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Les effets des réseaux sociaux sur le cerveau de la population adolescente; la modification génétique d'embryons humains; et la menace du tourisme en Antarctique 65 ans après la signature du traité de protection.
Cette semaine, Steven Spielberg nous plonge dans un thriller de science-fiction ultra-réaliste avec Disclosure, une traque haletante autour du secret de l'existence extraterrestre. Côté émotion, suivez la reconstruction poignante de Romain Duris en Thaïlande dans Fils de personne, ainsi que le voyage thérapeutique et glacial de Jérémie Renier en Antarctique. Un tour d'horizon complet des sorties salles à ne pas manquer.
durée : 00:03:08 - Debout la Terre - par : Célia Quilleret - Une réunion est passée inaperçue : celle des pays membres du traité de l'Antarctique réunis à Hiroshima au Japon. Parmi les suejts abordés : la protection du manchot empereur. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:04:13 - InterNational - par : Jose Manuel Lamarque - Ce territoire est administré par 58 États, donc symboliquement représenté par 58 drapeaux. L'Antarctique ne disposerait elle pas aussi de son propre emblème ? Cette initiative est portée par l'association Le Cercle Polaire et l'école d'art Penninghen. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Le Système solaire traverse actuellement un nuage de débris stellaires. En traquant l'isotope Fer-60 dans la glace de l'Antarctique, une équipe de physiciens nucléaires vient de prouver que notre environnement galactique immédiat est imprégné des restes d'explosions stellaires massives. Ils publient leur étude dans Physical Review Letters. Source Local Interstellar Cloud Structure Imprinted in Antarctic Ice by Supernova 60FeDominik Koll et al.Physical Review Letters 123 (13 May 2026)https://doi.org/10.1103/nxjq-jwgp Illustrations Section de la carotte de glace extraite de la calotte antarctique (Alfred Wegener Institute/Esther Horvath) Dominik Koll
À 27 ans, il a marché seul jusqu'au bout de la Terre. Ce qu'il a trouvé là-bas n'était pas un sommet.À 27 ans, Matthieu Tordeur devient le plus jeune explorateur au monde à rallier le pôle Sud à ski, en solitaire et sans ravitaillement. 1 150 kilomètres en 51 jours. Un traîneau de 115 kilos. Moins 50 degrés. Et la solitude la plus radicale qu'un être humain puisse choisir.Né à Rouen, formé chez les scouts et nourri aux aventures de Tintin, Matthieu fait ses études à King's College London et à Sciences Po Paris avant de transformer une thèse de fin d'études en tour du monde en 4L, à travers 90 pays, pour donner une voix aux invisibles de la microfinance. À 27 ans, il atteint le pôle Sud. Aujourd'hui, il consacre ses expéditions à la science : il vient de rentrer d'« Under Antarctica », 4 000 kilomètres en kite-ski en 80 jours avec la glaciologue Heïdi Sevestre, sous l'égide de l'UNESCO et de la Décennie d'Action pour les Sciences Cryosphériques.Sa conviction n'a jamais été d'accumuler des sommets. « Je ne suis pas un collectionneur de sommets », dit-il. Ce que Matthieu a découvert dans la solitude antarctique n'était pas un record, mais un pôle intérieur, la capacité de se rejoindre soi-même quand tout autour disparaît, et la conviction que toute traversée se sépare en deux niveaux : ce qu'on contrôle et ce qu'on doit lâcher.Quatre routines apprises à -50°C qui tiennent à 9 heures du matin, dans n'importe quelle traversée professionnelle ou personnelle :L'inconfort est temporaire. Les douleurs, les cloques, les courbatures, ça ne dure pas pour la vie.Remets ton rêve de pôle Sud à la surface. Quand tout est difficile, retourne dans l'état d'esprit où tu rêvais ce projet.Séquence la longue route en petits pas atteignables.Lâche prise sur l'incontrôlable. La météo, la neige molle, ce ne sont pas tes leviers. Ta respiration, ton geste, ton alimentation, eux, le sont.Cette conversation rejoint un fil que je porte depuis des années à travers Live for Good : comment aider chaque jeune à trouver sa propre boussole intérieure dans un monde qui les bombarde de distractions. Mes années chez Microsoft m'ont appris qu'aucune stratégie ne tient si elle n'est pas portée par des personnes qui savent pourquoi elles se lèvent le matin. Dans cette conversation, nous explorons :Pourquoi Matthieu est parti seul, pas par défaut, mais comme un cadeau qu'il s'offrait à lui-mêmeLa lettre de son père, à n'ouvrir qu'en cas d'abandon, qu'il a portée tout au long de l'expéditionLes quatre routines de leadership apprises au pôle Sud« Under Antarctica » avec Heïdi Sevestre : transformer l'aventure en science climatique sous l'égide de l'UNESCOPourquoi il refuse l'image du collectionneur de sommets, et ce qu'est pour lui le vrai sommet« L'inconfort, les douleurs, les cloques, les courbatures, c'est temporaire. Ça ne va pas durer pour la vie. » Matthieu Tordeur, explorateur polaire
durée : 00:17:59 - par : Noé Da Silva, Marion Joseph, Agathe Guilhem, Rémi Chaurand, Lara Mercier - La découverte d'une île en Antarctique, le parcours et le quotidien d'une enfant en situation de handicap, le nouveau record du monde au marathon : c'est le menu du nouvel épisode de "Salut l'info !" - réalisation : Marie Plaçais Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:13:45 - par : Elodie Suigo - Toute cette semaine, Le Monde d'Élodie dresse le portrait de l'aventure, en partant à la rencontre de cinq explorateurs des temps modernes. Jeudi, l'explorateur Matthieu Tordeur. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:39:00 - Le meilleur de la science - par : Mathieu Vidard - La glaciologue Heidi Sevestre et l'aventurier Matthieu Tordeur ont traversé l'Antarctique en kite-ski pour scanner les glaciers du continent blanc. Leur objectif : anticiper les bouleversements à venir du dérèglement climatique. - réalisation : Amazir Hamadaine-Guest, Lucie Sarfaty, Anna Massardier, Joelle Levert, Jean-Philippe Veret, Louise Cognard - invités : Heidi Sevestre Glaciologue, membre du programme de surveillance et d'évaluation de l'Arctique, Matthieu Tordeur Aventurier, conférencier, auteur, réalisateur Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Tu veux que je te raconte l'histoire du requin des eaux froides? Alors attrape ta brosse à dents, ton dentifrice, et c'est parti!
Pendant 4 mois, j'ai embarqué pour une aventure hors du commun : un voyage en mer de Singapour jusqu'à l'Antarctique, en passant par la Nouvelle-Zélande, les îles Fidji et le Japon et bien d'autres destinations...Un contrat intense, riche en émotions, en rencontres… et en contrastes.J'y ai vécu de très belles connexions, en amitié comme en amour — une rencontre qui a fait vibrer mon cœur — mais aussi des relations plus difficiles, parfois toxiques.L'Antarctique était mon rêve depuis des années....Et pourtant, atteindre cet objectif a été le moment le plus difficile de tout ce voyage.Dans cet épisode, je vous raconte pourquoi.Je vous partage ce que j'ai traversé, ce que j'ai compris… et les leçons que j'en tire aujourd'hui.Un épisode sincère pour parler de ces rêves qu'on atteint… et de ce qu'ils viennent vraiment bousculer en nous.
L'émission 28 minutes du 15/04/2026 Le cri d'alarme d'une exploratrice : nos océans brûlent en silence Emmanuelle Périé-Bardout et son mari Ghislain Bardout, explorateurs engagés, mènent depuis des années des missions scientifiques en Antarctique à bord du voilier "le Why" via leur programme "Under the Pole". Il rassemble, depuis 20 ans, une équipe pluridisciplinaire pour alerter sur la crise écologique des océans : réchauffement climatique, disparition du krill (petit crustacé à la base de la chaîne alimentaire) et menace sur les espèces emblématiques. Emmanuelle Périé-Bardout est notre invitée ce soir. Loi Yadan : rempart nécessaire contre l'antisémitisme ou loi liberticide ? La proposition de loi Yadan, “visant à lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme”, portée par la députée apparentée EPR Caroline Yadan, est examinée ce jeudi à l'Assemblée nationale. La loi vise à renforcer la répression des actes antisémites en France, en hausse depuis le 7 octobre 2023. Selon le ministère de l'Intérieur, “les actes antisémites représentent 53 % de l'ensemble des faits antireligieux alors que la religion juive demeure minoritaire”. Le texte souhaite élargir les notions de “provocation à des actes terroristes” et “d'apologie publique d'actes de terrorisme” notamment en sanctionnant la provocation “implicite”. La loi propose aussi de sanctionner plus durement les individus ayant “appelé publiquement (...) à la destruction d'un État reconnu par la République française”. Une pétition, signée par plus de 700 000 personnes dénonce une menace sur la liberté d'expression et une confusion entre antisionisme et antisémitisme. On en débat avec Nathalie Tehio, avocate, présidente de la Ligue des droits de l'Homme, Yossef Murciano, président de l'Union des Étudiants Juifs de France et Michel Taubmann, journaliste franco-israélien, responsable du Proche-Orient à la revue “Politique Internationale”. Enfin, Xavier Mauduit revient sur l'histoire d'un ingénieur parisien qui a remporté la "Tête de Femme" de Picasso pour 100 euros, une œuvre estimée à un million, lors d'une tombola au profit d'Alzheimer. Marie Bonnisseau présente "Bugs Matter", un programme participatif pour mesurer le déclin des insectes en France en comptant leurs impacts sur les pare-brises. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 15 avril 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
Le manchot empereur est désormais en danger d'extinction, selon la Liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature, l'UICN. La crise climatique affecte la banquise et les sources d'alimentation des animaux du pôle Sud. C'est l'un des endroits les plus reculés de la Terre et les plus froids, mais où le réchauffement climatique est deux fois plus important. L'Antarctique subit de rapides bouleversements, ce qui affecte les animaux qui y vivent : le manchot empereur, le plus grand et le plus lourd de toutes les espèces de manchots, est désormais considéré « en danger » d'extinction, selon la nouvelle liste rouge de l'UICN, l'Union internationale pour la conservation de la nature, publiée cette semaine. De nombreuses colonies ont perdu 20 % de leurs effectifs en quinze ans. Le réchauffement climatique a des effets sur la banquise, qui se rétrécit, ainsi que sur l'alimentation des animaux. L'eau devient plus chaude et le krill, ces petites crevettes à la base de la chaîne alimentaire marine, vit désormais dans des eaux plus profondes où il fait davantage froid. Ses prédateurs – mammifères, oiseaux et poissons – doivent ainsi plonger plus profondément. « Ils doivent consacrer plus de temps à descendre pour atteindre la profondeur où se trouvent les proies, plus à remonter à la surface pour respirer. Cela va diminuer le temps efficace de pêche, qui est le temps passé au fond de la plongée », explique Christophe Guinet, directeur de recherche au CNRS. Voyager plus pour plonger moins Certaines espèces préfèrent alors voyager plus pour plonger moins. C'est le cas des éléphants de mer. « Les femelles éléphants de mer que l'on équipe de balises vont s'alimenter en moyenne 350 kilomètres plus au sud qu'elles ne le faisaient il y a vingt ans, précise Christophe Guinet, qui travaille à la station scientifique des îles Kerguelen. Cela veut donc dire six jours passés en plus à voyager sur un voyage de sept mois. Ce n'est pas majeur. Surtout si, à l'endroit où vous allez, vous trouvez beaucoup de nourriture, ce qui semble être le cas. » L'UICN vient pourtant de classer « vulnérable » l'éléphant de mer austral, mais c'est à cause de la grippe aviaire, transmissible aux mammifères. Dans certaines colonies, le taux de survie des nouveau-nés n'a pas dépassé les 10 %. À lire aussiPourquoi la ruée sur le krill est une menace pour la planète? Course contre-la-montre Mais la migration du krill provoquée par le réchauffement climatique est un problème pour les manchots. Pendant que l'un des parents couve l'unique œuf pondu, ou protège le poussin du froid, l'autre doit aller pêcher plus loin, faire le plein de nourriture (non digérée) pour revenir nourrir le petit resté sur terre – enfin sur glace. Une vraie course contre-la-montre. « Cent kilomètres de plus pour accéder à la nourriture, cela veut dire pratiquement deux jours de plus pour accéder à la zone de pêche, deux jours de plus pour revenir sur un voyage qui doit faire dix ou quinze jours au maximum. Si vous voulez revenir avant que le poussin meure, cela commence à avoir un effet énorme », souligne Christophe Guinet. Les jeunes manchots sont aussi menacés par la fonte de la banquise, avant que leur plumage ne soit imperméable. Des colonies sont aujourd'hui régulièrement décimées, quand la glace se brise et que les oiseaux se noient dans l'eau froide. La question de la semaine À lire aussiLe manchot empereur et l'otarie à fourrure antarctique désormais classés comme espèces en danger
La Chine enregistre une forte croissance de la consommation pendant la fête de Qingming;845 millions de voyages de passagers enregistrés pendant la fête de Qingming;Beijing recrute des livreurs comme sentinelles de la sécurité alimentaire;La Chine lance un service amélioré de transport d'animaux domestiques sur les TGV;La Chine va réglementer l'utilisation des humains numériques;La Chine établit un record de forage en Antarctique;"Ne Zha 2" dépasse "Titanic" et devient le quatrième film le plus rentable au monde;La population de chevaux de Przewalski en Chine dépasse les 900 individus;La Chine lance de nouveaux satellites Internet avec une fusée Longue Marche-8
L'émission 28 minutes du 06/04/206 Découvrez ou redécouvrez les meilleurs moments de 28 minutes ! Au programme : l'humoriste Alex Lutz présente son nouveau spectacle "Sexe, Grog et Rocking Chair", l'astrophysicien et docteur en philosophie Aurélien Barrau publie "Trahir par fidélité. Contre la fin du monde, avec Alexander Grothendieck", la cheffe d'orchestre Laurence Equilbey, le neuroscientifique et professeur au Collège de France Stanislas Dehaene nous dévoile les liens ancestraux entre la géométrie et les humains, l'explorateur Matthieu Tordeur et la glaciologue Dr. Heïdi Sevestre qui reviennent d'un voyage en Antarctique et l'écrivaine Delphine de Vigan nous présente son dernier roman “Je suis Romane Monnier”. Retour sur un débat d'actualité : Fin des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans ? Pour en débattre, nous recevons Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale de 2014 à 2017, Grégoire Borst, professeur en psychologie et neuroscience de l'enfant à l'Université Paris Cité et François Saltiel, journaliste à France Culture, spécialiste du numérique. Xavier Mauduit nous raconte l'histoire de deux expéditions parties à la découverte du Piton de la Fournaise, en 1768 et 1801. Marie Bonnisseau s'intéresse à un touriste allemand très procédurier qui a porté plainte contre une taqueria de New York pour une salsa jugée trop épicée. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 6 avril 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
Petit poisson deviendra... pinnipède ! Après une série dédiée aux manchots, nous partons à la rencontre de ces mammifères marins moustachus et aux pattes en forme de pagaie, à nouveau en compagnie de Mathilde Chevallay.Mathilde est docteure en biologie marine, vulgarisatrice scientifique et photographe animalière. Spécialiste des comportements de prédation des Otaries à fourrure, des Éléphants de mer du Sud et des Manchots royaux, elle a pu les rencontrer au sein d'immenses colonies lors d'expéditions menées aux Îles Kerguelen, juste au dessus de l'Antarctique.Les prédateurs des Pinnipèdes passent à table ! Dans cet épisode, Mathilde nous décrit la chasse des Pinnipèdes par plusieurs espèces emblématiques : les Ours polaires, les Grands requins blancs et les Orques. Ces dernières sont d'autant plus remarquables que leurs techniques relèvent de cultures transmises de génération en génération par la matriarche du groupe, et est parfaitement adaptée au milieu de vie : d'un côté, en Antarctique, l'éclatement parfaitement synchronisé d'un bloc de glace sur lequel leur proie se trouve ; de l'autre le "beaching", technique pratiquée en Patagonie et à Crozet consistant pour les orques à cueillir les phoques et otaries en s'échouant sur la plage...___
De l'Arctique à l'Antarctique jusqu'au plus haut sommet des États-Unis, l'Américain a sillonné les terres extrêmes en quête d'exploits et de premières. Une trajectoire méconnue et controversée à l'épreuve des pôles et de la vérité. Qui a atteint le premier le pôle Nord ? Au début du XXᵉ siècle, cette question affolait les gazettes et faisait l'objet d'une âpre controverse aux États-Unis et dans le monde, entre l'autoritaire officier de marine, Robert Edwin Peary, et l'outsider Frederick Cook qui revendiquait être arrivé au pôle, un an avant lui, en avril 1908. Le Congrès américain finira par trancher au bénéfice de Peary, dont il fera l'unique vainqueur du pôle Nord, au détriment de Cook, oblitérant aussi Matthew Henson, explorateur africain-américain et fidèle compagnon de Peary, ainsi que les Inuits qui les ont guidés. Pendant longtemps, les terres polaires, arctiques ou antarctiques ont ainsi représenté pour l'homme des « terra incognitae », à atteindre, explorer, conquérir. Au tournant du XXᵉ siècle, les nations s'y bousculaient, les explorateurs occidentaux financés en partie par de riches magnats de la presse ou de l'industrie s'embarquaient, emmantelés de fourrures, pour de périlleuses expéditions en traîneaux à chiens. Au nom de la connaissance, un peu ; du dépassement de soi, aussi ; et de la gloire, beaucoup. Aujourd'hui, à plus d'un siècle de distance, alors que les pôles se retrouvent au cœur de l'urgence climatique, et que ces lieux sont parcourus par des touristes en goguette polaire, on pourrait n'y voir que de vaines entreprises masculines de premières et de conquêtes… Sauf que ces histoires d'explorations polaires disent beaucoup de leur époque, comme de la nôtre. Elles ont façonné les imaginaires et fait émerger des figures historiques, parfois contestables et encore méconnues. Parmi elles, on retrouve donc le docteur américain Frederick Cook, un curieux personnage que rien ne prédestinait à arpenter les pôles mais qui va se retrouver plongé dans cette furieuse affaire avec Robert Edwin Peary, et ce malgré le soutien sans faille de son ami, vainqueur du pôle Sud, le Norvégien Roald Amundsen… Pire, Cook sera également contesté sur son ascension du mont McKinley, aujourd'hui Denali, plus haut sommet des États-Unis situé en Alaska, et finira par passer de longues années en prison pour une affaire d'escroquerie. Alors héros ou imposteur ? Gérard Guerrier, auteur de L'énigmatique Docteur Cook paru en France aux Éditions Paulsen, retrace la vie de Cook en tentant de résoudre les énigmes de sa folle et intrépide existence. À lire : - L'énigmatique Docteur Cook de Gérard Guerrier. Editions Paulsen. 2026 - Journal d'un explorateur noir au pôle Nord de Matthew Henson. Préface et traduction de Kamel Boukir. Éditions Zones Sensibles. 2021 - Ultima Thulé de Jean Malaurie. Éditions Plon. Collection Terre humaine Poche. 2008 En images
durée : 00:48:20 - Interception - par : Fabienne Sintes - Cap sur l'Antarctique, pour une aventure extraordinaire. Une équipe de chercheurs y a exploré parfois à plus de cent mètres de profondeurs des forêts sous-marines encore inconnues. Trois mois en eaux glaciales pour mieux comprendre ces écosystèmes fragiles. - réalisation : Lucie Lemarchand, Martine Meyssonnier, Cécile Bidault, Antoine Giniaux, Hélène Chevallier - invités : Sophie Bécherel Journaliste scientifique à France Inter Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
De l'Arctique à l'Antarctique jusqu'au plus haut sommet des États-Unis, l'Américain a sillonné les terres extrêmes en quête d'exploits et de premières. Une trajectoire méconnue et controversée à l'épreuve des pôles et de la vérité. Qui a atteint le premier le pôle Nord ? Au début du XXᵉ siècle, cette question affolait les gazettes et faisait l'objet d'une âpre controverse aux États-Unis et dans le monde, entre l'autoritaire officier de marine, Robert Edwin Peary, et l'outsider Frederick Cook qui revendiquait être arrivé au pôle, un an avant lui, en avril 1908. Le Congrès américain finira par trancher au bénéfice de Peary, dont il fera l'unique vainqueur du pôle Nord, au détriment de Cook, oblitérant aussi Matthew Henson, explorateur africain-américain et fidèle compagnon de Peary, ainsi que les Inuits qui les ont guidés. Pendant longtemps, les terres polaires, arctiques ou antarctiques ont ainsi représenté pour l'homme des « terra incognitae », à atteindre, explorer, conquérir. Au tournant du XXᵉ siècle, les nations s'y bousculaient, les explorateurs occidentaux financés en partie par de riches magnats de la presse ou de l'industrie s'embarquaient, emmantelés de fourrures, pour de périlleuses expéditions en traîneaux à chiens. Au nom de la connaissance, un peu ; du dépassement de soi, aussi ; et de la gloire, beaucoup. Aujourd'hui, à plus d'un siècle de distance, alors que les pôles se retrouvent au cœur de l'urgence climatique, et que ces lieux sont parcourus par des touristes en goguette polaire, on pourrait n'y voir que de vaines entreprises masculines de premières et de conquêtes… Sauf que ces histoires d'explorations polaires disent beaucoup de leur époque, comme de la nôtre. Elles ont façonné les imaginaires et fait émerger des figures historiques, parfois contestables et encore méconnues. Parmi elles, on retrouve donc le docteur américain Frederick Cook, un curieux personnage que rien ne prédestinait à arpenter les pôles mais qui va se retrouver plongé dans cette furieuse affaire avec Robert Edwin Peary, et ce malgré le soutien sans faille de son ami, vainqueur du pôle Sud, le Norvégien Roald Amundsen… Pire, Cook sera également contesté sur son ascension du mont McKinley, aujourd'hui Denali, plus haut sommet des États-Unis situé en Alaska, et finira par passer de longues années en prison pour une affaire d'escroquerie. Alors héros ou imposteur ? Gérard Guerrier, auteur de L'énigmatique Docteur Cook paru en France aux Éditions Paulsen, retrace la vie de Cook en tentant de résoudre les énigmes de sa folle et intrépide existence. À lire : - L'énigmatique Docteur Cook de Gérard Guerrier. Editions Paulsen. 2026 - Journal d'un explorateur noir au pôle Nord de Matthew Henson. Préface et traduction de Kamel Boukir. Éditions Zones Sensibles. 2021 - Ultima Thulé de Jean Malaurie. Éditions Plon. Collection Terre humaine Poche. 2008 En images
durée : 00:04:10 - Le Grand reportage de France Inter - L'expédition Under The Pole, spécialisée dans les plongées profondes, est partie pendant trois mois documenter des écosystèmes uniques : les forêts animales marines de l'Antarctique. - réalisation : Sophie Bécherel Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Mettre en musique un voyage vers l'Antarctique : c'est le pari de Graciane Finzi. À 80 ans, la compositrice française d'origine italienne signe un concert-récit immersif qui fait revivre l'expédition polaire menée en 1914 par le capitaine britannique Ernest Shackleton. Rencontre avec l'artiste qui met le cap sur Monaco où son spectacle accoste ce vendredi 3 avril pour trois représentations au festival du Printemps des Arts de Monte-Carlo. À partir du journal de bord d'Ernest Shackleton et des photographies d'époque, L'Odyssée TransAntarctic retrace en une heure le naufrage du voilier L'Endurance et la survie spectaculaire de son équipage, resté plus de deux ans sur la glace. Un voyage qui mêle instruments classiques et ambiances électroniques, archives historiques et paysages sonores arctiques. À lire aussiL'altiste française Karine Lethiec
Mettre en musique un voyage vers l'Antarctique : c'est le pari de Graciane Finzi. À 80 ans, la compositrice française d'origine italienne signe un concert-récit immersif qui fait revivre l'expédition polaire menée en 1914 par le capitaine britannique Ernest Shackleton. Rencontre avec l'artiste qui met le cap sur Monaco où son spectacle accoste ce vendredi 3 avril pour trois représentations au festival du Printemps des Arts de Monte-Carlo. À partir du journal de bord d'Ernest Shackleton et des photographies d'époque, L'Odyssée TransAntarctic retrace en une heure le naufrage du voilier L'Endurance et la survie spectaculaire de son équipage, resté plus de deux ans sur la glace. Un voyage qui mêle instruments classiques et ambiances électroniques, archives historiques et paysages sonores arctiques. À lire aussiL'altiste française Karine Lethiec
Tu veux que je te raconte l'histoire de l'Antarctique en kite-ski? Alors attrape ta brosse à dents, ton dentifrice, et c'est parti!
durée : 00:38:12 - Le meilleur de la science - par : Mathieu Vidard - Les eaux de l'océan Austral autrefois isolées sont aujourd'hui fréquentées par des chalutiers géants venant de Norvège, de la Chine, du Chili, de l'Ukraine et de la Corée du Sud, tous à la recherche de krill pour l'industrie de l'aquaculture et extraire l'huile pour les compléments alimentaires. - réalisation : Jérôme Boulet, Lucie Sarfaty, Anna Massardier, Joelle Levert, Jean-Philippe Veret - invités : Sara Labrousse Chargée de recherche au laboratoire LOCEAN au CNRS Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Levons les voiles cher.es auditeurices : c'est l'heure du départ pour un bon bol d'air frais ! Notre destination : l'océan Austral, bordant l'Antarctique. Vous aurez beau imaginer des espaces vastes et peu fréquentés, là-bas aussi, les impacts des activités humaines se font ressentir. Pour cette nouvelle émission du Labo des savoirs, laissez-vous guider par des scientifiques qui cherchent à comprendre le fonctionnement d'écosystèmes fragiles, avant que ceux-ci ne soient profondément bouleversés. Ces espaces sont aussi peuplées d'une quantité extraordinaire d'espèces. Trois d'entre elles seront au coeur de nos discussions aujourd'hui. Notre invitée, Mathilde Chevallay, les a étudiées de près durant son doctorat afin de mieux comprendre leurs tactiques de chasse. Nous aurons le plaisir de discuter de ses travaux de thèse sur les relations entre proies et prédateurs. Ces travaux ont été menés au CEBC, le Centre d'Etudes Biologiques de Chizé, unité mixte CNRS et Université La Rochelle. Nous entendrons également : Victor, pour un portrait de l'extraordinaire Anita Conti, pionnère dont le travail mêle océanographie et photo. Solène, avec qui nous allons creuser ce qui se cache derrière les scenarios de chasse dans les documentaires animaliers. Une émission réalisée par Cécile Bergua, préparée par Floriane Brémond et Jérémy Freixas, sur une idée originale du Groupe Jeune LPO 44, la Ligue de Protection des Oiseaux.
L'Atlantide est sans doute le continent perdu le plus célèbre de l'histoire… et pourtant, son existence repose sur une source unique. L'origine du récit remonte au IVᵉ siècle avant notre ère, dans deux dialogues du philosophe grec Platon : Timée et Critias. Platon y décrit une civilisation immense et prospère, située « au-delà des Colonnes d'Hercule » — généralement identifiées au détroit de Gibraltar. L'Atlantide y apparaît comme une puissance maritime technologiquement avancée, riche, orgueilleuse, qui finit par être engloutie par la mer en une seule nuit à la suite d'un cataclysme.Chez Platon, le récit a une fonction avant tout philosophique. L'Atlantide sert de contre-exemple moral à Athènes : une société devenue corrompue par sa richesse et sa soif de domination, punie par les dieux. Le texte n'est pas présenté comme un mythe poétique, mais comme un récit transmis par Solon après un voyage en Égypte. C'est précisément cette ambiguïté — récit moral ou témoignage historique ? — qui a nourri les débats pendant plus de deux millénaires.Du point de vue scientifique, le constat est clair : aucune preuve archéologique directe ne confirme l'existence de l'Atlantide telle que décrite par Platon. Aucun vestige d'un continent englouti, aucune trace d'une civilisation avancée disparue brutalement dans l'Atlantique. La tectonique des plaques, bien comprise aujourd'hui, rend d'ailleurs très improbable l'engloutissement soudain d'un continent entier en quelques heures.Cependant, certains chercheurs estiment que Platon a pu s'inspirer d'événements réels, déformés par la transmission orale. L'hypothèse la plus souvent citée concerne l'île de Santorin, dans la mer Égée. Vers 1600 av. J.-C., une éruption volcanique majeure détruit une grande partie de l'île de Théra et affaiblit la civilisation minoenne. Tsunamis, explosions, effondrements : le scénario rappelle étrangement la fin de l'Atlantide, même si la localisation ne correspond pas au texte de Platon.D'autres théories placent l'Atlantide en Espagne, au Maroc, aux Açores ou même en Antarctique, mais elles reposent sur des interprétations spéculatives, souvent sans validation scientifique solide. Aucune n'a résisté à l'examen rigoureux des géologues et des archéologues.En résumé, l'Atlantide n'a très probablement jamais existé comme civilisation réelle et autonome. Elle est plutôt un mythe philosophique, possiblement nourri de catastrophes naturelles bien réelles. Mais sa puissance symbolique demeure : l'Atlantide incarne la fascination humaine pour les mondes perdus, et la crainte intemporelle que le progrès, sans sagesse, mène à la chute. Un mythe, donc — mais un mythe extraordinairement efficace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C'est en mettant des glaçons dans son whisky que le glaciologue Claude Lorius comprend qu'extraire de la glace des profondeurs de l'Antarctique permet de comprendre les climats du passé. C'est cette aventure à la base de l'alerte sur le réchauffement climatique que nous allons vous raconter. Avec - François Prouteau, professeur en sciences de l'éducation et vice-président chargé des sciences humaines à l'Université catholique de Lille pour son ouvrage L'odyssée des glaciologues en Antarctique (1957-2025) paru dans la collection « À l'origine des savoirs de l'Anthropocène » (Actes Sud) - Jean Jouzel, glaciologue, directeur de recherche émérite au CEA, paléo-climatologue et ancien vice-président du Conseil scientifique du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Le Petit Atlas de Maxime Blondeau : « Hyderabad en Inde ». Musiques diffusées dans l'émission : ► Andrea Laszlo De Simone - La Notte ► Short Kut - Patli Galli.
C'est en mettant des glaçons dans son whisky que le glaciologue Claude Lorius comprend qu'extraire de la glace des profondeurs de l'Antarctique permet de comprendre les climats du passé. C'est cette aventure à la base de l'alerte sur le réchauffement climatique que nous allons vous raconter. Avec - François Prouteau, professeur en sciences de l'éducation et vice-président chargé des sciences humaines à l'Université catholique de Lille pour son ouvrage L'odyssée des glaciologues en Antarctique (1957-2025) paru dans la collection « À l'origine des savoirs de l'Anthropocène » (Actes Sud) - Jean Jouzel, glaciologue, directeur de recherche émérite au CEA, paléo-climatologue et ancien vice-président du Conseil scientifique du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Le Petit Atlas de Maxime Blondeau : « Hyderabad en Inde ». Musiques diffusées dans l'émission : ► Andrea Laszlo De Simone - La Notte ► Short Kut - Patli Galli.
durée : 00:12:02 - L'invité de 7h50 du week-end - par : Ali Baddou, Marion L'hour - Emmanuelle Périé-Bardout et Ghislain Bardout, détaillent leur mission alors que l'expédition qu'ils viennent de mener en Antarctique touche à sa fin. - invités : Emmanuelle Périé-Bardout, GHISLAIN BARDOUT - Emmanuelle Périé-Bardout : Exploratrice, spécialiste de la plongée polaire, à la tête, avec son mari, des expéditions "Under the Pole", Ghislain Bardout : Explorateur français spécialisé dans la plongée polaire, directeur des expéditions « Under the Pole » Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
La Chine est la nation qui publie le plus de recherches scientifiques sur l'Antarctique, continent polaire sur lequel la recherche est autorisée sans aucune restriction, mais les opérations militaires interdites pour le moment. Dans «L'Entretien des Echos», Christophe Jakubyszyn et Benaouda Abdeddaïm s'interrogent sur l'avenir de ce bout de banquise situé à l'extrême sud de la planète.Pour écouter la suite de cet épisode, rendez-vous sur le fil de l'Entretien des Echos. Pour s'abonner, il suffit de cliquer sur le lien, ci-dessous ou de taper l'entretien des Echos dans l'onglet recherche de votre plateforme de podcast préférée.Retrouvez tous les épisodes de l'entretien sur lesechos.fr« L'Entretien » est un podcast des « Echos » présenté par Christophe Jakubyszyn. Cet épisode a été enregistré en février 2026. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invité : Benaouda Abdeddaïm (éditorialiste international des « Echos »). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Clara Grouzis. Musique : Viacheslav Starostin. Identité graphique : Fabien Laborde/« Les Echos ». Photo : iStock.Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement : abonnement.lesechos.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En 1808, quelque part sur Terre, un volcan est entré en éruption avec une violence colossale. Pourtant, personne ne sait aujourd'hui où cet événement s'est produit. Aucun cratère identifié. Aucun volcan clairement désigné. Et pourtant, ses effets ont été mesurés jusque dans l'atmosphère mondiale. Ce phénomène est aujourd'hui connu sous un nom troublant : l'éruption volcanique mystérieuse de 1808.Tout commence par des indices indirects. Les scientifiques qui étudient les carottes de glace extraites en Antarctique et au Groenland découvrent, au XXᵉ siècle, une couche riche en sulfates correspondant précisément à l'année 1808. Ces sulfates sont la signature chimique typique des grandes éruptions explosives. Or, la quantité détectée est énorme : comparable à celle laissée par certaines des plus puissantes éruptions connues de l'histoire.Mais voilà le paradoxe : aucune chronique historique ne décrit une éruption majeure cette année-là. Pas de témoignages massifs, pas de villes ensevelies, pas de récits d'obscurité prolongée ou de pluies de cendres, comme ce fut le cas pour l'éruption du Mont Tambora en 1815. Un événement assez puissant pour modifier la chimie de l'atmosphère aurait pourtant dû laisser des traces claires dans les archives humaines.Et pourtant, des effets climatiques inhabituels apparaissent dans plusieurs régions du monde à partir de 1809. Les relevés de température montrent un refroidissement notable. Des journaux personnels évoquent des étés anormalement frais, des récoltes médiocres, des hivers rigoureux. Ces anomalies suggèrent qu'un immense nuage de dioxyde de soufre a été projeté dans la stratosphère, réfléchissant une partie du rayonnement solaire.Alors où ce volcan se cache-t-il ?Plusieurs hypothèses s'affrontent. Certains chercheurs pensent à un volcan situé dans une région très peu peuplée au début du XIXᵉ siècle : peut-être dans l'océan Pacifique, en Amérique du Sud, ou dans une zone isolée d'Asie. D'autres envisagent une éruption sous-marine, beaucoup plus difficile à observer directement, mais capable de projeter d'énormes quantités de gaz dans l'atmosphère.Le mystère est renforcé par un autre détail fascinant : les signatures chimiques des sulfates indiquent une origine tropicale. Cela signifie que le volcan se trouvait probablement près de l'équateur, zone idéale pour disperser les aérosols volcaniques à l'échelle planétaire grâce aux courants atmosphériques.Malgré les satellites, la cartographie moderne et les bases de données géologiques, aucun cratère évident ne correspond encore parfaitement à l'événement. Certains volcans ont été proposés comme candidats, puis écartés faute de preuves solides.Ce qui rend cette énigme si captivante, c'est qu'elle rappelle une vérité dérangeante : même à l'époque moderne, la Terre peut produire des catastrophes majeures sans que nous en conservions un souvenir clair. Un volcan a bouleversé le climat mondial en 1808… et son identité reste perdue dans les profondeurs du temps.Un fantôme géologique, dont l'ombre plane encore sur les glaces polaires, attendant peut-être qu'un futur forage ou une nouvelle analyse chimique révèle enfin son nom. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:36:51 - Le 18/20 · Le téléphone sonne - Tout juste de retour de leur expédition scientifique en Antarctique, la glaciologue Heïdi Sevestre et l'explorateur Matthieu Tordeur sont dans Le Téléphone Sonne pour raconter 4 000 kilomètres de périple sur la glace. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
L'info du matin - Grégory Ascher et Justine Salmon se sont demandé si une prochaine ligne sur un CV pouvait mener jusqu'en Antarctique. Le winner du jour - Un chauffeur de car qui abandonne ses passagers, jugés trop agités. - Un homme ivre lance une chaise et touche involontairement un ami en pleine tête. Le flashback du jour Février 1989. Sortie du troisième album de Simply Red, "A New Flame", et Tom Cruise en barman dans le film "Cocktail". Les savoirs inutiles - Au Japon, même les fruits respectent les règles de rangement. On y trouve notamment des pastèques carrées, conçues pour être empilées plus facilement. La chanson du jour - The Weeknd "I Feel It Coming" 3 choses à savoir sur Pixar Qu'est-ce qu'on lit ? - "Méditations : Réflexions de Sa Sainteté le Dalaï-Lama", un livre audio primé aux Grammy Awards. - "Margot la sorcière - 100 façons d'échapper au bûcher", un livre dont vous êtes le héros destiné aux adolescents, de Pauline Eluère, aux éditions Syros Jeunesse. Le jeu surprise (Qui suis-je) - Céline de Chatou, vers Paris, repart avec un coffret cadeau Marilou Bio "Bulle d'Hydratation". La Banque RTL2 - Jessica de Bouillancy, dans l'Oise, gagne 1000 €. - Fanny de Cinq-Mars-la-Pile, vers Tours, repart avec un coffret cadeau Marilou Bio "Bulle d'Hydratation". Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Entre les pages des BDs et récits dessinés d'Emmanuel Lepage, soufflent de grands vents, ceux de l'océan Austral et des confins du monde. Rencontre avec un dessinateur à l'âme nomade et fraternelle. Dessiner des lieux inaccessibles, extrêmes disent certains, raconter ses voyages à hauteur d'homme et de pinceau, c'est ce que s'attache à faire le dessinateur breton, Emmanuel Lepage, depuis une décennie au moins, après avoir surtout fait de la fiction… Dans « Voyage aux îles de la désolation », publié en 2011, on le suit embarqué sur le Marion Dufresne, mythique bateau ravitailleur des Terres Australes et Antarctiques Françaises, à la découverte de cette France du bout du monde ; une BD qui avait donné envie à beaucoup de prendre la mer et partir dans les archipels de Crozet ou Kerguelen. Depuis, Emmanuel Lepage s'est rendu en Terre Adélie en Antarctique, dans la région sinistrée de Tchernobyl, en Guyane ou dans le désert d'Atacama… Livrant à chaque fois des récits sensibles aux allures de témoignages, des images, des dessins puissants qui invitent à la contemplation. Fasciné par les milieux marins -il est le premier dessinateur de BD français à décrocher le titre de peintre officiel de la Marine-, Emmanuel Lepage s'invite donc surtout dans des lieux âpres, lointains, où l'homme n'a pour ainsi dire pas sa place ou la cherche... Souvent d'ailleurs dans ses livres, il se demande ce qu'il fait là, ce qu'il fera de ce voyage-là. Son dernier voyage est un retour dans les terres australes, à Kerguelen, douze ans après son itinérance sur le Marion. Un moment hors du temps et loin de tout, retracé dans « Danser avec le vent », paru en France aux Éditions Futuropolis. Une ode à la joie, à la beauté du monde et à la vie en communauté à plus de 3 400 km de la première terre habitée. En savoir plus: - Sur « Danser avec le vent » et les autres récits d'Emmanuel Lepage, parus aux Éditions Futuropolis - Sur les TAAF, Terres australes et Antarctiques Françaises - Sur les peintres officiels de la Marine.
durée : 00:05:03 - Avec sciences - par : Alexandra Delbot - Tout juste inauguré en Antarctique, Ice Memory est une bibliothèque de carottes de glace destinée à préserver ces archives du climat. Mais ce sanctuaire unique pose une redoutable question : comment protéger juridiquement cette "carothèque" ? - invités : Sabine Lavorel Professeure de droit public au Centre de Recherche Juridique de l'Université Grenoble Alpes et titulaire de la Chaire « Ice Memory - Droit et gouvernance »
Records des arbres (2) : Après le plus haut, le plus gros, le plus petit et le plus vieux, voici les plus "isolés". D'autres champions parmi les 3 000 milliards d'arbres sur Terre.Les arbres sont les meilleurs puits de carbone, pourvoyeurs de vie, d'abri, d'oxygène, de bois, de fraîcheur et de mille autres bienfaits. Il est urgent de mieux les (re)connaître pour mieux les protéger.Il y avait 2 fois plus d'arbres à l'aube de l'agropastoralisme il y a 12 000 ans. Cette date marque la fin de l'âge des cueilleurs-chasseurs (dans cet ordre, car ils cueillaient beaucoup plus qu'ils ne chassaient au passage !). Cette date-charnière marque aussi la fin des glaciations, le début de l'Holocène (notre actuel âge géologique, en train de basculer vers l'Anthropocène oups !). Elle a aussi été choisie pour distinguer le paléo- du néolithique dans l'épopée humaine.Yuval Harari le résume en une phrase limpide : "À cette époque, ce n'est pas l'homme qui a apprivoisé le blé, mais le blé qui apprivoisé l'homme". Le début des cultures a aussi été le début du capitalisme, de la richesse accumulée, et donc des guerres et de l'esclavage,, y compris contre le Vivant.Revenons à nos arbres.
durée : 00:05:05 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Une quarantaine de scientifiques, accompagnés de journalistes, ont embarqué, ce week-end, sur un brise-glace à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, à destination de l'un des environnements les plus hostiles de la planète : l'Antarctique. Ils vont y observer la vitesse de la fonte des glaciers.
durée : 00:09:53 - L'invité de 7h50 - par : Benjamin Duhamel - Les invités de 7h50 sont Matthieu Tordeur, explorateur, et Heïdi Sevestre, glaciologue, sont nos invités à distance, en pleine expédition en Antarctique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:09:53 - L'invité de 7h50 - par : Benjamin Duhamel - Les invités de 7h50 sont Matthieu Tordeur, explorateur, et Heïdi Sevestre, glaciologue, sont nos invités à distance, en pleine expédition en Antarctique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Médecin, explorateur et écrivain, Jean-Louis Etienne est inépuisable. Il fêtera dans quelques jours ses 79 ans, et repart déjà en Antarctique en janvier avec son bateau "Persévérance". C'est un laboratoire scientifique flottant, un bateau taillé pour la glace et qui s'inscrit dans l'urgence écologique. Un bateau construit spécialement pour l'expédition Polar Pod, une expédition qui permettra de mieux comprendre l'Océan Austral. En attendant, Persévérance effectue plusieurs missions, comme à Clipperton il y a quelques semaines. Jean-Louis Etienne lui consacre un livre qui paraît aux éditions Michel LAFON. Avec lui nous discutons de ses expéditions, de ses anecdotes croustillantes mais aussi et surtout de l'état de la planète. "On a ouvert la porte du frigo", dit-il pour expliquer la situation qui prévaut dans les Pôles. C'est une émission que vous retrouvez aussi en replay sur tf1info.fr. Bonne écoute avec Impact Positif !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le biomimétisme est l'art et la science qui consiste à s'inspirer des formes, matières, propriétés, processus et fonctions du Vivant pour produire des objets ou des techniques. Exemple : les ailes de l'oiseau ont inspiré l'aviation.Les biomiméticiens cherchent des solutions soutenables, utiles pour tout le Vivant et pas seulement pour l'humain. La bioinspiration est plus générique. Elle cherche juste à copier la nature, sans nécessairement se soucier de l'aspect soutenable ou durable.Notre invité Alain Renaudin est l'organisateur de Biomim expo, le grand rendez-vous annuel de tous les acteurs du biomimétisme : entreprises, start-up, ONG, médias…L'édition 2025 a lieu au Pharo de Marseille…Baleine sous Gravillon est de la partie.___
Voici Sea Shepherd sur sauver l'océan, leurs actions en mer et des aventures militantes dignes d'un film, avec Lamya Essemlali ! Si tu partages cet épisode, tu sauves (littéralement) un dauphin. Après cette interview, j'ai fait un don à Sea Shepherd et décidé d'arrêter définitivement les rares fois où je mange encore du poisson (sushis). Tu me suis ?DANS CET ÉPISODE ► Le livre de Lamya Essemlali : "Paul Watson: Sea Shepherd, le combat d'une vie► Faire un don à Sea Shepherd (déductible à -66%) : https://bit.ly/donseashep ► Agir avec Sea Shepherd : https://bit.ly/agirseashep SI TU AS SOIF DE SENS SOMMAIRE00:46 Frôler la mort en Antarctique 08:33 Es-tu prête à risquer ta vie pour une baleine ? 12:40 Concours « Paul Watson : Le Combat d'une vie » 12:55 Si l'océan meurt, on meurt avec. Pourquoi ? 22:15 Tu veux sauver un dauphin ? Arrête le poisson. 26:56 « J'ai toujours adoré des animaux, pourtant j'en ai mangé jusqu'à 25 ans. » 31:19 Libérer 800 thons rouges prisonniers de filets 36:26 Les insultes de certains pêcheurs 45:02 Le jour où un cachalot a sauvé la vie de Paul Watson 47:50 110 jours de course poursuite digne d'un film ! 54:19 Anti-spécisme 55:27 La radicalité 56:36 L'océan il y a 400 ans 01:02:24 Agir avec Sea Shepherd 01:05:51 La quête de sens de Lamya Essemlali__Le site officiel de Soif de Sens.Soutenir Soif de Sens via Tipeee.__Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 02:29:28 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - - réalisation : Félicie Faugère
Barbara-Judith Caron fait revivre le Quik aux fraises en poudre; Philippe Terrier se demande si une personne peut être autonome énergétiquement parlant en Antarctique; Fanny Tan évalue si les hallucinations générées par l'intelligence artificielle peuvent entraîner des conséquences réelles; et Christian Mercier tente de voir ce qui fait que les biscuits Pattes d'ours minis ne goûtent pas comme les produits originaux.
Demain N'attend Pas fête ses 100 bougies ! Pas tout à fait ses 100 ans, mais déjà ses 100 épisodes. Toute une jeunesse
Pour en savoir plus sur Les Baladeurs Éditions et ne rien manquer de la sortie de notre premier livre, rendez-vous sur lesbaladeurs.fr.Glaciologue passionnée, Heïdi Sevestre parcourt depuis des années les régions polaires à la rencontre des géants de glace. En 2019, elle partait en Colombie pour étudier le Conejeras, un glacier unique : tropical, fragile, menacé, et sacré pour les peuples autochtones qui le considèrent comme le cerveau du monde. Ce sanctuaire de glace est devenu pour Heïdi une obsession, un combat personnel pour le préserver avant qu'il ne soit trop tard.Abonnez-vous à notre newsletter pour ne louper aucun épisode ➡️
durée : 00:53:56 - Le temps d'un bivouac - par : Daniel FIEVET - "Une immense gifle d'absolu" : la glaciologue Lydie Lescarmontier est éblouie par le gigantesque champ de glace qui s'étend à perte de vue devant elle. A tout juste 23 ans, elle participe à une expédition scientifique pour observer l'évolution d'un glacier au cœur du continent Antarctique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Avez-vous déjà entendu parler du point Nemo ? C'est un endroit unique sur notre planète. Un lieu dont on dit qu'il est le plus isolé du monde. Mais où se trouve-t-il exactement, et pourquoi fascine-t-il autant ?Le point Nemo est ce qu'on appelle le pôle d'inaccessibilité océanique. En d'autres termes, c'est le point de l'océan le plus éloigné de toute terre émergée. Il se situe dans le sud de l'océan Pacifique, à environ 2 688 kilomètres des trois terres les plus proches : l'île Ducie (au nord), l'île Motu Nui, qui fait partie des îles de Pâques (au nord-est), et l'île Maher, en Antarctique (au sud).Ce point a été calculé pour la première fois en 1992 par un ingénieur croate, Hrvoje Lukatela, à l'aide de modèles informatiques et de coordonnées GPS. Il se trouve aux environs de la latitude 48°52.6′ Sud et de la longitude 123°23.6′ Ouest.Son nom, "Nemo", est bien sûr un clin d'œil au célèbre capitaine du Nautilus dans le roman de Jules Verne "Vingt mille lieues sous les mers". En latin, "nemo" signifie d'ailleurs… "personne". Un nom parfaitement approprié pour ce lieu si reculé.Ce qui rend le point Nemo fascinant, c'est son isolement extrême. Aucune île habitée à l'horizon. Pas de routes maritimes commerciales. Aucun survol régulier d'avion. Si vous vous trouviez là, les humains les plus proches seraient probablement… les astronautes à bord de la Station spatiale internationale, qui passe parfois à seulement 400 km au-dessus de ce point, bien plus près que n'importe quel continent.Le point Nemo est aussi devenu une zone de "cimetière spatial". Depuis les années 1970, les agences spatiales, dont la NASA ou Roscosmos, y font tomber en fin de vie leurs satellites, sondes ou stations spatiales, comme ce fut le cas pour la station MIR en 2001. Pourquoi là ? Justement parce que c'est une zone quasi déserte, minimisant les risques pour les populations et la navigation.Sur le plan biologique, les eaux autour du point Nemo sont très pauvres en vie marine : peu de nutriments, peu de lumière, peu de courant. Un véritable désert aquatique.En résumé, le point Nemo est une sorte de bout du monde maritime. Une curiosité géographique, un symbole de solitude absolue sur Terre — et une petite touche de science-fiction quand on pense que ce sont les astronautes, depuis l'espace, qui peuvent être ses visiteurs les plus proches. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En février 1958, une mission japonaise d'exploration scientifique doit quitter précipitamment la base de Showa, en Antarctique. Pris au piège par une météo de plus en plus violente et l'impossibilité technique d'embarquer tout le matériel et le personnel, les membres de l'équipe prennent une décision douloureuse : abandonner leurs quinze chiens de traîneau sur place, attachés et livrés à eux-mêmes dans l'un des environnements les plus hostiles de la planète. Promis à une récupération rapide, ils seront finalement laissés seuls… pendant près d'un an.Lorsqu'une nouvelle expédition revient sur les lieux en janvier 1959, l'équipe s'attend au pire. Les températures ont plongé jusqu'à -60 °C, les tempêtes ont balayé la base, et aucun espoir ne semble permis. Sur les quinze chiens, treize sont morts, certains toujours enchaînés, d'autres disparus. Et pourtant, deux silhouettes émergent dans la neige : amaigris, fatigués mais bien vivants, Tara et Jiro ont survécu.Le mystère de leur survie intrigue. Comment ont-ils tenu ? On suppose qu'ils ont réussi à briser leurs chaînes, à chasser des manchots ou à se nourrir des restes de la base abandonnée. Ils auraient même pu trouver refuge dans des abris creusés dans la neige pour se protéger du blizzard. Leur instinct, leur intelligence et leur robustesse ont fait la différence. Ces huskies de Sakhaline, une race réputée pour sa résistance au froid, ont démontré une résilience hors du commun.Au Japon, l'émotion est immense. Le retour de Tara et Jiro est accueilli comme un événement national. Les journaux titrent sur leur courage, les enfants apprennent leur histoire à l'école, et leur épopée est adaptée au cinéma. Ils deviennent de véritables héros populaires, symboles de loyauté, de bravoure et de persévérance. Jiro poursuivra même son service dans les expéditions suivantes jusqu'à sa mort en Antarctique en 1960. Tara, lui, sera rapatrié au Japon, où il vivra ses dernières années entouré de soins et d'affection.Des statues leur rendent hommage, notamment devant la Tour de Tokyo. Chaque année, des cérémonies commémoratives leur rappellent que même dans l'oubli et la glace, la vie peut s'accrocher.L'histoire de Tara et Jiro fascine parce qu'elle dépasse le simple récit animalier. Elle raconte une lutte silencieuse contre la nature, une survie presque miraculeuse, et un lien invisible entre l'homme et l'animal. Parfois, les plus grands récits d'héroïsme ne se crient pas. Ils se lisent dans les empreintes laissées dans la neige. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.