First president of Senegal, poet, and cultural theorist (1906-2001)
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Morgan State University professor Ray Winbush brings his sharp analysis to our classroom, breaking down the Supreme Court's redistricting ruling and revealing what it means for our future. Dr. Winbush will spotlight the NAACP’s urgent call for a boycott, dissect the Texas primary results, and explain the bold move by a Florida congresswoman who’s fighting to represent her community by moving into a Black neighborhood. His expertise extends globally, as he tackles the US-Iran stalemate and dives into Donald Trump’s controversial plans, from building an arch to a UFC fighting cage and an extravagant ballroom. Before Dr. Winbush, Garveyite Senghor Baye will energize the airwaves with a dynamic panel celebrating African Liberation Day—a conversation you can’t afford to miss.See omnystudio.com/listener for privacy information.
L'auteur Ismael JUDE a deux actualités littéraires avec Une vie de Jasmin, un roman publié aux éditions Verticales mais aussi avec un atlas, En France : sur les pas de personnages de romans, publié chez Autrement. Connaissez-vous la France de Madame Bovary, celle de Lancelot du Lac ou encore celle d'Augustin Meaulnes ? Autant de héros qui ont arpenté villes et campagnes, donnant à certains paysages une aura, comme la Provence de Marcel Pagnol. De Desvres à Pointe-à-Pitre, avec une escale à Porto-Vecchio, ce voyage littéraire suit les traces de personnages qui ont façonné notre imaginaire, héros comme anti-héros. Un atlas pour du tourisme littéraireCet atlas offre une véritable occasion de faire du tourisme littéraire, de vivre, aimer et mourir avec les héros des romans. Une quarantaine de destinations sont proposées, on y trouve des itinéraires, mais aussi des cartes pour identifier les lieux de ces personnages. Tout commence avec Balzac qui, inspiré par Walter Scott, veut écrire l'histoire récente de la France en répartissant ses romans sur tout le territoire. Il commence par décrire la ville de Tours et ses alentours. On y croise aussi des portraits du Havre, de Toulon, de Marseille.Certaines villes ou régions sont devenues indissociables d'un auteur : Chateaubriand et Saint-Malo, la Provence et Pagnol. Quelques régions sont toutefois surreprésentées, comme la Normandie ou la Provence. Et certains écrivains se sont arrangés avec la réalité : certains auteurs se sont quelque peu arrangés avec la réalité: Trouville n'est plus le petit port de pêche paisible des romans de Flaubert. Cependant, l'émission y reste présente. D'autres territoires, comme le Pays basque ou le Béarn, sont au contraire moins bien représentés. Cet atlas met en avant une véritable dimension patrimoniale de la littérature : plein de références littéraires Une vie de Jasmin, un roman éco-poétiqueIsmael Jude publie également un roman. C'est l'histoire assez extraordinaire, d'une jeune femme-fleur prénommée Jasmin, qui s'écrit étrangement avec des caractères arabes et dont les parents se sont rencontrés sous le signe des fleurs, avant de les détester Jasmin aime les fleurs et qui ne vit que par les odeurs. Elle a un lien très fort avec les fleurs puisque son corps se recouvre de fleurs ou de herbes diverses. Mieux encore : quand Jasmin marche pieds nus, sur ses traces poussent des fleurs. Elle pratique une sorte de “dermaculture” et se drogue au glyphosate…Un roman éco-poétique écrit entre La Ciotat et Grasse dans une langue rare et sensuelle qui permet de renouer avec le végétal qui est en nous.L'auteur a beaucoup joué avec les mots et le champ lexical des plantes Invité : Ismaël Jude, romancier et docteur en littérature. Auteur de En France : sur les pas de personnages de romans, publié chez Autrement. Il vient également de publier Une vie de jasmin, aux éditions Verticales. Et la chronique Ailleurs nous emmène à Nouakchott, en Mauritanie, pour parler du concert autour de la chanteuse de jazz Leïla Olivesi qui s'est profondément inspirée de la littérature et des poèmes de la négritude (Aimé Césaire, Senghor, Glissant, David Diop) pour son album African Rhapsody avec également une rencontre littéraire, le 6 mai 2026. Cette rencontre poétique et musicale mettra en scène les voix des écrivains Mbarek Ould Beyrouk et Salihina Moussa Konaté à l'Institut français de Mauritanie. Programmation musicale : L'artiste Aupinard avec le titre Le Thé
L'auteur Ismael JUDE a deux actualités littéraires avec Une vie de Jasmin, un roman publié aux éditions Verticales mais aussi avec un atlas, En France : sur les pas de personnages de romans, publié chez Autrement. Connaissez-vous la France de Madame Bovary, celle de Lancelot du Lac ou encore celle d'Augustin Meaulnes ? Autant de héros qui ont arpenté villes et campagnes, donnant à certains paysages une aura, comme la Provence de Marcel Pagnol. De Desvres à Pointe-à-Pitre, avec une escale à Porto-Vecchio, ce voyage littéraire suit les traces de personnages qui ont façonné notre imaginaire, héros comme anti-héros. Un atlas pour du tourisme littéraireCet atlas offre une véritable occasion de faire du tourisme littéraire, de vivre, aimer et mourir avec les héros des romans. Une quarantaine de destinations sont proposées, on y trouve des itinéraires, mais aussi des cartes pour identifier les lieux de ces personnages. Tout commence avec Balzac qui, inspiré par Walter Scott, veut écrire l'histoire récente de la France en répartissant ses romans sur tout le territoire. Il commence par décrire la ville de Tours et ses alentours. On y croise aussi des portraits du Havre, de Toulon, de Marseille.Certaines villes ou régions sont devenues indissociables d'un auteur : Chateaubriand et Saint-Malo, la Provence et Pagnol. Quelques régions sont toutefois surreprésentées, comme la Normandie ou la Provence. Et certains écrivains se sont arrangés avec la réalité : certains auteurs se sont quelque peu arrangés avec la réalité: Trouville n'est plus le petit port de pêche paisible des romans de Flaubert. Cependant, l'émission y reste présente. D'autres territoires, comme le Pays basque ou le Béarn, sont au contraire moins bien représentés. Cet atlas met en avant une véritable dimension patrimoniale de la littérature : plein de références littéraires Une vie de Jasmin, un roman éco-poétiqueIsmael Jude publie également un roman. C'est l'histoire assez extraordinaire, d'une jeune femme-fleur prénommée Jasmin, qui s'écrit étrangement avec des caractères arabes et dont les parents se sont rencontrés sous le signe des fleurs, avant de les détester Jasmin aime les fleurs et qui ne vit que par les odeurs. Elle a un lien très fort avec les fleurs puisque son corps se recouvre de fleurs ou de herbes diverses. Mieux encore : quand Jasmin marche pieds nus, sur ses traces poussent des fleurs. Elle pratique une sorte de “dermaculture” et se drogue au glyphosate…Un roman éco-poétique écrit entre La Ciotat et Grasse dans une langue rare et sensuelle qui permet de renouer avec le végétal qui est en nous.L'auteur a beaucoup joué avec les mots et le champ lexical des plantes Invité : Ismaël Jude, romancier et docteur en littérature. Auteur de En France : sur les pas de personnages de romans, publié chez Autrement. Il vient également de publier Une vie de jasmin, aux éditions Verticales. Et la chronique Ailleurs nous emmène à Nouakchott, en Mauritanie, pour parler du concert autour de la chanteuse de jazz Leïla Olivesi qui s'est profondément inspirée de la littérature et des poèmes de la négritude (Aimé Césaire, Senghor, Glissant, David Diop) pour son album African Rhapsody avec également une rencontre littéraire, le 6 mai 2026. Cette rencontre poétique et musicale mettra en scène les voix des écrivains Mbarek Ould Beyrouk et Salihina Moussa Konaté à l'Institut français de Mauritanie. Programmation musicale : L'artiste Aupinard avec le titre Le Thé
durée : 00:58:48 - Concordance des temps - par : Jean-Noël Jeanneney - Poète, premier président du Sénégal et académicien, Léopold Sédar Senghor incarne un parcours d'exception autant que de vives controverses. Elara Bertho fait le portrait nuancé de cet homme d'État, tout en rendant justice à la grande actualité de sa pensée poétique et philosophique. - réalisation : Vincent Abouchar - invités : Elara Bertho Docteure en lettres modernes, chercheuse au CNRS dans le laboratoire Les Afriques dans le Monde (LAM)
Pendant trois semaines, en avril 1966, à l'initiative de Léopold Sédar Senghor, Dakar accueille le premier Festival mondial des arts nègres. Nous sommes au lendemain des indépendances et André Malraux, ministre des Affaires culturelles de la France, salue avec son phrasé si particulier ce qui est l'avenir de l'esprit, c'est-à-dire l'Afrique. 60 ans après, nous allons raviver cette mémoire et ausculter les espoirs nés de cette rencontre. Invités : Ibrahim Wane, professeur de Littérature et Civilisation africaines à l'université de Dakar, a dirigé l'ouvrage collectif consacré à ce festival Sarah Frioux-Salgas, archiviste et commissaire d'exposition au Quai Branly. En 1966, le Festival mondial des arts nègres incarne l'espoir d'une rupture avec l'ordre colonial. Mais il ne surgit pas de nulle part : il s'inscrit dans une histoire plus longue, nourrie par les échanges intellectuels et artistiques de la diaspora noire en Europe avant les indépendances et notamment le Congrès des écrivains et artistes noirs qui se déroule à La Sorbonne en septembre 1956. Premier grand événement culturel de cette ampleur organisé en Afrique, le Festival des arts nègres est un évènement fondateur qui illustre les idéaux panafricains. La France a joué un rôle important dans le Festival mondial des arts nègres de 1966, notamment grâce à ses réseaux intellectuels et culturels, en particulier à travers la maison d'édition Présence africaine, dirigée par Alioune Diop, basée à Paris, et la participation d'André Malraux. Toutefois, le festival ne se limite pas à une initiative franco‑sénégalaise : soutenu par l'Unesco, il s'inscrit dans une stratégie d'ouverture internationale menée par Senghor, associant de nombreux pays, y compris dans le contexte de la guerre froide, afin de lui donner une portée véritablement panafricaine et mondiale. Un festival pluridisciplinaire « Révolution », « nouvel humanisme », ce sont les mots de Léopold Sédar Senghor lors de son discours d'ouverture du premier Festival mondial des arts nègres. Il s'agissait avant tout de montrer la culture africaine, la culture noire, dans son évolution, son dynamisme et surtout sa diversité. Le Festival mondial des arts nègres constitue ainsi un point de départ important dans la réécriture de l'histoire de l'art en Afrique, en mettant en lumière la contribution fondamentale de l'art africain à l'évolution de la création artistique dans le monde. Rôle de la musique dans la culture et l'identité noire et nationale Dès le premier Festival mondial des arts nègres, la musique apparaît comme un élément central de la culture et de l'identité noire. Le festival ne choisit ni uniquement la tradition ni seulement la modernité : il organise volontairement leur rencontre. En réunissant troupes folkloriques et orchestres modernes, il démontre que la fusion des instruments, des styles et des héritages est possible et féconde. Cette dynamique a inspiré de nombreux groupes en Afrique de l'Ouest et aujourd'hui encore Youssou N'Dour en est l'héritier. Cette rencontre des instruments dits modernes avec le patrimoine africain, c'est ça, c'était ça la voix de la nouvelle musique africaine. La négritude occupe une place centrale dans l'esprit du Festival mondial des arts nègres de 1966, notamment à travers la figure d'Aimé Césaire. Bien que le terme lui-même suscite déjà des réserves, Césaire l'emploie pour affirmer l'idée d'une unité du monde noir par‑delà la diversité des nations africaines et des diasporas. Aujourd'hui encore, la négritude reste un objet de débat : si elle est contestée par une partie des jeunes artistes, elle continue de nourrir la réflexion intellectuelle, rappelant un contexte historique précis où il s'agissait avant tout de revendiquer une dignité culturelle commune et une histoire partagée. Musique : Youssou N'dour, en duo avec Gims, « Sans dire un mot ». À écouter aussiSénégal : il y a 60 ans, se tenait le premier Festival mondial des arts nègres à Dakar
Pendant trois semaines, en avril 1966, à l'initiative de Léopold Sédar Senghor, Dakar accueille le premier Festival mondial des arts nègres. Nous sommes au lendemain des indépendances et André Malraux, ministre des Affaires culturelles de la France, salue avec son phrasé si particulier ce qui est l'avenir de l'esprit, c'est-à-dire l'Afrique. 60 ans après, nous allons raviver cette mémoire et ausculter les espoirs nés de cette rencontre. Invités : Ibrahim Wane, professeur de Littérature et Civilisation africaines à l'université de Dakar, a dirigé l'ouvrage collectif consacré à ce festival Sarah Frioux-Salgas, archiviste et commissaire d'exposition au Quai Branly. En 1966, le Festival mondial des arts nègres incarne l'espoir d'une rupture avec l'ordre colonial. Mais il ne surgit pas de nulle part : il s'inscrit dans une histoire plus longue, nourrie par les échanges intellectuels et artistiques de la diaspora noire en Europe avant les indépendances et notamment le Congrès des écrivains et artistes noirs qui se déroule à La Sorbonne en septembre 1956. Premier grand événement culturel de cette ampleur organisé en Afrique, le Festival des arts nègres est un évènement fondateur qui illustre les idéaux panafricains. La France a joué un rôle important dans le Festival mondial des arts nègres de 1966, notamment grâce à ses réseaux intellectuels et culturels, en particulier à travers la maison d'édition Présence africaine, dirigée par Alioune Diop, basée à Paris, et la participation d'André Malraux. Toutefois, le festival ne se limite pas à une initiative franco‑sénégalaise : soutenu par l'Unesco, il s'inscrit dans une stratégie d'ouverture internationale menée par Senghor, associant de nombreux pays, y compris dans le contexte de la guerre froide, afin de lui donner une portée véritablement panafricaine et mondiale. Un festival pluridisciplinaire « Révolution », « nouvel humanisme », ce sont les mots de Léopold Sédar Senghor lors de son discours d'ouverture du premier Festival mondial des arts nègres. Il s'agissait avant tout de montrer la culture africaine, la culture noire, dans son évolution, son dynamisme et surtout sa diversité. Le Festival mondial des arts nègres constitue ainsi un point de départ important dans la réécriture de l'histoire de l'art en Afrique, en mettant en lumière la contribution fondamentale de l'art africain à l'évolution de la création artistique dans le monde. Rôle de la musique dans la culture et l'identité noire et nationale Dès le premier Festival mondial des arts nègres, la musique apparaît comme un élément central de la culture et de l'identité noire. Le festival ne choisit ni uniquement la tradition ni seulement la modernité : il organise volontairement leur rencontre. En réunissant troupes folkloriques et orchestres modernes, il démontre que la fusion des instruments, des styles et des héritages est possible et féconde. Cette dynamique a inspiré de nombreux groupes en Afrique de l'Ouest et aujourd'hui encore Youssou N'Dour en est l'héritier. Cette rencontre des instruments dits modernes avec le patrimoine africain, c'est ça, c'était ça la voix de la nouvelle musique africaine. La négritude occupe une place centrale dans l'esprit du Festival mondial des arts nègres de 1966, notamment à travers la figure d'Aimé Césaire. Bien que le terme lui-même suscite déjà des réserves, Césaire l'emploie pour affirmer l'idée d'une unité du monde noir par‑delà la diversité des nations africaines et des diasporas. Aujourd'hui encore, la négritude reste un objet de débat : si elle est contestée par une partie des jeunes artistes, elle continue de nourrir la réflexion intellectuelle, rappelant un contexte historique précis où il s'agissait avant tout de revendiquer une dignité culturelle commune et une histoire partagée. Musique : Youssou N'dour, en duo avec Gims, « Sans dire un mot ». À écouter aussiSénégal : il y a 60 ans, se tenait le premier Festival mondial des arts nègres à Dakar
Retour à Dakar sur le Festival mondial des Arts nègres de 1966… un évènement initié par Alioune Diop, et porté par le président poète Léopold Sédar Senghor où la musique a joué un rôle central. L'espace d'un printemps, Dakar s'est transformé en une immense scène ouverte, expression de la créativité des artistes noirs, mais aussi affirmation d'une société nouvelle au diapason des indépendances africaines. Avec la participation de : - Magueye Kassé, professeur émérite - Jann Passler, professeur émérite de l'Université de San Diego en Californie - Saliou M'Baye, président du comité scientifique du colloque « Premier Festival mondial des Arts nègres: mémoire et actualités » - Ibrahima Wane, professeur titulaire de littérature et civilisations africaines à l'Université Cheikh Anta Diop à Dakar - David Murphy, professeur des études postcoloniales à l'Université de Stirling en Ecosse - Roland Colin, ancien directeur de cabinet de Mamadou Dia, président du conseil sous la présidence de Senghor. Un épisode documentaire de La Marche du monde, au son des archives de RFI et de la RTS que je remercie vivement, réalisé avec le soutien de la section sénégalaise de la communauté africaine de culture, organisatrice du colloque « Premier Festival mondial des Arts nègres : mémoire et actualités » en 2016. Merci à Marie-Aïda Diop et à toute l'équipe.
durée : 00:58:02 - Toute une vie - Poète génial, intellectuel respecté et figure des décolonisations, Léopold Sédar Senghor a aussi été un président autoritaire dont l'exercice du pouvoir est toujours critiqué au Sénégal. Son œuvre est, aujourd'hui pourtant, relue comme une pensée importante de l'émancipation. - réalisation : Anaïs Kien, Jules Crétois, Assia Veber, Sylvia Favre-Steyaert - invités : Elgas Producteur d'"Afrique, mémoires d'un continent" sur RFI, chercheur associé à l'IRIS et écrivain, Souleymane Bachir Diagne Philosophe., Roland Colin Anthropologue, ancien élève et compagnon de route de Senghor, Elara Bertho Docteure en lettres modernes, chercheuse au CNRS dans le laboratoire Les Afriques dans le Monde (LAM), Mohamed Mbougar Sarr Romancier, prix Goncourt 2021 pour son livre "La plus secrète mémoire des hommes", Amzat Boukari-Yabara Docteur du Centre d'études africaines de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), spécialiste du panafricanisme Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:58:02 - Toute une vie - par : Jules Crétois - Poète génial, intellectuel respecté et figure des décolonisations, Léopold Sédar Senghor a aussi été un président autoritaire dont l'exercice du pouvoir est toujours critiqué au Sénégal. Son œuvre est, aujourd'hui pourtant, relue comme une pensée importante de l'émancipation. - réalisation : Assia Veber - invités : Elgas Producteur d'"Afrique, mémoires d'un continent" sur RFI, chercheur associé à l'IRIS et écrivain; Souleymane Bachir Diagne Philosophe.; Roland Colin Anthropologue, ancien élève et compagnon de route de Senghor; Elara Bertho Docteure en lettres modernes, chercheuse au CNRS dans le laboratoire Les Afriques dans le Monde (LAM); Mohamed Mbougar Sarr Romancier, prix Goncourt 2021 pour son livre "La plus secrète mémoire des hommes"; Amzat Boukari-Yabara Docteur du Centre d'études africaines de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), spécialiste du panafricanisme
La belle histoire de Leuk le lièvre Les élèves de la classe de 6e2 du collège Charles Péguy (Paris) ont réécrit et interprété le conte La belle histoire de Leuk le lièvre, inspiré.es par l'oeuvre de Léopold Sédar Senghor et Abdoulaye Sadji. Avec : Yahia, Sinân, Aya, Meïra, Rafael, Louison, Stella, Ulysse, Nine, Awen, Victor, Lison, Lyhanna, Eliott, Hadrien, Julie, Thaniya, Yanis, Océane, Lenny, Sheng, Sacha, Pierre E, Anthony, Mayar et Radu, accompagnés de Michel Assedo, professeur de français, Isabelle Chemin, professeure documentaliste et Amadou Elimane Kane, écrivain poète. Cet atelier consacré aux bruitages a été enregistré le 30 mars dans le cadre d'une initiation aux pratiques radiophoniques de Radio Campus Paris. Il a été animé par Suzanne Saint-Cast et Pierre-Yves Lerayer.
La belle histoire de Leuk le lièvre Les élèves de la classe de 6e2 du collège Charles Péguy (Paris) ont réécrit et interprété le conte La belle histoire de Leuk le lièvre, inspiré.es par l'oeuvre de Léopold Sédar Senghor et Abdoulaye Sadji. Avec : Yahia, Sinân, Aya, Meïra, Rafael, Louison, Stella, Ulysse, Nine, Awen, Victor, Lison, Lyhanna, Eliott, Hadrien, Julie, Thaniya, Yanis, Océane, Lenny, Sheng, Sacha, Pierre E, Anthony, Mayar et Radu, accompagnés de Michel Assedo, professeur de français, Isabelle Chemin, professeure documentaliste et Amadou Elimane Kane, écrivain poète. Cet atelier consacré aux bruitages a été enregistré le 30 mars dans le cadre d'une initiation aux pratiques radiophoniques de Radio Campus Paris. Il a été animé par Suzanne Saint-Cast et Pierre-Yves Lerayer.
Il y a 60 ans s'ouvrait le premier Festival mondial des arts nègres à Dakar, un mois de fête autour des cultures noires, de l'Afrique et de la diaspora, avec des troupes des Antilles, des artistes comme Joséphine Baker et Duke Ellington. Un festival créé à un moment charnière dans l'histoire culturelle du continent, à l'heure des indépendances, l'Afrique revendiquait ses racines et affirmait sa fierté. De notre correspondante à Dakar, C'est au théâtre Sorano, monument de la culture sénégalaise, créé pour le Festival mondial des arts nègres, que nous retrouvons le metteur en scène Seyba Traoré. En 1966, il était adolescent et vivait à Dakar. Il se souvient avec clarté du festival. Sa famille n'était pas pro-Senghor, le président sénégalais à l'origine du festival, mais ce fut un moment d'unité, de trêve. Les spectacles étaient partout. « J'ai vu beaucoup de spectacles dans la rue. Le souvenir que je retiens, c'est le passage de la troupe du Nigeria qui était, je crois, l'invité d'honneur. C'était quelque chose de fabuleux, de grands danseurs très très très beaux, se rappelle le metteur en scène. Tu es en contact direct avec les artistes. C'était quand même quelque chose. C'était un peu, pour nous, le festival de Rio. » Seyba Traoré a aussi assisté à des pièces de théâtre. « Ce qui a représenté le Sénégal, c'est une réalisation grandiose, Les derniers jours de Lat Dior, il y avait une figuration énorme, les cavaliers de la gendarmerie, les officiers de l'armée... » Une représentation qui le marque profondément : « On sortait d'une époque où, quand j'étais à l'école primaire, on nous apprenait que nous n'avions pas de roi, nous n'avions pas d'histoire, que nos roitelets, c'étaient des petits bonhommes et nos références, c'étaient les grands rois de France, déplore-t-il. Et voir Lat Dior majestueux, c'était quand même quelque chose de fantastique qui nous réconciliait un peu avec nous-mêmes. » « Un fort mouvement de retour à soi » Le festival a contribué à forger la vocation de metteur en scène de Seyba Traoré. Musicalement, c'est aussi un moment charnière. Les artistes se distancent du jazz pour revendiquer leurs racines africaines, comme l'explique Ibrahima Wane, professeur de littératures et civilisations africaines et auteur d'un ouvrage sur le festival : « Beaucoup d'entre eux avaient des noms qui sonnaient européens ou américains. Ils se sont mis à se trouver des noms puisés dans leur propre langue wolof, mandingue, peule et à puiser dans les répertoires qui relèvent du patrimoine, décrit le professeur. Donc ça a été un fort mouvement de retour à soi. » Cet héritage est durable, selon Ibrahima Wane : « C'est cette tendance qui va aboutir à ce qu'on va appeler, quelques années plus tard, le mbalax. Au plan institutionnel, c'est au lendemain du festival que le ministère des Affaires culturelles va être créé au Sénégal. Les centres culturels africains vont être créés dans ce même sillage. » Seyba Traoré regrette, lui, que cette cohésion et cet élan collectif n'aient pas davantage fait école. 60 ans après, ils restent, à ses yeux, inachevés. À écouter dans La Marche du monde«Noire est notre cause»: le festival de Dakar 66 ou la négritude épanouie (3)
Experience a transformative Monday morning as the President/General of the Universal African Peoples Organization, Zaki Baruti, returns to our classroom. Baruti will deliver an incisive analysis of the conflict with Iran and the situation in Cuba, and offer a powerful reflection on the legacy of the late Minister Akbar Muhammad, the esteemed NOI International representative. Before Baruti takes the mic, renowned Garveyite Senghor Baye will energize us with a dynamic panel discussion on pivotal changes across the African continent and deliver a crucial update on the fight to preserve a historic Black cemetery in Bethesda, Maryland.See omnystudio.com/listener for privacy information.
durée : 00:22:26 - Les Nuits de France Culture - par : Mathias Le Gargasson - À Dakar, en 1966, s'ouvre le premier Festival mondial des arts nègres, organisé par l'État sénégalais dirigé par Léopold Sédar Senghor. Cet événement célèbre, pour la première fois en Afrique, la créativité et la diversité dans l'art et la culture du continent en vue d'ériger un nouvel humanisme. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Léopold Sédar Senghor Poète et écrivain, président de la République du Sénégal de 1960 à 1980
Le français est la quatrième langue la plus parlée dans le monde, selon le rapport de l'OIF publié à l'occasion de la journée mondiale de la francophonie ce vendredi 20 mars. D'après l'organisation - qui utilise une nouvelle méthode de comptage -, 396 millions de personnes le parlent dans le monde, dont 65% en Afrique. Et selon les tendances, à l'horizon 2050, neuf locuteurs sur dix vivront sur le continent africain. Le français, langue en recul, institutionnelle, dans l'ombre des algorithmes ? Pas pour Nimrod. Le poète, romancier et essayiste né au Tchad, qui vit et travaille en France, est l'invité de RFI. RFI : Pour commencer, est-ce qu'il y a un mot en particulier que vous aimez dans la langue française ? Nimrod : Le mot « douceur ». L'attaque « dou », c'est un peu sombre, comme fermé. Et ça s'ouvre à la fin « ceur », « douceur ». Il y a comme un petit cheminement très très subtil, très très délicat. Et écrire, c'est ça, c'est faire en sorte que les mots s'accordent. Est-ce que vous êtes fier d'écrire en français ? C'est une question qui tombe sous le sens. J'ai toujours estimé qu'on écrit une langue parce qu'on l'aime, parce qu'on en est vraiment passionné. C'est la plus grande maîtresse qu'on aurait jamais. Je pourrais même dire que c'est ma première langue, alors que c'est une langue apprise à partir de l'âge de six ans. Mais ça a fait toute ma vie parce que tout ce que je peux dire de subtil, de plus secret, de plus grand, dans cette langue-là, je peux assurer mon identité. Vous avez déjà dit par le passé que c'est votre passeport cette langue française ? Oui, mais oui ! Et la francophonie alors ? Est-ce que ça a un sens pour vous ? Senghor disait : On parle de francophone, mais on ne parle pas d' « anglophonie ». Il dit que la francophonie, « c'est le français tel qu'il se parle dans le monde ». « Le français, Soleil », et il écrit soleil avec grand S, « qui brille hors de l'Hexagone ». Dans cette phrase, il y a vraiment tout. D'une certaine manière, il dépossède la France et il ne reconnaît le français que pour nous autres périphériques. Et donc la francophonie, oui, très bien, mais personne ne parle le francophone. Il y a un français tchadien, un français camerounais, un français sénégalais, mais c'est toujours le français. Ce n'est pas le francophone. Comment est-ce que vous percevez dans votre pays natal, le Tchad, le recul du français ou du français tchadien, comme vous venez de le dire, au profit de l'arabe de langue maternelle ? Je crains que ce soient des choses vraiment idéologiques, pour ne parler que du Tchad. De mon temps, dans les années 1980, avec la guerre, le français était à un bon niveau et l'école aussi était à un bon niveau. Aujourd'hui, c'est complètement catastrophique. Tout est déstructuré. On parle l'arabe, mais qui parle l'arabe ? Nous parlons un dialecte. C'est vrai, nous adorons notre arabe tchadien qui est une variante de l'arabe soudanais, mais ce n'est pas le grand arabe, l'arabe littéraire, l'arabe du Coran. Non, non, le français diminue parce que l'école est très très mauvaise. L'université est très très mauvaise. Et si nous voulons que nos langues deviennent « concurrentielles » – c'est d'ailleurs un très mauvais mot – ou du moins collaborent à d'autres grandes langues impériales, mais il faudra s'en donner les moyens. Et d'ailleurs, si le français ne tient pas la route, ça vient de quoi ? Ça vient de ce qu'il n'y a pas des industries culturelles qui vont avec. J'aurais bien voulu écrire dans ma langue maternelle. Mais si je l'écris, surtout que je viens d'un peuple de 15 000 âmes sur les 20 millions de Tchadiens... Purée ! Dans son dernier rapport, l'OIF, l'Organisation de la Francophonie, indique que la francophonie se trouve à un tournant stratégique de son histoire et indique que la survie d'une langue passe désormais aussi par son adaptation aux algorithmes. Sachant que très peu de contenus en ligne sont en français, 3,5 % selon l'OIF, c'est un enjeu. Y a-t-il vraiment une question de survie, selon vous ? Pas du tout. Ceux qui nous parlent d'algorithme, ils voient leur économie tout simplement. Ce n'est pas parce que nos référencements ne dépassent pas 3 % que ça nous enlève quelque existence que ce soit. Ça fait plus de 40 ans que je vis en exil, mais quand je reviens au Tchad, c'est toujours cette diversité qui s'embrasse, qui se traduit entre elle, qui « mouvoit ». Qui a jamais référencé tout cela ? Personne. Ce sont des idéologies économiques. Mais l'économie réelle, elle se fait ailleurs.
Direction Kinshasa à la rencontre de Do Nsoseme, poétesse. C'est l'une des voix les plus marquantes de la scène slam en RDC. Elle est à la fois militante féministe et passionnée des belles-lettres. Portrait. De notre correspondante à Kinshasa, « Je suis fille. Je suis fille du pays des gens sans papiers, des gens sans papiers pour coucher leurs histoires », déclame Do Nsoseme. Elle se rappelle avoir découvert la poésie sur les bancs de l'école. « C'est pendant un cours de français, avec mon professeur de français, et vraiment, il nous avait lu un poème et c'était trop beau. Je ne me rappelle pas de ce poème, mais j'avais tellement aimé que j'ai gardé ce nom, Pierre de Ronsard. » Une passion des vers et des rimes qu'elle cultive aussi en famille, avec des parents passionnés de Lettres. Elle se délecte des textes de Ronsard, Rimbaud, mais aussi de Senghor et Bolamba : « La langue française et moi, c'est une histoire d'amour. J'aimais beaucoup les jeux de mots, comment ça pouvait sonner, les figures de style. Je trouvais que c'était très agréable d'utiliser la langue pour dire des choses. Je me disais : "Waouh, c'est très intéressant." » De la poésie au slam Adolescente, Do Nsoseme commence à écrire ses textes pour parler de son quotidien. Et très vite, elle prend le micro pour les chanter. « Maman Sarah, femme au cœur de lumière. Toi qui portes l'amour même sans héritière. Les douleurs invisibles, les souffrances muettes. Ce slam est pour toi, pour toutes celles qui se taisent », livre-t-elle avec mélodie. « Il y a un ami avec qui on faisait des concours de poésie qui avait lancé un collectif de poètes et slameurs. J'ai commencé à faire des scènes de slam, à participer à des concours... C'est un peu comme ça que c'est venu à moi. Mais au départ, c'est vraiment à travers la poésie que je suis entrée dans le slam », souligne la slameuse. « Sur ses jambes, son dos, dans chaque battement de cœur, elle a semé des graines d'amour, un jardin pour un monde meilleur », pose Do Nsoseme avec des accents musicaux. Le français est « une langue aujourd'hui qui nous rassemble » Elle publie ses poèmes dans un recueil Ngambo ya Congo. Un titre en lingala, mais des textes majoritairement en français pour évoquer des sujets qui lui sont chers, comme la cause des femmes. « Aujourd'hui, quand même, dans une ville comme Kinshasa, si on veut parler à un million de personnes, on va parler en français. Je trouve que c'est une langue, quoique nous l'ayons apprise suite à la colonisation, je suis consciente de ça, mais c'est une langue aujourd'hui qui nous rassemble », explique Do Nsoseme. Le français est la langue officielle en RDC, qui côtoie quatre autres langues nationales. Elle est parlée par près de 57 millions de personnes selon l'organisation internationale de la Francophonie. « On l'appelle affectueusement Maman Sarah, avec un H comme la matriarche d'Israël, elle qui a attendu longtemps sans relâche que s'accomplisse la promesse d'une descendance vaste comme le ciel. Sarah n'est la mère biologique de personne, mais son cœur en or l'a faite maman de tout le monde. Elle a porté des enfants qui n'étaient pas les siens, non seulement dans ses bras, mais aussi dans ses peines et ses mains », slame Do Nsoseme pour finir. À lire aussiLa RDC et le Rwanda se préparent à une bataille diplomatique autour de l'OIF
durée : 00:53:28 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Pourquoi "l'art nègre" se trouve-t-il au Musée de l'Homme, alors que "l'art grec" se trouve au Louvre ? interrogent en 1953 Chris Marker et Alain Resnais. Une émission de 2006 revient sur ce pamphlet contre le colonialisme, à la croisée du cinéma, de l'histoire et de l'anthropologie. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Roland Colin Anthropologue, ancien élève et compagnon de route de Senghor; Marc-Henri Piault; René Vautier Documentariste
Black Politics expert Dr. James Taylor returns to our classroom. Dr. Taylor will courageously uncover the anti-black racism found in the Epstein Files, offering the critical insight our community deserves. He’ll also break down Stephen A Smith’s presidential ambitions and explore their profound implications for Black America’s future. Plus, Dr. Taylor will spotlight Congresswoman Jasmine Crockett’s pivotal Tuesday Texas Senatorial primary, an event with real consequences for our representation. Before Dr. Taylor, Garveyite Senghor Baye will ignite minds with a dynamic discussion on Dr. Carter G. Woodson’s original intent, the enduring power of Garveyism in the 21st century, and the visionary work of the Mosiah African Leadership Institute. Family, this is more than a show; it’s a call to action.See omnystudio.com/listener for privacy information.
Amanda Holmes reads Léopold Sédar Senghor's “Femme Noire,” translated from the French by Melvin Dixon. Have a suggestion for a poem by a (dead) writer? Email us: podcast@theamericanscholar.org. If we select your entry, you'll win a copy of a poetry collection edited by David Lehman.This episode was produced by Stephanie Bastek and features the song “Canvasback” by Chad Crouch. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Don’t miss this powerful opportunity: Kwanzaa creator Dr. Maulana Karenga returns to our classroom on Wednesday morning! Discover the inspiring origin of Kwanzaa as Dr. Karenga shares how he conceived this celebration of heritage and unity—and why Kwanzaa is so much more than an alternative to Christmas. Dr. Karenga will reveal how he developed the seven guiding principles, the Kinara, and the candle lighting ceremony that make Kwanzaa a transformative experience.See omnystudio.com/listener for privacy information.
Today, Ryan, Sam and Tyler conclude their journey of the Mwangi Expanse with the city-state of Senghor! Join them as they talk about the city's blood-soaked origins, it's unique architecture, and why you should come prepared with a VERY thorough itinerary! Continuing the exploration of Golarion, the Campaign Setting for the Pathfinder Roleplaying Game by Paizo Inc. Email: TabletopTravelGuidePodcast@gmail.com Instagram: @TabletopTravelGuide Patreon: Tabletop Travel Guide Podcast Theme Music By: Raymond Gramke
Join us for an inspiring session with renowned Pan-Africanist and critical thinking scholar, Dr. David Horne. Dr. Horne passionately advocates for the establishment of a Black Agenda, emphasizing the urgent need for fresh energy and innovative ideas to navigate our rapidly changing society. He will also highlight the importance of merging the dynamic perspectives of our youth with the invaluable wisdom of our elders. Before Dr. Horne takes the mic, Garveyite Brother Senghor Baye will present "The State of the Race 2025," setting the tone for a compelling discussion.See omnystudio.com/listener for privacy information.
Akaa, la grande foire d'art contemporain africain se tient à Paris durant tout le week-end. Akaa fête cette année ses dix ans dans un marché de l'art plutôt morose en raison de la crise économique, mais le nouveau directeur artistique d'Akaa, le Franco-Sénégalais Sitor Senghor entend professionnaliser encore davantage le secteur, et ramener les collectionneurs dans les travées de la foire. À lire aussiLa foire AKAA fête ses dix ans et célèbre la création africaine À lire aussiAKAA 2025: Serge Mouangue révolutionne l'esthétique entre l'Afrique et le Japon
Épisode 1 : Défaire le passé. Une conférence historique pour sortir de l'impasse coloniale où intellectuels et artistes se sont retrouvés à La maison des cultures du monde pour faire face à la Conférence de Berlin de 1885, quand l'Afrique a été partagée sans le consentement des Africains. 140 ans après, comment faire face au passé ? Berlin 1885. Le chancelier allemand Otto von Bismarck convoque une conférence à Berlin afin d'organiser le partage du continent africain entre les puissances industrielles et militaires émergentes. Cette réunion, à laquelle participèrent quatorze pays européens, les États-Unis et l'Empire ottoman, visait principalement à préserver leurs intérêts extractivistes et commerciaux. Ce processus a conduit à une profonde fragmentation des structures politiques endogènes du continent africain, marquant durablement son histoire politique, économique et sociale. Pour les Africains, ce processus inaugura une ère de résistance et de lutte pour l'autodétermination. Berlin 2001. Mansour Ciss Kanakassy, plasticien berlinois d'origine africaine, imagine le Laboratoire de Deberlinization. L'artiste développe des outils symboliques afin de tracer un chemin vers l'émancipation. Ce kit d'urgence comprend un Global Pass pour faciliter la liberté de circulation le monde, ainsi que l'AFRO, une monnaie imaginaire panafricaniste, libérée des contraintes du CFA (indexation sur les garanties de change et de la tutelle des banques centrales exogènes). À la croisée de la création artistique et de la critique sociale, le laboratoire de Deberlinization invite à la réflexion sur la possibilité (individuelle ou collective) d'une refonte du lien civil au sein et en dehors de l'État postcolonial. Berlin 2025. À l'initiative du Professeur Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, directeur de HKW, la Conférence Deberlinization s'inscrit dans la continuité de l'utopie performative imaginée par Mansour Ciss Kanakassy pour considérer les conditions possibles d'un récit alternatif sur l'ordre du monde et son avenir, une poétique transformatrice de la relation entre l'action créatrice et les formes de résistance, l'histoire, la mémoire, la prospective – bref, un champ d'expérience et un horizon d'attente. Ibou Coulibaly Diop et Franck Hermann Ekra sont les co-commissaires de Déberlinization (25 au 27 Avril 2025). Dans ce premier épisode, vous écoutez les voix de Bonaventure Soh Bejeng Ndikung (directeur et directeur artistique de Haus der Kulturen der Welt), Magueye Kassé (Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal), Mansour Ciss Kanakassy (plasticien, Prix Léopold Sédar Senghor et le Prix Zuloga), Mamadou Diouf (historien, professeur à Columbia University), Franck Hermann Ekra (Critique d'art, co-curateur et éditeur du livre Deberlinization), Hildegaard Titus (comédienne, activiste), Soeuf el Badawi (poète, dramaturge, activiste) et Tiken Jah Fakoly, (chanteur et activiste) soutien de la manifestation. Un grand merci à toute l'équipe de HKW à Berlin et particulièrement à son directeur Bonaventure Soh Bejeng Ndikun. Découvrir La maison des cultures du monde et le programme Deberlinization. À paraître : - Deberlinization – Refabulating the World, A Theory of Praxis - Deberlinization - Les presses du réel (livre). À lire : Le pari acoustique de Tiken Jah Fakoly. À écouter : Le concert acoustique de Tiken Jah Fakoly enregistré par RFI Labo salle Pleyel à Paris.
Subscribe to the video podcast: https://www.youtube.com/@DrTazMD/podcastsFreedom isn't just about walking outside prison walls, it's about breaking free from the invisible prisons of shame, anger, and limiting beliefs. In this Hol+ episode, Dr. Taz sits down with Shaka Senghor, bestselling author and inspirational speaker, to uncover how solitary confinement, journaling, and vulnerability became the keys to his transformation.Together they explore how trauma shows up in daily life, why shame keeps us disconnected, and how to rewrite the narratives that hold us back. From books that sparked healing to the hidden prisons we all carry, this is a masterclass in resilience, authenticity, and the power of owning your story.Dr. Taz and Shaka discuss:Growing up in Detroit and the path to incarcerationHow books and journaling transformed solitary confinementAnger, shame, and the healing power of reflectionInvisible prisons of doubt, shame, and limiting beliefsThe shock of reentry into a changed worldWhy vulnerability attracts vulnerabilityBreaking cycles for family and communityChoosing joy, love, and higher narrativesHow to build authentic connections as men and womenPractical tools for rewriting your life storyTopics Covered:Trauma, anger, and their hidden impactJournaling, mindfulness, and self-study as survivalThe importance of vulnerability in healingInternal narratives vs external ceilingsInvisible prisons in everyday lifeJoy, love, and higher purpose after hardshipRedefining strength and resilienceConnect further to Hol+ at https://holplus.co/- Don't forget to like, subscribe, and hit the notification bell to stay updated on future episodes of hol+.About Shaka Senghor:Shaka Senghor is an inspirational speaker, entrepreneur, and author of the New York Times bestselling books Writing My Wrongs and Letters to the Sons of Society. A sought-after resilience expert and recognized "Soul Igniter" in Oprah's inaugural SuperSoul 100, Senghor has captivated and transformed global audiences with his extraordinary journey from incarceration to influence. Through raw authenticity and profound insight, he doesn't just share his story—he equips others with the exact resilience practices that fueled his own remarkable transformation, proving that reinvention isn't just possible—it's within everyone's reach.Stay ConnectedSubscribe to the audio podcast: https://holplus.transistor.fm/subscribeSubscribe to the video podcast: https://www.youtube.com/@DrTazMD/podcastsFollow Dr. Taz on Instagram: https://www.instagram.com/drtazmd/https://www.instagram.com/liveholplus/Join the conversation on X: https://x.com/@drtazmdTikTok: https://www.tiktok.com/@drtazmdFacebook: https://www.facebook.com/drtazmd/Connect with Shaka Senghorhttps://www.shakasenghor.com/https://www.instagram.com/shakasenghorHost & Production TeamHost: Dr. Taz; Produced by Rainbow Creative (Executive Producer: Matthew Jones; Lead Producer: Lauren Feighan; Editors: Jeremiah Schultz and Patrick Edwards)Don't forget to like, subscribe, and hit the notification bell to stay updated on future episodes of hol+Chapters00:00 Introduction03:44 Shaka's Early Life and Descent into Crime06:15 The Turning Point: Solitary Confinement and Self-Reflection07:09 The Power of Mentorship and Literacy in Prison09:33 Journaling: A Path to Healing and Self-Discovery19:51 Reintegration: Challenges and Triumphs27:28 The Power of Vulnerability29:37 Understanding Anger and Shame31:13 Navigating Masculinity and Vulnerability34:11 Overcoming Hidden Prisons40:45 Breaking Free from Life's Prisons51:15 Final Thoughts and Reflections
After Shaka Senghor was twice denied parole after 18 years behind bars, he had to decide: surrender to despair or transform himself from within. He chose the path of hope. He adopted daily practices including journaling, meditation, mindfulness, and creative expression, and he turned his vision into action—in the process, discovering how to break free from everything that was holding him back from reaching his true potential. As a result, he was able to focus on what he saw as his greatest barriers, which were within his own mind, and he discovered some truths about freedom he believes apply far beyond the walls of prison and that can transform every aspect of life, from relationships to careers. New York Times bestselling author Senghor returns to Commonwealth Club World Affairs to share his inspiration for transforming lives, just as he transformed his self-esteem after incarceration. Photo by Aaron Jay Young; courtesy the speaker. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
La Marche du Monde est aux Rendez-vous de l'Histoire de Blois, une émission enregistrée en public. Au son de nos archives, nous revisitons l'histoire de la francophonie avec Louise Mushikiwabo, élue secrétaire générale au XVIIè Sommet de la Francophonie à Erevan, en fonction depuis janvier 2019, et réélue à l'unanimité lors du XVIIIè Sommet de la Francophonie à Djerba en novembre 2022. Une histoire marquée par ses pères fondateurs, Senghor, Bourguiba, Diori, Sihanouk, et leur volonté de s'unir dans une communauté linguistique et culturelle. Si la culture et l'éducation sont au cœur de l'institution multilatérale francophone, le premier Sommet de la Francophonie sous François Mitterrand affirme sa dimension politique et en 1995, l'institution se dote d'un poste de secrétaire général et d'une Charte de la Francophonie dans laquelle les valeurs de paix, de coopération, de solidarité et de développement durable sont affirmés. À l'heure où des États fondateurs sont sortis de la Francophonie, où la démocratie, le droit et la liberté sont bafoués par nombre d'États membres, quel rôle politique peut encore exercer la secrétaire générale dans un monde où de l'Asie à l'Afrique, la Génération Z est dans la rue ?
durée : 00:39:20 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Comment sortir des polarisations stériles ? Comment construire un récit commun dans un monde décolonisé mais encore hanté par son passé colonial ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Pierre Singaravélou Historien spécialiste des empires coloniaux et de la mondialisation, professeur au King's College de Londres et à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne.; Souleymane Bachir Diagne Philosophe, professeur de philosophie française et africaine à l'Université de Columbia, directeur de l'Institut d'Études africaines
The President and General of the Universal African Peoples Organization will return to our classroom this Tuesday morning! Zaki Baruti will introduce the group’s esteemed Ambassador to The Gambia. Following Zaki, Garveyites Senghor Baye and Baba Imhotep will provide an exclusive preview of this week’s highly anticipated Race First convention in Baltimore. Join us as Washington D.C. activist Rev. Willie Wilson reflects on the powerful legacy of the Million Man March as we celebrate its 30th anniversary, along with the 43rd anniversary of UNIFEST. And that’s not all—Peacekeeper Dyrell Muhammad will also be part of this impactful lineup!See omnystudio.com/listener for privacy information.
Cinquante ans après avoir été tourné, « Kaddu Beykat » - « Lettre paysanne » en français -, le film de la réalisatrice sénégalaise Safi Faye décédée en 2023, est en cours de restauration. L'événement est d'importance, ses films étant introuvables ou alors dans un très mauvais état de conservation. Uniquement diffusées dans le circuit des festivals, les œuvres de Safi Faye demeurent largement inconnues du grand public bien qu'elle fût la première femme d'Afrique subsaharienne à réaliser un long métrage. « J'ai choisi le monde paysan parce que je suis paysanne, parce que mon père a été un peu à l'école, et ma mère jamais. Ce sont des paysans. Ils sont venus en ville pour travailler et j'ai voulu mettre l'accent sur ce monde qui, à lui seul, peut sauver l'Afrique et le mener à son autosuffisance alimentaire. On n'a pas d'industrie, on n'a pas de pétrole, donc il faut cultiver pour que les enfants qui naissent puissent manger à leur faim », raconte Safi Faye, en 2010. Elle évoque alors sa conception du cinéma après avoir filmé l'Afrique au plus près de sa réalité. Son film « Lettre paysanne » a été tourné avec les habitants de son village natal. « Safi est une réalisatrice ancrée dans sa réalité. Contrairement à ses compatriotes cinéastes qui filmaient la ville, elle, elle a préféré le rural, tous ses films parlent de la ruralité. On n'oublie pas que Safi est ethnologue, rappelle la critique de cinéma Fatou Kiné. "Lettre paysanne" a permis à Safi de s'intéresser à ce qui se passe dans son terroir, cette filmographie qui, aujourd'hui, nous sert beaucoup pour mieux connaître la société rurale, et qui reste d'actualité. » À lire aussiJean Rouch, maître sage, maître fou En 1975, le film de Safi Faye, surnommée « la mère du cinéma africain»», a été projeté au festival de Berlin. Il y remporte un grand succès, mais sera interdit lors de sa sortie au Sénégal. Baba Diop, critique de cinéma, explique : « On était à l'époque de Senghor et ce dont il parlait - notamment le saupoudrage au DTT des paysans qui n'arrivaient pas à payer leurs impôts - était téméraire, il fallait le faire. Le film a donc surtout circulé en Europe, dans le milieu underground, les cinéclubs et les cinémas alternatifs. Quand j'étais étudiant en France, on l'a effectivement beaucoup regardé, étudié et partagé. C'est un cinéma du terroir. [Safi Faye] était une personne très engagée dans la cause paysanne et, malheureusement, son film a été censuré à sa sortie au Sénégal, tout comme "Lambaaye" de Johnson Traoré, qui parlait de la corruption ». En 2023, le festival des Trois continents, à Nantes, en France, a rendu hommage à Safi Faye en projetant neuf de ses films, dont « Kaddu Beykat ». Dans un article publié à l'occasion, il est écrit : « Ce monde paysan déborde jusque dans le destin des personnages, jusque dans les jeux des enfants, jusque dans la ville où errent les hommes. Venue elle-même de l'ethnologie, Safi Faye renverse le regard habituellement distancié du cinéma ethnographique en posant sur ses images, fermement et discrètement, sa propre voix, celle d'une fille de paysans qui nous dit : "Regardez chez moi comment on travaille, comment on vit". » À lire aussiFocus sur le festival des 3 continents à Nantes
Concert de l'Orchestra Baobab le 7 juin 2025 au festival Musiques métisses à Angoulême (France). Suite et fin de la semaine concerts de RFI. Après Tiken Jah Fakoly, Luidji, Queen Rima, Kutu, Ballaké Sissoko & Piers Faccini, place à l'Orchestra Baobab ! Avec sa fusion inimitable de rythmes afro-cubains, de sonorités mandingues, et de traditions musicales wolof et sérères, Orchestra Baobab offre une célébration de l'âme sénégalaise et un hommage vibrant à son patrimoine musical. Leur dernier album Made in Sénégal est un voyage musical inoubliable et un retour triomphal après sept ans de silence. Titres interprétés lors du concert : Outro Horas, Wanema Ma Guiss, Sutukoum, Anna Maria, Sénégal, Ndiga Niaw et Sibo Odia. Line Up : Seydou Norou Koite (directeur musical, sax alto), Mamadou Mountaga Koite (batterie), Zaccharia Koite (chant lead), René «Boléro» Sowatche (guitare lead), Yahya Fall (guitare rythmique), Moussa Sissokho (percussions), Malick Sy (basse), Ndeye Korka Dieng (chant) et Wilfrid Ambroise Zinsou (sax ténor). Nos invités : Mamadou Mountaga Koite alias Taga et Abib M'Baye (manager). Biographie Orchestra Baobab Depuis l'indépendance (1960), les nuits dakaroises sont principalement animées par les musiques cubaines. La clientèle, aisée, composée principalement d'élites politiques et économiques qui dirigent l'État présidé par Léopold Sédar Senghor, s'y retrouve pour boire et danser. L'Orchestra Baobab naît en 1970 dans l'effervescence nocturne de Dakar, capitale cosmopolite du Sénégal. Le plus prolifique et le plus durable des orchestres dakarois des années 1970, enregistre plus de vingt disques et cassettes entre 1972 et 2001. À l'image d'un Sénégal indépendant, moderne et ouvert tant aux influences occidentales qu'aux flux migratoires panafricains, l'Orchestra Baobab dévoile une musique métissée qui mêle instruments électriques importés et percussions de facture locale, rythmes et mélodies tirées du folklore et improvisations jazzistiques. L'orchestre a animé l'élégant « Club Baobab », situé dans un complexe du même nom regroupant un bar américain, un restaurant et la boîte de nuit. La musique de l'Orchestra Baobab reprend une formule consacrée par ses prédécesseurs d'Afrique de l'Ouest. Les grands orchestres de danse post-indépendance comme le Bembeya Jazz National et l'Orchestre Paillotte de Guinée Conakry, les Maravillas de Mali de Boncana Maïga ou le Rail Band de Bamako, le Star Band de Dakar, font vibrer les élites des nations nouvelles au rythme de musiques inspirées tant des folklores locaux que des rythmes caraïbes ou noirs américains. Le Sénégal est, avec le Congo Zaïre, le pays qui a le plus consommé les musiques cubaines et latino-américaines. Ce qui caractérise le « son » du Baobab, c'est qu'il tire son inspiration de plusieurs folklores nationaux. Le wolof est la langue nationale, et la principale influence dans les autres orchestres de la capitale. Mais les inspirations sérère, toucouleur, malinké ou créole font tout autant partie du registre du Baobab. Plusieurs folklores harmonisés par des arrangements orchestraux modernes pour le plaisir d'un public demandeur de distractions nocturnes qui soient autant les réinterprétations des folklores entendus dans l'enfance que les musiques étrangères contemporaines en vogue en Europe et aux États-Unis. Panafricain et enraciné dans les cultures régionales du Sénégal et de ses frontières, moderne, l'orchestra Baobab n'est pas un orchestre national à proprement parler, comme ce fut le cas de certains orchestres maliens ou guinéens. Basé dans la capitale, il reflète à lui seul la diversité ethnoculturelle d'un Sénégal uni par une capitale qui attire des habitants venus de l'ensemble du pays. Pas d'orchestre officiel régional ici. Plus cosmopolite, peut-être aussi plus élitiste, le « son » du Baobab est à l'image d'un Dakar très ouvert à la modernité occidentale. Le succès rapide de l'orchestre Baobab est dû aussi bien au talent des musiciens qu'à celui des entrepreneurs qui ont idéalisé le Club, à leur capacité à attirer certains des meilleurs musiciens et chanteurs du Dakar by night. Mais la vie nocturne dakaroise est le théâtre d'un éternel conflit entre concurrents sur un marché de taille restreinte. Beaucoup de musiciens et quelques orchestres se disputent une place sous les spotlights, alors que la capitale compte en définitive peu de clubs et encore moins de clients. Les membres du Baobab sont recrutés dans les autres formations déjà actives dans les boîtes dakaroises. Le premier chef d'orchestre, Baro N'Diaye, travaillait auparavant au bar-restaurant club « La Plantation ». Saxophoniste ténor, c'est lui qui forme la première mouture de l'orchestre du Baobab, probablement avec le bassiste Sidath Ly. Balla Sidibe, chanteur/batteur, Rudy Gomis et Barthélémy Attisso sont issus du Star Band, qui animait le club « Le Miami » d'Ibrahima Kasse. Le Club Baobab ferme ses portes en 1979. L'Orchestre demeure en activité, et continue d'enregistrer des disques tout aussi géniaux. Mais le « son » n'est plus le même. Au fil des changements techniques et stylistiques, avec l'apparition de la mini-cassette qui ouvre la porte à la piraterie en masse, l'explosion du m'balax, et du simple fait qu'il n'anime plus un club destiné à certaines élites, se perd le cachet si particulier aux enregistrements d'une époque marquée par une vie nocturne intense. Au XXIè siècle, rencontre avec l'Anglais Nick Gold du label World Circuit qui relance la carrière du Baobab avec Specialist in all styles. Aujourd'hui, l'Orchestra Baobab s'est lancé dans une trilogie avec Made in Dakar (2007), Made in Sénégal (2026) puis Made in Africa (dans le futur avec des invités prestigieux). Son & Mixage en binaural : Mathias Taylor (RFI Labo). Site Orchestra Baobab - Facebook - YouTube.
Concert de l'Orchestra Baobab le 7 juin 2025 au festival Musiques métisses à Angoulême (France). Suite et fin de la semaine concerts de RFI. Après Tiken Jah Fakoly, Luidji, Queen Rima, Kutu, Ballaké Sissoko & Piers Faccini, place à l'Orchestra Baobab ! Avec sa fusion inimitable de rythmes afro-cubains, de sonorités mandingues, et de traditions musicales wolof et sérères, Orchestra Baobab offre une célébration de l'âme sénégalaise et un hommage vibrant à son patrimoine musical. Leur dernier album Made in Sénégal est un voyage musical inoubliable et un retour triomphal après sept ans de silence. Titres interprétés lors du concert : Outro Horas, Wanema Ma Guiss, Sutukoum, Anna Maria, Sénégal, Ndiga Niaw et Sibo Odia. Line Up : Seydou Norou Koite (directeur musical, sax alto), Mamadou Mountaga Koite (batterie), Zaccharia Koite (chant lead), René «Boléro» Sowatche (guitare lead), Yahya Fall (guitare rythmique), Moussa Sissokho (percussions), Malick Sy (basse), Ndeye Korka Dieng (chant) et Wilfrid Ambroise Zinsou (sax ténor). Nos invités : Mamadou Mountaga Koite alias Taga et Abib M'Baye (manager). Biographie Orchestra Baobab Depuis l'indépendance (1960), les nuits dakaroises sont principalement animées par les musiques cubaines. La clientèle, aisée, composée principalement d'élites politiques et économiques qui dirigent l'État présidé par Léopold Sédar Senghor, s'y retrouve pour boire et danser. L'Orchestra Baobab naît en 1970 dans l'effervescence nocturne de Dakar, capitale cosmopolite du Sénégal. Le plus prolifique et le plus durable des orchestres dakarois des années 1970, enregistre plus de vingt disques et cassettes entre 1972 et 2001. À l'image d'un Sénégal indépendant, moderne et ouvert tant aux influences occidentales qu'aux flux migratoires panafricains, l'Orchestra Baobab dévoile une musique métissée qui mêle instruments électriques importés et percussions de facture locale, rythmes et mélodies tirées du folklore et improvisations jazzistiques. L'orchestre a animé l'élégant « Club Baobab », situé dans un complexe du même nom regroupant un bar américain, un restaurant et la boîte de nuit. La musique de l'Orchestra Baobab reprend une formule consacrée par ses prédécesseurs d'Afrique de l'Ouest. Les grands orchestres de danse post-indépendance comme le Bembeya Jazz National et l'Orchestre Paillotte de Guinée Conakry, les Maravillas de Mali de Boncana Maïga ou le Rail Band de Bamako, le Star Band de Dakar, font vibrer les élites des nations nouvelles au rythme de musiques inspirées tant des folklores locaux que des rythmes caraïbes ou noirs américains. Le Sénégal est, avec le Congo Zaïre, le pays qui a le plus consommé les musiques cubaines et latino-américaines. Ce qui caractérise le « son » du Baobab, c'est qu'il tire son inspiration de plusieurs folklores nationaux. Le wolof est la langue nationale, et la principale influence dans les autres orchestres de la capitale. Mais les inspirations sérère, toucouleur, malinké ou créole font tout autant partie du registre du Baobab. Plusieurs folklores harmonisés par des arrangements orchestraux modernes pour le plaisir d'un public demandeur de distractions nocturnes qui soient autant les réinterprétations des folklores entendus dans l'enfance que les musiques étrangères contemporaines en vogue en Europe et aux États-Unis. Panafricain et enraciné dans les cultures régionales du Sénégal et de ses frontières, moderne, l'orchestra Baobab n'est pas un orchestre national à proprement parler, comme ce fut le cas de certains orchestres maliens ou guinéens. Basé dans la capitale, il reflète à lui seul la diversité ethnoculturelle d'un Sénégal uni par une capitale qui attire des habitants venus de l'ensemble du pays. Pas d'orchestre officiel régional ici. Plus cosmopolite, peut-être aussi plus élitiste, le « son » du Baobab est à l'image d'un Dakar très ouvert à la modernité occidentale. Le succès rapide de l'orchestre Baobab est dû aussi bien au talent des musiciens qu'à celui des entrepreneurs qui ont idéalisé le Club, à leur capacité à attirer certains des meilleurs musiciens et chanteurs du Dakar by night. Mais la vie nocturne dakaroise est le théâtre d'un éternel conflit entre concurrents sur un marché de taille restreinte. Beaucoup de musiciens et quelques orchestres se disputent une place sous les spotlights, alors que la capitale compte en définitive peu de clubs et encore moins de clients. Les membres du Baobab sont recrutés dans les autres formations déjà actives dans les boîtes dakaroises. Le premier chef d'orchestre, Baro N'Diaye, travaillait auparavant au bar-restaurant club « La Plantation ». Saxophoniste ténor, c'est lui qui forme la première mouture de l'orchestre du Baobab, probablement avec le bassiste Sidath Ly. Balla Sidibe, chanteur/batteur, Rudy Gomis et Barthélémy Attisso sont issus du Star Band, qui animait le club « Le Miami » d'Ibrahima Kasse. Le Club Baobab ferme ses portes en 1979. L'Orchestre demeure en activité, et continue d'enregistrer des disques tout aussi géniaux. Mais le « son » n'est plus le même. Au fil des changements techniques et stylistiques, avec l'apparition de la mini-cassette qui ouvre la porte à la piraterie en masse, l'explosion du m'balax, et du simple fait qu'il n'anime plus un club destiné à certaines élites, se perd le cachet si particulier aux enregistrements d'une époque marquée par une vie nocturne intense. Au XXIè siècle, rencontre avec l'Anglais Nick Gold du label World Circuit qui relance la carrière du Baobab avec Specialist in all styles. Aujourd'hui, l'Orchestra Baobab s'est lancé dans une trilogie avec Made in Dakar (2007), Made in Sénégal (2026) puis Made in Africa (dans le futur avec des invités prestigieux). Son & Mixage en binaural : Mathias Taylor (RFI Labo). Site Orchestra Baobab - Facebook - YouTube.
Shaka Senghor is one of America's great survivors. Having spent 19 years in high-security prison, he has reinvented himself as a best-selling writer and public speaker on individual freedom and responsibility. In his new book, How to Be Free, Senghor argues that everyone — inside and outside jail — lives in hidden prisons of trauma, shame, and grief. Drawing from his own personal transformation in solitary confinement, he offers practical tools for emancipation from mental and emotional captivity. Senghor's remarkable work and life embody the quintessentially American belief in that most magical of things - the second chance. 1. Mental prisons are often harder to escape than physical ones Senghor argues that the psychological barriers of trauma, shame, and grief can be more confining than actual prison bars, affecting people across all walks of life.2. Literacy was his lifeline to transformation Being able to read at an above-average level (compared to the typical third-grade reading level in prison) allowed him to turn prison into his personal university and begin his mental transformation.3. Freedom begins internally, not externally He freed himself mentally while still in solitary confinement by journaling, meditation, and envisioning a different future - proving that true liberation starts from within.4. America's criminal justice paradox reflects broader societal issues The country that prides itself on freedom has the world's largest prison population, highlighting deeper systemic inequalities in education, resources, and opportunity across different communities.5. Shared humanity transcends circumstances Despite his unique background, Senghor discovered that people from all levels of society - from Silicon Valley executives to fellow inmates - struggle with similar emotional and psychological challenges, suggesting universal tools for healing and growth.Keen On America is a reader-supported publication. To receive new posts and support my work, consider becoming a free or paid subscriber. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit keenon.substack.com/subscribe
Plusieurs titres du continent s'interrogent, après une prise de parole remarquée du Premier ministre Ousmane Sonko durant le conseil national du Pastef, le parti des deux hommes. Dans cette déclaration, rapporte L'Observateur Paalga, « il accuse le chef de l'État de ne pas avoir suffisamment d'autorité et de ne pas le protéger, lui », face aux critiques dont il a été la cible. Le Premier ministre, poursuit le journal, « appelle donc [le président] à prendre ses responsabilités et à le laisser gouverner. » C'est la première fois, note le Pays, que l'un des deux membres de ce tandem « bris[e] le pacte tacite de retenue » qui les liait, « en exposant publiquement ses frustrations face à ce qu'il considère comme une passivité présidentielle. » À tout le moins, il y a donc « de l'eau dans le gaz », renchérit L'Observateur Paalga, qui se demande « si l'explosion aura lieu » mais constate surtout « que les deux têtes de l'exécutif ne sont pas sur la même longueur d'onde sur bien des sujets. » À lire aussiSénégal: Ousmane Sonko s'en prend à Bassirou Diomaye Faye dans un discours Des différends sur le fond plutôt que sur la forme C'est en tout cas l'analyse de SenePlus, qui fonde son raisonnement sur les propos, il y a quelques mois, du poète Amadou Lamine Sall : selon lui, puisque « Senghor avait dit que pour être président au Sénégal, il faut être un saint ou un héros. » Sous ce prisme, Diomaye Faye serait le saint et Sonko, « le rebelle, l'orage et l'ouragan », et donc « le héros. » Un chef de gouvernement « volcanique », véritable « tribun », abonde le Pays, face à un chef d'État qui serait « l'incarnation d'une alternance apaisée. » Sauf que, tout calme qu'il soit, Bassirou Diomaye Faye « est loin d'être une caisse de résonance des désirs de son Premier ministre », pointe SenePlus, et c'est peut-être bien ce qui agace Ousmane Sonko : il est le patron du PASTEF, et pourtant ; « il n'est pas le maître du jeu dans le gouvernement », estime le journal sénégalais. L'Observateur Paalga va un cran plus loin : « pour un peu, on croirait que Sonko n'a toujours pas digéré le fait d'avoir cédé sa place à Diomaye Faye », option à laquelle il s'est résolu après ses déboires judiciaires. Depuis, c'est comme si, juge le journal, « il trainait cela comme une blessure narcissique dont il n'arrive pas à guérir. » Dans ces conditions, difficile d'imaginer jusqu'où ira ce duo, d'autant que, rappelle enfin le journal burkinabè, « le fauteuil présidentiel n'est pas un banc où tout le monde peut s'asseoir », et « il est toujours plus facile de prendre le pouvoir à deux que de gouverner » de cette manière. À lire aussi[Vos réactions] Sénégal : des tensions au sommet de l'État ? Le Tigré éthiopien à la Une de la presse également La guerre entre les rebelles de cette région du nord du pays et le gouvernement central s'est achevée il y a près de trois ans, mais le Tigré en porte encore les cicatrices. Prêtes à se rouvrir, à en croire Afrique XXI : sur le papier, le conflit est fini ; sur le terrain pourtant, relate un ancien membre des TPLF, « il y a des soldats partout, même si on ne les voit pas. » Et pour cause, précise le journal : « les forces amharas n'ont pas quitté l'ouest de la région, tandis que l'armée érythréenne a élu domicile dans le nord-est, » et c'est sans compter, donc, les soldats tigréens. Un climat qui empêche la population de prendre le chemin du retour : « plus de 1 million de déplacés et des dizaines de milliers de réfugiés n'ont toujours pas pu rentrer chez eux. » De nombreuses femmes parmi ces déplacés Le Monde Afrique s'intéresse ainsi aux 120.000 femmes victimes de viol pendant le conflit, « soit une femme tigréenne sur dix. » Ces violences ont eu lieu, parfois, raconte la fondatrice d'un centre d'aide, « dans des églises, avec l'assentiment du prêtre », de sorte que les victimes « sont persuadées que leur viol a été commis selon la volonté de Dieu. » Parfois, aussi, les témoignages relatent « des actes de torture » qu'on ne détaillera pas à l'antenne, mais dont le but est clair, selon une chercheuse citée : « rendre les femmes stériles, donc empêcher la communauté tigréenne de s'agrandir », le tout dans « un esprit de revanche, toujours intact plus de vingt ans après la fin de la guerre entre l'Ethiopie et l'Erythrée » - entre 2020 et 2022, les soldats érythréens se sont battus aux côtés de l'armée fédérale. Et maintenant que la guerre est finie, il faut, pour les victimes, faire face à « la réticence des autorités (…) à ouvrir les yeux sur ce fléau » car, dénonce une activiste, « ce serait reconnaître l'implication de leurs soldats » dans ces violences. Alors, malgré le manque de reconnaissance, malgré surtout le manque de fonds, les associations d'aide aux victimes poursuivent, sans relâche, leur travail. Après tout, soupire l'une d'elle : « si on s'arrête, qui s'occupera des survivantes ? » À lire aussiEn Éthiopie, la difficile reconstruction de milliers de femmes victimes de viols au Tigré: «je n'ai plus rien pour vivre»
À Dakar, la voiture présidentielle de Léopold Sédar Senghor est exposée dans un état impeccable, plus de 40 ans après la fin de son mandat. Symbole de pouvoir, de prestige et de protocole, cette Mercedes noire raconte, à sa manière, un pan de l'histoire politique du Sénégal. Dans la cour du musée des Forces armées, à Dakar, une Mercedes noire, encore rutilante, repose à l'ombre. C'est l'ancienne voiture officielle de Léopold Sédar Senghor. Tout y est encore fonctionnel. Monique Diouma Ndour est guide au musée. « Chaque matin, le chef de garage fait le tour, il nettoie, il vérifie que tout marche bien. » Les guides la connaissent par cœur. Parmi les trois véhicules d'anciens présidents exposés ici, c'est celle qui attire le plus de visiteurs : « Je peux regarder à l'intérieur ? On l'appelait la voiture aux rideaux rouges. » À l'intérieur, rien n'a bougé depuis le départ du premier président sénégalais en 1980 : velours rouge, boiseries cirées, petit téléviseur Panasonic, et une vitre rétractable pour séparer le chauffeur des passagers. Une vraie limousine d'apparat : « Le toit ouvrant, pour haranguer les foules. » Pour Senghor, ce choix d'un véhicule luxueux n'était pas anodin. Une grosse berline européenne, symbole de modernité et de puissance à l'époque. Abdou Ndong, également guide au musée : « C'était un véhicule de luxe. À l'époque, tout le monde n'avait pas ça. Mercedes, c'était une marque prestigieuse, une industrie de pointe. » Pourtant, selon les proches du président-poète, ce passionné de vélo était plutôt détaché des possessions matérielles. Pas vraiment amateur de voitures. Mais sur le terrain, cette Mercedes impressionnait. Jean-Pierre Langellier, journaliste et biographe de Senghor, se souvient d'une scène de campagne électorale en 1978, la première campagne multipartite du pays : « Je me souviens de Wade qui faisait campagne sous un arbre… Et puis Senghor arrive avec son cortège… c'était impressionnant. » Senghor avait opté pour une version semi-blindée, contrairement à ses successeurs dont Abdoulaye Wade qui choisiront des véhicules entièrement blindés en phase avec les exigences sécuritaires de l'époque. Aujourd'hui, les voitures de Senghor, Abdou Diouf et Abdoulaye Wade sont exposées au musée, offertes en 2012 par Macky Sall.
Léopold Sédar Senghor est le premier Africain à avoir siégé à l'Académie française. Je vous propose de découvrir aujourd'hui son magnifique texte "Poème à mon frère blanc". C'est le premier poème que je vous propose d'écouter au cours de ce nouveau voyage estival à travers les plus belles plumes de la littérature francophone ! Belle écoute.
Independent Africa: The First Generation of Nation Builders (Indiana UP, 2023)explores Africa's political economy in the first two full decades of independence through the joint projects of nation-building, economic development, and international relations. Drawing on the political careers of four heads of states: Kwame Nkrumah of Ghana, Ahmed Sékou Touré of Guinea, Léopold Sédar Senghor, and Julius Kambarage Nyerere of Tanzania, Independent Africa engages four major themes: what does it mean to construct an African nation-state and what should an African nation-state look like; how does one grow a tropical economy emerging from European colonialism; how to explore an indigenous model of economic development, a "third way," in the context of a Cold War that had divided the world into two camps; and how to leverage internal resources and external opportunities to diversify agricultural economies and industrialize. Combining aspects of history, economics, and political science, Independent Africa examines the important connections between the first generation of African leaders and the shared ideas that informed their endeavors at nation-building and worldmaking. Professor Akyeampong is the former Oppenheimer Faculty Director of the Harvard University Center for African Studies and the Ellen Gurney Professor of History and of African and African American Studies at Harvard University. He joined the History faculty at Harvard upon receiving his Ph.D. in African History from the University of Virginia in 1993. He received his master's degree at Wake Forest University in North Carolina in 1989, where he concentrated on English labor history, and his bachelor's degree in History and Religions from the University of Ghana at Legon in 1984. Professor Akyeampong is currently the Ellen Gurney Professor of Professor Akyeampong's publications include Themes in West Africa's History (2005), which he edited; Independent Africa: The First Generation of Nation Builders (2023); Between the Sea and the Lagoon: An Eco-Social History of the Anlo of Southeastern Ghana, 1850 to Recent Times (2001); and Drink, Power and Cultural Change: A Social History of Alcohol in Ghana, c. 1800 to Present Times (1996). He was a co-chief editor with Henry Louis Gates, Jr., for the Dictionary of African Biography, 6 Vols. (2012). Professor Akyeampong has been awarded several research fellowships, and from 1993 to 1994, he was the Zora Neale Hurston Fellow at the Institute for Advanced Study and Research in the African Humanities at Northwestern University. He was named a Corresponding Fellow of the Royal Historical Society in 2002, and was nominated to be a Fellow of the Ghana Academy of Arts and Sciences. In 2018 he was awarded an honorary Doctor of Laws by the University of Ghana. At Harvard, Professor Akyeampong is a faculty associate for the Weatherhead Center for International Affairs and a member of the executive committee of the Hutchins Center. As a former chair of the Committee on African Studies, he has been instrumental, along with Professor Gates, in creating the Department of African and African American Studies and formerly served as the Oppenheimer Faculty Director of the Center for African Studies. You can learn more about Professor Akyeampong's work here Afua Baafi Quarshie is a Ph.D. candidate in history at the Johns Hopkins University. Her research focuses on mothering and childhood in post-independence Ghana. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices Support our show by becoming a premium member! https://newbooksnetwork.supportingcast.fm/new-books-network
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Independent Africa: The First Generation of Nation Builders (Indiana UP, 2023)explores Africa's political economy in the first two full decades of independence through the joint projects of nation-building, economic development, and international relations. Drawing on the political careers of four heads of states: Kwame Nkrumah of Ghana, Ahmed Sékou Touré of Guinea, Léopold Sédar Senghor, and Julius Kambarage Nyerere of Tanzania, Independent Africa engages four major themes: what does it mean to construct an African nation-state and what should an African nation-state look like; how does one grow a tropical economy emerging from European colonialism; how to explore an indigenous model of economic development, a "third way," in the context of a Cold War that had divided the world into two camps; and how to leverage internal resources and external opportunities to diversify agricultural economies and industrialize. Combining aspects of history, economics, and political science, Independent Africa examines the important connections between the first generation of African leaders and the shared ideas that informed their endeavors at nation-building and worldmaking. Professor Akyeampong is the former Oppenheimer Faculty Director of the Harvard University Center for African Studies and the Ellen Gurney Professor of History and of African and African American Studies at Harvard University. He joined the History faculty at Harvard upon receiving his Ph.D. in African History from the University of Virginia in 1993. He received his master's degree at Wake Forest University in North Carolina in 1989, where he concentrated on English labor history, and his bachelor's degree in History and Religions from the University of Ghana at Legon in 1984. Professor Akyeampong is currently the Ellen Gurney Professor of Professor Akyeampong's publications include Themes in West Africa's History (2005), which he edited; Independent Africa: The First Generation of Nation Builders (2023); Between the Sea and the Lagoon: An Eco-Social History of the Anlo of Southeastern Ghana, 1850 to Recent Times (2001); and Drink, Power and Cultural Change: A Social History of Alcohol in Ghana, c. 1800 to Present Times (1996). He was a co-chief editor with Henry Louis Gates, Jr., for the Dictionary of African Biography, 6 Vols. (2012). Professor Akyeampong has been awarded several research fellowships, and from 1993 to 1994, he was the Zora Neale Hurston Fellow at the Institute for Advanced Study and Research in the African Humanities at Northwestern University. He was named a Corresponding Fellow of the Royal Historical Society in 2002, and was nominated to be a Fellow of the Ghana Academy of Arts and Sciences. In 2018 he was awarded an honorary Doctor of Laws by the University of Ghana. At Harvard, Professor Akyeampong is a faculty associate for the Weatherhead Center for International Affairs and a member of the executive committee of the Hutchins Center. As a former chair of the Committee on African Studies, he has been instrumental, along with Professor Gates, in creating the Department of African and African American Studies and formerly served as the Oppenheimer Faculty Director of the Center for African Studies. You can learn more about Professor Akyeampong's work here Afua Baafi Quarshie is a Ph.D. candidate in history at the Johns Hopkins University. Her research focuses on mothering and childhood in post-independence Ghana. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices Support our show by becoming a premium member! https://newbooksnetwork.supportingcast.fm/african-studies
Independent Africa: The First Generation of Nation Builders (Indiana UP, 2023)explores Africa's political economy in the first two full decades of independence through the joint projects of nation-building, economic development, and international relations. Drawing on the political careers of four heads of states: Kwame Nkrumah of Ghana, Ahmed Sékou Touré of Guinea, Léopold Sédar Senghor, and Julius Kambarage Nyerere of Tanzania, Independent Africa engages four major themes: what does it mean to construct an African nation-state and what should an African nation-state look like; how does one grow a tropical economy emerging from European colonialism; how to explore an indigenous model of economic development, a "third way," in the context of a Cold War that had divided the world into two camps; and how to leverage internal resources and external opportunities to diversify agricultural economies and industrialize. Combining aspects of history, economics, and political science, Independent Africa examines the important connections between the first generation of African leaders and the shared ideas that informed their endeavors at nation-building and worldmaking. Professor Akyeampong is the former Oppenheimer Faculty Director of the Harvard University Center for African Studies and the Ellen Gurney Professor of History and of African and African American Studies at Harvard University. He joined the History faculty at Harvard upon receiving his Ph.D. in African History from the University of Virginia in 1993. He received his master's degree at Wake Forest University in North Carolina in 1989, where he concentrated on English labor history, and his bachelor's degree in History and Religions from the University of Ghana at Legon in 1984. Professor Akyeampong is currently the Ellen Gurney Professor of Professor Akyeampong's publications include Themes in West Africa's History (2005), which he edited; Independent Africa: The First Generation of Nation Builders (2023); Between the Sea and the Lagoon: An Eco-Social History of the Anlo of Southeastern Ghana, 1850 to Recent Times (2001); and Drink, Power and Cultural Change: A Social History of Alcohol in Ghana, c. 1800 to Present Times (1996). He was a co-chief editor with Henry Louis Gates, Jr., for the Dictionary of African Biography, 6 Vols. (2012). Professor Akyeampong has been awarded several research fellowships, and from 1993 to 1994, he was the Zora Neale Hurston Fellow at the Institute for Advanced Study and Research in the African Humanities at Northwestern University. He was named a Corresponding Fellow of the Royal Historical Society in 2002, and was nominated to be a Fellow of the Ghana Academy of Arts and Sciences. In 2018 he was awarded an honorary Doctor of Laws by the University of Ghana. At Harvard, Professor Akyeampong is a faculty associate for the Weatherhead Center for International Affairs and a member of the executive committee of the Hutchins Center. As a former chair of the Committee on African Studies, he has been instrumental, along with Professor Gates, in creating the Department of African and African American Studies and formerly served as the Oppenheimer Faculty Director of the Center for African Studies. You can learn more about Professor Akyeampong's work here Afua Baafi Quarshie is a Ph.D. candidate in history at the Johns Hopkins University. Her research focuses on mothering and childhood in post-independence Ghana. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices Support our show by becoming a premium member! https://newbooksnetwork.supportingcast.fm/intellectual-history
Independent Africa: The First Generation of Nation Builders (Indiana UP, 2023)explores Africa's political economy in the first two full decades of independence through the joint projects of nation-building, economic development, and international relations. Drawing on the political careers of four heads of states: Kwame Nkrumah of Ghana, Ahmed Sékou Touré of Guinea, Léopold Sédar Senghor, and Julius Kambarage Nyerere of Tanzania, Independent Africa engages four major themes: what does it mean to construct an African nation-state and what should an African nation-state look like; how does one grow a tropical economy emerging from European colonialism; how to explore an indigenous model of economic development, a "third way," in the context of a Cold War that had divided the world into two camps; and how to leverage internal resources and external opportunities to diversify agricultural economies and industrialize. Combining aspects of history, economics, and political science, Independent Africa examines the important connections between the first generation of African leaders and the shared ideas that informed their endeavors at nation-building and worldmaking. Professor Akyeampong is the former Oppenheimer Faculty Director of the Harvard University Center for African Studies and the Ellen Gurney Professor of History and of African and African American Studies at Harvard University. He joined the History faculty at Harvard upon receiving his Ph.D. in African History from the University of Virginia in 1993. He received his master's degree at Wake Forest University in North Carolina in 1989, where he concentrated on English labor history, and his bachelor's degree in History and Religions from the University of Ghana at Legon in 1984. Professor Akyeampong is currently the Ellen Gurney Professor of Professor Akyeampong's publications include Themes in West Africa's History (2005), which he edited; Independent Africa: The First Generation of Nation Builders (2023); Between the Sea and the Lagoon: An Eco-Social History of the Anlo of Southeastern Ghana, 1850 to Recent Times (2001); and Drink, Power and Cultural Change: A Social History of Alcohol in Ghana, c. 1800 to Present Times (1996). He was a co-chief editor with Henry Louis Gates, Jr., for the Dictionary of African Biography, 6 Vols. (2012). Professor Akyeampong has been awarded several research fellowships, and from 1993 to 1994, he was the Zora Neale Hurston Fellow at the Institute for Advanced Study and Research in the African Humanities at Northwestern University. He was named a Corresponding Fellow of the Royal Historical Society in 2002, and was nominated to be a Fellow of the Ghana Academy of Arts and Sciences. In 2018 he was awarded an honorary Doctor of Laws by the University of Ghana. At Harvard, Professor Akyeampong is a faculty associate for the Weatherhead Center for International Affairs and a member of the executive committee of the Hutchins Center. As a former chair of the Committee on African Studies, he has been instrumental, along with Professor Gates, in creating the Department of African and African American Studies and formerly served as the Oppenheimer Faculty Director of the Center for African Studies. You can learn more about Professor Akyeampong's work here Afua Baafi Quarshie is a Ph.D. candidate in history at the Johns Hopkins University. Her research focuses on mothering and childhood in post-independence Ghana. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices Support our show by becoming a premium member! https://newbooksnetwork.supportingcast.fm/economics
Il est le plus célèbre de tous les Sénégalais, homme d'état, sans doute, homme d'action, assurément, et plus que tout cela : poète. Retour sur la vie du président Senghor. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
In our latest episode we speak with the author and academic Frank Gerits, whose most recent work explores the history of the intense ideological battle which took place in the 1950s and 1960s for African hearts and minds. His book, The Ideological Scramble for Africa, explores how this competition wasn't just between Cold War superpowers, but among African leaders themselves who were projecting competing visions of what African modernity should look like. In this conversation with Robert Amsterdam, Dr. Gerits gives an informed portrait of key figures such as Ghana's Kwame Nkrumah, whose revolutionary call for immediate continental unity challenged both colonial powers and fellow African leaders. While leaders like Senegal's Senghor favored maintaining ties with Europe and others promoted regional federations, Nkrumah demanded complete independence and a "Monroe Doctrine for Africa" that would keep the continent out of global power struggles entirely. Gerits discussess his views on the fascinating psychological dimension of decolonization, showing how Western powers promoted "modernization" programs designed to psychologically transform Africans, while leaders like Nkrumah and intellectuals like Frantz Fanon fought to reclaim African cultural identity. The louder Africans demanded independence, the more Western powers interpreted this as evidence they needed more assistance—a dynamic that continues today. Be sure to explore our library of past podcast episodes, which include more than a dozen recent books on Africa.
Maior interesse pelo aprendizado do português surgiu com um dos grandes incentivadores do idioma no país, o primeiro presidente senegalês Léopold Sédar Senghor; quantidade de estudantes saltou de 10 mil para 47 mil em liceus e universidades desde os anos 1990.
durée : 00:53:28 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - En 1953, Chris Marker et Alain Resnais signent "Les statues meurent aussi", un film documentaire sur l'art africain et un pamphlet contre le colonialisme, vite censuré. Une émission de 2006 revient sur cette œuvre fondatrice, à la croisée du cinéma, de l'histoire et de l'anthropologie. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Roland Colin Anthropologue, ancien élève et compagnon de route de Senghor; Marc-Henri Piault; René Vautier Documentariste
In our latest episode in our series on Climate in the Age of Trump, Scott talks with Liv Senghor about Wall Street's backpedaling on its commitments to phase fossil fuels out of its financial portfolios. They also talk about corporate finance campaigning in the new Trump administration and the upcoming Summer of Heat 2. Bio// Liv Senghor is an artist and activist with a history in non-violent direct action. With a career spanning entertainment and activism, Liv earned a Peabody and Emmy for her work on Netflix's Patriot Act with Hasan Minhaj. Since 2014, she has been a dedicated organizer against police brutality and US militarism. Liv joined Stop the Money Pipeline as a Fellow during the Summer of Heat on Wall Street campaign, when she led many actions and was arrested for engaging in civil disobedience fifteen times. She is now STMP's New York Action & Campaign Manager and an active organizer with Planet Over Profit. ------------------------------------------------- Outro- "Green and Red Blues" by Moody Links// +Global financial sector dropping key green pledges as Trump takes office (https://bit.ly/40HhPJK) Follow Green and Red// +G&R Linktree: https://linktr.ee/greenandredpodcast +Our rad website: https://greenandredpodcast.org/ + Join our Discord community (https://discord.gg/uvrdubcM) +NEW: Follow us on Substack (https://greenandredpodcast.substack.com) +NEW: Follow us on Bluesky (https://bsky.app/profile/podcastgreenred.bsky.social) Support the Green and Red Podcast// +Become a Patron at https://www.patreon.com/greenredpodcast +Or make a one time donation here: https://bit.ly/DonateGandR Our Networks// +We're part of the Labor Podcast Network: https://www.laborradionetwork.org/ +We're part of the Anti-Capitalist Podcast Network: linktr.ee/anticapitalistpodcastnetwork +Listen to us on WAMF (90.3 FM) in New Orleans (https://wamf.org/) This is a Green and Red Podcast (@PodcastGreenRed) production. Produced by Bob (@bobbuzzanco) and Scott (@sparki1969). Edited by Scott.
Celebrate Dr. Martin Luther King Jr. Day with inspiration and insight from Contra Costa College professor Manu Ampim! Having completed his thesis on Dr. King, Professor Ampim will delve into the revolutionary impact of Dr. King’s work and take us beyond the well-known "I Have a Dream" speech to explore his broader legacy. Before his discussion, hear from Garveyite Senghor Baye, who will shed light on President Joe Biden's historic pardon granted to Marcus Garvey. Joining us is also bold Baltimore activist Haki Ammi, adding another layer to our engaging conversations.See omnystudio.com/listener for privacy information.
Join us for an inspiring celebration of Kwanzaa this Thursday morning when the holiday’s creator, Dr. Maulana Karenga visits our classroom! Dr. Karenga will share his journey in creating Kwanzaa and shed light on whether it can be seen as an alternative to Christmas. He will also delve into the seven principles of Kwanzaa and discuss how this important observance has gained international recognition. Before his appearance, Garveyite Senghor Baye will spotlight exciting Kwanzaa-related events happening in the DMV area. A Complete Guide To Celebrating Kwanzaa See More From Dr. Maulana Karenga Learn More About The 54 Countries of Africa The Big Show starts at 6 am ET, 5 am CT, 3 am PT, and 11 am BST Listen Live on WOL 95.9 FM & 1450 AM, woldcnews.com, the WOL DC NEWS app, WOLB 1010 AM or wolbbaltimore.com. Call 800 450 7876 to participate on The Carl Nelson Show! Tune in every morning to join the conversation and learn more about issues impacting our community. All programs are available for free on your favorite podcast platform. Follow the programs on Twitter & Instagram and watch your Black Ideas come to life!✊
It's time for an enlightening experience as we are thrilled to welcome back Metaphysician and Master Herbalist, Doctah B, to our classroom. He will unveil the secrets of Kinesiology—the scientific study of human movement—revealing how it can transform your health. Plus, Doctah B will discuss why seasonal parasite cleansing and mindful eating during the fall are essential for your well-being. Before our session with Doctah B, Garveyite Brother Senghor Baye will lead a panel discussing vital updates on NIA-ACL activities and the critical fight to preserve a Black cemetery in Bethesda, Maryland. World Toilet Day: How A Squat Toilet Benefits Your Health? Iron-Deficient? Watch Out for These Warning Signs The Big Show starts at 6 am ET, 5 am CT, 3 am PT, and 11 am BST Listen Live on WOL 95.9 FM & 1450 AM, woldcnews.com, the WOL DC NEWS app, WOLB 1010 AM or wolbbaltimore.com. Call 800 450 7876 to participate on The Carl Nelson Show! Tune in every morning to join the conversation and learn more about issues impacting our community. All programs are available for free on your favorite podcast platform. Follow the programs on Twitter & Instagram and watch your Black Ideas come to life!✊