Travelling - La 1ere

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Travelling, un déplacement de caméra pour tout connaître de l'histoire du cinéma! Une émission de Catherine Fattebert. Fichiers audio disponibles durant 30 jour(s) après diffusion.

RTS - Radio Télévision Suisse


    • Feb 22, 2026 LATEST EPISODE
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    Wayne's World, Penelope Spheeris, 1992

    Play Episode Listen Later Feb 22, 2026 56:10


    Wayneʹs World de Penelope Shpeeris sortie en 1992 est une comédie américaine loufoque autant que culte. A lʹécran, Mike Myers et Dana Carvey qui reprennent leurs rôles récurrents de losers sympathiques, amateurs de metal et de gros rock qui tache qui animent une émission de télévision locale faite de peu de moyens et de beaucoup de débrouille dans le sous-sol de la maison des parents de Wayne. Ces personnages ont été créé par Mike Myers pour des sketchs du Saturday Night Live. A la télévision, Wayne Campbell et son comparse, Garth Algar, dans la vie Mike Myers et Dana Carvey, invitent des musiciens pour des vraies-fausses interviews déjantées en direct dans un décor de sous-sol dʹado américain. Le public adore la version télé et le show popularise des dizaines dʹexpressions codées qui deviennent autant de références et de signes de ralliement pour les ados de lʹépoque. Le succès est tel que la Paramount souhaite passer du petit au grand écran. Chose faite en 1992. On prend les mêmes et on recommence. On ajoute plein de clins dʹœil au rock, au metal, des références cinématographiques et sociétales, des références télé et pas mal de surprises. Pour Mike Myers cʹest son premier rôle au cinéma. On trouve, à côté de ce fan de metal, toujours Dana Carvey, mais également Tina Carrere, chanteuse et actrice, ainsi que Rob Lowe. Et dans les rôles secondaires et apparitions : Meat Loaf, Robert Patrick et Alice Cooper. A sa sortie le film cartonne au box-office, cʹest carrément lʹémeute. Pendant des semaines, il est à lʹaffiche absolument partout. Il reste à ce jour le film le plus rentable adapté d'un sketch du Saturday Night Live. Car il y en a eu plusieurs des films adaptés des sketchs du Saturday Night Live, véritable pépinière de talent, à commencer par les Blues Brothers. Mais on va vous raconter tout ça. Quʹest-ce quʹon dit ? Megateuf ? Excellent ? Schwing ? No ? Je crois que cʹest bon, on est prêt pour Wayneʹs World. REFERENCES Every Wayneʹs World Ever: Part 1 – SNL: https://www.youtube.com/watch?v=-88mtgx2MU4 Making of "Wayne's World": https://www.youtube.com/watch?v=hlNhW3WDFoA Mike Myers Rewatches Austin Powers, Shrek and Wayne's World | Vanity Fair: https://www.youtube.com/watch?v=FGd7lr0T9l8 Penelope Spheeris Interview: Wayne's World : https://www.youtube.com/watch?v=YkxL3NTb2j8 Rewind: 1993 interview with Tia Carrere on Wayne's World, Sean Connery, first movie & more: https://www.youtube.com/watch?v=fafdiVdkzI8

    L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux (The Horse Whisperer), Robert Redford, 1998

    Play Episode Listen Later Feb 15, 2026 56:49


    The Horse Whisperer, Lʹhomme qui murmurait à lʹoreille des chevaux, de Robert Redford sort en 1998. Tiré du roman du même nom de Nicholas Evans, il raconte lʹhistoire de la renaissance dʹune jeune fille et de son cheval. Tous deux ont subi un très grave accident. Si le cheval a peur de tout à présent, la jeune fille, Grace, elle, a perdu une jambe. Annie, la mère de Grace, décide dʹembarquer tout ce petit monde dans le Montana chez un guérisseur, un homme qui murmure à lʹoreille des chevaux et qui saura redonner le goût de vivre à lʹadolescente et au cheval blessé. Disons-le tout net, lʹhistoire peut sembler naïve. Le film porte en lui la marque des grands, de John Ford à Clint Eastwood. Par ses paysages et par ses propos à hauteur de cheval. Cʹest un western immobile, une quête initiatique. Véritable ode à la nature, au respect des animaux, des humains, plaidoyer pour des rapports apaisés entre les êtres, pour de la confiance renouée, Lʹhomme qui murmurait à lʹoreille des chevaux, est une œuvre magnifique. Robert Redford, devant et derrière la caméra pour son 5e film en tant que réalisateur, met en lumière les principes qui lui tiennent à cœur. Ce nʹest pas quʹun film sur les bons sentiments, cʹest un film plein dʹhumanité et de sensibilité, un miracle écologique, une histoire émouvante autant que dramatique porté par ses comédiennes et ses comédiens, Scarlett Johannson, toute jeune et Kristin Scott Thomas dans les rôles principaux. A sa sortie, globalement, le film reçoit des critiques positives et cartonne au box-office. Il ne nous reste plus quʹà nous rendre dans le Montana, pour rencontrer un vrai cow-boy amoureux des chevaux qui va changer à jamais le regard que lʹon porte sur ces animaux. REFERENCES Robert Redford en 5 films emblématiques https://www.rts.ch/info/culture/cinema/2025/grand-format/robert-redford-5-films-cultes-qui-ont-marque-sa-carriere-d-acteur-29000240.html Scarlett Johansson on TODAY in 1998: https://www.today.com/video/1998-scarlett-johansson-talks-the-horse-whisperer-on-today-243004997723 Robert Redford On Acting and His Love of Horses | Des O'Connor Show: https://www.youtube.com/watch?v=nwkc967Fg6U Robert Redford "The Horse Whisperer" 1998 - Bobbie Wygant Archive: https://www.youtube.com/watch?v=uOfj1DMM5fo Kristin Scott Thomas "The Horse Whisperer" 4/98 - Bobbie Wygant Archive: https://www.youtube.com/watch?v=MWlpeRv63e4

    Gilda, Charles Vidor, 1946

    Play Episode Listen Later Feb 8, 2026 56:15


    Gilda, de Charles Widor, sorti en 1946, propulse Rita Hayworth dans les mythes du Septième art, qui va lʹinscrire comme Sex-Symbol, et la rendre éternelle. Rita Hayworth y interprète une femme fatale, tiraillée entre deux hommes. Une scène en particulier la fera entrer dans la légende : lʹactrice, dans un fourreau noir, qui fait le striptease dʹun gant sur un chanson entraînante. Inoubliable. Gilda est avant tout et surtout un film de star : Rita Hayworth est alors au sommet de sa gloire éphémère, de sa carrière foudroyante. Cʹest son producteur de la Columbia, Harry Cohn qui la propulse sur le devant de la scène. Alors mariée à Orson Welles, le Wonder boy dʹHollywood, mais lʹenfant terrible des studios, elle est une pure incarnation du fantasme. Mal compris en Europe au sortir de la sortir de la guerre, le film remporte un joli succès aux Etats-Unis. En 2013, il est inscrit sur la liste du National Film Registry comme film patrimonial. Il ne nous reste plus quʹà admirer la plastique spectaculaire de Gilda et dʹapprécier comme il se doit cette pépite cinématographique dʹaprès-guerre. REFERENCES LEAMING, Barbara, Rita Hayworth, Presses de la Renaissance (1998)

    Le Diable s'habille en Prada (The Devil wears Prada), David Frankel, 2006

    Play Episode Listen Later Feb 1, 2026 56:17


    Cʹest une comédie américaine devenue culte, Le diable s'habille en Prada, The Devil Wears Prada, réalisée par David Frankel, sortie en 2006. Adapté du roman du même nom de Lauren Weisberger sorti 3 ans auparavant, le Diable sʹhabille en Prada raconte lʹhistoire dʹune jeune assistante un peu naïve et fagotée comme lʹas de pique face à la redoutable et charismatique papesse de la mode, Miranda Priestly, rédactrice en chef dʹun magazine reconnu aussi caractérielle quʹinfluente. Pour incarner Miranda à lʹécran, qui dʹautre que Meryl Streep. Chevelure blanche impeccablement coiffée, lʹactrice livre une performance dont elle a le secret, tout en justesse, laissant affleurer ce quʹil faut dʹhumanité dans ce personnage inspiré de la réactrice du magazine Vogue américain : Anna Wintour. Face à Meryl Streep, le casting, avouons-le, nʹest pas mal non plus Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci. Le film se concentre sur le monde de la mode et des magazines de mode. Un univers impitoyable. Le Dallas de la haute-couture. Dʹailleurs, parlant couture, cʹest un des films qui aura un des gros budgets costumes de lʹhistoire du cinéma. Satire, comédie, film dʹapprentissage au féminin, le Diable sʹhabille en Prada fait immédiatement un carton. Le public adore, la critique salue la performance de Meryl Streep qui reçoit un Golden Globe pour sa prestation et le film entre dans la légende. Et si vous aimez le bleu céruléen vous allez adorer le Diable sʹhabille en Prada. REFERENCES Meryl Streep - The Devil Wears Prada – Interview: https://www.youtube.com/watch?v=v60NoYE415c Patricia Field parle des Costumes sur EMMYTVLEGENDS.ORG: https://www.youtube.com/watch?v=fuWcZlR_dUs Anne Hathaway évoque sa carrière chez Vanity Fair: https://www.youtube.com/watch?v=wYVgq0gFlwQ Meryl Streep aux Golden Globes 2007: https://www.youtube.com/watch?v=waWf3JN967Q Anna Wintour est chez Letterman: https://www.youtube.com/watch?v=viTU747i6r8

    The Cotton Club, Francis Ford Coppola, 1984

    Play Episode Listen Later Jan 25, 2026 56:29


    Cotton Club de Francis Ford Coppola sorti en 1984 est un film à grand spectacle qui fait revivre les années folles, lʹessor du jazz, la Prohibition, la ségrégation, les débuts du cinéma parlant et les guerres de gangs. Coppola plonge dans lʹhistoire de New York et propose un film dʹaction musical musclé. Le Cotton club, fondé par un gangster en 1923, est un club de jazz en vogue à la fin des années 20. Tous les artistes sont noirs, tous les clients sont blancs. Dans ce cabaret, la pègre, les politiciens, les vedettes du moment boivent un alcool interdit et clandestin et sʹencanaillent avec des filles pas farouches. Dans les années 20, le Cotton club de New York permet au jazz né à Chicago et à New Orleans de se populariser. Les personnages à lʹécran sont inspirés de ce microcosme multiculturel dʹHarlem. Italiens, Juifs, Russes, Irlandais, Afro-Américains, ils sont bandits, acteurs, danseurs, chanteurs. Ceux qui connaissent pourront sʹamuser à retrouver des doubles étonnants de Duke Ellington et de Cab Calloway. On y croise Charlie Chaplin et des barons de la pègre. Coppola ajoute dʹautres personnages inventés pour faire avancer son histoire. Derrière cette superproduction, on trouve Robert Evans. Il y aura de gros dépassements de budget, des tensions. Le tournage est chaotique, souvent improvisé, Richard Gere boude pendant plus dʹune semaine, Coppola menace de tout abandonner, dʹautres financiers sont contactés, on finit par retirer la production à Robert Evans. Toutes ces embrouilles participeront à la légende du film, plutôt bien accueilli à sa sortie, légende que nous allons vous raconter. REFERENCES Francis Ford Coppola & William Kennedy Discuss The Cotton Club, 2019 New York State Writers Institute https://www.youtube.com/watch?v=KnlURHhRo24 DOUIN, Jean-Luc, Cotton club, Panache, Glamour et frénésies, in Télérama No 1825 du 2 janvier 1985

    Le Guépard (Il Gattopardo), Luchino Visconti, 1963

    Play Episode Listen Later Jan 18, 2026 56:24


    Travelling avant sur le Guépard, il Gattopardo de Luchino Visconti sorti en 1963. Le film est adapté du livre du même nom, le succès littéraire et posthume de Giuseppe Tomasi di Lampedusa sorti en librairie en 1958. De ce chef-dʹœuvre littéraire, Visconti tire une fresque romanesque, une tragédie des grandes familles, immobiles, confrontées à la révolution. Cʹest un film sur lʹécoulement du temps et lʹéboulement des repères. En voyant ce quʹen fait Visconti, tout en magnificence, le public ne peut quʹéprouver de lʹempathie pour le prince, pour le guépard, le surnom du prince Salina joué par Burt Lancaster confronté à la révolution de Garibaldi. Il sʹenthousiasme et la critique aussi. Le Guépard remporte la Palme dʹOr au festival de Cannes en 1963. Mais les réalisateurs italiens attaquent Luchino Visconti. Ils renient le cinéaste, le conspuent. Ils préfèrent le voir dans la case néo-réaliste. Ils reprochent au film son académisme, des anachronismes, trop dʹesthétisme. Visconti nʹen a cure et porte son film malgré les accusations de ses pairs. Il a fait au mieux pour faire un beau film, ignorant parfois les réalités historiques et autobiographiques. Le Guépard est souvent réduit à sa beauté. Ne nous leurrons pas, cʹest un bijou du cinéma. Burt Lancaster y est rayonnant. Claudia Cardinale lumineuse. Alain Delon très jeune premier. Il ne nous reste plus quʹà entrer dans lʹhistoire, en nous dépêchant, car la révolution italienne est déjà en marche. REFERENCES Laurence Schifano, Le Guépard de Luchino Visconti, étude critique, Synopsis, Nathan Editions, Paris, 1991 Florence Colombani, Proust-Visconti, histoire dʹune affinité élective, Editions Philippe Rey, Paris 2006 Laurence Schifano, Visconti, les feux de la passion, Champs Contre-Champs, Flammarion, 1989 Un hommage à Claudia Cardinale https://www.rts.ch/info/culture/cinema/2025/article/deces-de-claudia-cardinale-l-icone-du-cinema-italien-s-eteint-a-87-ans-29007302.html Les archives de la RTS, Visconti à Cannes https://www.facebook.com/RTSArchives/videos/une-palme-cannoise/930022617048414/?locale=ms_MY

    la vie est un long fleuve tranquille, Etienne Chatiliez, 1988

    Play Episode Listen Later Dec 28, 2025 56:21


    Voici une comédie française qui va faire date : la vie est un long fleuve tranquille dʹEtienne Chatiliez sortie en 1988. Fils de pub, Chatiliez saute le pas et plonge avec allégresse dans la réalisation de long-métrage avec ce premier film très remarqué qui raconte lʹhistoire de deux familles de classes opposées, caricaturales, les premiers catholiques fervents, les seconds athées, des familles que rien ne prédestinaient à se rencontrer. Mais cʹest sans compter sur un gros coup de pouce du destin et sur les aveux dʹune infirmière désabusée qui avoue avoir échanger deux enfants à la naissance. Les Groseille et leur 6 enfants, vivant modestement dʹaides sociales dans un HLM et de menus larcins et arnaques, vivent avec Maurice, Momo, 12 ans, le plus intelligent membre de la famille. De lʹautre côté, les Le Quesnoy, famille aisée, bourgeoise, participant à des kermesses, 5 enfants, vivent avec Bernadette, 12 ans, qui commence à montrer des signes de rébellion. Comment vont réagir les familles à lʹannonce fracassante de lʹéchange de nouveau-nés, cʹest ce que vous découvrirez dans le film. Etienne Chatiliez travaille avec Florence Quentin, travaillant sur le terrain et proposant cette farce, ce film sur lʹinné et lʹacquis, sur la lutte des classes,  un film social, à la fois doux et méchant, tendre et dramatique, une véritable farce morale décapante. Le dialogue, procède de lʹécriture très acide à la française, mais dans un ton qui se  veut proche plutôt des anglo-saxons et de la comédie italienne à la Affreux sale et méchants dʹEttore Scola. Le film fait un tabac au cinéma. Un succès que ni le réalisateur ni sa scénariste nʹaurait pu imaginer, vu quʹaucun distributeur ne le voulait. Mais ne tardons pas, les familles Groseille et Le Quesnoy vont voir leur quotidien chamboulé de manière drastique et nous allons les accompagner. REFERENCES Long métrage d'Etienne CHATILIEZ, coproduction FR3, tournage à Villeneuve d'Ascq du film "La vie est un long fleuve tranquille". Interview de CHATILIEZ réalisateur (choix de la région, difficultés dans la recherche des enfants). CHATILIEZ es aussi réalisateur de spots publicitaires. Extrait film tournage. JT soir Nord Pas de Calais - 05.08.1987 https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/llc8711271401/villeneuve-d-ascq-tournage-de-la-vie-est-un-long-fleuve-tranquille Le tournage de la vie est un long fleuve tranquille https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/llc8807272358/tournage-du-film-la-vie-est-un-long-fleuve-tranquille la cérémonie des Césars 1988 https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/cab89009792/les-cesars Le réalisateur de quelques uns des plus grands succès du cinéma français défend le cinéma francophone en présidant le jury du festival du premier film francophone de La Ciotat dont TV5MONDE est partenaire. https://www.youtube.com/watch?v=86RYtrS8vh8

    La Boum, Claude Pinoteau, 1980

    Play Episode Listen Later Dec 21, 2025 56:27


    Voici une comédie romantique française écrite et réalisée par Claude Pinoteau, sur un scénario de Danièle Thomson, sortie en 1980, la Boum. Cette Boum qui met en scène une Sophie Marceau de 13 ans face à ses amours, à sa grand-mère, à ses parents. Un film qui raconte son temps, les années 80, les émois adolescents, les premiers frissons, et les danses collées serrées sur des slows langoureux. Ahhh nostalgie. On ne danse plus sur des slows pour faire connaissance. On se rencontre via des Applications, on sʹaime par messages interposés, et la musique bascule sur la rap et la techno. Le monde  a changé. La Boum est le film dʹune génération et dʹune époque révolue. Et on se met à regarder ce film par le prisme de lʹhistoire, celui dʹune société parisienne de classe moyenne dont on nous dresse le portrait en creux. Cʹest le film sur une crise de couple des quarantenaires, sur une crise dʹadolescence, et sur la fin dʹune crise économique qui a marqué les années 70 avec cette envie de progresser néanmoins dans ces années 80 qui sʹannoncent. La Boum fait un triomphe en France, puis en Europe et surtout en Italie où les aventures de Vic créent des émeutes. Tout le monde se reconnaît dans cette histoire, cliché photographique dʹun moment de transition que nous traversons toutes et tous. Claude Pinoteau et Danièle Thompson ont su, à leur manière, dresser le portrait dʹun âge charnière et certainement dʹune génération et de son temps. Ne tardons plus, Vic est invitée à une Boum. Cʹest là quʹelle va rencontrer son premier amour, Mathieu. Cʹest ce qui arrive quand on a 13 ans et des poussières. REFERENCES Les enfants de la Boum https://www.youtube.com/watch?v=zZ2z3CHyv3U Vladimir Cosma sur la musique de la Boum https://www.youtube.com/watch?v=JTqR-eMQe1M la Boum, souvenirs de tournage https://www.youtube.com/watch?v=UQWfZNPILTc Claude Pinoteau et Sophie Marceau sur Antenne 2 https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/caa8002020501/claude-pinoteau-et-sophie-marceau La Boum dans Blow Up https://www.youtube.com/watch?v=D9KX35J1kWg

    The Holiday, Nancy Meyers, 2006

    Play Episode Listen Later Dec 7, 2025 56:16


    Aujourdʹhui dans Travelling, une romcom de Noël devenue culte : The Holiday, de Nancy Meyers sortie en 2006. Cʹest bien simple, cette comédie romantique a tout pour plaire. Un bel esprit de Noël, avec même un peu de neige, des femmes en rupture, deux univers complètement différents qui vont finir par sʹentrecroiser, et bien sûr des princes charmants et lʹamour au bout du chemin. Cʹest complètement kitch cʹest vrai, mais cʹest totalement assumé. Lʹhistoire est simple : deux femmes, Iris et Amanda, lʹune anglaise, lʹautre américaine, jouées respectivement par Kate Winslet et Cameron Diaz, sont toutes deux malheureuses en amour. Par un coup de hasard, elles décident dʹéchanger leur maison via une plateforme sur le Net et se retrouvent lʹune dans une magnifique maison californienne et lʹautre dans un cottage anglais. Et ce qui doit arriver arrive, elles rencontrent chacune un homme charmant, Jude Law pour la première et Jack Black pour la seconde. Simple, efficace, mais il faut dire que Nancy Meyers, au scénario et derrière la caméra, sʹy entend pour nous faire vivre complètement ses histoires de midinette. The Holiday est, comme il se doit pour ce type de comédies, complètement décrié par la critique à sa sortie, mais le public accroche et y revient, année après année, faisant de ce film un classique de Noël. REFERENCES : Jude Law sur ses films https://www.youtube.com/watch?v=fC6ltoqJS5o$ Kate Winslet Rewatches Titanic, Eternal Sunshine, The Regime & More | Vanity Fair https://www.youtube.com/watch?v=q9Z4caCa2yw Cameron Diaz Breaks Down 14 Looks, From The Holiday to Back in Action | Life in Looks | Vogue https://www.youtube.com/watch?v=YKoN84GQwZk The Making of "The Holiday" 2006 https://www.youtube.com/watch?v=TSO9pavoJq4 Global Comment - "5 reasons why Christmas movies make us feel good, according to science", 24 novembre 2023 Vogue France - "Pourquoi sommes-nous tous obsédés par les films de Noël ?", publié le 30 novembre 2023

    The French Connection, William Friedkin, 1971

    Play Episode Listen Later Nov 30, 2025 56:00


    Aujourdʹhui dans Travelling nous nous mettons dans la peau de policiers new-yorkais et nous partons traquer la drogue du côté de Marseille. Nous remontons la French Connection dans ce film policier américain réalisé par William Friedkin en 1971. Gene Hackman y est incroyable en flic incorruptible, raciste et véritable machine à pister les dealers. Il recevra lʹoscar du meilleur acteur pour sa prestation. Face à lui, Fernando Rey qui joue un riche criminel français, et Roy Schneider qui lʹaide pour camper la vraie histoire des flics du New York Police Department au département des narcotiques, ceux qui ont enquêté en 1962 sur les réseaux de la French Connection, organisation criminelle qui importait, depuis la France, la majeure partie de l'héroïne consommée aux États-Unis. Le film fait un triomphe à sa sortie. En France, il arrive auréolé de 5 oscars, y compris celui du meilleur réalisateur pour William Friedkin. Il sʹaccompagne également de mesures drastiques en France pour faire tomber la plateforme de la drogue marseillaise. Lʹhistoire du film et celle des dealers corses et marseillais se mêlent dans ce travelling. Il est temps de plonger dans la lutte antidrogue sans y risquer notre peau.

    les Producteurs (The Producers), Mel Brooks, 1968

    Play Episode Listen Later Nov 23, 2025 56:14


    Voici une comédie cultissime qui expose les manigances dʹun producteurs véreux et de son comptable qui montent une comédie musicale à Broadway. Ce film, Les Producteurs, The Producers, est signé Mel Brooks. Il sort en 1968 et fait un four. Cʹest lʹantithèse de ce qui se passe dans lʹhistoire où les producteurs cherchent à monter un spectacle qui sera un échec total pour empocher lʹargent de lʹassurance et des vieilles dames qui ont prêté leur pécule pour le monter. Mais cette comédie musicale improbable, intitulée Le Printemps dʹHitler, Springtime for Hitler, sera un succès phénoménal. Dʹabord choqué, le public voit un Hitler, poussé à lʹextrême dans la caricature, mener une campagne armée musicale de fort mauvais goût. Tout y passe, croix gammée faite par une quadrille de danseuses et danseurs et jeunes femmes avec costume de Bretzel ou de bière. Surtout, il faut dire que Zero Mostel et Gene Wilder sont absolument géniaux, campant qui le Max Bialystock, le Producteur, et qui Leopold Bloom, son timide comptable. Dans la vraie vie, le film qui raconte cette histoire nʹest pas bien reçu même si Mel Brooks a remporté l'Oscar du meilleur scénario original pour ce film en 1969. Mais petit à petit, à force de passages dans les salles, et à la télévision, il conquiert le monde. Jusquʹà ce quʹà lʹaube des années 2000, Mel Brooks nʹadapte ses Producteurs en comédie musicale, à Broadway…et là….là….cʹest lʹexplosion. Jamais une comédie musicale nʹaura reçu autant de prix, autant dʹéloges. Depuis, Les Producteurs sont entrés dans la légende. Et cʹest celle-ci que nous allons vous raconter aujourdʹhui. Ne tardons pas. Max Bialystock a rendez-vous avec une mécène octogénaire, en même temps quʹavec son comptable et son destin. REFERENCES The making of The Producers - Australia https://www.youtube.com/watch?v=QMrU-MEFllI MEL BROOKS présente son film à la télévision https://www.youtube.com/watch?v=uV8dXxpWUmI Le Making of du film https://www.youtube.com/watch?v=QMrU-MEFllI BROOKS, Mel, "All About Me ! My remarkable Life in Show Business", Ballantine Books, 2021

    Lost in translation

    Play Episode Listen Later Nov 16, 2025 56:12


    Aujourdʹhui dans Travelling, une comédie triste… Et non, ce nʹest pas antinomique. Car qualifier Lost in Translation de Sofia Coppola de comédie dramatique est un peu dithyrambique. Il nʹy a pas de drame dans ce film, mais des tristesses qui sʹapaisent, des solitudes qui se croisent, des ennuis qui sʹeffacent. Lost in Translation est le deuxième long-métrage de Sofia Coppola après Virgin Suicide. Sorti en 2003, le film raconte la rencontre dʹun acteur sur le retour, Bill Murray, venu tourner une pub pour une marque de whisky au Japon, et qui va tomber sur une jeune femme, Scarlett Johansson, épouse délaissée dʹun photographe de célébrités. Les deux traversent une crise dʹidentité et vont partager des instants, précieux. Et cʹest ça que raconte Lost in Translation. Deux trajectoires, deux destins qui se croisent à un moment T, deux êtres perdus au sein dʹune culture qui leur est complètement étrangère, ainsi que dans leurs propres vies. Nourrie par ses propres expériences japonaises, Sofia Coppola se met à hauteur de sa comédienne et de son comédien pour capter lʹessence même de leurs états dʹâme, avec finesse et une touche de modernité en traduisant le mal-être de la solitude avec pudeur. Le film est tourné au Japon en un peu plus dʹun mois, presque dans la continuité, en laissant beaucoup de liberté aux acteurs pour improviser. A sa sortie, il est particulièrement bien accueilli par le public. Cʹest un gros succès commercial. Lost in Translation est également plébiscité par la critique et Sofia Coppola décroche lʹOscar du meilleur scénario en 2004 et le César du meilleur film étranger. Il ne nous reste plus quʹà débarquer à Tokyo et nous pourrons commencer nos déambulations. REFERENCES : Interview de Sofia Coppola par Charlie Rose : https://charlierose.com/videos/13710 Interview de Bill Murray par Charlie Rose : https://charlierose.com/videos/17807 Behind the scenes : https://www.youtube.com/watch?v=PA2XTJGfo4A Sofia Coppola winning Best Original Screenplay : https://www.youtube.com/watch?v=Skit7AZtuw4 Présentation de Lost in translation au TJ 07.01.2004: https://www.rts.ch/play/tv/12h45/video/cinema--sofia-coppola-fille-de-francis-ford-sort-son-second-long-metrage--lost-in-translation-?urn=urn:rts:video:565028 Scarlett Johansson regarde ses films pour Vanity Fair : https://youtu.be/qipqD2jdXeI?si=C1fKBuF11ZrCGPvD

    Impitoyable (Unforgiven), Clint Eastwood, 1992

    Play Episode Listen Later Nov 9, 2025 56:20


    Impitoyable, Unforgiven en anglais, un film de Clint Eastwood sorti en 1992 est un western crépusculaire et violent. Lʹhistoire dʹun ancien tueur, retraité, veuf et père de famille, sans le sou, qui sʹassocie à un jeune cow-boy inexpérimenté et complètement miro et à son ancien comparse, esclave affranchi, pour aller toucher une prime de 1000 dollars en vengeant une prostituée défigurée par un client humilié. La recherche du criminel, la figure du shérif, également tueur pas si repenti, les questions des droits de prostituées, des femmes en général dans le Far-West, les droits des anciens esclaves, la loi par les armes, et la légende de lʹOuest qui se construit, tout cela dresse un portrait violent et sans concession dʹune époque, celle des années 1880, quand la conquête est terminée et que les colons, installés, sʹéchinent à créer la société de demain. Clint Eastwood, cowboy décati, partage lʹaffiche avec Gene Hackman, Morgan Freeman, Richard Harris, Jaimz Woolvett, Francis Fisher et Saul Rubinek. Le casting est brillant, la direction dʹacteur également. Clint Eastwood revient au genre de prédilection qui lʹa fait connaître. Il est à la fois devant et derrière la caméra, réalisateur et producteur, sʹentourant dʹune équipe de fidèles pour mener à bien ce projet qui marque les esprits, en renouvelant littéralement un genre quʹon disait moribond, voire carrément décédé, le western. Le film enthousiasme le public et la critique, par le jeu des comédiennes et des comédiens, par la beauté de la photographie, par ce côté sombre et désabusé, par cette narration différente du mythe de lʹOuest. Il rapporte 160 millions de dollars. Il en a coûté 14,4 millions. Et il remporte 4 Oscars dont celui du meilleur film et meilleur réalisateur pour Clint Eastwood en 1993. Ne tardons plus, le Kid de Schofield apprenti tueur est venu chercher William Munny pour emporter une prime aussi sanglante que vengeresse. Lʹargent est tentant et ramène Munny au cœur de la violence. REFERENCES LʹOscar du meilleur film https://www.youtube.com/watch?v=JEsc6GGrRFw Clint Eastwood dans Spécial Cinéma https://www.youtube.com/watch?v=u3fMxuOOS5w Unforgiven, un Turning Point sur CBS News https://www.youtube.com/watch?v=NLPNb8tGaXM Behind The Scene https://www.youtube.com/watch?v=qAQytZbV5bA Impitoyable, un film de Clint Eastwood, Livret de production du film, Warner Bros.

    Apocalypse now, Francis Ford Coppola, 1979

    Play Episode Listen Later Nov 2, 2025 56:21


    En pleine guerre du Viêt Nam, le capitaine Benjamin Willard (Martin Sheen) se voit confier une mission par les services secrets militaires américains: il doit retrouver et exécuter le colonel Walter Kurtz (Marlon Brando), dont les méthodes militaires sont jugées malsaines par la chaîne de commandement. Le colonel Kurtz a pris la tête groupe dʹindigènes et mène des opérations depuis un camp établi au Cambodge. Ses opérations contre lʹennemi sont dʹune sauvagerie terrifiante. Willard va alors remonter le fleuve jusquʹau plus profond de la jungle vietnamienne pour pouvoir éliminer le colonel Kurtz. Mais au cours du voyage, en étudiant le dossier du bonhomme, il se rend compte quʹil est très différent de lʹidée quʹil sʹen faisait. Arrivés au campement de Kurtz, les choses vont méchamment déraper. Mais je ne vous dirai ni comment, ni pourquoi, car il faut voir et revoir Apocalypse Now, film de Francis Ford Coppola, sorti en 1979. Apocalypse Now est le 8e film de ce réalisateur. Cʹest un des films les plus mythiques du cinéma du 20e siècle. Lʹimage en est saisissante et lʹhistoire du tournage a viré à la légende. Pas pour rien certainement, et on va, au cours de ce travelling, essayer de démêler le vrai du faux. REFERENCES: Le tournage du film a fait lʹobjet d'un documentaire sorti en 1991 : Aux cœurs des ténèbres : L'Apocalypse d'un metteur en scène (Hearts of Darkness: A Filmmaker's Apocalypse), réalisé par Fax Bahr et George Hickenlooper sur la base des films amateurs tournés sur les plateaux par lʹépouse de Coppola, Eleanor Coppola. Jean-Baptiste Thoret, Le Cinéma américain des années 1970, éd. des Cahiers du cinéma, 2006 Jean-Baptiste Thoret, Apocalypse Now : Un cauchemar psychédélique, livre DVD/Blu-ray Pathé Eleanor Coppola, Apocalypse Now Journal, Sonatine Éditions, 2011 COWIE, Peter, Le petit livre dʹApocalypse Now, Cinéditions, 2001 Apocalypse Now, la scène mythique des hélicoptères http://www.dailymotion.com/video/x80giv_apocalypse-now-scene-mythique_shortfilms Le trailer https://www.youtube.com/watch?v=IkrhkUeDCdQ Sur la musique dʹApocalypse Now http://blogshumanites.u-paris10.fr/content/bande-originale-du-film-apocalypse-now

    Halloween :" La nuit des masques", de John Carpenter, 1978

    Play Episode Listen Later Oct 26, 2025 56:13


    Cʹest un des films les plus influents de son époque, qui va ancrer dans lʹimaginaire collectif lʹincarnation du Mal absolu, un tueur au sang-froid, le visage masqué, sans états dʹâme: Michael Myers.

    Mary Poppins, Robert Stevenson, 1964

    Play Episode Listen Later Oct 19, 2025 56:20


    Aujourdʹhui dans Travelling, vous allez vous sentir tout guilleret, toute pimpante, toute rose avec des petits oiseaux qui tournent autour de vos têtes, des parapluies perroquets qui parlent, des éclats de rire, des danses autour des cheminées de Londres, et des envolées de cerfs-volants, car nous mettons nos pas dans ceux de la nounou la plus célèbre de lʹhistoire du cinéma, celle qui chante des airs entêtants, celle qui rabiboche parents et enfants, jʹai nommé, Mary Poppins. Ahhh Mary Poppins, un classique enchanteur, un film musical américain des studios Walt Disney, peut-être le testament de lʹartiste, un de ses films préférés du moins, celui pour lequel papa Walt sʹest le plus battu, lui qui meurt deux ans plus tard à 65 ans. Signé par Robert Stevenson, sorti en 1964, Mary Poppins mêle prises de vues réelles et film dʹanimation avec des séquences dʹanthologie et une floppées de tubes, du Chem Cheminée au Supercalifragilistic, tubes signés des frères Sherman, habitués des studios Disney. Mais Mary Poppins cʹest également lʹhistoire dʹun combat entre deux personnalités, deux fortes têtes, un producteur hollywoodien, Walt Disney, et une auteure de livres pour enfants, Pamela L. Travers, une australienne revêche. Des années de négociations, ardues, pour que lʹautrice cède enfin en 1960. Après 3 ans de préparation, puis un an pour tourner, monter, réaliser les parties animées, le film sort enfin en 1964, en faisant un triomphe, glanant 5 Oscars au passage et faisant de Julie Andrews une star. Walt Disney est heureux, Pamela L Travers un peu moins, maintenant que son film est, selon ses dires, noyé de guimauve. Aujourdʹhui dans Travelling, cʹest la bobine de Mary Poppins que nous déroulons. Nous avons beaucoup dʹarchives, des anecdotes, des extraits, et la musique du film, indispensable. Il ne nous reste plus quʹà écrire une lettre et à lʹenvoyer par la cheminée pour que cette formidable nounou viennent nous accompagner pour notre voyage cinématographique. REFERENCES : France Culture. Série : philosophie des comédies musicales 09.07.2020 https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-chemins-de-la-philosophie/mary-poppins-ou-l-eloge-du-travail-bien-fait-5796181 https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-philosophie-des-comedies-musicales France Inter, Mary Poppins, la magie de lʹordinaire, 28.03.2021 https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/barbatruc/mary-poppins-la-magie-de-l-ordinaire-9723819 France Inter. Série Les pʹtits bateaux, créatures fantastiques et super-héros, 25.12.2024 https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/les-p-tits-bateaux/les-p-tits-bateaux-du-mercredi-25-decembre-2024-1628808 France Culture. Mary Poppins, un personnage totémique à plusieurs facettes 19.12.2018 https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-reveil-culturel/mary-poppins-un-personnage-totemique-a-plusieurs-facettes-8423622 Mary Poppins, She Wrote : The Life of P. L. Travers, Simon & Schuster, 2006 Le making-of : Supercalifragilisticexpialidocious: The Making of Mary Poppins (2004) https://www.youtube.com/watch?v=g-ritrxv6E8

    Breakfast at Tiffany's (Diamants sur canapé), Blake Edwards, 1961

    Play Episode Listen Later Oct 12, 2025 56:09


    Aujourdʹhui dans Travelling, un classique des classiques. Si je vous dis : une longue robe noire, un chignon relevé, un long porte-cigarette, une taille de brindille et le regard pétillant, vous aurez tout de suite en tête la silhouette longiligne dʹAudrey Hepburn qui incarne Holly Golightly dans Diamants sur canapé, Breakfast at Tiffanyʹs, une des silhouettes les plus célèbres du cinéma créé par le couturier français Hubert de Givenchy. Le film de Blake Edwards sort en 1961, adapté dʹune nouvelle de Truman Capote. Dans Diamants sur Canapé, Audrey Hepburn est splendide et mutine aux côtés de George Peppard, Mickey Rooney, Patricia Neal, et dʹun chat, cabotin comme pas deux. Lʹhistoire est celle dʹune coureuse de millionnaires et dʹun écrivain gigolo qui vont, après bien des péripéties, tomber amoureux. Mais le film est plus profond que cela. Sous le vernis et la comédie se cache une vraie désespérance, une quête du bonheur et de la sécurité matérielle et affective. Cʹest normal, cʹest du Blake Edwards et rien nʹest rose pour lui, à part peut-être sa panthère quʹil tournera juste après. Porté par sa musique composée par Henri Mancini, et pour laquelle il reçoit un Oscar en 1962, par sa comédienne, par son iconographie, Breakfast at Tiffanyʹs rencontre tout de suite un succès jamais démenti et entre dans la légende du cinéma en lançant lʹère des femmes libérées. Mais nous allons vous raconter tout ça. REFERENCES Audrey Hepburn du côté de chez Fred https://www.youtube.com/watch?v=RslrD6jc2fk Moon River chanté par Audrey Hepburn https://www.youtube.com/watch?v=BOByH_iOn88 WASSON Sam, 5e Avenue, % heures du matin, Sonatine, 2012

    L'armée des ombres, Jean-Pierre Melville, 1969

    Play Episode Listen Later Oct 5, 2025 56:48


    Aujourdʹhui dans Travelling, un film de guerre, qui parle de la Résistance, des hommes et des femmes qui la font, de ce que cela implique, et le tout sans concessions. LʹArmée des Ombres est signée Jean-Pierre Melville, adapté du roman du même nom de Joseph Kessel. Résistant lui-même, Jean-Pierre Melville se passionne immédiatement pour cette histoire quʹil lit à Londres dès sa sortie en 1943 et dont il sait, quʹun jour, il fera un film. Mais pas tout de suite. Avant, il doit revenir en France, réaliser un premier long-métrage, Le Silence de la Mer, qui traite aussi de la guerre, et beaucoup dʹautres films qui assoient sa réputation de cinéaste sérieux, amoureux des polars. En 1969, il est prêt. Prêt à raconter lʹhistoire de Philippe Gerbier, dirigeant dʹun réseau de résistants, arrêté pour pensées gaullistes, et qui s'échappe lors de son transfert vers la Gestapo parisienne. Mais les arrestations des membres de son réseau se suivent et les tentatives de libération ne sont pas toutes fructueuses. Elimination de traitre, transfert en Angleterre, évasions, assassinats, courage et loyauté sont de mise dans lʹArmée des Ombres, un film cher au cinéaste pour qui les faits dʹarmes des Résistants et Résistantes français sont moins intéressants que leurs doutes et leurs zones sombres. Considéré à lʹépoque comme le film le plus coûteux du cinéma français, on y trouve la crème des acteurs et actrices du moment : Lino Ventura, Simone Signoret, Paul Meurisse et Jean-Pierre-Cassel. Un soin tout particulier est également donné à lʹimage, lavée, presque verte, tendant vers un noir et blanc qui ancre encore plus le récit. Peu apprécié à sa sortie, lʹArmée des Ombres est néanmoins depuis devenu un classique. Et nous allons vous dire tout ce quʹon en sait. Cʹest un film raconteur dʹune tranche dʹHistoire du 20e siècle et pour lequel nous avons une ribambelle dʹarchives à disposition, la musique du film, des anecdotes, des extraits. Il ne nous reste plus quʹà mettre nos pas dans ceux de Jean-Pierre Melville et de ses Résistants. REFERENCES Bertrand Tessier : Jean-Pierre Melville, le solitaire, Fayard, 2017 Jean-Pierre Melville, de la Résistance au cinéma : https://www.youtube.com/watch?v=X9DzPbryBY8 Cinéma Critique : https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i09218965/jean-pierre-melville-a-propos-de-l-armee-des-ombres Kessel à propos du livre L'armée des Ombres : https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i08344479/kessel-a-propos-du-livre-l-armee-des-ombres Jean Pierre MELVILLE et ses interprètes Simone SIGNORET et Jean Pierre CASSEL parlent du film "L'armée des ombres" et de son thème la Résistance : https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/caf97061972/jean-pierre-melville-a-propos-de-l-armee-des-ombres Scène de tournage du film "L'armée des ombres" : https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i00013756/tournage-du-film-l-armee-des-ombres ITW Pierre Tchernia : https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i00013730/jean-pierre-melville-a-propos-de-sa-decouverte-du-cinema Jean-Pierre Melville - interview (1970) : https://www.youtube.com/watch?v=Avz45nU-AJg Dialogue avec Éric Demarsan : https://www.cinematheque.fr/video/2397.html

    Django Unchained, Quentin Tarantino, 2012

    Play Episode Listen Later Sep 28, 2025 56:14


    Aujourdʹhui dans Travelling, un western spaghetti pas vraiment spaghetti vu quʹil est le fait dʹun réalisateur américain, jʹai nommé Quentin Tarantino. Mais lʹhomme est amoureux des westerns à lʹitalienne, un genre particulier, quʹil remet au goût du jour en 2012 avec Django Unchained. Un western cinéphile qui multiplie les références au genre, où la violence sʹinscrit en lettres de sang sur toutes les images, où lʹhumour déferle, où lʹon parle de vengeance, de chasse à lʹhomme, mais surtout dʹesclavage à lʹaube de la guerre civile américaine. Lʹhistoire est celle dʹun chasseur de prime allemand, le Docteur King Schultz, qui sʹassocie à un esclave afro-américain, Django, le temps dʹun hiver, lʹaffranchit, devient son ami, et tous deux se mettent ensuite en quête de la femme de Django, achetée par un propriétaire dʹune plantation dans le Mississipi. Quentin Tarantino reste fidèle à ses principes cinématographiques, stylisant lʹultra-violence, jouant des codes, multipliant les références, sʹamusant à glisser ici et là des anachronismes, le tout pour pouvoir regarder en face un pan terrible de lʹhistoire de lʹAmérique. Django Unchained dénonce le principe de lʹesclavage et le racisme. Toute les formes de barbarisme y passent dans un maelström talentueux où lʹinhumanité et la bêtise sont dénoncées. Avec la vengeance comme moteur, cette espèce de road-movie western-spaghetti est une formidable catharsis, porté par des acteurs de talent, Jamie Foxx, Christoph Waltz, Samuel L. Jackson, Leonardo DiCaprio notamment. Django Unchained est récompensé de deux Oscars, celui du meilleur scénario original pour Quentin Tarantino et celui du meilleur acteur dans un second rôle pour Christoph Waltz. A sortie, le film rencontre un énorme succès public. Mais certains, comme le réalisateur Spike Lee, dénonce le traitement de lʹesclavage sous forme dʹun western spaghetti, dʹautres jugent choquant et offensant lʹutilisation du terme nigger, nègre, qui revient tout le temps dans le film et certains conservateurs parlent de sectarisme anti-blanc. Mais nous allons vous raconter tout ça. Aujourdʹhui, dans Travelling, cʹest Django Unchained qui déchaine les propos. Nous avons des archives, des anecdotes, des extraits et évidemment la BO du film. On ne passe pas à côté dʹun BO dʹun Tarantino. Il ne nous reste plus que le Dr. Schultz délivre Django et nous pouvons commencer.   REFERENCES : Guillaume Labrude, Lʹœuvre de Quentin Tarantino, du cinéphile au cinéaste, Third éditions, 2021 Quentin Tarantino chez Shawn Edwards on BlackTree TV https://www.youtube.com/watch?v=EI8zbx-yNVA Quentin Tarantino chez Charlie Rose https://www.youtube.com/playlist?list=PLi54pAqkKqJ3VsFnVs_9T3mrwIG3-v-0u Meet The Press https://www.youtube.com/watch?v=-1QpScB-HJg Les Oscars, Christoph Waltz en 2013 https://www.youtube.com/watch?v=WWdn7pFmtdQ Série esclavage et cinéma https://memoire-esclavage.org/django-unchained

    Faster, Pussycat! Kill! Kill!, Russ Meyer, 1965

    Play Episode Listen Later Sep 21, 2025 56:14


    Cʹest un film pas tout à fait comme les autres qui nous permet dʹévoquer un cinéaste pas tout à fait comme les autres. Faster, Pussycat! Kill! Kill! est un film américain de Russ Meyer, sorti en 1965. Russ Meyer vous le connaissez peut-être, cʹest le chantre de la sexploitation, un vrai cinéaste indépendant qui développe une esthétique particulière, très colorée, érotique, avec des contre-plongées magnifiques. Lʹhomme montre un amour certain pour les actrices à très forte poitrine et pour les décolletés dans lesquels on peut se perdre. Russ Meyer est considéré comme un auteur majeur du cinéma de série B à tendance X. Il a influencé de nombreux réalisateurs et artistes, que ce soit Andy Warhol ou John Waters. Quentin Tarantino est même son fan numéro 1. Russ Meyer est connu pour ses films Vixen, Supervixens, Up et Beneath The Valley of the Utlra-Vixens mais également pour Faster, Pussycat ! Kill ! Kill ! qui raconte lʹhistoire de trois femmes sauvages, dans trois voitures de sport, qui, avec violence, férocité, et sensualité, vont braquer un homme infirme et ses deux fils dans leur ranch, tout en ayant kidnappé et drogué la petite amie dʹun homme qui a eu le malheur de croiser leur chemin. Mettant en scène des actrices sulfureuses, dont la très iconique Tura Satana, le film séduit un public tant masculin que féminin. Car pour la première fois, à lʹécran, ce sont des femmes très fortes, véritables Virago, qui sont montrées, capables de plaquer au sol, de briser des vertèbres, de gagner au bras de fer, et qui sont fières de leur sexualité quʹelles exhibent comme une arme. Et ça plaît. Tant aux misogynes quʹaux féministes. Les féministes américaines en font, à lʹépoque, leur film étendard. Vous vous ferez votre propre opinion. Aujourdʹhui dans Travelling, nous allons parler de Russ Meyer, de Tura Satana, de Faster Pussycat ! Kill ! Kill. Nous parlons de films érotiques, sensuels. Vous verrez que Russ Meyer est souvent volontairement provocateur dans les archives. Mais tout va bien se passer. Enfin jʹespère. Puisque nous allons croiser la route de trois femmes, de trois furies, et le monde du cinéma changera radicalement. REFERENCES RUSS MEYER, IN THE LATE NIGHT 1993 https://www.youtube.com/watch?v=2XdYcyuikcU TURA SATANA EN INTERVIEW https://www.youtube.com/watch?v=Km5K6UklFPU

    Forrest Gump, Robert Zemekis, 1994

    Play Episode Listen Later Sep 14, 2025 56:23


    Forrest Gump est une comédie américaine signée Robert Zemeckis, sortie en 1994. Ce film à la dramaturgie bonhomme, à la philosophie heureuse, parfois naïve, se taille une place de roi dans la culture populaire. Car Forrest Gump est un héros populaire. Touchant, aimant, droit, il est lʹhomme qui invente le smiley, le déhanché dʹElvis Presley, qui dénonce le scandale du Watergate et qui inspire sa chanson Imagine à John Lennon. Et tout cela sans en avoir conscience. Car Forrest Gump est un simple dʹesprit, un homme au QI en dessous de la moyenne qui se retrouve impliqué dans 30 ans dʹhistoire américaine. Forrest, incarné par Tom Hanks, est un héros malgré lui qui devient sportif de haut niveau, héros de guerre, entrepreneur à succès, gourou, influenceur, inventeur et découvreur. Entre les années 50 et les années 80, il est embraqué dans tous les soubresauts de lʹhistoire américaine, et invité par trois fois à serrer la pogne de trois présidents. Mais lui, son seul objectif, cʹest lʹamour de sa belle, Jenny, dont il aura un fils. En adaptant le roman du même nom de Winston Groom, sorti en 1986, Robert Zemeckis tourne ce qui deviendra un classique de lʹhistoire du cinéma et fera de Forrest Gump un personnage que tout le monde connaît et reconnaît citant allègrement quelques phrases et autres philosophies tirées du film. Robert Zemeckis, après les Retour vers le futur, A la poursuite du Diamant Vert et Qui veut la peau de Roger Rabbit, reprend son équipe et sʹembarque dans une aventure sur plusieurs décennies cinématographiques, profitant des avancées des trucages numériques pour parvenir à raconter son histoire. Le film reçoit une pluie de récompense, des Oscars en 1995, dont ceux de meilleur film, de meilleur réalisateur et de meilleur acteur pour Tom Hanks. Il ne nous reste plus quʹà nous asseoir sur un banc à Savannah, aux côtés dʹun homme au regard candide et de partager avec lui le contenu dʹune boîte de chocolat tandis quʹil nous raconte sa vie. REFERENCES Tom Hanks talks about Forrest Gump, 1994 sur CBS https://www.youtube.com/watch?v=hb5c04q_YfM Forrest Gump Behind scenes https://www.youtube.com/watch?v=0s21LSWxH9w Forrest Gump, making of https://www.youtube.com/watch?v=sArC4_lbzAI https://www.youtube.com/watch?v=dH4lvbSG5RE

    Les Trois Frères, Didier Bourdon et Bernard Campan, 1995

    Play Episode Listen Later Sep 7, 2025 56:59


    En 1995, les Inconnus deviennent Les Trois Frères à lʹécran. Cʹest leur premier long-métrage. Et ça fonctionne plutôt bien. Après avoir fait les beaux jours de France 2 avec leur série de parodies qui connaissent de très grands succès dʹaudience, avoir attaqué les scènes de Paris et de Province, avoir sévi sur les ondes radios, le trio sʹattaque au cinéma. Mais contrairement au Téléphone sonne toujours deux fois, sorti en 1985, où ils se contentaient de jouer les acteurs, là ils se décident à faire tout tout seuls. Les Nuls sʹy sont essayé juste avant eux. Réalisé par Didier Bourdon et Bernard Campan, deux des Inconnus, le trio ne se contente pas de compiler des sketchs, mais écrit une histoire drôle et touchante. Celle de Trois frères, comme le titre lʹindique, qui ne se connaissent pas, tous de pères différents, abandonnés par leur mère, une chanteuse qui est morte aux Etats-Unis et leur a légué 300 patates, soit 3 millions de francs. Le problème, cʹest que le magot pour des raisons X Y va leur passer sous le nez et leur laisser une pluie dʹemmerdements. Le film enchante le public qui vient en masse dans les salles, surprend, un peu, la critique qui ne sʹattend pas à quelque chose de valable cinématographiquement parlant. Et pourtant : le propos est là, les héros évoluent, et ce qui commençait comme un vaudeville, se termine par une rédemption. Les Trois Frères est couronné dʹun César de la Meilleure première œuvre en 1996. Le film poursuit sa carrière à la télévision, devenant, légitimement, une comédie populaire dont tout un chacun connaît les répliques à lʹinstar de La Grande Vadrouille ou des Bronzés. REFERENCES Sur le tournage des Trois Frères https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/1995-dans-les-coulisses-du-film-les-trois-freres 5 anecdotes sur les Trois Frères https://www.gqmagazine.fr/pop-culture/article/les-trois-freres-5-anecdotes-sur-le-film-culte-des-inconnus Un article sur le film https://www.lepoint.fr/cinema/les-trois-freres-le-coup-d-essai-coup-de-maitre-des-inconnus-08-03-2020-2366258_35.php les Inconnus au café-théâtre https://www.youtube.com/watch?v=B0yPqjEG3E4 Les Trois Frères racontés par les Inconnus dans Première, janvier 2019 https://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Lhistoire-secrete-des-Trois-Freres-racontee-par-Les-Inconnus

    Travelling

    Play Episode Listen Later Aug 31, 2025 56:48


    Dirty Dancing, Emile Ardolino, 1987

    Play Episode Listen Later Aug 22, 2025 55:52


    Dirty Dancing dʹEmile Ardolino sort en 1987. Cʹest un film culte qui va vous faire chavirer le cœur sur un air de Mambo, qui va vous glisser des fourmis dans les jambes, battre la mesure, bouger en rythme, un film qui donne envie de fondre des guimauves et dʹembrasser le premier Bad boy venu. Une histoire très eighties qui nous transporte dans les sixties, sur la piste de danse et les émois rythmiques de Baby et de Johnny. Patrick Swayze est Johnny. En trois pas chaloupés, le geste leste, le torse musclé, le cheveu gominé, il réussit à envahir lʹimaginaire adolescent, et fait fondre toutes les filles, jeunes et moins jeunes. Entre ses bras, Jennifer Grey, Baby, sʹémancipe. Le film raconte une initiation. Le passage à lʹâge adulte dans une Amérique en pleine révolution des mœurs, où les corps deviennent langage. Mais personne, à la base, ne parie sur Dirty Dancing. Un petit budget, un petit réalisateur de télé, des petits acteurs, une petite histoire de lutte des classes. Le film ressemble tellement à une bluette pour ados que les studios qui le produisent proposent à la scénariste de brûler les copies pour toucher lʹargent de lʹassurance. Mais la scénariste, Eleanor Bergstein, tout comme toute  une partie de lʹéquipe du film tiennent bon. Le film sort et connaît un succès retentissant jamais démenti. Succès encore plus éclatant grâce à la bande originale, une des plus vendue au monde, reprenant les musiques des années soixante comme des créations originales, dont la chanson Time of My Life qui remporte lʹOscar de la meilleure chanson en 1988. REFERENCES Patrick Swayze interview 1988 au micro de Barbara Walters https://www.youtube.com/watch?v=rcjx7tTQTQU Jennifer Grey Reveals 'Dirty Dancing' Secrets https://www.youtube.com/watch?v=MuUGpnZBvuM

    La guerre des boutons, Yves Robert, 1962

    Play Episode Listen Later Aug 21, 2025 55:46


    Cʹest un film dʹenfant réalisé par un grand enfant à la moustache rieuse : la Guerre des boutons, dʹYves Robert sorti en 1962. Cʹest une histoire adaptée du roman de Louis Pergaud, sorti en 1912, une histoire dʹécoliers à lʹancienne qui se battent entre deux villages voisin. Dans le film, il y a ceux de Longeverne et ceux de Velrans. Les gamins, à peine lʹécole terminée, filent à mi-chemin des deux villages dans une sablière et se font la guerre dans les règles de lʹart. Cʹest ainsi depuis toujours. Personne ne sait pourquoi tout cela a commencé, mais cʹest ainsi. Un soir, le chef de Longeverne, Lebrac, a une nouvelle idée : infliger au prisonnier de guerre du jour un traitement nouveau. On ne le torturera pas, mais on lui retirera son bien le plus précieux : lʹhonneur. Une douzaine de coups de ciseaux bien précis, on lui enlève ses boutons, et autres attaches et voilà le vaincu tête basse qui se dirige vers sa maison en retenant ses culottes courtes pour aller prendre la fessée du siècle pour lui apprendre à sʹêtre mis dans tous ses états. Pour incarner ses personnages, on engage des enfants au charisme certain dont André Treton pour Lebrac et Martin Lartigue dans le rôle du Petit Gibus. Pour les adultes, Jean Richard, Michel Galabru et Jacques Dufilho prêtent leur concours à ce projet amical. En 1962, ce film fait un triomphe au cinéma. Il est plébiscité par le public et par la critique, obtenant le prix Jean-Vigo et la récompense du meilleur film français aux Victoires du cinéma français. A lʹécran beaucoup dʹenfants autour dʹYves Robert et de son épouse Danièle Delorme, qui hypothèquent leur maison pour produire ce film auquel personne ne croit. Il faudra un distributeur américain pour que tout change et que le film devienne un classique du cinéma français. REFERENCES Yves Robert, Un homme de joie, dialogue avec Jérôme Tonnerre, Flammarion, 1996 LIVRE MON AMI : EMISSION DU 17 MAI 1962 Claude SANTELLI interviewe Yves ROBERT à propos de son film "La Guerre des boutons". Images d'archive INA Institut National de l'Audiovisuel http://www.ina.fr #INA #People https://www.youtube.com/watch?v=rJ1bNbvyfQg Alain Bergala présente La guerre des boutons https://www.youtube.com/watch?v=9ZDqfu0u6RA Madeleine Garrigou-Lagrange, " La Guerre des boutons ", Téléciné no 105, Paris, juin-juillet 1962, La Guerre des boutons, roman original de Louis Pergaud Le Ptit Gibus a grandi https://www.youtube.com/watch?v=t8dwRgadxbQ

    Le Dernier Empereur (The Last Emperor), Bernardo Bertolucci, 1987

    Play Episode Listen Later Aug 20, 2025 55:58


    Cʹest un peu le film de tous les superlatifs, une sorte de Ben Hur chinois, avec des centaines de collaborateurs, un casting international, 20ʹ000 figurants, 9'000 costumes, un tournage historique au cœur de la Cité interdite à Pékin. Bernardo Bertolucci est en effet le premier occidental à pouvoir tourner dans ce palais. Ce film, cʹest le Dernier empereur,  L'ultimo imperatore, The Last Emperor, sorti en 1987. Un film dont la beauté des images ne change rien au tragique de lʹhistoire de ce dernier empereur de Chine, Pu Yi. Un homme ballotté par le destin, empereur à 3 ans, renversé par la Chine communiste, partant en exil, pour être récupéré par les Japonais et proclamé empereur fantoche du Mandchoukouo. Il est arrêté et emprisonné par les soviétique en 1945, pour être rééduqué dans une prison chinoise pendant 9 ans avant dʹêtre finalement libéré et de finir sa vie comme jardinier. Le dernier empereur de Chine meurt des suites dʹun cancer à 61 ans. Et cʹest ce destin exceptionnel que Bernardo Bertolucci porte à lʹécran avec des moyens faramineux, une reconstitution historique fascinante retraçant toute lʹhistoire de cet homme déchu, ce pantin des événements. Le réalisateur qualifie le film de cheminement de la décadence et du pourrissement dʹune dynastie jusquʹà la rééducation dʹun homme. Le film rencontre un vrai succès critique et public. Il est couronné par 9 Oscars, dont ceux des Meilleur film et Meilleur réalisateur, du César du Meilleur film étranger, de Baftas et de Donatellos. Ne tardons plus, commençons notre réflexion sur les apparences du pouvoir et la réalité de lʹimpuissance, sur les prisons dorées, sur un chatoyant théâtre dʹombre, sur cette fresque de lʹhistoire de la Chine du XXe siècle. REFERENCES Edward Behr, Pu Yi, le Dernier Empereur, Robert Lafont Pu Yi, Jʹétais empereur de Chine, biographie, traduction Jeanne-Marie Gaillard-Paquet, Jʹai Lu, 1999 Première, Le dernier empereur, un défi spectaculaire, Bertolucci raconte, décembre 1987. Fabien S. Gérard, journal de tournage : Le Dernier Empereur de Bernardo Bertolucci, Cahiers du cinéma, 1987 La voix de Pu Yi https://www.youtube.com/watch?v=lIMIWjV6Mck

    Les Choristes, Christophe Barratier, 2004

    Play Episode Listen Later Aug 19, 2025 55:43


    Les Choristes est un film qui vous fera chanter comme un pinson ou un rossignol, une comédie dramatique signée Christophe Barratier, sortie, tenez-vous bien, en 2004, comme le temps passe ! Ce film nostalgique, adapté de celui de 1945 de Jean Dréville, La cage aux Rossignols, est un succès phénoménal. 8 millions et demi dʹentrées, le César de la meilleure musique et du meilleur son et lʹOscar de la meilleure chanson et du meilleur film étranger. Toutes et tous se souviennent des chansons du film qui sont reprises, depuis 2004, par toutes les chorales dʹenfants à travers la francophonie. Ce qui fait que le film est un succès personne nʹaurait pu le prévoir. Lʹhistoire est relativement classique, joue des souvenirs, de lʹémotion, de la nostalgie. Un professeur de musique sans emploi, Clément Mathieu, Gérard Jugnot, devient surveillant dans un pensionnat pour garçon dits turbulents. Nous sommes au sortir de la guerre, en 1949. Le directeur de lʹécole applique un système pour le moins répressif pour mater les gamins difficiles. Mais Clément Mathieu a dʹautres méthodes. Il initie les enfants à la musique et au chant choral jusquʹà bouleverser leur quotidien et leur vie. Véritable Feel Good movie, Les choristes est porté par le chant des enfants, par cette force utopiste qui refuse de céder, de souscrire au découragement général, qui montre que le beau est possible, que des liens peuvent se tisser entre les êtres. Cʹest un film qui porte le pur, la beauté du chant, sur le devant de la scène, sans être mièvre. Et ça agace. Un triomphe insolent, lʹemballement médiatique, les tournées incessantes de la chorale des enfants dans le monde, entrainent leur lot de mécontents. On traite le film de passéiste, de nunucherie, dʹingénu. Cʹest égal, le public adore et en redemande. Mais nous allons vous raconter tout ça. Il ne reste plus quʹà Clément Mathieu de pousser la porte du pensionnat de Fond-de-Lʹ Etang pour que lʹhistoire puisse commencer. REFERENCES Bruno Coulais à la cinémathèque française https://vimeo.com/245884833 Bruno Coulais à la SACEM https://www.youtube.com/watch?v=v_LaR1x1i0k Le making-of https://www.youtube.com/watch?v=J3PtbBrEQ0c

    Hairspray, John Waters, 1988

    Play Episode Listen Later Aug 18, 2025 55:30


    Voici un film coloré, gay, et fort bien coiffé, jʹai nommé Hairspray, de John Waters, une comédie sortie en 1988. Mais comment dire…. Hairspray est une réalisation du pape du mauvais goût, du cinéma trash américain, qui, ici, met de lʹeau dans son vin ou de la laque dans ses cheveux, pour proposer un film un peu plus familial que ses œuvres précédentes. Mais ça reste particulier. Hairspray est un film qui va vous interpeler. Déjà parce quʹil vous donnera envie de danser. Cʹest un film qui se moque des émissions de télévisées des années 60 où des jeunes gens, blancs si possibles et pas trop moches, se trémoussaient sur un Madison, un Mashed Patato, un Twist, ou toute autre danse du moment. Ensuite, parce quʹil résonne bizarrement. Derrière la danse, le glamour, les paillettes et les coupes de cheveux incroyables, se cachent des réalités sociales et sociétales que John Waters dénonce : le racisme et lʹexclusion des gens différents du paysage médiatique, en lʹoccurrence, mais également de tout un pan culturel contemporain. Les années 60 à Baltimore, la ville de John Waters, ne sont pas tendres pour les Afro-américains ni pour les obèses ou les personnes en surpoids. Hairspray est un film criard, avec des comédiens et comédiennes un peu brut de décoffrage, avec pas mal dʹartistes reconnus comme  Sonny Bono, ex-compagnon de Cher, Debbie Harry, la chanteuse de Blondie, avec Ruth Brown, chanteuse, the Queen of R&B, avec Pia Zadora et plein de jeunes gens dont Ricki Lake qui interprète le personnage principal. Hairspray, premier film grand public de John Waters est aussi le dernier de Divine,  son acteur fétiche, un travesti obèse décédé peu après. Mais nous allons vous raconter tout ça. Nous avons des archives, des interviews, des extraits, et beaucoup de musique. Place à la critique sociale, au pastiche et à la danse dans Travelling. REFERENCES Growing Up with John Waters https://www.youtube.com/watch?v=SacAtnVccpI John Waters (& Divine) on Letterman, Part 1 of 3: 1982 https://www.youtube.com/watch?v=AIPF8mk1a4Q Popopop A l'occasion de la parution de son autobiographie "M. Je sais tout", Antoine de Caunes et Charline Roux accueillent le réalisateur américain John Waters. https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/popopop/les-memoires-de-john-waters-5422415 John Waters, 'Mr. Know-it-all : The Tarnished Wisdom of a Filth Elder', New York, Farrar, Straus and Giroux, 2019 Publié en français sous le titre M. Je-Sais-Tout: Conseils impurs d'un vieux dégueulasse, Paris, Actes Sud, 2021, traduit par Laure Manceau.

    Faster, Pussycat! Kill! Kill!, Russ Meyer, 1965

    Play Episode Listen Later Aug 15, 2025 55:49


    Cʹest un film pas tout à fait comme les autres qui nous permet dʹévoquer dʹun cinéaste pas tout à fait comme les autres. Faster, Pussycat! Kill! Kill! est un film américain de Russ Meyer, sorti en 1965. Russ Meyer vous le connaissez peut-être, cʹest le chantre de la sexploitation, un vrai cinéaste indépendant qui développe une esthétique particulière, très colorée, érotique, avec des contre-plongées magnifiques. Lʹhomme montre un amour certain pour les actrices à très forte poitrine et pour les décolletés dans lesquels on peut se perdre. Russ Meyer est considéré comme un auteur majeur du cinéma de série B à tendance X. Il a influencé de nombreux réalisateurs et artistes, que ce soit Andy Warhol ou John Waters. Quentin Tarantino est même son fan numéro 1. Russ Meyer est connu pour ses films Vixen, Supervixens, Up et Beneath The Valley of the Utlra-Vixens mais également pour Faster, Pussycat ! Kill ! Kill ! qui raconte lʹhistoire de trois femmes sauvages, dans trois voitures de sport, qui, avec violence, férocité, et sensualité, vont braquer un homme infirme et ses deux fils dans leur ranch, tout en ayant kidnappé et drogué la petite amie dʹun homme qui a eu le malheur de croiser leur chemin. Mettant en scène des actrices sulfureuses, dont la très iconique Tura Satana, le film séduit un public tant masculin que féminin. Car pour la première fois, à lʹécran, ce sont des femmes très fortes, véritables Virago, qui sont montrées, capables de plaquer au sol, de briser des vertèbres, de gagner au bras de fer, et qui sont fières de leur sexualité quʹelles exhibent comme une arme. Et ça plaît. Tant aux misogynes quʹaux féministes. Les féministes américaines en font, à lʹépoque, leur film étendard. Vous vous ferez votre propre opinion. Aujourdʹhui dans Travelling, nous allons parler de Russ Meyer, de Tura Satana, de Faster Pussycat ! Kill ! Kill. Nous parlons de films érotiques, sensuels. Vous verrez que Russ Meyer est souvent volontairement provocateur dans les archives. Mais tout va bien se passer. Enfin jʹespère. Puisque nous allons croiser la route de trois femmes, de trois furies, et le monde du cinéma changera radicalement. REFERENCES RUSS MEYER, IN THE LATE NIGHT 1993 https://www.youtube.com/watch?v=2XdYcyuikcU TURA SATANA EN INTERVIEW https://www.youtube.com/watch?v=Km5K6UklFPU

    Taxi Driver, Martin Scorcese, 1976

    Play Episode Listen Later Aug 14, 2025 55:47


    "You Talkin to me?", "Cʹest à moi que tu parles?", lancée par Robert de Niro face à son miroir est certainement une des phrases les plus connues du cinéma. Le comédien interprète Travis Bickle dans le film Taxi Driver de Martin Scorcese, la Palme dʹor 1976. A lʹécran, on trouve aussi Jodie Foster, toute jeune alors, Harvey Keitel, et Cybill Shepherd. Taxi Driver cʹest lʹhistoire de Travis Bickle, un jeune homme du Middle West, démobilisé des Marines, qui fait le taxi à New-York. Cʹest un déséquilibré, solitaire, insomniaque, qui voit la déchéance morale partout et qui décide de nettoyer la ville en lʹensanglantant. Taxi Driver, cʹest le récit dʹun psychotique mystique créé par le scénariste Paul Schrader, inspiré dʹun fait réel, une tentative dʹassassinat politique, nous y reviendrons. Cʹest un film dʹerrances, un film où des violences se croisent, où des tirs sʹéchangent, où lʹamour nʹa pas sa place. Cʹest un film qui montre les séquelles psychologiques de la guerre du Vietnam, les traumatismes des jeunes gens revenus au pays, fracassés. Ça ne sʹétait jamais vu avant. Le film choque à sa sortie, mais imprime les mémoires. Et surtout, fait entrer pleinement Martin Scorcese dans le Nouvel Hollywood, ce vivier dʹartistes exaltés, prêts à montrer de quoi ils sont capables, ceux qui veulent en découdre avec le système. Lʹhistoire de Taxi Driver sʹécrit avec sur la banquette dʹun taxi jaune new-yorkais et offre à tous ces jeunes talents, acteurs et actrices compris, un terrain dʹexploration fabuleux qui va devenir légendaire. REFERENCES La tentative dʹassassinat contre George Bremer https://www.youtube.com/watch?v=Yk0yNR7uUag " Taxi Driver, un film de Martin Scorcese ", LʹAvant-Scène Cinéma, Numéro 529, Février 2004 Taxi Driver présenté par Jean-Baptiste Thoret en 2013 https://www.youtube.com/watch?v=VMfUAjaSVE4&t=363s Paul SCHRADER, Taxi Driver, Faber & Faber, 1990 CIEUTAT Michel, Martin Scorcese, Rivages, 1987 La scène culte : You talkin to me de Robert de Niro. http://www.youtube.com/watch?v=4e9CkhBb18E DUBOIS, Régis, Martin Scorcese, Lʹinfiltré, Nouveau Monde éditions, 2019

    Rosetta, Luc et Jean-Pierre Dardenne, 1999

    Play Episode Listen Later Aug 13, 2025 55:52


    Un film belge, Palme dʹor à Cannes en 1999, qui se résume en un prénom ? Ne cherchez plus, cʹest Rosetta. Rosetta, lʹhistoire dʹune jeune femme qui a la rage de vivre, de survivre. Rosetta, qui veut tellement sʹintégrer, qui ne supporte pas la marge, quʹelle fonce dans le tas, lutte jusquʹà lʹobsession. Rosetta qui fait entrer son interprète, Emilie Dequenne et les frères Luc et Jean-Pierre Dardenne dans la cour des grands. Car ce film, sorti au crépuscule du 20e siècle, raconte lʹhistoire dʹune survivance, dʹune guerre pour trouver sa place. A Cannes, le film fait polémique. On ne comprend pas pourquoi le jury présidé par David Cronenberg a récompensé cette œuvre sombre et une actrice en devenir, une amatrice. Mais derrière le film dans lequel beaucoup ne voient quʹun énième film de réalisme social, se cache un vrai travail de réalisation. La plongée dans lʹunivers de Rosetta, au plus près de la comédienne, est un véritable tour de force. Le film explore une histoire non pas à partir dʹune intrigue mais à partir dʹun personne que lʹon prend à un moment et que lʹon lâche à un autre. Et cʹest tout. Et cʹest déjà beaucoup. Laurent Marchi, du Planète Cinéma, écrit : " Rosetta est le résultat d'un extrême travail qui ne laisse pas la place à l'improvisation. Le paradoxe et la beauté du travail tenant justement dans cette impression de vérité alors même que tout est préparé, pensé, écrit et répété. " Ne tardons plus. Plongée entre caravane, une usine, une baraque à gaufre, un étang, sur les pas de Rosetta, survivante magnifique, que nous nʹallons pas lâcher dʹune semelle. REFERENCES Luc et Jean-Pierre Dardenne, Rosetta : scénario, Les cahiers du cinéma, 1999, 137 p., avant-propos Fresque INA, le Festival de Cannes, Palme dʹOr 1999 https://fresques.ina.fr/festival-de-cannes-fr/fiche-media/Cannes00302/palmares-du-festival-1999.html Emilie Dequenne définit son personnage https://fresques.ina.fr/europe-des-cultures-fr/fiche-media/Europe00270/les-freres-dardenne.html

    The Wicker Man, Robin Hardy, 1973

    Play Episode Listen Later Aug 12, 2025 55:28


    Robin Hardy, en 1973, signe The Wicker Man, le Dieu dʹosier. Un film en marge, étonnant, dérangeant, érotique, mythologique et inquiétant. Un film qui fait revivre une ère préchrétienne et le paganisme sur île dʹEcosse battue par les vents au cœur des années 70. Lʹhistoire dʹune communauté vivant soudée auprès dʹun Lord, Lord Summerisle, véritable gourou dʹun culte oublié. Arrive sur lʹîle un policier chrétien dévot à la recherche dʹune jeune fille disparue. Très vite, les convictions du policier se heurtent à celles des habitants ouvertement tournés vers des dieux païens celtes. Cʹen est trop pour le policier, victime expiatoire dʹun dieu dʹosier quʹil va servir sans le vouloir. Paul Shaffer, le scénariste et Robin Hardy, son comparse cinéaste, nous montrent un monde islien, hors des réalités contemporaines, un huis-clos étouffant dont lʹissue ne pourra être que funeste. Aujourdʹhui, dans Travelling, nous allons plonger dans cette véritable curiosité anglaise des années 70, surfant  sur  la vague déiste et sataniste de lʹépoque. REFERENCES Christopher Lee & Robin Hardy on "The Wicker Man" https://www.youtube.com/watch?v=1gprrYIXnxA Film school Archive The making of The Wicker Man https://www.youtube.com/watch?v=XG2W-PetugU Robin Hardy sur The Wicker Man https://www.youtube.com/watch?v=I_2NjN3A-xg The Wicker Man, Cinefantastique, volume 6 Number 3

    The English Patient (Le patient anglais), Anthony Mindhella, 1996

    Play Episode Listen Later Aug 11, 2025 55:15


    Le Patient Anglais, The English Patient, dʹAnthony Minghella sorti en 1996 est un film passionnant, passionnel, qui a touché le cœur de million de spectatrices et de spectateurs et récolté une floppée dʹOscars. Tiré dʹun roman, lʹHomme flambé de Michael Ondaatje, Le Patient anglais raconte une histoire dʹamour fou sur fond de Seconde Guerre mondiale Une histoire entre les sables du Sahara, les rues grouillantes du Caire, et les collines verdoyantes de la Toscane. Un conte fait dʹintrigues et dʹaventures où des personnages se croisent autour dʹun homme, énigmatique, un grand brûlé qui, étonnamment, va bouleverser le cours de leur vie. Amoureux du roman, Anthony Minghella en tire un film épique qui porte en lui le souffle de Casablanca et de Lawrence dʹArabie. Un film à grande échelle avec un casting exceptionnel : Ralph Fiennes dans le rôle du patient anglais Kristin Scott Thomas, Juliette Binoche, Willem Dafoe, Colin Firth et Naveen Andrews. Et ça plaît. Lyrique, épique, romantique, le film détonne dans le paysage cinématographique des années 90. Il est plébiscité par la critique et par le public. Il reçoit de nombreux Oscars en 1997 dont celui du meilleur film, du meilleur réalisateur, du meilleur son, de la meilleure musique, de la meilleure actrice de second rôle pour Juliette Binoche et le césar du Meilleur film étranger. Le Patient anglais, ce sont des êtres détruits qui tente le tout pour le tout dans ce monastère toscan en 1945 pour se reconstruire, enfin, et raconteur leur vérité. Il ne nous reste plus mettre nos oreilles dans leurs pas et à suivre leur destinée. REFERENCES Le making of https://www.youtube.com/watch?v=cshbPTP9FeA masterclass avec Anthony Minghella https://www.youtube.com/watch?v=dZbuxAYt2Z0 Antony Minghella reading The English patient fort the first Time https://www.youtube.com/watch?v=bzsAa0I-tmc The English Patient: Author Michael Ondaatje and Director Anthony Minghella interview (1996) https://www.youtube.com/watch?v=ScjsILH9Ud4

    Bande à part, Jean-Luc Godard, 1964

    Play Episode Listen Later Aug 8, 2025 55:30


    Que nʹavons-nous pas dit de Godard ? Peut-être rien ? Peut-être tout ? Car sʹil un cinéaste qui a marqué lʹhistoire, cʹest lui. Pour ses films, ses révolutions esthétiques, pour sa tête de lard, pour ses propos, pour son œuvre. Jean-Luc Godard est à la fois palpable et immatériel. Cʹest un personnage autant quʹune personnalité. Un créateur, un inventeur, un réalisateur. On lʹaime, on le déteste, mais il ne laisse personne indifférent. Aujourdʹhui dans Travelling, ce nʹest pas un portrait à proprement parler du cinéaste que nous allons faire, mais celui dʹun de ses films, Bande à part, sorti en 1964. Un film qui sʹamuse des romans policiers, des romans dʹamour, des romans dʹaventure. Un film qui met en scène Anna Karina, Sami Frey et Claude Brasseur. Bande à part, cʹest Godard après le Mépris. Cʹest la fin de sa relation avec Anna Karina. Cʹest une période de créativité intense, frénétique. Mais nous allons raconter tout ça. Il ne nous reste plus quʹà trouver trois jeunes gens ayant trop lu de romans policiers pour livrer une parodie narquoise du genre. REFERENCES Claude Brasseur dans Spécial Cinéma en 1986 https://www.youtube.com/watch?v=bKV0JP-x-lE Pardonnez-moi Lʹinterview de Godard https://www.youtube.com/watch?v=OWGofFcM_dA Jean-Luc Godard, invité de Bernard Pivot dans "Bouillon de culture" | Archive INA https://www.youtube.com/watch?v=2JSVPT8L4K0 Raoul Coutard sur Bande à part https://www.youtube.com/watch?v=lidJYFkjWLw Antoine de Baecque, Godard, biographie, Grasset François Nemer, Godard (Le cinéma), Découverte Gallimard

    Scream, Wes Craven, 1996

    Play Episode Listen Later Aug 7, 2025 55:16


    Vous allez crier, hurler…littéralement ! Scream est à lʹaffiche et ça va saigner dans les chaumières. Wes Craven signe en 1996 un film dʹhorreur qui va faire date. Il y a un avant et un après Scream qui dépoussière le genre. Car Scream, film dʹhorreur emblématique de la fin du 20e siècle, sʹamuse des codes et des stéréotypes, les incluant dans sa narration en y ajoutant une bonne touche dʹhumour très noir. Ecrit par un petit génie, Kevin Williamson, baigné dans les films de Wes Craven depuis lʹenfance, inspiré par lʹaffaire du tueur de Gainesville, Scream est à la fois un slasher et une satire de ce genre particulier de film dʹhorreur, où un tueur décime principalement à lʹarme blanche, de nuit, les membres dʹun groupe précis. Cʹest aussi un film sur lʹadolescence, lʹamitié, la trahison, et le difficile passage à lʹâge adulte. A lʹécran, un tueur en série particulièrement retors, amateur de films dʹhorreur, caché sous un costume de fantôme, le fameux Ghostface, armé dʹun couteau, sévit dans lʹentourage dʹune jeune fille, Sidney Prescott.  Celle-ci est incarnée par Neve Campbell qui devient une star à la sortie du film. Mais on trouve dans Scream dʹautres comédiennes comme Courteney Cox, qui vient de Friends, Rose McGowan et Drew Barrymore, la petite fille dans E.T. lʹextraterrestre. Et des comédiens comme David Arquette, Skeet Ulrich et Matthew Lillard. Scream est très bien accueilli par la critique et par le public, reçoit quelques prix et rapporte des sommes colossales. Le film devient culte, comme le masque du tueur, le fameux ghostface, véritable icone populaire, indissociable à présent de tout halloween. Aujourdʹhui dans Travelling, nous allons parcourir les archives, les documents, les interviews et tenté de vous sortir les tripes de ce film particulier au succès qui ne se dément pas. Pour commencer, il nous faut composer le numéro de téléphone de Casey et lʹembarquer dans un jeu sinistre et sanglant. REFERENCES Drew Barrymore en 1996 https://www.youtube.com/watch?v=tOJYC0w2DEY Scream : interview with the cast https://www.youtube.com/watch?v=x1Rmut42q94 Wes Craven, interview on scream https://www.youtube.com/watch?v=FySvPeZWpB4 Le making of de Scream https://www.youtube.com/watch?v=iWAeTo4yrYM

    Tandem, Patrice Leconte, 1987

    Play Episode Listen Later Aug 6, 2025 55:54


    Tandem est une tragicomédie française réalisée par Patrice Leconte, sortie en 1987. Lʹhistoire dʹune épopée radiophonique. Lʹhistoire de deux hommes, liés par le travail, lʹamitié, la servitude, lʹhabitude. Lʹhistoire dʹun jeu, de la campagne française, de la route, des bourgeois imbus dʹeux-mêmes, des beaufs, des questions avec réponses et des questions sans réponses. Tandem, est un road-movie écrit par Patrice Leconte, inspiré de la carrière de lʹanimateur radio Lucien Jeunesse et du jeu des mille francs. A lʹécran, Jean Rochefort incarne un animateur un peu ringard et dépassé, vieux beau flamboyant, Mortez, et Gérard Jugnot, Rivetot, son ingénieur du son, homme à tout faire, est son souffre-douleur et valet. Les deux hommes ne peuvent exister lʹun sans lʹautre. Ils sont un Tandem qui sillonne la France jusquʹà la déchéance de Mortez. Film subtil, où le malaise se glisse discrètement dans les dialogues, dans les situations rencontrées sur la route, ou pendant le jeu radiophonique, Tandem fait basculer Patrice Leconte dans la cour des grands cinéastes. En 1987, alors quʹon classe le réalisateur des Bronzés parmi les amuseurs publics, le voilà qui surprend tout le monde par la dimension dramatique de son film, par le côté Don Quichotte et Sancho Panza des personnages. Il faut dire aussi que ses comédiens sont exceptionnels : Jean Rochefort en zazou décati, véritable cabotin, et Gérard Jugnot que personne nʹattendait dans ce rôle tout en retenue et en émotion. Gérard Jugnot qui, pour lʹoccasion, se rase la moustache et porte une perruque pour cacher sa calvitie. Un nouveau physique qui le fait sʹévader du rôle de petit gros franchouillard et montre lʹétendue de son talent. Aujourdʹhui, dans Travelling, nous prenons la route avec Patrice Leconte et son Tandem de comédiens. Nous avons retrouvé beaucoup dʹarchives maison sur ce film. Nous les écouterons. Nous avons également comme source la biographie de Patrice Leconte, Je suis un imposteur, parue chez Flammarion. Dès lors, ne tardons plus. Ce nʹest pas le jeu de La langue au chat qui nous occupera, mais bien un émission radiophonique sur ce Tandem magnifique. REFERENCES Patrice Leconte, J'arrête le cinéma, Calmann-Lévy, 2011. Yves Alion (dir.) et Patrice Leconte, Tandem, un film de Patrice Leconte : découpage intégral et dialogues, Alice Éditions, coll. " L'Avant-scène Cinéma " (no 673), mai 2020 Patrice Leconte, Je suis un imposteur, Flammarion Tandem, bonus making-of https://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19589811&cfilm=2587.html Jugnot sur Tandem https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/bxc8707012335/cinema-interview-de-gerard-jugnot-au-sujet-du-film-tandem

    Forrest Gump, Robert Zemekis, 1994

    Play Episode Listen Later Aug 5, 2025 55:33


    Forrest Gump est une comédie américaine signée Robert Zemeckis, sortie en 1994. Ce film à la dramaturgie bonhomme, à la philosophie heureuse, parfois naïve, se taille une place de roi dans la culture populaire. Car Forrest Gump est un héros populaire. Touchant, aimant, droit, il est lʹhomme qui invente le smiley, le déhanché dʹElvis Presley, qui dénonce le scandale du Watergate et qui inspire sa chanson Imagine à John Lennon. Et tout cela sans en avoir conscience. Car Forrest Gump est un simple dʹesprit, un homme au QI en dessous de la moyenne qui se retrouve impliqué dans 30 ans dʹhistoire américaine. Forrest, incarné par Tom Hanks, est un héros malgré lui qui devient sportif de haut niveau, héros de guerre, entrepreneur à succès, gourou, influenceur, inventeur et découvreur. Entre les années 50 et les années 80, il est embraqué dans tous les soubresauts de lʹhistoire américaine, et invité par trois fois à serrer la pogne de trois présidents. Mais lui, son seul objectif, cʹest lʹamour de sa belle, Jenny, dont il aura un fils. En adaptant le roman du même nom de Winston Groom, sorti en 1986, Robert Zemeckis tourne ce qui deviendra un classique de lʹhistoire du cinéma et fera de Forrest Gump un personnage que tout le monde connaît et reconnaît citant allègrement quelques phrases et autres philosophies tirées du film. Robert Zemeckis, après les Retour vers le futur, A la poursuite du Diamant Vert et Qui veut la peau de Roger Rabbit, reprend son équipe et sʹembarque dans une aventure sur plusieurs décennies cinématographiques, profitant des avancées des trucages numériques pour parvenir à raconter son histoire. Le film reçoit une pluie de récompense, des Oscars en 1995, dont ceux de meilleur film, de meilleur réalisateur et de meilleur acteur pour Tom Hanks. Il ne nous reste plus quʹà nous asseoir sur un banc à Savannah, aux côtés dʹun homme au regard candide et de partager avec lui le contenu dʹune boîte de chocolat tandis quʹil nous raconte sa vie. REFERENCES Tom Hanks talks about Forrest Gump, 1994 sur CBS https://www.youtube.com/watch?v=hb5c04q_YfM Forrest Gump Behind scenes https://www.youtube.com/watch?v=0s21LSWxH9w Forrest Gump, making of https://www.youtube.com/watch?v=sArC4_lbzAI https://www.youtube.com/watch?v=dH4lvbSG5RE

    Starship Troopers, Paul Verhoeven, 1997

    Play Episode Listen Later Aug 4, 2025 55:41


    Pour dégommer de lʹinsecte géant dans un conflit apolitique entre humains et extraterrestres, on glisse, derrière la caméra, un cinéaste particulier, enragé et engagé : Paul Verhoeven, qui signe, en 1997, Starship Troopers. Le film est inspiré dʹun roman du même nom de Robert A. Heinlein sorti en 1959, adapté par Neumeier et raconte une guerre interstellaire entre lʹhumanité et un peuple extraterrestre nommé Arachnides, des insectes géants particulièrement bien organisés. Mais cette histoire dʹun combat entre gentils humains et méchants insectes vire à la critique sociale, presque à la blague. La dualité bons/méchants explose, car les guerres ne sont jamais aussi manichéennes quʹon le voudrait. La frontière entre actes militaires, tortures et débordements nʹest jamais très loin. Paul Verhoeven assume et en rajoute, détourne le propos premier du livre. Son film est une satire qui dénonce le fascisme et lʹimpérialisme américain après les guerres du Golf. Car nʹoublions pas que Paul Verhoeven est un cinéaste européen, exilé à Hollywood. Cette distance lui permet de jouer des codes des films de guerre, des westerns, et de la bonne science-fiction des années 50-60 américaines. A sa sortie, le film est vertement critiqué. On y voit une iconographie nazie pleinement assumée par le cinéaste pour mieux jouer des codes de la violence aveugle et du militarisme imbécile. Starship Troopers fait un flop à sa sortie. Il est tout juste rentable même sʹil remporte deux Saturn Awards. Mais cʹest après, à force de diffusions, de rediffusions, de sortie en vidéo fin 1998, de suite (assez mauvaises par contre) et de produits dérivés, que le film finit par acquérir le statut de film culte. EFERENCES Le 19 juillet 2021, Paul Verhoeven était présent à la Cinémathèque française dans le cadre de la rétrospective de ses films. À la suite de la projection de Starship Troopers, le cinéaste nous a offert une discussion ouverte avec les spectateurs. Rencontre animée par Jean-François Rauger. https://www.cinematheque.fr/video/1642.html Le making of du film https://www.youtube.com/watch?v=9KWCTyFU5nw Director Paul Verhoeven and actor Casper Van Dien discuss their 1997 film 'Starship Troopers' before a screening at the Film Society of Lincoln Center. https://www.youtube.com/watch?v=0QotxGy4CKk

    Priscilla, Folle du désert (Priscilla, Queen of the Desert), Stephan Elliott, 1994

    Play Episode Listen Later Aug 1, 2025 55:36


    Cʹest parti pour une folle échappée dans le désert australien, avec des paillettes, des boas, une longue traine argentée, la musique de Abba, et un bus un peu vétuste. Dans ce bus, en tournée, trois Drag Queens se rendant de Sydney à Alice Spring pour aller se produire dans un cabaret et retrouver un enfant. Ce film, vous lʹavez toutes et tous reconnu, cʹest Priscilla, Queen of the Desert, Priscilla folle du désert, de Stephan Elliott sorti en 1994. Un film qui va marquer le paysage cinématographique dʹune pierre blanche. Petit road-movie, comédie sans prétention, sans beaucoup de moyen, il sʹinstalle pourtant dans le cœur des spectatrices et des spectateurs, faisant avancer radicalement la perception du grand public sur lʹhomosexualité et les homosexuels, milieu ostracisé sʹil en est, encore au début des années 90, frappé par les ravages du Sida. Il parle dʹhomophobie, dʹhomoparentalité, de coming out, de changement de sexe, de Sida, de peur, et des Drag-Queens. Film sur la tolérance, lʹacceptation, lʹétonnant et le bizarre, Priscilla fait découvrir une contre-culture splendide : le milieu des drags et ses codes. Lʹengouement est tel quʹune adaptation scénique voit le jour à Sydney avant de sʹexporter à Broadway puis dans le monde entier. La bande originale festive avec ses tubes seventies et eighties participe au succès du film. Terence Stamp, Hugo Weaving, Guy Pearce incarnent avec respect Bernadette, Tick et Adam embarqués dans cette épopée contemporaine, une aventure extraordinaire dans le désert australien. 3000 kilomètres pour changer leur monde et devenir un film culte. Priscilla est présenté dans la sélection Un certain regard au festival de Cannes et ravit le public. Aux Oscars, il est aussi plébiscité et reçoit celui des meilleurs costumes. Bref, Travelling sʹintéresse ce jour à Priscilla, folle du Désert. On va tenter de vous en dire le plus possible. Il ne nous reste plus quʹà monter dans ce bus fatigué acheté à des Suédois et départ pour Alice Spring. REFERENCES Le making of du film https://www.youtube.com/watch?v=65ZHwuIa38k les Oscars de 1995 https://www.youtube.com/watch?v=tex3dw3RjGk 6 drags vs 10 clichés https://www.youtube.com/watch?v=g2XQk-hTie0 The Adventures of Priscilla Queen of the Desert, notes de production du film, Ascot-elite entertainment Group, 1994 Big Bertha sur Konbini https://www.youtube.com/watch?v=zLpJpeNNV5Q

    Scarface, Brian de Palma, 1983

    Play Episode Listen Later Jul 31, 2025 55:27


    Scarface, sorti en 1983, est un film de Brian de Palma avec comme toile de fond le trafic de drogue, lʹascension dʹun petit malfrat, et les réfugiés cubains en Floride. Dans le rôle principal, Al Pacino qui incarne Tony Montana, jeune homme réfugié aux Etats-Unis, dévoré dʹambition, qui va devenir un patron de la drogue. Tony Montana est Scarface, le balafré, réplique de celui dʹHoward Hawks, sorti en 1932. Mais le remake de Brian de Palma offre un tout autre éclairage sur lʹAmérique des années 80. Ce nʹest plus le temps de la prohibition, mais le temps des malfrats de droit communs cubains, lâchés par Castro sur les USA. Scarface choque à sa sortie et ne rencontre pas le succès escompté. Le public et la critique ne pardonnent pas à De Palma de dénaturer un classique du cinéma. Encore moins à son scénariste Oliver Stone dʹavoir transformé le gangster inspiré dʹAl Capone en un clown violent, le nez plein de cocaïne. Ajoutez à cela une esthétique très assumée, où le rouge sang et le blanc neige de la drogue se fondent dans des décors très colorés, floridiens, des dialogues crus, un langage attrapé dans la rue, le mot fuck répétés plus dʹune centaine de fois, la passion des armes à feu, la drogue à gogo, et on peut imaginer que le film nʹest pas du goût de tout le monde. Mais nous allons vous raconter tout ça. Nous avons comme référence un livre sur Al Pacino de Karina Longworth, Anatomie dʹun acteur, un autre sur Brian de Palma et ses entretiens avec Samuel Blumenfeld. Nous avons des archives, des anecdotes, des extraits pour compléter notre narration. Il ne nous reste plus quʹà embarquer sur un bateau depuis Cuba, et à nous installer en Floride pour monter notre empire de la drogue. REFERENCES Samuel Blumenfeld et Laurent Vachaud, Brian de Palma, entretiens, GM, 2019 Karina Longworth, Al Pacino, Anatomie dʹun acteur, cahiers du cinéma, 2013. le making of du film https://www.youtube.com/watch?v=5cbigPPWQBY Leonardo Gandini, Brian de Palma, Du Thriller psychanalytique au pur film dʹaction, la carrière éclectique dʹun réalisateur toujours controversé, Gremese, Rome, 2002 Luc Lagier, Les mille yeux de Brian de Palma, Cahiers du cinéma, auteurs, Editions Dark Star 2003 Brian de Palma on Scarface https://www.youtube.com/watch?v=PuCqcvORq5Y

    La Soupe aux choux, Jean Girault, 1981

    Play Episode Listen Later Jul 30, 2025 55:12


    Ce film de Jean Girault va vous parfumer jusquʹau trognon, vous faire du bien partout où quʹil passe dans les boyaux, qui tient au corps et qui vous fera même des gentillesses dans la tête à lʹinstar de la Soupe aux choux. Cʹest bien simple, pour citer le Glaude, personnage incarné par Louis de Funès, La Soupe aux choux, ça rend meilleur ! Farce écologique, comédie loufoque mêlée de science-fiction, fable anarchiste et féministe, sʹinquiétant de lʹexode rural, la Soupe aux choux sort en 1981, adaptée du roman du même nom de René Fallet. Le film rassemble Louis de Funès, Jean Carmet et Jacques Villeret pour les rôles principaux, à savoir, deux croulants alcooliques et pas très propres sur eux, et un extraterrestre. Les septuagénaires du Bourbonnais se remplissent le ventre de picrate, ils consomment chacun entre 5 à 6 litres de pinard par jour en plus du perniflard, un apéritif anisé, et de soupe aux choux, secret de la maison. Le hic avec le chou, cʹest que ça fait péter et péter sous les étoiles ça a, parfois, des conséquences inattendues, en lʹoccurrence ici, cʹest un extraterrestre qui débarque sur terre venu de la planète OXO, appelé par le concert de flatulences et qui va découvrir que la soupe aux choux apporte du bonheur. Avec une histoire pareille, au cinéma, vous imaginez bien que la critique ne se montre pas tendre. On parle de film nauséabond, de film qui ne vaut pas un pet, dʹun vent. Pourtant le public est là, fidèle à Louis de Funès dont cʹest lʹavant-dernier film, et à Jean Girault, le réalisateur de la série des Gendarmes. Les gens public aiment les répliques crues, parfumées dʹaccents, de personnages et de situations excitées et absurdes. La Soupe aux choux, avec les années, est devenue un film culte. Revue aujourdʹhui, elle vaut pour la prestation de ses acteurs, Jacques Villeret en extraterrestre est extraordinaire, pour son discours un peu anar, pour sa révolte discrète, pour son anarchie. REFERENCES Louis de Funès, documentaire RTS https://www.youtube.com/watch?v=2KDSB77fqz8 Louis de Funès au moment de la sortie du film https://www.facebook.com/louisdefuneslegenie/videos/interview-au-sujet-de-la-soupe-aux-choux/266379350956917/ Le tournage de la soupe aux choux vidéo amateur https://www.youtube.com/watch?v=8mbkgUoxHRE Jacques Villeret, pas seulement comique, INA 1979 https://www.youtube.com/watch?v=UubEtitVLDM

    Les liaisons dangereuses (Dangerous Liaisons), Stephen Frears, 1988

    Play Episode Listen Later Jul 29, 2025 55:45


    Aujourdʹhui dans Travelling, une histoire retorse, pleine de manipulation, de rouerie, mais aussi dʹhumour, et dʹamour, où on voit comment le séduisant vicomte de Valmont parvient à déshonorer la jeune Cécile de Volanges tout droit sortie du couvent et à faire fléchir la vertu de Madame de Tourvel, sous lʹinstigation de sa maîtresse et confidente, Madame de Merteuil, audacieuse manipulatrice. Cette histoire, cʹest celle des Liaisons dangereuses de Chordelos de Laclos que met en scène un anglais, Stephen Frears dans un film qui va marquer les esprits. En 1988, une version anglophone dʹun roman épistolaire français du 18e siècle, devient un phénomène de société et assoit le statut de star de Glenn Close et de John Malkovich. Au scénario, Christopher Hampton, un anglais, qui a déjà adapté le roman en pièce de théâtre à succès. Derrière la caméra, son complice de toujours, Stephen Frears, punk  à lʹancienne qui nʹhésite pas à ruer dans les brancards et à dépeindre le pire de ses contemporains. Après avoir filmé les tares de la société britannique de son temps, le réalisateur plonge avec la même fraîcheur dans lʹunivers de Laclos. Stephen Frears est fidèle au 18e siècle, prouvant la modernité du texte et de ses personnages désormais légendaires. De tout cela, il ressort un film qui sʹarticule comme un opéra moderne à la noirceur étudiée, une tragédie en plusieurs actes qui ne tombe jamais dans la caricature du film en costumes. Le film est primé, nominé, la presse internationale sʹextasie et le public est au rendez-vous. Cʹest une réussite sur tous les plans. Les complots libertin sʹaffutent dans un ballet dʹéventails, de  maquillage outrancier, de crinolines et de perruques poudrées. Il ne nous restent plus quʹà ouvrir notre porte au vicomte de Valmont et à Madame de Merteuil pour un duel de lʹamour à mort. REFERENCES Vadim, Frears, Forman, Les liaisons dangereuses, lʹévénement du jeudi du 23 au 29 mars 1989 Auto interview de John MALKOVICH qui présente le film de Stephen FREARS "Les liaisons dangereuses"(extraits du film), parle de son rôle (Valmont) "probablement mon plus grand rôle". https://www.dailymotion.com/video/xf8klv Brigitte E. Humbert, De la lettre à l'écran : Les liaisons dangereuses, Rodopi, 2000, 268 p.

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