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Le festival des 5 Continents se tient du 26 au 28 juin dans la ville de Martigny. Parmi les groupes invités on trouve les Congo Cowboys, entre rumba Congolaise et bluegrass Américain. Une chronique de Michel Ndeze.
durée : 00:59:07 - par : Aliette de Laleu - Avec son album "Borumba", le musicien Jocelyn Balu fait vivre une rumba congolaise du 21e siècle, entre hommage aux grandes voix de la République Démocratique du Congo, clin d'oeil aux chorales religieuses et réappropriations de traditions mélangées depuis des décennies... - réalisation : Max James, Maud Noury Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Hoy, en torno al Día de África, un diálogo musical entre la tradición mandinga y la persa con Cissoko, Tabassian y Constantinople; la rumba congoleña y sus derivaciones modernas (Guitari Baro, Mbenza, Nyboma), junto a propuestas actuales que fusionan tradición y electrónica, como N’Faly Kouyaté; y grandes referentes de África occidental: Trio Da Kali, Ali Farka Touré, Oumou Sangaré y Ayub Ogada.Estuaire — Ablaye Cissoko; Kiya Tabassian; Constantinople — EstuaireHommage A La Rumba Congolaise — Guitari Baro — Guitari BaroPepe — Syran Mbenza; Nyboma — Rumba AfricaKawa — N’Faly Kouyaté — FinishingFree Water — N’Faly Kouyaté; Tiken Jah Fakoly — FinishingDissa — Trio Da Kali — BagolaSavane — Ali Farka Touré — SavaneCherie — Ali Farka Touré; Oumou Sangaré — CherieOmera — Ayub Ogada — Omera - Trevor Warrens Further Adventures with...Terranga — Cheikh Lo & Ben Aylon — TerrangaEscuchar audio
D'une histoire de la rumba congolaise aux 5 morceaux de rêve d'un p'tit Breton ! Tous les mois, Sophian Fanen fait une sélection de nouveautés (5). Pour le mois de mai, nous avons : - Yerai Cortés, Sulao, tiré de l'album Popular (Sony Music España, 2026) - Anna Ferrer, Iaia, tiré de l'album PA (La Castanya, 2026) - Bongeziwe Mabandla, Walila, tiré de l'album Ndingubani (Black Major, 2026) - Pedro de Lima et Conjunto Popular o Leonenses, Mêm de mina mue, tiré de la compilation «Léve Léve vol. 2: Sao Tome & Principe Sounds 70s-80s» (Les Disques Bongo Joe, 2026) - Rizomagic, Plutarco, tiré de l'album Cumbión Planetario (Soundway Records, 2026). Puis nous recevons Balu pour la sortie de Borumba, une rumba célébrée en lingala et en kikongo ! Jocelyn Balu est pétri de toute cette histoire, particulièrement depuis sa rencontre en 2017 avec Bakolo Music International, le groupe de Wendo Kolosoy dont il est devenu - de loin - le plus jeune membre, puis le directeur artistique. Il y fréquenta aussi son maître, le guitariste rythmique Papa Bikunda, un monument de la rumba dont la simplicité tranchait avec l'arrogance des stars du genre, disparu en 2022 à 82 ans. Les grands orchestres kinois, dont l'apogée correspond à l'indépendance du pays, ont disparu. Les musiques nord-américaines se sont partout répandues, notamment après le festival Zaïre 74 organisé en marge du match de boxe Ali-Foreman. Mais la rumba congolaise est trop vigoureuse pour ne pas perdurer. Elle a même retrouvé une seconde jeunesse, dans les années 80-90, grâce à des artistes comme Koffi Olomidé et Werrason. Sensible comme personne au patrimoine que lui ont légué les pionniers, Jocelyn Balu veut aujourd'hui prendre le relais, dans le respect des aînés. Ce n'est pas pour rien que son projet a pour nom Borumba, qui signifie « l'esprit de la rumba ». Jocelyn Balu a composé le répertoire de Borumba, dans l'esprit de la rumba des années 1940 à 1970. Sa voix magnifique ouvre l'album sur Mobembo, un a capella dans lequel il incarne un père qui promet à sa femme et son fils qu'il se battra pour protéger son pays. La rythmique déboule sur Borumba Song, une irrésistible rumba qui la carte de visite du groupe. Toujours en lingala, Jocelyn Balu y chante sa propre histoire et celle de la musique qu'il personnifie. Typique du Bakongo, Eyo est marqué par des paroles engagées et par la présence de Jupiter Bokondji, le « Général Rebelle » du groupe Okwess, un proche de Jocelyn Balu depuis une dizaine d'années. Tata Nimi dénonce les politiques qui ne servent du peuple plutôt que de se mettre à son service, tandis que Kwe, un gospel posé sur un rythme Bayombe, questionne : « Où partir ? Où va-t-on m'accueillir ? » Rumba semblant exhumée des années 1940, Ya Nzambe rend hommage aux regrettés membres de Bakolo Music International, Papa Bikunda et le saxophoniste May Plau. Inspiré par le chanteur et guitariste Adou Elenga, qui prophétisa l'indépendance avec Ata Ndele en 1954, Mokili déplore l'inversion des valeurs dans nos sociétés déboussolées. Le survolté Batu dénonce également l'hypocrisie et la violence qui se répandent, avant que l'album soit bouclé sur un rythme Baluba du Kasaï, Yamba Nga, un rythme Baluba du Kasaï : « Je reviens, accueille-moi même si j'ai commis des erreurs », chante Jocelyn Balu avec la chorale Afrocoeur dont il est le chef. Soit neuf titres tantôt poignants ou festifs, conscients des leçons de l'histoire et des tourments du présent, qui feraient la fierté des grandes figures de la rumba congolaise. Titres interprétés au grand studio - Borumba Song Live RFI - Eyo Feat. Jupiter Bokondji, extrait de l'album - Mokili Live RFI. Line-up : Jocelyn Balu (Lead vocal, percussion), Damien Bianciotto (guitare et choeur), Damien Hilaire (batterie et chœurs) et Benjamin Etur (basse et chœurs). Son : Mathias Taylor, Camille Roch, Benoît Letirant. ► Album Borumba (Absilone 2026). Instagram - Facebook - Bandcamp.
D'une histoire de la rumba congolaise aux 5 morceaux de rêve d'un p'tit Breton ! Tous les mois, Sophian Fanen fait une sélection de nouveautés (5). Pour le mois de mai, nous avons : - Yerai Cortés, Sulao, tiré de l'album Popular (Sony Music España, 2026) - Anna Ferrer, Iaia, tiré de l'album PA (La Castanya, 2026) - Bongeziwe Mabandla, Walila, tiré de l'album Ndingubani (Black Major, 2026) - Pedro de Lima et Conjunto Popular o Leonenses, Mêm de mina mue, tiré de la compilation «Léve Léve vol. 2: Sao Tome & Principe Sounds 70s-80s» (Les Disques Bongo Joe, 2026) - Rizomagic, Plutarco, tiré de l'album Cumbión Planetario (Soundway Records, 2026). Puis nous recevons Balu pour la sortie de Borumba, une rumba célébrée en lingala et en kikongo ! Jocelyn Balu est pétri de toute cette histoire, particulièrement depuis sa rencontre en 2017 avec Bakolo Music International, le groupe de Wendo Kolosoy dont il est devenu - de loin - le plus jeune membre, puis le directeur artistique. Il y fréquenta aussi son maître, le guitariste rythmique Papa Bikunda, un monument de la rumba dont la simplicité tranchait avec l'arrogance des stars du genre, disparu en 2022 à 82 ans. Les grands orchestres kinois, dont l'apogée correspond à l'indépendance du pays, ont disparu. Les musiques nord-américaines se sont partout répandues, notamment après le festival Zaïre 74 organisé en marge du match de boxe Ali-Foreman. Mais la rumba congolaise est trop vigoureuse pour ne pas perdurer. Elle a même retrouvé une seconde jeunesse, dans les années 80-90, grâce à des artistes comme Koffi Olomidé et Werrason. Sensible comme personne au patrimoine que lui ont légué les pionniers, Jocelyn Balu veut aujourd'hui prendre le relais, dans le respect des aînés. Ce n'est pas pour rien que son projet a pour nom Borumba, qui signifie « l'esprit de la rumba ». Jocelyn Balu a composé le répertoire de Borumba, dans l'esprit de la rumba des années 1940 à 1970. Sa voix magnifique ouvre l'album sur Mobembo, un a capella dans lequel il incarne un père qui promet à sa femme et son fils qu'il se battra pour protéger son pays. La rythmique déboule sur Borumba Song, une irrésistible rumba qui la carte de visite du groupe. Toujours en lingala, Jocelyn Balu y chante sa propre histoire et celle de la musique qu'il personnifie. Typique du Bakongo, Eyo est marqué par des paroles engagées et par la présence de Jupiter Bokondji, le « Général Rebelle » du groupe Okwess, un proche de Jocelyn Balu depuis une dizaine d'années. Tata Nimi dénonce les politiques qui ne servent du peuple plutôt que de se mettre à son service, tandis que Kwe, un gospel posé sur un rythme Bayombe, questionne : « Où partir ? Où va-t-on m'accueillir ? » Rumba semblant exhumée des années 1940, Ya Nzambe rend hommage aux regrettés membres de Bakolo Music International, Papa Bikunda et le saxophoniste May Plau. Inspiré par le chanteur et guitariste Adou Elenga, qui prophétisa l'indépendance avec Ata Ndele en 1954, Mokili déplore l'inversion des valeurs dans nos sociétés déboussolées. Le survolté Batu dénonce également l'hypocrisie et la violence qui se répandent, avant que l'album soit bouclé sur un rythme Baluba du Kasaï, Yamba Nga, un rythme Baluba du Kasaï : « Je reviens, accueille-moi même si j'ai commis des erreurs », chante Jocelyn Balu avec la chorale Afrocoeur dont il est le chef. Soit neuf titres tantôt poignants ou festifs, conscients des leçons de l'histoire et des tourments du présent, qui feraient la fierté des grandes figures de la rumba congolaise. Titres interprétés au grand studio - Borumba Song Live RFI - Eyo Feat. Jupiter Bokondji, extrait de l'album - Mokili Live RFI. Line-up : Jocelyn Balu (Lead vocal, percussion), Damien Bianciotto (guitare et choeur), Damien Hilaire (batterie et chœurs) et Benjamin Etur (basse et chœurs). Son : Mathias Taylor, Camille Roch, Benoît Letirant. ► Album Borumba (Absilone 2026). Instagram - Facebook - Bandcamp.
En République démocratique du Congo (RDC), « le pouvoir prépare un braquage constitutionnel », déclare l'un des principaux leaders de l'opposition. Vendredi dernier, le premier vice-président de l'Assemblée nationale, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu, disait sur RFI vouloir changer la Constitution pour résoudre un certain nombre de problèmes avant la prochaine élection présidentielle de décembre 2028. L'ancien ministre Olivier Kamitatu réagit ce mardi 28 avril. Il est l'un des pères de la Constitution de 2006, actuellement en vigueur. C'est aussi le porte-parole de l'opposant Moïse Katumbi, qui est arrivé officiellement deuxième à la dernière présidentielle. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Olivier Kamitatu, « il faut changer la Constitution, notamment pour mieux répartir les compétences entre l'État central et les provinces » dit le premier vice-président de l'Assemblée nationale. Qu'est-ce que vous en pensez ? Olivier Kamitatu : tout ce qu'il faut dire, c'est un monument de contrevérités, un véritable catalogue de mensonges et je dirais même une leçon d'hypocrisie. Parce qu'en réalité, les problèmes institutionnels qu'il a relevés, l'élection des sénateurs, les compétences des provinces, la gouvernance locale, seraient bloqués par l'article 220. C'est juridiquement faux et manifestement de très mauvaise foi. L'article 220, effectivement, protège un nombre limité et précis de dispositions qui sont intangibles, parmi lesquelles la forme républicaine de l'État, le suffrage universel, le nombre et la durée des mandats présidentiels. Mais il ne protège nullement le mode d'élection des sénateurs ni les compétences des gouverneurs. Ces matières relèvent des lois organiques que le Parlement peut modifier à la majorité absolue sans toucher à un seul mot de la Constitution. Cette manipulation est d'autant plus grossière que monsieur Jean-Claude Tshilumbayi sait pertinemment que la vraie disposition intangible qui les embarrasse, c'est l'alinéa 2 de l'article 220, celui qui interdit formellement toute révision portant sur la limitation du nombre des mandats présidentiels. C'est cela et cela seul qu'ils veulent supprimer. Alors le premier vice-président ne dément pas que cette nouvelle Constitution pourrait permettre à Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat, mais il dit que c'est le vœu de la population et que même à Kinshasa, qui vote plutôt pour l'opposition, les gens ont dit oui à un troisième mandat, quand le président a félicité les footballeurs congolais pour leur qualification à la Coupe du monde. Écoutez, cet argument fait rire. Aucune démocratie sérieuse ne peut confondre l'acclamation des stades avec une délibération citoyenne. Là, monsieur Jean-Claude Tshilumbayi a touché véritablement à une indignité politique. Ce qu'on a entendu, effectivement, un petit nombre dans ce stade disait oui, allez, troisième mandat. « Tina trois » jusqu'au troisième. Et d'autres scandaient « Tina, Sénat » jusqu'au Sénat. Parce que finalement, après son mandat, il doit aller au Sénat, y dormir et y passer le reste de sa vie. C'est ça que les Congolais ont demandé au stade de Kinshasa. Alors vous parlez d'indignité politique, mais concrètement Olivier Kamitatu, qu'est-ce que vous pouvez faire pour empêcher le pouvoir congolais actuel de changer la Constitution par un vote du Congrès par exemple, vu que l'UDPS y dispose d'une majorité écrasante à l'Assemblée nationale comme au Sénat ? Écoutez, la même Constitution nous fait le devoir de nous opposer à un braquage constitutionnel, parce que c'est à cela qu'on assiste aujourd'hui. L'article 64 de la Constitution nous dit bien que tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d'individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l'exerce en violation de la loi et de la Constitution. Ce que nous avons réussi il y a dix ans, et bien pour le Congo, nous le réussirons aujourd'hui contre ceux qui veulent faire ce braquage constitutionnel. Ce que vous avez réussi il y a dix ans, c'est-à-dire ? C'est-à-dire qu'il y a dix ans, il y avait exactement les mêmes velléités de vouloir changer la Constitution pour rester au pouvoir. Et c'est là où on doit s'élever contre le cynisme absolu de l'UDPS. Parce que, il y a dix ans, des jeunes Congolais sont descendus dans les rues de Kinshasa pour défendre exactement ce que Jean-Claude Tshilumbayi est en train de détruire : la limitation des mandats, le respect de la Constitution, le refus du glissement. Ces jeunes gens, je vous le rappelle, ils s'appelaient Rossy Mukendi Tshimanga, Thérèse Kapangala. Ils avaient pour eux leur jeunesse, leur courage, leur foi dans une Constitution que l'UDPS leur avait appris à considérer comme un bien sacré. Nous avions demandé à cette jeunesse de se lever pour défendre, au péril de sa vie, cette Constitution. Nous, le G7, à l'époque, l'UDPS était à nos côtés et aujourd'hui qu'est-ce qu'on voit ? Ces gens qui crachent sur la mémoire de Rossy Mukendi Tshimanga, qui piétinent le sacrifice de Thérèse Kapangala. Ils trahissent chacun de ceux qui ont cru dans leurs promesses, qui ont payé de leur liberté et de leur vie la fidélité à une cause que tous ces leaders ont abandonnée aujourd'hui, dès lors qu'elle ne leur servait plus. Nous leur devons au minimum de ne pas nous taire. Alors c'est vrai qu'il y a dix ans, Joseph Kabila s'est cassé les dents sur son projet de pouvoir briguer un troisième mandat. Face à la résistance de l'opposition du G7 et de l'Église catholique, il a dû renoncer. Mais le premier vice-président de l'Assemblée dit qu'à l'époque, le régime s'était discrédité par ses manœuvres pour se cramponner au pouvoir, ce qu'on appelait le glissement, et que la situation est complètement différente aujourd'hui. Mais il oublie un fait capital : c'est sous Félix Tshisekedi que la situation sécuritaire à l'Est s'est dramatiquement dégradée. Et donc ce régime voudrait se prévaloir de son bilan catastrophique pour se maintenir. Il n'y a pas de justification morale possible à un tel renversement des choses, en voulant dire que non, non, non, ça a totalement changé. Alors que la situation du pays, chaque Congolaise, chaque Congolais le sent dans sa vie quotidienne, a empiré au cours des dix dernières années. Olivier Kamitatu, je vous remercie. À lire aussiRDC: «Il faut changer de Constitution pour résoudre un certain nombre de problèmes» - Le grand invité Afrique
Le Club RFI Butembo a organisé une rencontre littéraire consacrée à la rumba congolaise. Au cœur des échanges : l'ouvrage La voix d'une rumba en quête de sens de l'écrivain, musicien et membre du Club RFI, Josh Kapitula. L'auteur interroge les racines, les mutations et la portée symbolique de cette musique emblématique. La rumba est apparue au début du XIXè siècle au Congo, elle est à la fois une musique et une danse qui traversent les générations et racontent l'histoire sociale et culturelle du pays. À travers son livre, Josh Kapitula propose une réflexion sur la rumba, son sens, son héritage et son avenir. Avec la participation de : Kizito Makélele, président du Club RFI Butembo ; Dieu Merci Coelé, artiste-poète ; Mathe Kisughu Charlie, enseignant. Cousin/invité du club : Paluku Karongo Pantaleon, dit Pantarei, secrétaire général académique de l'Institut Supérieur Pédagogique, écrivain, poète et dramaturge. Portrait d'Avenir : Adèle Gilberte, étudiante en épidémiologie, elle nourrit l'ambition de devenir professeure d'université. Musique : Pili pili, Alain Kambale. L'équipe du Club RFI Journaliste-producteur : Éric Amiens Coordination L'écume des mots : Myriam Guilhot Réalisation : Cécile Bonici Collaboration service des auditeurs – suivi des projets Clubs RFI : Audrey Iattoni et Sébastien Bonijol Mise en ligne internet : Sonia Borelva.
Roby Studios nous avait parlé, dans un épisode précédent, de son désir de sampler la musique congolaise, notamment la rumba congolaise. De son côté, Skitovich est DJ à la base : il mixait déjà de la rumba congolaise ainsi que du nouvel afrobeat.Dans cet épisode, vous allez découvrir comment ils se sont rencontrés, mais surtout la passion qu'ils investissent dans leur musique, qu'on peut entendre à travers les deux volumes de leur projet Bonanza.De Kinshasa à Montréal, embarquez dans un épisode qui mélange musique africaine et hip-hop, avec une vraie intention artistique derrière.Timestamp :00:00 Intro05:00 Décrocher du hip-hop, disparition du hip-hop conscient06:10 Mixer ensemble08:15 Albums classiques09:00 Le son recherché, voyage au Congo13:00 Rap GOATs de Mr Skitovich14:50 Connexion Anjou avec Le Onze et Mr Skitovich17:50 Starter pack typique congolais18:40 Roi de la sape20:10 Retour au Congo21:20 Bonanza23:00 Les premiers défis25:40 Mixer amapiano vs rap27:50 Premier voyage au Congo34:25 Sampling, Joe Compadre37:40 Tourisme au Congo39:05 Projet hip-hop à venir, « République démocratique du turn up »43:00 Papa prêtre et chant dans les chorales46:00 Amapiano : musique pour les vieux ?49:15 Dénaturer la musique en club avec le BPM53:00 Outro
Direction Kinshasa à la rencontre de Do Nsoseme, poétesse. C'est l'une des voix les plus marquantes de la scène slam en RDC. Elle est à la fois militante féministe et passionnée des belles-lettres. Portrait. De notre correspondante à Kinshasa, « Je suis fille. Je suis fille du pays des gens sans papiers, des gens sans papiers pour coucher leurs histoires », déclame Do Nsoseme. Elle se rappelle avoir découvert la poésie sur les bancs de l'école. « C'est pendant un cours de français, avec mon professeur de français, et vraiment, il nous avait lu un poème et c'était trop beau. Je ne me rappelle pas de ce poème, mais j'avais tellement aimé que j'ai gardé ce nom, Pierre de Ronsard. » Une passion des vers et des rimes qu'elle cultive aussi en famille, avec des parents passionnés de Lettres. Elle se délecte des textes de Ronsard, Rimbaud, mais aussi de Senghor et Bolamba : « La langue française et moi, c'est une histoire d'amour. J'aimais beaucoup les jeux de mots, comment ça pouvait sonner, les figures de style. Je trouvais que c'était très agréable d'utiliser la langue pour dire des choses. Je me disais : "Waouh, c'est très intéressant." » De la poésie au slam Adolescente, Do Nsoseme commence à écrire ses textes pour parler de son quotidien. Et très vite, elle prend le micro pour les chanter. « Maman Sarah, femme au cœur de lumière. Toi qui portes l'amour même sans héritière. Les douleurs invisibles, les souffrances muettes. Ce slam est pour toi, pour toutes celles qui se taisent », livre-t-elle avec mélodie. « Il y a un ami avec qui on faisait des concours de poésie qui avait lancé un collectif de poètes et slameurs. J'ai commencé à faire des scènes de slam, à participer à des concours... C'est un peu comme ça que c'est venu à moi. Mais au départ, c'est vraiment à travers la poésie que je suis entrée dans le slam », souligne la slameuse. « Sur ses jambes, son dos, dans chaque battement de cœur, elle a semé des graines d'amour, un jardin pour un monde meilleur », pose Do Nsoseme avec des accents musicaux. Le français est « une langue aujourd'hui qui nous rassemble » Elle publie ses poèmes dans un recueil Ngambo ya Congo. Un titre en lingala, mais des textes majoritairement en français pour évoquer des sujets qui lui sont chers, comme la cause des femmes. « Aujourd'hui, quand même, dans une ville comme Kinshasa, si on veut parler à un million de personnes, on va parler en français. Je trouve que c'est une langue, quoique nous l'ayons apprise suite à la colonisation, je suis consciente de ça, mais c'est une langue aujourd'hui qui nous rassemble », explique Do Nsoseme. Le français est la langue officielle en RDC, qui côtoie quatre autres langues nationales. Elle est parlée par près de 57 millions de personnes selon l'organisation internationale de la Francophonie. « On l'appelle affectueusement Maman Sarah, avec un H comme la matriarche d'Israël, elle qui a attendu longtemps sans relâche que s'accomplisse la promesse d'une descendance vaste comme le ciel. Sarah n'est la mère biologique de personne, mais son cœur en or l'a faite maman de tout le monde. Elle a porté des enfants qui n'étaient pas les siens, non seulement dans ses bras, mais aussi dans ses peines et ses mains », slame Do Nsoseme pour finir. À lire aussiLa RDC et le Rwanda se préparent à une bataille diplomatique autour de l'OIF
Psoriasis, dermatite atopique, acné, herpès... Certaines pathologies dermatologiques sont directement influencées par le stress, l'anxiété ou la dépression. À l'inverse, certaines souffrances psychiques peuvent s'exprimer par des symptômes cutanés. En effet, la peau interagit en permanence avec le système nerveux. À cela, il faut ajouter le poids que certaines maladies cutanées peuvent représenter socialement. « La peau, c'est ce que les autres voient de nous. Lorsqu'elle est atteinte, l'image corporelle est altérée, avec un impact direct sur l'estime de soi et la qualité de vie », explique ainsi le Pr Laurent Misery. Comment prendre en charge ces maladies de manière plus globale, sans écarter la santé mentale ? Comment mieux comprendre les interactions entre la peau et la santé mentale ? En matière de santé mentale et de santé de la peau, on peut parler de relations à double sens : comment certaines maladies de peau, (eczéma ou psoriasis) peuvent évoluer sous l'influence du stress ou de l'anxiété et, à l'inverse, de quelle manière certains troubles psychiques peuvent avoir une incidence directe sur la santé dermatologique et provoquer des éruptions cutanées ou des démangeaisons ? Psycho dermatologie L'approche conjointe de ces différents symptômes, et des liens qu'ils entretiennent mutuellement, s'appelle la psycho-dermatologie. Il est alors question d'estime de soi, du regard des autres, car ces maladies dermatologiques font encore l'objet de multiples stigmatisations. D'où l'importance de ne pas négliger les symptômes, ni de retarder les prises en charge, au prétexte que certaines de ces atteintes puissent revêtir un caractère bénin, avec une incidence « limitée » à une dimension esthétique. Bien au contraire, avec le temps, l'incidence de ces affections cutanées sur la santé mentale peut s'aggraver. Mal dans sa peau Ainsi, une étude internationale relayée par la Société Française de Dermatologie (l'étude « Scars of Life », réalisée en 2024 auprès de plus d'un millier d'adultes atteints d'eczéma atopique), montre que 12,3% de ces patients déclarent avoir eu des idées suicidaires au cours des deux dernières années : en cause, la sévérité clinique de la maladie et l'inconfort, les sensations de brûlures cutanées. Pour certains patients, le soutien et l'accompagnement psychologique pourront être particulièrement pertinents, pour faire face à cette incidence psychique des maladies de peau. Avec : Pr Laurent Misery, chef du service de Dermatologie au CHRU de Brest et directeur du Laboratoire de Neurosciences de Brest. Président du Groupe français de Psychodermatologie et de la task force européenne de Psychodermatologie, auteur de Votre peau a des choses à vous dire, aux éditions Larousse Dr Christian Muteba Baseke, médecin dermatologue à Kinshasa, secrétaire Général de la Société Congolaise de Dermatologie et membre du groupe de la psychodermatologie canadien Marjolaine Hering, membre de l'Association française de l'eczéma. Un reportage de Thalie Mpouho. Programmation musicale : ► Franc Moody – Skin on skin ► Malha – Bacari. À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
Psoriasis, dermatite atopique, acné, herpès... Certaines pathologies dermatologiques sont directement influencées par le stress, l'anxiété ou la dépression. À l'inverse, certaines souffrances psychiques peuvent s'exprimer par des symptômes cutanés. En effet, la peau interagit en permanence avec le système nerveux. À cela, il faut ajouter le poids que certaines maladies cutanées peuvent représenter socialement. « La peau, c'est ce que les autres voient de nous. Lorsqu'elle est atteinte, l'image corporelle est altérée, avec un impact direct sur l'estime de soi et la qualité de vie », explique ainsi le Pr Laurent Misery. Comment prendre en charge ces maladies de manière plus globale, sans écarter la santé mentale ? Comment mieux comprendre les interactions entre la peau et la santé mentale ? En matière de santé mentale et de santé de la peau, on peut parler de relations à double sens : comment certaines maladies de peau, (eczéma ou psoriasis) peuvent évoluer sous l'influence du stress ou de l'anxiété et, à l'inverse, de quelle manière certains troubles psychiques peuvent avoir une incidence directe sur la santé dermatologique et provoquer des éruptions cutanées ou des démangeaisons ? Psycho dermatologie L'approche conjointe de ces différents symptômes, et des liens qu'ils entretiennent mutuellement, s'appelle la psycho-dermatologie. Il est alors question d'estime de soi, du regard des autres, car ces maladies dermatologiques font encore l'objet de multiples stigmatisations. D'où l'importance de ne pas négliger les symptômes, ni de retarder les prises en charge, au prétexte que certaines de ces atteintes puissent revêtir un caractère bénin, avec une incidence « limitée » à une dimension esthétique. Bien au contraire, avec le temps, l'incidence de ces affections cutanées sur la santé mentale peut s'aggraver. Mal dans sa peau Ainsi, une étude internationale relayée par la Société Française de Dermatologie (l'étude « Scars of Life », réalisée en 2024 auprès de plus d'un millier d'adultes atteints d'eczéma atopique), montre que 12,3% de ces patients déclarent avoir eu des idées suicidaires au cours des deux dernières années : en cause, la sévérité clinique de la maladie et l'inconfort, les sensations de brûlures cutanées. Pour certains patients, le soutien et l'accompagnement psychologique pourront être particulièrement pertinents, pour faire face à cette incidence psychique des maladies de peau. Avec : Pr Laurent Misery, chef du service de Dermatologie au CHRU de Brest et directeur du Laboratoire de Neurosciences de Brest. Président du Groupe français de Psychodermatologie et de la task force européenne de Psychodermatologie, auteur de Votre peau a des choses à vous dire, aux éditions Larousse Dr Christian Muteba Baseke, médecin dermatologue à Kinshasa, secrétaire Général de la Société Congolaise de Dermatologie et membre du groupe de la psychodermatologie canadien Marjolaine Hering, membre de l'Association française de l'eczéma. Un reportage de Thalie Mpouho. Programmation musicale : ► Franc Moody – Skin on skin ► Malha – Bacari. À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
"Il y a des antécédents qui ont été prouvés de manière objective, par l'ONU et les Etats-Unis. L'implication directe du Rwanda aux côtés du M23 suscite évidemment chez nous une méfiance qui s'est accumulée au fil des années. Nous voulons des gestes qui nous réconfortent dans le fait que le Rwanda est aussi sérieux que la RD Congo" sur l'accord de paix signé à Washington, estimait le 5 décembre Thérèse Kayikwamba Wagner, la Ministre congolaise des Affaires étrangères, au micro de France 24.
Y aura-t-il une rencontre Kagame-Tshisekedi à Washington d'ici Noël ? Rien n'est moins sûr. « Il n'y aura la paix dans l'est du Congo que si les génocidaires FDLR sont neutralisés », affirme sur RFI le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, qui déplore le manque de volonté politique de Kinshasa pour lancer cette opération. Le ministre précise qu'une telle neutralisation des FDLR « ouvrira la voie à la levée des mesures de défense du Rwanda » au Congo. En ligne de Luanda, où il vient d'assister au septième sommet Afrique-Europe, le chef de la diplomatie rwandaise répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Où en sont les discussions entre votre pays et la République démocratique du Congo en vue d'une signature de la paix à Washington ? Olivier Nduhungirehe : La paix a déjà été signée le 27 juin à Washington. À Washington, les discussions de mise en œuvre se déroulent, il y a des progrès. Mais notre problème, c'est qu'il y a des violations permanentes du cessez-le-feu par l'armée congolaise. Alors ce que tout le monde attend, c'est une rencontre à Washington entre le président Kagame et le président Tshisekedi. Quand est-ce qu'elle aura lieu ? Elle aura lieu dans quelques jours. Mais le problème, c'est qu'il y a des bombardements quotidiens de la part des avions de chasse et des drones d'attaque de l'armée congolaise, non seulement contre des positions de l'AFC/M23, ce qui est bien sûr en violation du cessez-le-feu, mais aussi, ce qui est plus grave, contre les villages Banyamulenge, ces Tutsi congolais du Sud Kivu, dans un contexte de montée des discours de haine. Alors, ce que disent les autorités congolaises, notamment par la voix de Patrick Muyaya, c'était sur RFI il y a quelques jours, c'est qu'il n'y aura de véritable paix que quand vous aurez renoncé à vos mesures de défense sur le territoire congolais… Et bien Patrick Muyaya devrait lire l'Accord de paix de Washington. Il n'y aura de paix que si les FDLR, les génocidaires FDLR qui sont soutenus, financés par Kinshasa et qui sont même intégrés dans l'armée, sont neutralisés, comme l'exige le Conops, le concept des opérations, qui a été signé dans le cadre de l'accord de paix de Washington. Et c'est la neutralisation de ces génocidaires FDLR, soutenus par Kinshasa, qui ouvrira la voie à la levée des mesures rwandaises de défense. Les autorités congolaises disent que le désarmement des FDLR a commencé… Mais on ne le voit pas, sauf si c'est dans une réalité parallèle. Les FDLR n'ont pas été neutralisés, comme cela est exigé par l'Accord de paix de Washington. Il y a eu, il vous souviendra, ce communiqué des FARDC qui a appelé les FDLR à déposer les armes. Et puis après il y a eu un communiqué des FDLR qui a prétendu qu'elles sont prêtes à déposer les armes au camp de la Monusco, mais qu'elles en sont empêchées par le M23. Et puis récemment, vous avez vu cette interview du porte-parole des FDLR qui a dit qu'elles ne déposeront jamais les armes, qu'elles vont se battre jusqu'au bout. Et donc les FDLR sont toujours soutenues par Kinshasa. Rien ne se fera sans qu'il y ait la bonne foi et la volonté politique de Kinshasa sur cette question des FDLR puisqu'on en parle depuis longtemps, mais à l'heure où on vous parle, les FDLR sont toujours intégrées dans l'armée congolaise. Elles sont toujours soutenues par Kinshasa. Mais franchement, la cartographie du déploiement des FDLR par les autorités congolaises, ce n'est pas la preuve que celles-ci sont de bonne foi ? Mais l'accord de paix de Washington parle de neutralisation des FDLR. C'est ce qui doit se passer. Ce n'est pas une cartographie, ce ne sont pas des communiqués, des appels à déposer les armes. C'est la neutralisation effective des FDLR. Et jusqu'à présent, on ne voit pas de neutralisation de ces génocidaires FDLR depuis le 27 juin qu'on a signé cet accord. Ça fait plus de cinq mois. Et si demain la neutralisation commence réellement, est-ce que vous, vous vous engagez à renoncer aux mesures de défense que vous avez prises sur le territoire congolais ? C'est dans l'Accord de paix de Washington. L'aspect sécuritaire parle de neutralisation des FDLR et de levée de mesures rwandaises de défense. Donc, si les FDLR sont neutralisées, le Rwanda va lever ses mesures de défense. Et ce serait l'affaire de quelques semaines, cela pourrait permettre un accord définitif d'ici Noël ? Je ne sais pas. Il y a un chronogramme qui est dans le Conops, les 90 jours. Mais de toute façon, il faut toujours la volonté politique de neutraliser ces FDLR. Et puis on va voir bien sûr quand et comment ça se fera. Mais sans volonté politique, rien ne se fera. Pendant ce sommet Afrique-Europe de Luanda, la ministre congolaise des Affaires étrangères a demandé à l'Union européenne d'adopter de nouvelles sanctions contre votre pays. Quelle est votre réaction ? Oui. Ma collègue Thérèse Kayikwamba Wagner ne fait que ça depuis février. Elle demande toujours des sanctions contre le Rwanda. Mais maintenant, on est fin novembre. Un accord de paix est passé par là. C'est quand même assez curieux que ma collègue congolaise demande des sanctions contre un pays avec qui on a signé un accord de paix. J'étais avec elle le 27 juin pour signer cet accord. Au lieu de mettre en œuvre cet accord, elle demande toujours des sanctions contre le Rwanda. Et puis, s'il y a des sanctions à demander, pourquoi ne demanderait-on pas des sanctions contre ceux qui affament des populations Banyamulenge et ceux qui bombardent ces populations, ceux qui collaborent avec un mouvement génocidaire et ceux qui répandent des discours de haine à travers les groupes Wazalendo qu'on a créés. Donc, à jouer à ce petit jeu de sanctions, je pense qu'on n'en sortirait pas. Il y a des accords qu'on a signés, à la RDC de les mettre en œuvre au lieu d'aller partout sans arrêt demander des sanctions. À lire aussiRDC-Rwanda: le processus, conduit en partie par Washington, doit déboucher sur la signature de trois accords
En RDC, direction Kinshasa, pour aller à la rencontre de l'orchestre de la Crèche. Attention, nostalgie ! Ce sont les derniers pionniers de la rumba encore en vie. Tous les week-ends depuis plus de 30 ans, ils font revivre les plus grands classiques de la musique congolaise. Et pour la première fois de leur carrière, ils vont partir en tournée européenne en 2026. De notre correspondante à Kinshasa Au rond-point victoire, à Kinshasa, c'est sur le toit d'un immeuble défraîchi que joue l'orchestre de rumba. La moyenne d'âge des musiciens et chanteurs est de 70 ans. Ils se produisent tous les week-ends à la Crèche depuis 1984. Une longévité inédite qui a fait de cette adresse une institution de la vraie rumba à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. « Quand nous parlons de vraie rumba, nous nous référons aux origines de la rumba. La musique congolaise a connu des étapes. Quand on parle de musique de jeunes, de musique moderne, de musique ceci, cela ... Ici, à la Crèche, quand nous jouons, ce n'est pas avec autant de variantes au fil du temps. On danse sur le même temps », nous explique le bassiste Dassi Mbelani. Tous ont évolué aux côtés des grands noms comme Franco et Grand Kallé. Et malgré le temps qui passe, ils n'ont jamais lâché micros et guitares pour continuer à jouer les plus grands classiques. À l'écoute du titre Mundi, il nous raconte : « Mundi, c'est toujours Tabu Ley. C'était vers 1956, 1957. Dans cette chanson, Tabu Ley s'en prend aux gens qui faisaient des yeux doux à sa femme, qui s'appelait Mundi. » Ces concerts sont un véritable retour dans le passé pour les plus nostalgiques comme Marcel, un habitué du lieu. « C'est la musique qui nous intéresse. C'est la musique de nos aïeux. On en profite », s'exclame le passionné de rumba. L'orchestre de la Crèche, c'est plus que de la nostalgie. C'est aussi une passion pour la musique, comme le clame Selidja, leader du groupe : « Je serai musicien jusqu'à ma mort. C'est dans le sang. Nous avons hérité de notre ascendance et nous ferons hériter à notre descendance. » L'orchestre respecte aussi l'une des règles d'or d'un bon concert de rumba : jouer jusqu'au petit matin. À lire aussiLa rumba congolaise, indémodable?
Passer de 500 millions de dollars à 2,5 milliards de dollars d'aide humanitaire pour cette année 2025, c'est le premier objectif de la Conférence de soutien à la paix et à la prospérité des Grands Lacs, qui se tient aujourd'hui à Paris, en présence notamment du Congolais Félix Tshisekedi et du Français Emmanuel Macron. Quelles sont les plus grandes urgences de l'heure dans l'est de la RDC ? Le médecin gynécologue De-Joseph Kakisingi exerce à Bukavu et préside le Conseil National des Forums d'ONG Humanitaires et de Développement (CONAFOHD). Il est présent à Paris et répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Quel est le problème le plus urgent à régler pour les millions de Congolais déplacés par la guerre ? De-Joseph Kakisingi : Le problème le plus urgent à régler aujourd'hui, c'est d'abord l'accès à l'alimentation, à la nourriture. Parce que ces milliers de déplacés aujourd'hui sont bloqués dans une zone sans accès physique, et donc ils sont coupés de leur source d'alimentation. Et donc ça devient très urgent qu'ils aient accès à la nourriture, qu'ils aient accès aux soins médicaux. Donc, il faut l'approvisionnement en soins médicaux et, en fait, qu'ils aient aussi accès à des espaces sûrs. Est-ce que la prise des villes de Goma et de Bukavu au début de l'année par les rebelles et leurs soutiens rwandais, est-ce que cette prise a aggravé la crise humanitaire ? Effectivement, cette crise est venue aggraver davantage une crise humanitaire qui était déjà assez alarmante, et notamment par les blocus que cela fait autour de ces villes-là et autour des zones périphériques. Ça entraîne notamment la fermeture de l'espace aérien et des aéroports, comme l'aéroport de Goma et celui de Bukavu. Les routes aujourd'hui sont dégradées pendant la saison des pluies et les banques sont fermées et l'accès par les frontières est très difficile. Et donc cela vient exacerber une situation humanitaire qui était déjà assez grave. Ces millions de Congolais déplacés, ils vivent dans quelles conditions concrètement ? Alors, ils vivent dans des conditions très difficiles. Vous savez, avant la chute de Goma et de Bukavu, il y avait des camps de déplacés autour de Goma, autour de Bukavu, et donc l'assistance était assez facile à partir des ONG nationales et internationales et des Nations unies qui pouvaient subvenir aux besoins urgents de ces populations. Mais aujourd'hui, les camps de déplacés ont été fermés et ça fait que ces populations sont en train d'errer sans abri, sans assistance, sans possibilité qu'elles puissent être mieux regroupées pour être mieux aidées. Et ça fait qu'elles vivent dans des conditions très, très difficiles. Ce qui veut dire que vous-même qui êtes médecin gynécologue, vous ne pouvez pas soigner tous les malades, c'est ça ? Oui, c'est ça, effectivement, le problème est là où l'accès est difficile pour s'approvisionner en médicaments, beaucoup d'hôpitaux, beaucoup de zones de santé voient leurs stocks de médicaments en rupture, et ça fait que les hôpitaux ne peuvent plus offrir des soins de qualité parce qu'il n'y a pas de médicaments. Et nous, comme médecins, nous nous trouvons face à une grave difficulté. Parfois, on est obligé d'assister à des décès de personnes qu'on aurait pu sauver si on avait des médicaments à portée de main. Moi, je viens de Bukavu, au cœur de la crise, et il nous arrive de voir des femmes mourir ou des enfants par manque de médicaments. Il nous arrive de voir des femmes mourir d'hémorragie post-partum parce qu'on n'a pas l'ocytocine pour pouvoir prévenir les hémorragies et parce que la chaîne du froid devient difficile dans ces conditions où l'espace aérien est fermé. Il nous arrive aussi de voir des enfants mourir parce qu'on manque des médicaments essentiels et parce que les voies d'accès sont difficiles. Est-il vrai qu'il y a encore des stocks de médicaments sur plusieurs sites du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, mais qu'on ne peut pas les acheminer jusqu'aux centres de santé, jusqu'aux populations à cause des tracasseries administratives, à cause des checkpoints ? Oui, il arrive effectivement que certaines organisations internationales disposent des stocks dans les grandes villes, mais il y a effectivement des tracasseries administratives, comme par exemple, je viens de voir une note qui est sortie il y a quelques jours au niveau de Kinshasa, où on annonce que toute tentative de contractualisation d'aide humanitaire avec les zones périphériques doit d'abord se référer au ministère national. Et quand on voit l'étendue du pays, quand on voit tout ce qu'il y a comme zones de santé et les difficultés, ça fait des tracasseries administratives en plus. Y a-t-il aussi des tracasseries du côté des rebelles du M23 ? Effectivement, c'est des deux côtés, de plus en plus. Il y a des doubles taxations, il y a des contraintes pratiquement pour les ONG nationales, il y a des menaces, des intimidations et ça rétrécit l'espace humanitaire et ça fait que l'aide humanitaire n'arrive pas. Est-ce qu'il y a au moins des corridors humanitaires ? Jusqu'à ce jour, non. On a essayé d'établir un corridor humanitaire entre Bukavu et Uvira par exemple, et cela n'a pas marché à la dernière minute. Toutes les parties au conflit se sont opposées ou ne l'ont pas permis. Cette conférence de Paris, où vous êtes ce jeudi, qu'est-ce que vous en attendez ? La première chose, c'est en fait donner un peu plus de la lumière sur la crise congolaise. Si vous voyez, il y a beaucoup de visibilité sur la crise de Gaza, beaucoup de visibilité sur la crise de l'Ukraine, mais très peu de visibilité sur la crise congolaise. La deuxième chose qu'on attend de cette conférence, c'est en fait une sensibilisation pour le financement de l'action humanitaire. Le plan de réponse humanitaire de cette année était évalué à 2,5 milliards de dollars pour pouvoir répondre aux besoins des 6,8 millions sur les 21 millions de personnes qui sont en besoin d'aide humanitaire au Congo. Mais jusqu'à ce jour, ce plan n'a été financé qu'à 500 millions de dollars. Et on attend de cette conférence, qu'il y ait un peu plus de solidarité pour qu'on arrive peut-être à lever le double de ce qui a déjà été donné et ainsi pouvoir apporter de l'aide à toutes ces communautés qui sont dans les besoins humanitaires urgents. À lire aussiRDC: à Paris, une conférence de soutien à la paix dans la région des Grands Lacs
C'est un des artistes les plus populaires du continent, et une référence majeure de la musique congolaise depuis plusieurs générations. Il a connu un immense succès avec plusieurs albums phares comme Solola Bien et Kibuisa Mpimpa. C'est également un ambassadeur mondial pour la paix auprès de La Croix Rouge. Après une absence de 14 ans, il a fait un retour triomphal en Europe en 2025, retrouvant un large public. Le «Roi de la Forêt» sera en concert à l'Adidas Arena le 18 octobre 2025. Playlist (dans l'ordre de l'émission) Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Werrason - Solola Bien Pierre Moutouari - Missengue Werrason - Départ Unique Werrason - La vie est compliquée Werrason - Likambo Werrason - Pièce Rare ► Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
C'est un des artistes les plus populaires du continent, et une référence majeure de la musique congolaise depuis plusieurs générations. Il a connu un immense succès avec plusieurs albums phares comme Solola Bien et Kibuisa Mpimpa. C'est également un ambassadeur mondial pour la paix auprès de La Croix Rouge. Après une absence de 14 ans, il a fait un retour triomphal en Europe en 2025, retrouvant un large public. Le «Roi de la Forêt» sera en concert à l'Adidas Arena le 18 octobre 2025. Playlist (dans l'ordre de l'émission) Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Werrason - Solola Bien Pierre Moutouari - Missengue Werrason - Départ Unique Werrason - La vie est compliquée Werrason - Likambo Werrason - Pièce Rare ► Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
À l'occasion d'Octobre Rose, nous parlons du cancer du sein. Selon l'OMS, il est le cancer le plus fréquent au monde avec plus de 2,3 millions de femmes diagnostiquées chaque année. Quelles sont les pistes d'amélioration du diagnostic et de la prise en charge ? Pre Anne Vincent-Salomon, pathologiste. Cheffe du Pôle de Médecine Diagnostique et Théranostique et du Service de Pathologie et directrice de l'Institut Des Cancers des Femmes à l'Institut Curie à Paris. Professeure à l'Université Paris Sciences & Lettres Dr Vincent Wilfred Lokonga, oncologue médical à la Clinique Ngaliema à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Président de la Société Congolaise du Cancer. Secrétaire général de la Société Africaine Francophone de Cancérologie. Témoignage recueilli par Raphaëlle Constant. Programmation musicale : ► Fally Ipupa – Mayanga ► KAROL G, Manu Chao - Viajando Por El Mundo.
À l'occasion d'Octobre Rose, nous parlons du cancer du sein. Selon l'OMS, il est le cancer le plus fréquent au monde avec plus de 2,3 millions de femmes diagnostiquées chaque année. Quelles sont les pistes d'amélioration du diagnostic et de la prise en charge ? Pre Anne Vincent-Salomon, Pathologiste. Cheffe du Pôle de Médecine Diagnostique et Théranostique et du Service de Pathologie et Directrice de l'Institut Des Cancers des Femmes à l'Institut Curie à Paris. Professeure à l'Université Paris Sciences & Lettres Dr Vincent Wilfred Lokonga, oncologue médical à la Clinique Ngaliema à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Président de la Société Congolaise du Cancer. Secrétaire Général de la Société Africaine Francophone de Cancérologie Témoignage recueilli par Raphaëlle Constant Programmation musicale : ► Fally Ipupa – Mayanga ► KAROL G, Manu Chao - Viajando Por El Mundo
RFI vous parle de deux villes collées l'une à l'autre, traversées par une rivière (l'Oubangui) et séparées par une frontière. Ces villes sont Zongo, la Congolaise, située en face de la capitale centrafricaine, Bangui. Cette situation crée beaucoup de mouvement à travers le fleuve, notamment pour les scolaires… Créée en 1971, Zongo possède quelques établissements scolaires et universitaires, mais ne dispose pas de toutes les facultés et filières. De nombreux élèves et étudiants traversent donc chaque jour en pirogue pour étudier à Bangui. C'est un parcours du combattant, avec d'interminables allers-retours durant les neuf mois de l'année scolaire. Le soleil se lève sur un fond doré au bord de la rivière Oubangui. Les premières pirogues convergent déjà vers le quai. Une dizaine de personnes se bousculent pour monter dans l'une des embarcations. Sac au dos, Zacharie Bodiko, un étudiant congolais, traverse pour aller étudier dans une université à Bangui.« Nous nous réveillons tous les jours à 5 h pour nous organiser. Mais la frontière s'ouvre officiellement à 7 h 30. Parfois, nous leur demandons une autorisation spéciale pour traverser à 6 h ou 6 h 30 afin d'arriver à l'heure aux cours. En termes de transport, nous payons 5 000 francs CFA chaque jour pour un aller-retour ».À lire aussiCentrafrique: un programme pour offrir une seconde chance scolaire aux jeunes de Berberati [1/3]Traverser pour apprendre, malgré les obstaclesL'un des deux piroguiers met le moteur en marche et le canoë avance à son rythme… La rivière Oubangui, tel un immense tapis scintillant, s'étend devant eux. Cette étudiante navigue chaque jour sur les eaux froides de l'Oubangui pour rejoindre sa classe : « Je m'appelle Milka Soubaye Kamoya, Congolaise. Avec la pirogue à moteur, la traversée dure 5 à 7 minutes. C'est un exercice difficile. Il y a des jours où l'on manque d'argent pour aller en cours, et d'autres où ça va ».Le mauvais temps entraîne régulièrement le naufrage des pirogues dans cette zone. Cet instant de frayeur, Milka le vit depuis trois ans. « S'il pleut, c'est difficile de traverser. Parfois, il arrive qu'il pleuve alors que nous sommes censés avoir cours le matin. Nous sommes bloqués, car les pirogues ne peuvent pas traverser. Nous sommes alors obligés d'être absents. Et parfois, après les cours du soir, s'il pleut, il n'y a pas moyen de rentrer ».On rit, on murmure, mais la peur est bien présenteMalgré les risques, Zacharie est déterminé à terminer ses études. « On nous signale régulièrement des noyades dans la rivière, mais nous sommes obligés de braver la peur. Nous ne nous contentons pas de tous ces risques. Nous nous engageons à 100 % chaque jour. On est déterminés. S'il faut finir le master dans ces conditions, on le fera ».Une fois à la berge, les élèves se précipitent pour descendre, puis chacun utilise un autre moyen de transport pour rejoindre son école. Plusieurs étudiants ayant suivi ce parcours étudient ou travaillent aujourd'hui dans des organismes à Bangui ou en RDC.À lire aussiAfrique: les 16 pays les plus avancés sur l'accès à l'éducation
La France fait face à une pénurie de main d'œuvre dans un certain nombre de secteurs. Selon France Travail, l'établissement public en charge des questions de l'emploi dans le pays, les secteurs les plus en tension sont la restauration, l'agriculture, ainsi que ceux de la propreté et du soin à la personne. En 2024, six entreprises sur dix déclaraient anticiper des problèmes au recrutement. En France, 600 000 étrangers ont le statut de réfugiés et sont en droit de travailler légalement. Pourtant, ce public peine à trouver des emplois. Mado, de République démocratique du Congo (RDC), a obtenu son statut de réfugié il y a trois ans. Elle a fait une formation de commis de cuisine, secteur en tension. Pourtant, elle dit peiner à trouver un emploi. « C'est difficile. J'ai postulé en ligne, mais il n'y a pas de réponse », affirme Mado, qui explique avoir envoyé plusieurs dizaines de CV. « S'il y a une réponse, on me dit ''il n'y a pas de place Madame''. Je ne sais pas si c'est parce que suis Congolaise qu'ils ne veulent pas me donner de travail », désespère la quadragénaire, qui n'hésite pas à égrainer ses qualités : « Je suis motivée, je suis dynamique. Je respecte les temps. Je sais faire le travail de cuisine, préparation, je sais travailler à l'accueil… »À l'occasion d'un salon dédié à la recherche d'emploi pour les réfugiés, Mariam, jeune femme venue de Côte d'Ivoire, maman d'un enfant de cinq ans, sillonne les stands des hôteliers. « Jusqu'à présent, je n'ai pas encore eu de premier emploi, et là, je ne sais pas comment faire pour trouver », se désole-t-elle. À l'image de Mado, elle se questionne sur la raison de ces difficultés : « Je vais dans les ateliers, je vais dans les événements, toujours pas. Je ne sais pas si c'est parce que j'ai un enfant qu'on ne me prend pas. Je ne sais pas. »Malgré un profil qui semble intéresser les employeurs, la question de l'expérience bloque le processus. « J'ai travaillé quand j'étais dans mon pays. Mais ici, je n'ai jamais travaillé, donc on me demande mon expérience. Je ne sais pas, je dis ce que j'ai fait dans mon pays et que je n'ai pas d'expérience en France, détaille Mariam. S'ils me demandent une expérience que je n'ai pas... Il faut me donner un boulot, comme ça, j'aurais de l'expérience ! »Lourdeurs administratives, et filtres discriminants ?Comme beaucoup, elle fait également face aux lourdeurs administratives. Elle a obtenu son statut de réfugié et dispose d'un récépissé faisant foi. Mais pas encore le document définitif, ce qui rend réticents certains employeurs. « C'est très long et France Travail n'arrête pas de me mettre la pression. Quand j'explique, eux, ils ne comprennent rien, mais ils veulent me mettre la pression », témoigne-t-elle.Des difficultés à trouver un emploi pour les personnes peu qualifiées, mais aussi chez celles ayant des diplômes supérieurs. Les équivalences de diplômes ne sont pas toujours reconnues. Mamadou est de Guinée, diplômé dans le milieu bancaire. « On peut postuler, mais souvent, il n'y a pas d'entretien derrière », fait-il savoir. Car en plus des problématiques de diplômes, celle de l'automatisation des processus de sélection pose également problème.« Le plus compliqué, c'est comment trouver un entretien, comment passer les filtres. Aujourd'hui, comme beaucoup de recrutements sont automatisés, si on n'envoie pas le bon format de CV, le système informatique refuse automatiquement, alors qu'on a tout à fait les qualifications », regrette-t-il. Une situation qui pousse un grand nombre de réfugiés à accepter un emploi sous leur niveau de qualification. Une étude de l'Institut français des relations internationales estime qu'il leur faut en moyenne dix ans pour retrouver un travail à la hauteur de leur diplôme. À lire aussiFrance: un salon de l'emploi pour les réfugiés
En RD Congo, la cité minière de Walikale est repassée sous le contrôle des forces armées congolaises. L'AFC/M23 s'était emparé de la cité de plus de 60 000 habitants il y a deux semaines après des combats. Le groupe armé, appuyé par le Rwanda, a annoncé finalement son retrait.
La chanteuse congolaise Tatiana Kruz présente son nouvel EP Piñata sorti le 6 décembre. Un projet conçu pour faire danser tout en racontant des histoires.La diva de la musique malienne Babani Koné à l'occasion de sa venue à Paris pour le concert de Sidiki Diabaté le 8 février à Paris la Défense Arena. Elle sera en concert samedi 15 février à l'hôtel Peninsula, à Paris. Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons : Sensey' - BikiniYoussoupha - God blessTatiana Kruz - TournerTatiana Kruz - Toi et moiTatiana Kruz - Mon bébéBabani Koné - Sanou djalaBabani Koné - SoniBabani Koné - Na touma maseRetrouvez notre playlist sur Deezer.
La chanteuse congolaise Tatiana Kruz présente son nouvel EP Piñata sorti le 6 décembre. Un projet conçu pour faire danser tout en racontant des histoires.La diva de la musique malienne Babani Koné à l'occasion de sa venue à Paris pour le concert de Sidiki Diabaté le 8 février à Paris la Défense Arena. Elle sera en concert samedi 15 février à l'hôtel Peninsula, à Paris. Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons : Sensey' - BikiniYoussoupha - God blessTatiana Kruz - TournerTatiana Kruz - Toi et moiTatiana Kruz - Mon bébéBabani Koné - Sanou djalaBabani Koné - SoniBabani Koné - Na touma maseRetrouvez notre playlist sur Deezer.
La situation sécuritaire tendue en RDC a provoqué de nouveaux mouvements de population. Plus de 400 000 personnes ont fui les combats depuis début janvier, selon les Nations unies. Des civils aussi touchés par les affrontements : les blessés affluent dans les hôpitaux déjà saturés de la province, notamment à Goma et Bukavu. Dans l'Est, l'armée confirme la mort du gouverneur militaire du Nord Kivu, Peter Cirimwami. Sur le terrain, les affrontements se poursuivent entre l'armée congolaise et ses alliées au M23 et les troupes militaires rwandaises.
Nous vous proposons une édition spéciale sur la situation à Goma, en République démocratique du Congo. Les combats y sont intenses entre les forces armées congolaises, et le M23 et les soldats rwandais. Les habitants sont reclus chez eux et ne peuvent quitter la ville. Côté rwandais, les militaires postés à Gisenyi, à la frontière, ont aussi répondu à des tirs d'armes et d'obus en provenance de RDC, au moins 5 civils sont morts. Vous entendrez l'analyse de Christophe Rigaud, journaliste.
Programmation musicale consacrée aux nouveautés avec Fabregas le Métis Noir feat Deplick Pomba, Nono Manzanza, Tiakola, entre autres. Présentation Peggy Broche. En fin d'émission, la séquence gold met à l'honneur des chansons sorties avant la fin des années 2010. Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons :Fabregas feat Deplick Pomba - MbembeNono Manzanza - Ça monte, ça descend Tiakola feat KLN - No limit Asake, Wizkid - MMSAdviser - I know Waïv - Voicer Delgres - Pou vou JP Manova - Coin des AmenEmma'a - Je m'y oppose Eloïsha Iza - Afro beauté Tabou Combo - Baissez bas Gemini All Stars de Ti Manno - Exploitation Colé Colé Band - Jennifer Shoogar Combo - Lèlène ChérieRetrouvez notre playlist sur Deezer. À lire aussiAvec Fabregas le Métis Noir et Deplick Pomba, la musique congolaise adoucit les mœurs
Programmation musicale consacrée aux nouveautés avec Fabregas le Métis Noir feat Deplick Pomba, Nono Manzanza, Tiakola, entre autres. Présentation Peggy Broche. En fin d'émission, la séquence gold met à l'honneur des chansons sorties avant la fin des années 2010. Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons :Fabregas feat Deplick Pomba - MbembeNono Manzanza - Ça monte, ça descend Tiakola feat KLN - No limit Asake, Wizkid - MMSAdviser - I know Waïv - Voicer Delgres - Pou vou JP Manova - Coin des AmenEmma'a - Je m'y oppose Eloïsha Iza - Afro beauté Tabou Combo - Baissez bas Gemini All Stars de Ti Manno - Exploitation Colé Colé Band - Jennifer Shoogar Combo - Lèlène ChérieRetrouvez notre playlist sur Deezer. À lire aussiAvec Fabregas le Métis Noir et Deplick Pomba, la musique congolaise adoucit les mœurs
Spéciale consacrée à Prince Youlou Mabiala, l'un des musiciens les plus emblématiques d'Afrique. Originaire du Congo Brazzaville, membre emblématique du TP OK Jazz, il se spécialise dans la rumba. Retour sur son parcours et ses compositions, dans lesquelles la vie quotidienne et l'amour tiennent une place prédominante. Emission proposée par Prince Bafouolo. Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons :Tout Puissant OK Jazz feat Vicky - Obi mi mbwe Youlou Mabiala - SaleyYoulou Mabiala - 1x2 = Mabé Youlou Mabiala - Mwana Bitendi Youlou Mabiala - Nsona Youlou Mabiala - Dona beijaYoulou Mabiala - LoufoulakariYoulou Mabiala - Mwana Luambo Youlou Mabiala - Point finalRetrouvez notre playlist sur Deezer.
Spéciale consacrée à Prince Youlou Mabiala, l'un des musiciens les plus emblématiques d'Afrique. Originaire du Congo Brazzaville, membre emblématique du TP OK Jazz, il se spécialise dans la rumba. Retour sur son parcours et ses compositions, dans lesquelles la vie quotidienne et l'amour tiennent une place prédominante. Emission proposée par Prince Bafouolo. Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons :Tout Puissant OK Jazz feat Vicky - Obi mi mbwe Youlou Mabiala - SaleyYoulou Mabiala - 1x2 = Mabé Youlou Mabiala - Mwana Bitendi Youlou Mabiala - Nsona Youlou Mabiala - Dona beijaYoulou Mabiala - LoufoulakariYoulou Mabiala - Mwana Luambo Youlou Mabiala - Point finalRetrouvez notre playlist sur Deezer.
Nono Manzanza, spécialisé dans la rumba congolaise présente son dernier projet. Il est accompagné de Nikky, une organisatrice d'événements. Emission présentée par Peggy Broche. Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons :Orchestra Baobab feat Idrissa Diop - Boulène Dème Salif Keita - Kanté ManfilaNono Manzanza - Ça monte, ça descend Franco et le TP OK Jazz - Mario Nono Manzanza - La guerre (ancien combattant)Nono Manzanza - Picolé avec modération Nono Manzanza - Absence Nono Manzanza - La Source Nono Manzanza - Eza Boulot Retrouvez notre playlist sur Deezer.
Nono Manzanza, spécialisé dans la rumba congolaise présente son dernier projet. Il est accompagné de Nikky, une organisatrice d'événements. Emission présentée par Peggy Broche. Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons :Orchestra Baobab feat Idrissa Diop - Boulène Dème Salif Keita - Kanté ManfilaNono Manzanza - Ça monte, ça descend Franco et le TP OK Jazz - Mario Nono Manzanza - La guerre (ancien combattant)Nono Manzanza - Picolé avec modération Nono Manzanza - Absence Nono Manzanza - La Source Nono Manzanza - Eza Boulot Retrouvez notre playlist sur Deezer.
Nouveau portrait de Priorité Santé, 50 minutes pour retracer le parcours de la Pr Francine Ntoumi, chercheuse et parasitologue, spécialiste du paludisme.(Rediffusion) Après avoir étudié et travaillé en France, en Allemagne, au Gabon et en Tanzanie, cette scientifique a créé en 2008 à Brazzaville, la Fondation Congolaise pour la Recherche Médicale, qu'elle préside. Francine Ntoumi animée par le goût de la découverte et de la transmission, comme de la valorisation de la place des femmes dans la recherche dans son pays, le Congo. Pr Francine Ntoumi, parasitologue, présidente et fondatrice de la Fondation Congolaise pour la Recherche Médicale à Brazzaville.
Nouveau portrait de Priorité Santé, 50 minutes pour retracer le parcours de la Pr Francine Ntoumi, chercheuse et parasitologue, spécialiste du paludisme.(Rediffusion) Après avoir étudié et travaillé en France, en Allemagne, au Gabon et en Tanzanie, cette scientifique a créé en 2008 à Brazzaville, la Fondation Congolaise pour la Recherche Médicale, qu'elle préside. Francine Ntoumi animée par le goût de la découverte et de la transmission, comme de la valorisation de la place des femmes dans la recherche dans son pays, le Congo. Pr Francine Ntoumi, parasitologue, présidente et fondatrice de la Fondation Congolaise pour la Recherche Médicale à Brazzaville.
Many thanks to SRAA contributor Dan Greenall, who shares the following recording and notes:Broadcaster: La Voix de la Revolution Congolaise, BrazzavilleDate of recording: Circa 1973Frequency: 4.765 MHzReception location: Ancaster, Ontario, CanadaReceiver and antenna: Hallicrafters S-52 using a longwire antennaNotes: One of the more consistent Africans heard in the 60 metre band shortwave during the early 1970's from here in southern Ontario, Canada was La Voix de la Revolution Congolaise from Brazzaville, Republic of Congo on 4765 kHz. Best reception usually occurred at 0430 UTC sign on, or up to an hour before sign off at 2300 hours UTC. This recording is circa 1973, and you will hear part of the anthem followed by identification in French.
La femme est la ceinture qui tient le pantalon de l'homme, nous dit le proverbe africain. Pourtant, lorsqu'on vit au Nord-Kivu, à l'est de la République démocratique du Congo, il semblerait que certains proverbes aient perdu leur chemin et leur bon sens. Il y a quelques mois, pou En sol majeur, je suis allée enregistrer in extremis avant son retour sur Goma. Justine Masika Bihamba, petit bout de bonne femme, aux robes fleuries. Cette fille du Nord-Kivu, qui a l'allure d'une sœur, le cœur d'une mère et la force du monde puisée dans la foi, n'est qu'un maillon indispensable d'une chaîne humaine héroïque. Cofondatrice de l'association la Synergie des femmes pour les victimes des violences sexuelles, elle sillonne inlassablement notre monde pour interpeller les instances internationales, et sensibiliser la France par exemple, au terrible champ de bataille congolais qui utilise le viol comme arme de guerre, depuis 30 ans d'interminables conflits. Interview sur le pouce (j'vous préviens) & et rediffusion autour de son ouvrage publié aux éditions de L'Aube, Femme debout face à la guerre.
À quelques jours de l'élection présidentielle aux États-Unis, le thème migratoire est un enjeu majeur de la campagne, qui cristallise les attentes des électeurs. En 2023, 2,5 millions de personnes ont été arrêtées en franchissant la frontière entre le Mexique et les États-Unis. Donald Trump promet de fermer la frontière et Kamala Harris s'engage à durcir les conditions d'entrée sur le territoire américain. Ces derniers mois, face à l'affluence record de personnes en migration poursuivant le rêve américain, les États-Unis ont mené une politique très restrictive, qui a abouti à une diminution de passages illégaux de la frontière. De notre correspondante à Mexico,Au Mexique, les propositions des candidats à la présidentielle étasunienne sont scrutées avec beaucoup d'attention, et d'inquiétude aussi, car le pays est le premier à subir les conséquences de la politique migratoire de son voisin du Nord. En effet, ces dernières années, sous pression américaine, le Mexique joue de plus en plus le rôle de seconde frontière, en empêchant les migrants de remonter vers le Nord et de « saturer » la frontière américaine. Résultat : les migrants restent coincés au Mexique, par exemple à Mexico, la capitale, qui n'était avant qu'un lieu de passage, et qui est devenue le lieu d'une attente interminable pour les migrants, dans des conditions difficiles. Dans le quartier populaire de La Merced, en plein cœur de la capitale, un camp informel fait de structures métalliques et de bâches colorées fait face à l'église de la Soledad. Il accueille plusieurs centaines de personnes migrantes. Jean vient d'arriver et s'apprête à s'y installer. « C'était difficile de manger, car il n'y a pas de travail [à Tapachula], c'est pour ça que je suis venu ici, à la capitale », explique cet Angolais arrivé tout juste de Tapachula, à la frontière Sud du Mexique, où il a passé huit mois. À ses côtés, Ursule Kimino explique qu'ils ont déjà essayé de passer la frontière. « On est tombés sur l'immigration, ils ont renvoyé les gens à Tabasco, à plusieurs reprises. Il y a encore tout le chemin à faire, on n'a plus d'argent, on n'a même plus de quoi manger… C'est dur », témoigne cette Congolaise de Brazzaville. Elle vit dans ce camp du quartier de La Merced depuis trois mois.Ursule Kimino ne veut plus bouger. Elle est épuisée par les obstacles qui freinent la progression des migrants vers le Nord. « C'est dangereux avec l'immigration et aussi de prendre les bus, il y a la mafia qui kidnappe les gens et qui demande des rançons à la famille. Donc, c'est difficile. Si l'immigration pouvait nous faciliter les choses, si on pouvait prendre les bus sans problème, on serait peut-être en sécurité ».À lire aussiAu Mexique, à Comachuen, la migration légale et les transferts d'argent font vivre la communautéDes rendez-vous attribués au hasardLa jeune femme attend de décrocher un rendez-vous pour faire une demande d'asile. Tout comme Dario, un vénézuélien de 34 ans qui a été séparé de sa femme et de sa fille et espère les retrouver à Chicago. « Ils m'ont expulsé et elles ont pu rester. Moi, j'ai passé 17 jours dans un centre de détention, puis ils m'ont renvoyé à Tapachula », se désole-t-il. À Mexico, Dario fait des petits boulots et attend, suspendu à son téléphone, à l'application de la migration américaine CBP One qui attribue des rendez-vous au hasard. « Ça fait sept mois que j'attends une audience. Il faut se connecter tous les jours. On ne sait rien, c'est le système qui décide », rapporte-t-il.À Mexico, le nombre d'espaces dans les refuges manquent. Les récentes politiques migratoires américaines font que les personnes attendent au Mexique beaucoup plus longtemps. « [Les personnes migrantes] commencent à avoir des crises d'anxiété, de stress, dénonce Karla Medina, responsable des opérations chez MSF Mexico, certains commencent à faire de la dépression à cause de cette situation d'incertitude, l'inquiétude qu'ils ressentent en attendant de savoir qui prendra le pouvoir aux États-Unis... Que va-t-il se passer pour chacun dans leur parcours migratoire ? »Dans un autre camp au Nord de la ville, Juan Manuel anime chaque semaine avec un groupe de bénévoles des jeux avec les enfants des familles en migration. « Le principal problème que je vois dans les camps, c'est la sécurité, alerte-t-il. Parce que l'État est absent, parce qu'il se décharge de toutes les responsabilités qu'il a envers [les personnes migrantes]. » Victime de violences, de discrimination, d'extorsions… selon MSF, les agressions envers les migrants dans la rue se sont multipliées ces derniers mois à Mexico.À écouter dans Grand reportageTapachula, entre gigantesque refuge et prison à ciel ouvert
Au pays du zouglou, la rumba occupe une place de choix. En Côte d'Ivoire, difficile d'échapper aux vedettes de la musique congolaise. À la radio ou sur scène, les chanteurs kinois, comme Koffi Olomidé ou JB Mpiana, font des passages remarqués à Abidjan, en attendant le concert de Noël de la superstar Fally Ipupa. Autre signe d'influence, une quinzaine de groupes écument les scènes. Notre correspondant à Abidjan, Benoît Almeras, s'est rendu au Seven Parade, club de Cocody, où l'une de ces soirées rumba s'est tenue. Pour aller plus loin :- Fally en concert à Abidjan- Amicale des amoureux de la Rumba en Côte d'Ivoire - Serge Beynaud «Tchayeh»- Apoutchou National feat Innoss'B « Envoyez-nouveau »
Quel est le point commun entre les émotions, les addictions et les apprentissages ? Tous sont le fruit des interactions de nos neurones dans notre cerveau ! Cet organe, véritable centre de contrôle de l'organisme, fait l'objet de multiples recherches et publications, et cette « popularité » du cerveau, de son activité et des neurosciences donne lieu à des raccourcis, fausses informations, voire des contre-vérités. D'où l'importance de démêler le vrai du faux. Albert Moukheiber, docteur en neurosciences et psychologue clinicien. Auteur de l'ouvrage Neuromania, le vrai du faux sur notre cerveau, aux éditions Allary Pr Alain Maxime Mouanga, neurologue-psychiatre, chef du service de Psychiatrie au CHU de Brazzaville au Congo. Enseignant à la Faculté des Sciences de la Santé à l'Université Marien Ngouabi. Directeur médical de la Fondation Congolaise pour la Recherche médicale (FCRM) et Président de la Société Congolaise de Santé Mentale (SOCOSAM). Reportage de Louise Caledec sur l'imagerie cérébrale, au sein du service imagerie médicale de l'Hôpital de la Fondation Rothschild.Programmation musicale :► Omah Lay – Holy ghost► Songhoy Blues – Issa.
Quel est le point commun entre les émotions, les addictions et les apprentissages ? Tous sont le fruit des interactions de nos neurones dans notre cerveau ! Cet organe, véritable centre de contrôle de l'organisme, fait l'objet de multiples recherches et publications, et cette « popularité » du cerveau, de son activité et des neurosciences donne lieu à des raccourcis, fausses informations, voire des contre-vérités. D'où l'importance de démêler le vrai du faux. Albert Moukheiber, docteur en neurosciences et psychologue clinicien. Auteur de l'ouvrage Neuromania, le vrai du faux sur notre cerveau, aux éditions Allary Pr Alain Maxime Mouanga, neurologue-psychiatre, chef du service de Psychiatrie au CHU de Brazzaville au Congo. Enseignant à la Faculté des Sciences de la Santé à l'Université Marien Ngouabi. Directeur médical de la Fondation Congolaise pour la Recherche médicale (FCRM) et Président de la Société Congolaise de Santé Mentale (SOCOSAM). Reportage de Louise Caledec sur l'imagerie cérébrale, au sein du service imagerie médicale de l'Hôpital de la Fondation Rothschild.Programmation musicale :► Omah Lay – Holy ghost► Songhoy Blues – Issa.
Le XIXe sommet de la Francophonie, c'est vendredi à Villers-Cotterêts, près de Paris. Grosse affluence en perspective : une cinquantaine de chefs d'État et de gouvernement y sont attendus. Mais la francophonie, ce n'est pas qu'un rendez-vous biennal entre les grands de ce monde. C'est aussi un espace de rencontres entre jeunes talents. Grâce à la plateforme France Volontaires, la jeune Congolaise Triphène Tamba a fait neuf mois d'études en France il y a trois ans. En ligne de Brazzaville, où elle est étudiante en économie du développement durable, elle répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : La francophonie, ça représente quoi pour vous ?Triphène Tamba : Pour moi, la francophonie, c'est d'abord des femmes et des hommes qui partagent une langue commune : le français. Une langue mondiale qui n'est peut-être pas parlée plus que l'anglais, mais qui favorise la diversité culturelle.Alors, grâce à l'Université Senghor d'Alexandrie, vous avez été l'une des 30 volontaires de l'OIF qui ont participé l'an dernier aux Jeux de la Francophonie à Kinshasa. Est-ce que cette mission a été utile ?Très utile en fait. Par exemple sur l'égalité femmes-hommes, aujourd'hui, on parle de la question de genre, parfois, il y a des hommes qui infériorisent les femmes, mais il y a un dialogue qui peut se faire entre les femmes et les hommes pour essayer de trouver un terrain d'entente. Aussi, ça m'a permis de développer des compétences dans le leadership, le travail en équipe, l'autonomie, la capacité de gérer le stress surtout, parce que je suis une personne qui stresse parfois, mais ça, ça a été vraiment cadré grâce à nos différentes formations. Donc pour moi, vraiment, à la francophonie et à l'université Senghor, ils ont joué un grand rôle dans mon développement professionnel.Alors, il y a trois ans, dans le cadre de la saison Africa 2020, vous avez étudié pendant neuf mois à l'Ecole Supérieure d'Art et Design de Saint-Étienne, en France, à l'invitation de la plateforme France Volontaires et de l'Institut Français. Et je crois comprendre que vous avez appris beaucoup de choses pendant ces neuf mois, bien au-delà de l'art et du design ?Exactement. C'était super bien. En fait, j'ai été affecté à la Cité du Design. Moi, en tant que médiatrice culturelle, le but était d'essayer d'orienter le public, partager ma culture en fait avec les Français, faire tomber les clichés qui existent entre les Français et les Africains, donc ce que les Français pensent de l'Afrique et ce que les Africains pensent de la France.À Brazzaville, vous étudiez l'économie du développement durable à l'université Marien Ngouabi. Qu'est-ce que la Francophonie vous apporte dans cet apprentissage ?Alors, par exemple, aujourd'hui, on a un projet avec l'AFD (Agence Française de Développement) sur la question de l'eau. L'eau est indispensable à notre santé. Dans les objectifs du développement durable, il y a l'eau propre, l'assainissement et tout et tout. Et moi, en tant qu'étudiante en économie du développement, je participe à ce projet en tant que chargée de communication. Pour moi, la francophonie est au cœur du développement durable.La lutte pour protéger la forêt est un grand enjeu dans votre pays, le Congo. Est-ce que la francophonie est l'un de vos outils dans cette bataille pour l'environnement ?Oui, je l'affirme, parce que je veux prendre l'exemple de la CIAR. La CIAR, c'est la Conférence Internationale sur la Forestation et le Reboisement, qui a été organisée du 2 au 5 juillet 2024, ici à Brazzaville, où on a retrouvé des jeunes venus de partout et des experts de partout aussi. Donc, il y avait ceux du Gabon et il y avait d'autres qui s'exprimaient en anglais. Mais la langue qui dominait, c'était la langue française. Et on voit que la francophonie, c'est faire en sorte que les hommes et les femmes qui partagent la même langue, la langue française, soient regroupés. On a parlé sur les questions de la protection de la forêt. On a même insisté pour que chaque jeune puisse planter au moins un arbre. Et moi, je me dis que la francophonie a son rôle.Alors, vous vous êtes posé la question « qu'est-ce que les Africains pensent de la France ? ». Pour un certain nombre de jeunes Africains, la francophonie, c'est suspect parce que c'est à leurs yeux un instrument de la France, l'ancienne puissance coloniale. Qu'est-ce que vous en pensez ?Pour moi, c'est la francophonie. On ne peut pas essayer de noircir son image. Donc, nous, en tant que jeunes, si on voit que la francophonie n'est pas bonne, moi, je pense que c'est faux. Pour moi, tant que ça booste les carrières des jeunes, c'est déjà bien en fait. Il y a des formations que l'OIF organise par exemple sur Internet en lien avec l'Université Senghor et d'autres plateformes. Si on participe à ça, ça nous permet d'avoir des certificats qui vont booster nos carrières, ça nous permet aussi de développer des compétences.Donc pour vous, ce n'est pas un instrument post-colonial ?Non, pour moi, je ne pense pas ça. On va juste prendre le mauvais côté. Pour moi, il faut positiver la chose. On peut dire qu'on ne peut pas former le présent sans le passé. Mais aussi, si dans le passé il y a les côtés sombres, s'il y a le noir, on ne va pas ramener le noir parce qu'on veut qu'il y ait de la lumière. Donc la francophonie actuelle, elle apporte la lumière, elle permet aux jeunes de se réunir. Regardez-nous, on était 30 jeunes.Aux Jeux de la Francophonie à Kinshasa, c'est ça ?Exactement. Trente jeunes venus d'Afrique centrale. Il y avait onze Camerounais, un équato-guinéen. On s'est inséré là, les Gabonais et tout, on a formé un seul homme. On a travaillé, l'union fait la force. Je pense qu'actuellement, on doit positiver les choses, se dire : en tant que jeunes, qu'est-ce qu'on propose ? Parce que je pense que la francophonie encourage aussi des formations, permet aussi à des jeunes d'aller étudier ailleurs par des bourses. Pourquoi pas ? On voit que la francophonie arrive à financer même des femmes qui veulent aller de l'avant, qui ont des entreprises, à les booster aussi, c'est déjà bien en fait.
Quand on évoque « les routes des esclaves » en RDC, on pense principalement au réseau nord qui partait de Kinshasa vers l'Angola en passant par le Congo central et le port de Moanda. Pourtant, il y a un autre réseau, celui du sud est utilisé essentiellement fin XVIIIe et début XIXe siècle par les Arabes, dont Mohamed Ahmed, connu sous le nom de Tipo Tip. Ses captifs, qui provenaient de la région du Maniema et des environs de Kalemie au sud est de la RDC, étaient ensuite exposés pour la vente au village Kasenga, à plus de 30 km, avant d'être embarqués vers l'île de Zanzibar en Tanzanie. Aujourd'hui, le Musée national à Kalemie tente de faire resurgir cette partie de l'histoire congolaise oubliée. Les Routes des esclaves est un site perdu entre des collines à près de 500 mètres du rivage du lac Tanganyika au nord de Kalemie, en RDC. Pour l'atteindre, il faut passer par le village Kasenga construit sur du sable fin de la plage. Portace Sungura, âgé de 79 ans, a vécu dans cette bourgade toute sa vie et raconte : « Ici était le marché des esclaves. Ils venaient de partout, et puis ils étaient embarqués vers d'autres pays. C'était le commerce des blancs et nous Congolais, on était vendu comme de la marchandise. »Le lieu qui servait justement de marché des esclaves est à environ 400 mètres. Ici, 22 manguiers vieux de plus d'un siècle forment deux rangées. La bande de Tipo Tip utilisait ces arbres pour attacher les esclaves avant l'échange. Mais, cet espace chargé d'histoire ne porte aucune inscription, regrette Kaskile, notre guide : « Ces arbres ne sont plus au nombre complet. Il y a celui-là qui est à côté, des jeunes l'avaient abattu pour produire du charbon. Et ce cet autre manguier du milieu, on l'avait coupé et déterré, espérant y trouver de l'or, mais il n'y avait rien… Et tout ça, c'est parce qu'il n'y a pas de plaque qui identifie le lieu. »La rivière Rugo sépare le site du village. Robert Sulubika, un jeune d'une vingtaine d'années, assure la traversée en pirogue des quelques rares visiteurs. « Les marchands d'esclaves passaient par cette voie. À l'époque, il n'y avait pas d'eau. Ils les conduisaient vers cette plage du lac Tanganyika qui est juste à côté, ensuite, ils les embarquaient pour la Tanzanie », explique-t-il.La Tanzanie, où vivent aujourd'hui les descendants de Naebeka, le grand-père d'Hubert Mbangwanguma, âgé de 89 ans, que nous avons rencontré un peu plus loin du site. Naeba était fait esclave par le groupe de Tipo Tip alors que la traite était déjà abolie, se souvient même en chanson son petit-fils Hubert : « Mon grand-père a été capturé et il est parti. Mais, il avait réussi à s'en fuir, car à ce moment-là, les Belges faisaient pression sur les Arabes. Et mon grand-père s'est installé à Iragana (en Tanzanie) où il est enterré. »Le site La Route des esclaves, au nord de Kalemie, est à ce jour menacé par les inondations. Certains manguiers ont séché. Le Musée national, antenne de Kalemie quant à lui, mène une campagne de promotion de cet espace afin de mobiliser des ressources pour le protéger.À écouter aussiSociété arabo-musulmane et esclavage
Gaz Mawete, auteur, compositeur et danseur congolais est à Paris à l'occasion du concert qu'il a donné le 14 septembre 2024 à la Cigale. Son nouvel album éponyme composé de 10 chansons est sorti le 14 juin. Il est accompagné de ses invités, trois autres artistes congolais Chily, Ntaba 2 London et Mwinda Mannekin. Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons :Gaz Mawete - EvènementChily - Je le connaisNtaba 2 London - NdombopianoMwinda Mannekin - AnnabelleGaz Mawete - PosaRetrouvez notre playlist sur Deezer.
Gaz Mawete, auteur, compositeur et danseur congolais est à Paris à l'occasion du concert qu'il a donné le 14 septembre à la Cigale. Son nouvel album éponyme composé de 10 chansons est sorti le 14 juin.Il est accompagné de ses invités, trois autres artistes congolais Chily, Ntaba 2 London et Mwinda Mannekin. Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons :Gaz Mawete - EvènementChily - Je le connaisNtaba 2 London - NdombopianoMwinda Mannekin - AnnabelleGaz Mawete - PosaRetrouvez notre playlist sur Deezer.
Les Troubles Obsessionnels Compulsifs se traduisent par des obsessions (des pensées dérangeantes, répétitives et incontrôlables), entraînant une forte anxiété. Pour les atténuer, les personnes souffrant de TOC vont mettre en place des comportements répétitifs, des rituels qui les apaisent. Selon l'Inserm, ces TOC affecteraient 2% de la population française. Environ 65% des cas surviennent avant l'âge de 25 ans. Quelles sont les causes des TOC ? Quelle prise en charge existe ? Dr Aurélia Schneider, psychiatre spécialisée en Thérapies Comportementales et Cognitives (TCC), attachée à l'Hôpital de Bicêtre, au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne Eric Wynckel, président de l'AFTOC, l'Association française de personnes souffrant de troubles obsessionnels et compulsifs Pr Alain Maxime Mouanga, neurologue-psychiatre, chef du Service de Psychiatrie au CHU de Brazzaville au Congo. Enseignant à la Faculté des Sciences de la Santé à l'Université Marien Ngouabi. Directeur médical de la Fondation Congolaise pour la Recherche médicale (FCRM) et président de la Société Congolaise de Santé mentale (SOCOSAM). Deuxième vice-président de la Société Africaine de Santé Mentale (SASM). Reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale :► Wookiefoot – Happy to be here► João Selva – Menina me Encanta.(Rediffusion)
Les Troubles Obsessionnels Compulsifs se traduisent par des obsessions (des pensées dérangeantes, répétitives et incontrôlables), entraînant une forte anxiété. Pour les atténuer, les personnes souffrant de TOC vont mettre en place des comportements répétitifs, des rituels qui les apaisent. Selon l'Inserm, ces TOC affecteraient 2% de la population française. Environ 65% des cas surviennent avant l'âge de 25 ans. Quelles sont les causes des TOC ? Quelle prise en charge existe ? Dr Aurélia Schneider, psychiatre spécialisée en Thérapies Comportementales et Cognitives (TCC), attachée à l'Hôpital de Bicêtre, au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne Eric Wynckel, président de l'AFTOC, l'Association française de personnes souffrant de troubles obsessionnels et compulsifs Pr Alain Maxime Mouanga, neurologue-psychiatre, chef du Service de Psychiatrie au CHU de Brazzaville au Congo. Enseignant à la Faculté des Sciences de la Santé à l'Université Marien Ngouabi. Directeur médical de la Fondation Congolaise pour la Recherche médicale (FCRM) et président de la Société Congolaise de Santé mentale (SOCOSAM). Deuxième vice-président de la Société Africaine de Santé Mentale (SASM). Reportage de Raphaëlle Constant. Programmation musicale :► Wookiefoot – Happy to be here► João Selva – Menina me Encanta.(Rediffusion)
Le 19 juin est la journée mondiale de lutte contre la drépanocytose. Première maladie génétique dans le monde, la drépanocytose touche plus 120 millions de personnes, dont près de 66% vivent en Afrique, selon l'OMS. Cette maladie, qui affecte l'hémoglobine des globules rouges, provoque chez les personnes atteintes de l'anémie, des crises douloureuses et un risque d'infections. Bien que les traitements actuels aient permis d'augmenter l'espérance et la qualité de vie des patients drépanocytaires, l'absence de programmes de dépistage, notamment en Afrique, ne permet pas de fournir de données précises sur la maladie. Par ailleurs, si certaines pathologies bénéficient sur le continent africain de traitements gratuits (tuberculose – VIH sida), les traitements de la drépanocytose l'hydroxyurée restent inaccessibles à de nombreux patients, tout comme les antalgiques (morphine), pour faire face aux douleurs intenses associées aux crises vaso-occlusives, y compris chez les enfants.Alors, comment mieux sensibiliser sur la maladie ? Quelle prévention mener pour permettre un diagnostic plus précoce ? Quels sont les leviers d'actions pour un meilleur accès aux soins ? Enfin, quelles sont les avancées de la recherche ? Dr Françoise Norol, hématologue pédiatre, ancienne-directrice de l'Unité de Thérapie Cellulaire et Génique à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière AP-HP à Paris et coordinateur du programme d'hémoglobinopathie pour MSF. Pr Léon TSHILOLO, directeur de l'Institut de Recherche Biomédicale, associé au CEFA-Monkole, particulièrement dédié à la recherche sur la drépanocytose, ancien Médecin Directeur du Centre Hospitalier Monkole, Membre correspondant de l'Académie de Médecine de France et membre de l'Académie Congolaise des Sciences (ACCOS). Pr Marianne de Montalembert, pédiatre, spécialiste de la drépanocytose, coresponsable du Centre de Référence de prise en charge des maladies de l'hémoglobine et du Globule rouge à l'hôpital Necker-Enfants malades à Paris. Directrice du ROFSED (Réseau Ouest-Francilien de Soins aux Enfants Drépanocytaires). Responsable du groupe de prise en charge des maladies de l'hémoglobine au niveau de l'European Hematology Association. Programmation musicale :► Jidenna – Bambi ► Rau ze – L'habitude
Le 19 juin est la journée mondiale de lutte contre la drépanocytose. Première maladie génétique dans le monde, la drépanocytose touche plus 120 millions de personnes, dont près de 66% vivent en Afrique, selon l'OMS. Cette maladie, qui affecte l'hémoglobine des globules rouges, provoque chez les personnes atteintes de l'anémie, des crises douloureuses et un risque d'infections. Bien que les traitements actuels aient permis d'augmenter l'espérance et la qualité de vie des patients drépanocytaires, l'absence de programmes de dépistage, notamment en Afrique, ne permet pas de fournir de données précises sur la maladie. Par ailleurs, si certaines pathologies bénéficient sur le continent africain de traitements gratuits (tuberculose – VIH sida), les traitements de la drépanocytose l'hydroxyurée restent inaccessibles à de nombreux patients, tout comme les antalgiques (morphine), pour faire face aux douleurs intenses associées aux crises vaso-occlusives, y compris chez les enfants.Alors, comment mieux sensibiliser sur la maladie ? Quelle prévention mener pour permettre un diagnostic plus précoce ? Quels sont les leviers d'actions pour un meilleur accès aux soins ? Enfin, quelles sont les avancées de la recherche ? Dr Françoise Norol, hématologue pédiatre, ancienne-directrice de l'Unité de Thérapie Cellulaire et Génique à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière AP-HP à Paris et coordinateur du programme d'hémoglobinopathie pour MSF. Pr Léon TSHILOLO, directeur de l'Institut de Recherche Biomédicale, associé au CEFA-Monkole, particulièrement dédié à la recherche sur la drépanocytose, ancien Médecin Directeur du Centre Hospitalier Monkole, Membre correspondant de l'Académie de Médecine de France et membre de l'Académie Congolaise des Sciences (ACCOS). Pr Marianne de Montalembert, pédiatre, spécialiste de la drépanocytose, coresponsable du Centre de Référence de prise en charge des maladies de l'hémoglobine et du Globule rouge à l'hôpital Necker-Enfants malades à Paris. Directrice du ROFSED (Réseau Ouest-Francilien de Soins aux Enfants Drépanocytaires). Responsable du groupe de prise en charge des maladies de l'hémoglobine au niveau de l'European Hematology Association. Programmation musicale :► Jidenna – Bambi ► Rau ze – L'habitude
Carina Brito et Laura Mbakop, membres de la Famille de Couleurs Tropicales font découvrir une chanson et posent des questions aux invités du jour.Invités : Le chanteur et musicien congolais Héritier Wata, dont le troisième album Chemin de le Gloire est disponible depuis le 15 mars. Et Ronsia Kukiel, humoriste et comédien congolais, spécialiste du stand-up. Le 30 avril, il se produira, aux côtés d'autres humoristes (Mobikisi, Vue de loin, Aida, Mimie la fille de ouf….) sur la scène du théâtre du gymnase Marie Bell, à Paris. Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons :Héritier Wata -Chemin de la gloireSketch de Ronsia Kukiel "Les films d'horreur"Héritier Wata -Le baronLe choix de CarinaJennifer Dias et Djodje - Fica longi boSketch de Ronsia Kukiel "Inscription à l'Institut français"Héritier Wata - Makambu ya mondeLe choix de LauraFiokee - No wayRetrouvez notre playlist sur Deezer.
Nouveau portrait de Priorité Santé, 50 minutes pour retracer le parcours de la Pr Francine Ntoumi, chercheuse et parasitologue, spécialiste du paludisme. Après avoir étudié et travaillé en France, en Allemagne, au Gabon et en Tanzanie, cette scientifique a créé en 2008 à Brazzaville, la Fondation Congolaise pour la Recherche Médicale, qu'elle préside. Francine Ntoumi animée par le goût de la découverte et de la transmission, comme de la valorisation de la place des femmes dans la recherche dans son pays, le Congo. Pr Francine Ntoumi, parasitologue, présidente et fondatrice de la Fondation Congolaise pour la Recherche Médicale à Brazzaville.