain califat ? Luis Martinez : Je pense qu'en Afrique, et en particulier dans le Sahel, il y a des conditions pour voir émerger des territoires qui seraient gouvernés par des jihadistes, qui chercheraient à mettre en œuvre ce qu'ils cherchent depuis quelques années, à savoir un califat. Quand vous dites que le jihadisme est en expansion, pensez-vous en priorité à l'Afrique de l'Ouest ou à l'Afrique de l'Est ? Disons que le vivier, le cœur ou l'épicentre, c'est clairement le Sahel. Tout simplement parce que les conditions de ces dix dernières années nous montrent qu'il y a eu une constellation qui a favorisé leur expansion. Je ne reviens pas sur les déterminants intérieurs et régionaux, mais les conditions ont été vraiment propices à leur développement. Et leur projet ne s'arrête pas là. Il est clair qu'on voit bien qu'il y a des tentatives vers l'Afrique de l'Ouest, sur le Bénin, le Togo, le Nigeria, bien évidemment, et depuis longtemps dans certaines régions. Mais le Sahel reste quand même l'épicentre en raison d'un certain nombre de conditions qui sont quand même très favorables. Certains observateurs disent qu'après ses échecs en Irak et en Syrie, le groupe État islamique essaie de faire de l'Afrique de l'Est une base de repli, notamment en Somalie ? En Somalie, c'est clair qu'il y a dans l'État semi-autonome du Puntland ou d'autres régions, là aussi, des conditions qui pourraient amener à une installation. Mais en même temps, on est en Somalie, c'est un environnement qui, peut-être, n'est pas celui du Sahel, avec un engagement des États-Unis qui, sans doute, limite ou limiterait, dans la durée, la possibilité de vraiment s'y installer. Pour revenir à l'Afrique de l'Ouest, quel est, à votre avis, le pays le plus exposé à l'instauration d'un éventuel califat jihadiste ? Clairement, c'est le Mali qui apparaît dans l'agenda jihadiste comme celui qui pourrait le plus facilement, dans les semaines, les mois, voire les années à venir, constituer un terrain nouveau d'instauration d'un califat. Alors pourquoi ? Tout simplement parce qu'il y a quand même un isolement de Bamako, à la fois vis-à-vis de la France et vis-à-vis du voisin algérien. Mais également, ses partenaires et alliés, que ce soit le Burkina ou le Niger, ont eux-mêmes de graves difficultés sur place pour pouvoir lui venir en aide. Quant à la Russie, je pense que les quelque 2 000 ou 3 000 mercenaires de l'Africa Corps ne peuvent strictement rien faire face à une insurrection jihadiste. On l'a vu avec la France avec ses 6 000 hommes, ce ne sont pas les 2 000 ou 3 000 hommes de la Russie qui vont modifier la donne. Je pense que l'approche militaire, de toute manière, est vouée à l'échec. Parce qu'il faudrait vraiment passer par les armes et faire des massacres dans toutes les régions du Mali pour restaurer l'ordre et la sécurité, ce que quasiment aucun État occidental n'assumerait de faire. Et évidemment, la Russie a d'autres soucis en Europe et en Ukraine pour pouvoir considérer que le Mali est stratégique dans sa politique. Aujourd'hui, l'armée malienne est quand même assez isolée pour pouvoir bénéficier d'une capacité, non seulement de résistance, mais de reconquête de son territoire. Cela me semble, comme beaucoup d'observateurs, voué à l'échec. Quand vous voyez que les États-Unis et les grands pays européens appellent leurs ressortissants à quitter Bamako, y voyez-vous le signe d'une prise possible de cette capitale africaine, notamment par le Jnim d'Iyad Ag Ghaly ? Je ne sais pas dans les détails. Aujourd'hui, Bamako peut tomber ou pas. Ce qui est sûr, c'est que depuis quelques années, le Jnim a construit une vraie stratégie pour, entre guillemets, isoler Bamako sur le plan territorial, isoler le pouvoir politique sur le plan sociétal, dont l'influence est limitée. Et maintenant, sans doute, chercher à l'isoler économiquement, financièrement. Toutes ces conditions vont-elles faire que les militaires à Bamako vont considérer qu'il n'y a plus d'échappatoire ? Ou bien vont-ils estimer qu'ils peuvent s'en accommoder ? Un peu comme à Kaboul où, pendant des années, on s'est accommodé de ne pas pouvoir sortir au-delà de 30 km de Kaboul, parce qu'il y avait les talibans à côté. Voilà, cela va dépendre. Le Jnim n'a aucune capacité, aujourd'hui, de conquête, au sens militaire du terme, d'entrer dans Bamako. Le Jnim a toujours recherché ce qu'on pourrait appeler des partenaires politiques, militaires et religieux pour lui ouvrir les portes de Bamako. C'est-à-dire faire en sorte que, de l'intérieur, on se débarrasse de la junte et on négocie des alliances avec le Jnim dans ce qu'on pourrait appeler une co-gouvernance de la capitale et de l'État malien. À une époque passée, pas très lointaine, il y avait l'imam Mahmoud Dicko qui aurait pu remplir ce rôle. Lui-même avait fondé le Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l'imam Dicko (CMAS), ce qui est donc une sorte de coordination de mouvements civils et religieux qui avait encouragé un dialogue jusqu'en 2019 et 2020. À partir de 2022, les militaires au pouvoir à Bamako l'ont quasiment pourchassé. Il est exilé en Algérie en ce moment. Mais c'est ce type de personnage que les groupes jihadistes recherchent. C'est-à-dire des figures religieuses, politiques, voire demain militaires, qui puissent être des passerelles pour ouvrir les portes de Bamako. Parce que les djihadistes du Sahel sont pour beaucoup des Arabes et des Touaregs qui seraient minoritaires dans la ville de Bamako ? Il y a à la fois cette dimension ethnique, communautaire qui jouerait, mais en même temps, il y a l'expérience passée, c'est-à-dire la conquête militaire d'une ville, voire sa prise complète du pouvoir. Le Jnim a bien regardé ce qui s'est passé avec le groupe État islamique du côté de Syrte, en Libye. Cela a généré immédiatement une coalition internationale pour déloger le groupe État islamique de la ville de Syrte en 2014 et 2015. Donc il y a cette idée que le Jnim ne veut pas apparaître comme un projet politique radical qui s'imposerait à la société, mais comme une alternative politique et religieuse que la société serait prête à accompagner. Cela fait quelques années que le Jnim, entre guillemets, gouverne un certain nombre de régions, et Bamako serait un peu la vitrine. Entrer par la force à Bamako pourrait susciter des réactions tout à fait contraires à son projet. Il y a dix ans, les attentats de Paris et de Saint-Denis ont été prémédités et préparés au Moyen-Orient, et donc pas en Afrique de l'Ouest. Est-ce à dire que les jihadistes qui opèrent en Afrique et au Sahel ne représentent pas une menace terroriste pour l'Europe ? Il me semble que le contexte du Moyen-Orient, qui était quand même un contexte d'ingérence de forces étrangères extrêmement importantes – la guerre d'Irak, la guerre contre Al-Qaïda, et toute une série de variables – avait construit une vraie haine de l'Occident et des pays alliés à l'Occident. Il me semble que l'on n'a pas cette configuration aujourd'hui dans le Sahel. À la rigueur, je dirais presque que c'est une chance pour la France aujourd'hui de ne pas être associée à cette avancée spectaculaire des jihadistes et de ne pas chercher à les combattre militairement sur place. Tout simplement parce qu'ainsi cela ne va pas générer un certain nombre de griefs, de colère contre la France. Il y a déjà le passé colonial. Il y a déjà le passé post-colonial de la Françafrique. Je pense qu'aujourd'hui, la France est, entre guillemets, mieux lotie en étant loin de ce type de transformation de la société du Sahel plutôt qu'en y étant présente. Cela ne veut pas dire demain que cette région ne pourrait pas, bien évidemment, devenir une base pour certains groupes qui, entre guillemets, échapperaient à la gouvernance du Jnim et chercheraient à exploiter les failles d'une gouvernance califale pour frapper l'Occident. Cela, en toute sincérité, je n'en sais rien aujourd'hui.   À lire aussiMali: record d'enlèvements d'étrangers par les jihadistes

Le grand journal du week-end - Philippe Vandel
Sondage Ifop-JDD, Macron tombe à 16% d'opinions favorables : «Il y a clairement un rejet massif : la part des très mécontents atteint 53 %» insiste Frédéric Dabi

Le grand journal du week-end - Philippe Vandel

Play Episode Listen Later Oct 26, 2025 13:42


Invités : - Frédéric Dabi, Directeur Général Opinion Groupe IFO. - Jules Torres, journaliste politique au JDD. - Sébastien Lignier, chef du service politique de Valeurs Actuelles. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le sept neuf
Xavier Bertrand aux Républicains : "Nous devons dire très clairement : jamais d'alliance avec le RN"

Le sept neuf

Play Episode Listen Later Oct 23, 2025 25:23


durée : 00:25:23 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Xavier Bertrand, président LR de la Région Hauts-de-France, est notre invité. Il demande plus de "cohérence" à la droite française, de plus en plus tentée par la fameuse "union des droites" avec le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella. - invités : Xavier BERTRAND - Xavier Bertrand : Homme politique français Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les interviews d'Inter
Xavier Bertrand aux Républicains : "Nous devons dire très clairement : jamais d'alliance avec le RN"

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Oct 23, 2025 25:23


durée : 00:25:23 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - par : Benjamin Duhamel, Florence Paracuellos - Xavier Bertrand, président LR de la Région Hauts-de-France, est notre invité. Il demande plus de "cohérence" à la droite française, de plus en plus tentée par la fameuse "union des droites" avec le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella. - invités : Xavier BERTRAND - Xavier Bertrand : Homme politique français Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Culture en direct
Milo Rau : "Il faut prendre position clairement sur ce qui se passe à Gaza."

Culture en direct

Play Episode Listen Later Oct 10, 2025 10:06


durée : 00:10:06 - Le Point culture - par : Marie Sorbier - Dans une lettre ouverte, le metteur en scène suisse allemand Milo Rau s'interroge sur le silence et la peur de ses confrères à dénoncer le génocide contre le peuple palestinien. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Milo Rau Dramaturge et metteur en scène suisse

Lenglet-Co
LES SECRETS DE LA CONSO - Pourquoi il y a clairement une baisse de l'envie de consommer chez les Français

Lenglet-Co

Play Episode Listen Later Oct 7, 2025 3:52


Il y a 4 ans, en 2021, près de 1 Français sur 2 (48%) déclarait avoir "très fortement" ou "assez fortement" envie de consommer. Désormais, à la même question, il y a moins de 1 Français sur 3 qui dit avoir envie de consommer : 31 %. Ecoutez Olivier Dauvers : les secrets de la conso du 07 octobre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'heure du crime
LE SUPPLÉMENT - Didier Tallineau : "C'est clairement un profil de serial killer" selon le journaliste Philippe Lemoine

L'heure du crime

Play Episode Listen Later Oct 2, 2025 5:48


INÉDIT - Didier Tallineau a été condamné pour les meurtres de Carole Le Yondre, Catherine Charueau, et une tentative de meurtre sur une ancienne compagne, Christine Richter. Sans le journal 'Ouest-France' et la curiosité d'un gendarme à la retraite, le parcours criminel de Didier Tallineau n'aurait peut-être jamais été mis à jour. Philippe Lemoine, journaliste et rédacteur en chef à 'Ouest-France' est l'invité de ce 'supplément'. Dans ce podcast inédit, découvrez un supplément de l'émission de "L'heure du crime". Questions oubliées, ou qui n'ont pas pu être posées à l'antenne, Justine Vignaux reste en studio avec l'invité(e) de Jean-Alphonse Richard, pour en savoir plus sur l'affaire du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Super Daily
Youpi c'est lundi et Tiktok n'est PLUS tout à fait Chinois

Le Super Daily

Play Episode Listen Later Sep 29, 2025 20:53


Épisode 1366 : Youpi c'est lundi et on vous a préparé un joli récap des dernières actualités social media pour bien commencer la semaineTikTok, n'est plus tout à fait chinois.Après des années de tensions diplomatiques, de menaces de bannissement et de batailles judiciaires, un accord vient d'être signé.Un accord qui change la donne.TikTok US va devenir une entité à part entière, dirigée majoritairement par des investisseurs américains.Une plateforme qui tournera sur une copie sécurisée de l'algorithme chinois.Un TikTok made in USA.Que faut-il comprendre de ce deal historique ?Quelles conséquences pour les utilisateurs et les marques ?Décryptage.Contexte : 4 ans de tensions géopolitiquesDepuis 2020, TikTok est dans le viseur des autorités américaines.Du risque de propagande chinoise à celui de propagande américaineQuelles conséquences pour les marques ?Meta déploie les Comptes Ado sur Facebook et MessengerAprès Instagram en 2024, ce sont désormais Facebook et Messenger qui activent automatiquement les Comptes Ado pour tous les jeunes utilisateurs en France.Une activation automatique et non désactivableTous les profils d'adolescents basculent désormais en mode Ado. C'est automatique. Et surtout, impossible de revenir en arrière. Objectif affiché par Meta : une expérience plus sécurisée et encadrée.Le dispositif est déjà en place sur InstagramCe n'est pas une nouveauté totale. En 2024, Meta avait déjà lancé ce format sur Instagram. Objectif d'Instagram: préparer les jeunes à une utilisation responsable de ses apps tout en montrant Pte blanche aux régulateurs européens.Un contexte de fortes pressionsInstagram créée une trend en autorisant un hack dans le systèmeVous avez sûrement vu Popper ces formats complètements chelous sur Instagram, ces vidéos ultra larges façon top bannières de site web des années 2010. Et bien ça porte un nom, ça s'appelle un format anamorphiqueLe format anamorphique utilise un ratio très étiré (5120 x 1080) inspiré du cinéma et des lentilles anamorphiques qui compriment l'image horizontalement, puis la "déploient" en panoramique. Vu sa taille, le format apparait donc comme un post très très mince (environ 6x moins haut qu'on contenu 4/5/. Ta vidéo apparaît comme un bandeau horizontal très distinctif.Pinterest Presents > Le shopping a de beau jours devant lui Pinterest vient juste de clôturer son évènement annuel « Pinterest Presents » et de grosses annonces ont été faites sur le plan publicitaire.Clairement, on observe un moov très fort vers le shopping, la découvrabilité et… le social commerce pourquoi pas ??Top of Search Ads (en bêta)Mise en valeur des catalogues annonceurs & unités de marque dédiéesLocal Inventory Ads généralisés (Annonces d'inventaire local). . . Le Super Daily est le podcast quotidien sur les réseaux sociaux. Il est fabriqué avec une pluie d'amour par les équipes de Supernatifs. Nous sommes une agence social media basée à Lyon : https://supernatifs.com. Ensemble, nous aidons les entreprises à créer des relations durables et rentables avec leurs audiences. Ensemble, nous inventons, produisons et diffusons des contenus qui engagent vos collaborateurs, vos prospects et vos consommateurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

On marche sur la tête
La santé mentale des élèves «décline et il y a clairement un avant et après Covid», estime le président du SNALC

On marche sur la tête

Play Episode Listen Later Sep 24, 2025 9:38


Invités : - Jean-Rémi Girard, président du SNALC - Pierre Gattaz Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pascal Praud et vous
La santé mentale des élèves «décline et il y a clairement un avant et après Covid», estime le président du SNALC

Pascal Praud et vous

Play Episode Listen Later Sep 24, 2025 9:38


Invités : - Jean-Rémi Girard, président du SNALC - Pierre Gattaz Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Atelier des médias
Quand médias et ONG sont entravés par le droit : entretien avec Sophie Lemaître

Atelier des médias

Play Episode Listen Later Sep 13, 2025 28:25


La juriste française Sophie Lemaître publie Réduire au silence, un livre dans lequel elle décrit « comment le droit est perverti pour bâillonner médias et ONG » dans des régimes autoritaires… mais aussi dans des démocraties comme la France. Sophie Lemaître, docteure en droit, dépeint un phénomène mondial, le lawfare, qui menace gravement la liberté d'expression et l'espace civique. Si ce concept vient du domaine de la guerre, il « se transvase très bien pour tout ce qui est atteinte à la liberté de la presse, à la liberté d'expression et à la liberté d'association », explique-t-elle. Elle qualifie cette pratique d'« arme de dissuasion massive parce que le droit n'est plus à nos côtés, il est utilisé contre nous, contre la liberté d'informer et notre droit d'être informé ». Les cibles sont clairement identifiées : les journalistes et les défenseurs des droits humains. La stratégie est simple : « à partir du moment où vous travaillez sur des sujets qui dérangent des intérêts puissants, qu'ils soient politiques ou privés, on va utiliser le droit pour vous réduire au silence ». Les « poursuites bâillons » ou SLAPP (Strategic lawsuits against public participation) sont emblématiques de cette tactique. Leur objectif premier n'est pas de gagner le procès, mais d'« épuiser financièrement, émotionnellement, personnellement » la cible. Ainsi, dit-elle, « c'est la procédure qui vous étouffe ». La diffamation est la procédure la plus couramment travers le monde. Son danger réside dans le fait que « dans plein de pays, la diffamation est criminalisée. Donc, on peut avoir une une amende, mais on peut également aller en prison. » L'effet est « vraiment dissuasif. (...) Est-ce que vous allez continuer à écrire sur la corruption ou sur les atteintes dans l'environnement ? Vous allez peut-être vous poser deux fois la question avant de publier un article ou une enquête sur le sujet. » Sophoe Lemaître cite l'exemple du groupe français Bolloré qui a déposé « une vingtaine de plaintes en diffamation » dès qu'un article « pouvait déranger ». Les poursuites transfrontalières, où la plainte est déposée « non pas dans le pays dans lequel le journaliste vit mais à l'étranger », amplifient la difficulté : « Vous ne connaissez pas le pays, vous ne maîtrisez peut-être pas la langue. Clairement vous ne maîtrisez pas le système judiciaire. Donc ça va vous obliger à devoir trouver un avocat spécialisé et ça va vous coûter beaucoup plus cher. » Les États ne sont pas en reste. « Ils ont tout un arsenal disponible qu'ils peuvent utiliser contre les médias et les associations. » Les lois sur les « agents de l'étranger » en Russie, en Hongrie ou en Géorgie en sont un exemple typique. Les avocats qui défendent des journalistes deviennent eux aussi parfois des « cibles prioritaires ». Face à ces menaces, Sophie Lemaître souligne l'importance de la riposte et de l'union. Elle mentionne la « directive européenne contre les poursuites bâillons » comme un pas significatif. Pour les citoyens, l'action est cruciale : « une première chose que l'on peut faire, c'est de repartager quand vous voyez des enquêtes de journalistes, repartager leurs enquêtes. [...] alertez, parlez-en autour de vous. » Elle conclut sur le « sentiment d'urgence » qui l'a fait écrire ce livre : « On est à un point de bascule. On peut très facilement aller du côté d'une démocratie illibérale ou une autocratie. » Il est donc « essentiel de se mobiliser, de soutenir les associations, les journalistes, mais aussi les magistrats qui sont ciblés ».

Des Montres et Vous
#136 Nouvelle SpaceOne Worldtimer : la montre la plus folle que j'ai testée. Je vous dis tout !

Des Montres et Vous

Play Episode Listen Later Jul 18, 2025 15:11


Bonjour à tous et bienvenue sur DM&V, j'espère que vous allez pour le mieux. Aujourd'hui, je vais vous parler d'une nouveauté qu'on aime ou qu'on aime pas mais qui, à coup sûr, ne laisse personne indifférent. En effet, on se plaint souvent du manque de créativité de certaines marques et plus globalement, du manque d'audace du secteur feutré de l'horlogerie.... Bref, en 2025 sur les réseaux et dans la vie, « on » a un avis sur tout ...et « on » a surtout un avis. Or, s'il y a bien une règle de base que je vous martelle depuis des années maintenant, ça pourrait d'ailleurs être ma règle numéro si je devais faire une hiérarchie...c'est bien la suivante : ne fixez pas votre opinion avant d'avoir essayé une montre...ou d'en avoir vu l'essai sur DM&V ! On a tous connu l'essai au poignet qui confirme ou infirme un avis. Tantôt La montre ultra photoshopée qu'on attendait avec impatience et qui s'avère être finalement d'une fadeur peu commune...ou au contraire la nouveauté qu'on a vu passer mais vite fait et qui se révèle être une petite bombe au poignet, Clairement, pour ma part, le modèle dont je vais vous parler aujourd'hui fait partie de la seconde catégorie...il s'agit de la dernière née de chez SpaceOne, j'ai nommé la Worldtimer Alors, parler d'une montre c'est bien, mais en parler en toute connaissance de causes quand on a deux exemplaires en mains, c'est beaucoup mieux ! Et ça vous permet déjà de vous faire une première opinion beaucoup plus objective...Est-elle portable ? Quid du poids ? De la lisibilité ? des fonctions ? Bref, je vais tout vous dire, comme si vous si c'était VOUS qui la passiez au poignet ! Allez, c'est parti, installez-vous confortablement, je vous emmène à la conquête de la Wordltimer de chez SpaceOne. Bonne écoute ! Sachez que cet épisode est, comme d'habitude, disponible en version audio sur toutes les plateformes de podcast mais également en vidéo sur ma chaine Youtube Des Montres & Vous. Si vous aimez la chaine et son contenu, N'hésitez pas à liker, à vous abonner et à activer les notifications pour ne rien louper et pour aider DM&V à progresser. Ensuite, avis aux bordelais ou du moins, à ceux qu seront de passage à Bordeaux le 24 juillet prochain : pour fêter son implantation auprès de la maison Prevôt, ZRC organise une soirée bien sympa, en présence de Georges Brunet, CEO de la marque et arrière petit fils de Joseph Rocher, l'un des deux fondateurs de ZRC. Au programme, présentation et essai des nouveautés mais aussi de série limoitée rarissimes, sans oublier des pièce de collection et des équipements de plongée vintage. Alors si vous êtes partants, envoyez-moi un mail ou un dm via insta, car c'est uniquement sur invitation. Evidemment j'y serai... Enfin, vendredi 25 juillet, j'organise la dernière vente sélection vintage de la saison 3. Petite sélection, avec 4 pièces mais bien sympa quand même et surtout démarrant à des prix très accessibles. Il y avait bien d'autres montres à vous proposer mais l'ami Paul Bouyssou ne peut pas être partout et privilégie (à raison) la, qualité à la quantité pour ses révisions...il y en aura donc 2 de plus que je proposerai durant l'été, surement via insta. Je pense qu'elles vous plairont ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'oeil de...
"Si François Bayrou était une voiture, ce serait clairement une Twingo"

L'oeil de...

Play Episode Listen Later Jul 15, 2025 3:08


BEST OF - Durant tout l'été, retrouvez le meilleur de Philippe Caverivière. Ecoutez Best-of - L'oeil de Philippe Caverivière du 15 juillet 2025.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

⚡PODCAST NUTRITION⚡ :
Image corporelle : l'exercice body positive qui change (vraiment) votre rapport au corps (2/8)

⚡PODCAST NUTRITION⚡ :

Play Episode Listen Later Jul 14, 2025 14:15


Pour aller + loin dans les bonus : c'est dans ma newsletter sur ce post !Téléchargez votre cookbook juste ici : https://brumauld.systeme.io/cookbook-magnifique-ete-miam-miamDans cet épisode, je vous propose de prendre un pas de recul. De vous poser, et d'explorer un sujet qui nous traverse tou·tes : le rapport au corps.

Débrouillard
#121. Franck Pengam - Géopolitique Profonde - Comprendre notre Société, ses Enjeux et son Futur - Toutes les Vérités Cachées qu'on ne vous dit jamais clairement

Débrouillard

Play Episode Listen Later Jul 13, 2025 109:25


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