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A 25 ans, l'officier de marine Bellot s'embarque dans le périlleux sauvetage de l'expédition Franklin perdue en Arctique et découvre de nouveaux détroits maritimes.Remontez le temps dans cet épisode captivant des « Grands dossiers de l'Histoire » avec Franck Ferrand. Plongez dans l'épopée tragique de Joseph-René Bellot, jeune officier de la marine française qui a participé à une expédition risquée pour retrouver les traces de l'explorateur britannique John Franklin, disparu dans l'Arctique avec son équipage.En 1851, la goélette Prince Albert, commandée par le capitaine britannique William Kennedy, part à la recherche des navires d'exploration l'Erebus et le Terror, disparus depuis quatre ans. À bord, le lieutenant de vaisseau Joseph-René Bellot, un jeune officier français de 25 ans, avide d'aventure. Leur mission : explorer les terres glacées du Grand Nord à la recherche de survivants de l'expédition de Franklin.Après de longues semaines de navigation périlleuse, la goélette se retrouve prise dans les glaces de l'île de Somerset. Bellot et ses compagnons se lancent alors dans une série d'expéditions à traîneau pour tenter de retrouver les traces de Franklin, affrontant les tempêtes de neige, les blizzards et les dangers mortels de cet environnement hostile.
A 25 ans, l'officier de marine Bellot s'embarque dans le périlleux sauvetage de l'expédition Franklin perdue en Arctique et découvre de nouveaux détroits maritimes.Remontez le temps dans cet épisode captivant des « Grands dossiers de l'Histoire » avec Franck Ferrand. Plongez dans l'épopée tragique de Joseph-René Bellot, jeune officier de la marine française qui a participé à une expédition risquée pour retrouver les traces de l'explorateur britannique John Franklin, disparu dans l'Arctique avec son équipage.En 1851, la goélette Prince Albert, commandée par le capitaine britannique William Kennedy, part à la recherche des navires d'exploration l'Erebus et le Terror, disparus depuis quatre ans. À bord, le lieutenant de vaisseau Joseph-René Bellot, un jeune officier français de 25 ans, avide d'aventure. Leur mission : explorer les terres glacées du Grand Nord à la recherche de survivants de l'expédition de Franklin.Après de longues semaines de navigation périlleuse, la goélette se retrouve prise dans les glaces de l'île de Somerset. Bellot et ses compagnons se lancent alors dans une série d'expéditions à traîneau pour tenter de retrouver les traces de Franklin, affrontant les tempêtes de neige, les blizzards et les dangers mortels de cet environnement hostile.
Dans cet épisode de "Une vie de ouf – Le podcast de celles qui cochent leur bucket list", je reçois Aby (@boum_de_cristal), une femme magnétique, libre, intuitive, qui vit une vie profondément alignée avec ses passions.Aby est tarologue, formatrice, organisatrice de retraites mêlant tarot, surf et cétacés… et maman de deux enfants.Elle accompagne les autres à se connecter à leur intuition — mais cette fois, c'est elle qui a répondu à un appel viscéral : réaliser un rêve d'enfant en nageant avec les orques, en Arctique
Depuis que Donald Trump a affiché sa volonté d'annexer le Groenland, les pays européens sont engagés dans une confrontation avec les États-Unis. Emmanuel Macron a reçu mercredi la Première ministre du Danemark et son homologue du Groenland à l'Élysée. Le récent bras de fer avec les États-Unis autour du Groenland "est un appel au réveil stratégique pour toute l'Europe", a déclaré le président français.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 23 janvier 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.À QUI PROFITE LE RETOUR DU 49.3 ?Sous la pression du chef de l'État Emmanuel Macron, des partis et de l'opinion, Sébastien Lecornu s'est résigné, lundi, à annoncer le recours à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter le projet de loi de finances pour 2026. Sans majorité, le locataire de Matignon a engagé la responsabilité de son gouvernement devant l'Assemblée nationale dès mardi. Pour la quatrième année de suite, le Parlement ne votera pas le budget de l'État, malgré 350 heures de débat sur trois mois. Trois recours au 49.3 seront, au minimum, nécessaires : un premier sur la partie recettes du texte, un autre sur la partie dépenses et un dernier, en lecture définitive, sur l'ensemble du projet de loi de finances, après un passage au Sénat. Le chef du gouvernement espère clore la séquence budgétaire au cours de la première semaine de février.Partant du principe qu'ils ne seraient jamais d'accord avec le centre et la droite sur la partie recettes du budget, le PS a concentré, avec succès, ses revendications sur la partie dépenses. Sébastien Lecornu a coché quasiment toutes les cases des demandes formulées par les socialistes : création de 2 000 postes supplémentaires dans l'Éducation nationale, maintien de l'aide personnalisée au logement et des bourses étudiantes, généralisation du repas au Crous à 1 € pour tous les étudiants, maintien du dispositif MaPrimeRénov', augmentation de la prime d'activité, des moyens des bailleurs sociaux et du nombre d'accompagnants d'élèves en situation de handicap …Dans le bloc central et à droite, de nombreux députés ont marqué leur insatisfaction. Si personne ne s'attendait à une copie budgétaire conforme à ses attentes, certains points sont difficiles à avaler pour les députés du socle commun. En particulier chez Les Républicains où le maintien de la surtaxe de l'impôt sur les sociétés à hauteur de 8 milliards d'euros ainsi que l'abandon de la fin de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises sont perçus comme une hérésie fiscale. Toutefois, le MoDem a obtenu le maintien des bourses étudiantes, la droite sénatoriale la préservation d'une partie des dotations aux collectivités locales, Renaissance le non-rabot des allégements de charges, Laurent Wauquiez l'indexation complète du barème de l'impôt sur le revenu et la préservation du pouvoir d'achat des retraités. Dès l'annonce du compromis noué par Sébastien Lecornu avec le PS, les deux têtes du parti, Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, n'ont d'ailleurs pas hésité à qualifier ce budget de « socialiste » et « imparfait », sans toutefois brandir la menace d'une éventuelle censure.Pour sa part, le président de la République a salué un budget qui permet « au pays d'avancer » et « de garantir une stabilité ».DE QUOI LE GROENLAND EST-IL L'ENJEU ?Plus grande île du monde (près de quatre fois la France métropolitaine),situé entre l'océan Atlantique Nord et l'océan Arctique, le Groenland, territoire danois autonome, est recouvert à 80 % par une calotte glaciaire. Il est peuplé d'environ 56.000 habitants, majoritairement Inuits, dont un tiers vit à Nuuk, la capitale. Depuis un an, la Maison-Blanche affirme que les États-Unis auraient « besoin » de s'étendre et que prendre le Groenland est, pour les Etats-Unis, une nécessité « vitale », une question de « sécurité nationale ». Or, le Groenland est déjà le pré carré des Américains dans l'Arctique. Ils y ont établi la base la plus septentrionale de leur arsenal, à 1500 km de Nuuk et 1200 km du cercle polaire arctique. Plus d'une centaine de soldats y sont déployés en permanence. Pour justifier ce besoin pressant de s'approprier un territoire de l'Otan, Donald Trumpa a déclaré : « Le Groenland est rempli de navires chinois et russes, partout. » Le président américain semble confondre le Groenland et l'océan Arctique ainsi que sa banquise. Car il n'y a pas l'ombre d'un Russe ou d'un Chinois au Groenland.Autre raison de l'intérêt suscité par le territoire autonome : les ressources naturelles, et notamment les terres rares, dont le sous-sol groenlandais regorge : cobalt, graphite, lithium, nickel, zinc, etc. Ces métaux entrent dans la fabrication des batteries, des éoliennes et de nombreux équipements électroniques. L'uranium constitue un autre point sensible. Pourtant, jusqu'à présent, très peu de projets d'extraction ont vu le jour. La mine est une activité surtout nécessitant des routes d'accès, des voies ferrées pour évacuer les métaux, des ports pour exporter le minerai, ainsi que des installations de première transformation. Or les infrastructures de ce type sont très limitées au Groenland qui a tenté pendant plus de cinquante ans d'exploiter du pétrole, avant de renoncer au début des années 2020.Comme dans le cas du Venezuela, l'énergie n'est pas l'unique prétexte d'agir pour Donald Trump qui veut pouvoir mettre à son crédit politique l'augmentation artificielle de la grandeur d'un pays, déjà plus grand que les autres. Le réel enjeu économique semble être celui des voies de navigation – qui se double d'un enjeu sécuritaire. Le Groenland se situe à proximité d'anciennes routes maritimes arctiques qui promettent de devenir de plus en plus facilement praticables en raison de l'accélération du réchauffement climatique – avec un impact plus immédiat sur la logistique militaire que sur l'économie mondiale.À Davos, mercredi, le président américain a déclaré qu'il n'utiliserait finalement pas la force pour conquérir le Groenland. Puis le Secrétaire général de l'Otan a proposé à Donald Trump un transfert de souveraineté de la base militaire de Pituffik. Reste à faire approuver ces concessions aux Danois et aux Groenlandais. Ces derniers se sont déjà insurgés contre cette proposition.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les discussions entre le Danemark, le Groenland et les États-Unis concernant la sécurité sur l'île arctique vont commencer «assez rapidement», a déclaré vendredi 23 janvier le ministre danois des Affaires étrangères Lars Rasmussen. La volte-face de Donald Trump à Davos, indiquant qu'il renonçait au recours à la force pour s'emparer de l'île arctique, révèle que les États-Unis ont besoin des marines européennes pour opérer dans le Grand Nord. En 2020, les Alliés ont approuvé le concept de dissuasion et de défense pour la zone euro-atlantique. Les marines de l'Otan concentrent leurs efforts dans le Grand Nord, avec une présence permanente dans cet espace où la navigation nécessite un savoir-faire bien particulier souligne Vincent Groizeleau de Mer et Marine. « Ce qui est compliqué dans les zones polaires, ce sont les conditions environnementales. Il y a soit de la banquise où ce qu'on appelle des Bourguignons, des blocs de glace plus ou moins gros, jusqu'à des icebergs. Donc, ça veut dire des conditions de navigation qui sont très difficiles parce qu'il faut éviter les obstacles dans des conditions où il y a parfois une visibilité extrêmement faible. Donc, ce n'est vraiment pas un sport de masse, ça nécessite de la connaissance non seulement en navigation, mais aussi en opération. Car toutes ces conditions environnementales extrêmes, elles ont aussi un impact sur les capacités de détection, par exemple des radars, mais aussi des sonars. En fonction de la qualité de l'eau, de la température de l'eau, des profondeurs des fonds marins, de la présence de la glace, et bien on ne fera pas de la lutte anti-sous-marine comme on en fait au milieu de l'Atlantique ou en Méditerranée. » La défense du Groenland commence au large S'il est presque impossible de manœuvrer sur la calotte glaciaire du Groenland par -40°, la défense de l'espace arctique ne se fait pas à terre mais plutôt au large. Et dans ces mers hostiles, l'US Navy reconnait l'excellence des marines européennes notamment celle des Français en matière de détection sous-marine. Les Européens sont redoutablement efficaces, en particulier dans le très stratégique « Giuk » pointe Mikaa Blugeon-Mered enseignant à l'école de guerre : « C'est un acronyme qui signifie Groenland, Islande et UK, pour le Royaume-Uni. Donc, c'est à dire le double bras de mer qui connecte l'océan Atlantique avec l'océan Arctique. Ce double bras de mer est extrêmement important, parce que les principales capacités navales nucléaires russes partent de la base de Severomorsk. Cette base, elle est sur la péninsule de Kola, dans l'Arctique russe, non loin de la Norvège et de la Finlande. Et pour sortir, ces sous-marins doivent passer le long des côtes norvégiennes. Pas forcément au proche du Groenland, mais il faut avoir des capacités au Groenland en lien avec l'Islande, en lien avec le Danemark, en lien avec les îles Féroé, en lien avec le Royaume-Uni, en lien avec la Norvège. Ça permet de contrôler cette zone-là, ce fameux Giuk. » À lire aussiGroenland: le cadre de l'accord conclu entre Donald Trump et l'Otan? Le « GIUK » espace stratégique La coopération otanienne dans le « Giuk » est donc fondamentale et pourrait expliquer le revirement américain sur le Groenland. En effet, personne n'a, seul, les moyens de contrôler une région aussi vaste et complexe. Pas même les Américains, martèle Vincent Groizeleau : « La grande différence entre nous et les Américains, c'est que les Européens ont essentiellement une zone, une grande région qui va de la Méditerranée jusqu'au Grand Nord, à protéger. Les Américains. Ils ont à la fois la façade Atlantique et la façade Pacifique. La réalité, c'est que les Américains ont un taux de disponibilité de leur flotte qui est assez faible. Et donc aujourd'hui, même s'il y a dix porte-avions sur le papier, en réalité, il y en a au mieux trois, peut-être quatre à la mer, et c'est tout. Donc ils ont absolument besoin de l'appoint des marines européennes, parce que seuls, effectivement, ils ne peuvent pas gérer à la fois l'Est et l'Ouest, le Nord et le Sud… » Il y a souvent un décalage entre les discours politiques et la réalité militaire : sans coopération, le contrôle du très stratégique espace Arctique par les seuls Américains aurait tout d'un projet chimérique et l'affaire du Groenland en est la parfaite illustration. À lire aussiGroenland : que sait-on de la mission militaire européenne ?
Ce nouveau numéro va sans aucun doute vous dépayser. Avec le lieutenant-colonel Éric, nous allons parler de la campagne d'expérimentation de l'A400M conduite en conditions « temps froid », en 2025. Direction donc l'Arctique et ses – 45°C pour un entretien mené à bâtons rompus ! Ce pilote chevronné nous raconte les différentes étapes de cette expédition, les risques encourus et évoque l'esprit pionnier de l'armée de l'Air et de l'Espace ressenti pendant cette mission hors du commun.Musique originale : Stéphane Lebaron et Romain PaillardPhoto : SCH Christian Hamilcaro
Depuis son retour à la Maison Blanche Donald Trump ne s'en cache pas : il veut prendre le contrôle de l'île, territoire autonome du Danemark situé en Arctique, pour des raisons dit-il de sécurité nationale.Achat ou opération militaire, le président américain n'exclut aucune option pour arriver à ses fins qui pourraient signer la mort de l'OTAN car l'Alliance rassemble 32 pays européens, le Canada et les Etats-Unis autour d'un principe fondateur : une attaque contre un membre est dirigée contre tous.Mais pourquoi l'administration de Donald Trump s'intéresse-t-elle autant au Groenland ?Territoire grand comme quatre fois la France, comptant 57.000 habitants, le Groenland a un interêt géostratégique de part sa position géographique, et son sous-sol, qui regorge de terres rares nécessaires à l'industrie de défense et de la tech.Invités: Camille Bas-Wohlert, journaliste de l'AFP à CopenhagueRasmus Søndergaard chercheur à l'Institut d'études internationales danois.Mikaa Blugeon-Mered, professeur à l'Université du Québec à Trois Rivières, auteur de "Les mondes polaires", édité aux PUF.Réalisation : Emmanuelle Baillon, Michaëla Cancela-KiefferDoublages : Maxime Mamet, Kadir Demir, Hugo di Zazzo, Christophe ParayreExtraits sonores: AFPTVRéférences utilesExtrait musical Freedom, par Bobi WineOuganda: le candidat de l'opposition emmené par l'arméeNuit de la solidarité La Semaine sur le fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Donald Trump et ses conseillers en sécurité nationale mènent des discussions actives sur une acquisition du Groenland, a déclaré ce mercredi 7 janvier la Maison Blanche. Le Groenland, territoire semi-autonome intégré au royaume du Danemark, est au cœur des ambitions américaines, l'île du cercle polaire n'est plus une périphérie glacée. Réchauffement climatique oblige, le Groenland devient un espace de circulation structuré par trois routes maritimes polaires. Une au nord-est contrôlée par les Russes, une autre à l'ouest entre Groenland et Canada. Et enfin la Transpolar Sea Route (TSR) qui, du détroit de Béring rejoint l'Atlantique en passant par le nord du Groenland. Et outre les États-Unis, la Russie et la Chine entendent bien y planter le drapeau, souligne Mikaa Blugeon-Mered, enseignant à l'école de guerre à Paris : « Une militarisation russe qui, de fait, depuis quinze ans, arrive à des niveaux significatifs. Et l'autre, c'est la question chinoise, bien sûr, puisque la Chine arrive, été après été, à faire des premières de navigation sous-marine, sous banquise, qui permettent effectivement aujourd'hui à la Chine d'acquérir une compétence en Arctique qu'elle n'avait pas du tout et qu'elle pourrait tout à fait commencer à exploiter d'un point de vue stratégique dans les années qui viennent ». À lire aussiPourquoi la fonte des glaces du Groenland menace l'humanité (et ferait les affaires de Trump)? Une chasse gardée américaine Pour les États-Unis, le Groenland a toujours été perçu comme une chasse gardée, un territoire stratégique. Déjà pendant la Seconde Guerre mondiale, puis la Guerre froide et depuis les traités de 1951, Washington est même le garant de sa sécurité. L'armée américaine y possède encore une base à Pituffik, anciennement Thulé, au nord-ouest de l'île. « Cette base de Pituffik », dit Mikaa Blugeon-Mered, « a été mise sous le commandement de la Space Force, c'est-à-dire de l'armée spatiale des États-Unis, créée il y a quelques années. L'objectif de Pituffik aujourd'hui, c'est de servir de relais entre l'infrastructure au sol et les infrastructures spatiales au sens des satellites, notamment des satellites d'observation militaire, des satellites de renseignement électronique ou de renseignement optique qui déchargent leurs données à Pituffik, données qui sont ensuite exploitées ailleurs ». Un bras de fer autour des ressources naturelles Le Groenland, stratégique sur l'échiquier militaire, l'est tout autant pour ses ressources de zinc, de graphite, de cuivre, de lithium, des terres rares. Grand comme quatre fois la France, le Groenland abrite dans ses sous-sols un immense trésor attisant les convoitises de tous les compétiteurs, y compris des Européens. « La Chine, l'Europe et les États-Unis sont en compétition pour les mêmes ressources du Groenland. Parce que si effectivement le Groenland est stratégique pour les États-Unis, pour la défense, la tech, l'intelligence artificielle, c'est pareil pour nous. Que ce soit sur le molybdène, que ce soit sur les terres rares, que ce soit potentiellement pour l'uranium à long terme, que ce soit même pour du sable, on a les mêmes enjeux de compétition. Le deuxième élément important, c'est la question de l'architecture de sécurité transatlantique. Le Groenland fait partie de l'Otan parce que c'est encore un territoire d'outre-mer du Danemark. Et donc le sujet qu'il y a ici au Groenland, c'est que si effectivement les Américains débarquent au Groenland avec leurs gros sabots, est-ce que ça fera exploser l'Otan ? A priori, on peut dire que la réponse est potentiellement oui ». L'Otan en ébullition Les États-Unis vont-ils faire du Groenland une île forteresse, au nez et à la barbe des Danois, quitte à déstabiliser l'architecture de sécurité ? La réaction des Européens, pointe Mikaa Blugeon-Mered, n'a en tout cas pas tardé : « Ce qui est intéressant d'observer depuis le matin du lundi 5 janvier, ça a été la réaction coordonnée au plus haut niveau par rapport aux déclarations de Donald Trump post affaire Maduro au Venezuela, de dire, voilà, tous les pays nordiques par la voix de leur Premier ministre et les pays de la Baltique également, ce qu'on appelle le NB8, le Nordic Baltic 8. Ils ont tous réagi de manière concertée et de manière coordonnée pour dire que s'il se passe quelque chose, on ne va pas laisser le Groenland tomber. Ces huit États voient très bien ce qui pourrait se passer si Donald Trump prenait le Groenland par la force. Vladimir Poutine pourrait se dire que c'est le blanc-seing pour faire exactement la même chose, pas juste en Ukraine, mais notamment sur les États baltes. Et ça, c'est ce qui a provoqué a priori cette réponse concertée, avec encore une fois un haut degré de coordination sur le volet défense, on va défendre le Groenland si les Américains viennent ! Et ça, c'est une rupture stratégique absolument fondamentale, mais qui se joue sous les radars ». La décision américaine de faire main basse sur le Groenland interviendra dans quelques jours, à la fin du mois de janvier, a précisé Donald Trump. À lire aussiPourquoi Donald Trump s'intéresse au Groenland
C'est une méthode d'enquête de plus en plus en vogue. L'Osint, ou recherches en sources ouvertes, bouleverse notre rapport à l'information. Utilisée par des chercheurs, des journalistes et des citoyens, cette technique d'investigation permet de mettre en lumière des faits d'intérêt public. Remède et poison, l'Osint peut aussi être détournée à des fins de contrôle et de manipulation. Dans son dernier ouvrage, Allan Deneuville, décrypte ce phénomène du « Dark Osint ». Héritée des services de renseignement, l'Osint (acronyme anglophone pour Open Source Intelligence), permet de produire des enquêtes autonomes, sourcées et susceptibles de révéler des informations d'intérêt public. Grâce à cette méthode d'enquête en sources ouvertes, il est possible de documenter des faits d'actualités, comme c'est le cas de la guerre en Ukraine, ou plus récemment de l'attaque américaine au Venezuela. Dans un contexte où les infox se multiplient, l'Osint sert également à contrecarrer des opérations de désinformation. Mais si l'Osint permet de décrypter, elle peut au contraire être dévoyée et utilisée à des fins antidémocratiques. On en parle avec Allan Deneuville, maître de conférences en sciences de l'information et de la communication, chercheur associé au centre Géode de géopolitique de la datasphère, partenaire de l'émission. Il vient de publier « Osint : enquêtes et démocratie », aux éditions de l'INA. Au Venezuela, la désinformation ne désemplit pas Près d'une semaine après la capture de Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores, les autorités vénézuéliennes ont libéré plusieurs prisonniers politiques. Une mesure saluée par Donald Trump qui affirme avoir annulé une deuxième attaque. Un contexte tendu, propice à la désinformation. Ces derniers jours, de nombreuses infox soutiennent, à tort, que les habitants de Caracas auraient massivement célébré la chute du régime et la gloire du président Trump. Décryptage avec Cassiopée Etchevers, journaliste en formation à Sciences Po Paris. À lire aussiVenezuela: quand la désinformation vise à légitimer l'opération américaine Groenland : les infox ciblent l'armée danoise Début janvier, le président américain Donald Trump a de nouveau tenu des propos hostiles envers les autorités danoises qui, selon lui, ne sont pas capables de défendre le Groenland face aux appétits chinois et russes en Arctique. Dans le même temps, sur les réseaux sociaux, des propos outranciers et des images détournées circulent dans le but de décrédibiliser l'armée danoise chargée d'assurer la sécurité de ce territoire. C'est le sujet de la chronique des Dessous de l'infox, présentée cette semaine par Olivier Fourt. À lire aussiGroenland: la désinformation accompagne les propos de Donald Trump
L'émission 28 minutes du 09/01/2025 Ce vendredi, Renaud Dély décrypte l'actualité en compagnie de nos clubistes : Jean Quatremer, journaliste, spécialiste des questions européennes, Laetitia Strauch-Bonart, essayiste et journaliste indépendante, Nesrine Slaoui, écrivaine et journaliste, et le dessinateur de presse Pascal Gros. La France choisit de voter contre l'accord entre l'UE et le Mercosur Jeudi 8 janvier, des centaines d'agriculteurs ont battu le pavé à Paris pour faire entendre leur colère. Dans leur ligne de mire, l'abattage systématique des troupeaux de bovins atteints de la dermatose nodulaire, et la signature imminente de l'accord de libre-échange avec les pays du Mercosur. Ce vendredi, une majorité de pays européens a voté pour, mais la France a voté contre. Le gouvernement en fait-il assez pour répondre aux préoccupations des agriculteurs ? Donald Trump étudie “activement” l'achat du Groenland selon la Maison Blanche L'Europe avance dans les crises. Les velléités de Donald Trump de s'accaparer le Groenland, territoire autonome danois, a eu le don de souder les Européens sur la question de leur souveraineté. Dans un communiqué, l'Espagne, le Danemark, l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Italie, la Pologne et la France, ont martelé que "le Groenland appartient à son peuple". Les États-Unis n'excluent pas de faire usage de la force pour l'obtenir. Nous recevons Richard Gaitet, romancier, qui publie "Les ours blancs ne perdent pas le nord" (éditions École des loisirs), son premier ouvrage jeunesse. Dans ce roman, on suit le parcours d'Ob, un ours polaire en passe de fuir le pôle Nord face au réchauffement climatique, et celui de Kara, une jeune Inuite prête à se battre contre ceux qui participent à la catastrophe écologique en Arctique. Le ville de Minneapolis est en ébullition depuis que Renée Nicole Good y a été abattue par un agent de l'ICE (police de l'immigration) en marge d'un rassemblement contre l'administration Trump. Pour Kristy Noem, secrétaire américaine à la sécurité intérieure, l'agent n'a fait qu'agir en légitime défense face à une "attaque de véhicule". Une lecture des faits démentie par des vidéos et de nombreux témoins, et qui a enjoint le maire démocrate de la ville à donner un conseil à l'ICE : "Cassez-vous de Minneapolis !" C'est le duel de la semaine de Frédéric Says. Lundi 5 et mercredi 7 janvier, les flocons de neige se sont amoncelés dans les rues de Paris, occasionnant des accidents sur les routes franciliennes. La faute à Météo France ? de la mairie ? Aux automobilistes ? Si le débat fait rage sur le net, il n'occulte pas de bonnes tranches de rigolade et de glissades. C'est le "Point com" de Julia Van Aelst. Enfin, ne manquez pas la une internationale sur l'enlèvement de Nicolas Maduro, les photos de la semaine soigneusement sélectionnées par nos invités ainsi que le Monde des choses de David Castello-Lopes sur le rhum. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 9 janvier 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
C'est une méthode d'enquête de plus en plus en vogue. L'Osint, ou recherches en sources ouvertes, bouleverse notre rapport à l'information. Utilisée par des chercheurs, des journalistes et des citoyens, cette technique d'investigation permet de mettre en lumière des faits d'intérêt public. Remède et poison, l'Osint peut aussi être détournée à des fins de contrôle et de manipulation. Dans son dernier ouvrage, Allan Deneuville, décrypte ce phénomène du « Dark Osint ». Héritée des services de renseignement, l'Osint (acronyme anglophone pour Open Source Intelligence), permet de produire des enquêtes autonomes, sourcées et susceptibles de révéler des informations d'intérêt public. Grâce à cette méthode d'enquête en sources ouvertes, il est possible de documenter des faits d'actualités, comme c'est le cas de la guerre en Ukraine, ou plus récemment de l'attaque américaine au Venezuela. Dans un contexte où les infox se multiplient, l'Osint sert également à contrecarrer des opérations de désinformation. Mais si l'Osint permet de décrypter, elle peut au contraire être dévoyée et utilisée à des fins antidémocratiques. On en parle avec Allan Deneuville, maître de conférences en sciences de l'information et de la communication, chercheur associé au centre Géode de géopolitique de la datasphère, partenaire de l'émission. Il vient de publier « Osint : enquêtes et démocratie », aux éditions de l'INA. Au Venezuela, la désinformation ne désemplit pas Près d'une semaine après la capture de Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores, les autorités vénézuéliennes ont libéré plusieurs prisonniers politiques. Une mesure saluée par Donald Trump qui affirme avoir annulé une deuxième attaque. Un contexte tendu, propice à la désinformation. Ces derniers jours, de nombreuses infox soutiennent, à tort, que les habitants de Caracas auraient massivement célébré la chute du régime et la gloire du président Trump. Décryptage avec Cassiopée Etchevers, journaliste en formation à Sciences Po Paris. À lire aussiVenezuela: quand la désinformation vise à légitimer l'opération américaine Groenland : les infox ciblent l'armée danoise Début janvier, le président américain Donald Trump a de nouveau tenu des propos hostiles envers les autorités danoises qui, selon lui, ne sont pas capables de défendre le Groenland face aux appétits chinois et russes en Arctique. Dans le même temps, sur les réseaux sociaux, des propos outranciers et des images détournées circulent dans le but de décrédibiliser l'armée danoise chargée d'assurer la sécurité de ce territoire. C'est le sujet de la chronique des Dessous de l'infox, présentée cette semaine par Olivier Fourt. À lire aussiGroenland: la désinformation accompagne les propos de Donald Trump
Début janvier, le président américain Donald Trump a de nouveau tenu des propos hostiles envers les autorités danoises qui, selon lui, ne sont pas capables de défendre le Groenland face aux appétits chinois et russes en Arctique. Dans le même temps, sur les réseaux sociaux, des propos outranciers et des images détournées circulent dans le but de décrédibiliser l'armée danoise chargée d'assurer la sécurité de ce territoire. Le président américain parle d'une « priorité de sécurité nationale pour les États-Unis » afin de justifier son intention de faire main basse sur le Groenland, ce territoire situé non loin du pôle Nord, entre l'Europe et les États-Unis. Selon Donald Trump, « le Danemark ne fait rien pour la sécurité du Groenland (...) Ils ont seulement ajouté un traineau à chiens », a-t-il affirmé le 4 janvier devant quelques journalistes présents à bord de l'avion présidentiel Air Force One. Visiblement, cette histoire amuse beaucoup le président américain et pourtant, c'est une affaire très sérieuse. Après vérification, ces traineaux appartiennent à une unité spéciale danoise, baptisée patrouille Sirius et rattachée au commandement danois pour l'Arctique. Depuis 2012, ce commandement interarmées assure des missions militaires, des missions de garde-côtes et des interventions en cas de catastrophe, le tout au sein d'une seule organisation. L'unité Sirius est capable de mener des missions de surveillance à longue distance dans ce territoire glacial. Jusqu'alors, la patrouille Sirius disposait de six équipages avec deux hommes et de 11 à 15 chiens. De l'avis des experts, il s'agit du moyen le plus fiable pour opérer en autonomie dans une région du monde où les conditions météo sont extrêmement dures pendant l'hiver. Préoccupations stratégiques Une fois de plus, Donald Trump exagère beaucoup quand il dit « que le Danemark ne fait rien pour la sécurité du Groenland ». Ainsi, la Première ministre danoise Mette Frederiksen a immédiatement dénoncé ces propos en rappelant que Copenhague avait alloué l'an dernier 1,2 milliard d'euros à la sécurité de la région et pas seulement en achetant des traineaux. Mais aussi en se dotant, dans les années à venir, de drones, de navires spécialisés, de radars et d'avions de patrouille maritime tout en passant commande également de 16 chasseurs supplémentaires : des F-35, fabriqués aux États-Unis. Nuire à l'image de l'armée danoise L'armée danoise a été visée par des infox, ou des propos déplacés provenant le plus souvent des sphères pro-russe ou MAGA (Make America Great Again), proches du président Donald Trump. Comme ce compte qui diffuse une vidéo où l'on voit un soldat chuter en tentant de descendre d'un véhicule de transport de troupe. Commentaire moqueur : « Quand l'armée danoise débarque pour stopper l'invasion américaine du Groenland ». Vérification faite, l'image a été détournée. Elle montre des soldats suisses et non des forces spéciales danoises. Cette vidéo sortie de son contexte a été vue plus de deux millions de fois rien que sur ce compte. D'autres vidéos cherchent à tourner au ridicule l'équipement de l'armée danoise, ou laissent supposer que les soldats danois ne seraient pas assez virils. À lire aussiPeut-on contrer les volontés expansionnistes de Donald Trump ? Donald Trump a la mémoire courte Beaucoup d'utilisateurs rappellent que l'armée danoise n'a pas failli à ses engagements, soulignant qu'elle a perdu 44 soldats dans la mission de l'Otan en Afghanistan, aux côtés des États-Unis, dans les années 2010. Durant cette crise politico-diplomatique, les responsables danois ont utilisé les réseaux sociaux (dont le réseau X d'Elon Musk) avec beaucoup d'agilité, afin d'essayer de faire valoir leur point de vue. Sur son compte X, l'ambassadeur du Danemark à Washington conclut : « Le Danemark prend la sécurité dans l'Arctique très au sérieux (...) les États-Unis ont la possibilité d'établir des bases militaires supplémentaires au Groenland en vertu d'un traité datant de 1951. »
Dans la nuit du 2 au 3 janvier dernier, le président du Venezuela Nicolas Maduro et sa femme étaient enlevés par les Etats-Unis et extradés à New-York lors d'une intervention militaire, réalisée au mépris du droit international et qui a sidéré le monde entier.En Europe, les habitants de l'île du Groenland ont été particulièrement frappés par cette intervention. Car depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump convoite ouvertement ce très large territoire autonome du Danemark, stratégiquement situé en Arctique et qui possède de multiples ressources naturelles très convoitées, comme les terres rares. Le président américain a multiplié les menaces d'annexion de l'île polaire, répétant à l'envie qu'il en avait « besoin » pour la sécurité des Etats-Unis. Ces intimidations ont été réitérées après la récente opération américaine au Vénézuela.Mais pourquoi le Groenland intéresse-t-il autant le locataire de la Maison Blanche ? Comment réagissent le Danemark et les Groenlandais, aux intimidations du président américain ? Comment s'organisent les Européens et les membres de l'Alliance Atlantique, dont fait partie le Danemark, face à cette menace ?Réponses dans cet épisode de « L'Heure du Monde » avec Anne-Françoise Hivert, correspondante du Monde dans les pays scandinaves.Un épisode de Cyrielle Bedu. Réalisation : Quentin Bresson et Amandine Robillard. Présentation : Jean-Guillaume Santi et Sophie Larmoyer. Suivi éditorial : Sophie Larmoyer.Cet épisode a été publié le 8 janvier 2025. ---Pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C'est une île glacée grande comme quatre fois la France. Situé entre l'Atlantique Nord et l'océan Arctique, le Groenland est géographiquement près des États-Unis mais culturellement associé à l'Europe. Territoire autonome mais lié au Danemark, il est également stratégique pour des raisons économiques, militaires et géopolitiques. Lors de son premier mandat déjà, Donald Trump avait parlé de son intérêt pour le Groenland. Ce qui avait à l'époque été pris pour une lubie. Depuis que les États-Unis ont capturé Nicolas Maduro au Venezuela, le monde entier se dit que Donald Trump fait ce qu'il veut, sans s'embarrasser du droit international. Et il s'inquiète Avec : Alexandre Taithe, chercheur à la Fondation pour la Recherche Stratégique et coordinateur de l'Observatoire de l'Arctique.
Face au réchauffement rapide de l'Arctique, les ours polaires sont devenus un symbole du changement climatique. Mais derrière les images spectaculaires de banquise qui fond, une question scientifique cruciale se pose : les ours polaires peuvent-ils s'adapter biologiquement, jusque dans leur ADN, à un environnement qui se transforme plus vite que jamais ? C'est précisément à cette question qu'a répondu une étude récente menée sous la direction de la Dre Alice Godden, de l'université d'East Anglia, publiée dans une revue scientifique de référence.Les chercheurs se sont intéressés à l'évolution génétique des ours polaires en comparant leur ADN à celui de leurs plus proches cousins, les ours bruns. Grâce à des analyses génomiques approfondies, l'équipe a identifié plusieurs adaptations génétiques clés qui permettent aux ours polaires de survivre dans un environnement extrême, pauvre en ressources terrestres et dominé par la glace et le froid.L'un des résultats majeurs de l'étude concerne le métabolisme des graisses. Les ours polaires se nourrissent presque exclusivement de phoques, un régime extrêmement riche en lipides. Or, chez l'humain, une telle alimentation provoquerait rapidement des maladies cardiovasculaires. L'étude de la Dre Godden montre que les ours polaires possèdent des mutations spécifiques sur des gènes liés au transport et à la transformation du cholestérol, leur permettant de tirer un maximum d'énergie des graisses sans effets délétères. Cette adaptation génétique est essentielle pour survivre dans un milieu où les périodes de chasse sont de plus en plus courtes à cause de la fonte de la banquise.Les chercheurs ont également mis en évidence des modifications génétiques liées à la thermorégulation, au fonctionnement du pelage et à la gestion de l'énergie en période de jeûne prolongé. Ces adaptations permettent aux ours polaires de supporter des températures extrêmes tout en limitant les pertes caloriques, un avantage vital dans un Arctique en mutation.Cependant, l'étude de la Dre Alice Godden souligne une limite majeure : l'évolution génétique est un processus lent, qui se mesure en milliers d'années. Or, le changement climatique actuel se déroule à une vitesse sans précédent. Si les ours polaires ont déjà démontré une remarquable capacité d'adaptation sur le long terme, la rapidité de la fonte de la glace menace de dépasser leur capacité biologique à évoluer suffisamment vite.En conclusion, cette étude montre que les ours polaires portent dans leur ADN les traces d'une adaptation exceptionnelle à leur environnement. Mais elle rappelle aussi une réalité inquiétante : même les espèces les mieux adaptées ne sont pas forcément armées pour faire face à un changement climatique aussi brutal, soulignant l'urgence des enjeux écologiques actuels. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Baleine sous Gravillon - Nomen (l'origine des noms du Vivant)
Retour aux sources pour Nomen, petit frère du grand podcast et média Baleine sous Gravillon, avec une nouvelle saison sous le signe des cétacés !Une fois par mois durant cette cinquième saison, Marc et Pierre vous racontent les étymologies extraordinaires associées à nos immenses cousins aquatiques.Après le Béluga, petite présentation de son cousin à la dent longue, le Narval. Cette "baleine" des glaces est surnommée "Licorne de mer" en raison de son immense défense pointue et torsadée située au bout du nez, une "corne" qui fait office de vraie baguette magique ! En complément de cet épisode de Nomen, voici le premier volet de la série Tout un Art, dédié à la figure de la Baleine dans l'Art, ainsi que le troisième de la série Licorne, en partie consacré au Narval._______
La Cour suprême des États-Unis accepte le découpage électoral extrême du Texas. La France veut devenir une puissance de l’Arctique et de l’Antarctique. Le Rwanda et la RD du Congo signent un traité de paix sous l’égide de Trump. Sondage dévastateur pour les diplomates américains. La seconde phase du plan de prix à Gaza va commencer avant Noël. Discussion internationale avec Loïc Tassé, spécialiste en politique internationale. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
On met les voiles direction l'Arctique, sur des eaux parsemées d'icebergs, de glaces éparses et dérivantes au gré des vents et des courants, en compagnie de l'intrépide navigateur français Sébastien Roubinet et de la documentariste Zoé Lamazou. Le Français Sébastien Roubinet n'a jamais perdu le Nord. Mieux, il l'a trouvé... Ainsi, depuis quarante ans, il navigue sur les mers et depuis plus de vingt ans, il retourne inlassablement à l'Arctique, toujours à la voile, enchaînant là-bas les expéditions et les défis les plus insensés. Sorte de «Géo Trouvetou» du Pôle Nord, cet enfant des Cévennes monté très tôt sur les bateaux, sera en 2007, le premier à franchir, à la voile, le très convoité passage du Nord-Ouest, entre Pacifique et Atlantique, sur près de 5 000 miles nautiques, à bord de Babouche, un curieux bateau hybride, mi-catamaran, mi-char à voile. Car Sébastien a compris qu'il lui fallait glisser sur l'eau mais aussi la glace… Après quoi, il va s'entêter à trois reprises à traverser à la voile «le dernier océan qui ne l'a jamais été» : l'océan Arctique. Cette série d'expéditions vont alors le confronter aux bouleversements climatiques profonds que subit cette région polaire et lui faire revisiter le sens de l'exploit, déjà relatif chez cet «homo polaris» plutôt discret. Car s'il est connu des aventuriers polaires, Sébastien Roubinet a toujours refusé l'habit d'explorateur bardé d'équipements ou de sponsors, affichant une liberté et une indépendance d'esprit tenace. Parce qu'il a plus cherché la lumière au Nord que dans les médias, les Éditions Paulsen viennent de publier, en France, un récit de vie et d'aventures en mer, consacré à Sébastien Roubinet. «Le marin qui n'avait jamais perdu le Nord», c'est le nom de ce livre écrit par la documentariste et autrice française Zoé Lamazou, elle aussi grande amoureuse des contrées polaires et du voyage libre et sans attaches. Cap au Nord donc avec deux co-équipiers de choix, pour dire la beauté et la fragilité de ce monde boréal. À lire :- «Le marin qui n'avait jamais perdu le Nord», de Zoé Lamazou. Éditions Paulsen. 2025- «Une saison de chasse en Alaska», de Zoé Lamazou. Éditions Paulsen. 2014 - Le site internet de Sébastien Roubinet.
On met les voiles direction l'Arctique, sur des eaux parsemées d'icebergs, de glaces éparses et dérivantes au gré des vents et des courants, en compagnie de l'intrépide navigateur français Sébastien Roubinet et de la documentariste Zoé Lamazou. Le Français Sébastien Roubinet n'a jamais perdu le Nord. Mieux, il l'a trouvé... Ainsi, depuis quarante ans, il navigue sur les mers et depuis plus de vingt ans, il retourne inlassablement à l'Arctique, toujours à la voile, enchaînant là-bas les expéditions et les défis les plus insensés. Sorte de «Géo Trouvetou» du Pôle Nord, cet enfant des Cévennes monté très tôt sur les bateaux, sera en 2007, le premier à franchir, à la voile, le très convoité passage du Nord-Ouest, entre Pacifique et Atlantique, sur près de 5 000 miles nautiques, à bord de Babouche, un curieux bateau hybride, mi-catamaran, mi-char à voile. Car Sébastien a compris qu'il lui fallait glisser sur l'eau mais aussi la glace… Après quoi, il va s'entêter à trois reprises à traverser à la voile «le dernier océan qui ne l'a jamais été» : l'océan Arctique. Cette série d'expéditions vont alors le confronter aux bouleversements climatiques profonds que subit cette région polaire et lui faire revisiter le sens de l'exploit, déjà relatif chez cet «homo polaris» plutôt discret. Car s'il est connu des aventuriers polaires, Sébastien Roubinet a toujours refusé l'habit d'explorateur bardé d'équipements ou de sponsors, affichant une liberté et une indépendance d'esprit tenace. Parce qu'il a plus cherché la lumière au Nord que dans les médias, les Éditions Paulsen viennent de publier, en France, un récit de vie et d'aventures en mer, consacré à Sébastien Roubinet. «Le marin qui n'avait jamais perdu le Nord», c'est le nom de ce livre écrit par la documentariste et autrice française Zoé Lamazou, elle aussi grande amoureuse des contrées polaires et du voyage libre et sans attaches. Cap au Nord donc avec deux co-équipiers de choix, pour dire la beauté et la fragilité de ce monde boréal. À lire :- «Le marin qui n'avait jamais perdu le Nord», de Zoé Lamazou. Éditions Paulsen. 2025- «Une saison de chasse en Alaska», de Zoé Lamazou. Éditions Paulsen. 2014 - Le site internet de Sébastien Roubinet.
Alors que la COP30 de Bélem au Brésil s'est achevée sur un accord que beaucoup jugent décevant, notamment car il ne fait aucune mention de la sortie des énergies fossiles, les États-Unis de Donald Trump ont annoncé un plan pour ouvrir aux forages pétroliers et gaziers plus de 400 millions d'hectares dans les eaux fédérales. Pendant la campagne de 2020, Donald Trump avait largement repris à son compte un vieux slogan républicain : « Drill baby, drill » (« Fore, bébé, fore »). Depuis son retour au pouvoir, son obsession pour les énergies fossiles ne s'est pas démentie et il entend encore accélérer la production intérieure de pétrole aux dépens des énergies vertes. En fin de semaine dernière, en pleine COP30, il a franchi un nouveau cap en annonçant l'ouverture aux forages pétroliers offshore de plus de 400 millions d'hectares dans les eaux fédérales, y compris dans des zones préservées depuis des décennies. Fidèle à lui-même, Donald Trump s'est fait un plaisir d'inclure la totalité de la côte californienne, l'État de sa bête noire, le démocrate Gavin Newsom (qui, lui, s'est rendu à Bélem et continue d'investir massivement dans les énergies vertes). Une décision « idiote », a réagi le gouverneur de Californie, jurant de tout faire pour empêcher les plates-formes pétrolières de venir polluer la côte californienne. Si les plans de l'administration incluent aussi une partie de la Floride, Gavin Newsom feint de s'étonner de ce que la zone envisagée pour les explorations pétrolières exclut le large de Mar-a-Lago, la résidence de Trump en Floride Les zones préservées de l'Alaska également menacées Épargnées aussi la Géorgie et la Caroline du Sud, deux États républicains dont les gouverneurs se disent « très favorables » à l'exploration pétrolière... mais de préférence chez les autres. D'autant que tous ont en mémoire l'explosion meurtrière de la plate-forme Deepwater Horizon et la marée noire dévastatrice de 2010 qui avait ravagé une grande partie de la côte du golfe du Mexique. En revanche, des territoires jusque-là restés vierges de toute exploitation industrielle comme le nord de l'Alaska pourraient bientôt s'offrir au plus offrant. Ce territoire états-unien voisin de la Russie et situé au nord du Canada est pourtant l'un des mieux préservés au monde. On trouve encore dans cette région de l'océan Arctique des ours polaires et d'autres espèces protégées. De façon un peu cynique, il y a une certaine logique : en relançant la production de pétrole, Donald Trump alimente le réchauffement climatique et la fonte des glaces, qui révèlent de nouveaux gisements à exploiter dans les régions polaires du globe. À lire aussiÉtats-Unis: «Drill baby drill», une politique qui ne séduit pas tous les Texans Pas de quoi émouvoir les lobbyistes de l'or noir : l'Institut américain du pétrole salue un plan « historique » insistant sur les milliards de dollars qui devraient rentrer dans les caisses de l'État fédéral... et accessoirement dans les poches des multinationales du pétrole. À l'inverse, les écologistes s'inquiètent, soulignant que chacun des 34 permis d'exploitation qui vont être mis aux enchères dans les prochaines années va produire du pétrole et rejeter du carbone dans l'atmosphère pendant les quarante prochaines années.
Août 2012. Deux aventuriers parcourent l'Océan Arctique à la seule force de leurs bras, embarqués sur de lourds kayaks chargés de vivres. Tout autour se dressent de majestueux géants de glace qui dérivent lentement vers le sud, au gré du courant est-Groenlandais.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La Norvège, qui constitue les deux yeux de l'OTAN dans le cercle polaire arctique, s'inquiète des dernières manœuvres militaires de la Russie. La flotte du nord de Vladimir Poutine continue de se renforcer avec des sous-marins nucléaires. De plus, les Russes ont récemment effectué des essais balistiques dans cette zone, en mer de Barents. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'émission 28 minutes du 29/10/2025 La fonte des glaces va-t-elle bouleverser le commerce maritime mondial ? Mi-octobre, un navire chinois a rallié l'Europe depuis la Chine en 20 jours seulement alors qu'il en faut habituellement 40. Au lieu de passer par le canal de Suez, la voie habituelle, le porte-conteneurs a emprunté une autre route : la mythique route du Nord-Est, via l'Arctique, aujourd'hui rendue praticable à cause des conséquences du réchauffement climatique. C'est la première fois qu'une telle cargaison réussit cet exploit. Le porte-conteneurs inaugure par là même le premier trajet commercial régulier de l'”Arctic Express”, également baptisé Route de la Soie polaire par les Chinois. Si cette nouvelle route maritime permet un gain de temps considérable, les conséquences néfastes sur l'environnement sont multiples. Mais, pour la Chine, l'enjeu est double : commercial et géopolitique puisqu'elle souhaite prendre position dans la région. La Russie, de son côté, pourrait aussi profiter de l'ouverture de ces voies maritimes puisqu'elle possède plus de la moitié des côtes arctiques. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 29 octobre 2025 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 29/10/2025 Pierre Arditi, 60 ans de carrière et des souvenirs à la pelle Le comédien Pierre Arditi revient sur les planches avec une nouvelle pièce, “Je me souviendrai de presque tout”, au Théâtre Montparnasse, à Paris, jusqu'au 21 décembre. Il y joue le rôle d'un comédien célèbre qui demande, au soir de sa vie, à son fils — écrivain raté qu'il n'a pas vu depuis des années — de l'aider à écrire sa biographie. Cette pièce a été écrite pour lui par Alexis Macquart et correspond sur plusieurs points à sa propre trajectoire : appétit de notoriété, peur d'être oublié par le public, et la difficulté à assumer son rôle de père. La fonte des glaces va-t-elle bouleverser le commerce maritime mondial ? Mi-octobre, un navire chinois a rallié l'Europe depuis la Chine en 20 jours seulement alors qu'il en faut habituellement 40. Au lieu de passer par le canal de Suez, la voie habituelle, le porte-conteneurs a emprunté une autre route : la mythique route du Nord-Est, via l'Arctique, aujourd'hui rendue praticable à cause des conséquences du réchauffement climatique. C'est la première fois qu'une telle cargaison réussit cet exploit. Le porte-conteneurs inaugure par là même le premier trajet commercial régulier de l'”Arctic Express”, également baptisé Route de la Soie polaire par les Chinois. Si cette nouvelle route maritime permet un gain de temps considérable, les conséquences néfastes sur l'environnement sont multiples. Mais, pour la Chine, l'enjeu est double : commercial et géopolitique puisqu'elle souhaite prendre position dans la région. La Russie, de son côté, pourrait aussi profiter de l'ouverture de ces voies maritimes puisqu'elle possède plus de la moitié des côtes arctiques. Enfin, Xavier Mauduit s'intéresse à la nouvelle offre de télé gratuite proposée par Free. Il nous raconte quand les Français ont découvert la toute première image de télévision. Théophile Cossa nous explique comment fonctionne le cours de l'or alors que celui-ci explose. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 29 octobre 2025 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
Au-delà du cercle Arctique, dans les régions septentrionales de Suède, Norvège, Finlande ou de Russie vit le dernier peuple autochtone d'Europe : les Sámis. Voyage en Finlande au cœur du Sápmi, la terre de leurs ancêtres… Répartis sur un vaste territoire, longtemps dénué de frontières, les Sámis sont aujourd'hui 80 000 habitants environ. Pendant des milliers d'années, les Sámis ont vécu nomades, de la pêche et de la chasse, au gré des transhumances de leurs troupeaux de rennes, cultivant un mode de vie pacifique, en harmonie avec le monde vivant, à la source de leur cosmogonie. Dans les langues sámies, il n'y a aucun mot pour dire « haine » mais il en existe plus de 300 pour décrire la neige. Oubliez le terme « Laponie » ou « Lapons », des exonymes coloniaux péjoratifs, qui en suédois les désignent comme des « porteurs de haillons ». Des siècles de colonisation et d'assimilation ont certes mis à mal l'identité culturelle, artistique et linguistique du peuple sámi; mais depuis 1986, il bénéficie d'une reconnaissance officielle ; il a son drapeau, un Parlement sámi en Norvège, en Suède, et en Finlande depuis 1996. Et c'est justement en Finlande, qu'est partie Jeanne Lacaille, à la rencontre de celles et ceux qui œuvrent pour faire entendre la voix des Sámis, aujourd'hui encore confrontés à de nombreuses menaces : prédations foncières liées à l'extension de l'agriculture ou le développement de projets miniers ou éoliens sur leurs terres, racisme, surtourisme et bien sûr, changement climatique, la zone arctique se réchauffant quatre fois plus vite que le reste de la planète. Longtemps écartés des réflexions stratégiques et des décisions politiques concernant leur territoire, les Sámis luttent depuis plus de cinquante ans pour une reconnaissance politique, reconquérir leurs droits, leur identité et leur dignité, et surtout préserver leur terre. Aujourd'hui, toute une jeune génération d'activistes sámis prend le relais des aînés, sur fond de joik, cette tradition chantée sámie parmi les plus anciennes d'Europe, qui résonne particulièrement dans les immensités de la toundra. Un voyage sonore en deux épisodes de Jeanne Lacaille, initialement diffusé en avril 2025. Avec : Teija Kaartokallio, présidente de l'association Suoma Sámi Nuorat Taija Aikio, conservatrice de Siida, le musée sámi d'Inari Mikkâl Antti Morottaja alias Amoc, journaliste à Yle Sami Radio et rappeur Anna Näkkäläjärvi-Länsman alias Ánnámáret, musicienne, chanteuse de joiks et éleveuse de rennes Asko Länsman, éleveur de rennes et mari d'Anna Niila-Juhán Valkeapää, secrétaire de l'association Suoma Sámi Nuorat et président du comité des jeunes sámis du Parlement Sámi de Finlande Tuomas Aslak Juuso, second vice-président du Parlement Sámi de Finlande et éleveur de rennes Áslak Holmberg, membre actif de la communauté et ancien président du Conseil Sámi. En savoir plus : sur le Musée Siida, musée sámi et centre pour la nature d'Inari sur le Conseil Sámi ou Saami Council, une ONG créée en 1956 pour la défense du peuple sámi et composée de membres de Finlande, Suède, Norvège et Russie sur le Parlement Sámi en Finlande qui se réunit au Centre culturel sámi Sajos à Inari sur Suoma Sámi Nuorat, l'association des jeunes Sámis de Finlande sur la musique d'Ánnámáret, musicienne et joikeuse sámie sur le rappeur sámi Amoc, son instagram : @amocofficial sur Yle Sámi Radio, la radio des Sámis en Finlande sur le Festival Ijahis Idja organisé par Ánnámáret, qui se tient chaque année, en août, à Inari. Programmation musicale : Amoc & Ailu Valle, Suola ja nuaidi 2025 Ánnámáret, Heaikka Iŋger Ánná 2025
durée : 00:03:54 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - En Mer de Chine, Pékin inaugure aujourd'hui une nouvelle « route de la soie » qui passe par l'Arctique. Révolution à venir dans le commerce mondial. Mais risquée en terme de pollution et de marée noire. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:54 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - En Mer de Chine, Pékin inaugure aujourd'hui une nouvelle « route de la soie » qui passe par l'Arctique. Révolution à venir dans le commerce mondial. Mais risquée en terme de pollution et de marée noire. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
La fonte des glaces et le regain de tension à l'échelle internationale a engendré une accélération dans la course à la conquête du pôle nord. Écoutez l'édito de François Lenglet du 23 septembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La fonte des glaces et le regain de tension à l'échelle internationale a engendré une accélération dans la course à la conquête du pôle nord. Écoutez l'édito de François Lenglet du 23 septembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ecoutez L'angle éco de François Lenglet du 23 septembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Cabotage de fjords en fjords dans l'océan Arctique, autour de l'archipel norvégien situé tout au nord du monde. À bord d'un vieux bateau emblématique qui vient d'achever sa dernière saison dans les eaux glacées du Spitzberg. (Rediffusion) Pendant des décennies, le Nordstjernen ou « Étoile polaire » a promené son élégante silhouette dans l'archipel du Svalbard, un territoire émaillé d'îles et de fjords recouverts de glaciers. Construit en 1956 et désormais classé au patrimoine historique norvégien, ce bateau pouvant accueillir une centaine de passagers, a d'abord servi d'express-côtier le long du littoral enclavé de la Norvège, pour ensuite transporter chaque été, des voyageurs en croisière vers le Nord. Or, après une vaste entreprise de rénovation et du fait de son classement, ce vieux navire exploité par la compagnie Hurtigruten, ne correspond plus aux normes en vigueur qui permettent la navigation dans les eaux polaires, selon le Polar Code. Une retraite à l'issue de l'été 2024, qui suscite beaucoup d'émotion chez les guides, les touristes de passage ou les locaux qui l'ont toujours connu. L'occasion de dire adieu à cette «grande et vieille dame» qui a marqué les esprits dans l'archipel, d'aller chercher la banquise jusqu'au 80ème degré de latitude nord, de découvrir les joyaux de l'Arctique, mais aussi d'interroger ce type de voyage dans des terres malmenées par les bouleversements climatiques. Au Svalbard qui compte 3 000 habitants, plus de 130 000 touristes s'y rendent chaque année. Parmi eux, près de la moitié découvrent l'archipel en été et en bateau de croisière. Un voyage sonore d'Oriane Laromiguière initialement diffusé en novembre 2024. En savoir plus : - Sur les croisières au Svalbard par la Compagnie Hurtigruten - Sur le navire historique le Nordstjernen. En anglais - Sur le Svalbard, l'une des terres habitées les plus au nord du monde. À lire : - Un polar : «Personne ne meurt à Longyearbyen», de Morgan Audic, Albin Michel, 2023 - Une biographie : «La femme au renard bleu», de Robyn Mundy, Paulsen, 2024 - Un symbole : «L'ours polaire, vagabond des glaces», de Rémy Marion, Actes Sud, 2024. Diaporama
Les cinq océans : Atlantique, Pacifique, Indien, Arctique et Austral, communiquent tous entre eux. Voilà pourquoi un jour, le biologiste Gilles Bœuf m'a dit d'arrêter de dire LES océans, il n'y en a qu'un finalement. Depuis, je dis donc «l'océan» pour parler de cette immense masse d'eau qui recouvre les 2/3 de notre planète et qui joue un rôle essentiel dans la régulation de sa température. (Rediffusion du 27 septembre 2025) C'est fascinant et nous allons tout vous expliquer dans un instant avec malheureusement une pointe d'inquiétude parce que pour résumer, c'est un peu comme si l'océan en avait marre de corriger nos erreurs. Car l'océan échange en permanence avec l'atmosphère. Il stocke et redistribue d'énormes quantités de chaleur autour du globe par l'intermédiaire des courants marins. Son rôle de régulateur commence sérieusement à être perturbé par le changement climatique. Nous vous emmènerons dans un instant aux Antilles, en Martinique, où la hausse du niveau de la mer des Caraïbes grignote ses côtes. C'est un reportage de Catherine Monnet du collectif Argos. Ce collectif de journalistes qui montre, en ce moment, à Paris à travers une exposition de photos sur les quais de la Seine, tout ce que l'homme risque de perdre et a déjà perdu à cause des conséquences du changement climatique sur l'océan. Reportage de Catherine Monnet réalisé à la Martinique sur les conséquences du réchauffement climatique sur les océans et les populations. Avec les éclairages de Françoise Gaill, biologiste, océanographe, conseillère scientifique au CNRS et vice-présidente de la plateforme internationale Océan et Climat qui regroupe plus de 70 instituts scientifiques et ONG. Jéromine Derigny, photographe, membre du Collectif Argos.
Demain N'attend Pas fête ses 100 bougies ! Pas tout à fait ses 100 ans, mais déjà ses 100 épisodes. Toute une jeunesse
En nouvelle diffusion: 1. La Polynésie mobilisée contre la filariose Elle fait partie des maladies tropicales négligées, la filariose touche pourtant près de 50 millions de personnes à travers le monde. En Polynésie, lʹîle de Moorea fait actuellement lʹobjet dʹune campagne de lutte contre la filariose, intitulée "Moorea Pod". Laure Philiber en parle avec Laurence Rochat Stettler, infectiologue, Jérémie Bouchut, responsable de la campagne POD à Moorea, et Frédérique Roofthooft, cadre santé à lʹHôpital de Moorea. 2. Expédition scientifique en Arctique: analyser l'air et les fjords face au réchauffement global En Arctique, le changement climatique se manifeste avec une intensité accrue. Pour étudier ses impacts et comprendre le rôle de cette région dans le réchauffement global, deux équipes de scientifiques de lʹÉcole polytechnique de Lausanne (EPFL) se sont rendues sur le terrain. Avec Julia Schmale, professeure assistante en sciences atmosphériques à lʹEPFL. Un sujet de Lucia Sillig. 3. Atlas historique du ciel: comprendre lʹUnivers, une quête de toutes les sociétés humaines "LʹAtlas historique du ciel" (2024), publié aux Éditions Les Arènes, retrace 6'000 ans de découvertes: des premières observations à lʹœil nu aux télescopes sophistiqués dʹaujourdʹhui, de Ptolémée à Einstein, ou encore du soleil qui tourne autour de la Terre aux exoplanètes. Stéphane Délétroz reçoit ses deux auteurs, le géohistorien Christian Grataloup et lʹastrophysicien Pierre Léna.
Pour en savoir plus sur Les Baladeurs Éditions et ne rien manquer de la sortie de notre premier livre, rendez-vous sur lesbaladeurs.fr.Glaciologue passionnée, Heïdi Sevestre parcourt depuis des années les régions polaires à la rencontre des géants de glace. En 2019, elle partait en Colombie pour étudier le Conejeras, un glacier unique : tropical, fragile, menacé, et sacré pour les peuples autochtones qui le considèrent comme le cerveau du monde. Ce sanctuaire de glace est devenu pour Heïdi une obsession, un combat personnel pour le préserver avant qu'il ne soit trop tard.Abonnez-vous à notre newsletter pour ne louper aucun épisode ➡️
Travailler avec les animaux sauvages : rêve d'enfant ou réalité brutale ? Rencontre avec Jennifer, de vétérinaire au Zimbabwe à Guide d'expédition sur un bateau de croisière de lux en Arctique.Dans cet épisode, Jennifer partage son incroyable parcours d'expatriée et de vétérinaire engagée. De son adolescence marquée par un choc culturel en Arizona à son travail au Zimbabwe en Afrique pour la préservation des espèces, elle nous raconte ses désillusions, ses passions, et ses choix de vie atypiques. Racisme, identité, désert, faune sauvage, missions humanitaires, vie sur un bateau de croisière… Une conversation sincère et inspirante sur l'exploration du monde, de soi et du vivant. Un témoignage rare pour celles et ceux qui rêvent d'ailleurs, d'animaux sauvages et d'engagement sur le terrain.#afrique #guide #naturaliste #veterinaire
durée : 00:03:01 - Géopolitique - par : Pierre Haski - La semaine dernière, le ministère des armées a présenté sa "stratégie arctique". Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:01 - Géopolitique - par : Pierre Haski - La semaine dernière, le ministère des armées a présenté sa "stratégie arctique". Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Dans ce troisième épisode, Delphine Papin, docteure en géopolitique et ancienne responsable du service Infographie du Monde, éclaire la politique expansionniste de Donald Trump vers l'Arctique et nous fait comprendre pourquoi le président des Etats-Unis est si intéressé par le Groenland et le Canada.La « Nuit de la géopolitique » est un événement du Monde Ateliers organisé par Kévin Hurtaud, Estelle Lavielle, Joséfa Lopez, Yoanna Sultan-R'bibo, Camille Bailly Barthez, Lucie Adam, Xemartin Laborde et Frame Mates.Un épisode produit avec Garance Muñoz. Réalisation : Quentin Bresson. Introduction : Adèle Ponticelli avec l'aide de Joséfa Lopez. Dans cet épisode : prise de parole du vice-président américain J. D. Vance, le 28 mars 2025 ; prise de parole du président américain, Donald Trump, le 6 mai 2025.A partir du mois de septembre, Delphine Papin donnera tous les mois des cours du soir pour « Comprendre le grand désordre mondial par les cartes ». Les inscriptions sont d'ores et déjà ouvertes. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
durée : 00:05:03 - franceinfo junior - La Tara Polar Station doit obtenir ce mercredi son permis pour naviguer en eaux internationales : on en parle dans franceinfo junior avec Romain Troublé, directeur général de la fondation Tara Océan.
Août 2012. Deux aventuriers parcourent l'Océan Arctique à la seule force de leurs bras, embarqués sur de lourds kayaks chargés de vivres. Tout autour se dressent de majestueux géants de glace qui dérivent lentement vers le sud, au gré du courant est-Groenlandais.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Caroline Ithurbide analyse le rêve d'Aurélie, qui a rêvé de nager dans une eau sombre jusqu'en Arctique où elle a vu une chorégraphie sur la glace impliquant trois générations. L'analyse explore les symboles du rêve et leurs significations.Notre équipe a utilisé un outil d'Intelligence artificielle via les technologies d'Audiomeans© pour accompagner la création de ce contenu écrit.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La banquise fond plus vite en Arctique qu'en Antarctique en raison de plusieurs facteurs climatiques, géographiques et océanographiques.1. Différences géographiques fondamentalesL'Arctique est un océan entouré de continents, tandis que l'Antarctique est un continent entouré d'océans. Cette configuration joue un rôle majeur dans la fonte de la glace. En Arctique, la banquise flotte sur l'océan, ce qui la rend plus vulnérable aux variations de température de l'eau. En Antarctique, une grande partie de la glace repose sur un continent, ce qui la protège davantage du réchauffement océanique direct.2. Réchauffement climatique plus marqué en ArctiqueL'Arctique subit un phénomène appelé amplification arctique. Cela signifie que la température y augmente environ deux à trois fois plus vite que la moyenne mondiale. Cette accélération est due à la diminution de la surface de la banquise, qui réfléchit normalement la lumière solaire. Lorsque la glace fond, elle est remplacée par de l'eau sombre qui absorbe davantage de chaleur, ce qui accélère encore la fonte.En Antarctique, ce phénomène est atténué par la présence d'un vaste plateau continental recouvert de glace, qui empêche une absorption rapide de chaleur par les océans environnants.3. Influence des courants marins et atmosphériquesLes courants océaniques réchauffent plus facilement l'Arctique. Le Gulf Stream, un courant chaud de l'Atlantique Nord, amène de l'eau tiède vers l'Arctique, contribuant à la fonte de la banquise. En revanche, l'Antarctique est entouré par le courant circumpolaire antarctique, un puissant courant marin qui agit comme un bouclier thermique en isolant le continent des eaux plus chaudes venues du nord.4. Pollution et effet des suiesLes particules de suie issues de la combustion des énergies fossiles s'accumulent davantage en Arctique, car elles sont transportées par les vents des continents peuplés de l'hémisphère Nord (Europe, Amérique du Nord, Asie). Ces particules se déposent sur la glace, réduisant son pouvoir réfléchissant et accélérant ainsi la fonte.ConclusionL'Arctique fond plus rapidement que l'Antarctique en raison de son exposition directe aux eaux plus chaudes, de l'amplification arctique et des influences des courants océaniques. En revanche, l'Antarctique, protégé par son isolement géographique et ses conditions climatiques extrêmes, résiste mieux au réchauffement global – bien que certains signes préoccupants de fonte commencent aussi à s'y manifester. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ce mercredi 26 mars, le leadership affirmé de Poutine sur l'Arctique, malgré l'isolement géopolitique de la Russie, qui se tourne vers les pays asiatiques, a été abordé par Annalisa Cappellini dans sa chronique, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
durée : 00:58:05 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Les déclarations répétées de Donald Trump sur sa volonté de faire main basse sur le Groenland s'expliquent en partie par la richesse des sous-sols du territoire. Cela révèle les liens étroits entre les aspirations indépendantistes de l'île, propriété du Danemark, et sa souveraineté minière. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Pia Bailleul Chercheuse postdoctorale au CERI et chargée de recherche au fonds Latour; Marine Duc Enseignante chercheuse en géographie sociale et politique à l'université de Reims, membre du laboratoire d'analyse comparée des pouvoirs; Marie-Noëlle Rimaud Enseignante-chercheuse à Excelia et membre du CFR-AAN (Centre Français pour la Recherche en Arctique et Antarctique)
Le Groenland a rendez-vous avec sa population, le 11 mars 2025, dans le cadre d'élections générales anticipées afin de remanier le Parlement du pays, à un moment où les relations avec le Danemark, l'Europe et Washington se trouvent à un point critique. La nation inuite est sous haute surveillance depuis que le président américain Donald Trump a renouvelé ses revendications sur l'île arctique, refusant d'exclure le recours à la force militaire pour s'en emparer. Pays semi-autonome dépendant du Danemark politiquement et financièrement, le Groenland reçoit de Copenhague une subvention globale de 500 millions d'euros par an. La question de l'indépendance totale est un sujet de débat. Des sondages récents ont montré que si la grande majorité des Groenlandais sont favorables à l'indépendance, peu d'entre eux sont prêts à compromettre leur niveau de vie pour y parvenir. Quatre fois plus grande que la France, l'île arctique est un enjeu géopolitique pour les États-Unis. Et fait l'objet de convoitises également de la part de la Chine et de la Russie. Avec plus de deux millions de kilomètres carrés, situé au nord-est du Canada dont il est séparé par 26 kms de détroit de Davis, le Groenland et ses 56.000 habitants sont positionnés géographiquement en Amérique du Nord, mais font partie de la sphère économique et juridique de l'Europe en raison de leur appartenance au Danemark, État membre de l'Union européenne. Regard sur ce territoire trop méconnu des grandes nations européennes.Invités : Damien Degeorges, consultant basé à Reykjavik en Islande et docteur en Sciences Politiques, spécialiste du Groenland. Auteur de « Terres rares : enjeu géopolitique du XXIè siècle », Éd. L'Harmattan Florian Vidal, chercheur à l'Université de Tromso, l'Université de l'Arctique de Norvège Emmanuel Hache, adjoint scientifique et économiste-prospectiviste à IFP Énergies nouvelles, directeur de recherche à l'IRIS et chercheur associé à Economix.
La banquise fond plus vite en Arctique qu'en Antarctique en raison de plusieurs facteurs climatiques, géographiques et océanographiques.1. Différences géographiques fondamentalesL'Arctique est un océan entouré de continents, tandis que l'Antarctique est un continent entouré d'océans. Cette configuration joue un rôle majeur dans la fonte de la glace. En Arctique, la banquise flotte sur l'océan, ce qui la rend plus vulnérable aux variations de température de l'eau. En Antarctique, une grande partie de la glace repose sur un continent, ce qui la protège davantage du réchauffement océanique direct.2. Réchauffement climatique plus marqué en ArctiqueL'Arctique subit un phénomène appelé amplification arctique. Cela signifie que la température y augmente environ deux à trois fois plus vite que la moyenne mondiale. Cette accélération est due à la diminution de la surface de la banquise, qui réfléchit normalement la lumière solaire. Lorsque la glace fond, elle est remplacée par de l'eau sombre qui absorbe davantage de chaleur, ce qui accélère encore la fonte.En Antarctique, ce phénomène est atténué par la présence d'un vaste plateau continental recouvert de glace, qui empêche une absorption rapide de chaleur par les océans environnants.3. Influence des courants marins et atmosphériquesLes courants océaniques réchauffent plus facilement l'Arctique. Le Gulf Stream, un courant chaud de l'Atlantique Nord, amène de l'eau tiède vers l'Arctique, contribuant à la fonte de la banquise. En revanche, l'Antarctique est entouré par le courant circumpolaire antarctique, un puissant courant marin qui agit comme un bouclier thermique en isolant le continent des eaux plus chaudes venues du nord.4. Pollution et effet des suiesLes particules de suie issues de la combustion des énergies fossiles s'accumulent davantage en Arctique, car elles sont transportées par les vents des continents peuplés de l'hémisphère Nord (Europe, Amérique du Nord, Asie). Ces particules se déposent sur la glace, réduisant son pouvoir réfléchissant et accélérant ainsi la fonte.ConclusionL'Arctique fond plus rapidement que l'Antarctique en raison de son exposition directe aux eaux plus chaudes, de l'amplification arctique et des influences des courants océaniques. En revanche, l'Antarctique, protégé par son isolement géographique et ses conditions climatiques extrêmes, résiste mieux au réchauffement global – bien que certains signes préoccupants de fonte commencent aussi à s'y manifester. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Donald Trump a déclaré que la propriété et le contrôle américain du Groenland étaient essentiels à la sécurité nationale. L'île Arctique occupe en effet une position géopolitique unique. Le réchauffement climatique est en train d'ouvrir de nouvelles routes maritimes et la fonte des glaces dévoile petit à petit les trésors de son sous-sol, minerais critiques et terres rares. De notre correspondante à Nuuk,Quand on survole le Groenland en avion, on aperçoit des étendues de glace à l'infini. Et pour cause : une gigantesque calotte glaciaire recouvre 80% du territoire. Alors que peut bien vouloir Trump de cette immense terre gelée ? Qupanuk, inuite et ingénieure minière de l'île Arctique a son explication : « La raison pour laquelle il dit qu'il veut acheter le Groenland et que son fils visite le Groenland, c'est juste pour montrer qu'il est là, c'est juste une manière politique et tactique d'éloigner la Chine et la Russie du Groenland en déclarant "Je suis ici, c'est mon territoire" ». Donald Trump le sait bien, sous ces épaisses couches de neige et de glace repose un petit trésor géologique sur le point d'être révélé au grand jour, car au Groenland, la glace fond aujourd'hui six fois plus vite que dans les années 1980. « Nous avons beaucoup de minéraux, le Groenland est comme un paradis pour les géologues, nous avons des terres rares, nous avons de l'or, nous avons du fer, nous avons des diamants, des rubis, du titane, du zinc, du plomb… Sérieusement, nous avons de tout ».À écouter aussiImage carrée Reportage international Groenland: Trump, l'allié improbable des indépendantistesCe jour-là, une journée portes ouvertes se tient à l'Institut des ressources naturelles du Groenland. Les habitants viennent en famille pour découvrir et en apprendre davantage sur les ressources de leurs terres. Beaucoup veulent parler avec Majken Djurhuus Poulsen, première géologue groenlandaise. Devant elle, des dizaines de roches différentes sont exposées. Elle en pioche une multicolore. « Ça, c'est une terre rare par exemple. Elle vient d'un des plus gros gisements que nous possédons dans le sud du Groenland. C'est même l'un des plus grands au monde ». Ce minéral est indispensable à la transition écologique enclenchée par de nombreux pays dans le monde. Il est utilisé dans la fabrication de toutes sortes d'appareils électroniques de notre quotidien, notamment les fameuses voitures électriques d'Elon Musk.Le Groenland, terre gelée, devient une terre de conquêteAu centre de recherche sur l'Arctique, ce jour-là, on trouve aussi Pénélope Ruth How, glaciologue et climatologue. Devant elle, une carte du Groenland sur laquelle elle pointe la face nord-ouest du territoire. C'est cette zone précise qui intéresse également Donald Trump. Avec la fonte des glaces, ce passage au nord du Canada, infranchissable il y a quelques années, commence à devenir accessible durant la courte période de l'été, entre fin juillet et mi-septembre. « Ça ouvre beaucoup de possibilités, mais remet aussi en cause la sécurité dans l'Arctique ».La Russie et la Chine manifestent un intérêt croissant pour l'Arctique. Les deux pays y construisent des infrastructures et investissent dans des projets miniers. Contrôler ce nouveau passage maritime ainsi que le territoire tout entier serait donc un moyen pour les États-Unis de contrer ces deux grandes puissances. Un moyen aussi d'assurer ses arrières militaires et de protéger la base américaine de Thulé, cruciale pour la surveillance et haut lieu de sécurité, avec des systèmes de défense antimissile. À lire aussiDonald Trump veut-il sérieusement rattacher le Groenland aux États-Unis?