Podcasts about sud le

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Invité Afrique
Afrique du Sud: «Le plus grand problème de Ramaphosa aujourd'hui, c'est le manque de croissance économique»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jul 10, 2026 7:21


Depuis la tenue du sommet du G7 à Evian entre le 15 et le 17 juin dernier auquel le président français Emmanuel Macron n'a pas invité son homologue sud-africain, un irritant s'est immiscé dans les relations franco-sud-africaines. Alors que Cyril Ramaphosa est en visite officielle à Paris ce vendredi 10 juillet, les deux dirigeants vont-ils en parler ? Quels sont par ailleurs les autres enjeux de ce déplacement ? Chercheuse à International Crisis Group, la Sud-Africaine Liesl Louw répond pour l'occasion aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Est-ce que les relations franco-sud-africaines se sont distendues depuis qu'Emmanuel Macron a oublié d'inviter Cyril Ramaphosa au dernier G7, à Evian, en France ? Liesl Louw : Oui, il y avait des tensions, c'est sûr, parce qu'initialement, apparemment, Ramaphosa a reçu une invitation pour assister au G7, mais il a été désinvité, ou comme vous avez dit, on a oublié de l'inviter au dernier moment. Donc Ramaphosa aussi n'est pas allé au sommet de Nairobi, le Africa Forward du mois de mai dernier. Donc il y avait ces deux rendez-vous et je pense que l'Afrique du Sud est déçue par cette situation. Mais on a compris que la pression du président Trump, qui menaçait de ne pas venir à Evian, si Ramaphosa assistait à cette réunion, était principalement la cause de cette situation par le fait que Ramaphosa finalement n'a pas été invité pour venir au G7. Vu la proximité stratégique entre la France et les États-Unis, on l'a encore vu cette semaine à Ankara lors du sommet de l'Otan, quel est l'intérêt pour Cyril Ramaphosa de venir en France ? Oui, il y a beaucoup d'intérêts. D'abord économique, pour attirer des investissements. Le plus grand problème aujourd'hui pour Ramaphosa, c'est le manque de croissance économique. L'Afrique du Sud n'attire pas d'investissements étrangers, mais il y a des sociétés françaises implantées en Afrique du Sud et l'Afrique du Sud aimerait bien augmenter ces investissements et le commerce entre les deux pays. On fait face à des graves problèmes de chômage. Ça aussi, c'est une des causes de ces graves émeutes et des manifestations xénophobes en Afrique du Sud. Donc, Ramaphosa veut montrer que, malgré ces tensions géopolitiques, l'Afrique du Sud reste un pays important sur le plan international et africain, même si les relations entre l'Afrique du Sud et le reste du continent passent un très mauvais moment actuellement. Malgré l'attaque de l'Ukraine par la Russie en 2022, l'Afrique du Sud maintient son alliance stratégique avec Moscou. Est-ce que ce n'est pas un sérieux point de divergence entre l'Afrique du Sud et la France ? Est-ce que ça ne va pas finir par fragiliser les relations entre les deux pays ? Oui, c'est vrai que, depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022, l'Afrique du Sud a été très critiquée par les pays européens pour sa position. Surtout certains individus au sein de l'ANC [le parti au pouvoir, NDLR] qui sont ouvertement pro-russes. L'Afrique du Sud aussi a présidé un sommet des Brics où la Russie joue un rôle important. Mais je pense que c'est ça qui fait que l'Afrique du Sud est un peu au cœur de ce jeu géopolitique. Parce que d'un côté, certains sont vus comme pro-russes, mais en même temps, le président Ramaphosa est très ouvert aux Occidentaux. L'Afrique du Sud a quand même montré une position non alignée, neutre quelque part dans ce jeu géopolitique. Je pense que ce sentiment pro-russe a un peu diminué avec le temps depuis 2022. Les relations avec l'Europe se sont améliorées depuis. Depuis un mois, le gouvernement sud-africain est accusé par plusieurs autres gouvernements africains, notamment ceux du Nigeria et du Ghana, de fermer les yeux sur les graves violences xénophobes en Afrique du Sud. En allant à Paris, est-ce que Cyril Ramaphosa vient aussi rompre un certain isolement diplomatique ? Oui, absolument, l'Afrique du Sud et son image sur le continent souffrent énormément de ces violences xénophobes. Ramaphosa, lui-même, je pense, n'a pas su être à la hauteur pour dénoncer ces manifestations, mais pas uniquement les manifestations, la violence contre les étrangers africains en Afrique du Sud. En ce qui concerne son isolement diplomatique, c'est très intéressant de voir l'Afrique du Sud renouer des liens avec des pays comme le Rwanda où, depuis très longtemps, l'Afrique du Sud n'avait pas eu de bonnes relations. Le ministre des Affaires étrangères rwandais était en Afrique du Sud pour la première fois en visite officielle depuis douze ans. Et du fait de cet isolement diplomatique, est-ce que le business en souffre ? Est-ce qu'il y a moins d'investissements en Afrique du Sud ? Je pense que, pour le moment, on ne sent pas encore ça. Le manque d'investissement en Afrique du Sud, depuis très longtemps, est lié à d'autres facteurs, notamment les problèmes d'infrastructures et d'approvisionnement en électricité. Là où on peut voir peut-être à l'avenir un problème économique lié à ces violences xénophobes, c'est pour les entreprises sud-africaines implantées sur le continent, comme le groupe de télécom MTN par exemple au Nigeria, qui est parfois mis en difficulté par le gouvernement nigérian à cause de ce qu'il se passe en Afrique du Sud et des violences xénophobes.

Invité du jour
Afrique du Sud: le rêve arc-en-ciel à l'épreuve? Avec T. Vircoulon, D. Delos, C. Dumay et M. Gbaffou

Invité du jour

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 45:15


En Afrique du Sud, une vague de violences xénophobes tournée principalement vers les immigrés clandestins subsahariens déferle depuis plusieurs semaines. La journée d'hier a été le point d'orgue d'une campagne lancée par des groupes qui se disent citoyens, dont le discours a déjà provoqué la mort de quatre personnes et qui a suscité l'exil forcé de 25 000 autres. Est-ce à dire que l'arc-en-ciel sud-africain a perdu de ses couleurs 35 ans après la fin de l'apartheid ?

Bientôt chez vous
En Corée du Sud, le remboursement des traitements contre la calvitie divise le pays

Bientôt chez vous

Play Episode Listen Later Jul 1, 2026 2:18


durée : 00:02:18 - par : Loïc Pialat, Yann Rousseau - Le gouvernement sud-coréen envisage de faire rembourser les traitements contre la calvitie par la Sécurité sociale. Une proposition qui répond à un véritable enjeu de société, mais qui suscite une vive polémique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Invité Afrique
Afrique du Sud: «Le gouvernement n'a pas la volonté d'arrêter cette montée de xénophobie»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 30, 2026 4:52


En Afrique du Sud, ce 30 juin est l'échéance de l'ultimatum lancé par les militants anti-immigration aux populations étrangères (principalement les ressortissants subsahariens et asiatiques en situation irrégulière) pour quitter le pays. De nombreux groupes anti-immigration illégale ont annoncé des marches dans les grandes villes sud-africaines. Des manifestations que redoutent les autorités. L'Ivoirien Marc Gbaffou, fondateur et ancien président du Forum de la diaspora africaine, a résidé durant deux décennies en Afrique du Sud – qu'il a été contraint de quitter en 2019 – pays qu'il dit aimer. Il dénonce le laxisme des autorités sud-africaines sur cette question, un manque d'action qui selon lui favorise la montée de la xénophobie dans le pays. Il répond aux questions de Polycarpe Essomba. RFI :  Pourquoi cette question de l'immigration suscite-t-elle autant de tensions et régulièrement en Afrique du Sud ?  Marc Gbaffou : Depuis pratiquement 2008, la diaspora africaine n'a pas cessé d'interpeller le gouvernement là-dessus. On a besoin en Afrique du Sud de voter une loi contre la xénophobie, pour arrêter ces pratiques-là. Il n'y a pas cette loi jusqu'aujourd'hui. C'est comme si on encourageait parce que si on n'encourageait pas, on aurait pris des dispositions pour arrêter ces attaques. Craignez-vous, vous qui avez vécu en Afrique du Sud, qui avez expérimenté par vous-même ces tensions, redoutez-vous qu'aujourd'hui la situation soit complètement hors de contrôle ? Mais chaque année c'est la même chose, la situation n'est pas maîtrisée. Vous pouvez vous même écouter le discours que tiennent les membres du gouvernement, les élus dans les différentes villes. Quand vous écoutez ces discours-là, vous vous dites si les élus peuvent tenir ces discours-là, c'est qu'ils n'ont pas la volonté d'arrêter la xénophobie. En fait, c'est comme si le gouvernement soufflait sur le froid et le chaud. Donc, vous voulez dire qu'il y a un contexte général, une parole publique qui est complètement débridée et qui laisse prospérer ces agissements, ces agressions, sur les populations immigrées ? Bien sûr que oui, parce que l'ironie, c'est que les migrants sont présentés comme des gens qui vivent en Afrique du Sud sans papiers. C'est très difficile pour le Sud-Africain de comprendre qu'un migrant qu'il a rencontré détient un document pour vivre de manière légale en Afrique du Sud. Quand un Sud-Africain te croise dans la rue, il se dit, si tu es migrant noir africain, il se dit que tu n'as pas tes papiers pour vivre là. Pour nous, le gouvernement n'a pas cette volonté aujourd'hui d'arrêter cette montée de xénophobie que nous constatons, que nous observons en Afrique du Sud. Alors vous parlez des gens qui sont chassés. Est-ce que dans votre cas, vous avez quitté Johannesburg, l'Afrique du Sud, en raison de ces menaces xénophobes ? Alors moi je suis parti volontairement, certes, mais ça a été l'une des raisons. Pourquoi ? Parce que les Sud-Africains, certains Sud-Africains ont commencé même à dire que le Forum de la diaspora africaine organisait pour faire venir les migrants, pour faire rentrer les migrants à Johannesburg, en Afrique du Sud, ce qu'on ne comprenait pas. Et on nous présentait comme des gens qui encourageaient l'entrée des « migrants illégaux » en Afrique du Sud. Donc, comme on n'avait pas des résultats positifs par rapport au travail qu'on faisait nous autres, j'étais parti parce que j'étais découragé d'un travail qui ne produisait rien. Et chaque année, il y avait des attaques sur les migrants. Comment peut-on aujourd'hui travailler à reconstruire la sérénité, la cohésion sociale entre les différentes communautés, les populations issues de l'immigration et puis les communautés locales ? Il faut déjà que l'on accepte qu'il y a une montée de la xénophobie en Afrique du Sud. Il faut que ça soit reconnu et il faut que le gouvernement accepte de faire un effort. Et l'effort, c'est juste de prendre une loi qui va condamner les gens qui sont auteurs de ces attaques et de ces manipulations xénophobes. Si on accepte déjà à la tête de l'Etat, si on accepte de le faire, ça va se passer. Si on a pu arrêter l'apartheid, ce n'est pas la xénophobie qu'on ne peut pas arrêter, mais c'est parce qu'il n'y a pas cette volonté politique. Alors vous parlez de l'absence de réaction des autorités sud-africaines et vous évoquez tantôt la timidité de la réaction de l'Union africaine. Qu'est-ce que vous espérez de ces différentes autorités au niveau sud-africain et au niveau continental ? Au niveau continental, qu'on attire l'attention du gouvernement sud-africain que ce qui est fait en Afrique du Sud, il faut que ça s'arrête. On voit aujourd'hui que beaucoup de Sud-Africains sortent aussi pour faire des affaires aussi bien dans le continent qu'à l'extérieur du continent. Mais nous parlons du continent africain, aujourd'hui, un peu partout ou tu vas en Afrique, dans beaucoup de pays, il y a des investisseurs sud-africains, des travailleurs sud-africains qui se déplacent et donc il faut que l'Union africaine attire l'attention du gouvernement sud-africain sur ce fait que les Africains se déplacent dans leur continent, soit pour faire des affaires, soit pour chercher une meilleure vie. Il faut que, au niveau de l'Afrique du Sud, le gouvernement prenne des sanctions contre ceux qui pratiquent ces attaques xénophobes sur les migrants africains et asiatiques. Voilà, je crois que ces deux choses-là, si elles sont faites, il n'y a pas de raison qu'on assiste à cette discrimination, à cette montée de xénophobie là.

FC Copains
Débat Coupe du Monde 2026 - Le debrief de Canada vs Afrique du Sud - Le Canada a vraiment réussi son Mondial 2026

FC Copains

Play Episode Listen Later Jun 28, 2026 38:42


FC Copains
Débat Coupe du Monde 2026 - L'Équateur

FC Copains

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 71:16


Radio carcere
Radio Carcere: da Nord a Sud, le voci delle persone detenute - Puntata del 2/06/2026

Radio carcere

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 59:53


Bientôt chez vous
En Corée du Sud, le gouvernement lance une campagne contre la marche dans les escalators

Bientôt chez vous

Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 2:39


durée : 00:02:39 - par : Loïc Pialat, Yann Rousseau - Les autorités sud-coréennes lancent une campagne nationale pour inciter les usagers à rester immobiles dans les escaliers mécaniques, au nom de la sécurité et des économies. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Billet retour
Corée du sud : le massacre oublié de l'île de Jeju

Billet retour

Play Episode Listen Later Mar 13, 2026 15:08


Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la péninsule coréenne est prise dans l'engrenage de la guerre froide et divisée en deux : au Nord, un régime soutenu par l'Union soviétique, au Sud, un gouvernement nationaliste appuyé par les États-Unis. Sur l'île de Jeju, au sud de la Corée, certains habitants rejettent cette partition. Très vite, Séoul considère l'île comme un bastion communiste et entame une chasse aux sorcières d'une violence inédite. Sur l'île, une répression d'une rare violence fait des dizaines de milliers de victimes. Notre correspondante, Mélodie Sforza, a retrouvé des survivants du massacre.

Famille & Voyages, le podcast
Road trip en van en Islande, de Reykjavik aux glaciers du sud – Le voyage en famille d'Élodie

Famille & Voyages, le podcast

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 48:36 Transcription Available


Élodie est partie en Islande avec son conjoint et leur fils de deux ans et demi pour un road trip en van dans le sud de l'île. Après Reykjavik, ils longent la côte, marchent presque tous les jours avec un porte-bébé, dorment au pied des cascades et découvrent les bains chauds naturels, au milieu de paysages bruts. Le voyage se construit au fil de la route, entre froid, lumière permanente, repas simples et piscines municipales. Un récit de voyage vécu dehors, sans chercher à tout voir, au rythme d'un jeune enfant.-----------Merci à mon sponsor HAPE qui propose des jouets éducatifs & responsables pour nos  enfants.

Les histoires de 28 Minutes
Budget, plan de paix à Gaza, Japon/Corée du Sud… : Le Club international

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Jan 17, 2026 46:16


L'émission 28 minutes du 17/01/2026 Ce samedi, Renaud Dély décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes : Aysegul Sert, journaliste turco-américaine et professeure à l'école de journalisme de Sciences Po, Gil Mihaely, historien et directeur de publication de la revue “Conflits”, Juan Jose Dorado, correspondant espagnol à Paris ainsi que le dessinateur de presse Patrick Chappatte. La phase 2 du plan de paix à Gaza, une gageure ? Mercredi 14 janvier, Donald Trump a annoncé entamer la seconde phase de son plan de paix pour Gaza. Ce volet prévoit un retrait partiel des troupes israéliennes, la démilitarisation du Hamas ainsi qu'une esquisse de reconstruction, supervisée par "une administration palestinienne technocratique transitoire" mais reste toutefois subordonnée à un "Conseil de la paix" dirigé par Donald Trump. La France a-t-elle vraiment besoin d'un budget ? Cette semaine, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a écarté l'idée de faire voter le budget à l'Assemblée nationale la semaine prochaine. Il devrait alors être adopté soit par 49.3, soit par ordonnance, ce qui serait inédit sous la Ve République. Certains pays européens fonctionnent sans budget, à l'instar de l'Espagne, faute de majorité parlementaire. Nous recevons Aïda Asgharzadeh, comédienne, autrice, fille de parents iraniens exilés face aux dictatures consécutives du chah et des ayatollahs. Elle dévoile "Le dernier cèdre du Liban", une pièce qui explore la transmission entre une mère et sa fille, avec en toile de fond la guerre civile libanaise. Valérie Brochard nous emmène chez nos chers voisins moldaves. Lundi 12 janvier, la présidente Maia Sandu a émis l'idée d'une "réunification" de son pays avec la Roumanie. Cette décision, loin d'être populaire en Moldavie, est une manière de revigorer sa demande d'adhésion à l'UE. Olivier Boucreux décerne le titre d'employé de la semaine à Reza Pahlavi. Héritier du chah d'Iran, exilé aux États-Unis, il entend devenir le visage des contestations iraniennes. Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision coréenne, où la rencontre entre la première ministre japonaise et son homologue sud-coréen a fait grand bruit. Devant une batterie, les deux chefs d'États ont profité de l'événement pour "synchroniser la cadence" entre leurs nations face aux ambitions de la Chine. Natacha Triou nous invite à méditer sur la disparition de la couleur dans nos quotidiens, absorbée par des goûts ternes. Enfin, ne manquez pas Dérive des continents de Benoît Forgeard. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 17 janvier 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio

Ces chansons qui font l'actu
Au Cap en Afrique du Sud, le premier carnaval de l'année

Ces chansons qui font l'actu

Play Episode Listen Later Jan 2, 2026 6:38


durée : 00:06:38 - Ces chansons qui font l'actu - par : Bertrand DICALE - La Kaapse Klopse est une tradition festive héritée des populations esclavagisées, paradoxalement revivifiée par l'apartheid. Et c'est aussi, dans la ville la plus bigarrée d'Afrique du Sud, la patrie des chœurs malais. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Afrique Économie
En Afrique du Sud, le succès des automobiles chinoises dope les ventes de voitures neuves

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Dec 29, 2025 2:29


En Afrique du Sud, les ventes de voitures neuves ont au troisième trimestre atteint des sommets, la meilleure performance de la décennie. Une dynamique largement portée par les marques chinoises - avec désormais deux constructeurs chinois (GMW et Chery) dans le top 10 des voitures les plus vendues dans le pays. Si la stratégie chinoise est parfois d'exporter ses voitures thermiques délaissées par ses consommateurs, c'est aussi l'innovation et le changement proposés par ces véhicules que les Sud-Africains apprécient. Avec notre correspondant à Johannesburg, Le meilleur moyen de trouver des voitures, c'est d'aller sur un parking. L'expérience est assez intéressante puisque parmi la centaine de voitures garées ici, près de vingt véhicules sont de marques chinoises. C'est une illustration parfaite de la dynamique nationale puisque les marques chinoises représentent désormais 15 % du marché automobile sud-africain. « C'est la première fois que je conduis une voiture chinoise. Je l'ai achetée cette année, elle a 2 000 km », explique Lerato au volant d'une Chery Tiggo blanche neuve, la voiture chinoise la plus populaire d'Afrique du Sud. Lerato nous invite à nous asseoir sur le siège passager le temps de l'interview.  Si elle devait changer sa voiture dans les années à venir, elle se tournerait de nouveau sans hésiter vers une marque chinoise, affirme-t-elle : « Sans hésiter ! Vous savez, on a longtemps pensé que les voitures chinoises n'étaient pas fiables. Mais les gens conduisent ces voitures ! Et la vérité, c'est que les prix sont intéressants. Alors les routes d'Afrique du Sud sont désormais remplies de voitures chinoises. Et ça me va très bien ! » Les propriétaires de marques chinoises ont donc tout à fait conscience d'être les acteurs d'un marché automobile sud-africain en plein bouleversement. Cette conductrice garée un peu plus loin ferme le coffre de sa voiture, achetée il y a trois mois. « Je pense que les grandes marques traditionnelles ont assez dominé, elles ont fait leur temps. On veut du changement. Et avec plus de concurrence, on a de meilleurs prix, et de meilleurs produits », se réjouit-elle. « Aujourd'hui les clients jeunes ne se soucient plus de la marque » L'organisation TransUnion Africa a récemment publié un rapport sur les ventes de voitures neuves en Afrique du Sud, qui ont tout simplement atteint des records, portées par les marques chinoises. Les précisions avec Lee Naik, PDG de la branche Afrique : « C'est vraiment au cours des trois ou quatre dernières années que de nombreux constructeurs chinois ont fait leur entrée sur notre marché. » Selon cet expert, les marques chinoises ont autant de succès car elles répondent parfaitement aux nouvelles attentes du consommateur, notamment des jeunes. « Dans le cas de l'Afrique du Sud et de l'Afrique en général, la question est de plus en plus de savoir comment se déplacer de son domicile à son lieu de travail. Les Chinois ont fait leur entrée sur le marché avec de nombreuses marques, et ils ont réussi à nous proposer des voitures dotées de nombreuses fonctionnalités, d'innovations et de technologies - à un prix très compétitif », met-il en avant. « Aujourd'hui les clients jeunes ne se soucient plus de la marque. Ils veulent juste avoir accès à cette mobilité. Et je vous rappelle que l'Afrique a la population la plus jeune du monde ! », poursuit-il. Le géant automobile Chery dit même avoir atteint un volume de vente critique, et réfléchit donc à ouvrir une usine locale, en Afrique du Sud, pour satisfaire la demande. À lire aussiAutomobile: la stratégie chinoise qui bouleverse le marché mondial du thermique

Famille & Voyages, le podcast

Aujourd'hui, je vous présente Charlotte, photographe et maman de deux grands garçons. C'est son fils Tom, 25 ans, qui lui a proposé ce voyage un peu fou : six mois de road trip de Paris jusqu'au Cap en Afrique du Sud, un projet qu'il a imaginé et organisé du début à la fin.Ils ont traversé l'Europe et l'Afrique, pays après pays : Espagne, Maroc, Mauritanie, Sénégal, Guinée, Côte d'Ivoire, Ghana, Togo, Bénin, Nigeria, Cameroun, Congo, Angola, Namibie… jusqu'à l'Afrique du Sud .Un récit de voyage marqué par des nuits sous la tente, des rencontres spontanées, un passage de frontière tendu à cause d'un drone, et cette scène digne d'un western quand deux silhouettes se sont approchées d'eux au Maroc pour leur dire qu'ils ne pouvaient pas camper là .Ce voyage en famille a resserré leur lien, six mois côte à côte, souvent à l'aventure, parfois dans l'inconnu.Si l'idée de suivre une route qui change tout vous parle, vous serez sûrement curieux d'entendre leur histoire.-----------Si l'épisode vous a plu, laissez-moi une note 5 ⭐️ou un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify

Bientôt chez vous
En Corée du Sud, le gouvernement étudie la possibilité de faire rembourser les soins contre la perte de cheveux

Bientôt chez vous

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 2:25


durée : 00:02:25 - Bientôt chez vous - La prise en charge par la sécurité sociale de l'alopécie est une option sérieusement étudiée par le gouvernement sud-coréen. Entre arguments de justice sociale et accusations de populisme, le débat divise alors que le système de santé menace le déficit. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Journal de l'Afrique
Afrique du Sud : le ministre de la Police accusé d'avoir protégé des réseaux criminels

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Nov 11, 2025 14:33


La commission d'enquête Madlanga en Afrique du Sud a été mise en place après l'accusation de policiers de corruption l'été dernier. Des accusations qui ont abouti à la suspension du ministre de la Police, accusé d'avoir protégé des réseaux criminels. Mais certains Sud-Africains estiment que ces commissions s'éternisent. Reportage de Tom Canetti, Caroline Dumay et Graham Walsh.

Aujourd'hui l'économie
Écologie et croissance dans les pays du Sud: le modèle du Costa Rica peut-il inspirer?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Jul 7, 2025 3:27


Le financement de la transition écologique dans les pays du Sud s'impose comme l'un des grands enjeux économiques de notre époque. Lors des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, experts et décideurs ont rappelé l'ampleur des besoins et esquissé des solutions. Malgré les efforts actuels, le fossé entre les promesses et la réalité reste immense. Alors que l'on estimait il y a encore quelques années à quelques centaines de milliards le coût de la transition écologique dans les pays du Sud, les besoins explosent. Il faudrait désormais mobiliser 2 000 milliards de dollars par an, soit l'équivalent du PIB de l'Italie. Un objectif qui semble lointain, malgré les engagements pris lors de la COP29 à Bakou, qui prévoient de tripler les financements climatiques pour atteindre 300 milliards annuels d'ici à 2035. Car les pays du Sud sont à la fois les plus vulnérables face au changement climatique et contraints d'inventer un modèle de développement sobre en carbone, sans reproduire les erreurs des pays industrialisés. Pour y parvenir, il ne s'agit pas d'opposer croissance économique et protection de l'environnement, mais de les concilier intelligemment. À lire aussiCOP29: des pistes innovantes pour financer l'aide climatique Le modèle costaricien : l'exemple d'un cercle vertueux Le Costa Rica est la preuve que tout cela est possible. Dans les années 1980, ce petit pays d'Amérique centrale avait perdu 80% de sa couverture forestière au profit de l'agriculture. Quarante ans plus tard, la forêt couvre de nouveau 55% du territoire. Cette réussite a été permise grâce à des choix audacieux, comme l'innovation verte, la mise en place de taxes environnementales, la rémunération des services rendus par les écosystèmes, et l'implication directe des citoyens dans le financement. Aujourd'hui, ce modèle porte ses fruits. L'écotourisme génère des milliards, la croissance économique est au rendez-vous, et le pays séduit les investisseurs par sa stabilité écologique. Une trajectoire qui démontre qu'une transition réussie est possible, à condition d'allier volonté politique, coopération et innovation. Lever les freins : vers une transformation structurelle du financement Mais pour appliquer ce système à l'échelle planétaire, plusieurs freins demeurent. Les investisseurs privés restent frileux, percevant la transition écologique comme un coût immédiat plutôt qu'un investissement durable. Les financements actuels prennent souvent la forme de prêts, alourdissant la dette des États bénéficiaires. À cela s'ajoutent la complexité des procédures et la lenteur des décaissements, qui freinent l'essor des projets. Pour changer de cap, plusieurs pistes ont été évoquées à Aix-en-Provence. Réformer les banques de développement pour qu'elles financent davantage les stratégies nationales, promouvoir la finance mixte public-privé pour mutualiser les risques, et investir dans l'éducation pour créer un socle économique et humain durable. L'argent existe. Les solutions aussi. Reste à aligner les volontés, les politiques et les capitaux.

Reportage Afrique
Réintroduction de dix rhinocéros au Mozambique: une opération à haut risque [2/3]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jun 18, 2025 2:27


Pour sauver les rhinocéros, il faut aussi les déplacer, pour rééquilibrer l'écosystème, repeupler le continent et assurer leur conservation. La région du Kwazulu Natal, connue pour être le berceau des rhinocéros, a ainsi envoyé dix rhinocéros noirs chez le voisin mozambicain. Une opération à haut risque organisée par de nombreux acteurs, comme la fondation Peace Park ou Conservation Solution, en partenariat avec les équipes du parc Hluhluwe. Des dizaines de personnes pour endormir les animaux, les placer dans un box de transport où ils sont ensuite réveillés, puis chargés sur deux grands camions, direction le Mozambique. Une opération spectaculaire et millimétrée. De notre envoyé spécial en Afrique du Sud Le rendez-vous est donné à l'aube. Il fait à peine jour, et tout le monde est déjà sur le pont. « Je crois que tout le monde est là. Bonjour à tous, je m'appelle Dumi. Petit rappel : seules les personnes autorisées peuvent entrer dans l'enclos. Les animaux sont en captivité depuis un certain temps, mais ils sont encore très sauvages. Et là, ils sont déjà stressés. » Parce que ces rhinocéros ont été placés en quarantaine pendant plusieurs mois, pour les calmer et les préparer au trajet. Mais cette opération reste tout de même très risquée. Nous sommes avec Jenny Lawrence. Fusil à fléchettes entre les mains, la vétérinaire est chargée de les endormir un par un : « Les mélanges ont déjà été faits. Là, on prépare juste les fléchettes. On manipule des drogues très dangereuses, alors on essaye toujours d'avoir le moins de personne possible autour de nous. » La fléchette rose est plantée. Le porte du box ouverte, l'équipe peut entrer en scène. Tout va très vite. Nous demandons à Emma Fearnhead, de l'organisation Conservation Solution de commenter cette chorégraphie millimétrée : « Ils lui ont mis un bandeau sur les yeux, et l'ont accroché à une corde. Dès que la vétérinaire injecte le produit pour redonner un peu d'énergie au rhino, l'équipe va le relever, et tous ces gars, ici, vont tirer sur la corde pour forcer l'animal à marcher vers son box de transport. C'est un moment très dangereux, il faut faire très attention. C'est pour ça qu'il y a au moins dix personnes qui tiennent cette corde. Regardez, maintenant la vétérinaire s'allonge sur le dos de l'animal, elle injecte le produit final. Il reste sédaté, mais éveillé. C'est donc un moment critique, parce qu'à partir de maintenant, on a à faire à un rhino complètement réveillé. » Ces rhinocéros sont des animaux sauvages, en temps normal le parc ne leur donne pas de prénom. Mais pour le trajet, ils en auront un. Dans cette grande caisse en métal beige, cette femelle d'une tonne s'appellera donc Billie. « Je m'appelle Linden. Je suis très enthousiaste, tout va bien se passer. Pendant le trajet, on sera escortés, pour notre sécurité et celle des animaux. » Un long trajet presque sans arrêt, seulement de très courtes pauses pour nourrir les rhinocéros. Au menu : des patates douces. Deux jours plus tard, on nous informe que Billie et ses neuf camarades sont arrivés sains et saufs. L'équipe mozambicaine prend le relais. À lire aussiRéintroduire les rhinocéros en Afrique du Sud: Amos, le protecteur de rhinos [1/3]

RTL Matin
CORÉE DU SUD - Le geste d'apaisement du nouveau président envers la Corée du Nord

RTL Matin

Play Episode Listen Later Jun 12, 2025 1:28


Les deux frères ennemis sont séparés depuis 1953 avec au nord la dictature dirigée aujourd'hui par Kim Jong-un. C'est bien sur à la frontière que les tensions sont les plus fortes et les plus récurrentes mais là en l'occurrence, le nouveau président sud coréen a décidé un geste d'apaisement en ne diffusant plus ces messages de propagande scandés par des hauts parleurs à des kilomètres à la ronde. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reporters
En Corée du Sud, le blues des transfuges nord-coréens

Reporters

Play Episode Listen Later May 30, 2025 12:30


Chaque année, des Nord-Coréens tentent d'échapper au régime de Pyongyang. Pour ceux qui parviennent à s'enfuir, au péril de leur vie, la Corée du Sud voisine représente une destination évidente. Plus de 34 000 transfuges nord-coréens sont ainsi entrés dans le pays depuis 1953. Mais ils continuent d'éprouver des difficultés à s'intégrer dans une nation si proche de la leur et en même temps si différente. Un reportage de Chloé Borgnon et William de Tamaris.

Les histoires de 28 Minutes
Bye bye Brexit ?, présidentielle de 2027, alcool en Corée du Sud : Le Club international

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later May 24, 2025 45:42


L'émission 28 minutes du 24/05/2025 Ce samedi, Renaud Dély décrypte l'actualité avec le regard international de nos clubistes : Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien suisse Blick.fr, Aysegul Sert, journaliste turco-américaine et professeure à l'école de journalisme de Sciences Po, Gilles Gressani, directeur de la revue "Le Grand Continent", et le dessinateur de presse Pierre Kroll.Le Royaume-Uni est-il en train d'effacer le Brexit ? Lundi 19 mai, le Premier ministre britannique Keir Starmer accueillait à Londres la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Un pas décisif pour le Royaume-Uni depuis le référendum historique sur le Brexit de 2016, avec un objectif affiché : resserrer les liens avec l'Union européenne, notamment à travers un partenariat de sécurité et de défense. Nouvellement élu, Keir Starmer ne cache pas son tropisme pro-européen, qui le distingue de ses prédécesseurs. Dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine, la menace russe et l'isolationnisme américain, le Premier ministre britannique décidera-t-il de renouer avec l'Europe ?Présidentielle française : deux ans avant, c'est trop tôt ?“J'y vais pour l'emporter.” Alors que Bruno Retailleau vient d'être élu à la tête du parti Les Républicains, le député de la Somme François Ruffin, ancien de La France Insoumise, réclame une primaire à gauche où il se voit gagnant. Alors que 2027 approche, ces événements donnent-ils d'ores et déjà des indices sur les personnalités marquantes de la course à la présidentielle ? Et autour de quels débats peut se cristalliser l'opinion ?Nous recevons la sportive suisse de haut niveau Géraldine Fasnacht, qui vient de publier “La femme oiseau” aux éditions Arthaud, écrit avec Florence Saugues. Adepte de snowboard freeride, de base-jump, de wingsuit et d'ULM, notre invitée repousse les limites de ces disciplines en sautant et volant toujours plus haut, toujours plus loin. Valérie Brochard nous présente Rita de Crescenzo, figure d'un nouveau populisme à l'italienne, et plus précisément à la napolitaine. Influenceuse au 1,8 million d'abonnés sur TikTok, maniant insultes et menaces avec brio, elle envisage de se lancer en politique.Olivier Boucreux décerne le titre d'employé de la semaine au conservateur polonais Karol Nawrocki. À 42 ans, il s'est qualifié pour le second tour de la présidentielle de son pays qui aura lieu le 1er juin. Intronisé par le parti conservateur et souverainiste PIS, il est diamétralement opposé au Premier ministre Donald Tusk, à qui il rêve d'imposer une cohabitation sans concession.Jean-Mathieu Pernin zappe sur la télévision de Corée du Sud, où l'alcool est partout : dans les séries, sur les plateaux de débat ou même dans les émissions de variétés où triomphent les stars de la K-pop. Une visibilité qui n'est pas sans conséquences sur l'alcoolisme des jeunes du pays.Paola Puerari s'intéresse au sommeil des adolescents. Depuis trois ans, un collège de Suède a décidé de décaler le début des cours pour permettre à ses élèves de dormir une heure de plus. Les conséquences sur les résultats scolaires et sur l'ambiance sont sans appel : il est bon de laisser dormir l'ado qui dort. Enfin, ne manquez pas la question très intéressante de David Castello-Lopes :  comment lutter contre les feux de forêt ?28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 124 mai 2025 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio

Reportage Afrique
Afrique du Sud: le pittoresque quartier de Bo-Kaap menacé par le sur-tourisme et la gentrification

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later May 18, 2025 2:15


Le tourisme et la gentrification permettent souvent de revitaliser des quartiers, mais ils sont aussi parfois une menace pour leur identité, et pour le confort de leurs habitants. En Afrique du Sud, dans la ville du Cap, le quartier de Bo-kaap en fait les frais. Ses petites maisons colorées à flanc de colline ravissent les usagers d'Instagram et autres visiteurs. Une situation de plus en plus difficile à tenir pour les habitants. Après plusieurs années de lutte, ils viennent d'obtenir que les bus touristiques ne soient plus autorisés à entrer dans le quartier. De notre envoyée spéciale au Cap,Ruelles pavées à flanc de colline, le quartier de Bo-Kaap, « au-dessus du Cap » en afrikaans, a des allures de village, en plein cœur de la métropole d'Afrique du Sud. Un village aux mille couleurs, avec ses petites maisons roses, vertes, bleues qui font la joie des touristes comme Nadira. « Qui ne voudrait pas venir ici ? C'est vraiment joli pour faire des photos. C'est une attraction touristique, donc il fallait vraiment qu'on passe par ici », s'enthousiasme-t-elle.Chaque jour, une foule de visiteurs envahit les ruelles étroites du petit quartier. Un succès difficile à gérer pour les habitants. « C'est très beau ici et on comprend tout à fait que les gens veulent venir et prendre des photos. Le problème, c'est le manque de respect qui vient avec. Certains touristes pensent qu'en venant ici, ils peuvent faire tout ce qu'ils veulent. Qu'il s'agisse d'ouvrir le portail de quelqu'un et de monter le perron pour prendre une photo. Ou de demander à un habitant : "est-ce que vous pouvez rentrer dedans parce que je veux une photo de votre maison ?" », s'indigne Jacky Poking, résidente et activiste.Les résidents viennent d'obtenir l'interdiction pour les bus touristiques de circuler dans les ruelles, après des années à le réclamer. Descendante des esclaves malais, cette communauté à majorité musulmane est installée ici depuis des générations et y a fondé la première mosquée du pays. Elle a développé de nombreuses traditions, menacées aujourd'hui par la gentrification. « Nos tarifs, comme l'eau et l'électricité, augmentent d'année en année. Il devient donc très difficile pour les habitants de rester dans le quartier, même s'ils le souhaitent. Surtout les personnes âgées. Souvent, ceux qui ont vendu ces dernières années l'ont fait parce qu'ils n'arrivaient plus à payer », se désole Jacky Poking.De plus en plus de maisons sont rachetées par des investisseurs, constate Zaki Harris, habitant et guide touristique. « Dans ces rues principales, une maison sur deux est habitée par un Sud-Africain. Entre les deux, on trouve des Airbnb et d'autres locations à court terme. Des maisons qui restent vides la moitié de l'année », regrette-t-il. Zaki milite pour un tourisme plus soucieux des traditions, et qui profite davantage à la communauté, qui pour l'instant en perçoit peu les retombées. « Si nous ne promouvons pas un meilleur tourisme, il sera beaucoup plus difficile pour nos enfants de pouvoir garder le lien avec leur patrimoine culturel », estime-t-il. Difficile pour la petite communauté de résister aux assauts de la ville. Elle n'a pas réussi à empêcher la construction d'un immeuble de six étages en bordure du quartier.À lire aussiAfrique du Sud: le télévangéliste Timothy Omotoso à nouveau arrêté dans une affaire d'immigration

Afrique Économie
Afrique du Sud: le trafic international de plantes conduit à l'extinction des clivia mirabilis

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Apr 27, 2025 2:18


L'Afrique du Sud n'échappe pas au pillage de sa flore. Le trafic a explosé depuis la pandémie de Covid-19 : plus de 1,5 million de plantes ont été saisies par les autorités sud-africaines depuis 2019. Jusqu'à présent, il concernait surtout les plantes grasses de la côte ouest. Mais les spécialistes s'inquiètent désormais du vol de clivia mirabilis, une espèce découverte il y a seulement vingt ans et déjà au bord de l'extinction. De notre correspondante à Johannesburg,« C'est un peu le bazar ici, s'excuse Arnold Frisby, conservateur des plantes natives d'Afrique du Sud à l'université de Pretoria. Nous entrons dans la pépinière des cycas et des plantes indigènes. Et nous avons tout un tas d'autres plantes intéressantes, comme ces clivia. » Les clivia dont parle Arnold Frisby sont des plantes natives d'Afrique du Sud. Mais il en existe un type, dit mirabilis (miraculeux), qui ne pousse que dans un endroit précis de la province du Cap-Nord.Même cette pépinière de l'université de Pretoria n'en possède pas. Il faut normalement un permis pour en cultiver, mais cette espèce rare fait désormais les frais de trafics. « Il y a des collectionneurs qui veulent des clivia mirabilis en raison de leur caractère unique, explique le botaniste. Mais ce qui attire surtout, c'est la possibilité d'utiliser leurs caractéristiques génétiques, via la pollinisation, pour créer des espèces hybrides. Cela permet de concevoir de nouvelles plantes, encore jamais vues. »L'Asie plaque tournante du traficPrès de 80% des clivia mirabilis auraient disparu de leur habitat naturel, selon l'institut local de la biodiversité (Sanbi). « Les clivia partent vers l'Asie, et plus précisément vers la Chine, détaille Carina Bruwer, la chercheuse de l'Institut des études de sécurité (ISS) qui a étudié ce trafic. Soit les clients sont là-bas, soit les plantes sont ensuite revendues ailleurs. Comme les plantes grasses, les clivia ne sont pas récoltées pour le marché local sud-africain, mais bien pour l'international. Le problème, c'est qu'à partir du moment où ces plantes quittent l'Afrique du Sud, elles ne sont plus protégées : ce n'est pas nécessairement un crime de les importer, bien que ce soit illégal de les exporter d'Afrique du Sud. »Ces plantes sont désormais une espèce vulnérable dans le pays. Mais dans la région où elles poussent, les autorités manquent de ressources pour les protéger. La corruption est aussi un obstacle. « En ce moment, il y a une vingtaine de personnes qui attendent d'être jugées et plus de 4 000 plantes ont été confisquées, explique Clayton Jonkers, trésorier de la Société des clivia. Mais le nombre exact de plantes qui se trouvent toujours dans leur habitat naturel n'est pas connu. Nous espérons que les autorités sur place pourront bientôt nous dire, précisément, combien il en reste. » Quant aux clivia mirabilis récupérées, se pose aussi la question de leur stockage et de leur conservation, car elles ne sont pas faciles à cultiver.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Soudan du Sud : le pays est-il au bord de la guerre civile ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Mar 14, 2025 19:30


Les experts et journalistes de RFI répondent à vos questions sur l'accord passé entre les autorités syriennes et la communauté kurde et les taxes douanières américaines contre le Canada. Soudan du Sud : le pays est-il au bord de la guerre civile ? Au Soudan du Sud, les tensions sont au plus haut niveau entre le président et son vice-président. Qu'est-ce qui a provoqué ces tensions ? L'accord de paix de 2018 peut-il être remis en cause ? Avec Florence Miettaux, correspondante de RFI à Juba.  Syrie : accord historique entre les autorités et les forces kurdes En Syrie, un accord a été trouvé entre les nouvelles autorités et la communauté kurde du nord-est du pays. Quel rôle exact joueront les institutions autonomes kurdes dans le nouvel État syrien ? Quel intérêt le régime syrien tire-t-il de cette intégration ? Cet accord signifie-t-il la fin des opérations turques sur le territoire ?Avec Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen.   Etats-Unis/Canada : revirement de Donald Trump sur les taxes douanières Après avoir à nouveau menacé le Canada de doubler les taxes douanières, de 25% à 50%, le président américain a finalement renoncé à ces sanctions quelques heures après. Pourquoi Donald Trump fait-il volte-face ? Le nouveau Premier ministre canadien, Mark Carney, avait promis une riposte. Sur quels aspects économiques et commerciales pourrait-il contre-attaquer ?Avec Pierre-Alexandre Beylier, professeur à l'université Grenoble Alpes, spécialiste en civilisation nord-américaine.   Et en fin d'émission, la chronique « Un oeil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Au programme, les réactions des internautes maliens face à l'augmentation des taxes de téléphonie.

Les enjeux internationaux
Au Soudan du Sud, le spectre de la guerre civile

Les enjeux internationaux

Play Episode Listen Later Mar 13, 2025 12:47


durée : 00:12:47 - Les Enjeux internationaux - par : Guillaume Erner - Mercredi 12 mars, l'IGAD, un bloc d'États d'Afrique de l'Est, s'est réuni en urgence pour évoquer la situation au Soudan du Sud, où des affrontements ont repris au cours du mois de février. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Emmanuelle Veuillet Doctorante en science politique à l'Université Paris 1 - Panthéon Sorbonne

24H Pujadas - Les partis pris
Les Partis Pris : "L'ADN du suspect retrouvé sur Louise", "Les petits chevaux sont lancés !" et "L'Inde, notre très chère amie" et "Afrique du Sud, le grand malaise"

24H Pujadas - Les partis pris

Play Episode Listen Later Feb 11, 2025 19:33


Il y a eu un rebondissement dans l'enquête puisque l'ADN du suspect, en garde à vue depuis 20 heures, lundi soir, a été retrouvé sur les mains de Louise. C'est ce qu'a précisé le procureur de la République cet après-midi, dans un communiqué. L'homme de 23 ans reste présumé innocent, mais cet ADN vient s'ajouter à d'autres éléments qui ont permis de remonter jusqu'à lui. Il est connu des services de police pour quelques faits mineurs et pour un fait de violence. “Je n'attends plus les autres, j'ai décidé de réfléchir avec mes amis et de structurer quelque chose de fort”, a expliqué Gérald Darmanin au Figaro. Ils sont un certain nombre qui ambitionnent de représenter la coalition entre macronistes et républicains, chacun dans son style. Cette déclaration de Gérald Darmanin est un nouveau coup d'accélérateur vers la présidentielle et la course des petits chevaux est lancée. La visite du président de l'Inde se prolonge par une visite, mercredi, à Marseille. Les deux chefs d'État vont inaugurer un consulat et réfléchir sur un nouveau corridor commercial entre l'Inde et la France. Selon François Lenglet, pour la France, l'Inde est une porte d'entrée intéressante dans ce qu'on appelle le grand sud, le sud global. Elon Musk, qui est d'origine sud-africaine, Donald Trump et Marco Rubio, secrétaire d'État américain, accusent l'Afrique du Sud de confisquer des terres et de promouvoir des lois racistes. Il est vrai que le 23 janvier dernier, le président sud-africain a signé une loi d'expropriation, mais dans le but de redistribuer toutes les terres appartenant à la minorité blanche pendant l'apartheid. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Corée du Sud : le président destitué inculpé pour « insurrection »

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 27, 2025 19:30


Ce matin, les journalistes et experts de RFI répondaient à vos questions sur la libération de la chanteuse Rokia Traoré, l'opération israélienne en Cisjordanie occupée et le port de Tartous en Syrie. Corée du Sud : le président destitué inculpé pour « insurrection »Sur les conseils de l'Agence anticorruption chargée de l'enquête sur le président destitué Yoon Suk-yeol, le Parquet a inculpé le président déchu pour « insurrection ». Comment les enquêteurs en sont-ils arrivés à cette conclusion ? Détenu depuis le 15 janvier, que risque-t-il avec de telles accusations ?Avec Nicolas Rocca, journaliste au service international de RFI. Rokia Traoré : pourquoi la chanteuse malienne a-t-elle été libérée ?  Condamnée à deux ans de prison pour « non-représentation d'enfant », Rokia Traoré a été libérée après plusieurs mois d'incarcération en Italie puis en Belgique. Pourquoi ce revirement de la justice alors qu'elle a été condamnée en octobre 2023 ? Pourquoi un autre procès est-il prévu alors que la chanteuse malienne et le père de sa fille se sont mis d'accord ? Que risque-t-elle ?Avec Pierre Benazet, correspondant de RFI à Bruxelles. Cisjordanie : après Gaza, le nouveau front israélien ?  Depuis l'entrée en vigueur de la trêve dans la bande de Gaza, Israël mène une vaste opération militaire en Cisjordanie occupée. Baptisée « Mur d'acier », elle a coûté la vie à douze Palestiniens jusqu'à présent. Quels sont les objectifs de cette opération ? Est-ce le signe d'un déplacement des hostilités en Cisjordanie ?Avec Thomas Vescovi, doctorant en Études politiques à l'EHESS et à l'Université libre de Bruxelles, auteur de « L'échec d'une utopie, une histoire des gauches en Israël » (éditions La Découverte).  Syrie : un camouflet pour la Russie ? Les nouvelles autorités syriennes ont mis fin au contrat qui donnait à la Russie le contrôle du stratégique port de Tartous jusqu'en 2068, permettant à Moscou une présence militaire en Méditerranée orientale. Pourquoi le nouveau pouvoir a-t-il annulé ce contrat ? Quels avantages espère-t-il en tirer ?Avec Thomas Pierret, chargé de recherches à l'Institut de Recherches et d'Études sur le Monde Arabe et Musulman (IREMAM), spécialiste de la Syrie.

La revue de presse internationale - Les correspondants d'Europe 1
La Corée du Sud, le Brésil et l'Italie font la Une de la presse internationale

La revue de presse internationale - Les correspondants d'Europe 1

Play Episode Listen Later Jan 23, 2025 1:59


Dans cet épisode, nous découvrons les critiques de l'opposition italienne envers la présence de la Première ministre Giorgia Meloni à l'investiture de Donald Trump, ainsi que les inquiétudes concernant la réduction du budget brésilien pour la gestion des risques et des catastrophes naturelles.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Afrique du Sud : le choc après le drame dans la mine de Stilfontein

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Jan 21, 2025 19:30


Ce matin, les journalistes et experts de RFI répondaient à vos questions sur un accord signé entre la Russie et l'Iran et la lutte contre le trafic de cacao en Côte d'Ivoire. Afrique du Sud : le choc après le drame dans la mine de Stilfontein   Après quatre mois bloqués à près de 2 000 mètres de profondeur, 240 mineurs clandestins ont été remontés vivants mais les sauveteurs ont également extrait 78 cadavres. Comment en est-on arrivé à cette situation ? Pourquoi les autorités ne rendent-elles pas inaccessibles ces mines abandonnées ?Avec Claire Bargelès, correspondante de RFI à Johannesburg.Iran/Russie : vers une nouvelle alliance militaire ?  Quatre jours avant l'investiture de Donald Trump, le président iranien Masoud Pezeshkian s'est rendu en Russie pour signer avec son homologue Vladimir Poutine un accord de « partenariat stratégique global ». Quels avantages Téhéran espère tirer de ce rapprochement avec Moscou ?Avec Siavosh Ghazi, correspondant de RFI à Téhéran. Côte d'Ivoire : les autorités ont décidé de frapper fort contre le trafic de cacaoCinq hauts responsables administratifs, sécuritaires et militaires de Sipilou, dans l'ouest du pays, ont été suspendus pour leur implication dans le trafic transfrontalier de fèves de cacao. Quels moyens sont déployés sur le terrain pour lutter contre ce phénomène ? Pour décourager la contrebande, pourquoi les autorités ivoiriennes n'augmentent pas le prix du cacao ?  Avec Séraphin Prao, économiste enseignant-chercheur à l'Université Alassane Ouattara de Bouaké.

Les matins
Corée du Sud : le président suspendu Yoon Suk Yeol a été arrêté

Les matins

Play Episode Listen Later Jan 15, 2025 15:26


durée : 00:15:26 - Journal de 8 h - Yoon Suk Yeol, le président sud-coréen qui fait l'objet d'une procédure de destitution, a été arrêté mercredi lors d'un assaut des enquêteurs, une mesure sans précédent à l'image de la crise politique provoquée par sa tentative ratée d'imposer la loi martiale début décembre.

Le journal de 8H00
Corée du Sud : le président suspendu Yoon Suk Yeol a été arrêté

Le journal de 8H00

Play Episode Listen Later Jan 15, 2025 15:26


durée : 00:15:26 - Journal de 8 h - Yoon Suk Yeol, le président sud-coréen qui fait l'objet d'une procédure de destitution, a été arrêté mercredi lors d'un assaut des enquêteurs, une mesure sans précédent à l'image de la crise politique provoquée par sa tentative ratée d'imposer la loi martiale début décembre.

Reportage Afrique
Afrique du Sud: le combat des malvoyants pour un meilleur accès aux livres en braille

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jan 15, 2025 2:13


L'association Blind S.A., qui accompagne les déficients visuels, se bat pour l'exemption des droits d'auteurs quand il s'agit de contenu adapté, notamment en braille. Selon la loi sud-africaine, pour traduire un livre, il faut systématiquement en demander les droits d'auteur. Cela limite grandement les chances pour Blind S.A., principal traducteur en braille du pays, de traduire certains livres, et prive les déficients visuels de nombreuses œuvres. Une loi est censée mettre en place cette exemption, mais le processus d'application est bloqué depuis des années. « Ici, nous avons une tablette en métal avec un stylet. C'est ainsi que l'on écrivait en braille à l'époque. Ensuite, nous avions cette petite machine manuelle. Mais c'est vieux, on n'utilise plus ça aujourd'hui », explique Ofentse Manyane. Aujourd'hui, ces anciennes machines à écrire en braille sont des pièces de musée. Ofentse Manyane nous emmène dans l'atelier de l'association.« Cette machine imprime 1 000 pages par heure », précise-t-il face à une grosse machine connectée à un ordinateur. Les pages en braille sortent les unes après les autres. « Là, par exemple, c'est un livre politique pour le Botswana, car on imprime pour toute l'Afrique, pas seulement l'Afrique du Sud », confie Ofentse Manyane.Cette activité est néanmoins perturbée par les droits d'auteur, nécessaires à chaque conversion en braille. Christo de Klerk, président de l'association, détaille : « Neuf fois sur dix, nous n'avons pas les droits, et nous ne pouvons pas convertir. Ce n'est même pas qu'on nous les refuse, mais dans 90% des cas, ils ne se donnent même pas la peine de répondre à notre demande de droits. »À lire aussiL'invention du brailleUne lueur d'espoir face à ce combatAprès des années de combat et de déception, vient l'espoir : un nouveau projet de loi sur la protection des œuvres stipule que, pour une conversion en braille, il n'y a plus besoin de demander les droits. Seulement, cela bloque côté politique : depuis 2017, le projet de loi enchaîne les allers-retours entre le parlement et le Conseil constitutionnel.« La section 19D stipule exactement ce que nous avons toujours demandé. Mais la loi n'a toujours pas été promulguée, car les politiques n'arrivent pas à se mettre d'accord sur d'autres points de cette loi. Et nous, nous sommes les otages de ces désaccords », développe Christo de Klerk.« Seulement 0,5 % des œuvres sont disponibles en contenu accessible. Et automatiquement, ça réduit notre accès à l'éducation », déplore Jace Nair, PDG de Blind S.A. « Quand j'étudiais l'espagnol par exemple, j'ai demandé la conversion d'un livre très important. Mais nous n'avons pas réussi à obtenir les droits. Résultat : j'ai dû abandonner mes études d'espagnol », reprend Christo de Klerk. Huit ans donc que Blind S.A. milite pour que cette loi soit enfin signée. Pour convertir n'importe quel ouvrage en braille en toute liberté, sans en demander systématiquement les droits d'auteur.À lire aussiFrance: les livres en braille accessibles pour la première fois au tarif d'un livre classiqueÀ lire aussiBraille: l'association Valentin-Haüy veut diversifier l'offre pour les aveugles

Journal en français facile
Corée du Sud: le président toujours retranché / Syrie: les chefs de la diplomatie allemande et française à Damas / Apple: l'outil Siri écoute-t-il nos conversations ?...

Journal en français facile

Play Episode Listen Later Jan 3, 2025 10:00


Le Journal en français facile du vendredi 3 janvier 2025, 17 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/BI1K.A

Fifty States — un Podcast Quotidien
Dakota du Sud : le paradis fiscal de l'Amérique

Fifty States — un Podcast Quotidien

Play Episode Listen Later Aug 5, 2024 23:18


Bienvenue dans le Dakota du Sud ! Le paradis fiscal de l'Amérique. Dans lequel vous pourrez croiser Auguste Rodin, le Mont Rushmore, des Harley Davidson, Calamity Jane, et la planète Pandora. Invitée : Laurence Nardon. Voix & Réalisation : Guillaume Hennette. *** Vous avez vécu dans certains États, y avez fait des reportages ou y avez étudié ? Contactez-nous : pierreyvespietri@bangumi.fr

RTL Matin
CORÉE DU SUD - Le suicide d'un robot fonctionnaire chamboule le pays

RTL Matin

Play Episode Listen Later Jun 28, 2024 1:08


Ecoutez RTL Matin avec Yves Calvi et Amandine Bégot du 28 juin 2024.

robots suicide le pays fonctionnaire sud le yves calvi amandine b
Cultures monde
Retour d'Haïti // Élections en Afrique du Sud : le déclin annoncé de l'ANC

Cultures monde

Play Episode Listen Later May 31, 2024 57:47


durée : 00:57:47 - Cultures Monde - par : Mélanie Chalandon - Retour d'Haïti, où la population lutte pour sa survie au quotidien entre menace des gangs et désaffection de l'Etat // En Afrique du Sud, les élections générales pourraient bien marquer la fin du règne de l'ANC après 30 ans d'hégémonie. - invités : Marianne Séverin Chercheuse associée au laboratoire Les Afriques dans le Monde à l'Université de Bordeaux, experte de l'Afrique du Sud; Francis Kpatindé Maître de conférence à Sciences Po; Roméo Langlois Grand reporter à France 24

Reportage Afrique
Élections en Afrique du Sud: Le Cap, vitrine de l'Alliance démocratique pour séduire les électeurs [1/2]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later May 26, 2024 2:12


À trois jours des élections générales en Afrique du Sud, reportage au Cap dont l'opposition a fait sa vitrine. Avec sa bonne gouvernance, l'Alliance démocratique veut montrer que le pays tout entier pourrait être bien géré de la sorte, à condition de voter pour eux.  L'Alliance démocratique (DA) peut compter sur un atout de taille : le maire du Cap, la ville portuaire d'Afrique du Sud. Grand gaillard, jeune et sympathique, Geordin Hill-Lewis fait campagne, du porte-à-porte, alors que son mandat n'est pas en jeu. « Ce que j'aime le plus, c'est cela... Pas les bons déjeuners en ville, affirme-t-il. Il n'y rien de mieux que de rencontrer les gens chez eux. »Le maire est ici dans sa zone de confort, dans un quartier de la communauté métisse, majoritaire dans la province et fidèle à l'Alliance démocratique. « Bien sûr que je suis électeur DA ! s'exclame fièrement Steven, rencontré au cours du tractage. Je n'ai pas peur de le dire, regardez notre quartier, c'est propre. C'est ce qui fait la marque de la DA, mais pas que : pas de problèmes, pas d'ennuis, c'est le principal ! »Le maire du Cap admet qu'il fait plus facile de faire campagne ici qu'ailleurs : « On ne prend rien pour acquis, explique-t-il. C'est ce qui fait la différence avec nous, on apprécie chaque vote, car chaque vote peut faire la différence entre notre victoire et notre défaite. Donc, on doit considérer chaque électeur avec sérieux, au contraire de l'ANC qui ne s'intéresse pas aux gens. »À lire aussiAfrique du Sud: au dernier jour de campagne, l'opposition veut «clore le chapitre du règne de l'ANC»Le Congrès national africain, l'ANC, au pouvoir à l'échelle nationale, a perdu la province depuis quinze ans. Cameron Dugmore, chef de l'opposition provinciale, contredit le discours qui fait de la province la vitrine de l'Alliance démocratique. « Quand ils prétendent que la province est bien gérée, on leur rétorque qu'elle l'est pour une petite élite, nuance-t-il. Elle ne fonctionne pas bien pour la majorité. Bien qu'il y ait des pauvres et des riches partout dans ce pays, ici, il y a presque une volonté délibérée de ne pas atteindre l'égalité dans l'accès aux services de base. »Loin dans les sondages, l'ANC ne devrait pas reprendre la main sur la province, sauf en cas de coalition. Le Cap est un symbole, siège de l'Assemblée nationale, qui échappe à l'ANC.À écouter aussiAfrique du Sud : les fractures socio-économiques au cœur des élections

La revue de presse internationale - Les correspondants d'Europe 1
La Corée du Sud, le Mexique et l'Inde font la Une de la presse internationale

La revue de presse internationale - Les correspondants d'Europe 1

Play Episode Listen Later Apr 3, 2024 2:12


Chaque jour, les correspondants d'Europe 1 font le tour de l'actualité internationale.

Reportage International
Corée du Sud: le mouvement de grève des médecins se durcit encore

Reportage International

Play Episode Listen Later Apr 2, 2024 2:31


La grève des médecins sud-coréens se poursuit depuis bientôt un mois et demi, et la lutte avec le gouvernement se durcit. Lundi 1er avril, le président a annoncé vouloir poursuivre sa réforme visant à augmenter de 2 000 le nombre d'étudiants en faculté de médecine, contre la volonté d'une partie du corps médical. La grande majorité des internes refusent de reprendre le travail malgré les menaces de suspension de leur licence. Les professeurs des hôpitaux universitaires ont aussi rejoint le mouvement et diminué leurs heures. De notre correspondant à Séoul,Alors qu'il devrait être dans un hôpital universitaire pour sa quatrième année d'internat en chirurgie orthopédique, Cheong Tae-jeong travaille à l'accueil d'un centre de soins de quartier. Comme 90% des internes sud-coréens, il a présenté sa démission le 20 février.« Nous sommes environ 15 000 à avoir reçu des notices de retour au travail sous peine de suspension administrative, et pour un millier d'entre nous, la démarche pour la suspension de notre licence a débuté », explique-t-il.Il se dit prêt à sacrifier sa carrière pour que le gouvernement abandonne son projet d'augmentation du numerus clausus. « J'estime avoir arrêté mes études, mais pas abandonné mes patients, car pour moi, le projet de réforme va détériorer la qualité des soins. Et puis, le fait que le système de santé soit aussi dégradé par l'absence des internes expose bien ses failles et ses contradictions. »À lire aussiCorée du Sud: la grève des médecins prend de l'ampleur, les malades s'inquiètentDes déserts médicaux par-delà la capitaleParmi elles, les déserts médicaux. Déjà nettement en dessous de la moyenne de l'OCDE à l'échelle nationale, le ratio de médecin pour 1 000 habitants chute davantage lorsque l'on sort de la capitale.« Pour les patients des régions ayant moins d'accès aux services médicaux, il faut déployer des efforts supplémentaires de la part de l'État, mais augmenter le nombre des étudiants en médecine de plus de 65% ce n'est pas la solution », soutient Cheong Tae-jeong. « Je pense qu'il faut obliger les patients à se faire soigner dans leur région et garantir que toute la population puisse bénéficier des services médicaux en aidant financièrement les hôpitaux locaux. »Un mouvement soutenu par des praticiens expérimentésLa détermination des internes a été renforcée par le soutien des praticiens expérimentés. Roh Wan-gyu a dirigé l'association des médecins de 2012 à 2014. Il est désormais une figure du mouvement.Il nous accueille dans sa clinique d'angiologie. Cet ancien chirurgien dénonce la dureté de la répression par les autorités. « La police est venue faire une perquisition chez moi, et j'ai dû subir une garde à vue de plus de onze heures », s'exclame Roh Wan-gyu. « Maintenant, je suis dans une situation où le gouvernement m'a ordonné de cesser de manipuler les médecins ! », poursuit-il.À lire aussiCorée du Sud: le président Yoon Suk-yeol dénonce un «cartel» des médecins contre les réformesManque de médecins urgentistes et de pédiatresSelon lui, le fond de la réforme ne s'attaque pas au problème central : le manque de praticiens dans les spécialités essentielles, comme l'urgence où la pédiatrie.« Le coût des soins de santé est trop bas dans ces secteurs, alors, pour surmonter cela, les médecins doivent travailler énormément pour gagner de l'argent », explique Roh Wan-gyu. « Le deuxième problème, c'est le risque judiciaire dans ces spécialités à risque. Si le patient décède ou qu'il y a une erreur, le médecin peut aller en prison ou payer une amende d'un million d'euros. Donc actuellement, les pédiatres finissent par faire de la chirurgie esthétique plutôt que de soigner des enfants, et c'est la même chose pour les urgentistes. »À une semaine des élections législatives l'enlisement du conflit médical pourrait coûter cher au parti présidentiel.

Un jour dans le monde
Corée du Sud : le gouvernement ordonne aux internes en médecine grévistes de reprendre le travail

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Feb 26, 2024 3:06


durée : 00:03:06 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - "Il n'est pas trop tard, alors retournez immédiatement auprès de vos patients", a déclaré le vice-ministre sud-coréen de la Santé. 80% des internes en médecine ont démissionné et risquent des sanctions. Ils s'opposent au projet du gouvernement qui veut augmenter le nombre d'admissions en fac.

InterNational
Corée du Sud : le gouvernement ordonne aux internes en médecine grévistes de reprendre le travail

InterNational

Play Episode Listen Later Feb 26, 2024 3:06


durée : 00:03:06 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - "Il n'est pas trop tard, alors retournez immédiatement auprès de vos patients", a déclaré le vice-ministre sud-coréen de la Santé. 80% des internes en médecine ont démissionné et risquent des sanctions. Ils s'opposent au projet du gouvernement qui veut augmenter le nombre d'admissions en fac.

La revue de presse internationale - Les correspondants d'Europe 1
L'Afrique du Sud, le Kenya et la Belgique font la Une de la presse internationale

La revue de presse internationale - Les correspondants d'Europe 1

Play Episode Listen Later Nov 22, 2023 2:54


Chaque jour, les correspondants d'Europe 1 font le tour de l'actualité internationale.

Le journal RTL
L'extrême droite accusée de récupération politique, trêve à Gaza, soleil et vent dans le Sud : le journal RTL de 16h du 22 novembre 2023

Le journal RTL

Play Episode Listen Later Nov 22, 2023 2:48


Ecoutez Le journal RTL du 22 novembre 2023 avec Alexandre de Saint Aignan.

Grand reportage
En Afrique du Sud, le goût des cuvées post-apartheid

Grand reportage

Play Episode Listen Later Sep 19, 2023 19:30


Depuis 1994 et la fin de l'apartheid, une poignée de vignerons issus des communautés noires et métisses ont commencé à émerger en Afrique du Sud. Alors qu'auparavant, ces populations étaient confinées au rôle d'ouvriers agricoles, certains sont parvenus à trouver leur place au sein des chais et à créer leurs propres vins. Même si la route est encore longue, puisque la très grande majorité des terres reste aux mains de la communauté blanche minoritaire, ces vigneronnes et vignerons pionniers commencent à transformer le paysage.   «En Afrique du Sud, le goût des cuvées post-apartheid», un Grand reportage de Claire Bargelès.

Les matins
Grève générale en Corée du Sud : le modèle coréen contesté ?

Les matins

Play Episode Listen Later Jul 16, 2023 42:23


durée : 00:42:23 - Le Magazine du week-end - par : Tiphaine de Rocquigny - Le 15 juillet se tenait en Corée du Sud une grève générale, aboutissement d'un appel à la grève de quinze jours lancé par les syndicats. Secteur de la santé, de la métallurgie ou livreurs, le mouvement est massif et conteste les réformes du travail du président conservateur Yoon Suk-yeol. - invités : Marie-Orange Rivé-Lasan Maîtresse de conférences en études coréennes à l'Université Paris Cité; Juliette Schwak Enseignante chercheuse spécialiste de l'économie politique sud-coréenne; Florence Galmiche Anthropologue, maître de conférences à l'Université Paris Cité

TDActu NFL Podcast
Draft - AFC Sud : le renouveau des quarterbacks, c'est maintenant !

TDActu NFL Podcast

Play Episode Listen Later May 4, 2023 24:34


Trois nouveaux quarterbacks et beaucoup d'espoirs, et si l'AFC Sud était la division du futur? Victor Roullier et Jean-Michel Bougeard tranchent dans le vif !Bonne écoute. Become a member at https://plus.acast.com/s/touchdown-actu-nfl-podcast. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le journal de 18h00
Au Soudan du Sud, le Pape François appelle les groupes rivaux à reprendre le processus de paix

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Feb 4, 2023 10:13


durée : 00:10:13 - Journal de 18h - Le pape a rencontré des réfugiés des camps du Soudan du Sud, ce samedi après-midi. Ils sont plus de 2 millions de déplacés à l'intérieur du pays.

Journal de l'Afrique
Au Soudan du Sud, le pape François lance un appel à la paix

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Feb 3, 2023 14:21


Le pape François est arrivé vendredi au Soudan du Sud, afin de promouvoir la paix et la réconciliation dans le plus jeune pays du monde, déchiré par la guerre civile et l'extrême pauvreté. C'est la toute première visite d'un souverain pontife au Soudan du Sud depuis que la nation à prédominance chrétienne a obtenu son indépendance du Soudan, à majorité musulmane, en 2011, après des décennies de conflit.

La Terre au carré
En Inde du sud, le sanctuaire de la forêt primaire

La Terre au carré

Play Episode Listen Later Jul 16, 2022 48:27


durée : 00:48:27 - Je reviens du monde d'avant - par : Giv Anquetil - Tout au Sud de l'Inde, dans l'Etat du Kerala, la forêt tropicale des Western Ghats abrite un sanctuaire qui veut sauvegarder et conserver la biodiversité menacée.