Podcasts about rgpd

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Choses à Savoir TECH
La France dépend majoritairement des logiciels américains ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later Jul 19, 2026 2:38


La France dépend encore massivement des géants américains pour ses logiciels, son cloud et son intelligence artificielle. C'est le constat sévère dressé par la commission d'enquête sur les vulnérabilités numériques, dans un rapport publié mercredi 15 juillet. Près de 80 % des achats réalisés auprès des cinquante principaux fournisseurs de logiciels de l'Ugap, la centrale d'achat public, bénéficient à des entreprises américaines comme Microsoft, VMware ou Oracle. Les administrations dépenseraient au moins 1,5 milliard d'euros par an dans des solutions extra-européennes. Selon les députés, un milliard pourrait pourtant être réorienté dès maintenant vers des logiciels libres.Le constat est similaire pour l'hébergement des données. Des ministères, la CNAF, France Travail, mais aussi EDF, Enedis ou SNCF Réseau utilisent encore largement AWS, Google Cloud ou Microsoft Azure. Or, les lois américaines peuvent permettre aux autorités d'accéder à certaines informations hébergées par ces groupes. Les élus alertent également sur un possible « kill switch » : la capacité de Washington à couper l'accès à des services numériques par de simples restrictions à l'exportation.L'intelligence artificielle accentue cette dépendance. ChatGPT serait utilisé par 79 % des Français ayant recours à l'IA, contre seulement 14 % pour le service de Mistral. À cela s'ajoute une régulation jugée trop lente ou insuffisamment appliquée. Sur 3,5 milliards d'euros d'amendes prononcées en Irlande entre 2020 et 2024 au titre du RGPD, seulement 0,6 % auraient réellement été payés. Le rapport dénonce aussi un lobbying puissant, avec 35 millions d'euros dépensés par les GAFAM en 2025 et plus de 200 représentants mobilisés à Bruxelles. Il pointe enfin des stratégies de verrouillage : crédits cloud attractifs, présence dans les écoles et influence de prestataires présentant les solutions américaines comme incontournables.La commission propose donc de basculer 100 % des achats de logiciels de l'État vers l'open source à partir de 2030. Elle cite la gendarmerie, passée sous Linux, qui aurait économisé 534 millions d'euros depuis 2004. Parmi les autres mesures : une clause de souveraineté dans les marchés publics, un soutien renforcé aux entreprises françaises, un moratoire sur certains data centers étrangers et la création d'un véritable ministère du Numérique. L'objectif est clair : transformer une dépendance devenue stratégique en politique industrielle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Les Podcasts du Droit et du Chiffre
Cyber Resilience Act : jusqu'où faudra-t-il renégocier les contrats ?

Les Podcasts du Droit et du Chiffre

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 24:55 Transcription Available


Souvent présenté comme le « RGPD des produits numériques », le Cyber Resilience Act impose de nouvelles exigences en matière de cybersécurité tout au long du cycle de vie des produits. Xavier Pican, associé chez Osborne Clarke, revient sur les obligations clés du texte, les impacts sur les contrats fournisseurs et les principaux chantiers que les directions juridiques doivent engager dès aujourd'hui.Préparé et animé par : Xavier PICAN, associé chez Osborne Clarke et Angeline DOUDOUX, journaliste, Lefebvre DallozRéalisé par : Angeline DOUDOUX, journaliste, Lefebvre DallozHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Endroit
#66 : Shadow IA : Quand l'usage de l'intelligence artificielle est interdite au salarié

Endroit

Play Episode Listen Later Jul 14, 2026 6:31


Le Shadow IA désigne l'utilisation, par les salariés, d'outils d'intelligence artificielle non autorisés par leur employeur.Cet épisode analyse les principaux enjeux juridiques de cette pratique : protection des données confidentielles, pouvoir de l'employeur d'encadrer ou d'interdire certains outils, sanctions disciplinaires, contrôle de l'utilisation de l'IA et respect des droits des salariés.Une réflexion sur les conditions d'une gouvernance responsable de l'intelligence artificielle en entreprise.Blog: https://dalilamadjid.blogSite: https://www.avocat-dm.frLinkedin: https://www.linkedin.com/feed/Instagram: https://www.instagram.com/dalila_madjid/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Consulta Aberta
O SNS já comparticipa fisioterapia com IA, mas será que funciona e é seguro? Tudo sobre a tecnologia da Sword Health

Consulta Aberta

Play Episode Listen Later Jul 9, 2026 43:55


Imagine poder fazer fisioterapia a partir de casa: um plano prescrito por uma equipa clínica, mas suportado pela inteligência artificial. Foi nesse sentido que, recentemente, o SNS passou a comparticipar a referenciação para programas de reabilitação com recurso à inteligência artificial para algumas situações clínicas. Mas enquanto para uns esta pode ser uma forma de reduzir listas de espera e facilitar o acesso aos cuidados, para outros levanta questões importantes. Será que funciona? Será seguro? E será que soluções como esta competem com a fisioterapia convencional? Ou será que as complementam? Para responder a todas estas perguntas, recebo Carolina Moreira, médica fisiatra e diretora clínica na Sword Health, e André Eiras, parte da equipa fundadora da Sword Health. See omnystudio.com/listener for privacy information.

Les Friday Lives
[BLS] Qu'attendent les organisations d'un outil collaboratif en 2026 ?

Les Friday Lives

Play Episode Listen Later Jul 7, 2026 10:34


Le digital pour tous #BonjourPPC
Futur de l'IA, futur immédiat. Soyez prêt pour la rentrée

Le digital pour tous #BonjourPPC

Play Episode Listen Later Jul 4, 2026 84:19


Dans cet épisode de Connected Mate, enregistré en public dans les locaux d'Enchanted Tools, l'entreprise qui fabrique les robots Mirokaï, PPC est entouré de Hubert Kratiroff, Christian Belala, Aty, Alexandre Cormeraie et Richard Malterre.Ensemble, ils explorent le futur immédiat de l'intelligence artificielle. Pas celui des grandes prophéties à horizon 2030, mais celui qui commence maintenant : dans les entreprises, les budgets, les recrutements, les outils du quotidien, les choix de sécurité, la protection des données et les nouvelles manières de travailler.PPC et les mates partent d'un constat simple : depuis fin 2022, l'IA est passée du statut de curiosité technologique à celui d'outil quotidien. La vraie question n'est donc plus seulement de savoir ce que l'IA permettra demain, mais ce qu'on est déjà en train de lui laisser faire aujourd'hui.Hubert Kratiroff interroge le coût réel de l'IA : entre abonnements apparemment accessibles, consommation massive de tokens, modèles presque gratuits et budgets entreprises qui peuvent grimper très vite. Combien faut-il investir dans l'IA ? À quel moment devient-elle un poste stratégique comparable à la masse salariale ?Christian Belala rappelle l'importance de la gouvernance, de la protection des données et du cadre réglementaire. Bloquer l'IA en entreprise peut pousser les usages dans l'ombre. L'enjeu est donc d'accompagner, de former, de cartographier les outils, de sécuriser les usages et de comprendre ce que le RGPD, le RIA / IA Act et les nouvelles réglementations changent concrètement.Aty apporte un regard plus inquiet sur le vibe coding et la création accélérée d'applications par l'IA. Oui, chacun peut désormais prototyper une idée en quelques minutes. Mais que se passe-t-il quand des outils mal sécurisés manipulent des données personnelles, des paiements ou des accès sensibles ? La créativité augmentée ne dispense pas de penser architecture, sécurité et responsabilité.Alexandre Cormeraie défend, lui, la puissance créative de ces nouveaux outils. Avec l'IA, le passage de l'idée au prototype devient presque instantané. Pour les créateurs frustrés, les métiers de l'innovation et les entreprises, c'est une bascule majeure : on ne se contente plus d'acheter des logiciels, on peut aussi commencer à fabriquer ses propres outils.Richard Malterre ouvre les coulisses d'Enchanted Tools. Il explique comment se posent très concrètement les questions d'IA embarquée, de small language models, d'autonomie, de données, de sécurité, d'éthique et d'acceptation humaine quand un robot comme Mirokaï entre dans un hôpital, une maison de retraite, une école, un aéroport ou un magasin.Un épisode utile pour comprendre ce qui se joue vraiment avec l'IA : non pas dans un futur lointain, mais dans les arbitrages que nous faisons déjà aujourd'hui.Découvrez NoteTaker AI, l'une des premières applications françaises conçues pour exploiter tout le potentiel d'Apple Intelligence. Disponible gratuitement sur l'App Store.Pour suivre les actualités de ce podcast, abonnez-vous gratuitement à la newsletter écrite avec amour et garantie sans spam https://bonjourppc.substack.com Et pour découvrir l'ouvrage de PPC préfacé par Serge Papin, rdv ici Réinventez votre entreprise à l'ère de l'IAHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

DigitalFeeling
Episode 164 - Gouvernance de l'IA : pourquoi la conformité RGPD et IA Act ne peut plus être un sujet réservé au DPO

DigitalFeeling

Play Episode Listen Later Jul 3, 2026 19:01


Gouvernance de l'IA en entreprise : pourquoi la conformité RGPD et IA Act ne peut plus être un sujet réservé au DPOConformité, RGPD, IA Act : dans beaucoup d'entreprises, ces mots renvoient directement à un service : le juridique, le DPO, parfois la DSI. Un sujet que l'on délègue, que l'on coche, et dont on espère ne plus avoir à s'occuper. C'est justement l'angle mort que j'ai voulu creuser dans ce nouvel épisode de Digital Feeling, avec Leïla Chaudhry, consultante et experte en éthique et IA responsable.Nous avions déjà co-animé un webinaire ensemble sur ces questions, et la demande de clarification était trop forte pour s'arrêter là. Dans ce 164 ème épisode, Leïla revient sur ce qui distingue une simple mise en conformité d'une véritable gouvernance de l'IA, sur le risque très concret du Shadow IA, et sur les premières jurisprudences qui commencent à dessiner les contours de la responsabilité des entreprises.Gouvernance de l'IA : une définitionLa gouvernance de l'IA en entreprise désigne l'ensemble des règles, rôles et responsabilités permettant de savoir qui fait quoi avec l'intelligence artificielle, dans quel cadre de sécurité, avec quelles limites, et avec quelle auditabilité. Contrairement à une approche de conformité classique, elle repose sur un pilotage collectif et non sur un seul département.Comme le rappelle Leïla Chaudhry, la gouvernance ne se décrète pas depuis un seul bureau : elle se construit dès qu'une entreprise commence à intégrer des outils liés à l'intelligence artificielle, et elle engage plusieurs fonctions à la fois.Pourquoi la conformité IA ne peut pas reposer sur un seul serviceC'est la première idée forte de cet échange : dès qu'on parle d'IA, les responsabilités s'entremêlent. Il ne s'agit pas d'opposer le juridique, la DSI ou le métier, mais de les faire travailler ensemble au sein d'un même comité de pilotage.Leïla détaille les rôles qui doivent, selon elle, être représentés autour de la table :Le métier / business owner, qui prend la décision et engage l'entreprise vis-à-vis de ses clientsL'IT, qui évalue l'architecture et la performance de la solutionLa sécurité, qui contrôle les risques cyber sur la durée de vie du systèmeLe juridique et la conformité, qui posent le cadre, définissent les usages autorisés et veillent au respect des obligationsLe DPO, sur les questions de données personnelles et d'anonymisationL'objectif : construire une gouvernance suffisamment robuste pour que les responsabilités soient claires et partagées, plutôt que diluées.L'erreur la plus fréquente : se renvoyer la balleSur le terrain, l'erreur qu'elle observe le plus souvent chez ses clients n'est pas un manque de bonne volonté, mais un jeu de ping-pong organisationnel : l'IT qui dit que ce n'est pas son ressort, le métier qui renvoie vers la sécurité ou le juridique, et personne qui n'avance vraiment. Résultat : l'innovation attend, les projets prennent du retard, et l'absence de cadre clair finit par exposer l'entreprise à un non-respect des réglementations.Cette gouvernance n'a d'ailleurs pas besoin d'être lourde ou ultra-formalisée pour être efficace. Ce que décrit Leïla ressemble davantage à un espace de dialogue régulier entre profils non techniques et techniques, chacun apportant sa brique : le juridique pose le cadre, le métier exprime le besoin, l'IT évalue la faisabilité, le DPO signale les points d'anonymisation nécessaires.Le Shadow IA : le risque que la RGPD n'avait pas anticipéDeuxième sujet central de l'épisode, et sans doute le plus concret pour beaucoup d'entreprises : le Shadow IA. On connaît le Shadow IT depuis longtemps ; le Shadow IA en est le prolongement direct, à une différence près : la vitesse à laquelle il se répand.Le Shadow IA désigne l'usage, par des collaborateurs, d'outils d'intelligence artificielle non validés par l'entreprise (souvent des LLM grand public gratuits) pour traiter des données professionnelles, parfois personnelles, confidentielles ou stratégiques.Un chiffre partagé par Leïla lors de notre précédent webinaire donne la mesure du problème : près de 70 % des entreprises auraient déjà été concernées par du Shadow IA, sans même en avoir conscience.Le mécanisme est souvent le même : une entreprise peut interdire l'accès à certains outils sur les postes de travail professionnels, mais rien n'empêche un collaborateur d'utiliser son smartphone personnel pour poser une question, rédiger un email, ou transmettre des informations client : noms, données personnelles, parfois des éléments confidentiels comme un brevet ou un futur modèle de véhicule pas encore annoncé.Pourquoi les dirigeants sous-estiment ce risqueLeïla identifie plusieurs biais récurrents chez les dirigeants :Le biais de la fausse sécurité : penser que les données de l'entreprise sont bien protégées, alors qu'elles transitent par des outils grand public sans consentement ni cadre.Le biais de la taille : se dire que la CNIL cible surtout les grands groupes (Google, Amazon) et que les sanctions record ne concernent pas les PME.Le calcul de risque à court terme : préférer encaisser une éventuelle amende plutôt que d'investir dans la formation ou l'accompagnement, sans intégrer le coût réel d'un contrôle.Or, comme le rappelle Leïla, la réglementation s'applique à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. Une sanction proportionnelle au chiffre d'affaires reste un choc financier, même pour une structure modeste.Comment limiter le Shadow IA sans bloquer l'innovationInterdire ne suffit pas : dans les faits, un employeur ne peut pas empêcher l'usage d'un LLM sur un terminal personnel. La réponse de Leïla repose sur trois leviers complémentaires :Sensibiliser les équipes aux enjeux RGPD et IA Act, au-delà d'une simple charte d'usage signée une foisCartographier et classifier les données selon leur niveau de sensibilité (données publiques déjà disponibles en ligne vs données confidentielles ou stratégiques à chiffrer et dont le partage doit être strictement encadré)Proposer une alternative interne : mettre à disposition des collaborateurs une IA d'entreprise ou des outils intégrés, pour qu'ils gagnent en productivité sans ouvrir de faille de sécuritéSur ce dernier point, elle évoque, sans entrer dans le détail technique, la possibilité de s'appuyer sur des modèles déjà entraînés (elle cite Mistral à titre d'exemple) et de les adapter avec les données propres de l'entreprise plutôt que de partir de zéro.Conformité et souscription : ce que change une licence entrepriseUn point que nous n'évoquons pas assez souvent : souscrire une licence entreprise à un outil d'IA générateur (Claude, ChatGPT en version professionnelle) plutôt que de laisser les équipes utiliser des comptes gratuits change la donne en matière de confidentialité et de chiffrement des échanges avec, pour Google, quelques conditions à vérifier de plus près. Ce n'est pas gratuit, mais c'est aussi ce qui permet de sécuriser réellement les usages plutôt que de les subir.Et cela pose une question de fond que Leïla formule très clairement : faire de l'IA pour faire de l'IA n'a pas de sens. Avant de déployer un outil auprès de tous les collaborateurs, la vraie question est de savoir qui en a réellement besoin, pour quel usage, et pour quel gain de productivité.RGPD, IA Act : une superposition de textes, pas une redondanceBeaucoup d'entreprises se demandent si le RGPD, antérieur à la démocratisation de l'IA générative, est encore adapté. Pour Leïla, la réponse tient en un principe simple : il n'y a pas d'IA sans données, et il n'y a pas d'IA de qualité sans données de qualité donc pas d'IA sans RGPD.L'IA Act ne remplace pas le RGPD : il vient s'y superposer, avec ses propres exigences en matière de gestion des risques algorithmiques, notamment sur les sujets à fort enjeu humain.Les premières jurisprudences à connaîtreLeïla cite plusieurs précédents qui donnent une idée assez nette des priorités des autorités :Cas Sujet Enseignement CNIL vs Amazon Algorithmes de surveillance de la productivité (rythme de travail, pauses) Les outils de contrôle algorithmique du travail sont une cible prioritaire des sanctions Algorithmes de tri de CV (ATS) Biais introduits par les données d'entraînement, pas par l'algorithme lui-même Un système entraîné sur les profils "qui ont réussi" dans l'entreprise peut reproduire des discriminations existantes (âge, profil type) Air Canada Chatbot ayant transmis une information erronée à un client L'entreprise reste juridiquement responsable des décisions prises par ses outils d'IA, y compris un simple chatbot Employé licencié après usage d'une IA "gratuite" Faute liée à l'usage d'un outil non validé, avec impact client L'employeur ne peut pas se dédouaner en argumentant que c'est "la faute du salarié", l'entreprise reste responsable.Un principe commun ressort de ces exemples : on ne peut jamais reporter la responsabilité sur "la faute de la machine". L'IA reste un outil ; la responsabilité juridique reste entièrement du côté de l'entreprise qui le déploie.Sur le sujet spécifique des ATS et du recrutement, Leïla voit dans l'IA Act une opportunité positive : en imposant des degrés de protection pour les décisions à impact humain, le texte pourrait justement remettre un peu d'humain dans des processus de recrutement devenus, depuis des années déjà, largement automatisés et parfois déshumanisants.Privacy by Design : intégrer la conformité dès la première minuteDernier point structurant de l'échange : à quel moment intégrer la conformité dans un projet IA ? La réponse de Leïla est sans ambiguïté : dès la conception, en s'appuyant sur le principe de Privacy by Design.Un projet d'IA conçu sans respecter le RGPD dès le départ s'expose à un scénario coûteux : les autorités peuvent, dans certains cas, contraindre une entreprise à détruire purement et simplement le modèle développé, parce qu'il ne respecte pas les droits des personnes ou la protection des données personnelles. Tout le temps et l'argent investis sont alors perdus, et il faut recommencer de zéro.Intégrer la conformité en amont n'est donc pas qu'une contrainte réglementaire : c'est aussi, très concrètement, un avantage concurrentiel. Une entreprise en règle ne prend pas le risque d'être arrêtée en plein projet et de devoir tout reprendre à zéro.Deux principes reviennent régulièrement dans les propos de Leïla sur ce point : la source des données doit toujours être claire, et leur traitement doit rester transparent même si, comme je le souligne dans l'épisode en écho au livre d'Éric Hazan, la transparence algorithmique reste un sujet complexe, parfois plus exigeant que celui qu'on demande aux humains eux-mêmes.Les 3 conseils de Leïla Chaudhry pour démarrer une réflexion IA responsablePour conclure l'épisode, je demande toujours à mes invités un conseil actionnable. Voici les trois axes que Leïla propose aux entreprises qui démarrent leur réflexion sur l'IA responsable :Concevoir et déployer les systèmes en s'appuyant sur le RGPD, en s'assurant que toutes les obligations sont respectées : information des personnes, base légale, sécurité des données.Se former et sensibiliser ses équipes au Shadow IA, en intégrant des cas d'usage métier concrets plutôt qu'une charte théorique, et en identifiant les besoins réels avant de choisir une technologie.Se mettre en conformité dès maintenant, sans attendre l'entrée en vigueur complète de l'IA Act. Le calendrier de certains volets du texte a pu glisser (notamment avec le paquet dit "omnibus numérique"), mais RGPD et IA Act se superposent déjà : attendre, c'est prendre du retard sur un cadre qui s'applique en grande partie dès aujourd'hui.En résuméLa gouvernance de l'IA responsable n'est ni un sujet purement juridique, ni un sujet purement technique : c'est un sujet collectif, qui engage le métier, l'IT, la sécurité et le juridique autour d'une même table. Le vrai risque aujourd'hui n'est pas tant la complexité du RGPD ou de l'IA Act que le Shadow IA, cet usage informel, individuel, largement invisible pour la direction, qui expose l'entreprise sans qu'elle en ait toujours conscience.Retenez surtout ceci : la conformité intégrée dès la conception coûte moins cher que la conformité corrigée après coup. Et la meilleure IA n'est pas la plus puissante, c'est celle qui répond à un vrai besoin métier, dans un cadre maîtrisé.

PolySécure Podcast
Teknik - Sold to the highest bidder - the escalation of ADINT from geolocation tracking to intrusion vector (nsec) - Parce que... c'est l'épisode 0x311!

PolySécure Podcast

Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 32:46


Parce que… c'est l'épisode 0x311! Shameless plug 26 et 27 juin 2026 - leHACK 30 juin au 2 juillet 2026 - Pass the SALT 19 septembre 2026 - Bsides Montréal 20 au 26 septembre 2026 - BruCON 13 novembre 2026 - DEATHCon 16 au 19 novembre - European Cyber Week 1 au 3 décembre 2026 - Forum INCYBER - Canada 2026 24 et 25 février 2027 - SéQCure 2027 Description Introduction Cet épisode spécial, enregistré à Montréal lors de la conférence NorthSec, réunit Coline Chavane et Maxime Arquillière, venus de France présenter leur recherche sur l'ADINT (advertisement-based intelligence). Leur équipe CTI, spécialisée dans le suivi des fournisseurs privés de logiciels espions (spyware) et membre de l'initiative Pall contre les abus de ces technologies, a identifié cette tendance émergente en cherchant à documenter les nouveaux vecteurs d'intrusion utilisés par ces entreprises, au-delà des exploits « zero-click » déjà connus (comme ceux exposés par Citizen Lab ou Amnesty International sur WhatsApp). Comment fonctionne la publicité en ligne Coline explique le mécanisme du real-time bidding : en moins de 100 millisecondes, chaque fois qu'un espace publicitaire s'affiche dans une application, un système d'enchères se déclenche. Les données de l'utilisateur (type d'appareil, identifiant publicitaire mobile, centres d'intérêt) sont transmises à de multiples annonceurs qui enchérissent pour diffuser leur publicité. Fait crucial : même les annonceurs qui perdent l'enchère reçoivent ces données, sans qu'aucun contrôle ne soit possible sur leur usage ultérieur. Cet identifiant publicitaire mobile (MAID), censé être pseudo-anonymisé, permet en réalité un suivi cross-plateforme très précis, exploitable à grande échelle pour désanonymiser les individus. Maxime souligne que ce système est mondialement fragmenté par des cadres légaux disparates (RGPD en Europe basé sur l'opt-in, régimes opt-out ailleurs), créant des zones grises que certaines entreprises exploitent. Les trois catégories d'ADINT Les intervenants ont catégorisé les usages détournés de ces données en trois types : ADINT passif : collecte massive de données publicitaires (directement ou via des data brokers) pour établir des profils. Exemple donné : identifier les employés d'un site sensible (agence de renseignement, site de défense) en observant les téléphones qui s'y rendent quotidiennement, puis recouper avec leur domicile et leurs fréquentations pour du profilage. ADINT actif : au lieu d'observer passivement, l'acteur configure une alerte déclenchée dès qu'un identifiant mobile spécifique participe à une enchère publicitaire dans un périmètre donné, permettant un suivi quasi temps réel d'une cible précise. Ces données sont ensuite revendues à des gouvernements, forces de police ou entreprises privées. ADINT offensif : le plus préoccupant, il utilise le processus d'enchère lui-même comme vecteur d'intrusion, en délivrant une publicité vérolée à une cible spécifique pour compromettre son appareil. Documenté notamment par Amnesty International dans les dossiers Intellexa, ce vecteur « stratégique » complète les vecteurs « tactiques » nécessitant une proximité physique. Un écosystème sophistiqué et concentré Maxime explique que cette diversification des vecteurs d'intrusion est stratégiquement vitale pour les fournisseurs de spyware, surtout après la condamnation de NSO Group aux États-Unis lui interdisant de cibler WhatsApp — une décision qui menace la viabilité économique d'entreprises dépendantes d'un vecteur unique. Fait notable révélé par Recorded Future : au sein du consortium lié à Intellexa figure une entreprise publicitaire propriétaire d'un SSP (plateforme utilisée par les éditeurs d'applications), directement intégrée au processus d'enchères. Cela confirme que l'ADINT offensif reste réservé à des acteurs sophistiqués et bien financés, souvent israéliens ou américains, employant d'anciens membres de services de renseignement en cyberintrusion. Ces sociétés se déploient notamment en Asie, marché en expansion, comme l'ont découvert Coline et Maxime via des brochures commerciales trouvées en source ouverte — notamment celles de la société « Patterns », qui vante la désanonymisation à partir d'un simple numéro de téléphone. Usages à grande échelle et actualité Interrogés sur des attaques plus larges que le ciblage individuel, les invités distinguent l'ADINT du malvertising (opportuniste et large). Ils citent toutefois un cas documenté en Syrie (2015-2016) où le ciblage publicitaire a servi à comptabiliser et suivre les déplacements de réfugiés fuyant une zone de guerre. Plus actuel : aux États-Unis, l'agence ICE figure parmi les clients confirmés de solutions incluant des capacités ADINT — une utilisation désormais assumée publiquement, contrairement à des pratiques plus discrètes par le passé. Protections limitées pour les utilisateurs Coline note que certaines initiatives existent côté fabricants (comme le Lockdown Mode d'Apple, limitant les permissions de suivi GPS), mais que les utilisateurs disposent de peu de moyens concrets au-delà de l'hygiène numérique de base (refus des cookies, etc.) pour se protéger de ce profilage à grande échelle. Conclusion Cette recherche met en lumière un angle mort de la surveillance numérique : un écosystème publicitaire légitime, mondial et extrêmement efficace pour capter des données comportementales, détourné par une industrie grise et bien financée à des fins de renseignement, de profilage et, dans les cas les plus sophistiqués, d'intrusion informatique ciblée. Notes Sold to the highest bidder - the escalation of ADINT from geolocation tracking to intrusion vector Collaborateurs Nicolas-Loïc Fortin Maxime Arquillière Coline Chavane Crédits Montage par Intrasecure inc Locaux réels par Northsec

Masters of Privacy (ES)
Berta Balanzategui: cómo elevar privacidad y gobernanza de IA al cénit estratégico de la empresa

Masters of Privacy (ES)

Play Episode Listen Later Jun 23, 2026 38:07


¿Podría un nuevo tipo de “coaching” ayudar a equipos de alta gestión a entender el verdadero valor de negocio de la estrategia de protección de datos o gobernanza de IA? ¿Hay forma de romper ese “techo de cristal” para elevar la disciplina hasta el C-suite?Berta Balanzategui es fundadora de The Privacy Coach y fue durante años Senior Privacy Counsel en la Oficina Corporativa de Privacidad de General Electric, responsable de la implementación del RGPD en la UE y el Reino Unido.Referencias:* The Privacy Coach* Berta Balanzategui en LinkedIn* Berta Balanzategui: Normas Corporativas Vinculantes (BCR), Masters of Privacy (junio de 2023) This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.mastersofprivacy.com/subscribe

Prod'Way
IA note-taker, GAFA et souveraineté : comment Leexi tient tête aux géants américains

Prod'Way

Play Episode Listen Later Jun 12, 2026 87:59


Xavier Lombard, CEO de Leexi, a lancé sa boîte en 2022 avec ses deux fils et sa femme. Bootstrap, sans levée de fonds, le note-taker IA belge rattrape aujourd'hui des acteurs américains comme Fireflies ou Fathom avec dix fois moins de codeurs. Dans cet épisode, Aimery l'embarque sur tous les fronts : la vallée de la mort des débuts, l'offensive des GAFA contre les note-takers indépendants, la souveraineté numérique et la dette technique qui plombe la plupart des SaaS, et sa conviction que les robots seront bien plus disruptifs que l'IA. Une masterclass sans filtre sur l'entreprenariat familial et la production logicielle à l'ère de l'IA générative.Les temps forts :06:00 - Le parcours et la genèse de Leexi21:00 - Souveraineté, RGPD et offensive des GAFA30:00 - Produit et différenciation face aux concurrents40:01 - Approche produit, management et culture58:00 - La révolution des réunions et la dette technique01:14:00 - Vision du futur et conclusionLes recommandations :“One Call Closing”, Charles Whitacre“Play Bigger”, Al Ramadan, Dave Peterson, Christopher Lochhead, Kevin ManeyLa trilogie du “Seigneur des anneaux”La série “The Chosen”Dîtes-nous ce que vous avez pensé de cet épisode ! Et n'oubliez pas de mettre des étoiles, 5 si possible, si vous aimez Prod'Way :) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Side Project
Les erreurs juridiques graves qui détruisent les entrepreneurs web – avec Henri de la Motte Rouge (Infolawyers)

Side Project

Play Episode Listen Later Jun 8, 2026 107:10 Transcription Available


Les packs dont on parle dans cet échange : (liens affiliés)→ Pack des documents juridiques obligatoires→ Pack pour sécuriser ses prestations Dans cet épisode, je reçois Henri de La Motte Rouge, avocat spécialisé en droit du web et cofondateur d'Infolawyers. Ensemble, nous plongeons dans les coulisses juridiques de l'entrepreneuriat en ligne : CGV, RGPD, propriété intellectuelle, contrats de partenariat, responsabilité civile professionnelle, pratiques commerciales trompeuses… Vous découvrirez les erreurs qui peuvent coûter très cher aux entrepreneurs web, mais aussi comment utiliser le juridique comme un véritable levier de croissance et de crédibilité.Henri partage également son parcours d'avocat devenu “avocat-entrepreneur”, la création d'Infolawyers, les défis liés à la croissance d'un cabinet d'avocats moderne et sa vision d'un cabinet “épanoui” où performance et équilibre de vie peuvent coexister. Nous parlons aussi business, management, burnout, IA, organisation, création de contenu et stratégie d'entreprise.Dans cet épisode, vous apprendrez notamment :→ Pourquoi les CGV sont probablement votre meilleure protection juridique→ Les erreurs fréquentes des freelances et formateurs en ligne→ Comment éviter les litiges avec vos clients et partenaires→ Ce qu'un contrôle DGCCRF ressemble vraiment en France→ Pourquoi copier des CGV trouvées sur internet peut devenir dangereux→ Comment rendre votre business plus professionnel grâce au juridique→ Les limites légales du marketing agressif et des fausses promotions→ À partir de quand il devient pertinent de travailler avec un avocatUn épisode indispensable si vous êtes freelance, infopreneur, coach, créateur de contenu, formateur en ligne ou entrepreneur du web et que vous voulez développer votre activité sans mettre votre business en danger juridiquement.Retrouvez Henri sur : → Le site d'Infolawyers : https://infolawyers.fr→ Le site de son cabinet : https://tlmr-avocats.com→ Son podcast : https://www.youtube.com/@infolawyers

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet
Sous la menace d'une action en justice, l'École polytechnique annule sa migration vers Microsoft 365

ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 2:26


C'est un véritable coup de théâtre auquel vient d'assister en France le secteur de l'enseignement supérieur.Sous pression, la prestigieuse École polytechnique vient d'annuler sa migration vers Microsoft 365.Le cadre juridique se durcit sérieusementCe revirement spectaculaire est d'abord le signe que le cadre juridique se durcit sérieusement. En tentant d'imposer l'écosystème Microsoft, Polytechnique s'est heurtée de plein fouet au Code de l'éducation, qui exige de prioriser les logiciels libres.Mais surtout, en migrant vers ces outils, l'école exposait les données sensibles de la recherche française aux lois extraterritoriales américaines, notamment le fameux Cloud Act.Sous la menace d'une action en justice menée par le Conseil National du Logiciel Libre, et face à la fronde de ses propres chercheurs, la direction a dû capituler.Ce dossier dépasse largement les murs de l'écoleMais attention, ce dossier dépasse largement les murs de l'école.Car au même moment, l'autorité de protection des données autrichienne édicte que la version éducation de Microsoft 365 viole purement et simplement le RGPD, notamment en pistant les utilisateurs à des fins commerciales.Il est donc temps de sortir du déni. Les promesses d'hébergement localisé ne suffisent plus lorsque la société mère reste contrainte de livrer ses données sur simple injonction d'un juge outre-Atlantique.Quelle alternative s'offre aux décideurs ?Face à ce constat, quelle alternative s'offre aux décideurs ? Longtemps perçu comme complexe, le logiciel libre pourrait servir de levier stratégique.Le Conseil National du Logiciel Libre assure structurer une véritable filière d'accompagnement.L'objectif est d'aider les organisations à migrer vers des outils ouverts, souverains et interopérables.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Visionary Marketing Podcasts
Piratage de l'ANTS : enjeux et responsabilités

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Play Episode Listen Later Jun 4, 2026 40:16


Il aura suffi d’un adolescent de quinze ans et d’une faille élémentaire pour que le piratage de l’ANTS expose 11,7 millions de comptes de l’Agence nationale des titres sécurisés. Le pseudonyme « breach3d » restera dans les annales de la cybersécurité publique française, moins pour la sophistication du geste que pour ce qu’il révèle sur l’état réel des systèmes d’information de l’État. Paul-Olivier Gibert, ancien président de l’AFCDP et fondateur de POG Consulting, a adressé dès les premières heures une analyse lucide de l’incident. Il n’y cherchait ni sensationnalisme ni procès à charge, mais une lecture de fond : ce que la récurrence de ces accidents dit sur la relation de confiance numérique entre l’État et ses citoyens. Piratage de l’ANTS, quand l’État numérique perd sa présomption de sécurité Il aura suffi d’un adolescent de 15 ans et d’une faille élémentaire pour que le piratage de l’ANTS expose 11,7 millions de comptes. Image Midjourney Une faille aussi basique qu’elle est révélatrice La technique exploitée porte un nom barbare, « Insecure Direct Object Reference » (IDOR), mais son principe est d’une simplicité déconcertante. Imaginez un vestiaire de piscine dont les consignes seraient numérotées séquentiellement et dont la serrure accepterait n’importe quel numéro entré au clavier, sans vérifier que l’utilisateur est bien le titulaire du casier. C’est exactement le mécanisme qu’a exploité l’adolescent. En faisant varier un identifiant dans une requête, il pouvait parcourir en force brute l’ensemble des dossiers. Guillaume Poupard, ancien directeur général de l’ANSSI, a qualifié cette faille d’« agaçante » lors d’une interview sur France Culture le 28 avril 2026, précisément parce qu’elle figure parmi les premières vérifications lors de tout audit de sécurité sérieux. Paul-Olivier Gibert formule la chose sans circonvolutions : des dispositions qui auraient dû être naturelles n’ont tout simplement pas été prises. Guillaume Poupard, ancien directeur général de l’ANSSI, a qualifié de piratage de l’ANTS d’« agaçant » lors d’une interview sur France Culture le 28 avril 2026. Image Midjourney. Ce qui rend l’affaire plus préoccupante encore, c’est la chronologie : des alertes auraient circulé sur le dark web dès septembre 2025, soit sept mois avant les faits. Si l’État a été averti et n’a pas réagi, la question de la chaîne de vigilance interne se pose avec une acuité particulière. Les données les plus critiques épargnées… ouf ! La bonne nouvelle, et elle existe, est que les données les plus critiques, celles liées aux documents d’identité, n’auraient pas été compromises par cette faille spécifique. Ce qui a été exposé, noms, prénoms, adresses électroniques, est néanmoins suffisant pour alimenter des campagnes de phishing ciblées et des tentatives d’usurpation d’identité. L’administrateur de l’AFCDP en sait quelque chose : victime lui-même d’une fuite chez un opérateur télécom, il a subi pendant des mois des tentatives d’escroquerie exploitant ses références bancaires et ses coordonnées. « Avec moi, ça n’a pas marché, » dit-il, avant d’ajouter que pour des personnes moins habituées à ces pratiques, les conséquences peuvent être extrêmement déstabilisantes. Piratage de l’ANTS : une série noire qui ne doit rien au hasard Le piratage de l’ANTS ne survient pas dans un vide. Il s’inscrit dans une série qui commence à ressembler à un problème structurel. La fuite FICOBA de janvier 2026 a exposé 1,2 million de comptes bancaires. L’attaque contre France Travail en 2024 avait touché l’ensemble des inscrits sur vingt ans, avec numéros de sécurité sociale, adresses et numéros de téléphone. ÉduConnect a subi ses propres déboires. La Commission européenne elle-même a connu un incident similaire, et il lui a fallu cinq jours pour s’en apercevoir, alors que les directives de sécurité imposent un délai de vingt-quatre heures. Piratage de l’ANTS, connaît-on les « usual suspects » ? L’Etat ne porte pas de pancarte. Image Gemini Le Premier ministre Sébastien Lecornu a eu le mérite de nommer le problème clairement : les fonctions numériques des ministères ont été délaissées budgétairement, accumulant une dette technique importante. La Cour des comptes avait d’ailleurs signalé au ministère de l’Intérieur qu’il négligeait régulièrement ses investissements numériques. Ce que Paul-Olivier Gibert souligne, c’est que ce diagnostic, juste dans son principe, ne vaut que s’il est suivi d’effets réels. 80% des violations de données évitables La CNIL, sous la présidence de Marie-Laure Denis, n’est pas plus rassurante sur ce point. Dans son rapport annuel 2025 publié le 18 mai 2026, elle estimait que 80 % des violations de données auraient pu être évitées avec trois mesures de base : des systèmes robustes, une détection d’anomalies et une hygiène numérique élémentaire. Le secteur public représente désormais 20 % des violations de données notifiées à la Commission, contre 11 % en 2023. La progression est logique selon Paul-Olivier : les systèmes publics cumulent les failles les plus accessibles et les données les plus précieuses pour les opérations de fraude. La question des responsabilités, ou l’art de diluer l’imputabilité C’est là que l’analyse prend une dimension qui dépasse la technique. Un RSSI du secteur privé interrogé dans le cadre de cette affaire a résumé la situation avec une franchise brutale : « Si l’un de nos développeurs livrait en production une API exposée à une faille IDOR sur des données personnelles, il perdrait son poste dans la journée. Et moi, presque dans la même semaine. » Paul-Olivier ne prône pas l’application mécanique de cette logique au secteur public, dont le régime statutaire est fondamentalement différent du droit du travail contractuel. Mais il ne peut pas ignorer que des négligences avérées, connues parfois de longue date, ne semblent appeler aucune conséquence personnelle. La difficulté tient en partie à l’architecture même de l’État contemporain. L’ANTS n’est pas le ministère de l’Intérieur. C’est un établissement public administratif, une entité distincte dans la longue chaîne d’agences, d’opérateurs et d’autorités indépendantes qui composent ce qu’on appelle commodément « l’État ». Un rapport sénatorial de 2024 sur l’agencification a pointé explicitement cette « dilution des responsabilités » et l’émergence d’un « État à côté de l’État » qui affecte la lisibilité de l’action publique. Quand tout le monde est responsable, personne ne l’est vraiment. Paul-Olivier Gibert a partagé son point de vue sur le piratage de l’ANTS avec nous Paul-Olivier formule ce paradoxe ainsi : « l’État a une responsabilité particulière à l’égard des Français, » pour reprendre les termes employés par Marie-Laure Denis lors de la présentation de ce même rapport annuel 2025, mais encore faut-il savoir qui incarne concrètement cette responsabilité quand quelque chose se passe mal. La réponse reste troublante de flou. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que la faille de l’ANTS était connue en interne et que rien n’avait été fait pour la corriger. 200 millions d’euros : rustine ou viatique ? C’est précisément le risque que pointe le fondateur de POG Consulting face à l’annonce des 200 millions d’euros débloqués par Sébastien Lecornu au lendemain de l’incident. La ministre en charge du numérique avait elle-même jugé la somme insuffisante. Paul-Olivier ne conteste pas l’utilité d’un tel investissement, mais il en conditionne l’efficacité à quelque chose que l’argent seul ne peut pas acheter. « S’il s’agit de changer une culture, ça ne se mesure pas en millions. Ça coûte des millions, mais ce n’est pas le bon mode d’évaluation. »— Paul-Olivier Gibert La dette technique accumulée depuis plusieurs dizaines d’années dans les systèmes d’information publics ne se solde pas avec un chèque. Elle suppose d’abord une prise de conscience, à tous les niveaux de décision, de l’importance stratégique et démocratique de ces systèmes. Sans cette conscience préalable, les crédits seront absorbés par des opérations de communication ou des audits partiels, sans transformation durable. Le rapport annuel 2025 de la CNIL le dit clairement : la plupart des problèmes recensés ne relèvent pas d’attaques d’une sophistication extrême. Ce sont des postures de sécurité élémentaires qui n’ont pas été adoptées. Le vrai défi n’est donc pas financier en première instance. Il est culturel et managérial. Piratage de l’ANTS : la culture comme angle mort C’est peut-être là le point le plus inconfortable de l’analyse. Paul-Olivier Gibert observe qu’on n’a jamais vu un directeur des systèmes d’information accéder à la direction d’une administration centrale. On a vu des directeurs d’administration centrale devenir ministres. Le numérique reste, dans la culture administrative française, un domaine technique subordonné, géré par des spécialistes que les décideurs ne comprennent pas vraiment et dont ils sous-estiment structurellement les alertes. Dans les entreprises privées, la compréhension des enjeux liés à l’activité technique du métier est (un peu plus) intégrée à la culture managériale. Elle ne l’est pas dans les administrations d’État. Ce fossé culturel explique en partie pourquoi des décideurs publics de haut niveau ne visualisent pas concrètement les conséquences d’une faille de sécurité informatique. La cybersécurité reste pour eux un « détail technique » dont ils ne mesurent l’importance qu’une fois l’incident survenu. Pour ma part, je note que la réforme annoncée par le gouvernement, avec la fusion de la DINUM dans un ensemble institutionnel remanié, soulève davantage de questions qu’elle n’en résout. Changer les noms ne change pas les cultures. La vraie question est de savoir si ces restructurations s’accompagneront d’une modification des modes de travail et de recrutement, sans oublier la valorisation des compétences numériques au sein de l’État. Et, à mon humble avis, il reste à savoir si les responsables opérationnels seront désormais évalués sur leur performance en matière de sécurité des données au même titre que sur leurs résultats habituels. La confiance numérique et le parallèle du consentement à l’impôt L’angle conceptuel que Paul-Olivier Gibert introduit dans ce débat mérite qu’on s’y attarde. Le consentement à l’impôt, concept forgé au XIXe siècle pour qualifier l’acceptation par les citoyens de leur participation au financement de l’État, trouve aujourd’hui un pendant numérique. Dans une société de plus en plus digitalisée, les citoyens confient à l’État, de manière obligatoire et non négociable, un volume croissant de données personnelles sensibles. En échange, ils attendent une protection de niveau comparable à ce qu’offrent les acteurs privés de référence. Ce parallèle est plus pertinent qu’il n’y paraît. Un opérateur télécom qui laisse fuire des données bancaires s’expose à la défiance de ses clients, qui peuvent se tourner vers un concurrent. L’ANTS, elle, est en situation de monopole absolu. On n’a pas le choix de l’interlocuteur pour renouveler un passeport ou un permis de conduire. Ce monopole crée une responsabilité spécifique et renforcée. Comme l’administrateur de l’AFCDP le formule avec une ironie contenue : on peut changer d’opérateur télécom, mais changer de nationalité pour éviter l’ANTS, c’est une autre affaire (en substance). Ce que l’on peut appeler la « réassurance numérique » des citoyens vis-à-vis de l’État n’est donc pas une exigence excessive. C’est la contrepartie naturelle d’un État qui a fait du numérique le canal quasi exclusif de ses démarches administratives. Et c’est d’autant plus vrai que la numérisation de l’État a, par ailleurs, produit des résultats tangibles : Paul-Olivier lui-même note que l’expérience utilisateur de l’ANTS pour le renouvellement d’un passeport est « plutôt bonne. » Le problème n’est pas la numérisation en soi, même si elle exclut une partie des citoyens les moins à l’aise avec les outils digitaux. C’est la dissociation entre l’investissement dans l’expérience utilisateur et celui dans la sécurité sous-jacente. Souveraineté numérique : des discours et des actes La France se positionne régulièrement en championne de la souveraineté numérique européenne, brandissant la menace des GAFAM à la manière d’un étendard. Ce discours a une part de légitimité. Mais le piratage de l’ANTS l’interroge directement. On ne peut pas prétendre défendre la souveraineté numérique des citoyens face aux géants américains tout en laissant proliférer des failles qu’un lycéen peut exploiter depuis son salon. Le paradoxe est d’autant plus cinglant que les critiques adressées aux GAFAM concernent souvent leur usage des données personnelles. Quand il s’avère que l’État protège moins bien ces mêmes données que les plateformes qu’il dénonce, le registre de la souveraineté perd une part substantielle de sa crédibilité. Paul-Olivier Gibert ne se prononce pas sur le classement international de la France en matière de cybersécurité publique. Ce qui l’intéresse, c’est la trajectoire. Et la trajectoire actuelle n’est pas bonne. Reste un facteur d’espoir structurel. Sur le front de l’IA, contrairement à ce qui s’est passé avec les révolutions industrielles précédentes, la messe n’est pas encore dite. Mistral représente une structure crédible et solide qui peut exister dans cet écosystème sans nécessairement rivaliser en taille avec les acteurs américains. Ce que Paul-Olivier retient, c’est la leçon inverse de celui qui bat en retraite sans savoir qu’il n’est pas poursuivi : agir ici et maintenant, sans attendre d’avoir perdu davantage de terrain. Piratage de l’ANTS : l’État numérique se juge sur ses actes Paul-Olivier Gibert conclut avec une formule qu’il adresse directement aux décideurs publics : ils sont désormais attendus sur le bon usage du numérique et la protection des données au même titre que sur leurs résultats dans leur domaine habituel de compétence. Ce n’est plus une dimension optionnelle. C’est une composante à part entière de la responsabilité publique. L’affaire ne sonne pas le glas de la transformation numérique de l’État, qui apporte des bénéfices réels aux citoyens, y compris aux plus fragiles. Paul-Olivier rappelle l’exemple de personnes aphasiques pour qui la possibilité de communiquer par écrit sur un écran a représenté une libération. La numérisation apporte plus qu’elle ne retire. Mais elle crée des vulnérabilités nouvelles que l’État n’a pas encore appris à gérer avec la rigueur qu’elles exigent. Ce que je retiens de cet échange et de cet événement Rejeter la faute sur « l’État » abstrait revient à n’accuser personne, puisqu’une collectivité ne peut être rendue responsable d’une négligence individuelle ou managériale identifiable. Or des négligences identifiables, il y en a ici manifestement. Des alertes circulaient depuis septembre 2025. La faille était connue. Rien n’a été fait. Dans le secteur privé, cela s’appelle une faute grave. Dans la sphère publique, cela s’appelle un dysfonctionnement, et le résultat prévisible d’une telle immunité de fait, c’est qu’on finit par jeter de l’argent sur le problème plutôt que d’en traiter les causes réelles. Les 200 millions annoncés peuvent servir d’amorce, à condition d’être accompagnés d’une attribution claire des responsabilités et d’une évaluation des dirigeants publics sur leur performance en matière de sécurité. Sans cela, on rebaptisera des institutions, on organisera des colloques, et on sera à nouveau surpris qu’un adolescent mal intentionné ait trouvé une faille que personne n’avait jugé urgent de corriger. Avec l’arrivée de l’IA dans le domaine cyber, ces fautes-là ne sont plus admissibles : le niveau de la menace va sans aucun doute possible s’élever de manière considérable. L’État numérique, pour reprendre les termes du communiqué de Paul-Olivier Gibert, doit établir la confiance par la preuve. On jugera aux actes. À propos de Paul-Olivier Gibert Paul-Olivier Gibert est fondateur de POG Consulting, cabinet spécialisé dans la stratégie numérique, la gouvernance des données et la conformité RGPD. Il a été pendant plusieurs années président de l’AFCDP (Association française des correspondants à la protection des données personnelles), dont il est aujourd’hui administrateur. Auteur et conférencier reconnu sur les enjeux de protection des données, de souveraineté numérique et de cybersécurité, il intervient régulièrement auprès d’organisations publiques et privées en France et en Europe. Ancien cadre dirigeant dans le secteur des services numériques, il a conduit de nombreuses missions de transformation et de mise en conformité RGPD pour des administrations, des entreprises du CAC 40 et des organismes de sécurité sociale. Son expérience au carrefour du public et du privé lui confère une lecture particulièrement affinée des tensions entre impératif de modernisation, lacunes structurelles de l’administration et montée du niveau des menaces cyber. The post Piratage de l'ANTS : enjeux et responsabilités appeared first on Marketing and Innovation.

Accounting Business Club
Cabinet comptable en 2028 : transformation IA | Julien Catanese

Accounting Business Club

Play Episode Listen Later May 23, 2026 71:43


L'IA générative est passée du gadget à la rentabilité dans les cabinets d'expertise comptable, et le modèle économique de la profession va profondément changer d'ici 2028.Dans cet épisode, Julien Catanese partage sa vision concrète du marché : où en est vraiment l'IA dans les cabinets en 2026, quels cas d'usage fonctionnent au-delà de ChatGPT, et pourquoi la convergence entre IA et facture électronique va accélérer la transformation du métier d'expert-comptable.

Slow Marketing
[REDIFF] #44 - Configurer Google Analytics pour le RGPD : les conseils de Julie Linden

Slow Marketing

Play Episode Listen Later May 22, 2026 30:59


Dans cet épisode de Slow Marketing, je discute avec Julie Linden, analyste digitale spécialisée dans la mise en conformité des outils d'analyse avec le RGPD. Nous explorons les récents changements concernant Google Analytics et la légalité de son utilisation en Europe après l'adoption du Data Privacy Framework. Julie nous partage ses conseils pour assurer une conformité optimale tout en conservant des données de qualité, et nous parle de son engagement pour un marketing digital plus simple et respectueux de la vie privée.Quelques questions clés que nous abordons dans cet épisode :Comment mettre en place une solution de cookies conforme au RGPD sur son site web ?Quels sont les défis de la mise en conformité de Google Analytics pour les entreprises ?Quelles alternatives à Google Analytics existent pour un suivi des performances plus éthique ?En quoi une approche de slow marketing et de simplification des données peut-elle transformer la manière de piloter ses campagnes ?

Avocats Génération Entrepreneurs
Comment présider l'une des associations les plus exposées de France ET continuer à faire tourner son cabinet : l'exemple d'Élise Van Beneden

Avocats Génération Entrepreneurs

Play Episode Listen Later May 21, 2026 58:30 Transcription Available


Comment diriger l'une des associations les plus exposées politiquement de France tout en faisant tourner son cabinet en solo ? Élise Van Beneden a présidé Anticor de 2020 à 2024 — quatre années à porter plainte contre des membres du gouvernement, à se battre pour le renouvellement de l'agrément anticorruption, à encaisser une tempête médiatique et une tentative de putsch interne, le tout en exerçant individuellement au barreau de Paris.Dans cet épisode, elle raconte sans filtre :— Pourquoi elle s'est engagée à Anticor en 2009, à 21 ans, après quatre années d'études en Italie sous l'ère Berlusconi— L'équation économique du bénévolat extrême : 25 heures par semaine pour l'association, des années à 28 000 euros de revenus, des passages au service social de l'Ordre— La bataille de l'agrément anticorruption en 2021 : le silence du ministère, la saisine de la CNIL sur le RGPD, la cellule de gestion de crise montée en urgence avec des communicants bénévoles— Le putsch interne pendant le confinement, les statuts sur la table de chevet, la fracture du conseil d'administration— Pourquoi elle n'a jamais été l'avocate d'Anticor (et ce que ça dit du conflit d'intérêts)— Ses trois conseils aux avocats qui se lancent : le coussin financier comme hygiène mentale, la programmation des mails comme cadre relationnel, et une règle stratégique qu'elle a apprise à ses dépensUn épisode sur l'engagement, oui — mais surtout sur ce que coûte réellement de tenir une posture, et sur les arbitrages très concrets d'une avocate qui a choisi de faire du droit un outil de combat sans jamais cesser d'exercer.

DigitalFeeling
Episode 159 - IA générative et normalisation avec Thierry Coulmain

DigitalFeeling

Play Episode Listen Later May 15, 2026 29:26


IA Générative et normalisation : ce que les marketeurs doivent savoirDans ce 159 ème épisode de DigitalFeeling, j'ai le plaisir de recevoir Thierry Coulmain pour un échange sur le Marketing, l'IA & la Pensée Critique.Et si l'intelligence artificielle ne nous remplaçait pas, mais nous rendait… tous pareils ?C'est la question au cœur de ce nouvel épisode de Digital Feeling, une discussion avec Thierry Coulmain, marketeur et communicant expérimenté, passionné de sémantique et d'IA, Responsable communication et RSE de LEA Partners.Loin des discours techno-optimistes habituels, cette conversation aborde sans détour les risques réels de la générative pour les professionnels du marketing et de la communication — normalisation, perte d'esprit critique, dépendance aux outils mais aussi les opportunités concrètes offertes par les agents IA.L'IA Générative ne nous remplacera pas, mais elle nous normaliseC'est la thèse centrale de l'épisode, empruntée à une philosophe invitée sur France Inter : l'IA ne prend pas notre place, elle remodèle notre façon de penser.Thierry Coulmain l'explique avec clarté : les modèles de langage sont probabilistes. Ils favorisent la réponse la plus probable, donc la plus commune. À force de déléguer notre réflexion à ces outils, nous risquons de nous adapter à leur logique, et non l'inverse.Ce n'est pas l'IA qui prend les rênes. C'est nous qui les lui donnons.Pour les marketeurs et communicants, la conséquence est directe : si tout le monde utilise les mêmes prompts pour générer les mêmes types de contenus, les stratégies de marque finissent par se ressembler. La différenciation, pierre angulaire du marketing, s'érode.Trois risques identifiés 1. La normalisation des contenus et des stratégies marketingÉlodie Chenol pointe un phénomène qu'elle observe sur le terrain : des professionnels qui utilisent les mêmes méthodes de prompting, qui obtiennent des résultats similaires, et dont les communications finissent par converger. En design, en copywriting, en stratégie éditoriale : le risque d'uniformisation est réel.2. La sur-confiance des clients envers les LLMPhénomène inattendu : certains clients arrivent désormais chez les commerçants armés de réponses générées par ChatGPT, qu'ils opposent aux recommandations des professionnels. Ils font davantage confiance au modèle qu'à l'expert en face d'eux.Ce glissement de confiance soulève une question fondamentale pour tous les consultants, formateurs et agences : comment préserver sa valeur ajoutée humaine dans ce contexte ?3. Le déficit d'acculturation à grande échelleDes étudiants qui soumettent des KPI inventés par l'IA sans les vérifier. Des enseignants dépassés. Des managers de middle management laissés pour compte dans les transformations IA des entreprises.Les deux interlocuteurs s'accordent : le problème majeur n'est pas l'IA elle-même, c'est le manque de formation et d'esprit critique de ceux qui l'utilisent.Comment bien utiliser l'IA : la posture de Thierry CoulmainThierry Coulmain propose une approche qui tranche avec l'usage courant :"Utiliser l'IA, ce n'est pas l'utiliser pour gagner du temps. C'est l'utiliser pour qu'elle nous apporte une contradiction ou une connaissance."Sa méthode :Partir d'une expertise solide avant de consulter l'IAUtiliser l'IA comme garde-fou, pas comme oracleChallenger les réponses plutôt que de les accepter passivementSe servir de l'outil pour affiner sa réflexion, pas la remplacerCette posture, celle du professionnel qui sait ce qu'il cherche, est la seule qui permette de tirer un vrai bénéfice de ces technologies sans se laisser "écraser par une normalisation".La position d'Élodie Chenol : l'IA dans le champ de sa maîtriseFormatrice, Élodie Chenol a développé une règle simple mais puissante :"J'utilise l'IA dans ce que je maîtrise."Pourquoi ? Parce que si vous demandez à l'IA ce que vous ne maîtrisez pas, vous n'avez aucun moyen d'évaluer la qualité de la réponse. Vous acceptez alors implicitement d'être remplacé par elle.À l'inverse, utilisée dans son domaine d'expertise, l'IA devient un amplificateur de compétences : elle permet d'aller plus loin, plus vite, tout en gardant le contrôle critique.Les Agents IA : la prochaine frontière du marketing digitalLa deuxième partie de l'épisode s'ouvre sur un sujet d'avenir : les agents IA.Qu'est-ce qu'un agent IA ?Un agent c'est un système capable d'exécuter une séquence d'actions de façon quasi-autonome, en suivant une logique définie par l'utilisateur : recherche d'informations, qualification de prospects, envoi de messages personnalisés, clustering de données…Le Marketing One-to-One à grande échelleThierry Coulmain voit dans les agents la réalisation d'une promesse ancienne du marketing digital : le one-to-one à grande échelle. Concrètement :Vous définissez l'ADN de votre entreprise (valeurs, offre, positionnement)L'agent identifie les profils susceptibles d'être intéressésIl construit un message personnalisé, adapté à chaque cibleIl orchestre les relances selon le comportement du prospectFini le message générique "Je suis sûr que ça vous intéressera." Place à une approche réellement contextualisée.La vision d'Élodie : des agents sur-mesure pour une vraie souverainetéÉlodie Chenol, formée sur N8n et Zapier, défend une position nuancée : les agents développés sur des plateformes grand public présentent des risques (RGPD, hallucinations, dérive des processus). Sa conviction : pour une efficacité maximale et une vraie sécurité des données, un agent doit être développé sur mesure, avec du code, par un professionnel.Un point de vue courageux à l'heure où tout le monde promet des agents "en trois clics".Le middle management : l'oublié de la transformation IAUn point souvent négligé dans les déploiements IA en entreprise : le management intermédiaire.Ni décideurs (qui poussent la transformation), ni exécutants (qui la vivent au quotidien), les managers de proximité se retrouvent dans une position inconfortable : ils doivent accompagner leurs équipes sans avoir eux-mêmes été formés.Les deux invités s'accordent : toute stratégie de déploiement IA en entreprise doit inclure une formation spécifique du middle management, pour qu'il puisse jouer son rôle d'interface et de relais humain.Si vous travaillez en marketing, communication ou formation, cet épisode vous invite à trois prises de conscience :L'IA n'est pas neutre : elle influence la façon dont vous pensez si vous ne la questionnez pasVotre valeur professionnelle réside dans votre esprit critique, pas dans votre capacité à générer du contenu rapidementLes agents IA représentent un saut qualitatif majeur et nécessitent une approche rigoureuse pour être déployés de façon responsable

Monde Numérique - Jérôme Colombain

L'intelligence artificielle bouleverse les usages dans les entreprises, mais elle ouvre aussi une nouvelle génération de risques cyber. Entre Shadow AI, fuite de données, agents autonomes et manipulation des chatbots, les organisations découvrent un terrain encore largement incontrôlé.

Mon Carnet, l'actu numérique
{ENTREVUE} - Vincent Lomba : Cybersécurité et souveraineté, protéger bien plus que des données

Mon Carnet, l'actu numérique

Play Episode Listen Later May 7, 2026 16:08


Vincent Lomba rappelle que la cybersécurité est devenue un enjeu stratégique directement lié à la souveraineté des États, des entreprises et des citoyens. À mesure que les sociétés dépendent des infrastructures numériques, les risques touchent désormais l'économie, la démocratie et les services essentiels. L'Europe tente de renforcer sa résilience avec des réglementations comme le RGPD, NIS2 et le Cyber Resilience Act, qui imposent de nouvelles obligations aux acteurs technologiques. Mais au-delà des outils techniques, l'enjeu repose aussi sur l'éducation et la sensibilisation dès le plus jeune âge. Pour l'expert, la clé demeure l'humilité : considérer la cybersécurité comme un processus permanent d'adaptation face à des menaces en constante évolution.

Choses à Savoir TECH
La Chine, un maître de l'IA open source qui séduit les pays du Sud ?

Choses à Savoir TECH

Play Episode Listen Later May 5, 2026 2:20


C'est un signal fort dans la bataille mondiale de l'intelligence artificielle. Selon une étude conjointe du MIT et de Hugging Face, relayée par le MIT Technology Review, les modèles open source chinois représentent désormais 17,1 % des téléchargements mondiaux sur la plateforme. Les modèles américains, eux, tombent à 15,86 %. Une première.Ce basculement remonte à janvier 2025, avec la publication du modèle R1 par DeepSeek. Sa particularité : une licence MIT, très permissive, qui autorise librement l'utilisation, la modification et la redistribution. En clair, n'importe quel développeur peut s'en emparer sans contrainte commerciale. Et surtout, ses performances rivalisent avec celles de modèles fermés américains, pour un coût d'utilisation bien plus faible. Dans la foulée, d'autres acteurs chinois ont suivi : Alibaba avec la famille Qwen, Moonshot AI ou encore MiniMax. Résultat : fin 2025, Qwen dépasse même Llama, le modèle de Meta, en nombre de téléchargements cumulés.La différence de stratégie est nette. Côté américain, les modèles sont souvent accessibles via des API payantes — c'est-à-dire des interfaces permettant d'utiliser l'IA à distance, moyennant abonnement. Côté chinois, ils sont proposés en accès libre, téléchargeables et exploitables localement. Un avantage décisif dans de nombreuses régions du monde.En Afrique, en Asie du Sud-Est ou en Amérique latine, ces modèles comblent un vide. Ils fonctionnent sur des machines modestes, ne nécessitent pas de carte bancaire et évitent les contraintes liées à l'hébergement des données à l'étranger. En Europe, la réponse s'organise autour d'acteurs comme Mistral AI, qui mise sur la souveraineté et la conformité réglementaire, notamment au RGPD. Mais l'approche reste différente : là où les modèles chinois privilégient le volume et l'adoption massive, les Européens ciblent avant tout les entreprises. Au fond, deux visions s'opposent. L'une ouverte, rapide, centrée sur l'écosystème. L'autre plus encadrée, tournée vers la régulation. Et dans cette course, le terrain est désormais mondial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

DigitalFeeling
Episode 157 - IA et PME : Comment Harakiwi automatise vos processus métier ?

DigitalFeeling

Play Episode Listen Later May 1, 2026 25:58


Dans ce 156 ème épisode de DigitalFeeling, j'ai le plaisir de recevoir Emilie Mariti, fondatrice d'Harakiwi avec qui nous avons échangé sur IA et PME : Comment Harakiwi automatise vos processus métier ?Introduction : Quand l'IA devient l'alliée des dirigeants de PMEL'intelligence artificielle est sur toutes les lèvres : LinkedIn, médias, conférences. Mais entre les grandes entreprises qui communiquent massivement sur leur transformation digitale et les PME qui peinent à savoir par où commencer, il existe un fossé réel. C'est précisément ce fossé qu'Emilie Mariti, fondatrice de l'agence Harakiwi, a décidé de combler.Dans cet épisode de Digital Feeling, Emilie nous plonge au cœur de ce que signifie déployer l'IA dans une PME : de la distinction entre chatbot et agent IA, jusqu'aux enjeux de confidentialité des données, en passant par la formation des équipes et les cas d'usage concrets qui changent la donne.Qu'est-ce qu'Harakiwi ? La rigueur du samouraï, l'audace du kiwiLe nom Harakiwi n'est pas le fruit du hasard. Il incarne une promesse double : la rigueur du samouraï pour maîtriser l'IA, et l'audace du kiwi pour voir plus loin. Emilie a fondé cette agence avec un constat simple : les PME gèrent encore leur opérationnel à grand renfort de fichiers Excel, de relances manuelles et de CRM utilisés à moitié."L'IA peut aujourd'hui automatiser toutes les tâches répétitives. C'est ce constat qui m'a poussée à choisir cette cible et à créer Harakiwi." Emilie MaritiL'objectif affiché : rendre aux dirigeants de PME du temps, de la sérénité et la capacité de se concentrer sur ce qui compte vraiment : innover, piloter, conquérir de nouveaux marchés.Chatbot, assistant, agent IA : quelle différence ?C'est l'une des questions les plus fréquentes dans les formations et accompagnements. Emilie donne une grille de lecture claire :Le chatbot est réactif. Il répond à une requête dans un cadre défini, sans accès à vos outils ou données externes.L'assistant IA (ex. : GPT personnalisé, Gem sur Gemini) reste dans son écosystème. Il ne peut pas extraire des données depuis un email, ni agir sur votre agenda ou votre messagerie.L'agent IA, lui, sort de cet écosystème. Il se connecte à vos outils métier : messagerie, tableaux, CRM, et applique vos règles business pour agir de façon autonome.La métaphore qu'Emilie utilise est parlante : "La différence entre un consultant et un collaborateur autonome."Pourquoi les PME ont-elles besoin d'une agence spécialisée ?Des outils comme Make ou n8n permettent aujourd'hui à chacun de créer des automatisations simples. Extraire une information d'un email pour l'insérer dans un agenda ? Faisable en quelques clics. Mais les PME n'entrent pas dans les cases standardisées.Chez Harakiwi, les projets sont sur-mesure. Exemple concret évoqué dans l'épisode : un centre événementiel avait besoin d'une veille concurrentielle en temps réel. L'agent développé agrège des données sectorielles, les croise avec l'offre et l'historique commercial du client, et produit des analyses pour ajuster les prix, puis a évolué pour générer des idées de contenus réseaux sociaux et préparer les commerciaux avant chaque appel prospect."C'est le client lui-même qui a eu l'idée d'ajouter un chat pour interroger l'agent avant d'appeler un prospect. C'est ça, l'appropriation" Emilie MaritiLe processus de déploiement : comment Harakiwi accompagne ses clients1. Identifier la bonne tâche pour démarrerEmilie recommande une méthode simple et efficace : cibler une tâche à fort volume et à faible valeur ajoutée. Un exemple frappant : un dirigeant dans la location courte durée qui passait chaque soir de 19h à 20h à copier manuellement des commissions depuis des PDFs vers Excel. Un agent peut extraire, structurer et insérer ces données automatiquement, libérant une heure par jour, chaque jour.2. Construire une base de données solideAvant même de déployer un agent, Harakiwi effectue un travail de centralisation et de structuration des données qui peut prendre plusieurs semaines. Ce socle est indispensable pour que l'agent dispose d'une connaissance métier fiable.3. Former et accompagner les équipesL'agent est développé, mais le travail ne s'arrête pas là. Harakiwi inclut un premier mois de maintenance pour observer les ajustements nécessaires, affiner les prompts système et gérer les cas non identifiés lors des tests. Les équipes sont également formées pour comprendre l'outil, l'utiliser et l'alimenter."89 % des équipes adoptent l'IA après une formation accompagnée." Chiffre cité par Emilie Mariti Données et confidentialité : un sujet incontournable pour les PMELa question des données est souvent source d'anxiété et elle est légitime. Emilie est directe sur ce point :Tous les projets font l'objet d'une clause de confidentialité signée dès le démarrage.Les agents sont développés sur des API sécurisées (Claude, Mistral selon les cas), et non sur des versions grand public sans garanties RGPD.Chaque agent n'a accès qu'aux données nécessaires à sa mission, pas à l'ensemble des ressources de l'entreprise.Pour des clients particulièrement sensibles sur la sécurité, Harakiwi peut déployer des serveurs internes avec des modèles comme Mistral.Un point de vigilance soulevé : de nombreux collaborateurs utilisent encore des versions personnelles de ChatGPT sans avoir vérifié que l'entraînement du modèle sur leurs données est désactivé. La sensibilisation est donc un axe majeur de l'accompagnement.La formation : le levier qui fait toute la différenceEmilie partage une observation récurrente dans ses formations d'équipes : la peur de l'IA est quasi universelle en groupe, même chez ceux qui sont enthousiastes en individuel. Chacun arrive avec ses croyances limitantes et la plus commune est : "L'IA va remplacer mon travail."Son approche : montrer par la pratique, sur des cas réels de l'entreprise.Un exemple lors d'une formation, un responsable marketing a commencé à dire, provocation à l'appui, qu'il ne servait plus à rien. Jusqu'à ce qu'il réalise que l'IA structurait le contenu, mais que c'était lui qui apportait le positionnement, le ton, la singularité. Son expertise était essentielle — l'IA lui faisait gagner du temps pour s'y consacrer davantage."Ce sont souvent les plus sceptiques qui repartent avec la roadmap d'utilisation la plus ambitieuse." Elodie ChenolLa vidéo IA : une offre complémentaire portée par Thomas LapierreHarakiwi ne se limite pas aux agents. L'agence propose également de la production vidéo par IA, menée par Thomas Lapierre, co-fondateur et développeur IA. Spots de marque, animations, effets spéciaux, multi-formats, multi-langues, tout cela à partir d'une orchestration de plusieurs outils. Une offre qui attire notamment des agences de communication souhaitant produire leurs propres contenus vidéo augmentés.Le conseil d'Emilie pour se lancer en 2026La question finale de l'épisode : quel conseil donner à une PME qui veut se lancer dans l'IA cette année ?"Un agent bien déployé sur un cas concret change la façon dont une équipe se projette sur l'IA. C'est ce premier pas qui ouvre tout le reste."Commencer petit, mesurer l'impact, former les équipes, et laisser les collaborateurs eux-mêmes identifier les prochains cas d'usage. C'est cette dynamique d'appropriation progressive qui transforme durablement une organisation.Retrouver Emilie Mariti et HarakiwiLinkedIn : Emilie MaritiLinkedIn : Thomas Lapierre (co-fondateur)Site de l'agence : Harakiwi

Masters of Privacy (ES)
Berta Balanzategui (Remastered): Binding Corporate Rules

Masters of Privacy (ES)

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 25:02


Berta es fundadora de The Privacy Coach y fue durante años Senior Privacy Counsel en la Oficina Corporativa de Privacidad de General Electric, responsable de la implementación del RGPD en la UE y el Reino Unido.Con ella abordamos en su momento las Normas Corporativas Vinculantes (Binding Corporate Rules) para saber qué son, cómo se aprueban y cómo se mantienen. También dimos cobertura a otros temas como la confusa línea divisoria entre responsables independientes, encargados y corresponsables en el tratamiento de datos personales.Este episodio es una republicación “remasterizada” de nuestra entrevista original.Referencias:* The Privacy Coach* Berta Balanzategui en LinkedIn* Berta Balanzategui: Normas Corporativas Vinculantes (BCR), Masters of Privacy (junio de 2023)* Directrices del CEPD sobre Normas Corporativas Vinculantes para responsables y encargados del tratamiento* [EN] Jetty, Tielemans, una primera aproximación al impacto de Schrems II en las BCR. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.mastersofprivacy.com/subscribe

DigitalFeeling
Episode 155 - Ce qu'il faut savoir sur les agents IA en entreprise avant de se lancer

DigitalFeeling

Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 12:40


Dans ce 155 ème épisode de DigitalFeeling, je vous partage ce qu'il faut savoir sur les agents IA avant de les déployer en entreprise. Les agents IA sont sur toutes les lèvres. Tout le monde s'interroge sur le sujet. Comment déployer concrètement un agent IA ? A quoi ça sert ? Quelles sont les précautions à prendre ?C'est quoi un agent IA ?Commençons par la définition parce que la confusion est fréquente.Un LLM (comme ChatGPT ou Claude), c'est un modèle qui répond à vos questions. Vous entrez votre commande et il répond. Son intervention s'arrête là.Un agent IA, c'est un système capable de percevoir son environnement, de “raisonner”, de décider et d'agir de manière autonome pour atteindre un objectif (celui que vous lui avez fixer) sans que vous ayez besoin d'intervenir à chaque étape.Imaginez que vous lui demandiez :“Analyse les avis clients de notre dernière campagne et envoie un rapport hebdomadaire au directeur marketing.”Un agent va : extraire les avis → les analyser → identifier les tendances → rédiger le rapport → l'envoyer automatiquement. Sans que vous touchiez quoi que ce soit entre chaque étape.Les 4 composantes d'un agent IA :Perception : ce qu'il reçoit en entrée (texte, données, résultats d'outils)Mémoire : à court terme (la conversation) et long terme (base de données externe)Raisonnement : le modèle qui décide quoi faireAction : les outils qu'il peut déclencher (web, code, emails, CRM…)Comment développer un agent IA ?Il n'existe pas une seule façon de créer un agent. Tout dépend de votre niveau technique, de vos besoins et de vos contraintes. Voici 5 grandes approches pour développer votre agent IA, de la plus simple à la plus complexe.1. Environnements agents clé en mainDes solutions packagées comme Claude Cowork, Claude Projects, les GPTs d'OpenAI ou Microsoft Copilot embarquent déjà la logique agentique, prêtes à l'emploi, sans aucune compétence technique requise.✅ Idéal pour : des cas d'usage rapides sans infrastructure à déployerDélai de mise en œuvre : quelques heures2. No-code / Low-code (pour les profils métier)Au-delà de Make, Zapier et n8n, Google Workspace Studio, intégré dans Gmail, Drive, Calendar et Sheets, permet de créer des workflows automatisés en langage naturel grâce à Gemini.Côté choix, une distinction importante à connaître pour la sécurité :n8n — open source, peut être auto-hébergé gratuitement sur vos propres serveurs (option la plus souveraine), désormais enrichi de 70 nœuds IA natifs connectés aux grands LLMMake — hébergé en Europe, conforme RGPD, propose une option on-premise (hébergé en local)Zapier — 100% cloud hébergé aux États-Unis, sans option self-hosted (à éviter pour les données sensibles)✅ Idéal pour automatiser des tâches marketing répétitives (lead nurturing, reporting, publication réseaux sociaux).Délai de mise en œuvre : quelques heures3. Frameworks d'orchestration (pour les profils techniques)LangChain a sorti sa version 1.0, et son successeur LangGraph est désormais le framework recommandé pour les agents en production : il gère des workflows complexes et des agents multi-étapes de manière bien plus robuste. LangChain a également lancé Deep Agents, une librairie inspirée de Claude Code pour les tâches longues et complexes.Le reste de l'écosystème reste solide : LlamaIndex pour la gestion documentaire et le RAG, CrewAI pour les équipes d'agents multi-rôles en production, AutoGen (Microsoft) pour les conversations entre agents.✅ Idéal pour des agents multi-rôles qui collaborent entre eux, ou des besoins très spécifiques.Délai de mise en œuvre : quelques jours.4. API des grands modèles (pour les développeurs)Appeler directement l'API d'Anthropic (Claude), d'OpenAI (GPT-4) ou de Google (Gemini) et construire la logique autour. Le function calling et le tool use permettent à l'agent d'appeler des outils externes de façon structurée.✅ Idéal pour : intégrer un agent dans un produit ou un SI existantDélai de mise en œuvre : 1 à 2 semaines5. Développement from scratch (pour les équipes engineering)Construire un agent en Python pur, en gérant soi-même la boucle de raisonnement, la mémoire, les outils et la gestion des erreurs. La solution la plus exigeante techniquement, mais aussi la plus souveraine.✅ Idéal pour : des besoins très spécifiques ou des contraintes fortes de souveraineté des donnéesDélai de mise en œuvre : plusieurs semainesEt la sécurité ?C'est souvent l'angle mort des déploiements d'agents IA en entreprise. Et c'est pourtant le plus critique.Le risque : ne pas savoir où partent vos données !Quand votre agent IA traite des informations : données clients, données RH, données financières, ces informations transitent quelque part. La question est : où ?Quelle que soit la solution choisie :Anonymiser ou pseudonymiser les données avant de les injecter dans un promptCloisonner les accès : l'agent ne doit accéder qu'aux données strictement nécessairesLogger et auditer toutes les interactions de l'agentFormer les collaborateurs à ne pas copier-coller des données sensibles dans des interfaces grand publicLa sécurité d'un agent IA n'est pas une question de modèle, c'est une question d'architecture et de gouvernance.Le DPA : le document sous-estiméLe DPA (Data Processing Agreement) est un contrat juridique obligatoire dès lors que vous confiez le traitement de données personnelles à un prestataire externe. C'est l'article 28 du RGPD qui l'impose.Ce qu'il doit obligatoirement contenir :La nature et la finalité du traitementLe type de données et les catégories de personnes concernéesLa durée du traitementLes obligations du sous-traitantLes mesures de sécurité mises en placeLes conditions de sous-traitance ultérieureLes modalités de suppression des données en fin de contratSans DPA, vous êtes en infraction RGPD et exposé à une amende pouvant atteindre 4% de votre chiffre d'affaires mondial.Bonne nouvelle : Anthropic, OpenAI, Microsoft Azure et Google Workspace Enterprise proposent des DPA standards téléchargeables et signables en ligne. Google allant même jusqu'à fournir un guide DPIA (Data Protection Impact Assessment) pour accompagner les entreprises dans leur analyse d'impact. Mistral AI propose quant à lui un DPA de droit français.Le DPA est le document qui prouve que votre entreprise est en conformité quand elle utilise un agent IA avec des données personnelles. Faites-le valider par votre DPO avant tout déploiement.Ce qu'il faut retenirLa technologie sécurise l'infrastructure. Le contrat sécurise le cadre juridique. Mais c'est la formation qui sécurise l'usage au quotidien.Adopter un agent IA en entreprise n'est jamais une décision purement technique. C'est une décision stratégique qui engage la direction juridique, le DPO, la DSI et qui nécessite que les équipes comprennent ce qu'elles utilisent réellement.

Les Friday Lives
[ADDL] N°60 | RGPD : l'Europe de nouveau sous pression américaine

Les Friday Lives

Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 44:11


La directive est claire : les diplomates américains sont appelés à s'opposer activement aux lois étrangères qui encadrent les données des entreprises américaines. ⚔️Après le DSA et le DMA, c'est donc au tour du RGPD d'être dans le viseur des autorités américaines.Ce n'est plus seulement une guerre commerciale ou technologique. C'est une bataille réglementaire frontale, où la protection des données des Européens devient un enjeu de politique étrangère américaine.Pendant ce temps, les entreprises européennes continuent de s'appuyer massivement sur des outils américains pour traiter leurs données les plus sensibles. Et les décideurs IT se retrouvent coincés entre deux feux : la pression de la conformité d'un côté, et la peur de se passer d'outils ancrés dans leurs habitudes. Mais la bascule vers plus de souveraineté numérique semble inéluctable, tant les signaux d'un rééquilibrage s'accumulent. Et c'est précisément ce qu'analyse Alain et Benoît dans ce nouvel épisode de Au-delà du live, la revue d'actualité mensuelle dédiée au numérique.Au programme du 60ème épisode : ⚔️ Washington part en croisade contre le RGPD☁️ Agentique & cloud souverain : le duo clé pour déployer l'IA en entreprise ?

Tech&Co
OpenAI remodèle son état-major – 07/04

Tech&Co

Play Episode Listen Later Apr 7, 2026 26:24


Ce mardi 7 avril, Frédéric Simottel a reçu Thomas Serval, PDG de Baracoda, Michel Levy Provençal, fondateur de TEDxParis et de l'agence Brightness, et Salime Nassur, fondateur de Maars. Ils se sont penchés sur la réorganisation de l'équipe d'OpenAI après le retrait temporaire de Fidji Simo, la commercialisation du collier IA Friend de Friend.com repoussée dans l'Union européenne à cause de la RGPD, ainsi que Samsung bénéficiant de la pénurie de ses puces en multipliant par huit son bénéfice trimestriel grâce à la demande de puces IA, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

Trench Tech
Villes modèles pour Numérique Européen ! Simon Chignard [extrait]

Trench Tech

Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 5:06


Et si le succès du numérique européen, venait du terrain comme Barcelone et Amsterdam ? Dans cet extrait Simon Chignard démontre comment la souveraineté et l'éthique numériques européennes ne se construisent pas uniquement dans la « bulle » de Bruxelles, mais émergent d'abord sur le terrain, grâce à une véritable « diplomatie des villes ». Ecoutez l'épisode en entier : https://smartlink.ausha.co/trench-tech/simon-chignard(c) Trench Tech, LE podcast « Esprits Critiques pour Tech Éthique »Épisode enregistré en janvier 2026---

Mon Podcast Immo
Emmanuelle Jaulneau (Business Fil) : « Le syndic doit communiquer la feuille de présence » #1062

Mon Podcast Immo

Play Episode Listen Later Mar 28, 2026 3:57 Transcription Available


Le syndic doit-il transmettre la feuille de présence en copropriété ? Réponse claire et juridique dans un contexte immobilier français très encadré. Un éclairage utile pour faire valoir vos droits, au micro de Ariane Artinian.Vous êtes copropriétaire et vous vous posez des questions sur vos droits face au syndic ? Cet épisode vous apporte une réponse concrète et directement applicable.Emmanuelle Jaulneau est l'invitée de ce nouvel épisode de Mon Podcast Immo. Au micro de Ariane Artinian, elle décrypte une question fréquente sur le terrain : l'accès à la feuille de présence en assemblée générale de copropriété.Encadrée par la loi de 1965 et son décret de 1967, la règle est claire : ce document fait partie intégrante du procès-verbal et doit être accessible aux copropriétaires. « Le syndic a bien l'obligation de communiquer cette feuille de présence », rappelle l'experte. Même en l'absence d'annexes lors de la notification initiale, tout copropriétaire peut en faire la demande.Autre point clé : la conformité avec le RGPD. Contrairement aux idées reçues, la transmission de ces données est légale. « On ne peut pas considérer que communiquer cette feuille de présence serait contraire au RGPD », précise Emmanuelle Jaulneau, en s'appuyant sur la jurisprudence et une réponse ministérielle.Composition, signature, mentions obligatoires… sans oublier un risque majeur : l'absence de feuille de présence peut entraîner la nullité de l'assemblée générale.Un épisode indispensable pour comprendre vos droits en copropriété et sécuriser vos démarches dans un cadre juridique précis.Animé par Ariane Artinian, journaliste et fondatrice du média MySweetImmo

Masters of Privacy (ES)
Jorge García Herrero: la AbogacIA ante el precipicio

Masters of Privacy (ES)

Play Episode Listen Later Mar 23, 2026 51:55


Se ha vuelto urgente charlar sin pelos en la lengua sobre el caos de gobernanza, comprensión y estrategia en el uso de la IA por parte de despachos de abogados, DPOs, y otros profesionales.Vuelve al programa Jorge García Herrero para debatir sobre:* La posible inutilidad de los llamados “legal AI”* El futuro de los servicios legales* Modelos abiertos y locales como fórmula de gobernanza e independencia* El factor silencioso que nos puede devolver a los años ochenta.Sobre Jorge:Después de 17 años en el despacho Garrigues, Jorge García Herrero encontró en 2017 su ikigai en la protección de datos personales. A día de hoy es premio de la AEPD a las “Buenas Prácticas en la implementación del RGPD y la LOPD” (2019), asesora a multinacionales españolas y extranjeras líderes en sus mercados, y lidera dos grupos especialistas en protección de datos. Jorge es además co-autor del manual “Análisis de sanciones en Protección de Datos divididas por conceptos y sectores” (Wolters Kluwer, 2021) y del libro “La adaptación al nuevo marco de protección de datos tras el RGPD y la LOPDGDD” (Wolters Kluwer, 2019). También es ponente y docente habitual en las Universidades de Valladolid, Alicante, Almería, y Pontificia de Salamanca. Junto a Darío López Rincón publica la Newsletter “best seller” Zero Party Data.Referencias:* Zero-Party Data: Newsletter de Jorge García Herrero y Darío López Rincón* Jorge García Herrero en Bluesky* Jorge García Herrero en LinkedIn* Reshuffle: Who Wins when AI Restacks the Knowledge Economy (Sangeet Paul Choudary, 2025)* LegalQuants: “Build what you practice”* TODO.LAW : Dealroom* TODO.LAW: DPO Central* TODO.LAW: Hardware “setup” (lista de espera) This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.mastersofprivacy.com/subscribe

Trench Tech
Souveraineté Numérique : et si ces capitales Européennes avaient raison ? - Simon Chignard

Trench Tech

Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 64:58


L'Europe du numérique ressemble-t-elle à une auberge espagnole ou à une forteresse assiégée ? Entre la domination écrasante des Big Tech à Dublin, le culte de la vie privée à Berlin et l'activisme citoyen de Barcelone, l'unité européenne est mise à rude épreuve. Alors que le rapport de force s'intensifie avec les États-Unis de Donald Trump et que l'IA redistribue les cartes, l'Europe joue son destin technologique.Dans cet épisode, nous recevons Simon Chignard, expert en politiques de données auprès de la Commission Européenne et président de l'Observatoire Data Publica. De retour d'un tour des capitales européennes, il nous livre un carnet de voyage sans concession sur l'état de notre souveraineté.Berlin vs Dublin : Pourquoi nos voisins allemands préfèrent le sauna à la divulgation de leur nombre d'enfants, et comment l'Irlande est devenue le "cheval de Troie" des GAFAM.Barcelone & Amsterdam : Comment les villes reprennent le pouvoir grâce à l'Open Source et à la transparence algorithmique.RGPD & AI Act : Le bilan est-il vraiment positif ? On décrypte le texte "Omnibus", cette menace fantôme qui pourrait détricoter nos protections au profit de l'entraînement des IA.Géopolitique : Pourquoi la crise de la quarantaine de l'Allemagne et la guerre en Ukraine dictent aujourd'hui notre stratégie numérique.L'Europe a-t-elle fini d'être naïve ? Sommes-nous condamnés à réguler ce que les autres inventent ? Un épisode essentiel pour comprendre les coulisses du pouvoir à Bruxelles et l'avenir de nos données.

Les matins
Assouplir le RGPD / Cuba asphyxiée / Amérique de Trump : quel projet pour les démocrates ? Avec Ezra Klein

Les matins

Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 149:41


durée : 02:29:41 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin, sur France Culture, à 7h40, Guillaume Erner reçoit l'éditorialiste star du New York Times, Ezra Klein, à l'occasion de la parution en français du livre qu'il a co-signé avec le journaliste Derek Thompson, "Abondance". A 7h17, Gaspard Estrada analyse les pressions américaines sur Cuba. - réalisation : Félicie Faugère

Conseils Marketing - Des conseils concrets pour prospecter et fidéliser !
16: C'est quoi le growth hacking boosté à l'IA ?

Conseils Marketing - Des conseils concrets pour prospecter et fidéliser !

Play Episode Listen Later Feb 28, 2026 92:41


J'ai passé 1h30 à parler de growth hacking avec Kaothar MEZIANE et je ne me suis pas ennuyé... j'espère que vous non plus !!Dans le live, j'ai expliqué pourquoi le growth hacking est devenu une compétence centrale dans un monde BANI ( Fragile, Anxieux, Non-linéaire et Incompréhensible), où il faudra se remettre en cause régulièrement.Pour moi, le growth hacking n'est pas (que) une accumulation de hacks, même si c'est toujours ce que l'on me demande !C'est une façon simple de structurer de piloter son business. Le framework AARRR sert justement à ça : prendre des décisions business rationnelles, pas tester des astuces au hasard.J'ai abordé l'importance de l'éthique dans le growth hacking :➡️ Respect du RGPD, c'est pas parce que c'est possible que c'est légal ou que l'on doit le faire.  ➡️ C'est aussi de l'automatisation intelligente, pas du spam massif...  ➡️ Respect de la nature, avec un usage raisonné de l'IA

La Galère
Timothée Rebours & Mehdi Kouhen – Seald : 10 ans de galère pour vendre le chiffrement end-to-end… jusqu'au rachat par OVHcloud !

La Galère

Play Episode Listen Later Feb 19, 2026 91:50


Ils ont créé Seald avec une ambition claire : Ils voulaient démocratiser le chiffrement de bout en bout… bien avant que cela devienne un sujet grand public.Le chiffrement bout en bout, c'est ce qui crypte les conversations Whatsapp depuis très longtemps grâce à des clefs privées côté destinataire et côté émetteur et rend vos conversations quasi inviolables.Mais pour créer tout une application autour d'une conversation cryptée... ce n'est pas simple, et c'est ce pouvoir que donne aujourd'hui Seald à tout développeur d'applications.Timothée Rebours et Mehdi Kouhen, 2 des 4 cofondateurs, racontent dans cet épisode les 10 années d'aventure de Seald, du lancement à Berkeley en 2016, des prototypes bricolés en colocation aux premières levées, jusqu'à l'acquisition par OVHcloud le 7 janvier 2026.Dans cet épisode de La Galère, ils reviennent sur ce que personne ne met dans les pitch decks : les cycles de vente qui n'aboutissent pas, les “marques d'intérêt” qui ne signent jamais, la course permanente au cash (en passant plusieurs fois très proche du cash burn à finir par maitrisé l'art de trouver des solutions en dernière minute aka "invoquer de l'argent"), les certifications qui coûtent cher, les subventions en retard, et la nécessité d'inventer des plans B, C et Z pour ne pas tomber.On y parle aussi de ce qui a fini par débloquer la machine : le passage d'un outil “bureautique” à un SDK pour développeurs, l'arrivée de clients européens, l'effet Doctolib, et un objectif de rachat mené en parallèle… tout en continuant à faire comme si de rien n'était.

Le focus Éco
L'IA au service des animaux de compagnie avec Pierre Caron, président et fondateur de Yomy

Le focus Éco

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 6:20


Pierre Caron, président et fondateur de Yomy, une entreprise pionnière dans l'utilisation de l'intelligence artificielle pour faciliter la vie des propriétaires de chats, est l'invité de "Comment j'ai réussi ?".Il nous raconte comment l'idée de Yomy lui est venue, alors que son propre chat le réveillait trop tôt le matin pour être nourri. Ce dernier a alors développé un système de distribution automatique de nourriture pour chats, capable de reconnaître chaque animal grâce à un système de reconnaissance faciale. Cela permet non seulement de distribuer la bonne quantité de nourriture, mais aussi le bon type d'aliment, adapté aux besoins spécifiques de chaque chat.Nous découvrons que les chats sont en effet plus exigeants que les chiens en termes d'alimentation, nécessitant plusieurs repas par jour, avec un équilibre entre croquettes et pâtés. La conception d'un distributeur capable de gérer ces contraintes techniques a représenté un véritable défi pour l'équipe de Yomy.L'entrepreneur nous explique également les choix stratégiques qui ont conduit à la fabrication de l'appareil en Chine, afin de le rendre accessible au plus grand nombre de propriétaires de chats. Il revient aussi sur les questions de respect de la vie privée et de la réglementation RGPD, essentielles dans le développement d'un produit utilisant de l'intelligence artificielle.Au-delà de l'alimentation, Pierre Caron nous ouvre des perspectives passionnantes sur les autres domaines où l'IA pourrait révolutionner les soins et le bien-être des animaux de compagnie, comme la santé prédictive ou l'occupation des animaux en l'absence de leur maître.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Masters of Privacy (ES)
César Naveira: la nueva melé de responsables, encargados y subencargados

Masters of Privacy (ES)

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 40:48


¿Resistirá la distinción entre responsables y encargados del tratamiento a la evolución y modularización de las relaciones comerciales? ¿Es realmente gestionable la pirámide (o Matrioska) de subencargados?César Naveira es abogado, Senior Counsel para protección de datos e Inteligencia Artificial en la oficina londinense de Mastercard desde hace cuatro años, habiendo pasado antes cinco años en American Express como director del equipo de protección de datos en EMEA. Antes de esto trabajó en Barclays, incluyendo el rol de DPO de Barclaycard en España y Portugal. César se formó además profesionalmente en la Agencia Española de Protección de Datos, donde pasó casi tres años.Referencias:* César Naveira Barrero en LinkedIn* Elizabeth Renieris: On the illusion of control and the trade-offs of innovation (Masters of Privacy, marzo de 2021)* Dictamen 22/2024 dictamen sobre determinadas obligaciones derivadas de la dependencia de los encargados y subencargados del tratamiento (octubre de 2024)* Robert Bateman: the EDPB's Opinion on auditing subprocessors and the future of Meta's unskippable ads (Masters of Privacy, noviembre de 2024)* Javier Sempere: reclamaciones transfronterizas, sanciones por brechas declaradas y multas curiosas (Masters of Privacy, noviembre de 2025)* Caso por responsabilidad derivada de la falta de control sobre los sub-encargados (incumplimiento del artículo 28 del RGPD) de una empresa de “streaming” (Tribunal Regional de Lübeck) [DE]. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.mastersofprivacy.com/subscribe

Monde Numérique - Jérôme Colombain
☕️ GRAND DEBRIEF (jan. 26) – CES, voiture autonome et indépendance numérique

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Play Episode Listen Later Feb 1, 2026 61:37


Robots, intelligence artificielle, dépendance aux géants américains, nouvelles lois sur Internet… Le mois de janvier a concentré toutes les fractures du numérique. Dans ce Grand Débrief, on prend le temps d'analyser ce que ces signaux disent vraiment de l'avenir de la tech.Le Grand Debrief vous est proposé en partenariat avec Free ProAvec François Sorel (Tech&Co) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)CES 2026 : un salon moins spectaculaire, mais plus révélateurLe Consumer Electronics Show de Las Vegas a-t-il perdu de sa magie ? Moins d'annonces grand public, moins d'objets “wahou”, mais un salon qui confirme malgré tout plusieurs tendances lourdes : automatisation, robotique, intelligence artificielle omniprésente et montée en puissance des acteurs asiatiques. Bref, un CES 2026 plus sobre mais qui reflète mieux que jamais l'état réel de l'industrie technologique mondiale.- Voitures autonomes : la réalité derrière le fantasmeLes véhicules autonomes avancent vite… mais pas toujours là où on l'imagine. Waymo, Zoox ou Uber multiplient les expérimentations de niveau 4, capables de circuler sans conducteur dans des zones bien définies. En revanche, le niveau 5, celui d'une voiture autonome partout et en toutes circonstances, n'existe toujours pas.Contrairement au discours d'Elon Musk, le FSD de Tesla reste officiellement classé niveau 2, loin des critères d'autonomie totale.- Robots humanoïdes et “IA physique” : le vrai tournantLe CES 2026 a marqué une étape importante : le passage de l'IA logicielle à l'IA incarnée. Robots humanoïdes, machines domestiques intelligentes, automatisation du monde réel… la robotique entre dans un nouveau cycle. Si l'électromécanique et l'équilibre sont désormais maîtrisés, le véritable verrou reste l'intelligence elle-même.Les modèles d'IA actuels sont-ils capables de comprendre le monde physique, ou faudra-t-il changer de paradigme, comme le défend notamment Yann LeCun ?- La Chine, puissance technologique majeureTrès visible cette année à Las Vegas, la Chine n'est plus dans l'imitation mais dans l'exécution rapide et industrielle. Robots aspirateurs, robots humanoïdes, vidéoprojecteurs, électronique grand public : les innovations chinoises s'imposent par leur qualité et leur vitesse de développement. Un basculement stratégique majeur, qui redessine la concurrence mondiale — et interroge la place de l'Europe.Dépendance à la tech américaine : le réveil européen ?Pendant que les patrons de la tech défilaient au Forum économique mondial de Davos, le Parlement européen adoptait une résolution alertant sur la dépendance numérique de l'Europe. Cloud, logiciels, systèmes d'exploitation, IA : que se passerait-il en cas de tension politique majeure avec les États-Unis ? Faut-il craindre un "kill switch" (coupure totale) ou une dégradation des services ? La question n'est plus théorique, notamment après les menaces commerciales de Donald Trump et les débats autour du Cloud Act. Alors, peut-on réellement se passer de la tech américaine… si oui, à quel prix ?Cloud souverain : solution réelle ou illusion juridique ?AWS, Google et Microsoft multiplient les annonces de clouds souverains européens, comme le projet d'AWS European Sovereign Cloud. Mais une entité juridique locale suffit-elle à garantir une indépendance réelle ? Réseaux sociaux interdits aux mineurs : la fin de la récré ?Dernier grand sujet de ce Débrief : la loi française visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Après la loi sur la protection contre les contenus pornographiques, le RGPD, le DSA ou encore le projet Chat Control, la régulation numérique s'intensifie. Sommes-nous en train d'assister à la fin de l'Internet libre tel qu'on l'a connu ou à une tentative nécessaire de protection face à l'addiction, au temps d'écran et aux effets cognitifs sur les plus jeunes ?-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don

Masters of Privacy (ES)
María Luisa González Tapia: la delgada línea azul (especial 28 de enero)

Masters of Privacy (ES)

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 47:44


Feliz Día Internacional de la Protección de Datos Personales :) Después de mucho marear la perdiz toca aprovechar esta fecha especial a la pregunta más existencial de este gremio: ¿Cuándo debemos aceptar que estamos tratando datos personales? Desde los cuatro elementos de la definición del 4.1 RGPD hasta las sentencias más recientes del TJUE pasando por directrices, polémicas y una propuesta de modificación del Reglamento, hoy descuartizamos el melón con María Luisa González Tapia.María Luisa es abogada en ejercicio con más de 20 años de experiencia, especializada en Derecho de las Nuevas Tecnologías, y en particular, en Protección de Datos Personales. Actualmente es Counsel del Despacho Ramón y Cajal Abogados, desde donde asesora en materia de protección de datos a entidades privadas de distintos sectores y a Administraciones Públicas. Es DPD certificada según el esquema de la Agencia Española de Protección de Datos, CIPP/E, CIPP/US y Lead Auditor 27001. Desde el año pasado, forma parte de la Junta Directiva de APEP IA.Referencias:* María Luisa González Tapia en LinkedIn* Ramón y Cajal Abogados* APEP-IA* Episodio especial 28 enero de 2025 con Borja Adsuara: Protección de datos vs. privacidad e intimidad This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.mastersofprivacy.com/subscribe

Tech&Co
L'appareil IA d'OpenAI bientôt dévoilé – 21/01

Tech&Co

Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 26:17


Mercredi 21 janvier, François Sorel a reçu Jean-Baptiste Kempf, fondateur de Kyber et co-créateur de VLC, Jérôme Colombain, journaliste et créateur du podcast « Monde Numérique » et Clément David, président de Theodo Cloud. Ils se sont penchés sur le dévoilement prochain de l'appareil IA d'OpenAI, le lancement de son outil de prédiction de l'âge, le record d'amende en 2025 pour non-respect du RGPD, ainsi que sur la chute des ventes du Tesla Cybertruck, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

Monde Numérique - Jérôme Colombain

La récente visite d'Emmanuel Macron en Chine a placé l'intelligence artificielle au centre des échanges franco-chinois. Au menu : coopérations éducatives, données numériques, voitures autonomes et open source.Interview : Shanhui Zhang, journaliste à China Global Television Network (CGTN)Vous avez suivi le déplacement du président français en Chine. Que faut-il en retenir sur le plan technologique ?Cette visite s'inscrit dans une continuité : c'était déjà la quatrième fois qu'Emmanuel Macron se rendait en Chine. À chaque déplacement, le président français aborde plusieurs dossiers clés - énergie, géopolitique, économie - mais cette fois encore, la dimension technologique, et en particulier l'intelligence artificielle, était centrale. La France joue un rôle important au sein de l'Union européenne, notamment dans la définition des normes, et cela pèse fortement dans les discussions avec la Chine sur l'IA, la gestion des données et les coopérations industrielles.Un moment marquant a été la tenue de la septième session du comité des entrepreneurs franco-chinois, qui réunit de grandes entreprises des deux pays pour explorer les opportunités de coopération à l'ère numérique. On a vu la présence d'acteurs majeurs de l'IA chinoise comme iFLYTEK, un leader de l'intelligence artificielle spécialisé dans la traduction automatique, l'éducation et la santé, dont les technologies sont déjà largement utilisées en Chine et pourraient, à terme, s'exporter vers la France et l'Europe.La coopération éducative et scientifique semble également centrale. Pourquoi ?Parce que l'intelligence artificielle ne se limite pas aux entreprises : elle se construit aussi dans les universités. Lors de son discours à l'université du Sichuan, Emmanuel Macron a clairement évoqué les opportunités offertes aux étudiants chinois de venir étudier en France, notamment dans le domaine de l'intelligence artificielle et des hautes technologies.Mais il faut aussi souligner que la Chine a énormément investi ces dernières années dans l'enseignement de l'IA. L'avenir ne sera donc pas une coopération à sens unique, mais plutôt une exploration commune, « main dans la main ». L'objectif est un échange équilibré de compétences, de chercheurs et d'étudiants, bénéfique à la fois à la Chine et à la France.Les questions des données et de la méfiance européenne à l'égard de la Chine ont-elles été abordées ?Oui, c'est un sujet absolument central, qui touche au cœur même de la coopération technologique entre la Chine et l'Europe. En juillet 2025, un dialogue spécifique sur l'intelligence artificielle a eu lieu entre le vice-ministre chinois des Sciences et Technologies et l'envoyé spécial du président français. Les deux parties ont publié une déclaration commune insistant sur le développement d'une IA sûre, équitable et porteuse de sens, ainsi que sur la nécessité d'une gouvernance mondiale de ces technologies.La Chine cherche aujourd'hui à rassurer les Européens, notamment sur la gestion des données, en travaillant avec l'Union européenne à la création de plateformes bilatérales et à une meilleure organisation des flux de données. L'idée est de trouver des convergences entre les règles européennes, comme le Règlement général sur la protection des données (RGPD), et les lois chinoises sur la sécurité des données, afin de bâtir un cadre commun acceptable des deux côtés.Voir : China Global Television Network (CGTN)-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don

Le rendez-vous Tech
Google prend la pole position de l'IA – RDV Tech

Le rendez-vous Tech

Play Episode Listen Later Nov 25, 2025 104:55


Au programme :Gemini 3: Google repasse devant dans la course à l'IAMicrosoft met plus d'IA agentique dans Windows et OfficeL'UE propose une simplification du RGPD et de l'AI ActLe reste de l'actualitéInfos :Animé par Patrick Beja (Bluesky, Instagram, Twitter, TikTok).Co-animé par Guillaume Vendé (Bluesky).Co-animé par Christophe Camicas (Bluesky).Produit par Patrick Beja (LinkedIn) et Fanny Cohen Moreau (LinkedIn).Musique libre de droit par Daniel BejaLe Rendez-vous Tech épisode épisode 642 – Google prend la pole position de l'IA – Gemini 3, Nano Banana Pro, Windows Agentique, simplification RGPD & AI Act---Liens :

Monde Numérique - Jérôme Colombain

Chaque semaine, un regard croisée sur l'actualité numérique, entre Paris et Montréal.Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)OVHcloud au sommetLe OVHcloud Summit 2025 s'est tenu à Paris à la Maison de la Mutualité. Moment fort de l'événement : le retour du fondateur Octave Klaba, accueilli comme une rockstar. Il reprend les rênes de l'entreprise avec une vision résolument axée sur l'intelligence artificielle et la souveraineté numérique. L'objectif est clair : positionner OVH non plus comme un acteur français, mais comme un champion européen du cloud, à contre-courant des géants américains. L'accueil enthousiaste du public montre que le message passe.Gemini 3 Pro : Google frappe fort en IALancé discrètement, Gemini 3 Pro, le nouveau modèle de Google, impressionne. Nous saluons ses performances, sa vitesse de génération d'images et sa capacité à produire du code avec une fluidité bluffante. Contrairement au lancement très orchestré de GPT-5, Google a surpris par son efficacité sans fanfare. Gemini 3 Pro s'annonce comme un sérieux rival dans le domaine de l'intelligence artificielle grand public et professionnelle.Cloudflare fait vaciller InternetUne panne de Cloudflare a entraîné l'indisponibilité de près de 20 % du web mondial pendant plusieurs heures. L'incident rappelle à quel point l'infrastructure Internet reste fragile, malgré sa complexité. Pourtant, la réaction globale a été étonnamment calme, comme si une forme de résilience collective s'était installée face à ces aléas devenus presque banals.L'Europe veut réformer sa régulation numériqueBruno et Jérôme abordent également le projet d'« omnibus numérique », un texte en préparation à Bruxelles. Objectif : simplifier le millefeuille réglementaire européen – RGPD, AI Act, ePrivacy, etc. – et alléger certaines contraintes, notamment autour des bannières cookies. Mais la crainte d'un détricotage des protections fondamentales demeure, et les soupçons de lobbying américain planent sur cette volonté de réforme.Windows fête ses 40 ansPetit clin d'œil historique : Windows a 40 ans. L'occasion pour les deux chroniqueurs de se remémorer les débuts de l'interface graphique sur PC, quand il fallait encore taper des commandes en ligne de code pour la lancer. Une nostalgie assumée.-----------♥️ Soutien : https://mondenumerique.info/don

Hospitality Insiders
Prendre soin des données comme des clients, avec Matthieu Bourgeois | Épisode 155

Hospitality Insiders

Play Episode Listen Later Nov 20, 2025 48:59


Découvrez ma formation aux fondamentaux de l'accueil, un parcours d'excellence, accessible à toutes & tous !1️⃣ Présentation de l'invité :On parle souvent du numérique comme d'un progrès.Mais dans les faits, il soulève de vraies questions : où s'arrête l'innovation, et où commence la protection de l'humain ?Dans l'hôtellerie-restauration, les données clients sont partout : CRM, e-mailing, Wi-Fi, domotique, caméras, objets connectés…Mon invité du jour s'interroge depuis des années sur cette frontière entre technologie et humanité.Matthieu Bourgeois est avocat et expert français du droit du numérique.Ensemble, nous allons parler de confiance, de souveraineté et de sobriété numérique dans les CHR.Découvrez pourquoi prendre soin de vos données numériques, c'est comme prendre soin de votre client en face-à-face, en assurant la discrétion et la transparence.Comprenez les vrais risques juridiques (le RGPD prévoit jusqu'à 20 millions d'euros ou 4 % du CA) et les risques d'image, illustrés par des cas comme la fuite de données chez Marriott.Identifiez comment éviter l'« ébriété numérique » qui menace la bonne santé de votre organisation par le stress et la dépendance.Apprenez à ne pas devenir le vassal de vos fournisseurs de services en externalisant trop vos données et vos processus.Anticipez les développements futurs, notamment l'explosion de la biométrie et de l'IA, et comment choisir une technologie qui s'efface derrière la noble relation humaine.Matthieu nous invite à avoir une réflexion critique pour ne pas tomber dans l'indifférence numérique et à exercer notre droit au choix dans le numérique. Notre conversation permet d'obtenir les clés pour construire un numérique responsable et souverain pour votre établissement !2️⃣ Notes et références :▶️ Toutes les notes et références de l'épisode sont à retrouver ici.3️⃣ Le sponsor de l'épisode : HotelPartnerHotelPartner Revenue ManagementPrendre un rendez-vous avec MarjolaineDites que vous venez d'Hospitality Insiders et Marjolaine se déplace gratuitement dans votre établissement pour effectuer un diagnostic !4️⃣ Chapitrage : 00:00:00 - Introduction00:02:00 - Définition du bon usage de la donnée00:06:00 - Parcours de Matthieu Bourgeois00:12:00 - Les contraintes de conformité : mentions légales et transparence00:17:00 - L'évaluation des risques et la durée de conservation des données00:24:00 - Les concepts stratégiques : souveraineté et sobriété numérique00:34:00 - L'avenir de la technologie (IA et biométrie)00:43:00 - Questions signaturesSi cet épisode vous a passionné, rejoignez-moi sur :L'Hebdo d'Hospitality Insiders, pour ne rien raterL'Académie Hospitality Insiders, pour vous former aux fondamentaux de l'accueilLe E-Carnet "Devenir un Artisan Hôtelier" pour celles et ceux qui souhaitent faire de l'accueil un véritable artLinkedin, pour poursuivre la discussionInstagram, pour découvrir les coulissesLa bibliothèque des invités du podcastMerci de votre fidélité et à bientôt !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui l'économie
La Commission européenne prête à sacrifier la protection de la vie privée sur l'autel de la simplification numérique?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Nov 19, 2025 3:25


L'exécutif européen doit présenter, ce mercredi 19 novembre, un projet de loi de simplification numérique. Une révision des textes en vigueur qui ont fait de l'Europe la superpuissance régulatrice des activités en ligne. Objectif affiché : relancer la compétitivité européenne et favoriser le développement de l'intelligence artificielle (IA). Mais les associations spécialisées craignent surtout une dilution de la protection de la vie privée des Européens sous la pression de Washington et des Gafam. Règlement général sur la protection des données (RGPD) en 2018, Digital Markets Act et Digital Services Act en 2022, toute première règlementation au monde sur l'intelligence artificielle en 2024 : à défaut de briller sur le plan de l'innovation, depuis bientôt dix ans l'Union européenne se présente comme la superpuissance régulatrice du numérique. Forte de son marché unique aux 500 millions de consommateurs, l'Europe est parvenue à imposer ses règles aux grandes plateformes du numérique, qu'elles soient américaines ou chinoises. Mais tout pourrait changer avec la proposition dite « Omnibus numérique » que la Commission doit présenter ce mercredi 19 novembre. Un projet de loi qui devrait de toute façon en passer par le Parlement européen et les États membres mais dont une première version a fuité une semaine avant sa présentation. L'exécutif européen y défend une série de mesures présentées comme le moyen de relancer la compétitivité européenne et notamment dans le domaine de l'intelligence artificielle. Pour cela la Commission propose de réécrire tous les textes en vigueur pour en assouplir les règles ou laisser une plus grande place à l'interprétation. De quoi susciter l'inquiétude des associations spécialisées qui y voient une « dilution » de tout le bouclier réglementaire dont s'est dotée l'Union européenne ces dix dernières années. Mort à petit feu du parapluie réglementaire européen Par exemple, à l'heure actuelle la loi européenne empêche les acteurs du numérique d'exploiter les données personnelles d'un internaute, pour lui proposer de la publicité ciblée en fonction de son état de santé, son orientation politique ou sexuelle. Des données très sensibles mais qu'il est facile d'obtenir ou de deviner si vous avez accès à l'historique de navigation d'un internaute, à la liste des applications installées sur son téléphone, ce genre de chose. Avec les nouvelles règles proposées par la Commission au nom de la compétitivité, tant que l'internaute en question n'est pas directement identifié, les entreprises pourraient exploiter ces données personnelles : les vendre à des tiers ou les utiliser pour entraîner une intelligence artificielle. L'ONG autrichienne Noyb (pour « None of your business »), la référence en la matière, estime que ce projet de la Commission est de nature à tuer à petit feu tout le parapluie réglementaire qui protège la vie privée des Européens. La Commission se défend en expliquant vouloir ne pas vouloir freiner le développement des acteurs européens. Certaines entreprises se réjouissent par avance de la diminution de ce qu'elles considèrent comme un carcan administratif trop lourd. Mais les mesures proposées vont surtout servir les intérêts des géants américains, déjà en place : Google, Amazon, Meta, Open AI... Vassalisation numérique Alors pourquoi ce soudain volte-face européen ? Peut-être à cause d'un certain Donald Trump qui n'a de cesse d'accuser l'Europe de faire preuve de protectionnisme en citant son cadre réglementaire et en particulier numérique. Déjà mise en difficulté par les droits de douane l'UE semble vouloir donner des gages à Washington, quitte à devenir plus encore le vassal numérique des États-Unis.

Tech&Co
Yann LeCun quitte Meta pour fonder sa start-up – 12/11

Tech&Co

Play Episode Listen Later Nov 12, 2025 24:55


Ce mercredi 12 novembre, Frédéric Simottel a reçu Jean-Baptiste Kempf, co-créateur du logiciel VLC et CTO de Scaleway, Tristan Nitot, directeur associé Communs Numériques et Anthropocène chez OCTO Technology, Clément David, président de Theodo Cloud. Ils se sont penchés sur le départ de Yann LeCun de Meta pour la création de sa start-up, l'impact de l'IA sur la vie privée européenne, la vente par SoftBank de sa participation dans Nvidia, et la mise en cause du jeu Roblox devant la justice au Texas, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

LEGEND
CHEF PRIVÉ POUR MILLIARDAIRE : LES DEMANDES LES PLUS FOLLES DE SES CLIENTS FORTUNÉS (Caviar, lion…)

LEGEND

Play Episode Listen Later Nov 9, 2025 69:18


Soyez le premier à tester le nouveau Plaud Note Pro :https://link.influxcrew.com/Plaud-LEGEND3Via ce lien, vous profitez également de 20 % de réduction sur les autres produits de la marque à partir du 13 novembre.Avec Plaud, vos données sont sécurisées : Plaud respecte les normes RGPD, EN18031, SOC2 et HIPAA.Toutes les transmissions entre votre appareil et leurs serveurs cloud sont sécurisées via le protocole TLS, garantissant l'intégrité de vos données et empêchant tout accès non autorisé.Merci à François Savin d'être venu sur Legend.François est chef privé de luxe à domicile depuis dix ans. Il exerce entre la Côte d'Azur et Dubaï. Formé auprès de grands noms de la gastronomie, il a cuisiné pour une clientèle prestigieuse et partage aujourd'hui avec nous ses anecdotes les plus folles.➡️ Retrouvez la boutique LEGEND : https://youtu.be/T6YTsF6CRy4Pour toutes demandes de partenariats : legend@influxcrew.comRetrouvez-nous sur tous les réseaux LEGEND !Facebook : https://www.facebook.com/legendmediafrInstagram : https://www.instagram.com/legendmedia/TikTok : https://www.tiktok.com/@legendTwitter : https://twitter.com/legendmediafrSnapchat : https://t.snapchat.com/CgEvsbWV Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Silicon Carne, un peu de picante dans la Tech
L'IA qui remplace tes amis | OpenAi se lance dans le sexe | La Californie régule

Silicon Carne, un peu de picante dans la Tech

Play Episode Listen Later Oct 22, 2025 64:32


Aujourd'hui dans Silicon Carne, on parle d'amour, de solitude et de régulation — trois mots qui, visiblement, vont très bien avec l'intelligence artificielle…

Anomia - le partenaire Business des avocats

Maître Éric Le Quellenec, avocat associé chez Flichy Grangé Avocats, revient sur un parcours construit entre droit du numérique, RGPD, intelligence artificielle et engagement institutionnel.Entre accompagnement des entreprises dans leur transformation digitale, expertise sur les enjeux éthiques de l'IA et participation active aux instances professionnelles, il partage une vision lucide et pragmatique de l'avenir de la profession.Dans cet épisode, il retrace son cheminement d'Ottawa à Paris, évoque la création d'un pôle numérique dédié, revient sur son rôle de DPO et livre son regard sur la protection des données, la responsabilité des avocats face aux technologies et l'évolution du métier.Un échange passionnant, où innovation, pédagogie et engagement collectif dessinent le profil d'un avocat tourné vers l'avenir.À écouter sans tarder ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

tech 45'
#163 - S'attaquer au phénomène mondial du vol à l'étalage - Thibault David (Veesion)

tech 45'

Play Episode Listen Later Sep 12, 2025 45:36


Cette semaine dans tech 45', on parle IA et sécurité avec Veesion, une deeptech française fondée par trois Polytechniciens. Leur idée : détecter les gestes de vol en temps réel grâce à l'IA, sans changer les caméras existantes. Après trois ans de R&D sans vendre un seul contrat, Veesion cartonne et réalise des millions d'euros d'ARR dans ses 5 000 points de vente équipés sur 25 pays – dont les États-Unis. Thibault, cofondateur et CEO, est avec nous pour raconter ses ambitions… et le défi de protéger les marges des commerçants sans franchir les lignes rouges du RGPD. Je suis Seb Couasnon, RDV chaque semaine sur ta plateforme de podcast favorite. Mets-moi des étoiles, abonne-toi, et bon épisode 

Entreprendre dans la mode
[EXTRAIT] Comment faire exploser votre taux de conversion en email | Thomas Pedegaye (Email Club)

Entreprendre dans la mode

Play Episode Listen Later Sep 7, 2025 11:40