Podcasts about taubira

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taubira

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Invité culture
Marie Binet et l'héritage douloureux de l'esclavage dans «Une femme qui ment»

Invité culture

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 3:23


2026, année charnière en France pour la mémoire de l'esclavage. Le pays célèbre cette année les 25 ans de la loi Taubira reconnaissant l'esclavage comme un crime contre l'humanité. Le début du mois de juin a aussi été marqué par l'abrogation officielle du « Code noir », texte de loi destiné à codifier l'esclavage. C'est dans ce contexte que Marie Binet a publié son ouvrage Une femme qui ment, récit d'une véritable quête identitaire au cours de laquelle l'autrice a découvert ses origines antillaises, et toute une histoire familiale cachée, héritée de l'esclavage. RFI : Vous sortez Un femme qui ment, dans lequel vous racontez comment vous avez découvert, à l'âge adulte, que vous étiez Noire – je résume grossièrement évidemment, mais on va approfondir. Pouvez-vous me raconter comment l'histoire assez extraordinaire qui est la vôtre a commencé ? Marie Binet : Tout a commencé avec la mort de ma mère. C'est à ce moment-là que j'ai découvert que ma mère avait caché toute sa vie, son histoire, son origine, qui elle était. Car en réalité, quand vous êtes enfant, votre mère vous raconte qu'elle est Américaine, que vous avez des ancêtres hongrois… mais lorsque votre mère décède, vous tombez sur des papiers, et là, vous comprenez qu'en réalité, elle était créole.  Je découvre une pochette, oui, dans laquelle il y a des faux papiers, une fausse identité… Elle a plusieurs noms, plusieurs lieux de naissance : tout est faux. Donc, comme dans une enquête policière, je commence à mettre petit à petit, bout à bout, des infimes éléments. C'est là que je fais une première découverte : ma mère a eu un fils, j'ai donc un demi-frère, qui a vingt ans de plus que moi. C'est lui qui va m'apprendre qu'elle venait en fait des Antilles. À ce moment-là, je remonte le fil, jusqu'à découvrir que ma mère, qui se disait seule, sans parents ni rien autour d'elle, a en réalité une famille énorme ! Et notamment un père qui fut un homme politique. Un personnage qui avait pensé raconter l'histoire de l'esclavage. Vous allez donc en Martinique pour y voir plus clair, et ce que vous découvrez là-bas, c'est d'une part que votre grand-père était Noir – ce que vous n'auriez jamais imaginé puisque votre mère était blanche de peau –, et d'autre part que vos ancêtres directs étaient esclaves. Oui, j'ai fait un film pour raconter cette enquête familiale, qui s'appelait Noir comment ? Lorsque le film a été diffusé à la télévision, un spectateur m'a envoyé un courrier me disant qu'il avait fait des recherches et découvert la patente de liberté de mon arrière-grand-père. À ce moment, c'est la première preuve que j'ai, qui est écrite. Ça me fait un choc. Ce grand-père, cet arrière-grand-père, c'était tellement proche de moi ! Ce n'est pas loin du tout ! Et de savoir qu'il était esclave, c'est une bascule dans le temps, dans l'identité… C'est ça qui a été bouleversant. Et vous constatez aussi qu'en Martinique, personne ne s'étonne de votre quête d'identité. Vous pouvez aller voir n'importe qui en disant : « Je cherche un tel », et on s'interrompt ou on vous aide ?  Toutes les personnes que je vais rencontrer au fil de cette enquête vont prendre l'histoire pour leur histoire. C'est pour cela que je me suis rendu compte que ce travail de mémoire était essentiel. Pas seulement pour moi, mais pour beaucoup de gens. Cela correspond à une quête d'identité qui est générale. Cette histoire de l'esclavage a été tue d'une manière tellement forte, tellement violente d'une certaine manière… On recommande d'oublier. Dans cette histoire de l'esclavage, il y a aussi l'histoire de tous ceux qui ont fait des efforts monstrueux, gigantesques pour être de nouveau des hommes, des femmes, des enfants normaux – et même plus que cela : pour pouvoir avoir l'honneur d'eux-mêmes. Est-ce comme cela que vous expliquez le besoin maladif de votre mère de mentir, de reconstruire une part d'identité ? Une façon, comme vous le dites, de se réinventer une vie normale, jusqu'à la fin de ses jours ?   Ah, c'était encore mieux : elle était exceptionnelle ! (rires) Ce secret de famille qui était le sien, elle l'a porté avec elle comme un souhait d'exceller dans tout ce qu'elle faisait. Et donc, je pense qu'elle ne me l'aurait jamais dévoilé. Elle n'aurait pas passé sa vie entière à oublier qui elle était pour être révélée de cette façon. À écouter aussiMarie Binet, dans En sol majeur À lire aussiEsclavage: qu'est-ce que le Code noir et pourquoi son abrogation maintenant ? À écouter aussi«Dans la peau d'une Blanche»

Invité Culture
Marie Binet et l'héritage douloureux de l'esclavage dans «Une femme qui ment»

Invité Culture

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 3:23


2026, année charnière en France pour la mémoire de l'esclavage. Le pays célèbre cette année les 25 ans de la loi Taubira reconnaissant l'esclavage comme un crime contre l'humanité. Le début du mois de juin a aussi été marqué par l'abrogation officielle du « Code noir », texte de loi destiné à codifier l'esclavage. C'est dans ce contexte que Marie Binet a publié son ouvrage Une femme qui ment, récit d'une véritable quête identitaire au cours de laquelle l'autrice a découvert ses origines antillaises, et toute une histoire familiale cachée, héritée de l'esclavage. RFI : Vous sortez Un femme qui ment, dans lequel vous racontez comment vous avez découvert, à l'âge adulte, que vous étiez Noire – je résume grossièrement évidemment, mais on va approfondir. Pouvez-vous me raconter comment l'histoire assez extraordinaire qui est la vôtre a commencé ? Marie Binet : Tout a commencé avec la mort de ma mère. C'est à ce moment-là que j'ai découvert que ma mère avait caché toute sa vie, son histoire, son origine, qui elle était. Car en réalité, quand vous êtes enfant, votre mère vous raconte qu'elle est Américaine, que vous avez des ancêtres hongrois… mais lorsque votre mère décède, vous tombez sur des papiers, et là, vous comprenez qu'en réalité, elle était créole.  Je découvre une pochette, oui, dans laquelle il y a des faux papiers, une fausse identité… Elle a plusieurs noms, plusieurs lieux de naissance : tout est faux. Donc, comme dans une enquête policière, je commence à mettre petit à petit, bout à bout, des infimes éléments. C'est là que je fais une première découverte : ma mère a eu un fils, j'ai donc un demi-frère, qui a vingt ans de plus que moi. C'est lui qui va m'apprendre qu'elle venait en fait des Antilles. À ce moment-là, je remonte le fil, jusqu'à découvrir que ma mère, qui se disait seule, sans parents ni rien autour d'elle, a en réalité une famille énorme ! Et notamment un père qui fut un homme politique. Un personnage qui avait pensé raconter l'histoire de l'esclavage. Vous allez donc en Martinique pour y voir plus clair, et ce que vous découvrez là-bas, c'est d'une part que votre grand-père était Noir – ce que vous n'auriez jamais imaginé puisque votre mère était blanche de peau –, et d'autre part que vos ancêtres directs étaient esclaves. Oui, j'ai fait un film pour raconter cette enquête familiale, qui s'appelait Noir comment ? Lorsque le film a été diffusé à la télévision, un spectateur m'a envoyé un courrier me disant qu'il avait fait des recherches et découvert la patente de liberté de mon arrière-grand-père. À ce moment, c'est la première preuve que j'ai, qui est écrite. Ça me fait un choc. Ce grand-père, cet arrière-grand-père, c'était tellement proche de moi ! Ce n'est pas loin du tout ! Et de savoir qu'il était esclave, c'est une bascule dans le temps, dans l'identité… C'est ça qui a été bouleversant. Et vous constatez aussi qu'en Martinique, personne ne s'étonne de votre quête d'identité. Vous pouvez aller voir n'importe qui en disant : « Je cherche un tel », et on s'interrompt ou on vous aide ?  Toutes les personnes que je vais rencontrer au fil de cette enquête vont prendre l'histoire pour leur histoire. C'est pour cela que je me suis rendu compte que ce travail de mémoire était essentiel. Pas seulement pour moi, mais pour beaucoup de gens. Cela correspond à une quête d'identité qui est générale. Cette histoire de l'esclavage a été tue d'une manière tellement forte, tellement violente d'une certaine manière… On recommande d'oublier. Dans cette histoire de l'esclavage, il y a aussi l'histoire de tous ceux qui ont fait des efforts monstrueux, gigantesques pour être de nouveau des hommes, des femmes, des enfants normaux – et même plus que cela : pour pouvoir avoir l'honneur d'eux-mêmes. Est-ce comme cela que vous expliquez le besoin maladif de votre mère de mentir, de reconstruire une part d'identité ? Une façon, comme vous le dites, de se réinventer une vie normale, jusqu'à la fin de ses jours ?   Ah, c'était encore mieux : elle était exceptionnelle ! (rires) Ce secret de famille qui était le sien, elle l'a porté avec elle comme un souhait d'exceller dans tout ce qu'elle faisait. Et donc, je pense qu'elle ne me l'aurait jamais dévoilé. Elle n'aurait pas passé sa vie entière à oublier qui elle était pour être révélée de cette façon. À écouter aussiMarie Binet, dans En sol majeur À lire aussiEsclavage: qu'est-ce que le Code noir et pourquoi son abrogation maintenant ? À écouter aussi«Dans la peau d'une Blanche»

Reportage France
Zoos humains: les ossements d'Amérindiens bientôt de retour sur leur terre natale en Guyane

Reportage France

Play Episode Listen Later Jun 14, 2026 3:21


Plus de 130 ans après leur mort dans des conditions indignes, les ossements d'Amérindiens de Guyane vont bientôt pouvoir être rapatriés sur leurs terres natales. En 1892, une trentaine d'hommes, femmes et enfants issus des peuples Kali'nas et Arawaks avaient été amenés à Paris pour être exhibés lors d'expositions coloniales, six n'avaient pas survécu à l'hiver. Leurs dépouilles, enterrées puis exhumées pour être étudiées par des scientifiques, sont conservées depuis au Muséum national d'histoire naturelle. Ce lundi 15 juin, l'Assemblée nationale doit adopter définitivement une proposition de loi déjà votée par le Sénat : elle prévoit de sortir les ossements des collections publiques, normalement inaliénables, ce qui permet juridiquement de les restituer à leur communauté. L'aboutissement d'un long combat mené par leurs descendants.  « Ici, on conserve surtout de grandes boîtes contenant de nombreux ossements, décrit Martin Friess, conservateur du Musée de l'Homme à Paris, y compris donc des Kali'nas et de l'Arawak. » Un bruit accompagne ces paroles, c'est la clim qui tourne 24 h sur 24. « Parce que pour bien conserver les restes humains, les os, il faut un climat contrôlé, c'est-à-dire température et humidité stables, poursuit le conservateur. Donc, c'est pour ça qu'il fait relativement frais ici. » Sur une étagère au fond de la réserve, six grandes boîtes grises sont superposées. « Il y a dedans les restes humains des six individus qui seront probablement restitués – après le vote à l'Assemblée, bien entendu – à la Guyane française. Ils ont été amenés en France pour l'Exposition universelle de 1892, où ils ont été exposés dans le Jardin d'acclimatation, autrement appelé aussi zoo humain. » Ces six personnes arrachées à leur terre sont mortes la même année. « La plupart ont été enterrés et ils ont été déterrés en 1997, et là, ils ont été transférés dans les collections du Muséum national d'histoire naturelle, poursuit Martin Friess. Et donc nous avons fait fabriquer ces boîtes spécifiquement pour ces individus, parce qu'il s'agit de squelettes plus ou moins complets qui sont montés, c'est-à-dire articulés, ce qui était la pratique du XIXᵉ siècle, surtout pour faciliter les expositions. Et donc ils sont pour l'instant assemblés comme s'ils étaient debout. Effectivement, on a fait fabriquer ces boîtes faites dans un carton spécifique neutre, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'interaction chimique avec le tissu. » À lire aussiGuyane: les bustes d'Amérindiens exhibés à Paris bientôt de retour sur leurs terres Un retour en trois étapes Une fois la loi permettant la restitution des restes des Amérindiens définitivement votée, ces six boîtes pourront enfin sortir de la réserve du musée. Pour leurs descendants, le vote définitif d'une loi spécifique à l'Assemblée nationale, ce lundi 15 juin, fait de 2026 une année historique pour eux. « C'est une année exceptionnelle. Une année qui est, je pense, alignée avec toutes les mémoires puisque c'est aussi l'année de la loi Taubira, s'exclame Corinne Toka-Devilliers, présidente de l'association Moliko Alet+po. Il y a aussi toutes ces reconnaissances, tout ce passé colonial… Donc 2026 est vraiment une année bénie et historique, dans tous les sens du terme, pour les outre-mer, pour les Dom-Tom, pour les collectivités et pour la Guyane. » Une année historique pour la Guyane, prête à accueillir comme il se doit ses aïeux afin qu'ils reposent en paix. Les cérémonies chamaniques ont déjà été organisées en septembre 2024 à Paris, pour apaiser les âmes et préparer le retour. Une fois la loi adoptée et promulguée, le retour se fera en plusieurs étapes. « Ce retour se fera en trois étapes et commencera par une cérémonie officielle à l'Élysée, comme nous l'a annoncé le conseiller du président de la République. Ensuite, il y aura une cérémonie à l'arrivée à l'aéroport Félix Éboué, à Cayenne, précise Corinne Toka-Devilliers, et après ils iront dans leur sépulture où on fera une veillée, selon notre culture ancestrale Kali'na et Arawak, pour que le lendemain, ils puissent trouver enfin leur maison funéraire et leur repos éternel. » Une fois en Guyane, les ossements des Amérindiens seront officiellement sortis de la collection publique. Après avoir passé 134 ans dans les sous-sols du Musée de l'Homme à Paris. À  écouter dans La marche du monde1 - Zoos humains : une longue histoire

Invité du jour
Code noir : abrogation, réparations ? Avec M. Cottias, M. Damoisel, J.-M. Théodat, D. Boutrin

Invité du jour

Play Episode Listen Later May 28, 2026 46:26


C'est une anomalie de l'Histoire face à laquelle se tiennent ce jeudi les députés français. Ils doivent en effet se prononcer sur l'abrogation formelle du Code noir, le texte qui régissait le statut des esclaves et la traite négrière, dont la France était un acteur majeur en Europe. 178 ans après l'abolition — la deuxième, de l'esclavage, ce Code noir existe toujours. Ce vote intervient aussi 25 ans après l'adoption de la Loi dite « Taubira », qui a fait de la France le premier pays au monde à reconnaître l'esclavage crime contre l'Humanité. Qu'en a-t-on fait collectivement ?

Le Billet politique
Le Code noir hante-t-il notre histoire ?

Le Billet politique

Play Episode Listen Later May 21, 2026 4:30


durée : 00:04:30 - Le Billet politique - par : Jean Leymarie - Les députés se préparent à abroger le Code noir qui, pendant plus de cent ans, a organisé l'esclavage. Vingt-cinq ans après la loi Taubira, une nouvelle étape, et des questions brûlantes. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les interviews d'Inter
Esclavage : "Il y a encore du chemin pour que chacun accepte de regarder l'histoire en face", affirme Vincent Hugeux

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later May 21, 2026 7:12


durée : 00:07:12 - Les interviews d'Inter - par : Mathilde Munos - Vincent Hugeux, journaliste, essayiste, enseignant à Sciences Po, auteur de "Les fers et le fouet, une histoire raisonnée de l'esclavage" (éditions Perrin), revient sur l'adoption, il y a 25 ans, de la loi Taubira et la reconnaissance de la traite et l'esclavage comme des crimes contre l'humanité. - invités : Vincent Hugeux Journaliste et spécialiste de l'Afrique Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Kalenderblatt - Deutschlandfunk
"Loi Taubira" - Als Sklavenhandel zum Verbrechen wurde

Kalenderblatt - Deutschlandfunk

Play Episode Listen Later May 21, 2026 5:01


Vor 25 Jahren erklärte Frankreich als erstes Land Sklavenhandel und Sklaverei zu Verbrechen gegen die Menschlichkeit – mit der Verabschiedung des „Loi Taubira“. Entstanden aus Druck von der Straße, prägt das Gesetz bis heute die Erinnerungspolitik. Noll, Andreas www.deutschlandfunk.de, Kalenderblatt

Viva Culture
Viva Culture - 17 mai 2026

Viva Culture

Play Episode Listen Later May 17, 2026 29:30


Au programme de l'émission du dimanche 17 mai 2026 :ENTRETIEN : ALAIN BERTRAND, peintre hyperréaliste, Galerie Hamon, jusqu'au 2 juin. (Isabelle Royer)A LIVRE OUVERT : Leila Slimani - "Le pays des autres" ; 2020 Gallimard. (Lilly Jacob)REVUE DE PRESSE : des nouvelles de nos pratiques artistiques. (Isabelle Royer)AGENDA CULTUREL : Maison de l'armateur, Réminiscences - Fantômes de l'esclavage, loi Taubira 21 mai 2001. (Isabelle Royer)

Si loin si proche
Esclavage à Nantes, nos héritages

Si loin si proche

Play Episode Listen Later May 10, 2026 48:30


À l'occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions du 10 mai, on part dans la cité des Ducs, premier port esclavagiste de France. À la rencontre d'un singulier duo nantais qui œuvre pour la justice réparatrice : Pierre Guillon de Princé, descendant d'armateurs négriers, et Dieudonné Boutrin, infatigable militant d'origine martiniquaise et descendant d'esclavisés. Depuis le 18 avril 2026, s'élève à Nantes le Mât de la fraternité et de la mémoire, un monument fort de symboles, hissé, porté par Pierre Guillon de Princé et Dieudonné Boutrin. C'est au pied de ce mât que Pierre a présenté des excuses officielles, pour les actes de ses ancêtres esclavagistes à Saint-Domingue, devant l'ambassadeur d'Haïti notamment.  Par ses mots, accompagnés d'un geste symbolique de réparation financière, Pierre a brisé un silence qui pèse depuis des décennies, des siècles sur la ville et le pays. Une démarche rare, unique dit-on en France, qui s'inscrit dans un long processus de réconciliation et de réparation mené par Pierre et Dieudonné. Depuis leur rencontre, cet épatant duo a mené des visites à deux voix du Mémorial de l'Abolition de l'esclavage situé sur le quai de la Fosse à Nantes. Ce qui les a amenés ensuite à se rapprocher d'autres « héritiers » de l'esclavage, des descendants d'esclavagistes anglais notamment, parmi lesquels la famille Trevelyan, première famille du Royaume-Uni à avoir présenté des excuses officielles dans les Caraïbes, pour faire avancer une cause qui leur tient, à tous et toutes, à cœur : la réconciliation mais surtout la justice réparatrice. Car, 25 ans après le vote en France de la loi Taubira reconnaissant la traite et l'esclavage comme « crime contre l'humanité », qui incluait initialement un volet sur les réparations, des voix s'élèvent, notamment au sein de l'Union africaine ou de la CARICOM dans les Caraïbes. En mars dernier, l'ONU a adopté une résolution présentée par le Ghana pour reconnaitre l'esclavage comme « le plus grave crime contre l'humanité », une résolution qui s'empare également du sujet des réparations.    À 86 ans, Pierre et Dieudonné, 61 ans, fourmillent de projets au sein de l'association La Coque Nomade Fraternité et de la Fédération internationale des héritiers de l'esclavage qu'ils viennent d'initier, avec différents acteurs de la société civile des Caraïbes, d'Angleterre ou du monde lusophone. L'objectif : rendre toujours plus visible cette mémoire et les héritages, les blessures que 400 ans d'esclavage ont laissés derrière eux dans les consciences, les identités et nos sociétés. Un projet de Mât de la fraternité est en cours à Bristol et dans d'autres villes du monde. Et des familles nantaises descendantes d'armateurs, sur l'exemple de Pierre, envisagent désormais de parler et de briser ce silence…  Un reportage de Céline Develay-Mazurelle à Nantes avec Dieudonné Boutrin, Pierre Guillon de Princé, l'historien Bernard Michon, Laura Trevelyan et John Dower, cofondateurs de l'organisation Heirs of slavery, Marie-Annick Gournet, vice-présidente associée de l'université de Bristol spécialisée dans la justice réparatrice, et Aïssata Seck, directrice de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage.  En savoir plus : – Sur l'association La Coque Nomade Fraternité basée à Nantes et fondée par Dieudonné Boutrin – Sur le Mémorial de l'Abolition de l'Esclavage situé à Nantes sur le quai de la Fosse – Sur l'organisation Heirs of Slavery fondée par Laura Trevelyan et John Dower, descendants d'esclavagistes britanniques à la Grenade – Sur les travaux du projet Repairs de l'Agence nationale de la recherche, coordonné notamment par Magalie Bessone, Myriam Cottias et Elisabeth Cunin, avec Jessica Balguy – Sur la Fondation pour la mémoire de l'esclavage et tous les évènements prévus pour les 25 ans du vote de la loi Taubira – Sur la base de données Esclavage Indemnités qui rassemble les données sur les indemnités versées aux familles esclavagistes françaises à l'abolition de l'esclavage en 1849 et en 1825 à Haïti par le projet Repairs  – Sur la conférence Reimagining Higher Education as Accountable Partners in Repair and Transformation organisée le 19 mai 2026 à Bristol par Marie-Annick Gournet, vice-présidente associée de l'université de Bristol, en charge de la justice réparatrice – Sur notre précédent voyage en 2019 à Nantes, sur les traces de la mémoire de l'esclavage colonial. Un reportage d'Inès Edel-Garcia.

Si loin si proche
Esclavage à Nantes, nos héritages

Si loin si proche

Play Episode Listen Later May 10, 2026 48:30


À l'occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions du 10 mai, on part dans la cité des Ducs, premier port esclavagiste de France. À la rencontre d'un singulier duo nantais qui œuvre pour la justice réparatrice : Pierre Guillon de Princé, descendant d'armateurs négriers, et Dieudonné Boutrin, infatigable militant d'origine martiniquaise et descendant d'esclavisés. Depuis le 18 avril 2026, s'élève à Nantes le Mât de la fraternité et de la mémoire, un monument fort de symboles, hissé, porté par Pierre Guillon de Princé et Dieudonné Boutrin. C'est au pied de ce mât que Pierre a présenté des excuses officielles, pour les actes de ses ancêtres esclavagistes à Saint-Domingue, devant l'ambassadeur d'Haïti notamment.  Par ses mots, accompagnés d'un geste symbolique de réparation financière, Pierre a brisé un silence qui pèse depuis des décennies, des siècles sur la ville et le pays. Une démarche rare, unique dit-on en France, qui s'inscrit dans un long processus de réconciliation et de réparation mené par Pierre et Dieudonné. Depuis leur rencontre, cet épatant duo a mené des visites à deux voix du Mémorial de l'Abolition de l'esclavage situé sur le quai de la Fosse à Nantes. Ce qui les a amenés ensuite à se rapprocher d'autres « héritiers » de l'esclavage, des descendants d'esclavagistes anglais notamment, parmi lesquels la famille Trevelyan, première famille du Royaume-Uni à avoir présenté des excuses officielles dans les Caraïbes, pour faire avancer une cause qui leur tient, à tous et toutes, à cœur : la réconciliation mais surtout la justice réparatrice. Car, 25 ans après le vote en France de la loi Taubira reconnaissant la traite et l'esclavage comme « crime contre l'humanité », qui incluait initialement un volet sur les réparations, des voix s'élèvent, notamment au sein de l'Union africaine ou de la CARICOM dans les Caraïbes. En mars dernier, l'ONU a adopté une résolution présentée par le Ghana pour reconnaitre l'esclavage comme « le plus grave crime contre l'humanité », une résolution qui s'empare également du sujet des réparations.    À 86 ans, Pierre et Dieudonné, 61 ans, fourmillent de projets au sein de l'association La Coque Nomade Fraternité et de la Fédération internationale des héritiers de l'esclavage qu'ils viennent d'initier, avec différents acteurs de la société civile des Caraïbes, d'Angleterre ou du monde lusophone. L'objectif : rendre toujours plus visible cette mémoire et les héritages, les blessures que 400 ans d'esclavage ont laissés derrière eux dans les consciences, les identités et nos sociétés. Un projet de Mât de la fraternité est en cours à Bristol et dans d'autres villes du monde. Et des familles nantaises descendantes d'armateurs, sur l'exemple de Pierre, envisagent désormais de parler et de briser ce silence…  Un reportage de Céline Develay-Mazurelle à Nantes avec Dieudonné Boutrin, Pierre Guillon de Princé, l'historien Bernard Michon, Laura Trevelyan et John Dower, cofondateurs de l'organisation Heirs of slavery, Marie-Annick Gournet, vice-présidente associée de l'université de Bristol spécialisée dans la justice réparatrice, et Aïssata Seck, directrice de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage.  En savoir plus : – Sur l'association La Coque Nomade Fraternité basée à Nantes et fondée par Dieudonné Boutrin – Sur le Mémorial de l'Abolition de l'Esclavage situé à Nantes sur le quai de la Fosse – Sur l'organisation Heirs of Slavery fondée par Laura Trevelyan et John Dower, descendants d'esclavagistes britanniques à la Grenade – Sur les travaux du projet Repairs de l'Agence nationale de la recherche, coordonné notamment par Magalie Bessone, Myriam Cottias et Elisabeth Cunin, avec Jessica Balguy – Sur la Fondation pour la mémoire de l'esclavage et tous les évènements prévus pour les 25 ans du vote de la loi Taubira – Sur la base de données Esclavage Indemnités qui rassemble les données sur les indemnités versées aux familles esclavagistes françaises à l'abolition de l'esclavage en 1849 et en 1825 à Haïti par le projet Repairs  – Sur la conférence Reimagining Higher Education as Accountable Partners in Repair and Transformation organisée le 19 mai 2026 à Bristol par Marie-Annick Gournet, vice-présidente associée de l'université de Bristol, en charge de la justice réparatrice – Sur notre précédent voyage en 2019 à Nantes, sur les traces de la mémoire de l'esclavage colonial. Un reportage d'Inès Edel-Garcia.

Reportage culture
Expression(s) décoloniale(s): l'art pour interroger les angles morts de l'histoire

Reportage culture

Play Episode Listen Later May 9, 2026 2:36


À Nantes, ville au cœur de l'histoire de la traite atlantique, le musée d'histoire interroge aujourd'hui ses propres collections. À travers la 4ᵉ édition de sa biennale Expression(s) décoloniale(s), il invite à repenser l'héritage colonial et esclavagiste. Deux artistes des deux rives de l'Atlantique, la Brésilienne Rosana Paulino et le Sénégalais Omar Victor Diop, font dialoguer leurs œuvres avec les archives du musée. Ce parcours s'inscrit dans la commémoration des 25 ans de la loi Taubira, lorsque, le 10 mai 2001, la France est devenue le premier pays au monde à reconnaître la traite atlantique et l'esclavage colonial comme crimes contre l'humanité.  Une exposition à voir jusqu'au 8 novembre 2026 au musée d'histoire de Nantes. À lire aussiÀ Nantes, un mât pour réconcilier les descendants d'esclaves et d'esclavagistes [3/3]

Reportage Culture
Expression(s) décoloniale(s): l'art pour interroger les angles morts de l'histoire

Reportage Culture

Play Episode Listen Later May 9, 2026 2:36


À Nantes, ville au cœur de l'histoire de la traite atlantique, le musée d'histoire interroge aujourd'hui ses propres collections. À travers la 4ᵉ édition de sa biennale Expression(s) décoloniale(s), il invite à repenser l'héritage colonial et esclavagiste. Deux artistes des deux rives de l'Atlantique, la Brésilienne Rosana Paulino et le Sénégalais Omar Victor Diop, font dialoguer leurs œuvres avec les archives du musée. Ce parcours s'inscrit dans la commémoration des 25 ans de la loi Taubira, lorsque, le 10 mai 2001, la France est devenue le premier pays au monde à reconnaître la traite atlantique et l'esclavage colonial comme crimes contre l'humanité.  Une exposition à voir jusqu'au 8 novembre 2026 au musée d'histoire de Nantes. À lire aussiÀ Nantes, un mât pour réconcilier les descendants d'esclaves et d'esclavagistes [3/3]

Reportage France
À Nantes, un mât pour réconcilier les descendants d'esclaves et d'esclavagistes [3/3]

Reportage France

Play Episode Listen Later May 7, 2026 3:39


Alors qu'il y a 25 ans, la loi dite Taubira permettait de reconnaître l'esclavage et la traite comme crime contre l'humanité, RFI revient cette semaine sur la mémoire collective de ce sujet en France. Le dernier épisode de cette série coréalisée avec la rédaction d'Outre-mer s'arrête à Nantes, ville emblématique puisqu'elle fut le premier port négrier du pays pendant plus de quatre siècles. Un mât y a été érigé en amont du Mémorial de l'abolition de l'esclavage. Un monument unique initié par deux Nantais au profil atypique.  « C'est un grand jour pour nous, pour la justice réparatrice, et il est grand temps qu'on libère la parole, personne n'est responsable du passé, mais nous sommes responsables du présent et du futur. Et Pierre, comme on dit, il ne nous reste pas beaucoup de temps, mais on l'a fait quand même, mon ami ! » Dieudonné Boutrin ne peut cacher sa joie. Lui, le Martiniquais descendant d'esclaves, s'adresse à Pierre Guillon de Princé, descendant d'armateur esclavagiste : « Je suis fier, lance-t-il publiquement, d'être un nègre, je suis là pour honorer la mémoire de mes aïeux. Le Mât de la fraternité est dédié à tous ces milliers d'Africains, d'hommes, de femmes, d'enfants déportés pendant plus de quatre siècles d'Afrique vers les Amériques et les Caraïbes. » À ses côtés se tient au pied du mât Pierre Guillon de Princé : « J'ai toujours su qui j'étais, dit-il, je sais depuis ma jeunesse que je suis descendant d'armateur. Pour moi, c'était une bizarrerie dans mon arbre généalogique. » C'est l'histoire de la rencontre entre deux hommes que tout oppose : l'un est un descendant d'esclave, l'autre est un descendant d'armateur négrier. Ensemble, ils ont imaginé ce mât. Symbole de la réconciliation Le processus a été long pendant cinq années. Tout démarre en 2021 avec cette réflexion, explique Dieudonné Boutrin : « Comment peut-on transmettre cette histoire ? Comment peut-on rendre le public acteur de la lutte contre le racisme, qui est l'héritage de l'esclavage ? Et c'est à ce moment-là que nous avons rencontré une famille anglaise, les Trevelyan. » Car en Angleterre, d'autres familles portent le même héritage colonial. Un passé lourd et difficile à vivre pour John Dower, réalisateur de films pour les jeux vidéo. Issu d'une famille aristocratique, c'est le descendant d'une famille de planteurs de canne à sucre, de coton et de café, les Trevelyan… « Je suis allée à la recherche de mon passé. Je suis tombé sur le site du centre des études de l'esclavage britannique mis en ligne en 2013, décrit le réalisateur. Quand j'ai compris que ma famille était impliquée dans l'esclavage, qu'elle avait des plantations avec 1 004 esclaves exactement, là mon cerveau a explosé. » Il y a trois ans, John Dower s'est rendu sur l'île de Grenade, dans les Caraïbes, pour présenter des excuses officielles au nom de ses ancêtres. Aujourd'hui, il est venu spécialement de Bristol, en Angleterre, pour soutenir Pierre Guillon de Princé dans cette démarche historique. Une grande première en France. À lire aussiParcours mémoriel à Nantes: sur les traces de la traite négrière en France Des excuses publiques Haut de 18 mètres, le 1ᵉʳ article de la Déclaration universelle des droits de l'Homme y est gravé sur son socle… C'est au pied de ce mât que Pierre Guillon de Princé, 86 ans et très ému, présente ses excuses solennelles au nom de ses ancêtr​es. «​​​​​​​ ​​​​​​​​​​Pour moi, c'est un soulagement, en tant que descendant d'une famille d'armateurs négriers nantais, de pouvoir présenter mes excuses pour les actes de mes ancêtres, déclare-t-il. Ils armèrent six navires pratiquant la traite atlantique triangulaire entre Nantes et Saint-Domingue. Ce qui représente 18 départs de Nantes, ayant arraché 4 500 Africains de leurs terres… » Avec leur association, La coque Nomade, ils ambitionnent d'ériger 72 autres mâts de la fraternité dans des villes héritières de cet écrasant passé. Trois bateaux pédagogiques sont par ailleurs en cours de construction. Ils doivent donner à voir la réalité de la traite atlantique sur trois continents pour l'ambitieux projet triangle de la mémoire.  Une fédération internationale des descendants de l'esclavage a été mise en place pour continuer le dialogue vers la justice réparatrice. Retrouvez tous les reportages sur les 25 ans de la loi Taubira : Vingt-cinq ans de la loi Taubira: «Quand le voile se lève: se découvrir un ancêtre esclavagiste» [1/3] La loi Taubira: La flamme de l'égalité, un concours pour transmettre l'histoire de l'esclavage [2/3]

Reportage France
La loi Taubira: La flamme de l'égalité, un concours pour transmettre l'histoire de l'esclavage [2/3]

Reportage France

Play Episode Listen Later May 6, 2026 3:25


Il y a 25 ans, le 10 mai 2001, le Sénat votait à l'unanimité la loi qui faisait de la France le premier pays au monde à reconnaître la traite et l'esclavage comme crimes contre l'humanité. Un phénomène historique qui a duré quatre siècles et conduit à la déportation de millions de personnes d'Afrique vers le continent américain. Dans le deuxième volet de cette série consacrée à la mémoire de l'esclavage, nous nous intéressons à son enseignement. Depuis 25 ans, la loi Taubira rend obligatoire l'enseignement de l'esclavage dans les programmes scolaires. Cette promesse a-t-elle été tenue ? Reportage dans une école de la banlieue parisienne. Pour aller plus loin: La flamme de l'égalité Le troisième reportage de cette série sur les 25 ans de la loi Taubira nous emmènera à Nantes, ancien principal port négrier français, pour découvrir les initiatives mémorielles récentes qui y voient le jour.     À lire aussiVingt-cinq ans de la loi Taubira: «Quand le voile se lève: se découvrir un ancêtre esclavagiste» [1/3]

Reportage France
Vingt-cinq ans de la loi Taubira: «Quand le voile se lève: se découvrir un ancêtre esclavagiste» [1/3]

Reportage France

Play Episode Listen Later May 5, 2026 3:18


Il y a 25 ans, le 10 mai 2001, le Sénat votait à l'unanimité la loi qui faisait de la France le premier pays dans le monde à reconnaître la traite et l'esclavage comme crime contre l'humanité. Un phénomène historique qui a duré quatre siècles et a conduit à la déportation de millions de personnes d'Afrique vers le continent américain. Un passé qui ressurgit parfois soudainement dans certaines familles, à l'occasion de recherches. Des contemporains se découvrent des ancêtres qui se sont enrichis pendant la traite négrière. Comment des descendants de familles esclavagistes ont-ils découvert le passé de leurs ancêtres ? Pourquoi ont-ils entrepris des démarches de réconciliation ? Pour marquer cet anniversaire, nous vous proposons une série de trois reportages en collaboration avec le pôle Outre-Mer de France Télévisions. Tessa Grauman, de la rédaction d'Outre-mer la 1ère, signe le premier reportage de cette série.  Dans le deuxième volet, nous verrons avec Tessa Grauman si l'une des obligations de la loi Taubira, celle de transmettre l'histoire de l'esclavage et donc de changer les programmes scolaires, est une promesse tenue.    À lire aussiEsclavage, notre histoire: les 20 ans de la loi Taubira

Le surf de l'info
Les 25 ans de la loi Taubira sur l'esclavage

Le surf de l'info

Play Episode Listen Later May 4, 2026 1:49


Ecoutez Vous allez en entendre parler avec Charles Ducrocq du 04 mai 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Revue de presse Afrique
À la Une: la traite des esclaves Africains, le plus grave crime contre l'humanité

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 4:04


« Un moment diplomatique majeur. (…) Pour l'Afrique, ce 25 mars 2026 est le point de départ d'une nouvelle exigence de vérité », s'exclame Afrik.com. « À l'initiative du Ghana et de plusieurs États africains, l'Assemblée générale des Nations unies a (donc) adopté hier une résolution proclamant la traite des esclaves africains comme le crime le plus grave contre l'humanité, relève le site panafricain. Ce vote vise à transformer la mémoire de l'esclavage en levier politique et juridique. Bien que non contraignante, cette reconnaissance ouvre la voie à de nouvelles revendications sur les réparations, la restitution des biens culturels et la lutte contre les discriminations héritées de cette histoire. (…) Le texte a été adopté à une large majorité de 123 voix pour, précise encore Afrik.com. Cependant, on observe une fracture persistante entre le Sud global et certaines puissances occidentales. Trois pays se sont opposés frontalement à la résolution : les États-Unis, Israël et l'Argentine. Parallèlement, 52 nations, dont les membres de l'Union européenne et le Royaume-Uni, ont choisi la voie de l'abstention ». Pour l'Occident : pas de réparation… En effet, précise Le Monde Afrique, « ces dernières années, les États membres de l'UE se sont globalement montrés réticents à la perspective des réparations. Seul le président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, avait reconnu, en 2024, "l'entière responsabilité" de son pays dans les crimes coloniaux et affirmé qu'il devait "en payer le prix". Ces déclarations avaient immédiatement provoqué un tollé dans l'opposition portugaise, et le dossier n'a depuis plus été abordé dans le pays. En France, pointe le journal, la loi Taubira, adoptée en 2001, reconnaît la traite et l'esclavage comme un "crime contre l'humanité". Comme le Royaume-Uni et les Pays-Bas, Paris s'est excusée pour son implication passée dans la traite transatlantique, tout en rejetant la perspective de compensations financières. Quant à la Belgique, elle n'a jamais présenté d'excuses officielles pour l'esclavage ni pour les crimes commis pendant la colonisation ». Les États-Unis ont donc dit non à cette résolution. Il faut dire, précise encore Le Monde Afrique, « qu'au niveau fédéral, une proposition de loi visant à créer une commission chargée d'étudier les modalités possibles des réparations pour les Afro-Américains est bloquée au Congrès depuis 37 ans. L'ancien président Joe Biden avait esquissé un premier pas en 2021, déclarant qu'il soutenait une étude visant à déterminer si les descendants des personnes réduites en esclavage aux États-Unis devaient recevoir des réparations. Mais cette perspective est désormais très éloignée de la ligne dure assumée par le gouvernement de Donald Trump ». Le Pays au Burkina Faso s'interroge : « maintenant que l'ONU a franchi le pas, quelle sera la suite pour le continent africain en termes de réparations ? Les jours ou les mois à venir nous le diront. En attendant, on peut dire que c'est un ouf de soulagement pour les Africains qui sont nombreux à porter les stigmates de la traite transatlantique ».  Guinée : le décès en prison de Toumba Diakité À la Une également, la mort en prison à Conakry de Toumba Diakité… L'ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara purgeait une peine de dix ans de prison pour son rôle dans le massacre du 28 septembre 2009. Il devait être libéré l'année prochaine. Les médias guinéens, à l'instar de Ledjely, se contentent de publier le communiqué officiel qui précise que Toumba est décédé suite à des douleurs abdominales. La presse ouest-africaine est dubitative… Notamment WakatSéra à Ouagadougou : « qui avait peur que Toumba Diakité se retrouve en liberté ? En savait-il trop sur cette armée guinéenne dont les irruptions fréquentes sur la scène politique n'en font plus une "Grande Muette" ? » Des interrogations légitimes, renchérit Aujourd'hui, d'autant qu'un autre protagoniste dans l'affaire du 28-Septembre est lui aussi mort en prison en janvier dernier : le colonel Claude Pivi dit Coplan. « Deux morts en l'espace de deux mois, ça commence à sentir la boule puante et mortelle, s'exclame le quotidien ouagalais, et la vérité pourrait être au-delà des versions officielles ! »

Revue de presse Afrique
À la Une: la traite des esclaves Africains, le plus grave crime contre l'humanité

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 4:04


« Un moment diplomatique majeur. (…) Pour l'Afrique, ce 25 mars 2026 est le point de départ d'une nouvelle exigence de vérité », s'exclame Afrik.com. « À l'initiative du Ghana et de plusieurs États africains, l'Assemblée générale des Nations unies a (donc) adopté hier une résolution proclamant la traite des esclaves africains comme le crime le plus grave contre l'humanité, relève le site panafricain. Ce vote vise à transformer la mémoire de l'esclavage en levier politique et juridique. Bien que non contraignante, cette reconnaissance ouvre la voie à de nouvelles revendications sur les réparations, la restitution des biens culturels et la lutte contre les discriminations héritées de cette histoire. (…) Le texte a été adopté à une large majorité de 123 voix pour, précise encore Afrik.com. Cependant, on observe une fracture persistante entre le Sud global et certaines puissances occidentales. Trois pays se sont opposés frontalement à la résolution : les États-Unis, Israël et l'Argentine. Parallèlement, 52 nations, dont les membres de l'Union européenne et le Royaume-Uni, ont choisi la voie de l'abstention ». Pour l'Occident : pas de réparation… En effet, précise Le Monde Afrique, « ces dernières années, les États membres de l'UE se sont globalement montrés réticents à la perspective des réparations. Seul le président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, avait reconnu, en 2024, "l'entière responsabilité" de son pays dans les crimes coloniaux et affirmé qu'il devait "en payer le prix". Ces déclarations avaient immédiatement provoqué un tollé dans l'opposition portugaise, et le dossier n'a depuis plus été abordé dans le pays. En France, pointe le journal, la loi Taubira, adoptée en 2001, reconnaît la traite et l'esclavage comme un "crime contre l'humanité". Comme le Royaume-Uni et les Pays-Bas, Paris s'est excusée pour son implication passée dans la traite transatlantique, tout en rejetant la perspective de compensations financières. Quant à la Belgique, elle n'a jamais présenté d'excuses officielles pour l'esclavage ni pour les crimes commis pendant la colonisation ». Les États-Unis ont donc dit non à cette résolution. Il faut dire, précise encore Le Monde Afrique, « qu'au niveau fédéral, une proposition de loi visant à créer une commission chargée d'étudier les modalités possibles des réparations pour les Afro-Américains est bloquée au Congrès depuis 37 ans. L'ancien président Joe Biden avait esquissé un premier pas en 2021, déclarant qu'il soutenait une étude visant à déterminer si les descendants des personnes réduites en esclavage aux États-Unis devaient recevoir des réparations. Mais cette perspective est désormais très éloignée de la ligne dure assumée par le gouvernement de Donald Trump ». Le Pays au Burkina Faso s'interroge : « maintenant que l'ONU a franchi le pas, quelle sera la suite pour le continent africain en termes de réparations ? Les jours ou les mois à venir nous le diront. En attendant, on peut dire que c'est un ouf de soulagement pour les Africains qui sont nombreux à porter les stigmates de la traite transatlantique ».  Guinée : le décès en prison de Toumba Diakité À la Une également, la mort en prison à Conakry de Toumba Diakité… L'ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara purgeait une peine de dix ans de prison pour son rôle dans le massacre du 28 septembre 2009. Il devait être libéré l'année prochaine. Les médias guinéens, à l'instar de Ledjely, se contentent de publier le communiqué officiel qui précise que Toumba est décédé suite à des douleurs abdominales. La presse ouest-africaine est dubitative… Notamment WakatSéra à Ouagadougou : « qui avait peur que Toumba Diakité se retrouve en liberté ? En savait-il trop sur cette armée guinéenne dont les irruptions fréquentes sur la scène politique n'en font plus une "Grande Muette" ? » Des interrogations légitimes, renchérit Aujourd'hui, d'autant qu'un autre protagoniste dans l'affaire du 28-Septembre est lui aussi mort en prison en janvier dernier : le colonel Claude Pivi dit Coplan. « Deux morts en l'espace de deux mois, ça commence à sentir la boule puante et mortelle, s'exclame le quotidien ouagalais, et la vérité pourrait être au-delà des versions officielles ! »

Vertigo - La 1ere
Lʹinvitée : Ella Rumpf "Des preuves dʹamour"

Vertigo - La 1ere

Play Episode Listen Later Nov 12, 2025 23:12


Céline (Ella Rumpf) et Nadia (Monia Chokri) sont mariées. Et Nadia est enceinte. Nous sommes en France en 2014, un an après lʹadoption de la loi Taubira permettant le mariage et lʹadoption pour les couples de même sexe. Céline va donc adopter la fille de sa compagne et les deux femmes vont affronter ensemble préjugés et remarques blessantes. La comédienne Ella Rumpf, récompensée lʹan dernier par un César et un Prix du Cinéma Suisse est lʹinvitée de Pierre Philippe Cadert. " Des preuves dʹamour " de Alice Douard avec Ella Rumpf et Monia Chokri, dans les salles romandes dès le 19 novembre.

Choses à Savoir
Pourquoi le Code noir n'a-t-il pas été aboli ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 29, 2025 2:07


Le Code noir, promulgué en 1685 sous Louis XIV, est un texte juridique destiné à encadrer l'esclavage dans les colonies françaises. Il fixe le statut des personnes réduites en esclavage, leurs droits (très limités) et surtout leurs obligations, ainsi que celles de leurs propriétaires. Mais contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, le Code noir n'a jamais été officiellement abrogé par la France. Pourquoi ?1. Un texte devenu obsolète par les faitsLe Code noir a perdu sa force juridique non pas par abrogation explicite, mais par l'évolution du droit et de la société :L'esclavage est aboli une première fois en 1794 sous la Révolution, mais rétabli par Napoléon en 1802.Il est définitivement aboli en 1848, sous la IIe République, grâce à Victor Schœlcher, sous-secrétaire d'État à la Marine et aux Colonies.À partir de là, l'existence d'un texte qui régit l'esclavage devient juridiquement caduque : on ne peut plus appliquer un code qui s'appuie sur une pratique désormais interdite.Mais voilà : le Code noir n'a jamais été expressément abrogé par une loi, tout simplement parce qu'il n'en avait plus besoin. Il est tombé en désuétude, comme on dit en droit. Il est devenu un texte mort, sans qu'on prenne la peine de l'enterrer formellement.2. Pourquoi ne pas l'avoir symboliquement aboli ?Plusieurs raisons peuvent expliquer ce silence :La coutume législative : en France, on n'abroge pas toujours formellement les textes anciens quand ils sont rendus caducs par d'autres lois plus récentes.L'oubli ou l'embarras : le Code noir est longtemps resté un angle mort de l'histoire nationale. Pendant des décennies, l'État français a minimisé ou évité le débat sur son héritage colonial et esclavagiste.L'absence de demande juridique : puisqu'il n'était plus appliqué, aucune pression n'a été exercée pour l'abroger dans les textes.3. Reconnaissance tardive mais réelleCe n'est que très récemment que la France a commencé à reconnaître pleinement les conséquences de l'esclavage. En 2001, la loi Taubira a officiellement reconnu l'esclavage comme crime contre l'humanité. Elle marque une étape symbolique et politique forte, mais sans toucher directement au Code noir.En résuméLe Code noir n'a pas été aboli parce qu'il est devenu inutile juridiquement après l'abolition de l'esclavage en 1848. Il est tombé dans l'oubli, sans abrogation formelle. Ce silence témoigne aussi d'un long déni collectif sur l'histoire coloniale et esclavagiste de la France, que la mémoire nationale ne commence à affronter que depuis quelques décennies. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

RTL Petit Matin Week-end
LE TUBE DE LA MATINALE - "Ordinary love" par U2

RTL Petit Matin Week-end

Play Episode Listen Later May 10, 2025 5:35


Le 10 mai, une date forte dans la lutte contre le racisme. Le 10 mai 1994, Nelson Mandela devenait président de l'Afrique du Sud, et le 10 mai 2001, la loi Taubira reconnaissait l'esclavage comme un crime contre l'humanité était votée. Pour célébrer ces combats et la vie de Mandela on écoute une chanson écrite en son honneur et interprétée par U2 : « Ordinary love» Ecoutez Le tube de la matinale avec Vincent Perrot du 10 mai 2025.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Couleurs tropicales
10 mai : Journée nationale des mémoires, de la traite et de l'abolition de l'esclavage

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Aug 30, 2024 48:30


Le 10 mai est l'une des dates de commémoration de l'abolition de l'esclavage et de la traite négrière dans les colonies françaises. Cette date du 10 mai, nous la devons à la loi Taubira survenue le 21 mai 2001 après son adoption par le Parlement et le sénat français. Rappelons que la première abolition fut adoptée en 1794 et la seconde le 27 avril 1848. (Rediffusion) Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons :Akiyo - AkiyoYanis Odua - La CaraïbeLa Rumeur - 365 cicatricesFabe - Code noirIAM - Tam-tam de l'AfriqueBoucan Ginen - Nati KongoKendrick Lamar - King KuntaFrancis Cabrel - 100 ansTanya St Val - Tous ces hommesRetrouvez notre playlist sur Deezer. 

Couleurs tropicales
10 mai : Journée nationale des mémoires, de la traite et de l'abolition de l'esclavage

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Aug 30, 2024 48:30


Le 10 mai est l'une des dates de commémoration de l'abolition de l'esclavage et de la traite négrière dans les colonies françaises. Cette date du 10 mai, nous la devons à la loi Taubira survenue le 21 mai 2001 après son adoption par le Parlement et le sénat français. Rappelons que la première abolition fut adoptée en 1794 et la seconde le 27 avril 1848. (Rediffusion) Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons :Akiyo - AkiyoYanis Odua - La CaraïbeLa Rumeur - 365 cicatricesFabe - Code noirIAM - Tam-tam de l'AfriqueBoucan Ginen - Nati KongoKendrick Lamar - King KuntaFrancis Cabrel - 100 ansTanya St Val - Tous ces hommesRetrouvez notre playlist sur Deezer. 

Couleurs tropicales
10 mai : Journée nationale des mémoires, de la traite et de l'abolition de l'esclavage

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later May 10, 2024 48:30


Le 10 mai est l'une des dates de commémoration de l'abolition de l'esclavage et de la traite négrière dans les colonies françaises. Cette date du 10 mai, nous la devons à la loi Taubira survenue le 21 mai 2001 après son adoption par le Parlement et le sénat français. Rappelons que la première abolition fut adoptée en 1794 et la seconde le 27 avril 1848.  Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons :Akiyo - AkiyoYanis Odua - La CaraïbeLa Rumeur - 365 cicatricesFabe - Code noirIAM - Tam-tam de l'AfriqueBoucan Ginen - Nati KongoKendrick Lamar - King KuntaFrancis Cabrel - 100 ansTanya St Val - Tous ces hommesRetrouvez notre playlist sur Deezer. 

Couleurs tropicales
10 mai : Journée nationale des mémoires, de la traite et de l'abolition de l'esclavage

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later May 10, 2024 48:30


Le 10 mai est l'une des dates de commémoration de l'abolition de l'esclavage et de la traite négrière dans les colonies françaises. Cette date du 10 mai, nous la devons à la loi Taubira survenue le 21 mai 2001 après son adoption par le Parlement et le sénat français. Rappelons que la première abolition fut adoptée en 1794 et la seconde le 27 avril 1848.  Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons :Akiyo - AkiyoYanis Odua - La CaraïbeLa Rumeur - 365 cicatricesFabe - Code noirIAM - Tam-tam de l'AfriqueBoucan Ginen - Nati KongoKendrick Lamar - King KuntaFrancis Cabrel - 100 ansTanya St Val - Tous ces hommesRetrouvez notre playlist sur Deezer. 

Les 80'' de Nicolas Demorand
10 mai, journée nationale des mémoires de la traite et de l'esclavage et de leur abolition

Les 80'' de Nicolas Demorand

Play Episode Listen Later May 10, 2024 2:52


durée : 00:02:52 - Les 80'' - par : Nicolas Demorand - La date fait référence à la loi Taubira de 2001 qui reconnaissait pour la première fois l'esclavage comme un crime contre l'humanité.

Laurent Gerra
ARCHIVE - "Un jour, une Taubira" par Laurent Delahousse

Laurent Gerra

Play Episode Listen Later May 2, 2024 2:56


Le 1er février 2016, Laurent Delahousse retraçait le jour de la démission de Christiane Taubira au ministère de la Justice. L'ancien président de la République, François Hollande, en a profité pour ajouter son témoignage. Tous les jours, retrouvez en podcast une archive des meilleures imitations de Laurent Gerra.

Le club RFI
Le Club RFI Lagos (Nigeria) a fêté ses 7 ans / Hommage à l'écrivaine Maryse Condé

Le club RFI

Play Episode Listen Later Apr 7, 2024 19:30


Cette semaine, le Club RFI Lagos au Nigeria parle de son anniversaire et de ses activités autour de la francophonie. Dans cette émission, nous rendons également un hommage à une grande voix de la littérature francophone, la Guadeloupéenne Maryse Condé décédée le 2 avril 2024, à l'âge de 90 ans. Prolifique, elle a écrit plus d'une trentaine de romans, parmi lesquels Hérémakhonon (1976) ; Ségou (1984) ; Moi, Tituba, sorcière noire de Salem (1986) ; La Colonie du Nouveau Monde (1993) ; La Migration des cœurs (1995) ou encore Haïti chérie (1998) et La Belle Créole (2001). Elle laisse une œuvre de renommée mondiale. Maryse Condé a enseigné entre 1960-1968 en Côte d'Ivoire, en Guinée, au Ghana au Sénégal, et à l'Université de Columbia (USA) de 1985 à 2002. L'écrivaine a été journaliste à la BBC et à Radio France internationale (RFI) où elle produisait l'émission « Les grandes figures du Tiers Monde ». Intellectuelle engagée, elle était favorable à l'indépendance de son île natale, la Guadeloupe.Elle a présidé le Comité pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage (2004-2006) en vue de l'application de la loi Taubira qui, en 2001, a reconnu la traite négrière et l'esclavage comme crimes contre l'humanité. En 2018, Maryse Condé a reçu à Stockholm le « Prix Nobel alternatif de littérature », à la suite d'un scrutin mondial réunissant plus de 30 000 votants.Avec la participation de Fabienne Kanor, écrivaine et réalisatrice martiniquaise ; Mohameb Olowoloba, président du Club RFI Lagos au Nigeria et Frank Salin, dit Frankito, écrivain, réalisateur, metteur en scène, guadeloupéen.Musique : « Je suis amoureux », Fasipe Jérémiah Abiola. Réalisation : Cécile Bonici. 

My Polyglot Life - En Francais
[Mois de l'Histoire des Noirs] Connais-tu ces Français.es: Dumas, Palcy, Nardal, Taubira? (Black History Month France)

My Polyglot Life - En Francais

Play Episode Listen Later Feb 29, 2024 21:59


À l'occasion du Mois de l'Histoire des Noirs, célébré aux Etats-Unis et au Canada, voici un épisode pour mettre en lumière des personnalités noires de l'histoire de France que tu ne connais peut-être pas. Nous allons explorer le monde de la littérature, des idées, du cinéma et de la politique. Sommaire:  1. Alexandre Dumas (père) 2. Euzhan Palcy 3. Les soeurs Nardal (Paulette et Jane) 4. Christiane Taubira Transcription disponible: francais.mypolyglotlife.com LIENS: Coaching linguistique avec My Polyglot Life Newsletter My Polyglot Life Les Puissantes, Diariatou Kebe et Marjorie Bourgoin, 2023 (Hachette) Alexandre Dumas:  https://www.liberation.fr/cinema/2010/02/15/ses-cheveux-sentent-le-negre_610110/  https://blogs.mediapart.fr/eric-fassin/blog/050310/alexandre-dumas-le-negre-dun-mulatre-22  https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Dumas  Euzhan Palcy https://fr.wikipedia.org/wiki/Euzhan_Palcy https://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/cinema-ne-pas-etre-reconnue-dans-mon-propre-pays-a-longtemps-ete-une-blessure-confie-euzhan-palcy-oscar-d-honneur-en-2022_6351112.html  https://www.arte.tv/fr/videos/115118-000-A/euzhan-palcy-realisatrice-pionniere/  Les soeurs Nardal https://la1ere.francetvinfo.fr/documentaire-les-s-urs-nardal-les-oubliees-de-la-negritude-1375042.html https://www.francetelevisions.fr/et-vous/notre-tele/a-ne-pas-manquer/conscience-noire-les-soeurs-nardal-16321  https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_Nardal  https://fr.wikipedia.org/wiki/Paulette_Nardal  Christiane Taubira https://www.vie-publique.fr/discours/186909-christiane-taubira-29012013-debat-parlementaire-pjl-mariage-pour-tous https://www.lepoint.fr/politique/mariage-pour-tous-dix-ans-apres-christiane-taubira-raconte-les-menaces-subies-29-05-2023-2522092_20.php   https://www.journaldesfemmes.fr/societe/actu/2915351-mariage-pour-tous-loi-10-ans-taubira-anecdote/  --- Support this podcast: https://podcasters.spotify.com/pod/show/mypolyglotlife/support

Francia hoy
En diez años de matrimonio igualitario, las familias diversas se han afirmado

Francia hoy

Play Episode Listen Later May 16, 2023 13:45


Hace diez años, Francia se convertía en el decimocuarto país en legalizar el matrimonio igualitario así como la adopción por parejas del mismo sexo estableciendo también un marco protector legal para la filiación de esas familias. Un combate álgido tanto en la calle como en la Asamblea Nacional que ha dejado huellas. Diez años más tarde, los avances para las parejas del mismo sexo y sus familias son tangibles. Pero queda trabajo en el camino hacia la igualdad.   Un día de primavera en la pequeña ciudad de Flers, en Normandía, a dos horas de París. Ojos brillantes, pelo recogido y manos pequeñitas, la máxima ilusión de Margaux en esta tarde nublada es subir a su nuevo trampolín en el jardín amplio y florido.Al entrar en la casa de piedra típica de la arquitectura normanda, lo primero que destaca es la pared de la escalera llena de fotos de la familia: de la más pequeña de la casa, de Papou –Yamisel Santana-  y de Papa – David Boisjot Santa.Con la aprobación de la ley y su confirmación definitiva por el Consejo constitucional el 17 de mayo del 2013, las parejas del mismo sexo que desearan casarse obtuvieron los mismos derechos sociales, fiscales, de sucesión y de filiación que las parejas heterosexuales, respondiendo así a un clamor de varias décadas del movimiento LGBTQ+ en Francia. Yamisel y David Boisjot Santana se casaron en 2015, dos años tras la aprobación y varios más de vida común: “Decidimos casarnos para poder seguir avanzando en la vida que queríamos”, recuerda Yamisel."Queríamos proteger nuestra pareja porque el Pacs, el pacto civil de solidaridad que podía contraer cualquier pareja desde 1999, no ofrecía la misma cosa que el matrimonio -también nos casamos porque nos queremos -pero también teníamos ganas de adoptar y también queríamos reivindicar el derecho de casarnos y tener los mismos derechos que los demás", agrega David.Al principio, la adopción, que la ley votada en el 2013 permitió, no era prioridad, “eso vino poco a poco, con el tiempo, con la estabilidad que teníamos en la pareja. Lo primero era instalar las condiciones socio económicas para estabilizar nuestra familia”.Entre todos los requisitos psicológicos y sociales que hay que reunir, la estabilidad financiera es capital sobre todo si se opta por una adopción en el extranjero porque, además de los trámites y los abogados, hay que contemplar viajes, estadías y periodos largos sin trabajar.Un proyecto en ColombiaCuando Yamisel y David comienzan su camino de adopción, acuden a Colombia, por la buena reputación del país en esa materia, por su transparencia, siendo tan tortuoso y largo el camino de la adopción en Francia para cualquier pareja. Yamisel recuerda que tras la primera reunión de información a la que asistieron en el 2017 se desanimaron mucho y decidieron no continuar “porque nos pintaron el mundo de la adopción en Francia, sobre todo para las parejas del mismo sexo, como misión imposible”Luego retomaron en otra localización donde el panorama se despejó: “Las personas nos recibieron bien. Lo primero que planteamos fue que somos pareja del mismo sexo y como vimos que no había problemas, entonces seguimos”.Una serie de procesos que se tramitan en las instituciones departamentales les permite obtener un valioso documento que indica que la pareja está apta para adoptar en Francia y luego en el extranjero. "Habíamos empezado en Colombia, habíamos censurado la idea de tener un bebé porque a las parejas homosexuales les dan en adopción a los niños más grandes, a hermanos y hermanas. Habíamos avanzado bastante con nuestro proyecto colombiano. También habíamos hablado mucho de lo que sería adoptar niños más grandes... Y un día que estaba trabajando, recibí una llamada del Consejo departamental que maneja las adopciones. Me dijeron que nos querían ver al día siguiente”, sonríe David.“Sabíamos que era para anunciarnos algo. Nos recibieron de manera muy formal, nos mostraron una foto de Margaux y nos dijeron, 'esta es su hijita' y la van a conocer el martes. Era viernes. Y ahí....o sea  caímos en cuenta que tendríamos un bebé y empezó un fin de semana frenético. Estábamos locos de alegría y al mismo tiempo con mucho estrés porque teníamos que preparar la casa. Nos reusábamos a preparar un cuarto sin niño porque teníamos que seguir con nuestra vida y si nunca llegaba ese momento....Nuestras amigas nos regalaron todo lo que necesitábamos. No hicimos baby shower. Y el martes 16 de febrero del 2021 conocimos a Margaux que acababa de cumplir tres meses, y una semana después estaba con nosotros. Alcanzamos a tener su cuarto listo y Papou había preparado una linda decoración.”La llegada de MargauxEn menos de dos años, Yamisel y David se convirtieron en padres y fueron la primera pareja de dos hombres, en el departamento de l'Essonne en Isla de Francia, que consiguió adoptar. En tiempo récord. Eso fue en gran parte posible gracias a una nueva psicóloga que acababa de integrar los procesos oficiales de la adopción y venía con la misión de “hacer cambiar las cosas”.“Cueste lo que cueste, iba a presentar proyectos de familias del mismo sexo para ver lo que lograba. Nos dijo que éramos los primeros y que no seríamos los últimos”. Es difícil trasladar cómo brillan los ojos de Papou y Papa cuando cuentan la llegada de Margaux. La pequeñita fue abandonada por su madre biológica a su nacimiento de manera anónima bajo una figura legal llamada "bajo X". La chiquita que pronto entrará a la escuela maternal sabe que la cigüeña no tiene nada que ver en esta aventura y que su familia es diversa. Los padres primerizosAl llegar Margaux a casa, se abre un nuevo capítulo con los temores y los tanteos de los padres primerizos. Al principio, para estar a la altura, los padres se imponían estándares casi inalcanzables. Pero poco a poco se dieron cuenta de que “no queríamos ser la pareja de padres perfecto para la sociedad ni para nosotros. Queríamos simplemente ser padres, tener todos los problemas que tienen todos los padres y madres de este mundo, un niño que llora a las 06:00 de la mañana, ser igual que los otros, tener un niño, que llena la casa de alegría”.Y también los desafíos que enfrenta una pareja homoparental. Pero más allá de algunas anécdotas desagradables o de miradas curiosas o inquisitivas, Yamisel y David están serenos con el lugar que ocupan como familia en la sociedad. Hace menos de un año, una oportunidad laboral los llevó a Normandía. La región los ha recibido con los brazos abiertos, con facilidades administrativas e incluso libros sobre la adopción y las familias como la suya para su hija."No tenemos un comportamiento ostentatorio, pero nos ven aquí, dos hombres con una niña, se sabe que somos dos papás, la sociedad ha evolucionado en el sentido correcto, muchas veces mejor y más rápido que las instituciones", afirma David.Hace diez años, un horizonte lejanoUna evolución palpable sin duda. Pero el casi cuento de hadas de la familia Santana Bouasjot no es representativo. En diez años de matrimonio igualitario, de 23000 expedientes de adopción solo 250 parejas han podido adoptar. Yamisel y David adoptaron en 20 meses. Los que no han logrado adoptar llevan esperando siete o diez años.Estadísticamente, las parejas pasan entre cinco y siete años antes de que les propongan un hijo o una hija.  La asociación de padres y futuros padres y madres gay precisa, sin embargo,  que miembros de su asociación han logrado en menos de tres años, y muchas veces pequeñitos de menos de 2 años en buena salud y no “con particularidades”. Lo que es poco, pero hace una década cuando el gobierno socialista de François Hollande promovió la ley, este horizonte parecía más que lejano. Al proponer el matrimonio igualitario, la adopción y la filiación, se prendió una chispa en la sociedad francesa que dejó huellas sociales y políticas.La "inesperada" Manif pour tous“Un papá, una mamá”, gritaban los opositores a la ley para quienes un niño o una niña solo podían ser criados en el marco de la familia tradicional. Entre el otoño boreal del 2012 y la primavera del 2013, manifestaciones similares con miles de personas venidas de todo el país y de todos los ámbitos ocuparon las primeras planas de los diarios. El movimiento “La manif pour tous”, en eco al nombre propuesto por la ministra de la justicia Christiane Taubira, “le mariage pour tous” - el matrimonio para todos - tomó un auge político inaudito. Un movimiento más que todo de corte religioso, pero no solamente.“Esta reacción la esperaba muy poca gente. Cabe decir que en Francia ya existía el Pacs entre personas tanto heterosexuales como homosexuales. Entonces Francia estaba como a distancia de otros países europeos como España, que habían legislado el matrimonio entre personas del mismo sexo desde 2005 y otros países como Países Bajos. Entonces el gobierno de Francia decide legislar sobre el tema que era una deuda de la izquierda francesa desde hace años. La ministra de Justicia, Christiane Taubira propone que se aborde el matrimonio como institución para personas del mismo sexo, el matrimonio igualitario, en español”, explica Victor Hugo Ramirez García, soy profesor investigador en la Universidad de París.Y agrega que comenzaron a surgir reacciones conservadoras en toda Francia contra ese “matrimonio para todos”.“También sorprendía del perfil de la población que estaba en contra, porque, en efecto, se esperaba que la población conservadora y seguidora de su fe estuviera en contra. Pero sorprendían personas de un perfil casi intelectual, ateo, también que se decían en contra por una razón que muchas personas decían antropológica. Es decir, que, a las infancias, a los niños y a las niñas les hacía falta la figura tanto materna como paterna. Ese era un argumento que se escuchaba de personas bastante, vamos a decir, de una escolaridad alta, sin religión. Entonces había diferentes argumentos que resaltaban de ciertos perfiles de población que no esperábamos que se dieran, al menos en un país como Francia”.Una postura minoritaria, cierto, pero que también se manifestó.... miembros de la comunidad LGBTQ+ rechazaban el matrimonio como institución y que no veían útil reproducir el esquema de la familia heterosexual. Los errores de gobierno HollandeA ese movimiento de la “Manif pour tous”, compuesto por ciudadanos, se aglutinaron figuras políticas de la derecha y de la ultraderecha por convicción, para algunos, y por oportunismo político, para otros. La masiva oposición dejó al descubierto las fragilidades de la propuesta de la ministra Taubira y su gobierno. “Hubo dos cosas en esa época, la primera tiene que ver con la infancia y que los lobbies religiosos sintieron exasperación, porque hasta hace poco controlaban la adopción. La segunda cosa es que el proyecto de la ley era introducir a las parejas homosexuales en la institución del matrimonio cuya base es religiosa. En nuestra comunidad se debatió sobre el termino de ‘matrimonio'. Decíamos evidentemente que no queríamos el matrimonio religioso pero algo que protegiera nuestras familias y nuestras parejas. Fueron los representantes políticos los que fueron a buscar la violencia de hace diez años cuando le dijeron a los religiosos que las parejas homosexuales iban a entrar en el esquema del matrimonio por que la unión en el código civil es una copia del matrimonio religioso. Volvimos a ver las mismas crispaciones cuando el debate por la reproducción medicamente asistida para mujeres porque se trata de la infancia”, recuerda La asociación de padres y futuros padres y madres gay.Fueron largos meses de debates en la calle, en los medios y en la asamblea nacional en donde las discusiones fueron más que álgidasLucas Forient, 39 años y pronto 8 años de casado, conoció a su marido durante las manifestaciones en favor del matrimonio igualitario. Recuerda sus motivaciones para abogar por esta ley : “Antes de esta ley no había posibilidades de tener una vida como los otros. No me casé por culpa de la ley, pero la ley me permitió casarme para tener una vida normal. La posibilidad de casarme, de comprar juntos, de jubilarnos juntos, de tener herencia juntos, poder adoptar, tener hijos reconocidos por el Estado, por la escuela. Cuando tu seguro de salud funciona, también para tu pareja, funciona también para tu niño o niña y eso es importante. Es algo que el PACS permitía, hasta cierto punto, pero el hecho de casarse te da más seguridad y así puedes vivir tu vida mucho más tranquilo”.Lucas y su marido no quieren tener hijos pero marcharon para que otros pudieran tenerlos. De la pugna de hace diez años recuerda también la violencia homófoba que se desató. El reporte anual de SOS homofobia indica un alza de un 78% de los actos homófobos durante el periodo del debate sobre el matrimonio igualitario. Violencia que se trasladó verbalmente a la cámara baja. Pero tras 136 horas de debate en el Parlamento, la ley Taubira fue adoptada el 23 de abril del 2013.  Al pasar la ley, el movimiento de la “Manif pour tous” no perdió ímpetu, llegó a alcanzar envergadura europea y se hace presente en cada debate de sociedad como la eutanasia. De hecho, la primera versión de la ley Taubira preveía un debate enseguida sobre la procreación medicamente asistida para todas las mujeres. Pero dio marcha atrás por temor a reactivar las tensiones.Casarse por elección y no por necesidadHabrá que esperar el 2 de agosto del 2021 para que el Parlamento abra la llamada PMA a todas las mujeres, incluyendo a las solteras. Y la ley de bioética de febrero del 2021 simplifica los trámites de filiación para las parejas de mujeres. “Para mí el matrimonio no protegía del todo a las familias, porque antes de la ley sobre la bioética se tenía que hacer una adopción intrafamiliar tras una PMA. Y durante un año, una de las dos mamás no era reconocida. Para mí, el matrimonio era una cuestión de igualdad” pero la ley del 2013 no resolvió todos los problemas, estima Hélène Avril.Aimée la pequeñita de Helene y su compañera fue concebida en Madrid. Antes de cruzar la frontera, la pareja hizo una declaración con un notario para que en el momento del nacimiento las dos madres sean reconocidas. Lo que la pareja percibió como una injusticia porque un hombre puede declarar a un recién nacido en la alcaldía sin probar nada y sin siquiera ser el padre biológico.A pesar de ese sin sabor, Hélène y su pareja aplauden la apertura de las instituciones: “Cuando fuimos ayuntamiento todo fue muy acogedor y todo estaba listo. En la maternidad también. Todo estaba listo para estas nuevas familias y eso que fuimos las primeras”.Según el Instituto nacional de la estadística, 70658 parejas se han unido gracias a la ley Taubira, o sea un 3% de todos los matrimonios civiles celebrados en una década. Por ahora, Hélene y su novia no tienen contemplado casarse, sobre todo, porque no necesitan el amparo de esa institución para garantizar la filiación. Pero “era un paso muy importante hace diez años, darle visibilidad a esas parejas. Culturalmente, la sociedad se ha hecho a la idea”.“Cuando uno busca un derecho no es para que el derecho sea explotable por todos, sino para que exista. No era por abogar un cierto tipo de relación institucionalizada, sino para que simplemente la sociedad fuera igual y otorgara los mismos derechos a todas las personas. Pero en efecto, hay muy pocas personas homosexuales, lesbianas, que se casan”, apunta Víctor Hugo Ramírez García.En una década el camino ha sido largo y empedrado. Muchos temas de igualdad quedan pendientes empezando simplemente por los formularios de algunas administraciones que siguen escribiendo "padre y madre". Y en cuanto a la adopción, una revisión se impone para disminuir el tiempo de espera, sin hablar de la GPA, los vientres de alquiler, que sigue estrictamente prohibida en Francia. Pero en 10 años, la familia homoparental y las uniones del mismo sexo se han vuelto una realidad y se han unido a un cambio mucho más amplio de la configuración de la familia o de lo que significa una familia.Un magazine de Florencia Valdés, realizado por Pierre ZanuttoGracias a Yamisel, David, Lucas, Hélène y a las más chiquitas, Margaux y Aimée.

Ces chansons qui font l'actu
Comment la chanson s'est battue pour les droits des homosexuels

Ces chansons qui font l'actu

Play Episode Listen Later Apr 23, 2023 5:34


durée : 00:05:34 - Ces chansons qui font l'actu - par : Bertrand DICALE - Dix ans, jour pour jour, après le vote de la loi sur le mariage des personnes de même sexe, revenons sur le combat des artistes pour la liberté, avant et après la loi Taubira de 2013.

Le sept neuf
Caroline Fourest - Christiane Taubira - Richard Malka

Le sept neuf

Play Episode Listen Later Jan 10, 2023 149:42


durée : 02:29:42 - Le 7/9.30 - par : Nicolas Demorand, Léa Salamé, Stephanie BOUTONNAT - Caroline Fourest, éditorialiste et directrice de Franc-Tireur est l'invitée du 7h50 pour parler des exécutions en Iran. Christiane Taubira, ancienne garde des Sceaux, est l'invitée du 8h20 pour son livre "Frivolités". Richard Malka, avocat notamment de Charlie Hebdo, est l'invité du 9h10.

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Oliwon Lakarayib, une plateforme numérique dédiée à la Caraïbe
Albert Béville, Sony Rupaire, deux figures guadeloupéennes du combat pour l'autonomie.

Oliwon Lakarayib, une plateforme numérique dédiée à la Caraïbe

Play Episode Listen Later Sep 9, 2022 39:18


En cette année du soixantième anniversaire du crash de Deshaies le 22 juin 1962, notre association a tenu à faire connaitre certains militants et hommes politiques disparus ce jour-là. Jean-Luc reçoit Ronald (Wonal) SELBONNE. Ronald Selbonne écrivain, journaliste et professeur de Lettres et de Langue et Culture Créoles dans le secondaire a écrit en janvier 2013 une biographie d'Albert Béville alias Paul Niger, ce poète, romancier, essayiste et militant politique qui a marqué de son empreinte la littérature négro-africaine et antillaise, ainsi que l'histoire politique des Antilles et de la Guyane. Cet ouvrage préfacé par C. TAUBIRA a été publié aux Editions Ibis Rouge. Il a également dirigé un ouvrage collectif intitulé Sonny Rupaire, fils inquiet d'une igname brisée, publié aussi en 2013. Enfin, il vient de de diriger et de publier aux Éditions Jasor, : 22 juin 1962, Deshaies, Guadeloupe : autopsie d'un crash aérien » avec les contributions entre autres d'historiens, de sociologues et de familles de victimes. Discussion : 01:45 : Méthodes 05:30 : Qui est Albert Béville ? 12:29 :Albert Béville haut fonctionnaire en Afrique 15:36 : La départementalisation 21:59 : Béville et le communisme 23:53 : Le crash du 22 juin 1962 26:10 : le FAGA 29:20 : Sonny Rupaire

L'oeil de...
Mourus / pas mourus : le sens de l'humour de Christian Taubira ?

L'oeil de...

Play Episode Listen Later Aug 12, 2022 3:07


Dans ce désormais célèbre jeu pendant la chronique de Philippe Caverivière, tous les jours dans la matinale de RTL à 7h55, il s'agit de dire si une personne (ou une idée) et décédée ou non. Le tout avec humour et bienveillance bien sûr...

dans rtl lesens taubira philippe caverivi
RTL Matin
Mourus / pas mourus : le sens de l'humour de Christian Taubira ?

RTL Matin

Play Episode Listen Later Aug 12, 2022 3:07


Dans ce désormais célèbre jeu pendant la chronique de Philippe Caverivière, tous les jours dans la matinale de RTL à 7h55, il s'agit de dire si une personne (ou une idée) et décédée ou non. Le tout avec humour et bienveillance bien sûr...

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Accents d'Europe
Europe: comment commémorer, expliquer, voire réparer 400 ans d'esclavage?

Accents d'Europe

Play Episode Listen Later Jul 27, 2022 19:30


Alors qu'on honorait, le 25 mars, le souvenir de plus de 15 millions d'enfants, de femmes et d'hommes déportés, déshumanisés, victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique pendant plus de 400 ans, comment cette histoire impacte-t-elle le continent européen aujourd'hui ? À quel point « la plus gigantesque tragédie de l'histoire humaine par l'ampleur et la durée », comme la définit la géographe et anthropologue Christine Chivallon, est-elle connue des Européens ? Olivette Otélé est l'invitée de cette émission spéciale d'Accents d'Europe. Professeure d'Histoire coloniale à l'Université de Bristol, au Royaume-Uni, première femme noire à occuper la présidence d'une chaire d'Histoire en Angleterre, Olivette Otélé vient de publier la version française d'Une histoire des Noirs d'Europe de l'Antiquité à nos jours, chez Albin Michel. Un des enseignements de cet ouvrage est que cette histoire des Noirs en Europe ne se résume pas justement à celle de l'esclavage et de la colonisation, comme on pourrait le penser. Les revenus de l'esclavage qui ont permis de faire la richesse d'un très grand nombre d'entreprises en Europe. La City, le quartier financier de Londres, reconnaît de plus en plus ses liens avec la traite des esclaves. En 2020, la Banque d'Angleterre a ainsi présenté ses excuses pour son rôle dans l'esclavage. Mais, comment s'assurer que cette histoire ne tombe pas dans l'oubli. Depuis 2022, une visite guidée de la City s'y attelle. C'est le reportage de Marie Billon. En France, depuis 20 ans maintenant, la loi Taubira reconnaît l'esclavage comme un crime contre l'humanité et demande que cette histoire soit enseignée dans les écoles. C'est une spécificité en Europe et en même temps, il y a un certain blocage sur la possibilité de formuler des excuses, de retirer des statuts ou débaptiser les rues. Qu'en est-il du reste de l'Europe ? C'est moins connu, mais le Danemark a aussi a participé à la traite négrière – de la moitié du XVIIᵉ siècle au début du XIXᵉ siècle, 111 000 esclaves ont été transportés, à bord de navires danois, de l'Afrique vers les Indes occidentales danoises – les îles de Saint Thomas, Saint Jean et Sainte Croix – vendues en 1917 aux États-Unis. Mais en 1792, le Danemark devient le premier pays européen à abolir la traite des Noirs. Mais, en réalité, cette abolition n'empêche pas le commerce des esclaves de continuer encore longtemps après 1792. Les explications d'Anne-Françoise Hivert. (Rediffusion du 25 mars 2022)

Les enfants vont bien: homoparentalité et autres schémas familiaux
Aurélie et Amélie: Le carnet de croquis

Les enfants vont bien: homoparentalité et autres schémas familiaux

Play Episode Listen Later May 19, 2022 11:10


Le 17 Mai marquera le 9eme anniversaire de la mise en application de la loi du mariage pour tous, votée le 23 Avril 2013. Le 1er mariage a été célébré le 29 Mai 2013, 11 jours après la promulgation de la loi Taubira. Pour célébrer cela, je vous avez proposé l'année dernière, de me raconter vos demandes en mariage. J'avais pris beaucoup de plaisir a les écouter et il semble que vous aussi, puisque vous me les avez redemandé! Alors cette année, le format est un petit peu différent. J'ai découvert vos demandes au montage et l'émotion était toujours autant palpable! Qu'est-ce que j'aime vos histoires! Aujourd'hui je vous propose de découvrir la demande en mariage d'Aurélie et Amélie, une demande qui nous prouve que les choses peuvent se faire spontanément et qu'elles laissent aussi de jolis souvenirs. Mais il faut le dire, trouver une idée de demande en mariage, en plein mois de Janvier, en actant 3 jours avant qu'elle aura lieu 3 jours après, et bien moi je dis Chapeau!Je ne vous en dis pas plus et je vous laisse découvrir leur demande en mariage. Music by Angela Predhomme - Alive and Free - https://thmatc.co/?l=ED3BAEF4Soutenez ce podcast http://supporter.acast.com/lesenfantsvontbien. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

Les enfants vont bien: homoparentalité et autres schémas familiaux

Le 17 Mai marquera le 9eme anniversaire de la mise en application de la loi du mariage pour tous, votée le 23 Avril 2013. Le 1er mariage a été célébré le 29 Mai 2013, 11 jours après la promulgation de la loi Taubira. Pour célébrer cela, je vous avez proposé l'année dernière, de me raconter vos demandes en mariage. J'avais pris beaucoup de plaisir a les écouter et il semble que vous aussi, puisque vous me les avez redemandé! Alors cette année, le format est un petit peu différent. J'ai découvert vos demandes au montage et l'émotion était toujours autant palpable! Qu'est-ce que j'aime vos histoires! Je vous propose de découvrir la demande en mariage de Coline, dans un lieu symbolique mais hautement acrobatique pour elles. J'ai été à bout de souffle tout au long du montage, le suspens était intenable! J'ai vécu l'aventure avec elles. J'imagine tellement l'état émotionnel de Coline, cette attente qui devait être interminable. Evidement, j'ai tout fait pour avoir une photo de ce moment si romantique, mais je crois que cela restera de l'ordre du secret.Je ne vous en dis pas plus et je vous laisse découvrir leur demande en mariage. Music by Angela Predhomme - Alive and Free - https://thmatc.co/?l=ED3BAEF4Soutenez ce podcast http://supporter.acast.com/lesenfantsvontbien. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

Les enfants vont bien: homoparentalité et autres schémas familiaux

Le 17 Mai marquera le 9eme anniversaire de la mise en application de la loi du mariage pour tous, votée le 23 Avril 2013. Le 1er mariage a été célébré le 29 Mai 2013, 11 jours après la promulgation de la loi Taubira. Pour célébrer cela, je vous avez proposé l'année dernière, de me raconter vos demandes en mariage. J'avais pris beaucoup de plaisir a les écouter et il semble que vous aussi, puisque vous me les avez redemandé! Alors cette année, le format est un petit peu différent. J'ai découvert vos demandes au montage et l'émotion était toujours autant palpable! Qu'est-ce que j'aime vos histoires!Je vous propose de découvrir la demande en mariage d'Annabelle qui n'aurait jamais pensé, en tant qu'alliée, qu'une jour, la cause pour laquelle elle militait, serait sienne. A la faveur d'un jour extraordinaire, elle a eu envie de pimenter un petit peu et d'ajouter une petite dose de stress à leur programme. Mais parfois, la raison reprend le dessus, et la date prévue n'est pas la date effective de la demande. Je ne vous en dis pas plus et je vous laisse découvrir sa demande en mariage. Soutenez ce podcast http://supporter.acast.com/lesenfantsvontbien. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

Dance’o’drome
«Dance'o'drome» #80 : le mix de Yuksek, avec Dombrance

Dance’o’drome

Play Episode Listen Later May 17, 2022 109:34


Dans le Dance'o'drome, Yuksek reçoit Dombrance ! Dans ses musiques, il se joue des noms de personnalités de la cinquième République (De Gaulle, Taubira, Poutou, Raffararin, etc.), avec boucles rythmées et pianos analogiques. L'artiste sort le 27 mai son dernier album “République électronique”, sorte de “grand mix ultime de 1958 à nos jours”. Crédit photo : © Sébastien Dolidon Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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Les enfants vont bien: homoparentalité et autres schémas familiaux
Bertille & Laurette: Chérie je t'aime beaucoup trop pour te demander en mariage

Les enfants vont bien: homoparentalité et autres schémas familiaux

Play Episode Listen Later May 16, 2022 6:50


Le 17 Mai marquera le 9eme anniversaire de la mise en application de la loi du mariage pour tous, votée le 23 Avril 2013. Le 1er mariage a été célébré le 29 Mai 2013, 11 jours après la promulgation de la loi Taubira. Pour célébrer cela, je vous avez proposé l'année dernière, de me raconter vos demandes en mariage. J'avais pris beaucoup de plaisir a les écouter et il semble que vous aussi, puisque vous me les avez redemandé! Alors cette année, le format est un petit peu différent. J'ai découvert vos demandes au montage et l'émotion était toujours autant palpable! Qu'est-ce que j'aime vos histoires! Je vous propose de découvrir la demande en mariage de Bertille et Laurette qui, malgré le confinement, ont rendu l'ordinaire extraordinaire, une demande inattendue pour l'une comme pour l'autre, parce que chacune ne souhaitait pas se marier. Je n'ai pas pu d'empêcher de relever cette phrase de Bertille: Chérie, je t'aime beaucoup trop pour te demander en mariage! qui en disait long sur ses intentions! Allez, je ne vous en dit pas plus, je vous laisse découvrir leur demande en mariage. Je vous souhaite une bonne écoute. Soutenez ce podcast http://supporter.acast.com/lesenfantsvontbien. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

Programme B
Esclavage, la loi Taubira | La loi, c'est toi : épisode 7

Programme B

Play Episode Listen Later Mar 31, 2022 23:24


En France, l'esclavage est officiellement aboli depuis 1848. Depuis, de nombreux·ses élu·es se sont battues pour la défense de la mémoire des victimes de la traite et de l'esclavage et leurs descendant-e-s. Pour que leurs souffrances soient reconnues, pour les compenser financièrement, ou tout simplement pour que soit enseignée la vérité de leur tragique histoire à l'école.Derrière la loi Taubira, votée en 2001, il y a des années de travail pour la mise en lumière de cette partie sombre de notre histoire, que plus d'un souhaitaient voir rester dans l'obscurité.Thomas Rozec raconte, dans cet épisode écrit par Agathe Albouy.CRÉDITSProgramme B est un podcast de Binge Audio présenté par Thomas Rozec. Cet épisode a été produit en mars 2022. Réalisation : Thomas Chalvidal. Production et édition : Lorraine Besse et Sirine Azouaoui. Générique : François Clos et Thibault Lefranc. Identité sonore Binge Audio : Jean-Benoît Dunckel (musique) et Bonnie El Bokeili (voix). Identité graphique : Sébastien Brothier et Thomas Steffen (Upian). Direction des programmes : Joël Ronez. Direction de la rédaction : David Carzon. Direction générale : Gabrielle Boeri-Charles. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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L'appel trop con
Des élus pour Taubira

L'appel trop con

Play Episode Listen Later Mar 3, 2022 4:10


Christiane Taubira a annoncé son retrait de la campagne présidentielle, mais Martin, lui, y croit encore ! Dans l'appel trop con du jour, il décide donc de relancer la campagne de Taubira en lui trouvant les parrainages qui lui manquent...

L'appel trop con
Des élus pour Taubira

L'appel trop con

Play Episode Listen Later Mar 3, 2022 4:10


Christiane Taubira a annoncé son retrait de la campagne présidentielle, mais Martin, lui, y croit encore ! Dans l'appel trop con du jour, il décide donc de relancer la campagne de Taubira en lui trouvant les parrainages qui lui manquent...

Le service politique
J-72 / Confusion et rebondissements à gauche

Le service politique

Play Episode Listen Later Feb 11, 2022 20:45


Avec Perrine Vasque et Marie Gentric, qui suivent les candidats de gauche pour BFMTV, tour d'horizon du rapport de force à gauche à deux mois exactement du premier tour. Taubira peut-elle avoir ses parrainages ? Jadot est-il sous évalué ? Jusqu'où ira Roussel ? Mélenchon toujours en tête à gauche et Hidalgo toujours encalminée.

Le service politique
J-84 / Taubira remporte la Primaire Populaire, une candidature de plus à gauche

Le service politique

Play Episode Listen Later Jan 30, 2022 19:56


Avec Perrine Vasque, qui a fait vivre à l'antenne de BFMTV les résultats de la primaire populaire et la victoire -sans surprise- de Christiane Taubira. Elle avait promis de ne pas être une candidate de plus, et pourtant n'aboutit-elle pas à ce résultat ?

Le service politique
J-108 / Taubira, solution ou problème pour la gauche ?

Le service politique

Play Episode Listen Later Jan 6, 2022 12:10


Avec Perrine Vasque, qui suit Christiane Taubira dans l'Ariège. L'ancienne Garde des Sceaux compte sur la primaire populaire pour donner de l'élan à sa candidature présidentielle. Mais sera-t-elle seulement une candidature de plus à gauche ?

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Présidentielle : Hidalgo, Taubira, Jadot, Mélenchon... la gauche façon puzzle

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Play Episode Listen Later Jan 3, 2022 19:22


Yannick Jadot (EELV), Anne Hidalgo (PS), Fabien Roussel (PC), Jean-Luc Mélenchon (LFI), Arnaud Montebourg... Pas moins de cinq candidats déclarés, et pourtant la gauche peine à s'imposer dans la campagne présidentielle. Aucun de ces prétendants à l'Elysée n'est en mesure de se qualifier pour le second tour d'après les sondages. À trois mois du scrutin, les appels à se ranger derrière une seule candidature se multiplient, notamment de la part des militants. Anne Hidalgo a voulu y répondre, en proposant début décembre, l'organisation d'une primaire citoyenne et transpartisane. Mais ses concurrents refusent toujours. À l'exception du candidat communiste et de Christiane Taubira, l'ancienne garde de Sceaux qui pourrait, à son tour, se lancer dans la course. Code source revient sur cette gauche morcelée avec Jannick Alimi et Julien Duffé, journalistes au service Politique du Parisien. Ecoutez Code source sur toutes les plateformes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Google Podcast (Android), Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Ambre Rosala, Marion Bothorel, Thibault Lambert et Sarah Hamny - Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol - Musiques : François Clos, Audio Network, Epidemic Sound - Identité graphique : Upian - Archives : LCI, TF1, FranceInter, FranceInfo, TMC, BFMTV, Public Sénat, France 2. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

Le service politique
J-128 / Taubira ira (ou pas)

Le service politique

Play Episode Listen Later Dec 17, 2021 16:59


Avec Perrine Vasque, qui suit la gauche à BFMTV, retour à chaud sur la proposition de Christiane Taubira qui dit "envisager" être candidate à la présidentielle? Solution ou problème pour la gauche désorientée avant la présidentielle.

Le service politique
J-131 / Le mystère Taubira : ira, ira pas ?

Le service politique

Play Episode Listen Later Dec 14, 2021 18:15


Avec Perrine Vasque qui nous raconte comment elle enquête sur la rumeur d'une candidature Taubira. Et aussi la participation exceptionnelle et inattendue d'Alain Marschall.