Podcasts about puisque

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Le monde d'Elodie
Simon Bernard, à l'assaut de la pollution plastique des mers : "Ça va au-delà de l'environnement, puisque ça touche la santé humaine"

Le monde d'Elodie

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 18:07


durée : 00:18:07 - par : Elodie Suigo - Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo. Jeudi 11 juin 2026, Simon Bernard, fondateur de l'organisation de lutte contre la pollution plastique en mer, Plastic Odyssey. Il est dans le documentaire Plastic Odyssey : Mission pacifique de Pierre de Parscau. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Audiocite.net - Livres audio gratuits
Livre audio gratuit : Les Coupables

Audiocite.net - Livres audio gratuits

Play Episode Listen Later Jun 9, 2026


Rubrique:documents Auteur: rene-bizet Lecture: Daniel LuttringerDurée: 10min Fichier: 7 Mo Résumé du livre audio: « Puisque vous me demandez de vous résumer, pour mon procès, l'histoire précise qui a fait de moi l'assassin de Peter Cornelius, je me permets de vous raconter ce drame depuis ses origines, bien que vos fiançailles, aujourd'hui officielles, avec ma fille, vous mettent à même d'en connaître maints détails...» Cet enregistrement est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.

Les interviews d'Inter
90 ans des congés payés : "C'est sacré pour les Français puisque c'est un moment de respiration", souligne Stewart Chau

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 6:24


durée : 00:06:24 - Les interviews d'Inter - par : Mathilde Munos - Stewart Chau, directeur d'étude chez Verian, a réalisé une étude sur les congés payés, commandée par Airbnb. Elle montre l'attachement des Français aux congés payés comme "acquis social" et comme "façon de reprendre un petit peu la maîtrise du temps". - invités : Stewart Chau Directeur des études politiques et opinion chez Viavoice Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Podcast Science
546 - Du point fixe aux orbites

Podcast Science

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 103:49


Nous voici arrivés au point culminant de nos chroniques thématiques. Après le cercle, le carré, le triangle et la ligne il est temps d'y mettre un point final ! Puisque cet épisode concernera le Point. On vous laissera compter les points, sur le nombre de fois que le mot "point" est prononcé. Nous sommes le mercredi 6 mai 2026, et vous écoutez bien Podcast Science en l'épisode 546.Notes d'émission : https://www.podcastscience.fm/emission/2026/06/01/546-le-point-fixe-qui-bouge/Retrouvez-nous sur PodcastScience.fm, Bluesky, Facebook et Instagram.Soutenez-nous sur Tipeee Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comixity : Podcast & Reviews Comics VO VF – Comixity.fr

Pour ce 100ème numéro de Comixity of the Future Past, nous continuons notre retour sur l'année 2006 avec le mois d'avril. Puisque nous sommes plus si jeunes et comme beaucoup de vieux nous répétons souvent [...] The post Comixity of the Future Past #100 first appeared on Comixity : Podcast & Reviews Comics - Comixity.fr.

Invité Afrique
Enlèvement d'enfants métis sous la colonisation belge: «L'objectif était de protéger l'ordre établi catholique»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 23, 2026 6:32


Retour sur la condamnation de l'État belge pour crime contre l'humanité pour sa politique systématique d'enlèvement d'enfants métis pendant la colonisation. Une condamnation historique prononcée fin 2024 et définitive depuis vendredi 22 mai 2026 puisque la cour de cassation de Bruxelles a rejeté le pourvoi de l'État belge. Une victoire pour les cinq femmes qui avaient assigné la Belgique en justice. Toutes, nées au Congo d'une mère noire et d'un père blanc, ont été arrachées à leurs familles pendant la colonisation belge, alors qu'elles n'avaient que deux à cinq ans, au nom d'une politique de ségrégation raciale. Le documentaire Métisses, cinq femmes contre un crime d'État retrace leur combat, et revient sur leur parcours mêlant animation et prises de vues réelles. RFI reçoit Quentin Noirfalisse, co-réalisateur du film avec Jean-Charles Mbotti Malolo. RFI : Les cinq femmes que vous filmez ont attendu des décennies avant d'assigner l'État belge en justice pour des faits qui sont aujourd'hui qualifiés de crime contre l'humanité. Comment expliquez-vous un tel silence pendant si longtemps ? Quentin Noirfalisse : Je pense qu'il y a eu une chape de plomb dès l'indépendance du Congo en 1960, côté belge, sur ce qui s'était passé pendant la colonisation, l'ensemble des crimes en général. La « question métisse », comme on l'appelait à l'époque coloniale, était d'abord un rapport raciste aux enfants métis et en même temps une manière de gérer l'inévitable puisque les colons, dès le début, ont fait des enfants, très souvent de façon non consentie, avec de très jeunes femmes, puisque les mères de ces cinq dames ont quinze, seize ans parfois. C'est évidemment un épisode pas très glorieux dont les Belges n'ont pas beaucoup parlé. Mais comme le reste de l'histoire, puisque, aujourd'hui encore, on peine à enseigner l'histoire de la colonisation dans les écoles primaires et secondaires en Belgique. Connaissiez-vous déjà cette page de l'histoire coloniale belge avant ce film ? Non, pas du tout. C'est un film qu'on m'a proposé de reprendre. C'est un épisode que je ne connaissais pas, alors que je pensais quand même connaître un peu les basiques de l'histoire. J'ai appris énormément de choses. Beaucoup de choses qui m'ont révolté aussi. Je pense que la chose qui m'a le plus surpris, c'est à quel point l'État belge est allé loin dans la démarche de vouloir séparer et retirer les métis à leur milieu, à leur village, à leur mère. Cela a été un voyage assez fascinant, à la fois dans leur témoignage personnel, mais aussi dans la grande Histoire qu'elles incarnent. Elles ont en commun d'avoir été placées dans des institutions religieuses, notamment à Katende, dans l'actuelle province du Kasaï central où, après l'indépendance, ont eu lieu d'énormes troubles. C'est là qu'elles sont abandonnées ? Voilà. On dit souvent que l'indépendance au Congo s'est passée de façon relativement apaisée, peut-être par rapport à d'autres pays. Des pillages, beaucoup de Belges sont partis, etc. Mais la réalité, c'est qu'il y a eu cinq ans de guerre civile jusqu'à l'avènement de la dictature. Tout cela est une histoire que l'on ne raconte pas dans le film. Mais elles se retrouvent au milieu de cela, avec l'abandon par l'État belge qui est un tuteur. D'ailleurs elles le disent encore aujourd'hui : « On nous a dit que l'État belge était notre tuteur. » Elles se rappellent avoir eu des dons du couple royal, des lits offerts par la reine Fabiola, etc. Et après, le « tuteur », quand il s'agit de faire son rôle de tuteur et de protéger, n'est plus là. Il s'en va parce que finalement, ce n'était pas vraiment l'objectif, protéger ces enfants. C'était avant tout pour protéger une forme d'ordre établi – l'ordre établi catholique –, le fait de ne pas vouloir parler du fait que dans toute colonisation il y a cette « création » entre guillemets d'enfants métisses. Chaque État colonisateur peut offrir une réponse par rapport à cela, une réponse parfois très dure. On a des cas en Indochine, en Côte d'Ivoire aussi de placement d'enfants dans des orphelinats. Aux Pays-Bas, on fait la même chose. Mais au Congo belge, l'État est allé particulièrement loin dans l'aspect systématique de cette discrimination. On voit que cette question de l'eugénisme, du racisme et en même temps de la peur, entre guillemets, des rébellions… – puisqu'il y a des exemples de rébellions de métisses, qui terrorisent certaines personnes –, ce mélange de racisme et de crainte des métis de la société est très présent et l'État belge lui donne une réponse terrible. Dans quelles conditions vivaient ces femmes dans ces instituts religieux ? Quel impact cela a-t-il eu sur leur vie ? Les recherches des historiens et historiennes qui travaillent sur cette question montrent que, selon les orphelinats et les pensionnats, les lieux de placement, les conditions étaient parfois différentes. Pour les cinq femmes du film, elles sont à  Katende dans un endroit relativement perdu au milieu du pays, même s'il y a beaucoup de plantations de coton, il y a du commerce, il y a quand même du monde. Mais à Katende, la situation n'est pas bonne. D'ailleurs, les sœurs elles-mêmes s'en plaignent dans des courriers qu'on a pu lire, où elles disent qu'elles ne reçoivent pas assez d'argent de la part de l'État belge. Elles racontent également les sévices qu'elles ont subi. Elles racontent deux types de sévices. Il y a d'abord des sévices par la faim, l'absence de nourriture correcte. Et il y a aussi des sévices plutôt, je dirais, moraux, mentaux. Il y a un abandon. Il y en a une qui a cette phrase très forte qui dit : « Les sœurs ont voulu remplacer nos mères, mais une mère, une maman, cela ne se remplace pas. Une maman, c'est une maman. » Il y en a une effectivement qui dit avoir subi un ou deux sévices physiques. Il y en a qui étaient mises de côté. C'était compliqué pour elle, comme on les appelait « les enfants du péché ». Un enfant du péché, quand on grandit dans un milieu catholique, c'est très dur parce qu'on leur parle de péché toute la journée. Moi, j'ai retenu l'abandon, la malnutrition qui ont fait du mal à certaines. Mais avant tout, c'est cette espèce de déracinement d'un milieu familial dont elles se rappellent par bribes. Mais elles en ont des souvenirs assez heureux. C'est cela qu'on leur a enlevé. Sur le plan juridique, pourquoi parle-t-on de crime contre l'humanité s'agissant de ce qu'elles ont vécu ? Sur le plan juridique, l'idée des avocats, c'était de dire que, à la même époque, la Belgique, une des parties prenantes du procès de Nuremberg, a poussé pour la condamnation de l'État allemand dans le cadre de crimes similaires qui étaient des enlèvements d'enfants germano-polonais à l'époque du Reich, pour les placer dans des maisons d'« éducation » entre guillemets, et donc dans une institution allemande. Des personnes membres de cette institution ont été condamnées pour crime contre l'humanité dans les procès de Nuremberg en 1948. Évidemment, la Belgique a reconnu ce jugement. Et donc les avocats s'appuient là-dessus pour dire : « Oui, mais au même moment, la Belgique faisait la même chose au Congo. » Puisque ces actes d'enlèvements ont continué quasiment jusqu'à l'indépendance. Parmi les femmes qui sont dans le film, certaines sont nées en 1950-1951. Il y avait une concomitance de temps. Les avocats disaient que l'État belge ne peut pas dire qu'il n'était pas au courant que ce qu'il faisait à ce moment-là n'était pas problématique. C'est pour cela qu'il y a cette recherche de la condamnation au titre de crime contre l'humanité. Après ce film, qu'aimeriez-vous que le public retienne en priorité ? Je pense que le premier but est de mettre au courant. C'est un premier prisme, sans doute parce qu'il est vu du point de vue des enfants. Pour les jeunes, pouvoir se rendre compte que tout cela a existé. Ce n'est pas si loin, 1950-1960. Et de rendre hommage à ces femmes. J'espère que, grâce à cela, leur témoignage se retrouvera dans les livres d'histoire. À lire aussiLes mères dépossédées de leurs enfants métis dans le Congo colonial

Ecorama
Nicolas Baverez : "Le conflit au Moyen Orient va durer longtemps puisque Trump est dans une impasse complète"

Ecorama

Play Episode Listen Later May 21, 2026 26:51


Pétrole sous tension, détroit d'Ormuz sous surveillance, déclarations imprévisibles de Donald Trump : jusqu'où peut aller l'escalade autour de l'Iran ? Derrière les fluctuations des marchés, c'est toute l'économie mondiale qui retient son souffle. La France peut-elle résister durablement à ce choc géopolitique et énergétique ? Décryptage des risques économiques, tensions internationales et scénarios possibles dans les semaines à venir avec Nicolas Baverez, économiste et essayiste. Ecorama du 21 mai 2026 présenté par David Jacquot sur Boursorama.com Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.

Les podcasts du CESM
Echo - Episode 100 : Stratégie navale : penser la supériorité en mer à l'ère des mutations technologiques

Les podcasts du CESM

Play Episode Listen Later May 21, 2026 40:21


Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans Horizons Marines, la chaîne des podcasts de la mer, du fait maritime et de ses acteurs.Aujourd'hui, dans Écho, il s'agit d'un épisode un peu particulier. Puisque c'est le 100e épisode de ce format lancé en 2021. Echo ce sont des épisodes d'une trentaine de minutes, avec des rencontres et des dialogues avec des experts civils ou militaires pour éclairer les grandes questions maritimes et navales.Pour marquer le coup, on a eu envie de revenir à notre point de départ - en écho - au tout premier épisode, intitulé « La stratégie navale face aux nouvelles technologies ». Mais plutôt que de simplement y revenir, on va regarder le chemin parcouru depuis et se demander : comment, concrètement, les ruptures technologiques ont redessiné les contours de la stratégie navale depuis 2021 ? Parce que la mer reste, plus que jamais, un espace de puissance. Pendant longtemps, cette puissance s'est mesurée assez directement : le nombre de navires, leur tonnage, leur puissance de feu, ou encore le contrôle des grandes routes commerciales. Mais aujourd'hui, les choses bougent. Et l'actualité récente le montre très concrètement. Que ce soit en Ukraine ou au Proche et Moyen-Orient par exemple, on voit apparaître de nouvelles manières d'agir en mer, parfois avec des moyens plus légers, plus diffus, mais redoutablement efficaces. Drones navals, satellites, guerre électronique, câbles sous-marins… tout cela vient bousculer les équilibres. Et dans ce nouvel environnement, la technologie peut parfois compenser le nombre,tandis que de nouveaux acteurs entrent en jeu.Alors justement, quelles sont, aujourd'hui, les grandes ruptures technologiques qui transforment la stratégie navale ? Comment ces évolutions changent-elles concrètement la manière de penser et de conduire les opérations en mer ? Où en est-on, aujourd'hui? Et comment les grandes puissances maritimes s'adaptent-elles à ces transformations ?Pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir Nicolas Mazzucchi, chef du pôle Stratégie navale et Wargaming au Centre d'études stratégiques de la marine. Bonne écoute !Vous en voulez plus ? Retrouvez l'intégralité des publications du Centre d'études stratégique de la Marine sur notre site : ⁠ https://www.defense.gouv.fr/cesm N'hésitez pas aussi à vous abonner au podcast et à nous faire part de vos retours à l'adresse mail : podcast.cesm@gmail.com

Invité Afrique
Création du poste de vice-président au Cameroun: «Il s'agit d'une possibilité et non d'une obligation»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 20, 2026 11:14


Ce mercredi 20 mai c'est, comme tous les ans, la Fête de l'unité au Cameroun. Le président Paul Biya, 93 ans, présidera un défilé imposant sur l'une des grandes avenues de la capitale, Yaoundé. Ce jour de fête nationale est l'occasion de faire le point sur les attentes des Camerounais, sept mois après la présidentielle du 12 octobre, qui a vu Paul Biya se faire réélire officiellement pour un huitième mandat. Y a-t-il de l'impatience ? Voire de l'inquiétude ? Armand Leka Essomba dirige le département de sociologie à l'université de Yaoundé 1. En ligne de la capitale camerounaise, il répond à Christophe Boisbouvier. RFI : Quel est l'état d'esprit des Camerounais sept mois après l'élection présidentielle ? Armand Leka Essomba : Sept mois après, beaucoup s'attendaient à… Notamment après avoir écouté les différents discours du chef de l'État, car il avait évoqué un certain nombre de réformes institutionnelles urgentes, il était revenu sur les processus de rajeunissement du personnel politique. Sauf que, sept mois effectivement après, il y a toujours une attente, une attente qui s'exprime parfois dans des formes d'impatience. Certaines de ces formes d'impatience sont de temps à autre reprises par les médias locaux et les courants d'opinion, parfois sous la forme de dérision. Et donc finalement, c'est toujours l'attente, mais il y a beaucoup qui pensent que sept mois après, c'est un peu long.  Alors, cette présidentielle a été marquée par un résultat officiel vivement contesté par l'opposition. Le candidat Issa Tchiroma lui-même est en exil en Gambie, à plusieurs milliers de kilomètres de votre pays. Est-ce que cela ne complique pas la tâche de l'opposition pour mobiliser ? Il est évident que c'est monsieur Issa Tchiroma qui est la figure qui a su incarner un peu les espoirs de ceux qui travaillaient à une forme d'alternance, au regard de son résultat. Sauf que, effectivement, vous avez raison de souligner que son exil africain en Gambie complique absolument tout. Associé au fait que lui-même n'avait pas un appareil politique qui avait une implantation nationale. Donc son exil, effectivement, a laissé absolument orphelins la plupart de ceux qui espéraient organiser une expérience de rupture. Depuis la réélection officielle de Paul Biya, il n'y a eu aucun changement au niveau du gouvernement, aucun remaniement. Comment les Camerounais expliquent-ils cet immobilisme ? Alors, les Camerounais, on a bien senti au lendemain de l'élection présidentielle qu'il y avait une forme d'impatience. Puisque, de l'avis de tout le monde, effectivement, il y a une sorte de blocage de manière générale. Beaucoup aujourd'hui parlent, disons, d'un pays qui fait du surplace, qui n'avance pas. Tout le monde pointe une certaine fatigue. Mais je pense que de manière générale, le plus urgent, ce qui semble perceptible lorsqu'on écoute un peu les uns et les autres, c'est comment est-ce qu'on va organiser, disons, le processus de transition inévitable si quelque chose survenait ? Si le président venait à ne plus avoir la capacité physique de conduire l'État, que se passerait-il ? Alors, certains évoquent l'arrivée au gouvernement d'anciens candidats de l'opposition. Est-ce que ce serait possible ? Ce ne serait pas la première fois que cela arriverait. Des rumeurs circulent et un certain nombre de ces candidats, parfois dans leurs interventions, ont laissé la porte ouverte à cette possibilité. Je pense notamment au candidat Cabral Libii et à bien d'autres. Alors, la seule nouveauté depuis octobre dernier, c'est la création le mois dernier au sommet de l'État d'un poste de vice-président qui n'est pas encore pourvu. Il sera désigné par le chef de l'État et, en cas de vacance du pouvoir, il achèvera le mandat en cours jusqu'en 2032. Aux yeux des Camerounais, c'est plutôt un signe d'ouverture ou au contraire une opération de verrouillage ? Alors, là-dessus, il y a une certaine ambivalence liée au fait que beaucoup auraient bien souhaité que celui qui deviendra vice-président soit élu. Mais de manière générale, je pense que l'introduction du poste de vice-président a été globalement appréciée. Cependant, je pense que quelque chose qui a également pu échapper à beaucoup, c'est que l'article en question n'a pas, me semble-t-il, une valeur impérative. L'article nouveau indique très bien que le président peut se faire assister. Il s'agit d'une possibilité et non d'une obligation. Il pourrait donc ne pas pourvoir au poste de vice-président qu'il ne violerait pas la Constitution. Et on peut tout à fait imaginer une hypothèse où cette disposition peut être maintenue durant de longues années sans que le vice-président soit pourvu. Et qui tient la corde pour occuper ce poste ? Certains parlent du fils de Paul Biya, d'autres de l'un de ses proches au sein de la présidence ou de l'un de ses ministres actuels, ou peut-être encore d'une personnalité anglophone pour faire équilibre avec les francophones au pouvoir. Alors, nous n'avons aucun élément pour pouvoir nous prononcer. Le président Biya n'a jamais mis en avant son fils, ça peut être un facteur. Donc, il s'agit de spéculations, mais ce sera probablement quelqu'un de particulièrement proche dont il aura l'assurance que cette personne pourrait lui organiser une sortie des plus honorables et garantir à lui-même, à sa famille, à son entourage immédiat, une fin tout à fait heureuse. Un fidèle parmi les fidèles ?  Absolument. À lire aussiCameroun: la fête de l'Unité nationale célébrée dans un climat d'impatience

Radio Monaco - Feel Good
Croyances limitantes : brisez les plafonds de verre de votre cerveau

Radio Monaco - Feel Good

Play Episode Listen Later May 11, 2026 2:07


Certaines phrases ne se contentent pas d'interpréter votre vie, elles la sabotent. Ce sont les croyances limitantes : ces étiquettes invisibles que vous vous collez sans même vous en rendre compte. « Je ne suis pas douée pour ça », « Je vais rater »… Ces sentences deviennent rapidement votre identité.Le piège est psychologique : une seule expérience ratée et votre cerveau conclut à une vérité absolue. Dès lors, le mécanisme de la prophétie auto-réalisatrice s'enclenche. Puisque vous vous croyez incapable, vous évitez l'action, vous ne progressez pas, et vous finissez par vous dire : « Tu vois, j'avais raison ». C'est un cercle vicieux qui verrouille votre potentiel.Le défi du jour est simple : observez votre dialogue intérieur. Dès qu'un « je ne suis pas capable » surgit, interceptez-le. Demandez-vous : « Est-ce un fait vérifié ou une histoire que je me raconte pour rester en sécurité ? ». Identifier ce filtre est le premier pas pour s'en libérer. Ne laissez plus vos anciennes interprétations dicter vos futures victoires.

Comixity : Podcast & Reviews Comics VO VF – Comixity.fr

Pour ce 99ème numéro de Comixity of the Future Past, nous débutons notre retour sur l'année 2006 avec le mois de mars. Puisque nous sommes plus si jeunes et comme beaucoup de vieux nous répétons [...] The post Comixity of the Future Past #99 first appeared on Comixity : Podcast & Reviews Comics - Comixity.fr.

Prière du matin
« Vous n'appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis..." (Jn 15, 18-21

Prière du matin

Play Episode Listen Later May 8, 2026 9:09


« Vous n'appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde » Méditation de l'évangile (Jn 15, 18-21) par la pasteure Magali GirardChant final : "Alléluia à notre Dieu" par Dan Luiten, Pauline Betuel, Samuel Olivier, Sébastien CornRetrouvez tous nos contenus, articles et épisodes sur rcf.frSi vous avez apprécié cet épisode, participez à sa production en soutenant RCF.Vous pouvez également laisser un commentaire ou une note afin de nous aider à le faire rayonner sur la plateforme.Retrouvez d'autres contenus de vie spirituelle ci-dessous :Halte spirituelle : https://audmns.com/pMJdJHhB. A. -BA du christianisme : https://audmns.com/oiwPyKoLe Saint du Jour : https://audmns.com/yFRfglMEnfin une Bonne Nouvelle : https://audmns.com/afqCkPVConnaître le judaïsme : https://audmns.com/VTjtdyaEnfin, n'hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun nouvel épisode.À bientôt à l'écoute de RCF sur les ondes ou sur rcf.fr !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'Évangile du jour
Évangile du 9 mai : « Vous n'appartenez pas au monde puisque je vous ai choisis » (Jn 15, 18-21)

L'Évangile du jour

Play Episode Listen Later May 8, 2026 1:45


Voici l'Évangile du samedi 9 mai 2026 :« Vous n'appartenez pas au monde puisque je vous ai choisis » (Jn 15, 18-21)En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu'il en a eu d'abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n'appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n'est pas plus grand que son maître. Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l'on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu'ils ne connaissent pas Celui qui m'a envoyé. » Cet enregistrement est proposé bénévolement pour répandre la Parole de Dieu

Comics Pick
HS #11 - Star Wars, Sex Criminals et Black Hole

Comics Pick

Play Episode Listen Later May 7, 2026 64:48


Nouveau concept sur Comics Pick ! Avec ce Hors Série, nous avons décidé de nous suggérer des lectures, partager nos recommandations entre nous. Puisque nous sommes des lecteurs aux profils et aux goûts bien différents (mais ouverts d'esprit), il nous a semblé plus qu'évident que nous pouvions nous proposer des lectures nous sortant de notre zone de confort.Ce podcast est également l'occasion pour nous tous de vous parler de ces comics dont on parle trop peu, parce qu'ils ne connaissent pas de réédition ou tout simplement parce qu'ils n'ont jamais été traduit dans leur intégralité.Au programme de ce Hors Série :Sex CriminalsStar Wars : L'Empire EcarlateBlack HoleComme le suggère Knightwing à la fin de cet épisode, vous pouvez nous laisser un commentaire pour proposer VOS suggestions sur notre page Instagram et TikTok : linktr.ee/comicsstuffComics Pick est un podcast indépendant.Si cette émission vous a plu, vous pouvez nous soutenir en partageant l'émission sur les réseaux.Un grand merci à vous tous pour le soutien que vous manifestez pour l'émission. On se retrouve le mois prochain pour un nouvel épisode !

Les chroniques de Pierre-Yves McSween
Prix de l'essence: les émetteurs de cartes de crédit, ces grands gagnants

Les chroniques de Pierre-Yves McSween

Play Episode Listen Later May 5, 2026 8:51


La hausse du prix des carburants ne fait pas que des malheureux: les émetteurs de cartes de crédit et les réseaux comme Visa et Mastercard voient leurs revenus exploser. Puisque les frais d'interchange imposés aux commerçants sont un pourcentage de la transaction, chaque cent ajouté au litre d'essence gonfle leurs profits. Aux États-Unis, ces frais atteindraient 1,8 milliard de dollars pour le seul mois de mai. Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée

Théâtre et compagnie
"Et les colosses tomberont" de Laurent Gaudé 5/5 : Puisque nos pays nous rappellent

Théâtre et compagnie

Play Episode Listen Later May 4, 2026 25:14


durée : 00:25:14 - Théâtre et compagnie - Que tombent les colosses. Ceux qui ont vu cela en resteront changés pour toujours. Vous avez vu les géants aux pieds de glaise se décomposer, devenir petits, devenir peureux, devenir vieillards. Vous avez vu les peuples danser. Rien ne peut redevenir comme avant, ce n'est pas vrai. - réalisation : Oriane Delacroix, Caroline Ouazana, Volodia Serre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Théâtre
"Et les colosses tomberont" de Laurent Gaudé 5/5 : Puisque nos pays nous rappellent

Théâtre

Play Episode Listen Later May 4, 2026 25:14


durée : 00:25:14 - Théâtre - Que tombent les colosses. Ceux qui ont vu cela en resteront changés pour toujours. Vous avez vu les géants aux pieds de glaise se décomposer, devenir petits, devenir peureux, devenir vieillards. Vous avez vu les peuples danser. Rien ne peut redevenir comme avant, ce n'est pas vrai. - réalisation : Oriane Delacroix, Caroline Ouazana, Volodia Serre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !
Qui m'a vu a vu le père • dimanche 03 Mai • Évangile du jour & commentaire

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !

Play Episode Listen Later May 3, 2026 7:39


COMMENTAIRE DE L'ÉVANGILE DU JOURJn 14, 1-12En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : ‘Je pars vous préparer une place' ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : ‘Montre-nous le Père' ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père » 

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !
Bienvenue dans les derniers temps • samedi 02 Mai • Évangile du jour & commentaire

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !

Play Episode Listen Later May 2, 2026 3:45


COMMENTAIRE DE L'ÉVANGILE DU JOURJn 14, 7-14En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. » 

L'Évangile du jour
Évangile du 3 mai : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 1-6)

L'Évangile du jour

Play Episode Listen Later May 2, 2026 2:04


Voici l'Évangile du dimanche 3 mai 2026 :« Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 1-12)En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : ‘Je pars vous préparer une place' ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : ‘Montre-nous le Père' ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père. Cet enregistrement est proposé bénévolement pour répandre la Parole de Dieu

L'Évangile du jour
Évangile du 2 mai : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 1-6)

L'Évangile du jour

Play Episode Listen Later May 1, 2026 1:32


Voici l'Évangile du samedi 2 mai 2026 :« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 1-6)En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. » Cet enregistrement est proposé bénévolement pour répandre la Parole de Dieu

La partition
«Puisque vous partez en voyage», la partition de Françoise Hardy et Jacques Dutronc

La partition

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 5:58


Chaque matin, Ombline Roche vous raconte l'histoire qui se cache derrière un artiste. Un rendez-vous incontournable pour mieux apprécier l'œuvre de son auteur. Aujourd'hui, la partition de Françoise Hardy et Jacques Dutronc.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

RMC Running
HISTORIQUE : la barre mythique des 2h00 tombe au marathon de Londres !

RMC Running

Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 15:02


C'est un moment qui restera gravé dans l'Histoire. Ce dimanche 26 avril, le Kenyan Sabastian Sawe a pulvérisé le record du monde du marathon à Londres avec un chrono STRATOSPHÉRIQUE : 1h59''30 ! La barre mythique des 2 heures est explosée au terme d'une course hallucinante, où le deuxième Yomif Kejelcha a lui aussi passé ce mur en 1h59'41. Ils sont même 3 à avoir battu l'ancien record du monde qui était établi à 2h00'35... Puisque le troisième de Londres, l'Ougandais Jacob Kiplimo a réalisé un chrono de 2h00'28. Yohan Durand en direct du marathon londonien, et Mateo Rollet, débriefent cette course historique : negative split monstrueux, duel jusqu'au bout, conditions météo idéales, rôle du vent et des nouvelles chaussures, densité du plateau… RMC Running revient également sur le record du monde féminin de l'Éthiopienne Tigist Assefa dans une course 100% féminine en 2h15'41. Comment on vit ça au bord de la route ? Qu'est-ce que ça change pour la suite du marathon mondial ? Que reste-t-il à aller chercher maintenant que la barre des 2 heures est tombée ? Débrief complet d'une journée qui entrera dans la légende.

Reportage International
Au Mexique, les centres de données des Gafam épuisent les ressources hydriques de la population

Reportage International

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 2:46


La région de Querétaro, à trois heures de la capitale, se présente désormais comme un hub des technologies digitales et de l'innovation. Les géants de l'Internet s'y installent pour construire des centres de données. Une bonne nouvelle pour l'économie de la région. Mais se convertir en arrière-boutique de l'intelligence artificielle (IA) a un prix. Derrière les discours et les promesses de croissance, se trouve la réalité des habitants qui ne profitent pas des retombées. Des centres qui consomment énergie et eau en grande quantité dans une région semi-aride. De notre envoyée spéciale à Querétaro, À la périphérie de la ville de Querétaro, dans la localité de La Esperanza, Monserrat Sanchez tient dans sa maison un petit restaurant où elle vend des tacos. Comme de nombreux habitants ici, la jeune femme ne reçoit l'eau courante que deux ou trois jours par semaine. « Regardez, le robinet est ici. Non, il n'y a rien », montre-t-elle. Ce dernier mois, elle est restée trois semaines sans eau. « Je crois que c'est à cause de tous ceux qui viennent ici, les entreprises et les usines qui sont là », ajoute-t-elle. Interrogée sur l'évolution de la situation, elle répond : « On n'a jamais eu autant de problèmes, je crois que cette année c'est la pire. On s'y habitue. De toute façon, on ne s'intéresse pas à nous, que peut-on faire ? » Pendant que la population lutte au quotidien pour accéder à l'eau, l'industrie de Querétaro se développe à grande vitesse, en particulier le secteur du cloud et du stockage en ligne. Dans d'immenses hangars ultra-sécurisés, les géants du web hébergent leurs centres de données. D'autres sont attendus dans les prochaines années, fruit d'un investissement de 12 milliards de dollars. Une aubaine pour le gouvernement local, malgré la réputation de ces infrastructures d'être très gourmandes en énergie et en eau, notamment pour leurs systèmes de refroidissement. Marco Antonio Del Prete, secrétaire local du développement durable, affirme cependant que les centres de données installés à Querétaro utilisent beaucoup moins d'eau. « Ils utilisent un circuit d'eau fermé qui remplit un réservoir. N'est alors remplacée que l'eau perdue par condensation ou évaporation. Ils ne consomment pas d'eau en continu. Selon les rapports que nous avons, leur utilisation est beaucoup moins intensive… au moins ici, au Querétaro », précise-t-il. Interrogé sur des chiffres précis, il répond : « Non, parce que ce n'est pas une obligation de le demander. » Faute de transparence et de contrôle, la consommation réelle de ces centres de données à Querétaro reste floue. Les estimations varient selon les acteurs et les technologies employées. Néanmoins, les autorisations délivrées par la Commission nationale de l'eau (Conagua) concernent plusieurs millions de litres par an. « Le centre de données d'Amazon consomme la même quantité d'eau que deux villages », souligne Erick Silva, député local d'opposition. Ce dernier porte un projet de loi visant à donner la priorité à la population en matière d'accès à l'eau. Il dénonce l'encouragement à installer de nouvelles entreprises dans cette région semi-aride. « Puisque la Conagua nous a classés comme une zone à haut risque en ce qui concerne la période d'étiage, sur quelles bases peut-on proposer à ce type d'entreprises de venir installer des centres de données ici, à Querétaro ? » s'interroge-t-il. Au Mexique, l'État de Querétaro se positionne ainsi au cœur d'un secteur promis à contribuer à plus de 5 % du PIB national d'ici 2029. Mais dans un contexte où les ressources hydriques sont déjà surexploitées, la question de la répartition de l'eau entre la population et l'industrie devient de plus en plus pressante. À lire aussiÉtats-Unis: Instagram et YouTube condamnés dans un procès inédit sur l'addiction aux réseaux sociaux

Reportage international
Au Mexique, les centres de données des Gafam épuisent les ressources hydriques de la population

Reportage international

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 2:46


La région de Querétaro, à trois heures de la capitale, se présente désormais comme un hub des technologies digitales et de l'innovation. Les géants de l'Internet s'y installent pour construire des centres de données. Une bonne nouvelle pour l'économie de la région. Mais se convertir en arrière-boutique de l'intelligence artificielle (IA) a un prix. Derrière les discours et les promesses de croissance, se trouve la réalité des habitants qui ne profitent pas des retombées. Des centres qui consomment énergie et eau en grande quantité dans une région semi-aride. De notre envoyée spéciale à Querétaro, À la périphérie de la ville de Querétaro, dans la localité de La Esperanza, Monserrat Sanchez tient dans sa maison un petit restaurant où elle vend des tacos. Comme de nombreux habitants ici, la jeune femme ne reçoit l'eau courante que deux ou trois jours par semaine. « Regardez, le robinet est ici. Non, il n'y a rien », montre-t-elle. Ce dernier mois, elle est restée trois semaines sans eau. « Je crois que c'est à cause de tous ceux qui viennent ici, les entreprises et les usines qui sont là », ajoute-t-elle. Interrogée sur l'évolution de la situation, elle répond : « On n'a jamais eu autant de problèmes, je crois que cette année c'est la pire. On s'y habitue. De toute façon, on ne s'intéresse pas à nous, que peut-on faire ? » Pendant que la population lutte au quotidien pour accéder à l'eau, l'industrie de Querétaro se développe à grande vitesse, en particulier le secteur du cloud et du stockage en ligne. Dans d'immenses hangars ultra-sécurisés, les géants du web hébergent leurs centres de données. D'autres sont attendus dans les prochaines années, fruit d'un investissement de 12 milliards de dollars. Une aubaine pour le gouvernement local, malgré la réputation de ces infrastructures d'être très gourmandes en énergie et en eau, notamment pour leurs systèmes de refroidissement. Marco Antonio Del Prete, secrétaire local du développement durable, affirme cependant que les centres de données installés à Querétaro utilisent beaucoup moins d'eau. « Ils utilisent un circuit d'eau fermé qui remplit un réservoir. N'est alors remplacée que l'eau perdue par condensation ou évaporation. Ils ne consomment pas d'eau en continu. Selon les rapports que nous avons, leur utilisation est beaucoup moins intensive… au moins ici, au Querétaro », précise-t-il. Interrogé sur des chiffres précis, il répond : « Non, parce que ce n'est pas une obligation de le demander. » Faute de transparence et de contrôle, la consommation réelle de ces centres de données à Querétaro reste floue. Les estimations varient selon les acteurs et les technologies employées. Néanmoins, les autorisations délivrées par la Commission nationale de l'eau (Conagua) concernent plusieurs millions de litres par an. « Le centre de données d'Amazon consomme la même quantité d'eau que deux villages », souligne Erick Silva, député local d'opposition. Ce dernier porte un projet de loi visant à donner la priorité à la population en matière d'accès à l'eau. Il dénonce l'encouragement à installer de nouvelles entreprises dans cette région semi-aride. « Puisque la Conagua nous a classés comme une zone à haut risque en ce qui concerne la période d'étiage, sur quelles bases peut-on proposer à ce type d'entreprises de venir installer des centres de données ici, à Querétaro ? » s'interroge-t-il. Au Mexique, l'État de Querétaro se positionne ainsi au cœur d'un secteur promis à contribuer à plus de 5 % du PIB national d'ici 2029. Mais dans un contexte où les ressources hydriques sont déjà surexploitées, la question de la répartition de l'eau entre la population et l'industrie devient de plus en plus pressante. À lire aussiÉtats-Unis: Instagram et YouTube condamnés dans un procès inédit sur l'addiction aux réseaux sociaux

Choses à Savoir SCIENCES
Pourquoi les sous-marins sont-ils compressibles ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Apr 12, 2026 2:12


On imagine souvent les sous-marins comme des structures parfaitement rigides, capables de résister à tout. En réalité, ils sont… légèrement compressibles. Et cette propriété joue un rôle crucial dans leur comportement en plongée.Pour comprendre, il faut revenir à une loi physique fondamentale : la poussée d'Archimède.Cette formule dit que la force qui fait flotter un objet dépend du volume d'eau qu'il déplace. Plus un sous-marin occupe de volume, plus il déplace d'eau, et plus il est poussé vers le haut.Mais voilà le point clé : à mesure qu'un sous-marin descend, la pression de l'eau augmente très fortement — environ 1 bar tous les 10 mètres. À 100 mètres de profondeur, la coque subit déjà une pression énorme. Même si elle est en acier très épais, elle se déforme légèrement, de manière élastique.Cette déformation est minime à l'œil nu, mais physiquement mesurable : un sous-marin de taille moyenne peut perdre environ 1 m³ de volume tous les 100 mètres de profondeur. Cela signifie qu'il déplace moins d'eau qu'en surface.Et c'est là que tout bascule.Puisque le volume diminue, la poussée d'Archimède diminue aussi. Concrètement, perdre 1 m³ de volume revient à déplacer une tonne d'eau en moins. Résultat : le sous-marin devient légèrement plus lourd que l'eau autour de lui… et a tendance à couler davantage.C'est un effet en chaîne. Plus il descend, plus la pression augmente, plus la coque se comprime, plus la flottabilité diminue — ce qui accentue encore la descente. Sans correction, cela pourrait entraîner une plongée incontrôlée.Pour compenser ce phénomène, les sous-marins utilisent des ballasts, c'est-à-dire des réservoirs d'eau et d'air. En ajustant finement la quantité d'eau dans ces ballasts, ils peuvent retrouver une flottabilité neutre, même en profondeur.Ce phénomène de compressibilité explique aussi pourquoi maintenir une profondeur stable est un exercice délicat. Les pilotes doivent constamment ajuster les paramètres, car l'équilibre est dynamique, jamais parfaitement stable.Enfin, il faut distinguer deux types de déformation. La première est élastique : la coque se comprime légèrement puis reprend sa forme en remontant. La seconde, bien plus dangereuse, survient si la pression dépasse les limites du matériau : c'est l'implosion, brutale et catastrophique.En résumé, un sous-marin n'est pas une bulle rigide dans l'océan. C'est une structure vivante, qui réagit à la pression, se contracte imperceptiblement… et dont l'équilibre repose sur une lutte permanente entre gravité, pression et flottabilité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

XY Mag
La vraie révolution de l'intelligence artificielle n'est plus dans le Cloud, mais dans votre poche

XY Mag

Play Episode Listen Later Apr 11, 2026


La vraie révolution n'est plus dans le Cloud, mais dans votre poche Par Régis BAUDOUIN « Désolé, je n’ai pas de connexion internet. » Cette phrase, qui rendait vos assistants “intelligents” totalement inutiles en zone blanche ou dans les transports appartient désormais au passé. En ce mois d’avril 2026, la tendance s’inverse radicalement : les géants de la tech et les champions de l’Open Source ne jurent plus que par les SLM (Small Language Models). Ces modèles réduits, capables de prouesses comparables aux géants de 2024, mais tournant à 100 % localement sur votre smartphone ou votre PC, marquent la fin de la dépendance aux data centers énergivores. Bienvenue dans l’ère de l’Intelligence artificielle souveraine par défaut. En clair fini l’exigence de disposer d’un carte graphique GPU pour héberger une Intelligence artificielle, un smartphone va suffire. C’est un mouvement de fond important. Pour le décideur, cette démesure des modèles LLM s’accompagne d’une “taxe sur l’inefficacité” de plus en plus lourde : factures cloud opaques, latence incompatible avec l’expérience utilisateur et risques persistants sur la souveraineté des données. Nous assistons bien aujourd’hui à un basculement stratégique : le passage vers l’Intelligence artificielle utilitaire. Les Small Language Models (SLM) ne sont pas de simples versions “dégradées” des géants ; ils représentent une réponse agile, souveraine et économiquement viable aux besoins réels des entreprises. L’intelligence ne se mesure plus au volume de données ingurgitées, mais à l’efficacité du résultat produit. Qu’est-ce qu’un SLM ? Depuis trois ans, la course à l'Intelligence artificielle s'est résumée à une démesure de paramètres. Plus le modèle était gros (LLM – Large Language Models), plus il semblait intelligent. Mais cette approche a atteint ses limites : coût écologique désastreux, latence et surtout, une opacité totale sur le traitement des données. La rupture de 2026 s’appelle le SLM. Grâce à des techniques de “quantification” (une compression mathématique de pointe) et à l’émergence des puces NPU (Neural Processing Unit) intégrées dans nos processeurs, un modèle de 3 à 7 milliards de paramètres peut désormais raisonner aussi bien que GPT-4. La différence ? Il pèse quelques gigas et réside physiquement dans le processeur de votre appareil. L’intelligence ne voyage plus sur le réseau ; elle habite votre machine. A propos des NPU, ils sont maintenant intégrés aux derniers processeurs Intel et la rumeur veut que le prochain Windows 12 exige des NPU pour fonctionner. L’idée qu’un modèle plus petit est nécessairement moins intelligent est un mythe qui s’effondre. En se concentrant sur moins de 10 milliards de paramètres, des modèles comme Phi-3.5 Mini (3,8B), Llama 3.1 8B ou Mistral Nemo 12B rivalisent avec les mastodontes sur des tâches métier précises. La force d’un modèle comme Phi-3.5 réside notamment dans sa capacité à gérer un contexte long de 128 000 tokens, le rendant idéal pour l’analyse de documents juridiques ou techniques complexes. La véritable rupture réside dans le duo gagnant : Petit moteur + Grande bibliothèque. Grâce au RAG (Retrieval Augmented Generation) et aux bases de données vectorielles, un SLM n’a plus besoin de “tout savoir”. Il utilise sa capacité de raisonnement pour interroger en temps réel les documents internes de l’entreprise. Cette approche élimine le besoin de réentraînements coûteux, réduit drastiquement les hallucinations et garantit que l’Intelligence artificielle parle la langue de votre expertise. Le point clé est de connecter ces SML sur vos données et pas sur la totalité de du contenu d’internet. Vous être plus pertinent et les réponses sont propres à vos données passées sasn risque des les faire fuiter. Le triple dividende : Souveraineté, Écologie, Vitesse Le passage au local n’est pas qu’une prouesse technique, c’est un acte politique et stratégique pour l’utilisateur. Quels sont les bénéfice de cette évolution de modèle d’Intelligence artificielle? Souveraineté et Vie Privée : C'est l'argument massue. Puisque la donnée ne quitte jamais votre appareil, le risque d’espionnage industriel via le Cloud Act américain est fortement réduit. C'est enfin une Intelligence artificielle compatible avec le secret professionnel, le secret médical et la vie privée la plus stricte. Ca c’est sur le papier. En réalité les services sont liées à leurs fournisseurs car certains traitements nécessitent d’interroger une base distante. Sobriété Énergétique : Selon les derniers rapports de l'Arcep (2025/2026), interroger une Intelligence artificielle locale consomme jusqu’à 100 fois moins d’énergie que de solliciter un serveur à l’autre bout du monde. La relocalisation du calcul est la clé de la décarbonation du numérique. Surtout que le puissance nécessaire est moindre. Latence Zéro : Plus besoin d’attendre que le serveur de la Silicon Valley vous réponde. La traduction instantanée ou la rédaction de mails deviennent aussi fluides qu’un simple correcteur orthographique, même en mode avion. Les maîtres du jeu local : Mistral, Apple et l’Open Source Sur ces solutions SLM qui sont les plus avancées ? Mistral AI : Le fleuron français confirme sa domination sur le segment de l’efficience. Leurs modèles “Small” et “Tiny” sont devenus la référence européenne pour les administrations soucieuses de leur indépendance. J’ai eu l’occasion de le tester en autohébergèrent. C’est plutôt efficace. L’écosystème Open Source : Des plateformes comme Hugging Face (via leur Open LLM Leaderboard) ont permis une accélération sans précédent. En quelques mois, la communauté a optimisé des modèles pour qu’ils tournent sur de simples Raspberry Pi ou des smartphones de milieu de gamme. Apple et Google : Avec Apple Intelligence 2.0 et Gemini Nano, les deux géants ont dû se résoudre à suivre la marche : le smartphone de 2026 est avant tout un terminal d’Intelligence artificiellelocale. Le combat faire rage pour imposer son Intelligence artificielle locale avant que les régulateurs interviennent (comme pour internet explorer) Le passage aux SLM transforme radicalement le plan d’investissement IA. L’argument massue ? L’accessibilité matérielle. Là où les LLM exigent des GPU haute performance (cartes Nvidia H100) rares et onéreux, les SLM peuvent fonctionner sur des CPU standard (Intel ou AMD) ou du matériel standard déjà présent dans l’entreprise. La rentabilité est sans appel : Investissement initial : 12 000 à 25 000 € pour un SLM spécialisé, contre 45 000 à 80 000 € pour un LLM. Coût mensuel d’infrastructure : 400 à 800 € contre 1 200 à 2 400 € pour les modèles géants. Time-to-ROI : Atteint en 3 à 6 mois seulement, contre près d’un an pour un LLM. Infrastructure : Utilisation possible de serveurs existants sans upgrade GPU massif. C’est vraiment un game changer à une moment ou le pris de la RAM et des processeurs s’envole. Comment un modèle de quelques milliards de paramètres peut-il être aussi pertinent ? L’ingénierie utilise trois leviers principaux : La Distillation : C’est le transfert de connaissances d’un modèle “professeur” (LLM) vers un “élève” (SLM). L’élève n’apprend pas seulement les réponses, mais reproduit les schémas de raisonnement de son mentor avec une fraction de sa taille. L’Élagage (Pruning) : Cette technique consiste à supprimer les neurones et paramètres redondants. On “taille” le modèle pour ne conserver que les connexions vitales, réduisant la taille sans sacrifier la précision. La Quantification : Il s’agit de réduire la précision numérique des données. Par exemple, passer de 32 bits à 8 bits permet de diviser par quatre l’empreinte mémoire. Pour vulgariser : si vous mesurez la température, stocker 20,5234°C (32 bits) est inutile là où 20,5°C (8 bits) suffit largement à l’application. On gagne en vitesse et en espace avec une perte de pertinence négligeable. Le retour à la propriété numérique Il y a dix ans, on nous expliquait que pour être “smart”, tout devait être dans le Cloud. En 2026, la boucle est bouclée : la véritable intelligence est celle que vous possédez, celle qui ne dépend d’aucun abonnement, d’aucun câble sous-marin et d’aucune juridiction étrangère. Le passage aux SLM est plus qu’une mise à jour logicielle, c’est une reprise de pouvoir. En rapatriant l’Intelligence artificielle dans nos poches, nous reprenons les clés de notre souveraineté numérique. Cela ne veut pas dire que tout sera gratuit. Comme souvent la réalité sera hybride. Le local pour les traitement courants et répétitif, le cloud en LLM pour la recherche exploratoire et le raisonnement de haut niveau. Pour en savoir plus sur l’IAThe post La vraie révolution de l'intelligence artificielle n'est plus dans le Cloud, mais dans votre poche first appeared on XY Magazine.

Real Life French
Listening Practice - La nouvelle série télévisée Harry Potter

Real Life French

Play Episode Listen Later Mar 28, 2026 2:01


Voici l'essentiel à retenir sur la nouvelle série télévisée Harry Potter.Here is the essential information to remember about the new Harry Potter TV series.Une première bande-annonce a été dévoilée et la série sortira dans le courant de l'année 2027.A first trailer has been released, and the series will be out during the year 2027.Le tournage est actuellement en cours au Royaume-Uni dans les studios Warner Bros de Leavesden, oui exactement là où les films originaux ont été tournés.Filming is currently underway in the UK at Warner Bros. Studios Leavesden—yes, exactly where the original films were shot.Deuxièmement, le casting.Secondly, the casting.Puisque les décors restent familiers, voyons si les visages le seront aussi.Since the sets remain familiar, let's see if the faces will be too.Pour le nouveau trio, on a de parfaits inconnus.For the new trio, we have complete unknowns.Mais côté adultes, il y a du lourd.But on the adult side, there are some heavy hitters.C'est une stratégie classique mais géniale : entourer de jeunes acteurs inconnus avec des vétérans absolus de l'écran pour porter le poids dramatique.It's a classic but brilliant strategy: surrounding young unknown actors with absolute screen veterans to carry the dramatic weight.Enfin, la nouvelle identité musicale.Finally, the new musical identity.Hans Zimmer est chargé de composer la bande originale, succédant à l'héritage légendaire de John Williams.Hans Zimmer is in charge of composing the soundtrack, succeeding the legendary legacy of John Williams.Comment Hans Zimmer, connu pour ses musiques massives et écrasantes avec ses gros cuivres retentissants, va-t-il s'adapter à la magie légère et fantaisiste de Harry Potter pour succéder aux notes intimes de John Williams ?How will Hans Zimmer, known for his massive and overwhelming music with its loud, resounding brass, adapt to the light and whimsical magic of Harry Potter to succeed John Williams' intimate notes? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Prêche la Parole
Question #119 - Qui peut administrer les sacrements?

Prêche la Parole

Play Episode Listen Later Mar 25, 2026 25:23


Réponse: Puisque les ordonnances appartiennent à l’Église, celle-ci doit confier leur administration à des hommes fidèles, capables d’en expliquer le sens et les grâces que Dieu confère aux croyants par leur moyen lorsqu’elles sont reçues avec foi. ~ 1 Corinthiens 4.1

Comixity : Podcast & Reviews Comics VO VF – Comixity.fr

Pour ce 98ème numéro de Comixity of the Future Past, nous débutons notre retour sur l'année 2006 avec le mois de février. Puisque nous sommes plus si jeunes et comme beaucoup de vieux nous répétons [...] The post Comixity of the Future Past #98 first appeared on Comixity : Podcast & Reviews Comics - Comixity.fr.

RTL Midi
"Les Français dorment de moins en moins puisque la nuit est de plus en plus attaquée" selon Pierre-Alexis Geoffroy, psychiatre, expert du sommeil

RTL Midi

Play Episode Listen Later Mar 13, 2026 3:10


Les experts sont formels : les Françaises et les Français dorment de moins en moins, 6h50 en moyenne la semaine, soit 14 minutes de moins qu'en 2025 ; un quart des Français dorment même moins de 6 heures par nuit. En 50 ans, le temps de sommeil moyen en France a même diminué de 1h30. Comment l'expliquer ? Faut-il s'en inquiéter ? Écoutez Pierre-Alexis Geoffroy, psychiatre spécialiste du sommeil, auteur de "La Nuit vous appartient" aux éditions Robert Laffont.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Ambitieux
205. Capabilité? Je me suis trompé! (Retour sur l'épisode 204)

Les Ambitieux

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 17:01


Quelques heures après avoir mis mon épisode 204 en ligne, je me suis rendu compte, par hasard, d'une erreur que j'ai commise dans la définition d'une notion, soit celle de la capabilité. J'ai attribué à tort une vision à Otto Laske. Puisque cette erreur concerne du contenu lié à l'expertise, j'ai tenu à rectifier le tout. Plutôt que de simplement corriger l'épisode 204 avec un nouveau montage, j'ai préféré concevoir un épisode de type erratum d'environ une quinzaine de minutes. De plus, je profite de l'occasion que m'offre cette erreur pour en faire un nouveau contenu où il est question des erreurs qui surviennent à travers le développement. Pour cet épisode spécial, il n'y a pas d'ordre du jour

Lenglet-Co
LES SECRETS DE LA CONSO - Pourquoi le bio ne peut pas être présenté comme l'avenir de l'alimentation

Lenglet-Co

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 3:16


Depuis 2020, les ventes de produits bio n'avaient cessé de baisser, essentiellement en raison de la crise inflationniste qui avait rendu les produits bio très chers. Mais 2025 a été une année de reprise : + 3,5% selon les premiers chiffres de l'agence bio. Donc, une bonne nouvelle pour notre santé et notre planète. Puisque, je le rappelle, l'avantage du bio c'est un mode de production sans produit phytosanitaire de synthèse, plus respectueux de la nature et des animaux... Ecoutez Olivier Dauvers : les secrets de la conso du 02 mars 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Ça peut vous arriver
SECRETS DE LA CONSO - Pourquoi le bio ne peut pas être présenté comme l'avenir de l'alimentation

Ça peut vous arriver

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 3:20


Depuis 2020, les ventes de produits bio n'avaient cessé de baisser, essentiellement en raison de la crise inflationniste qui avait rendu les produits bio très chers. Mais 2025 a été une année de reprise : + 3,5% selon les premiers chiffres de l'agence bio. Donc, une bonne nouvelle pour notre santé et notre planète. Puisque, je le rappelle, l'avantage du bio c'est un mode de production sans produit phytosanitaire de synthèse, plus respectueux de la nature et des animaux...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Manga Tv - Podcast - La 5e de couv'
Libre antenne : la 5e de Couv' vous invite dans l'émission ! (Hiver 2026) – #5DC – Saison 11 épisode 24

Manga Tv - Podcast - La 5e de couv'

Play Episode Listen Later Feb 24, 2026 49:41


Place à la libre antenne, cette semaine, dans la 5e de Couv’. Après avoir découvert Ichi The Witch, on s’accorde un peu de temps… Puisque c’est relâche pour l’équipe, c’est à vous, chers auditeurs et... L'article Libre antenne : la 5e de Couv’ vous invite dans l’émission ! (Hiver 2026) – #5DC – Saison 11 épisode 24 est apparu en premier sur La 5e de Couv' - Le podcast de débat autour du manga !.

Un Jour dans l'Histoire
Marguerite Steinheil

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later Feb 16, 2026 29:54


Nous sommes 16 février 1899, à Paris. Marguerite Steinheil, maîtresse Félix Faure, président de la République, reçoit un coup de fil de l'Elysée. C'est le secrétaire général qui lui fait part du souhait pressant qu'a le président de la voir. La jeune femme, souffrante, répond qu'elle passera le lendemain après avoir posé pour son portrait que réalise Léon Bonnat. Dans l'après-midi, alors qu'elle s'apprête à déjeuner, Félix Faure l'appelle en personne. Marguerite écrira dans ses Mémoires : « Il faut que je vous vois à tout prix, me dit-il ; j'ai à vous remettre quelque chose et je ne me sens pas très bien. Il s'arrêta, comme hors d'haleine et continua : Puisque vous pouvez poser pour Bonnat, vous pouvez bien me consacrer quelques minutes. Sa voix était changée. Il me dit encore : Cette Affaire me tue (il parle de l'affaire Dreyfus) … J'ai plus d'ennemis que jamais, et pendant votre absence, j'ai peut-être trop bien vécu. Vous viendrez cet après-midi sans faute, n'est-ce pas ? Il a semblé hésiter, et finalement a répété : venez cet après-midi, je vous en supplie. » Quelques heures plus tard, le président meurt dans les bras de sa maîtresse. Qui était madame Steinheil qui tirera sa célébrité de cet épisode et que les moins délicats nommeront « la pompe funèbre » ? Marguerite Steinheil dont la vie basculera, une deuxième fois, dans le drame, neuf ans plus tard : accusée du meurtre de son mari. Invitée : Sylvie Lausberg, historienne et psychanalyste. Présidente du Conseil des femmes francophones de Belgique. « Madame S » éd. Slatkine et cie. Sujets traités : Marguerite Steinheil, Félix Faure, Léon Bonnat, maîtresse. Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Invité Afrique
Ministre rwandais des Affaires étrangères: «Si les sanctions pouvaient régler le problème, je signerais demain»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 5:56


La guerre dans l'est de la RDC : mercredi 11 février, vous entendiez le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya. Ce jeudi 12 février, l'invité Afrique de RFI est le ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Olivier Nduhungirehe. À Addis-Abeba en amont du sommet à venir de l'Union africaine, il répond aux accusations de « mensonge » portées par la RDC, qu'il accuse en retour de porter la responsabilité de la guerre. Le ministre rwandais balaie également les menaces de sanctions internationales, notamment américaines. Les accords de Washington ne servent-ils pas avant tout les intérêts économiques des États-Unis ? Les accords de Washington peuvent-ils réellement aboutir à une paix durable ? Quel rôle pour l'Union africaine dans ce conflit ? Olivier Nduhungirehe, chef de la diplomatie rwandaise, répond aux questions de l'envoyé spécial de RFI à Addis-Abeba, David Baché. RFI : Olivier Nduhungirehe, monsieur le ministre, la guerre dans l'est de la RDC se poursuit, malgré les différents accords signés depuis le mois de juin à Washington et à Doha. En décembre, l'AFC/M23 s'est retiré de la ville d'Uvira. Un pas important. Mais il y a eu ensuite ces tirs de drones à Kisangani… Que faut-il désormais pour que cette rébellion, soutenue par le Rwanda, cesse ses attaques dans l'est de la RDC ? Olivier Nduhungirehe : Il n'y a aucun jour qui passe sans qu'il n'y ait d'attaques aériennes de la part du gouvernement congolais contre les positions de l'AFC/M23, ce qui est une violation du cessez-le-feu. Mais aussi, ce qui est plus inquiétant, contre des villages Banyamulenge, dans un contexte de montée des discours de haine. Et donc, le président Tshisekedi signe un accord de paix ou un accord de cessez-le-feu par la main, mais pas par le cœur. Donc ; c'est ça le problème. Vous parlez aujourd'hui des Banyamulenge. Hier, Kigali faisait reposer le problème sur la présence des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), cette rébellion créée par d'anciens génocidaires et qui continue de vouloir renverser le régime au Rwanda. Côté congolais, on accuse votre pays de maintenir cette guerre pour s'accaparer les minerais ? Oh, ça, c'est un discours simpliste et ils savent bien que cela n'est pas la vérité. Il y a un problème FDLR à l'est de la RDC, ces génocidaires qui ont commis le génocide au Rwanda en 1994 et qui ont été entretenus, qui ont été soutenus, par le gouvernement congolais et qui ont même été intégrés dans l'armée congolaise. C'est d'ailleurs pour cela qu'il y a eu les accords de Washington. Il doit y avoir un engagement de la RDC de neutraliser les FDLR et de permettre au Rwanda de lever ses mesures de défense. Donc, les FDLR sont une question importante qui est au centre de ce conflit et qui doit être résolue par la neutralisation, comme l'exigent les accords de Washington. Le Rwanda vient de confirmer, fin janvier, une « coordination sécuritaire » avec l'AFC/M23, alors que votre pays démentait jusqu'alors soutenir militairement ce groupe armé. Pourquoi le reconnaître à présent ? Parce que l'AFC/M23 est un mouvement congolais… Soutenu par le Rwanda… Il y a des intérêts communs entre le Rwanda et l'AFC/M23, et ces intérêts communs s'appellent FDLR. Mais pourquoi le reconnaître maintenant, pourquoi l'avoir démenti auparavant ? Patrick Muyaya, ministre porte-parole du gouvernement congolais, considère que ce sont les « aveux » d'un « régime assis sur le mensonge ». Il l'a redit en substance sur notre antenne, le 11 février 2026. Que lui répondez-vous ? Oh, le mensonge, il sait de quoi il parle, Patrick Muyaya, puisque c'est le gouvernement congolais qui a intégré ces génocidaires FDLR en son sein. Et à l'heure où je vous parle, les FDLR sont toujours soutenus par le gouvernement congolais. Donc, quand Patrick Muyaya parle de mensonge, il sait de quoi il parle. Certaines voix réclament des sanctions internationales contre le Rwanda. Les États-Unis pourraient prendre cette décision assez rapidement. On a entendu il y a quelques jours le président Paul Kagame répondre à cette menace avec véhémence. Vous non plus, monsieur le ministre, cela ne vous effraie pas plus que cela ? Si les sanctions pouvaient régler les problèmes endémiques de la RDC, je signerais demain matin. Savez-vous qu'en 2012, en 2013, il y avait aussi des sanctions contre le Rwanda ? Est-ce que cela a réglé le problème de la RDC et du M23 pour autant ? Non. La guerre a repris huit ans plus tard, en octobre 2021. Donc, cette histoire de sanctions, comme si c'était une baguette magique, ça ne fait aucun sens. Il n'y a aucune sanction en ce bas monde qui va nous empêcher de sécuriser notre frontière et de nous assurer que notre population ne subisse pas ce qu'elle a subi en 1994 aux mains des FDLR. Mais ça ne serait pas un coup dur pour le régime, pour sa stature internationale, son attrait économique aussi ? Non, mais ça s'est fait déjà dans le passé, donc ça, ce n'est pas une question qui est valide. Nous sommes dans un monde où chacun doit porter sa croix. Les sanctions, on ne les craint pas et ce n'est pas le sujet. Le sujet est de régler le problème congolais à la source, c'est-à-dire en s'attaquant aux causes profondes. Est-ce que les accords de Washington, finalement, n'assurent pas surtout les intérêts économiques américains, l'approvisionnement en minerais notamment, sans atteindre les conditions d'une paix effective sur le terrain entre vos deux pays, le Rwanda et la RDC ? Les accords de Washington pour la paix et la prospérité ont d'abord une composante sécuritaire. Mais ça ne marche pas apparemment sur le terrain… Ça ne marche pas puisque ça n'est pas mis en œuvre. Et donc, c'est pour ça que nous en avons appelé aux États-Unis et même à l'Union africaine, la médiation africaine, pour régler cette question sécuritaire, ce qui va ouvrir la voie à une mise en œuvre du volet économique. Vous y croyez toujours ? On y croit toujours bien sûr. S'il y a, dans la préservation des intérêts américains, une paix durable dans la région, nous sommes preneurs. En tout état de cause, la situation humanitaire dans l'est de la RDC est catastrophique : des centaines de milliers de personnes déplacées, une crise alimentaire, et les organisations humanitaires, à cause du conflit, parviennent difficilement à accéder aux populations. Puisque votre pays, le Rwanda, se « coordonne » avec l'AFC/M23, n'avez-vous pas un rôle à jouer pour faciliter cet accès humanitaire ? Oui, la Monusco a un dialogue direct avec l'AFC/M23 et nous, le Rwanda, nous avons été disponibles pour ouvrir nos frontières, pour faciliter l'accès humanitaire. Mais pour le faciliter dans l'est de la RDC ? Mais, la Monusco et même les organisations internationales ont un accès direct à l'AFC/M23. Donc les autorités de fait, qui contrôlent la région, sont en contact avec les organisations humanitaires, avec la Monusco. Et je pense que toute question d'accès humanitaire a une réponse entre les deux parties concernées. Vous participez actuellement au conseil des ministres des Affaires étrangères, en amont du sommet des chefs d'États de l'Union africaine. Sur ce dossier, quelle décision attendez-vous du sommet de l'Union africaine ? Le Rwanda va pouvoir faire état de son point de vue. Il n'y a pas de décision attendue dans ce sommet sur cette question. Il y a une médiation africaine, qui est toujours en cours. Il y a la médiation américaine, la médiation qatarienne qui sont aussi à l'œuvre. Cette année doit être utilisée à bon escient pour que les progrès dans les accords de paix de 2025 soient consolidés en 2026. À lire aussiPaul Kagame répond aux menaces de sanctions internationales contre le Rwanda

Revue de presse Afrique
À la Une: les États-Unis entrouvrent la porte aux produits africains

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 4:19


« L'Afrique reste dans le jeu commercial américain », s'exclame le site L'Economiste maghrébin. « Petit ouf de soulagement en Afrique. L'AGOA a été reconduit pour une période d'un an, c'est-à-dire jusqu'au 31 décembre de cette année. » Le mois dernier, rappelle Le Monde Afrique, « la Chambre des représentants avait voté la reconduction de l'AGOA pour trois ans, mais les sénateurs ont ramené la durée à un an. L'AGOA est une pièce maîtresse des relations commerciales entre les Etats-Unis et les pays africains. Ce traitement commercial préférentiel avait été lancé en 2000 sous la présidence du démocrate Bill Clinton. Il permet aux pays africains d'exporter de nombreux produits vers les Etats-Unis sans droits de douane, s'ils respectent une série de conditions (pluralisme politique, respect des droits humains, lutte contre la corruption…). Une trentaine de pays sur la cinquantaine du continent africain bénéficient en théorie de l'accord, qui couvre un large éventail de produits allant de l'habillement à l'igname en passant par les voitures. » Contrer les Chinois… Alors pourquoi avoir réactivé l'AGOA ? Le Pays au Burkina a sa petite idée : « Donald Trump avait fait de la réactivation de cet accord un moyen de chantage, notamment sur les pays africains, dans le cadre de la guerre commerciale mondiale qu'il a déclarée dès son retour au Bureau ovale. Sauf que cette stratégie hégémonique ne s'est pas révélée très payante. Puisque les pays concernés, loin de se plier aux desiderata de l'Oncle Sam, se sont plutôt montrés pragmatiques, (…) en traitant avec d'autres puissances telles que la Chine, la Russie, le Japon, l'Arabie Saoudite, ou encore le Qatar. Le président milliardaire (…) ne pouvait donc pas se permettre de se passer indéfiniment d'une trentaine de pays, donc d'une trentaine de marchés, et encore moins prendre l'énorme risque de laisser son adversaire le plus redoutable qu'est la Chine, contrôler seul ce vaste terrain d'opportunités. » Peu de pays concernés et beaucoup de contreparties… « L'Afrique a-t-elle vraiment de quoi se réjouir ? », s'interroge pour sa part Ledjely en Guinée. « En 2024, l'Afrique a exporté pour plus de 8 milliards de dollars de marchandises vers les Etats-Unis. Mais ces flux restent concentrés sur un nombre restreint de pays. L'Afrique du Sud, le Nigeria, le Kenya et le Lesotho figurent parmi les principaux bénéficiaires de l'accord. Pour ces pays, les retombées économiques ne sont donc pas négligeables. Mais, relève Ledjely, à l'échelle de l'ensemble du continent, elles demeurent marginales. Cette réalité s'explique en grande partie par la faiblesse structurelle de l'industrialisation africaine, qui limite la capacité de nombreux Etats à tirer profit d'un accès préférentiel aux marchés extérieurs. En ce sens, l'AGOA apparaît davantage comme un levier ponctuel que comme un véritable moteur de transformation économique. A cela, pointe encore Ledjely, s'ajoutent des conditions politiques et stratégiques qui suscitent de sérieuses interrogations. Selon plusieurs sources, la réactivation de l'accord serait notamment liée à la volonté de Washington de voir certains pays africains accueillir des migrants que les Etats-Unis ne souhaitent plus garder sur leur sol, une question particulièrement chère à Donald Trump. La question aurait été explicitement soumise au Ghana. » Enfin, pour l'économiste béninois Khalid Igué, interrogé par Le Point Afrique, « renouveler l'accord pour une seule année le rend précaire, mais c'est mieux que rien. Cette période peut servir de transition, durant laquelle nous, pays africains, devons montrer aux États-Unis tout l'intérêt qu'ils auraient à rendre l'accord durable. Nous ne pouvons pas nous passer du marché américain, souligne-t-il. Mais eux non plus ne peuvent se passer de l'Afrique et de ses ressources. » RDC : l'AFC/M23 revendique l'attaque de l'aéroport de Kisangani À la Une également, l'attaque de drone le week-end dernier sur l'aéroport de Kisangani dans l'est de la RDC… C'était bien l'AFC/M23. Le groupe rebelle a revendiqué l'attaque. « L'AFC/M23 affirme avoir détruit le centre de commandement des drones militaires. De fait, relève Jeune Afrique, la zone militaire de l'aéroport de Kisangani abrite des drones chinois et turcs utilisés par les Forces armées congolaises. De son côté, le gouvernement local de la province de la Tshopo affirme que les drones ont été neutralisés avant d'atteindre leur cible. » En tout cas, cette incursion en territoire congolais, à 700 km de Bukavu, contrôlée par les rebelles, montre que « l'AFC/M23 intensifie la bataille de l'air », pointe le site panafricain. « Le groupe armé veut démontrer qu'il a la capacité de se projeter bien au-delà de la zone qu'il contrôle. »

First Print - Podcast comics de référence
Morgen : naissance d'une nouvelle maison d'édition avec Sullivan Rouaud & Thomas Ragon

First Print - Podcast comics de référence

Play Episode Listen Later Jan 17, 2026 96:05


Nous avions quitté Sullivan Rouaud il y a un an alors que nous faisions ensemble le dernier bilan de HiComics avec lui, et qu'il nous annonçait quitter cette maison d'édition pour voguer vers d'autres horizons... Et cet horizon est depuis connu ! Sullivan est en effet parti chez Les Nouveaux Éditeurs fonder une nouvelle maison d'édition, Morgen, en compagnie de Thomas Ragon (venu dans le podcast pour Yojimbot à l'époque), et nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec eux pour accompagner leur lancement cette semaine. D'autant plus... qu'il y aura bien des comics chez eux !Morgen : bande dessinée internationaleDans ce premier épisode dédié à Morgen, on revient avec les deux éditeurs sur la façon dont ils ont intégré Les Nouveaux Éditeurs, comment ils ont pensé leur nouvelle structure, leur planning éditorial, leur façon de travailler avec les auteurs, tout en mentionnant les premiers projets à paraître dès ce mois-ci, en mettant aussi l'emphase sur l'international. Puisque la création intégrera aussi des auteurs de comics tels que Ram V et Evan Cagle (dont vous aurez l'exclusivité de connaître le nom de leur prochaine saga). Mais qu'il y aura aussi quelques comics en bonne et due forme au sein du catalogue, parce qu'on ne peut pas les chasser comme ça. On vous laisse découvrir le tout à l'audio.Si notre travail vous plaît et que vous avez conscience du temps que tout cela demande, alors ne manquez pas de le faire savoir et partagez l'émission, parlez-en autour de vous, faites connaître First Print, et soutenez-nous via Tipeee si vous le pouvez ! Bonne écoute à vous et à bientôt pour la prochaine émission !Soutenez First Print - Votre podcast comics (& BD) préféré sur TipeeeHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Nuits de France Culture
Nuit de l'Oulipo 1/2 5/11 : R. Queneau : "Aucun homme n'aura le temps de lire ce livre, puisque cela fait environ 200 millions d'années de lecture"

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Jan 9, 2026 61:21


durée : 01:01:21 - Les Nuits de France Culture - par : Mathilde Wagman - En 1962, Raymond Queneau donnait une série de douze entretiens à Georges Charbonnier, il parlait bien sûr de l'Oulipo (Ouvroir de Littérature Potentielle) qu'il avait fondé avec François Le Lionnais en 1960. Diffusion de trois volets de la série intitulée : "Les recherches de l'Oulipo". - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Raymond Queneau Ecrivain, oulipien, encyclopédiste (né le 21 février 1903 au Havre, mort le 25 octobre 1976 à Paris)

Revue de presse Afrique
À la Une: des scrutins «apaisés» mais encore des défis à relever

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 4:31


L'année 2025 s'achève, comme l'observe Afrik.com, « sur une séquence électorale dense et symbolique » pour la Guinée, la Côte d'Ivoire et la Centrafrique. « Des scrutins majeurs, chacun révélateur de dynamiques politiques propres, mais aussi de défis communs », souligne le site internet, concernant la « participation électorale, la crédibilité des processus et le rapport entre pouvoir et opposition ». En Guinée, d'abord : les différents médias du pays confirment que le premier tour de l'élection présidentielle s'est déroulé dans « le calme », malgré une certaine « confusion », pointée notamment par Guinée360, au moment de la prorogation de l'heure de clôture des bureaux de vote. « Force est de reconnaître que le scrutin s'est déroulé dans le calme et la sérénité », affirme Le Djely, en rappelant que « la dernière présidentielle, en 2020, s'était tenue dans un climat de quasi-chaos ». Mais le journal en ligne guinéen note un bémol : « la mobilisation des électeurs n'a pas été à la hauteur des attentes exprimées par les autorités », ce qui doit donc leur servir de « message ». Le Djely constate, entre autres, que « de nombreux jeunes préféraient suivre les matchs » de la Coupe d'Afrique des nations. Autre explication possible de « ce peu d'enthousiasme » constaté par Le Djely : « le boycott observé chez une partie des sympathisants des opposants absents au scrutin ». Et donc, en parallèle, « le sentiment que l'issue de l'élection était connue d'avance ». « Une suite de la transition ? » Depuis le Burkina Faso, Wakat Séra rappelle effectivement le contexte : pour prendre le pouvoir « en tant que civil », après le coup d'État de 2021, « le général Mamadi Doumbouya a pris le soin de faire le nettoyage autour de lui, contraignant ses opposants à l'exil ». « Le président déchu, Alpha Condé, et les deux anciens Premiers ministres ont dû suivre, en spectateurs, loin de leur pays, cette élection présidentielle présentée comme la fin de la transition politique élastique et fermée imposée à la Guinée par le général Mamadi Doumbouya. » Mais Wakat Séra pose une question : « Avec les mêmes au pouvoir, sauf tsunami, n'assistera-t-on pas à une suite de la transition ? » Le site burkinabè pose, aussi, une autre question, concernant cette fois-ci la Côte d'Ivoire : « Jusqu'à quand » se poursuivra le « règne presque sans partage du parti présidentiel sur la vie politique ivoirienne ? » Puisque, « comme un remake de la victoire écrasante de son candidat Alassane Ouattara à la présidentielle, c'est vers un raz-de-marée que se dirige le RHDP » après les législatives de ce week-end, selon Wakat Séra. Alors « jusqu'à quand » ? La question « demeurera sans réponse tant que le PPA-CI (de l'ancien président Laurent Gbagbo, NDLR) continuera à bouder les élections, que le PDCI n'aura pas de plan B alors que son président Tidjane Thiam est inéligible sur décision de la justice de son pays, et que le RHDP n'ouvrira pas réellement le jeu politique pour permettre à ses adversaires de se mesurer à lui, à armes plus ou moins égales ». « L'enjeu dépasse la simple arithmétique électorale » En Centrafrique, aussi, « les rapports de force sont déséquilibrés ». « Le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, évolue en situation de quasi-monopole politique », rappelle Le Pays, depuis Ouagadougou. « Face à lui, une opposition morcelée, presque évanescente. Dans un pays meurtri par plus d'une décennie de violences et toujours exposé à des attaques sporadiques de groupes armés résiduels, cette asymétrie politique, résume Le Pays, fait du chef de l'État le grand favori » d'un scrutin inédit, puisqu'il s'agissait non seulement d'une présidentielle et de législatives, mais aussi d'élections municipales et régionales: les premières depuis presque 40 ans. « Dans ces trois pays, l'enjeu central de tous ces scrutins dépasse largement la simple arithmétique électorale. À Bangui, à Conakry comme à Abidjan, la réconciliation nationale et l'apaisement doivent constituer le cœur battant des politiques publiques, et non de simples slogans de circonstance, écrit Le Pays. L'Afrique contemporaine regorge d'exemples de pouvoirs électoralement confortés mais brutalement renversés, non par les urnes, mais par les armes. Les vainqueurs de ces scrutins doivent en tirer les leçons, et se rappeler que gouverner exige certes une main ferme, mais surtout une main tendue, seule garante d'une paix durable et à même de barrer la route aux fracas des armes. »

Les Pachas
Être un couple sur les réseaux ft. Louise RGT et Lucas Drag

Les Pachas

Play Episode Listen Later Dec 8, 2025 93:40


Puisque vous avez adoré notre nouveau concept Thérapie de couple, le voilà de retour avec des invités très spéciaux : Louise RGT et Lucas Drag !Ensemble, on parle de ce que c'est de vivre une relation tout en étant exposés sur les réseaux…

Invité Afrique
Madagascar : «Il y aura des procédures contre toutes les personnes qui ont commis des infractions»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 19:51


« Avant la fin de l'année, Madagascar va lancer des poursuites judiciaires contre le président déchu Andry Rajoelina », a annoncé ce lundi 1er décembre sur RFI la nouvelle ministre de la Justice de Madagascar, Fanirisoa Ernaivo. Depuis son exfiltration par la France, le 12 octobre dernier, Andry Rajoelina vit sans doute à Dubaï, où il a placé une partie de sa fortune. Mais il est soupçonné par les nouvelles autorités malgaches de graves faits de corruption. En ligne d'Antananarivo, la ministre de la Justice fait le point, au micro de Christophe Boisbouvier, sur les procédures contre les dignitaires de l'ancien régime de Madagascar. RFI : Fanirisoa Ernaivo, le régime d'Andry Rajoelina est accusé de multiples actes de corruption. Est-ce que vous n'êtes pas submergée par le nombre de dossiers ? Fanirisoa Ernaivo : Effectivement, nous sommes submergées par un grand nombre de dossiers qui n'ont pas pu être instruits au moment où j'étais encore au pouvoir. À lire aussiMadagascar: la société civile critique la trajectoire prise par la transition L'une des causes de l'insurrection du mois d'octobre, c'est le manque d'eau et d'électricité à Antananarivo, est-ce que la société étatique Jirama, qui produit et distribue l'eau et l'électricité, a été l'objet de graves détournements ? Je ne pourrais vous dire oui ou non, parce qu'il y a des détournements et la mauvaise gouvernance dans la Jirama. Mais ça, je ne pourrais en parler dans l'affirmatif sans avoir un dossier devant moi. Et nous sommes en train de faire un audit des contrats de la Jirama au niveau du gouvernement. Et c'est là, après cet audit, après la révision de ces contrats, qu'on pourra parler de quel est vraiment le détournement de pouvoir dont on pourrait accuser quelques personnes et quelques entités dans cette histoire de défaillance de la Jirama. Est-ce que parmi les personnes soupçonnées d'être impliquées dans ces détournements à la Jirama, il y a le milliardaire en fuite, Mame Ravatomanga ? Pour l'instant, on est en train de commencer. Je n'ai même pas encore eu le dossier devant mes yeux. Et donc, sans vouloir tout de suite spoiler le contenu de cet audit, je vais dire qu'il y a des personnes dont, éventuellement, l'opérateur économique, Mame Ravatomanga, plusieurs sociétés, dont il a des branches, pourraient être mises en cause dans les résultats de cet audit. Des sociétés qu'il contrôle de façon indirecte ? Voilà. Dans la filière du litchi, il y avait une société écran qui s'appelait Litchi Trading Company, LTC, et par laquelle transitaient les fonds entre importateurs et exportateurs. Et du coup, tous les exportateurs malgaches viennent d'être approchés par les enquêteurs du Bianco, le bureau indépendant anticorruption. Est-ce à dire que ce sont tous les exportateurs malgaches de Litchi qui ont trempé dans de graves détournements d'argent ? On ne va pas parler de détournement, on va parler d'évasion fiscale. Concernant le dossier Litchi, du groupement des exportateurs de litchi, en effet, il y a eu la création de cette entité qui s'appelle GEL, Groupement des Exportateurs de Litchi. Normalement, ce groupement devait être institué pour pouvoir acheter à des prix avantageux pour les producteurs et pour revendre à l'exportation à des prix avantageux pour l'État et les exportateurs, en termes de retour de rapatriement de devises. Mais ces exportateurs-là, donc, ils vont collecter la production des produits, des producteurs locaux, et ils vont revendre toute la production à une société qui s'appelle LTC, qui est basée à Maurice, et donc qui devient le principal débouché de toute la production malgache. Alors que ce LTC, il s'avère que ça appartient à quelques têtes des membres du GEL. Et cela, donc, s'apparente à plafonner les devises issues de cette exportation au niveau de la vente effectuée entre le GEL et les exportateurs. Après, la LTC, la LitchiTrading Company, va revendre toute la production à d'autres distributeurs qui sont vraiment les vrais distributeurs de l'litchi dans le monde. Mais leur chiffre d'affaires va s'arrêter au niveau de la LTC, qui reste à Maurice. La fameuse société écran ? Voilà, la fameuse société écran. Et donc, du coup, l'État malgache va pouvoir rapatrier juste les devises qui ont été payées au niveau du GEL vers LTC. Et ça s'arrête là. Ça permet de cacher une grande partie des bénéfices ? Ça permet de soustraire une grande partie des bénéfices issus de cette exportation de litchis. Et comme la société est mauricienne, même s'il y a quelques membres du GEL qui sont derrière cette société, Madagascar pense qu'il y a quand même une lésion envers l'État malgache et le fisc malgache, parce que nous, nous ne savons pas donc quel est le vrai chiffre d'affaires du GEL. Parce que ça s'arrête à Maurice. Et combien d'opérateurs économiques sont visés par cette enquête ? Je ne suis pas encore en mesure de vous donner des noms ni des chiffres. Parce que l'enquête est en cours. Ce dossier de GEL LTC est actuellement en instruction parallèle entre Bianco Madagascar, PNF en France. Le parquet national financier et la FCC à Maurice  La commission d'enquête financière de l'île Maurice ? Voilà. Et pour cette enquête-là, le dossier a été déposé en 2021 par Transparency International.  Et il a été réouvert ici à Madagascar à notre arrivée au mois d'octobre dernier. D'accord. Donc l'enquête redémarre depuis le mois d'octobre ? On va dire qu'elle a débuté à Madagascar depuis fin octobre. Donc l'enquête redémarre depuis le mois d'octobre ? Depuis le changement de régime ? Voilà. Ça je voulais le préciser. Donc là actuellement, je n'ai pas encore tous les éléments d'information parce qu'il y a des enquêtes là-dessus. Mais ce qui est sûr, c'est que Mame Ravatomanga est parmi les personnes qui sont directement ou indirectement dans le LTC. Mais ce sera les résultats de l'enquête qui vont le confirmer s'il dirige directement ou indirectement cette société. LTC, Litchi Trading Company, la fameuse société écran ? Dans tous les cas, il dirige cette société. Cette société lui appartient et c'est là que je dis directement ou indirectement. Et il y a d'autres personnes également, je pense. Mais on le saura plus tard. Et donc l'infraction qui est constituée dans ce dossier est donc une évasion fiscale au détriment de l'État malgache. Et l'Ile Maurice est donc coopérative pour identifier le montant et la gravité de l'évasion fiscale. Autre dossier emblématique, Madame la Ministre, celui de 5 avions Boeing 777 qui ont été livrés clandestinement à une compagnie iranienne, Mahan Air. Malgré les sanctions américaines contre l'Iran, les certificats d'immatriculation de ces 5 avions ont été décernés à Madagascar. Alors où en est l'enquête ? Actuellement, nous sommes également sur ce dossier conjointement avec Maurice, le FBI et Madagascar. Nous avons repris les enquêtes au fond sur les principales personnes auteurs ou co-auteurs ou témoins. Et nous avons convoqué l'ancien ministre des Transports, pour être entendu au niveau du pôle anticorruption. Mais son avocat a répondu que le pôle anticorruption n'était pas compétent pour entendre l'ancien ministre. Sur lequel nous avons répondu que selon l'article 134 de la Constitution, pour les infractions de crimes ou délits qui sont extérieures à la fonction de ministre, même les ministres et les personnes assujetties à la haute cour de justice sont justiciables devant les tribunaux de droit commun, donc le pôle anticorruption, sans passer par la haute cour de justice. D'accord. Donc on attend s'il va s'exécuter ou pas selon cet article 134. Il y a plusieurs autres personnes qui ont été indiquées. Et qui ont été réentendues dans le cadre de cette enquête. Elles sont passées en enquête au fond, devant le pôle anticorruption, dans le cadre de cette enquête. Je n'ai pas le nombre de personnes qui sont citées dans le dossier Alors on retrouve aussi dans ce dossier apparemment le nom de Mame Ravatomanga, le milliardaire qui s'est enfui à l'île Maurice. Puisque selon nos confrères du site d'information scoop.mu, c'est ce milliardaire qui aurait usé de ses bonnes relations, avec les autorités malgaches et l'aviation civile malgache, pour faire homologuer ces 5 Boeings à destination de l'Iran. Et pour cela il aurait touché une commission de 5 millions d'euros ? Oui en effet c'est ressorti dans le dossier qu'il a perçu ce montant de 5 millions d'euros ou de dollars, pour permettre la délivrance de la première immatriculation de ces 5 avions. Immatriculation provisoire. D'accord. ll y a 1, 2, 3, je pense qu'il y a plusieurs personnes qui ont soutenu ce fait. Mais surtout il y a 2 personnes qui sont les témoins clés, témoins mais mis en cause aussi, dans cette remise de somme d'argent. Notamment les personnes qui lui ont remis la somme, et la personne qui a servi d'intermédiaire à cette remise. Je ne peux pas vous dire les noms pour protéger leur témoignage, si elles sont également mises en cause. Mais donc il y a 2 personnes. Et c'est 2 personnes qui devaient confirmer ce fait Alors vous parlez du FBI, le bureau d'investigation fédéral des Etats-Unis. Est-ce qu'il y a actuellement sur le sol de Madagascar des inspecteurs du FBI ? Actuellement non, mais on a demandé leur collaboration sur ce dossier. Je pense qu'ils sont encore sur ce dossier, mais aux Etats-Unis, mais pas encore à Madagascar. Alors quand le milliardaire Mame Ravatomanga a quitté Madagascar pour l'île Maurice, vous avez été mandatée, vous n'étiez pas encore ministre à l'époque, vous avez été mandatée par les nouvelles autorités malgaches pour aller à Port-Louis et pour obtenir l'extradition de monsieur Ravatomanga. Où en est la procédure ? Je vais rectifier. Ma mission sur Maurice, c'était de représenter le nouveau gouvernement, les nouveaux dirigeants de l'Etat malgache pour suivre le dossier et faire toutes les diligences concernant ce dossier. Et donc rapporter à Maurice toutes les infractions, toutes les actions commises sur Madagascar par Ravatomanga et consorts, faire un état de toutes les procédures qui existent à Madagascar contre Mame Ravatomanga et consorts, appuyer la plainte qui a été déposée par un Malgache à Maurice contre Mame Ravatomanga et consorts, et dans le cadre de tout cela, faire écho d'un mandat d'arrêt international décerné à Madagascar contre Mame Ravatomanga, et ce mandat d'arrêt doit être soldé par une extradition. Une extradition à la fin de toutes ces procédures, en sachant qu'une extradition ne peut être effectuée qu'à la fin d'une procédure. Quelle est la situation judiciaire de Mame Ravatomanga aujourd'hui à l'île Maurice ? Il est en état d'arrestation et comme son état de santé s'est dégradé depuis son arrivée à Maurice jusqu'à ce jour, il est en état d'arrestation mais il passe donc sa détention dans une clinique privée ou dans un hôpital. Son statut juridique est un état d'arrestation. Et que souhaitez-vous maintenant à son sujet ? Nous souhaitons poursuivre l'enquête sur les plusieurs dossiers dans lesquels il est impliqué à Madagascar et nous avons demandé des commissions rogatoires internationales à Maurice pour pouvoir faire ses auditions et les enquêtes sur sa personne, sur les personnes qui pourraient être impliquées avec lui et qui sont actuellement sur Maurice, notamment toute sa famille et ses collaborateurs et également faire des enquêtes financières sur ses sociétés à Maurice, conjointement avec la FCC. La commission d'enquête financière mauricienne. Et si au bout de cette enquête il y a procès, est-ce que vous souhaitez qu'il ait lieu à Maurice ou à Madagascar ? Je pense que pour l'instant il est plus judicieux qu'il reste à Maurice car à partir du moment où il sort de Maurice, on n'est plus sûr de rien. On n'est pas sûr qu'il va arriver à Madagascar, on n'est pas sûr qu'il va atterrir à Madagascar ou dans un autre pays. Sauf s'il y a extradition. L'extradition, je vous le dis, c'est après une condamnation. Nous pouvons le condamner ici à Madagascar et le faire condamner également à Maurice et ce ne serait qu'après cette condamnation qu'il va devoir rejoindre les prisons malgaches parce qu'en fait l'extradition c'est, on va dire, la réalisation d'un emprisonnement sur le territoire d'origine. C'est-à-dire ? C'est-à-dire malgache, là où s'est perpétrée l'infraction. Donc si je comprends bien, au bout de l'enquête actuelle, il pourrait y avoir un procès à Madagascar en l'absence de M. Ravatomanga. Et en cas de condamnation, il pourrait être ensuite extradé de Maurice à Madagascar, c'est ça ? Oui, et il pourrait également être jugé à Maurice par les autorités mauriciennes et peut-être soldé par une condamnation si les faits sont avérés. Il pourrait donc y avoir deux procès en parallèle ? Un à Maurice et un à Madagascar ? Exactement. Mais sur des faits différents alors ? Sur des faits différents. Au moment de l'insurrection du mois d'octobre, beaucoup d'autres dignitaires de l'ancien régime se sont enfuis, à commencer par le président, Andry Radjoelina, le Premier ministre, le président du Sénat. Alors du coup, beaucoup de Malgaches se demandent pourquoi vous n'avez pas lancé contre eux des mandats d'arrêt internationaux alors que vous l'avez fait contre M. Ravatomanga ? Si, on en a fait contre l'ancien maire de Tana. Il est impliqué dans un dossier où il y a plusieurs personnes qui sont placées sous mandat de dépôt et où lui-même est inculpé. Mais il a pu se soustraire à l'arrestation. On a lancé un mandat d'arrêt à Madagascar et internationaux contre lui au cas où il arriverait à sortir de Madagascar. Mais pour les autres, les mandats d'arrêt internationaux ne peuvent être faits que sur la base d'une procédure déjà ouverte. Or, aucune procédure n'a été ouverte, ni contre le président Andry Rajoelina, ni contre l'ancien Premier ministre, ni contre l'ancien président du Sénat ? Pas encore. Et justement, quelles sont les personnes contre qui vont être ouvertes des procédures ? Je ne dirais pas les noms parce qu'il y en a qui sont encore à Madagascar et qui risquent de s'enfuir si je vais dire les noms. Il y a des procédures qui ont déjà été ouvertes. Par exemple, pour Mame Ravatomanga, il y a eu ls Boeing 777. Il y a le dossier GEL-LTC. Avec ces deux procédures-là, qui étaient au PNF et au Bianco, il y a eu un mandat d'arrêt pour pouvoir permettre aux juridictions compétentes de procéder à une enquête envers Mame Ravatomanga. Il y a eu une procédure ouverte au niveau du Bianco et du pôle anticorruption contre Le Maire de Tana et Consort. Et comme il n'a pas pu se présenter à cette enquête, un mandat d'arrêt international a été décerné à son encontre également pour pouvoir le présenter devant la justice. On parle du maire d'Antananarivo ? On parle de l'ancien maire, oui. Pour Andry Rajoelina, en tant qu'ancien président, il faut qu'il soit présent. Il faut qu'il y ait une procédure ouverte et nous sommes en train de voir quelles sont les possibilités, ainsi que les autres membres du gouvernement. On est en train également de voir quelles sont les possibilités. Et une fois que ces possibilités de poursuites sont ouvertes, des convocations vont être envoyées. Convocations d'abord et puis mandat d'arrêt après. Et s'ils ne sont pas à Madagascar, donc des mandats d'arrêt internationaux. C'est comme ça en fait les procédures. On ne peut pas lancer tout de suite un mandat d'arrêt. Il faut d'abord qu'on ouvre l'enquête. Qu'on fasse les convocations. Et s'il est avéré que la personne n'est pas à Madagascar, on lance le mandat d'arrêt. Donc vous envisagez une procédure contre l'ancien président Andry Rajoelina ? Bien sûr. Pour toutes les personnes qui ont commis des infractions dans ce pays, il y aura des procédures qui seront ouvertes contre elles, y compris Andry Rajoelina. Et contre Andry Rajoelina, cette procédure pourrait-elle être ouverte d'ici la fin de l'année ? Bien sûr, avant la fin de l'année. Donc dans les semaines qui viennent ? Je ne pourrais pas vous dire dans combien de temps. Avant la fin de l'année. Et sur quelle base ? Sur quels faits précis ? Quand la procédure sera ouverte, vous aurez la communication là-dessus. Plus les avocats de la défense savent moins longtemps à l'avance, moins ils peuvent se défendre. Et préparer leurs alibis. Donc je ne peux pas vous dire sur quelle base on va les inculper avant d'entamer la procédure. C'est sûr qu'ils vont être poursuivis. Mais on ne peut pas vous dire là tout de suite sur quelle base. Sinon ils vont anticiper les preuves, ils vont préparer leur défense, leurs alibis, etc. Et ça rentre dans le cadre du secret de l'instruction. C'est sûr que l'ancien président Andry Rajoelina va être poursuivi ? Voilà. Donc ça c'est une certitude. Alors on sait que beaucoup d'avoirs...Et je pense que lui-même, il n'ignore pas qu'il a commis des infractions dans ce pays. À lire aussiMadagascar: Emmanuel Macron propose au nouveau dirigeant malgache «l'appui de la France» pour la transition

Les Paillettes Off
Je suis une radio paillettes - RDV un vendredi à la Plaine Saint Denis chez la Gugune

Les Paillettes Off

Play Episode Listen Later Nov 21, 2025 40:47


Surprise ! Puisque le premier "hors série" a eu l'air de vous plaire, on remet ça avec Ginger, Mélanie et Delphine ! Prêt(e)s pour des questions insolites ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le 13/14
Eliette Abécassis raconte "Puisque tu pars" de Jean-Jacques Goldman

Le 13/14

Play Episode Listen Later Nov 12, 2025 5:07


durée : 00:05:07 - C'est une chanson - par : Frédéric Pommier - Elle vient de sortir "45, rue d'ULM" (ed. Flammarion), récit dans lequel elle revient sur les lieux de ses années d'étude à l'ENS. Au micro de Frédéric Pommier, Eliette Abécassis évoque "Puisque tu pars" de Jean-Jacques Goldman, titre qui lui rappelle son départ pour les USA quand elle avait 24 ans. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Invité Afrique
Lancement de la mine de Simandou: «Un jour historique pour la Guinée», estime Bouna Sylla

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Nov 11, 2025 11:44


Journée historique en Guinée. Ce mardi 11 novembre marquera le lancement de la mine de Simandou, cette immense réserve de deux milliards de tonnes de fer à haute teneur. Une mine dont les Guinéens attendaient l'exploitation depuis trente ans. Bientôt, les deux principaux opérateurs, Winning Consortium Simandou (WCS), un consortium d'entreprises chinoises, et Simfer, une filiale de l'anglo-australienne Rio Tinto associée à la chinoise Chinalco, exporteront 120 millions de tonnes de fer par an, générant des milliards de dollars de revenus pour l'État guinéen. Ce projet lèguera aussi un chemin de fer de plus de 600 km entre le port de Morebaya et la mine dans l'est du pays. Et prévoit la construction, dans un deuxième temps, d'un port en eau profonde et d'une usine de transformation du minerai. Le ministre des Mines Bouna Sylla répond aux questions de RFI. RFI : Ce mardi 11 novembre marque le lancement du projet Simandou. Cela fait presque trente ans que l'on parle de ce projet, qui se concrétise enfin. C'est un jour historique pour la Guinée. Est-ce une satisfaction pour vous ? Bouna Sylla: C'est plus qu'une satisfaction. C'est plutôt le passage du rêve à la réalité pour des millions de Guinéens. Depuis nos pères fondateurs, tous les dirigeants qui se sont succédé ont eu pour objectif de réaliser ce projet. Finalement, c'est grâce au leadership du président de la République, Mamadi Doumbouya, que ce projet voit le jour de manière concrète, avec les infrastructures que vous voyez devant vous. Ce gigantesque projet est le plus gros projet mine-infrastructures dans le monde, avec 20 milliards de dollars d'investissements. Comme vous le dites, ce sera un des plus grands projets miniers du monde. Les entreprises doivent produire et exporter à terme 120 millions de tonnes de fer par an. Cela va générer des revenus considérables pour l'État guinéen à travers des taxes et des impôts. À combien chiffrez-vous ces revenus ? Quand on atteindra les 120 millions de tonnes, ce sera environ deux milliards de dollars de revenus qui seront générés par le projet, sans compter les revenus indirects. Le projet ne sera pas uniquement pour l'exportation du minerai brut, comme on l'a connu par le passé, mais ce minerai sera également transformé sur place pour plus de valeur ajoutée. Les premières années, les entreprises bénéficieront d'exonérations d'impôts relativement importantes. Les dix premières années, Winning Consortium Simandou (WCS) ne payera pas d'impôts sur les sociétés et Simfer bénéficiera d'une exonération de 50 % les huit premières années. Pourquoi ces exonérations aux entreprises ? Dans l'industrie minière, les revenus les plus sûrs sont les royalties, c'est-à-dire les taxes minières. Il n'y a pas d'exonération sur les taxes minières. Dans le cas de Simfer, les impôts sur les sociétés sont remplacés par le pilier deux de l'OCDE pour que, dès les premières années de profits, il y a 15 % de profits qui sont partagés avec l'État. À la fin de la période de l'impôt minimum forfaitaire de l'OCDE, on passera au droit commun qui est de 30 %. Dans combien de temps atteindra-t-on la production de 120 millions de tonnes de fer ? Dans les accords, c'est trois ans. Mais avec l'avance qui a été prise par les partenaires industriels dans la réalisation du projet, nous atteindrons ces 120 millions de tonnes au bout de deux ans. Simandou en phase d'exploitation représente environ combien d'emplois directs et indirects ? En phase de construction, c'est plus de 50 000 emplois. En phase d'exploitation, c'est entre 10 000 et 15 000 emplois directs, sans compter tous les emplois indirects. Quand vous mettez tout ça ensemble, cela sera au moins plus de 20 000 emplois. On est en train de passer de la phase de construction de la mine à la phase d'exploitation. Ces prochains mois, on va vers une perte de 30 000 emplois à peu près. Justement, dans le cadre du comité stratégique du projet Simandou, on a une task force qui s'appelle la « Task force de mobilisation » afin d'éviter que les 50 000 personnes qui travaillent sur ce projet ne se retrouvent pas au chômage. C'est pour cela que nous travaillons pour créer de nouveaux projets dans le cadre du programme Simandou 2040. Dans le secteur minier, on a un projet de raffinerie qu'on a lancé au mois de mars dernier, qui va absorber une partie de ces employés. D'ici à la fin de l'année, on va lancer un nouveau projet de raffinerie de transformation de bauxite en alumine. Tous ces projets que nous allons lancer permettront d'absorber, dans le cadre de la remobilisation des démobilisés du projet, ces 50 000 personnes et leur trouver des perspectives. Ce qui va permettre de réduire la pauvreté dans le pays. Les conventions ont été renégociées en 2022 et 2023 sous le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). Qu'est-ce qui a changé à la suite de ces renégociations ? Au niveau fiscal, on a amélioré substantiellement les revenus attendus par l'État dans le projet de plus de 20 % par rapport aux conventions initiales. Mais aussi, chose extrêmement importante, les infrastructures telles que renégociées vont faire du transport marchandises, passagers et minerais. Il y aura un train de passagers par jour dans chaque direction et trois trains marchandises par semaine, ce qui permettra d'augmenter encore plus l'impact économique du projet pour l'ensemble du pays. Les conventions ont été renégociées en 2022 et 2023. Une partie des résultats de ces négociations ont été publiés, mais pas tout. Notamment, la convention de codéveloppement, qui crée la Compagnie du Transguinéen (CTG) et qui encadre la gestion des infrastructures du projet, n'a pas été publiée. Certains observateurs estiment que c'est un manque de transparence. Quand est-ce que cette convention sera publiée ? Il faut se rendre compte que c'est un projet complexe. Il entre en production aujourd'hui, mais il y avait quelques documents qui étaient en cours d'ajustement. Après la construction des infrastructures, il faut six mois de mise en service pour s'assurer que l'ensemble de l'infrastructure est robuste. C'est après tout cela que l'on peut entrer dans les questions de publication des documents. On ne va pas publier quelque chose alors qu'on a six mois de mise en service. À la fin de la mise en service, c'est validé par les certificateurs indépendants internationaux qui sont recrutés, qui disent : « Tout est ok. Voici le coût des investissements. Le chemin de fer fonctionne bien, la signalisation fonctionne bien. Les boucles ferroviaires, etc. » C'est à la fin de tout cela que l'on pourra publier. Mais une fois que la mise en service du projet est finalisée, c'est-à-dire pas avant six mois, vers juin 2026. Puisque cette convention, pour l'heure, n'est pas publiée, on a peu de précisions encore sur la CTG qui sera l'opérateur des infrastructures. Quel est le statut de cette entreprise ? Les entreprises minières vont-elles, par exemple, devoir payer une redevance pour utiliser les infrastructures ? Qu'est-ce que va rapporter à l'État guinéen ? C'est une société anonyme, privée, de droit guinéen, qui est propriétaire des infrastructures et qui est opérateur de ces infrastructures pour les 35 prochaines années. Le modèle économique du projet, c'est que les principaux clients de la CTG, ce sont les mines. Les mines vont faire transporter leurs minerais sur le chemin de fer et l'exporter via le port. Ce n'est pas gratuit, ils vont payer des redevances d'utilisation de l'infrastructure. Ce sont ces redevances qui permettent à la CTG de fonctionner, mais également de rembourser les dettes contractées pour le financement de la réalisation de l'infrastructure. Certains responsables guinéens ont affirmé à plusieurs reprises que les entreprises minières construisaient un port en eau profonde pour accueillir les minéraliers, qui sont les bateaux servant à exporter le fer. Pourtant, sur les sites Internet de Simfer et de Winning Consortium Simandou, il est indiqué qu'ils construisent des ports de barges qui, elles, iront en haute mer pour déposer le fer sur des minéraliers. Finalement, quel type de ports aura-t-on pour ce projet ? À la fin de l'atteinte des 120 millions de tonnes, au bout de deux ou trois ans, on va engager les études de faisabilité pour l'extension de la capacité du port, pour passer à un port en eau profonde. Il faut d'abord faire les études de faisabilité qui nous diront combien de temps prendra la construction de l'infrastructure. Les conventions prévoient que les entreprises fassent une étude de faisabilité dans les deux ans, soit pour une aciérie d'une capacité de 500 000 tonnes par an, soit d'une usine de pellets - un produit intermédiaire entre le fer et l'acier - d'une capacité de deux millions de tonnes par an. En Guinée, l'un des problèmes majeurs pour l'industrialisation, c'est le manque d'énergie. Avec quelles solutions énergétiques peut-on construire de telles usines en Guinée ? Déjà, il y a une capacité aujourd'hui hydroélectrique qui permet de fournir de l'énergie à ce projet d'aciérie ou d'usines de pellets de 2 millions de tonnes. Il y a un barrage en construction de 300 mégawatts, qui est à plus de 45 % terminé. Il y a d'autres projets thermiques qui sont également en construction. Il y a une planification énergétique aujourd'hui du pays pour aligner les besoins énergétiques et industriels du pays avec le développement de nouveaux projets. Ce projet Simandou, avec les flux de revenus que cela va générer pour l'État, permettra également d'avoir plus de capacités de financement pour de nouvelles capacités énergétiques. En Guinée, il y a un autre grand gisement de fer, c'est la mine de fer du mont Nimba, qui n'est pas très loin de Simandou d'ailleurs. Ce projet reste bloqué parce que jusque là, les entreprises privilégiaient de faire sortir le minerai par le Liberia qui est plus proche, alors que l'État guinéen privilégiait une sortie par un port guinéen. Aujourd'hui, l'option que vous privilégiez, c'est de faire un raccordement entre le chemin de fer de Simandou et le mont Nimba ? La volonté du gouvernement, c'est de faire une boucle ferroviaire sur l'ensemble du pays. Le gisement du mont Nimba est à 130 kilomètres du chemin de fer de Simandou, ce n'est pas très loin. La question de capacité ne se pose pas, car il y a une capacité disponible sur l'infrastructure ferroviaire. Cela augmente aussi la viabilité du projet de Nimba, du fait de la disponibilité de l'infrastructure du Simandou. Il y a d'autres projets miniers de moindre envergure qui sont aussi en souffrance depuis un moment. Notamment la bauxite à Dabola-Tougué et le fer à Kalia, dans la région de Faranah. Envisagez-vous aussi de faire des raccordement de chemin de fer pour relancer ces projets miniers ? Tout le mérite de ce projet Simandou tel qu'il est pensé, conçu et réalisé, c'est d'être une infrastructure multi utilisateurs. Cela veut dire qu'il y a un droit d'accès des tiers qui sont le long du corridor. Vous avez parlé du projet de bauxite de Dabola-Tougué, du projet de minerai de fer de Kalia, et on vient de parler du mont Nimba. Tous ces projets négocieront des accords d'accès ferroviaire pour pouvoir transporter leurs minerais vers les ports qui se trouvent sur la côte. L'avantage du co-développement, c'est que ça permet d'avoir une infrastructure qui est économiquement viable parce que ça réduit les dépenses d'investissement de capital (Capex) pour tous les investisseurs. Cela permet aussi aux mines de pouvoir transporter leurs minerais à des prix compétitifs et devenir beaucoup plus viables. Le minerai de Kalia, s'il n'y avait pas la disponibilité de cette infrastructure, est difficile à sortir, car il est piégé dans l'arrière-pays. Mais du fait de la disponibilité de cette infrastructure et du droit d'accès qu'elle offre, avec des principes tarifaires extrêmement transparents pour tous les utilisateurs, c'est une chance pour tous les projets qui se trouvent le long du corridor d'être sur le marché. Une chance aussi pour la Guinée d'avoir à réaliser ces infrastructures conformément à cette vision. Sinon, on allait se retrouver avec une infrastructure dédiée uniquement au minerai de fer de Simandou, ce qui n'avait aucun sens. Malheureusement, sur les chantiers, il y a eu un certain nombre d'accidents et de morts. Winning Consortium a déclaré en octobre qu'il y avait eu deux morts chez eux. Nos confrères de Reuters ont publié en mars une enquête dévoilant qu'il y avait eu une dizaine de morts chez Winning Consortium. Au mois d'août, il y a eu un mort chez Rio Tinto. Quel est votre bilan du nombre de morts sur les chantiers ? Je ne commente pas les chiffres, mais ce que je peux vous dire que pour tous ces accidents, on a recruté des firmes indépendantes pour des enquêtes. Les résultats de ces enquêtes vont être révélés. Mais votre bilan, combien y a-t-il eu de morts sur la phase de construction en tout ? Comme je vous ai dit, il y a des enquêtes qui sont en cours. Quelqu'un peut aller au travail et il rentre le soir, il a la malaria, il meurt. On va déterminer si c'est à cause de son travail ou non. C'est pour cela que l'on met en place des enquêtes indépendantes. Il y a des firmes internationales qui ont été recrutées, qui font ces enquêtes dont les résultats seront communiquées ultérieurement. Les questions d'accident et de santé-sécurité pour les travailleurs du secteur minier sont un sujet extrêmement important pour nous. Nous travaillons avec tous les partenaires internationaux afin de prendre des mesures afin que ce type d'accident ne puisse se reproduire. Dans les conventions, il est prévu que 5 % des revenus induits par le projet Simandou aillent dans l'éducation. Pourriez-vous préciser ce projet ? 5 % des revenus de chacune des mines, en termes d'impôts et taxes, que l'État guinéen va percevoir, vont être affectés au financement du système éducatif à l'intérieur du pays. Construire des écoles, des bibliothèques, des enseignants pour augmenter le niveau de l'éducation, le niveau d'alphabétisation. Ensuite 20 % des impôts et taxes que l'État va percevoir provenant de la CTG pour amener aux meilleurs lycéens guinéens, des 33 préfectures du pays pendant les 35 prochaines années, des bourses d'études en France, aux États-Unis, en Chine, au Japon, dans le monde entier pour former les générations futures. L'argent pour les générations futures, c'est l'investissement sur le capital humain. Avec les 5 % de revenus induits par Simandou et les 20 % de la CTG, combien tablez-vous pour le budget de ce programme ? Pas moins de 200 à 300 millions de dollars par an. Il faut préciser que toutes ces bourses seront pour les filières scientifiques et techniques, parce que il faut former plus de gens pour la production que pour la gestion. Ce qui ferait à peu près combien de bourses d'études par an ? Je ne peux pas vous dire aujourd'hui avec certitude combien de personnes on pourrait envoyer, mais c'est des milliers de jeunes qui vont en profiter. À lire aussiGuinée: les autorités inaugurent le mégaprojet minier de Simandou

Reportage Afrique
Tunisie: les femmes à l'avant-garde de la pâtisserie

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Oct 22, 2025 2:24


En Tunisie, les femmes ont toujours été majoritaires dans le domaine de la pâtisserie traditionnelle. Mais depuis quelques années, de jeunes pâtissières bouleversent les codes, optant pour une pâtisserie à la française, allégée en sucre et diversifiée. Une manière de revendiquer une créativité et une originalité tout en s'inspirant des recettes des pâtisseries ancestrales. À la pâtisserie Boulevard des Capucines, en banlieue nord de Tunis, Salma Langar, 36 ans, donne ses instructions de la journée pour la conception de ses gâteaux. Depuis onze ans, cette passionnée s'adonne à la pâtisserie haut de gamme. « Je voulais faire ça depuis toute petite, j'ai grandi dans une famille de cuisiniers. Mon père avait un restaurant, donc j'ai ouvert les yeux dans le restaurant de mon père et aussi dans la cuisine de ma grand-mère qui est une grande cuisinière. J'ai grandi en cuisinant les gâteaux traditionnels, avec elle et avec mes tantes. Vraiment chaque Ramadan, chaque Aïd », raconte-t-elle.  Et pourtant, dans les vitrines de sa pâtisserie, les douceurs traditionnelles tunisiennes sont absentes. Salma a misé sur la différence. On trouve des opéras revisités, des tartes aux fruits, des trompe-l'œil, dont le best-seller, un saucisson chocolat noisette... « J'aime bien qu'on s'amuse avec la pâtisserie. Puisque ici les gens ne peuvent pas manger de la charcuterie de porc, on s'est dit ''on va leur faire une charcuterie en chocolat''. Et les gens adorent », s'amuse-t-elle.  Pour cette cheffe, formée entre la Tunisie et la France, notamment chez le chef pâtissier Cyril Lignac, le terrain de la pâtisserie en Tunisie est un tremplin pour les femmes et laisse place à la créativité. « On voit beaucoup de femmes qui sont en train de se lancer, même qui sont en train de faire des reconversions professionnelles, c'est ça qui est beau », s'enthousiasme-t-elle.  À lire aussiLes délices du continent: en Tunisie, le mleoui est une institution de la street food [4/10] Une reconversion qui a fait le succès de sa collègue, Kawther Hattab, à la tête d'une autre pâtisserie, Madeleine et Proust. Dans son enseigne, la précision et le dosage sont les maîtres mots. Kawther, 40 ans, ancienne ingénieure, s'est amourachée de la pâtisserie à travers le jeu sur la matière. « Je me suis inspirée de ce que j'aimais manger : la fleur d'oranger, l'eau de rose, etc. Mais à ma façon et en l'intégrant dans des mousses, des recettes françaises. C'est aussi comme ça que j'ai des combinaisons entre les saveurs tunisiennes, la Méditerranée et la France », détaille-t-elle. Dans un pays qui compte 16% de diabétiques, Kawther a voulu aussi innover en diminuant le sucre. « Je n'ai pas travaillé uniquement sur le sucre, j'ai travaillé également sur le gras, parce que c'est un ratio. Si on diminue seulement le sucre, le taux de gras augmente, donc on n'est pas sur une recette qui est forcément saine ou avec moins de calories », explique-t-elle. La recette fonctionne car la pâtisserie vient d'ouvrir un café dédié au brunch. Salma, elle, a inauguré une boutique de glaces artisanales, nommée Lou, inspirée des recettes italiennes. À lire aussiTunisie: la richesse du patrimoine culinaire encore méconnue

Les p't**s bateaux
Puisque les frites sont souvent rectangulaires, qu'est-ce qu'on fait des bouts ronds ?

Les p't**s bateaux

Play Episode Listen Later Aug 16, 2025 3:52


durée : 00:03:52 - Les P'tits Bateaux - par : Camille Crosnier - "Dans les restaurants y'a que des frites rectangulaires. J'aimerais savoir ce qu'on fait des bouts ronds." se demande Lou. Pierre-Brice Lebrun a écrit "Petit traité de la pomme de terre et de la frite", aux éditions Le Sureau; il est donc calé pour donner la réponse. - réalisé par : Stéphanie TEXIER Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.