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Et vous, avez-vous peur de l'avion ? Psychologue spécialisée dans les transports, Velina Negovanska, face à l'avalanche des demandes, publie ce livre : Je n'ai plus peur de l'avion ! (éditions Dunod). Et vous allez l'entendre, contrairement aux idées reçues, la peur de l'avion n'est pas toujours liée à la peur de mourir enfermé ! Des solutions existent et elles sont efficaces. RFI : Il y a donc plusieurs peurs de l'avion ? Quelles sont-elles ? Velina Negovanska : Oui, on parle souvent de la peur de rester enfermé tout au long du voyage. Mais parmi les appels que je reçois, je distingue trois sortes de peurs : les phénomènes météo (turbulences, orages...), les peurs liées à la technique de l'avion (décollage, atterrissage, pannes, explosions des moteurs...) et enfin les peurs psychologiques (sensation de perte de contrôle, enfermement sans pouvoir sortir en cas de problèmes). Et cela paralyse énormément de voyageurs qui s'inquiètent de beaucoup de choses. Ce qui est incroyable, c'est le nombre d'appels de gens qui ont honte de leur peur de l'avion... C'est un gros problème. Parce que de nos jours, l'avion est un moyen de transport comme les autres. On se déplace avec des compagnies à bas coût. Peu cher ou plus coûteux, la clientèle a le choix. Le transport en avion s'est démocratisé dans le milieu du travail ou dans celui des vacances. C'est pour cela que mes patients crient au secours ! Parce qu'ils pensent que révéler leur angoisse pourrait les faire passer pour des personnes peu courageuses, faibles... Toutes ces bêtises qui existent pourtant bien. Votre livre donne des exemples vécus. Vos consultations en cabinet ou par téléphone concernent des habitants de tous les continents du monde et de tous les niveaux sociaux... Parfaitement exact. La peur de voyager en avion touche 20% de la population mondiale. La peur est une émotion partagée qui n'a pas de frontières. Mais n'oublions pas que ces gens souffrent. D'une part, de leur angoisse, mais aussi de l'énergie donnée à tenter de cacher cette peur à leurs proches ou à leurs chefs et collègues. Cela fait beaucoup lorsque d'autres soucis de la vie courante y sont ajoutés. Tous les pays, tous les métiers… Le livre regorge de témoignages de vos patients qui expliquent pourquoi ils sont venus et comment ils ont évacué leur peur. J'ai l'exemple d'un musicien de concert philharmonique qui devait voyager dans le cadre d'une tournée mondiale. Il en était arrivé au point de vérifier chaque jour sur les sites météo sur internet s'il était prévu des turbulences ou des risques de tempêtes dans le ciel des pays survolés. Vous avez prouvé que la claustrophobie (peur des espaces fermés) est l'une des caractéristiques de la peur de l'avion. Mais que cette claustrophobie surgit aussi lorsqu'on se trouve en hauteur ou au milieu d'un désert, d'un champ, d'une autoroute… Cela peut paraître contradictoire, mais c'est vrai ! Cette peur des espaces clos survient lorsque la personne a l'impression d'être au milieu de nulle part, éloignée de tout. Ces peurs sont souvent fréquentes chez des personnes sujettes aux crises de paniques. Expliquez-nous ? Les crises de panique sont sans danger mais très impressionnantes ! Elles ne font pas mourir mais elles handicapent la vie lorsqu'elles sont régulières. Le cœur bat fort et rapidement, les mains deviennent moites, on transpire, on tremble. Et souvent, l'angoisse de mourir étouffé arrive. Cela peut arriver n'importe où et empêche de prendre l'ascenseur, les escaliers en hauteur. Le cerveau nous joue des tours, dites-vous. Il aime le scénario catastrophe... Oui, parce que le cerveau guide nos actions. Il fonctionne grâce à nos sens qui perçoivent (la hauteur, l'espace réduit, le bruit, le temps qu'il fait...). Mais ce cerveau imagine vite et loin. Il aime tourner en boucle. L'imagination aime se nourrir de traumatismes vécus lors d'un voyage (turbulences, atterrissage difficile...) voire d'images non vécues dans les films qui ont propagé des scenarii montrant les explosions en vol, les prises d'otages, etc. Les solutions existent, elles sont efficaces et votre livre nous donne des clés... Oui, parce que j'ai constaté que souvent, les personnes ont tendance à vouloir aller trop vite. L'entourage leur dit de monter dans un avion tout de suite de façon à voir qu'à l'arrivée, ils sont vivants. Mais ce n'est pas la bonne solution. La phobie de l'avion est comme celle des araignées ou des souris ou de la foule, elle se traite pas à pas. Vous proposez toutes sortes de techniques : la respiration, le test de la bouteille d'eau, du post-it... Il y en a beaucoup à différents stades du voyage. Y compris en préparation du voyage en avion. Parfois, aller dans un aéroport sans but de voyager pour se familiariser avec le lieu, cela peut aider. Dans certains cas, oui, effectivement, c'est apprendre à calmer sa peur en respirant. Le cerveau est oxygéné, donc il s'apaise. Savoir bien respirer fait des miracles. Quant à la bouteille d'eau ou le post-it, ce sont des exercices sur son siège pendant le vol. Fixer la bouteille ou l'écriture sur l'affichette et se rendre compte du niveau de tremblement. Toujours, on se rend compte des différences entre ce qu'on ressent et la réalité. Mais le facteur le plus important, c'est la connaissance de l'avion. Parce que beaucoup de gens me disent que, contrairement à une voiture, ils ne peuvent pas conduire eux-mêmes l'avion. Il leur faut compter sur des pilotes qu'ils ne connaissent pas. Dans un ciel qu'ils ne maîtrisent pas non plus... C'est vrai. D'où la proposition de nos stages qui font connaître comment fonctionne l'appareil avec des experts. Avec de vrais pilotes de ligne, comment se déroule la journée ? Il s'y passe beaucoup de choses avec beaucoup d'émotions. Que ce soit en individuel ou en groupe, on y apprend le fonctionnement de l'appareil. Comment il décolle, comment il atterrit... On explique ce que sont les turbulences et pourquoi elles sont impressionnantes, mais tout à fait normales. Les pilotes expliquent comment la technique d'aujourd'hui permet un pilotage capable de s'adapter aux orages, aux tempêtes, aux oiseaux... Des dangers que l'aviation moderne a réussi à surmonter. Les témoignages dans votre livre sont enthousiastes. À quoi cela est dû ? Les stagiaires en sortent souvent en disant : « Mais c'était si simple, j'aurais dû le faire plus tôt. » Le principal, ce sont ces centaines de cartes postales reçues du bout du monde par des voyageurs qui avaient une peur bleue de l'avion et qui, aujourd'hui, traversent le globe avec envie. Pour finir, vos projets nombreux... Oui. En parallèle de mon livre Je n'ai plus peur de l'avion !, je sors un nouvel ouvrage, Surmonter les crises de panique (éditions Dunod), toujours avec mon co-auteur (Xavier Tytelman, aviateur militaire). Et pour cette fin de juin 2026, ma création d'application à télécharger sur le téléphone portable : My Zen Flight (Mon vol zen). Je suis honorée de l'annoncer sur RFI, car cela concerne les habitants du monde entier.
La tentation télé de la semaine, c'est donc la nouvelle série de TF1 qui sera diffusée mercredi : "Good American Family", l'histoire d'une famille américaine bien sous tous rapports qui adopte une petite fille ukrainienne. Mais rapidement, un grand mystère va planner au-dessus de cette enfant... Ecoutez La tentation du soir avec Nicolas Vollaire du 15 juin 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
De Côte d'Ivoire au Kenya, de l'Angola au Nigeria, l'Afrique tout entière se construit de nouveaux ports. La fermeture partielle du détroit d'Ormuz a montré que l'Afrique pouvait devenir un pivot du commerce international. Pour gagner en volume et en efficacité, les ports africains ont une alliée : l'intelligence artificielle. Dans son dernier rapport, l'Organisation maritime internationale souligne l'importance des nouvelles technologies pour connecter les routes jusqu'à la mer. Décryptage technologique avec Hugo Deiss, fondateur de l'agence internationale Forwarding Copilot. RFI : L'Organisation maritime internationale (OMI) encourage les acteurs du commerce maritime, dont les ports, à se digitaliser. Qu'est-ce que la digitalisation d'un port ? Hugo Deiss : C'est la première étape technologique. C'est-à-dire, remplacer l'ancienne méthode des documents papier et crayon par des logiciels d'ordinateurs. Des machines capables de remplacer l'être humain dans des tâches répétitives mais comptant un grand nombre de données très détaillées. Quels pays en particulier ? Je travaille beaucoup avec les ports américains. Mais mon expérience internationale me permet de dire que tous les pays du monde possédant des infrastructures portuaires cherchent à digitaliser les étapes commerciales ou à améliorer leurs technologies. Qu'est-ce que l'intelligence artificielle (IA) a déjà changé dans ce processus ? L'intelligence artificielle a permis – et va permettre encore plus dans le futur – de gagner en temps et en qualité de travail. L'IA est capable d'optimiser les connexions entre tous les acteurs du transport maritime. Tous les maillons de la chaîne, cela va du produit à acheminer jusqu'au livreur qui toquera à la porte du client ou de l'entrepôt d'un vendeur. Chaque acteur aura accès à la même base d'informations sur le produit et sur son transport. Quel genre de données ? Le transport maritime comporte beaucoup de documents douaniers. Les échanges commerciaux internationaux demandent beaucoup de déclarations obligatoires (sanitaires, administratives…). Encore aujourd'hui, ce sont des informations qui sont transmises par de simples mails entre les équipes. L'IA permet de sauter ces étapes de mails en construisant un schéma général où toutes les informations sont visibles au même instant et exploitables. Donnez-nous un exemple en partant de l'Afrique ? Par exemple, je suis un vendeur de machines à laver de Côte d'Ivoire. Je veux que mes machines à laver arrivent aux États-Unis chez mes clients américains. La première étape est de chercher une entreprise chargée d'acheminer les machines à laver de mon usine jusqu'au port d'Abidjan. Cette entreprise va venir la chercher et la transporter jusqu'au port de départ par un ou différents moyens de transport (train, camion…). Ensuite, le port de départ d'Abidjan va demander au transporteur la documentation des machines pour le service des douanes. Et vice-versa, le port d'arrivée aux États-Unis devra avoir accès aux informations de la douane ivoirienne ? Parfaitement. Les douanes ivoiriennes et américaines auront des échanges sur les données de ces machines à laver (composants, le poids…). Ces données seront vérifiées et transmises à la compagnie maritime qui possède les navires sur lesquels les machines à laver seront transportées. L'IA, pour le moment, créé des bases de données qui récoltent ces informations et les vérifient en tenant compte de la multitude de détails dans les caractéristiques de la marchandise et de son transport. En élargissant ces bases de données, l'IA permet-elle d'éviter des erreurs propres aux êtres humains ? Oui. C'est l'un des avantages qui sont cités dans le gain économique que l'IA apporte aux entreprises. Car en Afrique comme sur tous les continents du monde, le transport maritime est touché par la corruption, le sabotage, la perte et même simplement les erreurs dues à la fatigue ou à la distraction d'un employé. L'IA va-t-elle réduire le nombre d'intermédiaires ? A priori, pas pour le moment. Le nombre d'acteurs – producteur, transporteur, infrastructure, client, etc – dans la chaîne reste le même. Mais cela va réduire le nombre de personnes au sein des équipes, secteur par secteur. L'IA permet de ne plus se fier à une seule personne mais à l'ensemble des collaborateurs. L'avantage de l'IA est de donner la possibilité de trouver la réponse à une question. L'information de l'IA est scellée et apporte la garantie de l'information. Que l'on soit l'expéditeur ou le receveur, ils pourront aller puiser dans cette base de données du produit (et de son transport) à n'importe quel moment en fonction de leurs besoins ? Oui. Et les demandes de l'expéditeur ne sont pas les mêmes que celles du client, donc cela fera gagner du temps en évitant de réinterroger des personnes qu'il fallait avant interroger pour accéder aux informations. L'ordinateur équipé de l'IA spécifique au transport de marchandises par bateaux pourra faire des choix et décider de lui-même sur certaines étapes ? Pour l'instant, le transport commercial comporte trop de données (avec des milliers de détails) pour que l'IA puisse décider de tout et toute seule. Mais la vitesse avec laquelle les acteurs de la chaîne du transport vont communiquer et partager va être décuplée. Mais il y a bien de grands ports européens comme Anvers ou Rotterdam qui sont automatisés ? Oui, mais c'est seulement le port. Et dans des tâches très spécifiques comme le déchargement des conteneurs et leur transport vers les routes, autoroutes, aéroports ou gares ferroviaires qui permettront l'acheminement dans l'intérieur des terres. L'IA oblige donc à penser différemment le circuit commercial maritime ? Oui. L'IA nous apprend à dépasser nos vieilles habitudes de logique . Il faut désormais penser de façon transversale et non plus secteur par secteur. L'époque de la pensée par silo est terminée, place à la pensée partagée mutualisée. Vous dites que les ports africains ont tout à gagner avec l'IA, notamment en sautant les étapes technologiques ? Oui. Comme cela s'est fait avec la téléphonie qui a permis de développer les banques en ligne et le paiement facilité. L'Afrique a pu développer ces moyens plus souples pour son économie, et beaucoup plus largement que d'autres continents. Pour le secteur des ports, ce sera la même chose. L'Afrique a les moyens humains de le faire. Vous voulez dire de bons ingénieurs ? Parfaitement. Les équipes et les étudiants sont brillants et très intéressés par les nouvelles technologies et leur potentiel. Grâce à l'IA, la capacité de transport et de gestion des ports africains va croître à une vitesse incroyable. Le problème reste le prix... C'est le problème, effectivement. Les logiciels pour les ordinateurs sont coûteux, il faut aussi les alimenter avec de l'énergie. Les ressources sont nombreuses : solaire, éolien... Il va falloir développer toutes sortes de moyens de réduire les coûts afin de construire de nouvelles infrastructures efficaces. Vous vouliez ajouter la dimension des choix politiques pour les dirigeants de demain ? Oui, juste pour revenir aux exemples des vérifications des données. Avant, s'il fallait 100 douaniers pour vérifier les documents des conteneurs, les colis de marchandises allant sur les navires, à l'avenir, il en faudra moitié moins. Cela pose une question sur le chômage ou la réorganisation des travailleurs et de tous les acteurs des chaînes commerciales qui font fonctionner un pays.
De 17H à 20H, l'Happy Hour FG, Avec Antoine Baduel, Stars, Mixes Live, cadeaux. L'Happy Hour, c'est le son de la DJ radio, des interviews, des voyages de rêve, et les bons plans de la rédaction
Airway Coffee : « Je n'ai jamais eu l'aide du gouvernement », insiste Nandanee Soornack qui défend un contrat « parfaitement légal » by TOPFM MAURITIUS
« Qu'ils deviennent parfaitement un » (Jn 17, 20-26)Méditation par le Père Joseph LeleuChant Final : "Un seul Seigneur" de Hélène GoussebayleRetrouvez tous nos contenus, articles et épisodes sur rcf.frSi vous avez apprécié cet épisode, participez à sa production en soutenant RCF.Vous pouvez également laisser un commentaire ou une note afin de nous aider à le faire rayonner sur la plateforme.Retrouvez d'autres contenus de vie spirituelle ci-dessous :Halte spirituelle : https://audmns.com/pMJdJHhB. A. -BA du christianisme : https://audmns.com/oiwPyKoLe Saint du Jour : https://audmns.com/yFRfglMEnfin une Bonne Nouvelle : https://audmns.com/afqCkPVConnaître le judaïsme : https://audmns.com/VTjtdyaEnfin, n'hésitez pas à vous abonner pour ne manquer aucun nouvel épisode.À bientôt à l'écoute de RCF sur les ondes ou sur rcf.fr !Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Voici l'Évangile du jeudi 21 mai 2026 :« Qu'ils deviennent parfaitement un » (Jn 17, 20-26)En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu'ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m'as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. Qu'ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m'as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m'as aimé. Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu'ils contemplent ma gloire, celle que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant la fondation du monde. Père juste, le monde ne t'a pas connu, mais moi je t'ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m'as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. » Cet enregistrement est proposé bénévolement pour répandre la Parole de Dieu
Aujourd'hui, Flora Ghebali, entrepreneure dans la transition écologique, Jean-Loup Bonnamy, prof de philo, et Jérôme Marty, médecin généraliste, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Avec : Tristane Banon, journaliste et essayiste. Baptiste des Monstiers, grand reporter. Et Frédéric Hermel, journaliste. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Avec : Jacques Legros, journaliste. Frédéric Hermel et Carine Galli, journalistes RMC. - Accompagné de Martin Bourdin et sa bande, Charles Magnien s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Si Armelle se rappelle parfaitement de son texte dans une certaine publicité, ce n'est pas le cas de toutes les Grosses Têtes... Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bienvenue sur Happy Work Express.Chaque jour, en quelques minutes, un chiffre pour mieux comprendre le monde du travail… et surtout pour prendre un peu de recul.Happy Work Express est le format court et quotidien de Happy Work, le podcast francophone audio le plus écouté sur le bien-être au travail et le management bienveillant.Que vous soyez salarié, manager ou dirigeant, ces chiffres rappellent une chose essentielle :Ce que vous vivez au travail n'est ni isolé, ni anormal.Parfois, il suffit d'un chiffre pour relativiser, respirer… et avancer un peu plus sereinement.
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
Avec : Jérôme Lavrilleux, propriétaire de gîtes en Dordogne. Frédéric Hermel, journaliste RMC. Et Carine Galli, journaliste. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Ecoutez RTL Matin avec Olivier Boy du 10 février 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le « vrai » monde! La rencontre Boilard-Martineau avec Marc Boilard. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
"C'est la libre-antenne du dimanche midi ! Attablez-vous et venez débattre avec la joyeuse bande de Stephen Brun tous les dimanches entre 13h00 et 15h00. Durant deux heures, les auditeurs sont au cœur de l'émission pour échanger avec Stephen Brun, Alexandre Biggerstaff, Maxime Pauty, Erwan Abautret et tous leurs invités."
durée : 00:03:06 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - Ça fait un moment que j'avais pas fait une chronique sur la gauche. C'est pas un oubli mais c'est juste que… ça prend du temps pour comprendre qui fait quoi. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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Faire une partie du jeu Les Traîtres avec Marlène Schiappa, son collier en référence à Athéna, de la post-vérité à la post-démocratie, la place du mensonge au sein de la présidence d'Emmanuel Macron, mettre fin au “bon sens”, reconquérir notre sentiment d'indignation pour lutter contre la logocratie, les chambres d'échos sur les réseaux sociaux et la fenêtre d'Overton. Aujourd'hui on reçoit Clément Viktorovitch, docteur en science politique qui vient de publier Logocratie aux éditions Seuil. Dans cet ouvrage, il s'attèle à décortiquer la parole politique quand elle s'accompagne de mensonges, s'intéressant notamment à celle d'Emmanuel Macron. Il a longtemps chroniqué à la télé, de Quotidien à France Info, mais désormais c'est sur Twitch qu'il a sa routine avec les Cafés Rhétoriques, des lives durant lesquels il analyse l'actualité et la politique. Curieux d'être face à un public, il joue également au théâtre avec sa pièce L'art de ne pas dire où il incarne le conseiller d'un président, un seul en scène pour découvrir les coulisses de la logocratie.10 minutes pour sauver le monde, c'est le podcast de So good qui ne dure pas 10 minutes et qui, à défaut de sauver le monde, sauvera peut-être votre journée.
En cette fin d'année, RFI vous invite au cirque, mais côté coulisses, dans l'un des spectacles français les plus célèbres au monde : le cirque Bouglione. Son directeur technique explique les difficultés pour faire voyager ce spectacle à travers le monde. RFI : Vous aimez dire que le transport pour le Cirque Bouglione, c'est d'abord transporter un village entier. Thierry Bouglione : Le Cirque Bouglione se déplace avec 250 personnes, qui font partie de chaque trajet. Nous voyageons tous ensemble, les circassiens qui jouent devant le public, les musiciens, les mécaniciens, les caissiers, les soigneurs d'animaux et, évidemment, tout le matériel. C'est-à-dire ? Cela comprend le chapiteau capable d'accueillir 3 000 personnes. La structure est à monter et c'est une véritable salle de grand spectacle. Il y a aussi les cages d'animaux, le matériel de scène, les lumières, les instruments de musique, les costumes, le maquillage. Et bien entendu, les camions pour héberger nos équipes. Quel est le pays le plus lointain dans lequel a joué le Cirque Bouglione ? Le Japon. Nous y sommes allés en avion cargo. Un énorme convoi aérien avec 20 tonnes de matériel. Il n'y avait aucun passager. Moi, j'étais avec les pilotes à l'avant de l'appareil, en cabine de pilotage. Le reste de l'avion contient des conteneurs ? Des caissons dans lesquels il y a les parties du chapiteau, le matériel général et les cages des animaux. Ce sont des cages que nous avons fait fabriquer spécialement pour les tigres et les panthères. Ils peuvent y faire leur besoin avec une partie aménagée. Avec parfois une surprise assez coquace à l'arrivée du voyage. Parfaitement. Qu'il s'agisse de trajets sur les routes dans nos camions ou dans les avions, nous avons eu plusieurs mises bas, des naissances de petits. Le mouvement produit un effet plus spectaculaire sur les femelles. Avec un stress particulier pour vos animaux sauvages ? Bien, pas spécialement. Puisque les camions les bercent et qu'ils s'endorment facilement. Mais nous avons constaté des pertes de poids en camion, liées aux muscles qui travaillent davantage et différemment. En réalité, les animaux sont moins désorientés en avion car, une fois en vitesse de croisière en l'air, l'avion ne bouge pas. Ce qui est différent d'un trajet en semi-remorque sur les routes. Et en avion, avec quelques désagréments que les humains subissent aussi. En avion, l'altitude leur bouche les oreilles. C'est pourquoi, entre le départ de Paris et l'arrivée à Osaka au Japon, j'allais régulièrement donner aux félins des bouts de viande pour les faire mastiquer et saliver. Comme nous, humains, nous devons mâcher ou boire pour nous déboucher les oreilles. Votre routine consiste à voyager en France et plutôt en Europe. Des destinations que vous rejoignez en camions. Mais des camions extraordinaires. Effectivement. Notre convoi à chaque déplacement est un convoi exceptionnel de 25 mètres de long. Quatre semi-remorques à la « queue leu leu » avec des remorques derrière. Ce genre de convoi est réglementaire et uniquement réservé aux forains et aux équipes de cirque. L'une de vos particularités étant des camions aménagés en hôtels roulants. Oui, nos camions aménagés pour l'hébergement contiennent le confort de camping-cars avec des chambres, des cuisines, les machines à laver, les salles de bains... La traversée en mer, cela vous est-il arrivé ? Oui, la traversée pour rejoindre la Sicile par exemple. Là encore, ce sont d'énormes caissons embarqués sur le navire. Une tâche colossale et un défi pour chaque voyage ? Nous aimons notre métier et ce fonctionnement. Chaque fois, nous déplaçons notre petite ville car à la différence des concerts, des opéras, des chanteurs ou des orchestres, nous assurons toute l'infrastructure et notre logement sur place. À lire aussiÀ Bagneux, la compagnie sénégalaise SenCirk initie les enfants aux arts du cirque
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Pablo Rodriguez peut remercier le PLC… Une carte OPUS dans votre téléphone? Les syndicats ont manifesté samedi. Loi 14 : Jean Boulet garde le cap. Ottawa annonce la fin du télétravail. Procès de Luigi Mangione. Du beau football en fin de semaine! Tout savoir en quelques minutes avec Alexandre Dubé, Isabelle Perron et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Tous les matins à 7h50 sur Chérie FM, Dimitri pose 3 questions sur l''actualité insolite ou légère des dernières 24 heures !
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Chaque matin sur Chérie FM, 5 infos improbables du Réveil Chérie à retenir en 30 secondes !
Les robots taxis arrivent en Europe, et Londres sera la première capitale à s'équiper de véhicules sans chauffeurs. Si l'Europe a jusqu'ici refusé le marché des voitures autonomes, c'est en grande partie due à la peur des citoyens. Contrairement aux usagers américains et chinois, les Européens sont des conducteurs attachés au contrôle manuel de leurs trajets. Mais ils pourraient changer d'avis, puisqu'un rapport français montre qu'en matière de sécurité routière, les voitures sans chauffeurs font baisser le nombre d'accidents. Guillaume Moukala Same, auteur de l'étude au cabinet Asteres à Paris, parle de 580 millions d'euros de soins économisés par année en France. RFI : Cette étude est intéressante, parce qu'on dépasse le débat conducteur humain-conducteur machine ? Guillaume Moukala Same : Oui. Nous voulions aborder le problème pour sensibiliser le public européen avec un visage méconnu du robot-taxi et des véhicules autonomes – camions, voitures, navettes… – qui circulent déjà aux États-Unis ou en Chine de façon régulière. La sécurité routière est, en cela, très intéressante. Votre étude s'appuie sur des milliers de données enregistrées aux États-Unis, où les véhicules de différentes marques, dont celle de la filiale de Google, les voitures Waymo, circulent depuis 2019. Parfaitement. Ce sont plus de 90 millions de kilomètres parcourus. Pour la première fois, avec l'expérience des véhicules sans chauffeurs, on arrive à pouvoir comparer les deux conduites, celle avec le contrôle humain et celle du contrôle robot. L'intérêt de cette étude est de montrer que les accidents routiers sont provoqués par des erreurs ou des comportements humains ? Oui. Pensez à l'alcool au volant, ou bien au portable ou à la fatigue d'un conducteur humain. Nous avons reporté les taux d'accidentologie à la France. De ce fait, ce seraient des milliers d'accidents évités : en moyenne, 2 000 vies sauvées pour une économie de soins – pour la Sécurité sociale – de 580 millions d'euros par an. Comment la sûreté technologique fonctionne-t-elle ? Il existe deux technologies. La première par observation satellite et outils embarqués – la technologie de Baidou en Chine ou de Waymo aux États-Unis. Cette stratégie repose sur des capteurs, des caméras embarquées, des lidars. Autant d'outils qui cartographient l'environnement de la ville et des obstacles en temps réel. L'autre technologie est celle de Tesla, l'entreprise d'Elon Musk. Elle mise sur une technologie moins coûteuse, basée sur les données d'intelligence artificielle. Elle est encore à développer, mais c'est le pari de ce géant technologique pour les années à venir. En France, des maires de petites villes ou de villages reculés, sans trains ni bus réguliers, commencent à parler de l'intérêt pour de petites navettes de 10 à 15 passagers pour relier les zones rurales aux grandes villes. Y croyez-vous ? C'est une option, mais il existe cinq niveaux de véhicules autonomes, le niveau 5 étant le maximum d'autonomie. En France, où peu de tests ont été effectués, il y a pour le moment la possibilité de faire circuler uniquement, et en zone très restreinte, des voitures de niveau 3. Cela va donc demander encore du temps et cela dépendra des régions et de leur géographie.
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BEST OF - Durant tout l'été, retrouvez le meilleur de Philippe Caverivière. Ecoutez Best-of - L'oeil de Philippe Caverivière du 14 août 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les Camerounais attendent l'avis du Conseil constitutionnel sur la participation ou non à la présidentielle du 12 octobre du principal opposant Maurice Kamto, après la décision en première instance de la commission électorale Elecam de l'en écarter. Quelle est la valeur juridique de cette exclusion de samedi dernier ? Quelles sont les chances de Maurice Kamto d'être repêché par les onze magistrats du Conseil ? Claude Assira est avocat au barreau de Yaoundé et défenseur des droits de l'Homme. Également enseignant à l'Université catholique d'Afrique centrale, il répond depuis Yaoundé aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Le principal événement de ce début de campagne, c'est l'éviction, du moins pour l'instant, du candidat Maurice Kamto, le principal opposant. Est-ce le signe qu'il fait peur au régime camerounais ? Maître Claude Assira : J'ai envie de vous répondre positivement. Oui, je pense qu'on peut dire sans risque de se tromper qu'il fait peur. Et ça, ce n'est pas seulement du fait de l'épilogue de samedi 26 juillet. La décision qui a été prise par le Conseil électoral Elecam, samedi 26 juillet, c'est surtout parce que c'est la chronique d'une fin qui était annoncée depuis le début. Tout le monde sait que, à la précédente élection présidentielle de 2018, il a été le principal challenger et qu'il est arrivé effectivement en position de numéro 2. Tout le monde sait également que depuis lors, depuis 2018 et de façon plus marquée encore en 2019, il a mené des actions et un combat, d'abord de revendications de la victoire. Et puis ensuite les actions sur le terrain juridique, sur le terrain politique. Et que tout au long de cet intervalle, on a vu la réaction du pouvoir, les objurgations des membres du gouvernement qui, à chacune de ses apparitions, traduisaient une certaine fébrilité, pour ne pas dire une crainte, une peur. On a vu parfois ce que je considère comme étant la machine de guerre de l'État se mettre en œuvre même pour des événements banals comme la convocation d'un événement politique interne à Yaoundé ou une de ses apparitions à Douala. Donc toutes ces choses sont autant de manifestations de la peur, de la crainte qu'on a pour ce seul nom. Il faut dire qu'aux côtés de cela, vous avez également, d'un point de vue de la crainte psychologique, beaucoup de ses partisans, qui sont particulièrement virulents et agités sur les réseaux sociaux, qui cristallisent autant de raisons d'avoir peur de la personne, de ce candidat. Bref, il y a toujours eu un tir de barrage, de sorte que les esprits des observateurs avisés étaient forcément prêts à ce qu'il puisse y avoir la touche finale qui serait apportée d'une façon ou d'une autre à sa candidature devant le tir de barrage systématique auquel il a eu à faire face. Ce qui fait qu'aujourd'hui, même si Elecam, qui tire son origine d'un décret de désignation du président de la République, j'allais dire du seul président de la République qui lui-même est à nouveau candidat… Donc il ne peut pas être complètement un organe considéré comme étant neutre. Quels que soient les efforts qu'il aurait faits, lorsqu'Elecam vient donc en bout de course consacrer tout ce que nous avons vu se dessiner, se profiler au fur et à mesure du temps, aucune concession ne lui a jamais été faite. La décision d'Elecam du 26 juillet apparaît évidemment comme étant la consécration de la volonté politique d'éliminer un adversaire dont on a peur aujourd'hui. Est-ce qu'Elecam, qui est donc l'organe en charge des élections, a motivé par écrit sa décision d'exclure la candidature de Maurice Kamto ? Elecam l'a motivée et a justifié cette motivation sur la demande des avocats de Maurice Kamto. Et le motif qui a été avancé alors, le seul motif qui a été invoqué à l'appui de la décision de rejet de sa candidature, c'est la multiplicité d'investiture par le parti qui a finalement accepté d'investir, Maurice Kamto, à savoir le Manidem. Alors l'argument d'Elecam, c'est donc de dire que le parti que Maurice Kamto représente, le Manidem, compte dans ses membres un autre candidat et qu'il ne peut pas y avoir une pluralité d'investitures au sein d'un même parti. Qu'est-ce que vous pensez de cet argument ? Comme je pense avoir essayé de vous l'indiquer, l'argument est tout simplement l'aboutissement d'un processus. Donc l'argument qui est soulevé par Elecam est très largement sujet à caution. Mais même en lui-même simplement, l'argument peut être très largement discutable lui aussi. Parce qu'il est effectivement fort probable qu'il y ait eu une deuxième investiture par un organe plus ou moins infiltré du Manidem. Et cette situation, il faut le dire encore, est aussi une certaine forme de flou organisé et entretenu par les pouvoirs de l'État. Je m'explique. Les partis politiques, les formations politiques sont considérés comme étant des associations. Or ces associations voient régulièrement l'interférence, j'allais dire l'ingérence du pouvoir politique au travers du ministère de l'Administration territoriale, qui croit devoir organiser le fonctionnement et la direction de ces associations. Ce n'est pas que le Manidem. On a vu le cas pour le PCRN. Ça a été le cas pour le CPP de Kah Walla et je pense pour d'autres formations encore. Or, nous savons tous qu'il y a un principe consacré par la Constitution qui est le principe de la liberté d'association, la liberté d'expression. Les partis politiques concourent, contribuent à l'expression de la démocratie. Et ils le font dans un cadre qui est organisé par la Constitution, qui est un cadre de liberté. Donc il n'y a que les associations qui, dans leur organisation, ont la possibilité de déterminer qui est leur mandataire, celui qui peut parler pour elles, ces associations. Pourtant, nous voyons toujours régulièrement, sans aucune explication ni justification juridique ou autre, l'interférence du pouvoir qui vient indiquer qui, selon lui, est la personne qu'il a choisie pour pouvoir être le représentant, c'est à dire son interlocuteur. Il n'est donc pas à exclure que, profitant de cette ambivalence, de cette ambiguïté organisée et entretenue, qu'il puisse y avoir effectivement quelqu'un d'autre qui, au sein de la même organisation du Manidem, ait pu éventuellement se prévaloir du titre qui lui a été donné dans les conditions que je viens de vous indiquer pour pouvoir brouiller les pistes. Et ainsi contrecarrer pour finaliser la mise en échec de la candidature de Kamto. Je pense que la procédure devant le Conseil constitutionnel nous permettra certainement d'être fixé. Il suffira de comparer, de voir quel était l'organe qui a présenté l'investiture de Maurice Kamto, celui qui a présenté l'investiture de l'autre, et j'incline à penser que c'est le président actuel, Monsieur Anicet Ekane, celui qui a donné l'investiture à Maurice Kamto, qui devrait pouvoir l'emporter si les choses sont faites avec justice et avec justesse. Alors, vous parlez du ministère de l'Administration territoriale de Paul Atanga Nji. Jusqu'au 22 juillet dernier, sur le site de ce ministère, le président du parti Manidem, c'était Anicet Ekane, mais depuis le 23 juillet, sur le même site, son nom est remplacé par celui de Dieudonné Yebga, le candidat surprise qui provoque aujourd'hui la disqualification de Maurice Kamto. Est-ce un signe de ce que vous appelez l'ingérence du ministère de l'Administration territoriale dans l'organisation des partis politiques ? L'ingérence est intervenue déjà bien auparavant et je crois qu'elle pourrait se manifester encore là, sauf que là, en l'occurrence, à la veille d'une transmission des dossiers à Elecam, cette ingérence, ou plutôt cette manipulation, apparaît comme étant une forfaiture désormais. Ce n'est plus une simple ingérence, mais là, c'est une forfaiture et une volonté manifeste d'induire en erreur. J'ai envie de vous indiquer que je ne sais même pas si cette activité, cette action de ces personnes, ces organes publics, devraient être considérés comme étant une action banale. Je pense qu'elles doivent interroger. L'actuel président de la République a mis au centre de son rôle politique historique qu'il voulait qu'on retienne que c'est lui qui a apporté la démocratie. Je ne suis pas sûr que ce qui est fait en son nom représente l'idée de la démocratie qu'il a envie de laisser. Donc si c'est pour lui, pour ce candidat-là, que toutes ces forfaitures sont faites, je crains qu'on salisse son nom pour l'histoire alors que c'est la seule chose au moins qu'il aurait pu laisser. Donc j'invite toutes les personnes qui jouent aux apprentis sorciers à faire attention et à rester aussi neutres que possible dans les fonctions publiques qui leur ont été confiées par le peuple. Alors Elecam écarte, du moins pour l'instant, Maurice Kamto, au prétexte que son parti Manidem avait deux candidats, mais Elecam accepte le candidat Paul Biya, alors que son parti RDPC avait lui aussi deux candidats le président sortant et l'élu local Theiller Onana. Est-ce qu'il n'y a pas deux poids, deux mesures ? Alors là, je ne pense pas. Parce que là, vous avez parlé de candidature. Mais s'agissant du motif de rejet de la candidature de Maurice Kamto, on a parlé plutôt d'investiture. Donc il ne faut pas confondre candidature et investiture. La déclaration de candidature est le fait d'un individu qui se présente au peuple. Or la déclaration d'investiture, c'est une formation politique qui adoube un candidat qu'elle a présenté, qui s'est réclamé de lui. Donc je ne pense pas que la même situation que celle que vous évoquez au Manidem soit comparable à ce qui se passe au RDPC, parce qu'il ne me semble pas que le parti RDPC ait donné une investiture à quelqu'un d'autre qu'à l'actuel président de la République. Suite à cette décision d'Elecam, Maurice Kamto a déposé ce lundi un recours devant le Conseil constitutionnel. Mais si le régime est décidé à écarter Maurice Kamto, est-ce que les magistrats du Conseil constitutionnel pourront prendre une décision contraire à la volonté du régime ? Là, vous me demandez encore une fois de prendre une boule de cristal pour pouvoir lire l'avenir. Et on peut juste se contenter de faire un certain nombre de conjectures. La première, ce serait d'imaginer que le Conseil constitutionnel est un organe indépendant, puisqu'on sait aujourd'hui que le pouvoir est relativement plus faible, plus vacillant, plus chancelant qu'il ne l'a été autrefois. Ça se voit non seulement au travers de l'âge relativement avancé du titulaire de la fonction aujourd'hui, mais cela se voit aussi au travers de la grande fébrilité dont ses partisans font montre de façon publique. Il y a une grosse opposition à l'intérieur du camp. Donc je pense qu'aujourd'hui peut-être qu'une nouvelle philosophie pourrait éventuellement animer le fonctionnement du Conseil constitutionnel et ses décisions. On peut donc miser là-dessus et se dire qu'il s'agit peut-être d'un organe qui va être indépendant, même si, encore une fois, là aussi, son mode de désignation exclusivement confié au décret du président de la République peut aussi interroger sur son indépendance. Mais faisons lui confiance et disons-nous que cela est possible au regard du contexte sociopolitique que je vous ai décrit. Mais d'un autre côté aussi, on peut parfaitement craindre, quand on voit l'irrédentisme dont ont fait preuve aujourd'hui les agents du pouvoir. Quand on sait que les institutions judiciaires ou juridictionnelles ont souvent eu par ailleurs à se voir dicter un certain nombre de leurs décisions ou de leurs attitudes, on peut parfaitement craindre que le Conseil constitutionnel, même si vraiment, par extraordinaire, il venait à en avoir envie, avoir envie de s'autonomiser, on peut craindre qu'il n'ait pas finalement les moyens de le faire, cela est aussi possible. Parfaitement. Maintenant, nous tous, nous observons l'histoire. Nous pouvons donc nous dire qu'au stade où nous sommes, peut être que le Conseil constitutionnel, aussi, investi d'une mission historique, peut avoir envie de se surpasser et de montrer, d'essayer de montrer aux uns et aux autres que les décisions qu'il va prendre doivent être empreintes de la confiance qu'on doit normalement à cette institution-là. Donc, il est possible que cette occasion leur soit donnée pour valider en ultime recours la candidature de Maurice Kamto. Je le souhaite en tout cas énormément. Issa Tchiroma Bakary, l'un des deux ministres démissionnaires, qui est à présent candidat à la présidentielle, réclame du Conseil constitutionnel qu'il fasse preuve d'impartialité et d'intégrité. Est-ce à dire que cet homme d'expérience a de sérieux doutes sur cette impartialité et cette intégrité des magistrats ? Il faut que vous rappeliez peut-être aussi que c'est le même Issa Tchiroma Bakary qui a défendu bec et ongles le même pouvoir auquel il a appartenu, donc je pense que, si aujourd'hui il vient nous dire le contraire, on ne peut pas faire autre chose que d'avoir foi en sa parole. Il est crédible sur ce qu'il indique. Les propos contradictoires sur RFI, il y a trois semaines, des ministres René Sadi et Fame Ndongo sur la candidature ou non de Paul Biya cette année, de quoi est-ce le signe à votre avis ? C'est un signe, j'allais dire un signe de plus sur un tout petit peu, j'allais dire la déliquescence de l'action de l'État, des pouvoirs de l'État. Sur beaucoup de sujets, auparavant, on a observé un camp, une division qui traduit les intérêts conflictuels qui, à chacune des décisions de justice ou non, démontrent parfaitement qu'il y a un clivage, une scission nette dans l'appareil gouvernant. Et que ce clivage est le fait de deux choses, un effet de cisaillement entre un président de la République qui est souvent absent, qui n'a plus vraiment les choses en main et qui a tout abandonné à chacun. Il n'y a, par exemple, jamais eu je pense, en sept ans un conseil des ministres rien que pour coordonner et contrôler l'action en interne du gouvernement. Donc chacun fait un peu sa petite tambouille dans son coin. Et la deuxième chose du cisaillement, c'est que tout le monde voit très bien que le pouvoir est vacant. Donc à l'intérieur, il y a des prétentions qui naissent. D'autres, il y en a qui essaient de combler ce vide là en faisant un peu plus, en dépassant leurs fonctions ou en essayant de rattraper ce qu'ils peuvent encore pour essayer de conserver leurs positions, leurs rentes de situation. Voilà, c'est tout ça qui crée forcément un cafouillage. Et comme il n'y a pas de coordination pour permettre de siffler la fin de la récréation, la peur qui est toujours très mauvaise conseillère finit par s'emparer des uns et des autres pour essayer de sauvegarder ce qui peut encore être sauvé des acquis. C'est tout ça qui explique un peu cette Bérézina de la communication.
Aujourd'hui, Jean-Loup Bonnamy, Bruno Poncet et Barbara Lefebvre débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Parfaitement dominateur, le PSG a terrassé le Real Madrid (4-0)... sans trop forcer. Résumé tactique, et analyse des buts.
Aujourd'hui dans "On marche sur la tête", Cyril Hanouna et ses invités débattent de l'opération militaire des USA menée en Iran contre des sites nucléaires iraniens.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
" Qu'ils deviennent parfaitement un "Méditation de l'évangile (Jn 17, 20-26) par la pasteure Nicole FabreChant final "Je t'aime à jamais" par Dan LuitenDistribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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La Cour internationale de justice (CIJ) rejette la plainte du Soudan, qui accusait les Émirats arabes unis de complicité de génocide pour leur soutien militaire aux rebelles des Forces de soutien rapide (FSR). Mais est-ce que cela veut dire qu'il n'y a pas eu, l'an dernier, une tentative de génocide de la part des FSR contre la communauté masalit du Darfour occidental ? Marc Lavergne a été le coordinateur du groupe d'experts du Conseil de sécurité de l'ONU pour le Soudan. Aujourd'hui, il est directeur de recherches émérite au CNRS et a publié en mars 2025, dans le numéro 196 de la revue Hérodote Géopolitique de la Mer Rouge. RFI : Comment réagissez-vous au rejet de la plainte du Soudan contre les Émirats ? Marc Lavergne : Ce rejet était un petit peu attendu. Je pense que la Cour reste dans son champ de compétence en émettant évidemment quelques considérations humanitaires qui ne sont pas directement de son ressort. Mais elle est extrêmement prudente. Elle manque d'éléments très factuels. Mais également, l'enjeu est important puisqu'il s'agit d'incriminer les Émirats arabes unis dans leur soutien, plus ou moins avéré quand même, aux Forces de soutien rapide (FSR) qui affrontent l'armée soudanaise.Est-ce qu'on peut parler d'une victoire diplomatique des rebelles des FSR contre l'armée soudanaise ? Oui, c'est un petit peu un soulagement. Mais enfin, les FSR en question, elles ont sur le terrain, effectivement, des moyens d'affronter l'armée. Elles ne s'avouent pas vaincues, même si elles ont perdu la capitale. Mais elles sont soutenues par la plupart des pays africains qui entourent le Soudan et surtout par les Émirats arabes unis qui sont mus par l'intérêt qu'ils trouvent à exploiter les richesses aurifères du Soudan.Alors la Cour s'est déclarée incompétente pour des raisons juridiques, parce que, lorsque les Émirats ont adhéré en 2005 à la Convention sur le génocide, ils ont précisé qu'ils ne reconnaîtraient pas à la Cour le droit d'arbitrer un différend entre deux États…Oui, c'est-à-dire que finalement, ils ont signé, mais ils ne se sont engagés à rien.Mais malgré cette déclaration d'incompétence, la Cour précise qu'elle est profondément préoccupée par la tragédie humaine qui se déroule notamment dans le Darfour occidental…Oui, nous le sommes tous, j'imagine, mais je ne pense pas que ça ait un effet pratique, ni même des conséquences juridiques. Il faut pour ça qu'il y ait des preuves qui soient amenées par des experts sur place pour qualifier de « génocide » les exactions qui se déroulent au Darfour occidental, la région qu'habitent les Massalits à la frontière du Tchad, et qui provoquent des centaines de milliers de déplacés au Tchad même.Est-ce que cette plainte du Soudan n'a quand même pas eu le mérite de mettre en lumière les massacres de Massalits à el-Geneina, il y a un an, par les FSR ? Oui en effet, c'est une pierre de plus à apporter à l'édifice. Mais je pense que les FSR sont parfaitement identifiées comme étant des prédateurs, des pillards, des gens qui ne cherchent pas à fonder ou à remplacer un gouvernement, mais juste à se payer sur la bête. Parce que ce sont des gens qui sont eux-mêmes victimes de changement climatique, de problèmes de toutes sortes, qui font que, comme dans tout le Sahel, il y a une descente de ces nomades au détriment des sédentaires.Est-ce qu'on peut parler de nettoyage ethnique de la part des FSR contre les Massalits dans l'ouest du Darfour ? Oui, très clairement. C'est un nettoyage ethnique qui a une raison d'être. C'est-à-dire de s'approprier les terres de ces cultivateurs que sont les Massalits pour se sédentariser et trouver des sources finalement de survie autre que l'élevage des chameaux en périphérie du désert.Et est-ce qu'on peut parler du coup de tentative de génocide ? Oui, mais ce n'est pas un génocide, je dirais, sur une base de différences religieuses ou de différences idéologiques. Il s'agit d'un génocide, vraiment pour s'approprier des terres. Il n'y a pas de haine particulière des Rizeigat en particulier, qui sont à la manœuvre avec les FSR, contre les Massalits qui sont installés là en tant que sultanats partagés entre le Tchad et le Soudan.Deux ans après le début du conflit, est-ce que vous en voyez une issue ? Non, par épuisement d'un des deux combattants éventuellement. Mais on voit qu'il y a des soutiens de chaque côté. Le soutien des Émirats arabes unis n'est pas le soutien de tous les pays arabes. L'Égypte soutient l'armée. D'autres pays riverains du Soudan, pour des raisons très diverses, soutiennent les FSR. On pense à l'Éthiopie par son animosité à l'égard de l'Égypte autour du grand barrage de la Renaissance sur le Nil. Et les pays comme le Kenya, l'Ouganda, le Tchad soutiennent également de façon plus ou moins directe les FSR. Ce qui est assez paradoxal puisque ce sont des gens qui n'ont pas de projet d'État. Et quant à la population elle-même, elle a beaucoup de mal à choisir entre la peste et le choléra que sont l'armée et les FSR.Est-ce que vous croyez encore à une solution politique entre les deux belligérants ? Je crois à une solution politique à partir du moment où les robinets qui alimentent ces deux belligérants seraient coupés. Il faudrait que la communauté internationale intervienne de façon vraiment déterminée et efficace là-dessus. Alors le combat s'arrêterait. C'est-à-dire qu'il faudrait que le Soudan revienne à une transition démocratique soutenue effectivement et efficacement par les pays occidentaux. On est loin du compte.
À l'occasion des 10 ans de Laurent Ruquier aux commandes des "Grosses Têtes", RTL vous propose chaque jour de revivre en podcasts les meilleures séquences de l'émission ! Aujourd'hui, découvrez un extrait du 2 octobre 2017 ! Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:30:53 - Les Nuits de France Culture - par : Philippe Garbit, Albane Penaranda, Mathilde Wagman - En 1955, dans l'émission Le Monde comme il va, Jacques Capdeville proposait un voyage dans le Bas-Rhin, invitant l'auditeur à découvrir la Vallée de la Bruche, le massif du Donon, le lac de la Maix et le Ban de la Roche, à travers l'histoire, les anecdotes et les légendes qui ont marqué ces lieux. - réalisation : Virginie Mourthé
Aujourd'hui, Joëlle Dago-Serry, Didier Giraud et Charles Consigny débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Prédication de Mathieu Blairy, à l'Eglise Paris Métropole, Campus de Bastille.Jésus notre modèle parfait. Notre exemple à suivre. Parfaitement homme et Dieu il a voulu nous enseigner le chemin en passant chaque étape. Sa naissance dans un corps humain, son baptême par immersion.Il voulait nous montrer par quel chemin passer pour que le Ciel s'ouvre et que le Saint-Esprit vienne aussi sur nous en ces temps afin de vivre Sa plénitude.Jésus a renoncé à Lui-même afin de mettre en action le plan de Dieu pour nos vies. Il est celui qui par le Saint-Esprit nous montre comment soumettre notre vie à Dieu.Cf. message "Quelques conditions pour marcher par l'Esprit" https://www.monegliseaparis.fr/predications/Jésus a soumis sa volonté, ses pensées au Père. Car nos propres émotions nous mènent à sortir des sentiers du Seigneur.Il y a quelques chose qui se passe dans nos vies, lorsqu'on décide de renoncer à nous-même. Jean 5.19 : "Le fils ne peut rien faire de Lui-même..."Ce n'est pas facile de tout laisser à Jésus. Mais lorsqu'il nous dit non sur un chemin erroné, c'est pour notre bien, car lorsqu'il ferme une porte, cela signifie qu'Il va en ouvrir une autre.Jésus nous invite à prendre une décision ferme et de laisser nos ombres d'ombres afin qu'il les allume pour nous menner vers des vies glorieuses avec Lui.Le Seigneur cherche des hommes et des femmes pour vivre la plénitude de l'Esprit avec Lui.Retrouvez l'Eglise Paris Métropole sur internet & les réseaux :INTERNET : monegliseaparis.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/egliseparismetrole INSTAGRAM : https://www.instagram.com/egliseparismetropoleHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le Ghana a connu hier, dimanche 8 décembre, une nouvelle alternance pacifique, la quatrième depuis l'an 2000. Et pour s'assurer que tout se passerait pacifiquement, le candidat du pouvoir a reconnu sa défaite et a appelé le vainqueur pour le féliciter. Pourquoi cette victoire de l'opposant John Dramani Mahama ? Et pourquoi une telle stabilité politique depuis 25 ans, sans troisième mandat et sans coup d'État ? Pierre Jacquemot a été ambassadeur de France à Accra. Il a publié La démocratie à l'épreuve aux éditions de l'Aube. Aujourd'hui, il est expert à la fondation Jean-Jaurès et répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Est-ce que vous êtes surpris par cette victoire de l'opposant John Dramani Mahama? Pierre Jacquemot : Non, pas vraiment. D'abord parce que c'est une personnalité bien connue, déjà expérimentée et qui a un programme qui tient la route. Et puis surtout, c'est la démonstration pour moi de la vitalité de la démocratie ghanéenne, avec notamment le respect de l'alternance, puisque Mahama, qui vient d'être élu, remplace le président Akufo-Addo qui était de l'autre parti. Donc, on est dans un cas de figure où le Ghana, comme c'est le cas du Sénégal aussi d'ailleurs, démontre que la démocratie élective, électorale, peut être parfaitement respectée dans un pays africain.Et pourquoi les Ghanéens ont-ils préféré voter pour l'opposition ? Parce qu'on est dans une situation où le pays connaît une fatigue du modèle économique qui a été mis en place depuis un certain nombre d'années et qui se traduit aujourd'hui par une très forte inflation, ce qui est assez nouveau dans ce pays. On a même une inflation qui a atteint à la fin de l'année 2022 plus de 50 %, ce qui est évidemment considérable. Le cédi, qui est la monnaie locale, a chuté très très gravement, augmentant le coût des importations. Et puis enfin, on peut se demander si ce pays ne traverse pas ce que d'autres pays ont connu par le passé, une phase de malédiction du pétrole, de l'or, du cacao, de ses ressources d'exportation, avec toute une série de dérèglements, dont l'inflation, la chute de la monnaie, mais également des affaires de corruption qui ont marqué la fin de la période de Nana Akufo-Addo.Mais Nana Akufo-Addo n'avait-il pas réussi à ramener l'inflation de 50% à 23% par an ? Oui, mais ça reste très élevé, notamment comparé aux pays voisins. On pourrait d'ailleurs noter à cet égard que la zone franc, le franc CFA, qui est tellement décriée dans la région, lorsqu'on traverse une période difficile comme celle de la pandémie ou celle de la crise sur les approvisionnements en céréales du fait de la guerre en Ukraine, ces pays, je pense au Togo, au Bénin ou à la Côte d'Ivoire, les pays voisins ont mieux tenu le choc. Et le Ghana, qui se faisait fort, au début du mandat de Nana Akufo-Addo, de ne pas avoir recours au FMI, a été obligé de passer sous ses fourches caudines pour défaut de paiement depuis deux ans.Le Ghana était la deuxième puissance économique de l'Afrique de l'Ouest jusqu'à ce que la Côte d'Ivoire passe devant ces dernières années. Est-ce aussi un déclassement qui a compté dans le vote des Ghanéens ? Non, je ne pense pas. Je pense que ce qui a compté, c'est la question du pouvoir d'achat au quotidien, donc la baisse du pouvoir d'achat liée à l'inflation, mais également la question de l'emploi. Près d'un tiers des jeunes sont sans emploi, en tout cas sans emploi formel. Également, il y a une question de sécurité alimentaire, ce qui est relativement nouveau dans ce pays, avec un recours massif à des importations de plus en plus coûteuses.Vous qui avez été ambassadeur à Accra, comment expliquez-vous que ce pays, depuis 25 ans, soit beaucoup plus stable politiquement que ses trois voisins francophones : la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso et le Togo ? Ce pays a une histoire singulière. Tout ce dispositif, les Ghanéens le doivent à Jerry Rawlings. C'est assez paradoxal puisque Rawlings est arrivé à la suite d'un coup d'État. Il a mis 20 ans à installer des institutions qui aujourd'hui font leurs preuves et garantissent le bon fonctionnement de la démocratie. Et puis il y a une autre réalité qui peut paraître paradoxale, c'est le poids relatif des chefferies coutumières. La colonisation britannique au Ghana était très différente de celle que la France a imposée en Côte d'Ivoire, par exemple, et les chefferies traditionnelles occupent encore un rôle important, en particulier l'Asantehene, qui est le roi des Ashanti, qui est installé à Kumasi, une personnalité exceptionnelle que j'ai eu le bonheur de connaitre, et qui joue un rôle régulateur, notamment dans la gestion des conflits intercommunautaires, par le truchement de l'écoute, de la recherche de compromis, de la responsabilisation, qui sont des données tout à fait exceptionnelles qu'on retrouve dans un pays comme le Ghana. Donc les institutions qui aujourd'hui font leurs preuves, j'en vois une très intéressante dans le programme de Mahama, c'est la place qu'il veut réserver aux femmes dans les nominations, puisque au moins un tiers de ces nominations doit être réservé à des femmes.Et l'ancienne ministre de l'Éducation, Jane Naana Opoku-Agyemang, va devenir la vice-présidente du Ghana, ce sera la première femme du pays à accéder à ce poste ?Oui, c'est tout à fait révélateur, si vous voulez, de cette évolution. Et puis ce pays abrite aussi le secrétariat général de la zone de libre-échange continentale qui est un grand projet africain. Et le président Mahama, de son côté, veut poursuivre le travail engagé par son prédécesseur pour intensifier ce rôle du Ghana à l'échelle régionale, sinon à l'échelle continentale.À lire aussiGhana: John Mahama remporte la présidentielle, le candidat du parti au pouvoir reconnaît sa défaite
Dans cet épisode, Antoine parle de l'outil Ads Reporting de Facebook, qui est très utile pour faire des reportings et prendre de bonnes décisions en matière de publicité sur Facebook Ads. Il explique comment utiliser cet outil pour trouver des insights sur son compte publicitaire et prendre des décisions éclairées.Antoine partage également des exemples concrets d'analyses qu'il a réalisées grâce à l'Ads Reporting, notamment en ce qui concerne les audiences, les emplacements et les performances des campagnes. Il souligne l'importance de maîtriser cet outil pour améliorer ses résultats en publicité sur Facebook.À retenir :- L'Ads Reporting de Facebook est un outil puissant pour faire des reportings et prendre de bonnes décisions en matière de publicité sur Facebook Ads.- Il permet d'analyser les performances des campagnes, les audiences et les emplacements pour trouver des insights et optimiser ses stratégies publicitaires.- En utilisant l'Ads Reporting, on peut identifier les audiences les plus rentables, les emplacements les plus performants et les meilleures stratégies d'optimisation.- Il est important de maîtriser cet outil pour améliorer ses résultats en publicité sur Facebook et prendre des décisions éclairées.Bonne écoute sur No Pay No Play.NOTE :J7 MediaSocial ScalingJ7 AcadémieComment scaler sur Facebook Ads ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Au sommaire de Radio Foot aujourd'hui 16h10-21h10 T.U : - Les Bleus débutent leur préparation de belle manière, avec une victoire 3-0 face au Luxembourg. ; - Plusieurs rumeurs circulent autour d'un report de la CAN 2025. ; - On fera aussi un point sur les éliminatoires CDM. ; - La Ligue 1 n'a toujours pas de diffuseur, alors que nous sommes en juin 2024. - Les Bleus débutent leur préparation de belle manière, avec une victoire 3-0 face au Luxembourg. Une mise en jambe positive pour les joueurs. Quel 11 se profile ? Avec N'golo Kanté titulaire ? Quid de Jules Koundé, ainsi que de Marcus Thuram ?- Plusieurs rumeurs circulent autour d'un report de la CAN 2025. Se jouera-t-elle en 2025 ? 2026 ?- On fera aussi un point sur les éliminatoires CDM. Le Congo forfait, et le Cameroun toujours dans l'incertitude.- La Ligue 1 n'a toujours pas de diffuseur, alors que nous sommes en juin 2024. Quelle solution pour ce problème ?Avec Annie Gasnier : Étienne Moatti, Philippe Doucet et Patrick Juillard -Technique/Réalisation : Matthieu Degueldre - Sarah-Lou Bakouche/Saliou Diouf.
Au sommaire de Radio Foot aujourd'hui 16h10-21h10 T.U : - Les Bleus débutent leur préparation de belle manière, avec une victoire 3-0 face au Luxembourg. ; - Plusieurs rumeurs circulent autour d'un report de la CAN 2025. ; - On fera aussi un point sur les éliminatoires CDM. ; - La Ligue 1 n'a toujours pas de diffuseur, alors que nous sommes en juin 2024. - Les Bleus débutent leur préparation de belle manière, avec une victoire 3-0 face au Luxembourg. Une mise en jambe positive pour les joueurs. Quel 11 se profile ? Avec N'golo Kanté titulaire ? Quid de Jules Koundé, ainsi que de Marcus Thuram ?- Plusieurs rumeurs circulent autour d'un report de la CAN 2025. Se jouera-t-elle en 2025 ? 2026 ?- On fera aussi un point sur les éliminatoires CDM. Le Congo forfait, et le Cameroun toujours dans l'incertitude.- La Ligue 1 n'a toujours pas de diffuseur, alors que nous sommes en juin 2024. Quelle solution pour ce problème ?Avec Annie Gasnier : Étienne Moatti, Philippe Doucet et Patrick Juillard -Technique/Réalisation : Matthieu Degueldre - Sarah-Lou Bakouche/Saliou Diouf.
Découvrez l'abonnement "Au Coeur de l'Histoire +" et accédez à des heures de programmes, des archives inédites, des épisodes en avant-première et une sélection d'épisodes sur des grandes thématiques. Profitez de cette offre sur Apple Podcasts dès aujourd'hui ! Peintre et enlumineur de génie au service de la royauté, Jean Fouquet a fait entrer la Renaissance en France. Virginie Girod vous raconte l'histoire de cette star du XVe siècle, un peu oubliée ! Un récit inédit en partenariat avec le musée de Cluny, à Paris, qui accueille l'exposition Les arts en France sous Charles VII, du 12 mars au 16 juin 2024. Si la France du XVe siècle subit les ravages de la Guerre de Cent Ans, les arts ne sont pas délaissés pour autant. On est en plein dans ce qu'on appellera plus tard le gothique international. Quand Jean Fouquet naît à Tours, l'effervescence artistique vient notamment des peintres "primitifs" flamands. On attribue au peintre Jan Van Eyck la création de la peinture à l'huile au début des années 1430. Parfaitement initié à cette technique, ce n'est cependant pas suffisant pour Jean Fouquet. Il part travailler en Italie où se déroule une autre révolution artistique : la Renaissance Italienne, le Quattrocento ! Le peintre y fréquente l'un des plus grands artistes de son temps, Fra Angelico, surnommé le "peintre des anges". Quand Jean Fouquet rentre en France, il se fait vite un nom d'artiste virtuose. Les commandes affluent, y compris au sommet de l'État. Vers 1450, le roi Charles VII lui commande son portrait. Jean Fouquet innove : personne avant lui n'avait peint un roi de France d'une manière aussi réaliste ! Le tableau servira de modèle pour les artistes après lui. Évidemment, après le roi, les aristocrates veulent aussi se faire peindre par Fouquet. Vous connaissez forcément la Vierge et l'enfant sous les traits d'Agnès Sorel qu'il a réalisé pour le trésorier du roi. Après cette commande, Jean Fouquet est définitivement devenu le peintre de la cour de France. Thèmes abordés : peinture, Renaissance italienne, Charles VII, Guerre de Cent Ans "Au Coeur de l'Histoire" est un podcast Europe 1 Studio- Présentation : Virginie Girod - Production : Caroline Garnier - Réalisation : Nicolas Gaspard- Composition de la musique originale : Julien Tharaud et Sébastien Guidis- Rédaction et Diffusion : Nathan Laporte- Communication : Marie Corpet- Visuel : Sidonie Mangin Ressources en ligne : http://expositions.bnf.fr/fouquet/reperes/chrono/index.htm https://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1950_num_108_1_461404_t1_0182_0000_000 https://www.beauxarts.com/grand-format/splendeurs-et-mysteres-du-diptyque-de-melun-de-jean-fouquet/#&gid=1&pid=1 Bibliographie : Paul Wescher, Jean Fouquet et son temps, Holbein, 1947. François avril et Marie-Thérèse Gousset (dir.), Jean Fouquet, peintre et enlumineur du XVe siècle, BnF, 2003.
durée : 00:05:14 - Camille passe au vert - par : Camille Crosnier - Christophe Béchu s'est rendu ce mardi au Salon de l'agriculture, à Paris. Mais le ministre de la Transition écologique y a-t-il sa place alors que le gouvernement semble opposer de plus en plus agriculture et écologie ?
Il n'y a visiblement pas que Marc-Antoine Le Bret comme spécialiste de l'imitation aux Grosses Têtes... Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.