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Depuis que la justice lui a permis de se présenter, la double finaliste de la présidentielle œuvre désormais à reprendre en main son parti, dirigé par celui qui devait la remplacer en cas d'empêchement : Jordan Bardella C'est un événement de coulisse loin d'être anecdotique. La semaine dernière, alors que Marine Le Pen débattait devant le Medef, l'organisation patronale, à Paris pour sa rentrée médiatique, on apprenait dans la presse le départ d'un certain François Durvye du Rassemblement national (RN). Ce nom ne vous dit sans doute rien. C'est un ex-patron très diplômé. Il venait d'être embauché comme conseiller économique de Jordan Bardella, du temps où ce dernier se préparait à candidater. François Durvye devait, et s'évertuait à, créer des ponts entre le RN et les milieux économiques. On lui doit notamment des rendez-vous et des dîners entre les deux têtes du RN et de grands chefs d'entreprise. Des divergences économiques assumées C'est aussi à lui qu'on doit les accents libéraux du discours de Jordan Bardella sur les retraites, notamment. Soit une divergence majeure avec Marine Le Pen. Elle vient d'annoncer défendre la retraite à 62, voire 60 ans, et donc de mettre gentiment à la poubelle les projets de capitalisation et d'abandon de l'âge légal évoqués du temps de l'incertitude sur l'identité du candidat RN. Marine Le Pen, interrogée sur le départ de François Durvye, a dit ne pas le déplorer, mais bien au contraire l'avoir souhaité. Une question de loyauté Et cela dépasse d'ailleurs les simples questions économiques. Car c'est l'autre révélation des derniers jours parue dans la presse : François Durvye aurait aussi suggéré à Jordan Bardella de présenter sa candidature dans l'après-midi du 7 juillet, alors que Marine Le Pen, fixée sur son sort, consultait ses avocats pour prendre sa décision. L'information lui serait remontée aux oreilles, et elle n'aurait évidemment pas apprécié. « On peut contredire Marine Le Pen, débattre avec elle, mais on ne peut pas être déloyal », résume un membre du cercle mariniste. Un groupe de fidèles qui, désormais, a repris en main la campagne de Marine Le Pen. Un programme « marinisé » et un message clair Cela transparaît d'ailleurs aussi dans un autre arbitrage du programme : le RN va défendre l'interdiction du port du voile islamique dans l'espace public. Une mesure à laquelle un certain Jordan Bardella était défavorable. Et l'on a vu d'ailleurs un assez grand malaise pour défendre la proposition en public. Jordan Bardella, très prudent, parlant d'un référendum, d'un grand débat, quand d'autres cadres du parti, comme Jean-Philippe Tanguy, apparaissent plus déterminés. Jordan Bardella, qui assure cependant officiellement être derrière Marine Le Pen et surtout dit aller bien… lui qui, au lendemain de la candidature de son mentor, faisait grise mine. Et dont on dit parmi ses proches qu'il a passé un été à digérer une déception, car, dit-on, il a « réellement cru » être candidat. Marine Le Pen le veut Premier ministre et lui demande loyauté. Elle a fait passer le message de façon on ne peut plus claire. À lire aussiPrésidentielle 2027: quel rôle pour Jordan Bardella au sein du RN, aux côtés de Marine Le Pen?
durée : 00:03:29 - Les Matins de France Culture - par : Marie Labory - Après la publication fin août par le Medef d'un volet de mesure pour relancer la natalité, détour par la littérature et le cinéma pour répondre à cette grande question : d'Annie Ernaux à Kore-eda, pourquoi (encore) faire des enfants ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:27 - Les émissions culturelles de France Culture - par : Marie Labory - Après la publication fin août par le Medef d'un volet de mesure pour relancer la natalité, détour par la littérature et le cinéma pour répondre à cette grande question : d'Annie Ernaux à Kore-eda, pourquoi (encore) faire des enfants ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:38:50 - Questions du soir : le débat - par : Thomas Snégaroff - L'Arabie saoudite a signé un protocole d'accord de 6 milliards d'investissement pour la construction de 3 parcs d'attraction dans le Val-d'Oise. Un projet qui devrait permettre de créer 22 000 emplois directs. Le gouvernement se félicite, mais des voix discordantes se font entendre. - équipe : Phane Montet, Marie-Lys de Saint Salvy, Mathias Mégy, Antoine Ayral, Marianne Chassort - invités : Dominique Carlac'h chef d'entreprise, ancienne vice-présidente du Medef en charge de la Responsabilité sociétale des entreprises, vice-présidente du Crédit mutuel Impact , Yamina Saheb experte des politiques d'atténuation du changement climatique, enseignante à Sciences Po Paris, autrice du volet III du 6ᵉ rapport du GIEC , Stéphane Durand consultant spécialisé en tourisme et loisirs, associé au groupe Egis Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C'est une année présidentielle qui démarre sous le signe de l'économie : rentrée du Medef qui a réclamé du courage, rentrée également du Mouvement Impact France qui a réuni plus de 4 000 entrepreneurs à Paris, des entrepreneurs qui ont décidé de placer l'impact social et écologique au centre de leurs modèles d'affaire. Une rentrée pour plancher sur des propositions à mettre sur la table en vue de la présidentielle : partage de la valeur, soutien de l'innovation, prise en compte des réalités climatiques après cet été cataclysmique; les débats sont nombreux ! Tour d'horizon avec la directrice générale d'Impact France, Caroline Neyron. Très belle écoute avec Impact Positif. -> Une émission à revoir en replay aussi sur tf1info et tf1plus. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« La planète des Blancs. » C'est le mot de Marc-Olivier Fogiel après le grand dîner du MEDEF.Des centaines de dirigeants, l'élite économique française — et presque aucun Noir, Arabe ou Asiatique. Sauf du côté de ceux qui servaient.La réaction facile ? S'indigner. Mais s'indigner, c'est se mettre en position de quémandeur.Dans cet épisode, je pose une autre question, beaucoup plus utile si tu diriges une TPE ou une PME : où est-ce que tu grandis le plus vite — au MEDEF ou dans un réseau comme Blacknetwork ?Je joue franc-jeu. Je défends d'abord le MEDEF (sa force est réelle), j'encaisse l'objection la plus sérieuse qu'on m'ait opposée… et je te montre pourquoi elle mélange deux choses : le pouvoir institutionnel et ta croissance de l'année. Sur l'un, le MEDEF est devant. Sur l'autre, la réponse est nette.Parce qu'au fond, on ne demande pas une place à la table. On construit la table.Rejoins BLACKNETWORK, ton réseau : https://www.blacknetwork.fr/La rentrée du KALI BUSINESS CLUB aura lieu le 14 septembre : https://www.kalibusinessclub.com/ Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
O primeiro debate entre os presidenciáveis franceses mostrou uma corrida ainda fragmentada no país, a oito meses da eleição. Com Marine Le Pen autorizada a concorrer e à frente nas pesquisas, candidatos do centro, da direita e da esquerda disputam quem poderá enfrentá-la no segundo turno. Thomás Zicman de Barros, analista político A campanha presidencial francesa parece ter começado para valer na semana. Na quinta-feira (27), sete dos principais candidatos à sucessão de Emmanuel Macron participaram de um primeiro grande debate, organizado pelo MEDEF, a principal organização empresarial francesa, no célebre estádio de Roland-Garros. Mas a disputa, pelo menos por enquanto, parece ser para saber quem ficará em segundo lugar, ou melhor, quem irá ao segundo turno com Marine Le Pen. A candidata do Reunião Nacional (Rassemblement National) aparece próxima dos 35% das intenções de voto, muito à frente dos adversários. Le Pen voltou recentemente a ser elegível. Condenada no ano passado no caso dos funcionários fantasma no Parlamento Europeu, ela havia recebido uma pena de inelegibilidade imediata. Em julho, a Corte de Apelações reduziu a pena para 15 meses, período considerado já cumprido. Com isso, Le Pen voltou ao jogo eleitoral. No debate do MEDEF, Le Pen tentou sobretudo tranquilizar empresários que ainda mantêm fortes reservas em relação a ela e ao seu programa econômico. Essa hostilidade já não representa necessariamente um veto absoluto: dependendo do adversário no segundo turno, parte do empresariado poderia acabar apoiando a líder de extrema direita, ainda que tapando o nariz. Ela procurou facilitar essa escolha, prometendo disciplina orçamentária e redução de gastos. Flerte com a extrema direita Édouard Philippe e Gabriel Attal têm uma relação bem mais confortável com esse público. Os dois ex-primeiros-ministros de Macron disputam boa parte do mesmo eleitorado de centro: Philippe, hoje mais bem colocado nas pesquisas, insistiu no rigor das contas públicas, e Attal teve alguns dos momentos mais bem recebidos da noite. Se ambos contribuem para a normalização de ideias da extrema direita, é Bruno Retailleau quem flerta mais abertamente com essa tradição, tentando apresentar uma espécie de lepenismo mais liberal. O problema para eles está na divisão dos votos. Sobretudo Philippe e Attal concorrem diretamente pelo antigo e minguante eleitorado macronista. Quando aparecem juntos nas pesquisas, essa fragmentação pode abrir espaço para outro candidato chegar ao segundo turno. Divisão da esquerda Isso ajuda a explicar por que Jean-Luc Mélenchon, líder da França Insubmissa, continua competitivo. No MEDEF, a hostilidade do público era visível. Ao defender aumento dos salários, aposentadoria aos 60 anos e o cancelamento da parcela da dívida francesa nas mãos do sistema europeu de bancos centrais, teve como resposta risadas incrédulas da plateia. Mélenchon foi bastante atacado, mas tampouco estava ali para conquistar os empresários. O confronto fala a uma base eleitoral fiel e engajada, que o mantém firme na disputa pela segunda vaga. É justamente uma base assim que falta à ecologista Marine Tondelier. Ela também marcou suas diferenças com os empresários, mas sua candidatura continua patinando nas pesquisas. Raphaël Glucksmann, eurodeputado que quer ser um candidato de centro-esquerda nas eleições, aparece melhor, mas ainda precisa vencer em outubro uma primária que se anuncia disputada. Além disso, custa a encontrar um discurso claro entre a esquerda e o centro, ocupando cada vez mais as ruínas de um inóspito “macronismo progressista”, e tem grandes dificuldades para se impor como figura carismática e presidenciável. O debate do MEDEF mostrou bem o ponto de partida da campanha: Marine Le Pen tem larga vantagem no primeiro turno, enquanto centro, direita e esquerda seguem fragmentados. No momento, a principal disputa é saber quem conseguirá chegar ao segundo turno contra ela.
À quelques mois de la présidentielle de 2027, les entrepreneurs réclament de la visibilité et de la stabilité. Fiscalité, dette, dépenses publiques, réindustrialisation, transition climatique et intelligence artificielle : quels choix économiques pour la France ? À l'occasion de la Rencontre des entrepreneurs de France (REF 2026) à Roland-Garros, deux dirigeantes confrontent leurs expériences et émettent des propositions aux futurs candidats et candidates. Nos invitées
Au sommaire : Le débat organisé par le MEDEF entre les principaux candidats à l'élection présidentielle est réussi. Quelles ont été les réactions du public ? Un conseiller de Marine Le Pen a annoncé quitter la campagne de la candidate.Ségolène Royal a annoncé sa candidature à la primaire socialiste. En Californie, un riche couple est soupçonné d'avoir acheté des enfants.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À quelques mois de la présidentielle de 2027, les entrepreneurs réclament de la visibilité et de la stabilité. Fiscalité, dette, dépenses publiques, réindustrialisation, transition climatique et intelligence artificielle : quels choix économiques pour la France ? À l'occasion de la Rencontre des entrepreneurs de France (REF 2026) à Roland-Garros, deux dirigeantes confrontent leurs expériences et émettent des propositions aux futurs candidats et candidates. Nos invitées
Tous les matins à 7h15, le parti pris argumenté d'un invité sur un sujet d'actualité, avec les témoignages et les réactions des auditeurs de RMC en direct au 3216.
Aujourd'hui, dans "Esprits Libres", David Abiker reçoit Jean-Marie Colombani, éditorialiste et fondateur de slate.fr, et Géraldine Woessner, rédactrice en chef au Point. Ensemble, ils analysent les enjeux du premier grand rendez-vous politique de la campagne présidentielle 2027 : le débat économique organisé par le MEDEF. Alors que 20 000 personnes ont assisté à cet événement, les débats ont été de bonne tenue, avec chaque candidat exposant ses positions et propositions de manière posée. Cela augure-t-il d'une campagne plus sereine que prévu ? Pas si sûr, selon les intervenants.Géraldine Woessner souligne en effet que les différents camps politiques se sont clairement dégagés lors de cette rencontre. D'un côté, Marine Le Pen a cherché à rassurer les patrons, tout en assumant certains choix de société comme l'incitation des jeunes à entrer plus tôt sur le marché du travail. De l'autre, le centre-droit avec Gabriel Attal, Bruno Retailleau et Édouard Philippe a montré une certaine familiarité dans ses propositions. Enfin, la gauche incarnée par Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier et Raphaël Glucksmann a réaffirmé son clivage avec les autres.Jean-Marie Colombani pointe quant à lui les limites d'un tel format, qui ne permet pas vraiment d'approfondir les débats et les propositions des candidats. Il regrette l'absence de véritables face-à-face, qui auraient permis d'aller plus loin et de pousser les candidats dans leurs retranchements.Malgré tout, cet épisode montre que la campagne présidentielle 2027 s'annonce riche en débats et en positionnements tranchés, avec en toile de fond la question de l'Europe, qui semble être un enjeu majeur pour les différents camps. À suivre...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, dans "Esprits Libres", David Abiker s'entretient avec Jean-Marie Colombani, éditorialiste et fondateur de slate.fr, et Géraldine Woessner, rédactrice en chef au Point. Ensemble, ils analysent avec acuité les enjeux économiques qui risquent de dominer la prochaine campagne présidentielle. Alors que les principaux candidats ont déjà commencé à dévoiler leurs programmes, le panel s'accorde pour dire que la question de la dette publique et de la réforme des retraites sera incontournable. Comme le souligne Jean-Marie Colombani, le budget consacré au remboursement de la dette est devenu le premier poste budgétaire, dépassant même celui de l'éducation nationale. Cette situation, qualifiée de « bug » par l'éditorialiste, prive tout futur gouvernement de toute marge de manœuvre, obligeant les candidats à s'expliquer sur la façon de sortir de cette impasse.Mais au-delà de l'ordre budgétaire, les intervenants s'interrogent sur la façon dont les Français percevront ces enjeux économiques. Géraldine Woessner souligne que le pouvoir d'achat reste la principale préoccupation des Français, et que les candidats devront trouver des solutions concrètes pour y répondre, malgré les contraintes budgétaires. Le débat s'anime lorsque les éditorialistes évoquent les propositions déjà formulées par certains candidats, comme la suppression des normes et des fonctionnaires par Bruno Retailleau ou l'augmentation de la TVA sociale défendue par François Hollande. Ces mesures, qui touchent directement aux choix de société, risquent de susciter de vifs débats au sein de l'électorat.Au-delà des traditionnelles propositions, Jean-Marie Colombani estime que le MEDEF s'impose de plus en plus comme un acteur incontournable, capable d'impulser de nouvelles réflexions et de peser sur l'agenda politique. Un constat qui illustre la place centrale qu'occupe désormais l'économie dans le débat public.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir, pour faire le point sur la rentrée économique. Après un excellent été marqué par de solides résultats d'entreprises, les investisseurs abordent cette nouvelle saison avec un optimisme prudent. François Monnier souligne que les groupes, tant en France, en Europe qu'aux États-Unis, ont revu à la hausse leurs prévisions de bénéfices pour l'année en cours. Schneider Electric, Legrand, Safran, Sanofi ou encore Veolia font partie des entreprises qui ont impressionné par leurs performances.Cependant, l'expert met en garde contre les nuages à l'horizon. L'instabilité politique en France, avec des déficits budgétaires qui peinent à être réduits, suscite des inquiétudes chez les investisseurs. Le débat organisé par le Medef avec les candidats à la présidentielle a ainsi pesé sur le CAC 40, qui a chuté de 1,7% hier, en nette sous-performance par rapport aux autres marchés européens.Aux États-Unis, les élections de mi-mandat à venir, avec le risque d'un basculement du Congrès, constituent également une source d'incertitude pour les marchés. François Monnier souligne que Donald Trump pourrait remettre en cause le processus électoral, ravivant les craintes démocratiques.La remontée des taux obligataires, tant en France qu'aux États-Unis, est aussi un sujet de préoccupation. En France, le poids de la dette publique devient de plus en plus insoutenable, tandis qu'outre-Atlantique, la forte croissance économique et l'appétit des entreprises pour l'emprunt alimentent la tension sur les rendements.Malgré ces nuages, l'épisode met aussi en lumière les performances époustouflantes de certaines entreprises, à l'image de Nvidia. Le groupe a doublé son chiffre d'affaires en un trimestre, atteignant l'équivalent du chiffre d'affaires annuel d'Airbus. Ses perspectives de croissance de 70% sur l'exercice 2027-2028 séduisent les investisseurs, soulignant le potentiel de l'intelligence artificielle.Enfin, l'entretien se conclut sur les attentes des marchés vis-à-vis du discours du nouveau président de la Réserve fédérale américaine, qui devra naviguer entre transparence et prudence dans sa communication.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire :Débat économique entre sept candidats potentiels à l'élection présidentielle de 2027 organisé par le Medef, avec des propositions sur la dette, la fiscalité, les salaires, la réindustrialisation et les retraites.Retour sur les six mois de guerre entre Israël, les États-Unis et l'Iran, qui a entraîné une crise économique mondiale avec la hausse des prix du pétrole suite au blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran.Projet de l'Agence nationale de sûreté du médicament de reculer les dates de péremption de certains médicaments courants afin de lutter contre le gaspillage et les pénuries.Perturbations du trafic ferroviaire en Île-de-France suite aux orages et annonce du rétablissement de la circulation à la gare Montparnasse.Enlèvement d'un soldat franco-colombien de la Légion étrangère en Colombie.Réduction du nombre de passages quotidiens dans le canal de Panama en raison des effets d'El Niño, menaçant l'économie du pays.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire :Des drones utilisés pour détecter les baigneurs en difficulté sur les plages de Valras-Plage, dans l'Hérault, dans le cadre d'une expérimentation menée par la société Instadrone.Un débat entre les principaux candidats à l'élection présidentielle sur les propositions économiques, organisé à l'initiative du MEDEF, qui n'a pas totalement convaincu les patrons.La tenue d'un référendum en Islande sur la reprise des négociations d'adhésion à l'Union Européenne, un sujet qui divise la population.La mort de Ratko Mladić, ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, condamné pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité.Le récit du concert chaotique des Beatles au Dodger Stadium de Los Angeles en 1966, l'un des plus marquants de leur carrière.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air l'invité du 26 août 2026 avec Michel Picon, président de l'U2P, l'Union des entreprises de proximité. Une majorité des chefs d'entreprises français s'inquiète des effets de la politique économique du prochain président de la République sur leur activité : 82% se disent pessimistes, selon une vaste étude publiée mardi par le Medef. Cette enquête de la première organisation patronale, menée auprès de 65.872 dirigeants d'entreprises du 15 avril au 15 juillet, paraît à l'occasion de sa REF (Rencontre des entrepreneurs de France) à Roland-Garros, dont le point d'orgue sera un débat économique entre sept candidats à l'élection présidentielle, jeudi. Dans quel état d'esprit sont les chefs d'entreprise en cette rentrée ? Qu'attendent-ils du politique, alors que le vote du budget s'annonce particulièrement compliqué ? Comment voient-ils les conséquences des canicules et des incendies, ou encore de l'inflation ?
durée : 00:30:04 - Le 13/14 - par : Jérôme Cadet - Quatre vacanciers français disparus au Népal où une gigantesque coulée de boue a tué 270 personnes. Xavier Bertrand se déclare candidat à l'élection présidentielle après un débat à l'université d'été du Medef. L'Islande doit-elle rouvrir les négociations d'adhésion avec l'Union européenne ? Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Ce jeudi 27 août, l'enjeu de la capitalisation dans le privé surtout dans les industries françaises, les propositions du Medef de relancer la natalité et d'instaurer une TVA sociale, et l'appel de Bill Gates à réguler l'utilisation de l'IA, ont été abordés par Sophie Sidos, présidente des Conseillers du Commerce extérieur de la France, Julien Denormandie, chief impact officer chez Sweep, et Gilbert Cette, professeur d'économie à Neoma Business School et auteur de "Sauver la démocratie sociale", depuis la REF, dans l'émission Les Experts, présentée par Laure Closier sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Au programme : Medef : le RN est-il un allié des grands patrons ? / Bruel : les maires doivent-ils décider de la tenue des concerts dans leurs villes ? / Stop au gâchis de médicaments ?
Site internet : https://www.medef.com/
Au sommaire :La Banque centrale européenne lance un concours pour redesigner les billets d'euros, avec dix finalistes dont la Française Isabelle Daëron qui propose des oiseaux européens et des cours d'eau en format vertical.Meta accepte de payer jusqu'à 17 milliards de dollars de pénalités et de brider ses applications Instagram et Facebook pour les mineurs, imposant un mode nuit, l'absence de notifications entre 22h et 7h et une limite de deux heures d'utilisation quotidienne.L'artiste japonaise Yayoi Kusama, surnommée la reine des pois et figure majeure de l'avant-garde new-yorkaise, est décédée à l'âge de 97 ans.Sept principaux candidats à l'élection présidentielle débattent aujourd'hui à Roland-Garros lors de la rencontre des entrepreneurs de France organisée par le MEDEF, sur des thèmes comme la dette et la réindustrialisation.François Hollande publie un livre et n'exclut pas une candidature à la présidentielle, tandis que la primaire socialiste du 9 octobre voit s'affronter quatre candidats dont Raphaël Glucksmann.Au Népal, une crue provoquée par l'effondrement d'un glacier fait au moins 165 morts et plus d'un millier de disparus.Les États-Unis approuvent un nouveau traitement prometteur contre le cancer du pancréas nommé Rasonque, qui pourrait allonger la durée de vie des malades.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire : Les candidats à la présidentielle passeront leur premier grand oral à l'occasion d'un débat aux Rencontres des entrepreneurs de France du Medef.Plus de 200 élus appellent à une primaire ouverte de la droite et du centre.Une deuxième personne a succombé à ses blessures après avoir été percutée par une voiture hier soir à Caen. Le conducteur est en garde à vue et une enquête a été ouverte.Au Népal, la course contre la montre continue après les coulées de boue meurtrières. Le bilan fait état de 165 morts et 1300 disparus.La sécheresse perdure et 85% du territoire est concerné. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:15:23 - Le journal de 18h00 - Le patron des patrons appelle celles et ceux qui briguent l'Elysée à travailler à "un programme présidentiel de libertés". Patrick Martin a tancé d'entrée de jeu ceux qu'ils nomment "les prophètes de malheur". - équipe : La Rédaction de France Culture Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au sommaire : Volkswagen envisage de supprimer jusqu'à 100 000 emplois, dont la moitié en Allemagne, face à la concurrence chinoise, les droits de douane américains et la baisse des ventes en Europe.Le Canada et les États-Unis s'affrontent dans une guerre commerciale, avec l'instauration de droits de douane réciproques sur de nombreux produits.La REF, la rencontre annuelle des entrepreneurs du MEDEF, s'ouvre dans un contexte économique difficile, marqué par une baisse des intentions d'embauche de cadres et des craintes de licenciement.Le Medef cherche à peser dans le débat politique à l'approche de la présidentielle, sans pour autant donner de consigne de vote claire.Le projet de loi sur la transparence salariale, issu d'une directive européenne, sera présenté en Conseil des ministres le 9 septembre.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:22:14 - La grande matinale - Alors que la Rencontre des Entrepreneurs de France (REF) commence ce mercredi en présence de candidats à l'élection présidentielle, Patrick Martin, président du Medef, est l'invité de France Inter. - équipe : Florence Paracuellos, Benjamin Duhamel - invités : Patrick Martin Président du Medef Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:23 - Les journaux de France Culture - Le patron des patrons appelle celles et ceux qui briguent l'Elysée à travailler à "un programme présidentiel de libertés". Patrick Martin a tancé d'entrée de jeu ceux qu'ils nomment "les prophètes de malheur". - équipe : La Rédaction de France Culture Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:02:42 - Le 5/7 - par : Marc Voinchet - Première revue de presse de La matinale avec Marc Voinchet. Avec le MEDEF à Rolland Garros, et une ballade à Grasse, ville des parfums, en coup de cœur de Marc Voinchet. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:22:14 - Les interviews d'Inter - Alors que la Rencontre des Entrepreneurs de France (REF) commence ce mercredi en présence de candidats à l'élection présidentielle, Patrick Martin, président du Medef, est l'invité de France Inter. - équipe : Florence Paracuellos, Benjamin Duhamel - invités : Patrick Martin Président du Medef Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Au sommaire : L'armée russe utilise de jeunes Colombiens comme chair à canon dans la guerre en Ukraine.Des pratiques controversées de l'armée israélienne en Palestine suscitent le trouble.Avant l'élection présidentielle, quelles sont les nouvelles stratégies du Medef pour influencer le débat public ? L'université d'été de l'organisation patronale s'ouvre ce matin.Le Don Giovanni de Mozart serait en partie le fruit d'une collaboration entre trois personnes : le compositeur autrichien, son librettiste vénitien Lorenzo Da Ponte et l'illustre Giacomo Casanova. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aujourd'hui, dans "Esprits Libres", David Abiker reçoit Ruth Elkrief, journaliste et éditorialiste politique, et Thierry Lentz, historien, écrivain et directeur général de la Fondation Napoléon. Ensemble, ils discutent des entreprises françaises et de leur rapport avec la classe politique.Tout d'abord, Ruth Elkrief apporte son regard avisé sur la Rencontre des Entrepreneurs en France (REF) qui démarre. Elle souligne que les chefs d'entreprise espèrent peser de tout leur poids dans la campagne présidentielle à venir, après s'être montrés très remontés l'année dernière. Mais l'éditorialiste politique pointe du doigt le préjugé tenace en France envers le monde de l'entreprise, qui empêche de nombreux jeunes de s'y projeter.Thierry Lentz apporte ensuite son éclairage sur les relations complexes entre le patronat et l'État en France. Il explique comment Napoléon a contribué à marginaliser l'enseignement de l'économie politique au profit d'une vision étatiste. L'écrivain montre aussi comment la gauche radicale, de la Révolution française à l'extrême-gauche d'aujourd'hui, a su entretenir un discours virulent contre les « nuisibles » et les « parasites », en référence aux milliardaires et aux chefs d'entreprise.Un moment fort de l'épisode est lorsque Thierry Lentz revient sur les propos choquants de Manon Aubry, députée LFI, qualifiant les milliardaires de « nuisibles ». Il souligne à quel point ce vocabulaire rappelle des heures sombres de l'histoire, et s'interroge sur la capacité de l'extrême-gauche à perpétuer ces méthodes de diabolisation, héritées du XIXe siècle.Au-delà des attaques contre le monde de l'entreprise, les invités évoquent également les dérives inquiétantes de LFI, comme leur volonté de supprimer le délit d'apologie du terrorisme.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au programme des Vraies Voix : Cyclistes et automobilistes : la cohabitation est-elle impossible ? / La crise de la pomme de terre !
Au sommaire : Les perspectives d'emploi des cadres restent moroses, avec une baisse de la confiance des entreprises dans l'avenir de leur activité.Les enseignants font leur rentrée dans un climat de défiance envers le système éducatif, avec un pessimisme record sur l'avenir de l'école.La légendaire chanteuse de musique country Dolly Parton est décédée à l'âge de 80 ans, suscitant une vague d'émotion aux États-Unis.La primaire de la gauche socialiste et démocratique se tiendra en octobre, avec de nouvelles modalités d'inscription.Le Premier ministre se rend à Mayotte pour accélérer les projets de reconstruction après le passage du cyclone Chido.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l'actualité en présence d'invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
Antoine Foucher est un homme de l'ombre devenu penseur engagé. Ancien directeur de cabinet au ministère du Travail sous Macron, conseiller de Xavier Bertrand et ex-numéro deux du MEDEF, il a longtemps évolué dans les cercles du pouvoir. Pourtant, c'est avec un livre coup de poing — "En finir avec le travail qui ne paie plus" — qu'il vient aujourd'hui dénoncer un dysfonctionnement profond de notre société.Je dois vous dire que j'ai été très surpris, et aussi très curieux, en découvrant son livre. Un “mec de droite” qui remet en cause l'efficacité du travail comme moteur de progrès social ? J'ai eu envie d'en savoir plus. Et je n'ai pas été déçu.Dans cet épisode, nous parlons de sujets brûlants et pourtant trop rarement abordés avec autant de clarté : pourquoi la majorité des gens qui bossent ne parviennent plus à améliorer leur niveau de vie ? Pourquoi, malgré l'explosion de la productivité et l'essor du numérique, le sentiment de déclassement s'accentue ? Pourquoi a-t-on l'impression que nos efforts ne servent à rien, que le travail n'a plus de sens ni de récompense ?J'ai voulu comprendre avec Antoine ce qui coince. Ensemble, nous avons abordé les vraies causes : une fiscalité déséquilibrée, une désindustrialisation massive, un modèle de répartition devenu obsolète.Il m'a aussi expliqué pourquoi le capital est aujourd'hui bien moins taxé que le travail, et en quoi cela façonne une société de rentiers plus que de bâtisseurs.Nous avons parlé retraites, héritage, méritocratie, et surtout, de la nécessité de refonder notre pacte social pour redonner du sens au travail.Ce qui m'a marqué, c'est à quel point Antoine est précis dans ses diagnostics, étayé dans ses chiffres, mais aussi profondément humain dans ses propositions. Il ne cherche pas à cliver, mais à réconcilier. Ce n'est pas un discours partisan, c'est un cri d'alerte lucide sur l'avenir que nous préparons pour les générations futures.Un épisode dense, engagé, mais aussi porteur d'espoir — parce qu'il ouvre des pistes pour sortir de l'impasse. Si comme moi, vous vous interrogez sur l'utilité de vos efforts au quotidien, sur la justice de notre système ou sur ce que signifie vraiment “réussir” aujourd'hui, alors cet épisode est fait pour vous.Les questions que l'on traitePourquoi dis-tu que le travail ne paye plus ?Est-ce que l'immobilier est pris en compte dans tes calculs ?Où est passé l'argent généré par la productivité ?Est-ce qu'on aurait dû investir dans l'industrie plutôt que dans l'IA ?Pourquoi les services peu qualifiés stagnent-ils en termes de salaires ?Est-ce que l'argent est vraiment parti chez les riches ou les pauvres ?Comment expliques-tu le creusement entre brut et net ?Quel rôle jouent les retraites dans cette dynamique ?Peut-on encore s'en sortir sans héritage ?Est-ce juste que le capital soit moins taxé que le travail ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Antoine Foucher est un homme de l'ombre devenu penseur engagé. Ancien directeur de cabinet au ministère du Travail sous Macron, conseiller de Xavier Bertrand et ex-numéro deux du MEDEF, il a longtemps évolué dans les cercles du pouvoir. Pourtant, c'est avec un livre coup de poing — "En finir avec le travail qui ne paie plus" — qu'il vient aujourd'hui dénoncer un dysfonctionnement profond de notre société.Je dois vous dire que j'ai été très surpris, et aussi très curieux, en découvrant son livre. Un “mec de droite” qui remet en cause l'efficacité du travail comme moteur de progrès social ? J'ai eu envie d'en savoir plus. Et je n'ai pas été déçu.Dans cet épisode, nous parlons de sujets brûlants et pourtant trop rarement abordés avec autant de clarté : pourquoi la majorité des gens qui bossent ne parviennent plus à améliorer leur niveau de vie ? Pourquoi, malgré l'explosion de la productivité et l'essor du numérique, le sentiment de déclassement s'accentue ? Pourquoi a-t-on l'impression que nos efforts ne servent à rien, que le travail n'a plus de sens ni de récompense ?J'ai voulu comprendre avec Antoine ce qui coince. Ensemble, nous avons abordé les vraies causes : une fiscalité déséquilibrée, une désindustrialisation massive, un modèle de répartition devenu obsolète.Il m'a aussi expliqué pourquoi le capital est aujourd'hui bien moins taxé que le travail, et en quoi cela façonne une société de rentiers plus que de bâtisseurs.Nous avons parlé retraites, héritage, méritocratie, et surtout, de la nécessité de refonder notre pacte social pour redonner du sens au travail.Ce qui m'a marqué, c'est à quel point Antoine est précis dans ses diagnostics, étayé dans ses chiffres, mais aussi profondément humain dans ses propositions. Il ne cherche pas à cliver, mais à réconcilier. Ce n'est pas un discours partisan, c'est un cri d'alerte lucide sur l'avenir que nous préparons pour les générations futures.Un épisode dense, engagé, mais aussi porteur d'espoir — parce qu'il ouvre des pistes pour sortir de l'impasse. Si comme moi, vous vous interrogez sur l'utilité de vos efforts au quotidien, sur la justice de notre système ou sur ce que signifie vraiment “réussir” aujourd'hui, alors cet épisode est fait pour vous.Les questions que l'on traitePourquoi dis-tu que le travail ne paye plus ?Est-ce que l'immobilier est pris en compte dans tes calculs ?Où est passé l'argent généré par la productivité ?Est-ce qu'on aurait dû investir dans l'industrie plutôt que dans l'IA ?Pourquoi les services peu qualifiés stagnent-ils en termes de salaires ?Est-ce que l'argent est vraiment parti chez les riches ou les pauvres ?Comment expliques-tu le creusement entre brut et net ?Quel rôle jouent les retraites dans cette dynamique ?Peut-on encore s'en sortir sans héritage ?Est-ce juste que le capital soit moins taxé que le travail ?Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode de "L'édito politique", Célestine Gentilhomme analyse la rentrée politique qui s'annonce mouvementée. Avec les premières universités d'été des partis, les candidats à la présidentielle de 2027 commencent à se positionner. Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et François Hollande sont notamment attendus dans les prochaines semaines. Les regards seront aussi tournés vers ceux qui n'ont pas encore officialisé leur candidature, comme au Parti socialiste. Un rendez-vous économique avec le Medef s'annonce également décisif pour certains.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Durant les deux premières semaines du mois d'août 2026, C dans l'air est en “pose” sur France 5. C'est l'occasion d'écouter ou de réécouter des épisodes de C dans l'air - l'invité - avec chaque jour 3 épisodes marquant de cette dernière année. Bonne écoute!C dans l'air l'invité du 2 septembre 2025 avec Pierre Gattaz, ancien patron du Medef et chef d'entreprise, auteur de "Gagnez plus, c'est maintenant", paru aux éditions Fayard.La stagnation du pouvoir d'achat va de pair avec le sentiment de déclassement. C'est de ce constat que Pierre Gattaz, ancien patron du Medef, est parti pour proposer des solutions pour relancer l'économie et augmenter le pouvoir d'achat des Français. Dans cet ouvrage, il tente de répondre à cette question : "pourquoi la France, sixième puissance économique mondiale, n'arrive-t-elle mas à rémunérer ses travailleurs ?"Tout au long du livre, il propose des solutions concrètes pour un modèle alternatif : créer les conditions d'une croissance durable, simplifier les normes, alléger les charges et redonner de l'air aux entreprises.Pierre Gattaz, chef d'entreprise et ancien patron du Medef, est notre invité. Il nous donnera sa vision d'une France plus attractive et productive. Il reviendra également avec nous sur la crise politique, et les conséquences d'une France sans budget, alors que la Premier ministre François Bayrou s'apprête à solliciter un vote de confiance le 8 septembre prochain.
François Ruffin est député et journaliste, auteur de plusieurs documentaires et candidat à notre prochaine élection présidentielle.Je me méfie de moi-même quant il s'agit de faire des interviews politiques car je ne crois pas du tout que si tu parles à une personne pendant 2h tu fini par savoir ce qu'elle a dans le ventre.Alors j'ai proposé à François une discussion à bâton rompu, sur des tonnes de sujets à débuter par l'écologie comme la plus grande insécurité qu'on refuse de nommer, du logement comme premier problème de pouvoir d'achat en France, de la mondialisation que les Français n'ont jamais vraiment choisie, de l'intelligence artificielle qui menace autant les cadres que les ouvriers, et de la manière dont le Rassemblement National a construit sa progression en trois étages.J'ai questionné François Ruffin sur ses propres angles morts, sur ce que "faire ensemble" veut dire pour lui, et sur ce qu'il changerait dans l'école, la police et la fiscalité s'il en avait le pouvoir.Je crois que comme il le dit lui même c'est une discussion qu'on en entend rarement avec un politique : sans petite phrase, sans recherche de buzz, avec une vraie tentative de dire ce qu'il pense dans ses tripes.Citations marquantes"L'économie et l'argent, ce sont des imaginaires. Il n'y a pas d'argent, il n'y a pas d'économie." (00:10:01)"Si la planète était une banque, ça fait longtemps qu'on l'aurait sauvée." (01:21:58)"On a des PDG à stock-options ou propriétaires multimilliardaires qui viennent se cacher derrière la vertu du petit entrepreneur." (00:45:41)"Je crois qu'on existe par les autres et qu'on se sauve par les autres." (01:04:00)"La démocratie, ce n'est pas du consensus. C'est du conflit, mais organisé, verbalisé, institutionnalisé." (01:41:54)Idées centrales L'écologie comme la plus grosse insécurité (00:07:06) Pour Ruffin, l'écologie n'est pas un sujet parmi d'autres mais l'insécurité la plus grave qu'on refuse de traiter comme telle, parce qu'on préfère l'éviter psychologiquement plutôt que de regarder en face une "chronique d'une mort annoncée".Le logement, angle mort du pouvoir d'achat (00:27:53) La part du logement dans le budget des ménages est passée de 10 % à 30 % en vingt ans, avec des loyers en hausse de 80 % pendant que les salaires réels progressaient de 20 %. Ruffin en fait un sujet aussi central que les retraites, et un facteur direct de la chute de la natalité.Faire ensemble plutôt que vivre ensemble (01:05:47) Ruffin distingue une société qui cohabite (statique, côte à côte) d'une société qui avance vers un horizon commun. Sans projet partagé, il pense qu'un peuple s'épuise dans les jalousies et les boucs émissaires, comme un couple sans projet commun.Un État colonisé de l'intérieur (00:49:07) Plutôt que de parler de lobbying, Ruffin décrit un État où les intérêts privés (pharmaceutiques en particulier) ont pénétré la décision publique de l'intérieur, citant les réunions du lobby des grands labos tenues dans les salons de l'Élysée.L'IA, un double choc pour les classes moyennes (01:28:10) Contrairement aux vagues précédentes, l'IA touche des métiers qualifiés qui se croyaient protégés par leur diplôme, en cumulant robotisation et délocalisation des postes de bureau, de comptabilité ou de design.Le Rassemblement National, une fusée à trois étages (01:49:45) Ruffin décrit le RN comme construit en couches successives : Jean-Marie Le Pen et le racisme affiché, Marine Le Pen et le discours social, Jordan Bardella et le ralliement aux milieux économiques, avec une tension naissante entre ces deux derniers étages.Questions posées dans l'interviewPourquoi l'écologie n'est-elle jamais présentée comme la insécurité qu'elle est réellement ?Comment un responsable politique peut-il agir au niveau national dans un monde mondialisé ?Le logement est-il devenu le vrai sujet du pouvoir d'achat en France ?Comment expliquer que les Français n'aient jamais vraiment choisi la mondialisation ?Faut-il taxer davantage les ultra-riches sans braquer les petits patrons ?Comment redonner une finalité claire à l'école et à la police ?L'intelligence artificielle peut-elle faire s'effondrer le capitalisme lui-même ?Pourquoi les partis politiques n'arrivent-ils plus à débattre entre eux, même à gauche ?Quels sont les angles morts de la gauche, et les vôtres ?Comment le Rassemblement National a-t-il construit sa progression électorale ?Références citéesLivres et écritsLe Progrès. Le Nôtre, François Ruffin (00:56:55)Ecotopia, Ernest Callenbach (01:24:03)Résonance, Hartmut Rosa (01:26:39)La Grande Transformation, Karl Polanyi (01:29:38)"The Antisocial Century", The Atlantic (01:04:19)Travaux de Ha-Joon Chang, économiste sud-coréen (00:20:10)Rapport d'Olivier Lluansi sur la réindustrialisation (00:47:12)Article de Grégory Pouy pour la Fondation Jean-Jaurès sur l'impact des podcasts en politique (00:04:21 et 01:45:19)Personnes citéesAmbroise Croizat (00:13:44)Jean Monnet (01:10:35)Franklin D. Roosevelt (01:09:07)Christophe Castaner (00:22:58)Gérald Darmanin (00:42:52)Bernie Sanders (01:12:27)Kamala Harris (01:12:23)Michel Maffesoli (00:36:42 et 01:15:04)Sarah Saldmann (01:46:12)Annie Ernaux (01:47:42)Antoine Foucher (00:22:12)Yann LeCun et Fidji Simo (01:35:43)Jean Pisani-Ferry (01:23:09)Keynes (01:21:36)Institutions et conceptsSAFER (00:30:26)RIC, référendum d'initiative citoyenne (00:37:24)CROUS (00:31:34)Medef, CGPME, U2P (00:45:20)Classement Challenges des grandes fortunes (00:40:44)Livret A et taux de centralisation (00:56:53)Timestamps clés00:04 : Pourquoi cette conversation avec un politique sort de l'ordinaire06:13 : Générique, entrée en matière sur la canicule07:06 : L'écologie comme la plus grosse insécurité10:01 : L'économie et l'argent, de purs imaginaires12:27 : D'où vient l'engagement politique de Ruffin13:44 : Ambroise Croizat et la naissance de la Sécurité sociale17:14 : Comment agir au niveau national contre les multinationales20:10 : Le modèle sud-coréen : importer moins plutôt qu'exporter plus22:58 : La mondialisation, un choix des dirigeants, pas des Français25:48 : Protéger certains produits sans fermer le pays27:53 : Le logement, premier poste du pouvoir d'achat33:21 : Les années 80 et la grande déréglementation37:24 : Le RIC et les états généraux comme réponse démocratique40:38 : Sortir des boucs émissaires et de la jalousie sociale45:22 : Distinguer les petits patrons des multinationales49:07 : Un État colonisé de l'intérieur par les intérêts privés53:00 : Où trouve-t-on l'argent pour l'armée58:38 : Remettre la cuisine, le jardinage et la réparation à l'école1:01:02 : La théorie de la société sans friction1:05:47 : Faire ensemble plutôt que vivre ensemble1:09:07 : L'horizon commun : une économie de guerre climatique1:12:23 : Les angles morts de Kamala Harris et de la gauche1:15:18 : Insécurité, immigration, violence : ce qu'en pense Ruffin1:21:36 : Sortir de la compétitivité comme seul horizon1:26:48 : L'IA peut-elle faire tomber le capitalisme1:28:10 : Le double choc de l'IA : robotisation et délocalisation1:35:43 : Pourquoi l'Europe n'a ni réseau social ni IA souveraine1:41:54 : La démocratie comme conflit organisé, pas comme consensus1:44:06 : Le rôle des journalistes politiques dans la course au buzz1:46:12 : Ce que l'expérience de terrain change vraiment1:49:45 : Le Rassemblement National, une fusée à trois étages1:53:53 : Pourquoi la radicalité se mesure au programme, pas au ton1:56:50 : Ouvrir et fermer la porte, la conclusion de François Ruffin Suggestion d'autres épisodes à écouter : #401 Les politiques sont-ils deconnectés du réél? Avec Boris Vallaud (Partie 1) (https://audmns.com/ZOPVNPw) #376 Quelles stratégies pour reconstruire une France autonome et résiliente? Avec Arnaud Montebourg - Partie 1 (https://audmns.com/UxFQjUM) [Solo] La vraie violence est celle dont on ne parle pas (https://audmns.com/COyPqqx)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
François Ruffin est député et journaliste, auteur de plusieurs documentaires et candidat à notre prochaine élection présidentielle.Je me méfie de moi-même quant il s'agit de faire des interviews politiques car je ne crois pas du tout que si tu parles à une personne pendant 2h tu fini par savoir ce qu'elle a dans le ventre.Alors j'ai proposé à François une discussion à bâton rompu, sur des tonnes de sujets à débuter par l'écologie comme la plus grande insécurité qu'on refuse de nommer, du logement comme premier problème de pouvoir d'achat en France, de la mondialisation que les Français n'ont jamais vraiment choisie, de l'intelligence artificielle qui menace autant les cadres que les ouvriers, et de la manière dont le Rassemblement National a construit sa progression en trois étages.J'ai questionné François Ruffin sur ses propres angles morts, sur ce que "faire ensemble" veut dire pour lui, et sur ce qu'il changerait dans l'école, la police et la fiscalité s'il en avait le pouvoir.Je crois que comme il le dit lui même c'est une discussion qu'on en entend rarement avec un politique : sans petite phrase, sans recherche de buzz, avec une vraie tentative de dire ce qu'il pense dans ses tripes.Citations marquantes"L'économie et l'argent, ce sont des imaginaires. Il n'y a pas d'argent, il n'y a pas d'économie." (00:10:01)"Si la planète était une banque, ça fait longtemps qu'on l'aurait sauvée." (01:21:58)"On a des PDG à stock-options ou propriétaires multimilliardaires qui viennent se cacher derrière la vertu du petit entrepreneur." (00:45:41)"Je crois qu'on existe par les autres et qu'on se sauve par les autres." (01:04:00)"La démocratie, ce n'est pas du consensus. C'est du conflit, mais organisé, verbalisé, institutionnalisé." (01:41:54)Idées centrales L'écologie comme la plus grosse insécurité (00:07:06) Pour Ruffin, l'écologie n'est pas un sujet parmi d'autres mais l'insécurité la plus grave qu'on refuse de traiter comme telle, parce qu'on préfère l'éviter psychologiquement plutôt que de regarder en face une "chronique d'une mort annoncée".Le logement, angle mort du pouvoir d'achat (00:27:53) La part du logement dans le budget des ménages est passée de 10 % à 30 % en vingt ans, avec des loyers en hausse de 80 % pendant que les salaires réels progressaient de 20 %. Ruffin en fait un sujet aussi central que les retraites, et un facteur direct de la chute de la natalité.Faire ensemble plutôt que vivre ensemble (01:05:47) Ruffin distingue une société qui cohabite (statique, côte à côte) d'une société qui avance vers un horizon commun. Sans projet partagé, il pense qu'un peuple s'épuise dans les jalousies et les boucs émissaires, comme un couple sans projet commun.Un État colonisé de l'intérieur (00:49:07) Plutôt que de parler de lobbying, Ruffin décrit un État où les intérêts privés (pharmaceutiques en particulier) ont pénétré la décision publique de l'intérieur, citant les réunions du lobby des grands labos tenues dans les salons de l'Élysée.L'IA, un double choc pour les classes moyennes (01:28:10) Contrairement aux vagues précédentes, l'IA touche des métiers qualifiés qui se croyaient protégés par leur diplôme, en cumulant robotisation et délocalisation des postes de bureau, de comptabilité ou de design.Le Rassemblement National, une fusée à trois étages (01:49:45) Ruffin décrit le RN comme construit en couches successives : Jean-Marie Le Pen et le racisme affiché, Marine Le Pen et le discours social, Jordan Bardella et le ralliement aux milieux économiques, avec une tension naissante entre ces deux derniers étages.Questions posées dans l'interviewPourquoi l'écologie n'est-elle jamais présentée comme la insécurité qu'elle est réellement ?Comment un responsable politique peut-il agir au niveau national dans un monde mondialisé ?Le logement est-il devenu le vrai sujet du pouvoir d'achat en France ?Comment expliquer que les Français n'aient jamais vraiment choisi la mondialisation ?Faut-il taxer davantage les ultra-riches sans braquer les petits patrons ?Comment redonner une finalité claire à l'école et à la police ?L'intelligence artificielle peut-elle faire s'effondrer le capitalisme lui-même ?Pourquoi les partis politiques n'arrivent-ils plus à débattre entre eux, même à gauche ?Quels sont les angles morts de la gauche, et les vôtres ?Comment le Rassemblement National a-t-il construit sa progression électorale ?Références citéesLivres et écritsLe Progrès. Le Nôtre, François Ruffin (00:56:55)Ecotopia, Ernest Callenbach (01:24:03)Résonance, Hartmut Rosa (01:26:39)La Grande Transformation, Karl Polanyi (01:29:38)"The Antisocial Century", The Atlantic (01:04:19)Travaux de Ha-Joon Chang, économiste sud-coréen (00:20:10)Rapport d'Olivier Lluansi sur la réindustrialisation (00:47:12)Article de Grégory Pouy pour la Fondation Jean-Jaurès sur l'impact des podcasts en politique (00:04:21 et 01:45:19)Personnes citéesAmbroise Croizat (00:13:44)Jean Monnet (01:10:35)Franklin D. Roosevelt (01:09:07)Christophe Castaner (00:22:58)Gérald Darmanin (00:42:52)Bernie Sanders (01:12:27)Kamala Harris (01:12:23)Michel Maffesoli (00:36:42 et 01:15:04)Sarah Saldmann (01:46:12)Annie Ernaux (01:47:42)Antoine Foucher (00:22:12)Yann LeCun et Fidji Simo (01:35:43)Jean Pisani-Ferry (01:23:09)Keynes (01:21:36)Institutions et conceptsSAFER (00:30:26)RIC, référendum d'initiative citoyenne (00:37:24)CROUS (00:31:34)Medef, CGPME, U2P (00:45:20)Classement Challenges des grandes fortunes (00:40:44)Livret A et taux de centralisation (00:56:53)Timestamps clés00:04 : Pourquoi cette conversation avec un politique sort de l'ordinaire06:13 : Générique, entrée en matière sur la canicule07:06 : L'écologie comme la plus grosse insécurité10:01 : L'économie et l'argent, de purs imaginaires12:27 : D'où vient l'engagement politique de Ruffin13:44 : Ambroise Croizat et la naissance de la Sécurité sociale17:14 : Comment agir au niveau national contre les multinationales20:10 : Le modèle sud-coréen : importer moins plutôt qu'exporter plus22:58 : La mondialisation, un choix des dirigeants, pas des Français25:48 : Protéger certains produits sans fermer le pays27:53 : Le logement, premier poste du pouvoir d'achat33:21 : Les années 80 et la grande déréglementation37:24 : Le RIC et les états généraux comme réponse démocratique40:38 : Sortir des boucs émissaires et de la jalousie sociale45:22 : Distinguer les petits patrons des multinationales49:07 : Un État colonisé de l'intérieur par les intérêts privés53:00 : Où trouve-t-on l'argent pour l'armée58:38 : Remettre la cuisine, le jardinage et la réparation à l'école1:01:02 : La théorie de la société sans friction1:05:47 : Faire ensemble plutôt que vivre ensemble1:09:07 : L'horizon commun : une économie de guerre climatique1:12:23 : Les angles morts de Kamala Harris et de la gauche1:15:18 : Insécurité, immigration, violence : ce qu'en pense Ruffin1:21:36 : Sortir de la compétitivité comme seul horizon1:26:48 : L'IA peut-elle faire tomber le capitalisme1:28:10 : Le double choc de l'IA : robotisation et délocalisation1:35:43 : Pourquoi l'Europe n'a ni réseau social ni IA souveraine1:41:54 : La démocratie comme conflit organisé, pas comme consensus1:44:06 : Le rôle des journalistes politiques dans la course au buzz1:46:12 : Ce que l'expérience de terrain change vraiment1:49:45 : Le Rassemblement National, une fusée à trois étages1:53:53 : Pourquoi la radicalité se mesure au programme, pas au ton1:56:50 : Ouvrir et fermer la porte, la conclusion de François RuffinHébergé par Audiomeans. 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Ce jeudi 9 juillet, les propos violents tenus par Donald Trump à l'encontre de l'Espagne dans lesquels il a appelé à la fin de tout échange commercial, ainsi que la fonction publique visée par le Medef, ont été abordés par Nathalie Janson, professeure d'économie à Neoma Business School et présidente de GenerationLibre, Roland Gillet, professeur d'économie à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne et à l'ULB, et Ludovic Desautez, directeur délégué de la rédaction de La Tribune, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Comment travailler par 40 degrés ? Télétravail, horaires aménagés, congé climatique : alors que le Medef s'inquiète d'une France qui "tourne au ralenti", les Ecologistes veulent importer le dispositif espagnol de congé en cas de conditions climatiques extrêmes. Le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, est l'invité de Thomas Sotto dans RTL Matin. Ecoutez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 24 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce lundi 22 juin, la proposition du Medef pour alléger le coût du travail, ainsi que le débat sur la capacité de l'Europe à reprendre sa souveraineté numérique face aux services cloud américains, aux puces électroniques asiatiques et aux retards d'investissement, ont été abordés par Ingrid Barrat, économiste et spécialiste des finances publiques, Dany Lang, enseignant chercheur en économie à Sorbonne-Paris Nord, et Léonidas Kalogeropoulos, PDG de Médiation & Arguments, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission ,du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Ceci est un épisode Solo et donc une lecture de ma newsletter à laquelle vous pouvez vous abonner juste ici - Je vous invite également à participer à ma cagnotte sur Tipeee, c'est juste là.j'ai beaucoup approché ce sujet sans jamais en parler directement alors dans cet épisode, je parle de l'épuisement systémique, pas de fatigue passagère. J'interroge l'incertitude comme carburant silencieux de notre surcharge cognitive, l'accélération décrite par Hartmut Rosa, la pression financière documentée par Antoine Foucher, le capitalisme de la jouissance analysé par Michel Clouscard, la machine à attention qui se nourrit de notre peur, et l'isolement silencieux de nos grandes villes. J'ai questionné aussi le grand mensonge de la productivité, et ce que Viktor Frankl, Pablo Servigne, Byung Chul Han et Olivier Hamant ont chacun à nous dire sur comment traverser ça sans se noyer. Et je finis par trois directions concrètes, pas des solutions miracles, juste des pas de côté qui permettent de ne pas s'épuiser à nager à contre-courant.Citations marquantes"Notre réponse à l'épuisement est presque toujours la même : on essaie de trouver une méthode pour optimiser. Et c'est là que ça devient pathétique, parce que même ceux qui veulent ralentir adorent une méthode pour le faire rapidement.""L'amygdale ne fait pas vraiment la différence entre 'un lion va me dévorer' et 'je ne sais pas ce qui va se passer dans six mois avec mon boulot, mon loyer, la géopolitique, l'IA ou le prix de l'énergie.' Les deux produisent de l'épuisement.""On n'a jamais été aussi optimisé et pourtant on n'a jamais eu aussi peu de temps.""L'ennui est biologiquement plus proche de l'énergie que de la léthargie. Le vide n'est pas un problème à remplir, c'est une condition nécessaire à la pensée profonde.""L'épuisement que vous ressentez n'est pas une faiblesse. C'est une réponse rationnelle à un système qui n'est pas conçu pour l'humain."Idées centrales 1. L'épuisement est systémique, pas personnel Ce n'est pas parce que vous êtes mal organisé ou pas assez zen. Nous sommes collectivement victimes d'un système qui n'est pas conçu pour l'humain, avec des ressources inégales pour y faire face. L'individualiser, c'est exactement ce que le système veut qu'on fasse. [~03:00]2. Notre cerveau est une machine à prédire coincée dans un monde imprévisible Pendant des millions d'années, l'anticipation était une question de survie. Aujourd'hui, cette même mécanique tourne en surchauffe permanente face à des menaces diffuses et globales qu'elle ne peut ni identifier clairement ni neutraliser. C'est là que commence l'épuisement, bien avant le surmenage. [~06:30]3. Trois accélérations simultanées qui se renforcent Hartmut Rosa distingue l'accélération technique, l'accélération du changement social et l'accélération du rythme de vie lui-même. Nous vivons les trois en même temps, sans jamais avoir le temps de nous adapter à l'une avant que la suivante arrive. [~12:00]4. La productivité vendue comme remède est souvent une cause supplémentaire L'ennui n'est pas de la paresse, c'est une émotion fonctionnelle qui prépare biologiquement le corps à l'action et ouvre la porte à la créativité. Remplir chaque vide par une stimulation externe, c'est se priver de la condition nécessaire à la pensée profonde. [~22:00]5. Le contrat du travail est rompu, et on fait semblant de ne pas le voir Pendant les Trente Glorieuses, on doublait son niveau de vie en 15 ans. Aujourd'hui, il faut 84 ans, soit deux vies de travail. Ce n'est pas une opinion, c'est documenté. Et continuer à courir plus vite dans ce contexte s'appelle de l'épuisement par définition. [~17:00]6. Nager en perpendiculaire plutôt qu'à contre-courant Résister frontalement épuise. Comme dans une baïne, la bonne réponse n'est pas de nager vers la plage mais à la perpendiculaire. Silence, soutien, sens : trois mouvements latéraux qui permettent de sortir sans s'y laisser noyer. [~28:00]Questions structurantes de l'épisodePourquoi notre réponse instinctive à l'épuisement est-elle toujours de chercher une méthode pour l'optimiser ?En quoi l'incertitude du monde contemporain active-t-elle les mêmes mécanismes que la menace physique dans notre cerveau ?Qu'est-ce que Hartmut Rosa entend exactement par "immobilisme frénétique" et en quoi ça décrit notre condition ?Comment le passage de la "société disciplinaire" de Foucault à la "société de la performance" a-t-il transformé la domination en auto-exploitation ?Pourquoi les médias et les algorithmes ont-ils intérêt à nous maintenir dans la peur plutôt que dans la réalité des chiffres ?Ce que nous avons sacrifié à vivre en grande ville mérite-t-il vraiment qu'on ne le questionne pas ?L'ennui est-il vraiment une ressource productive que l'on a collectivement décidé de détruire ?Comment Viktor Frankl trouvait-il du sens dans les camps de concentration, et qu'est-ce que ça nous dit sur notre propre rapport à l'adversité ?En quoi la "résonance" de Rosa est-elle incompatible avec le contrôle et la performance ?Qu'est-ce que vous faites parce que vous en avez envie, et qu'est-ce que vous faites parce que vous avez peur de ne pas le faire ?Références citéesPersonnesPablo Servigne (chercheur sur l'effondrement, invité de Vlan!) : "La vie danse toujours au bord du chaos. L'inverse du chaos, c'est la mort." [~05:00]Donna Brothers (psychanalyste américaine) : concept d'"anxiété cartésienne", l'idéal de certitude hérité de Descartes comme source de souffrance [~08:00]Hartmut Rosa (sociologue et philosophe allemand) : trois formes d'accélération, "immobilisme frénétique", concept de résonance [~11:00 / ~31:00]Byung Chul Han (philosophe coréen) : "société de la fatigue", dépression et burn-out comme symptômes civilisationnels [~15:00]Antoine Foucher (ancien directeur général adjoint du MEDEF, invité de Vlan!) : livre "Sortir du travail qui ne paye plus", distinction des trois périodes de progression salariale [~16:00]Michel Clouscard (sociologue français) : mutation du capitalisme de la répression vers le capitalisme de la jouissance [~19:00]Rousseau : "Malheur à celui qui n'a plus rien à désirer." [~20:00]René Girard (anthropologue français) : désir mimétique [~20:00]Jonathan Crary (chercheur américain) : Le capitalisme est à l'assaut du sommeil (2013) [~22:30]Reed Hastings (fondateur de Netflix) : "notre plus grand concurrent est le sommeil" [~22:30]Yohan Hari (auteur, invité de Vlan!) : marché de l'attention [~23:00]Kenneth Schlenger (fondateur de Opal, invité de Vlan!) : marché de l'attention [~23:00]Sherry Turkle (professeure au MIT) : Seuls ensemble, trente ans d'étude de notre relation à la technologie [~25:00]Bruno Marzloff (sociologue de la ville, invité de Vlan!) : plus une ville est grande, plus elle rend seul [~25:00]Tim Ferris : La semaine de 4 heures comme symbole du mensonge productiviste [~27:00]Olivier Hamant (biologiste, invité de Vlan!) : robustesse vs performance, l'arbre qui ne transforme que 1% de la lumière [~29:00]Marc de Smedt (invité de Vlan!) : épisode sur le silence intérieur [~32:00]Viktor Frankl (psychiatre autrichien, survivant des camps de concentration) : le sens comme condition de survie, déplacement du regard de soi vers l'autre [~34:00]Sénèque : "Ce n'est pas que nous ayons peu de temps, c'est que nous en perdons beaucoup." [~36:00]LivresLe capitalisme est à l'assaut du sommeil, Jonathan Crary (2013)Seuls ensemble, Sherry TurkleSortir du travail qui ne paye plus, Antoine Foucher"Sur la fonction de l'ennui", article de psychologie cité (deux auteurs non nommés)FilmsFight Club : "Nous achetons des choses dont nous n'avons pas besoin..." [~21:00]SourcesCentre d'observation de la société : données sur l'évolution de l'insécurité en France [~24:00]Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 - Le bracelet connecté et le piège de l'optimisation J'ai voulu mieux écouter mon corps. J'ai obtenu un tableau de bord qui me disait si je méritais d'être fatigué. La réponse à l'épuisement est presque toujours la même : trouver une méthode. Et c'est là que tout déraille.03:00 - L'épuisement n'est pas un problème personnel Ce n'est pas parce que vous êtes mal organisé ou pas assez zen. C'est un épuisement systémique, dont nous sommes tous victimes à des degrés divers. L'industrie du développement personnel, 1.500 milliards de dollars, s'est construite exactement sur ce mensonge.05:30 - Pablo Servigne et le chaos comme condition du vivant "L'opposé du chaos, c'est la mort." Si c'est vrai, alors nous ne nous épuisons pas du chaos lui-même, mais de l'énergie colossale que nous dépensons à tenter de le fuir.07:00 - L'amygdale et le lion derrière le rocher Notre cerveau ne distingue pas entre une menace physique et l'incertitude géopolitique, économique ou climatique. Les deux produisent la même mobilisation d'urgence. Répétée sur des années, cette mobilisation s'appelle de l'épuisement.09:00 - L'anxiété cartésienne de Donna Brothers La pensée occidentale a construit un idéal de certitude. Quand on ne le trouve pas, on ne souffre pas de l'incertitude elle-même, mais de la collision entre ce qui est et ce qu'on croit qui devrait être.11:30 - Hartmut Rosa et les trois accélérations Technique, sociale, rythme de vie. Elles se renforcent mutuellement et nous n'avons jamais le temps de nous adapter à l'une avant que la suivante arrive. "On court de plus en plus vite pour rester sur place."16:30 - Le contrat du travail est rompu Pendant les Trente Glorieuses, on doublait son niveau de vie en 15 ans. Aujourd'hui, il faut 84 ans. Deux vies de travail. Ce n'est pas une opinion. C'est la réalité documentée qu'Antoine Foucher résume dans son titre.18:30 - De Foucault à Byung Chul Han : l'auto-exploitation Le passage de "tu dois" à "tu peux" est la mutation la plus insidieuse du système. Nous ne sommes plus soumis à une contrainte externe, mais à une injonction permanente à nous dépasser, au nom de notre liberté.20:00 - Le désir mimétique et Instagram Rousseau l'avait vu avant tout le monde : "on est heureux qu'avant d'être heureux." René Girard a théorisé le reste. Et Instagram est la machine à désir mimétique la plus efficace jamais construite.22:30 - Reed Hastings et le marché de l'attention "Notre plus grand concurrent est le sommeil." Ce marché n'est pas construit sur votre plaisir, mais sur votre peur. Peur de rater, d'être déclassé, d'être moins compétent. Et les médias ont appris à amplifier cette peur parce que ça marche.25:00 - Seuls dans la ville Sherry Turkle, trente ans au MIT : on peut être hyperconnecté et ne jamais vraiment rencontrer personne. Plus une ville est grande, plus elle rend seul. Et chaque interaction avec un inconnu est une donnée qui échappe aux plateformes.27:00 - Le grand mensonge de la productivité L'ennui est biologiquement plus proche de l'énergie que de la léthargie. C'est une émotion fonctionnelle qui prépare le corps à l'action. Remplir chaque vide par une stimulation, c'est se priver de la condition nécessaire à la pensée profonde.29:30 - Olivier Hamant et la robustesse Un arbre ne transforme que 1% de la lumière qu'il capte. Il est en sous-optimal quasi permanent pour pouvoir survivre les jours sans soleil. La nature entière sacrifie la performance pour la robustesse. Notre cerveau aussi.32:00 - Nager en perpendiculaire Résister frontalement épuise. Comme dans une baïne, nager vers la plage est la mauvaise réponse. Nager à la perpendiculaire, c'est aller ni contre ni avec, mais à côté. C'est là que commence la sortie.33:00 - Silence, soutien, sens : trois mouvements latéraux Pas des solutions miracles. Trois directions concrètes pour ne pas se laisser paralyser. Viktor Frankl dans les camps de concentration. Hartmut Rosa et la résonance. Et cette question finale à garder dans un coin de la tête.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce mercredi 27 mai, les priorités pour permettre aux entreprises de retrouver le chemin de la prospérité face au contexte économique actuel, le système d'indexation automatique des allègements de charges, jugé pénalisant pour le coût du travail, ainsi que les initiatives de Bercy pour préparer le prochain projet de loi de finances ont été abordés par Bruno Arcadipane, vice-président du MEDEF en charge des Adhérents et président d'Action Logement, Christian Saint-Étienne, économiste et auteur de "Trump et nous : Comment sauver la France et l'Europe", et Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Ce mercredi 27 mai, Raphaël Legendre a reçu Bruno Arcadipane, vice-président du MEDEF en charge des Adhérents et président d'Action Logement, Christian Saint-Étienne, économiste et auteur de "Trump et nous : Comment sauver la France et l'Europe", et Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 7 mai 2026.Avec cette semaine :Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.LES ACCOINTANCES DU MEDEF AVEC LE RNDepuis au moins deux ans – notamment depuis la campagne des législatives de 2024 – les sphères patronales se voient reprocher d'être bienveillantes à l'égard du Rassemblement national. Une critique nourrie par les contacts de plus en plus fréquents que des mouvements d'employeurs et des responsables de groupes internationaux établissent avec le parti de Mme Le Pen. Quelques jours après le dîner de Marine le Pen avec des patrons du CAC 40, le bureau du Medef a reçu le 20 avril pour la première fois officiellement à déjeuner le président du RN, Jordan Bardella. Une réunion qui s'est tenue en présence de son président Patrick Martin, mais aussi des dirigeants des grandes fédérations professionnelles, des banques, du bâtiment, des travaux publics, ou encore de la métallurgie.Le débat est ouvert au sein du patronat sur l'opportunité de telles rencontres. Le positionnement du premier mouvement d'employeurs a évolué depuis vingt ans. Lorsque Laurence Parisot était la présidente du Medef entre 2005 et 2013, la doctrine du cordon sanitaire prévalait. En 2019, un changement d'approche avait été envisagé : Geoffroy Roux de Bézieux, le numéro un de l'organisation à l'époque, souhaitait convier Marion Maréchal Le Pen à un débat pendant les universités d'été du Medef, mais il y avait finalement renoncé, devant le tollé suscité par ce projet. Aujourd'hui, les relations se sont normalisées car, pour Patrick Martin et de nombreux autres patrons, il est impossible de tenir à distance la formation qui a le groupe le plus étoffé à l'Assemblée nationale.Pascal Demurger, directeur général de la compagnie mutualiste MAIF, s'est élevé dans Le Monde contre ce rapprochement, et dénonce « une erreur tactique et une illusion politique d'imaginer pouvoir influer sur une idéologie aussi radicale. »À un an de la présidentielle, il ressort de ces rencontres, que le programme économique du RN est loin de convaincre les milieux d'affaires. Le parti à la flamme se défend de tout renoncement à son programme économique, qui, sur des sujets comme l'Union européenne, la réforme des retraites, l'immigration de travail, restent profondément urticants aux yeux des milieux d'affaires.LE RETRAIT DES TROUPES AMÉRICAINES D'ALLEMAGNELe Pentagone a annoncé le 1er mai le retrait de 5.000 des militaires américains d'Allemagne d'ici un an, soit 15 % des effectifs des 36.000 soldats stationnés Outre-Rhin. Concrètement, une brigade de combat doit quitter le territoire allemand, et un bataillon d'artillerie longue portée, prévu de longue date, ne viendra finalement pas. L'objectif affiché est de revenir à un niveau de présence « pré-2022 », c'est-à-dire avant le renforcement décidé après l'invasion de l'Ukraine. Cette décision de Donald Trump intervient après des tensions avec le chancelier Friedrich Merz sur la stratégie américaine en Iran et vise aussi l'Italie et l'Espagne. « Que des troupes des Etats-Unis se retirent d'Europe et d'Allemagne était attendu », a réagi le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, tout en soulignant que la présence de soldats américains en Europe et en Allemagne servait de « dissuasion collective » et était « dans l'intérêt » de l'Allemagne comme des Etats-Unis. Outre-Atlantique, les chefs de file des commissions des forces armées du Sénat et de la Chambre des représentants s'inquiètent, malgré tout, d'un « mauvais signal envoyé à Vladimir Poutine » et suggèrent de redéployer ces troupes plus à l'est de l'Europe. En 2020, lors de son premier mandat à la Maison-Blanche, exaspéré par le faible niveau des dépenses de défense de l'Allemagne et par son soutien au gazoduc Nord Stream 2, Donald Trump avait déjà déclaré qu'il réduirait d'un tiers les effectifs américains sur place. Le président Joe Biden avait finalement gelé ce projet en février 2021, avant de l'annuler officiellement.L'Allemagne constitue le pays clef du dispositif militaire américain en Europe. Elle abrite à Stuttgart le Commandement suprême des forces américaines en Europe (Eucom) ainsi que le Commandement des forces américaines en Afrique (Africom). Le plus grand terrain d'entraînement militaire américain à l'étranger se trouve près de Grafenwöhr, en Bavière et c'est aussi en Allemagne, à Landstuhl (Rhénanie-Palatinat), qu'est installé le plus grand hôpital militaire américain en dehors des États-Unis. Enfin, l'énorme base aérienne de Ramstein en Rhénanie-Palatinat a joué un rôle logistique clef dans la guerre avec l'Iran. Ces implantations ne se limitent plus à une logique de présence symbolique ou de dissuasion, mais constituent des points d'appui opérationnels majeurs pour Washington : des plateformes avancées, mais aussi des hubs logistiques indispensables à la conduite des interventions américaines en Irak, en Afghanistan, et plus récemment vers l'Iran.Les dirigeants européens doutent de plus en plus de la possibilité d'une intervention américaine en cas d'attaque de leurs territoires. Désormais, « il faut sans aucun doute renforcer la dimension européenne au sein de l'OTAN », a rappelé, lundi, Keir Starmer, le premier ministre britannique. Défendu de longue date par Paris, le renforcement du « pilier européen » de l'Alliance est désormais partagé par de nombreux alliés, dont Berlin, Londres, La Haye et Stockholm.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.