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durée : 00:15:31 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Par Roger Pillaudin - Avec Julio Le Riverend (homme politique, historien, vice-président de l'académie de sciences de Cuba) - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat
durée : 00:17:29 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Par Roger Pillaudin - Avec une famille de miliciens et de miliciennes - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat
durée : 00:16:37 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Par Roger Pillaudin - Avec Umberto Peña (peintre et dessinateur) - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat
durée : 00:15:04 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Par Roger Pillaudin - Avec Roberto Fernandez Retamar (directeur de la revue "Casa de las Americas", poète, essayiste) - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat
durée : 00:16:19 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Par Roger Pillaudin - Avec Robert Fernandez Retamar (directeur de la revue "Casa de las Americas", poète, essayiste) - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat
durée : 00:16:53 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Par Roger Pillaudin - Avec Saúl Yelín (écrivain et le directeur de l'institut cubain des arts et de l'industrie cinématographique, l'ICAIC) - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat
durée : 00:15:53 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Par Roger Pillaudin - Avec Saúl Yelín (écrivain et le directeur de l'institut cubain des arts et de l'industrie cinématographique, l'ICAIC) - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat
durée : 00:15:51 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Par Roger Pillaudin - Avec Lisandro Otero (romancier, journaliste et vice-ministre de la Culture de Cuba) - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat
durée : 00:16:42 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Par Roger Pillaudin - Avec Avec Lisandro Otero (romancier, journaliste et vice-ministre de la Culture de Cuba) - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat
durée : 00:16:19 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Par Roger Pillaudin - Avec Avec Lisandro Otero (romancier, journaliste et vice-ministre de la Culture de Cuba) - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat
Sous le commandement de Donald Trump, l'opération « Absolute Resolve » (Détermination Absolue) au Venezuela a créé une onde de choc mondiale avec des conséquences économiques majeures, bien au-delà des questions pétrolières et énergétiques. Pour la Chine (partenaire historique de Caracas), les autres BRICS, les potentielles cibles américaines (Groenland, Canada, Cuba) et les investisseurs du monde entier, un océan d'incertitudes se profile. Éco d'ici Éco d'ailleurs donne la parole aux experts. Les invités de l'émission Christopher Dembik, macroéconomiste, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet Asset Management Alicia Garcia-Herrero, cheffe économiste pour la zone Asie-Pacifique de la Banque Natixis (basée à Hong-Kong) Philippe Sébille-Lopez, directeur du cabinet Géopolia, spécialiste des marchés pétroliers Margot François, chercheuse à l'Institut français de géopolitique et analyste chez Cassini, experte de l'économie cubaine Cléa Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin Le pétrole vénézuélien : un eldorado complexe Des réserves impressionnantes mais problématiques Le Venezuela possède théoriquement 300 milliards de barils de réserves, principalement dans le fleuve Orénoque, ce qui le placerait au premier rang mondial. Cependant, ces chiffres sont contestés et peu vérifiables. Les défis du pétrole vénézuélien Huile extra-lourde : très visqueuse et très soufrée, nécessitant un traitement particulier Coûts élevés : investissements nécessaires entre 60 et 80 dollars par baril Infrastructure vétuste : années de sous-investissement sous sanctions Raffinage complexe : vendu avec une forte décote sur le marché Un intérêt stratégique pour les États-Unis L'outil de raffinage américain est équipé à 70% pour traiter du brut lourd. Le pétrole vénézuélien correspond parfaitement à ces installations, ce qui explique l'intérêt stratégique au-delà de la simple production. « Nous avons construit l'industrie pétrolière vénézuélienne grâce au talent, au dynamisme et aux compétences des Américains. Et le régime socialiste nous l'a volé en recourant à la force. » - Donald Trump La dimension géopolitique Avant l'intervention, 80% de la production vénézuélienne partait vers la Chine. La Russie, via Rosneft, était également très présente. Pour Washington, il s'agit autant de reprendre le contrôle que d'empêcher les concurrents d'y accéder. Impact sur la Chine : premier acheteur menacé Une relation économique majeure en péril La Chine avait prêté environ 60 milliards de dollars au régime vénézuélien, principalement sous Chavez, sous forme de prêts gagés sur des productions futures de brut. Les compagnies chinoises étaient devenues les principaux acheteurs du pétrole vénézuélien. Conséquences immédiates Le pétrole vénézuélien arrivant en Chine est déjà vendu avec des rabais et passe par des circuits logistiques compliqués. Si Washington bloque ou inspecte les cargaisons, les coûts augmenteront considérablement : assurances plus chères, délais plus longs, risques juridiques accrus. Les raffineurs indépendants chinois, appelés « teapots », qui vivent sur les marges, seront particulièrement touchés. Le baril vénézuélien devient « un baril plus compliqué et plus cher ». « La Chine est profondément choquée et condamne fermement l'utilisation éhontée de la force contre un État souverain. Cela constitue une violation grave du droit international. »- Porte-parole du gouvernement chinois Révision stratégique en Amérique latine L'intervention envoie un signal clair à toute la région. Les gouvernements et entreprises doivent désormais calculer : « Si je fais un gros deal chinois dans un secteur sensible, est-ce que j'attire une pression américaine ? » La Chine ne va pas abandonner l'Amérique latine facilement. La région représente des investissements de près de 200 milliards de dollars dans les minéraux critiques, terres rares, or et argent. Cuba : une économie au bord du précipice Une crise structurelle aggravée L'économie cubaine, déjà en crise permanente depuis la chute de l'URSS, risque le coup fatal. Cuba dépend fortement du pétrole vénézuélien pour son système énergétique vétuste. La situation cubaine Dépendance énergétique : les livraisons vénézuéliennes étaient déjà réduites depuis 2017 Réseau électrique défaillant : coupures de courant quotidiennes, en province on parle "d'allumage de courant" Crise démographique : population passée de 11,2 millions à 9,75 millions (voire 8 millions selon des observateurs) Exode massif : 850 000 Cubains entrés aux États-Unis entre 2021 et 2023 « Cuba est un désastre. Il n'y a pas d'économie. Elle s'est complètement effondrée. Tous les gardes qui ont aidé à protéger Maduro étaient cubains. Les Vénézuéliens devraient déclarer leur indépendance vis-à-vis de Cuba. » - Marco Rubio, Secrétaire d'État américain Risque de crise sociale majeure Les manifestations de juillet 2021, les premières de grande ampleur depuis la révolution, ont été sévèrement réprimées. L'inflation galopante, les pénuries alimentaires, la fin progressive des subventions d'État créent un terreau fertile pour un mécontentement social explosif. Le Groenland : la prochaine cible Au-delà du pétrole : les minerais critiques Le Groenland regorge de ressources stratégiques : terres rares, cuivre, or, uranium, et potentiellement pétrole offshore. Ces minerais sont essentiels pour les industries de pointe, l'aéronautique, le spatial et l'intelligence artificielle. Une stratégie d'acquisition multiforme Les États-Unis disposent de nombreux leviers : pression économique sur le Danemark, proposition d'accords type Porto Rico, exploitation du souhait d'indépendance d'une partie des Groenlandais (environ 30% de l'électorat). La réaction européenne sera probablement limitée, l'Union européenne n'ayant ni l'unité ni les moyens militaires pour s'opposer à Washington. Implications économiques mondiales Le libre-échange fragilisé Au-delà des tarifs douaniers qui préoccupaient déjà en 2025, le monde découvre une "course aux riches et aux ressources" avec une dimension militaire. Cette nouvelle réalité fragilise considérablement le commerce international. Le risque de dédollarisation Les grandes économies, y compris l'Inde, s'inquiètent de l'utilisation du dollar dans leurs transactions. L'intervention au Venezuela pourrait accélérer la recherche d'alternatives monétaires. Cependant, la dédollarisation reste un processus lent. Le dollar demeure dominant dans les transferts internationaux et les réserves mondiales. Historiquement, les transitions monétaires nécessitent soit une guerre, soit une période d'hyperinflation. Le nationalisme métallique La véritable confrontation entre puissances ne porte pas sur la guerre commerciale, mais sur l'accès aux ressources essentielles. L'intelligence artificielle nécessite de l'énergie à bas coût et des minerais critiques. Cette course aux matériaux définit la géopolitique de 2026. Zones à surveiller Myanmar (Birmanie) : régime militaire soutenu par la Chine, riche en ressources Pakistan (Gwadar) : port stratégique pour la Chine dans le cadre des nouvelles routes de la soie Canal de Panama : route commerciale critique évoquée par l'administration Trump Honduras et Paraguay : enjeux autour de la reconnaissance de Taïwan Perspectives pour les investisseurs Le Venezuela : un pari très risqué Malgré les déclarations optimistes, le Venezuela reste extrêmement incertain. Les infrastructures sont vétustes, la corruption endémique, et la situation politique imprévisible. Les investissements nécessitent une vision à dix ans minimum. Certains fonds spéculatifs américains s'intéressent déjà aux obligations d'État vénézuéliennes, qui ont bien performé ces derniers mois. Mais ce sont des stratégies à très haut risque, réservées aux professionnels. Prudence régionale Les investisseurs adoptent une approche prudente sur l'ensemble de l'Amérique latine. Le risque n'est plus seulement la corruption classique des pays émergents, mais un vrai risque d'instabilité géopolitique et d'intervention américaine. La dette vénézuélienne En cas de stabilisation du pays, la dette vénézuélienne pourrait devenir attractive. Cependant, de nombreux obstacles subsistent : contrôles de capitaux stricts, incertitudes juridiques, et nécessité de réformes profondes. Conclusion : l'ère du nationalisme des ressources L'opération "Absolute Resolve" marque un tournant dans la géopolitique mondiale. Elle révèle une doctrine américaine claire : contrôler "l'hémisphère occidental" et ses ressources, éjecter les concurrents chinois et russes de la zone d'influence américaine. Cette approche s'inscrit dans une vision d'"aires civilisationnelles", rappelant la doctrine Monroe du XIXe siècle. Les États-Unis affirment leur droit à dominer leur sphère géographique, comme la Russie le fait avec l'espace slave et la Chine avec sa région. Pour les investisseurs et les entreprises, le monde devient plus fragmenté et plus risqué. Les matières premières, les minerais critiques et les routes commerciales définissent les nouveaux champs de bataille économiques. Cette réalité va structurer l'économie mondiale en 2026 et au-delà. « L'avenir sera déterminé par notre capacité à protéger le commerce, les territoires et les ressources qui sont essentielles à notre sécurité nationale. Tout comme les droits de douane, ils permettent à notre pays de s'enrichir. » - Donald Trump
Des millions de Cubains ont passé une deuxième nuit sans électricité, suite à une défaillance du système électrique national.Traduction:Millions of Cubans spent a second night without electricity, following a failure in the national electrical system. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Des millions de Cubains ont passé une deuxième nuit sans électricité, suite à une défaillance du système électrique national.Traduction:Millions of Cubans spent a second night without electricity, following a failure in the national electrical system. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
Les Équatoriens sont appelés aux urnes, ce dimanche 16 novembre 2025, pour un référendum voulu par le président Daniel Noboa. Quatre questions leur seront posées : approuver ou non l'installation de bases militaires étrangères, réduire ou non le nombre de députés, cesser ou non le financement des partis politiques par l'État et enfin autoriser ou non la réaction d'une nouvelle Constitution. Ce dernier point inquiète de nombreux écologistes qui souhaitent y maintenir les droits de la nature, inclus en 2008 lors de la précédente Constituante. Journaliste spécialisé dans la défense de l'Environnement, Franklin Vega est favorable au maintien des droits de la nature dans une éventuelle nouvelle Constitution, même si leur application depuis 17 ans le laisse perplexe. «Les droits de la nature sont davantage des énoncés théoriques que des valeurs appliquées sur le terrain. Il y a bien eu quelques cas, par exemple une route à Loja a été déplacée [au nom des droits de la nature] mais face aux grands intérêts économiques et miniers, ces droits passent au second plan», regrette-t-il au micro du correspondant de RFI en Équateur, Eric Samson. En revanche, Beto Bonilla, membre de la Fondation Pachamama, conteste l'idée selon laquelle les droits de la nature seraient en perte de vitesse : «Si c'était le cas, comment expliquer que les droits de la nature se soient étendus à plus de 40 pays comme la Nouvelle-Zélande, des pays européens et jusqu'à la Colombie ?». Le sujet des droits de la nature sera relancé ce dimanche si les Équatoriens choisissent de réformer la Constitution de 2008. Haïti : la violence des gangs s'étend encore dans l'Artibonite Dans le Haut Artibonite, Gros-Morne, une commune de plus de 150 000 habitants située entre les Gonaïves et Port-de-Paix, fait régulièrement l'objet des attaques sanglantes d'une branche du gang Kokorat San Ras. À plusieurs reprises, les hommes armés ont fait irruption en plein jour dans la ville, tuant, blessant et enlevant plusieurs personnes. Les victimes se comptent par centaines. La dernière attaque en date remonte au 2 novembre et s'était soldée par la mort de trois personnes. En sous-effectif, la police peine à contenir les groupes armés. Ronel Paul a joint des habitants de Gros-Morne, mais aussi Hubert Cénéac, le maire de la ville. Souvent à la tête de manifestations contre les malfrats, il raconte être devenu une cible. Face à l'impuissance des forces de l'ordre, il tente avec les moyens du bord d'assurer les protections des habitants. «Premièrement, j'ai publié des communiqués informant la population que certaines zones du centre-ville seront bloquées, pour réduire la circulation des gangs dans le centre-ville. Les bandits avaient cinq portes d'entrée et j'ai pris la décision d'en bloquer quatre, pour ne laisser qu'une seule voie, la Nationale 5, sur laquelle se trouve le commissariat. On utilise des graviers, du sable de rivière… entre dimanche et mardi, on aura à bloquer d'autres endroits afin de limiter leur entrée», explique-t-il. L'enfermement de la population est donc pour le moment, le moyen le plus efficace de la protéger contre les groupes armés. Car du côté de la police nationale, la situation est catastrophique. Selon le maire, le commissariat de Gros-Morne compterait seulement une quinzaine de policiers pour une population estimée à 169 000 habitants. 39 mercenaires cubains décédés identifiés en Ukraine À Cuba, la presse indépendante se penche sur le cas de mercenaires partis combattre en Ukraine pour le compte de la Russie. 39 Cubains ont été identifiés parmi les combattants de l'armée russe tués en ukraine, écrit Cubanet depuis Miami. Le député ukrainien Maryan Zablotsky (membre du parti du président Volodymyr Zelensky) a fait le déplacement en Floride pour tenir une conférence de presse sur ce sujet avec des membres de l'opposition cubaine en exil. La liste des noms a été publiée. Quatre Cubains ont, par ailleurs, été faits prisonniers, d'après le député, qui est venu de Kiev avec la proposition suivante : l'Ukraine peut les renvoyer chez eux si La Havane accepte en échange de libérer des prisonniers politiques, assure-t-il, cité par Cubanet. Avec la Corée du Nord, l'île communiste serait le principal pourvoyeur de combattants étrangers pour l'armée russe, écrivait Forbes le mois dernier. Les militaires cubains ne participent pas à des conflits à l'étranger, assure le gouvernement à La Havane, cité par Cibercuba. Mais face à la situation économique sur l'île, des milliers de citoyens cubains ont été séduits par le salaire promis par l'armée russe, ou trompés par des offres qui promettaient un emploi civil, puis forcés à signer des contrats de mercenariat sans comprendre ce qui y était écrit en russe, analyse le site d'information indépendant. Les estimations varient, néanmoins les services de renseignements américains, cités par l'agence Reuters en octobre parlent d'entre 1 000 et 5 000 combattants cubains enrôlés dans l'armée russe. Dans les Antilles françaises... La Collectivité Territoriale de la Martinique plaide une nouvelle fois pour une répartition «plus juste» des fonds européens en faveur de l'agriculture, explique Benoît Ferrand, de la 1ère.
Depuis maintenant plus d'un an, Cuba connaît des problèmes d'électricité récurrents, avec des coupures qui durent parfois plus de 15 heures par jour. Ces derniers mois, des provinces entières n'ont plus eu de courant pendant des semaines, la faute à des infrastructures vieillissantes, pour ne pas dire totalement défaillantes. L'embargo américain, mis en place depuis 1962, y est pour beaucoup, mais pas seulement. Exaspérés, des Cubains descendent dans les rues régulièrement pour dénoncer cette situation. Pour l'historien cubain Manuel Cueta Morua, ancien fonctionnaire et opposant depuis des décennies, c'est un signe du délabrement du régime de La Havane. C'est ce qu'il a raconté à Romain Lemaresquier qui l'a joint dans la capitale cubaine qu'il n'a jamais quittée malgré plusieurs passages en prison. Donald Trump bafoue l'indépendance de la justice Aux États-Unis, James Comey, l'ancien patron du FBI, a été mis en examen pour fausses déclarations et entrave à la justice. Cela faisait des mois que Donald Trump voulait sa tête car il avait enquêté sur des soupçons d'ingérence russe lors de sa campagne en 2016. Le président américain n'a pas hésité à faire pression sur la justice pour parvenir à ses fins, relève la presse américaine. Ainsi, Donald Trump «a bafoué la longue tradition qui veut que le ministère de la Justice se tienne à l'écart de la Maison Blanche (...) et résiste aux pressions politiques», écrit le New York Times. Une tradition qui remonte à l'après-Watergate. La sacro-sainte indépendance de la justice est «une règle démocratique fondamentale», insiste le quotidien new-yorkais. «Ce pare-feu, aussi imparfait soit-il, a été établi pour préserver l'idéal démocratique d'un pays où la justice est impartiale et où personne n'est au-dessus des lois», renchérit le Washington Post. Cette première qui marque une «extension du pouvoir présidentiel», «fait craindre de nouvelles poursuites judiciaires arbitraires lancées par Donald Trump contre ses ennemis», s'inquiète le New York Times. D'autant que le président est en train de remodeler le ministère de la Justice en nommant des gens sans expérience qui placent leur loyauté envers lui au-dessus du respect de l'indépendance de la justice, explique le Washington Post. «Huit mois après le début de son second mandat, Donald Trump a tenu sa promesse de faire de la vengeance un élément central de sa présidence», se désole le journal. «Haïti a droit à la paix !» Laurent Saint-Cyr, le président du CPT, a alerté sur la situation en Haïti, hier (25 septembre 2025) à la tribune des Nations unies. Il a comparé son pays à un «Guernica contemporain (...) à 4 heures de vol de New York». Un «discours passionné», selon le Miami Herald. «Dans un contexte de crises mondiales qui font rage, d'apathie et de changements dans les priorités de l'aide étrangère américaine», Laurent Saint-Cyr «a appelé le monde à l'aide», écrit encore le journal, alors que le mandat de la Mission multinationale de sécurité expire jeudi 2 octobre 2025. Cette allocution était «totalement creuse», «indigne» même, estime, pour sa part, Radio Télé Métronome. «Laurent Saint-Cyr n'a mentionné aucune réalisation, si ce n'est l'augmentation du budget consacré à la sécurité», développe le média. Mais à quoi cela a-t-il servi ? Puisque «les gangs ont étendu leur emprise sur de nouveaux territoires». «18 mois après son arrivée à la tête du pays, à la tribune des Nations unies, le CPT a confessé son échec», juge Radio Télé Métronome. L'inflation fait rage en Haïti Les prix ont augmenté de 31% en un an, nous apprend Le Nouvelliste, avec des hausses de prix particulièrement importantes en ce qui concerne les loyers, le gaz, l'essence et la nourriture. Pour une majorité de foyers, près de la moitié du budget sert à se nourrir, explique le journal. Et pour acheter à manger, beaucoup d'Haïtiens dépendent de leurs proches qui vivent à l'étranger. D'octobre à juin, 3,3 milliards de dollars ont été transférés. Des devises qui servent avant tout à financer les importations et qui quittent, donc, le pays. Ce flux pourrait se tarir, fait remarquer Le Nouvelliste, compte tenu des menaces qui pèsent sur la diaspora installée aux États-Unis, comme par exemple, l'idée de Donald Trump de faire payer un visa aux diplômés. Autre inquiétude : «L'incertitude entourant la migration et les choix politiques aux États-Unis (...) pourraient conduire à un ralentissement outre-Atlantique», analyse le journal. «Les enfants musiciens de Ste Suzanne» Dans ce documentaire, le réalisateur Arnold Antonin raconte l'histoire des orphelins de Sainte-Suzanne, petite commune du nord-est d'Haïti. Cette quarantaine d'enfants recueillis dans un premier temps à Port-au-Prince par Kai Didi, ont été forcés de quitter la capitale à cause des violences, et se sont installés à Sainte-Suzanne où ils ont monté un orchestre. Lila Olkinuora s'est entretenue avec Arnold Antonin. Le journal de la 1ère Au lendemain d'une nouvelle fusillade mortelle en Martinique, les médiateurs sociaux plaident pour leur retour rapide sur le terrain.
durée : 00:39:14 - Les Nuits de France Culture - par : Antoine Dhulster - Les minorités hispaniques aux États-Unis sont loin d'être un bloc homogène. Composée majoritairement de Mexicains-Américains, cette communauté inclut aussi des Portoricains, Cubains et Haïtiens aux parcours d'intégration et aux enjeux distincts. En 1999, "Voix du silence" sonde ces singularités. - réalisation : Emily Vallat
C'est l'été ! On vous propose de réécouter un de nos épisodes préférés en attenant rentrée : Buena Vista Social Club (1997), diffusé pour la première fois le 15/06/2023.A la fin des années 90s, le monde entier découvre le Buena Vista Social Club et se passionne tout à coup pour la musique cubaine. Il faut dire que le célèbre film documentaire de Wim Wenders y est pour quelque chose.Si leur musique s'est répandue dans le monde entier, c'est d'abord grâce à un gros fan de musiques, Nick Gold, et au bluesman Ry Cooder, qui décide un jour de réaliser un rêve : réunir d'authentiques musiciens cubains, des légendes oubliées pour produire un putain d'album ! Ce disque, paru en 1997, pourrait bien être l'album le plus important de la musique cubaine de la fin du 20e siècle, et à coup sûr celui qui a permis à ses membres de devenir mondialement reconnus. Dans cet épisode Olivia vous raconte la story de Cumpay Segundo, Eliades Ochoa, Ruben González et Ibrahim Ferrer ; Grégoire nous emmène dans les studios mythiques de la EGREM, et Fanny revient sur les documentaires de Wim Wenders et Lucy Walker. Crédits Générique : Dr Alban "Sing Hallelujah"Titres écoutés dans l'émission : “Chan Chan”, “De Camino A La Vereda”, “El Cuarto De Tula”, “Pueblo Nuevo”, “Dos Gardenias”, “¿Y Tú Qué Has Hecho?”, “Veinte Años”, “El Carretero”, “Candela”, “Amor De Loca Juventud”, “Orgullecida”, “Murmullo”, “Buena Vista Social Club”, “La Bayamesa”. Gorillaz "Latin Simone (Que Pasa Contigo)"Ali Farka Toure, Ry Cooder “Bonde”, Arsenio Rodriguez “Dundunbanza”. Extraits : “Buena Vista Social Club” de Wim Wenders (1999) et “Buena Vista Social Club : Adios” de Lucy Walker (2017) Chaque mois dans Radio K7 on rembobine nos cassettes et vous raconte l'histoire d'un album qui a marqué les années 90s. Une émission animée par Emmanuel Minelle, Fanny Giniès, Olivia Godat et Gregoire Sauvage. Enregistrée chez Greg Cook. Générique réalisé par Greg Cook. Identité graphique signée Floating Studio. LAISSEZ UN MESSAGE APRÈS LE BIP !Vous pouvez nous appeler au 01 89 16 75 31, pour suggérer un album, donner votre avis ou chanter en karaoké avec nous ! Promis, on diffusera les messages au prochain épisode !Et restez connectés : — Instagram : @radio_k7— Bluesky : @radiok7podcast.bsky.social— Facebook : @Radiok7podcastCe service respecte le droit d'auteur. Tous les droits des auteurs des œuvres protégées reproduites et communiquées sur ce site, sont réservés. Sauf autorisation expresse, toute utilisation des œuvres autres que l'écoute et/ou la visualisation dans le cadre du cercle de famille sont interdites. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Le président guatémaltèque Bernardo Arevalo a été élu, il y a 2 ans, avec plus de 60% des voix. C'est son programme anti-corruption qui avait convaincu les électeurs. Mais il peine à le mettre en œuvre, nous explique Lila Olkinuora. Il avait promis d'en finir avec la corruption qui gangrène le Guatemala depuis des décennies. Une fois élu, malgré les tentatives de ses opposants pour empêcher son investiture, il tient parole : il crée une Commission de lutte contre la corruption et impose le premier code d'éthique pour le pouvoir exécutif. Ce texte permet de sanctionner des ministres impliqués dans des détournements, mais le président le reconnaît : son action reste limitée à l'exécutif, alors que d'autres institutions comme le Parlement ou les collectivités locales lui échappent. La Commission anti-corruption a déposé 269 plaintes, mais le ministère public, dirigé par la procureure générale Consuelo Porras — elle-même sur la liste noire de l'Union européenne et des États-Unis pour corruption — en a rejeté une partie. Consuelo Porras est accusée de criminaliser la mobilisation citoyenne : en avril 2025, elle a ordonné l'arrestation de deux dirigeants autochtones et membres du gouvernement, poursuivis pour terrorisme et entrave à la justice. Une dérive dénoncée jusqu'au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, qui s'inquiète de la répression des voix autochtones et démocratiques au Guatemala. À Pétion-Ville en Haïti, les déchets envahissent la ville Certains marchands assurent verser régulièrement des cotisations pour le ramassage. Mais rien n'est fait pour nettoyer les rues. Les défenseurs d'environnement tirent la sonnette d'alarme. Ils mettent en garde contre un risque sanitaire. La mairie, de son côté, se dit dépassée. C'est un reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. La ministre du Travail cubaine contrainte de démissionner face à la colère de la population Marta Elena Feitóà Cuba avait déclaré qu'il n'y avait pas de mendiants à Cuba. Des propos qui ont soulevé une vague d'indignation. La ministre a été contrainte de démissionner, c'est du jamais vu, commente la presse latino-américaine. Pas un mot cependant sur cette affaire dans Granma, le journal du Parti communiste. Il se contente de relayer les propos du président Miguel Diaz-Canel : « La Révolution cubaine n'occulte pas ses problèmes, elle les affronte avec éthique et justice sociale, même dans des circonstances extrêmes ». Mais pour le journal El Pais, une chose est sûre : la situation est inédite. Les déclarations polémiques de la ministre ont provoqué une telle vague de rejet, à Cuba comme dans la diaspora, que non seulement elle a dû démissionner, mais le président et son Premier ministre ont été contraints de la désavouer publiquement. Ils ont même dû reconnaître la « vulnérabilité » d'une partie de la population cubaine. Pour El Pais, cette fronde contre une responsable du gouvernement est tout simplement l'un des plus grands actes de civisme des Cubains en soixante ans. C'est bien la première fois qu'un dirigeant de ce rang quitte son poste sous la pression populaire. Une démission qui intervient dans un contexte économique catastrophique Selon le site indépendant 14ymedio, le régime cubain affiche son impuissance face à l'effondrement économique. En cinq ans, le PIB officiel a reculé de 11%, mais en réalité la chute serait bien plus forte, toujours selon14ymedio. La session parlementaire de début de semaine s'est d'ailleurs tenue dans une ambiance très morose, sans véritable solution à proposer. La récession s'aggrave, dans un contexte international compliqué : pénurie de carburants, flambée des prix mondiaux, et blocage de certaines importations faute de devises. Mais le cœur du problème reste interne, insiste 14ymedio : une économie plombée par des structures inefficaces, une dette extérieure qui explose, des entreprises publiques à la traîne, et un système énergétique en déliquescence. Le Brésil paye cher la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump La surtaxe de 50% imposée par Donald Trump frappe de plein fouet les exportations brésiliennes de poissons, de mangues et de viandes, révèle Folha de Sao Paulo. Résultat : les exportations sont suspendues pour éviter les pertes. Plus de 1 000 tonnes de produits de la mer s'accumulent déjà dans les entrepôts frigorifiques, pour une valeur estimée à 50 millions de dollars. Les industriels brésiliens poussent leur gouvernement de négocier un sursis de 90 jours, mais cela s'annonce compliqué : le site G1 rappelle que les États-Unis viennent justement d'ouvrir une enquête contre le Brésil pour « pratiques commerciales déloyales ». Et pourtant, il y a une personne qui profite de tout ça au Brésil : c'est Lula. Sa popularité, qui était au plus bas, remonte depuis l'annonce des mesures de Trump. C'est la Une du magazine Carta Capital qui parle d'un « effet boomerang » positif pour Lula : une majorité de Brésiliens soutient aujourd'hui sa gestion de crise. Journal de la 1ère Circulation intense de la grippe saisonnière en Guadeloupe.
Les groupes armés haïtiens s'acharnent sur cette ville du nord du pays, où les viols et les meurtres de civils sans défense sont devenus la norme. Notre confrère Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse, rapporte que les récentes attaques des gangs armés ont causé la mort d'au moins une dizaine d'habitants de Petite-Rivière et provoqué le déplacement d'environ 20 000 personnes. Le maire par intérim indique que plusieurs cadavres n'ont pas encore pu être récupérés ni identifiés, des victimes ayant été abattues à l'intérieur même de leurs domiciles. Il appelle à une intervention urgente de la Direction départementale de la santé publique pour prévenir les risques sanitaires liés aux corps non traités. Il souligne également la nécessité d'un soutien psychologique pour les familles endeuillées, « frappées dans leur âme ».Deux coalitions criminelles d'Haïti classées organisations terroristes par les États-UnisDans Le Nouvelliste, l'ambassadeur américain à Port-au-Prince, Dennis Hanskins, décrypte la décision de placer Vivre Ensemble et le gang Gran Grif sur liste noire. L'idée reste de bloquer l'accès de ces entités aux livraisons d'armes, de munitions ou de liquidités et de donner beaucoup plus de marge de manœuvre aux agences comme le FBI. Car à partir de maintenant, les fournisseurs ou les complices de ces groupes criminels vont tomber sous le coup de sanctions anti-terroristes, y compris les citoyens américains qui se lanceraient dans des transactions suspectes. Manière polie de reconnaître que la majorité de l'armement des gangs provient des États-Unis. L'ambassadeur prévient d'ailleurs que la justice américaine va frapper fort dans les semaines qui viennent : plusieurs enquêtes majeures visent en ce moment-même des individus qui soutiennent les gangs haïtiens. Et qui risquent la révocation de leur statut de résidant sur le sol américain.À lire aussiGangs haïtiens classés «terroristes» par Washington: «Les effets négatifs risquent de dépasser largement les avantages»Aux États-Unis, le secteur touristique en souffranceChute libre des arrivées de visiteurs internationaux, qui grimpaient chaque année depuis la pandémie, mais qui s'écroulent depuis le 20 janvier. Dans POLITICO, les professionnels parlent d'un « effet domino » et parlent du tourisme comme d'une « victime collatérale des décisions de la Maison Blanche ». Les spécialistes prévoient une saison noire du côté des Canadiens, furieux de la guerre commerciale enclenchée par Donald Trump et qui font de plus en plus l'impasse sur leurs voyages aux États-Unis. Donald Trump a beau prétendre que tout va bien dans le secteur, certaines entreprises enregistrent jusqu'à 50 % de réservations en moins. Et les clients s'inquiètent en particulier du passage des frontières, car l'anxiété est montée d'un coup après l'arrestation de plusieurs touristes européens, expulsés sans véritable explication.Revers judiciaire pour l'administration Trump en matière migratoireLe processus est loin d'être achevé, mais la ministre de l'Intérieur, Kristi Noem, qui avait entrepris de révoquer ou de durcir les conditions d'accès au TPS, le statut de protection temporaire, essuie une défaite en justice. Elle qui voulait priver les Haïtiens, les Vénézuéliens, les Cubains et les Nicaraguayens de ce statut, une mesure susceptible de toucher plusieurs centaines de milliers de personnes déjà présentes sur le sol américain, devra encore patienter. Comme en première instance, la Cour d'appel de Boston vient de donner raison aux plaignants défendus par plusieurs associations. Les magistrats estiment que le gouvernement doit jauger chaque dossier au cas par cas et récusent le principe d'une suspension globale du TPS. La mère des batailles va désormais se jouer devant la Cour suprême.Au Texas, le forage à tout prix ne fait pas l'unanimitéDonald Trump a fait campagne sur la promesse de relancer la production d'hydrocarbures aux États-Unis, reprenant à son compte le fameux slogan « drill baby drill », « fore, bébé fore », et tant pis pour l'environnement. Fin mars, son administration a ainsi réautorisé l'exploitation pétrolière et gazière des réserves naturelles de l'Arctique en Alaska. Mais même dans un État conservateur comme le Texas, source de plus de 40 % de la production pétrolière des États-Unis, cette politique du tout pétrole est loin de faire l'unanimité. Reportage de notre envoyé spécial Nathanaël Vittrant à réécouter dans l'édition du jour.Arrestation retentissante d'une magistrate bolivienne chargée de plusieurs dossiers politiquesLilian Moreno, encadrée par deux policiers. Photo-choc dans les pages de La Razon. Le ministère de la Justice lui reproche d'avoir tranché en faveur d'Evo Morales. Il y a quelques jours, elle avait annulé le mandat d'arrêt visant l'ancien président bolivien, poursuivi pour détournement de mineurs et traite d'êtres humains. Ce qui lui vaut aujourd'hui des poursuites pour « désobéissance aux résolutions constitutionnelles » et « manquement à ses obligations ». Elle risque d'être radiée de la magistrature pour faute grave, même si son avocat dénonce une interpellation « illégale et arbitraire » et une « violation des droits de la défense ». Quant à Evo Morales, il tacle dans un message posté sur les réseaux sociaux « l'intimidation de tous ceux qui pensent contre l'actuel chef de l'État ».Qui rêve d'un pape américain ?À partir de demain mercredi, 133 cardinaux vont se réunir en conclave à Rome pour élire le successeur du pape François. C'est un conclave inédit : jamais autant de cardinaux n'avaient été appelés à voter, et jamais ils n'étaient venus d'autant de pays – 70 au total, sur les cinq continents. Ce sera donc le conclave le plus international de l'histoire… avec, parmi eux, 37 représentants des Amériques. Et certains commencent déjà à rêver d'un pape américain.Un nom revient avec insistance : celui du cardinal Robert Francis Prevost, 69 ans, originaire de Chicago. Il occupe aujourd'hui un poste-clé au Vatican : il est préfet du dicastère pour les évêques. C'est lui qui supervise la nomination des évêques dans le monde entier. Un poids lourd, donc. Son atout : il passait beaucoup de temps en Amérique latine, en tant que missionnaire au Pérou, puis archevêque. Il préside en plus la Commission pontificale pour l'Amérique latine, ce qui l'a rapproché des réalités du terrain dans la région qui compte encore le plus grand nombre de catholiques.Mais ce qui pourrait jouer contre lui, c'est justement sa nationalité américaine — un passeport qui n'a jamais vraiment fait recette au Vatican — et aussi son âge : 69 ans. Certains cardinaux hésitent à élire un pape pour 20 ans.Chez les conservateurs américains, un autre nom circule : celui de Raymond Burke. C'est le préféré des catholiques MAGA et de Donald Trump. Raymond Burke, c'est l'icône du courant ultra-conservateur qui monte au sein du catholicisme américain. Ses fidèles reprochent à François d'avoir été trop libéral, trop ouvert, ils appellent à un retour à des valeurs traditionnelles.Même si c'est peu probable, le Brésil y croit aussi. Avec sept cardinaux présents au conclave, le pays espère secrètement un premier pape brésilien. Le nom qui revient le plus souvent, c'est celui du cardinal Leonardo Ulrich Steiner, archevêque de Manaus. Il est perçu comme un homme proche des idées de François et très engagé en Amazonie. Un autre profil intéressant : Carlos Aguiar Retes, archevêque de Mexico, très actif sur les réseaux sociaux – il a même un compte Instagram. Lui aussi s'inscrirait dans la continuité du pape François.Et puis, côté Uruguay, le nom de Daniel Sturla circule également. Un journaliste lui a demandé il y a quelques jours s'il se voyait en pape. Voici sa réponse : « Franchement, non. Je ne me pose même pas la question. Je pense que le choix se fera ailleurs, pour des raisons géographiques, de formation et de préparation. »Le conclave marquera aussi une grande première pour HaïtiPour la première fois, un cardinal haïtien participera à un conclave. Il s'agit de Chibly Langlois, évêque des Cayes. Il a été nommé cardinal par François – comme 80 % des électeurs de ce conclave. Il ne fait pas partie des favoris, certes, mais sa présence est très symbolique. C'est la reconnaissance d'une Église longtemps marginalisée, la mise en valeur de ces « voix des périphéries » que François a tant voulu faire entendre. D'ailleurs, selon le site haïtien Rezonodwes, la question est de savoir si cette diversité inédite du collège des cardinaux pèsera dans le choix du futur pontife. Et si le nouveau pape poursuivra cette politique d'ouverture aux périphéries.L'actualité des Outre-mer avec nos confrères de la 1èreReprendra, reprendra pas ? En Martinique, la justice se prononcera ce mercredi sur l'interruption du transport maritime de voyageurs entre Les Trois-Îlets et Fort-de-France.
durée : 00:05:56 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - La Jamaïque a rejeté, hier, les arguments avancés par les États-Unis pour mettre fin à un programme cubain d'envoi de médecins à l'étranger, devenus essentiels pour les soins de santé dans les pays des Caraïbes. Washington parle de travail forcé, les pays caribéens démentent.
Des millions de Cubains ont passé une deuxième nuit sans électricité, suite à une défaillance du système électrique national.Traduction:Millions of Cubans spent a second night without electricity, following a failure in the national electrical system. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À Port-au-Prince, l'Université d'État d'Haïti traverse l'une des périodes les plus sombres de son histoire. Pillages, incendies, fermetures forcées… plusieurs de ses facultés, notamment celles situées en bas de la ville, sont à l'abandon. Des milliers d'étudiants se retrouvent sans salle de classe, contraints d'errer dans les rues ou de suivre leurs cours à distance. Face à cette crise sans précédent, le nouveau recteur de l'université, Dieuseul Prédélus, et son équipe tentent de sauver l'année académique. Pour relever ce défi, le recteur mise essentiellement sur l'enseignement en ligne et la relocalisation des facultés. «Nous devons nous adapter aux nouvelles réalités du pays (...) Nous faisons de notre mieux en attendant que les choses s'arrangent», explique Dieuseul Prédélus au correspondant de RFI à Port-au-Prince, Peterson Luxama. Il souhaite également former plus de professeurs afin d'assurer la rélève et poursuivre le chantier de numérisation des documents essentiels de l'université. Canada : la campagne a commencéPas de temps à perdre, pour Mark Carney, au Canada. Le nouveau Premier ministre a décidé, hier, (23 mars 2025) d'organiser des élections législatives anticipées qui se tiendront le 28 avril. Moins de deux semaines après sa nomination, il mise sur une campagne éclaire pour conserver son poste. Comme l'explique la correspondante de RFI à Montréal, Nafi Alibert, la campagne débute sur fond de tensions commerciales avec les États-Unis. Mais ce ne sera pas le seul thème dont vont parler les candidats. Pas question d'agiter Donald Trump tel un épouvantail, met en garde le chef du Bloc québécois, rapporte Le Devoir. «Les Québécois ont la couenne dure au point que l'argument de la peur ne sera pas très efficace», avertit Yves-François Blanchet. Mark Carney l'a d'ailleurs bien compris. Il a surpris tout le monde en promettant dès hier, des baisses d'impôt pour la classe moyenne, souligne The Star de Toronto pour qui le Premier ministre cherche à montrer qu'il est un homme d'action et qu'il ne compte pas mener la même politique que Justin Trudeau. Les États-Unis et l'économie, ce seront donc les thèmes majeurs de cette campagne, comme le souligne Le Devoir. Aux États-Unis, les migrants latino-américains inquiets pour leur avenirLa Floride est depuis longtemps la terre d'accueil de nombreux Latinoaméricains qui y sont pratiquement chez eux. Mais depuis l'élection de Donald Trump, les choses ont brutalement changé : pour ceux qui n'ont pas de visa, mais pas seulement... Par ordonnance, le président républicain a ordonné, ce week-end, la suppression du statut légal de 532.000 Cubains, Haïtiens, Nicaraguayens et Vénézuéliens. Un statut instauré en 2022 par Joe Biden. Depuis ce revirement, la peur s'est emparée de nombreux migrants, comme l'a constaté l'envoyé spécial de RFI à Miami, Eric Samson. En Argentine, le «négationisme» de Javier Milei concernant la dictature Comme le raconte La Nacion, à l'occasion du 24 mars, le gouvernement a publié sur les réseaux sociaux, peu après minuit, une vidéo de 20 minutes prétendant livrer une vision «complète» de ce qui s'est passé pendant la période la plus sombre de l'histoire argentine. On y voit un écrivain argentin libertarien, âgé de 36 ans, remettre en cause le chiffre de 30.000 disparus pendant la dictature, chiffre retenu par les organisations de défense des droits humains. Agustin Laje critique également les indemnités versées par l'État aux victimes et à leurs proches, met en avant la responsabilité, selon lui, des guérillas qui s'opposaient au gouvernement dans les années 70 déclenchant une vague de violence à laquelle les forces armées ont dû répondre. Bref, toujours la «théorie des deux démons» que défendent les milieux conservateurs et Javier Milei.«Une vision négationniste du terrorisme d'État», s'insurge le quotidien Pagina 12 qui refuse de publier cette vidéo sur son site internet et espère que cet après-midi, lors de la manifestation à l'appel notamment des Mères et des Grands-Mères de la place de mai «une multitude réclame[ra] à nouveau la Vérité, la Mémoire et la Justice et répond[ra] au négationisme» du gouvernement. Le journal de la 1èreAux Antilles et en Guyane, les infirmiers libéraux sont appelés à cesser le travail pour protester contre les agressions dont ils sont victimes.
Voici un album que Jean-Sébastien Bach aurait pu sortir aujourd'hui s'il avait fréquenté des musiciens cubains, colombiens, congolais ou sud-africains ! ''Afro Bach'' est le génial nouvel opus du pianiste américain Joachim Horsley.
Guajiro chic, le paysan chic, c'est le titre du 14ᵉ et nouvel album de Raul Paz. Le plus français de tous les Cubains est rentré dans son pays, il y a quinze ans, après de longues années d'exil. Et il a choisi de vivre à la campagne. C'est dans les régions rurales qu'il a redécouvert le répertoire de musiques paysannes, dont la célèbre « Guajira ». Des musiques qu'il transcende et magnifie dans son nouvel album. À écouter dans La bande passanteRaul Paz en session live pour son albumVen, ven
Guajiro chic, le paysan chic, c'est le titre du 14ᵉ et nouvel album de Raul Paz. Le plus français de tous les Cubains est rentré dans son pays, il y a quinze ans, après de longues années d'exil. Et il a choisi de vivre à la campagne. C'est dans les régions rurales qu'il a redécouvert le répertoire de musiques paysannes, dont la célèbre « Guajira ». Des musiques qu'il transcende et magnifie dans son nouvel album. À écouter dans La bande passanteRaul Paz en session live pour son albumVen, ven
Le président américain entame son deuxième mandat par une salve de droits de douane qui visent la Chine, le Canada et le Mexique, les trois principaux partenaires économiques des États-Unis. « On n'en voulait pas de cette guerre, se désole le Toronto Star, le plus grand quotidien du Canada. Le coût de la vie va monter, les entreprises canadiennes vont souffrir, on va perdre des emplois. Le réflexe politique en ce moment, c'est de diviser, d'utiliser n'importe quelle crise et c'est bien ça que cherche Donald Trump. Il veut nous faire croire qu'on est devenus si faibles qu'on a plus le choix, […] il essaie de nous harceler, et la manière dont nous allons répondre va modeler la marche du monde dans les années qui viennent ». Heureusement pour nous, conclut le Star, toute la classe politique du Canada appelle à l'unité nationale, les entreprises se préparent à encaisser le choc et les Canadiens s'y mettent aussi : pétitions dans tous les sens, boycott des produits américains et annulation de voyages aux États-Unis, tant mieux car « malgré nos différends, il n'a jamais été aussi important de faire cause commune ». Consommer canadienJustin Trudeau, le Premier ministre du Canada, enjoint dans la foulée ses concitoyens à faire face en consommant canadien : « C'est le moment de choisir des produits fabriqués chez nous, au Canada. Lisez les étiquettes. Autant que possible, choisissons le Canada ». Le Toronto Star propose ainsi à ses lecteurs une liste de produits made in Canada, qui existent mais semblent difficiles à trouver ou mal indiqués. Il détaille les marques 100% locales, dans des secteurs qui vont du lait au popcorn et de la bière aux sacs poubelle. Et donne la parole au jeune patron d'un site spécialisé, qui a reçu 150 000 visites par jour depuis les annonces de Donald Trump, contre 10 000 visiteurs par mois en temps normal. Ironie de l'histoire, il a créé son site en 2018, lors de la première vague de droits de douane, brandis à l'époque par un certain… Donald Trump. Des dizaines de milliers de migrants internés à Guantanamo ?Le président américain veut ouvrir un centre de rétention sur cette base connue pour avoir été une prison et un lieu de torture après les attentats du 11 septembre 2001. Dans les années 1990, Bill Clinton y avait déjà envoyé 30 000 Cubains et Haïtiens interceptés en mer alors qu'ils tentaient de rejoindre les États-Unis, et ça n'a pas laissé de bons souvenirs. Anne Verdaguer s'entretient avec l'avocat Brian Concannon, directeur de l'Institut pour la justice et la démocratie en Haïti.Brian Concannon : « Je suis très perturbé par ce projet, Guantanamo a déjà été utilisé comme un camp de concentration doté de conditions de détention inhumaines et cet endroit échappe à toute juridiction aux États-Unis. La politique récente de l'administration Trump a été de s'affranchir du droit international et de prôner la maltraitance envers les populations immigrées aux États-Unis. Ces deux aspects réunis sont très perturbants, car selon une récente loi américaine, une personne venant de l'étranger peut être arrêtée même si elle a commis un délit mineur et pourra, de fait, être transférée à Guantanamo. C'est très inquiétant d'imaginer une personne détenue dans ces conditions dignes d'un camp de concentration pour un délit mineur, y compris en matière de droits humains. »RFI : Le terme de « camp de concentration » que vous utilisez a une résonance très forte… « C'est un terme très fort en effet, mais je ne l'utilise pas à la légère, car la dernière fois qu'un grand nombre de personnes était détenu là-bas, c'était des Haïtiens dans les années 1990 : ils étaient 20 000, alors que Trump parle de la possibilité d'y mettre 30 000 personnes aujourd'hui. Leurs conditions de détention étaient terribles, ils étaient dans des tentes surpeuplées en plein soleil, entourés de fil barbelé, sans nourriture convenable, sans la possibilité de faire de l'exercice et sans aucun recours légal. Les tribunaux américains ont acté qu'ils n'avaient aucune forme de juridiction à Guantanamo Bay, car ce n'est pas un territoire situé aux États-Unis. Une personne détenue là-bas n'avait aucun moyen de dénoncer ses conditions de détention ou les mauvais traitements qu'elle y subissait. La perspective que tout cela se reproduise est inhumaine. Illégale et inhumaine. Et l'on peut même dire qu'être détenu dans ces conditions, dans une base militaire en zone de non-droit rappelle les camps de concentration. »Pourquoi cette base de Guantanamo, si controversée, n'a-t-elle toujours pas été fermée ?« C'était l'une des promesses de campagne du président Barack Obama quand il a été élu en 2008, mais nous sommes en 2025 et cela n'a toujours pas été fait. Je pense qu'il y a plusieurs raisons à cela. Tout d'abord, le fait de renvoyer certains prisonniers dans leur pays pose problème, car ces pays n'en veulent pas. Il y a aussi le fait que les républicains et les démocrates ont pensé qu'il était risqué politiquement de détenir ces prisonniers aux Etats Unis, car il y a un risque d'évasion et un prix politique à payer si cette évasion survient. Mais la plupart des avocats pensent que cela aurait dû être fait depuis longtemps et qu'il y a des façons de transférer les prisonniers dans leur pays d'origine ou aux Etats Unis, sans que cela ne pose aucun risque. D'ailleurs, la plupart des prisonniers présents à Guantanamo à l'époque de la guerre contre le terrorisme ont été transférés ailleurs. En réalité, si ce lieu existe encore, c'est que les présidents américains sont bien contents de disposer d'un lieu où les tribunaux ne peuvent pas agir et d'un endroit où les prisonniers n'ont aucun recours en justice possible. »Quels sont les recours possibles si cette décision est mise en application par la Maison Blanche ?« Il y a déjà des groupes d'avocats qui prévoient d'intenter des procès, et qui vont tenter d'obtenir des injonctions de la part des juges afin de stopper les vols d'expulsion. Nous avons déjà des signes d'opposition de la part de certains membres du Congrès, même s'il sera difficile pour eux de contester ces décisions, car les deux Chambres sont à majorité républicaine. La peur est présente pour les immigrés haïtiens, mais aussi pour les autres communautés de couleur, qu'elles soient originaires des Caraïbes, d'Amérique Latine ou d'ailleurs. La décision de les expulser là-bas n'a d'ailleurs aucun sens d'un point de vue économique, car c'est très loin des États-Unis et cela va coûter très cher. À mon avis, Trump fait cela pour montrer à quel point il est capable de maltraitance envers les immigrés pour qu'ils partent, et pour montrer à sa base qu'il saura se montrer cruel, comme il l'a promis. » L'actualité des Outre-mer avec nos confrères de la 1èreDepuis le 1er février 2025, la Guadeloupe dispose de son propre « index BTP ».
Nicolas Celnik (Reportage) - L'écologie populaire à Cuba : Cuba traverse l'une des pires crises économiques et sociales de son histoire. Alors que la plupart des Cubains se concentrent sur la possibilité de se nourrir au quotidien, l'écologie prend un sens bien différent de ce qu'elle représente en Europe. Il s'agit ici de défendre de l'agriculture urbaine pour nourrir la population, de recycler des vieilles machines parce qu'on n'arrive pas à en produire de nouvelles, ou de collecter les déchets qui envahissent les rues. Nicolas Celnik s'est rendu sur l'île pour découvrir ces projets d'écologie populaire. Olivier Nederlandt (Séquence Transversales) : Le retour en force du train au Chili où le rail connaît un regain après une période creus. Aujourd'hui, les autorités chiliennes réinvestissent dans ce transport en commun. Merci pour votre écoute Le fin Mot c'est également en direct tous les jours de la semaine de 18h30 à 19h sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes de Le fin Mot sur notre plateforme Auvio.be : https://auvio.rtbf.be/emission/23283 Retrouvez tous les contenus de la RTBF sur notre plateforme Auvio.beRetrouvez également notre offre info ci-dessous :Le Monde en Direct : https://audmns.com/TkxEWMELes Clés : https://audmns.com/DvbCVrHLe Tournant : https://audmns.com/moqIRoC5 Minutes pour Comprendre : https://audmns.com/dHiHssrMatin Première : https://audmns.com/aldzXlmEt ses séquences-phares : L'Invité Politique : https://audmns.com/LNCogwP L'édito politique « Les Coulisses du Pouvoir » : https://audmns.com/vXWPcqx L'humour de Matin Première : https://audmns.com/tbdbwoQTransversales : notre collection de reportages infos longue forme : https://audmns.com/WgqwiUpN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.
durée : 00:39:14 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Les minorités hispaniques aux États-Unis sont loin d'être un bloc homogène. Composée majoritairement de Mexicains-Américains, cette communauté inclut aussi des Portoricains, Cubains et Haïtiens aux parcours d'intégration et aux enjeux distincts. En 1999, "Voix du silence" sonde ces singularités. - réalisation : Massimo Bellini
« Worm » désigne la vermine, le ver. « Gusano », c'était le surnom que Fidel Castro utilisait pour décrire les Cubains qui cherchaient à fuir après la révolution de 1959. Edel Rodriguez, alors enfant, en a fait partie. Il a quitté l'île avec ses parents en 1980 avec des centaines de milliers d'autres Cubains lors de « l'exode de Mariel ». Devenu citoyen américain, illustrateur, il raconte son histoire dans un roman graphique, justement intitulé Worm, et qui vient de paraître chez Bayard Graphic. À écouter dans La marche du mondeCuba et l'Afrique, une longue histoire
« Worm » désigne la vermine, le ver. « Gusano », c'était le surnom que Fidel Castro utilisait pour décrire les Cubains qui cherchaient à fuir après la révolution de 1959. Edel Rodriguez, alors enfant, en a fait partie. Il a quitté l'île avec ses parents en 1980 avec des centaines de milliers d'autres Cubains lors de « l'exode de Mariel ». Devenu citoyen américain, illustrateur, il raconte son histoire dans un roman graphique, justement intitulé Worm, et qui vient de paraître chez Bayard Graphic. À écouter dans La marche du mondeCuba et l'Afrique, une longue histoire
Après avoir voté un certain nombre de modifications avec la gauche, le RN s'est finalement opposé au projet du budget 2025, consacré aux recettes de l'État. David Revault D'Allonnes pense qu'il s'agit là de la grande fiesta des faux semblant où le grand bal des hypocrites. "Tout est sens dessus dessous par-dessus la tête, c'est un jeu de posture absolue", souligne-t-il. Le point critique des systèmes d'intelligences artificielles est l'électricité. Pour cela, tous les géants de la Tech sont en train de s'équiper eux-mêmes, pour produire leur propre courant en, utilisant le nucléaire. La bonne nouvelle, selon François Lenglet, c'est que la décarbonation pourrait aller plus vite que prévu et la mauvaise, c'est que cela pourrait donner un coup de vieux à la France. Depuis le vendredi 18 octobre, les onze millions d'habitants de Cuba n'avaient plus d'électricité. Se nourrir et envoyer ses enfants à l'école y est de plus en plus difficile. Depuis juillet 2021, 500 000 Cubains ont quitté l'île. Une véritable hémorragie selon Abnousse Shalmani. "Le slogan écrit sur tous les murs "Patri y Vida", nous fait encore espérer un Cuba libre demain", confie-t-elle. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.
À peine adoubée par Joe Biden, la vice-présidente des États-Unis réunit déjà plus de promesses de vote qu'il n'en faut pour devenir la candidate officielle de son camp face à Donald Trump. Quarante-huit heures après le retrait-choc de Joe Biden, la machine Harris tourne déjà à plein régime. En déplacement ce mardi soir dans le Wisconsin, la nouvelle coqueluche des démocrates accumule les déclarations de soutien : de Nancy Pelosi, la vénérable et toujours très influente ancienne patronne de la Chambre des représentants, à un bouquet de gouverneurs qui pouvaient jusqu'ici être perçus comme de potentiels rivaux. Parmi eux, la n°1 démocrate du Michigan, Gretchen Whitmer : « Avec Kamala Harris, les électeurs du Michigan ont une candidate présidentielle sur laquelle ils peuvent compter pour réduire nos coûts, protéger nos libertés et construire une économie qui fonctionne pour les travailleurs. C'est une ancienne procureure, une championne des droits reproductifs, et je sais qu'elle défend les intérêts du Michigan. C'est un contraste frappant avec Donald Trump, un criminel condamné qui a trempé dans la violence, renversé le droit à l'avortement et fait plonger notre économie la dernière fois qu'il a été à la Maison Blanche. »Plus de 2 500 délégués démocrates prêts à voter HarrisLa presse américaine tient les comptes et la vice-présidente de Joe Biden a déjà engrangé 2 668 promesses de vote, d'après l'agence Associated Press, soit beaucoup plus qu'il n'en faut pour l'emporter dès le premier tour, puisque la barre de la désignation est fixée à 1 976 délégués. Autrement dit, Kamala Harris a déjà 900 voix d'avance sur n'importe quel concurrent potentiel. Rien n'est figé dans le marbre, les votants peuvent encore changer d'avis jusqu'au jour de scrutin, mais à ce stade, rien ni personne ne semble en mesure d'empêcher sa nomination.Les démocrates veulent aller le plus vite possibleC'est une nouvelle campagne qui commence et il n'est plus question d'attendre la Convention démocrate, qui se tiendra du 19 au 22 août à Chicago. L'adoubement de Kamala Harris devrait intervenir beaucoup plus tôt, dans le cadre d'un roll call virtuel, un vote en ligne de tous les délégués démocrates, appelés à choisir un candidat dès la première semaine d'août, de sorte que la Convention ne soit plus qu'une formalité.Kimberly Cheatle sur le gril à la Chambre des ReprésentantsOn s'y attendait, elle aussi. Entendue hier, la patronne du Secret Service a passé un très mauvais moment, laminée par les élus des deux bords après la tentative d'assassinat qui a visé Donald Trump. En sait-on davantage après son audition ? Loin de là. Kimberly Cheatle s'est évertuée à esquiver les questions qui fâchent, renvoyant sans cesse à l'enquête en cours menée par le FBI. Et c'est tout le problème, estime le Washington Post dans son éditorial, pour qui « la première chose à offrir après une telle débâcle, c'est la transparence ». Or, jusqu'ici, les réponses de Kimberly Cheatle ont été « plus qu'insuffisantes, voire incohérentes. Personne ne dit que le boulot du Secret Service est facile, l'agence doit protéger le président, le vice-président, leur famille, les candidats à la présidentielle, les dirigeants étrangers en visite. Et si c'était trop ? » Pour réparer le Secret service, il faut qu'il admette les erreurs du 13 juillet. Mais est-ce qu'il ne serait pas temps d'une véritable remise à zéro ?Une nouvelle tranche d'aide humanitaire pour Haïti, à hauteur de 60 millions de dollars, promise hier par l'ambassadrice des États-Unis à l'ONUNotre confrère Gotson Pierre, directeur de l'agence haïtienne Alterpresse, revient sur cette annonce faite par Linda Thomas Greenfield à l'issue d'une visite de quelques heures en Haïti. Cette enveloppe devrait, dit-il, combler les lacunes en matière de nutrition, d'aide alimentaire et d'abri pour les déplacés. Améliorer aussi les services d'eau et d'assainissement et fournir un peu d'argent liquide à ceux qui en ont besoin.Washington va aussi faire plus pour la Mission multinationale d'appui à la sécurité, notamment une augmentation substantielle du nombre de véhicules blindés livrés par les États-Unis. Mais on sait toujours très peu de choses des opérations de cette force internationale. On observe, rappelle Gotson Pierre, que 200 policiers kényans supplémentaires sont arrivés en Haïti la semaine dernière, faisant passer à 400 le contingent présent sur le sol haïtien. Linda Thomas Greenfield leur a d'ailleurs rendu visite hier, sans pour autant être en mesure de préciser dans quel délai les effectifs de la MMAS seront au complet.Dans le Miami Herald, hommage à Maria Corina MachadoÀ cinq petits jours de l'élection présidentielle au Venezuela, le professeur Luis Emilio Bruni tire son chapeau à la patronne de l'opposition vénézuélienne. « Quel que soit le résultat de cette élection, écrit-il, Maria Corina Machado a déjà libéré l'esprit et le cœur d'une majorité de Vénézuéliens qui rêvent d'un changement de régime. » Machado, empêchée de se présenter, s'est mise au service de son remplaçant, qui fait la course en tête dans toutes les enquêtes d'opinion sérieuses. Machado, encore elle, transportée partout dans le pays à dos de cheval, de moto, de camion ou de canoë, « est parvenue à contourner les barrages mis sur sa route malgré l'arrestation de ses proches et les menaces pesant sur ses partisans ». Et pourtant, affirme Luis Emilio Bruni, « les autorités vénézuéliennes construisent déjà le récit d'une tentative de déstabilisation au cas où l'opposition dénoncerait des fraudes à l'issue de l'élection. La communauté internationale, conclut-il, doit se mobiliser et se coordonner pour protéger les droits des Vénézuéliens ».Le cinéma péruvien au bord de la censure ?Au Pérou, le secteur culturel ne décolère pas après le vote mi-juin d'une loi accusée de porter atteinte à la création cinématographique. Ce texte prévoit de nouvelles conditions pour l'octroi de fonds publics et provoque une levée de boucliers dans tous les métiers associés au grand écran : 70 associations l'ont dénoncée.Ses opposants l'ont surnommée « la loi anti-cinéma », car ce n'est plus le ministère de la Culture qui collectera les demandes d'aides publiques, mais une commission spécialisée rattachée à l'agence de promotion du Pérou. Le Congrès y aurait vu un moyen d'augmenter les coproductions et d'inciter les sociétés étrangères à tourner dans le pays, au détriment des œuvres régionales.Autre disposition particulièrement contestée : l'État refusera désormais de soutenir les œuvres contrevenant « à la défense nationale, la sécurité et l'ordre interne du pays ». Soit une censure qui ne dit pas son nom, selon la réalisatrice Melisa Leon. « Les projets portant atteinte à la sécurité nationale ne seront plus soutenus ? C'est un langage typiquement militaire. En réalité, ils veulent empêcher que l'on parle des crimes commis par les militaires, à commencer par la répression des manifestations avec, par exemple, les 50 morts qui ont eu lieu sous ce gouvernement. On sait aussi qu'ils sont contre le fait de parler de la communauté LGBT, des droits reproductifs des femmes et tout thème qui va contre le statu quo pourrait être touché par cette mesure, car cela a déjà été exprimé au Congrès et des enquêtes ont été lancées contre des films portant sur ces thèmes. »Le cinéma péruvien dans la peur de la censure, dossier complet de notre correspondante à Lima, Juliette Chaignon à écouter en replay.Cuba se dépeuple à très grande vitesseÀ lire sur le site d'El Pais, comment la population de Cuba a chuté en un an de 18% ! Exode dramatique qui remonte à 2021 démontré par le démographe cubain en exil Juan-Carlos Alibizu Campos à partir des listes électorales. Pourquoi et comment les Cubains s'échappent ? À découvrir dans cet article aussi passionnant qu'effrayant. L'ONU indique que si la tendance continue, la population de Cuba pourrait être inférieure à six millions de personnes d'ici à 2100, contre le chiffre officiel de 11 millions aujourd'hui.L'actualité des Outremers avec la 1èreÀ la Une, 16 200 000 euros pour la modernisation et le renouvellement de la flottille de pêche en Guadeloupe.
Depuis la pandémie de Covid, les vols de pick-up récents et de SUV ne cessent de croître au Québec et en Ontario. En 2022, une voiture a été volée toutes les cinq minutes au Canada. Résultat, l'année dernière (2023), les assureurs ont dû verser l'équivalent d'un milliard de dollars américains aux victimes de ces vols. Rien qu'à Montréal, le nombre de véhicules volés a été multiplié par deux depuis 2021. Depuis qu'il faut une simple clé électronique, facile à scanner pour démarrer un véhicule récent, le profil des voleurs a bien changé. « 50% des personnes arrêtées en lien avec le vol de véhicules ont entre 14 et 25 ans. Ce sont des gens qui travaillent pour des cellules de voleurs. Les chefs de ces cellules cherchent les véhicules avec des équipes qui ne se connaissent peu ou pas », détaille le commandant Yannick Desmarais, du service de police de Montréal. La plupart des véhicules volés sont exportés en passant par le port de la métropole québécoise ou d'autres, et beaucoup se retrouvent en Afrique ou au Moyen-Orient. Conscientes du problème, les autorités débloquent des fonds publics pour donner davantage de moyens aux services de police, mais cela reste encore insuffisant. Beaucoup de citoyens aimeraient que les constructeurs de véhicules en fassent davantage pour sécuriser les clés intelligentes. Un cabinet d'avocats de Québec vient de déposer une demande d'action collective au nom des victimes de vols des dernières années. « Pour que l'action collective soit utile, il faudrait que l'industrie automobile puisse jouer sa partition et financer des travaux s'ils doivent être entrepris pour lutter contre le vol de véhicule. Il faut qu'ils contribuent et que ce ne soit pas seulement les fonds publics qui soient dépensés pour corriger un problème dont le gouvernement n'est pas responsable. Ce problème, c'est qu'on a une technologie qui est vulnérable, et ça c'est factuel », précise Eladji Niang, du cabinet Bouchard avocats. Interpol a classé le Canada parmi les 10 pires pays en termes de vols de voitures sur 137. Un reportage de notre correspondante au Canada, Pascale Guéricolas.En Haïti, le Premier ministre en visite surprise dans le plus grand hôpital du paysGarry Conille s'est rendu mardi 9 juillet à l'Hôpital général de Port-au-Prince repris aux mains des gangs dimanche. Une visite surprise, explique Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste « Le directeur de l'hôpital n'était pas présent lors de la visite, le ministre de la Santé non plus. La visite était très politique, faite sous très haute sécurité, précise-t-il, avec déploiement des forces de l'ordre. » L'hôpital général n'est plus qu'une coquille vide. « Le directeur a expliqué que d'ici à la réouverture de l'hôpital, il y a encore beaucoup d'étapes à franchir. Pour qu'il puisse fonctionner 24h sur 24, il faudra du personnel, il faudra réparer les murs, mais surtout sécuriser la circulation dans et autour de l'hôpital. » Le journaliste rappelle que l'établissement est fermé depuis des mois à cause de l'action des gangs. Mais si l'hôpital a été récupéré, et qu'un semblant d'accalmie se faisait sentir, ces dernières semaines, la violence a repris de plus belle ces derniers jours. Les groupes armés ont kidnappé plusieurs personnes dans le week-end, rappelle Frantz Duval. « Les gangs sont toujours là, tapis dans l'ombre, dans les quartiers, dans les rues, on ne peut pas identifier qui est membre et qui n'est pas membre, et à n'importe quel moment, ils frappent », souligne-t-il.Aux États-Unis, l'étau se resserre autour de Joe BidenNancy Pelosi, ancienne présidente de la Chambre des représentants, interrogée dans l'émission Morning Joe, n'a pas affiché un franche soutien à la candidature du président. Alliée de longue date de Joe Biden, elle lui a demandé de prendre une décision quant à son maintien dans la course présidentielle. Une sortie analysée par le New-York Times comme le signal le plus fort prouvant que les démocrates sont divisés sur la candidature de Joe Biden, et qu'il est temps qu'une décision soit prise même si le président a jusque-là rejeté toute possibilité d'abandon. « Le barrage de soutien n'est pas encore rompu, mais un filet de dissidence continue de s'infiltrer », peut-on lire dans le quotidien américain. Quelques heures après les propos tenus par Nancy Pelosi, de nouvelles voix démocrates ont demandé à Joe Biden de se retirer de la course. Peter Welch, sénateur du Vermont, appelle le président à se retirer dans les colonnes du Washington Post.Une autre voix s'est fait entendre, et elle vient d'Hollywood : il s'agit de l'acteur George Clooney, un important donateur démocrate. « Nous, les démocrates, perdront en novembre si Joe Biden reste candidat », écrit-il dans le New-York Times. « Nous pouvons mettre la tête dans le sable et prier pour un miracle en novembre ou nous pouvons dire la vérité. » Et si l'acteur américain ne mâche pas ses mots, il n'en a pas été dissuadé par l'ancien président démocrate Barack Obama, nous apprend Politico. Selon le journal, les deux hommes, qui sont amis, se seraient entretenus au téléphone avant la publication de la tribune de George Clooney, et Barack Obama n'aurait « ni encouragé, ni conseillé, ni tenté de s'opposer » aux propos de l'acteur.Victoire pour la liberté de la presse en ArgentineLes plus de 300 journalistes de l'agence de presse publique Telam ont retrouvé leur poste, après une mobilisation de 128 nuits et jours. Ouverte en 1945, l'agence publique avait subitement été fermée au début du mois de mars, par le président Javier Milei, connu pour son hostilité aux médias. Réouverte, certes, mais les trois étages de la rédaction sont encore à moitié vides. « Dans les prochains jours, nous allons devoir organiser les équipes de travail et les emplois du temps pour nous permettre de couvrir l'actualité autant que possible, parce que désormais, c'est une agence beaucoup plus petite », explique Andrea Delfino, déléguée syndicale. Le nombre d'employés a été divisé par deux. Telam est aujourd'hui intégrée au pôle radio télévision publique, mais la partie publicité a été privatisée. Depuis son arrivée au pouvoir il y a 6 mois, Javier Milei a multiplié les attaques contre la presse. L'Argentine a perdu 26 places en un an dans le classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières. Un reportage en Argentine de notre correspondante Noémie Lehouelleur.Un triste anniversaire à CubaLe 11 juillet 2021, des milliers de Cubains ont manifesté dans les villes du pays, excédés par une crise économique et une absence de liberté. Il n'y avait pas eu d'aussi grande manifestation depuis 1994. Les conséquences ont été particulièrement violentes : un mort, des dizaines de blessés et plusieurs centaines de personnes arrêtées. L'ONG Amnesty International exhorte le gouvernement cubain à libérer les prisonniers « injustement détenus ». Trois ans après, de nombreux manifestants sont donc toujours derrière les barreaux. Le journal El Pais s'est entretenu au téléphone avec l'un d'entre eux, « le prisonnier politique le plus célèbre de Cuba », Luis Manuel Otero Alcántara. Avant d'être arrêté et emprisonné le 11 juillet 2021, l'artiste engagé s'est fait connaître grâce à ses performances de rue dans lesquelles il dénonce le régime au pouvoir, mais aussi avec ses nombreuses arrestations et ses grèves de la faim et de la soif. « Il n'a eu que quelques minutes pour passer l'appel, explique El Pais, il l'a fait depuis une cabine téléphonique dans sa prison de haute sécurité en périphérie de La Havane ». Le journal l'interroge sur le symbole qu'il représente pour les Cubains, sur sa lutte pour la liberté. « Si je sors de prison, a-t-il confié au journal, je devrais choisir entre devenir martyr ou exilé. »Journal de la 1èreUne nouvelle étape dans le processus d'évolution statutaire de la Guyane.
A 10h, ce lundi 19 février 2024, les GG : Charles Consigny, avocat, Jérôme Marty, médecin généraliste, et Zohra Bitan, cadre de la fonction publique, débattent de : Guingamp, des médecins cubains pour sauver les urgences ?
À Cuba, plusieurs signes récents laissent croire que le visage de l'île est en pleine mutation. Entre les ratés économiques et la démocratisation de l'accès à internet, le journaliste Jean-Michel Leprince explique pourquoi les Cubains ont l'impression que leur pays n'est plus le même.
Le Cabaret Africain reprend du service cet automne au Cabaret Sauvage (Paris) avec nos invités Soro Solo, Adama Bilorou (balafon, kora) et Sekou Bah (basse) qui joueront 2 titres dans la #SessionLive. Nous recevons le producteur anglais Nick Gold (World Circuit/BMG) pour parler de la sortie de Voyageur, album d'inédits d'Ali Farka Touré, co-produit par son fils Vieux Farka. Notre 1er invité est le producteur anglais Nick Gold, Le boss du label World Circuit revendu depuis à BMG. Nick Gold raconte sa rencontre avec Ali Farka Touré, dont il vient de sortir un album Voyageur composé de titres inédits d'Ali Farka, Nick Gold est un des maillons essentiels de l'arrivée des musiques africaines en Occident (Oumou Sangaré, Toumani Diabaté et les Cubains du Buena Vista Social Club).World Circuit Records est un label discographique britannique, établi à Londres au milieu des années 1980 et spécialisé dans la musique de Cuba et d'Afrique de l'Ouest. La ligne du label était d'être un soutien général pour les artistes qu'il produisait, prenant en charge l'ensemble des aspects de chaque production. WC s'est fait connaître en 1997 avec le succès mondial du Buena Vista Social Club (Grammy Awards). En 2018, BMG a racheta le label.Ali Farka Touré, biographieAucun musicien africain n'a autant marqué son pays et l'imaginaire international que le grand guitariste, chanteur et père spirituel du blues du désert malien, Ali Farka Touré. Des collaborations avec Ry Cooder et le maestro de la kora Toumani Diabaté, récompensées par un Grammy, aux enregistrements lo-fi réalisés dans son village natal isolé, la voix inimitable d'Ali et son jeu de guitare hypnotique communiquent avec les auditeurs avec une autorité qui transcende les frontières des marchés, des modes et des genres. En personne, Ali était à la hauteur de sa musique : une figure imposante, voire royale, avec un sourire magnifique, une confiance inébranlable et un sens de l'humour malicieux. Seize ans après sa mort, Ali reste une figure imposante, l'un des rares grands talents - aux côtés de Jimi Hendrix et de Fela Kuti - dont la musique est toujours aussi vitale et pertinente, dont le charisme brûle aussi fort après leur disparition que de leur vivant.La mystique d'Ali brille de mille feux, inspirant des auditeurs du monde entier et une foule d'admirateurs illustres, dont Robert Plant, l'acteur Matthew McConaughey, qui a basé son célèbre chant fredonné dans « Le Loup de Wall Street » sur un des rythmes d'Ali, et le groupe indie-rock texan Khruangbin, qui a récemment enregistré une collection de chansons d'Ali en compagnie de son fils Vieux. Des grooves dépouillés et envoûtants dans le style Sonrhaï propre à Ali aux refrains hymniques de pêcheurs, en passant par les rythmes palpitants des chasseurs et un « noise band » africain de guitares et de luths chargés de réverbération (« Kombo Galia »), Voyageur présente une réserve secrète de chansons qu'Ali a constituée au cours de sa carrière longue et variée, jetant un nouvel éclairage sur un talent extraordinaire et énigmatique. Safari (Medicine) est un classique d'Ali dans son mode Sonrai, sa voix chargée est soulignée par un rythme de calebasse propulsif et le ronronnement fantomatique d'une flûte peul, alors qu'Ali se vante d'avoir le « médicament », les conseils nécessaires pour guérir le « mauvais comportement ». Le riffing à une corde de la guitare djerkel, utilisée dans les cérémonies de possession des esprits, est transposé sur une guitare électrique aux sonorités ouvertes.Sur Chérie, l'un des trois titres où Ali est rejoint par la grande diva wassoulou Oumou Sangaré, le kamelngoni - harpe de chasseur - donne un merveilleux swing élastique au riff glissant de la guitare d'Ali, tandis que les deux voix se répondent en parfaite osmose. Sambadio, une chanson peul en l'honneur des agriculteurs, se décline en deux versions : acoustique, avec une magnifique ambiance de feu de camp, alimentée par le pincement insistant du ngoni des maestros Bassekou Kouyaté et Mama Sissoko ; électrique, avec un merveilleux arrangement de saxo jazzy du sideman de James Brown, Pee Wee Ellis. Sadjona (Le poids du destin) est une chanson traditionnelle pour les chasseurs Wassoulou, spontanément réadaptée par Oumou Sangaré comme un chant de louange à Ali pendant un contrôle du microphone. Le groove du kamel ngoni donne un élan fantastique à l'urgence invocatoire de sa voix, avant qu'une partie de saxophone obsédante ne vienne flotter dans le mix, dans l'un de ces moments musicaux inspirés et accidentels que l'on a le privilège d'entendre. Ces chansons, qui font partie de ce que le producteur Nick Gold décrit comme des « archives précieuses et privées », ont été révélées par Ali avec parcimonie, parfois apparemment à contrecœur, à Gold sur une période de 25 ans.Ali savait exactement ce qu'il faisait : en transmettant progressivement ces chansons à Gold, elles atteindraient un jour, si Dieu le veut, un public mondial ; mais même dans ce cas, Ali aimait garder les choses sur le fil du rasoir. Plusieurs de ces chansons ont été diffusées de manière tout à fait spontanée entre des prises sur d'autres chansons. Heureusement que les cassettes tournaient, sinon une grande partie de la musique de ce merveilleux album n'aurait peut-être jamais été entendue. Playlist Nick Gold- Ali Farka Touré Feat. Oumou Sangaré Bandolobourou (album Voyageur 2023)- Ali Farka Touré Safari (album Voyageur 2023) voir le clip - Ali Farka Touré x Ry Cooder Ai Du (album Talking Timbuktu 1994)- Ali Farka Touré Gambari (album Radio Mali 1996)- Ali Farka Touré Feat. Oumou Sangare Chérie (album Voyageur 2023) voir le clip.► Album Voyageur (World Circuit/BMG 2023)► Ali Farka Touré RFI Musique. #SessionLive : Puis nous recevons Soro Solo, Adama Bilorou et Sekou Bah pour nous parler du Cabaret Africain (Cabaret Sauvage, Paris du 29/09 au 22/10).Histoire : Attaché depuis de nombreuses années au format cabaret pour explorer les richesses de l'Afrique du Nord, Méziane Azaïche élargit ses horizons et met cette fois-ci en lumière le continent africain dans toute son immensité.Dans sa création 2023, il invite Soro Solo, figure radiophonique incontournable, défricheur de talents et conteur engagé. Le journaliste raconte le continent africain en évitant les clichés, mêlant habilement souvenirs et témoignages, mémoires de grandes figures contestataires de Thomas Sankara à Fela Kuti et récits personnels.Musique, chant, théâtre, cirque, danse, peinture live : les 10 artistes du Cabaret Africain ne manquent pas de talents pour donner à voir leur Afrique.Au fil du spectacle, photos et vidéos d'archive sélectionnées avec soin par Aziz Smati achèvent de nous immerger dans cette épopée africaine où se mêlent cirque, danse et musique traditionnelle remise au goût du jour par Adama Bilorou, choisi pour l'occasion à la création et direction musicale.Sous son égide, kora, percussions, basse et saxophone habillent ce récit avec élégance. On retrouve aussi sur scène l'acrobate le plus célèbre de Montmartre : Iya Traoré, maître du football freestyle et récompensé trois fois par le prix Guiness World Record !Grâce à la justesse de ses interprètes, le Cabaret Africain invite les spectateurs à un voyage joyeux et coloré mais loin d'être naïf.Il démonte ainsi nombre de préjugés occidentaux et donne à voir quelques tableaux soigneusement choisis de l'histoire africaine contemporaine.Un spectacle mis en scène par Méziane Azaïche et Géraldine Bénichou. Titres interprétés au Grand studio- Anciens Combattants Live RFI- Sontila Live RFI.Line Up : Adama Bilorou, balafon, kora, chant, Sekou Bah, basse, chant.Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant
durée : 00:58:25 - Le Grand Reportage - En janvier 2023, 51 médecins cubains sont arrivés en Calabre, en Italie, pour prêter assistance à quatre hôpitaux. À terme, ils seront près de 500 soignants, toutes spécialités confondues. Pourquoi un pays riche fait-il appel aux services de l'île socialiste ? Pourquoi des médecins cubains ? - invités : Blandine Destremeau Sociologue, directrice de recherche au CNRS, membre de l'Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux et chercheuse associée au Creda
durée : 00:58:27 - Carnet de Voyage : L'Adieu à La Havane, avril 2017 - par : Marcel Quillévéré - Ce sont nos derniers jours à La Havane. Comme toujours c'est dans quelques chansons que décryptent si bien les Cubains que se réfugie la contestation. Comme celle d'un grand trovador : Rey Montalvo ou du plus populaire Tony Avila... - réalisé par : Géraldine Prutner
durée : 00:58:31 - Fin de Siècle à Cuba - par : Marcel Quillévéré - Claudio Abbado à La Havane, loin de la réalité du pays, alors que le projet Varela d'Osvaldo Paya présente une pétition signée par 25 000 Cubains pour demander l'organisation d'élections libres. Oswaldo Paya meurt dans des circonstances non encore élucidées aujourd'hui... - réalisé par : Géraldine Prutner
durée : 00:58:35 - L'exode des " Licornes Bleues" - par : Marcel Quillévéré - Une émission où il est beaucoup question de séparations, de départs et de retours, alors que de plus en plus de Cubains tentent de quitter le pays. C'est aussi l'époque du procès du général Ochoa... - réalisé par : Géraldine Prutner
En Italie, il manquerait environ 30 000 médecins hospitaliers. C'est du moins le chiffrage effectué par le regroupement d'associations de médecins FoSSC et cité par l'agence de presse Ansa. Pour atténuer cette pénurie, la Calabre a fait appel à des médecins cubains. Ce week-end, 120 médecins sont venus en renfort dans les hôpitaux, près d'une semaine après leur arrivée dans le sud de la botte. Cet hiver, déjà, une cinquantaine de professionnels de santé sont arrivés dans cette région qui a l'un des systèmes de santé les moins performants du pays. À terme, La Havane doit envoyer près de 500 médecins. Reportage dans la province de Reggio de Calabre. Derrière le comptoir des urgences de l'hôpital de Polistena, Dagoberto Gonzalez Martinez remplit une fiche d'admission. Arrivé de Cuba l'hiver dernier, il prête main forte depuis janvier. Exercer dans un pays étranger ne lui pose pas de problème. Son travail de médecin ne change pas énormément. « À Cuba, on a d'autres protocoles de travail, mais on s'adapte, précise le soignant cubain. Il y a des pathologies que l'on n'a pas à Cuba et inversement. Mais avec l'expérience et la très bonne formation que l'on a, on peut travailler dans n'importe quel pays. »Dagoberto Gonzalez Martinez est habitué à s'adapter. Il a déjà pratiqué hors de Cuba : au Venezuela et au Brésil. Apprendre l'italien au pas de course est un défi supplémentaire pour lui. « On a eu des problèmes avec la langue, mais avec le temps tous les problèmes se résolvent, ajoute-t-il. Par exemple, la communication est très bonne avec le personnel ici, et cela aide. »Aux urgences, le docteur Gonzalez Martinez et ses compatriotes ont apporté une bouffée d'oxygène. « Ils nous ont donné un énorme coup de main, car on était à l'os, nos médecins étaient surmenés, assure Giuseppe Cutano, coordinateur des urgences. Un médecin par garde ne pouvait pas s'occuper de tous les usagers. Parce qu'ici, il y avait un médecin par garde avant que les médecins cubains n'arrivent, c'était vraiment inhumain. Maintenant, il y en a minimum deux. »Au total, l'hôpital accueille seize médecins cubains dans différents services. À la direction de l'établissement, le Dr Francesca Liotta vante la rapidité avec laquelle ils se sont acclimatés. Elle apprécie aussi leur enthousiasme communicatif. « Ils ont un sens aigu de l'humanité, souligne la directrice. En les voyant faire, on est un peu sorti de notre burn out. Nous étions arrivés au point que le patient nous dérangeait et c'est un mauvais signe pour un médecin. En les voyant être proches des patients avec enthousiasme, les cajoler, on a recommencé le faire. On le faisait, mais aliénés par le rythme excessif des gardes. Et puis le Covid a joué aussi. Donc espérons que ce soit une renaissance. »Un enthousiasme partagé par Rocco Berluccio, rencontré dans Polistena. La petite nièce de ce Calabrais a été prise en charge par un médecin cubain quelque temps auparavant. « Ils ont été vraiment très professionnels et respectueux tant du point de vue du travail que de l'humanité dont ils ont fait preuve », ajoute Rocco.Le contingent de médecins cubains n'a pas réglé tous les problèmes. Ce Calabrais témoigne d'une situation encore chaotique. Hors micro, un membre du personnel hospitalier regrette que, faute de place dans les services, l'attente aux urgences reste encore trop longue. Pour l'instant, les contrats sont prévus pour un an renouvelable. Cuba apportera son assistance plusieurs années si la Calabre le souhaite, d'autant que cette mission revêt aussi une importance diplomatique.« C'est dur à croire, un pays pauvre, sous blocus des États-Unis au début de la révolution, qui fait l'objet des mesures qui empêchent d'avancer, que ce pays puisse aider un pays développé, membre fondateur de l'Union européenne, ajoute Luis Enrique Perez Ulloa, coordinateur de la mission médicale cubaine en Calabre. Pour nous, c'est quelque chose d'important, on sait qu'on existe. »Les médecins cubains n'ont toutefois pas vocation à rester éternellement. Il s'agit d'aider, pas de remplacer les médecins italiens.
Il y a deux ans, jour pour jour, des milliers de Cubains descendaient dans la rue, excédés par les pénuries alimentaires, le manque de médicaments et les coupures d'électricité. Le gouvernement, surpris, ordonne la répression immédiate du mouvement. Le « 11 juillet 2021 » reste une date importante, sinon cruciale, pour les détracteurs du régime. « Ce 11 juillet a été la première manifestation spontanée à Cuba, contre un régime vieux de 62 ans, raconte sur RFI le dissident Manuel Cuesta Morua, qui a participé lui-même aux manifestations. Ce jour-là, toute une série d'événements accumulés pendant des années ont explosé, et se sont répandus comme une traînée de poudre dans tout le pays. » Des centaines de personnes ont été condamnées à de lourdes peines de prison mais deux ans après, les voix critiques ne se sont pas totalement tues. « Les citoyens jouent de plus en plus un rôle politique, et je ne parle pas des dissidents ou des militants, détaille l'artiste cubain Hamlet Lavastida qui a été forcé à l'exil et vit actuellement à Berlin. De simples citoyens décident de s'engager, de protester. Il y a beaucoup d'opposants qui sont partis en exil, mais il y a beaucoup de gens qui, en quelque sorte, ont pris la relève, et ce malgré la répression. Les gens ont peur, c'est vrai, mais le gouvernement aussi, a peur. » Haïti : un appel de trois universités américaines pour que le gouvernement se désolidarise d'Ariel Henry À la Une de notre partenaire Alterpresse, trois universités américaines demandent au secrétaire d'État américain Antony Blinken de ne plus soutenir le Premier ministre haïtien. Le site internet revient également sur la mobilisation de la société civile haïtienne contre la violence et la corruption qui gangrènent le pays. Enfin, à moins de deux semaines du coup d'envoi de la Coupe du monde de football féminin, coup de projecteur avec la BBC sur la gardienne de l'équipe de Haïti, qui affrontera au sein du groupe D les attaquantes anglaises, danoises et chinoises. Le journal de la 1ère En Guadeloupe, l'épidémie de Covid serait-elle désormais à ranger au rayon des « affaires classées » ?
Cuba, la pire crise économique depuis la chute de l'Union soviétique. À Cuba, le renforcement de l'embargo américain sous la présidence Trump, la réduction des livraisons de pétrole par le Venezuela et enfin la pandémie de Covid-19 ont eu de lourdes conséquences : les Cubains sont aujourd'hui confrontés à une inflation galopante et à des pénuries alimentaires. Pour nourrir la population, le gouvernement castriste porte une attention particulière aux micro-fermes. Installées dans les villes comme en zone rurale, leurs exploitants se heurtent pourtant à de nombreux obstacles. « L'agriculture urbaine et familiale : un pilier dans la lutte contre l'insécurité alimentaire à Cuba ? », un Grand reportage de Stefanie Schüler.
L'embargo américain, en vigueur depuis plus de 60 ans, la pandémie de Covid et la récente réforme monétaire décidé par le gouvernement communiste ont poussé Cuba au bord du gouffre. Les Cubains subissent non seulement un taux d'inflation parmi les plus hauts du continent, mais aussi des pénuries de produits de première nécessité et de médicaments. De notre envoyée spéciale à La Havane, Au centre-ville de La Havane, une centaine de personnes patientent devant un supermarché d'État qui vend des aliments de base au prix contrôlé, mais aussi strictement rationnés. « Pour acheter des pommes de terre comme pour tous les autres aliments, il faut faire des heures de queue. Moi, la dernière fois, je suis arrivée à 8h du matin et c'était mon tour à 16h », témoigne une dame. Comme toutes les autres personnes interrogées, elle n'a accepté de parler que sous couvert d'anonymat. Les habitants de la capitale cubaine passent une bonne partie de leur journée à la recherche de nourriture et beaucoup se rappellent avec nostalgie des années Obama, le président des États-Unis, qui avait relancé les relations bilatérales avec le gouvernement castriste. Les touristes américains étaient alors de retour sur l'île et le tout jeune secteur privé cubain avait connu un véritable essor. Mais cette parenthèse enchantée s'est refermée avec l'arrivée au pouvoir en 2016 de Donald Trump. « Jamais l'embargo américain n'a été aussi dur, avec plus de 200 mesures supplémentaires. Ensuite, nous avons été touchés de plein fouet par la pandémie de Covid et cela a encore empiré les choses », raconte un homme. Des magasins MLC C'est justement en pleine pandémie, en janvier 2021, que le gouvernement cubain met en œuvre une réforme monétaire pour en finir avec la présence d'une double monnaie. Aujourd'hui, seule demeure le peso cubain, mais les autorités ont aussi créé un nouveau genre de magasin. Appelé MLC comme Monnaie librement convertible, ils vendent certains produits en exclusivité et uniquement en devises étrangères. « Ces supermarchés vendent par exemple le papier toilette, des chaussures, des vêtements, toutes les conserves, de la lessive. Ces produits ne sont accessibles plus que dans ces supermarchés de devises ». Mais comment font donc les gens qui n'ont pas accès aux devises ? « Ces gens doivent acheter ces produits au marché noir auprès de personnes qui les achètent au supermarché MLC et qui les revendent plus cher ». Solidarité Durcissement de l'embargo, pandémie, réformes monétaires, autant de séismes économiques qui ont fait exploser l'inflation. Officiellement de 39% pour 2022, elle dépasserait les 200% selon certains économistes. « Avant, avec 1 000 pesos, je pouvais nourrir les miens. Aujourd'hui, cette même somme suffit tout juste pour acheter trois sodas à mes enfants », explique cet homme qui accumule trois emplois pour un salaire total de 30 euros par mois. Mais beaucoup d'habitants de La Havane n'arrivent plus à joindre les deux bouts. « Ici, nous sommes très solidaires, je peux arriver chez un voisin et dire : "Je n'ai rien à manger, j'ai faim" et il partagera avec moi ce qu'il a ». Plus de 300 000 Cubains auraient quitté leur pays rien que l'an dernier pour fuir la crise économique. ► À lire aussi : Cuba: une colère qui puise sa sève dans le marasme économique
Les Founky Boyz font un ti arrêt à Miami pour célébrer les Cubains. -- ON EST SUR PATREON http://www.patreon.com/sanscommentaire — Cet épisode est une présentation de: Me Andrew Nader nader.andrew@hotmail.com (438)884-0754 YOUSHAPE Studio www.instagram.com/youshape.studio www.youshapestudio.square.site (438)509-4921 — Suivez-nous ici Emile Khoury: https://linktr.ee/emilekhoury Jacob Ospian: https://linktr.ee/jacobospian
durée : 00:02:43 - La chronique d'Anthony Bellanger - par : Anthony BELLANGER - Deux millions de migrants ont traversé cette année la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis. Un record historique alimenté part les Cubains, les Vénézuéliens et... les Nicaraguayens.
durée : 00:02:43 - La chronique d'Anthony Bellanger - par : Anthony BELLANGER - Deux millions de migrants ont traversé cette année la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis. Un record historique alimenté part les Cubains, les Vénézuéliens et... les Nicaraguayens.
Pour la sortie du 2è album « In Paris », les 7 musiciennes béninoises (12 à 19 ans) du Star Feminine Band jouent 2 titres dans la #SessionLive, puis nous recevons Grupo Compay Segundo de Cuba, dignes rejetons de Compay Segundo, voix légendaire du Buena Vista Social Club qui présente le nouvel album « Vivelo ». Star Feminine Band : un premier aller et puis le retour par Jacques Denis Produire un disque, ça peut être une aventure. Le faire avec des jeunes filles originaires du nord-ouest du Bénin, cela relève de la gageure. C'est ce premier défi qu'a relevé Born Bad, pas franchement un label dans le genre world music, en publiant à la fin 2020 le premier album du Star Feminine Band. Concert de louanges, tout le toutim, et patatras : annulée pour cause de Covid, la tournée qui aurait dû concrétiser en direct tous les espoirs placés par le groupe et son entourage. La pandémie n'aura néanmoins pas eu raison de leur doux désir de les voir sur les scènes européennes. Un an plus tard, le combo sera de nouveau sur l'affiche des Transmusicales, point d'orgue d'une première tournée malgré toutes les galères et péripéties. « Cela n'a pas été facile comme c'était la première fois pour les formalités. » Auto désigné « papa du groupe » (deux de ses filles en font partie et il en fut à l'initiative dès 2016), l'auteur-compositeur André Balaguemon décrit par ce délicat euphémisme le parcours d'obstacles qu'il a fallu franchir pour atterrir en France. « Il fallait que l'on se déplace tous de Natitingou, notre ville au Nord-Ouest, à Cotonou la capitale où l'ambassade centralise les demandes de visa. Chacune avait son dossier. » Et c'est ainsi qu'a commencé le périple, plusieurs allers, tant de retours, à chaque fois trente heures de bus pour ces gamines dont la plus jeune, la batteuse Angélique, a fêté ses douze ans en mars 2022 et l'aînée a tout juste dix-huit printemps. « Partir revenir, partir revenir… On en a fait des navettes avant que cela aboutisse. » Et ce même si JB avait fait en sorte que toutes aient des cartes d'identité et passeports en bonne et due forme et des vaccins à jour, avant même d'envisager la première tournée. « C'était la condition sine qua non pour envisager séduire un tourneur européen. Ces jeunes filles n'avaient même pas d'état civil au début de l'aventure ». Lequel ajoute a posteriori, mi-lucide, mi-acide : « Tout le monde avait envie de les faire jouer. Mais une fois le dossier envoyé, quarante-huit heures après, jaugeant le parcours administratif, tout le monde se défilait. » Tous sauf Bernard et Geneviève d'Azimuth face à l'insistance de leur booker Léo Tran qui vont adhérer au projet, avec toutes les conséquences que cela supposait. C'était un pari mais, pour eux, cela en valait la peine. Faire venir des mineures africaines, forcément cela n'est pas gagné, qui plus est en période Covid. « Il leur fallait être vaccinées, sauf qu'au Bénin, les mineurs n'avaient pas accès au vaccin. Et nous ne pouvions même pas avoir recours au motif impérieux, dont la culture ne bénéficiait pas », se souvient Morgane Bois qui sera chargée chez Azimuth de ce dossier du genre épais, à l'image de ceux qu'il lui aura fallu constituer à chaque étape, avec tout un tas d'argumentaires pour rentrer dans les clous de la législation du travail des mineurs, et puis du code du travail la nuit, celle-ci commençant à 20h selon les autorités. CQFD : tout n'était pas simple dans cette histoire. « Administrativement un peu lourd », reprend Morgane. Doux euphémisme. Et une fois avoir bénéficié de laisser-passer, puis débarquées, elles devront encore respecter une période de quarantaine à Juvisy, non loin de Massy, la salle de banlieue parisienne. Une semaine plus tard, les voilà enfin libres. Enfin presque. Elles devront quand même se soumettre à un test Covid quotidien, et être astreintes à un suivi scolaire avec leurs profs au Bénin par visioconférence, avec certificats en bonne et due forme à l'appui. On ne rigole pas avec ces choses-là, mais toujours est-il qu'une fois remplies toutes ces obligations, le Star Féminine Band était enfin prêt à monter sur scène. Une première dans cette tournée de toutes les premières fois : quitter le Bénin, prendre l'avion, découvrir Paris. « Tout les intriguait ! », renchérit JB, jamais en panne d'une anecdote fleurie. Comme celle où face aux escalators, plusieurs peinent à mettre le pied dessus. Ou quand devant un ascenseur, elles demeurent figées. Sans parler de celle du GPS : « Une voix qui indique la direction, c'était de la science-fiction pour elles. Ma bagnole, c'était l'Enterprise, alors que c'est un pov' Peugeot Partner. » Chemin faisant, elles vont donc apprendre les codes de bonne conduite à l'européenne. Assurer un sound-check, affronter la scène, ce n'est finalement pas si difficile quand vous avez essentiellement joué sous le cagnard, avec une électricité défaillante et sans retour. Comme répondre aux interviews, qui s'enchaînent face au phénomène. Les journaux nationaux comme les magazines spécialisés, des radios comme des télés, Arte et TV5, et puis aussi la BBC. « Tant d'intérêt, tant d'interviews, on ne croyait pas à une telle réception. Cela n'arrêtait pas, mais malgré la fatigue elles étaient si contentes de raconter leur histoire. », reprend André Balaguemon. « Une fois qu'elles ont joué, on a évidemment eu la sensation de la mission accomplie, que toute cette énergie déployée a servi à quelque chose ! » Morgane n'aura pas été la seule à vibrer à l'occasion de cette tournée, un mois où de Massy à Bobigny, de l'opéra de Lyon à L'Usine une salle de Genève, le Star Féminine Band aura mis tout le monde raccord. À commencer par la critique venue en rang serré aux Transmusicales jauger le phénomène sur pied. Ils en sont revenus convaincus, comme le public alpagué par leur formule live et direct. « Dès qu'elles sont montées sur le podium, c'était parti. », s'exclame « papa » André. Et ce fut tout pareil quand il s'est agi pour elles d'enregistrer en studio, encore de l'inédit, comme un ultime défi qu'elles ont relevé par le talent de la jeunesse, grâce au sens de l'écoute de Laurent de Boisgisson du studio One Two Pass It. Justement, qu'en est-il de la suite des aventures de ces nouvelles ambassadrices de l'Unicef ? Elles persistent et signent dans la même voie, une fiévreuse et énergétique bande-son où les rythmes nabo, peulh, waama sont relevés de rythmiques, épicés de sons plus « modernes », portant un message de tolérance et de bienveillance, avec leurs mots. Simples et directs, ils parlent de leur réalité, des maux de jeunes femmes qui n'ont pas toujours le choix. Souvent déscolarisées et promises à vendre des arachides, des bananes ou du gari sur le bord de la route, la plupart des jeunes filles de la région n'ont guère d'avenir. Les mariages forcés, les grossesses précoces… « Ce sont des héroïnes ces gamines ! », reprend JB, qui en les accueillant en studio leur permet d'affûter leur formule, une forme de garage band relevé de tourneries afro. Grâce au cours d'anglais que Jérémie Verdier, leur manager, prodigue aux filles par visioconférence tous les dimanches soir depuis 2 ans, les filles s'essaient même à des titres en anglais avec « We Are Star Feminine Band » et « Woman Stand Up » In Paris, donc, c'est l'histoire aboutie de ce pari. C'est aussi le début de nouvelles aventures, la promesse de lendemains qui pourraient bien dézinguer, à l'heure où s'annonce une tournée d'été éclatante: Dour, Les Eurockéennes, Roskilde ou encore Les Nuits de Fourvière. À leur retour au pays, l'accueil a été triomphal. Leurs vidéos tournaient en boucle à la télé, la radio leur a consacré des focus et la chaîne nationale béninoise ORTB a même diffusé à plusieurs reprises leur concert filmé pour Arte. Ce groupe d'inconnues est devenu une référence nationale. « Alors cette fois, pour les visas, c'est plus facile. » - Voir le clip « Le Droit de l'Enfant » Titres interprétés au grand studio - Le Mariage Forcé Live RFI - Igousouno, extrait de l'album « In Paris » - La Musique Live RFI - We Are Star Feminine Band, extrait de l'album « In Paris » Line Up : André Balaguemon – directeur musical, Anne – guitare, Julienne – basse, Grace - claviers et chant, Angélique – batterie, Sandrine - percussions et chant, Dorcas - percussions et chant, Urrice - percussions et chant. Son : Mathias Taylor et Jeremie Besset. ► Album In Paris (Born Bad Records 2022). ► Concert 9 novembre 2022 Paris, La Maroquinerie. Puis nous recevons le groupe cubain Grupo Compay Segundo pour la sortie de l'album « Vivelo ». Fondé en 2003, après le décès de Compay Segundo, par son fils Salvador Repilado, le Grupo Compay Segundo se veut un groupe qui perpétue la tradition de la musique Cubaine : le Son. Comme son nom l'indique, il a pour vocation de prolonger l'œuvre de Compay Segundo. Composé à l'origine en grande partie par les musiciens qui ont accompagné Compay Segundo au sein de « Compay Segundo y su Grupo » de 1992 à 2003 et de musiciens issus du « Buena Vista Social Club », le groupe a au fil du temps évolué en s'entourant de jeunes musiciens talentueux formés au conservatoire de la Havane. Enregistré avec la fine fleur de la musique actuelle cubaine, le quatrième album du Grupo Compay Segundo sonne avec brio le retour du Son cubain. Compay Segundo nous quitte en 2003 et ses compagnons de vie et de scène décident alors de continuer ce qu'il a toujours souhaité – « Tocar Música tradicional Cubana ! » Compay Segundo y sus Muchachos deviendra El Grupo Compay Segundo et ces infatigables compañeros vont parcourir le monde entier avec la volonté de raconter « l'histoire de leur Compay. » Sur l'album « Vivelo » et pour la première fois dans l'histoire du Grupo, 8 titres originaux seront co-signés par Salvador Repilado, le fils, contrebassiste et directeur musical historique de Compay, et l'une des étoiles montantes cubaines Maikel Dinza. Celui-ci a collaboré avec de nombreux artistes Cubains et reçu de nombreux prix musicaux dont le prestigieux premium Cubadisco (Victoire de la musique cubaine). Ce nouvel opus marque d'un tournant dans leur carrière. À la fois plus personnel, il a su garder le savoir-faire de la musique de Compay tout en inscrivant Vivelo au cœur de la musique actuelle cubaine. L'osmose entre tradition du son et modernité de la musique actuelle fonctionne à merveille et pour cela, ils vont accueillir la fine fleur de la musique cubaine, Issac Delgado, Julio Padrón, Alexander Abreu, Joya Sory Pérez et Rolando Luna. Côté reprises, ce nouvel opus dévoile une version revisitée de San Luisera, que Compay chantait déjà dans les années 40 avec Los Compadres et une incroyable adaptation en espagnol des Mains d'Or du plus cubain des artistes français, Bernard Lavilliers. À l'écoute, le choc des générations est une réussite et l'écriture des arrangements enveloppe le tout à merveille. - Voir le clip « Con La Magia de Compay » Titres interprétés au grand studio San Luisera Live RFI Les Mains d'Or (extrait Bernard Lavilliers) Manos de Oro, extrait de l'album Vivelo Sarandoga Live RFI Chan Chan Live RFI Line up : Rafael Fournier Navarro - percussions, Yoel Matos Rodriguez - guitare & chœurs, Alberto Rodriguez Piñeda - armónico & chœurs, Rafael Inciarte Rodriguez – clarinette, Hugo Garzón Bargalló – chant, Salvador Repilado Labrada – contrebasse & directeur musical , Nilso Arias Fernández – guitare & chœurs. Traduction : María Margarita Santiago Son : Mathias Taylor et Jeremie Besset. ► Album Vivelo (AnZn 2022).
MOUVERS PODCAST - Mouvement et Conversations Cosmiques avec Nomad Slim
Nouvelle Foire Aux Question Cosmique pour attaquer le dernier quart de cette belle année 2022.Avant de voir le sommaire de cet épisode, voici les liens que je mentionne tout au long de l'épisode :Le Sommet du Mouvement et de la Santé HolistiqueCursus pour les Entrepreneurs Santé Authentiques Certification à la Mobilité ThéorieCertification au Mouvement ThéorieLe Dojo des MouversOn attaque comme c'est la nouvelle habitude avec le Journal de Bord d'un Mouver (JDBM) N°4, puis on aborde les 5 questions des Mouvers sur des thématiques passionnantes.Dans ce JDBM, je me lâche et je partage en détail les nouveautés de l'écosystème MOUVERS avec les Certifications au Mouvement et à la Mobilité, le cursus de formation pour les Entrepreneurs digitaux, les nouveaux pôles MOUVERS Famille et MOUVERS Médical.À ne pas manquer aussi, les questions des mouvers au cours desquelles j'explore :La parentalité est-elle compatible avec le mode de vie de nomade digital ?Existe-t-il une pratique physique qui soit la plus "complète" et "naturelle" pour l'homme ? On revient sur ces définitions et sur le concept du généraliste.Que peut-on extraire de la pratique des arts martiaux et des sports de combat pour la confiance en soi ? Que peut-on apprendre des Thaï et des Cubains sur l'importance du jeu et de la légèreté.Comment améliorer sa récupération et son sommeil après les entraînements ? Pourquoi a-t-on des courbatures ? Est-ce que les pistolets de massage sont utiles ?Existe-t-il un mode de vie optimale pour reconnecter avec la nature ? Minimalisme, nomadisme, survivalisme, hébertisme... ?Et plusieurs pistes de réflexion sur comment optimiser son expérience de vie sur Terre.Très bonne écoute les mouvers !Les notes, les liens, les ressources de cet épisode :https://nomadslim.com/podcast/faq/08-09-2022-coach-slimConnecter avec MOUVERSApprends à bouger ton corps librement avec les FORMATIONS et le DOJOForme-toi au Mouvement et à la Mobilité avec les CERTIFICATIONSRejoins notre Réseau Social Privé : COMMUNAUTÉAbondance et Gratitude,Coach Nomad SlimMOUVERS, Vivre en Mouvementwww.nomadslim.comSupport the show
durée : 00:58:23 - Maurice Ravel et ses amis cubains à Paris - par : Marcel Quillévéré - Ce chapitre débute en 1928 à Paris où débarque la chanteuse cubaine Rita Montaner qui est appelée à remplacer au pied levé la vedette espagnole Raquel Meller au Casino de Paris. Un triomphe !