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Country in Central Africa

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congo kinshasa

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Reportage Afrique
Nuits africaines en Centrafrique: le célèbre bar dancing ABC de Bangui[02/10]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Aug 1, 2026 2:17


Direction aujourd'hui la Centrafrique, où nous entrons dans le célèbre bar-dancing ABC. C'est dans ce lieu emblématique qu'est née la musique centrafricaine moderne, des années 1960 jusqu'au début des années 2000. Situé au quartier du Km5, dans le troisième arrondissement de Bangui, l'ABC a été l'un des centres névralgiques de l'animation nocturne de la capitale. Chaque soir, durant cette période aujourd'hui empreinte de nostalgie, les habitants venaient assister aux prestations en direct des premiers orchestres de l'histoire de la musique centrafricaine.   De notre correspondant à Bangui, Lorsque le soleil disparaît derrière les collines du Bas-Oubangui, Ahmadou Ahmaxon Djahmey, ancien sportif, apparaît au bord de la route. Il observe les lumières qui s'allument devant ce vaste bâtiment. Tout autour, quelques buvettes et gargotes animent encore les lieux. Les parfums de viande grillée, les sonorités des guitares électriques, le rythme des batteries et les voix amplifiées par les micros semblent encore résonner dans les mémoires. L'endroit conserve une atmosphère particulière, et Ahmadou Ahmaxon Djahmey ressent une profonde nostalgie. « Au Congo-Kinshasa, il y avait un bar qui s'appelle ABC, là où jouaient les grands orchestres de l'époque. C'était comme ça que l'idée de créer ABC est venue à Thierry ABC, comme au Congo-Kinshasa. Parce que là-bas, il y avait l'ambiance », raconte Ahmadou Ahmaxon Djahmey. Le bar-dancing ABC fonctionnait comme un véritable incubateur culturel où se produisaient les anciennes gloires de la musique centrafricaine. Les artistes y trouvaient leur première scène et les orchestres leur premier public. « On dit le grand ABC Terre d'ambiance. C'est ça qui a fait en sorte que l'ambiance était quatre saisons. Les mots me manquent », lâche Ahmadou Ahmaxon Djahmey, le sourire empreint de nostalgie. À lire aussiNuits africaines en RDC: le Kimpwanza Bar, haut lieu de l'Abako et des grandes figures de la musique [1/10] « ABC, c'était le centre de l'ambiance » Chaque week-end, après une semaine de travail, de nombreux Banguissois se rendaient à l'ABC pour écouter de la musique, découvrir les nouveaux orchestres et profiter d'une ambiance unique. Alex Ballu, promoteur culturel, se souvient encore de cette époque. « ABC, c'était un carrefour, c'était le centre de l'ambiance. Il fallait aller danser au son de formidables musiques avec l'icône de la musique centrafricaine, le défunt Thierry Yaso. Et, mangez également les méchouis de ABC.» Des spectateurs venus de tous les quartiers de Bangui s'y retrouvaient pour écouter une rumba centrafricaine enrichie d'éléments folkloriques locaux, portée par des textes évoquant les réalités du quotidien, les amours contrariées, les difficultés sociales ou encore les espoirs de la jeunesse. Aujourd'hui, après les multiples crises qu'a traversées le pays, le bâtiment a été transformé en dépôt de marchandises au cœur du Km5. Chaque jour, de nombreux Centrafricains et ressortissants étrangers viennent découvrir ce lieu emblématique, chargé d'histoire et de souvenirs. À lire aussiCentrafrique: le plus célèbre dancing de Bangui rouvre ses portes malgré le couvre-feu

The Inside Story Podcast
Can the International Court of Justice help end the conflict in eastern DRC?

The Inside Story Podcast

Play Episode Listen Later Jun 28, 2026 25:19


The Democratic Republic of Congo takes Rwanda to the International Court of Justice. Kinshasa seeks to hold Kigali responsible for the war in the eastern DRC. But can international law help end one of Africa's longest running conflicts? In this episode: Demas Kiprono, Executive Director at the International Commission of Jurists, Kenya. Kambale Musavuli, Analyst at the Center for Research on the Congo-Kinshasa. Phil Clark, Professor of International Politics at SOAS University of London. Host: James Bays Connect with us: @AJEPodcasts on X, Instagram, Facebook, and YouTube

Invité Afrique
Ebola en RDC: «Le vrai problème, ce sont les cas contacts, il faut les identifier au plus vite»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 17:02


« Nous avons besoin rapidement de 1,4 milliard de dollars pour lutter contre le virus Ebola », affirme sur RFI le docteur Jean Kaseya, en ligne depuis Kinshasa. Il est le directeur général d'Africa CDC, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, et qui sort d'une réunion de travail avec les présidents du Congo Kinshasa et du Burundi. Mais d'abord, le médecin congolais s'exprime sur le cas de son confrère qui vient d'être testé positif à Ebola à son arrivée à Paris en provenance du Congo. Pourquoi l'a-t-on laissé monter dans un avion ?  RFI ​​​​​ : Après le premier cas d'Ebola identifié en France et donc hors d'Afrique, est ce qu'il y a un risque mondial pour la santé publique ? Jean Kaseya : Le risque zéro n'existe pas et lorsque nous avons déclaré cette épidémie le 15 mai, nous avions déjà dit que, si jamais cette dimension régionale et cette dimension concentrée de l'épidémie au niveau de l'Ituri n'étaient pas considérées, il y aurait des risques que d'autres pays soient affectés. Donc, vous nous dites aujourd'hui qu'il y a quand même un risque pour toute la planète, c'est ça ? Nous vous disons aujourd'hui qu'il y a un risque. C'est pourquoi nous disons très clairement que c'est la solidarité qui va nous permettre d'arrêter cette épidémie. Et nous avons, l'OMS et Africa CDC, produit un travail. Ce travail demande aujourd'hui que nous puissions investir les moyens nécessaires, aussi bien pour l'Afrique que pour les autres pays. Et je réitère que la fermeture des frontières n'est pas la solution. La solution, c'est de permettre à ce que nous puissions avoir les moyens de répondre à cette épidémie afin d'éviter que d'autres pays soient affectés. Donc, ce qui s'est passé avec ce médecin arrivé à Paris, c'est une alerte en fait pour toute la communauté internationale ? D'abord, laissez-moi remercier ce médecin. Laissez-moi remercier son organisation Alima d'avoir été proche du peuple meurtri de l'Ituri. Ce médecin a beaucoup d'expérience dans la gestion des épidémies passées. Il est anesthésiste réanimateur et il a été au front du 19 mai au 22 juin. Il a quitté l'Ituri le 19 juin et a transité par Kinshasa. Quand il a quitté Kinshasa le 22, il ne présentait pas de symptômes. Et je voudrais aussi rappeler que le gouvernement de la RDC a mis en place des dispositifs de détection dans les aéroports de Bunia et de Kinshasa, qui permettent de savoir qui a les signes. Donc, à l'heure actuelle, nous ne pouvons pas parler d'un quelconque manquement. Nous devons juste dire que les signes se sont manifestés quand il a atterri à Paris. Et effectivement, pour répondre à votre question, ce sont des signaux d'alerte. Si jamais les partenaires et les autres gouvernements donateurs ne viennent pas, ces signaux d'alerte risqueront malheureusement de se multiplier. L'OMS dit que la transmission de l'épidémie d'Ebola s'accélère. Est-ce à dire qu'on n'a pas encore atteint le pic de cette épidémie ? A l'heure actuelle, nous ne pouvons pas encore dire que nous avons atteint le pic de cette épidémie. C'est vrai qu'il y a beaucoup de succès en termes de personnes qui sont guéries. Il y a des succès en termes de mobilisations communautaires. On commence à sentir que, de plus en plus, les communautés croient au message qu'on leur donne. Mais ce qui est compliqué, ce qui ne peut pas nous permettre de dire qu'on a atteint le pic, c'est la situation humanitaire qui est sérieuse. Nous avons des camps de déplacés internes qui contiennent près d'un million de personnes, et l'accès à ces camps est difficile, alors que nous savons que l'épidémie est dans ces camps. Et ça, c'est dans les camps de déplacés d'Ituri ? Effectivement, c'est dans les camps de déplacés, c'est dans l'épicentre, à Mongbwalu. Et c'est là où nous devons multiplier les efforts. Aujourd'hui, lors de la réunion des chefs d'Etat que nous avons eue, le mardi 23 juin à Kinshasa, avec le président Tshisekedi et le président Ndayishimiye du Burundi, nous nous sommes dit que l'aspect humanitaire compte maintenant pour 70 % de la réponse. L'aspect sanitaire compte pour 30 %. Ça signifie quoi ? Si nous n'arrivons pas à résoudre l'aspect humanitaire, nous n'allons pas arrêter cette épidémie. Au G7 d'Évian, la semaine dernière, en France, les sept pays les plus riches du monde ont promis une forte mobilisation contre cette souche d'Ebola jusqu'à quelque deux milliards de dollars. Est-ce que vous y croyez ? J'attends de voir ça. Les effets d'annonce ne m'impressionnent plus. Et je le dis aux pays du G7. Et j'ai eu l'opportunité d'en parler avec les autorités françaises qui président le G7. J'ai dit aujourd'hui que nous avions un plan de réponse à 518 millions de dollars, mais pas plus de 180 à 200 millions sont concrètement arrivés. Ça, c'était le volet sanitaire. Mais nous venons aussi de réévaluer le volet humanitaire. Aujourd'hui, nous avons besoin de 1,4 milliards de dollars pour nous assurer que nous parviendrons à avoir accès aux camps. Je vous ai dit que ce sont des camps de près d'un million de personnes où des maladies viennent, mais auxquels nous n'avons pas accès. Et ces camps-là, pendant longtemps, ont été abandonnés. Les gens n'ont pas d'eau courante, les gens n'ont pas de nourriture, les gens n'ont pas de toit. Et maintenant nous venons pour leur dire qu'il y a une épidémie. Et ces gens nous disent : pourquoi vous venez maintenant ? Donc, ça signifie que nous devons assurer leurs besoins primaires. Nous devons démanteler certains de ces camps, et nous devons nous assurer que tout le monde a accès aux soins. Et cela va nécessiter 1.4 milliards. J'attends voir venir aujourd'hui pour qu'on réponde à cette urgence rapidement.   À lire aussiEbola en RDC: «Presque chaque épidémie a sa légende»

Más que noticias
Edy Rodríguez Morel y Guillermo Montezuma

Más que noticias

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 55:10


Anna Bono: Nuevos ataques de las llamadas Fuerzas Democráticas Aliadas en Congo-Kinshasa. León XIV: el deber de transmitir la fe en su totalidad. León XIV al Dicasterio para la Doctrina de la Fe: «No es la Iglesia la que atrae, sino Cristo». Sarah Mullally asume como «arzobispesa» de Canterbury en medio de un cisma y reservas ecuménicas. Stefano Fontana: Las tasas de natalidad también caen en China y Francia. Chile prohíbe la gestación subrogada con respaldo unánime de todo el espectro político.

Journal de l'Afrique
RD Congo : Kinshasa sous les eaux, les habitants excédés

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 15:19


A Kinshasa les habitants oscillent entre colère et fatigue. Cette saison des pluies, qui est sur le point de se terminer, a été marquée par des épisodes d'inondations paralysant la capitale congolaise. Les principales artères ont été inondées et des axes très fréquentés, paralysés pendant plusieurs heures. Les habitants mettent en cause l'inaction des autorités de la ville.. Les précisions Aurélie Bazzara-Kibangula.

Mtazamo Wako Kwa Yaliyojiri Wiki Hii
Nini kinaendelea baada ya Maduro kukamatwa? siasa za Tanzania na mengineyo

Mtazamo Wako Kwa Yaliyojiri Wiki Hii

Play Episode Listen Later Jan 10, 2026 20:11


Miongoni mwa matukio makubwa ni pamoja na kukamatwa kwa aliyekuwa rais wa Venezuela Nicolas Maduro, kubanduliwa kwa timu ya taifa ya DRCongo kwenye michuano ya AFCON 2025, vifo vya wakimbizi wa Congo Kinshasa katika kambi huko Burundi, siasa za Tanzania, Kenya na Uganda kuelekea uchaguzi wa January 15 hali ya nchini Sudan kusini, Rais Faustin Archange Touadera kutangazwa mshindi wa Uchaguzi wa urais hivi karibuni na kauli ya Urusi kuhusu washirika wa Ukraine, Ulaya

Invité Afrique
Youssouf Mulumbu: «Non à la CAN de football tous les quatre ans !»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 6, 2026 8:25


« Non à la CAN de football tous les quatre ans ! » : c'est le cri de guerre de notre invité congolais de ce mardi 6 janvier, après la décision du Sud-Africain Patrice Motsepe, le président de la Confédération africaine de football, de faire passer le célèbre tournoi de une fois tous les deux ans à une fois tous les quatre ans. Youssouf Mulumbu a été le capitaine des Léopards du Congo Kinshasa et a notamment joué au PSG. Il publie aujourd'hui le roman Talo, aux éditions Jets d'encre. Pour lui, la CAF africaine de Patrice Motsepe doit résister aux pressions de la Fifa mondiale de Gianni Infantino. Il le dit au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Youssouf Mulumbu, le 20 décembre dernier, le président de la CAF, le Sud-Africain Patrice Motsepe, a jeté un pavé dans la mare. À partir de 2028 a-t-il dit : « La CAN de football ne se disputera plus tous les deux ans, mais tous les quatre ans ». Quelle est votre réaction ? Youssouf Mulumbu : moi, ça ne me surprend pas tellement, il y avait des signes. Je pense que le président Motsepe est plus basé sur les compétitions occidentales et s'est aligné justement sur cette nouvelle Coupe du monde des clubs qui, pour la CAN, est un dommage collatéral. Alors l'un des arguments justement du Sud-Africain Motsepe, c'est de dire que l'Afrique doit s'aligner sur la Coupe du monde et sur le championnat d'Europe, qui sont des tournois qui ont lieu tous les quatre ans. Bien au contraire, l'Afrique a ses réalités avec ses infrastructures. Donc je ne vois pas comment on peut s'aligner aujourd'hui avec l'Europe, sachant que la CAN, la Coupe d'Afrique, fait partie du développement de certains pays. On peut voir sur les infrastructures de transport, sur les infrastructures justement sportives. Et donc ça va être un dommage collatéral pour l'Afrique et pour des pays qui sont sous-développés. Oui, parce que le fait que la CAN ait lieu tous les deux ans, ça veut dire que, tous les deux ans, il y a de nouvelles routes, de nouveaux stades, de nouveaux hôpitaux ? Exactement, c'est l'histoire de cette Coupe d'Afrique. Et tous les deux ans et pour chaque Africain, on l'attend chaque deux ans. Donc on ne devrait pas s'aligner avec l'Europe parce que l'Afrique a ses réalités et donc c'est un bel événement pour le développement du pays. Moi, j'ai pu le voir avec le Gabon, j'ai pu le voir avec la Guinée et aujourd'hui je pense qu'on a plus pensé aux clubs européens parce que, pour leur gestion, ça va être plus facile. Et on a pensé vraiment à cette Coupe du monde des clubs qui est un peu l'atout majeur pour la FIFA. Oui, c'est-à dire-que vous pensez que cette réforme, c'est aussi une concession faite aux puissants clubs européens, comme le PSG où vous avez joué Youssouf Mulumbu, mais aussi bien sûr comme le Real, Arsenal, etc. qui n'ont jamais eu envie de laisser partir leurs joueurs africains tous les deux ans pendant plus d'un mois ? Exactement. On voit de plus en plus de joueurs qui évoluent dans des grands clubs, donc forcément, pour eux, c'est tout bénef. Et je pense qu'il va falloir militer vraiment pour que cette CAN revienne tous les deux ans. Et je pense que tous les joueurs, qu'ils soient anciens et nouveaux, doivent se mettre en avant pour justement donner de la voix pour que cette CAN reste toutes les deux années. Alors un autre argument quand même de la part du président Motsepe, c'est qu'une CAN tous les quatre ans, cela rendra la compétition plus rare, donc plus prestigieuse, comme la Coupe du monde par exemple. Et donc cela fera monter les droits télés et le nombre des sponsors … Son argument peut être louable, mais quand on regarde le pour et le contre, je pense qu'il y a plus de désavantages pour le continent africain aujourd'hui. Cette CAN, nous on la regarde avec des yeux qui brillent. On l'attend chaque deux ans. Je ne vois pas pourquoi deux années de plus vont faire que cette CAN va être plus attractive. Et aujourd'hui, on voit une CAN où on a des superstars qui viennent la voir, comme Mbappé, comme Zidane. Et donc pour nous, elle est bien comme ça. Donc je ne vois pas comment elle va être plus prestigieuse tous les quatre ans. Donc vraiment, je pense que tout le monde doit se lever d'une même voix. Donc allons militer et remettez-nous cette compétition tous les deux ans, parce que nous, ça nous fait vibrer de voir les peuples justement vibrer, un peu comme le Congo qui a des conflits géopolitiques. Et aujourd'hui mettre à part ces conflits là pour se focaliser justement sur cette compétition, ça donne un peu du baume au cœur et un peu de joie à ce peuple-là. Donc, il va falloir garder cette CAN tous les deux ans. Oui, pour le peuple congolais, c'est une grande respiration au milieu de la guerre ? Exactement, comme vous le voyez à chaque célébration. Je pense que les joueurs n'ont pas oublié qu'au pays c'est un peu terrible et surtout du côté Est. Donc voilà, de parler justement du Congo, ça donne un peu plus de joie à ce peuple-là. Oui, offrez-nous au moins tous les deux ans une parenthèse enchantée. Exactement, et je pense que c'est très important. Mais franchement, Youssouf Mulumbu, est ce que financièrement la CAF n'est pas très dépendante de la FIFA ? Forcément. Mais feu Issa Hayatou, paix à son âme, avait résisté justement à cette pression qui était déjà mise pour que cette compétition se déroule tous les quatre ans ! Hommage au défunt président camerounais Issa Hayatou ? Exactement. Hommage à feu Hayatou, qui était un président très exemplaire et qui œuvrait vraiment pour l'Afrique. Youssouf Mulumbu, RDC-Algérie, c'est dans quelques heures ? Exactement. Un petit pronostic ? Alors j'ai beaucoup d'amis algériens moi, je dirai une victoire 2-1pour le Congo quand même. On va aller chercher cette victoire.

C'est dans ta nature
L'okapi, le discret trésor de la RDC

C'est dans ta nature

Play Episode Listen Later Dec 7, 2025 2:53


Le sommet mondial de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées), qui s'est achevé vendredi 5 décembre en Ouzbékistan, a accordé la plus forte protection à l'animal emblématique du Congo-Kinshasa, mi-girafe mi-zèbre. Rediffusion du 28 janvier 2024 Les Congolais ont sûrement vu plus d'okapis sur leurs billets de banque que dans la forêt. L'animal est si rare et si discret que ceux qui ont pu le croiser dans les forêts tropicales d'Ituri, dans le nord-est du pays, où l'espèce est endémique, sont des privilégiés. « Je suis chanceux, reconnaît Berce N'Safuansa, qui gère le projet okapi de l'ONG Wildlife Conservation Global au sein de la Réserve de faune à okapis, créée en 1992 et inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco cinq ans plus tard. C'est fantastique, vous ne pouvez pas imaginer l'enthousiasme qu'on a d'être en face d'un okapi ! » Et pour cause ! Avec sa tête de girafe (il est, avec la girafe, l'une des deux seules espèces encore vivantes de la famille des giraffidés), son corps d'antilope, les pattes avant et l'arrière-train rayés noir et blanc comme un zèbre, et son coup de langue phénoménal (40 centimètres de long), l'okapi est un animal plein de mystères, quasi mythique, surnommé parfois la licorne africaine. Unique, rare et irremplaçable Unique au Congo-Kinshasa, mondonga (okapi en lingala) n'a été découvert par un explorateur européen qu'à la toute fin du 19ᵉ siècle. En 1901, il est scientifiquement nommé Okapia johnstoni. Il s'agit d'un des trois derniers mammifères recensés dans le monde. Mais, depuis bien longtemps, l'okapi était connu des populations locales. « Ici, nous avons par exemple la communauté locale des Mbuti, les Pygmées : pour elle, l'okapi représente un ami de leurs ancêtres. C'est donc un animal qu'il faut protéger, qu'il ne faut pas tuer pour sa viande ou pour un quelconque besoin », explique Berce N'Safuansa. L'okapi tient une place à part parmi la riche faune qu'abrite le Congo-Kinshasa. « C'est un animal d'une importance capitale, poursuit Berce N'Safuansa, à cause de la valeur exceptionnelle et universelle qu'il représente : une espèce unique, rare, irremplaçable, qui ne vit à l'état sauvage qu'en République démocratique du Congo. » Braconniers et miliciens Si rare que l'espèce est menacée : en danger, selon la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). « Dans un avenir proche, prédit Berce N'Safuansa, cette espèce se retrouvera dans la catégorie probablement la plus élevée, le risque d'extinction, avec des effectifs en baisse. » Les principaux prédateurs de l'okapi ? Les léopards et les humains. L'habitat naturel du ruminant est chaque jour menacé par les activités humaines illégales. Berce N'Safuansa pointe « les braconnages armés, en quête de la peau de l'okapi, de sa viande, de sa graisse, de ses os, tellement recherchés aujourd'hui sur le marché noir. À cela, il faut ajouter la perte des habitats naturels ainsi que la présence de groupes de milices et de mineurs illégaux dans et autour de la réserve. » Les milices armées qui sévissent dans la région n'épargnent personne, ni les okapis ni les humains. Il n'existe pas de recensements récent et scientifique de la population d'okapis, compte tenu des difficultés du terrain et de la grande discrétion de cet animal solitaire. On estime seulement qu'il ne reste, à l'état naturel, que plusieurs milliers d'okapis. À lire aussiRDC: une réserve à Okapis d'Ituri menacée par l'exploitation minière

The Best of Breakfast with Bongani Bingwa
Who really runs Congo? The rebels, Rwanda, or Kinshasa?

The Best of Breakfast with Bongani Bingwa

Play Episode Listen Later Oct 8, 2025 7:15 Transcription Available


Kambale Musavuli, a native of the Democratic Republic of Congo, is an analyst with the Center for Research on Congo-Kinshasa. 702 Breakfast with Bongani Bingwa is broadcast on 702, a Johannesburg based talk radio station. Bongani makes sense of the news, interviews the key newsmakers of the day, and holds those in power to account on your behalf. The team bring you all you need to know to start your day Thank you for listening to a podcast from 702 Breakfast with Bongani Bingwa Listen live on Primedia+ weekdays from 06:00 and 09:00 (SA Time) to Breakfast with Bongani Bingwa broadcast on 702: https://buff.ly/gk3y0Kj For more from the show go to https://buff.ly/36edSLV or find all the catch-up podcasts here https://buff.ly/zEcM35T Subscribe to the 702 Daily and Weekly Newsletters https://buff.ly/v5mfetc Follow us on social media: 702 on Facebook: https://www.facebook.com/TalkRadio702 702 on TikTok: https://www.tiktok.com/@talkradio702 702 on Instagram: https://www.instagram.com/talkradio702/ 702 on X: https://x.com/Radio702 702 on YouTube: https://www.youtube.com/@radio702See omnystudio.com/listener for privacy information.

The Africa Report
Who really runs Congo? The rebels, Rwanda, or Kinshasa?

The Africa Report

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Kambale Musavuli, a native of the Democratic Republic of Congo, is an analyst with the Center for Research on Congo-Kinshasa. 702 Breakfast with Bongani Bingwa is broadcast on 702, a Johannesburg based talk radio station. Bongani makes sense of the news, interviews the key newsmakers of the day, and holds those in power to account on your behalf. The team bring you all you need to know to start your day Thank you for listening to a podcast from 702 Breakfast with Bongani Bingwa Listen live on Primedia+ weekdays from 06:00 and 09:00 (SA Time) to Breakfast with Bongani Bingwa broadcast on 702: https://buff.ly/gk3y0Kj For more from the show go to https://buff.ly/36edSLV or find all the catch-up podcasts here https://buff.ly/zEcM35T Subscribe to the 702 Daily and Weekly Newsletters https://buff.ly/v5mfetc Follow us on social media: 702 on Facebook: https://www.facebook.com/TalkRadio702 702 on TikTok: https://www.tiktok.com/@talkradio702 702 on Instagram: https://www.instagram.com/talkradio702/ 702 on X: https://x.com/Radio702 702 on YouTube: https://www.youtube.com/@radio702See omnystudio.com/listener for privacy information.

Afrique Économie
Série ports fluviaux [2/5] En Centrafrique, le port fluvial vital pour la capitale

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Aug 11, 2025 2:35


En Centrafrique, l'axe fluvial Bangui-Brazzaville est jugé économiquement vital par de nombreux Centrafricains, notamment les commerçants. Pays enclavé au cœur de l'Afrique, la République centrafricaine n'a pas d'ouverture sur la mer. Elle dépend en grande partie des pays limitrophes. Aujourd'hui, la navigation sur l'Oubangui compense les réseaux routiers peu denses dont la plupart sont dégradés. Les ports de Bangui reçoivent chaque semaine des embarcations et le commerce bat son plein entre les deux pays. De notre correspondant à Bangui, Ici, au port de Ngou État, une dizaine de bateaux et baleinières sont amarrés. Commerçants et voyageurs occupent tout le quai et la berge. Le navire blanc et bleu - Bangui n'est pas loin - d'environ 40 mètres de long transporte près de 10 000 tonnes de marchandises et une cinquantaine de personnes à destination de Brazzaville. « Pour aller là-bas, tu peux acheter des bidons de miel, des cabris, les fûts d'huile de palme, des sacs de maïs ou encore d'arachides. Souvent, j'achète également des poissons que je mets dans des paniers. Par exemple, ici, tu peux acheter le bidon d'huile de palme à 9 000 FCFA, mais une fois là-bas, tu peux revendre à 30 000 FCFA », explique Fiston Ngbassoumbi, un commerçant centrafricain. 30 000 FCFA, l'équivalent de 45 euros, soit 100% de bénéfice. En bateau, le trajet coûte 25 000 FCFA par personne et varie entre 5 000 et 10 000 FCFA pour les baleinières. Les marchandises sont taxées en fonction des kilogrammes. Après avoir écoulé leurs articles au Congo, les mêmes commerçants importent les produits congolais en Centrafrique. « Pour le chemin du retour, tu vas acheter des boîtes de sardines et des balles de vêtements de friperie pour les garçons. Ici ça coûte cher. Mais là-bas, c'est moins cher », témoigne encore Fiston Ngbassoumbi. Chaussures pour femmes, ou encore appareils électriques sont moins chers à Brazzaville. « Si tu paies un appareil là-bas à 200 000 FCFA, quand tu arrives ici, tu peux le revendre à 500 000 FCFA. Ça dépend de la qualité des appareils », met-il en avant. À lire aussiRCA/RDC: Bangui et Zongo et les échanges commerciaux de ces villes jumelles [3/3] Des trajets ponctués d'épreuves Tout près de la terre ferme, trois grandes baleinières en prévenance du Congo viennent d'accoster. Le voyage a duré une semaine, compte tenu de l'état de navigabilité de la rivière et des embarcations. Maurice fait la navette entre le Congo-Brazzaville, le Congo-Kinshasa et la RCA depuis plus de dix ans. « Pour être libre de tout mouvement, il faut avoir une carte d'identité et remplir toutes les formalités. Moi, j'exporte du bois de chauffe, du manioc, des cabris, des moutons et des poulets. En retour, j'achète des produits pour revendre ici. Il s'agit d'huile raffinée, de savon, de cubes magie ou encore des cartons de sucre », détaille le commerçant. Mais la navigation sur la rivière Oubangui est loin d'être un long fleuve tranquille. En saison sèche, des tronçons sont difficilement praticables pour les gros chargements. Maurice évoque les principales difficultés qu'il rencontre. « Les difficultés n'en finissent jamais. Dans les baleinières, on côtoie des animaux et des marchandises au mépris des règles d'hygiène et de sécurité. Les embarcations font des surcharges sans gilets et bouées de sauvetage. C'est vraiment la souffrance », se plaint-il. Les travaux du corridor 13 reliant notamment le Congo-Brazzaville à la Centrafrique, financés par la Banque africaine de développement, se poursuivent. Le transport fluvial demeure pour l'instant le moyen de transport le plus usité entre ces deux pays. À lire aussiQuand la rivière Oubangui charrie le commerce informel [2/5]

Convidado
50 anos da independência: Por que não houve luta armada em Cabo Verde?

Convidado

Play Episode Listen Later Jun 26, 2025 24:30


Nos 50 anos da independência de Cabo Verde, a RFI publica e difunde várias reportagens sobre este tema. Neste segundo episódio, falámos com antigos combatentes que se prepararam para a luta armada em Cabo Verde através de formações político-militares na Argélia, em Cuba e na antiga União Soviética. Foi planeado um desembarque no arquipélago, mas Cabo Verde acabaria por chegar à independência sem guerrilha no seu território e os cabo-verdianos foram lutar para as frentes de combate na Guiné e também na clandestinidade. Participaram, ainda, em batalhas políticas, de saúde, de formação e de informação. Nesta reportagem, ouvimos Pedro Pires, Silvino da Luz, Osvaldo Lopes da Silva, Maria Ilídia Évora, Amâncio Lopes e Alcides Évora. A 5 de Julho de 1975, depois de cinco séculos de dominação portuguesa, às 12h40, era oficialmente proclamada a independência de Cabo Verde por Abílio Duarte, presidente da Assembleia Nacional Popular, no Estádio Municipal da Várzea, na Praia.   A luta tinha começado há muito e acabaria por ser o PAIGC, Partido Africano da Independência da Guiné-Bissau e de Cabo Verde, a consolidar os anseios nacionalistas e a conduzir o arquipélago à independência, quase dois anos depois de a Guiné-Bissau se ter autoproclamado independente. O líder da luta e do partido, Amílcar Cabral, nascido em Bissau e filho de cabo-verdianos, não pôde assistir nem a uma nem a outra por ter sido assassinado em Janeiro de 1973. Considerado como o pai das duas independências, Amílcar Cabral defendeu, desde o princípio, o lema da “unidade e luta”: unir esforços para combater o inimigo comum que era o colonialismo português. No programa, ancorado numa concepção pan-africana de unidade política para o continente, estava a luta pela independência da Guiné e de Cabo Verde e a futura união dos dois Estados, separados por mar alto. Mas ao contrário da Guiné, em Cabo Verde a luta nunca chegou a ser armada, ainda que a intenção tenha estado em cima da mesa. Foi em Julho de 1963, na cidade de Dacar, numa reunião de quadros nacionalistas do PAIGC, que Pedro Pires chegou a dizer não ter cabimento “falar em luta de libertação nacional sem falar em luta armada”. O comandante e destacado dirigente político-militar do PAIGC tinha "dado o salto" em 1961 quando integrou o grupo de dezenas de jovens africanos que abandonou, clandestinamente, Portugal, rumo à luta pela independência.  Mais de meio século depois, com 91 anos, o comandante da luta de libertação recebe a RFI no Instituto Pedro Pires para a Liderança, na cidade da Praia, e recorda-nos o contexto em que se decidiu que o recurso à luta armada “era obrigatório” e como é que ele esteve ligado à preparação da luta em Cabo Verde. “A questão da luta armada, colocámos a seguinte questão: ‘Será obrigatório?' Chegámos à conclusão que era obrigatório. Tinha que se ir nessa direcção por causa daquilo que já tinha acontecido porque não é uma questão de qualquer coisa por acontecer, mas a violência já tinha acontecido em Angola, no Congo Kinshasa, na Argélia, de modo que estávamos obrigados a pensar nessa via. É assim que nós abraçamos o projecto do PAIGC de prepararmo-nos e organizarmos o recurso à violência armada. As tarefas que me foram conferidas no PAIGC estiveram, até 1968, sempre ligadas a Cabo Verde e à preparação da possibilidade da luta armada em Cabo Verde”, conta Pedro Pires [que se tornaria o primeiro primeiro-ministro de Cabo Verde (1975-1991) e, mais tarde, Presidente do país (2001-2011)]. E era assim que, meses depois do anúncio do início das hostilidades pelo PAIGC contra o exército português no território da Guiné, se desenhava a intenção de desencadear também a luta armada em Cabo Verde. A Pedro Pires foi confiado o recrutamento e a preparação política dos combatentes. A ajudá-lo esteve Silvino da Luz que, meses antes, tinha desertado do exército português e sido preso em Kanu, na Nigéria. Aos 86 anos, Silvino da Luz recebe a RFI em sua casa, na cidade do Mindelo, na ilha de São Vicente e explica-nos por que é que a acção militar em Cabo Verde era necessária. “A grande decisão tomada em 1963, nessa reunião de Dacar, da qual eu saio como um dos responsáveis militares, era a criação de condições para desencadear a luta armada em Cabo Verde porque estávamos absolutamente seguros que os colonialistas, e Salazar em particular, não aceitariam nunca largar as ilhas que já estavam nos radares da NATO que considerava Cabo Verde e Açores como os dois pontos cruciais para a defesa do Ocidente e no Atlântico Médio eram indispensáveis”, explica Silvino da Luz que foi, depois, comandante das Forças Armadas Revolucionarias do Povo (FARP), ministro da Defesa e Segurança (1975-1980) e dos Negócios Estrangeiros (1980-1991) e depois deputado até 1995. Começou a pensar-se num desembarque de elementos do PAIGC no arquipélago e houve preparação de combatentes na Argélia, em Cuba e na antiga União Soviética. O grupo dos militantes nacionalistas, encabeçado por Pedro Pires, preparou-se na clandestinidade total em Cuba, durante dois anos, e é aqui que nascem as Forças Armadas cabo-verdianas, a 15 de Janeiro de 1967, data em que os cabo-verdianos prestam, perante Amílcar Cabral, o juramento de fidelidade à luta de libertação de Cabo Verde. No grupo de Cuba, havia apenas uma mulher, Maria Ilídia Évora, conhecida como Tutu. Aos 89 anos, recebe a RFI em sua casa, no alto de São Nicolau, no Mindelo. À entrada, destacam-se duas fotografias de Amílcar Cabral, mas há ainda muitas fotografias que ela nos mostra dos tempos da formação político-militar em Cuba. Foi em Dacar, onde estava emigrada, que Tutu conheceu Amílcar Cabral e aderiu logo à luta.  “Foi ideia de Cabral. Disse que eu tinha de participar. Em Cuba, os treinos eram de tiro, esforço físico, correr, fazer ginástica, fazer marchas, aprender a lidar com a arma, limpar as armas, e escola também. Tinhamos aulas de matemática e várias aulas porque no grupo havia estudantes que tinham fugido da universidade, eles tinham mais conhecimento do que nós e partilhavam os conhecimentos deles com quem tinha menos”, revela, acrescentando que um camarada lhe disse um dia que “muitas vezes os homens queriam desistir, mas tinham vergonha porque tinham uma mulher no grupo”. Também Alcides Évora, conhecido como “Batcha”, esteve no grupo de Cuba. Entrou na luta pela mão do comandante Pedro Pires, depois de ter estado emigrado em França durante pouco mais de um ano. Viajou para a Argélia e, passados uns meses, seguiu para o treino militar em Cuba. É na Fundação Amílcar Cabral, na Praia, que, aos 84 anos, ele recorda essa missão à RFI. “Nós tivemos uma preparação político-militar intensa. Tivemos aulas militares e também havia aulas de política para complementar o nosso curso. A nossa preparação era para desencadear a luta em Cabo Verde, mas não se efectivou o nosso desembarque porque com a morte do Che Guevara na Bolívia, os americanos passaram a controlar todos os barcos que saíam de Cuba. Então, o Fidel mandou chamar o Amílcar e eles depois chegaram à conclusão que realmente não era aconselhável esse desembarque”, afirma Alcides Évora depois de nos fazer a visita guiada às salas da fundação, onde também se vê uma fotografia dele no escritؚório do PAIGC em Conacri. O desembarque estava a ser preparado no maior dos segredos e estava tudo pronto. Amâncio Lopes, hoje com 86 anos, era também um dos membros do grupo. Tinha sido recrutado junto dos emigrantes cabo-verdianos da região francesa de Moselle, onde se encontrava a trabalhar como operário na siderurgia. Amâncio Lopes começou por receber formação em Argel e depois foi para Cuba. “Era um grupo de 31 que foi maioritariamente recrutado na Europa, em Moselle, no seio da emigração. De lá, recebi preparação militar em Argel, depois fomos reunidos em Cuba porque havia dois grupos. Passados os seis meses de instrução, fomos reunidos todos em Cuba. Foram uns dois anos. Era uma preparação inicial e depois recebíamos ajuda para desembarcar em Cabo Verde. Quando já estávamos preparados para desembarcar em Cabo Verde, Cabral fez uma visita e nessa visita fizemos o juramento em 1967”, recorda Amâncio Lopes, quando recebe a RFI na sua casa, na periferia de Mindelo. Ao fim de quase dois anos de treinos e formação político-militar, o grupo de Cuba encontrava-se pronto para a operação de desembarque. Amílcar Cabral desloca-se a Havana para dar instruções e procede-se ao juramento solene da bandeira, a 15 de Janeiro de 1967, mas a morte de Che Guevara na Bolívia, a 8 de Outubro de 1967, é uma das razões que leva à suspensão da operação. Silvino da Luz recorda que estava tudo a postos. “O assunto foi tratado sempre no máximo sigilo, as informações não escapavam. Tínhamos desaparecido do mundo, as pessoas não sabiam, vivíamos em plena clandestinidade em Cuba, lá pelas montanhas interiores da ilha, em acampamentos com bastante segurança. Recebemos preparação militar bastante avançada. Depois, já tínhamos terminado a preparação, Fidel já se tinha despedido de nós, tinha oferecido uma espingarda a cada um de nós, Amílcar já se tinha despedido, mas houve uma série de desastres que aconteceram, como a queda do Che [Guevara] na Bolívia, uma tentativa de infiltração de revolucionários na Venezuela (…) Nós já estávamos no barco à espera da ordem de partida, mas cai o Che, houve essas infelicidades, o cerco à volta de Cuba aumentou, os americanos quase fecharam a ilha e não havia possibilidade de nenhum barco sair sem ser registado. Naturalmente que, para nós, sair era quase que meter a cabeça na boca do lobo”, relembra Silvino da Luz. Também o comandante Pedro Pires admite que “quando se é jovem se pensa em muitas coisas, algumas impossíveis” e o desembarque era uma delas, pelo que se optou por um “adiamento” e por "criar as condições políticas para continuar a luta". “Quando se é jovem, pensa-se em muitas coisas, algumas possíveis e outras impossíveis. Concebemos um projecto, pusemos em marcha a criação das condições para a concretização do projecto, mas verificou-se que era complicado de mais. Uma das características das lutas de libertação e, sobretudo, das guerrilhas, é a problemática da retaguarda estratégica. Em relação a Cabo Verde, em pleno oceano, não há retaguarda estratégica e você vai desenrascar-se por si. É preciso analisar as condições reais de sustentabilidade dessa ideia, se era possível ou não possível. O nosso apoiante mais entusiasta ficava nas Caraíbas, a milhares de quilómetros de distância, não serve de retaguarda, a não ser na preparação, mas o apoio à acção armada ou possivelmente outro apoio pontual era muito difícil. Por outro lado, o que nos fez reflectir bastante sobre isso foi o fracasso do projecto de Che Guevara para a Bolívia”, explica. Adiado o projecto inicial, os cabo-verdianos continuaram a formação e foram para a União Soviética onde receberam formação de artilharia, algo que viria a ser decisivo para a entrada deles na luta armada na Guiné. Amâncio Lopes também foi, mas admite que sentiu “uma certa tristeza” por não ver concretizado o desembarque em Cabo Verde. “Éramos jovens e todos os jovens ao entrarem numa aventura destas querem ver o programa cumprido. Mas o programa tem de ser cumprido sem risco suicida. Em Cuba fizemos preparação política e de guerrilha mas, depois, na União Soviética, já fizemos preparação semi-militar. (…) Os soviéticos foram taxativos: vocês têm um bom grupo, grande grupo, consciente do que quer, mas metê-los em Cabo Verde é suicidar esse grupo. Então, ali avisaram-nos que já não íamos desembarcar em Cabo Verde. Aí ficámos numa certa tristeza porque em Cuba tínhamos a esperança de desembarcar, na União Soviética durante quase um ano também tínhamos essa esperança, mas depois perdemos a esperança de desembarcar em Cabo Verde”, diz Amâncio Lopes. Entretanto, entre 1971 e 1972, houve também um curso de marinha para uma tripulação de cabo-verdianos que deveria vir a constituir a marinha de guerra do PAIGC. O grupo era chefiado por Osvaldo Lopes da Silva que considera que se o projecto tivesse avançado, teria sido decisivo, mas isso não foi possível devido à animosidade que se sentia da parte de alguns militantes guineenses contra os cabo-verdianos. “Da mesma maneira que os cabo-verdianos entraram para a artilharia e modificaram o quadro da guerra, Cabral pensou: ‘Vamos criar uma unidade com cabo-verdianos, aproveitar os cabo-verdianos que havia, concentrá-los na marinha para ter uma marinha de guerra. Eu estive à frente desse grupo. Esse grupo se tivesse entrado em acção seria para interceptar as ligações entre a metrópole e Cabo Verde e a Guiné e as outras colónias. Seria uma arma letal. Da mesma maneira que a entrada dos mísseis anti-aéreos imobilizou completamente a aviação, a entrada dos cabo-verdianos na marinha com as lanchas torpedeiras teria posto em causa a ligação com a metrópole. Podíamos mesmo entrar em combate em território da Guiné e afundar as unidades que os portugueses tinham que não estavam ao nível do armamento que nós tínhamos”, explica. Então porque não se avançou? A resposta de Osvaldo Lopes da Silva é imediata: “As unidades estavam ali, as lanchas torpedeiras, simplesmente não havia pessoal qualificado. Nós é que devíamos trazer essa qualificação. Quando esse meu grupo regressa em 1972, o ambiente na marinha estava completamente degradado. O PAIGC tinha uma marinha e é nessa marinha que foi organizado todo o complô que veio dar lugar à morte de Cabral.”  A análise retrospectiva é feita em sua casa, no bairro do Plateau, na Praia, onde nos mostra, aos 88 anos, muitas das fotografias dos tempos da luta, quando também foi comandante das FARP, e imagens de depois da independência, quando foi ministro da Economia e Finanças (1975-1986) e ministro dos Transportes, Comércio e Turismo (1986-1990). Houve, ainda, outras tentativas de aproximação de guerrilheiros a Cabo Verde. O historiador José Augusto Pereira, no livro “O PAIGC perante o dilema cabo-verdiano [1959-1974]”, recorda que a URSS, em 1970, cedeu ao PAIGC um navio de pesca de longo alcance, o 28 de Setembro, que reunia todo o equipamento necessário ao transporte e desembarque de homens e armamento. A luta armada no arquipélago não estava esquecida e no final de 1972 foram enviados a Cuba dois militantes provenientes de Lisboa que deveriam ser preparados para desencadear, em Cabo Verde, ações de guerrilha urbana. Um deles era Érico Veríssimo Ramos, estudante de arquitectura em Lisboa e militante do PAIGC na clandestinidade, que sai de Portugal em Dezembro de 1972 em direcção a Cuba. “Em Dezembro de 1972, saio de Portugal com um passaporte português, vou para Cuba receber preparação para regressar para a luta. Não estava ainda devidamente estruturada essa participação para depois dessa formação. Fui eu e mais um outro colega e mais um elemento que veio da luta da Guiné-Conacri. Quando Amílcar Cabral foi assassinado, nós estávamos em Cuba e, logo a seguir, tivemos de regressar”, conta. De facto, o assassínio de Amílcar Cabral a 20 de Janeiro de 1973 levou à saída da ilha dos activistas por ordem das autoridades de Havana. Entretanto, combatentes cabo-verdianos tinham integrado as estruturas militares da luta armada na Guiné, mas sem abandonarem a ideia de um lançamento futuro da luta armada em Cabo Verde. Porém, isso acabaria por não acontecer. Apesar de a luta armada não se ter concretizado em Cabo Verde, a luta política na clandestinidade continuou nas ilhas e a PIDE apertou bem o cerco aos militantes. Muitos foram parar ao Tarrafal e a outras prisões do “Império”, onde também houve resistência. Os cabo-verdianos destacaram-se na luta armada na Guiné, mas também noutras frentes de batalha como a propaganda, a educação, a saúde, a diplomacia e muito mais. Sobre alguns desses temas falaremos noutros episódios desta série. Pode também ouvir aqui as entrevistas integrais feitas aos nossos convidados.

Invité Afrique
Burundi: malgré un quasi plébiscite aux législatives, «le pouvoir est de plus en plus contesté»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 12, 2025 6:44


Au Burundi, les résultats des législatives du 5 juin sont sans surprise. Le parti au pouvoir CNDD-FDD est crédité de 96% des voix et rafle la totalité des 100 sièges de la nouvelle Assemblée nationale. Le président Évariste Ndayishimiye consolide donc son pouvoir au moment où la population s'inquiète de plus en plus de voir partir des soldats burundais au Congo, au risque de leur vie. Le Burundi risque-t-il d'être le grand oublié d'un éventuel accord entre le Rwanda et la RDC ? L'avocat congolais Reagan Miviri est chercheur sur les conflits à l'institut Ebuteli. En ligne de Kinshasa, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Le pouvoir burundais voulait faire de ces législatives un plébiscite en sa faveur. Officiellement, c'est réussi. Mais qu'en est-il en réalité ? Reagan Miviri : En réalité, c'est un pouvoir qui est de plus en plus contesté, qui est confronté à une situation économique désastreuse et à une méfiance venant d'une population qui ne comprend pas l'implication militaire en RDC alors même qu'il y a de graves problèmes au Burundi, surtout des problèmes économiques. Le principal opposant, Agathon Rwasa, n'a pas pu présenter de candidat à ces élections. Est-ce le signe que le pouvoir se méfie encore de son poids politique ? On peut le dire ainsi. Je pense que le pouvoir, surtout dans ces moments de crise économique, se rassure de ne pas avoir une autre menace de plus. Et surtout toute personne qui peut mobiliser contre le régime est écartée. La société civile burundaise accuse le président Ndayishimiye de brandir exagérément la menace militaire du Rwanda et du M23 pour justifier une répression accrue contre les opposants. Mais n'y a-t-il tout de même pas une offensive des troupes rwandaises et du M23 depuis quelques mois ? Oui, bien sûr. Je pense que la question sécuritaire est réelle. Les M23, soutenus par l'armée rwandaise, sont maintenant dans la plaine de la Ruzizi et ils se rapprochent beaucoup plus de la frontière burundaise, ce qui peut vraiment inquiéter le Burundi. Depuis l'accord de coopération militaire d'août 2023, il y a eu jusqu'à 10 000 soldats burundais qui ont combattu au côté de l'armée congolaise au Nord et au Sud-Kivu. Mais depuis la bataille de Ngungu en décembre dernier face aux troupes du Rwanda et du M23, est-ce qu'on a une idée des pertes subies par l'armée burundaise ? C'est difficile d'avoir des chiffres exacts mais les pertes pourraient aller jusqu'à des centaines, voire même peut-être un millier. Quand il y a des pertes, ça rajoute encore du mécontentement au point que le pouvoir, voyant les élections approcher, a vu qu'il fallait réduire un peu sa présence et son empreinte en RDC. Il y a eu aussi quelques contacts entre les sécurocrates burundais et rwandais. D'ailleurs à un moment, on parlait d'une sorte de pacte de non-agression et c'est depuis ces temps-là que l'on voit que dans la plaine de la Ruzizi, alors même qu'il y a encore des affrontements entre les M23 et les Wazalendo, les militaires burundais qui sont souvent dans les mêmes zones ne sont pas impliqués dans ces affrontements. À lire aussiLa RDC et le Burundi signent un accord de coopération sécuritaire Donc Gitega et Kigali se sont parlés pour ne pas s'agresser directement ? En tout cas, on peut confirmer qu'il y a eu des pourparlers. Depuis plusieurs semaines, le Rwanda et le Congo-Kinshasa sont fortement encouragés par les médiateurs à négocier en vue d'un accord à la fois politique et commercial. Est-ce que le Burundi ne risque pas d'être le grand oublié de cet éventuel accord à venir ? Oui, je pense. Si ça continue toujours dans le format Doha et Washington, il me semble que le Burundi – et pas que le Burundi d'ailleurs, il y a aussi l'Ouganda de l'autre côté – risquent d'être des parties qui vont se sentir un peu oubliées. Et je pense que ça, c'est un risque de ne pas avoir un accord durable parce que ça serait très difficile d'avoir un accord avec le Rwanda sans l'avoir avec le Burundi et l'Ouganda. Et c'est pour cela que beaucoup de voix s'élèvent, pour que les processus internationaux soient les plus inclusifs possibles. Si on n'a pas cette question sur la table et si elle n'est pas gérée, il y a risque que l'on résolve peut-être le conflit dans une partie du Congo, par exemple dans le Nord-Kivu, mais que les tensions continuent par exemple dans la plaine de la Ruzizi. Le Burundi possède des terres rares, donc si demain le Rwanda et la RDC sont autorisés à exporter plus de richesses minières vers les États-Unis, le Burundi voudra aussi y trouver son compte, c'est ça ? Oui. Je pense que, dans un deal sur le minerai, il faut prendre en compte tous les acteurs en tant que pays de production mais aussi de traitement, de transit, parce qu'on peut aussi parler par exemple de l'or du Sud-Kivu qui passait par le Burundi. Et qui maintenant passe par le Rwanda ? Oui, et ça, c'est quelque chose qui doit inquiéter le Burundi. Et le Burundi voudrait quand même aussi avoir sa part dans tous ces différents deals miniers. À lire aussiLégislatives au Burundi: le parti au pouvoir rafle la totalité des sièges en jeu à l'Assemblée

Journal de l'Afrique
RD Congo : Kinshasa et le groupe armé M23 travaillent "à la conclusion d'une trêve"

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Apr 24, 2025 15:01


En RD Congo, les discussions de Doha sur le conflit dans l'est du pays sont-elles en bonne voie ? Pour la première fois, les autorités congolaises comme l'AFC/M23 ont communiqué officiellement sur ces discussions, en publiant une déclaration conjointe. Les deux parties ont annoncé avoir convenu de travailler à la conclusion d'une trêve dans l'est du pays. 

Invité Afrique
Manenji Mangundu, directeur d'OXFAM en RDC: «La situation humanitaire est très précaire à Goma»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Apr 4, 2025 8:50


À Goma, le directeur de l'ONG internationale OXFAM pour le Congo lance un cri d'alarme : « Si Donald Trump ne rouvre pas l'USAID pour le Congo-Kinshasa, quatre millions de personnes vont être en situation de détresse et de nombreux enfants vont mourir de maladie et de malnutrition ». Autre fléau à venir, une épidémie de choléra. Cinq cents cas sont déjà signalés dans la capitale du Nord-Kivu. Le docteur Manenji Mangundu est le directeur d'OXFAM pour la RDC. Actuellement en mission dans l'Est du pays, en ligne de Goma, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Manenji Mangundu, vous êtes à Goma. Deux mois après la décision de Donald Trump, est-ce que vous en sentez déjà les premiers effets sur le terrain ?Manenji Mangundu : oui, on est à Goma. Après la fin du financement de l'USAID, on réalise véritablement comment la population est dans le besoin. La situation est très précaire, parce que la population n'a pas accès à l'eau. C'est difficile d'accéder aux soins et aux médicaments. Les hôpitaux étaient financés par le Bureau Humanitaire d'Assistance, GHA, qui fait partie de l'USAID. Les populations souffrent de la pénurie de nourriture, ce qui inquiète énormément. La progression du taux de malnutrition inquiète beaucoup les femmes par rapport à leurs enfants qui sont très mal nourris. L'autre chose, c'est le choléra. L'absence d'eau potable provoque des cas de choléra qui sont en nette augmentation. Par exemple, on a presque 500 cas de choléra à Goma. Cela nous inquiète beaucoup.Quelle était jusqu'à présent la contribution de l'USAID pour nourrir toutes ces populations ?Leur contribution, c'était 70% du financement total pour l'œuvre humanitaire. C'est-à- dire, 900 millions de dollars américains étaient financés par l'USAID.900 millions de dollars américains par an ?Oui, par an.Et si le gel de l'USAID devient définitif, est-ce qu'il y a des personnes au Nord-Kivu, au Sud-Kivu qui vont être en danger de mort ? Oui. On constate déjà des cas de morts. Il y a beaucoup d'enfants qui sont mal nourris, mais ils n'accèdent pas aux médicaments. Ils n'accèdent pas à la nourriture, ils n'accèdent pas à l'eau potable, ils sont en train de mourir. Mais maintenant, tu vois, avec les difficultés d'accéder à certains villages, il est même difficile d'avoir les statistiques. Mais beaucoup d'enfants sont en train de mourir.À lire aussiEst de la RDC: «Plus de 900 corps ont été enterrés par la Croix-Rouge et le CICR»Et ces enfants qui meurent, c'est dans la ville de Goma ou bien dans la montagne autour de Goma ?Certains, c'est dans la ville de Goma et d'autres autour de Goma. Il y a beaucoup d'endroits comme dans la zone de Masisi, la zone de Mweso et la zone de Minova vers Akalé au Sud-Kivu. Il y a aussi la zone de Rutshuru.Quelle est la situation, docteur, dans les hôpitaux de Goma ?Il y a beaucoup de malades qui sont là ! Il y a beaucoup de gens qui sont en train de chercher les médicaments.Jusqu'à présent, de nombreux malades du SIDA recevaient des antirétroviraux grâce à la Fondation Bill Clinton, qui était financée par l'USAID. Est-ce que beaucoup de gens risquent aujourd'hui de mourir du SIDA faute de traitements ?Oui, je pense que les gens courent ce risque. Parce que si le financement venait à être suspendu pour les médicaments du sida, s'ils ne peuvent pas y accéder, ils vont mourir.Est-ce que vous pouvez évaluer le nombre de personnes qui risquent de mourir de faim et de maladie si l'USAID reste suspendue ?Avec les financements humanitaires, ce sont 6,5 millions de personnes qui étaient assistées.Six millions et demi ?Oui. Maintenant, si on regarde, 70% du financement, c'était l'USAID. C'est-à- dire, 70% des 6,5 millions de personnes sont à risque.Elles sont directement impactées, ce qui fait plus de 4 millions de personnes, c'est ça ?Oui.Donc, vous estimez que, dans l'Est de la RDC, au moins 4 millions de personnes risquent d'être impactées par la suspension de l'USAID, c'est ça ?Affirmatif.Alors, c'est à la fin du mois de janvier que le président Trump a annoncé la suspension de l'USAID pour 3 mois, c'est-à-dire jusqu'à la fin du mois d'avril. Est-ce que vous avez l'espoir que cette aide reprenne, ou est-ce qu'aujourd'hui, vous êtes désespéré, est-ce que vous n'y croyez plus ?Nous, on l'espère. Parce qu'on est en train de passer le message pour dire que vraiment la population a besoin de l'aide. Et vraiment, si on ne peut pas les aider, c'est comme si on était en train de les laisser mourir. Ils n'ont pas accès à l'eau potable, or, ils ont besoin de ça. Et tous les malades, avec lesquels on a discuté, souffrent des épidémies de choléra, de Mpox, et peut-être d'Ebola. S'ils n'accèdent pas à l'eau potable, c'est un problème. C'est le moment de vraiment appuyer la population. Parce que c'était d'abord la guerre qui les a impactées et maintenant, c'est la suspension des autres financements qui a amené un très gros impact. Si on avait seulement la guerre et la disponibilité des financements, ce serait un peu mieux.Non seulement il y a la guerre, mais en plus, il y a la rupture de l'aide américaine ?Exact.Et pour les populations, c'est terrible ?Oui.À lire aussiÀ la Une: Goma coupée du monde

Journal de l'Afrique
RD Congo : Kinshasa et le M23 d'accord pour des pourparlers directs le 9 avril à Doha

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Apr 1, 2025 13:51


En RD Congo, le gouvernement et les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, ont accepté de se rencontrer le 9 avril prochain pour des pourparlers directs sous l'égide du Qatar, une première depuis le début de la crise. Dans le même temps, la situation se complique à Goma. La fermeture des banques créé une crise des liquidités, et l'économie locale tourne au ralenti. Reportage à Goma.

Invité Afrique
RDC: «Le compromis avec le M23 ne peut passer que si le président Kagame l'avalise»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Mar 27, 2025 11:02


Notre Grand Invité Afrique aujourd'hui est Christophe Lutundula, président de la Commission des Affaires Étrangères du Sénat de la République démocratique du Congo. L'ancien ministre des Affaires étrangères du Congo-Kinshasa est de passage Paris, où il séjourne dans le cadre d'une mission de travail conduite par le président du Sénat français. Mercredi, il a été reçu par les sénateurs de la commission des Affaires Étrangères. Christophe Lutundula est interrogé par Esdras Ndikumana. RFI :  Vous venez d'être auditionné par la commission des Affaires Étrangères du Sénat français. Quel message leur avez-vous adressé ? Christophe Lutundula : Notre message est simple. Il y a nécessité pour la communauté internationale de renforcer les sanctions contre le Rwanda et son président pour obtenir que la résolution 2773 du Conseil de sécurité, la demande unanime de la communauté internationale de cessez-le-feu, le retrait des troupes rwandaises de la RDC et de mise en œuvre du plan de démantèlement des FDLR, que tout cela soit appliqué, que ça devienne des réalités. La France est un pays membre permanent du Conseil de sécurité. La France est un pays qui participe au leadership de l'Union européenne et avec lesquels nous nous retrouvons au sein d'une communauté, la Francophonie. Donc c'est normal que nous puissions visiter nos collègues pour les sensibiliser afin que la France assume totalement ses responsabilités. Que le gouvernement français participe activement à cette démarche-là.Alors, vous êtes ici pour donner ce message, alors que le processus de Luanda que vous aviez entamé en tant que chef de la diplomatie congolaise vient de se conclure par un échec. Pourquoi selon vous ? Je ne pense pas que c'est un échec. Le président Lourenço a accompli sa mission. Je crois que tout le monde oublie rapidement la mission qui a été confiée par l'Union africaine. C'était de maintenir le dialogue entre le Rwanda et la RDC pour résoudre les conflits qui les opposent. Et aujourd'hui, le président de Lourenço, grâce à lui, on a obtenu des solutions acceptées par toutes les parties. Si le président Kagame n'avait pas refusé de venir en Angola le 15 décembre, on aurait signé, on serait passé maintenant à la phase d'exécution.À lire aussiEst de la RDC: l'Angola annonce abandonner sa médiation entre Kinshasa et KigaliJusqu'ici, en fait, on avait un médiateur, le chef de l'État angolais, un président très influent sur le continent africain, qui a finalement jeté l'éponge et qui va être remplacé cette fois par un panel de cinq anciens chefs d'État qui vont suivre une feuille de route qui a été concoctée par l'EAC et la SADEC. Est-ce que cela n'a pas rendu caduc ce qui avait été convenu avant ? Ce n'est pas un nouveau processus qui commence maintenant ?C'est ce qu'il faut éviter. Effectivement, le danger est réel, de recommencer. Et là, vraiment, on ne le souhaite pas, c'est une crainte qui est réelle. L'autre crainte, parce que ça fait quand même un peu trop de cuisiniers, je crois que c'est une première en Afrique, qu'on ait une médiation à cinq. Il faut craindre de la lenteur alors qu'il y a une urgence à la fois politique, sécuritaire et humanitaire.Je ne sais pas si vous avez constaté que, en fait, il n'y a plus de Nairobi à part. Il n'y a plus de Luanda à part. Il y a un processus qui est fusionné aujourd'hui. Il y a une nouvelle feuille de route qui parle de négociations directes entre le gouvernement congolais et l'AFC/M23, aujourd'hui, c'est comme ça qu'il s'appelle. Est-ce que le gouvernement congolais ne sera pas obligé de s'y plier ? La fusion n'est pas une bonne chose à mon avis. Luanda et Nairobi sont complémentaires, certes, mais sont distinctes. Donc, vous les fusionnez, première conséquence et qui est dangereuse : c'est que cela veut dire qu'on légitime les arguments du président Kagame qui a toujours dit « pas de problème, c'est un problème entre Congolais » et lui, il est dédouané. La deuxième conséquence, elle n'est pas des moindres, si ou tant qu'on n'a pas encore trouvé un compromis avec le M23. L'Armée rwandaise est fondée à rester en RDC alors que nous savons que le compromis avec le M23 ne peut passer que si le président Kagame avalise, c'est-à-dire que s'il contient les désidératas, le président Kagame notamment d'avoir un espace d'exploitation économique, un espace d'influence. C'est ça les conséquences qu'on ne peut pas minimiser.Et la question de la négociation directe entre le gouvernement et le M23, vous êtes pour ou contre ? C'est un problème qui ne se pose pas. Pour quelle raison ? Parce que, si on entreprend une opération pour humilier le président Tshisekedi, pour humilier le peuple congolais, certainement, je ne peux pas accepter.Comment est-ce que le gouvernement congolais, selon vous, pourrait contraindre le M23 à rendre les parties qu'il a conquises sans négocier ? Le M23 n'existe pas. C'est l'armée rwandaise, c'est une évidence qui ne se discute plus. Que le Rwanda sorte de la RDC parce qu'on nous dit que c'est un problème congolo-congolais et qu'on nous laisse résoudre nos problèmes !À écouter aussiEchec du sommet de Luanda: «On est une nouvelle fois dans l'impasse»

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Présidence de l'Union africaine: «Je ne suis pas un candidat de salon», dit Richard Randriamandrato

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Play Episode Listen Later Feb 3, 2025 12:47


Qui sera le prochain président de la Commission de l'Union africaine ? Trois candidats briguent la succession du tchadien Moussa Faki Mahamat : l'ancien Premier ministre kényan Raila Odinga, l'actuel ministre djiboutien des Affaires étrangères, Mahmoud Ali Youssouf, et l'ancien ministre malgache des Affaires étrangères, Richard Randriamandrato. C'est le 15 février 2025 que les 55 chefs d'État de l'Union africaine trancheront, lors du sommet annuel de l'UA à Addis-Abeba, en Éthiopie. En attendant, RFI donne la parole, bien sûr, aux trois candidats. Il y a une semaine, vous avez entendu le candidat de Djibouti. Voici ce matin celui de Madagascar, l'ancien ministre Richard Randriamandrato répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Si vous êtes élu le 15 février prochain, quels seront vos deux priorités ?Richard Randriamandrato : Tout d'abord, il faut de manière urgente mener à terme ces réformes qui ont été entamées depuis 2016, avec des propositions parfois douloureuses, mais il faut passer par là, pour que l'Union africaine, pas seulement la Commission, mais tous les organes de l'Union africaine, soient moins bureaucratiques, plus efficaces, avec moins de réunionite et surtout un état d'esprit de cohésion entre les organes. Donc ça, c'est le premier volet. Le deuxième volet, c'est comment faire mieux avec moins. Maintenant, le budget de l'Union africaine a été réduit, donc il va falloir faire avec. Et donc je me propose de mettre en place un plan stratégique pour 3 à 4 ans. Et j'espère que les instances dirigeantes de l'Union africaine vont adopter cette démarche.Quand la guerre fait rage en Afrique comme en ce moment dans l'est du Congo-Kinshasa, c'est le Conseil de sécurité de l'ONU qui s'en occupe et pas le Conseil paix et sécurité de l'Union africaine, est-ce que vous ne le regrettez pas ?De prime abord, on peut dire que les crises sur tous les continents devraient revenir évidemment à des instances continentales telles que l'Union africaine ou le Conseil paix et sécurité de l'Union africaine. Tout cela est possible, mais, voyez-vous, le Conseil de sécurité des Nations unies, il faut le reconnaître, c'est l'instance planétaire qui résout les problèmes de cette envergure. Donc, je ne m'en offusque pas pour autant. Je pense que l'Union africaine doit être présente dans les prises de décisions au niveau du Conseil de sécurité de l'ONU. J'espère que l'Union africaine ne sera pas écartée de la résolution de la crise dans l'immédiat.Dans la guerre au Nord-Kivu, tout le monde désigne le Rwanda comme complice, sauf l'Union africaine et les trois pays qui représentent l'Afrique au Conseil de sécurité de l'ONU, pourquoi cette retenue ?Disons que l'Union africaine est la maison commune qui rassemble tous les Etats membres de cette Union. Je pense que l'Union africaine se doit de rester solidaire aussi bien avec les versions et les arguments avancés par Kigali, autant que les arguments défendus par Kinshasa. Ce n'est pas facile, mais c'est un exercice qui doit être exécuté afin de garder la solidarité entre les pays africains. Et donc il faut vraiment que ce processus de Nairobi et aussi le processus de Luanda aboutissent à des accords qui rassurent les uns et les autres.Face à vous, il y a deux candidats, le kényan Raila Odinga et le djiboutien Mahmoud Ali Youssouf. Qu'est-ce qui vous distingue de ces deux autres candidats ?Je pense que le fait de ne pas être un chef de parti politique est un avantage. Je ne prétends pas avoir passé une vingtaine d'années à faire de la diplomatie caméléon, à écrire des notes verbales et à faire des discours ici et là. Non, je suis un homme de terrain. J'ai beaucoup travaillé dans les ONG au COMESA, qui est une organisation régionale en l'Afrique de l'Est. J'ai travaillé pour les Nations unies au sein du PNUD et à la Banque mondiale. Et puis j'ai été ministre de l'Economie et des Finances de Madagascar. J'ai négocié beaucoup de financements de projets pour mon pays. Donc, je ne suis pas un candidat de salon et je pense que c'est un avantage. Et puis, je ne cherche pas à être le « lion qui va rugir dans la jungle », c'est ce que j'ai entendu d'un de mes concurrents. Je veux rester un candidat réaliste, un candidat pragmatique et je pense que je peux répondre aux attentes de notre organisation.Alors le « lion qui va rugir dans la jungle », c'est l'ancien Premier ministre kényan Raila Odinga, qui est favori dans cette bataille parce qu'il a été Premier ministre justement, et parce qu'il est soutenu par un pays influent, le Kenya. Qu'est-ce que vous répondez ?Tout le monde est favori jusqu'au jour du vote. Quelle sera donc l'image que l'Union africaine va projeter à la communauté internationale ? Est-ce que c'est une Union africaine de plus en plus politisée, plus orientée vers les combats politiques ? Est-ce une Afrique qui est plus orientée vers l'économie, l'éducation des jeunes et ainsi de suite ? C'est ce que je veux incarner d'ailleurs. Je veux mettre en place une architecture économique et financière avec la Banque africaine de développement et les institutions. C'est ce que je sais faire. J'ai été ministre de l'Economie et des Finances et je sais comment négocier avec ces instances de la finance internationale. Et c'est ce qui est important.Si vous êtes élu, quelles seront vos priorités dans l'Océan Indien, au regard, par exemple, de la situation de certains territoires comme l'archipel des Chagos, comme Mayotte, comme les îles Éparses au large de Madagascar ?La question de la souveraineté des États dans cette partie de l'Océan Indien et ailleurs ne doit pas être remise en cause. Je pense qu'il faut défendre les avancées réalisées avec les négociations qui sont en cours. Le cas des Chagos est déjà assez explicite. Il faut en tenir compte. Je pense qu'il appartient aux Etats de continuer à défendre ce principe de la souveraineté. Ce n'est pas chose facile puisque ce sont des hommes et des femmes qui sont derrière chaque État concerné.Vous pensez que l'accord de l'année dernière entre la Grande-Bretagne et l'île Maurice sur l'archipel des Chagos est un bon accord ou un mauvais accord ?Je pense qu'il y a encore des points d'achoppement, si j'ai bien compris, qui restent à être résolus dans l'immédiat. Mais c'est un accord qui permet d'avancer. En tout cas, il y a l'esprit de cet accord qui doit être maintenant respecté, à savoir que la restitution de ce territoire doit se faire avec un accord mutuel sur le contenu même de cet accord. Donc moi, je pense que c'est l'esprit qu'il faut garder en tête et il faut attendre que les négociations aboutissent à leur terme.Et concernant les autres territoires, je pense à Mayotte et aux îles Éparses ?Pour ce qui concerne Mayotte, je crois que c'est entre la France et les Comores dans un premier temps. Mais bien entendu, les Comores étant un membre à part entière de l'Union africaine, le principe même du respect de la souveraineté de ces Etats doit être le principe directeur. Et je laisserai le soin, bien entendu, à ceux qui sont directement concernés dans les négociations de faire aboutir les points qui vont rassurer les uns et les autres. Je ne vais pas m'aventurer à dire ce que je ne peux pas, en tant que candidat, avancer pour des questions bilatérales. Je crois qu'il revient à la France et aux Comores de trouver l'accord qui rassure les uns et les autres.Et concernant les îles Éparses, au large de Madagascar ?Le principe est le même. Je pense qu'il y a des résolutions, depuis 1972, qui sont au niveau des Nations unies et nous continuons à échanger nos points de vue pour que nous puissions trouver la meilleure formule pour que, une fois de plus, la souveraineté soit rassurante pour les uns et les autres. Et puis en même temps, il y a la question environnementale et la question liée aussi aux richesses dans ces zones, donc le plateau de ces îles Éparses. Tout cela n'est pas facile, donc il faut rester optimiste et nous espérons que le comité qui a été mis en place et qui, malheureusement pour diverses raisons, a connu un report dans ses travaux, nous espérons que nous puissions reprendre ces travaux très prochainement. Madagascar va accueillir le sommet de la Commission de l'Océan Indien, je ne sais pas si c'est l'occasion d'évoquer ce sujet bilatéral, mais en tout cas, nous continuons à espérer que la diplomatie va gagner en termes d'efficacité et que tout le monde soit rassuré au final.Oui, car derrière la question des îles Éparses, il y a celle de l'espace maritime et de son exploitation, soit par Madagascar, soit par la France. C'est ça ?Tout à fait. C'est une question délicate puisque ça touche donc à une dimension plus économique. Et bien entendu, ce n'est pas une simple question de souveraineté politique et d'identité, mais c'est aussi cet aspect économique qui est tout aussi important.

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Christophe Lutundula (RDC): «Kagame veut obliger le président Tshisekedi à négocier avec ses protégés, le M23»

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Play Episode Listen Later Jan 28, 2025 8:39


Goma au cœur des combats… Douze ans après le premier assaut de novembre 2012, pourquoi le M23 et les soldats rwandais s'en prennent-ils à nouveau à la grande cité de l'Est de la République démocratique du Congo ? Pourquoi l'Union africaine réagit-elle avec mollesse ? Y a-t-il une issue à cette nouvelle guerre meurtrière ? Pendant trois ans, de 2021 à 2024, Christophe Lutundula a été le vice-Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères du Congo-Kinshasa. Aujourd'hui, il est sénateur et préside la Commission des relations extérieures de la Chambre Haute. RFI : Christophe Lutundula, bonjour,Christophe Lutundula : bonjour.Pourquoi le M23 et le Rwanda ont-ils décidé d'attaquer Goma à la fin de ce mois de janvier ?Je pense qu'il y a les raisons suivantes. La première, c'est que Goma, c'est une plaque tournante économique, particulièrement en ce qui concerne le commerce de produits miniers. Mais il y a une autre raison, une raison politique, c'est la soif d'hégémonie du président [Paul] Kagame. Il veut démontrer à la communauté internationale qu'il est le seul interlocuteur valable avec lequel il faut traiter en ce qui concerne les questions de sécurité, de paix et même les questions de coopération avec la région des Grands Lacs. C'est comme qui dirait qu'il veut devenir le successeur du président Mobutu Sese Seko qui a joué le même rôle pendant la période de la guerre froide.Toujours sur le plan politique, en fait, il veut humilier le peuple congolais, en obligeant le président [Félix] Tshisekedi de négocier avec ses protégés qui constituent son cheval de Troie, les M23.Cette attaque survient en effet cinq semaines après l'échec de la rencontre de Luanda, où Paul Kagame avait exigé que Félix Tshisekedi ouvre un dialogue avec les rebelles du M23. Le président congolais avait refusé, est-ce qu'aujourd'hui Paul Kagame cherche à imposer ce dialogue par la force ?Mais il ne s'en est jamais caché, il a toujours dit qu'il n'y aura pas de solution s'il n'y a pas de négociations directes avec les M23. Mais là, je crois qu'il se trompe. Le président Tshisekedi, il a des fondamentaux. Quand il dit que c'est la ligne rouge, je crois que, j'ai travaillé avec lui pendant trois ans, ce sont des lignes, pas seulement le dialogue, il y a l'intégrité territoriale, la souveraineté. Je ne crois pas du tout que le président Tshisekedi va accepter. Il est vraiment catégorique et c'est toujours le fils de son père.Vous pensez que Félix Tshisekedi va refuser ce dialogue direct avec les M23. Mais ce qui frappe les observateurs depuis trois jours, Christophe Lutundula, c'est le refus de l'Union africaine et des trois pays qui représentent l'Afrique au Conseil de sécurité, l'Algérie, la Sierra Léone, la Somalie, de nommer le Rwanda comme pays solidaire des rebelles du M23 dans l'attaque sur Goma. Comment expliquez-vous cette bienveillance à l'égard du président Kagame ?Mais c'est très simple, ce sont des modus operandi, je n'ose pas dire l'ADN de l'Union africaine. Nous, nous en avons l'expérience. Nous avons connu une crise politique grave du temps du président Mobutu, de la Conférence nationale et ainsi de suite, l'Union africaine n'a rien fait. Il y a le grand barrage de la Renaissance qui oppose l'Éthiopie, le Soudan et l'Égypte, l'Union africaine s'est mise à l'écart. Donc ce n'est pas une surprise.De toute façon, l'Afrique a un problème à assumer sa souveraineté. Être souverain, c'est être capable de résoudre ses problèmes par soi-même. Donc, il y a des intérêts économiques, les connexions avec les multinationales et les États qui soutiennent le président Kagame et qui profitent du pillage des ressources naturelles de la RDC. Donc des pays africains évitent de bousculer, d'indisposer ces États tutélaires.En Afrique centrale, l'armée rwandaise est redoutée. Est-ce qu'elle fait peur à certains pays qui, du coup, n'osent pas se fâcher avec Kigali ?On sait aujourd'hui que l'armée rwandaise est présente dans certains pays où elle protège justement certains intérêts. Je ne veux pas énerver la susceptibilité diplomatique de ces pays-là, il y a le Mozambique, où elle protège ce que vous savez, il y a la Centrafrique. Au Bénin, le Rwanda forme l'armée et on peut continuer la série ! Donc effectivement, c'est un élément qui intervient en conjugaison avec le fait d'éviter d'énerver la susceptibilité des tuteurs.Je crois que, dans les circonstances actuelles, on doit être un peu plus ferme au niveau des décideurs. Et je crois que, dans ce sens-là, tous les mécanismes de vérification qui ont été mis en place ne valent pas la peine. Il faut les remplacer, à mon avis, par un dispositif de garanties mutuelles. Qu'est-ce que je veux dire par là ? Si on peut déployer le long de la frontière entre la RDC et le Rwanda une force internationale tampon, garantie par le Conseil de sécurité, l'Union européenne et peut-être l'Afrique avec le Conseil paix et sécurité, cela pourra permettre que les Rwandais sortent et que cette force garantisse qu'il n'y aura pas d'incursions.Parce que le Rwanda parle des FDLR. Que de notre côté, le Rwanda va sortir, le M23 va se replier, rentrer dans ses positions d'antan, et cette force va créer les conditions du dialogue avec le Rwanda. Il faut ouvrir cette perspective-là, me semble-t-il.Christophe Lutundula, merci. À lire aussiRDC: des tirs entendus dans Goma, le M23 et ses alliés rwandais présents dans des quartiersÀ lire aussiÀ l'ONU, la RDC réclame des sanctions contre le Rwanda alors que les combats font rage autour de Goma

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Jeff Hawkins: «Trump fera un peu attention à l'Afrique dans le contexte d'une guerre froide avec la Chine»

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Play Episode Listen Later Jan 20, 2025 10:39


Aux États-Unis, c'est ce lundi 20 janvier que Donald Trump revient au pouvoir. Lors de son premier mandat, sa politique africaine n'avait pas laissé un souvenir impérissable. Jeff Hawkins a été l'ambassadeur des États-Unis en Centrafrique. Aujourd'hui, il est chercheur associé à l'IRIS, l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques, et enseigne à Sciences Po Paris. RFI lui a demandé ce qui allait changer dans la politique africaine des États-Unis avec Donald Trump… RFI : Qu'est-ce qui va changer avec Donald Trump dans la politique africaine des États-Unis ?Jeff Hawkins : Il y a deux réponses à cette question. Il y a ce qu'on craint et il y a ce qu'on pourrait espérer. Et donc ce qu'on pourrait craindre, c'est une continuation, une reprise de la position de Donald Trump lors de son premier mandat, c'est-à-dire un désintéressement quasi total pour le continent, avec cette différence assez importante, c'est que, à l'époque, lors du premier mandat, la machine continuait à tourner. Donc, même si le président n'y avait jamais mis les pieds, même si le président rencontrait très peu de chefs d'État africains, il y avait quand même une diplomatie, une assistance, un Pentagone derrière qui continuaient à interagir, et à s'engager avec l'Afrique. Cette fois-ci, ce qu'on pourrait craindre, c'est que non seulement le président ne s'y intéresserait pas, mais tout ce qui vient derrière aussi, ça risque de s'effacer. Et notamment, je pense à un Africain très influent à Washington en ce moment. En l'occurrence, Elon Musk, qui est chargé de couper les budgets de façon dramatique. Je pourrais très bien envisager par exemple une coupe importante de l'assistance américaine vis-à-vis de l'Afrique et même un retrait des forces américaines du continent. Il en reste quand même 2000 au moment où on parle. Donc, ça c'est à craindre. Sinon, on peut espérer peut-être que, dans le contexte d'une nouvelle guerre froide avec la Chine, il va plus que la dernière fois, faire un peu attention à l'Afrique.Vu de Donald Trump, quels sont les pays africains qui comptent ?Déjà en pourrait dire que les pays pétroliers, leNigeria, l'Angola, ça pourrait l'intéresser. Le Congo avec ses ressources minérales : le coltan, le cobalt et tout ça. Sinon, peut-être les pays où les Chinois sont particulièrement implantés, ou alors les pays où les Chinois risqueraient de s'implanter militairement. Donc, à un certain moment, et ça, c'était pendant l'administration Biden, on avait parlé d'une base chinoise possible en Guinée équatoriale par exemple, et on a vu tout de suite l'administration s'activer autour de cette question.Vous avez parlé du Congo Kinshasa. L'administration Biden a été assez prudente ces derniers temps dans le conflit dans l'est de ce pays. Elle ne semble pas avoir exercé de pression particulière sur le Rwanda afin qu'il cesse son aide militaire aux rebelles du M 23. Qu'en sera-t-il à votre avis avec la nouvelle administration ?Je ne sais pas, il y a déjà quelques noms qui ont été cités comme les responsables pour l'Afrique dans la nouvelle administration, pour l'instant pas confirmés, mais qui sont là dont monsieur Peter Pham qui a été envoyé spécial sous Donald Trump, la première fois, pour les Grands lacs. Et donc si cette personne arrive au département d'État comme responsable pour l'Afrique, c'est quelqu'un qui connaît déjà les dossiers.Monsieur Pham qui est francophone ?Oui.L'un des échecs de Joe Biden en Afrique, c'est le basculement du Niger dans le camp de la Russie. Et le départ des troupes américaines de Niamey et d'Agadez. Est-ce que Donald Trump pourrait tenter un comeback au Sahel ?Ça, c'est une question très intéressante, surtout étant donné un peu l'effondrement de la position française dans la région. Franchement, la collaboration dans le domaine de la sécurité entre la France et les États-Unis a été assez forte en Afrique. Donc c'est non seulement le retrait des quelque 900 troupes américaines de Niamey, d'Agadez, mais c'est aussi le départ des Français du Mali, du Burkina Faso, du Niger et du Tchad.  Et donc, il y a une sorte de vide qui s'est créé, rempli notamment par les Russes, et je pense que l'administration Trump serait tentée d'intervenir un peu plus, sachant que Trump, on peut dire ce qu'on veut, mais ce n'est pas un interventionniste. Il est très peu attiré par des conflits à l'étranger.Est-ce que Wagner est un épouvantail aussi bien pour monsieur Trump que pour monsieur Biden ?Je l'espère bien. La présence russe sur le continent africain, c'est vraiment difficile. Contrairement aux Chinois qui représentent un concurrent réel et durable pour l'Amérique, la Russie, par contre, cherche à nous miner plutôt que d'établir des relations privilégiées avec les pays africains à proprement parler. Donc c'est vraiment dangereux, c'est sérieux et je pense qu'à Washington, on prend la menace de Wagner Group, d'Africa Corps, comme ça s'appelle maintenant, très au sérieux.À lire aussiLa posture souverainiste de Donald Trump séduit certains leaders africains

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Angola: «L'instabilité à l'Est de la RDC peut avoir des effets négatifs sur le corridor de Lobito»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 16, 2025 10:07


Joao Lourenço est en visite d'État à Paris, où il sera reçu ce jeudi matin par son homologue français Emmanuel Macron. Que vient faire le président angolais en France ? Il espère y trouver un soutien pour diversifier son économie, trop dépendante du pétrole. Mais il compte aussi renforcer son partenariat politique avec la France, au moment où sa médiation entre le Rwanda et le Congo-Kinshasa traverse un trou d'air. Explications de Didier Péclard, professeur de sciences politiques et d'études africaines à l'Université de Genève. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : L'enjeu de cette visite de Joao Lourenço, il est d'abord politique ou économique ? Didier Péclard :  C'est un peu les deux, bien sûr, mais disons, sur le plan politique, ce qui est très important pourJoao Lourenço, c'est de continuer à se profiler comme un acteur important sur la scène africaine. L'Angola, depuis longtemps, cherche à être comme ça : cette puissance du milieu de l'Afrique avec le Nigeria au Nord et puis l'Afrique du Sud pour la partie australe. Et l'Angola, depuis la fin de la guerre civile en 2002, en fait, a fait beaucoup d'efforts pour se positionner comme un acteur important sur la scène africaine, ce qui sera encore renforcé cette année avec le fait que l'Angola prendra la présidence tournante de l'Union africaine. Alors justement, côté politique, Joao Lourenço a essuyé un échec le 15 décembre 2024 avec le refus du Rwandais Paul Kagame de se rendre à la conférence tripartite qui était prévue à Luanda avec le Congolais Félix Tshisekedi. Est-ce que Joao Lourenço ne va pas finir par se lasser d'essayer de faire la médiation entre le Congo et le Rwanda ? C'est possible effectivement, mais je crois qu'en même temps, c'est un enjeu très important pour l'Afrique. Et en tant que président de l'Union africaine, ce serait d'autant plus important d'arriver à obtenir un accord et, en même temps, je pense que d'obtenir un succès, ce serait vraiment quelque chose qui lui donnerait une stature internationale importante et qui lui permettrait aussi de s'extraire des difficultés politiques et économiques à l'intérieur du pays. Donc, je pense qu'il va continuer. C'est difficile, bien sûr, mais je pense plutôt qu'il continuera. Est-ce que Joao Lourenço a un intérêt politique ou économique interne pour l'Angola au fait qu'il y ait la paix entre le Congo et le Rwanda ? Pas directement, je pense, mais l'instabilité à l'est de la RDC peut avoir des effets négatifs sur un des projets phares actuels, qui est le fameux corridor de Lobito dont on a beaucoup entendu parler lors de la visite de Joe Biden récemment en Angola. Et là aussi, bien sûr, la stabilité est importante pour la poursuite de ce projet. Le corridor de Lobito est un enjeu économique très important pour le président angolais et Joe Biden, le président américain, l'a souligné lors de sa visite sur place le 2 décembre 2024. Est-ce à dire que l'Angola va s'éloigner de la Chine au profit d'une alliance avec les Occidentaux, comme les États-Unis et la France ? Bon, je crois que ça fait partie d'une stratégie de long terme, en fait, que des pays comme l'Angola poursuivent. Les régimes angolais sont passés maîtres dans l'art de jouer leurs alliances respectives, les unes contre les autres. Et je crois que le cas du corridor de Lobito s'inscrit tout à fait dans cette stratégie-là, c'est-à-dire que c'est d'abord un chemin de fer qui a été reconstruit grâce à des capitaux chinois et les entreprises chinoises dans les années 2000. Et, à la surprise de tout le monde, au moment où le gouvernement angolais a octroyé la concession pour l'exploitation de cette ligne pendant 30 ans, ce n'est pas un consortium chinois qui a remporté la mise, mais un consortium plutôt occidental. C'est un bon exemple, je crois, de la façon qu'a le régime angolais de s'allier alternativement ou de pencher alternativement, plutôt du côté occidental, plutôt du côté chinois, pour maintenir la pression sur ses différents alliés. Donc, si les États-Unis et l'Europe veulent faire de l'Angola un rempart contre l'influence de la Chine, ils se bercent d'illusion ? Oui, je crois. L'Angola reste le principal partenaire économique et financier de la Chine en Afrique subsaharienne. Il n'y a pas de raison de penser que ça va changer complètement. Simplement, cette idée qu'on a pu avoir que l'Angola ou le gouvernement angolais se livrait pieds et poings liés à la Chine est fausse. À l'heure où l'Afrique de l'Est est dominée par la présence chinoise, à l'heure où l'Afrique de l'Ouest est de plus en plus sous l'influence de la Russie, est-ce que l'Angola n'est pas l'une des dernières portes d'entrée en Afrique pour les Occidentaux ? C'est possible effectivement et je pense que Joao Lourenço a tout à fait saisi cela et va jouer cette carte. Mais tout en sachant bien que son propre intérêt ou l'intérêt du gouvernement angolais n'est pas de se mettre à dos ses partenaires chinois, bien au contraire. Il s'agit de continuer à avoir une bonne relation. D'ailleurs, la dette envers la Chine est colossale, donc ne serait-ce que pour cela, il est important aussi que les canaux de communication fonctionnent et que l'entente avec la Chine continue à être bonne. Lors de sa visite en Angola le mois dernier, le président américain Joe Biden a annoncé 600 millions de dollars supplémentaires pour construire le corridor de Lobito, est-ce que Donald Trump va poursuivre la même politique ? Il y a de fortes chances que ce soit le cas effectivement, parce que c'est un lieu important de la concurrence globale entre la Chine et les États-Unis. Donc, il y a fort à parier que cet investissement continuera effectivement et qu'en même temps la compétition continuera également. À lire aussiVisite de Joe Biden en Angola: le corridor de Lobito au centre des enjeuxÀ lire aussiEchec du sommet de Luanda: «On est une nouvelle fois dans l'impasse»

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Jean-Marie Le Pen et l'Afrique, histoire d'une obsession migratoire

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jan 7, 2025 2:04


Mardi 7 janvier, le fondateur du Front national, Jean-Marie-Le Pen, est mort à 96 ans. Celui qui aimait se faire appelait le Menhir aura mené une très longue carrière politique à l'extrême droite. Durant près de 70 ans, l'Afrique aura surtout été pour lui une obsession, celle d'une immigration qu'il honnissait. Retour sur les liens de Jean-Marie Le Pen avec le continent et ses dirigeants.  L'histoire de Jean-Marie Le Pen avec le continent débute au mitant des années 1950. À peine élu député, il part à 27 ans combattre en Algérie contre l'indépendance du pays. Accusé de tortures, il niera plus tard ces accusations sans pour autant renier ce genre de pratiques : « Si des méthodes dures d'interrogatoire ont été employées, c'était une nécessité absolue, parce qu'il fallait trouver les bombes qui, je le rappelle, tuaient des gens et blessaient des gens et torturer des gens. »Son engagement en Algérie restera pour Jean-Marie Le Pen un marqueur. C'est d'ailleurs avec des partisans de l'Algérie française qu'il crée en 1972 le Front national. Le FN et Le Pen ont une obsession, l'immigration, notamment celle en provenance d'Afrique. Un sujet qu'ils parviennent à faire émerger dans le débat politique français. Pour ce faire, le tribun multiplie les provocations et les sorties racistes. Sorties qui lui valent de nombreuses condamnations. Comme en 1998 pour ses propos tenus deux ans plus tôt : « Je crois à l'inégalité des races. Oui, bien sûr, c'est évident. Toute l'histoire le démontre. Elles n'ont pas la même capacité ni le même niveau d'évolution historique », déclarait-il.Un fort rejet sur le continentDes déclarations et un positionnement qui suscitent un fort rejet de sa personne sur le continent. D'autant que Jean-Marie Le Pen n'a jamais caché son admiration pour la politique d'apartheid pratiqué en Afrique du Sud. Une parenthèse tout de même : en 1987, Jean-Marie Le Pen est reçu par le président gabonais Omar Bongo. Problème, il sera soupçonné d'avoir reçu, comme les autres dirigeants des grands partis politiques français, de l'argent de Libreville : « J'ai rendu visite d'ailleurs à Monsieur Bongo, mais j'ai rendu visite au roi du Maroc, à Monsieur Houphouët-Boigny, aux responsables du Congo-Kinshasa. J'ai rencontré le président Reagan. Aucun de ces personnages ne m'a jamais donné d'argent », affirmait Jean-Marie Le Pen.Au final, c'est seulement avec Jean-Bedel Bokassa que Jean-Marie Le Pen a entretenu un semblant de relation. L'empereur centrafricain déchu qu'il avait rencontré en France au début des années 1980. Les deux hommes avaient eu passé commun, la guerre d'Indochine au sein de l'armée française.À lire aussiJean-Marie Le Pen, figure historique de l'extrême droite française, est mort à l'âge de 96 ans

C'est dans ta nature
Disparitions et découvertes: le carnet 2024 de la biodiversité

C'est dans ta nature

Play Episode Listen Later Dec 28, 2024 3:17


L'année s'achève, l'occasion de dresser un bilan pour les plantes et les animaux. Carnet rose : de nouvelles espèces ont été identifiées. Carnet noir : d'autres sont définitivement éteintes. On l'appelait le courlis à bec grêle. C'était un oiseau limicole qui se nourrissait à marée basse grâce à son long bec courbé. Une espèce migratrice officiellement déclarée éteinte en cette fin d'année, à l'issue de plusieurs expéditions pour tenter de retrouver sa trace. C'est la première disparition d'un oiseau continental en Europe.Une plante aussi a disparu cette année : une espèce de cactus, dans l'archipel des Keys, en Floride, aux États-Unis. Victime de la hausse du niveau de la mer. Ce cactus n'avait été découvert qu'en 1992.Nouveaux crapaudsDes espèces disparaissent, et ça fait mal, mais d'autres apparaissent, en tout cas aux yeux des humains. Dans le bassin du Congo, du Cameroun jusqu'au Congo-Kinshasa, 742 nouvelles espèces ont été identifiées en 10 ans, selon une étude du WWF qui vient d'être publiée. Des plantes en majorité, mais aussi une centaine de poissons, une cinquantaine de reptiles, ainsi qu'un crapaud qui prend l'apparence de la tête d'un serpent pour effrayer ses prédateurs.Une autre espèce de crapaud a aussi été découverte, en début d'année, mais il s'agit d'un crapaud de mer : un poisson rouge vif qui marche au fond de l'océan, à 1 500 mètres de profondeur, découvert lors d'une expédition sous-marine au large du Chili particulièrement fructueuse : une centaine de nouvelles espèces ont été identifiées, des poissons, des oursins, ou encore des éponges.Requin et caméléonDans les profondeurs océanes, cette fois au large de la Nouvelle-Zélande, on a aussi découvert en 2024 une espèce de requin fantôme, qu'on croise le plus souvent à 2 500 mètres sous l'eau, autant dire qu'on le croise rarement.Une découverte un peu par hasard à Madagascar : un tout petit caméléon dans le nord de la Grande Île, long de trois centimètres, et retrouvé par des scientifiques quand des touristes ont publié sa photo sur les réseaux sociaux.Découverte stupéfianteOn a aussi découvert cette année, dans l'ouest de la France, une nouvelle espèce de dinosaure, végétarien, qui mesurait une quinzaine de mètres et pesait à peu près 30 tonnes, il y a 140 millions d'années. Lui ça fait longtemps qu'il a disparu.Signalons enfin en Afrique du Sud une découverte stupéfiante : deux espèces de champignons hallucinogènes qui poussaient sur du fumier. Mais on le rappelle : la drogue, c'est mal, même le soir du réveillon. Avec un peu d'avance, la nature vous souhaite une bonne année !

Invité Afrique
«En soutenant le M23, l'Ouganda veut avoir un regard sur ce qui fait son voisin le Rwanda», selon Fred Bauma

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 24, 2024 7:09


Dans l'est de la République démocratique du Congo, la stratégie de l'Ouganda n'est pas toujours facile à suivre. D'un côté, l'armée ougandaise soutient les Forces armées congolaises contre les rebelles jihadistes des ADF. Mais de l'autre, la même armée ougandaise est accusée de soutenir les rebelles du M23 contre les Forces armées congolaises. C'est pourquoi le chargé d'affaires ougandais à Kinshasa a été convoqué la semaine dernière par la ministre congolaise des Affaires étrangères. Pourquoi cet apparent double jeu ? Fred Bauma est le directeur exécutif de l'Institut congolais Ebuteli. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : La semaine dernière, la ministre congolaise des Affaires étrangères a convoqué le chargé d'affaires ougandais à Kinshasa. Pourquoi cette mise en demeure ?Fred Bauma : La convocation du chargé d'affaires ougandais intervient après que le fils du président Museveni, qui est aussi le commandant de forces armées ougandaises, a publié une série de tweets. Dans ceux-là, il a insinué la possibilité d'envoyer ses troupes, pour s'attaquer à la présence de tout mercenaire européen. Mais il faut le voir au-delà d'un seul tweet. Le chef de l'armée ougandaise s'est distingué par sa série de tweets, qu'il fait régulièrement, souvent en fin de semaine, et qui sont menaçants non seulement pour la RDC, mais également par le passé pour d'autres pays comme le Kenya ou, récemment, le Soudan.Ce général Muhoozi ; ce n'est pas n'importe qui, c'est à la fois le chef d'état-major de l'armée ougandaise et le fils aîné de Yoweri Museveni, le président ougandais. Est-ce que les tweets de cet individu sont à prendre au sérieux ?Alors ces tweets qu'il porte très ouvertement et qui représentent, je pense, son opinion ne sont pas tout le temps contredits par le gouvernement ougandais. Ils ne sont contredits que lorsqu'il y a des protestations comme celle du gouvernement congolais la dernière fois ou bien du gouvernement kényan. Donc, on ne peut pas ne pas le prendre au sérieux.Par ailleurs, ce général Muhoozi est proche du président rwandais Paul Kagame, qu'il appelle « mon oncle ». Il est d'ailleurs à l'origine de la réconciliation il y a trois ans entre Kampala et Kigali !Exactement. Il est proche de Paul Kagame. En tout cas, il proclame sa proximité avec le président rwandais. On le cite également parmi les personnalités ougandaises qui ont facilité la conquête de Bunagana par le M23. Mais également, je pense qu'il y a une question de succession qui se joue en Ouganda où le fils de Museveni se positionne de plus en plus comme un potentiel remplaçant de son père s'il n'y a pas d'opposition en interne.C'est au mois de juin dernier qu'un groupe d'experts de l'ONU a accusé l'Ouganda de soutenir les rebelles du M23. On connaissait le soutien du Rwanda à ces rebelles. On connaissait beaucoup moins le soutien de l'Ouganda. Comment se matérialise cette aide de l'Ouganda aux rebelles ?Selon les derniers rapports du groupe d'experts de l'ONU, l'Ouganda soutient le M23 de plusieurs manières. D'une part, l'Ouganda ou certaines personnes qui sont proches de Muhoozi soutiennent le M23, en lui facilitant les rencontres diplomatiques dans la région. Mais également, l'Ouganda offre un lieu de passage pour les responsables du M23 et de l'AFC qui veulent se rendre dans des rencontres dans la région. Et enfin, on parle même de certains officiers, notamment des renseignements militaires ougandais, qui ont parfois été dans des zones occupées par le M23. Mais ce soutien est fortement démenti du côté ougandais. Mais ça, ce n'est pas quelque chose de surprenant.Et est-ce que l'Ouganda offre des facilités aux rebelles congolais de l'AFC, de l'Alliance du fleuve Congo, de Corneille Nangaa ?Oui, je pense qu'en offrant au M23 un soutien, l'Ouganda offre forcément aussi à l'AFC puisque les deux groupes semblent être les deux bords d'une même médaille, mais également les membres de l'AFC qui arrivent dans les zones occupées par le M23 passent, pour certains, forcément par l'Ouganda.Alors, on a un petit peu de mal à comprendre ce qui se passe dans cette région du Congo puisque dans le Grand Nord-Kivu (…) dans la région de Butembo, l'Ouganda est allié aux Forces armées congolaises contre les rebelles djihadistes des ADF. Mais en même temps, un peu plus au sud, toujours dans cette province du Nord-Kivu, l'Ouganda est allié avec les rebelles du M23 contre les Forces armées congolaises. Pourquoi ce double jeu ?Alors, on peut effectivement parler de doubles jeux, mais je pense qu'il faut aussi le regarder d'un point de vue des intérêts ougandais. L'Ouganda est exactement en opération militaire avec la RDC, l'opération Shujaa contre les ADF dans le Grand Nord-Kivu, dans la région de Beni. Et au même moment, on le crédite de soutenir le M23. Il faudrait peut-être se demander si l'aide que l'Ouganda accorde au M23 ne constitue pas une façon pour l'Ouganda de se rassurer, d'avoir le contrôle sur un acteur qui pourrait s'étendre jusqu'au bord de ses frontières comme c'est déjà le cas aujourd'hui, mais également d'avoir probablement le regard sur les actions d'un pays, le Rwanda, avec lequel l'Ouganda entretient depuis plusieurs années des relations assez tendues. C'est une relation qui est basée sur beaucoup de suspicions et donc j'imagine que l'Ouganda voit un intérêt à pouvoir avoir un regard sur ce que fait son voisin en RDC.Donc, en soutenant le M23, l'Ouganda veut s'assurer que le Rwanda n'a pas le monopole de l'influence étrangère sur le Congo Kinshasa ?Je dirais pour le moment que l'Ouganda veut se rassurer d'avoir le contrôle d'une rébellion qui occupe une partie de sa frontière du côté congolais.Alors, on imagine que le président Tshisekedi est au courant de ce double jeu ougandais. Et pourtant, il y a deux mois, il s'est rendu en visite d'État en Ouganda auprès de son homologue Yoweri Museveni. Pourquoi une telle mansuétude ?Alors, en privé, [il y a] beaucoup d'officiels congolais qui critiquent les ambiguïtés et les contradictions de l'Ouganda. Mais on voit bien que la RDC n'a pas choisi de nommer l'Ouganda autant qu'elle le fait sur le Rwanda, malgré son rôle ambigu.Et peut-être la RDC ne veut-elle pas ouvrir un 2e front diplomatique à l'est de son territoire ?Évidemment, ça lui demanderait encore plus d'énergie. Il faut dire aussi qu'il y a une double dépendance. La RDC semble dépendre de cette opération Shujaa pour contenir à un certain degré les ADF. Donc c'est une opération qui est particulièrement populaire au sein de la communauté Nandé qui est une communauté puissante et au sein de certains leaders de cette communauté. Également, l'Ouganda bénéficie largement de l'économie informelle et de l'économie illicite de cette région de la RDC. Donc il y a des intérêts de part et d'autre pour ne pas casser toute la relation.Et Yoweri Museveni a intérêt à ménager son voisin Félix Tshisekedi ?Absolument. Museveni a tout intérêt à ménager ses voisins. Mais je pense qu'il a aussi intérêt, au moins, à contenir les actions de son fils s'il le peut. Sinon, ça risque de mettre à mal pas mal de relations que l'Ouganda entretient avec la RDC, mais aussi avec d'autres pays de la région.Les militaires ougandais sont dans la région de Butembo. Les rebelles du M23 sont en direction de la localité de Lubero. Or, il n'y a que quelques dizaines de kilomètres entre Butembo et Lubero. Est-ce qu'il ne faut pas craindre dans les semaines qui viennent un face-à-face entre les militaires ougandais et les rebelles du M23 ?C'est une possibilité, évidemment, ça rappellerait des épisodes sombres. On se rappelle du massacre de Kisangani au début des années 2000.Plus de 700 civils congolais tués à Kisangani, en juin 2000, lors de la bataille entre Ougandais et Rwandais !Exactement. Il y a des risques, si on se retrouve dans la même situation, que ça crée de nouvelles personnes tuées. Mais au même moment, j'ai l'impression que le gouvernement congolais espère que l'Ouganda pourrait jouer une sorte de barrière à cette progression du M23. Tout cela, évidemment, est à regarder. Est-ce qu'on tend vers le progrès du M23 vers le territoire de Lubero, à l'approche de la ville de Beni ? Est-ce que ça va nous replonger dans un autre niveau de conflit régional ? Il faut espérer que ça n'arrive pas, mais il faudrait agir en amont pour qu'on n'en arrive pas là.

Invité Afrique
Benoît Munanga (RDC): «Le corridor de Lobito nous aidera à avoir un impact environnemental réduit»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 3, 2024 8:09


« C'est le plus important investissement américain de tous les temps dans le chemin de fer africain », déclare Joe Biden… Ce mardi et demain mercredi, le président américain est en Angola pour donner le coup d'envoi du chantier du « Corridor de Lobito », qui doit relier le Congo-Kinshasa à l'océan Atlantique. À quoi va servir ce corridor ? Benoît Munanga préside le conseil d'administration de la société congolaise Kamoa Copper, qui exploite la plus grande mine de cuivre en Afrique. En ligne de Kinshasa, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. Quand ce « Corridor de Lobito » sera opérationnel, est-ce que vous l'utiliserez ou pas ?Nous allons certainement utiliser ce « Corridor de Lobito » et, à titre indicatif, je peux vous dire que le tonnage que nous allons mettre en 2025 sur ce « corridor », comparé à 2024, ça sera une augmentation de 173%, très significatif.Parce que ce « corridor » vous fera gagner du temps, donc de l'argent ?Le plus gros avantage tient essentiellement à la distance entre la zone minière de Kolwezi et le port de Lobito. Nous parlons de 1600 km de trajet, une seule frontière à traverser, à l'opposé de 3000 km si on prenait par exemple le port de Durban en Afrique du Sud. Donc le bénéfice, il est d'abord dans les coûts de la logistique, d'ici 2025, 2026, ils vont être réduits de 18%. Et il y a le temps d'un aller-retour. Par route, un seul trajet de Durban prendrait 25 jours. Par contre, Lobito, 8 jours. Ça fait 17 jours de gain.Oui, parce que le « corridor » entre le sud du Congo et l'océan, ce n'est pas seulement pour exporter du minerai, c'est également pour importer du matériel, j'imagine ?Tout à fait. Pour l'importation, soit des réactifs chimiques, soit des équipements. Et ce « Corridor de Lobito », il nous aidera aussi à avoir un impact environnemental bien réduit, parce que les émissions sont nettement plus importantes quand on transporte par camions, comparé au chemin de fer.Il y aura moins de pollution. Exactement.Parmi les actionnaires de votre société congolaise, Kamoa Copper, il y a la compagnie chinoise Zijing Mining. Donc, j'imagine que la Chine est l'un de vos principaux acheteurs, est-ce que le minerai à destination de la Chine pourra emprunter ce « Corridor de Lobito » ?La logique simple, là, c'est que, s'il y a un gain en termes de coûts de logistique, la question de la destination finale du produit n'a presque plus d'importance, parce que nous avons tous à y gagner, y compris notre actionnaire Zijing Mining.Alors si les États-Unis investissent plusieurs centaines de millions de dollars dans ce « Corridor de Lobito » et si Joe Biden vient personnellement en Angola cette semaine, c'est évidemment pour que les compagnies américaines profitent aussi des richesses minières de votre pays. Est-ce qu'il y a de la place pour tout le monde ?Bien sûr qu'il y a de la place pour tout le monde, parce que tous les produits miniers marchands n'empruntent pas la destination de la Chine. Il y a de l'espace pour tout le monde. La question est de négocier le prix d'achat. Et Kamoa Copper, compte tenu de la stature de ses actionnaires, que ce soit Zijing Mining ou Ivanhoé Mines du Canada, la société est ouverte à des partenariats multiples.Pour l'instant, Benoît Munanga, le Congo (RDC) n'exporte que du minerai brut, du cuivre, du cobalt notamment. Et il ne transforme pas ce minerai sur place. Quelles sont vos perspectives de ce point de vue ?Je voudrais ajouter une nuance dans le terme « minerai brut ». Je préfère utiliser le terme « partiellement transformé ». Parce que le cuivre ou le minerai de cuivre que Kamoa Copper exporte subit déjà un traitement métallurgique pour produire du cuivre dans un concentré. Donc, il y a déjà un premier étage de bénéficiation. Et je suis heureux de vous annoncer qu'à partir de mars 2025, Kamoa Copper va transformer ses produits : le cuivre concentré en métal, parce qu'une fonderie est en cours d'achèvement au moment où nous parlons.Sur quel site ?C'est sur le site de Kamoa-Kakula, nous sommes dans la province du Lualaba, dans la région de Kolwezi.Combien de personnes employez-vous actuellement à Kamoa Copper et combien de nouvelles embauches espérez-vous avec le « Corridor de Lobito » ?Nous employons actuellement 6 400 personnes. Avec la mise en service des usines qui viennent, nous atteindrons facilement les 10 000 employés.Et avec le « Corridor de Lobito » réhabilité ?Avec le « Corridor de Lobito » réhabilité, il y aura des effets d'entraînement par les services liés ou associés qui pourraient injecter quelques milliers d'emplois du fait de l'utilisation de ce « Corridor » là.Quelques milliers d'emplois supplémentaires ?Quelques milliers d'emplois supplémentaires.À lire aussiLa RDC, la Zambie et l'Angola vont exporter des minerais via le corridor ferroviaire de Lobito► Le « Corridor de Lobito »

Invité Afrique
Tiken Jah Fakoly: «Le terrorisme, c'est une gangrène, même les pays les plus développés ont eu du mal à s'en remettre»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Nov 13, 2024 14:10


Journée spéciale sur RFI avec le chanteur de reggae ivoirien Tiken Jah Fakoly que vous retrouverez tout au long de la journée sur notre antenne. À l'occasion de son Acoustic Tour, Tiken Jah Fakoly est en concert ce mercredi soir à la salle Pleyel de Paris, concert que vous pourrez entendre en direct sur notre antenne. Cette figure majeure du reggae est réputée pour dénoncer les maux de l'Afrique et les travers de certains de ses dirigeants. Militant du panafricanisme, le natif d'Odienné qui vit au Mali revient à notre micro sur le dérèglement climatique qui touche le continent, la souveraineté africaine et la situation politique et sécuritaire au sein de l'AES, l'Alliance des États du Sahel. Il répond aux questions de Frédéric Garat. RFI : Vous êtes de nationalité ivoirienne, mais il est de notoriété publique que vous vivez au Mali depuis presque  20 ans maintenant où vous avez trouvé refuge. Comment va le Mali de 2024 ? Tiken Jah Fakoly : Je pense que le Mali va « à la malienne » parce que chaque peuple mérite son dirigeant. Et donc, je pense que ce qui se passe au Mali aujourd'hui, c'est parce que cela convient aux Maliens. Ce que je peux vous dire, c'est que le Mali va à la malienne. Depuis 30 ans que vous prônez l'Union des pays africains, la scission de l'AES ( l'Alliance des États du Sahel), qui sort entre autres de la Cédéao, est-ce que c'est clairement une désunion ? Et ça va faire mal à qui ? Disons que, moi, j'ai salué la solidarité entre ces trois pays qui sont en guerre contre le terrorisme. Se mettre ensemble pour chercher les solutions, c'est une bonne idée. Voilà, mais moi je prône l'unité africaine, les États-Unis d'Afrique, donc 54 pays. Donc, moi, je ne fais pas la fête quand il y en a trois qui se mettent ensemble. C'est une belle solidarité, mais qui n'est pas sans conséquence puisque dans ces pays-là, il y a des gens qui sont considérés comme des bons patriotes, et puis d'autres qui sont considérés comme des ennemis de la nation parce qu'ils ne sont pas d'accord avec les idées de ceux qui sont en place. Et……il y a des voix dissonantes….Oui. C'est ce que je déplore dans cette situation. J'aurais voulu que tout le monde soit associé.Pour que tout le monde soit associé, encore faudrait-il qu'on écoute les autres, même si ce sont des voix dissonantes ou des voix qui ne font pas plaisir. Et on a l'impression qu'en ce moment, tout le monde n'a pas le droit à la parole.Je pense que, je parle de liberté d'expression avalée par la révolution. J'aurais voulu que tout le monde s'exprime. Parce que vous voyez, si une personne ne peut pas dire ce qu'elle pense, elle va l'avaler, elle va gronder à l'intérieur. Elle peut même aller jusqu'à composer avec l'ennemi, elle peut souhaiter tous les jours après ses prières que ce qui en marche ne fonctionne pas. Et donc voilà, c'est ce qui est déplorable dans la situation. Mais le fait que des Africains décident aujourd'hui de prendre leur destin en main, moi, c'est quelque chose que je salue.On connaît les principes de la démocratie. Vous avez chanté et vous continuez à chanter la Mangercratie. Est-ce que, en ce moment, on n'arrive pas à une sorte de résurgence de la « militarocratie » ? Écoutez, c'est ça qui est un peu déplorable, parce que je pense qu'après les combats pour la démocratie, le combat contre le multipartisme, etc, et qu'il y a eu des morts au Mali, des morts en Côte d'Ivoire... pour la démocratie. Même si elle n'est pas top, la démocratie, même si elle a des failles, mais je pense qu'on n'a pas encore mieux...Elle est perfectible…Voila ! Et je pense que le fait que le peuple s'exprime, pour moi, c'est ça qui est intéressant. Que ce soient des bonnes élections ou pas, mais le fait que les gens se mobilisent pour aller voter, pour avoir leur mot à dire, je pense que c'est ce qui est intéressant. Donc moi, ce que je peux dire, c'est qu'aujourd'hui, au lieu d'être là tout le temps sous tension ou sous pression des coups d'États, etc, je pense qu'il faut tout faire pour être légitime. Il faut organiser des élections, quitte à se présenter.Je pense qu'on ne peut pas dire : « Non, c'est des militaires, ils n'ont pas le droit ». Il y a des militaires qui ont été le père de la démocratie dans leur pays : Jerry Rawlings, c'est pour le Ghana, Mathieu Kérékou pour le Bénin. On pourrait même dire ATT [Amadou Toumani Touré] pour le Mali. Donc, c'est possible, mais je pense qu'au lieu de rester dans un truc où on est toujours soucieux de « est-ce qu'il va avoir un coup d'État encore ? Est-ce qu'on va nous laisser ? »,  je pense que le mieux, c'est de se légitimer et puis en passant par les élections. Comme ça le peuple…Mais quand ? Quand ces élections ? Les militaires, on a l'impression, jouent un peu la montre quand même.Bon, tout ça dépendra du peuple malien, du peuple burkinabè, du peuple du Niger. Je pense que c'est à eux de fixer les objectifs aux dirigeants. Pas en restant derrière les écrans, parce qu'aujourd'hui malheureusement la lutte se passe derrière les écrans maintenant. Il n'y a plus de pratique. T'es pas d'accord ?  Tu prends [ton téléphone], tu dis « bon, c'est comme ça, c'est comme ça », il n'y a plus de « retrouvons-nous sur la place ». Et donc je pense que tout ça dépend des peuples de ces pays-là.Il y a un titre et un clip qui ont beaucoup fait parler d'eux ces derniers temps. C'est Actualités brûlantes qui est un titre du chanteur togolais Amen Jah Cissé. Chacun en prend un peu pour son grade... Le Togo, le Cameroun, le Tchad, la Côte d'Ivoire aussi. Qu'est-ce que vous reprochez, dans ce titre, à l'Alliance des Etats du Sahel (AES) ? Écoutez, il y a eu 26 secondes dans cette chanson consacrées à l'AES et qui ont fait un tollé. Voilà, je pense que les gars de l'AES pensaient que j'allais être le griot de l'AES, c'est-à-dire que j'allais chanter Assimi Goïta, capitaine Traoré et Tiani. Je pense que c'est à cela qu'ils s'attendaient. Mais moi, je suis Tiken Jah Fakoly, je fais du reggae, mon rôle, c'est de tenir compte un peu de tout le monde, d'être impartial. Donc, je ne pouvais pas...C'est le propre du reggae.Voilà ! Moi, je fais du reggae. Je fais du reggae et c'est ce que j'ai toujours fait. Donc, venir m'attaquer parce que j'ai dit que la liberté d'expression a été avalée par la révolution. Moi, j'ai été surpris de la réaction de mes fans, mais en même temps, on s'est...  Une réaction violente, c'était quel genre de réaction ?Ouais, c'était assez violent quand même. Assez violent, on m'a traité de tout. On m'a dit que la France m'a payé. Et on m'a dit que...C'est-à-dire que vous avez le droit de critiquer Faure Gnassingbé pour sa révision de la Constitution ou un quatrième mandat éventuel pour Ouattara en Côte d'Ivoire, mais vous n'avez pas le droit de vous attaquer à l'AES, c'est ça ? Non, je n'ai pas le droit ! Je n'ai pas le droit de m'attaquer à l'AES. C'est parce que je pense que dans l'esprit du soutien de l'AES, c'était Tiken Jah, c'est notre voix, voilà ! Mais moi, je suis aussi la voix des sans-voix, c'est ça qu'ils ont oublié. C'est que moi, je n'ai jamais chanté pour un pouvoir en place.Donc, chaque critique voit midi à sa porte en ce qui vous concerne.Exactement.Mais le Burkina Faso, c'est quand même un pays où, en ce moment, on voit quelqu'un que vous devez bien connaître : Guy-Hervé Kam, qui est l'un des fondateurs du Balai citoyen, qui est actuellement en prison. On voit des journalistes qui sont arrêtés, on voit des syndicalistes qui sont obligés de fuir sinon on va les envoyer au front. Il y a même des vieux pères comme un ex-ministre des Affaires étrangères, Ablassé Ouédraogo, 70 ans, qu'on a envoyé à Kaya. Ça, vous en avez parlé avec Traoré ? Vous en pensez quoi, vous, qui suivez aussi l'actualité au Burkina Faso ?J'ai même fait une interview à la télé burkinabè pour parler de liberté d'expression quand j'étais en concert là-bas. Seulement, les manipulateurs n'étaient pas rentrés dans le jeu. Parce que ce qui s'est passé, c'est que quand Actualités Brulantes sort, alors, les gens, ils prennent la partie AES, ils balancent sur le net, et puis ils disent que je demandais 83 millions aux dirigeants de l'AES et comme ils ont refusé de me donner……vous avez critiqué…Que j'ai critiqué. Donc, je pense que, non, si on empêche les gens de s'exprimer, eh bien, ils vont rentrer dans le complot parce que, voilà, s'ils ne peuvent pas dire ce qu'ils pensent, ils vont l'avaler, mais ils vont l'exprimer autrement. Malheureusement, moi, c'est ce que je craignais. Bon, aujourd'hui, on a parlé d'union des trois pays, mais je le dis franchement, le Burkina n'a jamais été aussi divisé à ma connaissance. Le Mali n'a jamais été aussi divisé. Puisqu'il y a des « bons Burkinabè » aujourd'hui et des « mauvais Burkinabè ». Et les mauvais Burkinabè, ceux qui sont accusés d'être des mauvais Burkinabè aujourd'hui, vont se battre pour être des bons Burkinabè, parce que ça y va de leur survie, et puis leurs descendants, etc., il faut qu'ils soient Burkinabè. Donc, malheureusement, on parle d'unité, mais moi, je pense qu'on n'a jamais été, malheureusement, aussi divisé.Moi, je souhaite – comme je l'ai toujours fait –, durant toute ma carrière, je souhaite qu'on laisse les gens s'exprimer, que ceux qui soutiennent les militaires s'expriment, mais ceux qui ne sont pas d'accord avec les militaires aussi s'expriment. Et tout ce que je peux souhaiter, c'est que l'armée burkinabè, que je salue ici, l'armée malienne et nigérienne arrivent au bout de cette tâche qui n'est pas facile. Surtout que faire la révolution avec les terroristes aux fesses, ça ne doit pas être facile. Je pense que Thomas Sankara n'avait pas les terroristes aux fesses. Je veux dire, le terrorisme, c'est une gangrène, c'est des gars invisibles. C'est une guerre pas facile, même les pays les plus développés ont eu du mal à s'en remettre.Mais est-ce qu'on peut tout faire au nom de cette lutte contre le terrorisme ? On ne peut pas tout faire, il faut tenir compte des Droits de l'Homme. Il ne faut pas tuer n'importe comment. Enfin, je veux dire, il faut tenir compte de l'humanité quand même. Je pense que... Mais bon, malheureusement, toutes les guerres sont sales. Il y a eu des guerres, ici, en Europe, c'était très sale. Malheureusement, toutes les guerres sont sales. Malheureusement...Justement, à une heure où l'on parle beaucoup du conflit en Israël ou du conflit en Ukraine, où toute la communauté internationale semble focalisée par ces conflits-là, vous avez l'impression qu'on oublie un peu ce qui se passe au Sahel, par exemple ?Oui, nous, on a toujours été oubliés. Je pense que des pays comme le Congo-Kinshasa sont en guerre tout le temps, parce que c'est des pays riches. Donc, pour les manipuler, il faut créer des situations pour que pendant que ça se tue, ça s'entretue, on puisse piller les richesses. Je n'accuse pas directement, mais je dis qu'à chaque fois qu'il y a des problèmes en Afrique, c'est minimisé. Mais c'est à nous de nous faire respecter. Je pense qu'il faut se rapprocher, il faut être unis pour représenter un gros bloc, pour que quand il y a des problèmes, les gens en tiennent compte aussi.La perspective d'avoir l'Union africaine ou un pays africain au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, comme il en est question en ce moment, c'est une bonne chose d'après vous ? Ah oui ! Oui, il faut que l'Afrique ait une voix. Vous savez, nous sommes dans une chaîne mondiale, le monde ne peut pas fonctionner totalement sans l'apport de l'Afrique. Les matières premières de l'Afrique représentent beaucoup dans le fonctionnement du monde. Donc, si on apporte, il faut qu'on nous donne aussi la parole. Le fait de nous donner la parole, ça permettra de nous mettre au même niveau que les autres.Tiken Jah Fakoly, vous qui avez créé des écoles au Mali, en Guinée, en Côte d'Ivoire, la rentrée scolaire malienne, cette année, a été retardée à cause des intempéries et des inondations. À une heure où l'on a une COP29 à Bakou en Azerbaïdjan, est-ce que vous avez le sentiment que, une fois de plus, l'Afrique paye les pots cassés du dérèglement climatique ? Ah oui ! L'Afrique paye les pots cassés du dérèglement climatique alors qu'elle contribue moins au réchauffement climatique. Mais c'est la lutte commune qui va changer tout cela. Il faut qu'on se mette ensemble, faire un bloc, et puis dire « voilà, on ne peut plus accepter, on ne peut plus accepter que les choses se passent comme ça ». Il faut qu'on se mette ensemble pour représenter ce gros bloc avec une seule voix qui dira aux pays occidentaux : « C'est à vous d'arrêter vos usines et nous donner la possibilité de rattraper un peu ». Puis, je pense que dans cette affaire de climat, il y a une grande hypocrisie.Laquelle ?Personne ne veut s'attaquer à la Chine, alors que c'est l'un des plus gros pollueurs. Personne ne veut faire des reproches à l'Inde, parce qu'ils sont puissants. Et, malheureusement, tant qu'on ne dira pas les choses comme il faut, tant que chacun ne se rendra pas compte de sa responsabilité et ne changera pas de comportement, je pense que les choses iront toujours mal dans notre maison commune qui est la planète.Le fait qu'il y ait un climato-sceptique qui soit réélu à la présidence américaine ces jours-ci, Donald Trump, ça vous inquiète, vous, pour l'Afrique ?Au niveau du climat, ça m'inquiète. Je pense qu'il faut être fou pour ne pas voir ça, pour ne pas prendre des mesures. Mais bon, c'est la course à l'argent. L'argent, l'argent, l'argent, l'argent... Donc, je pense que c'est ce qui rend les gens fous. Moi, je pense qu'il est temps d'écouter la planète.L'un des autres arguments de campagne de Donald Trump, c'était la politique migratoire. On assiste aussi en Europe à un durcissement de cette politique, en France. Là aussi, c'est un motif d'inquiétude pour vous ? Un motif d'inquiétude pour tous mes compatriotes qui sont aux États-Unis. Je respecte, je veux qu'il y ait la liberté de mouvement, mais franchement, je ne fais pas partie des Africains qui veulent encourager les gens à partir. Je dis « tout le monde a le droit, mais notre place, c'est en Afrique ».Et vous respectez d'autres pays, d'accord, mais le respect, c'est une réciprocité aussi. Est-ce que vous ne pensez pas qu'il faudrait qu'il y ait peut-être une réciprocité aussi ? Mais bien sûr, bien sûr, c'est ce que j'ai dit dans mes chansons, comme quand je chante Ouvrez les frontières, ce n'est pas pour encourager, mais c'est pour défendre un droit. Parce que les Occidentaux, ils viennent en Afrique où ils veulent, quand ils veulent, faire ce qu'ils veulent, prendre ce qu'ils veulent et rester s'ils veulent. Donc, je pense qu'il serait important qu'on nous laisse aussi ce droit-là d'aller où on veut, quand on veut, faire ce qu'on veut.Mais pour que le message passe, est-ce qu'il ne faudrait pas faire, comme le Sénégal a fait une époque, du temps d'Abdoulaye Wade, où justement des visas avaient été imposés aux étrangers, notamment aux Européens qui voulaient vivre au Sénégal.Mais je pense que c'est ce qu'il faut faire. De toute façon, tôt ou tard, ça viendra. Je pense que nous, c'est nous qui allons demander un jour à ce que les choses soient limitées de notre côté. Parce que l'Afrique, c'est le continent - une fois qu'il y aura la stabilité totale dans les pays africains - l'Afrique sera le pays le plus sollicité. Et, je pense que, l'avenir nous le dira, je pense que c'est nous qui allons choisir quel Français va venir en Afrique ou bien quel Américain va venir. Je pense que c'est important qu'il y ait cette réciprocité, c'est ça qui va nous permettre de nous respecter les uns et les autres.À lire aussiTiken Jah Fakoly en live sur RFI

C'est dans ta nature
«L'effet-lisière»: pourquoi les forêts tropicales dégradées captent moins de CO2

C'est dans ta nature

Play Episode Listen Later Sep 14, 2024 3:38


Les forêts du Bassin du Congo ou d'Amazonie sont de précieux puits de carbone. Mais la fragmentation des forêts tropicales menace les arbres et leur rôle dans la lutte contre le réchauffement climatique. C'est une route, un champ, ou une mine, plantés au milieu de la forêt tropicale, au Congo-Kinshasa, en Amazonie ou en Indonésie. Les arbres sont là, tout près. Mais ils sont plus vulnérables en lisière des forêts. C'est ce qu'on appelle « l'effet-lisière ».« Ces bords de forêts vont être exposés à des conditions environnementales qui vont modifier la structure de ces forêts, explique Lilian Blanc, écologue forestier au Centre international de recherche agronomique pour le développement (Cirad). Par exemple, la taille des arbres va être plus petite que celle qu'on va trouver au cœur de la forêt. Là où les arbres vont être protégés du vent en plein cœur d'une forêt, ils subiront en bord de forêt des coups de vent, ce qui peut provoquer leur chute. Il y a aussi des problèmes de sécheresse : l'effet du soleil va être beaucoup plus fort sur ces bordures-là. Là aussi, ça peut augmenter la mortalité des arbres. » Sans parler des incendies.Cet effet-lisière, on le pensait jusqu'ici limité à une centaine de mètres. Mais le mal est plus profond, comme le révèle une étude publiée dans Nature, menée grâce à des observations satellite de la canopée. « Notre étude a montré que l'effet-lisière pouvait être mesurable jusqu'à 1,5 km à l'intérieur des forêts, notamment pour les forêts asiatiques, là où l'effet-lisière est le plus fort. Mais même pour les forêts africaines ou amazoniennes, on a des effets jusqu'à 400 ou 500 mètres », poursuit Lilian Blanc, co-auteur de cette étude.Puits de carbone dégradésDes arbres plus petits et plus vulnérables, c'est moins de biodiversité, et moins de CO2 absorbé. Les forêts tropicales humides sont des puits de carbone menacés, pas seulement quand les arbres sont abattus. « Quand on calcule l'ensemble des surfaces de lisière forestière dans ces forêts tropicales humides, on a 18% de ces surfaces dégradées par rapport à ce qu'on peut trouver au cœur d'une forêt, précise Lilian Blanc. Les surfaces dégradées dans les forêts tropicales humides, à l'échelle de la planète, représentent une surface bien supérieure à celle de la déforestation. Et cette dégradation des forêts, c'est aussi une émission de carbone dans l'atmosphère, et donc une accentuation des changements climatiques. »La fragmentation et la dégradation des forêts tropicales sont moins visibles, moins médiatisées et moins documentées que la déforestation. Mais leurs conséquences sont tout aussi délétères.À lire aussiForêts tropicales : ils s'engagentLa question de la semaine

Choses à Savoir
Pourquoi y a-t-il deux Congo ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 30, 2024 2:14


Il est rare que deux pays portent le même nom. Or c'est le cas de deux nations africaines, dont le nom est très similaire. L'une s'appelle la République du Congo et l'autre la République démocratique du Congo, ou RDC.Ces deux Congo sont situés de part et d'autre du fleuve du même nom. Les deux capitales, Brazzaville, pour la République du Congo, et Kinshasa, pour la RDC, ne sont distantes que de quelques kilomètres.Pour distinguer ces deux pays presque homonymes, on utilise d'ailleurs parfois les appellations de "Congo-Brazzaville" et "Congo-Kinshasa".Si ces deux pays portent le même nom, ou presque, c'est en raison de leur histoire, marquée, comme celle de tous les pays d'Afrique, par la colonisation.Dès la fin du XVe siècle, les Portugais s'installent dans la région et commencent à remonter le fleuve, qu'ils nomment "Congo".Mais l'histoire moderne et la physionomie de ces deux "Congo" sont liés à d'autres peuples. De fait, c'est l'explorateur français Savorgnan de Brazza qui, en 1880, prend possession, au nom de son gouvernement, d'un territoire qui devient une colonie française en 1882.Devenu plus tard le Moyen-Congo, et englobé dans l'Afrique équatoriale française, le Congo français obtient son indépendance en 1960 et devient la République du Congo.Le territoire de la RDC a d'abord été colonisé par les Belges. En 1885, cette immense contrée devient la possession personnelle du Roi des Belges, Léopold II, qui crée l'État indépendant du Congo. Cette possession est rattachée à la Belgique par une union personnelle, tout en restant la propriété du monarque.Pour exploiter les ressources naturelles du territoire, l'ivoire et le caoutchouc, la population est soumise au travail forcé et subir de nombreuses exactions.Pour mettre fin au scandale et aux accusations de crimes contre l'humanité, les autorités belges, en 1908, convainquent Léopold II de mettre fin à l'État indépendant du Congo, qui passe sous l'administration du gouvernement.La colonie devient indépendante en 1960 et porte le nom de Zaïre entre 1971 et 1997, avant d'adopter son nom actuel de République démocratique du Congo. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité Afrique
RDC: «Réchauffement climatique, El Niño, déforestation sont les causes des averses et inondations»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 30, 2024 8:13


El Niño est-il responsable des pluies torrentielles qui s'abattent sur l'Afrique de l'Est ? La question divise les spécialistes. Voici le point de vue du professeur congolais Jean-Pierre Djibu, qui dirige au Katanga l'Observatoire régional de changement climatique et qui enseigne à l'université de Lubumbashi. Selon lui, les averses ne viennent pas directement d'El Niño, dans l'océan Pacifique, mais d'une réplique de ce phénomène climatique au niveau de l'immense lac Tanganyika. D'où les très graves inondations à Kaliémie. En ligne de Lubumbashi, le climatologue congolais répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Comment expliquez-vous ces pluies torrentielles qui s'abattent sur les provinces du Tanganyika et du Sud-Kivu ?Jean-Pierre Djibu : Quand on prend le lac Tanganyika, c'est un lac de plus de 700 kilomètres de long et de 70 kilomètres de large, pratiquement 35 000 km² de superficie – l'équivalent d'un État comme la Belgique. Mais, ce lac draine un bassin de plus de 250 000 km² au niveau de quatre pays que sont le Burundi, la République démocratique du Congo (RDC), la Zambie et la Tanzanie. Alors, parmi les causes naturelles, il faut comprendre que, à l'allure où va le réchauffement de la partie superficielle du lac, il y a un risque, éventuellement, que la température augmente jusqu'à trois degrés d'ici à la fin du XXIe siècle. Et plus la température augmente à la surface du lac, plus on constate que le comportement se produit comme un phénomène El Niño. Bien sûr que ce phénomène se produit dans l'Océan, mais il est maintenant reflété au niveau du lac, parce qu'il s'agit d'un grand lac, qui couvre une grande superficie. La partie superficielle étant réchauffée, les eaux profondes étant beaucoup plus froides, qu'est-ce qui se passe ? Il y a une grande évaporation et une grande augmentation d'évaporation qui va rendre l'atmosphère humide. Toute la région devient humide et il y a une forte formation de nuages, ce que l'on appelle les cumulonimbus. On a des précipitations d'averses avec une certaine agressivité. C'est vraiment la toute première fois depuis 2013 qu'on a eu le niveau du lac qui a augmenté de 276 à 293 mètres, ce qui est une grande quantité.Ce réchauffement des eaux à la surface du lac, à quoi est-il dû ?Il est dû au réchauffement climatique.Donc, on aurait affaire à l'addition de deux phénomènes : le réchauffement climatique, plus El Niño ?Exactement. Avec le facteur aggravant qui est le facteur anthropique, la déforestation.Et la surpopulation sur les berges ?La surpopulation et l'aménagement anarchique de terrains, l'occupation anarchique du bassin du lac.Donc, le phénomène El Niño, ce n'est pas simplement dans l'Océan Pacifique, c'est aussi sur le lac Tanganyika ?Exactement. Nous avons, aujourd'hui, avec le réchauffement climatique, tout ceci qui a provoqué le phénomène El Niño au niveau de la plupart des lacs africains, mais c'est spécialement le lac Tanganyika qui devient indicateur dans cette tendance. Parce que les études faites nous montrent qu'il y a quelque chose qui est en train d'être modifié au niveau du comportement, en ce qui concerne le cycle de l'eau dans ce lac.Est-ce que le même phénomène se produit au niveau du lac Victoria, plus au nord ?Exactement, cela se fait de la même manière.Ce phénomène El Niño sur le lac Tanganyika, est-ce qui s'est déjà produit au XIXe siècle ou au XXe siècle ?Oui, au XVIIIe siècle, on a connu des fortes inondations au niveau du lac Tanganyika. Même au XXe siècle, on a connu [ce type d'inondations]. Mais, là, nous avons une particularité : le niveau d'eau, par rapport aux mesures déjà connues, pendant une longue période, est beaucoup plus élevé. On est arrivé à 793 mètres, ce qui est très élevé au niveau de la quantité d'eau qui a été augmentée.793 mètres… Et cela, c'est un niveau exceptionnel ?C'est un niveau exceptionnel, oui. Avant, le bassin du lac Tanganyika n'était pas un bassin aménagé. Ce sont là qu'interviennent des causes anthropiques. Actuellement, c'est un bassin qui a été loti, aménagé. Il y a des constructions, des villes, des maisons, des routes, des cultures… Il s'agit de lits [de rivière]. Et, malheureusement, ces lits ont été aménagés de manière quasiment anarchique, sans respecter les normes au niveau de l'environnement. C'est pourquoi nous avons des catastrophes qui sont liées aux activités anthropiques.Lors de la précédente montée du lac Tanganyika en 2021, Madame la ministre de l'Environnement, Ève Bazaiba, dénonçait déjà l'occupation anarchique des berges du lac et des rivières. Est-ce que des mesures ont-été prises depuis trois ans ?Non, aucune mesure. Normalement, dans des situations comme cela, on est censé prendre des mesures draconiennes ! Parce qu'il y avait déjà un avertissement, il y a plus de dix ans. Un avertissement sur le réchauffement superficiel des eaux du lac Tanganyika, lié au réchauffement climatique, avec le risque éventuel des inondations extrêmes. Mais, malheureusement, aucune mesure n'a été prise à ce niveau-là.Par ailleurs, la construction de digues avait été annoncée ces dernières années, pour limiter la montée des eaux. Est-ce que ces digues ont été construites ?C'est une solution sans valeur, parce que la meilleure des façons est de combiner des solutions. C'est-à-dire, même si on peut construire des digues éventuellement, on doit faire de la reforestation parce que tout le bassin du lac Tanganyika a été complètement déforesté. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de végétation et lorsqu'il n'y a pas de végétation, il n'y a plus de moyens de rétention afin de pouvoir garder l'eau et permettre l'infiltration. Ce qui se passe, c'est le ruissellement, et ce ruissellement est accompagné d'érosion. Donc, il faut combiner la construction de digues, ce qui doit être vraiment accessoire, avec le reboisement du bassin du lac. S'il faut reboiser le bassin du lac, ce n'est pas simplement se contenter de la partie congolaise ! Le bassin du lac, il comprend l'ensemble des quatre pays. La Zambie, la Tanzanie, le Burundi et la RDC. Cela signifierait qu'il faudrait des efforts communs entre les quatre pays. Même si on arrivait, également, à reforester, il faut passer par l'étape où l'on délocaliserait les personnes. On ne peut reforester que l'endroit qui n'est pas occupé. Or, tout le bassin, plus de 60%, est pratiquement aménagé. Il faudrait arriver à délocaliser les personnes avant de pouvoir faire le reboisement.Mais, pour déménager ces personnes, il faut leur trouver de nouveaux emplacements et cela est très difficile, j'imagine…Évidemment, c'est un autre aspect. Il y a quand même l'espace pour essayer de délocaliser les populations et les mettre à l'abri. Je crois que les quatre pays, dont la RDC, ont suffisamment d'espace pour ce genre de choses. Parce que ces catastrophes ont créé beaucoup de conséquences, il y a eu beaucoup de morts par inondations, que ça soit à Kalémie, à Uvira, à Kigoma… À Uvira, on a eu énormément de morts !Autre phénomène, à quelques centaines de kilomètres plus au sud, en Zambie, où les populations sont touchées par une sécheresse exceptionnelle. Comment expliquez-vous qu'il pleuve beaucoup au Congo-Kinshasa et pas du tout en Zambie ?Le phénomène El Niño fait les deux à la fois ! Soit une augmentation de température sur une surface d'eau, comme je l'ai dit sur les grands lacs, occupant une grande superficie et provoquant la formation de cumulonimbus, de nuages de précipitations, et on a des averses dans cette zone. Soit, en Zambie, il n'y a pas de lac, donc on a un sol qui se réchauffe et avec l'évaporation, il n'y a pas suffisamment d'humidité dans l'atmosphère et nous avons une sécheresse. Cette sécheresse est liée aussi au phénomène El Niño. Ça fait les deux ! Cela provoque soit les inondations, les fortes précipitations, soit également de fortes sécheresses. Cela est aggravé, également, par le désert de Namib qui a tendance à avancer vers le nord, donc en poussant vers l'Angola et la Zambie.D'où le paradoxe El Niño, des pluies au Congo et la sécheresse en Zambie. Exactement.Est-ce que les autorités politiques de ces deux pays ont pris conscience de la gravité de ce phénomène climatique ?Non ! C'est un autre aspect. En Zambie, ils sont en train de réfléchir en ce qui concerne les conséquences sur le plan de la sécurité alimentaire, sur le plan de la santé, parce que plus il fait chaud, plus il y a la prolifération de nouvelles maladies qui sont liées à des pandémies, liées à des virus qui ont tendance à vouloir muter génétiquement et à s'adapter à des conditions beaucoup plus extrêmes. Là, au moins, ils réfléchissent sur la sécurité sanitaire et la sécurité alimentaire. Bon, pas de manière aussi poussée, en RDC, nous avons l'impression que l'on en parle, qu'il y a de bonnes intentions, mais ça s'arrête là, il n'y a jamais de suivi !À lire aussiInondations en RDC: «Aujourd'hui, la ville de Kalemie est coupée en deux»

Invité Afrique
Me Bourdon: «Le cadastre de Dubaï illustre les acquisitions immobilières des kleptocrates africains»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 22, 2024 10:28


Comment évaluer la fortune immobilière d'un certain nombre de personnalités africaines ? Tout simplement en se procurant le cadastre de l'Émirat de Dubaï, s'est dit un think tank américain, « Center for Advanced Defense Studies ». En France, c'est le journal Le Monde qui a publié la semaine dernière le fruit de cette enquête. On découvre ainsi le patrimoine immobilier des proches de plusieurs chefs d'État africains, notamment du Congolais Denis Sassou Nguesso et du Gabonais Ali Bongo. L'avocat français William Bourdon a fondé l'ONG Sherpa. Il y a six mois, il a publié Sur le fil de la défense, aux éditions du Cherche-Midi. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Que retenez-vous de l'enquête « Dubai unlocked », qui a été publiée la semaine dernière par le journal Le Monde et qui s'appuie sur l'examen du cadastre de Dubaï, et donc sur l'identité des propriétaires africains de centaines de villas et appartements situés dans cet émirat ? William Bourdon : Tout le monde sait depuis des années et des années que tous les chemins mènent à Dubaï. Je veux dire que tous les chemins empruntés par l'argent illicite, une grande partie des chemins, mènent à Dubaï, qui est devenu le territoire au monde le plus bardé de dispositifs anticorruption, de lois anti-blanchiment, affichant une modernité étincelante. Et il est en même temps le territoire que l'on peut assimiler à une machine à laver l'argent sale, tout à fait exceptionnelle et sophistiquée. Donc, il était tout à fait normal que les relevés de cadastres trahissent et illustrent la multiplication d'acquisitions immobilières par des oligarques, des kleptocrates, venus d'Afrique ou d'ailleurs.À lire aussiLe patrimoine de chefs d'État africains à Dubaï révélé par une enquête de médias internationauxOn voit la trace de Dubaï dans un certain nombre de dossiers judiciaires. On voit la trace de Dubaï dans le dossier des biens mal acquis en France, où j'interviens en qualité d'avocat de Transparency international France. Mais on voit aussi l'impuissance des juges européens, et notamment des juges français, à obtenir quelque coopération que ce soit des autorités émiraties. Vous vous souvenez de la déception des policiers et des procureurs français, quand ils avaient obtenu l'arrestation de suspects de grande criminalité organisée, face à la décision des juges émiratis de les remettre en liberté. Donc, c'est un pays qui reste une forme de paradis judiciaire pour les plus grands voyous de la planète, qu'il s'agisse de voyous de sang ou de voyous d'argent.  Parmi les personnes citées par cette enquête réalisée par le think tank américain « Centre for Advanced Defense Studies », il y a plusieurs personnalités du Congo-Brazzaville, dont Nathalie Boumba Pembe, qui est originaire du Congo Kinshasa et qui est l'épouse de Denis Christel Sassou Nguesso, ministre de la Coopération internationale et fils du président Sassou Nguesso. En 2018, elle aurait acquis à Dubaï une villa de quelque 700 m² pour 3,5 millions d'euros. Votre réaction ? Ce n'est pas du tout une surprise. Denis Christel Sassou Nguesso est l'un des personnages sans doute clé de l'instruction des biens mal acquis en France, même si, pour l'instant, il n'a pas été mis en examen. Ce n'est pas du tout une surprise. Denis Christel et son épouse sont répertoriés, y compris aux États-Unis où il y a eu des mesures de saisie très importantes qui ont été prises sur son patrimoine.À lire aussi«Biens mal acquis»: «Le Canard enchaîné» révèle de nouveaux éléments contre Denis Christel Sassou-NguessoDonc, Dubaï était naturellement pour eux une destination qui ne pouvait pas gommer les arbitrages qu'ils font chaque jour pour essayer de se rendre le plus impuni possible. Aujourd'hui, Dubaï, c'est la garantie de l'impunité, c'est ce qui fait le succès de Dubaï. Donc, évidemment, c'est très alléchant pour des familles comme celles que vous rappelez. Autre personne célèbre dans le viseur de cette enquête, Isabel Dos Santos, qui a été considérée longtemps comme la femme la plus riche d'Afrique. Elle a acheté un bien immobilier à Dubaï il y a dix ans et, aujourd'hui, elle répond que le pouvoir angolais fabrique de fausses preuves contre elle depuis que son père a quitté le pouvoir. Et elle conteste l'alerte rouge lancée contre elle par Interpol. Alors ça, c'est un dossier que nous connaissons bien puisque les Luanda Leaks, c'est nous qui en sommes responsables. Quand je dis nous, c'est moi, en qualité de président de la plate-forme de protection des lanceurs d'alerte en Afrique, qui s'appelle Pplaaf et que les auditeurs africains connaissent sans doute. Donc s'il y a bien un dossier qui est étayé, c'est le dossier judiciaire de madame Isabel Dos Santos. C'est effectivement une des femmes les plus riches d'Afrique. Aujourd'hui, elle se cache on ne sait pas où, mais elle aura, à un moment ou à un autre, à répondre de la mécanique avec laquelle, de façon très systématique, elle s'est enrichie, elle et toute sa famille. Et d'ailleurs, Dubaï est un port de relâche et un port d'attache pour elle sans doute extrêmement précieux. Côté gabonais, à présent, la personnalité la plus en vue dans cette enquête, c'est Marie-Madeleine Mborantsuo, qui a longtemps présidé la Cour constitutionnelle. Selon cette enquête, elle aurait déboursé 6 millions d'euros en 2013 pour s'offrir cinq appartements et deux villas à Dubaï. Mais depuis le putsch du 30 août, elle a perdu beaucoup de pouvoir et d'influence. Est-ce que cela peut lui compliquer les choses ? Alors, je connais bien cette dame, puisque l'association Sherpa est partie civile dans ce dossier dont je vous rappelle qu'il est à l'instruction à Paris. Et on attend, on espère, on souhaite une mise en examen de cette ancienne dignitaire gabonaise. Elle a été la plus haute magistrate de son pays, ce qui, évidemment, symboliquement, nous dit quelque chose des ravages de la culture de la corruption. Ensuite, il y a un certain nombre d'informations qui circulent selon lesquelles les nouvelles autorités gabonaises seraient disposées à coopérer avec les juges européens, notamment les juges français chargés d'une procédure du type des biens mal acquis. Il n'est pas réaliste d'imaginer que tous les dignitaires qui ont volé leur pays rendent des comptes. Tous, ce n'est pas possible. Donc, dans ce dossier qui est à l'instruction à Paris, il y aura un procès du clan Bongo. Et d'ailleurs, je suis en mesure de vous dire que l'on peut souhaiter – même s'il y a eu des commissions rogatoires, des vérifications qu'il a fallu faire pour que le dossier soit le plus solide possible – un achèvement des investigations dans la procédure Bongo d'ici la fin de l'année ou le début de l'année prochaine. 

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Fresia & Milan Parkeren de Bus | Globetrotter en cultspits Jeremy Bokila

FOX Sports NL

Play Episode Listen Later Apr 16, 2024 60:47


Een leven lang speelde Willem II-spits Jeremy Bokila buiten de landsgrenzen. Soms op geweldige plekken, soms op plekken waar je niet dood gevonden wil worden. De globetrotter deed acht landen aan en was daarnaast international van Congo-Kinshasa, het land dat hij als negenjarig jochie ontvluchtte vanwege de burgeroorlog. Inmiddels is de 35-jarige aanvaller een cultheld in Tilburg, heeft hij een eigen liedje bij de supporters en staan alle seinen op groen om de derde titel in zijn carrière te pakken. Bokila is een open boek vol bijzondere verhalen en deze deelt hij in de podcast.

Invité Afrique
«La Journée internationale de la Francophonie n'est pas une célébration politique», dit la porte-parole de l'OIF

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Mar 20, 2024 9:36


Ce mercredi 20 mars, c'est la Journée internationale de la Francophonie. De nombreuses manifestations culturelles sont prévues dans les pays où l'on parle français. Mais en République démocratique du Congo, il n'y aura pas de cérémonie officielle car les relations sont tendues entre Kinshasa et la secrétaire générale de la Francophonie, la Rwandaise Louise Mushikiwabo. Comment réagit-elle ? Entretien avec sa porte-parole, Oria Vande Weghe. RFI : Votre mot d'ordre cette année, c'est créer, innover et entreprendre en français. À quel public vous adressez-vous ? Oria Vande Weghe : Très clairement à la jeunesse francophone. Vous savez, on est un espace très jeune avec une moyenne d'âge assez jeune dans beaucoup de nos États. Et, cette année, la volonté de la Secrétaire générale et du président Emmanuel Macron, qui accueille le prochain sommet, a été de s'adresser directement aux jeunes dans cette thématique de création, d'innovation. Surtout parce qu'une des préoccupations principales de la jeunesse, c'est de s'insérer professionnellement et que ça passe par l'innovation, la création et l'entreprenariat. Et concrètement, est-ce que l'OIF organise, pays par pays, des concours dont les jeunes lauréats sont récompensés par le financement de leurs projets, par exemple ? Alors, ça ne fait pas partie de nos programmes. Mais effectivement, cette année justement, à l'occasion de cette thématique, l'OIF, la Secrétaire générale en particulier, a décidé de lancer un grand concours justement destiné à la jeunesse de tous nos États membres. On va le lancer en ligne et inviter tous les jeunes à proposer des projets innovants dans plusieurs secteurs, et les lauréats seront récompensés avec des enveloppes budgétaires permettant de mener à bien leur projet. Donc oui, c'est à l'ordre du jour et les lauréats seront annoncés normalement pendant le sommet. Pendant le sommet de la fin de cette année en France ? Oui, au mois d'octobre. On sait où il aura lieu, ce sommet ?Il aura lieu en France, en partie à Paris, en partie à Villers-Cotterêts, les 4 et 5 octobre. Et j'imagine que ce concours, il sera organisé notamment dans de nombreux pays africains, 85% des francophones étant africains.Exactement. On va le lancer en ligne et, tout au long du mois de mars et au cours des semaines qui suivent, on va vraiment mobiliser au maximum pour qu'on ait le plus de candidatures possibles. Donc, je profite d'être sur vos antennes pour lancer l'appel à la jeunesse pour participer massivement à ce concours. Le premier pays francophone d'Afrique, c'est la République démocratique du Congo. Mais cette année, à Kinshasa, il n'y aura pas de cérémonie officielle pour célébrer ce 20 mars, car les autorités congolaises vous reprochent, vous, l'OIF, d'être pro-rwandais dans le conflit actuel entre le Rwanda et le Congo Kinshasa. Quelle est votre réaction ? Écoutez, oui, nous avons appris cette décision de la RDC hier. Que dire ? Je ne sais pas si c'est en raison de la nationalité de notre Secrétaire générale, ou parce que le Rwanda est également un pays membre de notre organisation. Mais il faut savoir que le 20 mars, la Journée internationale de la Francophonie, ce n'est pas une célébration d'ordre politique, c'est une célébration citoyenne. Les États, les communautés, les instituts, les académies… Tout le monde culturel célèbre cette appartenance à un espace francophone. Donc, personnellement, je ne suis pas sûre de voir le lien entre la célébration du 20 mars et toute forme de reproche politique. Maintenant, de dire qu'on reproche à l'Organisation de prendre parti, j'aimerais savoir sur quelle base se fait ce reproche. Je ne pense pas qu'il y ait eu une quelconque prise de position à ce jour, bien au contraire. La Secrétaire générale a communiqué plusieurs fois positivement pour encourager la voie du dialogue, donc je pense que, en tout cas, il ne faut pas faire d'amalgame entre le politique et la vie citoyenne. Les nombreux francophones de RDC mériteraient de célébrer leur langue et l'appartenance à cet espace linguistique. Ce qu'on entend beaucoup à Kinshasa, ce sont des reproches à l'égard de Madame Louise Mushikiwabo, parce qu'elle n'utiliserait pas sa position de Secrétaire générale pour essayer de rapprocher les deux pays, le Rwanda et le Congo, alors que la Francophonie doit être un espace de concertation et de dialogue politique. Mais ce dialogue existe au sein de nos instances. Je pense que le sujet est débattu très régulièrement dans nos différentes commissions politiques. Il a fait l'objet de discussions au plus haut niveau lors du sommet de Djerba en 2022. Je pense qu'il y a une mauvaise compréhension du rôle de la Secrétaire générale. Je vous rappelle que nous sommes le secrétariat des États et que toute action politique est en fait motivée ou, en tout cas, dictée par une concertation des États qui demandent à l'OIF d'agir dans un sens ou dans un autre. Donc, ce n'est pas exclu qu'il y ait une action, en tout cas il n'y a pas une volonté de ne pas s'impliquer, bien au contraire. Donc, je pense qu'il y a un amalgame qui peut être fait sur la personne même de la Secrétaire générale. « Ce n'est pas exclu qu'il y ait une action », dites-vous. Voulez-vous dire que Louise Mushikiwabo pourrait entreprendre une initiative diplomatique ? Non, ce que je dis, c'est que c'est aux États de se concerter, de se réunir et de demander à la Francophonie, comme c'est le cas pour toutes les autres crises qui ont lieu dans l'espace francophone, où les États dans lesquels on s'implique nous demandent de s'y impliquer. Il y a tout un processus qui doit être suivi. Ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas exclu que ça arrive. Pour l'instant, la Francophonie s'est exprimée à plusieurs reprises. Il y a eu des communiqués, il y a eu des annonces et, pour l'instant, je ne vois pas le lien entre la Journée internationale de la Francophonie à ce stade-ci et un processus politique qui doit avoir lieu.Est-ce que la position d'ancienne ministre des Affaires étrangères du président Kagame ne catalogue pas Madame Mushikiwabo d'un côté, et ne l'empêche pas de se mettre au milieu du gué, justement ? Très certainement, il faudrait demander aux autorités ce qu'elles en pensent. Mais c'est clair que sa position d'ancienne ministre des Affaires étrangères, forcément, fait qu'on lui attribue une prise de position, certainement. Mais justement, est-ce que ça ne la paralyse pas dans son action d'éventuelle médiatrice, d'artisane du dialogue ? Je ne pense pas. Je pense qu'il y a eu des volontés de la Francophonie de s'impliquer auprès de la RDC. Je pense notamment aux dernières élections de 2023, où la Francophonie a été invitée à observer. Et puis, finalement, où le pays n'a pas permis que cette observation des élections se fasse dans de bonnes conditions. Je pense qu'il y a l'épisode des Jeux de la Francophonie de 2023 aussi, on peut le mentionner, où la Secrétaire générale a été invitée, ensuite désinvitée. Donc effectivement, je pense que, du côté des autorités congolaises, il y a certainement quelque chose en lien avec la nationalité de la Secrétaire générale qui est à regretter parce qu'aujourd'hui, elle n'est pas ministre des Affaires étrangères du Rwanda, elle est Secrétaire générale de la Francophonie, à laquelle appartiennent les deux États que sont le Rwanda et la RDC. Simplement, les Congolais remarquent que le soutien du Rwanda aux rebelles du M23 est pointé par l'ONU et condamné par de multiples pays dans le monde entier, mais que l'OIF ne condamne pas ce soutien ? Est-ce peut-être parce que Madame la Secrétaire générale est rwandaise ? La Secrétaire générale en a appelé au respect de toutes les parties de poursuivre le processus de dialogue et de négociation de Nairobi. Donc la voix de la Francophonie, ça a toujours été le dialogue, la concertation, certainement pas le conflit. Donc, elle s'est exprimée à ce sujet à maintes reprises.Des Jeux olympiques dans un pays francophone, c'est très rare, on n'avait pas vu cela depuis 1976 à Montréal. Cette année est donc un cru olympique exceptionnel pour faire rayonner la langue française dans le monde entier, mais est-ce que l'anglais n'est pas de plus en plus dominant dans les stades et dans les villages olympiques ?Alors, je pense que l'anglais, malheureusement ou heureusement, est dominant un petit peu dans tous les secteurs, c'est vrai que c'est une réalité. La langue française est pourtant une des langues officielles des Jeux olympiques. Alors, cette année, l'OIF a signé avec le Comité d'organisation des Jeux olympiques (COJO) une convention sur l'usage et la promotion de la langue française. L'idée ici, c'est vraiment de pouvoir profiter de cette édition des Jeux olympiques, qui se passe dans un pays très francophone, pour le coup, pour mettre en place de bonnes pratiques visant à valoriser l'usage de la langue française, non seulement comme langue de travail dans les Jeux, mais également de communication, et de partir de cette bonne expérience pour rester dans cet engagement lors des prochaines éditions, notamment lors de celle de Los Angeles en 2028. La Francophonie s'est également engagée à mobiliser un certain nombre de volontaires francophones pour venir en appui aux équipes organisatrices des Jeux. En échange de quoi, le Comité s'est engagé à vraiment s'assurer que les documents, les différentes communications signalétiques seront disponibles dans toutes les langues, et surtout en français. Donc là, on va être un petit peu comme les observateurs de ces bonnes pratiques. Au terme de ces Jeux, l'OIF sera amenée à fournir un rapport qui pourra faire l'objet de recommandations pour toutes les éditions prochaines. Oui, mais franchement, Oria Vande Weghe, lors des précédents Jeux de 2016 à Rio et de 2021 à Tokyo, on ne parlait pas français, à part lors des remises de médailles. Tous les commentaires, toutes les inscriptions étaient en anglais. Qu'est ce qui nous garantit que le français va revenir cette année ? Absolument. Écoutez, déjà, le fait que ça se passe à Paris, ça joue bien sûr en faveur de la langue française. Maintenant, comme je le disais précédemment, on va s'assurer que cette expérience-ci va permettre de mettre en place de bonnes pratiques. Après, c'est vrai que ce sera un challenge pour les années à venir de maintenir cette pratique-là. Et vous savez que la question de la langue française dans les instances internationales, que ce soit dans les Jeux, dans les grandes compétitions ou dans les enceintes comme les Nations unies, c'est une question aussi de volonté. Il faut que les pays organisateurs y mettent de la volonté, que les participants francophones y mettent aussi de la volonté et que tout le monde ensemble se dise, ‘on va parler dans la langue qui est la nôtre et on va défendre cette langue'. Donc, on espère bien que cette édition à Paris va pouvoir faire la différence. Il y aura des conférences de presse où on parlera en français, par exemple ? J'espère bien, oui. Après, tous les athlètes, forcément, ne seront pas francophones. Il faudra aussi s'adapter au caractère multilingue et multinational des Jeux. Et vous espérez que le pli sera pris pour les prochains JO de 2028 ? C'est l'idée, c'est toute l'idée de cette convention. Donc, on va faire, en très mauvais français, un monitoring de l'usage de la langue française cette année et en espérant que, pour les années suivantes, les bonnes pratiques vont être installées. Et vous espérez qu'à Los Angeles, on parlera aussi français en 2028 ? On espère ! Un peu moins qu'à Paris, certainement.

C'est dans ta nature
L'okapi, le discret trésor de la RDC

C'est dans ta nature

Play Episode Listen Later Jan 27, 2024 2:53


La République démocratique du Congo est le seul pays au monde à abriter l'okapi. L'animal, mi-girafe mi-zèbre, rare et timide, est une espèce en danger menacée par les activités humaines illégales. Les Congolais ont sûrement vu plus d'okapis sur leurs billets de banque que dans la forêt. L'animal est si rare et si discret que ceux qui ont pu le croiser dans les forêts tropicales d'Ituri, dans le nord-est du pays, où l'espèce est endémique, sont des privilégiés. « Je suis chanceux, reconnaît Berce N'Safuansa, qui gère le projet okapi de l'ONG Wildlife Conservation Global au sein de la Réserve de faune à okapis, créée en 1992 et inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco cinq ans plus tard. C'est fantastique, vous ne pouvez pas imaginer l'enthousiasme qu'on a d'être en face d'un okapi ! »Et pour cause ! Avec sa tête de girafe (il est, avec la girafe, l'une des deux seules espèces encore vivantes de la famille des giraffidés), son corps d'antilope, les pattes avant et l'arrière-train rayés noir et blanc comme un zèbre, et son coup de langue phénoménal (40 centimètres de long), l'okapi est un animal plein de mystères, quasi mythique, surnommé parfois la licorne africaine.Unique, rare et irremplaçableUnique au Congo-Kinshasa, mondonga (okapi en lingala) n'a été découvert par un explorateur européen qu'à la toute fin du 19ᵉ siècle. En 1901, il est scientifiquement nommé Okapia johnstoni. Il s'agit d'un des trois derniers mammifères recensés dans le monde. Mais depuis bien longtemps, l'okapi était connu des populations locales. « Ici, nous avons par exemple la communauté locale des Mbuti, les Pygmées : pour elle, l'okapi représente un ami de leurs ancêtres. C'est donc un animal qu'il faut protéger, qu'il ne faut pas tuer pour sa viande ou pour un quelconque besoin », explique Berce N'Safuansa.L'okapi tient une place à part parmi la riche faune qu'abrite le Congo-Kinshasa. « C'est un animal d'une importance capitale, poursuit Berce N'Safuansa, à cause de la valeur exceptionnelle et universelle qu'il représente : une espèce unique, rare, irremplaçable, qui ne vit à l'état sauvage qu'en République démocratique du Congo. »Braconniers et miliciensSi rare que l'espèce est menacée : en danger, selon la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).« Dans un avenir proche, prédit Berce N'Safuansa, cette espèce se retrouvera dans la catégorie probablement la plus élevée, le risque d'extinction, avec des effectifs en baisse. »Les principaux prédateurs de l'okapi ? Les léopards et les humains. L'habitat naturel du ruminant est chaque jour menacé par les activités humaines illégales. Berce N'Safuansa pointe « les braconnages armés, en quête de la peau de l'okapi, de sa viande, de sa graisse, de ses os, tellement recherchés aujourd'hui sur le marché noir. À cela, il faut ajouter la perte des habitats naturels ainsi que la présence de groupes de milices et de mineurs illégaux dans et autour de la réserve. »Les milices armées qui sévissent dans la région n'épargnent personne, ni les okapis ni les humains. Il n'existe pas de recensements récent et scientifique de la population d'okapis, compte tenu des difficultés du terrain et de la grande discrétion de cet animal solitaire. On estime seulement qu'il ne reste, à l'état naturel, que plusieurs milliers d'okapis.

ACTUALITE.CD-Le Podcast
Damon Wilson souligne l'importance d'aider les acteurs du changement dans d'autres pays d'Afrique centrale pour assurer une paix durable

ACTUALITE.CD-Le Podcast

Play Episode Listen Later Nov 30, 2023 4:21


Damon Wilson, président du National Endowment for Democracy (NED) depuis deux ans, en RDC. Son institution pour objectif le renforcement et la progression des institutions démocratiques à l'échelle mondiale. Sa visite au Congo-Kinshasa vise à réaffirmer l'engagement à long terme du NED dans le pays et à mettre l'accent sur l'importance cruciale d'un processus électoral crédible en RDC. Lors d'entretiens avec ACTUALITE.CD et 7sur7, il a répondu à des questions concernant l'agression subie par l'Est du pays, par le Rwanda. « L'agression dans l'Est de la RDC constitue un problème majeur, un véritable cauchemar avec des souffrances et des atrocités horribles. Le Rwanda, le M23 et d'autres milices portent une part de responsabilité, tandis que l'Ouganda était également présent », a-t-il déclaré. Il a expliqué que le travail du NED consiste notamment à aider les populations locales à développer leur capacité à se faire entendre et à obtenir justice. « Nous avons un important programme basé à Goma et à Bukavu pour soutenir les Congolais, les aider à faire pression, à défendre les droits de l'homme, à documenter les violences pour obtenir justice, pour réclamer des comptes, et pour mener des actions de plaidoyer à l'échelle internationale ». Il a souligné l'importance nuancée du rôle du NED dans cette situation, insistant sur la responsabilité des États : « Il est indéniable que les autorités de Kigali portent une part de responsabilité. Les États doivent faire pression, mais nous, au NED, nous avons également des programmes au Rwanda ». L'ancien vice-président de l'influent Atlantic Council a mis en avant l'esprit d'ouverture qui règne en RDC et a évoqué les acteurs de la société civile souffrant dans les pays voisins : « Votre pays est bien plus ouvert que vos voisins. Ici, nous pouvons exprimer nos idées, organiser des actions, mener des campagnes et présenter des candidats. Ce n'est pas parfait, mais il existe un espace (...). Nous soutenons des partenaires au Rwanda, au Burundi, en Angola, en Ouganda, mais c'est très difficile pour eux car il n'y a pas de liberté d'expression ». Pour lui, il est crucial de soutenir les acteurs du changement présents dans d'autres pays de la région pour espérer instaurer la paix dans cette partie du monde, en particulier en RDC: « Soutenir l'avenir du Congo implique de soutenir ceux qui œuvrent pour la promotion des libertés dans les pays voisins, afin de provoquer un changement initié par la population locale ».  

African Five-a-side
Mobutu helps Zaire to two Afcon titles and a World Cup appearance

African Five-a-side

Play Episode Listen Later Nov 24, 2023 26:51


Episode 3 of Matchday 1 of the African-five-a side podcast continues to explore the stories of five African heads of state and their influence on football. This week, we're introducing our striker: the practical and manipulative Mobutu Sese SekoAfter consolidating power in Congo-Kinshasa during the Congo Crisis, Mobutu utilised a spike in copper to invest in the national football team, following a humiliating 3-0 loss to the Ghanaian Black Stars in May 1966. Mobutu's first point of order was to recall the "Belgicains", Congolese footballers that were poached by European clubs during the Congo Crisis. He also instituted his doctrine of authenticite to rebrand the national football team and rename them the "Leopards", after the leopard-printed hat that he always wore. Yet, after two Afcon titles, Zaire's participation at the 1974 FIFA World Cup so embarrassed Mobutu that he decided to divest from football. The Central African nation never again rose to the heights that it once did during that 7 year period between 1967-1974.In retrospect, very few heads of state enjoyed as much success in such little time as Mobutu did with the Leopards. Very few heads of state also named their national football teams after their favourite piece of clothing. Nonetheless, Mobutu's significant success to the development of Congolese football make him a natural choice for our African heads of state five-a-side team.

Daily News Brief by TRT World
September 4, 2023

Daily News Brief by TRT World

Play Episode Listen Later Sep 4, 2023 3:07


*) Anti-UN protests in DR Congo leave 100 dead The death toll from anti-UN protests last week in eastern Democratic Republic of Congo has risen to 100, the head of a platform of youth organisations has said. Lucas Pecos, director of the Collective of Youth Solidarity Organizations in Congo-Kinshasa, which accused the army of committing a massacre last Wednesday, at a church in the city of Goma, in North Kivu province, said it has counted 100 bodies so far. *) Pope praises Mongolia religious freedom dating back to Genghis Khan Pope Francis has praised Mongolia's tradition of religious freedom dating back to the times of its founder, Genghis Khan, as he opened the first-ever papal visit to the Asian nation with a word of encouragement to its tiny Catholic flock. The Pope met with Mongolian President in a traditional ger, set up inside the state palace. Francis was in Mongolia to meet one of the world's newest and smallest Catholic communities — around 1,450 Mongolians are Catholic — and make a diplomatic foray into a region where the Holy See has long had troubled relations, with Russia to the north and China to the south. *) Mission accomplished, India puts moon rover to 'sleep' India switched off its moon rover, the first craft to reach the lunar south pole, after it completed its two-week assignment conducting experiments, the country's space agency said. The Pragyan rover from the Chandrayaan-3 spacecraft was "set into Sleep mode" but with batteries charged and receiver on, the Indian Space Research Organisation said. By landing on the moon, India joined the United States, China and the former Soviet Union. It went beyond them in reaching the rugged south pole. *) 'This time it is serious': Typhoon Haikui makes landfall in eastern Taiwan Typhoon Haikui made landfall on eastern Taiwan, unleashing torrential downpours, whipping winds and plunging thousands of households into darkness as the first major storm to directly hit the island in four years. Nearly 4,000 people were evacuated from high-risk areas, hundreds of flights cancelled and businesses closed in preparation for the storm. Taiwan's Central Weather Bureau said the typhoon had made landfall in coastal Taitung, a mountainous county in lesser-populated eastern Taiwan. *) Turkish 'Sultans of the Net' reign supreme in European volleyball Türkiye defeated Serbia in a thrilling five-set match to win the 2023 CEV Women's European Volleyball Championship title. The Turkish women's volleyball team won the final on Sunday night with set scores of 27-25, 21-25, 25-22, 22-25, and 15-13 at Brussels. President Recep Tayyip Erdogan congratulated Türkiye on winning the trophy.

Invité Afrique
«Projet Wotan»: l'incroyable rêve spatial de Mobutu conté dans un livre

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 13, 2023 7:50


Une fusée africaine pour 20 millions de dollars, le projet ne date pas d'hier. Dans les années 1970, le Congolais Mobutu a failli réussir. À la manœuvre, il y avait un ingénieur allemand, Lutz Kayser, dont l'ancienne journaliste de RFI Joëlle Stolz raconte l'histoire dans le livre Projet Wotan, qui paraît aux éditions du Seuil. Cinquante ans avant Elon Musk, a-t-il été un pionnier du vol spatial privé au service des pays du Sud ?  RFI : Joëlle Stolz racontez l'histoire de cet ingénieur allemand qui a fait croire à Mobutu que le Zaïre pourrait envoyer des satellites dans l'espace pour 20 millions de dollars. Pourquoi Mobutu a-t-il été tenté par cette aventure spatiale ?RFI : Je crois qu'à l'époque, ça lui plaisait, l'idée d'être le premier à avoir un satellite d'observation pour les frontières très grandes de ce qu'on appelait à l'époque le Zaïre - le Congo-Kinshasa -, mais aussi un satellite de télécommunications.Son satellite d'observation qu'il voulait était un satellite militaire, j'imagine, pour surveiller ses voisins ?Oui, à l'époque, de toute façon, et c'est ce qui explique la nervosité, notamment des Soviétiques et d'autres interlocuteurs, beaucoup de voisins étaient proches de l'Union soviétique, donc l'arrière-fond de tout ça, c'est quand même la guerre froide et le conflit entre l'Ouest et l'Est.Alors, ce qui l'intéressait aussi, c'est que cette fusée, que lui proposait l'ingénieur allemand Lutz Kayser, coûtait beaucoup moins cher que les fusées américaines, françaises ou soviétiques. Oui, c'était la grande idée de Lutz Kayser et de ses subordonnés qui ont fondé l'Otrag, une entreprise allemande spécialisée dans les lanceurs spatiaux, c'était la « billige rakete », c'est-à-dire la fusée pas chère, qui est au fond la même idée que celle d'Elon Musk, mais l'américain a beaucoup plus d'argent au départ. L'idée de l'Allemand était de mettre à la disposition d'un certain nombre de pays du tiers-monde la possibilité d'avoir des satellites.Et vous dites que le pas de tir qui était dans le sud-est du Zaïre, aux confins du lac Tanganyika, était fait avec des écorces d'arbres ?Au départ, ils ont vraiment utilisé les moyens du bord et, effectivement, la première rampe de lancement était faite avec des arbres, évidemment pas les rampes ultérieures.Cet ingénieur allemand, Lutz Kayser, qui avait un esprit très pratique, était trop jeune pour avoir travaillé sur les fusées V1 et V2 de Hitler. Mais vous dites que le président du Conseil d'administration de sa société Otrag était un ancien SS ?Oui, alors c'était Kurt H. Debus. Alors il faut savoir que Kurt H. Debus a travaillé pour les Américains.... D'abord pour les nazis et ensuite pour les Américains.Bon, il faut se souvenir que les Américains, il y a eu cette opération paperclip. Ils ont récupéré le haut du panier, c'est-à-dire environ 1 600 savants, dont Wernher von Braun est le plus connu, l'un des pères d'Apollo. C'est vrai qu'en matière de carburant liquide, en particulier, les Allemands étaient vraiment en avance. Les Soviétiques ont récupéré aussi 3 000 ou 4 000 personnes, enfin, tous ceux qui leur sont tombés dans les mains. Et les Français - c'est beaucoup moins connu - ont récupéré quelque chose comme 150 - ou plus - d'ingénieurs et techniciens allemands.Allemands de l'époque ?Absolument. Des gens qui avaient travaillé pour Hitler aussi et qui ont travaillé ensuite pour la France.Tous ceux qui ont vu le film « Mobutu, Roi du Zaïre », de notre confrère Thierry Michel, se souviennent de la fameuse scène de juin 1978 où Mobutu assiste au lancement d'une fusée qui se crashe au bout de quelques secondes. Dix mois plus tard, le pauvre ingénieur allemand sera limogé. L'image de ce crash a fait le tour du monde, elle symbolise aujourd'hui la faillite du régime Mobutu. Mais ne serions-nous pas sévères avec cet ingénieur allemand ? S'il avait eu un peu plus de temps, aurait-il pu réussir ?C'est la grande question, je suis incompétente pour y répondre. Cet homme était certainement un très bon ingénieur, peut-être aurait-il pu réussir son coup. En tout cas, s'agissant du crash de cette fusée, qui a été spectaculaire et qui a fini par symboliser le destin du régime de Mobutu. Un élément technique m'a été donné par un ingénieur qui était très proche de Lutz Kayser et qui a dit qu'ils avaient trop attendu le jour du lancement. C'est-à-dire qu'ils avaient prévu un lancement en début de matinée. Et puis, évidemment, Mobutu est venu avec une suite importante, notamment de nombreux journalistes avec des heures de retard, et c'est l'une des raisons.Parce que le moteur d'une fusée n'attend pas...Voilà, les moteurs de fusée ne peuvent pas attendre. Donc la question est ouverte : est-ce qu'il aurait pu réussir ? En tout cas, celui qui réussit aujourd'hui, c'est Elon Musk. Il a réduit considérablement le coût de lancement d'une fusée, et c'est l'une des raisons pour lesquelles la NASA, par exemple, a conclu des contrats avec lui.Ce que vous dites dans votre livre, Joëlle Stolz, c'est que, si l'ingénieur allemand est limogé par Mobutu dix mois après ce fameux crash, c'est sous pression internationale. C'est parce que les grandes puissances ne voulaient pas que le Congo-Kinshasa lance un satellite, non ?Tout le monde avait des objections. Probablement ceux qui, à l'époque, avaient le moins d'objections, étaient les Américains, mais ils n'étaient pas non plus très enthousiastes. Les Soviétiques et tous leurs alliés très clairement. Et puis il y avait les Français. Giscard d'Estaing était absolument contre dès le départ et je pense qu'il était contre parce qu'il voulait que les Allemands - l'Allemagne de l'Ouest à l'époque, c'est-à-dire le Chancelier Schmidt, avec qui il avait tissé une relation assez cordiale - s'engagent très clairement dans le projet Ariane. Il faut se souvenir que l'Agence spatiale européenne, dont le siège est à Paris, a été fondée en 1975 et que, la même année, Mobutu donne ce contrat à Lutz Kayser.Donc Valéry Giscard d'Estaing ne voulait pas que le projet de Lutz Kayser au Congo-Kinshasa ne fasse concurrence au projet Ariane, dans lequel il voulait associer l'Allemagne ?Absolument. Et Lutz Kayser a cru pendant quelques années qu'il pouvait convaincre les Français. Il n'a pas réussi ça, c'est clair. Et c'est là que Kadhafi lui a ouvert les bras et lui a tenu le discours qu'il voulait entendre.En effet, une fois qu'il est congédié par Mobutu, l'ingénieur allemand vend son savoir-faire au colonel Kadhafi. Mais ce qui intéresse le numéro 1 libyen, ce ne sont pas des fusées pour aller dans l'espace, ce sont des missiles pour frapper Israël. Du coup, il y a un malentendu, non ? Il y avait un énorme malentendu. Mais pour Lutz Kayser, Kadhafi était quelqu'un qui s'intéressait à l'espace. Je pense que ça n'était pas le cas. En tout cas, ça n'était certainement pas le cas des militaires libyens qui voulaient, eux, des missiles de moyenne portée.Et à ce moment-là, vous dites que l'ingénieur allemand Lutz Kayser a peut-être pris peur ?Il a connu personnellement des gens qui avaient travaillé pour Nasser au début des années 60 et puis qui avait été victimes de lettres piégées, envoyées par le Mossad. Donc je pense - c'est ma conviction personnelle - qu'il avait peur du Mossad. Et il voulait réellement lancer des satellites, il ne voulait pas faire du militaire.Au final, cet ingénieur allemand, qui est aujourd'hui décédé et dont vous avez rencontré la veuve, n'a jamais réussi à envoyer un satellite dans l'espace. Est-ce que c'est un mégalomane qui a vu trop de films et qui s'est pris pour Spectre, l'adversaire de James Bond ? Ou est-ce que c'est un visionnaire, un Elon Musk qui est peut-être né 50 ans trop tôt ?Je dirais que c'est plutôt la deuxième option. Ce sont les deux choses, c'est-à-dire qu'on peut voir cette histoire comme un exemple de l'ambition démesurée d'êtres humains qui veulent atteindre les étoiles, etc. Depuis que Prométhée a essayé de voler le feu du ciel, c'est un trait commun et c'est un reproche qu'on peut faire aux êtres humains. Et en même temps, il est certain que le contexte géopolitique de l'époque ne se prêtait absolument pas à ce type d'entreprise. Il a terminé sa vie sur un petit îlot du Pacifique. Il faut se souvenir que les Américains sont très présents, et d'ailleurs, que les expérimentations spatiales de la société fondée par Elon Musk ont commencé là. Donc, je pense qu'il y avait une sorte de dépit, d'amertume de la part de Lutz Kayser, qui n'a jamais voulu comprendre pourquoi les grandes puissances s'étaient opposées à lui, ou avaient fait une espèce de mur contre lui.

Parole
Episode 67 | Milain Fayulu

Parole

Play Episode Listen Later Mar 5, 2023 62:05


Congolais | Entrepreneur (Eben Cosmetics & Congo Clothing Co) | Linkedin  Livres : Réparer les femmes | Plaidoyer pour la vie |  La force des femmes  Social Media: Linkedin Instagram Twitter You can support sur Patreon. Sur cet épisode nous allons voyager au Congo Kinshasa et je vais parler entrepreneuriat avec Milain Fayulu qui nous parlera de ses projets. Avant d'aller plus loin, je tiens à faire un shoutout ou une dédicace comme on le faisait dans l'ancien temps à la radio à un pote congolais, Perol Kasongo, qui m'a aidé à démarrer mes podcasts en me donnant la musique de Parole et de Sporteve. Si ça ce n'est pas de l'amitié!  Oui, oui, il y a de la tension à l'Est du Congo et pour ne pas tomber dans mille sujets, avec Milain, on s'est accordés à rester sur le sujet de l'entreprenariat.  Connaissez-vous le prix Nobel Denis Mukwege, oui vaguement, je vous invite à lire ses ouvrages : Réparer les femmes, Plaidoyer pour la vie ou la force des femmes.  Si vous n'avez pas trop de temps pour la lecture, regardez un reportage! Parole est disponible sur toutes les plateformes de podcasts , Apple, Spotify, Goodpods, Afripods, Audapp!  Laissez un commentaire en DM, vous pouvez également laisser des 5 étoiles chez Apple & Spotify. Parole podcast est produit par Boyi Studios et merci à tous ceux qui me croient en mes projets sur Patreon! 

Journal de l'Afrique
RD Congo : Kinshasa se prépare à la visite du pape François

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jan 30, 2023 14:19


Au-delà de sa forte valeur symbolique pour les fidèles catholiques, la visite du pape François en RDC revêt une toute autre dimension. Le pays se prépare à une élection présidentielle à la fin d'année, le tout dans un contexte de forte tension sécuritaire dans l'Est du pays. La visite du souverain pontife est porteuse d'espoir et de paix mais de nombreux Congolais espèrent aussi qu'elle mette un coup de projecteur sur le pays ravagé par les conflits et négligé par la communauté internationale.

Cryptocast | BNR
256 A: Genesis start chapter 11-procedure

Cryptocast | BNR

Play Episode Listen Later Jan 24, 2023 23:24


Leenbedrijf Genesis heeft faillisementsbescherming aangevraagd. Dat is niet geheel verrassend, gezien de geruchtenmolen van de afgelopen weken. Naar verluidt is er een gat van 5 miljard in de begroting, vooral veroorzaakt door de ondergang van FTX. De vraag is nu: zien Bitvavo en andere partijen als Gemini hun geld nog terug? Gelukkig was er ook nog positief nieuws, want bitcoinmining draagt bij aan het voortbestaan van een national park in Congo-Kinshasa. Gasten Edward Hollander Krijn Soeteman Links Genesis gaat Chapter 11-procedure in Statement rond DCG van Bitvavo In dit National Park in Congo gaan Bitcoinmining en natuurbehoud hand in hand Video YouTube Host Herbert Blankesteijn Redactie Daniël MolSee omnystudio.com/listener for privacy information.

Journal de l'Afrique
RD Congo : Kinshasa se prépare à la visite du pape François

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jan 17, 2023 16:44


La capitale congolaise se prépare à la visite du pape François. Le souverain pontife est attendu du 31 janvier au 3 février. Le programme de la visite est chargé : au total, 11 évènements sont prévus, et notamment une grande messe à l'aéroport de Ndolo où un million de fidèles sont attendus. Une messe papale qui se prépare à Kinshasa. Le reportage d'Aurélie Bazzara-Kibangula.

Invité Afrique
Renaud Van Ruymbeke: l'argent qui circule dans les paradis fiscaux «a atteint un niveau très élaboré»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 3, 2023 4:50


Les politiques de lutte contre le blanchiment d'argent largement vantées lors des sommets ont-elles permis de faire reculer le phénomène ? Rien n'est moins sûr, selon l'ancien juge Renaud Van Ruymbeke qui a été pendant deux décennies l'un des magistrats du pôle financier du tribunal de Paris. Dans un livre intitulé Offshore qu'il vient de publier, Renaud Van Ruymbeke décrit comment les techniques de fraude se sont affinées et comment les circuits de circulation de l'argent se reconfigurent sans cesse, au profit de multinationales, de chefs d'État ou de dirigeants mafieux. Il est notre invité. On a le sentiment à vous lire que les circuits de détournement d'argent sont en ce début de XXIe siècle toujours plus actifs et de plus en plus élaborés ? Renaud van Ruymbeke : Oui. Et très prospères, c'est-à-dire qu'il y a énormément d'argent qui circule effectivement dans les paradis fiscaux. Ça atteint un niveau de sophistication très élaboré. Il y a des législations anti-blanchiment, des échanges d'informations, etc., qui auraient normalement dû freiner le mouvement, mais qui malheureusement n'ont rien empêché du tout. C'est-à-dire que les techniques sont devenues sophistiquées, elles se sont adaptées aux nouvelles mesures et c'est toujours aussi compliqué d'identifier cet argent sale. On parle quand même de plus de 8 000 milliards de dollars. Ce système fonctionne grâce à un ensemble d'acteurs que vous nous décrivez dans votre ouvrage, les sociétés fiduciaires suisses ou luxembourgeoises, les cabinets panaméens spécialisés dans la vente de sociétés écrans. Les banques elles-mêmes qui ferment les yeux d'une manière qui apparaît assez hypocrite face à des circuits de transferts suspects. Il y a finalement un secteur assez florissant en matière de prise en charge et de dissimulation de l'argent sale actuellement dans le monde ? Oui. Justement parce que cela devient de plus en plus compliqué. Donc, il faut des gens de plus en plus pointus en quelque sorte. Il y a des cabinets spécialisés qui font gagner énormément d'argent à ceux qui pratiquent l'évasion fiscale, la fraude fiscale, à ceux qui cachent leur argent parce qu'ils ont peur de se retrouver un jour en prison parce que ce sont des trafiquants de drogue ou des grands corrompus. Il y a un certain nombre de dictateurs sur cette planète et leurs proches... Ils assurent l'impunité. On a des pays aussi qui laissent les professionnels de l'argent sale travailler parce qu'ils y trouvent leur intérêt… Absolument. Les paradis fiscaux vivent pour partie de cet argent, c'est une manne. Vous prenez Bahamas, vous prenez les îles Caïman. Aux Bahamas, il y a du tourisme, mais il y a aussi des banques qui vivent de tout ce système offshore. En Suisse, au Luxembourg, vous avez des cabinets spécialisés. Alors ils ne gèrent pas que de l'argent sale, bien entendu, ils ont une compétence financière. Mais dans la masse d'argent qu'ils gèrent, il y a aussi l'argent sale et malheureusement, ils n'ont pas fait le ménage ou ils ne l'ont fait qu'à moitié. Vous dénoncez notamment dans votre ouvrage l'incapacité de la justice britannique à recouvrer des fonds qui avaient été détournés, et détournés par l'ancien chef d'État nigérian, Sani Abacha… Absolument. Dans les plaintes de son successeur, il a été fait état de milliards de dollars qui avaient pris pour une part le chemin de la Suisse, la Suisse a fait son travail et l'argent récupéré. Par contre, à Londres, on a tout laissé filer. Et comment expliquez-vous ce peu d'empressement de la Grande-Bretagne ? Parce que la Grande-Bretagne a toujours eu une tradition de protection du secret bancaire. N'oubliez pas qu'en Grande-Bretagne, vous avez la City au cœur de Londres, que c'est une part importante du PIB britannique. Et donc, la fortune de la City, au début, elle est construite là-dessus, sur le secret bancaire. Comme toutes les places financières, il y a une législation qui n'est pas du tout adaptée et il n'y a pas de juge, de procureur anticorruption digne de ce nom en Grande-Bretagne. Dans votre ouvrage, vous nous parlez d'un autre type de comportement étatique qui pose question, celui des gouvernements de certains États victimes. De la fin des années 1990 à la fin des années 2000 par exemple, l'attitude des gouvernements du Congo-Kinshasa a fortement limité les rapatriements de capitaux pillés par le régime Mobutu… Oui. Des sommes importantes ont été saisies. Et il faut aussi qu'ils obtiennent la coopération de l'État d'origine pour établir que l'argent vient de la corruption ou il vient de détournements de fonds publics. Or, dans l'exemple que vous citez, la Suisse n'a pas eu le concours du Congo. Plus d'argent aurait pu revenir au Congo si l'État congolais s'était plus mobilisé dans ce dossier des restitutions des biens pillés par la famille Mobutu ? Bien sûr. C'est ce que disent les autorités judiciaires suisses. Dans cette reconfiguration des flux financiers illicites mondiaux, vous expliquez que Dubaï est devenu l'épicentre de l'argent sale, parce que Dubaï est pratique : non seulement on peut y mettre des fonds à l'abri, mais aussi on peut soi-même en vivant à Dubaï essayer d'échapper à la justice. Et vous citez notamment dans votre livre l'exemple des frères Gupta, des acteurs essentiels des circuits de corruption dans le système Zuma en Afrique du Sud… Oui. C'est vrai qu'à Dubaï, votre argent m'intéresse. Je ne vous poserai pas de questions sur l'origine des fonds et si vous avez un mandat d'arrêt, on ne l'exécutera pas. Cela a été constaté. C'est véritablement un pays qui ne coopère pas et qui présente toutes les caractéristiques d'un paradis fiscal. S'il fallait identifier une ou deux urgences pour que la lutte contre ces flux illicites de capitaux puisse avancer, que retiendriez-vous ? Tant qu'on n'aura pas une démarche internationale et une volonté politique forte, on n'y arrivera pas. Donc il faut que ces volontés se manifestent. Pourquoi les États ne réagissent-ils pas ? Ils devraient réagir, prendre des initiatives, justement pour mettre au pas les pays comme les îles Caïman, Gibraltar, Chypre, Malte. Ce n'est quand même pas si compliqué que cela. ► Offshore. Dans les coulisses édifiantes des paradis fiscaux, aux éditions Les liens qui libèrent, Paris, 2022.

Francia hoy
El vinilo resucita y vive una época dorada en plena era digital

Francia hoy

Play Episode Listen Later Nov 29, 2022 12:59


Los discos de vinilo vuelven a estar de moda. En Francia en 2021 se vendieron 5 millones, tres veces más que en 2016, por un valor de 79 millones de euros, lo que representa un tercio de la facturación de la música en formato físico y eso que hace unos años lo daba por muerto con la aparición del CD y de la música en MP3. Hemos estado en el salón de vinilos de la capital francesa 'Paris Loves Vinyl' para hablar con los protagonistas de esta nueva época dorada qu está viviendo.  “Paris loves Vinyl son 100.000 vinilos, 70 vendedores en un solo día. Es una mezcla de tiendas de discos, de sellos discográficos, también hay vendedores independientes que venden en casa a través de Internet. Y ocho Djs que pinchan en directo exclusivamente vinilos”, así nos resume el salón de 'Paris loves vinyl', su fundador Denis Dantas en esta cita que llega a su novena edición celebrada a principios de noviembre. “Soy un apasionado de los discos vinilos desde hace 30 años, con estilos de música muy variados: desde el reggae, hip hop, soul, funk, jazz y desde hace un tiempo también la música clásica. He estado en muchos salones y ferias de discos a lo largo de mi vida y me di cuenta de que el formato había envejecido mal”, agrega. De esta manera se le ocurrió este salón concentrado en un día, en domingo, y enfocado sobre todo a los jóvenes y donde el 30% de los clientes, son clientas, con vendedores que vienen de toda Europa. “Soy una gran fan de vinilos, mi padre el que me transmitió esta pasión. He comprado varios discos, de estilos muy variados. Hay un poco de todo. Un disco de soukous, estilo musical originario de Congo-Kinshasa y Congo-Brazzaville. Dos discos de Daft Punk. También rap estadounidense. Tengo un montón de vinilos en casa, un armario lleno”, nos cuenta Lizette, de apenas 22 años. El vinilo sobrevive al MP3 y el streaming y entierra al CD El vinilo nació en 1948 y reinó como soporte musical durante décadas. Con la aparición del Disco compacto, el CD, en los años 80, muchos anunciaban que el disco de microsurco, más conocido como vinilo (porque está hecho con un plástico denominado policloruro de vinilo) iba a desaparecer. Tras el CD llegó la música en MP3 y el streaming en Internet, otros potenciales depredadores, la música digital cambió completamente la forma de consumir música y la industria. Pero el disco negro sobrevivió;  y después de unos años un poco complicados, la industria del disco vive una segunda edad de oro. “En los años 2000, el vinilo estaba condenado. Estábamos ante el final del vinilo. Hubo una época muy sombría de unos diez años en los que como había menos vinilos, había menos tiendas de discos, menos clientes. Pero la gente apasionada nunca dejó de comprar vinilos, siguieron yendo a los salones. Desde hace unos seis o siete años que el vinilo vuelve a estar de moda”, analiza Dantas. El tocadiscos vuelve a nuestros salones  “El vinilo ha hecho un come back con mucha fuerza. Y lo vemos por todos los lados. En los medios de comunicación, en la publicidad, en los afiches, vemos cada vez más platinas en los salones de la gente. Incluso McDonalds tiene una publicidad que empieza con un tocadiscos que gira en un salón. Las grandes empresas se han apropiado el formato, es una tendencia, hasta tal punto que Ikea propone una platina a la venta desde hace uno o dos meses, lo que prueba que hay una gran demanda”, cuenta este apasionado. Según datos del Sindicato Nacional de la Edición Fonográfica, en 2021 en Francia se vendieron cinco millones de vinilos, esto es tres veces más que en 2016. Por un valor de 79 millones de euros, lo que representa un tercio de la facturación de la música en formato físico.  “Hay que saber que cada vez hay más fábricas en el mundo. Las máquinas y la tecnología han evolucionado. Se prensan mejores discos en gran cantidad. La prueba de ello es que justo detrás de ti se está grabando un vinilo en estos mismos instantes. Es una tecnología que yo diría incluso que se está democratizando, no solo estamos en una segunda edad de oro, yo diría que estamos en la tercera”, afirma Luis Davis, un parisino de origen griego, italiano y nicaragüense. Discos de vinilo personalizados Hay tanta demanda a nivel empresarial como personal que están naciendo empresas en torno al vinilo como Discomaton que hace vinilos personalizados. “Está la opción de Internet. La gente nos envía ficheros de audio y los ponemos en vinilo de 33 revoluciones, 45 o incluso a 78 revoluciones, como quiera el cliente. Y luego personalizamos las carátulas. La gente también puede venir a nuestro estudio, grabar y se van directos con su vinilo. A veces también nos desplazamos, como hoy, con un estudio portátil, una cabina de grabación y la máquina para fabricar en el vinilo”, explica Louis de Discomaton. “Hay una fuente de audio que se envía a un pre amplificador. Y luego el sonido va a llegar a esta cabeza de la grabadora que también llamamos cincel de grabación donde hay dos altavoces que van a hacer moverse unos hilos que están ligados a un diamante y el diamante va a moverse en función de la vibración de la música y va a hacer unos surcos para gravar la música en el vinilo”, precisa. La industria es víctima de su éxito, hasta tal punto que las fábricas de vinilos no dan abasto. “En Francia, en Bretaña, tenemos una de las fábricas de vinilo más importantes del mundo que se llama MPO, con plazos para prensar, que son una locura. Fueron ellos los que prensaron el último disco de Daft Punk y también trabajan mucho para los estadounidenses. La industria del vinilo está en auge”, concluye el fundador de ‘Paris loves vinyl'.

Rania Khalek Dispatches
Africa Stands Up to US Cold War Bullying Against China & Russia, w/ Kambale Musavuli

Rania Khalek Dispatches

Play Episode Listen Later Sep 3, 2022 68:26


What does the US Cold War with China and Russia mean for Africa? Can China's rise benefit the continent, providing it leverage and another partner to rely on? Or is the State Department correct that China is engaging in neocolonialism and that African countries should be cautious and prioritize their relationship with the US? To discuss this and more, Rania Khalek was joined by Kambale Musavuli, an activist, writer, and analyst with the Center for Research on the Congo-Kinshasa. Kambale's organization: https://cereck.org/ Listen to every episode of Rania Khalek Dispatches anywhere you get podcasts.Apple: https://apple.co/3zeYpeW Spotify: https://spoti.fi/3za9DRK

Invité Afrique
Attaques rwandaises en RDC: «Les Nations unies ont reconnu ce que nous disons depuis des années»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Aug 5, 2022 5:38


Dans l'est du Congo-Kinshasa, l'ONU confirme que, depuis dix mois, l'armée rwandaise lance des attaques, certaines fois directement, d'autres fois aux côtés des rebelles du M23. Réaction d'une figure de la société civile congolaise, le professeur de sciences politiques Alphonse Maindo qui enseigne à l'université de Kisangani et à l'université Paris 1. C'est aussi un défenseur des droits de l'homme qui a failli être arrêté, il y a deux mois, par les autorités militaires de Kisangani. De passage à Paris, il répond aux questions de RFI. Quelle est votre réaction à ce rapport des Nations unies sur le M23 ? Je suis tout à fait satisfait du fait que finalement, les Nations unies ont reconnu ce que nous avons toujours dit depuis de longues années. Avec d'autres collègues, avec le professeur Denis Mukwege, on a toujours dit qu'il y a une présence de forces armées rwandaises en RDC. Mais là, on est content que finalement, on soit entendus, et à mon avis, le fait qu'il y ait eu autant de mobilisation contre la Monusco ces derniers temps ne peut pas être étranger à ce que ce rapport soit publié en ce moment. Maintenant, c'est à nous, Congolais, de pouvoir nous saisir de ce rapport et de tirer toutes les conséquences, parce que le gouvernement congolais ne semble pas comprendre les enjeux qu'il y a derrière ça et continue à traiter avec un pays qui nous agresse et qui tue nos frères et nos sœurs, qui pille nos ressources. Il y a des mesures simples à prendre : entre autres fermer les frontières, renvoyer l'ambassadeur du Rwanda, et je rappelle que l'économie rwandaise dépend presque à 50% des ressources du Congo, donc si nous coupons toute coopération économique, ou bien commerciale avec le Rwanda, eh bien, il est fort à parier que ce pays sera asphyxié et on va faire la paix. Vous parlez de la Monusco, c'est justement grâce à des vidéos de drones fournies par la Monusco que l'ONU a pu prouver la présence de troupes rwandaises, notamment lors de la chute de la ville congolaise de Bunagana. Est-ce que cette information peut rendre l'opinion publique congolaise un peu moins hostile à l'égard des Casques bleus de la Monusco ? Je pense que ça peut contribuer, même si ça ne peut pas rendre vraiment moins hostile, mais au moins ça peut contribuer à améliorer l'image que l'on a de la Monusco, que la Monusco ne fait pas que se tourner les pouces et qu'elle fait aussi son travail, pas seulement un travail de combat, mais aussi un travail d'observation, de renseignements utiles pour permettre aux uns et aux autres de savoir ce qui se passe. À la suite des affrontements entre manifestants et Casques bleus qui ont fait 36 morts ces dernières semaines dans l'est de votre pays, le gouvernement veut accélérer le retrait de la Monusco du Congo, un retrait qui devait s'échelonner initialement jusqu'en 2024. Qu'en pensez-vous ? Je pense que c'est une grosse erreur stratégique de la part de notre gouvernement de vouloir accélérer le départ de la Monusco, parce que ce départ va créer un vide immense, parce qu'en face on n'a pas des forces armées en capacité de faire face aux menaces que nous avons là, ce départ va nous créer des troubles encore plus graves. Et je rappelle que nous avons déjà connu une situation similaire dans la région au Rwanda en 1994 lorsque la Minuar (Mission des Nations unies au Rwanda) avait été contrainte de partir dans la précipitation et l'on connait la suite, l'horreur absolue, le génocide rwandais. Et je sais que pour des raisons tout à fait politiques, le régime en place voudrait ne plus avoir de témoin gênant, comme l'est la Monusco, pour pouvoir organiser un chaos pour les élections, pour tricher massivement, sans qu'il y ait quelqu'un pour témoigner de ce qui se passera. Donc j'en appelle à la conscience de nos dirigeants, et à la mobilisation de notre peuple pour qu'il n'y ait pas de vide, pour éviter que le départ de la Monusco puisse se faire dans le désordre, dans la précipitation. Il y a deux mois, vous avez été victime d'une tentative d'arrestation par les militaires à votre domicile de Kisangani, mais après la mobilisation de vos collègues enseignants et de vos étudiants, les militaires y ont renoncé. Pourquoi êtes-vous dans leur viseur ? Alors en réalité, je ne suis pas seulement dans le viseur des militaires, je suis dans le viseur du régime en place, parce que je suis militant des droits humains, donc nous sommes en train de dénoncer les crimes qui sont restés impunis depuis de longues années et il se fait que parmi les gens qui sont aujourd'hui aux affaires, il y a un certain nombre de gens qui sont présumés auteurs ou qui sont vraiment cités dans différents rapports, comme le rapport Mapping, comme étant les auteurs de ces crimes les plus graves. Et ce n'est pas un hasard que cette tentative d'arrestation se soit passée le 10 juin qui était donc la date anniversaire de la fin de la Guerre des six jours qui avait opposé, au plus fort de la guerre en juin 2000, les Rwandais et les Ougandais à Kisangani, entrainant plus de 1000 morts, et j'ai fait une conférence à l'amphithéâtre de Kisangani, le 6 juin dernier, pour dénoncer cette situation, j'ai dit qu'il y avait encore des gens qui étaient dans l'impunité et qui narguaient leurs victimes, puisqu'il y en a qui sont encore aux affaires, y compris dans la ville de Kisangani. Ainsi, il se trouve qu'on a là un des officiers qui a participé à ces opérations en 2000 qui est commandant de la 31eme région militaire, donc on comprend bien que ce type de discours ne puisse pas leur faire plaisir. Alors suite au massacre des années 1996-2003 dans votre pays, vous réclamez, comme le Docteur Mukwege, le prix Nobel de la Paix, la création d'un tribunal pénal international sur le Congo, mais est-ce que vous ne criez pas dans le désert ? Bah non, parce que, quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finit toujours par se lever. Et je rappelle par exemple que le génocide arménien a pris un siècle avant d'être reconnu et donc nous, pour le Congo, nous ne sommes pas encore à un siècle, nous sommes simplement à un quart de siècle. Nous n'allons pas nous lasser et donc c'est pour ça que je pense qu'il faut qu'on puisse avoir quelqu'un qui croit en ce combat, et cet homme, c'est le prix Nobel de la Paix, Denis Mukwege, qui est pressenti pour être candidat aux élections de 2023, nous pensons qu'il faut que cet homme-là puisse prendre les devants avec des réformes profondes de notre gouvernance, de notre système de sécurité pour que le pays joue ce rôle majeur qu'il doit jouer en Afrique centrale, être la locomotive qui permettrait le développement du continent.

The Inside Story Podcast
What's behind the DRC-Rwanda conflict?

The Inside Story Podcast

Play Episode Listen Later Jun 13, 2022 21:55


There is renewed fighting between the DRC army and the M23 movement, which the Congo has accused Rwanda of supporting. What's behind this round of conflict? And could it escalate into a full blown war between the two neighbours? Join host Mohammed Jamjoom. Guests: Kambale Musavuli, Researcher at the Center for Research on the Congo-Kinshasa. Gatete Nyiringabo Ruhumuliza, Political Commentator. Felix Ndahinda, Researcher focusing on conflict, peace and justice in The Great Lakes region.

The Hereby Called Podcast
14 - The Democratic Republic of the Congo, Kinshasa Mission

The Hereby Called Podcast

Play Episode Listen Later Apr 8, 2022 68:38


Who is more important to focus on, a new investigator or a less-active member? This week Jordan and Zack are introduced to Christiaan Schmid by Scott The Giant (Ep. 6). Christiaan tells us of the adventures and miracles he witnessed in a "hardship mission", the Democratic Republic of Congo - Kinshasa mission. Christian retells experiences from eating porcupine soup, teaching a dear friend to read, to being amazed by the humility of the people in his mission. Although sticking out first intimidated him, Christiaan shares how his confidence and love grew as a missionary. He shares how faith-filled prayer helped him finally learn the language. Christaan concludes with his experience coming home, waiting for his girlfriend to return from her mission (and yes, they got married! She's Ep.21), and the importance of keeping a journal.@herebycalleddotcomherebycalled.com

QUELLE HISTOIRE
Le parcours de Body Ngoy du Congo au Canada.

QUELLE HISTOIRE

Play Episode Listen Later Feb 3, 2022 43:07


Body Ngoy un canadien d'origine congolaise (Congo Kinshasa) débarqué au Pays à la feuille d'érable en 1992 il termine ses études universitaires et intègre le marché du travail. En 2003, Body fonde la Coopérative Franco-Présence. Il est récipiendaire du Top 25 des immigrants au Canada en 2009. Auteur de six bandes dessinées utilisés comme outils d'éducation et de sensibilisation dans la diversité culturelle canadienne.

Save the Children Documentary
#4 Girls on the move in southern Africa

Save the Children Documentary

Play Episode Listen Later Oct 5, 2020 24:31


“To me it's challenging being a girl. Men wanting to take advantage of you, when you are in need of help” Rosine, 18 from Congo Kinshasa. The number of girls who are on the move around the world is higher than ever before. Every girl carries a strong story - why she migrates, what risks she face and what kind of future she is heading towards. In this episode of Save the Children Documentary we will hear some of these girls sharing their experiences of leaving home and coming to a new country.

The Hereby Called Podcast
14 – The Democratic Republic of the Congo, Kinshasa Mission

The Hereby Called Podcast

Play Episode Listen Later Mar 22, 2020 68:38


Who is more important to focus on, a new investigator or a less-active member? This week Jordan and Zack are introduced to Christiaan Schmid by Scott The Giant (Ep. 6). Christiaan tells us of the adventures and miracles he witnessed in a “hardship mission”, the Democratic Republic of Congo – Kinshasa mission. Christian retells experiences from eating porcupine soup, teaching a dear friend to read, to being amazed by the humility of the people in his mission. Although sticking out first intimidated him, Christiaan shares how his confidence and love grew as a missionary. He shares how faith-filled prayer helped him finally learn the language. Christaan concludes with his experience coming home, waiting for his girlfriend to return from…