Podcasts about baudelaire

19th century French poet, essayist and art critic,

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baudelaire

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What's Left of Philosophy
139 TEASER | What is Modernity? Part I: Marshall Berman and the Contradictions of Modern Experience

What's Left of Philosophy

Play Episode Listen Later Jul 28, 2026 7:05


In this episode, we begin our new series on modernity with a discussion of Marshall Berman's 1982 book All That Is Solid Melts Into Air: The Experience of Modernity. Some of the questions we will tackle in this series will address the substance of modernity, whether modernity is singular or multiple, the relationship of art to modernization, and whether modernity is better understood as a rupture from the past or a development out of it. Berman, for his part, argues that modernity has always been about development through contradictions. We moderns bear witness to the constant dissolution of the traditions, political forms, and social mores of the past in the name of the production of the new. However, Berman thinks the 20th century has lost touch with the essentially contradictory nature of modernity by becoming either dogmatic enthusiasts of creative destruction or resolute pessimists who see nothing but degradation in modern life. He returns us to the 19th century where artists and thinkers such as Goethe, Marx, and Baudelaire had a more vivid and sensitive appreciation of the contradictory demands of modern development. We discuss Berman's ultimately hopeful account of modern experience, its relation to urban life, and why any future politics must reckon with people's desire for stability. Get ready to ride the wave of modernity (it's not like you have a choice)! This is just a short teaser of the full episode. To hear the rest, please subscribe to us on Patreon:patreon.com/leftofphilosophyReferences:Marshall Berman, All That Is Solid Melts Into Air: The Experience of Modernity (New York: Verso, 2010).Perry Anderson, “Modernity and Revolution”, New Left Review I/144 (1984): 96-113.Music:“Vintage Memories” by Schematist | schematist.bandcamp.com“My Space” by Overu | https://get.slip.stream/KqmvAN

Invité Culture
«Les femmes de ma génération ont moins de droits au Sénégal que celles des générations précédentes», confie la romancière Sokhna Ndao

Invité Culture

Play Episode Listen Later Jul 19, 2026 15:34


L'Invitée culture est la romancière sénégalaise Sokhna Ndao. Son quatrième roman Catharsis est paru aux éditions Obangame. À travers le destin d'une couturière de génie, Sokhna Ndao revient sur les violences subies par les femmes dans un pays foncièrement patriarcal. RFI : Vous signez, aux éditions Obangame, un quatrième roman dans lequel vous poursuivez votre exploration des maux et des combats de la société moderne sénégalaise. Catharsis raconte la vie d'une épouse qui va se retrouver confrontée à la violence de sa belle-famille. Les violences faites aux femmes sont une problématique qui vous tient à cœur. Est-ce que vous diriez que votre héroïne, Tabara, est représentative de la condition féminine au Sénégal ?  Sokhna Ndao : Elle est représentative de la condition féminine au Sénégal parce que ce roman a été écrit durant la pandémie de Covid-19, et je me suis rendu compte que six ans plus tard, la situation n'avait pas changé. On a de plus en plus des femmes qui sont victimes de violences au quotidien. Violences psychologiques et physiques. Et ça me tenait à cœur de leur donner un espace pour s'exprimer.  Les violences faites aux femmes dans les familles, c'est quelque chose de très commun donc, mais dont on parle peu.  On en parle de plus en plus. C'est le retentissement qui n'a pas la force que j'aimerais qu'il ait. Mais si vous allez sur les réseaux sociaux, il y a énormément de mots-dièse qui se sont multipliés pour dénoncer le code de la famille, qui n'a pas été révisé. On parle encore de « puissance paternelle » au Sénégal. Votre mari peut vous battre et vous n'avez pas le droit de rentrer chez vous parce que vos parents vous disent que « c'est un déshonneur, que vous devez rester dans votre couple, dans votre mariage ». Et ces femmes enfermées meurent de plus en plus.  On s'aperçoit effectivement que votre héroïne, Tabara, est dépossédée de tout par son époux ; de sa liberté d'abord, de sa marge de manœuvre, de son identité même, et de son enfant. Et elle n'a aucun recours... C'est-à-dire que personne ne l'écoute parce qu'elle méconnaît la loi. Ce roman, il a mis du temps à sortir parce que je devais d'abord me renseigner au niveau de la loi, la loi islamique et le code de la famille au Sénégal. En fait, Tabara ne sait absolument pas qu'elle a des droits. Son mari l'enferme dans ce tunnel de doutes, ce qui lui permet de l'exploiter davantage. Et si elle avait été au courant que son mari n'a pas le droit de faire tout cela, elle se serait révoltée plus tôt. Donc dans le texte, je glisse quelques petits indices par-ci par-là pour dire « renseignez-vous ». Parce que vous êtes peut-être dans des situations qui ne sont absolument pas tolérables, ni aux yeux des hommes, ni aux yeux de Dieu.  Tabara est quand même une situation particulière parce qu'elle n'a pas une grande famille. Son père a disparu après sa naissance et sa mère est assez défaillante. Cela renforce l'emprise que la belle-famille exerce sur elle. Est-ce qu'une femme ayant une famille normale au Sénégal peut davantage compter sur une forme de protection ?  Oui et non, dans le sens où effectivement, si on prend l'exemple de la famille de Tabara, il y a une problématique, un traumatisme d'abandon dès le départ. Sa mère ne la défend pas. Elle est même absolument complice de ses bourreaux. Et ça, c'est une réalité, une mère qui projette sur son enfant ses propres traumatismes. D'ailleurs, elle le dit dans le roman à un moment donné. « Peut-être que si j'avais eu un fils, ton père serait resté avec moi », ce qui est extrêmement violent. Donc, quand Tabara part dans la belle-famille, sa mère se débarrasse d'elle – c'est le deuxième choc d'abandon – et sa belle-mère trouve en Tabara une victime parfaite. Cette femme, issue elle-même d'un milieu polygame qui a traversé énormément de traumatismes grâce à la situation financière de ses enfants, peut imposer une dictature dans cette maisonnée. Et imposer des violences psychologiques envers ces belles-filles qu'elle maltraite aux yeux de tous. Et personne ne dit rien. Personne ne fait rien.  Comment vous l'expliquez, cette apathie ?  Souvent, quand vous êtes harcelée, quand vous êtes victime d'une perversion narcissique, il y a tout un écosystème qui se fait complice. Puisqu'elle est là, elle est devenue riche, elle impose sa loi et les autres se disent : « Ah, si je prends parti, si je défends, elle va devenir violente envers moi, donc je vais devenir complice pour ne pas aussi subir les foudres de l'harceleur. »  Il y a aussi une question que vous abordez, c'est justement la transmission de l'éducation. Vous écrivez à un moment une très jolie phrase : « Mes rêves n'étaient que des inepties implantées depuis l'enfance, formatées pour me faire écraser par le monde ». C'est ce que pense Tabara dans ce roman. L'éducation est très importante, on n'apprend pas aux jeunes filles à résister, on leur apprend à se soumettre... Il y a une asymétrie. En fait, les hommes ont le droit d'être respectés, d'être obéis, de n'être jamais contredits. Et la femme, c'est « l'agneau sacrificiel », en fait. Elle doit avoir des valeurs confucéennes, faire preuve de probité, faire preuve d'humilité. En fait, on n'apprend pas aux hommes à aimer. La femme se retrouve muselée. Et si je reviens sur la mère de Tabara, elle ne l'a jamais défendue. Elle lui demande d'être humble, soumise, patiente. Pour Tabara et pour ces femmes, oui, les hommes ont plus de droits au Sénégal. Et actuellement, les femmes perdent du terrain. En tant que femme, chaque année, je rentre et je vois que la génération de ma mère a eu plus de droits que moi, et d'une certaine manière, cela m'exaspère. Dans Catharsis, vous abordez d'autres problèmes sociaux. Vous déconstruisez un certain nombre de mythes, comme celui de la justice, celui de l'expatriation, puisque Farah, l'époux de Tabara, se retrouve en France dans une situation difficile. À chaque fois, on a le sentiment que le rapport de force sociale dans ce roman est très cruel. Le monde est impitoyable...  C'est un monde impitoyable et j'aime beaucoup explorer les dynamiques, les déséquilibres qui « créent des distorsions ». Sinon, ce serait plat, ennuyeux. C'est parce qu'il y a des rapports de force, des problématiques d'argent, de liberté, que forcément, on en vient à certains comportements. Je ne suis pas en train de dire que Farah est victime, mais pour produire un monstre, il me fallait un schéma, un chaînon. On ne naît pas monstre, on le devient. La belle-mère de Tabara, pour moi, c'est ce que la société sénégalaise fabrique de pire comme monstre. Ces monstres du quotidien qui normalisent les violences psychologiques. Je voulais un peu apporter un regard différent par rapport au lecteur.  Tabara va quand même connaître un destin incroyable puisqu'elle va réussir finalement à s'émanciper. Comment y parvient-elle ? Sans divulguer pour autant la fin du roman.  Le talent. C'est son talent. Dépossédée de tout, elle se dit : « Je vais travailler, je vais devenir indépendante financièrement. » Dès le début du roman, sa mère lui dit : « Tu n'es même pas – excusez-moi le terme – foutue d'être avocate, ou médecin, tu es qu'une saltimbanque, je n'ai pas élevé une saltimbanque. » Et ce sont sa créativité, son imagination, son talent qui vont lui ouvrir les portes. Et au Sénégal, vous avez énormément de femmes couturières, artistes, chanteuses qui s'émancipent grâce à leur talent.  C'est une littérature sociale et engagée qui « porte le couteau dans la plaie », pour reprendre les mots d'un journaliste célèbre, mais c'est aussi un roman habité par une écriture très particulière et très belle. Je veux vous citer vous. À un moment, Tabara dit à son amant : « Tôt ou tard, toi aussi tu vas graver tes initiales dans l'une de mes cicatrices. » Le style est quelque chose que vous avez beaucoup travaillé ?   J'aime beaucoup la poésie. Petite, mes premiers chocs esthétiques ont été poétiques. C'était Baudelaire. Je m'en rappelle encore. Le mort joyeux m'a interloquée. Et les mots ont pour moi un poids pour parler des maux. « Un roi cruel m'a rendu cynique », dit encore Tabara. Rassurez-nous ; finalement, elle n'est pas si cynique que ça, votre héroïne ?  Son cœur continue de battre, même si pour faire cette catharsis, elle y croit encore. Même si, jusqu'à la fin, elle se pose la question du « est-ce que j'y vais, est-ce que je n'y vais pas ? » Mais pour elle, elle pensait que l'amour arrive trop tard. C'est un roman, mais il y a de la musique dedans. Tous les chapitres commencent par une citation, souvent en anglais, d'un chanteur de pop ou de rock. On a du David Bowie, on a du Coldplay, on a du Phil Collins, on en a plein d'autres comme ça. Pour quelles raisons ? C'est mon père qui m'a fait découvrir les Beatles, donc pour moi, la musique n'a pas de frontières. Je sais que ça peut choquer, mais si je cite Ismaël Lo, il dit s'être inspiré d'Ottis Redding, de Jimi Hendrix. Youssou N'Dour a chanté du Bob Dylan, donc la présence de la musique dans ce livre est un choix personnel. C'est un peu aussi pour rendre hommage à cet héritage culturel que j'ai reçu. C'est comme la bande son du roman en fait. C'est d'ailleurs ce que j'écoutais quand je l'écrivais.

Invité culture
«Les femmes de ma génération ont moins de droits au Sénégal que celles des générations précédentes», confie la romancière Sokhna Ndao

Invité culture

Play Episode Listen Later Jul 19, 2026 15:34


L'Invitée culture est la romancière sénégalaise Sokhna Ndao. Son quatrième roman Catharsis est paru aux éditions Obangame. À travers le destin d'une couturière de génie, Sokhna Ndao revient sur les violences subies par les femmes dans un pays foncièrement patriarcal. RFI : Vous signez, aux éditions Obangame, un quatrième roman dans lequel vous poursuivez votre exploration des maux et des combats de la société moderne sénégalaise. Catharsis raconte la vie d'une épouse qui va se retrouver confrontée à la violence de sa belle-famille. Les violences faites aux femmes sont une problématique qui vous tient à cœur. Est-ce que vous diriez que votre héroïne, Tabara, est représentative de la condition féminine au Sénégal ?  Sokhna Ndao : Elle est représentative de la condition féminine au Sénégal parce que ce roman a été écrit durant la pandémie de Covid-19, et je me suis rendu compte que six ans plus tard, la situation n'avait pas changé. On a de plus en plus des femmes qui sont victimes de violences au quotidien. Violences psychologiques et physiques. Et ça me tenait à cœur de leur donner un espace pour s'exprimer.  Les violences faites aux femmes dans les familles, c'est quelque chose de très commun donc, mais dont on parle peu.  On en parle de plus en plus. C'est le retentissement qui n'a pas la force que j'aimerais qu'il ait. Mais si vous allez sur les réseaux sociaux, il y a énormément de mots-dièse qui se sont multipliés pour dénoncer le code de la famille, qui n'a pas été révisé. On parle encore de « puissance paternelle » au Sénégal. Votre mari peut vous battre et vous n'avez pas le droit de rentrer chez vous parce que vos parents vous disent que « c'est un déshonneur, que vous devez rester dans votre couple, dans votre mariage ». Et ces femmes enfermées meurent de plus en plus.  On s'aperçoit effectivement que votre héroïne, Tabara, est dépossédée de tout par son époux ; de sa liberté d'abord, de sa marge de manœuvre, de son identité même, et de son enfant. Et elle n'a aucun recours... C'est-à-dire que personne ne l'écoute parce qu'elle méconnaît la loi. Ce roman, il a mis du temps à sortir parce que je devais d'abord me renseigner au niveau de la loi, la loi islamique et le code de la famille au Sénégal. En fait, Tabara ne sait absolument pas qu'elle a des droits. Son mari l'enferme dans ce tunnel de doutes, ce qui lui permet de l'exploiter davantage. Et si elle avait été au courant que son mari n'a pas le droit de faire tout cela, elle se serait révoltée plus tôt. Donc dans le texte, je glisse quelques petits indices par-ci par-là pour dire « renseignez-vous ». Parce que vous êtes peut-être dans des situations qui ne sont absolument pas tolérables, ni aux yeux des hommes, ni aux yeux de Dieu.  Tabara est quand même une situation particulière parce qu'elle n'a pas une grande famille. Son père a disparu après sa naissance et sa mère est assez défaillante. Cela renforce l'emprise que la belle-famille exerce sur elle. Est-ce qu'une femme ayant une famille normale au Sénégal peut davantage compter sur une forme de protection ?  Oui et non, dans le sens où effectivement, si on prend l'exemple de la famille de Tabara, il y a une problématique, un traumatisme d'abandon dès le départ. Sa mère ne la défend pas. Elle est même absolument complice de ses bourreaux. Et ça, c'est une réalité, une mère qui projette sur son enfant ses propres traumatismes. D'ailleurs, elle le dit dans le roman à un moment donné. « Peut-être que si j'avais eu un fils, ton père serait resté avec moi », ce qui est extrêmement violent. Donc, quand Tabara part dans la belle-famille, sa mère se débarrasse d'elle – c'est le deuxième choc d'abandon – et sa belle-mère trouve en Tabara une victime parfaite. Cette femme, issue elle-même d'un milieu polygame qui a traversé énormément de traumatismes grâce à la situation financière de ses enfants, peut imposer une dictature dans cette maisonnée. Et imposer des violences psychologiques envers ces belles-filles qu'elle maltraite aux yeux de tous. Et personne ne dit rien. Personne ne fait rien.  Comment vous l'expliquez, cette apathie ?  Souvent, quand vous êtes harcelée, quand vous êtes victime d'une perversion narcissique, il y a tout un écosystème qui se fait complice. Puisqu'elle est là, elle est devenue riche, elle impose sa loi et les autres se disent : « Ah, si je prends parti, si je défends, elle va devenir violente envers moi, donc je vais devenir complice pour ne pas aussi subir les foudres de l'harceleur. »  Il y a aussi une question que vous abordez, c'est justement la transmission de l'éducation. Vous écrivez à un moment une très jolie phrase : « Mes rêves n'étaient que des inepties implantées depuis l'enfance, formatées pour me faire écraser par le monde ». C'est ce que pense Tabara dans ce roman. L'éducation est très importante, on n'apprend pas aux jeunes filles à résister, on leur apprend à se soumettre... Il y a une asymétrie. En fait, les hommes ont le droit d'être respectés, d'être obéis, de n'être jamais contredits. Et la femme, c'est « l'agneau sacrificiel », en fait. Elle doit avoir des valeurs confucéennes, faire preuve de probité, faire preuve d'humilité. En fait, on n'apprend pas aux hommes à aimer. La femme se retrouve muselée. Et si je reviens sur la mère de Tabara, elle ne l'a jamais défendue. Elle lui demande d'être humble, soumise, patiente. Pour Tabara et pour ces femmes, oui, les hommes ont plus de droits au Sénégal. Et actuellement, les femmes perdent du terrain. En tant que femme, chaque année, je rentre et je vois que la génération de ma mère a eu plus de droits que moi, et d'une certaine manière, cela m'exaspère. Dans Catharsis, vous abordez d'autres problèmes sociaux. Vous déconstruisez un certain nombre de mythes, comme celui de la justice, celui de l'expatriation, puisque Farah, l'époux de Tabara, se retrouve en France dans une situation difficile. À chaque fois, on a le sentiment que le rapport de force sociale dans ce roman est très cruel. Le monde est impitoyable...  C'est un monde impitoyable et j'aime beaucoup explorer les dynamiques, les déséquilibres qui « créent des distorsions ». Sinon, ce serait plat, ennuyeux. C'est parce qu'il y a des rapports de force, des problématiques d'argent, de liberté, que forcément, on en vient à certains comportements. Je ne suis pas en train de dire que Farah est victime, mais pour produire un monstre, il me fallait un schéma, un chaînon. On ne naît pas monstre, on le devient. La belle-mère de Tabara, pour moi, c'est ce que la société sénégalaise fabrique de pire comme monstre. Ces monstres du quotidien qui normalisent les violences psychologiques. Je voulais un peu apporter un regard différent par rapport au lecteur.  Tabara va quand même connaître un destin incroyable puisqu'elle va réussir finalement à s'émanciper. Comment y parvient-elle ? Sans divulguer pour autant la fin du roman.  Le talent. C'est son talent. Dépossédée de tout, elle se dit : « Je vais travailler, je vais devenir indépendante financièrement. » Dès le début du roman, sa mère lui dit : « Tu n'es même pas – excusez-moi le terme – foutue d'être avocate, ou médecin, tu es qu'une saltimbanque, je n'ai pas élevé une saltimbanque. » Et ce sont sa créativité, son imagination, son talent qui vont lui ouvrir les portes. Et au Sénégal, vous avez énormément de femmes couturières, artistes, chanteuses qui s'émancipent grâce à leur talent.  C'est une littérature sociale et engagée qui « porte le couteau dans la plaie », pour reprendre les mots d'un journaliste célèbre, mais c'est aussi un roman habité par une écriture très particulière et très belle. Je veux vous citer vous. À un moment, Tabara dit à son amant : « Tôt ou tard, toi aussi tu vas graver tes initiales dans l'une de mes cicatrices. » Le style est quelque chose que vous avez beaucoup travaillé ?   J'aime beaucoup la poésie. Petite, mes premiers chocs esthétiques ont été poétiques. C'était Baudelaire. Je m'en rappelle encore. Le mort joyeux m'a interloquée. Et les mots ont pour moi un poids pour parler des maux. « Un roi cruel m'a rendu cynique », dit encore Tabara. Rassurez-nous ; finalement, elle n'est pas si cynique que ça, votre héroïne ?  Son cœur continue de battre, même si pour faire cette catharsis, elle y croit encore. Même si, jusqu'à la fin, elle se pose la question du « est-ce que j'y vais, est-ce que je n'y vais pas ? » Mais pour elle, elle pensait que l'amour arrive trop tard. C'est un roman, mais il y a de la musique dedans. Tous les chapitres commencent par une citation, souvent en anglais, d'un chanteur de pop ou de rock. On a du David Bowie, on a du Coldplay, on a du Phil Collins, on en a plein d'autres comme ça. Pour quelles raisons ? C'est mon père qui m'a fait découvrir les Beatles, donc pour moi, la musique n'a pas de frontières. Je sais que ça peut choquer, mais si je cite Ismaël Lo, il dit s'être inspiré d'Ottis Redding, de Jimi Hendrix. Youssou N'Dour a chanté du Bob Dylan, donc la présence de la musique dans ce livre est un choix personnel. C'est un peu aussi pour rendre hommage à cet héritage culturel que j'ai reçu. C'est comme la bande son du roman en fait. C'est d'ailleurs ce que j'écoutais quand je l'écrivais.

Literatura Universal con Adolfo Estévez
915. Correspondencias. Charles Baudelaire.

Literatura Universal con Adolfo Estévez

Play Episode Listen Later Jul 16, 2026 1:43


Charles Baudelaire (1821–1867) fue un poeta, crítico de arte y traductor francés, considerado una de las figuras más influyentes de la literatura moderna. Es especialmente conocido por su obra Les Fleurs du mal (Las flores del mal, 1857), un libro de poemas que causó escándalo en su época por tratar temas como la sensualidad, el tedio, el spleen (melancolía existencial), la muerte y el satanismo. Combina el romanticismo con un estilo pre-simbolista, precursor del modernismo.Temas recurrentes: Belleza en lo decadente, lo prohibido, lo urbano, la dualidad del alma humana (ángel/demonio), el hastío moderno.Lenguaje: Rico en simbolismo, imágenes sensoriales y musicalidad poética. Obra principal:Las flores del mal incluye secciones como:Spleen et Idéal (el alma dividida entre lo sublime y lo miserable), Tableaux parisiens (poemas sobre la ciudad de París), Révolte (la rebelión contra Dios o el orden), La Mort (reflexiones sobre la muerte).Seis poemas del libro fueron censurados por "ofensa a la moral pública", y Baudelaire fue multado. Esa censura no se levantó en Francia sino hasta 1949. Es considerado uno de los padres de la poesía moderna.Fue una gran influencia para los simbolistas (como Verlaine, Rimbaud y Mallarmé) y para poetas del siglo XX como T. S. Eliot y Paul Valéry. También tradujo la obra de Edgar Allan Poe al francés, ayudando a difundirla en Europa.

Tạp chí văn hóa
Ca nhạc sĩ Bob Dylan : Tình yêu và nước Pháp

Tạp chí văn hóa

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 9:40


Nếu có một nhịp cầu giữa huyền thoại Bob Dylan với quê hương của Victor Hugo chắc chắn cây cầu đó phải là nhạc sĩ người Pháp Hugues Aufray. Văn chương, thi ca, điện ảnh, phong cách của người dân Pháp đều có sức thu hút rất lớn và Bob Dylan còn bị tiếng hát của tác giả Tous les garcons et les filles làm mê hoặc. Đầu thập niên 1960 tình cờ trên đường phố New York, chính xác hơn là tại khu Greenwich Village, Aufray đã trông thấy một nhạc sĩ gầy gò với cây đàn ghi ta, trong một quán bar. Hàng thập niên sau danh ca người Pháp này kể lại : « Người ta thường nói tiếng sét ái tình mà quên mất rằng trong tình bạn cũng có thể những cú sét đó. Chỉ lướt qua nhau tôi đã trông thấy một nghệ sĩ tài hoa. Lần đầu hội ngộ tôi ngỡ đã gặp được thi sĩ Rimbaud ». Ngôn ngữ của văn thơ và sự đồng điệu Điều kỳ diệu là Dylan và Aufrey đã vượt lên được những rào cản về ngôn ngữ, họ « kể chuyện cho nhau nghe » bởi có lẽ cả hai cùng nói chuyện với nhau bằng ngôn ngữ của thơ, của nhạc và của tâm hồn … Aufray một nhà soạn nhạc, được biết đến nhiều với những ca khúc như Santiano và Céline. Ông cũng là người sau này đã dịch sang ngôn ngữ của Molière biết bao tác phẩm của Bob Dylan … Hugues từ hơn 6 thập niên qua luôn là nhịp cầu đưa những ca khúc của danh ca người Mỹ này đến với công chúng Pháp qua phần trình bảy của rất nhiều thế hệ ca sĩ Pháp như Francis Cabrel, Johhny Hallyday … hay Alain Bashung Vào năm 1961, Robert Zimmerman chân ướt chân ráo đến New York lập nghiệp, trước khi tìm được cho mình một nghệ danh ưng ý. Khi biết người bạn mới quen từ Kinh Đô Ánh Sáng đổ bộ lên đất tự do Hoa Kỳ, Zimmerman như thể « buồn ngủ mà gặp chiếu manh », vồ vập hỏi thăm về những Apolinaire, Mallarmé…, về Nhà Thờ Đức Bà Paris. Anh muốn tận tai nghe một người Pháp nói về Les Misérables của Victor Hugo … Trước khi trở thành huyền thoại Bob Dylan, Zimmerman đã lấy nguồn cảm hứng từ những áng thơ của Baudelaire, từ những lý tưởng về một xã hội công bằng và bác ái qua nhân vật Jean Valjean, từ những suy ngẫm về cuộc đời chắt lọc từ tuyển tập thơ Les Contemplations ..  Hugues Aufray là nhạc sĩ Pháp tận mắt trông thấy sự hình thành của huyền thoại Dylan. Những năm đầu, Dylan mỗi lần đến Paris, không một đồng xu dính túi, đều tá túc trong căn hộ của « Hug' » đường Saint Médard, ở quận 5. Họ thức trắng đêm để nói chuyện văn, thơ...  Năm 1963, nhạc sĩ người Mỹ cùng Hugues Aufray khám phá Paris, lần theo dấu chân của những Rimbaud và Verlaine, để đưa những tên tuổi ấy vào chính những tác phẩm của mình sau này. Ca khúc You're Gonna Make Me Lonesome When You Go phảng phất câu thơ của Paul Verlaine « Il pleure dans mon cœur comme il pleut sur la ville – Nước mắt trong lòng, như mưa trên phố » và ý tưởng chỉ cần « thiếu vắng một người, cả thế giới trở nên vô nghĩa » từng được Lamartine đưa vào thi ca … Like a Rolling Stone  Đâu chỉ có Bob Dylan ngưỡng mộ văn chương Pháp. Một trong những cây bút nổi tiếng nhất trên văn đàn Pháp, nữ sĩ Marguerite Yourcenar (1903-1987) trong một cuộc trả lời phỏng vấn trên đài truyền hình đã hết lời khen ngợi Bob Dylan. Bà nói « Bob Dylan là đỉnh cao trong thi ca, ý thơ của anh là hơi thở của thời đại. Những lời thơ của anh luôn ẩn chứa những phẩm giá cao quý. Dylan có cách diễn đạt tinh tế và giọng hát thiên thần ». Không chỉ yêu văn chương và thi ca của Pháp, ông còn bị choán ngợp bởi tinh thần dấn thân trước thời đại của các đại văn hào của Pháp từ thế kỷ 17- cho đến tận ngày hôm nay… Tác giả của những The Time They Are A Changin' hay Like a Rolling Stone còn rất say mê điện ảnh Pháp.  Một trong những bộ phim có giá trị nhất trong mắt ông là Les Enfants du Paradis - Những đứa trẻ trên thiên đường của Marcel Carné. Kịch bản và lời thoại trong bộ phim đen trắng ra mắt công chúng năm 1945 này do nhà thơ Jacques Prévert biên soạn…   Les Enfants du Paradis đã thôi thúc nhạc sĩ Dylan bước vào nghệ thuật thứ Bảy. Ông cùng biên soạn kịch bản và tham gia bộ phim Renaldo và Sarah… mà trong đó, nhân vật ông thủ vai giống Bob Dylan ở ngoài đời như hai giọt nước. Tình yêu một chiều   Văn chương, thi ca, điện ảnh, phong cách của người dân Pháp ...đều có sức thu hút rất lớn đối với nhạc sĩ Bob Dylan. Sự nghiệp của Bob Dylan bắt đầu cất cánh. Những năm 1961-1965 được xem là giai đoạn mà hầu hết mỗi sáng tác của ông đều là « một tượng đài » trong âm nhạc. Bắt đầu nổi tiếng trên thế giới « Bob » vẫn trung thành với nước Pháp và gắn bó với người bạn thuở ban đầu là Aufray…   danh ca người Mỹ này rất thường xuyên sang Pháp. Lúc thì ở Paris, khi thì tìm đến nắng ấm của đảo Corse, liếc mắt đưa tình với những cô gái nhỏ ở thị trấn Saintes Marie de la Mer, vùng Camargue, miền nam nước Pháp… để rồi bị một tiếng hát thôi miên, một đôi gò má cao và gương mặt hơi « xương xẩu » xương xẩu của Françoise Hardy làm mê hoặc. Bob Dylan đã viết hàng chục bức thư tình nhưng chẳng bao giờ dám gửi đến tác giả ca khúc Tous les garçons et les filles …. Mãi đến vòng lưu diễn ở Paris, năm 1966, tại rạp hát Olympia, tình cảm dành cho Françoise Hardy dâng cao như thủy triều … Đêm biểu diễn hôm đó, giữa chừng Bob Dylan thực sự « phát điên ». Anh  đòi phải mời cho bằng được Françoise Hardy đến gặp mình. Gặp được người trong mộng, trong phòng nghỉ, nghệ sĩ người Mỹ này chỉ cầm lấy cây đàn ghi tả và hát cho cô nghe hai ca khúc Juste Like a Woman và I want You … Nhiều năm sau khi tóc đã nhuộn màu  thời gian, Françoise Hardy tâm sự : « Lần đó là cuộc hội ngộ duy nhất ». Bob Dylan « gầy như que củi, xấu xí, tóc tai bù xù, móng tay để dài như phù thủy ... ». Françoise Hardy khi đó không hào hứng với lời tỏ tình của Dylan … Bà thú nhận, từng « ngây thơ đến dại khờ » chẳng hiểu vì sao Bob Dylan lại chọn hai nhạc phẩm nói trên để hát tặng mình. Mãi sau này Françoise Hardy mới hiểu thêm một chút về Bob Dylan : « Thật đau lòng khi anh ấy đề cập đến mối tình nghìn trùng xa cách giữa hai người yêu nhau, không thể ngờ rằng tình yêu có thể nảy sinh từ một bức ảnh, và chỉ một bức ảnh là đủ để anh ấy hiểu thật nhiều về tôi  ».  Mãi sau này Françoise Hardy mới đọc được những bài thơ Bob Dylan đã sáng tác để tặng riêng cho bà. 

TẠP CHÍ VĂN HÓA
Ca nhạc sĩ Bob Dylan : Tình yêu và nước Pháp

TẠP CHÍ VĂN HÓA

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 9:40


Nếu có một nhịp cầu giữa huyền thoại Bob Dylan với quê hương của Victor Hugo chắc chắn cây cầu đó phải là nhạc sĩ người Pháp Hugues Aufray. Văn chương, thi ca, điện ảnh, phong cách của người dân Pháp đều có sức thu hút rất lớn và Bob Dylan còn bị tiếng hát của tác giả Tous les garcons et les filles làm mê hoặc. Đầu thập niên 1960 tình cờ trên đường phố New York, chính xác hơn là tại khu Greenwich Village, Aufray đã trông thấy một nhạc sĩ gầy gò với cây đàn ghi ta, trong một quán bar. Hàng thập niên sau danh ca người Pháp này kể lại : « Người ta thường nói tiếng sét ái tình mà quên mất rằng trong tình bạn cũng có thể những cú sét đó. Chỉ lướt qua nhau tôi đã trông thấy một nghệ sĩ tài hoa. Lần đầu hội ngộ tôi ngỡ đã gặp được thi sĩ Rimbaud ». Ngôn ngữ của văn thơ và sự đồng điệu Điều kỳ diệu là Dylan và Aufrey đã vượt lên được những rào cản về ngôn ngữ, họ « kể chuyện cho nhau nghe » bởi có lẽ cả hai cùng nói chuyện với nhau bằng ngôn ngữ của thơ, của nhạc và của tâm hồn … Aufray một nhà soạn nhạc, được biết đến nhiều với những ca khúc như Santiano và Céline. Ông cũng là người sau này đã dịch sang ngôn ngữ của Molière biết bao tác phẩm của Bob Dylan … Hugues từ hơn 6 thập niên qua luôn là nhịp cầu đưa những ca khúc của danh ca người Mỹ này đến với công chúng Pháp qua phần trình bảy của rất nhiều thế hệ ca sĩ Pháp như Francis Cabrel, Johhny Hallyday … hay Alain Bashung Vào năm 1961, Robert Zimmerman chân ướt chân ráo đến New York lập nghiệp, trước khi tìm được cho mình một nghệ danh ưng ý. Khi biết người bạn mới quen từ Kinh Đô Ánh Sáng đổ bộ lên đất tự do Hoa Kỳ, Zimmerman như thể « buồn ngủ mà gặp chiếu manh », vồ vập hỏi thăm về những Apolinaire, Mallarmé…, về Nhà Thờ Đức Bà Paris. Anh muốn tận tai nghe một người Pháp nói về Les Misérables của Victor Hugo … Trước khi trở thành huyền thoại Bob Dylan, Zimmerman đã lấy nguồn cảm hứng từ những áng thơ của Baudelaire, từ những lý tưởng về một xã hội công bằng và bác ái qua nhân vật Jean Valjean, từ những suy ngẫm về cuộc đời chắt lọc từ tuyển tập thơ Les Contemplations ..  Hugues Aufray là nhạc sĩ Pháp tận mắt trông thấy sự hình thành của huyền thoại Dylan. Những năm đầu, Dylan mỗi lần đến Paris, không một đồng xu dính túi, đều tá túc trong căn hộ của « Hug' » đường Saint Médard, ở quận 5. Họ thức trắng đêm để nói chuyện văn, thơ...  Năm 1963, nhạc sĩ người Mỹ cùng Hugues Aufray khám phá Paris, lần theo dấu chân của những Rimbaud và Verlaine, để đưa những tên tuổi ấy vào chính những tác phẩm của mình sau này. Ca khúc You're Gonna Make Me Lonesome When You Go phảng phất câu thơ của Paul Verlaine « Il pleure dans mon cœur comme il pleut sur la ville – Nước mắt trong lòng, như mưa trên phố » và ý tưởng chỉ cần « thiếu vắng một người, cả thế giới trở nên vô nghĩa » từng được Lamartine đưa vào thi ca … Like a Rolling Stone  Đâu chỉ có Bob Dylan ngưỡng mộ văn chương Pháp. Một trong những cây bút nổi tiếng nhất trên văn đàn Pháp, nữ sĩ Marguerite Yourcenar (1903-1987) trong một cuộc trả lời phỏng vấn trên đài truyền hình đã hết lời khen ngợi Bob Dylan. Bà nói « Bob Dylan là đỉnh cao trong thi ca, ý thơ của anh là hơi thở của thời đại. Những lời thơ của anh luôn ẩn chứa những phẩm giá cao quý. Dylan có cách diễn đạt tinh tế và giọng hát thiên thần ». Không chỉ yêu văn chương và thi ca của Pháp, ông còn bị choán ngợp bởi tinh thần dấn thân trước thời đại của các đại văn hào của Pháp từ thế kỷ 17- cho đến tận ngày hôm nay… Tác giả của những The Time They Are A Changin' hay Like a Rolling Stone còn rất say mê điện ảnh Pháp.  Một trong những bộ phim có giá trị nhất trong mắt ông là Les Enfants du Paradis - Những đứa trẻ trên thiên đường của Marcel Carné. Kịch bản và lời thoại trong bộ phim đen trắng ra mắt công chúng năm 1945 này do nhà thơ Jacques Prévert biên soạn…   Les Enfants du Paradis đã thôi thúc nhạc sĩ Dylan bước vào nghệ thuật thứ Bảy. Ông cùng biên soạn kịch bản và tham gia bộ phim Renaldo và Sarah… mà trong đó, nhân vật ông thủ vai giống Bob Dylan ở ngoài đời như hai giọt nước. Tình yêu một chiều   Văn chương, thi ca, điện ảnh, phong cách của người dân Pháp ...đều có sức thu hút rất lớn đối với nhạc sĩ Bob Dylan. Sự nghiệp của Bob Dylan bắt đầu cất cánh. Những năm 1961-1965 được xem là giai đoạn mà hầu hết mỗi sáng tác của ông đều là « một tượng đài » trong âm nhạc. Bắt đầu nổi tiếng trên thế giới « Bob » vẫn trung thành với nước Pháp và gắn bó với người bạn thuở ban đầu là Aufray…   danh ca người Mỹ này rất thường xuyên sang Pháp. Lúc thì ở Paris, khi thì tìm đến nắng ấm của đảo Corse, liếc mắt đưa tình với những cô gái nhỏ ở thị trấn Saintes Marie de la Mer, vùng Camargue, miền nam nước Pháp… để rồi bị một tiếng hát thôi miên, một đôi gò má cao và gương mặt hơi « xương xẩu » xương xẩu của Françoise Hardy làm mê hoặc. Bob Dylan đã viết hàng chục bức thư tình nhưng chẳng bao giờ dám gửi đến tác giả ca khúc Tous les garçons et les filles …. Mãi đến vòng lưu diễn ở Paris, năm 1966, tại rạp hát Olympia, tình cảm dành cho Françoise Hardy dâng cao như thủy triều … Đêm biểu diễn hôm đó, giữa chừng Bob Dylan thực sự « phát điên ». Anh  đòi phải mời cho bằng được Françoise Hardy đến gặp mình. Gặp được người trong mộng, trong phòng nghỉ, nghệ sĩ người Mỹ này chỉ cầm lấy cây đàn ghi tả và hát cho cô nghe hai ca khúc Juste Like a Woman và I want You … Nhiều năm sau khi tóc đã nhuộn màu  thời gian, Françoise Hardy tâm sự : « Lần đó là cuộc hội ngộ duy nhất ». Bob Dylan « gầy như que củi, xấu xí, tóc tai bù xù, móng tay để dài như phù thủy ... ». Françoise Hardy khi đó không hào hứng với lời tỏ tình của Dylan … Bà thú nhận, từng « ngây thơ đến dại khờ » chẳng hiểu vì sao Bob Dylan lại chọn hai nhạc phẩm nói trên để hát tặng mình. Mãi sau này Françoise Hardy mới hiểu thêm một chút về Bob Dylan : « Thật đau lòng khi anh ấy đề cập đến mối tình nghìn trùng xa cách giữa hai người yêu nhau, không thể ngờ rằng tình yêu có thể nảy sinh từ một bức ảnh, và chỉ một bức ảnh là đủ để anh ấy hiểu thật nhiều về tôi  ».  Mãi sau này Françoise Hardy mới đọc được những bài thơ Bob Dylan đã sáng tác để tặng riêng cho bà. 

One Thing In A French Day
Comment commence l'été des filles ? (French Teenage Summer Life) — jeudi 9 juillet 2026

One Thing In A French Day

Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 3:47


C'est l'été : le rythme change à la maison. Que font les filles cet été?  This episode is in French because it's a slice of real, everyday family life — not a scripted lesson, but the kind of natural, spontaneous storytelling that French learners rarely get access to. If you want to hear how a French family actually talks about summer plans, exams, and daily life, this episode is for you. Level: B1-B2. Much of the vocabulary here is everyday and accessible — jobs, weather, family updates — but the episode also touches on more elevated register when discussing Lisa's baccalauréat exam and French literature spanning two centuries, from Graffigny's 18th-century Lettres d'une Péruvienne to Baudelaire's 19th-century prose poems, giving learners exposure to both conversational and more literary French in a single episode. Curious how the rest of the family navigated the infamous French bac exam? Dive into these related episodes: Pour comprendre les débuts du bac dans la famille : https://onethinginafrenchday.podbean.com/e/2224-%e2%80%94-micaela-a-passe-le-bac-%e2%80%94-lundi-27-mars-2023/ La suite de l'aventure du bac de Micaela : https://onethinginafrenchday.podbean.com/e/2257-%e2%80%94-les-epreuves-du-bac-sont-enfin-terminees-pour-micaela-%e2%80%94-lundi-26-juin-2023/ Felicia, elle aussi, face au bac de français : https://onethinginafrenchday.podbean.com/e/2381-%e2%80%94-commentaire-compose-ou-dissertation%c2%a0-c-est-le-bac-de-francais-pour-felicia-%e2%80%94-vendredi%c2%a014%c2%a0juin-2024/ french stories, paris stories, french daily life, authentic french, real french, life in paris, spoken french, learn french — family, summer in france, baccalauréat, french teenagers, viola da gamba, baroque music This episode answers to the following questions:  What is the French baccalauréat exam? How does the French bac oral exam work? Who was Françoise de Graffigny? What is Lettres d'une Péruvienne about? Who wrote Petits poèmes en prose? What is a viola da gamba? Where is Ploërmel, France? What is life like for French teenagers in summer? What jobs do French students do in summer? When is the French grape harvest (vendanges)?

Vin for begyndere
Vin i litteraturen 1:2 - Homer, Hemingway, Ewald og Baudelaire - Med gæst Casper Thrane

Vin for begyndere

Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 73:10


Afsnittet er sponseret af Gastrotools https://www.gastrotools.dk/   Stegeplade i carbonstål inkl. gratis smasher her https://www.gastrotools.dk/products/stegeplade-smasher   Tilbuddet løber til og med d. 31. juli 2026.   …………..   I dagens afsnit skal det handle om vin i ltteraturen med. Vi har en yderst kompetent gæst i Casper Thrane, som er  Ph.d., lektor i dansk og oldtidskundskab på Risskov Gymnasium i Aarhus og som guider os igennem diverse ltterære værker.    Hvilken betydning har vine haft for både forfatteren selv og i deres værker? Og hvilke vine er det mon, der bliver drukket i de værker, vi omtaler.   Vi både smager, gætter og snakker os ind i passager i værkerne samt de vine, der bliver omtalt.     Vi smager på   1) Moscatel, Lustau, Emilin, Muy dulce, Jerez-Xérés-Sherry   2) Melon B, Muscadet Sèvre et Maine, Loire, Chateu-Thébaud, Famille Lieubeau, 2022   3) Chardonnay, Macon-Villages, Joseph Drouhin, 2024     Der læses højt fra   Johannes Ewald, Levnet og Meeninger (1774-1778), Det danske Sprog- og Litteraturselskab, Borgen, 1988.   Charles Baudelaire, "Vinens sjæl", Helvedsblomsterne, oversat af Peter Poulsen, Nansensgade Antikvariat, 1998.   Homers Odyssé, oversat af Otto Steen Due, Gyldendal, 2002.   Ernest Hemingway, Der er ingen ende på Paris, oversat af Michael Tejn, Lindhardt og Ringhof, 2000.     Find Casper Thranes bog "Livretter" her   https://bibliotek.dk/materiale/livretter_casper-thrane/work-of:870970-basis:51297253   eller her   https://livretter.systime.dk/

Invité Afrique
Emmanuel Dongala: «Quand l'imaginaire rencontre la réalité, ça fait vraiment plaisir pour un écrivain»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 4, 2026 22:01


Ce mois de juillet 2026, l'une des grandes plumes de la littérature francophone aura 85 ans : l'écrivain congolais Emmanuel Dongala, né en 1941. Son parcours l'a fait traverser toute l'histoire du Congo-Brazzaville, de l'indépendance aux déchirements de la guerre civile, en passant par l'âge d'or de la littérature et du théâtre dans les années 70 à 90. C'est cette histoire qu'il a racontée à RFI, à la première personne. RFI : Vous êtes né en juillet 1941, il y a 85 ans. Est-ce que pendant votre enfance se mettent déjà en place des choses importantes pour votre vie d'écrivain ? Emmanuel Dongala : D'abord, quand j'étais petit, à l'époque, il n'y avait pas de télévision et le soir, en saison sèche, il faisait froid. On était dehors, autour du feu, sous le clair de lune, et notre mère, ma mère, nous racontait des histoires, des contes. Et ça me fascinait. Je me disais : « Il faut qu'un jour moi aussi je me mette à inventer mes propres contes. » Et c'est incroyable comme cette femme analphabète m'a poussé à devenir écrivain. Et mieux encore, mon père était instituteur et il avait des livres à la maison que je feuilletais. Je ne comprenais pas la moitié de ce qu'il y avait dans ces livres-là. Mais l'objet était là et fascinant… … Fascinant. Je lisais, je passais de la littérature aux sciences, vous savez, ces grosses encyclopédies de l'époque, Larousse. Je me souviens très bien. Et être fils d'instituteur a été très important pour moi. C'est ce qui a fait ce que je suis aujourd'hui. … Et être bercé par les contes de votre mère. Oui aussi. Il y a un conte qui vous a marqué ? Oui, plusieurs. Et quelquefois la grand-mère, qui était encore vivante, nous racontait ces contes-là sur les animaux de la brousse, les hommes et les sorciers. C'était vraiment fascinant. À lire aussiL'écrivain congolais Emmanuel Dongala Dans les années 70, vous devenez enseignant-chercheur en chimie à l'université de Brazzaville. Le pays est alors en pleine République populaire, pétri de principes marxistes-léninistes, sous la direction de Marien Ngouabi. Quel souvenir personnel est-ce que vous gardez de cette période révolutionnaire ? Ouh là là ! D'abord tout était caporalisé. Parti unique. « Le pouvoir est au bout du fusil » : c'est le slogan qu'on voyait partout dans les rues. « Le parti dirige l'État ». Même à l'université, au Conseil de l'université, il y avait un représentant du parti qui faisait face au recteur. Il y avait quand même une ferveur révolutionnaire. On croyait vraiment qu'on allait changer le monde. Mais à la fin, c'était beaucoup plus des slogans et de la répression qu'autre chose. Est-ce qu'il y a des anecdotes qui vous ont marqué sur ce quotidien pendant la période révolutionnaire ? Oui. Par exemple, une fois, il y avait un grand meeting du parti et le représentant du parti, habillé en col mao, se lève, crie : « À bas l'impérialisme ! » La foule répond : « À bas ! » « À bas le colonialisme ! » La foule crie : « À bas ! » « À bas le néocolonialisme ! » « À bas ! » « C'est bien, nous sommes maintenant libres », a répondu à la suite le représentant du parti. Voilà, c'était fini pour lui. La parole était performative. C'était marrant ! Et puis il y avait beaucoup de ces slogans-là qui nous font rire aujourd'hui. Par exemple : « Il faut se serrer la ceinture aujourd'hui pour mieux vivre demain. » Parce qu'il y avait la pénurie, il n'y avait rien, il y avait des retards de salaires. Donc pour amadouer la population ou pour expliquer, on disait : « Il faut se serrer la ceinture aujourd'hui pour mieux vivre demain. » À lire aussiRetour au Congo, avec Emmanuel Dongala Et quel était justement votre quotidien d'enseignant-chercheur dans ces années 70 à Brazzaville ? Moi, j'étais assez indépendant parce que j'étais en chimie. Mais mes collègues de philosophie, par exemple, disent que la philosophie marxiste primait sur tout. Les autres philosophes, les Kant, les Sartre, c'était des « philosophes bourgeois », ça ne comptait pas. Et c'était terrible cet encadrement de la pensée à l'époque pour des universitaires. Tout le monde devait être marxiste. Ils parlaient du socialisme scientifique et ils parlaient des lois du mouvement social, je ne sais pas quoi. Moi qui suis chimiste et physicien, je ne connais que les trois lois de Newton. Mais eux, ils avaient une loi du socialisme, etc. Il y avait une contrainte intellectuelle. L'espace intellectuel était assez restreint. Est-ce que c'est le moment où vous entrez en écriture ou est-ce que vous êtes entré en écriture plus tôt ? Ah non, j'ai commencé tout simplement, tout bêtement au lycée, en écrivant des poèmes – des mauvais poèmes. Parce qu'à l'époque on envoyait des poèmes aux filles, vous voyez ? J'ai commencé par ça : imiter les Baudelaire, Rimbaud, etc. Et je lisais beaucoup, énormément. C'est ça qui m'a donné vraiment le goût d'écrire. En 1973, vous publiez Un fusil dans la main, un poème dans la poche qui raconte le parcours d'un jeune révolutionnaire africain, de la lutte anticoloniale à l'exercice du pouvoir. Et vous montrez dans ce livre comment l'idéal de libération se déforme jusqu'à produire de nouvelles formes d'oppression. Comment ce texte a-t-il été accueilli à l'époque par vos lecteurs congolais et par le pouvoir ? Les lecteurs congolais, c'était extraordinaire. Une réception incroyable, parce que le livre a été publié par Albin Michel et après on ne le trouvait plus. J'ai vu des gens qui le faisaient circuler par photocopie. Et autre anecdote que je trouve très intéressante : le livre avait été traduit en portugais et des années plus tard, j'ai retrouvé des combattants du MPLA, le parti angolais, et il y en a un qui m'a dit : « J'ai lu votre livre dans le maquis. C'était vraiment très bien. C'était exactement ce qui se passait. Mais vous, vous étiez dans quel maquis ? » Moi j'ai dit : « Non, je n'ai jamais combattu. Je ne sais même pas par quel bout on tient un fusil ! » Il était étonné que j'aie si bien décrit la réalité du maquis. Quand l'imaginaire rencontre la réalité, ça fait vraiment plaisir pour un écrivain. Au Congo, le livre a été censuré, banni parce qu'il y avait une liste de livres interdits. Je ne sais pas pourquoi, je n'ai jamais compris. Autant je comprenais la censure pour Jazz et vin de palme, mais pour Un fusil dans la main, un poème dans la poche, je n'ai pas compris pourquoi c'était censuré. À lire aussi«Un fusil dans la main, un poème dans la poche», par Emmanuel Dongala De quand date votre engagement dans le théâtre, sur la scène brazzavilloise, et pourquoi le théâtre ? Et bien parce que ça fait partie de la littérature, de tout ce que j'aimais et de toute la vie qui était autour de moi. Parce que c'est très théâtral, la vie congolaise, la vie au Congo. Et c'était vraiment une période bénie, cette époque-là des années 70-90 où le théâtre congolais était vraiment florissant. Je ne prétends pas que c'est nous qui avons créé le théâtre congolais. Non, ça existait bien avant nous. Il y avait beaucoup de petites troupes. Il y avait le théâtre national. Mais vraiment, à cette époque-là, parmi les groupes qui existaient, beaucoup montaient plus des scénettes que du théâtre. Et il y a trois groupes qui ont émergé : la troupe de Sony [Sony Labou Tansi, NdlR]. Sony a fait un travail remarquable pour mettre le théâtre congolais sur la scène internationale. La troupe qui s'appelait Ngunga, de mon ami Matondo aussi, qui était très bien, et la mienne s'appelait l'Éclair. Et ça avait tellement d'impact sur les autres que les jeunes, les autres troupes, nous taquinaient ou se moquaient de nous – ils nous jalousaient un peu d'ailleurs – en nous qualifiant de « So-ma-do », acronyme de Sony, Matondo et Dongala. Et chacun de nos groupes travaillait de façon différente. Matondo était spontané, dur, pour confronter la réalité. Sony jouait ses très beaux textes. Il venait à Limoges tout le temps. Et moi je m'intéressais beaucoup plus au théâtre international. Mais j'ai joué des pièces congolaises de Sylvain Bemba et d'autres. Mais tout de suite, j'ai monté « Sartre ». Et quand un de mes livres, Le Feu des origines, a été traduit au Japon, j'ai été invité au Japon. Je me suis mis à lire la littérature japonaise et j'ai découvert une pièce de Yukio Mishima qui s'appelle « Sotoba Komachi », qui m'a plu. Je l'ai montée à Brazzaville. Donc voilà la différence un peu entre nous trois, mais c'était vraiment vibrant. C'était une rivalité fraternelle. Vous diriez qu'il y a eu un âge d'or du théâtre congolais dans ces années 70, peut-être 80 ? Jusqu'en 90, oui. Le théâtre continue aujourd'hui, je ne vais pas dire que ça n'existe plus, mais cette époque particulière a quand même marqué et a été une période importante parce qu'il n'y avait pas que nous. Je parlais du parti unique, il avait aussi des pièces révolutionnaires, et puis ça passait à la radio, c'était très populaire, très suivi. Il n'y avait pas qu'à Brazzaville, il y avait aussi à Pointe-Noire, à Dolisie et puis il y avait des scènes dans les lycées, il y avait des troupes. Jusqu'à aujourd'hui, le théâtre est très aimé au Congo. Est-ce que vous pouvez nous raconter l'histoire du théâtre de l'Éclair dont vous êtes le principal animateur dans les années 80 ? Comment est-ce qu'il est né ? Il y avait un embryon, une petite troupe qui était là, qui végétait un peu, et on est venu me voir. On m'a demandé de prendre la direction de cette troupe. On a commencé à travailler d'abord sur la gestuelle, parce qu'on a eu la chance d'avoir le mime Marceau qui est passé à Brazzaville et on a fait un petit stage avec lui. Ensuite, on a eu d'autres comédiens, d'autres metteurs en scène français qui sont passés à Brazzaville. Donc le théâtre de L'Éclair, ce qui le caractérisait aussi, c'était beaucoup la gestuelle, surtout quand j'ai monté « Sotoba Komachi » de Yukio Mishima, il y avait beaucoup de ces pas glissés. Je tenais beaucoup à ça. J'ai monté « Sartre », comme je l'ai dit tout à l'heure, ce n'était pas rien : « Les mains sales ». S'il y avait cette scène théâtrale aussi riche, ça veut dire aussi qu'il y avait un vivier d'acteurs importants dans le Brazzaville de l'époque ? Oui, oui. Le grand théâtre, à l'époque, c'était le théâtre national. Il était subventionné par l'État et les acteurs étaient payés, professionnels. Donc c'est pour vous dire que l'État donnait une importance à ça. Nous, on était des théâtres indépendants, des groupes indépendants. Moi, comme j'étais professeur à l'université, j'avais un peu d'argent, je finançais ça moi-même et les prix des billets étaient vraiment modiques, évidemment. À lire aussi2. Emmanuel Dongala Est-ce qu'il y a des anecdotes qui vous ont marqué sur cette période théâtrale ? Oui, absolument, parce qu'à cette époque-là, je vous ai dit, on vivait sous une dictature de parti unique et il y avait des flics partout. Ils venaient écouter ce qu'on disait, etc. Évidemment, ils ont mis quelqu'un pour suivre Sony. « Ce qu'il fait dans son théâtre, c'est suspect », disaient-ils. Et Sony les a repérés tout de suite. Ces gens-là, ils n'étaient pas malins et on les repérait tout de suite. C'est lui qui me raconte : il me dit qu'il a conçu une scène avec un comédien. Il allait parcourir trois mètres sur le plateau, s'arrêter, bailler, puis retourner et un autre refaisait la même chose, et la même chose… et la même chose. Et là, au bout d'une demi-heure, le gars commençait à s'ennuyer. Il a dit : « Mais si c'est ça le théâtre, pourquoi on nous demande d'espionner ? » Puis il n'est plus jamais revenu. Mais moi, mon plus grand coup, ce n'était pas dans le théâtre. C'était quand j'étais professeur de chimie à l'université de Brazzaville, directeur des affaires académiques. J'organisais des conférences académiques. Et à l'époque, il y avait un grand débat dans le parti pour savoir qui était de droite, qui était de gauche. Il y avait un combat idéologique dans le parti. Il se trouve que je suis professeur de chimie et en chimie, il y a des molécules qu'on appelle énantiomères. Ça veut dire tout simplement que les molécules sont exactement les mêmes. La seule chose qui les distingue, c'est que, quand vous faites passer la lumière, l'une dévie la lumière à droite, l'autre dévie la lumière à gauche. Donc ce sont des molécules droites et gauches. Donc je me suis dit : « Ah ah ah ! Je vais faire une conférence académique de chimie organique avec le titre "De la notion de droite et de gauche". » Voilà le titre de ma conférence. Oh là là… alors qu'il y a un débat qui était de droite, de gauche dans le parti, les gens se sont dit : « Ça y est, qu'est-ce qu'il va dire celui-là ? » Je n'ai jamais vu un tel engouement parmi les services de sécurité de Brazzaville, il y avait trois ou quatre agents dans la salle pour voir ce que j'allais dire, sur la notion de droite et de gauche. Je me suis bien amusé. Ils se sont ennuyés à mort. D'ailleurs, ils n'ont rien compris. Est-ce que vous pourriez nous parler de vos relations avec Sony Labou Tansi et Matondo Kubu Turé, qui étaient donc les deux autres grands animateurs de la scène théâtrale de l'époque ? Oui, ce sont des frères. Dans le théâtre, on a combattu ensemble, on a fait des choses ensemble. Et ce qui est remarquable, c'est que nous avions des divergences politiques profondes. Par exemple, Sony était dans un parti politique et moi je ne l'étais pas, etc. Mais ça, ça ne nous divisait absolument pas. On se retrouvait, on discutait quelquefois, on copiait un peu les uns sur les autres… parce que j'ai vu quelquefois que Sony piquait quelque chose chez Matondo par exemple. Donc c'est pour ça que ces trois groupes sont restés si emblématiques pour les jeunes Congolais. Il y avait une forme d'émulation aussi entre vous ? Absolument. Rivalité, jalousie fraternelle. Sony avait un peu plus de succès que nous parce qu'il était connu à l'étranger. Il avait des pièces qui étaient jouées à Paris et chaque année il venait à Limoges. Mais c'est bien, parce que ce succès nous a entraînés aussi, nous a fait travailler plus fort encore. Donc voilà ce que c'était le « So-ma-do ». Qu'est-ce que vous retenez de la scène littéraire de cette époque à Brazzaville ? C'est aussi la grande époque de la littérature congolaise. Il y avait des écrivains avant, je vais citer les Letembet Ambily, les Jean Malonga, etc. Mais là, notre génération, ce groupe d'écrivains, je cite quelques noms : Tati Loutard, Henri Lopez, Sony Labou Tansi, Sylvain Bemba, Tchicaya U Tam'si – Bon, il était un peu plus âgé que nous, il n'était pas tout à fait dans notre groupe – et j'en passe… C'est vraiment à ce moment-là qu'il y a eu un véritable corpus de la littérature congolaise, connu à l'étranger, parce qu'on commençait à gagner des prix à l'étranger, à être traduit. Je suis traduit dans une douzaine de langues, par exemple. Et ce qui est encore une fois très intéressant, c'est qu'on était sous la dictature et on arrivait quand même à produire ces œuvres… qui étaient censurées. Comme je vous ai dit, Jazz et vin de palme a été censuré. Sony Labou Tansi a eu des livres censurés, mais on produisait quand même. Il y avait une forme de tolérance, finalement, du pouvoir. Oui, c'est ça qui est paradoxal. En fait, le pouvoir ne savait pas trop. Comme on disait à l'époque : « Il censurait les livres, mais ne censurait pas les écrivains. » C'était ça la formule qu'on avait trouvée. Il y avait une sorte de tolérance et puis je dois dire, quelqu'un qui était très bien, qui était ministre, membre du parti, mais qui nous protégeait, c'est le poète Jean-Baptiste Tati Loutard. Il nous protégeait vraiment. Il a protégé Sony pendant longtemps. Sony était fonctionnaire. Quelquefois, il partait à Limoges pour le théâtre, il abandonnait son boulot… Mais il nous a protégé, Tati Loutard, et je lui suis très reconnaissant pour ça. Est-ce que vous vous rencontriez entre auteurs ? Est-ce que vous formiez un cercle de gens qui se retrouvaient régulièrement ? Oui, on se retrouvait quand un livre des nôtres paraissait et on en discutait. C'est pour ça que Sylvain Bemba a créé ce mot qu'il appelle « la phratrie », la fraternité des lettres entre nous. Et ça a tenu, malgré les guerres civiles, les répressions politiques. C'est le seul endroit où la politique ne nous a pas divisés. Jusqu'à la guerre civile de 98 où nous sommes partis. Sony était mort. Et puis nous sommes partis, dispersés. Quelles sont les anecdotes dont vous vous souvenez sur cette « phratrie » des lettres ? On faisait lire nos manuscrits, les uns aux autres. On se passait les manuscrits. Il y a un point central autour duquel nous tournions, c'était Sylvain Bemba. C'était lui, vraiment le patriarche, c'est lui qu'on allait voir pour passer nos manuscrits. Et j'avais créé aussi une revue, Les Cahiers de théâtre de L'Éclair, qui n'a produit que trois numéros, malheureusement. Dedans, il y avait les contributions de Sony et des autres intellectuels de la place qui s'intéressaient au théâtre. Voilà encore un lieu d'échanges. C'était ça l'époque. Mais bon, on rencontrait des difficultés quand même pour imprimer. Il fallait taper, dactylographier à la machine. Je ne sais pas si vous savez ce que c'est de taper à la machine avec le papier carbone. Et puis quand on voulait faire des tracts, il fallait ronéotyper avec de l'encre sale. Donc c'était difficile, mais on réussissait quand même à faire circuler nos manuscrits, nos idées, les discussions sur la place. Le parti unique avait ce qu'il appelait l'Union nationale des écrivains et artistes du Congo. Tout le monde devait y être, tous les artistes, les écrivains, etc. Et nous, on ne voulait pas faire partie de cette UNEAC caporalisée par le parti. Nous avons créé à part, de façon tout à fait indépendante, ce que nous appelions l'ANEC, Association nationale des écrivains du Congo. Et tous les bons écrivains y étaient… j'exagère, parce que Tati Loutard est resté à l'UNEAC. Mais tous les autres, les Sony, les Matondo, tous les autres écrivains étaient avec nous dans cette association pour laquelle je dis fièrement que j'étais le président et le cocréateur. Et le pouvoir a laissé faire ? Oui, je pense que c'est arrivé au moment où déjà le parti unique était en fin de course. Les années 90 voient une explosion de violence politique au Congo au travers des milices que vous décrivez dans l'une de vos œuvres majeures, Johnny chien méchant. Quelle expérience personnelle, intime, est-ce que vous avez eue de ces milices, vous, Emmanuel Dongala ? Je les ai vécues… Un beau jour, vous voyez dans la rue des gamins avec des fusils plus hauts qu'eux, qui intimident les adultes, qui les font s'agenouiller dans la rue, dans les barrages. Mais vous vous dites : « Dans quel monde nous vivons ? » C'était terrible. Donc, avec ma famille, nous avons fui pour aller vers Pointe-Noire à pied, à travers la forêt. C'est terrible. C'est ça qui m'a donné l'idée d'écrire Johnny, chien méchant. Des gamins comme ça qui ont terrorisé des adultes, leur première expérience amoureuse est un viol. Mais qu'est-ce qu'on peut faire des gamins comme ça ? Comment les récupérer ? C'était vraiment terrible à vivre. Et c'est là où j'ai vraiment vu la souffrance humaine, la cruauté humaine. En ce sens que, par exemple, j'ai vu à un barrage où, pour passer, il fallait donner une pièce de 100 francs. 100 francs CFA, ce n'est rien. Et il y a un pauvre vieil homme, à l'époque, qui n'avait pas d'argent du tout. Et je vois quelqu'un à côté de lui qui dit : « Il n'a pas d'argent, je vais payer, je paie à sa place. » Et le petit milicien, là, avec son fusil, dit : « Non, ce n'est pas ton argent qu'on veut, c'est SON argent à lui. » Vous vous rendez compte… Ils se sont mis à battre le vieil homme. C'était cruel. C'est quelque chose qui a complètement échappé aux politiciens. En plus de ça, ce qui m'a touché personnellement, c'est qu'il y a eu des pillages partout. Ma bibliothèque a été pillée. J'avais des livres signés d'Aimé Césaire, de Jorge Sabato, le Portugais. Et en plus de ça, j'avais de la correspondance parce que j'ai fait des études aux États-Unis à une époque où il y avait les Civil Rights, donc j'ai eu une correspondance avec Malcolm X. Tout ça, ça a été détruit. Mais dans tous ces trucs-là, il y a toujours des moments cocasses. Un jour, en me promenant dans un grand marché de Brazzaville qu'on appelle le marché Total, je vois par terre mes livres pillés. Je dis : « Ce n'est pas possible, il faut que j'aille appeler la police pour récupérer mes bouquins. » Je vais voir la police. Je dis : « Voilà, j'ai vu à Total par terre mes livres. Je veux que vous veniez avec moi en tant que policier pour récupérer mes livres », l'agent de police appelle son chef. Son chef vient, je répète. Il me dit : « Ah, attendez, précisons : vos livres, ils ont été pillés ou volés ? » Je dis : « Pardon ? ». « Ah oui, parce que si ça a été volé, d'accord. Nous faisons une enquête. Mais si ça a été pillé, c'est la guerre, on ne peut rien faire. » [Il rit] Donc, c'est ça la guerre civile… À lire aussiEmmanuel Dongala, une sonate des Lumières

Between The Covers : Conversations with Writers in Fiction, Nonfiction & Poetry

Today’s guest is writer, poet and translator Eleni Sikelianos. We discuss her hybrid-genre, ancestral memoir Memory Rehearsal, a work that moves between poetry and prose, image and text, human and animal, history and mythology, and perhaps most of all tells the story of a poet’s self-discovery, finding her voice within a dual poetic lineage, within a chorus of remarkable voices, past and present. As Anne Waldman says: “Sikelianos’s voyage is a spiritual quest to untangle a history that only she and only poetry can accomplish. It is a meditation on gender, place, and reclamation, a struggle for a whole vision and version for the writer of her own self and purpose. The genius of this pursuit is staggering. . . .The intricate weaving and array of image and language to get there leaves me breathless. There is nothing like it that I have seen.” For the bonus audio archive Eleni contributes an electrifying reading from book one of  H.D.’s Trilogy, called “The Walls Do Not Fall.” This joins many unforgettable contributions, whether Lisa Robertson reading her translation of the long Baudelaire poem “Hags,” Jorie Graham reading Robert Creeley, Jen Bervin reading Paul Celan, a late night whispered reading by Bhanu Kapil from her writing journal, and much more. To find out how to subscribe to the bonus audio, and about all the other potential benefits and rewards of joining the Between the Covers community as a listener-supporter, head over to the show’s Patreon page. Finally here is the BookShop for today’s conversation. [Author photo by Laird Hunt]

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Literatura Universal con Adolfo Estévez
892. El triunfo de la vida. Porfirio Barba Jacob.

Literatura Universal con Adolfo Estévez

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 5:09


Porfirio Barba‑Jacob fue el seudónimo literario de Miguel Ángel Osorio Benítez (Santa Rosa de Osos, Antioquia, 1883 – Ciudad de México, 1942), uno de los poetas más intensos y errantes de Colombia. Nacido en una familia campesina, creció con sus abuelos en Angostura y desde joven recorrió Colombia fundando revistas y escribiendo bajo distintos seudónimos: Marín Jiménez, Ricardo Arenales y finalmente Porfirio Barba‑Jacob desde 1922. A partir de 1907 vivió en Centroamérica, Estados Unidos y México. Periodista polémico, fue encarcelado por criticar al régimen de Porfirio Díaz, expulsado luego de México y Guatemala, y vivió en Cuba, Honduras, El Salvador (donde presenció el terremoto de 1917), antes de regresar en 1930 a México, donde escribió columnas como “Perifonemas” hasta su muerte por tuberculosis en 1942. Sus primeros poemas fueron “Campiña florida” (Barranquilla, 1907), junto a “Árbol viejo” y la célebre “Canción de la vida profunda”. Obras recogidas en antologías durante su vida: Rosas negras (1932, Guatemala), Canciones y elegías (1933, México) y La canción de la vida profunda y otros poemas (1937, Manizales). Póstumamente se publicaron Poemas intemporales (1944) y Antorchas contra el viento (1944) entre otras. Como periodista, su crónica "El combate de la Ciudadela narrado por un extranjero" sobre la Decena Trágica de México (1913) reflejó su compromiso político y literario. Escribió también relatos de alta calidad literaria como El terremoto de San Salvador: narración de un superviviente (1917), considerada un clásico de la crónica hispanoamericana. Su obra es representativa de un modernismo ecléctico, influido por Baudelaire y Rubén Darío, con una sensibilidad romántica, musical y trágica. Refleja temas como la muerte, la pasión, la nostalgia y la dualidad entre belleza y horror. Abiertamente gay, trató el amor entre hombres en varios poemas, convirtiéndose en un referente pionero de la literatura LGBT en Colombia y América Latina. Falleció en pobreza y enfermedad en Ciudad de México. Sus restos fueron repatriados a Colombia en 1946 y depositados en la Rotonda de los Hombres Ilustres. En resumen, Porfirio Barba‑Jacob fue un espíritu cosmopolita y transgresor, cuya poesía y crónicas siguen impactando por su intensidad lírica, su compromiso político y su apertura afectiva.

Material Girls
The Vampire Podcast: Episode 2, Toledo

Material Girls

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 61:55


Welcome back to The Vampire PodCAST! This week we're going on an Oedipal journey, so buckle up. Hannah, Zoe, and Gaby dig into episode 2 of the Vampire Lestat and discuss the "complicated" relationship between Lestat and his mother, Louis and Lestat's reunion, and Louis and Daniel's first time meeting face-to-face after Daniel published his book. They also talk a lot about wigs and Baudelaire.We'll be back next week to talk all about episode 3.Music Credits:“Shopping Mall”: by Jay Arner and Jessica Delisle ©2020Used by permission. All rights reserved. As recorded by Auto Syndicate on the album “Bongo Dance”. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

Modern Poetry in Translation
Yoo Heekyung: Three story-poems, translated from Korean by Stine An

Modern Poetry in Translation

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 12:42


Read the translations of this poem on the Modern Poetry in Translation website: https://modernpoetryintranslation.com/poem/three-poems-3/ Translator Stine An writes in the introduction: Yoo Heekyung's fifth poetry collection, Winter Night Rabbit Worries (Hyundae Munhak, 2023), turns to the origins of stories and poetry. Both the tales that get passed on through time around a small fire on a winter night and the tales spun in the dark alone as a prelude to dreaming. When I first encountered Yoo's story-poems, they felt like fine watercolour etchings from an old storybook—delicate, wistful, and glowing with a quiet warmth. Later, Yoo shared that his work was haunted by Aloysius Bertrand's Gaspard de la Nuit: Fantasies in the Manner of Rembrandt and Callot (1842), the collection that introduced the modern prose poem to the Western literary tradition and inspired Baudelaire's Paris Spleen. These character-driven prose poems are like intimate one-act plays that flame into existence as visions. Within South Korean poetry, his debut Today's Morning Vocabulary (Moonji Books, 2011) marked a departure from the experimental avant-garde poetics popular at the time. Yoo's work as a writer and cultural worker is undergirded by his faith in poetry's plurality, accessibility, and necessity. Poetry is air: the atmosphere he's shared through Wit N Cynical, the poetry bookshop and project space he founded in Seoul set to celebrate its 10-year anniversary in July 2026. Yoo approaches translation as literary collaboration, as a form of spooky action at a distance. He has described our work being connected by an invisible thread. I reflected on this thread as I brought my own lyricism and literary experiences to these poems. I imagined myself paying attention to the minute vibrations in the language to portray the tonal shadows and the rhythms of the many voices heard and the gestures felt through the dark. – Stine An

Material Girls
The Vampire Podcast: Episode 2, Toledo

Material Girls

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 61:55


Welcome back to The Vampire PodCAST! This week we're going on an Oedipal journey, so buckle up. Hannah, Zoe, and Gaby dig into episode 2 of the Vampire Lestat and discuss the "complicated" relationship between Lestat and his mother, Louis and Lestat's reunion, and Louis and Daniel's first time meeting face-to-face after Daniel published his book. They also talk a lot about wigs and Baudelaire.We'll be back next week to talk all about episode 3.Music Credits:“Shopping Mall”: by Jay Arner and Jessica Delisle ©2020Used by permission. All rights reserved. As recorded by Auto Syndicate on the album “Bongo Dance”. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

Les Nuits de France Culture
Les Maîtres de la poésie : Marceline Desbordes-Valmore ou La Transparence de la voix

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Jun 13, 2026 85:02


durée : 01:25:02 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Admirée de Balzac et de Verlaine, "grande soeur des romantiques, âme d'élite" pour Baudelaire, la poétesse Marceline Desbordes-Valmore a inspiré Rimbaud, Rilke, mais aussi de nos jours, Julien Clerc, Pascal Obispo et Benjamin Biolay. - réalisation : Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster, Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Literatura Universal con Adolfo Estévez
881. La neblina perezosa. Porfirio Barba Jacob.

Literatura Universal con Adolfo Estévez

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 1:29


Porfirio Barba‑Jacob fue el seudónimo literario de Miguel Ángel Osorio Benítez (Santa Rosa de Osos, Antioquia, 1883 – Ciudad de México, 1942), uno de los poetas más intensos y errantes de Colombia. Nacido en una familia campesina, creció con sus abuelos en Angostura y desde joven recorrió Colombia fundando revistas y escribiendo bajo distintos seudónimos: Marín Jiménez, Ricardo Arenales y finalmente Porfirio Barba‑Jacob desde 1922. A partir de 1907 vivió en Centroamérica, Estados Unidos y México. Periodista polémico, fue encarcelado por criticar al régimen de Porfirio Díaz, expulsado luego de México y Guatemala, y vivió en Cuba, Honduras, El Salvador (donde presenció el terremoto de 1917), antes de regresar en 1930 a México, donde escribió columnas como “Perifonemas” hasta su muerte por tuberculosis en 1942. Sus primeros poemas fueron “Campiña florida” (Barranquilla, 1907), junto a “Árbol viejo” y la célebre “Canción de la vida profunda”. Obras recogidas en antologías durante su vida: Rosas negras (1932, Guatemala), Canciones y elegías (1933, México) y La canción de la vida profunda y otros poemas (1937, Manizales). Póstumamente se publicaron Poemas intemporales (1944) y Antorchas contra el viento (1944) entre otras. Como periodista, su crónica "El combate de la Ciudadela narrado por un extranjero" sobre la Decena Trágica de México (1913) reflejó su compromiso político y literario. Escribió también relatos de alta calidad literaria como El terremoto de San Salvador: narración de un superviviente (1917), considerada un clásico de la crónica hispanoamericana. Su obra es representativa de un modernismo ecléctico, influido por Baudelaire y Rubén Darío, con una sensibilidad romántica, musical y trágica. Refleja temas como la muerte, la pasión, la nostalgia y la dualidad entre belleza y horror. Abiertamente gay, trató el amor entre hombres en varios poemas, convirtiéndose en un referente pionero de la literatura LGBT en Colombia y América Latina. Falleció en pobreza y enfermedad en Ciudad de México. Sus restos fueron repatriados a Colombia en 1946 y depositados en la Rotonda de los Hombres Ilustres. En resumen, Porfirio Barba‑Jacob fue un espíritu cosmopolita y transgresor, cuya poesía y crónicas siguen impactando por su intensidad lírica, su compromiso político y su apertura afectiva.

Fazit - Kultur vom Tage - Deutschlandfunk Kultur
Wie Zusammen leben? Künstler Eric Baudelaire in Berlin

Fazit - Kultur vom Tage - Deutschlandfunk Kultur

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 7:52


Wurth, Laura Helena www.deutschlandfunkkultur.de, Fazit

Un Jour dans l'Histoire
Gustave Flaubert – Charles Baudelaire : Portraits croisés

Un Jour dans l'Histoire

Play Episode Listen Later May 30, 2026 35:10


Nous sommes le 20 août 1857 à Paris. C'est devant la 6ème chambre correctionnelle de la Seine que s'ouvre le procès de Charles Baudelaire et de ses éditeurs. Deux mois plus tôt, paraissait le recueil du poète intitulé « Les Fleurs du mal ». La presse, choquée, s'était offusquée, et le procureur général avait ordonné la saisie de l'ouvrage. Le réquisitoire est prononcé par Ernest Pinard. Il accuse Baudelaire de manquer « au sens de la pudeur » et en outre de multiplier « les peintures lascives ». Il attaque l'auteur, non seulement sur le fond, mais aussi sur la forme. La réputation de marginal qui colle aux basques de l'écrivain ne joue pas en sa faveur, de plus, il se présente devant la Cour dans une tenue négligée. La défense, elle, plaide l'indépendance de l'artiste et la beauté de l'œuvre. Mais cela ne suffira pas à convaincre la « bien-pensance » de l'époque. Quelques heures plus tard, le recueil est condamné pour « délit d'outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs », en raison de « passages ou expressions obscènes et immorales ». Baudelaire et ses éditeurs sont contraints à payer une amende de 100 francs chacun et de retirer six poèmes du livre s'ils souhaitent en poursuivre la vente. Huit mois plus tôt, le 29 janvier, le susnommé Pinard était déjà procureur général dans le procès intenté au roman de Gustave Flaubert « Madame Bovary ». Ici, après un très long réquisitoire, aucune charge n'avait été retenue, grâce à la plaidoirie enflammée de Maître Sénard. Flaubert et ses comparses furent acquittés. Cette mise au ban de la société rapproche-t-elle ces deux géants de la littérature. Leur vie, leur œuvre nous offrent-elles d'autres points de comparaison. En quoi, un peu plus de deux cents ans après leur naissance, nous parlent-ils encore ? Baudelaire – Flaubert, portraits croisés. Invité Daniel Salvatore Schiffer, professeur de philosophie de l'art à l'Ecole supérieure de l'Académie Royale des Beaux-Arts de Liège. « L'ivresse artiste », éd. Samsa. Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

En sol majeur
Edgardo Scott, ou la flânerie d'un promeneur argentin

En sol majeur

Play Episode Listen Later May 17, 2026 48:30


La question, c'est : est-ce qu'il marche ? Est-ce qu'il flâne ? Est-ce qu'il se promène ou est-ce qu'il vagabonde ? Oui, je viens de refermer le livre d'Edgardo Scott et je m'interroge à son sujet. Né à Buenos Aires en Argentine, il semblerait qu'il soit issu d'une lignée de grands marcheurs, que vous appelez migrants parfois. Il semblerait aussi que lui-même ait été pris de flânerie pour Paris. Avec Edgardo Scott, c'est aussi l'histoire d'un psychanalyste qui fait marcher sa « cabeza », Freud, Lacan, Foucault jamais très loin de sa plume. L'occasion faisant le larron, lorsque vous lirez Du flâneur au vagabond – un essai littéraire sur la marche qu'il publie aux éditions Riveneuve –, vous cheminerez aux côtés d'Edgar Allan Poe, Baudelaire, Walter Benjamin, Cortázar, Borges.  Programmation musicale de l'invité : Edmundo Rivero – « Cuando Me Entres a Fallar »  Aparte – « Summerflight » The Divine Comedy – « To The Rescue »

Théâtre
"La Maison, 7 impasse Baudelaire" de Camille Kohler 5/5 : Celle qui raconte l'histoire

Théâtre

Play Episode Listen Later May 8, 2026 29:12


durée : 00:29:12 - Théâtre - La pierre angulaire d'une maison assure la solidité de tout le bâtiment. C'est sur elle que tout repose. C'est elle qui porte le récit… Sans elle, il n'y a rien à raconter. - réalisation : Emmanuelle Chevrière, Cédric Aussir Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Théâtre
"La Maison, 7 impasse Baudelaire" de Camille Kohler 4/5 : Et le temps...!

Théâtre

Play Episode Listen Later May 7, 2026 28:47


durée : 00:28:47 - Théâtre - Chacune possède sa propre horloge, mais… ce qui est certain, c'est que l'heure tourne pour nous toutes. Même lorsque les temps changent. - réalisation : Emmanuelle Chevrière, Cédric Aussir Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Trash Manga Friends
Episode 166 - The Flowers of Evil (Aku no Hana)

Trash Manga Friends

Play Episode Listen Later May 7, 2026 98:50


Baudelaire, give us strength. It's the FINAL series of Year 6, and we're going out with a traumatic bang, as Sean unleashes the manga version of one of his most hated anime – The Flowers of Evil! But that was 13 years ago, and it's not like you can rotoscope manga, so surely this romantic drama will have grown on him somewhat since then? If he can u-turn on Girl on the Shore, he can u-turn on anything, right? ~ Welcome to That Time I Started A Podcast To Read Trash Manga With My Friends And Actually Most Of Them Were Trash But Some Of Them Weren't! Or The Trash Manga Friends Podcast, for short. New episodes drop every fortnight, where our trio of Sean, Mike and Phil read the first two volumes (or equivalent) of a manga, webtoon, manhua or manhwa, analysing every little thing to discuss what's good, what's bad, but mostly, what's trash. Five years in, we're just getting started, as trash never ends, and neither do we. So please, come join us and listen to our book club slash never-ending existential nightmare! ~ Follow us on social media! Links to all platforms on our site - https://trashmangafriends.carrd.co/ Sean, our forever host, is on Bluesky & Twitch - https://bsky.app/profile/slazo.bsky.social ~ https://www.twitch.tv/slazoking Mike, our streamer extraordinaire, is everywhere @Bersekrer - https://bersekrer.carrd.co/ Phil, our trash overlord, is on Twitter @PheNaxKian - https://twitter.com/PheNaxKian ~ Support the official release! The Flowers of Evil is licensed by Kodansha - https://kodansha.us/series/the-flowers-of-evil/

Théâtre
"La Maison, 7 impasse Baudelaire" de Camille Kohler 3/5 : Une chambre à soi

Théâtre

Play Episode Listen Later May 6, 2026 28:54


durée : 00:28:54 - Théâtre - L'intimité, c'est à la fois ce que l'on cache… et ce que l'on s'autorise à révéler. - réalisation : Emmanuelle Chevrière, Cédric Aussir Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les 80'' de Nicolas Demorand
"La Maison, 7 impasse Baudelaire" : formidable fiction à écouter sur France Culture

Les 80'' de Nicolas Demorand

Play Episode Listen Later May 6, 2026 2:20


durée : 00:02:20 - Les 80'' - par : Florence Paracuellos - La nouvelle fiction radiophonique de France Culture raconte l'histoire des femmes des années 1950 à aujourd'hui, à travers une maison et ses occupantes successives. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Théâtre
"La Maison, 7 impasse Baudelaire" de Camille Kohler 2/5 : Le foyer et le réseau

Théâtre

Play Episode Listen Later May 5, 2026 28:51


durée : 00:28:51 - Théâtre - C'est une maison modeste, ouvrière. Un pavillon de banlieue. Construit à la périphérie, excentré. Et pourtant, c'est là où tout se passe. Car ce pavillon est au cœur de l'histoire. - réalisation : Emmanuelle Chevrière, Cédric Aussir Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le Feuilleton
"La Maison, 7 impasse Baudelaire" de Camille Kohler 2/5 : Le foyer et le réseau

Le Feuilleton

Play Episode Listen Later May 4, 2026 28:51


durée : 00:28:51 - La Série fiction - C'est une maison modeste, ouvrière. Un pavillon de banlieue. Construit à la périphérie, excentré. Et pourtant, c'est là où tout se passe. Car ce pavillon est au cœur de l'histoire. - réalisation : Cédric Aussir

Le Feuilleton
"La Maison, 7 impasse Baudelaire" de Camille Kohler 5/5 : Celle qui raconte l'histoire

Le Feuilleton

Play Episode Listen Later May 4, 2026 29:12


durée : 00:29:12 - La Série fiction - La pierre angulaire d'une maison assure la solidité de tout le bâtiment. C'est sur elle que tout repose. C'est elle qui porte le récit… Sans elle, il n'y a rien à raconter. - réalisation : Cédric Aussir

Le Feuilleton
"La Maison, 7 impasse Baudelaire" de Camille Kohler 3/5 : Une chambre à soi

Le Feuilleton

Play Episode Listen Later May 4, 2026 28:54


durée : 00:28:54 - La Série fiction - L'intimité, c'est à la fois ce que l'on cache… et ce que l'on s'autorise à révéler. - réalisation : Cédric Aussir

Le Feuilleton
"La Maison, 7 impasse Baudelaire" de Camille Kohler 1/5 : Lieu commun

Le Feuilleton

Play Episode Listen Later May 4, 2026 28:56


durée : 00:28:56 - La Série fiction - À toute histoire, il faut un début. Les personnages apparaissent, et ils se tiennent là, hésitants. Prêts à pousser la porte de la maison…! - réalisation : Cédric Aussir

Le Feuilleton
"La Maison, 7 impasse Baudelaire" de Camille Kohler 4/5 : Et le temps...!

Le Feuilleton

Play Episode Listen Later May 4, 2026 28:47


durée : 00:28:47 - La Série fiction - Chacune possède sa propre horloge, mais… ce qui est certain, c'est que l'heure tourne pour nous toutes. Même lorsque les temps changent. - réalisation : Cédric Aussir

Théâtre
"La Maison, 7 impasse Baudelaire" de Camille Kohler 1/5 : Lieu commun

Théâtre

Play Episode Listen Later May 4, 2026 28:56


durée : 00:28:56 - Théâtre - À toute histoire, il faut un début. Les personnages apparaissent, et ils se tiennent là, hésitants. Prêts à pousser la porte de la maison…! - réalisation : Emmanuelle Chevrière, Cédric Aussir Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Doctor Escalofrío: Historias de Terror
El Sabueso - H.P. Lovecraft | Audiolibro Completo

Doctor Escalofrío: Historias de Terror

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 22:00


"El Sabueso" (The Hound), escrito en 1922 y publicado en 1924 en la mítica revista Weird Tales, no es solo un cuento de terror; es el puente definitivo entre el horror gótico tradicional y el horror cósmico que definiría la carrera de Lovecraft.La historia narra el descenso a la locura de dos amigos, el narrador y su compañero St. John. Hartos de la banalidad del mundo moderno, ambos se convierten en estetas de lo macabro, dedicándose a saquear tumbas antiguas para alimentar un museo privado lleno de reliquias necrófilas.Su perdición comienza en un cementerio de Holanda, donde desentierran los restos de un profanador de tumbas del siglo XVIII. Del cuello del cadáver extraen un amuleto de jade verde con la efigie de un perro alado. A partir de ese momento, el aire se llena de un aullido constante y el sonido de alas pesadas. Uno a uno, los protagonistas descubren que no se puede robar a los muertos sin que algo de "el otro lado" venga a reclamar su propiedad.Este relato es históricamente vital porque marca la primera mención en la literatura del Necronomicón, el grimorio ficticio de Abdul Alhazred. Aquí, Lovecraft lo introduce no como un libro de hechizos, sino como un registro de ritos prohibidos y advertencias sobre las entidades que habitan en los umbrales de la realidad.El objeto es el motor de la trama. Representa el vínculo físico entre la codicia humana y las fuerzas sobrenaturales. Su descripción sugiere una conexión con el culto a los Ghouls (Gules), seres que Lovecraft desarrollaría más tarde, estableciendo que hay una jerarquía de criaturas que protegen los cementerios.A diferencia de otros relatos donde el horror es puramente alienígena, aquí Lovecraft se sumerge en el decadentismo. Los protagonistas buscan el placer en lo "enfermo" y lo "muerto", una temática inspirada en autores como Edgar Allan Poe y Baudelaire.El relato se divide en tres fases psicológicas que puedes resaltar en tu audiolibro:La Arrogancia: La creencia de que pueden controlar lo oculto y que el saqueo es una forma de arte superior.El Acoso: La manifestación de lo sobrenatural a través de los sentidos (oído y tacto), creando una atmósfera de paranoia creciente.La Inevitabilidad: El clímax en el que el narrador se da cuenta de que la criatura es física, implacable y que su destino está sellado.Aunque "El Sabueso" se siente como un cuento gótico de fantasmas, sienta las bases del horror cósmico al sugerir que:Existen cultos ancestrales que preceden a la humanidad.Ciertos objetos actúan como faros para entidades de otras dimensiones.El conocimiento prohibido (el Necronomicón) es una sentencia de muerte para quien lo posee.

il posto delle parole
Mariolina Bertini "Adieu" Honoré de Balzac

il posto delle parole

Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 23:27


Mariolina Bertini"Adieu"Honoré de Balzacil ramo e la foglia edizioniwww.ilramoelafogliaedizioni.itEstate del 1819. Nel parco di un antico convento in rovina nel cuore dell'Île de France un'apparizione folgora due cacciatori di passaggio: una donna misteriosa e bellissima, dai lunghi riccioli incolti e dal pallore spettrale, che sembra incarnare la natura selvaggia del luogo. Il suo passato è una storia d'amore, di follia e di morte che condurrà il lettore in Russia, sulle rive della Beresina, facendogli rivivere la disfatta e la tragica ritirata dell'esercito napoleonico. “Adieu” è uno dei racconti della Commedia umana in cui più completamente viene in luce la complessità e la ricchezza del genio di Balzac. Vi troviamo il romanziere che gareggia con i pittori suoi contemporanei nella rappresentazione dell'“armonioso disordine” di un paesaggio fiabesco. Accanto a questo Balzac dall'ispirazione tutta visiva c'è il “grande storico” caro a Baudelaire, attento a raccontare la ritirata di Russia traducendo fedelmente in immagini il racconto di testimoni e memorialisti. E c'è infine il Balzac appassionato ai misteri della scienza, che si interroga sul linguaggio segreto della follia e sui rapporti tra la vita delle nostre emozioni e la forza del pensiero.«La donna si lasciò sfuggire un grido di dolore e si alzò del tutto. I suoi movimenti si succedevano con tanta grazia ed erano così rapidi che non pareva una creatura umana ma una di quelle figlie dell'aria celebrate dalla poesia di Ossian. Andò verso uno specchio d'acqua, scosse leggermente una gamba per sbarazzarsi della scarpa e parve immergere con piacere il piede bianco come l'alabastro in quella sorgente […] Poi si inginocchiò sul bordo della fontana e si divertì, come una bambina, a immergervi i lunghi capelli e a tirarli fuori bruscamente, per veder cadere goccia a goccia l'acqua di cui si erano imbevuti e che, attraversata dai raggi del sole, formava come dei rosari di perle.»Mariolina Bertini ha insegnato Letteratura francese all'Università di Parma dal 1988 al 2017. Ha curato edizioni italiane di Proust e di Balzac e il volume dei Meridiani Mondadori dedicato ai saggi di Giovanni Macchia. Tra le sue opere ricordiamo Proust e la poetica del romanzo (Bollati Boringhieri, 1996), il memoir Torino piccola (Pendragon, 2018), L'ombra di Vautrin. Proust lettore di Balzac (Carocci e Classiques Garnier, 2019), che ha vinto il premio Italiques nel 2021, e Su Liala (Nuova Editrice Berti, 2022). È socia nazionale residente dell'Accademia delle Scienze di Torino.Alessandra Ginzburg è psicoanalista con funzioni didattiche della Società Italiana di Psicoanalisi e membro della International Psychoanalytic Association. Ha studiato letteratura francese con Francesco Orlando e Arnaldo Pizzorusso. Allieva di Ignacio Matte Blanco si è impegnata nell'applicazione e nella diffusione anche letteraria della sua opera. Sul versante clinico, oltre a vari saggi, ha pubblicato La stoffa di cui sono fatti i sogni e le emozioni. Per un'applicazione clinica del pensiero di Matte Blanco (Alpes, 2020). Sul versante letterario, oltre a molteplici introduzioni a romanzi e racconti di Balzac, ha pubblicato Il miracolo dell'analogia. Saggi su letteratura e psicoanalisi (Pacini, 2011) e La Recherche di Proust e gli esiti del bacio negato (Alpes, 2025).Diventa un supporter di questo podcast: https://www.spreaker.com/podcast/il-posto-delle-parole--1487855/support.IL POSTO DELLE PAROLEascoltare fa pensarehttps://ilpostodelleparole.it/

Spectator Radio
Book Club: Mason Currey

Spectator Radio

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 41:33


My guest in this week's Book Club podcast is Mason Currey, author of the new book Making Art and Making a Living: Adventures in Funding a Creative Life. He tells me how artists, writers and composers have wrangled through history with the challenge of scraping by, and how that has affected their art, from Baudelaire's lifelong outrage at being forced to live on an allowance and John Berryman's disastrous stint as a door-to-door encyclopaedia salesman to Haydn reinventing the musical idiom of his time because he was so far in the boondocks with his day job that he didn't know what the musical idiom of his time was, exactly. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

il posto delle parole
Giacomo D'Ambrosio "Il ladro di chimere"

il posto delle parole

Play Episode Listen Later Apr 11, 2026 32:13


Giacomo D'Ambrosio"Il ladro di chimere"Edizioni Ensemblewww.edizioniensemble.it«È Paolo il filo conduttore in tutta l'ossatura del romanzo Il ladro di chimere di Giacomo D'Ambrosio, coprotagonisti sono Sara e il personaggio della psicanalista. Scrittura scorrevole, originale, a volte surreale, ricca di riferimenti e citazioni (come le sceneggiature di Quentin Tarantino o di Jean-Luc Godard), di autori famosi che Giacomo, nonostante la sua giovane età, ben conosce e che ha letto, visti e ascoltati. Poeti, cantautori raffinati, filosofi come Baudelaire o Battiato, Ligabue o Bukowski, Rousseau, Schopenhauer o Platone che gli danno fiducia. Così come i luoghi narrati, reali o onirici, vissuti o immaginati. Da Parigi a New York, da Buenos Aires a Helsinki a Roma, la distanza è breve. Questa storia è una sorta di diario terapeutico che diventa romanzo, a volte ironico e dissacrante nei confronti del disagio psicologico giovanile, dell'amore e dei tradimenti, delle situazioni reali del mondo di oggi. Dunque, Il ladro di chimere, per com'è strutturato, potrebbe diventare sicuramente un film. Detto ciò sono colpito soprattutto dal suo lirismo. Un lirismo non abusato e senza rischi di farsi bruciare le ali come Icaro. Ammiro anche la sua immaginazione felliniana. Un romanzo affascinante, oserei dire, felice da parte mia per l'esordio letterario di questo giovane autore».Guillaume ChpaltineGiacomo D'Ambrosio (Priverno, 1996) è laureato in Lettere presso l'Università di Roma Tor Vergata. S'interessa di cinema e di teatro, oltre che di critica e di geopolitica. Il ladro di chimere è il suo primo romanzo.Diventa un supporter di questo podcast: https://www.spreaker.com/podcast/il-posto-delle-parole--1487855/support.IL POSTO DELLE PAROLEascoltare fa pensarehttps://ilpostodelleparole.it/

Spectator Books
Mason Currey: Making Art and Making a Living

Spectator Books

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 41:33


My guest in this week's Book Club podcast is Mason Currey, author of the new book Making Art and Making a Living: Adventures in Funding a Creative Life. He tells me how artists, writers and composers have wrangled through history with the challenge of scraping by, and how that has affected their art, from Baudelaire's lifelong outrage at being forced to live on an allowance and John Berryman's disastrous stint as a door-to-door encyclopaedia salesman to Haydn reinventing the musical idiom of his time because he was so far in the boondocks with his day job that he didn't know what the musical idiom of his time was, exactly.Become a Spectator subscriber today to access this podcast without adverts. Go to spectator.co.uk/adfree to find out more.For more Spectator podcasts, go to spectator.co.uk/podcastsContact us: podcast@spectator.co.uk Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

Priorité santé
Les Troubles du Comportement Alimentaire

Priorité santé

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 48:29


Anorexie, boulimie et hyperphagie boulimique sont des troubles du comportement alimentaire (TCA) qui modifient le rapport à l'alimentation au niveau qualitatif (choix des aliments) ou quantitatif. Souvent associés à un trouble de la perception du corps, aussi appelé dysmorphophobie, les troubles alimentaires peuvent avoir de nombreuses répercussions sur la santé et nécessitent une prise en charge, qui peut nécessiter des hospitalisations de longue durée. Quelles peuvent être les causes de ces troubles ? Quelles prises en charge existent ? Quelles sont les complications de ces TCA ?   Ne pas assez manger, bannir certains aliments, trop manger, se faire vomir, s'épuiser par le sport, prendre des laxatifs : souffrir, mentir et ne plus savoir comment sortir de cette spirale cauchemardesque que personne n'imagine, ni ne comprend autour de soi. Troubles des conduites alimentaires, troubles des comportements alimentaires (TCA) : trois initiales derrière lesquelles on retrouve l'anorexie mentale, la boulimie et l'hyperphagie boulimique.  Ces TCA concernent le plus souvent les femmes, avec un déclenchement à l'adolescence – en association avec la dysmorphophobie (altération de la perception de son apparence physique –et peuvent engendrer une grande souffrance et des complications sévères (dépression, anxiété, carences alimentaires préjudiciables pour la santé cardiaque, aménorrhée, impact sur la santé buccodentaire…). Une prise en charge complexe Ces désordres alimentaires plus ou moins sévères peuvent nécessiter des hospitalisations de longue durée. Comme pour d'autres problèmes de santé mentale, ces TCA peuvent s'installer de manière insidieuse et silencieuse, et se vivre dans un premier temps de manière cachée, jusqu'à ce que la silhouette traduise les premiers symptômes visibles. La maladie se révèle alors à l'entourage, lorsque certains agissements compulsifs se sont installés, et commencent à faire partie du quotidien du patient (restrictions alimentaires, décompte des calories, vomissements, crises boulimiques…)   Ces troubles sont aujourd'hui associés à beaucoup de préjugés : parce qu'un certain nombre de personnes croient encore qu'il suffit de se remettre à manger pour se soigner. Leur prise en charge est complexe et douloureuse et demande un engagement puissant des patients, de son entourage et des soignants.  Avec : Dr Camille Ringot, médecin psychiatre spécialiste des troubles des conduites alimentaires (TCA) en Île-de-France. Co-auteure de l'ouvrage Quand manger te fait galérer, aux éditions Vuibert  Dr Racky Wade-Kane, psychiatre au CHU de Fann à Dakar, au Sénégal. Enseignante-chercheure à la faculté de Médecine de l'université Cheikh Anta Diop, de Dakar.   Jade Le Ruyet, auteure de l'ouvrage Je pèse mes maux aux éditions Baudelaire.  Programmation musicale :  ► Mãeana – Meu pedaço de pecado ► Juls, Tyler Daley – You know I'm down.

Priorité santé
Les Troubles du Comportement Alimentaire

Priorité santé

Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 48:29


Anorexie, boulimie et hyperphagie boulimique sont des troubles du comportement alimentaire (TCA) qui modifient le rapport à l'alimentation au niveau qualitatif (choix des aliments) ou quantitatif. Souvent associés à un trouble de la perception du corps, aussi appelé dysmorphophobie, les troubles alimentaires peuvent avoir de nombreuses répercussions sur la santé et nécessitent une prise en charge, qui peut nécessiter des hospitalisations de longue durée. Quelles peuvent être les causes de ces troubles ? Quelles prises en charge existent ? Quelles sont les complications de ces TCA ?   Ne pas assez manger, bannir certains aliments, trop manger, se faire vomir, s'épuiser par le sport, prendre des laxatifs : souffrir, mentir et ne plus savoir comment sortir de cette spirale cauchemardesque que personne n'imagine, ni ne comprend autour de soi. Troubles des conduites alimentaires, troubles des comportements alimentaires (TCA) : trois initiales derrière lesquelles on retrouve l'anorexie mentale, la boulimie et l'hyperphagie boulimique.  Ces TCA concernent le plus souvent les femmes, avec un déclenchement à l'adolescence – en association avec la dysmorphophobie (altération de la perception de son apparence physique –et peuvent engendrer une grande souffrance et des complications sévères (dépression, anxiété, carences alimentaires préjudiciables pour la santé cardiaque, aménorrhée, impact sur la santé buccodentaire…). Une prise en charge complexe Ces désordres alimentaires plus ou moins sévères peuvent nécessiter des hospitalisations de longue durée. Comme pour d'autres problèmes de santé mentale, ces TCA peuvent s'installer de manière insidieuse et silencieuse, et se vivre dans un premier temps de manière cachée, jusqu'à ce que la silhouette traduise les premiers symptômes visibles. La maladie se révèle alors à l'entourage, lorsque certains agissements compulsifs se sont installés, et commencent à faire partie du quotidien du patient (restrictions alimentaires, décompte des calories, vomissements, crises boulimiques…)   Ces troubles sont aujourd'hui associés à beaucoup de préjugés : parce qu'un certain nombre de personnes croient encore qu'il suffit de se remettre à manger pour se soigner. Leur prise en charge est complexe et douloureuse et demande un engagement puissant des patients, de son entourage et des soignants.  Avec : Dr Camille Ringot, médecin psychiatre spécialiste des troubles des conduites alimentaires (TCA) en Île-de-France. Co-auteure de l'ouvrage Quand manger te fait galérer, aux éditions Vuibert  Dr Racky Wade-Kane, psychiatre au CHU de Fann à Dakar, au Sénégal. Enseignante-chercheure à la faculté de Médecine de l'université Cheikh Anta Diop, de Dakar.   Jade Le Ruyet, auteure de l'ouvrage Je pèse mes maux aux éditions Baudelaire.  Programmation musicale :  ► Mãeana – Meu pedaço de pecado ► Juls, Tyler Daley – You know I'm down.

Art and Cocktails
The Secret Financial Lives of History's Most Famous Artists (Yes, Including the Illegal Stuff), with Mason Currey

Art and Cocktails

Play Episode Listen Later Apr 5, 2026 26:03


What does it actually take to make art and make a living at the same time? This week, Ekaterina Popova sits down with Mason Currey, author of the beloved Daily Rituals series and his brand new book, Making Art and Making a Living (Celadon Books), a rich, research-driven look at how artists across centuries have funded their creative lives. From day jobs and patrons to inheritances, government grants, and a few schemes that fall into grayer territory, Mason has compiled the stories so many of us have needed to hear. In this conversation, he and Kat explore why community matters more than most creatives realize, how constraints can actually be an artist's greatest asset, and the practical power of reverse engineering the career you actually want. If you have ever asked yourself whether you are doing this whole creative life thing right, this episode is your answer. Spoiler: you are in very good company. In this episode: Why community and creative scenes have always mattered more than solo genius How Mason's entire career grew from a blog post he wrote while procrastinating The surprising truth about artists who got everything they wanted, and still couldn't work Baudelaire, Whistler, and what history's most dramatic artistic money struggles can teach us about our own How to reverse engineer the career you want by studying the people who have it Why constraints, including financial ones, are often where the best work comes from The power of doing something, even a small, imperfect, DIY version of your vision Links and resources mentioned: Making Art and Making a Living by Mason Currey: https://us.macmillan.com/books/9781250824523/makingartandmakingaliving/ Mason Currey's website and newsletter (Subtle Maneuvers): masonwcurrey.com Best American Essays series (mentioned by Mason as a career research tool) Work with Kat + explore Create! Magazine: Create! Magazine celebrates working artists through features, interviews, and juried open calls. Submit your work, explore available articles, and join the community at createmagazine.co. Ready to grow your art career with step-by-step guidance? Explore micro courses on marketing, sales, visibility, and more at www.createu.co Visit www.createmagazine.co and click Programs to learn more. Private mentorship and coaching with certified master coach, Ekaterina Popova https://espopova.com 

il posto delle parole
Francesco Campagna "Naufragare"

il posto delle parole

Play Episode Listen Later Mar 28, 2026 22:23


Francesco Campagna"Naufragare"Bertoni Editorewww.bertonieditore.comNaufragare di Francesco Campagna (Bertoni Editore, 2024) è una silloge poetica intensa e profonda, un viaggio esistenziale in cui il titolo leopardiano si fa manifesto di spaesamento, erranza e sradicamento interiore.  L'io poetico si immerge in un paesaggio che diventa mente: cieli, odori, silenzi sovrumani si contrappongono al chiasso della contemporaneità, mentre memoria e dolore si intrecciano in un dialogo serrato con la tradizione letteraria.  Da Leopardi a Baudelaire, da Montale a Pirandello, Campagna costruisce versi ricchi di metafore, sinestesie e correlativi oggettivi, con un linguaggio ricercato e una punteggiatura quasi assente che amplifica il ritmo tagliente della sofferenza.  La raccolta racconta la perdita dell'amore come Eden perduto, il passaggio dalla gioia iniziale al pessimismo più cupo, fino allo spleen che abita sezioni come “Il cielo in prigione” e “Spleen”.  Rabbia, disillusione, sogni distrutti e un barlume di speranza si alternano in un percorso autentico e spassionato, capace di scavare nell'io profondo e di provocare nello stesso tempo smarrimento e ritrovamento.  Con Naufragare Campagna consegna al lettore una poesia che è ribellione, riflessione e strumento di sopravvivenza alla frenesia moderna: un libro che merita di essere letto e riletto, perché in ogni verso il nulla diventa parola, e la parola diventa arte.Francesco Campagna è un giovane docente siciliano. Dopo aver insegnato per cinque anni a Milano, attualmente insegna in provincia di Roma.  Diventa un supporter di questo podcast: https://www.spreaker.com/podcast/il-posto-delle-parole--1487855/support.IL POSTO DELLE PAROLEascoltare fa pensarehttps://ilpostodelleparole.it/

Toute une vie
Les Maîtres de la poésie : Charles Baudelaire (1821-1867), effrayé et émerveillé devant la vie

Toute une vie

Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 60:10


durée : 01:00:10 - Toute une vie - par : Christine Lecerf - Pour Baudelaire, la beauté est dans la dualité, elle balance sans cesse entre perversion et transcendance, entre éphémère et infini. "Ô fangeuse grandeur ! sublime ignominie !" : il conclut ainsi son poème consacré à une prostituée, "Tu mettrais le monde entier dans ta ruelle". Voici son portrait. - réalisation : Jean-Claude Loiseau - invités : Pierre Pachet Ecrivain, essayiste; Jean-Michel Maulpoix Écrivain et poète; Jean-Baptiste Baronian Auteur

Toute une vie
Charles Baudelaire (1821-1867), effrayé et émerveillé devant la vie

Toute une vie

Play Episode Listen Later Mar 25, 2026 60:11


durée : 01:00:11 - Une vie, une oeuvre - Pour Baudelaire, la beauté est dans la dualité, elle balance sans cesse entre perversion et transcendance, entre éphémère et infini. "Ô fangeuse grandeur ! sublime ignominie !" : il conclut ainsi son poème consacré à une prostituée, "Tu mettrais le monde entier dans ta ruelle". Voici son portrait. - réalisation : Matthieu Garrigou-Lagrange, Anne de Biran, Christine Lecerf, Jean-Claude Loiseau, Christine Bernard - invités : Pierre Pachet Ecrivain, essayiste, Jean-Michel Maulpoix Écrivain et poète, Jean-Baptiste Baronian Auteur Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Culture en direct
Rire avec... : Rire avec Baudelaire

Culture en direct

Play Episode Listen Later Mar 12, 2026 58:38


durée : 00:58:38 - Le Book Club - par : Marie Richeux - Cette fois-ci, place à un poète que l'on imagine souvent sombre et mélancolique : Charles Baudelaire. Pourtant, l'auteur des Fleurs du mal est aussi un formidable styliste de l'ironie. - réalisation : Vivien Demeyère - invités : Alain Vaillant Professeur de littérature française à l'université Paris X Nanterre

Grand bien vous fasse !
Comment la poésie peut-elle nous apaiser, voire nous consoler ?

Grand bien vous fasse !

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 52:51


durée : 00:52:51 - Grand bien vous fasse ! - par : Ali Rebeihi - Déclamer des poèmes de Baudelaire, de Queneau, ou de Louise Labé... Dans un monde anxiogène et chaotique, la poésie s'impose comme un recours vital. Découvrons les vertus consolatrices de la poésie, ce "Doliprane de l'esprit". Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Franck Ferrand raconte...
Les paradoxes de Charles Baudelaire, un poète fasciné autant qu'agacé par le progrès

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 21:32


On définit fréquemment Charles Baudelaire comme le poète de la modernité… et pourtant il entretient des rapports complexes et paradoxaux avec cette idée.Rejoignez Franck Ferrand dans cette fascinante exploration du Paris du XIXe siècle à travers le prisme de l'œuvre et de la vie du poète Charles Baudelaire. Découvrez comment ce génie littéraire a su capturer les transformations fulgurantes de la capitale, entre émerveillement et désillusion face à l'avènement de la modernité. Plongez au cœur du Paris de Baudelaire, une ville en pleine effervescence, où la presse, la photographie et l'industrialisation bouleversent les repères. Suivez le poète dans ses déambulations, fasciné autant qu'agacé par ces progrès qui redessinent les rues et les esprits. Ses contradictions sont le reflet de cette époque charnière, où tradition et modernité se côtoient, s'opposent et se conjuguent.Partez à la recherche de la tombe de Baudelaire, niché dans le cimetière de Montparnasse, et laissez-vous surprendre par les traces indélébiles de sa postérité. De ses admirateurs fervents aux polémiques sur la reconnaissance de son génie, découvrez comment l'œuvre du poète a traversé les décennies pour devenir un monument de la littérature française.Franck Ferrand vous entraîne dans un voyage captivant, où la voix de Baudelaire résonne à travers ses écrits, ses lettres et les témoignages de ses contemporains. Un portrait sensible et nuancé d'un artiste visionnaire, à l'image de son temps. Ne manquez pas cette plongée dans le Paris moderne, vu à travers les yeux d'un poète hors du commun

Franck Ferrand raconte...
BONUS : Les paradoxes de Charles Baudelaire

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 1:19


Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Franck Ferrand raconte...
BONUS : La poétesse Sappho

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 1:20


« Et puis voici mon cœur qui ne bat que pour vous », écrivait la poétesse Sappho il y a 2 600 ans ; elle devint la première écrivaine.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Franck Ferrand raconte...
Le grand poète Baudelaire, l'exilé

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 23:46


« Le premier voyant, roi des poètes, un vrai dieu » : ainsi Rimbaud parlait-il de Charles Baudelaire, auquel la BNF vient de consacrer une belle exposition sous ce titre : « La modernité mélancolique ».Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Stuff You Missed in History Class
Géricault and the Raft of the Medusa (Part 2)

Stuff You Missed in History Class

Play Episode Listen Later Sep 24, 2025 39:47 Transcription Available


In the aftermath of the shipwreck, France was scandalized by what had happened as the details emerged. And artist Théodore Géricault became obsessed with it. Research: Amigo, Ignacio. “How a biologist turned amateur sleuth to solve a century-old art riddle.” The Guardian. Oct. 23, 2023. https://www.theguardian.com/artanddesign/2023/oct/27/how-a-biologist-turned-amateur-sleuth-to-solve-a-century-old-art-riddle Barran, Julian. “Théodore Géricault, Illustrations to Alexandre Corréard’s ‘Le Naufrage de La Méduse.’” The Burlington Magazine, vol. 119, no. 889, 1977, pp. 311–310. JSTOR, http://www.jstor.org/stable/878824 Baudelaire, Charles. “WHAT IS ROMANTICISM?” The Salon of 1848. https://writing.upenn.edu/library/Baudelaire-Salon-1848.pdf Burgos, Javier S. “A new portrait by Géricault.” The Lancet Neurology, Volume 20, Issue 2, 90 – 91. https://www.thelancet.com/journals/laneur/article/PIIS1474-4422(20)30479-8/fulltext Burgos, Javier. S. “In search of Théodore Géricault’s lost monomanias.” Metode. June 3, 2024. https://metode.org/issues/article-revistes/in-search-of-theodore-gericaults-lost-monomanias.html Dard, Charlotte Adelaide Picard. “The sufferings of the Picard family after the shipwreck of the Medusa, in the year 1816.” Constable and Co. Edinburgh, Scotland. 1827. Accessed online: https://www.gutenberg.org/files/22792/22792-h/22792-h.htm Dione, Babacar and Mark Banchereau. “France withdraws from Senegal, ending its permanent military presence in West Africa.” AP. July 17, 2025. https://apnews.com/article/senegal-france-military-withdrawal-57d150687e18cd20ac6a6d7194821208 The Editors of Encyclopaedia Britannica. "Treaties of Paris". Encyclopedia Britannica, 23 May. 2025, https://www.britannica.com/event/Treaties-of-Paris-1814-1815 “The Frigate Medusa … “ The Raleigh Minerva. Nov. 4, 1816. https://www.newspapers.com/image/58081420/?match=1&terms=medusa “Gericault.” The Illustrated Magazine of Art, Vol. 2, No. 11 (1853), pp. 282-283 Stable URL: https://www.jstor.org/stable/20538136 Géricault, Théodore. “Cuirassier blessé, quittant le feu.” 1814. Louvre. https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010059200 Géricault, Théodore. “Race of the Riderless Horses.” 1817. Getty Museum. https://www.getty.edu/art/collection/object/103RH8 Géricault, Théodore. “Race of the Riderless Horses at Rome, Study.” 1817. The Met. https://www.metmuseum.org/art/collection/search/665793 Huet, Marie-Hélène. “The Face of Disaster.” Yale French Studies, no. 111, 2007, pp. 7–31. JSTOR, http://www.jstor.org/stable/20479368 “Loss of the French Frigate Medusa.” Hartford Courant. Oct. 29, 1816. https://www.newspapers.com/image/1105494685/?match=1&terms=medusa Miles, Jonathan. “The Wreck of the Medusa.” Atlantic Monthly Press. 2007. Savigny, Jean Baptiste Henri, and Alexandre Correard. “Narrative of the Voyage to Senegal.” London : Printed for Henry Colburn. 1818. https://archive.org/details/narrativeofvoyag00savirich/page/xiv/mode/2up Smith, Roberta. “Art Review: Oui, Art Tips From Perfidious Albion.” New York Times. Oct. 10, 2003. https://www.nytimes.com/2003/10/10/arts/art-review-oui-art-tips-from-perfidious-albion.html See omnystudio.com/listener for privacy information.

Stuff You Missed in History Class
Medusa Shipwreck (Part 1)

Stuff You Missed in History Class

Play Episode Listen Later Sep 22, 2025 36:26 Transcription Available


The first episode of this two-parter covers the French mission to Senegal that the frigate Medusa led in 1816. Soon, the mission fell disastrously apart. Research: Amigo, Ignacio. “How a biologist turned amateur sleuth to solve a century-old art riddle.” The Guardian. Oct. 23, 2023. https://www.theguardian.com/artanddesign/2023/oct/27/how-a-biologist-turned-amateur-sleuth-to-solve-a-century-old-art-riddle Barran, Julian. “Théodore Géricault, Illustrations to Alexandre Corréard’s ‘Le Naufrage de La Méduse.’” The Burlington Magazine, vol. 119, no. 889, 1977, pp. 311–310. JSTOR, http://www.jstor.org/stable/878824 Baudelaire, Charles. “WHAT IS ROMANTICISM?” The Salon of 1848. https://writing.upenn.edu/library/Baudelaire-Salon-1848.pdf Burgos, Javier S. “A new portrait by Géricault.” The Lancet Neurology, Volume 20, Issue 2, 90 – 91. https://www.thelancet.com/journals/laneur/article/PIIS1474-4422(20)30479-8/fulltext Burgos, Javier. S. “In search of Théodore Géricault’s lost monomanias.” Metode. June 3, 2024. https://metode.org/issues/article-revistes/in-search-of-theodore-gericaults-lost-monomanias.html Dard, Charlotte Adelaide Picard. “The sufferings of the Picard family after the shipwreck of the Medusa, in the year 1816.” Constable and Co. Edinburgh, Scotland. 1827. Accessed online: https://www.gutenberg.org/files/22792/22792-h/22792-h.htm Dione, Babacar and Mark Banchereau. “France withdraws from Senegal, ending its permanent military presence in West Africa.” AP. July 17, 2025. https://apnews.com/article/senegal-france-military-withdrawal-57d150687e18cd20ac6a6d7194821208 The Editors of Encyclopaedia Britannica. "Treaties of Paris". Encyclopedia Britannica, 23 May. 2025, https://www.britannica.com/event/Treaties-of-Paris-1814-1815 “The Frigate Medusa … “ The Raleigh Minerva. Nov. 4, 1816. https://www.newspapers.com/image/58081420/?match=1&terms=medusa “Gericault.” The Illustrated Magazine of Art, Vol. 2, No. 11 (1853), pp. 282-283 Stable URL: https://www.jstor.org/stable/20538136 Géricault, Théodore. “Cuirassier blessé, quittant le feu.” 1814. Louvre. https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010059200 Géricault, Théodore. “Race of the Riderless Horses.” 1817. Getty Museum. https://www.getty.edu/art/collection/object/103RH8 Géricault, Théodore. “Race of the Riderless Horses at Rome, Study.” 1817. The Met. https://www.metmuseum.org/art/collection/search/665793 Huet, Marie-Hélène. “The Face of Disaster.” Yale French Studies, no. 111, 2007, pp. 7–31. JSTOR, http://www.jstor.org/stable/20479368 “Loss of the French Frigate Medusa.” Hartford Courant. Oct. 29, 1816. https://www.newspapers.com/image/1105494685/?match=1&terms=medusa Miles, Jonathan. “The Wreck of the Medusa.” Atlantic Monthly Press. 2007. Savigny, Jean Baptiste Henri, and Alexandre Correard. “Narrative of the Voyage to Senegal.” London : Printed for Henry Colburn. 1818. https://archive.org/details/narrativeofvoyag00savirich/page/xiv/mode/2up Smith, Roberta. “Art Review: Oui, Art Tips From Perfidious Albion.” New York Times. Oct. 10, 2003. https://www.nytimes.com/2003/10/10/arts/art-review-oui-art-tips-from-perfidious-albion.html See omnystudio.com/listener for privacy information.