POPULARITY
Cette semaine, Abdou Sall revient sur l'officialisation du Grand Prix de Bahreïn en Malaisie, du 2 au 4 octobre 2026. Initialement annulé suite aux impacts liés au conflit au Moyen-Orient, cette épreuve aura lieu à Sepang. Le circuit malais n'avait pas accueilli la Formule 1 depuis 2017. Même si c'est un nom de Grand Prix différent, le retour de la F1 en Malaisie est une bonne nouvelle pour les fans, les pilotes et les écuries.Suivez-nous sur Facebook et sur BlueSky (@lebulletingp). Visitez lebulletingp.substack.com pour lire les chroniques.Pour rejoindre le groupe Facebook de La Monoplace: https://www.facebook.com/groups/427199868294999/Merci d'être à l'écoute!
Sur le Hungaroring de Budapest, tout le monde attendait Ferrari comme l'écurie à battre sur un tracé sinueux qui fait la part belle à son aéro et limite son déficit moteur. Après avoir dominé de la tête et des épaules la journée du vendredi, la Scuderia a connu une lente agonie, plombée par les pénalités et les mauvais choix sur le muret. Dans un GP de Hongrie qui a vu Mercedes le plus en retrait cette saison, c'est McLaren qui est sortie du bois et s'est imposée grâce à un grand Lando Norris. Une occasion gâchée dans la course au titre pour le mythe italien ? Ou peut-être le signe que le nouveau challenger des Mercedes pour le titre n'est peut-être pas celui que l'on croit ! On parlera aussi des progrès d'Aston Martin, de l'enlisement d'Alpine, du beau podium de Verstappen avant une trêve qui pourrait décider de son avenir. Enfin, l'unpopular opinion d'Alex Khaldi sur le choix de disputer le GP du Bahreïn en... Malaisie ! Ce podcast est hébergé par Podcastics, la plateforme pour créer et diffuser votre podcast facilement.
Rendez-vous sur https://ground.news/7jours pour obtenir 40 % de rabais sur l'accès illimité à l'outil d'actualité auquel je fais confiance, afin de faire le tri dans le bruit médiatique et de comprendre comment les nouvelles sont rapportées à travers tout le spectre politique.
durée : 00:15:12 - Le journal de 18h00 - L'Iran a visé des centrales électriques et des usines de dessalement, au Koweït, à Bahreïn ou encore en Jordanie, au lendemain d'une nuit de bombardements américains sur l'Iran. - équipe : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:15:12 - Les journaux de France Culture - L'Iran a visé des centrales électriques et des usines de dessalement, au Koweït, à Bahreïn ou encore en Jordanie, au lendemain d'une nuit de bombardements américains sur l'Iran. - équipe : La Rédaction de France Culture, Jean-François Braun, Caroline Bennetot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
C dans l'air du 13 juillet 2026 - Trump : le détroit, c'est à moi ! Les États-Unis vont « devenir les gardiens du détroit d'Ormuz », a déclaré lundi le président américain Donald Trump dans une interview téléphonique à Fox News. « Nous allons conserver le contrôle du détroit, et nous allons probablement l'exploiter. Nous deviendrons le gardien du détroit », a-t-il ajouté. Ces déclarations font suite aux nouveaux échanges de tirs entre les Etats-Unis et l'Iran ce week-end. Washington a visé des installations stratégiques dans l'ouest et le sud de l'Iran en riposte à l'Iran qui avait attaqué samedi un navire chypriote, qui empruntait selon lui une « route non autorisée » dans le détroit d'Ormuz. Ce lundi, les gardiens de la révolution ont tiré des drones et missiles contre des installations américaines situées à Oman et Bahreïn. Après de premiers échanges de tirs la semaine dernière, le cessez-le-feu signé entre les Etats-Unis et l'Iran le 17 juin est de plus en plus menacé. Face à ce conflit qui n'en finit plus, Donald Trump semble sans solutions. D'autant que les Iraniens semblent prêts à tout pour imposer leur loi sur le détroit d'Ormuz, « plus important que des dizaines de bombes atomiques », selon le conseiller militaire du Guide suprême iranien, Mohsen Rezaï. Vendredi, le guide suprême iranien Mojtaba Khameneï avait juré dans un message écrit de « venger » le « sang pur » de son père, Ali Khamenei. Donald Trump serait directement visé par un projet d'assassinat de la part du régime islamique, a rapporté le Wall Street journal la semaine dernière, citant des sources du renseignement israélien. « Mille missiles sont armés et prêts à être tirés (…) si le gouvernement iranien met à exécution sa menace (…) d'assassiner, ou de tenter d'assassiner, le président en exercice des Etats-Unis, en l'occurrence MOI ! », a immédiatement répondu le président américain Donald Trump sur son réseau Truth social. Ce ne serait pas la première fois que les Iraniens tentent de s'en prendre au président américain : en mars, un Pakistanais a été condamné par un tribunal fédéral de New York soupçonné d'avoir tenté de recruter des agents afin de commettre des assassinats pour le compte des gardiens de la révolution. En France, c'est dans le contexte de la guerre en Ukraine que le président Emmanuel Macron prépare le dernier défilé du 14 juillet de son mandat. Mardi, quelque 500 soldats des États membres de la coalition des volontaires ouvriront la parade sur les Champs Élysées, suivi par 25 militaires ukrainiens. Un « symbole fort de l'Europe, qui prend conscience de la dangerosité du monde et qu'il faut prendre en main son destin », a souligné l'Élysée dans un communiqué. Ce dixième défilé du chef de l'État doit illustrer le « réarmement stratégique de la France et le réveil stratégique européen », a ajouté l'Élysée. Depuis son arrivée au pouvoir en 2017, Emmanuel Macron a quasiment doublé le budget des Armées, passé de 32 à 57 milliards d'euros. Pour quelles raisons les combats entre les Etats-Unis et l'Iran ont-ils repris depuis ce week-end ? Faut-il prendre au sérieux les projets d'assassinat iraniens sur Donald Trump ? Et qu'attendre du dernier défilé du 14-Juillet pour Emmanuel Macron ?Nos experts :- Général Patrick DUTARTRE - Général de l'armée de l'Air et de l'Espace, ancien pilote de chasse - Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, ancien correspondant à Washington - Sofia AMARA - Journaliste et grand reporter, spécialiste du Moyen-Orient - David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique, rédacteur en chef de la revue « Orients stratégiques », auteur de « La République islamique d'Iran en crise systémique » - (en duplex) Sonia DRIDI - Correspondante à Washington pour France 24 et LCI
L'Iran a lancé des attaques de missiles et de drones contre des sites militaires américains au Bahreïn et au Koweït après que Washington a mené plus de 80 frappes contre des cibles iraniennes. Ces frappes, selon l'Iran, ont été motivées par des attaques contre des navires marchands dans le détroit d'Ormuz. Le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, affirme que cette escalade menace les récents progrès diplomatiques et exhorte les deux parties à reprendre les négociations.
L'Iran a lancé des attaques de missiles et de drones contre des sites militaires américains au Bahreïn et au Koweït après que Washington a mené plus de 80 frappes contre des cibles iraniennes. Ces frappes, selon l'Iran, ont été motivées par des attaques contre des navires marchands dans le détroit d'Ormuz. Le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, affirme que cette escalade menace les récents progrès diplomatiques et exhorte les deux parties à reprendre les négociations.
« Pour la deuxième fois depuis la signature de l'accord-cadre américano-iranien le 17 juin dernier, Washington et Téhéran ont replongé dans la confrontation militaire directe, constate Le Figaro à Paris. En réponse aux tirs iraniens sur trois navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz et en violation du protocole d'accord, les États-Unis ont frappé 80 cibles en Iran hier, dont des systèmes de défense antiaérienne proches du détroit d'Ormuz. […] Quelques heures après, l'Iran a annoncé 85 ripostes contre des bases américaines au Koweït et à Bahreïn, siège de la 5e flotte américaine dans le Golfe. » « Le fragile cessez-le-feu ne tient plus qu'à un fil », soupire pour sa part Le Monde. « Trump, maître autoproclamé de "l'art du deal", dit n'avoir jamais rencontré partenaire aussi fourbe que le régime théocratique. "Je ne veux plus négocier avec eux. Ce sont des pourritures. Ils [les Iraniens] sont dirigés par des personnes malades. Ils sont vicieux, violents, menteurs", égraine le président américain qui, quelques jours plus tôt, décrivait ces mêmes dignitaires comme des personnages rationnels ». Trump embourbé La guerre totale va-t-elle reprendre ? « Donald Trump est tellement imprévisible, souligne le Wall Street Journal, qu'il est impossible de savoir s'il est sérieux lorsqu'il affirme que le cessez-le-feu est "terminé". Il pourrait le rétablir demain. Mais il a raison de dire que le régime iranien lui fait perdre son temps, pointe le quotidien américain. Téhéran est passé maître dans l'art de la manœuvre. Vingt jours après le début des soixante jours de négociations prévues par le mémorandum d'entente, les pourparlers nucléaires ont à peine commencé. Au lieu de cela, le régime iranien s'est employé à accroître son contrôle sur le détroit d'Ormuz tout en exportant des milliards de dollars de pétrole. » La seule certitude, pointe le Washington Post, c'est que Trump et son administration sont « embourbés dans une guerre impopulaire qu'ils semblent incapables de terminer, à moins de quatre mois des élections de mi-mandat ». Et finalement, constate le site américain Axios, cette « guerre, qui a débuté dans le but de réduire les capacités balistiques de l'Iran et de détruire ce qui restait de son programme nucléaire, s'est transformée en un conflit sans fin pour le contrôle du point de passage énergétique le plus important au monde : le détroit d'Ormuz. […] La diplomatie est au point mort pour l'instant et la pression militaire est de nouveau au cœur de la stratégie du président Trump ». France-Maroc : le duel entre amis À la Une également, France-Maroc ce soir pour une place en demi-finale de la Coupe du monde de football. « Une autre histoire », s'exclame L'Équipe en première page. « Après le combat électrique contre le Paraguay, la France retrouve le Maroc, une équipe redoutable qu'elle connait bien et qu'elle avait réussi à écarter il y a quatre ans en demi-finales du Mondial 2022 ». Alors, implore le quotidien sportif, « il est l'heure, après Paraguay-France, de ramener les Bleus vers le jeu, les arabesques et la foudre, les domaines choisis de ses attaquants formidables. Mais la marge est infiniment plus fine qu'il y a quatre ans. Le Maroc a compensé certains manques sous l'effet des binationaux et de l'expérience accumulée, tant en 2022 que lors de la dernière CAN où il a assumé la pression médiatique et populaire, et ses manières dans la transition peuvent faire souffrir la défense française ». « Choc royal », lance Le Parisien en manchette. « Ce soir, ils seront nombreux à être tiraillés entre les deux équipes, avec un morceau de cœur de chaque côté de la Méditerranée. Ils aimeraient sûrement qu'il n'y ait que des gagnants. Cela n'arrivera pas. Espérons que les Bleus sortent victorieux de ce duel entre amis, s'exclame Le Parisien, et que le football, malmené ces derniers jours par les polémiques liées à l'arbitrage ou à la Fifa, retrouve ce goût de fête que nous aimons tant, peu importent les couleurs de nos maillots ».
C dans l'air du 8 juillet 2026 - Trump frappe l'Iran... et passe un savon à l'OTAN Donald Trump a annoncé la fin du cessez-le-feu avec l'Iran, ouvrant une nouvelle phase d'escalade militaire au Moyen-Orient. Cette décision intervient après l'attaque de trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique par laquelle transite environ 20 % du pétrole mondial. Les États-Unis ont rapidement mené des frappes contre plusieurs installations militaires iraniennes. L'Iran a répliqué en visant 85 bases américaines dans le Golfe, notamment à Bahreïn et au Koweït. Malgré cette montée des tensions, plusieurs pays comme le Qatar poursuivent leurs efforts de médiation. De leur côté, les marchés financiers ont immédiatement réagi. Les principales Bourses ont reculé et le prix du pétrole est reparti à la hausse de près de 7 %, alimenté par les craintes d'une perturbation des approvisionnements. Cette crise domine également le sommet de l'OTAN. Donald Trump est arrivé en affichant sa colère contre plusieurs alliés européens, à qui il reproche un non-alignement total sur l'Iran, le Groenland ou encore les budgets militaires. Son objectif reste de réduire l'engagement militaire américain en Europe en poussant les États membres à assumer une part plus importante de l'effort collectif. Depuis plusieurs années, les dépenses militaires augmentent au sein de l'Alliance. La plupart des pays atteignent désormais l'objectif de 2 % du PIB consacré à la défense, tandis que l'OTAN évoque un objectif pouvant atteindre 5 %. Malgré ces efforts, de nombreux dirigeants européens considèrent que les États-Unis sont devenus un partenaire moins prévisible qu'auparavant et accélèrent leurs projets de défense commune. En Syrie, Emmanuel Macron poursuit sa volonté de renouer le dialogue avec les nouvelles autorités afin de renforcer les liens diplomatiques et d'ouvrir de nouvelles voies de coopération, notamment commerciales et humanitaires. Cette démarche intervient alors que le pays reste marqué par une forte instabilité. Deux explosions se sont produites mardi matin à Damas, près de l'hôtel où séjournait Emmanuel Macron, rappelant ainsi que la menace sécuritaire demeure élevée. La guerre entre les États-Unis et l'Iran est-elle réellement relancée ou une désescalade est-elle encore envisageable ? Pour quelles raisons Donald Trump cherche-t-il à se désengager de l'Otan ? Quels sont les intérêts diplomatiques et économiques de la France en Syrie ?Nos experts :- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale - Anthony BELLANGER - Éditorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales - Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, auteure de "Géopolitique du Sahel" chez PUF - David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique, rédacteur en chef de la revue "Orients stratégiques" et auteur de "La république islamiste en crise systémique" aux éditions L'HarmattanPRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM :https://www.instagram.com/cdanslair/
Simon Porcher est économiste et il vient de publier "Nous sommes faits d'eau", un livre qui part d'un paradoxe intéressant à savoir que même si l'eau est rare, mais elle ne coûte presque rien et par conséquent, c'est impossible pour nous de le réaliser. Dans cet épisode, nous parlons de tout ce qui touche à l'eau, du plus intime (peut-on boire l'eau du robinet sans risque, faut-il un filtre, l'eau chaude est-elle dangereuse) au plus vertigineux (pourquoi les grands lacs du monde rétrécissent, comment des États s'accusent de voler la pluie de leurs voisins, pourquoi l'eau pourrait devenir la ressource géopolitique du siècle qui vient).J'ai questionné Simon sur les fausses bonnes idées autour de l'eau en bouteille, sur les méga-bassines et leur effet rebond, sur le cycle de l'eau qui se dérègle avec le climat, et sur ce qu'on appelle l'empreinte eau, celle qu'on porte sans le savoir dans chaque jean, chaque verre de vin, chaque steak. On termine sur une question toute simple que personne ne se pose jamais : pourquoi n'existe-t-il aucune gouvernance mondiale dédiée à l'eau, alors que tout le monde a soif ?Un épisode dense, parfois inquiétant, mais qui donne surtout envie de regarder l'eau qui coule du robinet avec un peu plus de respect.Citations marquantes"L'eau du robinet, c'est le produit alimentaire le plus contrôlé en France.""Si l'eau a un goût de chlore, c'est justement qu'elle a été bien désinfectée.""Il y a toujours la même quantité d'eau sur la planète. On boit la même eau que les dinosaures.""Les méga-bassines, ça retire l'idée de l'eau comme un bien commun.""Cette eau, y compris l'eau de la Seine, quelque part, on finit par la boire."Idées centrales discutéesL'eau potable ne représente presque rien sur Terre. Sur toute l'eau de la planète, 2,5 % seulement est douce, et sur cette part, moins de 1 % se trouve dans les rivières et les lacs, le reste étant coincé dans les glaciers ou les nappes profondes. Ça remet en perspective l'idée qu'on se fait d'une ressource abondante. Timestamp : ~00:45:00.Le mythe du filtre et de la bouteille. Un filtre Brita retire le goût du chlore mais ne protège pas contre les PFAS ni les microplastiques, et un filtre mal changé devient pire que l'eau brute. L'eau en bouteille, elle, contient aussi des polluants, parfois des traces d'excréments qui ont mené à la destruction de lots entiers. Timestamp : ~00:07:15 à 00:09:50.Le cycle de l'eau s'est dérégle avec le climat. La quantité d'eau sur Terre ne change pas, mais sa répartition dans le temps oui : plus de sécheresses en hiver, plus d'inondations au printemps, des sols trop secs qui n'absorbent plus rien. D'où l'idée de "villes éponges" capables de stocker l'eau de pluie au lieu de la laisser ruisseler vers les fleuves. Timestamp : ~00:22:00 à 00:28:40.Les méga-bassines, une adaptation qui n'en est pas vraiment une. Elles permettent de puiser l'eau en hiver pour irriguer en été, mais elles créent un effet rebond : les agriculteurs continuent à cultiver comme si l'eau était infinie, sans jamais s'adapter vraiment au climat qui change. Timestamp : ~00:34:55 à 00:38:44.L'eau devient un instrument géopolitique. Ensemencement des nuages pour voler la pluie du voisin, usines de dessalement bombardées, coupures d'eau utilisées comme armes en période de conflit : l'eau entre dans les mêmes logiques de pouvoir que le pétrole. Timestamp : ~00:41:51 à 00:53:20.L'empreinte eau se cache dans tout ce qu'on consomme. Un jean, c'est 10 000 litres d'eau. Un Français consomme entre 4000 et 5000 litres par jour, 90 % via son alimentation. Manger moins de viande reste le levier le plus direct pour réduire cette empreinte. Timestamp : ~00:53:44 à 00:54:36.Il n'existe aucune gouvernance mondiale de l'eau. Il y a une COP climat, une COP biodiversité, mais rien d'équivalent pour l'eau douce, ni de GIEC dédié. Simon Porcher plaide pour une consultation citoyenne locale et davantage de poids donné aux écosystèmes dans les décisions. Timestamp : ~00:57:47 à 00:59:09.Questions posées dans l'interviewPeut-on boire l'eau du robinet en France sans risque ?L'eau en bouteille est-elle vraiment meilleure que l'eau du robinet ?À quoi sert réellement un filtre type Brita, et a-t-il des limites ?Pourquoi ne faut-il pas boire l'eau chaude du robinet ?Pourquoi la France sous-investit-elle dans ses canalisations d'eau ?Comment expliquer qu'une ressource aussi rare que l'eau coûte si peu cher ?Qu'est-ce qui casse concrètement le cycle naturel de l'eau avec le réchauffement climatique ?Les méga-bassines résolvent-elles un problème ou en créent-elles un nouveau ?L'eau peut-elle devenir une arme entre États, au même titre que l'énergie ?Pourquoi n'existe-t-il aucune COP ni gouvernance mondiale dédiée à l'eau ?Références citées dans l'épisodeLivre "Nous sommes faits d'eau", Simon Porcher (~00:03:12)Personnes évoquées François Ruffin, cité au sujet du PIB par habitant de la France en Europe (~00:42:39)Événements JO de Paris 2024, déversements d'eaux usées dans la Seine pendant les épreuves de triathlon (~00:20:44) Vague de chaleur 2025 et record de noyades en rivière (~00:33:37) Grande sécheresse de 2022 au Lac de Serre-Ponçon (~00:39:16)Lieux et données géographiques Mer d'Aral, asséchée par l'irrigation (~00:39:16) Lac Tchad, moins 60 % de surface en 60 ans (~00:39:16) Lac d'Annecy et la question de son assèchement futur (~00:38:44) Nappes fossiles sous le Sahara (~00:45:31) Méga-bassines des Deux-Sèvres (~00:37:03) Usine de dessalement bombardée à Bahreïn (~00:53:12) Canal Saint-Martin, ouverture à la baignade (~00:32:48)Cadre juridique et institutions Convention internationale des années 1970 interdisant la modification des nuages à des fins militaires, héritée de la guerre du Vietnam (~00:44:21) Classement mondial des réserves d'eau douce : Brésil, Russie, États-Unis, Chine, Inde, Colombie (~00:49:53)Timestamps clés00:00 Introduction et paradoxe central : l'eau rare mais gratuite 04:43 Ouverture avec Simon Porcher, pourquoi un économiste écrit sur l'eau 07:15 L'eau du robinet, produit le plus contrôlé de France 08:05 Les limites réelles des filtres à eau 09:05 Ce que cache vraiment l'eau en bouteille 10:28 Eau minérale contre eau de source, la confusion à éviter 11:15 Microplastiques dans la pluie et interdiction de l'eau de pluie chez soi 14:11 Le vrai problème des carafes filtrantes mal entretenues 15:40 Pourquoi éviter de boire l'eau chaude du robinet 16:18 L'état des canalisations françaises et le sous-investissement chronique 18:17 Pourquoi l'eau rare coûte presque rien 20:40 Débordements d'égouts et JO de Paris 2024 21:29 Le cycle de l'eau et ce qui s'y dérègle 26:33 Adapter les villes aux pluies diluviennes, le concept de ville éponge 29:14 Repenser l'architecture des maisons en zone inondable 34:56 Méga-bassines, adaptation ou fausse solution 38:44 Qui paie vraiment pour les méga-bassines 39:16 Les grands lacs qui rétrécissent dans le monde 41:25 Rivières atmosphériques et pluie importée depuis l'Amazonie 41:51 Ensemencement des nuages, la triche géopolitique du climat 48:44 L'empreinte eau cachée dans nos vêtements et notre alimentation 54:39 Data centers, prélèvement et consommation d'eau 57:47 L'absence de gouvernance mondiale de l'eau 59:11 La France, championne du monde des piscines privées 1:00:34 Pourquoi Simon Porcher a choisi l'eau comme sujet de vie 1:02:21 Clôture et message final sur le respect de l'eau Suggestion d'autres épisodes à écouter : #274 L'eau va t'elle devenir une denrée rare en France avec Magali Reghezza (https://audmns.com/TpVPDYg) #260 Pensées sur la beauté de la nature avec Alexandre Lacroix (https://audmns.com/SkTfBzz) Vlan #46 Mieux comprendre notre besoin de reconnexion à la nature avec Stéphane Hugon (https://audmns.com/YHgHiAD)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le Forum tunisien de l'investissement la semaine dernière à Tunis a démontré la volonté du pays d'être un pont entre l'Europe et l'Afrique. Le pays cherche aussi à être un hub commercial entre les pays arabes et l'Afrique, pour répondre aux enjeux de sécurité alimentaire. De notre correspondante à Tunis, Depuis la pandémie, la question de la sécurité alimentaire est devenue un vrai défi pour les pays arabes qui dépendent à près de 50 % des importations. Beaucoup veulent renforcer leurs liens vers l'Afrique pour faire de l'import-export ou développer des projets agricoles. Lassad Ben Hassine, représentant de l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel en Tunisie, explique l'importance de rapprocher les industries agroalimentaires des pays arabes et de l'Afrique subsaharienne. « Les pays arabes comptent environ 467 millions d'habitants, tandis que les déficits alimentaires arabes s'élèvent à 47,7 milliards de dollars selon le rapport économique du Fonds monétaire arabe de l'année 2024. Donc, ces enjeux font du développement des systèmes alimentaires, des industries de transformation une priorité stratégique pour assurer le développement économique et renforcer la résilience. Le monde arabe et l'Afrique dispensent de ressources agricoles et alimentaires considérables, mais une part importante de la valeur ajoutée demeure encore insuffisamment exploitée. » À lire aussiDes pistes pour financer et repenser l'agriculture en Afrique de l'Ouest Des industriels saoudiens en quête d'opportunités sur le marché africain Le pays se positionne plus largement comme un hub pour faciliter les échanges entre pays arabes et africains. Rabi Brik, directeur marketing du groupe saoudien agroalimentaire Zamil, fait partie des représentants arabes venus récemment rencontrer d'autres opérateurs commerciaux à Tunis : « Nous ne sommes pas encore en Afrique. C'est notre première visite à Tunis pour prospecter le marché africain. Les gens aiment l'Arabie saoudite à cause de la Mecque et de Médine sur le plan religieux, ce qui est très important pour tous les Arabes qui vivent en Afrique. Donc cela peut jouer en notre faveur pour promouvoir le concept d'un produit halal qui vient de l'Arabie saoudite ». Zoleka Dikana est la créatrice de la ferme Aruzabiz en Afrique du Sud. « Je pense que c'est important pour l'Afrique du Sud et tous les pays africains de traiter les uns avec les autres sur le plan commercial, car cela va aussi renforcer nos monnaies locales. Si nos propres pays peuvent se connaître, commercer et travailler ensemble, alors peut-être que la plupart des problèmes que nous avons en tant que pays seront résolus. » Lors de sa visite en Tunisie, elle s'est vu proposer d'exporter ses produits au Bahreïn, tandis que Rabi Brik, du groupe saoudien Zamil, a décroché une promesse de contrat avec un client libyen. À lire aussiTunisie : succès du Forum tunisien pour l'investissement
« Les États-Unis et l'Iran ont convenu de cesser leurs attaques mutuelles », selon le site américain Axios. Le cessez-le-feu en vigueur depuis une dizaine de jours a déjà « été fragilisé par la reprise des frappes des deux côtés et la menace du président américain Donald Trump de relancer la guerre et de "terminer le travail" ». « C'est une danse au bord du précipice à laquelle il va falloir s'habituer, écrit Libération. Tout au long du week-end, les États-Unis et l'Iran ont joué à se faire peur en échangeant des missiles, drones et amabilités par voie de communiqués interposés ». Mais les deux États se sont « bien gardés de dépasser un point de non-retour », poursuit le quotidien français. À Rome, la Repubblica n'est pas aussi optimiste. « Le régime iranien répare les dégâts causés par les bombardements » américains. Samedi, les États-Unis ont mené des frappes sur des sites qui avaient déjà été visés. « Les antennes nécessaires au guidage des drones et à la coordination des vedettes d'attaques » avaient déjà été mises hors service en mars et début juin, rappelle le média italien. Elles ont donc été reconstruites depuis. Et « la riposte lancée contre les bases américaines à Bahreïn et au Koweït est également significative », analyse le quotidien. En raison de « l'utilisation des missiles balistiques les plus modernes (…) qui étaient restés cachés pendant le conflit. » Visite du Sultan d'Oman en France La situation dans la région sera au cœur des discussions entre le sultan d'Oman et le président français. Il doit être reçu ce lundi à l'Élysée. Oman, c'est ce petit État du Golfe, de l'autre côté du détroit d'Ormuz en face des côtes iraniennes. Le sultanat a joué les médiateurs entre Téhéran et Washington avant le début de la guerre. Pour l'Iran, les navires empruntant le détroit devraient désormais s'acquitter d'un droit de passage. Lors de cet entretien aujourd'hui, « Emmanuel Macron cherchera à dissiper le flou que Mascate entretient sur l'avenir de la gestion du détroit d'Ormuz avec l'Iran », écrit le Figaro à Paris. Selon un diplomate omanais interrogé par le journal, « il n'y aura pas de droit de péage à Ormuz, comme le réclame l'Iran, mais peut-être le paiement de services ». Difficile d'y voir plus clair pour le moment. L'accord-cadre avec Israël divise le Liban L'accord-cadre entre les autorités israéliennes et libanaises « est contradictoire et impossible à appliquer », estime le président de la Chambre des députés, Nabih Berri dans les colonnes de L'Orient-Le Jour. Le chef du mouvement Amal, allié du Hezbollah, salue « les nombreuses voix qui ont émis des critiques contre ce texte », notamment le chef de la communauté druze, Walid Jomblatt. Nabih Berri estime qu'un courant politique hostile est en train de prendre forme. « Derrière l'affichage diplomatique d'un accord présenté comme historique, Beyrouth reste pris entre les exigences israéliennes, les calculs iraniens et les fragilités de son propre État », estime Libération qui indique qu'un député du Hezbollah a « déjà lâché le mot qui fait trembler les mémoires libanaises en évoquant une possible "guerre civile". Un vieux démon que l'accord, loin de dissiper pourrait aussi réveiller ». Notamment à cause d'un point de cet accord-cadre, selon le quotidien français, celui qui prévoit la « cessation de toute action dans les enceintes politiques ou juridiques internationales, (…) sans recours devant la justice internationale pour les crimes de guerre israéliens commis au Liban, il n'y aura ni réparation symbolique, ni réparation matérielle, susceptible d'être arrachée devant les tribunaux ». De drôles de mariages En Allemagne, des mariages en 15 minutes, c'est « la nouvelle offre surprenante de l'Église protestante » allemande, nous dit La Croix. Vendredi, près de 370 lieux de culte protestants ont participé à l'initiative « se marier facilement » en proposant « des cérémonies de mariage et des bénédictions ». « Lancée il y a trois ans par l'Église évangélique de Bavière », c'est la première fois cette année, que toutes les Églises protestantes allemandes y participaient. « La procédure est simple, raconte La Croix, un entretien de dix minutes avec le pasteur, le couple choisit deux titres de musique sur la liste proposée par l'organiste et sur lesquels ils entreront et sortiront de l'église. S'ensuit une cérémonie de dix minutes », et c'est réglé. Un nouveau type de cérémonie pour « proposer une solution aux personnes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas organiser une grande fête » mais qui souhaitent s'unir devant Dieu.
Les États-Unis ont lancé des frappes aériennes contre l'Iran mercredi, avant que Téhéran ne riposte en frappant Bahreïn, le Koweït et la Jordanie, pays qui accueillent des troupes américaines. C'est la deuxième fois cette semaine que des frappes croisées mettent à l'épreuve un cessez-le-feu fragile de deux mois.
Les États-Unis ont lancé des frappes aériennes contre l'Iran mercredi, avant que Téhéran ne riposte en frappant Bahreïn, le Koweït et la Jordanie, pays qui accueillent des troupes américaines. C'est la deuxième fois cette semaine que des frappes croisées mettent à l'épreuve un cessez-le-feu fragile de deux mois.
Deux vagues de frappes américaines sur l'Iran en 48h, riposte sur Bahreïn et le Koweït, le détroit sous tension maximale et Trump dit simultanément que l'accord est "entièrement négocié". Ce matin, la géopolitique envoie deux signaux contradictoires en même temps. Oracle publie le meilleur trimestre de son histoire, bat sur tous les indicateurs, et se prend -10% en after-hours : le marché ne récompense plus le beat, il exige la surprise. La BCE relève ses taux de 25 points de base aujourd'hui, première hausse depuis trois ans, sur fond d'inflation zone euro à 3,2%. Et ce soir, SpaceX price la plus grande IPO de l'histoire des marchés financiers à 1 750 milliards de dollars. Quatre sujets majeurs en une seule séance. On décrypte tout.
Un hélicoptère Apache abattu au-dessus du détroit d'Ormuz. Des frappes américaines sur l'Iran dans la nuit. Une riposte iranienne sur Bahreïn, la Jordanie, le Koweït. Et pendant ce temps... le pétrole baisse. Le Nasdaq plonge 4% puis rebondit. Et Trump tweete que le deal avance "à un rythme soutenu." Cent jours de guerre. Trentième annonce de paix imminente. Et vendredi, l'IPO de l'histoire. Si vous trouvez ça logique, cette vidéo n'est pas pour vous. Si vous trouvez ça complètement dingue... bienvenue.
C dans l'air du 26 mai 2026 - Trump frappe l'Iran... La guerre reprendMalgré le cessez-le-feu entre les États-Unis et Téhéran, l'armée américaine a frappé lundi soir la ville iranienne de Bandar Abbas, située au sud du pays, juste en face du détroit d'Ormuz. Washington affirme avoir ciblé des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes qui tentaient de poser des mines. Le commandement militaire américain au Moyen-Orient parle de légitime défense contre des embarcations iraniennes qui tentaient, dit-il, de poser des mines dans ce détroit stratégique, bloqué et scruté par le monde entier.Parallèlement, dans un long message publié sur son réseau Truth Social, Donald Trump a conditionné tout plan de paix avec l'Iran à la signature des accords d'Abraham par d'autres pays du Golfe, dont, en premier lieu, l'Arabie saoudite et le Qatar. Une contrainte susceptible de compliquer les négociations avec Téhéran. Paraphés en 2020 lors du précédent mandat du président américain, ils visent à normaliser les relations avec Israël. Pour l'heure, quatre pays les ont rejoints : les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan. L'Égypte et la Jordanie ont signé des traités de paix avec Israël en 1979 et 1994. Mais les autres pays considèrent que ce processus ne peut progresser en l'absence de toute perspective politique pour les Palestiniens, avec la création d'un État souverain et viable.En Iran, le corps des Gardiens de la Révolution a déclaré ce mardi qu'il se réserve le droit « légitime et incontestable » de riposter à toute violation du cessez-le-feu par les États-Unis. Les pays du Golfe « ne serviront plus de bouclier aux bases américaines » et n'auront plus de « refuge sécurisé » dans la région, a affirmé le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, dans une déclaration écrite diffusée par la télévision d'État. « Si la région entre dans un nouveau cycle de guerre, la réponse de l'Iran dépassera les frontières régionales et sera beaucoup plus lourde et plus forte », a averti de son côté Abolfazl Shekarchi, porte-parole senior des forces armées iraniennes, cité par l'agence semi-officielle Fars.Va-t-on assister à une nouvelle escalade dans la guerre au Moyen-Orient ? Où en sont les négociations entre Téhéran et Washington ? Que sont les accords d'Abraham, que Donald Trump souhaiterait imposer à l'Arabie saoudite et au Qatar ? Face aux États-Unis et à Israël, comment le régime iranien résiste-t-il ?Trois mois après la guerre déclenchée contre le régime des mollahs, si le président américain cherche toujours la porte de sortie d'un conflit qu'il espérait régler en quelques jours, il rouvre également quelques fronts qu'il avait mis en pause. Ainsi, son émissaire, actuellement en visite sur l'île de l'Arctique, a expliqué qu'« il est temps que les États-Unis remettent leur empreinte sur le Groenland ». Pour rappel, le président américain a répété à plusieurs reprises depuis son élection vouloir s'emparer de l'île de l'Arctique, quitte même à l'acheter si besoin. Et comme le Groenland ne semble pas suffire, l'administration Trump accentue la pression sur Cuba. Après le Venezuela et l'Iran, l'île communiste située à 150 kilomètres des côtes de la Floride semble être la prochaine cible du locataire de la Maison-Blanche.Nos experts :- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre - Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales - Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, auteure de Les fantômes de Munich- Sylvain DOMERGUE - Géographe, enseignant à sciences Po Bordeaux, auteur de Géopo
Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (CERMAM) et chargé de cours à l'université de Genève, est l'invité de la mi-journée de RFI. RFI : Le contexte régional est explosif et pourtant la participation des pèlerins est massive. Comment l'expliquez-vous ? Hasni Abidi : Il s'agit d'un des piliers de l'islam. Le pèlerinage est obligatoire pour tout musulman ayant les moyens physiques mais aussi financiers pour l'accomplir. Ce qui explique que l'intérêt n'a pas changé. Ce pèlerinage montre-t-il que, dans le monde musulman, la dimension spirituelle reste plus forte que les crises politiques ? Oui, la dimension spirituelle et religieuse qui va au-delà, puisque, pour chaque musulman, le pèlerinage est un projet de vie. Malgré les tensions régionales, malgré les crises et les crises économiques, les musulmans tiennent à l'accomplir. Ils sont, on peut dire, rassurés d'accomplir cet acte important dans les lieux saints. Il y a un million et demi de pèlerins actuellement à La Mecque. Il devrait y avoir encore plus de monde ces prochains jours. La hausse du coût des voyages et des assurances a fortement augmenté cette année. Le hadj risque-t-il de devenir inaccessible pour une partie des musulmans étrangers ? Oui. Vous avez raison. Le coût du pèlerinage est de plus en plus élevé. On peut l'expliquer par l'inflation, par le prix élevé aussi du transport aérien puisque les compagnies du Golfe elles-mêmes fixent le prix, mais aussi le prix de l'hébergement à l'intérieur de l'Arabie saoudite, entre la Mecque et Médine. Le coût devient inaccessible ou disons très élevé pour certaines personnes. C'est pourquoi je pense que cette tendance va continuer à la hausse. Une bonne partie des musulmans s'endettent, certains contractent même des crédits. Alors qu'en fait, en islam, il faut avoir les moyens financiers pour l'accomplir. Si vous n'en avez pas les moyens, ce n'est pas grave. C'est vrai que cette partie de la population – une grande partie, ceux qui n'ont pas les moyens – sera privée d'accomplir le hadj. Il y a évidemment la crainte d'un embrasement régional, même si on est proche, selon les deux parties, d'un accord. Si le conflit repartait, quels seraient les risques immédiats pour le pèlerinage, d'un point de vue sécuritaire ou dans les transports ? Les fidèles observent depuis le début de la guerre un autre pèlerinage, ce qu'on appelle le petit pèlerinage. La fièvre pour le pèlerinage n'a pas baissé, hormis bien sûr les contraintes financières. En voyant que l'Arabie saoudite est, plus ou moins, le pays le plus épargné des missiles et des drones envoyés par l'Iran à d'autres pays, notamment les pays du Golfe. C'est-à-dire que par rapport aux Émirats arabes unis, au Qatar et à Bahreïn, l'Arabie saoudite a été épargnée. Autre élément pour l'Arabie saoudite, c'est qu'elle a un accès sur la mer Rouge. On n'est pas obligé de venir en avion. Tous les autres aéroports ont fermé : Abou Dabi, Dubaï, Doha, Bahreïn, etc. Les aéroports d'Arabie saoudite, curieusement, n'ont pas fermé. Cet élément rassure les fidèles en voyant que le petit pèlerinage a continué et que l'Arabie saoudite n'a pas été, n'a pas été touchée. Les Iraniens savent bien qu'envoyer des missiles en Arabie saoudite, c'est risqué. Une situation très dommageable. Ils risquent une détérioration de leur image auprès des musulmans dans le monde. Les relations entre l'Arabie saoudite et l'Iran se sont récemment améliorées. Ce rapprochement, selon vous, reste-t-il fragile ? C'est un rapprochement qui est fragile. Tout dépendra de la position de l'Arabie saoudite. On a bien vu que le prince héritier Mohammed ben Salman (MBS) essaie. Ses proches ont essayé de rassurer les Iraniens pour dire que l'Arabie saoudite – contrairement à certains récits médiatiques américains qui parlent plutôt d'un MBS pressé de finir le travail et donc d'anéantir le régime iranien – tient à avoir de bonnes relations. L'Arabie saoudite, officiellement, soutient les efforts de négociation, à la fois ceux qui ont été exercés par le sultanat d'Oman et maintenant par le Pakistan. L'Arabie saoudite a des projets qui sont importants : l'exposition universelle, la prochaine Coupe du monde 2035 et ses projets faramineux. Tous ces projets passent par la sécurité en Arabie saoudite et dans la région du Golfe. C'est dans l'intérêt de l'Arabie saoudite – et de l'intronisation de prince héritier, puisqu'il est toujours prince héritier –, d'assurer une certaine sécurité dans la région et de ne pas pousser la région vers l'embrasement général. À lire aussiÀ travers le monde, les différentes communautés musulmanes se préparent pour le hadj à La Mecque
Toutes les deux semaines, Grand Plateau vous fait découvrir ou redécouvrir un coureur / une coureuse cycliste qui fait parler de lui ou d'elle en cette saison 2026. Comme le disait notre très chère Edith Piaf, il y en a un, cette semaine, qui a bien bien vu la vie en rose. Une belle surprise sur ce Giro 2026, et elle nous vient tout droit de la Bahreïn. Un jeune portugais qui n'a jamais vraiment rêvé de World Tour. Mais maintenant qu'il y est, autant vous dire qu'il n'a pas fini de nous surprendre. On vous présente… Afonso Eulalio. Avec Killian Verove et Yohan Bredow.
Pendant la pause forcée après l'annulation (voir le report) des GP de Bahreïn et d'Arabie Saoudite, Pole Position prend vos questions et y répond dans ce format FAQ ! Le concept, c'est vous les rédacteurs en chef de cette émission, vous décidez des thèmes et des sujets et le plateau débat autour de ces questions ! Des annonces à venir du conseil mondial de l'automobile (FIA, constructeurs et F1) pour Miami peuvent-elles rabattre toutes les cartes ? Qui est le pilote que vous avez adoré détesté ? Les pilotes sont-ils passés au dessus de l'institution F1 ? Quel est votre 1er souvenir de F1 ? James Hunt ou Niki Lauda ? Hannah schmitz chez Ferrari ? Doriane Pin a roulé pour la 1ère fois sur une F1 chez Mercedes en tests privés, peut-on avoir une femme en f1 à court terme ? Quelques exemples des discussions F1 du jour !Ce podcast est hébergé par Podcastics, la plateforme pour créer et diffuser votre podcast facilement.
La Formule 1 fait une pause avec son championnat 2026 pendant un mois. Avec l'annulation (report ?) des GP de Bahreïn et GP d'Arabie Saoudite, les instances ont 4 semaines pour ajuster le règlement de la nouvelle ère, pour trouver des solutions dès le prochain GP à Miami. Réunis la semaine dernière, la FIA, les constructeurs et la FOM ont déjà entériné le fait de réduire les effets indésirables liés à la gestion électrique. Sous la pression des fans, avec des premières audiences en baisse, des pilotes qui craignent pour leur sécurité et l'ADN du pilotage, quelles solutions existent à court et moyen terme pour éviter un fiasco à la discipline ?Plus largement, l'équipe Pole Position se pose autour de la question suivante : que pourrions nous changer en F1 pour rendre le sport plus attractif ?Ce podcast est hébergé par Podcastics, la plateforme pour créer et diffuser votre podcast facilement.
Début mars deux data centers d'Amazon Web Services aux Emirats arabes unis et une installation à Bahreïn ont été touchés par des frappes de drones, entraînant des perturbations des activités de stockage de données de l'entreprise américaine dans la région.C'est l'une des multiples conséquences de la guerre au Moyen-Orient. Et la démonstration que ces installations peuvent devenir des cibles stratégiques en cas de conflit. Alors pourquoi ne pas les mettre dans l'espace ? Cette option n'est pas complètement théorique, car les géants de la tech y travaillent déjà depuis plusieurs mois, dans l'espoir de réduire l'immense consommation d'énergie des data centers. Car dans l'espace, les installations pourraient profiter pleinement de l'énergie du soleil sans restriction et gratuitement ou presque, une idée très séduisante sur le papier. Google, SpaceX, Blue Origin, plus d'une dizaine de startups, un consortium européen et des entreprises en Chine travaillent sur des projets en ce sens.Mais en pratique il faut dépasser d'importants obstacles techniques, par exemple être en mesure de fabriquer des puces capables de résister à des conditions extra terrestres et atteindre un équilibre économique : car pour l'instant envoyer une fusée dans l'espace est extrêmement coûteux.Et enfin même si l'énergie du soleil est propre, faire décoller une fusée est très polluant. Invités: Ainsley Woods, directrice de recherche chez Structure ResearchXavier Roser, directeur des programmes d'exploration de Thales Alenia space, coordinateur de l'étude AscendRebekah Reed, Directrice associée à Harvard Kennedy School – Belfer CenterJane Munga, membre du programme Afrique au Carnegie Endowment for International PeaceRéalisation: Emmanuelle Baillon, Michaëla Cancela-Kieffer, Maxime MametExtraits sonores : World economic Forum, StarcloudDoublages: Luc Smilovici, Michaëla Cancela Kieffer, Béatrice Debut, Florence GoisnardLa Semaine sur le fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À mesure que la Coupe du monde 2006 approche, une cartographie plus globale du football se dessine. Après avoir exploré les grandes puissances et les dynamiques européennes, sud-américaines et africaines, Les Libéros s'intéressent, dans cet avant-dernier épisode de la saga de la route du Mondial, au reste du monde. De l'Asie à la zone CONCACAF, en passant par l'Amérique du Sud hors Brésil et Argentine, jusqu'à l'Océanie, cet épisode propose une lecture transversale des dernières nations qualifiées. Des sélections parfois moins exposées, mais dont les parcours racontent autre chose : des trajectoires de résilience, des contextes politiques et sportifs spécifiques, et une lutte permanente pour exister sur la scène mondiale. Les barrages intercontinentaux viennent cristalliser cette tension. L'Australie qui arrache sa qualification face à l'Uruguay au terme d'un affrontement irrespirable. Trinité-et-Tobago et sa star Dwight Yorke qui écrivent l'histoire face à Bahreïn. Mais au-delà des résultats, cet épisode interroge une réalité plus large : comment ces nations construisent-elles leur compétitivité face aux grandes puissances ? Quels joueurs émergent de ces contextes ? Et quelles équipes peuvent réellement espérer peser une fois arrivées en Allemagne ? Ce neuvième épisode vient compléter la fresque. Il rassemble les dernières pièces du puzzle avant le grand rendez-vous. Prochaine étape : l'Allemagne. Le pays hôte. Le point de convergence de toutes ces trajectoires. Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices
Le conflit au Moyen-Orient se répercute sur l'économie africaine. C'est particulièrement le cas en ce mois d'avril sur le marché du bétail, durement touché. Les pays de la Corne exportent pratiquement toute leur production vers les pays du Golfe. Malgré le cessez-le-feu, les animaux sont toujours bloqués au port de Berbera, au Somaliland, principal point d'exportation du bétail. Le marché représente de quatre à cinq millions de têtes par an. La période est cruciale. La fin du ramadan, l'Aïd el-Fitr et la fête du sacrifice, le Hadj fin mai, représentent pour beaucoup d'exportateurs de bétail pratiquement l'intégralité de leur chiffre d'affaires sur l'année. Mais au port de Berbera, au Somaliland, de nombreux animaux restent à quai. « Beaucoup de monde parle uniquement du pétrole, explique Ridwan Ibrahim, directeur des opérations chez l'exportateur de bétail Qabyo Tire. Évidemment, le pétrole, c'est ce qui fait tourner le monde. Mais il y a aussi le bétail, l'alimentation qu'on oublie. Depuis le début de la guerre, nous n'avons pas exporté vers les pays du Golfe, à l'exception de l'Arabie saoudite, car nous pouvons passer par Bab-el-Mandeb. Mais pour des pays comme Bahreïn, le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis, nous avons eu beaucoup d'annulations et nous n'avons pas pu y exporter à cause de la fermeture du détroit d'Ormuz. » Les prix des transporteurs ont aussi doublé, passant de 100 euros la tonne exportée à 200. Les éleveurs qui ont acheminé les animaux à pied ou en camion restent coincés au port en attendant que les bateaux repartent. Une situation difficile pour de nombreuses communautés de la région qui en dépendent. « Le bétail converge de très loin vers Berbera, c'est-à-dire de l'intérieur des espaces pastoraux de l'Éthiopie, de Somalie, y compris de Somalie du Sud, parfois même du nord du Kenya. affirme Géraldine Pinauldt, chercheure associée au Centre français des études éthiopiennes. Une partie du bétail va être exportée vers le Kenya, pour approvisionner les commerces et les villes en bétail vivant. Il y a une partie de ce bétail qui va également être exportée depuis le Kenya vers les pays du Golfe. » Selon la spécialiste, le marché représente 85% des exportations dans la région séparatiste de Somalie, le Somaliland. Pour la Somalie, c'est plus de la moitié. Pour l'Éthiopie, les exportations représentent officiellement beaucoup moins, mais une grande partie du marché demeure "informelle".Les infrastructures se développent pour abattre les animaux et exporter leur viande. Il existe une dizaine d'abattoirs modernes en Éthiopie tournés vers l'export. Pour Kelifa Hussein, président de l'Association éthiopienne des exportateurs de viande, il faut diversifier le marché : « Ethiopian Airlines dessert plus de 60 villes dans différents pays d'Afrique. Nous essayons donc d'exporter vers plusieurs pays africains pour moins dépendre des pays du Golfe. On a essayé de diversifier même avant le conflit. Nous avons exporté des échantillons vers certains pays pour tester le marché. Nous essayons de vendre en Guinée et au Sénégal. » Principal obstacle : les protocoles sanitaires. Pour obtenir une certification, il faut un accord bilatéral avec le pays destinataire. Un processus long à mettre en place. L'annonce du cessez-le-feu en Iran est une bonne nouvelle pour les acteurs du secteur, même s'ils restent prudents. Mais il faudra de nombreuses semaines avant un retour à la normale, si le détroit d'Ormuz s'ouvre durablement. À lire aussiCessez-le-feu au Moyen-Orient: «Un rapport de force se joue entre Israël et les États-Unis»
La saison 2026 de Formule 1 connait une pause forcée avec l'annulation des Grands Prix de Bahreïn et d'Arabie Saoudite. On en profite aujourd'hui pour se retrouver autour d'une foire aux questions ! Le principe ? C'est vous qui décidez des thèmes de l'émission en posant vos questions en direct. De la lutte interne chez Mercedes entre Antonelli et Russell, des éventuels retours en force de McLaren et Ferrari, en passant par les éventuelles solutions discutées par la FIA le 9 avril prochain pour améliorer le règlement 2026, l'équipe de pole Position n'éludera rien des grands thèmes d'actualité F1 cette semaine.Ce podcast est hébergé par Podcastics, la plateforme pour créer et diffuser votre podcast facilement.
Le spectre d'un minage par l'Iran des eaux du Golfe et du détroit d'Ormuz, met sous pression la communauté internationale. Le régime de Téhéran peut-il rapidement mettre ses menaces à exécution ? Le détroit d'Ormuz, s'étire sur un peu plus de 200 kilomètres pour une largeur qui n'excède pas 50 kilomètres à certains endroits, les Iraniens n'auront donc aucune difficulté pour y disposer massivement des mines ! Et ce d'autant qu'on estime à 5 000 ou 6 000 le stock potentiel iranien de mines navales, rappelle le contre-amiral Éric Lavault ex plongeur démineur au sein de la Marine nationale, « Ils ont un panel assez complet de capacités de mines. Les mines de fond qui reposent sur le fond et qui fonctionnent à l'influence, donc avec une intelligence embarquée, soit avec un stimuli magnétique, soit sonore par le bruit que rayonnent les navires de surface. Le deuxième, c'est ce qu'on appelle les mines à Orin, c'est-à-dire que les mines qui sont reliées au fond par une chaîne et qui flottent entre deux eaux. Il y a une dernière menace, qui est plus une menace asymétrique, mais pour laquelle les Iraniens ont un savoir-faire, une expertise particulièrement pointue, c'est la faculté de pouvoir coller sur les coques ce qu'on appelle des Limpet mines, c'est-à-dire des mines ventouses, des mines qui collent en les mettant en place avec des embarcations rapides, discrètement dans le sillage des bateaux ». Une telle stratégie de verrouillage du détroit d'Ormuz a déjà été utilisée par l'Iran dans son conflit avec l'Irak en 1980, et Téhéran indique Éric Lavault dispose de toute une variété de navires capables de mouiller des mines, « Jusqu'à il y a quinze jours, de source compétente, il n'y avait pas de minage. Il se peut effectivement que depuis des mines de fond aient été posées. Ces mines à influences peuvent être mouillées depuis n'importe quel porteur. Durant la guerre Iran-Irak, ils avaient transformé des chalutiers en mouilleurs de mines. Les fonds du détroit d'Ormuz s'y prêtent parfaitement puisqu'il y a entre cinquante et une petite centaine de mètres de profondeur. C'est une menace crédible ». Quels moyens pour déminer le détroit d'Ormuz ? Pour nettoyer le détroit d'Ormuz, il y a peu de moyens disponibles. Les États-Unis ont retiré du service il y a quelques semaines leurs quatre chasseurs de mines Avenger basés à Bahreïn, reste les marines françaises, belges et néerlandaises qui excellent dans la guerre des mines, mais ce sera nécessairement une opération longue et complexe, un travail méthodique souligne le contre-amiral Lavault, « Le chasseur de mines est un bateau dont la coque est amagnétique et dont la signature acoustique est très faible. Ce navire va pénétrer dans le champ de mines et il mettra en œuvre ses robots téléopérés ou ses plongeurs-démineurs pour effectuer les opérations de déminage. Les opérations de déminage vont d'abord consister à pouvoir dégager des corridors d'accès, des autoroutes en fait, pour permettre au trafic maritime de reprendre. Ça peut être assez rapide. Après, qu'il reste des mines en dehors de ces autoroutes maritimes, ce sera traité dans un deuxième temps. En attendant il ne faudra pas trop s'éloigner du rail ». Après la guerre du Golfe en 1991, il avait fallu deux ans d'opérations intensives pour déclarer la zone libre de mines. Les nouveaux moyens reposant sur des drones ne sont pas encore opérationnels et si la France a fait savoir qu'elle était prête à prendre la tête d'une coalition navale pour sécuriser le détroit d'Ormuz, c'est à la condition qu'il n'y ait plus de combats. Raison pour laquelle l'hypothèse d'un minage du détroit est un véritable cauchemar pour le trafic maritime. À écouter aussiLes détroits : nouveaux centres de gravité de la guerre ?
La guerre israélo-américaine contre l'Iran qui sévit depuis un mois déjà a embrasé le Moyen-Orient. Quel est l'impact de ce conflit sur les Français de la région ? Dans quel état d'esprit sont nos compatriotes expatriés ici ? Rosiane Houngbo-Monteverde est conseillère élue des Français du Qatar et du Bahreïn, élue de l'Assemblée des Français de l'étranger pour l'ensemble de la région Moyen-Orient et Asie centrale, productrice du podcast Horizon Golfe. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: la mésaventure des vacanciers français bloqués par le conflit
Alors que les matières premières énergétiques ont flambé, les cours des céréales ont beaucoup moins réagi au blocage du détroit d'Ormuz. C'est notamment le cas de ceux du blé. Les cours de la céréale du pain s'étaient envolés au début de la guerre en Ukraine. En 2022, la guerre en Iran n'a pas du tout eu le même impact. La perturbation des flux maritimes en mer Noire dans les premiers mois de la guerre en 2022 avait touché un hub céréalier, l'Ukraine et la Russie étant des exportateurs majeurs. La guerre en Iran touche, elle, un hub énergétique et les pays du Golfe sont des importateurs de céréales. Le conflit ne prive pas le marché mondial de matières premières agricoles. L'effet sur les prix ne peut donc pas être le même. C'est d'autant plus vrai que les fondamentaux, c'est-à-dire l'offre et la demande en céréales, ne sont pas tendus en ce moment. Sur un an, les prix du blé ont même baissé dans les principaux pays, sauf aux États-Unis où la demande est assez forte et en Australie, note FranceAgriMer, la cellule de veille du ministère français de l'Agriculture. Un autre facteur contient les prix du blé : les stocks mondiaux sont à leur plus haut niveau en cinq ans. L'influence des prix du pétrole Les prix restent tout de même influencés par la hausse du pétrole, « la corrélation est assez bonne », relève Arthur Portier, consultant chez Argus Media France. Moins fort et moins vite, les prix suivent donc et ont augmenté de 5 à 8 % environ depuis le début de la guerre en Iran. Ils devraient continuer à monter, si le pétrole poursuit sur sa lancée. Pour l'instant, la hausse est en tout cas trop faible pour les agriculteurs qui doivent composer avec une augmentation soudaine très forte du prix du carburant et des engrais. En quelques jours, l'écart s'est creusé entre le prix de vente des céréales et les coûts de production et fragilise la santé financière des exploitations. À lire aussiLa guerre au Moyen-Orient fait flamber le prix de l'urée, l'engrais le plus utilisé au monde Des importateurs pour l'instant approvisionnés À ce stade, l'arrêt des importations de céréales par le détroit d'Ormuz n'est pas problématique pour les pays du Golfe. Pour l'instant, le gros des achats saisonniers a déjà été réalisé, explique Arthur Portier : sur cette campagne 2025/2026, l'Arabie saoudite, qui est le principal importateur, a acheté un peu plus de quatre millions de tonnes de blé et autant de maïs. « La possibilité de réorienter les flux d'importation vers des ports situés hors du Golfe, en particulier sur la mer Rouge, comme Jeddah ou King Abdullah pour l'Arabie saoudite » pourrait contribuer à éviter une pénurie à court terme, relève FranceAgriMer. Les autres pays sont aussi couverts, d'autant que cette période de l'année ne correspond pas à un pic de la demande : Koweït, Bahreïn, Qatar, Émirats arabes unis, Irak et Iran ont acheté au total environ 20 millions de tonnes de grains – blé, maïs et orge confondus – pour 2025/2026. À court terme, leur approvisionnement est assuré. Tout dépendra ensuite de la durée du conflit. Le Brésil, un des fournisseurs de maïs de ces pays, devrait trouver sans problème d'autres acheteurs, grâce à une demande particulièrement forte au Mexique et au Japon, relève l'expert d'Argus Media. L'Australie, la Russie, ou encore la Turquie, qui exportent dans la zone, devront réorienter certains de leurs volumes, mais cela n'annonce pas pour autant un déséquilibre du marché. À lire aussiDIRECT - Guerre au Moyen-Orient: Israël dit avoir encore «des milliers de cibles» à frapper en Iran
C dans l'air du samedi 14 mars 2026 - Détroit d'Ormuz : Trump appelle la France à l'aideLe spectre d'un choc pétrolier se rapproche. Vendredi, les Etats-Unis ont bombardé l'îlot stratégique de Kharg, principal terminal d'exportation du pétrole brut iranien. Les frappes se sont concentrées sur les installations militaires, mais Donald Trump menace d'y détruire les infrastructures militaires « si l'Iran ou quiconque d'autre venait à faire quoi que ce soit pour entraver le passage libre et sûr des navires dans le détroit d'Ormuz ». Depuis que le régime islamique a bloqué le détroit et menace de miner le bras de mer, de nombreux pétroliers sont bloqués dans le Golfe arabo persique. Pendant ce temps, l'idée d'une intervention militaire au sol n'est plus exclue par l'état-major américain. Selon les informations du New York Times, Washington étudierait le déploiement de forces spéciales américaines en Iran pour récupérer ou neutraliser un stock d'uranium enrichi toujours enfoui sous la ville d'Ispahan. Dans les pays du Golfe, ciblés par l'Iran pour leur proximité avec les Etats-Unis, l'économie, qui dépend encore beaucoup de la production de pétrole, est asphyxiée par les attaques de Téhéran. Goldman Sachs estime que la baisse de la production de pétrole en 2026 serait la plus importante au Qatar, au Koweït et à Bahreïn (-25 %). Et d'autres secteurs sont touchés, à l'instar des compagnies aériennes, dont les avions sont cloués au sol, et du tourisme. Près de 20 000 ressortissants français ont déjà été rapatriés du Moyen-Orient depuis le début de la guerre. Selon le World Travel and Tourism Council (WTTC), le conflit dans la région ferait ainsi perdre 600 millions de dollars par jour au Moyen-Orient. Le PIB pourrait donc se contacter de 14 % au Koweït et au Qatar, de 5 % aux Émirats arabes unis et de 3 % en Arabie saoudite, selon les prévisions de Goldman Sachs. Au Liban, les bombardements israéliens visant le Hezbollah, allié du régime chiite, ont tué au moins 773 personnes, dont 103 enfants, et causé plus de 800 000 déplacés, selon les autorités libanaises. Jeudi, un double tir de drone contre une voiture a tué 12 personnes. « Même si un chef [du Hezbollah] était là, rien ne peut justifier un tel carnage », s'indigne un chauffeur libanais dans les colonnes du Monde. Quelques jours plus tôt, c'est le père Pierre El-Raï, un curé respecté de la paroisse maronite de Qlayaa, qui était tué dans une frappe israélienne. Mêmes le quartier général de la mission de l'Organisation des Nations unies dans le sud du Liban (Finul) a été touché vendredi. Face à l'insécurité grandissante qui menace le pays, et à l'acharnement du Hezbollah dans la guerre contre Israël, Emmanuel Macron a appelé samedi l'État hébreu à accepter des « discussions directes » avec le Liban et propose de les accueillir à Paris. Pourquoi les Etats-Unis réfléchissent-ils à une opération militaire terrestre en Iran ? L'asphyxie économique des monarchies du Golfe peut-elle influer sur le cours de la guerre ? Et jusqu'où ira Israël dans ses frappes sur le Liban ?Nos experts :- Georges MALBRUNOT - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient - Le Figaro - Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, auteure : « Le Trump de A à Z »- Agnès LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l'Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient - Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de « Cette Amérique qui nous déteste »- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major, ex-commandant suprême de la transformation de l'OTAN
Le détroit d'Ormuz est l'une des routes maritimes les plus stratégiques du monde. Entre 20% et 25% du pétrole et du gaz naturel liquéfié consommés sur la planète y transitent chaque jour. Face aux tensions au Moyen-Orient et au risque de blocage de ce passage clé, les pays du Golfe tentent de trouver des solutions alternatives pour continuer à exporter leurs hydrocarbures. Mais, ces routes de contournement restent limitées. Le détroit d'Ormuz, situé entre le golfe Persique et l'océan Indien, est un passage incontournable pour le commerce mondial des hydrocarbures. En temps normal, entre 20% et 25% du pétrole et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde y transitent. Mais, lorsque cette route se retrouve menacée ou bloquée, les pays du Golfe cherchent des solutions alternatives. On peut comparer la situation à un embouteillage sur une autoroute. Lorsque l'axe principal est saturé ou fermé, les automobilistes tentent de trouver des routes secondaires. Dans le cas du pétrole, ces routes de contournement prennent la forme de pipelines et d'oléoducs terrestres. Il en existe principalement trois. Le premier part d'Irak et se dirige vers la Turquie, mais il est actuellement fermé. Le deuxième traverse l'Arabie saoudite d'est en ouest. Il permet d'acheminer le pétrole depuis le golfe Persique jusqu'à la mer Rouge, vers le port de Yanbu. Enfin, la troisième route traverse les Émirats arabes unis. Elle relie le golfe Persique au golfe d'Oman, jusqu'au port de Fujairah, qui permet un accès direct à l'océan Indien. Des capacités très inférieures au trafic habituel Reste une question essentielle : ces routes alternatives permettent-elles de remplacer les volumes qui transitent habituellement par le détroit d'Ormuz ? La réponse est non. Si l'on additionne les deux axes actuellement opérationnels – celui vers la mer Rouge et celui vers le golfe d'Oman –, leur capacité atteint environ 9 millions de barils par jour. Or, en temps normal, près de 20 millions de barils transitent quotidiennement par le détroit d'Ormuz. Ces alternatives ne permettent donc pas de compenser totalement une fermeture du détroit. Mais, elles offrent malgré tout une solution partielle. D'ailleurs, les effets commencent déjà à se faire sentir sur le trafic maritime. De nombreux pétroliers quittent désormais le golfe Persique pour rejoindre la mer Rouge et les côtes occidentales de l'Arabie saoudite. Sachant qu'un seul pétrolier peut transporter jusqu'à deux millions de barils, ces routes alternatives représentent tout de même un volume non négligeable pour les pays importateurs. Un risque déplacé vers un autre détroit stratégique Cette redirection du trafic soulève toutefois une autre question stratégique. Pour rejoindre la mer Rouge, les navires doivent passer par un autre passage clé : le détroit de Bab el-Mandeb, situé entre le Yémen et la Corne de l'Afrique. Or, cette zone est, elle aussi, très sensible. Ces derniers mois, les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, y ont multiplié les attaques contre des navires marchands, notamment au plus fort de la guerre à Gaza. Même si les compagnies maritimes restent prudentes, le pari demeure risqué. Autrement dit, le danger ne disparaît pas. Il se déplace simplement. Le détroit d'Ormuz peut être contourné, mais la zone de risque demeure. À lire aussiLes réserves stratégiques de pétrole, l'arme énergétique des États La dépendance structurelle des pays du Golfe Au fond, cette crise révèle une réalité géographique difficile à contourner. Plusieurs États du Golfe restent extrêmement dépendants du détroit d'Ormuz pour exporter leurs hydrocarbures. C'est particulièrement le cas du Koweït, de Bahreïn et surtout du Qatar, dont les exportations de gaz naturel liquéfié reposent largement sur ce passage stratégique. Or, ces exportations constituent le moteur principal de leur richesse et de leur croissance économique. La question de la sécurité des routes maritimes est donc cruciale. Cette situation illustre ce que certains géopolitologues appellent « la revanche de la géographie ». Malgré les infrastructures et les stratégies de contournement, les contraintes géographiques continuent de structurer le commerce mondial de l'énergie. Car sur le papier, il est possible de contourner un détroit. Mais, dans la réalité, il est beaucoup plus difficile de contourner la géographie. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: l'économie iranienne peut-elle survivre au conflit?
C dans l'air du 12 mars 2026 - Détroit d'Ormuz : les nouvelles menaces de KhameneiLe cours du pétrole repasse les 100 dollars ce jeudi, malgré un déblocage massif de réserves stratégiques. Le déblocage de 400 millions de barils de pétrole, décidé hier par l'Agence internationale de l'énergie, n'a pas suffi à calmer les marchés financiers, alors que l'Iran fait ces dernières heures de plus en plus de dégâts sur les infrastructures pétrolières dans les pays du Golfe.Bases américaines, réserves de carburant, usines de dessalement, mais aussi aéroports et hôtels sont ciblés par les Gardiens de la révolution, qui menacent désormais aussi les géants de la tech implantés dans la région, les infrastructures électriques ainsi que les centres économiques et les banques.Le Qatar, le Koweït, Bahreïn et les Émirats arabes unis sont particulièrement visés. L'inquiétude gagne la région, soucieuse de préserver son image de havre de sécurité, et les autorités locales multiplient les interdictions de diffusion de photos ou de vidéos des frappes ou des dégâts. À Dubaï, 300 personnes ont été arrêtées pour avoir publié « des informations trompeuses ainsi que des rumeurs », a affirmé le ministère de l'Intérieur de ce petit État du Golfe. Elles ont été appréhendées par le service de lutte contre les crimes économiques et cybernétiques du ministère. Des résidents des Émirats arabes unis avaient reçu ces derniers jours des SMS les alertant d'éventuelles poursuites judiciaires en cas de partage d'images sensibles ou de diffusion « d'informations non fiables ».La guerre en Iran ébrèche la vitrine de stabilité soigneusement entretenue par les monarchies du Golfe, et plusieurs établissements financiers ont demandé à leur personnel d'évacuer leurs bureaux.Parallèlement, la bataille navale s'intensifie. Deux pétroliers ont été attaqués au large de l'Irak, faisant au moins un mort et plusieurs disparus et le nouveau Guide suprême Mojtaba Khamenei a appelé à maintenir le détroit d'Ormuz fermé. Dans le même temps, Israël a annoncé ce jeudi mener des frappes « à grande échelle » sur l'Iran et avoir frappé, près de Téhéran, un site présenté comme lié au développement d'armes nucléaires. Experts :- Général Nicolas Richoux, ancien commandant de la 7ème brigade blindée et attaché de défense à Berlin- Frédéric Encel - docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB, auteur de La guerre mondiale n'aura pas lieu aux éditions Odile Jacob- Isabelle Lasserre - Correspondante diplomatique au Figaro, auteure de « Les fantômes de Munich, publié aux éditions de l'Observatoire.- Jean-Dominique Merchet - journaliste pour l'Express, spécialiste des relations internationales et des questions de défense, auteur de Sommes-nous prêts pour la guerre.
En ce douzième jour de guerre au Moyen-Orient, coup de projecteur sur les pays du Golfe, sous pression face aux actions de l'Iran. Entre frappes sur des installations énergétiques et militaires et menaces de Téhéran appelant à cibler les banques américaines dans la région, l'inquiétude grandit. Le Qatar, les Émirats arabes unis, le Koweït et Bahreïn sont particulièrement exposés. Tous subissent aussi les conséquences du contrôle du détroit d'Ormuz par l'Iran.
Les dégâts causés par une attaque de drones iraniens contre une usine de dessalement à Bahreïn, le dimanche 8 mars 2026, ont mis en lumière une faille dans un secteur vital pour la région du Golfe : l'eau. Consommation du quotidien, irrigation, construction, tourisme ou encore datacenters, l'utilisation d'H2O désalinisée est incontournable pour les pays de la Péninsule arabique. Et les menaces de nouvelles frappes pourraient fragiliser ce modèle. La guerre qui met aussi sous tension le modèle alimentaire de ces pays, largement dépendant des importations. Avec nos invités : - Sébastien Abis, chercheur associé à l'IRIS et directeur du Club DEMETER, auteur de « Appétits stratégiques et pivots agricoles », éditions IRIS et « Russie-Ukraine : La guerre hybride. Aux racines agricoles d'un bouleversement mondial », éditions Armand Colin - Matthieu Brun, directeur scientifique de la Fondation pour l'agriculture et la ruralité dans le monde (FARM), chercheur associé à Sciences Po Bordeaux.
Trump annonce la fin de la guerre depuis sa conférence de presse. Les Gardiens de la Révolution lui répondent noir sur blanc que c'est eux qui décideront. Pendant ce temps, des missiles tombent sur Bahreïn, le détroit d'Ormuz tourne à 10% de sa capacité, AWS se fait bombarder au Golfe et Oracle publie ses résultats ce soir. Le Morning Mood pour tout comprendre avant d'ouvrir votre terminal ce mardi matin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Comme le pétrole, le gaz ou les céréales, l'aluminium subit les conséquences de la guerre en Iran. Le prix de ce métal a bondi à son plus haut niveau depuis quatre ans en début de semaine. Le Moyen-Orient représente 9% des échanges mondiaux d'aluminium. Or, le blocage de facto du détroit d'Ormuz perturbe à la fois les importations de bauxite et d'alumine nécessaires aux fonderies, et les exportations d'aluminium. Il resterait environ 30 jours de stocks d'alumine dans les fonderies de la région, et six millions de tonnes d'aluminium seraient actuellement bloquées dans la zone, selon le président de l'Association d'aluminium du Canada. En début de semaine dernière, 474 000 tonnes d'alumine étaient en route vers le Golfe Persique ou devaient être chargées à destination de cette région, selon Ben Ayre, analyste principal du secteur des métaux chez Kpler cabinet de suivi des flux maritimes. « À ce jour, 353 000 tonnes sont soit en attente en mer d'Arabie, soit au mouillage au large des côtes indonésiennes ou sri-lankaises », précise l'expert. Quelque 121 000 tonnes restent en revanche toujours sur leur route. Des chargements de bauxite sont aussi signalés au mouillage au large d'Oman, probablement en attente de la réouverture du détroit. Ces problèmes logistiques ont des conséquences directes : la plus grande fonderie en dehors de Chine, à Bahreïn, a interrompu ses livraisons, en attendant de trouver des solutions alternatives de transport, rapporte l'agence Reuters. Une autre au Qatar a annoncé un arrêt progressif de sa production en raison d'une pénurie de gaz naturel. Crainte d'approvisionnement aux États-Unis La peur de manquer inquiète les industriels, et en particulier ceux qui sont aux États-Unis. Le Moyen-Orient a représenté l'année dernière 1/5ème environ de l'approvisionnement du pays. Sans attendre, donc, les industriels se sont mis en quête de fournisseurs alternatifs. Certains acheteurs prospectent en Inde et en Australie. D'autres regardent du côté de la Corée du Sud ou de l'Europe du Nord. La préoccupation des industriels outre-Atlantique est double car ils ont besoin de métal, et si possible à bon prix, car ils sont déjà pénalisés par des droits de douane de 50% qui ont fait grimper les prix localement. Un marché plus déficitaire que prévu en 2026 ? Dans le contexte actuel, les analystes ne sont pas optimistes. Plusieurs observateurs craignent que le conflit régional aggrave le manque d'aluminium sur le marché. Bank of America, qui estimait que le déficit serait d'un million de tonnes cette année, avance maintenant un chiffre d'1,5 million de tonnes. Même si les flux devaient être rapidement rétablis, une fonderie qui s'est arrêtée a besoin de plusieurs mois pour tourner à nouveau à plein régime. Ce qui pourrait plaider pour un maintien des prix à un niveau élevé. Signe d'un approvisionnement devenu tendu, les primes qui sont payées par les acheteurs en Europe et aux États-Unis, en plus du cours du métal, ont bondi ces derniers jours, à des niveaux qui n'avaient pas été atteints depuis plusieurs années. La prime européenne a dépassé 430 dollars, et la prime américaine dite Midwest a dépassé les 1 000 dollars la livre.
Près d'une semaine après les premières frappes israélo-américaines sur l'Iran, la Guerre au Moyen-Orient se poursuit. Téhéran, toujours sous les bombes, poursuit sa riposte. Jusqu'ici, les Émirats arabes unis, l'Irak, le Qatar, le Koweït, l'Azerbaïdjan ou encore Bahreïn ont été ciblés par des missiles et des drones iraniens. Dans ce contexte, les images générées par intelligence artificielle inondent les réseaux sociaux, à tel point qu'il est difficile de distinguer le vrai du faux. Le symbole de cette guerre informationnelle en cours n'est autre que le porte-avions américain Abraham Lincoln. Pièce maîtresse du dispositif maritime de l'US Navy, le navire a été ciblé par des missiles iraniens en début de semaine. Plusieurs vidéos assez impressionnantes ont alors fait leur apparition sur les réseaux sociaux. La plus virale prétend montrer l'USS Lincoln en feu, en train de couler. En commentaires, certains parlent, à tort, d'une « démonstration de force historique de l'armée iranienne ». Sauf que ces images ne sont pas réelles. Cette vidéo, vue plus de 50 millions de fois, a été générée par intelligence artificielle. Plusieurs éléments visuels le prouvent, comme ces avions de chasse méconnaissables qui flottent étrangement à la surface. Le Commandement du département de la Défense des États-Unis a en réalité annoncé le 1er mars que « les missiles iraniens sont tombés loin de leur cible ». Le Centcom ajoute que « le Lincoln continue de lancer des avions en soutien aux bombardements » en cours en Iran. Propagande iranienne pro-régime Cette vidéo synthétique n'est pas un cas isolé, loin de là. Les contenus générés par IA autour de la riposte iranienne se comptent par centaine. Certains narratifs reviennent en boucle : des soldats israéliens ou américains en pleurs, des gratte-ciels comme le Burj Khalifa de Dubaï en flammes, des villes israéliennes rayées de la carte. Ces vidéos, ultra-réalistes, sont parfois difficiles à vérifier à l'oeil nu. Toujours très sensationnalistes, elles attirent l'œil et cumulent ainsi des centaines de millions de vues. La plupart des comptes qui diffusent ces vidéos artificielles font la propagande du régime iranien. Leurs publications visent à exalter la puissance militaire de Téhéran, et, au contraire, à dénigrer l'armée américaine et israélienne. À lire aussiRiposte iranienne: les images générées par intelligence artificielle sèment le doute Brouillard informationnel Ce bruit de fond sature l'espace numérique et génère un brouillard informationnel dans lequel on ne sait plus quelle vidéo est vraie ou fausse. Tout ça sème le doute, et invisibilise les images authentiques filmées sur le terrain par des témoins et des journalistes. Ce fléau a poussé certaines plateformes à réagir, à l'image de X, anciennement Twitter, dont les équipes ont annoncé une révision des règles de partage de revenus. Concrètement, un utilisateur qui publie une vidéo générée par intelligence artificielle sans le mentionner ne pourra plus monétiser son audience pendant 90 jours. Cela pourrait représenter un véritable manque à gagner pour les comptes spécialisés dans les fausses informations générées par IA. La liberté d'expression totale, défendue quoi qu'il en coûte par son propriétaire Elon Musk, n'aura visiblement pas résisté à cette vague de contenus anti-américains.
C dans l'air du 3 mars 2026 - « Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin », martèlent depuis 24 heures les États-Unis et Israël. Le Premier ministre israélien évoque au contraire une « action rapide et décisive ». « Cela pourrait aussi prendre du temps, mais pas des années », a-t-il par ailleurs affirmé sur la chaîne américaine Fox News, alors que l'armée israélienne mène des bombardements incessants et simultanés ce mardi sur Téhéran et le Liban voisin.Aux États-Unis, Donald Trump a affirmé dimanche que cette opération militaire en Iran ne durerait que « quatre semaines », voire « moins ». Un délai confirmé lundi par le secrétaire d'État américain à la Défense, qui a lancé lors d'un point presse : « Ce n'est pas l'Irak. Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin. » Mais quelques heures plus tard, dans une interview accordée au New York Post, le président américain a dit ne pas exclure l'envoi de troupes au sol en Iran, « si elles étaient nécessaires ». Une déclaration fracassante, alors que la Maison-Blanche fait face aux réticences de l'opinion américaine et du Congrès, qui n'a pas été consulté avant le lancement de l'opération militaire et qui voit les pertes américaines s'alourdir : six soldats américains ont été tués.Devant huit parlementaires du Congrès, habilités à recevoir des informations classifiées, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a tenté de justifier les frappes sur Téhéran, insistant sur le fait que l'objectif de cette guerre était « la destruction de leurs capacités [iraniennes] en matière de missiles balistiques et de leurs capacités navales ».En Iran, la riposte se poursuit. Les gardiens de la révolution disent avoir attaqué une base américaine au Bahreïn et l'ambassade américaine à Riyad. Téhéran continue aussi de lancer des attaques de missiles et de drones dans le Golfe et bloque le détroit d'Ormuz, un canal vital pour l'économie mondiale où transite un cinquième des exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié de la planète. Le pays s'en prend également à des installations pétrolières, obligeant la compagnie énergétique publique qatarie QatarEnergy à cesser sa production de gaz. Avec des conséquences déjà concrètes sur le prix de l'énergie : les cours du gaz et du pétrole flambent au quatrième jour de la guerre israélo-américaine contre l'Iran.Experts :- Frédéric Encel - Docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB- Nicolas Bacharan - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, et éditorialiste à Ouest France.- François Chauvancy - Général, rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale- Lucas Menget - Grand reporter, spécialiste des relations internationales
C dans l'air du 3 mars 2026 - « Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin », martèlent depuis 24 heures les États-Unis et Israël. Le Premier ministre israélien évoque au contraire une « action rapide et décisive ». « Cela pourrait aussi prendre du temps, mais pas des années », a-t-il par ailleurs affirmé sur la chaîne américaine Fox News, alors que l'armée israélienne mène des bombardements incessants et simultanés ce mardi sur Téhéran et le Liban voisin.Aux États-Unis, Donald Trump a affirmé dimanche que cette opération militaire en Iran ne durerait que « quatre semaines », voire « moins ». Un délai confirmé lundi par le secrétaire d'État américain à la Défense, qui a lancé lors d'un point presse : « Ce n'est pas l'Irak. Il ne s'agit pas d'une guerre sans fin. » Mais quelques heures plus tard, dans une interview accordée au New York Post, le président américain a dit ne pas exclure l'envoi de troupes au sol en Iran, « si elles étaient nécessaires ». Une déclaration fracassante, alors que la Maison-Blanche fait face aux réticences de l'opinion américaine et du Congrès, qui n'a pas été consulté avant le lancement de l'opération militaire et qui voit les pertes américaines s'alourdir : six soldats américains ont été tués.Devant huit parlementaires du Congrès, habilités à recevoir des informations classifiées, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a tenté de justifier les frappes sur Téhéran, insistant sur le fait que l'objectif de cette guerre était « la destruction de leurs capacités [iraniennes] en matière de missiles balistiques et de leurs capacités navales ».En Iran, la riposte se poursuit. Les gardiens de la révolution disent avoir attaqué une base américaine au Bahreïn et l'ambassade américaine à Riyad. Téhéran continue aussi de lancer des attaques de missiles et de drones dans le Golfe et bloque le détroit d'Ormuz, un canal vital pour l'économie mondiale où transite un cinquième des exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié de la planète. Le pays s'en prend également à des installations pétrolières, obligeant la compagnie énergétique publique qatarie QatarEnergy à cesser sa production de gaz. Avec des conséquences déjà concrètes sur le prix de l'énergie : les cours du gaz et du pétrole flambent au quatrième jour de la guerre israélo-américaine contre l'Iran.Experts :- Frédéric Encel - Docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB- Nicolas Bacharan - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, et éditorialiste à Ouest France.- François Chauvancy - Général, rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale- Lucas Menget - Grand reporter, spécialiste des relations internationales
C dans l'air du 2 mars 2026 - Guerre en Iran : la dangereuse escaladeL'Iran et maintenant le Liban. Au troisième jour de l'opération militaire américano-israélienne contre le régime des mollahs, l'armée israélienne continue de mener, ce lundi, des frappes « à grande échelle » sur Téhéran et vise également le Hezbollah libanais, qui, pour la première fois dans le conflit, a tiré sur Israël, en représailles à l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei. Des bombardements ont eu lieu sur la capitale ainsi qu'en périphérie sud, alors que le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a affirmé ce lundi que le chef du Hezbollah finirait « au fin fond de l'enfer ».En Iran, où les attaques de missiles se poursuivent et ont frappé des immeubles d'habitation, le régime des mollahs, même affaibli, riposte : Abou Dhabi, Doha, Dubaï, Chypre, Bahreïn, Koweït… L'Iran mène des frappes multiples dans la région, et notamment en Israël, où les villes de Tel-Aviv, Jérusalem-Est et Haïfa ont été prises pour cible. La République islamique d'Iran est certes décapitée, mais pas renversée. Le président iranien a promis qu'un nouveau guide serait rapidement désigné. En attendant, le pays est de nouveau coupé du monde, alors que l'embrasement est régional.Aux États-Unis, Donald Trump justifie l'intervention militaire et prévient qu'elle va durer. Dans une interview donnée au New York Times, dimanche, le président américain évoque une opération de « quatre à cinq semaines » et prépare les Américains à des pertes. Quatre militaires américains ont été tués depuis le déclenchement de la guerre. « Malheureusement, il y en aura probablement d'autres avant la fin. C'est comme ça », a déclaré le président américain dans une vidéo publiée sur sa plateforme Truth Social, après l'annonce de ces morts. Il a affirmé, dans une courte allocution au ton solennel : « L'Amérique va venger ses morts et porter le coup le plus sévère aux terroristes qui ont déclaré la guerre contre, fondamentalement, la civilisation. »« Les opérations militaires vont continuer à pleine puissance pour le moment et elles se poursuivront jusqu'à ce que tous nos objectifs soient atteints », a-t-il déclaré depuis sa résidence de Mar-a-Lago, tout en restant flou sur ce qu'il envisage pour la suite. Ainsi, tout en disant qu'il reviendrait au peuple iranien de renverser le pouvoir, il a vanté l'opération américaine du début d'année au Venezuela. « Ce que nous avons fait au Venezuela, je pense, est le scénario parfait, le scénario parfait », a-t-il déclaré.Depuis l'île Longue à Brest, où sont stationnés les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins français, le président de la République a estimé ce lundi que la France doit « renforcer sa dissuasion nucléaire face à la combinaison des menaces » et a annoncé une augmentation du nombre de têtes nucléaires françaises. « Nous devons penser notre stratégie de dissuasion dans la profondeur du continent européen, dans le plein respect de notre souveraineté. Avec la mise en place progressive de ce que j'appellerai une dissuasion avancée » a-t-il également expliqué.Alors, quelle est la situation au Moyen-Orient ? Quels sont les « objectifs » de Trump et Netanyahu ? Quel futur pour l'Iran et la région ? Quels sont les scénarios envisageables ? La France peut-elle se retrouver, malgré elle, partie prenante du conflit ? Experts :- GÉNÉRAL JEAN-PAUL PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- ALAIN BAUER - Professeur émérite - CNAM- AGNÈS LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l'IREMMOInstitut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient- CHRISTINE OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture
Trois jours après le lancement de l'offensive israélo-américaine en Iran, la riposte iranienne s'intensifie. Des pays voisins tels que l'Arabie saoudite, Bahreïn et même Chypre ont été touchés. Au Liban, les combats sont repartis de plus belle entre Israël et le Hezbollah. De son côté, Donald Trump a annoncé qu'il n'excluait pas une intervention militaire au sol. La communauté internationale, qui observe la situation avec inquiétude, redoute désormais une guerre à grande échelle.
C dans l'air du 28 février 2026 - L'Amérique et Israël frappent l'IranÉdition spéciale suite à l'attaque des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran. l'émission est plus longue et elle est suivie d'un 2nd épisode intitulé: "Édition spéciale: Frappes en Iran, où est Khamenei?".L'Iran ciblé par Israël et les États-Unis. Alors que l'État hébreu a annoncé lancer une « frappe préventive », Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient mené des « opérations de combat majeures » contre l'Iran dans une vidéo postée sur son réseau Truth Social, ce samedi 28 février. Washington a baptisé l'offensive « Operation Epic Fury » (Fureur épique), tandis qu'Israël parle du « Rugissement du Lion ». Ce samedi matin, des explosions ont été entendues dans la capitale Téhéran, ainsi que dans plusieurs villes iraniennes, notamment dans la grande ville d'Ispahan et la ville sainte de Qom, au centre du pays, à Karaj, ville se trouvant à l'ouest de Téhéran, ainsi qu'à Kermanshah, à l'ouest de l'Iran. Cette offensive a déjà fait des victimes. Au moins 51 personnes ont été tuées lors d'une frappe contre une école de filles dans le sud de l'Iran, rapporte Ali Farhadi, un porte-parole du ministère de l'Éducation iranien, cité par l'agence de presse d'État IRNA. L'objectif affiché par Donald Trump est de « défendre le peuple américain » en « éliminant les menaces imminentes posées par le régime iranien », citant le fait que l'Iran a « rejeté toutes les occasions de renoncer à ses ambitions nucléaires ». Le président des États-Unis s'est également adressé au « peuple iranien, grand et fier ». « Je dis ce soir que l'heure de votre liberté est venue », a-t-il affirmé. Donald Trump a aussi appelé les membres des Gardiens de la révolution, des forces armées et de la police à « déposer les armes ». De son côté, l'Iran a riposté en lançant des missiles et des drones non seulement vers Israël, mais aussi contre des pays du Golfe abritant des forces américaines. Les Gardiens de la révolution auraient frappé le quartier général de la 5e flotte américaine à Bahreïn, ainsi que d'autres bases américaines au Qatar et aux Émirats arabes unis. Bahreïn a confirmé qu'un site de la marine américaine avait été touché. Pour quelles raisons Donald Trump a-t-il attaqué l'Iran ? Quel est le risque d'escalade après les frappes américano-israéliennes ciblant le pays ? Peut-on craindre une régionalisation du conflit ?Experts :- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales - Frédéric ENCEL - Docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris business school PSB - Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, auteure de "Au coeur du chaos", publié aux éditions Arthaud - Général François CHAUVANCY - Général, rédacteur en chef de la revue Défense de l'Union-IHEDN, l'Institut des hautes études de défense nationale - Eleonore WEIL (en direct depuis Tel Aviv) - Journaliste indépendante - Romuald SCIORA (en direct depuis New York) - Chercheur associé et directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des Etats-Unis de l'IRIS
Après Brooks Koepka, Patrick Reed a quitté le navire LIV Golf alors que le circuit vient d'annoncer l'obtention de points mondiaux pour ses participants. Alors qu'une nouvelle saison débute cette semaine à Riyad, quel est avenir du circuit saoudien ? On en parle avec Pascal Grizot, président de la FFGolf, présent en Arabie saoudite et qui a rencontré Yassir Al-Rumayyan, directeur du Fonds d'investissement public d'Arabie saoudite et tête pensante du LIV.Dans la deuxième partie de l'émission, direction le DPWorld Tour qui pose cette semaine ses valises au Qatar. Ugo Coussaud, 6e la semaine dernière au Bahreïn sera avec nous pour évoquer son début de saison.Enfin nous terminerons l'émission avec une page spéciale Speedgolf. Valerie Texier, présidente de la Fédération Française sera avec nous pour tout savoir sur cette discipline alliant golf et course à pied.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La beauté sauvera-t-elle le monde ? Réponse moyen-orientale en trompette, piano, guitare, violoncelle et percussions. (Rediffusion) Notre 1ère invitée est la trompettiste anglo-bahreïnienne Yazz Ahmed. Le quatrième album studio de Yazz Ahmed, A Paradise in The Hold, s'inspire de la musique folklorique de Bahreïn, l'île des deux mers, dans laquelle les chants de travail des plongeurs de perles et leurs chants de nostalgie et de solitude contrastent avec la musique de célébration des groupes de tambours féminins traditionnels qui se produisent lors des mariages et des festivals. La suite originale de 90 minutes, Alhaan Al Siduri, qui constitue la base de cet album, a été composée en 2015. Le processus de création a commencé par un voyage de recherche à Bahreïn en 2014, au cours duquel j'ai assisté à un concert privé donné par les Pearl Divers de Muharraq, ma ville natale, et j'ai parcouru les librairies locales à la recherche de paroles de chansons de mariage et de poèmes. J'ai également eu le rare plaisir d'entendre mon grand-père me chanter des chansons de son propre mariage. À partir de ces deux éléments d'inspiration, les mots que j'ai trouvés et la musique que j'ai entendue, traitée avec mon nouvel intérêt pour la conception sonore, les compositions individuelles et la forme de la suite ont commencé à émerger. «La musique a évolué au cours de la dernière décennie grâce à des représentations en direct avec des ensembles de différentes tailles, des solos aux concerts avec orchestre symphonique. Pour cet enregistrement, j'ai adapté le matériel pour mettre en scène cinq chanteurs invités. Brigitte Beraha, Natacha Atlas, Randolph Matthews, Alba Nacinovich et Jason Singh se sont joints aux musiciens de mon groupe Hafla, élargissant ainsi la palette tonale de l'ensemble. Les paroles qu'ils chantent comprennent des fragments de chansons traditionnelles bahreïnies et des pensées issues de mes propres rêveries, des réflexions sur la lointaine maison de mon enfance.» Yazz Ahmed. Titres joués : Though My Eyes Go To Sleep, Al Naddaha, Dancing Barefoot et Into the Night. ► Album A Paradise In The Hold (Night Time Stories 2025). Site - Bandcamp - YouTube. Puis nous recevons le trio l'Antidote pour la sortie de L'Antidote. La beauté sauvera-t-elle le monde ? C'est le pari de Bijan Chemirani, Redi Hasa et Rami Khalifé, trois virtuoses réunis pour donner corps à L'Antidote, un répertoire instrumental qui oppose le pouvoir de guérison de la musique aux poisons des temps présents. Maître du zarb iranien et des percussions persanes qu'il aime plonger dans le jazz comme dans le grand bain méditerranéen, Bijan Chemirani croise ici sa science du rythme avec le violoncelliste albanais Redi Hasa — connu pour avoir œuvré au renouveau des musiques traditionnelles du sud de l'Italie, mais aussi aux côtés de Maria Mazzotta, Ludovico Einaudi ou encore Robert Plant — et le Libanais Rami Khalifé qui se joue avec maîtrise des frontières entre classique et électro sur les touches de son piano. Si leurs chemins s'étaient déjà croisés, la rencontre a véritablement lieu à l'orée de la pandémie, dans un studio des Pouilles, près de Lecce, alors que le temps semble sur le point de s'arrêter. Au cœur d'une mer de vignes, dans ce lieu magnifique baigné de lumière, les trois virtuoses se retrouvent à nouveau à l'automne 2024 pour enregistrer L'Antidote. «La musique est un antidote à la réalité qui, parfois, est entachée de déceptions et de rêves brisés», explique Rami Khalifé. «La musique a un effet thérapeutique sur l'esprit et sur le corps : elle nous apaise, elle nous donne de l'espoir, elle nous guérit et nous aide à voir les choses sous un nouvel angle. La musique transcende tout.» Titres interprétés au grand studio - Pomegranate Live RFI - L'Ombre qui passe, extrait de l'album - Dates, figues & Nuts Live RFI. Line Up : Redi Hasa (violoncelle), Rami Khalifé, (piano), Bijan Cherimani (percussions). Son : Benoît Letirant, Camille Roch. ► Album L'Antidote (Ponderosa Music Rd 2025). Site - YouTube. Réalisation : Donatien Cahu, Hadrien Touraud.
La beauté sauvera-t-elle le monde ? Réponse moyen-orientale en trompette, piano, guitare, violoncelle et percussions. (Rediffusion) Notre 1ère invitée est la trompettiste anglo-bahreïnienne Yazz Ahmed. Le quatrième album studio de Yazz Ahmed, A Paradise in The Hold, s'inspire de la musique folklorique de Bahreïn, l'île des deux mers, dans laquelle les chants de travail des plongeurs de perles et leurs chants de nostalgie et de solitude contrastent avec la musique de célébration des groupes de tambours féminins traditionnels qui se produisent lors des mariages et des festivals. La suite originale de 90 minutes, Alhaan Al Siduri, qui constitue la base de cet album, a été composée en 2015. Le processus de création a commencé par un voyage de recherche à Bahreïn en 2014, au cours duquel j'ai assisté à un concert privé donné par les Pearl Divers de Muharraq, ma ville natale, et j'ai parcouru les librairies locales à la recherche de paroles de chansons de mariage et de poèmes. J'ai également eu le rare plaisir d'entendre mon grand-père me chanter des chansons de son propre mariage. À partir de ces deux éléments d'inspiration, les mots que j'ai trouvés et la musique que j'ai entendue, traitée avec mon nouvel intérêt pour la conception sonore, les compositions individuelles et la forme de la suite ont commencé à émerger. «La musique a évolué au cours de la dernière décennie grâce à des représentations en direct avec des ensembles de différentes tailles, des solos aux concerts avec orchestre symphonique. Pour cet enregistrement, j'ai adapté le matériel pour mettre en scène cinq chanteurs invités. Brigitte Beraha, Natacha Atlas, Randolph Matthews, Alba Nacinovich et Jason Singh se sont joints aux musiciens de mon groupe Hafla, élargissant ainsi la palette tonale de l'ensemble. Les paroles qu'ils chantent comprennent des fragments de chansons traditionnelles bahreïnies et des pensées issues de mes propres rêveries, des réflexions sur la lointaine maison de mon enfance.» Yazz Ahmed. Titres joués : Though My Eyes Go To Sleep, Al Naddaha, Dancing Barefoot et Into the Night. ► Album A Paradise In The Hold (Night Time Stories 2025). Site - Bandcamp - YouTube. Puis nous recevons le trio l'Antidote pour la sortie de L'Antidote. La beauté sauvera-t-elle le monde ? C'est le pari de Bijan Chemirani, Redi Hasa et Rami Khalifé, trois virtuoses réunis pour donner corps à L'Antidote, un répertoire instrumental qui oppose le pouvoir de guérison de la musique aux poisons des temps présents. Maître du zarb iranien et des percussions persanes qu'il aime plonger dans le jazz comme dans le grand bain méditerranéen, Bijan Chemirani croise ici sa science du rythme avec le violoncelliste albanais Redi Hasa — connu pour avoir œuvré au renouveau des musiques traditionnelles du sud de l'Italie, mais aussi aux côtés de Maria Mazzotta, Ludovico Einaudi ou encore Robert Plant — et le Libanais Rami Khalifé qui se joue avec maîtrise des frontières entre classique et électro sur les touches de son piano. Si leurs chemins s'étaient déjà croisés, la rencontre a véritablement lieu à l'orée de la pandémie, dans un studio des Pouilles, près de Lecce, alors que le temps semble sur le point de s'arrêter. Au cœur d'une mer de vignes, dans ce lieu magnifique baigné de lumière, les trois virtuoses se retrouvent à nouveau à l'automne 2024 pour enregistrer L'Antidote. «La musique est un antidote à la réalité qui, parfois, est entachée de déceptions et de rêves brisés», explique Rami Khalifé. «La musique a un effet thérapeutique sur l'esprit et sur le corps : elle nous apaise, elle nous donne de l'espoir, elle nous guérit et nous aide à voir les choses sous un nouvel angle. La musique transcende tout.» Titres interprétés au grand studio - Pomegranate Live RFI - L'Ombre qui passe, extrait de l'album - Dates, figues & Nuts Live RFI. Line Up : Redi Hasa (violoncelle), Rami Khalifé, (piano), Bijan Cherimani (percussions). Son : Benoît Letirant, Camille Roch. ► Album L'Antidote (Ponderosa Music Rd 2025). Site - YouTube. Réalisation : Donatien Cahu, Hadrien Touraud.
La beauté sauvera-t-elle le monde ? Réponse moyen-orientale en trompette, piano, guitare, violoncelle et percussions. (Rediffusion) Notre 1ère invitée est la trompettiste anglo-bahreïnienne Yazz Ahmed. Le quatrième album studio de Yazz Ahmed, A Paradise in The Hold, s'inspire de la musique folklorique de Bahreïn, l'île des deux mers, dans laquelle les chants de travail des plongeurs de perles et leurs chants de nostalgie et de solitude contrastent avec la musique de célébration des groupes de tambours féminins traditionnels qui se produisent lors des mariages et des festivals. La suite originale de 90 minutes, Alhaan Al Siduri, qui constitue la base de cet album, a été composée en 2015. Le processus de création a commencé par un voyage de recherche à Bahreïn en 2014, au cours duquel j'ai assisté à un concert privé donné par les Pearl Divers de Muharraq, ma ville natale, et j'ai parcouru les librairies locales à la recherche de paroles de chansons de mariage et de poèmes. J'ai également eu le rare plaisir d'entendre mon grand-père me chanter des chansons de son propre mariage. À partir de ces deux éléments d'inspiration, les mots que j'ai trouvés et la musique que j'ai entendue, traitée avec mon nouvel intérêt pour la conception sonore, les compositions individuelles et la forme de la suite ont commencé à émerger. «La musique a évolué au cours de la dernière décennie grâce à des représentations en direct avec des ensembles de différentes tailles, des solos aux concerts avec orchestre symphonique. Pour cet enregistrement, j'ai adapté le matériel pour mettre en scène cinq chanteurs invités. Brigitte Beraha, Natacha Atlas, Randolph Matthews, Alba Nacinovich et Jason Singh se sont joints aux musiciens de mon groupe Hafla, élargissant ainsi la palette tonale de l'ensemble. Les paroles qu'ils chantent comprennent des fragments de chansons traditionnelles bahreïnies et des pensées issues de mes propres rêveries, des réflexions sur la lointaine maison de mon enfance.» Yazz Ahmed. Titres joués : Though My Eyes Go To Sleep, Al Naddaha, Dancing Barefoot et Into the Night. ► Album A Paradise In The Hold (Night Time Stories 2025). Site - Bandcamp - YouTube. Puis nous recevons le trio l'Antidote pour la sortie de L'Antidote. La beauté sauvera-t-elle le monde ? C'est le pari de Bijan Chemirani, Redi Hasa et Rami Khalifé, trois virtuoses réunis pour donner corps à L'Antidote, un répertoire instrumental qui oppose le pouvoir de guérison de la musique aux poisons des temps présents. Maître du zarb iranien et des percussions persanes qu'il aime plonger dans le jazz comme dans le grand bain méditerranéen, Bijan Chemirani croise ici sa science du rythme avec le violoncelliste albanais Redi Hasa — connu pour avoir œuvré au renouveau des musiques traditionnelles du sud de l'Italie, mais aussi aux côtés de Maria Mazzotta, Ludovico Einaudi ou encore Robert Plant — et le Libanais Rami Khalifé qui se joue avec maîtrise des frontières entre classique et électro sur les touches de son piano. Si leurs chemins s'étaient déjà croisés, la rencontre a véritablement lieu à l'orée de la pandémie, dans un studio des Pouilles, près de Lecce, alors que le temps semble sur le point de s'arrêter. Au cœur d'une mer de vignes, dans ce lieu magnifique baigné de lumière, les trois virtuoses se retrouvent à nouveau à l'automne 2024 pour enregistrer L'Antidote. «La musique est un antidote à la réalité qui, parfois, est entachée de déceptions et de rêves brisés», explique Rami Khalifé. «La musique a un effet thérapeutique sur l'esprit et sur le corps : elle nous apaise, elle nous donne de l'espoir, elle nous guérit et nous aide à voir les choses sous un nouvel angle. La musique transcende tout.» Titres interprétés au grand studio - Pomegranate Live RFI - L'Ombre qui passe, extrait de l'album - Dates, figues & Nuts Live RFI. Line Up : Redi Hasa (violoncelle), Rami Khalifé, (piano), Bijan Cherimani (percussions). Son : Benoît Letirant, Camille Roch. ► Album L'Antidote (Ponderosa Music Rd 2025). Site - YouTube. Réalisation : Donatien Cahu, Hadrien Touraud.
La beauté sauvera-t-elle le monde ? Réponse moyen-orientale en trompette, piano, guitare, violoncelle et percussions. (Rediffusion) Notre 1ère invitée est la trompettiste anglo-bahreïnienne Yazz Ahmed. Le quatrième album studio de Yazz Ahmed, A Paradise in The Hold, s'inspire de la musique folklorique de Bahreïn, l'île des deux mers, dans laquelle les chants de travail des plongeurs de perles et leurs chants de nostalgie et de solitude contrastent avec la musique de célébration des groupes de tambours féminins traditionnels qui se produisent lors des mariages et des festivals. La suite originale de 90 minutes, Alhaan Al Siduri, qui constitue la base de cet album, a été composée en 2015. Le processus de création a commencé par un voyage de recherche à Bahreïn en 2014, au cours duquel j'ai assisté à un concert privé donné par les Pearl Divers de Muharraq, ma ville natale, et j'ai parcouru les librairies locales à la recherche de paroles de chansons de mariage et de poèmes. J'ai également eu le rare plaisir d'entendre mon grand-père me chanter des chansons de son propre mariage. À partir de ces deux éléments d'inspiration, les mots que j'ai trouvés et la musique que j'ai entendue, traitée avec mon nouvel intérêt pour la conception sonore, les compositions individuelles et la forme de la suite ont commencé à émerger. «La musique a évolué au cours de la dernière décennie grâce à des représentations en direct avec des ensembles de différentes tailles, des solos aux concerts avec orchestre symphonique. Pour cet enregistrement, j'ai adapté le matériel pour mettre en scène cinq chanteurs invités. Brigitte Beraha, Natacha Atlas, Randolph Matthews, Alba Nacinovich et Jason Singh se sont joints aux musiciens de mon groupe Hafla, élargissant ainsi la palette tonale de l'ensemble. Les paroles qu'ils chantent comprennent des fragments de chansons traditionnelles bahreïnies et des pensées issues de mes propres rêveries, des réflexions sur la lointaine maison de mon enfance.» Yazz Ahmed. Titres joués : Though My Eyes Go To Sleep, Al Naddaha, Dancing Barefoot et Into the Night. ► Album A Paradise In The Hold (Night Time Stories 2025). Site - Bandcamp - YouTube. Puis nous recevons le trio l'Antidote pour la sortie de L'Antidote. La beauté sauvera-t-elle le monde ? C'est le pari de Bijan Chemirani, Redi Hasa et Rami Khalifé, trois virtuoses réunis pour donner corps à L'Antidote, un répertoire instrumental qui oppose le pouvoir de guérison de la musique aux poisons des temps présents. Maître du zarb iranien et des percussions persanes qu'il aime plonger dans le jazz comme dans le grand bain méditerranéen, Bijan Chemirani croise ici sa science du rythme avec le violoncelliste albanais Redi Hasa — connu pour avoir œuvré au renouveau des musiques traditionnelles du sud de l'Italie, mais aussi aux côtés de Maria Mazzotta, Ludovico Einaudi ou encore Robert Plant — et le Libanais Rami Khalifé qui se joue avec maîtrise des frontières entre classique et électro sur les touches de son piano. Si leurs chemins s'étaient déjà croisés, la rencontre a véritablement lieu à l'orée de la pandémie, dans un studio des Pouilles, près de Lecce, alors que le temps semble sur le point de s'arrêter. Au cœur d'une mer de vignes, dans ce lieu magnifique baigné de lumière, les trois virtuoses se retrouvent à nouveau à l'automne 2024 pour enregistrer L'Antidote. «La musique est un antidote à la réalité qui, parfois, est entachée de déceptions et de rêves brisés», explique Rami Khalifé. «La musique a un effet thérapeutique sur l'esprit et sur le corps : elle nous apaise, elle nous donne de l'espoir, elle nous guérit et nous aide à voir les choses sous un nouvel angle. La musique transcende tout.» Titres interprétés au grand studio - Pomegranate Live RFI - L'Ombre qui passe, extrait de l'album - Dates, figues & Nuts Live RFI. Line Up : Redi Hasa (violoncelle), Rami Khalifé, (piano), Bijan Cherimani (percussions). Son : Benoît Letirant, Camille Roch. ► Album L'Antidote (Ponderosa Music Rd 2025). Site - YouTube. Réalisation : Donatien Cahu, Hadrien Touraud.
Romanadaption • Am liebsten lückenlos würde Tristram Shandy seine Lebensgeschichte erzählen. Doch er wird immer wieder gestört: Vater Walter, kopflastig und autoritätsgläubig, beschwört allerlei Unglücksfälle herauf, Tristrams Onkel Toby taucht auf, ein ehemaliger Offizier, der im Gemüsegarten mit einer Spielzeugarmee Feldzüge nachstellt. Und noch weitere wunderliche Typen erscheinen, über die berichtet werden muss. "Tristram Shandy" gilt als erster moderner Roman. | Von Laurence Sterne | Mit Siemen Rühaak, Peter Capell, Karl Renar, Jan Groth, Pascal Breuer, Paul Bürks, Ruth Hellberg, Tilo Prückner, Ellen Mahlke, Hans Wyprächtiger, Traugott Buhre, Peter Seume, Curt Bock, Rita Leske, Grete Wurm, Herbert Rhom, Franz Kollasch, Hans-Jürgen Diedrich, Florian Beba, Margit Carls, Tillmann Braun, Heide Simon, Matthias Ponnier | Regie: Heinz von Cramer | BR 1986
durée : 01:08:42 - Club Jazzafip - Après la sortie de sa superbe fresque spiritual jazz "A Paradise In The Hold", la bugliste et compositrice londonienne vient partager avec nous sa programmation et ses coups de cœur.
Retour sur l'actualité sportive de ces derniers jours avec la course cycliste Paris-Roubaix, le Masters 1000 de Monte Carlo, le GP de formule 1 de Bahreïn, la ligue 1 de football, la ligue des champions et le marathon de Paris.