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Ceci est un épisode Solo et donc une lecture de ma newsletter à laquelle vous pouvez vous abonner juste ici - Je vous invite également à participer à ma cagnotte sur Tipeee, c'est juste là.j'ai beaucoup approché ce sujet sans jamais en parler directement alors dans cet épisode, je parle de l'épuisement systémique, pas de fatigue passagère. J'interroge l'incertitude comme carburant silencieux de notre surcharge cognitive, l'accélération décrite par Hartmut Rosa, la pression financière documentée par Antoine Foucher, le capitalisme de la jouissance analysé par Michel Clouscard, la machine à attention qui se nourrit de notre peur, et l'isolement silencieux de nos grandes villes. J'ai questionné aussi le grand mensonge de la productivité, et ce que Viktor Frankl, Pablo Servigne, Byung Chul Han et Olivier Hamant ont chacun à nous dire sur comment traverser ça sans se noyer. Et je finis par trois directions concrètes, pas des solutions miracles, juste des pas de côté qui permettent de ne pas s'épuiser à nager à contre-courant.Citations marquantes"Notre réponse à l'épuisement est presque toujours la même : on essaie de trouver une méthode pour optimiser. Et c'est là que ça devient pathétique, parce que même ceux qui veulent ralentir adorent une méthode pour le faire rapidement.""L'amygdale ne fait pas vraiment la différence entre 'un lion va me dévorer' et 'je ne sais pas ce qui va se passer dans six mois avec mon boulot, mon loyer, la géopolitique, l'IA ou le prix de l'énergie.' Les deux produisent de l'épuisement.""On n'a jamais été aussi optimisé et pourtant on n'a jamais eu aussi peu de temps.""L'ennui est biologiquement plus proche de l'énergie que de la léthargie. Le vide n'est pas un problème à remplir, c'est une condition nécessaire à la pensée profonde.""L'épuisement que vous ressentez n'est pas une faiblesse. C'est une réponse rationnelle à un système qui n'est pas conçu pour l'humain."Idées centrales 1. L'épuisement est systémique, pas personnel Ce n'est pas parce que vous êtes mal organisé ou pas assez zen. Nous sommes collectivement victimes d'un système qui n'est pas conçu pour l'humain, avec des ressources inégales pour y faire face. L'individualiser, c'est exactement ce que le système veut qu'on fasse. [~03:00]2. Notre cerveau est une machine à prédire coincée dans un monde imprévisible Pendant des millions d'années, l'anticipation était une question de survie. Aujourd'hui, cette même mécanique tourne en surchauffe permanente face à des menaces diffuses et globales qu'elle ne peut ni identifier clairement ni neutraliser. C'est là que commence l'épuisement, bien avant le surmenage. [~06:30]3. Trois accélérations simultanées qui se renforcent Hartmut Rosa distingue l'accélération technique, l'accélération du changement social et l'accélération du rythme de vie lui-même. Nous vivons les trois en même temps, sans jamais avoir le temps de nous adapter à l'une avant que la suivante arrive. [~12:00]4. La productivité vendue comme remède est souvent une cause supplémentaire L'ennui n'est pas de la paresse, c'est une émotion fonctionnelle qui prépare biologiquement le corps à l'action et ouvre la porte à la créativité. Remplir chaque vide par une stimulation externe, c'est se priver de la condition nécessaire à la pensée profonde. [~22:00]5. Le contrat du travail est rompu, et on fait semblant de ne pas le voir Pendant les Trente Glorieuses, on doublait son niveau de vie en 15 ans. Aujourd'hui, il faut 84 ans, soit deux vies de travail. Ce n'est pas une opinion, c'est documenté. Et continuer à courir plus vite dans ce contexte s'appelle de l'épuisement par définition. [~17:00]6. Nager en perpendiculaire plutôt qu'à contre-courant Résister frontalement épuise. Comme dans une baïne, la bonne réponse n'est pas de nager vers la plage mais à la perpendiculaire. Silence, soutien, sens : trois mouvements latéraux qui permettent de sortir sans s'y laisser noyer. [~28:00]Questions structurantes de l'épisodePourquoi notre réponse instinctive à l'épuisement est-elle toujours de chercher une méthode pour l'optimiser ?En quoi l'incertitude du monde contemporain active-t-elle les mêmes mécanismes que la menace physique dans notre cerveau ?Qu'est-ce que Hartmut Rosa entend exactement par "immobilisme frénétique" et en quoi ça décrit notre condition ?Comment le passage de la "société disciplinaire" de Foucault à la "société de la performance" a-t-il transformé la domination en auto-exploitation ?Pourquoi les médias et les algorithmes ont-ils intérêt à nous maintenir dans la peur plutôt que dans la réalité des chiffres ?Ce que nous avons sacrifié à vivre en grande ville mérite-t-il vraiment qu'on ne le questionne pas ?L'ennui est-il vraiment une ressource productive que l'on a collectivement décidé de détruire ?Comment Viktor Frankl trouvait-il du sens dans les camps de concentration, et qu'est-ce que ça nous dit sur notre propre rapport à l'adversité ?En quoi la "résonance" de Rosa est-elle incompatible avec le contrôle et la performance ?Qu'est-ce que vous faites parce que vous en avez envie, et qu'est-ce que vous faites parce que vous avez peur de ne pas le faire ?Références citéesPersonnesPablo Servigne (chercheur sur l'effondrement, invité de Vlan!) : "La vie danse toujours au bord du chaos. L'inverse du chaos, c'est la mort." [~05:00]Donna Brothers (psychanalyste américaine) : concept d'"anxiété cartésienne", l'idéal de certitude hérité de Descartes comme source de souffrance [~08:00]Hartmut Rosa (sociologue et philosophe allemand) : trois formes d'accélération, "immobilisme frénétique", concept de résonance [~11:00 / ~31:00]Byung Chul Han (philosophe coréen) : "société de la fatigue", dépression et burn-out comme symptômes civilisationnels [~15:00]Antoine Foucher (ancien directeur général adjoint du MEDEF, invité de Vlan!) : livre "Sortir du travail qui ne paye plus", distinction des trois périodes de progression salariale [~16:00]Michel Clouscard (sociologue français) : mutation du capitalisme de la répression vers le capitalisme de la jouissance [~19:00]Rousseau : "Malheur à celui qui n'a plus rien à désirer." [~20:00]René Girard (anthropologue français) : désir mimétique [~20:00]Jonathan Crary (chercheur américain) : Le capitalisme est à l'assaut du sommeil (2013) [~22:30]Reed Hastings (fondateur de Netflix) : "notre plus grand concurrent est le sommeil" [~22:30]Yohan Hari (auteur, invité de Vlan!) : marché de l'attention [~23:00]Kenneth Schlenger (fondateur de Opal, invité de Vlan!) : marché de l'attention [~23:00]Sherry Turkle (professeure au MIT) : Seuls ensemble, trente ans d'étude de notre relation à la technologie [~25:00]Bruno Marzloff (sociologue de la ville, invité de Vlan!) : plus une ville est grande, plus elle rend seul [~25:00]Tim Ferris : La semaine de 4 heures comme symbole du mensonge productiviste [~27:00]Olivier Hamant (biologiste, invité de Vlan!) : robustesse vs performance, l'arbre qui ne transforme que 1% de la lumière [~29:00]Marc de Smedt (invité de Vlan!) : épisode sur le silence intérieur [~32:00]Viktor Frankl (psychiatre autrichien, survivant des camps de concentration) : le sens comme condition de survie, déplacement du regard de soi vers l'autre [~34:00]Sénèque : "Ce n'est pas que nous ayons peu de temps, c'est que nous en perdons beaucoup." [~36:00]LivresLe capitalisme est à l'assaut du sommeil, Jonathan Crary (2013)Seuls ensemble, Sherry TurkleSortir du travail qui ne paye plus, Antoine Foucher"Sur la fonction de l'ennui", article de psychologie cité (deux auteurs non nommés)FilmsFight Club : "Nous achetons des choses dont nous n'avons pas besoin..." [~21:00]SourcesCentre d'observation de la société : données sur l'évolution de l'insécurité en France [~24:00]Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 - Le bracelet connecté et le piège de l'optimisation J'ai voulu mieux écouter mon corps. J'ai obtenu un tableau de bord qui me disait si je méritais d'être fatigué. La réponse à l'épuisement est presque toujours la même : trouver une méthode. Et c'est là que tout déraille.03:00 - L'épuisement n'est pas un problème personnel Ce n'est pas parce que vous êtes mal organisé ou pas assez zen. C'est un épuisement systémique, dont nous sommes tous victimes à des degrés divers. L'industrie du développement personnel, 1.500 milliards de dollars, s'est construite exactement sur ce mensonge.05:30 - Pablo Servigne et le chaos comme condition du vivant "L'opposé du chaos, c'est la mort." Si c'est vrai, alors nous ne nous épuisons pas du chaos lui-même, mais de l'énergie colossale que nous dépensons à tenter de le fuir.07:00 - L'amygdale et le lion derrière le rocher Notre cerveau ne distingue pas entre une menace physique et l'incertitude géopolitique, économique ou climatique. Les deux produisent la même mobilisation d'urgence. Répétée sur des années, cette mobilisation s'appelle de l'épuisement.09:00 - L'anxiété cartésienne de Donna Brothers La pensée occidentale a construit un idéal de certitude. Quand on ne le trouve pas, on ne souffre pas de l'incertitude elle-même, mais de la collision entre ce qui est et ce qu'on croit qui devrait être.11:30 - Hartmut Rosa et les trois accélérations Technique, sociale, rythme de vie. Elles se renforcent mutuellement et nous n'avons jamais le temps de nous adapter à l'une avant que la suivante arrive. "On court de plus en plus vite pour rester sur place."16:30 - Le contrat du travail est rompu Pendant les Trente Glorieuses, on doublait son niveau de vie en 15 ans. Aujourd'hui, il faut 84 ans. Deux vies de travail. Ce n'est pas une opinion. C'est la réalité documentée qu'Antoine Foucher résume dans son titre.18:30 - De Foucault à Byung Chul Han : l'auto-exploitation Le passage de "tu dois" à "tu peux" est la mutation la plus insidieuse du système. Nous ne sommes plus soumis à une contrainte externe, mais à une injonction permanente à nous dépasser, au nom de notre liberté.20:00 - Le désir mimétique et Instagram Rousseau l'avait vu avant tout le monde : "on est heureux qu'avant d'être heureux." René Girard a théorisé le reste. Et Instagram est la machine à désir mimétique la plus efficace jamais construite.22:30 - Reed Hastings et le marché de l'attention "Notre plus grand concurrent est le sommeil." Ce marché n'est pas construit sur votre plaisir, mais sur votre peur. Peur de rater, d'être déclassé, d'être moins compétent. Et les médias ont appris à amplifier cette peur parce que ça marche.25:00 - Seuls dans la ville Sherry Turkle, trente ans au MIT : on peut être hyperconnecté et ne jamais vraiment rencontrer personne. Plus une ville est grande, plus elle rend seul. Et chaque interaction avec un inconnu est une donnée qui échappe aux plateformes.27:00 - Le grand mensonge de la productivité L'ennui est biologiquement plus proche de l'énergie que de la léthargie. C'est une émotion fonctionnelle qui prépare le corps à l'action. Remplir chaque vide par une stimulation, c'est se priver de la condition nécessaire à la pensée profonde.29:30 - Olivier Hamant et la robustesse Un arbre ne transforme que 1% de la lumière qu'il capte. Il est en sous-optimal quasi permanent pour pouvoir survivre les jours sans soleil. La nature entière sacrifie la performance pour la robustesse. Notre cerveau aussi.32:00 - Nager en perpendiculaire Résister frontalement épuise. Comme dans une baïne, nager vers la plage est la mauvaise réponse. Nager à la perpendiculaire, c'est aller ni contre ni avec, mais à côté. C'est là que commence la sortie.33:00 - Silence, soutien, sens : trois mouvements latéraux Pas des solutions miracles. Trois directions concrètes pour ne pas se laisser paralyser. Viktor Frankl dans les camps de concentration. Hartmut Rosa et la résonance. Et cette question finale à garder dans un coin de la tête.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce mercredi 27 mai, les priorités pour permettre aux entreprises de retrouver le chemin de la prospérité face au contexte économique actuel, le système d'indexation automatique des allègements de charges, jugé pénalisant pour le coût du travail, ainsi que les initiatives de Bercy pour préparer le prochain projet de loi de finances ont été abordés par Bruno Arcadipane, vice-président du MEDEF en charge des Adhérents et président d'Action Logement, Christian Saint-Étienne, économiste et auteur de "Trump et nous : Comment sauver la France et l'Europe", et Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Ce mercredi 27 mai, l'expérimentation du plafonnement des loyers, au sujet de laquelle l'Institut des politiques publiques (IPP) a consacré un rapport qu'il a remis récemment au ministre du Logement, a été abordée par Bruno Arcadipane, vice-président du MEDEF en charge des Adhérents et président d'Action Logement, Christian Saint-Étienne, économiste et auteur de "Trump et nous : Comment sauver la France et l'Europe", et Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Ce mercredi 27 mai, Raphaël Legendre a reçu Bruno Arcadipane, vice-président du MEDEF en charge des Adhérents et président d'Action Logement, Christian Saint-Étienne, économiste et auteur de "Trump et nous : Comment sauver la France et l'Europe", et Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Ce mercredi 27 mai, Jérôme Tichit a reçu Kelly Massol, présidente et fondatrice "Les secrets de Loly", François Carayol, PDG La Brosse & Dupont, Damien Dodane, directeur général adjoint de Cristel, Fabrice Le Saché, vice-président du Medef, en charge de l'Europe, Loïc Hénaff, PDG du groupe Jean Hénaff, et Jordan Tourneur, directeur général de Vanderschooten, dans l'émission La France a tout pour réussir sur BFM Business.
Ce lundi 25 mai, le débat du passage du salaire brut au net relancé par Gabriel Attal, en analysant la proposition du Medef d'augmenter le salaire horaire via une baisse des cotisations et une hausse de la TVA sociale, tout en s'interrogeant sur qui en paiera la facture, a été abordé par Olivier Redoulès, directeur des études de Rexecode, Victor Lequillerier, économiste et vice-président du Think Tank "BSI Economics", et Mathieu Jolivet, journaliste BFM Business, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 7 mai 2026.Avec cette semaine :Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.LES ACCOINTANCES DU MEDEF AVEC LE RNDepuis au moins deux ans – notamment depuis la campagne des législatives de 2024 – les sphères patronales se voient reprocher d'être bienveillantes à l'égard du Rassemblement national. Une critique nourrie par les contacts de plus en plus fréquents que des mouvements d'employeurs et des responsables de groupes internationaux établissent avec le parti de Mme Le Pen. Quelques jours après le dîner de Marine le Pen avec des patrons du CAC 40, le bureau du Medef a reçu le 20 avril pour la première fois officiellement à déjeuner le président du RN, Jordan Bardella. Une réunion qui s'est tenue en présence de son président Patrick Martin, mais aussi des dirigeants des grandes fédérations professionnelles, des banques, du bâtiment, des travaux publics, ou encore de la métallurgie.Le débat est ouvert au sein du patronat sur l'opportunité de telles rencontres. Le positionnement du premier mouvement d'employeurs a évolué depuis vingt ans. Lorsque Laurence Parisot était la présidente du Medef entre 2005 et 2013, la doctrine du cordon sanitaire prévalait. En 2019, un changement d'approche avait été envisagé : Geoffroy Roux de Bézieux, le numéro un de l'organisation à l'époque, souhaitait convier Marion Maréchal Le Pen à un débat pendant les universités d'été du Medef, mais il y avait finalement renoncé, devant le tollé suscité par ce projet. Aujourd'hui, les relations se sont normalisées car, pour Patrick Martin et de nombreux autres patrons, il est impossible de tenir à distance la formation qui a le groupe le plus étoffé à l'Assemblée nationale.Pascal Demurger, directeur général de la compagnie mutualiste MAIF, s'est élevé dans Le Monde contre ce rapprochement, et dénonce « une erreur tactique et une illusion politique d'imaginer pouvoir influer sur une idéologie aussi radicale. »À un an de la présidentielle, il ressort de ces rencontres, que le programme économique du RN est loin de convaincre les milieux d'affaires. Le parti à la flamme se défend de tout renoncement à son programme économique, qui, sur des sujets comme l'Union européenne, la réforme des retraites, l'immigration de travail, restent profondément urticants aux yeux des milieux d'affaires.LE RETRAIT DES TROUPES AMÉRICAINES D'ALLEMAGNELe Pentagone a annoncé le 1er mai le retrait de 5.000 des militaires américains d'Allemagne d'ici un an, soit 15 % des effectifs des 36.000 soldats stationnés Outre-Rhin. Concrètement, une brigade de combat doit quitter le territoire allemand, et un bataillon d'artillerie longue portée, prévu de longue date, ne viendra finalement pas. L'objectif affiché est de revenir à un niveau de présence « pré-2022 », c'est-à-dire avant le renforcement décidé après l'invasion de l'Ukraine. Cette décision de Donald Trump intervient après des tensions avec le chancelier Friedrich Merz sur la stratégie américaine en Iran et vise aussi l'Italie et l'Espagne. « Que des troupes des Etats-Unis se retirent d'Europe et d'Allemagne était attendu », a réagi le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, tout en soulignant que la présence de soldats américains en Europe et en Allemagne servait de « dissuasion collective » et était « dans l'intérêt » de l'Allemagne comme des Etats-Unis. Outre-Atlantique, les chefs de file des commissions des forces armées du Sénat et de la Chambre des représentants s'inquiètent, malgré tout, d'un « mauvais signal envoyé à Vladimir Poutine » et suggèrent de redéployer ces troupes plus à l'est de l'Europe. En 2020, lors de son premier mandat à la Maison-Blanche, exaspéré par le faible niveau des dépenses de défense de l'Allemagne et par son soutien au gazoduc Nord Stream 2, Donald Trump avait déjà déclaré qu'il réduirait d'un tiers les effectifs américains sur place. Le président Joe Biden avait finalement gelé ce projet en février 2021, avant de l'annuler officiellement.L'Allemagne constitue le pays clef du dispositif militaire américain en Europe. Elle abrite à Stuttgart le Commandement suprême des forces américaines en Europe (Eucom) ainsi que le Commandement des forces américaines en Afrique (Africom). Le plus grand terrain d'entraînement militaire américain à l'étranger se trouve près de Grafenwöhr, en Bavière et c'est aussi en Allemagne, à Landstuhl (Rhénanie-Palatinat), qu'est installé le plus grand hôpital militaire américain en dehors des États-Unis. Enfin, l'énorme base aérienne de Ramstein en Rhénanie-Palatinat a joué un rôle logistique clef dans la guerre avec l'Iran. Ces implantations ne se limitent plus à une logique de présence symbolique ou de dissuasion, mais constituent des points d'appui opérationnels majeurs pour Washington : des plateformes avancées, mais aussi des hubs logistiques indispensables à la conduite des interventions américaines en Irak, en Afghanistan, et plus récemment vers l'Iran.Les dirigeants européens doutent de plus en plus de la possibilité d'une intervention américaine en cas d'attaque de leurs territoires. Désormais, « il faut sans aucun doute renforcer la dimension européenne au sein de l'OTAN », a rappelé, lundi, Keir Starmer, le premier ministre britannique. Défendu de longue date par Paris, le renforcement du « pilier européen » de l'Alliance est désormais partagé par de nombreux alliés, dont Berlin, Londres, La Haye et Stockholm.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En France, on peut être le premier parti du pays, en pleine préparation d'une campagne présidentielle et ne pas avoir de prêts à la banque. C'est ce qui arrive, une fois encore au Rassemblement national à un an du scrutin suprême. Le député Kevin Pfeffer, le monsieur Finances internes au RN a dû l'avouer. Aucune banque française n'accepte de prêter au Rassemblement national les quelque 11 millions d'euros dont il a besoin pour financer sa campagne. Une réputation sulfureuse tenace Si la loi autorise à emprunter, et le parti à la flamme le sait, dans une autre banque européenne - et ce sera d'ailleurs vraisemblablement le cas, comme les autres années selon un conseiller économique et même si cette fois, l'établissement ne devrait pas être lié à la Russie — cela rappelle combien la réputation sulfureuse du parti reste tenace en France. Car c'est bien cela qui pèche. On voit mal pourquoi un établissement bancaire anticiperait pour le premier parti de France un score inférieur à 5% des voix synonyme de non remboursement des frais de campagne, ou bien une non certification des comptes d'un parti, contraint en raison d'affaires particulièrement fâcheuses de faire preuve d'une grande vigilance. Non, personne à ce jour semble t il, n'ose risquer de devenir le sponsor officiel du RN. Et cela agace passablement un conseiller économique du parti, très content de la récente séance de rapprochement avec le MEDEF. Un parti en ordre de marche pour la présidentielle Il se console avec une nouveauté pour le Rassemblement national : l'obtention beaucoup plus facile cette fois des fameux 500 parrainages, grâce en partie aux bons résultats aux municipales. Qu'importe cette difficulté financière, le Rassemblement national se met en ordre de marche. Il vient ainsi de signer un bail pour un QG de campagne dans le très huppé 16ème arrondissement de Paris. Des salles sont d'ores et déjà réservées pour des meetings. Des voyages dans les Outre-Mer ou à l'étranger, tantôt pour Jordan Bardella, tantôt pour Marine Le Pen sont déjà organisés. Et cela avant le 7 juillet, date du jugement d'appel dans le procès des assistants RN qui dira si oui ou non Marine Le Pen pourra se présenter .. Côté programme, ça n'est pas bouclé Le RN ne fait pas figure d'exception en la matière mais les équipes l'assurent : des livrets, bientôt remis à Marine Le Pen et Jordan Bardella, sont en cours d'élaboration. Pas encore de mesures claires mais des indices mis dans l'atmosphère par des cadres. À priori, l'interdiction d'accès à certains postes aux bi-nationaux, si polémique aux dernières législatives, serait abandonnée. Un référendum sur l'immigration couplé au premier tour des prochaines législatives, serait en réflexion. Quand à l'épineuse question des retraites, on commence déjà à invoquer une situation financière très changeante à l'aune des crises. Objectif, arbitrer pendant l'été avant déclare un conseiller « d'y aller pleine balle à la rentrée ». Deux grandes inconnues à connaître encore d'ici-là, le nom et la provenance de la fameuse banque prêteuse et évidemment l'identité du candidat(e) RN.
Ce vendredi 8 mai, les mesures envisagées par le gouvernement pour stimuler l'emploi des jeunes, la proposition du MEDEF visant à assouplir les règles relatives aux CDI, et la manipulation des marchés par Donald Trump, ont été commentées par Nathalie Janson, professeure d'économie à Neoma Business School, Christian Parisot, économiste et conseiller auprès d'Aurel BGC, et Sylvie Casenave-Péré, présidente du Groupe Posson Packaging, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Ce jeudi 7 mai, le bras de fer entre le patronat et le Premier ministre, qui a répondu vertement à la demande du Medef d'instituer une règle d'or afin de limiter le déficit public et rendre plus lisible la procédure budgétaire, a été abordé par Gaël Sliman, président d'Odoxa, Pierre-Henri de Menthon, directeur de la rédaction de Challenges, et Christian Saint-Étienne, économiste et auteur de "Trump et nous" (ed. Odile Jacob), dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Au sommaire Le secteur du bâtiment subit une hausse importante des prix des matières premières, notamment du PVC, du PE et des bordures en pierre, pouvant atteindre jusqu'à 50% d'augmentation, menaçant la rentabilité des entreprises du secteur.Le Premier ministre répond fermement aux demandes du MEDEF de revoir les procédures d'adoption du budget, estimant que cette réforme a peu de chances d'aboutir.La Direction Générale des Finances Publiques renforce ses contrôles fiscaux grâce à l'utilisation de l'intelligence artificielle, notamment avec des techniques de data mining et d'analyse d'images satellites.Le secteur du tourisme s'inquiète également de la hausse des prix des billets d'avion liée à l'augmentation du prix du kérosène, bien qu'il n'y ait pas de risque immédiat de pénurie.La consommation de carburant routier chute de 11% en avril, avec des prix atteignant des records, mais les cours du pétrole sont en baisse, anticipant un accord entre l'Iran et les États-Unis.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Un site alsacien en lice pour séduire les Français. Le Parc de Wesserling est présélectionné pour représenter le Grand-Est dans l'émission “Monument préféré des Français” présentée par Stéphane Bern. Il affronte la Gare de Metz lors d'un premier vote régional, ouvert depuis hier et jusqu'au 22 mai sur la plateforme de France Télévisions. Le monument retenu représentera ensuite le Grand-Est lors de la finale nationale, dévoilée en septembre à l'occasion des Journées européennes du patrimoine. Le président du Medef en Alsace aujourd'hui. Patrick Martin est en déplacement dans la région avec au programme : des visites d'entreprises à Wittelsheim et Colmar, avant une assemblée générale à Strasbourg. A moins d'un an de la présidentielle, il appelle à “redonner de la confiance aux entreprises”, dans un contexte de croissance à l'arrêt et d'inquiétudes économiques. La compétitivité reste, selon lui, la priorité. L'association Aup'la est à la recherche de financement. Créée en juin 2025 à Marckolsheim par des infirmières des urgences pédiatriques de Colmar, l'association veut dédramatiser le passage des enfants à l'hôpital. Elle compte aujourd'hui 36 adhérents et multiplie les initiatives pour se faire connaître et récolter des fonds. Une collecte sera d'ailleurs organisée du 18 au 22 mai prochain sur le parking de l'école Simone Veil. L'association est également en lice pour le prix de l'engagement associatif, avec à la clé 5000€ pour financer du matériel destiné à rassurer les jeunes patients. Une arnaque aux sentiments qui coûte très cher. Âgée de 64 ans, une habitante de Hoenheim a été victime d'une arnaque. Contactée sur Messenger par un individu se faisant passer pour le chanteur suisse Stéphane Eicher, elle a progressivement noué une relation de confiance. L'escroc a multiplié les échanges avant de lui demander de l'argent pour divers prétextes, allant de problèmes familiaux à des projets professionnels. Au total, la victime a versé l'ensemble de ses économies, 90 600€. La brigade financière de Strasbourg alerte sur la recrudescence de ces escroqueries. A Colmar, la rue Morel cherche à gagner en visibilité. Les commerçants dénoncent notamment un manque de passage, accentué selon eux par l'organisation du marché Place de la Cathédrale, qui ne dirige pas les visiteurs vers leur rue. Pour y remédier, ils lancent des initiatives comme le fleurissement des façades et misent sur de nouvelles ouvertures, dont un bar à vin. Une rencontre avec la nouvelle adjointe au commerce, Christine Laissue-Stravopodis, est prévue prochainement. Deux accidents en une demi-heure à Colmar toujours. Hier, vers 13h, un premier accident a eu lieu avenue d'Alsace. Un automobiliste de 85 ans a percuté une voiture arrivant au feu vert. Sous le choc, son véhicule a terminé sa course sur le trottoir, heurtant plusieurs voitures en stationnement. Si les conducteurs sont indemnes, deux véhicules sont hors d'usage. 30 minutes plus tard, rue Henry-Wilhelm, une voiture s'est encastrée dans un arbre après avoir quitté la chaussée rendue glissante par la pluie. Les deux jeunes femmes à bord ont été prises en charge par les secours.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Réconcilier la France et l'Algérie par l'économie et le « doux commerce » cher au penseur français Montesquieu... C'est le pari de Patrick Martin, le chef du patronat français (Medef), qui rentre d'un séjour à Alger, où il a été reçu notamment par deux ministres. Sur RFI, le président du Medef s'exprime aussi sur les opérateurs chinois en Afrique, qui, selon lui, « sont des prédateurs et travaillent à perte ». Et il lance un appel contre « la sauvagerie » de la nouvelle guerre des droits de douane. Le « patron des patrons » français répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Vous rentrez d'Algérie où vous avez passé quatre jours et où vous avez été plutôt discret. Peut-être parce qu'il ne faut surtout pas dire des mots qui fâchent ? Patrick Martin : Je ne pense pas avoir été discret parce que les médias algériens, par exemple, ont assez largement couvert ce déplacement. Mais je crois avoir, en répondant à l'invitation de mon homologue algérien du Crea (Conseil du renouveau économique algérien), contribué quand même à ce que les relations importantes et historiques entre la France et l'Algérie se stabilisent. Depuis la brouille de 2024, l'Algérie importe beaucoup moins de produits français : par exemple des céréales, des bovins. Est-ce que ces exportations françaises vont reprendre après votre visite à Alger ? Je l'espère en tout cas. Enfin, il ne faut pas non plus exagérer. La France reste par exemple le deuxième investisseur étranger en Algérie. Moi, j'ai vu de très belles entreprises françaises implantées là-bas, souvent dirigées par des binationaux d'ailleurs. Donc, oui, il y a une baisse de nos exportations. D'autres prennent nos places. D'ailleurs, je pense à l'Italie. Mais c'est vrai également des Allemands, c'est vrai des Turcs. Donc, il faut qu'on y soit attentif parce que c'est un pays qui a un réel potentiel. Il y a un marché intérieur qui est important avec bientôt 47 millions d'habitants. Je le redis, il y a de très belles entreprises. Après, il y a un certain nombre de sujets sur lesquels il y a des interférences étatiques. On souhaite évidemment qu'elles se règlent. Après le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, voici le patron du Medef, Patrick Martin. Est-ce à dire que la France et l'Algérie se réconcilient grâce à la sécurité et grâce à l'économie ? À nouveau, moi, je crois beaucoup à ma place, à la diplomatie économique. C'est ce qui m'avait valu, par exemple, de me rendre en Chine l'année dernière avec le ministre des Affaires étrangères, pour contribuer à régler le problème très sensible de nos exportations de Cognac et d'Armagnac. C'est dans cet esprit également qu'il y a quelques années, on avait contribué à ce que la relation entre l'Italie et la France, qui s'était momentanément dégradée sur le plan diplomatique, se ressoude ou se consolide. J'étais allé également au Maroc à plusieurs reprises au premier semestre 2024, et je crois pouvoir dire qu'avec nos homologues du patronat marocain, on avait aidé à ce que la relation étatique se consolide également. Voilà, sans présumer de nos forces et de notre influence, je crois que cette diplomatie économique est importante dans les relations internationales. Vous êtes le ministre bis des Affaires étrangères ? Certainement pas. Moi, je pense que l'économie est suffisamment importante pour se suffire à elle-même. L'autre actualité économique, c'est le sommet Afrique-France de Nairobi, qui va s'ouvrir dans quelques jours au Kenya, avec notamment un grand forum d'hommes d'affaires où sont attendus 2 000 participants africains et français. Est-ce à dire que la France des chefs d'entreprises tourne le dos à l'Afrique francophone au profit des pays anglophones ? Non, certainement pas. Je voudrais rappeler que, par exemple, le Medef a pris l'initiative, il y a cinq ans, de créer l'Alliance des patronats francophones, qui est une logique d'affaires en parallèle de ce qui peut exister sur le plan politique et culturel de longue date. Mais dans le grand rebattage des cartes du commerce mondial, on se doit de s'intéresser à toutes sortes de pays qui, francophones ou non, sont demandeurs. Est-ce que quelquefois les opérateurs français ne sont pas un peu plus timides que leurs concurrents chinois ou turcs dans certains pays africains ? Je pense que les entreprises françaises ont une qualité - et c'est peut-être vrai des Français d'une manière générale - lorsqu'ils sont installés quelque part c'est d'y être pour longtemps. Moi, il ne m'a pas échappé qu'en particulier les Chinois étaient très offensifs dans certains secteurs d'activité. J'entends tout autant qu'ils peuvent partir aussi vite qu'ils sont arrivés. Les Chinois sont très offensifs parce qu'ils sont très prédateurs, très agressifs sur le plan tarifaire. On est à peu près convaincu que dans un certain nombre de cas, sur un certain nombre de gros marchés, ils travaillent à perte et ça s'inscrit probablement dans une stratégie étatique d'influence. Dans quels secteurs par exemple ? Dans le secteur des infrastructures. Ils construisent des stades, des routes, des ponts en perdant de l'argent ? En tous cas, on a du mal à comprendre comment ils peuvent gagner de l'argent au niveau des prix auxquels ils prennent un certain nombre d'affaires. En marge du G7 qui se tiendra cette année en France, le Medef va organiser ce 11 juin un B7, un sommet du business, « B » comme business, entre les patronats des sept pays occidentaux les plus riches. Quelles peuvent être les retombées pour l'Afrique ? Les retombées pour l'Afrique, elles sont indirectes d'une certaine manière. Nous, notre enjeu, qui est totalement partagé par mes sept homologues patronaux des États-Unis, d'Allemagne, de Grande-Bretagne, du Japon, d'Allemagne, d'Italie, c'est qu'on rétablisse des règles dans les relations économiques et commerciales, parce que ce qui se passe actuellement, c'est une forme de sauvagerie qui s'introduit dans les relations commerciales. À quoi pensez-vous ? Je pense aux droits de douane. Or, nous avons besoin du commerce international, nous avons besoin d'accords de libre-échange raisonnés, raisonnables. Sans quoi, pour imager mon propos, les 20 % de salariés français qui travaillent grâce aux exportations pourraient voir leurs emplois menacés. Donc, voilà, nous, les sept patronats que je viens d'évoquer, nous sommes très demandeurs et nous allons dire à nos pouvoirs publics, à nos gouvernements, qu'il faut rétablir des règles. Ça pourra profiter aussi aux entrepreneurs américains ? Mais bien sûr, eux même sont quand même perturbés. Je n'irai pas au-delà, mais ils sont quand même perturbés par les volte-face que leur propre administration crée dans les relations internationales.
Ce mardi 28 avril, les propositions d'amélioration de la procédure budgétaire, envoyées par le Medef, ont été abordées par Patrick Artus, économiste et conseiller économique de la société de gestion Ossiam, Ronan Le Moal, fondateur d'Épopée Gestion, fonds d'investissements régional, et Valérie Plagnol, présidente du Cercle Des Epargnants, dans l'émission Les Experts, présentée par Ludovic Desautez sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Aujourd'hui dans "Esprits Libres", Marc Bourreau reçoit Géraldine Woessner, rédactrice en chef du magazine Le Point, et Jean-Marie Colombani, fondateur du site Slate.fr, pour décrypter l'actualité politique et économique qui agite la France.Tout d'abord, les invités reviennent sur le déblocage de 90 milliards d'euros d'aide européenne à l'Ukraine, après des mois d'attente. Bien que cette aide soit cruciale pour permettre à l'Ukraine de poursuivre sa résistance, les intervenants soulignent qu'elle ne suffira pas à inverser le cours du conflit à elle seule. Ils évoquent notamment les enjeux liés à la dépendance de certains pays européens aux hydrocarbures russes, qui freinent une intégration énergétique européenne pourtant nécessaire.L'attention se porte ensuite sur la vie politique française, à l'approche de la prochaine élection présidentielle. Les invités analysent les positionnements des différents partis et personnalités, notant une course à l'échalote pour capter l'électorat de gauche et de droite. Ils s'interrogent sur la capacité des candidats à rassembler au-delà de leurs propres bases, condition sine qua non pour éviter un second tour entre les extrêmes.Parmi les faits marquants de la semaine, le déjeuner du MEDEF avec le président du Rassemblement National, Jordan Bardella, retient l'attention. Géraldine Woessner juge son profil 'faible' et 'inexpérimenté', malgré les signes d'une possible normalisation des relations entre le parti et le patronat. Les invités observent également les manœuvres du Parti Socialiste, qui semble vouloir se démarquer de l'héritage de François Hollande, et les ambitions personnelles de figures comme Gabriel Attal, qui peinent pour l'instant à convaincre sur le plan programmatique.En conclusion, ils dressent un tableau contrasté de la vie politique française, marquée par des positionnements tactiques et une course à l'échalote qui pourrait fragiliser les chances d'une alternance réussie. Ils appellent de leurs vœux une clarification des lignes et un rassemblement des forces modérées, seule voie pour éviter un second tour aux accents inquiétants.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'émission 28 minutes du 24/04/2026 Ce vendredi, Renaud Dély décrypte l'actualité en compagnie de nos clubistes : Jean Quatremer, journaliste, spécialiste des questions européennes, Flora Ghebali, essayiste, militante pour la transition écologiste, Paul Melun essayiste et écrivain ainsi que la dessinatrice de presse Marie Morelle. Le “PS nouveau” est arrivé : une révolution uniquement dans les mots ? Le Parti socialiste a dévoilé cette semaine “Vivre libre”, un manifeste destiné à redéfinir le socialisme du 21e siècle au travers de plusieurs mesures. Il entend dépasser la social-démocratie au cœur de son ADN.. En mettant la liberté au cœur du projet, le parti se réapproprie notamment une notion jusqu'ici associée à la droite. 90 milliards pour l'Ukraine : un soutien massif avant une entrée dans l'UE ? Le 23 avril, l'Union européenne a débloqué un prêt de 90 milliards d'euros pour l'c, après le retrait du veto hongrois. Le Conseil européen a également adopté de nouvelles sanctions contre la Russie. Dans le même temps, il a pourtant réautorisé l'acheminement du pétrole russe vers Budapest via un oléoduc qui traverse l'Ukraine. Nous recevons Florence Tissot, commissaire de l'exposition “Marilyn Monroe”, à La Cinémathèque, une rétrospective consacrée à cette icône du cinéma à Paris jusqu'au 24 mai. La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, affirme que “considérer que l'économie passe avant tout, c'est du cynisme” au regard du rapprochement entre le patronat et le Rassemblement national. Le président du Medef, Patrick Martin, explique que l'organisation patronale doit discuter avec tous les partis politiques représentés au Parlement. C'est le duel de la semaine de Frédéric Says. Le biopic “Michael”, sur Michael Jackson, sorti en salles cette semaine, est déjà sous le feu des critiques . Accusé d'être une “hagiographie ratée”, le film passe sous silence les accusations de pédocriminalité qui ont pesé sur le chanteur. C'est le “Point Com” de Marjorie Adelson. Une enquête du magazine américain “The Atlantic” affirme que Kash Patel, directeur du FBI, a des comportements problématiques au travail couplés à de l'alcoolisme. C'est l'histoire de la semaine de Alix Van Pée. Enfin, ne manquez pas la Une internationale sur la journaliste Amal Khalil, tuée par une frappe israélienne au Sud du Liban, les photos de la semaine sélectionnées par nos invités ainsi qu'En Théorie d'Aurore Vincenti sur le droit d'être nu chez soi et ses limites. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 24 avril 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
durée : 00:03:04 - Le 18/20 : un jour dans le monde - par : Rédaction Internationale - En France, le déjeuner entre Jordan Bardella et le Medef a suscité l'indignation, entre autres, de la CFDT, qui dénonce une "banalisation du Rassemblement national". Mais qu'en est-il ailleurs en Europe ? Existe-t-il chez nos voisins un "cordon sanitaire" pour isoler l'extrême-droite ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au sommaire : Le gouvernement français souhaite accélérer la réalisation de 150 projets stratégiques représentant 71 milliards d'euros d'investissements et 32 000 emplois dans 63 départements, en s'inspirant de la méthode de reconstruction de Notre-Dame de Paris.Le président du MEDEF, Patrick Martin, se rend en Algérie pour tenter de normaliser les relations économiques entre les deux pays, qui ont souffert des tensions politiques ces dernières années.La Commission européenne propose des mesures pour amortir l'impact de la flambée des prix de l'énergie liée à la guerre au Moyen-Orient, estimée à 24 milliards d'euros.Le gouvernement français souhaite faciliter la transmission des entreprises, avec 500 000 dirigeants devant partir à la retraite dans la prochaine décennie.Les salariés de l'usine Stellantis de Poissy se mobilisent contre l'arrêt annoncé de la production de véhicules dans cette usine à l'horizon 2028.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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durée : 00:03:17 - Par Jupiter ! - par : Charline Vanhoenacker - Le Medef a déjeuné avec Jordan Bardella. Encore une “idylle inattendue qu'on n'avait pas vu venir”. Ils ne se cachent plus, le Medef et le RN “libres et amoureux”, etc. vous connaissez le refrain, c'est toutes les semaines... Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:17 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - Le Medef a déjeuné avec Jordan Bardella. Encore une “idylle inattendue qu'on n'avait pas vu venir”. Ils ne se cachent plus, le Medef et le RN “libres et amoureux”, etc. vous connaissez le refrain, c'est toutes les semaines... Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air l'invité du 20 avril Bruno Jeudy, directeur délégué et éditorialiste à La Tribune Dimanche. Le patron du Rassemblement national Jordan Bardella a déjeuné aujourd'hui avec le bureau exécutif du Medef. Un déjeuner organisé à l'initiative de la principale organisation patronale de France qui est désireuse de discuter avec tous les responsables politiques sans exception. C'est la première fois que le RN est reçu par les instances du Medef. À cette occasion, Marine Le Pen et Jordan Bardella annoncent vouloir "lever les verrous normatifs qui freinent le développement économique". Une rencontre qui s'inscrit dans la campagne du parti pour la course à l'Elysée en 2027. Un scrutin qui compte déjà beaucoup de candidats, à l'image de Bruno Retailleau, largement désigné candidat par les adhérents du parti Les Républicains hier. De son côté, l'ancien président de la République et actuel député François Hollande a accordé un grand entretien à l'hebdomadaire Marianne. "Je me prépare", a-t-il indiqué. Des ambitions... et des attentes de la part des Français...Selon un sondage Elabe pari dans la Tribune dimanche, la qualité principale du président de la République doit être l'honnêteté, suivie de l'écoute, puis du courage.
C dans l'air du 21 avril 2026 - Attal, Bardella : la stratégie du people, ça marche encore ? À un an de l'élection présidentielle, les candidats fleurissent et plusieurs prétendants à l'Élysée exposent leur vie privée dans les médias. La semaine dernière, c'était Jordan Bardella qui s'affichait en couple en Une de Paris Match avec Maria-Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, duchesse de Calabre et de Palerme, héritière italienne d'une famille royale parmi les plus fortunées de la jet-set internationale, dans une mise en scène reprenant les codes de la paparazzade — photos supposées volées — mais parfaitement calibrées. « Je savais qu'ils étaient là », a expliqué quelques jours plus tard au 20 heures de France 2 le président du RN, potentiel candidat à la présidentielle en cas d'inéligibilité de Marine Le Pen, assumant ces photos et cette relation. En miroir, cette semaine, c'est Gabriel Attal qui s'est confié en détail à Audrey Crespo-Mara sur TF1 au sujet de son histoire d'amour avec celui qui a été son ministre de l'Europe et est aujourd'hui vice-président exécutif de la Commission européenne, Stéphane Séjourné. Deux démarches différentes, mais une même logique : occuper le terrain médiatique autrement, en jouant sur l'incarnation et le récit personnel. La politique n'échappe plus aux règles du storytelling, et la vie privée devient un élément du message. Mais est-ce que ça marche encore ?Car,au fond, ce phénomène n'est pas nouveau. C'est la stratégie qu'avait employée Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle de 2017, avec trois couvertures consacrées à son couple en Une de Paris Match. Nicolas Sarkozy l'avait également compris très tôt, assumant notamment d'évoquer sa relation avec Carla Bruni lors d'une conférence de presse ou de mettre en scène sa vie privée dans la presse people. À l'inverse, François Hollande en a fait l'expérience subie : photos volées, séquence du scooter, emballement médiatique, puis le livre de Valérie Trierweiler. Maîtriser ou subir : toute la différence est là. Mais dans les deux cas, une certitude — la frontière entre vie publique et vie privée s'est durablement effacée à l'heure des réseaux sociaux.Et pendant que ces récits captent l'attention, une autre bataille s'engage : celle du fond. Quelques jours après le dîner de Marine Le Pen avec une quinzaine de patrons du CAC 40, le président du Rassemblement national a été reçu lundi à déjeuner par le Medef pour présenter "les grandes lignes" économiques du parti d'extrême droite à un an de l'élection présidentielle. Le Parti socialiste, de son côté, tente de reprendre la main en avançant à ce mercredi la présentation de son projet présidentiel, appelé à infuser lors de la campagne. Dans le même temps, le gouvernement a indiqué ce mardi que 6 milliards d'euros de dépenses pourraient être stoppés pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient, à l'issue d'une réunion sur les finances publiques à Bercy. Le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, a précisé que les économies pèseraient pour 4 milliards d'euros sur l'État et 2 milliards d'euros « dans la sphère sociale », sans plus de détails, au moment où la guerre pèse sur les finances des Français et la croissance. D'autres annonces sont attendues en fin de journée à Matignon sur les aides face à la flambée des prix des carburants, terrain éminemment sensible à l'approche de 2027.Nos experts :- Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Nathalie MAURET - Reporter politique - Groupe de presse régionale Ebra- Gaël SLIMAN - Président et cofondateur - Institut de sondages Odoxa
durée : 00:23:17 - Le sept neuf - par : Simon Le Baron - L'ancien président du Medef soutient la décision de l'organisation patronale de déjeuner avec le président du Rassemblement national qu'il considère comme le "premier parti de France". Selon lui, il faut discuter avec l'ensemble des responsables politique. - invités : Pierre Gattaz Ancien Président du MEDEF - président du directoire de Radiall Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:23:17 - Les interviews d'Inter - par : Simon Le Baron - L'ancien président du Medef soutient la décision de l'organisation patronale de déjeuner avec le président du Rassemblement national qu'il considère comme le "premier parti de France". Selon lui, il faut discuter avec l'ensemble des responsables politique. - invités : Pierre Gattaz Ancien Président du MEDEF - président du directoire de Radiall Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au sommaire :Les délits de fuite après accident de la route sont en forte hausse, avec 235 000 cas par an, laissant de nombreuses victimes désemparées.L'Agence nationale des titres sécurisés a été victime d'une attaque massive, compromettant les données de 1,2 million de Français.La rencontre entre Jordan Bardella, président du RN, et les dirigeants du MEDEF a suscité de nombreuses réactions, entre séduction et méfiance.Le système de santé français est jugé plus efficace et moins coûteux que le système allemand, avec une meilleure espérance de vie.Le procès du meurtre d'Agnès Lassalle, enseignante poignardée par un de ses élèves, soulève des questions sur la responsabilité pénale du meurtrier et le rôle de l'Éducation nationale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui dans "Esprits Libres", Marc Bourreau reçoit Cécile Cornudet, éditorialiste politique aux Échos, et Jean-François Colosimo, théologien et historien.Au cœur des débats, le dialogue qui s'est instauré entre le Rassemblement National et le patronat français. Alors que le parti de Jordan Bardella est devenu la première force politique à l'Assemblée Nationale, le MEDEF a choisi de l'accueillir à sa table, suscitant de nombreuses interrogations. Cécile Cornudet analyse cette situation inédite, s'interrogeant sur les motivations des uns et des autres : le Rassemblement National cherche-t-il à gagner en crédibilité économique, tandis que le patronat espère pouvoir influencer son programme ? Les deux experts s'accordent pour dire qu'il s'agit d'un jeu de dupes, où chacun pense tirer son épingle du jeu, mais au final, le risque est grand que ce soit le Rassemblement National qui en sorte renforcé.Le débat se poursuit sur un autre sujet : la guerre entre Israël et le Hezbollah au Liban. Alors qu'Emmanuel Macron reçoit le Premier ministre libanais, Jean-François Colosimo analyse la position délicate de la France, prise entre ses relations avec Israël et son rôle historique d'interlocuteur avec le Liban. Le théologien estime que malgré les difficultés, la France conserve une carte à jouer dans cette région, mais son poids diplomatique semble s'être considérablement affaibli ces dernières années.Enfin, les deux invités commentent la lecture de la Bible à la Maison Blanche par Donald Trump, une séquence qui illustre les liens étroits entre le président américain et les milieux évangéliques conservateurs. Jean-François Colosimo décrypte les enjeux politiques de cette opération, qui vise à mobiliser la base électorale de Trump pour 2024.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:40:32 - L'Invité(e) des Matins - par : Astrid de Villaines, Yoann Duval - Dans quelques heures, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, sera à la table du président du Medef, en compagnie des dirigeants de plusieurs grandes fédérations professionnelles. Que signifie ce déjeuner du rapprochement entre extrême droite et patronat ? - réalisation : Félicie Faugère - invités : Laurent Mauduit Journaliste, co-fondateur du site Mediapart.; Renaud Meltz Historien, professeur des universités, directeur de recherche au CNRS
durée : 02:29:45 - Les Matins - par : Astrid de Villaines, Yoann Duval - Ce matin, sur France Culture, à 7h40, Guillaume Erner reçoit Renaud Meltz et Laurent Mauduit pour parler de la rencontre entre Jordan Bardella et le président du Medef : symbole du rapprochement entre l'extrême droite et le patronat ? A 7h17, Yoletty Bracho analyse le retour du FMI au Venezuela. - réalisation : Félicie Faugère
durée : 00:51:36 - Les informés de franceinfo - Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
À un an de la présidentielle en France, le président du Rassemblement national Jordan Bardella déjeune lundi 20 avril avec le comité exécutif du Medef, la principale organisation patronale. Deux semaines plus tôt, Marine Le Pen dînait avec des patrons du CAC 40. Par pragmatisme, cynisme ou par conviction idéologique, les grands patrons assument de plus en plus un rapprochement avec l'extrême droite. Qu'il semble loin le temps où Laurence Parisot, alors présidente du Medef, publiait Un piège bleu Marine, livre dans lequel elle dénonçait le danger que représentait à ses yeux Marine Le Pen et où elle rappelait la complaisance de la fille de Jean-Marie Le Pen vis-à-vis des propos racistes et antisémites de son père. Le patronat désormais se montre prêt à discuter, quand il ne se montre pas séduit par l'extrême droite. Il y a dans cette bascule une part de pragmatisme, pour ne pas dire de cynisme. L'extrême droite s'est retrouvée au second tour à trois reprises sur les cinq dernières présidentielles, et même si les sondages ne font pas l'élection, l'Élysée semble plus que jamais à portée de main de son ou sa représentante en 2027. Alors les grands patrons, les PDG de TotalEnergie, Capgemini, Engie, Renault, Accor préfèrent ouvrir le dialogue « au cas où ». « Nous sommes en démocratie, il faut parler à tout le monde », justifie Thomas Buberl, le patron allemand de l'assureur Axa pour expliquer sa participation au fameux dîner avec Marine Le Pen. Des patrons rassurés par l'exemple italien Cette « fréquentabilité » retrouvée est aussi le fruit d'un long travail du Rassemblement national pour lisser son image auprès des patrons. Le RN cherche désormais à se donner l'image d'un parti sérieux sur le plan économique. Même s'il reste foncièrement eurosceptique, officiellement il ne défend plus une sortie de l'Union européenne ni même de l'euro. De quoi rassurer des patrons attachés au grand marché européen. Des patrons rassurés aussi par l'exemple italien : à la tête d'un gouvernement d'extrême droite, Giorgia Meloni a rétabli le déficit public italien - au moins en apparence - et sur la scène extérieure, elle a abandonné ses promesses de souveraineté pour nouer des alliances pragmatiques à Bruxelles avec les conservateurs allemands. Même sur l'immigration, le discours s'est durci mais ça n'a pas empêché Rome d'accorder 500 000 visas à des travailleurs extra-européens pour fournir aux entreprises la main-d'œuvre dont elles ont besoin. Et tant pis tout cela si cela se traduit par une politique réactionnaire sur le plan intérieur, les patrons sont d'autant plus prêts à l'accepter que ce ne sont pas eux qui en subissent les conséquences. À lire aussiSilicon Valley: «On assiste aujourd'hui à la prise de pouvoir d'un libertarianisme autoritaire» Ce revirement d'une partie des patrons français vis-à-vis du Rassemblement national est aussi le fruit d'une véritable entreprise idéologique, un travail de fond mené par des hommes d'affaires qui ont fait de l'union des droites un véritable projet politique et sociétal. De la même manière qu'aux États-Unis on a vu comment les grands patrons de la tech Elon Musk, Sam Altman, Mark Zuckerberg, Peter Thiel, Jeff Bezos se sont mis au service de Donald Trump et de ce que certains chercheurs qualifient déjà de technofascisme, en France les milliardaires ultraconservateurs Vincent Bolloré et Pierre-Édouard Stérin ont mis leurs empires médiatiques et financiers au service de leurs agendas idéologiques et de leurs obsessions identitaires. Sur le devant de la scène comme en coulisses, ils œuvrent à ce rapprochement depuis des années.
Invité sur RTL ce lundi 20 avril, Amir Reza-Tofighi juge qu'il ne faut pas faire de "faux procès au Medef", dont les dirigeants doivent rencontrer Jordan Bardella lors d'un déjeuner.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:23:03 - Le député RN de l'Yonne était l'invité du "8h30 franceinfo" du lundi 20 avril 2026 - réalisation : Agathe Lambret, Paul Larrouturou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Jordan Bardella n'a "pas l'entreprise honteuse". C'est ce qu'a déclaré le président du Rassemblement national ce lundi 20 avril à son arrivée à un déjeuner très commenté avec le Medef, le plus gros syndicat patronal. Dans cet épisode du Choix info RTL, Brieuc Boschet vous explique comment le parti tente de séduire les entreprises, à un peu plus d'un an de l'élection présidentielle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:14:53 - On n'arrête pas l'éco - Le Rassemblement national déjeune désormais avec le Medef et dîne avec le CAC40. Mais sur l'immigration, l'Europe, la fiscalité ou encore l'âge de départ à la retraite, le parti d'extrême-droite peut-il vraiment convaincre le patronat ? On en débat. - invités : Patrick Artus Chef économiste et membre du comité exécutif de Natixis, Anne-Laure Delatte Économiste, chercheuse au CNRS, membre du laboratoire LEDa de l'université Paris-Dauphine, spécialiste de la finance, des paradis fiscaux et de la zone euro Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au sommaire :Les États-Unis vont rembourser à partir de la semaine prochaine une partie des droits de douane qui avaient été annulés en février par la justice américaine, pour un montant total de 127 milliards de dollars.La guerre en Iran pourrait coûter jusqu'à 1000 milliards de dollars aux États-Unis, soit 2850 dollars en moyenne par Américain.La Chine, dépendante du Moyen-Orient pour son approvisionnement en pétrole, fait face à des difficultés liées au blocus du détroit d'Ormuz, mais pourrait être aidée par la Russie.L'Iran, confronté à un problème de stockage de son pétrole suite au blocus américain de ses ports, menace d'étendre la guerre en bloquant le trafic maritime en mer Rouge.Pierre Gattaz, ancien président du Medef, appelle à instaurer une préférence française pour protéger l'industrie nationale, qui a perdu 2 millions d'emplois en 40 ans.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire :Le MEDEF lance une grande consultation des chefs d'entreprise pour faire entendre la voix des patrons et préparer un argumentaire en vue de l'élection présidentielle, avec des questions portant sur les relations du MEDEF avec le Rassemblement National.Les partis du bloc central cherchent un pacte de non-agression pour éviter que l'affrontement entre Edouard Philippe et Gabriel Attal ne profite aux extrêmes, alors que Gabriel Attal confirme sa candidature à la présidentielle.Des négociations ont lieu à Washington entre Israël et le Liban, sous l'égide de la Maison-Blanche, en vue d'un possible accord de paix, malgré les tensions avec le Hezbollah.Portrait de la maquilleuse française du clan Trump, Audrey Lefebvre, qui a poudré le nez de Donald Trump et de sa famille pendant quelques années.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:51:55 - Les informés de franceinfo - Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
L'émission 28 minutes du 14/04/2026 Faut-il nationaliser les médicaments essentiels pour lutter contre les pénuries ? En 2024, 39 % des Français ont été touchés par une pénurie de médicaments. Ces manquements concernent principalement des traitements bon marché et qui existent depuis longtemps comme le paracétamol et l'amoxicilline. Clémence Marque, docteure en pharmacie et chercheure, alerte sur ces pénuries en matière de santé publique qui sont dûes, entre autres, à une capacité de production insuffisante et une augmentation des ventes. Elle publie “Faire sans. Les pénuries de médicaments qui menacent notre santé” aux éditions Actes Sud. Le RN drague les patrons : alliance contre nature ou nécessité stratégique ? Le 7 avril, le club Entreprise et Cité a organisé un dîner avec Marine Le Pen et une quinzaine de grands patrons français, selon une enquête du “Nouvel Obs”. Les dirigeants d'Accor, TotalEnergies, Engie ou Renault étaient présents pour discuter avec la cheffe de file du Rassemblement national, tout comme l'homme le plus riche de France, Bernard Arnault, le PDG de LVMH, selon des informations confirmées par l'AFP. À un an de l'élection présidentielle, les grands patrons acceptent de plus en plus d'échanger avec le parti d'extrême droite. Le 20 avril, Jordan Bardella, président du RN, déjeunera avec le bureau exécutif du Medef, selon France Inter. Le directeur général de la Maif, Pascal Demurger, publiait hier une tribune dans “Le Monde” pour dénoncer “une erreur tactique autant qu'une illusion politique”, susceptible d'accélérer la victoire du RN. On en débat avec Bernard Cohen-Hadad, président de la CPME Paris, Aurore Malval, grand reporter au service politique de “Marianne” et Erwan Lecœur, sociologue, spécialiste de l'extrême droite. Enfin, Xavier Mauduit s'intéresse à la visite en Algérie du pape Léon XIV pour nous raconter l'histoire de cette terre des premiers Pères de l'Église avec Saint-Augustin. Marie Bonnisseau revient sur un nouveau clip de propagande chinois, façon film d'animation, qui revisite le conflit en Iran. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 14 avril 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 14/04/2026 Le RN drague les patrons : alliance contre nature ou nécessité stratégique ? Le 7 avril, le club Entreprise et Cité a organisé un dîner avec Marine Le Pen et une quinzaine de grands patrons français, selon une enquête du “Nouvel Obs”. Les dirigeants d'Accor, TotalEnergies, Engie ou Renault étaient présents pour discuter avec la cheffe de file du Rassemblement national, tout comme l'homme le plus riche de France, Bernard Arnault, le PDG de LVMH, selon des informations confirmées par l'AFP. À un an de l'élection présidentielle, les grands patrons acceptent de plus en plus d'échanger avec le parti d'extrême droite. Le 20 avril, Jordan Bardella, président du RN, déjeunera avec le bureau exécutif du Medef, selon France Inter. Le directeur général de la Maif, Pascal Demurger, publiait hier une tribune dans “Le Monde” pour dénoncer “une erreur tactique autant qu'une illusion politique”, susceptible d'accélérer la victoire du RN. On en débat avec Bernard Cohen-Hadad, président de la CPME Paris, Aurore Malval, grand reporter au service politique de “Marianne” et Erwan Lecœur, sociologue, spécialiste de l'extrême droite. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 14 avril 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
La République démocratique du Congo lance l'un des plus grands projets urbains de son histoire : l'extension de Kinshasa, avec la construction d'une nouvelle ville, Kinshasa Kia Mona, à 60 kilomètres du centre actuel. Estimé à 46 milliards d'euros, le chantier a débuté en décembre 2025 avec une première phase portée par un consortium chinois. Mais les autorités congolaises cherchent désormais à attirer d'autres investisseurs, notamment en Europe. Rui Mendez Da Silva est impressionné par l'ampleur du projet Kia Mona. L'entrepreneur béninois est le cofondateur de Khemet Automotive, une entreprise qui fabrique des véhicules électriques sur le sol africain. Son ambition : se développer sur le marché d'Afrique centrale. L'extension de Kinshasa représente, pour lui, une véritable opportunité. « Ce projet crée une dynamique. Il vise à attirer des industriels et des investisseurs, explique-t-il. Dans ce cadre, des facilités sont mises en place, avec des mécanismes qui n'existent pas forcément ailleurs. Pour nous, cela facilite les choses. Par exemple, il y a des incitations fiscales qui sont vitales : elles nous permettent de réduire les coûts, notamment pour l'importation des pièces que nous allons assembler. » Une première phase dominée par les entreprises chinoises La première pierre de la cité industrielle, portée par un consortium d'entreprises chinoises, a été posée en décembre 2025. Cette zone constitue la première phase de la gigantesque nouvelle ville. Mais seuls 15 à 20% des espaces seront ouverts à des investisseurs non chinois. « Cela peut sembler peu, estime Rui Mendez Da Silva, mais c'est aussi à nous de venir présenter nos projets et notre ambition de nous installer. Je pense qu'il faut aussi savoir s'imposer. » Selon les plans sino-congolais, près d'un millier d'usines pourraient s'y implanter en cinq ans. Mais les entreprises chinoises ne seront pas les seules impliquées, assure le ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat, Alexis Gisaro Muvunyi : « La Chine est peut-être entrée en premier dans la cité industrielle, mais cela ne représente que 75 kilomètres carrés sur les 430 kilomètres carrés qu'il reste à développer. Il y a de la place pour la France, et même, je dirais, de la place pour tout le monde. » La RDC multiplie les partenaires internationaux Le projet repose sur des partenariats public-privé. Pour attirer des investisseurs, le coordinateur du projet, Thierry Katembwe, s'est rendu à plusieurs reprises à Paris ces derniers mois, notamment à l'invitation du Medef. Ces démarches ont déjà débouché sur un accord avec Dassault Systèmes. Bpifrance participe également au financement du projet. « Le projet n'est absolument pas uniquement chinois. Il y a aujourd'hui une forte diversification. Comme je l'ai dit, il y a un financement français et d'autres arrivent. Nous avons signé avec Dassault, d'autres partenariats se préparent. Des Américains sont présents, des Sud-Africains travaillent sur une cité résidentielle, et il y a bien sûr des Congolais avec de très beaux projets. Il y a aussi des Canadiens. Nous sommes clairement dans une phase de forte diversification, et c'est l'objectif : ne pas avoir d'orientation géographique particulière », explique Thierry Katembwe. Les premières infrastructures devraient être livrées d'ici la fin de l'année. La République démocratique du Congo se donne huit ans pour désengorger sa capitale, qui compte aujourd'hui près de 17 millions d'habitants.
durée : 00:10:07 - Le Point culture - par : Sophie-Catherine Gallet - Alors qu'une grève des intermittents du spectacle doit avoir lieu ce mercredi 25 février 2026 pour protester contre la proposition du Medef d'augmenter le volume d'heures nécessaires à l'activation des droits, retour avec le sociologue Serge Proust sur l'origine et les spécificités de ce régime. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Serge Proust Maître de conférences émérite en sociologie à l'Université Jean-Monnet Saint-Étienne
Au sommaire de l'émission : La Cour suprême des États-Unis a jugé illégaux les droits de douane réciproques instaurés par le président Trump, qui a réagi en imposant de nouveaux tarifs douaniers de 15% sur tous les produits.La croissance économique aux États-Unis a nettement ralenti au quatrième trimestre 2025, notamment à cause du shutdown de l'administration fédérale.Amélie de Montchalin prend ses fonctions de première présidente de la Cour des comptes en France, un poste qu'elle peut occuper jusqu'en 2054.L'assurance maladie française tente de renouer le dialogue avec les syndicats de médecins, notamment sur la question du plafonnement des dépassements d'honoraires.Les organisations patronales françaises, comme le MEDEF, entendent se faire entendre dans la campagne des élections municipales à venir, en publiant notamment un sondage sur l'importance des entreprises dans les territoires.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Patrick Martin : Chef d’entreprise et président du MEDEF (Mouvement des entreprises de France)
Ce mardi 3 février, la validation du budget 2026 après les nombreux débats politiques, et le refus par le gouvernement de la proposition du Medef visant à mettre en place des "CDI jeunes", ont été abordés par Jean-Daniel Lévy, directeur délégué de l'institut Harris Interactive, Gilbert Cette, professeur d'économie à Neoma Business School et auteur de "Travailleur (mais) pauvre", et Ronan Le Moal, fondateur d'Épopée Gestion, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:08:41 - L'invité de 7h50 - par : Benjamin Duhamel - Le président d'E.Leclerc, Michel-Édouard Leclerc, est l'invité de 7h50 de France Inter. Il réagit à la proposition du patronat (Medef) de créer un contrat à durée indéterminée (CDI) pouvant être rompu plus facilement pour lutter contre le chômage des jeunes. - invités : Michel-Edouard Leclerc - Michel-Edouard Leclerc : Président du comité stratégique des centres E. Leclerc Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:50:25 - Les informés de franceinfo - Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Ce lundi 2 février, les renoncements liés au budget 2026, la proposition du Medef sur un CDI flexible, et les solutions pour favoriser l'emploi des jeunes, ont été abordés par Dany Lang, enseignant chercheur en économie à Sorbonne-Paris Nord, Christian Poyau, cofondateur et PDG de Micropole, et Ludovic Desautez, directeur délégué de la rédaction de la Tribune, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:38:42 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay, Stéphanie Villeneuve - À la mi-janvier 2026, Sébastien Lecornu, pour tenter de sortir de l'impasse politique sur l'adoption du budget et obtenir la non-censure du Parti socialiste, a finalement renoncé à diviser la surtaxe sur les profits des grands groupes, ou à baisser la CVAE, un impôt décrié par les patrons. - invités : Dominique Carlac'h Cheffe d'entreprise, co-présidente du Comité Sport Medef et membre du conseil exécutif du Medef; Christophe Ramaux Économiste, chercheur au Centre d'Economie de la Sorbonne (Université Paris 1), membre des Economistes atterrés
C dans l'air l'invitée du 19 janvier 2026 avec Dominique Carlac'h, cheffe d'entreprise, membre du conseil exécutif du Medef, vice présidente d'ABGi France.La surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, l'un des points-clés du débat budgétaire, rapportera "environ huit milliards" d'euros dans la version finale du budget 2026 que le gouvernement s'apprête à proposer, a annoncé dimanche la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur France Info. Ce dispositif, qui devait avoir un rendement de 4 milliards d'euros dans la version initiale du budget gouvernemental, rapportera finalement autant qu'en 2025 et aura "le même barème", a confirmé la porte-parole, assurant néanmoins que les entreprises de taille intermédiaire (ETI) en seront exemptées. Le gouvernement satisfait ainsi l'une des principales demandes du Parti socialiste, qui envisage de ne pas censurer le gouvernement dans les prochains jours.La facture incombera donc, en bonne partie, aux grandes entreprises. Cette décision rompt provisoirement la politique de l'offre, « pro-entreprises », menée depuis le premier quinquennat d'Emmanuel Macron. Elle a été néanmoins jugée nécessaire pour maintenir le déficit dans des limites raisonnables et pour obtenir le soutien des socialistes, indispensable pour faire passer le budget 2026. Le représentant de la Confédération des PME, Amir Reza-Tofighi, a réagi à ces annonces. "Les entreprises sont en train de décaler leurs investissements et de bloquer leurs recrutements. Il faut redonner de la visibilité aux entreprises car sinon les conséquences seront assez graves", a-t-il déclaré dans un entretien accordé à la Tribune. "Un budget qui va mettre tout l'effort sur les entreprises sera un budget qui mettra la France en danger", a-t-il ajouté, évoquant même une possible "révolte des entrepreneurs".Dominique Carlac'h reviendra avec nous sur les inquiétudes des milieux économiques face à l'incertitude budgétaire. Elle analysera également les conséquences de l'instabilité géopolitique sur les entreprises, alors que s'ouvre aujourd'hui le forum annuel de Davos.