POPULARITY
De nouveaux combats ont eu lieu début août dans l'ouest du Tigré, à la frontière avec le Soudan. Il s'agit des deuxièmes affrontements signalés entre les forces fédérales éthiopiennes et les forces tigréennes depuis le début de l'année. Alors que le gouvernement fédéral et le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) ont multiplié les déclarations de plus en plus hostiles ces derniers mois, faut-il craindre une reprise du conflit entre Addis-Abeba et le Tigré ? Réponses avec René Lefort, chercheur spécialiste de l'Éthiopie. RFI : Il y a eu de nouveaux combats le samedi 1ᵉʳ août au Tigré, dans le nord de l'Éthiopie, entre l'armée fédérale et le Front de libération du peuple du Tigré, le TPLF. Que s'est-il passé exactement ? Est-ce que c'est le début d'une nouvelle guerre au Tigré ? René Lefort : Ce qui s'est réellement passé là-bas reste largement mystérieux. On sait simplement qu'il y a eu des combats qui ont commencé un matin et qui ont fini dans l'après-midi, qui ont impliqué des drones, de l'aviation et de l'artillerie. Maintenant, le problème numéro un, c'est qu'Addis-Abeba est totalement mutique, n'a pas dit un mot sur ces affrontements. Donc, tout ce que l'on sait vient du Front populaire de libération du Tigré. Alors, bien sûr, le Front populaire du Tigré a expliqué que c'est une immense victoire, qu'il avait écrasé l'ennemi qu'il avait attaqué. Quelle a été réellement l'ampleur des combats ? On ne le sait pas. Quelles étaient les forces impliquées dans ces combats ? Il n'y a pas de troupes régulières tigréennes dans cette partie du pays. Elles sont à 100 kilomètres plus à l'est. Ceux qui seraient intervenus seraient ce qu'on appelle l'armée 70, c'est-à-dire une armée affiliée aux Tigréens qui s'est constituée au Soudan à partir de soldats tigréens qui, lors des combats de 2020, ont fui au Soudan, etc. D'un côté, il y aurait donc cette armée 70. De l'autre, il y aurait l'armée fédérale. Pourquoi ont-ils éclaté précisément dans le Tigré occidental ? En 1991, lorsque les Tigréens sont arrivés au pouvoir, ils ont donc décidé que le Tigré de l'Ouest serait Tigréen. C'est d'une très grande importance parce que cette région-là est une région extrêmement riche du point de vue agricole, en particulier pour la production du sésame que l'Éthiopie exporte largement. Lorsque la guerre s'est déclenchée en 2020, une des toutes premières choses que les forces fédérales ont faite, c'est d'annexer de facto l'Ouest tigréen et d'y procéder à une véritable épuration ethnique. Depuis ce moment-là, le million de réfugiés tigréens qui sont partis de l'Ouest du Tigré reste dans des camps de réfugiés au Tigré même. Est-ce que les deux camps ont les moyens militaires et politiques de reprendre une guerre d'ampleur aujourd'hui ? D'un côté, les forces fédérales sont complètement saturées parce qu'elles font face à des guerres internes à l'Éthiopie. L'État a perdu le contrôle de pans entiers de son territoire avec une insécurité grandissante partout. Ensuite, le moral au sein des forces fédérales serait extrêmement bas. Les désertions sont massives et lorsqu'il y a des combats, il semblerait que les troupes fédérales ne se battent pratiquement pas, se rendent ou s'en vont. De l'autre côté, la situation dominante au Tigré est celle de l'épuisement. Il faut rappeler que la guerre de 2020-2022 a fait 600 000 morts. S'y ajoute surtout un blocus terrible. C'est-à-dire que l'essence, il n'y en avait pratiquement plus. Les médicaments, il n'y en avait pratiquement plus. L'argent n'arrive plus parce que les fonctionnaires ne sont plus payés depuis l'automne. La population, elle-même, ne veut plus entendre parler d'une guerre. Elle aspire en tout et pour tout à enfin retrouver la paix. Cette aspiration à la paix est tellement forte qu'il y a une désertion massive des jeunes tigréens pour échapper à la conscription. Quels sont les objectifs du TPLF ? Qu'aurait-il à gagner avec une guerre contre le gouvernement ? Je pense que si le TPLF se lance dans une guerre, c'est qu'il estime que toute discussion avec le pouvoir d'Addis-Abeba est impossible ou ne mènera à rien, et qu'il n'a donc pas d'autre solution que la guerre pour arriver à lever ce blocus, tout simplement d'au moins que les biens et l'argent arrivent au Tigré. Addis-Abeba accuse le TPLF de se rapprocher de l'Érythrée. Que sait-on réellement de ce rapprochement ? Les Tigréens le présentent comme des relations seulement de peuple à peuple et sans vraiment de dimension officielle. C'est absolument faux. Leurs dirigeants se rencontrent régulièrement et donc discutent de cette coopération entre l'Érythrée depuis qu'Issayas Afewerki est au pouvoir. Ça veut dire presque 40 ans de jouer le rôle de parrain dans l'ensemble de la Corne de l'Afrique. En même temps, aujourd'hui, l'Érythrée sort de son ghetto. Il y a eu une rencontre entre Massad Boulos, l'envoyé spécial de Trump pour l'Afrique et les pays arabes qui a rencontré Issayas Afewerki. Il est clair qu'il y a là quelque chose qui se passe. Peut-on parler d'un risque de régionalisation du conflit avec le Soudan ? Il y a deux blocs qui se sont constitués. Un premier bloc comprend l'Égypte, essentiellement parce qu'elle est en bagarre depuis des années avec l'Éthiopie à propos du grand barrage de la Renaissance, dont elle estime qu'il risque de la priver de l'eau du Nil, qui pour l'Égypte est vitale. Donc un bloc qui comprend Égypte, Érythrée, Soudan, Al-Burhan du Soudan, et l'Arabie Saoudite, d'un côté, plus les guérillas du Tigré, de la région Amhara et de l'Oromia. L'autre camp consiste essentiellement en l'Éthiopie et les Émirats arabes unis, qui maintenant sont des soutiens presque déterminants de l'Éthiopie, en particulier depuis la guerre de 2020, les Forces de soutien rapides (FSR) et le Sud-Soudan. On assiste donc à une véritable polarisation régionale des conflits et, de fil en aiguille, la constitution d'alliances selon le vieux principe « les ennemis de mes ennemis sont mes amis ». Pour terminer, qu'est-ce qui pourrait aujourd'hui empêcher une nouvelle guerre ? Ce qui pourrait empêcher la guerre, c'est tout simplement la raison. Il est sûr et certain qu'une guerre entre le Tigré et Addis-Abeba, de fil en aiguille, s'étendrait à l'ensemble de la Corne étant donné le jeu des alliances, et serait absolument dévastatrice pour tout le monde. Donc on peut espérer que la raison prévaudra. Jusqu'à maintenant, en tous les cas, elle a prévalu. Le deuxième facteur qui pourrait empêcher cette guerre, c'est la pression extérieure. Or, la pression extérieure des États-Unis, surtout de l'Union européenne un peu, est très claire, surtout pas de guerre. L'Éthiopie a absolument besoin de l'aide internationale pour survivre économiquement. Cette aide nationale vient principalement aujourd'hui du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Or, l'influence des États-Unis dans ces deux institutions est telle que, s'ils le veulent, ils pourraient freiner ou bloquer l'aide de ces institutions à l'Éthiopie. Et ça, ça serait un coup irréparable pour l'Éthiopie. À lire aussiÉthiopie: reprise des combats entre l'armée et les rebelles tigréens
durée : 00:10:25 - Le journal de 18h - La confédération européenne de football (UEFA) a annoncé jeudi que son boycott des compétitions de la Fifa était toujours en vigueur malgré l'abandon du plan de la Fifa de s'ouvrir à des investisseurs extérieurs. À la une également, la guerre au Tigré en Éthiopie, qui reprend. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Piše Tjaž Mihelič, bereta Igor Velše in Eva Longyka Marušič. Trojni enačaj, ki zaznamuje naslov knjige Čas ≡ prostor komparativista in enega najprodornejših raziskovalcev kosoveliane Janeza Vrečka, nas postavlja v osrčje novega branja Srečka Kosovela. Matematični znak ≡ se bere kot »je identično« in torej ne pomeni istega stanja kot pri dvojnem enačaju, ki pomeni »je enako«. Razlikujeta se v tem, da slednji predpostavlja dve pojavnosti z enako vrednostjo, trojni enačaj pa med dve pojavnosti vnaša enopomenskost, eno ima zdaj še drugo ime, ki je s prvim popolnoma skladno, identično, eno. V našem primeru je naslov monografije povzet iz Kosovelove misli: »Čas in prostor je samo dvoje relacij relativnosti v kozmičnem prostoru, ki je sinteza čas ≡ prostor. Nova mistika, mistika časo-prostora.« Razumevanje časa, ki je prostor, in obratno v luči kvantne mehanike, je zaznamovalo Kosovelovo razumevanje poezije. Enost stvari se je prelila v njegov, lahko rečemo njegov, konstruktivizem, ki ni le umetniška smer, ampak način življenja. Enost stvari je bila njegova zahteva, poziv: enost človeka in »prirode«, vsebine in oblike, kozmosa in prostora. »Črke rasto v prostor,« je zapisal. Vrečkov izziv pri predstavitvi Kosovela ni samo lotiti se ga kot pesnika, temveč tudi kot izjemnega misleca. Namen monografije je zlasti slednji. Vrečko je monografijo je zasnoval skozi 10 poglavij in uvod. Ta nas prav zares uvaja, saj avtor v njem predstavlja svoje zasnove za pričujoče delo, v obrisih začrta poteze, ki jih nato skozi knjigo jasneje izriše, svojo raziskavo pa sopostavi k drugim raziskavam Srečka Kosovela. Ob tem se mi zdi vredno izpostaviti njegov odnos do korifeje slovenske primerjalne književnosti Antona Ocvirka. Če je šlo, kot sam pravi, v njegovi monumentalni pregledni monografiji o Srečku Kosovelu iz leta 2011 za nekakšno apologijo Ocvirka, ki ga je prvi povezal s konstruktivizmom, tu do njega vzpostavi distanco in opozori tudi na njegove zmote. Pri tem se na primer ustavi pri njegovi izdaji Integralov. V uvodu tudi jasno zapiše, da so se danes uveljavljeni pojmi kvantne mehanike pojavili večinoma po Kosovelovi smrti, tako da moramo biti pri njihovi aplikaciji na Kosovelovo poezijo previdni. Omenja pa, da jih je Kosovel »zaznaval«, »intuitivno prišel do spoznanj, ki so bila blizu spoznanjem Plancka, Einsteina, Bohra in drugih fizikov. Kako rešiti nastalo zagato?« Deset nadaljnjih poglavij bi lahko razdelili na tri dele. Poglavji Kosovelove definicije konstruktivizma in Spopad med Kosovelom in Černigojem prinašata splošnejše opazke o Kosovelovem konstruktivizmu ter zlasti slednje postavlja Kosovela ob bok njegovim sodobnikom in primerja njihovo dojemanje konstruktivizma z njegovim. V sedmih preostalih poglavjih Vrečko interpretira konkretne pesmi in iz njih izpeljuje Kosovelovo razumevanje kvantne mehanike. Podrobneje se ukvarja z njegovim manifestom Mehanikom in ga poveže z njegovimi protomanifesti ter kanoniziranimi pesmimi Kalejdoskop, Monolog, Sferično zrcalo, Srce v alkoholu, Kons 5 in Tragedija na oceanu. Tretji del monografije pa predstavlja zadnje poglavje z naslovom Sam moram vse dopolniti, v katerem se loteva Kosovelove bolezni in smrti, njegovega odnosa do komunistične partije, sodelovanja z organizacijo TIGR in razumevanja revolucije. Najprej bi želel spregovoriti o podnaslovu Ob stoti obletnici smrt Srečka Kosovela, ki ni posrečeno izbran. Knjiga je res izšla v njegovem letu in bo tako zasluženo deležna več pozornosti, kot bi je bila verjetno zunaj tega, vendar presega nekakšno jubilejno izdajo. To lahko izberemo iz avtorjeve pisave, saj gre za pionirsko delo tako v Kosovelovem primeru kot tudi sicer. Po branju monografije ne moremo več brati Kosovela, kot smo ga doslej. Po drugi strani pa prinaša navdihujoče branje pri povezovanju umetnosti z znanostjo in nudi tudi svojevrstno metodološko oporo za drugačno branje pesmi tudi drugih avtorjev. Boljši podnaslov bi bil tako takšen, ki bi nas dejansko usmerjal na vsebino, kazal v notranjost dela. Kvantna prepletenost, ki bi jo Kosovel lahko zaznaval, z njim pa korespondiral njegov pojem prozornosti iz pesmi Prerojenje (»Sam, sam, sam moram biti, / vsako telo neprozorno v prozornost preiti«) je ves čas prisotna. Tudi prepletenost sicer je značilnost monografije. Vrečko k posameznim vzorčnim pesmim vpleta številne druge Kosovelove pesmi, aforizme in mnoga znanstvena dela. Kdaj do onemoglosti, kdaj do vrtenja časa. Kaj želim reči? Da se mi je ob branju monografije večkrat zazdelo, da berem že argumentirane stvari, ki so zdaj spet še enkrat argumentirane, da berem aforizme, ki so že korespondirali s prejšnjimi ugotovitvami. Ob njih pa fizikalne dokaze zanje, ki so bili objavljeni mnogo pozneje. Ali je denimo »mistična luč teorije« res v povezavi z Bohrovo atomsko mistiko, kot so drugi imenovali njegovo interpretacijo fizike leta kasneje? Ali Kosovel piše »prav o tem« – čeravno pojave samo zaznava – torej o singularnosti, točki z neskončno gostoto, ki nastane pri črnih luknjah, v kateri se čas ustavi, ko beremo verz: »Ura večnosti se je premaknila v Nič.« Neposredno zatem pa droben citat iz knjige slovenskega filozofa Marka Uršiča, ki ga ob tej sopostavitvi ne morem brati kot dokaz k izpeljani temi. Kot bralec si želim več prostora, ki bi znal zajeti in biti, se imenovati čas. Več prostora, s tem mislim na daljše odlomke pesmi, na daljše citate, če ti podpirajo tako pomembne teze. Ob tem bi si želel več časa, historične perspektive, a nikakor ne historizma. Nekaj tega bi bilo v obstoječem besedilu mogoče navesti namesto komparativističnega navajanja med besedilom z zgodovinarskimi opombami pod črto, kjer bi bil izpisan celoten bibliografski podatek, za katerega bi vedel, kdaj je izšel. Pri pesmih bi si kot bralec želel izpostavitve tega, kar lahko najdemo v povezavi s kvantno mehaniko pri določeni pesmi, ob koncu pa sklepno poglavje, ki bi povzelo glavne ugotovitve Kosovelovega »zaznavanja« teh pojavov v pesmih. Pomembni študiji to pritiče, zlasti takšni. Morda najbolj nazoren primer tega je v uvodu izpisana množica Kosovelovih doslej neinterpretiranih zapisov, primer tega je v začetku kritike naveden. Nekateri v nadaljevanju dobijo svojo časovnost, drugi ne. A če se vrnem h kvantni prepletenosti, je monografija kažipot, namig, ki ga razume dobronamerni bralec, drugačnega pisanja. Janez Vrečko v monografiji Čas ≡ prostor postavlja nove temelje za razumevanje Kosovelove poezije in poezije, umetnosti sicer. S tem pa tudi podlago za nove interpretativne izzive. Ponuja nam metodološki in epistemološki zgled. Ponuja nam, rečeno s Kosovelom, dejanje, gibanje vseskozi. Od nas zahteva naše lastno dejanje. Ne biti dani na dvoje, ampak biti eno.
Pred poslanci je danes zakon o vzpostavitvi sistema Eurodac za primerjavo biometričnih podatkov, ki je del novega azilnega sistema Evropske unije. Medtem ko vlada poudarja učinkovitejšo obravnavo prošenj za azil, opozicija opozarja na kršenje človekovih pravic. V oddaji tudi: - Predsednica republike Nataša Pirc Musar premierja Janeza Janšo pozvala, naj spremeni odločitev o praporščakih NOB in TIGR, ki niso vabljeni na državno proslavo - Deset let po bexitu dve tretji Britancev referendumsko odločitev obžaluje; medtem se je z Downing streeta poslovil že šesti predsednik vlade - Argentinski nogometni zvezdnik Lionel Messi po včerajšnjih dveh golih proti Avstriji postal najboljši strelec v zgodovini svetovnih prvenstev v nogomet
Le surnom des Capverdiens, les Requins bleus, inspire Wakat Sera au Burkina Faso. « Pour être des requins, ils en ont la voracité, mais sont loin de jouer le football comme des bleus ! » écrit Wakat Sera, qui souligne surtout « un excellent élan collectif de détermination et surtout de performance, qui a fait de ces représentants africains de véritables combattants, sans complexe dans l'arène du Mondial 2026 ». Mais au sein de cette équipe de Requins bleus, un homme attire l'attention : le gardien Vozinha, 40 ans. Le Monde lui consacre un portrait. Celui qui est né en 1986 à Mindelo se nomme en fait Josimar José Évora Dias, Josimar, du nom d'une gloire du foot brésilien qui s'était particulièrement illustré l'année de sa naissance en marquant des buts restés dans les mémoires. Le Monde raconte que Vozinha n'a signé son premier contrat professionnel qu'à l'âge de 25 ans. Un parcours tardif et atypique pour celui dont la mère n'avait pas pu assister au premier match contre l'Espagne la semaine dernière : elle n'avait pas de visa. Mais cette nuit, elle était présente pour le voir briller contre l'Uruguay. Vozinha, une belle histoire de plus en plus suivie sur les réseaux sociaux. Le Monde rapporte qu'avant le match, son compte Instagram comptait 50 000 abonnés, il en compte désormais plus de 15 millions. Rapprochement entre le Bénin et le Niger Toute autre chose, dans La Nouvelle Tribune : le rapprochement entre le Bénin et le Niger. Depuis plusieurs semaines, les deux pays multiplient les gestes amicaux. « Les nuages sombres qui stagnaient depuis plusieurs mois au-dessus du fleuve Niger commencent enfin à se dissiper », écrit La Nouvelle Tribune. Entre Cotonou et Niamey, le dégel diplomatique n'est plus une simple intention pieuse, mais une réalité qui se matérialise jour après jour. Le journaliste note que « tout processus de réconciliation solide repose sur l'empathie ». Pourquoi ce commentaire ? Parce que la semaine dernière, après la nouvelle attaque jihadiste contre l'aéroport de Niamey, « les autorités béninoises ont immédiatement réagi en exprimant leur profonde compassion et leur solidarité indéfectible envers le peuple nigérien ». Bien plus que du protocole, estime le journal, pour qui « la paix des braves n'est pas une capitulation d'un camp face à l'autre, mais le triomphe de la diplomatie, de la raison et des intérêts des peuples. Le chemin est encore jalonné de défis, mais la volonté politique, elle, semble désormais inébranlable ». En Éthiopie, un nouveau succès électoral pour le Premier ministre Les instances électorales ont publié hier soir les résultats des élections législatives d'il y a trois semaines, et c'est une nette victoire pour le Parti de la prospérité du Premier ministre sortant Abiy Ahmed : il remporte 438 des 486 sièges attribués dans la nouvelle Assemblée, soit 90 % des sièges. Le Monde lui consacre un portrait. Ce n'est pas le premier portrait d'Abiy Ahmed, prix Nobel de la paix 2019, l'homme est déjà bien connu, mais le journal rappelle comment il est passé « de réformateur adulé par la communauté internationale à chef de guerre ». C'est le titre de ce portrait signé par la correspondante du quotidien français à Addis-Abeba, Maëlle Duhamel. Elle y cite cet habitant de la capitale qui se souvient de l'arrivée au pouvoir d'Abiy Ahmed en 2018 : « Un Oromo à la tête du pays, c'était énorme. Et j'étais vraiment séduit par cet homme qui nous promettait une Éthiopie unie et du changement. L'étau se desserrait. Pour la première fois, on se sentait libre ». La journaliste rappelle aussi l'Abiymania qui s'était alors emparée d'une communauté internationale ravie de se débarrasser d'un régime dominé par le Front de libération du peuple du Tigré et ses valeurs marxistes. S'ensuivra, en 2022 au Tigré, ce qui sera qualifié de nettoyage ethnique par Human Rights Watch, et des soutiens internationaux qui s'effritent. Mais ces derniers mois, ces soutiens reviennent, une réhabilitation à mettre sur le compte, estime Le Monde, des bons résultats économiques de l'Éthiopie d'Abiy Ahmed. « Quand les fêtes religieuses révèlent les fractures sociales » Afrik.com enfin met l'accent sur une douloureuse question de société au Bénin : « Quand les fêtes religieuses révèlent les fractures sociales », titre le site. Un sujet qui concerne toutes les confessions. À chaque Tabaski, à chaque Noël, à chaque Ramadan, à chaque célébration du Vodun, deux réalités coexistent souvent dans le même espace national. Afrik.com décrit « ces pères de famille qui parcourent les marchés dans un silence lourd, calculant mentalement ce qu'ils ne pourront finalement pas acheter, alors que des mères dissimulent leur inquiétude derrière des sourires de circonstance pour empêcher leurs enfants de comprendre que cette année encore, la fête sera modeste ». Car il y a ceux qui peuvent célébrer dans l'abondance et ceux qui doivent se serrer la ceinture. « Dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, l'inflation alimentaire continue d'aggraver ces déséquilibres », pointe le journal. « Les grandes fêtes religieuses rappellent chaque année une vérité essentielle : une société ne se mesure pas uniquement à la richesse qu'elle produit, mais aussi à sa capacité à empêcher que certains vivent la joie collective comme une douleur personnelle ». Afrik.com estime que les différences religieuses doivent devenir des occasions de fraternité et être ainsi des actes silencieux de construction nationale.
Le surnom des Capverdiens, les Requins bleus, inspire Wakat Sera au Burkina Faso. « Pour être des requins, ils en ont la voracité, mais sont loin de jouer le football comme des bleus ! » écrit Wakat Sera, qui souligne surtout « un excellent élan collectif de détermination et surtout de performance, qui a fait de ces représentants africains de véritables combattants, sans complexe dans l'arène du Mondial 2026 ». Mais au sein de cette équipe de Requins bleus, un homme attire l'attention : le gardien Vozinha, 40 ans. Le Monde lui consacre un portrait. Celui qui est né en 1986 à Mindelo se nomme en fait Josimar José Évora Dias, Josimar, du nom d'une gloire du foot brésilien qui s'était particulièrement illustré l'année de sa naissance en marquant des buts restés dans les mémoires. Le Monde raconte que Vozinha n'a signé son premier contrat professionnel qu'à l'âge de 25 ans. Un parcours tardif et atypique pour celui dont la mère n'avait pas pu assister au premier match contre l'Espagne la semaine dernière : elle n'avait pas de visa. Mais cette nuit, elle était présente pour le voir briller contre l'Uruguay. Vozinha, une belle histoire de plus en plus suivie sur les réseaux sociaux. Le Monde rapporte qu'avant le match, son compte Instagram comptait 50 000 abonnés, il en compte désormais plus de 15 millions. Rapprochement entre le Bénin et le Niger Toute autre chose, dans La Nouvelle Tribune : le rapprochement entre le Bénin et le Niger. Depuis plusieurs semaines, les deux pays multiplient les gestes amicaux. « Les nuages sombres qui stagnaient depuis plusieurs mois au-dessus du fleuve Niger commencent enfin à se dissiper », écrit La Nouvelle Tribune. Entre Cotonou et Niamey, le dégel diplomatique n'est plus une simple intention pieuse, mais une réalité qui se matérialise jour après jour. Le journaliste note que « tout processus de réconciliation solide repose sur l'empathie ». Pourquoi ce commentaire ? Parce que la semaine dernière, après la nouvelle attaque jihadiste contre l'aéroport de Niamey, « les autorités béninoises ont immédiatement réagi en exprimant leur profonde compassion et leur solidarité indéfectible envers le peuple nigérien ». Bien plus que du protocole, estime le journal, pour qui « la paix des braves n'est pas une capitulation d'un camp face à l'autre, mais le triomphe de la diplomatie, de la raison et des intérêts des peuples. Le chemin est encore jalonné de défis, mais la volonté politique, elle, semble désormais inébranlable ». En Éthiopie, un nouveau succès électoral pour le Premier ministre Les instances électorales ont publié hier soir les résultats des élections législatives d'il y a trois semaines, et c'est une nette victoire pour le Parti de la prospérité du Premier ministre sortant Abiy Ahmed : il remporte 438 des 486 sièges attribués dans la nouvelle Assemblée, soit 90 % des sièges. Le Monde lui consacre un portrait. Ce n'est pas le premier portrait d'Abiy Ahmed, prix Nobel de la paix 2019, l'homme est déjà bien connu, mais le journal rappelle comment il est passé « de réformateur adulé par la communauté internationale à chef de guerre ». C'est le titre de ce portrait signé par la correspondante du quotidien français à Addis-Abeba, Maëlle Duhamel. Elle y cite cet habitant de la capitale qui se souvient de l'arrivée au pouvoir d'Abiy Ahmed en 2018 : « Un Oromo à la tête du pays, c'était énorme. Et j'étais vraiment séduit par cet homme qui nous promettait une Éthiopie unie et du changement. L'étau se desserrait. Pour la première fois, on se sentait libre ». La journaliste rappelle aussi l'Abiymania qui s'était alors emparée d'une communauté internationale ravie de se débarrasser d'un régime dominé par le Front de libération du peuple du Tigré et ses valeurs marxistes. S'ensuivra, en 2022 au Tigré, ce qui sera qualifié de nettoyage ethnique par Human Rights Watch, et des soutiens internationaux qui s'effritent. Mais ces derniers mois, ces soutiens reviennent, une réhabilitation à mettre sur le compte, estime Le Monde, des bons résultats économiques de l'Éthiopie d'Abiy Ahmed. « Quand les fêtes religieuses révèlent les fractures sociales » Afrik.com enfin met l'accent sur une douloureuse question de société au Bénin : « Quand les fêtes religieuses révèlent les fractures sociales », titre le site. Un sujet qui concerne toutes les confessions. À chaque Tabaski, à chaque Noël, à chaque Ramadan, à chaque célébration du Vodun, deux réalités coexistent souvent dans le même espace national. Afrik.com décrit « ces pères de famille qui parcourent les marchés dans un silence lourd, calculant mentalement ce qu'ils ne pourront finalement pas acheter, alors que des mères dissimulent leur inquiétude derrière des sourires de circonstance pour empêcher leurs enfants de comprendre que cette année encore, la fête sera modeste ». Car il y a ceux qui peuvent célébrer dans l'abondance et ceux qui doivent se serrer la ceinture. « Dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, l'inflation alimentaire continue d'aggraver ces déséquilibres », pointe le journal. « Les grandes fêtes religieuses rappellent chaque année une vérité essentielle : une société ne se mesure pas uniquement à la richesse qu'elle produit, mais aussi à sa capacité à empêcher que certains vivent la joie collective comme une douleur personnelle ». Afrik.com estime que les différences religieuses doivent devenir des occasions de fraternité et être ainsi des actes silencieux de construction nationale.
Après des mois de tensions entre le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed et la région du Tigré, dirigée par le TPLF, une attaque de drone a frappé la ville de Sheraro, dans le nord du territoire, près de la frontière avec l'Érythrée. Il y a des craintes d'une reprise du conflit qui pourrait impliquer de nombreux acteurs, alors que la région ne s'est toujours pas remise de la dernière guerre, l'une des plus meurtrières du XXIe siècle.
A Etiópia foi a votos esta segunda-feira, 1 de Junho, para eleger os deputados federais e os representantes regionais, num escrutínio que deve garantir a continuidade do primeiro-ministro Abiy Ahmed à frente do Governo. Apesar da participação registada em várias cidades, as eleições decorreram sob críticas da oposição, num contexto marcado por conflitos armados, dificuldades económicas e exclusão de algumas regiões. A vitória do Partido da Prosperidade, liderado por Abiy Ahmed, nunca esteve em causa. A formação governamental partia como favorita para conservar a maioria parlamentar e garantir a continuidade do actual primeiro-ministro à frente do Governo. Ainda assim, a participação eleitoral levanta interrogações sobre o grau de mobilização da sociedade etíope. O padre José Vieira, missionário português que regressou recentemente da Etiópia após 13 anos de trabalho no país, descreve um ambiente de relativa apatia política nos meses que antecederam a votação. “O que foi mais evidente durante os últimos meses era ver os centros de inscrição para as eleições completamente vazios”, observa. Apesar de a Comissão Nacional de Eleições apontar para cerca de 50 milhões de eleitores registados, o missionário considera o número reduzido para um país com cerca de 130 milhões de habitantes. “Havia uma certa desmobilização em relação ao evento”, afirma. Abiy Ahmed chegou ao poder em 2018 envolto numa forte expectativa de mudança. Um ano depois recebeu o Prémio Nobel da Paz, sobretudo pelo acordo alcançado com a Eritreia. Hoje, a avaliação dos seus 8 anos de governação divide opiniões. O padre José Vieira reconhece transformações visíveis, particularmente na capital. “Adis Abeba não tem nada a ver com o que era há dez anos. É uma cidade muito moderna, com grandes avenidas”, afirma. Destaca ainda a construção dos chamados “corredores urbanos”, que incluem espaços dedicados a peões e ciclistas e que o Governo procura replicar noutras regiões do país. No entanto, alerta para as limitações desse modelo fora dos grandes centros urbanos. Em muitas localidades, diz, os projectos são afectados pela falta de fiscalização e pela corrupção. “A corrupção é um dos grandes problemas na Etiópia de hoje”, sublinha, apontando casos em que verbas destinadas a obras públicas acabam desviadas para proveito pessoal de responsáveis locais. A guerra que continua a marcar o país Embora a guerra do Tigray tenha terminado formalmente em Novembro de 2022, com os Acordos de Pretória, as suas consequências continuam presentes no quotidiano dos etíopes. “As pessoas no Tigré não têm tanto acesso a combustíveis e a outros bens de primeira necessidade como noutras regiões”, explica o missionário. Além das dificuldades económicas, persistem receios quanto a um eventual reacender das tensões armadas, alimentadas por rivalidades regionais e por interesses externos. Segundo o padre português, o Governo foi obrigado a concentrar efectivos militares na região do Tigray, deixando outras zonas mais vulneráveis. Na Oromia, onde trabalhou, as preocupações de segurança aumentaram significativamente. “Houve um momento em que nos aconselhavam a telefonar antes de viajar para confirmar se as estradas estavam seguras”, recorda. A instabilidade não se limita ao norte do país. Em Amhara e Oromia continuam activos grupos armados que desafiam a autoridade do Estado e contribuem para um clima de insegurança que afecta a vida quotidiana e limita a capacidade do Governo para projectar uma imagem de normalidade democrática. Jovens preocupados com o futuro Nas conversas com famílias, líderes comunitários e estudantes, José Vieira encontrou uma preocupação comum: o acesso à educação e às oportunidades de emprego. Nos últimos anos, o Governo introduziu novos exames nacionais com o objectivo de elevar a exigência académica. Contudo, os resultados têm sido preocupantes. “Há três anos, quando foi introduzido o novo modelo de exame de admissão à universidade, apenas 5% dos candidatos passaram”, recorda. No ano lectivo mais recente, a taxa de aprovação rondou apenas os 7%. O missionário considera que muitos alunos não estão preparados para o grau de dificuldade das provas. O problema torna-se ainda mais grave porque os estudantes que não conseguem aprovação ficam dependentes de instituições privadas, inacessíveis para grande parte da população. A situação gera frustração entre os jovens. Muitos concluem vários anos de formação superior, mas arriscam terminar sem diploma caso não obtenham aprovação nos exames finais obrigatórios. “Depois de três, quatro ou cinco anos de estudos, podem ficar sem nada”, lamenta. Inflação e escassez de combustível A economia constitui outra fonte de preocupação. A inflação continua elevada e o acesso a combustíveis permanece problemático em várias regiões. O padre José Vieira relata situações extremas vividas pelas comunidades locais. Num dos centros missionários onde trabalhou, dois veículos permaneceram semanas sem poder circular por falta de gasóleo. “Descobriram que o mercado negro dá muito mais lucro do que o negócio normal”, explica. O missionário recorda ainda casos em que funcionários tiveram de esperar mais de dois dias em filas para abastecer um automóvel. Nas semanas que antecederam as eleições verificou-se uma melhoria na distribuição. “Antes havia grandes filas. Nas últimas semanas a situação foi normalizada”, relata. Resta saber se essa normalização corresponde a uma solução duradoura ou se foi apenas uma medida temporária para garantir um ambiente mais favorável durante o período eleitoral. As autoridades etíopes apresentam estas eleições como uma demonstração de estabilidade e de consolidação democrática. No entanto, a ausência de votação em algumas zonas, as denúncias da oposição, os conflitos armados persistentes e os problemas económicos mostram uma realidade mais complexa. Para José Vieira, a Etiópia continua a viver um momento de transição. Entre os avanços nas infra-estruturas e as dificuldades sentidas pela população, o país procura ainda encontrar um equilíbrio capaz de transformar a promessa de reforma que levou Abiy Ahmed ao poder numa estabilidade para os seus mais de 130 milhões de habitantes.
durée : 00:03:45 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Guillaume Auda - Plus de 50 millions d'électeurs sont appelés aux urnes aujourd'hui en Éthiopie pour des législatives promises au parti du premier ministre Abiy Ahmed. L'exclusion du Tigré, les violences persistantes en Amhara, ainsi que les critiques sur les libertés politiques, minent la crédibilité du scrutin. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:45 - InterNational - par : Guillaume Auda - Plus de 50 millions d'électeurs sont appelés aux urnes aujourd'hui en Éthiopie pour des législatives promises au parti du premier ministre Abiy Ahmed. L'exclusion du Tigré, les violences persistantes en Amhara, ainsi que les critiques sur les libertés politiques, minent la crédibilité du scrutin. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:45 - Sous les radars - par : Guillaume Auda - Plus de 50 millions d'électeurs sont appelés aux urnes aujourd'hui en Éthiopie pour des législatives promises au parti du premier ministre Abiy Ahmed. L'exclusion du Tigré, les violences persistantes en Amhara, ainsi que les critiques sur les libertés politiques, minent la crédibilité du scrutin. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le sommet Africa Forward, qui a lieu cette année à Nairobi, témoigne du repositionnement voulu par la France sur le continent. De plus en plus d'entreprises font notamment le choix de s'implanter en Éthiopie, attirées par un marché immense de plus de 120 millions d'habitants, malgré une situation sécuritaire dégradée. De notre correspondante à Addis-Abeba, Ce dimanche matin, les clients sont nombreux devant le comptoir de la boulangerie Hanit Bakery. La boutique fait partie des clients de la société française d'agroalimentaire Lesaffre, qui fabrique notamment de la levure. L'enseigne s'est installée en Éthiopie en 2021, explique sa directrice dans le pays, Marine Durot. « Lesaffre a choisi d'ouvrir une usine en Éthiopie parce que c'est le second pays le plus peuplé d'Afrique. C'est aussi un pays où l'on a remarqué que la population mange de plus en plus de pain, par rapport à l'injira. Pour nous, c'était un marché clé dans lequel on voulait être présent. On est sur une bonne optique et un bon développement de croissance », indique-t-elle. Comme Lesaffre, de plus en plus d'entreprises françaises optent pour l'Éthiopie. Depuis quelques années, le pays cherche à attirer les investisseurs étrangers, affirme Getachew Teklemariam Alemu, économiste au sein de l'Union africaine. « Des pays comme l'Éthiopie ont entamé des réformes pour ouvrir des marchés, libéraliser divers secteurs et inciter des investisseurs à venir placer leur argent dans leur économie. Les principaux obstacles macroéconomiques à l'investissement sont désormais levés grâce à ces réformes », explique-t-il. En témoigne la visite, mi-avril, d'une quinzaine de sociétés venues dans le pays à l'initiative du Medef International. Une démarche qui s'inscrit dans une dynamique plus large, malgré une situation sécuritaire très dégradée. Des conflits déchirent actuellement les régions de l'Amhara et de l'Oromia, tandis que les tensions entre Addis-Abeba et le Tigré restent très fortes, faisant même craindre un nouveau conflit. Mais pour Gérard Wolf, président du Medef International, ce contexte ne doit pas freiner les investisseurs. « Des conflits du type du Tigré existent partout dans le monde. Dans les endroits difficiles, mais où il n'y a pas une intensité de conflit énorme, on ne va pas attendre que tout soit terminé pour s'en occuper. On ne s'interdit pas, par essence, d'aller dans un pays en conflit », souligne-t-il. En janvier 2026, le géant français de l'agroalimentaire Carrefour a annoncé son installation prochaine en Éthiopie. À lire aussiÉthiopie: le chef du parti TPLF élu à la tête du Parlement du Tigré, nouvelle escalade avec Addis-Abeba
durée : 00:03:34 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Guillaume Auda - En Éthiopie, le Front de libération du peuple du Tigré a annoncé le rétablissement de ses anciennes institutions régionales, dont son parlement. Une décision qui fragilise un peu plus l'accord de paix signé en 2022. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:34 - InterNational - par : Guillaume Auda - En Éthiopie, le Front de libération du peuple du Tigré a annoncé le rétablissement de ses anciennes institutions régionales, dont son parlement. Une décision qui fragilise un peu plus l'accord de paix signé en 2022. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:34 - Sous les radars - par : Guillaume Auda - En Éthiopie, le Front de libération du peuple du Tigré a annoncé le rétablissement de ses anciennes institutions régionales, dont son parlement. Une décision qui fragilise un peu plus l'accord de paix signé en 2022. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au Tigré, au nord de l'Éthiopie, le climat est toujours plus tendu entre le TPLF, le Front de Libération du peuple du Tigré, la force politico-militaire la plus importante au Tigré et le gouvernement fédéral éthiopien. Les déclarations agressives se multiplient dans les deux camps qui s'accusent mutuellement de vouloir une nouvelle guerre. Le TPLF reproche au gouvernement de ne pas avoir appliqué les accords de paix de Pretoria signés en novembre 2022, qui ont mis fin au conflit de deux ans entre les deux parties. De son côté, le gouvernement reproche au TPLF de s'allier à l'Érythrée. En janvier, des combats ont opposé les troupes fédérales aux forces tigréennes dans la région, une première inquiétante depuis la fin de la guerre. Les habitants fuient en nombre la région de peur d'un nouveau conflit. Sabine Planel est chargée de recherche à l'IRD, l'Institut de recherche pour le développement, elle répond aux questions de Clothilde Hazard. À lire aussiRegain de tensions au Tigré: «Nous ne voulons pas la guerre», assure le Premier ministre éthiopien
Depuis ces dernières semaines, les bruits de bottes s'intensifient dans la région du Tigré dans le nord de l'Éthiopie. Région frontalière avec l'Érythrée. « Trois ans après un conflit qui a fait près de 600 000 victimes, constate Le Monde Afrique, la région rebelle, le gouvernement d'Addis-Abeba et l'Érythrée sont à nouveau au bord de la guerre. En janvier, des drones de l'armée fédérale éthiopienne ont visé des positions des forces tigréennes. Depuis, Addis-Abeba a mobilisé troupes et artillerie aux abords de la province. Les liaisons aériennes vers le Tigré ont été temporairement suspendues en début d'année et plusieurs journalistes de médias internationaux ont été arrêtés et empêchés de se rendre sur place. Début février, pointe encore Le Monde Afrique, Addis-Abeba a également sommé l'Érythrée de "retirer immédiatement ses troupes du territoire éthiopien et de cesser toute forme de collaboration avec les groupes rebelles". Asmara, qui avait combattu aux côtés de l'armée fédérale éthiopienne pendant la guerre au Tigré, de 2020 à 2022, s'est en effet rapproché récemment des insurgés tigréens, au prix d'un spectaculaire revirement d'alliance ». Anéantir le FLPT ? Alors, « le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a beau avoir appelé au dialogue, jeudi dernier, des négociations pour éviter un nouvel embrasement paraissent "très improbables" : c'est ce qu'affirme dans Le Point Afrique, le chercheur Medhane Tadesse, spécialiste des questions de paix et de sécurité à l'Institut des mondes africains. « Et ce, explique-t-il, notamment car le gouvernement fédéral a retiré sa licence au premier parti de la région, le FLPT, le Front de libération du peuple du Tigré, alors que les élections législatives sont prévues le 1er juin ». Toujours d'après ce chercheur, « Abiy Ahmed souhaite anéantir le FLPT, qui a passé une alliance tacite avec l'Érythrée ». L'Érythrée dont les troupes « continuent à occuper le nord-est du Tigré, précise Le Point Afrique, empêchant les déplacés de regagner leur foyer. Outre son objectif d'écraser le FLPT, le Premier ministre éthiopien entend également reprendre à tout prix le contrôle du port d'Assab, perdu au moment de l'indépendance de l'Érythrée en 1993 ». En effet, depuis cette date, l'Éthiopie n'a plus d'accès direct à la mer et est obligé de faire transiter ses échanges de marchandises avec le port de Djibouti. « Avec ses 130 millions d'habitants, relève Le Point Afrique, l'Éthiopie est la nation enclavée la plus peuplée du globe ». Provocation ? Avant-hier, le ton est encore monté… C'est ce que rapporte notamment Jeune Afrique : « le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedion Timotheos a sommé Asmara de "retirer immédiatement ses troupe" de son territoire, tout en affirmant que le gouvernement érythréen avait choisi "la voie d'une escalade". Toutefois, le chef de la diplomatie éthiopienne s'est dit "disposé à s'engager de bonne foi dans des négociations en vue d'un règlement global de toutes les questions d'intérêt commun, y compris les affaires maritimes et la question de l'accès à la mer par le port d'Assab". Une phrase qui paraît éminemment provocatrice, commente Jeune Afrique, car Asmara accuse son voisin de lorgner sur son port d'Assab ; le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed martelant depuis plusieurs mois que son pays enclavé doit avoir un accès à la mer ». Un embrasement de toute la Corne de l'Afrique ? On revient au Point Afrique qui constate que « ces dernières semaines, des milliers de Tigréens affluent vers la capitale, Addis-Abeba, ou tentent de partir à l'étranger. Les pénuries d'essence et de liquidités attisent les inquiétudes, face à une situation qui ressemble de plus en plus au siège imposé lors de la dernière guerre. Et à mesure que le gouvernement fédéral resserre les flux et consolide le siège, le FLPT pourrait être tenté de tirer le premier coup de feu, car le quotidien des Tigréens devient intenable. » Enfin, ce commentaire de La Vigie, lettre bimensuelle d'analyse stratégique : « si un conflit généralisé éclate, il ne s'agira plus seulement d'une guerre interne. C'est plus d'un tiers du continent africain qui pourrait être déstabilisé, provoquant des déplacements de population massifs et une reconfiguration nouvelle des frontières de la Corne de l'Afrique ». Et La Vigie de conclure : « l'affrontement qui se prépare s'annonce plus dévastateur encore que les précédents, dans un contexte de guerre au Soudan, au Soudan du Sud et en Somalie… »
Depuis ces dernières semaines, les bruits de bottes s'intensifient dans la région du Tigré dans le nord de l'Éthiopie. Région frontalière avec l'Érythrée. « Trois ans après un conflit qui a fait près de 600 000 victimes, constate Le Monde Afrique, la région rebelle, le gouvernement d'Addis-Abeba et l'Érythrée sont à nouveau au bord de la guerre. En janvier, des drones de l'armée fédérale éthiopienne ont visé des positions des forces tigréennes. Depuis, Addis-Abeba a mobilisé troupes et artillerie aux abords de la province. Les liaisons aériennes vers le Tigré ont été temporairement suspendues en début d'année et plusieurs journalistes de médias internationaux ont été arrêtés et empêchés de se rendre sur place. Début février, pointe encore Le Monde Afrique, Addis-Abeba a également sommé l'Érythrée de "retirer immédiatement ses troupes du territoire éthiopien et de cesser toute forme de collaboration avec les groupes rebelles". Asmara, qui avait combattu aux côtés de l'armée fédérale éthiopienne pendant la guerre au Tigré, de 2020 à 2022, s'est en effet rapproché récemment des insurgés tigréens, au prix d'un spectaculaire revirement d'alliance ». Anéantir le FLPT ? Alors, « le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a beau avoir appelé au dialogue, jeudi dernier, des négociations pour éviter un nouvel embrasement paraissent "très improbables" : c'est ce qu'affirme dans Le Point Afrique, le chercheur Medhane Tadesse, spécialiste des questions de paix et de sécurité à l'Institut des mondes africains. « Et ce, explique-t-il, notamment car le gouvernement fédéral a retiré sa licence au premier parti de la région, le FLPT, le Front de libération du peuple du Tigré, alors que les élections législatives sont prévues le 1er juin ». Toujours d'après ce chercheur, « Abiy Ahmed souhaite anéantir le FLPT, qui a passé une alliance tacite avec l'Érythrée ». L'Érythrée dont les troupes « continuent à occuper le nord-est du Tigré, précise Le Point Afrique, empêchant les déplacés de regagner leur foyer. Outre son objectif d'écraser le FLPT, le Premier ministre éthiopien entend également reprendre à tout prix le contrôle du port d'Assab, perdu au moment de l'indépendance de l'Érythrée en 1993 ». En effet, depuis cette date, l'Éthiopie n'a plus d'accès direct à la mer et est obligé de faire transiter ses échanges de marchandises avec le port de Djibouti. « Avec ses 130 millions d'habitants, relève Le Point Afrique, l'Éthiopie est la nation enclavée la plus peuplée du globe ». Provocation ? Avant-hier, le ton est encore monté… C'est ce que rapporte notamment Jeune Afrique : « le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedion Timotheos a sommé Asmara de "retirer immédiatement ses troupe" de son territoire, tout en affirmant que le gouvernement érythréen avait choisi "la voie d'une escalade". Toutefois, le chef de la diplomatie éthiopienne s'est dit "disposé à s'engager de bonne foi dans des négociations en vue d'un règlement global de toutes les questions d'intérêt commun, y compris les affaires maritimes et la question de l'accès à la mer par le port d'Assab". Une phrase qui paraît éminemment provocatrice, commente Jeune Afrique, car Asmara accuse son voisin de lorgner sur son port d'Assab ; le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed martelant depuis plusieurs mois que son pays enclavé doit avoir un accès à la mer ». Un embrasement de toute la Corne de l'Afrique ? On revient au Point Afrique qui constate que « ces dernières semaines, des milliers de Tigréens affluent vers la capitale, Addis-Abeba, ou tentent de partir à l'étranger. Les pénuries d'essence et de liquidités attisent les inquiétudes, face à une situation qui ressemble de plus en plus au siège imposé lors de la dernière guerre. Et à mesure que le gouvernement fédéral resserre les flux et consolide le siège, le FLPT pourrait être tenté de tirer le premier coup de feu, car le quotidien des Tigréens devient intenable. » Enfin, ce commentaire de La Vigie, lettre bimensuelle d'analyse stratégique : « si un conflit généralisé éclate, il ne s'agira plus seulement d'une guerre interne. C'est plus d'un tiers du continent africain qui pourrait être déstabilisé, provoquant des déplacements de population massifs et une reconfiguration nouvelle des frontières de la Corne de l'Afrique ». Et La Vigie de conclure : « l'affrontement qui se prépare s'annonce plus dévastateur encore que les précédents, dans un contexte de guerre au Soudan, au Soudan du Sud et en Somalie… »
Le 18 février 2026, le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) a célébré son 51e anniversaire dans un contexte très tendu au Tigré. Le parti tigréen, architecte de la modernisation du pays, a dirigé le pays au sein d'une coalition durant près de 30 ans. Mais l'organisation historique peine aujourd'hui à passer outre les multiples crises qui la traversent. De notre correspondante de retour de Mekele Shire, Biruk arrange quelques bouteilles sur le comptoir de son échoppe située à deux pas de la gare routière de Shire. Le jeune commerçant est anxieux : « En ce moment, la situation au Tigré est très tendue. On entend beaucoup de choses. Alors que nous, tout ce que nous voulons, c'est la paix. » Depuis un mois, cette région d'Éthiopie connaît un regain de tensions, après des affrontements entre l'armée fédérale et les Forces de défense du Tigré, bras armé du TPLF. Ces combats font craindre une nouvelle guerre, alors même que le parti régional peine déjà à se remettre des multiples crises qui le traversent depuis une dizaine d'années. À lire aussiÉthiopie: au Tigré, le ton monte entre Addis Abeba et le TPLF, l'ONU appelle à la «désescalade» Le camp de Getachaw Reda s'oppose à celui de Debretsion Gebremichael La scission du TPLF en deux camps, en mars 2023, est l'une des crise les plus importantes, explique Yohannes Woldemariam, professeur de relations internationales à l'université du Colorado : « D'un côté, il y a Getachaw Reda et quelques généraux, qui sont maintenant du côté du Parti de la prospérité du Premier ministre. Et de l'autre côté, il y a Debretsion. » Debretsion Gebremichael est le leader du TPLF qui, officiellement, ne fait plus partie du paysage électoral. En mai 2025, il a été radié par la Commission électorale, pour avoir manqué aux obligations prévues par l'instance. Un coup de massue pour ce parti emblématique, sur lequel s'appuie désormais la concurrence pour se faire une place. Kinfe Hadush, président du parti d'opposition Sawet, décrypte : « Depuis qu'Abiy est arrivé au pouvoir, les Tigréens se sentent plus vulnérables. Aujourd'hui, non seulement, le TPLF ne représente plus les intérêts du Tigré, mais il n'a en plus aucun agenda spécifique. Le TPLF veut juste mobiliser la population pour la guerre. Mais le peuple résiste, il ne veut pas participer à cette guerre. » Le TPLF rencontre des problèmes internes et sa popularité est en berne De son côté, le vice-président du TPLF, Amanuel Assefa l'assure : le TPLF a encore un avenir. « Je reconnais que le TPLF doit résoudre de nombreux problèmes. Je ne peux pas dire que le parti bénéficie du même soutien qu'auparavant. Et d'ailleurs, si le TPLF n'est pas accepté par le peuple, il sera destitué, et un autre parti prendra le pouvoir. Mais ce n'est pas le cas. Le gouvernement fédéral conspire pour démanteler le parti par tous les moyens », martèle-t-il. En octobre 2025, le gouvernement éthiopien a dénoncé « une collusion évidente entre le gouvernement érythréen et le TPLF », dans l'optique d'une nouvelle guerre à venir. À lire aussiÉthiopie: un haut-responsable du Tigré accuse le gouvernement de se préparer à «lancer une guerre»
Depuis cinq ans et le déclenchement de la guerre au Tigré, des milliers de personnes déplacées se sont installées dans le camp de Hitsats, à l'ouest de la région. Mais les conditions de vie déplorables du site et le manque de perspectives ont provoqué des départs massifs vers la Libye ou le Yémen. Reportage à la rencontre de ces familles décimées. De notre correspondante de retour de Hitsats, Les premiers abris apparaissent au bout d'une route poussiéreuse et cabossée. Dans ces petites maisons de tôles, entourées de montagnes, au camp de Hitstats en Éthiopie, vivent aujourd'hui plus de 15 000 personnes originaires du Tigré occidental, une zone occupée depuis la guerre par les forces de la région Amhara. Depuis quelques mois, de nombreux jeunes déplacés quittent le camp pour s'engager sur les routes migratoires. Le frère d'Amleset, 18 ans, est aujourd'hui en Libye : « Il est parti sans rien nous dire. Ce sont des trafiquants d'êtres humains qui l'ont aidé à traverser la frontière du Soudan vers la Libye. Puis, après une longue période, des personnes de notre entourage nous ont dit qu'il était là-bas, mais qu'il avait été arrêté. » Quelques semaines plus tard, Amselet reçoit un appel de son frère : les trafiquants exigent un million de birrs de rançon (environ 5 400 euros, NDLR). La famille paye alors une partie en vendant son bétail, et les coups cessent. « Mais aujourd'hui, mon frère est toujours en prison, car ils demandent encore de l'argent. Et il est très malade. Je me sens mal parce que je ne peux pas aider mon frère qui est bloqué là-bas, je n'ai pas d'argent à lui envoyer. Je me sens tellement impuissante et démunie », nous confie Amselet. À lire aussiÉthiopie : regain de tension au Tigré, les réfugiés affluent dans les camps de déplacés Un exode massif faute de travail et des conditions de vie déplorables À Hitsats, des milliers de familles partagent la même histoire. Parmi les raisons de cet exode massif : l'impossibilité de trouver un travail aux alentours. La fille de Birzaf est partie pour le Yémen il y a deux mois : « Elle m'a dit qu'elle allait trouver un travail pour subvenir aux besoins de la famille. Moi, je lui ai dit que ce n'était pas la peine, qu'on demanderait aux gens à l'église de nous aider. Mais elle n'a rien voulu savoir, et elle est partie. Aujourd'hui, elle est en prison. Je ne peux la voir que par la petite caméra de surveillance de sa cellule. Ils la forcent à me dire qu'elle souffre, et ils me demandent de l'argent. » Pour Keshi Mebrahtu, coordinateur du camp, les conditions de vie déplorables font aussi partie des causes de départ : « Dans ce camp, on fait face à de nombreux défis. Le plus important, c'est le manque de nourriture. Mais on manque aussi d'eau potable, et l'accès aux soins médicaux est très rare. Ces deux derniers mois, la situation s'est un peu améliorée grâce à des collectes de fonds organisées par des stars de TikTok. Mais j'ai peur que la situation se détériore encore, car c'était une aide ponctuelle. Or, nous avons besoin d'un soutien en continu. » D'après Keshi Mebrahtu, depuis 2020, 335 personnes sont mortes de faim dans le camp. À lire aussiTigré, aux origines d'une guerre fratricide
A la Une de la presse, ce mercredi 25 février, le début, aujourd'hui, de la visite de Friedrich Merz en Chine. La rencontre, hier, à l'Elysée, entre Emmanuel Macron et le nouveau président malgache, passé auparavant par Moscou. Le procès, au Brésil, des commanditaires présumés de l'assassinat de la militante Marielle Franco. Et une bataille de boules de neige qui tourne à l'avalanche politique à New York.
Trumpa informacinė RADIOCENTRO laida apie mokslo naujienas ir naujausius pasiekimus.Klausyk šiokiadieniais 13.30 val. per RADIOCENTRĄ arba mūsų podkaste „Mokslas šiandien“.
1. Jamback - Positive (Extended) 2. Disco Lines - Cocaine Inside My Blunts (Extended Mix) 3. Furacão 2000 - Mimosa (Now And Forever) (Dennis & Alok Extended Mix) 4. Bonde do Tigrão - Apague a Luz (Cleber & Baura Remix) 5. Eric Prydz - Call On Me (Hills Tech House Remix) 6. John Summit, Inez - Light Years (Matt Sassari Extended Remix) 7. Pet Shop Boys - Vocal (Lost By Who Remix) 8. Lady Gaga - The Dead Dance (Dropa Remix) 9. Layton Giordani, GENESI (ITA), Be No Rain - Call You Back (Extended Mix) 10. GENESI & Equinøx - Chemistry (Extended Mix) 11. Calvin Harris & Jessie Reyez - Ocean (Yotto Remix) 12. Todd Terry & Lyn Jada - I Can't Stop (Extended Mix) 13. SIDEPIECE - Cry For You (Extended Mix) 14. SOSA (UK) - Be Without You (Extended Mix) 15. Kurd Maverick, Hugel - I Like It Like That (Extended Mix) 16. Malaa & ESSE - Ground (Extended Mix) 17. MK & Crystal - Dior (DEM2 Extended Remix) 18. Afrojack - Take Over Control (feat. Eva Simons) (Kasango Extended Mix) 19. Reznik (DE), Jesse Boykins III, Keinemusik - Cloudy Eyes (Dance Tonight) (Extended)
1. Calvin Harris & Clementine Douglas - Blessings (Sgt Slick's Discotizer ReCut) 2. Michael Jackson - Thriller (Dave Summer Edit) 3. Bonde do Tigrão - Apague a Luz (Cleber & Baura Remix) 4. Afrojack feat. Eva Simons - Take Over Control (HILLS Extended Mix) 5. Fallon - Diet Coke (Extended Mix) 6. CamelPhat - Sunshine (John Cala Extended Remix) 7. Camelphat & Elderbrook - Cola (ARTBAT Remix) 8. Daft Punk - Around The World (Westend Edit) 9. Disclosure & Chris Lake ft. Leven Kali - one2three (Extended Mix) 10. David Guetta & Teddy Swims & Tones And I - Gone Gone Gone (Done Done Done) (MK Remix) 11. Calvin Harris & Jessie Reyez - Ocean (Marlon Hoffstadt Extended Remix) 12. Sean Paul & Henry Fong & Proppa - Temperature (Extended Club Mix) 13. Paul Oakenfold & Mr. Belt & Wezol - Starry Eyed Surprise (Extended Mix) 14. Cat Dealers - F R E A K Y (Extended Mix) 15. Nate Dogg & Kolter - Liquor Store (Extended Mix) 16. Chris Lorenzo, Marco Strous & Buraka Som Sistema - BaBaBa (Hangover) (Extended Mix) 17. Fantomel, Kate Linn - Dame Un Grrr (Provi Extended Remix) 18. Chris Lake, Sammy Virji & RoRo - 925 (Extended Mix) 19. Basement Jaxx feat. Martina Camargo - Bambina (Christoph Extended Mix) 20. Britney Spears - I Wanna Go (John Summit Extended) 21. MK & Clementine Douglas - Come Find Me (Extended Mix) 22. Sonny Fodera, Jazzy - All This Time (Armand Van Helden Extended Remix)
A sessão desta quinta-feira, 18, da CPMI do INSS foi marcada pelo bate-boca entre o relator da comissão, deputado Alfredo Gaspar (União-AL), e a senadora Eliziane Gama (PSD-MA), que é membro titular do colegiado.Eliziane disse o seguinte a Gaspar:“Eu quero dizer até para o senhor, relator, para o senhor tratar as mulheres como o senhor trata os homens nesta comissão. O senhor trata com muita educação, as mulheres também precisam ser tratas com a mesma educação, muito embora sejam, na verdade, investigadas”.O relator da CPMI reagiu à fala da senadora: “Eu quero dizer à nobre senadora que isso aqui não é um circo, não, a senhora me respeite. Eu aqui não tratei ninguém mal”.Felipe Moura Brasil, Duda Teixeira e Ricardo Kertzman comentam:Papo Antagonista é o programa que explica e debate os principais acontecimentos do dia com análises críticas e aprofundadas sobre a política brasileira e seus bastidores. Apresentado por Felipe Moura Brasil, o programa traz contexto e opinião sobre os temas mais quentes da atualidade. Com foco em jornalismo, eleições e debate, é um espaço essencial para quem busca informação de qualidade. Ao vivo de segunda a sexta-feira às 18h. Apoie o jornalismo Vigilante: 10% de desconto para audiência do Papo Antagonista https://bit.ly/papoantagonista Siga O Antagonista no X: https://x.com/o_antagonista Acompanhe O Antagonista no canal do WhatsApp. Boletins diários, conteúdos exclusivos em vídeo e muito mais. https://whatsapp.com/channel/0029Va2SurQHLHQbI5yJN344 Leia mais em www.oantagonista.com.br | www.crusoe.com.br
Avec près de 2 kilomètres de longueur et 150 mètres de hauteur, le Grand Barrage de la Renaissance éthiopienne va dompter les eaux du Nil Bleu et va devenir aujourd'hui, jour de son inauguration par le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, la plus grande installation hydroélectrique du continent africain. Mais l'Égypte affirme que cet ouvrage est, pour elle, une « menace existentielle ». Les explications de Sonia Le Gouriellec, qui est maîtresse de conférence en science politique à l'Université catholique de Lille, en France. RFI : Qu'est ce qui va changer avec ce barrage dans la vie quotidienne des Éthiopiens ? Sonia Le Gouriellec : Je pense qu'il y a un gain énergétique important pour les Éthiopiens parce qu'ils pourront ainsi à la fois avoir de l'électricité dans leur pays et en exporter dans le reste de la région. D'autant que je crois que près de la moitié des Éthiopiens n'ont pas accès à l'électricité aujourd'hui. Tout à fait. Et puis on est dans un pays avec une démographie très forte, 130 millions d'habitants. Donc, il y a un véritable enjeu, effectivement, de fournir de l'électricité et puis aussi d'atteindre les ambitions économiques du pays, puisqu'il y a de nombreuses zones économiques spéciales qui ont été ouvertes et dont le but est de pouvoir fournir de l'électricité à tout le monde. Alors, l'Égypte est très hostile à ce barrage. Elle affirme qu'il représente une menace existentielle. Est-ce que ces craintes sont fondées ? Alors effectivement, depuis le début, l'Egypte est opposée à la construction de ce barrage. A tel point qu'on a parlé à une époque de bombardements du barrage. Et la crainte aujourd'hui, je dirais, c'est plutôt politiquement une déstabilisation de la région par l'Egypte. L'existence du barrage, ce n'est pas ça qui est véritablement contesté, puisque le barrage, il va être inauguré ce mardi. Donc il est construit, il est fait. C'est une grande réalisation. Ce qui est aujourd'hui véritablement en débat, c'est l'absence de règles claires et contraignantes de sa gestion en période de stress hydrique. L'Egypte a toujours eu une position très constante sur cette question. Toutes les exploitations possibles en amont devraient avoir un accord écrit juridiquement contraignant, avec des règles claires d'opérations, de comment on va gérer au fur et à mesure ces eaux, notamment en période de sécheresse. Et ça, pour l'instant, c'est absent. Donc, bien que Abiy Ahmed, le Premier ministre éthiopien, ait invité le Soudan et l'Egypte à venir à l'inauguration, pour eux, ça, c'est de la diplomatie, c'est des accords à l'oral, mais il n'y a rien de véritablement fixé. Et ça, ça les ennuie beaucoup. Et ce qu'on craint, c'est que le conflit puisse s'exporter sur d'autres terrains, par exemple en Somalie. Donc, la grande crainte de l'Égypte et du Soudan, c'est qu'en cas de sécheresse, les Éthiopiens ne libèrent pas le volume d'eau nécessaire qui est stocké par ce barrage pour lutter contre cette sécheresse. C'est ça ? Exactement. Et qu'on ne s'en tienne qu'à des paroles alors qu'il faudrait quelque chose d'écrit. Or, pour l'instant, vous n'avez aucun document. Il y a une absence de règles claires, contraignantes sur la gestion des eaux du Nil. En juin 2013, le président égyptien de l'époque, l'islamiste Mohamed Morsi, a déclaré publiquement que, contre ce barrage, aucune option n'était exclue. Est-ce que son successeur, son tombeur, le maréchal al-Sissi, pourrait ordonner le bombardement du barrage ? Alors je ne sais pas ce qui relève effectivement du discours politique d'annonce pour effrayer et de ce qui est techniquement possible. Il me semble que, déjà à l'époque de Morsi, ce n'était pas techniquement possible d'imaginer un bombardement. En revanche, ce qui est tout à fait possible et ce qui est en train d'être fait, c'est une façon de déstabiliser un peu plus l'Éthiopie. Et c'est quelque chose qu'on voit par exemple en Somalie en ce moment. L'Egypte a renforcé sa coopération militaire avec la Somalie, en proposant d'ailleurs de remplacer les troupes éthiopiennes par des troupes égyptiennes. Le conflit s'exporte sur ce territoire, comme ça a souvent été le cas. Et l'envoi de 3000 soldats égyptiens à la frontière du Somaliland qui s'est rapproché de l'Éthiopie, c'est peut-être une pression militaire de l'Égypte sur l'Éthiopie, c'est ça ? Tout à fait. Pression militaire sur l'Éthiopie, pression militaire aussi avec l'Érythrée puisqu'on voit qu'il y a un soutien assez explicite de l'Érythrée. Vous avez eu beaucoup de visites d'Egyptiens en Érythrée, vous l'avez eu également à Djibouti. Donc les Éthiopiens ont souvent vu la politique égyptienne dans la Corne de l'Afrique comme une volonté d'encercler l'Éthiopie. Alors autant ça pouvait parfois paraître étonnant, autant là c'est vrai qu'on peut créditer effectivement ce discours. Et ce bras de fer avec le maréchal al-Sissi, est-ce que le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed peut en tirer un avantage politique dans son pays ? Oui bien sûr, parce qu'au niveau interne en Éthiopie actuellement, la situation est instable. Et donc ce projet de barrage sur le Nil est véritablement un totem national. Et c'est ce qu'il essaye de montrer en interne en Ethiopie. Donc effectivement, plus les pays comme l'Egypte vont vouloir contrer ou faire plier l'Ethiopie, plus ça peut être un drapeau nationaliste pour les Éthiopiens. Néanmoins, il y a beaucoup de crises actuellement en Éthiopie parce qu'il y a eu la guerre au Tigré entre 2020 et 2022, et vous avez encore des affrontements aujourd'hui en région Amhara et en région de l'Oromia. Alors il y a les médias pro Abiy Ahmed qui glorifient le moment, ça très clairement, mais on voit un petit peu moins ce barrage dans les médias du Tigré, en pays Amhara, etc, puisqu'ils sont véritablement concentrés sur les défis internes et les conflits qui ont lieu actuellement. À lire aussiGrand barrage de la Renaissance: des revenus d'un milliard de dollars par an pour l'Éthiopie?
Suite de notre série qui vous emmène à la découverte des délices du continent, ces plats qui font saliver rien qu'à l'évocation de leur nom. Pour le cinquième épisode, nous allons ce matin en Éthiopie. Au menu : le ti'hilo. Originaire de la région du Tigré, ce plat familial n'est pas le plus connu du pays, mais il est de plus en plus populaire. On peut désormais le trouver dans l'intégralité de l'Éthiopie, y compris dans la capitale, Addis-Abeba. De notre correspondante à Addis-Abeba, Au cœur du quartier de Haya Huwlet, le restaurant Kiros détonne. Sur les tables, pas de traditionnel shiro, cette purée de pois cassés dégustée au quotidien par les Éthiopiens. Ici, le ti'hilo est à l'honneur. « On a décidé de faire du ti'hilo car il y a encore peu d'établissements qui proposent ce plat ici », explique Melka, charlotte blanche sur la tête, qui officie en cuisine. Le restaurant fait le bonheur de Bisrat, un client occasionnel est né à Mekelle, mais habite à Addis-Abeba depuis quelques années. « Le ti'hilo est un plat traditionnel, particulièrement dans la région d'Adigrat, dans le Tigré. Mais aujourd'hui, on peut trouver le ti'hilo ici, dans quelques bons restaurants d'Addis. Ce sont devenus des endroits très reconnus », estime-t-il. Les mains plongées dans la farine d'orge qui sert de base aux petites boulettes beiges, l'un des éléments principaux du plat, Melka détaille la recette : « Une fois qu'on a pétri la pâte, on fait le selsi, un mélange d'oignons, de tomates, d'huile et de poivrons. À côté, on prépare le sejo, une purée de pois cassés. Ça, c'est le ti'hilo qu'on fait pendant le jeûne, sans viande. » En salle, le ti'hilo est servi avec une petite touche cérémoniale : une serveuse se charge de confectionner les boulettes et les dépose ensuite sur un grand plateau en métal recouvert d'injira, galette éthiopienne présente à chaque repas. Les clients piquent ensuite les boulettes avec un bâtonnet en bois, avant de les tremper dans le selsi. Une tradition qui réveille à chaque fois, chez Bisrat, un peu de nostalgie. « Manger du ti'hilo, surtout quand je suis à Addis, me rappelle ma région, le Tigré, sa culture et plein d'autres choses. Quand je commence à goûter le ti'hilo, cela me ramène là-bas, chez moi », confie-t-il. En dehors des périodes de jeûne végétarien, très suivi par les chrétiens orthodoxes en Éthiopie, le ti'hilo se déguste aussi avec de la viande de bœuf. À écouter aussiÉthiopie, aux limites de la terre nourricière
Plusieurs titres du continent s'interrogent, après une prise de parole remarquée du Premier ministre Ousmane Sonko durant le conseil national du Pastef, le parti des deux hommes. Dans cette déclaration, rapporte L'Observateur Paalga, « il accuse le chef de l'État de ne pas avoir suffisamment d'autorité et de ne pas le protéger, lui », face aux critiques dont il a été la cible. Le Premier ministre, poursuit le journal, « appelle donc [le président] à prendre ses responsabilités et à le laisser gouverner. » C'est la première fois, note le Pays, que l'un des deux membres de ce tandem « bris[e] le pacte tacite de retenue » qui les liait, « en exposant publiquement ses frustrations face à ce qu'il considère comme une passivité présidentielle. » À tout le moins, il y a donc « de l'eau dans le gaz », renchérit L'Observateur Paalga, qui se demande « si l'explosion aura lieu » mais constate surtout « que les deux têtes de l'exécutif ne sont pas sur la même longueur d'onde sur bien des sujets. » À lire aussiSénégal: Ousmane Sonko s'en prend à Bassirou Diomaye Faye dans un discours Des différends sur le fond plutôt que sur la forme C'est en tout cas l'analyse de SenePlus, qui fonde son raisonnement sur les propos, il y a quelques mois, du poète Amadou Lamine Sall : selon lui, puisque « Senghor avait dit que pour être président au Sénégal, il faut être un saint ou un héros. » Sous ce prisme, Diomaye Faye serait le saint et Sonko, « le rebelle, l'orage et l'ouragan », et donc « le héros. » Un chef de gouvernement « volcanique », véritable « tribun », abonde le Pays, face à un chef d'État qui serait « l'incarnation d'une alternance apaisée. » Sauf que, tout calme qu'il soit, Bassirou Diomaye Faye « est loin d'être une caisse de résonance des désirs de son Premier ministre », pointe SenePlus, et c'est peut-être bien ce qui agace Ousmane Sonko : il est le patron du PASTEF, et pourtant ; « il n'est pas le maître du jeu dans le gouvernement », estime le journal sénégalais. L'Observateur Paalga va un cran plus loin : « pour un peu, on croirait que Sonko n'a toujours pas digéré le fait d'avoir cédé sa place à Diomaye Faye », option à laquelle il s'est résolu après ses déboires judiciaires. Depuis, c'est comme si, juge le journal, « il trainait cela comme une blessure narcissique dont il n'arrive pas à guérir. » Dans ces conditions, difficile d'imaginer jusqu'où ira ce duo, d'autant que, rappelle enfin le journal burkinabè, « le fauteuil présidentiel n'est pas un banc où tout le monde peut s'asseoir », et « il est toujours plus facile de prendre le pouvoir à deux que de gouverner » de cette manière. À lire aussi[Vos réactions] Sénégal : des tensions au sommet de l'État ? Le Tigré éthiopien à la Une de la presse également La guerre entre les rebelles de cette région du nord du pays et le gouvernement central s'est achevée il y a près de trois ans, mais le Tigré en porte encore les cicatrices. Prêtes à se rouvrir, à en croire Afrique XXI : sur le papier, le conflit est fini ; sur le terrain pourtant, relate un ancien membre des TPLF, « il y a des soldats partout, même si on ne les voit pas. » Et pour cause, précise le journal : « les forces amharas n'ont pas quitté l'ouest de la région, tandis que l'armée érythréenne a élu domicile dans le nord-est, » et c'est sans compter, donc, les soldats tigréens. Un climat qui empêche la population de prendre le chemin du retour : « plus de 1 million de déplacés et des dizaines de milliers de réfugiés n'ont toujours pas pu rentrer chez eux. » De nombreuses femmes parmi ces déplacés Le Monde Afrique s'intéresse ainsi aux 120.000 femmes victimes de viol pendant le conflit, « soit une femme tigréenne sur dix. » Ces violences ont eu lieu, parfois, raconte la fondatrice d'un centre d'aide, « dans des églises, avec l'assentiment du prêtre », de sorte que les victimes « sont persuadées que leur viol a été commis selon la volonté de Dieu. » Parfois, aussi, les témoignages relatent « des actes de torture » qu'on ne détaillera pas à l'antenne, mais dont le but est clair, selon une chercheuse citée : « rendre les femmes stériles, donc empêcher la communauté tigréenne de s'agrandir », le tout dans « un esprit de revanche, toujours intact plus de vingt ans après la fin de la guerre entre l'Ethiopie et l'Erythrée » - entre 2020 et 2022, les soldats érythréens se sont battus aux côtés de l'armée fédérale. Et maintenant que la guerre est finie, il faut, pour les victimes, faire face à « la réticence des autorités (…) à ouvrir les yeux sur ce fléau » car, dénonce une activiste, « ce serait reconnaître l'implication de leurs soldats » dans ces violences. Alors, malgré le manque de reconnaissance, malgré surtout le manque de fonds, les associations d'aide aux victimes poursuivent, sans relâche, leur travail. Après tout, soupire l'une d'elle : « si on s'arrête, qui s'occupera des survivantes ? » À lire aussiEn Éthiopie, la difficile reconstruction de milliers de femmes victimes de viols au Tigré: «je n'ai plus rien pour vivre»
Donald Trump reçoit depuis ce mercredi 9 juillet cinq chefs d'États africains à Washington. L'occasion d'ouvrir les discussions sur les liens entre les États-Unis et l'Afrique, malmenés depuis le retour du milliardaire républicain à la Maison Blanche. L'Agoa favorise depuis 2000 les exportations africaines vers les États-Unis. Un sujet sur lequel l'Éthiopie fait figure d' « étalon ». Elle a été suspendue de cet accord en janvier 2022, à cause de la guerre au Tigré, avec de lourdes conséquences pour le pays. De notre correspondante à Addis-Abeba, L'Éthiopie pourra-t-elle un jour réintégrer l'Agoa ? La question est cruciale pour le pays, tant les conséquences de sa suspension se font aujourd'hui ressentir. Ahmed Soliman, chercheur au sein du think tank britannique Chatham House, revient sur l'impact de cette décision. « Les secteurs comme le textile, l'industrie du cuir, l'habillement étaient intégrés à l'Agoa via l'export, détaille-t-il. Ils ont été très touchés par une baisse de leur activité, alors que l'Éthiopie avait largement investi ces dix dernières années dans des parcs industriels. Ces parcs industriels ont subi des baisses d'investissement, et environ 18 entreprises étrangères ont cessé leurs activités en Éthiopie. C'est le cas de sociétés importantes comme PVH, qui détient la marque Calvin Klein ». D'après un rapport de la Banque africaine de développement, la suspension de l'Agoa a causé la suppression de près de 10 000 emplois. Durant de nombreuses années pourtant, l'accord commercial avait boosté l'économie éthiopienne, explique Biruk Haregu, chercheur en économie à l'université George Mason. « L'Agoa a été très bénéfique. L'Éthiopie s'en est servie dès 2012 pour développer les produits manufacturés, comme le textile, le prêt-à-porter, les chaussures, les produits en cuir, etc. Elle produisait ces biens et les envoyait sur le marché américain sans payer de droits de douane », rappelle le chercheur. À lire aussiLes États-Unis excluent Éthiopie, Mali et Guinée de l'accord commercial Agoa L'opportunité de chercher d'autres partenaires ? D'après Biruk Haregu, l'Agoa a également permis à 200 000 personnes d'accéder à l'emploi salarié. La suspension en 2022 a donc été un véritable choc. Mais pour Ahmed Soliman, cette situation et l'inquiétude autour du renouvellement de l'Agoa qui arrive à expiration en septembre prochain, pourraient aussi ouvrir de nouvelles perspectives en Afrique. « C'est aussi pour l'Éthiopie et d'autres pays africains, l'occasion d'explorer des alternatives, de diversifier leurs partenariats, et de montrer leurs capacités à négocier en tant que bloc », assure-t-il. Il rappelle également l'élément stratégique que représente par exemple la zone africaine de libre-échange. En 2023, 9,26 milliards de dollars de marchandises ont été exportées dans le cadre de l'Agoa, selon la Commission américaine du commerce international. À lire aussiDroits de douane américains : quelles conséquences pour l'Afrique ?
« La Turquie n'est pas en rivalité avec la France en Afrique », affirme le responsable de la diplomatie turque pour l'Afrique. Depuis vingt-cinq ans, la Turquie est en pleine expansion sur le continent africain. On le voit avec ses opérateurs économiques et avec le succès de ses drones sur les champs de bataille. Mais loin de vouloir prendre sa place, la Turquie veut renforcer sa coopération avec la France. C'est ce qu'affirme Volkan Isiksi, directeur général pour l'Afrique au ministère turc des Affaires étrangères. De passage à Paris, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Volkan Isikci, bonjour, Volkan Isikci : bonjour RFI : En 2007, la France de Nicolas Sarkozy et l'Allemagne d'Angela Merkel ont dit non à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Est-ce que c'est l'une des raisons pour lesquelles votre pays s'est tourné vers le continent africain avec une politique ambitieuse ? En fait, notre politique ambitieuse vers les autres continents, notamment l'Afrique, ça remonte bien avant 2007, donc en 1998. A partir de 2003, les relations de la Turquie avec l'Union africaine, ça s'est développé et on a essayé d'être présent sur le continent africain avec l'ouverture des ambassades. En l'an 2002, on avait douze ambassades. Aujourd'hui, on en a 44 et notre vision est de pouvoir augmenter le nombre de ces ambassades et de pouvoir les augmenter jusqu'à 50 dans les prochaines années, avec les possibilités que l'on va avoir. Tout de même, Monsieur le Directeur général, on remarque que, en 2007 donc, il y a ce refus de la France et de l'Allemagne de faire entrer la Turquie dans l'Union européenne. Et un an plus tard, en 2008, il y a ce premier sommet Turquie-Afrique. Est-ce qu'il n'y a pas un lien de cause à effet ? Non, c'est une coïncidence. Le choix de 2008, c'est indépendamment de la décision que vous avez mentionnée. C'était une feuille de route que l'on avait déjà établie. Donc, en 2008, on a organisé le premier sommet Turquie-Afrique, c'était en Turquie. En 2014, le deuxième, c'était en Guinée équatoriale. En 2021, on a organisé le troisième en Turquie et le quatrième, on va l'organiser l'année prochaine en Libye. Le choix a été ratifié par les organismes concernés de l'Union africaine. Et par les autorités libyennes de Tripoli, puisque ce sera à Tripoli ? Exactement. Depuis 20 ans, Monsieur le Directeur général, le volume d'échanges de votre pays avec l'Afrique a fait un bond très important. Il est passé de 5 milliards à 40 milliards de dollars par an. Qu'est-ce que vous apportez de différent par rapport à l'Europe et la Chine ? Avec nos amis africains, la période de Covid a eu des effets positifs pour que ce volume d'échanges augmente. Comme vous savez, à ce moment-là, il y avait des restrictions du point de vue des visas, du point de vue des vols. Nous, on n'a jamais essayé de rendre la vie difficile à nos amis africains qui voulaient visiter la Turquie. Notre régime de visas était flexible. En plus, les vols de Turkish Airlines n'ont jamais cessé à cette période-là. Nos amis africains, au lieu des destinations classiques qu'ils avaient pour voyager, faire du commerce en Europe ou bien en Asie, ils ont découvert un peu la Turquie. Et dans plusieurs pays africains, ils mentionnent que la continuité, la qualité, le prix et le suivi des produits turcs qu'ils se procurent en Turquie sont nettement plus concurrents que ceux des autres régions du monde. Ils nous disent : « Vous avez des produits de qualité européenne au prix de produits chinois. Alors en effet, certains disent en Afrique que les produits turcs sont moins chers que les produits européens et de meilleure qualité que les produits chinois. Quels produits par exemple ? De tout. Des dentifrices aux tissus, aux chaussures, aux meubles. Surtout dans le secteur de la construction. La plupart du matériel est importé de la Turquie. Évidemment, au lieu d'importer de très loin comme la Chine, le matériel qui est commandé de la Turquie, il parvient à peu près dans un délai d'un mois, un mois et demi, dans le pays concerné. Quand il faut construire un centre de conférence très vite pour un sommet de dans six mois, les Turcs sont là. C'est ça ? Voilà. Donc je ne vais pas citer le pays, mais dans un pays africain, le leader qui avait demandé à une compagnie turque de pouvoir organiser une grande conférence internationale avec la participation des chefs d'Etats, il lui a demandé s'il pouvait construire un centre de conférence en six mois. La compagnie concernée, qui est très active en Afrique, lui a fait la proposition de pouvoir le faire avec un délai de six mois. Evidemment, le prix était très abordable pour ça. La compagnie lui a demandé quelques faveurs : pouvoir amener 4000 ouvriers de Turquie avec six navires et tout le matériel qui serait nécessaire. Donc la commande a été passée au mois de janvier et les portes de cette conférence ont été ouvertes pour accueillir les chefs d'Etat mi-juin. Et donc c'est un succès qui a été réalisé en six mois. Et cet exemple que vous donnez sur six mois, je crois que c'est arrivé dans un pays d'Afrique centrale ? Oui, en Afrique centrale. L'un de vos produits phares en Afrique, Volkan Isikci, c'est le drone de la société Bayraktar. Il a fait ses preuves à Tripoli en 2019, puis dans la guerre Éthiopie -Tigré en 2021. Et du coup, beaucoup de pays africains vous achètent ce produit, comme le Mali, le Tchad. Est-ce que certains pays africains n'ont pas renoncé à la protection des avions de chasse classiques au bénéfice de ces drones, parce que c'est moins cher et parce qu'il y a moins d'abandon de souveraineté ? Je pense qu'il faut voir cette approche dans un contexte technologique et de maniabilité parce que, pour l'utilisation des avions de chasse, il faut déjà des terrains, des pistes d'atterrissage qui sont adéquats. Et ces drones ou ces nouveaux engins depuis quelque temps sont beaucoup plus abordables, maniables et efficaces que les avions de chasse. Que les Mirage 2000 par exemple ? Les avions de chasse demandent beaucoup de dépenses évidemment pour l'achat, pour la maintenance ou le personnel. Les drones, évidemment, ce sont des sociétés privées qui en font, mais l'autorisation d'exportation émane de notre ministère de la Défense. Il faut d'abord un feu vert d'Ankara ? Voilà. Et le suivi de l'utilisation de ces engins est régulé par le ministère de la Défense et d'autres institutions qui travaillent dans ce domaine-là. Est ce qu'on peut parler, de la part de la Turquie en Afrique, d'une diplomatie du drone ? Mais la question du drone se passe seulement dans quelques pays africains pour protéger leur intégrité territoriale. Ce sont des demandes conjoncturelles qui font que la demande des pays est acceptée par la Turquie. Évidemment, les formations que l'on offre, avec un prix abordable et la continuité et la confiance qu'ils ont en la Turquie, tout cela fait que beaucoup plus de pays maintenant recourent à notre technologie dans ce domaine-là. Mais quand vos drones sont utilisés pour frapper des populations civiles, je pense au Mali par exemple, est ce que vous ne craignez pas que cela ternisse l'image de la Turquie ? Évidemment, comme je vous l'ai dit, pour les ventes et l'exportation, il y a une régulation très restreinte. On fait le suivi de ces engins-là dans ces pays-là. Donc, une mauvaise utilisation de vos drones peut conduire à la rupture de la livraison de ces drones ? Voilà, parce que c'est régulé internationalement. Nous, on ne voudrait pas nuire à l'image de la Turquie dans ce sens-là, on ne voudrait pas que ça arrive. Est ce qu'il vous est arrivé, ces dernières années, de dire à un pays africain client de vos drones : « Là, vous avez utilisé ces drones contre des populations civiles, nous ne sommes pas d'accord et nous arrêtons la livraison » ? Après, on n'a pas dit. Mais avant, on dit toujours : « Il ne faut pas les utiliser de façon inappropriée, sinon ça va être la rupture », parce qu'il y a un contrôle continu dans ce sens-là ». Et c'est arrivé qu'il y ait une rupture ? Non, ça n'est pas arrivé, mais on suit de très près pour que ce genre d'évènement n'arrive pas dans ce sens-là. En 2019, la Turquie a soutenu militairement le gouvernement Sarraj à Tripoli contre l'offensive du maréchal Haftar sur la capitale libyenne. Pourquoi avez-vous fait ce choix ? Monsieur Sarraj, c'était le leader de la Libye à ce moment-là, qui était reconnu par les Nations Unies. Du coup, quand il y a eu les actes émanant de l'Est de la Libye vers Tripoli, il a écrit une lettre de demande d'aide d'urgence aux leaders internationaux de cinq pays, y compris la France et la Turquie. Et la Turquie a été le seul pays à pouvoir répondre positivement à son appel à l'aide. Donc notre coopération avec le gouvernement de Tripoli, ça a commencé avec ces démarches de Monsieur Sarraj à ce moment-là et ça continue jusqu'à présent. Et maintenant, on voit que la Libye est en cours de pouvoir solidifier sa démocratie, disons sa gouvernance, avec l'aide qu'on leur a fournie pour que le pays ne tombe pas dans le chaos. Et justement, vous continuez de soutenir Tripoli contre Benghazi ? Le gouvernement Dbeibah contre le maréchal Haftar et ses fils ? Ou est-ce que vous essayez de réconcilier les deux camps ? Non, il n'y a pas de pour et contre. Nous avons des relations avec l'Est aussi. On a ouvert notre Consulat général à Benghazi par exemple. On a des contacts avec Monsieur Haftar et les dirigeants du côté Est. Donc on soutient toutes les parties pour qu'il y ait une entente entre eux pour stabiliser politiquement leur pays. Et je crois que Turkish Airlines atterrit maintenant à Benghazi ? Voilà ! Depuis la chute du régime Assad en Syrie, au mois de décembre dernier, la Russie redéploie ses bateaux et ses avions gros-porteurs vers l'Est de la Libye, notamment Tobrouk et Benghazi. Est-ce que cela vous préoccupe ? Non, pas du tout. Nous, on a toujours des contacts avec la Russie concernant les questions de sécurité et de défense, concernant différentes régions du monde. Donc ça ne nous préoccupe pas. Est que c'est pour apaiser la situation politique au Congo-Brazzaville… Il y a 5 ans, vous avez accepté de soigner dans votre pays, en Turquie, l'opposant Jean-Marie Michel Mokoko, qui est donc sorti de sa prison congolaise pendant quelques semaines et qui y est retourné depuis. Voilà 9 ans quand même que cet opposant politique est détenu à Brazzaville. Qu'est-ce que vous pensez de cette situation ? Pour cela, il faut voir la qualité du plateau technique sanitaire que la Turquie offre aux différents demandeurs dans ce sens-là. Les pays africains font beaucoup de demandes pour pouvoir se soigner sur le sol turc. Donc, il faut considérer cette approche du gouvernement du Congo-Brazzaville pour pouvoir soigner l'opposant. La relation qui existe entre les chefs d'Etat et la confiance qui règne entre eux… Je pense que c'est le résultat de ces approches-là qui a fait que cet opposant a pu retrouver la santé et retourner après dans son pays. Donc, c'est le témoignage d'une relation de confiance entre les présidents Sassou-Nguesso et Erdogan ? Voila. Dans votre esprit, c'est plus une approche humanitaire qu'une approche politique ? Humanitaire. Il faut voir ça sous l'optique humanitaire. Autre séjour médical très remarqué dans votre pays, la Turquie, celui évidemment de l'ancien président Alpha Condé de Guinée Conakry. Est-ce à dire que vous pourriez jouer un rôle de facilitateur aujourd'hui entre le général Doumbouya, qui est venu d'ailleurs à Ankara pour la dernière investiture du président Erdogan il y a deux ans, et les opposants guinéens en exil ? Vous savez, la médiation ne se fait pas parce que vous avez le désir d'être médiateur. Ça doit venir des parties concernées. Donc une demande n'a pas été mentionnée. Donc du coup, ça n'a pas été vu dans ce sens-là. Il n'y a pas de médiation turque sur la Guinée Conakry ? Non. On dit souvent, Volkan Isikci, qu'il y a une rivalité entre la Turquie et la France en Afrique. Est-ce que c'est vrai ou pas ? Pas du tout ! Parce que le mot rivalité, c'est quelque chose de négatif. La concurrence, ça existe parce que, dans le monde, les intérêts, ça existe. Avec la France, je pense que le mot concurrence est plus adapté, mais il faut enrichir ça avec une coopération, une collaboration. Avec les relations historiques que la France a avec le continent africain, avec l'expérience de plus en plus aiguë des acteurs turcs sur le continent, je pense qu'avec ces atouts, les deux pays peuvent servir davantage pour pouvoir subvenir aux besoins des pays concernés, pour être à côté de ceux qui en ont besoin. Et dans le cadre d'un partenariat entre les deux pays, quels sont les atouts de la France en Afrique sur lesquels vous, les Turcs, vous aimeriez vous appuyer ? Les deux pays ont des expériences différentes. Évidemment, la connaissance du terrain, la présence linguistique peuvent apporter beaucoup de choses de la part de la France. La Turquie, avec son expérience de plus en plus aiguë depuis les années 2000, peut servir davantage pour pouvoir réaliser de grands investissements dans ce sens. Moi j'aimerais bien mentionner que la zone de confort n'existe pas. Il faut prendre des risques. Il faut être sur le terrain avec un partenaire de confiance. Je pense qu'on peut faire beaucoup de choses. On croit beaucoup à ça et, quel que soit le pays, on n'a jamais essayé de destituer une entité, un pays du continent africain. Vous n'avez jamais voulu chasser la France de certains pays africains ? Pas du tout, pas du tout. On n'a pas cette position. On veut seulement développer davantage et subvenir aux besoins de nos amis africains qui nous font la demande. Vous n'êtes pas dans une démarche de rivalité avec la France, comme peut l'être la Russie par exemple ? Pas du tout, pas du tout. La question de la Russie, je ne suis pas en mesure d'y répondre, mais nous, on ne voit pas la France en tant que rivale sur le continent africain. Volkan Isikci, monsieur le Directeur général, merci. Merci beaucoup À lire aussiEntre l'Afrique et la Turquie, un partenariat qui s'enracine À lire aussiLa Turquie s'apprête à débuter sa mission d'exploration pétrolière en Somalie
Dimanche 20 avril, les festivités de Pâques battent leur plein en Éthiopie. Mais celles-ci ont en fait commencé il y a quelques jours déjà. La veille du Vendredi Saint en effet, tous les chrétiens orthodoxes préparent le Gulban, un plat traditionnel qui ne se mange que pendant les fêtes pascales. Période durant laquelle la prière a aussi une très grande place. RFI a suivi les préparatifs dans la cuisine de Daba, à Addis-Abeba. De notre correspondante à Addis-Abeba, Marlène PanaraDans sa cuisine, Daba, grand foulard blanc sur la tête, mélange à la main les grains de blés et les pois qui ont séché au soleil depuis plusieurs jours. D'un geste, elle les plonge dans l'eau bouillante. Le Gulban est en préparation. « On met juste de l'eau, du blé et des pois. On ne rajoute aucune épice. Ma grand-mère et mon arrière-grand-mère le préparaient déjà comme ça. On le mange ensuite l'après-midi, quand c'est froid », explique-t-elle.Comme des millions d'Éthiopiens, tous les ans, à la veille du Vendredi Saint, cette vieille dame de 75 ans prépare cette spécialité des fêtes de Pâques. C'est un plat volontairement simple, symbole du dénuement de Jésus-Christ. « Je me lève tôt pour cuisiner, cette recette me prend une heure. Cela fait partie de nos traditions », raconte-t-elle.Le jeûne végétarien qui précède Pâques, et la prière font aussi partie des coutumes de cette fête, l'une des plus importantes de l'année pour les chrétiens orthodoxes d'Éthiopie. Daba, elle, prie chaque matin. « On se prosterne au moins 200 ou 300 fois. Je prie pour moi d'abord, pour mes enfants ensuite, puis pour toute ma famille. Et enfin pour tous les Éthiopiens. Pour ceux qui sont pauvres, pour ceux qui sont malades, qu'ils puissent retrouver la santé. Je prie pour qu'ils vivent en paix », espère-t-elle.Malgré la fin de la guerre au Tigré en novembre 2022, la région connaît un regain de tension. La lutte politique qui oppose deux factions du parti de ce territoire du Nord, le TPLF, fait craindre la reprise d'un conflit. Des violences frappent aussi la région Amhara, au nord d'Addis-Abeba. Dans ce contexte, les fêtes de Pâques offrent un répit bienvenu. « Toutes les personnes qui vivent en Éthiopie veulent vivre en paix. Nous devons être bons, et de bons amis. On essaye d'appliquer les 10 commandements, mais parfois, c'est difficile, car nous ne sommes que des êtres humains », estime-t-elle.En Éthiopie, environ 40 % de la population, soit 46 millions de personnes, est orthodoxe. L'islam est la seconde religion du pays, et regroupe 33 % des habitants. À lire aussiÉthiopie: l'entrée au gouvernement de Getachew Reda risque d'accentuer les divisions dans le Tigré À lire aussiÉthiopie: au Tigré, une Pâque orthodoxe entre fête, tristesse et deuil
durée : 02:29:46 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Isabelle de Gaulmyn - . - réalisation : Félicie Faugère - invités : Mehdi Labzaé Sociologue et politiste spécialiste de l'Ethiopie; Christine Angot Ecrivain, dramaturge; Hervé Javelot pharmacien, docteur en neuroscience.
durée : 00:13:39 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Plus de deux ans après la fin d'une guerre dévastatrice, la situation humanitaire au Tigré reste catastrophique. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Mehdi Labzaé Sociologue et politiste spécialiste de l'Ethiopie
durée : 00:06:46 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Le gouvernement éthiopien "suit attentivement" la situation au Tigré, région septentrionale où des tensions entre deux factions du parti au pouvoir menacent d'engendrer une nouvelle guerre civile.
Mini-podcast about an event on this day in working class history.Our work is only possible because of support from you, our listeners on patreon. If you appreciate our work, please join us and access exclusive content and benefits at patreon.com/workingclasshistory.See all of our anniversaries each day, alongside sources and maps on the On This Day section of our Stories app: stories.workingclasshistory.com/date/todayBrowse all Stories by Date here on the Date index: https://stories.workingclasshistory.com/dateCheck out our Map of historical Stories: https://map.workingclasshistory.comCheck out books, posters, clothing and more in our online store, here: https://shop.workingclasshistory.comIf you enjoy this podcast, make sure to check out our flagship longform podcast, Working Class History. AcknowledgementsWritten and edited by Working Class History.Theme music by Ricardo Araya. Check out his YouTube channel at youtube.com/@peptoattack
On this episode Mark, Uncle Mike and the Rock Lobster get into a Royal Rumble over: Tariffs/ Trade Wars VIX PLTR NVDA two-year collars SOUN TIGR and more.
On this episode Mark, Uncle Mike and the Rock Lobster get into a Royal Rumble over: Tariffs/ Trade Wars VIX PLTR NVDA two-year collars SOUN TIGR and more.
durée : 00:18:57 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Margaux Leridon - Pendant la guerre civile au Tigré, entre 2020 et 2022, les femmes ont été des dizaines de milliers à subir les viols comme arme de guerre. Dans un documentaire pour Arte, Marianne Getti met en lumière ce phénomène d'une ampleur insoupçonnée, qui reste un stigmate pour celles qui l'ont subi. - réalisation : Margot Page - invités : Marianne Getti Réalisatrice et journaliste
durée : 00:58:05 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon, Margaux Leridon - Comme chaque semaine, une émission d'actualité en deux parties : retour de terrain avec Marianne Getti qui s'est rendue en Éthiopie, dans la région du Tigré ; suivi d'une table-ronde sur la Roumanie où un candidat ultra-nationaliste est arrivé en tête du premier tour des présidentielles. - réalisation : Margot Page - invités : Marianne Getti Réalisatrice et journaliste; Antonela Capelle-Pogăcean Chargée de recherche Sciences Po au CERI (Centre d'Etudes et de Recherches Internationales) et enseignante à Sciences Po Dijon; Traian Sandu Historien, professeur agrégé à l'Université Sorbonne Nouvelle Paris 3
O Narrativas é um programa que aborda os principais temas da atualidade sobre o aspecto do fato, das narrativas da direita e da esquerda e da opinião da colunista Madeleine Lacsko. O programa vai ao ar de segunda a sexta às 17h. Leia a coluna de Madeleine Lacsko no Antagonista. Apoie o jornalismo Vigilante: 10% de desconto para audiência do Narrativas https://bit.ly/narrativasoa Siga O Antagonista no X, nos ajude a chegar nos 2 milhões de seguidores! https://x.com/o_antagonista Acompanhe O Antagonista no canal do WhatsApp. Boletins diários, conteúdos exclusivos em vídeo e muito mais. https://whatsapp.com/channel/0029Va2S... Ouça O Antagonista | Crusoé quando quiser nos principais aplicativos de podcast. Leia mais em www.oantagonista.com.br | www.crusoe.com.br
We're back with another episode of The Option Block brought to you by Public. On this episode, we break down what's going on with these markets including the bonds market, VIX, and NVDA. We discuss the most active equity options for the day including MSTR and TIGR. We also look at unusual options activity in TIGR and CPNG. In our strategy block segment, Uncle Mike suggests using options for estate planning. And, in our Around the Block segment, we discuss what we will be looking at during the week. With your hosts: Mark Longo, The Options Insider Media Group "Uncle" Mike Tosaw, St. Charles Wealth Management Andrew "The Rock Lobster" Giovinazzi, The Option Pit Options are not suitable for all investors and carry significant risk. Option investors can rapidly lose the value of their investment in a short period of time and incur permanent loss by expiration date. Certain complex options strategies carry additional risk. There are additional costs associated with option strategies that call for multiple purchases and sales of options, such as spreads, straddles, among others, as compared with a single option trade. Prior to buying or selling an option, investors must read and understand the “Characteristics and Risks of Standardized Options”, also known as the options disclosure document (ODD) which can be found at: www.theocc.com/company-information/documents-and-archives/options-disclosure-document Supporting documentation for any claims will be furnished upon request. If you are enrolled in our Options Order Flow Rebate Program, The exact rebate will depend on the specifics of each transaction and will be previewed for you prior to submitting each trade. This rebate will be deducted from your cost to place the trade and will be reflected on your trade confirmation. Order flow rebates are not available for non-options transactions. To learn more, see our Fee Schedule, Order Flow Rebate FAQ, and Order Flow Rebate Program Terms & Conditions. Options can be risky and are not suitable for all investors. See the Characteristics and Risks of Standardized Options to learn more. All investing involves the risk of loss, including loss of principal. Brokerage services for US-listed, registered securities, options and bonds in a self-directed account are offered by Open to the Public Investing, Inc., member FINRA & SIPC. See public.com/#disclosures-main for more information.
We're back with another episode of The Option Block brought to you by Public. On this episode, we break down what's going on with these markets including the bonds market, VIX, and NVDA. We discuss the most active equity options for the day including MSTR and TIGR. We also look at unusual options activity in TIGR and CPNG. In our strategy block segment, Uncle Mike suggests using options for estate planning. And, in our Around the Block segment, we discuss what we will be looking at during the week. With your hosts: Mark Longo, The Options Insider Media Group "Uncle" Mike Tosaw, St. Charles Wealth Management Andrew "The Rock Lobster" Giovinazzi, The Option Pit Options are not suitable for all investors and carry significant risk. Option investors can rapidly lose the value of their investment in a short period of time and incur permanent loss by expiration date. Certain complex options strategies carry additional risk. There are additional costs associated with option strategies that call for multiple purchases and sales of options, such as spreads, straddles, among others, as compared with a single option trade. Prior to buying or selling an option, investors must read and understand the “Characteristics and Risks of Standardized Options”, also known as the options disclosure document (ODD) which can be found at: www.theocc.com/company-information/documents-and-archives/options-disclosure-document Supporting documentation for any claims will be furnished upon request. If you are enrolled in our Options Order Flow Rebate Program, The exact rebate will depend on the specifics of each transaction and will be previewed for you prior to submitting each trade. This rebate will be deducted from your cost to place the trade and will be reflected on your trade confirmation. Order flow rebates are not available for non-options transactions. To learn more, see our Fee Schedule, Order Flow Rebate FAQ, and Order Flow Rebate Program Terms & Conditions. Options can be risky and are not suitable for all investors. See the Characteristics and Risks of Standardized Options to learn more. All investing involves the risk of loss, including loss of principal. Brokerage services for US-listed, registered securities, options and bonds in a self-directed account are offered by Open to the Public Investing, Inc., member FINRA & SIPC. See public.com/#disclosures-main for more information.
We're back with another episode of The Option Block brought to you by Cboe Global Markets. On this episode, we: Discuss the latest in the markets including the OCT 27/29 VIX Call Spread Talk about the most active equity options for the day Look at how the earnings season is shaping up Examine the latest unusual options activity in NGD, TIGR Discuss leap options, the Greeks, WOLF And much more With your hosts: Mark Longo, The Options Insider Media Group Henry Schwartz, Cboe Global Markets Mark "The Greasy Meatball" Sebastian, The Option Pit “Uncle” Mike Tosaw, St. Charles Wealth Management Check out the Trade of the Day Insights Newsletter from Trade Alert - Request access to admin@trade-alert.com
Advogados que representam o X no Brasil enviaram uma petição ao Supremo Tribunal Federal (STF) afirmando que todos os documentos solicitados para a retomada da rede social no Brasil foram apresentados.Meio-dia em Brasília traz as principais informações da manhã e os debates que vão agitar o dia na capital federal e do mundo. Apoie o jornalismo Vigilante: 10% de desconto para audiência do Meio-Dia em Brasília https://bit.ly/meiodiaoa Acompanhe O Antagonista no canal do WhatsApp. Boletins diários, conteúdos exclusivos em vídeo e muito mais. https://whatsapp.com/channel/0029Va2S... Ouça O Antagonista | Crusoé quando quiser nos principais aplicativos de podcast. Leia mais em www.oantagonista.com.br | www.crusoe.com.br
Ce matin, les journalistes et experts de RFI répondaient également à vos questions sur les crimes commis par l'armée en Éthiopie et l'annonce par les États-Unis de la prolongation de la trêve humanitaire en RDC. Éthiopie : Quelle justice pour les crimes commis par l'armée ? Les autorités éthiopiennes ont-elles reconnu les crimes commis par l'armée et les milices durant la guerre civile au Tigré ? Avec Sébastien Németh, journaliste au service Afrique de retour d'Éthiopie RDC : Pourquoi Washington prolonge la trêve humanitaire ? Les États-Unis ont annoncé la prolongation de la trêve humanitaire, débutée le 5 juillet. Pourquoi États-Unis ont-ils annoncé cette trêve ? Comment explqiuer qu'elle ait été prolongée alors qu'elle n'est pas respectée par les groupes armés ? Avec Bob Kabamba, professeur de science politique à l'Université de Liège États-Unis : Joe Biden se retire de la course à la présidentielle Joe Biden ne sera finalement pas candidat à la Maison Blanche pour un deuxième mandat. Pourquoi Joe Biden a-t-il pris sa décision maintenant ? États-Unis : le nouveau « candidat démocrate » pourra-t-il inverser la tendance ? Après le retrait de Joe Biden de l'élection présidentielle, le nouveau candidat démocrate peut-il inverser la tendance face à Donald Trump dans les intentions de vote ? États-Unis : Kamala Harris peut-elle remporter l'investiture démocrate ? Comment va être sélectionné le nouveau candidat démocrate ? Kamala Harris en tant que vice-présidente a-t-elle ses chances ? Avec Corentin Sellin, professeur agrégé d'histoire en classes préparatoires, spécialiste des États-Unis
Grand Reportage nous emmène au Tigré, dans le nord de l'Éthiopie. Vingt mois après la fin de la guerre et un accord de paix, la région est toujours face à d'immenses défis. Le conflit avait opposé les Tigréens au pouvoir central éthiopien, allié de l'Érythrée voisine et d'autres régions comme les Amharas. La guerre de 2020 à 2022 pourrait avoir fait jusqu'à 600 000 morts selon l'Union africaine, avec des soupçons de génocide. Notre envoyé spécial Sébastien Nemeth s'est rendu dans cette région encore profondément marquée par la guerre.« Sur les routes d'un Tigré ravagé », un Grand reportage de Sébastien Nemeth. Réalisation : Pauline Leduc.
Ce matin, les journalistes et experts de RFI revenaient également sur la guerre civile en Éthiopie et sur les propos controversés de Koffi Olomidé. Éthiopie : exclusivité RFI Après une guerre civile qui a duré deux ans et fait 600 000 morts selon l'UA, Sébastien Németh du service Afrique de RFI est l'un des rares journalistes à s'être rendu au Tigré. Avec Sébastien Németh, journaliste au service Afrique de RFI, de retour du Tigré. Côte d'Ivoire : inondations meurtrières à AbidjanÀ Abidjan, les inondations ont fait une trentaine de morts et de nombreux dégâts matériels. Comment expliquer un bilan si lourd alors que les autorités ont mené une grande politique d'assainissement visant à «éviter les morts à chaque saison des pluies» ? Avec Marine Jeannin, correspondante de RFI en Côte d'Ivoire. RDC : les propos controversés de Koffi Olomidé À la suite d'une interview de Koffi Olomidé, lors de l'émission « Le Panier, the Morning show » sur la RTNC, le présentateur Jessy Kabasele a été suspendu puis convoqué par le Conseil supérieur de l'audiovisuel et des communications. En cause : les déclarations polémiques de la star de la rumba sur la situation dans l'est du pays. Qu'est-il reproché au journaliste ? Que risque-t-il ? Avec Pascal Mulegwa, correspondant de RFI à Kinshasa.
Dans le supplément de ce dimanche, Grand reportage week-end vous emmène en Éthiopie, où depuis le début de la guerre au Tigré, plusieurs personnes ont été tuées à la suite d'appels au meurtre sur les réseaux sociaux... Ensuite, nous partons pour le Kenya, pays dont sont originaires de nombreux champions, médaillés aux Jeux Olympiques, mais un succès à quel prix ? Éthiopie : quand la haine en ligne tueEn Éthiopie, les réseaux sociaux sont accusés d'exacerber les conflits interethniques qui minent le pays. Sur les plateformes, les discours de haine sont régulièrement mis en avant par les algorithmes. Depuis le début de la guerre au Tigré, plusieurs personnes ont été tuées à la suite d'appels au meurtre sur Facebook. Les réseaux sociaux sont omniprésents dans la vie des Éthiopiens et continuent d'influencer les rapports sociaux, parfois jusqu'à contribuer au crime…Un Grand reportage de Clothilde Hazard qui s'entretient avec François Ballarin. Au Kenya, les damnés de la courseEn quinze éditions des Jeux olympiques, le Kenya a remporté 113 médailles. 106 en athlétisme dont 69 sur des courses de fond et 28 de demi-fond. Pour les jeux de Paris, l'ambition du pays est grande. Eliud Kipchoge, ancien recordman mondial du marathon, tentera de remporter l'or pour la 3è fois consécutive et de rentrer ainsi dans l'histoire. Sur les hauts plateaux kényans, on raconte que la course à pied coule dans les veines… mais ce succès se paie en réalité très cher.Un Grand reportage de Gaëlle Laleix qui s'entretient avec François Ballarin.
En Éthiopie, les réseaux sociaux sont accusés d'exacerber les conflits interethniques qui minent le pays. Sur les plateformes, les discours de haine sont régulièrement mis en avant par les algorithmes. Depuis le début de la guerre au Tigré, plusieurs personnes ont été tuées à la suite d'appels au meurtre sur Facebook. Les réseaux sociaux sont omniprésents dans la vie des Éthiopiens et continuent d'influencer les rapports sociaux, parfois jusqu'à contribuer au crime… «Quand la haine en ligne tue», un Grand reportage de Clothilde Hazard.