Podcasts about Palais Bourbon

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Vinti minuti
PuliticaMente : Don-Marc Albertini, président de l'association des maires de Haute-Corse

Vinti minuti

Play Episode Listen Later Jun 2, 2026 28:51


durée : 00:28:51 - Focus sur le développement des communes avec le tout nouveau président de l'association des maires de Haute-Corse. Leurs besoins, leurs difficultés ? Quel regard portent-elles sur l'autonomie en discussion au Palais Bourbon ? Don-Marc Albertini est l'invité de PuliticaMente. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

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Hubert Brigand, député (LR) de Côte-d'Or monte de nouveau au créneau pour construire sa prison modulaire à Châtillon-sur-Seine - A la Une des Quatre Colonnes

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Play Episode Listen Later May 15, 2026 13:02


Alors que la surpopulation carcérale atteint un nouveau record, Hubert Brigand, député (LR) de Côte-d'Or ne désespère pas de voir un établissement pénitentiaire construit chez lui. Il fait parti des parlementaires les plus tenaces du Palais-Bourbon car cela fait près de quarante ans que l'Etat lui refuse de construire sa prison modulaire. En 1987, il n'est encore que maire-adjoint de Chatillon-sur-Seine qu'il essuie nous confie-t-il son premier échec auprès d'Albin Chalandon, Garde des Sceaux auprès de Jacques Chirac et ensuite le deuxième auprès d'Elisabeth Guigou en 1999. Après plus d'un millier de pages sur son bureau et plus de 150 échanges entretenus auprès de nombreux ministres jusqu'à l'actuel Garde des Sceaux Gérald Darmanin, l'élu de Côte-d'Or assure que la prison créerait 150 emplois directs et autant qu'emplois indirects sans oublier des nouveaux logements dans sa commune. Au moment où Laurent Panifous, ministre délégué chargé des relations avec le Parlement vient de confirmer la semaine dernière aux QAG la création de nouvelles places de prison et rappeler le plan de construction de 3 000 places, d'ici à 2028, pour des prisons dites « modulaires ». Gérald Darmanin a pour objectif de « construire trois fois plus vite et pour deux fois moins cher, afin de gagner en efficacité. » Une première phase a déjà commencé : sur les dix-sept sites retenus l'an dernier, le premier, situé à Troyes, verra sa première pierre posée à l'automne et sera en voie d'achèvement d'ici la fin de l'année 2026.

radio-immo.fr, l'information immobilière
Hubert Brigand, député (LR) de Côte-d'Or monte de nouveau au créneau pour construire sa prison modulaire à Châtillon-sur-Seine - A la Une des Quatre Colonnes

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Play Episode Listen Later May 15, 2026 13:02


Alors que la surpopulation carcérale atteint un nouveau record, Hubert Brigand, député (LR) de Côte-d'Or ne désespère pas de voir un établissement pénitentiaire construit chez lui. Il fait parti des parlementaires les plus tenaces du Palais-Bourbon car cela fait près de quarante ans que l'Etat lui refuse de construire sa prison modulaire. En 1987, il n'est encore que maire-adjoint de Chatillon-sur-Seine qu'il essuie nous confie-t-il son premier échec auprès d'Albin Chalandon, Garde des Sceaux auprès de Jacques Chirac et ensuite le deuxième auprès d'Elisabeth Guigou en 1999. Après plus d'un millier de pages sur son bureau et plus de 150 échanges entretenus auprès de nombreux ministres jusqu'à l'actuel Garde des Sceaux Gérald Darmanin, l'élu de Côte-d'Or assure que la prison créerait 150 emplois directs et autant qu'emplois indirects sans oublier des nouveaux logements dans sa commune. Au moment où Laurent Panifous, ministre délégué chargé des relations avec le Parlement vient de confirmer la semaine dernière aux QAG la création de nouvelles places de prison et rappeler le plan de construction de 3 000 places, d'ici à 2028, pour des prisons dites « modulaires ». Gérald Darmanin a pour objectif de « construire trois fois plus vite et pour deux fois moins cher, afin de gagner en efficacité. » Une première phase a déjà commencé : sur les dix-sept sites retenus l'an dernier, le premier, situé à Troyes, verra sa première pierre posée à l'automne et sera en voie d'achèvement d'ici la fin de l'année 2026.

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« Après de belles et difficiles années à l'Assemblée nationale, je décide de m'investir dans le Grand Châteaudun » - Philippe VIGIER, nouveau maire de Châteaudun - A la Une des Quatre Colonnes

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Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 9:56


Pourquoi certains députés privilégient la mairie au Palais-Bourbon ? Sur la centaine de députés candidats tête de liste aux municipales, 38 ont été élus à l'issue des deux tours du scrutin des élections municipales. Contraints par la loi de 2014 sur le non-cumul des mandats, ils doivent trancher entre engagement local et rôle national. Ce choix entraîne des répercussions directes à l'Assemblée nationale, où leurs suppléants prennent le relais. Témoignage de Philippe Vigier, ex-député d'Eure-et-Loir (Groupe Les Démocrates, MoDem), ancien ministre délégué chargé des Outre-Mer, fin connaisseur du budget. Le nouveau maire (divers centre) de Châteaudun (12 898 habitants) et président du Communauté de communes du Grand Châteaudun qui nous explique les raisons de son départ de l'Assemblée nationale pour la mairie de Chateaudun.

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« Après de belles et difficiles années à l'Assemblée nationale, je décide de m'investir dans le Grand Châteaudun » - Philippe VIGIER, nouveau maire de Châteaudun - A la Une des Quatre Colonnes

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Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 9:56


Pourquoi certains députés privilégient la mairie au Palais-Bourbon ? Sur la centaine de députés candidats tête de liste aux municipales, 38 ont été élus à l'issue des deux tours du scrutin des élections municipales. Contraints par la loi de 2014 sur le non-cumul des mandats, ils doivent trancher entre engagement local et rôle national. Ce choix entraîne des répercussions directes à l'Assemblée nationale, où leurs suppléants prennent le relais. Témoignage de Philippe Vigier, ex-député d'Eure-et-Loir (Groupe Les Démocrates, MoDem), ancien ministre délégué chargé des Outre-Mer, fin connaisseur du budget. Le nouveau maire (divers centre) de Châteaudun (12 898 habitants) et président du Communauté de communes du Grand Châteaudun qui nous explique les raisons de son départ de l'Assemblée nationale pour la mairie de Chateaudun.

radio-immo.fr, l'information immobilière
Logement des agents publics : « C'est une proposition de loi plus technique que politique » selon la sénatrice Amel Gacquerre (UDI) du Pas-de-Calais - A la Une des Quatre Colonnes

radio-immo.fr, l'information immobilière

Play Episode Listen Later Apr 10, 2026 11:06


Un nouveau sujet refait surface dans un contexte de tensions croissantes sur le marché immobilier : les logements des agents publics. Infirmières, enseignants, assistants sociaux, policiers, employés de mairie, surveillants pénitentiaires sont des agents publics et ils œuvrent pour beaucoup à la continuité des services publics. Et leur accès au logement est un enjeu majeur d'attractivité, de recrutement et de fidélisation pour la fonction publique. Dans les territoires frontaliers au sud et à l'est, les employeurs publics peinent aussi, par exemple, à retenir certains professionnels dont la rémunération serait plus élevée de l'autre côté de la frontière ! L'État dispose d'un contingent de 5 % des programmes de logement social pour loger ses agents, qui est néanmoins parfois sous-utilisé. « Lorsqu'elles apportent leur garantie à un programme, les collectivités disposent quant à elles d'un contingent de 20 % des attributions, qui n'est toutefois pas fléché vers les agents publics », apprend-on au Sénat, lors de l'examen le 30 mars de la proposition de loi visant à améliorer l'accès aux biens des travailleurs des services publics en présence notamment du ministre de la Ville et du Logement Vincent Jeanbrun. A noter aussi : Les employeurs publics peuvent acquérir des droits de réservation dans le parc social. Et c'est David Amiel l'ex-député de Paris jusqu'en décembre 2025 et aujourd'hui ministre de la Fonction publique, qui est l'auteur de ce texte adopté en janvier 2026 au Palais-Bourbon. L'objectif est du texte est d'étendre à l'ensemble des employeurs publics comme les collectivités, les hôpitaux ou les entreprises publiques, des outils jusque-là réservés à l'État. De manière plus globale, « les 38 000 employeurs du secteur public manquent d'une structure semblable au groupe Action Logement qui permet, dans le secteur privé, de mutualiser l'effort des entreprises en faveur du logement des salariés », rappelle David Amiel. Par ailleurs, la présidente LR et sénatrice des Alpes-Maritimes de la commission des affaires économiques, Dominique Estrosi Sassone a martelé dans un Hémicycle presque vide le 30 mars : « Avec des rémunérations généralement inférieures à celles du privé, les agents publics souffrent ». Avant d'ajouter : « Un service public qui ne parvient pas à loger ses agents est un service public affaibli ! » A ce jour, la date de la commission mixte paritaire (CMP) n'est pas fixée.

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Logement des agents publics : « C'est une proposition de loi plus technique que politique » selon la sénatrice Amel Gacquerre (UDI) du Pas-de-Calais - A la Une des Quatre Colonnes

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Play Episode Listen Later Apr 10, 2026 11:06


Un nouveau sujet refait surface dans un contexte de tensions croissantes sur le marché immobilier : les logements des agents publics. Infirmières, enseignants, assistants sociaux, policiers, employés de mairie, surveillants pénitentiaires sont des agents publics et ils œuvrent pour beaucoup à la continuité des services publics. Et leur accès au logement est un enjeu majeur d'attractivité, de recrutement et de fidélisation pour la fonction publique. Dans les territoires frontaliers au sud et à l'est, les employeurs publics peinent aussi, par exemple, à retenir certains professionnels dont la rémunération serait plus élevée de l'autre côté de la frontière ! L'État dispose d'un contingent de 5 % des programmes de logement social pour loger ses agents, qui est néanmoins parfois sous-utilisé. « Lorsqu'elles apportent leur garantie à un programme, les collectivités disposent quant à elles d'un contingent de 20 % des attributions, qui n'est toutefois pas fléché vers les agents publics », apprend-on au Sénat, lors de l'examen le 30 mars de la proposition de loi visant à améliorer l'accès aux biens des travailleurs des services publics en présence notamment du ministre de la Ville et du Logement Vincent Jeanbrun. A noter aussi : Les employeurs publics peuvent acquérir des droits de réservation dans le parc social. Et c'est David Amiel l'ex-député de Paris jusqu'en décembre 2025 et aujourd'hui ministre de la Fonction publique, qui est l'auteur de ce texte adopté en janvier 2026 au Palais-Bourbon. L'objectif est du texte est d'étendre à l'ensemble des employeurs publics comme les collectivités, les hôpitaux ou les entreprises publiques, des outils jusque-là réservés à l'État. De manière plus globale, « les 38 000 employeurs du secteur public manquent d'une structure semblable au groupe Action Logement qui permet, dans le secteur privé, de mutualiser l'effort des entreprises en faveur du logement des salariés », rappelle David Amiel. Par ailleurs, la présidente LR et sénatrice des Alpes-Maritimes de la commission des affaires économiques, Dominique Estrosi Sassone a martelé dans un Hémicycle presque vide le 30 mars : « Avec des rémunérations généralement inférieures à celles du privé, les agents publics souffrent ». Avant d'ajouter : « Un service public qui ne parvient pas à loger ses agents est un service public affaibli ! » A ce jour, la date de la commission mixte paritaire (CMP) n'est pas fixée.

radio-immo.fr, l'information immobilière
Plan Relance logement : « Les règles du dispositif sur le ZAN doivent être clarifiées en 2026 », affirme Jean-Pierre Bataille, député LIOT du Nord - A la Une des Quatre Colonnes

radio-immo.fr, l'information immobilière

Play Episode Listen Later Mar 27, 2026 10:27


Après une longue période d'interruption parlementaire au Palais Bourbon en raison des municipales, le sujet du logement a refait surface ce mercredi à l'occasion de la séance de questions au gouvernement (QAG) à l'Assemblée nationale. Le député de 15e la circonscription du Nord Jean-Pierre Bataille a interpellé le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun sur la politique de zéro artificialisation nette (ZAN) des sols quelques semaines après avoir annoncé le Plan « Relance Logement ». L'objectif affiché du Premier ministre, Sébastien Lecornu de produire 2 millions de logements d'ici 2030 soulève selon le député nordiste des interrogations sur l'adéquation des PLUi avec ces objectifs au regard du ZAN. Dans un contexte de renouvellement des équipes municipales et intercommunales, les règles doivent être clarifiées d'après Jean-Pierre Bataille. Inscrit à l'article 47 de la Loi de finances pour 2026, le statut du bailleur privé, porté par sa collègue, Valérie Létard est une « solution" mais pas selon lui « l'unique » pour sortir de la crise du logement. Ce dispositif est complété par des mesures de simplification du droit de l'urbanisme, dans la continuité de la loi d'Harold Huwart redevenu maire de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir) que le groupe LIOT a voté dans le cadre de sa niche parlementaire l'an dernier. Toute dernière information venue tout droit des couloirs du Palais Bourbon : le groupe Liot avec le trio de tête formé par Valérie Létard, Constance de Pélichy et Charles de Courson déposera une proposition de loi sur le sujet du logement lors de sa niche parlementaire prévue le 15 mai 2026. Écoutons Jean-Pierre Bataille, député de la 15e circonscription du Nord, pharmacien de profession qui s'interroge sur quelles stratégies souhaite mettre en œuvre le gouvernement pour concilier production de logements et respects des objectifs du ZAN.

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Plan Relance logement : « Les règles du dispositif sur le ZAN doivent être clarifiées en 2026 », affirme Jean-Pierre Bataille, député LIOT du Nord - A la Une des Quatre Colonnes

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Après une longue période d'interruption parlementaire au Palais Bourbon en raison des municipales, le sujet du logement a refait surface ce mercredi à l'occasion de la séance de questions au gouvernement (QAG) à l'Assemblée nationale. Le député de 15e la circonscription du Nord Jean-Pierre Bataille a interpellé le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun sur la politique de zéro artificialisation nette (ZAN) des sols quelques semaines après avoir annoncé le Plan « Relance Logement ». L'objectif affiché du Premier ministre, Sébastien Lecornu de produire 2 millions de logements d'ici 2030 soulève selon le député nordiste des interrogations sur l'adéquation des PLUi avec ces objectifs au regard du ZAN. Dans un contexte de renouvellement des équipes municipales et intercommunales, les règles doivent être clarifiées d'après Jean-Pierre Bataille. Inscrit à l'article 47 de la Loi de finances pour 2026, le statut du bailleur privé, porté par sa collègue, Valérie Létard est une « solution" mais pas selon lui « l'unique » pour sortir de la crise du logement. Ce dispositif est complété par des mesures de simplification du droit de l'urbanisme, dans la continuité de la loi d'Harold Huwart redevenu maire de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir) que le groupe LIOT a voté dans le cadre de sa niche parlementaire l'an dernier. Toute dernière information venue tout droit des couloirs du Palais Bourbon : le groupe Liot avec le trio de tête formé par Valérie Létard, Constance de Pélichy et Charles de Courson déposera une proposition de loi sur le sujet du logement lors de sa niche parlementaire prévue le 15 mai 2026. Écoutons Jean-Pierre Bataille, député de la 15e circonscription du Nord, pharmacien de profession qui s'interroge sur quelles stratégies souhaite mettre en œuvre le gouvernement pour concilier production de logements et respects des objectifs du ZAN.

Franck Ferrand raconte...
L'insurrection du 6 février 1934 : une journée sans nom qui a pourtant réussi, un instant, à faire trembler la République.

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 23:42


Le 6 février 1934 restera à jamais gravé dans l'histoire de la Troisième République française. Franck Ferrand vous plonge au cœur de cette journée tumultueuse qui a failli faire basculer le régime.Tout commence avec le scandale Stavisky, une affaire d'escroquerie financière qui éclabousse les plus hautes sphères du pouvoir. La colère gronde dans la population, exaspérée par l'instabilité chronique des gouvernements et la corruption qui gangrène la République. Lorsque le préfet de police de Paris, figure controversée mais populaire auprès de la droite, est limogé, c'en est trop. Les ligues nationalistes et les anciens combattants appellent à manifester le 6 février sur la place de la Concorde, en face de l'Assemblée nationale.

Franck Ferrand raconte...
BONUS : L'insurrection du 6 février 1934 : une journée sans nom qui a pourtant réussi, un instant, à faire trembler la République.

Franck Ferrand raconte...

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 1:58


Le 6 février 1934 restera à jamais gravé dans l'histoire de la Troisième République française. Franck Ferrand vous plonge au cœur de cette journée tumultueuse qui a failli faire basculer le régime.Tout commence avec le scandale Stavisky, une affaire d'escroquerie financière qui éclabousse les plus hautes sphères du pouvoir. La colère gronde dans la population, exaspérée par l'instabilité chronique des gouvernements et la corruption qui gangrène la République. Lorsque le préfet de police de Paris, figure controversée mais populaire auprès de la droite, est limogé, c'en est trop. Les ligues nationalistes et les anciens combattants appellent à manifester le 6 février sur la place de la Concorde, en face de l'Assemblée nationale.

Le Billet politique
150 ans de fièvre hexagonale, avec Michel Winock 3/5 : 6 février 1934 : l'assaut du Palais-Bourbon

Le Billet politique

Play Episode Listen Later Dec 24, 2025 4:47


durée : 00:04:47 - Le Billet politique - par : Jean Leymarie - La France a-t-elle la fièvre ? En cinq épisodes, l'historien Michel Winock revient sur 150 ans de "fièvre hexagonale", ces moments de crise politique aigue. Aujourd'hui, le 6 février 1934 : une explosion de fronde antiparlementaire au cœur de Paris. Un épisode fondateur.

Le Nouvel Esprit Public
La sécurité sociale a 80 ans / L'Afrique : de junte en junte

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Dec 14, 2025 63:00


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 12 décembre 2025.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.LA SÉCURITÉ SOCIALE A 80 ANSNé en 1945 dans l'élan du Conseil national de la Résistance, l'État-providence français avait une ambition fondatrice : protéger chacun contre les grands risques de la vie. Il commence par la création de la Sécurité sociale et du régime de retraite par répartition, à une époque où 5 actifs soutenaient un retraité (contre 1,7 aujourd'hui). Les décennies suivantes ont vu un élargissement progressif du socle, au-delà de la seule logique assurantielle. Quatre-vingts ans plus tard, la Sécurité sociale n'a pas perdu l'amour des Français, ni, à leurs yeux, son attribut le plus précieux : l'universalité. Près de 80 % la considèrent comme la meilleure au monde et 85 % jugent impératif de maintenir une couverture universelle, sans distinction de revenus, selon un sondage Ifop de mars 2025. Mais elle traverse aujourd'hui une nouvelle crise grave. Le déficit record de l'assurance-maladie prévu cette année - 23 milliards en 2025 (contre 17,2 milliards en 2024) - interroge sur la capacité du système à perdurer. Et la pression démographique menace de le faire dériver encore plus, tandis que le vieillissement démographique déséquilibre autant le système de santé que celui des retraites en déficit elles de 6,6 milliards d'euros pour cette année. Un vieillissement à prendre d'autant plus en compte que les dépenses de santé augmentent exponentiellement avec l'âge. D'après la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques, en 2021, la dépense annuelle moyenne a été de 1.114 euros pour les moins de 20 ans, 1.632 euros pour les 21-40 ans, 2.717 euros pour les 41-60 ans, 4.498 euros pour les 61-70 ans, 6.291 euros pour les 71-80 ans et 8.529 euros pour les plus de 80 ans. De fait, les plus de 60 ans concentrent plus de 50 % de la dépense totale, alors qu'ils représentent 28 % de la population.Dans un rapport publié le 3 novembre, la Cour des comptes a mis en garde contre les effets budgétaires du vieillissement de la population et de la baisse de la natalité. « Premier poste de dépenses de la protection sociale, les pensions de vieillesse et de survie représentaient en effet 353 milliards d'euros en 2023, soit 13,4 % du PIB »,signale le rapport. La Cour souligne que le poids de la démographie sur les finances publiques va aller croissant, et invite à repenser « la vision collective » du vieillissement et de l'âge du départ à la retraite. Pour mémoire, au début des années 1980, la dette ne finançait qu'1 % de la dépense sociale ; elle en finance désormais 10 %.Mardi, à une courte majorité - 247 voix contre 234 (et 93 abstentions) - les députés ont validé le Projet de loi de financement de la sécurité sociale. Il prévoit notamment la suspension de la réforme des retraites, la hausse de la CSG sur les revenus du patrimoine et la hausse de 3 % des dépenses de santé. Résultat : malgré les concessions accordées aux oppositions, le déficit de la Sécurité sociale devrait rester sous les 20Mds€ en 2026. Après un passage par le Sénat, le texte devrait revenir au Palais-Bourbon mardi prochain pour un ultime vote.L'AFRIQUE : DE JUNTE EN JUNTEEn cinq ans, le Sahel a complètement changé. Les coups d'État militaires d'abord présentés comme des réponses temporaires à la crise sécuritaire, semblent installer durablement des régimes autoritaires. Au-delà du rejet commun de la présence française, ces nouveaux pouvoirs militaires peinent à formuler un véritable projet et surtout à endiguer une vague djihadiste de plus en plus meurtrière. La région est désormais secouée par des crises répétées qui ignorent les frontières nationales. Cette vague de coups d'État et de prises de pouvoir militaires a créé un paysage politique instable dans plusieurs régions. En novembre 2025, sept pays étaient dirigés par des juntes militaires, chacuneavec sa propre trajectoire, sa justification et ses tensions politiques propres.Au Mali, le retour à un régime militaire a commencé par deux coups d'État en moins d'un an, le premier en août 2020, suivi d'un autre en mai 2021. Le Burkina Faso a connu deux coups d'État militaires en 2022. L'ordre politique du Niger s'est effondré en juillet 2023. En mars 2025, la junte a adopté une charte de transition fixant un délai de cinq ans pour le retour à un régime constitutionnel. La Guinée a basculé dans un régime militaire en septembre 2021. La junte s'était initialement engagée à une transition structurée, mais le calendrier a été sans cesse repoussé. Au Soudan l'armée a pris le contrôle en octobre 2021, faisant dérailler un fragile accord de partage du pouvoir entre civils et militaires. En avril 2023, le pays a sombré dans une guerre civile brutale entre les forces armées soudanaises et les forces paramilitaires de soutien rapide. En octobre 2025, Madagascar a rejoint la liste des pays africains sous régime militaire. En Guinée-Bissau, le coup d'État qui a renversé le 26 novembre le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu les élections en cours est le dixième putsch en Afrique depuis 2020. Ce pays lusophone côtier d'Afrique de l'Ouest situé entre le Sénégal et la Guinée (Conakry), avait déjà connu quatre coups d'État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance du Portugal en 1974. La junte promet une transition d'un an. Les Bissau-Guinéens n'y croient plus vraiment. Dans un pays où chaque cycle électoral finit dans les casernes, la démocratie semble condamnée à ne jamais dépasser le stade de l'intention. Le Bénin, longtemps considéré comme une exception démocratique et qui n'avait plus connu de tels soubresauts depuis 1972, vient de rejoindre le club des pays touché par l'épidémie de putschs. Dimanche dernier, il s'en est fallu de peu que le pays ne rejoigne la longue liste des pays africains ayant connu un coup d'État militaire ces cinq dernières années. Le coup d'État a été mis en échec.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Politique, le choix de la semaine
France: Jordan Bardella se prépare-t-il déjà à remplacer Marine Le Pen en 2027?

Politique, le choix de la semaine

Play Episode Listen Later Nov 29, 2025 3:22


Le Rassemblement national, toujours en tête des sondages pour les prochaines élections, traverse une période d'incertitudes autour de sa candidature à la présidentielle de 2027. Condamnée à cinq ans d'inéligibilité en mars 2024, Marine Le Pen voit planer le doute sur sa capacité à se présenter. De plus en plus d'indices laissent penser que Jordan Bardella est en train de se mettre en ordre de marche pour prendre le relais. Le signe le plus marquant ? Une série de sondages récents, très favorables au RN dans son ensemble, mais particulièrement flatteurs pour le président du parti. Le trentenaire arriverait en tête du premier tour, quel que soit son adversaire, et remporterait même le second tour dans la plupart des cas si l'élection avait lieu demain. Bien sûr, à deux ans de l'échéance, ces chiffres sont à prendre avec précaution. Ce qui frappe davantage, c'est que désormais dans les instituts de sondage, seul Jordan Bardella est testé comme candidat RN. Marine Le Pen, elle, a quasiment disparu des hypothèses. La principale intéressée a d'ailleurs esquissé ces dernières semaines un calendrier de retrait. Interrogée sur une radio nationale, la cheffe de file des députés RN a déclaré que si sa condamnation était confirmée en appel – décision attendue à l'été 2026 – elle passerait immédiatement le flambeau sans attendre un éventuel pourvoi en cassation qui, même s'il aboutissait avant 2027, interviendrait trop tard pour mener une campagne sereine. Jordan Bardella en campagne... pour son livre Pendant ce temps, Jordan Bardella sillonne la France pour promouvoir son deuxième livre, Ce que veulent les Français (plus de 40 000 exemplaires vendus). L'ouvrage ressemble à s'y méprendre à un programme présidentiel. Il parle beaucoup à la première personne, développe une vision et ne cite Marine Le Pen qu'une seule fois – un hommage court mais chaleureux à son « mentor ». À chaque dédicace, la foule est au rendez-vous : files d'attente interminables, selfies à la chaîne… et même un enfarinage, un rite de passage presque obligé pour tout prétendant sérieux à l'Élysée. À lire aussiFrance: Marine Le Pen a «demandé» à Jordan Bardella «de se préparer» pour la prochaine présidentielle Ne pas enterrer Marine Le Pen  Au sein du parti, pourtant, personne n'ose encore briser publiquement le tabou. « La période qui nous sépare de l'été prochain ne pose aucun problème », assure un proche de Marine Le Pen, qui continue d'afficher son « grand espoir » d'être relaxée en appel. Publiquement, la double finaliste de la présidentielle répète qu'elle n'a « absolument pas renoncé ». Le RN prend d'ailleurs soin, dans ses communications sur les bons sondages, d'afficher côte à côte les photos de Marine Le Pen et de Jordan Bardella. En privé, l'ambiance est différente. Plusieurs cadres et interlocuteurs récents décrivent une forme de résignation chez la présidente d'honneur du parti. « On a parfois l'impression qu'elle fait un peu semblant d'être suspendue au verdict et d'y croire encore », confie l'un d'eux – tout en reconnaissant que sa combativité reste intacte, notamment lors des débats budgétaires à l'Assemblée nationale. Chez les alliés ciottistes de Reconquête comme au Palais-Bourbon, on est plus direct. On se prépare ouvertement à une campagne Bardella. Les adversaires du RN, eux, ont bien compris la séquence. Ils attaquent déjà durement le jeune président du parti sur son manque d'expérience et mettent en doute sa capacité à tenir une campagne présidentielle de longue haleine. Pour le Rassemblement national, l'exercice consiste donc, pour l'instant, à marcher sur un fil : maintenir l'unité derrière Marine Le Pen tant que l'espoir juridique existe, tout en laissant Jordan Bardella monter doucement en première ligne. Un numéro d'équilibriste qui pourrait durer encore de longs mois.

Lesfrancais.press's Podcast
Benoît Larrouquis : un nouveau député plongé « dans l'œil de l'ouragan » à l'Assemblée nationale

Lesfrancais.press's Podcast

Play Episode Listen Later Nov 23, 2025 13:16


Partagez votre opinion avec la rédactionDevenu député de la 2ème circonscription des Français de l'étranger (Amérique latine et Caraïbe), après la nomination d'Éléonore Caroit au gouvernement, Benoît Larrouquis raconte, au site Lesfrancais.press, une arrivée fulgurante au Palais-Bourbon, entre transition accélérée, premières surprises politiques et priorités déjà affirmées pour les expatriés de sa vaste circonscription.Support the show

Lesfrancais.press's Podcast
Nathalie Coggia : les premiers pas de la nouvelle députée à l'Assemblée nationale

Lesfrancais.press's Podcast

Play Episode Listen Later Nov 20, 2025 14:47


Partagez votre opinion avec la rédactionÉlue députée des Français de l'étranger le 12 octobre 2024 lors d'une élection législative partielle, Nathalie Coggia raconte au site Lesfrancais.press son arrivée à l'Assemblée nationale. Entre procédures administratives, constitution d'équipe et premiers votes, la députée de la 5e circonscription (Espagne, Portugal, Andorre, Monaco) nous dévoile ses premiers pas au Palais Bourbon entre photo officielle, badge, bureau, recrutement… alors même que la session parlementaire est en cours. Support the show

Lesfrancais.press's Podcast
En toute confidence avec Christopher Weissberg, redevenu député des Français de l'étranger

Lesfrancais.press's Podcast

Play Episode Listen Later Nov 16, 2025 12:37


Partagez votre opinion avec la rédactionDans ce nouvel épisode d'« En toute confidence » publié sur lesfrancais.press, Christopher Weissberg, député de la 1re circonscription des Français de l'étranger (États‑Unis et Canada), revient sur son retour à l'Assemblée nationale. Suppléant de Roland Lescure, nommé au gouvernement, notre invité franco‑américain retrouve les bancs du Palais‑Bourbon qu'il avait déjà connus de 2022 à 2024. Au fil du podcast, le parlementaire fixe notamment ses priorités pour les Français d'Amérique du Nord : entre recomposition politique à Paris, durcissement des conditions de séjour en Amérique et débats fiscaux récurrents, il veut, entre autres, accompagner nos compatriotes face à ces nouveaux défis.Support the show

Intermediate French with Carlito

I've created a FREE guide with 7 cultural stories from France, designed to help you make real progress in French —not through boring drills, but through powerful, inspiring stories that immerse you in French culture.

C dans l'air
Lecornu cède sur les retraites...et maintenant? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Oct 14, 2025 64:16


C dans l'air du 14 octobre 2025 - Lecornu évitera-t-il la censure ?Rarement un discours de politique générale n'aura été autant scruté. Sébastien Lecornu s'est exprimé cet après-midi au Palais Bourbon, et a annoncé les grandes lignes de sa proposition de budget pour 2026. L'enjeu était grand, car plusieurs motions de censure, de gauche comme du RN, ont été déposées pour faire tomber ce gouvernement à peine nommé.Le Premier ministre devait notamment donner sa position sur les retraites. Les socialistes, dont les voix peuvent permettre de faire adopter la censure, demandaient une « suspension immédiate et complète de la réforme de 2023 ». Cette exigence a été écoutée : Lecornu a annoncé cette suspension jusqu'à la prochaine élection présidentielle. L'autre demande du PS, la non-utilisation du 49.3, a elle aussi été confirmée. Dans ce contexte, les socialistes sauveront-ils le gouvernement ? L'étude des motions de censure aura lieu jeudi.Le gouvernement joue donc sa survie, alors qu'il n'a été nommé que dimanche. Trente-quatre ministres le composent, dont un certain nombre issus de la société civile, comme Jean-Pierre Farandou (l'ancien patron de la SNCF), Serge Papin (l'ex-patron de Système U), ou Monique Barbut (l'ex-présidente du WWF France). Mais c'est la nomination et reconduction de six ministres LR qui a aussi fait parlé, et divisé un parti qui avait émis la consigne de ne plus s'associer aux macronistes. Ils ont été exclus par Bruno Retailleau, leur président Pendant ce temps, certains députes continuent de soutenir Emmanuel Macron. Dans la cinquième circonscription des Côtes d'Armor, Éric Bothorel défend le bilan du président de la République, au grand dam de certains électeurs qu'il croise sur le terrain. C dans l'air l'a suivi.Alors, Sébastien Lecornu a-t-il convaincu les socialistes ? Qui sont les nouveaux ministres ? Comment certains macronistes continuent-ils de soutenir Emmanuel Macron ?LES EXPERTS :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique à Franc-Tireur - Dominique SEUX - Éditorialiste aux Echos et à France Inter - Caroline MICHEL-AGUIRRE - Grand reporter au Nouvel Obs, auteure du Grand détournement - Anne-Charlène BEZZINA - Constitutionnaliste et politologue, maître de conférences en droit public à l'Université de Rouen et Sciences Po

C dans l'air
Manifestations : ce que demandent les Français - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Sep 18, 2025 63:36


C dans l'air du 18 septembre 2025 - Manifestations : ce que demandent les Français« D'ores et déjà un succès ». Sophie Binet, la secrétaire nationale de la CGT, s'est félicité aujourd'hui de l'ampleur de la mobilisation contre les mesures budgétaires. Le niveau est en effet comparable aux manifestations contre la réforme des retraites de 2023. Plusieurs centaines de milliers de personnes étaient attendues aujourd'hui dans les rues par les autorités. Dans les cortèges, les pancartes insistent sur une vie chère et un travail qui ne paie plus. Mais c'est aussi la figure d'Emmanuel Macron qui est directement visée, avec des appels à la démission.Plusieurs dizaines d'interpellations ont toutefois eu lieu. Les mises en garde de Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur, s'étaient multipliées ces jours derniers. Les policiers mobilisés en nombre (80.000 sur tout le territoire) seraient « intraitables » en cas de casse ou de violence. Des déclarations comparées à « de l'huile sur le feu » par les oppositions de gauche et la CGT.Pendant ce temps, le spectacle actuel donné par la politique française désole certains élus. Harold Huwart, député LIOT d'Eure-et-Loir, se dit « consterné et préoccupé » par l'obnubilation de certains partis pour 2027. Il réfléchit à quitter l'Assemblée nationale pour se consacrer aux municipales. Dubitatif sur la nomination de Lecornu, il attend de connaître sa proposition de budget avant de se prononcer sur une censure.Dans ce contexte, les Français font entendre leur colère à travers des pétitions. Après celle contre la loi Duplomb qui, pour la première fois dans l'histoire parlementaire, fera l'objet d'un examen en commission des affaires économiques, c'est celle de Philippe de Villiers qui semble avoir du succès. Celle-ci exige un référendum sur l'immigration et revendique le million de signatures. Mais la réalité de ce chiffre pose question, le site hébergeant ce texte ne vérifie ni l'identité ni l'adresse mail des signataires.Alors, que retenir de la mobilisation intersyndicale ? Comment expliquer le désamour de certains députés pour le Palais Bourbon ? Pourquoi les pétitions rencontrent-elles autant de succès ?LES EXPERTS :- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique Conseiller de la rédaction à Franc-Tireur- Fanny GUINOCHET - Éditorialiste économique à Franceinfo- Audrey GOUTARD - Grand reporter à France Télévisions- Gilles DANSART - Directeur de la rédaction de Mobilettre

Les couilles sur la table
Politique, la loi des hommes

Les couilles sur la table

Play Episode Listen Later Sep 17, 2025 52:12


Alors même qu'elle est censée porter la voix du peuple, l'Assemblée Nationale est un haut lieu de performance d'un pouvoir viriliste, incarné par une masculinité hégémonique blanche, bourgeoise et hétérosexuelle. Que ce soit à travers le faste des lieux, la façon de mener les débats ou l'humour sexiste qui s'y déploie, tout dans cette institution clé de la Ve République tend à valoriser un mode de gouvernance violent et dominateur, où seule une petite part de la population se voit réellement représentée. De quelle manière le fonctionnement quotidien de l'Assemblée nationale s'imprègne-t-il du virilisme ? Comment se mettent en place les violences sexistes et sexuelles en politique ? La réelle parité femmes-hommes dans les institutions suffirait-elle à changer les choses ? Pourrait-on fonctionner sans “Père de la Nation” ? Pour en parler, Victoire Tuaillon reçoit Mathilde Viot, juriste en droit public et ancienne collaboratrice d'élu·es. Dans son essai « L'homme politique, moi j'en fais du compost » (éd. Stock, 2022), notre invitée revient sur ses 7 ans passés au Palais Bourbon. Elle interroge à travers une analyse acérée la valeur démocratique des lois qui régissent notre quotidien. Après avoir fondé le collectif Chair collaboratrice et participé au lancement du #MeTooPolitique, elle propose de composter le virilisme mortifère de nos institutions politiques pour faire advenir une démocratie féministe, écologiste et antiraciste.Un épisode initialement diffusé le 22 septembre 2022.RÉFÉRENCES CITÉES DANS L'ÉMISSION Retrouvez toutes les références citées à la page https://www.binge.audio/podcast/les-couilles-sur-la-table/composter-lhomme-politique Binge Audio fête ses 10 ans au Mazette ! Prenez vos places sur Shotgun ou Dice CRÉDITS Les couilles sur la table est un podcast de Victoire Tuaillon produit par Binge Audio. Cet entretien a été enregistré dans les studios de Binge Audio (Paris, 19e). Générique : Théo Boulenger. Identité graphique : Sébastien Brothier (Upian). Prise de son, réalisation et mixage : Elisa Grenet et Paul Bertiaux. Chargée de production et d'édition : Naomi Titti et Marie Foulon. Marketing et communication : Jeanne Longhini, Lise Niederkorn et Justine Taverne. Direction des programmes : Joël Ronez. Direction de la rédaction : David Carzon. Direction générale : Gabrielle Boeri-Charles.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'invité de RTL
DOCUMENT RTL - Andy Kerbrat est l'invité de Olivier Bost

L'invité de RTL

Play Episode Listen Later Jul 11, 2025 9:58


Pris en flagrant délit d'achat de drogue en octobre, puis exclu temporairement de l'Assemblée nationale, le député LFI de la Loire-Atlantique Andy Kerbrat prend la parole sur RTL pour raconter son addiction et son retour au Palais Bourbon. Ecoutez L'invité RTL de 7h40 avec Olivier Bost du 11 juillet 2025.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Si loin si proche
En visite dans le Paris Noir

Si loin si proche

Play Episode Listen Later Jun 29, 2025 48:30


Depuis 2013, Kevi Donat emmène touristes français et anglophones sur les traces de l'histoire et de la présence noire dans la capitale. Suivez le guide ! Dans la capitale la plus visitée au monde, pendant longtemps, c'est le narratif des Afro-américains ayant trouvé ici refuge, loin de la ségrégation qui a dominé et qui se racontait aux touristes, états-uniens notamment. Avec pour bande son, Joséphine Baker et ses deux amours: son pays et… Paris.  Avec ses visites du «Paris Noir», de la Rive Gauche à Pigalle en passant par les bords de Seine, Kévi Donat va plus loin. Ce diplômé de Sciences Politiques né en Martinique, s'attache à replacer Paris dans son passé de capitale d'un empire colonial et esclavagiste, avec ses figures, ses statues, ses noms de rues, partout présentes à Paris.  En particulier dans la dernière visite qu'il a initiée, la Seine Noire, où Kévi s'empare de figures politiques noires encore trop méconnues, les replace dans un contexte encore colonial en France, à la première moitié du XXème siècle. Entre le Palais Bourbon et la place de la Concorde, il aborde au passage la question de la statuaire contestée qui, depuis l'onde de choc du mouvement «Black Lives Matter» en 2020, a trouvé un écho dans les médias nationaux et internationaux.  On le sait, Paris raconte l'histoire de la France, mais encore faut-il en révéler les coins sombres, maintenus dans l'ombre ? ; ce que fait brillamment Kévi, une tablette truffée de références bibliographiques et de visages noirs en main, de l'esclavage à la colonisation jusqu'aux décolonisations.  Dans sa visite, il nous invite aussi à réfléchir aux statuts des Outre-Mer, au «colorblind», français en l'occurrence, une forme de cécité à la couleur ou «aveuglement racial», un concept notamment développé par des chercheurs américains. Ce faisant, il retourne pour ainsi dire le miroir «décolonial» à une France universaliste héritée des Lumières, qui peine encore aujourd'hui à assumer son passé colonial et qui a tendance à croire que le combat anti-raciste est derrière elle.  En savoir plus : - Sur les visites guidées «Le Paris Noir» de Kévi Donat. En anglais et en français. Pensez à réserver en avance - Sur son livre «Le Paris noir» sorti en juin 2025 aux Éditions Faces Cachées - Sur le podcast «Dans la bibliothèque du Paris Noir» lancé par Kevi Donat avec la Fondation pour la mémoire de l'esclavage - Sur l'exposition «Le Paris Noir» proposée par le Centre Pompidou à Paris, jusqu'au 30 juin 2025 - Sur les voyages sonores que nous avons déjà menés sur les traces de la présence noire à Montréal, Rome, Berlin ou encore Bruxelles. 

RTL Soir
RTL INSIDE - Assemblée nationale inondée : le jour d'après

RTL Soir

Play Episode Listen Later Jun 26, 2025 4:29


Les orages qui ont balayé la France n'ont pas épargné Paris, surtout aux abords des quais de Seine. Dans la soirée, en plein débat sur la guerre Israël-Iran, l'Assemblée nationale a littéralement pris l'eau. Le plafond du Palais Bourbon a souffert, laissant passer des gouttes de pluie à l'intérieur même de l'Hémicycle... Ecoutez RTL inside avec Thomas Beker du 26 juin 2025.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les lectures de Mediapart

Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs Alors que les inquiétudes montent sur la situation au Proche-Orient, le débat s'est envenimé au Palais-Bourbon. Le ministre des affaires étrangères a reproché à La France insoumise, qui réclame le respect du droit international, de se faire « l'avocate du régime iranien ». Un article de Mathieu Dejean et Pauline Graulle, publié le 17 juin 2025, lu par Christine Pâris. Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Timeline (5.000 ans d'Histoire)
Le Sacre de Charles X - 5/5

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

Play Episode Listen Later Jun 3, 2025 7:45


Pour vous abonner et écouter l'émission en une fois, sans publicité :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Après 1815, la vie politique s'organise autour du roi (Louis XVIII en l'occurence) et des deux chambres. Mais attention, la Restauration n'est pas le rétablissement de l'Ancien Régime. le roi ne dispose pas de la puissance législativeAu roi, le pouvoir exécutif avec l'initiative des lois ; aux deux chambres (les Pairs au palais du Luxembourg et les Députés au Palais-Bourbon), le vote des projets de loi et du budget. Trois problèmes dominent la période : la responsabilité des ministres, le mode de scrutin et la liberté de la presse.Ils provoqueront, en définitive, la chute de Charles X.C'est avec l'attentat de Louvel (Février 1820) et l'assassinat du Duc de Berry que le tournant ultra se fait vraiment sentir.Avec la mort de Louis XVIII, le 16 septembre 1824, disparait le dernier obstacle pouvant exister devant les ultras. Le comte d'Artois, succède à son frère sous le nom de Charles X, passe pour être le chef et l'inspirateur de la droite. Grand, mince, élégant, le nouveau roi sait plaire et veut plaire. Mais l'émigration ne lui avait rien appris. Depuis la mort de sa maîtresse, Mme de Polastron, en 1804, il est passé d'une aimable frivolité à une religion fervente. D'intelligence médiocre mais pourvu de qualités de cœur, n'ayant compris aucun des changements introduits par la Révolution mais ayant toujours le souci de bien faire son métier, tout ça fait de Charles X un personnage contradictoire mais ferme dans ses convictions. A plusieurs reprises, il a exprimé son refus du régime parlementaire. Avec lui, la droite a donc maintenant un roi selon son cœur, et peut enfin faire passer dans les faits le programme social et religieux des ultras.Deux lois en 1825 ravivent les clivages. D'abord l'indemnisation des émigrés dont les biens avaient étéconfisqués, qui touche à une mesure emblématique de la Révolution. Ensuite la répression des sacrilèges : les profanateurs d'hosties deviennent passibles de la peine de mort et ceux de vases sacrés des travaux forcés à perpétuité...Restait à Charles X une étape cruciale pour faire de lui un roi de droit divin. Le Sacre.La légitimité divine.Louis XVIII n'avait pas été sacré, empêché par le retour de Napoléon de l'île d'Elbe.Charles X va lui redonner la splendeur d'antan. Selon le rite ancien.Le ton était donné.Pour en parler, je serai accompagné de Bernard Degout, Docteur en Littérature, ancien directeur de la Maison de Chateaubriand, et grand connaisseur de la période, et qui vient de sortir un livre, Le sacre de Charles X, les derniers feux des Bourbons, chez Perrin Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Timeline (5.000 ans d'Histoire)
Le Sacre de Charles X - 4/5

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

Play Episode Listen Later Jun 2, 2025 10:21


Pour vous abonner et écouter l'émission en une fois, sans publicité :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Après 1815, la vie politique s'organise autour du roi (Louis XVIII en l'occurence) et des deux chambres. Mais attention, la Restauration n'est pas le rétablissement de l'Ancien Régime. le roi ne dispose pas de la puissance législativeAu roi, le pouvoir exécutif avec l'initiative des lois ; aux deux chambres (les Pairs au palais du Luxembourg et les Députés au Palais-Bourbon), le vote des projets de loi et du budget. Trois problèmes dominent la période : la responsabilité des ministres, le mode de scrutin et la liberté de la presse.Ils provoqueront, en définitive, la chute de Charles X.C'est avec l'attentat de Louvel (Février 1820) et l'assassinat du Duc de Berry que le tournant ultra se fait vraiment sentir.Avec la mort de Louis XVIII, le 16 septembre 1824, disparait le dernier obstacle pouvant exister devant les ultras. Le comte d'Artois, succède à son frère sous le nom de Charles X, passe pour être le chef et l'inspirateur de la droite. Grand, mince, élégant, le nouveau roi sait plaire et veut plaire. Mais l'émigration ne lui avait rien appris. Depuis la mort de sa maîtresse, Mme de Polastron, en 1804, il est passé d'une aimable frivolité à une religion fervente. D'intelligence médiocre mais pourvu de qualités de cœur, n'ayant compris aucun des changements introduits par la Révolution mais ayant toujours le souci de bien faire son métier, tout ça fait de Charles X un personnage contradictoire mais ferme dans ses convictions. A plusieurs reprises, il a exprimé son refus du régime parlementaire. Avec lui, la droite a donc maintenant un roi selon son cœur, et peut enfin faire passer dans les faits le programme social et religieux des ultras.Deux lois en 1825 ravivent les clivages. D'abord l'indemnisation des émigrés dont les biens avaient étéconfisqués, qui touche à une mesure emblématique de la Révolution. Ensuite la répression des sacrilèges : les profanateurs d'hosties deviennent passibles de la peine de mort et ceux de vases sacrés des travaux forcés à perpétuité...Restait à Charles X une étape cruciale pour faire de lui un roi de droit divin. Le Sacre.La légitimité divine.Louis XVIII n'avait pas été sacré, empêché par le retour de Napoléon de l'île d'Elbe.Charles X va lui redonner la splendeur d'antan. Selon le rite ancien.Le ton était donné.Pour en parler, je serai accompagné de Bernard Degout, Docteur en Littérature, ancien directeur de la Maison de Chateaubriand, et grand connaisseur de la période, et qui vient de sortir un livre, Le sacre de Charles X, les derniers feux des Bourbons, chez Perrin Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Timeline (5.000 ans d'Histoire)
Le Sacre de Charles X - 3/5

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

Play Episode Listen Later Jun 1, 2025 10:37


Pour vous abonner et écouter l'émission en une fois, sans publicité :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Après 1815, la vie politique s'organise autour du roi (Louis XVIII en l'occurence) et des deux chambres. Mais attention, la Restauration n'est pas le rétablissement de l'Ancien Régime. le roi ne dispose pas de la puissance législativeAu roi, le pouvoir exécutif avec l'initiative des lois ; aux deux chambres (les Pairs au palais du Luxembourg et les Députés au Palais-Bourbon), le vote des projets de loi et du budget. Trois problèmes dominent la période : la responsabilité des ministres, le mode de scrutin et la liberté de la presse.Ils provoqueront, en définitive, la chute de Charles X.C'est avec l'attentat de Louvel (Février 1820) et l'assassinat du Duc de Berry que le tournant ultra se fait vraiment sentir.Avec la mort de Louis XVIII, le 16 septembre 1824, disparait le dernier obstacle pouvant exister devant les ultras. Le comte d'Artois, succède à son frère sous le nom de Charles X, passe pour être le chef et l'inspirateur de la droite. Grand, mince, élégant, le nouveau roi sait plaire et veut plaire. Mais l'émigration ne lui avait rien appris. Depuis la mort de sa maîtresse, Mme de Polastron, en 1804, il est passé d'une aimable frivolité à une religion fervente. D'intelligence médiocre mais pourvu de qualités de cœur, n'ayant compris aucun des changements introduits par la Révolution mais ayant toujours le souci de bien faire son métier, tout ça fait de Charles X un personnage contradictoire mais ferme dans ses convictions. A plusieurs reprises, il a exprimé son refus du régime parlementaire. Avec lui, la droite a donc maintenant un roi selon son cœur, et peut enfin faire passer dans les faits le programme social et religieux des ultras.Deux lois en 1825 ravivent les clivages. D'abord l'indemnisation des émigrés dont les biens avaient étéconfisqués, qui touche à une mesure emblématique de la Révolution. Ensuite la répression des sacrilèges : les profanateurs d'hosties deviennent passibles de la peine de mort et ceux de vases sacrés des travaux forcés à perpétuité...Restait à Charles X une étape cruciale pour faire de lui un roi de droit divin. Le Sacre.La légitimité divine.Louis XVIII n'avait pas été sacré, empêché par le retour de Napoléon de l'île d'Elbe.Charles X va lui redonner la splendeur d'antan. Selon le rite ancien.Le ton était donné.Pour en parler, je serai accompagné de Bernard Degout, Docteur en Littérature, ancien directeur de la Maison de Chateaubriand, et grand connaisseur de la période, et qui vient de sortir un livre, Le sacre de Charles X, les derniers feux des Bourbons, chez Perrin Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Timeline (5.000 ans d'Histoire)
Le Sacre de Charles X - 2/5

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

Play Episode Listen Later May 31, 2025 10:37


sacre1https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Après 1815, la vie politique s'organise autour du roi (Louis XVIII en l'occurence) et des deux chambres. Mais attention, la Restauration n'est pas le rétablissement de l'Ancien Régime. le roi ne dispose pas de la puissance législativeAu roi, le pouvoir exécutif avec l'initiative des lois ; aux deux chambres (les Pairs au palais du Luxembourg et les Députés au Palais-Bourbon), le vote des projets de loi et du budget. Trois problèmes dominent la période : la responsabilité des ministres, le mode de scrutin et la liberté de la presse.Ils provoqueront, en définitive, la chute de Charles X.C'est avec l'attentat de Louvel (Février 1820) et l'assassinat du Duc de Berry que le tournant ultra se fait vraiment sentir.Avec la mort de Louis XVIII, le 16 septembre 1824, disparait le dernier obstacle pouvant exister devant les ultras. Le comte d'Artois, succède à son frère sous le nom de Charles X, passe pour être le chef et l'inspirateur de la droite. Grand, mince, élégant, le nouveau roi sait plaire et veut plaire. Mais l'émigration ne lui avait rien appris. Depuis la mort de sa maîtresse, Mme de Polastron, en 1804, il est passé d'une aimable frivolité à une religion fervente. D'intelligence médiocre mais pourvu de qualités de cœur, n'ayant compris aucun des changements introduits par la Révolution mais ayant toujours le souci de bien faire son métier, tout ça fait de Charles X un personnage contradictoire mais ferme dans ses convictions. A plusieurs reprises, il a exprimé son refus du régime parlementaire. Avec lui, la droite a donc maintenant un roi selon son cœur, et peut enfin faire passer dans les faits le programme social et religieux des ultras.Deux lois en 1825 ravivent les clivages. D'abord l'indemnisation des émigrés dont les biens avaient étéconfisqués, qui touche à une mesure emblématique de la Révolution. Ensuite la répression des sacrilèges : les profanateurs d'hosties deviennent passibles de la peine de mort et ceux de vases sacrés des travaux forcés à perpétuité...Restait à Charles X une étape cruciale pour faire de lui un roi de droit divin. Le Sacre.La légitimité divine.Louis XVIII n'avait pas été sacré, empêché par le retour de Napoléon de l'île d'Elbe.Charles X va lui redonner la splendeur d'antan. Selon le rite ancien.Le ton était donné.Pour en parler, je serai accompagné de Bernard Degout, Docteur en Littérature, ancien directeur de la Maison de Chateaubriand, et grand connaisseur de la période, et qui vient de sortir un livre, Le sacre de Charles X, les derniers feux des Bourbons, chez Perrin Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Timeline (5.000 ans d'Histoire)
Le Sacre de Charles X - 1/5

Timeline (5.000 ans d'Histoire)

Play Episode Listen Later May 30, 2025 11:28


Pour vous abonner et écouter l'émission en une fois, sans publicité :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Après 1815, la vie politique s'organise autour du roi (Louis XVIII en l'occurence) et des deux chambres. Mais attention, la Restauration n'est pas le rétablissement de l'Ancien Régime. le roi ne dispose pas de la puissance législativeAu roi, le pouvoir exécutif avec l'initiative des lois ; aux deux chambres (les Pairs au palais du Luxembourg et les Députés au Palais-Bourbon), le vote des projets de loi et du budget. Trois problèmes dominent la période : la responsabilité des ministres, le mode de scrutin et la liberté de la presse.Ils provoqueront, en définitive, la chute de Charles X.C'est avec l'attentat de Louvel (Février 1820) et l'assassinat du Duc de Berry que le tournant ultra se fait vraiment sentir.Avec la mort de Louis XVIII, le 16 septembre 1824, disparait le dernier obstacle pouvant exister devant les ultras. Le comte d'Artois, succède à son frère sous le nom de Charles X, passe pour être le chef et l'inspirateur de la droite. Grand, mince, élégant, le nouveau roi sait plaire et veut plaire. Mais l'émigration ne lui avait rien appris. Depuis la mort de sa maîtresse, Mme de Polastron, en 1804, il est passé d'une aimable frivolité à une religion fervente. D'intelligence médiocre mais pourvu de qualités de cœur, n'ayant compris aucun des changements introduits par la Révolution mais ayant toujours le souci de bien faire son métier, tout ça fait de Charles X un personnage contradictoire mais ferme dans ses convictions. A plusieurs reprises, il a exprimé son refus du régime parlementaire. Avec lui, la droite a donc maintenant un roi selon son cœur, et peut enfin faire passer dans les faits le programme social et religieux des ultras.Deux lois en 1825 ravivent les clivages. D'abord l'indemnisation des émigrés dont les biens avaient étéconfisqués, qui touche à une mesure emblématique de la Révolution. Ensuite la répression des sacrilèges : les profanateurs d'hosties deviennent passibles de la peine de mort et ceux de vases sacrés des travaux forcés à perpétuité...Restait à Charles X une étape cruciale pour faire de lui un roi de droit divin. Le Sacre.La légitimité divine.Louis XVIII n'avait pas été sacré, empêché par le retour de Napoléon de l'île d'Elbe.Charles X va lui redonner la splendeur d'antan. Selon le rite ancien.Le ton était donné.Pour en parler, je serai accompagné de Bernard Degout, Docteur en Littérature, ancien directeur de la Maison de Chateaubriand, et grand connaisseur de la période, et qui vient de sortir un livre, Le sacre de Charles X, les derniers feux des Bourbons, chez Perrin Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le brief politique
Le collaborateur de l'insoumise Ersilia Soudais s'attire les foudres de la présidente de l'Assemblée nationale

Le brief politique

Play Episode Listen Later Apr 30, 2025 2:24


durée : 00:02:24 - Le brief politique - Le jeune militant Ritchy Thibault, qui a appelé dimanche à "former des brigades d'autodéfense populaire contre l'islamophobie", est visé par une plainte de Yaël Braun-Pivet pour s'être introduit au sein du Palais Bourbon alors qu'il en a l'interdiction.

Le Média
Rachida Dati : pourquoi elle fait encore scandale

Le Média

Play Episode Listen Later Apr 9, 2025 28:56


Nouvel épisode des Indiscrets, votre rendez-vous politique hebdomadaire, animé par Nils Wilcke, fin connaisseur des coulisses de la République et du landernau politique français.Rachida Dati la tornade : la ministre de la Culture fait scandale à l'Assemblée. Après une altercation avec une haute fonctionnaire du Palais Bourbon, Rachida Dati met en péril sa propre réforme de l'audiovisuel.▶ Soutenez Le Média :

RTL Soir
RTL INSIDE - Avec André Chassaigne lors des ses dernières heures au Palais Bourbon

RTL Soir

Play Episode Listen Later Mar 25, 2025 4:41


C'était sa dernière question au gouvernement : le député communiste du Puy-de-Dôme André Chassaigne quitte l'Assemblée nationale après 23 années de mandat. Un départ salué par l'ensemble de l'hémicycle, et une journée particulière pour l'homme de 74 ans. Une page se tourne. Thomas Despré a pu suivre André Chassaigne lors des ses dernières heures au Palais Bourbon. Ecoutez RTL inside avec Thomas Despré du 25 mars 2025.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Revue de presse française
À la Une: la France réplique après l'altercation Trump-Zelensky

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Mar 2, 2025 4:52


C'est Emmanuel Macron qui mène la contre-attaque, tambour battant, dans la Tribune Dimanche, le Parisien Dimanche, et le Journal du Dimanche, auxquels il a accordé un entretien. Reprenant une phrase du président, la Tribune Dimanche titre : « Notre sécurité est en jeu ». Malgré l'humiliation que Donald Trump a fait subir vendredi à Volodymyr Zelensky dans le Bureau ovale ,Emmanuel Macron estime que « la destinée manifeste des Américains est d'être du côté des Ukrainiens ». Et il ajoute : « Nous sommes tous d'accord pour faire la paix, mais il ne peut y avoir de paix juste et durable avec un abandon de l'Ukraine ». Emmanuel Macron appelle au « sursaut européen » titre de son côté le Parisien Dimanche, alors que le Journal du Dimanche précise lui aussi que Macron veut une paix « durable » et rejette toute « capitulation » « face à l'incertitude américaine ». « L'Europe cherche la parade », titre de son côté le Parisien Dimanche. Pour Emmanuel Macron, « laisser l'Ukraine sans garantie de sécurité, c'est permettre à la Russie, sans zone tampon, de dévorer la Moldavie et de venir aux frontières de la Roumanie ». De tout cela, les dirigeants européens discuteront aujourd'hui à Londres. « Après la gifle de Washington à Zelensky », ajoute la Tribune Dimanche, « les Européens font face à des défis sécuritaires inouïs ». « S'ils ne veulent pas disparaître de la scène internationale, ils se doivent de prendre conscience du moment historique que nous traversons ».  Puissance mondialeFace à l'omniprésence de Donald Trump sur la scène internationale, certains croient en tout cas que la France peut tirer son épingle du jeu. C'est le cas d'Hubert Védrine. Dans Marianne, l'ancien ministre des Affaires étrangères estime que « nous sommes une puissance moyenne d'influence mondiale ». « Ce qui n'est pas rien », dit-il. « Il y a 193 pays à l'ONU dont 180 ne sont pas des puissances. Nous avons des atouts que les autres n'ont pas. Nous avons la bombe. Nous siégeons au Conseil de Sécurité, nous avons un poids fort en Europe… ». « Alors, que faire de tout cela ? » interroge Hubert Védrine. « Il faut », répond-il, « s'appuyer sur notre capacité de dissuasion et miser sur nos capacités industrielles avec la question du réarmement ». Et sur qui la France pourrait-elle s'appuyer ? Selon l'ancien ministre « il faut savoir penser au niveau français dans certains cas, et au niveau européen dans d'autres ».BattanteEn cette période mouvementée où Donald Trump est bien souvent à la Une des journaux et des hebdomadaires, le Nouvel Obs fait exception cette semaine. L'hebdomadaire fait sa Une avec un Prix Nobel de la Paix : l'iranienne Narges Mohammadi qui a lui accordé une interview, car elle bénéficie actuellement d'une liberté provisoire pour raisons de santé. Elle aurait pu se faire discrète. Mais non ! « J'utilise ma libération conditionnelle pour renouer avec mes proches », dit-elle, « pour voir un maximum de personnes qui viennent me rendre visite à la maison, et pour témoigner sur les prisons iraniennes et la répression du régime, en particulier depuis le mouvement Femme, Vie, Liberté ». Car Narges Mohammadi est une battante. « Je ressens encore les séquelles de mes années d'incarcération », raconte-t-elle. « Mais psychologiquement je suis toujours debout (…) la prison n'a jamais réussi à me briser ». Le prix est pourtant cher à payer. Narges Mohammadi n'a pas vu ses enfants, qui vivent en France, depuis dix ans. « Dès l'université », explique-t-elle, « je savais que je me battrais pour la liberté en Iran : ce combat est devenu le fil conducteur de mon existence. C'est celui qui me porte aujourd'hui, malgré la séparation avec mes enfants, malgré la prison, malgré la douleur, c'est la conviction profonde qu'il y a un avenir possible, en le fondant sur le respect de la vie humaine ».Il n'arrête pasEnfin, l'Express s'intéresse aux ambitions de François Hollande. Aux yeux de l'hebdomadaire, « l'ancien président désormais député, est redevenu un acteur central au sein du Parti socialiste et rééquilibre le rapport de force avec Jean-Luc Mélenchon ». Quel est son état d'esprit ? Selon l'Express, « François Hollande ne rêvait pas de redevenir député, mais il a vite compris que c'est au Palais Bourbon que la politique se faisait désormais, c'est surtout là que le futur de la gauche se prépare, unie ou non ». Il est souvent sollicité, consulté, écouté… « L'ex-président boit du petit lait », nous dit l'Express. « Qui se souvient qu'au printemps dernier, en pleine campagne des européennes, l'homme était encore radioactif à gauche ? ». Quant à ses éventuelles ambitions pour l'élection présidentielle de 2027, ses amis notent « qu'il n'arrête pas, voit plein de gens, enchaîne les réunions publiques », et qu'il est, selon les mots d'un sénateur, « le mieux préparé de tous ». Une petite phrase qui en dit long…

C dans l'air
Notre-Dame: Macron peut-il faire des miracles - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Dec 7, 2024 64:03


C dans l'air du 7 décembre - Notre-Dame s'inaugure... sans gouvernementNotre-Dame de Paris renaît de ses cendres. Après cinq ans de travaux intégralement financés par les dons, la mythique cathédrale est inaugurée aujourd'hui par une cinquantaine de chefs d'Etat, dont Donald Trump et Volodymyr Zelensky. Un chantier titanesque et au calendrier respecté. Une grande réussite pour Emmanuel Macron. Mais les images du week-end ne feront pas oublier la crise politique dans laquelle se trouve la France depuis six mois, et qui a empirée cette semaine avec la chute du gouvernement Barnier. Emmanuel Macron consulte en vue de la nomination d'un nouveau Premier ministre. Hier, les socialistes ont été reçus à l'Elysée. Olivier Faure, le premier secrétaire du parti, s'est dit prêt à discuter sur la base de « concessions réciproques. La fracture devient donc nette avec la France insoumise mais la formation d'un gouvernement allant du PS aux LR est loin d'être acté : Bruno Retailleau affirme que la droite « ne pourra faire aucun compromis avec la gauche ».Lundi, ce seront les communistes qui iront discuter à l'Elysée. André Chassaigne, le président du groupe à l'Assemblée, affirme qu'un Premier ministre de gauche est « indispensable » pour dénouer la situation. Il propose un « pacte républicain et social » pour cela. C dans l'air a suivi dans sa circonscription cette figure du Palais Bourbon, en fonction depuis vingt-deux ans.Pendant ce temps, dans la droite versaillaise, certains regrettent la chute de Michel Barnier et rejettent tous compromis avec une gauche alliée aux Insoumis. Certains préféreraient un rapprochement avec le RN mais avec quarante députés à l'Assemblée, la crainte est surtout que la droite ne tienne plus un rôle majeur. Alors, quel Premier ministre Macron va-t-il choisir ? Les communistes pourraient-ils s'associer au futur gouvernement ? Quel est la stratégie des Républicains depuis la censure ?Les experts : Richard WERLY – Journaliste, correspondant à Paris du média suisse Blick.chAlix BOUILHAGUET - Éditorialiste politique à France TélévisionsAgathe LAMBRET - Journaliste politique à FranceinfoJérôme FOURQUET - Directeur département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de Métamorphoses françaisesPRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

Ah ouais ?
AH OUAIS ? - 778. Pourquoi le fronton de l'Assemblée Nationale a changé trois fois depuis sa construction

Ah ouais ?

Play Episode Listen Later Dec 4, 2024 2:25


Un fronton qui n'existait pas à l'origine au Palais Bourbon, une demeure construite en 1722 pour Louise-Françoise de Bourbon, fille née des amours illégitimes entre le roi Louis XIV et Madame de Montespan. D'ailleurs avant de devenir l'Assemblée Nationale, le Palais Bourbon va servir de prison et de bâtiment pour l'école Polytechnique... Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête.

Les pieds sur terre
Technique de lutte pour une planète en feu

Les pieds sur terre

Play Episode Listen Later Nov 22, 2024 29:35


durée : 00:29:35 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Alain Lewkowicz - Le 4 mai 2021, douze militantes d'Extinction Rébellion s'attachent par le cou aux grilles du Palais Bourbon pour appeler les parlementaires à réviser la “loi climat et résilience”, qu'elles jugent en deçà de ce qu'exige l'urgence climatique. Récit de cette journée d'action. - réalisation : Emily Vallat

Le sept neuf
"Ce budget était invotable, ni par les uns, ni par les autres", affirme Yaël Braun-Pivet

Le sept neuf

Play Episode Listen Later Nov 18, 2024 9:42


durée : 00:09:42 - L'invité de 7h50 - par : Sonia Devillers - Le Sénat commence à examiner le budget de la Sécurité sociale ce lundi, avant de s'attaquer au budget de l'État. La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, explique qu'elle a été "très déçue des débats" sur le projet de loi de finances pour 2025 au Palais Bourbon. - invités : Yaël Braun-Pivet - Yaël Braun-Pivet : Présidente de l'Assemblée nationale, ancienne députée LREM de la 5e circonscription des Yvelines et présidente de la Commission des lois de l'Assemblée nationale

Les matins
49.3 au Parlement : pourquoi tant de haine ?

Les matins

Play Episode Listen Later Oct 28, 2024 37:44


durée : 00:37:44 - France Culture va plus loin (l'Invité(e) des Matins) - par : Jean Leymarie, Isabelle de Gaulmyn - Rocard, Valls, Borne... Nombre de premiers ministres ont suscité l'ire des parlementaires et bien souvent de l'opinion en ayant recours à l'article 49.3 de la Constitution, qui engage la responsabilité du gouvernement afin de faire adopter un texte sans vote au Palais Bourbon. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Anne-Charlène Bezzina Constitutionnaliste, maîtresse de conférence à l'université de Rouen, membre de l'Observatoire des politiques en situation d'épidémie et post-épidémie; Mariama Darame Journaliste au Monde, spécialiste des questions parlementaires

C dans l'air
Des impôts, des taxes …mais pas de budget ! - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Oct 28, 2024 63:52


C dans l'air du 28 octobre - Des impôts, des taxes …mais pas de budget !L'examen du budget est suspendu à l'Assemblée nationale, après six jours de discussions intenses dans l'hémicycle et une série de revers cinglants pour l'exécutif. Les députés ont en effet adopté, contre son avis, la création d'un nouvel impôt sur le patrimoine des milliardaires. Baptisée "taxe Zucman", du nom de l'économiste français Gabriel Zucman qui l'a conçue comme un impôt mondial sur les milliardaires, celle-ci consiste à taxer à hauteur de 2 % la fraction du patrimoine supérieure à un milliard d'euros. Elle concernerait, si elle était appliquée, tout milliardaire résidant fiscalement en France ou ayant du patrimoine en France. Les parlementaires ont également décidé de rendre pérenne la contribution exceptionnelle demandée aux entreprises de fret maritime, et plafonné à 500 millions d'euros la niche fiscale dont bénéficie ce secteur ; approuvé un rétablissement progressif de la CVAE (Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises) ; et supprimé un article prévoyant d'alourdir le « malus » pour les voitures essence et diesel. Ils ont par ailleurs voté une taxe exceptionnelle de 10 % sur les dividendes distribués par les entreprises du CAC40 et ont étendu à l'ensemble du territoire les prêts à taux zéro pour l'immobilier, dans le neuf (comme le proposait le gouvernement), mais aussi dans l'ancien.Le tout au gré d'alliances parfois changeantes ou du fait de l'absence de nombreux députés de la coalition gouvernementale dans l'hémicycle : si le Nouveau Front populaire a obtenu seul le rétablissement progressif de la CVAE, c'est une alliance hétéroclite d'élus RN, LR, socialistes et communistes qui a eu raison du malus automobile. Le MoDem de son côté après avoir voté de nombreux amendements en commission des finances avec la gauche rejoue la même partition dans l'hémicycle en additionnant ses voix au NFP pour par exemple pérenniser la surtaxe sur les hauts revenus au nom de la « justice sociale ». Une situation qui fait grincer des dents au sein de l'aile droite de la coalition gouvernementale. De son côté le président du Modem François Bayrou a dénoncé l'absence des députés du socle commun, notamment des élus du parti Renaissance dont les rangs étaient très dégarnis notamment vendredi 25 octobre jour du vote de la "taxe Zucman".La gauche et l'extrême droite accusent, eux, le camp du gouvernement de faire de l'"obstruction" et de ralentir les débats sur le projet de loi de Finances. Près de la moitié des amendements sur la partie "recettes" du budget ont été déposés par LR et la Macronie. Le NFP et le RN redoutent un manœuvre qui permettrait de transmettre le texte au Sénat, où Michel Barnier dispose d'une majorité, sans que les députés n'aient pu se prononcer. Ce qui lui permettrait ainsi d'éviter un rejet de son texte à l'Assemblée, et même d'utiliser le 49.3.Pour l'heure, le ministre du Budget a annoncé hier que les débats sur le projet de budget 2025 allaient reprendre dans l'hémicycle le 5 novembre prochain, toujours sur la première partie, celle des recettes. D'ici là c'est le budget de la Sécurité sociale que doivent examiner à partir de cet après-midi les parlementaires. Rejeté à l'unanimité en commission, le texte promet des débats électriques notamment sur le report de six mois de l'indexation des pensions de retraite sur l'inflation, des taxes sur le sucre ou encore sur le remboursement des consultations.Autant de points qui seront scrutés par les Français qui d'après les derniers sondages placent la santé comme premier sujet de préoccupation juste devant le pouvoir d'achat. Et ce alors que ce dernier a reculé dans notre pays en 2022 et 2023 pour les ménages d'après l'INSEE. Selon deux notes publiées la semaine dernière par l'institut, sur ces années l'augmentation des salaires a été inférieure à l'inflation. Ce qui fait que "le salaire net moyen a diminué de 0,8 % en euros constants en 2023 après -1% en 2022 (…) En 2023, le pouvoir d'achat des salaires a résisté en bas de l'échelle salariale, en raison notamment des revalorisations du SMIC, puis a diminué à mesure que l'on progresse dans la distribution. En conséquence, les inégalités salariales ont continué de diminuer". Plus précisément "le salaire net moyen des cadres a baissé de -2,8 % en 2023, celui des ouvriers et des employés de -0,3 % et -0,5 %" explique l'INSEE.Alors quels enseignements peut-on tirer de ce premier round au Palais Bourbon sur le budget 2025 ? Comment Michel Barnier compte-t-il faire adopter le projet de loi de Finances ? Le pouvoir d'achat des Français va-t-il baisser en 2025 ? Enfin que sait-on sur les coups de feu qui ont touché un enfant de 5 ans à Rennes samedi soir ? Les experts :- NATHALIE SAINT-CRICQ - Éditorialiste politique - France Télévisions- FANNY GUINOCHET - Éditorialiste économique - France Info et La Tribune - BRIGITTE BOUCHER - Journaliste politique -France info TV- JÉRÔME FOURQUET - Directeur département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de "Métamorphoses françaises"DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutesPRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

Ah ouais ?
PAS SI BÊTE - C'était quoi l'Assemblée Nationale, avant ?

Ah ouais ?

Play Episode Listen Later Oct 24, 2024 1:46


L'Assemblée Nationale, également appelée "Palais Bourbon" abrite bien des secrets. Elle a connu un passé mouvementé avant de devenir la chambre des parlementaires. Cette saison dans "RTL Matin", retrouvez les réponses aux questions pas si bêtes qui nous passent par la tête.

C dans l'air
Gouvernement Barnier : 1ère motion de censure - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Oct 8, 2024 64:03


C dans l'air du 8 octobre - M.BARNIER : PREMIERE MOTION DE CENSURE"Je sais que je suis dans la main du Parlement. S'il y a conjonction de la gauche et du Rassemblement national [sur une motion de censure], je quitterai mon poste", a rappelé le Premier ministre dans un entretien à La Tribune Dimanche du 6 octobre. Ce mardi après-midi, une semaine après la déclaration de politique générale de Michel Barnier, les députés vont examiner la première motion de censure contre son gouvernement, déposée par le Nouveau Front Populaire et visant à mettre fin à ce qui représente, selon la coalition de gauche, "une négation du résultat des dernières élections législatives". Il s'agit d'un "gouvernement tournant le dos au Front populaire mais surtout au Front républicain, et au vote des électeurs", a expliqué le socialiste Olivier Faure, qui montera, aux alentours de 16h30, à la tribune du Palais Bourbon pour défendre la motion. Mais le Premier secrétaire du PS le reconnait lui-même. Il est "vraisemblable" que cette motion échoue, "le RN a décidé de soutenir sans participer à ce gouvernement". Ce vote, en tout cas, sera "l'occasion de dire qui est dans l'opposition et qui ne l'est pas" a-t-il estimé.Michel Barnier devrait en effet sans trop de difficultés survivre à cette première motion de censure contre son gouvernement, la 35e du second quinquennat d'Emmanuel Macron. Car même si les 192 députés signataires du NFP votaient pour, avec certains indépendants de Liot, la barre des 289 voix semble inatteignable sans celles des 141 députés de l'alliance RN-Ciotti. Or les élus d'extrême droite n'ont pas l'intention de renverser le gouvernement à ce stade. "On a choisi de ne pas verser dans le chaos, de ne pas censurer immédiatement Michel Barnier pour lui donner la possibilité de développer un projet (...) si ça ne nous convient pas on censurera", a fait valoir lundi sur RMC le président-délégué du groupe Sébastien Chenu.Alors qu'est-ce qu'une motion de censure ? Quels sont les enjeux derrière le texte déposé par la gauche ? Enfin à quoi peut aboutir la réunion de crise organiser ce mardi au ministère de l'Intérieur ? Bruno Retailleau a réuni ce mardi matin, 21 préfets place Beauvau pour une réunion de travail sur l'immigration. Avec l'objectif d'améliorer le nombre d'exécutions d'obligations de quitter le territoire français (OQTF), dont le taux d'exécution demeure très faible (moins de 10 %). Mais dans nombre de cas, Paris peine à obtenir un "laissez-passer consulaire", délivré par le pays d'origine de la personne expulsée. Les experts :- JÉRÔME JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF- NATHALIE SAINT-CRICQ - Éditorialiste politique - France Télévisions- NATHALIE MAURET - Journaliste politique - Groupe de presse régionale Ebra- SOAZIG QUÉMÉNER - Rédactrice en chef - La Tribune Dimanche PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

C dans l'air
Budget: taxer les riches suffira-t-il? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Sep 27, 2024 63:15


C dans l'air du 27 septembre - Déficit : où trouver l'argent ? Le Premier ministre réunit tous ses ministres ce vendredi après-midi à Matignon pour un séminaire gouvernemental. L'occasion pour le chef du gouvernement de ressouder son équipe et rappeler ses "méthodes de travail" après une première semaine pour le moins agitée mais aussi de définir les priorités de ces prochains mois. Un conseiller ministériel a expliqué que Michel Barnier aurait demandé à chacun de venir avec ses propositions pour l'aider à construire sa déclaration de politique générale, prévue le 1er octobre. Avec en haut des dossiers : le budget 2025 qui doit être présenté à l'Assemblée le 9 octobre prochain.Une première équation particulièrement difficile à résoudre pour le Premier ministre et son gouvernement, aussi bien sur le plan politique que sur le plan financier. "Le budget pour 2025 sera sans doute le plus délicat, ou un des plus délicats de la Ve République", a déclaré le Premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, en insistant sur la situation des finances publiques lors d'une récente audition à l'Assemblée nationale. Le gouvernement a reconnu hier que la situation des finances publiques est plus dégradée que prévu et que si rien n'est fait, le déficit public risque de dépasser 6 % du PIB cette année, soit deux fois le seuil autorisé par Bruxelles et près de deux points de plus que les prévisions de la précédente équipe. Dit autrement, en six ans, entre 2017 et 2023, les dépenses publiques ont augmenté de 300 milliards d'euros, les recettes publiques de 220 milliards d'euros et le déficit est désormais proche de 180 milliards d'euros. Economies, coups de rabot, hausses des impôts pour le plus fortunés et les grandes entreprises… Toutes les pistes seraient sur la table pour trouver les 30 milliards nécessaires en 2025 afin de maîtriser notre dépense publique selon une note du Trésor. Mais dépenser moins pour combler le déficit, c'est l'objectif assumé depuis quelques jours par le gouvernement Barnier. Alors quelles coupes budgétaires ? Qui va payer ? Autre dossier sur la table, celui de la réindustrialisation de la France. "Nous devons redevenir une terre de production industrielle avec des ouvriers, avec des ingénieurs, avec des chercheurs. Nous devons redevenir une terre de production agricole, il s'agit d'une question de souveraineté" avait déclaré le 12 septembre dernier le Premier ministre lors de l'un de ses premiers déplacements en Savoie. Mais comment compte-t-il faire ? Outre le contexte budgétaire particulièrement tendu, l'état des forces en présence au Palais-Bourbon, sans majorité claire, rend l'exercice incertain et périlleux pour le gouvernement Barnier, déjà menacé par le dépôt d'une motion de censure du NFP. Les chefs des quatre groupes de la coalition de gauche à l'Assemblée, LFI, PS, Ecologiste et social et Gauche démocrate et républicaine (GDR, communistes et ultramarins), se sont entendus pour qu'elle soit déposée après la déclaration de politique générale du Premier ministre et qu'elle soit défendue par un membre du groupe socialiste.Une question budgétaire qui se pose également au Royaume-Uni où le Premier ministre travailliste, Keir Starmer, est en chute libre dans les sondages après avoir évoqué des finances publiques dans un état "pire" qu'imaginé et un budget, présenté fin octobre, qui sera "douloureux", "Il n'y a pas de décisions faciles à prendre quand on a 22 milliards de livres sterling à trouver", a-t-il dit à The Observer, pointant les gouvernements conservateurs successifs qui ont laissé ce "trou noir" dans les finances publiques. Il a néanmoins promis dimanche lors de l'ouverture du congrès travailliste de protéger les services publics "à genoux" et écarté la mise en œuvre d'une politique d'austérité. Les experts :- Elie COHEN - Économiste, directeur de recherche au CNRS, auteur de Souveraineté industrielle- Gaëlle MACKE - Directrice déléguée de la rédaction - Challenges - Anne DE GUIGNÉ - Journaliste économique – Le Figaro - Guillaume DARET - Chef adjoint du service politique - France Télévisions- Hélène KOHL (en duplex de Berlin) - Journaliste, correspondante en Allemagne.PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/

Choses à Savoir HISTOIRE
Pourquoi le Front populaire a-t-il été créé ?

Choses à Savoir HISTOIRE

Play Episode Listen Later Jun 30, 2024 2:08


La dissolution de l'Assemblée nationale, annoncée le 9 juin par le chef de l'État, a entraîné une rapide recomposition du paysage politique. Tandis que le Président du parti Les Républicains (LR) annonçait une alliance électorale avec le Rassemblement national (RN), les partis de gauche réussissaient à former un "nouveau Front populaire".Une telle expression ne doit rien au hasard. Elle fait référence, de manière explicite, au Front populaire mis en place, dans les années 1930, par le parti socialiste, qui s'appelait alors la SFIO, les communistes et le parti radical.La situation qui a entraîné la formation du Front populaire n'est pas sans similitudes avec les événements actuels. Bien entendu, il faut se garder de tout anachronisme et ne comparer que ce qui est comparable.Ceci étant, les partis membres du Front populaire n'avaient accepté de s'unir que pour faire face à ce qu'on qualifiait alors de péril "fasciste". Il n'en fallait pas moins pour pousser à se regrouper des partis que, jusque là, presque tout opposait.Ce danger était surtout représenté, non par des partis traditionnels, mais par des ligues. Il s'agissait de mouvements composés de membres en uniforme et disposant souvent d'une milice.Cet aspect paramilitaire, les nombreux défilés et les saluts le bras tendu évoquaient avec force les régimes totalitaires installés en Allemagne et en Italie.Les trois partis déjà évoqués prennent la décision de s'unir après la manifestation du 6 février 1934. Cette marche sur le Palais Bourbon se transforme en une véritable émeute, qui fait 12 morts et des dizaines de blessés.Les partis socialiste, communiste et radical voient dans cette manifestation une véritable tentative de coup d'État. Estimant que la République est en danger, ils s'unissent le 14 juillet 1935.Cet accord, qui prend le nom de "Front populaire", comprend notamment une alliance électorale, qui remporte les élections législatives des 26 avril et 3 mai 1936. Le secrétaire général de la SFIO, Léon Blum, prend alors la tête du gouvernement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi le Front populaire a-t-il été créé ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Jun 28, 2024 2:08


La dissolution de l'Assemblée nationale, annoncée le 9 juin par le chef de l'État, a entraîné une rapide recomposition du paysage politique. Tandis que le Président du parti Les Républicains (LR) annonçait une alliance électorale avec le Rassemblement national (RN), les partis de gauche réussissaient à former un "nouveau Front populaire".Une telle expression ne doit rien au hasard. Elle fait référence, de manière explicite, au Front populaire mis en place, dans les années 1930, par le parti socialiste, qui s'appelait alors la SFIO, les communistes et le parti radical.La situation qui a entraîné la formation du Front populaire n'est pas sans similitudes avec les événements actuels. Bien entendu, il faut se garder de tout anachronisme et ne comparer que ce qui est comparable.Ceci étant, les partis membres du Front populaire n'avaient accepté de s'unir que pour faire face à ce qu'on qualifiait alors de péril "fasciste". Il n'en fallait pas moins pour pousser à se regrouper des partis que, jusque là, presque tout opposait.Ce danger était surtout représenté, non par des partis traditionnels, mais par des ligues. Il s'agissait de mouvements composés de membres en uniforme et disposant souvent d'une milice.Cet aspect paramilitaire, les nombreux défilés et les saluts le bras tendu évoquaient avec force les régimes totalitaires installés en Allemagne et en Italie.Les trois partis déjà évoqués prennent la décision de s'unir après la manifestation du 6 février 1934. Cette marche sur le Palais Bourbon se transforme en une véritable émeute, qui fait 12 morts et des dizaines de blessés.Les partis socialiste, communiste et radical voient dans cette manifestation une véritable tentative de coup d'État. Estimant que la République est en danger, ils s'unissent le 14 juillet 1935.Cet accord, qui prend le nom de "Front populaire", comprend notamment une alliance électorale, qui remporte les élections législatives des 26 avril et 3 mai 1936. Le secrétaire général de la SFIO, Léon Blum, prend alors la tête du gouvernement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

C dans l'air
Dissolution: coup de génie ou de folie? - L'intégrale

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jun 10, 2024 63:58


C dans l'air du 10 juin - Dissolution: coup de génie ou de folie? "J'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. Je dissous donc ce soir l'Assemblée nationale". Prenant acte du résultat historique de l'extrême droite en France, ce dimanche 9 juin, le président de la République a décidé d'activer l'article 12 de la Constitution, celui qui lui permet de mettre fin aux mandats des députés et de convoquer de nouvelles élections. Le premier tour des législatives aura lieu le 30 juin prochain et le second tour une semaine plus tard, le 7 juillet. Un tel événement politique ne s'est produit que huit fois en plus de 100 ans, et seulement six fois sous la Ve République : Jacques Chirac en 1997, mais également François Mitterrand (1981 et 1988) et le général de Gaulle (1962 et 1968). Il survient cette fois après la secousse que représente le vote de dimanche. Jamais l'extrême droite française n'avait jusqu'ici atteint les 30 % lors d'élections européennes. Elle se rapproche des 40 % désormais, le Rassemblement national de Jordan Bardella finissant largement en tête du scrutin avec 31, 36 % des voix hier soir, selon le ministère de l'Intérieur, et la liste Reconquête ! de Marion Maréchal totalisant 5, 47 %. Au coude-à-coude il y a cinq ans avec la liste présidentielle, le RN a distancé la liste Renaissance-MoDem-Horizons portée par Valérie Hayer de 17 points, cette dernière recueillant que 14,6 % des suffrages. En outre, le RN est arrivé en tête de toutes les régions de France métropolitaine, y compris, et c'est une première, en Bretagne. "Le résultat d'un vote sanction", a affirmé Jordan Bardella quelques minutes seulement après l'annonce des résultats, estimant que les Français avaient "exprimé une volonté de changement, mais aussi un chemin pour l'avenir". "Nous sommes prêts à exercer le pouvoir si les Français nous font confiance", a réagi Marine Le Pen. Le parti "se battra pour avoir une majorité" et pour que son président, Jordan Bardella, "arrive à Matignon" comme Premier ministre à l'issue des législatives, a affirmé pour sa part Louis Aliot le vice-président du parti alors qu'en coulisse de discrètes tractations ont commencé. Marine Le Pen, Jordan Bardella et Marion Maréchal doivent se rencontrer ce lundi au siège du RN. Arrivée en tête des élections européennes hier soir en France, l'extrême droite est-elle pour autant en mesure de s'installer à Matignon dès cet été ? "Rien n'est acquis, on a affaire à deux scrutins différents. Ce ne sont pas les mêmes enjeux, pas les mêmes modalités de vote", a expliqué le politologue Jean-Yves Camus. Les européennes sont un scrutin à la proportionnelle à un tour. Avec les législatives, il s'agit d'un scrutin uninominal majoritaire à deux tours et pour se qualifier au second tour, un candidat doit réunir au moins 12,5 % de la totalité du nombre d'électeurs inscrits. Un mode de vote qui a été longtemps défavorable au parti à la flamme, mais en 2022, avec la disparition du "front républicain", le RN a envoyé 89 députés au Palais-Bourbon, contre huit auparavant. Qu'en sera-t-il le 30 juin et le 7 juillet ? A gauche, l'annonce inattendue de la dissolution de l'Assemblée nationale a éclipsé le score des Européennes où la tête de liste PS- Place Publique, menée par Raphaël Glucksmann a obtenu 14 % des suffrages, devant la liste LFI de Manon Aubry (10,1 %), l'écologiste Marie Toussaint (5,5 %) et le communiste, Léon Deffontaines (2,3 %). Dans son ensemble la gauche représente 32 % des suffrages exprimés. Alors depuis hier soir, de nombreuses voix se sont élevées pour appeler à un rassemblement, un "front populaire" ou le retour de la Nupes. Mais 2024 n'est pas 2022. La gauche va-t-elle parvenir à s'unir ou partira-t-elle en ordre dispersé ? Et que vont faire Les Républicains ? Les réunions vont se succéder toute la semaine. Vendredi les préfectures devront avoir toutes les candidatures. LES EXPERTS : - Dominique Reynié - Directeur général - Fondapol, fondation pour l'innovation politique - Jérôme Jaffré - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF - Astrid de Villaines - Cheffe du service politique - Huffington Post - Brice Teinturier - Directeur général délégué - Institut de sondages Ipsos

Le Nouvel Esprit Public
Israël/Palestine : que doit vouloir et que peut faire la France ? / Évolutions du texte sur la fin de vie

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Jun 2, 2024 61:38


Auditeurs de Google podcasts : Attention ! Le 23 juin, l'appli va fermer, et vous ne pourrez plus nous écouter, ni retrouver nos épisodes précédents. Vous pouvez basculer sur une autre plateforme, toujours gratuite. Le choix est ici : https://audmns.com/uSiUSLT Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 31 mai 2024. Avec cette semaine : Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique. Jean-Louis Bourlanges, président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale. Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur. Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova. ISRAËL/PALESTINE : QUE DOIT VOULOIR ET QUE PEUT FAIRE LA FRANCE ? En 1974, la France, pionnière sur la question israélo-palestinienne, s'est prononcée en faveur de l'admission de l'Organisation de libération de la Palestine à l'ONU en tant que membre observateur. En 1982, François Mitterrand a été le premier président à exprimer devant le parlement israélien, la Knesset, le projet de création d'un État palestinien. La France a par la suite voté en faveur du statut d'État observateur non-membre aux Nations unies en 2012, et en faveur du déploiement du drapeau palestinien à l'ONU en 2015. Comme on le lit sur le site du ministère des Affaires étrangères : Paris s'en remet aux résolutions adoptées au sein de l'ONU, et défend donc « une solution à deux États (résolution 181 de l'Assemblée générale des Nations unies), une solution juste pour les réfugiés (résolution 194 de l'Assemblée générale des Nations unies), la fin de l'occupation israélienne (résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies) et la préservation du statut de Jérusalem (résolutions 476 et 478 du Conseil de sécurité des Nations unies) ». La page a été mise à jour pour la dernière fois en 2020. Le 18 octobre dernier, la France a été un des seuls pays occidentaux du Conseil de sécurité des Nations unies à voter le projet porté par le Brésil, d'une résolution condamnant l'attaque terroriste du Hamas, exigeant la libération des otages, mais aussi l'ouverture urgente d'un accès humanitaire et le rappel de la perspective de la création des deux États. La France a également voté les résolutions présentées par les Émirats arabes unis pour accorder de nouveaux droits à l'État « observateur » de Palestine au sein des Nations unies. Le 21 mai, la France a apporté son soutien à la demande du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) d'un mandat d'arrêt contre le premier ministre de l'État hébreu, Benyamin Nétanyahou, et Yoav Gallant, son ministre de la Défense, ainsi que contre trois dirigeants du Hamas. Cependant, « ces demandes simultanées ne doivent pas créer d'équivalence entre le Hamas et Israël, a expliqué le ministre français des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné. D'un côté, vous avez un groupe terroriste qui s'est félicité des attaques du 7 octobre. Et de l'autre côté, vous avez un état démocratique qui doit respecter le droit international ». En revanche, à l'Assemblée nationale, l'initiative du député MoDem du Loiret Richard Ramos de transformer le groupe d'études à vocation internationale France-Palestine en groupe d'amitié a été rejeté le 15 mai. Et si, le 22 mai, la Norvège, l'Irlande et l'Espagne ont reconnu l'État palestinien, rejoignant les 139 pays qui ont déjà reconnu cet État (sur les 193 que compte l'ONU), la France a refusé de se joindre à ce mouvement. Le chef de la diplomatie française a estimé que la décision, quoique « non tabou », devait « intervenir au bon moment » et « permettre une avancée décisive sur le plan politique ». Dans un tweet, il a rappelé « les priorités de la France : libération immédiate des otages, cessez-le-feu, aide humanitaire massive et deux États vivant en paix et en sécurité ». EVOLUTIONS DU TEXTE SUR LA FIN DE VIE Le projet de loi relatif à « l'accompagnement des malades et de la fin de vie » a été présenté le 10 avril 2024 en Conseil des ministres. Il est articulé autour de trois grands axes : l'aide à mourir à proprement parler, les soins palliatifs et l'accompagnement, les droits des patients et de leurs aidants. Le 17 mai, au terme d'une intense semaine de débats, le texte a été approuvé à main levée par une commission spéciale. Débattu dans l'hémicycle depuis lundi, le texte comprend des critères d'accès à l'aide à mourir élargis à la faveur d'amendements portés en commission par la gauche, mais aussi par une partie des députés de la majorité présidentielle. La formulation du critère selon lequel, le patient devra être atteint d'une pathologie incurable qui menace ses jours « à court ou moyen terme » a fait l'objet de critiques de spécialistes de la fin de vie, car jugée trop floue. Elle a été réécrite par les députés de la commission spéciale qui ont préféré la notion d'affection « en phase avancée ou terminale ». Ce changement rend éligibles à l'aide à mourir des personnes atteintes d'affections incurables dont l'espérance de vie peut être de plusieurs années. C'est le cas de certaines maladies neurodégénératives. « Cela peut conduire à inclure de nombreuses pathologies non mortelles qui sortent de la philosophie du projet de loi. Le gouvernement proposera donc d'y revenir », a indiqué le Premier ministre Gabriel Attal, dans La Tribune dimanche. En revanche, les quatre autres critères encadrant le droit à l'aide à mourir demeurent inchangés. Il faut être majeur, résider en France ou être de nationalité française, être capable d'exprimer ses dernières volontés avec discernement et souffrir de douleurs insupportables ou réfractaires au traitement. Sur l'autre volet du projet de loi, qui prévoit le développement des soins palliatifs, le gouvernement s'est voulu rassurant. La ministre de la Santé, Catherine Vautrin a rappelé que 1,1 milliard d'euros supplémentaires sur dix ans seront consacrés au secteur financé à hauteur de 1,6 milliard d'euros. Plusieurs sondages décrivent des Français majoritairement favorables à la légalisation d'une forme d'aide à mourir. L'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité a salué l'avènement du projet de loi. La gauche également, ainsi que la majorité des députés macronistes. Le monde médical est divisé. Plusieurs associations de soignants se déclarent contre le texte et les opposants au projet les plus virulents demeurent les équipes de soins palliatifs. Les évêques français se sont prononcés contre le projet. Compte-tenu de la sensibilité du sujet, tous les groupes de l'Assemblée nationale laisseront à leurs membres la liberté de vote. Le Parti socialiste, les écologistes et les députés « insoumis » ont annoncé leur volonté de poursuivre l'assouplissement du texte au cours des débats, qui doivent durer quinze jours au Palais-Bourbon. La procédure d'urgence n'ayant pas été demandée, les allers-retours entre députés et sénateurs peuvent durer des mois.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr