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À l'occasion de ses 20 ans, l'association Cartooning for Peace célèbre à Paris son anniversaire. Cette organisation née au lendemain de la polémique sur les caricatures du Prophète en 2005 vise à défendre les droits et la liberté des caricaturistes à travers le monde. Sur le continent : en Ouganda avec Jimmy Spire condamné pour avoir dénoncé des faits de corruption, au Kenya avec l'arrestation arbitraire de Kibet Bull, au Rwanda avec le meurtre du caricaturiste congolais Kayene assassiné en 2024… Les exemples de dessinateurs censurés ou persécutés ne manquent pas. Pour en parler, le dessinateur et directeur de l'un des plus anciens journaux satiriques en Afrique : Lassane Zohoré de l'hebdomadaire ivoirien Gbich. Il est l'invité de Frédéric Garat. RFI : Bon anniversaire. Puisque vous fêtez avec Cartooning for Peace, cette année, vos 20 ans d'existence. Vous serez présent ce jeudi 24 septembre à Paris, au Théâtre de la Concorde, pour une grande soirée placée sous le thème de la « Démocratie sous pression : dessiner pour résister ». Est-ce que les dessinateurs africains sont sous pression sur le continent ? Lassane Zohoré : Je crois que tous les dessinateurs dans le monde sont sous pression. Aujourd'hui, bon, on ne peut pas rire de tout, on ne peut pas forcément parler de tout, mais bon, on se bat comme on peut à côté des journalistes pour pouvoir gagner davantage notre droit à la parole, pour faire progresser la démocratie dans le monde. Voilà, donc, je pense qu'on n'échappe pas à ça. Heureusement que Cartooning for Peace existe pour que nous puissions aussi continuer à mener cette bataille-là. Justement depuis que Cartooning for Peace a été créé, donc en 2006, sous l'égide de Kofi Annan et du dessinateur français Plantu. Est-ce que vous diriez que l'association a contribué à améliorer la situation des caricaturistes sur le continent ? Oui, bien sûr, parce que, bon, il faut dire que pendant longtemps, le dessin a été considéré comme un divertissement. Et après, quand on a commencé à parler des problèmes politiques, les gens ont ouvert un peu plus les yeux pour voir ce que racontent les dessins. Il faut dire qu'un texte peut passer inaperçu, mais un dessin, c'est difficile que ça passe inaperçu. Voilà, donc, je pense que Cartooning for Peace a vraiment contribué à donner un statut aux dessinateurs sur le continent et aussi à se battre à leurs côtés. Parce que déjà, quand je prends le cas de Gado au Kenya, Zapiro en Afrique du Sud ou encore Willy Zekid au Congo, je pense que Cartooning s'est vraiment battu aux côtés de ces personnes-là pour la liberté d'expression. La caricature, ça reste malgré tout un outil de résistance et de mobilisation citoyenne en Afrique ? Oui, tout à fait. Tout à fait, parce que nous sommes sur un continent qui est en majorité analphabète. Donc, le dessin aide aussi à comprendre certaines situations. Un dessin qui critique une situation, ça parle beaucoup plus qu'un long texte. Donc, je pense que ça contribue largement à se battre contre des fléaux ou encore sur des situations qui n'arrangent pas vraiment la population. Justement en Afrique, là où l'info ne passe plus parce que les médias sont censurés, les radios coupées, les journaux interdits, un dessin, ça peut éveiller les consciences ? Déjà même, je prends la situation de Gbich que je connais le mieux, on a eu quand même à traiter pas mal de sujets qui ont contribué à faire prendre conscience à la population. Et je pense qu'on ne dira pas que les dessinateurs sont ceux qui portent le lourd fardeau de la liberté d'expression, mais on fait partie du combat et on apporte notre pierre à l'édifice. Les dessins peuvent vraiment contribuer à faire avancer des causes. En l'occurrence, Gbich, dont vous êtes le directeur, au cours de l'histoire récente ivoirienne, est-ce qu'il y a des dessins qui sont restés particulièrement emblématiques au cours des différentes crises qu'a connu le pays ? Bon, moi, ça va être difficile que je cite un dessin, mais il y a une période qui m'a particulièrement marqué quand il y a eu l'élection en 2010 entre Laurent Gbagbo et Ouattara. À ce moment, le peuple était vraiment stressé et nous, on a fait vraiment des dessins qui ont réussi à décrisper la situation parce qu'on a eu des témoignages en fait. Il y en a qui étaient complètement déprimés, mais grâce à Gbich, ils arrivaient à supporter cette période-là, parce qu'on arrivait à dédramatiser les situations, à dépassionner les débats. Et je pense que ça, c'est tout le travail des dessinateurs. C'est ce que vous dites d'ailleurs, je crois que c'est une de vos maximes : « Le dessin, c'est un poil à gratter en temps de paix et un apaisant en temps de guerre. » Exactement. Donc c'est un slogan qui a longtemps été utilisé par Gbich. Donc à chacun son rôle. Vous savez, les hommes politiques eux-mêmes acceptent bien la situation, mais ce sont les militants qui jouent souvent les gens zélés. Et moi, j'ai reçu parfois des coups de fil de menaces. Une fois, j'ai reçu un coup de fil où on me disait qu'on connaissait mes déplacements, les personnes que je fréquentais… les militants effectivement peuvent se montrer très zélés. Mais pour avoir échangé avec le président Ouattara et Gbagbo, eux, à leur niveau, il n'y a jamais eu de problème. En la matière, est-ce qu'il ne faudrait pas, Lassane Zohoré, un statut peut-être plus solide, professionnel, du dessinateur, un statut de dessinateur de presse par exemple ? Est-ce que vous y travaillez avec Cartooning for Peace dans les différents pays où vous êtes actif ? Oui, bon, déjà le dessinateur de presse est accepté comme un professionnel de l'information, donc je pense que ça aussi, c'est aussi le fait de s'être battu pendant longtemps. On avait un statut assez hybride, mais aujourd'hui, il y a même des pays où le dessinateur est carrément journaliste. Voilà. C'est un combat de tous les jours, il faut se battre pour pouvoir être reconnu et je pense qu'en Côte d'Ivoire, en tout cas pour nous, il n'y a pas de souci, nous sommes reconnus par le monde des médias. C'est un combat de tous les jours qu'il faut mener afin que le destinateur soit reconnu.
Puisque l'opéra se donne presque toujours pour vocation d'embrasser les grandes questions de l'existence humain, il a presque toujours mis des enfants en scène. Mais ce n'est jamais que depuis les années 1960 que se sont développés des opéras spécialement adressés au jeune public. Est-ce à dire que l'opéra a un message à faire passer aux enfants, le … Continuer la lecture de « Metaclassique #399 – Grandir »
Il y a 70 ans, quelque 50 écrivains et artistes noirs se réunissaient en septembre 1956 à la Sorbonne, à Paris, pour proclamer la renaissance de la culture africaine. Aujourd'hui, ce combat est-il gagné ou est-ce qu'il reste des citadelles à prendre ? Florence Alexis est l'une des deux commissaires de l'exposition qui accompagne le colloque organisé ce vendredi à la Sorbonne. Elle connaît d'autant mieux les enjeux du congrès de 1956 que son père, le grand écrivain haïtien Jacques Stephen Alexis, y a participé. Elle répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : « Laissez entrer les peuples noirs sur la grande scène de l'Histoire », a lancé Aimé Césaire à la Sorbonne, il y a 70 ans. En quoi ce premier Congrès des écrivains et artistes noirs a-t-il été fondateur ? Il est fondateur parce que, d'abord, il a lieu après le lancement de ce concept de négritude qui a été, comme vous le savez, inventé par Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor. Et le Congrès des écrivains et artistes noirs se place dans cette lignée avec un axe très ouvert sur la culture et les arts. Est-ce qu'on peut dire qu'à l'époque, la colonisation a détruit la culture africaine et que l'enjeu, c'est cette renaissance de la culture, ou pas ? Oui, on peut le dire. Senghor le dit lui-même avec ses propres mots : « La Renaissance européenne s'est édifiée sur les ruines de la civilisation négro-africaine. La force américaine s'est engraissée de la sueur du sang nègre. C'est 200 millions de morts que la traite des nègres a coûté à l'Afrique, mais qui dénombrera les richesses perdues ? Grâce à Dieu, la flamme n'est pas éteinte. Le levain est resté au fond des cœurs et des corps meurtris qui permet aujourd'hui notre renaissance. » Si vous voulez, effectivement, il y a vraiment une destruction liée aux prédations coloniales, mais en même temps, il y a un appel à la renaissance sur ce qu'il reste et ce qui a pu survivre à la violence coloniale qui a précédé. Peut-on parler de la fin d'une domination occidentale sur la culture africaine ? À ce moment-là, oui, puisqu'il y a reconquête, si vous voulez. Il y a la redéfinition des appartenances. C'est une réflexion endogène, sur soi, qui permet aussi de se relier aux autres, parce qu'il y a peut-être un point qui est important à souligner, c'est que ces hommes ont traversé la Deuxième Guerre mondiale, comme vous le savez. Par exemple, un homme comme Léopold Sédar Senghor a combattu comme soldat français pendant la Deuxième Guerre mondiale. Il a d'ailleurs frôlé la mort. Il a failli être exécuté par les Allemands à ce moment-là. Et donc, il y a aussi l'expérience du racisme et du nazisme qui éclaire la réflexion de ce congrès et qui, tout en défendant ses propres valeurs, s'attache vraiment à la notion d'universel et de lien avec le reste de l'humanité. Est-ce que c'est vrai qu'il y a eu, pendant ce congrès il y a 70 ans, un débat assez vif entre Senghor, qui croyait en une seule culture négro-africaine, et votre père, Jacques Stéphen Alexis, qui préférait parler de culture nationale ? Oui, il y a des débats qui sont en fait des approches, je dirais, à la fois philosophiques et politiques. Effectivement, mon père était plus attaché à défendre les approches nationales de la culture haïtienne. Mais je dirais qu'il y a un fond commun qui est partagé, même si les participants ne partagent pas tous les mêmes idées. Est-ce une façon pour votre père, à ce moment-là, d'affirmer les cultures caribéennes à côté des cultures africaines ? Les cultures africaines, elles ont survécu peut-être un petit peu mieux, mais les cultures caribéennes sont à peine définies à l'époque, même si les leaders du début du XXᵉ siècle, qui ont lancé les Congrès panafricains - c'est intéressant de le rappeler - sont tous des gens de la Caraïbe. Donc la notion même de panafricanisme, elle naît dans la Caraïbe, elle est lancée par des Trinidadiens et portée également par des Noirs américains et des Haïtiens. C'est intéressant de voir que cette idée panafricaine, elle émerge même du monde des diasporas africaines avant même de s'épanouir en Afrique, avec d'autres leaders au Ghana, au Kenya, etc. Mais c'est vrai qu'à l'époque, il y a manifestement un grand besoin de se définir en tant que Caribéens, et c'est cette voie que mon père a essayé d'exprimer au sein du Congrès, avec d'autres. Il y avait d'autres intellectuels de la Caraïbe, Édouard Glissant qui est encore très jeune, et Frantz Fanon qui va faire une communication très importante lors de ce congrès. Alors, en 1956, dans ce congrès, il y avait 52 hommes et une femme, une seule femme. Est-ce que tout cela ne paraît pas très anachronique aujourd'hui ? Oui, totalement. Je pense que là, il y a vraiment un impensé de la part des organisateurs et des délégués. Et il y a effectivement une seule femme sur la photo, elle s'appelle Clara Perez. En fait, elle est l'épouse du président du Congrès qui était un Haïtien. Un illustre Haïtien qui s'appelait Jean Price-Mars et qui a présidé ce congrès à la place d'un autre très grand intellectuel noir, qui s'appelait W.E.B. Dubois, un Noir américain qui a été interdit de passeport par les États-Unis ; de même, par ailleurs, que la délégation sud-africaine, qui à cause de l'apartheid n'a pas pu se rendre non plus au Congrès. Vous avez beaucoup de femmes qui auraient pu être présentes à ce moment-là, et il n'y en a aucune sur la photo, sinon Madame Price-Mars. Mais évidemment, il y a beaucoup de femmes comme Paulette et Jeanne Nardal, dont on reparle aujourd'hui bien utilement, comme Jacqueline Leiner, comme Lilyan Kesteloot, comme Joséphine Baker, qui a soutenu concrètement le Congrès des femmes, comme Sarah Maldoror, comme Gerty Archimède ou encore Suzanne Roussi Césaire, qui était l'épouse d'Aimé Césaire et qui s'était déjà illustrée comme une grande intellectuelle dans l'entre-deux-guerres. Donc les femmes sont absentes. Effectivement, je pense que c'est le fruit des mentalités de l'époque. Mais justement, dans l'exposition, on a traité ce sujet et on a rappelé ce que les femmes avaient déjà commencé à apporter à la réflexion. On le montre dans l'exposition. 70 ans après, est-ce que les combats de 1956 sont tous gagnés ou est-ce qu'il reste des citadelles à prendre ? Sur le champ culturel, en tout cas, quand on voit leurs préoccupations de l'époque, on se rend compte que les artistes se confrontent exactement aux mêmes difficultés aujourd'hui. Le recel de biens culturels, qui est déjà à l'ordre du jour dans les débats du Congrès, ce sont des problèmes qui sont encore d'actualité aujourd'hui. Vous parlez des recels de biens culturels, mais sur ce plan là, il y a quand même une petite évolution depuis une dizaine d'années, non ? Bien sûr qu'il y a évolution. Mais justement, c'est ça qui est intéressant : c'est de montrer que le Congrès de 1956 aborde déjà ces questions, même si les gens ne s'en souviennent pas bien et que, aujourd'hui, 70 ans plus tard, on voit quand même que c'est un combat qui a porté ses fruits, puisque ce sont des questions qui sont abordées prudemment, je dirais timidement, très progressivement. Mais en tout cas, le débat a porté ses fruits. Et aujourd'hui, effectivement, beaucoup d'œuvres d'art commencent à être rapatriées dans leur terre natale. Et donc, effectivement, vous avez raison, il y a des évolutions. Ce qui est intéressant, c'est de montrer que le premier Congrès des écrivains et artistes noirs, fondé par Alioune Diop, a vraiment ouvert ces débats et nous amène aujourd'hui à résoudre certaines questions qui étaient encore en suspens à l'époque. Florence Alexis, vous êtes l'une des deux commissaires de l'exposition qui accompagne le colloque de ce vendredi à la Sorbonne, à Paris. Quelles sont les pièces que vous tenez à exposer, à montrer au public, dans la partie dont vous avez la responsabilité, c'est-à-dire la mémoire d'un congrès, celui de 1956 ? Je me suis appuyée sur le fonds photographique de Présence africaine. Ce sont des documents plutôt anciens mais qui sont mal connus, notamment la magnifique affiche de l'exposition, qui était un dessin qui avait été offert par Pablo Picasso à Alioune Diop à l'occasion de ce congrès, et qui représente un des fils d'Aimé Césaire, à l'époque. Il y a évidemment une photo très connue qui est la photo du Congrès, où on voit la plupart des participants et dont nous avons parlé tout à l'heure. Et puis, il y a évidemment un portrait d'Alioune Diop, qui me paraît évidemment très important parce que c'était un homme qui était à la fois très discret, mais qui a été, on le voit aujourd'hui, terriblement efficace dans ses initiatives. Donc, c'est une figure qui gagne à être connue et qui devrait être mieux connue des jeunes Africains. Il y a une très belle photo qui vient des archives de l'humanité et qui montre Aimé Césaire, mon père Jacques Stéphen Alexis et l'écrivain noir américain Richard Wright, qui débattent debout dans la cour de la Sorbonne. Ça, c'est une image qui est moins connue. Il y a des portraits d'Aimé Césaire, il y a des photos, des débats et puis un très beau portrait, d'un homme qui a beaucoup compté - vous demandiez comment les choses avaient pu évoluer entre-temps - qui n'est plus de ce monde aujourd'hui, mais dont je suis heureuse de pouvoir prononcer le nom, qui s'appelait Okwui Enwezor, qui est un essayiste et un curateur du Nigeria. Il a été le premier Africain commissaire de la Biennale de Venise en 2015. Je dirais qu'il a fait basculer la présence des artistes non européens dans les grands événements artistiques mondiaux. Votre père, Jacques Stephen Alexis, a disparu en Haïti en 1961. Sans doute a-t-il été assassiné par les Tontons Macoutes de François Duvalier. Est-ce qu'aujourd'hui la République haïtienne a tout fait pour honorer sa mémoire ? Oui, la République haïtienne fait ce qu'elle peut dans la situation où elle est aujourd'hui. Puisque, vous le savez, l'État haïtien est en très grave difficulté actuellement et très menacé. Mais malgré ça, l'État haïtien a présenté officiellement ses excuses en 2022, quand nous avons eu la possibilité de célébrer le centenaire de mon père, qui est né en 1922. À l'occasion de la célébration de ce centenaire, l'État haïtien a présenté ses excuses. Face à la dérive politique et criminelle de votre pays, des troupes africaines, notamment tchadiennes, sont arrivées cette année à Port-au-Prince. Qu'est-ce que vous pensez de cette initiative africaine portée par la communauté internationale ? J'en pense beaucoup de bien. Je vois un témoignage de solidarité qui est extrêmement précieux parce que Haïti a eu l'occasion, à maintes reprises depuis son indépendance en 1804, de témoigner sa solidarité avec les pays africains et avec tous les peuples en lutte pour leur liberté. Donc, en ce sens, il est important qu'Haïti reçoive ce soutien de l'Afrique, parce que les liens avec Haïti et l'Afrique sont extrêmement forts, y compris culturels. Mais j'ai un peu peur du contexte actuel qui ne facilite pas ces initiatives, tout à fait louables et précieuses.
Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Emmanuel de Villiers, entrepreneur, et Fatima Aït Bounoua, prof de français, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Qu'il s'agisse de notre planète ou de l'espace tout entier, notre Univers est bien plus beau, bien plus mystérieux, bien plus riche que tout ce que nous imaginons. Avec sa curiosité, ses connaissances et ses mots, Christophe Galfard déplie l'univers et vulgarise autant l'infiniment petit que l'infiniment grand. Puisque vivre aujourd'hui signifie baigner dans un savoir inédit, j'ai souhaité consacrer un épisode entier à ce savoir. Et qui de mieux que Christophe Galfard pour nous sensibiliser à la beauté de ce qui nous dépasse.Avec lui sur Nouvel Œil, on parle de trous noirs, de compréhension de l'univers et de tout ce qu'on ne connaît pas encore.J'espère que cette écoute t'invitera à déceler l'infiniment grand dans l'infiniment petit.Belle écoute ! ☀️ Merci à l'Académie du Climat d'avoir permis d'enregistrer cet épisode dans leur studio.---
Au Sénégal, après deux ans d'âpres négociations, le Fonds monétaire international et Dakar ont trouvé un accord sur un prêt de 2,2 milliards de dollars pour appuyer le pays, qui se débat avec une dette vertigineuse de plus de 130% du PIB. Alors que la huitième mission du FMI depuis l'élection de Bassirou Diomaye Faye et la révélation en septembre 2024 des dettes cachées par l'administration précédente s'est achevée mardi 1ᵉʳ septembre, Majdi Debbich, le représentant du FMI au Sénégal, décrypte ce nouvel accord de coopération. RFI : Le Fonds monétaire international s'est mis d'accord avec le Sénégal pour l'obtention d'un nouveau prêt d'un montant de 2,2 milliards de dollars. Ce prêt, c'est une bonne nouvelle pour le Sénégal. Et pourquoi ? Majdi Debbich : Effectivement, c'est une excellente nouvelle. Cela fait deux ans que nous travaillons avec les autorités sénégalaises, d'abord sur la question du fameux « misreporting » de la dette cachée. En octobre 2025, les autorités sénégalaises ont demandé au FMI un nouveau programme. Aujourd'hui, c'est une étape importante, une première étape dans tout le process qui, in fine, doit conduire à la validation par notre conseil d'administration de ce nouveau programme. Vous parlez de première étape. Ça veut dire que le Sénégal va devoir attendre encore plusieurs mois avant que les premiers décaissements tombent sur ses comptes ? Généralement, vous avez donc dans nos process un certain nombre de mois qui s'écoulent entre un accord au niveau des services et la présentation au conseil d'administration du nouveau programme. Puisque les autorités doivent réaliser un certain nombre de mesures avant que l'on puisse présenter ce dossier au conseil d'administration. Généralement, pour vous donner une estimation, sur des programmes typiques, on est sur 2 à 3 mois. Donc, dans le cas du Sénégal, on peut imaginer des premiers décaissements à partir du mois de décembre. Ça reste dans le domaine du possible. Le Sénégal a bénéficié pour la dernière fois d'un financement du FMI fin 2023, il y a près de trois ans. Ces 20 derniers mois, les discussions étaient difficiles, voire quasi inexistantes. Concrètement, qu'est-ce qui a changé pour qu'un accord puisse être trouvé ? Les discussions ont été très intenses et nous avons un dialogue très étroit avec les autorités depuis la révélation de la dette cachée. Vous avez eu plusieurs étapes réalisées par les autorités sénégalaises pour traiter cette question de la dette cachée. Nous les avons accompagnées. Avec les autorités, on a convenu d'un package de réformes qui doit être mis en place pour que ce type de situation ne se répète pas. Les discussions sur le nouveau programme ont commencé il y a moins d'un an, donc c'est plus l'aboutissement d'un processus que vraiment un déblocage à court terme. On a quand même le sentiment que les choses se sont accélérées. Qu'est-ce qui s'est passé ? Le départ d'Ousmane Sonko de la Primature a-t-il aidé ? Je ne commenterai pas les développements politiques du Sénégal. En revanche, ce que je peux vous dire, c'est qu'on arrive à la fin d'un process. Des développements récents, notamment en matière de réformes menées par les autorités, y ont certainement contribué. Pour vous donner un exemple, la consolidation de toutes les fonctions liées à la gestion de la dette au sein d'un même ministère et d'une même direction générale a grandement contribué à ce qu'on ait plus de visibilité sur l'endettement du pays. Il y a eu des gages donnés par le Sénégal et lesquels ? Je ne parlerai pas de gages, mais disons qu'on s'est mis d'accord avec les autorités. D'abord sur un cadrage macroéconomique, sur un diagnostic de la situation, sur leurs besoins de financement à moyen terme, sur les politiques économiques et les grandes réformes qu'ils doivent mener dans le cadre du traitement de la question du « misreporting » ou des dettes cachées. On a d'autres mesures correctives importantes qui ont été mises en place et qui continueront à se mettre en place, notamment dans le cadre du programme. La dette cachée du Sénégal, c'est la plus importante de l'histoire du FMI. Est-ce que ce n'est pas un drôle de signal que le Fonds monétaire international envoie en accordant un nouveau prêt au Sénégal, alors que le pays a dissimulé ou échoué à déclarer une importante partie de sa dette, au moins 11 milliards de dollars ? Non, je pense que c'est le contraire. Nous travaillons très étroitement avec les autorités depuis deux ans. On salue la décision qui a été la leur, qui a été une décision difficile en septembre 2024, de révéler cette dette cachée. Et au cours des deux années passées, pour rappel, on a eu trois vagues d'audit : l'Inspection générale des finances, la Cour des comptes et ensuite un inventaire réalisé par le cabinet d'audit Mazars. Donc, je pense que les autorités ont montré qu'elles souhaitent tourner la page de cet épisode et être davantage transparentes. Ensuite, c'est un pays qui connaît une situation économique et financière difficile. La dette du Sénégal n'est plus soutenable ? Alors, il est évident, et je pense que c'est un diagnostic partagé avec les autorités, que le fardeau de la dette sénégalaise est considérable. On parle d'un niveau qui avoisine les 130 % du PIB, avec des dépenses d'intérêts qui représentent un quart des recettes fiscales. Ce sont autant de dépenses qui ne sont pas consacrées à des dépenses sociales ou à des investissements qui sont générateurs de croissance et d'emplois. Les autorités ont annoncé qu'elles souhaitent traiter cette dette avec leurs créanciers. Nous en prenons acte, notamment dans le cadre du programme que nous allons accompagner. Les autorités ont annoncé leur intention de solliciter un traitement de la dette afin de rétablir sa viabilité. Ça veut dire quoi concrètement ? Défaut de paiement et restructuration ? Ça veut dire que les autorités, effectivement, reconnaissent que le niveau d'endettement qui est celui aujourd'hui du Sénégal est un fardeau qui pèse sur le budget et qu'il est nécessaire de traiter cette dette afin de pouvoir dégager des marges de manœuvre pour des dépenses prioritaires plus importantes. À lire aussiLe FMI et le Sénégal reprennent leur coopération, un prêt de 2,2 milliards de dollars en vue pour Dakar
COMMENTAIRE DE LA 1ère LECTURE DU JOUR1 Co 1, 17-25Frères, le Christ ne m'a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l'Évangile, et cela sans avoir recours au langage de la sagesse humaine, ce qui rendrait vaine la croix du Christ. Car le langage de la croix est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais pour ceux qui vont vers leur salut, pour nous, il est puissance de Dieu. L'Écriture dit en effet : Je mènerai à sa perte la sagesse des sages, et l'intelligence des intelligents, je la rejetterai. Où est-il, le sage ? Où est-il, le scribe ? Où est-il, le raisonneur d'ici-bas ? La sagesse du monde, Dieu ne l'a-t-il pas rendue folle ? Puisque, en effet, par une disposition de la sagesse de Dieu, le monde, avec toute sa sagesse, n'a pas su reconnaître Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par cette folie qu'est la proclamation de l'Évangile. Alors que les Juifs réclament des signes miraculeux, et que les Grecs recherchent une sagesse, nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes. Mais pour ceux que Dieu appelle, qu'ils soient Juifs ou Grecs, ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.
Pour ce 103ème numéro de Comixity of the Future Past, nous continuons notre retour sur l'année 2006 avec le mois de juillet. Puisque nous sommes plus si jeunes et comme beaucoup de vieux nous répétons [...] The post Comixity of the Future Past #103 first appeared on Comixity : Podcast & Reviews Comics - Comixity.fr.
Phobies inexpliquées, répétitions étranges, secrets de famille : le psychanalyste Bruno Clavier explique comment reconnaître un fantôme familial et remonter le fil de son histoire pour s'en libérer.Après avoir évoqué le principe des fantômes familiaux la semaine dernière, nous revenons sur le sujet très concrètement. Puisque, par essence, ces fantômes ne sont pas visibles, comment savoir si nous en souffrons ? Y'a-t-il des symptômes particuliers ? Et une fois que l'on a compris qu'il y en a, quoi faire pour les débusquer et s'en débarrasser ?Voilà les questions auxquelles répond Bruno Clavier, psychanalyste et spécialiste de ces questions.RÉSUMÉ DE L'ÉPISODE AVEC BRUNO CLAVIER00:00 Introduction du podcast et présentation de l'épisode00:53 Retrouvailles avec Bruno Clavier pour parler concrètement des fantômes familiaux01:50 Distinguer son propre traumatisme d'un fantôme hérité02:26 Peur ou phobie : un indice pour repérer un fantôme04:37 Le fantôme du Prince Charmant : tomber amoureuse du fantôme d'une autre06:35 Le rêve qui révèle un secret de filiation resté caché des décennies08:32 Faire son arbre généalogique pour remonter jusqu'aux secrets de famille11:18 Les mythes familiaux qui ne tiennent pas debout, et ce qu'ils cachent12:36 Dire aux enfants ce qu'ils savent déjà, pour ne pas leur transmettre le fantôme14:42 Conclusion : faire des recherches, avec vigilance et bienveillancefantôme familial • secret de famille • arbre généalogique • phobie • transgénérationnel • psychogénéalogie Si vous aimez La petite voix, je compte sur vous pour laisser des commentaires, des étoiles ✨ et des bonnes notes sur votre plateforme de podcast préférée. Merci
La Slovaquie en direct, Magazine en francais sur la Slovaquie
Un sujet sociétal pour commencer avec l´impôt sur les chiens. Ici en Slovaquie, un impôt annuel se pose sur la tete de votre compagnon a 4 pattes. A Zvolen, ville du centre de la Slovaquie, on réagit plus avec le cour qu´avec le portefeuille et vous pouvez en etre exonéré mais a une seule condition…. Puisque l´on dit que le chien est l´animal le plus fidele, rendons-lui la pareille et restons également avec lui pour partir en vacances. Sauf que, vous allez voir que Fido peut se transformer en cheval, voire meme en piano a queue et vous allez comprendre dans quelles circonstances dans cette émission. Et enfin, La Poste slovaque poursuit la transformation de son réseau : des dizaines de bureaux de poste vont fermer ou modifier leur mode de fonctionnement. La direction justifie ces changements par la digitalisation et la baisse d'intéret pour les services postaux traditionnels. La sphere politique s´en mele.
Paul croyait-il que Jésus reviendrait de son vivant ? Florent propose d'analyser la formulation du passage afin d'éclairer, entre autres, l'usage du mot « nous » par Paul. Il aborde ensuite la tension entre l'imminence du retour du Christ et ses signes annonciateurs, qui ont déjà fait l'objet de débats sur l'inerrance de la Bible.
Christine GOGUET, journaliste, écrivain. Auteur de les Grands hommes et le diable (éditions du Rocher)Des profondeurs, je crie vers toi Seigneur, dit le psaume. Les profondeurs, c'est l'abîme de notre âme, insondable et terrifiant. Quand on parle des grands hommes, il y a une manière de se rassurer, de ne voir que leur façade, pas leur face cachée, sombre, forcément. Journaliste, écrivain, Christine Goguet dépouille de leur vernis 15 personnages illustres. Elle avait déjà écrit sur les grands hommes et Dieu et voilà maintenant qu'elle s'emploie à les faire souper avec le diable. Car la notoriété va de pair avec la mémoire sélective. On ne se souvient que de ce dont il convient de se souvenir. Ce récit mérite d'être déconstruit. Puisque notre époque aime la déconstruction, renversons les statues de Rousseau à Rimbaud, de Malraux à Picasso, de Freud à Marx. Pour chaque personnage, descendons par l'escalier de ses vices. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
RÉSUMÉ: Puisque l’adoration est l’une des activités les plus sacrées auxquelles nous prenons part, il peut être très décourageant de constater que nous adorons souvent avec un esprit distrait et un cœur désinvolte. Ce dernier message de la série vise à encourager les adorateurs faibles et aux prises avec les distractions. Nous considérerons quatre vérités bibliques qui peuvent leur apporter une grande consolation. PLAN: 1. Dieu agrée notre adoration par Christ seul 2. Dieu nous fortifie pour que nous le servions mieux 3. Dieu utilise notre faiblesse pour notre bien 4. Dieu nous promet l'adoration parfaite QUESTIONS: 1. Sur quelle base Dieu agrée-t-il notre adoration imparfaite? 2. Que signifie le fait que Christ intercède continuellement pour ceux qui s’approchent de Dieu par lui? 3. Comment Dieu nous fortifie-t-il afin que nous le servions mieux? 4. Comment notre faiblesse est-elle utilisée par Dieu? 5. En quoi consiste l'intercession du Saint-Esprit? 6. Comment l'espérance agit-elle sur notre adoration? Lectures complémentaires: - Convocation — Hébreux 10.1-25 - Réponse — Hébreux 9.11-14 (cène) SÉRIE - Adorer Dieu sans distraction - L’ouvrage de Richard Steele, Si facilement distrait (https://unherautdansle.net/steele-distractions/) - Sermon 1: Le problème du coeur éloigné (És 29.13 ; 1 Co 7.35) - https://unherautdansle.net/sermon-2026-06-07/ - Sermon 2: La gravité des pensées distraites devant Dieu (Hé 2.1, 4.13, 12.28-29) - https://unherautdansle.net/sermon-2026-06-21/ - Sermon 3: Causes et remèdes aux pensées vagabondes (2 Co 10.5) - 05 juillet - https://unherautdansle.net/sermon-2026-07-05/ - Sermon 4: L'espoir et la consolation de l'adorateur distrait (Hé 7.25) - 26 juillet - https://unherautdansle.net/sermon-2026-07-26/
COMMENTAIRE DE LA 1ère LECTURE DU JOUR1 R 3, 5.7-12En ces jours-là, à Gabaon, pendant la nuit, le Seigneur apparut en songe à Salomon. Dieu lui dit : « Demande ce que je dois te donner. » Salomon répondit : « Ainsi donc, Seigneur mon Dieu, c'est toi qui m'as fait roi, moi, ton serviteur, à la place de David, mon père ; or, je suis un tout jeune homme, ne sachant comment se comporter, et me voilà au milieu du peuple que tu as élu ; c'est un peuple nombreux, si nombreux qu'on ne peut ni l'évaluer ni le compter. Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu'il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal ; sans cela, comment gouverner ton peuple, qui est si important ? » Cette demande de Salomon plut au Seigneur, qui lui dit : « Puisque c'est cela que tu as demandé, et non pas de longs jours, ni la richesse, ni la mort de tes ennemis, mais puisque tu as demandé le discernement, l'art d'être attentif et de gouverner, je fais ce que tu as demandé : je te donne un cœur intelligent et sage, tel que personne n'en a eu avant toi et que personne n'en aura après toi. »
L'horizon s'agrandit au Liban ! De l'Amérique à l'Europe, les transports libanais auront vécu une semaine riche en événements. À la Maison Blanche, le président libanais a obtenu du président Trump la reprise des vols directs entre les deux pays. Le même jour en France, les ministres des Transports libanais et français signaient le prolongement d'un accord pour la reconstruction du port de Beyrouth. Six ans après l'explosion des entrepôts sur le port de Beyrouth, le commerce a repris, les bateaux chargent et déchargent. Mais ce n'est pas assez. Marseille-Beyrouth, ports partenaires En signant le renouvellement du partenariat entre le port français de Marseille et le libanais de Beyrouth, Philippe Tabarot, le ministre français des Transports, nous expliquait l'étendue des travaux. Un port performant, dit-il, est un port agrandi, sécurisé, notamment grâce aux outils d'intelligence artificielle utilisés et développés par les armateurs français, et un port, surtout, relié à des routes en bon état : « La France fait du redressement du port de Beyrouth une des priorités de son action au Liban. Et puis, évidemment, la France dispose d'une offre d'électricité qu'on sait largement décarbonée à travers son parc nucléaire, ce qui n'est malheureusement pas le cas du Liban. Nous avons ainsi plusieurs champions industriels qui se tiennent prêts à installer des panneaux solaires sur le port. La performance d'un port dépend aussi de son raccordement aux routes. Il faut continuer de développer les connexions, notamment ferroviaires. » Contexte de guerre au Moyen-Orient La reprise des frappes au Proche-Orient avec la refermeture du détroit d'Ormuz oblige à repenser les routes commerciales. Il est donc envisagé que le Liban fasse partie du corridor Imec (Inde-Moyen-Orient-Europe), pour faciliter les échanges entre les continents. Excellente idée, nous dit l'historienne Christine Babikian Assaf, seulement n'oublions pas tous les freins à de telles ambitions : « Alors, concernant la lenteur dans la reconstruction du port de Beyrouth, c'est une lenteur qui s'applique aussi à toutes les autres réformes réalisées au Liban. Tout ceci dépend d'une vision de l'État libanais sur les voies de communication qui doivent relier le port à son arrière-pays et aux autres pays de la région. Il y a des efforts, l'État est en train de travailler, mais d'une part la situation sécuritaire laisse à désirer et n'oublions pas non plus que nous sommes un pays en faillite qui a absolument besoin d'un secteur bancaire fonctionnel. » Année 2026, l'horizon des transports libanais s'élargit Cette année 2026 aura commencé par d'autres bonus pour le transport libanais. L'Arabie saoudite autorise les exportateurs libanais à utiliser les routes du royaume. L'avantage pour le commerce libanais est de pouvoir acheminer les marchandises en camion vers le Golfe persique en quatre jours. Ce même transport en bateau prend 18 jours ! Reprise des vols directs entre le Liban et les USA Enfin, après la mer et la route, le ciel fait aussi partie de l'horizon libanais. Puisque, cette semaine, après avoir promis la réouverture des vols commerciaux directs entre le Liban et les États-Unis, le président Trump a dit à Joseph Aoun, le président de la République libanaise, qu'il encouragerait d'autres pays à commercer avec le Liban. À lire aussiLiban : cinq ans après l'explosion du port de Beyrouth, une enquête et une reconstruction inachevées
Pour ce 102ème numéro de Comixity of the Future Past, nous continuons notre retour sur l'année 2006 avec le mois de juin. Puisque nous sommes plus si jeunes et comme beaucoup de vieux nous répétons [...] The post Comixity of the Future Past #102 first appeared on Comixity : Podcast & Reviews Comics - Comixity.fr.
'De là, nous sommes allés jusqu'à la colonie romaine de Philippes, ville du premier district de Macédoine . Nous avons passé plusieurs jours dans cette ville. Le jour du sabbat, nous nous sommes rendus hors de l'enceinte de la cité, au bord d'une rivière où nous supposions que les Juifs se réunissaient d'habitude pour la prière. Quelques femmes étaient rassemblées là. Nous nous sommes assis avec elles et nous leur avons parlé. Il y avait parmi elles une marchande d'étoffes de pourpre, nommée Lydie, originaire de la ville de Thyatire, une non-Juive qui adorait Dieu. Elle écoutait, et le Seigneur ouvrit son cœur, de sorte qu'elle fut attentive à ce que disait Paul. Elle fut baptisée avec sa famille et ceux qui en dépendaient, puis elle nous invita en disant : Puisque vous avez jugé que j'ai foi au Seigneur, venez loger chez moi. Et, avec insistance, elle nous pressa d'accepter. ' Actes 16:12-15
COMMENTAIRE DE LA 1ère LECTURE DU JOUROs 14, 2-10Ainsi parle le Seigneur : Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu ; car tu t'es effondré par suite de tes fautes. Revenez au Seigneur en lui présentant ces paroles : « Enlève toutes les fautes, et accepte ce qui est bon. Au lieu de taureaux, nous t'offrons en sacrifice les paroles de nos lèvres. Puisque les Assyriens ne peuvent pas nous sauver, nous ne monterons plus sur des chevaux, et nous ne dirons plus à l'ouvrage de nos mains : “Tu es notre Dieu”, car de toi seul l'orphelin reçoit de la tendresse. » Voici la réponse du Seigneur : Je les guérirai de leur infidélité, je les aimerai d'un amour gratuit, car ma colère s'est détournée d'Israël. Je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme le lis, il étendra ses racines comme les arbres du Liban. Ses jeunes pousses vont grandir, sa parure sera comme celle de l'olivier, son parfum, comme celui de la forêt du Liban. Ils reviendront s'asseoir à son ombre, ils feront revivre le froment, ils fleuriront comme la vigne, ils seront renommés comme le vin du Liban. Éphraïm ! Peux-tu me confondre avec les idoles ? C'est moi qui te réponds et qui te regarde. Je suis comme le cyprès toujours vert, c'est moi qui te donne ton fruit. Qui donc est assez sage pour comprendre ces choses, assez pénétrant pour les saisir ? Oui, les chemins du Seigneur sont droits : les justes y avancent, mais les pécheurs y trébuchent.
Il est neuropsychiatre, il a 88 ans mais c'est un détail, on n'y croit pas tant il se tient droit et tant ses idées font sens. Il éclaire nos consciences avec une lucidité déconcertante, et il vulgarise des concepts aussi épineux que d'utilité publique.Depuis petit, Boris Cyrulnik a su trouver refuge dans la rêverie pour surmonter les traumatismes vécus.Et il pose une question essentielle : qu'est-ce qui différencie une épreuve d'un traumatisme ? Puisque le monde que l'on perçoit est celui auquel notre enfance nous a rendu sensible, Boris Cyrulnik nous invite à une analyse fine de notre passé afin de grandir de manière sécure. Pour cela, il pose des concepts clés comme celui de la résilience et de la psycho-écologie. Il pense les interdépendances entre les humains et leur milieu, il nous invite à l'effort pour contrer le confort, l'anti réflexion et le déni. Avec Boris sur Nouvel Œil, on parle d'attachement, de crises et de psychologie.J'espère que cette écoute t'invitera à penser par toi-même.Belle écoute ! ☀️ Merci à l'Académie du Climat d'avoir permis d'enregistrer cet épisode dans leur studio.---
durée : 00:03:52 - Les P'tits Bateaux - par : Camille Crosnier - "Dans les restaurants y'a que des frites rectangulaires. J'aimerais savoir ce qu'on fait des bouts ronds." se demande Lou. Pierre-Brice Lebrun a écrit "Petit traité de la pomme de terre et de la frite", aux éditions Le Sureau; il est donc calé pour donner la réponse. - équipe : Stéphanie Texier, Marjorie Devoucoux Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Puisque que nous invoquons Zeus et ses orages depuis 10 jours mais surtout parce que c'est la journée Internationale de sécurité face à la foudre , écoutons AC/DC « Thunderstruck » ! Ecoutez Le tube de la matinale avec Vincent Perrot du 28 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour ce 101ème numéro de Comixity of the Future Past, nous continuons notre retour sur l'année 2006 avec le mois de mai. Puisque nous sommes plus si jeunes et comme beaucoup de vieux nous répétons [...] The post Comixity of the Future Past #101 first appeared on Comixity : Podcast & Reviews Comics - Comixity.fr.
durée : 00:18:07 - par : Elodie Suigo - Tous les jours, une personnalité s'invite dans le monde d'Élodie Suigo. Jeudi 11 juin 2026, Simon Bernard, fondateur de l'organisation de lutte contre la pollution plastique en mer, Plastic Odyssey. Il est dans le documentaire Plastic Odyssey : Mission pacifique de Pierre de Parscau. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Rubrique:documents Auteur: rene-bizet Lecture: Daniel LuttringerDurée: 10min Fichier: 7 Mo Résumé du livre audio: « Puisque vous me demandez de vous résumer, pour mon procès, l'histoire précise qui a fait de moi l'assassin de Peter Cornelius, je me permets de vous raconter ce drame depuis ses origines, bien que vos fiançailles, aujourd'hui officielles, avec ma fille, vous mettent à même d'en connaître maints détails...» Cet enregistrement est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.
durée : 00:06:24 - Les interviews d'Inter - par : Mathilde Munos - Stewart Chau, directeur d'étude chez Verian, a réalisé une étude sur les congés payés, commandée par Airbnb. Elle montre l'attachement des Français aux congés payés comme "acquis social" et comme "façon de reprendre un petit peu la maîtrise du temps". - invités : Stewart Chau Directeur des études politiques et opinion chez Viavoice Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Nous voici arrivés au point culminant de nos chroniques thématiques. Après le cercle, le carré, le triangle et la ligne il est temps d'y mettre un point final ! Puisque cet épisode concernera le Point. On vous laissera compter les points, sur le nombre de fois que le mot "point" est prononcé. Nous sommes le mercredi 6 mai 2026, et vous écoutez bien Podcast Science en l'épisode 546.Notes d'émission : https://www.podcastscience.fm/emission/2026/06/01/546-le-point-fixe-qui-bouge/Retrouvez-nous sur PodcastScience.fm, Bluesky, Facebook et Instagram.Soutenez-nous sur Tipeee Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Retour sur la condamnation de l'État belge pour crime contre l'humanité pour sa politique systématique d'enlèvement d'enfants métis pendant la colonisation. Une condamnation historique prononcée fin 2024 et définitive depuis vendredi 22 mai 2026 puisque la cour de cassation de Bruxelles a rejeté le pourvoi de l'État belge. Une victoire pour les cinq femmes qui avaient assigné la Belgique en justice. Toutes, nées au Congo d'une mère noire et d'un père blanc, ont été arrachées à leurs familles pendant la colonisation belge, alors qu'elles n'avaient que deux à cinq ans, au nom d'une politique de ségrégation raciale. Le documentaire Métisses, cinq femmes contre un crime d'État retrace leur combat, et revient sur leur parcours mêlant animation et prises de vues réelles. RFI reçoit Quentin Noirfalisse, co-réalisateur du film avec Jean-Charles Mbotti Malolo. RFI : Les cinq femmes que vous filmez ont attendu des décennies avant d'assigner l'État belge en justice pour des faits qui sont aujourd'hui qualifiés de crime contre l'humanité. Comment expliquez-vous un tel silence pendant si longtemps ? Quentin Noirfalisse : Je pense qu'il y a eu une chape de plomb dès l'indépendance du Congo en 1960, côté belge, sur ce qui s'était passé pendant la colonisation, l'ensemble des crimes en général. La « question métisse », comme on l'appelait à l'époque coloniale, était d'abord un rapport raciste aux enfants métis et en même temps une manière de gérer l'inévitable puisque les colons, dès le début, ont fait des enfants, très souvent de façon non consentie, avec de très jeunes femmes, puisque les mères de ces cinq dames ont quinze, seize ans parfois. C'est évidemment un épisode pas très glorieux dont les Belges n'ont pas beaucoup parlé. Mais comme le reste de l'histoire, puisque, aujourd'hui encore, on peine à enseigner l'histoire de la colonisation dans les écoles primaires et secondaires en Belgique. Connaissiez-vous déjà cette page de l'histoire coloniale belge avant ce film ? Non, pas du tout. C'est un film qu'on m'a proposé de reprendre. C'est un épisode que je ne connaissais pas, alors que je pensais quand même connaître un peu les basiques de l'histoire. J'ai appris énormément de choses. Beaucoup de choses qui m'ont révolté aussi. Je pense que la chose qui m'a le plus surpris, c'est à quel point l'État belge est allé loin dans la démarche de vouloir séparer et retirer les métis à leur milieu, à leur village, à leur mère. Cela a été un voyage assez fascinant, à la fois dans leur témoignage personnel, mais aussi dans la grande Histoire qu'elles incarnent. Elles ont en commun d'avoir été placées dans des institutions religieuses, notamment à Katende, dans l'actuelle province du Kasaï central où, après l'indépendance, ont eu lieu d'énormes troubles. C'est là qu'elles sont abandonnées ? Voilà. On dit souvent que l'indépendance au Congo s'est passée de façon relativement apaisée, peut-être par rapport à d'autres pays. Des pillages, beaucoup de Belges sont partis, etc. Mais la réalité, c'est qu'il y a eu cinq ans de guerre civile jusqu'à l'avènement de la dictature. Tout cela est une histoire que l'on ne raconte pas dans le film. Mais elles se retrouvent au milieu de cela, avec l'abandon par l'État belge qui est un tuteur. D'ailleurs elles le disent encore aujourd'hui : « On nous a dit que l'État belge était notre tuteur. » Elles se rappellent avoir eu des dons du couple royal, des lits offerts par la reine Fabiola, etc. Et après, le « tuteur », quand il s'agit de faire son rôle de tuteur et de protéger, n'est plus là. Il s'en va parce que finalement, ce n'était pas vraiment l'objectif, protéger ces enfants. C'était avant tout pour protéger une forme d'ordre établi – l'ordre établi catholique –, le fait de ne pas vouloir parler du fait que dans toute colonisation il y a cette « création » entre guillemets d'enfants métisses. Chaque État colonisateur peut offrir une réponse par rapport à cela, une réponse parfois très dure. On a des cas en Indochine, en Côte d'Ivoire aussi de placement d'enfants dans des orphelinats. Aux Pays-Bas, on fait la même chose. Mais au Congo belge, l'État est allé particulièrement loin dans l'aspect systématique de cette discrimination. On voit que cette question de l'eugénisme, du racisme et en même temps de la peur, entre guillemets, des rébellions… – puisqu'il y a des exemples de rébellions de métisses, qui terrorisent certaines personnes –, ce mélange de racisme et de crainte des métis de la société est très présent et l'État belge lui donne une réponse terrible. Dans quelles conditions vivaient ces femmes dans ces instituts religieux ? Quel impact cela a-t-il eu sur leur vie ? Les recherches des historiens et historiennes qui travaillent sur cette question montrent que, selon les orphelinats et les pensionnats, les lieux de placement, les conditions étaient parfois différentes. Pour les cinq femmes du film, elles sont à Katende dans un endroit relativement perdu au milieu du pays, même s'il y a beaucoup de plantations de coton, il y a du commerce, il y a quand même du monde. Mais à Katende, la situation n'est pas bonne. D'ailleurs, les sœurs elles-mêmes s'en plaignent dans des courriers qu'on a pu lire, où elles disent qu'elles ne reçoivent pas assez d'argent de la part de l'État belge. Elles racontent également les sévices qu'elles ont subi. Elles racontent deux types de sévices. Il y a d'abord des sévices par la faim, l'absence de nourriture correcte. Et il y a aussi des sévices plutôt, je dirais, moraux, mentaux. Il y a un abandon. Il y en a une qui a cette phrase très forte qui dit : « Les sœurs ont voulu remplacer nos mères, mais une mère, une maman, cela ne se remplace pas. Une maman, c'est une maman. » Il y en a une effectivement qui dit avoir subi un ou deux sévices physiques. Il y en a qui étaient mises de côté. C'était compliqué pour elle, comme on les appelait « les enfants du péché ». Un enfant du péché, quand on grandit dans un milieu catholique, c'est très dur parce qu'on leur parle de péché toute la journée. Moi, j'ai retenu l'abandon, la malnutrition qui ont fait du mal à certaines. Mais avant tout, c'est cette espèce de déracinement d'un milieu familial dont elles se rappellent par bribes. Mais elles en ont des souvenirs assez heureux. C'est cela qu'on leur a enlevé. Sur le plan juridique, pourquoi parle-t-on de crime contre l'humanité s'agissant de ce qu'elles ont vécu ? Sur le plan juridique, l'idée des avocats, c'était de dire que, à la même époque, la Belgique, une des parties prenantes du procès de Nuremberg, a poussé pour la condamnation de l'État allemand dans le cadre de crimes similaires qui étaient des enlèvements d'enfants germano-polonais à l'époque du Reich, pour les placer dans des maisons d'« éducation » entre guillemets, et donc dans une institution allemande. Des personnes membres de cette institution ont été condamnées pour crime contre l'humanité dans les procès de Nuremberg en 1948. Évidemment, la Belgique a reconnu ce jugement. Et donc les avocats s'appuient là-dessus pour dire : « Oui, mais au même moment, la Belgique faisait la même chose au Congo. » Puisque ces actes d'enlèvements ont continué quasiment jusqu'à l'indépendance. Parmi les femmes qui sont dans le film, certaines sont nées en 1950-1951. Il y avait une concomitance de temps. Les avocats disaient que l'État belge ne peut pas dire qu'il n'était pas au courant que ce qu'il faisait à ce moment-là n'était pas problématique. C'est pour cela qu'il y a cette recherche de la condamnation au titre de crime contre l'humanité. Après ce film, qu'aimeriez-vous que le public retienne en priorité ? Je pense que le premier but est de mettre au courant. C'est un premier prisme, sans doute parce qu'il est vu du point de vue des enfants. Pour les jeunes, pouvoir se rendre compte que tout cela a existé. Ce n'est pas si loin, 1950-1960. Et de rendre hommage à ces femmes. J'espère que, grâce à cela, leur témoignage se retrouvera dans les livres d'histoire. À lire aussiLes mères dépossédées de leurs enfants métis dans le Congo colonial
Ce mercredi 20 mai c'est, comme tous les ans, la Fête de l'unité au Cameroun. Le président Paul Biya, 93 ans, présidera un défilé imposant sur l'une des grandes avenues de la capitale, Yaoundé. Ce jour de fête nationale est l'occasion de faire le point sur les attentes des Camerounais, sept mois après la présidentielle du 12 octobre, qui a vu Paul Biya se faire réélire officiellement pour un huitième mandat. Y a-t-il de l'impatience ? Voire de l'inquiétude ? Armand Leka Essomba dirige le département de sociologie à l'université de Yaoundé 1. En ligne de la capitale camerounaise, il répond à Christophe Boisbouvier. RFI : Quel est l'état d'esprit des Camerounais sept mois après l'élection présidentielle ? Armand Leka Essomba : Sept mois après, beaucoup s'attendaient à… Notamment après avoir écouté les différents discours du chef de l'État, car il avait évoqué un certain nombre de réformes institutionnelles urgentes, il était revenu sur les processus de rajeunissement du personnel politique. Sauf que, sept mois effectivement après, il y a toujours une attente, une attente qui s'exprime parfois dans des formes d'impatience. Certaines de ces formes d'impatience sont de temps à autre reprises par les médias locaux et les courants d'opinion, parfois sous la forme de dérision. Et donc finalement, c'est toujours l'attente, mais il y a beaucoup qui pensent que sept mois après, c'est un peu long. Alors, cette présidentielle a été marquée par un résultat officiel vivement contesté par l'opposition. Le candidat Issa Tchiroma lui-même est en exil en Gambie, à plusieurs milliers de kilomètres de votre pays. Est-ce que cela ne complique pas la tâche de l'opposition pour mobiliser ? Il est évident que c'est monsieur Issa Tchiroma qui est la figure qui a su incarner un peu les espoirs de ceux qui travaillaient à une forme d'alternance, au regard de son résultat. Sauf que, effectivement, vous avez raison de souligner que son exil africain en Gambie complique absolument tout. Associé au fait que lui-même n'avait pas un appareil politique qui avait une implantation nationale. Donc son exil, effectivement, a laissé absolument orphelins la plupart de ceux qui espéraient organiser une expérience de rupture. Depuis la réélection officielle de Paul Biya, il n'y a eu aucun changement au niveau du gouvernement, aucun remaniement. Comment les Camerounais expliquent-ils cet immobilisme ? Alors, les Camerounais, on a bien senti au lendemain de l'élection présidentielle qu'il y avait une forme d'impatience. Puisque, de l'avis de tout le monde, effectivement, il y a une sorte de blocage de manière générale. Beaucoup aujourd'hui parlent, disons, d'un pays qui fait du surplace, qui n'avance pas. Tout le monde pointe une certaine fatigue. Mais je pense que de manière générale, le plus urgent, ce qui semble perceptible lorsqu'on écoute un peu les uns et les autres, c'est comment est-ce qu'on va organiser, disons, le processus de transition inévitable si quelque chose survenait ? Si le président venait à ne plus avoir la capacité physique de conduire l'État, que se passerait-il ? Alors, certains évoquent l'arrivée au gouvernement d'anciens candidats de l'opposition. Est-ce que ce serait possible ? Ce ne serait pas la première fois que cela arriverait. Des rumeurs circulent et un certain nombre de ces candidats, parfois dans leurs interventions, ont laissé la porte ouverte à cette possibilité. Je pense notamment au candidat Cabral Libii et à bien d'autres. Alors, la seule nouveauté depuis octobre dernier, c'est la création le mois dernier au sommet de l'État d'un poste de vice-président qui n'est pas encore pourvu. Il sera désigné par le chef de l'État et, en cas de vacance du pouvoir, il achèvera le mandat en cours jusqu'en 2032. Aux yeux des Camerounais, c'est plutôt un signe d'ouverture ou au contraire une opération de verrouillage ? Alors, là-dessus, il y a une certaine ambivalence liée au fait que beaucoup auraient bien souhaité que celui qui deviendra vice-président soit élu. Mais de manière générale, je pense que l'introduction du poste de vice-président a été globalement appréciée. Cependant, je pense que quelque chose qui a également pu échapper à beaucoup, c'est que l'article en question n'a pas, me semble-t-il, une valeur impérative. L'article nouveau indique très bien que le président peut se faire assister. Il s'agit d'une possibilité et non d'une obligation. Il pourrait donc ne pas pourvoir au poste de vice-président qu'il ne violerait pas la Constitution. Et on peut tout à fait imaginer une hypothèse où cette disposition peut être maintenue durant de longues années sans que le vice-président soit pourvu. Et qui tient la corde pour occuper ce poste ? Certains parlent du fils de Paul Biya, d'autres de l'un de ses proches au sein de la présidence ou de l'un de ses ministres actuels, ou peut-être encore d'une personnalité anglophone pour faire équilibre avec les francophones au pouvoir. Alors, nous n'avons aucun élément pour pouvoir nous prononcer. Le président Biya n'a jamais mis en avant son fils, ça peut être un facteur. Donc, il s'agit de spéculations, mais ce sera probablement quelqu'un de particulièrement proche dont il aura l'assurance que cette personne pourrait lui organiser une sortie des plus honorables et garantir à lui-même, à sa famille, à son entourage immédiat, une fin tout à fait heureuse. Un fidèle parmi les fidèles ? Absolument. À lire aussiCameroun: la fête de l'Unité nationale célébrée dans un climat d'impatience
« Vous n'appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde » Méditation de l'évangile (Jn 15, 18-21) par la pasteure Magali GirardChant final : "Alléluia à notre Dieu" par Dan Luiten, Pauline Betuel, Samuel Olivier, Sébastien CornRetrouvez tous nos contenus, articles et épisodes sur rcf.frSi vous avez apprécié cet épisode, participez à sa production en soutenant RCF.Vous pouvez également laisser un commentaire ou une note afin de nous aider à le faire rayonner sur la plateforme.Retrouvez d'autres contenus de vie spirituelle ci-dessous :Halte spirituelle : https://audmns.com/pMJdJHhB. A. -BA du christianisme : https://audmns.com/oiwPyKoLe Saint du Jour : https://audmns.com/yFRfglMEnfin une Bonne Nouvelle : https://audmns.com/afqCkPVConnaître le judaïsme : https://audmns.com/VTjtdyaEnfin, n'hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun nouvel épisode.À bientôt à l'écoute de RCF sur les ondes ou sur rcf.fr !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:25:14 - Théâtre et compagnie - Que tombent les colosses. Ceux qui ont vu cela en resteront changés pour toujours. Vous avez vu les géants aux pieds de glaise se décomposer, devenir petits, devenir peureux, devenir vieillards. Vous avez vu les peuples danser. Rien ne peut redevenir comme avant, ce n'est pas vrai. - réalisation : Oriane Delacroix, Caroline Ouazana, Volodia Serre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:25:14 - Théâtre - Que tombent les colosses. Ceux qui ont vu cela en resteront changés pour toujours. Vous avez vu les géants aux pieds de glaise se décomposer, devenir petits, devenir peureux, devenir vieillards. Vous avez vu les peuples danser. Rien ne peut redevenir comme avant, ce n'est pas vrai. - réalisation : Oriane Delacroix, Caroline Ouazana, Volodia Serre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C'est un moment qui restera gravé dans l'Histoire. Ce dimanche 26 avril, le Kenyan Sabastian Sawe a pulvérisé le record du monde du marathon à Londres avec un chrono STRATOSPHÉRIQUE : 1h59''30 ! La barre mythique des 2 heures est explosée au terme d'une course hallucinante, où le deuxième Yomif Kejelcha a lui aussi passé ce mur en 1h59'41. Ils sont même 3 à avoir battu l'ancien record du monde qui était établi à 2h00'35... Puisque le troisième de Londres, l'Ougandais Jacob Kiplimo a réalisé un chrono de 2h00'28. Yohan Durand en direct du marathon londonien, et Mateo Rollet, débriefent cette course historique : negative split monstrueux, duel jusqu'au bout, conditions météo idéales, rôle du vent et des nouvelles chaussures, densité du plateau… RMC Running revient également sur le record du monde féminin de l'Éthiopienne Tigist Assefa dans une course 100% féminine en 2h15'41. Comment on vit ça au bord de la route ? Qu'est-ce que ça change pour la suite du marathon mondial ? Que reste-t-il à aller chercher maintenant que la barre des 2 heures est tombée ? Débrief complet d'une journée qui entrera dans la légende.
La région de Querétaro, à trois heures de la capitale, se présente désormais comme un hub des technologies digitales et de l'innovation. Les géants de l'Internet s'y installent pour construire des centres de données. Une bonne nouvelle pour l'économie de la région. Mais se convertir en arrière-boutique de l'intelligence artificielle (IA) a un prix. Derrière les discours et les promesses de croissance, se trouve la réalité des habitants qui ne profitent pas des retombées. Des centres qui consomment énergie et eau en grande quantité dans une région semi-aride. De notre envoyée spéciale à Querétaro, À la périphérie de la ville de Querétaro, dans la localité de La Esperanza, Monserrat Sanchez tient dans sa maison un petit restaurant où elle vend des tacos. Comme de nombreux habitants ici, la jeune femme ne reçoit l'eau courante que deux ou trois jours par semaine. « Regardez, le robinet est ici. Non, il n'y a rien », montre-t-elle. Ce dernier mois, elle est restée trois semaines sans eau. « Je crois que c'est à cause de tous ceux qui viennent ici, les entreprises et les usines qui sont là », ajoute-t-elle. Interrogée sur l'évolution de la situation, elle répond : « On n'a jamais eu autant de problèmes, je crois que cette année c'est la pire. On s'y habitue. De toute façon, on ne s'intéresse pas à nous, que peut-on faire ? » Pendant que la population lutte au quotidien pour accéder à l'eau, l'industrie de Querétaro se développe à grande vitesse, en particulier le secteur du cloud et du stockage en ligne. Dans d'immenses hangars ultra-sécurisés, les géants du web hébergent leurs centres de données. D'autres sont attendus dans les prochaines années, fruit d'un investissement de 12 milliards de dollars. Une aubaine pour le gouvernement local, malgré la réputation de ces infrastructures d'être très gourmandes en énergie et en eau, notamment pour leurs systèmes de refroidissement. Marco Antonio Del Prete, secrétaire local du développement durable, affirme cependant que les centres de données installés à Querétaro utilisent beaucoup moins d'eau. « Ils utilisent un circuit d'eau fermé qui remplit un réservoir. N'est alors remplacée que l'eau perdue par condensation ou évaporation. Ils ne consomment pas d'eau en continu. Selon les rapports que nous avons, leur utilisation est beaucoup moins intensive… au moins ici, au Querétaro », précise-t-il. Interrogé sur des chiffres précis, il répond : « Non, parce que ce n'est pas une obligation de le demander. » Faute de transparence et de contrôle, la consommation réelle de ces centres de données à Querétaro reste floue. Les estimations varient selon les acteurs et les technologies employées. Néanmoins, les autorisations délivrées par la Commission nationale de l'eau (Conagua) concernent plusieurs millions de litres par an. « Le centre de données d'Amazon consomme la même quantité d'eau que deux villages », souligne Erick Silva, député local d'opposition. Ce dernier porte un projet de loi visant à donner la priorité à la population en matière d'accès à l'eau. Il dénonce l'encouragement à installer de nouvelles entreprises dans cette région semi-aride. « Puisque la Conagua nous a classés comme une zone à haut risque en ce qui concerne la période d'étiage, sur quelles bases peut-on proposer à ce type d'entreprises de venir installer des centres de données ici, à Querétaro ? » s'interroge-t-il. Au Mexique, l'État de Querétaro se positionne ainsi au cœur d'un secteur promis à contribuer à plus de 5 % du PIB national d'ici 2029. Mais dans un contexte où les ressources hydriques sont déjà surexploitées, la question de la répartition de l'eau entre la population et l'industrie devient de plus en plus pressante. À lire aussiÉtats-Unis: Instagram et YouTube condamnés dans un procès inédit sur l'addiction aux réseaux sociaux
On imagine souvent les sous-marins comme des structures parfaitement rigides, capables de résister à tout. En réalité, ils sont… légèrement compressibles. Et cette propriété joue un rôle crucial dans leur comportement en plongée.Pour comprendre, il faut revenir à une loi physique fondamentale : la poussée d'Archimède.Cette formule dit que la force qui fait flotter un objet dépend du volume d'eau qu'il déplace. Plus un sous-marin occupe de volume, plus il déplace d'eau, et plus il est poussé vers le haut.Mais voilà le point clé : à mesure qu'un sous-marin descend, la pression de l'eau augmente très fortement — environ 1 bar tous les 10 mètres. À 100 mètres de profondeur, la coque subit déjà une pression énorme. Même si elle est en acier très épais, elle se déforme légèrement, de manière élastique.Cette déformation est minime à l'œil nu, mais physiquement mesurable : un sous-marin de taille moyenne peut perdre environ 1 m³ de volume tous les 100 mètres de profondeur. Cela signifie qu'il déplace moins d'eau qu'en surface.Et c'est là que tout bascule.Puisque le volume diminue, la poussée d'Archimède diminue aussi. Concrètement, perdre 1 m³ de volume revient à déplacer une tonne d'eau en moins. Résultat : le sous-marin devient légèrement plus lourd que l'eau autour de lui… et a tendance à couler davantage.C'est un effet en chaîne. Plus il descend, plus la pression augmente, plus la coque se comprime, plus la flottabilité diminue — ce qui accentue encore la descente. Sans correction, cela pourrait entraîner une plongée incontrôlée.Pour compenser ce phénomène, les sous-marins utilisent des ballasts, c'est-à-dire des réservoirs d'eau et d'air. En ajustant finement la quantité d'eau dans ces ballasts, ils peuvent retrouver une flottabilité neutre, même en profondeur.Ce phénomène de compressibilité explique aussi pourquoi maintenir une profondeur stable est un exercice délicat. Les pilotes doivent constamment ajuster les paramètres, car l'équilibre est dynamique, jamais parfaitement stable.Enfin, il faut distinguer deux types de déformation. La première est élastique : la coque se comprime légèrement puis reprend sa forme en remontant. La seconde, bien plus dangereuse, survient si la pression dépasse les limites du matériau : c'est l'implosion, brutale et catastrophique.En résumé, un sous-marin n'est pas une bulle rigide dans l'océan. C'est une structure vivante, qui réagit à la pression, se contracte imperceptiblement… et dont l'équilibre repose sur une lutte permanente entre gravité, pression et flottabilité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Voici l'essentiel à retenir sur la nouvelle série télévisée Harry Potter.Here is the essential information to remember about the new Harry Potter TV series.Une première bande-annonce a été dévoilée et la série sortira dans le courant de l'année 2027.A first trailer has been released, and the series will be out during the year 2027.Le tournage est actuellement en cours au Royaume-Uni dans les studios Warner Bros de Leavesden, oui exactement là où les films originaux ont été tournés.Filming is currently underway in the UK at Warner Bros. Studios Leavesden—yes, exactly where the original films were shot.Deuxièmement, le casting.Secondly, the casting.Puisque les décors restent familiers, voyons si les visages le seront aussi.Since the sets remain familiar, let's see if the faces will be too.Pour le nouveau trio, on a de parfaits inconnus.For the new trio, we have complete unknowns.Mais côté adultes, il y a du lourd.But on the adult side, there are some heavy hitters.C'est une stratégie classique mais géniale : entourer de jeunes acteurs inconnus avec des vétérans absolus de l'écran pour porter le poids dramatique.It's a classic but brilliant strategy: surrounding young unknown actors with absolute screen veterans to carry the dramatic weight.Enfin, la nouvelle identité musicale.Finally, the new musical identity.Hans Zimmer est chargé de composer la bande originale, succédant à l'héritage légendaire de John Williams.Hans Zimmer is in charge of composing the soundtrack, succeeding the legendary legacy of John Williams.Comment Hans Zimmer, connu pour ses musiques massives et écrasantes avec ses gros cuivres retentissants, va-t-il s'adapter à la magie légère et fantaisiste de Harry Potter pour succéder aux notes intimes de John Williams ?How will Hans Zimmer, known for his massive and overwhelming music with its loud, resounding brass, adapt to the light and whimsical magic of Harry Potter to succeed John Williams' intimate notes? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Réponse: Puisque les ordonnances appartiennent à l’Église, celle-ci doit confier leur administration à des hommes fidèles, capables d’en expliquer le sens et les grâces que Dieu confère aux croyants par leur moyen lorsqu’elles sont reçues avec foi. ~ 1 Corinthiens 4.1
Réponse: Puisque les ordonnances appartiennent à l’Église, celle-ci doit confier leur administration à des hommes fidèles, capables d’en expliquer le sens et les grâces que Dieu confère aux croyants par leur moyen lorsqu’elles sont reçues avec foi. ~ 1 Corinthiens 4.1
Quelques heures après avoir mis mon épisode 204 en ligne, je me suis rendu compte, par hasard, d'une erreur que j'ai commise dans la définition d'une notion, soit celle de la capabilité. J'ai attribué à tort une vision à Otto Laske. Puisque cette erreur concerne du contenu lié à l'expertise, j'ai tenu à rectifier le tout. Plutôt que de simplement corriger l'épisode 204 avec un nouveau montage, j'ai préféré concevoir un épisode de type erratum d'environ une quinzaine de minutes. De plus, je profite de l'occasion que m'offre cette erreur pour en faire un nouveau contenu où il est question des erreurs qui surviennent à travers le développement. Pour cet épisode spécial, il n'y a pas d'ordre du jour
Depuis 2020, les ventes de produits bio n'avaient cessé de baisser, essentiellement en raison de la crise inflationniste qui avait rendu les produits bio très chers. Mais 2025 a été une année de reprise : + 3,5% selon les premiers chiffres de l'agence bio. Donc, une bonne nouvelle pour notre santé et notre planète. Puisque, je le rappelle, l'avantage du bio c'est un mode de production sans produit phytosanitaire de synthèse, plus respectueux de la nature et des animaux... Ecoutez Olivier Dauvers : les secrets de la conso du 02 mars 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Depuis 2020, les ventes de produits bio n'avaient cessé de baisser, essentiellement en raison de la crise inflationniste qui avait rendu les produits bio très chers. Mais 2025 a été une année de reprise : + 3,5% selon les premiers chiffres de l'agence bio. Donc, une bonne nouvelle pour notre santé et notre planète. Puisque, je le rappelle, l'avantage du bio c'est un mode de production sans produit phytosanitaire de synthèse, plus respectueux de la nature et des animaux...Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Place à la libre antenne, cette semaine, dans la 5e de Couv’. Après avoir découvert Ichi The Witch, on s’accorde un peu de temps… Puisque c’est relâche pour l’équipe, c’est à vous, chers auditeurs et... L'article Libre antenne : la 5e de Couv’ vous invite dans l’émission ! (Hiver 2026) – #5DC – Saison 11 épisode 24 est apparu en premier sur La 5e de Couv' - Le podcast de débat autour du manga !.
Nous sommes 16 février 1899, à Paris. Marguerite Steinheil, maîtresse Félix Faure, président de la République, reçoit un coup de fil de l'Elysée. C'est le secrétaire général qui lui fait part du souhait pressant qu'a le président de la voir. La jeune femme, souffrante, répond qu'elle passera le lendemain après avoir posé pour son portrait que réalise Léon Bonnat. Dans l'après-midi, alors qu'elle s'apprête à déjeuner, Félix Faure l'appelle en personne. Marguerite écrira dans ses Mémoires : « Il faut que je vous vois à tout prix, me dit-il ; j'ai à vous remettre quelque chose et je ne me sens pas très bien. Il s'arrêta, comme hors d'haleine et continua : Puisque vous pouvez poser pour Bonnat, vous pouvez bien me consacrer quelques minutes. Sa voix était changée. Il me dit encore : Cette Affaire me tue (il parle de l'affaire Dreyfus) … J'ai plus d'ennemis que jamais, et pendant votre absence, j'ai peut-être trop bien vécu. Vous viendrez cet après-midi sans faute, n'est-ce pas ? Il a semblé hésiter, et finalement a répété : venez cet après-midi, je vous en supplie. » Quelques heures plus tard, le président meurt dans les bras de sa maîtresse. Qui était madame Steinheil qui tirera sa célébrité de cet épisode et que les moins délicats nommeront « la pompe funèbre » ? Marguerite Steinheil dont la vie basculera, une deuxième fois, dans le drame, neuf ans plus tard : accusée du meurtre de son mari. Invitée : Sylvie Lausberg, historienne et psychanalyste. Présidente du Conseil des femmes francophones de Belgique. « Madame S » éd. Slatkine et cie. Sujets traités : Marguerite Steinheil, Félix Faure, Léon Bonnat, maîtresse. Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La guerre dans l'est de la RDC : mercredi 11 février, vous entendiez le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya. Ce jeudi 12 février, l'invité Afrique de RFI est le ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Olivier Nduhungirehe. À Addis-Abeba en amont du sommet à venir de l'Union africaine, il répond aux accusations de « mensonge » portées par la RDC, qu'il accuse en retour de porter la responsabilité de la guerre. Le ministre rwandais balaie également les menaces de sanctions internationales, notamment américaines. Les accords de Washington ne servent-ils pas avant tout les intérêts économiques des États-Unis ? Les accords de Washington peuvent-ils réellement aboutir à une paix durable ? Quel rôle pour l'Union africaine dans ce conflit ? Olivier Nduhungirehe, chef de la diplomatie rwandaise, répond aux questions de l'envoyé spécial de RFI à Addis-Abeba, David Baché. RFI : Olivier Nduhungirehe, monsieur le ministre, la guerre dans l'est de la RDC se poursuit, malgré les différents accords signés depuis le mois de juin à Washington et à Doha. En décembre, l'AFC/M23 s'est retiré de la ville d'Uvira. Un pas important. Mais il y a eu ensuite ces tirs de drones à Kisangani… Que faut-il désormais pour que cette rébellion, soutenue par le Rwanda, cesse ses attaques dans l'est de la RDC ? Olivier Nduhungirehe : Il n'y a aucun jour qui passe sans qu'il n'y ait d'attaques aériennes de la part du gouvernement congolais contre les positions de l'AFC/M23, ce qui est une violation du cessez-le-feu. Mais aussi, ce qui est plus inquiétant, contre des villages Banyamulenge, dans un contexte de montée des discours de haine. Et donc, le président Tshisekedi signe un accord de paix ou un accord de cessez-le-feu par la main, mais pas par le cœur. Donc ; c'est ça le problème. Vous parlez aujourd'hui des Banyamulenge. Hier, Kigali faisait reposer le problème sur la présence des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), cette rébellion créée par d'anciens génocidaires et qui continue de vouloir renverser le régime au Rwanda. Côté congolais, on accuse votre pays de maintenir cette guerre pour s'accaparer les minerais ? Oh, ça, c'est un discours simpliste et ils savent bien que cela n'est pas la vérité. Il y a un problème FDLR à l'est de la RDC, ces génocidaires qui ont commis le génocide au Rwanda en 1994 et qui ont été entretenus, qui ont été soutenus, par le gouvernement congolais et qui ont même été intégrés dans l'armée congolaise. C'est d'ailleurs pour cela qu'il y a eu les accords de Washington. Il doit y avoir un engagement de la RDC de neutraliser les FDLR et de permettre au Rwanda de lever ses mesures de défense. Donc, les FDLR sont une question importante qui est au centre de ce conflit et qui doit être résolue par la neutralisation, comme l'exigent les accords de Washington. Le Rwanda vient de confirmer, fin janvier, une « coordination sécuritaire » avec l'AFC/M23, alors que votre pays démentait jusqu'alors soutenir militairement ce groupe armé. Pourquoi le reconnaître à présent ? Parce que l'AFC/M23 est un mouvement congolais… Soutenu par le Rwanda… Il y a des intérêts communs entre le Rwanda et l'AFC/M23, et ces intérêts communs s'appellent FDLR. Mais pourquoi le reconnaître maintenant, pourquoi l'avoir démenti auparavant ? Patrick Muyaya, ministre porte-parole du gouvernement congolais, considère que ce sont les « aveux » d'un « régime assis sur le mensonge ». Il l'a redit en substance sur notre antenne, le 11 février 2026. Que lui répondez-vous ? Oh, le mensonge, il sait de quoi il parle, Patrick Muyaya, puisque c'est le gouvernement congolais qui a intégré ces génocidaires FDLR en son sein. Et à l'heure où je vous parle, les FDLR sont toujours soutenus par le gouvernement congolais. Donc, quand Patrick Muyaya parle de mensonge, il sait de quoi il parle. Certaines voix réclament des sanctions internationales contre le Rwanda. Les États-Unis pourraient prendre cette décision assez rapidement. On a entendu il y a quelques jours le président Paul Kagame répondre à cette menace avec véhémence. Vous non plus, monsieur le ministre, cela ne vous effraie pas plus que cela ? Si les sanctions pouvaient régler les problèmes endémiques de la RDC, je signerais demain matin. Savez-vous qu'en 2012, en 2013, il y avait aussi des sanctions contre le Rwanda ? Est-ce que cela a réglé le problème de la RDC et du M23 pour autant ? Non. La guerre a repris huit ans plus tard, en octobre 2021. Donc, cette histoire de sanctions, comme si c'était une baguette magique, ça ne fait aucun sens. Il n'y a aucune sanction en ce bas monde qui va nous empêcher de sécuriser notre frontière et de nous assurer que notre population ne subisse pas ce qu'elle a subi en 1994 aux mains des FDLR. Mais ça ne serait pas un coup dur pour le régime, pour sa stature internationale, son attrait économique aussi ? Non, mais ça s'est fait déjà dans le passé, donc ça, ce n'est pas une question qui est valide. Nous sommes dans un monde où chacun doit porter sa croix. Les sanctions, on ne les craint pas et ce n'est pas le sujet. Le sujet est de régler le problème congolais à la source, c'est-à-dire en s'attaquant aux causes profondes. Est-ce que les accords de Washington, finalement, n'assurent pas surtout les intérêts économiques américains, l'approvisionnement en minerais notamment, sans atteindre les conditions d'une paix effective sur le terrain entre vos deux pays, le Rwanda et la RDC ? Les accords de Washington pour la paix et la prospérité ont d'abord une composante sécuritaire. Mais ça ne marche pas apparemment sur le terrain… Ça ne marche pas puisque ça n'est pas mis en œuvre. Et donc, c'est pour ça que nous en avons appelé aux États-Unis et même à l'Union africaine, la médiation africaine, pour régler cette question sécuritaire, ce qui va ouvrir la voie à une mise en œuvre du volet économique. Vous y croyez toujours ? On y croit toujours bien sûr. S'il y a, dans la préservation des intérêts américains, une paix durable dans la région, nous sommes preneurs. En tout état de cause, la situation humanitaire dans l'est de la RDC est catastrophique : des centaines de milliers de personnes déplacées, une crise alimentaire, et les organisations humanitaires, à cause du conflit, parviennent difficilement à accéder aux populations. Puisque votre pays, le Rwanda, se « coordonne » avec l'AFC/M23, n'avez-vous pas un rôle à jouer pour faciliter cet accès humanitaire ? Oui, la Monusco a un dialogue direct avec l'AFC/M23 et nous, le Rwanda, nous avons été disponibles pour ouvrir nos frontières, pour faciliter l'accès humanitaire. Mais pour le faciliter dans l'est de la RDC ? Mais, la Monusco et même les organisations internationales ont un accès direct à l'AFC/M23. Donc les autorités de fait, qui contrôlent la région, sont en contact avec les organisations humanitaires, avec la Monusco. Et je pense que toute question d'accès humanitaire a une réponse entre les deux parties concernées. Vous participez actuellement au conseil des ministres des Affaires étrangères, en amont du sommet des chefs d'États de l'Union africaine. Sur ce dossier, quelle décision attendez-vous du sommet de l'Union africaine ? Le Rwanda va pouvoir faire état de son point de vue. Il n'y a pas de décision attendue dans ce sommet sur cette question. Il y a une médiation africaine, qui est toujours en cours. Il y a la médiation américaine, la médiation qatarienne qui sont aussi à l'œuvre. Cette année doit être utilisée à bon escient pour que les progrès dans les accords de paix de 2025 soient consolidés en 2026. À lire aussiPaul Kagame répond aux menaces de sanctions internationales contre le Rwanda
« L'Afrique reste dans le jeu commercial américain », s'exclame le site L'Economiste maghrébin. « Petit ouf de soulagement en Afrique. L'AGOA a été reconduit pour une période d'un an, c'est-à-dire jusqu'au 31 décembre de cette année. » Le mois dernier, rappelle Le Monde Afrique, « la Chambre des représentants avait voté la reconduction de l'AGOA pour trois ans, mais les sénateurs ont ramené la durée à un an. L'AGOA est une pièce maîtresse des relations commerciales entre les Etats-Unis et les pays africains. Ce traitement commercial préférentiel avait été lancé en 2000 sous la présidence du démocrate Bill Clinton. Il permet aux pays africains d'exporter de nombreux produits vers les Etats-Unis sans droits de douane, s'ils respectent une série de conditions (pluralisme politique, respect des droits humains, lutte contre la corruption…). Une trentaine de pays sur la cinquantaine du continent africain bénéficient en théorie de l'accord, qui couvre un large éventail de produits allant de l'habillement à l'igname en passant par les voitures. » Contrer les Chinois… Alors pourquoi avoir réactivé l'AGOA ? Le Pays au Burkina a sa petite idée : « Donald Trump avait fait de la réactivation de cet accord un moyen de chantage, notamment sur les pays africains, dans le cadre de la guerre commerciale mondiale qu'il a déclarée dès son retour au Bureau ovale. Sauf que cette stratégie hégémonique ne s'est pas révélée très payante. Puisque les pays concernés, loin de se plier aux desiderata de l'Oncle Sam, se sont plutôt montrés pragmatiques, (…) en traitant avec d'autres puissances telles que la Chine, la Russie, le Japon, l'Arabie Saoudite, ou encore le Qatar. Le président milliardaire (…) ne pouvait donc pas se permettre de se passer indéfiniment d'une trentaine de pays, donc d'une trentaine de marchés, et encore moins prendre l'énorme risque de laisser son adversaire le plus redoutable qu'est la Chine, contrôler seul ce vaste terrain d'opportunités. » Peu de pays concernés et beaucoup de contreparties… « L'Afrique a-t-elle vraiment de quoi se réjouir ? », s'interroge pour sa part Ledjely en Guinée. « En 2024, l'Afrique a exporté pour plus de 8 milliards de dollars de marchandises vers les Etats-Unis. Mais ces flux restent concentrés sur un nombre restreint de pays. L'Afrique du Sud, le Nigeria, le Kenya et le Lesotho figurent parmi les principaux bénéficiaires de l'accord. Pour ces pays, les retombées économiques ne sont donc pas négligeables. Mais, relève Ledjely, à l'échelle de l'ensemble du continent, elles demeurent marginales. Cette réalité s'explique en grande partie par la faiblesse structurelle de l'industrialisation africaine, qui limite la capacité de nombreux Etats à tirer profit d'un accès préférentiel aux marchés extérieurs. En ce sens, l'AGOA apparaît davantage comme un levier ponctuel que comme un véritable moteur de transformation économique. A cela, pointe encore Ledjely, s'ajoutent des conditions politiques et stratégiques qui suscitent de sérieuses interrogations. Selon plusieurs sources, la réactivation de l'accord serait notamment liée à la volonté de Washington de voir certains pays africains accueillir des migrants que les Etats-Unis ne souhaitent plus garder sur leur sol, une question particulièrement chère à Donald Trump. La question aurait été explicitement soumise au Ghana. » Enfin, pour l'économiste béninois Khalid Igué, interrogé par Le Point Afrique, « renouveler l'accord pour une seule année le rend précaire, mais c'est mieux que rien. Cette période peut servir de transition, durant laquelle nous, pays africains, devons montrer aux États-Unis tout l'intérêt qu'ils auraient à rendre l'accord durable. Nous ne pouvons pas nous passer du marché américain, souligne-t-il. Mais eux non plus ne peuvent se passer de l'Afrique et de ses ressources. » RDC : l'AFC/M23 revendique l'attaque de l'aéroport de Kisangani À la Une également, l'attaque de drone le week-end dernier sur l'aéroport de Kisangani dans l'est de la RDC… C'était bien l'AFC/M23. Le groupe rebelle a revendiqué l'attaque. « L'AFC/M23 affirme avoir détruit le centre de commandement des drones militaires. De fait, relève Jeune Afrique, la zone militaire de l'aéroport de Kisangani abrite des drones chinois et turcs utilisés par les Forces armées congolaises. De son côté, le gouvernement local de la province de la Tshopo affirme que les drones ont été neutralisés avant d'atteindre leur cible. » En tout cas, cette incursion en territoire congolais, à 700 km de Bukavu, contrôlée par les rebelles, montre que « l'AFC/M23 intensifie la bataille de l'air », pointe le site panafricain. « Le groupe armé veut démontrer qu'il a la capacité de se projeter bien au-delà de la zone qu'il contrôle. »
Nous avions quitté Sullivan Rouaud il y a un an alors que nous faisions ensemble le dernier bilan de HiComics avec lui, et qu'il nous annonçait quitter cette maison d'édition pour voguer vers d'autres horizons... Et cet horizon est depuis connu ! Sullivan est en effet parti chez Les Nouveaux Éditeurs fonder une nouvelle maison d'édition, Morgen, en compagnie de Thomas Ragon (venu dans le podcast pour Yojimbot à l'époque), et nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec eux pour accompagner leur lancement cette semaine. D'autant plus... qu'il y aura bien des comics chez eux !Morgen : bande dessinée internationaleDans ce premier épisode dédié à Morgen, on revient avec les deux éditeurs sur la façon dont ils ont intégré Les Nouveaux Éditeurs, comment ils ont pensé leur nouvelle structure, leur planning éditorial, leur façon de travailler avec les auteurs, tout en mentionnant les premiers projets à paraître dès ce mois-ci, en mettant aussi l'emphase sur l'international. Puisque la création intégrera aussi des auteurs de comics tels que Ram V et Evan Cagle (dont vous aurez l'exclusivité de connaître le nom de leur prochaine saga). Mais qu'il y aura aussi quelques comics en bonne et due forme au sein du catalogue, parce qu'on ne peut pas les chasser comme ça. On vous laisse découvrir le tout à l'audio.Si notre travail vous plaît et que vous avez conscience du temps que tout cela demande, alors ne manquez pas de le faire savoir et partagez l'émission, parlez-en autour de vous, faites connaître First Print, et soutenez-nous via Tipeee si vous le pouvez ! Bonne écoute à vous et à bientôt pour la prochaine émission !Soutenez First Print - Votre podcast comics (& BD) préféré sur TipeeeHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 01:01:21 - Les Nuits de France Culture - par : Mathilde Wagman - En 1962, Raymond Queneau donnait une série de douze entretiens à Georges Charbonnier, il parlait bien sûr de l'Oulipo (Ouvroir de Littérature Potentielle) qu'il avait fondé avec François Le Lionnais en 1960. Diffusion de trois volets de la série intitulée : "Les recherches de l'Oulipo". - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Raymond Queneau Ecrivain, oulipien, encyclopédiste (né le 21 février 1903 au Havre, mort le 25 octobre 1976 à Paris)
L'année 2025 s'achève, comme l'observe Afrik.com, « sur une séquence électorale dense et symbolique » pour la Guinée, la Côte d'Ivoire et la Centrafrique. « Des scrutins majeurs, chacun révélateur de dynamiques politiques propres, mais aussi de défis communs », souligne le site internet, concernant la « participation électorale, la crédibilité des processus et le rapport entre pouvoir et opposition ». En Guinée, d'abord : les différents médias du pays confirment que le premier tour de l'élection présidentielle s'est déroulé dans « le calme », malgré une certaine « confusion », pointée notamment par Guinée360, au moment de la prorogation de l'heure de clôture des bureaux de vote. « Force est de reconnaître que le scrutin s'est déroulé dans le calme et la sérénité », affirme Le Djely, en rappelant que « la dernière présidentielle, en 2020, s'était tenue dans un climat de quasi-chaos ». Mais le journal en ligne guinéen note un bémol : « la mobilisation des électeurs n'a pas été à la hauteur des attentes exprimées par les autorités », ce qui doit donc leur servir de « message ». Le Djely constate, entre autres, que « de nombreux jeunes préféraient suivre les matchs » de la Coupe d'Afrique des nations. Autre explication possible de « ce peu d'enthousiasme » constaté par Le Djely : « le boycott observé chez une partie des sympathisants des opposants absents au scrutin ». Et donc, en parallèle, « le sentiment que l'issue de l'élection était connue d'avance ». « Une suite de la transition ? » Depuis le Burkina Faso, Wakat Séra rappelle effectivement le contexte : pour prendre le pouvoir « en tant que civil », après le coup d'État de 2021, « le général Mamadi Doumbouya a pris le soin de faire le nettoyage autour de lui, contraignant ses opposants à l'exil ». « Le président déchu, Alpha Condé, et les deux anciens Premiers ministres ont dû suivre, en spectateurs, loin de leur pays, cette élection présidentielle présentée comme la fin de la transition politique élastique et fermée imposée à la Guinée par le général Mamadi Doumbouya. » Mais Wakat Séra pose une question : « Avec les mêmes au pouvoir, sauf tsunami, n'assistera-t-on pas à une suite de la transition ? » Le site burkinabè pose, aussi, une autre question, concernant cette fois-ci la Côte d'Ivoire : « Jusqu'à quand » se poursuivra le « règne presque sans partage du parti présidentiel sur la vie politique ivoirienne ? » Puisque, « comme un remake de la victoire écrasante de son candidat Alassane Ouattara à la présidentielle, c'est vers un raz-de-marée que se dirige le RHDP » après les législatives de ce week-end, selon Wakat Séra. Alors « jusqu'à quand » ? La question « demeurera sans réponse tant que le PPA-CI (de l'ancien président Laurent Gbagbo, NDLR) continuera à bouder les élections, que le PDCI n'aura pas de plan B alors que son président Tidjane Thiam est inéligible sur décision de la justice de son pays, et que le RHDP n'ouvrira pas réellement le jeu politique pour permettre à ses adversaires de se mesurer à lui, à armes plus ou moins égales ». « L'enjeu dépasse la simple arithmétique électorale » En Centrafrique, aussi, « les rapports de force sont déséquilibrés ». « Le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, évolue en situation de quasi-monopole politique », rappelle Le Pays, depuis Ouagadougou. « Face à lui, une opposition morcelée, presque évanescente. Dans un pays meurtri par plus d'une décennie de violences et toujours exposé à des attaques sporadiques de groupes armés résiduels, cette asymétrie politique, résume Le Pays, fait du chef de l'État le grand favori » d'un scrutin inédit, puisqu'il s'agissait non seulement d'une présidentielle et de législatives, mais aussi d'élections municipales et régionales: les premières depuis presque 40 ans. « Dans ces trois pays, l'enjeu central de tous ces scrutins dépasse largement la simple arithmétique électorale. À Bangui, à Conakry comme à Abidjan, la réconciliation nationale et l'apaisement doivent constituer le cœur battant des politiques publiques, et non de simples slogans de circonstance, écrit Le Pays. L'Afrique contemporaine regorge d'exemples de pouvoirs électoralement confortés mais brutalement renversés, non par les urnes, mais par les armes. Les vainqueurs de ces scrutins doivent en tirer les leçons, et se rappeler que gouverner exige certes une main ferme, mais surtout une main tendue, seule garante d'une paix durable et à même de barrer la route aux fracas des armes. »
Puisque vous avez adoré notre nouveau concept Thérapie de couple, le voilà de retour avec des invités très spéciaux : Louise RGT et Lucas Drag !Ensemble, on parle de ce que c'est de vivre une relation tout en étant exposés sur les réseaux…
Surprise ! Puisque le premier "hors série" a eu l'air de vous plaire, on remet ça avec Ginger, Mélanie et Delphine ! Prêt(e)s pour des questions insolites ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.