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Mathieu Roger, CEO d'Efor - De 0 à 400M€ en 13 ans. Les recettes du succès d'une pépite françaiseIl n'a fallu que 13 ans à Mathieu Roger son PDG et à son équipe pour devenir mondial. Comment ont-t-ils fait ? Quelques éléments de réponse dans cet épisode qui vous prouve s'il le fallait que l'on peut devenir entrepreneur, ne pas avoir d'argent et pourtant réussir à séduire des centaines de clients sur la planète en quelques années. Suivre Mathieu sur LinkedInSi cette nouvelle interview vous a plu, parlez-en autour de vous, notez 5 ⭐ le podcast (Spotify, Deezer, ApplePodcast...) et rédigez un avis.N'hésitez pas à m'écrire sur LinkedIn, à vous abonner à notre Newsletter hebdo et à notre nouvelle chaîne YoutubeToutes les Histoires d'Entreprises sont également disponibles sur histoiresentreprises.com et sur le site de bluebirds.partners, site de la communauté d'indépendants que j'anime et qui conseille ou remplace des dirigeants. Un podcast co-réalisé avec Agnès GuillardHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:04:23 - Le Polar sonne toujours 2 fois - par : Michel Abescat - Voici un excellent thriller d'Emmanuel Grand. Il faut élucider un meurtre commis au sein d'une puissante famille propriétaire d'un laboratoire pharmaceutique, avec tout ce qu'il faut de jalousies, de rivalités, d'ambitions et de secrets bien gardés. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs Avant son élection, le député René Lioret a été le directeur des opérations commerciales du laboratoire pharmaceutique Urgo. Un groupe à l'origine d'une vaste fraude à la loi anti-cadeaux dans le domaine de la santé, pour laquelle des pharmaciens sont actuellement jugés. Un article d'Antton Rouget publié dimanche 24 mai et lu par Christine Pâris. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire :Les ministres européens de l'énergie envisagent de relancer l'exploration de gisements de gaz et de pétrole malgré les risques environnementaux, dans un contexte de hausse des prix du pétrole due à la guerre en Iran.Au Royaume-Uni, le chef de l'opposition Keir Starmer souhaite nationaliser l'aciérie British Steel pour sauver 2700 emplois et la capacité de production d'acier indispensable aux infrastructures.Le groupe Partouche ouvre aujourd'hui son plus grand club de jeux à Paris, qui proposera notamment des tournois internationaux de poker, dans un contexte d'augmentation de l'offre de jeux d'argent en France.Malgré les tensions internationales, l'économie chinoise reste résiliente grâce à ses politiques industrielles efficaces, notamment dans les énergies renouvelables.Le secteur pharmaceutique, représenté par Moderna, connaît un regain d'intérêt en bourse, notamment grâce à ses travaux sur de nouveaux traitements anticancéreux.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Après avoir posé les bases d'une nouvelle approche pour évaluer la criticité des déviations… place au concret.Et pas n'importe comment : avec une IA.Oui, tu as bien entendu. Dans cette Pause Café, on vous montre comment transformer une méthode qualité en un outil opérationnel, capable de guider les équipes au quotidien.Pas une IA qui balance une réponse toute faite, mais un véritable assistant qui pose les bonnes questions, structure la réflexion et aide à prendre des décisions plus cohérentes.On découvre les coulisses de sa création : les essais, les erreurs, le travail de structuration, les choix de paramétrage… et surtout un point clé que beaucoup oublient : une IA ne vaut rien sans une méthode solide derrière.Ici, tout repose sur un fil conducteur construit depuis des années, qui rend l'outil fiable, reproductible et vraiment utile sur le terrain.Mais ce n'est pas tout. L'épisode ouvre aussi une réflexion plus large : et si l'IA n'était pas là pour remplacer l'humain, mais pour renforcer sa capacité d'analyse ?Et si c'était justement le levier pour standardiser les pratiques, gagner en maturité… et même construire des données plus fiables sur le long terme ?Un épisode tourné vers l'avenir de la qualité.Si tu t'intéresses à l'IA appliquée aux déviations, ou simplement à améliorer tes pratiques, celui-ci vaut clairement le détour.Voici le lien pour accéder à l'outil : https://chatgpt.com/g/g-69a7f945c5108191961b384711cbfc46-evaluation-de-la-criticitePromotion AQE
Et si prendre du recul était finalement la décision la plus stratégique que vous puissiez prendre cette année ?Je suis très heureuse de vous retrouver pour cet épisode de rentrée 2026, même si, vous l'aurez compris, cette rentrée arrive un peu plus tard que prévu.Nous sommes en mars, mais pour moi, c'est maintenant que l'année commence. L'arrivée d'un bébé m'a offert ce temps de recul précieux pour faire le point… et surtout poser des intentions pour la suite de Pharma minds.Dans cet épisode, je vous partage :◾️ Une petite rétrospective de l'année 2025 : Entre nouveaux formats, expérimentations et épisodes qui ont marqué un vrai tournant pour le podcast… ◾️ Le vrai enjeu éditorial aujourd'hui (et pourquoi il devient critique) : À l'heure des contenus “faciles”, comment continuer à produire quelque chose de réellement utile et différenciant ? ◾️ Les 3 décisions fortes qui vont orienter Pharma minds en 2026 : Des choix assumés, qui vont impacter à la fois les formats, la langue… et la manière de traiter les sujets ◾️ Un cap clair pour la suite : moins de volume, plus d'impact : Avec une ambition simple, mais exigeante : produire des contenus précis, qui aident à mieux comprendre les enjeux du secteurMerci pour votre fidélité, pour votre écoute, et pour tous les échanges que nous avons au fil des épisodes. C'est grâce à vous que Pharma minds continue de s'affiner et d'évoluer.--
Dans cet épisode 61, on replonge directement dans la suite de la réflexion amorcée précédemment… et autant dire qu'on passe un cap.Cette fois, on ne se contente plus de questionner la méthode d'évaluation des déviations, on commence à la reconstruire avec une approche beaucoup plus alignée avec l'ICH Q9.Et là, surprise : tout fait sens !Au fil de la discussion, on clarifie un point clé qui fait souvent dérailler les analyses sur le terrain : la gravité n'est pas négociable… mais tout se joue ensuite sur la probabilité que le risque se produise réellement.Une nuance simple en apparence, mais qui change complètement la manière d'évaluer une déviation.On parle aussi de détectabilité, de biais liés à l'historique, de fausses bonnes idées comme l'intégration des actions immédiates… et surtout de ce qui compte vraiment : adapter le niveau d'investigation au bon niveau de risque.C'est concret, parfois un peu technique, mais toujours ancré dans le réel avec des exemples qui parlent à tous ceux qui vivent des déviations au quotidien.Et comme souvent dans la Pause Café, on avance sans prétendre avoir toutes les réponses, mais avec une vraie volonté de rendre les pratiques plus logiques, plus robustes… et plus utiles.Un épisode qui va clairement faire évoluer votre manière de voir l'analyse de risque. Bonne écoute !PS : ah oui, c'est l'épisode suivant mais vous pouvez tester ce que ça donne sur chat GPT : https://chatgpt.com/g/g-69a7f945c5108191961b384711cbfc46-evaluation-de-la-criticiteHave fun !Promotion AQE
Au sommaire : Trois candidats encore en lice pour les élections à Paris, avec le retrait de Sarah Knafo et l'alliance de Pierre-Yves Bournazel avec Rachida Dati.Le procès en appel de Nicolas Sarkozy concernant le financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, avec de nouveaux témoins entendus.L'impact de la guerre en Iran sur l'industrie pharmaceutique, avec des retards d'approvisionnement et une hausse des coûts des matières premières.La démission de Joe Kent, principal conseiller en matière de contre-terrorisme de Donald Trump, en raison de son opposition à la guerre en Iran.Les obsèques d'Ali Larijani, président du conseil de sécurité iranien, tué dans une frappe israélienne.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans ce nouvel épisode de Cheminements, enregistré en live lors de la Journée Patient & Pharma, nous explorons les coulisses d'une collaboration fructueuse entre le monde associatif et l'industrie pharmaceutique. Loin des postures de principe, nos invitées nous expliquent comment elles ont bâti une relation durable pour répondre aux enjeux critiques des déficits immunitaires primitifs (DIP). De la lutte contre l'errance diagnostique à la sécurisation de l'accès aux immunoglobulines, découvrez comment l'écoute du "savoir expérientiel" des patients transforme concrètement le développement des solutions de santé et influence les politiques publiques.Les intervenants :Virginie Milière : déléguée générale de l'association IRIS (représentation et accompagnement des personnes atteintes de déficits immunitaires primitifs).Tania Aydenian : directrice du département Value-Based Partnerships chez Takeda.Les sujets abordés dans l'épisode :La genèse et l'évolution de la relation de confiance entre IRIS et Takeda malgré les restructurations industrielles.Les défis spécifiques des DIP : une errance diagnostique de 6 ans en moyenne et une dépendance aux médicaments dérivés du plasma.La différence entre un simple changement de conditionnement et une réelle innovation améliorant la qualité de vie des patients.L'importance de la transparence : savoir se dire les choses, même quand elles sont difficiles, pour avancer vers un objectif commun.La création de l'Alliance Plasma : un plaidoyer unique regroupant industriels et associations pour peser sur les décisions publiques.L'engagement humain au-delà du cadre professionnel, illustré par la participation des collaborateurs aux événements associatifs.Crédits :Écriture : Marguerite de RodellecProduction : MedShake StudioCet épisode à été enregistré durant la première édition de la Journée Patients & Pharma, un événement pour créer un véritable espace de dialogue entre représentants de patients et industrie qui a eu lieu le 4 décembre 2025, à la Maison A. Trocadéro. Chers auditeurs, je vous informe que d'autres épisodes exclusifs du podcast Cheminements ont été enregistrés en direct, pour donner la parole à des binômes patients / laboratoires qui sont venus raconter leurs collaborations, leurs défis, et parfois même… leurs histoires d'amour professionnelles. Alors si ce sujet vous parle, rejoignez-nous.Ressources :https://patientspharma.com/En ouvrant le dictionnaire, on apprend que "cheminement" désigne une progression graduelle, un mouvement, une avance graduelle.➡ Retrouvez tous les épisodes sur https://www.cheminements.co/❤️ Soutenez-nous gratuitement :Abonnez-vous !Laissez 5 étoiles et un avis sur Apple Podcasts ou Spotify ⭐Cheminements, le podcast santé des femmes, dans vos oreilles chaque semaine.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Nous entrons dans un monde “fluctuant”, plus variable et imprévisible, où les crises se rapprochent (climat, géopolitique, énergie, supply chain, santé mentale).Selon Olivier Hamant, une cause majeure est notre culte de la performance, devenue une logique d'optimisation permanente (atteindre l'objectif avec toujours moins de moyens).Tant que le monde était relativement stable et riche en ressources, cette sur-optimisation pouvait sembler efficace. Mais dans un contexte de pénuries et de tensions, les systèmes trop optimisés deviennent fragiles.Les chaînes d'approvisionnement longues, les dépendances à quelques pays ou fournisseurs craquent au moindre choc.Une réponse possible est la robustesse : construire des organisations capables de rester stables et viables malgré les fluctuations, grâce à des marges de manœuvre, de la redondance, de la diversité, de la relocalisation et des interdépendances réduites.Cette réponse n'abandonne pas toute performance, mais la remettre à sa place : utile dans des moments courts et critiques (urgence, intervention), dangereuse comme mode permanent.L'image de la fièvre résume l'idée : elle booste temporairement pour combattre la maladie, mais tue et détruit si elle dure.Cela implique un changement culturel : mettre la raison d'être avant le règlement, co-construire quelques principes clairs plutôt que multiplier les procédures.SI l'idée vous intéresse, on en parle en détaille dans cette interview !Pour aller plus loin, lisez les livres de Olivier :Antidote au culte de la performance (ne prend que 2-3h à lire) : https://www.gallimard.fr/catalogue/antidote-au-culte-de-la-performance/9782073047342L'entreprise robuste : https://www.odilejacob.fr/catalogue/environnement-developpement-durable/entreprise-robuste_9782415010942.phpBonne écoute !Promotion AQE
Aujourd'hui, Élina Dumont, intervenante sociale, Antoine Diers, consultant auprès des entreprises, et Charles Consigny, avocat, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Dans cet épisode 60, on replonge dans ces fameuses discussions qu'on adore, celles où on part avec une question toute simple en apparence et où, quinze minutes plus tard, on réalise qu'on est en train de secouer quelques piliers de la qualité.Au programme cette fois-ci : l'évaluation de la criticité des déviations.Pourquoi certaines cotations deviennent vite un casse-tête ?Pourquoi l'occurrence déclenche autant de débats sans fin ?Et surtout, est-ce qu'on ne ferait pas fausse route en mélangeant gravité, risque et impact ?À travers des situations très concrètes, on questionne notre manière d'évaluer les déviations : identifier le danger, reconnaître la gravité potentielle, puis analyser dans quelle mesure ce scénario peut réellement se matérialiser.Une discussion à la fois technique et un peu philosophique, comme toujours, qui risque fort de faire écho à votre quotidien si vous avez déjà passé des heures autour d'une grille de criticité.Bref, on réfléchit, on challenge, on doute, et on avance ensemble !Promotion AQE
Cet épisode est la suite de l'épisode 57 sur le système documentaire ! Ce n'est pas forcément nécessaire de l'avoir écouté car il y a un rappel au début de l'épisode, mais c'est mieux quand même !Dans l'épisode 59, on remet les pieds dans le plat sur un sujet que tout le monde subit… Et que personne ne prend vraiment le temps de repenser : la doc et la formation.Parce qu'on se ment un peu collectivement avec le grand classique “lecture et compréhension” : on envoie une procédure par mail, tout le monde coche la case… Et dans la vraie vie, ça ne garantit ni que c'est lu, ni que c'est compris, ni surtout que ça sera bien fait sur le terrain.Et c'est là que l'épisode devient vraiment intéressant : on explique pourquoi la doc ne doit pas être une vitrine d'audit, mais un outil de maîtrise des activités, et surtout comment arrêter de tout traiter pareil.Il y a des gestes fréquents où le vrai levier, c'est le tutorat et l'accompagnement.Et il y a des gestes rares où, là, il faut une doc ultra-claire, visuelle, accessible pile au moment où tu en as besoin (la fameuse notice IKEA, pas le roman à rallonge).On parle aussi d'un truc très simple à mettre en place et pourtant sous-coté : remplacer une partie des lectures de procédures par de petites vidéos de changement (même “pauvres” sous PowerPoint), juste pour expliquer ce qui a changé et pourquoi.Bref, si vous avez déjà eu envie de jeter votre système documentaire par la fenêtre, ou si vous vous demandez pourquoi on dépense autant d'énergie pour si peu d'impact, cet épisode va vous faire du bien… Et donne des idées concrètes à tester!Promotion AQE
Grâce à une fiscalité avantageuse, l'Irlande a su attirer les géants pharmaceutiques, au point d'en faire l'un des piliers de son économie. Mais Donald Trump brandit désormais la menace de droits de douane, pour pousser ces entreprises à relocaliser aux Etats-Unis. Or, les médicaments représentent près de la moitié des exportations irlandaises, avec les États-Unis comme premier client ! En Europe, l'Irlande serait ainsi le pays le plus exposé. Près de Cork, Ringaskiddy, surnommé le « village du Viagra », retient son souffle. Reportage de Clémence Pénard. John n'avait que 22 ans quand Pfizer s'est installé à Ringaskiddy. C'était en 1969 : « Tu vois, juste là, le château d'eau ? L'espèce de champignon, là ! Ça appartient à Pfizer ! » Le succès est tel que l'entreprise s'empresse de construire deux autres usines. Si bien qu'aujourd'hui, sous les coups de 8 heures, le site devient une véritable fourmilière : « Le matin, les routes sont totalement saturées : les files de voitures s'étendent sur des kilomètres. Et c'est la même chose le soir ! Une autoroute devait être construite il y a trente ans… Bon, elle doit être terminée d'ici trois ans. On vit dans l'espoir ! » Le « Pfizer Stop » Un arrêt de bus, le « Pfizer Stop », a tout de même été créé, rien que pour les salariés qui produisent, depuis 1998, le médicament le plus tonique de la région : le viagra ! « À l'époque, on n'arrivait même pas à prononcer le nom : "Pf i zeur" ! Mais tout le monde voulait y travailler, absolument tout le monde. Les salaires étaient multipliés par quatre ! Même le fournisseur de papier toilette était devenu riche ! » Et il n'a pas fallu longtemps pour que le « village du Viagra » attire d'autres géants pharmaceutiques. Aujourd'hui, les Américains Johnson & Johnson, Thermo Fisher ou encore BioMarin profitent eux aussi du port de cet ancien village de pêcheurs, idéal pour exporter leurs médicaments ! Et à seulement 20 km de là, Lilly fabrique Mounjaro et Zepbound, deux médicaments anti-obésité, best-sellers aux États-Unis ! Ambiance à Ringaskiddy et dans les villages voisins Ainsi, dans Ringaskiddy et les villages voisins, ce sont plus de 20 000 personnes qui travaillent pour ces mastodontes, souvent de génération en génération. Audrey Buckley est élue locale du Fianna Fáil, le parti au pouvoir : « S'il arrivait quoi que ce soit à l'industrie pharmaceutique ici, ce serait tout simplement dévastateur pour toute la région. Dévastateur… Aujourd'hui, au dîner autour de la table, les mêmes questions reviennent sans cesse : est-ce que tels travaux ont démarré à l'usine? Est-ce qu'il y a de nouveaux projets ? Or, tout semble à l'arrêt. C'est une énorme source d'angoisse, les gens repoussent l'achat d'une voiture, l'extension de la maison, et ainsi de suite. Ils dépensent moins, c'est sûr, donc on voit déjà des effets ! » Économiste à l'université de Cork, Eleanor Doyle voit aussi un ralentissement du secteur, mais tente tout de même de rassurer : « Pour les usines pharmaceutiques, les délais pour obtenir les autorisations de construction sont si longs, qu'à moyen terme, une délocalisation est peu envisageable ! » Pour l'instant, l'Irlande profite d'un répit, l'administration américaine semblant se concentrer sur d'autres régions du monde.
Grâce à une fiscalité avantageuse, l'Irlande a su attirer les géants pharmaceutiques, au point d'en faire l'un des piliers de son économie. Mais Donald Trump brandit désormais la menace de droits de douane, pour pousser ces entreprises à relocaliser aux Etats-Unis. Or, les médicaments représentent près de la moitié des exportations irlandaises, avec les États-Unis comme premier client ! En Europe, l'Irlande serait ainsi le pays le plus exposé. Près de Cork, Ringaskiddy, surnommé le « village du Viagra », retient son souffle. Reportage de Clémence Pénard. John n'avait que 22 ans quand Pfizer s'est installé à Ringaskiddy. C'était en 1969 : « Tu vois, juste là, le château d'eau ? L'espèce de champignon, là ! Ça appartient à Pfizer ! » Le succès est tel que l'entreprise s'empresse de construire deux autres usines. Si bien qu'aujourd'hui, sous les coups de 8 heures, le site devient une véritable fourmilière : « Le matin, les routes sont totalement saturées : les files de voitures s'étendent sur des kilomètres. Et c'est la même chose le soir ! Une autoroute devait être construite il y a trente ans… Bon, elle doit être terminée d'ici trois ans. On vit dans l'espoir ! » Le « Pfizer Stop » Un arrêt de bus, le « Pfizer Stop », a tout de même été créé, rien que pour les salariés qui produisent, depuis 1998, le médicament le plus tonique de la région : le viagra ! « À l'époque, on n'arrivait même pas à prononcer le nom : "Pf i zeur" ! Mais tout le monde voulait y travailler, absolument tout le monde. Les salaires étaient multipliés par quatre ! Même le fournisseur de papier toilette était devenu riche ! » Et il n'a pas fallu longtemps pour que le « village du Viagra » attire d'autres géants pharmaceutiques. Aujourd'hui, les Américains Johnson & Johnson, Thermo Fisher ou encore BioMarin profitent eux aussi du port de cet ancien village de pêcheurs, idéal pour exporter leurs médicaments ! Et à seulement 20 km de là, Lilly fabrique Mounjaro et Zepbound, deux médicaments anti-obésité, best-sellers aux États-Unis ! Ambiance à Ringaskiddy et dans les villages voisins Ainsi, dans Ringaskiddy et les villages voisins, ce sont plus de 20 000 personnes qui travaillent pour ces mastodontes, souvent de génération en génération. Audrey Buckley est élue locale du Fianna Fáil, le parti au pouvoir : « S'il arrivait quoi que ce soit à l'industrie pharmaceutique ici, ce serait tout simplement dévastateur pour toute la région. Dévastateur… Aujourd'hui, au dîner autour de la table, les mêmes questions reviennent sans cesse : est-ce que tels travaux ont démarré à l'usine? Est-ce qu'il y a de nouveaux projets ? Or, tout semble à l'arrêt. C'est une énorme source d'angoisse, les gens repoussent l'achat d'une voiture, l'extension de la maison, et ainsi de suite. Ils dépensent moins, c'est sûr, donc on voit déjà des effets ! » Économiste à l'université de Cork, Eleanor Doyle voit aussi un ralentissement du secteur, mais tente tout de même de rassurer : « Pour les usines pharmaceutiques, les délais pour obtenir les autorisations de construction sont si longs, qu'à moyen terme, une délocalisation est peu envisageable ! » Pour l'instant, l'Irlande profite d'un répit, l'administration américaine semblant se concentrer sur d'autres régions du monde.
Dans cet épisode de Good Manufacturing Podcast, David Franger-Riteau, directeur qualité chez Pierre Fabre, partage une vision très concrète de ce que peut être une stratégie qualité à long terme dans un groupe multi produits, multi formes et multi réglementations.Son fil rouge : réussir l'alignement entre les enjeux business, les attentes des patients, clients et consommateurs, la pression réglementaire et la réalité des sites.Il explique comment transformer une ambition à 3-5 ans en feuille de route pragmatique, déclinée selon la maturité de chaque site, sans tomber dans le piège du “tout le monde au maximum tout de suite”.On parle aussi de gouvernance et de pilotage : comment rester informé sans se laisser aspirer par l'opérationnel grâce à des rituels, une logique d'escalade et des visites terrain.Autre point clé : la place des procédures groupe. Le corporate doit surtout définir le “quoi”, et laisser aux sites le “comment”, sauf urgence ou besoin de step change.On y aborde enfin le Lean en pharma (et ses limites), la conduite du changement, les difficultés à chiffrer le ROI qualité, et les transformations à venir avec la digitalisation et l'IA.Tout au long de cet épisode, on confirme que la stratégie ne vaut rien si elle ne vit pas sur le terrain.Promotion AQE
Et si la prescription n'était plus le levier d'influence le plus puissant dans la relation entre médecins et industrie pharmaceutique ?Dans cet épisode de Pharma Minds, je reçois Solène Vo Quang, chirurgienne et stomatologue, et fondatrice de Hack Your Care.Elle partage un regard rare, à la fois ancré dans le terrain et lucide sur les attentes actuelles des médecins, nourri par son expérience de praticienne et de dirigeante.Avec Solène, on explore une question clé pour l'avenir de la pharma :
Dans ce dernier épisode de l'année, l'équipe de La Pause CAF sort un vrai cadeau de Noël en retard... pour la communauté qualité et industrie pharmaceutique.Après plusieurs années de travail, leur outil d'analyse des erreurs humaines, le DTMicTool, arrive dans une version boostée à l'intelligence artificielle.L'objectif est simple mais ambitieux : aider tous ceux qui mènent des investigations à comprendre pourquoi une erreur humaine est arrivée et surtout comment éviter qu'elle se reproduise.À travers un test en conditions réelles, on analyse un cas concret vécu en production de nuit, où un mauvais branchement a entraîné un déversement de produit.Pas de blâme facile, pas de raccourci.L'outil passe au crible la documentation, la formation, la charge mentale, le comportement et la gestion du changement, tout en tenant compte du contexte réel : complexité de la tâche, fréquence, expérience de la personne.Résultat : des causes claires, des pistes d'amélioration concrètes et même des CAPA prêtes à être utilisées.Cet épisode montre comment l'IA peut devenir un coach pour structurer les analyses d'erreurs humaines et stimuler la créativité dans les actions d'amélioration.Vous pouvez retrouver le lien vers le chat-bot ici : https://chatgpt.com/g/g-6942e627b3c4819198027e509458dd58-dtmic-analyse-des-erreurs-humainesBon écoute ! Promotion AQE
Dans cet épisode on poursuit notre réflexion sur la prise de décision en s'attaquant aux biais cognitifs qui influencent les qualiticiens sans qu'ils s'en rendent compte.On explique comment notre cerveau, fainéant par nature, utilise des raccourcis mentaux qui faussent l'analyse des risques, le choix des CAPA ou encore l'interprétation des données.Au fil de la discussion, on vous détaille plusieurs biais à connaître pour l'industrie pharmaceutique :biais de confirmation,biais de disponibilité,principe de cohérence (« on a toujours fait comme ça »),surévaluation des cas rares,biais d'autorité (« c'est écrit dans les BPF »),illusion de contrôle via des sur-contrôles,biais narratif quand on invente une histoire cohérente avec trop peu de faits.Pour chaque biais, on vous propose un petit « mantra » facile à retenir pour se recadrer en réunion ou en investigation.*Ce qui est à retenir sur les biais cognitifs c'est l'importance de la vigilance collective : le but n'est pas de faire disparaître les biais cognitifs (c'est pas possible), mais si tout le monde y est sensibilisé, ça permet à l'équipe de mieux se challenger.Si vous voulez aller plus loin, on vous partage en fin d'épisodes quelques références de lecture (Kahneman, Cialdini…) !Bonne écoute !Promotion AQE
Pourquoi certaines décisions qualité sont si pénibles à prendre sur un site pharma, alors que d'autres semblent évidentes ?Dans cet épisode 55 de la Pause CAF, on décortique ce qui rend la prise de décision difficile dans la vraie vie : le tiraillement entre “ne rien laisser passer” et “ne pas bloquer le flux”, la pression du temps, et surtout… le fait de devoir décider avec seulement 70 à 80 % des informations.Le fil rouge de l'épisode : mieux vaut prendre une décision et savoir revenir en arrière que rester figé.Mais à une condition : ne jamais “attendre” sans savoir exactement ce qu'on attend (quelles données, quel signal, quel élément déclencheur).On vous propose une méthode très concrète pour structurer une décision sans partir dans des débats interminables :◼️ un tri simple importance / urgence pour éviter de se noyer dans des sujets secondaires,◼️ un cadrage express façon QQOQCCP pour clarifier le “quoi” (la situation réelle à décider),◼️ et surtout un outil puissant issu de la Théorie des Contraintes : le nuage de résolution de conflits, qui aide à trancher entre deux options A/B en formulant l'objectif final et les conditions de réussite de chaque voie. Le bonus : l'outil fait émerger les “prérequis” à sécuriser pour rendre la décision vraiment solide.Si malgré tout il reste un risque résiduel trop lourd, on peut escalader… mais avec un vrai “voilà pourquoi”, et une décision traçable.Un épisode pour toutes celles et ceux qui prennent des décisions qualité au quotidien et veulent arrêter de décider “au feeling” ou dans l'urgence !Promotion AQE
Immersion au milieu de rien… ou plus précisément au coeur d'un désert pharmaceutique dans la story de Paul Larrouturou.Tous les vendredi et samedi vers 19h20 sur France 5, Paul Larrouturou vous raconte une des histoires qui a fait l'actualité dans sa “Story”.
Invité :Stéphane Roulon, Président et cofondateur de MB TherapeuticsHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Invité :Stéphane Roulon, Président et cofondateur de MB TherapeuticsHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« L'innovation, ce n'est pas forcément une rupture technologique. C'est tout ce qui permet de prévenir, guérir, ou améliorer la qualité de vie. »Benoît Escoffier est directeur général de Daiichi Sankyo France. Ancien diplômé d'école de commerce, il évolue depuis plus de 20 ans dans un univers pharmaceutique qu'il a appris à appréhender avec curiosité, humilité et engagement.Son parcours l'a mené en Afrique, en Amérique latine et aux US dans l'ombre d'un CEO, pour diriger aujourd'hui une filiale française qu'il a profondément transformée, tout en contribuant à la réflexion stratégique globale du groupe.Dans cet épisode, j'ai eu envie d'utiliser ce regard précis pour ouvrir une discussion sans filtre avec un dirigeant à la lucidité contagieuse, capable de parler d'innovation comme de leadership, de transformation business comme de lien humain.Avec Benoît, on explore les fondations d'un nouveau modèle pharmaceutique, pensé pour et avec la société.Au programme de notre échange :◾️ Les dessous d'un engagement fort pour l'innovation en oncologie, notamment autour des anticorps conjugués (ADC) développés par Daiichi Sankyo.◾️ Une définition nuancée de l'innovation, recentrée sur l'impact réel pour le patient et le citoyen.◾️ Une vision critique du modèle économique actuel, trop focalisé sur le prix, pas assez sur la valeur.◾️ L'appel à repenser l'évaluation du médicament, en intégrant qualité de vie, prévention, et bénéfice collectif.◾️ Les défis liés à l'accélération de l'industrie (IA, géopolitique, instabilité budgétaire) et l'urgence de faire évoluer les modes de décision.◾️ L'importance du lien entre RSE, santé et performance, avec des piliers choisis collectivement : écologie, enfance, handicap.◾️ Un regard citoyen engagé, ancré dans la responsabilité individuelle, la transmission, et la volonté d'agir à son échelle.Un concentré de vision et d'expérience qui s'autorise à rêver d'un futur radieux pour la pharma.Bonne écoute !Merci à notre partenaire Daiichi Sankyo pour son soutien dans cet épisode, qui nous permet d'ouvrir le dialogue autour de l'innovation et des enjeux de santé. La ligne éditoriale et la sélection des invités restent entre nos mains.__Pour retrouver Benoît Escoffier : LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/benoit-escoffier-62b57813/?originalSubdomain=frDaiichi Sankyo France https://www.daiichi-sankyo.fr/__Ressources mentionnées dans l'épisode :
Pourquoi l'ACV n'est pas qu'un outil d'écolos mais une boussole stratégique pour l'industrie Quand on parle d'analyse de cycle de vie (ACV), beaucoup pensent encore à une démarche technique, réglementaire ou à un “nice to have” pour les entreprises qui veulent verdir leur image ou accéder à des marchés. C'est une erreur de perspective. Cet épisode le montre très bien : l'ACV est surtout un formidable outil de pilotage stratégique. Elle permet de mieux comprendre la structure réelle d'un produit, d'identifier ses vulnérabilités, et de prendre de meilleures décisions. Pas seulement pour l'environnement, mais aussi pour la résilience, la rentabilité et la pérennité de l'entreprise. Dans l'industrie, on découvre souvent des choses contre-intuitives : ce n'est pas forcément le matériau qui pèse le plus lourd dans l'impact environnemental, mais plutôt des étapes cachées comme la maintenance, les déplacements logistiques, ou l'utilisation d'énergie dans des pays à mix énergétique carboné. Sans ACV, ces impacts-là restent invisibles. Faire une ACV, c'est aussi mettre à jour les dépendances critiques : à l'eau, à certaines matières premières, à des procédés très énergivores ou à des sous-traitants peu stables. Et dans un contexte de dérèglement climatique, de tensions géopolitiques, de pressions réglementaires croissantes et de raréfaction des ressources, ces dépendances peuvent devenir des risques majeurs pour une entreprise. La bonne nouvelle, c'est qu'en identifiant ces risques en amont, on peut les gérer, les anticiper, et même en tirer des avantages concurrentiels. Choisir dès aujourd'hui de changer un process, un matériau, ou une source d'énergie, c'est gagner du temps sur ceux qui attendront d'y être contraints. L'ACV est donc un outil d'aide à la décision, au même titre qu'une étude de marché ou une analyse de rentabilité. Sauf qu'ici, on regarde plus loin : on pense impact global, coût caché, résilience des chaînes d'approvisionnement, robustesse des processus. Ce n'est pas un exercice cosmétique ou réglementaire. C'est une clé pour continuer à produire dans un monde qui change vite. Ce podcast propose justement une plongée très concrète dans ces sujets. Avec des exemples de terrain, loin de la théorie, et une approche très pragmatique : ni culpabilisante, ni utopique. Juste lucide. À écouter si vous travaillez dans l'industrie, que vous vous posez des questions sur la durabilité de vos produits ou que vous cherchez à aligner performance économique et responsabilité environnementale, sans bullshit. Bonne écoute !
Bienvenue dans ce nouvel épisode ! Alex adore conduire. Sur la route des vacances, c'est lui qui prend le volant. Toujours. D'abord parce qu'il aime ça. Ensuite, parce que Lydie, sa compagne, a le mal des transports dès qu'elle est côté passager. Alors elle s'allonge, elle s'étale. Les jambes sur le tableau de bord, lunettes de soleil sur le nez, musique douce dans les oreilles...On se retrouve chaque lundi matin pour un nouvel épisode. Nous pouvons échanger ensemble sur notre page LinkedIn "Sauvons Nos Vies", j'attends avec impatience vos avis et commentaires. Abonnez-vous à ce podcast pour être averti dès la sortie d'un nouvel épisode et de nous laisser une note de 5 étoiles, si possible, sur votre application de podcasts favorite ! Vous pouvez également nous retrouver sur notre chaine YouTube "Sauvons Nos Vies". Merci d'avance pour votre fidélité et n'oubliez pas, le lundi, c'est "Sauvons Nos Vies" ! Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bienvenue dans ce nouvel épisode ! Il s'appelle Adrien. Il a 22 ans. Il travaille comme serveur dans un petit restaurant du centre-ville de Rennes. Un jeune homme sans histoires. Sérieux. Poli. Ponctuel. Toujours tiré à quatre épingles. On l'apprécie pour ça. On peut compter sur lui.Mais, Adrien a une autre passion. Une passion dévorante. Sa moto. Une 600 cm³ noire et rouge, brillante comme un bijou, qu'il bichonne chaque week-end. Il la nettoie, la graisse, la regarde comme on regarde une œuvre d'art. Elle est sa fierté. Son échappatoire. Sa liberté. Son premier vrai plaisir de jeune adulte.On se retrouve chaque lundi matin pour un nouvel épisode. Nous pouvons échanger ensemble sur notre page LinkedIn "Sauvons Nos Vies", j'attends avec impatience vos avis et commentaires. Abonnez-vous à ce podcast pour être averti dès la sortie d'un nouvel épisode et de nous laisser une note de 5 étoiles, si possible, sur votre application de podcasts favorite ! Vous pouvez également nous retrouver sur notre chaine YouTube "Sauvons Nos Vies". Merci d'avance pour votre fidélité et n'oubliez pas, le lundi, c'est "Sauvons Nos Vies" ! Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode du Good Manufacturing Podcast, en direct du salon Performance Environnementale de Pôle Pharma, découvrez l'histoire étonnante de Caelis, une jeune entreprise toulousaine qui révolutionne le marché très spécifique des enceintes climatiques pour l'industrie pharmaceutique. Sébastien Delatteignant, directeur général et cofondateur, raconte comment Caelis, née en 2019, a su convaincre plus de 50 laboratoires pharmaceutiques français grâce à une approche innovante, responsable… et radicalement efficace. Au programme : ◾ Un secteur de niche aux enjeux méconnus mais critiques pour la stabilité des médicaments ◾ Des technologies obsolètes, coûteuses et énergivores remises en question ◾ Une innovation de rupture : des enceintes sans fluide frigorigène, sans compromis sur la performance ◾ Une régulation ultra-précise conçue sur mesure pour les besoins Pharma ◾ Et une ambition forte : allier performance, durabilité et service de proximité Un épisode passionnant sur l'ingéniosité, l'impact environnemental concret, et l'importance de repenser les évidences dans l'industrie. Bonne écoute !
Dans cet épisode enregistré au salon Performance Environnementale de Pôle Pharma, Jean-Emmanuel Gilbert, cofondateur d'Aquassay, partage son éclairage sur la gestion de l'eau dans l'industrie pharmaceutique. À travers un retour d'expérience riche en données et en exemples concrets, il expose les résultats d'une série d'interventions menées sur des sites industriels, où des économies d'eau de 27 % en moyenne – parfois jusqu'à 80 % – ont été obtenues simplement par de l'optimisation, sans lourds investissements. Au fil de la discussion, il démontre comment l'eau, longtemps perçue comme une ressource inépuisable, devient un levier stratégique de performance économique, environnementale et industrielle. Il aborde sans détour les enjeux de dépendance à la ressource, les risques croissants liés aux aléas climatiques, et la nécessité pour les industriels de repenser en profondeur leurs usages. Un épisode passionnant qui fait suite à l'interview de 2024 pour mieux comprendre pourquoi la gestion de l'eau n'est plus une option, mais une condition de résilience, voire de survie pour les sites industriels. À écouter pour découvrir : ◾ Pourquoi l'optimisation précède toujours la réutilisation ◾ Comment une cartographie fine des usages permet des gains rapides ◾ Ce que signifie vraiment “se déconnecter du milieu naturel” ◾ Et comment anticiper les contraintes de demain avec pragmatisme Bonne écoute !!
Bienvenue dans ce nouvel épisode ! Kylian a 14 ans, la tête pleine de rêves d'évasion. Un jeune ado de quartier, avec ce regard allumé des amoureux de vitesse, et il vient tout juste de recevoir son premier deux-roues : un scooteur qui ronronne fièrement, symbole de liberté. Inspiré, il l'observe et la bichonne comme un trésor, la compare à la voiture de son père, et il note chaque détail. Il se sent prêt, prêt à en prendre soin et même, pourquoi pas, à l'améliorer. Il a bien vu son père faire mille fois : contrôler, ajuster, nettoyer chaque recoin de ses engins...On se retrouve chaque lundi matin pour un nouvel épisode. Nous pouvons échanger ensemble sur notre page LinkedIn "Sauvons Nos Vies", j'attends avec impatience vos avis et commentaires. Abonnez-vous à ce podcast pour être averti dès la sortie d'un nouvel épisode et de nous laisser une note de 5 étoiles, si possible, sur votre application de podcasts favorite ! Vous pouvez également nous retrouver sur notre chaine YouTube "Sauvons Nos Vies". Merci d'avance pour votre fidélité et n'oubliez pas, le lundi, c'est "Sauvons Nos Vies" ! Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le Centre national des biomodèles des Laboratoires nationaux de recherche appliquée a développé la première « base éducative interactive en microchirurgie sur animaux de laboratoire » au monde. Grâce à l’intégration de modes d’enseignement sur site et à distance, à l’aide des technologies IA et à la création de nouveaux supports pédagogiques bioniques, cette base aide les étudiants à maîtriser rapidement les détails et les techniques de la microchirurgie et permet à davantage de personnes d’apprendre grâce à l’observation en ligne. Chin Chien-ching (秦咸靜), directrice du centre national des biomodèles revient sur la genèse de cette base éducative et nous détaille comment cette plateforme doit aussi contribuer au développement des tests de médicaments et des nouvelles technologies de traitement, en réduisant significativement l’exploitation des animaux de laboratoire et explorant des méthodes alternatives.
durée : 00:04:40 - Déjà debout - A 5h45, Thibault Demangeat, employé dans une entreprise pharmaceutique à la Réunion.
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J'ai compris que j'étais devenu un "vrai qualiticien"… le jour où j'ai bloqué un lot à cause d'une dev que je ne comprenais pas." C'était il y a quelques années. Une déviation arrive, pas méchante, mais floue. Je lis, je fronce les sourcils, et je bloque. Par réflexe. Par prudence. Parce que "dans le doute, je ne libère pas". Et ce n'est qu'après — que j'ai réalisé : J'avais eu peur de me tromper… alors j'ai choisi l'option la plus safe. Dans cette histoire y'a plein de choses qui ne vont pas... mais l'idée sur laquelle on s'arrête dans cet épisode de Good Manufacturing Podcast c'est ce sentiment, affreux, qui prend à l'estomac, qui montre cette incapacité à relativiser, à prendre du recule et à faire ce qu'on sait faire le mieux : évaluer le bénéfice vs le risque. Dans cet épisode on parle de : ◾ La méfiance ancrée dans le quotidien des qualiticiens, ◾ La surcharge mentale liée à la responsabilité de “valider ou bloquer” sans toujours avoir toutes les infos, ◾ La tentation du "risque zéro", souvent incompatible avec le terrain, ◾ La confusion entre qualité documentaire et qualité opérationnelle, ◾ Et surtout, comment prendre de meilleures décisions qualité... sans être seul. Pour faire évoluer la culture qualité sur le terrain, il faut aussi commencer par celle de ceux qui la dessinent. Écoute l'épisode ici
Bienvenue dans ce nouvel épisode ! Notre histoire se déroule dans une paisible maison de campagne, avec son jardin verdoyant et ses haies imposantes. Gabin est un homme robuste de presque 1m95, un mari dévoué et un bricoleur dans l'âme. Ce week-end-là, il décide de tailler les haies qui encerclent leur jardin. Ces haies, luxuriantes et denses, ont besoin d'un bon entretien, et Gabin, fort de sa taille et de sa confiance, se dit qu'il peut gérer la tâche avec son petit escabeau à trois marches...On se retrouve chaque lundi matin pour un nouvel épisode. Nous pouvons échanger ensemble sur notre page LinkedIn "Sauvons Nos Vies", j'attends avec impatience vos avis et commentaires. Abonnez-vous à ce podcast pour être averti dès la sortie d'un nouvel épisode et de nous laisser une note de 5 étoiles, si possible, sur votre application de podcasts favorite ! Vous pouvez également nous retrouver sur notre chaine YouTube "Sauvons Nos Vies". Merci d'avance pour votre fidélité et n'oubliez pas, le lundi, c'est "Sauvons Nos Vies" ! Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La faillite de 23andMe permet à la pharmaceutique Regeneron de mettre la main sur les données ADN de millions d’usagers. Ce transfert soulève des inquiétudes majeures en matière de vie privée et de consentement. Philippe Richard Bertrand, expert en commercialisation, craint les dérives possibles d’une telle transaction. Affaires et société avec Philippe Richard Bertrand, expert en commercialisation et en technologies et co animateur du balado Prends pas ça pour du cash à QUB. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne Youtube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Bienvenue dans ce nouvel épisode ! Il est 8h du matin, en ce 7 juillet 2020. Le navire est immense, en cale sèche depuis plusieurs semaines. Demain, il doit absolument reprendre la mer. À bord, les techniciens s'affairent, les chefs de service pressent les équipes. L'ambiance est tendue, comme toujours quand le compte à rebours est enclenché...On se retrouve chaque lundi matin pour un nouvel épisode. Nous pouvons échanger ensemble sur notre page LinkedIn "Sauvons Nos Vies", j'attends avec impatience vos avis et commentaires. Abonnez-vous à ce podcast pour être averti dès la sortie d'un nouvel épisode et de nous laisser une note de 5 étoiles, si possible, sur votre application de podcasts favorite ! Vous pouvez également nous retrouver sur notre chaine YouTube "Sauvons Nos Vies". Merci d'avance pour votre fidélité et n'oubliez pas, le lundi, c'est "Sauvons Nos Vies" ! Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bienvenue dans ce nouvel épisode ! La nuit est noire sur l'autoroute. Les phares de la voiture tracent un sillon lumineux sur l'asphalte. Victor est au volant. Il rentre d'un concert avec ses deux amis, Arthur et Alex. L'ambiance électrique du show a laissé place à un silence pesant. À l'arrière, Arthur dort profondément, la tête contre la vitre. À côté de lui, Alex est affalé, bercé par le ronronnement du moteur.Victor, lui, tient bon. Enfin, il essaie. Cela fait des heures qu'ils roulent. L'excitation est retombée, la fatigue s'installe. Ses paupières sont lourdes. Il cligne des yeux plus souvent. Son esprit vacille...On se retrouve chaque lundi matin pour un nouvel épisode. Nous pouvons échanger ensemble sur notre page LinkedIn "Sauvons Nos Vies", j'attends avec impatience vos avis et commentaires. Abonnez-vous à ce podcast pour être averti dès la sortie d'un nouvel épisode et de nous laisser une note de 5 étoiles, si possible, sur votre application de podcasts favorite ! Vous pouvez également nous retrouver sur notre chaine YouTube "Sauvons Nos Vies". Merci d'avance pour votre fidélité et n'oubliez pas, le lundi, c'est "Sauvons Nos Vies" ! Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Après le succès du précédent épisode, on revient pour continuer à explorer les racines profondes des difficultés culturelles autour de la qualité dans l'industrie pharma. L'idée forte : on ne changera pas la culture qualité d'un site uniquement en travaillant avec les qualiticiens. Il faut aller plus haut.
Le visage de l'amaigrissement change. Discussion nutrition avec Isabelle Huot, docteure en nutritionPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Si vous aimez "Dans les yeux d'Olivier", le podcast qui donne la parole à ceux qui ne l'ont jamais, laissez des étoiles et des commentaires sur votre plateforme d'écoute préférée !Depuis son enfance, Nathalie est épiléptique. Pour contrôler sa maladie, elle est obligée de prendre quotidiennement de la dépakine. Lorsqu'elle décide de tomber enceinte, elle s'assure auprès de son médecin qu'il est possible de continuer son traitement. Ce dernier lui confirme qu'une grossesse est compatible avec ce médicament. Pourtant, 10 ans plus tard, elle apprend que la dépakine est responsable du grave retard de développement global de son fils. L'entreprise pharmaceutique qui fabrique ce médicament n'a pas alerté les patients, ce qui a engendré des milliers de victimes en Europe… Nathalie a accepté de confier son histoire dans cet épisode du podcast « Dans les yeux d'Olivier », produit par Europe 1 Studio.
Il est de bon ton de dire que la science est le dernier refuge pour ceux qui ont à cœur l'exigence des faits. Loin des fake news, de la désinformation et de la tentation idéologique, la science serait un des derniers bastions de la raison dans un monde déraisonnable. Vraiment ? L'obscurantisme au pouvoir : quand la pensée dominante entrave la connaissance, un essai signé par le journaliste indépendant Brice Perrier, dresse un portrait beaucoup moins idéalisé du monde de la science moderne. L'auteur amorce son enquête à l'Académie des sciences avec sa secrétaire perpétuelle honoraire, Catherine Bréchignac, qui constate qu'au plus fort de la crise de la Covid, il était impossible de remettre en question les projections de mortalité produite par UNE seule épidémiologiste. « Nous étions plusieurs à trouver ces modélisations fausses et à nous demander pourquoi on la laissait parler, ... ». Le débat scientifique, au nom de l'urgence, a été escamoté. « Il n'y a rien eu, car on ne pouvait rien dire » estime aujourd'hui Bréchignac. Le concept de « noble mensonge » s'est souvent même imposé comme remède aux doutes dans la communication dite scientifique. Le fact-checking, rempart vanté contre les fake news, devenait, dans la foulée, le nouvel horizon indépassable de la vérité. Faire taire les fâcheux qui posent des questions ou incarnent une voix minoritaire dans le monde de la science n'est cependant pas qu'un travers observé en période de crise. L'essai de Brice Perrier met en lumière un monde où la politique et l'argument d'autorité dépassent trop souvent l'impératif de curiosité qui devrait animer ceux qui ont la responsabilité de faire avancer la connaissance. Un conformisme dangereux, particulièrement quand on mesure que « la vérification des médicaments, ça a été complètement abandonné à l'industrie pharmaceutique » explique Perrier.Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Haro sur le latin ! Pour qui, pour quoi ? Nous sommes le 16 août 1842, à l'Académie royale de Médecine. Parmi les questions abordées, lors de la séance du jour, figure le choix de la langue dans laquelle sera rédigée la nouvelle pharmacopée belge. L'ancienne Commission de la Pharmacopée avait décidé qu'elle écrirait en latin le texte officiel de ce recueil. La majorité de la Commission nouvelle juge, au contraire, que l'emploi de la langue française est préférable, tant à cause des relations nombreuses que notre pays entretient avec la France, que par les diffcultés que l'on éprouve à rendre convenablement en langue latine, une foule de termes qui se sont successivement introduits dans le langage pharmaceutique. Le débat rejoint une brûlante question d'actualité de l'époque, à savoir la capacité du latin à s'adapter à une société « moderne ». Une première discussion s'engage ainsi entre les Académiciens présents. Elle se clôture par un vote qui tranche en faveur de la langue latine. Mais, voilà que quelques années plus tard, en 1847, le vote est rediscuté. Cette fois, seize voix contre quatorze privilégient le français. Le 22 novembre de la même année, le nouveau ministre de l'Intérieur, Charles Rogier, relance le débat dans une lettre qu'il adresse à l'Académie. On consulte donc une commission qui rédige un rapport dans lequel elle se déclare favorable à une pharmacopée officielle rédigée en … latin. Nouvelle discussion trois mois plus tard, au terme de laquelle les spécialistes se prononcent pour le … français. Le ministre décide finalement de publier la pharmacopée en latin et en français. Le texte paraît en 1853. Pourquoi le latin, langue dans laquelle on forme les élites aux Temps modernes, va-t-il finir par n'être plus qu'une matière optionnelle enseignée quelques heures par semaine ? Pourquoi cette disgrâce ? C'est ce que nous allons tenter de comprendre… Invité : Christophe Bertiau , assistant chargé d'exercices à l'Université libre de Bruxelles. Il a co-dirigé, avec Dirk Sacré, l'ouvrage collectif « Le latin et la littérature néo-latine au XIXe siècle. Pratiques et représentations » et est l'auteur de « Le latin entre tradition et modernité. Jean Dominique Fuss (1782-1860) et son époque » éd.Olms Sujets traités : Haro, latin, médecine, langue, pharmaceutique, société, Charles Rogier, pharmacopée, Temps modernes Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be : https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.
Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs D'après nos informations, Agnès Firmin Le Bodo, nommée mercredi après la démission d'Aurélien Rousseau, est visée par une enquête sur les cadeaux de la multinationale Urgo. En tant que pharmacienne, elle est soupçonnée d'avoir reçu de 2015 à 2020 pour 20 000 euros de bouteilles de champagne, montres de luxe, etc. Un article de Caroline Coq-Chodorge et Antton Rouget publié le 21 décembre 2023 lu par Jérémy Zylberberg.
Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs D'après nos informations, Agnès Firmin Le Bodo, nommée mercredi après la démission d'Aurélien Rousseau, est visée par une enquête sur les cadeaux de la multinationale Urgo. En tant que pharmacienne, elle est soupçonnée d'avoir reçu de 2015 à 2020 pour 20 000 euros de bouteilles de champagne, montres de luxe, etc. Un article de Caroline Coq-Chodorge et Antton Rouget publié le 21 décembre 2023 lu par Jérémy Zylberberg.
durée : 00:36:09 - Secrets d'info - par : Jacques Monin, Cellule investigation de Radio France - Au cours des dernières années, les pénuries de médicaments ont dramatiquement augmenté. Enquête sur les causes de cette aggravation : augmentation de la demande mondiale, délocalisation d'usines de production et financiarisation du secteur. - réalisé par : Christophe IMBERT
Les compagnies pharmaceutiques sont mobilisées face à l'épidémie en Chine. Les autorités centrales et provinciales ont demandé aux usines de médicaments de garantir l'approvisionnement pour les vacances du Nouvel An lunaire. Et avec Louise May, du bureau de Pékin L'épaisse pâte blanche tourne derrière les vitres d'un malaxeur mécanique, avant de ressortir plus loin sous forme de comprimés. « Ici on fabrique des gélules et des cachets qui seront ensuite emballés sur nos lignes de production pour être expédiés au plus vite », explique un employé de Youcare-Yuekang en blouse blanche. Comme d'autres compagnies pharmaceutiques à Pékin, l'entreprise a dû mettre les bouchées doubles pour assurer l'approvisionnement en médicaments de la capitale et sa région et aujourd'hui, bien au-delà. Personnel mobilisé 24h sur 24 L'urgence donne la cadence, car cela fait maintenant plus d'un mois que la Chine est submergée par la vague Omicron. Comme en 2020 pour les masques et les équipements médicaux, le gouvernement central a sonné la mobilisation générale. Il aura fallu quelques semaines seulement pour que l'appareil industriel réoriente sa production sur les médicaments contre le Covid. Depuis fin décembre, les médias d'État ont sorti les trompettes pour annoncer la bonne nouvelle. La production d'ibuprofène et de paracétamol a été multipliée par quatre le mois dernier, celle des kits de tests Covid a augmenté de plus de 80%. « Comme vous pouvez le voir, notre personnel est mobilisé 24 h sur 24 jusqu'au Nouvel An lunaire, explique monsieur Zhang. Nous avons aussi demandé aux employés de ne pas prendre de vacances. Ceux qui l'acceptent verront leur salaire tripler, nous devons tout faire pour garantir l'approvisionnement », assure le directeur général de Yuekang. Le Parti communiste chinois a l'habitude d'aligner les kilomètres de nouvelles routes et de lignes de TGV dans ses bilans. Cette fois, ce sont des centaines de millions de comprimés produits par jour qui sont brandis face à l'épidémie. Une manière de tenter d'effacer les jours de souffrance de celles et ceux qui ont pris la vague Covid sans pouvoir trouver d'antidouleur en pharmacie, même en cas de rage de dents, pendant les premières semaines de pénurie. Soutien aux hôpitaux ruraux Le 10 décembre dernier, trois jours après l'abandon de la politique de prévention et de contrôle de l'épidémie qui a précédé la flambée des contaminations, le gouvernement de Pékin a réuni treize compagnies pharmaceutiques pour soutenir la production. Mieux vaut tard que jamais. Les pharmacies manquaient alors de tout, aujourd'hui le pic de l'épidémie est passé à Pékin, comme dans la plupart des mégalopoles chinoises. Mais les urgences continuent de recevoir un grand nombre de patients âgés en état critique. Des responsables de la santé ont également affirmé cette semaine craindre de nouvelles contaminations dans les campagnes pendant les vacances de la « fête de printemps ». C'est vers ces hôpitaux ruraux notamment que se déploie l'effort du moment. « Nous coordonnons le déploiement des fournitures médicales en fonction de la situation épidémique dans les régions, explique Zhou Jian, directeur adjoint du département de l'industrie des biens de consommation au sein du ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information. Notre priorité étant de fournir les hôpitaux, les maisons de retraite et les orphelinats ». Pour cela, il a fallu faire un état des lieux et réorienter certaines lignes de production. « Nous avons cartographié de manière exhaustive la situation des fabricants du secteur et envoyé des commissaires dans les entreprises clés pour garantir la production, ajoute encore cet officiel. De l'emploi de la main d'œuvre et des matériaux à la logistique, nous avons fortement soutenu les compagnies pharmaceutiques pour qu'elles arrivent rapidement à leurs pleines capacités productives. » Vidéoconférences pour rassurer les employés malades Un peu plus d'un mois après le début de l'explosion des contaminations à Pékin et dans la province du Hebei, les ouvriers remis du virus sont revenus sur leurs postes de travail. « Nous n'avions jamais connu de cas de Covid dans l'entreprise, raconte Yu Weishi. Mais le 29 novembre dernier, l'un de nos employés, monsieur Liu Fuli qui travaille dans la logistique, a été testé positif », poursuit le président de Yuekang Pharmaceutical Industry. Fièvre, maux de gorge, courbatures : le malade va rapidement se rétablir, grâce aux médicaments produits par un groupe pharmaceutique dont le best-seller est une injection de Gingko Bilboa produit en partenariat avec une société française. Cette fois, ce sont les comprimés au paracétamol de la marque qui ont été utilisés, associés à un remède de médecine traditionnel maison. Quand l'épidémie a éclaté dans l'entreprise, des téléconsultations en visio ont été organisées avec le personnel. « Nous avons commencé avec quelques dizaines de personnes et, au plus haut [des contaminations, NDLR] nous avions 200 personnes par jour qui assistaient à ces vidéoconférences », se souvient monsieur Yu. Il n'y a pas eu d'hospitalisation, la plupart des cadres et des travailleurs seraient revenus au travail dans les trois jours qui ont suivi l'infection :« Nous avons expliqué que nous avions les médicaments nécessaires pour se soigner, ce qui a permis de calmer les inquiétudes et de pouvoir reprendre rapidement la production afin de garantir l'approvisionnement ». Traitements contre le Covid Les ouvriers sont à leurs postes, la production tourne à plein régime, c'est le moment pour les autorités d'organiser une visite chez les fabricants de médicaments à Pékin. Les grands bus gris des voyages officiels ont fait la tournée des usines cette semaine dans la capitale. Signe que la page zéro-Covid est définitivement tournée, on retire les masques pour les photos officielles. Des serial tousseurs se bousculent aux conférences de presse et des poignées de mains sont engagées entre les plus souriants. Quant aux journalistes, ils peuvent poser toutes les questions qu'ils veulent sans avoir à les soumettre à l'avance. Les intervenants esquivent les plus sensibles, notamment celle du retard à l'allumage de cette mobilisation qui arrive après que la plupart des Chinois ont déjà été infectés. Après les antipyrétiques et les antidouleurs le mois dernier, l'effort est fait désormais sur les traitements contre le Covid et notamment l'Azivudine, premier médicament oral made in China contre les symptômes sévères de la pneumonie virale. Développé par Fosun Pharma et Henan Genuine Biotech, d'autres entreprises dont CR Double crane – Shuanghe Pharmaceutical Co. Ltd ont été appelées à contribuer à la production. Cet autre géant chinois du médicament dispose de 20 parcs industriels dans le pays, dont le plus grand en banlieue de Pékin. « Nous sommes une entreprise d'État et le gouvernement central nous a demandé de garantir la production de ce nouveau médicament », confie Guo Meili. La directrice de la production de ce campus de 15 hectares, qui compte 1200 employés, souligne que la compagnie vient d'acheter de nouveaux équipements étrangers. Elle table sur une production de 12 millions de comprimés par jour le mois prochain. « Depuis le 5 janvier dernier, nous avons mis à disposition nos lignes de production, explique-t-elle. On continue de produire d'autres médicaments, mais on se concentre surtout sur ce nouveau traitement. » Antidiarrhéiques et oxymètres Après le Paxlovid de Pfizer et l'Azivudine de Henan Genuine Biotech, le Molnupiravir de Merck a fait son entrée sur le marché chinois vendredi. La Chine continentale dispose donc désormais de trois antiviraux contre le Covid, mais toujours pas de vaccins ARNm. Plusieurs laboratoires chinois y travaillent. « Des essais cliniques sont en cours, mais on ne peut pas avancer de date de mise sur le marché », fait savoir le directeur de la recherche et développement de Yuekang. Les rares Chinois qui n'ont pas encore été contaminés doivent aller jusqu'à Hong Kong s'ils veulent un vaccin étranger. Ce tourisme vaccinal n'est pas à la portée de toutes les bourses. Et pour obtenir une dose de rappel BioNTech, il faut passer par une réservation via l'application de Shanghai Fosun Pharmaceutical. En attendant, certains médicaments chinois contre la fièvre et la douleur sont de nouveau disponibles dans les pharmacies de la capitale. Ce qui est surtout demandé ces derniers temps, ce sont les antidiarrhéiques à cause du sous variant XBB.1.5 américain, lance une pharmacienne. Autre best-seller du moment : lesoxymètres de pouls via le doigt pour mesurer le taux de saturation en oxygène dans le sang.
durée : 00:52:58 - Grand bien vous fasse ! - par : Ali Rebeihi - Face à la défiance envers la médecine et aux médicaments, rappelons les basiques