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Xavier Lombard, CEO de Leexi, a lancé sa boîte en 2022 avec ses deux fils et sa femme. Bootstrap, sans levée de fonds, le note-taker IA belge rattrape aujourd'hui des acteurs américains comme Fireflies ou Fathom avec dix fois moins de codeurs. Dans cet épisode, Aimery l'embarque sur tous les fronts : la vallée de la mort des débuts, l'offensive des GAFA contre les note-takers indépendants, la souveraineté numérique et la dette technique qui plombe la plupart des SaaS, et sa conviction que les robots seront bien plus disruptifs que l'IA. Une masterclass sans filtre sur l'entreprenariat familial et la production logicielle à l'ère de l'IA générative.Les temps forts :06:00 - Le parcours et la genèse de Leexi21:00 - Souveraineté, RGPD et offensive des GAFA30:00 - Produit et différenciation face aux concurrents40:01 - Approche produit, management et culture58:00 - La révolution des réunions et la dette technique01:14:00 - Vision du futur et conclusionLes recommandations :“One Call Closing”, Charles Whitacre“Play Bigger”, Al Ramadan, Dave Peterson, Christopher Lochhead, Kevin ManeyLa trilogie du “Seigneur des anneaux”La série “The Chosen”Dîtes-nous ce que vous avez pensé de cet épisode ! Et n'oubliez pas de mettre des étoiles, 5 si possible, si vous aimez Prod'Way :) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les packs dont on parle dans cet échange : (liens affiliés)→ Pack des documents juridiques obligatoires→ Pack pour sécuriser ses prestations Dans cet épisode, je reçois Henri de La Motte Rouge, avocat spécialisé en droit du web et cofondateur d'Infolawyers. Ensemble, nous plongeons dans les coulisses juridiques de l'entrepreneuriat en ligne : CGV, RGPD, propriété intellectuelle, contrats de partenariat, responsabilité civile professionnelle, pratiques commerciales trompeuses… Vous découvrirez les erreurs qui peuvent coûter très cher aux entrepreneurs web, mais aussi comment utiliser le juridique comme un véritable levier de croissance et de crédibilité.Henri partage également son parcours d'avocat devenu “avocat-entrepreneur”, la création d'Infolawyers, les défis liés à la croissance d'un cabinet d'avocats moderne et sa vision d'un cabinet “épanoui” où performance et équilibre de vie peuvent coexister. Nous parlons aussi business, management, burnout, IA, organisation, création de contenu et stratégie d'entreprise.Dans cet épisode, vous apprendrez notamment :→ Pourquoi les CGV sont probablement votre meilleure protection juridique→ Les erreurs fréquentes des freelances et formateurs en ligne→ Comment éviter les litiges avec vos clients et partenaires→ Ce qu'un contrôle DGCCRF ressemble vraiment en France→ Pourquoi copier des CGV trouvées sur internet peut devenir dangereux→ Comment rendre votre business plus professionnel grâce au juridique→ Les limites légales du marketing agressif et des fausses promotions→ À partir de quand il devient pertinent de travailler avec un avocatUn épisode indispensable si vous êtes freelance, infopreneur, coach, créateur de contenu, formateur en ligne ou entrepreneur du web et que vous voulez développer votre activité sans mettre votre business en danger juridiquement.Retrouvez Henri sur : → Le site d'Infolawyers : https://infolawyers.fr→ Le site de son cabinet : https://tlmr-avocats.com→ Son podcast : https://www.youtube.com/@infolawyers
C'est un véritable coup de théâtre auquel vient d'assister en France le secteur de l'enseignement supérieur.Sous pression, la prestigieuse École polytechnique vient d'annuler sa migration vers Microsoft 365.Le cadre juridique se durcit sérieusementCe revirement spectaculaire est d'abord le signe que le cadre juridique se durcit sérieusement. En tentant d'imposer l'écosystème Microsoft, Polytechnique s'est heurtée de plein fouet au Code de l'éducation, qui exige de prioriser les logiciels libres.Mais surtout, en migrant vers ces outils, l'école exposait les données sensibles de la recherche française aux lois extraterritoriales américaines, notamment le fameux Cloud Act.Sous la menace d'une action en justice menée par le Conseil National du Logiciel Libre, et face à la fronde de ses propres chercheurs, la direction a dû capituler.Ce dossier dépasse largement les murs de l'écoleMais attention, ce dossier dépasse largement les murs de l'école.Car au même moment, l'autorité de protection des données autrichienne édicte que la version éducation de Microsoft 365 viole purement et simplement le RGPD, notamment en pistant les utilisateurs à des fins commerciales.Il est donc temps de sortir du déni. Les promesses d'hébergement localisé ne suffisent plus lorsque la société mère reste contrainte de livrer ses données sur simple injonction d'un juge outre-Atlantique.Quelle alternative s'offre aux décideurs ?Face à ce constat, quelle alternative s'offre aux décideurs ? Longtemps perçu comme complexe, le logiciel libre pourrait servir de levier stratégique.Le Conseil National du Logiciel Libre assure structurer une véritable filière d'accompagnement.L'objectif est d'aider les organisations à migrer vers des outils ouverts, souverains et interopérables.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Il aura suffi d’un adolescent de quinze ans et d’une faille élémentaire pour que le piratage de l’ANTS expose 11,7 millions de comptes de l’Agence nationale des titres sécurisés. Le pseudonyme « breach3d » restera dans les annales de la cybersécurité publique française, moins pour la sophistication du geste que pour ce qu’il révèle sur l’état réel des systèmes d’information de l’État. Paul-Olivier Gibert, ancien président de l’AFCDP et fondateur de POG Consulting, a adressé dès les premières heures une analyse lucide de l’incident. Il n’y cherchait ni sensationnalisme ni procès à charge, mais une lecture de fond : ce que la récurrence de ces accidents dit sur la relation de confiance numérique entre l’État et ses citoyens. Piratage de l’ANTS, quand l’État numérique perd sa présomption de sécurité Il aura suffi d’un adolescent de 15 ans et d’une faille élémentaire pour que le piratage de l’ANTS expose 11,7 millions de comptes. Image Midjourney Une faille aussi basique qu’elle est révélatrice La technique exploitée porte un nom barbare, « Insecure Direct Object Reference » (IDOR), mais son principe est d’une simplicité déconcertante. Imaginez un vestiaire de piscine dont les consignes seraient numérotées séquentiellement et dont la serrure accepterait n’importe quel numéro entré au clavier, sans vérifier que l’utilisateur est bien le titulaire du casier. C’est exactement le mécanisme qu’a exploité l’adolescent. En faisant varier un identifiant dans une requête, il pouvait parcourir en force brute l’ensemble des dossiers. Guillaume Poupard, ancien directeur général de l’ANSSI, a qualifié cette faille d’« agaçante » lors d’une interview sur France Culture le 28 avril 2026, précisément parce qu’elle figure parmi les premières vérifications lors de tout audit de sécurité sérieux. Paul-Olivier Gibert formule la chose sans circonvolutions : des dispositions qui auraient dû être naturelles n’ont tout simplement pas été prises. Guillaume Poupard, ancien directeur général de l’ANSSI, a qualifié de piratage de l’ANTS d’« agaçant » lors d’une interview sur France Culture le 28 avril 2026. Image Midjourney. Ce qui rend l’affaire plus préoccupante encore, c’est la chronologie : des alertes auraient circulé sur le dark web dès septembre 2025, soit sept mois avant les faits. Si l’État a été averti et n’a pas réagi, la question de la chaîne de vigilance interne se pose avec une acuité particulière. Les données les plus critiques épargnées… ouf ! La bonne nouvelle, et elle existe, est que les données les plus critiques, celles liées aux documents d’identité, n’auraient pas été compromises par cette faille spécifique. Ce qui a été exposé, noms, prénoms, adresses électroniques, est néanmoins suffisant pour alimenter des campagnes de phishing ciblées et des tentatives d’usurpation d’identité. L’administrateur de l’AFCDP en sait quelque chose : victime lui-même d’une fuite chez un opérateur télécom, il a subi pendant des mois des tentatives d’escroquerie exploitant ses références bancaires et ses coordonnées. « Avec moi, ça n’a pas marché, » dit-il, avant d’ajouter que pour des personnes moins habituées à ces pratiques, les conséquences peuvent être extrêmement déstabilisantes. Piratage de l’ANTS : une série noire qui ne doit rien au hasard Le piratage de l’ANTS ne survient pas dans un vide. Il s’inscrit dans une série qui commence à ressembler à un problème structurel. La fuite FICOBA de janvier 2026 a exposé 1,2 million de comptes bancaires. L’attaque contre France Travail en 2024 avait touché l’ensemble des inscrits sur vingt ans, avec numéros de sécurité sociale, adresses et numéros de téléphone. ÉduConnect a subi ses propres déboires. La Commission européenne elle-même a connu un incident similaire, et il lui a fallu cinq jours pour s’en apercevoir, alors que les directives de sécurité imposent un délai de vingt-quatre heures. Piratage de l’ANTS, connaît-on les « usual suspects » ? L’Etat ne porte pas de pancarte. Image Gemini Le Premier ministre Sébastien Lecornu a eu le mérite de nommer le problème clairement : les fonctions numériques des ministères ont été délaissées budgétairement, accumulant une dette technique importante. La Cour des comptes avait d’ailleurs signalé au ministère de l’Intérieur qu’il négligeait régulièrement ses investissements numériques. Ce que Paul-Olivier Gibert souligne, c’est que ce diagnostic, juste dans son principe, ne vaut que s’il est suivi d’effets réels. 80% des violations de données évitables La CNIL, sous la présidence de Marie-Laure Denis, n’est pas plus rassurante sur ce point. Dans son rapport annuel 2025 publié le 18 mai 2026, elle estimait que 80 % des violations de données auraient pu être évitées avec trois mesures de base : des systèmes robustes, une détection d’anomalies et une hygiène numérique élémentaire. Le secteur public représente désormais 20 % des violations de données notifiées à la Commission, contre 11 % en 2023. La progression est logique selon Paul-Olivier : les systèmes publics cumulent les failles les plus accessibles et les données les plus précieuses pour les opérations de fraude. La question des responsabilités, ou l’art de diluer l’imputabilité C’est là que l’analyse prend une dimension qui dépasse la technique. Un RSSI du secteur privé interrogé dans le cadre de cette affaire a résumé la situation avec une franchise brutale : « Si l’un de nos développeurs livrait en production une API exposée à une faille IDOR sur des données personnelles, il perdrait son poste dans la journée. Et moi, presque dans la même semaine. » Paul-Olivier ne prône pas l’application mécanique de cette logique au secteur public, dont le régime statutaire est fondamentalement différent du droit du travail contractuel. Mais il ne peut pas ignorer que des négligences avérées, connues parfois de longue date, ne semblent appeler aucune conséquence personnelle. La difficulté tient en partie à l’architecture même de l’État contemporain. L’ANTS n’est pas le ministère de l’Intérieur. C’est un établissement public administratif, une entité distincte dans la longue chaîne d’agences, d’opérateurs et d’autorités indépendantes qui composent ce qu’on appelle commodément « l’État ». Un rapport sénatorial de 2024 sur l’agencification a pointé explicitement cette « dilution des responsabilités » et l’émergence d’un « État à côté de l’État » qui affecte la lisibilité de l’action publique. Quand tout le monde est responsable, personne ne l’est vraiment. Paul-Olivier Gibert a partagé son point de vue sur le piratage de l’ANTS avec nous Paul-Olivier formule ce paradoxe ainsi : « l’État a une responsabilité particulière à l’égard des Français, » pour reprendre les termes employés par Marie-Laure Denis lors de la présentation de ce même rapport annuel 2025, mais encore faut-il savoir qui incarne concrètement cette responsabilité quand quelque chose se passe mal. La réponse reste troublante de flou. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que la faille de l’ANTS était connue en interne et que rien n’avait été fait pour la corriger. 200 millions d’euros : rustine ou viatique ? C’est précisément le risque que pointe le fondateur de POG Consulting face à l’annonce des 200 millions d’euros débloqués par Sébastien Lecornu au lendemain de l’incident. La ministre en charge du numérique avait elle-même jugé la somme insuffisante. Paul-Olivier ne conteste pas l’utilité d’un tel investissement, mais il en conditionne l’efficacité à quelque chose que l’argent seul ne peut pas acheter. « S’il s’agit de changer une culture, ça ne se mesure pas en millions. Ça coûte des millions, mais ce n’est pas le bon mode d’évaluation. »— Paul-Olivier Gibert La dette technique accumulée depuis plusieurs dizaines d’années dans les systèmes d’information publics ne se solde pas avec un chèque. Elle suppose d’abord une prise de conscience, à tous les niveaux de décision, de l’importance stratégique et démocratique de ces systèmes. Sans cette conscience préalable, les crédits seront absorbés par des opérations de communication ou des audits partiels, sans transformation durable. Le rapport annuel 2025 de la CNIL le dit clairement : la plupart des problèmes recensés ne relèvent pas d’attaques d’une sophistication extrême. Ce sont des postures de sécurité élémentaires qui n’ont pas été adoptées. Le vrai défi n’est donc pas financier en première instance. Il est culturel et managérial. Piratage de l’ANTS : la culture comme angle mort C’est peut-être là le point le plus inconfortable de l’analyse. Paul-Olivier Gibert observe qu’on n’a jamais vu un directeur des systèmes d’information accéder à la direction d’une administration centrale. On a vu des directeurs d’administration centrale devenir ministres. Le numérique reste, dans la culture administrative française, un domaine technique subordonné, géré par des spécialistes que les décideurs ne comprennent pas vraiment et dont ils sous-estiment structurellement les alertes. Dans les entreprises privées, la compréhension des enjeux liés à l’activité technique du métier est (un peu plus) intégrée à la culture managériale. Elle ne l’est pas dans les administrations d’État. Ce fossé culturel explique en partie pourquoi des décideurs publics de haut niveau ne visualisent pas concrètement les conséquences d’une faille de sécurité informatique. La cybersécurité reste pour eux un « détail technique » dont ils ne mesurent l’importance qu’une fois l’incident survenu. Pour ma part, je note que la réforme annoncée par le gouvernement, avec la fusion de la DINUM dans un ensemble institutionnel remanié, soulève davantage de questions qu’elle n’en résout. Changer les noms ne change pas les cultures. La vraie question est de savoir si ces restructurations s’accompagneront d’une modification des modes de travail et de recrutement, sans oublier la valorisation des compétences numériques au sein de l’État. Et, à mon humble avis, il reste à savoir si les responsables opérationnels seront désormais évalués sur leur performance en matière de sécurité des données au même titre que sur leurs résultats habituels. La confiance numérique et le parallèle du consentement à l’impôt L’angle conceptuel que Paul-Olivier Gibert introduit dans ce débat mérite qu’on s’y attarde. Le consentement à l’impôt, concept forgé au XIXe siècle pour qualifier l’acceptation par les citoyens de leur participation au financement de l’État, trouve aujourd’hui un pendant numérique. Dans une société de plus en plus digitalisée, les citoyens confient à l’État, de manière obligatoire et non négociable, un volume croissant de données personnelles sensibles. En échange, ils attendent une protection de niveau comparable à ce qu’offrent les acteurs privés de référence. Ce parallèle est plus pertinent qu’il n’y paraît. Un opérateur télécom qui laisse fuire des données bancaires s’expose à la défiance de ses clients, qui peuvent se tourner vers un concurrent. L’ANTS, elle, est en situation de monopole absolu. On n’a pas le choix de l’interlocuteur pour renouveler un passeport ou un permis de conduire. Ce monopole crée une responsabilité spécifique et renforcée. Comme l’administrateur de l’AFCDP le formule avec une ironie contenue : on peut changer d’opérateur télécom, mais changer de nationalité pour éviter l’ANTS, c’est une autre affaire (en substance). Ce que l’on peut appeler la « réassurance numérique » des citoyens vis-à-vis de l’État n’est donc pas une exigence excessive. C’est la contrepartie naturelle d’un État qui a fait du numérique le canal quasi exclusif de ses démarches administratives. Et c’est d’autant plus vrai que la numérisation de l’État a, par ailleurs, produit des résultats tangibles : Paul-Olivier lui-même note que l’expérience utilisateur de l’ANTS pour le renouvellement d’un passeport est « plutôt bonne. » Le problème n’est pas la numérisation en soi, même si elle exclut une partie des citoyens les moins à l’aise avec les outils digitaux. C’est la dissociation entre l’investissement dans l’expérience utilisateur et celui dans la sécurité sous-jacente. Souveraineté numérique : des discours et des actes La France se positionne régulièrement en championne de la souveraineté numérique européenne, brandissant la menace des GAFAM à la manière d’un étendard. Ce discours a une part de légitimité. Mais le piratage de l’ANTS l’interroge directement. On ne peut pas prétendre défendre la souveraineté numérique des citoyens face aux géants américains tout en laissant proliférer des failles qu’un lycéen peut exploiter depuis son salon. Le paradoxe est d’autant plus cinglant que les critiques adressées aux GAFAM concernent souvent leur usage des données personnelles. Quand il s’avère que l’État protège moins bien ces mêmes données que les plateformes qu’il dénonce, le registre de la souveraineté perd une part substantielle de sa crédibilité. Paul-Olivier Gibert ne se prononce pas sur le classement international de la France en matière de cybersécurité publique. Ce qui l’intéresse, c’est la trajectoire. Et la trajectoire actuelle n’est pas bonne. Reste un facteur d’espoir structurel. Sur le front de l’IA, contrairement à ce qui s’est passé avec les révolutions industrielles précédentes, la messe n’est pas encore dite. Mistral représente une structure crédible et solide qui peut exister dans cet écosystème sans nécessairement rivaliser en taille avec les acteurs américains. Ce que Paul-Olivier retient, c’est la leçon inverse de celui qui bat en retraite sans savoir qu’il n’est pas poursuivi : agir ici et maintenant, sans attendre d’avoir perdu davantage de terrain. Piratage de l’ANTS : l’État numérique se juge sur ses actes Paul-Olivier Gibert conclut avec une formule qu’il adresse directement aux décideurs publics : ils sont désormais attendus sur le bon usage du numérique et la protection des données au même titre que sur leurs résultats dans leur domaine habituel de compétence. Ce n’est plus une dimension optionnelle. C’est une composante à part entière de la responsabilité publique. L’affaire ne sonne pas le glas de la transformation numérique de l’État, qui apporte des bénéfices réels aux citoyens, y compris aux plus fragiles. Paul-Olivier rappelle l’exemple de personnes aphasiques pour qui la possibilité de communiquer par écrit sur un écran a représenté une libération. La numérisation apporte plus qu’elle ne retire. Mais elle crée des vulnérabilités nouvelles que l’État n’a pas encore appris à gérer avec la rigueur qu’elles exigent. Ce que je retiens de cet échange et de cet événement Rejeter la faute sur « l’État » abstrait revient à n’accuser personne, puisqu’une collectivité ne peut être rendue responsable d’une négligence individuelle ou managériale identifiable. Or des négligences identifiables, il y en a ici manifestement. Des alertes circulaient depuis septembre 2025. La faille était connue. Rien n’a été fait. Dans le secteur privé, cela s’appelle une faute grave. Dans la sphère publique, cela s’appelle un dysfonctionnement, et le résultat prévisible d’une telle immunité de fait, c’est qu’on finit par jeter de l’argent sur le problème plutôt que d’en traiter les causes réelles. Les 200 millions annoncés peuvent servir d’amorce, à condition d’être accompagnés d’une attribution claire des responsabilités et d’une évaluation des dirigeants publics sur leur performance en matière de sécurité. Sans cela, on rebaptisera des institutions, on organisera des colloques, et on sera à nouveau surpris qu’un adolescent mal intentionné ait trouvé une faille que personne n’avait jugé urgent de corriger. Avec l’arrivée de l’IA dans le domaine cyber, ces fautes-là ne sont plus admissibles : le niveau de la menace va sans aucun doute possible s’élever de manière considérable. L’État numérique, pour reprendre les termes du communiqué de Paul-Olivier Gibert, doit établir la confiance par la preuve. On jugera aux actes. À propos de Paul-Olivier Gibert Paul-Olivier Gibert est fondateur de POG Consulting, cabinet spécialisé dans la stratégie numérique, la gouvernance des données et la conformité RGPD. Il a été pendant plusieurs années président de l’AFCDP (Association française des correspondants à la protection des données personnelles), dont il est aujourd’hui administrateur. Auteur et conférencier reconnu sur les enjeux de protection des données, de souveraineté numérique et de cybersécurité, il intervient régulièrement auprès d’organisations publiques et privées en France et en Europe. Ancien cadre dirigeant dans le secteur des services numériques, il a conduit de nombreuses missions de transformation et de mise en conformité RGPD pour des administrations, des entreprises du CAC 40 et des organismes de sécurité sociale. Son expérience au carrefour du public et du privé lui confère une lecture particulièrement affinée des tensions entre impératif de modernisation, lacunes structurelles de l’administration et montée du niveau des menaces cyber. The post Piratage de l'ANTS : enjeux et responsabilités appeared first on Marketing and Innovation.
L'IA générative est passée du gadget à la rentabilité dans les cabinets d'expertise comptable, et le modèle économique de la profession va profondément changer d'ici 2028.Dans cet épisode, Julien Catanese partage sa vision concrète du marché : où en est vraiment l'IA dans les cabinets en 2026, quels cas d'usage fonctionnent au-delà de ChatGPT, et pourquoi la convergence entre IA et facture électronique va accélérer la transformation du métier d'expert-comptable.
Dans cet épisode de Slow Marketing, je discute avec Julie Linden, analyste digitale spécialisée dans la mise en conformité des outils d'analyse avec le RGPD. Nous explorons les récents changements concernant Google Analytics et la légalité de son utilisation en Europe après l'adoption du Data Privacy Framework. Julie nous partage ses conseils pour assurer une conformité optimale tout en conservant des données de qualité, et nous parle de son engagement pour un marketing digital plus simple et respectueux de la vie privée.Quelques questions clés que nous abordons dans cet épisode :Comment mettre en place une solution de cookies conforme au RGPD sur son site web ?Quels sont les défis de la mise en conformité de Google Analytics pour les entreprises ?Quelles alternatives à Google Analytics existent pour un suivi des performances plus éthique ?En quoi une approche de slow marketing et de simplification des données peut-elle transformer la manière de piloter ses campagnes ?
Comment diriger l'une des associations les plus exposées politiquement de France tout en faisant tourner son cabinet en solo ? Élise Van Beneden a présidé Anticor de 2020 à 2024 — quatre années à porter plainte contre des membres du gouvernement, à se battre pour le renouvellement de l'agrément anticorruption, à encaisser une tempête médiatique et une tentative de putsch interne, le tout en exerçant individuellement au barreau de Paris.Dans cet épisode, elle raconte sans filtre :— Pourquoi elle s'est engagée à Anticor en 2009, à 21 ans, après quatre années d'études en Italie sous l'ère Berlusconi— L'équation économique du bénévolat extrême : 25 heures par semaine pour l'association, des années à 28 000 euros de revenus, des passages au service social de l'Ordre— La bataille de l'agrément anticorruption en 2021 : le silence du ministère, la saisine de la CNIL sur le RGPD, la cellule de gestion de crise montée en urgence avec des communicants bénévoles— Le putsch interne pendant le confinement, les statuts sur la table de chevet, la fracture du conseil d'administration— Pourquoi elle n'a jamais été l'avocate d'Anticor (et ce que ça dit du conflit d'intérêts)— Ses trois conseils aux avocats qui se lancent : le coussin financier comme hygiène mentale, la programmation des mails comme cadre relationnel, et une règle stratégique qu'elle a apprise à ses dépensUn épisode sur l'engagement, oui — mais surtout sur ce que coûte réellement de tenir une posture, et sur les arbitrages très concrets d'une avocate qui a choisi de faire du droit un outil de combat sans jamais cesser d'exercer.
IA Générative et normalisation : ce que les marketeurs doivent savoirDans ce 159 ème épisode de DigitalFeeling, j'ai le plaisir de recevoir Thierry Coulmain pour un échange sur le Marketing, l'IA & la Pensée Critique.Et si l'intelligence artificielle ne nous remplaçait pas, mais nous rendait… tous pareils ?C'est la question au cœur de ce nouvel épisode de Digital Feeling, une discussion avec Thierry Coulmain, marketeur et communicant expérimenté, passionné de sémantique et d'IA, Responsable communication et RSE de LEA Partners.Loin des discours techno-optimistes habituels, cette conversation aborde sans détour les risques réels de la générative pour les professionnels du marketing et de la communication — normalisation, perte d'esprit critique, dépendance aux outils mais aussi les opportunités concrètes offertes par les agents IA.L'IA Générative ne nous remplacera pas, mais elle nous normaliseC'est la thèse centrale de l'épisode, empruntée à une philosophe invitée sur France Inter : l'IA ne prend pas notre place, elle remodèle notre façon de penser.Thierry Coulmain l'explique avec clarté : les modèles de langage sont probabilistes. Ils favorisent la réponse la plus probable, donc la plus commune. À force de déléguer notre réflexion à ces outils, nous risquons de nous adapter à leur logique, et non l'inverse.Ce n'est pas l'IA qui prend les rênes. C'est nous qui les lui donnons.Pour les marketeurs et communicants, la conséquence est directe : si tout le monde utilise les mêmes prompts pour générer les mêmes types de contenus, les stratégies de marque finissent par se ressembler. La différenciation, pierre angulaire du marketing, s'érode.Trois risques identifiés 1. La normalisation des contenus et des stratégies marketingÉlodie Chenol pointe un phénomène qu'elle observe sur le terrain : des professionnels qui utilisent les mêmes méthodes de prompting, qui obtiennent des résultats similaires, et dont les communications finissent par converger. En design, en copywriting, en stratégie éditoriale : le risque d'uniformisation est réel.2. La sur-confiance des clients envers les LLMPhénomène inattendu : certains clients arrivent désormais chez les commerçants armés de réponses générées par ChatGPT, qu'ils opposent aux recommandations des professionnels. Ils font davantage confiance au modèle qu'à l'expert en face d'eux.Ce glissement de confiance soulève une question fondamentale pour tous les consultants, formateurs et agences : comment préserver sa valeur ajoutée humaine dans ce contexte ?3. Le déficit d'acculturation à grande échelleDes étudiants qui soumettent des KPI inventés par l'IA sans les vérifier. Des enseignants dépassés. Des managers de middle management laissés pour compte dans les transformations IA des entreprises.Les deux interlocuteurs s'accordent : le problème majeur n'est pas l'IA elle-même, c'est le manque de formation et d'esprit critique de ceux qui l'utilisent.Comment bien utiliser l'IA : la posture de Thierry CoulmainThierry Coulmain propose une approche qui tranche avec l'usage courant :"Utiliser l'IA, ce n'est pas l'utiliser pour gagner du temps. C'est l'utiliser pour qu'elle nous apporte une contradiction ou une connaissance."Sa méthode :Partir d'une expertise solide avant de consulter l'IAUtiliser l'IA comme garde-fou, pas comme oracleChallenger les réponses plutôt que de les accepter passivementSe servir de l'outil pour affiner sa réflexion, pas la remplacerCette posture, celle du professionnel qui sait ce qu'il cherche, est la seule qui permette de tirer un vrai bénéfice de ces technologies sans se laisser "écraser par une normalisation".La position d'Élodie Chenol : l'IA dans le champ de sa maîtriseFormatrice, Élodie Chenol a développé une règle simple mais puissante :"J'utilise l'IA dans ce que je maîtrise."Pourquoi ? Parce que si vous demandez à l'IA ce que vous ne maîtrisez pas, vous n'avez aucun moyen d'évaluer la qualité de la réponse. Vous acceptez alors implicitement d'être remplacé par elle.À l'inverse, utilisée dans son domaine d'expertise, l'IA devient un amplificateur de compétences : elle permet d'aller plus loin, plus vite, tout en gardant le contrôle critique.Les Agents IA : la prochaine frontière du marketing digitalLa deuxième partie de l'épisode s'ouvre sur un sujet d'avenir : les agents IA.Qu'est-ce qu'un agent IA ?Un agent c'est un système capable d'exécuter une séquence d'actions de façon quasi-autonome, en suivant une logique définie par l'utilisateur : recherche d'informations, qualification de prospects, envoi de messages personnalisés, clustering de données…Le Marketing One-to-One à grande échelleThierry Coulmain voit dans les agents la réalisation d'une promesse ancienne du marketing digital : le one-to-one à grande échelle. Concrètement :Vous définissez l'ADN de votre entreprise (valeurs, offre, positionnement)L'agent identifie les profils susceptibles d'être intéressésIl construit un message personnalisé, adapté à chaque cibleIl orchestre les relances selon le comportement du prospectFini le message générique "Je suis sûr que ça vous intéressera." Place à une approche réellement contextualisée.La vision d'Élodie : des agents sur-mesure pour une vraie souverainetéÉlodie Chenol, formée sur N8n et Zapier, défend une position nuancée : les agents développés sur des plateformes grand public présentent des risques (RGPD, hallucinations, dérive des processus). Sa conviction : pour une efficacité maximale et une vraie sécurité des données, un agent doit être développé sur mesure, avec du code, par un professionnel.Un point de vue courageux à l'heure où tout le monde promet des agents "en trois clics".Le middle management : l'oublié de la transformation IAUn point souvent négligé dans les déploiements IA en entreprise : le management intermédiaire.Ni décideurs (qui poussent la transformation), ni exécutants (qui la vivent au quotidien), les managers de proximité se retrouvent dans une position inconfortable : ils doivent accompagner leurs équipes sans avoir eux-mêmes été formés.Les deux invités s'accordent : toute stratégie de déploiement IA en entreprise doit inclure une formation spécifique du middle management, pour qu'il puisse jouer son rôle d'interface et de relais humain.Si vous travaillez en marketing, communication ou formation, cet épisode vous invite à trois prises de conscience :L'IA n'est pas neutre : elle influence la façon dont vous pensez si vous ne la questionnez pasVotre valeur professionnelle réside dans votre esprit critique, pas dans votre capacité à générer du contenu rapidementLes agents IA représentent un saut qualitatif majeur et nécessitent une approche rigoureuse pour être déployés de façon responsable
L'intelligence artificielle bouleverse les usages dans les entreprises, mais elle ouvre aussi une nouvelle génération de risques cyber. Entre Shadow AI, fuite de données, agents autonomes et manipulation des chatbots, les organisations découvrent un terrain encore largement incontrôlé.
Vincent Lomba rappelle que la cybersécurité est devenue un enjeu stratégique directement lié à la souveraineté des États, des entreprises et des citoyens. À mesure que les sociétés dépendent des infrastructures numériques, les risques touchent désormais l'économie, la démocratie et les services essentiels. L'Europe tente de renforcer sa résilience avec des réglementations comme le RGPD, NIS2 et le Cyber Resilience Act, qui imposent de nouvelles obligations aux acteurs technologiques. Mais au-delà des outils techniques, l'enjeu repose aussi sur l'éducation et la sensibilisation dès le plus jeune âge. Pour l'expert, la clé demeure l'humilité : considérer la cybersécurité comme un processus permanent d'adaptation face à des menaces en constante évolution.
C'est un signal fort dans la bataille mondiale de l'intelligence artificielle. Selon une étude conjointe du MIT et de Hugging Face, relayée par le MIT Technology Review, les modèles open source chinois représentent désormais 17,1 % des téléchargements mondiaux sur la plateforme. Les modèles américains, eux, tombent à 15,86 %. Une première.Ce basculement remonte à janvier 2025, avec la publication du modèle R1 par DeepSeek. Sa particularité : une licence MIT, très permissive, qui autorise librement l'utilisation, la modification et la redistribution. En clair, n'importe quel développeur peut s'en emparer sans contrainte commerciale. Et surtout, ses performances rivalisent avec celles de modèles fermés américains, pour un coût d'utilisation bien plus faible. Dans la foulée, d'autres acteurs chinois ont suivi : Alibaba avec la famille Qwen, Moonshot AI ou encore MiniMax. Résultat : fin 2025, Qwen dépasse même Llama, le modèle de Meta, en nombre de téléchargements cumulés.La différence de stratégie est nette. Côté américain, les modèles sont souvent accessibles via des API payantes — c'est-à-dire des interfaces permettant d'utiliser l'IA à distance, moyennant abonnement. Côté chinois, ils sont proposés en accès libre, téléchargeables et exploitables localement. Un avantage décisif dans de nombreuses régions du monde.En Afrique, en Asie du Sud-Est ou en Amérique latine, ces modèles comblent un vide. Ils fonctionnent sur des machines modestes, ne nécessitent pas de carte bancaire et évitent les contraintes liées à l'hébergement des données à l'étranger. En Europe, la réponse s'organise autour d'acteurs comme Mistral AI, qui mise sur la souveraineté et la conformité réglementaire, notamment au RGPD. Mais l'approche reste différente : là où les modèles chinois privilégient le volume et l'adoption massive, les Européens ciblent avant tout les entreprises. Au fond, deux visions s'opposent. L'une ouverte, rapide, centrée sur l'écosystème. L'autre plus encadrée, tournée vers la régulation. Et dans cette course, le terrain est désormais mondial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans ce 156 ème épisode de DigitalFeeling, j'ai le plaisir de recevoir Emilie Mariti, fondatrice d'Harakiwi avec qui nous avons échangé sur IA et PME : Comment Harakiwi automatise vos processus métier ?Introduction : Quand l'IA devient l'alliée des dirigeants de PMEL'intelligence artificielle est sur toutes les lèvres : LinkedIn, médias, conférences. Mais entre les grandes entreprises qui communiquent massivement sur leur transformation digitale et les PME qui peinent à savoir par où commencer, il existe un fossé réel. C'est précisément ce fossé qu'Emilie Mariti, fondatrice de l'agence Harakiwi, a décidé de combler.Dans cet épisode de Digital Feeling, Emilie nous plonge au cœur de ce que signifie déployer l'IA dans une PME : de la distinction entre chatbot et agent IA, jusqu'aux enjeux de confidentialité des données, en passant par la formation des équipes et les cas d'usage concrets qui changent la donne.Qu'est-ce qu'Harakiwi ? La rigueur du samouraï, l'audace du kiwiLe nom Harakiwi n'est pas le fruit du hasard. Il incarne une promesse double : la rigueur du samouraï pour maîtriser l'IA, et l'audace du kiwi pour voir plus loin. Emilie a fondé cette agence avec un constat simple : les PME gèrent encore leur opérationnel à grand renfort de fichiers Excel, de relances manuelles et de CRM utilisés à moitié."L'IA peut aujourd'hui automatiser toutes les tâches répétitives. C'est ce constat qui m'a poussée à choisir cette cible et à créer Harakiwi." Emilie MaritiL'objectif affiché : rendre aux dirigeants de PME du temps, de la sérénité et la capacité de se concentrer sur ce qui compte vraiment : innover, piloter, conquérir de nouveaux marchés.Chatbot, assistant, agent IA : quelle différence ?C'est l'une des questions les plus fréquentes dans les formations et accompagnements. Emilie donne une grille de lecture claire :Le chatbot est réactif. Il répond à une requête dans un cadre défini, sans accès à vos outils ou données externes.L'assistant IA (ex. : GPT personnalisé, Gem sur Gemini) reste dans son écosystème. Il ne peut pas extraire des données depuis un email, ni agir sur votre agenda ou votre messagerie.L'agent IA, lui, sort de cet écosystème. Il se connecte à vos outils métier : messagerie, tableaux, CRM, et applique vos règles business pour agir de façon autonome.La métaphore qu'Emilie utilise est parlante : "La différence entre un consultant et un collaborateur autonome."Pourquoi les PME ont-elles besoin d'une agence spécialisée ?Des outils comme Make ou n8n permettent aujourd'hui à chacun de créer des automatisations simples. Extraire une information d'un email pour l'insérer dans un agenda ? Faisable en quelques clics. Mais les PME n'entrent pas dans les cases standardisées.Chez Harakiwi, les projets sont sur-mesure. Exemple concret évoqué dans l'épisode : un centre événementiel avait besoin d'une veille concurrentielle en temps réel. L'agent développé agrège des données sectorielles, les croise avec l'offre et l'historique commercial du client, et produit des analyses pour ajuster les prix, puis a évolué pour générer des idées de contenus réseaux sociaux et préparer les commerciaux avant chaque appel prospect."C'est le client lui-même qui a eu l'idée d'ajouter un chat pour interroger l'agent avant d'appeler un prospect. C'est ça, l'appropriation" Emilie MaritiLe processus de déploiement : comment Harakiwi accompagne ses clients1. Identifier la bonne tâche pour démarrerEmilie recommande une méthode simple et efficace : cibler une tâche à fort volume et à faible valeur ajoutée. Un exemple frappant : un dirigeant dans la location courte durée qui passait chaque soir de 19h à 20h à copier manuellement des commissions depuis des PDFs vers Excel. Un agent peut extraire, structurer et insérer ces données automatiquement, libérant une heure par jour, chaque jour.2. Construire une base de données solideAvant même de déployer un agent, Harakiwi effectue un travail de centralisation et de structuration des données qui peut prendre plusieurs semaines. Ce socle est indispensable pour que l'agent dispose d'une connaissance métier fiable.3. Former et accompagner les équipesL'agent est développé, mais le travail ne s'arrête pas là. Harakiwi inclut un premier mois de maintenance pour observer les ajustements nécessaires, affiner les prompts système et gérer les cas non identifiés lors des tests. Les équipes sont également formées pour comprendre l'outil, l'utiliser et l'alimenter."89 % des équipes adoptent l'IA après une formation accompagnée." Chiffre cité par Emilie Mariti Données et confidentialité : un sujet incontournable pour les PMELa question des données est souvent source d'anxiété et elle est légitime. Emilie est directe sur ce point :Tous les projets font l'objet d'une clause de confidentialité signée dès le démarrage.Les agents sont développés sur des API sécurisées (Claude, Mistral selon les cas), et non sur des versions grand public sans garanties RGPD.Chaque agent n'a accès qu'aux données nécessaires à sa mission, pas à l'ensemble des ressources de l'entreprise.Pour des clients particulièrement sensibles sur la sécurité, Harakiwi peut déployer des serveurs internes avec des modèles comme Mistral.Un point de vigilance soulevé : de nombreux collaborateurs utilisent encore des versions personnelles de ChatGPT sans avoir vérifié que l'entraînement du modèle sur leurs données est désactivé. La sensibilisation est donc un axe majeur de l'accompagnement.La formation : le levier qui fait toute la différenceEmilie partage une observation récurrente dans ses formations d'équipes : la peur de l'IA est quasi universelle en groupe, même chez ceux qui sont enthousiastes en individuel. Chacun arrive avec ses croyances limitantes et la plus commune est : "L'IA va remplacer mon travail."Son approche : montrer par la pratique, sur des cas réels de l'entreprise.Un exemple lors d'une formation, un responsable marketing a commencé à dire, provocation à l'appui, qu'il ne servait plus à rien. Jusqu'à ce qu'il réalise que l'IA structurait le contenu, mais que c'était lui qui apportait le positionnement, le ton, la singularité. Son expertise était essentielle — l'IA lui faisait gagner du temps pour s'y consacrer davantage."Ce sont souvent les plus sceptiques qui repartent avec la roadmap d'utilisation la plus ambitieuse." Elodie ChenolLa vidéo IA : une offre complémentaire portée par Thomas LapierreHarakiwi ne se limite pas aux agents. L'agence propose également de la production vidéo par IA, menée par Thomas Lapierre, co-fondateur et développeur IA. Spots de marque, animations, effets spéciaux, multi-formats, multi-langues, tout cela à partir d'une orchestration de plusieurs outils. Une offre qui attire notamment des agences de communication souhaitant produire leurs propres contenus vidéo augmentés.Le conseil d'Emilie pour se lancer en 2026La question finale de l'épisode : quel conseil donner à une PME qui veut se lancer dans l'IA cette année ?"Un agent bien déployé sur un cas concret change la façon dont une équipe se projette sur l'IA. C'est ce premier pas qui ouvre tout le reste."Commencer petit, mesurer l'impact, former les équipes, et laisser les collaborateurs eux-mêmes identifier les prochains cas d'usage. C'est cette dynamique d'appropriation progressive qui transforme durablement une organisation.Retrouver Emilie Mariti et HarakiwiLinkedIn : Emilie MaritiLinkedIn : Thomas Lapierre (co-fondateur)Site de l'agence : Harakiwi
Berta es fundadora de The Privacy Coach y fue durante años Senior Privacy Counsel en la Oficina Corporativa de Privacidad de General Electric, responsable de la implementación del RGPD en la UE y el Reino Unido.Con ella abordamos en su momento las Normas Corporativas Vinculantes (Binding Corporate Rules) para saber qué son, cómo se aprueban y cómo se mantienen. También dimos cobertura a otros temas como la confusa línea divisoria entre responsables independientes, encargados y corresponsables en el tratamiento de datos personales.Este episodio es una republicación “remasterizada” de nuestra entrevista original.Referencias:* The Privacy Coach* Berta Balanzategui en LinkedIn* Berta Balanzategui: Normas Corporativas Vinculantes (BCR), Masters of Privacy (junio de 2023)* Directrices del CEPD sobre Normas Corporativas Vinculantes para responsables y encargados del tratamiento* [EN] Jetty, Tielemans, una primera aproximación al impacto de Schrems II en las BCR. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.mastersofprivacy.com/subscribe
Dans ce 155 ème épisode de DigitalFeeling, je vous partage ce qu'il faut savoir sur les agents IA avant de les déployer en entreprise. Les agents IA sont sur toutes les lèvres. Tout le monde s'interroge sur le sujet. Comment déployer concrètement un agent IA ? A quoi ça sert ? Quelles sont les précautions à prendre ?C'est quoi un agent IA ?Commençons par la définition parce que la confusion est fréquente.Un LLM (comme ChatGPT ou Claude), c'est un modèle qui répond à vos questions. Vous entrez votre commande et il répond. Son intervention s'arrête là.Un agent IA, c'est un système capable de percevoir son environnement, de “raisonner”, de décider et d'agir de manière autonome pour atteindre un objectif (celui que vous lui avez fixer) sans que vous ayez besoin d'intervenir à chaque étape.Imaginez que vous lui demandiez :“Analyse les avis clients de notre dernière campagne et envoie un rapport hebdomadaire au directeur marketing.”Un agent va : extraire les avis → les analyser → identifier les tendances → rédiger le rapport → l'envoyer automatiquement. Sans que vous touchiez quoi que ce soit entre chaque étape.Les 4 composantes d'un agent IA :Perception : ce qu'il reçoit en entrée (texte, données, résultats d'outils)Mémoire : à court terme (la conversation) et long terme (base de données externe)Raisonnement : le modèle qui décide quoi faireAction : les outils qu'il peut déclencher (web, code, emails, CRM…)Comment développer un agent IA ?Il n'existe pas une seule façon de créer un agent. Tout dépend de votre niveau technique, de vos besoins et de vos contraintes. Voici 5 grandes approches pour développer votre agent IA, de la plus simple à la plus complexe.1. Environnements agents clé en mainDes solutions packagées comme Claude Cowork, Claude Projects, les GPTs d'OpenAI ou Microsoft Copilot embarquent déjà la logique agentique, prêtes à l'emploi, sans aucune compétence technique requise.✅ Idéal pour : des cas d'usage rapides sans infrastructure à déployerDélai de mise en œuvre : quelques heures2. No-code / Low-code (pour les profils métier)Au-delà de Make, Zapier et n8n, Google Workspace Studio, intégré dans Gmail, Drive, Calendar et Sheets, permet de créer des workflows automatisés en langage naturel grâce à Gemini.Côté choix, une distinction importante à connaître pour la sécurité :n8n — open source, peut être auto-hébergé gratuitement sur vos propres serveurs (option la plus souveraine), désormais enrichi de 70 nœuds IA natifs connectés aux grands LLMMake — hébergé en Europe, conforme RGPD, propose une option on-premise (hébergé en local)Zapier — 100% cloud hébergé aux États-Unis, sans option self-hosted (à éviter pour les données sensibles)✅ Idéal pour automatiser des tâches marketing répétitives (lead nurturing, reporting, publication réseaux sociaux).Délai de mise en œuvre : quelques heures3. Frameworks d'orchestration (pour les profils techniques)LangChain a sorti sa version 1.0, et son successeur LangGraph est désormais le framework recommandé pour les agents en production : il gère des workflows complexes et des agents multi-étapes de manière bien plus robuste. LangChain a également lancé Deep Agents, une librairie inspirée de Claude Code pour les tâches longues et complexes.Le reste de l'écosystème reste solide : LlamaIndex pour la gestion documentaire et le RAG, CrewAI pour les équipes d'agents multi-rôles en production, AutoGen (Microsoft) pour les conversations entre agents.✅ Idéal pour des agents multi-rôles qui collaborent entre eux, ou des besoins très spécifiques.Délai de mise en œuvre : quelques jours.4. API des grands modèles (pour les développeurs)Appeler directement l'API d'Anthropic (Claude), d'OpenAI (GPT-4) ou de Google (Gemini) et construire la logique autour. Le function calling et le tool use permettent à l'agent d'appeler des outils externes de façon structurée.✅ Idéal pour : intégrer un agent dans un produit ou un SI existantDélai de mise en œuvre : 1 à 2 semaines5. Développement from scratch (pour les équipes engineering)Construire un agent en Python pur, en gérant soi-même la boucle de raisonnement, la mémoire, les outils et la gestion des erreurs. La solution la plus exigeante techniquement, mais aussi la plus souveraine.✅ Idéal pour : des besoins très spécifiques ou des contraintes fortes de souveraineté des donnéesDélai de mise en œuvre : plusieurs semainesEt la sécurité ?C'est souvent l'angle mort des déploiements d'agents IA en entreprise. Et c'est pourtant le plus critique.Le risque : ne pas savoir où partent vos données !Quand votre agent IA traite des informations : données clients, données RH, données financières, ces informations transitent quelque part. La question est : où ?Quelle que soit la solution choisie :Anonymiser ou pseudonymiser les données avant de les injecter dans un promptCloisonner les accès : l'agent ne doit accéder qu'aux données strictement nécessairesLogger et auditer toutes les interactions de l'agentFormer les collaborateurs à ne pas copier-coller des données sensibles dans des interfaces grand publicLa sécurité d'un agent IA n'est pas une question de modèle, c'est une question d'architecture et de gouvernance.Le DPA : le document sous-estiméLe DPA (Data Processing Agreement) est un contrat juridique obligatoire dès lors que vous confiez le traitement de données personnelles à un prestataire externe. C'est l'article 28 du RGPD qui l'impose.Ce qu'il doit obligatoirement contenir :La nature et la finalité du traitementLe type de données et les catégories de personnes concernéesLa durée du traitementLes obligations du sous-traitantLes mesures de sécurité mises en placeLes conditions de sous-traitance ultérieureLes modalités de suppression des données en fin de contratSans DPA, vous êtes en infraction RGPD et exposé à une amende pouvant atteindre 4% de votre chiffre d'affaires mondial.Bonne nouvelle : Anthropic, OpenAI, Microsoft Azure et Google Workspace Enterprise proposent des DPA standards téléchargeables et signables en ligne. Google allant même jusqu'à fournir un guide DPIA (Data Protection Impact Assessment) pour accompagner les entreprises dans leur analyse d'impact. Mistral AI propose quant à lui un DPA de droit français.Le DPA est le document qui prouve que votre entreprise est en conformité quand elle utilise un agent IA avec des données personnelles. Faites-le valider par votre DPO avant tout déploiement.Ce qu'il faut retenirLa technologie sécurise l'infrastructure. Le contrat sécurise le cadre juridique. Mais c'est la formation qui sécurise l'usage au quotidien.Adopter un agent IA en entreprise n'est jamais une décision purement technique. C'est une décision stratégique qui engage la direction juridique, le DPO, la DSI et qui nécessite que les équipes comprennent ce qu'elles utilisent réellement.
La directive est claire : les diplomates américains sont appelés à s'opposer activement aux lois étrangères qui encadrent les données des entreprises américaines. ⚔️Après le DSA et le DMA, c'est donc au tour du RGPD d'être dans le viseur des autorités américaines.Ce n'est plus seulement une guerre commerciale ou technologique. C'est une bataille réglementaire frontale, où la protection des données des Européens devient un enjeu de politique étrangère américaine.Pendant ce temps, les entreprises européennes continuent de s'appuyer massivement sur des outils américains pour traiter leurs données les plus sensibles. Et les décideurs IT se retrouvent coincés entre deux feux : la pression de la conformité d'un côté, et la peur de se passer d'outils ancrés dans leurs habitudes. Mais la bascule vers plus de souveraineté numérique semble inéluctable, tant les signaux d'un rééquilibrage s'accumulent. Et c'est précisément ce qu'analyse Alain et Benoît dans ce nouvel épisode de Au-delà du live, la revue d'actualité mensuelle dédiée au numérique.Au programme du 60ème épisode : ⚔️ Washington part en croisade contre le RGPD☁️ Agentique & cloud souverain : le duo clé pour déployer l'IA en entreprise ?
Ce mardi 7 avril, Frédéric Simottel a reçu Thomas Serval, PDG de Baracoda, Michel Levy Provençal, fondateur de TEDxParis et de l'agence Brightness, et Salime Nassur, fondateur de Maars. Ils se sont penchés sur la réorganisation de l'équipe d'OpenAI après le retrait temporaire de Fidji Simo, la commercialisation du collier IA Friend de Friend.com repoussée dans l'Union européenne à cause de la RGPD, ainsi que Samsung bénéficiant de la pénurie de ses puces en multipliant par huit son bénéfice trimestriel grâce à la demande de puces IA, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
Les catégories socioprofessionnelles (CSP) ont longtemps constitué la colonne vertébrale de la segmentation client en France. Or ces nomenclatures, dont on oublie parfois qu’elles ont officiellement changé de nom dans les classifications de l’INSEE dès les années 1980, continuent de structurer les analyses marketing de nombreuses enseignes. C’est ce paradoxe que Philippe Le Magueresse, fondateur d’Océans et Astrolabe et ancien directeur général adjoint d’OpinionWay, a choisi de mettre au centre d’un webinaire organisé avec Visionary Marketing. Son propos est de montrer pourquoi les outils classiques de segmentation masquent autant qu’ils révèlent, et comment une approche fondée sur l’hybridation des données transforme la connaissance client en levier de décision réel. Segmentation client : pour aller au-delà des CSP Segmentation client Les CSP, un outil de segmentation client dépassé Le titre du webinaire, « Segmenter les consommateurs au-delà des CSP », n’est pas anodin. Si l’acronyme a techniquement été remplacé par « PCS » (professions et catégories socioprofessionnelles), le terme reste d’usage courant dans les directions marketing, par habitude autant que par commodité. Le Magueresse ne s’y attarde pas. Ce qui lui importe, c’est de montrer ce que ces catégories ne permettent pas de voir. Un cas tiré de la distribution alimentaire Il l’illustre avec un exemple concret tiré de la distribution alimentaire. La pénétration d’une enseigne analysée selon les découpages traditionnels (sexe, âge, statut, région, catégorie d’agglomération, CSP) donne une image relativement lisse. Les variations autour de la moyenne restent faibles et les écarts passent sous le radar. Remplacez cette grille par une lecture fondée sur les SocioPhases (une typologie en neuf classes construite à partir des données ouvertes de l’INSEE à la maille Iris, développée par la société Oktos, voir encadré ci-dessous) et l’image change radicalement. Les variations de pénétration vont de 1 à 2,5 selon les classes. « La moyenne ne décrit pas vraiment la réalité de la clientèle de cette enseigne. Elle masque des dynamiques très différentes. » Les SocioPhases expliquées par l’exemple La maille Iris, unité de base de l’analyse territoriale La maille Iris mérite une explication. Unité géographique de référence de l’INSEE, elle regroupe environ 2 000 habitants partageant des caractéristiques homogènes d’habitat et de population. On peut combiner à cette échelle des données de revenus, d’activité, de prix de l’immobilier et des résultats de bureaux de vote. Il devient ainsi possible de créer des typologies, non sur la donnée déclarative, mais sur des comportements et des descripteurs objectifs. On obtient ainsi neuf classes qui rendent compte de la réalité sociale, territoriale et patrimoniale des Français. Ce niveau de précision ne peut être atteint avec les CSP. Ruraux en crise, ruralité profonde : quand la nuance change tout L’exemple des deux classes les plus pénétrées par l’enseigne étudiée illustre la valeur opérationnelle de cette approche. « Ruraux en crise » et « ruralité profonde » présentent des taux de pénétration proches (autour de 36 %) et des poids comparables. Pourtant, leur contribution au chiffre d’affaires diffère sensiblement, tout comme leur part d’achats réalisés sous promotion. Bases de données comportementales et métaphore du lampadaire La ruralité profonde, financièrement plus à l’aise, achète moins sous promo. Les ruraux en crise y recourent davantage. Pour un distributeur qui investit massivement dans la promotion, cette distinction n’est pas anecdotique. Elle conditionne directement le retour sur investissement de campagnes entières. Les bases de données comportementales, aussi riches soient-elles, tournent en rond. Ces bases permettent d’expliquer des comportements par d’autres comportements. C’est la métaphore du lampadaire. On cherche là où il y a de la lumière, pas nécessairement là où se trouvent les réponses. Les typologies géosociales apportent ce pas de côté. Elles offrent une clé de lecture extérieure aux données internes de l’enseigne. Ce qui permet d’éclairer les clients avec des variables sans rapport direct avec leurs habitudes d’achat. La fragmentation des données, un problème d’organisation autant que d’outils Si ces approches existent, pourquoi ne sont-elles pas plus largement adoptées ? La réponse de Le Magueresse est sans détour. Ce n’est pas une question d’outils. Ce qui fait obstacle, c’est l’organisation et la culture. Dans la plupart des entreprises, les fonctions marketing sont découpées en silos étanches. Connaissance client, activation CRM, communication, relation client. Chaque département arrive en réunion avec ses propres indicateurs, ses propres définitions, ses propres logiques. « On passe 80 % de la réunion à s’aligner sur les chiffres, et il reste très peu de temps pour décider. » Le problème culturel est encore plus profond. Il repose sur une croyance implicite selon laquelle chaque département, en optimisant ses propres résultats, contribue à l’optimum global de l’entreprise. Or dans aucun système l’optimum global n’est obtenu par la somme des optimums locaux. L’exemple de l’acquisition et de la fidélisation l’illustre bien. Une équipe acquisition qui réalise 120 % de ses objectifs en recrutant des profils inadaptés génère mécaniquement une chute du réachat. Le problème n’est pas la performance individuelle. C’est l’absence de langage commun. Pourquoi en sommes-nous encore là ? Cette situation appelle un commentaire direct. Le secteur de la distribution traverse une crise structurelle sévère. Les fermetures de commerces de centre-ville se multiplient et plusieurs enseignes de grande distribution affichent des résultats sous pression. Le data marketing existe précisément pour apporter les réponses que l’intuition ne peut plus fournir seule. Il est donc assez sidérant de constater qu’au XXIe siècle, des organisations dépensent encore 80 % de leur temps de réunion à s’accorder sur la définition d’un indicateur plutôt que de mettre en œuvre des innovations pourtant disponibles. Ce n’est pas un problème de technologie. Les outils existent, les données sont accessibles en open data et les typologies comme les SocioPhases sont opérationnelles. C’est un problème de gouvernance et de culture d’entreprise. Tant que chaque département optimise son propre périmètre sans vision transversale, les arbitrages resteront sous-optimaux et les occasions manquées s’accumuleront. Quand l’algorithme devient le manager : la leçon Amazon La question de l’algorithme-manager n’est pas théorique. Dans ses entrepôts français, Amazon a poussé cette logique à son terme. Des scanners enregistraient en temps réel chaque geste des préparateurs de commandes, mesurant les temps d’inactivité à la seconde et déclenchant des alertes automatiques en cas d’écart de productivité. La CNIL a sanctionné Amazon France Logistique à hauteur de 32 millions d’euros fin 2023 pour surveillance jugée excessivement intrusive. Le Conseil d’État a partiellement réduit cette amende à 15 millions en décembre 2025. Tout en reconnaissant le principe de la surveillance algorithmique du travail comme légalement encadrable. Ce cas illustre une tension réelle. L’algorithme peut piloter les tâches quotidiennes avec une précision qu’aucun manager humain ne pourrait atteindre, mais au prix d’une pression continue que les salariés peinent à absorber. Absentéisme élevé, turnover important, accidents du travail en hausse dans les entrepôts français : le bilan social parle de lui-même. La donnée ne saurait être un instrument de contrôle brut. Elle doit s’inscrire dans une intention managériale, ce qu’illustre précisément Le Magueresse lorsqu’il rappelle que l’IA ne donne pas le sens. La donnée ne parle pas d’elle-même C’est ici que la segmentation client retrouve sa fonction première. Non pas décrire des populations, mais créer un référentiel partagé entre des équipes qui, faute de base commune, se parlent sans se comprendre. Comme le formule Le Magueresse, une donnée s’interprète, on la contextualise, on lui donne un sens et on la met en relation avec des décisions à prendre. La chaîne de transformation (données, informations, connaissances, décisions) n’est pas automatique. Elle suppose un travail collectif d’interprétation que ni la technologie ni l’IA ne peuvent court-circuiter. Ce point mérite qu’on s’y arrête à l’heure où les outils d’intelligence artificielle se multiplient à un rythme qui dépasse la capacité d’absorption des organisations. L’IA peut déclencher des actions et automatiser des décisions opérationnelles, mais elle n’a pas de direction propre. La différenciation entre enseignes ne se jouera pas sur la puissance des algorithmes, auxquels tous auront accès, mais sur la qualité des données qui les alimentent et sur les intentions que les équipes leur assignent. Retail, banque, télécoms : une approche transversale Le Magueresse se garde de cantonner son propos au retail alimentaire, même si c’est là que les démonstrations sont les plus parlantes. Le principe des SocioPhases s’applique à tout secteur qui dispose d’une base de données clients géolocalisée. Dans la banque, la grille permet de décomposer le produit net bancaire par classe et d’identifier les segments à fort potentiel ou à risque de décrochage. Pour ce qui est des télécoms, c’est l’ARPU (revenu moyen par utilisateur) qui se prête à cette lecture. Dans la distribution spécialisée, ce sont les comportements d’achat saisonniers ou les réponses aux opérations promotionnelles. La maille IRIS dans la segmentation client L’intérêt de la maille Iris est précisément là. Elle est assez fine pour coller à la réalité locale d’un point de vente. Un directeur de magasin dont la zone de chalandise est dominée par des classes aisées n’a pas les mêmes besoins en termes de facing et d’assortiment qu’un homologue implanté en zone périurbaine en difficulté. Les préconisations nationales des centrales d’achat ne peuvent pas rendre compte de cette hétérogénéité. L’accord récemment signé entre Carrefour et la société Vusion illustre la direction que prend le secteur. Ce partenariat déploie des étiquettes électroniques et des caméras pour piloter la vie du rayon en temps réel. La donnée devient opérationnelle et immédiate, capable de déclencher des réassortiments automatiques, tout en recélant une valeur analytique à plus long terme pour ajuster les assortiments locaux. Les prochaines étapes de la segmentation client Dès lors qu’une enseigne contrôle électroniquement l’affichage des prix, elle dispose d’une réactivité nouvelle pour gérer les produits en fin de vie ou à date limite de consommation courte. Ce n’est pas seulement une opportunité commerciale. C’est aussi une réponse concrète au gaspillage alimentaire. La même donnée, réutilisée dans une autre temporalité, permet d’affiner les prévisions de production et de réduire les ruptures. « La donnée est un bien non rival. On peut l’utiliser plusieurs fois. Elle ne s’use pas. » Cette propriété, trop souvent négligée, est au cœur de la valeur que Le Magueresse cherche à faire comprendre aux organisations qu’il accompagne. Le directeur marketing de demain, un algorithme? Quant à savoir si le directeur marketing sera un jour remplacé par un algorithme, question posée en référence à l’ouvrage de Stéphane Amarsy Mon directeur marketing est un algorithme paru il y a une dizaine d’années, la réponse est nuancée. Le directeur marketing sera de plus en plus épaulé par l’intelligence artificielle. Mais c’est à lui, et aux équipes qu’il anime, de définir le projet collectif derrière la marque, d’orienter l’exploitation des outils et de donner une intention aux machines. Ce travail-là, aucun algorithme ne peut le faire à sa place. La segmentation client, dans ce cadre, n’est pas un outil parmi d’autres. C’est le socle d’un langage commun sans lequel les organisations continueront de s’épuiser à optimiser des silos, pendant que d’autres, plus lucides, auront choisi de tirer dans le même sens. Qu’est-ce que les SocioPhases ? Les SocioPhases sont une typologie géosociale propriétaire développée par Oktos, société française de data marketing fondée en 1993. Il s’agit de la première typologie construite à la maille Iris en neuf classes et trente sous-classes, représentative des 67 millions de Français et des 50 700 Iris du territoire métropolitain. Contrairement aux CSP, qui classent les individus selon leur profession déclarée, les SocioPhases décrivent des environnements de vie. Elles combinent les données du recensement INSEE 2022, les valeurs foncières de 2014 à 2024, et les résultats des élections présidentielles 2022 et des législatives 2024. Aucune donnée déclarative n’est utilisée, uniquement des données objectives en open data. Le principe directeur est la mesure de l’ouverture ou de la fermeture des territoires sur le monde. Cette dimension, absente des typologies classiques, s’avère fortement corrélée aux comportements de consommation, à la sensibilité aux prix, à la réponse aux promotions et à la fidélité aux enseignes. Oktos propose deux typologies complémentaires. Les ImmoPhases sont axées sur la valeur immobilière des territoires et comptent huit classes. Les OnomaPhases constituent une segmentation générationnelle en cinq classes fondée sur l’analyse de 30 852 prénoms sur 120 ans d’histoire. Les trois typologies peuvent être croisées et intégrées directement dans les bases de données comportementales des entreprises via la clé Iris ou l’adresse postale, dans le strict respect du RGPD. À propos de Philippe Le Magueresse Philippe Le Magueresse est fondateur d’Océans et Astrolabe, cabinet spécialisé dans la structuration des arbitrages data marketing. Ancien directeur général adjoint d’OpinionWay, où il a dirigé les études marketing avant de développer une activité d’hybridation des données, il accompagne depuis plus de trente ans des organisations (principalement dans le retail, la distribution et les services) dans leur transformation par la donnée. Il intervient également à l’EBG (Electronic Business Group), principal think-tank français sur l’innovation digitale. The post Segmentation client, dépasser les CSP appeared first on Marketing and Innovation.
Et si le succès du numérique européen, venait du terrain comme Barcelone et Amsterdam ? Dans cet extrait Simon Chignard démontre comment la souveraineté et l'éthique numériques européennes ne se construisent pas uniquement dans la « bulle » de Bruxelles, mais émergent d'abord sur le terrain, grâce à une véritable « diplomatie des villes ». Ecoutez l'épisode en entier : https://smartlink.ausha.co/trench-tech/simon-chignard(c) Trench Tech, LE podcast « Esprits Critiques pour Tech Éthique »Épisode enregistré en janvier 2026---
Sobre as diretrizes da Comissão Europeia que fornecem um roteiro estratégico para ajudar professores e dirigentes escolares a selecionar, criar e avaliar conteúdos educativos digitais (DEC). O documento define o papel destes recursos na modernização do ensino, destacando benefícios como a personalização da aprendizagem, a inclusão de alunos com necessidades especiais e o aumento da interatividade. Estruturado em três secções, o texto apresenta oito critérios de qualidade, abrangendo desde o alinhamento pedagógico e a fiabilidade científica até à conformidade legal com o RGPD e a viabilidade financeira. A publicação incentiva uma abordagem de planeamento escolar global, promovendo a colaboração entre educadores e especialistas técnicos para garantir ambientes digitais seguros e eficazes. Adicionalmente, oferece conselhos práticos e cenários de aplicação para orientar as decisões quotidianas sobre o uso de tecnologias e inteligência artificial nas salas de aula. Através de ferramentas de autoavaliação e quadros de competências, o guia visa fortalecer a confiança digital da comunidade educativa europeia até 2030.
Le syndic doit-il transmettre la feuille de présence en copropriété ? Réponse claire et juridique dans un contexte immobilier français très encadré. Un éclairage utile pour faire valoir vos droits, au micro de Ariane Artinian.Vous êtes copropriétaire et vous vous posez des questions sur vos droits face au syndic ? Cet épisode vous apporte une réponse concrète et directement applicable.Emmanuelle Jaulneau est l'invitée de ce nouvel épisode de Mon Podcast Immo. Au micro de Ariane Artinian, elle décrypte une question fréquente sur le terrain : l'accès à la feuille de présence en assemblée générale de copropriété.Encadrée par la loi de 1965 et son décret de 1967, la règle est claire : ce document fait partie intégrante du procès-verbal et doit être accessible aux copropriétaires. « Le syndic a bien l'obligation de communiquer cette feuille de présence », rappelle l'experte. Même en l'absence d'annexes lors de la notification initiale, tout copropriétaire peut en faire la demande.Autre point clé : la conformité avec le RGPD. Contrairement aux idées reçues, la transmission de ces données est légale. « On ne peut pas considérer que communiquer cette feuille de présence serait contraire au RGPD », précise Emmanuelle Jaulneau, en s'appuyant sur la jurisprudence et une réponse ministérielle.Composition, signature, mentions obligatoires… sans oublier un risque majeur : l'absence de feuille de présence peut entraîner la nullité de l'assemblée générale.Un épisode indispensable pour comprendre vos droits en copropriété et sécuriser vos démarches dans un cadre juridique précis.Animé par Ariane Artinian, journaliste et fondatrice du média MySweetImmo
« On ne peut pas quitter Microsoft. » Cette phrase, entendue dans toutes les DSI depuis dix ans, est en train de devenir obsolète. Entre une hausse des tarifs de 25 % à 30% en deux ans sous prétexte d’IA et une pression juridique sans précédent (commission d’enquête parlementaire de mars 2026, directive NIS2, circulaire ministérielle), l’alternative souveraine n’est plus un choix militant, c’est une stratégie de survie pour les entreprises. Pourquoi le vent tourne en 2026 Plusieurs éléments contribuent à ce changement d’attitude vis à vis de Microsoft mais aussi de tous les éditeurs qui La “Taxe IA” : Microsoft a généralisé ses hausses de prix en injectant Copilot par défaut. Pour beaucoup d’entreprises, payer pour une IA qu’elles n’utilisent qu’à 10 % devient inacceptable. D’autant que le constat est fait que d’autres modules ne sont jamais utilisés. Le piège du Cloud Act : Malgré les promesses de résidence des données en Europe, l’ambiguïté juridique demeure. La commission parlementaire présidée par Cyrielle Chatelain (mars 2026) pointe du doigt la vulnérabilité des secteurs critiques (santé, éducation). L’effet de masse : Le Health Data Hub a officiellement amorcé son retrait des services Microsoft. Quand le “paquebot” de l’État bouge, tout l’écosystème suit. A cela s’ajoute un contexte international anxiogène. Les USA jouent leur propre partition laissant leurs alliées historiques de coté. La position de la France est désormais sans ambiguïté. Le Directeur interministériel du numérique (DINUM) a acté que Microsoft 365 est “non conforme” à la doctrine “Cloud au centre”. De fait, la solution est exclue du label “Cloud de confiance“, réservé aux infrastructures protégeant les données contre les lois extraterritoriales. Qui sont les challengers ? On ne cherche plus “le Microsoft français” (qui n’existe pas en un seul bloc), mais un assemblage de briques de solution françaises ou européennes. Les caractéristiques sont les suivantes. Une offre cloud souveraine (Secnumcloud), des modules open source ou totalement libres. L’inconvénient par rapport aux solution des acteurs en place est l’effet patchwork. En réalité, les besoin sont simples : une solution collaborative, un traitement de texte, un tableur, une base de données, un messagerie, une solution de visio. Avec cela on peut travailler dans presque tous les domaines. Quand on regarde la marché présente beaucoup d’alternatives. La Suite Collaborative : Jamespot (TeamWork) et Wimi s’imposent comme les alternatives les plus matures pour la gestion de projet et la communication, mais il existe aussi des solution installées et auto hébergeables comme Nextcloud et mes amis de Div Protocol. La Bureautique : Le couple OnlyOffice ou Collabora Online intégré à des solutions comme eXo Platform ou Nextcloud offre désormais une compatibilité .docx quasi parfaite. Le Cloud de Confiance : L’arrivée de S3NS (Thales/Google) et de Bleu (Orange/Capgemini/Microsoft) qualifiés SecNumCloud crée une zone “hybride” pour ceux qui veulent la puissance des outils US sans le risque juridique. Le seul vrai hyperscaler Secnumcloud et français c’est OVHcloud. Une méconnaissance persistante laisse croire que la localisation physique des serveurs sur le sol européen suffit à garantir la protection des données. En tant qu’expert, je dois marteler cette vérité : la souveraineté n’est pas une question de géographie, mais de juridiction. Un fournisseur dont le siège social est hors de l’Union européenne demeure structurellement soumis à sa législation d’origine, créant un conflit insoluble avec le RGPD. Le CLOUD Act américain permet aux autorités d’outre-Atlantique d’exiger l’accès aux données, indépendamment de leur lieu de stockage. Ce risque n’est plus théorique : l’arrêt Schrems II de la CJUE et l’amende record de 1,2 milliard d’euros infligée à Meta en 2025 pour transferts illégaux soulignent la responsabilité financière et juridique colossale qui pèse sur les dirigeants. “Même lorsque les données sont stockées dans des centres européens, un fournisseur basé hors UE peut rester soumis à une législation étrangère (comme le Cloud Act américain).” La stratégie de la “Migration Invisible” Quitter Microsoft ne se fait pas en un week-end. Les entreprises qui réussissent en 2026 adoptent une approche hybride : Auditer la dépendance : Seuls 16 % des entreprises analysent réellement leurs flux de données (Baromètre EY/Hexatrust 2025). Auditer également des documents et process qui sont basés sur des technologies propriétaires (macro Excel, tableaux croisées et liées entre eux, workflow) Basculer par domaine: Garder Excel pour les finances, mais passer sur Tchap ou Olvid pour la messagerie sensible et Oodrive pour le stockage documentaire. On pourrait dire aussi garder un froint microsoft mais tout placer sur une architecture libre. Former au “Mieux-Vivre” numérique : Ne pas se laisse imposé des pack couteux et inutiles. Sortir de l’infobésité de Teams pour revenir à des outils plus structurés et souverains. Microsoft n’est pas complètement ignorant de ce phénomène. Il adapte sa tarification pour gêner ce mouvement en imposant certains modules et en adoptant une tarification en défaveur d’un picking de solutions dans son catalogue. Vers un “Système d’Exploitation” Souverain La bataille qui s’annonce en 2026 ne porte plus sur la simple alternative logicielle, mais sur le contrôle de l’accès. Si le grand exode hors de Microsoft 365 s’accélère, c’est parce qu’un nouvel écosystème de confiance est en train de naître en Europe. Le Portefeuille d’Identité Numérique Européen (EUDI), dont le déploiement massif est prévu pour la fin de l’année, sera la pièce manquante du puzzle. En permettant aux collaborateurs de s’authentifier de manière ultra-sécurisée et souveraine sur des clouds certifiés SecNumCloud, l’Europe ferme enfin la boucle : L’identité est gérée par l’État (via le Wallet). L’accès est protégé par des protocoles ouverts. La donnée est stockée chez des hébergeurs immunisés contre le Cloud Act. Quitter Microsoft n’est donc plus un saut dans l’inconnu, mais l’adhésion à une nouvelle norme d’infrastructure. Pour les entreprises françaises, 2026 est l’année où l’on cesse d’être des locataires précaires de la Silicon Valley pour devenir les propriétaires de notre propre destin numérique. Le choix d’une suite collaborative est devenu un acte de gouvernance pure. Ce mouvement de “géopatriation“ des données propulse le marché européen du cloud souverain vers des sommets, avec une estimation à 23,1 milliards de dollars et une croissance annuelle de 25 %. Le mot de la fin : Si Microsoft a inventé le bureau numérique, l’Europe est en train d’en construire les murs et d’en forger les clés. Il est peut-être temps de préparer vos cartons. Par Régis BAUDOUINThe post Microsoft 365 sous pression first appeared on XY Magazine.
Se ha vuelto urgente charlar sin pelos en la lengua sobre el caos de gobernanza, comprensión y estrategia en el uso de la IA por parte de despachos de abogados, DPOs, y otros profesionales.Vuelve al programa Jorge García Herrero para debatir sobre:* La posible inutilidad de los llamados “legal AI”* El futuro de los servicios legales* Modelos abiertos y locales como fórmula de gobernanza e independencia* El factor silencioso que nos puede devolver a los años ochenta.Sobre Jorge:Después de 17 años en el despacho Garrigues, Jorge García Herrero encontró en 2017 su ikigai en la protección de datos personales. A día de hoy es premio de la AEPD a las “Buenas Prácticas en la implementación del RGPD y la LOPD” (2019), asesora a multinacionales españolas y extranjeras líderes en sus mercados, y lidera dos grupos especialistas en protección de datos. Jorge es además co-autor del manual “Análisis de sanciones en Protección de Datos divididas por conceptos y sectores” (Wolters Kluwer, 2021) y del libro “La adaptación al nuevo marco de protección de datos tras el RGPD y la LOPDGDD” (Wolters Kluwer, 2019). También es ponente y docente habitual en las Universidades de Valladolid, Alicante, Almería, y Pontificia de Salamanca. Junto a Darío López Rincón publica la Newsletter “best seller” Zero Party Data.Referencias:* Zero-Party Data: Newsletter de Jorge García Herrero y Darío López Rincón* Jorge García Herrero en Bluesky* Jorge García Herrero en LinkedIn* Reshuffle: Who Wins when AI Restacks the Knowledge Economy (Sangeet Paul Choudary, 2025)* LegalQuants: “Build what you practice”* TODO.LAW : Dealroom* TODO.LAW: DPO Central* TODO.LAW: Hardware “setup” (lista de espera) This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.mastersofprivacy.com/subscribe
AFFEN&Co 404, avec Delphine LE SERRE, experte auprès de l’UNESCO, pour sont ouvrage The Future of Human Intelligence. L’intelligence artificielle (IA) ne représente pas seulement une évolution technologique, mais une révolution industrielle « compactée » qui redéfinit notre rapport à la connaissance et au travail. Une perspective historique : Du biomimétisme aux sciences cognitives Pour comprendre l’IA actuelle, il faut remonter au biomimétisme, une quête séculaire consistant à imiter la nature et les facultés humaines. Si l’IA trouve ses racines chez les philosophes grecs et Léonard de Vinci, le véritable tournant survient après la Seconde Guerre mondiale. Face à l’incapacité d’observer directement le cerveau, les chercheurs ont adopté le modèle du processeur informatique pour simuler les fonctions cognitives humaines, jetant ainsi les bases des sciences computationnelles. Révolution vs Évolution : L'impact sur le contrat social Contrairement aux révolutions précédentes qui remplaçaient les tâches manuelles, l’IA cible l’intelligence cognitive et les « cols blancs ». Cette capacité des machines à égaler, voire dépasser, l’analyse humaine remet en cause le contrat social hérité des Lumières, où le travail garantit la subsistance. Face au risque de remplacement, des concepts comme le revenu minimum universel sont sérieusement étudiés par des organisations comme OpenAI pour accompagner cette transition économique et sociale. Stratégies géopolitiques : Régulation contre Innovation On observe une divergence majeure entre les continents. L'Europe, marquée par son histoire, privilégie la protection de la vie privée et la régulation via le RGPD et l’IA Act. À l’inverse, l’Amérique du Nord et l’Asie misent sur une appropriation rapide et des investissements massifs (Venture Capital), favorisant l’émergence de géants industriels. Comment rester humain face à la machine ? Pour ne pas devenir « vulnérable » ou perdre son pouvoir d’action (empowerment), l’humain doit cultiver ce qui le distingue : l’intelligence socio-émotionnelle. Delphine Le Serre préconise de : Développer la curiosité et la capacité d’apprendre à apprendre. Maintenir un socle de connaissances académiques solide pour rester critique face aux résultats générés par les machines. Privilégier le dépassement de soi à travers des activités extrascolaires (sport, associations). En conclusion, l’IA nous force à redéfinir l’intelligence humaine au-delà des simples capacités cognitives et à nous interroger sur ce qui fait notre essence profonde.
L'Europe du numérique ressemble-t-elle à une auberge espagnole ou à une forteresse assiégée ? Entre la domination écrasante des Big Tech à Dublin, le culte de la vie privée à Berlin et l'activisme citoyen de Barcelone, l'unité européenne est mise à rude épreuve. Alors que le rapport de force s'intensifie avec les États-Unis de Donald Trump et que l'IA redistribue les cartes, l'Europe joue son destin technologique.Dans cet épisode, nous recevons Simon Chignard, expert en politiques de données auprès de la Commission Européenne et président de l'Observatoire Data Publica. De retour d'un tour des capitales européennes, il nous livre un carnet de voyage sans concession sur l'état de notre souveraineté.Berlin vs Dublin : Pourquoi nos voisins allemands préfèrent le sauna à la divulgation de leur nombre d'enfants, et comment l'Irlande est devenue le "cheval de Troie" des GAFAM.Barcelone & Amsterdam : Comment les villes reprennent le pouvoir grâce à l'Open Source et à la transparence algorithmique.RGPD & AI Act : Le bilan est-il vraiment positif ? On décrypte le texte "Omnibus", cette menace fantôme qui pourrait détricoter nos protections au profit de l'entraînement des IA.Géopolitique : Pourquoi la crise de la quarantaine de l'Allemagne et la guerre en Ukraine dictent aujourd'hui notre stratégie numérique.L'Europe a-t-elle fini d'être naïve ? Sommes-nous condamnés à réguler ce que les autres inventent ? Un épisode essentiel pour comprendre les coulisses du pouvoir à Bruxelles et l'avenir de nos données.
L'intelligence artificielle fait partie de l'arsenal de bien des solutions logicielles vendues aux entreprises. Face à cette évolution pour ne pas dire envahissement, les entreprises sont-elles mis en situation de danger ? Quels sont les risques ? Quelles précautions faut-il prendre ? C'est avec Grimaud Valat, avocat associé du cabinet DTMV et spécialisé en droit du numérique.➡️ REGARDER CETTE INTERVIEW SUR YOU TUBE Notre invitéGrimaud Valat est associé au sein du cabinet depuis février 2022, après avoir été associé d'un cabinet d'affaires lyonnais.Il est spécialisé en droit économique, numérique et de la propriété intellectuelle et conseille ainsi ses clients sur les questions contractuelles, d'audit, de compliance ainsi que de gestion, protection et valorisation des données.Membre de l'Association Internationale pour la Protection de la Propriété Intellectuelle (AIPPI) et du Groupe Rhône-Alpes pour la protection de la Propriété Intellectuelle (GRAPI), Grimaud dispense également des cours de propriété intellectuelle au sein de l'EM LYON et collabore étroitement avec la Human Technology Foundation sur les sujets d'utilisation éthique des technologies, et notamment des données et de l'intelligence artificielle.Avocat au Barreau de Lyon depuis 2014, Grimaud est titulaire d'un Master II en droit de la propriété intellectuelle et d'un Diplôme universitaire de droit anglais de l'Université Jean Moulin Lyon 3.Une émission animée par Anne-Sandrine Di Girolamo.
Dans cet épisode, Manuel Davy reçoit Mélanie Defoort, Chief Value Officer chez Valiuz, pour aborder une question que beaucoup d'entreprises se posent aujourd'hui : quelles sont les implications juridiques de l'usage de l'intelligence artificielle ?Entre protection des données, responsabilité des entreprises, conformité au RGPD et nouvelles réglementations européennes comme l'AI Act, Mélanie partage son regard de juriste sur les principaux points de vigilance à connaître lorsqu'on utilise l'IA dans un cadre professionnel.Comment éviter les risques liés au partage de données sensibles ? Quelles responsabilités pour l'entreprise lorsque des contenus sont générés par une IA ? Comment encadrer l'usage d'outils comme les agents conversationnels ou les générateurs d'images dans le travail quotidien ?Formation des collaborateurs, mise en place d'une charte IA, supervision humaine, culture de l'esprit critique face aux contenus générés… Cet épisode propose des clés concrètes pour utiliser l'intelligence artificielle de manière responsable et sécurisée.Un échange utile pour les dirigeants, les collaborateurs et toutes celles et ceux qui souhaitent mieux comprendre les enjeux juridiques de l'IA, que ce soit dans leur entreprise, dans leur travail au quotidien ou même dans leur usage personnel.Bonne écoute !Les Carnets de l'IA est un podcast proposé par la Cité de L'IA avec la soutien de la Fondation MMADirection éditoriale : Manuel Davy et Hélène VanwaesProduction exécutive : natif.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tout le monde parle de souveraineté numérique, mais le sujet est plus complexe qu’on croit. Telle est la leçon que j’ai retenue d’un récent webinaire sur le sujet auquel j’ai eu le plaisir de participer. Si des acteurs comme Salesforce ou HubSpot dominent leurs marchés quelque chose a pourtant changé. Sous l’effet conjugué des tensions géopolitiques, du Cloud Act et d’une prise de conscience progressive des directions informatiques, la question de la souveraineté numérique s’est invitée au cœur des décisions logicielles. Des éditeurs français solides existent, encore faut-il être capable de les évaluer, et savoir ce que l’on cherche vraiment à protéger, et déjouer les pièges du « sovereignty washing ». Voici mon compte-rendu de ce passionnant débat qui ne clot certainement pas la discussion sur ce sujet éminemment complexe. La souveraineté numérique s’invite dans le choix du CRM Souveraineté numérique : où donc sont stockées les précieuses données de votre entreprise. Et qui a le droit de les consulter sans même demander votre accord ? Image réalisée avec Midjourney La question n’est plus théorique. Alors que la tension géopolitique entre l’Europe et les États-Unis s’intensifie, que les câbles sous-marins appartiennent majoritairement aux géants du numérique américains et que les dépendances technologiques s’accumulent depuis des décennies, de plus en plus d’entreprises et d’organisations publiques françaises se demandent si leurs outils de gestion de la relation client les exposent à des risques qu’elles ne maîtrisent pas. C’est dans ce contexte que Tech Ethic a réuni, le 12 mars 2026, un panel d’experts autour de la question centrale : quelles alternatives de confiance à Salesforce et HubSpot ? Animée par Thierry Bayon, fondateur de Tech Ethic, la table ronde a réuni une avocate spécialisée en droit numérique, un ancien haut fonctionnaire de la DINUM, des éditeurs de CRM français, un spécialiste de l’intelligence économique et des observateurs du marché. Voir la liste des participants en fin de billet. Ce compte-rendu en restitue les échanges dans leur densité. Souveraineté numérique : vos données sont sécruisées dans le cloud, c’est bien, mais qui détient la clé du cadenas ? Image réalisée avec Midjjourney L’extraterritorialité du droit américain : bien plus qu’un détail juridique Maître Olivia Flipo, avocate et docteure en droit spécialisée dans le conseil aux entreprises fournisseurs et utilisatrices de technologies, a posé d’emblée le cadre juridique dans toute sa brutalité. L’extraterritorialité du droit américain, dont le Cloud Act n’est qu’une expression parmi d’autres, désigne la capacité très réelle pour des autorités étrangères de peser sur les décisions des entreprises européennes, d’accéder à leurs données et de les sanctionner au détriment des intérêts économiques et stratégiques locaux. « En l’occurrence, pour ce qui concerne la technologie et le numérique, nos entreprises doivent respecter à la fois le droit européen, le droit français et le droit américain », a-t-elle précisé. La discrétion de l’accès Ce qui est particulièrement préoccupant tient à la discrétion de l’accès : une entreprise ayant un lien avec les États-Unis peut recevoir une injonction des autorités américaines sans que l’entreprise cliente ni la personne concernée n’en soient averties. « Le droit devient un outil de puissance économique et un outil de compétition géopolitique », a-t-elle conclu. Le RGPD, aussi ambitieux soit-il, ne constitue pas un bouclier suffisant face à cette réalité. Philippe Vrignaud, juriste de formation et cadre de la Direction interministérielle du numérique (DINUM), a rappelé que la question de la souveraineté numérique est ancienne dans les administrations françaises. La DGFIP emploie des milliers de développeurs et héberge ses données sensibles sur un réseau physique dédié, le Réseau interministériel de l’État (RIE). Mais dès que l’on descend dans les couches applicatives, on retrouve du Windows, du Microsoft, du Salesforce. « Cette question est d’autant plus prégnante que ce sont les données des citoyens qui sont manipulées par l’État », a-t-il souligné. Augmenter sa capacité à créer un rapport de force La hausse des licences VMware suite au rachat par Broadcom illustre une autre facette du problème : les contrats initialement négociés peuvent être remis en cause par une acquisition, exposant les organisations à des hausses tarifaires brutales sans recours efficace. La Caisse nationale de l’Assurance maladie a cependant réussi à faire pression sur un éditeur pour qu’il revienne sur ses tarifs — preuve que le rapport de force peut, parfois, basculer. L’État a pour nécessité d’augmenter sa capacité à créer un rapport de force en sa faveurMe Olivia Flipo Données, portabilité et hébergement : les trois axes structurants David Fayon, spécialiste du numérique et fondateur de Numerikissimo, a structuré le débat autour de trois axes qu’il juge préalables à tout choix logiciel : la donnée elle-même et sa gouvernance, sa portabilité d’une solution à une autre, et l’hébergement. « Les données, ce sont nos assets, c’est là où il y a la plus grosse valeur. Il faut les protéger », a-t-il rappelé. La portabilité constitue un enjeu souvent négligé : se retrouver prisonnier d’une solution dont les clauses deviennent défavorables après une fusion-acquisition est un risque systémique. Il a cité l’exemple de l’outil Hyperion, racheté par Oracle, dont les clients ont subi des hausses de licences sans avoir contracté avec Oracle à l’origine. La stabilité juridique du pays hébergeur : l’exemple criant de la Suisse Sur la question de l’hébergement, j’ai eu l’occasion d’apporter une nuance que plusieurs participants ont relevée. Il ne suffit pas en effet que les données soient en Europe. Elles peuvent l’être dans un datacenter européen opéré par un acteur américain soumis au Cloud Act. Par ailleurs, la stabilité juridique du pays d’hébergement est une variable aussi importante que sa localisation. La souveraineté numérique est un bel objet de discussion mais quand on gratte la surface, tout devient extrêmement complexe. Voir à ce sujet notre proposition de méthodologie pour rechercher des alternatives logicielles européeennes. Le CRM, miroir de la donnée structurée : pourquoi la sensibilité est maximale Christophe Alvès, dirigeant de Scal-e, plateforme de marketing cloud née comme spin-off de Bouygues Telecom, a mis le doigt sur ce qui distingue le CRM dans le débat de souveraineté numérique : la nature de la donnée qu’il porte. « Le CRM va avoir de la donnée structurée sur de la connaissance de personnes morales et physiques. Des données potentiellement disponibles si on se retrouve dans le cadre de l’extraterritorialité du Cloud Act ». À la différence de la bureautique qui traite de la donnée non structurée, un CRM consolidé constitue une base de connaissance clients dont la sensibilité est maximale. Yoram Szternberg, directeur commercial d’Efficy, éditeur d’un CRM présent depuis vingt-cinq ans sur le marché européen, a précisé la ligne de différenciation des acteurs souverains : « La souveraineté numérique, ce n’est pas que l’éditeur de logiciel. C’est l’éditeur, la proximité des équipes, une R&D maîtrisée localement, et un hébergeur souverain. Être hébergé en France avec Microsoft Azure, c’est perdre cette identité souveraine ». Efficy revendique une co-construction de sa roadmap avec ses clients et une présence forte dans le secteur public (collectivités, BRGM, ANSM) où la gestion de la relation usager (GRU) et la gestion de la relation citoyen (GRC) génèrent des données personnelles à très haute sensibilité. « Dans un marché public, la seule conformité demandée était souvent d’avoir les données en Europe. Or la donnée en Europe peut être portée par un cloud américain — elle ne répond pas à la contrainte du Cloud Act ». Yoram Sztenberg, Efficy PME et ETI industrielles : la souveraineté numérique comme critère métier Yohann Roussel Ciquard, directeur commercial de Soeman Group, éditeur et intégrateur CRM dédié au mid-market, notamment industrie et négoce B2B, représentait son président Michel Gramusset, qui n’avait pu se rendre disponible. Sa perspective est celle du terrain : face aux PME et ETI, les arguments de Salesforce et HubSpot trouvent vite leurs limites. « Très vite, Salesforce ou HubSpot, c’est fait pour du gros et ça se voit. Le besoin de chercher un éditeur typé sur l’accompagnement métier, la proximité, n’est pas un point secondaire, mais déterminant ». Depuis plus de dix ans, Soeman construit sa proposition autour de la souveraineté numérique comme ligne directrice : hébergement indépendant d’AWS ou d’Azure, capitalisme français, équipes françaises. Dans des secteurs comme le nucléaire, l’aéronautique ou la santé, la confidentialité des données n’est pas un argument commercial, c’est une exigence réglementaire. « Nos clients recherchent un partenaire, pas un fournisseur ». NB : notons avec un peu de facétie assumée, que Soeman ne sonne pas très français. Pourtant, il s’agit d’un mot valise signifiant « solution de e-management ». Pour des noms (faussement) français, se tourner vers les sociétés américaines comme Anthropic. Le Score de souveraineté numérique (SEAL), récemment voté par l’UE, représente à cet égard une avancée concrète. Il permettra d’inclure dans les marchés publics un critère de souveraineté au-delà de la seule conformité RGPD, en prenant en compte la localisation de l’entreprise et de son hébergeur. Une évolution que tous les participants ont saluée, tout en reconnaissant que son impact restera limité sans une volonté politique affirmée de préférence européenne. Les différents niveaux de souveraineté numérique selon le SEAL de l’Union européenne. Attention, c’est scientifique. C’est peut-être là le problème, car les décisions humaines le sont rarement, même et surtout en B2B. Image produite avec Gemini sur la base de ce document de l’UE sur le score de souveraineté numérique. Intelligence économique et CRM : deux univers qui se rejoignent Valéry Mainjot, fondateur et CEO de Cikisi, solution européenne de market and competitive intelligence, a apporté une perspective originale. L’intelligence économique possède une double dimension, défensive et offensive : détecter des menaces, des changements législatifs, des mouvements concurrentiels, mais aussi anticiper et agir. Les données traitées par une solution de veille stratégique sont, à l’instar du CRM, structurées et sensibles : les thématiques de recherche des clients sont confidentielles et stratégiques. Cikisi a fait le choix d’un modèle de souveraineté numérique cohérent de bout en bout (crawler web propriétaire de deux milliards de documents orientés business, hébergement européen, indépendance vis-à-vis des LLM américains pour les traitements critiques). « Nous accompagnons l’entreprise vers un modèle « human in the loop », où l’humain supervise et valide pendant que l’IA traite à l’échelle. » L’articulation entre veille concurrentielle et CRM est aussi un axe que Christophe Alvès a confirmé être en cours de développement chez Scal-e. Il s’agit d’intégrer des signaux concurrentiels dans la connaissance client pour adapter les campagnes et les stratégies en temps réel. Une convergence qui souligne que la souveraineté numérique de la donnée ne peut pas être pensée en silo. Architecture hybride et dissociation données/applicatif : la voie technique Sur le plan technique, Christophe Alvès a défendu une approche qui gagne du terrain : le modèle zéro copie, dans lequel la donnée reste hébergée chez le client ou chez son hébergeur de confiance, tandis qu’un ou plusieurs applicatifs viennent l’interroger sans la déplacer. « On peut avoir des modèles LLM qui tournent uniquement en base de données et qui ne copient pas la donnée. Techniquement, c’est possible aujourd’hui ». Cette dissociation entre donnée et applicatif rejoint un principe fondamental de la souveraineté numérique : les couches données et applicatives doivent pouvoir évoluer indépendamment, afin d’éviter le vendor lock-in. Philippe Vrignaud a souligné l’importance de la gouvernance de l’accès à la donnée, citant le dispositif ProConnect mis en place pour sécuriser l’authentification des agents publics, ainsi que les enjeux liés aux moteurs d’API — comme en témoigne la faille qui a exposé les données de la CAF. L’exemple indien a été cité en référence : le gouvernement indien a investi dans les règles d’interopérabilité, laissant aux acteurs privés la liberté d’offrir les services, mais en maîtrisait publiquement les standards d’échange pour ne pas dépendre d’acteurs extraterritoriaux. A noter cependant qu’en ce moment, qu’il existe de nombreuses zones sombres dans le modèle indien. Sovereignty washing et critères de choix : comment ne pas se laisser abuser La table ronde a permis de nommer une réalité que le marché commence à observer, le sovereignty washing. Certains acteurs se revendiquent souverains en s’appuyant sur un hébergement localisé en Europe, sans que la chaîne de valeur complète — capital, R&D, infrastructure — ne soit véritablement souveraine. Pour naviguer dans ce brouillard, j’ai partagé un outil de travail en cours d’élaboration : une matrice d’évaluation des solutions sales tech et martech, intégrant des critères fonctionnels, techniques, et de souveraineté numérique (portabilité des données, vendor lock-in, localisation du capital, statut juridique de l’hébergeur). Cette dernière dimension est souvent sous-estimée : il ne suffit pas qu’un éditeur soit basé en France pour être souverain, pas plus qu’un hébergement en Europe ne garantit l’immunité face au Cloud Act. L’exemple suisse est, à cet égard, éclairant : un projet de loi en cours d’examen y autoriserait le gouvernement à installer des backdoors sur les systèmes des hébergeurs. Proton, éditeur helvète renommé pour sa protection des données, a menacé de quitter le pays. La leçon est claire : la souveraineté numérique est un état mobile, pas une propriété acquise une fois pour toutes. Enfin, il faut noter que Proton, est dirigée par un Taïwanais, Andy Yen, ancien du CERN, passé par les Etats-Unis pour ses études. La société n’est épargnée ni par les controverses (suppressions de comptes, soutien présumé à l’administration Trump…), ni par les critiques techniques. J’ai aussi rappelé un principe entendu d’Antoine Parizot, co-CEO de Splio : avant de parler de souveraineté, il faut d’abord atteindre l’excellence fonctionnelle. Choisir une solution moins performante au seul motif qu’elle est française n’est pas une stratégie, c’est au mieux un pari risqué. La souveraineté ne peut pas être un alibi pour l’approximation. Ce qui ne jette en aucun cas le discrédit sur les éditeurs français dont j’ai soutenu quelques uns au cours de ma carrière. Mais ce qui prime avant tout est la compétence et l’excellence. A l’inverse de cela, toutefois, quand l’excellence est de notre côté, pourquoi aller à contre courant ? C’est sur ce plan que Christophe Alvès a formulé la conclusion la plus tranchante de cette table ronde. Si la souveraineté numérique est un critère obligatoire, pourquoi laisser des éditeurs non souverains répondre à des appels d’offres publics sans que ce critère soit éliminatoire ? « Quand on a les meilleurs critères fonctionnels et techniques, et qu’on perd parce qu’on n’a pas assez de notoriété, parce que le décideur sait qu’il sera moins critiqué s’il prend Salesforce plutôt qu’un acteur français moins connu, c’est exactement ça qu’il faut combattre ». Il a rappelé l’adage hérité de l’ère IBM : personne n’a jamais été licencié pour avoir choisi le leader du marché. Ce réflexe, transposé à Salesforce, freine de façon structurelle l’émergence d’une alternative européenne crédible. « Si on accepte le diktat selon lequel [les géants du numérique] ont imposé leur vision parce qu’ils sont les plus connus, et que de notre côté on n’impose pas que les critères obligatoires soient réellement obligatoires, la partie est perdue d’avance. »Christophe Alvès, Scal-e Small Business Act, commande publique et écosystème : jouer collectif Le Small Business Act européen, plusieurs fois évoqué, démontre une aspiration commune. Réserver une partie de la commande publique aux acteurs locaux, comme les États-Unis le font sans états d’âme sous couvert de libéralisme affiché. Valéry Mainjot a mis les choses en perspective. Les acteurs américains bénéficient d’un marché domestique qui est le plus grand du monde, d’un accès à des capitaux disproportionnés, et peuvent vendre en dessous du coût de production pour acquérir des parts de marché. « Le prix est quelque chose d’assez fictif quand on voit comment les Américains achètent des usages avec l’IA. » Dans ce contexte, les startups et PME européennes ne peuvent rivaliser sans un soutien structurel, réglementaire, fiscal, ou par la commande publique. David Fayon a conclu le débat en plaçant la question à un niveau plus systémique : « La France et l’Europe, sont une colonie américano-chinoise à 80 %. Pour inverser la tendance, il faut dès le berceau créer des habitudes d’usage. Cela passe par l’éducation, les outils pédagogiques, et le choix par défaut dans les administrations ». Il a aussi mis en garde contre la sur-réglementation : le RGPD pèse paradoxalement plus lourd sur les entreprises européennes que sur les américaines, qui savent mieux en contourner l’esprit tout en respectant la lettre. Une sorte d’arroseur arrosé, qui ne nous protège même pas, comme cela a été confirmé par Me Olivia Flipo. Conclusion : la souveraineté numérique est un choix, pas une contrainte Cette table ronde aura démontré que la question des alternatives à des solutions comme Salesforce et HubSpot (hélas, leurs représentants n’étaient pas là pour se défendre), ne se réduit pas à un comparatif de fonctionnalités. Elle engage des choix sur la localisation des données, la nature juridique de l’opérateur d’hébergement, la structure du capital de l’éditeur, et la capacité à migrer et archiver sans perte. Les acteurs présents — Scal-e, Efficy, Soeman — ont montré que des solutions françaises solides, capables d’adresser aussi bien le secteur privé que le secteur public, existent et se développent. Le défi n’est plus technologique. Il est culturel, politique et économique. Comme l’a formulé Maître Flipo en guise de mot de la fin : l’offre existe, mais le travail de sensibilisation reste immense. Trop d’organisations considèrent encore que des données stockées en Europe garantissent leur souveraineté numérique. C’est une incompréhension fondamentale de ce qu’implique réellement le Cloud Act. On pourrait ajouter à tout cela que si l’immense majorité des parties prenantes sont d’accord sur le problème, elles sont bien moins à même de s’accorder sur la solution. La prochaine table ronde Tech Ethic portera sur la cybersécurité. Un sujet connexe, et tout aussi urgent. Replay de ce webinaire sur la souveraineté numérique Les intervenants de ce débat sur la souveraineté numérique Christophe Alvès est dirigeant de Scal-e, plateforme de marketing cloud européenne née comme spin-off de Bouygues Telecom. Scal-e accompagne des entreprises européennes et internationales dans la gestion de la connaissance client et de la communication multicanale. Thierry Bayon est fondateur de Tech Ethic, initiative dédiée à la promotion du numérique de confiance en France. Il anime une série de tables rondes trimestrielles sur les enjeux de souveraineté numérique et de conformité dans les technologies d’entreprise. David Fayon est consultant, conférencier et auteur spécialisé dans la transformation numérique, fondateur de Numérikissimo. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les enjeux du numérique et la souveraineté des données. Maître Olivia Flipo est avocate et docteure en droit, spécialisée dans le conseil aux entreprises fournisseurs et utilisatrices de technologies numériques. Elle intervient régulièrement sur les questions de RGPD, extraterritorialité et conformité numérique. Yann Gourvennec est fondateur de Visionary Marketing, média B2B spécialisé en marketing digital, intelligence artificielle et transformation numérique. Il a exercé des responsabilités marketing et systèmes d’information chez plusieurs grands groupes informatiques et opérateurs français. Valéry Mainjot est co-fondateur et CEO de Cikisi, solution européenne de market and competitive intelligence. Polytechnicien, il a débuté sa carrière dans les forces spéciales belges avant de co-fonder Cikisi, dont le crawler web propriétaire indexe deux milliards de documents orientés business, hébergés en Europe. Yohann Roussel Ciquard est directeur commercial de Soeman Group, éditeur et intégrateur CRM dédié au mid-market industriel et négoce B2B, positionné sur la souveraineté numérique comme critère fondateur depuis plus de dix ans. Yoram Szternberg est directeur commercial d’Efficy, éditeur européen d’un CRM présent depuis vingt-cinq ans sur le marché, avec une forte implantation dans les grands comptes, les ETI et les organismes du secteur public. Philippe Vrignaud est cadre de la Direction interministérielle du numérique (DINUM), où il était notamment chargé des dispositifs d’échange de données et de la relation usager dans les systèmes d’information de l’État. The post Souveraineté numérique et logiciels de vente appeared first on Marketing and Innovation.
durée : 02:29:41 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin, sur France Culture, à 7h40, Guillaume Erner reçoit l'éditorialiste star du New York Times, Ezra Klein, à l'occasion de la parution en français du livre qu'il a co-signé avec le journaliste Derek Thompson, "Abondance". A 7h17, Gaspard Estrada analyse les pressions américaines sur Cuba. - réalisation : Félicie Faugère
Conseils Marketing - Des conseils concrets pour prospecter et fidéliser !
J'ai passé 1h30 à parler de growth hacking avec Kaothar MEZIANE et je ne me suis pas ennuyé... j'espère que vous non plus !!Dans le live, j'ai expliqué pourquoi le growth hacking est devenu une compétence centrale dans un monde BANI ( Fragile, Anxieux, Non-linéaire et Incompréhensible), où il faudra se remettre en cause régulièrement.Pour moi, le growth hacking n'est pas (que) une accumulation de hacks, même si c'est toujours ce que l'on me demande !C'est une façon simple de structurer de piloter son business. Le framework AARRR sert justement à ça : prendre des décisions business rationnelles, pas tester des astuces au hasard.J'ai abordé l'importance de l'éthique dans le growth hacking :➡️ Respect du RGPD, c'est pas parce que c'est possible que c'est légal ou que l'on doit le faire. ➡️ C'est aussi de l'automatisation intelligente, pas du spam massif... ➡️ Respect de la nature, avec un usage raisonné de l'IA
Ils ont créé Seald avec une ambition claire : Ils voulaient démocratiser le chiffrement de bout en bout… bien avant que cela devienne un sujet grand public.Le chiffrement bout en bout, c'est ce qui crypte les conversations Whatsapp depuis très longtemps grâce à des clefs privées côté destinataire et côté émetteur et rend vos conversations quasi inviolables.Mais pour créer tout une application autour d'une conversation cryptée... ce n'est pas simple, et c'est ce pouvoir que donne aujourd'hui Seald à tout développeur d'applications.Timothée Rebours et Mehdi Kouhen, 2 des 4 cofondateurs, racontent dans cet épisode les 10 années d'aventure de Seald, du lancement à Berkeley en 2016, des prototypes bricolés en colocation aux premières levées, jusqu'à l'acquisition par OVHcloud le 7 janvier 2026.Dans cet épisode de La Galère, ils reviennent sur ce que personne ne met dans les pitch decks : les cycles de vente qui n'aboutissent pas, les “marques d'intérêt” qui ne signent jamais, la course permanente au cash (en passant plusieurs fois très proche du cash burn à finir par maitrisé l'art de trouver des solutions en dernière minute aka "invoquer de l'argent"), les certifications qui coûtent cher, les subventions en retard, et la nécessité d'inventer des plans B, C et Z pour ne pas tomber.On y parle aussi de ce qui a fini par débloquer la machine : le passage d'un outil “bureautique” à un SDK pour développeurs, l'arrivée de clients européens, l'effet Doctolib, et un objectif de rachat mené en parallèle… tout en continuant à faire comme si de rien n'était.
¿Resistirá la distinción entre responsables y encargados del tratamiento a la evolución y modularización de las relaciones comerciales? ¿Es realmente gestionable la pirámide (o Matrioska) de subencargados?César Naveira es abogado, Senior Counsel para protección de datos e Inteligencia Artificial en la oficina londinense de Mastercard desde hace cuatro años, habiendo pasado antes cinco años en American Express como director del equipo de protección de datos en EMEA. Antes de esto trabajó en Barclays, incluyendo el rol de DPO de Barclaycard en España y Portugal. César se formó además profesionalmente en la Agencia Española de Protección de Datos, donde pasó casi tres años.Referencias:* César Naveira Barrero en LinkedIn* Elizabeth Renieris: On the illusion of control and the trade-offs of innovation (Masters of Privacy, marzo de 2021)* Dictamen 22/2024 dictamen sobre determinadas obligaciones derivadas de la dependencia de los encargados y subencargados del tratamiento (octubre de 2024)* Robert Bateman: the EDPB's Opinion on auditing subprocessors and the future of Meta's unskippable ads (Masters of Privacy, noviembre de 2024)* Javier Sempere: reclamaciones transfronterizas, sanciones por brechas declaradas y multas curiosas (Masters of Privacy, noviembre de 2025)* Caso por responsabilidad derivada de la falta de control sobre los sub-encargados (incumplimiento del artículo 28 del RGPD) de una empresa de “streaming” (Tribunal Regional de Lübeck) [DE]. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.mastersofprivacy.com/subscribe
Pierre Caron, président et fondateur de Yomy, une entreprise pionnière dans l'utilisation de l'intelligence artificielle pour faciliter la vie des propriétaires de chats, est l'invité de "Comment j'ai réussi ?".Il nous raconte comment l'idée de Yomy lui est venue, alors que son propre chat le réveillait trop tôt le matin pour être nourri. Ce dernier a alors développé un système de distribution automatique de nourriture pour chats, capable de reconnaître chaque animal grâce à un système de reconnaissance faciale. Cela permet non seulement de distribuer la bonne quantité de nourriture, mais aussi le bon type d'aliment, adapté aux besoins spécifiques de chaque chat.Nous découvrons que les chats sont en effet plus exigeants que les chiens en termes d'alimentation, nécessitant plusieurs repas par jour, avec un équilibre entre croquettes et pâtés. La conception d'un distributeur capable de gérer ces contraintes techniques a représenté un véritable défi pour l'équipe de Yomy.L'entrepreneur nous explique également les choix stratégiques qui ont conduit à la fabrication de l'appareil en Chine, afin de le rendre accessible au plus grand nombre de propriétaires de chats. Il revient aussi sur les questions de respect de la vie privée et de la réglementation RGPD, essentielles dans le développement d'un produit utilisant de l'intelligence artificielle.Au-delà de l'alimentation, Pierre Caron nous ouvre des perspectives passionnantes sur les autres domaines où l'IA pourrait révolutionner les soins et le bien-être des animaux de compagnie, comme la santé prédictive ou l'occupation des animaux en l'absence de leur maître.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Robots, intelligence artificielle, dépendance aux géants américains, nouvelles lois sur Internet… Le mois de janvier a concentré toutes les fractures du numérique. Dans ce Grand Débrief, on prend le temps d'analyser ce que ces signaux disent vraiment de l'avenir de la tech.Le Grand Debrief vous est proposé en partenariat avec Free ProAvec François Sorel (Tech&Co) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)CES 2026 : un salon moins spectaculaire, mais plus révélateurLe Consumer Electronics Show de Las Vegas a-t-il perdu de sa magie ? Moins d'annonces grand public, moins d'objets “wahou”, mais un salon qui confirme malgré tout plusieurs tendances lourdes : automatisation, robotique, intelligence artificielle omniprésente et montée en puissance des acteurs asiatiques. Bref, un CES 2026 plus sobre mais qui reflète mieux que jamais l'état réel de l'industrie technologique mondiale.- Voitures autonomes : la réalité derrière le fantasmeLes véhicules autonomes avancent vite… mais pas toujours là où on l'imagine. Waymo, Zoox ou Uber multiplient les expérimentations de niveau 4, capables de circuler sans conducteur dans des zones bien définies. En revanche, le niveau 5, celui d'une voiture autonome partout et en toutes circonstances, n'existe toujours pas.Contrairement au discours d'Elon Musk, le FSD de Tesla reste officiellement classé niveau 2, loin des critères d'autonomie totale.- Robots humanoïdes et “IA physique” : le vrai tournantLe CES 2026 a marqué une étape importante : le passage de l'IA logicielle à l'IA incarnée. Robots humanoïdes, machines domestiques intelligentes, automatisation du monde réel… la robotique entre dans un nouveau cycle. Si l'électromécanique et l'équilibre sont désormais maîtrisés, le véritable verrou reste l'intelligence elle-même.Les modèles d'IA actuels sont-ils capables de comprendre le monde physique, ou faudra-t-il changer de paradigme, comme le défend notamment Yann LeCun ?- La Chine, puissance technologique majeureTrès visible cette année à Las Vegas, la Chine n'est plus dans l'imitation mais dans l'exécution rapide et industrielle. Robots aspirateurs, robots humanoïdes, vidéoprojecteurs, électronique grand public : les innovations chinoises s'imposent par leur qualité et leur vitesse de développement. Un basculement stratégique majeur, qui redessine la concurrence mondiale — et interroge la place de l'Europe.Dépendance à la tech américaine : le réveil européen ?Pendant que les patrons de la tech défilaient au Forum économique mondial de Davos, le Parlement européen adoptait une résolution alertant sur la dépendance numérique de l'Europe. Cloud, logiciels, systèmes d'exploitation, IA : que se passerait-il en cas de tension politique majeure avec les États-Unis ? Faut-il craindre un "kill switch" (coupure totale) ou une dégradation des services ? La question n'est plus théorique, notamment après les menaces commerciales de Donald Trump et les débats autour du Cloud Act. Alors, peut-on réellement se passer de la tech américaine… si oui, à quel prix ?Cloud souverain : solution réelle ou illusion juridique ?AWS, Google et Microsoft multiplient les annonces de clouds souverains européens, comme le projet d'AWS European Sovereign Cloud. Mais une entité juridique locale suffit-elle à garantir une indépendance réelle ? Réseaux sociaux interdits aux mineurs : la fin de la récré ?Dernier grand sujet de ce Débrief : la loi française visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Après la loi sur la protection contre les contenus pornographiques, le RGPD, le DSA ou encore le projet Chat Control, la régulation numérique s'intensifie. Sommes-nous en train d'assister à la fin de l'Internet libre tel qu'on l'a connu ou à une tentative nécessaire de protection face à l'addiction, au temps d'écran et aux effets cognitifs sur les plus jeunes ?-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Feliz Día Internacional de la Protección de Datos Personales :) Después de mucho marear la perdiz toca aprovechar esta fecha especial a la pregunta más existencial de este gremio: ¿Cuándo debemos aceptar que estamos tratando datos personales? Desde los cuatro elementos de la definición del 4.1 RGPD hasta las sentencias más recientes del TJUE pasando por directrices, polémicas y una propuesta de modificación del Reglamento, hoy descuartizamos el melón con María Luisa González Tapia.María Luisa es abogada en ejercicio con más de 20 años de experiencia, especializada en Derecho de las Nuevas Tecnologías, y en particular, en Protección de Datos Personales. Actualmente es Counsel del Despacho Ramón y Cajal Abogados, desde donde asesora en materia de protección de datos a entidades privadas de distintos sectores y a Administraciones Públicas. Es DPD certificada según el esquema de la Agencia Española de Protección de Datos, CIPP/E, CIPP/US y Lead Auditor 27001. Desde el año pasado, forma parte de la Junta Directiva de APEP IA.Referencias:* María Luisa González Tapia en LinkedIn* Ramón y Cajal Abogados* APEP-IA* Episodio especial 28 enero de 2025 con Borja Adsuara: Protección de datos vs. privacidad e intimidad This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.mastersofprivacy.com/subscribe
Bonjour et bienvenue dans la revue de presse hebdo et audio du secteur retail / e-commerce en France proposée par Les Digital Doers.
Mercredi 21 janvier, François Sorel a reçu Jean-Baptiste Kempf, fondateur de Kyber et co-créateur de VLC, Jérôme Colombain, journaliste et créateur du podcast « Monde Numérique » et Clément David, président de Theodo Cloud. Ils se sont penchés sur le dévoilement prochain de l'appareil IA d'OpenAI, le lancement de son outil de prédiction de l'âge, le record d'amende en 2025 pour non-respect du RGPD, ainsi que sur la chute des ventes du Tesla Cybertruck, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
La récente visite d'Emmanuel Macron en Chine a placé l'intelligence artificielle au centre des échanges franco-chinois. Au menu : coopérations éducatives, données numériques, voitures autonomes et open source.Interview : Shanhui Zhang, journaliste à China Global Television Network (CGTN)Vous avez suivi le déplacement du président français en Chine. Que faut-il en retenir sur le plan technologique ?Cette visite s'inscrit dans une continuité : c'était déjà la quatrième fois qu'Emmanuel Macron se rendait en Chine. À chaque déplacement, le président français aborde plusieurs dossiers clés - énergie, géopolitique, économie - mais cette fois encore, la dimension technologique, et en particulier l'intelligence artificielle, était centrale. La France joue un rôle important au sein de l'Union européenne, notamment dans la définition des normes, et cela pèse fortement dans les discussions avec la Chine sur l'IA, la gestion des données et les coopérations industrielles.Un moment marquant a été la tenue de la septième session du comité des entrepreneurs franco-chinois, qui réunit de grandes entreprises des deux pays pour explorer les opportunités de coopération à l'ère numérique. On a vu la présence d'acteurs majeurs de l'IA chinoise comme iFLYTEK, un leader de l'intelligence artificielle spécialisé dans la traduction automatique, l'éducation et la santé, dont les technologies sont déjà largement utilisées en Chine et pourraient, à terme, s'exporter vers la France et l'Europe.La coopération éducative et scientifique semble également centrale. Pourquoi ?Parce que l'intelligence artificielle ne se limite pas aux entreprises : elle se construit aussi dans les universités. Lors de son discours à l'université du Sichuan, Emmanuel Macron a clairement évoqué les opportunités offertes aux étudiants chinois de venir étudier en France, notamment dans le domaine de l'intelligence artificielle et des hautes technologies.Mais il faut aussi souligner que la Chine a énormément investi ces dernières années dans l'enseignement de l'IA. L'avenir ne sera donc pas une coopération à sens unique, mais plutôt une exploration commune, « main dans la main ». L'objectif est un échange équilibré de compétences, de chercheurs et d'étudiants, bénéfique à la fois à la Chine et à la France.Les questions des données et de la méfiance européenne à l'égard de la Chine ont-elles été abordées ?Oui, c'est un sujet absolument central, qui touche au cœur même de la coopération technologique entre la Chine et l'Europe. En juillet 2025, un dialogue spécifique sur l'intelligence artificielle a eu lieu entre le vice-ministre chinois des Sciences et Technologies et l'envoyé spécial du président français. Les deux parties ont publié une déclaration commune insistant sur le développement d'une IA sûre, équitable et porteuse de sens, ainsi que sur la nécessité d'une gouvernance mondiale de ces technologies.La Chine cherche aujourd'hui à rassurer les Européens, notamment sur la gestion des données, en travaillant avec l'Union européenne à la création de plateformes bilatérales et à une meilleure organisation des flux de données. L'idée est de trouver des convergences entre les règles européennes, comme le Règlement général sur la protection des données (RGPD), et les lois chinoises sur la sécurité des données, afin de bâtir un cadre commun acceptable des deux côtés.Voir : China Global Television Network (CGTN)-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
La Inteligencia Artificial se ha convertido en el nuevo becario estrella del sector: le pedimos que redacte memorias, revise documentación, resuma PDFs y hasta que opine sobre decisiones de proyecto. Todo muy cómodo… hasta que alguien pregunta lo que nadie quiere preguntar: ¿Esto es legal? ¿Qué pasa con los datos que estamos subiendo? ¿Nos estamos metiendo en un jardín? En este episodio nos adentramos en ese jardín —poco podado— y lo hacemos acompañados de Jorge Morell, abogado especializado en tecnología y fundador de Legal Letters. Porque sí, usar IA en procesos BIM puede ser maravilloso, pero también un billete de ida hacia un buen susto si no sabes dónde están los límites. Bienvenido al episodio 194 de BIMrras. Contenido del episodio: 00:00:00 – Saludos y presentación del episodio 00:00:16 – Arranque oficial del episodio 00:00:50 – PDFs, ChatGPT y el origen del problema 00:02:06 – La pregunta incómoda: ¿esto es legal? 00:02:28 – Presentación del invitado: Jorge Morell 00:05:07 – Tres riesgos legales clave al usar IA en BIM 00:09:54 – ChatGPT no es tu apoderado: por qué no debes delegarlo todo 00:11:18 – Caso Deloitte Australia: cuando la IA te hace perder 420.000 dólares 00:11:36 – Cambios importantes en el RGPD y el regulón europeo 00:12:18 – Data Act: impacto en la gestión del dato en BIM 00:13:00 – Obligaciones que desaparecen y nuevas flexibilidades 00:14:09 – Conflictos legales que llegarán primero al BIM 01:12:00 – Despedida con Jorge Morell 01:13:23 – Cierre del episodio
Culture Numérique, c'est le podcast qui décrypte pour vous le meilleur de l'actu tech, chaque semaine ! Au programme de cet épisode :Explosion du phishing sur LinkedIn, devenu l'un des terrains de chasse privilégiés des cybercriminels.Ascension des créateurs de contenu comme source d'information principale chez les jeunes, au détriment des médias traditionnels.Dangerosité croissante des Wi-Fi publics non sécurisés, devenus un point d'entrée très utilisé pour voler des données.Lancement par TikTok d'un curseur permettant d'ajuster la quantité de contenus générés par IA dans le fil Pour toi.Présentation du Digital Omnibus, la réforme européenne qui assouplit le RGPD et repousse certaines obligations de l'IA Act.Arrivée de la fonctionnalité Shopping Research d'OpenAI, qui transforme ChatGPT en guide d'achat intelligent juste avant le Black Friday.Suivez toute l'actualité du numérique sur Siècle Digital et abonnez-vous au podcast Culture Numérique pour ne manquer aucun épisode ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme :Gemini 3: Google repasse devant dans la course à l'IAMicrosoft met plus d'IA agentique dans Windows et OfficeL'UE propose une simplification du RGPD et de l'AI ActLe reste de l'actualitéInfos :Animé par Patrick Beja (Bluesky, Instagram, Twitter, TikTok).Co-animé par Guillaume Vendé (Bluesky).Co-animé par Christophe Camicas (Bluesky).Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).Musique libre de droit par Daniel BejaLe Rendez-vous Tech épisode épisode 642 – Google prend la pole position de l'IA – Gemini 3, Nano Banana Pro, Windows Agentique, simplification RGPD & AI Act---Liens :
Chaque semaine, un regard croisée sur l'actualité numérique, entre Paris et Montréal.Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)OVHcloud au sommetLe OVHcloud Summit 2025 s'est tenu à Paris à la Maison de la Mutualité. Moment fort de l'événement : le retour du fondateur Octave Klaba, accueilli comme une rockstar. Il reprend les rênes de l'entreprise avec une vision résolument axée sur l'intelligence artificielle et la souveraineté numérique. L'objectif est clair : positionner OVH non plus comme un acteur français, mais comme un champion européen du cloud, à contre-courant des géants américains. L'accueil enthousiaste du public montre que le message passe.Gemini 3 Pro : Google frappe fort en IALancé discrètement, Gemini 3 Pro, le nouveau modèle de Google, impressionne. Nous saluons ses performances, sa vitesse de génération d'images et sa capacité à produire du code avec une fluidité bluffante. Contrairement au lancement très orchestré de GPT-5, Google a surpris par son efficacité sans fanfare. Gemini 3 Pro s'annonce comme un sérieux rival dans le domaine de l'intelligence artificielle grand public et professionnelle.Cloudflare fait vaciller InternetUne panne de Cloudflare a entraîné l'indisponibilité de près de 20 % du web mondial pendant plusieurs heures. L'incident rappelle à quel point l'infrastructure Internet reste fragile, malgré sa complexité. Pourtant, la réaction globale a été étonnamment calme, comme si une forme de résilience collective s'était installée face à ces aléas devenus presque banals.L'Europe veut réformer sa régulation numériqueBruno et Jérôme abordent également le projet d'« omnibus numérique », un texte en préparation à Bruxelles. Objectif : simplifier le millefeuille réglementaire européen – RGPD, AI Act, ePrivacy, etc. – et alléger certaines contraintes, notamment autour des bannières cookies. Mais la crainte d'un détricotage des protections fondamentales demeure, et les soupçons de lobbying américain planent sur cette volonté de réforme.Windows fête ses 40 ansPetit clin d'œil historique : Windows a 40 ans. L'occasion pour les deux chroniqueurs de se remémorer les débuts de l'interface graphique sur PC, quand il fallait encore taper des commandes en ligne de code pour la lancer. Une nostalgie assumée.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don
Découvrez ma formation aux fondamentaux de l'accueil, un parcours d'excellence, accessible à toutes & tous !1️⃣ Présentation de l'invité :On parle souvent du numérique comme d'un progrès.Mais dans les faits, il soulève de vraies questions : où s'arrête l'innovation, et où commence la protection de l'humain ?Dans l'hôtellerie-restauration, les données clients sont partout : CRM, e-mailing, Wi-Fi, domotique, caméras, objets connectés…Mon invité du jour s'interroge depuis des années sur cette frontière entre technologie et humanité.Matthieu Bourgeois est avocat et expert français du droit du numérique.Ensemble, nous allons parler de confiance, de souveraineté et de sobriété numérique dans les CHR.Découvrez pourquoi prendre soin de vos données numériques, c'est comme prendre soin de votre client en face-à-face, en assurant la discrétion et la transparence.Comprenez les vrais risques juridiques (le RGPD prévoit jusqu'à 20 millions d'euros ou 4 % du CA) et les risques d'image, illustrés par des cas comme la fuite de données chez Marriott.Identifiez comment éviter l'« ébriété numérique » qui menace la bonne santé de votre organisation par le stress et la dépendance.Apprenez à ne pas devenir le vassal de vos fournisseurs de services en externalisant trop vos données et vos processus.Anticipez les développements futurs, notamment l'explosion de la biométrie et de l'IA, et comment choisir une technologie qui s'efface derrière la noble relation humaine.Matthieu nous invite à avoir une réflexion critique pour ne pas tomber dans l'indifférence numérique et à exercer notre droit au choix dans le numérique. Notre conversation permet d'obtenir les clés pour construire un numérique responsable et souverain pour votre établissement !2️⃣ Notes et références :▶️ Toutes les notes et références de l'épisode sont à retrouver ici.3️⃣ Le sponsor de l'épisode : HotelPartnerHotelPartner Revenue ManagementPrendre un rendez-vous avec MarjolaineDites que vous venez d'Hospitality Insiders et Marjolaine se déplace gratuitement dans votre établissement pour effectuer un diagnostic !4️⃣ Chapitrage : 00:00:00 - Introduction00:02:00 - Définition du bon usage de la donnée00:06:00 - Parcours de Matthieu Bourgeois00:12:00 - Les contraintes de conformité : mentions légales et transparence00:17:00 - L'évaluation des risques et la durée de conservation des données00:24:00 - Les concepts stratégiques : souveraineté et sobriété numérique00:34:00 - L'avenir de la technologie (IA et biométrie)00:43:00 - Questions signaturesSi cet épisode vous a passionné, rejoignez-moi sur :L'Hebdo d'Hospitality Insiders, pour ne rien raterL'Académie Hospitality Insiders, pour vous former aux fondamentaux de l'accueilLe E-Carnet "Devenir un Artisan Hôtelier" pour celles et ceux qui souhaitent faire de l'accueil un véritable artLinkedin, pour poursuivre la discussionInstagram, pour découvrir les coulissesLa bibliothèque des invités du podcastMerci de votre fidélité et à bientôt !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'exécutif européen doit présenter, ce mercredi 19 novembre, un projet de loi de simplification numérique. Une révision des textes en vigueur qui ont fait de l'Europe la superpuissance régulatrice des activités en ligne. Objectif affiché : relancer la compétitivité européenne et favoriser le développement de l'intelligence artificielle (IA). Mais les associations spécialisées craignent surtout une dilution de la protection de la vie privée des Européens sous la pression de Washington et des Gafam. Règlement général sur la protection des données (RGPD) en 2018, Digital Markets Act et Digital Services Act en 2022, toute première règlementation au monde sur l'intelligence artificielle en 2024 : à défaut de briller sur le plan de l'innovation, depuis bientôt dix ans l'Union européenne se présente comme la superpuissance régulatrice du numérique. Forte de son marché unique aux 500 millions de consommateurs, l'Europe est parvenue à imposer ses règles aux grandes plateformes du numérique, qu'elles soient américaines ou chinoises. Mais tout pourrait changer avec la proposition dite « Omnibus numérique » que la Commission doit présenter ce mercredi 19 novembre. Un projet de loi qui devrait de toute façon en passer par le Parlement européen et les États membres mais dont une première version a fuité une semaine avant sa présentation. L'exécutif européen y défend une série de mesures présentées comme le moyen de relancer la compétitivité européenne et notamment dans le domaine de l'intelligence artificielle. Pour cela la Commission propose de réécrire tous les textes en vigueur pour en assouplir les règles ou laisser une plus grande place à l'interprétation. De quoi susciter l'inquiétude des associations spécialisées qui y voient une « dilution » de tout le bouclier réglementaire dont s'est dotée l'Union européenne ces dix dernières années. Mort à petit feu du parapluie réglementaire européen Par exemple, à l'heure actuelle la loi européenne empêche les acteurs du numérique d'exploiter les données personnelles d'un internaute, pour lui proposer de la publicité ciblée en fonction de son état de santé, son orientation politique ou sexuelle. Des données très sensibles mais qu'il est facile d'obtenir ou de deviner si vous avez accès à l'historique de navigation d'un internaute, à la liste des applications installées sur son téléphone, ce genre de chose. Avec les nouvelles règles proposées par la Commission au nom de la compétitivité, tant que l'internaute en question n'est pas directement identifié, les entreprises pourraient exploiter ces données personnelles : les vendre à des tiers ou les utiliser pour entraîner une intelligence artificielle. L'ONG autrichienne Noyb (pour « None of your business »), la référence en la matière, estime que ce projet de la Commission est de nature à tuer à petit feu tout le parapluie réglementaire qui protège la vie privée des Européens. La Commission se défend en expliquant vouloir ne pas vouloir freiner le développement des acteurs européens. Certaines entreprises se réjouissent par avance de la diminution de ce qu'elles considèrent comme un carcan administratif trop lourd. Mais les mesures proposées vont surtout servir les intérêts des géants américains, déjà en place : Google, Amazon, Meta, Open AI... Vassalisation numérique Alors pourquoi ce soudain volte-face européen ? Peut-être à cause d'un certain Donald Trump qui n'a de cesse d'accuser l'Europe de faire preuve de protectionnisme en citant son cadre réglementaire et en particulier numérique. Déjà mise en difficulté par les droits de douane l'UE semble vouloir donner des gages à Washington, quitte à devenir plus encore le vassal numérique des États-Unis.
Ce mercredi 12 novembre, Frédéric Simottel a reçu Jean-Baptiste Kempf, co-créateur du logiciel VLC et CTO de Scaleway, Tristan Nitot, directeur associé Communs Numériques et Anthropocène chez OCTO Technology, Clément David, président de Theodo Cloud. Ils se sont penchés sur le départ de Yann LeCun de Meta pour la création de sa start-up, l'impact de l'IA sur la vie privée européenne, la vente par SoftBank de sa participation dans Nvidia, et la mise en cause du jeu Roblox devant la justice au Texas, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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Aujourd'hui dans Silicon Carne, on parle d'amour, de solitude et de régulation — trois mots qui, visiblement, vont très bien avec l'intelligence artificielle…
Et si l'intelligence artificielle devenait l'assistante idéale des praticiens de santé ? Frédéric Valette, cofondateur de Markus Santé, présente son IA “super secrétaire” destinée à soulager les kinés, orthophonistes, médecins ou diététiciens de leurs tâches administratives.Frédéric Valette explique comment Markus, un agent conversationnel basé sur les grands modèles de langage (GPT, Gemini, etc.), permet de rédiger automatiquement bilans, courriers et comptes rendus médicaux, tout en respectant le cadre réglementaire français et la protection des données de santé (HDS, RGPD).
Maître Éric Le Quellenec, avocat associé chez Flichy Grangé Avocats, revient sur un parcours construit entre droit du numérique, RGPD, intelligence artificielle et engagement institutionnel.Entre accompagnement des entreprises dans leur transformation digitale, expertise sur les enjeux éthiques de l'IA et participation active aux instances professionnelles, il partage une vision lucide et pragmatique de l'avenir de la profession.Dans cet épisode, il retrace son cheminement d'Ottawa à Paris, évoque la création d'un pôle numérique dédié, revient sur son rôle de DPO et livre son regard sur la protection des données, la responsabilité des avocats face aux technologies et l'évolution du métier.Un échange passionnant, où innovation, pédagogie et engagement collectif dessinent le profil d'un avocat tourné vers l'avenir.À écouter sans tarder ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Cette semaine dans tech 45', on parle IA et sécurité avec Veesion, une deeptech française fondée par trois Polytechniciens. Leur idée : détecter les gestes de vol en temps réel grâce à l'IA, sans changer les caméras existantes. Après trois ans de R&D sans vendre un seul contrat, Veesion cartonne et réalise des millions d'euros d'ARR dans ses 5 000 points de vente équipés sur 25 pays – dont les États-Unis. Thibault, cofondateur et CEO, est avec nous pour raconter ses ambitions… et le défi de protéger les marges des commerçants sans franchir les lignes rouges du RGPD. Je suis Seb Couasnon, RDV chaque semaine sur ta plateforme de podcast favorite. Mets-moi des étoiles, abonne-toi, et bon épisode