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Capital of Gabon

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Libreville

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Invité Afrique
Bergès Mietté: «Le Gabon s'inscrit résolument dans une trajectoire de continuité affichée et assumée avec la France»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 20, 2026 4:51


Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema entame le 20 juillet à Paris sa visite d'État en France. Petit pays pétrolier niché au cœur de l'Afrique centrale et riche de plusieurs ressources – notamment minières –, le Gabon entretient depuis toujours une relation privilégiée avec la France, loin de pâtir des volontés de réajustements de certains axes de coopération entre Paris et le continent. Bergès Mietté est enseignant de sciences politiques à l'université internationale de Libreville et analyse cette exception gabonaise dans la politique africaine de la France. RFI : Le président Brice Clotaire Oligui Nguema est à Paris pour une visite d'État de trois jours. Est-ce pour vous la preuve qu'entre Libreville et Paris le ciel est sans nuages ?   Bergès Mietté : Effectivement, le ciel est sans nuages entre Libreville et Paris depuis le coup d'État [en août 2023 contre le président Ali Bongo Ondimba, NDLR] d'ailleurs. Donc, cette visite consacre l'idée selon laquelle tout va très bien entre les deux États. Comment analysez-vous le choix de Paris de placer justement cette séquence diplomatique sous le sceau de la visite d'État ? Ce qui est quand même, il faut le rappeler, le plus haut niveau protocolaire pour des visites de ce type… Vous faites bien de le mentionner, parce qu'au mois de mai 2024, Brice Clotaire Oligui Nguema, alors président de la transition, avait effectué une visite officielle à Paris. La différence, c'est que cette visite est effectivement une visite d'État, puisqu'elle s'inscrit au lendemain de l'élection présidentielle d'avril 2025, ayant porté officiellement Brice Clotaire Oligui Nguema à la magistrature suprême. C'est une première du genre depuis les élections qui ont suivi le renversement d'Ali Bongo.  Contrairement aux gens du Sahel, qui ont rompu de manière brutale avec Paris, le Gabon reste, lui, désireux de maintenir une relation fluide avec la France. Comment expliquez-vous cette exception gabonaise dans la politique africaine de la France ? Ce qu'il faut dire, c'est que depuis le coup d'État sans rupture préalable, le Gabon s'inscrit résolument dans une trajectoire de continuité affichée et assumée avec la France. Le Gabon se distingue des trajectoires d'autres États ayant enregistré des coups d'État sur le continent africain par l'absence d'une séquence de rupture avec la France. Le président de la transition avait été reçu en grande pompe par Emmanuel Macron fin-mai 2024. Peu de temps après, au mois de novembre 2025, Macron est venu personnellement saluer la fin de la transition à Libreville. Donc, il est vrai qu'à la différence d'autres États africains, notamment ceux de l'Afrique de l'Ouest, le Gabon n'est pas en proie au terrorisme pouvant justifier une coopération militaire de substitution de la France. C'est pourquoi je pense, par hypothèse, qu'en Afrique subsaharienne, l'insécurité pousse à chercher des partenaires alternatifs. Sur les sujets qui pourraient intéresser le Gabon, il y a les suites à donner à la politique très volontariste et même souverainiste du président Oligui, qui prône sur les matières premières plus de transformation locale, notamment avec le manganèse opéré avec le géant français Eramet. Y a-t-il des attentes précises sur ce point ? Oui, je pense que c'est l'un des trois principaux enjeux de la visite du président gabonais à Paris. Il s'agit de l'enjeu ferroviaire et minier, en particulier le projet de réhabilitation du Transgabonais, qui s'étend sur environ 700 kilomètres reliant les communes d'Owendo et de Franceville. Il s'agit pour le Gabon d'un projet vital pour l'économie nationale, car, comme vous le savez, c'est par ce chemin de fer vieillissant que transitent au quotidien l'essentiel des ressources naturelles du pays vouées à l'exportation. Pour financer ce vaste projet de modernisation, le Gabon a effectivement besoin des capitaux étrangers. Et l'une des raisons de cette visite du président gabonais, c'est justement de voir dans quelle mesure, avec le soutien naturellement de la France, le Gabon pourra mener à terme ce vaste projet de développement. Et comme vous l'avez rappelé, il y a effectivement l'ambition affichée par les autorités gabonaises de transformer localement certaines ressources, en particulier le manganèse qui est exploité depuis la fin des années 1960 par le groupe Eramet. Cette question avait justifié, si j'ai bonne mémoire, la présence du président français au Gabon. Et ce sera l'occasion, lors de cette visite justement, de voir dans quelle mesure cette ambition-là pourra se concrétiser, puisque cette idée-là fait consensus au sein de la population gabonaise. La France, on le sait, a déjà acté le retrait de ses forces du camp de Gaulle qui a été rétrocédé à l'armée gabonaise. Mais, selon des sources proches de l'Élysée, il y a un nouvel accord de défense qui est en négociation et qui pourrait être signé pendant cette visite ou tout prochainement. Qu'est-ce qu'on peut en attendre ? Moi, je ne parlerai pas de retrait des troupes françaises stationnées à Libreville. Il s'agit plutôt d'une politique de restructuration puisqu'il est vrai que les effectifs ont été réduits mais les troupes françaises sont encore stationnées à Libreville. Peut-être pas dans les mêmes proportions, mais elles y sont toujours. L'un des enjeux de cette visite officielle du président gabonais à Paris, c'est justement de voir dans quelle mesure on peut réorganiser ce dispositif français dans la sous-région d'Afrique centrale, dans un contexte, vous l'avez si bien dit, marqué par des critiques acerbes et par le rejet de la politique africaine de la France, notamment dans les pays de l'Alliance des États du Sahel [Burkina Faso, Mali et Niger, NDLR]. Pensez-vous que le président Oligui va profiter de cette visite d'État pour solliciter des autorités françaises un soutien dans les tractations en cours pour la restructuration avec le Fonds monétaire international (FMI) de la dette gabonaise ? Oui, je pense, parce que le président, lors de son adresse devant les parlementaires réunis en congrès le 30 juin dernier, a clairement indiqué que le Gabon avait acté la présence du FMI à Libreville. Et je pense que, au regard des relations historiques avec la France, cette question-là fera l'objet du débat. À lire aussiGabon: les enjeux de la visite du président Brice Oligui Nguema en France

Afrique Économie
Au Gabon, l'iboga, une opportunité dans la lutte contre la dépendance aux opiacés

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jul 13, 2026 2:30


Le Gabon souhaite tirer bénéfice d'un regain d'intérêt international pour l'iboga, dans le cadre de la lutte contre la dépendance aux opiacés, en particulier aux États-Unis. Les autorités ont récemment renforcé le cadre légal de l'exploitation de cet arbuste endémique symbolique du pays, car associé aux rites traditionnels. Ses promoteurs espèrent la formation d'une véritable filière pour contrer le marché noir. De notre envoyé spécial de retour de Libreville, Ulysse Bekale est aménagiste au village Grand Bolokoboué, près du Cap Esterias, un projet de développement agricole de l'ONG gabonaise Initiative-développement-recherche-conseil (IDRC Africa) qui inclut l'iboga en plus du maraîchage et d'un élevage avicole. « C'est notre patrimoine, nous devons le protéger », plaide-t-il. Mais il déplore l'exploitation de l'iboga par des étrangers sans réel profit pour le Gabon. « Pourquoi on ne le transforme pas chez nous ? Nous pouvons dupliquer et faire de ça un médicament national », suggère-t-il. Lui-même a le projet d'étendre les plantations d'iboga sur cinq hectares. La transformation, Yoan Mboussou l'a déjà entamée. « Gélules d'écorce râpée, on fait des chocolats à base d'iboga, on fait des liqueurs à base d'iboga et tout ça, ça s'appelle le Mayay », détaille le médecin qui tente de développer les produits dérivés de l'iboga qu'il conçoit dans son laboratoire. Il loue le potentiel économique des plantes traditionnelles du Gabon. « C'est en faisant d'abord la promotion des méthodes thérapeutiques, en créant des centres justement où les personnes pourront venir expérimenter la prise d'iboga dans un cadre sécurisé. Il faut que le Gabon arrive à unifier autour de lui la recherche médicale autour de l'iboga. Il faudrait que nous puissions disposer d'un plateau technique compétent, qui nous permet d'extraire les principes actifs de nos différentes plantes médicinales afin de s'arrimer aux normes internationales de qualité et de sécurité », détaille-t-il. À lire aussiGabon : le bois d'iboga, convoité par tous les laboratoires du monde Politique de recherche et développement Fin mai, le gouvernement a pris un décret encadrant l'accès, l'utilisation, l'exploitation, la recherche, la transformation et la commercialisation de l'iboga, de ses dérivés et des savoirs traditionnels associés. Yoan Mboussou s'en félicite, il attend désormais davantage. « Maintenant, le deuxième point, c'est d'accompagner les acteurs qui ont déjà commencé à s'intéresser à cette plante, c'est-à-dire les agriculteurs, les transformateurs, et de mettre en place toute une politique de marketing et de diplomatie culturelle autour de la plante de l'iboga », espère-t-il. Aux États-Unis, l'administration Trump pousse pour accélérer les recherches sur les effets de l'iboga dans la prise en charge des dépendances aux opiacés et des syndromes post-traumatiques. Psychotrope puissant, potentiellement dangereux si consommé sans supervision, l'iboga est considéré comme stupéfiant et interdit dans plusieurs pays, dont la France. À écouter aussi« Visions chamaniques » : de l'ayahuasca au Pérou à l'iboga au Gabon

Adelaide Heward-Mills
The Keys To Humility

Adelaide Heward-Mills

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 89:49


Preached during the 30th May 2026 Evening Session of the Christian Women's Universities Programme in Libreville, Gabon

SSPX Podcast
Abp. Lefebvre Biography Audiobook: Episode 4 – Chapter 6

SSPX Podcast

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 110:03


Please help support this project: https://sspx.gifts/audiobook In this release, we follow Father Marcel Lefebvre into the heart of Gabon, where his priesthood becomes deeply missionary. Chapter 6 shows him first as a teacher and rector at the seminary in Libreville, helping form a native clergy for the Church in Africa. But it also brings him into the bush — traveling by river and foot, visiting villages, guiding catechists, hearing confessions, settling disputes, building up missions, and strengthening Catholic life in difficult conditions. Through illness, war, exhausting labor, and separation from home, we see a priest who gives himself completely to souls. By the end, he is recalled to France, leaving behind a people and a mission he had grown to love. See all the episodes of this series: https://sspxpodcast.com/audiobook Marcel Lefebvre: The Biography – https://angeluspress.org/products/marcel-lefebvre-biography – – – – – – View this episode on YouTube: https://youtu.be/z0UWFM06L6s  – – – – – – – Explore more: Subscribe to this Podcast to receive this and all our audio episodesSubscribe to the SSPX YouTube channel for video versions of our podcast series and SermonsFSSPX News Website: https://fsspx.newsVisit the US District website: https://sspx.org/ – – – – – What is the SSPX Podcast? The SSPX Podcast is produced by Angelus Press, which has as its mission the fortification of traditional Catholics so that they can defend the Faith, and reaching out to those who have not yet found Tradition.  – – – – – – What is the SSPX? The main goal of the Society of Saint Pius X is to preserve the Catholic Faith in its fullness and purity, to teach its truths, and to diffuse its virtues, especially through the Roman Catholic priesthood. Authentic spiritual life, the sacraments, and the traditional liturgy are its primary means of bringing this life of grace to souls. Although the traditional Latin Mass is the most visible and public expression of the work of the Society, we are committed to defending Catholic Tradition in its entirety: all of Catholic doctrine and morals as the Church has always defended them. What people need is the Catholic Faith, without compromise, with all the truth and beauty which accompanies it. https://sspx.org

Adelaide Heward-Mills
Can't You Do Just A Little Bit More

Adelaide Heward-Mills

Play Episode Listen Later Jul 5, 2026 62:42


Preached during the 29th May 2026 Evening Session of  the Christian Women's Universities Programme in Libreville, Gabon

Adelaide Heward-Mills
Many Are Called

Adelaide Heward-Mills

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 119:12


Preached during the 29th May 2026 Morning Session of  the Christian Women's Universities Programme in Libreville, Gabon  

Grand reportage
Gabon: la détresse sans fin des familles de victimes de crimes rituels

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jun 29, 2026 19:30


C'est une plaie de nombreuses sociétés d'Afrique centrale, mais elle est particulièrement vive au Gabon : les crimes rituels font chaque année des victimes. Des corps retrouvés sans vie, auxquels on a ôté des organes comme le cœur, les yeux ou le pénis. Dans bien des cas, ces crimes ne sont jamais punis, ou alors seul l'exécutant est arrêté, et pas le commanditaire. Les familles des victimes, elles, se sentent abandonnées face à ces actes qui associent spirituel, politique et criminalité organisée. De notre envoyé spécial de retour du Gabon, Paulin Boukika ouvre sur sa table basse le dossier dans lequel il conserve les documents relatifs à la mort de son fils. Cet agent des forces de l'ordre partage le récit macabre du jour où le corps inerte de Darlin, 14 ans, a été retrouvé, parmi d'autres, devant un célèbre restaurant de plage de la capitale du Gabon, en 2018 : « J'étais au travail. La mère de l'enfant m'appelle en pleurant : "On a retrouvé les enfants morts à la plage. Il faut venir parce qu'on a retrouvé des corps, je ne sais pas s'il est parmi eux." » Paulin Boukika se rend à Gabosep, une des morgues de Libreville : « On m'accompagne là où ils mettent les corps dans les tiroirs. On commence par le premier. J'ai dit "non, ce n'est pas lui". Le deuxième, ce n'est pas lui, etc. C'est au neuvième tiroir que je vois qu'il était là, déjà identifié parce qu'il portait un autre nom. J'ai dit : "Non, ça, ce n'est pas son nom, il s'appelle Boukika Darlin Stessi." » « La première version, c'était qu'il s'est noyé » Paulin Boukika conserve notamment les photos prises à la morgue du corps mutilé. Il n'y a jamais eu d'autopsie : « La première version qui m'a été donnée, c'était qu'il s'est noyé. Mais quand je suis retourné à la morgue la deuxième fois pour l'examiner, j'ai bien vu qu'il n'avait pas d'yeux, que le sexe était mutilé, qu'il y avait des parties entaillées. C'est là que j'ai compris que l'enfant ne s'était pas noyé parce qu'il avait des cicatrices un peu au front, au niveau des mains. Il y avait des blessures qui montraient qu'il avait été ligoté et s'était débattu. » À l'époque, le procureur parle de trois morts par noyade et le gouvernement s'inquiète d'une « récupération politicienne », à quelques mois des élections législatives. Alors que selon certains protagonistes, une quinzaine de corps ont été retrouvés ce jour-là. « La réaction officielle, c'était de nier la situation, se remémore Paulin Boukika. Ils ont masqué en disant qu'ils étaient à la plage, qu'ils se sont noyés à la plage. Et ils ont maintenu ce cap-là. On m'a dit : "Les poissons peuvent manger les yeux, les poissons peuvent manger le sexe." Mais est-ce qu'on peut manger le sexe de quelqu'un sans déchirer la culotte ? Mais il avait encore le slip ! Mais le poisson est rentré où et il est sorti comment ? » « La réaction officielle, c'était de nier la situation » La plainte de Paulin n'a jamais débouché. Pour lui, aucun doute, l'affaire a été enterrée : « J'ai continué à faire des recours au tribunal, à faire des plaintes, tout ça n'a jamais abouti. Il n'y a pas eu d'enquête. J'ai été obligé d'abandonner. Ils ont dû couvrir les commanditaires de ces crimes-là, car quand on camoufle, ça veut dire qu'on connaît les commanditaires, on connaît les gourous qui ont fait ça. Les parents victimes, on n'a jamais eu satisfaction. Darlin était mon fils ainé, j'avais beaucoup à lui transmettre. La blessure revient comme si c'était hier. » Des questions sans réponses et des crimes sans coupables. Et pas de statistique officielle. C'est aussi ce que déplore Germaine Bita. Sur sa terrasse qui surplombe les pistes de l'aéroport, elle ressasse encore les conditions de la disparition de son fils Guy-Léandre, en 2008 : « Un matin, il est parti. Après, je ne l'ai plus jamais revu. Et j'ai trouvé son corps à la plage. C'est là-bas qu'on a balancé son corps. On avait enlevé ses organes. Il n'avait que 18 ans. L'enfant n'avait plus de langue. Son sexe était élevé. Il était nu. Donc je suis allé à la police, j'ai porté plainte. » Malgré un témoin oculaire et plusieurs déplacements au commissariat, aucune enquête n'est entreprise, selon Germaine : « Il y a un monsieur qui a dit qu'il avait vu trois personnes balancer des choses à l'eau. On a dit ça à la police. Rien n'a été fait. C'est resté comme ça. » « Le corps de mon frère a été retrouvé en brousse, sans cœur » Une douleur que partage aussi Marie-Anne Minkoue qui reçoit RFI devant sa modeste maison du quartier de Nzeng Ayong, et exhume des archives des photos de journaux relatant des assassinats : « Le corps de mon frère a été retrouvé en brousse, sans cœur, sans une goutte de sang restant. Des hommes l'avaient invité à aller à la chasse avec eux. Il a fallu payer 300 000 francs [457 euros, NDLR] pour l'autopsie. Mais ça n'a rien donné. Un des assassins a été arrêté, placé en préventive, mais il a fini par sortir, et il est rentré au village. Il avait un frère bien placé. C'est de la corruption pure et simple. » C'était en l'an 2000. Quelques années plus tard, c'est son fils qui disparait. Sans nouvelles, elle a un jour découvert la photo de son corps illustrant un article dans le quotidien gouvernemental L'Union. Mais elle n'a jamais su d'où venait la photo, récupérée sur Internet, ni ce qui est advenu de son fils. Aujourd'hui âgée, c'est elle qui a dû élever ses petits-enfants. Elle raconte un enfant disparu dans le quartier récemment, une jeune femme dépecée dans un hôtel. Le sang pour servir les génies des eaux Si les crimes rituels touchent d'autres pays d'Afrique centrale et du golfe de Guinée, la situation au Gabon est mieux connue grâce au travail et à la ténacité d'un homme. En face de l'un de plus grands hôtels de Libreville, Jean-Elvis Ebang Ondo aime à regarder les cocotiers dont on débite les noix pour les passants du bord de mer. C'est lui qui les a plantés, en souvenir de son fils, Éric, retrouvé là, sur cette plage, en 2005 : « C'est là où on a découvert le corps de l'enfant. Ils étaient au nombre de deux qu'on a enlevés. On tue la personne ailleurs et on vient déposer le corps au niveau de la mer ou bien au niveau des fleuves, pour servir les génies. Parce qu'on signe le pacte avec les forces du mal. L'élément essentiel qu'on retire, c'est le sang. Le sang, c'est le carburant dans le monde mystique. » Cet endroit, il l'a baptisé le « Jardin des innocents ». Contrairement à beaucoup de familles de victimes, cet enseignant a choisi de ne pas se taire et de ne pas tomber dans la fatalité face à ces crimes qui n'ont rien de traditionnel. « Selon nos études, le phénomène des crimes rituels date des années 1930. Ce sont des pratiques importées et qui persistent. Ce genre-là fonctionne en réseau. Il y a les commanditaires, il y a l'exécutant, il y a les démarcheurs. Le plus souvent, ce sont les proches qui passent à l'acte. Le commanditaire est servi à travers le marabout qui essaie d'exécuter en fonction des besoins de ce commanditaire », affirme Jean-Elvis Ebang Ondo. Suite à ce drame, il a fondé l'Association de lutte contre les crimes rituels, organisé des manifestations régulières et suivies, mené le plaidoyer auprès des autorités nationales et des partenaires du pays, jusque dans l'enceinte du Sénat de transition où il a siégé de 2023 à fin 2025. Il a écrit plusieurs livres qui font autorité sur le sujet. Il a remarqué la concomitance entre vagues de crimes rituels et périodes de forte activité politique, tels que des élections ou des remaniements. Les commanditaires seraient donc massivement des personnalités puissantes issues du monde politique, de l'élite économique. Jean-Elvis Ebang Ondo parle de dizaines de cas en année électorale, mais ne publie plus de statistiques par crainte de récupération politique. Le difficile accès à la justice pour des familles sans moyens Autre problème : la justice qui manque de moyens et d'indépendance. « Les officiers de police judiciaire (OPJ) qui sont chargés de mener ces études-là, ces enquêtes-là, ne sont pas bien documentées, estime Jean-Elvis Ebang Ondo. Techniquement, ils n'ont pas assez de matériel. Parce que chez vous, on parle de l'ADN, vous pouvez classer un dossier pendant X temps… La conservation des dossiers, ça manque chez nous. Le second point, c'est que les juges reçoivent des coups de fil anonymes, ils ne sont pas à l'aise pour traiter un tel dossier. Les procédures ne vont nulle part. Dans mon cas personnel, nous avons donné tout ce qu'il y avait comme indices, ça n'a pas abouti. Au niveau de la justice, ça a été bien verrouillé pour que les commanditaires ne soient pas arrêtés. Pour qu'un dossier soit bien traité au niveau du tribunal, il faut un rapport d'un médecin légiste, mais il n'y en a même pas cinq au Gabon et il faut les payer ». La question des moyens, le magistrat Eddy Minang la partage. Auteur d'une thèse devenue un livre l'an dernier (2025) sur les crimes rituels, il estime que le cadre juridique renforcé est suffisant : « C'est à partir de 2019 que le législateur a introduit dans le code pénal le terme de "meurtre à des fins rituelles, meurtre à des fins de prélèvement d'organes ou de tout autre tissu, de cession de chair humaine, etc". Cela renvoie à un certain nombre de meurtres, des meurtres ésotériques, qui sont commis simplement dans le but de prélever des organes humains. Et ces organes humains servent à concocter, à préparer ce qu'on appelle vulgairement des "pièces détachées". Et dans l'imaginaire collectif, les auteurs pensent qu'en utilisant ces pièces détachées – ça peut être le cœur, ça peut être le cerveau, ça peut être même le sang et d'autres organes du corps humain –cela donne un certain nombre de pouvoirs, que ce soit le pouvoir spirituel, que ce soit le pouvoir économique, que ce soit également le pouvoir politique. » De l'argent pour les exécutants, des fétiches pour les commanditaires Pour les exécutants, l'argent est sans aucun doute la motivation. Pour les commanditaires, c'est le pouvoir, avec l'appui du sorcier. « La particularité avec le crime rituel, c'est que le prélèvement d'organes se fait souvent à vif, détaille le procureur de la république, actuellement suspendu de ses fonctions. Plus la personne souffre, parce que la personne doit dégager une force qu'on appelle l'énergie vitale, plus le fétiche sera puissant. Tout le problème, c'est souvent de remonter jusqu'au commanditaire. On se retrouve souvent entre la parole de l'un contre celle de l'autre. L'exécutant va dire, c'est M. Untel qui m'a envoyé, alors qu'il n'y a pas de preuve. Le plus souvent, l'exécutant ne connaît même pas le commanditaire. Il connaît celui qui a servi d'intermédiaire et tout cela pose problème ». Dernier cas très médiatisé de crime rituel au Gabon : en décembre 2025, le corps d'un adolescent de 13 ans retrouvé dans la fosse septique de son immeuble, cinq jours après sa disparition. Aux enquêteurs, un des quatre suspects interpellés dit avoir agi sur ordre d'un présumé commanditaire à des fins fétichistes. Dans la foulée, certains appellent au rétablissement de la peine de mort, abolie en 2010. Le président du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema, demande au Conseil économique et social (Cesec) d'organiser une consultation sur le sujet. Aujourd'hui, la consultation a eu lieu, l'attention médiatique est retombée, et l'idée d'un retour de la peine capitale semble enterrée, nous explique Geoffroy Foumboula, 2è vice-président du Cesec : « Nous avons écouté tout le monde et je pense que l'opinion elle-même s'est rétractée parce qu'elle a compris que la peine de mort n'était pas du tout la solution, mais qu'il fallait par contre simplement travailler dans le sens que la justice fasse convenablement son travail, améliorer le dispositif juridique, le code pénal, le code de procédure pénale pour que les responsables soient identifiés, que ces responsables soient condamnés. » Crimes rituels, trafic d'organes et violence social symbolique La société gabonaise est si traumatisée par ces crimes dits rituels que, selon plusieurs spécialistes, des réseaux criminels transfrontaliers de trafic d'organes jouent de cette psychose, explique Geoffroy Foumboula : « On peut se retrouver dans des situations où, pendant l'élection, comme on sait que de façon psychologique, s'il y a des crimes de sang qui sont opérés, on va les attribuer aux acteurs politiques, on peut avoir des réseaux transfrontaliers qui en profitent pour faire des crimes de sang, des abus de trafic d'organes, de façon à ce que dans la psychologie générale de la population, on puisse attribuer cela aux crimes rituels, qui s'inscrivent souvent dans une approche soi-disant d'ascension sociale à travers des sacrifices humains. » Généralement, les victimes sont issues des populations défavorisées, ce qui accentue encore les difficultés pour recourir à la police et à la justice. À la violence physique, s'ajoute donc une violence sociale exercée par des élites qui, en plus de prendre possession des richesses du pays, s'octroieraient un véritable droit de vie et de mort sur les corps des Gabonais. C'est l'analyse du sociologue et anthropologue Joseph Tonda. Pour lui, c'est un rapport de domination entre héritage des sociétés traditionnelles et coloniales : « Le pouvoir ici est la continuation du domaine de la chasse. Celui qui a le pouvoir, c'est le chasseur, c'est le guerrier, c'est celui qui doit conquérir l'autre, qui doit assujettir l'autre, qui doit dominer l'autre, qui doit détruire l'autre pour sa propre consommation. On peut dire que ces comportements – anthropophagie, prélèvement d'organes – existaient auparavant, mais qu'ils ont été transformés et massifiés par l'État moderne. Il revendique le monopole de l'exercice du pouvoir physique, matériel, mais il y a aussi le pouvoir symbolique. Donc, les deux doivent être associés. C'est comme si le pouvoir était une machine à reproduire l'inégalité. Ces pratiques d'une violence extrême amènent aussi à une forme de peur permanente et quasiment de complotisme. On entend des choses, ça prend des proportions incroyables parce que les masses, elles extrapolent, elles exagèrent. Il y a de l'amplification par le peuple qui n'a pas les moyens de contrôler la machine. C'est difficile dans ce domaine-là de discerner ce qui est réel et ce qui est irréel. » Les religions traditionnelles gabonaises rejettent la pratique des sacrifices Depuis le renversement du pouvoir des Bongo en août 2023, le discours d'un retour aux traditions progresse au Gabon. Mais pour les défenseurs des rites traditionnels, être associé aux crimes rituels est infamant. Ni le bwiti – le rite le plus présent – ni les autres mysticismes gabonais ne permettent les sacrifices, rappelle Jean François Ndong Ebe, président de l'association Vanga Tsengue, qui promeut le bwiti : « Les crimes rituels ont toujours concerné toutes les religions. On a vu ici certains pasteurs qui ont été condamnés. Donc, c'est la déviance de certains individus. Il y a des gens, des imposteurs, des charlatans qui s'érigent en soignants, en guérisseurs, alors qu'ils ne le sont pas. En réalité, le bwiti ne reconnaît pas les sacrifices. Le sacrifice est condamné, le sang est condamné. C'est pourquoi il y a certains soi-disant bwitistes qui ont fait des sacrifices au nom du bwiti alors qu'ils ne le sont pas. Ce ne sont que des malfaiteurs, tout simplement. » Derrière des justifications mystiques, œuvrent des réseaux criminels qui, chaque année, laissent des corps sans vie et mutilés. Et, pour les familles, des blessures que l'absence d'accès à la justice empêche de soigner. Lors d'une récente interview à Jeune Afrique, le président Oligui Nguema a dénoncé une « abomination » : « Chaque enfant enlevé, chaque vie brisée par ces pratiques barbares est un échec collectif. Trop de dossiers de crimes rituels dorment dans les tiroirs des tribunaux. Trop de coupables échappent à la justice. Ce qui doit changer immédiatement, c'est l'impunité. Quand un crime rituel est commis, l'enquête doit aboutir, le procès doit avoir lieu et la sanction doit être exemplaire. Plus personne au Gabon ne doit pouvoir commettre un tel acte en pensant qu'il s'en tirera. »   Pour aller plus loin ► Gabon: la disparition de plusieurs élèves après une baignade fait polémique ► Journée de l'enfant: au Gabon, l'ALCR attire l'attention sur les crimes rituels ► Gabon: des manifestants appellent à la fin des crimes rituels contre les enfants après plusieurs cas ► Gabon: retour du débat sur la peine de mort après la médiatisation de plusieurs crimes rituels.

Revue de presse Afrique
À la Une: les belles voitures du fils d'Ali Bongo

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 4:25


C'est une enquête publiée par Le Monde Afrique. « Entre le Luxembourg et Dubaï, les millions cachés de Fabrice Andjoua, fils de l'ancien président gabonais ». Il s'agit d'un volet du projet Openlux sur les fonds étrangers qui convergent vers le Grand Duché du Luxembourg, petit État européen par la taille mais grand par les fortunes qu'il accueille.   Le Monde raconte comment Fabrice Andjoua Bongo Ondimba a perpétué une tradition familiale : le goût des voitures de luxe. Pour nourrir cette passion, il a créé au Luxembourg une société immobilière.  L'enquête dévoile aussi comment en août 2023, Fabrice Andjoua s'est fait livrer à Libreville par conteneur une Brabus 900 Rocket, une voiture à 400 000 euros construite à seulement 25 exemplaires. Passion pour les voitures, mais aussi pour les maisons et appartements. Fabrice Andjoua nous dit le journal, a aussi énormément investi à Dubaï.   Au Luxembourg, il est aujourd'hui sous le coup d'une enquête pour blanchiment et fraude fiscale aggravée.   Au Soudan du Sud : des richesses qui ne profitent pas à la population  Dans quelques jours, le Soudan du Sud célébrera ses 15 ans d'existence, c'était le 9 juillet 2011. Mais nous dit Afrik.com, les résultats n'y sont pas. « Depuis des années, les signaux d'alarme s'accumulent autour de la gestion des revenus pétroliers. Des revenus censés nourrir un peuple en crise humanitaire sévère mais qui disparaissent dans des circuits liés à une poignée de hauts responsables et leurs intermédiaires ».    Selon Afrik.com, la manne pétrolière s'élève pour les 15 dernières années à 70 milliards de dollars. Mais dans le même temps, le PIB par habitant a été divisé par trois. Le Soudan du Sud reste ainsi classé au dernier rang mondial de l'Indice de développement humain. Alors Afrik.com pose la question : pourquoi tant de combats, tant de morts, tant d'espoirs, pour voir une nouvelle élite reproduire les mécanismes de prédation contre lesquels le pays disait s'être libéré ? La désinformation et les deepfakes, des tueurs silencieux dans la guerre numérique au Soudan   C'est le titre de cet article à découvrir dans le Sudan Tribune à Khartoum. Que ce soit l'armée ou les paramilitaires, nous dit le journal, les deux camps belligérants utilisent la désinformation. Le journal nous raconte l'histoire tragique mais loin d'être isolée de Musab al-Sayyid, un habitant du sud de Khartoum. À la lecture d'une publication non vérifiée sur les réseaux sociaux, publication qui annonçait une invasion imminente, des bombardements d'artillerie lourde et la destruction totale de son quartier en quelques heures, Musab a pris peur. Il a rassemblé quelques affaires et s'est enfui avec sa mère en direction de l'État d'Al-Jazirah. Durant le voyage, ils seront dépouillés de leur argent, de leurs téléphones et de la trousse de premiers soins de la mère de Musab. Épuisés et sans abri, ils arriveront à destination mais la mère de Musab mourra de son diabète. La rapidité du partage numérique a transformé les médias en ligne en un champ de bataille majeur, conclut le journal.  Coupe du monde 2026 : les équipes africaines ne comptent pas pour du beurre Une note d'espoir nous vient du Pays au Burkina Faso. L'espoir est permis ! Le journaliste du quotidien s'enthousiasme pour les équipes africaines présentes à la Coupe du monde. Maroc bien entendu, mais aussi Égypte, Ghana, Algérie ou Côte d'Ivoire. Les nations africaines sont passées du statut de distributeurs automatiques de points à celui d'adversaires crédibles avec qui il faut compter, estime Le Pays.    Une grammaire irréprochable est-elle nécessaire pour diriger un pays ?    Il y a quelques jours, l'ancien vice-président gabonais Pierre Claver Maganga Moussavou a pointé quelques approximations grammaticales chez le président Brice Clotaire Oligui Nguema, une utilisation parfois hasardeuse des déterminants de la langue française. Mais les « le, la, lui » ne bâtissent pas une nation, déplore Emmanuel Thierry Koumba, universitaire de la communication dans GabonReview.    Celui qui se présente aussi comme acteur engagé de la vie publique gabonaise estime que ce débat détourne des vrais sujets. « La maîtrise de la langue est une qualité admirable, mais l'histoire n'a jamais établi une équivalence automatique entre éloquence et efficacité », écrit-il. « La grandeur historique n'est pas une compétition de syntaxe. Elle est une capacité à laisser une empreinte durable sur son époque », ajoute-t-il. 

Revue de presse Afrique
À la Une: les belles voitures du fils d'Ali Bongo

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 4:25


C'est une enquête publiée par Le Monde Afrique. « Entre le Luxembourg et Dubaï, les millions cachés de Fabrice Andjoua, fils de l'ancien président gabonais ». Il s'agit d'un volet du projet Openlux sur les fonds étrangers qui convergent vers le Grand Duché du Luxembourg, petit État européen par la taille mais grand par les fortunes qu'il accueille.   Le Monde raconte comment Fabrice Andjoua Bongo Ondimba a perpétué une tradition familiale : le goût des voitures de luxe. Pour nourrir cette passion, il a créé au Luxembourg une société immobilière.  L'enquête dévoile aussi comment en août 2023, Fabrice Andjoua s'est fait livrer à Libreville par conteneur une Brabus 900 Rocket, une voiture à 400 000 euros construite à seulement 25 exemplaires. Passion pour les voitures, mais aussi pour les maisons et appartements. Fabrice Andjoua nous dit le journal, a aussi énormément investi à Dubaï.   Au Luxembourg, il est aujourd'hui sous le coup d'une enquête pour blanchiment et fraude fiscale aggravée.   Au Soudan du Sud : des richesses qui ne profitent pas à la population  Dans quelques jours, le Soudan du Sud célébrera ses 15 ans d'existence, c'était le 9 juillet 2011. Mais nous dit Afrik.com, les résultats n'y sont pas. « Depuis des années, les signaux d'alarme s'accumulent autour de la gestion des revenus pétroliers. Des revenus censés nourrir un peuple en crise humanitaire sévère mais qui disparaissent dans des circuits liés à une poignée de hauts responsables et leurs intermédiaires ».    Selon Afrik.com, la manne pétrolière s'élève pour les 15 dernières années à 70 milliards de dollars. Mais dans le même temps, le PIB par habitant a été divisé par trois. Le Soudan du Sud reste ainsi classé au dernier rang mondial de l'Indice de développement humain. Alors Afrik.com pose la question : pourquoi tant de combats, tant de morts, tant d'espoirs, pour voir une nouvelle élite reproduire les mécanismes de prédation contre lesquels le pays disait s'être libéré ? La désinformation et les deepfakes, des tueurs silencieux dans la guerre numérique au Soudan   C'est le titre de cet article à découvrir dans le Sudan Tribune à Khartoum. Que ce soit l'armée ou les paramilitaires, nous dit le journal, les deux camps belligérants utilisent la désinformation. Le journal nous raconte l'histoire tragique mais loin d'être isolée de Musab al-Sayyid, un habitant du sud de Khartoum. À la lecture d'une publication non vérifiée sur les réseaux sociaux, publication qui annonçait une invasion imminente, des bombardements d'artillerie lourde et la destruction totale de son quartier en quelques heures, Musab a pris peur. Il a rassemblé quelques affaires et s'est enfui avec sa mère en direction de l'État d'Al-Jazirah. Durant le voyage, ils seront dépouillés de leur argent, de leurs téléphones et de la trousse de premiers soins de la mère de Musab. Épuisés et sans abri, ils arriveront à destination mais la mère de Musab mourra de son diabète. La rapidité du partage numérique a transformé les médias en ligne en un champ de bataille majeur, conclut le journal.  Coupe du monde 2026 : les équipes africaines ne comptent pas pour du beurre Une note d'espoir nous vient du Pays au Burkina Faso. L'espoir est permis ! Le journaliste du quotidien s'enthousiasme pour les équipes africaines présentes à la Coupe du monde. Maroc bien entendu, mais aussi Égypte, Ghana, Algérie ou Côte d'Ivoire. Les nations africaines sont passées du statut de distributeurs automatiques de points à celui d'adversaires crédibles avec qui il faut compter, estime Le Pays.    Une grammaire irréprochable est-elle nécessaire pour diriger un pays ?    Il y a quelques jours, l'ancien vice-président gabonais Pierre Claver Maganga Moussavou a pointé quelques approximations grammaticales chez le président Brice Clotaire Oligui Nguema, une utilisation parfois hasardeuse des déterminants de la langue française. Mais les « le, la, lui » ne bâtissent pas une nation, déplore Emmanuel Thierry Koumba, universitaire de la communication dans GabonReview.    Celui qui se présente aussi comme acteur engagé de la vie publique gabonaise estime que ce débat détourne des vrais sujets. « La maîtrise de la langue est une qualité admirable, mais l'histoire n'a jamais établi une équivalence automatique entre éloquence et efficacité », écrit-il. « La grandeur historique n'est pas une compétition de syntaxe. Elle est une capacité à laisser une empreinte durable sur son époque », ajoute-t-il. 

Adelaide Heward-Mills
Why Christians Draw Away from God [English & Français]

Adelaide Heward-Mills

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 62:49


Preached at La Belle Église Internationale Church in Libreville, Gabon on 31st May, 2026.

Ça peut vous arriver
PAS ENTENDU À LA RADIO - La suite de l'émission du vendredi 22 mai 2026

Ça peut vous arriver

Play Episode Listen Later May 22, 2026 26:21


En inédit, un cas supplémentaire abordé dans la suite de l'émission sur M6 de 12h à 12h30 : En octobre 2025, Sylvain s'envole depuis Francfort pour Libreville, au Gabon, afin de célébrer le mariage de son petit frère. Le problème, c'est que son premier vol Francfort-Paris enregistre 20 minutes de retard et que Sylvain rate sa correspondance pour Libreville. Il arrive à destination le lendemain avec plus de 16 heures de retard ! La compagnie aérienne reconnaît le retard mais refuse d'indemniser Sylvain. Pourtant, le beau-frère de ce dernier, qui était dans le même vol que lui, a reçu une indemnisation de 600€. Sylvain ne comprend pas ce deux poids deux mesures ! Mais aussi, les rebondissements des cas du jour abordés de 10h à 12h ! Tous les jours, retrouvez en podcast les meilleurs moments de l'émission "Ça peut vous arriver", sur RTL.fr et sur toutes vos plateformes préférées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un buen día para viajar
Emisión domingo 26 de abril - parte 1

Un buen día para viajar

Play Episode Listen Later Apr 25, 2026 120:00


Domingo 26 de abril volvemos al sendero habitual de "Un buen día para viajar" con grandes sabios y temas muy variados donde historia, arte, viajes y cultura en general son los protagonistas...dos horas de radio intensas donde Alberto Campa nos traslada a conocer el paísaje africano de Gabón, de hecho hablaremos con él porque está allí in situ,conoceremos parques nacionales increíbles lugares extraordinarios y la capital Libreville, y todo siempre con la pasión con que nos lo cuenta que nunca nosdefrauda… A continuación salidas por España para irnos en esta ocasión a tierras canarias, específicamente a Gran Canaria y siendo aún más precisos nos vamos a conocer la preciosa Gáldar, lo mejor que nos lo contará todo el director insular de Patrimonio histórico del Cabildo de Gran Canaria, profesor universitario y cronista oficial Juan Sebastián López, y es que Gáldar es historia, es paisaje, es arqueología, es mar y es tradición y sabrosa gastronomía… Llegará a continuación Grandes Personajes de la Historia y aprovechandola efeméride de los 90 años de la muerte de José Antonio Primo de Rivera hablaremos de esta importante figura de la historia de España en el siglo XX y de su legado, y además tal vez sobre él ha caído una serie de mantras que con una nueva investigación modifica ciertas cuestiones preconcebidas, nos lo cuenta el famoso periodista, investigador y escritor José Antonio Martín Otin más conocido cómo Petón que ha investigado mucho y conoce muy bien la figura de José Antonio con descubrimientos que seguro cambiarán la visión sobre este personaje histórico… Y cerramos yéndonos a Boal, al occidente asturiano, porque un proyecto está en marcha para mostrar las maravillas que el concejo tiene y son muchas, Nuria Santana y Kali Menéndez forman parte de la directiva de la 'Asociación Destino Boal' y nos van contar un montón de detalles de las preciosas tierras de Boal, incluso de un pasaporte!!… dos horas de radio cultural en Rpa!!!

Les interviews d'Inter
Anaïs Cardot, la nouvelle voix de la scène soul et jazz

Les interviews d'Inter

Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 9:41


durée : 00:09:41 - Les interviews d'Inter - par : Daphné Bürki - De ses débuts sur les réseaux sociaux à ses collaborations, l'autrice-compositrice Anaïs Cardot nous raconte son univers musical, son parcours, de Libreville à la scène, entre jazz et soul. - réalisation : Perrine Malinge, Alexandre Gilardi, Mathilde Khlat, Amélie Stadelmann, Alexandra Brouillet, Cléa Journault Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

On This Day in Working Class History
8 April 2019: Gabon student protests

On This Day in Working Class History

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 1:38 Transcription Available


On 8 April 2019 protests began in Gabon against government proposals to reduce access to student grants. Many university students were entitled to grants of around 83,000 CFA francs per month, and 65% of its recipients were aged 20 or over. The government planned to set 19 as the maximum age, as well as require high marks in examinations to be eligible.High school and university students in the capital Libreville and elsewhere walked out of class and took to the streets, and there were some scuffles with police. One participant, Samantha, told a journalist that she found the "reform particularly unfair to the working classes". In response, the government shut down all schools in the country. Protests continued for three days until the government backtracked and agreed not to implement the changes.Gabon had accepted a loan from the International Monetary Fund in 2017, a condition of which was that the government had to reduce public spending.More information, sources and map: https://stories.workingclasshistory.com/article/7987/gabon-student-protestsOur work is only possible because of support from you, our listeners on patreon. If you appreciate our work, please join us and access exclusive content and benefits at patreon.com/workingclasshistory.See all of our anniversaries each day, alongside sources and maps on the On This Day section of our Stories app: stories.workingclasshistory.com/date/todayBrowse all Stories by Date here on the Date index: https://stories.workingclasshistory.com/dateCheck out our Map of historical Stories: https://map.workingclasshistory.comCheck out books, posters, clothing and more in our online store, here: https://shop.workingclasshistory.comIf you enjoy this podcast, make sure to check out our flagship longform podcast, Working Class History

Priorité santé
Les maladies de la thyroïde : des symptômes qui peuvent passer inaperçus

Priorité santé

Play Episode Listen Later Mar 31, 2026 48:30


Petite glande de 5 cm située à la base du cou, la thyroïde secrète les hormones thyroïdiennes qui influencent de nombreuses fonctions vitales : la fréquence cardiaque, la croissance, la fertilité, la digestion, etc. En cas de dérèglement, la thyroïde produit trop ou pas suffisamment d'hormones, entrainant une série de symptômes. Thyroïdite, hyperthyroïdie ou hypothyroïdie. Comment reconnaitre une maladie de la thyroïde ? Qui consulter et quelle prise en charge peut être proposée ? Dans quels cas la chirurgie est-elle recommandée ?   De multiples troubles et pathologies se retrouvent dans la famille des maladies de la thyroïde. Cette glande, située à la base du cou, secrète des hormones qui en cas de dysfonctionnement, vont entraîner toute une série de symptômes en agissant sur diverses fonctions de notre organisme: le sommeil, le transit, l'humeur et la fertilité. Un dérèglement peut également avoir un impact sur la concentration, entraîner des tremblements, une prise ou une perte de poids. Bien que multiples, certains de ces changements peuvent passer inaperçus, surtout à certaines périodes de la vie.   Symptômes multiples  Troubles et symptômes multiples, avec des conséquences plus ou moins envahissantes sur la qualité de vie qui vont déterminer la nature de la prise en charge : médicamenteuse, chirurgicale...  Ces dysfonctionnements peuvent être associés à des causes génétiques ou au dérèglement de l'hypophyse et dans certains cas, hyper ou hypothyroïdie vont entraîner des changements physiques, avec l'apparition de nodules ou d'un goître.  Contrairement à un certain nombre d'idées reçues, tout problème de thyroïde n'aboutit pas à une chirurgie, loin de là. D'où l'importance du bon diagnostic, afin par exemple de distinguer les nodules bénins de grosseurs qui, au contraire, peuvent être associées à un cancer.  Avec : Dr Cécile Ghander, médecin endocrinologue spécialisée en thyroïde et parathyroïde, exerçant dans le service des Pathologies Thyroïdiennes et Tumorales Endocrines à la Pitié Salpêtrière APHP, à Paris.  Dr Daniela Nsame, endocrinologue au CHU de Libreville au Gabon, Dr Martin Gaillard, chirurgien viscéral et digestif à l'Hôpital Cochin - AP-HP à Paris, Programmation musicale : ►  Fear (Hey Friend) - Moonchild & PJ Morton ► H_art the band, Brizy Annechild – My jaber.

Priorité santé
Les maladies de la thyroïde : des symptômes qui peuvent passer inaperçus

Priorité santé

Play Episode Listen Later Mar 31, 2026 48:30


Petite glande de 5 cm située à la base du cou, la thyroïde secrète les hormones thyroïdiennes qui influencent de nombreuses fonctions vitales : la fréquence cardiaque, la croissance, la fertilité, la digestion, etc. En cas de dérèglement, la thyroïde produit trop ou pas suffisamment d'hormones, entrainant une série de symptômes. Thyroïdite, hyperthyroïdie ou hypothyroïdie. Comment reconnaitre une maladie de la thyroïde ? Qui consulter et quelle prise en charge peut être proposée ? Dans quels cas la chirurgie est-elle recommandée ?   De multiples troubles et pathologies se retrouvent dans la famille des maladies de la thyroïde. Cette glande, située à la base du cou, secrète des hormones qui en cas de dysfonctionnement, vont entraîner toute une série de symptômes en agissant sur diverses fonctions de notre organisme: le sommeil, le transit, l'humeur et la fertilité. Un dérèglement peut également avoir un impact sur la concentration, entraîner des tremblements, une prise ou une perte de poids. Bien que multiples, certains de ces changements peuvent passer inaperçus, surtout à certaines périodes de la vie.   Symptômes multiples  Troubles et symptômes multiples, avec des conséquences plus ou moins envahissantes sur la qualité de vie qui vont déterminer la nature de la prise en charge : médicamenteuse, chirurgicale...  Ces dysfonctionnements peuvent être associés à des causes génétiques ou au dérèglement de l'hypophyse et dans certains cas, hyper ou hypothyroïdie vont entraîner des changements physiques, avec l'apparition de nodules ou d'un goître.  Contrairement à un certain nombre d'idées reçues, tout problème de thyroïde n'aboutit pas à une chirurgie, loin de là. D'où l'importance du bon diagnostic, afin par exemple de distinguer les nodules bénins de grosseurs qui, au contraire, peuvent être associées à un cancer.  Avec : Dr Cécile Ghander, médecin endocrinologue spécialisée en thyroïde et parathyroïde, exerçant dans le service des Pathologies Thyroïdiennes et Tumorales Endocrines à la Pitié Salpêtrière APHP, à Paris.  Dr Daniela Nsame, endocrinologue au CHU de Libreville au Gabon, Dr Martin Gaillard, chirurgien viscéral et digestif à l'Hôpital Cochin - AP-HP à Paris, Programmation musicale : ►  Fear (Hey Friend) - Moonchild & PJ Morton ► H_art the band, Brizy Annechild – My jaber.

Reportage culture
Coup de projecteur sur la scène gabonaise aux speed-meetings du Babel Music XP

Reportage culture

Play Episode Listen Later Mar 21, 2026 2:38


La 4ᵉ édition du festival Babel Music XP se tenait du 19 au 21 mars à Marseille, dans le sud de la France. Pendant trois jours et trois nuits, la ville est devenue l'épicentre méditerranéen des musiques actuelles du monde. Producteurs, managers, directeurs de labels ou de festivals : plus de 2 000 professionnels de l'industrie musicale venus du monde entier s'y sont rencontrés autour de conférences, de tables rondes ou encore de speed-meetings. Deux professionnels de la musique assis face à face autour d'une table avec dix minutes top chrono pour se rencontrer : c'est le principe des speed-meetings du Babel Music XP. L'une des sessions était entièrement dédiée aux musiques du Gabon. Parmi les représentants du pays présents, Jean Remy Ogoula Latif, directeur artistique de CAE Culture prod – La créativité africaine pour l'excellence, a un objectif très clair : « Que le monde sache qu'il y a des choses qui se passent au Gabon. Les rares fois où on entend parler du Gabon, c'est sur des questions politiques, alors que la culture est aussi présente, plein d'artistes viennent chez nous. Au-delà du Cameroun où on sait que ça bouge, de la RDC où on sait que ça bouge, du Sénégal, de la Côte d'Ivoire, du Bénin… le Gabon aussi bouge ! », s'exclame-t-il. Face à lui, plusieurs professionnels venus de différents horizons cherchent à collaborer ou à programmer leurs artistes dans différents évènements culturels du Gabon. D'autres, à l'inverse, cherchent des artistes gabonais à accompagner et à soutenir. À écouter dans Couleurs tropicalesLa sélection musicale de Charlayn, notre correspondante au Gabon La difficile question du financement Mais au-delà des affinités musicales et artistiques, la question du budget est centrale. Jean Remy Ogoula Latif pose constamment la question des subventions possibles via le ministère de la Culture, les collectivités territoriales ou les établissements publics, afin de faciliter le transport des artistes entre l'Afrique et l'Europe. « Un artiste à qui on peut payer un cachet de 1 000 euros ou 2 000 euros vient rarement seul. Ils sont à deux, trois, quatre, voire cinq. Quand chaque billet coûte 1 200 euros, on arrive vite à près de 10 000 euros. Pour 2 000 euros de cachet, c'est lourd. Donc on essaye de voir les mécanismes et les solutions pour pouvoir avancer », explique-t-il. Entretiens express, collaborations durables Bien plus efficaces que des échanges de mails impersonnels, les speed-meetings permettent de nouer un vrai contact et d'aborder sans détour les questions de budget ou bien encore de visas. Et même si les 10 minutes accordées passent souvent trop vite, les rencontres en présentiel fonctionnent mieux, les partenariats se mettent en place, et la magie opère. À lire aussiLa légende de la musique gabonaise Pierre Akendengué donne deux concerts à guichets fermés à Libreville

Reportage Culture
Coup de projecteur sur la scène gabonaise aux speed-meetings du Babel Music XP

Reportage Culture

Play Episode Listen Later Mar 21, 2026 2:38


La 4ᵉ édition du festival Babel Music XP se tenait du 19 au 21 mars à Marseille, dans le sud de la France. Pendant trois jours et trois nuits, la ville est devenue l'épicentre méditerranéen des musiques actuelles du monde. Producteurs, managers, directeurs de labels ou de festivals : plus de 2 000 professionnels de l'industrie musicale venus du monde entier s'y sont rencontrés autour de conférences, de tables rondes ou encore de speed-meetings. Deux professionnels de la musique assis face à face autour d'une table avec dix minutes top chrono pour se rencontrer : c'est le principe des speed-meetings du Babel Music XP. L'une des sessions était entièrement dédiée aux musiques du Gabon. Parmi les représentants du pays présents, Jean Remy Ogoula Latif, directeur artistique de CAE Culture prod – La créativité africaine pour l'excellence, a un objectif très clair : « Que le monde sache qu'il y a des choses qui se passent au Gabon. Les rares fois où on entend parler du Gabon, c'est sur des questions politiques, alors que la culture est aussi présente, plein d'artistes viennent chez nous. Au-delà du Cameroun où on sait que ça bouge, de la RDC où on sait que ça bouge, du Sénégal, de la Côte d'Ivoire, du Bénin… le Gabon aussi bouge ! », s'exclame-t-il. Face à lui, plusieurs professionnels venus de différents horizons cherchent à collaborer ou à programmer leurs artistes dans différents évènements culturels du Gabon. D'autres, à l'inverse, cherchent des artistes gabonais à accompagner et à soutenir. À écouter dans Couleurs tropicalesLa sélection musicale de Charlayn, notre correspondante au Gabon La difficile question du financement Mais au-delà des affinités musicales et artistiques, la question du budget est centrale. Jean Remy Ogoula Latif pose constamment la question des subventions possibles via le ministère de la Culture, les collectivités territoriales ou les établissements publics, afin de faciliter le transport des artistes entre l'Afrique et l'Europe. « Un artiste à qui on peut payer un cachet de 1 000 euros ou 2 000 euros vient rarement seul. Ils sont à deux, trois, quatre, voire cinq. Quand chaque billet coûte 1 200 euros, on arrive vite à près de 10 000 euros. Pour 2 000 euros de cachet, c'est lourd. Donc on essaye de voir les mécanismes et les solutions pour pouvoir avancer », explique-t-il. Entretiens express, collaborations durables Bien plus efficaces que des échanges de mails impersonnels, les speed-meetings permettent de nouer un vrai contact et d'aborder sans détour les questions de budget ou bien encore de visas. Et même si les 10 minutes accordées passent souvent trop vite, les rencontres en présentiel fonctionnent mieux, les partenariats se mettent en place, et la magie opère. À lire aussiLa légende de la musique gabonaise Pierre Akendengué donne deux concerts à guichets fermés à Libreville

Afrique Économie
Gabon: à Libreville, un nouveau bureau de la SFI pour viser les 400 millions d'investissements

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Mar 20, 2026 2:31


La Société financière internationale (SFI), filiale du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé dans les pays en développement, a ouvert le 4 mars 2026 son tout premier bureau au Gabon. Auparavant, les dossiers gabonais étaient pilotés depuis le Cameroun. L'augmentation du portefeuille client au Gabon a amené la SFI à se rapprocher du marché en ouvrant sur place son bureau. Une bonne nouvelle pour le Gabon et surtout pour les opérateurs économiques du secteur privé, dont certains peinent à trouver les financements adéquats pour leur développement. Avec notre correspondant à Libreville, Parmi les invités à la cérémonie du 4 mars, il y avait notamment Mohamed Reslan, patron de la CDG, une fonderie d'acier spécialisée dans la fabrication des fers à béton. L'entreprise a rapidement entamé des discussions avec la SFI pour financer un nouveau projet industriel visant le marché international : « On est en train de voir avec eux pour qu'ils puissent intervenir dans le financement d'un projet qui va faire 90% d'export de produit local. C'est un projet d'exportation pour 40-50 millions de dollars par an. » Également présent à la cérémonie, Loys Olympio, homme d'affaires dans le secteur de la santé. Il estime que l'arrivée de la SFI est une réelle opportunité. « On dit très souvent qu'il est difficile de trouver des financements au Gabon. Donc là, on a l'opportunité d'avoir d'autres types de financements, d'autres types d'accompagnements pour nous, les entrepreneurs. Ça nous rassure de voir qu'ils ont choisi de s'implanter au Gabon de manière durable », souligne l'entrepreneur.  Libreville fait face à une sévère pénurie d'eau. L'État a confié au groupe français Euranove le pilotage d'un projet de construction d'une nouvelle usine d'eau. Armel Messan Sedji, qui travaille sur le projet, confirme des discussions en cours avec la SFI : « Nous avons entamé les discussions avec eux il y a quelques mois. Nous essayons de voir dans quelle mesure le projet que nous portons pour renforcer la capacité de production d'eau peut être accompagné par ce bailleur de fonds. » Énergie, infrastructures, mines... La SFI finance de nombreux secteurs Dahlia Khalifa, directrice de la SFI pour le Nigeria et l'Afrique centrale, qui a effectué le déplacement à Libreville, a rappelé à l'assistance les secteurs clefs financés par l'institution : « L'un des secteurs prioritaires est l'énergie, parce que l'énergie est la clef de toute chose. Il y a aussi en général les infrastructures, y compris le transport et l'industrialisation. Il y a également le secteur minier. Pas uniquement exporter les minerais bruts mais la transformation locale pour plus de plus-value et de création d'emplois au Gabon. » À lire aussiMakhtar Diop (SFI): «Développer des chaînes de valeur régionales en Afrique» Dans les coulisses, des murmures sur les conditions présumées rigides d'accès aux financements de la SFI ont été entendus. Dahlia Khalifa explique que la SFI n'est pas une « une banque classique ». « ​​​​​​​En tant que banque de développement, nous ne sommes pas focalisés uniquement sur le prêt d'argent. Nous faisons également de l'investissement actif et du renforcement des capacités. Nous soutenons les entreprises afin qu'elles puissent se développer pour l'avenir. Et nous disons que nous sommes des partenaires pour la vie », a-t-elle expliqué. La SFI finance déjà plusieurs projets au Gabon, notamment la construction d'un barrage hydroélectrique et la rénovation du chemin de fer transgabonais. Ces financements se chiffrent à 117 millions de dollars aujourd'hui. La SFI vise les 400 millions de dollars. À lire aussiCongo-Brazzaville: la SFI et Bank of Africa s'associent pour financer l'essor des PME

Afrique Économie
À Conakry, le grand ménage des marchés informels

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Mar 15, 2026 2:24


Ces dernières semaines, les autorités ont lancé une vaste opération de déguerpissement à Conakry pour libérer les routes et trottoirs occupés par les marchés informels. Si beaucoup d'habitants saluent une circulation plus fluide, la question de l'avenir des vendeurs reste entière. Sans nouveaux espaces pour les accueillir, beaucoup craignent un retour progressif des étals sur les voies. De notre correspondant à Conakry, On peut de nouveau circuler sur les routes autour du marché de Madina, le plus grand de Conakry. Les étals détruits sont encore visibles sur les bords des voies. Le mois dernier, la police est intervenue pour libérer la circulation, renversant les installations qui occupaient trottoirs et chaussées. Mariama, vendeuse de chaussures, en a fait les frais. Elle est encore sous le choc. « C'est là que je travaille, que je gagne un peu d'argent. Les policiers sont venus, ils ont cassé tous les étals. Je suis en colère. Je viens ici pour pouvoir payer la nourriture et la scolarité de mes enfants. Maintenant, je dois faire comment ?, s'indigne-t-elle. « Le gouvernement doit nous aider, poursuit la vendeuse. Il n'y a pas assez de place pour tout le monde dans le marché de Madina, donc on est bien obligé de se mettre sur la route. Je comprends que ça gêne la circulation, mais on n'a pas le choix. On n'a nulle part où aller. Si on part d'ici, on va aller où ? » Une réforme urbaine à construire Cette question, beaucoup se la posent à Conakry. Si de nombreux habitants saluent la libération des routes, qui devrait permettre de fluidifier la circulation dans une ville régulièrement paralysée par les embouteillages, certains doutent de la durabilité de l'opération. Tidiane Barry, économiste, estime que la création de nouveaux marchés aurait peut-être dû précéder les déguerpissements : « Moi, je voudrais attendre peut-être 6 mois pour me prononcer et voir si l'opération a été vraiment réfléchie. On verra ce que l'État fera des artères libérées et les alternatives crédibles qu'il proposera aux vendeurs. Quand nous prenons les villes qui ont réussi cela, car Conakry n'est pas la première, elles ont combiné fermeté et organisation. » L'économiste pointe du doigt que, pour l'instant, c'est la police qui est mise en avant : « Une réforme urbaine ne doit pas se faire que par la police. Surtout que cela touche plusieurs dimensions : l'urbanisation, l'emploi et la gouvernance. Ces trois instruments doivent communiquer pour trouver une solution durable. » À lire aussi[Vos réactions] Déguerpissements : après Abidjan, Brazzaville, Libreville, c'est au tour de Conakry Trouver de nouveaux marchés Le Premier ministre Bah Oury reconnaît lui-même la nécessité de trouver rapidement des solutions pour les vendeurs expulsés. Il a demandé aux autorités municipales de chaque commune de Conakry d'identifier des espaces pour accueillir ces commerçants. « Ceux qui n'ont pas pu relocaliser les déguerpis, qu'on le sache, et qu'on cherche une solution alternative le plus rapidement possible dans la commune, ça c'est l'urgence, assure Bah Oury. Ça ne sert à rien de régler les questions comme des sapeurs-pompiers et de ne pas éteindre définitivement le feu. D'où la nécessité absolue pour les collectivités locales d'indiquer les espaces à aménager pour la construction de véritables marchés dignes de ce nom, parce que c'est ça la solution définitive. Il faut trouver l'espace et, à partir de là, on trouvera les financements pour construire des marchés dignes de ce nom. » La balle est désormais dans le camp des autorités municipales. Leur capacité à créer rapidement de nouveaux marchés dira si cette opération peut transformer durablement l'organisation de la capitale. Sans solution concrète, beaucoup redoutent que les vendeurs ne reviennent progressivement s'installer sur les routes, comme lors des précédentes opérations de déguerpissement. À lire aussiGuinée: à Conakry, les déguerpissements se multiplient et la grogne des délogés se fait entendre

Priorité santé
Les troubles de l'audition : comment les prévenir et les soigner ?

Priorité santé

Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 48:29


Si des troubles de l'audition peuvent exister dès la naissance, les risques d'en développer augmentent de façon notable avec l'âge. Exposition régulière et prolongée à des volumes sonores élevés, complications ou récidives de maladies telles que l'otite, prise de certains médicaments... Les troubles de l'audition peuvent s'expliquer de nombreuses manières. Peut-on prévenir les troubles de l'audition ? À partir de quand se faire dépister ? Quels sont les traitements et prises en charge existants ?   De multiples causes, qu'elles soient d'origines mécaniques, environnementales ou génétiques peuvent entraîner une détérioration ou une perte de l'audition : malformations, maladie de l'oreille interne, effets secondaires de traitements, infections ou exposition au bruit... La cause et la localisation de la défaillance dans l'organe de l'audition vont déterminer l'orientation de la prise en charge, et le cas échéant, le recours à un appareillage ou à la chirurgie.  Une baisse liée au vieillissement La baisse d'audition est un phénomène fréquent et presque normal avec l'âge, puisqu'après 50 ans, les cellules auditives subissent une usure et, à ce titre, le vieillissement constitue donc un facteur majeur pour comprendre pourquoi l'organe auditif se fragilise.    Préserver la santé auditive, la surveiller et engager une prise en charge en cas de problème est essentiel, compte tenu du retentissement de cette baisse de l'acuité auditive sur la qualité de vie : altération du lien social, isolement et à terme, potentiellement, des risques pour la santé mentale.  Le rôle de la prévention Certaines causes de la surdité peuvent se prévenir : en limitant certaines expositions dans le cadre professionnel ou en évitant les excès pendant les loisirs (concerts, feux d'artifice, écoute au casque), par l'usage de dispositifs de protection et le respect des limitations pour éviter douleurs ou lésions auditives.  Avec :  Dr Elisabeth Mamelle, chirurgien ORL spécialisée dans les troubles auditifs et responsable du Centre implant cochléaire et auditifs de la Fondation Adolphe Rothschild à Paris  Pr Jérôme Miloundja, médecin militaire à l'Hôpital d'instruction des armées Omar Bongo Ondimba, spécialiste en ORL, recteur de l'Université des sciences et techniques de la Santé de Libreville au Gabon.  ► En fin d'émission, nous parlerons d'un nouveau médicament développé contre la maladie du sommeil : l'Acoziborole, dont la mise sur le marché vient d'être autorisée par l'Agence européenne du médicament. Entretien avec Dr Hélène Mahenzi, investigatrice principale sur les essais cliniques au sein de l'initiative Médicaments contre les Maladies Négligées (DNDi).  Programmation musicale :  ► Marvin Gaye – I heard it through the grapevine ► Theodora – Des mythos. 

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Les troubles de l'audition : comment les prévenir et les soigner ?

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Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 48:29


Si des troubles de l'audition peuvent exister dès la naissance, les risques d'en développer augmentent de façon notable avec l'âge. Exposition régulière et prolongée à des volumes sonores élevés, complications ou récidives de maladies telles que l'otite, prise de certains médicaments... Les troubles de l'audition peuvent s'expliquer de nombreuses manières. Peut-on prévenir les troubles de l'audition ? À partir de quand se faire dépister ? Quels sont les traitements et prises en charge existants ?   De multiples causes, qu'elles soient d'origines mécaniques, environnementales ou génétiques peuvent entraîner une détérioration ou une perte de l'audition : malformations, maladie de l'oreille interne, effets secondaires de traitements, infections ou exposition au bruit... La cause et la localisation de la défaillance dans l'organe de l'audition vont déterminer l'orientation de la prise en charge, et le cas échéant, le recours à un appareillage ou à la chirurgie.  Une baisse liée au vieillissement La baisse d'audition est un phénomène fréquent et presque normal avec l'âge, puisqu'après 50 ans, les cellules auditives subissent une usure et, à ce titre, le vieillissement constitue donc un facteur majeur pour comprendre pourquoi l'organe auditif se fragilise.    Préserver la santé auditive, la surveiller et engager une prise en charge en cas de problème est essentiel, compte tenu du retentissement de cette baisse de l'acuité auditive sur la qualité de vie : altération du lien social, isolement et à terme, potentiellement, des risques pour la santé mentale.  Le rôle de la prévention Certaines causes de la surdité peuvent se prévenir : en limitant certaines expositions dans le cadre professionnel ou en évitant les excès pendant les loisirs (concerts, feux d'artifice, écoute au casque), par l'usage de dispositifs de protection et le respect des limitations pour éviter douleurs ou lésions auditives.  Avec :  Dr Elisabeth Mamelle, chirurgien ORL spécialisée dans les troubles auditifs et responsable du Centre implant cochléaire et auditifs de la Fondation Adolphe Rothschild à Paris  Pr Jérôme Miloundja, médecin militaire à l'Hôpital d'instruction des armées Omar Bongo Ondimba, spécialiste en ORL, recteur de l'Université des sciences et techniques de la Santé de Libreville au Gabon.  ► En fin d'émission, nous parlerons d'un nouveau médicament développé contre la maladie du sommeil : l'Acoziborole, dont la mise sur le marché vient d'être autorisée par l'Agence européenne du médicament. Entretien avec Dr Hélène Mahenzi, investigatrice principale sur les essais cliniques au sein de l'initiative Médicaments contre les Maladies Négligées (DNDi).  Programmation musicale :  ► Marvin Gaye – I heard it through the grapevine ► Theodora – Des mythos. 

Priorité santé
BPCO : 4e cause de décès dans le monde et pourtant méconnue

Priorité santé

Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 48:29


À l'occasion de la journée mondiale de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), nous faisons un point sur cette maladie pulmonaire. Selon l'OMS, elle représente la quatrième cause de décès dans le monde, en entrainant 3,5 millions de décès, soit environ 5 % des décès mondiaux, en 2021. Si les causes peuvent être multiples, le tabagisme est responsable de plus de 70 % des cas, dans les pays à revenu élevé.  Parmi les autres causes identifiées, surtout dans les pays moins développés, on pointe la biomasse, autrement dit la combustion de bois ou charbon, en particulier au domicile.  Quels sont les symptômes de la maladie ? Peut-on en guérir ? Comment la prévenir ?  BPCO. Derrière ces quatre initiales, la Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive est une maladie respiratoire assez méconnue et sous diagnostiquée. Alors qu'elle concernait 380 millions de personnes dans le monde en 2024 selon l'OMS, il s'agit de la quatrième cause de décès à l'échelle planétaire.  Diagnostic différentiel  Parmi les symptômes de la BPCO, on retrouve l'essoufflement, une toux persistante, une fatigue prononcée de et des bronchites à répétition. Dans 80 % des cas, le tabagisme est en cause et plus généralement, une qualité de l'air dégradée par la pollution, et par exemple la combustion de bois pour la cuisine ou les déchets. L'examen qui permet de confirmer le diagnostic s'appelle la spirométrie.   Limiter les complications  La prise en charge repose sur plusieurs médicaments, et notamment les bronchodilatateurs inhalés. L'oxygénothérapie peut être recommandée en cas de BPCO sévère. L'arrêt du tabac et la vaccination contre les infections pulmonaires font aussi parti des principales préconisations.  Cette maladie des poumons est incurable. Des traitements permettent d‘en atténuer les phases aiguës, d'où l'importance de la prévention et de la sensibilisation, pour mieux faire connaître la BPCO et orienter le diagnostic à une face précoce, lorsque le retentissement est moins sévère sur la qualité de vie, et que les prises en charge vont ralentir l‘évolution et les complications sur le plan respiratoire.    Avec : Pr Colas Tcherakian, pneumologue, Clinique Universitaire des Bronches, service de pneumologie de l'hôpital Foch à Suresnes, en région parisienne  Pr Ulrich Kombila, pneumologue au CHU de Libreville au Gabon   Un reportage de Thibault Matha   ► En fin d'émission, reportage à l'hôpital d'Adré, au Tchad, à la frontière avec le Soudan. Raphaëlle Constant s'est rendue dans un centre intégré de prise en charge des femmes victimes de violences où les survivantes peuvent bénéficier d'un appui médical, psychologique, social et juridique. Rencontre avec la gestionnaire du centre, témoignage d'une femme réfugiée soudanaise victime de viol et sensibilisation d'un groupe de jeunes hommes sur les violences basées sur le genre. Un reportage réalisé en partenariat avec le Fonds Muskoka.    Programmation musicale :  ►  Yeko - Baara 

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BPCO : 4e cause de décès dans le monde et pourtant méconnue

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Play Episode Listen Later Mar 3, 2026 48:29


À l'occasion de la journée mondiale de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), nous faisons un point sur cette maladie pulmonaire. Selon l'OMS, elle représente la quatrième cause de décès dans le monde, en entrainant 3,5 millions de décès, soit environ 5 % des décès mondiaux, en 2021. Si les causes peuvent être multiples, le tabagisme est responsable de plus de 70 % des cas, dans les pays à revenu élevé.  Parmi les autres causes identifiées, surtout dans les pays moins développés, on pointe la biomasse, autrement dit la combustion de bois ou charbon, en particulier au domicile.  Quels sont les symptômes de la maladie ? Peut-on en guérir ? Comment la prévenir ?  BPCO. Derrière ces quatre initiales, la Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive est une maladie respiratoire assez méconnue et sous diagnostiquée. Alors qu'elle concernait 380 millions de personnes dans le monde en 2024 selon l'OMS, il s'agit de la quatrième cause de décès à l'échelle planétaire.  Diagnostic différentiel  Parmi les symptômes de la BPCO, on retrouve l'essoufflement, une toux persistante, une fatigue prononcée de et des bronchites à répétition. Dans 80 % des cas, le tabagisme est en cause et plus généralement, une qualité de l'air dégradée par la pollution, et par exemple la combustion de bois pour la cuisine ou les déchets. L'examen qui permet de confirmer le diagnostic s'appelle la spirométrie.   Limiter les complications  La prise en charge repose sur plusieurs médicaments, et notamment les bronchodilatateurs inhalés. L'oxygénothérapie peut être recommandée en cas de BPCO sévère. L'arrêt du tabac et la vaccination contre les infections pulmonaires font aussi parti des principales préconisations.  Cette maladie des poumons est incurable. Des traitements permettent d‘en atténuer les phases aiguës, d'où l'importance de la prévention et de la sensibilisation, pour mieux faire connaître la BPCO et orienter le diagnostic à une face précoce, lorsque le retentissement est moins sévère sur la qualité de vie, et que les prises en charge vont ralentir l‘évolution et les complications sur le plan respiratoire.    Avec : Pr Colas Tcherakian, pneumologue, Clinique Universitaire des Bronches, service de pneumologie de l'hôpital Foch à Suresnes, en région parisienne  Pr Ulrich Kombila, pneumologue au CHU de Libreville au Gabon   Un reportage de Thibault Matha   ► En fin d'émission, reportage à l'hôpital d'Adré, au Tchad, à la frontière avec le Soudan. Raphaëlle Constant s'est rendue dans un centre intégré de prise en charge des femmes victimes de violences où les survivantes peuvent bénéficier d'un appui médical, psychologique, social et juridique. Rencontre avec la gestionnaire du centre, témoignage d'une femme réfugiée soudanaise victime de viol et sensibilisation d'un groupe de jeunes hommes sur les violences basées sur le genre. Un reportage réalisé en partenariat avec le Fonds Muskoka.    Programmation musicale :  ►  Yeko - Baara 

Couleurs tropicales
Singuila en concert exceptionnel à l'Accor Arena, à Paris, le 19 juin

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 48:30


Au programme des nouveautés : Singuila, Buda B, Rogatien Milord et 2 L entre autres. Dans la séquence Gold, hommage à Sly Dunbar, batteur jamaïcain et membre emblématique du duo Sly & Robbie. L'artiste est décédé lundi 26 janvier 2026. Et dans la séquence Génération consciente, Karfa Diallo nous parle du Black History Month, et Ibrahim Fama Diabaté présente la 7ème édition du QITAA (Quotient Intellectuel & Talents Artistiques d'Abidjan). Playlist du 27 janvier Singuila - Bébé s'en va Buda B feat Waraba - Dougnou baa Franck Lenar - Morpheùs Phoner : Ibrahim Fama Diabaté présente la 7ème édition du QITAA (Quotient Intellectuel & Talents Artistiques d'Abidjan), évènement culturel et académique qui aura lieu au Palais de la Culture de Treichville, en Côte d'Ivoire du 28 au 30 mai. Tuco Gadamn - Cops Rogatien Milord - Aimons-nous vivant Patou Mangamba - Follow money Uzi Freyia - Oulala Ramiro Naka & Tabanka Djaz - Tchon tchoma Naïka - One track mind 2L - Enchantée James BKS - Milli Vanity Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Phoner : Karfa Diallo présente la 7ème édition hexagonale du Black History Month qui aura lieu du 31 janvier au 28 février à Bordeaux, Paris, Rouen et Poitiers.  Le programme du Black History Month Séquence Gold : Pierre Akendengue - Africa Obota (1976) Pierre Akendengue sera en concert à Libreville vendredi 30 et samedi 31 janvier à l'Institut Français du Gabon. Blaaz - Aller retour (2008) Chaka Demus & The Pliers - Murder she wrote (Chanson produite en 1992 par Sly & Robbie) Victor Démé  - Djon maya (2008) A partir de mercredi 28 janvier, un nouveau podcast orginal estampillé RFI mettra à l'honneur le parcours atypique du musicien burkinabè Victor Démé. Une série de 5 épisodes baptisée Notre incroyable histoire avec Victor Démé, produite par David Commeillas et réalisée par Simon Decreuze. Déjà disponible sur rfi.fr, l'application RFI Pure Radio et les plateformes d'écoute Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Appels sur l'actualité
[Vos réactions] Déguerpissements : après Abidjan, Brazzaville, Libreville, c'est au tour de Conakry

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 20:00


Depuis une semaine, Conakry vit au rythme des déguerpissements. Comme dans de nombreuses capitales africaines, les autorités guinéennes justifient ces opérations par la nécessité de mettre fin à l'occupation anarchique des trottoirs. Mais sans mesures d'accompagnent, les victimes ne cachent pas leur détresse. Vos témoignages nous intéressent. Standard : +33 9 693 693 70 Mail : appels.actu@rfi.fr Facebook : Appels sur l'actualité - RFI Twitter : @appelsactu

Couleurs tropicales
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Au programme des nouveautés : Singuila, Buda B, Rogatien Milord et 2 L entre autres. Dans la séquence Gold, hommage à Sly Dunbar, batteur jamaïcain et membre emblématique du duo Sly & Robbie. L'artiste est décédé lundi 26 janvier 2026. Et dans la séquence Génération consciente, Karfa Diallo nous parle du Black History Month, et Ibrahim Fama Diabaté présente la 7ème édition du QITAA (Quotient Intellectuel & Talents Artistiques d'Abidjan). Playlist du 27 janvier Singuila - Bébé s'en va Buda B feat Waraba - Dougnou baa Franck Lenar - Morpheùs Phoner : Ibrahim Fama Diabaté présente la 7ème édition du QITAA (Quotient Intellectuel & Talents Artistiques d'Abidjan), évènement culturel et académique qui aura lieu au Palais de la Culture de Treichville, en Côte d'Ivoire du 28 au 30 mai. Tuco Gadamn - Cops Rogatien Milord - Aimons-nous vivant Patou Mangamba - Follow money Uzi Freyia - Oulala Ramiro Naka & Tabanka Djaz - Tchon tchoma Naïka - One track mind 2L - Enchantée James BKS - Milli Vanity Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons Phoner : Karfa Diallo présente la 7ème édition hexagonale du Black History Month qui aura lieu du 31 janvier au 28 février à Bordeaux, Paris, Rouen et Poitiers.  Le programme du Black History Month Séquence Gold : Pierre Akendengue - Africa Obota (1976) Pierre Akendengue sera en concert à Libreville vendredi 30 et samedi 31 janvier à l'Institut Français du Gabon. Blaaz - Aller retour (2008) Chaka Demus & The Pliers - Murder she wrote (Chanson produite en 1992 par Sly & Robbie) Victor Démé  - Djon maya (2008) A partir de mercredi 28 janvier, un nouveau podcast orginal estampillé RFI mettra à l'honneur le parcours atypique du musicien burkinabè Victor Démé. Une série de 5 épisodes baptisée Notre incroyable histoire avec Victor Démé, produite par David Commeillas et réalisée par Simon Decreuze. Déjà disponible sur rfi.fr, l'application RFI Pure Radio et les plateformes d'écoute Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Priorité santé
Arthrose : mieux la comprendre pour mieux la traiter

Priorité santé

Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 48:29


Chez les personnes de plus de 40 ans, l'arthrose et les douleurs associées à cette forme de rhumatisme représentent le premier motif de consultation médicale, après les maladies cardiovasculaires. Maladie articulaire la plus répandue, elle peut à terme entraîner un réel handicap. Quels sont les symptômes de l'arthrose ? Quelle prise en charge est possible ? Quelle alimentation privilégier ? Existe-t-il des traitements non médicamenteux ?  Genou, hanches, vertèbres ou mains : nos articulations peuvent toutes, un jour ou l'autre, être concernées par l'arthrose, le rhumatisme le plus fréquent qui résulte en partie d'une dégradation du cartilage, d'une inflammation, de petites déformations osseuses. À l'échelle de la planète, l'arthrose concernerait un adulte sur six. Un rhumatisme douloureux Les douleurs associées à l'arthrose peuvent freiner la mobilité et altérer la qualité de vie, d'où l'importance d'en comprendre l'origine, les mécanismes, et de savoir qui est particulièrement concerné. Ainsi, les femmes sont presque deux fois plus touchées que les hommes. Ce rhumatisme, qui peut apparaître sans cause identifiée ou à la suite d'un événement (infection, maladies chroniques fracture), est lié à trois grands facteurs : vieillissement, sédentarité et surpoids.  Prise en charge plurielle En termes de prise en charge, traiter l'arthrose, ne se limite pas – loin de là – à prendre des médicaments… Il s'agit de : Trouver le soulagement, en faisant des exercices appropriés  Changer certaines habitudes alimentaires, pour mieux se porter  Limiter les poussées douloureuses, en comprenant la maladie, et les facteurs d'aggravation Une approche plurielle permet de définir les solutions les mieux adaptées à chacune, à chacun.  Avec : Pr Francis Berenbaum, professeur de Rhumatologie à Sorbonne Université, chef du service de Rhumatologie à l'Hôpital Saint-Antoine, APHP, et enseignant chercheur à l'Inserm. Co-auteur de l'ouvrage Le Grand Livre de l'arthrose, aux éditions Eyrolles  Jérôme Auger, kinésithérapeute du sport, expert de l'arthrose. Co-auteur de l'ouvrage Le Grand Livre de l'arthrose, aux éditions Eyrolles. Fondateur d'IK, réseau de cabinets de kinésithérapie Pr Landry Missounga, professeur de Rhumatologie à l'Université des Sciences de la Santé de Libreville. Rhumatologue au CHU de Libreville au Gabon.  Programmation musicale : ► Alabama Shakes – Hold on ► Erik Pedurand – Cinema 

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Arthrose : mieux la comprendre pour mieux la traiter

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Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 48:29


Chez les personnes de plus de 40 ans, l'arthrose et les douleurs associées à cette forme de rhumatisme représentent le premier motif de consultation médicale, après les maladies cardiovasculaires. Maladie articulaire la plus répandue, elle peut à terme entraîner un réel handicap. Quels sont les symptômes de l'arthrose ? Quelle prise en charge est possible ? Quelle alimentation privilégier ? Existe-t-il des traitements non médicamenteux ?  Genou, hanches, vertèbres ou mains : nos articulations peuvent toutes, un jour ou l'autre, être concernées par l'arthrose, le rhumatisme le plus fréquent qui résulte en partie d'une dégradation du cartilage, d'une inflammation, de petites déformations osseuses. À l'échelle de la planète, l'arthrose concernerait un adulte sur six. Un rhumatisme douloureux Les douleurs associées à l'arthrose peuvent freiner la mobilité et altérer la qualité de vie, d'où l'importance d'en comprendre l'origine, les mécanismes, et de savoir qui est particulièrement concerné. Ainsi, les femmes sont presque deux fois plus touchées que les hommes. Ce rhumatisme, qui peut apparaître sans cause identifiée ou à la suite d'un événement (infection, maladies chroniques fracture), est lié à trois grands facteurs : vieillissement, sédentarité et surpoids.  Prise en charge plurielle En termes de prise en charge, traiter l'arthrose, ne se limite pas – loin de là – à prendre des médicaments… Il s'agit de : Trouver le soulagement, en faisant des exercices appropriés  Changer certaines habitudes alimentaires, pour mieux se porter  Limiter les poussées douloureuses, en comprenant la maladie, et les facteurs d'aggravation Une approche plurielle permet de définir les solutions les mieux adaptées à chacune, à chacun.  Avec : Pr Francis Berenbaum, professeur de Rhumatologie à Sorbonne Université, chef du service de Rhumatologie à l'Hôpital Saint-Antoine, APHP, et enseignant chercheur à l'Inserm. Co-auteur de l'ouvrage Le Grand Livre de l'arthrose, aux éditions Eyrolles  Jérôme Auger, kinésithérapeute du sport, expert de l'arthrose. Co-auteur de l'ouvrage Le Grand Livre de l'arthrose, aux éditions Eyrolles. Fondateur d'IK, réseau de cabinets de kinésithérapie Pr Landry Missounga, professeur de Rhumatologie à l'Université des Sciences de la Santé de Libreville. Rhumatologue au CHU de Libreville au Gabon.  Programmation musicale : ► Alabama Shakes – Hold on ► Erik Pedurand – Cinema 

7 milliards de voisins
La honte : cette émotion qui enferme les femmes

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 48:30


Si la honte est universelle et peut toucher petits et grands, les femmes semblent particulièrement habitées par cette émotion. Honte de son corps et de ses changements, honte d'avoir ses règles, honte d'avoir de l'ambition ou de ne pas en avoir assez, de travailler trop, d'être célibataire, de ne pas avoir encore d'enfants... La honte s'immisce dans tous les aspects de la vie des femmes qui ne se trouvent jamais à la hauteur. Et même lorsqu'elles sont victimes de violences, elles finissent par supporter le poids de la culpabilité. Alors qu'initialement, la honte doit permettre de réguler son comportement, elle semble se traduire par de l'autocensure voire de l'autosabotage quand on est une femme. Comment s'affranchir de cette émotion qui abime l'estime de soi ?    Cette émission est une rediffusion du 27 janvier 2025. Avec : • Elisabeth Cadoche, journaliste et documentariste. Co-autrice du livre La fabrique de la honte - Enquête sur une émotion qui enferme les femmes (Les arènes, 2025) • Anne de Montarlot, psychothérapeute et co-autrice du livre La fabrique de la honte - Enquête sur une émotion qui enferme les femmes (Les arènes, 2025).   En fin d'émission, un nouvel épisode de notre série Le succès des repats, réalisée par Charlie Dupiot. Cette semaine, rencontre avec Anthony Marat, la livraison de repas à Libreville.  Ils sont originaires d'Afrique centrale et ils ou elles ont décidé de rentrer chez eux après des études à l'étranger... C'est le moment du «Succès des Repats» ! Notre reporter Charlie Dupiot a rencontré Anthony Marat : Cet entrepreneur gabonais de 33 ans, est revenu vivre à Libreville où il avait grandi, après des études de commerce aux États-Unis et en France. À son retour en 2017, il a lancé «Yoboresto», une application smartphone qui propose de livrer des repas à domicile. Le voici en plein rendez-vous avec la responsable du restaurant «Le Moulin d'Okala» dans la commune d'Akanda, au nord de la capitale. C'est l'un des 40 restaurants partenaires qui lui fournissent des repas :    Programmation musicale : ► Ma Meilleure Ennemie - Stromae, Pomme  ► Why Should I Smile - Mélissa Laveaux & Roseaux.

7 milliards de voisins
La honte : cette émotion qui enferme les femmes

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 48:30


Si la honte est universelle et peut toucher petits et grands, les femmes semblent particulièrement habitées par cette émotion. Honte de son corps et de ses changements, honte d'avoir ses règles, honte d'avoir de l'ambition ou de ne pas en avoir assez, de travailler trop, d'être célibataire, de ne pas avoir encore d'enfants... La honte s'immisce dans tous les aspects de la vie des femmes qui ne se trouvent jamais à la hauteur. Et même lorsqu'elles sont victimes de violences, elles finissent par supporter le poids de la culpabilité. Alors qu'initialement, la honte doit permettre de réguler son comportement, elle semble se traduire par de l'autocensure voire de l'autosabotage quand on est une femme. Comment s'affranchir de cette émotion qui abime l'estime de soi ?    Cette émission est une rediffusion du 27 janvier 2025. Avec : • Elisabeth Cadoche, journaliste et documentariste. Co-autrice du livre La fabrique de la honte - Enquête sur une émotion qui enferme les femmes (Les arènes, 2025) • Anne de Montarlot, psychothérapeute et co-autrice du livre La fabrique de la honte - Enquête sur une émotion qui enferme les femmes (Les arènes, 2025).   En fin d'émission, un nouvel épisode de notre série Le succès des repats, réalisée par Charlie Dupiot. Cette semaine, rencontre avec Anthony Marat, la livraison de repas à Libreville.  Ils sont originaires d'Afrique centrale et ils ou elles ont décidé de rentrer chez eux après des études à l'étranger... C'est le moment du «Succès des Repats» ! Notre reporter Charlie Dupiot a rencontré Anthony Marat : Cet entrepreneur gabonais de 33 ans, est revenu vivre à Libreville où il avait grandi, après des études de commerce aux États-Unis et en France. À son retour en 2017, il a lancé «Yoboresto», une application smartphone qui propose de livrer des repas à domicile. Le voici en plein rendez-vous avec la responsable du restaurant «Le Moulin d'Okala» dans la commune d'Akanda, au nord de la capitale. C'est l'un des 40 restaurants partenaires qui lui fournissent des repas :    Programmation musicale : ► Ma Meilleure Ennemie - Stromae, Pomme  ► Why Should I Smile - Mélissa Laveaux & Roseaux.

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2017 Africa Cup of Nations final

featured Wiki of the Day

Play Episode Listen Later Jan 18, 2026 2:15


fWotD Episode 3180: 2017 Africa Cup of Nations final Welcome to featured Wiki of the Day, your daily dose of knowledge from Wikipedia's finest articles.The featured article for Sunday, 18 January 2026, is 2017 Africa Cup of Nations final.The 2017 Africa Cup of Nations final was an association football match to determine the winner of the 2017 Africa Cup of Nations, organised by the Confederation of African Football (CAF). The match was held at the Stade de l'Amitié in Libreville, Gabon, on 5 February 2017 and was contested by Cameroon and Egypt. The sixteen teams who had qualified for the tournament were divided into four groups of four, with the top two from each group progressing to the knock-out phase. Cameroon finished as runners-up in Group A before defeating Senegal and Ghana in the quarter-final and semi-final, while Egypt reached for the final by first winning Group D and then beating Morocco and Burkina Faso.Egypt started the final strongly and took a 1–0 lead through Mohamed Elneny after 22 minutes. Cameroon had more possession than Egypt in the first half, but their attack lacked potency, and Egypt led at half time. The Egyptians made few attempts to attack in the second half, and Cameroon equalised after 59 minutes through Nicolas Nkoulou, who had come on as a substitute. Egypt were unable to adjust, and Cameroon continued to have the better chances, eventually scoring again two minutes before the end, through Vincent Aboubakar, to record a 2–1 win. The victory marked their fifth Africa Cup of Nations title. As winners, they represented CAF at the 2017 FIFA Confederations Cup in Russia, but they did not progress beyond the group phase.This recording reflects the Wikipedia text as of 00:56 UTC on Sunday, 18 January 2026.For the full current version of the article, see 2017 Africa Cup of Nations final on Wikipedia.This podcast uses content from Wikipedia under the Creative Commons Attribution-ShareAlike License.Visit our archives at wikioftheday.com and subscribe to stay updated on new episodes.Follow us on Bluesky at @wikioftheday.com.Also check out Curmudgeon's Corner, a current events podcast.Until next time, I'm neural Emma.

Afrique Économie
La Côte d'Ivoire annonce des investissements dans le secteur agroalimentaire gabonais

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Jan 1, 2026 2:17


Le Gabon souhaite renforcer ses liens économiques avec la Côte d'Ivoire. Après les secteurs du transport aérien et du transport routier, les investisseurs ivoiriens entendent participer à l'objectif d'autosuffisance alimentaire du pays voulu par les autorités de Libreville. Avec notre correspondant à Libreville, C'est une véritable offensive économique que la Côte d'Ivoire lance au Gabon et le timing n'a pas été choisi au hasard, Libreville ayant annoncé récemment une réforme en profondeur de son agriculture pour limiter l'importation massive de produits alimentaires. La Côte d'Ivoire entend en effet exporter son modèle agricole au Gabon, à commencer par la production de semences. « Par exemple, la qualité des semences produites qui sont à haut rendement permet de réduire les surfaces cultivées pour assurer le gain des petits producteurs, des agro-industriels, etc. », explique le professeur Da Costa Kouassi, chercheur principal au Centre national de recherche agronomique de Côte d'Ivoire. Au Gabon, les investisseurs ivoiriens se positionnent notamment dans la production de denrées alimentaires. Solange Amichia, directrice générale du Centre de promotion des investissements en Côte d'Ivoire : « Nous sommes venus présenter les opportunités d'investissement sur plusieurs projets. Ce sont des projets de plantations et d'usines intégrées pour la production de manioc, d'ignames, de bananes plantain, d'aliments pour animaux, mais également de l'aquaculture. Ce sont des projets qu'on fait en Côte d'Ivoire et qu'on peut répliquer ici au Gabon ». L'agriculture n'est pas le seul secteur qui intéresse les Ivoiriens. Au terme du forum, Ghislain Mouandza Mboma, directeur général de l'Agence gabonaise de promotion des investissements, s'est dit satisfait des engagements économiques de la partie ivoirienne : « En intentions d'investissements, nous ne sommes pas loin d'une enveloppe de 200 milliards de francs CFA. Il s'agit des secteurs de la cimenterie, de la production de poulets de chair ou de la construction d'hôtels haut de gamme : on a des intentions claires là-dessus. Maintenant, nous allons continuer le dialogue pour réussir à concrétiser cela. » Le Gabon et la Côte d'Ivoire construisent le modèle parfait pour la souveraineté économique de l'Afrique, estime Henri Claude Oyima, ancien ministre gabonais de l'Économie et des Finances. « Le partenariat entre la Côte d'Ivoire et le Gabon est un exemple de ce que le continent peut accomplir lorsqu'il choisit l'ambition plutôt que l'attentisme, la coopération plutôt que la dépendance et la transformation plutôt que l'exportation brute de richesses agricoles et minières », commente-t-il. La Côte d'Ivoire ne découvre pas le marché gabonais. Ses entreprises sont présentes dans le secteur bancaire, le transport aérien et la construction des routes. À lire aussiGabon: coup d'envoi d'un vaste projet de Zones à forte productivité agricole

Reportage Afrique
Gabon: les Librevillois privilégient la viande de bœuf à Noël au détriment du poulet quotidien

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 2:16


Au Gabon, pays dont la population est en majorité chrétienne, les familles s'activent pour préparer le repas de Noël. Qu'en sera-t-il dans l'assiette des Gabonais ? Beaucoup n'apprécieraient pas le poulet surgelé, appelé « la star du congélateur », car c'est l'aliment omniprésent dans les congélateurs. Pour Noël, les familles gabonaises souhaitent manger de la viande de bœuf. Reportage au marché Mon Bouët, le marché central de Libreville. De notre correspondant à Libreville, Au marché central Mon Bouët de Libreville, au Gabon, Oucéni a le sourire aux lèvres. Ce commerçant a fait le stock de viande de bœuf. Son étal est bien garni. Les ventes ont considérablement augmenté, même si le pic n'est pas encore atteint. « C'est la période où tous les clients mangent de la viande. En décembre, on sait qu'on aura des clients. Il y a de l'espoir », se réjouit-il. Trois rayons plus loin, Amidou, vendeur de poulet surgelé, fait la grise mine. Sa clientèle habituelle lui tourne le dos. « Nous, on est en baisse. Le poulet baisse. Il y a que la viande qui se vende en ce moment, ils ont trop mangé de poulet. Comme c'est la fête, ils veulent manger la viande. On attend que la fête se termine. Les ventes de poulet vont repartir comme d'habitude », analyse-t-il, résigné. « La viande de bœuf une fois dans l'année, ça nous fera plaisir » Pour Noël, plusieurs familles ont décidé de s'offrir un repas spécial. C'est le cas de Raïssa. « On en mange tous les jours. On essaie de changer un peu du poulet. La viande de bœuf une fois dans l'année, ça nous fera plaisir », explique-t-elle. Héléna Josée, mère de huit enfants, imagine déjà comment elle concoctera son repas. « Je vais le faire bouillir avant de mettre la pâte d'arachide pour finir avec une bonne banane semi-mûre. Puis on va passer à table. Ce serait fantastique, du bon bœuf bien fait à la pâte d'arachide », détaille-t-elle avec délectation. Évoquant les futures effluves de son repas de Noël, elle s'en amuse : « Cela va attirer le voisinage. Cela veut dire : "Venez, il y a du bœuf aujourd'hui, pas du poulet. Joyeux Noël à tous !" » Mais un problème demeure pour de nombreux ménages gabonais : le prix du bœuf, entre 4 500 ou 5 000 Francs CFA le kilo. Oucéni a l'explication : « Selon moi, c'est cher. Mais comment faire autrement, puisque le bœuf vient de l'étranger ? Ce n'est pas du bœuf du Gabon. Cela vient du Cameroun. C'est difficile parce qu'il faut d'abord qu'on aille le chercher au nord du Cameroun. Puis on doit dédouaner à Yaoundé avant que cela n'arrive ici au Gabon. » À défaut de viande de bœuf, le poisson est l'autre aliment qui remplacera le poulet sur les tables lors des fêtes. Au Gabon, le repas de Noël doit être abondant pour accueillir toute la famille et les éventuels visiteurs imprévus. À lire aussiGabon: au marché des poissons, des pêcheurs sanctionnés pour pêche en zone protégée

Le débat africain
Gabon, Cameroun, COP 30 et Sommet des peuples au Brésil…L'actualité vue par les éditorialistes africains

Le débat africain

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 39:00


Au sommaire : Au Gabon, la Cour d'appel de Libreville a condamné Sylvia et Noureddin Bongo, épouse et fils du président déchu Ali Bongo, en leur absence, à 20 ans de prison pour détournement de fonds publics. Au Cameroun, l'opposant Issa Tchiroma qui revendique toujours la victoire de l'élection présidentielle du 12 octobre 2025 exige la libération des personnes interpellées dans le cadre de la crise post-électorale. Enfin direction Belem au Brésil où se déroule cette semaine, en marge de la 30è édition de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP30), le Sommet des peuples. Que peuvent espérer les plus de 500 peuples autochtones réunis lors de ce sommet alternatif ? Avec la participation de :  Lanciné Bakayoko, journaliste à la Radiodiffusion télévision ivoirienne RTI François Hiondi Nkam, grand reporter et chef du service Économie au quotidien camerounais Le jour Wuldath Mama, journaliste béninoise spécialiste des questions internationales. 

Revue de presse Afrique
À la Une: les Bongo, mère et fils, condamnés à 20 ans de prison

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Nov 12, 2025 4:20


La Cour criminelle spéciale de Libreville n'a pas traîné… Moins de 48 heures après l'ouverture des débats lundi, Sylvia et Noureddin Bongo, épouse et fils du président déchu Ali Bongo, ont été condamnés mardi 11 novembre, au soir, par contumace à vingt ans de prison et à de lourdes amendes. Ils étaient notamment accusés de détournement de fonds publics et d'association de malfaiteurs. La cour a suivi les réquisitions du procureur. « Selon le magistrat, relate le site Gabon Review, Sylvia et Noureddin Bongo ont “travesti le pouvoir présidentiel“ après l'accident vasculaire cérébral du président Ali Bongo Ondimba en 2018. Il a décrit “un duo culturellement éloigné du pays, mais pécuniairement très proche“, estimant que l'ex-première dame aurait perçu 16 milliards de francs CFA du Trésor public pour ses “besoins personnels“. Le procureur a par ailleurs évoqué des preuves présumées de blanchiment d'argent, notamment l'achat de jets privés et de biens immobiliers de prestige à Londres et Marrakech, financés par des fonds publics. » 4 millions d'euros par mois ? Gabon actu, autre site d'information gabonais, met en avant le témoignage de Kim Oum, homme à tout faire de l'ex-Première dame : « “Sylvia Bongo dépensait plus de 4 millions d'euros par mois, soit plus de deux milliards de Francs CFA", a-t-il affirmé. "L'argent venait du Trésor public“. L'homme, d'origine coréenne, précise Gabon actu, arrêté avec des mallettes d'argent estimé à plusieurs milliards de francs CFA le 30 août 2023, le jour de coup d'État, a révélé également que 500 millions de francs CFA avaient été décaissés du Trésor public pour corrompre les membres du Centre gabonais des élections. 80 milliards avaient également été mobilisés pour la campagne du scrutin présidentiel 2023, a-t-il allégué. Autre révélation troublante faite par Kim Oum, lors de l'audience, pointe encore Gabon actu : l'achat de l'actuelle résidence cossue de l'ex-couple présidentiel, dans un des quartiers les plus huppés à Londres, aurait coûté plus de 44 milliards de francs CFA et l'acquisition aurait été faite au nom de Sylvia Bongo. » Une « parodie de justice » ? Sylvia Bongo et son fils étaient donc absents du procès. Ils vivent à Londres depuis le mois de mai, après avoir passé plus de vingt mois en détention. Leurs avocats, qui n'étaient pas présents non plus à l'audience, dénoncent un procès « inéquitable ». « C'est une parodie, affirme l'un d'entre eux cité par Le Monde Afrique, une parodie qui se joue en dehors de tout cadre légal. Le seul but est de les jeter en pâture à l'opinion publique et de permettre au président Brice Oligui Nguema de faire oublier sa trahison. » Le Monde Afrique qui précise aussi que « depuis qu'ils sont à Londres, Sylvia et Noureddin Bongo ont multiplié les opérations médiatiques pour contre-attaquer, dénonçant le sort que le nouveau régime leur a fait subir. Arrêtés dans les heures qui ont suivi le putsch et détenus dans la prison de Libreville puis au sein même du palais présidentiel, ils affirment avoir été torturés par des militaires proches de Brice Oligui Nguema. » Interrogé par Le Point Afrique, Noureddin Bongo affirme : « Je n'ai jamais détourné un centime d'argent public », tout en soutenant qu'il ne « peut pas être tenu responsable des manquements ou de la politique de son père ou de son grand-père », respectivement Ali et Omar Bongo. Ali Bongo épargné ? À noter qu'Ali Bongo ne faisait pas partie des accusés. En raison, vraisemblablement, de son état de santé. Mais au-delà, commente Le Pays au Burkina Faso, « un procès de l'ancien chef de l'État aurait été d'autant plus difficile pour le pouvoir que le Général Brice Clotaire Oligui Nguema est connu pour avoir été un homme de confiance du président déchu, puisqu'il était le commandant de la Garde républicaine. Difficile donc pour l'officier-président de faire le procès de son prédécesseur qu'il a servi pendant des années avant de le renverser dans les conditions que l'on sait, sans paraître se tirer une balle dans le pied. » Vraie rupture ou opération politique ? En tout cas, résume Afrik.com, « pour le régime du général Brice Oligui Nguema, ce procès illustre la volonté de rupture avec l'ère Bongo et la lutte contre la corruption. Les autorités présentent cette procédure comme un acte de justice réparatrice, visant à restituer à l'État les richesses indûment accaparées. Mais pour de nombreux observateurs, cette offensive judiciaire, menée en l'absence des accusés, soulève des doutes sur la sincérité du processus. Certains y voient une opération politique destinée à consolider le nouveau pouvoir tout en discréditant définitivement le clan Bongo. » À lire aussiGabon: Sylvia et Noureddin Bongo condamnés à vingt ans de prison en leur absence pour détournement de fonds publics

Priorité santé
Les troubles DYS: des troubles multiples

Priorité santé

Play Episode Listen Later Nov 5, 2025 48:30


Difficultés pour apprendre à lire (dyslexie), à orthographier (dysorthographie), à se concentrer ou à coordonner des gestes complexes (dyspraxie)… Les troubles «dys» sont des troubles du langage et des apprentissages. Ces «dys» peuvent avoir des conséquences sur la scolarité, la vie quotidienne et mener à des difficultés d'insertion pour ces enfants. 40% d'entre eux présentent plusieurs troubles de l'apprentissage associés. Quels sont les différents types de troubles «dys» ? Que sait-on de leurs causes ? Quel accompagnement et quelle prise en charge existent ?  Hervé Glasel, neuropsychologue, spécialiste du développement de l'enfant et de l'adolescent. Fondateur et dirigeant du CERENE, école des Dys Elisa James, orthophoniste au Centre hospitalier de Libreville et vice-présidente de la Société Gabonaise d'orthophonie   Cécile, mère de Maël, 14 ans, diagnostiqué dyslexique, dysgraphique, dysorthographique.  ► En fin d'émission, nous irons découvrir l'École de Chiens Guides pour aveugles et malvoyants de Paris. Affilié à la Fédération Française des Associations de Chiens Guides (FFAC), ce centre éduque les futurs chiens guides et les suit tout au long de leur parcours auprès des personnes aveugles et malvoyantes qu'ils accompagnent. Reportage de Louise Caledec. Programmation musicale :  ► Steve Lacey – Bad habit ► Aleksand Saya, Sarera – Dé mo dé mo.

Priorité santé
Les troubles DYS: des troubles multiples

Priorité santé

Play Episode Listen Later Nov 5, 2025 48:30


Difficultés pour apprendre à lire (dyslexie), à orthographier (dysorthographie), à se concentrer ou à coordonner des gestes complexes (dyspraxie)… Les troubles «dys» sont des troubles du langage et des apprentissages. Ces «dys» peuvent avoir des conséquences sur la scolarité, la vie quotidienne et mener à des difficultés d'insertion pour ces enfants. 40% d'entre eux présentent plusieurs troubles de l'apprentissage associés. Quels sont les différents types de troubles «dys» ? Que sait-on de leurs causes ? Quel accompagnement et quelle prise en charge existent ?  Hervé Glasel, neuropsychologue, spécialiste du développement de l'enfant et de l'adolescent. Fondateur et dirigeant du CERENE, école des Dys Elisa James, orthophoniste au Centre hospitalier de Libreville et vice-présidente de la Société Gabonaise d'orthophonie   Cécile, mère de Maël, 14 ans, diagnostiqué dyslexique, dysgraphique, dysorthographique.  ► En fin d'émission, nous irons découvrir l'École de Chiens Guides pour aveugles et malvoyants de Paris. Affilié à la Fédération Française des Associations de Chiens Guides (FFAC), ce centre éduque les futurs chiens guides et les suit tout au long de leur parcours auprès des personnes aveugles et malvoyantes qu'ils accompagnent. Reportage de Louise Caledec. Programmation musicale :  ► Steve Lacey – Bad habit ► Aleksand Saya, Sarera – Dé mo dé mo.

Le GOTELL Podcast En Français
La voie du Saint Esprit, la Voie du repos

Le GOTELL Podcast En Français

Play Episode Listen Later Sep 19, 2025 60:19


Écoute Audrey te partager des réflexions puissantes depuis sa dernière session à Libreville, au Gabon. Découvrez où Audrey sera prochainement en consultant notre site web ! www.gotell.fr/itineraire  Restez connectés avec Audrey Mack ! Suivez-nous sur les réseaux sociaux :

Journal de l'Afrique
Gabon : début de la campagne pour les législatives prévues le 27 septembre

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Sep 17, 2025 14:00


La campagne pour les législatives et municipales au Gabon a débuté ce lundi. Le scrutin aura lieu le 27 septembre prochain. Ces élections sont présentées comme cruciales par le parti au pouvoir. Les précisions de notre correspondant à Libreville, Ismaël Obiang Nze

7 milliards de voisins
Les petits plaisirs de la sieste

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Aug 22, 2025 48:30


Préconisée pour les enfants et les personnes âgées, la sieste a parfois mauvaise réputation pour ceux qui ont la malchance d'être entre les deux âges. Baisse de la productivité ou tout simplement perte de temps, nos sociétés éprises de performance ont tendance à regarder les « siesteurs » d'un mauvais œil, en particulier dans le monde du travail. (Rediffusion) Mais que les adeptes du petit somme se rassurent, la sieste a aussi ses défenseurs. C'est même une tradition dans certains pays comme en Espagne ou en Italie pour supporter les heures chaudes de l'après-midi. La Chine en a fait un droit constitutionnel. De nombreuses personnalités en ont fait l'éloge, on peut citer le peintre Léonard de Vinci, le physicien Albert Einstein ou l'ancien président français Jacques Chirac, tous les trois accros à la micro-sieste. Preuve que la sieste n'empêche ni la créativité ni les carrières politiques. Sans nourrir forcément les plus grandes ambitions, pourquoi s'adonner aux petits plaisirs de la sieste ? Comment profiter de sa sieste sans passer pour un paresseux ?  Avec : Sébastien Spitzer, écrivain et essayiste, enseignant à Sciences Po, auteur de Petite philosophie de la sieste (Éditions de La Martinière, 2025). Nicolas Goarant, expert sommeil de la Fondation Jean Jaurès et auteur du livre Le sommeil malmené (L'Aube, 2020). Un nouvel épisode de notre série Le succès des repats réalisée par Charlie Dupiot. Le portrait de Vanessa Arago, la chimiste des eaux gabonaises. Ils et elles sont originaires d'Afrique centrale et ont décidé de rentrer chez eux pour contribuer au développement de leur pays... C'est le moment du « Succès des Repats » ! Vanessa Arago est revenue au Gabon, il y a 10 ans. Avec un père ingénieur en pétrochimie, elle baigne dans la chimie depuis toute petite. En 2018, elle a lancé son laboratoire, appelé « Omilab », à Libreville. Notre reporter Charlie Dupiot l'a rencontrée sur place, alors que Vanessa Arago et son équipe s'apprêtent à mener une analyse. Cette émission est une rediffusion du 9 juin 2025. Programmation musicale :  ► Cabossé – Pat Kalla et le Super Mojo  ► Umuwuze – Code Sangala.

7 milliards de voisins
Les petits plaisirs de la sieste

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Aug 22, 2025 48:30


Préconisée pour les enfants et les personnes âgées, la sieste a parfois mauvaise réputation pour ceux qui ont la malchance d'être entre les deux âges. Baisse de la productivité ou tout simplement perte de temps, nos sociétés éprises de performance ont tendance à regarder les « siesteurs » d'un mauvais œil, en particulier dans le monde du travail. (Rediffusion) Mais que les adeptes du petit somme se rassurent, la sieste a aussi ses défenseurs. C'est même une tradition dans certains pays comme en Espagne ou en Italie pour supporter les heures chaudes de l'après-midi. La Chine en a fait un droit constitutionnel. De nombreuses personnalités en ont fait l'éloge, on peut citer le peintre Léonard de Vinci, le physicien Albert Einstein ou l'ancien président français Jacques Chirac, tous les trois accros à la micro-sieste. Preuve que la sieste n'empêche ni la créativité ni les carrières politiques. Sans nourrir forcément les plus grandes ambitions, pourquoi s'adonner aux petits plaisirs de la sieste ? Comment profiter de sa sieste sans passer pour un paresseux ?  Avec : Sébastien Spitzer, écrivain et essayiste, enseignant à Sciences Po, auteur de Petite philosophie de la sieste (Éditions de La Martinière, 2025). Nicolas Goarant, expert sommeil de la Fondation Jean Jaurès et auteur du livre Le sommeil malmené (L'Aube, 2020). Un nouvel épisode de notre série Le succès des repats réalisée par Charlie Dupiot. Le portrait de Vanessa Arago, la chimiste des eaux gabonaises. Ils et elles sont originaires d'Afrique centrale et ont décidé de rentrer chez eux pour contribuer au développement de leur pays... C'est le moment du « Succès des Repats » ! Vanessa Arago est revenue au Gabon, il y a 10 ans. Avec un père ingénieur en pétrochimie, elle baigne dans la chimie depuis toute petite. En 2018, elle a lancé son laboratoire, appelé « Omilab », à Libreville. Notre reporter Charlie Dupiot l'a rencontrée sur place, alors que Vanessa Arago et son équipe s'apprêtent à mener une analyse. Cette émission est une rediffusion du 9 juin 2025. Programmation musicale :  ► Cabossé – Pat Kalla et le Super Mojo  ► Umuwuze – Code Sangala.

Journal de l'Afrique
Gabon : crise ouverte au sein de l'ex-parti au pouvoir, le PDG

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jul 22, 2025 12:17


Au Gabon, la bataille pour le contrôle de l'ex-parti au pouvoir, le PDG, se poursuit à Libreville. Les cadres proches d'Ali Bongo sont interdits d'accès au siège du parti, où ils avaient programmé une réunion stratégique, par la nouvelle direction du parti. Les précisions de notre correspondant à Libreville, Ismaël Obiang Nze. 

7 milliards de voisins
Recherche d'emploi : conseils aux jeunes diplômés

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Jul 10, 2025 48:29


Ce mois-ci, émission spéciale : double culture et recherche d'emploi, avantage ou désavantage ? Nos spécialistes vous conseillent dans votre recherche d'emploi. Valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle, de vos compétences, venez poser vos questions sur un monde du travail en pleine mutation.  Avec : • Farida Akadiri, consultante et coach internationale pour leaders, managers et entrepreneurs • Aniéla Ve Kouakou, consultante en ressources humaines, fondatrice de Agiloya Afrique, un cabinet de conseils et de recrutement basé à Abidjan en Côte d'Ivoire.   En fin d'émission, un nouvel épisode de notre série Le succès des repats, réalisée par Charlie Dupiot. Le portrait de Pamela Gassita Demeulemeester et Maéva Chavihot Mebiame, deux soeurs qui, en 2019, ont monté «  Pam'cakes & Foodies » pour comme elles le disent, donner le goût de la pâtisserie fine au Gabon. Aujourd'hui, elles emploient 11 personnes, dans le quartier d'Angondjé au nord de Libreville. Programmation musicale : ► Lion - Little Simz & Obongjayar ► Zaazaa - Frenna feat. Shalllipopi.

7 milliards de voisins
La honte : cette émotion qui enferme les femmes

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Jun 30, 2025 48:29


Si la honte est universelle et peut toucher petits et grands, les femmes semblent particulièrement habitées par cette émotion. Honte de son corps et de ses changements, honte d'avoir ses règles, honte d'avoir de l'ambition ou de ne pas en avoir assez, de travailler trop, d'être célibataire, de ne pas avoir encore d'enfants...   La honte s'immisce dans tous les aspects de la vie des femmes qui ne se trouvent jamais à la hauteur. Et même lorsqu'elles sont victimes de violences, elles finissent par supporter le poids de la culpabilité. Alors qu'initialement, la honte doit permettre de réguler son comportement, elle semble se traduire par de l'autocensure voire de l'autosabotage quand on est une femme. Comment s'affranchir de cette émotion qui abime l'estime de soi ?    Cette émission est une rediffusion du 27 janvier 2025 Avec : • Elisabeth Cadoche, journaliste et documentariste. Co-autrice du livre La fabrique de la honte - Enquête sur une émotion qui enferme les femmes (Les arènes, 2025) • Anne de Montarlot, psychothérapeute et co-autrice du livre La fabrique de la honte - Enquête sur une émotion qui enferme les femmes (Les arènes, 2025). En fin d'émission, un nouvel épisode de notre série Le succès des repats, réalisée par Charlie Dupiot. Cette semaine, rencontre avec Anthony Marat, la livraison de repas à Libreville.  Ils sont originaires d'Afrique centrale et ils ou elles ont décidé de rentrer chez eux après des études à l'étranger... C'est le moment du «Succès des Repats» ! Notre reporter Charlie Dupiot a rencontré Anthony Marat : Cet entrepreneur gabonais de 33 ans, est revenu vivre à Libreville où il avait grandi, après des études de commerce aux États-Unis et en France. À son retour en 2017, il a lancé «Yoboresto», une application smartphone qui propose de livrer des repas à domicile. Le voici en plein rendez-vous avec la responsable du restaurant «Le Moulin d'Okala» dans la commune d'Akanda, au nord de la capitale. C'est l'un des 40 restaurants partenaires qui lui fournissent des repas :    Programmation musicale : ► Ma Meilleure Ennemie - Stromae, Pomme  ► Why Should I Smile - Mélissa Laveaux & Roseaux.  

7 milliards de voisins
Les petits plaisirs de la sieste

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Jun 9, 2025 48:30


Préconisée pour les enfants et les personnes âgées, la sieste a parfois mauvaise réputation pour ceux qui ont la malchance d'être entre les deux âges. Baisse de la productivité ou tout simplement perte de temps, nos sociétés éprises de performance ont tendance à regarder les « siesteurs » d'un mauvais œil, en particulier dans le monde du travail. Mais que les adeptes du petit somme se rassurent, la sieste a aussi ses défenseurs. C'est même une tradition dans certains pays comme en Espagne ou en Italie pour supporter les heures chaudes de l'après-midi. La Chine en a fait un droit constitutionnel. De nombreuses personnalités en ont fait l'éloge, on peut citer le peintre Léonard de Vinci, le physicien Albert Einstein ou l'ancien président français Jacques Chirac, tous les trois accros à la micro-sieste. Preuve que la sieste n'empêche ni la créativité, ni les carrières politiques. Sans nourrir forcément les plus grandes ambitions, pourquoi s'adonner aux petits plaisirs de la sieste ? Comment profiter de sa sieste sans passer pour un paresseux ? Avec : Sébastien Spitzer,écrivain et essayiste, enseignant à Sciences Po, auteur de Petite philosophie de la sieste (Édition la Martinière, 2025) Nicolas Goarant, expert sommeil de la Fondation Jean Jaurès et auteur du livre Le sommeil malmené (L'aube, 2020)Un nouvel épisode de notre série Le succès des repats réalisée par Charlie Dupiot. Le portrait de Vanessa Arago, la chimiste des eaux gabonaises.Ils et elles sont originaires d'Afrique centrale et ont décidé de rentrer chez eux pour contribuer au développement de leur pays... C'est le moment du « Succès des Repats » ! Vanessa Arago est revenue au Gabon il y a 10 ans. Avec un père ingénieur en pétrochimie, elle baigne dans la chimie depuis toute petite. En 2018, elle a lancé son laboratoire, appelé « Omilab », à Libreville. Notre reporter Charlie Dupiot l'a rencontrée sur place, alors que Vanessa Arago et son équipe s'apprêtent à mener une analyse.Programmation musicale : ► Cabossé – Pat Kalla et le Super Mojo ► Umuwuze – Code Sangala

7 milliards de voisins
Recherche d'emploi : conseils aux jeunes diplômés

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later May 27, 2025 48:30


Nos spécialistes vous conseillent dans votre recherche d'emploi. Valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle, de vos compétences, venez poser vos questions sur un monde du travail en pleine mutation. Avec :• Aniela Vé Kouakou, fondatrice de Agiloya Afrique, cabinet de conseils en Ressources Humaines et Recrutement, basé à Abidjan• Yann Hazoume, consultant RH et chasseur de tête.En fin d'émission, un nouvel épisode de notre série Le succès des repats réalisée par Charlie Dupiot. Le portrait de Carine Ozouaki, des cosmétiques made in Libreville.Ils et elles sont originaires d'Afrique centrale et ont décidé de retourner chez eux pour contribuer au développement de leur pays. C'est le moment du Succès des Repats  ! Quand elle est rentrée à Libreville au Gabon, Carine Ozouaki n'avait pas prévu de se lancer dans la fabrication de cosmétiques. Et pourtant, il y a 10 ans, elle a créé sa marque « Magningo ». Un projet qu'elle a financé sur ses fonds propres, elle qui travaille à temps plein dans une banque. Notre reporter Charlie Dupiot l'a rencontrée chez elle, dans sa cuisine reconvertie en atelier.  Programmation musicale :► Ma Meilleure Ennemie ft. POMME  - Stromae► Wake up Afrika - Gyedu-Blay Ambolley. 

Appels sur l'actualité
[Vos réactions] Gabon : la famille Bongo est en Angola

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later May 19, 2025 20:00


Après 20 mois en résidence surveillée à Libreville, Ali Bongo est désormais en Angola. Le président déchu est arrivé avec son épouse Sylvia et son fils cadet Noureddin, tous deux poursuivis par la justice gabonaise notamment pour détournement de fonds publics et blanchiment de capitaux. Que vous inspirent ces libérations ? Quel avenir judiciaire pour la famille Bongo ? 

Invité Afrique
Exfiltration des Bongo: «Pas de lien de causalité avec notre réintégration à l'UA», selon le vice-président Barro Chambrier (Gabon)

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 17, 2025 22:43


Depuis jeudi soir, Ali Bongo, sa femme Sylvia et leur fils Noureddin ne sont plus au Gabon. Ils ont été transférés en Angola. À Libreville, le procureur général s'est exprimé vendredi pour dire que la femme et le fils de l'ex-président gabonais étaient sortis de prison pour raisons de santé, mais qu'ils n'étaient qu'en liberté provisoire et qu'un procès aurait quand même lieu. Pas de communiqué des autorités politiques gabonaises. Mais ce samedi matin, sur RFI, le vice-président gabonais en charge du gouvernement, Alexandre Barro Chambrier accepte de nous en dire un peu plus. Il affirme que cette exfiltration de la famille Bongo n'est pas la contrepartie de la réintégration du Gabon dans l'Union africaine.  RFI : Vous prenez vos fonctions auprès du président Oligui Nguema avec de très grandes ambitions économiques. Mais au moment où le prix du baril de pétrole est en dessous de 65 dollars, est-ce que vous n'allez pas devoir réviser vos projets à la baisse ? Alexandre Barro Chambrier (vice-président du gouvernement gabonais) : Il est évident que nous sommes dans un contexte international qui est plein d'incertitudes et, dans cette situation, nous prenons les dispositions pour renforcer les finances publiques. Et les dispositions sont en cours, d'ores et déjà, pour pouvoir réduire le train de vie de l'État. Il n'est pas exclu, effectivement, que nous ayons une loi de finances rectificative.Le problème le plus urgent pour beaucoup de Gabonais, c'est le manque d'électricité. Quand est-ce que vont cesser les pannes de courant ? Il y a déjà une amélioration par rapport à ces délestages, mais nous nous donnons deux ans pour que les problèmes de délestage, les problèmes d'accession à l'eau soient résolus. Et nous avons une ambition, le président Oligui Nguema veut une croissance forte à près de deux chiffres qui permettra effectivement de créer les emplois et de réduire la pauvreté.Dans ce nouveau régime, il n'y a plus de Premier ministre. Le président est entouré de deux vice-présidents, Séraphin Moundounga et vous-même, comment les rôles vont-ils se répartir entre vous deux ? Écoutez, il n'y a aucun problème. La Constitution est très claire. Le président oriente, le président décide. Il supervise. Le vice-président du gouvernement, que je suis, coordonne l'action du gouvernement et prépare les arbitrages.Est-ce que vous ne risquez pas d'être un simple exécutant des ordres donnés par le président Oligui Nguema ? Écoutez, si je suis un bon exécutant, ce sera déjà quelque chose de satisfaisant. C'est lui qui est élu, c'est lui qui dispose de la légitimité. Donc, il n'y a pas dyarchie. Les choses sont très claires.Il y a un ministère très important qui est créé à l'occasion de cette installation de cette nouvelle République, c'est le ministère de l'Économie et des Finances. Et le titulaire de ce nouveau ministère est Henri-Claude Oyima qui est le PDG et l'un des principaux actionnaires de la Bgfibank, la plus grande banque privée de la zone CEMAC d'Afrique centrale. Est-ce qu'un ministre qui continue d'être rémunéré par une entreprise privée, ce n'est pas illégal ?Je pense que c'est un homme de talent, d'expérience, qui prendra toute sa place dans ce gouvernement et je m'en réjouis. Et la situation de monsieur Oyima est en voie de clarification puisque lui-même a annoncé qu'il allait se retirer de ses activités privées. Et Henry-Claude Oyima prendra le recul et la hauteur nécessaires dans le cadre de ses nouvelles fonctions. Nous pouvons lui faire pleinement confiance.On l'a appris ce vendredi matin, l'ancien président Ali Bongo, sa femme Sylvia et leur fils Noureddin ont quitté le Gabon et sont arrivés en Angola. Comment s'est passée cette exfiltration ? Cette affaire suit son cours judiciaire. Nous avons vu que le procureur général a mentionné des motifs en rapport avec l'état de santé de ceux qui étaient détenus à la prison centrale pour cette liberté provisoire. Bon, il faut respecter la séparation des pouvoirs.Le député de transition Geoffroy Foumboula s'exclame : « C'est une véritable honte ! C'est le prix à payer pour la réintégration du Gabon au sein de l'Union africaine »...Écoutez, je lui laisserai la responsabilité de ses propos. Le Gabon a retrouvé sa place dans l'Union africaine à la suite d'élections qui ont été considérées comme exemplaires et transparentes, dont le même député lui-même a salué l'objectivité.Et cette sortie des Bongo du Gabon facilite les choses avec l'Union africaine ? Je ne le crois pas. Il n'y a pas pour moi de lien de causalité avec notre réintégration, qui est antérieure aux faits dont nous parlons aujourd'hui.Pendant leurs 20 mois de prison, Sylvia et Noureddin Bongo disent qu'ils ont subi de mauvais traitements. Est-ce qu'ils ont été fortement encouragés à révéler les numéros de leurs comptes bancaires à l'étranger ? Et maintenant que vous avez récupéré ces numéros et tout l'argent qu'ils possédaient, est-ce que vous pouvez les laisser partir ? Non, mais là, franchement, je pense que vous avez une imagination fertile et que moi, dans ma qualité de vice-président du gouvernement entrant, vous comprenez bien que je ne puisse pas vous répondre sur de telles assertions qui ne sont pas du tout prouvées.À lire aussiL'exil de la famille Bongo en Angola suscite des réactions contrastées au Gabon

Business of Bouffe
Anto Cocagne | French touch

Business of Bouffe

Play Episode Listen Later Apr 27, 2025 17:21


Dans ce nouvel épisode de Toque Toque, partez à la rencontre d'Anto Cocagne, cheffe gabonaise installée à Paris et qui s'est donnée pour mission de faire rayonner les cuisines subsahariennes en France et dans le monde. C'est entre les murs de Baraka, son épicerie fine pleine de saveurs inédites, que nous la rencontrons pour retracer son parcours, depuis les cuisines de Libreville, dirigées par les femmes, jusqu'aux fourneaux où la cheffe revisite aujourd'hui les plats traditionnels de son enfance en y apportant raffinement et modernité.Un voyage passionnant, jalonné d'épreuves et de découvertes, qui parle d'héritage, de mélange des cultures, et d'une gastronomie encore trop méconnue, qu'Anto Cocagne est bien décidée à placer sur le devant de la scène.Une série audio proposée par Metro en collaboration avec Le Nouveau Bélier et produite par Lacmé production.Avec la voix de Philippe Maymat, écrit par Yvane Jacob, réalisé et mixé par Ben Macé sur une musique originale de Pablo Altar. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.