XY Mag

Follow XY Mag
Share on
Copy link to clipboard

Nous publions des vidéos et des articles sur nos passions et nos coups de coeur. Retrouvez nos contenus sur le site https://www.xymag.tv

XY Mag

Lyon

Donate to XY Mag


    • Feb 21, 2026 LATEST EPISODE
    • every other week NEW EPISODES
    • 13m AVG DURATION
    • 172 EPISODES


    Search for episodes from XY Mag with a specific topic:

    Latest episodes from XY Mag

    L'EUDI Wallet, Portefeuille d'identité numérique européen

    Play Episode Listen Later Feb 21, 2026 10:30


    L'EUDI Wallet, Portefeuille d'identité numérique européen Nous vivons de plus en plus dans un système qui nécessite de prouver son identité. Récemment de nouvelles lois prévoient de justifier son age pour les réseaux sociaux. Pour cela une identité numérique s’impose. A chaque contrôle on donne plus de données que nécessaire en réalité. Faut-il sacrifier son intimité pour une simple transaction. Aujourd’hui, prouver sa majorité pour accéder à un service ou ouvrir un compte bancaire exige de scanner l’intégralité d’un titre d’identité. C’est un paradoxe flagrant : pour une simple vérification d’âge, un tiers accède à votre adresse, votre lieu de naissance et votre nom complet. Ce partage excessif facilité l’usurpation d’identité et le traçage publicitaire systémique. L'EUDI Wallet (European Digital Identity Wallet) promet de briser ce cycle. Plus qu'une application, c'est le pivot d'un changement de paradigme où l’utilisateur ne subit plus la collecte de données, mais orchestre sa propre « économie de la preuve ». Quelques précisions sur le EUDI Wallet Le Portefeuille Européen d'Identité Numérique (EUDI Wallet) est un système sécurisé de gestion de l'identité instauré pour permettre aux citoyens, résidents et entreprises de l'Union européenne de s'identifier et de s'authentifier en ligne et hors ligne. Ce dispositif s’appuie sur un cadre réglementaire et technique précis pour transformer les interactions numériques au sein du marché unique. Le Cadre Juridique : eIDAS 2.0 La mise en place du EUDI Wallet repose sur le règlement eIDAS 2.0, adopté en avril 2024. Ce texte fait évoluer le cadre de 2014 pour imposer de nouvelles obligations : D'ici fin 2026 : Chaque État membre doit fournir au moins un portefeuille numérique à ses citoyens. C’est cette année que vous allez découvrir votre identité numérique généralisée. D'ici fin 2027 : Les entreprises soumises à la réglementation de lutte contre le blanchiment (AML), les grandes plateformes numériques et certains services publics devront obligatoirement accepter le portefeuille comme moyen d'identification. Objectif 2030 : L'Union européenne ambitionne que 80 % des citoyens utilisent cette solution d'ici 2030. Fonctionnement et Technologies Clés Le portefeuille fonctionne comme une application mobile sécurisée stockant des identifiants numériques vérifiés (permis de conduire, diplômes, certificats de santé). L’Architecture Reference Framework (ARF) : C’est le cadre technique qui définit les normes, protocoles et spécifications pour garantir l’interopérabilité entre les différents pays. Zéro Knowledge Proof (ZKP) : Pour protéger la vie privée, le portefeuille utilise des preuves à divulgation nulle de connaissance. Cela permet, par exemple, de prouver que l’on est majeur sans révéler sa date de naissance exacte. SD-JWT (Selective Disclosure JSON Web Tokens) : Cette technologie permet de ne dévoiler que les champs strictement nécessaires d’un document numérique. Usages et Avantages pour les Utilisateurs Le EUDI Wallet simplifie de nombreuses démarches quotidiennes : Services Financiers : Ouverture de comptes bancaires ou demandes de prêts facilitées par la transmission instantanée de documents certifiés (KYC en temps réel). Signatures Électroniques : Le portefeuille permettra de réaliser gratuitement des signatures électroniques qualifiées (QES), ayant la même valeur juridique qu’une signature manuscrite. Services Publics et Vie Quotidienne : Demande de passeport, déclaration fiscale, accès à la sécurité sociale, ou encore enregistrement d’une carte SIM. Mise en œuvre en France : France Identité La France est particulièrement avancée grâce à l’application France Identité, qui sert de socle à cette transition. Elle permet déjà d’accéder à des titres d’identité (CNI, permis de conduire numérique, carte grise) sur smartphone. L’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) coordonne le consortium POTENTIAL, un projet pilote européen majeur impliquant 19 États membres pour tester les usages du portefeuille. Pour les entreprises françaises, l’enjeu est immédiat. Grâce à l’avance prise par l’ANTS avec France Identité et le pilotage du consortium européen POTENTIAL, on dispose d’une longueur d’avance. Ce socle technique national permet d’anticiper le “go-to-regulatory” (conformité) sans sacrifier le “go-to-market” (expérience client). Autant faut-il accepter pour chaque citoyen de disposer des identités compatibles, permis de conduire et carte d’identité. Exemple pour un prêt bancaire. Procédure actuelle Prêt bancaire Procédure numérique Prêt bancaire Enjeux et Risques Identifiés Malgré les avantages en termes de lutte contre la fraude et de fluidité, plusieurs points de vigilance sont soulevés : Risque de traçage : Certains craignent que l’utilisation du portefeuille ne laisse des traces permettant à l’État ou aux émetteurs de suivre les connexions des citoyens. Actuellement en France on a le droit de vivre sans permis ni carte d’identité. Avec ses systèmes vous devez vous enregistrer sur un de ces documents. Cybersécurité (Article 45) : Le règlement oblige les navigateurs à accepter certains certificats de sécurité étatiques (QWAC), ce qui inquiète les experts quant à de possibles interceptions de trafic chiffré. Penser aussi aux textes de loi sur les back door gouvernementales pour contourner les cryptages. Dépendance matérielle : Le portefeuille repose sur les composants de sécurité des smartphones contrôlés par des firmes américaines (Apple et Google) et chinoises, posant un défi de souveraineté technologique. Pour les entreprises, l’intégration peut se faire soit en direct (gestion interne de la complexité technique et réglementaire), soit via des intermédiaires (plateformes comme Hopae ou Docusign) qui facilitent la connexion aux différents registres de confiance européens. ThématiquePromesse (Vision UE)Risque (Critique des Opposants)Vie PrivéeZéro Knowledge Proof : Vous prouvez votre âge sans donner votre date de naissance.Traçage d’usage : L’État ou le fournisseur du Wallet sait où et quand vous l’utilisez.SécuritéCoffre-fort numérique : Fin des mots de passe volés et de l’usurpation d’identité.Point de défaillance unique : Si votre smartphone est compromis ou le système piraté, toute votre vie est exposée.SouverainetéIndépendance : Une solution européenne pour ne plus dépendre de Facebook/Google Connect.Infrastructure US : Le Wallet repose sur les puces (Secure Enclave) d’Apple et Google.Liberté d’accèsVolontariat : Le citoyen reste libre d’utiliser le format papier ou plastique.Obligation déguisée : Si les banques et services publics l’imposent pour “aller plus vite”, le refus devient impossible.Web de confianceAuthentification forte : Moins de bots, de deepfakes et d’arnaques en ligne.Fin de l’anonymat : Risque de voir disparaître la possibilité de naviguer sous pseudonyme sur le Web. Transformer la contrainte en opportunité L’identité numérique n’est pas qu’une affaire de juristes ; c’est un levier de performance. La lourdeur des vérifications KYC (Know Your Customer) est le premier frein à la croissance. L’EUDI Wallet transforme ce parcours : De 7 étapes à une validation instantanée : Fini le scan de documents et la saisie manuelle. L’accès aux « credentials vérifiables » (diplômes, IBAN, attestations de fonds) fluidifie l’entrée en relation. Synergie avec l’Open Banking : Dans la lignée de la DSP3, le Wallet devient l’infrastructure de confiance permettant de sécuriser les consentements et les interactions financières en temps réel. Réduction drastique de la fraude : L’utilisation d’identités régaliennes de niveau d’assurance “élevé” élimine la fraude documentaire à la source. Souveraineté et points de friction Malgré l’optimisme technologique, des zones d’ombre persistent. Le débat s’est cristallisé autour de l’Article 45 du règlement. Les experts s’inquiètent de l’obligation faite aux navigateurs d’accepter des certificats de sécurité (QWAC) émis par les États. Le risque ? Des attaques de type Man-in-the-Middle, où un État pourrait théoriquement intercepter le trafic chiffré de ses citoyens. Plus piquant encore est le paradoxe matériel : le Wallet repose sur des “enclaves sécurisées” (puces NFC et biométrie) intégrées aux smartphones. Ces technologies NFC sont américaines sur des smartphone chinois, coréen ou américains. « L'Europe construit son identité ‘souveraine’ sur une infrastructure matérielle qu'elle ne maîtrise pas. » L’identité régalienne de demain dépendra donc, en dernier ressort, de la bonne volonté d’Apple et Google à ouvrir leurs composants sécurisés. Enfin, subsiste le risque d’un traçage par l’émetteur (l’État) qui, bien que ne voyant pas le contenu des données via ZKP, pourrait enregistrer la fréquence et le lieu des authentifications, dessinant ainsi une “ombre numérique” persistante. Conclusion : Vers une “économie de la preuve” L’EUDI Wallet marque l’avènement d’une société où la preuve certifiée — qu’il s’agisse d’un diplôme, d’une attestation électronique d’attributs ou d’un statut professionnel — devient un actif fluide et portable. Pour les entreprises, c’est l’opportunité de passer d’un web de documents statiques à un web de confiance dynamique. Cependant, le défi reste humain. Saurons-nous transformer cet outil en levier de souveraineté individuelle ou glisserons-nous vers une dépendance régalienne automatisée ? Sources : Commission européenne sur identité numérique Réglement eIDAS Par Régis BAUDOUINThe post L'EUDI Wallet, Portefeuille d'identité numérique européen first appeared on XY Magazine.

    Sold Out : Malo Bernard veut devenir le « Too Good To Go » du sport français

    Play Episode Listen Later Feb 14, 2026 15:07


    Sold Out le pitch Dans le monde du sport, rien n'est plus triste que le silence visuel des sièges vides au milieu d'un kop vibrant. Pour Malo Bernard, jeune entrepreneur de 21 ans, le contraste brutal entre la magie d’un stade comble et « l’effet négatif » d’une enceinte à moitié vide. C'est par une analogie entre des applications anti gaspi et sa passion pour le sport que germe une idée ambitieuse : transformer les invendus de places en une nouvelle économie de la passion. Avec sa startup « Sold Out », il se donne pour mission de réinjecter de la vie dans les tribunes en appliquant au sport les codes de la consommation. L'économie circulaire au service du sport Sold Out ne se contente pas de vendre des billets ; la plateforme transpose le modèle de l'anti-gaspillage alimentaire au secteur de l’événementiel sportif. En s’inspirant de la réussite de Too Good To Go pour le commerce de proximité ou de Ticket Nunc pour la culture, Malo Bernard veut briser la barrière de l’accès au direct. L’objectif est simple : permettre aux clubs de remettre sur le marché leurs invendus de dernière minute à prix réduit. Le service s'articule autour d'un écosystème mobile binaire : Pour l’utilisateur : Une interface intuitive permettant de géolocaliser les opportunités, de recevoir des alertes en temps réel et d'acheter son billet instantanément pour une réception par mail. Pour le club partenaire : Un outil de gestion conçu pour une totale autonomie de gestion des places disponibles et de leur prix de vente. « La mission de Sold Out, c’est de remplir toutes les tribunes parce que je suis persuadé qu’un match ça se vit dans des tribunes pleines à craquer. » Malo BERNARD Démocratiser la tarification dynamique Pourquoi les clubs ne maximisent-ils pas déjà leur remplissage ? Le diagnostic de Malo Bernard est sans appel : les équipes administratives sont souvent en sous-effectif durant la saison. Le manque de temps et d’outils empêche la mise en œuvre de stratégies de yield management sophistiquées. Si des structures comme le Brest Handball ont déjà prouvé l’efficacité de la tarification dynamique, elles restent des exceptions. Sold Out arrive comme un complément agile aux billetteries traditionnelles, offrant une solution clé en main pour adresser spécifiquement la niche du « last-minute » sans alourdir la charge de travail des clubs. L’héritage des JO : Vers une synergie communautaire L’inspiration de Sold Out puise également dans la ferveur des Jeux Olympiques de Paris. Malo y a observé un phénomène de transfert : une fois la barrière du prix et de l’accès levée, le public s’est rué sur des disciplines dites « mineures », créant une ambiance électrique sur tous les terrains. L’ambition est ici de créer une synergie communautaire. En abaissant le seuil financier, Sold Out permet à un fan de football de s’essayer au handball, au basket ou au rugby. Cette transversalité transforme l’application en un puissant levier de recrutement : elle attire de nouveaux profils qui, après une première expérience réussie, ont vocation à devenir des supporters réguliers via les canaux classiques des clubs. Un modèle « Gagnant-Gagnant » La force de frappe commerciale de Sold Out réside dans son absence totale de risque financier pour les organisations sportives. Le modèle repose exclusivement sur une commission prélevée sur les ventes effectives. La startup mise sur un respect scrupuleux de l’identité de marque des clubs : Autonomie totale : Le club reste le seul maître à bord pour définir le volume de places et, surtout, le prix de vente. Zéro risque : Aucun engagement financier initial. Si aucune place n’est vendue, le club ne doit rien. Cette approche lève les freins psychologiques des directeurs de billetterie, souvent frileux à l’idée de perdre le contrôle sur leur politique tarifaire. Sold’out L’audace à 21 ans Le parcours de Malo Bernard incarne cette nouvelle génération d’entrepreneurs qui préfèrent l’action à la théorie. Après avoir interrompu ses études en licence, il s’est immergé dans l’écosystème entrepreneurial, soutenu par le réseau Pépite puis par la Technopole d’Angers. Malo documente les coulisses et les revers de son aventure sur LinkedIn, fédérant déjà une communauté avant même le lancement technique. Il vous fait vivre son aventure sur linkedin et les réseaux sociaux. Côté capital, la startup a démarré avec des ressources maîtrisées : un apport familial de complété par une aide régionale à l’innovation. Ce capital d’un peu moins de 20K€ a permis de financer le développement technique confié à l’agence angevine CodeKraft. Cap sur septembre 2026 Le déploiement de l’application Sold Out suit une trajectoire structurée de Proof of concept (POC) avant de passer à un plus large commercialisation. Février 2026 marque l’étape cruciale où deux clubs pilotes testeront le modèle en conditions réelles. Ce test grandeur nature servira de socle pour convaincre les clubs de Ligue 1 et Ligue 2 avec lesquels des discussions sont déjà engagées. L’objectif final est fixé à septembre 2026 pour un déploiement national massif, avec une ambition claire : atteindre un réseau de 20 clubs partenaires pour stabiliser la rentabilité. Alors que les modes de vie privilégient désormais l’instantanéité et la flexibilité, une question s’impose : le modèle de la « dernière minute » va-t-il transformer notre façon de consommer le sport et devenir une solution pour remplir les stades à chaque évènements ? Pour suivre Malo : Son linkedin : https://www.linkedin.com/in/malo-bernard-profil/ Son Instagram : https://www.instagram.com/soldout_sport/ Par régis BAUDOUIN Suivez aussi l’aventure de BPMThe post Sold Out : Malo Bernard veut devenir le « Too Good To Go » du sport français first appeared on XY Magazine.

    Matter 2.0 et l'offensive IKEA : La domotique devient abordable pour tous

    Play Episode Listen Later Feb 7, 2026 9:28


    Matter 2.0 et l’offensive IKEA On a déjà parlé de domotique sur XY Magazine mais il faut bien avouer que c’était un sujet de niche réservé à des bidouilleurs passionnés. Matter 2.0 et l’offensive IKEA c’est clairement l’entrée sur ce marché d’un géant de la distribution avec des prix très attractifs. Ce temps-là est officiellement révolu. En ce début d’année 2026, la maison connectée vit son “moment Windows 95” : une simplification radicale portée par la maturité du protocole Matter 2.0 et l’arrivé sur la marché mass market de géants comme IKEA. Si la technologie devient invisible et bon marché, elle change de statut. D’un hobby pour technophiles, elle glisse vers un équipement de base de l’habitat, presque au même titre que l’électricité ou l’eau courante. Mais cette “standardisation pour tous” est-elle un gage de liberté ou une nouvelle forme de dépendance ? Entre promesse d’interopérabilité totale et enjeux de souveraineté des données domestiques, XY Magazine décrypte la nouvelle infrastructure MATTER 2.0. Quand le le distributeur suédois démocratise le protocole MATTER 2.0 Le “Langage Universel” : Matter et Thread expliqués simplement Pour comprendre pourquoi cette transition est capitale, il faut distinguer deux technologies complémentaires qui travaillent en coulisses. Leur standardisation permet de produire des composants moins couteux et de les diffuser à grande échelle en s’appuyant sur les service Amazon, Apple et Google. • Matter : C'est le langage commun. C’est un standard universel qui permet à une ampoule connectée de “parler” nativement à un HomePod d’Apple, une enceinte Echo d’Amazon ou un Google Nest. Il garantit que tous vos appareils sont compatibles entre eux. • Thread : C'est le réseau de transport. Contrairement au Wi-Fi, qui sature vite, Thread est un réseau maillé (“mesh”) local. Chaque appareil branché renforce le réseau pour les autres. L’un de ses grands atouts est sa capacité “auto-réparatrice” : si un routeur (comme une prise connectée) est débranché, le réseau redirige automatiquement les données par un autre chemin pour maintenir la connexion. • Le Border Router : C’est le pont entre votre réseau internet et vos objets Thread. De nombreux appareils ,HomePod Mini, Apple TV 4K, Google Nest WiFi Pro, remplissent ce rôle. Matter 2.0, c’est la version boostée : plus puissante, plus rapide et surtout, plus sécurisée grâce à une cryptographie digne d’un film d’espionnage. Elle élargit son champ d’action à la gestion d’énergie et à la gestion de l’eau. La maison devient intelligente et éco-responsable. La domotique comme “Commodity” La fin de la barrière du prix : De la technologie de pointe à moins de 10 € IKEA s’est donné pour mission de démocratiser des technologies autrefois réservées aux technophiles avertis. L’annonce la plus marquante concerne le prix : la gamme débute aux alentours de 10 €, avec des produits phares comme un capteur de mouvement proposé à seulement 7,99 €. Pour ceux qui ne connaissent pas les prix, habituellement on est plutôt sur plus de 50€ pièce. Jusqu'à présent, la technologie de la maison connectée n'était pas facile à utiliser pour la plupart des gens, ni assez abordable pour que beaucoup l'envisagent. En intégrant Matter à ses produits, IKEA fait un grand pas dans la bonne direction. L’objectif du distributeur est de rendre la maison intelligente facile à utiliser, facile à comprendre et accessible au plus grand nombre. La gamme annoncée en janvier 2026 dépasse largement l’éclairage classique, même si l’on note une légère baisse de la qualité perçue des plastiques et du “clic” des boutons par rapport à l’ancienne génération. Il faut faire des compromis pour avoir des prix aussi agressifs. Avec des détecteurs et des capteurs, cette gamme devient complète pour un projet de domotique simple et peu couteux. Alpstuga : Ce contrôleur de qualité d’air surveille la température, l’humidité, les PM 2.5 et le CO2. Avec son look de radio-réveil, il affiche l’heure, mais attention : l’écran ne peut pas être éteint, ce qui peut gêner dans une chambre. Il nécessite une alimentation USB-C. Usage concret : Une LED orange s’allume lorsque le CO2 dépasse les seuils recommandés, signalant qu’il faut aérer. On a déjà traité de ce sujet, la qualité de l’air dans les logements est trop négligée Alpstuga Timer Flot : Un capteur de température et d’humidité discret. Son écran est éteint par défaut et s’active d’une pression. Il est ultra-réactif avec une mise à jour des données toutes les 5 minutes. Clipbook : Evolution du capteur Badring, ce détecteur de fuite d’eau possède deux broches sous l’appareil. Dès qu’elles touchent de l’eau, il fait retentir une alarme sonore puissante. Le petit plus : Il fonctionne de manière autonome. Même sans hub domotique, il sonnera pour vous prévenir d’un dégât des eaux. Prendre le contrôles de ses données Comme toujours avec l’informatique, on peut s’en remettre aux GAFAM ou prendre en main son système. Comme évoqué plus avant le protocole MATTER 2.0 est livré avec les services des principaux GAFAM. Mais vous pouvez aussi le gérer vous même en local. C’est tout de suite un peu plus complexe car il faut construire une infrastructure. Si vous avez NAS qui tourne en permanence, lancez vous avec home assistant. Home assistant est un OS et service indépendant qui vous permet de prendre en charge le protocole MATTER. Home assistant prend en charge tous les protocoles connus avec la possibilité d’être hébergé sur le serveur de votre choix. Vous gardez le contrôle de vos données. home assistant L’intégration avec Home Assistant est facilitée par l’émergence du standard Matter, qui permet d’unifier la communication entre les appareils de différents fabricants. Home Assistant peut être utilisé comme la plateforme centrale pour permettre à des objets utilisant différents protocoles, comme le Zigbee, d’interagir avec le reste de la maison. Pour les utilisateurs de cette solution, l’intégration des nouveaux produits Matter via Thread (comme la nouvelle gamme IKEA) est possible à condition de posséder un coordinateur réseau compatible, tel que le modèle MR1-U de chez SMLite. L’un des grands avantages de Matter est sa fonction « multi-admin », qui permet d’utiliser simultanément vos équipements sur plusieurs plateformes, incluant Home Assistant, Alexa ou Apple Home. Voici les points clés concernant l’usage de Home Assistant avec les nouveaux standards : Le cerveau du système : Il est possible de commencer avec un écosystème grand public simple (comme Apple Home) et d’ajouter Home Assistant plus tard pour gérer des automatisations plus complexes sans avoir à tout reconstruire. Visibilité des capteurs : Une fois connectés, les appareils remontent diverses informations précises sous forme d’entités. Par exemple, pour un capteur de mouvement, Home Assistant affichera la détection de mouvement, l’intensité lumineuse en lux et le niveau de batterie. Simplicité d’installation : Grâce au protocole Matter, l’ajout d’un produit se résume souvent à scanner un QR code pour qu’il soit reconnu par l’interface. Compatibilité étendue : Les capteurs de température, d’humidité, de fuite d’eau ou de qualité de l’air (PM 2.5 et CO2) sont pleinement compatibles et permettent de créer des scénarios basés sur les variations de ces données. Enfin, l’utilisation de Matter via Thread avec Home Assistant favorise un fonctionnement 100 % local, ce qui réduit les latences et évite la dépendance aux serveurs cloud des fabricants. La simplicité et la baisse des prix ne doit pas se payer par une perte de contrôle. Le CES 2026 a montré la voie suivi par les possibilité du protocole MATTER : serrures à reconnaissance faciale chez SwitchBot, thermostats muraux Thread chez Eve Systems, et éclairages immersifs chez Govee. IKEA continue d’innover avec des intégrations dans ses meubles qui sera plus poussée. Attention cependant, tout objet connecter communique avec son serveur. Si celui-ci est à l’étranger, vous ne maitrisez plus l’usage de vos données captées (présence, absence, températures, usages). Il faut garder en tête que ces données sont exploitées et revendues. C’est pour cela que je vous encourage à être hébergeur de vos données autant que possible pour en garder le contrôle. Par Régis BAUDOUINThe post Matter 2.0 et l'offensive IKEA : La domotique devient abordable pour tous first appeared on XY Magazine.

    Openclaw votre futur meilleur ami

    Play Episode Listen Later Jan 31, 2026 11:07


    Pourquoi openclaw votre futur meilleur ami est aussi votre double numérique Openclaw va au-delà du simple chatbot Face à l'avalanche de promesses non tenues dans le domaine de l'intelligence artificielle, on peut rester sur sa faim concernant les applications concrète. Openclaw surgit comme une rupture brutale. Crée par Peter Steinberger en open source. Ce créateur est très prolifique sur github et là il a trouvé la killer app pour l'intelligence artificielle. Nous assistons peut-être à la mort du chatbot passif au profit de l’agent autonome, un outil doté de “mains” pour agir et d’une mémoire pour apprendre. En seulement 19 jours, ce projet open source a accumulé plus de 94 600 étoiles sur GitHub, une explosion qui témoigne du succès rencontré. Pour faire simple vous pouvez donner à Openclaw le contrôle total de votre vie vie votre PC et vos comptes. Openclaw En résumé avec Openclaw vous donnez les clé du camion à un robot intelligent qui va assumer vos taches à votre place. A peine sorti, déjà un procès pour Openclaw En une semaine le service a changé deux fois de nom. Au départ le nom était Clowdbot. Mais Claude IA a trouvé que c’était trop proche de son nom et a engagé un procès. Le service a changé pour Moltbot cette semaine, et au moment ou cet article est rédigé le nom vient de changer pour Openbot. L’autonomie réelle : Quand l’IA arrête de suggérer pour commencer à agir La véritable force de Openclaw réside dans sa boucle agentique, un concept qui lui permet d’improviser des plans complexes pour atteindre un objectif précis. Pour lui donner les consignes vous passez par une messagerie type telegam ou whatsapp. Ensuite, en utilisant seul les ressources du PC, il va réaliser la tache. Si il a besoin d’un mot de passe vous lui donnez ou il va le chercher dans votre coffre fort de mot de passe. Imaginez les possibilités. Contrairement aux assistants classiques, il peut créer de lui-même un tableau Excel ou prendre l’initiative de contacter un restaurant par téléphone via une synthèse vocale, ou télécharger des documents pour vous. Si une interface numérique lui résiste, l’agent explore des voies alternatives, comme l’utilisation de logiciels pour accéder au résultat. Cette capacité à naviguer entre les outils pour résoudre un problème imprévu marque une étape majeure vers une IA qui n’est plus un outil, mais un partenaire. “Il ne s’agit pas de routines préprogrammées. Ce sont des comportements dynamiques nés d’une boucle agentique qui prend un objectif et improvise un plan, saisissant tous les outils nécessaires à son exécution.” — Jason Meller, 1Password. A chaque tache réussie, il apprend pour toujours comment la réaliser et sera plus efficace la fois suivante. Pour fonctionner pas besoin d’un centre de data entier, un mini PC suffit ou un Raspberry pi. vous pouvez l’installer vous même. Vous le connectez sur une IA comme Antropic ou Chat GPT, et c’est parti. Le “Personal OS” : Reprendre le contrôle face aux géants du SaaS Openclaw incarne une vision où l’utilisateur redevient le maître de son infrastructure en transformant un simple mini PC en un système d’exploitation personnel dopé à l’IA. Cette approche “local-first” permet en partie de s’affranchir des grandes entreprises technologiques tout en garantissant un contrôle total sur les flux de données. En hébergeant l’agent sur sa propre machine, l’utilisateur dispose d’une puissance de calcul et d’une confidentialité que les solutions SaaS centralisées ne peuvent égaler. Attention tout de même. accédant ensuite aux outils GAFAM et devant utiliser les service d’une IA du marché, au final Openclaw vous met bien en contact avec eux. Cette transition vers une autonomie locale est perçue par la communauté comme une libération philosophique et technique majeure. Pour beaucoup de pionniers, faire tourner cet agent sur son propre matériel procure une sensation oubliée de maîtrise totale sur la “pile” technologique. C’est le passage symbolique de Windows à Linux d’il y a vingt ans, où l’utilisateur reprend enfin la souveraineté de son espace numérique personnel. Cela explique un partie du succès fulgurant du service. Le pacte faustien : La puissance brute au prix d’une sécurité fragile L’efficacité redoutable de Openclaw repose sur une architecture qui ignore délibérément certaines barrières de sécurité conventionnelles pour favoriser une action sans entrave. Les clés API et les journaux de session sont stockés en texte clair. Cette vulnérabilité n’est pas théorique : plus de 1 600 instances ont déjà été détectées sur Shodan via le port 18789, exposées sans défense sur le web. Beaucoup d’utilisateurs ont installé Openclaw sur leur propre PC sans le sécuriser d’avantage. Un attaquant ne se contente pas de voler des clés techniques ; il s’empare de la matière première nécessaire pour usurper totalement votre identité numérique. Grâce à la mémoire à long terme de Openclaw, un intrus peut analyser vos relations, vos projets en cours et votre style rédactionnel unique. Pour mitiger ces risques , le projet propose désormais un cloisonnement via Docker Sandboxing afin d’isoler l’exécution des commandes. Il est conseillé de l’installer sur un serveur dédié et sécuriser, voire chez un cloud provider. “Il n’existe pas de configuration ‘parfaitement sécurisée’.” — Peter Steinberger, créateur de Openclaw. L’identité de l’agent : Recruter une IA comme un nouvel employé Pour sécuriser le service, il devient crucial de traiter l’agent IA comme une entité propre plutôt que comme une simple application installée. Au lieu de lui accorder des accès globaux permanents, la stratégie consiste à lui donner une identité distincte, avec son propre compte email et ses propres accès réservés. Cette approche permet de médiatiser l’accès en temps réel, garantissant que chaque action de l’IA est validée dynamiquement en fonction du contexte immédiat. Surtout vous ne créez pas votre double numérique et ses failles de sécurité. Il a ses comptes vous avez les vôtres et vous pouvez lui octroyer des droits utilisateur mais pas administrateur. L’intégration de fonctionnalités comme Voice Wake et le Talk Mode, propulsées par ElevenLabs, rend cette métaphore de l’employé singulièrement tangible. L’IA n’est plus un texte froid sur un écran, mais une présence vocale capable d’interagir par la parole avec son environnement. Cette incarnation renforce la nécessité d’une identité propre pour l’agent, lui permettant de gérer ses outils quotidiens comme une recrue humaine au sein d’une équipe.Car vous lui parlez mais il vous répond en permanence. Applications concrètes de Openclaw Openclaw est capable d’automatiser une vaste gamme de tâches en prenant le contrôle d’un ordinateur et en interagissant avec divers services via un cycle agentique. Par exemple, il peut gérer votre vie quotidienne en nettoyant votre boîte de réception, en envoyant des e-mails, en organisant votre calendrier ou en effectuant votre enregistrement pour un vol via des applications de messagerie comme WhatsApp ou Telegram. Dites juste “aujourd’hui réponds à tous mes mails et télécharge toutes les pièces jointes” Il est également en mesure de gérer des démarches administratives complexes, telles que la soumission de demandes de remboursements de soins de santé ou la recherche de rendez-vous chez le médecin. pour cela il faudra lui donner votre compte et mot de passe Doctolib. Il va se faire passer pour vous. Dans un contexte professionnel, Openclaw peut se connecter de manière autonome à un outil de gestion pour télécharger une facture, puis naviguer vers une plateforme comptable pour y déposer le document. Pour les développeurs, il peut réaliser des tâches techniques avancées comme la création d’un tableau kanban fonctionnel en une heure ou la surveillance d’erreurs logicielles via des webhooks Sentry afin de résoudre des bugs et d’ouvrir des Pull Requests sur GitHub. Certains utilisateurs l’utilisent même pour créer des flux de travail réutilisables en analysant des vidéos YouTube pour en extraire des compétences spécifiques. C’est incroyable. Enfin, Openclaw peut interagir directement avec votre matériel informatique en éteignant votre PC à distance ou en pilotant des objets connectés. Il peut même improviser des solutions surprenantes, comme appeler directement un restaurant avec une voix synthétique pour obtenir une réservation lorsque les systèmes en ligne sont indisponibles. Conclusion : Vers une collaboration inévitable ou une obsolescence programmée ? Openclaw n’est pas seulement un utilitaire technique, c’est le portail vers un futur où la frontière entre le logiciel et votre personnalité devient étroite. Si ses capacités de mémorisation infinie et de correction autonome impressionnent, elles nous placent devant un dilemme éthique et sécuritaire fondamental. L’adoption de tels agents semble inévitable pour rester compétitif dans un monde numérique dont la cadence s’accélère. Reste à savoir si vous êtes réellement prêt à confier les clés de votre vie numérique à un assistant autonome, sachant qu’il peut aussi bien vous libérer que vous exposer. Par régis BAUDOUINThe post Openclaw votre futur meilleur ami first appeared on XY Magazine.

    Plus de bonheur et moins de swipes avec BPM

    Play Episode Listen Later Jan 24, 2026 22:40


    Plus de bonheur et moins de swipes avec BPM sports. BPM sports est une application de dating par le sport pour les sportifs. J’ai pu rencontrer le créateur de BPM sports, Gabriel ZEITOUN pour une interview sur la nouvelle application BPM sports qui combine, sport, dating et rencontre. Nous avons discuté de son applications mais aussi de son business modèle et de ses ambitions. Voici les 4 leçons contre-intuitives du fondateur de l’application de rencontre BPM sports Illustration BPM Briser la glace (et la routine) des premiers rendez-vous Ce premier café aux allures d’entretien d’embauche, ces silences que l’on meuble en fixant sa tasse… Le premier rendez-vous est souvent une épreuve plus qu’une promesse. Il y a un an et demi, Gabriel était célibataire, passionné de sport, et frustré par les applications de rencontre classiques. Sur Hinge, il peinait à trouver des profils partageant son style de vie actif. En parallèle, il observait un phénomène : les run clubs devenaient les nouveaux lieux de rencontre, au point que certains ne participaient que pour espérer une rencontre. Un date en trois étapes De ce double constat est née BPM sports, son application de rencontre pour sportifs. Le nom, « Battements Par Minute », évoque l’effort cardiaque et le rythme du cœur qui s’emballe. Son pari : si le sport peut rapprocher les gens dans la vie réelle, pourquoi pas sur une app ? Le parcours de Gabriel, qui avoue avec humour qu'il n'est «plus célibataire aujourd'hui », révèle des leçons surprenantes sur l’entrepreneuriat, le marketing et la nature des relations humaines à l’ère du digital. La meilleure rencontre commence par une session de sport, pas par un verre Le principe fondamental de BPM sports est simple mais radical : remplacer le traditionnel rendez-vous au bar par un jogging, une partie de tennis ou une randonnée. L’approche est plus naturelle, moins formelle, et crée un lien instantané autour d’une passion commune. Plutôt que de se jauger autour d’une table, les utilisateurs partagent une expérience active qui en dit long sur leur personnalité. Les profils Mais une idée de génie ne suffit pas à construire une entreprise. Gabriel l’a appris à ses dépens en affrontant le premier obstacle de tout entrepreneur : l’humain. Le plus grand défi n’est pas l’idée, mais de trouver le bon associé On imagine que le plus dur est le code ou le financement. Pour Gabriel, l’épreuve la plus complexe fut de trouver le bon cofondateur. Il souligne, a juste titre, qu’un nombre incalculable de startups échouent à cause de conflits entre associés, une expérience qu’il a lui-même vécue avant de s’allier avec son partenaire technique actuel. Cette leçon rappelle que même dans la tech, le succès repose d’abord sur des relations humaines solides et une vision partagée. La partie humainement la plus compliquée. Quand on lance une boîte, c’est vraiment l’association. Une fois l’équipe soudée, un autre défi, tout aussi humain, se présente : attirer la foule. Faire venir des utilisateurs pour démontrer le concept et ajuster le modèle. Pour une nouvelle application, le marketing est plus important que le produit Voici une vérité qui bouscule le mantra du « produit avant tout ». Gabriel est catégorique : pour une application grand public, le marketing et la distribution sont la clé absolue. La logique est implacable : une application de rencontre est inutile sans une masse critique d’utilisateurs. Son objectif est d’atteindre 10 000 utilisateurs en France pour garantir une bonne expérience partout. Le défi principal n’est donc pas de peaufiner le code, mais de convaincre les gens de télécharger l’application. Pour déclencher la viralité autour de l’application, Gabriel compte principalement sur les réseaux sociaux en référencement gratuit et payant. Ses buyer personae (cibles) sont sur tic tok, instagram et il faut aller les chercher sur ces réseaux. J’ai envie de dire même tout le reste passe au second plan Ce qui compte vraiment c’est de faire en sorte que les gens téléchargent ton application. Atteindre au plus vite une masse critique de 10 000 users et ensuite revenir sur le produit pour proposer une modèle économique, des fonctionnalités et chercher des investisseurs. Le paradoxe ultime : le succès, c’est quand vos clients vous quittent Toutes les applications de rencontre sont construites sur un paradoxe, et BPM sports ne fait pas exception. Si l’application remplit sa mission et qu’un utilisateur trouve l’amour, il la supprime. Chaque succès représente donc une perte de revenu potentiel, que l’utilisateur ait payé un abonnement ou non. Loin de fuir cette réalité, Gabriel l’assume pleinement. Le but final est que les utilisateurs partent parce qu’ils ont trouvé quelqu’un. Le véritable succès ne se mesure pas en rétention d’utilisateurs, mais en couples formés. Plus qu’une application, une nouvelle philosophie de la rencontre L’aventure de BPM sports montre que créer une application va bien au-delà des lignes de code. C’est une plongée dans la psychologie humaine, les dures réalités du business et le parcours d’un entrepreneur qui navigue entre relations humaines, stratégies marketing et les paradoxes de son propre modèle économique. Au fond, l’idée de se rencontrer autour d’une passion commune nous rappelle une vérité simple : les meilleures connexions se font quand on est soi-même, en faisant ce que l’on aime. Lien vers l’application BPM sports Par Régis BAUDOUINThe post Plus de bonheur et moins de swipes avec BPM sports first appeared on XY Magazine.

    L'intelligence artificielle pour faire baisser le chômage

    Play Episode Listen Later Jan 17, 2026 12:03


    L’intelligence artificielle pour faire baisser le chômage, cette affirmation peut vous faire bondir. On va étudier comment France travail est plus efficient en multipliant les usages concrets. L’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) par France Travail s’inscrit dans une volonté de transformation profonde de l’opérateur, avec des objectifs structurés autour de l’amélioration du service et de l’optimisation des ressources internes. Le projet est plus fait pour améliorer leur indicateurs que pour aider les chômeurs à connaitre leurs droits. Principaux objectifs stratégiques L’amélioration du service rendu aux usagers : L’objectif constant est de renforcer l’accompagnement des demandeurs d’emploi et des entreprises. Cela inclut une personnalisation accrue des services et une meilleure efficacité de l’appariement entre l’offre et la demande d’emploi. Avec le programme Data IA lancé en 2024, l’opérateur ambitionne d’utiliser l’IA générative pour « bousculer » les méthodes de travail quotidiennes des conseillers. L’IA est vue comme un levier pour revisiter les actes métiers et soutenir la transformation globale de l’organisme. En automatisant les tâches à faible valeur ajoutée, l’IA doit permettre aux conseillers de se recentrer sur des activités plus qualitatives et sur le contact humain. L’un des indicateurs d’impact est d’augmenter de 20 % le soutien aux usagers qui en ont le plus besoin. L’IA doit aider France Travail à absorber les charges supplémentaires liées à la loi pour le plein emploi de 2023, notamment l’inscription généralisée de tous les chercheurs d’emploi et la création de services communs pour le « Réseau pour l’emploi ». Gains d’efficience attendus France travail a décidé de recourir massivement à l’intelligence artificielle, se traduisant par des économies financières et des gains de temps de travail : L’intelligence artificielle vise à supprimer les tâches fastidieuses comme la saisie manuelle de données (grâce à l’analyse automatique de CV) ou le tri de documents. Par exemple, l’outil ChatFT est estimé réduire de 30 % le temps passé sur la production écrite (courriels, synthèses). #image_title Économies financières : Entre 2017 et 2025, les économies induites par l’IA sont estimées à environ 120 millions d’euros, dépassant légèrement le budget de 108 millions d’euros consacré au développement de ces outils sur la même période. L’intelligence artificielle transforme (déjà) votre recherche d’emploi Le changement de nom de Pôle emploi à France Travail en janvier 2024 n’a pas été qu’un simple changement d’enseigne. C’est aussi l’aboutissement d’une mue technologique amorcée dès 2015. Derrière les conseillers, l’algorithme a pris ses quartiers. Aujourd’hui, en ce début d’année 2026, l’intelligence artificielle n’est plus une promesse de science-fiction, mais le moteur discret du service public de l’emploi français Pourtant, une question fondamentale subsiste : dans cette course à l’efficience, l’algorithme est-il en train de supplanter l’humain ou de l’augmenter ? ChatFT, véritable majordome numérique des conseillers redéfinit les règles du jeu pour des millions de Français. L’IA est déjà partout : 27 outils à grande échelle Contrairement aux idées reçues, l’IA chez France Travail ne se résume pas à un simple chatbot de bienvenue. En avril 2025, l’opérateur comptait déjà 27 cas d'usage déployés et exploités à grande échelle. Cette infrastructure agit comme un filtre invisible, essentiel à la fluidité d’un marché du travail saturé. L’analyse automatisée des CV : Un gain de temps spectaculaire. Là où un usager passait 45 minutes à remplir son profil de compétences, l’IA extrait désormais l’essentiel en seulement 15 minutes. La traque de l’illégalité via “Lego” : Contrairement aux outils d’analyse de CV, l’outil “Lego” est spécifiquement dédié à l’identification des offres d'emploi illégales ou frauduleuses avant leur publication. Un rempart crucial pour la sécurité des demandeurs d’emploi. L’orientation prédictive : Des solutions comme “La bonne boîte” utilisent le machine learning pour débusquer le “marché caché”, identifiant les entreprises à fort potentiel d’embauche avant même qu’elles n’émettent une offre. #image_title L'opérateur France Travail recourt à l'intelligence artificielle (IA) depuis 2015 pour améliorer le service rendu aux usagers et renforcer son efficience en permettant aux conseillers de se consacrer à des tâches plus qualitatives. #image_title Le paradoxe du bénéficiaire : Les agents d’abord, les usagers ensuite Le chiffre est frappant : 80,5 % des cas d'usage de l'IA sont destinés aux conseillers, et non directement aux demandeurs d’emploi. Ce choix stratégique répond à une réalité opérationnelle brutale : la saturation numérique. Entre 2017 et 2024, alors que les visites physiques en agence chutaient de 42 %, le volume de courriels a bondi de 72 %, passant de 19,5 à 34,3 millions mail par an.. Pour ne pas sombrer sous cette marée de mails, France Travail a fait de l’IA le “majordome” de ses agents. ChatFT, l’agent conversationnel interne, est aujourd’hui utilisé par 56 % des agents, traitant notamment la rédaction de 51 % des brouillons de courriels. Les gains d’efficience projetés à l’horizon 2027 sont massifs et précis : 226 ETP (Équivalents Temps Plein) économisés grâce à l'aide rédactionnelle via ChatFT. 241 ETP libérés par l'outil NEO (préparation des entretiens). 157 ETP générés par la composante IA de Panoptes (reconnaissance automatique de documents), auxquels s’ajoutent 143 ETP pour son volet Data. Un investissement rentable, mais un apprentissage par l’échec L’IA représente un levier financier majeur. Entre 2017 et 2024, France Travail a investi 93 millions d'euros dans ces technologies, avec un budget complémentaire de 15 millions d’euros pour 2025. Le retour sur investissement semble au rendez-vous, avec 120 millions d'euros d'économies induites. Cependant, l’analyse d’expert révèle une réalité moins linéaire que les communiqués officiels. Le déploiement de l’IA est aussi une histoire d’essais et d’erreurs : 17 cas d’usage ont été purement et simplement abandonnés (comme l’outil de prédiction de pourvoi d’offre à 30 jours, jugé peu utile). Par ailleurs, ces économies ne riment pas avec suppressions de postes, mais avec des « redéploiements intra-postes » : le temps libéré est théoriquement réalloué à l’accompagnement des publics les plus fragiles. Zones d’ombre : Un retard critique sur la protection des données C’est ici que le bât blesse. Il est impératif de souligner un échec légal et éthique majeur : une « quasi-absence » d'analyses d'impact relative à la protection des données. Alors que France Travail traite des données massives et parfois sensibles, le retard dans la sécurisation juridique est préoccupant. L’opérateur n’apparaît pas non plus prêt pour le Règlement Européen sur l’IA (RIA). Comment garantir l’absence de biais algorithmiques ou de discriminations dans un service public si les outils de contrôle de conformité ne sont pas activés dès la conception ? La confiance des usagers repose sur cette transparence, encore trop lacunaire aujourd’hui. L’intelligence artificielle émotionnelle : La frontière franchie en PACA ? Une expérience controversée est menée en région PACA : l’utilisation d’outils de « reconnaissance des émotions ». Ces technologies visent à déduire l’état émotionnel d’une personne via des données vocales ou biométriques. Il est crucial de rappeler que le nouveau Règlement Européen sur l’IA (RIA/AI Act) interdit formellement ces pratiques sur le lieu de travail et dans le cadre du recrutement. Cette dérive marque la frontière poreuse entre l’assistance numérique et la surveillance algorithmique. Pour un service public, franchir ce pas risque de rompre définitivement le contrat de confiance avec les citoyens. Clairement cette expérience va trop loin. Les principaux cas d’usage de l’intelligence artificielle déployés En avril 2025, 27 de ces cas sont déployés à grande échelle, tandis que 16 sont en test et 17 ont été abandonnés. Services destinés aux agents et conseillers (80,5 % des cas) L’IA est prioritairement utilisée pour libérer du temps aux conseillers en automatisant les tâches répétitives. ChatFT et ses variantes (« FT’s ») : Basé sur l’IA générative, cet agent conversationnel sécurisé aide les agents dans la rédaction de courriels, la synthèse de documents et la recherche d’idées. Des variantes comme Chatdoc (traitement de documents) ou Néo (recherche d’informations dans le dossier du demandeur d’emploi) y sont adossées. LEGO : Cet outil de détection automatique identifie les offres d'emploi illégales (critères discriminatoires sur l'âge, la santé, etc.) avant leur publication. CVM (Contact via Mail) : Il facilite le traitement des flux massifs de courriels en identifiant automatiquement l'émetteur et en catégorisant les demandes par thématique pour les orienter vers le bon conseiller. MatchFT : Actuellement en cours de déploiement, il utilise l’IA générative pour préqualifier des candidats par SMS (vérification de la disponibilité, mobilité, intérêt) avant une mise en relation par le conseiller. Services destinés aux demandeurs d'emploi L’objectif est d’améliorer l’autonomie et l’efficacité de la recherche d’emploi. Analyse automatique de CV (CV Discovery) : Ce service extrait les données d’un CV téléchargé pour pré-remplir automatiquement le profil de compétences de l’usager, ce qui réduit le temps de saisie de 45 à 15 minutes. La bonne boîte / La bonne alternance : Ces outils utilisent l’IA prédictive pour identifier les entreprises ayant un fort potentiel d'embauche spontanée, même en l’absence d’offres publiées. Vadore : Expérimenté en région Auvergne-Rhône-Alpes, il propose un appariement prédictif basé sur la probabilité d’embauche réelle plutôt que sur de simples critères de proximité. Cas d’usage abandonnés ou en échec Certains outils n’ont pas atteint les résultats escomptés ou présentaient des limites éthiques. Bob emploi : Une plateforme de recommandations personnalisées dont le partenariat a pris fin en 2024 après une évaluation montrant des effets limités sur le retour à l’emploi. Indice d’employabilité (Score de retour à l’emploi) : Projet abandonné après un avis défavorable du comité éthique, qui y voyait un risque de stigmatisation et un manque de transparence. Reconnaissance des émotions : Des expérimentations locales visant à analyser les expressions faciales lors d’entretiens simulés ont été stoppées car elles sont désormais interdites par le règlement européen sur l’IA (RIA) sur le lieu de travail. Demain, une IA pour vos droits ? L’avenir de l’Intelligence artificielle chez France Travail se joue désormais avec le programme « Data IA » lancé en 2024. Le défi est de taille : passer d’une IA “outil pour agents” à une IA “service pour usagers”. Le paradoxe le plus frappant reste le suivant : alors que 55 % des 13,5 millions d'appels reçus concernent l’indemnisation, il n’existe toujours pas d’outil IA performant pour informer les demandeurs d’emploi sur leurs droits à l’allocation. En conclusion, si France Travail a réussi sa mutation technique, sa réussite humaine reste en suspens. L’IA peut traiter un CV en 15 minutes, mais pourra-t-elle jamais remplacer l’empathie d’un conseiller face à un usager en pleine rupture de vie ? La technologie libère du temps, mais c’est à l’humain qu’il appartient de lui donner un sens. Par Régis BAUDOUIN Source : rapport cour des comptes, France travail et intelligence artificielleThe post L'intelligence artificielle pour faire baisser le chômage first appeared on XY Magazine.

    Y-a-t-il un pilote qui contrôle le budget de l'Etat

    Play Episode Listen Later Jan 10, 2026 13:15


    Y-a-t-il un pilote qui contrôle le budget de l’Etat; c’est la question que l’on peut se poser quand on voit la situation des finances. On exprime souvent les dépenses en pourcentage du PIB, mais jamais en rapport avec les recettes. C’est pourtant le ratio le plus simple. Les chiffres du budget sont ceux du ministère du budget. En 2025 montant des recettes de l’Etat : 370 577 000 000 € soit 370 milliard. En 2025 montant des dépenses de l’Etat : 817 356 000 000€ soit 817 milliard. Pour faire simple quand l’Etat reçoit 1 € il dépense 2.2 €. Quand on dépense plus de deux fois les revenus on est pas du tout bien géré. Y-a-t-il un pilote qui contrôle le budget de l’Etat Chaque citoyen attend, à juste titre, que l’État gère l’argent public avec la même rigueur qu’une entreprise performante. Pour répondre à cette exigence, un concept a été importé du secteur privé au début des années 2000 : le “contrôle de gestion”. L’objectif était de transplanter dans l’administration une culture du résultat pour enfin passer d’une “logique de moyens” à une “logique de performance”. Mais, comme pour une greffe d’organe, l’opération n’a de sens que si le corps receveur ne la rejette pas. Un rapport récent de la Cour des comptes dresse le tableau d’une “ambition perdue de vue”, révélant que le problème n’est pas technique, mais bien culturel et politique. Nous allons voir en quatre chapitres comment une idée juste s’est heurtée à la culture administrative, la transformant en un exercice de style déconnecté de sa finalité. Un “contrôle de gestion” qui oublie de contrôler les coûts Dans le secteur privé, la définition du contrôle de gestion est simple : c’est un outil essentiel pour maîtriser les coûts et optimiser la performance financière. Or, le constat de la Cour des comptes sur son application dans les services de l’État est sans appel : sa mise en œuvre est apparue “très largement déconnectée de la recherche d'économies budgétaires”. Ce paradoxe est au cœur de l’échec. L’outil même qui devait rationaliser la dépense a été déployé en oubliant sa fonction première. Le rapport ne se contente pas de ce constat, il en livre la cause culturelle : “une forme de désintérêt pour les questions budgétaires perçues, à tort, comme des questions d'intendance”. Autrement dit, l’outil s’est heurté à une culture administrative qui sépare le “noble” travail de conception des politiques publiques de la gestion “subalterne” des finances. En somme, l’État s’est doté d’un compteur de vitesse sans jamais regarder le niveau de carburant, alors même que, comme le rappelle la Cour, “la situation générale des finances publiques fait peser une exigence renouvelée sur la maîtrise de la dépense”. La superposition de systèmes de performance concurrents Plutôt que de clarifier le pilotage, l’État a réussi à créer deux systèmes de mesure de la performance qui se superposent et servent des maîtres différents. Le premier, issu de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) de 2001, s’incarne dans les projets annuels de performances (Pap) et les rapports annuels de performances (Rap). Pensé comme un outil de redevabilité envers le Parlement, son bilan est jugé “globalement décevant” après vingt ans d’existence. Pour y remédier, un second dispositif a été lancé en 2022 : les “Politiques Prioritaires du Gouvernement” (PPG). Mais au lieu de remplacer l’ancien système, le rapport souligne que ce nouveau dispositif “s'y est plutôt superposé”, créant “une forme de confusion” et existant “sans synergies évidentes”. Le conflit est fonctionnel : les Pap/Rap sont un appareil de reddition des comptes parlementaire, tandis que les PPG sont un outil de pilotage pour l’exécutif, axé sur la “satisfaction des besoins concrets des usagers” et l’alignement territorial via les primes des préfets. Servants deux maîtres aux objectifs distincts, ces deux systèmes coexistent sans s’articuler, illustrant une tendance lourde à empiler les dispositifs plutôt qu’à réformer en profondeur. Quand la gestion sert surtout à sauver les apparences Le rapport va plus loin qu’une critique technique en soulignant que cette appropriation des outils de gestion modernes pourrait n’être qu’une façade. Cette “appropriation symbolique” s’expliquerait par les “différences fondamentales entre secteur public et secteur marchand” : fragmentation des responsabilités, absence de conséquences financières directes pour les décideurs. Dans ce contexte, adopter le langage du management devient une fin en soi. La métaphore est puissante : l’État construirait une belle façade de management (objectifs, indicateurs, rapports) pour rassurer le citoyen, mais derrière laquelle les vieilles habitudes bureaucratiques perdurent. En somme, la gestion devient un exercice de communication destiné à prouver la rationalité de l’État, plutôt qu’un véritable levier de transformation. Pourquoi le Ministère de la défense et la DGFIP ont un vrai contrôle de gestion Au milieu de ce tableau sombre, la Cour des comptes identifie une exception notable : le Ministère des Armées (MINARM). Contrairement aux autres administrations, il a réussi à mettre en place un contrôle de gestion efficace. Les Armées utilisent une “comptabilité analytique précise” pour connaître réellement le coût de leurs activités. Le rapport précise que le ministère dispose de treize modèles de comptabilité analytique pour calculer les coûts de maintenance du matériel ou le prix des prestations. Ce chiffre illustre le sérieux de la démarche. Cela veut dire que l’on peut connaitre le cout d’une heure de vol d’un Rafale, le cout de la formation d’un officiers autant de vrai indicateurs pour piloter, améliorer. La raison de ce succès est simple : la nécessité. Le rapport établit un lien causal direct : “C'est parce que le ministère des armées (MINARM) gère des projets complexes en partenariat avec des industriels, qu'il a éprouvé le besoin” d’un tel outil. Quand on pilote des programmes d’armement à plusieurs milliards d’euros avec des partenaires privés exigeants, la maîtrise des coûts n’est pas une option bureaucratique, c’est une condition de survie opérationnelle. Cet exemple prouve que le problème n’est ni l’outil, ni la nature publique de l’organisation, mais bien la volonté et, surtout, le besoin de s’en servir. La Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) a déployé plusieurs outils et dispositifs pour assurer son pilotage et son contrôle de gestion, le principal étant son infocentre dédié. L’infocentre « Opera » de la DGFIP Le pilotage du réseau de la DGFiP s'appuie majoritairement sur un infocentre dédié appelé « Opera ». Il rassemble l’ensemble des résultats de la performance et les charges associées sur une seule base de données. Il permet un suivi des dépenses aux niveaux national, interrégional, directionnel, départemental et même infra-départemental. Il propose des tableaux de bord types ou adaptés aux besoins des responsables. La directrice générale ainsi que les directeurs locaux disposent de tableaux de bord visuels (incluant des cartes et des graphiques) pour mesurer l’évolution de la performance et comparer les structures entre elles. Un module de datavisualisation permet de présenter les données de manière graphique pour faciliter l’analyse par les cadres et les contrôleurs de gestion. Suivi des délais de paiement Au-delà de l’outil technique, la DGFiP a déployé un système de mesure reposant sur des principes de bonne gestion. Un dialogue de performance annuel : Ce processus s’appuie sur un très grand nombre d’indicateurs couvrant des domaines variés comme le contrôle fiscal, le recouvrement, l’immobilier ou encore l’environnement. Des Contrats d'Objectifs et de Moyens (COM) : Les outils de pilotage servent à vérifier le respect des engagements fixés dans ce contrat (actuellement pour la période 2023-2027). La DGFiP réalise chaque année une enquête pour répartir les effectifs par mission et par type d’impôt, permettant de déterminer précisément les coûts de gestion et les gains de productivité. On peut dire qu’Opera fonctionne comme le tableau de bord d’un avion de ligne, permettant au pilote (la direction) de surveiller chaque paramètre de vol sur l’ensemble du territoire et d’ajuster la trajectoire en temps réel pour atteindre sa destination. La performance, une question de volonté plus que d’outils Le bilan dressé par la Cour des comptes est sévère. L’idée d’importer le contrôle de gestion du privé était juste, mais l’administration l’a vidée de sa substance, la transformant en un exercice de style déconnecté de sa finalité première : la maîtrise des coûts. C’est l’histoire d’une greffe rejetée non par incompatibilité technique, mais par refus culturel. L’exemple du Ministère de la défense est la clé de lecture de cet échec. Il prouve que la distinction pertinente n’est pas “public contre privé”, mais “nécessité contre conformité”. Lorsque le contrôle des coûts est un impératif opérationnel non négociable, les outils fonctionnent. Lorsqu’il s’agit d’une simple obligation de reporting pour alimenter des rapports les chiffres n’ont pas de sens. Les outils existent et peuvent être efficaces. La vraie question n’est donc plus de savoir “comment” mieux gérer, mais dans quelles conditions l’État se sentira-t-il vraiment contraint de le faire ? Par Régis BAUDOUINThe post Y-a-t-il un pilote qui contrôle le budget de l'Etat first appeared on XY Magazine.

    Stratégie sécuritaire des USA sous l'administration TRUMP

    Play Episode Listen Later Jan 3, 2026 15:01


    Stratégie sécuritaire des USA sous l’administration TRUMP, Les USA ont publié une synthèse de leur stratégie mondiale en matière de sécurité. La publication d’un nouveau document de Stratégie de Sécurité Nationale (NSS) est généralement un événement attendu dans les cercles de politique étrangère, mais rarement une source de bouleversements majeurs. La plupart du temps, il s’agit d’ajustements, de réorientations subtiles. Mais le document de 2025, qui vient d’être dévoilé par l’administration Trump, est d’une tout autre nature. Ce n’est pas une mise à jour ; c’est une démolition en règle de décennies de consensus américain en matière de politique étrangère, une répudiation directe du consensus mondialiste de l’après-guerre froide adopté par les élites républicaines comme démocrates. C’est pourquoi je vous fait une synthèse dans cet article. La lecture de ce document permet de comprendre pourquoi l’administration TRUMP est cohérente avec elle-même et non au regard des actions du passé. Oubliez les platitudes sur le leadership mondial et l’ordre international libéral. Cette nouvelle doctrine “America First” est un manifeste pragmatique, qui redéfinit les intérêts, les priorités et les alliances des États-Unis. Le retour musclé de la doctrine Monroe : Le “Trump Corollary” La première révélation est une réaffirmation spectaculaire de la prééminence américaine dans son propre voisinage. Le document ne se contente pas de dépoussiérer la doctrine Monroe, un principe de la politique étrangère américaine datant du 19ème siècle mais tombé en relative désuétude ; il lui ajoute ce qu’il nomme le “Trump Corollary“. Il ne s’agit pas d’un simple “corollaire” au sens d’une conséquence logique, mais d’une extension délibérée et assertive de la doctrine, affirmant sans équivoque que l’hémisphère occidental est, et restera, la sphère d’influence exclusive des États-Unis. Les objectifs sont clairs : Restaurer la prééminence américaine dans la région après des années de ce qui est décrit comme une “négligence”. C’est bien illustré par les prises de position du Président TRUMP sur les politiques européenne en matières de réglementation, d’immigration. Protéger la patrie contre les menaces transfrontalières comme le trafic de drogue et la migration de masse. C’est déjà bien mis ne oeuvre avec les arrestations de masse faits par L’ICE Refuser aux concurrents non-hémisphériques la capacité de positionner des forces militaires, de contrôler des infrastructures critiques ou de posséder des actifs stratégiques. On parle ici de ce qui se passe pour le Panama ou le Venezuela pour illustrer avec les sujets les plus abordés. Pour y parvenir, la stratégie annonce des moyens concrets et musclés : un redéploiement de la présence militaire mondiale vers les Amériques, l’autorisation de l’usage de la force létale contre les cartels de la drogue, et une politique agressive pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement critiques dans la région, au profit des entreprises américaines. Fin du “free-riding” : La révolution des alliances Si vous pensiez que le débat sur le partage du fardeau au sein de l’OTAN était vif, préparez-vous à une véritable révolution. Le document déclare que les États-Unis ne peuvent plus et ne veulent plus supporter le fardeau de la défense mondiale. L’ère du “free-riding” (le fait de profiter de la sécurité offerte par les États-Unis sans en payer le juste prix) est terminée. Pour matérialiser ce changement, la stratégie introduit deux concepts clés : Le “Hague Commitment“ : Il s’agit d’une nouvelle norme radicale exigeant que les pays de l’OTAN consacrent non pas 2 % de leur PIB à la défense – un objectif de longue date qui était déjà source de vives tensions et rarement atteint – mais 5 %. Ceci pour les USA baissent leur propre contribution. La réalité c’est que cela devait être le cas depuis longtemps. Surtout l’Europe va prendre en main sa sécurité, ce qui est à terme un bien et une chance de retrouver sa souveraineté. Le “Partage et transfert du fardeau” (Burden-Sharing and Burden-Shifting) : Le principe est simple. Les alliés doivent désormais assumer la responsabilité principale de la sécurité dans leurs propres régions. L’Amérique se positionne comme un “organisateur et supporter” plutôt que comme le premier répondant systématique. Avec la Guerre en Ukraine on voit bien le changement. L’Europe doit acheter les matériels aux USA pour les livrer à l’Ukraine. Ce ne sont plus des dons des USA. Ce changement de paradigme est résumé de manière percutante dans le document : “The days of the United States propping up the entire world order like Atlas are over.” Europe face à “l’effacement civilisationnel” : Un diagnostic inattendu La section sur l’Europe est peut-être la plus surprenante du document. La préoccupation principale de Washington n’est plus la stagnation économique du continent ou ses faibles dépenses militaires. Le diagnostic est bien plus profond et, pour tout dire, existentiel. La stratégie identifie une crise qu’elle nomme “l’effacement civilisationnel”. Le fait même d’utiliser un tel langage dans un document d’État officiel marque une rupture profonde ; les stratégies américaines se concentrent généralement sur des menaces militaires, économiques et politiques concrètes, rendant ce pivot vers des préoccupations idéologiques et démographiques tout à fait sans précédent. Selon le texte, les véritables menaces qui pèsent sur l’Europe sont internes : Des politiques migratoires jugées transformatrices et sources de conflits principalement du fait religieux entre des pays laïques et une immigration musulmane qui pratique un islam politique. L’effondrement des taux de natalité qui pourrait rendre minoritaires les populations autochtones La perte des identités nationales et de la confiance en soi collective. Une société WOKE selon la vision américaine qui accepté de se dissoudre dans le consensus. L’objectif américain n’est donc pas seulement d’encourager l’Europe à se réarmer, mais de l’aider à “retrouver sa confiance civilisationnelle” et à rester “européenne”. C’est une intervention idéologique et culturelle d’une franchise inédite dans un document officiel de ce niveau. La fin de la migration de masse comme priorité absolue de la sécurité nationale Rompant radicalement avec les administrations précédentes qui traitaient l’immigration comme une question de gestion ou un enjeu humanitaire, ce document l’élève au rang de menace existentielle. La fin de la migration de masse n’est plus une question de politique intérieure, mais un impératif stratégique pour la survie de la république, la priorité absolue de la sécurité nationale. Le raisonnement est martelé avec force : la migration de masse met à rude épreuve les ressources nationales, affaiblit la cohésion sociale, déforme les marchés du travail et sape la sécurité nationale en créant des vulnérabilités. La souveraineté, selon cette doctrine, se définit avant tout par une chose : le contrôle total et absolu de ses frontières et le droit de décider qui peut, ou ne peut pas, faire partie de l’avenir de la nation. Le “Président de la Paix” : La diplomatie du deal comme arme stratégique Malgré un ton globalement musclé et nationaliste, le document révèle une priorité contre-intuitive : la recherche active de la paix par la négociation d’accords. La stratégie présente Donald Trump comme “Le Président de la Paix”, non pas par idéalisme, mais par pur calcul stratégique. L’administration TRUMP se targue d’une liste impressionnante d’accords de paix récemment conclus, dont certains semblaient impossibles il y a peu : un accord entre Israël et l’Iran, un autre entre le Pakistan et l’Inde, ou encore la fin de la guerre à Gaza avec le retour des otages. La logique derrière cette “diplomatie du deal” est explicitée : négocier la paix, même dans des régions considérées comme périphériques aux intérêts vitaux américains, est un moyen extraordinairement rentable (en termes de temps et d’attention présidentielle) pour accroître l’influence américaine, réaligner des régions entières sur les intérêts de Washington et stabiliser le monde à moindre coût. Focus sur la position et stratégie sécuritaire vis à vis de l’Europe La position des États-Unis à l’égard de l’Europe, telle que détaillée dans la stratégie, est centrée sur le soutien à ses alliés tout en insistant sur la nécessité pour le continent de retrouver sa confiance en soi civilisationnelle et d’assumer une plus grande responsabilité pour sa propre défense,,. La stratégie identifie plusieurs problèmes fondamentaux et établit des priorités claires pour y remédier : Les États-Unis estiment que les problèmes de l’Europe sont profonds et vont au-delà du manque de dépenses militaires et de la stagnation économique. L’Europe continentale a vu sa part du PIB mondial chuter (de 25 % en 1990 à 14 % aujourd’hui), en partie à cause de réglementations nationales et transnationales qui minent la créativité et l’industrie. Au passage cette règlementation gène les USA dans leurs exportations vers l’Europe. Concernant les règlementations numériques que je connais bien, le président TRUMP attaque la règlementation RGPD et IA act. Ce déclin économique est éclipsé par la perspective d’une “éradication civilisationnelle“. Les États-Unis craignent que le continent devienne méconnaissable d’ici 20 ans si les tendances actuelles se poursuivent. Sans le citer ils font allusion à l’immigration d’origine musulman en Europe. Les problèmes plus larges comprennent les activités de l’Union européenne et d’autres organismes transnationaux qui sapent la liberté politique et la souveraineté, ainsi que des politiques migratoires qui transforment le continent et créent des conflits. D’autres préoccupations incluent la censure de la liberté d’expression, la suppression de l’opposition politique. La guerre en Ukraine a eu l’effet pervers d’accroître les dépendances externes de l’Europe, notamment celles de l’Allemagne (concernant le gaz liquide). Les États-Unis rejettent également les idéologies désastreuses du “changement climatique” et du “Net Zéro” qui ont tant nui à l’Europe. Bien que les alliés européens jouissent d’un avantage militaire significatif sur la Russie (hormis les armes nucléaires), beaucoup considèrent la Russie comme une menace existentielle. La gestion des relations avec la Russie nécessitera un engagement diplomatique américain significatif pour rétablir la stabilité stratégique. Objectifs et Principes Clés de la stratégie TRUMP L’objectif global des États-Unis est d’aider l’Europe à corriger sa trajectoire actuelle. Les États-Unis souhaitent que l’Europe reste européenne, qu’elle retrouve sa confiance en soi civilisationnelle et qu’elle abandonne sa focalisation ratée sur la suffocation réglementaire. La diplomatie américaine doit continuer à défendre la démocratie véritable, la liberté d’expression, et les célébrations sans complexe du caractère et de l’histoire des nations européennes. Les États-Unis s’opposeront aux restrictions anti-démocratiques des libertés fondamentales en Europe imposées par les élites. Les États-Unis ont un intérêt stratégique et culturel vital à ce que l’Europe soit forte, capable et confiante pour réussir la compétition mondiale et prévenir la domination par un adversaire. Cette Stratégie de Sécurité Nationale n’est pas un simple ajustement de cap. C’est une refonte fondamentale de la vision que l’Amérique a d’elle-même et de son rôle dans le monde. Elle marque l’abandon délibéré du globalisme de l’après-guerre froide au profit d’un nationalisme pragmatique et transactionnel. Cette doctrine n’est pas seulement un changement de politique ; c’est une réimagination fondamentale du rôle de l’Amérique. La question n’est pas seulement de savoir si cette stratégie réussira, mais quel genre de monde elle créera si elle y parvient. Par Régis BAUDOUIN A lire aussi sur les USAThe post Stratégie sécuritaire des USA sous l'administration TRUMP first appeared on XY Magazine.

    La suite numérique souveraine

    Play Episode Listen Later Dec 14, 2025 11:09


    La suite numérique souveraine, la France et l’Europe veulent se libérer des suites Microsoft et Google. La suite numérique souveraine Dans notre quotidien professionnel, les suites bureautiques américaines comme celles de Google ou Microsoft sont devenues omniprésentes, presque une évidence. C’est dans ce contexte que le projet du gouvernement français, la “Suite Numérique”, apparaît comme une initiative particulièrement importante pour affirmer la souveraineté de nos informations. Il faut bien avoir à l’esprit que ces éditeurs utilisent leurs solutions pour commercialiser des informations sur les usages, habitudes, utilisations et ont accès aux données directement depuis leurs cloud propriétaires. Il ne s’agit pas de créer quelques outils isolés, mais bien de bâtir une alternative complète, cohérente et souveraine pour les agents du service public. Lancée en mai 2024, cette suite se veut une réponse souveraine et open source aux géants du marché. Lors d’un premier bilan présenté le 27 novembre 2025, la Direction interministérielle du numérique (Dinum) a dévoilé des chiffres qui dessinent les contours d’un projet stratégique aux premiers résultats surprenants. La suite regroupe déjà six outils phares : Visio (visioconférence), Doc (édition collaborative), Fichiers (stockage), Tchap (messagerie), Grist (gestion de données) et l’Assistant (IA générative). la souveraineté avant tout Le projet de suite numérique n’est pas qu’une simple mise à jour technologique. Sa mission, est d’assurer la souveraineté numérique de l’État. L’objectif est de fournir aux millions d’agents publics un environnement de travail dont les données sont hébergées en France et dont le développement, souvent basé sur des fondations open source, est entièrement maîtrisé. Cette approche garantit la transparence, la sécurité et l’indépendance face aux fournisseurs étrangers. Cette vision stratégique est le véritable moteur du projet. L'ambition est grande : redonner aux agents publics des outils sur lesquels l'Etat a réellement la main, sans dépendance à des services étrangers et sans compromis sur les fonctionnalités. Au passage aussi assurer un cout de fonctionnement réaliste face à des hausse d prix annoncées de 30% sur 4 ans pour office 365. La messagerie Tchap devient obligatoire Pour s’assurer que sa suite ne reste pas une option parmi d’autres, l’État a pris une décision radicale. Depuis le 1er septembre 2025, l’utilisation de Tchap, la messagerie instantanée sécurisée, est devenue obligatoire pour les ministères. Cette adoption forcée est une décision stratégique pour surmonter l’inertie administrative et atteindre rapidement une masse critique d’utilisateurs, créant ainsi un effet de réseau indispensable à son succès. Tchap Basée sur le protocole open source Matrix, développée et hébergée en France, Tchap compte déjà plus de 375 000 utilisateurs actifs mensuels bien au-delà des seuls ministères, touchant les collectivités territoriales, les établissements scolaires ou les hôpitaux. Avec des appels de groupe désormais disponibles et une nouvelle version mobile en préparation, cette décision montre que le gouvernement est prêt à imposer ses outils pour garantir la cohérence et la sécurité de ses communications. Grist connaît une croissance spectaculaire Parmi les différents outils, l’un d’eux connaît un succès inattendu : Grist. Cet outil de gestion de données “no-code” permet aux agents, même sans compétences techniques, de créer des tableaux collaboratifs, de visualiser des données et de bâtir de petites applications internes pour suivre des projets ou centraliser des informations. Grist Sa croissance est qualifiée de “spectaculaire” : en seulement un an, Grist est passé de 1 000 à 15 000 utilisateurs actifs mensuels. Ce succès n’est pas anodin ; il s’inscrit dans la tendance de fond du “no-code” qui démocratise la création d’outils métier, un besoin actuel des utilisateurs qui veulent apporter de la valeur sans passer par du code. Il révèle un besoin profond d’agilité pour manipuler et structurer des données sans devoir passer par des développements informatiques complexes. Un partenariat stratégique avec Mistral AI Loin d’être en retard, la Suite Numérique intègre l’une des technologies les plus avancées du moment grâce à l’Assistant. Ce chatbot d’intelligence artificielle générative est le fruit d’un partenariat stratégique avec Mistral AI. Sujet dejà évoqué dans cet article. Mistral ai Actuellement en test auprès de 10 000 agents avant un déploiement général début 2026, l’Assistant est déjà capable de reformuler du texte dans l’outil Doc, la solution de prise de notes collaboratives de la suite, ou de générer les transcriptions des réunions dans Visio. Plus qu’un simple outil, l’IA est pensée comme la future colonne vertébrale de la suite. L'ambition est “d'en faire le fil invisible entre toutes les briques, sans ajouter de complexité”. Cette vision est la réponse stratégique au plus grand défi de la Suite Numérique : l’interopérabilité. Tel que les éditeurs américains le proposent avec leurs suites. L’Assistant n’est pas une fonctionnalité de plus, mais le liant destiné à rendre l’expérience utilisateur aussi fluide que celle des géants du secteur. Visio et ses comptes rendus automatiques La meilleure façon de convaincre est de résoudre des problèmes concrets. C’est exactement ce que fait Visio, l’outil de visioconférence de la suite, qui compte plus de 60 000 utilisateurs mensuels. Sa fonctionnalité la plus marquante est la transcription asynchrone. Concrètement, à la fin de chaque réunion, l’outil génère automatiquement un compte rendu écrit de tous les échanges et l’envoie aux participants. Cette innovation, qui a déjà permis de produire plus de 1 000 comptes rendus pour le seul mois de septembre 2025, n’est pas un simple gain de productivité. Elle transforme la réunion en un document archivable et interrogeable, créant une mémoire institutionnelle automatique, un atout majeur pour la continuité de l’action publique. Des évolutions sont prévues, avec le sous-titrage en temps réel et la synthèse automatique. Visio prouve que la suite cherche à apporter une réelle valeur ajoutée au quotidien des agents et se mets au niveau d’un outil comme Teams. Pro connect pour unifier les identités Pro connect ProConnect est le service d'authentification unifiée développé par la France pour identifier de manière simple et sécurisée les agents de la fonction publique qui accèdent aux services numériques de l'administration. Plutôt que de multiplier les identifiants spécifiques à chaque portail, ProConnect permet à un professionnel d'utiliser une seule identité numérique liée à son adresse e-mail professionnelle et au numéro SIRET de son organisation pour se connecter à de nombreux services publics en ligne, tout en bénéficiant d'une session unique (authentification unique) sur l'ensemble des plateformes « ProConnectées ». Lancé en continuité avec des initiatives comme FranceConnect mais dédié aux usages professionnels, ProConnect remplace et unifie plusieurs anciens services d'authentification (MonComptePro, InclusionConnect, AgentConnect) pour simplifier l'accès des agents publics à leurs outils de travail et celui des entreprises à leurs démarches administratives. Dans une logique de souveraineté numérique, ce service renforce la maîtrise de l'identité et de l'accès aux données par l'État, diminue la dépendance à des solutions commerciales étrangères et facilite l'interopérabilité entre applications publiques, tout en s'appuyant sur des standards ouverts et des infrastructures sécurisées. La Suite Numérique de l’État est bien plus qu’une collection d’outils cotes à cotes. C’est un projet politique et stratégique cohérent, qui affiche des premiers résultats. La volonté politique est forte et déterminée à sortir les éditeurs qui ne sont pas compatibles avec nos objectifs de souveraineté. En s’appuyant sur l’open source, en rendant Tchap obligatoire, en répondant à un besoin métier avec Grist et en intégrant l’IA de pointe de Mistral AI comme futur liant de l’écosystème, la France prouve que son ambition de souveraineté numérique n’est pas un vœu pieux. Le principal défi, reconnu par la Dinum elle-même, sera de concrétiser cette vision d’une interopérabilité parfaite pour offrir une expérience utilisateur aussi fluide que celle des géants du marché. Sur la marché des alternatives crédibles existent comme NEXTCLOUD qui est orienté entreprises. Le plus difficile est de sortir de ses habitudes Microsoft ou Google pour éprouver d’autres solutions tout aussi efficaces par rapport à nos usages et surtout moins couteuses. Par Régis BAUDOUINThe post La suite numérique souveraine first appeared on XY Magazine.

    La France légifère contre les ingérences

    Play Episode Listen Later Nov 29, 2025 9:42


    La France légifère contre les ingérences face aux cyberattaques et aux campagnes de désinformation, cette nouvelle « guerre froide ». Ces menaces proviennent principalement de la Russie, de la Chine. On a souvent entendu des critiques à l”encontre de pays qui obligent les ONG à s’enregistrer. Cette inscription permet ensuite aux pays concernés de mener des actions contre les personnes engagées dans ces ONG. Obliger une personne à déclarer son activité est à la base un démarche totalitaire. soit l’activité est licite , soit elle le l’est pas et la loi est déjà la pour agir. Le texte de loi n° 2024-850 du 25 juillet 2024, visant à prévenir les ingérences étrangères, constitue une réponse majeure à ce défi. Ce texte entre en application en Octobre 2025. C’est la HAPV qui se voit charger de sa mise en oeuvre. Le rôle de la HAPV contre l’influence étrangère La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) est une agence de l’Etat. Elle exerce un contrôle étendu et spécifique sur les personnes physiques ou morales tenues de déclarer leurs activités d’influence pour le compte d’un mandant étranger, afin d’assurer la transparence et de prévenir les ingérences. Le nom est un peu trompeur. la HAPV n’est pas là pour garantir aux citoyens une transparence politique et économique. Elle est là pour protéger l’Etat. Le contrôle exercé par la HATVP se déploie à travers plusieurs outils et procédures coercitives dpécifiques. La mission principale de la HATVP est de s'assurer du respect des obligations prévues par la loi. Ce contrôle porte sur : Le respect des obligations déclaratives, notamment la complétude et l'exactitude des informations communiquées. Le respect des règles déontologiques qui imposent, par exemple, de déclarer son identité et les intérêts représentés lors des communications, et de s’abstenir de proposer des avantages d'une valeur significative aux responsables publics. Procédures d’Enquête et de Vérification La Haute Autorité dispose de plusieurs pouvoirs pour vérifier l'information et obtenir la conformité : La HATVP peut agir à son initiative ou à la suite d'un signalement. S’il existe des raisons sérieuses de penser qu'une personne est soumise à l'obligation de déclaration, la Haute Autorité peut la mettre en demeure de lui communiquer, dans un délai d'un mois, toute information ou tout document nécessaire à l'exercice de sa mission. La HATVP peut également demander aux responsables publics contactés (membres du Gouvernement, parlementaires, élus locaux, etc.) de lui communiquer la liste des personnes tenues de déclarer qui sont entrées en communication avec eux. Perquisition Administrative La HATVP dispose d’un pouvoir de vérification sur place dans les locaux professionnels des déclarants. Cette vérification nécessite l’autorisation du juge des libertés et de la détention (JLD) du tribunal judiciaire de Paris. Les vérifications sont menées en présence d'un officier de police judiciaire. Les agents de la HATVP peuvent exiger la communication et obtenir ou prendre copie de tous documents professionnels de toute nature. Avis Consultatif La HATVP peut être saisie par les responsables publics pour obtenir un avis sur la qualification d'une activité, afin de savoir si une personne physique ou morale est soumise à l’obligation de déclaration. Sanctions en Cas de Manquement Si la HATVP constate un manquement aux obligations déclaratives ou déontologiques, elle applique une gradation des mesures : Mise en Demeure (Formal Notice) Elle adresse au déclarant, après l’avoir invité à présenter ses observations, une mise en demeure de respecter ses obligations. Cette mise en demeure peut être rendue publique. Sanctions Pénales Le non-respect de l’obligation de communication des informations à la HATVP (de sa propre initiative ou à sa demande) est puni par des sanctions pénales spécifiques : Pour les personnes physiques : trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende. Pour les personnes morales : 225 000 euros d'amende, ainsi que d’autres peines comme l'interdiction d'émettre des chèques, la confiscation, l’affichage public de la peine, ou l’interdiction de recevoir toute aide publique pendant cinq ans ou plus. Ce dispositif de contrôle permet à la HATVP de jouer un rôle central, non seulement en gérant le répertoire numérique, mais aussi en assurant l’intégrité des informations et en appliquant des mesures coercitives pour garantir que les actions d’influence étrangère, considérées comme légitimes, soient menées dans la transparence requise par la loi. Cette autorité c’est une police politique avec un habillage déontologique. L’influence étrangère n’est pas (toujours) de l’ingérence Contrairement à une idée largement répandue, la loi n’a pas pour objectif d’interdire toute forme d’influence étrangère sur le sol français. Le législateur reconnaît au contraire que les stratégies d’influence sont une « composante légitime des relations internationales ». C’est ce type de texte qui me fait toujours dire que la loi met le loup dans bergerie dès sont premier article. En fait c’est autorisé sauf quand on va décider que c’est interdit. L’objectif principal n’est donc pas la prohibition, mais la clarification. En obligeant les acteurs agissant pour le compte de puissances étrangères à déclarer leurs actions, la loi vise à rendre ces activités transparentes. Cette transparence doit permettre de mieux distinguer l’influence légitime, qui promeut des intérêts, de l’ingérence illégale, qui, elle, « a pour objectif de déstabiliser les institutions d'un État et porter atteinte à l'intégrité de ses intérêts nationaux ». Le mot d’ordre est donc la transparence, pas l’interdiction. C’est assez troublant de mettre en place des listes. Liste d’influenceur légaux par rapport à des influenceurs illégaux. Quelle est la limite entre le jeu démocratique et le totalitarisme. Pensez-vous vraiment qu’une personne qui sait qu’elle agit contre la loi va venir s’inscrire sur la liste ? Cela permet surtout au besoin de faire condamner une personne pour ne pas avoir été sur la liste. L’Europe n’est pas considérée comme “étrangère” La définition du « mandant étranger » est au cœur du dispositif. La loi le définit de manière très précise : il s'agit d'une puissance hors Union européenne, d'une entreprise qu'elle contrôle ou finance majoritairement, ou encore d'un parti politique étranger non européen. Par conséquent, les actions d’influence menées pour le compte d’un État membre de l’Union européenne ne sont pas soumises à cette nouvelle obligation de déclaration. Cette distinction est fondamentale : elle ancre le dispositif dans une logique où l’Union européenne n’est pas un espace étranger mais un projet d’intégration politique fondé sur des valeurs démocratiques et un marché unique. Le législateur considère ainsi que les influences intra-européennes relèvent d’un jeu d’échanges légitime, à l’inverse des manœuvres de déstabilisation stratégique que la loi cherche à contrer de la part d’acteurs étatiques externes. Quelle périmètre pour ce texte Lorsqu’on pense à l’influence étrangère, on imagine souvent des actions visant les ministres, les parlementaires ou l’Élysée. La nouvelle loi voit beaucoup plus large et étend la notion de « responsable public » à un périmètre étonnamment vaste. Sont notamment concernés par les actions d’influence à déclarer : • Les maires des communes de plus de 20 000 habitants et les présidents d’établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). • Les anciens présidents de la République, anciens membres du Gouvernement, anciens députés et anciens sénateurs, pendant une période de cinq ans après la fin de leurs fonctions. • Les candidats déclarés aux élections présidentielles, législatives, sénatoriales ou européennes. • Les dirigeants d’un parti ou d’un groupement politique. Cette vision large est une reconnaissance du fait que l’influence ne s’exerce pas uniquement dans les ministères parisiens. Des décisions cruciales en matière d’urbanisme, de marchés publics ou d’infrastructures se prennent au niveau local, et le parcours d’un responsable politique, avant et après son mandat national, constitue une fenêtre d’opportunité pour les acteurs étrangers. Le débat sur la méthode Si l’objectif de transparence est largement partagé et souhaitable, la méthode choisie par le gouvernement est loin de faire l’unanimité. L’association Transparency International France a vivement critiqué la création d’un second répertoire dédié à l’influence étrangère, distinct du registre des lobbyistes déjà existant depuis la loi « Sapin 2 » de 2016. L’argument central de l’ONG est que cette démarche est redondante. En effet, le répertoire Sapin 2, conçu pour être universel, « inclut déjà en partie les influences étrangères », et la HATVP elle-même avait clarifié que les entités étrangères devaient s’y déclarer. L’ONG craint que ce choix n’ajoute de la complexité, n’affaiblisse le dispositif existant et ne soit finalement qu’une mesure « cosmétique ». La véritable lutte contre les ingérences appartient aux services répressifs et aux services de renseignement, pas à un dispositif de transparence géré par la HATVP. Les vrais espions ne s’inscriront jamais Ce point de vue est partagé par plusieurs analystes qui soulignent les limites inhérentes à un tel dispositif. Les acteurs menant des opérations d’ingérence clandestines, malveillantes et illégales ne se déclareront évidemment jamais sur un registre public géré par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). La loi permettra donc surtout d’établir une « cartographie officielle des réseaux d'influence étrangère » légitimes ou semi-légitimes en France. C’est un outil de connaissance qui sera largement faussé. Il ne faut pas s’attendre à y voir apparaître les agents des opérations les plus hostiles. Bien entendu, on peut douter que les ingérences étrangères les plus dangereuses se fassent dans la lumière. C’est évident. Une loi incantation La loi visant à prévenir les influences étrangères ou ingérences ne marque pas une étape importante pour la démocratie française. En choisissant l’argument de la transparence la voie de la transparence, elle prétend offrir aux citoyens et aux pouvoirs publics un nouvel outil pour mieux comprendre qui cherche à influencer la décision publique et pour quels intérêts. Cependant, ses limites sont claires : elle n’empêchera pas les actions clandestines et fait l’objet de débats légitimes sur sa méthode. Coté transparence quand on voit que l’on ne peut pas accéder aux dépenses d’in élu, on a déjà beaucoup à faire. Sources Proposition loi transparency international HAPV dispositif juridique entre en vigueur L’Etat français est-il souverain pour comprendre les enjeux de la souverainetéThe post La France légifère contre les ingérences first appeared on XY Magazine.

    L'Etat français est-il toujours souverain ?

    Play Episode Listen Later Nov 22, 2025 12:21


    L’Etat français est-il toujours souverain, c’est la question que l’on peut se poser pour plusieurs raisons. Souveraineté numérique de la France L’intégration de la France dans l’ensemble européen impose de renoncer à des compétences régaliennes. Le niveau de dette rend la politique française dépendante de ses créanciers. Mais le destin numérique de la France est-il bien protégé. Un rapport récent de la cour des comptes nous éclaire sur ce sujet. L’Etat français est-il toujours souverain On imagine que l’État protège jalousement ses données les plus sensibles, les enfermant dans des forteresses numériques impénétrables. La souveraineté numérique est devenue un mot d’ordre politique, une promesse de contrôle et d’indépendance face aux géants technologiques étrangers. Ceux que l’on nomme les GAFAM. Le paradoxe standard du marché ou souveraineté Il faut garder en tête que les standard du marché sont américains et ensuite Chinois. L’Europe arrive ensuite en ordre dispersé. Sur le plan analytique, il existe une tension concernant la politique numérique française : d’un côté, l’ambition affichée de souveraineté ; de l’autre, le besoin des administrations de disposer d’outils performants, modernes et à un coût maîtrisé. J’ajoute aussi que les agents de l’Etat veulent utiliser des outils qu’ils connaissent car ils ont été formés dessus avec ou en disposent chez eux. Bien souvent, c’est le second impératif qui l’emporte. Le cas le plus notable est celui du nouveau système d’information de ressources humaines du ministère de l’Éducation nationale, Virtuo, pour lequel le ministère a choisi une solution cloud opérée par une entreprise américaine. Ce choix a été fait en passant outre les recommandations initiales de la doctrine “Cloud au centre”, car aucune offre souveraine ne répondait aux exigences de performance et de coût. Le ministère estime a posteriori que sa décision est conforme à la version finale de la loi SREN, qui a restreint le champ d’application de l’obligation de souveraineté en exigeant non seulement que les données soient sensibles, mais aussi que leur violation présente un risque direct pour l’ordre public. Quand la loi se met elle même une balle dans le pied et fait de la vertu un vice. Circulaire Cloud au centre Revenons sur ce texte important, la circulaire cloud au centre. La doctrine « Cloud au centre » est une orientation édictée par le Premier ministre pour que les administrations privilégient les infrastructures cloud (informatique en nuage) pour leurs nouveaux projets numériques. Le cloud est appelé à devenir l'environnement par défaut de tout nouveau projet informatique de l’État. Cette doctrine est la déclinaison opérationnelle de la Stratégie nationale pour le cloud lancée en mai 2021, qui vise à encourager l’utilisation du cloud tout en assurant l’autonomie de l’État, la maîtrise de ses données et le respect des règles européennes en matière de protection des données à caractère personnel. Version de juillet 2021 : La première version de la circulaire, diffusée en juillet 2021, stipulait que toute application manipulant des données d'une sensibilité particulière, notamment les données personnelles des citoyens français, devait être hébergée sur une infrastructure souveraine. Voir mon article sur ce sujet ici Version de mai 2023 : La doctrine a été mise à jour en mai 2023 (circulaire n° 6404/SG). Cette version a restreint l'obligation de recourir à une offre souveraine, ne l’exigeant que lorsque deux critères sont cumulativement observés : Les données doivent relever de secrets protégés par la loi. Leur violation doit être susceptible « d'engendrer une atteinte à l'ordre public, à la sécurité publique, à la santé et à la vie des personnes, ou à la protection de la propriété intellectuelle ». Voilà comment faire entrer le loup dans la bergerie. Loi SREN : Ces critères cumulatifs ont été élevés au niveau législatif par l’Article 31 de la loi du 21 mai 2024 visant à sécuriser et à réguler l'espace numérique (dite loi SREN). La restriction du champ d’application de cette obligation visait notamment à consolider la doctrine sur le plan juridique en limitant les risques de recours par des opérateurs étrangers au regard des règles du marché intérieur européen et du principe de non-discrimination de l'OMC. Le Cloud de confiance et SecNumCloud Le concept de « cloud de confiance » remplace la notion initiale de « cloud souverain ». Il repose sur deux solutions jugées équivalentes en termes de sécurité pour les données sensibles : Les clouds internes de l'État (dits du 1er cercle), comme Nubo (opéré par la DGFiP) et Pi (opéré par le ministère de l'Intérieur). Les offres commerciales qualifiées SecNumCloud. La qualification SecNumCloud est un référentiel d'exigences techniques, opérationnelles et juridiques élaboré par l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi). Il garantit le plus haut niveau de sécurité pour les services de l'État et les opérateurs d'importance vitale (OIV). Un apport essentiel de ce référentiel est l’accent mis sur la souveraineté. Il garantit une immunité aux lois non européennes à portée extraterritoriale, telles que le Cloud Act ou le Foreign Intelligence Surveillance Act (Fisa) américain. Cela impose notamment que le siège social du prestataire soit situé dans l'Union européenne et qu’une entité non européenne ne détienne pas, à elle seule, plus de 24 % du capital et des droits de vote du prestataire. Les limites de la mise en œuvre Cloud au centre Malgré l’ambition politique affichée, la mise en œuvre de la doctrine « Cloud au centre » rencontre des difficultés. Bien que la commande publique en services cloud soit passée de 1 M€ en 2020 à 52 M€ en 2024, atteignant 120 M€ au total sur cette période, cela reste très modeste par rapport aux dépenses informatiques annuelles de l'État, de l'ordre de 3 Md€. De plus, le recours aux solutions qualifiées SecNumCloud induit un surcoût par rapport aux offres cloud non qualifiées, estimé entre +25 % et +40 %. Ce point est à challenger car, pour avoir fait le travail de passer tout une entreprise SECNUMCLOUD, cela à pu être fait à ISO cout en partant d’un système déjà Cloud. C’est sur que si on part de On premise, on a ce surcout. Mais on ne compare pas la même solution. Cloud au centre L'échec des clouds internes Face à la domination des géants américains, l’État a tenté de construire ses propres solutions Cloud souverain. Deux clouds interministériels ont ainsi vu le jour : Nubo, porté par le ministère des Finances, et Pi, porté par celui de l’Intérieur. L’ambition était de fournir une alternative sûre et maîtrisée pour les données les plus sensibles. La réalité est cependant bien loin des ambitions affichées. Les chiffres sont sans appel : “la part d'interministériel pour les clouds Pi et Nubo plafonne à 5 %”. En clair, ces solutions sont très peu utilisées en dehors des ministères qui les ont créées. La raison principale ? Un sous-investissement chronique. Le rapport note que Nubo a coûté 55 millions d’euros en neuf ans, une somme modeste au regard des dépenses numériques annuelles de l’État qui s’élèvent à environ 3 milliards d’euros. En conséquence, la gamme de services offerts reste limitée et la tarification est jugée inadaptée. Cet échec à attirer les utilisateurs empêche Nubo et Pi d’atteindre la “taille critique” nécessaire pour justifier de nouveaux investissements, créant ainsi un cercle vicieux de sous-performance et de sous-utilisation qui les rend non compétitifs. Peut être aussi la stratégie n’est pas bonne de vouloir créer son propose cloud plutôt qu’externaliser cela à un hyperscaler souverain qui pourra mutualiser les couts. La souveraineté SECNUMCLOUD un coût : jusqu’à 40 % plus cher Qu’est-ce qu’une solution numérique “vraiment” souveraine ? En France, le plus haut standard est défini par la qualification SecNumCloud, délivrée par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI). Ce label garantit non seulement un très haut niveau de sécurité technique, mais aussi une immunité juridique contre les lois extraterritoriales, comme le fameux Cloud Act américain. Cette loi qui permet aux autorités américaines de contraindre les fournisseurs de services américains à livrer des données, où qu’elles soient stockées dans le monde. Services secnumcloud Cette garantie a un prix. Le rapport de la Cour des comptes met un chiffre précis sur ce coût, une donnée rarement rendue publique : le surcoût d’une infrastructure qualifiée SecNumCloud par rapport à une offre cloud traditionnelle est estimé “entre +25 et +40 %”. De nouveau, je pense que ce montant est un maximum et que en faisant appels à un hyperscaler et en optimisant, on peut le faire à iso cout. Marché public cloud Vos logiciels de bureautiques sont un enjeu stratégique majeur D’un point de vue politique, le débat sur la souveraineté devient le plus tangible lorsqu’il touche aux outils quotidiens des agents publics. Exemple très concret des suites bureautiques pour illustrer ce défi. La dépendance historique de l’administration française à la suite Microsoft Office est devenue un problème stratégique lorsque l’entreprise a commencé à pousser agressivement son offre cloud, Microsoft 365. Face à ce mouvement, la Direction interministérielle du numérique (DINUM) a demandé aux ministères de ne pas y souscrire, afin de protéger la souveraineté des communications électroniques. La réponse de l’État a été pour le moins fragmentée. D’un côté, le ministère de l’Éducation nationale, le plus grand employeur de France, a entrepris de remplacer la suite Office par une solution basée sur un logiciel libre (Collabora Online). De l’autre, la DINUM, l’autorité numérique de l’État, développe sa propre alternative (“La Suite”) en coopération avec l’Allemagne et les Pays-Bas. Cette divergence entre le plus grand ministère et l’autorité interministérielle illustre un manque de stratégie unifiée, même sur un sujet aussi fondamental que l’outil de travail quotidien de ses agents. La France, une voix isolée dans la bataille pour la souveraineté en Europe Le combat pour la souveraineté numérique ne se joue pas seulement à l’échelle nationale. C’est au niveau européen que se dessinent les règles du jeu, et sur ce terrain, la France peine à imposer sa vision exigeante. Le cas du projet de certification européen des services cloud (EUCS) est emblématique. La France a plaidé pour y inclure un niveau de sécurité maximal, inspiré de son propre label SecNumCloud, afin de garantir une immunité totale face aux lois extraterritoriales. La conclusion de la Cour des comptes est sans équivoque : “La démarche de la France est restée jusqu'à présent isolée au sein de l'UE.” Cet isolement n’est pas purement idéologique ; il est alimenté par de dures réalités économiques. Comme le note le rapport, la position de l’Allemagne s’est considérablement assouplie après l’annonce par Amazon Web Services d’un investissement de 7,8 milliards d’euros dans un cloud “souverain” sur son territoire, démontrant comment la puissance d’investissement des géants américains de la tech peut directement influencer la politique européenne. La quête de souveraineté numérique de la France n’est pas une stratégie assez coordonnée. Comme souvent c’est une série de compromis tactiques où la performance prime sur le principe, où les solutions internes échouent à se déployer à l’échelle, et où l’ambition européenne est contrecarrée par la réalité économique. Le parfait exercice des missions de service public peut être garanti sans nécessairement aligner les spécifications des systèmes d'information sur le plus haut niveau technologique dès lors qu'un degré trop élevé de performance à court terme peut constituer un double écueil : par la mise en cause de la souveraineté sur les données et par une dépendance de l'administration vis-à-vis de la politique commerciale d'un éditeur dominant.The post L'Etat français est-il toujours souverain ? first appeared on XY Magazine.

    La commission européenne créé le score de souveraineté

    Play Episode Listen Later Nov 15, 2025 10:41


    La commission européenne créé le score de souveraineté. Elle introduit un cadre pour un cloud de confiance qui inclut un système de score de souveraineté. The post La commission européenne créé le score de souveraineté first appeared on XY Magazine.

    La souveraineté chinoise passe aussi par un BIOS

    Play Episode Listen Later Nov 1, 2025 11:07


    La souveraineté chinoise passe aussi par un BIOS. Ce mois-ci la Chine a présenté son BIOS nommé UBIOS qui doit remplacer les BIOS actuels The post La souveraineté chinoise passe aussi par un BIOS first appeared on XY Magazine.

    L'administration numérique est-elle vraiment plus accessible ?

    Play Episode Listen Later Oct 25, 2025 11:22


    L'administration numérique est-elle vraiment plus accessible ? C'est la promesse de la digitalisation des démarches administratives The post L'administration numérique est-elle vraiment plus accessible ? first appeared on XY Magazine.

    Le bio-ordinateur fusionne neurones et silicium

    Play Episode Listen Later Oct 18, 2025 12:50


    Le bio-ordinateur fusionne neurones et silicium. Cet ordinateur existe et vous pouvez l'acheter en ligne ou en SAAS. The post Le bio-ordinateur fusionne neurones et silicium first appeared on XY Magazine.

    La France veut être un leader de l'intelligence artificielle

    Play Episode Listen Later Oct 12, 2025 14:37


    La France veut être un leader de l'intelligence artificielle. En avons nous les moyens. The post La France veut être un leader de l'intelligence artificielle first appeared on XY Magazine.

    La guerre hybride qui menace notre souveraineté

    Play Episode Listen Later Oct 5, 2025 13:50


    La guerre hybride qui menace notre souveraineté se caractérise par des attaque contre notre base industrielle et technologique. The post La guerre hybride qui menace notre souveraineté first appeared on XY Magazine.

    TIKTOK l'application qui drogue la jeunesse

    Play Episode Listen Later Sep 20, 2025 15:58


    TIKTOK l'application qui drogue. Plusieurs rapports de commissions d'enquête parlementaire ont formulé de nombreuses préconisations The post TIKTOK l'application qui drogue la jeunesse first appeared on XY Magazine.

    Les USA veulent garder leur leadership en intelligence artificielle

    Play Episode Listen Later Sep 13, 2025 11:44


    Les USA veulent garder leur leadership en intelligence artificielle. On a la chanee qu'il publient un document sur le sujet. On peut l'analyser ensemble The post Les USA veulent garder leur leadership en intelligence artificielle first appeared on XY Magazine.

    Les ados et le numérique

    Play Episode Listen Later Sep 6, 2025 11:22


    Explorez la réalité complexe des adolescents face au numérique : usages divers, enjeux sociaux et stratégies de protection dans un monde connecté. The post Les ados et le numérique first appeared on XY Magazine.

    Le processeur haute performance européen est annoncé

    Play Episode Listen Later Aug 30, 2025 13:16


    Le processeur haute performance européen est annoncé en phase de production. Il est conçu en partie en France. The post Le processeur haute performance européen est annoncé first appeared on XY Magazine.

    Stratégie cyber-sécurité de la France

    Play Episode Listen Later Jul 5, 2025 8:41


    Stratégie cyber-sécurité de la France est bien définie The post Stratégie cyber-sécurité de la France first appeared on XY Magazine.

    L'intelligence artificielle redéfini l'entreprise

    Play Episode Listen Later Jun 28, 2025 10:10


    L'intelligence artificielle redéfini l'entreprise et les méthodes de travail. On a eu l'occasion de traiter du sujet avec la dernière étude de Microsoft The post L'intelligence artificielle redéfini l'entreprise first appeared on XY Magazine.

    Le concept de la journée de travail infinie

    Play Episode Listen Later Jun 21, 2025 11:25


    Nous allons découvrir ensemble le concept de la journée de travail infinie, un phénomène où les frontières entre le travail et la vie personnelle s'estompent The post Le concept de la journée de travail infinie first appeared on XY Magazine.

    L'intelligence artificielle n'est pas une technologie

    Play Episode Listen Later Jun 14, 2025 8:37


    L'intelligence artificielle n'est pas une technologie. C'est un service. Je lis tous les jours des articles sur l'IA et comment il faudra s'en servir. The post L'intelligence artificielle n'est pas une technologie first appeared on XY Magazine.

    La cryptologie post quantique

    Play Episode Listen Later Jun 9, 2025 6:37


    La cryptologie post quantique est un ensemble de techniques de cryptologie bien plus puissantes que les technique actuelles basées sur l'informatique classique. The post La cryptologie post quantique first appeared on XY Magazine.

    quantique cryptologie
    Les transports publics cible des cyber criminels

    Play Episode Listen Later May 24, 2025 8:43


    Les transports publics cible des cyber criminels. C'est un aspect souvent peu évoqué. The post Les transports publics cible des cyber criminels first appeared on XY Magazine.

    Le cryptage des données remis en cause par les ordinateurs quantiques

    Play Episode Listen Later May 3, 2025 10:46


    Le cryptage des données remis en cause par les ordinateurs quantiques. The post Le cryptage des données remis en cause par les ordinateurs quantiques first appeared on XY Magazine.

    Bilan de l'action de l'ANSSI en 2024

    Play Episode Listen Later Apr 21, 2025 9:06


    Bilan de l'action de l'ANSSI en 2024. Le rapport d'activité de l'ANSSI est sorti en avril 2025. The post Bilan de l'action de l'ANSSI en 2024 first appeared on XY Magazine.

    Les risques en utilisant vos propres matériels et logiciels

    Play Episode Listen Later Apr 6, 2025 11:43


    Les risques en utilisant vos propres matériels et logiciels en entreprise. Le bring you own device ou BYOD est une pratique répandue The post Les risques en utilisant vos propres matériels et logiciels first appeared on XY Magazine.

    La cyber insécurité en chiffres

    Play Episode Listen Later Mar 29, 2025 7:24


    La cyber insécurité en chiffres c'est traduire en données l'ensemble des risques avérés en 2024 The post La cyber insécurité en chiffres first appeared on XY Magazine.

    La cyber criminalité toujours plus forte

    Play Episode Listen Later Mar 15, 2025 11:51


    La cyber criminalité toujours plus forte. De part sa nature la cyber menace reste le principal risque. Le monde digitalisé et l'affranchissement des frontières place les systèmes numérique face à une menace toujours plus forte. The post La cyber criminalité toujours plus forte first appeared on XY Magazine.

    L'ANSSI renforce ses compétences pour notre souveraineté

    Play Episode Listen Later Mar 9, 2025 11:12


    L'ANSSI renforce ses compétences pour notre souveraineté et défendre notre modèle de société. The post L'ANSSI renforce ses compétences pour notre souveraineté first appeared on XY Magazine.

    L'Agence du Numérique des Forces de Sécurité Intérieure

    Play Episode Listen Later Mar 2, 2025 9:58


    L'Agence du Numérique des Forces de Sécurité Intérieure (ANFSI) a été créée en septembre 2023 pour moderniser les systèmes d'information et de communication de la police et de la gendarmerie nationales. The post L'Agence du Numérique des Forces de Sécurité Intérieure first appeared on XY Magazine.

    Menace sur le Cloud

    Play Episode Listen Later Feb 22, 2025 10:06


    Menace sur le Cloud. C'est le risque principal pout toutes vos applications personnelle et professionnelles. The post Menace sur le Cloud first appeared on XY Magazine.

    L'intelligence artificielle à la place de votre médecin

    Play Episode Listen Later Feb 15, 2025 13:53


    L'intelligence artificielle à la place de votre médecin, comme tous les domaines la médecine fait face à l'intelligence artificielle. The post L'intelligence artificielle à la place de votre médecin first appeared on XY Magazine.

    L'Europe régule l'intelligence artificielle

    Play Episode Listen Later Feb 8, 2025 11:28


    L'Europe régule l'intelligence artificielle. Ce texte classifie des solutions IA et impose des obligations selon les niveaux The post L'Europe régule l'intelligence artificielle first appeared on XY Magazine.

    Comment les réseaux sociaux donnent accès à vos données personnelles

    Play Episode Listen Later Feb 1, 2025 9:33


    Le Laboratoire d'innovation numérique de la CNIL (LINC) a testé pour vous les principaux réseau sociaux. The post Comment les réseaux sociaux donnent accès à vos données personnelles first appeared on XY Magazine.

    La surveillance algorithmique va se généraliser

    Play Episode Listen Later Jan 25, 2025 11:23


    La surveillance algorithmique va se généraliser. Avec les jeux olympiques on en a beaucoup entendu parler en France. The post La surveillance algorithmique va se généraliser first appeared on XY Magazine.

    Les hôpitaux sont des passoires sécuritaires

    Play Episode Listen Later Jan 12, 2025 11:45


    Les hôpitaux sont des passoires sécuritaires malheureusement ce sont vos informations les plus importantes qui sont ouvertes aux 4 vents The post Les hôpitaux sont des passoires sécuritaires first appeared on XY Magazine.

    Linky le compteur intelligent a-t-il tenu ses promesses

    Play Episode Listen Later Jan 4, 2025 16:28


    Linky le compteur intelligent a-t-il tenu ses promesses. Il a surtout couté au abonnés. On fait un bilan de l'opération The post Linky le compteur intelligent a-t-il tenu ses promesses first appeared on XY Magazine.

    GIGI, la rencontre de l'intelligence artificielle et du dating

    Play Episode Listen Later Dec 7, 2024 12:35


    GIGI, la rencontre de l'intelligence artificielle et du dating. Partons à la découverte d'une application mobile de rencontre particulière The post GIGI, la rencontre de l'intelligence artificielle et du dating first appeared on XY Magazine.

    Bien coder en utilisant l'intelligence artificielle

    Play Episode Listen Later Nov 30, 2024


    Bien coder en utilisant l'intelligence artificielle. Les développeurs sont tentés d'utiliser largement les assistants de codage en IA. The post Bien coder en utilisant l'intelligence artificielle first appeared on XY Magazine.

    Comment les collectivités mettent en place des budgets écologiques

    Play Episode Listen Later Nov 23, 2024


    Comment les collectivités mettent en place des budgets écologiques, c'est la question à laquelle on va tenter de réponse en utilisant les données publiques disponibles. The post Comment les collectivités mettent en place des budgets écologiques first appeared on XY Magazine.

    Pourquoi les villes créent des polices municipales

    Play Episode Listen Later Nov 16, 2024


    Pourquoi les villes créent des polices municipales. Vous avez du remarquer que les villes augmentent leur effectif de police. The post Pourquoi les villes créent des polices municipales first appeared on XY Magazine.

    Comment les impôts utilisent l'intelligence artificielle

    Play Episode Listen Later Nov 2, 2024


    Comment les impôts utilisent l'intelligence artificielle, vous avez déjà entendu dire que les impôts peuvent détecter une piscine ou une construction pas déclarée en utilisant l'intelligence artificielle de Google maps. The post Comment les impôts utilisent l'intelligence artificielle first appeared on XY Magazine.

    Transposition de la directive NIS2 pour le secteur public

    Play Episode Listen Later Oct 26, 2024


    Transposition de la directive NIS2 pour le secteur public, et particulièrement impact sur les collectivités territoriales. The post Transposition de la directive NIS2 pour le secteur public first appeared on XY Magazine.

    Comment votre consommation multimédia impacte le climat

    Play Episode Listen Later Oct 19, 2024


    Comment votre consommation multimédia impacte le climat. Nous consommons tous quotidiennement des contenus multimédia. The post Comment votre consommation multimédia impacte le climat first appeared on XY Magazine.

    Comparatif GSHOCK GBD H1000 contre GBD H2000

    Play Episode Listen Later Oct 12, 2024


    Comparatif GSHOCK GBD H1000 contre GBD H2000 quelle est la meilleure, je vous donne mon avis The post Comparatif GSHOCK GBD H1000 contre GBD H2000 first appeared on XY Magazine.

    J'ai évalué NOTEBOOK LM de GOOGLE

    Play Episode Listen Later Oct 6, 2024


    J'ai évalué NOTEBOOK LM de GOOGLE. Google a récemment lancé un nouvel outil prometteur : Notebook LM The post J'ai évalué NOTEBOOK LM de GOOGLE first appeared on XY Magazine.

    Votre identité numérique gérée par l'Etat

    Play Episode Listen Later Sep 30, 2024


    Votre identité numérique gérée par l'Etat. Il annonce maintenant PRO CONNECT pour les agents de la fonction publique et les salariés The post Votre identité numérique gérée par l'Etat first appeared on XY Magazine.

    Claim XY Mag

    In order to claim this podcast we'll send an email to with a verification link. Simply click the link and you will be able to edit tags, request a refresh, and other features to take control of your podcast page!

    Claim Cancel