Podcasts about bolivie

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Journal d'Haïti et des Amériques
La Bolivie toujours sous tension, le président Rodrigo Paz durcit son discours

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 30:00


Ce mercredi (10 juin 2026), une nouvelle journée de manifestation contre le gouvernement est prévue dans la capitale La Paz. La situation reste tendue : le président Rodrigo Paz a durci son discours face aux manifestations et aux barrages routiers qui paralysent le pays depuis plusieurs semaines sur fond de grave crise économique. Nous en parlons avec Tristan Wagg, doctorant au CREDA (Université Sorbonne Nouvelle/CNRS). Accusant les groupes les plus violents d'être liés au narcotrafic, le président a averti les « narcoterroristes » que leurs « jours sont comptés » et a promulgué une loi lui donnant la possibilité de décréter l'état d'exception. Cette mesure permettrait notamment de faire intervenir davantage l'armée et de restreindre les libertés de réunion et de circulation. Les blocages provoquent déjà de graves pénuries dans les principales villes, où les prix des produits de base flambent et où le carburant et les médicaments commencent à manquer.   Le Congrès américain approuve le budget pour le financement anti-immigration Après des mois de négociations tendues, la Chambre des représentants américaine a adopté, après le Sénat, un budget de 70 milliards de dollars destiné à renforcer la lutte contre l'immigration et à financer le programme d'expulsions de Donald Trump. Les démocrates, qui réclamaient des réformes de l'ICE et de la police des frontières après plusieurs décès attribués à des agents fédéraux, n'ont obtenu aucune des mesures de contrôle qu'ils demandaient. Si les républicains ont écarté certains projets chers à Donald Trump, l'administration entend désormais accélérer les opérations de l'ICE, notamment à New York. La controverse autour des méthodes de l'Agence fédérale de l'immigration se poursuit alors que les démocrates dénoncent les décès survenus dans les centres de détention et que des ONG s'inquiètent de possibles arrestations pendant la Coupe du monde qui débute au Mexique. Un dossier d'Achim Lippold.   L'équipage d'Artémis 3 dévoilé Avec Simon Rozé, chef du service environnement, on revient aussi sur la NASA qui a dévoilé les noms des quatre astronautes qui participeront à la mission Artémis 3, prévue en 2027 : les Américains Randy Bresnik, André Douglas et Frank Rubo, ainsi que l'Italien Luca Parmitano, premier Européen à intégrer le programme lunaire Artémis. Cet équipage exclusivement masculin embarquera à bord du vaisseau Orion pour une mission d'environ deux semaines. Contrairement aux précédentes annonces, Artémis 3 ne se rendra pas jusqu'à la Lune, mais restera en orbite terrestre afin de tester les systèmes nécessaires à un futur alunissage et de mener plusieurs expériences scientifiques, en vue de la mission Artémis IV prévue début 2028.   Journal de la 1ère Après la Martinique et la Guadeloupe, c'est au tour de la Guyane de commémorer ce mercredi le 178ème anniversaire de l'abolition de l'esclavage. À lire aussiEsclavage: qu'est-ce que le Code noir et pourquoi son abrogation maintenant ?

Le Feuilleton
L'île qui n'existait pas...

Le Feuilleton

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 24:58


durée : 00:24:58 - La Série fiction - "Depuis un mois, entre Bolivie et Pérou, je parcours ce plateau au-dessus des nuages. On dit ici que l'altiplano est le corridor que les morts empruntent pour marcher jusqu'à l'au-delà. Un purgatoire percé de routes et couvert de villages où sont aussi les vivants..." - réalisation : Emmanuelle Chevrière Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Théâtre
L'île qui n'existait pas...

Théâtre

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 24:58


durée : 00:24:58 - Théâtre - "Depuis un mois, entre Bolivie et Pérou, je parcours ce plateau au-dessus des nuages. On dit ici que l'altiplano est le corridor que les morts empruntent pour marcher jusqu'à l'au-delà. Un purgatoire percé de routes et couvert de villages où sont aussi les vivants..." - réalisation : Emmanuelle Chevrière Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Journal d'Haïti et des Amériques
Présidentielle au Pérou : «l'establishment de la capitale» face aux régions

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 30:00


Le second tour de l'élection présidentielle ce dimanche 7 juin verra s'affronter la candidate de la droite populiste autoritaire, Keiko Fujimori, et le candidat de gauche Roberto Sanchez. De nombreux électeurs sont indécis, mais le clivage entre la capitale, Lima, et les régions reste l'un des déterminants forts du scrutin. Fille de l'ancien président Alberto Fujimori (1990-2000, condamné pour crimes contre l'humanité puis décédé en 2024), Keiko Fujimori espère que sa quatrième candidature à la présidentielle sera la bonne. Néanmoins, sa « marge est relativement limitée » et le résultat du scrutin est « encore incertain », avec près de 15% d'électeurs indécis, explique Lissel Quiroz. Professeure d'études latino-américaines à l'université de Cergy et membre de l'institut universitaire de France, elle était l'invitée d'Anne Cantener sur RFI. Si Keiko Fujimori représente aux yeux de beaucoup « ​​​​​​​l'establishment péruvien », estime la chercheuse, son concurrent de gauche Roberto Sanchez incarne lui « ​​​​​​​l'autre Pérou, celui des damnés de la terre, qui n'ont pas bénéficié des retombées économiques » dont a pu profiter la capitale, poursuit-elle. Le clivage entre la capitale et la province a eu tendance à s'accentuer. Ainsi, le candidat de gauche bénéficie de davantage d'intentions de vote en régions, tandis que la candidate de droite est plus populaire à Lima et son agglomération, analyse encore Lissell Quiroz.   En Bolivie, deux nouvelles démissions au sein du gouvernement La crise politique et les blocages s'accentuent en Bolivie. Près de cent axes routiers étaient bloqués à travers tout le pays ce mardi (2 juin 2026), près d'un mois après le début de la mobilisation des paysans, des professeurs, ou encore des ouvriers. Deux ministres ont quitté le gouvernement, a annoncé l'exécutif lors d'un remaniement : la ministre de l'Éducation (dont le rôle était de négocier avec les enseignants qui demandent des hausses de salaires) et le ministre de la Défense (chargé, notamment, de débloquer les accès à la capitale, La Paz). En dix jours, en tout, trois ministres ont quitté l'exécutif. La pression sur le président de centre-droit Rodrigo Paz, au pouvoir depuis novembre, s'accentue. « ​​​​​​​Qu'il démissionne, bordel ! », scandaient des manifestants réunis en assemblée générale ce mardi à El Alto, sur les hauteurs de la capitale. « Le gouvernement central n'a pas su saisir l'occasion de se réconcilier avec son peuple, qui l'a porté au pouvoir. Une fois arrivé en fonction, il a oublié sa base électorale, mes sœurs et mes frères », a lancé devant la foule Mario Argollo, secrétaire général de la COB (principale centrale ouvrière du pays) et l'un des leaders de la contestation. Les manifestants demandent notamment des hausses de salaires face à l'inflation et à la pire crise économique dans le pays depuis près de 40 ans. Ils protestent aussi contre un scandale de carburant de mauvaise qualité, et ont obtenu l'abandon d'une réforme agraire qui favorisait la concentration des terres.   Demandes de hausses de salaires Ce remaniement « s'inscrit dans une volonté de dialogue de la part du président Rodrigo Paz », qui auparavant avait « réduit de moitié son propre salaire et celui de ses ministres » précise Pablo Barnier-Khawam, chercheur associé au CREDA (Centre de Recherche et de Documentation sur les Amériques). « La démission de la ministre de l'Éducation s'explique apparemment par ses difficultés à dialoguer avec les syndicats des enseignants qui demandaient une augmentation de leur salaire de 30% face à l'inflation que connaît le pays », estime-t-il. Le ministre de la Défense, lui, était chargé de participer à l'organisation du déblocage des routes.    « Impasse » Lancée par les paysans ou encore les enseignants, la mobilisation s'est élargie jusqu'à aboutir à demander la démission du président. « ​​​​​​​Un mot d'ordre qui fait plutôt consensus parmi des organisations sociales pourtant parfois en conflit entre elles », ce qui fait donc aussi la « ​​​​​​​force » de cette mobilisation, pointe Pablo Barnier-Khawam. Néanmoins, le dialogue est dans « ​​​​​​​l'impasse », selon lui. « ​​​​​​​Des discussions ont lieu à l'Assemblée pour évaluer s'il est possible de mettre en œuvre un référendum révocatoire. En revanche, la droite et l'extrême-droite demandent que les élections de 2025 soient respectées », précise le chercheur. En attendant, les blocages provoquent des pénuries de nourriture et de médicaments. À l'hôpital Las Clinicas de La Paz, l'oxygène est rationné. Une jeune femme de 24 ans, atteinte d'un cancer, est décédée avant de pouvoir atteindre l'établissement de santé où elle devait poursuivre son traitement. C'est le sixième décès dû à un manque d'accès aux soins depuis le début du mouvement. Trois autres personnes sont décédées lors d'interventions des forces de l'ordre, pendant qu'elles participaient aux blocages.   États-Unis : des États démocrates contestent un accord anti-énergies renouvelables passé à avec Totalenergies Sept États démocrates ont saisi la justice états-unienne ce mardi pour contester un accord à près d'un milliard de dollars conclu aux États-Unis le 23 mars 2026 entre l'administration Trump et Totalenergies. Le géant français des hydrocarbures renonçait ainsi à un projet d'éolien offshore au large de New York en l'échange de cette somme et l'engagement à investir dans les énergies fossiles. Or, le projet d'éolien en mer qui a été annulé aurait pu alimenter en électricité plus d'un million de foyers à New York et dans le New Jersey, sans émettre de gaz à effet de serre après sa construction. Son annulation est illégale selon les États ayant saisi la justice, explique Simon Rozé, chef du service environnement de RFI.    Dans le journal de La 1ère... Quinze ans après leur première apparition, les algues sargasses sont toujours là, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

Grand reportage
«Le supplément du samedi» du 30 mai 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later May 30, 2026 48:30


Bienvenue dans le supplément de Grand reportage, 50 minutes ensemble avec, cette semaine, Gaëlle Laleix et Nils Sabin pour approfondir leurs reportages. Nils Sabin que nous retrouvons en deuxième partie en Bolivie. Rencontre avec les producteurs de quinoa, secteur en pleine crise. Tout d'abord partons pour le nord du Mozambique dans la région du Cabo Delgado où une guerre sanglante dure depuis près de 10 ans. Les shebabs, un groupe terroriste, y affrontent l'armée mozambicaine et ses alliés. Au Mozambique, le Cabo Delgado et sa guerre oubliée  Le Cabo Delgado est une région, située dans le nord du Mozambique à la frontière avec la Tanzanie. L'endroit est méconnu, il regorge pourtant de richesses : pierres précieuses, lithium, terres rares et le plus grand gisement gazier au monde. Mais le Cabo Delgado est aussi en proie à une guerre sanglante, qui dure depuis près de 10 ans. Les Shebabs, un groupe terroriste, y affrontent l'armée mozambicaine et ses alliés. Ce conflit passe sous les radars médiatiques et pour cause, le Cabo Delgado est interdit à la presse. Un Grand reportage de Gaëlle Laleix qui s'entretient avec Matthieu Vendrely. Bolivie : le quinoa, de l'âge d'or à la désillusion C'est une petite graine qui a su germer à travers le monde. Pas encore populaire en Afrique, elle s'est implantée en Occident, en Chine également, moins en Inde. Le quinoa est originaire des Andes, en Amérique du Sud. Premier producteur mondial : le Pérou, deuxième : la Bolivie, qui a connu une véritable fièvre du quinoa entre 2012 et 2015, avec des prix au sommet. Mais la toute petite graine, ronde et plate au goût de noisette, fait maintenant grise mine.  Trop de producteurs, prix non stabilisés, changement climatique, les agriculteurs déchantent. Un Grand reportage de Nils Sabin qui s'entretient avec Matthieu Vendrely.

La chronique de Benaouda Abdeddaïm
Annalisa Cappellini : Bolivie, la crise qui menace le plan de Trump - 28/05

La chronique de Benaouda Abdeddaïm

Play Episode Listen Later May 28, 2026 3:22


Ce jeudi 28 mai, dans sa chronique, Annalisa Cappellini est revenue sur les plans de Donald Trump menacés par une contestation populaire d'envergure en Bolivie. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans Good Morning Business, présentée par Laure Closier sur BFM Business.

Grand reportage
Bolivie : le quinoa, de l'âge d'or à la désillusion

Grand reportage

Play Episode Listen Later May 27, 2026 19:30


C'est une petite graine qui a su germer à travers le monde. Pas encore populaire en Afrique, elle s'est implantée en Occident, en Chine également, moins en Inde. Le quinoa est originaire des Andes, en Amérique du Sud. Premier producteur mondial : le Pérou, deuxième : la Bolivie, qui a connu une véritable fièvre du quinoa entre 2012 et 2015, avec des prix au sommet. Mais la toute petite graine, ronde et plate au goût de noisette, fait maintenant grise mine.  Trop de producteurs, prix non stabilisés, changement climatique, les agriculteurs déchantent. « Le quinoa : de l'âge d'or à la désillusion, en Bolivie », un Grand reportage de Nils Sabin.

Les matins
Manifestations en Bolivie : un dialogue est-il encore possible avec le gouvernement ?

Les matins

Play Episode Listen Later May 25, 2026 5:03


durée : 00:05:03 - Les Matins de France Culture - par : Catherine Duthu - En Bolivie, le président de centre droit, au pouvoir depuis six mois, fait face au mécontentement des paysans, ouvriers, enseignants et transporteurs face à la crise économique. Tensions autour de blocages routiers. Evo Morales, ancien chef de l'Etat, appelle à la tenue d'élections d'ici 90 jours. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

La Traque
[INÉDIT] Che Guevara, le plus grand des révolutionnaires : mort en martyr (4/4)

La Traque

Play Episode Listen Later May 22, 2026 19:39


Médecin argentin devenu guérillero, Che Guevara porte une vision radicale de la révolution mondiale, il exporte sa lute armée à Cuba, puis en Afrique et en Amérique du Sud. Traqué par les armées locales et la CIA, il finit capturé en Bolivie en 1967. Entre idéalisme, violence et héritage politique, La Traque de Che Guevara retrace le parcours d'un homme prêt à tout pour faire triompher sa vision du monde. Mort en martyr Dans ce dernier épisode, la traque de Che Guevara en Bolivie s'intensifie tandis que la CIA et l'armée bolivienne resserrent l'étau autour de sa guérilla épuisée. Affaibli par l'asthme et abandonné par les paysans, le Che voit ses hommes tomber un à un avant d'être capturé dans le ravin du Yuro. Emprisonné dans l'école du village de La Higuera, il passe ses dernières heures à repenser à ses idéaux et à sa famille, avant d'être exécuté sommairement le 9 octobre 1967. Crédits : Production : Bababam  Textes : Fanny Sauveplane Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

La Traque
[INÉDIT] Che Guevara, le plus grand des révolutionnaires : celui qui dérange (3/4)

La Traque

Play Episode Listen Later May 21, 2026 20:23


Médecin argentin devenu guérillero, Che Guevara porte une vision radicale de la révolution mondiale, il exporte sa lute armée à Cuba, puis en Afrique et en Amérique du Sud. Traqué par les armées locales et la CIA, il finit capturé en Bolivie en 1967. Entre idéalisme, violence et héritage politique, La Traque de Che Guevara retrace le parcours d'un homme prêt à tout pour faire triompher sa vision du monde. Celui qui dérange Devenu trop radical même pour ses alliés cubains et soviétiques, Che Guevara disparaît de la scène publique pour relancer la révolution ailleurs. Après l'échec de sa mission secrète au Congo, il tente d'embraser la Bolivie, convaincu que la guérilla peut libérer toute l'Amérique latine. Mais isolé, traqué par l'armée bolivienne et désormais dans le viseur de la CIA, le révolutionnaire entre dans une lutte qui pourrait lui être fatale. Crédits : Production : Bababam  Textes : Fanny Sauveplane Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Les matins
Martin Ajdari, président de l'Arcom : un an de régulation sous haute tension / Violences en Bolivie / Santé mentale

Les matins

Play Episode Listen Later May 20, 2026 149:23


durée : 02:29:23 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Ce matin, à 7h40, Guillaume Erner reçoit le président de l'Arcom, Martin Ajdari, au lendemain de la publication du plan stratégique du régulateur de l'audiovisuel et du numérique. Rejoint à 8h20 par le chercheur David Chavalarias. Et, à 7h17, Tristan Waag reviendra sur les violences en Bolivie. - réalisation : Félicie Faugère, Marie-Lys de Saint Salvy, Mathilde Thon-Fourcade, Emma Lichtenstein, Juliette Devaux, Jean Leymarie, François Saltiel, Alexandra Delbot, Lucile Commeaux, Gilles Gressani, Yoann Duval, Alice Deschamps Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les matins
Martin Ajdari, président de l'Arcom : un an de régulation sous haute tension / Violences en Bolivie / Santé mentale

Les matins

Play Episode Listen Later May 20, 2026 149:23


durée : 02:29:23 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin, à 7h40, Guillaume Erner reçoit le président de l'Arcom, Martin Ajdari, au lendemain de la publication du plan stratégique du régulateur de l'audiovisuel et du numérique. Rejoint à 8h20 par le chercheur David Chavalarias. Et, à 7h17, Tristan Waag reviendra sur les violences en Bolivie. - réalisation : Félicie Faugère

Les enjeux internationaux
Bolivie : pourquoi les mineurs et les paysans se lèvent contre le nouveau gouvernement

Les enjeux internationaux

Play Episode Listen Later May 20, 2026 12:53


durée : 00:12:53 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - La Paz paralysée par une contestation massive : syndicats, mineurs et paysans réclament la démission de Rodrigo Paz, élu il y a six mois pour sortir le pays de la crise. Inflation, pénuries, fracture sociale : la Bolivie replonge dans le cycle des grandes insurrections. - réalisation : Félicie Faugère, Mathilde Thon-Fourcade - invités : Tristan Waag doctorant en sociologie au Centre de Recherche et de Documentation sur les Amériques (CREDA), spécialiste de la participation citoyenne en Bolivie. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

La Traque
[INÉDIT] Che Guevara, le plus grand des révolutionnaires : Cuba, la première étape (2/4)

La Traque

Play Episode Listen Later May 20, 2026 20:08


Médecin argentin devenu guérillero, Che Guevara porte une vision radicale de la révolution mondiale, il exporte sa lute armée à Cuba, puis en Afrique et en Amérique du Sud. Traqué par les armées locales et la CIA, il finit capturé en Bolivie en 1967. Entre idéalisme, violence et héritage politique, La Traque de Che Guevara retrace le parcours d'un homme prêt à tout pour faire triompher sa vision du monde. Cuba, la première étape De l'enfer du débarquement du Granma aux montagnes de la Sierra Maestra, Che Guevara devient l'un des visages de la révolution cubaine menée par Fidel Castro. Stratège redouté et idéologue radical, il participe à la chute du dictateur Fulgencio Batista avant de devenir l'un des hommes forts du nouveau régime cubain, au cœur des tensions de la Guerre froide. Crédits : Production : Bababam  Textes : Fanny Sauveplane Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

La Traque
[INÉDIT] Che Guevara, le plus grand des révolutionnaires : le virus de la révolte (1/4)

La Traque

Play Episode Listen Later May 19, 2026 19:38


Médecin argentin devenu guérillero, Che Guevara porte une vision radicale de la révolution mondiale, il exporte sa lute armée à Cuba, puis en Afrique et en Amérique du Sud. Traqué par les armées locales et la CIA, il finit capturé en Bolivie en 1967. Entre idéalisme, violence et héritage politique, La Traque de Che Guevara retrace le parcours d'un homme prêt à tout pour faire triompher sa vision du monde. Le virus de la révolte Dans l'Amérique latine secouée par les inégalités et la Guerre froide, le jeune Ernesto Guevara découvre la misère du continent au fil d'un voyage initiatique à moto. Devenu “Che”, radicalisé par les injustices sociales et l'ingérence américaine, il rencontre au Mexique un révolutionnaire cubain nommé Fidel Castro. Ensemble, ils s'apprêtent à embarquer pour une révolution qui marquera l'Histoire. Crédits : Production : Bababam  Textes : Fanny Sauveplane Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Journal d'Haïti et des Amériques
Bolivie : la mobilisation prend un tour politique

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later May 18, 2026 30:00


La situation en Bolivie est toujours très tendue. Depuis le début du mois de mai 2026, plusieurs secteurs de la population se mobilisent. Manifestations, barrages routiers... La capitale, La Paz, et la ville voisine d'El Alto sont les plus touchées. Si à l'origine, les manifestants réclamaient des hausses de salaire, des mesures pour faire face à l'inflation (+ 14% par an) et le retrait d'une loi controversée sur la propriété agraire, certains exigent désormais le départ du président de centre-droit, Rodrigo Paz, au pouvoir depuis novembre dernier, après vingt ans de domination du Mouvement vers le socialisme d'Evo Morales. Les partisans de l'ancien président sont particulièrement mobilisés pour obtenir la démission du chef de l'État. Une manifestation intitulée « Marche pour la vie et pour sauver la Bolivie » doit arriver ce lundi (18 mai 2026), à La Paz. Face à ce mouvement de contestation, le gouvernement mise sur le dialogue. Les précisions de Marine de La Moissonnière, journaliste au service international de RFI.   Salvador : Ruth Lopez attend toujours d'être jugée Cela fait un an ce lundi que l'avocate Ruth Lopez, directrice de l'ONG anti-corruption Cristosal, l'une des rares à s'opposer au président Nayib Bukele, est détenue au Salvador. Elle enquêtait sur dix cas de corruption au sein du gouvernement lorsqu'elle a été arrêtée. Elle attend désormais en prison son procès pour enrichissement illicite. De fausses accusations selon Amnesty international et Human Rights Watch. Sur place au Salvador, parler aujourd'hui de Ruth Lopez dérange même si quelques rares voix de l'opposition se font entendre. Reportage de Marie Griffon.   Haïti : la résilience des femmes Les femmes font partie des premières victimes de la violence qui règne en Haïti. « Entre Femmes Haïti », une organisation féminine basée aux Gonaïves, a organisé, ce samedi 9 mai, un événement baptisé « Les femmes chantent la résilience » pour saluer les luttes des femmes et parler de leur marginalisation, notamment dans les communes rurales du département de l'Artibonite. Un dossier signé Ronel Paul avec Kervens Février.   Le journal de la 1ère L'avenir institutionnel de la Guyane au menu d'une rencontre ce jeudi (21 mai 2026), à l'Elysée.

La Traque
Découvrez La Traque... du plus grand des révolutionnaires, Che Guevara

La Traque

Play Episode Listen Later May 18, 2026 3:29


Cette semaine, plongez dans le destin brûlant d'un homme devenu une icône mondiale de la révolution : Che Guevara. Médecin argentin devenu guérillero, il parcourt l'Amérique latine et découvre les profondes inégalités qui marquent le continent. Très vite, il s'engage dans la lutte armée et rejoint Fidel Castro dans la révolution cubaine, contribuant à renverser le régime de Batista. Mais pour Che Guevara, Cuba n'est qu'un début. Porté par une vision radicale de la révolution mondiale, il quitte le pouvoir pour exporter la lutte armée en Afrique puis en Amérique du Sud. Traqué par les armées locales et la CIA, il finit capturé en Bolivie en 1967. Exécuté sommairement, il devient alors un symbole immortel, à la fois héros pour certains, figure controversée pour d'autres. Entre idéalisme, violence et héritage politique, La Traque de Che Guevara retrace le parcours d'un homme prêt à tout pour faire triompher sa vision du monde. Découvrez cette nouvelle saison prochainement disponible sur toutes les plateformes d'écoute. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Journal d'Haïti et des Amériques
Haïti: les expulsions depuis la République dominicaine plongent Anse-à-Pitre dans l'urgence humanitaire

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later May 8, 2026 30:00


Depuis le début de l'année, plus de 260 000 Haïtiens ont été expulsés de République dominicaine, souvent dans des conditions dénoncées comme brutales par les autorités locales et les ONG. À Anse-à-Pitre, ville frontalière du sud-est haïtien, les structures sanitaires sont débordées par l'arrivée quotidienne de dizaines de personnes qui se trouvent souvent dans un état critique. Un dossier de Ronel Paul. Le centre hospitalier de la commune, déjà fragile, peine à faire face à cet afflux. Son directeur, le docteur Charles Denis, dénonce des renvois « inhumains » et un manque criant de moyens. L'ONG humanitaire ALIMA a renforcé ses opérations dans la région depuis juillet 2025 afin d'améliorer la prise en charge des urgences, notamment des femmes enceintes et des enfants souffrant de malnutrition. Mais au-delà de l'urgence sanitaire, les autorités locales dénoncent l'absence de soutien de l'État haïtien. Le maire d'Anse-à-Pitre, Harry Bruno, affirme que les centres d'accueil improvisés sont saturés. Beaucoup de ces expulsés sont nés en République dominicaine, ils n'ont pas de documents haïtiens et se retrouvent aujourd'hui sans nationalité reconnue. Bolivie : six mois après son arrivée au pouvoir, Rodrigo Paz confronté au retour de la crise économique Élu il y a six mois après deux décennies de gouvernements de gauche, Rodrigo Paz avait promis de redresser l'économie bolivienne. Mais les difficultés persistent. Ces derniers jours, des grèves et blocages ont paralysé plusieurs régions du pays pour dénoncer la mauvaise qualité du carburant et le retour des longues files d'attente dans les stations-service. Les pénuries de diesel et de dollars, qui semblaient temporairement maîtrisées, réapparaissent progressivement. Pour l'économiste Luis Fernando Romero, l'amélioration observée après l'arrivée du nouveau gouvernement relevait surtout d'un regain de confiance des acteurs économiques. Selon lui, le problème structurel demeure le manque de devises étrangères dans le pays. Une partie importante des revenus issus des exportations ne reviendrait plus dans le système bancaire bolivien, ce qui aggrave la fragilité financière de l'État. Un reportage de Nils Sabin. À lire aussiBolivie: comprendre la crise économique qui frappe le pays États-Unis : le Congrès se déchire autour du programme de surveillance FISA Aux États-Unis, la prolongation du programme de surveillance FISA provoque un débat explosif au Congrès, y compris dans le camp républicain. Au cœur des tensions, nous explique notre correspondant Vincent Souriau : l'article 702 du texte, qui autorise les services de renseignement américains à intercepter les communications de cibles étrangères situées hors du territoire américain. Mais dans la pratique, les échanges de citoyens américains peuvent eux aussi être collectés accidentellement. Les défenseurs des libertés civiles dénoncent un système opaque qui permet au FBI et à la NSA d'accéder à certaines données sans mandat judiciaire individuel. Pour Anne Toomey McKenna, ce mécanisme contourne les protections prévues par le quatrième amendement de la Constitution américaine contre les perquisitions abusives. Des ONG comme Electronic Frontier Foundation réclament davantage de transparence et de garanties pour les citoyens américains. À lire aussiComment la NSA enfreint des milliers de lois sur la vie privée Journal de la 1ʳᵉ La Guadeloupe en pré-alerte sanitaire avec l'arrivée des algues sargasses. À lire aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?

Parents-Voyageurs : Le Podcast du voyage en famille
Moments forts #7 - Immersion en Amazonie, par Sabrina

Parents-Voyageurs : Le Podcast du voyage en famille

Play Episode Listen Later May 6, 2026 31:35


Et si le moment le plus fort d'un tour du monde en famille se vivait au cœur de la jungle ?Dans cet épisode de la série Moments Forts, Sabrina raconte l'incroyable immersion en Amazonie vécue avec son mari et leurs trois enfants après 10 mois de voyage autour du monde. Entre nuits en pleine forêt, rencontres avec des communautés amazoniennes, mygales, dauphins roses, piranhas et grandes leçons de vie, cette aventure hors du commun les a profondément transformés.Une expérience intense, parfois rude, souvent bouleversante, qui leur a appris l'humilité, la puissance de la nature et la beauté des choses simples.

Nourrir le vivant
[SAISON 8] Pastoralisme

Nourrir le vivant

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 1:21


Sous-estimé, parfois considéré comme un relent du passé, le pastoralisme fait pourtant vivre plus de 200 millions de personnes. Face aux crises actuelles, ce mode d'élevage, à la fois souple et résilient, présente des avantages inattendus.Brebis de Camargue, lamas en Bolivie, zébus rouges du Sahel… Depuis des années, le Cirad mène des recherches à travers le monde pour mieux comprendre les systèmes pastoraux, prouver leur importance, influencer les politiques et accompagner leur transformation vers plus de durabilité.Retrouvez nos scientifiques et partenaires dans cette huitième saison de Nourrir le vivant, pour un voyage dans le temps et dans l'espace, au plus près des troupeaux et des humains qui les accompagnent.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Journal d'Haïti et des Amériques
Un nouveau coup porté au crime organisé au Mexique

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 30:00


Au Mexique, les autorités ont annoncé l'arrestation d'Audias Flores Silva, alias El Jardinero, présenté comme l'un des possibles successeurs d'El Mencho à la tête du cartel Jalisco Nueva Generación. Son interpellation, dans l'État de Nayarit, a mobilisé 500 militaires et quatre hélicoptères après 19 mois de surveillance. Malgré un important dispositif de protection autour du trafiquant, l'opération s'est déroulée sans échange de tirs. Les États-Unis offraient cinq millions de dollars pour sa capture et demandent désormais son extradition. Selon la presse mexicaine, El Jardinero coordonnait l'acheminement de cocaïne, d'héroïne et de fentanyl vers Houston, avant leur redistribution dans plusieurs villes américaines. Washington aurait fourni des renseignements aux autorités mexicaines, dans un contexte de pression croissante sur Mexico pour renforcer la lutte contre les cartels. Selon le spécialiste du crime organisé Frédéric Saliba, c'est un coup important porté au Cartel Jalisco Nueva Generación, le deuxième en quelques mois après la mort de « El Mencho », l'ex-chef du cartel, tué lors d'une opération des forces de l'ordre en février 2026.   Haïti : les raisons de la fermeture de l'aéroport de Port-au-Prince Avec Gotson Pierre, rédacteur en chef d'Alterpresse, nous revenons sur la fermeture prolongée de l'aéroport international Toussaint Louverture. Elle s'explique avant tout par la dégradation sécuritaire à Port-au-Prince. Depuis novembre 2024, après plusieurs attaques de gangs contre des avions civils en approche, les autorités internationales, notamment américaines, considèrent que les conditions minimales de sécurité ne sont plus réunies pour l'aviation commerciale. Si certains vols militaires ou diplomatiques continuent d'atterrir, c'est parce qu'ils obéissent à des protocoles de sécurité beaucoup plus stricts et acceptent un niveau de risque impossible à imposer à des passagers civils. Une reprise partielle de quelques vols intérieurs a bien eu lieu, mais elle reste très limitée et ne change pas l'isolement croissant du pays. Autres sujets abordés avec Gotson Pierre, le mouvement de protestation qui paralyse l'hôpital public Justinien au Cap-Haïtien et le procès de l'assassinat de l'ancien président Jovenel Moïse à Miami qui entre dans sa 7è semaine d'audience. La mortalité maternelle en Bolivie, un enjeu de santé publique   La Bolivie est le troisième pays d'Amérique latine avec la mortalité maternelle la plus élevée derrière Haïti et le Venezuela. C'est un enjeu de santé public important. Un dossier de notre correspondant Nils Sabin. Journal de la 1ère En Guadeloupe, les algues sargasses sont de retour. À écouter aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?

Parents-Voyageurs : Le Podcast du voyage en famille
Moments forts # 6 - Crue soudaine en Bolivie : la nuit où leur 4x4 a failli être emporté, par Noémie

Parents-Voyageurs : Le Podcast du voyage en famille

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 37:25


Une nuit. Une rivière en crue. Une famille piégée dans son 4x4.Dans cet épisode, Noémie raconte une expérience marquante de leur année de voyage en Amérique du Sud : une crue soudaine en Bolivie, en plein cœur de la nuit, à Tupiza.En quelques minutes, leur bivouac paisible se transforme en situation critique. L'eau monte, le véhicule est bloqué, les secours sont injoignables.Face à cette crue soudaine en Bolivie, il faut garder son sang-froid, s'organiser… et tenir.Entre peur, entraide à distance et combat contre les éléments, cette nuit restera gravée dans leur mémoire.Un épisode immersif et poignant sur :les imprévus du voyage en famillela puissance de la natureet la résilience face à l'inattenduDe nombreuses photos de cette aventure sont disponibles sur le blog : Crue soudaine en Bolivie, par NoémieRetrouvez également notre dossier complet pour vous accompagner dans les préparatifs d'un long voyage en famille.____________________________________________________________________La série "Moments forts" donne la parole à des parents, voyageurs au long cours, qui ont vécu mille aventures et mille expériences pendant quelques mois de leur vie. Dans ce rendez-vous mensuel, ils nous partageront des moments forts de leur épopée familiale.Retrouvez les précédents épisodes de cette série :Moment fort #1 - L'ascension du TongariroMoment fort #2 - 3 jours de trek dans l'AusangateMoment fort #3 - Nuit blanche au MerapiMoment fort #4 - La visite du Taj MahalMoment fort #5 - Bloqués par les eaux à Sukamade

De vive(s) voix
Le Petit Prince a 80 ans : pas une ride et toujours au firmament

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 29:00


Une rencontre dans le désert: un aviateur dont le moteur d'avion est tombé en panne avec un blondinet vêtu d'une cape verte tout droit descendu d'une minuscule planète, l'astéroïde B 612.Ainsi commence le dernier roman d'Antoine de Saint-Exupéry publié en 1943 et qui connait depuis sa publication, un succès constant.   Le Petit Prince est un conte poétique et philosophique écrit par Antoine de Saint-Exupéry, publié pour la première fois aux États-Unis en 1943, alors que Saint‑Exupéry est en exil à New York pendant la guerre. C'est une commande de ses éditeurs américains.  L'histoire d'une publication Il paraît simultanément en français et en anglais. La première version est écrite à la main. Le texte est destiné à la communauté française exilée, comme lui aux Etats-Unis, mais aussi au public anglo-saxon. Le livre a été un véritable succès de librairie.  Il est publié en France après la disparition de l'auteur, en 1946, après la fin de la Seconde Guerre mondiale. En effet, le livre n'avait pas pu être publié dans la France occupée. Le roman est alors très populaire, Saint-Exupéry étant considéré comme un héros par la population. Près de 700 traductions du Petit Prince C'est à Soleure, en Suisse que Jean-Marc Probst conserve son trésor : des dizaines de milliers d'objets autour du Petit Prince parmi lesquelles toutes les traductions du Petit Prince dans toutes les langues. L'œuvre de Saint-Exupéry est le livre le plus traduit après la Bible et l'œuvre littéraire la plus traduite dans le monde. Jean-Marc Probst a pour objectif « que chacun puisse avoir accès à ce texte dans sa langue maternelle. Nous avons effectué par exemple une traduction en changana, une langue du mozambique grâce au concours de l'Alliance française ».   D'autres traductions en tzonga (une langue principalement parlée en Afrique du Sud et au Mozambique) et en moré ont également été effectuées.  Une traduction en aymara, une langue parlée dans une zone entre le Pérou, la Bolivie, le Chili et l'Argentine a également permis à deux millions de locuteurs de lire Le Petit Prince dans leur langue. Une histoire universelle et un récit d'apprentissage L'histoire débute lorsqu'un aviateur, tombé en panne dans le désert, rencontre un étrange enfant venu d'un autre astéroïde : le Petit Prince. Au fil de leurs échanges, le garçon lui raconte sa vie sur sa petite planète, sa rose, et son voyage à travers différents astéroïdes où il rencontre des « grandes personnes » aux comportements absurdes (roi, vaniteux, buveur, businessman, etc.). À travers un langage simple et des images poétiques, le livre aborde des thèmes profonds : l'amitié, l'amour, la solitude, la perte, le regard d'enfant opposé sur le monde des adultes. C'est une œuvre qui semble destinée aux enfants, mais qui parle aussi au cœur des adultes, rappelant l'importance de l'imagination, de la sincérité et des liens que l'on crée avec les autres.    Invités: - Alban Cerisier, spécialiste d'Antoine de Saint-Exupéry, historien de l'édition et archiviste aux éditions Gallimard. Il a coordonnée la parution du manuscrit original, en fac-similé bien, qui vient de sortir aux éditions Gallimard.  - Jean-Marc Probst, « collectionneur » du Petit Prince. Il est à l'origine du musée du Petit Prince qui a ouvert à Soleure, en Suisse. Programmation musicale :  L'artiste Tété avec le titre « Vertige du seum ».

De vive(s) voix
Le Petit Prince a 80 ans : pas une ride et toujours au firmament

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 29:00


Une rencontre dans le désert: un aviateur dont le moteur d'avion est tombé en panne avec un blondinet vêtu d'une cape verte tout droit descendu d'une minuscule planète, l'astéroïde B 612.Ainsi commence le dernier roman d'Antoine de Saint-Exupéry publié en 1943 et qui connait depuis sa publication, un succès constant.   Le Petit Prince est un conte poétique et philosophique écrit par Antoine de Saint-Exupéry, publié pour la première fois aux États-Unis en 1943, alors que Saint‑Exupéry est en exil à New York pendant la guerre. C'est une commande de ses éditeurs américains.  L'histoire d'une publication Il paraît simultanément en français et en anglais. La première version est écrite à la main. Le texte est destiné à la communauté française exilée, comme lui aux Etats-Unis, mais aussi au public anglo-saxon. Le livre a été un véritable succès de librairie.  Il est publié en France après la disparition de l'auteur, en 1946, après la fin de la Seconde Guerre mondiale. En effet, le livre n'avait pas pu être publié dans la France occupée. Le roman est alors très populaire, Saint-Exupéry étant considéré comme un héros par la population. Près de 700 traductions du Petit Prince C'est à Soleure, en Suisse que Jean-Marc Probst conserve son trésor : des dizaines de milliers d'objets autour du Petit Prince parmi lesquelles toutes les traductions du Petit Prince dans toutes les langues. L'œuvre de Saint-Exupéry est le livre le plus traduit après la Bible et l'œuvre littéraire la plus traduite dans le monde. Jean-Marc Probst a pour objectif « que chacun puisse avoir accès à ce texte dans sa langue maternelle. Nous avons effectué par exemple une traduction en changana, une langue du mozambique grâce au concours de l'Alliance française ».   D'autres traductions en tzonga (une langue principalement parlée en Afrique du Sud et au Mozambique) et en moré ont également été effectuées.  Une traduction en aymara, une langue parlée dans une zone entre le Pérou, la Bolivie, le Chili et l'Argentine a également permis à deux millions de locuteurs de lire Le Petit Prince dans leur langue. Une histoire universelle et un récit d'apprentissage L'histoire débute lorsqu'un aviateur, tombé en panne dans le désert, rencontre un étrange enfant venu d'un autre astéroïde : le Petit Prince. Au fil de leurs échanges, le garçon lui raconte sa vie sur sa petite planète, sa rose, et son voyage à travers différents astéroïdes où il rencontre des « grandes personnes » aux comportements absurdes (roi, vaniteux, buveur, businessman, etc.). À travers un langage simple et des images poétiques, le livre aborde des thèmes profonds : l'amitié, l'amour, la solitude, la perte, le regard d'enfant opposé sur le monde des adultes. C'est une œuvre qui semble destinée aux enfants, mais qui parle aussi au cœur des adultes, rappelant l'importance de l'imagination, de la sincérité et des liens que l'on crée avec les autres.    Invités: - Alban Cerisier, spécialiste d'Antoine de Saint-Exupéry, historien de l'édition et archiviste aux éditions Gallimard. Il a coordonnée la parution du manuscrit original, en fac-similé bien, qui vient de sortir aux éditions Gallimard.  - Jean-Marc Probst, « collectionneur » du Petit Prince. Il est à l'origine du musée du Petit Prince qui a ouvert à Soleure, en Suisse. Programmation musicale :  L'artiste Tété avec le titre « Vertige du seum ».

Maintenant, vous savez
Pourquoi la consommation de cocaïne explose-t-elle en France ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 5:23


Un adulte sur dix en France a déjà consommé de la cocaïne au cours de sa vie, selon la dernière étude de l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives. En vingt ans, la consommation a été multipliée par neuf, faisant de la France le septième pays européen le plus consommateur. La Colombie, la Bolivie et le Pérou n'ont jamais autant produit : selon l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime, nous sommes passé de 1 134 tonnes en 2010 à 2 700 tonnes en 2022. Résultat, les prix baissent, les réseaux se structurent et les modes de distribution se transforment radicalement. Comment peut-on expliquer une telle hausse ? La cocaïne n'est-elle pas censée être une drogue de bourgeois ? La cocaïne rend-elle vraiment plus performant ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Joanne Bourdin. À écouter aussi : Comment les drogues et l'alcool influencent-ils nos comportements sur la route ? Comment tombe-t-on dans l'addiction ? Cocaïne : la France serait-elle de plus en plus consommatrice ? Retrouvez tous les épisodes de ⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠"Maintenant vous savez".⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠ Suivez Bababam sur ⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Instagram⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Journal d'Haïti et des Amériques
Le virage pro-israélien du Honduras

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Mar 20, 2026 30:00


Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2026, le nouveau président du Honduras, le conservateur Nasry Asfura multiplie les gestes et appels en direction d'Israël. Il est allé rencontrer Benyamin Netanyahu, a signé un accord pour lutter contre l'antisémitisme et a même annoncé le retrait de son pays de ce que l'on appelle le groupe de La Haye, un groupe de pays qui envisageaient des sanctions contre Israël à cause de la guerre à Gaza. Le président affiche, donc, un soutien clair à Israël et cela représente un revirement total par rapport à la politique du gouvernement précédent au Honduras. Notre correspondante, Marie Griffon, est allée voir ce qu'en pensent les communautés juives et palestiniennes du pays.   Le départ des soldats kényans d'Haïti 215 Kényans ont atterri à Nairobi en début de semaine, nous apprend le Miami Herald. Vendredi, ce sont des militaires originaires des Bahamas et de Jamaïque qui sont partis. Quelques officiers kényans vont rester en Haïti afin, précise le journal, d'assurer la transition avec la Force de suppression des gangs censée se déployer en avril. À l'heure des adieux, Le Nouvelliste se demande quel bilan tirer de la contribution des Kényans. Le quotidien rappelle à quel point la tâche qui a été confiée à ces soldats était difficile : « tenter d'aider un pays qu'ils découvraient, dans une langue qu'ils ne maîtrisaient pas » ; travailler aux côtés de la PNH qui ne voulait pas vraiment d'eux, « avec moins de la moitié des effectifs annoncés, sous-financés, sous-équipés ». Le Nouvelliste salue « le courage des Kényans », « seul pays à avoir dit oui pour prendre la tête de la Mission multinationale d'appui à la sécurité ». Le quotidien réclame une cérémonie d'hommage car même s'ils « n'ont pas remporté de grandes batailles dans la guerre contre l'insécurité ou pour la libération de nos territoires perdus », « les Kényans ont versé leur sang pour défendre des Haïtiens (...) Trois d'entre eux ont été tués sur notre champ de bataille ». « Ils ont fait l'essentiel en aidant à contenir le déferlement de violence qui engloutit Haïti », insiste Le Nouvelliste.   Le procès de l'assassinat de Jovenel Moïse se poursuit à Miami Les révélations sur les lacunes de l'enquête se multiplient. Comme le rapporte le Miami Herald qui suit les audiences, les armes qui ont été saisies sur place au lendemain du 7 juillet 2021, n'ont été confiées au laboratoire du FBI qu'un an et demi plus tard. Les avocats des quatre hommes jugés en ce moment à Miami n'ont pas manqué de le relever. Que s'est-il passé pendant ces 18 mois ? Où étaient ces armes ? Certaines d'entre elles, ainsi que des balles, étaient conservées dans des sacs plastiques non scellés, ont-ils souligné. La veille, un autre agent du FBI avait été bousculé par la défense au sujet de l'absence de relevés d'empreintes et de prélèvements ADN sur la scène de crime.   En Géorgie, une femme de 31 ans est poursuivie pour meurtre. Selon la police, elle aurait essayé d'avorter chez elle Alexia Moore s'est rendue aux urgences fin décembre 2025 car elle souffrait de violents maux de ventre. Elle a accouché d'une petite fille extrêmement prématurée qui est morte dans l'heure suivant sa naissance, raconte le Washington Post. D'après la police, Alexia Moore aurait pris des comprimés de Misoprostol pour interrompre sa grossesse, ainsi que des anti-douleurs. C'est la première fois qu'une femme est poursuivie pour meurtre après un avortement, depuis que la Géorgie n'autorise les IVG qu'au cours des six premières semaines de grossesse, précise le quotidien. Ça a déjà été le cas dans d'autres États mais jusqu'à présent, aucune procédure n'a abouti.   Au Mexique, des mineures meurent des suites d'une grossesse L'an dernier (2025), 85 enfants et adolescentes enceintes sont mortes au Mexique, d'après des chiffres officiels consultés par le quotidien. C'est 17% de tous les décès maternels. «Derrière chaque chiffre, il y a des histoires qui se terminent trop tôt, des corps qui n'étaient pas prêts et qui n'ont pas résisté, et un système qui intervient trop tard », écrit Milenio. Les grossesses adolescentes sont généralement très risquées et le problème, explique le quotidien, c'est que ces mineures ne sont pas prises en charge à temps. « On n'est sollicités que quand le bébé va naître ou quand la mère souffre d'une complication tellement grave qu'elle doit être hospitalisée », raconte le directeur d'un hôpital spécialisé dans la prise en charge des grossesses à risques, interrogé par Milenio. Un médecin qui réclame plus de prévention et un meilleur suivi des mineures enceintes.   «Propaganda machine», enquête de Forbidden stories sur comment les services de renseignement russes ont tenté d'influer sur la présidentielle bolivienne Notre dossier du jour est consacré à la propagande russe en Amérique latine. Le renseignement a étendu ses opérations d'influence récemment, via notamment un groupe surnommé la Compagnie. Il agit dans différents pays du continent, dont la Bolivie. Les services russes y ont installé un réseau avant et après les élections de l'an dernier, pour œuvrer à la réélection du président sortant. Pari perdu. Mais c'est un bon exemple de la manière dont fonctionne la machine de propagande. « Propaganda machine », c'est le titre d'une enquête de Forbidden stories dont nous parle Sofia Alvarez Jurado interrogée par Joris Zylberman.   Le journal de la 1ère 2026 sera-t-elle une « année record » en tonnage d'algues sargasses venant s'échouer sur les côtes caribéennes ?

Journal d'Haïti et des Amériques
À Cuba, une timide ouverture économique déjà critiquée

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Mar 17, 2026 30:00


Sous pression des États-Unis, qui imposent un blocus énergétique sur l'île, le gouvernement cubain a annoncé ouvrir l'île aux investissements de membres de la diaspora dans le secteur privé. Une mesure dont l'impact est difficile à évaluer et qui est déjà critiquée par des économistes et par les exilés cubains. Cuba a de nouveau été totalement privée d'électricité lundi (16 mars 2026), pour la sixième fois en moins d'un an et demi. Ce même jour, sans en préciser les modalités, Donald Trump a affirmé devant la presse vouloir « prendre Cuba » : « C'est un pays en faillite. Ils n'ont pas d'argent. Ils n'ont pas de pétrole. Ils n'ont absolument rien. Je pense que Cuba est à bout de souffle. Toute ma vie, j'ai entendu parler des États-Unis et de Cuba. Quand les États-Unis vont-ils passer à l'action ? Je crois sincèrement que j'aurai l'honneur, l'immense honneur, de m'emparer de Cuba. D'une manière ou d'une autre. Que je la libère ou que je la prenne. Je pense que je peux en faire ce que je veux. C'est une nation très affaiblie en ce moment », a assuré le président des États-Unis, qui impose un blocus énergétique contre Cuba, en plus de l'embargo en vigueur depuis 1962. Vendredi (13 mars), le président cubain a confirmé des discussions avec Washington. Alors que la colère grandit sur l'île, le régime a dévoilé une mesure présentée comme une ouverture économique : la possibilité, pour les Cubains vivant à l'étranger, d'investir ou de créer des entreprises privées à Cuba. Cette annonce a été faite par le ministre du Commerce extérieur et de l'Investissement étranger, Oscar Perez-Oliva Fraga, sur la chaîne d'État Canal Caribe. La presse officielle parle d'une « actualisation du modèle économique » du pays et de « nouvelles opportunités pour les Cubains de l'étranger ». Mais au sein de la diaspora, le scepticisme domine. La chaîne états-unienne CNN estime que « cette proposition ne devrait guère apaiser les Cubains-Américains qui réclament davantage de libertés politiques, et une ouverture économique totale ». Dans le Miami Herald, le député républicain d'origine cubaine Carlos Gimenez lance : « Si vous êtes fous, allez-y, allez investir à Cuba », assurant que les dirigeants communistes sont « des voleurs qui veulent juste s'enrichir ». L'économiste Pedro Monreal, cité par 14ymedio, estime que cette réforme « pourrait créer de nouvelles inégalités au sein du secteur privé » entre résidents cubains et investisseurs de la diaspora. À écouter aussiCuba, prochaine cible de Donald Trump ? Les Cubains crient leur colère sur les murs du pays Malgré les risques d'arrestation, certains Cubains affichent leur mécontentement contre le pouvoir en place en écrivant sur les murs du pays. El Estornudo publie une série de photos de graffitis, prises ces derniers mois, sur lesquels on peut lire : « À bas la dictature de Díaz-Canel », ou encore « Liberté ». Un homme de 57 ans, originaire de l'est du pays, témoigne anonymement auprès du site d'information : « J'ai écrit tout seul, au petit matin, "Dictateurs" et "À bas le communisme". » Arrêté puis emprisonné, il est aujourd'hui en liberté conditionnelle et préfère donc taire son identité. D'après le site d'information indépendant, les forces de l'ordre arrivent de plus en plus tôt pour « photographier les messages », « relever les empreintes » et « recouvrir de chaux » les inscriptions avant que les habitants sortent de chez eux. Mais des messages anti-régime continuent d'apparaître « dans l'espace public à travers tout le pays », assure El Estornudo, qui conclut : « Ils peuvent repeindre les murs, mais la colère de ceux qui écrivent ne disparaîtra pas d'un trait de pinceau. » Chili : les limites du plan anti-immigration du nouveau président Le nouveau président d'extrême droite chilien José Antonio Kast s'est affiché lundi à la frontière avec le Pérou pour lancer son plan contre l'immigration irrégulière. Alors que son voisin argentin Javier Milei a beaucoup utilisé l'image de la tronçonneuse, José Antonio Kast choisit lui celle d'une pelleteuse. Devant les caméras de la presse et tandis qu'un fossé est en train d'être creusé au milieu du désert, sur les hauts plateaux des Andes, il a assuré vouloir « utiliser les pelleteuses pour [...] retrouver [notre] souveraineté, qui a été endommagée par l'immigration irrégulière ». Ces « barrières physiques », censées empêcher le passage de migrants à pied, doivent être construites en l'espace de trois mois et seront complétées par des radars et davantage de forces de l'ordre. Interrogé par la chaîne Canal Trece sur le fait qu'il n'ait pas expulsé les 300 000 migrants en situation irrégulière avant son investiture, il répond : « On ne peut pas expulser 300 000 personnes en un jour, mais on envoie un message. » Le site Ex-Ante souligne toutefois les obstacles à l'exécution de son plan : la frontière du Chili avec le Pérou et la Bolivie est longue de plus de 1 000 kilomètres. De plus, les passeurs contournent les obstacles et les contrôles en modifiant leurs itinéraires. La presse chilienne rappelle, de plus, que les arrivées de migrants ont déjà fortement diminué ces dernières années. Haïti : la FRG déployée à partir du 1er avril La nouvelle Force internationale de répression des gangs (FRG) devrait entamer son déploiement à partir du 1er avril 2026, ont annoncé les autorités de la République dominicaine, précise Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse. Forte de 5 500 hommes, la FRG a été créée en octobre 2025 mais n'est officiellement pas encore déployée.  Au Chili, des ressortissants haïtiens dénoncent de graves difficultés d'accès aux services administratifs de l'ambassade d'Haïti à Santiago. Ils affirment devoir payer pour des passeports, certificats ou d'autres services consulaires, sans pouvoir jamais obtenir les documents demandés, d'après l'organisation haïtienne Comunidad Haitiana en Chile, lit-on également sur le site d'Alterpresse. Venezuela : la jeunesse se mobilise contre le pouvoir chaviste Au Venezuela, la même tendance politique dirige le pays depuis maintenant 26 ans. Toute une génération n'a donc connu au gouvernement que le chavisme, cette idéologie politique héritée du défunt président Hugo Chavez (1999-2013). Une génération qui a vu son pays décliner, du point de vue économique comme du point de vue démocratique. Depuis le 3 janvier 2026, les jeunes opposants reprennent de la voix et cherchent à se faire entendre. La correspondante de RFI à Caracas, Alice Campaignolle, est allée à leur rencontre. Dans le journal de La 1ère... En Guadeloupe, une seule candidate tête de liste serait en position de l'emporter à l'issue du second tour des élections municipales, rapporte Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

Les Nuits de France Culture
Arcanes de la vie de Che Guevara

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 35:19


durée : 00:35:19 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - En 1970, trois seulement après l'exécution d'Ernesto Che Guevara en Bolivie, Roger Pillaudin interrogeait Jean-Jacques Nattiez, auteur d'une biographie du Che, sur la vie mouvementée et l'action politique du leader révolutionnaire, devenu une icône internationale. - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat

Un jour dans le monde
Bolivie : l'argent tombé du ciel sème la confusion

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 3:42


durée : 00:03:42 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Après le crash d'un avion militaire près de La Paz, des millions de billets se sont retrouvés dispersés dans la nature. Des riverains s'y sont précipités pour les récupérer, avant que la Banque centrale n'en invalide la série, au grand désespoir de la population. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
Bolivie : l'argent tombé du ciel sème la confusion

InterNational

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 3:42


durée : 00:03:42 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Après le crash d'un avion militaire près de La Paz, des millions de billets se sont retrouvés dispersés dans la nature. Des riverains s'y sont précipités pour les récupérer, avant que la Banque centrale n'en invalide la série, au grand désespoir de la population. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Journal d'Haïti et des Amériques
Zones d'ombre après la tentative «d'infiltration» d'un bateau à Cuba

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Feb 27, 2026 29:54


Après que quatre hommes ont été tués mercredi (25 février 2026) par les garde-côtes cubains, et six autres arrêtés à bord d'une vedette venue de Floride, La Havane a dénoncé une tentative d'infiltration terroriste planifiée depuis les États-Unis. D'origine cubaine, les passagers du bateau étaient, pour plusieurs d'entre eux, des opposants affichés au régime communiste, mais de nombreuses interrogations persistent encore autour de l'affaire. Une veillée en hommage aux quatre hommes tués par les garde‑côtes cubains a été organisée jeudi soir (26 février 2026) devant le plus célèbre restaurant cubain de Miami, le Versailles, rapporte le Miami Herald. Un petit rassemblement, avec quelques banderoles accusant Miguel Díaz‑Canel, le président cubain, d'être un assassin et un terroriste. Certains participants scandent «Libertad, Libertad» («Liberté»), raconte le quotidien de Floride, l'État américain d'où est partie plus tôt cette semaine la vedette arraisonnée par les autorités cubaines. Selon La Havane, dix hommes se trouvaient à bord, armés, et auraient ouvert le feu sur les agents cubains. Tous étaient originaires de l'île, mais deux d'entre eux avaient aussi la nationalité états-unienne, a précisé jeudi le département d'État américain. Des opposants au régime cubain Le Washington Post a parlé au frère de l'un des passagers arrêtés par les autorités cubaines. Amijail Sanchez était « obsédé » par l'idée de libérer Cuba, dit-il, et avait appelé ses parents sur l'île pour leur annoncer qu'il s'apprêtait à les rejoindre. Ils ont tenté de dissuader leur fils, en vains. D'après les proches d'autres membres de l'équipage, contactés par la presse américaine, les hommes étaient bien des opposants au régime communiste, mais étaient «peu ou mal entraînés», rapporte encore le Washington Post. De nombreuses zones d'ombre persistent, relève de son côté le New York Times. L'équipe à bord était‑elle composée « de militants indépendants au plan mal ficelé ? », s'interrogent les correspondantes du journal en Floride. Ou bien s'agissait‑il « d'un piège soigneusement tendu par le gouvernement cubain en pleine période de tension avec les États‑Unis ? » Un détail retient particulièrement l'attention du quotidien : le cas de Roberto Azcorra Consuegra, 31 ans, réfugié aux États‑Unis et initialement cité par La Havane comme membre de l'équipage, alors qu'il se trouve toujours en Floride. Le gouvernement cubain a finalement retiré son nom de la liste. « Le régime ment », réagit le site El Toque, opposé au pouvoir castriste. Roberto Azcorra estime auprès du New York Times qu'il ne croit pas à une simple erreur de la part des autorités cubaines : « Soit elles m'ont confondu avec quelqu'un, soit elles pensaient que j'allais participer. » Pas de réaction de Donald Trump Alors que Cuba fait face à un blocus énergétique imposé par les États‑Unis et que les habitants manquent de tout, la presse officielle cubaine dénonce « six décennies » de « terrorisme en mer » et de « guerre sale ». Granma, l'organe  du Parti communiste, dresse la liste d'opérations passées : « Des agressions […] perpétrées par des groupes anticubains entraînés et financés aux États‑Unis », écrit le journal. En Floride, des élus républicains d'origine cubaine s'indignent que Donald Trump n'ait toujours pas commenté l'affaire et appellent à sanctionner La Havane, dans les colonnes du Miami Herald. Le quotidien avance un élément d'explication à la prudence américaine : des diplomates des États‑Unis auraient rencontré mercredi (25 février 2026), en marge du sommet des États de la Caraïbe, le petit‑fils de Fidel Castro pour discuter de l'avenir de Cuba. Nouvelle escalade des tensions commerciales entre Colombie et Équateur Plus au sud, les tensions commerciales s'accentuent entre la Colombie et l'Équateur. Les droits de douane sur les produits colombiens entrant en Équateur passeront dimanche de 30% à 50%, rapporte El Universo. Quito accuse Bogotá de ne pas lutter suffisamment contre l'insécurité et le trafic de drogue et affirme que le dialogue est rompu. Les médicaments et l'énergie sont les produits dont les prix risquent le plus d'augmenter pour les Équatoriens, précise La República. De l'autre côté de la frontière, El Espectador s'inquiète : « Jusqu'où ira cette guerre commerciale ? » Le journal colombien dénonce « le populisme » du président équatorien Daniel Noboa. En difficulté et sans résultats probants dans sa lutte contre le narcotrafic, il « prend la Colombie pour bouc émissaire », estime El Espectador dans son éditorial. Au Mexique, le foot ancestral renaît avant le Mondial 2026 Alors que le Mexique s'apprête à accueillir dans une situation sécuritaire précaire plusieurs matchs du mondial de football en juin 2026, un sport bien plus ancien refait surface : le Juego de pelota, ancêtre méso‑américain du football moderne. Pratiqué depuis des millénaires par les civilisations préhispaniques, ce jeu traditionnel connaît aujourd'hui un regain d'intérêt, notamment parmi les jeunes Mexicains qui souhaitent renouer avec leurs racines, raconte la correspondante de RFI à Mexico, Marine Lebègue. Ilse Morales est la vice‑présidente de l'association de l'équipe universitaire de juego de pelota qui s'entraîne à l'UNAM (Université autonome du Mexique) tous les mardis. « L'objectif du jeu est de donner des coups avec la hanche. C'est très spécifique, et on ne peut pas utiliser d'autres parties du corps, parce que la balle est très lourde, elle doit peser entre deux et trois kilos. Elle est fabriquée avec la sève durcie de l'arbre à caoutchouc. La hanche est l'un des os les plus solides du corps humain, elle peut supporter l'impact d'une balle de trois kilos », explique-t-elle. Aujourd'hui, ce sport ancestral répond à deux objectifs : préserver un héritage culturel et offrir aux jeunes Mexicains une manière d'affirmer leur identité, à l'heure où le pays se prépare à redevenir une vitrine mondiale du football. Si les sacrifices rituels du passé ont disparu, le jeu lui, reste profondément ancré dans la culture du pays : la présidente Claudia Sheinbaum y a même fait référence lors du tirage au sort de la FIFA pour le Mondial 2026. En Bolivie, des taxis 100 % féminins pour lutter contre le sexisme À El Alto, dans la banlieue de La Paz, est née la ligne Lila, une association de taxis conduite exclusivement par des femmes. Notre correspondant Nils Sabin est allé à leur rencontre. Damasia Coro Bedia fait partie de ces femmes. « Mon histoire est assez triste : quand je me suis séparée du père de mes enfants, je me suis retrouvée avec les pires difficultés pour nourrir correctement mes enfants. Face à cette situation, je me suis tournée vers la ligne Lila. » C'était il y a trois ans. Au bord du gouffre, elle pousse la porte du CEMUPE, une organisation qui propose des formations pour aider les femmes à trouver un emploi, et qui a créé l'association de taxi Lila. « Elles m'ont reçue les bras ouverts. Grâce à elles, j'ai appris à conduire et aujourd'hui, j'arrive enfin à m'en sortir et à satisfaire les besoins de mes enfants. » À sa création, en 2020, la ligne Lila comptait sept conductrices. Elles sont désormais une quarantaine, dont la moitié travaille chaque jour comme taxi. L'un des buts de l'association est de garantir une indépendance financière à ses membres. Mais la ligne Lila offre aussi un espace protégé, pour échapper (un peu) au sexisme systémique qui sévit en Bolivie, notamment dans les autres associations de taxis ou de minibus.   Dans le journal de La 1ère... En Guadeloupe, l'affaire des « dépouilles oubliées » prend une ampleur inattendue, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

Journal d'Haïti et des Amériques
En Bolivie, le gouvernement se mobilise contre la pédocriminalité

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 30:00


En Bolivie, une commission contre l'impunité en matière de délits sexuels contre les mineurs doit se mettre au travail début mars 2026, trois ans après que le pays a été secoué par une affaire au sein de l'Église catholique. Mais la méthode choisie laisse certaines victimes sceptiques. Le scandale éclate en avril 2023 quand El Pais publie des extraits du journal intime d'un prêtre, le père Pica. Il y reconnaît avoir agressé 85 enfants entre 1972 et 2000, essentiellement quand il était directeur d'un pensionnat jésuite à Cochabamba, dans le centre de la Bolivie. Mais ce n'est qu'en septembre 2025 que deux dirigeants de la Compagnie de Jésus sont condamnés par la justice bolivienne à un an de prison chacun pour avoir couvert ces crimes. C'est bien peu, se désolent alors les victimes. D'autant que le père Pica, lui, est mort en 2009. Durcir les peines est l'un des objectifs de la commission, indique Marine de La Moissonnière, du service International de RFI. Celle-ci va enquêter sur tous les cas d'agressions sexuelles contre des mineurs qui n'ont pas été jugés ou qui sont prescrits pour comprendre ce qui s'est passé, si certaines personnes ont volontairement traîné des pieds ou détourner le regard.   Des victimes vigilantes Mais en face, les victimes ne sont pas très enthousiastes. Elles sont échaudées par de précédentes initiatives, de précédents cas comme celui du père Lucho Roma, un autre prêtre espagnol qui a abusé de dizaines d'enfants en Bolivie. L'Église a enquêté longuement mais n'a rien fait de ses sombres découvertes. Le parquet, lui, avait classé l'affaire faute, soi-disant, de retrouver des victimes. « La Compagnie de Jésus s'est dotée de lignes d'écoute et de dispositifs pour recueillir la parole de victimes. Mais tout cela n'a débouché que sur davantage d'impunité, reproche Wilder Flores, président de l'association La Communauté bolivienne des survivants, interrogé par Carlos Pizarro, de la rédaction en espagnol de RFI. Souvent, ce genre de commissions, c'est juste "beaucoup de bruit pour rien". On peut même parler d'un engagement de façade. Donc on va être très vigilants. On espère vraiment que cette commission n'a pas été créée pour mettre tout sous le tapis. » En ce qui concerne la perpétuité, Wilder Flores y est favorable. Mais selon lui, les complices des auteurs d'agressions sexuelles sur des enfants devraient, eux aussi, être passibles de cette peine. Il appelle tous les Boliviens ayant connaissance de cas de pédophilie, à parler. Mais selon lui, il faut qu'ils s'adressent directement à la justice, pas aux autorités ecclésiastiques.   Au Venezuela, des chavistes rongés par le doute Au Venezuela, la loi d'amnistie promise il y a trois semaines par la présidente par intérim Delcy Rodriguez a été promulguée hier, quelques minutes après avoir été adoptée à l'unanimité par les députés. Mais les journaux se font l'écho des réserves émises au sujet de cette amnistie, et notamment celles de l'opposant Juan Pablo Guanipa. Pour lui, le texte promulgué « est un document frauduleux qui cherche à faire chanter de nombreux Vénézuéliens innocents et qui exclut plusieurs frères qui sont encore injustement derrière les barreaux ». C'est ce qu'il a déclaré dans un communiqué que relaie La Patilla. Pendant ce temps, certains partisans du régime chaviste sont rongés par le doute, près de deux mois après l'enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores. C'est à lire cette fois dans TalCual. Deux femmes employées dans un ministère qui discutent à voix basse dans un café de Caracas. Elles disent être des révolutionnaires très honorables. Ce qui ne les empêche pas de se poser mille questions : « Se pourrait-il qu'il y ait eu trahison ? Qui aurait pu être le traître ? Et Delcy, de quel côté est-elle ? » Beaucoup d'autres citoyens qui sont ou étaient chavistes, trouvent les événements récents étranges, paradoxaux, écrit TalCual. Alors ils doutent, même si on leur a dit que douter, c'était trahir. Il y a ceux aussi qui se demandent si Nicolas Maduro était vraiment le meilleur dirigeant pour le pays. C'est le cas de Perla, qui se souvient de la joie qu'elle avait ressentie lors de l'élection d'Hugo Chavez en 1999. Et sa déception après celle de Nicolas Maduro. Pour Perla, cette élection a été le début des désastres : l'inflation, les pénuries, la faim... Et en ce qui la concerne, la dépression. Un matin de 2021, Perla n'a pas réussi à sortir de son lit. Elle a démissionné et elle s'est consacrée à ses enfants et sa communauté. Aujourd'hui, cinq ans plus tard donc, la seule chose qui la rend heureuse, c'est cette libération des prisonniers politiques.   La loi préférée de l'ICE Aux États-Unis, les policiers de l'immigration ont ressorti des oubliettes une loi qui leur permet de placer en détention des citoyens états-uniens. C'est l'article 18 USC 111, qui interdit d'agresser, de résister, de s'opposer, d'entraver ou d'intimider un agent fédéral dans l'exercice de ses fonctions. Les agents de l'ICE l'invoquent à tour de bras à Minneapolis, Chicago ou Los Angeles, toutes ces villes où les habitants s'organisent face aux opérations d'expulsion. C'est à lire sur le site de CNN qui consacre une longue enquête à ce sujet. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, elle a été invoquée 580 fois. C'est 40% de plus que durant l'année précédente, lorsque Joe Biden était encore président. Le département de la Sécurité intérieure se justifie en affirmant que la violence contre ses agents est sans précédent. Mais sur 22 poursuites engagées en vertu de cet article 18 USC 111, 16 ont fini classées sans suite. Ce qui fait dire aux experts que l'administration Trump interprète la loi de manière extrêmement large, avec des conséquences inquiétantes pour la liberté d'expression et le droit de manifester. Sur le site du New Yorker, enfin, vous lirez l'histoire de Manuela et Ivan. L'histoire de deux immigrés équatoriens vivant dans le Queens, à New York, qui s'est effondrée quand Ivan a été arrêté par l'ICE. C'était à 7h49 le matin du 27 janvier. Une histoire singulière, dramatique, et désormais tristement banale.   Eau en sachets en Haïti : attention danger En Haïti, confronté à la violence des gangs et à une insécurité alimentaire chronique, un autre danger pèse sur la population : l'eau contaminée. Une enquête du ministère du Commerce et de l'Industrie a révélé que près de 92% des eaux consommées en Haïti, surtout l'eau vendue en sachets, sont contaminées aux bactéries coliformes, qui indiquent une présence de matières fécales. Mais à Port-au-Prince, l'eau en sachets se vend toujours. Depuis l'enquête, aucune mesure concrète n'a été annoncée, alors que les professionnels de la santé continuent d'alerter sur les risques pour la population. Reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama.

Journal d'Haïti et des Amériques
États-Unis: «Tous les Haïtiens, légaux ou illégaux, ont peur de l'ICE»

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 30:00


Dans l'espoir de calmer les critiques, la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem a indiqué que tous les agents de l'ICE allaient désormais être équipés de caméras-piétons. Mais leur présence inquiète toujours une partie de la population, en particulier les immigrés. Et notamment les Haïtiens. « Tous les Haïtiens, légaux ou illégaux, ont peur des activités de l'ICE à Minneapolis, témoigne David Policard, directeur de l'ONG VanneSé, auprès de notre envoyé spécial Vincent Souriau. Beaucoup ont abandonné leur boulot par crainte d'être interpellés en se rendant au travail. » Pour ces personnes sans emploi, s'alimenter devient difficile. Conduire les enfants à l'école s'avère également périlleux. « Donc, nous, on fait tout : la livraison de nourriture, déposer les gens au travail…, confie David Policard. Parce que moi, je passe pour un Afro-Américain. Je ne suis pas la cible. Les personnes ciblées, on sait qui elles sont : les Latinos, les Somaliens, les Asiatiques. »   L'arme secrète de la Sécurité intérieure Le département de la Sécurité intérieure déploie une arme secrète contre les citoyens ordinaires. Jon a découvert son existence à ses dépens. C'est le Washington Post qui nous le raconte. Jon, c'est un jeune retraité de 67 ans qui vit en banlieue de Philadelphie. En octobre 2025, il apprend en lisant son journal qu'un réfugié afghan est menacé d'expulsion. Et ça, Jon ne peut pas laisser faire. Il se dit que l'Amérique en laquelle il croit ne peut pas tenir si les citoyens comme lui ne s'expriment pas. Alors il rédige un mail au procureur depuis sa messagerie Google. Un mail tout à fait correct où il lui rappelle la situation en Afghanistan. Il lui demande de faire preuve de bon sens et de décence. Et il envoie. Cinq heures et une minute plus tard, mail de Google. L'entreprise l'informe qu'elle a reçu une assignation administrative du département de la Sécurité intérieure. Elle doit lui transmettre des informations relatives au compte de Jon. Jon ne comprend pas. Il pense d'abord à une erreur. Et puis il se demande : ce n'est quand même pas à cause de ce mail ? L'assignation administrative, explique le Washington Post, c'est une procédure que les agences fédérales peuvent déclencher sans l'ordre d'un juge ou d'un grand jury. Ça leur permet d'agir vite. Par exemple contre un prédateur sexuel ou un trafiquant de drogue. Mais pour les organisations de défense des droits, ça sert surtout à étouffer la liberté d'expression. Les experts estiment que la Sécurité intérieure en émet des dizaines de milliers chaque année. Pour identifier des utilisateurs d'Instagram qui se sont exprimés sur les interventions de l'ICE, par exemple. Ou pour exiger les informations personnelles de 7 000 travailleurs de la santé du Minnesota qui ont protesté contre l'intrusion de la police de l'immigration dans un hôpital. Et tout cela, sans aucun contrôle. Trois navires de guerre dans la baie de Port-au-Prince En Haïti, trois navires de guerre états-uniens sont arrivés dans la nuit dans la baie de Port-au-Prince. « Leur présence reflète l'engagement indéfectible des États-Unis en faveur de la sécurité, de la stabilité et d'un avenir meilleur pour Haïti », déclare un communiqué de l'ambassade des États-Unis en Haïti. Ce déploiement intervient six jours après une audition de Marco Rubio au Congrès. Le chef de la diplomatie états-unienne avait évoqué la « posture de guerre » que l'administration Trump voulait adopter contre les organisations criminelles opérant en Haïti et dans la région. Mais ce déploiement a lieu aussi à quatre jours du 7 février, qui signe la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition. Alors le rédacteur en chef du Nouvelliste, Frantz Duval, s'interroge : ces navires sont-ils des bâtons ou des carottes ? « Il va falloir attendre et voir si ce déploiement vise à marquer un tournant au plan politique sécuritaire et/ou à dissuader toute aventure politique désespérée », écrit-il. « Toutes les initiatives pour peser sur la prochaine transition vont se mener sous l'œil vigilant et armé des bateaux américains. Certains y voient la politique du gros bâton, d'autres l'opportunité d'une carotte comme une main tendue pour aider Haïti à passer un mauvais moment. »   Étudiants et proches de prisonniers politiques manifestent à Caracas Une manifestation convoquée notamment par les étudiants s'est tenue hier (3 février 2026)  au sein de l'Université centrale du Venezuela. En présence aussi de proches de détenus. C'est El Nacional qui le rapporte. Parmi les manifestants, il y avait Fanny Lozada, qui a raconté les tortures qu'avaient subies son petit-fils... âgé de seulement 15 ans. Une manifestation qui s'est donc tenue un mois tout pile après l'enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores par l'armée états-unienne. TalCual, justement, consacre tout un dossier à ce mois sans Maduro. Sur le site du journal, vous pourrez trouver un article qui décrit les conditions d'incarcération du couple dans sa prison de Brooklyn. Un autre sur la façon dont la présidente par intérim Delcy Rodriguez et son frère, qui est président de l'Assemblée nationale, étendent leurs pouvoirs en écartant des fidèles de Maduro. Et un troisième sur un pays partagé entre la prudence et l'espoir. Pendant ce temps, la présidente par intérim Delcy Rodriguez assure « travailler intensément » sur la loi d'amnistie générale qu'elle a proposée la semaine dernière. Pour le moment, les remises en liberté se font au compte-gouttes, et les défenseurs des droits humains attendent le vote de ce texte qui devrait permettre de blanchir tous les détenus pour des motifs politiques. Notre correspondante à Caracas, Alice Campaignolle, a rencontré des familles qui attendent la libération de leurs proches.   La Bolivie se forme au tourisme La Bolivie, elle, se prépare pour le carnaval d'Oruro, l'un des événements touristiques les plus importants du pays. Ce sera ce week-end. L'an dernier (2025), le carnaval avait attiré près d'un demi-million de visiteurs, et généré plus de 50 millions d'euros de revenus pour cette ville située à un peu plus de 200 kilomètres de La Paz. Le nouveau président, Rodrigo Paz Pereira, veut justement développer la place du tourisme dans l'économie, pour faire face à la crise qui touche le pays. Un programme de formation des personnels dans les bars, cafés et restaurants d'Oruro a d'ailleurs été mis en place, ces dernières semaines, et il devrait être étendu à toute la Bolivie. C'est un dossier de Nils Sabin.

Choses à Savoir
Pourquoi le Brésil et l'Argentine s'appellent-ils ainsi ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 1, 2026 2:25


Aujourd'hui, partons à la découverte de deux géants d'Amérique du Sud, dont les noms racontent des histoires de convoitise, d'illusion… et de promesses brillantes : le Brésil et l'Argentine.Commençons par le Brésil.Nous sommes au début du XVIe siècle. Les navires portugais longent une côte immense, encore inconnue des Européens. Pas d'or à l'horizon. Pas de cités étincelantes. Mais un arbre. Un simple arbre, à l'écorce sombre, qui cache un secret précieux. Lorsqu'on le coupe, sa sève libère une teinture rouge intense, proche de la couleur des braises.Cet arbre s'appelle le pau-brasil.À l'époque, en Europe, les teintures rouges sont rares, chères, et extrêmement recherchées pour colorer tissus et vêtements nobles. Très vite, ce bois devient une marchandise stratégique. Des cargaisons entières traversent l'Atlantique. La région n'est plus seulement une terre lointaine. Elle devient la « Terre du bois de braise » : Terra do Brasil.Peu à peu, le produit donne son nom au territoire. Ce n'est pas un roi, ni un peuple, ni un mythe fondateur… mais une ressource naturelle qui baptise le pays. Le Brésil est ainsi l'un des rares États modernes dont le nom provient directement d'un objet de commerce.Un pays nommé d'après un arbre. Comme si, dès sa naissance, son destin était lié à l'exploitation de ses richesses.Cap maintenant vers le sud, et vers un autre rêve : celui de l'argent.Lorsque les explorateurs espagnols atteignent l'estuaire d'un immense fleuve, ils entendent parler de montagnes lointaines regorgeant de métaux précieux. Des rumeurs circulent. Des peuples évoquent des régions où l'on trouve de l'argent en abondance. En latin, l'argent se dit argentum.Les Européens baptisent le fleuve Río de la Plata : le fleuve de l'argent.Et bientôt, les terres alentours héritent du même imaginaire. Elles deviennent l'Argentine : littéralement, « le pays de l'argent ».Ironie de l'histoire : les grandes mines d'argent ne se trouvent pas réellement dans l'Argentine actuelle, mais surtout en Bolivie. Pourtant, le nom est resté, figé dans les cartes et les esprits.Deux pays, deux noms, nés de la même pulsion : l'espoir de richesse.Le Brésil, enfant d'un arbre rougeoyant.L'Argentine, fille d'un métal fantasmé.Des noms qui rappellent que, bien souvent, la géographie du monde s'est dessinée au rythme des désirs humains… bien avant celui des frontières. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Grand reportage
«Le supplément du dimanche» du 18 janvier 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jan 18, 2026 48:30


Le Laos et la Bolivie au sommaire du supplément du Grand reportage. Direction le Laos avec Jean-Pierre Fage, sur l'une de ces nouvelles routes de la soie lancées tel un filet sur le monde par la Chine. C'est en 2013 que le président Xi Jinping lance la nouvelle initiative, la bonne idée d'influence sur ses voisins et au-delà. En 2è partie : une montagne qui s'effondre sur elle-même, minée depuis des siècles, par l'exploitation de filons prometteurs, le Cerro Rico en Bolivie, avec Nils Sabin. Laos: sur la voie des investissements chinois  Au Laos, la Chine est devenue le premier investisseur, mais aussi le principal créancier du pays. Un des effets des tentaculaires Routes de la Soie développées par Pékin. Plus de 140 pays, plus de 4 milliards d'habitants sont maintenant concernés par ces coopérations avec le géant asiatique. Une conquête chinoise à bas bruit, antérieure à l'expansionnisme claironnant de Donald Trump.  Le petit Laos et sa large dette est pris dans cette dynamique, où s'affiche le train à grande vitesse Vientiane / Kunming. Et cela transforme en profondeur le paysage socio-économique du pays. Un Grand reportage de Jean-Pierre Fage qui s'entretient avec Jacques Allix.   Cerro Rico en Bolivie: la montagne minée par l'argent Dans le sud de la Bolivie, le Cerro Rico est une montagne surexploitée. Creusée depuis 480 ans pour ses ressources minières : argent, étain, plomb ou zinc. Ses mines ont enrichi l'empire espagnol et toute l'Europe pendant l'époque coloniale et tout le secteur de la ville de Potosi est classé patrimoine mondial de l'Unesco. La montagne est devenue un gruyère. Elle menace de s'effondrer sur elle-même. Mais difficile de vraiment calmer le jeu, tant les mines sont essentielles à l'emploi et l'économie. Un Grand reportage de Nils Sabin qui s'entretient avec Jacques Allix.

Grand reportage
Cerro Rico en Bolivie : la montagne minée par l'argent

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 19:30


Dans le sud de la Bolivie, le Cerro Rico est une montagne surexploitée. Creusée depuis 480 ans pour ses ressources minières : argent, étain, plomb ou zinc. Ses mines ont enrichi l'empire espagnol et toute l'Europe pendant l'époque coloniale et tout le secteur de la ville de Potosi est classé patrimoine mondial de l'Unesco. La montagne est devenue un gruyère. Elle menace de s'effondrer sur elle-même. Mais difficile de vraiment calmer le jeu, tant les mines sont essentielles à l'emploi et l'économie. « Cerro Rico en Bolivie : la montagne minée par l'argent », un Grand reportage de Nils Sabin.

L’Heure du Monde
Mercosur : pourquoi l'accord de libre-échange avec l'Europe dérange

L’Heure du Monde

Play Episode Listen Later Dec 16, 2025 23:43


Fin 2024, les agriculteurs français manifestaient contre l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur, le marché commun sud-américain, qui réunit le Brésil, l'Argentine, le Paraguay, l'Uruguay et la Bolivie. A ce moment-là, on pensait toute proche la signature du traité entre les deux régions. Mais un an plus tard, c'est le statu quo : la signature n'a pas eu lieu, la Commission européenne espère obtenir l'accord des 27 Etats membres sur le projet d'accord et une nouvelle mobilisation d'agriculteurs est prévue à Bruxelles le 18 décembre.Alors qu'est-ce qui bloque ? La France, notamment. Car cet accord commercial doit permettre de faciliter l'exportation de produits européens comme les voitures, les spiritueux ou les machines, et l'importation de viande, de sucre, de riz ou encore de soja. Des produits qui font craindre aux agriculteurs européens une concurrence déloyale, car ne respectant pas les mêmes normes sanitaires, environnementales et sociales.Mais la France peut-elle à elle seule empêcher le vote du traité ? Que propose l'Union européenne pour rassurer les agriculteurs français ? Quelles sont les prochaines étapes pour ce projet d'accord avec le Mercosur ?Réponses dans cet épisode de « L'Heure du Monde » avec deux journalistes du Monde : Maxime Vaudano, chef du service Décodeurs, et Mathilde Gérard, chargée de la rubrique alimentation au service Planète.Un épisode d'Adélaïde Tenaglia et Marion Bothorel. Réalisation : Amandine Robillard et Quentin Tenaud. Présentation : Jean-Guillaume Santi. Suivi éditorial : Sophie Larmoyer. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Winamax Football Club - Le podcast
WFC - France, Sénégal, Norvège : debrief du tirage au sort (Coupe du Monde 2026)

Winamax Football Club - Le podcast

Play Episode Listen Later Dec 5, 2025 49:33


La France affrontera le Sénégal, la Norvège et un barragiste (Bolivie, Suriname ou Irak) lors de la phase de groupes de la Coupe du Monde 2026 ! Est-ce un tirage très compliqué pour la bande à Deschamps et Mbappé ? L'Argentine, championne du monde en titre, croisera la route de l'Algérie. Quel est le groupe de la mort ? Le WFC vous fait vivre le tirage de la CDM 2026 en direct !

Cultures monde
Amérique latine : les droites à la reconquête du pouvoir : En Bolivie, la promesse du “capitalisme pour tous”

Cultures monde

Play Episode Listen Later Dec 3, 2025 58:45


durée : 00:58:45 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Au pouvoir depuis 2005, le mouvement de gauche d'Evo Morales a été détrôné lors des dernières élections. Rodrigo Paz, le candidat de centre-droit, souhaite incarner une troisième voie entre la gauche divisée et la droite radicale : il promet un "capitalisme pour tous", lavé de toute corruption. - réalisation : Vivian Lecuivre, Margot Page - invités : Tristan Waag doctorant en sociologie au Centre de Recherche et de Documentation sur les Amériques (CREDA), spécialiste de la participation citoyenne en Bolivie. ; Jordie Ansari anthropologue, maîtresse de conférence à l'Institut d'études du développement de la Sorbonne. ; Diego Velazquez analyste politique et chercheur indépendant en sociologie politique associé à l'EHESS.

Géopolitique, le débat
Chili : quand l'ombre de Pinochet plane sur la présidentielle

Géopolitique, le débat

Play Episode Listen Later Nov 15, 2025 48:30


Près de 16 millions de Chiliens sont appelés à se rendre aux urnes ce dimanche (16 novembre 2025) pour élire le successeur du président sortant Gabriel Boric, auquel la Constitution interdit de briguer un second mandat consécutif.  8 candidats sont en lice, mais 2 favoris se détachent : Jeannette Jara, 51 ans, communiste et candidate d'une coalition de 9 partis de gauche et centre gauche, est en tête des sondages pour le 1er tour, talonnée par le candidat d'extrême droite José Antonio Kast, 59 ans, avocat, fondateur du parti républicain, battu il y a 4 ans par Gabriel Boric. Si ces deux favoris se retrouvent au second tour, le 14 décembre 2025, Jeannette Jara ne partira pas forcément gagnante. L'outsider Johannes Kaiser, 49 ans, fondateur du parti national libertarien, lui aussi d'extrême droite et nostalgique de la dictature militaire, pourrait bien jouer les faiseurs de rois en permettant à José Antonio Kast de l'emporter. Comment le Chili en est-il arrivé là ? Quel bilan laisse Gabriel Boric ? Le jeune président de gauche a-t-il tenu sa promesse de réduire les inégalités et d'apporter plus de justice sociale ? Comment expliquer la montée en puissance d'une extrême droite décomplexée ? Pourquoi la société chilienne n'arrive-t-elle pas à tourner la page de l'ère Pinochet au point de regretter le dictateur mort, il y a 20 ans ? Alors que l'immigration irrégulière et l'insécurité, mais aussi le narcotrafic ont été au cœur de la campagne présidentielle, le Chili risque-t-il de basculer à l'extrême droite ?   3 invités : - Franck Gaudichaud, professeur en Histoire et Études latino-américaines à l'Université Toulouse-Jean Jaurès, auteur de «Découvrir la révolution chilienne 70-73», paru en 2023 aux Éditions sociales - Olivier Compagnon, professeur d'Histoire contemporaine à l'Université Sorbonne Nouvelle/Institut des Hautes Études d'Amérique latine, chercheur au CREDA - Pablo Barnier-Khawam, docteur en Sciences Politiques associé au CERI et au CREDA,  spécialiste de la Bolivie et du Chili.

La chronique de Benaouda Abdeddaïm
Le monde qui bouge - L'Interview : Rodrigo Paz, le nouveau président bolivien - 30/10

La chronique de Benaouda Abdeddaïm

Play Episode Listen Later Oct 30, 2025 7:52


Ce jeudi 30 octobre, Jean-Louis Martin, économiste et chercheur associé sur l'Amérique latine à l'Ifri, était l'invité d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Sandra Gandoin. Ils sont revenus sur l'élection de Rodrigo Paz à la tête de la Bolivie, le passage de cet État d'Amérique latine d'un régime socialiste vers une économie de marché, et ce qui va changer concrètement pour les entreprises. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Journal d'Haïti et des Amériques
Bolivie : Rodrigo Paz défend son projet de «capitalisme pour tous»

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Oct 23, 2025 30:00


Dans une interview avec France 24 et RFI, le président élu bolivien défend son discours de rupture après 20 ans de gouvernement de gauche. Il se dit favorable à une économie tournée vers l'initiative privée. Une interview réalisée par les envoyées spéciales de deux chaînes à La Paz, Ángela Gómez Galeano pour France24 et Paola Ariza pour RFI. Rodrigo Paz dresse un constat sévère de la situation économique bolivienne : «Pour un pays qui se disait socialiste du XXIè siècle, adopter un discours de capitalisme pour tous est une rupture». Selon lui, l'État est devenu un frein à la croissance : «L'économie répond aux besoins de l'État et non à ceux des Boliviens». Avec une économie à 85% informelle, il accuse vingt années de mauvaise gestion du secteur gazier : «Les 60 milliards de dollars de revenus issus du gaz ont été perdus sans créer de modèle alternatif de développement». Evo Morales, dit-il, «a reçu 60 milliards» mais aujourd'hui «les gazoducs sont vides» et «nous avons perdu les marchés argentin et brésilien». Face à l'effondrement du gaz, Paz critique aussi l'échec de l'exploitation du lithium et plaide pour une économie tournée vers l'initiative privée. Il appelle à «donner aux Boliviens les outils» pour produire : crédits bon marché, baisse des impôts et des droits de douane. Paz promet enfin de «briser l'isolement» du pays en obtenant des accords avec les voisins pour garantir le carburant et restaurer la crédibilité internationale de la Bolivie.  L'interview de Rodrigo Paz. À lire aussiRodrigo Paz, nouveau président de la Bolivie : «Parler de capitalisme pour tous est une rupture»   Haïti : l'agriculture dans l'Artibonite menacée par les gangs Avec Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste, nous évoquant la production agricole, notamment la riziculture, dans l'Artibonite qui est menacée par les gangs. Le journal rapporte que le 18 octobre 2025, une vidéo publiée par Infos Partage montre des individus qui se déplacent dans les rizières de l'Artibonite. Le média parle d'une destruction méthodique des plantations de riz par des groupes armés. Le Nouvelliste cite aussi un nouveau rapport de l'ONU selon lequel les violences meurtrières dans les départements de l'Artibonite et du Centre sont en hausse, alors qu'on enregistre un léger recul des homicides au niveau national. Fin de la campagne pour les législatives en Argentine Le président Javier Milei tiendra son dernier rassemblement à Rosario, dans la province de Santa Fe, selon le journal Clarín, qui, comme les autres quotidiens, titre sur la double démission du ministre des Affaires étrangères, Gerardo Werthein, et du ministre de la Justice, Mariano Cúneo Libarona. Selon La Nación, ces départs, à quelques jours des élections législatives, ont plongé le gouvernement de Javier Milei dans une crise interne majeure. Ces démissions traduisent «le chaos au sein de l'exécutif et la difficulté du président à gérer les mécanismes traditionnels du pouvoir». À cela s'ajoute, en toile de fond, une économie qui reste instable avec un dollar qui s'envole. Ces élections de mi-mandat ne détermineront pas à elles seules la survie du projet libertarien de Javier Milei, écrit La Nación. Tout dépendra de la capacité du président à relancer son gouvernement, à apaiser la crise interne et à recréer une dynamique d'espoir. Un scrutin suivi de près par Washington Le président américain a conditionné le maintien de son aide financière à la victoire de Javier Milei. Une aide qui suscite des interrogations du New York Times. L'éditorialiste rappelle que le plan de sauvetage accordé à l'Argentine équivaut au budget annuel de l'agence de développement USAID — une agence que Donald Trump avait largement démantelée. Le journaliste décrit des villages africains où des enfants meurent, faute de moustiquaires à deux dollars. Comment expliquer, alors, que la Maison Blanche soutienne massivement l'Argentine, sans justification stratégique pour les États-Unis ? D'après le New York Times, ce geste viserait surtout à sauver le président argentin Javier Milei, un allié populiste idéologiquement proche, aujourd'hui en difficulté. L'article souligne aussi que cette aide pourrait profiter à de riches investisseurs américains — amis du secrétaire au Trésor, Scott Bessent — qui ont beaucoup misé sur l'économie argentine. Journal de la 1re En Martinique, les autorités sensibilisent la population face à l'activité sismique de la Montagne Pelée.

Les matins
Avec l'élection du centriste Rodrigo Paz, la Bolivie ouvre une nouvelle page politique de son histoire

Les matins

Play Episode Listen Later Oct 20, 2025 5:03


durée : 00:05:03 - La Revue de presse internationale - par : Camille Marigaux - Après vingt ans de gauche au pouvoir en Bolivie, le centriste Rodrigo Paz Perreira a remporté le second tour de la présidentielle avec 54,5% des voix, face au conservateur Jorge Tuto Quiroga, qui a reconnu sa défaite.

Journal d'Haïti et des Amériques
Bolivie : Rodrigo Paz met fin à 20 ans de gauche au pouvoir

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Oct 20, 2025 30:00


Le sénateur du centre-droit a été élu président de la Bolivie, marquant la fin de près de vingt ans de gouvernance de gauche. Fils de l'ancien président Jaime Paz Zamora, il a fait ses armes comme député, maire de Tarija puis sénateur. Sa victoire est le fruit d'une recomposition du paysage politique bolivien, avec notre correspondant Nils Sabin qui nous explique les raisons de cette victoire et nous en dit plus sur les défis qui attendent le président élu. Le principal défi du nouveau président sera économique, selon notre correspondant. La Bolivie traverse une grave récession, conséquence de l'épuisement des réserves de gaz naturel qui avaient soutenu la croissance dans les années Morales. Face aux pénuries de carburant, à l'inflation et au manque de devises, Rodrigo Paz prévoit une réduction des dépenses publiques de 1,5 milliard de dollars et l'utilisation de 3,5 milliards de prêts déjà approuvés, tout en affirmant qu'il n'aura pas recours au FMI. Sa capacité à restaurer la stabilité économique sera déterminante pour éviter une crise sociale. Les réaction de la presse à la victoire de Rodrigo Paz Pour La Razón, Rodrigo Paz doit sa victoire à son image modérée, combinée à une solide expérience institutionnelle et à un enracinement régional affirmé — un profil qui a séduit un électorat lassé des clivages partisans. Le quotidien souligne également la dimension dynastique de cette élection : Rodrigo Paz devient le quatrième chef d'État bolivien à suivre les traces de son père, illustrant la persistance des familles politiques dans l'histoire du pays. Durant la campagne, il a souvent été vu aux côtés de son père, mais entend désormais prouver sa propre légitimité en incarnant une génération de dirigeants plus technocratiques, centrés sur la gouvernance et la réconciliation nationale. Comme le résume La Razón : «Le nom s'hérite, mais la présidence se mérite.» Pour El Diario, le futur président devra affronter une situation économique précaire, marquée par un manque criant de devises et des besoins multiples — un cercle vicieux qui risque d'accroître encore la dépendance financière extérieure. Le quotidien dénonce l'incompétence économique des élites politiques et plaide pour une mobilisation des ressources internes : permettre aux paysans de nourrir à nouveau les villes, relancer la production agricole et industrielle, exploiter de manière encadrée les richesses minières — notamment l'or — et créer de l'emploi productif. Une politique «réellement nationale et démocratique» pourrait, selon El Diario, libérer la Bolivie de la pauvreté. Mais sans une rupture véritable avec la logique clientéliste, le pays risque, avertit le journal, de vivre une nouvelle tragédie.   Les gangs en Haïti obtiennent la tête d'un responsable de police En Haïti, le chef de la police nationale pour le département de l'Artibonite, Jacques Ader, a été révoqué, sous la pression du groupe armé du quartier populaire de Raboteau, aux Gonaïves. Depuis, les gangs semblent reprendre confiance. Dans le Bas-Artibonite, les attaques contre la population civile se multiplient, et les postes de péage érigés par les gangs sont renforcés. La semaine dernière, la commune de Lestère était, une fois de plus en moins d'un mois, sous l'assaut du gang «Koko rat san ras». Les bandits ont incendié et pillé les plantations et les réserves de riz des habitants. Dans tout le département, une partie de la population dénonce la faiblesse de l'État. Dossier signé Ronel Paul. À écouter aussiHaïti : la violence des gangs augmente dans l'Artibonite Les États-Unis ont-ils vraiment attaqué des «narcoterroristes» en mer des Caraïbes ? Le doute s'installe sur les affirmations de la Maison Blanche, qui a justifié ses frappes contre des bateaux en mer des Caraïbes en affirmant qu'ils transportaient du fentanyl à destination des États-Unis. Selon une vingtaine d'experts consultés par le Washington Post, ainsi que des responsables américains, internationaux et des habitants de la région, ces accusations ne tiennent pas. La route maritime visée sert surtout au trafic de marijuana et de cocaïne vers l'Europe et l'Afrique de l'Ouest. Le fentanyl consommé aux États-Unis provient essentiellement du Mexique, rappellent les experts. Ces frappes n'auraient donc aucun effet sur la crise des surdoses américaines. Pour plusieurs observateurs, la véritable motivation de Washington serait politique : rapprocher les forces américaines du Venezuela et accentuer la pression sur le président Nicolás Maduro, que Trump accuse de diriger un réseau criminel international. Le Washington Post note que le gouvernement américain n'a fourni aucune preuve pour étayer ses accusations, tandis que des familles de victimes des frappes affirment que les hommes tués n'étaient pas des «narcoterroristes», mais des pêcheurs impliqués dans la contrebande à petite échelle. Selon plusieurs sources citées par CNN, ces attaques viseraient avant tout à préparer le terrain à une éventuelle intervention militaire au Venezuela. Pour l'heure, Donald Trump n'a pris aucune décision, mais entend maintenir une pression constante sur Nicolás Maduro pour le pousser à quitter le pouvoir.  À lire aussiÉtats-Unis: départ de l'amiral chargé de superviser les frappes dans les Caraïbes Journal de la 1ère Le commerce des Antilles Guyane avec leurs proches voisins pourrait doubler, voire tripler, selon une étude la Banque de France.

Radio foot internationale
Steve Mandanda dit adieu au football !

Radio foot internationale

Play Episode Listen Later Sep 11, 2025 48:29


Au sommaire de Radio Foot Internationale ce jeudi à 16h10 TU et 21h10 TU : - Steve Mandanda dit adieu au football ! ; - Amérique du Sud – Éliminatoires Mondial 2026, clap de fin ! ; - Afrique – Cameroun en danger ! Steve Mandanda dit adieu au football ! Le gardien emblématique des Bleus et de l'OM raccroche les gants à 40 ans. Plus de deux décennies au plus haut niveau, une Coupe du monde, une fidélité rare et un respect unanime. Retour sur le parcours d'un monument du football français.   Amérique du Sud – Éliminatoires Mondial 2026, clap de fin ! L'Argentine termine en tête d'un marathon plein de rebondissements, tandis que le Brésil s'incline sur l'altitude de La Paz face à la Bolivie et termine à la 5ème place. Le Chili, lui, sombre et rate complètement le rendez-vous. Quels enseignements tirer de ces qualifications au format élargi (6 qualifiés + 1 barragiste) ?   Afrique – Cameroun en danger ! Les Lions indomptables voient leurs espoirs de Coupe du monde sérieusement menacés. Défaits au Cap-Vert, ils n'ont presque plus le droit à l'erreur. Ont-ils encore les armes et l'état d'esprit pour arracher une place au Mondial 2026 ? Pour en débattre, notre confrère Georges Mbimbé de RSI à Douala.   Présentation : Annie Gasnier | Édition : David Fintzel | TCR : Laurent Salerno | Consultants : Eric Rabesandratana, Cherif Ghemmour, Dominique Baillif.

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Advanced French 454 - World News, Opinion and Analysis in French

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Play Episode Listen Later Aug 27, 2025 8:04


Guerre en Ukraine : Donald Trump multiplie les initiatives diplomatiques Bolivie : le centriste Rodrigo Paz Pereira crée la surprise et remporte le premier tour des élections présidentielles Tout bloquer » : issue des réseaux sociaux, l'initiative pousse François Bayrou dans ses retranchements et menace la France de blocage complet Tourisme : « la folie du surf » révolutionne les plages des Landes Dubaï, nouvelle destination en vogue chez les expatriés français

Les matins
Bolivie : comment expliquer l'éviction de la gauche aux élections présidentielles ?

Les matins

Play Episode Listen Later Aug 21, 2025 13:46


durée : 00:13:46 - La Question du jour - par : Julie Gacon - Les résultats du premier tour de l'élection présidentielle bolivienne, révélés le dimanche 17 août dernier, ont créé la surprise : la gauche, au pouvoir depuis 20 ans, a été éjectée du second tour de l'élection, qui opposera finalement deux candidats plutôt situés à droite de l'échiquier politique. - réalisation : Sam Baquiast - invités : Laetitia Perrier-Bruslé Maître de conférences en géographie, laboratoire Loterr (Université de Lorraine)

Les matins
Elections présidentielles Bolivie / L'eau, une ressource politique / Sergio Blanco

Les matins

Play Episode Listen Later Aug 21, 2025 120:34


durée : 02:00:34 - Les Matins - par : Julie Gacon, Sarah Masson - . - réalisation : Sam Baquiast, Vivian Lecuivre - invités : Laetitia Perrier-Bruslé Maître de conférences en géographie, laboratoire Loterr (Université de Lorraine); Gabrielle Bouleau Socio-politiste, spécialiste des politiques publiques de gestion de l'eau à l'INRAE; Sergio Blanco Dramaturge, metteur en scène franco-uruguayen