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Isis Labeau Caberia a étudié l'histoire coloniale de la Caraïbe et celle de l'esclavage. Dans Chères ancêtres, elle nous livre son histoire familiale, celle d'une jeune Martiniquaise que ses études brillantes ont conduite partout dans le monde, sensible à la cause féminine. Elle se questionne sur l'héritage féminin tu et inconnu et dénonce l'invisibilisation des femmes esclaves. Isis Labeau-Caberia, écrivaine, était l'invitée de Nathalie Amar sur RFI. Son roman Chères ancêtres est paru aux éditions Grasset. ► Reportage : Marjorie Bertin s'est rendue au musée de Cluny pour visiter l'exposition « Licornes! » qui dresse un portrait de cet animal légendaire à travers le temps et l'histoire de l'art. ► Playlist du jour : - She Says - 6H30 - Ireke feat Agnès Hélène - Tout est bizarre - Souad Massi - Zagate.
Isis Labeau Caberia a étudié l'histoire coloniale de la Caraïbe et celle de l'esclavage. Dans Chères ancêtres, elle nous livre son histoire familiale, celle d'une jeune Martiniquaise que ses études brillantes ont conduite partout dans le monde, sensible à la cause féminine. Elle se questionne sur l'héritage féminin tu et inconnu et dénonce l'invisibilisation des femmes esclaves. Isis Labeau-Caberia, écrivaine, était l'invitée de Nathalie Amar sur RFI. Son roman Chères ancêtres est paru aux éditions Grasset. ► Reportage : Marjorie Bertin s'est rendue au musée de Cluny pour visiter l'exposition « Licornes! » qui dresse un portrait de cet animal légendaire à travers le temps et l'histoire de l'art. ► Playlist du jour : - She Says - 6H30 - Ireke feat Agnès Hélène - Tout est bizarre - Souad Massi - Zagate.
Nous sommes le 28 novembre 1729, à 300 km environ au nord-ouest de la Nouvelle-Orléans. Il est 9 heures du matin, lorsque des Natchez, des Amérindiens, rendent visite aux colons installés dans un fort, deux plantations de tabac et des habitations éparses à proximité de leurs villages surplombant le fleuve Mississippi. Depuis plusieurs années, la vie de voisinage est réglée par des gestes de convivialité qui sont reproduis ce matin-là. Sauf, que soudainement les Indiens attaquent les Français. Une heure plus tard, deux cents colons gisent à terre, scalpés ou la tête tranchée. D'autres sont capturés puis torturés. Une partie des femmes et des enfants, ainsi que tous les esclaves africains de l'établissement, sont épargnés. Cet assaut marque un tournant dans l'histoire de la Louisiane qui perd, ainsi, 10 à 15% de sa population européenne. Aux cours des deux années suivantes, les Natchez subiront de terribles représailles de la part des Français et de leurs alliés amérindiens. Dans une lettre, datée de janvier 1798, qu'il adresse au libraire parisien Buisson, François-René de Chateaubriand, écrivain et homme politique, évoque le récit qu'il a consacré à cette histoire. Il écrit : « La catastrophe épouvantable qui termine l'ouvrage est partie historique, partie imaginée. Tout ceci est dans le goût des temps, où l'on ne veut que des scènes qui remuent et ébranlent fortement les âmes ». Quel sens donner à cet événement. Qu'est-ce qui constitue une nation ? Quels ont été les partages, car il y en a eu, entre autochtones et colons ? Comment interroger la violence colonial. Quelle est la place des Natchez dans la mémoire collective ? Invité : Gilles Havard, directeur de recherche au CNRS-France. « Les Natchez – Une histoire coloniale de la violence » aux éd. Tallandier/Flammarion sujets traités : révolte, Natchez, Amérindiens, colons, Louisiane, Mississippi, esclaves, François-René de Chateaubriand, Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dario MantovaniDroit, culture et société de la Rome antiqueCollège de FranceAnnée 2025-2026Le corps du droit, « Corpus Iuris ». Imaginer le droit par les métaphores corporelles dans la littérature juridique romaine (2)10 - Naître, croître, diminuer, mourir : la vie métaphorique du pécule des esclaves romains, suspendue entre droit et natureRésuméEn droit romain, l'esclave – et, dans une large mesure, le fils de famille également – n'existe pas juridiquement vis-à-vis des tiers : la puissance du père de famille qui s'exerce sur lui tend à l'invisibiliser. Voilà pour le droit.Mais la nature fait de lui un être capable d'agir, d'échanger, de contracter des engagements dont on attend qu'ils soient respectés. Le peculium, petit patrimoine susceptible de lui être affecté par son maître, constitue le dispositif qui met en relation ces deux réalités incompatibles. Juridiquement propriété du maître (ou du père de famille), il est néanmoins laissé à la disposition de l'esclave (ou du fils) afin de lui permettre l'exercice d'une activité économique relativement autonome.Petit patrimoine attribué à ceux qui, en droit, n'existent pas par eux-mêmes, le peculium ouvre ainsi un espace intermédiaire entre dépendance et autonomie. Et c'est précisément au moment où ils cherchent à en définir le statut que les juristes romains recourent à la métaphore : le peculium naît, croît, diminue, meurt. Comme un homme.C'est précisément parce qu'il s'agit de définir une entité ambiguë que la métaphore permet de construire un pont entre des univers conceptuels apparemment inconciliables. Cette séance, qui conclut le cours ainsi que deux années de réflexion consacrées aux métaphores du langage juridique dans la Rome antique, prendra appui sur l'image des âges de l'homme pour interroger le rôle de la métaphore dans la pensée des juristes romains – et peut-être dans toute discipline.
durée : 00:53:49 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - * - réalisation : Claire Destacamp, Anne-Cécile Perrin, Frédéric Martin Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
✅ Soutiens LIMIT pour qu'on reste un média indépendant !https://fr.tipeee.com/limit/https://paypal.me/limitmediaDans cette deuxième discussion percutante, Seumboy va plus loin dans la déconstruction de nos récits fondateurs. De l'universalisme républicain à la colonialité du pouvoir, il démonte les mythes qui structurent encore aujourd'hui nos sociétés : la fin supposée du racisme, l'indépendance des anciennes colonies, ou l'égalité entre les peuples.Il explique pourquoi le racisme est un outil économique, pourquoi la couleur de peau reste un facteur de hiérarchie globale, et comment l'écologie est inséparable d'un projet de justice décoloniale. Une vidéo qui dérange… parce qu'elle libère.
durée : 00:58:16 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Prise en compte des biographies et des trajectoires individuelles, nouveau vocabulaire, attention aux circulations et au transnational… Quelles sont les nouvelles recherches sur les sociétés esclavagistes et post-esclavagistes des Antilles françaises ? Quelles évolutions historiographiques ? - réalisation : Thomas Beau, Anne-Toscane Viudes, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Gérard Noiriel, Maïwenn Guiziou, Mathieu Coppalle - invités : Mathilde Ackermann Doctorante en histoire à l'EHESS et à l'université de Bielefeld en Allemagne, Myriam Cottias Historienne du fait colonial, directrice de recherche au CNRS, directrice du Centre International de Recherches sur les esclavages et post-esclavages (CIRESC), Morgane Honoré Doctorante en histoire contemporaine à l'EHESS, Adélaïde Marine-Gougeon Agrégée d'histoire et doctorante en histoire contemporaine à Sorbonne Université Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:10:45 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Dans les colonies françaises des Caraïbes, on estime qu'il y a eu plusieurs centaines de révoltes armées d'esclaves. La traite atlantique et l'esclavage finiront par être abolis au XIXe siècle. Cette abolition, les esclaves la doivent-ils aux abolitionnistes ou d'abord à eux-mêmes ? - réalisation : Claire Destacamp, Anne-Cécile Perrin, Frédéric Martin - invités : Cécile Vidal Historienne, directrice d'études de l'EHESS Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:11:34 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - L'immense majorité des esclaves déportés en Amérique travaillent dans les grandes plantations, d'abord aux Caraïbes et aux Antilles, puis au Brésil et aux Etats-Unis. Quelles étaient leurs conditions et leur espérance de vie ? Comment étaient-ils traités et que disait le "Code noir" ? - réalisation : Claire Destacamp, Anne-Cécile Perrin, Frédéric Martin - invités : Cécile Vidal Historienne, directrice d'études de l'EHESS Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:11:40 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Beaucoup d'esclaves trouvent la mort durant la traversée. Mais dans quelles conditions précises ces hommes et ces femmes ont-ils été déportés d'Afrique ? - réalisation : Claire Destacamp, Anne-Cécile Perrin, Frédéric Martin - invités : Cécile Vidal Historienne, directrice d'études de l'EHESS Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:10:45 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - La première étape en Afrique de la mise en esclavage est le moment traumatique de l'enlèvement. De quels pays viennent les esclaves ? Comment les hommes sont-ils choisis ? Existe-t-il des traces aujourd'hui en Afrique de ces razzias ? - réalisation : Claire Destacamp, Anne-Cécile Perrin, Frédéric Martin - invités : Cécile Vidal Historienne, directrice d'études de l'EHESS Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:10:41 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Dans une précédente série, nous avons rappelé l'histoire de l'esclavage, depuis l'Antiquité babylonienne jusqu'au Moyen Âge, en passant par la Grèce, Rome et le monde arabe. Aujourd'hui nous allons parler d'une autre page de cette longue histoire : l'esclavage dit atlantique . - réalisation : Claire Destacamp, Anne-Cécile Perrin, Frédéric Martin - invités : Cécile Vidal Historienne, directrice d'études de l'EHESS Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:59:15 - Allons-y voir ! - par : Patrick Boucheron - Méconnue mais pourtant bien visible à travers les œuvres, l'histoire de l'esclavage en Méditerranée est faite de violences réciproques, de représailles, mais aussi de circulation cosmopolite des savoirs. Tout sauf marginale, cette histoire est au cœur de la représentation politique du Grand Siècle. - réalisation : Laurence Millet - invités : Gillian Weiss Historienne américaine; M'hamed Oualdi Historien du Maghreb; Guillaume Calafat Maître de conférences en histoire à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, membre junior de l'Institut Universitaire de France, membre de l'Institut d'Histoire Moderne et Contemporaine
Aujourd'hui, Laura Warton Martinez, sophrologue, Charles Consigny, avocat, et Joëlle Dago-Serry, coach de vie, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.
durée : 00:26:00 - Questions du soir : le débat - par : Quentin Lafay - L'année 2026 commémore le 170e anniversaire de l'abolition de l'esclavage des Rroms en Moldavie et Valachie (deux principautés de la Roumanie actuelle). Une histoire trop oubliée d'un esclavagisme qui a duré cinq siècles. - réalisation : Bruno Baradat, Bertille Bourdon, Roxane Poulain, Antoine Ayral, Rodi Eken, Léa Racine - invités : Petre Petcut historien chargé de cours à l'Inalco et à l'université de Bucarest, est le commissaire de l'exposition L'esclavage des Rroms dans les principautés roumaines – cinq siècles d'histoire européenne occultés, qui s'est tenue du 19 au 27 février 2026 dans la galerie de l'auditorium de l'Inalco Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:03:19 - Le Fil histoire - Au milieu du 19e siècle, dans la première université occidentale du continent africain, une génération d'hommes, tous anciens esclaves, décident de se faire les premiers savants de leur langue et de leurs cultures. Ils incarnent alors la modernité. - réalisation : Cassandre Puel - invités : Camille Lefebvre historienne, directrice de recherche au CNRS, directrice d'études à l'EHESS, PI de l'ERC Langarchiv et membre de l'Institut des mondes africains.
Comment fonctionne l'entraînement des outils IA ? Les outils d'IA ne fonctionnent pas tout seuls. Contrairement aux discours répandus par les maisons mères qui ont créé les LLM, ces Large Language Model que sont ChatGPT, Claude, Gemini, et leurs émules, ces systèmes parlants ont besoin d'humains pour les entraîner, les régler, et tout simplement leur permettre de fonctionner. Dans ce premier épisode de la sixième saison de Penser les Luttes, nous explorons cette face cachée du travail de milliers de travailleur·euses, largement invisibilisé·es.En Égypte, au Vénézuela, au Kenya... on les appelle les "data workers". Toutes ces petites mains relisent, valident, détourent des photos, modèrent... et parfois, formulent directement les réponses. Comme pour ces système de surveillance 'intelligents" pour des vols à l'étalage, censés signaler automatiquement les vols, et dont les signalements sont fait par des vrais humains qui regardent les images en direct. Dans cet épisode, deux chercheur·euses ouvrent leur travail de recherche sur cette réalité des travailleurs et travailleuses de l'IA, et les mécanismes de leur invisibilisation.Dans cet épisode :Juan Sebastian Carbonell : sociologue, post-doctorat à l'université de Liège, auteur d'Un taylorisme augmenté. Critique de l'intelligence artificielle, paru l'an dernier.Myriam Raymond, enseignante chercheuse à l'université d'Angers au laboratoire Granem, membre du DIPLab (digital plateforme labour, collectif de chercheur) qui vient de publier une enquête sur les travailleurs de l'IA en Egypte. Penser les Luttes est un podcast original produit par Radio Parleur et Le MédiaTV. Production et animation : Violette Voldoire. Montage : Raphaëlle Douchet.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« Un moment diplomatique majeur. (…) Pour l'Afrique, ce 25 mars 2026 est le point de départ d'une nouvelle exigence de vérité », s'exclame Afrik.com. « À l'initiative du Ghana et de plusieurs États africains, l'Assemblée générale des Nations unies a (donc) adopté hier une résolution proclamant la traite des esclaves africains comme le crime le plus grave contre l'humanité, relève le site panafricain. Ce vote vise à transformer la mémoire de l'esclavage en levier politique et juridique. Bien que non contraignante, cette reconnaissance ouvre la voie à de nouvelles revendications sur les réparations, la restitution des biens culturels et la lutte contre les discriminations héritées de cette histoire. (…) Le texte a été adopté à une large majorité de 123 voix pour, précise encore Afrik.com. Cependant, on observe une fracture persistante entre le Sud global et certaines puissances occidentales. Trois pays se sont opposés frontalement à la résolution : les États-Unis, Israël et l'Argentine. Parallèlement, 52 nations, dont les membres de l'Union européenne et le Royaume-Uni, ont choisi la voie de l'abstention ». Pour l'Occident : pas de réparation… En effet, précise Le Monde Afrique, « ces dernières années, les États membres de l'UE se sont globalement montrés réticents à la perspective des réparations. Seul le président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, avait reconnu, en 2024, "l'entière responsabilité" de son pays dans les crimes coloniaux et affirmé qu'il devait "en payer le prix". Ces déclarations avaient immédiatement provoqué un tollé dans l'opposition portugaise, et le dossier n'a depuis plus été abordé dans le pays. En France, pointe le journal, la loi Taubira, adoptée en 2001, reconnaît la traite et l'esclavage comme un "crime contre l'humanité". Comme le Royaume-Uni et les Pays-Bas, Paris s'est excusée pour son implication passée dans la traite transatlantique, tout en rejetant la perspective de compensations financières. Quant à la Belgique, elle n'a jamais présenté d'excuses officielles pour l'esclavage ni pour les crimes commis pendant la colonisation ». Les États-Unis ont donc dit non à cette résolution. Il faut dire, précise encore Le Monde Afrique, « qu'au niveau fédéral, une proposition de loi visant à créer une commission chargée d'étudier les modalités possibles des réparations pour les Afro-Américains est bloquée au Congrès depuis 37 ans. L'ancien président Joe Biden avait esquissé un premier pas en 2021, déclarant qu'il soutenait une étude visant à déterminer si les descendants des personnes réduites en esclavage aux États-Unis devaient recevoir des réparations. Mais cette perspective est désormais très éloignée de la ligne dure assumée par le gouvernement de Donald Trump ». Le Pays au Burkina Faso s'interroge : « maintenant que l'ONU a franchi le pas, quelle sera la suite pour le continent africain en termes de réparations ? Les jours ou les mois à venir nous le diront. En attendant, on peut dire que c'est un ouf de soulagement pour les Africains qui sont nombreux à porter les stigmates de la traite transatlantique ». Guinée : le décès en prison de Toumba Diakité À la Une également, la mort en prison à Conakry de Toumba Diakité… L'ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara purgeait une peine de dix ans de prison pour son rôle dans le massacre du 28 septembre 2009. Il devait être libéré l'année prochaine. Les médias guinéens, à l'instar de Ledjely, se contentent de publier le communiqué officiel qui précise que Toumba est décédé suite à des douleurs abdominales. La presse ouest-africaine est dubitative… Notamment WakatSéra à Ouagadougou : « qui avait peur que Toumba Diakité se retrouve en liberté ? En savait-il trop sur cette armée guinéenne dont les irruptions fréquentes sur la scène politique n'en font plus une "Grande Muette" ? » Des interrogations légitimes, renchérit Aujourd'hui, d'autant qu'un autre protagoniste dans l'affaire du 28-Septembre est lui aussi mort en prison en janvier dernier : le colonel Claude Pivi dit Coplan. « Deux morts en l'espace de deux mois, ça commence à sentir la boule puante et mortelle, s'exclame le quotidien ouagalais, et la vérité pourrait être au-delà des versions officielles ! »
« Un moment diplomatique majeur. (…) Pour l'Afrique, ce 25 mars 2026 est le point de départ d'une nouvelle exigence de vérité », s'exclame Afrik.com. « À l'initiative du Ghana et de plusieurs États africains, l'Assemblée générale des Nations unies a (donc) adopté hier une résolution proclamant la traite des esclaves africains comme le crime le plus grave contre l'humanité, relève le site panafricain. Ce vote vise à transformer la mémoire de l'esclavage en levier politique et juridique. Bien que non contraignante, cette reconnaissance ouvre la voie à de nouvelles revendications sur les réparations, la restitution des biens culturels et la lutte contre les discriminations héritées de cette histoire. (…) Le texte a été adopté à une large majorité de 123 voix pour, précise encore Afrik.com. Cependant, on observe une fracture persistante entre le Sud global et certaines puissances occidentales. Trois pays se sont opposés frontalement à la résolution : les États-Unis, Israël et l'Argentine. Parallèlement, 52 nations, dont les membres de l'Union européenne et le Royaume-Uni, ont choisi la voie de l'abstention ». Pour l'Occident : pas de réparation… En effet, précise Le Monde Afrique, « ces dernières années, les États membres de l'UE se sont globalement montrés réticents à la perspective des réparations. Seul le président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, avait reconnu, en 2024, "l'entière responsabilité" de son pays dans les crimes coloniaux et affirmé qu'il devait "en payer le prix". Ces déclarations avaient immédiatement provoqué un tollé dans l'opposition portugaise, et le dossier n'a depuis plus été abordé dans le pays. En France, pointe le journal, la loi Taubira, adoptée en 2001, reconnaît la traite et l'esclavage comme un "crime contre l'humanité". Comme le Royaume-Uni et les Pays-Bas, Paris s'est excusée pour son implication passée dans la traite transatlantique, tout en rejetant la perspective de compensations financières. Quant à la Belgique, elle n'a jamais présenté d'excuses officielles pour l'esclavage ni pour les crimes commis pendant la colonisation ». Les États-Unis ont donc dit non à cette résolution. Il faut dire, précise encore Le Monde Afrique, « qu'au niveau fédéral, une proposition de loi visant à créer une commission chargée d'étudier les modalités possibles des réparations pour les Afro-Américains est bloquée au Congrès depuis 37 ans. L'ancien président Joe Biden avait esquissé un premier pas en 2021, déclarant qu'il soutenait une étude visant à déterminer si les descendants des personnes réduites en esclavage aux États-Unis devaient recevoir des réparations. Mais cette perspective est désormais très éloignée de la ligne dure assumée par le gouvernement de Donald Trump ». Le Pays au Burkina Faso s'interroge : « maintenant que l'ONU a franchi le pas, quelle sera la suite pour le continent africain en termes de réparations ? Les jours ou les mois à venir nous le diront. En attendant, on peut dire que c'est un ouf de soulagement pour les Africains qui sont nombreux à porter les stigmates de la traite transatlantique ». Guinée : le décès en prison de Toumba Diakité À la Une également, la mort en prison à Conakry de Toumba Diakité… L'ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara purgeait une peine de dix ans de prison pour son rôle dans le massacre du 28 septembre 2009. Il devait être libéré l'année prochaine. Les médias guinéens, à l'instar de Ledjely, se contentent de publier le communiqué officiel qui précise que Toumba est décédé suite à des douleurs abdominales. La presse ouest-africaine est dubitative… Notamment WakatSéra à Ouagadougou : « qui avait peur que Toumba Diakité se retrouve en liberté ? En savait-il trop sur cette armée guinéenne dont les irruptions fréquentes sur la scène politique n'en font plus une "Grande Muette" ? » Des interrogations légitimes, renchérit Aujourd'hui, d'autant qu'un autre protagoniste dans l'affaire du 28-Septembre est lui aussi mort en prison en janvier dernier : le colonel Claude Pivi dit Coplan. « Deux morts en l'espace de deux mois, ça commence à sentir la boule puante et mortelle, s'exclame le quotidien ouagalais, et la vérité pourrait être au-delà des versions officielles ! »
Parler de swag avec un sociologue, Bourdieu n'y aurait jamais pensé : on a pris 2h avec Nicolas Framont pour repenser nos industries textiles pour respecter plus les humains et avoir de meilleurs produits qui détruisent moins la planète. En live Lundi Mardi & Mercredi à 18H sur Twitch : https://twitch.tv/CaminoTVRejoins le Discord Camino : https://discord.gg/ku8rCKkA Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:13:12 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Dans la démocratie athénienne, la citoyenneté ne concerne que 10% de la population. En sont exclus les femmes, les étrangers et les esclaves. - invités : Vincent Azoulay - Vincent Azoulay : Directeur d'études à l'EHESS, directeur de la rédaction de la Revue Les annales, historien et anthropologue de la Grèce ancienne. - réalisé par : Claire DESTACAMP Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Harriet Tubman raconte une évasion massive d'esclaves pendant la guerre de Sécession. Avec humour et vivacité, elle décrit la fuite rocambolesque de ces hommes, femmes et enfants vers la liberté.Plongez dans l'histoire des grands personnages et des évènements marquants qui ont façonné notre monde ! Avec enthousiasme et talent, Franck Ferrand vous révèle les coulisses de l'histoire avec un grand H, entre mystères, secrets et épisodes méconnus : un cadeau pour les amoureux du passé, de la préhistoire à l'histoire contemporaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Enseignant et homme politique ivoirien, Maurice Bandaman a fait paraitre en septembre 2025 aux éditions Présence africaine le roman Sœurs esclaves. Il répond aux questions de Claudy Siar, Laura Mbakop et Yasmine Bakayoko. Dans son roman, Maurice Bandaman évoque le travail de mémoire autour de la Route des Esclaves, les recherches ADN, les traditions culturelles africaines, les débats identitaires et les tensions dans les couples mixtes. Depuis 2020, il est l'Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Côte d'Ivoire auprès de la République Française et la Principauté de Monaco. Playlist du 24 février : Le choix musical de Maurice Bandaman John Williams - Dry your tears, Afrika Jacob Desvarieux & Georges Decimus - A Gorée Abdou Kamaté présente, par téléphone, le MASA (Marché des Arts du Spectacle Africain d'Abidjan) dont il est le directeur. La 14ème édition du MASA aura lieu du 11 au 18 avril sur le thème Arts du spectacle en Afrique, outil d'intégration économique et sociale. Cette année, les pays invités sont le Maroc et le Brésil. Awadi - Quand on refuse, on dit non Le choix musical de Maurice Bandaman John Coltrane - Love supreme Lucky Dube - Slave L'artiste tchadien Mawndoé présente, par téléphone, la 3ème édition du Festival au coeur de l'art qui aura lieu dans la capitale tchadienne du 4 au 10 mai avec le Burkina Faso comme pays mis à l'honneur. Depuis 2020, l'association Au Nom de l'Art a bâti un espace culturel vivant où l'art devient levier de développement économique et social. Mawndoe - Au nom de l'art Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
Enseignant et homme politique ivoirien, Maurice Bandaman a fait paraitre en septembre 2025 aux éditions Présence africaine le roman Sœurs esclaves. Il répond aux questions de Claudy Siar, Laura Mbakop et Yasmine Bakayoko. Dans son roman, Maurice Bandaman évoque le travail de mémoire autour de la Route des Esclaves, les recherches ADN, les traditions culturelles africaines, les débats identitaires et les tensions dans les couples mixtes. Depuis 2020, il est l'Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Côte d'Ivoire auprès de la République Française et la Principauté de Monaco. Playlist du 24 février : Le choix musical de Maurice Bandaman John Williams - Dry your tears, Afrika Jacob Desvarieux & Georges Decimus - A Gorée Abdou Kamaté présente, par téléphone, le MASA (Marché des Arts du Spectacle Africain d'Abidjan) dont il est le directeur. La 14ème édition du MASA aura lieu du 11 au 18 avril sur le thème Arts du spectacle en Afrique, outil d'intégration économique et sociale. Cette année, les pays invités sont le Maroc et le Brésil. Awadi - Quand on refuse, on dit non Le choix musical de Maurice Bandaman John Coltrane - Love supreme Lucky Dube - Slave L'artiste tchadien Mawndoé présente, par téléphone, la 3ème édition du Festival au coeur de l'art qui aura lieu dans la capitale tchadienne du 4 au 10 mai avec le Burkina Faso comme pays mis à l'honneur. Depuis 2020, l'association Au Nom de l'Art a bâti un espace culturel vivant où l'art devient levier de développement économique et social. Mawndoe - Au nom de l'art Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons. Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.
Chewbacca en mange une maudite! Un livreur qui aime son travail. Une bijouterie ciblée par des voleurs. As-tu vu ça? avec Alexandre Dubé. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Le régime des mollahs tente de faire peser une chape de plomb sur la population, après les massacres des 8 et 9 janvier. L'Express a toutefois demandé à un journaliste iranien (que protège l'anonymat) d'enquêter sur place. Mais les témoignages sont difficiles à recueillir car, nous dit-il, « des miliciens vêtus de noir et masqués, sillonnent les rues iraniennes, à moto ou en pick-up, à la manière des terroristes de Daech et du Hamas (…) ils confisquent les téléphones des passants et les fouillent, à la recherche de participations aux manifestations des 8 et 9 janvier derniers ». « Ces actes », estime l'Express, « témoignent des efforts du gouvernement iranien pour détruire les preuves et dissimuler les conséquences d'un massacre dont on peine encore à mesurer l'ampleur… ». Détail glaçant : le régime a d'abord réclamé aux familles des victimes de payer des sommes parfois exorbitantes pour récupérer les corps de leurs proches. Avant de faire marche arrière, et « de donner l'ordre d'enterrer toutes les victimes ». Réalisant que les images montrant des dizaines de corps entassés dans une morgue, étaient contre-productives. « Le gouvernement, explique l'Express, veut étouffer l'affaire au plus vite... ». « Extrême brutalité » Aux États-Unis, la ville de Minneapolis est traumatisée par Donald Trump. « Après la mort de Renee Good et d'Alex Pretti, citoyens américains abattus par des agents anti-immigration, les États-Unis sont saisis d'effroi, nous dit le Nouvel Obs qui s'interroge : « Jusqu'où cela peut-il dégénérer ? » L'hebdomadaire a interrogé l'historienne Sylvie Laurent, qui pose un préalable : « Avant la répression des simples citoyens qui s'interposent, il faut souligner l'extrême brutalité vis-à-vis des immigrés et la volonté d'en faire un spectacle de la domination. Ce racisme d'État joue le rôle de ciment toxique fondamental pour maintenir la base et l'union des extrêmes droites ». « Jusqu'à présent, remarque l'historienne, jamais un Américain blanc de la classe moyenne n'aurait imaginé être soumis à l'arbitraire (…) La mort de Renee Good a changé cela, la figure de la mère de famille blanche de banlieue occupe une place centrale dans l'imaginaire américain (…) elle aurait pu être la sœur ou la nièce de n'importe lequel des 97% d'américains qui ont vu la vidéo de son exécution. Ce qu'ils comprennent, avec cette mise à mort, c'est que toute personne supposée de gauche peut être considérée comme coupable de "terrorisme domestique" et châtiée sommairement ». Conclusion de Sylvie Laurent : « Ce n'est pas "juste" une dérive autoritaire, c'est la tentative de mettre en place un régime néofasciste à l'américaine ». « Nous nous sommes sacrifiés » Le Point fait sa Une sur « la trahison de l'Occident ». vis-à-vis des Kurdes. « Ils étaient notre rempart contre Daech. Et maintenant ? » interroge le Point qui s'est rendu en Syrie, pour rencontrer ces Kurdes, « sous la menace des forces de Damas, ils doivent renoncer à leur ambition. La fin d'une utopie multiethnique, féministe et laïque », ajoute l'hebdomadaire. Le Point a rencontré une mère de famille qui a perdu son fils, Bassam, « tué en 2017, à l'âge de vingt ans ». Elle se désole : « Des membres de Daech sont venus de tous les pays occidentaux, et nous les avons combattus. Nous nous sommes sacrifiés. Et maintenant, vos pays tiennent la main de nos adversaires pour massacrer nos enfants ». « Nos adversaires », autrement dit le nouveau régime syrien de l'ex-jihadiste Ahmed al-Charaa, que l'on voit en photo à la Maison Blanche, où il a été reçu en novembre dernier par Donald Trump. Tout un symbole. Esclaves de nos portables « L'enfer du scrolling », c'est le titre choisi par le Nouvel Obs, pour nous mettre en garde contre cette habitude qui consiste à faire défiler compulsivement sur nos smartphones, des articles, des images ou des vidéos. « Le front baissé, l'esprit absorbé, le corps entièrement mobilisé par le mouvement du pouce qui propulse l'écran vers le haut. Cela peut durer cinq minutes ou une heure… » constate l'hebdomadaire. Le Nouvel Obs a interrogé, une jeune femme de trente ans, accro aux réseaux sociaux, qui a une époque, passait 8 heures sur son smartphone. Avant de rapporter « ces huit heures à son espérance de vie théorique ». « J'ai compris, raconte-t-elle, qu'à ce rythme, je risquais de perdre quinze à vingt années de vie ». Le Nouvel Obs s'inquiète : « On ne voit pas bien quelle autre innovation, depuis l'horlogerie, a eu un effet aussi massif sur notre rapport au temps. Mais contrairement à une montre au poignet, le scrolling ne scande pas le temps, il l'absorbe. Nous commençons à nous en rendre compte, et c'est en passe de devenir un problème civilisationnel ». L'hebdomadaire nous donne quelques petites astuces, comme « prévoir des moments sans écran », « sortir sans son portable ». Mais on se doute bien qu'il en faudra beaucoup plus pour vaincre le scrolling...
Marc Tanguay réclame des excuses à PSPP pour avoir comparé les Québécois à une population «d’esclaves et de dominés », selon ses dires. Entrevue avec Marc Tanguay, chef intérimaire du PLQ. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Église réformée baptiste de la Capitale Pasteur Jacques Pelletier
durée : 00:13:12 - Le Fil de l'histoire - par : Stéphanie Duncan - Dans la démocratie athénienne, la citoyenneté ne concerne que 10% de la population. En sont exclus les femmes, les étrangers et les esclaves. - invités : Vincent Azoulay - Vincent Azoulay : Directeur d'études à l'EHESS, directeur de la rédaction de la Revue Les annales, historien et anthropologue de la Grèce ancienne. - réalisé par : Claire DESTACAMP Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Quelles raisons se cachent derrière l'esclavage des Hébreux en terres du Nil ? Que faisaient-ils entre les pyramides ? Qu'allaient-ils faire en cette galère égyptienne ? Pourquoi un Pharaon (et pas l'autre) voit-il les Hébreux comme une menace ? Comment l'oubli peut-il conduire à l'esclavage ? Et que nous dit tout cela sur la mémoire, la gratitude et la liberté ?Dans cet épisode, avec Francis Cabrel, Céline Dion, Bob Marley, Georges Moustakis et Burning Spear, on remonte aux origines de l'Exode… et même un peu avant : direction la fin de la Genèse, un crochet par les pyramides, une bonne poignée de reggae, de vieilles prophéties et un Pharaon qui, disons-le, n'a pas vraiment brillé par sa mémoire #looserBonne écoute — et n'oubliez pas : ⭐⭐⭐⭐⭐ + un petit commentaire pour soutenir PRIXM, média associatif qui ne vit que de vos dons ! Merci !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Cette réalité surprend aujourd'hui, car on imagine le médecin comme une figure respectée, savante, au service du bien commun. Mais à Rome, la médecine n'avait pas ce prestige. C'était un métier utile, certes, mais considéré comme manuel, presque servile. Les citoyens romains libres, surtout les plus aisés, voyaient mal l'idée d'un homme libre penché sur un malade ou manipulant le corps d'autrui. Ce rôle était donc souvent confié à des esclaves instruits, souvent d'origine grecque.Les Grecs étaient alors réputés pour leurs connaissances dans les sciences et la philosophie, et beaucoup avaient été réduits en esclavage après les conquêtes romaines. Parmi eux, certains maîtrisaient les textes d'Hippocrate, de Galien ou d'Aristote. Rome, pragmatique, récupéra ce savoir à sa manière. Un riche patricien pouvait ainsi posséder un esclave formé à la médecine, chargé de soigner la maisonnée, les enfants, les domestiques et parfois même les voisins. Cet esclave, s'il s'avérait compétent, gagnait en considération et pouvait être affranchi, devenant un « médecin affranchi ». Mais son origine servile restait souvent un stigmate social.Dans les grandes familles, on formait même des esclaves spécialement pour ce rôle. On les instruisait dans des écoles de médecine grecques, ou on les plaçait en apprentissage auprès d'un médecin expérimenté. Ces hommes (et parfois ces femmes) devenaient les « medici » du domaine, au même titre qu'un cuisinier ou qu'un scribe. Ils soignaient les blessures, préparaient des onguents, réalisaient des saignées et suivaient les accouchements. Leur valeur économique était telle qu'un médecin esclave pouvait coûter très cher sur le marché.Il faut aussi se rappeler que la médecine romaine était très pragmatique : plus proche de la pratique que de la théorie. Le prestige allait plutôt aux philosophes, aux juristes, aux orateurs. Le médecin, lui, touchait les corps — et cela le plaçait dans une catégorie inférieure. Il n'exerçait son art que par tolérance sociale, pas par reconnaissance.Pourtant, certains d'entre eux réussirent à s'élever. Le plus célèbre, Galien, né libre mais influencé par cette tradition gréco-romaine, fit carrière auprès des empereurs. D'autres, affranchis ou anciens esclaves, devinrent riches et respectés, preuve que la compétence pouvait parfois transcender le statut.Ainsi, dans la Rome antique, le savoir médical circulait grâce à des esclaves savants. Ce paradoxe dit beaucoup de cette société : c'est au cœur même de la servitude que Rome a puisé une partie de son savoir scientifique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Cette réalité surprend aujourd'hui, car on imagine le médecin comme une figure respectée, savante, au service du bien commun. Mais à Rome, la médecine n'avait pas ce prestige. C'était un métier utile, certes, mais considéré comme manuel, presque servile. Les citoyens romains libres, surtout les plus aisés, voyaient mal l'idée d'un homme libre penché sur un malade ou manipulant le corps d'autrui. Ce rôle était donc souvent confié à des esclaves instruits, souvent d'origine grecque.Les Grecs étaient alors réputés pour leurs connaissances dans les sciences et la philosophie, et beaucoup avaient été réduits en esclavage après les conquêtes romaines. Parmi eux, certains maîtrisaient les textes d'Hippocrate, de Galien ou d'Aristote. Rome, pragmatique, récupéra ce savoir à sa manière. Un riche patricien pouvait ainsi posséder un esclave formé à la médecine, chargé de soigner la maisonnée, les enfants, les domestiques et parfois même les voisins. Cet esclave, s'il s'avérait compétent, gagnait en considération et pouvait être affranchi, devenant un « médecin affranchi ». Mais son origine servile restait souvent un stigmate social.Dans les grandes familles, on formait même des esclaves spécialement pour ce rôle. On les instruisait dans des écoles de médecine grecques, ou on les plaçait en apprentissage auprès d'un médecin expérimenté. Ces hommes (et parfois ces femmes) devenaient les « medici » du domaine, au même titre qu'un cuisinier ou qu'un scribe. Ils soignaient les blessures, préparaient des onguents, réalisaient des saignées et suivaient les accouchements. Leur valeur économique était telle qu'un médecin esclave pouvait coûter très cher sur le marché.Il faut aussi se rappeler que la médecine romaine était très pragmatique : plus proche de la pratique que de la théorie. Le prestige allait plutôt aux philosophes, aux juristes, aux orateurs. Le médecin, lui, touchait les corps — et cela le plaçait dans une catégorie inférieure. Il n'exerçait son art que par tolérance sociale, pas par reconnaissance.Pourtant, certains d'entre eux réussirent à s'élever. Le plus célèbre, Galien, né libre mais influencé par cette tradition gréco-romaine, fit carrière auprès des empereurs. D'autres, affranchis ou anciens esclaves, devinrent riches et respectés, preuve que la compétence pouvait parfois transcender le statut.Ainsi, dans la Rome antique, le savoir médical circulait grâce à des esclaves savants. Ce paradoxe dit beaucoup de cette société : c'est au cœur même de la servitude que Rome a puisé une partie de son savoir scientifique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Quand on voyage au Sénégal, on est frappé par l'omniprésence française. Pour téléphoner, il faut passer par Orange. Pour faire le plein, par Total. Pour retirer de l'argent, on reçoit des francs. Comment expliquer cette familiarité troublante ? L'histoire entre la France et le Sénégal est longue et douloureuse : traite négrière, colonisation, tirailleurs sénégalais, massacre de Thiaroye. L'île de Gorée et sa Maison des Esclaves témoignent de la réalité brutale de cette histoire. Aujourd'hui, la présence française persiste : bases militaires, franc CFA, entreprises françaises dans tous les secteurs stratégiques. Dans cet épisode, Ingrid explore ce lien complexe entre attachement sincère et domination économique. Retrouvez la transcription de cet épisode sur www.innerfrench.com Retrouvez nos cours pour améliorer votre français sur www.courses.innerfrench.com
durée : 00:04:00 - Les P'tits Bateaux - par : Camille Crosnier - Avant le 27 avril 1848, les esclaves français ne portaient qu'un prénom, mais après l'abolition, ils devaient avoir un nom de famille. Louise se demande comment cette attribution de nouveaux noms s'est déroulée ? L'historienne, Marie-Odile Mergnac, lui répond. - invités : Marie Odile MERGNAC - Marie-Odile Mergnac : Généalogiste. - réalisé par : Stéphanie TEXIER Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Aujourd'hui, Barbara Lefebvre, Bruno Poncet et Jean-Loup Bonnamy débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Au début du XIXe siècle, avant que l'Argentine ne commence à se construire et se représenter comme une nation issue de l'immigration européenne, un tiers de la population de Buenos Aires était de descendance africaine. En Argentine, les centaines de milliers d'esclaves africains emmenés de force sur les bords du Rio de la Plata dans les années 1800 ont façonné l'histoire du pays. Une histoire trop souvent oubliée ou méconnue. Notre correspondant Théo Conscience a suivi une visite guidée qui se propose de réhabiliter une histoire longtemps invisibilisée. « Jusqu'ici, dans un pays qui affirme qu'il n'a pas de population noire, je vous ai parlé de la mère de la nation et du premier président, qui étaient tous les deux noirs. Donc, il y a quelque chose de récurrent, et on peut se demander s'il n'y a vraiment pas eu de Noirs dans l'histoire du pays, ou s'il y a eu un effort pour "blanchir" cette histoire », explique Karl Almeida, l'un des guides de l'Afrotour de Buenos Aires.USA : les trois policiers accusés de la mort du jeune Afro-Américain Tyre Nichols, acquittés par un jury du TennesseeIl y a deux ans, Tyre Nichols, 29 ans, avait été battu par des officiers de police alors qu'il rentrait de son travail et était décédé trois jours plus tard de ses blessures. Les trois anciens policiers de Memphis, accusés, ont été acquittés par un jury du Tennessee de toutes les charges contre eux, y compris celle pour meurtre au second degré.Durant le procès, les avocats ont joué et rejoué les vidéos du drame, raconte le New York Times. vidéos qui avaient ravivé les appels à réformer la police aux États-Unis. « Le verdict du jour constitue une dévastatrice erreur judiciaire », se sont indignés les avocats de la famille de Tyre Nichols auprès du journal new-yorkais. La famille et les militants pour les droits civiques saluent tout de même la reconnaissance de quelques infractions fédérales même si les peines ne sont pas encore connues. Deux autres policiers ont plaidé coupable et n'ont pas encore reçu leur sentence, qui devrait être connue plus tard dans l'année.La République Dominicaine continue d'expulser massivement les Haïtiens« Il y a une chasse à l'homme sans pitié en République Dominicaine contre tous ceux qui sont ou qui semblent haïtiens », explique Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste, interrogé au micro d'Anne Cantener. Le journaliste haïtien revient aussi sur la présence du cardinal Chibly Langlois, actuellement au conclave à Rome. Une participation qui compte beaucoup aux yeux du président de la conférence des évêques haïtiens, interrogé par Le Nouvelliste. Cette présence au Vatican sera peut-être l'occasion de sensibiliser au sort d'Haïti – au cœur d'une rencontre entre représentants des US et de Colombie, écrit Le Nouvelliste, d'une étape de plus dans la recherche de solutions à la crise sécuritaire.Pérou : les journalistes sous le choc après l'assassinat d'un présentateur radio en AmazonieRaul Celis animait le programme matinal de la radio Karibeña à Iquitos, la plus grande ville d'Amazonie péruvienne. La Republica nous donne des détails sur le drame : hier matin, à 5h30. Raul Celis Lopez, 71 ans, a pris, comme d'habitude, son mototaxi, il est passé acheter le journal et était sur le point d'arriver à la radio quand deux tueurs à gages l'ont arrêté avant de l'exécuter de trois balles dans la tête. C'est un choc pour l'ensemble de la profession : « Nous sommes tous choqués par l'assassinat d'un journaliste péruvien. Le deuxième cette année en province. Raul Celis critiquait le gouvernement régional du Loreto. Un pays qui permet qu'on tue ses journalistes est un pays où il n'y a plus de liberté d'expression. À la différence d'autres pays de la région, le Pérou détenait le record de sept ou huit ans sans journaliste tué. Cette vague de violence fait de nouveau du journalisme une cible des tueurs à gage. Et que va pouvoir faire le gouvernement face à cela ? Il ne fait rien. », a déclaré Rosa Maria Palacios, l'une des journalistes les plus connues du Pérou, dans son programme quotidien Sin Guion.Une enquête a été ouverte, indique le média RPP pour interroger les témoins et demander l'accès aux images de vidéosurveillance. Toujours sur le site internet de RPP, on apprend que les dirigeants locaux demandent aujourd'hui au conseil des ministres de déclarer l'état d'urgence à Iquitos, face à cette vague de violence. Au Québec, le tutoiement des enseignants en questionDans son éditorial du jour, intitulé « Sauf votre respect », Le Devoir revient sur les annonces du ministre de l'Éducation québécois. Objectif : « Renforcer le respect et le civisme ». D'ici janvier prochain donc, les élèves seront obligés de vouvoyer les enseignants, dès le primaire. « Mais le vouvoiement est-il intrinsèquement lié au respect ? », interroge Salomé Corbo, autrice de l'article. Pas du tout, répond-elle. La mesure n'est que « cosmétique » et pourrait bien nuire « au lien de confiance si nécessaire » entre professeurs et élèves : « Si le ministre était réellement sérieux dans sa lutte contre l'incivilité, il mettrait sur pied un programme pédagogique (...) qui contiendrait les notions d'empathie, de solidarité, d'inclusion et d'écoute. » Et l'éditorialiste de rappeler que « l'irrespect et la politesse se conjuguent à tous les temps et à toutes les personnes ». La preuve par l'exemple. Salomé Corbo conclut ainsi son édito : « Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mes sentiments les plus mitigés face à vos manières toujours un peu paternalistes, superficielles et sans envergure. » À la Une du journal d'Outre-mer, présenté par Benoit Ferrand de la 1èreEn Martinique, les rotations des « navettes maritimes » doivent reprendre, ainsi en a décidé ce mercredi le Tribunal administratif de Fort-de-France.
durée : 00:04:00 - Les P'tits Bateaux - par : Camille Crosnier - Avant le 27 avril 1848, les esclaves français ne portaient qu'un prénom, mais après l'abolition, ils devaient avoir un nom de famille. Louise se demande comment cette attribution de nouveaux noms s'est déroulée ? L'historienne, Marie-Odile Mergnac, lui répond. - invités : Marie Odile MERGNAC - Marie-Odile Mergnac : Généalogiste. - réalisé par : Stéphanie TEXIER
Nicolas Dupont-Aignan : président de Debout la France, ex-Député de l’Essonne.
Le 30 septembre 2000, deux amies, Lena Samokhina et Katia Martynova, disparaissent sur le trajet de retour, après une soirée. Derrière elles, elles ne laissent aucun indice. Pour leurs familles, c'est un véritable supplice qui commence. Ce n'est que trois ans plus tard, qu'elles finissent par refaire surface. Que s'est-il passé pendant tout ce temps ? Voici l'histoire des captives de Skopin, qui a défrayé la chronique en Russie, et relancé le débat sur la protection des mineures. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Si l'on ouvre grands nos manuels d'histoire, on se rendra vite compte que le seizième siècle européen y tient une place de choix. Et pour cause : époque charnière de la Renaissance. Siècle de culture par excellence avec les grands princes italiens soutenant des artistes qui la porteront vers des sommets. C'est aussi une pensée renouvelée par les humanistes et des souverains, comme François I, en France, et Henri VIII d'Angleterre, qui consolident les fondements de l'état moderne. Mais le seizième siècle revêt également une importance considérable pour l'orient arabo-musulman qui connait, lui aussi, de profonds bouleversements. Retour vers l'empire ottoman. Invité : François Reynaert, journaliste au Nouvel Observateur. « L'Orient mystérieux et autres fadaises- 2500 d'histoire autour de la Méditerranée » éditions Fayard. Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.
125 years after the signing of Treaty 8, many of the promises made to Canada's northern First Nations remain unfulfilled. In this episode, we explore the history, impact, and ongoing struggles surrounding one of Canada's largest treaties. Charmaine Willier-Larsen, a descendant of a Treaty 8 signatory, shares how reconnecting with her heritage led her to create the Bannock n Bed, a cultural inn just two kilometres where the treaty was signed on Lesser Slave Lake in 1899. We also hear from Grand Chief Trevor Mercredi of Treaty 8 First Nations of Alberta, who breaks down the treaty's original promises, the systemic barriers that persist, and the fight to uphold Indigenous rights.To read the episode transcripts in French and English, and to learn more about historic Canadian milestones, please visit thewalrus.ca/canadianheritage.This podcast receives funding from The Government of Canada and is produced by The Walrus Lab.Check out the French counterpart podcast, Voyages dans l'histoire canadienne.--Au-delà des promesses : Le traité numéro 8 et les droits des peuples autochtonesPlus de 125 ans après la signature du traité numéro 8, de nombreuses promesses faites aux Premières Nations du Nord demeurent toujours non tenues. Dans cet épisode, nous plongeons dans l'histoire, l'impact et les défis persistants liés à l'un des traités les plus significatifs du Canada. Charmaine Willier-Larsen, descendante d'un des signataires du traité numéro 8, nous raconte comment cet héritage l'a inspirée à fonder The Bannock n Bed, une auberge culturelle située à seulement deux kilomètres du site où le traité a été signé, près du Petit lac des Esclaves en 1899. Nous accueillons également le grand chef Trevor Mercredi, des Premières Nations du traité numéro 8 de l'Alberta, qui revient sur les promesses faites dans le traité, les obstacles systémiques toujours présents et la lutte pour faire respecter les droits des peuples autochtones.Pour lire les transcriptions des épisodes en français et en anglais, et pour en savoir plus sur les jalons historiques canadiens, veuillez visiter le site thewalrus.ca/canadianheritage.Ce balado reçoit des fonds du gouvernement du Canada et est produit par The Walrus Lab.Découvrez le balado en français, Voyages dans l'histoire canadienne. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Vous écoutez le podcast "Les interviews Histoire", notre émission hebdomadaire gratuite pour tous. Abonnez-vous à "5.000 ans d'Histoire" et accédez à environ 350 podcasts d'1 heure pour seulement 2€ par mois sans Pub ! Avec une nouvelle émission chaque semaine : https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Écrivaine et réalisatrice de documentaires sur la Shoah, Chochana Boukhobza a enquêté durant sept ans sur la déportation des femmes à Auschwitz-Birkenau, créé en mars 1942. Longtemps, leur internement dans ce camp s'est confondu avec celui, tout aussi tragique, des hommes. S'appuyant sur les témoignages des survivantes et à partir des minutes des procès des SS de l'après-guerre, l'auteure reconstitue l'organisation spécifique de Birkenau et redonne vie, dans un récit choral, aux prisonnières venues de toute l'Europe occupée. Pour l'essentiel juives, elles sont aussi catholiques, protestantes, agnostiques ou encore tziganes ; certaines d'entre elles ont été arrêtées pour des faits de Résistance, mais la plupart ne savaient pas ce qui les attendait. Toutes celles qui ont échappé à l'extermination seront soumises à un travail forcé implacable... Passé la sidération, des réactions se font jour contre le système carcéral, bureaucratique et criminel qui les écrase. Comme ces secrétaires, par exemple, qui tentèrent de sauver des femmes du gazage ou ces doctoresses qui refusèrent de participer aux expérimentations des médecins SS. Et si un four crématoire a explosé le 7 octobre 1944, ce fut aussi grâce à elles... Dans l'adversité, les femmes d'Auschwitz furent sans défense, mais elles se montrèrent courageuses, audacieuses, héroïques. Ce récit dédié à leur mémoire est un hymne à la solidarité et à la liberté, qui s'exprimèrent envers et contre tout.Chochana Boukhobza était notre invitée, en studio, et en vidéo sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=3KYgs4Pxsjo&t=2533s
Samuel Baker est une figure marquante du XIXe siècle, connu pour ses explorations en Afrique, mais aussi pour son rôle dans la lutte contre l'esclavage au Soudan. Aventurier, cartographe et administrateur colonial britannique, il s'est illustré dans une mission particulièrement audacieuse : la libération de captives réduites en esclavage dans le Soudan égyptien. Un explorateur devenu gouverneur Né en 1821 en Angleterre, Samuel Baker se passionne pour l'exploration et participe à plusieurs expéditions en Afrique. Il est notamment célèbre pour avoir découvert en 1864 le lac Albert, l'un des grands lacs de l'Afrique centrale. Mais son destin prend un tournant en 1869 lorsqu'il est nommé gouverneur du sud du Soudan par le khédive d'Égypte, Ismaïl Pacha. Sa mission : mettre fin à la traite négrière qui ravage la région. À cette époque, le Soudan est un centre important de la traite des esclaves. Des marchands arabes capturent des populations locales, principalement des femmes et des enfants, pour les vendre sur les marchés d'Égypte et du Moyen-Orient. Baker, farouchement opposé à l'esclavage, décide d'agir avec fermeté. Une mission contre l'esclavage Avec une troupe de soldats égyptiens, Samuel Baker mène plusieurs campagnes pour démanteler les réseaux esclavagistes. En 1870, lors d'une expédition dans la région du Bahr el-Ghazal, il découvre un immense camp d'esclaves. Des centaines de femmes et d'enfants, enchaînés et affaiblis, attendent d'être transportés vers les marchés d'esclaves. Baker ordonne immédiatement leur libération et fait arrêter plusieurs marchands d'esclaves. Son intervention marque un tournant dans la lutte contre la traite négrière au Soudan. En plus de libérer des captifs, il établit des avant-postes pour surveiller et contrôler la région, empêchant ainsi la reprise du commerce des esclaves. Une libération aux contours flous Si Samuel Baker est reconnu pour son action abolitionniste, des questions demeurent sur le sort des femmes libérées. Certains récits suggèrent qu'elles auraient été encouragées, voire contraintes, à épouser leurs libérateurs ou à entrer à leur service. Bien que ces pratiques ne soient pas formellement documentées dans les archives officielles, elles reflètent une réalité coloniale où la liberté des esclaves affranchis restait souvent relative. Un exemple célèbre est celui de Florence Baker, née en Transylvanie et réduite en esclavage avant d'être achetée par Samuel Baker lors d'une vente aux enchères dans l'Empire ottoman. Elle devint sa compagne puis son épouse, un récit souvent présenté à l'époque comme une histoire d'amour, mais qui soulève aujourd'hui des interrogations sur le consentement et le pouvoir dans ces relations asymétriques. Un héritage controversé Bien que Baker ait contribué à la lutte contre l'esclavage, son action s'inscrit aussi dans le cadre du colonialisme britannique. Certains historiens voient en lui un héros abolitionniste, tandis que d'autres soulignent que son intervention servait également les intérêts impérialistes de l'Empire britannique en Afrique. Quoi qu'il en soit, Samuel Baker reste une figure clé de l'histoire du Soudan, et son combat contre l'esclavage a marqué une étape importante dans la lutte pour l'abolition dans cette région du monde. Toutefois, les réalités complexes de cette période rappellent que la fin officielle de l'esclavage ne signifiait pas nécessairement l'émancipation totale des personnes libérées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:59:02 - Fictions / Théâtre et Cie - 300 ans après sa création, France Culture propose L'île des esclaves de Marivaux en écho à la pièce Ben oui mais enfin bon écrite par Rémi De Vos à partir d'Arlequin poli par l'amour de Marivaux sur les rapports de pouvoir, de classe et de langage dans le monde du travail.
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durée : 00:58:28 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Prise en compte des biographies et des trajectoires individuelles, nouveau vocabulaire, attention aux circulations et au transnational… Quelles sont les nouvelles recherches sur les sociétés esclavagistes et post-esclavagistes des Antilles françaises ? Quelles évolutions historiographiques ? - réalisation : Thomas Beau - invités : Mathilde Ackermann Doctorante en histoire à l'EHESS et à l'université de Bielefeld en Allemagne; Myriam Cottias Historienne du fait colonial, directrice de recherche au CNRS, directrice du Centre International de Recherches sur les esclavages et post-esclavages (CIRESC); Morgane Honoré Doctorante en histoire contemporaine à l'EHESS; Adélaïde Marine-Gougeon Agrégée d'histoire et doctorante en histoire contemporaine à Sorbonne Université