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Invité Culture
Pour le documentaire «Les survivants du Che», Christophe Dimitri Réveille retrouve les compagnons d'Ernesto Guevara

Invité Culture

Play Episode Listen Later Sep 8, 2026 3:30


« Soyez réalistes, demandez l'impossible. » La formule est attribuée à Ernesto Guevara, dit le Che, exécuté le 9 octobre 1967 en Bolivie alors qu'il tentait d'exporter la révolution cubaine en Amérique latine. L'impossible, c'est ce qu'ont accompli six de ses compagnons d'armes qui, pendant plusieurs mois, ont parcouru plus de 2 400 kilomètres à travers la Bolivie, poursuivis par 4 000 soldats. Un documentaire intitulé Les survivants du Che raconte leur histoire.  C'est l'histoire de ceux qui font les révolutions, mais dont les noms n'apparaissent jamais. En 1967, le Che est capturé et exécuté en Bolivie… RFI : Dans votre premier long métrage documentaire, Les Survivants du Che, vous racontez l'épopée incroyable de six guérilleros qui étaient avec Che Guevara en Bolivie et qui ont pris la fuite lorsque le Che a été capturé, puis exécuté. Ils se sont enfuis sur plus de 2 400 kilomètres à travers la Bolivie. Ils ont échappé à des milliers de soldats. Pourquoi raconter cette histoire maintenant ? Christophe Dimitri Réveille : Pourquoi maintenant ? Je ne sais. Cela fait 22 ans que je veux la raconter, mais effectivement, j'ai l'impression que c'est maintenant qu'elle trouve son écho. Le contexte géopolitique actuel aide à ce qu'on ait envie de montrer ce film. En tout cas, je pense que ce n'est pas anodin que ce soit maintenant qu'il sorte et qu'il y ait de l'intérêt autour de ce film. L'histoire de ces survivants, est-elle peu connue ? Chaque fois que je rencontre des gens, ils ne savent pas, même des gens qui connaissent bien le sujet. Tout le monde avait l'attention focalisée sur Che Guevara. Un des survivants, le guide du Parti communiste, m'a dit souvent que tout le monde a pensé que l'histoire s'arrêtait ici. Mais, en fait, l'histoire des survivants commence à la mort du Che, parce qu'ils sont sans leur guide, sans leur chef, et ils doivent sortir vivants de cet enfer. Nous sommes en octobre 1967, dans les montagnes de Bolivie. Ernesto Guevara est capturé par l'armée bolivienne qui est appuyée par la CIA. Il est exécuté et six de ces guérilleros arrivent à s'échapper. Cela semble complètement impossible de survivre dans cet environnement, traqué par les soldats. Je crois qu'ils sont sortis vivants parce qu'ils se sont mis en marche. Le film commence quand le Che les envoie vers les hauteurs. Parc que le Che leur dit : Mettez-vous sur les hauteurs, ils ne sont pas tués ou arrêtés. Et à partir de ce moment-là, très vite, ils ont fait ce qu'ils appellent « le serment de la Quebrada del Toro » : il faut qu'on sorte, qu'on raconte tout à Fidel Castro et qu'on relance la lutte. Vous avez mis vingt ans à faire ce film. Vous avez retrouvé les survivants qui ont accepté de vous parler. Vous avez retrouvé aussi leurs antagonistes. Puis il y a des images d'animation pour raconter ce que vous ne pouvez pas montrer. Et ce film fait écho à notre époque. Il y a le fait que l'autre fou furieux, Donald Trump, veut envahir Cuba. D'ailleurs, au Festival de Cannes, c'était hyper bizarre, parce qu'on se disait : C'est fou, il y a un peuple qui est en train de souffrir et nous on est là à porter leur histoire. C'était très ambigu à vivre. En ce moment, avec les élections en France qui arrivent, on sent arriver le Rassemblement national. Il y a des dangers un peu partout qui pointent, et j'ai l'impression qu'on a besoin de s'évader, d'une résistance par la culture. Votre film, Les survivants du Che, montre aussi cette flamme de la révolution qui n'a jamais quitté ces guerriers. Je pense que ce film est profondément politique, mais une politique qui passe par l'humain. Le dogme ne m'intéresse pas. Je crois que c'est par l'humain qu'on arrivera à changer les choses. Je crois beaucoup plus à des gens qui travaillent dans les associations, des gens de l'ombre dont personne ne parle, plutôt qu'à des gens qui pérorent sur de grands changements. Je crois plutôt au petit travail des petites mains de l'ombre. À lire aussi« Les survivants du Che » : l'incroyable périple de guerilleros de l'ombre      

Invité culture
Pour le documentaire «Les survivants du Che», Christophe Dimitri Réveille retrouve les compagnons d'Ernesto Guevara

Invité culture

Play Episode Listen Later Sep 8, 2026 3:30


« Soyez réalistes, demandez l'impossible. » La formule est attribuée à Ernesto Guevara, dit le Che, exécuté le 9 octobre 1967 en Bolivie alors qu'il tentait d'exporter la révolution cubaine en Amérique latine. L'impossible, c'est ce qu'ont accompli six de ses compagnons d'armes qui, pendant plusieurs mois, ont parcouru plus de 2 400 kilomètres à travers la Bolivie, poursuivis par 4 000 soldats. Un documentaire intitulé Les survivants du Che raconte leur histoire.  C'est l'histoire de ceux qui font les révolutions, mais dont les noms n'apparaissent jamais. En 1967, le Che est capturé et exécuté en Bolivie… RFI : Dans votre premier long métrage documentaire, Les Survivants du Che, vous racontez l'épopée incroyable de six guérilleros qui étaient avec Che Guevara en Bolivie et qui ont pris la fuite lorsque le Che a été capturé, puis exécuté. Ils se sont enfuis sur plus de 2 400 kilomètres à travers la Bolivie. Ils ont échappé à des milliers de soldats. Pourquoi raconter cette histoire maintenant ? Christophe Dimitri Réveille : Pourquoi maintenant ? Je ne sais. Cela fait 22 ans que je veux la raconter, mais effectivement, j'ai l'impression que c'est maintenant qu'elle trouve son écho. Le contexte géopolitique actuel aide à ce qu'on ait envie de montrer ce film. En tout cas, je pense que ce n'est pas anodin que ce soit maintenant qu'il sorte et qu'il y ait de l'intérêt autour de ce film. L'histoire de ces survivants, est-elle peu connue ? Chaque fois que je rencontre des gens, ils ne savent pas, même des gens qui connaissent bien le sujet. Tout le monde avait l'attention focalisée sur Che Guevara. Un des survivants, le guide du Parti communiste, m'a dit souvent que tout le monde a pensé que l'histoire s'arrêtait ici. Mais, en fait, l'histoire des survivants commence à la mort du Che, parce qu'ils sont sans leur guide, sans leur chef, et ils doivent sortir vivants de cet enfer. Nous sommes en octobre 1967, dans les montagnes de Bolivie. Ernesto Guevara est capturé par l'armée bolivienne qui est appuyée par la CIA. Il est exécuté et six de ces guérilleros arrivent à s'échapper. Cela semble complètement impossible de survivre dans cet environnement, traqué par les soldats. Je crois qu'ils sont sortis vivants parce qu'ils se sont mis en marche. Le film commence quand le Che les envoie vers les hauteurs. Parc que le Che leur dit : Mettez-vous sur les hauteurs, ils ne sont pas tués ou arrêtés. Et à partir de ce moment-là, très vite, ils ont fait ce qu'ils appellent « le serment de la Quebrada del Toro » : il faut qu'on sorte, qu'on raconte tout à Fidel Castro et qu'on relance la lutte. Vous avez mis vingt ans à faire ce film. Vous avez retrouvé les survivants qui ont accepté de vous parler. Vous avez retrouvé aussi leurs antagonistes. Puis il y a des images d'animation pour raconter ce que vous ne pouvez pas montrer. Et ce film fait écho à notre époque. Il y a le fait que l'autre fou furieux, Donald Trump, veut envahir Cuba. D'ailleurs, au Festival de Cannes, c'était hyper bizarre, parce qu'on se disait : C'est fou, il y a un peuple qui est en train de souffrir et nous on est là à porter leur histoire. C'était très ambigu à vivre. En ce moment, avec les élections en France qui arrivent, on sent arriver le Rassemblement national. Il y a des dangers un peu partout qui pointent, et j'ai l'impression qu'on a besoin de s'évader, d'une résistance par la culture. Votre film, Les survivants du Che, montre aussi cette flamme de la révolution qui n'a jamais quitté ces guerriers. Je pense que ce film est profondément politique, mais une politique qui passe par l'humain. Le dogme ne m'intéresse pas. Je crois que c'est par l'humain qu'on arrivera à changer les choses. Je crois beaucoup plus à des gens qui travaillent dans les associations, des gens de l'ombre dont personne ne parle, plutôt qu'à des gens qui pérorent sur de grands changements. Je crois plutôt au petit travail des petites mains de l'ombre. À lire aussi« Les survivants du Che » : l'incroyable périple de guerilleros de l'ombre      

Tous les cinémas du monde
«Les survivants du Che» : l'incroyable périple de guerilleros de l'ombre

Tous les cinémas du monde

Play Episode Listen Later Sep 5, 2026 48:29


« Soyez réalistes, demandez l'impossible. » La formule est attribuée à Ernesto Guevara, dit le Che, exécuté le 9 octobre 1967 en Bolivie alors qu'il tentait d'exporter la révolution cubaine en Amérique latine. L'impossible, c'est ce qu'ont accompli six de ses compagnons d'armes qui, pendant plusieurs mois, ont parcouru plus de 2 400 kilomètres à travers la Bolivie, poursuivis par 4 000 soldats dans l'espoir de rejoindre Cuba. Dans Les survivants du Che, son premier long métrage documentaire qui sort en salles en France le 9 septembre après avoir été projeté au dernier Festival de Cannes, Christophe Dimitri Réveille raconte l'histoire de six compagnons d'armes d'Ernesto Guevara, qui étaient avec lui le jour où il a été capturé par des soldats boliviens, appuyés par la CIA. Il a réussi à faire témoigner trois survivants de leur cavale incroyable, mais aussi un agent de la CIA et un soldat bolivien, ainsi que le Français Régis Debray. Ce documentaire, qui mêle des images d'archives, des témoignages, mais aussi des séquences en animation, tient à la fois du film d'aventures, du récit de survie et d'histoire humaine sur fond de conflit géopolitique. À l'affiche de notre cinéma également cette semaine, nous allons à Venise où Elisabeth Lequeret assiste aux premiers jours de la Mostra. Et puis nous braquons nos projecteurs sur Trois adieux, le nouveau et très beau long métrage d'Isabelle Coixet. À lire aussiOuverture de la Mostra de Venise avec « INK », biopic consacré à Rupert Murdoch

Progrespagnol - Espagnol pro et de voyages
(REDIFF) De l'Alsace à la Bolivie : comment l'espagnol a transformé la vie de Timothée

Progrespagnol - Espagnol pro et de voyages

Play Episode Listen Later Sep 3, 2026 26:49


C'est pas du vent
Le Club de C'est pas du vent - 02 septembre 2026

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Sep 2, 2026 48:30


Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec : Coralie Schaub, journaliste environnement pour Libération, nous parlera de l'arachnophobie (et pourquoi les araignées sont nos amies) Raphaël Moran, du service hispanophone, sur le boom de l'extraction d'or en Bolivie. Le pays cherche à attirer des investisseurs via un nouveau code minier, alors que la pollution au mercure se multiplie. Simon Rozé, du service environnement de RFI : la loi anti-fast fashion et la pollution de l'industrie textile. Igor Strauss : bilan de la COP Désertification qui vient de se dérouler en Mongolie. Chronique des Clubs RFI avec Sébastien Bonijol : le Club RFI de Libreville au Gabon lutte contre la pollution plastique et se mobilise pour sauver leurs plages. Chronique ePOP (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Abdoulaye Ndiaye du Sénégal pour son film Ça en jette à Gandiole. Musiques diffusées dans l'émission :  ► Frankie Valli & The Four Seasons - The Night  ► EDS - Ba'w Li

C'est pas du vent
Le Club de C'est pas du vent - 02 septembre 2026

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Sep 2, 2026 48:30


Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C'est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec : Coralie Schaub, journaliste environnement pour Libération, nous parlera de l'arachnophobie (et pourquoi les araignées sont nos amies) Raphaël Moran, du service hispanophone, sur le boom de l'extraction d'or en Bolivie. Le pays cherche à attirer des investisseurs via un nouveau code minier, alors que la pollution au mercure se multiplie. Simon Rozé, du service environnement de RFI : la loi anti-fast fashion et la pollution de l'industrie textile. Igor Strauss : bilan de la COP Désertification qui vient de se dérouler en Mongolie. Chronique des Clubs RFI avec Sébastien Bonijol : le Club RFI de Libreville au Gabon lutte contre la pollution plastique et se mobilise pour sauver leurs plages. Chronique ePOP (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Abdoulaye Ndiaye du Sénégal pour son film Ça en jette à Gandiole. Musiques diffusées dans l'émission :  ► Frankie Valli & The Four Seasons - The Night  ► EDS - Ba'w Li

Journal d'Haïti et des Amériques
Au Chili, l'offensive sécuritaire de José Antonio Kast

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Aug 18, 2026 30:00


Le président chilien a envoyé au Sénat un projet de réforme constitutionnelle destiné à lutter contre le crime organisé. En perte de vitesse ces derniers mois, le chef d'État d'extrême droite cherche à reprendre la main avec son thème de prédilection : la sécurité. Le projet de réforme prévoit notamment la création d'un nouvel état d'exception, en plus des quatre déjà prévus par la Constitution. Ce régime d'exception pourrait être décrété sur tout ou partie du territoire par le président en cas de « menace grave contre la sécurité publique ». Il aurait une durée de 120 jours renouvelable une fois, et permettrait au président de restreindre ou suspendre les libertés individuelles, le droit de circuler ou de se réunir, et d'intercepter, d'ouvrir ou d'enregistrer toutes les communications en dehors du cadre judiciaire. Depuis le 5 août 2026, le président chilien José Antonio Kast a lancé une offensive communicationnelle sur le thème de la sécurité, avec un paquet législatif de trente réformes et des apparitions pendant des opérations de police. Une manière de renouer avec son principal cheval de bataille et d'enrayer la détérioration de sa popularité dans l'opinion publique.   Le trafic de faux médicaments en Haïti En Haïti, les réseaux sociaux sont devenus un terrain pour les trafiquants de faux médicaments. De prétendus médecins proposent des traitements, livrés à domicile à moto, à des prix élevés. Et ces médicaments sont loin des formes habituelles, ils sont souvent sous forme liquide. Dans son livre L'atelier du réel, D'Jimmy Malval, écrivain, raconte l'organisation de ce réseau de faux médicaments, qui échappe à tout contrôle des institutions haïtiennes. Il répond aux questions de Chloé Cadoux.   Bolivie : face aux pénuries de carburant, l'essor de la voiture électrique La Bolivie est en proie depuis 18 mois à des pénuries de carburant. Les prix ont quasiment doublé de l'arrivée de la droite au pouvoir. En début d'année 2026, s'est ajoutée à cela la distribution de carburant de mauvaise qualité, qui a endommagé des milliers de moteurs. Face à cette situation, la voiture électrique commence à émerger comme une solution. Certains Boliviens ont franchi le pas, même si le pays manque encore largement d'infrastructures. Un dossier de Nils Sabin.   Le journal d'Outre-mer la 1re En Martinique, la solidarité s'organise pour venir en aide aux éleveurs qui n'ont plus rien à donner à manger à leur cheptel.

Tout un monde - La 1ere
Colombie: "Une étincelle pourrait rallumer la guerre civile"

Tout un monde - La 1ere

Play Episode Listen Later Aug 7, 2026 19:28


(00:00:44) Colombie: "Une étincelle pourrait rallumer la guerre civile", invité Thomas Posado (00:09:34) Narcotrafic en Bolivie, la droite dans l'impasse? (00:14:04) En Espagne, moins de pression, et moins d'enfants! (Série natalité, Ep.5)

Reportage International
Bolivie: changement des politiques de lutte contre le narcotrafic, un discours plus qu'une réalité?

Reportage International

Play Episode Listen Later Jul 31, 2026 2:34


En Bolivie, on cultive la feuille de coca depuis des siècles et sa production est en partie légale. Pendant 20 ans, la gauche a mené des politiques favorables à cette culture, mais depuis plusieurs années, la production illégale pour le narcotrafic est en augmentation. Avec le retour de la droite au pouvoir fin 2025, c'est une nouvelle stratégie qui est mise en place : discours de fermeté et rapprochement idéologique et financier avec les États-Unis pour lutter plus frontalement contre le narcotrafic. Comment cette évolution se traduit-elle sur le terrain ? Nils Sabin a suivi des policiers et des militaires qui réalisaient une opération d'éradication de cultures de coca. De notre correspondant à La Paz, Le jour se lève à peine dans cette région de jungle de montagne, à plusieurs heures de route de La Paz. Et, déjà, le campement militaire temporaire fourmille d'activités. Pendant cinq jours, militaires et policiers réalisent des opérations d'éradication de cultures de coca illégales dans la zone. Ernesto est l'un des gradés en charge de ce travail, il a requis l'anonymat : « On forme notre colonne de sécurité et ensuite, on se rend sur le site d'éradication. Là-bas, nous, les policiers, avons la charge de la sécurité et les soldats sont ceux qui s'occupent de l'éradication ». Un tiers de la production de coca en Bolivie est illégal Derrière nous, on entend les soldats qui déracinent les plants de coca avec des pioches. Ils vont travailler sur cette parcelle toute la matinée, nous explique un autre soldat : « Ils se sont mis en ligne d'un point à un autre, et ils vont éradiquer jusqu'en haut. Je pense sur une distance d'environ 100 mètres ». Ces opérations sont essentielles pour limiter la production de coca dans le pays : en 2024, la Bolivie en comptait 35 000 hectares, dont un tiers est illégal et donc à destination de la production de cocaïne. Ici, l'éradication est réalisée en concertation avec les producteurs locaux pour limiter les tensions, c'est l'une des mesures qui ont été mises en place par la gauche dans les années 2000. « Dans les zones où un accord a été conclu, comme vous pouvez le voir, le propriétaire de la plantation de coca est présent. C'est donc lui qui indique quelle parcelle va être rationalisée. Il y a donc un consentement de la part des membres de la communauté, mais dans les zones rouges, cet accord n'existe généralement pas et les gens réagissent de manière hostile », explique Ernesto. À lire aussiBolivie: le pays rêve d'exporter sa production de feuille de coca Éradication de coca : « Quel que soit le gouvernement, c'est pareil » Malgré le revirement opéré par le président Rodrigo Paz sur les questions de narcotrafic, ces opérations coordonnées d'éradication de coca n'ont pas été modifiées. C'est ce qu'explique Gonzalo, le représentant des producteurs de coca de la zone : « J'ai vu passer Morales, Arce, Añez, quel que soit le gouvernement, c'est pareil. Avec Rodrigo Paz, le fonctionnement est le même, on n'a pas vu de changements ». Quant au rapprochement avec les États-Unis, il a conduit au retour de la DEA, l'agence antidrogue américaine, dans le pays. Et, fin juillet, une aide de 20 millions de dollars à la Bolivie pour lutter contre le narcotrafic a été signée. Mais cela ne s'est pas encore traduit par des changements concrets. Daniel est l'un des fonctionnaires qui vient vérifier les superficies de culture de coca des producteurs : « C'est presque pareil qu'avant, nous sommes toujours 25 fonctionnaires pour toute la région de La Paz ». Si les discours et le ton du gouvernement ont bien changé, sur le terrain, ces évolutions se font encore attendre. À lire aussiLe retour de la droite au pouvoir en Bolivie, promesse d'une lutte frontale contre le narcotrafic?

Reportage international
Bolivie: changement des politiques de lutte contre le narcotrafic, un discours plus qu'une réalité?

Reportage international

Play Episode Listen Later Jul 31, 2026 2:34


En Bolivie, on cultive la feuille de coca depuis des siècles et sa production est en partie légale. Pendant 20 ans, la gauche a mené des politiques favorables à cette culture, mais depuis plusieurs années, la production illégale pour le narcotrafic est en augmentation. Avec le retour de la droite au pouvoir fin 2025, c'est une nouvelle stratégie qui est mise en place : discours de fermeté et rapprochement idéologique et financier avec les États-Unis pour lutter plus frontalement contre le narcotrafic. Comment cette évolution se traduit-elle sur le terrain ? Nils Sabin a suivi des policiers et des militaires qui réalisaient une opération d'éradication de cultures de coca. De notre correspondant à La Paz, Le jour se lève à peine dans cette région de jungle de montagne, à plusieurs heures de route de La Paz. Et, déjà, le campement militaire temporaire fourmille d'activités. Pendant cinq jours, militaires et policiers réalisent des opérations d'éradication de cultures de coca illégales dans la zone. Ernesto est l'un des gradés en charge de ce travail, il a requis l'anonymat : « On forme notre colonne de sécurité et ensuite, on se rend sur le site d'éradication. Là-bas, nous, les policiers, avons la charge de la sécurité et les soldats sont ceux qui s'occupent de l'éradication ». Un tiers de la production de coca en Bolivie est illégal Derrière nous, on entend les soldats qui déracinent les plants de coca avec des pioches. Ils vont travailler sur cette parcelle toute la matinée, nous explique un autre soldat : « Ils se sont mis en ligne d'un point à un autre, et ils vont éradiquer jusqu'en haut. Je pense sur une distance d'environ 100 mètres ». Ces opérations sont essentielles pour limiter la production de coca dans le pays : en 2024, la Bolivie en comptait 35 000 hectares, dont un tiers est illégal et donc à destination de la production de cocaïne. Ici, l'éradication est réalisée en concertation avec les producteurs locaux pour limiter les tensions, c'est l'une des mesures qui ont été mises en place par la gauche dans les années 2000. « Dans les zones où un accord a été conclu, comme vous pouvez le voir, le propriétaire de la plantation de coca est présent. C'est donc lui qui indique quelle parcelle va être rationalisée. Il y a donc un consentement de la part des membres de la communauté, mais dans les zones rouges, cet accord n'existe généralement pas et les gens réagissent de manière hostile », explique Ernesto. À lire aussiBolivie: le pays rêve d'exporter sa production de feuille de coca Éradication de coca : « Quel que soit le gouvernement, c'est pareil » Malgré le revirement opéré par le président Rodrigo Paz sur les questions de narcotrafic, ces opérations coordonnées d'éradication de coca n'ont pas été modifiées. C'est ce qu'explique Gonzalo, le représentant des producteurs de coca de la zone : « J'ai vu passer Morales, Arce, Añez, quel que soit le gouvernement, c'est pareil. Avec Rodrigo Paz, le fonctionnement est le même, on n'a pas vu de changements ». Quant au rapprochement avec les États-Unis, il a conduit au retour de la DEA, l'agence antidrogue américaine, dans le pays. Et, fin juillet, une aide de 20 millions de dollars à la Bolivie pour lutter contre le narcotrafic a été signée. Mais cela ne s'est pas encore traduit par des changements concrets. Daniel est l'un des fonctionnaires qui vient vérifier les superficies de culture de coca des producteurs : « C'est presque pareil qu'avant, nous sommes toujours 25 fonctionnaires pour toute la région de La Paz ». Si les discours et le ton du gouvernement ont bien changé, sur le terrain, ces évolutions se font encore attendre. À lire aussiLe retour de la droite au pouvoir en Bolivie, promesse d'une lutte frontale contre le narcotrafic?

Journal d'Haïti et des Amériques
États-Unis : l'ancien «Monsieur Covid» Anthony Fauci étrillé au Sénat

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jul 30, 2026 30:00


La commission à la sécurité intérieure du Sénat a entendu mercredi 30 juillet Anthony Fauci, l'ex-conseiller de Donald Trump et Joe Biden sur le Covid-19. Une audition dans le cadre d'une enquête sur les origines de la pandémie.   Six ans après, le Covid-19 continue à faire parler de lui aux États-Unis. Déjà auditionné plusieurs dizaines de fois par le Congrès, Anthony Fauci a été entendu une nouvelle fois hier (29 juillet 2026) par la commission présidée par le sénateur Rand Paul, bien décidé à prouver que le spécialiste des maladies infectieuses avait menti sur les origines de la pandémie. Mais cette fois, l'intéressé a refusé de répondre aux questions, persuadé que l'élu du Kentucky faisait de son cas une affaire personnelle. « La seule raison pour laquelle il m'a convoqué devant cette commission, c'est pour me faire dire quelque chose, n'importe quoi, qui puisse justifier la réalisation de sa promesse maintes fois répétée : celle de me mettre derrière les barreaux. Toute personne sensée qui aurait observé son obsession à mon égard en arriverait à la même conclusion », a-t-il ainsi déclaré dans son propos liminaire, avant d'invoquer plus d'une centaine de fois le 5e amendement de la Constitution, qui garantit le droit au silence. Les détails de François-Damien Bourgery, du service International de RFI.   En Haïti, la question du financement des partis À deux mois du début de la campagne électorale en vue de la présidentielle du 13 décembre en Haïti, se pose la question du financement des partis. L'État remboursera leurs dépenses de campagne, mais à certaines conditions. Des règles bien précises concernent également les dons venant de particuliers, surtout des étrangers, remarque Frantz Duval, le rédacteur en chef du Nouvelliste. Trois jours après la fin du TPS, le Nouvelliste dresse le portrait d'une Haïtienne qui se mobilise pour aider ses compatriotes aux États-Unis, Farah Larrieux. Un engagement qui vient de son histoire personnelle. Toujours à propos des États-Unis, le chargé d'affaires américain Henry Wooster quitte Haïti. Il sera reste un peu plus d'un an. Que retenir de son court séjour ?   En Bolivie, un jeune agriculteur veut sauver les patates Direction la Bolivie, où il existe entre 1 000 et 1 500 variétés différentes de pommes de terre. Mais à peine quelques dizaines de ces variétés sont produites à grande échelle, ce qui menace cette diversité génétique. Dans les montagnes boliviennes, à 100 kilomètres de La Paz, Lionel Mejías, un agriculteur de 19 ans, s'est mis en tête de préserver les variétés de patates de sa communauté. Notre correspondant Nils Sabin est allé le rencontrer.   Le Journal d'Outre-mer la 1re En Guadeloupe, la ligue de natation est dans la tourmente.

Fréquence Terre
Comment entretenir sa musculature avec l’âge grâce aux plantes ?

Fréquence Terre

Play Episode Listen Later Jul 29, 2026 3:18


Comment entretenir sa musculature et force physique avec l’âge et grâce aux plantes ? En vieillissant, notre masse musculaire diminue au profit de la masse adipeuse. C’est le phénomène de sarcopénie qui induit une diminution du métabolisme de base, donc des besoins énergétiques ainsi qu’une plus faible oxydation des lipides. D’où l’importance du maintien des muscles à l’aide de l’alimentation d’une part, mais aussi d’exercices adaptés. Tout d’abord, il est essentiel de s’assurer un apport suffisant en protéines. Mais attention, ici encore pas d’excès : l’Organisation Mondiale de la Santé estime aujourd’hui qu’un apport journalier entre 25 et 50 grammes de protéines par jour est suffisant pour nourrir et reconstituer les tissus du corps. L’importance de l’exercice physique L’exercice physique est essentiel pour le maintien des muscles. L’idéal est de pratiquer régulièrement. Pour cela, il vous suffit de mettre en place un programme journalier adapté à votre forme et état de santé à l’aide d’une personne compétente. Le tribulus (tribule terrestre) Par ailleurs, certaines plantes ont leur rôle à jouer dans la constitution du muscle : le tribulus ou tribule terrestre, plante vivace tropicale originaire de l’Inde est appréciée des adeptes de salles de musculation, puisqu’elle est anabolisante, c’est-à-dire qu’elle contient des substances facilitant ou augmentant les phénomènes d’anabolisme. C’est à dire la production tissulaire et de masse musculaire. Les plantes adaptogènes Quelques plantes dîtes adaptogènes peuvent s’avérer utiles. En effet, leurs principes actifs aident l’organisme à lutter contre les effets nocifs du stress, augmentent résistance et vitalité du corps. ©FrequenceTerre.com L’ashwaganda (ginseng indien) Parmi elles, l’ashwaganda ou ginseng indien, utilisée depuis plus de deux millénaires en médecine ayurvédique. Particulièrement réputée pour ses propriétés reconstituantes, elle exerce également une action régulatrice sur la glande thyroïde. La rhodiola rosea La racine de rhodiola rosea est quant à elle utilisée pour augmenter la capacité à l’effort, tout en réduisant la période de récupération après un exercice intense, d’où son intérêt pour les sportifs. Le cordyceps Quant au cordyceps (champignon qui pousse dans les hauts sommets montagneux de la Chine et du Tibet), c’est en Chine que son utilisation est la plus répandue depuis des siècles, surtout pour accroître la longévité, repousser le seuil de fatigue et augmenter l’énergie. Par ailleurs, il permet une meilleure endurance et améliore les performances physiques et mentales. Comme la plupart des plantes adaptogènes, il augmente l’efficacité du système immunitaire. Le schisandra Restons en Chine : le schisandra est une des principales plantes toniques utilisées en herboristerie chinoise. Très efficace en période de stress, elle redonne de l’énergie et stimule le système nerveux. Le maca Enfin, on peut citer dans cette liste non exhaustive le maca, une plante connue depuis longtemps des paysans des hauts plateaux péruviens, et en Bolivie. C’est son tubercule que l’on utilise pour ses vertus médicinales : lutte contre la fatigue chronique, amélioration des capacités reproductrices, des performances physiques et du système immunitaire. Conseil final Dans tous les cas, demandez conseils à votre médecin ou naturopathe.

Progrespagnol - Espagnol pro et de voyages
E162 De la Bolivie aux Alpes : découvre Tania, notre professeure d'espagnol baroudeuse

Progrespagnol - Espagnol pro et de voyages

Play Episode Listen Later Jul 21, 2026 9:37


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Rider Radio
ANNE-FRANCE DAUTHEVILLE DE PARIS A L'AFGANISTAN

Rider Radio

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 49:24 Transcription Available


Dans cet épisode spécial de Rider Radio, enregistré au Salon du 2 Roues, je retrouve Anne-France Dautheville, pionnière de l'aventure à moto.On parle de ce moment où tout bascule : quitter une carrière confortable dans la pub pour partir seule à moto, du Canada à l'Alaska, de la Bolivie à l'Afghanistan. Anne-France raconte :pourquoi elle a choisi le voyage en solo plutôt qu'en groupece que lui ont appris les Afghans, les Andes, les pubs australiens sur la peur de “l'autre”comment l'argent peut salir… ou au contraire sublimer un échange humainen quoi les smartphones ont changé la façon de voyager aujourd'huises conseils très concrets pour celles et ceux qui rêvent de traverser le monde à motoAvec ses histoires de petits hôtels glauques, de cocottes en papier pour les enfants, de solidarité sur les routes d'Iran, Anne-France nous rappelle que le voyage, ce n'est pas “consommer des kilomètres”, mais additionner les différences pour faire naître une autre lumière.Si tu aimes les récits qui donnent foi en l'humanité et te donnent envie de prendre la route, cet épisode est pour toi.Pense à t'abonner et à laisser 5⭐ sur Spotify / Apple Podcasts : c'est ce qui permet à Rider Radio d'inviter encore plus d'aventuriers et d'aventurières inspirant·es.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Grand reportage
«Le supplément du samedi» du 11 juillet 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jul 11, 2026 48:30


Le Laos et la Bolivie au sommaire du supplément du Grand reportage. Direction le Laos avec Jean-Pierre Fage, sur l'une de ces nouvelles routes de la soie lancées tel un filet sur le monde par la Chine. C'est en 2013 que le président Xi Jinping lance la nouvelle initiative, la bonne idée d'influence sur ses voisins et au-delà. En 2è partie : une montagne qui s'effondre sur elle-même, minée depuis des siècles, par l'exploitation de filons prometteurs, le Cerro Rico en Bolivie, avec Nils Sabin. Laos: sur la voie des investissements chinois  Au Laos, la Chine est devenue le premier investisseur, mais aussi le principal créancier du pays. Un des effets des tentaculaires Routes de la Soie développées par Pékin. Plus de 140 pays, plus de 4 milliards d'habitants sont maintenant concernés par ces coopérations avec le géant asiatique. Une conquête chinoise à bas bruit, antérieure à l'expansionnisme claironnant de Donald Trump.  Le petit Laos et sa large dette est pris dans cette dynamique, où s'affiche le train à grande vitesse Vientiane / Kunming. Et cela transforme en profondeur le paysage socio-économique du pays. Un Grand reportage de Jean-Pierre Fage qui s'entretient avec Jacques Allix.   Cerro Rico en Bolivie: la montagne minée par l'argent Dans le sud de la Bolivie, le Cerro Rico est une montagne surexploitée. Creusée depuis 480 ans pour ses ressources minières : argent, étain, plomb ou zinc. Ses mines ont enrichi l'empire espagnol et toute l'Europe pendant l'époque coloniale et tout le secteur de la ville de Potosi est classé patrimoine mondial de l'Unesco. La montagne est devenue un gruyère. Elle menace de s'effondrer sur elle-même. Mais difficile de vraiment calmer le jeu, tant les mines sont essentielles à l'emploi et l'économie. Un Grand reportage de Nils Sabin qui s'entretient avec Jacques Allix.

Progrespagnol - Espagnol pro et de voyages
E160 Découvrir l'Espagne : 4 régions, 4 accents et les conseils de nos professeurs d'espagnol

Progrespagnol - Espagnol pro et de voyages

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 16:34


L'épisode d'aujourd'hui est un peu particulier : pour une fois, ce n'est pas moi qui serai votre guide.Dans cet épisode collaboratif, plusieurs professeurs de Progrespagnol vous emmènent à la découverte de leur région d'origine en Espagne. De Murcie aux Îles Canaries, en passant par Cadix et le Pays basque, ils partagent leurs coups de cœur, leurs recommandations de voyage et vous font découvrir la richesse culturelle de leur région.C'est également une excellente occasion de vous familiariser avec différents accents espagnols, un élément essentiel pour améliorer votre compréhension orale et gagner en confiance lorsque vous écoutez des hispanophones.Au programme de cet épisode :

Journal d'Haïti et des Amériques
Fin de sept semaines de blocages en Bolivie

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jun 24, 2026 30:00


Après plus de 50 jours de mobilisation des paysans, des ouvriers ou encore des mineurs, qui ont paralysé la capitale et la majeure partie du pays, les blocages de routes ont finalement tous été levés ce mardi (23 juin 2026), a annoncé le gouvernement bolivien. Néanmoins, le président bolivien Rodrigo Paz, au pouvoir depuis novembre 2025, reste soumis à de fortes pressions politiques. Un accord a été signé, vendredi 19 juin 2026, entre le gouvernement et la principale centrale syndicale du pays, la COB, l'une des organisations qui menait le mouvement. Dans la foulée, le président a décrété samedi 20 juin l'état d'exception, ce qui lui a permis de déployer l'armée et de dégager les routes encore bloquées. Le mouvement n'a pas obtenu la démission du président de centre-droit Rodrigo Paz, qui était demandée par certains. Mais c'était une « victoire pour le mouvement d'obtenir des concessions sur plusieurs points de la part du gouvernement : maintenir des prix raisonnables pour les biens de première nécessité, ne pas privatiser d'entreprises publiques ou encore de maintenir le dialogue avec les organisations sociales », estime Pablo Barnier-Khawam, chercheur associé au CREDA (Centre de recherche et de documentation sur les Amériques, Sorbonne Nouvelle). La levée des blocages permet aussi de reprendre l'approvisionnement en carburant et en nourriture à La Paz et de la ville voisine d'El Alto, soumises à d'importantes pénuries ces dernières semaines. Les cicatrices de semaines de mobilisation D'un point de vue économique, le mouvement de blocages, l'un des plus longs de l'histoire du pays, laissera des traces. Les barrages routiers ont coûté plus de 3 milliards de dollars, d'après la Chambre nationale d'industrie, soit environ 6% du PIB. Politiquement, le président sera soumis à de fortes pressions sur sa droite ces prochains mois. « Le gouvernement de Rodrigo Paz, qui a penché très à droite voire à l'extrême-droite va être pris en tenailles entre, d'une part, ces promesses faites aux mouvements sociaux - qui ont démontré leurs capacités de pression sur le gouvernement - et, d'autre part, les élites économiques de Santa Cruz, les agro-exportateurs. On voit déjà que ces élites demandent des poursuites pénales contre les organisations qui ont mis en œuvre les blocages », d'après le chercheur Pablo Barnier Khawam.   Au Honduras, alourdir les peines de prison pour féminicides n'est pas une solution En Amérique latine, le Honduras détient le triste record du taux de féminicides le plus élevé par habitant. Dans ce pays d'Amérique centrale de 11 millions d'habitants, une femme est tuée toutes les 22 heures, selon un rapport de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC) publié fin 2025. Près de 92% de ces crimes restent impunis. Pour tenter d'enrayer ce fléau, le Parlement a réformé le Code pénal le 9 juin 2026, portant jusqu'à 60 ans la peine de prison pour les auteurs de féminicides. Une mesure contestée par les associations et familles de victimes, explique la correspondante de RFI Marie Griffon, qui est allée à leur rencontre. À lire aussiAu Cameroun, les chiffres confirment une «funeste tendance haussière» des féminicides et infanticides Montréal, la ville qui a dit non à la Fifa Le Canada affronte ce mercredi (24 juin 2026) la Suisse dans un duel pour la tête du groupe B de la Coupe du monde de football masculin. Mais à Montréal, le Mondial se regarde de loin. La métropole, où le ballon rond occupe une place grandissante, avait pourtant rêvé d'accueillir la compétition avant de s'en retirer quand la réalité économique a rattrapé le rêve sportif. Alors que les coûts explosent dans les villes hôtes canadiennes, ce qui avait été vécu comme une déception apparaît de plus en plus comme un choix de raison, précise Nafi Alibert, correspondante de RFI au Canada. À lire aussiCoupe du monde 2026: le Canada débute par un nul contre la Bosnie Dans le journal de La 1ère... Après l'alimentaire et le bricolage, le BQP, Bouclier Qualité-Prix, va être mis en place en Martinique dans le secteur de l'automobile, indique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À écouter aussiFrance: mobilisation à Paris de la diaspora des territoires d'Outre-mer contre la vie chère

Journal d'Haïti et des Amériques
La Bolivie toujours sous tension, le président Rodrigo Paz durcit son discours

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jun 10, 2026 30:00


Ce mercredi (10 juin 2026), une nouvelle journée de manifestation contre le gouvernement est prévue dans la capitale La Paz. La situation reste tendue : le président Rodrigo Paz a durci son discours face aux manifestations et aux barrages routiers qui paralysent le pays depuis plusieurs semaines sur fond de grave crise économique. Nous en parlons avec Tristan Wagg, doctorant au CREDA (Université Sorbonne Nouvelle/CNRS). Accusant les groupes les plus violents d'être liés au narcotrafic, le président a averti les « narcoterroristes » que leurs « jours sont comptés » et a promulgué une loi lui donnant la possibilité de décréter l'état d'exception. Cette mesure permettrait notamment de faire intervenir davantage l'armée et de restreindre les libertés de réunion et de circulation. Les blocages provoquent déjà de graves pénuries dans les principales villes, où les prix des produits de base flambent et où le carburant et les médicaments commencent à manquer.   Le Congrès américain approuve le budget pour le financement anti-immigration Après des mois de négociations tendues, la Chambre des représentants américaine a adopté, après le Sénat, un budget de 70 milliards de dollars destiné à renforcer la lutte contre l'immigration et à financer le programme d'expulsions de Donald Trump. Les démocrates, qui réclamaient des réformes de l'ICE et de la police des frontières après plusieurs décès attribués à des agents fédéraux, n'ont obtenu aucune des mesures de contrôle qu'ils demandaient. Si les républicains ont écarté certains projets chers à Donald Trump, l'administration entend désormais accélérer les opérations de l'ICE, notamment à New York. La controverse autour des méthodes de l'Agence fédérale de l'immigration se poursuit alors que les démocrates dénoncent les décès survenus dans les centres de détention et que des ONG s'inquiètent de possibles arrestations pendant la Coupe du monde qui débute au Mexique. Un dossier d'Achim Lippold.   L'équipage d'Artémis 3 dévoilé Avec Simon Rozé, chef du service environnement, on revient aussi sur la NASA qui a dévoilé les noms des quatre astronautes qui participeront à la mission Artémis 3, prévue en 2027 : les Américains Randy Bresnik, André Douglas et Frank Rubo, ainsi que l'Italien Luca Parmitano, premier Européen à intégrer le programme lunaire Artémis. Cet équipage exclusivement masculin embarquera à bord du vaisseau Orion pour une mission d'environ deux semaines. Contrairement aux précédentes annonces, Artémis 3 ne se rendra pas jusqu'à la Lune, mais restera en orbite terrestre afin de tester les systèmes nécessaires à un futur alunissage et de mener plusieurs expériences scientifiques, en vue de la mission Artémis IV prévue début 2028.   Journal de la 1ère Après la Martinique et la Guadeloupe, c'est au tour de la Guyane de commémorer ce mercredi le 178ème anniversaire de l'abolition de l'esclavage. À lire aussiEsclavage: qu'est-ce que le Code noir et pourquoi son abrogation maintenant ?

Le Feuilleton
L'île qui n'existait pas...

Le Feuilleton

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 24:58


durée : 00:24:58 - La Série fiction - "Depuis un mois, entre Bolivie et Pérou, je parcours ce plateau au-dessus des nuages. On dit ici que l'altiplano est le corridor que les morts empruntent pour marcher jusqu'à l'au-delà. Un purgatoire percé de routes et couvert de villages où sont aussi les vivants..." - réalisation : Emmanuelle Chevrière Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Théâtre
L'île qui n'existait pas...

Théâtre

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 24:58


durée : 00:24:58 - Théâtre - "Depuis un mois, entre Bolivie et Pérou, je parcours ce plateau au-dessus des nuages. On dit ici que l'altiplano est le corridor que les morts empruntent pour marcher jusqu'à l'au-delà. Un purgatoire percé de routes et couvert de villages où sont aussi les vivants..." - réalisation : Emmanuelle Chevrière Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Journal d'Haïti et des Amériques
Présidentielle au Pérou : «l'establishment de la capitale» face aux régions

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jun 3, 2026 30:00


Le second tour de l'élection présidentielle ce dimanche 7 juin verra s'affronter la candidate de la droite populiste autoritaire, Keiko Fujimori, et le candidat de gauche Roberto Sanchez. De nombreux électeurs sont indécis, mais le clivage entre la capitale, Lima, et les régions reste l'un des déterminants forts du scrutin. Fille de l'ancien président Alberto Fujimori (1990-2000, condamné pour crimes contre l'humanité puis décédé en 2024), Keiko Fujimori espère que sa quatrième candidature à la présidentielle sera la bonne. Néanmoins, sa « marge est relativement limitée » et le résultat du scrutin est « encore incertain », avec près de 15% d'électeurs indécis, explique Lissel Quiroz. Professeure d'études latino-américaines à l'université de Cergy et membre de l'institut universitaire de France, elle était l'invitée d'Anne Cantener sur RFI. Si Keiko Fujimori représente aux yeux de beaucoup « ​​​​​​​l'establishment péruvien », estime la chercheuse, son concurrent de gauche Roberto Sanchez incarne lui « ​​​​​​​l'autre Pérou, celui des damnés de la terre, qui n'ont pas bénéficié des retombées économiques » dont a pu profiter la capitale, poursuit-elle. Le clivage entre la capitale et la province a eu tendance à s'accentuer. Ainsi, le candidat de gauche bénéficie de davantage d'intentions de vote en régions, tandis que la candidate de droite est plus populaire à Lima et son agglomération, analyse encore Lissell Quiroz.   En Bolivie, deux nouvelles démissions au sein du gouvernement La crise politique et les blocages s'accentuent en Bolivie. Près de cent axes routiers étaient bloqués à travers tout le pays ce mardi (2 juin 2026), près d'un mois après le début de la mobilisation des paysans, des professeurs, ou encore des ouvriers. Deux ministres ont quitté le gouvernement, a annoncé l'exécutif lors d'un remaniement : la ministre de l'Éducation (dont le rôle était de négocier avec les enseignants qui demandent des hausses de salaires) et le ministre de la Défense (chargé, notamment, de débloquer les accès à la capitale, La Paz). En dix jours, en tout, trois ministres ont quitté l'exécutif. La pression sur le président de centre-droit Rodrigo Paz, au pouvoir depuis novembre, s'accentue. « ​​​​​​​Qu'il démissionne, bordel ! », scandaient des manifestants réunis en assemblée générale ce mardi à El Alto, sur les hauteurs de la capitale. « Le gouvernement central n'a pas su saisir l'occasion de se réconcilier avec son peuple, qui l'a porté au pouvoir. Une fois arrivé en fonction, il a oublié sa base électorale, mes sœurs et mes frères », a lancé devant la foule Mario Argollo, secrétaire général de la COB (principale centrale ouvrière du pays) et l'un des leaders de la contestation. Les manifestants demandent notamment des hausses de salaires face à l'inflation et à la pire crise économique dans le pays depuis près de 40 ans. Ils protestent aussi contre un scandale de carburant de mauvaise qualité, et ont obtenu l'abandon d'une réforme agraire qui favorisait la concentration des terres.   Demandes de hausses de salaires Ce remaniement « s'inscrit dans une volonté de dialogue de la part du président Rodrigo Paz », qui auparavant avait « réduit de moitié son propre salaire et celui de ses ministres » précise Pablo Barnier-Khawam, chercheur associé au CREDA (Centre de Recherche et de Documentation sur les Amériques). « La démission de la ministre de l'Éducation s'explique apparemment par ses difficultés à dialoguer avec les syndicats des enseignants qui demandaient une augmentation de leur salaire de 30% face à l'inflation que connaît le pays », estime-t-il. Le ministre de la Défense, lui, était chargé de participer à l'organisation du déblocage des routes.    « Impasse » Lancée par les paysans ou encore les enseignants, la mobilisation s'est élargie jusqu'à aboutir à demander la démission du président. « ​​​​​​​Un mot d'ordre qui fait plutôt consensus parmi des organisations sociales pourtant parfois en conflit entre elles », ce qui fait donc aussi la « ​​​​​​​force » de cette mobilisation, pointe Pablo Barnier-Khawam. Néanmoins, le dialogue est dans « ​​​​​​​l'impasse », selon lui. « ​​​​​​​Des discussions ont lieu à l'Assemblée pour évaluer s'il est possible de mettre en œuvre un référendum révocatoire. En revanche, la droite et l'extrême-droite demandent que les élections de 2025 soient respectées », précise le chercheur. En attendant, les blocages provoquent des pénuries de nourriture et de médicaments. À l'hôpital Las Clinicas de La Paz, l'oxygène est rationné. Une jeune femme de 24 ans, atteinte d'un cancer, est décédée avant de pouvoir atteindre l'établissement de santé où elle devait poursuivre son traitement. C'est le sixième décès dû à un manque d'accès aux soins depuis le début du mouvement. Trois autres personnes sont décédées lors d'interventions des forces de l'ordre, pendant qu'elles participaient aux blocages.   États-Unis : des États démocrates contestent un accord anti-énergies renouvelables passé à avec Totalenergies Sept États démocrates ont saisi la justice états-unienne ce mardi pour contester un accord à près d'un milliard de dollars conclu aux États-Unis le 23 mars 2026 entre l'administration Trump et Totalenergies. Le géant français des hydrocarbures renonçait ainsi à un projet d'éolien offshore au large de New York en l'échange de cette somme et l'engagement à investir dans les énergies fossiles. Or, le projet d'éolien en mer qui a été annulé aurait pu alimenter en électricité plus d'un million de foyers à New York et dans le New Jersey, sans émettre de gaz à effet de serre après sa construction. Son annulation est illégale selon les États ayant saisi la justice, explique Simon Rozé, chef du service environnement de RFI.    Dans le journal de La 1ère... Quinze ans après leur première apparition, les algues sargasses sont toujours là, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

Grand reportage
«Le supplément du samedi» du 30 mai 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later May 30, 2026 48:30


Bienvenue dans le supplément de Grand reportage, 50 minutes ensemble avec, cette semaine, Gaëlle Laleix et Nils Sabin pour approfondir leurs reportages. Nils Sabin que nous retrouvons en deuxième partie en Bolivie. Rencontre avec les producteurs de quinoa, secteur en pleine crise. Tout d'abord partons pour le nord du Mozambique dans la région du Cabo Delgado où une guerre sanglante dure depuis près de 10 ans. Les shebabs, un groupe terroriste, y affrontent l'armée mozambicaine et ses alliés. Au Mozambique, le Cabo Delgado et sa guerre oubliée  Le Cabo Delgado est une région, située dans le nord du Mozambique à la frontière avec la Tanzanie. L'endroit est méconnu, il regorge pourtant de richesses : pierres précieuses, lithium, terres rares et le plus grand gisement gazier au monde. Mais le Cabo Delgado est aussi en proie à une guerre sanglante, qui dure depuis près de 10 ans. Les Shebabs, un groupe terroriste, y affrontent l'armée mozambicaine et ses alliés. Ce conflit passe sous les radars médiatiques et pour cause, le Cabo Delgado est interdit à la presse. Un Grand reportage de Gaëlle Laleix qui s'entretient avec Matthieu Vendrely. Bolivie : le quinoa, de l'âge d'or à la désillusion C'est une petite graine qui a su germer à travers le monde. Pas encore populaire en Afrique, elle s'est implantée en Occident, en Chine également, moins en Inde. Le quinoa est originaire des Andes, en Amérique du Sud. Premier producteur mondial : le Pérou, deuxième : la Bolivie, qui a connu une véritable fièvre du quinoa entre 2012 et 2015, avec des prix au sommet. Mais la toute petite graine, ronde et plate au goût de noisette, fait maintenant grise mine.  Trop de producteurs, prix non stabilisés, changement climatique, les agriculteurs déchantent. Un Grand reportage de Nils Sabin qui s'entretient avec Matthieu Vendrely.

La chronique de Benaouda Abdeddaïm
Annalisa Cappellini : Bolivie, la crise qui menace le plan de Trump - 28/05

La chronique de Benaouda Abdeddaïm

Play Episode Listen Later May 28, 2026 3:22


Ce jeudi 28 mai, dans sa chronique, Annalisa Cappellini est revenue sur les plans de Donald Trump menacés par une contestation populaire d'envergure en Bolivie. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans Good Morning Business, présentée par Laure Closier sur BFM Business.

Grand reportage
Bolivie : le quinoa, de l'âge d'or à la désillusion

Grand reportage

Play Episode Listen Later May 27, 2026 19:30


C'est une petite graine qui a su germer à travers le monde. Pas encore populaire en Afrique, elle s'est implantée en Occident, en Chine également, moins en Inde. Le quinoa est originaire des Andes, en Amérique du Sud. Premier producteur mondial : le Pérou, deuxième : la Bolivie, qui a connu une véritable fièvre du quinoa entre 2012 et 2015, avec des prix au sommet. Mais la toute petite graine, ronde et plate au goût de noisette, fait maintenant grise mine.  Trop de producteurs, prix non stabilisés, changement climatique, les agriculteurs déchantent. « Le quinoa : de l'âge d'or à la désillusion, en Bolivie », un Grand reportage de Nils Sabin.

Les matins
Manifestations en Bolivie : un dialogue est-il encore possible avec le gouvernement ?

Les matins

Play Episode Listen Later May 25, 2026 5:03


durée : 00:05:03 - Les Matins de France Culture - par : Catherine Duthu - En Bolivie, le président de centre droit, au pouvoir depuis six mois, fait face au mécontentement des paysans, ouvriers, enseignants et transporteurs face à la crise économique. Tensions autour de blocages routiers. Evo Morales, ancien chef de l'Etat, appelle à la tenue d'élections d'ici 90 jours. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

La Traque
[INÉDIT] Che Guevara, le plus grand des révolutionnaires : mort en martyr (4/4)

La Traque

Play Episode Listen Later May 22, 2026 19:39


Médecin argentin devenu guérillero, Che Guevara porte une vision radicale de la révolution mondiale, il exporte sa lute armée à Cuba, puis en Afrique et en Amérique du Sud. Traqué par les armées locales et la CIA, il finit capturé en Bolivie en 1967. Entre idéalisme, violence et héritage politique, La Traque de Che Guevara retrace le parcours d'un homme prêt à tout pour faire triompher sa vision du monde. Mort en martyr Dans ce dernier épisode, la traque de Che Guevara en Bolivie s'intensifie tandis que la CIA et l'armée bolivienne resserrent l'étau autour de sa guérilla épuisée. Affaibli par l'asthme et abandonné par les paysans, le Che voit ses hommes tomber un à un avant d'être capturé dans le ravin du Yuro. Emprisonné dans l'école du village de La Higuera, il passe ses dernières heures à repenser à ses idéaux et à sa famille, avant d'être exécuté sommairement le 9 octobre 1967. Crédits : Production : Bababam  Textes : Fanny Sauveplane Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

La Traque
[INÉDIT] Che Guevara, le plus grand des révolutionnaires : celui qui dérange (3/4)

La Traque

Play Episode Listen Later May 21, 2026 20:23


Médecin argentin devenu guérillero, Che Guevara porte une vision radicale de la révolution mondiale, il exporte sa lute armée à Cuba, puis en Afrique et en Amérique du Sud. Traqué par les armées locales et la CIA, il finit capturé en Bolivie en 1967. Entre idéalisme, violence et héritage politique, La Traque de Che Guevara retrace le parcours d'un homme prêt à tout pour faire triompher sa vision du monde. Celui qui dérange Devenu trop radical même pour ses alliés cubains et soviétiques, Che Guevara disparaît de la scène publique pour relancer la révolution ailleurs. Après l'échec de sa mission secrète au Congo, il tente d'embraser la Bolivie, convaincu que la guérilla peut libérer toute l'Amérique latine. Mais isolé, traqué par l'armée bolivienne et désormais dans le viseur de la CIA, le révolutionnaire entre dans une lutte qui pourrait lui être fatale. Crédits : Production : Bababam  Textes : Fanny Sauveplane Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Les matins
Martin Ajdari, président de l'Arcom : un an de régulation sous haute tension / Violences en Bolivie / Santé mentale

Les matins

Play Episode Listen Later May 20, 2026 149:23


durée : 02:29:23 - Les Matins de France Culture - par : Guillaume Erner - Ce matin, à 7h40, Guillaume Erner reçoit le président de l'Arcom, Martin Ajdari, au lendemain de la publication du plan stratégique du régulateur de l'audiovisuel et du numérique. Rejoint à 8h20 par le chercheur David Chavalarias. Et, à 7h17, Tristan Waag reviendra sur les violences en Bolivie. - réalisation : Félicie Faugère, Marie-Lys de Saint Salvy, Mathilde Thon-Fourcade, Emma Lichtenstein, Juliette Devaux, Jean Leymarie, François Saltiel, Alexandra Delbot, Lucile Commeaux, Gilles Gressani, Yoann Duval, Alice Deschamps Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les matins
Martin Ajdari, président de l'Arcom : un an de régulation sous haute tension / Violences en Bolivie / Santé mentale

Les matins

Play Episode Listen Later May 20, 2026 149:23


durée : 02:29:23 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin, à 7h40, Guillaume Erner reçoit le président de l'Arcom, Martin Ajdari, au lendemain de la publication du plan stratégique du régulateur de l'audiovisuel et du numérique. Rejoint à 8h20 par le chercheur David Chavalarias. Et, à 7h17, Tristan Waag reviendra sur les violences en Bolivie. - réalisation : Félicie Faugère

Les enjeux internationaux
Bolivie : pourquoi les mineurs et les paysans se lèvent contre le nouveau gouvernement

Les enjeux internationaux

Play Episode Listen Later May 20, 2026 12:53


durée : 00:12:53 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - La Paz paralysée par une contestation massive : syndicats, mineurs et paysans réclament la démission de Rodrigo Paz, élu il y a six mois pour sortir le pays de la crise. Inflation, pénuries, fracture sociale : la Bolivie replonge dans le cycle des grandes insurrections. - réalisation : Félicie Faugère, Mathilde Thon-Fourcade - invités : Tristan Waag doctorant en sociologie au Centre de Recherche et de Documentation sur les Amériques (CREDA), spécialiste de la participation citoyenne en Bolivie. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

La Traque
[INÉDIT] Che Guevara, le plus grand des révolutionnaires : Cuba, la première étape (2/4)

La Traque

Play Episode Listen Later May 20, 2026 20:08


Médecin argentin devenu guérillero, Che Guevara porte une vision radicale de la révolution mondiale, il exporte sa lute armée à Cuba, puis en Afrique et en Amérique du Sud. Traqué par les armées locales et la CIA, il finit capturé en Bolivie en 1967. Entre idéalisme, violence et héritage politique, La Traque de Che Guevara retrace le parcours d'un homme prêt à tout pour faire triompher sa vision du monde. Cuba, la première étape De l'enfer du débarquement du Granma aux montagnes de la Sierra Maestra, Che Guevara devient l'un des visages de la révolution cubaine menée par Fidel Castro. Stratège redouté et idéologue radical, il participe à la chute du dictateur Fulgencio Batista avant de devenir l'un des hommes forts du nouveau régime cubain, au cœur des tensions de la Guerre froide. Crédits : Production : Bababam  Textes : Fanny Sauveplane Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

La Traque
[INÉDIT] Che Guevara, le plus grand des révolutionnaires : le virus de la révolte (1/4)

La Traque

Play Episode Listen Later May 19, 2026 19:38


Médecin argentin devenu guérillero, Che Guevara porte une vision radicale de la révolution mondiale, il exporte sa lute armée à Cuba, puis en Afrique et en Amérique du Sud. Traqué par les armées locales et la CIA, il finit capturé en Bolivie en 1967. Entre idéalisme, violence et héritage politique, La Traque de Che Guevara retrace le parcours d'un homme prêt à tout pour faire triompher sa vision du monde. Le virus de la révolte Dans l'Amérique latine secouée par les inégalités et la Guerre froide, le jeune Ernesto Guevara découvre la misère du continent au fil d'un voyage initiatique à moto. Devenu “Che”, radicalisé par les injustices sociales et l'ingérence américaine, il rencontre au Mexique un révolutionnaire cubain nommé Fidel Castro. Ensemble, ils s'apprêtent à embarquer pour une révolution qui marquera l'Histoire. Crédits : Production : Bababam  Textes : Fanny Sauveplane Voix : Anne Cosmao, Aurélien Gouas Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Journal d'Haïti et des Amériques
Bolivie : la mobilisation prend un tour politique

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later May 18, 2026 30:00


La situation en Bolivie est toujours très tendue. Depuis le début du mois de mai 2026, plusieurs secteurs de la population se mobilisent. Manifestations, barrages routiers... La capitale, La Paz, et la ville voisine d'El Alto sont les plus touchées. Si à l'origine, les manifestants réclamaient des hausses de salaire, des mesures pour faire face à l'inflation (+ 14% par an) et le retrait d'une loi controversée sur la propriété agraire, certains exigent désormais le départ du président de centre-droit, Rodrigo Paz, au pouvoir depuis novembre dernier, après vingt ans de domination du Mouvement vers le socialisme d'Evo Morales. Les partisans de l'ancien président sont particulièrement mobilisés pour obtenir la démission du chef de l'État. Une manifestation intitulée « Marche pour la vie et pour sauver la Bolivie » doit arriver ce lundi (18 mai 2026), à La Paz. Face à ce mouvement de contestation, le gouvernement mise sur le dialogue. Les précisions de Marine de La Moissonnière, journaliste au service international de RFI.   Salvador : Ruth Lopez attend toujours d'être jugée Cela fait un an ce lundi que l'avocate Ruth Lopez, directrice de l'ONG anti-corruption Cristosal, l'une des rares à s'opposer au président Nayib Bukele, est détenue au Salvador. Elle enquêtait sur dix cas de corruption au sein du gouvernement lorsqu'elle a été arrêtée. Elle attend désormais en prison son procès pour enrichissement illicite. De fausses accusations selon Amnesty international et Human Rights Watch. Sur place au Salvador, parler aujourd'hui de Ruth Lopez dérange même si quelques rares voix de l'opposition se font entendre. Reportage de Marie Griffon.   Haïti : la résilience des femmes Les femmes font partie des premières victimes de la violence qui règne en Haïti. « Entre Femmes Haïti », une organisation féminine basée aux Gonaïves, a organisé, ce samedi 9 mai, un événement baptisé « Les femmes chantent la résilience » pour saluer les luttes des femmes et parler de leur marginalisation, notamment dans les communes rurales du département de l'Artibonite. Un dossier signé Ronel Paul avec Kervens Février.   Le journal de la 1ère L'avenir institutionnel de la Guyane au menu d'une rencontre ce jeudi (21 mai 2026), à l'Elysée.

La Traque
Découvrez La Traque... du plus grand des révolutionnaires, Che Guevara

La Traque

Play Episode Listen Later May 18, 2026 3:29


Cette semaine, plongez dans le destin brûlant d'un homme devenu une icône mondiale de la révolution : Che Guevara. Médecin argentin devenu guérillero, il parcourt l'Amérique latine et découvre les profondes inégalités qui marquent le continent. Très vite, il s'engage dans la lutte armée et rejoint Fidel Castro dans la révolution cubaine, contribuant à renverser le régime de Batista. Mais pour Che Guevara, Cuba n'est qu'un début. Porté par une vision radicale de la révolution mondiale, il quitte le pouvoir pour exporter la lutte armée en Afrique puis en Amérique du Sud. Traqué par les armées locales et la CIA, il finit capturé en Bolivie en 1967. Exécuté sommairement, il devient alors un symbole immortel, à la fois héros pour certains, figure controversée pour d'autres. Entre idéalisme, violence et héritage politique, La Traque de Che Guevara retrace le parcours d'un homme prêt à tout pour faire triompher sa vision du monde. Découvrez cette nouvelle saison prochainement disponible sur toutes les plateformes d'écoute. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Journal d'Haïti et des Amériques
Haïti: les expulsions depuis la République dominicaine plongent Anse-à-Pitre dans l'urgence humanitaire

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later May 8, 2026 30:00


Depuis le début de l'année, plus de 260 000 Haïtiens ont été expulsés de République dominicaine, souvent dans des conditions dénoncées comme brutales par les autorités locales et les ONG. À Anse-à-Pitre, ville frontalière du sud-est haïtien, les structures sanitaires sont débordées par l'arrivée quotidienne de dizaines de personnes qui se trouvent souvent dans un état critique. Un dossier de Ronel Paul. Le centre hospitalier de la commune, déjà fragile, peine à faire face à cet afflux. Son directeur, le docteur Charles Denis, dénonce des renvois « inhumains » et un manque criant de moyens. L'ONG humanitaire ALIMA a renforcé ses opérations dans la région depuis juillet 2025 afin d'améliorer la prise en charge des urgences, notamment des femmes enceintes et des enfants souffrant de malnutrition. Mais au-delà de l'urgence sanitaire, les autorités locales dénoncent l'absence de soutien de l'État haïtien. Le maire d'Anse-à-Pitre, Harry Bruno, affirme que les centres d'accueil improvisés sont saturés. Beaucoup de ces expulsés sont nés en République dominicaine, ils n'ont pas de documents haïtiens et se retrouvent aujourd'hui sans nationalité reconnue. Bolivie : six mois après son arrivée au pouvoir, Rodrigo Paz confronté au retour de la crise économique Élu il y a six mois après deux décennies de gouvernements de gauche, Rodrigo Paz avait promis de redresser l'économie bolivienne. Mais les difficultés persistent. Ces derniers jours, des grèves et blocages ont paralysé plusieurs régions du pays pour dénoncer la mauvaise qualité du carburant et le retour des longues files d'attente dans les stations-service. Les pénuries de diesel et de dollars, qui semblaient temporairement maîtrisées, réapparaissent progressivement. Pour l'économiste Luis Fernando Romero, l'amélioration observée après l'arrivée du nouveau gouvernement relevait surtout d'un regain de confiance des acteurs économiques. Selon lui, le problème structurel demeure le manque de devises étrangères dans le pays. Une partie importante des revenus issus des exportations ne reviendrait plus dans le système bancaire bolivien, ce qui aggrave la fragilité financière de l'État. Un reportage de Nils Sabin. À lire aussiBolivie: comprendre la crise économique qui frappe le pays États-Unis : le Congrès se déchire autour du programme de surveillance FISA Aux États-Unis, la prolongation du programme de surveillance FISA provoque un débat explosif au Congrès, y compris dans le camp républicain. Au cœur des tensions, nous explique notre correspondant Vincent Souriau : l'article 702 du texte, qui autorise les services de renseignement américains à intercepter les communications de cibles étrangères situées hors du territoire américain. Mais dans la pratique, les échanges de citoyens américains peuvent eux aussi être collectés accidentellement. Les défenseurs des libertés civiles dénoncent un système opaque qui permet au FBI et à la NSA d'accéder à certaines données sans mandat judiciaire individuel. Pour Anne Toomey McKenna, ce mécanisme contourne les protections prévues par le quatrième amendement de la Constitution américaine contre les perquisitions abusives. Des ONG comme Electronic Frontier Foundation réclament davantage de transparence et de garanties pour les citoyens américains. À lire aussiComment la NSA enfreint des milliers de lois sur la vie privée Journal de la 1ʳᵉ La Guadeloupe en pré-alerte sanitaire avec l'arrivée des algues sargasses. À lire aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?

Nourrir le vivant
[SAISON 8] Pastoralisme

Nourrir le vivant

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 1:21


Sous-estimé, parfois considéré comme un relent du passé, le pastoralisme fait pourtant vivre plus de 200 millions de personnes. Face aux crises actuelles, ce mode d'élevage, à la fois souple et résilient, présente des avantages inattendus.Brebis de Camargue, lamas en Bolivie, zébus rouges du Sahel… Depuis des années, le Cirad mène des recherches à travers le monde pour mieux comprendre les systèmes pastoraux, prouver leur importance, influencer les politiques et accompagner leur transformation vers plus de durabilité.Retrouvez nos scientifiques et partenaires dans cette huitième saison de Nourrir le vivant, pour un voyage dans le temps et dans l'espace, au plus près des troupeaux et des humains qui les accompagnent.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Journal d'Haïti et des Amériques
Un nouveau coup porté au crime organisé au Mexique

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 30:00


Au Mexique, les autorités ont annoncé l'arrestation d'Audias Flores Silva, alias El Jardinero, présenté comme l'un des possibles successeurs d'El Mencho à la tête du cartel Jalisco Nueva Generación. Son interpellation, dans l'État de Nayarit, a mobilisé 500 militaires et quatre hélicoptères après 19 mois de surveillance. Malgré un important dispositif de protection autour du trafiquant, l'opération s'est déroulée sans échange de tirs. Les États-Unis offraient cinq millions de dollars pour sa capture et demandent désormais son extradition. Selon la presse mexicaine, El Jardinero coordonnait l'acheminement de cocaïne, d'héroïne et de fentanyl vers Houston, avant leur redistribution dans plusieurs villes américaines. Washington aurait fourni des renseignements aux autorités mexicaines, dans un contexte de pression croissante sur Mexico pour renforcer la lutte contre les cartels. Selon le spécialiste du crime organisé Frédéric Saliba, c'est un coup important porté au Cartel Jalisco Nueva Generación, le deuxième en quelques mois après la mort de « El Mencho », l'ex-chef du cartel, tué lors d'une opération des forces de l'ordre en février 2026.   Haïti : les raisons de la fermeture de l'aéroport de Port-au-Prince Avec Gotson Pierre, rédacteur en chef d'Alterpresse, nous revenons sur la fermeture prolongée de l'aéroport international Toussaint Louverture. Elle s'explique avant tout par la dégradation sécuritaire à Port-au-Prince. Depuis novembre 2024, après plusieurs attaques de gangs contre des avions civils en approche, les autorités internationales, notamment américaines, considèrent que les conditions minimales de sécurité ne sont plus réunies pour l'aviation commerciale. Si certains vols militaires ou diplomatiques continuent d'atterrir, c'est parce qu'ils obéissent à des protocoles de sécurité beaucoup plus stricts et acceptent un niveau de risque impossible à imposer à des passagers civils. Une reprise partielle de quelques vols intérieurs a bien eu lieu, mais elle reste très limitée et ne change pas l'isolement croissant du pays. Autres sujets abordés avec Gotson Pierre, le mouvement de protestation qui paralyse l'hôpital public Justinien au Cap-Haïtien et le procès de l'assassinat de l'ancien président Jovenel Moïse à Miami qui entre dans sa 7è semaine d'audience. La mortalité maternelle en Bolivie, un enjeu de santé publique   La Bolivie est le troisième pays d'Amérique latine avec la mortalité maternelle la plus élevée derrière Haïti et le Venezuela. C'est un enjeu de santé public important. Un dossier de notre correspondant Nils Sabin. Journal de la 1ère En Guadeloupe, les algues sargasses sont de retour. À écouter aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?

De vive(s) voix
Le Petit Prince a 80 ans : pas une ride et toujours au firmament

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 29:00


Une rencontre dans le désert: un aviateur dont le moteur d'avion est tombé en panne avec un blondinet vêtu d'une cape verte tout droit descendu d'une minuscule planète, l'astéroïde B 612.Ainsi commence le dernier roman d'Antoine de Saint-Exupéry publié en 1943 et qui connait depuis sa publication, un succès constant.   Le Petit Prince est un conte poétique et philosophique écrit par Antoine de Saint-Exupéry, publié pour la première fois aux États-Unis en 1943, alors que Saint‑Exupéry est en exil à New York pendant la guerre. C'est une commande de ses éditeurs américains.  L'histoire d'une publication Il paraît simultanément en français et en anglais. La première version est écrite à la main. Le texte est destiné à la communauté française exilée, comme lui aux Etats-Unis, mais aussi au public anglo-saxon. Le livre a été un véritable succès de librairie.  Il est publié en France après la disparition de l'auteur, en 1946, après la fin de la Seconde Guerre mondiale. En effet, le livre n'avait pas pu être publié dans la France occupée. Le roman est alors très populaire, Saint-Exupéry étant considéré comme un héros par la population. Près de 700 traductions du Petit Prince C'est à Soleure, en Suisse que Jean-Marc Probst conserve son trésor : des dizaines de milliers d'objets autour du Petit Prince parmi lesquelles toutes les traductions du Petit Prince dans toutes les langues. L'œuvre de Saint-Exupéry est le livre le plus traduit après la Bible et l'œuvre littéraire la plus traduite dans le monde. Jean-Marc Probst a pour objectif « que chacun puisse avoir accès à ce texte dans sa langue maternelle. Nous avons effectué par exemple une traduction en changana, une langue du mozambique grâce au concours de l'Alliance française ».   D'autres traductions en tzonga (une langue principalement parlée en Afrique du Sud et au Mozambique) et en moré ont également été effectuées.  Une traduction en aymara, une langue parlée dans une zone entre le Pérou, la Bolivie, le Chili et l'Argentine a également permis à deux millions de locuteurs de lire Le Petit Prince dans leur langue. Une histoire universelle et un récit d'apprentissage L'histoire débute lorsqu'un aviateur, tombé en panne dans le désert, rencontre un étrange enfant venu d'un autre astéroïde : le Petit Prince. Au fil de leurs échanges, le garçon lui raconte sa vie sur sa petite planète, sa rose, et son voyage à travers différents astéroïdes où il rencontre des « grandes personnes » aux comportements absurdes (roi, vaniteux, buveur, businessman, etc.). À travers un langage simple et des images poétiques, le livre aborde des thèmes profonds : l'amitié, l'amour, la solitude, la perte, le regard d'enfant opposé sur le monde des adultes. C'est une œuvre qui semble destinée aux enfants, mais qui parle aussi au cœur des adultes, rappelant l'importance de l'imagination, de la sincérité et des liens que l'on crée avec les autres.    Invités: - Alban Cerisier, spécialiste d'Antoine de Saint-Exupéry, historien de l'édition et archiviste aux éditions Gallimard. Il a coordonnée la parution du manuscrit original, en fac-similé bien, qui vient de sortir aux éditions Gallimard.  - Jean-Marc Probst, « collectionneur » du Petit Prince. Il est à l'origine du musée du Petit Prince qui a ouvert à Soleure, en Suisse. Programmation musicale :  L'artiste Tété avec le titre « Vertige du seum ».

De vive(s) voix
Le Petit Prince a 80 ans : pas une ride et toujours au firmament

De vive(s) voix

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 29:00


Une rencontre dans le désert: un aviateur dont le moteur d'avion est tombé en panne avec un blondinet vêtu d'une cape verte tout droit descendu d'une minuscule planète, l'astéroïde B 612.Ainsi commence le dernier roman d'Antoine de Saint-Exupéry publié en 1943 et qui connait depuis sa publication, un succès constant.   Le Petit Prince est un conte poétique et philosophique écrit par Antoine de Saint-Exupéry, publié pour la première fois aux États-Unis en 1943, alors que Saint‑Exupéry est en exil à New York pendant la guerre. C'est une commande de ses éditeurs américains.  L'histoire d'une publication Il paraît simultanément en français et en anglais. La première version est écrite à la main. Le texte est destiné à la communauté française exilée, comme lui aux Etats-Unis, mais aussi au public anglo-saxon. Le livre a été un véritable succès de librairie.  Il est publié en France après la disparition de l'auteur, en 1946, après la fin de la Seconde Guerre mondiale. En effet, le livre n'avait pas pu être publié dans la France occupée. Le roman est alors très populaire, Saint-Exupéry étant considéré comme un héros par la population. Près de 700 traductions du Petit Prince C'est à Soleure, en Suisse que Jean-Marc Probst conserve son trésor : des dizaines de milliers d'objets autour du Petit Prince parmi lesquelles toutes les traductions du Petit Prince dans toutes les langues. L'œuvre de Saint-Exupéry est le livre le plus traduit après la Bible et l'œuvre littéraire la plus traduite dans le monde. Jean-Marc Probst a pour objectif « que chacun puisse avoir accès à ce texte dans sa langue maternelle. Nous avons effectué par exemple une traduction en changana, une langue du mozambique grâce au concours de l'Alliance française ».   D'autres traductions en tzonga (une langue principalement parlée en Afrique du Sud et au Mozambique) et en moré ont également été effectuées.  Une traduction en aymara, une langue parlée dans une zone entre le Pérou, la Bolivie, le Chili et l'Argentine a également permis à deux millions de locuteurs de lire Le Petit Prince dans leur langue. Une histoire universelle et un récit d'apprentissage L'histoire débute lorsqu'un aviateur, tombé en panne dans le désert, rencontre un étrange enfant venu d'un autre astéroïde : le Petit Prince. Au fil de leurs échanges, le garçon lui raconte sa vie sur sa petite planète, sa rose, et son voyage à travers différents astéroïdes où il rencontre des « grandes personnes » aux comportements absurdes (roi, vaniteux, buveur, businessman, etc.). À travers un langage simple et des images poétiques, le livre aborde des thèmes profonds : l'amitié, l'amour, la solitude, la perte, le regard d'enfant opposé sur le monde des adultes. C'est une œuvre qui semble destinée aux enfants, mais qui parle aussi au cœur des adultes, rappelant l'importance de l'imagination, de la sincérité et des liens que l'on crée avec les autres.    Invités: - Alban Cerisier, spécialiste d'Antoine de Saint-Exupéry, historien de l'édition et archiviste aux éditions Gallimard. Il a coordonnée la parution du manuscrit original, en fac-similé bien, qui vient de sortir aux éditions Gallimard.  - Jean-Marc Probst, « collectionneur » du Petit Prince. Il est à l'origine du musée du Petit Prince qui a ouvert à Soleure, en Suisse. Programmation musicale :  L'artiste Tété avec le titre « Vertige du seum ».

Maintenant, vous savez
Pourquoi la consommation de cocaïne explose-t-elle en France ?

Maintenant, vous savez

Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 5:23


Un adulte sur dix en France a déjà consommé de la cocaïne au cours de sa vie, selon la dernière étude de l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives. En vingt ans, la consommation a été multipliée par neuf, faisant de la France le septième pays européen le plus consommateur. La Colombie, la Bolivie et le Pérou n'ont jamais autant produit : selon l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime, nous sommes passé de 1 134 tonnes en 2010 à 2 700 tonnes en 2022. Résultat, les prix baissent, les réseaux se structurent et les modes de distribution se transforment radicalement. Comment peut-on expliquer une telle hausse ? La cocaïne n'est-elle pas censée être une drogue de bourgeois ? La cocaïne rend-elle vraiment plus performant ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Joanne Bourdin. À écouter aussi : Comment les drogues et l'alcool influencent-ils nos comportements sur la route ? Comment tombe-t-on dans l'addiction ? Cocaïne : la France serait-elle de plus en plus consommatrice ? Retrouvez tous les épisodes de ⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠"Maintenant vous savez".⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠ Suivez Bababam sur ⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Instagram⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Journal d'Haïti et des Amériques
Le virage pro-israélien du Honduras

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Mar 20, 2026 30:00


Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2026, le nouveau président du Honduras, le conservateur Nasry Asfura multiplie les gestes et appels en direction d'Israël. Il est allé rencontrer Benyamin Netanyahu, a signé un accord pour lutter contre l'antisémitisme et a même annoncé le retrait de son pays de ce que l'on appelle le groupe de La Haye, un groupe de pays qui envisageaient des sanctions contre Israël à cause de la guerre à Gaza. Le président affiche, donc, un soutien clair à Israël et cela représente un revirement total par rapport à la politique du gouvernement précédent au Honduras. Notre correspondante, Marie Griffon, est allée voir ce qu'en pensent les communautés juives et palestiniennes du pays.   Le départ des soldats kényans d'Haïti 215 Kényans ont atterri à Nairobi en début de semaine, nous apprend le Miami Herald. Vendredi, ce sont des militaires originaires des Bahamas et de Jamaïque qui sont partis. Quelques officiers kényans vont rester en Haïti afin, précise le journal, d'assurer la transition avec la Force de suppression des gangs censée se déployer en avril. À l'heure des adieux, Le Nouvelliste se demande quel bilan tirer de la contribution des Kényans. Le quotidien rappelle à quel point la tâche qui a été confiée à ces soldats était difficile : « tenter d'aider un pays qu'ils découvraient, dans une langue qu'ils ne maîtrisaient pas » ; travailler aux côtés de la PNH qui ne voulait pas vraiment d'eux, « avec moins de la moitié des effectifs annoncés, sous-financés, sous-équipés ». Le Nouvelliste salue « le courage des Kényans », « seul pays à avoir dit oui pour prendre la tête de la Mission multinationale d'appui à la sécurité ». Le quotidien réclame une cérémonie d'hommage car même s'ils « n'ont pas remporté de grandes batailles dans la guerre contre l'insécurité ou pour la libération de nos territoires perdus », « les Kényans ont versé leur sang pour défendre des Haïtiens (...) Trois d'entre eux ont été tués sur notre champ de bataille ». « Ils ont fait l'essentiel en aidant à contenir le déferlement de violence qui engloutit Haïti », insiste Le Nouvelliste.   Le procès de l'assassinat de Jovenel Moïse se poursuit à Miami Les révélations sur les lacunes de l'enquête se multiplient. Comme le rapporte le Miami Herald qui suit les audiences, les armes qui ont été saisies sur place au lendemain du 7 juillet 2021, n'ont été confiées au laboratoire du FBI qu'un an et demi plus tard. Les avocats des quatre hommes jugés en ce moment à Miami n'ont pas manqué de le relever. Que s'est-il passé pendant ces 18 mois ? Où étaient ces armes ? Certaines d'entre elles, ainsi que des balles, étaient conservées dans des sacs plastiques non scellés, ont-ils souligné. La veille, un autre agent du FBI avait été bousculé par la défense au sujet de l'absence de relevés d'empreintes et de prélèvements ADN sur la scène de crime.   En Géorgie, une femme de 31 ans est poursuivie pour meurtre. Selon la police, elle aurait essayé d'avorter chez elle Alexia Moore s'est rendue aux urgences fin décembre 2025 car elle souffrait de violents maux de ventre. Elle a accouché d'une petite fille extrêmement prématurée qui est morte dans l'heure suivant sa naissance, raconte le Washington Post. D'après la police, Alexia Moore aurait pris des comprimés de Misoprostol pour interrompre sa grossesse, ainsi que des anti-douleurs. C'est la première fois qu'une femme est poursuivie pour meurtre après un avortement, depuis que la Géorgie n'autorise les IVG qu'au cours des six premières semaines de grossesse, précise le quotidien. Ça a déjà été le cas dans d'autres États mais jusqu'à présent, aucune procédure n'a abouti.   Au Mexique, des mineures meurent des suites d'une grossesse L'an dernier (2025), 85 enfants et adolescentes enceintes sont mortes au Mexique, d'après des chiffres officiels consultés par le quotidien. C'est 17% de tous les décès maternels. «Derrière chaque chiffre, il y a des histoires qui se terminent trop tôt, des corps qui n'étaient pas prêts et qui n'ont pas résisté, et un système qui intervient trop tard », écrit Milenio. Les grossesses adolescentes sont généralement très risquées et le problème, explique le quotidien, c'est que ces mineures ne sont pas prises en charge à temps. « On n'est sollicités que quand le bébé va naître ou quand la mère souffre d'une complication tellement grave qu'elle doit être hospitalisée », raconte le directeur d'un hôpital spécialisé dans la prise en charge des grossesses à risques, interrogé par Milenio. Un médecin qui réclame plus de prévention et un meilleur suivi des mineures enceintes.   «Propaganda machine», enquête de Forbidden stories sur comment les services de renseignement russes ont tenté d'influer sur la présidentielle bolivienne Notre dossier du jour est consacré à la propagande russe en Amérique latine. Le renseignement a étendu ses opérations d'influence récemment, via notamment un groupe surnommé la Compagnie. Il agit dans différents pays du continent, dont la Bolivie. Les services russes y ont installé un réseau avant et après les élections de l'an dernier, pour œuvrer à la réélection du président sortant. Pari perdu. Mais c'est un bon exemple de la manière dont fonctionne la machine de propagande. « Propaganda machine », c'est le titre d'une enquête de Forbidden stories dont nous parle Sofia Alvarez Jurado interrogée par Joris Zylberman.   Le journal de la 1ère 2026 sera-t-elle une « année record » en tonnage d'algues sargasses venant s'échouer sur les côtes caribéennes ?

Journal d'Haïti et des Amériques
À Cuba, une timide ouverture économique déjà critiquée

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Mar 17, 2026 30:00


Sous pression des États-Unis, qui imposent un blocus énergétique sur l'île, le gouvernement cubain a annoncé ouvrir l'île aux investissements de membres de la diaspora dans le secteur privé. Une mesure dont l'impact est difficile à évaluer et qui est déjà critiquée par des économistes et par les exilés cubains. Cuba a de nouveau été totalement privée d'électricité lundi (16 mars 2026), pour la sixième fois en moins d'un an et demi. Ce même jour, sans en préciser les modalités, Donald Trump a affirmé devant la presse vouloir « prendre Cuba » : « C'est un pays en faillite. Ils n'ont pas d'argent. Ils n'ont pas de pétrole. Ils n'ont absolument rien. Je pense que Cuba est à bout de souffle. Toute ma vie, j'ai entendu parler des États-Unis et de Cuba. Quand les États-Unis vont-ils passer à l'action ? Je crois sincèrement que j'aurai l'honneur, l'immense honneur, de m'emparer de Cuba. D'une manière ou d'une autre. Que je la libère ou que je la prenne. Je pense que je peux en faire ce que je veux. C'est une nation très affaiblie en ce moment », a assuré le président des États-Unis, qui impose un blocus énergétique contre Cuba, en plus de l'embargo en vigueur depuis 1962. Vendredi (13 mars), le président cubain a confirmé des discussions avec Washington. Alors que la colère grandit sur l'île, le régime a dévoilé une mesure présentée comme une ouverture économique : la possibilité, pour les Cubains vivant à l'étranger, d'investir ou de créer des entreprises privées à Cuba. Cette annonce a été faite par le ministre du Commerce extérieur et de l'Investissement étranger, Oscar Perez-Oliva Fraga, sur la chaîne d'État Canal Caribe. La presse officielle parle d'une « actualisation du modèle économique » du pays et de « nouvelles opportunités pour les Cubains de l'étranger ». Mais au sein de la diaspora, le scepticisme domine. La chaîne états-unienne CNN estime que « cette proposition ne devrait guère apaiser les Cubains-Américains qui réclament davantage de libertés politiques, et une ouverture économique totale ». Dans le Miami Herald, le député républicain d'origine cubaine Carlos Gimenez lance : « Si vous êtes fous, allez-y, allez investir à Cuba », assurant que les dirigeants communistes sont « des voleurs qui veulent juste s'enrichir ». L'économiste Pedro Monreal, cité par 14ymedio, estime que cette réforme « pourrait créer de nouvelles inégalités au sein du secteur privé » entre résidents cubains et investisseurs de la diaspora. À écouter aussiCuba, prochaine cible de Donald Trump ? Les Cubains crient leur colère sur les murs du pays Malgré les risques d'arrestation, certains Cubains affichent leur mécontentement contre le pouvoir en place en écrivant sur les murs du pays. El Estornudo publie une série de photos de graffitis, prises ces derniers mois, sur lesquels on peut lire : « À bas la dictature de Díaz-Canel », ou encore « Liberté ». Un homme de 57 ans, originaire de l'est du pays, témoigne anonymement auprès du site d'information : « J'ai écrit tout seul, au petit matin, "Dictateurs" et "À bas le communisme". » Arrêté puis emprisonné, il est aujourd'hui en liberté conditionnelle et préfère donc taire son identité. D'après le site d'information indépendant, les forces de l'ordre arrivent de plus en plus tôt pour « photographier les messages », « relever les empreintes » et « recouvrir de chaux » les inscriptions avant que les habitants sortent de chez eux. Mais des messages anti-régime continuent d'apparaître « dans l'espace public à travers tout le pays », assure El Estornudo, qui conclut : « Ils peuvent repeindre les murs, mais la colère de ceux qui écrivent ne disparaîtra pas d'un trait de pinceau. » Chili : les limites du plan anti-immigration du nouveau président Le nouveau président d'extrême droite chilien José Antonio Kast s'est affiché lundi à la frontière avec le Pérou pour lancer son plan contre l'immigration irrégulière. Alors que son voisin argentin Javier Milei a beaucoup utilisé l'image de la tronçonneuse, José Antonio Kast choisit lui celle d'une pelleteuse. Devant les caméras de la presse et tandis qu'un fossé est en train d'être creusé au milieu du désert, sur les hauts plateaux des Andes, il a assuré vouloir « utiliser les pelleteuses pour [...] retrouver [notre] souveraineté, qui a été endommagée par l'immigration irrégulière ». Ces « barrières physiques », censées empêcher le passage de migrants à pied, doivent être construites en l'espace de trois mois et seront complétées par des radars et davantage de forces de l'ordre. Interrogé par la chaîne Canal Trece sur le fait qu'il n'ait pas expulsé les 300 000 migrants en situation irrégulière avant son investiture, il répond : « On ne peut pas expulser 300 000 personnes en un jour, mais on envoie un message. » Le site Ex-Ante souligne toutefois les obstacles à l'exécution de son plan : la frontière du Chili avec le Pérou et la Bolivie est longue de plus de 1 000 kilomètres. De plus, les passeurs contournent les obstacles et les contrôles en modifiant leurs itinéraires. La presse chilienne rappelle, de plus, que les arrivées de migrants ont déjà fortement diminué ces dernières années. Haïti : la FRG déployée à partir du 1er avril La nouvelle Force internationale de répression des gangs (FRG) devrait entamer son déploiement à partir du 1er avril 2026, ont annoncé les autorités de la République dominicaine, précise Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse. Forte de 5 500 hommes, la FRG a été créée en octobre 2025 mais n'est officiellement pas encore déployée.  Au Chili, des ressortissants haïtiens dénoncent de graves difficultés d'accès aux services administratifs de l'ambassade d'Haïti à Santiago. Ils affirment devoir payer pour des passeports, certificats ou d'autres services consulaires, sans pouvoir jamais obtenir les documents demandés, d'après l'organisation haïtienne Comunidad Haitiana en Chile, lit-on également sur le site d'Alterpresse. Venezuela : la jeunesse se mobilise contre le pouvoir chaviste Au Venezuela, la même tendance politique dirige le pays depuis maintenant 26 ans. Toute une génération n'a donc connu au gouvernement que le chavisme, cette idéologie politique héritée du défunt président Hugo Chavez (1999-2013). Une génération qui a vu son pays décliner, du point de vue économique comme du point de vue démocratique. Depuis le 3 janvier 2026, les jeunes opposants reprennent de la voix et cherchent à se faire entendre. La correspondante de RFI à Caracas, Alice Campaignolle, est allée à leur rencontre. Dans le journal de La 1ère... En Guadeloupe, une seule candidate tête de liste serait en position de l'emporter à l'issue du second tour des élections municipales, rapporte Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

Les Nuits de France Culture
Arcanes de la vie de Che Guevara

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 35:19


durée : 00:35:19 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - En 1970, trois seulement après l'exécution d'Ernesto Che Guevara en Bolivie, Roger Pillaudin interrogeait Jean-Jacques Nattiez, auteur d'une biographie du Che, sur la vie mouvementée et l'action politique du leader révolutionnaire, devenu une icône internationale. - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat

Un jour dans le monde
Bolivie : l'argent tombé du ciel sème la confusion

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 3:42


durée : 00:03:42 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Après le crash d'un avion militaire près de La Paz, des millions de billets se sont retrouvés dispersés dans la nature. Des riverains s'y sont précipités pour les récupérer, avant que la Banque centrale n'en invalide la série, au grand désespoir de la population. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
Bolivie : l'argent tombé du ciel sème la confusion

InterNational

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 3:42


durée : 00:03:42 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Après le crash d'un avion militaire près de La Paz, des millions de billets se sont retrouvés dispersés dans la nature. Des riverains s'y sont précipités pour les récupérer, avant que la Banque centrale n'en invalide la série, au grand désespoir de la population. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Journal d'Haïti et des Amériques
Zones d'ombre après la tentative «d'infiltration» d'un bateau à Cuba

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Feb 27, 2026 29:54


Après que quatre hommes ont été tués mercredi (25 février 2026) par les garde-côtes cubains, et six autres arrêtés à bord d'une vedette venue de Floride, La Havane a dénoncé une tentative d'infiltration terroriste planifiée depuis les États-Unis. D'origine cubaine, les passagers du bateau étaient, pour plusieurs d'entre eux, des opposants affichés au régime communiste, mais de nombreuses interrogations persistent encore autour de l'affaire. Une veillée en hommage aux quatre hommes tués par les garde‑côtes cubains a été organisée jeudi soir (26 février 2026) devant le plus célèbre restaurant cubain de Miami, le Versailles, rapporte le Miami Herald. Un petit rassemblement, avec quelques banderoles accusant Miguel Díaz‑Canel, le président cubain, d'être un assassin et un terroriste. Certains participants scandent «Libertad, Libertad» («Liberté»), raconte le quotidien de Floride, l'État américain d'où est partie plus tôt cette semaine la vedette arraisonnée par les autorités cubaines. Selon La Havane, dix hommes se trouvaient à bord, armés, et auraient ouvert le feu sur les agents cubains. Tous étaient originaires de l'île, mais deux d'entre eux avaient aussi la nationalité états-unienne, a précisé jeudi le département d'État américain. Des opposants au régime cubain Le Washington Post a parlé au frère de l'un des passagers arrêtés par les autorités cubaines. Amijail Sanchez était « obsédé » par l'idée de libérer Cuba, dit-il, et avait appelé ses parents sur l'île pour leur annoncer qu'il s'apprêtait à les rejoindre. Ils ont tenté de dissuader leur fils, en vains. D'après les proches d'autres membres de l'équipage, contactés par la presse américaine, les hommes étaient bien des opposants au régime communiste, mais étaient «peu ou mal entraînés», rapporte encore le Washington Post. De nombreuses zones d'ombre persistent, relève de son côté le New York Times. L'équipe à bord était‑elle composée « de militants indépendants au plan mal ficelé ? », s'interrogent les correspondantes du journal en Floride. Ou bien s'agissait‑il « d'un piège soigneusement tendu par le gouvernement cubain en pleine période de tension avec les États‑Unis ? » Un détail retient particulièrement l'attention du quotidien : le cas de Roberto Azcorra Consuegra, 31 ans, réfugié aux États‑Unis et initialement cité par La Havane comme membre de l'équipage, alors qu'il se trouve toujours en Floride. Le gouvernement cubain a finalement retiré son nom de la liste. « Le régime ment », réagit le site El Toque, opposé au pouvoir castriste. Roberto Azcorra estime auprès du New York Times qu'il ne croit pas à une simple erreur de la part des autorités cubaines : « Soit elles m'ont confondu avec quelqu'un, soit elles pensaient que j'allais participer. » Pas de réaction de Donald Trump Alors que Cuba fait face à un blocus énergétique imposé par les États‑Unis et que les habitants manquent de tout, la presse officielle cubaine dénonce « six décennies » de « terrorisme en mer » et de « guerre sale ». Granma, l'organe  du Parti communiste, dresse la liste d'opérations passées : « Des agressions […] perpétrées par des groupes anticubains entraînés et financés aux États‑Unis », écrit le journal. En Floride, des élus républicains d'origine cubaine s'indignent que Donald Trump n'ait toujours pas commenté l'affaire et appellent à sanctionner La Havane, dans les colonnes du Miami Herald. Le quotidien avance un élément d'explication à la prudence américaine : des diplomates des États‑Unis auraient rencontré mercredi (25 février 2026), en marge du sommet des États de la Caraïbe, le petit‑fils de Fidel Castro pour discuter de l'avenir de Cuba. Nouvelle escalade des tensions commerciales entre Colombie et Équateur Plus au sud, les tensions commerciales s'accentuent entre la Colombie et l'Équateur. Les droits de douane sur les produits colombiens entrant en Équateur passeront dimanche de 30% à 50%, rapporte El Universo. Quito accuse Bogotá de ne pas lutter suffisamment contre l'insécurité et le trafic de drogue et affirme que le dialogue est rompu. Les médicaments et l'énergie sont les produits dont les prix risquent le plus d'augmenter pour les Équatoriens, précise La República. De l'autre côté de la frontière, El Espectador s'inquiète : « Jusqu'où ira cette guerre commerciale ? » Le journal colombien dénonce « le populisme » du président équatorien Daniel Noboa. En difficulté et sans résultats probants dans sa lutte contre le narcotrafic, il « prend la Colombie pour bouc émissaire », estime El Espectador dans son éditorial. Au Mexique, le foot ancestral renaît avant le Mondial 2026 Alors que le Mexique s'apprête à accueillir dans une situation sécuritaire précaire plusieurs matchs du mondial de football en juin 2026, un sport bien plus ancien refait surface : le Juego de pelota, ancêtre méso‑américain du football moderne. Pratiqué depuis des millénaires par les civilisations préhispaniques, ce jeu traditionnel connaît aujourd'hui un regain d'intérêt, notamment parmi les jeunes Mexicains qui souhaitent renouer avec leurs racines, raconte la correspondante de RFI à Mexico, Marine Lebègue. Ilse Morales est la vice‑présidente de l'association de l'équipe universitaire de juego de pelota qui s'entraîne à l'UNAM (Université autonome du Mexique) tous les mardis. « L'objectif du jeu est de donner des coups avec la hanche. C'est très spécifique, et on ne peut pas utiliser d'autres parties du corps, parce que la balle est très lourde, elle doit peser entre deux et trois kilos. Elle est fabriquée avec la sève durcie de l'arbre à caoutchouc. La hanche est l'un des os les plus solides du corps humain, elle peut supporter l'impact d'une balle de trois kilos », explique-t-elle. Aujourd'hui, ce sport ancestral répond à deux objectifs : préserver un héritage culturel et offrir aux jeunes Mexicains une manière d'affirmer leur identité, à l'heure où le pays se prépare à redevenir une vitrine mondiale du football. Si les sacrifices rituels du passé ont disparu, le jeu lui, reste profondément ancré dans la culture du pays : la présidente Claudia Sheinbaum y a même fait référence lors du tirage au sort de la FIFA pour le Mondial 2026. En Bolivie, des taxis 100 % féminins pour lutter contre le sexisme À El Alto, dans la banlieue de La Paz, est née la ligne Lila, une association de taxis conduite exclusivement par des femmes. Notre correspondant Nils Sabin est allé à leur rencontre. Damasia Coro Bedia fait partie de ces femmes. « Mon histoire est assez triste : quand je me suis séparée du père de mes enfants, je me suis retrouvée avec les pires difficultés pour nourrir correctement mes enfants. Face à cette situation, je me suis tournée vers la ligne Lila. » C'était il y a trois ans. Au bord du gouffre, elle pousse la porte du CEMUPE, une organisation qui propose des formations pour aider les femmes à trouver un emploi, et qui a créé l'association de taxi Lila. « Elles m'ont reçue les bras ouverts. Grâce à elles, j'ai appris à conduire et aujourd'hui, j'arrive enfin à m'en sortir et à satisfaire les besoins de mes enfants. » À sa création, en 2020, la ligne Lila comptait sept conductrices. Elles sont désormais une quarantaine, dont la moitié travaille chaque jour comme taxi. L'un des buts de l'association est de garantir une indépendance financière à ses membres. Mais la ligne Lila offre aussi un espace protégé, pour échapper (un peu) au sexisme systémique qui sévit en Bolivie, notamment dans les autres associations de taxis ou de minibus.   Dans le journal de La 1ère... En Guadeloupe, l'affaire des « dépouilles oubliées » prend une ampleur inattendue, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

Journal d'Haïti et des Amériques
En Bolivie, le gouvernement se mobilise contre la pédocriminalité

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 30:00


En Bolivie, une commission contre l'impunité en matière de délits sexuels contre les mineurs doit se mettre au travail début mars 2026, trois ans après que le pays a été secoué par une affaire au sein de l'Église catholique. Mais la méthode choisie laisse certaines victimes sceptiques. Le scandale éclate en avril 2023 quand El Pais publie des extraits du journal intime d'un prêtre, le père Pica. Il y reconnaît avoir agressé 85 enfants entre 1972 et 2000, essentiellement quand il était directeur d'un pensionnat jésuite à Cochabamba, dans le centre de la Bolivie. Mais ce n'est qu'en septembre 2025 que deux dirigeants de la Compagnie de Jésus sont condamnés par la justice bolivienne à un an de prison chacun pour avoir couvert ces crimes. C'est bien peu, se désolent alors les victimes. D'autant que le père Pica, lui, est mort en 2009. Durcir les peines est l'un des objectifs de la commission, indique Marine de La Moissonnière, du service International de RFI. Celle-ci va enquêter sur tous les cas d'agressions sexuelles contre des mineurs qui n'ont pas été jugés ou qui sont prescrits pour comprendre ce qui s'est passé, si certaines personnes ont volontairement traîné des pieds ou détourner le regard.   Des victimes vigilantes Mais en face, les victimes ne sont pas très enthousiastes. Elles sont échaudées par de précédentes initiatives, de précédents cas comme celui du père Lucho Roma, un autre prêtre espagnol qui a abusé de dizaines d'enfants en Bolivie. L'Église a enquêté longuement mais n'a rien fait de ses sombres découvertes. Le parquet, lui, avait classé l'affaire faute, soi-disant, de retrouver des victimes. « La Compagnie de Jésus s'est dotée de lignes d'écoute et de dispositifs pour recueillir la parole de victimes. Mais tout cela n'a débouché que sur davantage d'impunité, reproche Wilder Flores, président de l'association La Communauté bolivienne des survivants, interrogé par Carlos Pizarro, de la rédaction en espagnol de RFI. Souvent, ce genre de commissions, c'est juste "beaucoup de bruit pour rien". On peut même parler d'un engagement de façade. Donc on va être très vigilants. On espère vraiment que cette commission n'a pas été créée pour mettre tout sous le tapis. » En ce qui concerne la perpétuité, Wilder Flores y est favorable. Mais selon lui, les complices des auteurs d'agressions sexuelles sur des enfants devraient, eux aussi, être passibles de cette peine. Il appelle tous les Boliviens ayant connaissance de cas de pédophilie, à parler. Mais selon lui, il faut qu'ils s'adressent directement à la justice, pas aux autorités ecclésiastiques.   Au Venezuela, des chavistes rongés par le doute Au Venezuela, la loi d'amnistie promise il y a trois semaines par la présidente par intérim Delcy Rodriguez a été promulguée hier, quelques minutes après avoir été adoptée à l'unanimité par les députés. Mais les journaux se font l'écho des réserves émises au sujet de cette amnistie, et notamment celles de l'opposant Juan Pablo Guanipa. Pour lui, le texte promulgué « est un document frauduleux qui cherche à faire chanter de nombreux Vénézuéliens innocents et qui exclut plusieurs frères qui sont encore injustement derrière les barreaux ». C'est ce qu'il a déclaré dans un communiqué que relaie La Patilla. Pendant ce temps, certains partisans du régime chaviste sont rongés par le doute, près de deux mois après l'enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores. C'est à lire cette fois dans TalCual. Deux femmes employées dans un ministère qui discutent à voix basse dans un café de Caracas. Elles disent être des révolutionnaires très honorables. Ce qui ne les empêche pas de se poser mille questions : « Se pourrait-il qu'il y ait eu trahison ? Qui aurait pu être le traître ? Et Delcy, de quel côté est-elle ? » Beaucoup d'autres citoyens qui sont ou étaient chavistes, trouvent les événements récents étranges, paradoxaux, écrit TalCual. Alors ils doutent, même si on leur a dit que douter, c'était trahir. Il y a ceux aussi qui se demandent si Nicolas Maduro était vraiment le meilleur dirigeant pour le pays. C'est le cas de Perla, qui se souvient de la joie qu'elle avait ressentie lors de l'élection d'Hugo Chavez en 1999. Et sa déception après celle de Nicolas Maduro. Pour Perla, cette élection a été le début des désastres : l'inflation, les pénuries, la faim... Et en ce qui la concerne, la dépression. Un matin de 2021, Perla n'a pas réussi à sortir de son lit. Elle a démissionné et elle s'est consacrée à ses enfants et sa communauté. Aujourd'hui, cinq ans plus tard donc, la seule chose qui la rend heureuse, c'est cette libération des prisonniers politiques.   La loi préférée de l'ICE Aux États-Unis, les policiers de l'immigration ont ressorti des oubliettes une loi qui leur permet de placer en détention des citoyens états-uniens. C'est l'article 18 USC 111, qui interdit d'agresser, de résister, de s'opposer, d'entraver ou d'intimider un agent fédéral dans l'exercice de ses fonctions. Les agents de l'ICE l'invoquent à tour de bras à Minneapolis, Chicago ou Los Angeles, toutes ces villes où les habitants s'organisent face aux opérations d'expulsion. C'est à lire sur le site de CNN qui consacre une longue enquête à ce sujet. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, elle a été invoquée 580 fois. C'est 40% de plus que durant l'année précédente, lorsque Joe Biden était encore président. Le département de la Sécurité intérieure se justifie en affirmant que la violence contre ses agents est sans précédent. Mais sur 22 poursuites engagées en vertu de cet article 18 USC 111, 16 ont fini classées sans suite. Ce qui fait dire aux experts que l'administration Trump interprète la loi de manière extrêmement large, avec des conséquences inquiétantes pour la liberté d'expression et le droit de manifester. Sur le site du New Yorker, enfin, vous lirez l'histoire de Manuela et Ivan. L'histoire de deux immigrés équatoriens vivant dans le Queens, à New York, qui s'est effondrée quand Ivan a été arrêté par l'ICE. C'était à 7h49 le matin du 27 janvier. Une histoire singulière, dramatique, et désormais tristement banale.   Eau en sachets en Haïti : attention danger En Haïti, confronté à la violence des gangs et à une insécurité alimentaire chronique, un autre danger pèse sur la population : l'eau contaminée. Une enquête du ministère du Commerce et de l'Industrie a révélé que près de 92% des eaux consommées en Haïti, surtout l'eau vendue en sachets, sont contaminées aux bactéries coliformes, qui indiquent une présence de matières fécales. Mais à Port-au-Prince, l'eau en sachets se vend toujours. Depuis l'enquête, aucune mesure concrète n'a été annoncée, alors que les professionnels de la santé continuent d'alerter sur les risques pour la population. Reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama.

Choses à Savoir
Pourquoi le Brésil et l'Argentine s'appellent-ils ainsi ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Feb 1, 2026 2:25


Aujourd'hui, partons à la découverte de deux géants d'Amérique du Sud, dont les noms racontent des histoires de convoitise, d'illusion… et de promesses brillantes : le Brésil et l'Argentine.Commençons par le Brésil.Nous sommes au début du XVIe siècle. Les navires portugais longent une côte immense, encore inconnue des Européens. Pas d'or à l'horizon. Pas de cités étincelantes. Mais un arbre. Un simple arbre, à l'écorce sombre, qui cache un secret précieux. Lorsqu'on le coupe, sa sève libère une teinture rouge intense, proche de la couleur des braises.Cet arbre s'appelle le pau-brasil.À l'époque, en Europe, les teintures rouges sont rares, chères, et extrêmement recherchées pour colorer tissus et vêtements nobles. Très vite, ce bois devient une marchandise stratégique. Des cargaisons entières traversent l'Atlantique. La région n'est plus seulement une terre lointaine. Elle devient la « Terre du bois de braise » : Terra do Brasil.Peu à peu, le produit donne son nom au territoire. Ce n'est pas un roi, ni un peuple, ni un mythe fondateur… mais une ressource naturelle qui baptise le pays. Le Brésil est ainsi l'un des rares États modernes dont le nom provient directement d'un objet de commerce.Un pays nommé d'après un arbre. Comme si, dès sa naissance, son destin était lié à l'exploitation de ses richesses.Cap maintenant vers le sud, et vers un autre rêve : celui de l'argent.Lorsque les explorateurs espagnols atteignent l'estuaire d'un immense fleuve, ils entendent parler de montagnes lointaines regorgeant de métaux précieux. Des rumeurs circulent. Des peuples évoquent des régions où l'on trouve de l'argent en abondance. En latin, l'argent se dit argentum.Les Européens baptisent le fleuve Río de la Plata : le fleuve de l'argent.Et bientôt, les terres alentours héritent du même imaginaire. Elles deviennent l'Argentine : littéralement, « le pays de l'argent ».Ironie de l'histoire : les grandes mines d'argent ne se trouvent pas réellement dans l'Argentine actuelle, mais surtout en Bolivie. Pourtant, le nom est resté, figé dans les cartes et les esprits.Deux pays, deux noms, nés de la même pulsion : l'espoir de richesse.Le Brésil, enfant d'un arbre rougeoyant.L'Argentine, fille d'un métal fantasmé.Des noms qui rappellent que, bien souvent, la géographie du monde s'est dessinée au rythme des désirs humains… bien avant celui des frontières. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Grand reportage
«Le supplément du dimanche» du 18 janvier 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jan 18, 2026 48:30


Le Laos et la Bolivie au sommaire du supplément du Grand reportage. Direction le Laos avec Jean-Pierre Fage, sur l'une de ces nouvelles routes de la soie lancées tel un filet sur le monde par la Chine. C'est en 2013 que le président Xi Jinping lance la nouvelle initiative, la bonne idée d'influence sur ses voisins et au-delà. En 2è partie : une montagne qui s'effondre sur elle-même, minée depuis des siècles, par l'exploitation de filons prometteurs, le Cerro Rico en Bolivie, avec Nils Sabin. Laos: sur la voie des investissements chinois  Au Laos, la Chine est devenue le premier investisseur, mais aussi le principal créancier du pays. Un des effets des tentaculaires Routes de la Soie développées par Pékin. Plus de 140 pays, plus de 4 milliards d'habitants sont maintenant concernés par ces coopérations avec le géant asiatique. Une conquête chinoise à bas bruit, antérieure à l'expansionnisme claironnant de Donald Trump.  Le petit Laos et sa large dette est pris dans cette dynamique, où s'affiche le train à grande vitesse Vientiane / Kunming. Et cela transforme en profondeur le paysage socio-économique du pays. Un Grand reportage de Jean-Pierre Fage qui s'entretient avec Jacques Allix.   Cerro Rico en Bolivie: la montagne minée par l'argent Dans le sud de la Bolivie, le Cerro Rico est une montagne surexploitée. Creusée depuis 480 ans pour ses ressources minières : argent, étain, plomb ou zinc. Ses mines ont enrichi l'empire espagnol et toute l'Europe pendant l'époque coloniale et tout le secteur de la ville de Potosi est classé patrimoine mondial de l'Unesco. La montagne est devenue un gruyère. Elle menace de s'effondrer sur elle-même. Mais difficile de vraiment calmer le jeu, tant les mines sont essentielles à l'emploi et l'économie. Un Grand reportage de Nils Sabin qui s'entretient avec Jacques Allix.

Grand reportage
Cerro Rico en Bolivie : la montagne minée par l'argent

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 19:30


Dans le sud de la Bolivie, le Cerro Rico est une montagne surexploitée. Creusée depuis 480 ans pour ses ressources minières : argent, étain, plomb ou zinc. Ses mines ont enrichi l'empire espagnol et toute l'Europe pendant l'époque coloniale et tout le secteur de la ville de Potosi est classé patrimoine mondial de l'Unesco. La montagne est devenue un gruyère. Elle menace de s'effondrer sur elle-même. Mais difficile de vraiment calmer le jeu, tant les mines sont essentielles à l'emploi et l'économie. « Cerro Rico en Bolivie : la montagne minée par l'argent », un Grand reportage de Nils Sabin.