Podcasts about les chinois

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Best podcasts about les chinois

Latest podcast episodes about les chinois

Signé Giltay
Les chinois pourraient racheter nos usines automobiles pour contourner les droits de douane. 

Signé Giltay

Play Episode Listen Later May 21, 2026 4:05


Christophe Giltay revient sur tout ce qui fait l'actu. Le plus célèbre chroniqueur de bel RTL partage son avis et son humeur à l'heure du petit déjeuner ! Un édito sans concession avec la plume et le ton unique de Christophe Giltay.

Afrique Économie
Chine/Afrique: avec zéro droit de douane, les affaires s'accélèrent

Afrique Économie

Play Episode Listen Later May 17, 2026 2:27


Depuis le 1ᵉ mai, la Chine a supprimé les droits de douane sur les importations venant de 53 pays africains. Une mesure présentée par Pékin comme un moyen de renforcer encore les échanges avec le continent. Et à Yiwu, gigantesque plateforme du commerce mondial dans l'est de la Chine, commerçants chinois et africains voient déjà les affaires s'accélérer. De notre envoyée spéciale à Yiwu,  Des kilomètres de couloirs, des milliers de boutiques et des acheteurs venus du monde entier. À Yiwu, dans l'est de la Chine, l'Afrique occupe une place de plus en plus importante. Steve Umba est Congolais. Cela fait près de vingt ans qu'il travaille à Yiwu dans le fret maritime entre la Chine et plusieurs pays africains : « Ça a quand même aidé, zéro taxe, c'est avantageux. Ça a boosté beaucoup de marchés, beaucoup de jeunes entreprises, tout le monde s'y retrouve. Les Chinois, ils sont ouverts. Ils gagnent, vous gagnez aussi. Et vous évoluez ensemble », explique-t-il.  Selon les autorités chinoises, les échanges entre la Chine et l'Afrique ont atteint un niveau record sur les quatre premiers mois de l'année. Et à Yiwu, les exportations vers le continent augmentent constamment, selon Zhu Shun, président de la Chambre de commerce Chine-Afrique à Yiwu : « Les exportations de Yiwu vers l'Afrique augmentent chaque année. Les acheteurs africains aiment venir faire leurs achats tout-en-un ici. Un conteneur peut contenir des dizaines, voire des centaines de références différentes », explique-t-il. Yiwu est aujourd'hui le plus grand marché de petits articles au monde : bijoux, jouets, décorations, ustensiles de cuisine ou matériel de construction. Selon Steve Umba, c'est une plaque tournante : « Ici il y a tout. Ce genre de marché, vous ne le trouvez nulle part ailleurs. » À lire aussiLa Chine étend le «tarif douanier zéro» à toute l'Afrique, avec des effets économiques limités « Les importations africaines en Chine devraient augmenter » Dans certains secteurs, les commerçants chinois disent voir la demande africaine progresser rapidement. Sally a 20 ans, elle vend des bijoux : « On voit que l'économie africaine se porte de mieux en mieux. Les consommateurs ont plus de pouvoir d'achat, ils peuvent acheter plus de choses. C'est un peu la Chine des années 1980 : avec l'enrichissement de la population, la demande augmente, analyse-t-elle. Aujourd'hui, la Chine a l'une des chaînes d'approvisionnement les plus performantes au monde et l'Afrique représente un marché immense. Alors pourquoi ne pas coopérer pour répondre ensemble à ces besoins ? » Pour Pékin, cette politique de franchise douanière doit permettre d'augmenter les importations africaines vers la Chine – notamment agricoles – mais aussi de renforcer les investissements chinois sur le continent. Zhu Shun est convaincu du potentiel de cette mesure : « On voit déjà de plus en plus d'entrepreneurs chinois se rendre en Afrique pour acheter des produits agricoles, souligne-t-il. Les importations africaines en Chine devraient fortement augmenter une fois que les procédures seront bien en place. Car la Chine est un immense marché de consommation. » Et dans les allées de Yiwu, beaucoup y voient surtout une opportunité commerciale appelée à grandir encore, y compris Steve Umba : « Foncez avec des ambitions, Yiwu, c'est l'idéal pour le business. » À écouter dans Invité Afrique midi«En supprimant les droits de douane, la Chine ambitionne d'exporter massivement vers l'Afrique»

Lenglet-Co
LES SECRETS DE LA CONSO - Filets de poulet, maïs doux, sauce tomate, sarrasin : la Chine accélère sur l'alimentaire

Lenglet-Co

Play Episode Listen Later May 12, 2026 4:19


Les Chinois sont en train de refaire avec les produits alimentaires ce qu'ils ont fait avec les produits d'équipement et le textile : devenir l'usine du monde... Ecoutez Olivier Dauvers : les secrets de la conso du 12 mai 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Ça peut vous arriver
SECRETS DE LA CONSO - Filets de poulet, maïs doux... la Chine accélère sur l'alimentaire

Ça peut vous arriver

Play Episode Listen Later May 12, 2026 4:19


Les Chinois sont en train de refaire avec les produits alimentaires ce qu'ils ont fait avec les produits d'équipement et le textile : devenir l'usine du monde... Cette saison dans "RTL Matin", Olivier Dauvers part à la quête des bonnes affaires et vous livre ses secrets pour éviter les arnaques et devenir un consommateur avisé !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage International
En Chine, le marché géant de Yiwu affecté par les guerres commerciales et les crises géopolitiques

Reportage International

Play Episode Listen Later May 11, 2026 2:34


Donald Trump attendu en Chine en fin de semaine, avec en toile de fond les tensions commerciales entre Pékin et Washington. Mais à Yiwu, gigantesque plateforme d'exportation chinoise, beaucoup de commerçants disent avoir déjà appris à vivre sans le marché américain. Après des années de guerre commerciale, ils se sont tournés vers l'Afrique, le Moyen-Orient ou l'Asie centrale. Et aujourd'hui, certains s'inquiètent davantage des conflits au Moyen-Orient que des droits de douane américains. De notre envoyée spéciale à Yiwu, Cléa Broadhurst, et Lei Yang Dans les allées du plus grand marché de gros au monde, les commerçants de Yiwu racontent tous la même chose : la guerre commerciale lancée par Donald Trump a transformé leurs activités. Li Ye, vice-président de la Chambre de commerce d'Yiwu, explique les conséquences de ces tensions : « Depuis la guerre commerciale, ces exportations sont devenues difficiles, donc nous nous sommes reconvertis vers d'autres marchés. À un moment donné, les droits de douane ont atteint 100 %, ce qui a réduit les commandes à zéro. » Pour beaucoup d'entreprises locales, les États-Unis restent un marché rentable. Mais après plusieurs années de tensions commerciales, nombre d'entre elles ont commencé à diversifier leurs débouchés. C'est ce que confirme Li Tenghui, commerçant de gros : « Beaucoup de clients ont alors annulé leurs commandes ou abandonné les marchandises. Nous avons dû écouler les stocks par divers canaux, notamment celui des fins de série, ou réexporter vers d'autres pays. Aujourd'hui, beaucoup de confrères à Yiwu ne considèrent plus les États-Unis comme un marché principal. Ils ont commencé à se réorienter il y a longtemps. » Désormais, l'Afrique, le Moyen-Orient ou encore l'Asie centrale prennent une place croissante dans les exportations de Yiwu. Quand les routes commerciales se ferment, les commerçants cherchent d'autres solutions, comme l'explique Li Ye : « Avant, on pouvait vendre les choses directement, sans détour. Là, ça ne passe plus. Alors je fais quelques détours. Les Chinois ont une grande capacité à savoir prendre d'autres chemins, si l'on nous laisse la possibilité de le faire. » Mais aujourd'hui, ce sont surtout les tensions au Moyen-Orient qui inquiètent les commerçants, à l'image de Li Tenghui : « Le Moyen-Orient représente 25 à 30 % de notre chiffre d'affaires. Il ne s'agit pas seulement d'une hausse des prix ou de tarifs douaniers : les clients ne peuvent tout simplement plus acheter. Les navires ne peuvent pas accoster, ils n'osent pas accoster. » Même constat chez Yu Jiani, vendeuse de décorations d'Halloween : « La guerre affecte surtout nos matières premières. Le pétrole est instable, donc le tissu aussi. Les délais de livraison des matières premières sont passés d'une semaine à un mois, et les prix ont beaucoup augmenté. Certaines matières ont augmenté d'environ 10 %. » Pourtant, dans les allées du marché, les acheteurs étrangers continuent d'affluer. Parmi eux, Ibrahim, un commerçant jordanien qui vient s'approvisionner à Yiwu depuis vingt ans. « Je pense qu'aucun pays ne vaut la Chine. En Chine, on trouve tout ce qu'on veut. Si je ne peux pas me rendre en Chine, je vais peut-être mettre fin à mon activité », confie-t-il. À Yiwu, malgré les guerres commerciales et les conflits régionaux, beaucoup restent convaincus qu'il faudra continuer à passer par la Chine pour faire tourner le commerce mondial. À lire aussiLes États-Unis sanctionnent trois entreprises chinoises pour leur aide à l'Iran

Reportage international
En Chine, le marché géant de Yiwu affecté par les guerres commerciales et les crises géopolitiques

Reportage international

Play Episode Listen Later May 11, 2026 2:34


Donald Trump attendu en Chine en fin de semaine, avec en toile de fond les tensions commerciales entre Pékin et Washington. Mais à Yiwu, gigantesque plateforme d'exportation chinoise, beaucoup de commerçants disent avoir déjà appris à vivre sans le marché américain. Après des années de guerre commerciale, ils se sont tournés vers l'Afrique, le Moyen-Orient ou l'Asie centrale. Et aujourd'hui, certains s'inquiètent davantage des conflits au Moyen-Orient que des droits de douane américains. De notre envoyée spéciale à Yiwu, Cléa Broadhurst, et Lei Yang Dans les allées du plus grand marché de gros au monde, les commerçants de Yiwu racontent tous la même chose : la guerre commerciale lancée par Donald Trump a transformé leurs activités. Li Ye, vice-président de la Chambre de commerce d'Yiwu, explique les conséquences de ces tensions : « Depuis la guerre commerciale, ces exportations sont devenues difficiles, donc nous nous sommes reconvertis vers d'autres marchés. À un moment donné, les droits de douane ont atteint 100 %, ce qui a réduit les commandes à zéro. » Pour beaucoup d'entreprises locales, les États-Unis restent un marché rentable. Mais après plusieurs années de tensions commerciales, nombre d'entre elles ont commencé à diversifier leurs débouchés. C'est ce que confirme Li Tenghui, commerçant de gros : « Beaucoup de clients ont alors annulé leurs commandes ou abandonné les marchandises. Nous avons dû écouler les stocks par divers canaux, notamment celui des fins de série, ou réexporter vers d'autres pays. Aujourd'hui, beaucoup de confrères à Yiwu ne considèrent plus les États-Unis comme un marché principal. Ils ont commencé à se réorienter il y a longtemps. » Désormais, l'Afrique, le Moyen-Orient ou encore l'Asie centrale prennent une place croissante dans les exportations de Yiwu. Quand les routes commerciales se ferment, les commerçants cherchent d'autres solutions, comme l'explique Li Ye : « Avant, on pouvait vendre les choses directement, sans détour. Là, ça ne passe plus. Alors je fais quelques détours. Les Chinois ont une grande capacité à savoir prendre d'autres chemins, si l'on nous laisse la possibilité de le faire. » Mais aujourd'hui, ce sont surtout les tensions au Moyen-Orient qui inquiètent les commerçants, à l'image de Li Tenghui : « Le Moyen-Orient représente 25 à 30 % de notre chiffre d'affaires. Il ne s'agit pas seulement d'une hausse des prix ou de tarifs douaniers : les clients ne peuvent tout simplement plus acheter. Les navires ne peuvent pas accoster, ils n'osent pas accoster. » Même constat chez Yu Jiani, vendeuse de décorations d'Halloween : « La guerre affecte surtout nos matières premières. Le pétrole est instable, donc le tissu aussi. Les délais de livraison des matières premières sont passés d'une semaine à un mois, et les prix ont beaucoup augmenté. Certaines matières ont augmenté d'environ 10 %. » Pourtant, dans les allées du marché, les acheteurs étrangers continuent d'affluer. Parmi eux, Ibrahim, un commerçant jordanien qui vient s'approvisionner à Yiwu depuis vingt ans. « Je pense qu'aucun pays ne vaut la Chine. En Chine, on trouve tout ce qu'on veut. Si je ne peux pas me rendre en Chine, je vais peut-être mettre fin à mon activité », confie-t-il. À Yiwu, malgré les guerres commerciales et les conflits régionaux, beaucoup restent convaincus qu'il faudra continuer à passer par la Chine pour faire tourner le commerce mondial. À lire aussiLes États-Unis sanctionnent trois entreprises chinoises pour leur aide à l'Iran

Le retour de Mario Dumont
MAWA: «Make America weak again!»

Le retour de Mario Dumont

Play Episode Listen Later May 6, 2026 13:01


Retour sur la conférence de presse de Rubio. Les Chinois attendent le président dans le détour ! Le retour, pour l'instant , de l'exceptionnalisme des marchés financiers américains. La rencontre Bureau-Dumont avec Stéphan Bureau et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Les Grandes Gueules
La visionnaire du jour - Natacha Polony : "Il faut produire pour retrouver notre indépendance et notre liberté. C'est ce que fait Trump, c'est ce que font les Chinois, et l'Europe a arrêté de penser en termes d'indépendance d

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later May 4, 2026 2:04


Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Emmanuel de Villiers, chef d'entreprise, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.

Invité Afrique
Patrick Martin (Medef): «La France reste le deuxième investisseur étranger en Algérie»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 4, 2026 15:28


Réconcilier la France et l'Algérie par l'économie et le « doux commerce » cher au penseur français Montesquieu... C'est le pari de Patrick Martin, le chef du patronat français (Medef), qui rentre d'un séjour à Alger, où il a été reçu notamment par deux ministres. Sur RFI, le président du Medef s'exprime aussi sur les opérateurs chinois en Afrique, qui, selon lui, « sont des prédateurs et travaillent à perte ». Et il lance un appel contre « la sauvagerie » de la nouvelle guerre des droits de douane. Le « patron des patrons » français répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Vous rentrez d'Algérie où vous avez passé quatre jours et où vous avez été plutôt discret. Peut-être parce qu'il ne faut surtout pas dire des mots qui fâchent ? Patrick Martin : Je ne pense pas avoir été discret parce que les médias algériens, par exemple, ont assez largement couvert ce déplacement. Mais je crois avoir, en répondant à l'invitation de mon homologue algérien du Crea (Conseil du renouveau économique algérien), contribué quand même à ce que les relations importantes et historiques entre la France et l'Algérie se stabilisent. Depuis la brouille de 2024, l'Algérie importe beaucoup moins de produits français : par exemple des céréales, des bovins. Est-ce que ces exportations françaises vont reprendre après votre visite à Alger ? Je l'espère en tout cas. Enfin, il ne faut pas non plus exagérer. La France reste par exemple le deuxième investisseur étranger en Algérie. Moi, j'ai vu de très belles entreprises françaises implantées là-bas, souvent dirigées par des binationaux d'ailleurs. Donc, oui, il y a une baisse de nos exportations. D'autres prennent nos places. D'ailleurs, je pense à l'Italie. Mais c'est vrai également des Allemands, c'est vrai des Turcs. Donc, il faut qu'on y soit attentif parce que c'est un pays qui a un réel potentiel. Il y a un marché intérieur qui est important avec bientôt 47 millions d'habitants. Je le redis, il y a de très belles entreprises. Après, il y a un certain nombre de sujets sur lesquels il y a des interférences étatiques. On souhaite évidemment qu'elles se règlent. Après le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, voici le patron du Medef, Patrick Martin. Est-ce à dire que la France et l'Algérie se réconcilient grâce à la sécurité et grâce à l'économie ?   À nouveau, moi, je crois beaucoup à ma place, à la diplomatie économique. C'est ce qui m'avait valu, par exemple, de me rendre en Chine l'année dernière avec le ministre des Affaires étrangères, pour contribuer à régler le problème très sensible de nos exportations de Cognac et d'Armagnac. C'est dans cet esprit également qu'il y a quelques années, on avait contribué à ce que la relation entre l'Italie et la France, qui s'était momentanément dégradée sur le plan diplomatique, se ressoude ou se consolide. J'étais allé également au Maroc à plusieurs reprises au premier semestre 2024, et je crois pouvoir dire qu'avec nos homologues du patronat marocain, on avait aidé à ce que la relation étatique se consolide également. Voilà, sans présumer de nos forces et de notre influence, je crois que cette diplomatie économique est importante dans les relations internationales. Vous êtes le ministre bis des Affaires étrangères ? Certainement pas. Moi, je pense que l'économie est suffisamment importante pour se suffire à elle-même. L'autre actualité économique, c'est le sommet Afrique-France de Nairobi, qui va s'ouvrir dans quelques jours au Kenya, avec notamment un grand forum d'hommes d'affaires où sont attendus 2 000 participants africains et français. Est-ce à dire que la France des chefs d'entreprises tourne le dos à l'Afrique francophone au profit des pays anglophones ? Non, certainement pas. Je voudrais rappeler que, par exemple, le Medef a pris l'initiative, il y a cinq ans, de créer l'Alliance des patronats francophones, qui est une logique d'affaires en parallèle de ce qui peut exister sur le plan politique et culturel de longue date. Mais dans le grand rebattage des cartes du commerce mondial, on se doit de s'intéresser à toutes sortes de pays qui, francophones ou non, sont demandeurs. Est-ce que quelquefois les opérateurs français ne sont pas un peu plus timides que leurs concurrents chinois ou turcs dans certains pays africains ? Je pense que les entreprises françaises ont une qualité - et c'est peut-être vrai des Français d'une manière générale - lorsqu'ils sont installés quelque part c'est d'y être pour longtemps. Moi, il ne m'a pas échappé qu'en particulier les Chinois étaient très offensifs dans certains secteurs d'activité. J'entends tout autant qu'ils peuvent partir aussi vite qu'ils sont arrivés. Les Chinois sont très offensifs parce qu'ils sont très prédateurs, très agressifs sur le plan tarifaire. On est à peu près convaincu que dans un certain nombre de cas, sur un certain nombre de gros marchés, ils travaillent à perte et ça s'inscrit probablement dans une stratégie étatique d'influence. Dans quels secteurs par exemple ? Dans le secteur des infrastructures. Ils construisent des stades, des routes, des ponts en perdant de l'argent ? En tous cas, on a du mal à comprendre comment ils peuvent gagner de l'argent au niveau des prix auxquels ils prennent un certain nombre d'affaires. En marge du G7 qui se tiendra cette année en France, le Medef va organiser ce 11 juin un B7, un sommet du business, « B » comme business, entre les patronats des sept pays occidentaux les plus riches. Quelles peuvent être les retombées pour l'Afrique ? Les retombées pour l'Afrique, elles sont indirectes d'une certaine manière. Nous, notre enjeu, qui est totalement partagé par mes sept homologues patronaux des États-Unis, d'Allemagne, de Grande-Bretagne, du Japon, d'Allemagne, d'Italie, c'est qu'on rétablisse des règles dans les relations économiques et commerciales, parce que ce qui se passe actuellement, c'est une forme de sauvagerie qui s'introduit dans les relations commerciales. À quoi pensez-vous ? Je pense aux droits de douane. Or, nous avons besoin du commerce international, nous avons besoin d'accords de libre-échange raisonnés, raisonnables. Sans quoi, pour imager mon propos, les 20 % de salariés français qui travaillent grâce aux exportations pourraient voir leurs emplois menacés. Donc, voilà, nous, les sept patronats que je viens d'évoquer, nous sommes très demandeurs et nous allons dire à nos pouvoirs publics, à nos gouvernements, qu'il faut rétablir des règles. Ça pourra profiter aussi aux entrepreneurs américains ? Mais bien sûr, eux même sont quand même perturbés. Je n'irai pas au-delà, mais ils sont quand même perturbés par les volte-face que leur propre administration crée dans les relations internationales.

Reportage International
Au Japon, le tourisme chinois dégringole suite à la détérioration des relations bilatérales

Reportage International

Play Episode Listen Later May 1, 2026 2:30


La tension ne retombe pas entre Pékin et Tokyo. Depuis les propos de la Première ministre japonaise sur une éventuelle action de son pays en cas d'attaque chinoise sur Taïwan, la Chine a multiplié les mesures de rétorsion. Restrictions des exportations de terres rares, sanctions envers des hommes politiques, mais aussi limite du tourisme vers le Japon qualifiant le pays de « dangereux » pour ses ressortissants. Résultat, 54 % de visiteurs chinois en moins depuis le début de l'année. Une chute considérable alors que les plus de neuf millions de touristes chinois annuels représentaient une manne financière conséquente pour l'industrie du tourisme japonaise. De notre envoyé spécial à Tokyo, À Tokyo, l'industrie du tourisme japonais subit de plein fouet la baisse du nombre de visiteurs chinois, qui représentaient encore il y a peu la majorité de la clientèle. « Maintenant, il y a autant de touristes chinois que de visiteurs qui viennent d'autres pays. Mais avant, ils représentaient 70 % de nos clients », constatent les responsables d'une boutique locale. Tous deux sont Chinois et font partie de Yi Tiao Long (« un dragon », en français), surnom donné à l'industrie du tourisme spécialisée dans l'accueil des visiteurs venus de Chine. Ce secteur pesait près de 11 milliards d'euros l'année dernière. « Quand la baisse des clients chinois a débuté, nous avons vraiment vu notre activité chuter. Mais maintenant, les Occidentaux viennent de plus en plus, tout comme les clients d'autres régions du monde, donc cela compense un peu », explique l'une des employées. Une autre ajoute : « Certains autres magasins ont connu un impact plus lourd que le nôtre. Plusieurs boutiques de location de kimono ont même dû fermer, car elles dépendaient à 80 ou 90 % des touristes chinois. Même si les Européens et les Américains viennent, ils ne consomment pas autant. Les Chinois, eux, sont souvent plus dépensiers. » Surtout lorsqu'ils voyagent en groupes organisés. À lire aussiEntre le Japon et la Chine, un froid durable « Nous n'avons plus que des voyageurs individuels, qui viennent seuls ou en famille. Mais les groupes de touristes, il n'y en a plus. Cela semble interdit côté chinois pour le moment », précise-t-elle. Les restrictions sur le nombre de vols et la pression exercée sur les agences de voyages illustrent la stratégie de Pékin, qui semble déterminée à maximiser la pression sur le secteur touristique nippon. Face à cette situation, les autorités japonaises tentent de s'adapter. Takeshi Nakano, vice-commissaire de l'Agence du tourisme du Japon, reconnaît la tendance : « Le nombre de visiteurs chinois est en baisse, mais de plus en plus de touristes viennent d'autres pays et de régions du monde. » La stratégie japonaise est claire : atténuer les effets de cette chute drastique. « Actuellement, les visiteurs du monde entier, et particulièrement d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Australie, sont de plus en plus nombreux. Nos efforts visent donc à attirer encore plus de visiteurs en provenance de ces pays. En plus, la tendance actuelle est à la hausse des voyageurs individuels, en dehors des groupes de touristes. C'est pourquoi nous renforçons nos efforts pour attirer ce type de voyageurs », détaille-t-il. Le Japon nourrit une ambition ambitieuse : atteindre 60 millions de visiteurs d'ici 2030. Un objectif paradoxal dans un pays où la population locale se montre particulièrement hostile au sur-tourisme. À lire aussiLes terres rares au cœur de la brouille entre la Chine et le Japon

Chronique Transports
«Rungis est le plus grand marché de gros alimentaire du monde», rappelle son président

Chronique Transports

Play Episode Listen Later May 1, 2026 2:30


Au sud de Paris, le marché de Rungis aura bientôt 60 ans. Agrandie chaque année, c'est désormais une ville entière de fruits, de légumes, de viandes, de poissons et autres nourritures. Reliée aux grandes routes et voisin d'un aéroport, Rungis est une plateforme alimentaire européenne ouverte 24 heures sur 24. Son patron publie le livre Le monde a faim aux éditions du Cherche Midi. Stéphane Layani explique à RFI que d'autres continents, dont l'Afrique, cherchent à s'en inspirer. RFI : Vous expliquez dans votre livre « Le Monde a faim », publié aux Éditions du Cherche Midi, que Rungis est le plus grand marché de gros alimentaire du monde. Stéphane Layani : Peu de Français le savent, mais c'est vrai. Rungis est un fleuron national et l'une de mes fiertés est de l'agrandir d'année en année. Aujourd'hui, s'y côtoient près de 200 pavillons de marchandises fraîches : pavillon des légumes, des fruits, des poissons, des fromages. Le marché est situé dans la ville de Rungis, au sud de Paris. Le marché de gros est aujourd'hui une plateforme de commerce international gigantesque, où l'on circule en camion entre les pavillons tellement le marché est étendu.  Rungis est une ville dans la ville, de plus de 230 hectares. Il est plus grand que Monaco. L'avantage pour les professionnels grossistes est d'avoir tous les produits rassemblés dans un même lieu. Vous dites dans votre livre que le monde a faim car la planète manque de marchés de gros. Pourquoi est-ce une injustice, notamment en ce qui concerne le transport ? C'est une injustice, oui, pour l'Asie, pour l'Afrique, des continents de pays émergents. Contrairement à ce que l'on pense, l'Asie est le continent qui a le plus faim. Par manque de connexions – ports, aéroports, routes –, 30 % des récoltes se perdent dans les champs, car les récoltes arrivent en même temps. Or, avec des véhicules individuels trop petits, des distances trop longues, les petits producteurs tels les paysans et les éleveurs ne parviennent pas à tout écouler. Les marchés de gros permettent de rassembler, de conserver et d'exporter les surplus. Les retombées, expliquez-vous, sont nombreuses au plan économique et politique. Des gains économiques incroyables pour les pays qui investissent dans les marchés de gros. Ceux qui le comprennent font des bénéfices colossaux. Un transport organisé, avec des véhicules équipés réfrigérés, permet de réduire les pertes de marchandises. Tout ceci coûte cher. Encore plus cher dans les pays où la chaleur est écrasante, comme en Afrique. Comment faire ? C'est tout le propos de mon livre. Les aides existent. Nous avons un savoir-faire français de marché de gros que nous exportons en l'adaptant aux pays demandeurs. Je veux dire aux dirigeants politiques qu'il faut encourager ces démarches. Les banques de développement, les fonds d'investissement, les institutions africaines ou asiatiques sont aussi là pour appuyer de tels projets. Mon expérience internationale m'a prouvé que l'on peut construire des bâtiments, s'équiper en infrastructures. Votre prochaine destination sera la Chine. Nous construisons un marché de gros à Canton, la plus grande ville du sud de la Chine. Un pays qui a massivement investi dans les ports, les aéroports, les voies ferrées pour exporter, mais également pour transporter les marchandises à l'intérieur même du pays. C'est l'une de leurs forces majeures. Ils organisent leur transport à l'échelle mondiale et nationale. Les Chinois ont compris qu'un maillage sur les territoires est la clé d'un pays bien nourri et économiquement prospère. Votre livre insiste bien sur le fait qu'il ne s'agit pas d'arriver et de calquer le marché de Rungis sur chaque continent du monde. Vous évoquez vos collaborations dans plusieurs pays africains. Loin de moi l'idée d'arriver et d'imposer quoi que ce soit au pays. Nous sommes sollicités pour notre expérience et nous développons les marchés de gros avec les autorités locales. Ce qui fait économiser beaucoup de dépenses inutiles, car nous savons ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Au Bénin, où nous finalisons la construction d'un important marché de gros à Cotonou. Ce marché sera relié à plusieurs autres petits marchés de gros dans des villes périphériques. D'autres pays en Afrique ? Le Nigeria, voisin du Bénin, un pays qui va compter à l'avenir, l'un des pays les plus peuplés du continent africain et du monde. La démographie y est importante, le Nigeria veut organiser un marché de gros. Vous insistez sur la notion de filières alimentaires, qu'est-ce que cela signifie exactement ? Ici, en Europe, l'organisation agroalimentaire en filières nous paraît évidente. Le commerce de la viande, par exemple, s'effectue par filière du porc, filière du poulet, etc. La même chose pour les filières des fruits et légumes. Ce n'est pas le cas à l'échelle africaine ou asiatique. À lire aussiLe plus grand marché du monde, Rungis a 50 ans!

Reportage international
Au Japon, le tourisme chinois dégringole suite à la détérioration des relations bilatérales

Reportage international

Play Episode Listen Later May 1, 2026 2:30


La tension ne retombe pas entre Pékin et Tokyo. Depuis les propos de la Première ministre japonaise sur une éventuelle action de son pays en cas d'attaque chinoise sur Taïwan, la Chine a multiplié les mesures de rétorsion. Restrictions des exportations de terres rares, sanctions envers des hommes politiques, mais aussi limite du tourisme vers le Japon qualifiant le pays de « dangereux » pour ses ressortissants. Résultat, 54 % de visiteurs chinois en moins depuis le début de l'année. Une chute considérable alors que les plus de neuf millions de touristes chinois annuels représentaient une manne financière conséquente pour l'industrie du tourisme japonaise. De notre envoyé spécial à Tokyo, À Tokyo, l'industrie du tourisme japonais subit de plein fouet la baisse du nombre de visiteurs chinois, qui représentaient encore il y a peu la majorité de la clientèle. « Maintenant, il y a autant de touristes chinois que de visiteurs qui viennent d'autres pays. Mais avant, ils représentaient 70 % de nos clients », constatent les responsables d'une boutique locale. Tous deux sont Chinois et font partie de Yi Tiao Long (« un dragon », en français), surnom donné à l'industrie du tourisme spécialisée dans l'accueil des visiteurs venus de Chine. Ce secteur pesait près de 11 milliards d'euros l'année dernière. « Quand la baisse des clients chinois a débuté, nous avons vraiment vu notre activité chuter. Mais maintenant, les Occidentaux viennent de plus en plus, tout comme les clients d'autres régions du monde, donc cela compense un peu », explique l'une des employées. Une autre ajoute : « Certains autres magasins ont connu un impact plus lourd que le nôtre. Plusieurs boutiques de location de kimono ont même dû fermer, car elles dépendaient à 80 ou 90 % des touristes chinois. Même si les Européens et les Américains viennent, ils ne consomment pas autant. Les Chinois, eux, sont souvent plus dépensiers. » Surtout lorsqu'ils voyagent en groupes organisés. À lire aussiEntre le Japon et la Chine, un froid durable « Nous n'avons plus que des voyageurs individuels, qui viennent seuls ou en famille. Mais les groupes de touristes, il n'y en a plus. Cela semble interdit côté chinois pour le moment », précise-t-elle. Les restrictions sur le nombre de vols et la pression exercée sur les agences de voyages illustrent la stratégie de Pékin, qui semble déterminée à maximiser la pression sur le secteur touristique nippon. Face à cette situation, les autorités japonaises tentent de s'adapter. Takeshi Nakano, vice-commissaire de l'Agence du tourisme du Japon, reconnaît la tendance : « Le nombre de visiteurs chinois est en baisse, mais de plus en plus de touristes viennent d'autres pays et de régions du monde. » La stratégie japonaise est claire : atténuer les effets de cette chute drastique. « Actuellement, les visiteurs du monde entier, et particulièrement d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Australie, sont de plus en plus nombreux. Nos efforts visent donc à attirer encore plus de visiteurs en provenance de ces pays. En plus, la tendance actuelle est à la hausse des voyageurs individuels, en dehors des groupes de touristes. C'est pourquoi nous renforçons nos efforts pour attirer ce type de voyageurs », détaille-t-il. Le Japon nourrit une ambition ambitieuse : atteindre 60 millions de visiteurs d'ici 2030. Un objectif paradoxal dans un pays où la population locale se montre particulièrement hostile au sur-tourisme. À lire aussiLes terres rares au cœur de la brouille entre la Chine et le Japon

Les Grandes Gueules
Le complot du jour - Patrick Cohen sur le Covid : "Les Chinois ont tout verrouillé. J'ai fait beaucoup de chroniques sur l'origine du virus en laissant les portes ouvertes à une erreur de laboratoire. J'ai été dénigré" - 06/

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 2:56


Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géo, Abel Boyi, éducateur, et Bruno Poncet, cheminot, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Invité de la mi-journée
Artemis II: les Américains veulent «reprendre possession psychologiquement de la Lune avant les Chinois»

Invité de la mi-journée

Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 6:40


Lundi 6 avril 2026, les astronautes d'Artémis II arrivent au cœur de leur mission. Ils voleront derrière la Lune et découvriront sa face cachée, celle qui n'est jamais visible de la Terre. Les quatre astronautes seront les premiers humains à voler autour de la Lune depuis plus de 50 ans. Les descriptions orales, ainsi que leurs notes et photographies, devraient permettre d'en apprendre plus sur la géologie et l'histoire de notre satellite naturel. Les attentes de cet événement avec Stefan Barensky, rédacteur en chef du magazine Aerospatium. À lire aussiArtemis II: les quatre astronautes s'apprêtent à survoler la face cachée de la Lune  

Bientôt chez vous
Face à la saturation des cimetières, les chinois conservent les cendres de leurs proches dans des appartements

Bientôt chez vous

Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 2:38


durée : 00:02:38 - par : Loïc Pialat, Yann Rousseau - Les "appartements à cendres" sont en plein essor en Chine. Cette pratique, qui consiste à entreposer les restes de ses proches dans des logements bon marché, est désormais ciblée par les autorités. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Reportage International
Les tensions entre Pékin et Tokyo pèsent sur les Chinois installés au Japon

Reportage International

Play Episode Listen Later Mar 29, 2026 2:27


Le président français Emmanuel Macron est à Tokyo, du 30 mars au 2 avril, dans un contexte régional tendu. Les relations continuent à se dégrader entre le Japon et la Chine. En novembre 2025, des propos de Sanae Takaichi, la Première ministre nippone, sur une potentielle réaction de son pays à une intervention militaire chinoise autour de Taïwan ont provoqué la colère de Pékin. Depuis, la Chine a conseillé à ses ressortissants de ne pas se rendre au Japon et a mis en place des restrictions aux exportations de terres rares. Il y a quelques jours, un militaire japonais aurait fait irruption dans l'ambassade de Chine à Tokyo, menaçant de tuer les diplomates chinois. Un contexte pesant notamment pour les près de 900 000 Chinois qui vivent au Japon. De notre envoyé spécial à Tokyo, À Ikebukuro, quartier animé de Tokyo, une vingtaine de personnes se sont rassemblées parmi les musiciens et les passants. Chinois et Japonais sont venus échanger et débattre, dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre leurs deux pays. « Beaucoup de Chinois qui vivent au Japon n'ont pas d'amis japonais. Parce que les Japonais sont xénophobes mais également assez introvertis », confie l'un des participants. C'est Shigeru Takano, un Japonais, qui a lancé ce groupe il y a trois ans et demi. Son objectif : stimuler les échanges linguistiques, culturels et économiques avec la communauté chinoise. Un projet ambitieux mais qui a été freiné par les relations tendues entre Pékin et Tokyo. « On déplore 20% de participants en moins », explique-t-il en observant le petit attroupement. Parmi eux, une Chinoise installée au Japon depuis deux décennies témoigne des répercussions concrètes de ces tensions politiques : « Parfois, les problèmes politiques nous affectent directement. Cela a un impact sur nous, les citoyens ordinaires, ceux qui veulent simplement s'amuser ou travailler pour des relations amicales entre les deux pays. Quand je rentre en Chine et que je dis que j'habite ici, on me parle mal, on me dit des choses blessantes. » « Lavage de cerveau » Les enquêtes d'opinion le confirment : une hostilité réciproque s'est installée entre les deux peuples. Un informaticien japonais de 42 ans, présent lors de cette rencontre, déplore cette situation. « Le nationalisme est de plus en plus présent dans le monde entier, et c'est pareil au Japon où il y a aussi de la xénophobie. Cela a toujours existé, mais maintenant, c'est juste plus intense. Mais les gens restent des gens... En réalité, la plupart d'entre eux aiment la paix », estime-t-il. Les Chinois présents ont demandé à rester anonymes, beaucoup critiquant ouvertement leur gouvernement. « Tous ces problèmes politiques dépendent directement des hauts dirigeants chinois. En une phrase, tout peut être réglé par Xi Jinping. S'il veut que ça se passe bien, alors les choses se passeront bien. En Chine, les gens sont hostiles aux Japonais à cause de la propagande anti-américaine et anti-occidentale : ils subissent un lavage de cerveau », affirme l'un d'eux. Du côté japonais, certains partagent ce sentiment, mais le dirigent vers leurs propres autorités. « Le gouvernement japonais actuel, avec des politiciens d'extrême droite comme notre Première ministre Sanae Takaichi, est xénophobe. Cela va limiter le développement économique du Japon. Je pense que le peuple japonais finira par se réveiller. Aux prochaines élections, ces politiciens d'extrême droite devront quitter le gouvernement », lance un participant. Un avis qui semble toutefois isolé. La ligne dure adoptée par Sanae Takaichi face à Pékin a été largement plébiscitée dans les urnes en février. Son parti contrôle en effet plus des deux tiers de l'Assemblée nationale. À lire aussiJapon: le coût des traditionnels pique-niques sous les cerisiers en fleurs explose avec l'inflation

Reportage international
Les tensions entre Pékin et Tokyo pèsent sur les Chinois installés au Japon

Reportage international

Play Episode Listen Later Mar 29, 2026 2:27


Le président français Emmanuel Macron est à Tokyo, du 30 mars au 2 avril, dans un contexte régional tendu. Les relations continuent à se dégrader entre le Japon et la Chine. En novembre 2025, des propos de Sanae Takaichi, la Première ministre nippone, sur une potentielle réaction de son pays à une intervention militaire chinoise autour de Taïwan ont provoqué la colère de Pékin. Depuis, la Chine a conseillé à ses ressortissants de ne pas se rendre au Japon et a mis en place des restrictions aux exportations de terres rares. Il y a quelques jours, un militaire japonais aurait fait irruption dans l'ambassade de Chine à Tokyo, menaçant de tuer les diplomates chinois. Un contexte pesant notamment pour les près de 900 000 Chinois qui vivent au Japon. De notre envoyé spécial à Tokyo, À Ikebukuro, quartier animé de Tokyo, une vingtaine de personnes se sont rassemblées parmi les musiciens et les passants. Chinois et Japonais sont venus échanger et débattre, dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre leurs deux pays. « Beaucoup de Chinois qui vivent au Japon n'ont pas d'amis japonais. Parce que les Japonais sont xénophobes mais également assez introvertis », confie l'un des participants. C'est Shigeru Takano, un Japonais, qui a lancé ce groupe il y a trois ans et demi. Son objectif : stimuler les échanges linguistiques, culturels et économiques avec la communauté chinoise. Un projet ambitieux mais qui a été freiné par les relations tendues entre Pékin et Tokyo. « On déplore 20% de participants en moins », explique-t-il en observant le petit attroupement. Parmi eux, une Chinoise installée au Japon depuis deux décennies témoigne des répercussions concrètes de ces tensions politiques : « Parfois, les problèmes politiques nous affectent directement. Cela a un impact sur nous, les citoyens ordinaires, ceux qui veulent simplement s'amuser ou travailler pour des relations amicales entre les deux pays. Quand je rentre en Chine et que je dis que j'habite ici, on me parle mal, on me dit des choses blessantes. » « Lavage de cerveau » Les enquêtes d'opinion le confirment : une hostilité réciproque s'est installée entre les deux peuples. Un informaticien japonais de 42 ans, présent lors de cette rencontre, déplore cette situation. « Le nationalisme est de plus en plus présent dans le monde entier, et c'est pareil au Japon où il y a aussi de la xénophobie. Cela a toujours existé, mais maintenant, c'est juste plus intense. Mais les gens restent des gens... En réalité, la plupart d'entre eux aiment la paix », estime-t-il. Les Chinois présents ont demandé à rester anonymes, beaucoup critiquant ouvertement leur gouvernement. « Tous ces problèmes politiques dépendent directement des hauts dirigeants chinois. En une phrase, tout peut être réglé par Xi Jinping. S'il veut que ça se passe bien, alors les choses se passeront bien. En Chine, les gens sont hostiles aux Japonais à cause de la propagande anti-américaine et anti-occidentale : ils subissent un lavage de cerveau », affirme l'un d'eux. Du côté japonais, certains partagent ce sentiment, mais le dirigent vers leurs propres autorités. « Le gouvernement japonais actuel, avec des politiciens d'extrême droite comme notre Première ministre Sanae Takaichi, est xénophobe. Cela va limiter le développement économique du Japon. Je pense que le peuple japonais finira par se réveiller. Aux prochaines élections, ces politiciens d'extrême droite devront quitter le gouvernement », lance un participant. Un avis qui semble toutefois isolé. La ligne dure adoptée par Sanae Takaichi face à Pékin a été largement plébiscitée dans les urnes en février. Son parti contrôle en effet plus des deux tiers de l'Assemblée nationale. À lire aussiJapon: le coût des traditionnels pique-niques sous les cerisiers en fleurs explose avec l'inflation

Julien Cazarre
La séquence de Cazarre : L'appel des Frères Lebrun pour chambrer Cazarre après leur victoire contre les Chinois – 16/03

Julien Cazarre

Play Episode Listen Later Mar 17, 2026 2:51


Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !

Julien Cazarre
GRANDE RÉVÉLATION : Les Frères Lebrun ont enfin battu les Chinois ! + les musiques de mariages que Cazarre ne veut plus écouter – 02/03

Julien Cazarre

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 7:06


Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !

Chronique Transports
La Chine et ses voitures électriques sont le futur de l'automobile européenne

Chronique Transports

Play Episode Listen Later Feb 27, 2026 2:30


L'automobile européenne est-elle vraiment si menacée ? Après le président français, c'était au tour du chancelier allemand de se rendre en Chine. Cette semaine, Friedrich Merz a plaidé pour un rééquilibrage des échanges. Les chiffres le montrent : les Allemands consomment de plus en plus de produits chinois, tandis que la Chine achète de moins en moins les produits allemands. Parmi les marchandises concernées : les voitures, fleuron de l'économie allemande. Mais en Europe, certains estiment que c'est l'occasion de transformer les concurrents chinois en partenaires. Sur les routes en Chine, vous ne verrez pas de voitures à essence ni à moteurs hybrides (mélange d'électrique et de thermique). Non, uniquement des voitures électriques. Et c'est donc l'électrique qui va également s'imposer en Europe. Les courbes de croissance sont impressionnantes. Désormais, parler du marché automobile mondial, c'est parler de la Chine.... et plus, plus, plus, et toujours plus. En moins d'un an (en 2025), les ventes chinoises dans le monde ont connu une poussée de 20%. Le marché chinois dépasse haut la main le marché américain (13 millions d'unités pour les États-Unis), le marché indien (4,5 millions) ou japonais (3,8 millions). Il est même au-dessus du marché allemand en Europe, à hauteur de 2 millions de ventes en 2025.   Vitesse, volume et qualité Les Chinois ont une devise industrielle : « speed and scale », c'est-à-dire « produire vite et produire du volume, de la quantité ». Mais contrairement à ce qu'elle a pu faire dans le textile par le passé, la Chine progresse en privilégiant désormais la nouveauté et la qualité. Du GPS aux nouveaux écrans embarqués, les véhicules taxis ou autos chinoises deviennent de gros ordinateurs roulants. Et comme l'explique Jean-Rémy Macchia, expert rédacteur consultant automobile européen, l'avenir est dans l'autonomie, c'est-à-dire des véhicules sans chauffeurs : « Je prévois des voitures avec des écrans, des caméras embarquées. La voiture devient un énorme ordinateur sur roues. Il y aura de plus en plus de conduite autonome avec des commandes vocales et des options (enceintes, musique, films, connexion au domicile...) partout. Parallèlement, les Chinois ont entamé depuis 20 ans une énorme politique offensive d'électrification. Cela fait des années qu'ils achètent sur tous les continents sur monde des mines pour obtenir les minerais (lithium, cobalt...) et les terres rares les plus chères à extraire. Ces matières premières servent à la fabrication des batteries ou des moteurs électriques. La Chine va être payée en retour, car tous les constructeurs du monde vont leur acheter leurs minerais et leurs voitures. » À écouter aussiAutomobile : l'Europe face au choc électrique Énergie et enthousiasme chinois Selon une étude de la Fédération européenne de l'automobile, il existe une différence d'approche culturelle entre les continents. Les conducteurs européens restent attachés à 34% aux moteurs hybrides. Mais que l'on partage ou non les méthodes et les politiques chinoises, tous les observateurs économistes parlent de l'incroyable énergie autour des voitures en Chine. Raphaëlle Baut,  experte européenne, dit avoir reçu une véritable « claque » en Chine. Créatrice du site internet Numerama, cette spécialiste de l'industrie automobile est l'une des rares à visiter régulièrement les usines chinoises. Les citoyens chinois sont devenus des porte-drapeaux de leurs marques nationales. Un enthousiasme énergique et une différence culturelle avec l'Europe : « Ce qui m'impressionne en Chine, c'est l'âge des acheteurs (35 ans environ). Là-bas, l'automobile définit le statut social. Les jeunes sont très friands de nouveautés technologiques. C'est ce qui explique le succès des voitures dans l'ensemble du pays. Les innovations des modèles électriques passionnent les jeunes Chinois. Le marché en Chine permet d'avoir le choix entre une centaine de marques à des prix défiant toute concurrence. Contrairement à l'Europe, les Chinois sont fascinés par la longueur des véhicules. Les longues voitures de plus cinq mètres se vendent très bien. » Mariages de constructeurs, méfiance des conducteurs européens Face à une telle concurrence, les mastodontes de l'automobile doivent s'adapter. Fin 2025, deux mariages de grands constructeurs ont été prononcés. Le constructeur français Renault investit avec l'Américain Ford pour développer deux modèles de voitures électriques en Europe. Parallèlement, le groupe américano-européen Stellantis construira des taxis autonomes avec la société Bolt. Ces taxis sont annoncés sur le continent européen pour 2026. Depuis l'arrivée des voitures chinoises sur le marché européen, les citoyens du Vieux continent se montrent plutôt sceptiques. La majorité des doutes concerne la qualité. Or, depuis deux ans, l'avis des acheteurs évolue. Les taux de satisfaction progressent. Les véhicules électriques chinois coûtent trois fois moins cher. Ce rapport qualité/prix révolutionne déjà le marché mondial. À l'avenir, seules les réglementations de Bruxelles (droits des consommateurs, conservation, exploitation des données, autorisation de routes…) pourraient freiner l'arrivée et les ventes des nouveaux modèles autonomes. À écouter aussiUne histoire de rendez-vous manqués : pourquoi la voiture électrique a mis plus d'un siècle à s'imposer ?

Dutrizac de 6 à 9
«La Chine et les Chinois sont fantastiques… tant que le Parti Communiste chinois ne s'en mêle pas», pense Loïc Tassé

Dutrizac de 6 à 9

Play Episode Listen Later Feb 9, 2026 9:56


- Début d'une nouvelle ère au Japon : élection de Samae Takaishi - Netanyahou devance une rencontre avec Donald Trump - Plus de kérosène à Cuba pour les avions étrangers - Jimmy Lai condamné à 20 ans de prison Discussion internationale avec Loïc Tassé, spécialiste en politique internationale. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Afrique Économie
En Afrique du Sud, le succès des automobiles chinoises dope les ventes de voitures neuves

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 2:29


En Afrique du Sud, les ventes de voitures neuves ont au troisième trimestre atteint des sommets, la meilleure performance de la décennie. Une dynamique largement portée par les marques chinoises - avec désormais deux constructeurs chinois (GMW et Chery) dans le top 10 des voitures les plus vendues dans le pays. Si la stratégie chinoise est parfois d'exporter ses voitures thermiques délaissées par ses consommateurs, c'est aussi l'innovation et le changement proposés par ces véhicules que les Sud-Africains apprécient. Avec notre correspondant à Johannesburg, Le meilleur moyen de trouver des voitures, c'est d'aller sur un parking. L'expérience est assez intéressante puisque parmi la centaine de voitures garées ici, près de vingt véhicules sont de marques chinoises. C'est une illustration parfaite de la dynamique nationale puisque les marques chinoises représentent désormais 15 % du marché automobile sud-africain. « C'est la première fois que je conduis une voiture chinoise. Je l'ai achetée cette année, elle a 2 000 km », explique Lerato au volant d'une Chery Tiggo blanche neuve, la voiture chinoise la plus populaire d'Afrique du Sud. Lerato nous invite à nous asseoir sur le siège passager le temps de l'interview.  Si elle devait changer sa voiture dans les années à venir, elle se tournerait de nouveau sans hésiter vers une marque chinoise, affirme-t-elle : « Sans hésiter ! Vous savez, on a longtemps pensé que les voitures chinoises n'étaient pas fiables. Mais les gens conduisent ces voitures ! Et la vérité, c'est que les prix sont intéressants. Alors les routes d'Afrique du Sud sont désormais remplies de voitures chinoises. Et ça me va très bien ! » Les propriétaires de marques chinoises ont donc tout à fait conscience d'être les acteurs d'un marché automobile sud-africain en plein bouleversement. Cette conductrice garée un peu plus loin ferme le coffre de sa voiture, achetée il y a trois mois. « Je pense que les grandes marques traditionnelles ont assez dominé, elles ont fait leur temps. On veut du changement. Et avec plus de concurrence, on a de meilleurs prix, et de meilleurs produits », se réjouit-elle. « Aujourd'hui les clients jeunes ne se soucient plus de la marque » L'organisation TransUnion Africa a récemment publié un rapport sur les ventes de voitures neuves en Afrique du Sud, qui ont tout simplement atteint des records, portées par les marques chinoises. Les précisions avec Lee Naik, PDG de la branche Afrique : « C'est vraiment au cours des trois ou quatre dernières années que de nombreux constructeurs chinois ont fait leur entrée sur notre marché. » Selon cet expert, les marques chinoises ont autant de succès car elles répondent parfaitement aux nouvelles attentes du consommateur, notamment des jeunes. « Dans le cas de l'Afrique du Sud et de l'Afrique en général, la question est de plus en plus de savoir comment se déplacer de son domicile à son lieu de travail. Les Chinois ont fait leur entrée sur le marché avec de nombreuses marques, et ils ont réussi à nous proposer des voitures dotées de nombreuses fonctionnalités, d'innovations et de technologies - à un prix très compétitif », met-il en avant. « Aujourd'hui les clients jeunes ne se soucient plus de la marque. Ils veulent juste avoir accès à cette mobilité. Et je vous rappelle que l'Afrique a la population la plus jeune du monde ! », poursuit-il. Le géant automobile Chery dit même avoir atteint un volume de vente critique, et réfléchit donc à ouvrir une usine locale, en Afrique du Sud, pour satisfaire la demande. À lire aussiAutomobile: la stratégie chinoise qui bouleverse le marché mondial du thermique

Afrique Économie
Congo-Brazzaville: avec le début de la production de gaz, les Congolais espèrent que leurs factures vont baisser

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Dec 14, 2025 2:26


Installée au Congo depuis une dizaine d'années, la société chinoise Wing Wah, spécialisée dans la production pétrolière onshore, vient de lancer son usine de production de gaz associé. Le produit sera à la fois exporté et vendu localement. Avec notre envoyé spécial à Pointe-Noire, Dans un point de vente de gaz d'un quartier populaire de Pointe-Noire, Adéline, 35 ans, se félicite de l'annonce faite par l'entreprise chinoise. Elle espère que la mise sur le marché de butane aux ménages congolais favorise son pouvoir d'achat. « Les Chinois dans la production du gaz, c'est une nouvelle qui nous réjouit. Avec ce gaz, nous attendons la baisse du prix. Une bombonne de gaz [importée], revient à 10 600 FCFA [plus de 15 euros] actuellement. C'est couteux », estime-t-elle. L'usine de la société chinoise est située dans le district de Tchiamba Nzassi, à 35 kilomètres du centre de Pointe-Noire. On y accède par une route fraichement asphaltée. Wing Wah produit 57 000 barils de pétrole par jour, une production qui doit officiellement atteindre 200 000 barils par jour dans les années à venir. Pour Christian Hyppolite Pambou Tchinianga, directeur de l'aval pétrolier, la production du butane local devrait combler les besoins nationaux : « La production de butane attendue par ce projet est d'environ 150 000 tonnes par an. La consommation du Congo est actuellement autour de 50 000 tonnes par an. Donc, on aura suffisamment de gaz pour toutes les localités de ce pays. » « C'est un projet qui vient booster l'activité économique » Christian Hyppolite Pambou Tchinianga plaide également pour le développement de l'usage du gaz afin de protéger l'environnement. C'est en effet une alternative au bois de chauffage. « Vous savez très bien que le gaz de ville, le gaz de cuisson, ça nous apporte beaucoup, dans tout ce qui est protection de l'environnement. Ça éviterait la déforestation. Ça nous apporterait un plus dans nos foyers », ajoute-t-il. Investir davantage est l'objectif fixé par Wing Wah dans le but d'apporter un plus dans l'économie congolaise restée jusque-là dépendante du pétrole. Son projet de production de gaz devra générer au moins 7 000 emplois directs, selon ses responsables.  Un argument qui convainc Didier Sylvestre Mavouenzela, président de la chambre de commerce de Pointe-Noire. « Je crois que c'est un projet qui vient renforcer le potentiel économique, et surtout booster l'activité économique, pour donner un peu de souffle aux entreprises qui en avaient besoin en ce moment », souligne-t-il. D'après lui, le gaz produit par la société chinoise devrait contribuer à baisser la facture de certaines entreprises bénéficiaires, dans un pays où l'énergie est loin d'être stable.  À écouter aussiCôte d'Ivoire – Sénégal : pétrole et gaz au cœur des économies

Les Grandes Gueules
L'avis tranché du jour – Charles Consigny, chroniqueur : "Les Chinois ne font pas de la qualité ! Les bagnoles chinoises, je les trouve merdiques" - 12/12

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 1:44


Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Charles Consigny, avocat, et Jérôme Marty, médecin généraliste, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Le Nouvel Esprit Public
Le nouveau rapport de force entre la Chine et l'Europe / Le bloc central s'effondre-t-il ?

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Dec 7, 2025 63:13


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l'École alsacienne le 7 décembre 2025.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.David Djaïz, entrepreneur et essayiste.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.LE NOUVEAU RAPPORT DE FORCE ENTRE LA CHINE ET L'EUROPEAu cours des douze derniers mois, l'Europe est devenue le premier excédent commercial de la Chine, devant les Etats-Unis. Il a atteint 310 milliards de dollars Depuis 2019, le surplus chinois vis-à-vis de l'Europe a presque doublé. Et tout porte à croire qu'avec les droits de douane de Trump, qui ferment en grande partie la porte du marché américain aux exportations de l'empire du Milieu, ce phénomène est appelé à s'amplifier et à durer. Cela traduit l'impressionnante montée en puissance de la Chine dans un grand nombre de technologies, notamment dans les industries vertes, sur lesquelles l'Europe se retrouve désormais, dans un renversement du rapport de force, en position de demandeur. Face à la Chine, sur le plan économique et commercial, l'Europe n'est plus naïve : elle filtre les investissements ; applique des droits de douane sur les biens bénéficiant de subventions à la production, comme les voitures électriques ; travaille à desserrer l'étau de sa dépendance en ressources de base, comme les terres rares et les aimants permanents ; elle prend des mesures commerciales fortes, comme les quotas qui s'appliqueront pour l'acier et l'inox au 1er janvier prochain. Elle se convertit à l'idée, très française, de préférence européenne notamment pour les achats publics. Début décembre, le commissaire Stéphane Séjourné a porté à Bruxelles un texte pour conditionner les investissements en Europe à des transferts de technologie. Ces mesures révèlent un changement de logiciel de la Commission européenne, dans un rapport de force de plus en plus tendu avec Pékin. La prise de conscience des vulnérabilités stratégiques européennes gagne des pays pour qui le libre-échange était auparavant l'alpha et l'oméga, comme l'Allemagne, les Pays-Bas ou les Scandinaves.Pour sa quatrième visite d'État en Chine depuis 2017, du 3 au 5 décembre, Emmanuel Macron, qui était accompagné en 2023 par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, a été bien seul face à Xi Jinping. Les Chinois sont aujourd'hui en position de force dans presque tous les domaines. Les contentieux entre la France et la Chine s'accumulent. L'Ukraine en est l'exemple le plus patent, à l'heure où Donald Trump cherche à précipiter un accord de paix, au risque de s'aligner sur les positions de Vladimir Poutine : bientôt quatre ans après l'invasion russe, Pékin n'a jamais faibli dans son soutien diplomatique et industriel à l'effort de guerre russe. Le numéro un chinois a opposé une fin de non-recevoir à la demande du chef de l'État français de faire pression sur la Russie. Le président français a également pressé son hôte sur le front économique, en quête d'un grand « rééquilibrage » avec là aussi une réponse fuyante de l'« usine du monde », qui déverse ses surcapacités industrielles aux quatre coins de la planète.LE BLOC CENTRAL S'EFFONDRE-T-IL ?Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale est revenu mardi en deuxième lecture à l'Assemblée nationale. Vendredi, les députés ont adopté son volet recettes pour 2026, par 166 voix pour et 140 contre. Paradoxalement, le gouvernement s'inquiète davantage des votes du bloc central (Renaissance, Modem, Horizons, et LR) que de ceux des oppositions. Or les députés du parti Horizons, présidé par Édouard Philippe, n'entendent pas voter pour ce texte qui « ne propose pas de réduction du déficit, repose sur de nouvelles mesures de fiscalité et ne propose pas de nouvelles mesures de réduction de dépenses », selon le patron du groupe à l'Assemblée Paul Christophe. Des gestes ont été faits, sur la Défense, ou le prix de l'électricité, mais ce coup de pression venant d'un parti qui compte trois ministres au sein du gouvernement Lecornu, est mal compris par ses partenaires. Une adoption du texte, le 9 décembre, serait un succès pour le Premier ministre, qui espère provoquer ensuite une dynamique favorable sur le projet de budget de l'État. Les incertitudes demeurent d'autant plus que l'amertume monte au sein du bloc central, après avoir dû concéder des mesures aux socialistes, dont la suspension de la réforme des retraites de 2023.À un an et demi du scrutin présidentiel, dans un bloc central affaibli par les divisions et avec l'impopularité du président sortant, aucun candidat « naturel » n'a pour l'heure émergé. Seul prétendant déclaré, l'ancien Premier ministre Edouard Philippe s'efforce de s'imposer comme le candidat de la droite et du centre et exclut de passer par une primaire. Après son appel à la démission du président de la République, un sondage est venu, depuis, ébranler son camp. Selon le dernier baromètre Odoxa publié le 25 novembre, pour la première fois au second tour, face à Édouard Philippe, Jordan Bardella recueillerait 53% des voix. Quoi qu'il en soit de la fiabilité d'un sondage de deuxième tour dont les sondeurs eux-mêmes soulignent la fragilité, en avril dernier, Édouard Philippe était donné vainqueur de Jordan Bardella au second tour, avec 54% contre 46%. Cette baisse dans les sondages affecte tout le bloc central, soulignent les philippistes, alors que les discussions budgétaires au Parlement s'enlisent. L'affaiblissement de l'ancienne majorité présidentielle dans les sondages serait selon eux le résultat d'une « succession de mauvais choix » d'Emmanuel Macron, lequel aurait « contaminé » les prétendants issus de son camp. « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés », résume l'eurodéputée Nathalie Loiseau, membre d'Horizons. Le patron du parti macroniste Gabriel Attal se réjouit en privé, de talonner le Havrais dans les sondages et croit de plus en plus pouvoir incarner l'espace central, dans l'esprit du « en même temps » de 2017, que réfute Édouard Philippe.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Chronique Transports
Un trait d'union entre Occident et Asie: une ligne ferroviaire entre l'Iran et la Turquie pour 2029

Chronique Transports

Play Episode Listen Later Dec 5, 2025 2:30


Elle ne mesure que 200 kilomètres, et pourtant, elle bouleverse le commerce mondial. Une nouvelle ligne ferroviaire est annoncée entre l'Iran et la Turquie. Les rails aux abords du lac de Van, dans l'est iranien, traverseront la frontière avec la Turquie. Les deux pays ont signé le projet la semaine dernière, le 30 novembre à Téhéran, la capitale de l'Iran. Avec ce nouveau tronçon qui ouvrira dans quatre ans, deux régions du monde pourront se rejoindre sans interruption : l'Asie et l'Europe. Les chemins de fer en Iran sont lents, les rails vieillis, mais le train reste tout de même le moyen le plus simple et le moins cher pour transporter les marchandises. C'est justement en vue d'élargir son économie que cette nouvelle ligne de 200 kilomètres Marand-Cheshmeh Soraya, entre l'Iran et la Turquie, va s'ouvrir.  L'Iran et la Turquie possèdent de nombreuses lignes de train. Le projet de traverser la frontière iranienne depuis la ville de Marand est un projet ancien. Depuis dix ans, le poids de l'embargo international visant Téhéran en raison de son projet de développement nucléaire empêche le pays de bénéficier d'investissements en infrastructures. L'accord signé à Téhéran le 30 novembre marquera le trait d'union entre Occident et Asie. Après une poignée de main, les ministres du Commerce et des Affaires étrangères turcs et iraniens se sont félicités de devenir des acteurs du transport mondial. Une stratégie de long terme  Grâce à cette nouvelle voie ferrée, la route sera directe et ininterrompue entre la Chine et l'Europe. Les Chinois ont d'ailleurs inscrit l'Iran et la Turquie dans leur mega-projet de connexions internationales « nouvelles routes de la soie »/« ceintures de la Soie ». Les trains pourront rouler sur ce nouveau passage avec 27 voitures cargo chargées de marchandises de transit. Le projet prévoit d'accroître le volume de transport. Une première étape prévoit 1 500 tonnes par mois. Si la circulation s'avère efficace, la capacité pourrait passer à 20 000 tonnes mensuelles. Le continent européen et la Chine sont deux immenses bassins de consommateurs. Ce nouvel axe ferré entre Marand (Iran) et Cheshmeh Soraya (Turquie) sera donc dédié au transport de marchandises. Aucun des deux pays n'a évoqué la possibilité d'en faire une ligne touristique pour passagers. À lire aussiNouvelles routes de la soie, 10 ans après Le rail entre lac et montagnes Ce n'est pas facile d'installer des rails dans cette région montagneuse irano-turque, entre lac et montagnes. La présence du lac de Van, à l'est de la Turquie, avec ses 120 kilomètres de long, a toujours empêché la fluidité du transport ferroviaire. Jusqu'ici, les trains étaient obligés de s'arrêter aux bords du lac. Ensuite, ils déchargeaient leurs cargaisons sur des bateaux pour pouvoir atteindre l'autre rive et continuer le chemin. Le lac de Van est le plus vaste du pays. La nouvelle ligne de train entre Marand-Cheshmeh Soraya contournera cet obstacle.  Cependant, Emile Bouvier, chercheur et auteur pour la revue Les Clés du Moyen-Orient, qui emprunte régulièrement les trains turcs et iraniens, reconnaît que construire des voies ferrées dans cette région n'est pas si facile : « Effectivement, ce projet offrira un itinéraire ininterrompu entre la Chine et l'Europe. Mais j'insiste sur le fait que ce n'est pas un projet facile à mettre en place. Je connais cette région à la frontière irano-turque, elle est traversée par des chaînes montagneuses. Il n'y est pas aisé d'installer des infrastructures. L'avantage de cette ligne de 200 kilomètres est de compléter des passages déjà équipés en réseau ferré et maritime. Ainsi, il donnera à la Chine l'accès à la mer Noire et à la mer Méditerranée. » Les travaux de la ligne Marand-Cheshmeh Soraya s'étaleront jusqu'en 2029. Le coût estimé est de 1,6 milliard de dollars.  Le rôle de la guerre en Ukraine  Depuis 2014 avec le début de l'invasion russe de l'Ukraine, la géopolitique a évolué en pénalisant la Russie. Les sanctions pétrolières décidées il y a trois ans après l'offensive massive de Moscou sur le territoire ukrainien ont bloqué les échanges commerciaux entre la Russie et les pays européens. Par conséquent, privée des routes russes, la Chine a dû s'adapter. Cette nouvelle liaison entre l'Iran et la Turquie apparaît comme un ancrage supplémentaire de la Chine au Moyen-Orient et en Europe. Certains experts comme Nicolas Monceau, spécialiste de l'Iran à l'Institut français de recherches internationales (IFRI), y voient un message envoyé au reste du monde. « L'ouverture de ce tronçon a une forte puissance symbolique. L'Iran et la Turquie s'adressent ainsi au reste du monde. Ils entendent faire partie intégrante du projet des routes ou nouvelles ceintures de la soie, lancé en 2013 par les autorités chinoises. Les lignes ferroviaires commerciales russes étant fermées, la Chine a dû se tourner vers les pays d'Asie centrale et du Moyen-Orient pour assurer ses liaisons vers l'Europe. L'Iran et la Turquie profitent de leur position centrale dans la géographie mondiale. L'Iran et la Turquie ont l'ambition de devenir des plateformes du transport international. Après les marchandises et le commerce, je parie sur une expansion plus marquée du tourisme d'affaires et de loisirs. Cette étape au Moyen-Orient constitue une réelle opportunité entre deux grandes parties du monde », développe Nicolas Monceau. Cette nouvelle liaison entre l'Iran et la Turquie aura d'autant plus de valeur qu'un autre pays, le Pakistan, s'y ajoute. L'annonce est officielle. Le Pakistan s'intéresse aux deux pays via une autre route, plus large et plus centrale : l'ancienne ligne de marchandises ITI (Istanbul-Téhéran-Islamabad). La réouverture de la ligne ITI rouvrira dans 25 jours, soit pour le 1ᵉʳ janvier 2026.

Monde Numérique - Jérôme Colombain

La Chine inonde le monde de robots, ChatGPT devient conseiller shopping, Tesla teste la conduite autonome en France. L'IA bouleverse aussi le travail. Décryptage complet dans L'Hebdo.Envie de participer à l'aventure Frogans ? Investissez avant le 3 décembre !

Grand angle
En Chine, la Cité interdite fête son centième anniversaire en tant que musée et tout le pays s'y presse

Grand angle

Play Episode Listen Later Nov 7, 2025 2:05


durée : 00:02:05 - France Inter sur le terrain - Avec la Grande muraille, c'est le site touristique chinois le plus connu à l'étranger. La Cité interdite fête son centième anniversaire en tant que musée et site touristique et donne accès à des objets inédits. Les Chinois s'y pressent pour découvrir les trésors des anciennes dynasties. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

L'opinion de Nicolas Beytout
Au pays des aveugles, les Chinois sont rois

L'opinion de Nicolas Beytout

Play Episode Listen Later Nov 5, 2025 3:49


Chaque matin dans son édito, Vincent Trémolet de Villers revient sur l'actualité politique du jour. Ce mercredi, il s'intéresse à la puissance chinoise, à l'image de Shein qui s'installe au BHV ou de l'industrie automobile. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

On marche sur la tête
Poupées sexuelles à caractère pédopornographique : «Les Chinois vendent tout et n'importe quoi», déplore Christophe Bordet

On marche sur la tête

Play Episode Listen Later Nov 3, 2025 7:24


Chroniqueurs : -Gauthier Le Bret -Sabrina Medjebeur -Christophe Bordet -Gérard Carreyrou Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pascal Praud et vous
Poupées sexuelles à caractère pédopornographique : «Les Chinois vendent tout et n'importe quoi», déplore Christophe Bordet

Pascal Praud et vous

Play Episode Listen Later Nov 3, 2025 7:24


Chroniqueurs : -Gauthier Le Bret -Sabrina Medjebeur -Christophe Bordet -Gérard Carreyrou Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
Plénum 2025 du Parti communiste chinois: quels enjeux pour l'économie de la Chine?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Oct 20, 2025 3:45


Alors que s'est ouvert à Pékin le quatrième plénum du Parti communiste chinois, le pays fait face à une croissance en berne et à des défis économiques majeurs. Durant quatre jours, les dirigeants du parti doivent poser les bases du prochain plan quinquennal, feuille de route stratégique pour la période 2026-2030. Depuis ce lundi, les quelque 370 membres du Comité central du Parti communiste chinois sont réunis à huis clos à Pékin pour une session décisive. Ce plénum, quatrième depuis le Congrès de 2022, doit définir les grandes orientations économiques du pays. Mais l'ambiance n'est pas à l'euphorie. Les chiffres publiés dans la nuit sont mauvais - une croissance de seulement 4,8% au troisième trimestre, le rythme le plus faible depuis un an. La Chine n'est plus dans la phase d'expansion triomphante qu'elle a connue dans les années 2000. La croissance, autrefois à deux chiffres, devrait plafonner entre 5 et 6% en 2026, selon les projections officielles. Les investissements directs étrangers se sont effondrés de près de 30% en 2024, la crise immobilière continue d'asphyxier les finances locales, et le chômage des jeunes reste élevé. À cela s'ajoute la guerre commerciale relancée par Donald Trump, qui pèse lourdement sur les exportations. Dans ce contexte, Xi Jinping doit prouver que le Parti garde la main et, surtout, qu'il a un plan pour relancer la deuxième économie mondiale. Ce plénum doit poser les fondations du 15ᵉ plan quinquennal chinois, qui couvrira la période 2026-2030. À lire aussiLa guerre commerciale de Donald Trump redessine les exportations chinoises Trois axes pour relancer la machine chinoise Le premier objectif, c'est la relance de la consommation intérieure. Les Chinois épargnent beaucoup et consomment peu. Pour Pékin, il faut désormais stimuler la demande des ménages afin de soutenir une croissance plus équilibrée. Aujourd'hui, les exportations restent le principal moteur de richesse, un modèle risqué dans un contexte international incertain. Deuxième axe : la modernisation industrielle et technologique. Le Parti mise sur les secteurs stratégiques - semi-conducteurs, robotique, biotechnologie et surtout intelligence artificielle. L'idée est claire : devenir autosuffisant et sécuriser les chaînes d'approvisionnement pour faire face aux États-Unis, qui multiplient les restrictions sur les technologies sensibles. Enfin, troisième priorité : la transition écologique. Paradoxalement, Pékin est à la fois premier émetteur mondial de CO₂ et leader mondial du solaire et des batteries électriques. L'économie verte est perçue comme le nouveau moteur industriel chinois, à la fois pour des raisons environnementales et géopolitiques. Des précédents historiques et un modèle à réinventer Les plénums ont toujours joué un rôle crucial dans l'histoire économique de la Chine. Le plus célèbre reste celui de décembre 1978, où Deng Xiaoping lança la politique de la « porte ouverte » : introduction de la propriété privée, ouverture aux investissements étrangers et création des zones économiques spéciales. Ce tournant marqua l'entrée de la Chine dans l'économie mondiale, jusqu'à devenir, en quelques décennies, la deuxième puissance mondiale. Autre moment clé : le plénum du début des années 1990, qui posa les bases de la restructuration des entreprises d'État et prépara l'adhésion à l'Organisation mondiale du commerce, intervenue en 2001. Mais aujourd'hui, le modèle chinois montre ses limites. La planification, qui a fait le succès du pays, se heurte à une conjoncture plus complexe : endettement élevé, consommation en berne, démographie déclinante et rivalité stratégique avec les États-Unis. Le défi de Xi Jinping est immense : relancer la croissance sans creuser la dette, restaurer la confiance des ménages sans relâcher le contrôle du Parti, et maintenir la compétitivité industrielle sans déclencher de nouvelles guerres commerciales. Ces quatre jours de plénum seront donc scrutés de près. Car si, dans le passé, ces réunions étaient souvent synonymes de rupture et de réinvention, celle-ci pourrait bien être celle d'une Chine en mutation, cherchant un nouvel équilibre entre puissance, stabilité et modernité. À lire aussi«Plenum» du Parti communiste en Chine: Pékin se cherche un nouveau cap économique

Afrique Économie
Au Maroc, le retour des touristes chinois, une aubaine économique?

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Sep 24, 2025 2:20


Sur les 150 millions de Chinois à voyager cette année, 140 000 auront visité le Maroc, selon les statistiques du royaume chérifien. C'est quasiment la fréquentation d'avant le Covid. Depuis dix ans, les autorités de Rabat facilitent l'entrée des touristes chinois sur le territoire marocain et elles envisagent de nouvelles dessertes aériennes. Mais les retombées pour les opérateurs locaux du tourisme ne sont pas toujours au rendez-vous. De notre correspondant de retour de Chefchaouen, Une petite médina, nichée dans les montagnes du nord du Maroc. Ici, tout est peint en bleu azur. Bienvenue à Chefchaouen, le décor qui plaît tant aux touristes chinois. Cette petite ville a particulièrement la cote auprès de ces nouveaux touristes qui ont vraiment commencé à venir dans le royaume à partir de 2016, lorsque Rabat les a exemptés de visa. « Le tourisme chinois a été un moment donné une aubaine, je pense pour Chefchaouen, parce qu'il y a eu des arrivées en masse de clients chinois qui consommaient localement aussi bien dans les hôtels, les restaurants ou les cafés », explique Jaber Lahbabi, un opérateur touristique local. Un tourisme peu rentable Les flux ont rapidement augmenté à la veille de la crise du Covid. en 2019, 180 000 Chinois ont visité le royaume. Mais Chefchaouen a commencé à changer. Des restaurants chinois ont fait leur apparition par exemple. « Très vite, ils ont commencé à utiliser leurs réseaux, c'est-à-dire leurs réseaux de transports, leurs réseaux d'agences, leurs réseaux de guides », témoigne Jaber Lahbabi. « Ils ont des besoins bien spécifiques, certes, mais si le touriste vient à Chefchaouen, c'est pour connaître Chefchaouen, pour goûter aux produits du terroir. Si le restaurateur est chinois, si l'hôtelier est chinois, que nous apporte ce tourisme ? », se questionne l'opérateur marocain. Plus de navettes entre Shanghai et Casablanca Cette année marque le retour des touristes chinois dans le royaume. Ils devraient être 140 000 à visiter le pays, d'après l'Office national marocain du tourisme. Pour en attirer davantage, il faut plus de dessertes. À partir d'octobre, un avion reliera directement Shanghai et Casablanca, trois fois par semaine. Shin est venu d'Espagne, où il est étudiant : « Ce voyage, c'est pour célébrer l'obtention de mon diplôme. Chefchaouen est une jolie petite ville. Ici, les maisons sont bleues, j'adore le bleu, j'aime beaucoup cet endroit. » Ce Chinois de 22 ans a choisi de dormir dans une maison d'hôtes marocaine, mais vient de manger dans un restaurant chinois. « C'est vraiment surprenant pour moi, je n'imaginais pas trouver ça ici. Les Chinois, on est vraiment partout ! Le goût, c'est vraiment le même qu'en Chine », s'étonne ce touriste. L'Égypte fait figure de principal concurrent du Maroc sur ce segment. Pour améliorer sa compétitivité, le royaume vise le label « China Ready », un sésame officiel qui certifie les destinations répondant aux exigences et besoins spécifiques de cette clientèle. À lire aussiLa Tunisie et le Maroc connaissent une année touristique 2025 en demi-teinte

Les matins
Les Chinois n'utilisent quasiment plus d'argent liquide dans leur vie quotidienne

Les matins

Play Episode Listen Later Sep 20, 2025 4:30


durée : 00:04:30 - Le Reportage de la rédaction - La Chine est en train de se débarrasser littéralement de ses pièces et billets, c'est l'un des rares pays au monde qui n'utilise presque plus d'argent liquide au quotidien. La deuxième économie mondiale est passée au tout numérique. Les paiements se font via le téléphone grâce à des applications.

Le Reportage de la rédaction
Les Chinois n'utilisent quasiment plus d'argent liquide dans leur vie quotidienne

Le Reportage de la rédaction

Play Episode Listen Later Sep 20, 2025 4:30


durée : 00:04:30 - Le Reportage de la rédaction - La Chine est en train de se débarrasser littéralement de ses pièces et billets, c'est l'un des rares pays au monde qui n'utilise presque plus d'argent liquide au quotidien. La deuxième économie mondiale est passée au tout numérique. Les paiements se font via le téléphone grâce à des applications.

Les matins
Les Chinois n'utilisent quasiment plus d'argent liquide dans leur vie quotidienne

Les matins

Play Episode Listen Later Sep 16, 2025 4:29


durée : 00:04:29 - Le Reportage de la rédaction - La Chine est en train de se débarrasser littéralement de ses pièces et billets, c'est l'un des rares pays au monde qui n'utilise presque plus d'argent liquide au quotidien. La deuxième économie mondiale est passée au tout numérique. Les paiements se font via le téléphone grâce à des applications.

Le Reportage de la rédaction
Les Chinois n'utilisent quasiment plus d'argent liquide dans leur vie quotidienne

Le Reportage de la rédaction

Play Episode Listen Later Sep 16, 2025 4:29


durée : 00:04:29 - Le Reportage de la rédaction - La Chine est en train de se débarrasser littéralement de ses pièces et billets, c'est l'un des rares pays au monde qui n'utilise presque plus d'argent liquide au quotidien. La deuxième économie mondiale est passée au tout numérique. Les paiements se font via le téléphone grâce à des applications.

Théâtre
"Pêcheur d'Islande" de Pierre Loti 5/10 : Sylvestre

Théâtre

Play Episode Listen Later Sep 5, 2025 19:56


durée : 00:19:56 - La Série fiction - Les Chinois commençaient à reculer....Sylvestre, lui continuait d'avancer !

Choses à Savoir TECH
Apple utilise des modèles chinois pour ses IAs ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later Jul 14, 2025 2:40


Pendant que les projecteurs sont braqués sur Apple Intelligence, la nouvelle ambition IA de Cupertino mêlant traitement local et cloud, la firme à la pomme avance sur un autre front, plus discret mais tout aussi stratégique : celui de la recherche ouverte et du rapprochement avec l'écosystème chinois.Dernière annonce en date, la publication sur la plateforme Hugging Face d'un modèle de langage baptisé DiffuCode-7B-cpGRPO, un outil conçu pour… programmer. Mais attention, ici, Apple sort des sentiers battus. Contrairement à la majorité des modèles génératifs classiques qui écrivent du code ligne par ligne, ce modèle mise sur la diffusion, une technique inspirée des générateurs d'images comme Stable Diffusion. Concrètement, le modèle part d'un squelette de code flou ou bruité, qu'il affine en plusieurs étapes, en tenant compte de l'ensemble du projet. Résultat : une génération potentiellement plus rapide et surtout plus cohérente sur des blocs entiers.Mais le plus intéressant, ce n'est pas la méthode. C'est l'origine. Car Apple ne part pas de zéro. Le modèle repose sur Qwen2.5-7B, un modèle open-source développé par le géant chinois Alibaba. Les ingénieurs d'Apple ont d'abord repris une version adaptée à la programmation, avant d'y greffer leur propre décodeur basé sur la diffusion et de le réentraîner à leur sauce. Une démarche bien loin de l'image d'Apple tout-puissant construisant chaque brique en interne. Ce choix d'Alibaba n'est pas anodin. Pour déployer Apple Intelligence en Chine, la firme américaine doit se plier aux réglementations locales, qui imposent l'utilisation de modèles approuvés par Pékin. Résultat : un partenariat stratégique avec Alibaba, qui adapte ses modèles pour tourner efficacement sur les puces Apple Silicon via le framework MLX.Et ce n'est pas tout : Apple a aussi regardé du côté de DeepSeek, une startup chinoise en pleine ascension. Si aucun accord n'a été signé, Tim Cook a salué la qualité de leurs modèles, preuve d'une veille technologique active et d'une reconnaissance de la montée en puissance de la Chine dans le domaine de l'IA. Apple, longtemps réputée pour son écosystème fermé, change de méthode. En s'appuyant sur des fondations open-source venues d'ailleurs, la firme montre qu'à l'heure de l'IA, même les géants ne peuvent plus avancer seuls. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

C dans l'air
Trump et la Chine: l'inquiétante escalade - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Apr 8, 2025 63:56


C dans l'air du 8 avril 2025 - Trump et la Chine: l'inquiétante escaladeÀ moins de vingt-quatre heures de l'entrée en vigueur des taxes Trump sur les produits du monde entier, le bras de fer se durcit entre Pékin et Washington. La Chine a promis ce mardi de combattre les droits de douane américains "jusqu'au bout" malgré la menace de Donald Trump de nouvelles surtaxes. Hier, le président américain a menacé de porter à 104 % les droits de douane sur les produits chinois, en lieu des 54 % annoncés la semaine dernière (34 % qui s'additionnaient aux 20 % ajoutés depuis son retour à la Maison-Blanche) si Pékin ne renonçait pas immédiatement à ses représailles. La Chine a décidé vendredi dernier de taxer à son tour à hauteur de 34 %, dès le 10 avril, tous les produits importés des États-Unis.Depuis les places boursières mondiales plongent, les partenaires commerciaux s'inquiètent mais le président américain refuse de faire machine arrière et continue de reprocher à la Chine de ne "pas avoir pris en compte (son) avertissement […] de ne pas répliquer". S'il met à exécution sa dernière menace, cela fera doubler le prix des produits chinois à l'entrée sur le sol américain. "La Chine n'acceptera jamais cela", a déclaré un porte-parole du ministère du Commerce chinois. "Personne ne sort gagnant d'une guerre commerciale ou douanière et le protectionnisme ne mène à rien. Les Chinois ne créent pas de problèmes mais n'en ont pas peur. La pression, les menaces et le chantage ne sont pas la bonne façon de traiter avec la Chine", a indiqué également le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, ajoutant : "Si les États-Unis ignorent les intérêts des deux pays et de la communauté internationale et persistent à lancer une guerre des droits de douane ou une guerre commerciale, la Chine les combattra jusqu'au bout".Alors jusqu'où ira le bras de fer entre les deux superpuissances ? Si Donald Trump a décidé de relancer sa guerre économique en opérant un virage protectionniste radical, il délaisse en revanche le rôle, longtemps dévolu à son pays, de gendarme du monde. Et la Chine entend bien en profiter. Pékin essaie en effet de faire de cette situation une opportunité historique en nouant des partenariats avec les alliés de l'Amérique, et continue parallèlement de mettre une pression maximale sur Taïwan. Des exercices miliaires très impressionnants ont eu lieu autour de l'ile la semaine dernière. L'armée chinoise a mené des manœuvres mimant le blocage des voies d'approvisionnements maritimes et aériennes de "l'île rebelle", afin de faire monter la pression sur Taipei. Elle a même diffusé mardi dernier une vidéo montrant ses bâtiments de guerre et ses avions de chasse encerclant Taïwan, avec le titre "Ça se rapproche". Un message envoyé aussi à Washington. Car le frein que constituait l'annonce américaine de protéger Taiwan commence à s'affaiblir. Donald Trump, qui ne veut plus jouer au protecteur, pourrait-il laisser les mains libres à Xi Jinping ? Le dirigeant chinois n'a de son côté jamais caché son ambition d'unir à la Chine cette île considérée comme la 23ème province du pays.En Europe, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé ce mardi, à "éviter l'escalade", après les droits de douane imposés par les États-Unis, lors d'un entretien téléphonique avec le Premier ministre chinois Li Qiang. L'UE tente de négocier avec les États-Unis mais elle a vu pour l'heure sa proposition d'abolir les droits de douane sur les produits industriels, dont les voitures, retoquée par l'administration Trump. "Ce n'est pas suffisant" a affirmé le président américain, assurant que le déficit commercial accusé par les États-Unis avec l'UE allait «disparaître rapidement» grâce à une augmentation des achats d'énergie américaine par les pays européens. Le ministre de l'Industrie et de l'Énergie de France reçoit cet après-midi à Bercy les industriels français pour élaborer une position française commune dans la riposte européenne. Celle-ci est attendue en début de semaine prochaine.Quelle forme prendra la réponse européenne ? Jusqu'où ira l'escalade des taxes ? Quelles conséquences pour les entreprises françaises ? Droits de douane, immigration… jusqu'où pourra aller Trump ? Les experts :- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24 - Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale Université Catholique de Lille - Agatha KRATZ - Directrice associée de Rhodium Group - Olivier BABEAU - Essayiste - Président de l'Institut Sapiens

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi le nord se trouve-t-il en haut sur les cartes ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Apr 2, 2025 2:25


Lorsque nous imaginons une carte du monde, nous avons en tête une représentation bien précise : l'Amérique du Nord et l'Europe en haut, l'Amérique du Sud et l'Océanie en bas. Pourtant, cette orientation n'est pas une évidence universelle, mais le résultat de choix historiques, culturels et technologiques.Une question de convention historiqueAvant l'ère moderne, les cartes n'avaient pas d'orientation fixe. Dans l'Antiquité, les Égyptiens plaçaient souvent le sud en haut, car le Nil coulait du sud vers le nord. Les Chinois, eux, privilégiaient le sud en haut, car c'était symboliquement associé au pouvoir et à la divinité. Au Moyen Âge, les cartes européennes chrétiennes, appelées mappemondes T-O, plaçaient Jérusalem au centre et l'orient (l'est) en haut, d'où l'expression "s'orienter".Ce n'est qu'au XVIe siècle que le nord s'est imposé comme direction standard sur les cartes occidentales. Cette évolution est en grande partie due aux progrès de la cartographie et de la navigation. L'invention du compas magnétique, qui pointe naturellement vers le nord, a influencé la manière dont les marins représentaient le monde. De plus, les explorateurs européens de la Renaissance utilisaient des cartes basées sur la projection de Mercator (1569), qui positionnait le nord en haut pour faciliter la navigation maritime.Un choix influencé par l'eurocentrismeL'adoption définitive du nord en haut est aussi liée à l'hégémonie des puissances européennes. À mesure que les cartes devenaient des outils de domination et d'exploration, elles reflétaient la vision du monde des nations qui les produisaient. L'Europe, située dans l'hémisphère nord, occupait alors une place privilégiée en haut des cartes, renforçant une perception du monde où le nord semblait "supérieur" et le sud "inférieur".Une orientation arbitraireEn réalité, il n'y a aucune raison scientifique pour que le nord soit en haut. D'autres représentations existent : certaines cartes modernes placent le sud en haut pour remettre en question notre vision du monde. En Australie, il est même courant de voir des cartes où leur continent est en haut !Finalement, l'orientation des cartes est un choix culturel et historique. Elle pourrait être différente, mais nous sommes simplement habitués à voir le nord en haut… parce que ce sont les Européens qui ont imposé cette convention au fil des siècles. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité Afrique
Gabon: «Un général qui a fait un coup [d'État] n'a peur de personne», dit le président Oligui Nguema

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Mar 25, 2025 14:01


Dans une interview réalisée ce 25 avril à Libreville par RFI et France 24, le général Oligui Nguema, qui a renversé Ali Bongo le 30 août 2023 et qui est candidat à la présidentielle du 12 avril, affirme qu'il ne veut pas être porté par un parti ou un clan, mais par le peuple gabonais. Interrogé sur l'exclusion de plusieurs figures de l'opposition à cette élection, il répond que c'est la loi et qu'un général qui a fait le « coup de libération » du 30 août 2023 ne peut pas avoir peur d'un Ondo Ossa, d'un Maganga Moussavou ou d'un Jean-Rémy Yama. Suite au renversement d'Ali Bongo, il affirme que le procès de sa femme Sylvia et de son fils Noureddin aura lieu et sera équitable, au terme des deux ans d'enquête maximum que prévoit le Code pénal gabonais. Il ajoute que la justice a la preuve que Sylvia signait des documents officiels à la place d'Ali, car les enquêtes détiennent notamment un cachet. France 24 : Il y a 19 mois, à la tête de la garde présidentielle, vous avez renversé Ali Bongo. Vous avez promis aux Gabonais une nouvelle ère. Vous avez promis de remettre le pouvoir aux civils. Or, vous êtes candidat pour la prochaine élection présidentielle qui est prévue le 12 avril. Pourquoi ce revirement ? Qu'est-ce qui vous a poussé à prendre cette décision ? Brice Oligui Nguema : Ali Bongo Ondimba a été renversé effectivement le 30 août 2023. Et je l'ai dit dans mon discours à la nation lorsque j'ai prêté serment : nous allons organiser des élections libres, transparentes et apaisées en vue de rendre le pouvoir aux civils. Je ne suis pas resté figé dans mes bottes de militaire. Et vous parlez français aussi bien que moi. Cette phrase est différente que de dire : Je ne serai pas candidat. Ce sont deux phrases différentes. J'ai laissé l'ouverture au peuple. Le jour où le peuple a besoin de moi et qu'il m'appelle, je répondrai, comme ce fut le cas aujourd'hui, en respectant les règles de droit. J'ai renoncé à mon statut de militaire. Je concours en tant que civil. Et pour preuve, vous ne m'avez pas appelé général. Vous avez dit Brice Clotaire Oligui Nguema C'est dire que le titre de général a disparu. Je suis un civil, tout comme les autres.RFI : Alors, sur votre premier bilan, Monsieur le Président, puisque voilà 19 mois que vous êtes au pouvoir, il y a des avis partagés. C'est vrai, il y a des choses qui vont mieux : les frais de scolarité sont pris en charge, les pensions de retraite sont à nouveau versées. Mais 40 % des jeunes sont au chômage, la dette atteint 70 % du PIB, les coupures d'électricité se multiplient, notamment ici à Libreville. Est-ce que ces difficultés de la vie quotidienne ne risquent pas de ternir ce bilan ? Les difficultés de la vie quotidienne, nous les avons héritées du système déchu et aujourd'hui, nous faisons des efforts. Le chômage, comme vous l'avez dit, a baissé de 12 % parce que nous avons mis le pays en chantier. Effectivement, la dette, elle est là, elle existe. Ce n'est pas moi qui ai créé cette dette, je l'ai héritée, c'est le passif. Et en tant que chef, il faut assumer le passif des autres. C'est aussi ça la responsabilité d'un chef d'État. Oui, elle est là, mais nous arrivons à nous en sortir. Pour preuve, j'ai payé l'AFD, j'ai payé l'échéance de la Banque mondiale, le FMI, je ne dois pas. J'ai payé la Bad, j'ai payé la Bird, j'ai payé l'Afreximbank. Je vais aux élections et  j'ai réglé mes échéances. C'est vrai que la dette est là et que la notation du Gabon a baissé. Mais c'est aussi en partie à cause de vos entreprises qui me payent en retard. Comment voulez-vous que je sois à l'heure dans mes échéances quand mes dividendes et mes impôts, mes revenus sont payés en retard ? Donc cette dégradation de la note, on doit tous se la partager et l'assumer.France 24 : Depuis le 30 août 2023, vous l'avez dit, vous avez refusé le terme de coup d'État, vous dites « coup de libération ». Vous avez aussi opté pour une transition courte. Ça devait être deux ans, ça va même être moins. Les élections vont avoir lieu en avril. C'est quand même très différent de ce qui se passe au Sahel. Je vois que vous souriez. Vous ne souhaitez pas qu'on vous compare aux putschistes du Sahel ? Putschistes, je dis que le mot est un peu trop fort. Ce n'est pas un terme que je vais employer pour mes collègues militaires. Ce n'est pas la peine à chaque fois de jeter la pierre sur les autres. Je vous le dis, ce sont mes frères d'armes. Nous ne sommes pas dans la rupture avec les grandes puissances. Pour preuve, les Français au Gabon, les autres, personne n'a été inquiété.RFI : Alors justement, dans les trois pays de l'Alliance des États du Sahel qui ont connu, eux aussi, un putsch, les militaires français ont été expulsés et la France est maintenant accusée de tous les maux et notamment de néocolonialisme. Est-ce que vous n'êtes pas tenté, vous aussi, Monsieur le Président, de suivre ce chemin qui pourrait plaire peut-être à une partie de votre opinion ? Je vous l'ai dit, je suis inclusif, je ne suis aucun chemin et aucun pays au monde ne s'est construit sans alliés, sans pays amis. Je travaille avec tout le monde. Je suivrai le chemin que me guide mon peuple. Je n'ai pas un chemin de rupture avec tout le monde. Non.RFI : Et avec la France ? Avec la France, nous entretenons de bonnes relations. Vous le savez. Vous l'avez vu. Des relations d'État à État. J'ai été invité en France à quatre reprises. Une visite officielle avec le président Macron, un tête-à-tête à l'Élysée, ce sont des relations entre hommes d'État. Et j'ai été invité aux Jeux olympiques. J'ai été invité au Sommet de la Francophonie. J'ai été invité à l'ouverture de Notre-Dame de Paris. Nous avons de très bonnes relations. Et la France est notre partenaire historique.France 24 : Mais en dehors des trois États du Sahel dont on a déjà parlé, si on mentionne le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Tchad, partout, les militaires français quittent l'Afrique, sauf ici au Gabon. Pourquoi cette exception gabonaise ? Et est-ce que vous pensez aussi qu'il faut que les militaires français partent à terme ? C'est vous qui le pensez.France 24 : Je vous pose la question. Les Français sont bienvenus ici. Les Russes, peut-être demain, s'ils veulent venir, seront peut-être aussi les bienvenus. Je vous l'ai dit, je suis inclusif, je ne chasse personne. Les Chinois sont bienvenus ici. Ils font des affaires ici. Toutes les communautés sont les bienvenues ici. Donc je ne fais pas de distinction. Pour ce qui est de la base française, nous avons mis en place une commission mixte entre la France et le Gabon pour essayer de trouver de meilleurs accords. Et on est parvenu à ce que le camp de Gaulle ne soit plus appelé camp de Gaulle. Nous allons trouver un nom gabonais pour rebaptiser le camp de Gaulle.France 24 : Vous avez une idée ? Peut-être un général. Pourquoi pas Boulingui [le général Nazaire Boulingui, 1918 -1984] ? Ils sont plusieurs. Et nous sommes tombés d'accord sur la réduction des effectifs. Nous allons quitter les 300 effectifs fantassins pour 150 effectifs instructeurs partagés entre la moitié de Français et l'autre moitié de Gabonais. Le camp ne sera plus un poste opérationnel avancé, mais un pôle de formation sous-régional. À l'intérieur, il y aura deux écoles, l'école d'administration et l'école de protection de l'environnement. Je pense que c'est le meilleur équilibre. Il n'y aura plus de blindés, de chars français ici à Libreville, mais il y aura des instructeurs. C'est le meilleur équilibre que nous avons trouvé ensemble. Nous ne sommes pas dans la rupture. Aucun pays au monde ne s'est développé seul.France 24 : Alors, vous avez parlé d'Ali Bongo. Aujourd'hui, il n'est ni poursuivi ni maltraité, visiblement. Son épouse Sylvia, son fils Noureddin, par contre, sont en prison depuis 18 mois, poursuivis pour des malversations financières. Un de leurs avocats affirme qu'ils sont détenus illégalement, et même torturés, il y a une plainte qui a été déposée en France. Un juge enquête sur ces faits parce que, je le rappelle, ils ont aussi la nationalité française. Votre réaction ? Au Gabon, nous sommes un pays respectueux des droits de l'Homme. Si on a réussi à faire un coup d'État sans effusion de sang, ce n'est pas deux individus qui seront torturés dans ce pays. J'en doute fort. La preuve, c'est que vous avez vos responsables à l'ambassade qui leur rendent visite en prison. Posez-leur la question. Il n'y a aucune marque de torture sur leurs corps. Et laissez la justice faire son travail, c'est tout. Il y a le temps de la justice.France 24 : Monsieur le Président, le problème, c'est que le temps s'étire. Ça fait 18 mois qu'ils sont en prison. Alors, est-ce qu'il va y avoir un procès ? Quand y aura-t-il un procès ? Ou est-ce que vous songez, éventuellement, après l'élection, peut-être à les libérer ? Je ne songe à rien faire. Il y a une justice qui fera son travail. Le procès aura lieu et il sera équitable je pense. Selon le code gabonais, pour des crimes, on peut aller jusqu'à deux ans d'enquête et les enquêtes se poursuivent.France 24 : On y est presque donc. Vous le dites.RFI : Dans une interview à Jeune Afrique, Ali Bongo a déclaré il y a quelques semaines : « Tout ce dont on accuse mon épouse, les détournements, les nominations à ma place… Tout cela est faux ! »Vous savez, c'est toujours facile pour un voleur de dire : « Je suis innocent ». Il y a des preuves dans le dossier chez le juge d'instruction. Laissez la justice faire son travail.RFI : Est-ce que vous avez des éléments concrets qui prouvent que madame Bongo signait des documents officiels à la place de son mari ? Je l'ai dit. Les juges ont des preuves. Qu'est-ce que vous n'arrivez pas à comprendre ?RFI : Et vous avez des preuves de ce que... Posez la question àAli Bongo Ondimba. Et je le sais pour l'avoir vu. Après son AVC, je m'excuse, son bras, il était paralysé. Et je l'ai vu. Il ne signait aucun document.RFI : Mais cela ne prouve pas que son épouse signait à sa place, Monsieur le Président. Je vous ai dit que la justice a des preuves. Après chaque Conseil des ministres, les parapheurs étaient transférés à son domicile. Donc vous comprenez qui signait à son domicile.France 24 : Son épouse ?C'est vous qui le dites.France 24 : C'est vous qui le suggérez. Non, non, c'est la justice. Et qui le sait ? Parce qu'il y a des preuves, qu'ils ont. C'est un cachet. Et merci.France 24 : Alors beaucoup de caciques de l'ancien régime, on vient de parler des deux personnes poursuivies, peu sont poursuivies d'ailleurs, mais beaucoup se sont ralliés à votre candidature. L'ancien parti au pouvoir, symbole de l'ère Bongo, le PDG, va aussi se rallier à vous. Alors qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent que finalement vous ne faites que perpétuer le système qui était en place ? Qu'en somme, vous faites du Bongo sans Bongo ? Je vais aux élections, j'ai mis une plateforme en place, Les Bâtisseurs, tout comme le président Macron l'avait fait, avec La République en Marche. Je n'ai pas de parti politique, je n'ai pas d'association parce que je ne veux pas être tenu par un parti politique ou par une quelconque association. Je veux être élu par le peuple gabonais. Je veux être porté par le peuple gabonais, pas par un groupe ou un clan.RFI : Alors pour cette présidentielle, il y a huit candidats. Mais les règles sont tellement restrictives qu'en dehors de l'ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, aucun poids lourd ne peut se présenter contre vous. Du coup, on se demande si vous n'avez pas sciemment exclu le professeur Albert Ondo Ossa, qui est le vrai vainqueur d'août 2023, Pierre Claver Maganga Moussavou et le syndicaliste Jean-Rémy Yama, parce qu'ils pouvaient peut-être vous battre, ou au moins vous forcer à un deuxième tour ? Alors, au-delà de 70 ans, on ne peut plus être candidat. C'est le choix des Gabonais. Ce n'est pas mon choix. Je n'exclus personne. Avez-vous vu un général qui a peur de quelqu'un ? Quelqu'un qui fait un coup de libération et qui va avoir peur d'un Ondo Ossa, d'un Maganga Moussavou ou de quelqu'un d'autre ? C'est de la manipulation politique. Qu'on respecte pour une fois ce que les Gabonais veulent et ce que la Constitution a demandé ou exigé. Pour le cas de celui que vous avez aussi évoqué, Jean-Rémy Yama, l'inclusivité ne veut pas dire le non-respect des procédures. Ce pays doit changer et il va changer. En France, on ne respecte pas les lois ? Dites-moi.France 24 : On essaye. Les candidats ne respectent pas les lois ? Aux élections présidentielles, ils ne fournissent pas des dossiers ? Et pourquoi voulez-vous que ce soit en Afrique qu'on doive tout le temps accepter ces erreurs que nous voulons changer ?

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Au programme cette semaine : une nouvelle intelligence artificielle chinoise, Apple à la peine avec Siri 2.0, cyberattaques contre la France, carte vitale dématérialisée, un ordinateur organique, le festival SXSW, Hugging Face, la tech au service de l'agriculture ! Découvrez Frogans, l'innovation française qui veut réinventer le Web [Partenariat]——————L'ACTU DE LA SEMAINE- Manus, l'IA révolutionnaire chinoise, capable de gérer des tâches complexes.- Apple fait face à des retards concernant Siri 2.0, maintenant prévue pour 2026.- Cyberattaque contre X, Elon Musk accuse l'Ukraine. A tort ? - La France enregistre une augmentation des cyberattaques, avec près de 4 386 incidents signalés en 2024.- La carte vitale dématérialisée arrive sur les smartphones.LE DEBRIEF TRANSATLANTIQUEAvec Bruno Guglielminetti, on évoque la stratégie de Google qui propose de capter toutes nos données personnelles pour rendre son IA Gemini plus performante, mais cela suscite des préoccupations quant à la vie privée des utilisateurs. L'INNOVATION DE LA SEMAINEDécouvrez CL1, l'ordinateur organique innovant qui utilise des neurones humains et animaux. Une approche fascinante de l'intelligence artificielle organique, mêlant biologie et technologie.LES INTERVIEWS DE LA SEMAINEJulien Villeret, EDF [PARTENARIAT] : Retour sur le festival South by Southwest avec les 10 technologies de rupture du MIT.Clément Delangue, CEO de Hugging Face : La startup franco-américaine propose plus d'1.3 million de modèles IA en open source.Patrice Duboé, Capgemini [PARTENARIAT] : Des images satellites pour l'irrigation aux colliers connectés pour surveiller le bétail, comment la tech révolutionne l'agriculture.-----------

Lenglet-Co
FRANÇOIS LENGLET - Comment les Chinois ressentent-ils la tornade Trump ?

Lenglet-Co

Play Episode Listen Later Mar 6, 2025 2:53


Ecoutez L'angle éco de François Lenglet du 06 mars 2025.

Belle Trace
Jean-philippe Gatien: "Pour battre les chinois, dés 12 ans mon entraineur m'a proposé un système de jeu basé sur la rapidité, l'explosivité pour raccourcir les échanges.

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Play Episode Listen Later Mar 1, 2025 70:01


Le zoom de la rédaction
Cinq ans après, les Chinois de Wuhan toujours profondément marqués par l'épidémie de Covid-19

Le zoom de la rédaction

Play Episode Listen Later Jan 9, 2025 4:46


durée : 00:04:46 - Le Zoom de France Inter - Pas question de commémorations : la Chine ne marquera pas le cinquième anniversaire du Covid. Pourtant le pays, et notamment la ville de Wuhan (13 millions de confinés, de nombreuses victimes), n'a pas tourné la page. Des habitants osent désormais prendre la parole malgré les risques.

RTL Matin
RÉSEAUX SOCIAUX - Les chinois découvrent la Somme grâce à une influenceuse

RTL Matin

Play Episode Listen Later Dec 30, 2024 1:40


Ecoutez RTL Matin avec Stéphane Carpentier du 30 décembre 2024.

Choses à Savoir
Pourquoi les Chinois boivent-ils de l'eau chaude ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Nov 11, 2024 2:08


En Chine, boire de l'eau chaude est une tradition culturelle profondément enracinée, associée à des bienfaits pour la santé, et qui trouve ses origines dans la médecine traditionnelle chinoise ainsi que dans des pratiques sociales et pratiques anciennes. Origines dans la médecine traditionnelle chinoiseLa médecine traditionnelle chinoise (MTC) place un fort accent sur l'équilibre du corps, notamment par les principes du yin et du yang et des « cinq éléments ». Dans cette philosophie, la consommation d'eau chaude est considérée comme bénéfique pour maintenir l'équilibre interne. L'eau chaude est réputée aider le corps à conserver son « qi » (l'énergie vitale) et à éviter les déséquilibres causés par le froid ou l'humidité. Selon la MTC, boire de l'eau froide peut « refroidir » l'estomac et l'intestin, affaiblissant le métabolisme et ralentissant la digestion, tandis que l'eau chaude favorise le bon fonctionnement des organes digestifs en relaxant et en stimulant le flux sanguin. Bienfaits pour la digestion et la circulationAu-delà des concepts de la médecine chinoise, de nombreux Chinois estiment que boire de l'eau chaude aide la digestion et la circulation. L'eau chaude, bue après les repas, est perçue comme un moyen de faciliter la digestion des aliments gras et de soutenir les fonctions digestives. Certaines études scientifiques modernes appuient cette idée, indiquant que l'eau chaude pourrait aider à apaiser les muscles du système digestif et à améliorer la circulation sanguine, ce qui soutient le métabolisme. Prévention des maladies et de la fatigueEn Chine, on croit aussi que boire de l'eau chaude protège le corps contre les maladies. Historiquement, avant que les systèmes modernes de purification de l'eau ne soient disponibles, faire bouillir l'eau était une méthode efficace pour tuer les germes et éviter les infections. Cela a sans doute contribué à renforcer l'habitude de boire de l'eau chaude, perçue comme plus « saine » et sans risque. De plus, boire de l'eau chaude est recommandé pour prévenir des symptômes courants, comme les rhumes ou la fatigue, en maintenant le corps « au chaud » et résistant aux infections. Habitude et influence socialeL'habitude de boire de l'eau chaude est si ancrée que les Chinois peuvent avoir du mal à comprendre pourquoi d'autres cultures préfèrent l'eau froide. Cette habitude est encore encouragée par les familles, les écoles et même les lieux de travail, où des distributeurs d'eau chaude sont communs. Cela fait partie intégrante du mode de vie chinois, ce qui perpétue cette pratique au-delà des générations. En somme, boire de l'eau chaude en Chine n'est pas seulement une question de goût, mais un mélange de pratiques culturelles, de croyances en la santé et de prévention, qui a été transmis de génération en génération et qui reste populaire dans la société contemporaine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Learn French with daily podcasts
Ce que les Chinois veulent (What Chinese people want)

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Play Episode Listen Later Oct 22, 2024 3:47


En Chine, les gens suivent l'élection américaine avec un vif intérêt et une certaine anxiété. Ils craignent ce qui pourrait se passer ensuite, tant au niveau national qu'international, quel que soit le vainqueur de la Maison-Blanche.Traduction: In China, people are following the US election with keen interest and some anxiety. They fear what could happen next at home and abroad, whoever wins the White House. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les matins
Préjugé ! "Les Chinois sont fourbes et ils mangent du chien"

Les matins

Play Episode Listen Later Aug 12, 2024 3:27


durée : 00:03:27 - Histoire des préjugés - par : Jeanne Guérout, Xavier Mauduit - Entre fascination et méfiance, voire méconnaissance, les Chinois n'échappent pas aux stéréotypes accolés aux peuples, aux nations et aux groupes humains en général…