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Africa Forward, Emmanuel Macron, paternalisme, colonialisme, Afrique, leadership… Et si une simple prise de parole en public pouvait révéler des rapports de pouvoir bien plus profonds qu'il n'y paraît ?Dans cet épisode de Surprises Interculturelles, je reviens sur une actualité politique marquante : l'intervention d'Emmanuel Macron lors du sommet Africa Forward, où il demande le silence à une salle jugée trop bruyante.Une scène qui, au premier regard, peut sembler anodine… mais qui soulève en réalité des questions complexes de leadership, de communication interculturelle et de perception du respect dans l'espace public.Pourquoi cette séquence m'a-t-elle autant interrogée ?Parce qu'elle réactive des notions sensibles : paternalisme, héritage colonial, et rapports historiques entre la Afrique et la France.Dans cet épisode, je vous propose de dépasser les réactions immédiates pour explorer plusieurs niveaux de lecture :l'étiquette du public selon les contextes culturelsles différences de comportements dans des événements internationauxet surtout, la manière dont nos filtres culturels influencent notre interprétation d'une même scèneÀ travers des expériences de terrain menées avec mon ONG Konstelacio en France, en Inde et en Tunisie, je partage aussi ce que j'ai observé : un même événement peut susciter des attitudes très différentes selon les cultures, sans qu'aucune ne soit “meilleure” qu'une autre.Cet épisode interroge aussi une idée centrale :
Fin du pré carré et partenariat renouvelé. La France voulait afficher ses ambitions en Afrique dans le cadre du sommet Africa Forward à Nairobi, qu'elle co-organisait avec le Kenya. Les deux journées du sommet ont été très denses, avec de nombreux chefs d'État africains présents et un important forum d'affaires. Le bilan de ce sommet est avant tout économique. Avec notre envoyé spécial à Nairobi, Pour Paris désormais, la relation avec l'Afrique sera gagnant-gagnant ou ne le sera pas. Emmanuel Macron s'est exprimé, galvanisé, devant un parterre d'entrepreneurs français et africains : « C'est un continent où il y a plus d'un milliard de jeunes de moins de 30 ans. Il faut juste que nous, Français et Européens, on se réveille. Et on s'est réveillé. On veut reconquérir des parts de marché dans l'Afrique francophone, mais on veut aussi en conquérir dans l'Afrique lusophone, anglophone, parce que l'Afrique n'est qu'un continent. » Le logiciel a changé, clament en chœur les chefs d'entreprises présents. William Ruto, le président kényan, s'en est félicité : « Ce que vous avez fait est la bonne chose à faire pour rééquilibrer notre relation. En tant que dirigeants de ce continent, nous ne cherchons plus de l'aide. Nous ne cherchons plus de prêts. Nous voulons avoir une discussion équilibrée. Nous voulons avoir une discussion bénéfique. » De nombreux contrats ont été signés : 23 milliards d'euros ont été annoncés lors d'un forum d'affaires foisonnant et parfois un peu bruyant. Emmanuel Macron est monté sur scène pour rappeler à l'ordre une partie de l'assistance. La séquence est devenue virale sur les réseaux. « C'est la fin du cycle macronien » Mardi 12 mai, il fut question d'économie, toujours d'économie, lors du sommet des chefs d'État. Une coalition de PDG français et africains de grandes entreprises ont été invités à donner des orientations à la trentaine de présidents et Premiers ministres présents. Parmi eux, il y avait Christel Heydemann, PDG d'Orange, qui veut accélérer les investissements et lever les barrières : « On a beaucoup d'échanges avec les décideurs politiques dans les pays où l'on opère, parfois des débats qui ne sont pas simples. Quel doit être le bon niveau de taxation sur des profits générés quand notre enjeu, c'est de gagner, de permettre d'investir dans les infrastructures de demain ? » Il y a eu très peu de voix critiques à Nairobi. Pour beaucoup, ce sommet a marqué le début d'une relation claire et solide. Pour l'économiste togolais Kako Nubupko, c'est aussi la fin d'un cycle. « C'est la fin du cycle macronien. C'est la fin d'une décennie qui est partie avec un postulat : dépasser l'économie d'empire pour aller vers une économie d'entreprise. C'est en même temps le début d'un nouveau cycle qui, de toutes les façons, va engager le prochain ou la prochaine présidente de la République française. En même temps, ça engage tous les chefs d'État africains », décrypte-t-il. Un succès par le nombre d'acteurs présents a fait de ce sommet Africa Forward un succès. Il n'y a pas grand-chose de neuf à en retenir d'un point de vue politique, mais d'un point de vue économique, un nouveau pari a été pris : celui d'un redéploiement vers l'Afrique de l'Est désormais complètement effectif. À lire aussiEmmanuel Macron sur RFI, France 24 et TV5 Monde: «L'Afrique va réussir et on réussira avec»
Le Journal en français facile du lundi 11 mai 2026, 18 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : https://rfi.my/CgvL.A
durée : 00:05:58 - Entendez-vous l'éco ? - par : Anne-Laure Chouin - Nairobi, la capitale du Kenya, accueille le sommet "Africa Forward", l'un des derniers grands rendez-vous France-Afrique sous le mandat du président Emmanuel Macron. Une vingtaine de chefs d'États et de gouvernements doivent s'y retrouver, pour répondre à des défis d'intérêt commun. - réalisation : Caroline Bennetot, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
Ce sommet Afrique-France qui se tient à Nairobi « est une occasion de renforcer la coopération franco-africaine », titre le journal kenyan Daily Nation, qui rappelle que « c'est la première fois que ce sommet, créé en 1973, se tient dans un pays anglophone. » L'économie sera au cœur de cet événement, avec des objectifs de partenariats dans différents domaines, tels que les technologies numériques, le financement climatique ou encore le développement des infrastructures. D'après le Daily Nation, c'est une aubaine pour Nairobi sur le plan international : « le Kenya explorera des pistes d'accord pour consolider ses relations commerciales avec la France, dans une démarche qui semble clairement viser à attirer davantage d'investissements directs étrangers », analyse le journal, qui se réjouit par ailleurs de « la confiance accordée à Nairobi sur la scène diplomatique internationale ». Du point de vue de Paris, « le sommet devrait aussi contribuer à dissiper l'idée selon laquelle l'ancienne puissance coloniale, accusée d'exploiter les nations africaines francophones, chercherait aujourd'hui à conquérir de nouveaux territoires à son seul profit », conclut le Daily Nation. À lire aussiAfrica Forward à Nairobi, un sommet coorganisé par Kenya et France à l'accent très économique L'opposition à ce sommet est bien présente The Standard, autre média kenyan, évoque des manifestations et notamment un contre-sommet parallèle, organisé à Nairobi par les organisations de la société civile, qui qualifient Africa Forward de « tentative de la France de réinstaurer une influence néocoloniale ». « Le sommet France-Afrique n'est ni un geste de bonne volonté, ni une plateforme de partenariat égalitaire. Il s'agit d'une offensive de recolonisation impérialiste rebaptisée », dénonce l'organisateur du contre-sommet, cité dans les lignes du journal. Les nouvelles ambitions de Paris à Nairobi intriguent aussi le Djely, à Conakry, qui s'interroge : « L'Afrique anglophone suffira-t-elle au bonheur de la France ? » « Ces changements sont en partie dictés par les déboires que la France a connus ces dernières années en Afrique. Ce sont surtout les crises essuyées par Paris au Sahel ainsi que dans des pays comme le Sénégal ou le Tchad qui ont accéléré cette dynamique débouchant sur l'organisation d'Africa Forward », estime le média guinéen. « Il est difficile de ne pas voir, dans cette nouvelle politique africaine de la France, une volonté de s'extirper de l'inextricable débat mémoriel hérité du passé colonial avec les pays francophones », poursuit le Djely. « La France pourra-t-elle réellement compenser la perte de son ancien pré carré ? Rien n'est moins sûr, selon le journal, car s'il est vrai que les relations entre Paris et des capitales comme Abuja ou Pretoria se sont renforcées ces dernières années, la France accuse néanmoins un retard considérable face à ses concurrents, notamment chinois et indiens. » « Dans quelques années, il sera possible d'évaluer cette évolution qui n'en est encore qu'à ses débuts, rappelle le Djely. Mais, pour l'heure, on y voit moins un changement qu'un déménagement. » Maurice Freund, le fou volant du Sahel, s'est éteint C'est le titre d'un article d'Afrik.com, qui rend hommage au fondateur de l'agence de voyage Point-Afrique, décédé le 9 mai dernier, à l'âge de 83 ans. « Surnommé le "fou volant" du Sahara, pionnier du voyage solidaire, il aura passé sa vie à désenclaver les marges sahéliennes, raconte le média, qui confie perdre aussi un soutien fidèle de ses premières années. » « Depuis les débuts du site, Maurice Freund nous avait soutenus. Il répondait présent lorsqu'il fallait comprendre le Sahel autrement que depuis Paris. Il parlait franchement, corrigeait, contredisait, obligeait à vérifier. Sa connaissance du terrain, parfois rugueuse, nous a aidés à mieux regarder cette région que tant de commentateurs découvrent seulement lorsqu'elle brûle », poursuit Afrik.com, racontant ensuite que l'homme « pouvait être abrupt, autoritaire, parfois impossible à suivre. Mais ceux qui l'ont accompagné ne l'ont jamais regretté. Il avait chez lui une fidélité obstinée aux hommes du désert, conclut le site, et les distinctions lui importaient moins que la reconnaissance des équipes locales. » À lire aussiMaurice Freund - Episode 2: «Momo l'Africain»
Ce sommet Afrique-France qui se tient à Nairobi « est une occasion de renforcer la coopération franco-africaine », titre le journal kenyan Daily Nation, qui rappelle que « c'est la première fois que ce sommet, créé en 1973, se tient dans un pays anglophone. » L'économie sera au cœur de cet événement, avec des objectifs de partenariats dans différents domaines, tels que les technologies numériques, le financement climatique ou encore le développement des infrastructures. D'après le Daily Nation, c'est une aubaine pour Nairobi sur le plan international : « le Kenya explorera des pistes d'accord pour consolider ses relations commerciales avec la France, dans une démarche qui semble clairement viser à attirer davantage d'investissements directs étrangers », analyse le journal, qui se réjouit par ailleurs de « la confiance accordée à Nairobi sur la scène diplomatique internationale ». Du point de vue de Paris, « le sommet devrait aussi contribuer à dissiper l'idée selon laquelle l'ancienne puissance coloniale, accusée d'exploiter les nations africaines francophones, chercherait aujourd'hui à conquérir de nouveaux territoires à son seul profit », conclut le Daily Nation. À lire aussiAfrica Forward à Nairobi, un sommet coorganisé par Kenya et France à l'accent très économique L'opposition à ce sommet est bien présente The Standard, autre média kenyan, évoque des manifestations et notamment un contre-sommet parallèle, organisé à Nairobi par les organisations de la société civile, qui qualifient Africa Forward de « tentative de la France de réinstaurer une influence néocoloniale ». « Le sommet France-Afrique n'est ni un geste de bonne volonté, ni une plateforme de partenariat égalitaire. Il s'agit d'une offensive de recolonisation impérialiste rebaptisée », dénonce l'organisateur du contre-sommet, cité dans les lignes du journal. Les nouvelles ambitions de Paris à Nairobi intriguent aussi le Djely, à Conakry, qui s'interroge : « L'Afrique anglophone suffira-t-elle au bonheur de la France ? » « Ces changements sont en partie dictés par les déboires que la France a connus ces dernières années en Afrique. Ce sont surtout les crises essuyées par Paris au Sahel ainsi que dans des pays comme le Sénégal ou le Tchad qui ont accéléré cette dynamique débouchant sur l'organisation d'Africa Forward », estime le média guinéen. « Il est difficile de ne pas voir, dans cette nouvelle politique africaine de la France, une volonté de s'extirper de l'inextricable débat mémoriel hérité du passé colonial avec les pays francophones », poursuit le Djely. « La France pourra-t-elle réellement compenser la perte de son ancien pré carré ? Rien n'est moins sûr, selon le journal, car s'il est vrai que les relations entre Paris et des capitales comme Abuja ou Pretoria se sont renforcées ces dernières années, la France accuse néanmoins un retard considérable face à ses concurrents, notamment chinois et indiens. » « Dans quelques années, il sera possible d'évaluer cette évolution qui n'en est encore qu'à ses débuts, rappelle le Djely. Mais, pour l'heure, on y voit moins un changement qu'un déménagement. » Maurice Freund, le fou volant du Sahel, s'est éteint C'est le titre d'un article d'Afrik.com, qui rend hommage au fondateur de l'agence de voyage Point-Afrique, décédé le 9 mai dernier, à l'âge de 83 ans. « Surnommé le "fou volant" du Sahara, pionnier du voyage solidaire, il aura passé sa vie à désenclaver les marges sahéliennes, raconte le média, qui confie perdre aussi un soutien fidèle de ses premières années. » « Depuis les débuts du site, Maurice Freund nous avait soutenus. Il répondait présent lorsqu'il fallait comprendre le Sahel autrement que depuis Paris. Il parlait franchement, corrigeait, contredisait, obligeait à vérifier. Sa connaissance du terrain, parfois rugueuse, nous a aidés à mieux regarder cette région que tant de commentateurs découvrent seulement lorsqu'elle brûle », poursuit Afrik.com, racontant ensuite que l'homme « pouvait être abrupt, autoritaire, parfois impossible à suivre. Mais ceux qui l'ont accompagné ne l'ont jamais regretté. Il avait chez lui une fidélité obstinée aux hommes du désert, conclut le site, et les distinctions lui importaient moins que la reconnaissance des équipes locales. » À lire aussiMaurice Freund - Episode 2: «Momo l'Africain»
Katika makala haya mtangazaji wako Ali Bilali anaangazia utamaduni wa kujifunza lugha na furza za mkutano wa wakuu wa nchi za Afrika na Ufaransa, mkutano ambao hapo awali ulifahamika kama France Afrique. Kumbuka kunifollow @billybilali
Et si le bras de fer au Sénégal entre le président Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko finissait par porter préjudice à la fois à l'un et à l'autre ? C'est la thèse de l'essayiste sénégalais Mamoudou Ibra Kane qui publie aux éditions le Lys Bleu « Troisième alternance au Sénégal, mon double regard ». L'auteur est également le leader du mouvement politique Demain, c'est maintenant. Il s'exprime sur la crise à la tête de l'État sénégalais, mais aussi sur le prochain sommet Afrique-France à Nairobi. De passage à Paris, il répond aux questions de RFI. RFI : Dans votre dernier livre, vous dites que l'actuel bras de fer entre le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko va tourner à l'avantage du premier. Pourquoi ? Mamoudou Ibra Kane : Oui, je crois que, du point de vue strictement institutionnel, ce combat entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko est un combat entre le pot de fer et le pot de terre. Et je crois que, du point de vue institutionnel, le président prendrait le dessus. Maintenant, du point de vue strictement politique, imaginons que tous les deux se présentent en 2029, on peut concéder à Ousmane Sonko une certaine popularité qui pourrait peser. Mais il ne sera pas le seul acteur. Il y a d'autres acteurs qui n'ont pas encore dit leur dernier mot. Quel est votre pronostic, Mamoudou Ibra Kane, est-ce qu'on va au clash entre les deux chefs de l'exécutif ? Est-ce que le président va démettre son Premier ministre ? Est-ce que celui-ci va carrément démissionner ? Moi, j'ai envie de dire au président Bassirou Diomaye Faye que le tigre n'a pas besoin de proclamer ou de crier sa tigritude. Il bondit sur sa proie et la dévore. Rappeler le décret qu'il a pour nommer ou démettre un Premier ministre, cela est déjà connu. C'est à lui de se déterminer dans un sens ou dans un autre. Quant au Premier ministre Ousmane Sonko, je crois que s'il garde intacte son ambition de diriger le Sénégal en 2029, si le peuple sénégalais lui fait confiance et qu'il fait le constat qu'il ne s'entend plus avec le président Bassirou Diomaye Faye, il doit en tirer les conséquences et démissionner. Donc le jeu, il est clair : soit l'un fait démissionner l'autre, soit l'autre démissionne de lui-même. Et si au terme de la nouvelle loi, Ousmane Sonko est à nouveau éligible et peut se présenter en 2029, est-ce qu'avec le soutien de son parti, avec celui des députés Pastef, il ne va pas naturellement écraser le candidat Diomaye Faye ? Mais je ne suis pas sûr que ce sera un jeu entre les deux. Parce qu'il y a aussi d'autres acteurs politiques qui ont des ambitions présidentielles légitimes. Ce que je crois, c'est que tous les deux risquent d'y laisser des plumes et cela se fait sentir, d'ailleurs. Les Sénégalais, qui étaient vraiment emballés par ce duo, aujourd'hui commencent à perdre espoir. Et cela se justifie d'autant plus qu'ils attendent des deux qu'ils attaquent de front les problèmes économiques et sociaux du pays. C'est plutôt le désespoir qui est en train de se faire jour et qui risque de leur coûter très cher et de les emporter tous les deux s'ils ne se ressaisissent pas. Et quels sont les autres candidats que vous voyez venir ? Dans notre échange, vous avez parlé d'Amadou Ba, mais il n'y a pas que lui. Il y a d'autres jeunes aux dents longues qui, peut-être, seront candidats. Dans quel parti ? Vous avez déjà des partis historiques, mais aussi il y a des partis émergents. Je pense par exemple au mouvement « Demain c'est maintenant », dont je suis le leader. Je pense à tous les autres, les Thierno Alassane Sall, les Anta Babacar Ngom, les Bougane Dany, et bien d'autres, que ceux que je n'aurais pas cités m'excusent. Ce lundi va s'ouvrir un sommet Afrique-France. Pour la première fois, ce sera en terre anglophone, à Nairobi. Le président Diomaye Faye y est attendu. Est-ce que ce n'est pas surprenant de la part d'un homme politique qui a fait campagne il y a deux ans pour une véritable émancipation du Sénégal par rapport à la France ? Clairement. Logiquement, on aurait pu s'attendre à ce que le président Bassirou Diomaye Faye ne participe pas à ce sommet, assimilé par Pastef, dans l'opposition, et qui continue d'ailleurs de maintenir cette position souverainiste, disant que ce sommet France-Afrique ou Afrique-France, c'est selon, c'est encore la Françafrique qui continue. Bassirou Diomaye Faye est peut-être rattrapé par la réalité du pouvoir. Ce souverainisme, proclamé sur tous les toits et sur tous les tons, a des limites dès l'instant qu'on est un pays qui s'appelle le Sénégal, qui a besoin de commercer avec le reste du monde. Et aujourd'hui, il faut quand même reconnaître un glissement de cette relation entre la France et l'Afrique vers un peu moins de charge émotionnelle. Parce qu'il ne s'agit plus de la France avec les pays anciennement colonisés, mais de l'Afrique dans sa globalité. Et je crois que, de ce point de vue, honnêtement, moi je pense que le président Bassirou Diomaye Faye peut y avoir sa place, même s'il est rattrapé par un discours souverainiste aujourd'hui qui fait qu'on lui reproche de se rendre à ce sommet de Nairobi. On dit souvent que la querelle entre Diomaye et Sonko est un combat de coqs. Vous l'écrivez vous-même d'ailleurs, mais est-ce que ce n'est pas aussi un conflit politique ? La realpolitik d'un côté, le souverainisme de l'autre ? Oui, qui s'entrechoquent et qui risquent d'être très préjudiciables à la stabilité des institutions et, au-delà, à la stabilité du Sénégal tout court. À écouter dans L'invité Afrique midiAu Sénégal, le président Diomaye Faye est «prêt pour la séparation» avec le Premier ministre Sonko
Renouveler la relation entre la France et l'Afrique à travers un partenariat gagnant-gagnant en matière d'environnement, d'éducation, d'énergies renouvelables ou d'économie numérique.: c'est l'objectif de la tournée entamée jeudi par le président Emmanuel Macron sur le continent. Qu'en pensez-vous ?
C'est sur le marathon africain d'Emmanuel Macron que nous nous arrêtons aujourd'hui : quatre pays en cinq jours. Que dit-il quant aux ambitions de la France pour le continent, avec une grande partie duquel Paris entretient une relation compliquée ? Huit ans après le discours de Ouagadougou et les promesses du président Macron d'une nouvelle ère, quel bilan ? La France est-elle "à sa juste place", comme l'a dit Emmanuel Macron à Libreville ? Parlons-en avec Francis Laloupo, journaliste, enseignant en géopolitique et chercheur associé à l'IRIS, Paul Deutschmann, rédacteur en chef d'Africa Intelligence, et Stéphane Ballong, chef du service Afrique de France 24.
Vous êtes plutôt foot ? Ne manquez pas Monaco - Lens pour le compte de la 12e journée de Ligue 1. Vous préférez le rugby ? Vibrez pour le premier test match de la tournée d'automne du XV de France avec un incroyable France - Afrique du Sud, sur fond de revanche du quart de finale de la Coupe du monde 2023. Vous aimez les 2 ? Profitez sans restriction d'une soirée foot et rugby de 20h30 à 23h15 avec Eric Silvestro, Jano Resseguié, Dave Appadoo, Cédric Chasseur et Olivier Magne.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Deux ans après le cauchemar en quart de finale du Mondial 2023 (défaite 29-28), le XV de France retrouve les Springboks samedi (21h10) en test-match. Et "le défi sera immense" face aux doubles champions du monde en titre, "la meilleure équipe du monde" selon le sélectionneur Fabien Galthié. Ecoutez La tentation sport avec Cédric Chasseur du 07 novembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:39:16 - Aviron Bayonnais, Biarritz Olympique :retour sur les matchs du week-end - Ce soir dans 100% Rugby, l'ancien deuxième ligne de l'Aviron Bayonnais, le sud-africain Rob Linde nous rejoint pour analyser la tournée d'Automne du XV de France. Avec la revanche face à l'Afrique du Sud à l'horizon, il partage son expertise sur les clés de cette confrontation tant attendue. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
C'était une promesse du président Macron durant le sommet France-Afrique de 2021, créer un lieu à Paris dédié à l'expression culturelle africaine et afrodescendante. Ce lieu, c'est Mansa, la Maison des mondes africains. Elle ouvre ses portes ce samedi dans un ancien atelier du dixième arrondissement de Paris. Que pourra-t-on faire ? Que pourra-t-on voir, entendre ou lire à Mansa ? Réponses avec sa directrice, Liz (Elizabeth) Gomis. À lire aussiLa Maison des mondes africains a trouvé ses locaux à Paris après des mois de controverses
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur un braquage dans les bureaux de MSF à Kisangani, la reprise des pourparlers russo-ukrainiens et la restitution des biens pillés pendant la colonisation française. Mali : l'ancien Premier ministre empêché de voyager Empêché ce lundi 21 juillet 2025 à l'aéroport de Bamako, Moussa Mara s'est vu refuser l'embarquement pour Dakar, où il devait participer à une conférence régionale sur la paix et la sécurité au Sahel. Après deux jours d'interrogatoire sans poursuites, pourquoi le laisser libre pour ensuite lui interdire de voyager ? Pourquoi son avocat parle de « violation flagrante des libertés fondamentales » ? Avec David Baché, journaliste au service Afrique de RFI. RDC : braquage des bureaux de Médecins Sans Frontières à Kinsagani Médecins Sans Frontières a décidé de suspendre ses activités pendant quelques jours dans la province de la Tshopo après un braquage dans ses bureaux à Kisangani. Que s'est-il passé exactement ? Quelles sont exactement les missions de MSF dans l'Ituri ? Avec Asiyat Magomedova, cheffe de mission MSF Ituri et Tshopo. Guerre en Ukraine : reprise des négociations à Istanbul Alors que la guerre en Ukraine entre dans une nouvelle phase d'enlisement, une troisième session de pourparlers s'ouvre ce mardi 23 juillet à Istanbul, sous l'égide de la Turquie. Quels ont été les points de blocage lors des précédentes séries de négociations ? Que faut-il espérer de ces nouvelles discussions ? Avec Kseniya Zhornokley, journaliste spécialisée pour la rédaction ukrainienne de RFI. France-Afrique : la restitution des biens pillés de retour au Parlement français La question de la restitution des biens culturels pillés durant la colonisation revient devant le Parlement français. Un nouveau projet de loi vise à encadrer juridiquement ces restitutions, longtemps réclamées par plusieurs pays africains. Qu'est-ce qui freine actuellement la restitution des biens ? Quels sont les pays du continent africain les plus concernés ? Avec Saskia Cousin, professeure de sociologie à l'Université Paris-Nanterre, coordinatrice du programme de recherches « Retours : géopolitiques, économies et imaginaires de la restitution ».
C'était le 17 janvier 1961, rappelle Le Monde Afrique, « Patrice Lumumba, devenu Premier ministre l'année précédente après la proclamation de l'indépendance du Congo, était fusillé au Katanga par des séparatistes katangais et des policiers, en présence d'officiels de l'armée belge. Il avait 35 ans. Quelques semaines après son entrée en fonction sous la présidence de Joseph Kasa-Vubu, il avait été victime d'un coup d'État fomenté par Joseph-Désiré Mobutu, qui allait devenir président du Congo de 1965 à 1997 ». 64 ans après, donc, pointe Le Monde Afrique, « c'est l'une des figures majeures du monde des affaires et du gotha belges qui est mise en cause pour sa possible participation à cet épisode tragique de la décolonisation du Congo. Le comte Etienne Davignon, 92 ans, pourrait être renvoyé devant un tribunal correctionnel si la chambre du conseil de Bruxelles suit, en janvier 2026, les réquisitions rendues publiques avant-hier par le parquet fédéral. Celui-ci considère que l'ex-diplomate pourrait être impliqué dans la mort de l'ancien premier chef de gouvernement du Congo, en 1961. Le ministère public demande son renvoi pour “détention et transfert illicite“ de Patrice Lumumba au moment où il avait été fait prisonnier, et pour “traitements humiliants et dégradants“. L'incrimination d'“intention de tuer“ n'a, en revanche, pas été retenue ». Le dernier témoin ou acteur ? « Étienne Davignon, précise Jeune Afrique, ancien diplomate, ministre d'État, homme d'affaires et vice-président de la Commission européenne est la seule personnalité encore en vie, parmi les dix visées par la plainte initiale. Âgé de 28 ans au moment de l'assassinat de Lumumba, Davignon était à l'époque diplomate stagiaire, envoyé dans la zone congolaise par le ministère belge des Affaires étrangères. Au cours des différentes auditions, il a toujours réfuté la thèse selon laquelle les autorités belges auraient été impliquées dans l'assassinat de Lumumba ». Pourtant, rappelle Jeune Afrique, « une commission d'enquête parlementaire belge avait conclu en 2001 que “certains membres du gouvernement belge et d'autres acteurs belges avaient une responsabilité morale dans les circonstances ayant mené à la mort“ du héros congolais ». Et pour sa part, pointe Le Monde Afrique, « le Premier ministre belge en 2022, Alexander De Croo avait fait sienne l'idée de la “responsabilité morale“ de dirigeants belges et avait présenté des “excuses“ au nom de son pays. Il avait dénoncé ceux qui avaient préféré “ne pas voir, ne pas agir“ ». Briser les silences ? Alors va-t-on « vers un procès public en Belgique ? », s'interroge Actualité CD à Kinshasa. Peut-être… On le saura en janvier prochain si la justice belge suit les réquisitions du parquet fédéral. En attendant, relève le site d'information congolais, « la famille de Patrice Lumumba a salué la demande de renvoi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles d'Étienne Davignon. (…) “Il s'agit d'un moment historique“, affirment ses proches. Pour la première fois, en effet, pointe Actualité CD, des faits liés à l'assassinat d'un dirigeant africain par une ancienne puissance coloniale pourraient être examinés publiquement devant une juridiction répressive. La famille espère que ce procès permettra de “briser les silences“, d'identifier les responsabilités et de susciter un débat public sur la mort de Lumumba, mais aussi sur les séquelles du passé colonial. Elle affirme ne rechercher ni compensation financière, ni revanche, mais seulement la vérité et la justice ». Des réponses ? « 64 ans après, un petit pas vers la justice historique », s'exclame Aujourd'hui à Ouagadougou. « Un survivant va peut-être être jugé pour cette disparition. Etienne Davignon confirmera-t-il que Patrice Lumumba a été exfiltré vers le Katanga où il a été fusillé avant que son corps ne soit dissous dans de l'acide ? Des sicaires de l'armée zaïroise, la sûreté belge, la CIA et l'incontournable Jacques Foccart (le monsieur France-Afrique) sont-ils vraiment mêlés à cet assassinat ? Nonagénaire, donc avec une mémoire forcément défaillante, Etienne Davignon se remémore-t-il vraiment ce qui s'est passé, s'interroge encore Aujourd'hui, si tant est qu'il soit mêlé à cette sordide affaire d'État ? » Réponse peut-être dans quelques mois…
C'était le 17 janvier 1961, rappelle Le Monde Afrique, « Patrice Lumumba, devenu Premier ministre l'année précédente après la proclamation de l'indépendance du Congo, était fusillé au Katanga par des séparatistes katangais et des policiers, en présence d'officiels de l'armée belge. Il avait 35 ans. Quelques semaines après son entrée en fonction sous la présidence de Joseph Kasa-Vubu, il avait été victime d'un coup d'État fomenté par Joseph-Désiré Mobutu, qui allait devenir président du Congo de 1965 à 1997 ». 64 ans après, donc, pointe Le Monde Afrique, « c'est l'une des figures majeures du monde des affaires et du gotha belges qui est mise en cause pour sa possible participation à cet épisode tragique de la décolonisation du Congo. Le comte Etienne Davignon, 92 ans, pourrait être renvoyé devant un tribunal correctionnel si la chambre du conseil de Bruxelles suit, en janvier 2026, les réquisitions rendues publiques avant-hier par le parquet fédéral. Celui-ci considère que l'ex-diplomate pourrait être impliqué dans la mort de l'ancien premier chef de gouvernement du Congo, en 1961. Le ministère public demande son renvoi pour “détention et transfert illicite“ de Patrice Lumumba au moment où il avait été fait prisonnier, et pour “traitements humiliants et dégradants“. L'incrimination d'“intention de tuer“ n'a, en revanche, pas été retenue ». Le dernier témoin ou acteur ? « Étienne Davignon, précise Jeune Afrique, ancien diplomate, ministre d'État, homme d'affaires et vice-président de la Commission européenne est la seule personnalité encore en vie, parmi les dix visées par la plainte initiale. Âgé de 28 ans au moment de l'assassinat de Lumumba, Davignon était à l'époque diplomate stagiaire, envoyé dans la zone congolaise par le ministère belge des Affaires étrangères. Au cours des différentes auditions, il a toujours réfuté la thèse selon laquelle les autorités belges auraient été impliquées dans l'assassinat de Lumumba ». Pourtant, rappelle Jeune Afrique, « une commission d'enquête parlementaire belge avait conclu en 2001 que “certains membres du gouvernement belge et d'autres acteurs belges avaient une responsabilité morale dans les circonstances ayant mené à la mort“ du héros congolais ». Et pour sa part, pointe Le Monde Afrique, « le Premier ministre belge en 2022, Alexander De Croo avait fait sienne l'idée de la “responsabilité morale“ de dirigeants belges et avait présenté des “excuses“ au nom de son pays. Il avait dénoncé ceux qui avaient préféré “ne pas voir, ne pas agir“ ». Briser les silences ? Alors va-t-on « vers un procès public en Belgique ? », s'interroge Actualité CD à Kinshasa. Peut-être… On le saura en janvier prochain si la justice belge suit les réquisitions du parquet fédéral. En attendant, relève le site d'information congolais, « la famille de Patrice Lumumba a salué la demande de renvoi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles d'Étienne Davignon. (…) “Il s'agit d'un moment historique“, affirment ses proches. Pour la première fois, en effet, pointe Actualité CD, des faits liés à l'assassinat d'un dirigeant africain par une ancienne puissance coloniale pourraient être examinés publiquement devant une juridiction répressive. La famille espère que ce procès permettra de “briser les silences“, d'identifier les responsabilités et de susciter un débat public sur la mort de Lumumba, mais aussi sur les séquelles du passé colonial. Elle affirme ne rechercher ni compensation financière, ni revanche, mais seulement la vérité et la justice ». Des réponses ? « 64 ans après, un petit pas vers la justice historique », s'exclame Aujourd'hui à Ouagadougou. « Un survivant va peut-être être jugé pour cette disparition. Etienne Davignon confirmera-t-il que Patrice Lumumba a été exfiltré vers le Katanga où il a été fusillé avant que son corps ne soit dissous dans de l'acide ? Des sicaires de l'armée zaïroise, la sûreté belge, la CIA et l'incontournable Jacques Foccart (le monsieur France-Afrique) sont-ils vraiment mêlés à cet assassinat ? Nonagénaire, donc avec une mémoire forcément défaillante, Etienne Davignon se remémore-t-il vraiment ce qui s'est passé, s'interroge encore Aujourd'hui, si tant est qu'il soit mêlé à cette sordide affaire d'État ? » Réponse peut-être dans quelques mois…
Partagez votre opinion avec la rédactionDepuis plus de 35 ans, Jean-Luc Ruelle partage son temps entre la France et l'Afrique, et plus particulièrement la Côte d'Ivoire. Spécialiste de ces territoires, il apporte son éclairage sur la place actuelle de notre pays sur ce continent et les défis qui l'accompagnent : entre diplomatie et évolution stratégique. Il évoque également son action au Sénat avec l'ASFE (Alliance Solidaire des Français de l'Étranger). Et, en se basant sur sa propre expérience, notre invité déclare au micro Lesfrancais.press que, dans certains cas, « le cumul des mandats reste pertinent ». La suite sur Lesfrancais.pressSupport the show
« En Afrique, il faut que la France change d'attitude et de langage », affirme un rapport rédigé par trois sénateurs français, la socialiste Marie-Arlette Carlotti, le centriste François Bonneau et le LR Ronan Le Gleut. Dans ce document intitulé Voir l'Afrique dans tous ses États, les trois élus français passent au scanner les huit ans de politique africaine d'Emmanuel Macron. Ses réussites comme ses échecs. Ils font aussi 20 propositions pour l'avenir et invitent notamment le pouvoir français à faire preuve au Sahel de « patience stratégique ». La sénatrice de Marseille, Marie-Arlette Carlotti, répond à Christophe Boisbouvier. RFI : Pourquoi dites-vous qu'Emmanuel Macron a eu de bonnes initiatives, mais a montré une certaine arrogance et a été dépassé par les événements ? Marie-Arlette Carlotti : Parce que c'est la vérité. Parce qu'il a compris que la distanciation entre l'Afrique et la France est devenue quelque chose de terriblement dramatique pour nous, pour la relation qu'on avait. Alors, il a voulu se ressaisir. Alors, il a décidé de faire un agenda transformationnel. Le mot est chic, mais derrière ça, il n'y a pas de véritable changement d'attitude. Des tentatives sur les œuvres d'art restituées, des tentatives de se rapprocher de la société civile. Mais tellement de maladresses, tellement de condescendance. Donc voilà, il s'est trompé. Et d'ailleurs, ce qu'on dit dans notre rapport, c'est que la parole de la France, elle ne doit pas être uniquement de la part de l'Élysée. Il n'y a que l'Élysée qui parle à l'Afrique et aux Africains. Il faut redorer le blason de notre diplomatie qui a su faire, qui était compétente, qui était bien diffusée dans l'ensemble des pays. Il faut redorer le blason du ministère des Affaires étrangères quand même. Et puis, il y a nous qui sommes des parlementaires et c'est toujours facile de se parler entre parlementaires. Voilà, donc il s'est trompé, il a vu qu'il s'était trompé, mais il n'arrive pas à sortir de ce post-néocolonialisme-là, il est toujours dedans, voilà ! Sur la fermeture récente des bases militaires françaises en Afrique, vous regrettez un manque d'anticipation de la France, alors que c'est elle-même qui avait amorcé le mouvement, pourquoi ? Parce qu'on sentait bien qu'il y avait un rejet. Regardez, dans tous les pays, l'ensemble de la société civile et d'ailleurs, les hommes qui se présentent aux élections disent tous qu'on refusera la base militaire parce qu'ils savent qu'il y a une aspiration. Les bases sont l'incarnation du colonialisme, les séquelles du colonialisme. On a été rejeté. C'est parti de Barkhane, on est resté trop longtemps sans savoir ce qui se passait derrière. À l'égard de l'Alliance des États du Sahel, vous dites que la France doit faire preuve de « patience stratégique face aux menées prédatrices de la Russie ». Mais pour l'instant, les ponts sont quasiment coupés avec le Mali, le Burkina et le Niger… Eh bien, la patience, c'est qu'aujourd'hui les pays d'Afrique, notamment au Sahel où on a eu des relations très étroites, ils n'ont plus envie de nous. Il y a un manque d'envie là, et ils sont allés chercher ailleurs, et notamment avec les Russes, et notamment pour se défendre eux-mêmes et défendre d'ailleurs les juntes qui ont pris le pouvoir la plupart du temps. Eh bien, le temps fera son affaire. C'est-à-dire qu'à force, ils auront peut-être compris la situation. Ils auront compris que ça leur coûte beaucoup plus cher. Ils auront compris qu'ils sortaient d'une dépendance pour se mettre dans une autre dépendance. Et du coup, voilà, soyons présents, soyons attentifs et soyons patients. Je ne voudrais pas que nos relations soient terminées avec le monde africain, l'Afrique en général et chacun des pays. Moi, je suis très attachée au Mali, au Niger. En fait, avec toute cette région. J'y suis allée souvent et je ne voudrais pas ça, et j'espère que voilà, chemin faisant, il y aura un regard en direction de la France, à condition que la France change d'attitude et de langage. Et vous écrivez que « la France doit continuer à jouer sa partition en changeant de méthode et en s'appuyant sur des atouts toujours présents ». Quels sont ces atouts ? Ah ben, les atouts toujours présents, c'est la francophonie. Ce sont les relations qu'on a avec les pays d'Afrique, avec la population, les échanges qu'on peut avoir. Et d'ailleurs, on met l'accent sur… En tout cas, moi, je mets particulièrement l'accent sur les visas. Parce que si on traite mal les pays d'Afrique, si on traite mal les gens qui viennent faire leurs études, qui viennent travailler dans nos pays, si on a des politiques d'immigration restrictives en les montrant du doigt, je ne vois pas pourquoi les relations s'arrangeraient. Donc voilà, on a des atouts, à condition qu'on les prenne en main. Vous dites que « l'image de la France s'est dégradée en Afrique parce que la France s'est éloignée des sociétés civiles et s'est principalement adressée à des élites qui sont aujourd'hui très minoritaires ou écartées du pouvoir ». Faut-il un autre narratif ? Et lequel ? La France, vous le savez, elle a toujours défendu les valeurs des droits de l'homme. C'est normal, hein ! C'est le pays des Lumières, et cetera, mais dans la réalité, c'est la realpolitik qui l'a complètement emporté. On dit qu'on est pour les droits humains et on s'affiche avec les dirigeants les plus autoritaires, les vieilles dynasties, et cetera, au nom de la stabilité de la sous-région. Donc, on a eu des accommodements et la société civile ne peut pas le comprendre. Donc, on doit continuer à exiger des valeurs et parler un peu plus correctement aux Africains. Ne pas leur donner des leçons, ne pas faire des boutades scandaleuses, comme l'a fait le président de la République en disant que tel chef d'État va arranger la climatisation. Ce sont des stupidités, voyez, mais qui pèsent lourd dans nos relations. La dénonciation au Niger, les yeux fermés au Tchad, vous dites que c'est une politique du double standard ? Bah oui, c'est le double standard, ça veut dire deux poids, deux mesures. On donne d'un côté une leçon, on condamne au Niger, on condamne au Mali et, d'un autre côté, on s'accommode avec le Tchad. Donc, je trouve que ça aussi, ça fait partie d'un double langage que la France ne doit plus avoir. À lire aussi Propos polémiques d'E. Macron sur l'Afrique : « Un président vexé car il estime avoir fait le maximum »
In this episode, Loye and Fola discuss Turkey stepping in as a mediator between Ethiopia and Somalia, Ethiopia's economic growth including their new stock exchange, Senegal's parliamentary elections, Francophone Africa's military men, Nigeria's usual wahala and Malawi shaking down foreign businesses. We also touch briefly on elections come and gone. 00:00 Welcome back02:22 What's been happening?25:28 Predictions for 202539:37 What we would like to happen in 2025https://www.instagram.com/thebrief.xyz/
Aujourd'hui, Florence Rouas, Etienne Liebig et Bruno Pomart débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Aujourd'hui, Florence Rouas, Etienne Liebig et Bruno Pomart débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
France Dégage ! France-Afrique : la Rupture, c'est le titre de la performance donnée au Théâtre du Point du Jour à Lyon. Une performance intitulée Grand Reporterre, fruit d'une collaboration entre un travail d'enquête journalistique et le théâtre. Après s'être saisi de diverses thématiques comme la désobéissance civile, le cyberféminisme ou le racisme, cette 9ᵉ édition du Grand Reporterre se penche sur le désamour de l'Afrique pour la France. Tout est parti de ce coup d'État au Niger l'été 2023 dernier, avec les images qui ont suivi. Le drapeau français est brûlé... Une jeunesse en colère dans la rue crie aux français de dégager. Un coup d'État de plus en Afrique et des images qui questionnent la metteuse en scène Angélique Clairand, qui décide de se pencher sur l'histoire de la Françafrique en compagnie de la journaliste du Monde Afrique Comba Kane.Angélique Clairand se souvient la genèse de l'écriture de ce spectacle : « J'ai démarré, je ne connaissais rien ! C'est-à-dire que quand on me parlait de la Françafrique, je me souvenais uniquement de l'affaire des bijoux de Bokassa, de l'affaire Elf, et un peu du discours de Dakar de Sarkozy. Donc, je me suis dit : voilà, il y a quand même beaucoup de chefs d'État, la décolonisation va démarrer à partir de 1945, à partir de Charles de Gaulle, et on va faire un déroulé chronologique. Parce que moi-même, j'ai interviewé des gens autour de moi en disant : “la Françafrique, ça vous parle ?” Et c'était vraiment une vision très opaque. » Des figures clés de la Françafrique interprétées sur scèneSur scène, metteuse en scène et journalistes nous racontent l'histoire de la Françafrique pendant que des images d'archive défilent et que deux acteurs - Quentin Alberts et Kadiatou Camara - interprètent les personnages clés de cette histoire, chefs d'État ou personnages de l'ombre incontournables, comme Jacques Foccart. Corruption, propos méprisants, paternalismes, la charge est lourde. Enfin, une voix de femme s'élève. Ragniwendé Eldaa Koama est burkinabée et fait partie des jeunes africains qui rencontrent Emmanuel Macron en 2021 lors du sommet France-Afrique. « Une histoire françafricaine, c'est une histoire d'hommes... raconte la journaliste Coumba Kane. C'était important de chuter sur cette parole forte, cette femme qui tient tête et qui dit ce que beaucoup veulent dire à un président français ». Le Grand Reporterre : « France Dégage. France-Afrique : la Rupture », un incroyable travail de fond doublé d'une mise en scène brillante présenté au Théâtre du Point du Jour à Lyon. À écouter aussiJacques Foccart, «père» de la Françafrique (1&2)
L'émission 28 Minutes du 27/12/2023 Au programme de cette émission hors-série du 27 décembre : La France chassée du Mali, du Burkina Faso, de Centrafrique, du Niger, le putsch contre Ali Bongo, l'échec du G5 Sahel, le rapprochement des acteurs africains antifrançais avec la Russie, sans parler des relations tendues entre Paris et Rabat/Alger… « Annus horribilis », année horrible pour les relations entre l'Hexagone et le continent africain, qui n'ont cessé de se déchirer tout au long de l'année 2023. Pour en discuter, Élisabeth Quin reçoit Niagalé Bagayoko, chercheuse, spécialiste des politiques internationales de sécurité en Afrique de l'Ouest. Nous retrouverons ensuite Zyad Limam, directeur et rédacteur en chef « d'Afrique Magazine ». Né en Tunisie, il a su observer et analyser avec précision l'évolution du lien aujourd'hui compliqué entre le Maghreb et la France, notamment abîmé depuis le début de la présidence d'Emmanuel Macron. Il viendra partager son expertise sur le plateau de 28 Minutes. Puis nous retrouverons les chroniques de Xavier Mauduit et de Marjorie Adelson, ainsi que l'intermède musical « À la loop » de Matthieu Conquet ! 28 Minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement : 27 décembre 2023 - Présentation : Élisabeth Quin - Production : KM, ARTE Radio
durée : 00:38:31 - Le Temps du débat - par : Emmanuel Laurentin - Un récent rapport parlementaire présente l'état des relations France - Afrique. Il permettra d'éclairer la déclaration que fera le gouvernement mardi 21 novembre. Mais au-delà de ce discours, comment redéfinir les relations entre la France et les pays africains ? - invités : Bruno Fuchs Député LREM de la 6e circonscription du Haut-Rhin, co-rapporteur de la Mission d'information commune sur le site de stockage souterrain de déchets Stocamine, membre de la commission des affaires étrangères; Nicolas Normand Ancien ambassadeur de France en Afrique du Sud, au Mali, au Congo, au Sénégal et en Gambie. Auteur du "Grand livre de l'Afrique", Editions Eyrolles; Adamou Gado Ramatou Docteure en sciences politiques, enseignante à l'Université Abdou Moumouni de Niamey, chercheure de l'Institut Nigérien des Études Stratégiques et Internationales
durée : 00:38:31 - Le Temps du débat - par : Emmanuel Laurentin - Un récent rapport parlementaire présente l'état des relations France - Afrique. Il permettra d'éclairer la déclaration que fera le gouvernement mardi 21 novembre. Mais au-delà de ce discours, comment redéfinir les relations entre la France et les pays africains ? - invités : Bruno Fuchs Député LREM de la 6e circonscription du Haut-Rhin, co-rapporteur de la Mission d'information commune sur le site de stockage souterrain de déchets Stocamine, membre de la commission des affaires étrangères; Nicolas Normand Ancien ambassadeur de France en Afrique du Sud, au Mali, au Congo, au Sénégal et en Gambie. Auteur du "Grand livre de l'Afrique", Editions Eyrolles; Adamou Gado Ramatou Docteure en sciences politiques, enseignante à l'Université Abdou Moumouni de Niamey, chercheure de l'Institut Nigérien des Études Stratégiques et Internationales
Deux députés français ont déposé hier mercredi un rapport parlementaire sur ces relations, véritable « guide de survie en temps de crise », souligne Le Monde Afrique, avec une question centrale : « Comment sauver la place de la France en Afrique ? »Pour Aujourd'hui au Faso, la réponse est simple : « Une "tabula rasa" », du moins interprète le journal burkinabè, c'est ce que préconisent Bruno Fuchs et Michèle Tabarot, à l'origine de ce document. « 175 pages, rappelle encore le titre, résultat d'auditions de personnalités français et africaines, dont [...] François Hollande et Mohamed Bazoum » avant d'être déposé.Un travail volumineux, dont on n'avait pas nécessairement besoin « pour savoir que la friture s'épaissit de plus en plus sur la ligne France-Afrique », ironise Wakat Séra, malgré le travail fourni, que le journal « salue » d'ailleurs, il est « difficile de ne pas reconnaître que Bruno Fuchs et Michèle Tabarot ont enfoncé une porte largement ouverte ».Certes, difficile d'ignorer que les relations entre l'Hexagone et le continent se sont obscurcies ces derniers temps. Quand exactement ? Wakat Séra fait remonter la dégradation à plusieurs décennies. Aujourd'hui au Faso situe la bascule aux moments des putschs en Afrique de l'Ouest. Mais, assène Le Monde Afrique, « le constat est implacable ».Plusieurs erreurs françaises en AfriqueMaladresse ou paternalisme mal placé ? En tout cas, sans aucun doute, une « incohérence du discours français à l'égard des États africains », analyse Le Monde Afrique. Avec, comme illustration, la relative nonchalance de Paris vis-à-vis de la prise de pouvoir de Mahamat Idriss Déby au Tchad, alors que les putschs au Mali, au Burkina Faso et surtout au Niger ont été sévèrement critiqués.Et puis, dès son arrivée à l'Élysée, Emmanuel Macron a promis de tourner le dos à des décennies de Françafrique, sans pour autant réussir à se débarrasser, dénonce Wakat Séra, « du vocabulaire et des attitudes dignes de l'époque coloniale, pourtant révolue ».Et de citer, en vrac, les sorties de Jacques Chirac : une Afrique « pas mûre pour la démocratie », de Nicolas Sarkozy : « le grand drame de l'homme africain… » ou même d'Emmanuel Macron lui-même. Des exemples de « condescendance », s'insurge Aujourd'hui au Faso, qui « horripile[nt] la jeunesse africaine ». Le journal ne cherche pas plus loin : ce sont ces éléments qui ont « créé ce désamour qui frise le divorce ». Alors qu'envisager pour la « thérapie de couple » ? D'abord, pas de panique, préconise Aujourd'hui au Faso. Après tout, comme pour les personnes, « dans les relations entre les pays, il y a des hauts et des bas » et « rien n'est définitif ».Quant au rapport, il préconise un véritable traitement de choc : plus de cohérence, moins d'ingérence ; sortir du tout-militaire et privilégier la présence de diplomates - pourquoi pas avec une filière spécifique au quai d'Orsay ? ; repenser la politique des visas, « perçue comme ‘humiliante' par les élites africaines », estime Le Monde et surtout, sortir d'une posture pouvant apparaître comme méprisante.Si tout cela est fait, alors, espère Wakat Séra, « on pourra crier, "à bas la Françafrique" et "vive la France et l'Afrique" ».Les femmes scientifiques sur le continentLes journaux s'y consacrent à l'occasion de la remise du prix Femmes et sciences en Afrique subsaharienne, décerné depuis 2010 à l'initiative notamment de la Fondation l'Oréal pour braquer la lumière sur ces scientifiques.Des femmes qui sont « confrontées à un véritable parcours de la combattante », déclare la directrice de la Fondation l'Oréal, dans les colonnes du Point Afrique. Car, en plus des difficultés communes à toutes les scientifiques du monde, elles doivent aussi dépasser « des conditions matérielles extrêmement » défavorables, la recherche scientifique étant sur le continent, selon cette interlocutrice, « vraiment le parent pauvre des politiques publiques ».Et puis il y a la question de « l'invisibilisation des femmes, [...] une stratégie du patriarcat depuis la nuit des temps », pointe cette interviewée. De fait, « un tiers seulement des scientifiques en Afrique sont des femmes », relève Le Monde Afrique, ce qui signifie que, « au rythme actuel », il faudrait « un siècle [...] pour que les femmes scientifiques du continent soient à parité avec leurs homologues masculins ».Ce n'est pourtant pas faute de compétences : le quotidien rappelle que ces chercheuses travaillent sur tous les domaines en pointe, « pharmacologie, génétique, accès à l'eau, [...] intelligence artificielle » ou encore « astronomie ». Et deviennent par ailleurs, « chemin faisant, [...] des modèles pour des générations de fillettes ». Alors pourquoi pas rêver ? Le changement pourrait être au coin de la rue.
Bernard Mabille a regardé France/Afrique du Sud tout seul, avec son chat. Mais où est donc passé Madame Mabille ? Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.
NEWS L'AVION de la COUPE DU MONDE - 1/4 Retour sur FRANCE-AFRIQUE du SUD
A 48h du choc France-Afrique du Sud en quart de finale de la Coupe du monde de rugby (dimanche 21h au Stade de France), analyse des forces en présence avec Olivier Magne, Abdelatif Benazzi et Jean-Michel Rascol autour de Eric Silvestro. Antoine Dupont titulaire et casqué, des Springboks plus offensifs qu'attendus : vous saurez tout sur les deux équipes et sur le style d'opposition à laquelle il faut s'attendre.
Le XV de France a été battu par l'Afrique du Sud (28-29), dimanche 15 octobre, en quart de finale de la Coupe du monde de rugby, après un match intense.
Deux chapitres au sommaire du Mag du Dimanche : le rugby d'abord avant le quart de finale France-Afrique du sud ; et puis : le dernier sursis accordé aux Gazaouis pour se refugier au Sud avant l'offensive terrestre qui semble inéluctable. Quelle est la stratégie israélienne ? Qu'est ce qui attend les soldats de Tsahal une fois dans la bande de Gaza ? On pose la question au général Christophe Gomart, ancien directeur du renseignement militaire et ancien commandant des forces spéciales.
Invités : - Pierre Berbizier, l'ancien sélectionneur du XV de France garde une cicatrice profonde de la défaite des bleus en Afrique du Sud lors de la 1/2 finale de Coupe du Monde 1995 - Daniel Herrero, l'une des grandes voix du rugby - David Berty, il a gagné 5 fois le bouclier de Brennus avec le Stade Toulousain, aujourd'hui atteint de sclérose en plaques, il joue au rugby fauteuil et a réussi l'exploit de gravir le Kilimandjaro Ecoutez On refait le sport avec Le Parisien - Aujourd'hui en France du 15 octobre 2023 avec Isabelle Langé.
Ecoutez RTL Rugby - Emission spéciale France / Afrique du Sud du 15 octobre 2023 avec Jean-Michel Rascol.
Chaque samedi, Lénaïg Monier reçoit un invité au cœur de l'actualité. Aujourd'hui, Serge Blanco, ancien joueur du XV de France et consultant rugby Europe 1.
France - Afrique du Sud, quart de finale de Coupe du monde, se profile à l'horizon : ce sera une bataille féroce, ce sera avec Antoine Dupont, ce sera à quitte ou double. Avant tout ça, Crunch se penche sur la préparation des Bleus, pourquoi le match face à l'Italie laisse place à l'optimisme et sur le plan de jeu à adopter face aux Springboks.
Le debat sous l'Arbre à Palabres de cette semaine, animé par Eric Topona est consacré aux rôles que peuvent ou doivent jouer la société civile, les jeunes et les diasporas africaines dans le cadre du processus de redéfinition de la tant décriée relation France-Afrique.
Le retrait des troupes françaises présentes au Burkina Faso, les enjeux des diplomaties française et européenne en Afrique, les ressorts de la contestation massive contre la réforme des retraites en France, la série-documentaire Break Point sur Netflix consacrée aux coulisses du monde du tennis, l'exposition Serge Gainsbourg, le mot exact au Centre Pompidou. Tout cela et un peu plus dans ce nouvel épisode!
Aujourd'hui dans Bruno sur Fun Radio La suite : La télé de Mikka vous débrief le dernier épisode de l'Amour est dans le Pré. La Masterclass de Soanne vous parle d'une artiste qui utilise les bulletins de votes inutilisés pour en faire... des meubles ! Le #Samih revient sur la l'annonce de la mascotte officielle des J.O 2024. Maurine Crop Top nous fait jouer avec les collaborations de stars. Notre envoyé très spécial Max était à l'expo sur Tintin. Guitoune vous débrief le match de rugby France-Afrique du Sud dans la ligue des crampons. Viktor Vincent est l'invité de la playlist. Retrouvez Bruno sur Fun Radio avec Bruno Guillon, Christina, Pino, Karina, Maurine, et Elliot sur funradio.fr et sur l'application Fun Radio.
15 ans pour le « Super Moscato Show » et toujours pas une ride ! On ne change pas une équipe qui gagne : Vincent Moscato sera de nouveau épaulé par sa Dream Team composée de Pierre Dorian, Adrien Aigoin, Éric Di Meco, Maryse Ewanjé-Epée, Denis Charvet et Stephen Brun. Deux nouvelles arrivées feront leur entrée dans l'équipe. Marion Bartoli, la championne de Wimbledon 2013 et dernière française à avoir remporté un Grand Chelem, rejoindra la Dream team pour commenter, analyser et débattre sur l'actualité et les événements sportifs qui rythmeront cette année. Le pilote français Esteban Ocon interviendra également cette saison autour de chaque Grand Prix de Formule 1 !
Ça y est : le XV de France a battu tout le monde. Au terme d'un match d'une violence rare, les Bleus ont renversé le monstre sud-africain. Comment ? Le succès est-il tactique, physique ou mental ? Et les leaders ont-ils été à la hauteur ? Les Potos vous expliquent tout. Casting : Christophe Cessieux Wilfried Templier, Denis Charvet, Pierre AmmicheRealisateur : Kevin Paugam
Le XV de France a été poussif, maladroit, inconstant ... mais il a assuré une 11e victoire consécutive face à l'Australie. Une victoire pleine de défaut mais une victoire quand même. Les Potos reviennent sur ce court mais précieux succès tricolore. Reste une question : cette équipe de France est-elle prêt à défier les champions du monde sud-africains ? Et quelles seront les chances françaises face à l'une des meilleures nations du monde ? Casting : Christophe Cessieux Wilfried Templier, Denis Charvet, Manu MassicardProducteur : Pierre Ammiche
L'image de la France en Afrique s'est dégradée. D'une part, la position ambivalente du président Macron concernant les relations de la France avec le continent africain tend à porter à confusion. D'autre part, les débat internes français, notamment sur les question liées à l'islam, et la montée de l'extrême droite semblent également être responsables d'une distanciation du continent africain vis-à-vis de Paris. La perte d'influence de la France sur le continent est d'autant plus visible dans le contexte la guerre en Ukraine. Bien que de nombreux pays africains aient condamné l'invasion russe lors du vote à l'Assemblée générale des Nations unies (AGNU) le 2 mars 2022, peu ont suivis les Occidentaux dans la mise en place de sanctions à l'égard de Moscou. Comment sont perçus les débats d'idée français ainsi que la politique du gouvernement Macron sur le continent africain ? Quelles sont les réactions africaines vis-à-vis du conflit russo-ukrainien ? Observe-t-on une nouvelle fracture Nord-Sud autour du conflit ? Dans ce podcast, Achille Mbembe, universitaire camerounais et spécialiste des sociétés postcoloniales, se livre à une analyse des relations France-Afrique. Pour aller plus loin :
L'After foot, c'est LE show d'après-match et surtout la référence des fans de football depuis 15 ans ! Les rencontres se prolongent tous les soirs avec Gilbert Brisbois et Nicolas Jamain avec les réactions des joueurs et entraîneurs, les conférences de presse d'après-match et les débats animés entre supporters, experts de l'After et auditeurs. RMC est une radio généraliste, essentiellement axée sur l'actualité et sur l'interactivité avec les auditeurs, dans un format 100% parlé, inédit en France. La grille des programmes de RMC s'articule autour de rendez-vous phares comme Apolline Matin (6h-9h), les Grandes Gueules (9h-12h), Estelle Midi (12h-15h), Super Moscato Show (15h-18h), Rothen s'enflamme (18h-20h), l'After Foot (20h-minuit).
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