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En 2004, un séisme et plusieurs jours de neige révèlent les traces d'un quartier oublié : le quartier des Maghrébins, habité pendant près d'un millénaire au cœur de Jérusalem avant d'être rasé en une nuit, juste après la Guerre des Six Jours en 1967. Dans cet épisode, l'historien Vincent Lemire, auteur d'Au pied du mur. Vie et mort du quartier maghrébin de Jérusalem, redonne vie à ce fragment de ville effacé et montre comment son histoire éclaire toute la complexité religieuse et politique de Jérusalem.
Pendant près de huit siècles, le quartier des Maghrébins, au pied du Mur occidental, a été un lieu de vie, d'accueil et de passage au cœur de Jérusalem. Mais dans la nuit du 10 au 11 juin 1967, juste après la Guerre des Six Jours, il est rasé en quelques heures par les bulldozers israéliens. Dans cet épisode, l'historien Vincent Lemire, auteur d'Au pied du mur. Vie et mort du quartier maghrébin de Jérusalem, raconte comment ce quartier a disparu du paysage et ce que cette destruction révèle de l'histoire longue et conflictuelle de Jérusalem.
Dans cet épisode du "Journal imprévisible", Marc Bourreau revient sur le rôle central des cargos dans l'histoire moderne. Bien plus que de simples navires de transport, ces géants des mers sont devenus des acteurs à part entière des crises mondiales, transportant parfois des marchandises, mais aussi des symboles et des drames humains. De la guerre des Six Jours au naufrage du Torrey Canyon, en passant par l'arrivée des boat people vietnamiens ou la collecte de riz pour la Somalie, l'émission explore la riche mythologie de ces cathédrales des mers, véritables thermomètres d'une humanité tourmentée.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pour atteindre Palawan Camping, il faut un vol interne, trois heures de van, puis 45 minutes de bateau. Et à l'arrivée : pas de route, pas d'eau chaude, pas de restaurant, sept tentes maximum sur la plage. Les enfants sautent du bateau à l'ancre, jouent aux échecs pieds dans le sable et partent en snorkeling avec le capitaine du coin. Noël se fête à la chaise musicale avec les familles philippines qui vivent sur place. Gabrielle a pleuré en repartant. Ses enfants, quand on leur demande leur endroit préféré du voyage, répondent sans hésiter : Palawan Camping.Pour écouter l'épisode en entierPalawan Camping, la plus belle plage du monde — Le voyage en famille de Gabrielle aux Philippines-----------Si l'épisode vous a plu, laissez-moi une note 5 ⭐️ ou un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify
Cette semaine dans Le Tunnel du Temps, Harel Bajrech nous replonge au 28 mai 1967, à la veille de la Guerre des Six Jours. Pourquoi Levi Eshkol reste-t-il dans l’ombre de Moshe Dayan ou Yitzhak Rabin ? Qui étaient réellement les hommes qui ont conduit Israël à l’une des plus grandes victoires de son histoire ? Une plongée fascinante dans les coulisses d’un moment décisif pour Israël.See omnystudio.com/listener for privacy information.
Yasmina Asrarguis est une ancienne diplomate et doctorante spécialiste du Moyen-Orient, autrice de "Le mirage de la paix". C'est également une personne que je connais depuis un moment et je suis son travail de près.Son livre est construit sur des archives diplomatiques inédites, des conversations téléphoniques entre présidents, et des années d'enquête sur les coulisses de ce conflit que tout le monde commente et que presque personne ne comprend vraiment.Il est rare que je reçoive quelqu'un qui cumule à la fois l'expérience du terrain diplomatique, la rigueur académique et la capacité à tout remettre dans un récit qui tient. Avec Yasmina, on s'est connus avant qu'elle sorte ce bouquin, et je savais que cette conversation allait être différente. Elle est jeune, femme, maghrébine, et elle parle d'un sujet que la diplomatie a toujours réservé aux hommes d'un certain âge. C'est déjà en soi quelque chose.Dans cet épisode, nous parlons des deux grandes forces qui rendent la paix impossible aujourd'hui : les idéologues messianiques (des deux côtés) et les acteurs opportunistes qui font de la géopolitique comme on fait des affaires. J'ai questionné Yasmina sur pourquoi le 7 octobre était en réalité une réponse à un accord de paix qui était sur le point d'être signé, sur ce que Kissinger avait vraiment compris que personne n'a retenu, sur l'enrichissement personnel de Trump comme boussole de sa politique étrangère, et sur ce qui, malgré tout, lui donne envie du futur dans cette région.Citations marquantes"Tant qu'on aura des idéologues d'une part, et des acteurs fortement opportunistes qui ont le pouvoir dans certaines capitales, il sera extrêmement compliqué de voir advenir une paix civilisationnelle.""Le 7 octobre, c'est véritablement le conseil du Hamas qui se réunit pour une réunion d'urgence et qui dit : il nous faut agir extrêmement vite pour empêcher la reconnaissance.""Le business peut générer de la dépendance. Mais pas de la confiance. Ce ne sont pas les mêmes acteurs.""On est passé d'une Amérique où il y avait cette idée de rêve américain. Aujourd'hui, c'est juste le rêve de Trump.""Ce que l'on voit à savoir la guerre, le sang, la revanche — ce n'est pas le lot commun du Moyen-Orient. C'est aussi une région de beauté infinie, d'une jeunesse pleine de rêves."Grandes idées discutées1. Idéologues vs opportunistes : le cocktail qui rend la paix impossible (~0:05:35 – 0:09:44) D'un côté les messianismes (évangélique américain, religieux israélien, islamiste arabe). De l'autre, une "business diplomacy" trumpiste qui traite la région comme un marché. Ces deux logiques s'excluent mutuellement — et aucune ne pense aux populations. Tant que ce duo est aux commandes, la paix n'est pas un horizon réel.2. La paix par la prospérité, puis la paix par la force — deux échecs annoncés (~0:09:57 – 0:13:00) Trump a d'abord testé la "paix par la prospérité" (accords d'Abraham). Après le 7 octobre, il est passé à la "paix par la force" (guerres en Iran). Aucune des deux n'intègre les populations civiles. C'est une géopolitique de businessmen qui ignorent que la paix se construit avec les gens, pas autour d'eux.3. Le 7 octobre comme réponse directe à la normalisation saoudienne (~1:04:00 – 1:07:38) Ce que j'ignorais et que Yasmina documente dans son livre : le Hamas a lancé les attaques du 7 octobre en réaction directe à la normalisation imminente entre Israël et l'Arabie Saoudite. MBS était apparu sur Fox News pour dire que la reconnaissance était prochaine. Le Hamas ne pouvait pas atteindre les dirigeants, alors il a frappé la population civile pour créer une surréaction qui rendrait la normalisation impossible. Deux ans après, ça a marché.4. Trump, l'enrichissement personnel comme boussole géopolitique (~0:48:15 – 0:55:54) Ce n'est pas une thèse complotiste — c'est documenté. Avant chaque déplacement dans la région, c'est le fils de Trump qui signe les contrats. Des achats de drones et d'hydrocarbures dans le premier cercle présidentiel quelques jours avant la guerre en Iran. Un avion présidentiel offert par le Qatar. Une rivière à 40 km de Doha. Yasmina le dit avec des chiffres, pas des opinions.5. La confiance ne se bâtit pas avec des contrats, mais avec de l'éducation et de la culture (~1:09:09 – 1:13:35) L'exemple franco-allemand est là : personne en 1945 n'aurait parié sur cette réconciliation. Ce qui a marché, ce n'est pas le business. C'est Erasmus, l'apprentissage des langues, la codépendance culturelle. C'est ça que le Moyen-Orient n'a pas encore eu le droit d'expérimenter.6. Hamas et gouvernance par la peur — le paradoxe des sondages (~0:56:41 – 1:01:02) Un chiffre contre-intuitif : l'adhésion au Hamas est plus forte dans les territoires gouvernés par l'Autorité palestinienne que dans ceux gouvernés par le Hamas lui-même. Les populations qui vivent sous le régime connaissent la réalité. Celles qui n'y sont pas ont encore le fantasme. Même mécanique qu'en Iran.7. La jeunesse comme seule vraie variable d'espoir (~1:17:49 – 1:21:48) Pas le business. Pas les PDG. La jeunesse — diplomates de 30 ans, entrepreneurs locaux, femmes qui prennent la parole. Une région qui est aussi de beauté et de rêves, pas seulement de destruction. C'est la seule chose qui donne envie du futur à Yasmina. Et après cette conversation, à moi aussi.Questions posées dans l'interviewC'est quoi, selon toi, les dynamiques dans le Moyen-Orient que la majorité des gens ne comprennent pas ?Quand ils parlent de paix, dans aucun des cas ils envisagent les humains qui sont sur place — tu confirmes ?Est-ce que le gouvernement Netanyahou est symétrique à l'Iran dans sa logique messianique ?Y a-t-il vraiment une scission profonde dans la société israélienne, ou c'est du bruit médiatique ?Pourquoi un certain nombre de personnes de confession juive ne sont pas nécessairement sionistes ?Est-ce juste de dire que l'État d'Israël est né de l'antisémitisme européen ?Quel a été le rôle de la guerre froide dans la région, et comment Kissinger a tout changé ?Comment le Hamas a réussi à prendre autant de pouvoir en Palestine ?Y a-t-il une volonté réelle d'une solution à deux États, côté Netanyahou, côté Hamas, côté Hezbollah ?Qu'est-ce qui te donne envie du futur dans cette région, malgré tout ce qu'on vient de dire ?Références citéesLivresLe mirage de la paix — Yasmina Asraragiz (son propre livre, fil rouge de l'entretien)Accords et documents historiquesDéclaration Balfour (document britannique autorisant la création d'un État israélien) — ~0:31:46Accords d'Oslo (Israël / Autorité palestinienne, Rabin / Arafat) — ~1:02:49Accords de Camp David (Israël / Égypte, Sadat / Begin) — ~1:03:30Accords d'Abraham (normalisation entre Israël et pays arabes) — ~0:10:30Personnalités historiquesThéodore Herzl (fondateur du sionisme) — ~0:28:09Henry Kissinger (diplomatie navette, guerre de Yom Kippour) — ~0:37:27 et ~0:39:52Anwar Sadat (assassiné après Camp David) — ~1:03:36Yitzhak Rabin (assassiné après Oslo) — ~1:02:49Golda Meir — ~0:40:19Ben Gurion — ~0:29:00Personnalités contemporainesCharlie Kirk (messianisme évangélique US) — ~0:05:35Donald Trump et Jared Kushner — ~0:46:00 / ~0:48:15Steve Witkoff (envoyé spécial US au Moyen-Orient) — ~0:07:00Mohamed Ben Salman (MBS) — ~1:04:30Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich (extrême droite israélienne) — ~0:26:00Netanyahou — multiple occurrencesReza Pahlavi (cité comme potentiel successeur du régime iranien) — ~0:13:00ÉvénementsGuerre de Yom Kippour (1973) — ~0:38:00Guerre des Six Jours — ~0:39:52Guerre civile libanaise / guerres israélo-libanaises — ~0:19:507 octobre 2023 — ~1:04:00Embargo pétrolier arabe de 1973 — ~0:38:30Crise du canal de Suez — ~0:43:10Afghanistan / Al-Qaïda / talibans (financement CIA) — ~0:43:29InstitutionsONU / Conseil de sécurité — ~0:14:07FINUL (force de l'ONU au Liban) — ~0:20:30Congrès américain — ~1:05:00Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 — Introduction Gregory présente le podcast et pose la question fondatrice : peut-on encore se réjouir du futur ?00:34 — Qui est Yasmina ? Ancienne diplomate, doctorante, autrice du Mirage de la paix. Gregory souligne la rareté : une femme jeune, maghrébine, qui parle de géopolitique avec une expertise rare.02:00 — Pourquoi si peu de femmes dans l'analyse géopolitique ? Yasmina explique le coût psychique de ce domaine et comment les femmes s'auto-excluent d'un sujet porté historiquement par des hommes.05:35 — Les deux forces qui bloquent la paix Idéologues messianiques (US, Israël, monde arabe) d'un côté. Business diplomacy opportuniste de l'autre. Aucun ne pense aux populations.09:57 — Paix par la prospérité vs paix par la force Les deux doctrines Trump expliquées. Pourquoi aucune ne peut produire une vraie paix durable.14:07 — Israël et Iran : guerre existentielle Les deux camps croient jouer leur survie. Quand vous êtes en mode existentiel, le droit international ne compte plus.27:41 — Origines du sionisme et débat interne Herzl, les rabbins anti-sionistes, la gauche soviétique : l'histoire du sionisme que personne ne raconte vraiment.31:46 — L'État d'Israël est-il né de l'antisémitisme européen ? La déclaration Balfour, ses motivations réelles, les Juifs instrumentalisés. Yasmina répond avec les archives.37:27 — Kissinger et le pivot américain vers le Moyen-Orient Guerre de Yom Kippour, embargo pétrolier, naissance de la diplomatie navette. Le moment où les US ont compris l'enjeu.48:15 — Trump : enrichissement personnel comme boussole géopolitique Chiffres, contrats, famille, avion qatari. Yasmina documente ce qui est souvent dit mais rarement démontré.56:41 — Comment le Hamas a pris Gaza Gouvernance par la peur, assassinats politiques, et le paradoxe des sondages : l'adhésion au Hamas est plus forte là où il ne gouverne pas.1:04:00 — Le 7 octobre comme réponse à la normalisation saoudienne La révélation centrale du livre. Le Hamas a frappé pour empêcher un accord de paix imminent entre Israël et l'Arabie Saoudite.1:09:09 — Ce qu'il faudrait vraiment pour une paix Moins d'idéologues, moins de business. Plus d'éducation, de culture, de codépendance humaine. L'exemple franco-allemand.1:14:52 — Le rôle du Maroc et des pays du Maghreb La relation Maroc-Israël analysée : démographie partagée, coopération sécuritaire, projets culturels. Un cas à part dans la région.1:17:49 — Ce qui donne envie du futur : la jeunesse Des diplomates de 30 ans, une jeunesse qui rêve, un Moyen-Orient de beauté que la guerre cache. La seule vraie variable d'espoir.1:21:54 — VLAN final Claquer la porte au messianisme. L'ouvrir à la jeunesse moyenne-orientale et aux défenseurs de la paix. Suggestion d'autres épisodes à écouter : #321 (partie 1) Israël-Palestine : Comprendre et décrypter le conflit avec Vincent Lemire (https://audmns.com/FvEjGWR) #312 Les défis géopolitiques d'un monde hors de contrôle avec Thomas Gomart (https://audmns.com/jscnrns) #345 L'occident ne comprends plus le monde avec Pierre Haski (partie 1) (https://audmns.com/yGmnzUq)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Yasmina Asrarguis est une ancienne diplomate et doctorante spécialiste du Moyen-Orient, autrice de "Le mirage de la paix". C'est également une personne que je connais depuis un moment et je suis son travail de près.Son livre est construit sur des archives diplomatiques inédites, des conversations téléphoniques entre présidents, et des années d'enquête sur les coulisses de ce conflit que tout le monde commente et que presque personne ne comprend vraiment.Il est rare que je reçoive quelqu'un qui cumule à la fois l'expérience du terrain diplomatique, la rigueur académique et la capacité à tout remettre dans un récit qui tient. Avec Yasmina, on s'est connus avant qu'elle sorte ce bouquin, et je savais que cette conversation allait être différente. Elle est jeune, femme, maghrébine, et elle parle d'un sujet que la diplomatie a toujours réservé aux hommes d'un certain âge. C'est déjà en soi quelque chose.Dans cet épisode, nous parlons des deux grandes forces qui rendent la paix impossible aujourd'hui : les idéologues messianiques (des deux côtés) et les acteurs opportunistes qui font de la géopolitique comme on fait des affaires. J'ai questionné Yasmina sur pourquoi le 7 octobre était en réalité une réponse à un accord de paix qui était sur le point d'être signé, sur ce que Kissinger avait vraiment compris que personne n'a retenu, sur l'enrichissement personnel de Trump comme boussole de sa politique étrangère, et sur ce qui, malgré tout, lui donne envie du futur dans cette région.Citations marquantes"Tant qu'on aura des idéologues d'une part, et des acteurs fortement opportunistes qui ont le pouvoir dans certaines capitales, il sera extrêmement compliqué de voir advenir une paix civilisationnelle.""Le 7 octobre, c'est véritablement le conseil du Hamas qui se réunit pour une réunion d'urgence et qui dit : il nous faut agir extrêmement vite pour empêcher la reconnaissance.""Le business peut générer de la dépendance. Mais pas de la confiance. Ce ne sont pas les mêmes acteurs.""On est passé d'une Amérique où il y avait cette idée de rêve américain. Aujourd'hui, c'est juste le rêve de Trump.""Ce que l'on voit à savoir la guerre, le sang, la revanche — ce n'est pas le lot commun du Moyen-Orient. C'est aussi une région de beauté infinie, d'une jeunesse pleine de rêves."Grandes idées discutées1. Idéologues vs opportunistes : le cocktail qui rend la paix impossible (~0:05:35 – 0:09:44) D'un côté les messianismes (évangélique américain, religieux israélien, islamiste arabe). De l'autre, une "business diplomacy" trumpiste qui traite la région comme un marché. Ces deux logiques s'excluent mutuellement — et aucune ne pense aux populations. Tant que ce duo est aux commandes, la paix n'est pas un horizon réel.2. La paix par la prospérité, puis la paix par la force — deux échecs annoncés (~0:09:57 – 0:13:00) Trump a d'abord testé la "paix par la prospérité" (accords d'Abraham). Après le 7 octobre, il est passé à la "paix par la force" (guerres en Iran). Aucune des deux n'intègre les populations civiles. C'est une géopolitique de businessmen qui ignorent que la paix se construit avec les gens, pas autour d'eux.3. Le 7 octobre comme réponse directe à la normalisation saoudienne (~1:04:00 – 1:07:38) Ce que j'ignorais et que Yasmina documente dans son livre : le Hamas a lancé les attaques du 7 octobre en réaction directe à la normalisation imminente entre Israël et l'Arabie Saoudite. MBS était apparu sur Fox News pour dire que la reconnaissance était prochaine. Le Hamas ne pouvait pas atteindre les dirigeants, alors il a frappé la population civile pour créer une surréaction qui rendrait la normalisation impossible. Deux ans après, ça a marché.4. Trump, l'enrichissement personnel comme boussole géopolitique (~0:48:15 – 0:55:54) Ce n'est pas une thèse complotiste — c'est documenté. Avant chaque déplacement dans la région, c'est le fils de Trump qui signe les contrats. Des achats de drones et d'hydrocarbures dans le premier cercle présidentiel quelques jours avant la guerre en Iran. Un avion présidentiel offert par le Qatar. Une rivière à 40 km de Doha. Yasmina le dit avec des chiffres, pas des opinions.5. La confiance ne se bâtit pas avec des contrats, mais avec de l'éducation et de la culture (~1:09:09 – 1:13:35) L'exemple franco-allemand est là : personne en 1945 n'aurait parié sur cette réconciliation. Ce qui a marché, ce n'est pas le business. C'est Erasmus, l'apprentissage des langues, la codépendance culturelle. C'est ça que le Moyen-Orient n'a pas encore eu le droit d'expérimenter.6. Hamas et gouvernance par la peur — le paradoxe des sondages (~0:56:41 – 1:01:02) Un chiffre contre-intuitif : l'adhésion au Hamas est plus forte dans les territoires gouvernés par l'Autorité palestinienne que dans ceux gouvernés par le Hamas lui-même. Les populations qui vivent sous le régime connaissent la réalité. Celles qui n'y sont pas ont encore le fantasme. Même mécanique qu'en Iran.7. La jeunesse comme seule vraie variable d'espoir (~1:17:49 – 1:21:48) Pas le business. Pas les PDG. La jeunesse — diplomates de 30 ans, entrepreneurs locaux, femmes qui prennent la parole. Une région qui est aussi de beauté et de rêves, pas seulement de destruction. C'est la seule chose qui donne envie du futur à Yasmina. Et après cette conversation, à moi aussi.Questions posées dans l'interviewC'est quoi, selon toi, les dynamiques dans le Moyen-Orient que la majorité des gens ne comprennent pas ?Quand ils parlent de paix, dans aucun des cas ils envisagent les humains qui sont sur place — tu confirmes ?Est-ce que le gouvernement Netanyahou est symétrique à l'Iran dans sa logique messianique ?Y a-t-il vraiment une scission profonde dans la société israélienne, ou c'est du bruit médiatique ?Pourquoi un certain nombre de personnes de confession juive ne sont pas nécessairement sionistes ?Est-ce juste de dire que l'État d'Israël est né de l'antisémitisme européen ?Quel a été le rôle de la guerre froide dans la région, et comment Kissinger a tout changé ?Comment le Hamas a réussi à prendre autant de pouvoir en Palestine ?Y a-t-il une volonté réelle d'une solution à deux États, côté Netanyahou, côté Hamas, côté Hezbollah ?Qu'est-ce qui te donne envie du futur dans cette région, malgré tout ce qu'on vient de dire ?Références citéesLivresLe mirage de la paix — Yasmina Asraragiz (son propre livre, fil rouge de l'entretien)Accords et documents historiquesDéclaration Balfour (document britannique autorisant la création d'un État israélien) — ~0:31:46Accords d'Oslo (Israël / Autorité palestinienne, Rabin / Arafat) — ~1:02:49Accords de Camp David (Israël / Égypte, Sadat / Begin) — ~1:03:30Accords d'Abraham (normalisation entre Israël et pays arabes) — ~0:10:30Personnalités historiquesThéodore Herzl (fondateur du sionisme) — ~0:28:09Henry Kissinger (diplomatie navette, guerre de Yom Kippour) — ~0:37:27 et ~0:39:52Anwar Sadat (assassiné après Camp David) — ~1:03:36Yitzhak Rabin (assassiné après Oslo) — ~1:02:49Golda Meir — ~0:40:19Ben Gurion — ~0:29:00Personnalités contemporainesCharlie Kirk (messianisme évangélique US) — ~0:05:35Donald Trump et Jared Kushner — ~0:46:00 / ~0:48:15Steve Witkoff (envoyé spécial US au Moyen-Orient) — ~0:07:00Mohamed Ben Salman (MBS) — ~1:04:30Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich (extrême droite israélienne) — ~0:26:00Netanyahou — multiple occurrencesReza Pahlavi (cité comme potentiel successeur du régime iranien) — ~0:13:00ÉvénementsGuerre de Yom Kippour (1973) — ~0:38:00Guerre des Six Jours — ~0:39:52Guerre civile libanaise / guerres israélo-libanaises — ~0:19:507 octobre 2023 — ~1:04:00Embargo pétrolier arabe de 1973 — ~0:38:30Crise du canal de Suez — ~0:43:10Afghanistan / Al-Qaïda / talibans (financement CIA) — ~0:43:29InstitutionsONU / Conseil de sécurité — ~0:14:07FINUL (force de l'ONU au Liban) — ~0:20:30Congrès américain — ~1:05:00Timestamps clés (optimisés YouTube)00:00 — Introduction Gregory présente le podcast et pose la question fondatrice : peut-on encore se réjouir du futur ?00:34 — Qui est Yasmina ? Ancienne diplomate, doctorante, autrice du Mirage de la paix. Gregory souligne la rareté : une femme jeune, maghrébine, qui parle de géopolitique avec une expertise rare.02:00 — Pourquoi si peu de femmes dans l'analyse géopolitique ? Yasmina explique le coût psychique de ce domaine et comment les femmes s'auto-excluent d'un sujet porté historiquement par des hommes.05:35 — Les deux forces qui bloquent la paix Idéologues messianiques (US, Israël, monde arabe) d'un côté. Business diplomacy opportuniste de l'autre. Aucun ne pense aux populations.09:57 — Paix par la prospérité vs paix par la force Les deux doctrines Trump expliquées. Pourquoi aucune ne peut produire une vraie paix durable.14:07 — Israël et Iran : guerre existentielle Les deux camps croient jouer leur survie. Quand vous êtes en mode existentiel, le droit international ne compte plus.27:41 — Origines du sionisme et débat interne Herzl, les rabbins anti-sionistes, la gauche soviétique : l'histoire du sionisme que personne ne raconte vraiment.31:46 — L'État d'Israël est-il né de l'antisémitisme européen ? La déclaration Balfour, ses motivations réelles, les Juifs instrumentalisés. Yasmina répond avec les archives.37:27 — Kissinger et le pivot américain vers le Moyen-Orient Guerre de Yom Kippour, embargo pétrolier, naissance de la diplomatie navette. Le moment où les US ont compris l'enjeu.48:15 — Trump : enrichissement personnel comme boussole géopolitique Chiffres, contrats, famille, avion qatari. Yasmina documente ce qui est souvent dit mais rarement démontré.56:41 — Comment le Hamas a pris Gaza Gouvernance par la peur, assassinats politiques, et le paradoxe des sondages : l'adhésion au Hamas est plus forte là où il ne gouverne pas.1:04:00 — Le 7 octobre comme réponse à la normalisation saoudienne La révélation centrale du livre. Le Hamas a frappé pour empêcher un accord de paix imminent entre Israël et l'Arabie Saoudite.1:09:09 — Ce qu'il faudrait vraiment pour une paix Moins d'idéologues, moins de business. Plus d'éducation, de culture, de codépendance humaine. L'exemple franco-allemand.1:14:52 — Le rôle du Maroc et des pays du Maghreb La relation Maroc-Israël analysée : démographie partagée, coopération sécuritaire, projets culturels. Un cas à part dans la région.1:17:49 — Ce qui donne envie du futur : la jeunesse Des diplomates de 30 ans, une jeunesse qui rêve, un Moyen-Orient de beauté que la guerre cache. La seule vraie variable d'espoir.1:21:54 — VLAN final Claquer la porte au messianisme. L'ouvrir à la jeunesse moyenne-orientale et aux défenseurs de la paix.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur les grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Vous voulez réagir ? Appelez-le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d'Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
En 2004, un séisme et plusieurs jours de neige révèlent les traces d'un quartier oublié : le quartier des Maghrébins, habité pendant près d'un millénaire au cœur de Jérusalem avant d'être rasé en une nuit, juste après la Guerre des Six Jours en 1967. Dans cet épisode, l'historien Vincent Lemire, auteur d'Au pied du mur. Vie et mort du quartier maghrébin de Jérusalem, redonne vie à ce fragment de ville effacé et montre comment son histoire éclaire toute la complexité religieuse et politique de Jérusalem.
Pendant près de huit siècles, le quartier des Maghrébins, au pied du Mur occidental, a été un lieu de vie, d'accueil et de passage au cœur de Jérusalem. Mais dans la nuit du 10 au 11 juin 1967, juste après la Guerre des Six Jours, il est rasé en quelques heures par les bulldozers israéliens. Dans cet épisode, l'historien Vincent Lemire, auteur d'Au pied du mur. Vie et mort du quartier maghrébin de Jérusalem, raconte comment ce quartier a disparu du paysage et ce que cette destruction révèle de l'histoire longue et conflictuelle de Jérusalem.
Cette semaine, PopCorn vous emmène entre révolte, sororité et désillusion avec trois films qui font vibrer l'écran autrement. Au programme : La Vague, de Sebastián Lelio : chronique musicale d'un Chili qui connait des révoltes universitaires féministesLe Gang des Amazones, de Melissa Drigeard : ou comment cinq amies transforment la Provence des années 90 en terrain de braquage et de revanche sociale.Six jours ce printemps-là, de Joachim Lafosse : le retour mélancolique d'une mère sur la Côte d'Azur, entre secrets, soleil et ex-belle-famille.Sans oublier les quelques coups de coeur en fin d'émission.Bonne écoute !Présentatrice : DaphnéChroniqueur.euses : Daphné, Pauline, Juliette, Arthur, Aris
Chaque samedi, dans CLAP !, Laurie Cholewa donne la parole aux critiques, qui commentent les sorties de la semaine. Les auditeurs ont également rendez-vous avec le journal des sorties, et les chiffres du box-office.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:09:19 - Les sorties cinéma de la semaine - par : Laurent Delmas, Christine Masson - Un acteur est contraint de jouer le rôle d'un président qu'il déteste, cinq amies d'enfance deviennent braqueuses, une mère déclassée offre six jours de rêve à ses enfants, plongée dans un centre de rétention pour étrangers... Coup de projecteurs sur les films de cette semaine ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:09:19 - Les sorties cinéma de la semaine - par : Christine Masson, Laure DELMAS - Un acteur est contraint de jouer le rôle d'un président qu'il déteste, cinq amies d'enfance deviennent braqueuses, une mère déclassée offre six jours de rêve à ses enfants, une assistante sociale devient travailleuse du sexe... Coup de projecteurs sur les films de cette semaine ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Dans ce nouvel épisode d'En Roue Libre, Gordon De Winter, Fred Amorison, et Justin Van Hoeke préface l'annuel rendez-vous des passionnés de piste : les Six Jours de Gand ! Cap sur le middenplein, ça promet six jours de folie !
Dans la mémoire des enfants, six petites journées de vacances peuvent parfois prendre une place immense et dans «Six jours ce printemps-là» de Joachim Lafosse, Thomas et Raphaël passent leurs vacances de Pâques dans une belle maison en bord de mer dont l'accès ne leur est pas explicitement autorisé. Sana, leur mère, incarnée par Eyé Haïdara, les élève seule et, plutôt que de voir les vacances tomber à l'eau, elle préfère ouvrir sans autorisation la maison des grands-parents. Joachim Lafosse et Eyé Haïdara étaient les invités de Nathalie Amar. «Six jours ce printemps-là» est à voir en salle à partir de ce 12 novembre 2025. ► Chronique Café Polar Catherine Fruchon-Toussaint est allée voir Le jeu de l'amour et du hasard au Théâtre des Mathurins. ► Playlist du jour - Bonga - Ku Tando. - James BKS - Wetin U Go Choose.
Dans la mémoire des enfants, six petites journées de vacances peuvent parfois prendre une place immense et dans «Six jours ce printemps-là» de Joachim Lafosse, Thomas et Raphaël passent leurs vacances de Pâques dans une belle maison en bord de mer dont l'accès ne leur est pas explicitement autorisé. Sana, leur mère, incarnée par Eyé Haïdara, les élève seule et, plutôt que de voir les vacances tomber à l'eau, elle préfère ouvrir sans autorisation la maison des grands-parents. Joachim Lafosse et Eyé Haïdara étaient les invités de Nathalie Amar. «Six jours ce printemps-là» est à voir en salle à partir de ce 12 novembre 2025. ► Chronique Café Polar Catherine Fruchon-Toussaint est allée voir Le jeu de l'amour et du hasard au Théâtre des Mathurins. ► Playlist du jour - Bonga - Ku Tando. - James BKS - Wetin U Go Choose.
La marche du monde vous invite à découvrir cette semaine Palestine, filmer pour exister, un épisode documentaire signé Maxime Grember à découvrir à l'occasion de la 80e session de l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies (ONU), dont le lancement doit avoir lieu mardi 9 septembre, plusieurs pays ont annoncé vouloir reconnaître l'État de Palestine. Entre 1968 et 1982, le cinéaste palestinien Mustafa Abu Ali et d'autres professionnels du cinéma vont réaliser des dizaines de films sous l'égide de l'Unité cinéma, une structure de production audiovisuelle liée au Fatah. Passant du fusil à la caméra, ils vont raconter en images la lutte du peuple palestinien, diffuser leurs films dans les camps de réfugiés et tenter ainsi de construire une mémoire visuelle palestinienne. Mais quelle histoire se cache derrière cette filmographie militante née dans les mois qui ont suivi la guerre des six jours de 1967 ? Qu'est-ce que ces films nous racontent du mouvement révolutionnaire palestinien et de la guerre contre l'État d'Israël ? Et enfin, que nous disent-ils du rapport que le peuple palestinien entretient avec sa propre histoire ? Le 15 juin 1969, dans une interview accordée au journal britannique The Sunday Times, Golda Meir, alors cheffe du gouvernement israélien, déclare, deux ans après la guerre des Six-Jours qui avait donné à son pays le contrôle de l'ensemble des territoires palestiniens : « Les Palestiniens n'ont jamais existé. Comment pourrions-nous rendre les territoires occupés ? Il n'y a personne à qui les rendre. » En réponse à cette provocation, le cinéaste palestinien Mustafa Abu Ali réalise en 1974 le documentaire They do not exist, pour insister sur le manque de soutien et de visibilité de la part de la communauté internationale. L'histoire du cinéma palestinien pourrait véritablement prendre sa source dans ce déni d'existence, car c'est bel et bien à partir de 1968 qu'une Unité cinéma va se créer et que des hommes et des femmes vont documenter en images les luttes, les souffrances et les multiples déplacements que le peuple palestinien connait depuis la Nakba de 1948. « Il n'y avait plus de rues, plus de magasins, plus d'écoles. Tout avait été détruit. Donc, l'idée était de construire un film à partir de cette phrase de Golda Meir "They do not exist". Alors Mustafa s'est dit : s'ils n'existent pas, ceux que vous bombardez, ce sont des fantômes ? ». Khadijeh Habashneh, cinéaste et archiviste du cinéma palestinien, s'exprime au sujet du film They do not exist que Mustafa Abu Ali réalise en 1974. En 1973, Mustafa Abu Ali réalise Scène d'occupations à Gaza, un film emblématique de l'Unité cinéma. Ne pouvant pas se rendre dans la bande de Gaza, sous contrôle israélien depuis 1967, il va réaliser son film à partir d'un reportage fait pour la télévision française et pour lequel il arrive à se procurer les images. Avec son nouveau montage, il veut attester en images de la souffrance endurée par le peuple gazaoui. « Mustafa Abu Ali va utiliser les moyens que le cinéma met à sa disposition, c'est-à-dire qu'il va transformer la bande son, ajouter une voix off, de la musique. Il va figer l'image sur le regard d'un des hommes palestiniens qui est contrôlé, et rajouter en insert une image d'une grenade sur un fond rouge. À travers cela, il essaye de signifier que ce jeune homme porte en lui toutes les marques de la lutte. » Hugo Darroman, docteur en études cinématographiques, s'exprime au sujet du film Scènes d'occupation à Gaza que Mustafa Abu Ali réalise en 1973. À lire aussi1974, le discours historique de Yasser Arafat à l'ONU L'ensemble de ces films seront montrés dans les camps de réfugiés palestiniens, mais aussi à l'étranger, dans des festivals ou dans des réseaux de solidarité, afin de faire connaître la cause palestinienne et aussi mettre en place des coproductions, comme ce sera le cas en 1977 avec l'Italie pour le documentaire Tall-al-Zaatar consacré aux massacres ayant eu lieu dans le camp de réfugiés palestiniens dans l'est de Beyrouth. Au total, près d'une centaine de reportages et de documentaires seront produits par l'unité cinéma du Fatah, d'abord installé à Amman jusqu'en 1970, puis à Beyrouth jusqu'en 1982, où une cinémathèque s'était constituée autour de cette collection. Mais, en 1982, lors de l'invasion israélienne au Liban, une partie du patrimoine culturel palestinien va être spolié, et les archives filmiques, un temps cachées dans Beyrouth, vont également disparaître au milieu des années 80. Depuis les années 2000, Khadijeh Habashneh, déjà à l'œuvre à Beyrouth entre 1976 et 1982 aux côtés de son mari Mustafa Abu Ali, tente de remettre la main sur des copies de ces films, et de trouver les partenariats et les conditions nécessaires pour qu'ils puissent être conservés et à nouveau montrés au public. C'est finalement à la Cinémathèque de Toulouse, l'une des plus importantes de France, connue pour la richesse de ses collections venant du monde entier, qu'une partie des films palestiniens vont trouver refuge en 2023. Retour sur une production cinématographique méconnue, une histoire d'archives en exil, d'images manquantes, et d'une certaine idée du cinéma comme moyen de résistance et de représentation d'un peuple par lui-même. Palestine, filmer pour exister, un nouvel épisode documentaire de La marche du monde, signé Maxime Grember, produit par Valérie Nivelon, réalisé par Sophie Janin, aux sons des archives filmiques palestiniennes. Avec les témoignages de : Samir Arabi, programmateur du festival Ciné-Palestine Toulouse-Occitanie Hugo Darroman, docteur en études cinématographiques, auteur d'une thèse sur le cinéma de la révolution palestinienne Khadijeh Habashneh, archiviste, cinéaste et psychologue Franck Loiret, directeur de la Cinémathèque de Toulouse Rona Sela, chercheuse en histoire visuelle à l'Université de Tel Aviv Remerciements à : Francesca Bozzano, Nicolas Damon, Victor Jouanneau et Franck Loiret de La Cinémathèque de Toulouse ainsi que leurs partenaires dans le projet de sauvegarde et de numérisation des films palestiniens : le ministère de la Culture palestinien, le Palestinian Cultural Fund, la Fondation Art Jameel et le Consulat Général de France à Jérusalem. Samir Arabi, Hugo Darroman, Khadijeh Habashneh, Rona Sela, Guilhem Delteil et Vanadis Feuille de RFI, Tarik Hamdan de MCD, Colette Berthès et Monica Maurer. Ainsi que Nathalie Laporte, Joe Farmer et Sophie Janin pour la voice-over. Musiques : The urgent call of Palestine, Zeinab Shaat Ounadikom, Ahmad Kaabour From Gaza with love, Saint Levant Films : Scène d'occupations à Gaza, Mustafa Abu Ali, 1973 They do not exist, Mustafa Abu Ali, 1974 Tall el-Zaatar, Mustafa Abu Ali, Adriano Pino et Jean Chamoun, 1977 Documentaires : Looted and Hidden - Palestinian Archives in Israel, Rona Sela, 2017 Ouvrages : La Palestine et le cinéma, de Guy Hennebelle et Khemaïs Khayati, Édition du Centenaire, 1977 Knights of Cinema, documentary narrative book on the story of Palestine Film Unit. From its beginning 1967 till 1982, de Khadijeh Habashneh, Alahlia Publishing house, 2020 Article : Toulouse, refuge des archives palestiniennes, sur Orient XXI Table ronde : Films palestiniens, archives en exil, organisée par la Cinémathèque de Toulouse et le festival Ciné-Palestine Toulouse-Occitanie en 2024 Diaporama
Gilbert Rozon témoigne aujourd’hui. Une femme qui fraudait des aînés s’en tire sans casier. Crime et société avec Félix Séguin, journaliste au Bureau d’enquête de Québecor. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Inquiétude pour a Suisse du Moyen-Orient, autrement dit la Jordanie, petit pays de 11 millions d'habitants. Rarement à la Une des médias, et pourtant, selon l'Express, il est en train de « devenir une poudrière. Depuis le 7 octobre 2023, les habitants du Royaume Hachémite dansent sur un volcan, les opérations d'Israël en Cisjordanie et le 'plan' de Trump pour Gaza, font craindre le pire ». « Le royaume, rappelle l'hebdomadaire, a toujours été la terre d'accueil privilégiée des Palestiniens en exil ». En 1948, à la création de l'État d'Israël, ou en 67 après la guerre des Six-Jours. Le pays héberge aujourd'hui environ 2 millions de réfugiés palestiniens. Or le « plan » de Donald Trump pour Gaza, « prévoit de transférer ses 2 millions d'habitants vers l'Egypte et la Jordanie ». Mais la Jordanie a dit non. Et la punition ne s'est pas fait attendre. Donald Trump « a bloqué l'aide financière au royaume, versée chaque année depuis 1994, en contrepartie de la paix signée avec Israël. »Risque d'exode massifEt la situation en Cisjordanie inquiète aussi les Jordaniens…Selon un diplomate interrogé par l'Express, « les actions des colons et la poursuite très active de la colonisation, fragilisent l'Autorité Palestinienne, ce qui peut provoquer son effondrement et rendre à terme impossible la mise en place d'une solution à deux états. La Jordanie serait alors laissée avec une sorte de bombe à retardement ». « Des centaines de milliers d'habitants de la Cisjordanie possèdent un passeport jordanien, précise l'Express, et se sont fait construire un logement dans le royaume au cas où ». Mais, ajoute l'hebdomadaire, « les autorités jordaniennes savent pertinemment qu'un exode de Palestiniens déstabiliserait le royaume où les Frères Musulmans et le Hamas, sont plus populaires que jamais ».À lire aussiMoyen-Orient: la Jordanie peut-elle être entraînée dans le chaos régional?Fake news climatiquesA la Une également, un appel lancé par le Nouvel Obs. « Alerte à la désinformation climatique », s'exclame l'hebdomadaire. « Plus que l'Ukraine. Plus que la transidentité. Plus que le Proche Orient. Dans la grande foire aux fake news qui sature nos écrans, un sujet surclasse les autres en ce début d'année 2025, le climat », ajoute l'hebdomadaire, selon lequel « le climato-scepticisme s'est mué en une véritable industrie. Médias, réseaux sociaux, youtubers, librairies. C'est tout un écosystème qui permet le développement et la montée en puissance des discours dénialistes », nous dit le Nouvel Obs. Quelques expressions piochées ici et là dans la voix de différents intervenants : « la biodiversité ne s'effondre pas en Europe », ou, à propos du changement climatique, « on nous a baratinés pendant des années, il est temps d'arrêter ». Une étude des propos tenus dans les médias audiovisuels français sur trois mois révèle « 128 cas de désinformation climatique ». N'ayez pas d‘inquiétude, RFI et France 24 font partie des très bons élèves, aucune occurrence de désinformation climatique n'a été relevée sur leur antenne.Affaiblissement démocratiqueLa désinformation climatique en France est analysée dans les colonnes du Nouvel Obs par la climatologue française Valérie Masson -Delmotte. Et c'est d'une analyse politique qu'il s'agit car, selon la climatologue, « dans un contexte d'incertitude sociale, géopolitique et climatique, on voit émerger de nouveaux boucs émissaires : la protection de l'environnement, les agences environnementales, voire des scientifiques, que l'on jette en pâture à l'opinion publique pour distraire d'une réflexion d'ensemble sur les dysfonctionnements et injustices de nos sociétés ». Voilà qui est dit, et ce n'est pas tout. Valérie Masson-Delmotte pointe la politique éditoriale des médias français appartenant au milliardaire Vincent Bolloré. « Les questions climatiques », explique la climatologue, « sont devenues tellement transverses que les tentatives de s'opposer à la transition écologique vont de pair avec l'affaiblissement démocratique. »Bon appétitEnfin, tout autre chose, si c'est encore l'heure du petit déjeuner pour vous, voici une idée de menu… Et attention, il faut avoir l'estomac bien accroché. Car le Point nous parle de « l'assiette de Neandertal ». C'est une géochimiste française de 40 ans, Klervia Jaouen, qui a réussi « à reconstituer l'alimentation de Neandertal » « qui s'est éteint il y a environ 40 000 ans », en étudiant l'émail de ses dents. « La chercheuse » nous dit le Point, « dotée de tout son attirail d'instruments de dentiste, tente de déterminer précisément les proportions d'aliments d'origine animale, végétale ou marine de propriétaires des dents qu'elle passe au crible ». Résultat : « En Europe, Neandertal mangeait de grands mammifères, surtout du mammouth, mais aussi du cerf ou du renne. Et (détail croustillant) de la viande putride avec des asticots ». Végétariens s'abstenir…« Il y a bien quelques exemples de consommations de coquillages, poissons et mammifères marins mais on ne sait pas encore », nous dit Klervia Jaouen, « si c'était fréquent ou anecdotique. » Enfin, on sait aussi que « certains individus consommaient des dattes en Irak, et du nénuphar en Belgique» . Voilà peut-être de quoi relancer l'appétit des végétariens...
Voici l'Évangile du lundi 14 avril 2025 : « Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie » (Jn 12, 1-11) Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu'il avait réveillé d'entre les morts. On donna un repas en l'honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus. Or, Marie avait pris une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur ; elle répandit le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l'odeur du parfum. Judas Iscariote, l'un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres ? » Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c'était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l'on y mettait. Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. » Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu'il avait réveillé d'entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s'en allaient, et croyaient en Jésus. Cet enregistrement est proposé bénévolement pour répandre la Parole de Dieu
Cette habitante de Martigues (Bouches-du-Rhône) n'a pas réussi à se relever après une chute dans sa salle de bain. Les secours ont finalement aidé cette septuagénaire. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet épisode, nous passons en revue les grosses sorties cinéma attendues en 2025. On commence par les blockbusters avant d'attaquer les films français et les films d'auteurs.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« Les Portes de Gaza, une histoire de trahison, de survie et d'espoir aux frontières d'Israël » d'Amir Tibon – éd. Christian Bourgois. En tant qu'habitant du Kibboutz de Nahal Oz, Amir Tibon est un survivant de l'attaque terroriste du Hamas sur Israël le 7 octobre dernier. Mais il est aussi correspondant diplomatique pour le quotidien israélien Haaretz. À travers les récits de la terrible journée du 7 octobre, il offre également son analyse du conflit israélo-palestinien à travers les années. RFI : Votre livre alterne entre de cette journée d'horreur vécue le 7 octobre et analyse du conflit israélo-palestinien avec un élément pivot, le kibboutz. Pourquoi est-ce une notion aussi centrale ? Amir Tibon : Les kibboutz ont été construits dans les années 1920-30, avant même la fondation d'Israël en tant que pays. Ils ont joué un rôle important pour déterminer les frontières d'Israël. C'est d'ailleurs ce qui les distingue des colonies construites par Israël après la guerre des Six-Jours en 1967. Les kibboutz avaient pour but de renforcer la présence d'Israël le long des frontières alors que les colonies ont été créées pour effacer les frontières originales et tenter de créer autre chose. Et c'est une chose importante qui distingue les deux.Vous expliquez donc votre détermination à venir avec votre femme élever vos enfants dans ce kibboutz, pourtant dans le livre, vous exprimez également vos doutes nés le jour du 7 octobre. Oui, à un moment donné, j'ai dit à ma femme Miri : « Tout cela est de ma faute ». Vous savez, nous étions dans une petite pièce, dans l'obscurité, sans électricité, sans nourriture. Avec nos deux très jeunes filles, de 3 ans et demi et 2 ans, entourés de terroristes qui essayaient d'entrer et de nous tuer. Et je lui ai dit que tout était de ma faute, car l'idée de venir à Nahal Oz, dans ce kibboutz à la frontière de Gaza, était la mienne. Mais en même temps, il y a une voix en moi, même aujourd'hui, qui me dit que nous devons y retourner. Sinon, les terroristes auront gagné. Ils ont assassiné quinze de nos amis et voisins, kidnappé sept de nos amis et voisins à Gaza, deux d'entre eux sont toujours détenus. Si nous ne retournons pas vivre dans notre Kibboutz, quel genre de message est-ce que cela envoie ? Mais pour revenir, il faut que certaines choses changent en Israël, car le 7 octobre, pour les gens qui vivent le long de la frontière avec Gaza, c'est d'abord et avant tout un jour de profonde déception envers notre propre pays qui n'était pas là pour nous protéger.C'est vrai que vous revenez à plusieurs reprises sur ce sentiment de trahison.Le Hamas est en fin de compte la seule entité qui porte toute la responsabilité du massacre. En vivant à côté de Gaza, nous avons toujours su ce qu'est le Hamas et ce qu'il veut faire. Mais nous savions aussi qu'Israël était un pays fort avec une armée forte qui serait en mesure de les empêcher de nous nuire. Et c'est ce qui a volé en éclats le 7 octobre.Comme pour tout traumatisme, il est nécessaire de comprendre. Avez-vous compris pourquoi l'armée, les autorités n'ont pas réagi comme vous vous attendiez qu'elles le fassent ? Ce dont nous avons vraiment besoin en Israël, c'est de mettre en place une commission d'enquête officielle qui examinera toutes les décisions que le gouvernement a prises au fil des années qui ont précédé le 7 octobre. Pourquoi notre gouvernement a permis que de l'argent tombe entre les mains du Hamas ? Pourquoi a-t-il pensé que le Hamas était préférable à l'Autorité palestinienne en Cisjordanie ? Pourquoi a-t-il retiré ses forces de la zone frontalière de Gaza pour les envoyer dans d'autres missions ?Le 7 octobre prochain marquera les un an de l'attaque du Hamas, mais aussi les un an de la guerre à Gaza. Comment parler de ces deux drames ?Il est important de dire que le 7 octobre était une attaque terroriste totalement injustifiée d'une ampleur énorme. Je pense qu'il est aussi important pour nous, Israéliens, de critiquer le gouvernement et ses politiques qui ont mené au 7 octobre. Et puis nous devons avoir une conversation séparée sur la guerre à Gaza, qui est une conversation très difficile. En tant que citoyen israélien qui a failli être assassiné ce jour-là avec mes jeunes enfants, je pense qu'Israël n'avait pas d'autre choix que d'entrer en guerre après le 7 octobre. Nous avons été attaqués d'une manière vicieuse et inhumaine, et nous sommes entourés d'autres ennemis qui nous regardent de près. Si nous n'étions pas entrés en guerre en représailles, je ne suis pas sûr qu'Israël existerait encore. Et pourtant, en même temps, cela ne signifie pas que tout ce que nous avons fait pendant la guerre est justifiée. Cela ne signifie pas que les décisions prises pendant la guerre doivent être protégées de la critique, et cela ne signifie pas que la guerre doit durer éternellement. Je crois qu'à ce stade, nous devons faire tout ce que nous pouvons pour parvenir à un accord, ramener les otages en vie, mettre fin à cette guerre et entamer la tâche très difficile de la reconstruction de nos maisons et de la réparation de notre pays.
Vincent Lemire, historien spécialiste de Jérusalem est le directeur du centre de recherche français à Jérusalem, maître de conférences et spécialiste des conflits du Proche-Orient.Il est l'auteur de très nombreux ouvrages, dernièrement de la bande dessinée à succès "Jérusalem" mais il a également participé au podcast de France Inter "Israël Palestine : anatomie d'un conflit" et est l'auteur du livre éponyme.Vincent a consacré l'ensemble de sa carrière à étudier cette région du monde, avec un regard attentif sur les dynamiques historiques, religieuses et géopolitiques qui la traversent. Ensemble, nous avons pris le temps de décrypter un sujet complexe, sensible et souvent mal compris : le conflit israélo-palestinien.Aucun sujet ne devrait être tabou mais il est important de les traiter avec neutralité et s'attachant aux faits et aux lois. C'est exactement ce que l'on fait avec Vincent.Cet épisode est le plus long jamais réalisé sur Vlan, il est donc séparé en 2 parties. Dans cet épisode, nous parlons de l'émergence du sionisme, un mouvement politique et national né à la fin du 19ème siècle en Europe. C'est Theodor Herzl, marqué par l'antisémitisme européen, et notamment par l'affaire Dreyfus en France, qui a formulé l'idée d'un refuge pour les Juifs dans un contexte de montée des persécutions. J'ai questionné Vincent sur la manière dont ce projet sioniste s'est structuré et les différentes options qui ont été envisagées avant que la Palestine ne devienne la destination privilégiée pour la création d'un foyer national juif. Ce point de départ est crucial pour comprendre les tensions qui s'en suivront.Nous avons aussi exploré la cohabitation entre Juifs, Musulmans et Chrétiens dans la Palestine ottomane à la fin du 19ème siècle. Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, les relations entre ces communautés étaient relativement harmonieuses à l'époque, notamment à Jérusalem, où la municipalité était mixte, avec des représentants de chaque communauté. Vincent explique comment ce fragile équilibre a été bouleversé par la montée des nationalismes à partir du début du 20ème siècle.Le conflit a véritablement pris forme après la Première Guerre mondiale, lorsque les puissances coloniales ont pris le contrôle de la région. Nous avons discuté de la guerre de 1948, un tournant décisif, et des raisons pour lesquelles les Palestiniens ont rejeté le plan de partage proposé par l'ONU. Vincent offre un éclairage précieux sur cette période, où 80% de la population en Palestine était arabe, mais où le projet sioniste prenait de plus en plus de poids, soutenu par une volonté de créer un État juif indépendant.La guerre des Six Jours en 1967, un autre moment clé, a conduit à l'occupation de la Cisjordanie, de Gaza, du Golan et du Sinaï par Israël. Cet épisode a profondément redessiné les frontières de la région, transformant le conflit israélo-palestinien en une lutte pour la restitution des territoires. Nous avons discuté de la façon dont cette occupation perdure encore aujourd'hui et comment elle continue d'alimenter les tensions.Enfin, nous avons abordé les tentatives de paix, notamment les accords d'Oslo dans les années 1990, qui avaient suscité beaucoup d'espoir mais qui, malheureusement, ont échoué à apporter une solution durable.J'ai interrogé Vincent sur les raisons de cet échec, en particulier le pari fait par Yasser Arafat, qui a reconnu l'existence d'Israël en échange d'un espoir de restitution de 22% du territoire pour un État palestinien. A cette occasion, il recevra le prix Nobel de la Paix conjointement avec Yitzhak Rabin et Shimon Peres.Malheureusement, cet espoir n'a jamais été concrétisé.Cet épisode est une véritable plongée dans l'histoire et les enjeux contemporains du conflit israélo-palestinien. Nous tentons de prendre du recul pour mieux comprendre les racines profondes de cette confrontation, les dynamiques religieuses et nationales, ainsi que le rôle des grandes puissances dans la région. C'est une invitation à aller au-delà des raccourcis et des idées préconçues pour saisir la complexité d'un conflit qui continue de modeler l'actualité internationale.Une partie des questions que l'on traite avec Vincent :À partir de quel moment historique est-il pertinent de remonter pour comprendre le conflit israélo-palestinien ?Comment le projet sioniste a-t-il émergé à la fin du 19ème siècle et quelle a été son influence sur les relations internationales ?Quelles ont été les motivations derrière la déclaration de Balfour en 1917 et comment a-t-elle changé le cours du conflit ?Quelles étaient les dynamiques religieuses et sociales entre Juifs, Musulmans et Chrétiens dans la Palestine ottomane avant le début des tensions nationalistes ?Pourquoi les Palestiniens ont-ils refusé le plan de partage de l'ONU en 1947 ?Quels ont été les impacts des guerres de 1948 et de 1967 sur les frontières actuelles de la région ?En quoi la guerre des Six Jours de 1967 a-t-elle marqué un tournant décisif dans le conflit israélo-palestinien ?Comment l'occupation israélienne de la Cisjordanie et de Gaza s'est-elle mise en place, et pourquoi persiste-t-elle encore aujourd'hui ?Quelles étaient les principales divergences entre les mouvements sionistes révisionnistes et les mouvements sionistes plus modérés ?Pourquoi les accords d'Oslo ont-ils échoué à résoudre le conflit et quels étaient les enjeux stratégiques pour les deux parties ?Quel rôle a joué la diaspora palestinienne dans le soutien international à la cause palestinienne ?Comment les puissances coloniales, comme la France et le Royaume-Uni, ont-elles influencé les premiers accords autour de la Palestine ?Quel est l'impact de la montée des mouvements religieux en Israël et en Palestine sur les négociations politiques ?En quoi le processus de paix est-il entravé par la politique des colonies israéliennes en Cisjordanie ?Pourquoi les frontières définies après la guerre de 1948 n'ont-elles pas suffi à stabiliser la région ?Quel rôle jouent les grandes puissances, comme les États-Unis et la Russie, dans la dynamique du conflit actuel ?Comment la guerre en Ukraine a-t-elle influencé la perception du conflit israélo-palestinien sur la scène internationale ?En quoi les accords récents, comme ceux d'Abraham, impactent-ils le conflit israélo-palestinien ?Quels sont les principaux points de blocage dans les négociations actuelles entre Israël et l'Autorité palestinienne ?Comment l'évolution des mouvements politiques en Israël, comme la montée de l'extrême droite, a-t-elle influencé la gestion du conflit ?Quelle est la position de l'Union Européenne sur les colonies israéliennes et l'occupation des territoires ?Pourquoi les résolutions de l'ONU n'ont-elles pas abouti à une solution durable ?En quoi la guerre des Yom Kippour en 1973 a-t-elle modifié la géopolitique régionale ?Comment la question des réfugiés palestiniens influence-t-elle encore aujourd'hui le processus de paix ?Quel rôle les organisations non-gouvernementales jouent-elles dans la médiation du conflit ?Timestamps00:00 - Le poids des résolutions de l'ONU :03:30 - La politique américaine au Moyen-Orient : 08:00 - La radicalisation religieuse des deux côtés : 12:45 - Discussion sur le terme "génocide" dans le contexte israélo-palestinien : 20:00 - Les mouvements BDS et les appels au boycott d'Israël : 27:15 - L'influence des médias internationaux : 33:45 - L'expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie : 40:00 - Les accords d'Abraham : 45:30 - Héritage de la guerre des Six Jours (1967) : 51:00 - Le futur de Jérusalem :55:30 - Perspectives pour une solution pacifique : Suggestion d'autres épisodes à écouter : #312 Les défis géopolitiques d'un monde hors de contrôle avec Thomas Gomart (https://audmns.com/jscnrns) #166 Comprendre le phénomène des génocides pour les éviter avec Jacques Fredj (https://audmns.com/ftstCEN) #175 Comprendre le dessous des guerres invisibles mondiales avec Thomas Gomart (https://audmns.com/DDPnQDW)
Vincent Lemire, historien spécialiste de Jérusalem est le directeur du centre de recherche français à Jérusalem, maître de conférences et spécialiste des conflits du Proche-Orient.Il est l'auteur de très nombreux ouvrages, dernièrement de la bande dessinée à succès "Jérusalem" mais il a également participé au podcast de France Inter "Israël Palestine : anatomie d'un conflit" et est l'auteur du livre éponyme.Vincent a consacré l'ensemble de sa carrière à étudier cette région du monde, avec un regard attentif sur les dynamiques historiques, religieuses et géopolitiques qui la traversent. Ensemble, nous avons pris le temps de décrypter un sujet complexe, sensible et souvent mal compris : le conflit israélo-palestinien.Aucun sujet ne devrait être tabou mais il est important de les traiter avec neutralité et s'attachant aux faits et aux lois. C'est exactement ce que l'on fait avec Vincent.Cet épisode est le plus long jamais réalisé sur Vlan, il est donc séparé en 2 parties. Dans cet épisode, nous parlons de l'émergence du sionisme, un mouvement politique et national né à la fin du 19ème siècle en Europe. C'est Theodor Herzl, marqué par l'antisémitisme européen, et notamment par l'affaire Dreyfus en France, qui a formulé l'idée d'un refuge pour les Juifs dans un contexte de montée des persécutions. J'ai questionné Vincent sur la manière dont ce projet sioniste s'est structuré et les différentes options qui ont été envisagées avant que la Palestine ne devienne la destination privilégiée pour la création d'un foyer national juif. Ce point de départ est crucial pour comprendre les tensions qui s'en suivront.Nous avons aussi exploré la cohabitation entre Juifs, Musulmans et Chrétiens dans la Palestine ottomane à la fin du 19ème siècle. Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, les relations entre ces communautés étaient relativement harmonieuses à l'époque, notamment à Jérusalem, où la municipalité était mixte, avec des représentants de chaque communauté. Vincent explique comment ce fragile équilibre a été bouleversé par la montée des nationalismes à partir du début du 20ème siècle.Le conflit a véritablement pris forme après la Première Guerre mondiale, lorsque les puissances coloniales ont pris le contrôle de la région. Nous avons discuté de la guerre de 1948, un tournant décisif, et des raisons pour lesquelles les Palestiniens ont rejeté le plan de partage proposé par l'ONU. Vincent offre un éclairage précieux sur cette période, où 80% de la population en Palestine était arabe, mais où le projet sioniste prenait de plus en plus de poids, soutenu par une volonté de créer un État juif indépendant.La guerre des Six Jours en 1967, un autre moment clé, a conduit à l'occupation de la Cisjordanie, de Gaza, du Golan et du Sinaï par Israël. Cet épisode a profondément redessiné les frontières de la région, transformant le conflit israélo-palestinien en une lutte pour la restitution des territoires. Nous avons discuté de la façon dont cette occupation perdure encore aujourd'hui et comment elle continue d'alimenter les tensions.Enfin, nous avons abordé les tentatives de paix, notamment les accords d'Oslo dans les années 1990, qui avaient suscité beaucoup d'espoir mais qui, malheureusement, ont échoué à apporter une solution durable.J'ai interrogé Vincent sur les raisons de cet échec, en particulier le pari fait par Yasser Arafat, qui a reconnu l'existence d'Israël en échange d'un espoir de restitution de 22% du territoire pour un État palestinien. A cette occasion, il recevra le prix Nobel de la Paix conjointement avec Yitzhak Rabin et Shimon Peres.Malheureusement, cet espoir n'a jamais été concrétisé.Cet épisode est une véritable plongée dans l'histoire et les enjeux contemporains du conflit israélo-palestinien. Nous tentons de prendre du recul pour mieux comprendre les racines profondes de cette confrontation, les dynamiques religieuses et nationales, ainsi que le rôle des grandes puissances dans la région. C'est une invitation à aller au-delà des raccourcis et des idées préconçues pour saisir la complexité d'un conflit qui continue de modeler l'actualité internationale.Une partie des questions que l'on traite avec Vincent :À partir de quel moment historique est-il pertinent de remonter pour comprendre le conflit israélo-palestinien ?Comment le projet sioniste a-t-il émergé à la fin du 19ème siècle et quelle a été son influence sur les relations internationales ?Quelles ont été les motivations derrière la déclaration de Balfour en 1917 et comment a-t-elle changé le cours du conflit ?Quelles étaient les dynamiques religieuses et sociales entre Juifs, Musulmans et Chrétiens dans la Palestine ottomane avant le début des tensions nationalistes ?Pourquoi les Palestiniens ont-ils refusé le plan de partage de l'ONU en 1947 ?Quels ont été les impacts des guerres de 1948 et de 1967 sur les frontières actuelles de la région ?En quoi la guerre des Six Jours de 1967 a-t-elle marqué un tournant décisif dans le conflit israélo-palestinien ?Comment l'occupation israélienne de la Cisjordanie et de Gaza s'est-elle mise en place, et pourquoi persiste-t-elle encore aujourd'hui ?Quelles étaient les principales divergences entre les mouvements sionistes révisionnistes et les mouvements sionistes plus modérés ?Pourquoi les accords d'Oslo ont-ils échoué à résoudre le conflit et quels étaient les enjeux stratégiques pour les deux parties ?Quel rôle a joué la diaspora palestinienne dans le soutien international à la cause palestinienne ?Comment les puissances coloniales, comme la France et le Royaume-Uni, ont-elles influencé les premiers accords autour de la Palestine ?Quel est l'impact de la montée des mouvements religieux en Israël et en Palestine sur les négociations politiques ?En quoi le processus de paix est-il entravé par la politique des colonies israéliennes en Cisjordanie ?Pourquoi les frontières définies après la guerre de 1948 n'ont-elles pas suffi à stabiliser la région ?Quel rôle jouent les grandes puissances, comme les États-Unis et la Russie, dans la dynamique du conflit actuel ?Comment la guerre en Ukraine a-t-elle influencé la perception du conflit israélo-palestinien sur la scène internationale ?En quoi les accords récents, comme ceux d'Abraham, impactent-ils le conflit israélo-palestinien ?Quels sont les principaux points de blocage dans les négociations actuelles entre Israël et l'Autorité palestinienne ?Comment l'évolution des mouvements politiques en Israël, comme la montée de l'extrême droite, a-t-elle influencé la gestion du conflit ?Quelle est la position de l'Union Européenne sur les colonies israéliennes et l'occupation des territoires ?Pourquoi les résolutions de l'ONU n'ont-elles pas abouti à une solution durable ?En quoi la guerre des Yom Kippour en 1973 a-t-elle modifié la géopolitique régionale ?Comment la question des réfugiés palestiniens influence-t-elle encore aujourd'hui le processus de paix ?Quel rôle les organisations non-gouvernementales jouent-elles dans la médiation du conflit ?Timestamps : 02:00 - Les origines du sionisme : Émergence du projet sioniste en Europe à la fin du 19ème siècle en réponse à l'antisémitisme.07:00 - La cohabitation à Jérusalem avant 1908 : Juifs, Musulmans et Chrétiens vivaient en harmonie dans la Palestine ottomane.12:30 - L'influence de la déclaration de Balfour (1917) : Promesse britannique de soutien à la création d'un foyer national juif.18:45 - La guerre de 1948 et le plan de partage de l'ONU : Analyse des raisons pour lesquelles les Palestiniens ont refusé le plan proposé.23:00 - La montée des tensions dans les années 1920 : La formation des milices juives et les premières confrontations.28:40 - L'impact de la guerre des Six Jours (1967) : Transformation des frontières et occupation des territoires palestiniens.35:00 - La question des réfugiés palestiniens : Les conséquences de l'expulsion de milliers de Palestiniens après 1948.40:15 - Pourquoi les accords d'Oslo ont échoué : Discussion sur les espoirs et les déceptions des négociations des années 1990.45:30 - La montée de l'extrême droite en Israël : Impact des partis religieux et nationalistes sur la politique israélienne.50:10 - Le rôle des colonies israéliennes : Comment la politique de colonisation en Cisjordanie complique le processus de paix.55:45 - Le rôle des grandes puissances : L'implication des États-Unis, de la Russie et de l'Union Européenne dans la gestion du conflit.1:01:00 - La perspective palestinienne aujourd'hui : Comment les Palestiniens perçoivent leur situation face à l'occupation israélienne.1:05:00 - Le rôle des médias et des réseaux sociaux : Leur impact sur la perception internationale du conflit.1:10:00 - Les accords d'Abraham : Quels impacts ont eu ces accords récents sur la dynamique du conflit israélo-palestinien ?1:12:30 - Perspectives d'avenir : Quelles solutions sont envisageables pour un futur plus apaisé dans la région ? Suggestion d'autres épisodes à écouter : #312 Les défis géopolitiques d'un monde hors de contrôle avec Thomas Gomart (https://audmns.com/jscnrns) #175 Comprendre le dessous des guerres invisibles mondiales avec Thomas Gomart (https://audmns.com/DDPnQDW) #166 Comprendre le phénomène des génocides pour les éviter avec Jacques Fredj (https://audmns.com/ftstCEN)
durée : 00:28:53 - Avoir raison avec... - par : Emmanuel Laurentin - Après la guerre des Six Jours, Edward Saïd s'engage dans la défense de la cause palestinienne qu'il n'abandonnera pas jusqu'à sa mort en 2003, malgré des divergences stratégiques avec l'OLP. - invités : Elias Sanbar Historien, poète, essayiste, traducteur
durée : 00:28:40 - Avoir raison avec... - par : Emmanuel Laurentin - Comment se conçoit un ouvrage qui marque son époque ? Pour écrire "L'orientalisme", il a fallu une éducation "anglocentrée", l'exil aux États-Unis, la lecture de penseurs européens, la redécouverte de la littérature arabe et la guerre des Six Jours. - invités : Fadi Bardawil Chercheur en anthropologie culturelle, professeur associé à la Duke University
durée : 00:28:40 - Avoir raison avec... - par : Emmanuel Laurentin - Comment se conçoit un ouvrage qui marque son époque ? Pour écrire "L'orientalisme", il a fallu une éducation "anglocentrée", l'exil aux États-Unis, la lecture de penseurs européens, la redécouverte de la littérature arabe et la guerre des Six Jours. - invités : Fadi Bardawil Chercheur en anthropologie culturelle, professeur associé à la Duke University
durée : 00:28:53 - Avoir raison avec... - par : Emmanuel Laurentin - Après la guerre des Six Jours, Edward Saïd s'engage dans la défense de la cause palestinienne qu'il n'abandonnera pas jusqu'à sa mort en 2003, malgré des divergences stratégiques avec l'OLP. - invités : Elias Sanbar Historien, poète, essayiste, traducteur
durée : 00:02:02 - Le monde est à nous - Depuis lundi, la loi permet à un plus grand nombre d'employeurs en Grèce d'appliquer des horaires de travail de six jours à leurs employés, moyennant une meilleure rémunération.
durée : 00:38:57 - L'invité de 8h20 : le grand entretien - La tête de liste PS-Place Publique Raphaël Glucksmann est l'invité de la matinale spéciale sur France Inter, à moins d'une semaine des élections européennes.
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Ce mardi 23 avril, la nouvelle doctrine de Samsung, qui impose à ses cadres six jours de travail par semaine, la réforme des retraites chez la SNCF, obtenue par des syndicats en position de force au détriment de l'intérêt général, et la simplification des normes bureaucratiques, ont été abordées par Robin Rivaton, directeur général de Stonal et fondateur de Real Estech, Gaëlle Macke, directrice déléguée de la rédaction de Challenges, et Guillaume Richard, président et fondateur de groupe Oui Care, dans l'émission Les Experts, présentée par Nicolas Doze sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
La création de l'État d'Israël, le 14 mai 1948, n'est pas acceptée par ses voisins arabes, la Syrie, l'Égypte et la Jordanie. D'emblée, la cohabitation semble difficile, sinon impossible, entre ces pays et des habitants juifs souvent considérés comme des envahisseurs. Aussi, dès le début, les conflits vont-ils émailler l'histoire des relations israélo-arabes. Aussitôt proclamée l'indépendance d'Israël, en mai 1948, une première guerre éclate, qui se termine, l'année suivante, par une série de cessez-le-feu. Chacun des adversaires sait qu'ils ne règlent en rien la situation. Aussi Israël s'attend-il à un autre conflit, d'autant que l'Égypte, la Syrie et la Jordanie concluent, en 1966 et 1967, une alliance militaire. La guerre prévisible éclate le 5 juin 1967. A priori, Israël se retrouve dans une situation délicate. Malgré la qualité reconnue d'une armée dotée des matériels les plus modernes, l'État hébreu doit en effet lutter sur plusieurs fronts, ce qui ne peut que le placer dans une position périlleuse. Dans ces conditions, L'État-Major israélien va compter sur un élément décisif, l'effet de surprise. Devant la mobilisation des armées arabes et le blocus du détroit de Tiran, qui empêche les navires israéliens d'accéder à la mer Rouge, l'État hébreu décide de mener une attaque préventive. Le 5 juin, des raids aériens détruisent les avions égyptiens au sol. La coalition n'a donc plus la maîtrise du ciel, d'autant que les avions jordaniens, moins nombreux, sont anéantis à leur tour, deux jours plus tard, par de nouveaux bombardements israéliens. Disposant de la supériorité aérienne, Tsahal, nom donné à l'armée israélienne, n'a guère de mal à repousser les troupes jordaniennes et à atteindre le canal de Suez, ce qui oblige l'Égypte à capituler. Quant aux Syriens, ils doivent, devant l'avancée des troupes israéliennes, évacuer le plateau du Golan. En tout, la guerre n'aura duré que six jours, du 5 au 10 juin 1967, d'où son nom. Elle aura permis aux Israéliens d'occuper la totalité de la ville de Jérusalem, mais aussi la Cisjordanie, la bande de Gaza, le Sinaï et le plateau du Golan. L'ONU demande à Israël de se retirer de ce qu'il considère comme des "territoires occupés". Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
La création de l'État d'Israël, le 14 mai 1948, n'est pas acceptée par ses voisins arabes, la Syrie, l'Égypte et la Jordanie. D'emblée, la cohabitation semble difficile, sinon impossible, entre ces pays et des habitants juifs souvent considérés comme des envahisseurs.Aussi, dès le début, les conflits vont-ils émailler l'histoire des relations israélo-arabes. Aussitôt proclamée l'indépendance d'Israël, en mai 1948, une première guerre éclate, qui se termine, l'année suivante, par une série de cessez-le-feu.Chacun des adversaires sait qu'ils ne règlent en rien la situation. Aussi Israël s'attend-il à un autre conflit, d'autant que l'Égypte, la Syrie et la Jordanie concluent, en 1966 et 1967, une alliance militaire.La guerre prévisible éclate le 5 juin 1967. A priori, Israël se retrouve dans une situation délicate. Malgré la qualité reconnue d'une armée dotée des matériels les plus modernes, l'État hébreu doit en effet lutter sur plusieurs fronts, ce qui ne peut que le placer dans une position périlleuse.Dans ces conditions, L'État-Major israélien va compter sur un élément décisif, l'effet de surprise. Devant la mobilisation des armées arabes et le blocus du détroit de Tiran, qui empêche les navires israéliens d'accéder à la mer Rouge, l'État hébreu décide de mener une attaque préventive.Le 5 juin, des raids aériens détruisent les avions égyptiens au sol. La coalition n'a donc plus la maîtrise du ciel, d'autant que les avions jordaniens, moins nombreux, sont anéantis à leur tour, deux jours plus tard, par de nouveaux bombardements israéliens.Disposant de la supériorité aérienne, Tsahal, nom donné à l'armée israélienne, n'a guère de mal à repousser les troupes jordaniennes et à atteindre le canal de Suez, ce qui oblige l'Égypte à capituler. Quant aux Syriens, ils doivent, devant l'avancée des troupes israéliennes, évacuer le plateau du Golan.En tout, la guerre n'aura duré que six jours, du 5 au 10 juin 1967, d'où son nom. Elle aura permis aux Israéliens d'occuper la totalité de la ville de Jérusalem, mais aussi la Cisjordanie, la bande de Gaza, le Sinaï et le plateau du Golan. L'ONU demande à Israël de se retirer de ce qu'il considère comme des "territoires occupés". Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Alors qu'Israël poursuit son offensive meurtrière sur Gaza, un pays limitrophe assiste avec inquiétude et colère au conflit : la Jordanie. Depuis 1948 et la création de l'état hébreu, le royaume hachémite a reçu plusieurs centaines de milliers de réfugiés palestiniens, à tel point qu'aujourd'hui, ils représentent plus de la moitié de la population. De notre correspondante de retour de Zarqa,À une trentaine de kilomètres au nord de la capitale Amman, Zarqa a vu naître le premier camp de réfugiés palestiniens de Jordanie en 1949. Aujourd'hui, 75 ans plus tard, 21 000 habitants y vivent dans des immeubles vétustes.Nasr Nasr, 53 ans, a grandi dans le camp. Il est un descendant de réfugiés venus de Jaffa en 1948, lors de la « Nakba », l'exil de 750 000 palestiniens considéré comme la grande catastrophe. Il est d'origine palestinienne et a la nationalité jordanienne. Comme l'immense majorité, il est devenu citoyen jordanien. Une situation exceptionnelle au Moyen-Orient où les palestiniens n'ont pas été intégrés dans leur pays d'accueil. « Je bénéficie de tous les droits des citoyens jordaniens, témoigne Nasr Nasr. C'est pour cela que quand on me demande qui je suis, je réponds que je suis – comme qui dirait – Jordostinien. »Très attaché à la transmission de la mémoire, Nasr a conservé un album de photo de ses grands-parents. Il aime partager ces souvenirs avec sa fille Nowar, 22 ans. « Cette photo a été prise sur la plage de Jaffa, montre-t-il. Elle date de 1946. Toutes les photos qui sont dans cet album ont été prises par mes grands-parents. »« Nous vivons ici en Jordanie comme dans notre seconde maison, témoigne à son tour Nowar. Ce n'est pas vraiment chez nous. C'est vrai que j'ai vécu 22 ans en Jordanie, mais je rêve de vivre en Palestine. Même si je n'y suis pas née, la Palestine reste le chemin à suivre. »À lire aussiEn Jordanie, le mouvement palestinien Hamas gagne en popularité« Nous restons des réfugiés, nous sommes comme des invités en Jordanie »Un chemin à suivre au nom du droit au retour censé être garanti par le droit international. La Résolution 194 des Nations Unies votée en 1948 n'a depuis jamais été respectée par Israël.En attendant, Nasr et sa fille bénéficient de tous les avantages de la nationalité jordanienne, mais d'autres sont toujours considérés comme des étrangers. Bassam el-Hawajreh est originaire de la bande de Gaza. Comme lui, 160 000 Gazaouis n'ont jamais obtenu la citoyenneté jordanienne, car ils sont arrivés dans le royaume plus tard, après la guerre des Six Jours de 1967. « Ici, nous restons des réfugiés, nous sommes comme des invités en Jordanie, rapporte-t-il. Dès qu'il se passe quelque chose en Palestine, je me sens palestinien. Quand je dois faire des papiers, je me sens comme un réfugié. »Bloqués dans les limbes de l'administration, les Gazaouis n'ont pas le droit de travailler dans la fonction publique, pas d'accès à l'assurance maladie et doivent payer des frais bien supérieurs à leurs moyens pour faire des études universitaires.À lire aussi« On partage leur souffrance »: les Palestiniens de Cisjordanie solidaires des victimes de Gaza
Les médiateurs cherchent à prolonger la trêve de six jours à Gaza.
On dit souvent que la première victime d'une guerre, c'est la vérité. Dans le business et la haute finance, il est tout aussi difficile de démêler le vrai du faux. Il suffit que le patron de la plus grande banque du monde vende un million d'actions de sa propre banque pour qu'aussitôt certains se disent que c'est le signal que tout va mal et qu'un ouragan économique nous attend. Alors que tous les grands banquiers du monde sont auscultés à la loupe ces derniers jours, Jimmy Diamond, le patron de JP Morgan la plus puissante banque du monde, le seul d'ailleurs à avoir survécu à la crise bancaire de 2008, a annoncé qu'il vendait pour la première fois de sa vie un paquet d'un million d'actions de cette dernière, ce qui devrait lui rapporter la petite bagatelle de 140 millions de dollars. Il a encore en portefeuille sept autres millions d'actions de sa propre banque, qui ne sera donc pas à la rue. Mais quand le patron emblématique de la première banque des États-Unis vend des actions de sa propre banque, ça suscite des interrogations. Il y a ceux et celles qui se contentent de lire le communiqué officiel lié à cette vente. En gros, Jimmy Diamond est comme vous et moi, il a des besoins d'argent pour sa famille et c'est en gros d'ailleurs ce qu'il a déclaré. Ce qui prouve que les multimillionnaires sont des gens comme les autres. D'autres se disent au contraire que si le banquier le plus puissant de la planète vend des actions de sa propre banque, c'est qu'il se prépare à quitter sa banque et donc qu'une succession est ouverte. Reste évidemment une troisième thèse, celle choisie par des commentateurs boursiers que je ne vais pas qualifier de complotiste. Ils disent et surtout ils écrivent à leurs abonnés que c'est quand même bizarre que le patron d'une très grande banque vende ses titres. Comme Jimmy Diamond est supposé être un initié et un homme prudent, les auteurs de ces commentaires boursiers en profitent pour faire indirectement peur à leurs abonnés en leur expliquant ce qu'ils doivent faire pour se protéger contre cet ouragan économique à venir… Mots-Clés : menaces, guerre, Ukraine, Moyen-Orient, crise énergétique, inflation, record, États, surendettés, taux d'intérêt, hausse, faillites, entreprises, climat social, récession, société, investissement, Invesco, conflits, stress, bourse, augmenter, crise, missiles, Cuba, guerre des Six Jours, Kippour, Afghanistan, Malouines, Irak, Koweït, 11 septembre, 2001, Golfe, attentats, Paris, Ukraine, drames, humains, marchands, peur, raisonnement. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21, la radio Rock'n'Pop.
Histoire Vivante retourne ses archives pour nous aider à vivre avec lʹactualité. Alors que la guerre reprend au Proche Orient, cette série vous propose une traversée dans lʹhistoire du conflit israélo-palestinien, de la Palestine ottomane aux premiers colons juifs, de la Guerre des Six Jours à la guerre du Kippour en 1973. Cette fois nous sommes après la Deuxième guerre mondiale et surtout après la découverte des camps dʹextermination des juifs dʹEurope. Les attentats sionistes contre le mandat britannique se multiplient et dans quelques mois lʹEtat dʹIsraël sʹapprête à voir le jour. Un récit en nouvelle diffusion composé dʹentretiens et dʹarchives élaborés par Jean Leclerc.
Histoire Vivante plonge dans ses archives pour retrouver le récit du conflit israélo-palestinien, pour comprendre comment son histoire se construit et ce quʹelle nous fait. La guerre reprend au Proche-Orient mais il y en a eu dʹautres qui nous racontent comment nous en sommes arrivés là. Dans cet épisode, on commence par la Guerre des Six Jours pour comprendre comment ce conflit entre Israël et lʹEgypte a modelé la carte des occupations sur le territoire, la réaction des diasporas. On continue avec la guerre du Kippour ou la guerre dʹoctobre, en 1973, pour comprendre lʹattitude des Etats qui ont partie liée avec la région. Ils ont vécu la guerre des Six Jours à distance depuis Paris, en juin 1967, quʹils soient enfants de rescapés de la Shoah ou nés dans les colonies françaises du Maghreb. Ils sont croyants ou non, mais le deuil ne les a pas épargnés et lʹissue des combats a tracé des lignes de partages et des solidarités sans précédent parmi la population juive de France. Israël a pris le dessus face à lʹarmée égyptienne, les résultats de la guerre vont bientôt sʹinscrire dans le territoire et les esprits.
La guerre reprend au Proche Orient. Pour sortir du choc des premiers jours, Histoire Vivante est retournée dans ses archives, pour retracer le chemin sinueux sur lequel tout a commencé, pour retrouver lʹhistoire de ce territoire aux deux nations et accompagner ce présent. Pour commencer, deux épisodes sur lʹévènement qui a tout changé : la Guerre des six jours. En 1967, lʹEtat dʹIsraël entre dans sa vingtième année. Pour les Européens juifs, cʹest un refuge, un idéal ou un pays étranger. C'est aussi, depuis 1961 le procès d'Adolf Eichman, l'un des responsables de lʹextermination des Juifs dʹEurope, le retour de la prospérité et la reconstruction de lʹEurope après la seconde Guerre mondiale et les décolonisations occupent toute lʹattention de lʹopinion publique. Les tensions avec les pays arabes limitrophes connaissent un regain depuis quelques mois et aboutissent à une attaque préventive dʹIsraël qui sʹachève le 10 juin par la déroute des armées nationales voisines et la démultiplication des zones sous contrôle israélien. La Guerre des six jours signe lʹapparition des expressions "Proche Orient", "territoires occupés" et "cause palestinienne", aujourdʹhui tristement familières pour le monde entier. Mais elle marque également de nouvelles divisions dans les sociétés européennes, particulièrement en France, et notamment parmi la génération des enfants de rescapés du génocide juif et des héritiers de la colonisation.
durée : 00:09:09 - France Culture va plus loin (l'Invité(e) des Matins) - par : Guillaume Erner - Dans cet épisode du podcast "Israël-Palestine, les mots de la guerre", Alain Dieckhoff, directeur de recherche au CNRS, revient sur la "colonisation", ce mouvement qui a conduit des Israéliens juifs à s'installer, après la guerre des Six Jours en 1967, dans des territoires de l'ancienne Palestine. - invités : Alain Dieckhoff Sociologue, directeur de recherche CNRS et directeur du CERI de Sciences Po
durée : 00:09:09 - France Culture va plus loin (l'Invité(e) des Matins) - par : Guillaume Erner - Dans cet épisode du podcast "Israël-Palestine, les mots de la guerre", Alain Dieckhoff, directeur de recherche au CNRS, revient sur la "colonisation", ce mouvement qui a conduit des Israéliens juifs à s'installer, après la guerre des Six Jours en 1967, dans des territoires de l'ancienne Palestine. - invités : Alain Dieckhoff Sociologue, directeur de recherche CNRS et directeur du CERI de Sciences Po
Ziad Medoukh, 57 ans, est né et a grandi dans la bande de Gaza. Il vit toujours sur ce territoire qui subit actuellement des bombardements intenses, ainsi qu'un « siège complet », suite aux attentats terroristes du Hamas en Israël le samedi 7 octobre. Alors que le gouvernement israélien a appelé la population migrer vers le sud en vue d'une prochaine offensive aérienne et terrestre, Ziad Medoukh a décidé de faire évacuer sa famille et de rester chez lui, dans la ville de Gaza.Le conflit israélo-palestinien a jalonné toute la vie de ce Gazaoui. Il est né en 1966, un an avant la guerre des Six Jours. Depuis, les épisodes de tensions et de violences se succèdent. Mais ce professeur de langue française garde l'espoir de voir, un jour, ce conflit se solder par un processus de paix durable.Pour Code source, Ziad Medoukh raconte son histoire et son quotidien depuis que les bombardements à Gaza ont commencé, au micro d'Ambre Rosala.Ecoutez Code source sur toutes les plateformes audio : Apple Podcast (iPhone, iPad), Google Podcast (Android), Amazon Music, Podcast Addict ou Castbox, Deezer, Spotify.Crédits. Direction de la rédaction : Pierre Chausse - Rédacteur en chef : Jules Lavie - Reporter : Ambre Rosala - Production : Raphaël Pueyo, Barbara Gouy et Thibault Lambert - Réalisation et mixage : Pierre Chaffanjon - Musiques : François Clos, Audio Network. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:56:25 - Affaires sensibles - Le 8 février 2019, la justice a rejeté la demande de remise en liberté du faux docteur qui avait assassiné sa famille en 1993, et l'a condamné à une peine de perpétuité assortie de 22 ans de sûreté. Retour sur son histoire, il y a 25 ans avec Julie Brafman qui suit l'affaire pour "Libération", notre partenaire mensuel.
Pour vous abonner à nos 300 émissions hebdomadaires d'une heure sans publicité pour seulement 2€ par mois, avec une nouvelle émission chaque jeudi rien de plus simple, cliquez ici : https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Grands tours et classiques, duels d'anthologie, lieux cultes : la grande et la petite histoire du cyclisme et de ses champions, racontées avec gourmandise par Jean-Noël Blanc, à notre micro. À savourer ! Une idée de génie est toujours bête comme chou. Pourquoi avoir attendu 1817 pour inventer de placer deux roues l'une derrière l'autre au lieu de les disposer côte à côte ? Le baron allemand Drais les relie d'un montant de bois, et voici la draisienne, l'ancêtre du vélo. Le bicycle est d'emblée voué à la vitesse et à la course. En 1867, la première course emmène 100 participants de l'avenue d'Antin à Versailles. Trois ans plus tard, on compte déjà 270 courses en France ! Bien entendu, la compétition pousse aux améliorations techniques. L'histoire des courses cyclistes est donc celle de l'émancipation progressive du vélo vis-à-vis de la bicyclette. Il ne faut pas confondre les deux. La bicyclette sert à faire les courses quand le vélo est au service de la course : ici le quotidien, là l'exploit, le rêve, la légende. Cette magie émerveille : le public s'extasie devant ces champions qui défient la montagne ou domptent les pavés. En 50 micro-chapitres illustrés par de nombreux documents d'archives et des photos contemporaines, cet ouvrage brosse par petites touches un panorama du cyclisme, avec ses « forçats de la route », grimpeurs, rouleurs, sprinteurs ou simples équipiers, ses heures de gloire et ses drames, ses beaux gestes et ses tricheries, ses évolutions techniques et ses décors de théâtre. Tour de France, Bordeaux-Paris, Paris-Brest-Paris, Six Jours de Paris, Milan-San Remo, Tour des Flandres, Flèche wallonne, Paris-Roubaix, Tour de Lombardie, Paris-Nice, Critérium du Dauphiné, Giro : il fait revivre toutes les grandes courses, qu'elles appartiennent au passé ou qu'elles soient toujours à l'affiche. Une histoire non encyclopédique mais subjective, écrite dans une langue savoureuse par un amoureux du vélo et de l'écriture. Pour Xpresso, Jean-Noël Blanc reviens sur son ouvrage en pleine actu du Tour de France, évidemment !
durée : 00:02:53 - En direct du monde - Après des années de travail et de recherches, l'historien français Vincent Lémire lance une application pour smartphone qui permet de visiter virtuellement le quartier maghrébin de Jérusalem, détruit en 1967 par l'armée israëlienne.
durée : 00:29:59 - Les Nuits de France Culture - Dans ce troisième entretien, sur cinq de "A voix nue", Youssef Chahine évoquait sa conscience politique et comment elle se traduisait dans son cinéma. "Youssef Chahine 3/5 : Nasser, la Révolution, l'amour et le cinéma" un entretien diffusé la première fois le 21/07/2004. En 2004, alors qu'il terminait Alexandrie-New York, Youssef Chahine accordait à Tewfik Hakem une série de cinq entretiens d'À voix nue. Dans le troisième, on retrouvait le réalisateur au Caire, déplorant les difficultés financières qu'il rencontrait dans la production de ses films, en dépit du courage et de l'énergie de son coproducteur français Humbert Balsan. * Ce troisième entretien tournait autour de la conscience politique de Youssef Chahine et comment elle se traduisait dans son cinéma. Une conscience politique éveillée en 1967, avec la défaite de la Guerre des Six Jours. En tant qu'Égyptien, cet esprit libre qu'était Chahine avouait en passant ne pas aimer les militaires, même honnêtes, comme Nasser l'était selon lui. Un entretien dans lequel il revenait aussi sur l'un de ses plus beaux films, Gare Centrale, qui marqua un tournant important pour le cinéma égyptien. Je n'ai glorifié aucun de ces gens-là, (Sadate, Nasser). D'ailleurs je n'aime pas beaucoup les militaires, qu'ils soient gentils, intelligents, qu'ils soient probes comme Nasser, ou qu'ils soient non probes comme tout le reste, mais je n'ai jamais fait un film pour glorifier n'importe qui. Sur son film Gare centrale et ses personnages de marginaux : Tous ces marginaux comptaient énormément pour moi parce que je me sentais marginal, trop marginal. Et probablement j'en ai eu marre de toutes ces comédies américano-égyptiennes parce qu'elles étaient copiées plan par plan de films américains. [...] Si tu ne crées pas, si tu imites quelqu'un, pourquoi être metteur en scène ? C'était un film qui sortait de mes tripes, je voulais le faire, je l'ai fait. Sur sa position de créateur : Malgré moi, d'après mon éducation, d'après mon âme si tu préfères, j'étais du côté des malheureux, des pas-nantis. Je lisais beaucoup, je savais ce qui se passait en Europe, je savais ce qui se passait en Amérique [...] je n'avais pas envie de parler de n'importe quoi, je parlais du présent. Si tu vois mes films peut-être que je suis le seul qui a réellement raconté l'histoire de l'Egypte, je le dis aussi modestement que possible, mais c'est une vérité. A la mort de Nasser : J'ai pris une caméra et suis allé filmer dans la rue. Pendant que je filmais j'avais envie de pleurer et je me disais 'non maintenant je suis en train de filmer, je vais pleurer plus tard'. Production : Tewfik Hakem Réalisation : Catherine Prin-Le Gall A voix nue - Youssef Chahine 3/5 : Nasser, la Révolution, l'amour et le cinéma (1ère diffusion : 21/07/2004) Indexation web : Sandrine England, Documentation Sonore de Radio France
Aujourd'hui dans "Punchline", Laurence Ferrari et ses invités débattent de cette campagne présidentielle et des récents sondages qui donnent toujours Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour avec plus de 20% d'intentions de vote, talonnés de près par Jean Luc Mélenchon, 16%. Valérie Pécresse et Eric Zemmour restent bloqués autour des 10%.