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Le président des États-Unis a soigneusement évité le sujet lors de son discours sur l'état de l'union, mais sa gestion de l'affaire Jeffrey Epstein, du nom de cet ancien financier et criminel sexuel mort en prison en 2019, pourrait pénaliser durablement Donald Trump et le parti républicain, estime Jérôme Viala-Gaudefroy, chargé de cours à Sciences Po et invité de RFI, ce 25 février 2026. Après avoir lui-même encouragé dans ses discours une vision conspirationniste de l'affaire Epstein, Donald Trump a freiné pendant de long mois la publication des documents concernant l'ancien financier et criminel sexuel américain. « Il était obligé de rendre publics ces documents », notamment les près de trois millions de fichiers finalement publiés par le ministère de la Justice, le 30 janvier, après un vote du Congrès en ce sens, explique Jérôme Viala-Gaudefroy, chargé de cours à Sciences Po à Paris. Mais en les « caviardant », il fait preuve d'un manque de transparence « en contradiction avec les discours tenus auprès de sa base électorale », à qui il avait promis la publication de tous les fichiers, sans censure, rappelle-t-il. Ces contradictions entre promesses de transparence totale d'abord, et freins à la publication des documents ensuite, pourraient faire l'effet d'un « lent poison qui pourrait détourner des urnes » des électeurs républicains, sans pour autant qu'ils se tournent vers un bulletin démocrate. Ce qui pourrait tout de même avoir des conséquences importantes pour le parti républicain lors des élections de mi-mandat à la fin de l'année, estime Jérôme Viala-Gaudefroy. Les ramifications de l'affaire Epstein en Amérique centrale Plusieurs pays d'Amérique centrale sont cités dans les centaines de milliers de documents rendus publics progressivement dans l'affaire Epstein. En 2019 déjà, la police mexicaine avait enquêté sur 10 000 vidéos pédopornographiques impliquant des enfants honduriens, mexicains et guatémaltèques. Depuis, plusieurs journalistes, notamment au Honduras, ont repris ces traces et mis au jour un réseau de traite d'êtres humains, explique la correspondante de RFI à Tegucigalpa, Marie Griffon. Dans son bureau, Wendy Funès, directrice du média indépendant Reporteros de Investigación, lui raconte les découvertes réalisées avec quatre autres médias honduriens et mexicains : « Nous pensons qu'il y a eu un trafic de filles mineures dans des réseaux de traite d'êtres humains, d'exploitation sexuelle. Cela impliquerait également les maras, les gangs honduriens… Au Honduras, pour l'instant, ces affaires ont été délibérément cachées. Personne n'en parle, on étouffe le sujet. Nous, de notre côté, nous avons osé publier et nous exigeons qu'il y ait maintenant une enquête judiciaire. Car, pour l'instant, il reste encore beaucoup de zones d'ombre. » Mort du chef de cartel «El Mencho» au Mexique : un «effet domino» sur le continent ? Les journaux du continent américain s'interrogent sur les conséquences de la mort d'El Mencho, le chef du cartel de Jalisco Nouvelle génération. Pour l'heure, estime la presse, il y a plus de questions que de réponses. Selon Proceso, un effet domino pourrait se produire en Colombie et en Équateur : la Colombie, pays producteur de cocaïne, et l'Équateur, pays de transit. Ces dernières années, le cartel de Jalisco Nouvelle génération y avait dépassé le cartel de Sinaloa. D'où une question centrale : la disparition d'El Mencho va‑t‑elle provoquer des scissions et une nouvelle vague de violences entre factions dissidentes, au Mexique comme en Colombie ? s'interroge la revue mexicaine. Ces luttes de pouvoir pourraient également s'étendre en Équateur, poursuit Proceso, où plusieurs groupes criminels revendiquent ouvertement leur appartenance au cartel de Jalisco Nouvelle génération. Le site spécialisé Insight Crime apporte toutefois une nuance : oui, les dynamiques internes risquent de changer et les alliances peuvent évoluer, mais « tout indique que cette économie criminelle » va se maintenir en place et que le cartel, comme ses ramifications, n'est «pas près de disparaître». Cuba : incertitude sur les livraisons de pétrole L'île communiste s'apprête à recevoir un nouveau chargement d'aide humanitaire venu du Mexique. Le média officiel Cubadebate publie une photo d'un cargo transportant principalement des haricots et du lait en poudre, soit près de 200 tonnes de marchandises. Parti ce mardi (24 février 2026), le navire doit arriver dans les prochains jours à Cuba, précise le site. De l'aide humanitaire et non du pétrole, que le Mexique n'est plus en mesure d'envoyer en raison des menaces de sanctions de Donald Trump. Les médias cubains et américains peinent d'ailleurs à déterminer si certaines exportations de pétrole vers Cuba sont désormais autorisées ou non. Après la décision de la Cour suprême américaine de révoquer une grande partie des droits de douane imposés par Washington, Cubadebate tente d'expliquer les implications pour Cuba : la fin des taxes visant les pays commerçant avec l'île. Un article qui a généré des commentaires « confus », ironise le site indépendant 14ymedio, qui estime que les nouvelles mesures prises par Trump montrent que les États‑Unis entendent continuer à empêcher l'entrée de pétrole à Cuba. Pourtant, note Bloomberg, des sources au sein du gouvernement américain assurent que les exportations de pétrole seront bien autorisées… mais uniquement pour des entreprises privées. Or, rappelle le média économique, les PME cubaines ne peuvent importer que de petites quantités de carburant et n'ont pas le droit de le revendre. Autrement dit, le blocus pétrolier n'est pas levé. Au Pérou, une nouvelle première ministre dans le « chaos » et « l'improvisation » « Chaos et improvisation », titre El Comercio à Lima, après la nomination surprise d'une nouvelle Première ministre : Denisse Miralles, une économiste de droite. Une désignation inattendue puisque quelques heures plus tôt, une autre personnalité avait été pressentie : Hernando de Soto, ancien candidat à la présidentielle, rappelle le journal dans un éditorial très critique. Ce changement de dernière minute interroge sur « la capacité » du nouveau président de gauche — le huitième en moins de dix ans — à « gouverner de manière autonome face aux forces politiques » représentées au Parlement, ajoute El Comercio. Pour La República, le nouveau gouvernement résulterait même d'un « pacte de corruption ». Le journal estime qu'Hernando de Soto a été « sacrifié » sur l'autel des «querelles de pouvoir» au sein du Parlement. Dans le journal de la 1ère... En Martinique, on aiguise les sabres et on prépare les machines en vue du démarrage de la campagne sucrière 2026, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
Si tú corazón dice "Agustina se merece un cafecito o tu participación en el grupo de WhatsApp, pues... que así sea y que no haya malestar" https://linktr.ee/holapoesia Adjunto lo que transcribí:La crisis, o la oscuridad, del mundo de hoy no se puede negar. Por eso es importante volver a aquel concepto que supo acuñar Carl Jung: El de “la sombra colectiva”. Que es, como lo aprendí del terapeuta Gestalt Iván Donalson, lo que no se reconoce y, por cierto, no desaparece cuando se la reprime.La sombra, o la crisis, ocurre cuando como sujetos sociales contamos una historia idealizada de nosotros mismos. Una historia en la que somos civilizados, éticos, racionales y ajenos a la barbarie. Cuando bien sabemos que estamos siendo atravesados por patrones sistémicos, tales como abusos, corrupción, hipocresía y violencias encubiertas.Es decir, enseña Iván, lo que siempre existió pero fue excluido del relato oficial.¿Por qué aparece la sombra colectiva? Porque es muy, pero muy, grande la distancia entre “lo que decimos ser” y “lo que, realmente, somos”.Esto genera una presión interior insoportable. Que nos obliga a mirar (nos), aunque duela. ¡Y claro que duele!Es ahí, sólo ahí, en el dolor… donde se produce una especie de caída de idealización, de nosotros y del mundo. Pero no hay claridad enseguida. Hay vacío. Y ese vacío asusta. Se manifiesta en la desconfianza generalizada. Ya no sabemos qué es verdad y qué no.Pero ojo, eh. Porque la sombra no es sólo oscuridad, sino potencia. Que nos puede llevar... o al caos inconsciente o a la transformación.¿Quién no quiere transformarse? ¿Quién no quiere ser mejor? ¿Quién no desea aspirar a más?Si el colectivo se hace preguntas profundas, como las que muy bien ponen sobre la mesa los filósofos o poetas, la sombra cumple su función evolutiva.El propósito de la sombra no es condenarnos, sigue enseñando Iván, sino devolvernos partes perdidas de nosotros mismos.¿Para qué? Para volvernos más completos, más responsables y menos ingenuos.La humanidad no está sanada, está despertando.Yendo de una consciencia infantil (donde todo es bueno o malo y de nada me hago cargo) a una consciencia adulta (con sus matices, complejidades y también contradicciones).La vieja forma de entender al mundo ya no sirve, pero la nueva no está completamente formada.Estamos, ejemplificando, en un umbral.Un paso "desde-hacia".El verdadero cambio, en realidad, ocurre en millones de mentes individuales. Sólo así se modifica el campo. Esto nos llevará hacia una sociedad menos hipnotizada por las apariencias, más genuina, y más cerca de su propia profundidad y verdad.No es un error lo que está a la vista, es un paso necesario.Lo que permanece oculto, no puede transformarse.El monstruo, algún día, tendrá vergüenza de sí mismo. El monstruo, algún día, va a espantarse.
À l'occasion de la journée mondiale du cancer, qui se tient tous les ans le 4 février, nous répondons à des questions fréquentes : comment expliquer que certains cancers soient plus difficiles à traiter que d'autres ? Qu'est-ce qui détermine le pronostic d'un cancer ? Chaque année, des millions de personnes sont confrontées au diagnostic du cancer. Ces pathologies provoquant une prolifération de cellules anormales a entrainé, selon l'OMS, près de 10 millions de décès en 2020 ; ce qui en fait l'une des principales causes de mortalité dans le monde. Or, on sait que selon l'organe touché, le taux de survie diffère, même si cette notion de pronostic est directement associée à la qualité du système de soins, à l'accès aux traitements innovants ou non, à la formation des spécialistes comme au financement des différentes prises en charge. Dans quelle mesure la recherche a-t-elle permis une meilleure prise en charge de certains cancers ? Est-ce qu'une prise en charge précoce reste le facteur le plus important lorsqu'on parle de guérison ? Pour quels types de cancers, le taux de survie s'est-il amélioré de façon notable ces dernières années ? Parler du cancer donne l'occasion d'aborder des thèmes extrêmement différents, qui témoignent à la fois de la complexité des prises en charge, comme des nombreux retentissements de la maladie sur la vie des patients : traitements, annonce du diagnostic, conséquences pour l'entourage, tabous entourant la maladie. Aborder ce thème du pronostic de la maladie, c'est évoquer les différents types de cancer (solide, liquide ou diffus), les différents stades de la maladie en fonction de l'avancée et de l'évolution. Un pronostic également lié à la localisation de l'atteinte, puisqu'aujourd'hui, rémission et taux de survie sont également dépendants, dans de nombreux cas, à l'organe ou au liquide biologique concerné. Un pronostic conditionné également par l'accès aux soins, tant au niveau de la disponibilité des différentes lignes de traitement, du niveau du plateau technique, de la qualification des personnels soignants que de la capacité à financer les soins d'oncologie. Face à ces multiples conditions qui vont définir le pronostic des cancers, s'impose l'importance de la prévention et du dépistage, pour diagnostiquer au stade le plus précoce. Intensifier la sensibilisation et la prévention est une priorité d'autant plus pertinente au moment où est publiée l'estimation de l'Agence contre le cancer de l'OMS (dans la revue Nature), et qui estime que près de 40% des nouveaux cas de cancer identifiant 2022, était lié à des causes évitables : à savoir le tabac, les infections, l'alcool ou encore la pollution de l'air. Avec : Pr Laurence Albigès, cheffe du département de Médecine oncologique de Gustave Roussy, 1er centre de lutte contre le cancer en Europe Dr Régis Ferrand, chef de département adjoint d'oncologie radiothérapie et chef du service de physique médicale à l'Institut Curie Dr Fatma Guenoune, présidente de la Ligue Sénégalaise contre le Cancer (LISCA) ► En fin d'émission, nous faisons un point sur la situation humanitaire en Haïti, alors que les affrontements armés continuent de paralyser une grande partie de Port-au-Prince. Ces deux dernières années, face à l'insécurité, 60% des structures de santé haïtiennes ont fermé, poussant la réponse humanitaire à s'appuyer exclusivement sur des cliniques mobiles. Or, l'ONG médicale ALIMA annonce relancer progressivement des structures de santé fixes, y compris dans des zones longtemps considérées comme inaccessibles. Interview de Virginie Vialas, cheffe de mission ALIMA Haïti. Programmation musicale : ► Boddhi Satva, Bria 83 Orchestra, Abdul Champion – Les gens changent ► Chappell Roan – Good luck, babe.
À l'occasion de la journée mondiale du cancer, qui se tient tous les ans le 4 février, nous répondons à des questions fréquentes : comment expliquer que certains cancers soient plus difficiles à traiter que d'autres ? Qu'est-ce qui détermine le pronostic d'un cancer ? Chaque année, des millions de personnes sont confrontées au diagnostic du cancer. Ces pathologies provoquant une prolifération de cellules anormales a entrainé, selon l'OMS, près de 10 millions de décès en 2020 ; ce qui en fait l'une des principales causes de mortalité dans le monde. Or, on sait que selon l'organe touché, le taux de survie diffère, même si cette notion de pronostic est directement associée à la qualité du système de soins, à l'accès aux traitements innovants ou non, à la formation des spécialistes comme au financement des différentes prises en charge. Dans quelle mesure la recherche a-t-elle permis une meilleure prise en charge de certains cancers ? Est-ce qu'une prise en charge précoce reste le facteur le plus important lorsqu'on parle de guérison ? Pour quels types de cancers, le taux de survie s'est-il amélioré de façon notable ces dernières années ? Parler du cancer donne l'occasion d'aborder des thèmes extrêmement différents, qui témoignent à la fois de la complexité des prises en charge, comme des nombreux retentissements de la maladie sur la vie des patients : traitements, annonce du diagnostic, conséquences pour l'entourage, tabous entourant la maladie. Aborder ce thème du pronostic de la maladie, c'est évoquer les différents types de cancer (solide, liquide ou diffus), les différents stades de la maladie en fonction de l'avancée et de l'évolution. Un pronostic également lié à la localisation de l'atteinte, puisqu'aujourd'hui, rémission et taux de survie sont également dépendants, dans de nombreux cas, à l'organe ou au liquide biologique concerné. Un pronostic conditionné également par l'accès aux soins, tant au niveau de la disponibilité des différentes lignes de traitement, du niveau du plateau technique, de la qualification des personnels soignants que de la capacité à financer les soins d'oncologie. Face à ces multiples conditions qui vont définir le pronostic des cancers, s'impose l'importance de la prévention et du dépistage, pour diagnostiquer au stade le plus précoce. Intensifier la sensibilisation et la prévention est une priorité d'autant plus pertinente au moment où est publiée l'estimation de l'Agence contre le cancer de l'OMS (dans la revue Nature), et qui estime que près de 40% des nouveaux cas de cancer identifiant 2022, était lié à des causes évitables : à savoir le tabac, les infections, l'alcool ou encore la pollution de l'air. Avec : Pr Laurence Albigès, cheffe du département de Médecine oncologique de Gustave Roussy, 1er centre de lutte contre le cancer en Europe Dr Régis Ferrand, chef de département adjoint d'oncologie radiothérapie et chef du service de physique médicale à l'Institut Curie Dr Fatma Guenoune, présidente de la Ligue Sénégalaise contre le Cancer (LISCA) ► En fin d'émission, nous faisons un point sur la situation humanitaire en Haïti, alors que les affrontements armés continuent de paralyser une grande partie de Port-au-Prince. Ces deux dernières années, face à l'insécurité, 60% des structures de santé haïtiennes ont fermé, poussant la réponse humanitaire à s'appuyer exclusivement sur des cliniques mobiles. Or, l'ONG médicale ALIMA annonce relancer progressivement des structures de santé fixes, y compris dans des zones longtemps considérées comme inaccessibles. Interview de Virginie Vialas, cheffe de mission ALIMA Haïti. Programmation musicale : ► Boddhi Satva, Bria 83 Orchestra, Abdul Champion – Les gens changent ► Chappell Roan – Good luck, babe.
Denis Ferrand, directeur général de Rexecode, était l'invité de l'émission Ecorama du 2 février 2026, présentée par David Jacquot sur Boursorama.com. Parmi les sujets abordés : la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises, la trajectoire de déficit jugée insuffisante, les signaux contrastés de la croissance française, mais aussi les propositions du Medef sur l'emploi des jeunes et l'évolution du regard des Français sur les entrepreneurs Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
Haïti figure parmi les pays les plus dangereux au monde pour les journalistes. Selon le dernier rapport de Reporters sans frontières (RSF), le pays se classe au 111è rang sur 180. Dans ce contexte dominé par la violence des gangs, les journalistes sont fréquemment la cible d'actes criminels, ou même de certains membres de la Police nationale haïtienne. Après Port-au-Prince, la capitale, l'Artibonite est la deuxième région du pays où la situation des journalistes est particulièrement préoccupante. À Saint-Marc, chef-lieu du Bas-Artibonite, les journalistes sont désormais obligés de rester confinés dans le centre-ville, car la commune se trouve prise en étau entre deux gangs puissants qui menacent régulièrement de s'emparer de la ville. « Nous, journalistes de Saint-Marc, aimerions souvent nous rendre dans les zones périphériques pour réaliser des reportages, notamment dans la commune de Montrouis. Malheureusement, cette région est aujourd'hui contrôlée par des hommes armés, explique à Ronel Paul le journaliste Yveto Altidort, de la Radio Latibonite FM. Nous souhaiterions également nous rendre dans la vallée de l'Artibonite afin d'y rencontrer les paysans, qui ne peuvent plus travailler leurs terres à cause de la présence du gang Gran Grif à Savien, dirigé par un certain Luckson Elan. Hélas, c'est désormais impossible. Contrairement aux années 2020, 2021 et 2022, il est aujourd'hui extrêmement difficile pour nous, journalistes, de poursuivre notre travail sur le terrain. » Les journalistes risquent aussi désormais davantage de sanctions pour diffamation : à trois semaines de la fin de son mandat, le conseil présidentiel de transition (CPT) a adopté un décret pour « encadrer la liberté d'expression ». Le comité de protection des journalistes dénonce un recul des libertés de la presse et réclame le retrait du document publié par les autorités de transition. État de siège au Guatemala Le président Bernardo Arévalo a déclaré l'état de siège pour 30 jours au Guatemala après l'assassinat de 8 policiers par les gangs ce week-end. Les portraits en noir et blanc de ces hommes et femmes, en uniforme, sont alignés en Une de La Hora. En signe de deuil, la première page du quotidien Prensa Libre a été imprimée sur fond noir ce dimanche et ce lundi. Les policiers ont été tués dans une série d'attaques, de mutineries et de prises d'otages dans des prisons, après que les autorités ont décidé de transférer des chefs de gangs dans un établissement de haute sécurité. Dans son éditorial du jour, Prensa Libre déplore que la politique actuelle du gouvernement consiste plus à réagir qu'à anticiper. D'après le quotidien, ce n'est toutefois pas nouveau : les systèmes de renseignement ont été « fragilisés » par les gouvernements successifs, par « négligence » ou à cause de « querelles politiques ». Le journal appelle à « punir », au nom des droits des citoyens, même si cela va à l'encontre des droits humains. Mais attention à la tentation « d'importer les méthodes » répressives du Salvador de Nayib Bukele, prévient l'auteur d'une tribune dans El Siglo. C'est un « risque mortel pour la république », écrit-il. Car face à un « discours d'efficacité, tout contrepouvoir est vu comme suspect, est perçu comme un obstacle qui protègerait les coupables », regrette l'auteur de cette tribune. Mais si « le pouvoir apprend qu'il peut fonctionner sans limites », il est déjà trop tard quand le citoyen réalise ensuite « qu'il n'a plus personne à qui demander des comptes », conclut-il. Au Québec, la difficile mise en œuvre d'une réforme sur la langue française C'est une exception culturelle, encerclée par 350 millions d'anglophones : au Québec, le seul État francophone d'Amérique du Nord, la langue française se défend par la loi. Depuis 2022, le gouvernement a durci sa législation linguistique avec une réforme majeure qui impose le français comme langue normale du travail, du commerce et des affaires. Saluée par ceux qui redoutent une assimilation lente, cette réforme oblige désormais les entreprises, locales comme internationales, à réviser leur grammaire, sous peine de lourdes sanctions. Mais près de sept mois après son entrée en vigueur, l'application de cette réforme se heurte à des difficultés sur le terrain, a constaté notre correspondante à Montréal, Nafi Alibert. Dans le journal de La 1ère... En Guadeloupe, l'Hôpital de Capesterre-Belle Eau passe officiellement sous la direction du Centre Hospitalier de Basse-Terre, explique Benoît Ferrand, d'Outre-Mer La 1ère.
Après l'enlèvement sidérant du président vénézuélien Nicolas Maduro par les États-Unis, quelle influence Washington pourrait avoir dans la campagne électorale en Colombie cette année ? Yann Basset, professeur de Sciences Politiques à l'Université du Rosario, à Bogota, est l'invité de RFI. La Colombie vit ces derniers mois au rythme des menaces de Donald Trump. Après avoir fait enlever Nicolas Maduro au Venezuela, le président américain a menacé le président Gustavo Petro. Avant cela, le locataire de la Maison Blanche avait déjà accusé son homologue colombien de liens avec le trafic de drogue. Il a ensuite semblé adoucir son discours : les deux dirigeants se sont parlé au téléphone le 7 janvier 2026. Les Colombiens sont tout de même inquiets, pour certains, d'un nouveau revirement du président américain à l'avenir, témoignent-ils au micro de notre correspondante en Colombie, Najet Benrabaa. Avant les élections législatives (8 mars 2026) et présidentielle (31 mai 2026), l'appel entre les deux hommes apparaît tout de même comme un signe d'apaisement qui pourrait temporairement « mettre en veille » la question du rôle des États-Unis dans la campagne, estime Yann Basset, professeur de Sciences Politiques à l'Université du Rosario à Bogota. « Cela peut montrer que Gustavo Petro est capable d'une bonne gestion des relations internationales, ou en tout cas qu'il est plus raisonnable que ne le dépeint la droite », poursuit-il. La sécurité reste néanmoins l'un des enjeux centraux de la campagne. « Gustavo Petro avait promis une "paix totale", qui a largement échoué, car les groupes armés ont profité des négociations pour se renforcer, notamment à proximité de la frontière avec le Venezuela », rappelle le chercheur. Chili: dénouement judiciaire pour un manifestant rendu aveugle Gustavo Gatica. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais il est bien connu au Chili : en 2019, cet étudiant a été rendu totalement aveugle par des tirs de billes de plomb des forces de l'ordre. Les Chiliens manifestaient alors contre la hausse du prix des transports publics et contre les inégalités sociales héritées de la dictature de Pinochet. Six ans après, l'ancien policier a été acquitté définitivement, lit-on en Une du quotidien conservateur El Mercurio. Il a été reconnu comme auteur des tirs mais considéré comme en état de légitime défense, précise le site CiperChile. Car Gustavo Gatica a été filmé en train de jeter une pierre en direction de la police un peu plus tôt. Ce jugement est « un triomphe historique », se félicite Claudio Crespo, l'ancien membre des forces de l'ordre, cité par radio Bío Bío. À la sortie du tribunal à Santiago, sur un ton offensif, il en a profité pour apporter son « soutien » aux policiers qui, dit-il, devront « faire face à la barbarie et à l'insurrection » ces prochains mois, car il anticipe des manifestations contre le nouveau président d'extrême-droite José Antonio Kast, qui prendra ses fonctions début mars 2026. Gustavo Gatica, lui, sera dans l'opposition. Il vient d'être élu député indépendant. Il regrette « qu'une personne qui a rendu aveugle un citoyen » ne soit pas sanctionnée par de la prison, précise le journal La Tercera. Plus de 450 personnes ont été blessées aux yeux, rendues aveugles ou éborgnées lors des manifestations de la fin 2019 au Chili. Dans le journal de La 1ère... En Martinique, cela fait trois jours que les bus du TCSP sont « à l'arrêt » entre Le Lamentin et Fort-de-France, explique Benoît Ferrand, d'Outre-Mer La 1ère.
No se nace sabiendo leer en voz alta. Leer en voz alta es un ejercicio. Y como sostenía Liliana Bodoc, también es "una de las más antiguas costumbres del amor". Porque amasar un pan y leer un poema en voz alta tienen el mismo peso y objetivo: poner abundancia o totalidad, donde antes hubo escasez o vacío. La poesía sabe más de nosotros que nosotros mismos. Por eso nos señala y le da sentido y significado al camino. Porque no hay poema alguno que no sea confesional. Ni poemas de otros que dejen de nombrarnos. Porque una voz entera primero tuvo que temblar y romperse, para transmitir entereza. Por eso lo que propongo, cada día con mayor orden y entusiasmo, es que elijas tu silla preferida, te sumes al grupo de WhatsApp que coordino, y con un mate o un café, le des play a los poema-audios que te envío y te transformes en un/a escucha de tu propio corazón. Ese que está inclinado hacia el lado izquierdo del pecho y tiene mucho que ver con los oídos. Para estar vivos/as en medio de tantos muertos. Y porque "crear belleza" también es un trabajo. Por lo menos una vez al día. Ojalá todos los meses de tu vida.
No se nace sabiendo leer en voz alta. Leer en voz alta es un ejercicio. Y como sostenía Liliana Bodoc, también es "una de las más antiguas costumbres del amor". Porque amasar un pan y leer un poema en voz alta tienen el mismo peso y objetivo: poner abundancia o totalidad, donde antes hubo escasez o vacío. La poesía sabe más de nosotros que nosotros mismos. Por eso nos señala y le da sentido y significado al camino. Porque no hay poema alguno que no sea confesional. Ni poemas de otros que dejen de nombrarnos. Porque una voz entera primero tuvo que temblar y romperse, para transmitir entereza. Por eso lo que propongo, cada día con mayor orden y entusiasmo, es que elijas tu silla preferida, te sumes al grupo de WhatsApp que coordino, y con un mate o un café, le des play a los poema-audios que te envío y te transformes en un/a escucha de tu propio corazón. Ese que está inclinado hacia el lado izquierdo del pecho y tiene mucho que ver con los oídos. Para estar vivos/as en medio de tantos muertos. Y porque "crear belleza" también es un trabajo. Por lo menos una vez al día. Ojalá todos los meses de tu vida.
Seré franca, muchacha, me estoy quedando en la ruina y necesito vender algo. Si alguna vez, al pasar, algo de lo mío te dió vida... no te entregues a la muerte y pedime tu reliquia. Ya sean remeras (con el diseño que prefieras) o libros (con mis senti-aprendizajes del camino). Digo "remeras y libros" porque son lo más redituable para mí y mis necesidades. Léase: comer, pagar las cuentas y hacer terapia. Ojalá sepas apreciar y entender. A todo le podés agregar una taza o unos stickers. Abrazo de oro. Y nos vemos en la próxima, quién sabe con cuántos panes, o ideas, bajo el brazo.
Les quiero compartir algo que nació después de una discusión y un llanto:Por las dudas no me idealices. Suelo darme cuenta muy tarde del desorden que hice. Pego gritos cuando las palabras no alcanzan. Y en esos gritos a veces lastimo a quien más presente estuvo. Y a los que nunca estuvieron los sigo perdonando. Suelo vivir con la muerte en el bolsillo. Y sé que "de irse las personas de mi vida" sólo el golpe me abrirá a nuevos aprendizajes. Creo que nunca podré alimentarte la panza, al menos no con mis propias manos, porque no sé cocinar. Y vivo a base de mate, tereré y sanguchitos. No soy la más linda cuando me olvido de lavarme los dientes. Ni tampoco sigo, del todo, la obligación de afeitarme. A veces me dejo llevar demasiado por comentarios, o halagos, de quienes nunca me vieron realmente en mi peor momento. No soy tan fuerte como parezco, y es por eso que me protejo. Soy más frágil de lo que creo y me tapo de poemas para explicar que nunca termino de explicarme. (...)(...) Soy intensa por miedo al abandono. Y eso pesa, más que un elefante. (...)Siempre quise ser "útil" porque de chiquita me decían el antónimo todo el tiempo. Creo, casi al pie de la letra, que antes de venir a la tierra elegimos ser quienes somos y tener la realidad que tenemos, por eso hago el esfuerzo enorme de no quejarme. Siempre peco de creyente, más que de militante.No me idealices porque no sé muy bien cómo manejarme en situaciones grupales. Y quizá nunca podamos compartir la misma fiesta.No me idealices porque el mundo me fascina, pero también me asusta.Y tampoco soy tan valiente, cuando me cruzo con la chica que me gusta.No digo siempre la verdad.Suelo esconderme en la elocuencia. Pero me confundo más seguido de lo que quisiera.No me idealices, porque por más que intente curar todo lo que toco. Lo que toco me sigue dejando secuelas. Y a veces lo olvido. Y a veces lo rompo.
Les groupes armés continuent d'étendre leur emprise en Haïti. Alors que les chefs de gangs cherchent à obtenir une amnistie pour leurs crimes, leurs regards sont tournés vers le 7 février 2026, date officielle à laquelle doit expirer le mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT). Comment se financent-ils ? Quels liens entretiennent-ils avec le pouvoir politique et les élites économiques ? L'International Crisis Group (ICG) vient de publier un rapport détaillé sur ce sujet. RFI a interviewé l'un de ses auteurs, Diego Da Rin. Dans les zones qu'ils contrôlent, les gangs prélèvent de l'argent pour laisser passer les véhicules, commettent des kidnappings, taxent les commerces et sont soupçonnés également de participer au trafic de drogue. « Avant, les gangs de la coalition Vivre Ensemble recevaient des ordres de leurs patrons », issus des élites politiques et économiques, explique à RFI Diego Da Rin, analyste Haïti à l'ICG et co-auteur du rapport « Haïti : démanteler l'alliance meurtrière des gangs », publié lundi 15 décembre 2025. Mais grâce à la hausse et la diversification de leurs revenus, « désormais, ils interagissent avec les élites comme des partenaires », dans le but « d'essayer de faire en sorte que les autorités leur garantissent une amnistie totale de leurs crimes », poursuit-il. À l'approche de l'échéance du 7 février 2026, les gangs, qui gardent chacun leur autonomie, tentent d'obtenir l'accès ou le maintien au pouvoir des forces politiques qui leur sont favorables. Ils ne cherchent pas à prendre eux-mêmes le pouvoir, estime l'ICG. « L'intérêt partagé de tous les chefs de gangs de Vivre Ensemble est d'éviter d'avoir à affronter une force qui puisse les détruire », explique Diego Da Rin, alors qu'une nouvelle force multinationale, la Force de répression des gangs, adoubée par l'ONU, doit être déployée d'ici au 1er avril 2026 en Haïti. L'UE sanctionne l'ex-président haïtien Michel Martelly Le Conseil de l'Union européenne (UE) a imposé, ce lundi 15 décembre 2025, des sanctions à l'encontre d'anciens responsables politiques haïtiens, explique Gotson Pierre, rédacteur en chef de l'agence Alterpresse. L'UE sanctionne ainsi l'ex-président Joseph Michel Martelly, (2011 - 2016), l'ancien sénateur Youri Latortue (et fondateur du parti politique Ayiti an Aksyon), l'ancien parlementaire Rony Célestin, et le chef de gang Johnson André (Izo 5 segonn) selon un communiqué consulté par l'agence en ligne AlterPresse. «En juillet 2025, le Conseil de l'UE avait déjà inscrit sur sa liste de sanctions trois chefs de gangs haïtiens : Micanor Altès, Christ-Roi Chéry (Krisla) et Jeff Larose, impliqués dans des activités criminelles et dans les violences en Haïti», précise encore Alterpresse. «Les États-Unis ont soif» d'eau venue du Mexique Le partage de l'eau du bassin du Rio Grande (ou Rio Bravo, comme on préfère l'appeler au Mexique) est de nouveau un sujet de tensions entre Washington et Mexico. «Ça y est, Les Etats-Unis ont soif !» ironise El Horizonte au Mexique. Les modalités ont été fixées par un traité en 1944, rappelle Expreso. Le Mexique n'a pas pu donner autant d'eau que prévu et Donald Trump a menacé la semaine dernière d'imposer de nouveaux droits de douane si le pays ne fournissait pas tout de suite près de 250 millions de mètres cubes d'eau. Sous pression, un accord a été conclu et le Mexique commence cette semaine à laisser filer l'eau de ses barrages vers les Etats-Unis, explique Milenio. Les autorités mexicaines ont utilisé «de belles phrases» diplomatiques, ont parlé de «défi commun», poursuit El Horizonte. Mais ces barrages sont déjà «à moitié vides», avertit El Sol de Mexico. Car le problème de fond, c'est qu'une «sécheresse exceptionnelle et sans précédent qui touche les deux pays», souligne El Independiente. C'est ce qui a empêché le Mexique de livrer suffisamment d'eau à temps, insiste le journal. Dans le journal de La 1ère... Une première liaison directe relie depuis ce lundi (15 décembre 2025) Bordeaux à Fort-de-France, nous explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.
In this second episode of Inside the Beehive: The Off-Season Tapes, we sit down with Tour de France Femmes winner Pauline Ferrand-Prévot in our team bus. She looks back on an incredible first season with Team Visma | Lease a Bike, winning both Paris-Roubaix and the Tour de France Femmes. She explains more about her transition from mountainbiking back to road cycling, integrating in and building a Grand Tour winning team and her special relationship with Marianne Vos. Make sure to follow our channels for more episodes of Inside the Beehive: The Off-Season Tapes. Wout van Aert, Jonas Vingegaard, Matthew Brennan and Grischa Niermann also join in the team bus.
En Haïti, alors que les attaques des gangs ne cessent de s'étendre, les transports en commun fonctionnent de plus en plus difficilement. De nombreux chauffeurs de tap-tap (des taxis collectifs) ont été assassinés par des groupes armés. D'autres ne peuvent plus effectuer leur circuit habituel, à cause des affrontements entre groupes armés ou des péages installés par les gangs pour rançonner les conducteurs et les passagers. En ce vendredi matin de décembre, la gare routière où se rend Junior, un habitant de la commune de Carrefour (au sud de la capitale Port-au-Prince), est paralysée après un appel lancé par les chefs de gangs. «Les groupes armés [...] installent des postes de péage un peu partout afin de contraindre les chauffeurs à payer, explique-t-il à Peterson Luxama, correspondant de RFI à Port-au-Prince. Cela entraîne une hausse du coût du transport. Si auparavant un trajet coûtait 50 gourdes [environ 30 centimes d'euros], il faut désormais en payer 150», soit près d'un euro. Les conducteurs voient leurs revenus baisser et dénoncent le manque de soutien des autorités haïtiennes. «Nous ne savons plus à quel saint nous vouer, la situation est extrêmement difficile», déplore Méhu Changeux, responsable de l'Association des Propriétaires et Chauffeurs d'Haïti. «Beaucoup de nos véhicules ont été incendiés, des groupes armés volent les voitures et s'en prennent violemment à nos chauffeurs, mais nous n'entendons jamais de réaction de l'État. Pas même un fonds de garantie n'a été mis à la disposition des chauffeurs pour leur permettre de se relever. L'État nous abandonne, malgré les multiples appels à l'aide lancés par les associations de transporteurs», s'indigne-t-il. Haïti : le viol, une «arme de guerre omniprésente» Le Miami Herald publie cette semaine une série d'articles sur la hausse «alarmante» des cas de viols en Haïti. «Dans les quartiers contrôlés par les gangs, la question n'est pas de savoir si les femmes et les filles seront violées, mais quand», écrit Jacqueline Charles qui, depuis un an, a mené des dizaines d'interviews avec des survivantes et des associations ou centres de santé spécialisés sur les violences sexuelles. «Les viols ne sont pas un phénomène nouveau en Haïti», souligne le journal, surtout en période de crise. Mais le quotidien de Floride parle cette fois d'une «épidémie» tant les cas ont augmenté à mesure que les gangs augmentent leur emprise sur le pays et que les habitants sont forcés de fuir pour vivre dans des camps de déplacés. Un viol a lieu dans le pays «toutes les deux heures». Mais les chiffres dont on dispose (calculés par les Nations unies notamment), sont très probablement «sous-estimés», expliquent les associations d'aide aux victimes interviewées par le Miami Herald. Près de 20% des victimes sont des enfants. Les survivantes sont « stigmatisées », « blamées » par leur propre « communauté voire par leur propre famille », notamment quand elles tombent enceintes après avoir été violées, souligne le quotidien, qui rappelle aussi que l'avortement est illégal en Haïti, même pour les mineures survivantes de viols. Le Docteur Jean William Pape, à la tête des centres GHESKIO, qui accueille des survivantes de violences sexuelles parle d'une «génération perdue». Les associations sont démunies, sous-financées, en particulier depuis que le président des États-Unis, Donald Trump, a fermé cette année l'USAID, l'agence d'aide au développement, remarque le Miami Herald. Chili : ces jeunes qui votent pour l'extrême-droite Au Chili, le second tour de l'élection présidentielle se tient ce dimanche 14 décembre 2025. Jeannette Jara, issue du Parti Communiste et qui représente une large coalition de gauche, est arrivée en tête du premier tour avec 26% des voix. Elle affrontera un candidat d'extrême-droite, José Antonio Kast (24%), ancien parlementaire de 59 ans. Selon les sondages, ce dernier pourrait remporter l'élection grâce à l'union des droites et à une campagne centrée sur les questions de sécurité, de lutte contre l'immigration illégale. Un discours qui séduit dans toutes les strates de la population, même chez une partie des jeunes. Cette génération, née en démocratie, n'a pas connu les années de dictature (1973-1990), une période que le candidat d'extrême droite se remémore avec nostalgie, lui qui a toujours défendu l'ancien dictateur, le général Augusto Pinochet. «Pour avancer il faut laisser tout ça derrière nous», balaye Fernanda, 22 ans, étudiante en droit rencontrée à La Florida, une banlieue de classe moyenne de la capitale chilienne par Naïla Derroisné. Des militaires sont entrés chez sa grand-mère pendant la dictature (qui a fait près de 3 000 morts et disparus), mais la jeune femme estime que cette histoire appartient au passé. «C'était il y a 50 ans. Mentionner tout ça aujourd'hui c'est pour porter atteinte à José Antonio Kast et sa posture politique. Ce n'est pas ça qui va le définir en tant que président, ce qui va le définir ce seront ses actions une fois au gouvernement», juge-t-elle. Sur un campus universitaire dans le sud de Santiago, Margarita, 20 ans, de gauche, se souvient que pendant un cours sur l'Histoire du Chili, peu de ses camarades connaissaient le président Salvador Allende, renversé en 1973. «Ils ont très peu d'informations sur cette période de l'Histoire chilienne. Aujourd'hui, des jeunes soutiennent Kast aveuglément alors même qu'il a été partisan du coup d'État, qui a été terrible pour le pays», s'inquiète-t-elle. Dans le journal de la 1ère... Air Caraïbes relance aujourd'hui sa ligne directe entre Orly et l'aéroport international de Saint-Martin, explique Benoît Ferrand.
Depuis le début de son second mandat, le président américain a repris et formalisé la «doctrine Monroe», et affirme l'hégémonie des États-Unis sur «l'hémisphère» américain. L'administration Trump l'a confirmé en publiant, vendredi 5 décembre 2025, un document qui redéfinit sa «stratégie de sécurité nationale», alignée sur la philosophie du dirigeant de mettre en avant «l'Amérique d'abord». La publication de ce document n'est «pas une surprise» et vient en réalité formaliser et donner une «cohérence» aux actions des États-Unis déjà en cours sur le continent, depuis le début de l'année, estime Kevin Parthenay, professeur à l'Université de Tours et membre de l'Institut universitaire de France. Il était l'invité de RFI ce mercredi 10 décembre. C'est «une extension de la doctrine Monroe» établie au XIXè siècle et qui consiste à tenter d'établir une hégémonie états-unienne sur la région et à décourager d'autres puissances que les États-Unis d'intervenir dans «l'hémisphère américain», poursuit le chercheur. Cela constitue néanmoins une «rupture» par rapport à la politique menée sous les mandats de Barack Obama et de Joe Biden. À cette période, Washington était «concentrée sur d'autres régions» du monde et l'Amérique latine n'était alors pas vue comme une région stratégique, explique Kévin Parthenay. En revanche, depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump estime que la stabilité de son pays dépend, au moins en partie, de ce qu'il se passe en Amérique latine. Entretien complet à réécouter en audio ci-dessus. Possible réduction de la peine de Jair Bolsonaro : nuit mouvementée au Parlement brésilien 291 «oui» et 148 «non» : une proposition de loi permettant de réduire énormément la peine de l'ancien président Jair Bolsonaro a été adoptée par la Chambre des députés au Brésil dans la nuit de mardi à mercredi, lors d'une séance particulièrement mouvementée. Si elle est ensuite votée par le Sénat, cette loi permettrait à l'ancien dirigeant d'extrême-droite de voir sa durée de détention réduite à 2 ans et 4 mois de prison, alors qu'il a été condamné pour tentative de coup d'État à 27 ans de prison. La séance parlementaire est très commentée par la presse brésilienne. On y voit le député Glauber Braga (soutien du président de gauche Lula) expulsé manu militari de la chambre par des policiers, dans une impressionnante foire d'empoigne. Pour protester contre le texte défendu par la droite conservatrice et l'extrême-droite, il s'était installé dans le fauteuil du président de la Chambre. Les clichés ont été pris par les députés eux-mêmes car la presse a été contrainte elle aussi de quitter les lieux temporairement. Une «censure» selon O Globo et la fédération des journalistes du Brésil. L'issue du vote n'est en tout cas pas surprenante estime le journal Estado. En effet, les proches de Jair Bolsonaro tentent depuis des mois d'obtenir une amnistie ou une réduction de peine. Ils ont finalement laissé de côté l'idée d'une amnistie au profit du texte voté dans la nuit de mardi à mercredi. L'un des fils de Jair Bolsonaro, Flavio, menaçait de se présenter à la présidentielle et a négocié avec les partis conservateurs à l'assemblée pour retirer sa candidature en échange du vote de cette proposition de loi, déclarait ce mardi (avant le vote) le leader du parti de Lula à la chambre des députés, le parti des travailleurs (PT), rapporte le journal Folha. La République Dominicaine n'est «pas raciste», proclame son président après la mort d'une fillette haïtienne La mort, mi-novembre, de la jeune Haïtienne Stephora Anne-Mircie Joseph continue de faire beaucoup réagir en Haïti. Cette fillette de 11 ans, immigrée en République Dominicaine, s'est noyée dans une piscine lors d'une sortie scolaire organisée par l'établissement où elle étudiait. L'affaire a contraint le président dominicain Luis Abinader lui-même à réagir publiquement : «La République Dominicaine n'est pas un pays raciste», a-t-il assuré lors d'une conférence de presse lundi soir, relayée par Listín Diario. D'après les images de vidéosurveillance, quand Stephora s'est noyée, les encadrantes ont énormément tardé à réagir, malgré les alertes d'autres enfants, raconte le quotidien dominicain, qui a eu accès au dossier de l'enquête. Les secours ont été appelés seulement après son décès, souligne Gazette Haïti. La petite fille avait été confrontée au racisme dans son collège expliquait la mère de Stéphora au média haïtien Ayibopost. Quatre cadres et employées de l'établissement ont été arrêtées et mises en examen, notamment pour homicide involontaire et négligence, précisait le 6 décembre 2025 Listín Diario. Dans le journal de La 1ère... Le ministre de la Justice a inauguré ce mardi (9 décembre 2025) en Martinique une nouvelle structure «d'accompagnement vers la sortie de prison», nous explique Benoît Ferrand.
Près d'une semaine après avoir voté, les Honduriens ne savent toujours pas qui sera leur prochain ou prochaine présidente. Le décompte des voix a été interrompu pendant plus de 48h ce week-end. Les deux candidats de droite sont en tête, tandis que le parti de gouvernement (gauche) rejette d'ores et déjà le résultat du scrutin. Plus de 88% des bulletins de la présidentielle du 30 novembre 2025 ont été dépouillés, avant une interruption du dépouillement samedi 6 et dimanche 7 décembre 2025, et devait reprendre ce lundi (8 décembre), a expliqué le Conseil national électoral (CNE) au Honduras. Les deux principaux candidats de droite sont au coude-à-coude : Nasry Asfura (pour qui le président étatsunien Donald Trump avait appelé à voter) est crédité de 40,19% des voix selon les résultats provisoires, contre 39,49% pour son concurrent direct Salvador Nasralla. La candidate du gouvernement sortant de gauche, Rixi Moncada (du parti Libre), est loin derrière (19,3%). «Libre ne reconnait pas les élections qui se sont tenues sous l'ingérence du président des États-Unis Donald Trump et de l'oligarchie, a-t-elle déclaré devant ses partisans dimanche soir (7 décembre). Ils ont attaqué le peuple hondurien. Un coup d'État électoral est en cours. Des millions de messages ont été envoyés pour menacer le peuple, pour dire que s'ils votaient pour Rixi, ils ne recevraient pas de transferts d'argent en décembre.» «L'interrumption du décompte officiel depuis vendredi alimente les accusations d'irrégularités », regrette La Prensa. L'Organisation des États américains (OEA), qui a des observateurs électoraux sur place, demande aux autorités de «garantir la traçabilité» des votes, rapporte La Tribuna, pour «donner des certitudes» concernant le résultat final. Pour El Heraldo, le retard dans le dépouillement montre la «fragilité du système électoral» du pays. Dans son éditorial, le journal appelle au calme et à ce que «la volonté populaire exprimée dans les urnes» soit respectée. Haïti : fin des blocages à l'université publique de l'Artibonite (UPAG) Aux Gonaïves, chef-lieu du département de l'Artibonite, des étudiants ont paralysé pendant plus de deux semaines le fonctionnement de l'Université Publique de l'Artibonite, l'UPAG, pour protester contre l'augmentation des frais scolaires. Les protestataires estiment qu'au vu du contexte actuel du pays, augmenter les prix aggrave la crise, sachant que ceux qui fréquentent souvent les universités publiques viennent des quartiers défavorisés. Le mardi 2 décembre, sur les images diffusées par le média en ligne Le Journal, des étudiants avaient contraint le personnel administratif de l'université à quitter l'établissement. Depuis le 24 novembre 2025, ils protestent contre l'augmentation des frais de scolarité. Par exemple, une année d'études à la Faculté des sciences infirmières ou d'agronomie coûte désormais 15 000 gourdes (près de 100 €) contre 12 500 gourdes auparavant. Les frais de scolarité des facultés de sciences de l'éducation, d'économie et de gestion sont passés de 6 500 à 10 000 gourdes (soit 66 €). Selon le rectorat, ces nouveaux tarifs concerneraient uniquement la promotion entrante. Mais pour Chilorvens Charles, ancien étudiant et chef de file des protestataires, il est hors de question que les prix augmentent. «Nous menons une bataille qui est juste. Nous demandons si les responsables tiennent compte de la situation de ceux qui s'inscrivent ici : d'où viennent-ils, qui sont leurs parents ? Car l'UPAG, en tant qu'université publique en région, a l'obligation de protéger ceux qui sont défavorisés, ceux qui ne peuvent pas aller dans les universités privées», explique-t-il à Ronel Paul de RFI. De son côté, le rectorat se défend. Même si l'université est subventionnée par l'État, l'objectif de l'ajustement des prix consistait à compenser, entre autres, l'augmentation des frais de fonctionnement de l'université en raison notamment de la création d'une nouvelle faculté, la construction d'un laboratoire de chimie et de biologie, l'acquisition d'une ferme agricole pour faciliter les expériences des étudiants en agronomie, sans oublier que l'établissement doit aussi faire face à des problèmes conjoncturels, selon le professeur Manne Jacques Dodat Jean, recteur de l'UPAG. «Vous n'êtes pas sans savoir que le prix du carburant a grimpé en Haïti depuis 2022, explique-t-il. Le gallon de carburant est passé de 210-215 gourdes à 560 gourdes. Pour faire fonctionner l'université, il faut beaucoup de carburant. Aux Gonaïves, il n'y a pas d'électricité depuis plus de cinq ans. Le courant de ville n'existe pas, d'où d'importantes charges de dépenses en carburant pour faire fonctionner le campus.» À la suite d'une solution proposée par un groupe de professeurs au sein de l'université, l'administration a accepté de réduire l'ajustement à 8 000 gourdes pour les facultés d'éducation, d'économie et de gestion, et à 14 000 gourdes pour les facultés d'infirmiers et d'agronomie, ce qui a mis fin à la crise, ajoute le recteur, affirmant que les cours devraient reprendre normalement ce lundi 8 décembre. En Floride, implanter des coraux pour repeupler les récifs Le changement climatique - en particulier la hausse des températures de l'eau - et la pollution affectent gravement les coraux à travers le monde. Dans les Caraïbes, au large de la Floride (sud-est des États-Unis), se trouve l'un des plus grands ensembles de coraux au monde. Ces animaux marins sont essentiels pour la biodiversité : 25% des espèces maritimes en dépendent à différents degrés. Mais certains coraux sont menacés de disparition. Au sud de la Floride, la couverture de coraux en bonne santé sur les récifs a diminué de près de 90% par rapport aux années 1970. Face à cela, des initiatives ont été lancées pour repeupler ces récifs, comme dans l'archipel des Keys. À une demi-heure en bateau du port, une quinzaine de plongeurs enfilent leurs palmes et mettent leur masque et bonbonnes d'oxygène. Dans ces eaux turquoises, ils doivent accrocher chacun six coraux sur le récif, explique Edward Maille, correspondant de RFI aux États-Unis. Chacun gratte la surface, colle une petite bille de ciment puis y enfonce un socle sur lequel se trouve un corail. Encadré par l'association Icare, le groupe est composé de bénévoles ayant déjà un niveau minimum en plongée sous-marine. De retour sur le bateau, Lauren Hart, qui a grandi en Floride, a vu l'état du récif corallien se dégrader. «Vous pouviez voir des coraux et des éponges de mer de différentes couleurs : violet, orange, vert… Au fil des années, les couleurs se sont ternies pour laisser place à des nuances de marron», explique-t-elle. «L'océan et les récifs font partie de moi. Voir comment ça se dégrade, voir des coraux disparaître devant vos yeux, c'est très émouvant, très décevant», poursuit-elle, les larmes aux yeux. Cet après-midi-là, 86 coraux ont été greffés. Michael Goldberg, co-fondateur de l'association, plonge depuis plus de 35 ans. Ces cinq dernières années, il a formé plus de 4 500 bénévoles, qui ont greffé près de 30 000 coraux. «Ça parait beaucoup, mais notre objectif se chiffre en millions de coraux à implanter sur les dix prochaines années : nous avons donc beaucoup de chemin à faire pour avoir un impact maximal et revitaliser l'ensemble du récif corallien de Floride », nuance-t-il. Le monde de la salsa en deuil après la mort du Portoricain Rafael Ithier Porto Rico vient de perdre une légende de la salsa. Rafael Ithier, co-fondateur du Gran Combo de Puerto Rico est décédé ce samedi 6 décembre 2025 à l'âge de 99 ans. Pianiste autodidacte, directeur musical, arrangeur et compositeur d'un groupe «considéré par beaucoup comme le meilleur orchestre de salsa au monde», écrit l'agence AP. Cette disparition laisse un «vide irremplaçable dans la culture portoricaine» et latinoaméricaine, estime El Nuevo Día. L'orchestre, fondé en 1962, a joué sur les cinq continents et continue de le faire, même si Rafael Ithier a quitté la scène en 2006. Le groupe a même inspiré la mégastar portoricaine du reggaeton, Bad Bunny, qui avait samplé un de leurs morceaux dans son dernier album. Dans le journal de la 1ère... À quelques heures de l'arrivée en Martinique de Gérald Darmanin, avocats et magistrats plaident pour le retrait de la «Cour criminelle départementale», explique Benoît Ferrand, d'Outre-Mer La 1ère.
Du Népal au Pérou, de Madagascar au Maroc, le drapeau du manga «One Piece» s'est hissé dans les manifestations d'une jeunesse qui a bousculé plusieurs gouvernements. Au Mexique aussi, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue en se réclamant de la «Génération Z», le 15 novembre 2025. Mais ce mouvement est-il réellement impulsé par les jeunes ? Et quels courants agglomère-t-il ? «C'est une mobilisation extrêmement hétéroclite», explique Hélène Combes, directrice de recherche au CNRS rattachée au CERI (Sciences Po). Le Mexique est un «pays très contestataire, rappelle-t-elle, où se coalisent des acteurs parfois très différents». D'abord, «une frange très marquée à droite», dans la lignée du milliardaire libertarien proche de l'extrême-droite latino-américaine, Ricardo Salinas Pliego, propriétaire de la chaîne TV Azteca. La droite traditionnelle, «beaucoup plus modérée», est bien présente elle aussi, par exemple avec le parti Acción Nacional (PAN). Les jeunes sont une composante de plus de cette mosaïque, mais leur spontanéité est à nuancer. «Un des influenceurs les plus actifs dans le mouvement, qui a appelé à la manifestation, est en fait un salarié du parti Acción Nacional», souligne Hélène Combes. Enfin, le mouvement est aussi composé «de personnes venues de zones rurales prospères», dans l'État du Michoacán, d'où est partie la mobilisation après l'assassinat du maire d'Uruapan, Carlos Manzo, le 1er novembre. L'ensemble forme ainsi un groupe très divers «qui se coalise contre le gouvernement de Claudia Sheinbaum, qui est par ailleurs toujours extrêmement populaire», conclut la chercheuse. Haïti : sanctionné par les États-Unis, Fritz Alphonse Jean se défend En Haïti, des officiels continuent d'être la cible de sanctions américaines. Après des anciens présidents, Premiers ministres, parlementaires et hommes d'affaires, c'est au tour de Fritz Alphonse Jean d'être frappé de restrictions par Washington pour ses liens supposés avec les gangs, explique le correspondant de RFI à Port-au-Prince, Peterson Luxama. Des accusations que Fritz Alphonse Jean, ancien Gouverneur de la Banque Centrale, rejette, a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse ce mardi (25 novembre 2025). Il a reçu le soutien de certains membres de la classe politique, à commencer par Claude Joseph. Cet ancien Premier ministre par intérim (2021) dénonce une ingérence étrangère, rapporte Gazette Haïti. Il parle même de «représailles diplomatiques», qui viseraient à punir Fritz Alphonse Jean d'avoir voulu pousser vers la sortie le Premier ministre de transition, Alix Didier Fils-Aimé. Mais ce scénario n'est pas nouveau, prévenait mardi Frantz Duval dans Le Nouvelliste : «Cela fait plus de vingt ans que les États-Unis [tiennent] par les visas les [...] politiciens haïtiens», écrit-il. Avant de prévenir : «la classe politique, qui, hier, demandait [des] sanctions contre des adversaires peut, [le] lendemain, devenir la cible de ces mêmes sanctions». Jair Bolsonaro incarcéré, symptôme d'une consolidation de la démocratie brésilienne ? Au Brésil, Jair Bolsonaro a commencé officiellement sa peine de 27 ans de prison pour tentative de coup d'État. La Cour Suprême a confirmé ce mardi qu'il a épuisé tous les recours judiciaires. Alors s'agit-il d'un «nouveau départ pour la démocratie brésilienne ?», se demande Folha de Sao Paulo. L'incarcération de Jair Bolsonaro, ancien président, mais aussi celle de hauts gradés de l'armée est un fait «historique» dans ce «pays de coups d'État impunis», se félicite le journal. Il s'agit même d'un symptôme de «consolidation de la démocratie», renchérit O Globo. La conclusion de Folha est toutefois moins optimiste : «les réformes manquent» encore pour mieux prévenir d'autres tentatives de coup d'État à l'avenir, conclut le journal. À lire aussiBrésil: l'ex-président Jair Bolsonaro commence à purger ses 27 ans de prison ferme pour tentative de putsch Donald Trump et les grâces présidentielles... de dindes C'est une tradition aux États-Unis, le président a gracié ce mardi (25 novembre 2025) deux dindes, qui ne seront donc pas mangées lors de la fête de Thanksgiving, jeudi 27 novembre. Le président-milliardaire en a profité pour faire de l'évènement une tribune politique. «Trump informe une dinde de tout ce qu'il a accompli», titre le Washington Post, qui s'en donne à cœur joie. «Imaginez, [...] vous avez une belle vie en Caroline du Nord, [...] vous mangez du maïs et passez du temps dehors. [...] Puis, on vous emmène à Washington, [...] et un mec aux cheveux dorés se met à parler très fort de «démocrates d'extrême gauche» et de [prison] au Salvador.» Évidemment, la dinde n'y comprend rien, précise le quotidien, qui ne résiste pas à l'envie de rappeler que Donald Trump n'a pas gracié que des volatiles depuis le début de son mandat. Il a aussi accordé une grâce à près de 1 500 personnes impliquées dans l'assaut du Capitole du 6 janvier 2021. Et gracié certains de ses proches, comme l'ancien maire de New York, Rudy Giuliani, ancien avocat de Donald Trump. Dans le journal de La 1ère... Dans l'ouest de la Guyane, le nombre de sites d'orpaillage illégal ne recule pas. C'est le triste constat des responsables du Parc Amazonien, explique Benoît Ferrand.
La saison 2025 l'a mise en appétit. 2026 pourrait transformer Pauline Ferrand-Prévot en cannibale, une sorte de Pogacar au féminin. La championne olympique française apparait en tout cas très ambitieuse et particulièrement affamée en cette fin d'année. Elle a confié cette semaine ses ambitions pour 2026 et vous le verrez la liste est longue. Une championne qui à 33 ans ne semble toujours pas rassasiée. Bien au contraire, ses succès sur Paris-Roubaix et le Tour de France semblent même lui avoir donné plus de confiance en ses moyens sur les courses sur route. Désormais Pauline fixe ses objectifs et a bien l'intention de remplir les quelques trous qu'il reste encore à combler dans son immense palmarès. Alors la confiance c'est beau mais Pauline ne jouera plus masquée en 2026. Ses adversaires ont compris qu'il ne fallait pas rigoler avec elle. La pancarte de favorite notamment sur le Tour sera-t-elle trop lourde à porter. On en parle dans un instant avec toute l'équipe de Grand Plateau. Et on s'intéressera également au parcours du Tour féminin qui a été dévoilé en même temps que celui des garçons il y a quelques semaines. Un tracé alléchant que l'on vous détaillera.Avec Christophe Cessiux, Maria Azé, Pierre-Yves Leroux, Pierre Koetschet et Jérôme Pineau. Production : Roxanne LacuskaRéalisation : Kevin Paugam
À la 30è conférence des Nations unies sur le changement climatique, organisée en ce moment à Belém au Brésil, ce vendredi 21 novembre 2025 est officiellement le dernier jour de négociations. Mais en raison de désaccords et d'un incendie, qui s'est déclaré jeudi (20 novembre 2025) dans l'enceinte de la COP, les négociations pourraient se poursuivre jusqu'à samedi (22 novembre). Une légère odeur de brûlé flotte encore dans les couloirs des immenses tentes temporaires de la COP30, explique notre envoyée spéciale à Belém, Lucile Gimberg. Hier après-midi, (20 novembre) malgré les six heures de fermeture, certains pays et blocs de pays puissants ont continué à discuter, de manière extra-officielle, toute la nuit. Il est probable que la COP s'étende jusqu'à demain samedi (22 novembre). «La COP se terminera au moment opportun pour les négociations. L'objectif n'est pas seulement de respecter le calendrier, mais d'atteindre les résultats escomptés en matière de changement climatique», a assuré Marina Silva, la ministre brésilienne de l'Environnement. La présidence de la COP a publié, à l'aube, une série de nouveaux textes dont le principal, le dénommé «mutirao» (un terme autochtone au Brésil pour dire qu'une communauté se rassemble pour réaliser une tâche commune). Dans ce texte, la présidence appelle les pays développés à redoubler d'efforts pour fournir 120 milliards de dollars aux pays en développement pour les aider à résister aux catastrophes climatiques. Mais rien d'obligatoire, alors que c'est une demande forte des pays africains notamment. De plus, elle exhorte les pays qui n'ont pas publié de nouveaux plans climat à le faire rapidement. Une formulation trop timide, estiment certains, alors que le manque d'ambition dans les politiques pour freiner le réchauffement mondial se fait sentir un peu partout sur la planète, explique Lucile Gimberg. L'Union européenne, dont la France, est donc mécontente. D'autant que le document ne mentionne plus une éventuelle «feuille de route» qui expliquerait comment les pays peuvent mettre en œuvre l'objectif, adopté à Dubaï, il y a deux ans, de sortie des énergies fossiles. Des pays - notamment pétroliers - s'y opposent. En Amazonie brésilienne, de l'açaí sans pesticides Non loin de Belém, où se tiennent les négociations de la COP30, on cultive dans l'État du Pará un fruit appelé l'açaí. Ce «superfruit antioxydant», en vogue en Europe ou encore aux États-Unis, est récolté au sommet de palmiers en Amazonie. Il est cueilli par des familles de peuples traditionnels qui habitent au bord des fleuves, dans des zones marécageuses. Une agriculture sans pesticides, qui permet de protéger la forêt tout en générant des revenus pour ces familles. Certaines travaillent ainsi en agroforesterie, comme dans la communauté de Mupi, à une demi-journée de voyage de Belém. «À l'époque, ces terres n'étaient pas entretenues. C'était du simple açaí natif. Et quand on a vu qu'il pouvait y avoir un marché de l'açaí, on a changé d'attitude et on en récolte les fruits aujourd'hui. On peut dire que l'açaí, c'est la spécialité de la maison. Ça représente la plus grande partie de nos revenus», explique Leonilson de Reis Castro, président de l'association des producteurs d'açaí de Mupi, au micro de notre correspondante Sarah Cozzolino. Au sein de la coopérative, les producteurs d'açaí ont reçu plusieurs formations pour encourager la biodiversité et la fertilité des sols, à contre-courant de la monoculture d'açaí observée dans certaines communautés. «Les entreprises jouent un rôle important. Car notre marché exige de l'açai bio, [d'autant plus que] les regards du monde entier sont tournés vers l'Amazonie, témoigne Solène Guillot, agronome chez Nossa, une entreprise française qui exporte l'açaí des producteurs de Mupi. Donc si on veut pouvoir vendre un produit qui vient d'Amazonie en Europe, il faut montrer patte blanche. [Montrer que c'est] vertueux pour le territoire, pour l'environnement, et pour les populations. » Le ministère de la Justice «enterré» en Bolivie Le nouveau président bolivien de centre-droit Rodrigo Paz a annoncé ce jeudi 20 novembre la suppression du ministère de la Justice. «Nous allons l'enterrer pour de bon. C'en est fini du ministère de la persécution, c'en est fini du ministère de l'injustice, [...] c'en est fini du ministère qui était un moyen pour les politiques de faire du chantage. Aucun homme politique n'interférera plus jamais dans le système judiciaire», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Parmi les proches de Rodrigo Paz, au centre-droit mais aussi à droite, la suppression du ministère de la Justice est saluée, souligne le site d'information Vision 360. Le gouverneur de la province de Santa Cruz, par exemple, estime que l'ancien président Evo Morales et son parti (le MAS, le Mouvement vers le socialisme) s'en servaient pour mener une persécution politique contre l'opposition de l'époque. Mais chez les élus qui font aujourd'hui partie de l'opposition, c'est perçu comme un «mauvais signal», un signe «d'instabilité» envoyé aux Boliviens, estime un candidat déçu à la vice-présidence. Pour sa part, La Razon rapporte les craintes que cela suscite pour la protection des droits humains dans le pays. Cet épisode reflète déjà des tensions et des divisions au plus haut niveau de l'État : les désaccords entre Rodrigo Paz et son vice-président sont apparus au grand jour, explique le journal El Alteño. Le vice-président avait d'abord obtenu que soit nommé un de ses proches au ministère de la Justice. Avant que soit révélé, il y a quelques jours, que ce dernier avait un casier judiciaire, une condamnation au pénal pour des faits de corruption, lit-on dans El Deber. Ce qui a finalement poussé Rodrigo Paz à tenir sa promesse de campagne et (face à la polémique) à supprimer le ministère de la Justice... Malgré les protestations, sur les réseaux, de son propre vice-président, explique encore le journal. Dans le journal de «La 1ère» Caraïbes... Deux ans de prison avec sursis et cinq ans d'inéligibilité ont été requis à Paris contre le président de la Collectivité de Martinique Serge Letchimy, rapporte Benoît Ferrand.
Ce jeudi 13 novembre 2025 marque les 10 ans des attentats de Paris et de Saint-Denis. Le Stade de France, des terrasses de bars et la salle de concert du Bataclan avaient été pris pour cible par des terroristes se revendiquant du groupe État islamique. 132 personnes ont été tuées, dont des étrangers, comme Luis Felipe Zschoche Valle, un Chilien de 33 ans. Sa famille vient tous les ans à Paris honorer sa mémoire. Sa famille s'est confiée à RFI. La mère de Luis Felipe, Nancy Valle, a assisté aux cérémonies de ce jeudi 13 novembre 2025, comme les années précédentes. «Pour moi, c'est une année comme les autres», expliquait-elle au micro de Marine de La Moissonnière, quelques heures plus tôt. «Dix ans, ce n'est rien parce que l'absence est toujours là. Ce sont dix années de jours vides, de silences éloquents. Tous les jours, je pense à mon fils», poursuit-elle. «Avec le temps, ma peine s'est transformée. C'est une douleur plus apaisée : je ne ressens plus de rage, d'impuissance, de sentiment d'échec de n'avoir pas réussi à protéger mon enfant. Il n'y a plus rien à faire que se souvenir de lui, célébrer sa vie et honorer sa mémoire. Et c'est très important parce que ça peut permettre que cela ne se reproduise plus jamais», souligne-t-elle. «Chaque année, quand approche la date du 13 novembre, cette blessure qui est en train de cicatriser s'ouvre à nouveau.» Après avoir assisté aux cérémonies d'hommages, elle partira pour Gap où son fils est enterré. «C'est mon rituel, chaque année. Puis chaque fois, quand je repars pour le Chili, j'ai l'impression de l'abandonner, explique-t-elle, très émue. Ça me fait du bien d'être à Paris et à Gap, avec des gens qui ont vécu la même chose que moi. On se réconforte entre nous. Au Chili, ma famille et moi, on est seules avec notre douleur. Je n'ai personne avec qui parler de tout ça. Mais ici en France, si. Et ça fait du bien.» Le procès qui s'est tenu en 2021 et 2022 a aussi contribué à apaiser cette douleur. «Avant le procès, je n'existais pas pour la justice : personne ne nous a prévenues de la tenue du procès. On l'a su grâce à des journalistes de Radio France Internationale qui nous ont aussi expliqué comment y participer», se remémore Nancy Valle. «Ce procès m'a aidée. Il a été comme une reconstruction judiciaire. Cela m'a un peu apaisée de savoir que la justice avait fait son travail. C'est une satisfaction de savoir que les accusés ont été jugés et condamnés», conclut-elle. Haïti : la sécurité des ports mise en cause par les États-Unis La garde-côtière américaine a déterminé que «le gouvernement haïtien ne mettait pas en œuvre de manière substantielle le Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires au niveau national et au niveau des installations portuaires» et ne «constatait pas la mise en place de mesures de sécurité efficaces», peut-on lire dans une lettre transmise au gouvernement haïtien via l'ambassade des États-Unis en Haïti, rapporte Le Nouvelliste, mercredi 12 novembre 2025. Tirs, kidnappings, à quai ou en mer, «depuis des mois, les ports et des navires sont attaqués par les gangs», ajoute son rédacteur en chef, Frantz Duval, alors que «Haïti importe par voie maritime plus de 80% de ses biens de consommation», souligne-t-il. Le plus long shutdown de l'histoire des États-Unis s'achève Après plus de 40 jours de paralysie budgétaire, les fonctionnaires vont de nouveau pouvoir être payés et les programmes d'aides sociales vont reprendre, notamment l'aide alimentaire SNAP. Certains élus démocrates ont voté contre la ligne de leur parti, qui exigeait la prolongation des aides publiques pour le système d'assurance santé Obamacare. «Stupidity never shuts down» («La stupidité ne s'arrête jamais»), ce titre assassin et ce jeu de mots ont été choisis par le Wall Street Journal pour son éditorial du jour. Le quotidien économique se moque des démocrates qui ont cru que, plus la paralysie budgétaire durerait, plus ils auraient de chance d'obtenir la prolongation de l'Obamacare. Ce n'était «pas la stratégie la plus maline», estime le quotidien. Le quotidien Detroit Free Press est plus clément : les élus démocrates qui ont voté avec les républicains pour mettre fin au shutdown le plus long de l'histoire du pays «avaient des arguments entendables», lit-on dans une tribune publiée sur le site de ce média du Michigan. Par exemple, celui de considérer que les citoyens touchés par la paralysie budgétaire avaient «assez souffert». «Qu'auriez-vous fait à leur place ?», interroge l'auteur, qui s'adresse aux électeurs états-uniens. À ses yeux, il reste encore une chance de prolonger Obamacare. Campagne électorale tendue au Honduras Le Honduras se prépare à voter pour choisir son nouveau ou sa nouvelle présidente, le 30 novembre 2025. La campagne se déroule dans un climat de «crispation» selon El Heraldo, à Tegucigalpa. La majorité sortante de gauche et l'opposition de droite s'accusent mutuellement de vouloir attenter contre la transparence et la sincérité du vote. D'un côté, une enquête a été ouverte contre un député de droite ou encore contre une membre de l'autorité électorale, soupçonnés d'avoir voulu organiser une fraude. De l'autre, le gouvernement de gauche est particulièrement critiqué après avoir annoncé que l'armée sera chargée de réaliser un décompte parallèle des voix. Les candidats de l'opposition ont appelé ce mercredi 12 novembre 2025 à «protéger» l'intégrité du processus électoral. Même les États-Unis ont décidé de s'en mêler. Le secrétaire d'État adjoint du gouvernement Trump, Christopher Landau, prévient que Washington «suit de près le processus électoral», rapporte le journal La Tribuna. Le gouvernement états-unien «exhorte les autorités [...] à respecter les lois et la Constitution», faute de quoi il «réagira rapidement», rapporte encore le média hondurien, qui y voit un «avertissement» de la part du grand voisin régional. El Heraldo nuance tout de même cette menace et pointe du doigt la «naïveté de l'opposition», qui insinue, selon le journal, que les États-Unis pourraient envahir le Honduras en cas de victoire de la majorité sortante de gauche. La présidente Xiomara Castro n'échappe pas aux critiques, cette fois-ci dans La Prensa, dont un des éditorialistes accuse la dirigeante d'attiser les divisions au sein de la société hondurienne. Dans les Caraïbes françaises... Le saviez-vous ? La Martinique est la région de France où l'on compte le plus de… personnes âgées, nous raconte Benoît Ferrand, de La 1ère.
Dans ce nouveau podcast, les Grosses Têtes doivent deviner à qui appartiennent les anecdotes qu'elles entendent avec des voix trafiquées ! Pour cet épisode, c'est Franck Ferrand et Karina Marimon qui mènent l'enquête ! Retrouvez tous les jours le meilleur des Grosses Têtes en podcast sur RTL.fr et l'application RTL.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Les Équatoriens sont appelés aux urnes, ce dimanche 16 novembre 2025, pour un référendum voulu par le président Daniel Noboa. Quatre questions leur seront posées : approuver ou non l'installation de bases militaires étrangères, réduire ou non le nombre de députés, cesser ou non le financement des partis politiques par l'État et enfin autoriser ou non la réaction d'une nouvelle Constitution. Ce dernier point inquiète de nombreux écologistes qui souhaitent y maintenir les droits de la nature, inclus en 2008 lors de la précédente Constituante. Journaliste spécialisé dans la défense de l'Environnement, Franklin Vega est favorable au maintien des droits de la nature dans une éventuelle nouvelle Constitution, même si leur application depuis 17 ans le laisse perplexe. «Les droits de la nature sont davantage des énoncés théoriques que des valeurs appliquées sur le terrain. Il y a bien eu quelques cas, par exemple une route à Loja a été déplacée [au nom des droits de la nature] mais face aux grands intérêts économiques et miniers, ces droits passent au second plan», regrette-t-il au micro du correspondant de RFI en Équateur, Eric Samson. En revanche, Beto Bonilla, membre de la Fondation Pachamama, conteste l'idée selon laquelle les droits de la nature seraient en perte de vitesse : «Si c'était le cas, comment expliquer que les droits de la nature se soient étendus à plus de 40 pays comme la Nouvelle-Zélande, des pays européens et jusqu'à la Colombie ?». Le sujet des droits de la nature sera relancé ce dimanche si les Équatoriens choisissent de réformer la Constitution de 2008. Haïti : la violence des gangs s'étend encore dans l'Artibonite Dans le Haut Artibonite, Gros-Morne, une commune de plus de 150 000 habitants située entre les Gonaïves et Port-de-Paix, fait régulièrement l'objet des attaques sanglantes d'une branche du gang Kokorat San Ras. À plusieurs reprises, les hommes armés ont fait irruption en plein jour dans la ville, tuant, blessant et enlevant plusieurs personnes. Les victimes se comptent par centaines. La dernière attaque en date remonte au 2 novembre et s'était soldée par la mort de trois personnes. En sous-effectif, la police peine à contenir les groupes armés. Ronel Paul a joint des habitants de Gros-Morne, mais aussi Hubert Cénéac, le maire de la ville. Souvent à la tête de manifestations contre les malfrats, il raconte être devenu une cible. Face à l'impuissance des forces de l'ordre, il tente avec les moyens du bord d'assurer les protections des habitants. «Premièrement, j'ai publié des communiqués informant la population que certaines zones du centre-ville seront bloquées, pour réduire la circulation des gangs dans le centre-ville. Les bandits avaient cinq portes d'entrée et j'ai pris la décision d'en bloquer quatre, pour ne laisser qu'une seule voie, la Nationale 5, sur laquelle se trouve le commissariat. On utilise des graviers, du sable de rivière… entre dimanche et mardi, on aura à bloquer d'autres endroits afin de limiter leur entrée», explique-t-il. L'enfermement de la population est donc pour le moment, le moyen le plus efficace de la protéger contre les groupes armés. Car du côté de la police nationale, la situation est catastrophique. Selon le maire, le commissariat de Gros-Morne compterait seulement une quinzaine de policiers pour une population estimée à 169 000 habitants. 39 mercenaires cubains décédés identifiés en Ukraine À Cuba, la presse indépendante se penche sur le cas de mercenaires partis combattre en Ukraine pour le compte de la Russie. 39 Cubains ont été identifiés parmi les combattants de l'armée russe tués en ukraine, écrit Cubanet depuis Miami. Le député ukrainien Maryan Zablotsky (membre du parti du président Volodymyr Zelensky) a fait le déplacement en Floride pour tenir une conférence de presse sur ce sujet avec des membres de l'opposition cubaine en exil. La liste des noms a été publiée. Quatre Cubains ont, par ailleurs, été faits prisonniers, d'après le député, qui est venu de Kiev avec la proposition suivante : l'Ukraine peut les renvoyer chez eux si La Havane accepte en échange de libérer des prisonniers politiques, assure-t-il, cité par Cubanet. Avec la Corée du Nord, l'île communiste serait le principal pourvoyeur de combattants étrangers pour l'armée russe, écrivait Forbes le mois dernier. Les militaires cubains ne participent pas à des conflits à l'étranger, assure le gouvernement à La Havane, cité par Cibercuba. Mais face à la situation économique sur l'île, des milliers de citoyens cubains ont été séduits par le salaire promis par l'armée russe, ou trompés par des offres qui promettaient un emploi civil, puis forcés à signer des contrats de mercenariat sans comprendre ce qui y était écrit en russe, analyse le site d'information indépendant. Les estimations varient, néanmoins les services de renseignements américains, cités par l'agence Reuters en octobre parlent d'entre 1 000 et 5 000 combattants cubains enrôlés dans l'armée russe. Dans les Antilles françaises... La Collectivité Territoriale de la Martinique plaide une nouvelle fois pour une répartition «plus juste» des fonds européens en faveur de l'agriculture, explique Benoît Ferrand, de la 1ère.
Avec le père Joël Ferrand
Classé en catégorie 5 (le niveau maximum), c'est le plus puissant ouragan à jamais toucher l'île des Caraïbes. 1,5 million de personnes pourraient être affectées à divers degrés en Jamaïque, tandis que des rafales de vent et de fortes pluies s'abattent déjà sur le sud-ouest d'Haïti depuis plusieurs jours. Tandis que de nombreux habitants se préparent depuis plusieurs jours et se calfeutrent chez eux, le quotidien de Kingston s'est rendu à Port Royal, quartier particulièrement exposée aux vagues, et soumis à un ordre d'évacuation... Mais «pourquoi fuir si nous avons déjà survécu à l'ouragan Gilbert ?» (en 1988) se demandait, lundi 27 octobre 2025, un habitant qui ne comptait pas quitter son quartier. Certains craignent de ne pas avoir assez à manger dans les abris désignés par le gouvernement, ou que leur maison soit pillée en leur absence. Une autre vidéo est à la Une des journaux états-uniens, transmise par l'US Air Force. Le Washington Post donne la parole à un météorologue qui était à bord de cet avion. Il décrit les violentes turbulences au moment de traverser les nuages à haute altitude, les vents qu'il sait être très forts en dessous de lui, puis l'arrivée dans une trompeuse «oasis de calme»... image à la fois «sinistre et poétique». Une «perfection météorologique», dit-il, dont il sait, en même temps, la catastrophe qu'elle signifie à terre... des «communautés brisées», «dévastées», et des «blessures qui mettront des années à cicatriser». En Haïti, Melissa représente «une menace majeure» Le directeur de l'agence haïtienne Alterpresse, Gotson Pierre, fait le point sur les dégâts déjà causés par l'ouragan en Haïti ces derniers jours, où il a fait au moins trois morts. Le sud-ouest du pays est le plus affecté, notamment les départements de Nippes, de Grand' Anse et du Sud. «Le puissant ouragan Mélissa représente une menace majeure même sans impact direct», explique l'agence. Car «ces précipitations extrêmes risquent de provoquer des inondations catastrophiques et de nombreux glissements de terrain, surtout dans les zones montagneuses de la Grand'Anse, du Sud et des Nippes, où les sols sont déjà saturés." Un livre de photographie pour dédiaboliser la feuille de coca La photographe française Nadège Mazars vient de publier un livre sur la feuille de coca : «Mama Coca». Un livre pour démystifier et dédiaboliser l'image de cette plante sacrée pour certains, et considérée comme un stupéfiant pour d'autres. Notre correspondante en Colombie, Najet Benrabaa, l'a rencontrée fin septembre 2025 au salon international d'art ARTBO à Bogota. Dans le journal de la 1ère Le préfet de la Guadeloupe qui est allé hier soir (27 octobre 2025) à la rencontre des collectifs «d'usagers de l'eau», nous explique Benoît Ferrand.
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Rentrés dans leur pays face à la pression des politiques anti-immigration de Donald Trump ou expulsés par les États-Unis, de nombreux Mexicains sont confrontés à la précarité et la désillusion. Après avoir passé la moitié de sa vie aux États-Unis, Pavel Salas est rentré au Mexique. «Les États-Unis vivent dans le mensonge. Le rêve américain n'en est plus un. Tout a changé et c'est devenu très dur», explique-t-il à notre correspondante Gwendolina Duval. Arrivé illégalement, il y a 25 ans, il avait fini par obtenir un visa. Il est rentré au pays, il y a quelques mois, pour des raisons personnelles. Depuis le début de l'année, les États-Unis assurent avoir expulsé 400.000 étrangers et constaté 1,6 million de départs volontaires, dans un contexte tendu. Car, depuis des mois, l'ICE pratique des descentes musclées dans les villes américaines, tandis que Donald Trump multiplie les discours hostiles contre l'immigration. Dans la ville d'Acapulco, José Luis, lui, n'a pas eu le choix de rentrer : sans papier, il a été arrêté par les services de l'immigration américains et reconduit à la frontière en mars. Ce boulanger qui n'a jamais manqué de travail de l'autre côté de la frontière a retrouvé un emploi dans la zone touristique de la ville balnéaire. Payé 350 pesos par jour (l'équivalent de 16 euros), soit beaucoup moins qu'aux États-Unis, explique-t-il dans le reportage de Gwendolina Duval. État d'urgence au Pérou Près de 10 millions de personnes sont soumises à l'état d'urgence à Lima depuis mardi 21 octobre au soir, à minuit heure locale au Pérou. Sur décision du nouveau président par intérim José Jerí, au pouvoir depuis un peu plus de dix jours, l'armée pourra ainsi être déployée dans les rues de la capitale et de la ville portuaire voisine de Callao. Le président l'a annoncé dans une allocution télévisée hier soir, sur un ton martial, debout, entouré des membres de son gouvernement. Haïti : comment enrayer la hausse des kidnappings ? En Haïti, le fléau des enlèvements contre rançon est en hausse. Ils se multiplient à mesure que les gangs étendent leur emprise dans le pays. Qui sont les personnes visées par ces kidnappings ? Comment y mettre fin ? Gédéon Jean, le directeur exécutif du Centre d'analyse et de recherche en droits de l'homme (le CARDH) en Haïti revient pour RFI sur les facteurs qui expliquent cette hausse des enlèvements dans le pays. En Colombie, l'ex-président Alvaro Uribe gagne son procès en appel La condamnation à 12 ans d'assignation à résidence d'Alvaro Uribe pour subornation de témoins a été annulée par un tribunal de Bogota ce mardi. Ce rebondissement judiciaire fait beaucoup réagir la presse colombienne. Le visage de celui qui a gouverné le pays entre 2002 et 2010 s'affiche en Une de tous les quotidiens nationaux. Cheveux blancs, fines lunettes argentées, et un seul mot pour El Espectador : «Innocenté». Cette décision montre «la solidité de l'institution judiciaire», estime El Tiempo, dans cette affaire où l'ancien président de droite était accusé d'avoir fait pression sur des témoins, qui assuraient qu'il avait des liens avec des groupes paramilitaires. La condamnation d'Alvaro Uribe en première instance avait été critiquée par la droite colombienne. Cette fois-ci, le président de gauche Gustavo Petro appelle les Colombiens à manifester vendredi (24 octobre 2025) en réaction à la décision d'appel. Le candidat de la gauche à la présidentielle de 2026, Ivan Cepeda, à l'origine de la plainte, a annoncé qu'il portera l'affaire devant la Cour suprême. Dans les Antilles françaises… Les bouteilles de gaz sont de plus en plus rares à Marie-Galante en Guadeloupe, nous explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer la 1ère.
C'est le capitaine de l'équipe des GG du Sport : notre éditorialiste Christophe Cessieux fait sa causerie à la mi-temps de l'émission ! Un coup de gueule, un coup de cœur… Christophe a carte blanche !
Pour la première fois, les championnats du monde de cyclisme se déroulent sur le continent africain, au Rwana. Samedi, la course en ligne féminine. Dimanche, la course masculine. Et chez les femmes, Pauline Ferrand-Prévot figure parmi les favorites sur l'un des tracés les plus corsés de l'histoire... Ecoutez La tentation sport avec Nicolas Georgereau du 26 septembre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Pauline Ferrand-Prévot's win at the 2025 Tour de France Femme was an incredible display of cycling prowess and dominance but also put women's bodies, health, and sporting double standards back under the microscope. Can women just be athletes? Or do they have to always been an athlete AND a model of health. This episode will leave you thinking about these questions and your own bias when viewing women and women's sports. You can support us on Patreon AND get access to members' only content by clicking here. If you want to work with us, you can check out our nutrition coaching and fitness programming. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Avec : Denis Ferrand, économiste et directeur général de Rexecode. - Tous les matins à 7h40, l'invité qui fait l'actualité. Un acteur incontournable, un expert renseigné... 10 minutes d'interview sans concession avec Apolline de Malherbe et les témoignages des auditeurs de RMC au 3216.
Pauline Ferrand-Prévot vainqueur du TDF Femmes 2025 est une cycliste française reconnue pour sa polyvalence. Elle est la seule athlète de l'histoire à avoir été simultanément championne du monde de VTT, de cyclocross et sur route.
Les Grandes Gueules ne savent rien de ce qui les attend... Et pourtant ils vont devoir débattre sur une actu qu'ils vont découvrir en direct !
Le président américain a dégoupillé une nouvelle grenade dans le jeu électoral, en voulant exclure les résidents sans-papiers du décompte de la population américaine. Une mesure a priori illégale. «Les personnes qui vivent illégalement dans notre pays ne seront plus comptés dans le recensement», a lâché Donald Trump sur son réseau Truth Social, jeudi soir (7 août 2025). Une déclaration qui a fait l'effet d'une bombe, car, selon la Constitution américaine, ce recensement décennal doit dénombrer tous les résidents, en situation légale ou pas, afin d'allouer correctement les fonds publics locaux. Mais cela n'arrête pas Donald Trump: lors de son premier mandat, il avait déjà signé un décret pour imposer cette réforme, relève le médias en ligne The Hill. Ce dernier avait toutefois été contesté devant la justice et finalement retiré par son successeur, Joe Biden. Cette nouvelle déclaration n'a pas forcément été faite pour des gains électoraux directs : cette réforme réduirait certes le nombre de députés en Californie, qui est démocrate, mais aussi au Texas et en Floride, qui sont des bastions républicains, note Politico. «C'est une stratégie de communication, et elle est ingénieuse», explique un républicain cité par The Hill : l'objectif serait de faire comprendre à la base électorale de Donald Trump où se trouvent les clandestins, et comment la présence de cette population ferait gonfler les chiffres de la population en faveur des démocrates. Tout ceci pour faire mieux accepter les opérations actuelles de redécoupage, au Texas ou en Arizona. Une opération de communication à plusieurs bandes, donc. Apple accusé d'affaiblir la démocratie «Apple pourrait envoyer la démocratie dans les courriers indésirables», alerte une tribune du Washington Post. À partir de septembre, le nouveau système d'exploitation des IPhone permettra en effet d'écarter tous les SMS de numéros inconnus, pour les placer dans un dossier séparé. «Les victimes collatérales de ce système seront les sondeurs d'opinion ou de santé publique», prévient l'auteur, qui est co-fondateur d'une société d'analyses. Aujourd'hui, moins de 1% des sollicitations font l'objet de réponse, et ce chiffre pourrait sombrer. Or «sans mesure d'opinion de qualité, il est difficile de demander des comptes aux élus», prévient le chroniqueur. Ce risque est surestimé, tempère le média spécialisé Fast Company, qui dévoile que ce filtre de SMS indésirables est déjà présent depuis plusieurs années sur les IPhone, mais qu'il change juste de format. Selon Fast Company, dans le nouvel OS 26 « Apple devrait même rendre ces messages indésirables plus visibles ». En Haïti, prise de fonction du nouveau président de la transition Dans son discours d'investiture, le jeudi 7 août, Laurent Saint Cyr est revenu sur la violence des gangs, qui «force les élèves à quitter les écoles et brise les familles». Il dit vouloir rétablir l'autorité de l'État et appelle la communauté internationale à renforcer son soutien à Haïti, rapporte Alterpresse. Une urgence évidente : quelques heures avant son discours, des attaques ont été menées sur la route du siège du gouvernement. Et deux blindés des forces kényanes de sécurité ont été incendiés. Dans son éditorial, Le Nouvelliste est pessimiste quant à cette nouvelle présidence : «il nous faut un Big bang, une révolution, mais nous n'avons qu'une cacophonie», déplore l'éditorialiste. «Face à l'échec de nos dirigeants, il faut maintenant craindre le pire et espérer le moindre mal.» La présidence de transition accusée de corruption. Entretien avec Widlore Mérancourt, rédacteur en chef d'Ayibopost, et co-auteur d'une enquête sur des accusations de corruption, lancées par les Etats-Unis, et visant des membres du Conseil présidentiel de transition. En Argentine, le président contre-attaque Cela fait des semaines que Javier Milei fait face à des manifestations de retraités pour la revalorisation de leur pension. Une révolte compréhensible, reconnait le journal conservateur la Nacion, car, selon un récent sondage, le niveau de pauvreté des retraités est 50% plus élevé qu'il y a huit ans. Mais pour contrer cette contestation, le président descend à son tour dans la rue, où il attaque ses opposants de la famille Kirchner. Javier Milei clame que ce clan ne doit pas revenir au pouvoir, et lance le slogan «Nunca mas», «Plus jamais», inscrit sur sa banderole. Un message controversé, rapporte Pagina 12, qui rappelle que ce «Plus Jamais» a été utilisé depuis 40 ans pour s'opposer au retour de la dictature militaire. «Cette opération brutalise le consensus démocratique et diabolise la force politique qui a milité pour les droits humains», écrit le journal. Une énorme arnaque aux billets d'avion En Argentine, plus de 200 personnes auraient été escroquées par une femme qui vendait des billets pour l'Europe. Si beaucoup d'Argentins ont pu voyager sans problèmes, plusieurs dizaines de personnes se sont retrouvées bloquées en Espagne début juillet 2025. Marine de La Moissonnière a mené l'enquête et parlé à des victimes. Au Chili, reportage sur le trafic de drogue En deux semaines, deux affaires de trafics de drogue ont été révélées, impliquant des militaires. Cela s'est déroulé dans le nord du pays, une région frontalière avec le Pérou, l'Argentine et la Bolivie, qui est considérée comme «la porte d'entrée» du crime organisé international au Chili. Cela a alerté les autorités et choqué la population. À Santiago, reportage de la correspondante de RFI, Naïla Derroisné. Le journal de la 1ère En Martinique, Benoît Ferrand, une aide financière «exceptionnelle» a été débloquée pour venir en aide aux entreprises affectées par les émeutes de l'an dernier (2024).
En Haïti, Laurent Saint-Cyr prend la tête du Conseil présidentiel de transition ce mercredi (6 août 2025). Comme prévu, lors de sa création en avril 2024, la présidence du CPT change tous les cinq mois. Il succède, donc, à Fritz Alphonse Jean et va devoir tenter de convaincre des Haïtiens désabusés, notamment face à la dégradation de la situation sécuritaire. «Le CPT est passé totalement à côté de sa mission. C'est un échec», estime ainsi Sephora, étudiante haïtienne interrogée par le correspondant de RFI à Port-au-Prince, Peterson Luxama. Pour Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste, Laurent Saint-Cyr et le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé «peuvent aussi bien sauver la transition que l'enfoncer». Provoquer un naufrage en règle ou tenter une césarienne in extremis. «C'est un peu la présidence tournante de la dernière chance», explique notre confrère haïtien qui rappelle que le CPT est censé remettre le pouvoir à des élus, le 7 février 2026. Les dirigeants haïtiens ont donc beaucoup à faire. «Or, pour l'instant, ils n'ont pas fait grand chose», souligne Frantz Duval. «Il faut remettre l'efficacité au service de la population, mettre l'intérêt du pays au premier plan et aussi remettre un peu de moralité dans tout cela», estime le journaliste. «Les membres du CPT ont été nommés mais n'ont pas été élus. Ils ont accaparé les fonctions et les privilèges, sans jamais assumer les responsabilités», juge-t-il. «Ils ne s'entendent sur absolument rien de ce qui est important», constate encore Frantz Duval. En Bolivie, le lithium, enjeu de la présidentielle En Bolivie, l'élection présidentielle aura lieu le 17 août 2025. Un dossier pourrait peser sur le résultat du scrutin : le cas du lithium. Le pays possède les plus importantes ressources mondiales de ce métal indispensable à la fabrication de batteries, mais il peine à industrialiser le secteur. Deux entreprises, une russe et une chinoise, prévoient de venir extraire du lithium, mais les communautés locales s'inquiètent du peu de transparence autour de ce projet, et des potentielles conséquences de l'extraction sur leurs ressources en eau. Reportage de Nils Sabin. Le Washington Post dévoile une partie du contenu du rapport américain sur les droits humains Le Washington Post a eu accès à certaines parties de la version quasi-définitive du très attendu Rapport annuel sur les droits humains dans le monde rédigé par le département d'État américain. Exit les accusations de mauvais traitements envers les prisonniers, de discrimination à l'encontre de personnes LGBTQ+ ou de corruption dans les chapitres consacrés au Salvador, à Israël et à la Russie que le Washington Post a pu lire. Il reste bien quelques mentions d'abus perpétrés par le gouvernement mais ils ont été atténués, précise encore le journal. Du coup, ces parties sont beaucoup plus courtes que sous Joe Biden et bien différentes aussi, voire en contradiction flagrante. Par exemple, au sujet du Salvador, on peut lire que les États-Unis n'ont reçu «aucun rapport crédible de violations significatives des droits humains» en 2024, que la violence carcérale a considérablement diminué dans le pays et que les assassinats supposés font l'objet d'enquêtes de la part du gouvernement, alors qu'en 2023, l'administration Biden dénonçait des meurtres, des cas de tortures et des conditions de détention (...) potentiellement mortelles. Il faut dire, précise le Washington Post, que le Salvador a accepté d'incarcérer des migrants renvoyés des États-Unis. Du côté du département d'État, on explique que le rapport 2024 «a été restructuré (...) afin de le rendre plus lisible». Il se concentre sur les «questions fondamentales», ajoute cette source anonyme, comme par exemple, le recul de la liberté d'expression. L'administration Trump «ne s'intéresse qu'aux droits humains de certaines personnes... dans certains pays, quand ça l'arrange», se désole dans les colonnes du journal Keifer Buckingham, ancien employé du département d'État. Plus généralement, c'est toute la conception de la démocratie que le président américain remet en cause, analyse le quotidien qui raconte qu'en juillet 2025, Marco Rubio a envoyé des instructions aux diplomates américains. Ils ne doivent plus commenter les résultats des élections qui ont lieu dans d'autres pays. Interdiction même dire que le scrutin a été juste et équitable. Motus et bouche cousue «à moins que ce ne soit dans l'intérêt de la politique étrangère américaine de le faire.» Les cartels mexicains accroissent leur présence à l'étranger Grâce aux travaux du chercheur Víctor Manuel Sánchez Valdés, on apprend que le Cartel de Sinaloa est présent dans 96 pays quand son rival, le Cartel Jalisco Nueva Generación n'est, lui implanté que dans 61 États. Ces groupes «reçoivent de la cocaïne d'organisations colombiennes, achètent des armes aux États-Unis, fabriquent des drogues synthétiques avec des précurseurs chimiques venus de Chine et blanchissent leurs bénéfices grâce aux systèmes financiers des Émirats arabes unis», résume El Universal. Si ces cartels étendent leur emprise sur toujours plus de pays, c'est tout simplement pour gagner plus d'argent. Ils privilégient les pays où aucune organisation ne répond à la demande locale, et ceux qui leur sont utiles soit parce qu'ils peuvent s'y fournir en produits chimiques, soit parce que le pays est un point de passage essentiel pour le trafic de drogue, explique Victor Manuel Sanchez Valdes. Selon lui, la seule solution pour démembrer ces réseaux, c'est que les autorités des pays concernés travaillent ensemble. Adidas accusé d'appropriation culturelle Les sandales Oaxaca Slip-on d'Adidas seraient une copie des huaraches, les sandales traditionnelles portées par la communauté zapotèque du village Villa Hidalgo Yalalag. Or, cette population autochtone n'a été ni consultée, ni associée à ce projet, rapporte le journal Proceso. Les autorités mexicaines rappellent que c'est illégal. Il existe au Mexique une loi de protection du patrimoine culturel des peuples et des communautés indigènes et afromexicaines. Selon El Universal, elles demandent à Adidas de cesser de vendre les Oaxaca Slip-on et menacent de saisir la justice. Ce n'est pas la première fois que la culture de la région de Oaxaca est ainsi pillée, rappelle Proceso qui cite Zara, Isabel Marant ou bien encore Levis. Le journal de la 1ère Benoît Ferrand nous parle d'un projet afin de construire un mémorial caribéen des catastrophes naturelles.
Three years to win the Tour de France Femmes? Not so much. Pauline Ferrand-Prévot had said that it would take that long for her to transition from World Cup MTB competition to the very different challenges of multi-day road racing, but stage 8 showed that she's far ahead of schedule. Andrew Hood and Shane Stokes discuss her historic performance on the Col de la Madeleine that saw the Jumbo-Visma rider tempo away from Vollering and the other GC contenders in dominant yet measured fashion, and Levy wonders just how much danger she was in after being distanced the following day. They also get into why the TdFF doesn't finish in Paris, adding more stages, and why it might be better to hold the Femmes race before the Tour de France. Further reading: ‘It Isn't What We Expect From Her': Vollering Cites Lack of Power During Tour de France Femmes Defeat Ferrand-Prévot Talks Up 2027 Retirement After Femmes Success: ‘It Could be Beautiful, Extraordinary' Tour de France Femmes Prize Money: Ferrand-Prévot Won Big, but It's a Fraction of What Pogačar Got How Mountain Biking Made Pauline Ferrand-Prévot Unbeatable at the Tour de France Femmes See the latest from the Tour de France Femmes from Velo
Pauline Ferrand-Prévot est devenue la première Française à remporter le Tour de France Femmes en 36 ans, s'imposant ce dimanche à Châtel, en Haute-Savoie. Elle a terminé la course avec 3 minutes et 42 secondes d'avance sur Demi Vollering, deuxième et Katarzyna Niewiadoma en troisième position.
Pauline Ferrand-Prévot won French hearts when she took the yellow jersey on the first time of asking at the Tour de France Femmes avec Zwift. Rachel Jary and Chris Marshall-Bell were there to witness a historic moment in French cycling, soaking up the atmosphere atop the Col du Madeleine and in the finishing town of Châtel at the end of stage nine. But what comes next for generational talent Ferrand-Prévot? Will she try to win yellow again next year? What other races are on her bucket list? Or is a return to the mountain bike scene on the cards? Rachel and Chris speak to those who know her best to find out...This episode includes interviews with Marianne Vos, Jos van Emden, Eva van Agt and more.To get a 15 per cent discount off the price of a normal Rouleur subscription, go to www.rouleur.cc/subscribe and enter the code podcast15.Follow Rachel on Instagram: @racheljaryFollow Chris on Instagram: @cmbreports Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Épisode exceptionnel, voire légendaire, évidemment consacré cette semaine à l'exploit de Pauline Ferrand-Prévôt devenue la première Française à remporter le Tour de France femmes nouvelle génération. Il y a un an, après son titre olympique, elle décidait de revenir à la route avec comme objectif de gagner le Tour. C'est désormais chose faite dès sa première tentative. On va évidemment revenir en long et en large sur sa victoire, sur ses victoires mêmes avec les deux dernières étapes. Jusqu'où ira-t-elle ? De quoi sera fait son avenir ?Sans oublier les principaux adversaires de Pauline Ferrand Prévot et notamment la FDJ-Suez. Est-ce un Tour réussi pour l'équipe Française qui avait misé sur Demi Vollering, qui termine deuxième derrière Pauline ? Mais également de Maéva Squiban l'autre tricolore qui a brillé sur les routes de ce Tour. Et enfin, avec un engouement de plus en plus grand grâce à des Françaises qui brillent, le Tour de France Femme est passé dans une nouvelle dimension ! Delà à supplanter son pendant masculin ? Les équipes de Grand Plateau en débattent ! Avec Yohan Bredow, Lena Marjak, Pierre Koetschet et Maxime Pique-Martinez.Production : Killian VeroveRéalisation : Kevin Paugam
Lance Armstrong, Mari Holden, and Alison Tetrick wrap up the 2025 Tour de France Femmes Avec Zwift, where Pauline Ferrand-Prévot finished 3 minutes and 42 seconds ahead of second-place Demi Vollering. They also break down Sarah Gigante's unfortunate fall off the podium, and the crew shares their final takeaways from the tour as a whole. Zwift: Zwift just made it easier than ever to get on the virtual roads. All Zwift-ready trainers come with the new Zwift Cog and Click installed, making them ready to ride from the box - no extras needed. Zwift-ready trainers start at just $299, meaning anyone can jump into world-class indoor training without breaking the bank. No excuses. Just ride! https://zwift.com Hyperice: THEMOVE will provide 15% off your order of all Hyperice tech and $100 off Hyperboot. https://bit.ly/46B0g1w Pique: Ready to optimize your recovery like a pro? Pique is offering up to 20% off for life, plus free gifts for our listeners, plus a 90-day money-back guarantee. Head to https://Piquelife.com/THEMOVE and experience it for yourself - because better sleep and peak recovery aren't a luxury, they're a necessity for every cyclist. You deserve to wake up clear, calm, and ready to take on your day.
Chaque jour, retrouvez le journal de 19h de la rédaction d'Europe 1 pour faire le tour de l'actu. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C'est le moment qu'il ne fallait pas manquer dans l'émission du jour : La présence de Dany et Sylviane, les parents de Pauline Ferrand-Prévot, dans les Grandes Gueules du Sport. Entre sérénité et fierté, le papa a trahi un secret de famille : sa fille avait bien pour ambition d'aller chercher le Tour dès la première année !
La présentation de nos GG du jour par François Pinet : Ludovic Duchesne, Fred Weis et Jérôme Pineau comme... Pauline Ferrand-Prévot !
Pas de temps de s'échauffer, les "Grandes Gueules du Sport" démarrent fort dès 9h00 : la UNE c'est l'actu brûlante du sport, entre infos, analyses et débats.
Verrassend, fantastisch & geweldig. De Kopgroep komt superlatieven tekort om het plan van Visma-Lease a Bike te beschrijven. Tekentafel wielrennen tot in de perfectie uitgevoerd, zegt Mart. Pauline Ferrand-Prévot kreeg hulp van rensters uit de kopgroep en plaatste vervolgens een verschroeiende demarrage op de Madeleine die haar -hoogstwaarschijnlijk- naar de Tourzege brengt. Jip benadrukt dat zij met oogkleppen op, maandenlang specifiek op dit doel heeft voorbereid. Niet alleen op het domein van trainen, maar ook op het domein van voeding. Ferrand-Prévot kan snel afvallen voor een belangrijk doel, maar dat is niet voor iedereen weggelegd. "Don't try this at home" , waarschuwt Ellen. En wat over topfavoriet Demi Vollering? Ellen zegt dat het eigenlijk voor het eerst is dat Vollering op een klim als dit door een ander op waarde geklopt wordt. De etappe van vandaag ligt haar, dus mogelijk kan Vollering zich vandaag revancheren. Dat en meer in deze nieuwe aflevering, on y va!
Lance Armstrong, Mari Holden, and Alison Tetrick break down the queen stage of the 2025 Tour de France Femmes Avec Zwift, where Pauline Ferrand-Prévot dominated her rivals to win atop the Col de la Madeleine and take the Yellow Jersey. They also discuss how her course recon may have contributed to her commanding performance, before previewing tomorrow's final stage, which features the Col de Joux Plane. Zwift: Zwift just made it easier than ever to get on the virtual roads. All Zwift-ready trainers come with the new Zwift Cog and Click installed, making them ready to ride from the box - no extras needed. Zwift-ready trainers start at just $299, meaning anyone can jump into world-class indoor training without breaking the bank. No excuses. Just ride! https://zwift.com Hyperice: THEMOVE will provide 15% off your order of all Hyperice tech and $100 off Hyperboot. https://bit.ly/46B0g1w Pique: Ready to optimize your recovery like a pro? Pique is offering up to 20% off for life, plus free gifts for our listeners, plus a 90-day money-back guarantee. Head to https://Piquelife.com/THEMOVE and experience it for yourself - because better sleep and peak recovery aren't a luxury, they're a necessity for every cyclist. You deserve to wake up clear, calm, and ready to take on your day.
Pauline Ferrand-Prévot smijt met minuten op de Col de la Madeleine en neemt een enorme optie op eindwinst van de Tour de Femmes. Genoeg reden om deze aflevering van In Het Wiel (bijna) volledig aan haar te wijden. Niek Goedvolk heeft het met Roxane Knetemann over de renster Ferrand-Prévot, maar ook zeker over de mens. Roxane zat namelijk vijf jaar bij haar in de ploeg en heeft dus een paar mooie anekdotes voor deze podcast bewaard. See omnystudio.com/listener for privacy information.
In this episode of The Digital Executive Podcast Gino Ferrand shares the journey behind TECLA, the AI-driven platform he founded to connect top Latin American developers with U.S. companies. Drawing from his personal experience and technical expertise, Ferrand explains how staying hands-on with development shaped TECLA's evolution into a fast, smart, and human-centric solution for remote hiring.With over 50,000 users and a 97% success rate, TECLA leverages AI not just for efficiency, but to foster long-term talent success across borders. Gino also reveals his vision for blending automation with community, helping clients onboard talent seamlessly while building deeper, lasting partnerships. Tune in to hear how TECLA is transforming the global tech hiring landscape.Join thousands of curious minds and never miss a beat – Subscribe to our Newsletter for exclusive insights, episode highlights, and expert takeaways delivered straight to your inbox.
ACOFAE Podcast Presents: Coming of Age: Seven Little Kisses by Samanth Ferrand What are your favorite "Coming of Age" stories? Are they filled with angst? Awkwardness? Was it set in middle school? Before? After? Does it make you wince to recall the most painful parts? These are some of the questions that live within the genre of Coming of Age and their answers will stay with you. Using Samantha Ferrand's Seven Little Kisses to explore the genre a bit more, Laura Marie and Jessica Marie are thrown back into youthfulness and situations that were thought to be individual experiences, but turned out to be part of the universal canon of girlhood. "Boys only hurt you because they like you." TW / CW: death of parents, child protective services For additional TW/CW information for your future reads, head to this site for more: https://triggerwarningdatabase.com/ Spoilers: Seven Little Kisses by Samantha Ferrand Mentions: Where the Red Fern Grows, The Lion King, Euphoria, Now and Then, Sisterhood of the Traveling Pants, Daughters of the Moon, She's All That, Pen15, 16 Candles, A Cinderella Story, The Babysitters Club, Sweet Valley High, Bridge to Terabithia *Thank you for listening to us! Please subscribe and leave a 5-star review and follow us on Instagram (https://www.instagram.com/acofaepodcast/) at @ACOFAEpodcast and on our TikToks! TikTok: ACOFAELaura : Laura Marie (https://www.tiktok.com/@acofaelaura?) ( https://www.tiktok.com/@acofaelaura) ACOFAEJessica : Jessica Marie (https://www.tiktok.com/@acofaejessica?) (https://www.tiktok.com/@acofaejessica) Instagram: @ACOFAEpodcast (https://www.instagram.com/acofaepodcast/) https://www.instagram.com/acofaepodcast/ @ACOFAELaura (https://www.instagram.com/acofaelaura/) https://www.instagram.com/acofaelaura/
Patrick and Benji recap the past week of the world of cycling and preview the upcoming week of racing.Exclusive deals from our trusted partners