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durée : 00:02:27 - par : Emmanuel Cugny - Le Fonds monétaire international (FMI) somme la France de réaliser davantage d'efforts pour redresser ses finances publiques. L'institution recommande des mesures sensibles allant de l'allongement de la vie active à une plus forte participation des patients aux dépenses de santé. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 9 mai 2026 - Ormuz : quand l'Iran fait trembler l'économie mondialePlus de deux mois après son déclenchement, la guerre en Iran a provoqué un choc économique mondial majeur. Son principal symbole : le blocus du détroit d'Ormuz, point clé du commerce international, par lequel 20 % du pétrole mondial et une partie importante du gaz y transitent. Les perturbations maritimes ont fait exploser les coûts du transport, des assurances et des matières premières. Le FMI alerte désormais sur un risque de ralentissement mondial durable avec une inflation en forte hausse. Les pays asiatiques sont les plus fragilisés. La Chine, l'Inde, le Japon ou la Corée du Sud dépendent fortement du pétrole et du gaz venant du Golfe. La hausse des prix menace leurs industries, leurs transports et même la production de semi-conducteurs, essentielle pour l'électronique et l'intelligence artificielle. Plusieurs analystes craignent aussi des pénuries et des retards dans les chaînes d'approvisionnement mondiales. L'Europe subit également de fortes conséquences économiques. Les prix du gaz et des carburants ont fortement augmenté, ce qui relance l'inflation et ralentit la croissance. Des secteurs comme la chimie, la sidérurgie, l'agroalimentaire ou les transports voient leurs coûts exploser. Selon des économistes, une guerre longue pourrait provoquer un choc économique avec des risques de récession. En France, les conséquences économiques de la guerre au Proche-Orient se font sentir jusque dans le quotidien des habitants, notamment à travers la hausse des prix de l'énergie et des carburants. À Dunkerque, les bus gratuits sont devenus une solution concrète pour de nombreux habitants qui cherchent à réduire leurs dépenses, faute de pouvoir suivre l'augmentation du prix de l'essence. En France, la colère gronde pour de nombreux ménages faisant face à des dépenses qui s'accumulent et au sentiment de subir des effets d'une crise internationale sur laquelle ils n'ont aucune prise. Conscient de ces difficultés, Sébastien Lecornu a promis des mesures supplémentaires : « changer d'ampleur et d'échelle », sans pour autant retomber dans le « quoi qu'il en coûte », car la France n'en a plus les moyens. Au RN, qui réclame la baisse des taxes sur le carburant ou LFI qui souhaiterait le blocage des prix, le Premier ministre répond qu'il n'y toujours pas « d'argent magique ». Mais la crise a aussi ses gagnants… Le blocage du détroit d'Ormuz est une aubaine pour les producteurs de pétrole américains, qui voient s'ouvrir de nouveaux champs d'extraction avec la montée des prix du baril, et récupèrent de nouveaux clients. Dans le Midland, au Texas, une de nos équipes est allée auprès de ces trumpistes invétérés, convaincus que la transition écologique est une « erreur ». Comment la hausse du pétrole et du gaz se répercute-t-elle sur l'économie mondiale ? Pourquoi les pays asiatiques sont-ils les plus dépendants et les plus exposés ? Comment la hausse des prix de l'énergie impacte-t-elle concrètement les ménages français ?Nos experts :- Philippe DESSERTINE - Économiste, professeur à l'Université IAE Paris Panthéon Sorbonne, auteur de « L'horizon des possibles » chez Robert Laffont - Erwan BENEZET - Journaliste au service économique et politique du Parisien-Aujourd'hui en France, auteur de « Le grand bazar de l'énergie » aux éditions Arthaud - Fanny GUINOCHET, éditorialiste économique sur France Info - Anne-Sophie ALSIF - Cheffe économiste au Cabinet d'analyse économique BDO France
Guerre civile, épidémie d'Ebola, Covid… Après une série de crises qui ont largement freiné le développement de la Sierra Leone, le pays sous programme du FMI, a engagé une série de réformes qui lui ont permis d'avoir une croissance qui dépasse les 4% et a fait reculer l'inflation. La Sierra Leone sera mise à l'honneur lors du sommet Africa Forward à Nairobi comme exemple dans le renouvellement des relations avec l'Afrique que souhaite la présidence française. Cependant, l'insécurité alimentaire reste toujours très importante et la guerre en Iran entraîne des coûts supplémentaires pour ce pays qui risquent de créer de nouvelles pressions sur sa dette. Le vice-président de la Sierra Leone, Mohamed Juldeh Jalloh, est le grand invité Afrique de ce matin - une interview qui a été réalisée avant les évènements du 25 avril au Mali. Il répond aux questions de Charlotte Cosset. RFI : La sécurité alimentaire est un sujet majeur en Sierra Leone. Plus de la moitié de la population souffre encore d'insécurité alimentaire. Quelles sont les initiatives prises concrètement par votre gouvernement ? Mohamed Juldeh Jalloh : Le projet phare pour le gouvernement, c'est « Feed Sierra Leone ». C'est-à-dire, c'est un projet de développer l'agriculture avec trois objectifs. Le premier, c'est d'être autosuffisant d'un point de vue alimentaire et je vois que là, on a fait beaucoup de progrès. On a diminué l'importation depuis quelques années. On a élargi le volet du « manufacturing ». Par exemple, dans les deux ou trois ans qui arrivent, je pense que la Sierra Leone sera en mesure de ne plus importer d'oignons. On a aussi augmenté la production domestique de riz. On a aussi fait beaucoup de progrès dans « l'agroprocessing ». Grâce à Jolaks [entreprise agro-industrielle de production d'huile de palme et de savons, NDLR] – qui est financée par Proparco [institution financière de développement française, NDLR] avec une enveloppe à hauteur de 20 millions d'euros aujourd'hui -, la Sierra Leone exporte même de l'huile végétale vers les pays comme le Mali, le Sénégal. Parce que ça, c'est un objectif phare pour le président sierra-léonais Julius Maada Bio d'être auto-suffisant. Ça va avoir un impact sur la création de l'emploi. On est en train de faire pas mal de choses dans ce domaine-là. Qu'est-ce qui vous manque ? Qu'est-ce qu'il faudrait pour aller encore un peu plus de l'avant ? Il faut créer des infrastructures, les routes qui lient aux zones agricoles et aussi l'accès aux marchés. C'est dans ce cadre-là qu'en juillet, j'étais à Paris pour faire un suivi parce que le président Maada Bio a demandé spécialement au président Macron de voir comment la France peut aider la Sierra Leone dans le domaine de l'agriculture. Un autre volet, c'est le volet énergétique qui est très important. Avant 2019, l'accès à l'électricité en Sierra Leone, c'était 16-18 %. Aujourd'hui, on a augmenté à 34 %, ce qui n'est pas totalement suffisant. On a toute une série de projets pour augmenter cet accès d'ici 2030 à 80 %. Ça va transformer les zones agricoles, le processing, et l'agrobusiness. Vous avez mentionné la relation avec la France. Mi-mai, le sommet Africa Forward se tient à Nairobi. La France n'est pas un partenaire traditionnel de la Sierra Leone. Qu'est-ce que vous attendez aujourd'hui d'un partenaire comme la France ? Beaucoup de choses. D'abord, du côté personnel, j'ai dit à l'autorité française en 2018 : quand vous avez un petit pays en Afrique où le vice-président a fait ses études à Bordeaux et le président a fait ses études militaires en France, ça, c'est déjà un lien. Comment peut-on transformer cela en un vrai partenariat stratégique qui peut aider le développement de la Sierra Leone ? Je suis vraiment ravi de voir aussi que, début 2020, la France a ouvert une antenne diplomatique ici. Et l'antenne est en train de pousser dans tous les sens : diplomatique, économique et aussi le volet sécuritaire. Ça aussi, c'est un volet qui a été discuté entre le président Julius Maada Bio et le président Macron. Là, on est en avance. J'ai été au mois de novembre à Paris, on a travaillé avec la France. La Sierra Leone est prête à envoyer deux compagnies en Haïti. Les Nations unies nous ont déjà écrit la lettre. On va envoyer 300 militaires à Haïti pour aider la force de répression des gangs là-bas. Pour l'autre volet de sécurité aussi, j'ai visité l'Académie internationale de lutte contre le terrorisme à Abidjan, qui est aussi appuyée par la France. Cette année, la Sierra Leone va envoyer six officiers là-bas. L'objectif, c'est de voir comment la Sierra Leone peut être en mesure de créer un centre international de maintien de la paix pour essayer d'entraîner les gens. On va commencer notre expérience à Haïti. J'espère que ça va aboutir. La France a changé de braquet sur sa politique économique. Elle prône le gagnant-gagnant des aides contre des marchés pour les entreprises françaises. Que pensez-vous de ce tournant ? Moi, je suis tout à fait content de ça, parce que c'est très important aujourd'hui. L'économie globale est en train de bouger, l'aide au développement est en train de diminuer, les priorités des grands partenaires, des grandes institutions mondiales, sont en train de changer. On ne peut plus attendre les aides au développement. Il faut que, nous-mêmes, en tant qu'Africains, nous créions des opportunités pour attirer les investissements occidentaux pour venir dans le pays, parce que c'est ça qui est soutenable et c'est ça qui est durable. Et avec ça, on peut créer les opportunités pour la jeunesse, on peut créer les emplois, on peut améliorer notre économie et être les zones compétitives. Ça, ça va changer la donne. La guerre au Moyen-Orient a des impacts très importants dans le monde entier sur les économies mondiales. Comment faites-vous face en Sierra Leone? Aujourd'hui, on a vu que le prix des carburants a augmenté. Le coût de l'électricité a augmenté. On a vu que les denrées alimentaires, les prix ont augmenté. Ça impacte aussi le transport, le transport maritime et le transport local. On a commencé les subventions sur le pétrole, on a fait des subventions sur l'électricité et aussi, on est en train de faire des subventions sur les transports locaux. Parce qu'on ne peut pas transférer l'augmentation directement aux consommateurs. Avant, bouger un sac de riz pour l'apporter dans les régions, on payait 20 leones [0,74 euro, NDLR]. Maintenant, ça a augmenté à 50 leones [1,86 euro, NDLR]. Rien que ça, c'est déjà plus de 50% d'augmentation sur le transport local. On souhaite que ça s'arrête parce que sinon, ça va être très difficile. Cela va avoir un impact sur les petites économies comme la Sierra Leone. Justement, quelles sont vos marges de manœuvre ? Le FMI ne recommande pas les subventions, justement parce que ça puise dans les trésoreries des États. Avez-vous déjà un plan de financement pour compenser ? Oui, tout à fait. D'abord, on est en train de discuter avec les partenaires, y compris le FMI et la Banque mondiale. On est en train de voir les projets déjà existants pour voir s'il y a des fenêtres de financement que l'on peut utiliser pour les subventions. Et en même temps, on a pris des mesures au niveau interne de délestage pour diminuer le coût d'utilisation de gasoil. On a aussi décidé de diminuer les voyages des fonctionnaires. En même temps, on est en train de discuter avec nos partenaires. Il y a une très forte délégation de la Banque mondiale qui est là. Et ça, ça va être un des sujets sur la table que l'on va discuter. Julius Maada Bio est à la tête de la Cédéao. Or, le président de la Cédéao, actuellement, doit faire face à un gros défi, la sortie du Burkina Faso, du Mali et du Niger de l'organisation. Comment ça se passe aujourd'hui avec ces trois États ? Comment le président apprécie-t-il la situation ?* La situation est vraiment grave. Aujourd'hui, le Sahel est confronté à des défis de stabilité. Ça nous préoccupe parce que ça commence à toucher les pays frontaliers, surtout quand on voit les pays comme la Côte d'Ivoire, avec tous les gens qui quittent le Burkina Faso, le Mali, il y a déjà une pression sur les infrastructures sociales. C'est la même chose avec la Guinée. Donc, nous, notre souhait, c'est de s'engager... Le président Maada Bio a déjà visité le Mali, il a visité le Burkina Faso deux fois. On est en train de discuter. Le président Maada Bio a proposé ce qu'il appelle un pacte de stabilité. On est en train de dire que voilà, vous faites partie de cette famille, on voudrait vous voir revenir. Le message est entendu ? On continuera à s'engager. Moi, personnellement, je suis en contact avec les dirigeants de ces pays-là parce que, comme vous le savez, j'ai déjà travaillé au Mali. J'ai été le conseiller du Sahel du Représentant spécial des Nations unies sur ce pays-là. Je connais les acteurs, ce sont des collègues qui ont fait des études en France, qui sont des ministres dans ce pays-là. Ce sont nos frères, c'est dans notre intérêt de les faire revenir, c'est dans notre intérêt de travailler ensemble. Et le président Maada Bio a rencontré le ministre des Affaires étrangères du Mali il y a quelques jours au Forum de paix à Dakar. Ils ont longuement discuté sur le sujet. On va continuer de pousser pour que nos frères voient la raison pour laquelle on devrait travailler ensemble. L'intégration régionale, c'est le seul véhicule pour faire face aux défis de stabilité auxquels la région est confrontée. Il était question de la création d'une brigade antiterroriste. Quelles en seraient les contours et à quel horizon? Le président Maada Bio va proposer aux pays du Sahel un pacte de stabilité. Ça va passer d'abord par les discussions, de voir aussi comment on va faire face à ces enjeux sécuritaires communs ? Comment on peut aider nos frères de l'AES ? Comment on peut les aider à faire face aux mêmes défis de stabilité auxquels sont confrontés ces pays-là ? Et aussi, à plus long terme, comment on peut discuter aussi de l'éventuel retour à l'ordre constitutionnel ? Parce qu'il ne faut pas le minimiser. L'ordre constitutionnel pour aider à reformuler le paysage politique, à ré-ouvrir une opportunité vers la Cédéao et aussi à ré-ouvrir l'opportunité vers le continent, y compris l'Union africaine. Nous voyons mal comment le Mali, le Burkina Faso, le Niger qui sont pères fondateurs de la Cédéao, quittent la Cédéao*. On les attend. On ne les attend pas seulement, on va aller les chercher pour qu'ils reviennent. *Cette interview a été réalisée avant les événements du 25 avril au Mali.
Plus d’acteurs suivent les traces de Liquidation Marie et se lancent dans l’alimentation à rabais… bonne nouvelle? Le Canada veut attirer 1000 milliards d’investissements. Le FMI déclare le pays le mieux géré du G7. Discussion économique avec Francis Gosselin, économiste. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Réunis à Washington pour leurs réunions de printemps, le FMI et la Banque mondiale tirent la sonnette d'alarme : la dette publique mondiale approche des 100 % du PIB et pourrait continuer de grimper dans un contexte de tensions géopolitiques et de dépenses croissantes.
Ce mercredi 15 avril, les prévisions de croissance revues à la baisse par le FMI en raison des conséquences de la guerre en Iran, ainsi que la nouvelle trajectoire budgétaire 2027 visant à réduire le déficit public, ont été abordées par Christian Saint-Étienne, économiste et auteur de "Trump et nous : Comment sauver la France et l'Europe", Stéphane Carcillo, responsable de la division revenu/travail de l'OCDE et professeur associé à Sciences Po, et Ludovic Desautez, directeur délégué de la rédaction de La Tribune, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Le FMI a revu ses prévisions économiques pour tenir compte du conflit au Moyen-Orient, et les perspectives sont sombres: une croissance rabotée de 0.3 points, estimée à 3,1% au lieu des 3,4% attendus au départ, et une inflation qui atteindra au moins 4,4%. Ce scénario reste le plus optimiste, celui qui s'appuie sur une fin de conflit avant l'été. Les coupes budgétaires chez hub.brussels auront aussi des effets sur les entreprises wallonnes et flamandes. Les trois Régions et leurs agences de promotion du commerce extérieur coopèrent depuis plus de trente ans, via des bureaux communs à l'étranger mais hub.brussels va, au minimum, fermer cinq de ses bureaux. Le gouvernement devrait analyser les mesures pour contrer la hausse des prix de l'énergie vendredi mais un constat d'impose: toutes ces propositions restent timides, bien moins efficaces que celles recommandées par l'Agence internationale de l'énergie. L'IA s'invite aussi dans les processus de recrutement, mais avec modération. Une entreprise sur quatre s'en sert pour filtrer les CV et une sur cinq fait analyser les entretiens par une intelligence artificielle. Cependant, sur les 250 entreprises interrogées, aucune n'est prête à déléguer la décision finale. Présentation: Julie Vuillequez Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.
Le monde entre-t-il dans une nouvelle ère marquée par la multiplication des conflits ? Le FMI alerte sur une hausse inédite des tensions géopolitiques depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec près de la moitié de la population mondiale vivant dans des zones touchées. Un contexte qui pourrait peser durablement sur la croissance, alors même que les marges de manœuvre des États sont déjà limitées par des niveaux d'endettement élevés. Les explications d'Anne de Guigné, éditorialiste au Figaro et auteure de "Les Français veulent-ils encore travailler ?" (Plon). Ecorama du 14 avril 2026, présenté par David Jacquot sur Boursorama.com Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
La Banque nationale de Belgique (BNB) vient de publier son dernier rapport et elle est catégorique: il faudra davantage que les 3 à 4 milliards d'euros d'économie prévus par l'Arizona pour assainir les finances publiques. L’Union européenne adopte enfin sa loi d’accélération industrielle: priorité au “Made in Europe” quand l’argent public est en jeu, pour relocaliser des secteurs stratégiques comme l’acier, les batteries ou les voitures électriques. Au sixième jour de la guerre, les frappes se poursuivent au Moyen-Orient. Israël a lancé de nouvelles attaques contre le Liban ce matin. Le FMI alerte sur une économie mondiale à nouveau "mise à l'épreuve." > #112 Tracker Talk | Conflit au Moyen-Orient: quels scénarios pour les investisseurs? Présentation: Ondine Werres Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.
Le Gabon est toujours privé de réseaux sociaux. Mardi soir, la Haute autorité de communication a décidé de leur suspension « jusqu'à nouvel ordre ». « Atteinte à la cohésion sociale, à la stabilité des institutions de la République et à la sécurité nationale » : ce sont les quelques arguments avancés par la HAC pour justifier sa mesure, qui n'a pas manqué de faire réagir autant dans l'opposition que dans le monde de la presse et celui des milieux économiques. Pour expliquer cette décision prise sans préavis, Théophane Nzame-Nze Biyoghe, porte-parole de la présidence gabonaise, répond à RFI. Il est le Grand Invité Afrique de Sidy Yansané. RFI : On va commencer par cette annonce surprise : la suspension immédiate des réseaux sociaux jusqu'à nouvel ordre. Pouvez-vous préciser ce qui pousse la Haute autorité de la communication (HAC) à prendre une mesure qu'on peut qualifier de radicale ? Théophane Nzame-Nze Biyoghe : Cette mesure s'inscrit dans le prolongement d'une réflexion vieille de plusieurs semaines, voire de plusieurs mois, sur l'usage général qui est fait des réseaux sociaux. Ce n'est pas une sanction, c'est simplement un signal fort qui est envoyé pour poser ce débat et éventuellement envisager d'autres étapes, comme le fait de légiférer pour redéfinir l'usage des réseaux sociaux. Un usage qui ne doit pas compromettre l'œuvre perpétuelle de raffermissement du vivre-ensemble. Malgré tout, les arguments avancés par la HAC sont quand même très larges : on parle de déstabiliser les institutions de la République, de mettre en péril gravement l'unité nationale... Pour cette annonce sans préavis, quels sont les éléments dont dispose la HAC pour dire que le pays serait en danger à cause des seuls réseaux sociaux ? Je me demande si ce n'est pas un peu simplifier les choses que de dire que la HAC affirme que le pays est en danger à cause des réseaux sociaux. Mais en tout cas, les réseaux sociaux sont aujourd'hui un terrain qui permet de structurer un certain nombre de facteurs potentiellement déstabilisants. Lesquels ? Pour ce qui est de la désinformation, il y a parfois beaucoup d'information ou de désinformation. Il est question aujourd'hui de s'intéresser à cette question pour réguler davantage et faire en sorte que les réseaux sociaux permettent un débat beaucoup plus constructif, et non pas un débat qui vise à nuire à l'intérêt supérieur que nous avons à préserver, un minimum de cohésion sociale à notre niveau. Le Sommet de l'Union africaine s'est tenu ce week-end à Addis-Abeba. Le président de la Commission, Mahamoud Ali Youssouf, a déclaré qu'il n'y aura aucune tolérance pour les changements de pouvoir anticonstitutionnels. Que répondez-vous notamment à l'Angolais João Lourenço, président sortant en exercice de l'UA, qui est allé plus loin en déplorant « le blanchiment des coups d'État grâce à des élections » ? Les constitutions sont d'abord faites pour servir l'intérêt des peuples. Les Gabonais n'en pouvaient plus de l'ancien régime, vraiment plus. Le cadre législatif et constitutionnel ne peut pas servir de prétexte à l'amenuisement des libertés des gens. L'intérêt du peuple en tout et pour tout doit primer. Et la situation était intenable au Gabon. Il y a donc eu ce coup « de libération » le 30 août 2023. Il ne s'agit pas de blanchir quoi que ce soit. Il s'agit simplement de dire que lorsque les textes servent à brider les populations, il y a nécessité à employer des voies qui ne sont pas forcément consacrées dans les textes, mais qui sont des voies qui finissent par être salutaires pour les peuples. Le chef de l'État, Brice Oligui Nguema, s'est félicité, il y a quelques jours, du retour des enseignants dans les salles de classe. Malgré tout, la grève perdure depuis deux mois. Où en sont les négociations concernant les revendications des enseignants ? Les négociations ont été menées durant plusieurs semaines dans un cadre qui a été activé très rapidement. Il y a eu une commission tripartite qui a été déployée pour encadrer ces négociations. Les négociations ont débouché sur l'adoption d'un certain nombre de points. Au terme de cela, une échéance a été fixée : celle du 25 février prochain, pour lesquelles l'État devra procéder à la régularisation des 4 000 situations administratives retenues pour le secteur de l'éducation, avec les effets soldes qui sont donc inhérents à cela. Le FMI annonce une visite au Gabon la semaine prochaine, dans un contexte d'explosion de la dette et du déficit au Gabon et aussi dans la zone de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac). Chez nos collègues de France 24, vous précisiez d'ores et déjà qu'il n'y aura pas de politique d'austérité au Gabon… Il ne s'agit pas pour le FMI de modifier les priorités de notre politique économique, mais il s'agit de définir la meilleure méthodologie pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. Donc, le projet est le même. Il est question de mettre à contribution le FMI pour apporter davantage de transparence dans la gestion des deniers publics, renforcer la gouvernance et envisager des lendemains meilleurs, et notamment aussi avoir beaucoup plus de facilité pour aller quérir des financements auprès d'autres bailleurs de fonds, puisque dans la stratégie d'endettement du Gabon, il y a un privilège qui est accordé aux partenaires multilatéraux pour nous prémunir des risques de fluctuations de taux. Mais en aucun cas, il n'y a de projet d'ajustement structurel comme cela a pu être le cas par le passé. Il n'y a pas d'austérité en vue. Pas du tout. La politique sociale du président de la République sera exécutée.
Le FMI vient de revoir ses prévisions à la hausse pour 2026, confirmant que le boom des investissements technologiques est devenu un véritable moteur de croissance pour les entreprises et les États.Le facteur décisif reste l'investissement massif dans la techL'institution a relevé sa prévision de croissance mondiale à 3,3 % pour l'année 2026. Ce chiffre est significatif car il dépasse les estimations d'octobre dernier. Ce que cela nous indique, c'est que malgré les perturbations liées aux tarifs douaniers américains et les incertitudes géopolitiques, l'économie mondiale fait preuve d'une résilience étonnante.Selon l'économiste en chef du FMI, les entreprises ont réussi à s'adapter en réorganisant leurs chaînes d'approvisionnement. Mais le facteur décisif reste l'investissement massif dans la tech, qui vient compenser les freins commerciaux et créer de la richesse via les actifs financiers.Si l'on regarde de plus près les moteurs de cette dynamique, les États-Unis tirent clairement leur épingle du jeu grâce à une course effrénée vers les infrastructures d'IA.Investissements physiques lourdsCe sursaut n'est pas anodin pour vous, professionnels du secteur : il est directement lié aux capitaux colossaux injectés dans la construction de centres de données, l'achat de puces ultra-performantes et la sécurisation de l'approvisionnement énergétique.On ne parle plus seulement de spéculation logicielle, mais bien d'investissements physiques lourds qui soutiennent l'activité économique réelle. Cette tendance traverse d'ailleurs l'Atlantique, puisque des pays comme l'Espagne voient aussi leurs prévisions relevées grâce à ces investissements technologiques.Cependant, tout n'est pas gagné et le FMI met en garde contre une exubérance irrationnelle.Potentiel et risque de surchauffeD'un côté, le potentiel est immense : si l'adoption rapide des outils se traduit par des gains de productivité concrets, cela pourrait booster la croissance mondiale.C'est le scénario idéal où l'innovation stimule le dynamisme des entreprises. De l'autre, le risque de surchauffe est bien réel. Si les investissements continuent à ce rythme effréné sans générer les profits attendus, nous risquons une correction brutale, ce qui pourrait peser sur la demande globale.Pour les décideurs IT, le message est clair : la transformation par l'IA soutient la macroéconomie, à condition qu'elle délivre une valeur tangible rapidement.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« Il n'est pas question que le Sénégal accepte une restructuration de sa dette par le FMI, le Fonds monétaire international », affirme le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko. C'est pourtant ce que les experts du FMI lui proposent pour alléger la lourde dette de son pays - 132% du PIB -, notamment grâce à une pause dans les échéances de remboursement. Pourquoi le chef du gouvernement sénégalais dit non ? Et a-t-il les moyens de tenir tête aux grands financiers de Washington ? L'économiste sénégalais, Serigne Moussa Dia, enseigne à l'université Alioune Diop de Bambey. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Avec 50 % des revenus de l'État sénégalais qui servent à rembourser la dette, est-ce que le pays ne risque pas de se retrouver en défaut de paiement dès ce premier trimestre 2026 ? Serigne Moussa Dia : Je répondrai que non, vu la capacité du Sénégal à mobiliser des fonds durant l'année 2025. Maintenant peut-être que sur le pic 2027, c'est-à-dire là où le Sénégal doit faire face au remboursement du nominal des eurobonds, le Sénégal pourrait être en défaut. Mais aujourd'hui, le Sénégal est en train de mobiliser d'autres fonds alternatifs qui lui permettent de pouvoir faire face à ses engagements. Alors vous parlez de fonds alternatifs. Est-ce que le franc CFA, via le mécanisme UMOA-Titres, offre justement au Sénégal une source de financement alternative au moment où il ne peut plus se refinancer sur les marchés internationaux, notamment sur les marchés des eurobonds ? Oui, il faut reconnaître aujourd'hui que l'UMOA-Titres est une plateforme régionale qui permet aux huit pays de la zone CFA, donc de la zone UEMOA, d'émettre des titres publics. Donc, c'est aujourd'hui un endettement régional qui pourrait permettre au Sénégal d'avoir une alternative de financement. Alors pourquoi le Premier ministre, Ousmane Sonko, refuse-t-il une restructuration de cette dette, comme le lui propose le Fonds monétaire international ? Oui, la restructuration, selon le point de vue du Premier ministre Ousmane Sonko, montre que le FMI, peut être, ne voit pas les efforts qu'il est en train de consentir, à travers son plan de redressement, pour faire face aujourd'hui à cette dette qu'il n'a pas lui-même générée. Aujourd'hui, le Sénégal a élargi ses recettes fiscales, le Sénégal a compressé ses dépenses et aussi le Sénégal est aujourd'hui dans une discipline budgétaire. Au regard de tout cela, le FMI devrait au moins reconnaître ces efforts. Donc restructurer aujourd'hui la dette, pour ce régime-là, ce serait décrédibiliser les efforts fournis par le régime qui est en place. Mais, aussi, aller dans une restructuration va amener le Sénégal vers l'exclusion du marché. À lire aussiSénégal: le Premier ministre Sonko rejette l'idée d'une «restructuration» de la dette L'avantage d'une restructuration, disent certains économistes du FMI, c'est que cela pourrait permettre au Sénégal de tout rembourser, mais plus lentement et moins cher… Oui, dans la théorie, ce serait bien. Mais quelle est la contrepartie ? La contrepartie est que le FMI sera à la commande et que le gouvernement, qui se dit de plus en plus souverain, va perdre la mainmise sur son économie et va accepter des conditionnalités que le FMI va lui proposer. Voulez-vous dire que le FMI pourrait imposer la suppression d'un certain nombre de subventions ou la hausse de certains impôts ? Exactement. Le FMI pourrait lui imposer de diminuer ses subventions, notamment du point de vue énergétique. Sur le carburant ? Oui, sur le carburant. Et même sur la Senelec, qui est une société sénégalaise qui est tellement dépendante des subventions. La société d'électricité. L'électricité nationale. Donc tout cela va impacter la vie des Sénégalais. Et qu'est-ce que le FMI pourrait imposer encore éventuellement ? Une contraction des dépenses, surtout des dépenses courantes, notamment les salaires, et une diminution des dépenses opérationnelles, notamment les dépenses de fonctionnement. Donc ça peut amener des tensions sociales au sein du Sénégal. Alors justement, pour redresser la barre sans passer par la potion du FMI, le Premier ministre Ousmane Sonko, qui est un ancien haut fonctionnaire des impôts, compte beaucoup sur une augmentation de quatre points des recettes fiscales, grâce notamment à de nouvelles taxes sur les jeux de hasard et sur les transferts mobiles. Mais certains économistes disent que l'objectif est irréaliste… Moi, je ne dirais pas que c'est un objectif irréaliste. N'oubliez pas que le Sénégal est un système où l'économie est basée sur l'informel et qu'il y a énormément de niches où le Sénégal n'a pas encore pu aller tirer des recettes. Et aujourd'hui, ces jeux de hasard, tous les Sénégalais y jouent et ça se passe sur des plateformes numériques. Il y a une traçabilité des opérations. Donc, moi, je dirais que oui, c'est possible. Et de nouvelles taxes sur les transferts mobiles, est-ce que ça ne risque pas d'être impopulaire ? On est dans un pays où les gens ne payent pas assez d'impôts. Et le seul domaine où on peut les contraindre à payer des impôts, pour moi, c'est à partir de ces transferts-là. Donc pour moi, c'est viable. Et le gouvernement a aussi le soutien du peuple et ça aussi, c'est un facteur important. Les transferts par téléphone mobile… Oui, parce que n'oubliez pas, le taux de bancarisation est faible. Donc toutes nos transactions, ça passe principalement par ce qu'on appelle les opérations de transfert mobile. Et là je pense que l'État peut en tirer des gains sans pour autant diminuer considérablement le pouvoir d'achat des Sénégalais. À écouter aussi[Vos questions] Sénégal : comment faire face au poids colossal de la dette ?
Les astronautes de Shenzhou-21 achèvent la première série des activités extravéhiculaires;La Chine lance un nouveau satellite de télédétection;Le bilan s'alourdit à douze morts après l'incendie d'un immeuble résidentiel en Chine;La Chine affiche une amélioration des prix, l'IPP continue d'augmenter d'un mois sur l'autre;La Chine enregistre une hausse des réserves de devises étrangères en novembre;Le FMI a inauguré son centre régional à Shanghai;Le port de Tianjin reçoit une cargaison record de composants Airbus;Deux personnalités influentes chinoises nommées dans liste « Nature's 10 » de 2025;Harbin dévoile ses paysages enneigés et glacés;Des musées chinois et français présentent conjointement une exposition d'étoffes en or à Chengdu
Table ronde : Quels métiers d'avenir pour les Européens ? Samedi 5 avril 2025 à La Maison de la Chimie, XIIe colloque de l'Institut Iliade - Penser le travail de demain. Identité, communauté, puissance. L'actualité fait en permanence la chronique des évolutions spectaculaires du monde du travail, parfois sur un ton quasiment messianique, parfois en prédisant l'apocalypse. Le FMI va jusqu'à prédire que "60% des emplois des économies avancées sont menacés par l'intelligence artificielle" (janvier 2024). Dans ce contexte de mutations en accélération exponentielle, dans quels secteurs se joueront la puissance et l'indépendance de l'Europe dans les décennies à venir ? Dans quels métiers, savoir-faire et compétences sera-t-il essentiel d'investir, individuellement et collectivement, pour donner du sens au travail, et contribuer à la vitalité de la civilisation européenne ? Enfin, quels conseils donner à un jeune Européen à l'heure des choix ? C'est à ces trois questions que s'efforceront de répondre une table ronde réunissant des professionnels de l'industrie, de la technologie et de l'enseignement académique. Les regards croisés permettront d'imaginer le futur et d'en tirer des leçons pratiques. Avec Axelle Girard, Thierry Lafont, Stefano Vaj et Aliénor Cantarel. Table ronde animée par Antoine de Leudeville.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les difficultés de la filière du coton africain et la fin du shutdown aux États-Unis. Sénégal : dette record, qu'est-ce qui bloque avec le FMI ? Écrasé par un endettement devenu insoutenable, le Sénégal n'a pas réussi à obtenir un accord avec le Fonds monétaire international lors de récentes discussions à Dakar. Comment expliquer l'échec des négociations ? Quelles conséquences cette impasse pourrait avoir sur l'économie du pays ? Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar. Coton : la filière africaine en lutte pour sa survie Déjà confronté à la chute des cours mondiaux et à une forte concurrence, le coton africain traverse une période critique depuis la mise en place des droits de douane de Donald Trump. De quelle manière les taxes américaines affectent-elles la filière ? Comment rendre plus attractif l'or blanc africain ? Avec Marie-Pierre Olphand, journaliste pour la Chronique des matières premières sur RFI. États-Unis : comment les sénateurs ont-ils réussi à mettre fin au shutdown ? Après six semaines de blocage, le Congrès a adopté un texte mettant fin à la plus longue paralysie budgétaire de l'histoire des États-Unis. Pourquoi une partie des démocrates a-t-elle finalement voté en faveur du texte républicain ? Quelles ont été les conséquences de ce shutdown sur l'économie américaine ? Avec Jérôme Viala-Gaudefroy, docteur en Civilisation américaine, spécialiste en Rhétorique présidentielle.
Ce mardi 28 octobre, Bassem Laredj, président fondateur du cabinet de conseil Amane Risk Consulting, était l'invité dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Sandra Gandoin. Il parle du FMI, qui a relevé les perspectives de croissance des pays du Golfe. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Le Maroc poursuit sa stratégie industrielle dans le secteur de l'aéronautique. L'entreprise Safran vient d'annoncer un nouvel accord d'investissement de 350 millions d'euros. L'entreprise, déjà présente depuis une vingtaine d'années sur le territoire marocain, va y ouvrir une nouvelle chaîne d'assemblage pour ces moteurs d'avion très demandés. Un choix stratégique pour l'entreprise, une nouvelle étape pour l'écosystème marocain. « C'est un investissement majeur et stratégique. Le Maroc entre aujourd'hui dans le club très fermé de l'assemblage de moteurs d'avions commerciaux », met en avant Ryad Mezzour, le ministre marocain de l'Industrie. Ce nouvel investissement vient logiquement compléter l'offre du complexe Midparc, « un complexe qui est dédié à l'aéronautique où il y a déjà une soixantaine d'opérateurs qui sont déjà installés, et notamment Airbus. C'est tout un écosystème qui a été mis en place », ajoute Ryad Mezzour. Le ministre détaille les facteurs qui ont décidé Safran à choisir le Maroc pour son nouvel investissement parmi d'autres : « La stabilité politique et économique dont jouit le pays, la disponibilité grâce à la vision royale d'un large réservoir de talents, et la disponibilité, d'énergies renouvelables, compétitives pour nos investisseurs. » Il s'agit pour Safran de produire le moteur qui équipe notamment les Boeing 737. L'un des plus vendus dans l'histoire de l'aéronautique. Onze mille six cents sont actuellement en commande. « C'est vraiment un pays où nous avons investi depuis de nombreuses années, explique Stéphane Cueille, le président de Safran Aircraft Engines. Nous avons une taille critique, nous connaissons les compétences, l'écosystème et nous savons que nous aurons le niveau de garantie de réussir dans ce pays. La proximité géographique est aussi importante. On veut aussi être suffisamment proche de nos clients principaux pour que les coûts de transport soient raisonnables. » « On cherche une robustesse de notre schéma » La création d'une nouvelle ligne de production au Maroc pour ce moteur qui jusqu'ici n'était produit qu'en France. « On investit en France et on continue à investir dans les usines que nous avons, qui sont des usines historiques, avec des milliers d'employés qui font de la production », veut rassurer le président de Safran Aircraft Engines. Il explique le choix de l'implantation hors de l'Hexagone : « On cherche une robustesse de notre schéma en étant dans un autre pays, mais à proximité. Le critère économique est là, mais ce n'est pas le critère déterminant. Le facteur déterminant, c'est que nous avons au Maroc un site en construction de maintenance de moteurs et nous allons pouvoir mettre en commun entre ce site et la ligne d'assemblage, un banc d'essai pour tester les moteurs avant de les livrer, qui est un équipement extrêmement coûteux. Si on avait dû faire une nouvelle ligne en France, il aurait fallu investir un banc en France qui n'aurait pas été rentabilisé par une seule ligne de production. » À la clé, la création de 2 000 emplois directs et indirects pour le Maroc dans un contexte de revendications sociales importantes. Le FMI notait qu'en 2024 « le chômage est resté élevé, à environ 13% ».
Les marchés replongent dans le doute. Les banques régionales américaines font trembler Wall Street, les valeurs européennes décrochent, et les cryptos repartent à la baisse.
Bienvenue dans ce débrief hebdo sans filtre, tourné juste avant l'ouverture des marchés. On parle des tendances clés de la semaine : - Trump, Chine et la guerre des droits de douane - Le FMI qui tire la sonnette d'alarme sur les risques bancaires - La Fed attendue pour sa prochaine décision sur les taux - Le shutdown américain qui plonge les marchés dans le brouillard - Les banques US et les premières publications de résultats - Focus sur Essilor, LVMH, Hermès, Kering, Michelin - Et bien sûr, la crypto : Bitcoin, Ethereum, Solana, BNB… comment gérer la panique ?
Vendredi 17 octobre, l'optimisme du FMI sur les prévisions de croissance des Etats-Unis, a été abordé par Valentine Ainouz, responsable de la stratégie taux chez Amundi Institute, Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet Asset Management, Romain Burnand, président de Moneta AM, et Pierre Schang, responsable des pôles France et Environnement chez La Financière de l'Echiquier, reçu par Marc Fiorentino dans l'émission C'est Votre Argent sur BFM Business. Retrouvez l'émission le vendredi et réécoutez la en podcast.
Le FMI annonce que l’économie mondiale et américaine fera mieux que prévu cette année et l’année prochaine. Le Hamas et la menace d’être désarmé par les États-Unis. La rencontre Bureau-Dumont avec Stéphan Bureau et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Depuis qu'il est arrivé à Matignon, François Bayrou a fait référence à plusieurs figures. Mais c'est à la référence à Mendès France qu'il est le plus attaché. Comme lui, François Bayrou a demandé un vote de confiance. Ruth Elkrief pense que c'est le même combat du sérieux économique qui a animé ces deux hommes. Depuis 24 heures, avec le dévissage de la Bourse de Paris, avec le mot "FMI" qu'on entend, on ne sait pas si on est vraiment au bord de la falaise ou si c'est exagéré. Selon François Lenglet, on n'en est pas là, mais pour autant, il est vrai que le niveau de la mer monte. Au-delà de l'idée d'une dictature aux États-Unis, si on regarde les choses de près, Abnousse Shalmani dit qu'il y a bien une dérive autoritaire de Donald Trump. Il parasite le pouvoir, il prend tout le pouvoir exécutif. Le Congrès n'existe plus. Il entache la séparation du pouvoir. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Madagascar a obtenu début juillet un décaissement de 107 millions de dollars du Fonds monétaire international. Il s'agit de soutenir la Grande île confrontée aux cyclones, à la diminution de l'aide au développement et à l'augmentation des droits de douane américains. Le FMI appuie également une réforme, centrale pour Madagascar, mais délicate, celle du secteur de l'énergie, alors que le pays subit depuis des mois des délestages prolongés. La réforme du secteur malgache de l'énergie tient sur deux pieds. D'abord une diminution des subventions sur les prix à la pompe, mais une diminution progressive. « L'idée, ce n'est pas d'aller à la vérité des prix soudainement, souligne Kodjovi Eklou, le représentant résident du FMI à Madagascar. On garde encore une part de subventions, mais on les maîtrise. C'est une formule, donc chaque mois, les prix changent à la pompe dans une limite de -200 et +200 ariarys le litre. » Développer le solaire Autre versant de la réforme, le plan de redressement de la compagnie publique malgache, la Jirama, vient d'être publié. Il vise, explique le représentant du FMI, à diminuer le prix de revient de l'électricité, près de deux fois plus élevé que le prix de vente… « En ce moment, l'énergie est produite essentiellement par du heavy fuel et du diesel, précise Kodjovi Eklou. Donc, ça coûte extrêmement cher. On sait que les grands projets hydroélectriques vont prendre du temps. Mais avant d'arriver là, avec les panneaux solaires, on va produire de l'énergie à moindre coût. » Graves dysfonctionnements pas résolus L'amélioration du service devrait, espère le FMI, permettre d'imposer des tarifs « confort » et « super confort » pour, par exemple, les bureaux et les grands hôtels, afin de renflouer les caisses, tout en préservant des tarifs sociaux. Cette réforme de la Jirama ne remédie pourtant pas aux dysfonctionnements graves de la compagnie, estime Serge Zafimahova, consultant malgache en risque d'investissement. « Les services de l'État ne paient pas. Or, ces montants sont bel et bien consommés. Où va cet argent ? Deuxième point, comment se fait-il que le coût du litre de gasoil de la Jirama soit supérieur au coût du litre pour le consommateur à la pompe, fournie par Total, Shell ou Esso ? Il y a quand même quelque chose d'anormal. » Vers une privatisation de la Jirama ? Si la Jirama est désormais une société anonyme à participation de l'État, sa structure n'est pas réformée, souligne cet expert. « En gardant la Jirama dans sa forme actuelle, c'est-à-dire une société qui s'occupe de la partie électricité, de la partie eau et de la partie logistique, les mêmes maux vont produire les mêmes soucis demain. Si ça passe entre les mains du privé, ça va faire flamber les cours du kilowattheure. » Inquiet d'une possible privatisation, le personnel de la Jirama a déjà organisé des sit-in à travers Madagascar et prévoit d'amplifier le mouvement.
Au Tchad, le plan national de développement vient d'être adopté en Conseil des ministres. Baptisé Tchad Connexion 2030, ce plan entend mobiliser 30 milliards de dollars publics et privés pour désenclaver le pays et diversifier l'économie tchadienne, encore très agricole et pétrolière. Il s'agit d'atteindre 8% de croissance dans cinq ans, alors que l'extrême pauvreté, qui atteint plus de 40% de la population tchadienne, s'est encore aggravée cette année. Le plan, baptisé Tchad Connexion 2030, souhaite mettre en valeur la position centrale du Tchad en Afrique, en faire un nœud logistique. « Tous les grands corridors africains, du nord au sud, de l'est à l'ouest, transitent par le Tchad, souligne le ministre tchadien des Finances, Tahir Hamid Nguilin, qui a participé à la définition de ce plan. Le terme connexion ici marque la volonté de nous positionner comme un hub logistique, mettre en place l'ensemble des moyens nécessaires à ce que la navigabilité sur le lac Tchad soit effective avec des ferries, des ports, des débarcadères… » Faciliter la transformation des produits agricoles et miniers Électrifier à 90% les zones urbaines et à 60% l'ensemble du pays, fournir de l'eau à 11 millions de personnes supplémentaires…, le plan prévoit aussi de doubler la scolarisation en primaire grâce à l'ouverture de l'enseignement au secteur privé, qui est également attendu, souligne le ministre, dans le secteur de l'or et de la transformation industrielle des produits de base. « Nous voulons que le secteur privé, avec des licences, avec des conditions financières, des facilités fiscales et douanières sans pareil, puisse investir et connecter à l'énergie notre population et passer à l'industrialisation et à une transformation plus poussée de nos matières qui sont les mines, les produits agricoles, les produits d'élevage, l'arachide, le sésame, la gomme arabique et des produits de niche comme la spiruline. » Un atout, le faible endettement du Tchad Ce plan de 30 milliards de dollars élaboré par les autorités de Ndjamena, en collaboration avec la banque Rothschild et le cabinet Roland Berger, est très ambitieux, mais le Tchad a un atout : son très faible endettement. « C'est ambitieux et on voit malheureusement souvent de ce genre de plans publiés par les ministères sans que ce soit vraiment suivi d'effet, observe Charles Bouessel, analyste Afrique centrale chez International Crisis Group. Mais un des rares points positifs pour le Tchad, c'est qu'il a des capacités de financement bien supérieures aux autres pays de la CEMAC parce que sa dette équivaut à seulement 30% de son PIB, ce qui est trois fois plus faible que le Congo par exemple. » Le Tchad est sorti de la période compliquée du remboursement de prêt contre des barils à Glencore, ce qui lui permet de profiter davantage de ses revenus pétroliers. Le FMI soutient son plan avec sa facilité élargie de crédit. Mais le défi du développement est gigantesque, avec un demi-million de Tchadiens supplémentaires plongés dans l'extrême pauvreté, depuis les inondations.
Ce mardi 10 juin, le FMI et la crise économique de la France ont été abordés par Patrick Bertrand, directeur général des opérations d'Holnest, Christian Poyau, PDG de Micropole, et Christian Parisot, économiste, conseiller auprès d'Aurel BGC, dans l'émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
À 22h, Perrine Storme fait le tour des images marquantes et des déclarations fortes de la journée. Du lundi au jeudi, Perrine jusqu'à minuit fait vivre l'info du soir avec chroniqueurs, invités et éditorialistes.
Le Journal en français facile du mardi 22 avril 2025, 18 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/BbcG.A
C'est une révélation qui secoue le Sénégal et pourrait marquer durablement la trajectoire économique et politique de ce pays. Le Fonds monétaire international vient de confirmer l'existence d'une dette dissimulée estimée à 7 milliards de dollars, contractée entre 2019 et 2024 sous l'administration de l'ex-président Macky Sall. Une dette volontairement sous-déclarée, comme l'avait déjà révélé la Cour des comptes.Pour analyser cette situation exceptionnelle, nous recevons Demba Moussa Dembélé, économiste, directeur du Forum africain des alternatives, figure de l'économie politique critique, et membre du conseil du Forum social africain à Dakar. Il est avec nous par le biais de la visioconférence.▶ Soutenez Le Média :
Les experts et journalistes de RFI répondent à vos questions sur la fin de la médiation angolaise entre la RDC et le Rwanda, un cessez-le-feu accepté en mer Noire pour l'Ukraine et la Russie et des informations militaires confidentielles envoyées par erreur à un journaliste américain. Sénégal : le FMI confirme la dette « cachée » de Macky Sall Le Fonds Monétaire International a confirmé le rapport de la Cour des comptes publié en février 2025, attestant alors que l'administration de Macky Sall a délibérément camouflé une datte de sept milliards de dollars entre 2019 et 2024. Comment une dette aussi importante a-t-elle pu être cachée pendant plusieurs années sans être détectée plus tôt ? Que risque l'ancien président ? Depuis ces révélations des autorités sénégalaises, le programme d'aides du FMI au Sénégal est suspendu. Quelles conditions le pays doit-il remplir pour que ce programme soit rétabli ?Avec Léa-Lisa Westerhoff, correspondante permanente de RFI à Dakar. RDC/Rwanda : clap de fin pour la médiation angolaise Après plus de deux ans de médiation entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, le président João Lourenço renoncé à poursuivre sa médiation censée aboutir à un accord de paix durable entre les deux pays. Comment expliquer une telle décision ? Quel autre pays africain pourrait prendre la relève de l'Angola ?Avec Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI.Guerre en Ukraine : fin des hostilités en mer Noire ? Après de longues discussions à Riyad sous la médiation américaine, Moscou et Kiev ont conclu un accord de cessez-le-feu en mer Noire, où 30% de la flotte russe a été détruite par l'Ukraine. Comment les Ukrainiens ont-ils pris le dessus sur ce front alors qu'ils ne possèdent pas une marine de guerre ? Quelles conséquences pour Moscou ?Avec Ulrich Bounat, analyste en géopolitique, spécialiste de l'Europe centrale et de l'Est, chercheur associé à l'Institut Open Diplomacy. États-Unis : des plans militaires envoyés par erreur à un journaliste Le numéro de téléphone du rédacteur en chef du magazine américain The Atlantic a été ajouté par erreur à un groupe de discussions dans lequel se trouvaient le secrétaire d'État américain, le vice-président ou encore le patron de la CIA. C'est ainsi que ce journaliste a reçu le plan détaillé des frappes que les États-Unis allaient mener deux heures plus tard contre les rebelles Houthis au Yémen. Comment la Maison Blanche justifie-t-elle une telle erreur ?Avec Jérémy Ghez, professeur en Affaires internationales à HEC Paris, spécialiste des États-Unis.
Le Fonds monétaire international (FMI) affirme qu'entre 2019 et 2024, une dette d'un montant de 7 milliards de dollars environ a été « cachée » par le Sénégal de l'exp-président Macky Sall. Cela confirme les conclusions du rapport de la Cour des comptes pointant une dette sous-évaluée et des manquements dans la gestion des finances du pays. En visite à Dakar, alors que le programme d'aide du FMI au pays est suspendu depuis ces révélations, le chef de mission du FMI pour le Sénégal, Edward Gemayel, s'est entretenu avec notre correspondante Léa-Lisa Westerhoff. RFI : Edward Gemayel, vous avez conduit la délégation du FMI à Dakar cette semaine, quel est l'objectif de cette visite ?Edward Gemayel : en effet, ça fait une semaine qu'on est à Dakar, c'est une mission à caractère un peu spécial, suite à la publication du rapport de la Cour des comptes à la mi-février. Nous sommes venus à Dakar pour discuter avec les autorités du contenu du rapport, notamment ce qui s'est passé en termes de dette pendant l'ancienne administration, comment cette dette s'est accumulée sans être divulguée. Et, troisièmement, quelles sont les mesures et les réformes que les autorités souhaitent prendre dans les semaines, mois et années à venir, afin d'éviter qu'une situation similaire ne se reproduise ? Selon le document publié par la Cour le 12 février dernier, les comptes initialement arrêtés en décembre 2023 faisaient état d'une dette publique sénégalaise qui était à plus de 70 % du PIB, finalement sous-estimée, puisque dans son audit, la Cour des comptes parle d'une dette à près de 100 % du PIB. En êtes-vous arrivé à la même conclusion que les autorités actuelles, à savoir que l'administration précédente a délibérément menti aux partenaires financiers du pays, au sujet de l'état économique du pays ? Comme le rapport de la Cour des comptes le dit très clairement, il y a eu une décision qui était très consciente de sous-estimer ce stock de la dette pendant les années précédentes. Donc, on est d'accord avec la conclusion du rapport de la Cour des comptes. Donc, on peut parler de mensonge ? Il y a une sous-estimation. Donc, il y a une partie de la dette qui a été cachée. Et ceci a permis aux autorités de pouvoir s'endetter plus sur les marchés, de donner un signal plus positif aux marchés financiers et aussi de pouvoir s'endetter à des taux plus favorables que ce que ces taux auraient été si la dette était plus élevée. Des sources parlent de 7 milliards de dollars qui auraient été détournés. Vous confirmez ? 25 % du PIB. C'est à peu près 6, 7 milliards de dollars. Je ne dirai pas détournés. C'est un endettement qui n'a pas été dévoilé. Et donc, le stock de la dette a été sous-estimé d'à peu près ce montant de 7 milliards de dollars. C'est un chiffre gigantesque. Dans ces conditions, le Fonds Monétaire International peut-il continuer à prêter de l'argent au Sénégal, comme le demandent les nouvelles autorités ? c'est pour ça, la première étape dans les semaines qui viennent, c'est de pouvoir déterminer ce qui s'est passé, comment ça s'est passé et quelles sont les mesures que nos autorités vont prendre afin d'éviter ceci, de se répéter dans le futur. Une fois que nous avons tout ceci, nous allons présenter, soumettre un dossier au conseil d'administration du FMI. Le Conseil a deux choix soit il va donner une dérogation aux autorités, une dérogation de ne pas rembourser le FMI, des décaissements qui ont eu lieu dans le passé sur la base de données erronées, en contrepartie de mesures correctrices. Et le deuxième choix, c'est de demander au Sénégal de rembourser le FMI sur ce qui a été décaissé sur base de fausses données. Mais si ce n'est pas nous qui décidons, c'est une décision que le conseil d'administration éventuellement devrait prendre dans les semaines à venir. Le rapport de la Cour des comptes relève des manquements graves qui pourraient revêtir diverses qualifications pénales, dont des faux en écriture, détournement de deniers publics, blanchiment d'argent et enrichissement illicite. Selon le ministre de la Justice, est-ce que vos experts sont arrivés à la même conclusion ? On a eu des discussions avec les autorités, y compris avec le ministère, le ministre de la Justice qui a confirmé ceci. C'est le rôle du ministère de la Justice et de la Justice sénégalaise de poursuivre ces faits. Mais est-ce que vous les qualifiez de la même façon ? Il faut laisser la justice prendre son cours et les investigations vont prendre leur cours. Et puis ceci va déterminer si ces faits ont eu lieu ou pas lieu. En tout cas, on peut parler de manquements graves ? Il y a eu certains manquements. Absolument. En 2016, le FMI avait suspendu ses financements au Mozambique après la découverte d'un milliard de dollars de prêts cachés. Est-ce qu'il est possible que le FMI fasse de même avec le Sénégal ? Pour le moment, le programme avec le FMI est suspendu, afin de résoudre la question de la fausse déclaration de données. Une fois que notre conseil d'administration va statuer sur cette affaire, à ce moment-là, on pourra reprendre les discussions sur un programme. Ce qui veut dire qu'à ce jour, le Sénégal qui est en quête de liquidité et qui demande au Fonds Monétaire International de reprendre le prêt qu'il a entamé avec lui, à ce jour, vous n'êtes pas encore en mesure de dire si ça va reprendre ou non ? Jusqu'à ce jour, on n'est pas en situation parce qu'on doit résoudre le problème des fausses données. Mais ce que je peux dire, c'est qu'on est en train d'avancer le plus vite possible afin de mettre ce dossier derrière nous et de pouvoir entamer des relations financières avec les autorités sénégalaises. Sénégal: le FMI évoque une dette «cachée» d'environ 7 milliards de dollars entre 2019 et 2024La visite de la délégation du FMI se termine le 26 mars.
L'intelligence artificielle est sur le point d'affecter près de 40 % de tous les emplois et risque probablement d'aggraver les inégalités globales.Traduction :Artificial intelligence is set to affect nearly 40% of all jobs, and will likely worsen overall inequality. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
L'intelligence artificielle est sur le point d'affecter près de 40 % de tous les emplois et risque probablement d'aggraver les inégalités globales.Traduction :Artificial intelligence is set to affect nearly 40% of all jobs, and will likely worsen overall inequality. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Ce jeudi 24 octobre, la dette française et l'impact de l'intervention de l'Etat lors des crises ont été abordés par Patrice Geoffron, professeur à Paris-Dauphine, membre du Cercle des Économistes, Frédéric Farah, économiste, enseignant à l'Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, et Rafik Smati, entrepreneur, président du mouvement Objectif France, dans l'émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Ce mercredi 23 octobre, les prévisions du FMI relatives à la faiblesse de la croissance mondiale et la fièvre protectionniste de Donald Trump, ont été abordées par Denis Payre, président de Nature & People First, Guillaume Dard, président de Montpensier Finance, et Jean-Marc Daniel, professeur émérite à l'ESCP, dans l'émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Depuis 2022, c'est le premier rapport du Fonds monétaire international (FMI) pour le Gabon, qui avait volontairement suspendu l'application de son accord avec l'institution pour la période 2021-2024. Le rapport a étudié l'évolution des performances économiques du Gabon des années 1970, 1980 jusqu'à aujourd'hui. Et la situation est mauvaise. Selon le rapport du FMI, le Gabon reste un pays à revenus intermédiaires, mais ses populations s'enfoncent dans la pauvreté. « On s'est rendu compte qu'il y a eu un recul du niveau de revenu. Pour vous donner un exemple, au Gabon, si un habitant en moyenne gagnait 100 000 francs CFA en 1990, aujourd'hui, ce même habitant gagne à peine 80 000 francs CFA, détaille Gomez Agou, représentant du FMI, ce recul du revenu s'est accompagné de deux éléments importants au Gabon : l'accroissement du chômage et l'accroissement de la pauvreté. Le chômage, aujourd'hui, est autour de 35 à 40% au sein de la population en âge de travailler. Et la pauvreté, c'est un Gabonais sur trois qui est pauvre ». La dette va grossirAutre indicateur négatif, le taux d'endettement qui dépasse le seuil de 70% du PIB fixé par la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac). « Nous avons donc regardé la situation de la dette du Gabon qui, aujourd'hui, se situe en 2023 à 70,5% du PIB. Donc c'est un taux d'endettement très important. » Selon Gomez Agou, la situation pourrait empirer : « Si le rythme d'endettement avant le 30 août 2023 se poursuit dans les années à venir, la dette du Gabon pourrait atteindre, dans 4 ans ou 5 ans, 100% du PIB ».À lire aussiLe Gabon emprunte 1,3 milliard d'euros sur les marchés financiersPour corriger cette situation, le FMI formule plusieurs recommandations, il demande notamment plus de transparence dans la gestion des ressources pétrolières et minières. « C'est l'heure de rétablir toute la transparence, poursuit Gomez Agou, il faut publier, par exemple, les contrats de pétrole et les contrats miniers. Il faut s'assurer qu'il y a un audit du secteur, collecter l'impôt et les droits de douane et réduire le rythme de dépenses de l'État ».Volonté de maitrise des déficitsLors d'une cérémonie conjointe avec le FMI, le ministre de l'Économie, Mays Mouissi, a fourni quelques explications : « Nous continuons notre stratégie avec la volonté de faire en sorte que notre pays maîtrise ses déficits, maîtrise l'inflation et maîtrise son endettement. » Le ministre de l'Économie poursuit : « Ce que le FMI demande, c'est d'être déjà plus transparent sur les recettes pétrolières et minières. C'est la raison pour laquelle il y a toute une réflexion sur le volet contractuel, pour voir comment nous pouvons rendre publics les contrats liés à ce domaine ».Le FMI félicite le gouvernement de transition pour avoir volontairement mis à sa disposition, en toute transparence, la documentation nécessaire à l'élaboration de ce rapport. Il souhaite que Libreville s'active à appliquer ses recommandations.À lire aussiGabon: la Banque mondiale suspend ses décaissements en raison d'impayés
Le rétablissement des finances du Ghana, toujours en défaut de paiement, est désormais suspendu à un jugement de la Cour suprême du pays. Elle a commencé à examiner la loi réprimant l'homosexualité votée en février. Si cette loi est jugée conforme à la Constitution, elle sera adoptée et le Ghana pourrait alors perdre le soutien de la Banque Mondiale. Les auditions prévues hier, mercredi 8 mai, devaient être retransmises en direct à la télévision. C'est dire à quel point ce débat passionne les Ghanéens à quelques mois de l'élection présidentielle programmée en décembre.Les juges ont finalement ajourné leurs travaux en demandant à l'un des plaignants, un journaliste qui conteste la loi, de réécrire sa copie, trop injurieuse, pas assez technique selon eux. Cette loi est très sévère : elle prévoit des peines pouvant aller jusqu'à cinq ans de prison contre les LGBTQ, et de la prison ferme également contre les proches qui ne dénonceraient pas ce choix sexuel.La loi a été votée sans opposition par les principaux partis, mais le président attend l'avis de la Cour suprême pour la promulguer. Nana Akufo Ado redouble de prudence par crainte de la réaction de la Banque mondiale.À lire aussiGhana : la loi anti-LGBTQ au début d'un processus judiciaireLes exigences de la Banque mondialeAccra n'a toujours pas résolu sa crise de la dette et a donc un besoin urgent de la Banque mondiale. Or cette loi anti-gay n'est pas compatible avec les standards exigés par le bailleur. La Banque mondiale a déjà suspendu deux fois ses versements après l'adoption de textes condamnant l'homosexualité en Ouganda. En 2014, le gouvernement fait très vite machine arrière. Mais en 2023, le président Museveni approuve la nouvelle loi pénalisant l'homosexualité et refuse de reculer sous la pression de la banque.Le plan BLa Banque mondiale pourrait annuler le prêt de 3,8 milliards de dollars accordé au Ghana. Le FMI pourrait suivre. Il assure un autre financement de trois milliards de dollars. Enfin, Accra redoute la réaction de ses partenaires européens. L'Allemagne a déjà fait savoir qu'elle réprouvait cette loi. Au moment du vote de la loi, le ministre ghanéen des Finances avait averti les parlementaires du risque couru, leur conseillant de chercher des financements alternatifs auprès des pays arabes ou de la Chine. Précisément ce que redoute la banque mondialeÀ lire aussiLe Ghana en défaut restreint de paiementLa Banque mondiale face à un dilemmeSoit elle transige sur ses valeurs pour assurer sa mission d'assistance aux États en détresse, soit elle reste fidèle à ses principes, mais risque alors d'être contournée, dépassée par des puissances du Sud global. La position qu'elle adoptera au Ghana sera attentivement suivie sur tout le continent africain, au moment où les États africains ont du mal à accéder au financement ; au moment aussi où les gouvernants comme les populations sont de plus en plus excédés par les conditions imposées par les bailleurs occidentaux, parfois en opposition frontale avec leurs valeurs. Une majorité de pays africains, une trentaine, interdisent l'homosexualité. Certains, comme le Niger ou le Kenya, envisagent même de renforcer la répression anti LGBTQ.À lire aussiLa Banque Mondiale s'inquiète du niveau d'endettement des pays en développement
« Des élections reportées aux calendes sahéliennes… », constate Jeune Afrique en préambule à une longue enquête sur la situation politique des deux pays sous la coupe des militaires.« Cette année 2024 devait être l'année des scrutins présidentiels au Mali et au Burkina Faso. Mais ni la junte d'Assimi Goïta ni celle d'Ibrahim Traoré ne semblent vouloir mettre un terme à leurs régimes de transition, pointe le site panafricain. Après quelques circonvolutions calendaires consécutives au premier coup d'État du colonel Assimi Goïta, la prolongation de la transition malienne avait été fixée “à 24 mois, à compter du 26 mars 2022“. Au Burkina Faso, quelques semaines après la prise de pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, la charte de transition adoptée le 14 octobre 2022 fixait la fin de la transition au 1er juillet 2024. » Au final, constate Jeune Afrique, « la date malienne a été dépassée. Quant aux autorités burkinabè, qui se trouvent à deux mois de l'échéance, elles ont expliqué qu'organiser des élections n'était pas “une priorité“. »Et voici leur argument : « le Premier ministre burkinabè, Apollinaire Joachim Kyelem de Tambela, a (récemment) dénoncé les “campagnes électorales coûteuses et ruineuses“ et les “discours alambiqués et procédures incompréhensibles pour le plus grand nombre“, pointe le site panafricain. Il semble y préférer “la démocratie“ dans laquelle vivaient les “sociétés traditionnelles“. Sans urnes. La transition prolongée pourrait donc s'achever par une “élection“ sans suffrage universel. Le Mali, lui, relève enfin Jeune Afrique, a démontré par son référendum constitutionnel de juin 2023 qu'il accordait encore du crédit aux scrutins déployés sur toute l'étendue du territoire. Mais jusqu'à quel point ? »Le FMI à la rescousseA ce blocage politique s'ajoutent de grandes difficultés sociales et économiques… Avant-hier, relève Sahel Tribune, « le Fonds monétaire international a annoncé avoir conclu un accord crucial avec le Mali, en vue d'octroyer une facilité de crédit rapide de 120 millions de dollars, soit plus de 70 milliards de FCFA. » Objectif : « aider à combattre les effets dévastateurs de chocs économiques externes, affirme le site malien, notamment l'inflation due aux conflits internationaux et aux blocus maritimes. »Des dirigeants trop gourmands ?Le Mali manque de moyens financier mais, apparemment, ça n'est pas le cas des dirigeants maliens…« La loi organique qui fait jaser », s'exclame Malijet. En effet, explique le site malien, « adoptée à huis clos, à l'abri des regards indiscrets, cette loi qui fixe les avantages, indemnités et autres traitements des membres du Conseil national de transition, l'organe législatif de la transition, fait polémique. » En effet, cette loi ne serait « pas suffisamment explicite sur les montants des indemnités et pourrait ainsi laisser latitude au CNT de cocher des cases. » Bref, de s'attribuer ce qui bon lui semble…Résultat, pointe Malijet, « une irrésistible vague d'indignation s'est ainsi saisie d'une opinion qui ne semble pas s'accommoder de ce qu'elle considère comme une extravagance par ces temps de disette pour le trésor public, de crise économique qui plombe les différents secteurs de l'économie avec sa cohorte de fermetures massives d'entreprises. »Malijet cite également ces propos de l'ancien Premier ministre Moussa Mara : il juge « affligeant de constater que le CNT, dans un contexte de difficultés économiques, énergétiques, sécuritaires, etc., semble plus préoccupé par la rémunération de ses membres que par le contrôle de l'action du gouvernement. »Un 1er-Mai sous tensionSituation économique et sociale difficile également au Burkina Faso… Là aussi, des problèmes de vie chère… Le quotidien Le Pays à Ouaga, invoque une conjoncture mondiale défavorable mais aussi « la grave crise sécuritaire et humanitaire sans précédent que traverse le Burkina Faso », ainsi que la « détérioration des relations entre le Burkina Faso et certains pays de la CEDEAO avec des répercussions inévitables sur la circulation des biens et des marchandises. »Hier, « la manifestation du 1er-Mai n'a pas été autorisée par les tenants du pouvoir en raison, sans doute, du contexte national caractérisé par la crise sécuritaire, relève Le Pays. Mais au-delà de cette raison officielle, l'on sait que les rapports entre le gouvernement de la transition et certaines organisations syndicales sont très tendus. »En effet, dans les colonnes de WakatSéra, le secrétaire général de l'Union syndicale des Travailleurs du Burkina, Abdoulaye Ernest Ouédraogo affirme que « le dialogue est rompu avec l'autorité du moment » et parle même de « tyrannie ».
L'Afrique du Sud célèbre, en cette fin du mois d'avril, les 30 ans des premières élections multiraciales, et l'avènement de la démocratie. Le 27 avril 1994, après un scrutin historique, Nelson Mandela était élu président, et le pays tournait la page des années apartheid. Depuis, l'ANC s'est toujours maintenu au pouvoir. L'économie a continué à se développer, et le pays est désormais l'un des plus industrialisés du continent, mais le bilan est plutôt contrasté. De notre correspondante à Johannesburg,Pour l'économiste Azar Jammine, le pays a en fait connu, depuis 1994, deux périodes : avant et après la présidence de Jacob Zuma, marquée par la corruption. « Les quinze premières années ont été plutôt un succès. Le pays a connu une croissance moyenne de 3% par an, entre 1994 et 2001. Et ensuite, presque 5% par an entre 2001 et 2007. Il faut dire que cela coïncidait avec un boom des prix des matières premières, donc tout allait bien. Mais à partir de 2012, l'économie sud-africaine a fait très peu de progrès, avec une baisse significative de la croissance », détaille-t-il.Le FMI prévoit désormais une croissance de 0,9% en 2024 pour le pays. Et même si le nombre d'emplois a augmenté depuis 1994, le rythme n'a pas été assez soutenu, puisque près de 32% des Sud-Africains sont au chômage – et en particulier les populations noires. De plus, les politiques de discrimination positive n'ont pas suffisamment permis de transformer le monde du travail, selon Xhanti Payi, économiste pour PwC.« Faciliter l'inclusion au sein de l'économie a été un défi, si l'on regarde qui est à la tête des entreprises, ou qui possède la richesse en Afrique du Sud. L'ancien président Mbeki parlait même de deux économies », rappelle l'expert. « Or, l'inclusion est importante, car lorsqu'on distribue la richesse, on en crée aussi un peu plus, puisque davantage de gens vont avoir de quoi consommer, et de quoi contribuer. »Le salaire minimum, « une des réussites de l'ANC »L'Afrique du Sud reste ainsi l'un des pays les plus inégalitaires au monde, selon l'indice de Gini. « Un des gros problèmes en termes de réduction sur le long terme de la pauvreté et des inégalités, c'est le manque d'actifs détenus par la majorité de la population sud-africaine », met en avant Isobel Frye, la directrice du think tank Social Policy Initiative (SPI).« Sous l'apartheid, les communautés noires ne pouvaient presque pas posséder de terres. Pareil pour les petites entreprises, les gens étaient prolétarisés et dépendants de leurs salaires. Et les salaires, pour ceux qui sont employés, et surtout pour les emplois semi ou peu qualifiés, sont très bas. Donc, l'introduction d'un salaire minimum est l'une des réussites de l'ANC », ajoute-t-elle.Le système d'allocations sociales, parmi les plus développés du continent, est une bouée pour les plus pauvres : près de 30% de la population en bénéficie, sans compter l'aide post-Covid toujours distribuée.
Ce vendredi 12 avril, la dégradation de la productivité au niveau mondial, a été abordé par Jean-Marc Daniel, éditorialiste BFM Business, Mathieu Plane, directeur adjoint du département analyse et prévision de l'OFCE, et Philippe Manière, président et co-fondateur de Vae Solis Communications, dans l'émission Les Experts, présentée par Stéphane Pedrazzi sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Après la Cédéao, le Mali, le Burkina et le Niger vont-ils décider de quitter l'Uemoa et la zone du franc CFA ? Depuis la rupture du 28 janvier, la question se pose. L'expert monétaire français Olivier Vallée a été conseiller technique du FMI auprès des pays de l'Uemoa. Il était basé à Bamako. Il a aussi travaillé à Niamey. Pour lui, il est possible que les trois pays de la nouvelle Alliance des États du Sahel (AES), décident de rompre avec le franc CFA et la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), mais sans sortir de l'espace douanier de l'UEMOA. RFI : Concrètement, après la rupture du Mali, du Burkina Faso et du Niger avec la Cédéao, le 28 janvier, est-ce qu'il va y avoir une hausse des tarifs douaniers ? Et est-ce que, pour les ressortissants de ces trois pays, il va y avoir de l'inflation ?Olivier Vallée : Les seuls échanges qui sont réellement soumis à la fiscalité douanière, parce que la douane, c'est une fiscalité, et principalement, la dernière fiscalité qui s'exerce, c'est la TVA. La TVA, on la prélève aux frontières. Et les droits de douane, pour des tas de raisons, même en dehors de la Cédéao, sont très faibles, parce que l'Uemoa, c'est une union qui est une union douanière, on l'oublie, à l'origine. Donc, les taux douaniers de l'Uemoa sont très bas. Le FMI et la Banque mondiale se sont battus pendant des années pour ouvrir le marché, donc ce qui fait rentrer de l'argent, c'est la TVA sur des grandes masses et notamment sur de grandes masses de produits importés qui viennent d'autres pays que de pays de la Cédéao – je pense à la farine russe, je pense au blé américain, aux engrais russes, aux engrais américains ou marocains. Ce sont les grandes masses, les flux qui sont les flux vitaux de douane pour les États – d'ailleurs, je ferais remarquer que, depuis qu'il y a eu des coups d'État successifs au Mali, je suis toujours surpris par le [bon] niveau des recettes de l'État malien, donc ça veut dire que ça continue à rentrer par l'intermédiaire, justement, de la TVA.En fait, ce que vous dites, c'est qu'il y aurait une hausse des tarifs douaniers si ces trois pays étaient sortis de l'Uemoa – c'est-à-dire l'espace du franc CFA –, mais pour l'instant, tant qu'ils ne quittent que la Cédéao, il n'y a pas de hausse de tarifs douaniers, c'est ça ?C'est bien cela.Du coup, on se demande si ces trois pays vont sortir également de l'Uemoa ?Je pense que l'une des options qui restent encore à l'AES, c'est de faire entendre le message à l'Uemoa : « Évitons d'en arriver là ».L'AES, l'Alliance des États du Sahel, pense quand même à créer une monnaie commune à ces trois pays. On dit même que cette nouvelle monnaie pourrait s'appeler le « sahel ». Est-ce que c'est sérieux ?Je crois que c'est une option qui n'exclut pas le maintien dans l'Uemoa parce que, dans cette période de crise que vit le Sahel, le gros problème, ce n'est pas l'Uemoa, c'est le comportement de la BCEAO qui a gelé tous les comptes du trésor nigérien, et c'est ça la pierre d'achoppement. Donc il n'y a pas de raisons objectives de quitter l'Uemoa. Il y en a quelques-unes qui incitent les autorités des trois États, encore une fois solidaires et coordonnés, à trouver une autre relation avec la BCEAO, qui leur donne une autonomie. Ce qu'ils veulent, c'est retrouver leurs comptes du trésor fluides et sans possibles blocages de la part de la Banque centrale.À lire aussiSortie du Mali de la Cédéao: le point sur les conséquences économiques et humainesOn dit souvent que, pour avoir une économie forte, il faut avoir un tissu économique suffisamment fort. Est-ce que demain l'Alliance des États du Sahel peut avoir une monnaie forte ?Quand on a de l'or, on est tout à fait en droit d'émettre de la monnaie, on a la meilleure des compensations possibles, surtout au cours actuel de l'or.Et de fait, le Mali est un gros producteur d'or…Pas seulement le Mali, le Niger et le Burkina Faso sont aussi des producteurs d'or. À la frontière entre le Mali et le Niger, à Téra, il y a une très grande concentration de chercheurs d'or, de l'or qui pour l'instant part surtout à Dubaï, mais on peut avoir aussi ces avoirs en or déposés à la banque de Dubaï.Donc, vous voyez assez bien les trois pays de l'Alliance des États du Sahel sortir du franc CFA, sans sortir de l'espace douanier de l'Uemoa ?À mon avis, rien n'est véritablement tranché. Ce qu'ils voudraient à tout prix, c'est bénéficier du côté de l'Uemoa, et peut-être, avant même cela, du côté de la Cédéao, d'une reconnaissance politique. Mais apparemment, on n'en prend pas le chemin.Et pour vous, il ne faut pas faire de catastrophisme pour les économies de ces trois pays ?Non, parce que, malgré les incertitudes, il n'y a pas eu de déclin net de la croissance économique. Les finances publiques du Mali se portent assez bien, le budget du Niger pour 2024 est un budget très raisonnable puisqu'il est inférieur de mille milliards [de francs CFA] à celui qui était prévu initialement et les prévisions économiques du FMI, qui datent du mois de juillet 2023, tablaient sur une croissance économique du Niger de 6%, qui va certainement être dopée par l'or qui commence à être produit par les Chinois, l'uranium – dont les cours montent – et le pétrole – dont on attend dans quelques jours qu'il alimente le pipeline qui débouche au port de Sèmè, au Bénin.À lire aussiChronique de Jean-Baptiste Placca - Cédéao, les grands perdants de la rupture
(00:00:35) Le point faible des narcotrafiquants globalisés: interview de Bertrand Monnet (00:12:40) Le FMI emprunté face à l'Argentine
L'intelligence artificielle est sur le point d'affecter près de 40 % de tous les emplois et risque probablement d'aggraver les inégalités globales.Traduction :Artificial intelligence is set to affect nearly 40% of all jobs, and will likely worsen overall inequality. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'intelligence artificielle est sur le point d'affecter près de 40 % de tous les emplois et risque probablement d'aggraver les inégalités globales. Traduction : Artificial intelligence is set to affect nearly 40% of all jobs, and will likely worsen overall inequality. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Ce lundi 27 novembre, la privatisation de quelques secteurs (santé, éducation, ... ) comme solution pour le redressement budgétaire et la crainte que l'IA ait des effets socioéconomiques sur le long terme ont été abordées par Philippe Aghion, professeur au Collège de France et membre du Cercle des économistes, Augustin Landier, professeur à HEC, et Robin Rivaton, directeur général de Stonal et fondateur de Real Estech, dans l'émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Ce lundi, sur Europe 1, Nicolas Bouzou revient sur la situation économique mondiale depuis l'attaque du Hamas contre Israël.
Le Fonds monétaire international (FMI) a récemment publié un rapport sur la pénurie des financements en Afrique subsaharienne. Selon ce rapport, la croissance du PIB de la région sera positive et de l'ordre de 3,6% en 2023. Elle sera même en augmentation en 2024 et s'établira à 4,2%. Pour maintenir ces performances, l'Afrique doit compter sur elle-même, conseille le FMI. C'est notamment le cas pour l'Afrique centrale, une région riche en matières premières. Gomez Agou, représentant du FMI au Gabon qui a présenté ce rapport à Libreville, a répercuté cette recommandation aux pays d'Afrique centrale. RFI : Monsieur Gomez Agou, vous venez de présenter le rapport sur la pénurie de financements en Afrique subsaharienne, quelle est la situation selon ce rapport ?Gomez Agou : Selon notre rapport, nous avons trois principales conclusions : la première, c'est que les financements sont aujourd'hui rares et plus coûteux. La seconde, c'est qu'il est urgent pour l'ensemble des pays africains de pouvoir renforcer les capacités à lever l'impôt afin de pouvoir mobiliser suffisamment de ressources domestiques pour faire face à leurs besoins de développement. Et enfin, nous lançons encore une fois l'appel à la solidarité internationale dans cette situation. Qu'est-ce qui justifie cette pénurie ? Alors cette pénurie est due à trois raisons principales. La première, c'est la montée des taux d'intérêt dans les grandes économies, notamment l'économie américaine, qui a renchéri le coût des prêts sur le marché international. La deuxième raison, c'est la baisse de l'aide publique au développement venant des pays de l'Ouest. Et la troisième raison, c'est aussi la baisse des prêts venant de Chine. Quelle est la situation en Afrique centrale ? L'Afrique centrale n'échappe pas à cette pénurie du financement, et cela, à trois niveaux. Le premier, c'est que la crise du financement est aussi celle de l'Afrique centrale. Le deuxième niveau, c'est que cela aura un certain nombre de conséquences, comme l'ensemble des pays de l'Afrique subsaharienne. Première conséquence à court terme, c'est l'insécurité alimentaire. Je rappelle qu'il y a 130 millions d'Africains aujourd'hui qui font face à l'insécurité alimentaire, y compris en Afrique centrale. La deuxième, c'est la situation du ralentissement de la reprise de la croissance économique. À long terme, la situation d'endettement restera délicate pour l'ensemble des pays d'Afrique subsaharienne, et aussi la capacité des pays à faire face à leurs besoins sera au ralenti. Et enfin, nous réitérons l'appel pour l'ensemble des pays d'Afrique centrale, et donc plus largement de l'Afrique subsaharienne, à pouvoir renforcer les capacités à lever l'impôt.Le Fonds monétaire international, c'est quand même l'un des principaux bailleurs de fonds. Qu'est-ce que vous avez fait pour certains pays d'Afrique centrale ? Prenons le cas du Tchad, par exemple, où il y a eu une transition. Au Tchad, le Fonds monétaire international a travaillé avec le G20 dans le cadre de ce que nous appelons le cadre commun, qui a permis le retraitement de la dette du Tchad, permettant ainsi d'accroître les capacités budgétaires du pays à faire face à ces besoins de développement. À quelle hauteur ? Vous avez une idée ? C'est encore en discussion, en finalisation, mais le principe a été acquis dans le cadre d'un programme avec le Fonds monétaire international. Justement, dans le même cadre, il y a le Congo-Brazzaville et le Fonds monétaire international qui ont des relations houleuses. Que dit le rapport à ce propos ? Je n'emploierai pas vos termes. Je pense que le Fonds monétaire a toujours été disponible à travailler avec l'ensemble des pays de la région d'Afrique centrale, cette posture n'a pas changé pour le Congo, et donc les équipes travaillent avec le pays, pour faire avancer le programme économique du pays. Ça avance ? Oui, ça avance. Pour le cas du Gabon et de la Guinée Équatoriale - deux pays pétroliers qui à un certain moment ont abandonné les prêts auprès du Fonds monétaire international -, qui sont désormais en programme avec le Fonds monétaire international, quelle est la situation aujourd'hui ? Le Gabon a un programme avec le Fonds monétaire international. Nous avons déjà fait deux revues. Et donc les discussions continuent, afin de pouvoir poursuivre la mise en œuvre de ce programme après les périodes électorales que vous savez. Et pour le cas de la Guinée Équatoriale ? Pour le cas de la Guinée Équatoriale, les relations sont toujours au beau fixe avec le Fonds monétaire international. Je pense que les autorités sont en discussion avec l'institution. Un État membre de la Cémac [Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, NDLR], comme la Centrafrique, connaît une grosse instabilité. Pensez-vous qu'il est possible de faire fonctionner l'État sans ces financements internationaux ? Le FMI se tient toujours aux côtés de l'ensemble des pays du monde qui sont membres de l'institution, y compris en Afrique centrale, y compris pour la Centrafrique. Est-ce que tous ces pays de l'Afrique centrale sont toujours capables de lever des financements auprès du Fonds monétaire international ? Les programmes du Fonds monétaire international obéissent d'abord à un besoin de financement de ces pays et ensuite à un ensemble d'engagement des autorités à faire des réformes. Et donc, c'est dans ce cadre-là qu'il y a toujours des discussions, et lorsque des points d'accord sont trouvés dans le cadre de ces discussions en matière de réforme, il y a donc des financements qui accompagnent. Quelles perspectives économiques le rapport trace-t-il pour l'Afrique subsaharienne ? La perspective est la suivante : il est vrai que les financements aujourd'hui se font rares, sont plus coûteux. Cette situation aura des conséquences importantes pour l'Afrique subsaharienne : insécurité alimentaire, ralentissement de la croissance économique. À long terme, situation d'endettement délicate, besoin de pouvoir faire face aux besoins de développement des pays. Et aussi, inclure la problématique du financement climatique. À cela, notre conseil à l'ensemble des pays de l'Afrique subsaharienne est le suivant : il faut rapidement renforcer les capacités de ces pays-là à lever les ressources domestiques, j'entends l'impôt et les droits de douane, afin de pouvoir compter prioritairement sur eux-mêmes pour financer leurs besoins de développement. Et, nous réitérons notre appel à l'ensemble de la communauté internationale à faire preuve de solidarité dans cette phase délicate pour l'ensemble des pays. Quand vous parlez de la communauté internationale, vous parlez de qui par exemple ? Nous parlons de l'ensemble de la communauté internationale, notamment les pays du G20 avec qui le Fonds monétaire international, ces dernières années, a fait suffisamment de progrès. Je parlais tout à l'heure du cas du cadre commun pour le traitement de la dette publique des pays en difficulté.
EXPERTS PHILIPPE DESSERTINE Directeur de l'Institut de Haute Finance Auteur de « Le grand basculement » SYLVIE MATELLY Économiste - Directrice adjointe de l'IRIS Institut de Relations Internationales et Stratégiques VALÉRIE NIQUET Spécialiste de l'Asie - Fondation pour la Recherche Stratégique Auteure de « La Chine en 100 questions » FRANÇOIS BOUGON Journaliste spécialiste de la Chine – « Mediapart » Coup de frein sur la mondialisation. C'est ce qui semble être dans toutes les toutes têtes du 53è Forum économique de Davos. La rencontre annuelle, qui s'est ouverte hier, est devenue un symbole de la fracture entre les tenants de la mondialisation et les protectionnistes. Le FMI alerte actuellement de la « fragmentation » des échanges mondiaux, qui pourrait faire chuter le PIB mondial de plus de 7 %. Le Fonds monétaire international s'inquiète des risques liés à un retour en arrière face à la globalisation des marchés. «Nous faisons face au spectre d'une nouvelle guerre froide qui pourrait voir le monde se fragmenter en blocs économiques rivaux». Plusieurs sujets seront sur la table dans la station alpine suisse, comme la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, et la course aux subventions pour rapatrier les usines. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déjà annoncé la création d'un « fonds de souveraineté européen ». Celui-ci soutiendrait l'industrie de l'UE face à la flambée des prix de l'énergie. Dans son viseur : l'Inflation Reduction Act de Joe Biden. Entrée en vigueur en août dernier, cette loi protectionniste cristallise les tensions avec les Européens, avec des réductions de coûts pour les Nord-Américains et des investissements massifs dans le secteur de l'énergie. Des aides d'état similaires ont été mises en place en Chine, alors que le pays fait face à une baisse de croissance importante, notamment en raison de sa politique "zéro Covid", mais aussi à cause de son déclin démographique, le premier depuis soixante ans. L'Empire du milieu n'est ainsi plus perçu comme un Eldorado aux yeux des investisseurs, et beaucoup d'expatriés en sont revenus sans intention d'y retourner. Pendant ce temps, en France, certaines entreprises trouvent des solutions face à la crise énergétique. Pour diminuer les coûts, les sites français de production de Toshiba font par exemple travailler leurs salariés la nuit. De leurs côtés, certaines start-up de l'Hexagone partent s'installer aux Etats-Unis pour bénéficier de la politique mise en place contre l'inflation. Alors, peut-on vraiment parler de fin de la mondialisation ? Quels sont les enjeux du forum de Davos ? La perte de vitesse économique de la Chine est-elle durable ? L'économie française est-elle en danger face aux mesures protectionnistes américaines ? DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
durée : 00:38:40 - Le Temps du débat - par : Emmanuel Laurentin - Le forum de Davos s'ouvre aujourd'hui, alors que le FMI et la Banque Mondiale alertent sur le risque de récession mondiale. La guerre en Ukraine continue à peser sur les prix de l'énergie, l'inflation se maintient et les taux directeurs sont en hausse : qui va en subir les conséquences ? - invités : Sylvie Matelly Economiste et directrice adjointe de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS); Mary-Françoise Renard Economiste, professeure à l'université Clermont-Auvergne, responsable de l'Institut de recherches sur l'économie de la Chine (IDREC); Anton Brender chef économiste de Candriam, membre du Cercle des économistes
Ce mardi, François Lenglet nous explique pourquoi le bilan de l'économie française est moins sombre qu'on ne le croit.