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Revue de presse Afrique
À la Une: l'offensive diplomatique du nouveau président béninois Romuald Wadagni

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 4:05


Niger, Burkina Faso, Nigeria, Togo, Côte d'Ivoire, Sénégal, Mali et Guinée-Bissau, soit « 8 pays en 8 jours », s'exclame le site Bénin Web TV. Fraîchement investi à la tête du Bénin, le président Wadagni a conclu mardi 9 juin une vaste tournée régionale. « La visite à Bissau hier est la quatrième étape de la tournée de Wadagni impliquant un régime militaire de transition, relève le site béninois, après Bamako, également hier – où il a rencontré le général d'armée Assimi Goïta. Après Niamey et Ouagadougou le 2 juin – où il a été reçu par le général Abdourahamane Tiani et le capitaine Ibrahim Traoré. (…) La visite de Wadagni à Bissau hier, note encore Bénin web TV, est la première d'un chef d'État étranger depuis l'installation de la junte. Elle intervient sept mois après le coup d'État de novembre dernier, par lequel le général Horta Inta-A Na Man avait renversé le président élu Umaro Sissoco Embaló dans un contexte d'élections générales dont les résultats provisoires n'avaient pas été publiés ». Un peu plus tôt dans la journée, le président béninois était donc à Bamako, où il s'est entretenu avec le général Assimi Goïta. « La question sécuritaire a occupé une place importante dans les échanges, note le site d'information malien Sahel Tribune. Les deux présidents ont examiné la situation au Sahel et en Afrique de l'Ouest, marquée par la persistance des groupes armés terroristes et l'extension de la menace terroriste vers les pays côtiers ». Une coopération économique vitale Sur le plan économique, relève pour sa part Afrik.com, « le choix des pays visités par le chef d'État béninois n'est pas anodin. Bamako, Dakar, et Bissau appartiennent tous à l'Uemoa tout comme les capitales déjà visitées au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. L'organisation qui unit huit États autour d'une même monnaie, le franc CFA, et d'institutions financières communes, notamment la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest. Bien que le Burkina Faso, le Mali et le Niger aient officiellement quitté la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, les trois pays demeurent membres de l'Uemoa. Ils continuent ainsi d'utiliser le franc CFA et de participer aux mécanismes financiers de l'Union. Cette réalité, pointe le site panafricain, fait de l'Uemoa, un des rares espaces régionaux où la coopération économique se poursuit malgré les ruptures politiques observées à l'échelle ouest-africaine ». Et « pour le Bénin, note encore Afrik.com, le maintien de canaux de dialogue avec l'ensemble des partenaires de l'Union est un enjeu de premier ordre. Les échanges commerciaux, la stabilité monétaire et la coordination des réponses aux menaces sécuritaires dépassent les frontières nationales ».  Réchauffer les relations Plus largement, analyse Aujourd'hui à Ouagadougou, « Wadagni tente de rabibocher l'AES et la Cédéao qui ont des rapports polaires. Lors de son discours d'investiture, Wadagni avait bien souligné qu'il fallait jeter à nouveau des ponts entre les voisins, privilégier le dialogue institutionnel et diplomatique au lieu des confrontations verbales. Ni le Bénin ni le Niger, le Burkina et le Mali, n'y gagnent ! La frontière entre le Bénin et le ́Niger est fermée à Malanville, et économiquement c'est difficile de part et d'autre. Avec le Burkina, les relations sont à peine cordiales pour ne pas dire glaciales ! En fait, pointe le site burkinabé, Wadagni veut réintégrer le Niger dans l'économie du port de Cotonou et le Niger veut ce corridor maritime pour un approvisionnement plus direct et fluides de ses marchandises. Pragmatisme géopolitique et économique ressortent donc de cette tournée de Wadagni. Mais surtout, relève encore Aujourd'hui, il y a une réalité qui justifie amplement ces visites de courtoisie : la donne sécuritaire. Le Bénin doit impérativement s'allier avec ses voisins de l'AES pour vaincre le terrorisme. Et cela est valable pour tous les pays côtiers du golfe de Guinée ». Mali : journalistes emprisonnés pour avoir fait leur métier Enfin à la Une également, la liste des journalistes emprisonnés s'allonge au Mali. Une figure de la presse nationale, Chahana Takiou, directeur de publication du bi-hebdomadaire Le 22 Septembre, a été placé sous mandat de dépôt avant-hier ; de même hier que le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdramane Keïta. Ils rejoignent ainsi Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal L'Alternance, qui purge une peine de deux ans de prison. Leur tort ? Avoir écrit des articles jugés trop critiques par les militaires au pouvoir.

Revue de presse Afrique
À la Une: l'offensive diplomatique du nouveau président béninois Romuald Wadagni

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 4:05


Niger, Burkina Faso, Nigeria, Togo, Côte d'Ivoire, Sénégal, Mali et Guinée-Bissau, soit « 8 pays en 8 jours », s'exclame le site Bénin Web TV. Fraîchement investi à la tête du Bénin, le président Wadagni a conclu mardi 9 juin une vaste tournée régionale. « La visite à Bissau hier est la quatrième étape de la tournée de Wadagni impliquant un régime militaire de transition, relève le site béninois, après Bamako, également hier – où il a rencontré le général d'armée Assimi Goïta. Après Niamey et Ouagadougou le 2 juin – où il a été reçu par le général Abdourahamane Tiani et le capitaine Ibrahim Traoré. (…) La visite de Wadagni à Bissau hier, note encore Bénin web TV, est la première d'un chef d'État étranger depuis l'installation de la junte. Elle intervient sept mois après le coup d'État de novembre dernier, par lequel le général Horta Inta-A Na Man avait renversé le président élu Umaro Sissoco Embaló dans un contexte d'élections générales dont les résultats provisoires n'avaient pas été publiés ». Un peu plus tôt dans la journée, le président béninois était donc à Bamako, où il s'est entretenu avec le général Assimi Goïta. « La question sécuritaire a occupé une place importante dans les échanges, note le site d'information malien Sahel Tribune. Les deux présidents ont examiné la situation au Sahel et en Afrique de l'Ouest, marquée par la persistance des groupes armés terroristes et l'extension de la menace terroriste vers les pays côtiers ». Une coopération économique vitale Sur le plan économique, relève pour sa part Afrik.com, « le choix des pays visités par le chef d'État béninois n'est pas anodin. Bamako, Dakar, et Bissau appartiennent tous à l'Uemoa tout comme les capitales déjà visitées au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire. L'organisation qui unit huit États autour d'une même monnaie, le franc CFA, et d'institutions financières communes, notamment la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest. Bien que le Burkina Faso, le Mali et le Niger aient officiellement quitté la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, les trois pays demeurent membres de l'Uemoa. Ils continuent ainsi d'utiliser le franc CFA et de participer aux mécanismes financiers de l'Union. Cette réalité, pointe le site panafricain, fait de l'Uemoa, un des rares espaces régionaux où la coopération économique se poursuit malgré les ruptures politiques observées à l'échelle ouest-africaine ». Et « pour le Bénin, note encore Afrik.com, le maintien de canaux de dialogue avec l'ensemble des partenaires de l'Union est un enjeu de premier ordre. Les échanges commerciaux, la stabilité monétaire et la coordination des réponses aux menaces sécuritaires dépassent les frontières nationales ».  Réchauffer les relations Plus largement, analyse Aujourd'hui à Ouagadougou, « Wadagni tente de rabibocher l'AES et la Cédéao qui ont des rapports polaires. Lors de son discours d'investiture, Wadagni avait bien souligné qu'il fallait jeter à nouveau des ponts entre les voisins, privilégier le dialogue institutionnel et diplomatique au lieu des confrontations verbales. Ni le Bénin ni le Niger, le Burkina et le Mali, n'y gagnent ! La frontière entre le Bénin et le ́Niger est fermée à Malanville, et économiquement c'est difficile de part et d'autre. Avec le Burkina, les relations sont à peine cordiales pour ne pas dire glaciales ! En fait, pointe le site burkinabé, Wadagni veut réintégrer le Niger dans l'économie du port de Cotonou et le Niger veut ce corridor maritime pour un approvisionnement plus direct et fluides de ses marchandises. Pragmatisme géopolitique et économique ressortent donc de cette tournée de Wadagni. Mais surtout, relève encore Aujourd'hui, il y a une réalité qui justifie amplement ces visites de courtoisie : la donne sécuritaire. Le Bénin doit impérativement s'allier avec ses voisins de l'AES pour vaincre le terrorisme. Et cela est valable pour tous les pays côtiers du golfe de Guinée ». Mali : journalistes emprisonnés pour avoir fait leur métier Enfin à la Une également, la liste des journalistes emprisonnés s'allonge au Mali. Une figure de la presse nationale, Chahana Takiou, directeur de publication du bi-hebdomadaire Le 22 Septembre, a été placé sous mandat de dépôt avant-hier ; de même hier que le directeur de publication du journal Le Témoin, Abdramane Keïta. Ils rejoignent ainsi Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal L'Alternance, qui purge une peine de deux ans de prison. Leur tort ? Avoir écrit des articles jugés trop critiques par les militaires au pouvoir.

Bureau Buitenland
Hof kleedt wet tegen discriminatie uit & Niet alleen Mali kampt met jihadisme

Bureau Buitenland

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 26:37


Het Amerikaanse Hooggerechtshof stemde gisteren voor een inperking van de Voting Rights Act, een wet die bedoeld is om minderheden in de VS electoraal beter te vertegenwoordigen. Organisaties voor de burgerrechten en leiders uit de zwarte gemeenschap reageren hier woedend op. Zij stellen dat Amerika hiermee ver wordt teruggeworpen in de tijd en dat de stem van minderheden hierdoor gemarginaliseerd wordt. Welk effect heeft deze beslissing van het Supreme Court op de tussentijdse verkiezingen in november? Daarover Amerika-kenner en jurist Kenneth Manusama. (12:58) Niet alleen Mali kampt met jihadisme Na de grote jihadistische aanval van afgelopen weekend in het West-Afrikaanse land Mali staat de stabiliteit in de hele Sahel-regio onder druk. In buurland Burkina Faso beloofde de antiwesterse juntaleider Ibrahim Traoré om het jihadisme aan te pakken, wat hem onder de bevolking populair maakt. Maar zijn regime wordt intussen door mensenrechtenorganisaties zelf beticht van oorlogsmisdaden. Keert zich dit tegen deze leider en hoe zal het verder met de regio gaan? Hierover Sahel-deskundige Mirjam de Bruijn. Presentatie: Nadia Moussaid.

L’arbre à palabres | Deutsche Welle
​La révolution populaire au Burkina Faso : réalité ou illusion ?

L’arbre à palabres | Deutsche Welle

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 43:19


L'adoption de la Charte de la révolution au Burkina Faso ravive les questions concernant le futur du pays, tandis que les opinions du capitaine Ibrahim Traoré sur la démocratie demeurent source de discussions et de polémiques. Les invités d'Éric Topona en débattent sous l'Arbre à palabres.

Economist Podcasts
Shipping forecast: will America's blockade work?

Economist Podcasts

Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 20:09


After the failure of talks at the weekend, America is now stopping all ships from using Iranian ports and coastal areas. Our correspondent analyses the rationale. Burkina Faso's government is committing war crimes. And which type of fizzy water tastes best?Vote for “The Economist” in the Webby Awards: “The Last Boat” podcast and Lane Greene on languagesGuests and host:Shashank Joshi, defence editorTom Gardner, Africa correspondentJon Fasman, senior culture writerRosie Blau, co-host of “The Intelligence”Jason Palmer, co-host of “The Intelligence”Topics covered: America, Iran, blockade, Strait of Hormuz, oilBurkina Faso, Sahel, jihad, Ibrahim TraoréSparkling water, fizzy drinks, alcoholListen to what matters most, from global politics and business to science and technology—Subscribe to Economist Podcasts+For more information about how to access Economist Podcasts+, please visit our FAQs page or watch our video explaining how to link your account. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

The Intelligence
Shipping forecast: will America's blockade work?

The Intelligence

Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 20:09


After the failure of talks at the weekend, America is now stopping all ships from using Iranian ports and coastal areas. Our correspondent analyses the rationale. Burkina Faso's government is committing war crimes. And which type of fizzy water tastes best?Vote for “The Economist” in the Webby Awards: “The Last Boat” podcast and Lane Greene on languagesGuests and host:Shashank Joshi, defence editorTom Gardner, Africa correspondentJon Fasman, senior culture writerRosie Blau, co-host of “The Intelligence”Jason Palmer, co-host of “The Intelligence”Topics covered: America, Iran, blockade, Strait of Hormuz, oilBurkina Faso, Sahel, jihad, Ibrahim TraoréSparkling water, fizzy drinks, alcoholListen to what matters most, from global politics and business to science and technology—Subscribe to Economist Podcasts+For more information about how to access Economist Podcasts+, please visit our FAQs page or watch our video explaining how to link your account. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

Le débat africain
Constitution au Cameroun, Ibrahim Traoré, Hongrie et Iran

Le débat africain

Play Episode Listen Later Apr 10, 2026 38:59


Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale. Au sommaire : Au Cameroun, le Parlement a donné son feu vert pour l'instauration d'un poste de vice-président nommé directement par le Président de la République. Comment expliquer cette modification constitutionnelle ? Au Burkina Faso, le président de la Transition Ibrahim Traoré a déclaré « la démocratie, ce n'est pas pour nous ». Qu'en dit la presse continentale ? Le vice-président américain J.D. Vance était ce mardi (7 avril 2026) à Budapest pour soutenir le Premier ministre hongrois en difficulté dans les sondages à quelques jours des élections législatives. Il accuse « les bureaucrates de Bruxelles » de « priver la Hongrie des fonds [européens] auxquels elle a droit ». Pour quelles raisons le mouvement MAGA (Make America great again) tient-il tant à une victoire de Viktor Orban ? Enfin où en est la guerre au Moyen-Orient ?  Avec la participation de : François Hiondi Nkam, grand reporter et chef du service Économie au quotidien camerounais Le jour Wuldath Mama, journaliste béninoise spécialiste des questions internationales  Ahmed Newton Barry, journaliste burkinabè et chroniqueur RFI.

Un jour dans le monde
Au Burkina Faso, la déclaration choc du président le Capitaine Ibrahim Traoré

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 3:43


durée : 00:03:43 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Guillaume Auda - "On va se dire la vérité. La Démocratie n'est pas faite pour nous !"). C'est le message sans ambages du capitaine Ibrahim Traoré en fin de semaine dernière à la télévision publique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

InterNational
Au Burkina Faso, la déclaration choc du président le Capitaine Ibrahim Traoré

InterNational

Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 3:43


durée : 00:03:43 - InterNational - par : Guillaume Auda - "On va se dire la vérité. La Démocratie n'est pas faite pour nous !"). C'est le message sans ambages du capitaine Ibrahim Traoré en fin de semaine dernière à la télévision publique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Revue de presse Afrique
À la Une: au Burkina Faso, la démocratie aux oubliettes

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 4:32


Beaucoup de réactions encore dans la presse après la prestation télévisée jeudi dernier du chef de la junte au Burkina Faso. « Le capitaine Ibrahim Traoré a de nouveau asséné un coup très dur aux illusions d'une transition politique, au cours de de cet entretien diffusé en soirée sur la RTP, la radiotélévision du Burkina », rapporte Le Monde Afrique (…) : "il faut que les gens oublient la question de la démocratie. La démocratie, c'est pas pour nous", a affirmé le capitaine Traoré ». « Ibrahim Traoré tourne définitivement le dos à la démocratie », s'exclame Afrik.com. « Cette déclaration vient confirmer un virage idéologique déjà amorcé depuis plusieurs mois, ce qui marque une volonté de s'écarter des standards de gouvernance occidentaux au profit d'une gestion militaire stricte et centralisée ». L'emprise du kaki… En effet, rien de très surprenant… « La transition politique, enclenchée après le premier putsch en janvier 2022, devait s'achever en juillet 2024 par des élections, rappelle Le Monde Afrique. Mais la junte a adopté une charte qui lui permet de rester au pouvoir cinq ans de plus à compter de juillet 2024, et autorise le capitaine Traoré à se présenter aux "élections présidentielle, législatives et municipales", prévues en principe au terme de ces cinq années. Le régime militaire a dissous en octobre dernier la Commission électorale nationale indépendante, puis, en février dernier, les partis politiques, dont les activités étaient déjà suspendues. "Nous ne sommes pas dans une démocratie", avait déjà assumé, l'année dernière, Ibrahim Traoré ». Et pour verrouiller encore plus son pouvoir, rappelle encore Le Monde Afrique, « le régime militaire hostile aux pays occidentaux, et surtout à la France, a interdit ou suspendu la diffusion de nombreux médias internationaux (dont RFI) et expulsé certains de leurs journalistes ». Une presse sous pression… Pour sa part, la presse burkinabè, autrefois foisonnante et pertinente, doit composer avec un pouvoir militaire qui entend bien la contrôler… Ainsi, le quotidien Aujourd'hui commente avec prudence, pour ne pas dire avec complaisance, les déclarations du capitaine-président : « la démocratie à l'occidentale, du moins telle qu'issue des codes de ce monde, ça ne marche plus, a (donc) martelé le président du Faso. Tout juste un système importé qui ne colle en rien aux Africains. IB invite ses compatriotes à se départir de la facilité, des sirènes de l'impérialisme et à se concentrer sur l'essentiel pour le Burkina Faso, note encore le quotidien ouagalais. IB privilégie le choix du développementalisme au forceps, plutôt que cette démocratie : (…) produire et consommer burkinabè, être digne, dénoncer et combattre l'impérialisme et ses larbins locaux (…), avec un défi majeur à relever : la lutte et la victoire contre les terroristes  ». Voilà pour le commentaire du quotidien Aujourd'hui à Ouagadougou. Liberté, justice, égalité… Ledjely en Guinée s'inscrit en faux : « ceux qui propagent cette idée (d'en finir avec la démocratie) instrumentalisent souvent les crises électorales observées sur le continent pour se soustraire à toute exigence de reddition des comptes. Derrière cette prétendue incompatibilité se profile un projet politique, pointe le site guinéen : celui de la confiscation du pouvoir et de la manipulation des opinions. Même si Ibrahim Traoré et ses semblables invoquent constamment le peuple, leurs postures semblent avant tout guidées par des intérêts propres. Au-delà des répressions politiques, des restrictions de libertés et des difficultés socio-économiques que ces logiques peuvent engendrer, cette vision constitue un frein à l'émancipation du continent. Car, conclut Ledjely, affirmer que l'Afrique serait incompatible avec la démocratie revient, en filigrane, à nier aux Africains des valeurs universelles telles que la liberté, la justice ou encore l'égalité ». Rejet global… Enfin, exemple de l'isolationnisme croissant du Burkina Faso d'Ibrahim Traoré : la réaction indignée de Ouagadougou après la publication jeudi dernier d'un rapport de Human Rights Watch sur les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité commis dans le pays par les jihadistes, mais aussi par l'armée et ses supplétifs. Dans un communiqué repris in extenso par le site Burkina 24, la junte militaire qualifie ce rapport de « torchon, condensé de la haine viscérale que la coalition des forces des ténèbres voue à la lutte de notre Peuple pour sa liberté et sa souveraineté. (…) Ce rapport diabolise les patriotes burkinabè et nos vaillantes forces combattantes pour les faire passer pour des prédateurs des Droits humains ».

Revue de presse Afrique
À la Une: au Burkina Faso, la démocratie aux oubliettes

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 4:32


Beaucoup de réactions encore dans la presse après la prestation télévisée jeudi dernier du chef de la junte au Burkina Faso. « Le capitaine Ibrahim Traoré a de nouveau asséné un coup très dur aux illusions d'une transition politique, au cours de de cet entretien diffusé en soirée sur la RTP, la radiotélévision du Burkina », rapporte Le Monde Afrique (…) : "il faut que les gens oublient la question de la démocratie. La démocratie, c'est pas pour nous", a affirmé le capitaine Traoré ». « Ibrahim Traoré tourne définitivement le dos à la démocratie », s'exclame Afrik.com. « Cette déclaration vient confirmer un virage idéologique déjà amorcé depuis plusieurs mois, ce qui marque une volonté de s'écarter des standards de gouvernance occidentaux au profit d'une gestion militaire stricte et centralisée ». L'emprise du kaki… En effet, rien de très surprenant… « La transition politique, enclenchée après le premier putsch en janvier 2022, devait s'achever en juillet 2024 par des élections, rappelle Le Monde Afrique. Mais la junte a adopté une charte qui lui permet de rester au pouvoir cinq ans de plus à compter de juillet 2024, et autorise le capitaine Traoré à se présenter aux "élections présidentielle, législatives et municipales", prévues en principe au terme de ces cinq années. Le régime militaire a dissous en octobre dernier la Commission électorale nationale indépendante, puis, en février dernier, les partis politiques, dont les activités étaient déjà suspendues. "Nous ne sommes pas dans une démocratie", avait déjà assumé, l'année dernière, Ibrahim Traoré ». Et pour verrouiller encore plus son pouvoir, rappelle encore Le Monde Afrique, « le régime militaire hostile aux pays occidentaux, et surtout à la France, a interdit ou suspendu la diffusion de nombreux médias internationaux (dont RFI) et expulsé certains de leurs journalistes ». Une presse sous pression… Pour sa part, la presse burkinabè, autrefois foisonnante et pertinente, doit composer avec un pouvoir militaire qui entend bien la contrôler… Ainsi, le quotidien Aujourd'hui commente avec prudence, pour ne pas dire avec complaisance, les déclarations du capitaine-président : « la démocratie à l'occidentale, du moins telle qu'issue des codes de ce monde, ça ne marche plus, a (donc) martelé le président du Faso. Tout juste un système importé qui ne colle en rien aux Africains. IB invite ses compatriotes à se départir de la facilité, des sirènes de l'impérialisme et à se concentrer sur l'essentiel pour le Burkina Faso, note encore le quotidien ouagalais. IB privilégie le choix du développementalisme au forceps, plutôt que cette démocratie : (…) produire et consommer burkinabè, être digne, dénoncer et combattre l'impérialisme et ses larbins locaux (…), avec un défi majeur à relever : la lutte et la victoire contre les terroristes  ». Voilà pour le commentaire du quotidien Aujourd'hui à Ouagadougou. Liberté, justice, égalité… Ledjely en Guinée s'inscrit en faux : « ceux qui propagent cette idée (d'en finir avec la démocratie) instrumentalisent souvent les crises électorales observées sur le continent pour se soustraire à toute exigence de reddition des comptes. Derrière cette prétendue incompatibilité se profile un projet politique, pointe le site guinéen : celui de la confiscation du pouvoir et de la manipulation des opinions. Même si Ibrahim Traoré et ses semblables invoquent constamment le peuple, leurs postures semblent avant tout guidées par des intérêts propres. Au-delà des répressions politiques, des restrictions de libertés et des difficultés socio-économiques que ces logiques peuvent engendrer, cette vision constitue un frein à l'émancipation du continent. Car, conclut Ledjely, affirmer que l'Afrique serait incompatible avec la démocratie revient, en filigrane, à nier aux Africains des valeurs universelles telles que la liberté, la justice ou encore l'égalité ». Rejet global… Enfin, exemple de l'isolationnisme croissant du Burkina Faso d'Ibrahim Traoré : la réaction indignée de Ouagadougou après la publication jeudi dernier d'un rapport de Human Rights Watch sur les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité commis dans le pays par les jihadistes, mais aussi par l'armée et ses supplétifs. Dans un communiqué repris in extenso par le site Burkina 24, la junte militaire qualifie ce rapport de « torchon, condensé de la haine viscérale que la coalition des forces des ténèbres voue à la lutte de notre Peuple pour sa liberté et sa souveraineté. (…) Ce rapport diabolise les patriotes burkinabè et nos vaillantes forces combattantes pour les faire passer pour des prédateurs des Droits humains ».

Spektrum
Spektrum 6 April 2026

Spektrum

Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 51:10


Die ANC se Veteraneliga het sy ontevredenheid uitgespreek met die premier van Gauteng, Panyaza Lesufi, se aanstelling van 'n EFF-lid in sy provinsiale kabinet. E-taxi-dienste maak beswaar teen nuwe regulasies wat passasiers beskerm. Die soektog na agt ontsnaptes in Maluti in die Oos-Kaap gaan voort. Die militêre leier van Burkina Faso, Ibrahim Traoré, sê demokrasie in nié vir hulle nie.

Sous les radars
Au Burkina Faso, la déclaration choc du président le Capitaine Ibrahim Traoré

Sous les radars

Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 3:43


durée : 00:03:43 - Sous les radars - par : Guillaume Auda - "On va se dire la vérité. La Démocratie n'est pas faite pour nous !"). C'est le message sans ambages du capitaine Ibrahim Traoré en fin de semaine dernière à la télévision publique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Ponta de Lança Podcasts
África em Pauta #119- Gana e a Reparação Histórica na ONU

Ponta de Lança Podcasts

Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 217:42


O comércio transatlântico como o maior crime da humanidade. Burkina Faso, Ibrahim Traoré e Democracia. E o giro completo por toda África.APOIE O PDL no PIX: contatopontadelanca@gmail.comApresentação: Marcus Carvalho e Luis Fernando FilhoParticipações: Camila Zambo, Cesar Augusto Chidozie e Márcio PauloEdição: Luis Fernando FilhoASSINE nossos planos no APOIA-SE (cartão ou boleto):⁠ ⁠https://apoia.se/pontalancapdl⁠⁠

Journal en français facile
Moyen-Orient: un avion américain abattu par l'Iran / «Le Burkina Faso n'est pas une démocratie» pour Ibrahim Traoré / Maire de Saint-Denis: enquête ouverte pour «injures racistes»...

Journal en français facile

Play Episode Listen Later Apr 3, 2026 10:00


Le Journal en français facile du vendredi 3 avril 2026, 18 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CaMJ.A

Journal de l'Afrique
Burkina Faso : Ibrahim Traoré fait le bilan de son action depuis le coup d'État de septembre 2022

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Apr 3, 2026 14:17


Au Burkina Faso, à l'occasion de la première année de la Révolution dite Progressiste Populaire (RPP), le très discret Ibrahim Traoré a accordé un entretien à des journalistes triés sur le volet. Il a fait le bilan de son action depuis le coup d'État de septembre 2022 qui l'a porté au pouvoir et selon lui tout va bien dans le pays, sur le plan sécuritaire et économique notamment.

Les dessous de l'infox
Ukraine-Russie : comment la guerre des récits influe sur l'évolution du conflit

Les dessous de l'infox

Play Episode Listen Later Mar 20, 2026 29:30


La guerre de haute intensité menée par la Russie contre l'Ukraine depuis février 2022, se livre aussi dans le champ informationnel. La bataille des récits influe sur la perception même du conflit par les populations qui le subissent. Elle pèse également sur le soutien apporté au pays agressé, l'Ukraine. Mais en dépit des efforts fournis par le Kremlin pour ébranler ce soutien, l'Europe résiste.  On revient sur les différentes phases de cette guerre informationnelle, avec notre invitée Oksana Mitrofanova, spécialiste ukrainienne des Relations internationales, enseignante-chercheuse à l'Université Jean-Moulin, Lyon III.  Oksana Mitrofanova est l'auteure de « France-Ukraine, une histoire des relations diplomatiques et militaires 1991-2023 », Éditions de la Maison des Sciences de l'homme.  La chronique de Grégory Genevrier de la cellule info vérif de RFI : Burkina Faso: non Ibrahim Traoré n'a pas été arrêté par Donald Trump.

Les dessous de l'infox, la chronique
Burkina Faso: non Ibrahim Traoré n'a pas été arrêté par Donald Trump

Les dessous de l'infox, la chronique

Play Episode Listen Later Mar 20, 2026 2:41


Au Burkina Faso, une rumeur cible actuellement le président de la transition. Une série de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux affirme, à tort, que le capitaine Ibrahim Traoré aurait été arrêté à Ouagadougou. Si cette fausse information grossière peut prêter à sourire, elle illustre en réalité un mode opératoire devenu systémique. Tout commence sur TikTok avec l'apparition d'une vidéo plutôt étrange. Dès la première seconde, ce clip prétend sonner l'alerte : « Urgence au Burkina Faso. C'est fini pour Ibrahim Traoré ». Cette voix robotique affirme ensuite, à tort, que le capitaine burkinabè viendrait d'être arrêté : « Le président Ibrahim Traoré vient d'être arrêté. Et ce n'est pas n'importe qui. C'est Donald Trump qui aurait ordonné son arrestation ». Cette prétendue arrestation aurait été justifiée par des propos « injurieux envers le président américain ». En réalité, tout est faux. Cette histoire a été inventée de toutes pièces. Ibrahim Traoré n'a pas été arrêté. Pour preuve, il est apparu jeudi 19 mars 2026, libre, lors du Conseil des ministres. Une infox reprise en boucle D'après nos recherches, plusieurs dizaines de vidéos de ce type circulent sur TikTok. On retrouve toujours le même narratif, cette même voix masculine générée par intelligence artificielle, ainsi que des images d'illustration plus ou moins récentes. Certaines de ces publications apparaissent dans les premiers résultats quand on cherche à s'informer sur le Burkina Faso. Cette fausse information cumule aujourd'hui près de 3 millions de vues, rien que sur TikTok. Le rôle central des algorithmes Le succès de ce type d'infox assez grossières s'explique d'abord par une recette de fabrication qui plaît aux algorithmes de recommandation. La vidéo est sensationnaliste, courte, le montage est dynamique. Même si le narratif est assez farfelu, ces clips suscitent également beaucoup de commentaires. Certains se moquent, d'autres se font avoir. Cet engagement pousse les algorithmes à mettre en avant ces publications. À ce stade, nous n'avons pas pu déterminer qui est précisément à l'origine de ce type de contenus. Ce que l'on sait, c'est que des centaines de comptes TikTok diffusent quotidiennement ce genre de vidéos. Les sujets, souvent en lien avec l'actualité, n'épargnent aucun pays ni aucune thématique. Pour gagner en crédibilité, une bonne partie de ces comptes tentent de se faire passer pour des médias : « Actualités français » (sic), « Minutes politique » (sic) ou « Brut FR politique ». Ces noms, volontairement trompeurs et proches de médias existants, brouillent les pistes et mettent les utilisateurs en confiance. Motivation financière En analysant les contenus que ces comptes publient, leur motivation semble davantage financière qu'informationnelle. On ne retrouve pas de positionnement idéologique très clair. Certaines vidéos se contredisent parfois. Leur but semble donc d'inonder TikTok avec des vidéos mensongères pour faire des vues, et monétiser leur audience. Une vague de faux qui sème le doute et ajoute au désordre informationnel. À lire aussiComment un réseau de désinformation tente de déstabiliser les pays de l'AES

Les dessous de l'infox
Ukraine-Russie : comment la guerre des récits influe sur l'évolution du conflit

Les dessous de l'infox

Play Episode Listen Later Mar 20, 2026 29:30


La guerre de haute intensité menée par la Russie contre l'Ukraine depuis février 2022, se livre aussi dans le champ informationnel. La bataille des récits influe sur la perception même du conflit par les populations qui le subissent. Elle pèse également sur le soutien apporté au pays agressé, l'Ukraine. Mais en dépit des efforts fournis par le Kremlin pour ébranler ce soutien, l'Europe résiste.  On revient sur les différentes phases de cette guerre informationnelle, avec notre invitée Oksana Mitrofanova, spécialiste ukrainienne des Relations internationales, enseignante-chercheuse à l'Université Jean-Moulin, Lyon III.  Oksana Mitrofanova est l'auteure de « France-Ukraine, une histoire des relations diplomatiques et militaires 1991-2023 », Éditions de la Maison des Sciences de l'homme.  La chronique de Grégory Genevrier de la cellule info vérif de RFI : Burkina Faso: non Ibrahim Traoré n'a pas été arrêté par Donald Trump.

Yaron Brook Show
War; Drones; Oil; ISIS; Piers Morgan; New AI; Nuclear; Flying Cars | Yaron Brook Show

Yaron Brook Show

Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 88:12 Transcription Available


Live Mar 10, 2026 | Yaron Brook ShowSeason 12, Episode 49War; Drones; Oil; ISIS; Piers Morgan; New AI; Nuclear; Flying Cars | Yaron Brook ShowWar with Iran? Drones, Oil, ISIS, Nuclear Escalation & the Tech Revolution—What Happens Next? The world feels like it's accelerating toward chaos. War tensions rise, drones redefine the battlefield, oil politics shape global power, and nuclear risks loom in the background. At the same time, artificial intelligence breakthroughs and flying cars promise a technological revolution.In this episode of The Yaron Brook Show, Yaron breaks down the moral, political, and strategic implications of the week's biggest developments—from Middle East conflict and Iranian strategy to the cultural influence of figures like Piers Morgan and the rapid evolution of AI.Is the world sliding toward greater conflict—or standing on the edge of unprecedented technological progress?Yaron also takes live audience questions on everything from MAGA politics and Iran's internal stability to Ukraine, China, homelessness policy, and the future of Objectivism.If you want a clear moral and philosophical framework for understanding today's geopolitical chaos—this episode is essential viewing.Watch, comment, and share your perspective below. https://youtube.com/live/UFMokN0W0rU⏱️ Episode Timeline01:20 War: Escalation, strategy, and what comes next28:25 Drones: The technology transforming modern warfare34:10 Oil: Energy, geopolitics, and global power45:10 ISIS: Is the threat returning?50:25 New AI: The next wave of intelligence technology55:10 Nuclear: Risks, deterrence, and global stability56:30 Flying Cars: Sci-fi becoming reality59:30 Piers Morgan: Media narratives and influence

ESC - MustárFM
Spanish: Burkina Faso, from Sankara´s socialism to Traore´s anti-imperialism

ESC - MustárFM

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 39:39


In this episode, you will hear about the history and present of one of the most unknown and fascinating countries in Africa: Burkina Faso. A country that gave the world one of the most famous leaders of socialist anti-colonialism, Thomas Sankara—who is now regarded as a key reference and inspiration by the country's current dictator, Ibrahim Traoré. It is also a crucial player in the geopolitical struggle for the Sahel, while facing one of the most severe jihadist crises in the region.

Revue de presse Afrique
À la Une: les «bons» et les «mauvais» putschistes

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 4:25


« Durant son année passée à la tête de l'Union africaine, João Lourenço a montré sa capacité à dire, puis à agir sans détour, relate Jeune Afrique. L'Angolais en a de nouveau fait la preuve, samedi, avant de rendre son tablier de président de l'institution et de le confier au Burundais Évariste Ndayishimiye. » En effet, João Lourenço a prévenu : « lorsque nous évoquons la nécessité de rétablir l'ordre constitutionnel après une prise de pouvoir inconstitutionnelle, nous ne voulons pas dire qu'il est rétabli dès lors que les auteurs du coup d'État organisent des élections et se font élire. » En résumé, pas de blanc-seing pour les putschistes qui s'abritent derrière un paravent démocratique… « Parmi les chefs d'État et de gouvernement présents, deux d'entre eux, au moins, n'ont pas ovationné la tirade, relève Jeune Afrique : le président de la Guinée, Mamadi Doumbouya, et celui du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema. Les deux ex-militaires ont été élus en 2025 après des périodes de transition, et surtout après avoir chassé du pouvoir leurs prédécesseurs, Alpha Condé en 2021 pour le premier et Ali Bongo Ondimba en 2023 pour le second. » Reste que les deux dirigeants guinéens et gabonais ont été invités officiellement à ce 39e sommet de l'UA. « Ce sommet marque donc le retour de deux “bons putschistes“, comme ils sont parfois surnommés à l'international, parce que, affirme encore Jeune Afrique, ils ont su mettre en place un chronogramme, organiser des élections et permettre un retour à l'ordre constitutionnel. » Incantations ? « Naïveté » ou alors volonté de se donner « bonne conscience », commente Ledjely. « Peut-on sérieusement croire que de simples incantations, érigées en slogans, suffiront à relever un défi aussi structurel ? », s'exclame le site guinéen. « Comment l'Union africaine peut-elle opportunément s'ériger en gendarme anti-coups d'État, alors que sa réaction a parfois tardé ou manqué de vigueur face aux crises post-électorales ? Par quel miracle espère-t-elle voir disparaître les coups d'État, quand les violations des droits humains et des libertés fondamentales sont rarement sanctionnées avec fermeté ? (…) Une chose devrait pourtant s'imposer, assène encore Ledjely : la fin des coups d'État ne se décrète pas. Elle constitue l'aboutissement d'un processus politique et institutionnel. Cela suppose d'attaquer à la racine les causes profondes des ruptures constitutionnelles : gouvernance opaque, exclusion politique, corruption, inégalités persistantes, instrumentalisation des institutions. » Et les coups d'État « constitutionnels » ? Au Burkina Faso — dont le dirigeant arrivé au pouvoir par les armes, Ibrahim Traoré, n'était pas invité — le site d'information WakatSéra ne mâche pas ses mots envers l'Union africaine : « la voix de l'institution porte-t-elle encore ? (…) Comment s'opposer aux prises de pouvoir par les armes, alors que des chefs d'État, comme le Gabonais Oligui Nguema et le Guinéen Mamadi Doumbouya, présents à Addis-Abeba, ont pris la clé du palais présidentiel par effraction, avant de se faire une virginité par les urnes ? Que fait-on des contre-exemples démocratiques au Tchad, en Guinée-Bissau et à Madagascar ? Comment empêcher les coups d'État militaires en laissant prospérer ceux institutionnels, s'interroge encore WakatSéra, qui ont frappé récemment la Côte d'Ivoire et le Cameroun, avec le quatrième quinquennat consécutif de l'Ivoirien Alassane Ouattara et le huitième septennat du Camerounais, l'inoxydable Paul Biya ? » Le Pays, toujours au Burkina, renchérit : « Les propos virulents du président sortant de l'UA, Joao Lourenço, contre ce qu'il qualifie “d'élections qui blanchissent les coups d'État“, risquent d'être comme de l'eau sur les plumes d'un canard. On est d'autant plus fondé à le penser que l'UA passe son temps à condamner les coups d'État militaires tout en fermant les yeux sur les coups d'État constitutionnels. » Sénégal : le soupçon de la bavure policière… Enfin, à la Une également, le Sénégal, avec la polémique qui se poursuit, une semaine après la mort d'Abdoulaye Ba à l'université de Dakar. « Clash entre le procureur et le collectif des médecins », titre Walf Quotidien. La justice sénégalaise affirme que l'étudiant n'est pas mort sous les coups de la police. Faux, rétorque le Collectif des médecins du Sénégal, qui s'appuie sur le rapport d'autopsie. Un rapport, authentifié par RFI ce week-end, et par Le Monde Afrique qui constate pas moins de « 16 lésions sévères » sur le corps de l'étudiant qui ont provoqué de « multiples hémorragies internes. » Autant d'éléments qui confirment l'hypothèse selon laquelle Abdoulaye Ba aurait été victime d'une bavure policière.

Revue de presse Afrique
À la Une: les «bons» et les «mauvais» putschistes

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 4:25


« Durant son année passée à la tête de l'Union africaine, João Lourenço a montré sa capacité à dire, puis à agir sans détour, relate Jeune Afrique. L'Angolais en a de nouveau fait la preuve, samedi, avant de rendre son tablier de président de l'institution et de le confier au Burundais Évariste Ndayishimiye. » En effet, João Lourenço a prévenu : « lorsque nous évoquons la nécessité de rétablir l'ordre constitutionnel après une prise de pouvoir inconstitutionnelle, nous ne voulons pas dire qu'il est rétabli dès lors que les auteurs du coup d'État organisent des élections et se font élire. » En résumé, pas de blanc-seing pour les putschistes qui s'abritent derrière un paravent démocratique… « Parmi les chefs d'État et de gouvernement présents, deux d'entre eux, au moins, n'ont pas ovationné la tirade, relève Jeune Afrique : le président de la Guinée, Mamadi Doumbouya, et celui du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema. Les deux ex-militaires ont été élus en 2025 après des périodes de transition, et surtout après avoir chassé du pouvoir leurs prédécesseurs, Alpha Condé en 2021 pour le premier et Ali Bongo Ondimba en 2023 pour le second. » Reste que les deux dirigeants guinéens et gabonais ont été invités officiellement à ce 39e sommet de l'UA. « Ce sommet marque donc le retour de deux “bons putschistes“, comme ils sont parfois surnommés à l'international, parce que, affirme encore Jeune Afrique, ils ont su mettre en place un chronogramme, organiser des élections et permettre un retour à l'ordre constitutionnel. » Incantations ? « Naïveté » ou alors volonté de se donner « bonne conscience », commente Ledjely. « Peut-on sérieusement croire que de simples incantations, érigées en slogans, suffiront à relever un défi aussi structurel ? », s'exclame le site guinéen. « Comment l'Union africaine peut-elle opportunément s'ériger en gendarme anti-coups d'État, alors que sa réaction a parfois tardé ou manqué de vigueur face aux crises post-électorales ? Par quel miracle espère-t-elle voir disparaître les coups d'État, quand les violations des droits humains et des libertés fondamentales sont rarement sanctionnées avec fermeté ? (…) Une chose devrait pourtant s'imposer, assène encore Ledjely : la fin des coups d'État ne se décrète pas. Elle constitue l'aboutissement d'un processus politique et institutionnel. Cela suppose d'attaquer à la racine les causes profondes des ruptures constitutionnelles : gouvernance opaque, exclusion politique, corruption, inégalités persistantes, instrumentalisation des institutions. » Et les coups d'État « constitutionnels » ? Au Burkina Faso — dont le dirigeant arrivé au pouvoir par les armes, Ibrahim Traoré, n'était pas invité — le site d'information WakatSéra ne mâche pas ses mots envers l'Union africaine : « la voix de l'institution porte-t-elle encore ? (…) Comment s'opposer aux prises de pouvoir par les armes, alors que des chefs d'État, comme le Gabonais Oligui Nguema et le Guinéen Mamadi Doumbouya, présents à Addis-Abeba, ont pris la clé du palais présidentiel par effraction, avant de se faire une virginité par les urnes ? Que fait-on des contre-exemples démocratiques au Tchad, en Guinée-Bissau et à Madagascar ? Comment empêcher les coups d'État militaires en laissant prospérer ceux institutionnels, s'interroge encore WakatSéra, qui ont frappé récemment la Côte d'Ivoire et le Cameroun, avec le quatrième quinquennat consécutif de l'Ivoirien Alassane Ouattara et le huitième septennat du Camerounais, l'inoxydable Paul Biya ? » Le Pays, toujours au Burkina, renchérit : « Les propos virulents du président sortant de l'UA, Joao Lourenço, contre ce qu'il qualifie “d'élections qui blanchissent les coups d'État“, risquent d'être comme de l'eau sur les plumes d'un canard. On est d'autant plus fondé à le penser que l'UA passe son temps à condamner les coups d'État militaires tout en fermant les yeux sur les coups d'État constitutionnels. » Sénégal : le soupçon de la bavure policière… Enfin, à la Une également, le Sénégal, avec la polémique qui se poursuit, une semaine après la mort d'Abdoulaye Ba à l'université de Dakar. « Clash entre le procureur et le collectif des médecins », titre Walf Quotidien. La justice sénégalaise affirme que l'étudiant n'est pas mort sous les coups de la police. Faux, rétorque le Collectif des médecins du Sénégal, qui s'appuie sur le rapport d'autopsie. Un rapport, authentifié par RFI ce week-end, et par Le Monde Afrique qui constate pas moins de « 16 lésions sévères » sur le corps de l'étudiant qui ont provoqué de « multiples hémorragies internes. » Autant d'éléments qui confirment l'hypothèse selon laquelle Abdoulaye Ba aurait été victime d'une bavure policière.

Invité Afrique
Burkina: «La lettre de Damiba critiquant l'action d'Ibrahim Traoré est à l'origine de son extradition»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 24, 2026 10:17


Le gouvernement du Burkina Faso a exprimé sa « reconnaissance » au Togo après l'extradition, le 17 janvier, de l'ancien président de transition, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. Il a été renversé en 2022 par le capitaine Ibrahim Traoré, qui l'accuse régulièrement d'être le cerveau de plusieurs tentatives de putsch, dont celle annoncée au début du mois. Pourquoi cette extradition n'intervient que maintenant ? Éléments de réponse avec le Grand Invité Afrique du jour, Rinaldo Depagne, directeur adjoint pour l'Afrique de l'International Crisis Group, en ligne avec Sidy Yansané. À lire aussiQuel jeu diplomatique joue Lomé dans l'extradition de l'ex-putschiste Paul-Henri Damiba vers le Burkina Faso?

Le débat africain
Togo, AES et Donald Trump… L'actualité vue par les éditorialistes africains

Le débat africain

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 39:00


Au sommaire : En exil au Togo après avoir été renversé par Ibrahim Traoré, l'ancien lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba vient d'être extradé vers le Burkina Faso. Il est accusé par Ouagadougou d'être à l'origine de « tentatives de déstabilisation ». Comment expliquer cette extradition, inédite, d'un ancien chef de l'État en exil dans un autre pays d'Afrique ? Quelles relations entretiennent les autorités togolaises avec les pays de l'Alliance des États du Sahel ? À l'international, un an après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, quel bilan ? Chaque semaine, des journalistes et éditorialistes africains décryptent l'actualité africaine et internationale.  Avec la participation de : Karine Oriot, éditorialiste camerounaise Jean-Paul Oro, correspondant à Paris du quotidien L'intelligent d'Abidjan, président de l'Union des journalistes ivoiriens en France Marcel Zoumenou,  directeur de publication du journal béninois Le Patriote.

Revue de presse Afrique
À la Une: l'extradition du lieutenant-colonel Damiba

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 4:28


« 72 heures de spéculations, de faux scoops et de rumeurs sur l'extradition de l'ex-président de la Transition du Burkina Paul-Henri Sandaogo Damiba. Et finalement, constate Aujourd'hui à Ouagadougou, l'info avérée tombe du côté de Lomé : l'illustre exilé renversé le 30 septembre 2022 a été remis au Burkina par le Togo sur requête des autorités burkinabè ». Commentaire du quotidien ouagalais : « le Togo reste fidèle à ses valeurs d'accueil humanitaire pour contribuer à la paix chez ses voisins mais il ne veut pas faire de son territoire un centre de déstabilisation contre ses mêmes voisins ! L'hôte Damiba, par ses implications supposées dans de multiples tentatives de déstabilisation dénoncées par Ouagadougou, semble avoir gravement porté atteinte au sacro-saint principe de neutralité attendu de tout exilé politique fut-il ancien chef d'Etat galonné ! Le Togo prévient ainsi tous les exilés politiques que le temps de l'impunité est révolu ! Accueil et humaniste oui mais déstabilisation Non ! »  Le Togo a cédé Finalement, l'ex-officier putschiste a donc bien été lâché par les autorités togolaises… Jeune Afrique nous dévoile les dessous de cette extradition : « Lomé a reçu une demande d'extradition le 12 janvier, avec une accusation "de détournement criminel de deniers publics, enrichissement illicite, corruption, incitation à la commission de délits et crimes, recel aggravé et blanchiment de capitaux". Paul-Henri Sandaogo Damiba a été arrêté 4 jours plus tard, le 16 janvier, puis écroué. Le même jour, la chambre d'instruction de la Cour d'appel de Lomé donnait un avis favorable à son extradition. Les autorités togolaises, précise encore Jeune Afrique, disent aussi avoir reçu l'assurance que Paul-Henri Sandagogo Damiba aurait droit à "un procès équitable" et qu'il n'y aurait pas de "peine de mort", bien que la peine capitale ait été rétablie au Burkina Faso en décembre dernier ». Accusations et interrogations Alors, complète Afrik.com, « cette arrestation s'inscrit dans la continuité des accusations portées par le régime du capitaine Ibrahim Traoré contre son prédécesseur. Depuis plusieurs mois, le pouvoir burkinabè affirme avoir déjoué différents projets de coup d'État, dont le plus récent aurait été planifié début janvier. (…) Dans ce scénario présenté par Ouagadougou, Paul-Henri Sandaogo Damiba est désigné comme le principal instigateur présumé. Il lui est reproché d'avoir orchestré la planification des opérations, recherché des financements et établi des réseaux mêlant militaires et civils. Toujours selon les autorités burkinabè, poursuit Afrik.com, des fonds auraient transité depuis l'étranger, notamment depuis la Côte d'Ivoire, afin de soutenir logistiquement cette entreprise. Des arrestations ont été opérées au Burkina Faso et des témoignages filmés de suspects ont été diffusés, alimentant le discours officiel sur l'ampleur de la menace. Cependant, relève encore le site panafricain, l'absence de communication judiciaire indépendante et la diffusion d'"aveux" filmés soulèvent des interrogations au sein de la société civile et parmi certains observateurs internationaux. Plusieurs analystes rappellent que le Burkina Faso traverse une phase de forte crispation politique, où la lutte contre l'insécurité et la consolidation du pouvoir militaire s'accompagnent d'un contrôle strict de l'information. À ce stade, rappelle Afrik.com, aucun procès public n'a été annoncé et aucun document officiel ne détaille précisément les charges retenues contre l'ancien président de la Transition. L'implication présumée de pays voisins dans cette affaire ajoute une dimension diplomatique sensible ». Eteindre toute contestation Le Monde Afrique rappelle le contexte politique actuel au Burkina Faso : « le 1er avril dernier, le chef de la junte, le capitaine Traoré, – qui s'est attribué, en mai 2024, sans élection, un mandat présidentiel jusqu'en juillet 2029 – a solennellement proclamé l'instauration de la "révolution progressiste et populaire" au Burkina Faso. "Nous ne sommes pas dans une démocratie", avait-il dit alors. "ous sommes bien en révolution". De fait, poursuit Le Monde Afrique, le capitaine Traoré a éteint toutes les voix dissidentes, civiles comme militaires. Ses opposants, mais aussi des membres de leurs familles, sont arrêtés (et parfois torturés) ou contraints à l'exil. Certains disparaissent pendant des mois, voire des années, sans que leurs proches n'aient aucune nouvelle. De quoi faire dire à ses détracteurs que le Burkina Faso, "le pays des hommes intègres", n'est plus celui qui il y a peu encore était loué pour la vitalité de sa société civile et de sa presse indépendante ». Enfin, ce commentaire du Point Afrique : la junte burkinabé « gouverne par la peur pour masquer le vide. Au lieu de s'attaquer aux racines du problème, qui ont pour nom corruption endémique, sous-équipement des forces armées, alliances douteuses avec des milices locales, la junte préfère désigner des boucs émissaires ».

Revue de presse Afrique
À la Une: l'Alliance des États du Sahel dénonce intervention américaine au Venezuela

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jan 9, 2026 4:16


« L'Alliance des États du Sahel dénonce une violation de la souveraineté », titre Sahel Tribune, qui cite le capitaine Ibrahim Traoré, le président en exercice de l'AES : « Nous ne pouvons tolérer que la souveraineté d'un État soit bafouée par une intervention militaire étrangère. Cet acte est une violation flagrante du droit international. Il met en péril la stabilité mondiale ». L'AES demande également au Conseil de sécurité de l'ONU de « condamner clairement l'action américaine » et « exprime sa solidarité au peuple vénézuélien ». Au Mali, Bamada.net expose également les arguments de l'AES et précise que l'Alliance des États du Sahel « rejoint ainsi le Ghana » qui a qualifié l'intervention américaine « d'invasion unilatérale », et qui « dénonce des ambitions coloniales ». Le Tchad, de son côté, a appelé au « respect du droit international » alors que l'Afrique du Sud et l'Union africaine ont exprimé « leur grave préoccupation ».  Le communiqué de l'AES est également analysé en Côte d'Ivoire et au Sénégal. En Côte d'Ivoire, l'Infodrome estime « qu'au-delà du cas vénézuélien, la réaction des États du Sahel (le Burkina Faso, le Mali et le Niger) s'inscrit dans une dynamique plus large observée au sein du Sud global. Ces pays, eux-mêmes engagés dans des rapports tendus avec plusieurs puissances occidentales, font de la souveraineté nationale et du rejet des interventions étrangères un marqueur central de leur discours diplomatique ». « Force brute » Au Sénégal, Sénéplus publie une tribune de l'universitaire El Hadji Amadou Niang, intitulée « Quand la force brute défie le droit international ». Dans cette tribune, El Hadji Amadou Niang estime « que cette confrontation entre la force brute et le droit international dépasse largement le cadre latino-américain.  Elle résonne avec une acuité particulière en Afrique, continent où la souveraineté demeure fragile et où le droit international a longtemps été perçu comme un rempart contre l'arbitraire. L'enjeu n'est donc pas seulement vénézuélien. Il est, par essence, mondial. »  El Hadji Amadou Niang conclut son propos par une question : « Saurons-nous, par une voix collective et déterminée, rappeler que sans le respect des règles communes, il ne reste qu'un monde livré à la puissance, à l'arbitraire et à un silence lourd de renoncement ? ».  Ousmane Sonko face au FMI Le Premier ministre sénégalais s'est une nouvelle fois exprimé hier sur une éventuelle intervention du FMI au Sénégal. « Ousmane Sonko réaffirme le refus du Sénégal d'une restructuration imposée par le FMI », titre Dakar Matin. C'était hier, « lors d'une conférence de presse commune avec son homologue mauritanien Moctar Ould Djay. Le Premier ministre a notamment estimé que le FMI porte une part de responsabilité dans la situation actuelle du Sénégal ». « Il était là, il venait faire ses staffs visites, ses revues. Il ne peut pas dire qu'il n'était pas informé de ce qui s'est passé. » Ousmane Sonko cite le cas de l'Égypte, qui a bénéficié du soutien du FMI. À l'époque, rappelle le Premier ministre sénégalais, « la directrice générale avait déclaré : je ne peux pas abandonner un pays qui est dans cette situation et qui fait des efforts pour se relever ». « Dès lors, poursuit Dakar matin, « le chef du gouvernement sénégalais dit ne pas comprendre la pression exercée sur Dakar ». Sénégo revient aussi sur les déclarations d'Ousmane Sonko : « Face aux inquiétudes sur la situation financière du pays », explique le site d'information, « le Premier ministre Ousmane Sonko a réaffirmé la position ferme du gouvernement sénégalais : aucune restructuration de la dette ne sera acceptée. » « La ligne du gouvernement reste donc inchangée », analyse Sénégo. « Nous ne voulons pas de cette restructuration », a conclu le Premier ministre, « une position partagée par le président de la République et l'ensemble des ministères compétents », précise le site d'information. 

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Burkina Faso: que sait-on de la tentative de coup d'État déjouée ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 8, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'envoi de soldats européens en Ukraine après un potentiel cessez-le-feu, les menaces d'une opération militaire américaine en Colombie et le soutien des Américains aux manifestants iraniens.  Burkina Faso : que sait-on de la tentative de coup d'État déjouée ?    Au Burkina Faso, le gouvernement affirme avoir déjoué une « tentative de déstabilisation », prévue le samedi 3 janvier, visant à assassiner le capitaine Ibrahim Traoré ainsi que plusieurs personnalités militaires et civiles. Quelles sont les preuves fournies par les autorités ? Pourquoi l'ex-président de la transition Paul-Henri Sandaogo Damiba, exilé au Togo, est-il accusé d'avoir orchestré ce complot ? Avec Frédéric Garat, journaliste au service Afrique de RFI.      Guerre en Ukraine : vers une force multinationale de 25 000 soldats ?    Réunis mardi à Paris, les 35 pays de la « Coalition des volontaires » aux côtés de l'Ukraine et des États-Unis ont validé une série de garanties de sécurité et s'engagent à envoyer 25 000 soldats sur le terrain si un cessez-le-feu est trouvé. Sachant que plusieurs pays européens, dont l'Italie, s'opposent à déployer des hommes en Ukraine, comment comptent-ils mobiliser autant de soldats ? Quel sera le rôle de ces troupes ? Comment Moscou réagit à ces annonces ?    Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI.    Colombie : l'armée peut-elle éviter un scénario type Venezuela ?     Après l'opération militaire américaine contre le Venezuela et l'enlèvement du président Nicolas Maduro, Donald Trump a personnellement menacé son homologue colombien. Le locataire de la Maison Blanche a prévenu Gustavo Petro qu'il devait « faire gaffe à ses fesses » tout en affirmant qu'il n'excluait pas une intervention militaire dans les prochains mois. Comment Trump justifie-t-il un tel scénario ? Depuis samedi, l'armée colombienne se prépare mais peut-elle vraiment se défendre face à une attaque comme celle menée au Venezuela ? Avec Olga Gonzalez, sociologue colombienne, chercheuse associée à l'université de Paris.    Iran : que vaut vraiment le soutien de Trump aux manifestants ?    Donald Trump assure suivre de près le mouvement de protestation en Iran contre la vie chère et le régime islamique, allant jusqu'à menacer de frapper le pays si les autorités « commencent à tuer des gens comme elles l'ont fait dans le passé ». En réaction, Téhéran a mis en garde les États-Unis contre toute intervention. Y-a-t-il un réel soutien du président américain pour les manifestants ou, comme au Venezuela, s'intéresse-t-il surtout aux ressources du pays ?  Une opération militaire américaine peut-elle renverser le régime ? Avec Clément Therme, chargé de cours à l'université Paul-Valéry de Montpellier. Auteur de l'ouvrage « Téhéran/Washington, 1979 – 2025 : Le grand satan à l'épreuve de la révolution islamique » (éditions Hémisphères).   

Journal de l'Afrique
Sommet de l'AES : une banque, une chaîne de télévision et une force conjointe annoncées

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Dec 24, 2025 12:10


Le deuxième sommet des chefs d'Etat de l'AES s'est achevé mardi à Bamako, au Mali. Assimi Goita, Ibrahim Traoré et Abdouramane Tiani ont inauguré le siège de la future télévision AES, ils ont également lancé une banque d'investissement et de développement de l'AES. Sur le plan sécuritaire, la création du commandement unifié des forces de l'Alliance, une force armée conjointe pour lutter contre les groupes djihadistes a été annoncée. 

Afrique Économie
Océan: l'Afrique de l'Ouest structure et développe son «économie bleue» durable

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Nov 27, 2025 2:32


Avec une bande côtière de 30 000 kilomètres, l'économie de l'Afrique de l'Ouest est éminemment dépendante de l'océan. Les secteurs liés correspondent à 55% du PIB de la région. « L'économie bleue » représente donc une réelle opportunité. Cependant, les activités humaines, la surpêche, la pollution, le changement climatique mettent en péril cette ressource précieuse. Environ 12 milliards de dollars d'investissements seraient nécessaires pour financer une « économie bleue » durable, un secteur en cours de structuration. Avec notre envoyée spéciale à Mindelo, Avec un potentiel estimé à 405 milliards de dollars pour la région d'ici à 2030, il semblait évident pour le Cap-Vert, petit État insulaire, de se tourner vers les opportunités qu'offre l'économie bleue. Praia a donc été parmi les premières à se lancer dans les « blue bonds », ces émissions obligataires lancés par la Banque mondiale pour financer la protection des océans. « On l'a lancé depuis deux ans. Maintenant, avec les "blue bonds", les banques financent des activités dans le domaine de l'économie bleue, au niveau du tourisme, de la pêche, de la transformation et de l'aquaculture. Avant, les gens disaient que l'économie bleue était un secteur de risque élevé. Mais ils commencent à voir que cela ne représente pas un risque si élevé. C'est possible, c'est virtuose. Elle peut donner beaucoup de revenus à l'économie et aux familles », explique le ministre de la Mer, Jorge Santos. La Banque ouest africaine de développement (BOAD) s'implique déjà dans ce secteur, comme l'explique son « monsieur climat », Ibrahim Traoré. Pour le dernier plan quinquennal – qui se termine cette année –, la banque s'est donnée comme objectif de verdir 25% de ses financements. Parmi eux, certains sont en réalité des projets « bleus », comme les investissements réalisés au niveau des ports, de la « green économie » ou le financement de digues. La stratégie de la banque est donc d'aujourd'hui de « faire en sorte que la différence entre l'économie verte et l'économie bleue soit distincte et que les critères d'investissement et les critères en lien avec la question du changement climatique soient bien définis et bien déterminés ». Faciliter l'accès aux financements localement L'agence française de coopération technique, Expertise France, souhaite contribuer à ces chantiers et travailler notamment à la construction d'une architecture financière adaptée. Avec le nouveau programme européen Océan durable de l'Afrique de l'Ouest (WASOP), Laure Kuhn Bruma, sa coordinatrice, souhaite poursuivre le travail mené avec la Banque d'investissement et de développement de la Cédéao (BIDC). Celle-ci a obtenu son accréditation auprès du Fonds vert pour le climat et développé une ligne de crédit pour l'agriculture durable. « On est en train de voir avec la BIDC s'il est possible de ‘'blue-iser'' en quelque sorte cette ligne de financement. Cela pourrait avoir du sens afin – avec notre assistance technique – d'identifier et de développer un produit financier qui soit adapté à l'économie bleue durable », détaille Laure Kuhn Bruma. Objectif : permettre des retombées de financements locaux plus importants : « La BIDC  va chercher des fonds auprès d'un organisme multilatéral qui va permettre de développer des lignes de financement dans les banques nationales, commerciales et institutions de microfinance. On a un accès au financement qui est amélioré. » Début novembre, au Cap-Vert, les banques de développement ouest-africaines ont également rejoint la Coalition océan du réseau Finance en commun (FiCS) avec l'ambition de mobiliser près de 12 milliards de dollars pour une économie bleue durable dans la région.  À lire aussiLa «blue economy», le nouvel eldorado maritime pour les investisseurs?

Revue de presse Afrique
À la Une: la déchéance de nationalité dans les pays du Sahel

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 19, 2025 4:16


C'est un article de Mali Actu qui parle de la déchéance de nationalité, comme « d'une arme politique en pleine transition militaire ». Le journal en ligne en veut pour preuve, le cas de « trois activistes tchadiens installés en France qui viennent d'être déchus de leur nationalité, accusés d'intelligence avec des puissances étrangères ».  Pour Mali Actu, il s'agit là d'une « pratique étatique de plus en plus utilisée comme un outil politique dans plusieurs états du Sahel ». « Depuis l'arrivée au pouvoir de transitions militaires, des décisions similaires ont été prises contre des opposants et des personnalités publiques. Des voix indépendantes sont ainsi neutralisées », poursuit Mali Actu qui prend pour exemple le cas du Niger. Depuis le coup d'État de 2023, « plusieurs proches de l'ancien président Mohamed Bazoum ont été provisoirement déchus de leur nationalité. Pour les défenseurs des droits humains, remarque le journal, la mesure est surtout symbolique et vise à intimider les opposants ». Mais les conséquences sont lourdes pour les personnes qui se voient imposer cette déchéance, explique encore Mali Actu : « dans certains cas, la mesure peut rendre une personne apatride et la priver d'une protection internationale ». Disparitions et réquisitions La presse africaine revient également ce matin sur la libération, au Burkina Faso, de deux journalistes disparus depuis plus d'un an. Les disparitions forcées, c'est une autre des méthodes utilisées pour faire taire les voix discordantes. Mais pour Adama Bayala et Alain Traoré, alias Alain Alain, une page se tourne : « ils respirent l'air de la liberté recouvrée au Burkina », annonce Aujourd8.net qui se réjouit sans réserve. « Avec ces libérations, nous dit-il, la liste des hommes de médias libérés après quelque temps passé loin de leurs familles s'allonge et on ne peut que se féliciter que nos confrères retrouvent la possibilité d'aller et venir. » Afrik.com de son côté, note que la disparition d'Adama Bayala et Alain Traoré avaient eu lieu « dans un contexte marqué par les réquisitions arbitraires de la junte dirigée par le capitaine Ibrahim Traoré. Officiellement, les autorités justifient des réquisitions par le décret de mobilisation générale contre les groupes armés djihadistes. Mais de plus en plus de Burkinabè y voient un instrument pour faire taire les voix critiques ». Il reste encore un journaliste « vraisemblablement réquisitionné », rappelle Jeune Afrique, il s'agit d'Atiana Serge Oulon, « enlevé à son domicile le 24 juin 2024 ». Problème politique Le Maroc est dans le viseur d'Afrik.com, et plus précisément son roi Mohamed VI. Dans un article au vitriol d'Afrik.com intitulé « Mohamed VI et les voitures de l'État : une monarchie en roue libre », le journaliste Malik Hamid s'exclame ainsi : « Au Maroc, la pauvreté gronde, les inégalités se creusent et la jeunesse désespère. Mais pendant ce temps, les moteurs vrombissent sous les ors d'un régime qui semble davantage préoccupé par le confort de ses élites que par les conditions de vie de ses citoyens ». C'est la ministre de l'Économie et des finances, Nadia Fettah, qui selon Afrik.com, « a révélé les dépenses faramineuses consacrées au parc automobile de l'État. (…) plus de trois milliards de dirhams par an, sont affectés à l'entretien, au carburant et au renouvellement des voitures de fonction de l'administration publique marocaine ». « Alors même que le pays se débat avec une inflation galopante, un chômage endémique et une crise sociale profonde, poursuit Afrik.com, l'État consacre des milliards à l'entretien d'un luxe bureaucratique. » Et ce n'est pas tout : « Le cœur du scandale, ajoute le site d'information, c'est que ces voitures ne servent pas seulement à des missions officielles, mais bien souvent à des trajets personnels, à des déplacements de confort, voire à des abus flagrants d'autorité ».

DW em Português para África | Deutsche Welle
9 de Setembro de 2025 – Jornal da Manhã

DW em Português para África | Deutsche Welle

Play Episode Listen Later Sep 9, 2025 20:00


Com eleições agendadas para breve, na Guiné-Bissau a liberdade de expressão está condicionada, diz Ordem dos Jornalistas. Na província moçambicana de Cabo Delgado, falta fundos e a ajuda humanitária fica aquém das necessidades.Nas redes sociais, líder do Burkina Faso é um herói, mas críticos apontam regime autoritário de Ibrahim Traoré.

Revue de presse Afrique
À la Une: l'afflux de réfugiés burkinabè au Mali

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Sep 4, 2025 4:05


La presse malienne s'alarme : de plus en plus de burkinabè quittent leurs villages pour se mettre à l'abri au Mali voisin. Les populations fuient l'insécurité et les violences provoqués par les combats entre l'armée burkinabè et les groupes armés. Ainsi, relate Le Journal du Mali, « dans la région de Bandiagara, la ville de Koro fait face depuis plusieurs semaines à un afflux continu de réfugiés burkinabè. La proportion des déplacés par rapport à la population locale illustre l'ampleur d'une urgence humanitaire qui dépasse les capacités d'accueil. Au 30 juin dernier, le HCR estimait à plus de 121 000 le nombre de réfugiés burkinabè et nigériens installés au Mali, dont environ 85 000 Burkinabè encore en attente d'enregistrement officiel. (…) La tendance s'est brutalement accélérée en août, où on a compté une moyenne de plus de 1 500 arrivées par jour ». Qui plus est, constate encore Le Journal du Mali, « les réfugiés arrivent souvent sans ressources, contraints d'abandonner leurs biens et leurs champs. Leur survie dépend largement de la solidarité des familles hôtes, elles-mêmes confrontées à une pression inédite sur leurs moyens de subsistance. Les besoins prioritaires sont nombreux : abris, vivres, eau potable, articles d'hygiène, biens ménagers essentiels et accompagnement psychosocial. Le HCR, le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, et ses partenaires tentent d'apporter une réponse, mais les moyens restent très en deçà de la demande ». Au bord de la catastrophe humanitaire ? Et attention, prévient encore le média malien : « à Koro, la population locale fait preuve d'une solidarité exemplaire, mais l'équilibre reste précaire. Les autorités multiplient les appels pour éviter une détérioration rapide de la situation. Sans un appui renforcé, des milliers de vies risquent de basculer dans une détresse encore plus profonde, au détriment à la fois des réfugiés et des communautés qui les accueillent ». D'autant que « cet afflux intervient dans une zone déjà éprouvée par les violences des groupes armés affiliés à al-Qaïda et à l'État islamique, relève pour sa part le site Afrik.com. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, tous dirigés par des régimes militaires, font face à une même menace jihadiste et ont constitué l'Alliance des États du Sahel pour renforcer leur coopération militaire, rappelle le site. Mais sur le plan humanitaire, la situation est aggravée par une crise budgétaire sans précédent qui touche la plupart des ONG, réduisant leurs capacités opérationnelles. Pour les réfugiés comme pour les communautés hôtes, l'urgence est désormais d'obtenir une aide alimentaire, sanitaire et logistique afin d'éviter une catastrophe humanitaire au cœur du Sahel ». Burkina Faso : un Français accusé d'espionnage Toujours à propos du Burkina Faso, un humanitaire français en poste sur place est en prison depuis un mois. Il est accusé d'espionnage. C'est Le Monde Afrique qui l'a révélé hier. RFI avait l'information mais avait préféré ne pas la rendre publique pour ne pas entraver les discussions pour sa libération. Ce Français dirige l'ONG INSO. Une ONG qui, précise Le Monde Afrique, « fournit des données, des analyses et des conseils sécuritaires pour aider les autres ONG à agir sur des terrains considérés comme à risque, tel le Burkina Faso, dont de larges pans de territoire sont contrôlés par des groupes jihadistes. Or, pointe encore le journal, pour la junte du capitaine Ibrahim Traoré, la collecte d'informations sécuritaires, même si elle est destinée à des ONG, peut être assimilée à de l'espionnage ». Aucun commentaire dans la presse burkinabé. Il faut aller au Bénin voisin où La Nouvelle Tribune publie un article sur le sujet, avec ce titre : « Burkina : un français mis aux arrêts pour espionnage ». La Nouvelle Tribune qui rappelle que « depuis le coup d'État d'octobre 2022, le Burkina Faso cultive un climat de défiance envers la France, son gouvernement et ses ressortissants. Les autorités burkinabè multiplient les accusations d'ingérence contre les puissances occidentales, y compris les acteurs humanitaires, perçus comme des relais d'influence étrangère. Cette méfiance systématique alimente une crise diplomatique persistante et isole davantage le pays sur la scène internationale ».

MintCast
African Stream Founder on U.S. Censorship and Burkina Faso's Revolutionary Leader

MintCast

Play Episode Listen Later Aug 14, 2025 73:27


When African Stream became one of the fastest-growing revolutionary media outlets on the planet, Washington took notice — and Silicon Valley pulled the plug. In this MintCast episode, hosts Mnar Adley and Alan MacLeod speak with Ahmed Kaballo, founder of African Stream, about the U.S.-led campaign that led to his platform being removed from the internet. Kaballo also breaks down the rise of Burkina Faso's young leader Ibrahim Traoré, the grassroots movement driving the Sahel's anti-imperialist wave, and the growing push to expel Western military forces from Africa.

Revue de presse Afrique
À la Une: regain de tension entre Ouagadougou et Abidjan après la mort de l'influenceur Alino Faso

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jul 29, 2025 4:07


Consternation et colère des autorités à Ouaga après la mort en Côte d'Ivoire de l'activiste burkinabè Alain Traoré, alias Alino Faso. L'influenceur, âgé de 44 ans, était détenu à Abidjan pour intelligence avec des agents d'un État étranger. Il a été retrouvé pendu jeudi dernier. Les autorités ivoiriennes n'ont annoncé sa mort qu'avant-hier dimanche. Fraternité Matin à Abidjan rapporte la version officielle : « Alino Faso a été découvert dans sa chambre à 7 h 30 du matin. Le rapport médical a conclu à un suicide par pendaison. Le détenu se serait pendu à l'aide de son drap de lit, après avoir tenté en vain de s'ouvrir les veines du poignet. Des enquêtes sont en cours pour déterminer les motifs et les circonstances de ce suicide ». « Alino Faso, rappelle Le Monde Afrique, avait été interpellé le 10 janvier dernier à Abidjan. Il était suspecté d'avoir des liens étroits avec les BIR-C, les Bataillons d'intervention rapide de la communication, un groupe de cyberactivistes burkinabés très influents sur les réseaux sociaux. Les BIR-C relaient la propagande de la junte burkinabé et menacent ou invectivent régulièrement toute voix critique sur la conduite des affaires au Burkina ». « Figure controversée, précise Afrik.com, Alino Faso avait été arrêté en Côte d'Ivoire après avoir été dénationalisé par les autorités ivoiriennes pour des propos jugés séditieux et des activités militantes jugées déstabilisatrices. Il s'était longtemps présenté comme un opposant en exil, critique à la fois du pouvoir ivoirien et burkinabè ». Défiance et suspicion… Les autorités burkinabé ont donc donné de la voix… Les ministres des Affaires étrangères et de la Communication, pointe le site Lefaso.net, « rejettent la thèse du suicide avancée par les autorités judiciaires ivoiriennes et parlent de déni de justice. Le gouvernement burkinabè dit rester engagé dans le suivi de ce dossier jusqu'à la manifestation totale de la vérité et salue la mémoire d'un homme de bonne volonté qui a vécu utile pour son prochain et qui a trouvé dans l'altruisme toute sa raison de vivre ». « Le Burkina exige la vérité et le rapatriement du corps et déclare que sa mort ne restera pas impunie », s'exclame pour sa part Sidwaya, autre site burkinabè. Commentaire de Ledjely en Guinée : « c'est un décès qui ne contribuera pas à apaiser les relations déjà tendues entre les autorités ivoiriennes et burkinabè. La mort, dans des circonstances pour le moins troubles, d'Alino Faso embarrasse logiquement la Côte d'Ivoire. D'autant que du côté de la junte du capitaine Ibrahim Traoré, la disparition de cet influenceur, considéré comme un relais de la propagande pro-Ouagadougou, est perçue comme une énième preuve des manœuvres souvent imputées au pouvoir d'Alassane Ouattara. Les discours se durcissent, les menaces fusent. La condamnation est énergique. L'exigence de vérité sur les causes et les circonstances du décès est tout aussi vigoureuse ». Côté ivoirien, poursuit le site guinéen, « main sur le cœur, on affirme qu'Alino Faso s'est suicidé dans sa cellule, se pendant à l'aide de son drap de lit. Mais cette version est tout simplement inaudible à Ouagadougou, où la défiance et les suspicions envers Abidjan sont installées depuis l'arrivée au pouvoir d'Ibrahim Traoré, en septembre 2022 ». Stratégie de diversion ? Reste, tempère Ledjely, que « cette exigence de vérité ne saurait justifier l'instrumentalisation politique à laquelle se livrent le capitaine Ibrahim Traoré et son entourage. La mort d'Alino Faso est certes dramatique et condamnable. Mais elle ne saurait en aucun cas exonérer les autorités burkinabè de leurs propres responsabilités, à commencer par celle de restaurer la sécurité sur l'ensemble du territoire, mais aussi de garantir le respect des droits humains et des libertés fondamentales. Elle ne doit servir ni de prétexte à la surenchère, ni de fuite en avant, dans une stratégie de diversion bien rodée ». Enfin, on revient à Afrik.com qui relève que « si la Côte d'Ivoire n'a pas encore officiellement réagi (après les protestations des autorités burkinabè), les prochains jours s'annoncent cruciaux. La gestion du dossier pourrait influer durablement sur les relations entre Abidjan et Ouagadougou, déjà affectées par les débats récurrents sur les questions migratoires, sécuritaires et politiques ».

History of Everything
Bonus: The Coup Leader Who's Become an Anti-Western Hero in Africa: Ibrahim Traore

History of Everything

Play Episode Listen Later Jul 6, 2025 44:30


Three years ago, Ibrahim Traoré was a junior army officer in Burkina Faso's armed forces. Today, he has emerged as a surprising anti-Western hero preaching self-reliance and resilience with fans across Africa and beyond. But what happened to get us to this point? Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Grand reportage
«Le supplément du samedi» du 5 juillet 2025

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jul 5, 2025 48:30


Dans le supplément de ce samedi, en première partie, direction l'Espagne, les indices économiques ne sont pas au rouge, bien meilleurs même que dans bien des pays européens, une économie dynamique, 3,2% de croissance en 2024, un beau rebond après la crise du Covid, mais il y a la crise du logement sévère, devenir locataire ou propriétaire est devenu très problématique en Espagne, que l'on soit jeune ou pas. 100 000 logements sont construits par an, il en faudrait 6 fois plus. Une situation qui est particulièrement préoccupante à Madrid. Avec François Musseau.  En seconde partie, paroles d'exilés burkinabè, leurs témoignages, leurs craintes. Le putsch à Ouagadougou, il y a 3 ans, leur a fait préférer le chemin de l'étranger, cela face à la dégradation des libertés les plus élémentaires au Burkina Faso, vous les entendrez au micro de Frédéric Garat. Espagne : le logement, enjeu national Les Espagnols ne peuvent plus se loger : tous les sondages le montrent. Les jeunes, mais pas seulement, ont beaucoup de difficultés à devenir locataires ou propriétaires. L'année dernière, les prix ont en effet doublé. 8,5% de hausse. Rester chez papa maman, s'entasser dans un appartement avec des inconnus, partir ailleurs. La situation est chaotique. On construit en Espagne, chaque année, 100 000 logements alors qu'il en faudrait 600 000. Le gouvernement de Pedro Sanchez a, certes, lancé au printemps un vaste plan de construction, notamment à visée sociale. Mais il y a urgence : la situation est particulièrement préoccupante à Madrid ; certains se frottent les mains, beaucoup sont en plein désarroi... Un Grand reportage de François Musseau qui s'entretient avec Jacques Allix.     L'omerta ou la mort, nous fuyons ! Depuis la chute de Roch Marc Christian Kaboré en 2022 et l'arrivée des militaires putschistes au pouvoir, le Burkina Faso connait une lente, mais certaine dégradation de ses libertés fondamentales. Arrestation arbitraire, kidnapping d'opposants, enrôlement militaire forcé ou interdiction des réunions politiques et syndicales… Le régime militaire du capitaine Ibrahim Traoré pose une chape de plomb sur le pays à tel point que ceux qui revendiquent encore la liberté de parole et d'informer au pays de Norbert Zongo sont obligés de s'exiler… Un Grand reportage de Frédéric Garat qui s'entretient avec Jacques Allix.

Grand reportage
« L'omerta ou la mort, nous fuyons ! »

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jul 5, 2025 19:41


Depuis la chute de Roch Marc Christian Kaboré en 2022 et l'arrivée des militaires putschistes au pouvoir, le Burkina Faso connait une lente mais certaine dégradation de ses libertés fondamentales. Arrestation arbitraire, kidnapping d'opposants, enrôlement militaire forcé ou interdiction des réunions politiques et  syndicales… Le régime militaire du capitaine Ibrahim Traoré pose une chape de plomb sur le pays à tel point que ceux qui revendiquent, encore, la liberté de parole et d'informer au pays de Norbert Zongo sont obligés de s'exiler… « L'omerta ou la mort, nous fuyons ! », un Grand reportage de Frédéric Garat,  réalisation : Pauline Leduc.

Oppdatert
Mannen som vil samle Afrika - med TikTok og gevær

Oppdatert

Play Episode Listen Later Jul 4, 2025 22:14


Militærlederen Ibrahim Traoré hylles verden over som Afrikas nye håp. Er han en helt eller en maktsyk leder? Hør alle episodene i appen NRK Radio

The Patrick Madrid Show
An AI Hoax That Tried to Mimic Pope Leo (Special Podcast Highlight)

The Patrick Madrid Show

Play Episode Listen Later May 27, 2025 5:25


Patrick Madrid and Producer Cyrus are on the front lines defending your digital discernment! There’s a 36-minute AI-generated video on YouTube that’s being passed around as a “historic” speech by Pope Leo XIV. It's not actually from him. The video kicks off with a flowery intro supposedly addressing President Ibrahim Traoré of Burkina Faso. The Vatican News has already squashed it, putting out an alert saying the speech was 100% AI fakery, complete with lip-syncing tech that makes it look like the Pope is speaking... but he’s not. Patrick compared today’s AI technology to seeing Star Wars in 1977: it blew his mind then, but looking back... just models and strings. Now, AI has that same wow-factor... but don’t be fooled. The tech is crazy good, and people are falling for it left and right. Cyrus Chimes In: “How Do We Even Know What’s Real Anymore?” Cyrus is feeling it too: the confusion, the uncertainty. Every day the tech gets better, and even people like them (who live and breathe this stuff) have to double-check what they’re seeing. So, what’s the fix? Your Catholic Digital Survival Kit: Patrick & Cyrus laid out some super practical tips: Trust Only Verified Sources: Vatican News, the official Vatican Press Office, etc. Not random YouTubers. Clean Your Feed: Block accounts that post fake news or manipulate the truth. If someone lies to you online... buh-bye. Stay Suspicious (in a Holy Way): In today’s world, don’t believe it just because it looks real. Ask questions. Check sources. Be holy and savvy. Final Thought: It’s about truth, trust, and staying grounded in Christ when the world gets digitally chaotic. Patrick and Cyrus are calling Catholics to discernment, vigilance, and maybe a little bit of digital housecleaning.

Probably Cancelled Podcast
Revolution in the Sahel: Sankara, Traoré, and the New World Order w/ Inemesit Richardson

Probably Cancelled Podcast

Play Episode Listen Later May 24, 2025 79:55


Educator and journalist Inemesit Richardson—co-founder of the Thomas Sankara Center in Burkina Faso and contributor to African Stream—joins us for a powerful conversation on the revolutionary history of the Sahel, the legacies of Thomas Sankara and Ibrahim Traoré, and the rise of a multipolar world order. This is a compelling interview you won't want to miss! Follow The Thomas Sankara Center IG: @burkinabooks Support the Thomas Sankara Center on Patreon: patreon.com/BurkinaBooks Follow African Stream: http://africanstream.media/ Support African Stream on Patreon: patreon.com/AfricanStream Support Probably Cancelled on Patreon to get early access to episodes or submit your questions to the new PC Pod advice column!: https://www.patreon.com/probablycancelledpod Subscribe to PC Pod on Rumble & Telegram: t.me/pcpod

ESN: Eloquently Saying Nothing
ESN #512 : The Ibrahim Traoré Episode

ESN: Eloquently Saying Nothing

Play Episode Listen Later May 20, 2025 178:12


This week's topics: • Sharing wages with friends • Curry Chicken or Chicken Curry • Guyana finding oil and having ownership issues with Venezuela • Ethnic makeup in some South African / Caribbean countries • Stav's family being sick • Sell by date not being the eat by date • Burkina Faso's President, Ibrahim Traoré and his movements • Corrupt African leaders • Wars in Africa • Biased news in Africa • The accomplishments of Ibrahim Traoré • Holding back Nigeria • Holidaying in Africa • Tourism in Nigeria and Africa • Diddy's court case so far • Cassie taking the stand • Guns in America • #AITA for making a grey cake for my sisters gender revel celebration • #StavrosSays : Wode Maya in Burkina Faso [https://www.youtube.com/watch?v=CKzM2x3ShYM] Connect with us at & send your questions & comments to: #ESNpod so we can find your comments www.esnpodcast.com www.facebook.com/ESNpodcasts www.twitter.com/ESNpodcast www.instagram.com/ESNpodcast @esnpodcast on all other social media esnpodcast@gmail.com It's important to subscribe, rate and review us on your apple products. You can do that here... www.bit.ly/esnitunes

Soulfood And Lemonade
EP. 132 - Standing with Captain Ibrahim Traoré: A Call for Unity and Revolution in Burkina Faso

Soulfood And Lemonade

Play Episode Listen Later May 19, 2025 4:21


In this powerful episode, we urge the people of Burkina Faso to unite in support of Captain Ibrahim Traoré, a visionary leader committed to building a safe, prosperous, and thriving nation. As we acknowledge the remarkable progress made in a short time, we remind everyone that true transformation requires patience, collective effort, and unwavering faith.

Africa Today
Why is Burkina Faso's Ibrahim Traoré 'popular'

Africa Today

Play Episode Listen Later May 16, 2025 37:25


Burkina Faso's military ruler, 37 year old Captain Ibrahim Traoré, has skilfully built a persona of a pan-Africanist leader, determined to free his nation from what he sees as, 'the clutches of Western imperialism and neo-colonialism'. This message has resonated across Africa and beyond on social media. But what's fact and what's fiction? Why has Ethiopia's government banned the Tigray People's Liberation Front (TPLF) from taking part in elections? And Benin's bid to become Africa's cycling superpower. Presenter: Audrey Brown Technical Producer: Jonathan Greer Producers: Yvette Twagiramariya, Patricia Whitehorne and Bella Hassan Senior Journalist: Karnie Sharp Editors: Alice Muthengi and Andre Lombard

Low Mein's Asylum Show
Africa Ain't For Sale!

Low Mein's Asylum Show

Play Episode Listen Later May 13, 2025 30:02


In this episode of the Low Meins Asylum Show, we're diving deep into the latest power play between billionaire tech mogul Elon Musk and Burkina Faso's revolutionary leader Ibrahim Traoré. Elon thought he could walk into Burkina Faso and secure a sweet lithium deal for Tesla. But Traoré isn't here for exploitation or backdoor deals. He hit Musk with a dose of reality — demanding real partnerships that benefit Africa first. We'll break down: Who Ibrahim Traoré is & why he's shaking the world? What really happened during Musk's failed visit?

Soulfood And Lemonade
Ep. 131 - A MOVEMENT HAS BEEN IGNITED! WE STAND WITH CAPTAIN IBRAHIM TRAORE

Soulfood And Lemonade

Play Episode Listen Later May 12, 2025 43:34


Captain Ibrahim Traoré, Burkina Faso revolution, Africa Russia alliance, France out of Africa, Pan-Africanism, youth leadership Africa, decolonizing Africa, Africa new leaders, Africa rising, Wagner group Africa, West Africa coups, Mali Niger Burkina Faso alliance, Ibrahim Traoré speech, African sovereignty, African unity.

Multipolarista
Trump's attempt to divide Russia & China is failing, badly

Multipolarista

Play Episode Listen Later May 11, 2025 43:08


Donald Trump claimed he would "un-unite" Russia and China, but the US divide-and-conquer strategy is failing. In a meeting in Moscow celebrating the 80th anniversary of their nations' victory in World War Two, Presidents Xi Jinping and Vladimir Putin reaffirmed that "China-Russia relations have reached the highest level in history" and will "jointly resist any attempts to interfere with and disrupt the traditional friendship and deep mutual trust between China and Russia". Ben Norton explains. VIDEO: https://www.youtube.com/watch?v=NLJ6K_95uWk Topics 0:00 USA tries to contain China 0:49 (CLIP) Trump vows to divide Russia & China 1:05 Marco Rubio targets China 1:34 (CLIP) Marco Rubio on China "threat" 2:17 Trump admin's Russia strategy 2:33 (CLIP) Rubio wants to "partner" with Russia 2:41 China & Russia are "friends of steel" 3:43 80th anniversary of Victory Day 4:05 Soviet Union defeated Nazi Germany 5:23 China's sacrifice in World War II 6:21 Vietnam resisted Japanese empire 6:50 Putin reaffirms "highest level" China ties 10:23 China-Russia trade 11:52 USA can't offer Russia much 12:36 NATO expansion 13:34 Xi compares US imperialism to fascism 14:38 China-Russia relations 15:16 Xi Jinping on Russia ties 16:46 Shanghai Cooperation Organization (SCO) 17:42 Reverse Nixon? 19:08 China's economy 20:31 Kissinger plan to divide Russia & China 23:05 Obama-Clinton "Russian reset" attempt 26:00 China-Russia joint statement 27:29 World Anti-Fascist War 29:09 Closest China-Russia relations in history 31:17 Multipolarity 34:07 BRICS 35:08 Russia joins the Global Majority 36:17 Brazil 36:49 Venezuela 37:27 Cuba 38:18 Burkina Faso leader Ibrahim Traoré 39:08 Palestine 40:14 Vietnam 41:40 US hegemony is declining 42:55 Outro

Low Mein's Asylum Show
The Young Lion of Burkina Faso!

Low Mein's Asylum Show

Play Episode Listen Later May 6, 2025 35:50


In this explosive episode, we break down the rise of Ibrahim Traoré, the 34 year old revolutionary who became the world's youngest head of state after seizing power in Burkina Faso. From surviving multiple assassination attempts to cutting ties with France and building new alliances with Russia, Traoré is shaking the foundations of West African politics. We also uncover the details behind a suspected French spy operation aimed at infiltrating Burkina Faso. Who sent them? What were they after? And how did Traoré's government expose the plot? This episode dives deep into neo-colonial influence, African sovereignty, and the rising wave of bold young leaders refusing to bow down. If you're into global politics, African history, or international espionage, this one's for you.

The KSS POD
From London to New York to Accra to Vienna | The World Is Standing With Ibrahim Traoré

The KSS POD

Play Episode Listen Later May 5, 2025 16:11


From London to New York to Accra to Vienna | The World Is Standing With Ibrahim Traoré