Podcasts about cubains

  • 71PODCASTS
  • 134EPISODES
  • 24mAVG DURATION
  • 1EPISODE EVERY OTHER WEEK
  • May 30, 2026LATEST

POPULARITY

20192020202120222023202420252026


Best podcasts about cubains

Latest podcast episodes about cubains

Sur le fil
Pourquoi Cuba est dans le viseur de Donald Trump ?

Sur le fil

Play Episode Listen Later May 30, 2026 22:24


Entre les Etats-Unis et Cuba, un des derniers pays communistes au monde, les relations ont toujours été très complexes et tendues. Mais depuis quelques semaines, elles traversent une crise aiguë. Dernier épisode en date : l'inculpation par la justice américaine de Raul Castro, le frère de Fidel Castro, l'un des pères de la révolution cubaine. Depuis le début de l'année, Washington impose aux Cubains un blocus pétrolier non sans conséquences : de gigantesques pannes d'électricité paralysent un peu plus encore l'île de 9,6 millions d'habitants, déjà sous sanctions. Cuba est particulièrement fragile, après avoir perdu son principal allié dans la région, le président du Venezuela Nicolas Maduro, capturé le 3 janvier par les forces spéciales américaines et incarcéré aux Etats-Unis. Donald Trump n'en fait plus mystère : il souhaite obtenir un changement politique à Cuba, où le Parti communiste est au pouvoir depuis plus de six décennies.Mais de quelle manière ? C'est toute la question. Des discussions entre les deux pays ont lieu, et Cuba a fait des concessions en matière économique par exemple, en autorisant les Cubains de la diaspora à investir sur l'île. Le scénario de l'intervention militaire n'est pas tout à fait éliminé alors que Washington est déjà engagé dans une guerre en Iran.Invités : Jordane Bertrand, directrice du bureau de l'AFP à la Havane Thomas Posado, chercheur et professeur à l'Université de Rouen, coauteur de "Révolutions à Cuba" aux éditions Syllepse William LeoGrande, spécialiste des relations Etats-Unis-Cuba, professeur à l'American University de Washington.Réalisation : Emmanuelle Baillon, Maxime MametExtraits sonores : AFPTVDoublages : Alvaro Villalobos Lopez, Florian Plaucheur, Maxime Mamet, Didier LaurasLa Semaine Sur le Fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité du jour
Cuba : le régime peut-il tenir ? Parlons-en avec M. Khider, J.-J. Kourliandsky et X. Calmettes

Invité du jour

Play Episode Listen Later May 25, 2026 45:40


L'île de Cuba n'est peut-être plus tout à fait maîtresse de son destin tant le voisin américain accentue, semaines après semaines, la pression sur le régime. Après la politique de l'asphyxie économique, voilà le levier judiciaire actionné contre Raul Castro, l'ex-dirigeant cubain. Le régime castriste peut-il encore tenir ? Quid des Cubains ? Comment vivent-ils ou survivent-ils privés de carburant, d'électricité pour beaucoup, et de possibilité d'envisager l'avenir sereinement ?

Control F
L'espion cubain infiltré aux Etats-Unis pendant 40 ans

Control F

Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 22:47


Le 3 janvier, en pleine nuit, des avions américains traversent le ciel vénézuélien. Des militaires s'infiltrent dans le complexe qui abrite le président du pays. Nicolas Maduro et sa femme sont capturés et transférés aux Etats-Unis en à peine quelques heures. L'opération a été permise par l'infiltration de l'entourage du Maduro par la CIA. Des espions américains et leurs sources qui ont fourni toutes les informations, pendant des mois, sur le mode de vie du président vénézuélien. Et après Caracas, Donald Trump n'exclut pas de viser la Havane. Cuba est l'un des ennemis déclarés des Etats-Unis, et notamment pour le président Maga. La CIA mène depuis des années des missions dans cette île des Caraïbes, et l'agence a très certainement un plan en préparation... Mais les Cubains aussi ont leurs espions. C'est le cas de Victor Manuel Rocha, qui a infiltré la diplomatie américaine pendant plus de quarante ans... Cette semaine, dans "Nid d'espions”, Charlotte Baris et Axel Gyldèn, grand reporter au service Monde de L'Express et spécialiste du continent américain, nous racontent l'incroyable histoire de cet agent de Cuba. “Nid d'espions” est un podcast de L'Express, consacré au renseignement, et au rôle majeur des espions dans les moments clés de l'Histoire. Retrouvez tous les détails de l'épisode ici et abonnez vous à L'Express Podcasts Cet épisode a été écrit par Charlotte Baris, monté et réalisé par Jules Krot. Pour nous écrire : podcast@lexpress.fr Crédits : TF1, C dans l'air, BFMTV Musique et habillage : Emmanuel Herschon / Studio Torrent Visuel : Alice Lagarde Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le magazine de la rédaction
Cuba : un système de santé en faillite 5/5 : Des poubelles et des moustiques

Le magazine de la rédaction

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 5:07


durée : 00:05:07 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - L'environnement dans lequel vivent les Cubains est de plus en plus propice à la propagation de maladies. À La Havane, des montagnes de poubelles jonchent le sol. Dans la saleté et l'humidité, les moustiques ont proliféré, provoquant une épidémie de chikungunya. - réalisation : Julia Neima, Alison Vicrobeck, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le magazine de la rédaction
Cuba : un système de santé en faillite 2/5 : Les hôpitaux cubains en grande difficulté

Le magazine de la rédaction

Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 5:58


durée : 00:05:58 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Depuis six décennies, Cuba est sous embargo. Des lois étatsuniennes interdisent aux entreprises de commercer avec le pays. Les transporteurs ne peuvent lui envoyer ni pétrole, ni nourriture, ni médicaments, sous peine de sanctions. Le manque d'or noir affecte durement les hôpitaux. - réalisation : Julia Neima, Alison Vicrobeck, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le magazine de la rédaction
Cuba : un système de santé en faillite 1/5 : Se soigner dans le noir

Le magazine de la rédaction

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 5:12


durée : 00:05:12 - Grand Reportage - par : Aurélie Kieffer - Les pénuries de pétrole provoquent des coupures de courant quotidiennes à Cuba. En mars, le système électrique national a sauté trois fois en l'espace de deux semaines. Le pays était éteint. Ces "apagones", comme les appellent les Cubains, ont des conséquences directes sur la santé de la population. - réalisation : Julia Neima, Alison Vicrobeck, Éric Chaverou Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Journal d'Haïti et des Amériques
Haïti : les gangs mettent en place des «franchises» pour conquérir de nouveaux territoires

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 30:00


Les groupes armés haïtiens, qui contrôlent près de 85% de la capitale, ont mis en place des «franchises criminelles» pour étendre leur emprise sur Port-au-Prince ou encore sur la région de l'Artibonite. C'est ce que souligne un nouveau rapport de Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC). C'est un « fonctionnement qui rappelle celui de groupes criminels mafieux européens ou des cartels latino-américains », pointe Romain Le Cour Grandmaison, directeur du programme Haïti de l'ONG Global Initiative (GI-TOC). « Au lieu de projeter ses propres hommes » dans certaines zones sur lesquelles ils souhaitent étendent leur emprise, les gangs haïtiens vont « coopter de plus petits groupes armés », comme « on ouvre un McDo, un Starbucks », explique-t-il, invité sur RFI. Sans avoir à contrôler une zone continue, ils peuvent ainsi « apparaître dans des poches » hors de leur territoire d'origine pour « lancer des attaques coordonnées depuis des zones qui ne sont pas connectées entre elles », comme certains groupes armés l'ont fait pour avancer dans la région de l'Artibonite en 2025, estime-t-il. Ces « franchises criminelles » reproduisent les règles de comportement et les sanctions imposées par les gangs dans leurs quartiers d'origine, ainsi que l'extorsion systématique des habitants et de l'ensemble des activités économiques, pointe le rapport. Les gangs, longtemps aux ordres de pouvoirs politiques, ne tirent plus aujourd'hui uniquement leurs revenus de leurs anciens patrons (sans s'en être totalement affranchis) et se positionnent comme des « interlocuteurs incontournables » pour quiconque souhaite gouverner en Haïti, souligne aussi Romain Le Cour Grandmaison. Cuba : l'arrivée d'un pétrolier russe, un répit relatif Un pétrolier russe, l'Anatoly Kolodkin, est entré dimanche (29 mars 2026) dans les eaux territoriales cubaines. Il s'agit du premier tanker à atteindre l'île depuis que les États-Unis ont renforcé en janvier 2026 leur embargo et interdit les livraisons de pétrole vers Cuba. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, s'est félicité de cette arrivée. Quelques heures plus tôt, le président américain Donald Trump avait pris acte de cette livraison imminente depuis l'avion présidentiel Air Force One, devant des journalistes : « Ça ne nous dérange pas qu'ils reçoivent cette cargaison de pétrole. Ils en ont besoin, il faut bien qu'ils survivent. Si un pays veut envoyer du pétrole à Cuba en ce moment, ça ne me pose aucun problème. Cuba est finie. Elle a un mauvais régime, des dirigeants très mauvais et corrompus. Et qu'elle reçoive ou non ce pétrole, ça n'a aucune importance. » Pourtant, moins de deux semaines auparavant, Washington assurait vouloir maintenir son blocus énergétique contre l'île. D'autre part, selon Reuters, environ 30 000 barils auraient déjà été expédiés par les États-Unis vers l'île depuis février 2026, mais uniquement pour le secteur privé. Une quantité infime à l'échelle du pays. Une dizaine de jours de consommation Le pétrolier russe transporte un peu plus de 700 000 barils de brut, ce qui pourrait représenter une dizaine de jours de consommation pour Cuba. Mais avant d'être utilisé, ce pétrole doit encore être raffiné, un processus qui nécessite deux à trois semaines, avant de pouvoir le livrer aux centrales électriques et aux stations-service. « Cela aidera à atténuer un peu la grave crise que connaît le pays, reconnaît Elias Amor, économiste cubain installé en Espagne. D'un point de vue économique, l'arrivée d'un bateau comme celui-ci peut aider par exemple à améliorer la production d'électricité, au lieu d'utiliser le pétrole cubain, qui est de très mauvaise qualité, dans les centrales électriques. Mais ça ne va pas résoudre la situation que traverse Cuba», assure-t-il. Cuba produit une partie de son propre pétrole, qui couvre jusqu'à 40% de ses besoins. Mais ce brut local, lourd et de mauvaise qualité, abîme les centrales quand il n'est pas mélangé à un pétrole plus léger.  Une crise énergétique ancienne La fin des livraisons de pétrole par le Venezuela et le Mexique, conséquence du durcissement de la politique américaine, a aggravé la situation, mais les Cubains subissent des coupures de courant de plus en plus longues depuis plus de 18 mois déjà et les racines de la crise sont plus profondes encore, estime Elias Amor. « Les problèmes de Cuba concernant le pétrole ne sont pas nouveaux. Ils ne datent pas de la dernière décision de Donald Trump. Cuba n'a pas les moyens d'accéder au marché mondial du pétrole. Elle ne paye pas ses dettes, n'a pas de capacités de financement donc elle ne peut pas acheter de pétrole », faute de devises étrangères, insiste-t-il. L'embargo états-unien, imposé depuis six décennies, pèse également sur l'économie du pays, de plus en plus isolé sur la scène internationale depuis la chute de l'URSS puis, bien plus récemment, l'enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro. Depuis 2020, le PIB cubain a chuté de 15%. Il devrait encore reculer cette année (2026). Dans le journal de La 1ère... En Martinique, les planteurs de canne à sucre sont optimistes et espèrent récolter 200 000 tonnes cette année, malgré les fortes pluies de ce mois de mars 2026, explique Serge Massau, d'Outre-mer La 1ère. 

L’Heure du Monde
Cuba : la vie impossible sous la menace des Etats-Unis

L’Heure du Monde

Play Episode Listen Later Mar 25, 2026 21:39


Entre les coupures d'électricité à répétition, les pénuries d'essence et les difficultés d'accès à la nourriture, Cuba connaît, depuis plusieurs années, une situation économique compliquée. Cependant, la politique agressive menée par le président des Etats-Unis, Donald Trump, à l'égard de l'île caribéenne plonge celle-ci dans une nouvelle ère d'incertitude.Depuis l'enlèvement du président vénézuélien, Nicolas Maduro, par les forces américaines, le 3 janvier, à Caracas, les livraisons de pétrole en provenance du Venezuela, principal fournisseur de La Havane, sont interrompues. De ce fait, la vie des Cubains est encore plus difficile. En l'espace de quelques années, 2 millions à 3 millions d'entre eux ont fui l'île, un exode démographique inédit.Dans ce contexte, et pour échapper à l'œil inquisiteur de la sécurité d'Etat, le grand reporter Jean-Philippe Rémy, accompagné du photographe Lucien Lung, a parcouru l'île à vélo. Dans cet épisode du podcast « L'Heure du Monde », il raconte son périple au plus près du quotidien de la population.Un épisode de Garance Muñoz. Réalisation : Quentin Tenaud. Présentation et rédaction en chef : Thomas Baumgartner. Dans cet épisode : extraits de prises de parole de Donald Trump, le 27 février et le 7 mars ; sons extraits de vidéos du photographe Lucien Lung.Cet épisode a été publié le 25 mars 2026.---L'Heure du Monde est nommé aux « Spotify Podcast Awards » dans les catégories "Show de l'Année – Média" et "Show Actu de l'Année"Il est possible de voter pour nous sur l'application Spotify, entre le 23 mars et le 5 avril. On compte sur vous !Et pour soutenir "L'Heure du Monde" et notre rédaction, abonnez-vous sur abopodcast.lemonde.fr Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Journal d'Haïti et des Amériques
50 ans après le coup d'État en Argentine, comment donner un visage aux disparus de la dictature

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Mar 24, 2026 30:00


L'Argentine commémore aujourd'hui les 50 ans du coup d'État militaire. Le 24 mars 1976, sous prétexte de lutter contre la subversion communiste, une junte militaire renverse le gouvernement démocratique et prend le pouvoir. Jusqu'en 1983, la junte met en place un plan systématique de disparition forcée des opposants qui fait 30 000 victimes selon les organisations de mémoire, dont une vingtaine de Français, dont Françoise Dauthier. Un demi-siècle plus tard, sa petite-fille s'est lancée dans un projet artistique, mémoriel et identitaire sur les traces de sa grand-mère disparue. Notre correspondant Théo Conscience l'a rencontrée à Buenos Aires.   Nouvelles révélations sur les liens en Javier Milei et Mauricio Novelli, impliqué dans le scandale de la cryptomonnaie $LIBRA L'homme avait ses entrées à la Casa Rosada, le palais présidentiel, nous apprend La Nacion. Quelques mois avant l'affaire $LIBRA, Mauricio Novelli présente à Javier Milei « deux projets confidentiels pour monétiser l'image présidentielle », écrit le quotidien. Il lui propose de frapper des pièces d'or et d'argent à son effigie et de lancer une ligne de vêtements : tee-shirts, casquettes, capes de pluie, sac à dos et même des tronçonneuses et des boissons énergisantes reprenant des slogans ou des photos du président. L'idée, précise La Nacion, ce n'est pas seulement de vendre des objets. Non, c'est de vendre un « lifestyle », un style de vie reposant sur l'image de Javier Milei, comme le font les célébrités. Les deux projets n'ont jamais abouti parce que le scandale LIBRA a éclaté, indique La Nacion. Mais aussi parce que certains, au sein de l'équipe de Javier Milei, ne les voyaient pas d'un très bon œil, estimant qu'éthiquement, un président ne peut pas faire ce genre de choses.   À Cuba, la flottille internationale « Nuestra América » suscite des critiques Oui, ce convoi qui a pour objectif d'acheminer de l'aide et de dénoncer le blocus américain, fait l'objet de railleries. Dans un éditorial, le Washington Post traite les membres de cette opération - certains, comme Jeremy Corbin ou Pablo Iglesias, sont arrivés ce week-end par avion, d'autres sont encore en mer - d'« idiots utiles ». « Se rendre dans un pays pauvre et séjourner dans un hôtel 5 étoiles, quel bel exemple de solidarité ! », ironise le quotidien. Samedi, l'hôtel dans lequel certains manifestants avaient de l'électricité grâce à un générateur, alors que tout le pays connaissait sa 2è coupure générale, en quelques jours, raconte le New York Times. « Socialistes au champagne », « gauche caviar »... Sur les réseaux sociaux, les critiques pleuvent, rapporte le quotidien. Des critiques qui viennent de Cubains en exil hostiles au régime mais aussi de Cubains qui vivent toujours sur l'île, notamment Yoani Sanchez, célèbre journaliste indépendante, qui a dénoncé sur X la rencontre entre des membres de la flottille et le président cubain, Miguel Diaz-Canel, relève le New York Times. « Ils affirment qu'ils sont venus soutenir le peuple cubain » (...) mais « ils se prennent en photo avec ceux qui nous oppriment. Ils sourient avec ceux qui détruisent notre nation. » « La vérité, c'est que les États-Unis n'ont pas fait autant de mal à Cuba que la dictature communiste », abonde le Washington Post. Pour le quotidien, les membres de la flottille ne s'intéressent à Cuba que parce que cela leur permet de critiquer l'administration Trump.   Aux États-Unis, le Pentagone durcit les restrictions imposées aux journalistes Les journalistes ne sont plus du tout les bienvenus. « Ils devront quitter l'espace de travail qui leur était réservé jusqu'à présent au sein du célèbre bâtiment (le « couloir de correspondants », voilà comment s'appelle cette zone réservée à la presse) et devront s'installer dans un autre immeuble à part », écrit le Washington Post. Les journalistes ne pourront plus entrer dans le Pentagone quand ils le souhaitent. Ils devront être accompagnés par des personnels du ministère de la Défense. Officiellement, ces nouvelles règles sont dues à des raisons de sécurité. Mais le Washington Post souligne qu'elles ont été annoncées juste après un revers judiciaire important. Vendredi, un juge a déclaré inconstitutionnelle la politique d'accréditation du Pentagone. Politique qu'avaient refusée la plupart des grands médias qui avaient donc perdu leur accès au Pentagone. Aujourd'hui, ils peuvent à nouveau travailler au Pentagone mais dans des conditions très limitées. Alors que le pays est intervenu au Venezuela et est actuellement en guerre contre l'Iran, « nous nous demandons pourquoi le Pentagone choisit de réduire la liberté de la presse qui est essentielle », écrit l'Assocation de la presse du Pentagone. Le New York Times a annoncé qu'il allait à nouveau saisir la justice.   Haïti : inquiétudes autour de la situation à Pétion-Ville Comme tous les mardis, Anne Cantener s'entretient de l'actualité haïtienne avec Gotson Pierre, directeur d'Alterpresse. Le journaliste parle de la situation à Pétion-Ville où « se concentrent bureaux et activités administratives » et où « la densité de population a explosé » sans aménagement, ni infrastructures adaptés. Or, il s'agit d'une zone sismique, s'inquiète Alterpresse. L'agence de presse relaie, par ailleurs, l'appel des étudiants en médecine qui dénoncent la fermeture de l'hôpital général de Port-au-Prince depuis plus de deux. « Afin d'assurer la continuité des soins et de leur formation médicale, ils réclament la relocalisation de l'établissement dans des locaux à la périphérie de la capitale », explique Gotson Pierre.   Le journal de la 1ère Une nouvelle tendance en Martinique, à l'occasion des élections municipales qui viennent de s'achever : les listes « sans étiquette ». 

Journal d'Haïti et des Amériques
Témoignage d'une Cubaine exilée en France

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Mar 18, 2026 30:00


Anne Cantener reçoit en studio Rebecca Torres Serrano, Cubaine qui vit en exil depuis deux ans en France. Elle est doctorante en Études hispaniques à Paris VIII. Elle raconte la situation de son pays et nous livre son analyse sur la pression actuelle exercée par les États-Unis.   Dans l'île, l'électricité est enfin revenue après une panne de courant général de 24 heures, la sixième en près d'un an et demi. Les coupures sont quotidiennes et la vie est difficile. Rebecca Torres Serrano parle de « torture » et du désespoir des Cubains. Elle insiste notamment sur le manque de médicaments, de personnels soignants et de médecins. La situation est encore plus compliquée depuis que Cuba est privée de son allié, Nicolas Maduro, et que les États-Unis imposent un blocus pétrolier au pays. La tension est encore montée cette semaine puisque Donald Trump a menacé de « prendre Cuba ». « La majorité des Cubains veulent un changement de régime, peu importe comment. Ils sont même prêts à ce qu'il y ait une intervention étrangère », explique Rebecca Torres Serrano. Sur place, le mécontentement grandit. Il y a eu des manifestations ces derniers jours. Mais la répression du régime reste féroce. « Elle ne s'abat pas uniquemement sur les gens qui sortent dans la rue pour protester. On va en prison même quand on publie sur instagram qu'on souhaite des changements », raconte la jeune femme. Les quelques gestes d'ouverture du régime récemment ne convainquent pas Rebecca Torres Serrano. Les autorités ont annoncé la libération d'une cinquantaine de prisonniers politiques. « Ce n'est rien comparé aux près de 2.000 prisonniers politiques dans le pays », réagit la doctorante. « C'est juste un geste en direction de Washington. » Selon elle, le régime avait déjà montré des signes d'ouverture en 2016, sous la présidence Obama. « Mais dès que le régime socialiste en tant qu'institution est menacé, il se referme. » Rebecca Torres Serrano n'attend rien des négociations en cours avec les États-Unis. « Washington discute avec la famille Castro. Qu'est-ce que cela va apporter au peuple cubain ? »   Une victoire sportive hautement symbolique Le Venezuela a remporté hier (17 mars 2026) la Classique mondiale de baseball, le Mondial de cette discipline, face aux États-Unis, et à Miami en plus. « UNE NUIT HISTORIQUE ! » pour El Universal qui laisse éclater sa joie. C'est la première fois que les Vénézuéliens sont couronnés champions du monde, rappelle le journal. « Il y aura un avant et un après », assure El Universal. Cette victoire « a une saveur particulière en raison de l'adversaire : les États-Unis, puissance historique du baseball », poursuit le quotidien qui s'en tient à une lecture purement sportive de l'événement tandis que Tal Cual en fait une analyse plus politique. « Dans un pays marqué par l'urgence sociale, l'émigration massive, les violations des droits humains (...) et l'escalade des tensions politiques depuis la capture de Nicolas Maduro », ce titre est « un baume d'unité, qui a réuni les Vénézuéliens, même ceux vivant à l'étranger, lors d'une célébration qui ignore les divisions et les crises économiques », écrit le site en ligne. Même son de cloche dans les colonnes du Miami Herald où l'on peut lire : les Vénézuéliens « ont joué pour leurs familles, pour leur pays, pour leurs compatriotes restés au pays, confrontés à l'instabilité politique et à un avenir incertain ». Un moment symbolique fort qui n'a pas échappé à la présidente Delcy Rodriguez. Elle a décrété ce mercredi férié. Quant à Donald Trump, il a une nouvelle fois trouvé le moyen de s'approprier cette victoire en sous-entendant sur son réseau Truth Social que le Venezuela pourrait devenir le 51è État des États-Unis.   Des tensions au procès de Cristina Kirchner En Argentine, l'ancienne présidente, Cristina Kirchner, a comparu hier (17 mars 2026) dans le cadre d'un procès de corruption. L'audience ne s'est pas très bien déroulée, selon la presse argentine. Clarin relate les échanges tendus entre l'ancienne présidente et le tribunal. Alors qu'elle pensait avoir la parole directement, Ciristina Kirchner a dû décliner son identité, ce qui l'a visiblement agacée, raconte le journal. Puis est venue une question surprenante de l'un des membres de la cour qui lui a demandé si elle avait des surnoms. Réponse ironique : « On m'appelle Cristina. Il arrive qu'on me donne des surnoms, mais ils ne me semblent pas appropriés ». L'ancienne présidente continue à répondre sur le même ton, poursuit Clarin. À tel point que le juge qui l'interroge sur son état-civil, doit  lui rappeler qu'il ne fait que respecter la procédure. Cristina Kirchner réitère, ensuite, ses attaques à l'encontre de la justice argentine, se disant une nouvelle fois victime d'une « persécution politique », dénonçant les « pratiques mafieuses », selon elle, des juges et des procureurs, résume La Nacion. Puis, elle quitte la salle sans répondre aux questions des juges car dit-elle, elle refuse de participer à ce cirque.  Alors qu'elle est mise en cause dans ce que la justice qualifie de plus grande affaire de corruption de toute l'histoire de l'Argentine, elle a choisi une défense politique, davatange que technique, analyse Clarin. « Sa défense, c'est l'attaque. Elle s'en prend à la justice », complète La Nacion. « Avec Cristina Kirchner, on n'est jamais déçu », ironise le quotidien.   Le Salvador durcit encore plus sa législation en matière pénale Désormais, les personnes reconnues coupables de viols, de meurtres ou de terrorisme pourront être condamnées à la prison à perpétuité, nous apprend la Prensa Grafica. Le pays a adopté une réforme constitutionnelle hier (17 mars 2026). Nayib Bukele a utilisé une procédure accélérée pour faire passer son texte, explique le journal. C'est le ministre de la Sécurité, qui est également le directeur de la Police nationale civile, Gustavo Villatoro, qui a porté le projet de loi. Ces nouvelles sanctions plus dures ont pour objectif qu'il n'existe plus de meurtriers, ni de violeurs dans le pays, a-t-il expliqué. Comme le souligne El diario de hoy, il a également critiqué les organisations de défense des droits humains qui dénonce les abus de la politique sécuritaire du gouvernement. « Ce sont des démons, des agents du mal », a déclaré le ministre. Nayib Bukele envoie, donc, un noueau message de fermeté à quelques jours du quatrième anniversaire de l'instauration d'un régime d'exception au Salvador. « Une exception qui est devenue la norme », dénonce le cardinal du Salvador, Mgr Rosa Chavez, dans les colonnes de la Prensa grafica.   Des journalistes haïtiens attaqués RFI s'est entretenu avec le directeur général de la radio-télévision Kiskeya, Marvel Dandin, dont la maison a été prise pour cible par des hommes armés la semaine dernière. Il raconte les tirs dans la nuit de mercredi à jeudi, et la peur depuis. Il s'inquiète également du sort de deux de ses collègues, Junior Célestin et Osnel Espérance, enlevés vendredi dernier (13 mars 2026).   Le journal de la 1ère En Guadeloupe, l'éducation sportive voudrait bien se faire une petite place au sein des thématiques abordées par les candidats aux élections municipales.

Journal d'Haïti et des Amériques
À Cuba, une timide ouverture économique déjà critiquée

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Mar 17, 2026 30:00


Sous pression des États-Unis, qui imposent un blocus énergétique sur l'île, le gouvernement cubain a annoncé ouvrir l'île aux investissements de membres de la diaspora dans le secteur privé. Une mesure dont l'impact est difficile à évaluer et qui est déjà critiquée par des économistes et par les exilés cubains. Cuba a de nouveau été totalement privée d'électricité lundi (16 mars 2026), pour la sixième fois en moins d'un an et demi. Ce même jour, sans en préciser les modalités, Donald Trump a affirmé devant la presse vouloir « prendre Cuba » : « C'est un pays en faillite. Ils n'ont pas d'argent. Ils n'ont pas de pétrole. Ils n'ont absolument rien. Je pense que Cuba est à bout de souffle. Toute ma vie, j'ai entendu parler des États-Unis et de Cuba. Quand les États-Unis vont-ils passer à l'action ? Je crois sincèrement que j'aurai l'honneur, l'immense honneur, de m'emparer de Cuba. D'une manière ou d'une autre. Que je la libère ou que je la prenne. Je pense que je peux en faire ce que je veux. C'est une nation très affaiblie en ce moment », a assuré le président des États-Unis, qui impose un blocus énergétique contre Cuba, en plus de l'embargo en vigueur depuis 1962. Vendredi (13 mars), le président cubain a confirmé des discussions avec Washington. Alors que la colère grandit sur l'île, le régime a dévoilé une mesure présentée comme une ouverture économique : la possibilité, pour les Cubains vivant à l'étranger, d'investir ou de créer des entreprises privées à Cuba. Cette annonce a été faite par le ministre du Commerce extérieur et de l'Investissement étranger, Oscar Perez-Oliva Fraga, sur la chaîne d'État Canal Caribe. La presse officielle parle d'une « actualisation du modèle économique » du pays et de « nouvelles opportunités pour les Cubains de l'étranger ». Mais au sein de la diaspora, le scepticisme domine. La chaîne états-unienne CNN estime que « cette proposition ne devrait guère apaiser les Cubains-Américains qui réclament davantage de libertés politiques, et une ouverture économique totale ». Dans le Miami Herald, le député républicain d'origine cubaine Carlos Gimenez lance : « Si vous êtes fous, allez-y, allez investir à Cuba », assurant que les dirigeants communistes sont « des voleurs qui veulent juste s'enrichir ». L'économiste Pedro Monreal, cité par 14ymedio, estime que cette réforme « pourrait créer de nouvelles inégalités au sein du secteur privé » entre résidents cubains et investisseurs de la diaspora. À écouter aussiCuba, prochaine cible de Donald Trump ? Les Cubains crient leur colère sur les murs du pays Malgré les risques d'arrestation, certains Cubains affichent leur mécontentement contre le pouvoir en place en écrivant sur les murs du pays. El Estornudo publie une série de photos de graffitis, prises ces derniers mois, sur lesquels on peut lire : « À bas la dictature de Díaz-Canel », ou encore « Liberté ». Un homme de 57 ans, originaire de l'est du pays, témoigne anonymement auprès du site d'information : « J'ai écrit tout seul, au petit matin, "Dictateurs" et "À bas le communisme". » Arrêté puis emprisonné, il est aujourd'hui en liberté conditionnelle et préfère donc taire son identité. D'après le site d'information indépendant, les forces de l'ordre arrivent de plus en plus tôt pour « photographier les messages », « relever les empreintes » et « recouvrir de chaux » les inscriptions avant que les habitants sortent de chez eux. Mais des messages anti-régime continuent d'apparaître « dans l'espace public à travers tout le pays », assure El Estornudo, qui conclut : « Ils peuvent repeindre les murs, mais la colère de ceux qui écrivent ne disparaîtra pas d'un trait de pinceau. » Chili : les limites du plan anti-immigration du nouveau président Le nouveau président d'extrême droite chilien José Antonio Kast s'est affiché lundi à la frontière avec le Pérou pour lancer son plan contre l'immigration irrégulière. Alors que son voisin argentin Javier Milei a beaucoup utilisé l'image de la tronçonneuse, José Antonio Kast choisit lui celle d'une pelleteuse. Devant les caméras de la presse et tandis qu'un fossé est en train d'être creusé au milieu du désert, sur les hauts plateaux des Andes, il a assuré vouloir « utiliser les pelleteuses pour [...] retrouver [notre] souveraineté, qui a été endommagée par l'immigration irrégulière ». Ces « barrières physiques », censées empêcher le passage de migrants à pied, doivent être construites en l'espace de trois mois et seront complétées par des radars et davantage de forces de l'ordre. Interrogé par la chaîne Canal Trece sur le fait qu'il n'ait pas expulsé les 300 000 migrants en situation irrégulière avant son investiture, il répond : « On ne peut pas expulser 300 000 personnes en un jour, mais on envoie un message. » Le site Ex-Ante souligne toutefois les obstacles à l'exécution de son plan : la frontière du Chili avec le Pérou et la Bolivie est longue de plus de 1 000 kilomètres. De plus, les passeurs contournent les obstacles et les contrôles en modifiant leurs itinéraires. La presse chilienne rappelle, de plus, que les arrivées de migrants ont déjà fortement diminué ces dernières années. Haïti : la FRG déployée à partir du 1er avril La nouvelle Force internationale de répression des gangs (FRG) devrait entamer son déploiement à partir du 1er avril 2026, ont annoncé les autorités de la République dominicaine, précise Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse. Forte de 5 500 hommes, la FRG a été créée en octobre 2025 mais n'est officiellement pas encore déployée.  Au Chili, des ressortissants haïtiens dénoncent de graves difficultés d'accès aux services administratifs de l'ambassade d'Haïti à Santiago. Ils affirment devoir payer pour des passeports, certificats ou d'autres services consulaires, sans pouvoir jamais obtenir les documents demandés, d'après l'organisation haïtienne Comunidad Haitiana en Chile, lit-on également sur le site d'Alterpresse. Venezuela : la jeunesse se mobilise contre le pouvoir chaviste Au Venezuela, la même tendance politique dirige le pays depuis maintenant 26 ans. Toute une génération n'a donc connu au gouvernement que le chavisme, cette idéologie politique héritée du défunt président Hugo Chavez (1999-2013). Une génération qui a vu son pays décliner, du point de vue économique comme du point de vue démocratique. Depuis le 3 janvier 2026, les jeunes opposants reprennent de la voix et cherchent à se faire entendre. La correspondante de RFI à Caracas, Alice Campaignolle, est allée à leur rencontre. Dans le journal de La 1ère... En Guadeloupe, une seule candidate tête de liste serait en position de l'emporter à l'issue du second tour des élections municipales, rapporte Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère.

Les matins
Déserts médicaux : faire venir des médecins cubains dans les Cévennes est envisagé

Les matins

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 15:33


durée : 00:15:33 - Journal de 8 h - Faire venir des médecins cubains dans les Cévennes, c'est l'une des solutions envisagées pour lutter contre les déserts médicaux. Des élus gardois ont rencontré un représentant de l'ambassade cubaine.

Le journal de 8H00
Déserts médicaux : faire venir des médecins cubains dans les Cévennes est envisagé

Le journal de 8H00

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 15:33


durée : 00:15:33 - Journal de 8 h - Faire venir des médecins cubains dans les Cévennes, c'est l'une des solutions envisagées pour lutter contre les déserts médicaux. Des élus gardois ont rencontré un représentant de l'ambassade cubaine.

Les journaux de France Culture
Déserts médicaux : faire venir des médecins cubains dans les Cévennes est envisagé

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 15:33


durée : 00:15:33 - Journal de 8 h - Faire venir des médecins cubains dans les Cévennes, c'est l'une des solutions envisagées pour lutter contre les déserts médicaux. Des élus gardois ont rencontré un représentant de l'ambassade cubaine.

Le journal de 7h30
Ruptures conventionnelles, élections municipales et hausse de la consommation de fruits et légumes

Le journal de 7h30

Play Episode Listen Later Feb 26, 2026 11:54


Au sommaire : Accord entre syndicats et gouvernement pour réduire la durée d'indemnisation au chômage après une rupture conventionnelle, dans le but d'encourager le retour à l'emploi.Débat sur le barrage républicain aux élections municipales, avec le refus de Marine Le Pen de retirer les candidats du Rassemblement National.Hausse de la consommation de fruits et légumes chez les Français, notamment avec l'essor de la patate douce et de certains fruits exotiques comme la mangue et l'avocat.Tensions entre les États-Unis et Cuba après la mort de quatre Cubains dans un échange de tirs avec la garde-côte cubaine.Reprise des négociations entre les États-Unis et l'Iran, sous la menace d'une intervention militaire américaine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Journal d'Haïti et des Amériques
Cuba à bout de souffle

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Feb 17, 2026 30:00


Des coupures de courant quotidiennes et massives, un manque criant de carburant et des prix qui s'envolent… À Cuba, le système est à bout de souffle et la population condamnée à vivre au jour le jour. Les témoignages sont éloquents. Ils prouvent à quel point la situation est compliquée depuis que les États-Unis ont renforcé leur embargo en interdisant à tout pays de livrer du pétrole sous peine de sanction. Car la pénurie de pétrole entraîne celle du carburant, dont les prix sont désormais exorbitants. « Il n'y a plus de combustible, témoigne Ryder Muñoz, chauffeur de taxi à La Havane, joint par Carlos Pizarro, de la rédaction en espagnol de RFI. On travaille avec ce qu'on a été en mesure de mettre de côté. Les autorités ont quelques réserves, mais elles le vendent à un prix prohibitif, 2 000, 2 500 pesos. » Soit environ 5 euros, un montant qui correspond à la moitié du salaire moyen. Un prix inabordable pour la plupart des Cubains, tout comme les produits alimentaires ou d'hygiène. Les habitants de La Havane en sont donc réduits à trouver des sources d'énergie alternatives. « Les options dont disposent actuellement les Cubains sont soit acheter du charbon, soit du bois de chauffage ou alors en faire soi-même en récupérant du bois de vieux cadre de fenêtres cassées ou de portes abandonnées, ou alors en coupant des arbres. Beaucoup de gens n'ont pas d'autres choix parce qu'ils n'ont pas les moyens d'acheter du bois », explique Manuel Cuesta Morua, un historien et opposant au régime qui habite dans la capitale, à Romain Lemaresquier, du service International de RFI.   Un ressentiment croissant Si, pour l'instant, les Cubains ne manifestent pas leur désarroi et leur mécontentement dans les rues contre une gestion par les autorités jugée calamiteuse, le ressentiment à l'égard du régime et des dirigeants ne fait que s'amplifier. Le régime, de son côté, se contente de rejeter la faute sur les États-Unis et l'embargo américain. Et pour éviter que la grogne ne se transforme en mobilisation dans les rues, il a déployé l'armée et la police. Mais pas seulement. « La répression s'est accentuée, rapporte Manuel Cuesta Morua. Vous avez dû entendre parler de ces deux jeunes du projet audiovisuel El Cuartico d'Holguín que le gouvernement a mis en prison le 6 février et qu'il veut condamner de manière exemplaire. Selon moi, on assiste à Cuba à quelque chose de similaire à ce qu'il s'est passé en Iran lors des attaques d'Israël et des États-Unis. La société iranienne est restée calme. Mais quand les Iraniens ont senti qu'il n'y avait plus de pression de l'extérieur sur leur pays, ils sont sortis dans les rues. Je pense qu'à Cuba, c'est un peu la même chose. » Pour Manuel, comme pour Mercy ou Ryder, ce n'est qu'une question de mois avant que le régime ne s'effondre. Un régime qui, même s'il ne le reconnait qu'à demi-mot, négocie ces derniers jours au Mexique avec Washington pour tenter de survivre.   L'or noir à Tauramena Dans la région Orénoque, à l'est de Colombie, la population de Tauramena a rejeté par référendum un projet d'exploitation pétrolière menaçant les ressources en eau de la municipalité en 2013. Une victoire citoyenne, devenue symbole de démocratie environnementale. Mais dix ans plus tard, la pression de l'industrie est toujours là. Un reportage de notre correspondante à Bogota, Camille Bouju.   Mort de Jesse Jackson Figure du mouvement pour les droits civiques aux États-Unis dans les années 1960 aux côtés de Martin Luther King, le révérend Jesse Jackson est décédé à l'âge de 84 ans. Son histoire est celle d'un enfant délaissé, né d'un adultère dans l'Amérique ségrégationniste, et qui a été deux fois candidat à l'élection présidentielle. Pour le New York Times, Jesse Jackson a été la personnalité noire la plus influente des États-Unis entre 1968, date de l'assassinat de Martin Luther King, et 2008, celle de l'élection de Barack Obama. « La puissance de son discours, son énergie et son ambition, écrit le quotidien, ont fait de lui une force morale et politique à une époque où le souvenir de la ségrégation était encore vif et le pouvoir politique noir plus une aspiration qu'une réalité. » Mais Jesse Jackson ne s'adressait pas seulement à la communauté noire. Son combat concernait plus largement les pauvres et les oubliés, toutes ces personnes à la marge, qu'il avait imaginées rassembler au sein d'une Coalition arc-en-ciel. Pour les faire passer au premier plan de la société et la transformer. Avec cette vision, écrit le New York Times, « Jesse Jackson a défini l'âme du Parti démocrate dans les dernières décennies du XXè siècle ».  « Au moment où il s'est présenté pour la première fois à l'élection présidentielle, à 42 ans, conclut le Washington Post, Jesse Jackson avait atteint un niveau de notoriété qui échappe à la plupart des personnalités publiques : il était connu simplement par son prénom. Il était Jesse. Il était quelqu'un. »   Le président péruvien par intérim sur la sellette Au Pérou, le Parlement se réunit ce mardi (17 février 2026) en session ordinaire pour débattre d'une possible destitution du président par intérim José Jeri. Il est le septième chef d'État du pays en dix ans et il est visé par deux enquêtes pour « trafic d'influence » présumé. S'il tombe, il sera alors le deuxième à subir ce sort en quatre mois, après Dina Boluarte en octobre. Cela fait seulement 130 jours que José Jeri est à la tête du pays et il fait face, écrit La Republica « au moment le plus critique de sa courte présidence ». En seulement cinq ans, la durée d'un mandat présidentiel, « nous sommes sur le point de destituer un troisième chef d'État et d'en désigner un nouveau », constate de son côté El Comercio qui s'interroge : qui est responsable de ce désordre ? Il y a bien sûr José Jeri, mais il n'est pas le seul. Il y a aussi le Parlement. « En particulier, dénonce le quotidien, cette majorité qui s'est empressée de destituer Dina Boluarte, à juste titre mais sans mesurer les conséquences de nommer à sa place une personne dépourvue de la modération, de la dignité et de l'expérience requises pour diriger le pays ». « Le pire, se désole El Comercio, c'est que tout porte à croire qu'ils vont maintenant agir avec la même légèreté. » Le Canada a livré dix blindés à Haïti pour renforcer sa police nationale. Quinze autres devraient suivre dans deux ou trois semaines, indique Le Nouvelliste. Du matériel indispensable pour lutter contre les gangs. Mais « l'impact réel de cette livraison se mesurera sur le terrain, dans les rues de Port-au-Prince et dans les quartiers longtemps abandonnés sous la pression des malfrats », écrit La Gazette Haïti. « Pour les citoyens, remarque le journal, l'espoir est simple : voir les forces de l'ordre reprendre le contrôle, réduire la peur quotidienne et permettre un retour progressif à une vie normale. »

Journal d'Haïti et des Amériques
Un journaliste face à la mainmise des gangs sur les mines d'or du Pérou

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 30:00


Au Pérou, malgré les interventions policières à répétition et malgré les dégâts considérables sur l'environnement qu'elle provoque, l'exploitation illégale de l'or se poursuit. Depuis plus de dix ans, le journaliste Manuel Calloquispe, correspondant de la presse nationale péruvienne dans le sud-est du pays en Amazonie, documente l'essor de l'orpaillage illégal et ses conséquences catastrophiques.   Dans cette région, on enregistre une pollution record au mercure et la déforestation fait rage. Elle est même visible sur Google maps ! Un travail qui a valu à Manuel Calloquispe des menaces, comme nous le raconte Raphaël Moran du service Environnement de RFI. « En mars 2025, j'ai publié un article sur un chef de gang, son nom et ses agissements. J'allais publier un second article en août lorsque j'ai reçu un appel. J'ai reconnu la voix d'Alver Carranza, le numéro deux du gang, et j'ai enregistré l'appel. Il disait qu'il allait m'arracher la tête si je continuais mes articles », raconte Manuel Calloquispe. L'enquête qu'il s'apprêtait à publier détaillait les guerres de gangs, en particulier l'ascencion d'Edison Fernandez Pérez, un chef mafieux déjà condamné à 15 ans de prison pour l'assassinat d'un défenseur de l'environnement dans le département de Madre de Dios. L'homme est aujourd'hui à la tête d'un système tentaculaire d'extorsions sous prétexte de protéger les orpailleurs du secteur de La Pampa en proie l'insécurité. « Au départ, il s'agissait de simples orpailleurs qui venaient du centre du Pérou, d'une région où l'on cultive la feuille de coca. Face à l'augmentation des vols et des agressions dont étaient victimes les orpailleurs, ils ont proposé leurs services en expliquant qu'ils avaient été gardes communautaires et qu'ils avaient l'expérience des armes. Un premier campement d'orpailleurs a accepté leur protection, puis d'autres. À présent, ils ont des armes. Ils sont plus de 80 et ils s'occupent de la sécurité des commerçants. Ils contrôlent le commerce de l'or et depuis 2023, ils pratiquent eux-mêmes l'orpaillage illégal ». L'enquête déplaît fortement au chef du gang qui commandite une tentative d'assassinat contre Manuel Calloquispe. Il se réfugie alors plusieurs mois dans la capitale péruvienne, Lima, à plus de 1 000 km de chez lui. Forbidden Story poursuit le travail de journalistes menacés ou assassinés, a repris le flambeau. Dans une enquête récente, ce collectif raconte la terreur des habitants de La Pampa, victimes d'extorsions. Malgré des dizaines d'interventions de l'armée, on comptabilise encore 5 000 équipements de dragage sur place. Le trafic continue de prospérer à cause de la flambée du cours de l'or qui dépasse les 4 200 euros l'once. L'orpaillage s'étend même sur la réserve amazonienne de Tambopata où l'armée a encore saisi, il y a quelques jours, des dizaines d'engins de dragage. Manuel Calloquispe, lui, est retourné travailler sur place malgré les menaces. « Je vis dans une maison équipée de caméras de surveillance. Il y a des policiers qui surveillent mes déplacements, j'ai un gilet pare-balles, un casque. (...) Parfois je refais du reportage, mais je fais attention à moi ». Le journaliste a également comptabilisé plus de 400 disparitions dans la région. Il craint qu'aux prochaines élections, des candidats financés par les gangs de l'orpaillage illégal n'accèdent aux responsabilités.   En Haïti, la PNH fait encore rêver En Haïti, la police qui a besoin d'effectifs plus importants, accélère le recrutement de policiers. Alors que près de 85% de la capitale, Port-au-Prince, est aujourd'hui contrôlée par les gangs, 4 000 nouveaux postes doivent être pourvus cette année (2026). Le processus de recrutement a déjà commencé et rencontre un franc succès auprès des jeunes, comme ont pu le constater nos envoyés spéciaux à Port-au-Prince, Justine Fontaine et Achim Lippold. Toujours en Haïti, comme chaque mois, nous sommes en ligne avec un journaliste du média en ligne Ayibopost. Junior Legrand nous parle de sa nouvelle enquête sur les fausses cartes d'identité qui sont massivement utilisées en ligne pour des cyberescroqueries, notamment sur des plateformes de paiement bien connues comme MonCash et NatCash. Officiellement, il y a des mécanismes de contrôle mais dans les faits, il n'y a aucun système d'identification des cartes d'identité sur ces deux sites.   À Cuba, l'émoi après l'arrestation de deux jeunes influenceurs Détenus depuis vendredi dernier (6 février 2026), dans une prison d'Holguin connue pour la violence des interrogatoires qui y sont pratiqués, Kamil Zayas et Ernesto Ricardo Medina sont poursuivis pour « propagande contre l'ordre constitutionnel » et « instigation à commettre des crimes », nous apprend le site 14yMedio. C'est « un nouveau coup contre la liberté d'expression à Cuba », s'insurge El Toque qui explique qui sont ces deux jeunes qui ne cherchent qu'à « parler aux Cubains ». Dans « une petite pièce tapissée de journaux de la presse d'État, un tableau noir usé et un vieux ventilateur qui ne sert plus qu'à symboliser le fait qu'à Cuba, les appareils électroménagers servent bien au-delà de leur durée de vie (...) Ernesto Ricardo Medina et Kamil Zayas ont passé des mois à tourner de courtes vidéos pour les réseaux sociaux du projet El4tico », raconte le site en ligne. « Avec un style décontracté et direct, ils exprimaient leurs opinions politiques et expliquaient des sujets liés à l'économie, à l'histoire et aux droits humains, jusqu'à ce que le régime décide qu'ils étaient trop visibles, trop francs et trop influents. » Hier, (12 février 2026) la justice a décidé qu'ils devaient rester en prison durant l'enquête. À l'extérieur du tribunal, une cinquantaine de personnes manifestaient. La militante Yanet Rodríguez Sánchez, qui avait déposé un habeas corpus en faveur des deux jeunes, n'a pas pu assister à l'audience. Des policiers - deux patrouilles, une moto et deux policiers en civil - l'ont empêché de sortir de chez elle, raconte 14yMedio. La militante a également reçu des menaces par téléphone. Depuis hier matin, Yanet Rodriguez Sanchez vit, donc, recluse chez elle, « une forme de détention de fait que les autorités cubaines utilisent de plus en plus pour empêcher les militants de participer à des manifestations », souligne le site d'informations.   Le New York Times face au dossier Epstein Le New York Times raconte comment il travaille sur les documents de l'affaire Epstein. Des documents qui, si on les empilait, « atteindrait le sommet de l'Empire state building », explique le quotidien qui a mobilisé une vingtaine de journalistes pour étudier ces trois millions de pages, 180 000 images et 2 000 vidéos. Impossible, évidemment, de tout lire, de tout regarder. « Cela prendrait des années de tout parcourir et ensuite de vérifier si les informations sont vraies et publiables », précise le New York Times. Alors les journalistes ont commencé par faire une liste de mots à chercher : « Trump. Clinton. Gates. Le duc d'York. » Les journalistes du New York Times travaillent avec des outils informatiques. Ils disposent notamment d'un outil de traitement des documents. Il a donc d'abord fallu tous les télécharger depuis le site du ministère de la Justice américain. Cela a pris dix heures. Pendant ce temps-là, les journalistes ont dû se contenter de la barre de recherche du site. Pour gagner du temps, un spécialiste de l'intelligence artificielle du journal et des ingénieurs ont mis au point un outil améliorant la fonction « recherche » du site. Cette équipe a créé plusieurs programmes d'IA pour faciliter le travail des journalistes. Mais attention, prévient le responsable de l'Intelligence artificielle du New York Times, « l'IA est extrêmement travailleuse, mais pas très intelligente ». Elle ne remplace pas des journalistes. Avec les premières découvertes, la prudence s'est tout de suite imposée, en particulier concernant Donald Trump. « Ce n'est pas parce que ces documents sont publics qu'ils sont forcément vérifiés, vrais ou exacts », souligne le New York Times. Or, « nous ne faisons pas de suppositions. Nous devons vérifier [les informations] ce qui implique souvent un travail minutieux qui peut prendre du temps », explique le quotidien qui reconnaît que « cela peut être frustrant pour nos lecteurs qui consultent ces documents eux-mêmes ou qui lisent [des] informations ailleurs ».   Au Canada, l'amour coûte cher Au Canada, en cette veille de St Valentin, le Devoir s'intéresse au coût financier de l'amour. Selon un sondage de la Banque de Montréal, les Canadiens dépensent en moyenne près de 110 euros à chaque rendez-vous. Transport, préparatifs, nourriture, boissons, billets... font grimper la note, explique le quotidien. Or, l'inflation que connaît le pays, inquiète les Canadiens. Du coup, la moitié des célibataires interrogées ont diminué le nombre ou le coût de leurs rendez-vous pour économiser. Un quart des sondés ont même annulé un rendez-vous, faute d'argent. « Les rencontres amoureuses sont de plus en plus évaluées sous l'angle financier, beaucoup se demandant s'il s'agit d'un coût ou d'un investissement », affirme au Devoir Sumit Sarkar, vice-président à la BMO.

Journal d'Haïti et des Amériques
Cuba, une île au ralenti

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 30:00


À Cuba, paralysée par l'étranglement énergétique imposé par les États-Unis, les journaux décrivent une île qui tourne désormais au ralenti. Même La Havane, généralement la dernière à subir les effets des crises qui frappent le pays, n'est pas épargnée. Dans la capitale, la plupart des hôtels ont encore assez de carburant dans leurs groupes électrogènes pour allumer leurs enseignes la nuit venue. Mais les chambres, elles, restent plongées dans le noir. Et les touristes, de plus en plus rares, sont regroupés dans les mêmes établissements. Ce sont aussi des gens qui ne peuvent plus rentrer chez eux parce que les bus ne circulent plus. Et ce n'est pas mieux pour les trains. Pour aller à Guantanamo ou Santiago de Cuba au départ de La Havane, par exemple, il faut compter un train tous les quatre jours... dans le meilleur des cas. Dans les hôpitaux, cette crise du carburant se traduit par une pénurie de médicaments, l'arrêt des interventions chirurgicales et la suspension des transferts ambulatoires.   Soutien à Cuba Tout cela, c'est 14ymedio qui le raconte. Le journal en ligne propose une série de reportages sur les conséquences de ce blocus imposé par les États-Unis, qui menacent de surtaxes les pays qui continueraient à livrer du pétrole à Cuba. C'est le cas du Mexique, dont la présidente Claudia Sheinbaum a répété hier que son pays n'abandonnerait pas les Cubains. Mais la présidente mexicaine n'est pas la seule à exprimer son soutien, ce que Granma ne manque d'ailleurs pas de souligner. L'organe du régime cubain le proclame en Une de son site : « Cuba n'est pas seule ». « Dans un contexte où l'empire tente d'étouffer Cuba, le monde répond avec un soutien au plus haut niveau », écrit le journal. Et de citer les ministères russe et chinois des Affaires étrangères, le pape Léon XIV, le président brésilien... qui tous, chacun à leur manière, expriment leur préoccupation pour la population. Mais pour Milenio, au Mexique, nous assistons à la fin de la révolution cubaine. Le journal qui reprend à son compte l'analyse de Ricardo Pascoe Pierce, ancien ambassadeur du Mexique à Cuba. Pour le quotidien, lorsqu'une idéologie refuse de voir la réalité, ce n'est pas seulement la révolution qui meurt, c'est aussi la crédibilité de ceux qui ont essayé de la soutenir. Suivez mon regard...   Une amnistie qui pose question Au Venezuela, le vote sur la loi d'amnistie générale promise par la présidente par intérim Delcy Rodriguez sous la pression de Washington devait avoir lieu aujourd'hui. Il finalement été reporté sine die. Ça n'empêche pas la presse de continuer à exprimer son scepticisme. « Une loi d'amnistie dans le dos du pays », titre ainsi El Nacional. « Une loi destinée à mettre fin à un cycle autoritaire peut-elle naître sans un débat ouvert et sans garanties pour les victimes ? », s'interroge le quotidien d'opposition. Pour lui, la loi promise par Delcy Rodriguez n'est pas suffisante. Elle doit être accompagnée de mesures immédiates. À commencer par le démantèlement de l'échafaudage juridique, qui sert depuis des années à persécuter la dissidence.  De son côté, TalCual passe en revue tous ceux qui ne pourront pas bénéficier de cette loi d'amnistie. Le régime a déjà prévenu que les personnes qui ont commis des violations graves des droits humains, des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre, des homicides intentionnels, de la corruption et du trafic de drogue en seraient exclus. Mais dans un pays où le système judiciaire a la réputation d'être aux ordres, les experts interrogés par TalCual appellent à la création d'une commission indépendante pour trancher.   La souveraineté confisquée d'Haïti En Haïti, le directeur de l'agence Alterpresse Gotson Pierre revient sur l'incertitude politique qui perdure après la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition. Désormais, c'est le Premier ministre seul qui gouverne mais sans étape ni calendrier défini à l'avance. À lire également sur le site d'Alterpresse, des accusations du Réseau national de défense des droits humains, qui dénonce des avis de recherche arbitraires de la part de la direction de la police judiciaire. Au Mexique, dans la ville de Puebla, les femmes commencent tout juste à se faire une place dans le sport national, la charreria. Cela consiste en une série d'épreuves à cheval et avec des taureaux, inspirées du travail dans les haciendas et très marquées par le machisme ambiant. Les femmes n'y sont pas les bienvenues, mais certaines forcent l'entrée. Un reportage de notre correspondante à Mexico, Gwendolina Duval.

Journal d'Haïti et des Amériques
À Minneapolis, les habitants sceptiques face au retrait de 700 agents de l'ICE

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 30:00


700 agents vont quitter l'État du Minnesota. Le « tsar de la frontière » Tom Homan a annoncé ce mercredi (4 février 2026) le retrait d'agents impliqués dans les opérations d'arrestation de migrants. Il en resterait quelque 2000 dans cet État. Tom Homan avait été envoyé à Minneapolis la semaine dernière pour prendre en main les opérations de la police de l'immigration dans cette ville, suite à la mort d'Alex Pretti, tué par des agents de la police aux frontières. Donald Trump a affirmé dans une interview au média NBC que la décision du retrait de ces agents était la sienne et que, tout en voulant rester « dur », il a dit qu'il fallait une approche « plus douce ».  À Minneapolis, où la police de l'immigration mène d'intenses opérations depuis décembre, l'annonce du retrait de 700 agents de l'ICE est vue comme un pas dans la bonne direction, mais elle est très loin de satisfaire les habitants. Reportage du correspondant de RFI au Minnesota Edward Maille, qui s'est rendu à une manifestation devant le QG de l'ICE à Minneapolis.  Le témoignage de Camilo Castro, détenu 5 mois au Venezuela  Il a été séquestré, torturé, accusé d'espionnage… Après 5 mois de détention au Venezuela, le Français Camilo Castro a été libéré en novembre 2025. Originaire de Toulouse, dans le sud-ouest de la France, il vivait en Colombie depuis plusieurs années. En juin 2025, il a été arrêté à la frontière vénézuélo-colombienne où il se rendait, comme toujours, pour faire tamponner son visa. Sa famille n'aura plus de nouvelles de lui pendant trois semaines. Désormais libre, Camilo Castro revient sur ses conditions de détention auprès de Carlotta Morteo. L'interview complète ici.  En Haïti, quel avenir pour ceux qui ont défendu le CPT ?  Comme chaque jeudi, le rédacteur en chef du Nouvelliste décrypte l'actualité haïtienne. Dans l'édito du jour, et à l'approche de la fin du Conseil présidentiel de transition, il se demande ce qui va advenir de cette classe politique « qui n'est pas astreinte au résultat, qui ne s'occupe pas des préoccupations de la population, mais qui veut garder le pouvoir ». Le Nouvelliste suggère la mise en place d'un pacte pour la démocratie.  Au Venezuela, la loi d'amnistie générale présentée à l'Assemblée nationale  La loi d'amnistie est au programme de l'Assemblée nationale vénézuélienne ce jeudi 5 février 2026. Dans les colonnes du quotidien El Nacional, Jorge Rodriguez, le président chaviste du Parlement vénézuélien, l'assure : ce projet d'amnistie accélèrera le dialogue politique souhaité par le gouvernement de Delcy Rodriguez. Selon lui, les partis d'opposition ont été consultés, et l'objectif, c'est de créer un consensus pour que le projet de loi puisse être approuvé à l'unanimité. Mais les promesses du gouvernement de Delcy Rodriguez soulèvent déjà de nombreuses inquiétudes à Caracas et dans le reste du pays. Le média d'opposition Tal Cual rapporte l'appel d'une vingtaine d'associations vénézuéliennes de défense des droits de l'homme à intégrer les organisations internationales au processus d'amnistie, comme la Cour pénale internationale ou le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme. Ces associations rappellent que l'amnistie n'est ni l'oubli ni le pardon mais plutôt « un outil exceptionnel, inscrit dans les normes internationales et qui vise à la libération des personnes injustement persécutées ». Malgré tout, l'évocation de cette loi d'amnistie s'étend dans la région, comme le révèle l'édition américaine d'El País. Elle rapporte les propos de plusieurs militants cubains. Selon eux, « ce qui se passe au Venezuela montre que la pression internationale peut générer des changements concrets. Il est temps d'intensifier les revendications envers Cuba ». Cuba une nouvelle fois dans le noir  La cinquième coupure d'approvisionnement généralisée sur l'île depuis 2024, rappelle le média argentin Infobae. Depuis hier soir (4 février 2026), Santiago, la deuxième ville du pays, est paralysée. Plus de 3 millions de Cubains sont touchés. Le gouvernement peine à faire repartir ses infrastructures énergétiques vétustes et le contexte international est de plus en plus défavorable. Le pays est confronté à de grosses pénuries de pétrole depuis la capture de Nicolás Maduro, allié de La Havane. L'agence de presse cubaine Prensa Latina rapporte d'ailleurs les inquiétudes concernant l'aide mexicaine, un des derniers soutiens de l'île. Washington a ordonné à Mexico de cesser de livrer du pétrole à Cuba. « Une situation humanitaire extrêmement préoccupante et qui risque de s'aggraver, voire de s'effondrer », selon le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, « si les États-Unis continuent à accentuer la pression ».  Les premiers effets de l'alliance entre Gustavo Petro et Donald Trump   Après la première rencontre entre les présidents Donald Trump et Gustavo Petro cette semaine, une alliance a été actée entre Washington et Bogota. Et elle produit déjà des effets : le média colombien centriste El Espectador en liste quelques-uns : le bombardement par l'armée de Caracas de l'ELM, l'un des plus importants groupes armés de Colombie dans le Catatumbo, la région frontalière du Venezuela. Il a fait au moins sept morts. Autre effet de cette alliance avec Washington : la fin des pourparlers de paix annoncés par le Clan del Golfo, un cartel colombien impliqué dans la lutte armée. Tout cela montre, selon El Espectador, le changement de discours du président Gustavo Petro et le durcissement de sa stratégie de sécurité, lui qui a été élu sur la promesse de la paix totale. Une promesse remise en question par cette alliance avec Trump selon le quotidien El Tiempo, pour qui la normalisation des relations avec les États-Unis n'est visiblement pas compatible avec des pourparlers stables avec les groupes armés.  La 1ère  Présenté par Benoit Ferrand. Après avoir « fait la chasse » aux armes à feu, le préfet de la Martinique veut désormais s'attaquer à ceux qui les vendent. 

24H Pujadas - Les partis pris
Les Partis Pris : "Sanary et l'abandon des profs", "Cuba, qui s'y frotte s'y pique" et "Iran, pendant ce temps-là à New York..."

24H Pujadas - Les partis pris

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 19:44


Depuis quelques années, le nombre d'incidents graves dans les collèges et lycées est en nette augmentation, soit +31 % entre 2018 et 2024. Un enseignant, aujourd'hui, n'est plus seulement un transmetteur de savoir : il doit aussi endosser le rôle de psychologue, rester sur ses gardes et repérer les profils d'élèves fragiles ou dangereux. Ruth Elkrief pense que le métier de professeur est devenu tellement dangereux. Ils vivent dans une insécurité permanente et dans une forme de solitude. Un accord entre Cuba et l'Union soviétique constituait un pilier central de la survie économique de l'île. Après la révolution castriste, Cuba a été privé du pétrole russe. L'effondrement du glacis soviétique a eu de lourdes conséquences et les Cubains se sont rapidement réorganisés pour contourner les pénuries. Pascal Perri, témoin de cette réorganisation, raconte son vécu sur LCI. La Journée mondiale du hijab est célébrée chaque 1er février depuis 2013. Elle a été fondée par Nazma Khan, une Américaine d'origine bangladaise. Son objectif est de normaliser le port du hijab et de favoriser la tolérance religieuse. Abnousse Shalmani a réagi au message de Zohran Mamdani, maire de New York, en affirmant que si l'héritage musulman se résume au voile, c'est que nous sommes franchement mal. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Nuits de France Culture
Carnets cubains 18/18 - Julio Le Riverend, la zafra et l'horizontalité du savoir (1ère diffusion : 28/08/1971)

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Feb 1, 2026 16:57


durée : 00:16:57 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Par Roger Pillaudin - Avec Julio Le Riverend (homme politique, historien, vice-président de l'académie de sciences de Cuba) - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat

Les Nuits de France Culture
Carnets cubains 17/18 - Julio Le Riverend, la naissance de la science cubaine (1ère diffusion : 27/08/1971)

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 15:31


durée : 00:15:31 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Par Roger Pillaudin - Avec Julio Le Riverend (homme politique, historien, vice-président de l'académie de sciences de Cuba) - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat

Les Nuits de France Culture
Carnets cubains 16/18 - Miliciens, miliciennes (1ère diffusion : 26/08/1971)

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Jan 28, 2026 17:29


durée : 00:17:29 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Par Roger Pillaudin - Avec une famille de miliciens et de miliciennes - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat

diffusion france culture carnets les nuits cubains rafik z vincent abouchar
Les Nuits de France Culture
Carnets cubains 15/18 - Umberto Peña, artiste cubain (1ère diffusion : 25/08/1971)

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 16:37


durée : 00:16:37 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Par Roger Pillaudin - Avec Umberto Peña (peintre et dessinateur) - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat

Les Nuits de France Culture
Carnets cubains 14/18 - Roberto Fernandez Retamar, la Casa de las Americas (1ère diffusion : 24/08/1971)

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Jan 26, 2026 15:04


durée : 00:15:04 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Par Roger Pillaudin - Avec Roberto Fernandez Retamar (directeur de la revue "Casa de las Americas", poète, essayiste) - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat

Les Nuits de France Culture
Carnets cubains 13/18 - Roberto Fernandez Retamar, l'échec de la zafra (1ère diffusion : 23/08/1971)

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Jan 25, 2026 16:19


durée : 00:16:19 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Par Roger Pillaudin - Avec Robert Fernandez Retamar (directeur de la revue "Casa de las Americas", poète, essayiste) - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat

Les Nuits de France Culture
Carnets cubains 12/18 - Saúl Yelín, les difficultés du cinéma cubain (1ère diffusion : 21/08/1971)

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 16:53


durée : 00:16:53 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Par Roger Pillaudin - Avec Saúl Yelín (écrivain et le directeur de l'institut cubain des arts et de l'industrie cinématographique, l'ICAIC) - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat

Les Nuits de France Culture
Carnets cubains 11/18 - Saúl Yelín, aux origines d'un cinéma national (1ère diffusion : 20/08/1971)

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 15:53


durée : 00:15:53 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Par Roger Pillaudin - Avec Saúl Yelín (écrivain et le directeur de l'institut cubain des arts et de l'industrie cinématographique, l'ICAIC) - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat

Les Nuits de France Culture
Carnets cubains 10/18 - Lisandro Otero, architecture, socialisme et ciment (1ère diffusion : 19/08/1971)

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 15:51


durée : 00:15:51 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Par Roger Pillaudin - Avec Lisandro Otero (romancier, journaliste et vice-ministre de la Culture de Cuba) - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat

Les Nuits de France Culture
Carnets cubains 9/18 - Lisandro Otero, les modalités d'une utopie socialiste (1ère diffusion : 18/08/1971)

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 16:42


durée : 00:16:42 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Par Roger Pillaudin - Avec Avec Lisandro Otero (romancier, journaliste et vice-ministre de la Culture de Cuba) - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat

Les Nuits de France Culture
Carnets cubains 8/18 - Lisandro Otero, visite guidée (1ère diffusion : 17/08/1971)

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Jan 18, 2026 16:19


durée : 00:16:19 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Par Roger Pillaudin - Avec Avec Lisandro Otero (romancier, journaliste et vice-ministre de la Culture de Cuba) - réalisation : Rafik Zénine, Vincent Abouchar, Emily Vallat

Eco d'ici Eco d'ailleurs
Opération américaine au Vénézuela: un océan d'incertitudes pour l'économie mondiale

Eco d'ici Eco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Jan 9, 2026 59:08


Sous le commandement de Donald Trump, l'opération « Absolute Resolve » (Détermination Absolue) au Venezuela a créé une onde de choc mondiale avec des conséquences économiques majeures, bien au-delà des questions pétrolières et énergétiques. Pour la Chine (partenaire historique de Caracas), les autres BRICS, les potentielles cibles américaines (Groenland, Canada, Cuba) et les investisseurs du monde entier, un océan d'incertitudes se profile. Éco d'ici Éco d'ailleurs donne la parole aux experts. Les invités de l'émission Christopher Dembik, macroéconomiste, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet Asset Management Alicia Garcia-Herrero, cheffe économiste pour la zone Asie-Pacifique de la Banque Natixis (basée à Hong-Kong) Philippe Sébille-Lopez, directeur du cabinet Géopolia, spécialiste des marchés pétroliers Margot François, chercheuse à l'Institut français de géopolitique et analyste chez Cassini, experte de l'économie cubaine Cléa Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin   Le pétrole vénézuélien : un eldorado complexe Des réserves impressionnantes mais problématiques Le Venezuela possède théoriquement 300 milliards de barils de réserves, principalement dans le fleuve Orénoque, ce qui le placerait au premier rang mondial. Cependant, ces chiffres sont contestés et peu vérifiables. Les défis du pétrole vénézuélien Huile extra-lourde : très visqueuse et très soufrée, nécessitant un traitement particulier Coûts élevés : investissements nécessaires entre 60 et 80 dollars par baril Infrastructure vétuste : années de sous-investissement sous sanctions Raffinage complexe : vendu avec une forte décote sur le marché Un intérêt stratégique pour les États-Unis L'outil de raffinage américain est équipé à 70% pour traiter du brut lourd. Le pétrole vénézuélien correspond parfaitement à ces installations, ce qui explique l'intérêt stratégique au-delà de la simple production. « Nous avons construit l'industrie pétrolière vénézuélienne grâce au talent, au dynamisme et aux compétences des Américains. Et le régime socialiste nous l'a volé en recourant à la force. » - Donald Trump La dimension géopolitique Avant l'intervention, 80% de la production vénézuélienne partait vers la Chine. La Russie, via Rosneft, était également très présente. Pour Washington, il s'agit autant de reprendre le contrôle que d'empêcher les concurrents d'y accéder. Impact sur la Chine : premier acheteur menacé Une relation économique majeure en péril La Chine avait prêté environ 60 milliards de dollars au régime vénézuélien, principalement sous Chavez, sous forme de prêts gagés sur des productions futures de brut. Les compagnies chinoises étaient devenues les principaux acheteurs du pétrole vénézuélien. Conséquences immédiates Le pétrole vénézuélien arrivant en Chine est déjà vendu avec des rabais et passe par des circuits logistiques compliqués. Si Washington bloque ou inspecte les cargaisons, les coûts augmenteront considérablement : assurances plus chères, délais plus longs, risques juridiques accrus. Les raffineurs indépendants chinois, appelés « teapots », qui vivent sur les marges, seront particulièrement touchés. Le baril vénézuélien devient « un baril plus compliqué et plus cher ». « La Chine est profondément choquée et condamne fermement l'utilisation éhontée de la force contre un État souverain. Cela constitue une violation grave du droit international. »- Porte-parole du gouvernement chinois Révision stratégique en Amérique latine L'intervention envoie un signal clair à toute la région. Les gouvernements et entreprises doivent désormais calculer : « Si je fais un gros deal chinois dans un secteur sensible, est-ce que j'attire une pression américaine ? » La Chine ne va pas abandonner l'Amérique latine facilement. La région représente des investissements de près de 200 milliards de dollars dans les minéraux critiques, terres rares, or et argent. Cuba : une économie au bord du précipice Une crise structurelle aggravée L'économie cubaine, déjà en crise permanente depuis la chute de l'URSS, risque le coup fatal. Cuba dépend fortement du pétrole vénézuélien pour son système énergétique vétuste. La situation cubaine Dépendance énergétique : les livraisons vénézuéliennes étaient déjà réduites depuis 2017 Réseau électrique défaillant : coupures de courant quotidiennes, en province on parle "d'allumage de courant" Crise démographique : population passée de 11,2 millions à 9,75 millions (voire 8 millions selon des observateurs) Exode massif : 850 000 Cubains entrés aux États-Unis entre 2021 et 2023 « Cuba est un désastre. Il n'y a pas d'économie. Elle s'est complètement effondrée. Tous les gardes qui ont aidé à protéger Maduro étaient cubains. Les Vénézuéliens devraient déclarer leur indépendance vis-à-vis de Cuba. » - Marco Rubio, Secrétaire d'État américain Risque de crise sociale majeure Les manifestations de juillet 2021, les premières de grande ampleur depuis la révolution, ont été sévèrement réprimées. L'inflation galopante, les pénuries alimentaires, la fin progressive des subventions d'État créent un terreau fertile pour un mécontentement social explosif. Le Groenland : la prochaine cible Au-delà du pétrole : les minerais critiques Le Groenland regorge de ressources stratégiques : terres rares, cuivre, or, uranium, et potentiellement pétrole offshore. Ces minerais sont essentiels pour les industries de pointe, l'aéronautique, le spatial et l'intelligence artificielle. Une stratégie d'acquisition multiforme Les États-Unis disposent de nombreux leviers : pression économique sur le Danemark, proposition d'accords type Porto Rico, exploitation du souhait d'indépendance d'une partie des Groenlandais (environ 30% de l'électorat). La réaction européenne sera probablement limitée, l'Union européenne n'ayant ni l'unité ni les moyens militaires pour s'opposer à Washington. Implications économiques mondiales Le libre-échange fragilisé Au-delà des tarifs douaniers qui préoccupaient déjà en 2025, le monde découvre une "course aux riches et aux ressources" avec une dimension militaire. Cette nouvelle réalité fragilise considérablement le commerce international. Le risque de dédollarisation Les grandes économies, y compris l'Inde, s'inquiètent de l'utilisation du dollar dans leurs transactions. L'intervention au Venezuela pourrait accélérer la recherche d'alternatives monétaires. Cependant, la dédollarisation reste un processus lent. Le dollar demeure dominant dans les transferts internationaux et les réserves mondiales. Historiquement, les transitions monétaires nécessitent soit une guerre, soit une période d'hyperinflation. Le nationalisme métallique La véritable confrontation entre puissances ne porte pas sur la guerre commerciale, mais sur l'accès aux ressources essentielles. L'intelligence artificielle nécessite de l'énergie à bas coût et des minerais critiques. Cette course aux matériaux définit la géopolitique de 2026. Zones à surveiller Myanmar (Birmanie) : régime militaire soutenu par la Chine, riche en ressources Pakistan (Gwadar) : port stratégique pour la Chine dans le cadre des nouvelles routes de la soie Canal de Panama : route commerciale critique évoquée par l'administration Trump Honduras et Paraguay : enjeux autour de la reconnaissance de Taïwan Perspectives pour les investisseurs Le Venezuela : un pari très risqué Malgré les déclarations optimistes, le Venezuela reste extrêmement incertain. Les infrastructures sont vétustes, la corruption endémique, et la situation politique imprévisible. Les investissements nécessitent une vision à dix ans minimum. Certains fonds spéculatifs américains s'intéressent déjà aux obligations d'État vénézuéliennes, qui ont bien performé ces derniers mois. Mais ce sont des stratégies à très haut risque, réservées aux professionnels. Prudence régionale Les investisseurs adoptent une approche prudente sur l'ensemble de l'Amérique latine. Le risque n'est plus seulement la corruption classique des pays émergents, mais un vrai risque d'instabilité géopolitique et d'intervention américaine. La dette vénézuélienne En cas de stabilisation du pays, la dette vénézuélienne pourrait devenir attractive. Cependant, de nombreux obstacles subsistent : contrôles de capitaux stricts, incertitudes juridiques, et nécessité de réformes profondes. Conclusion : l'ère du nationalisme des ressources L'opération "Absolute Resolve" marque un tournant dans la géopolitique mondiale. Elle révèle une doctrine américaine claire : contrôler "l'hémisphère occidental" et ses ressources, éjecter les concurrents chinois et russes de la zone d'influence américaine. Cette approche s'inscrit dans une vision d'"aires civilisationnelles", rappelant la doctrine Monroe du XIXe siècle. Les États-Unis affirment leur droit à dominer leur sphère géographique, comme la Russie le fait avec l'espace slave et la Chine avec sa région. Pour les investisseurs et les entreprises, le monde devient plus fragmenté et plus risqué. Les matières premières, les minerais critiques et les routes commerciales définissent les nouveaux champs de bataille économiques. Cette réalité va structurer l'économie mondiale en 2026 et au-delà. « L'avenir sera déterminé par notre capacité à protéger le commerce, les territoires et les ressources qui sont essentielles à notre sécurité nationale. Tout comme les droits de douane, ils permettent à notre pays de s'enrichir. » - Donald Trump

Éco d'ici éco d'ailleurs
Opération américaine au Vénézuela: un océan d'incertitudes pour l'économie mondiale

Éco d'ici éco d'ailleurs

Play Episode Listen Later Jan 9, 2026 59:08


Sous le commandement de Donald Trump, l'opération « Absolute Resolve » (Détermination Absolue) au Venezuela a créé une onde de choc mondiale avec des conséquences économiques majeures, bien au-delà des questions pétrolières et énergétiques. Pour la Chine (partenaire historique de Caracas), les autres BRICS, les potentielles cibles américaines (Groenland, Canada, Cuba) et les investisseurs du monde entier, un océan d'incertitudes se profile. Éco d'ici Éco d'ailleurs donne la parole aux experts. Les invités de l'émission Christopher Dembik, macroéconomiste, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet Asset Management Alicia Garcia-Herrero, cheffe économiste pour la zone Asie-Pacifique de la Banque Natixis (basée à Hong-Kong) Philippe Sébille-Lopez, directeur du cabinet Géopolia, spécialiste des marchés pétroliers Margot François, chercheuse à l'Institut français de géopolitique et analyste chez Cassini, experte de l'économie cubaine Cléa Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin   Le pétrole vénézuélien : un eldorado complexe Des réserves impressionnantes mais problématiques Le Venezuela possède théoriquement 300 milliards de barils de réserves, principalement dans le fleuve Orénoque, ce qui le placerait au premier rang mondial. Cependant, ces chiffres sont contestés et peu vérifiables. Les défis du pétrole vénézuélien Huile extra-lourde : très visqueuse et très soufrée, nécessitant un traitement particulier Coûts élevés : investissements nécessaires entre 60 et 80 dollars par baril Infrastructure vétuste : années de sous-investissement sous sanctions Raffinage complexe : vendu avec une forte décote sur le marché Un intérêt stratégique pour les États-Unis L'outil de raffinage américain est équipé à 70% pour traiter du brut lourd. Le pétrole vénézuélien correspond parfaitement à ces installations, ce qui explique l'intérêt stratégique au-delà de la simple production. « Nous avons construit l'industrie pétrolière vénézuélienne grâce au talent, au dynamisme et aux compétences des Américains. Et le régime socialiste nous l'a volé en recourant à la force. » - Donald Trump La dimension géopolitique Avant l'intervention, 80% de la production vénézuélienne partait vers la Chine. La Russie, via Rosneft, était également très présente. Pour Washington, il s'agit autant de reprendre le contrôle que d'empêcher les concurrents d'y accéder. Impact sur la Chine : premier acheteur menacé Une relation économique majeure en péril La Chine avait prêté environ 60 milliards de dollars au régime vénézuélien, principalement sous Chavez, sous forme de prêts gagés sur des productions futures de brut. Les compagnies chinoises étaient devenues les principaux acheteurs du pétrole vénézuélien. Conséquences immédiates Le pétrole vénézuélien arrivant en Chine est déjà vendu avec des rabais et passe par des circuits logistiques compliqués. Si Washington bloque ou inspecte les cargaisons, les coûts augmenteront considérablement : assurances plus chères, délais plus longs, risques juridiques accrus. Les raffineurs indépendants chinois, appelés « teapots », qui vivent sur les marges, seront particulièrement touchés. Le baril vénézuélien devient « un baril plus compliqué et plus cher ». « La Chine est profondément choquée et condamne fermement l'utilisation éhontée de la force contre un État souverain. Cela constitue une violation grave du droit international. »- Porte-parole du gouvernement chinois Révision stratégique en Amérique latine L'intervention envoie un signal clair à toute la région. Les gouvernements et entreprises doivent désormais calculer : « Si je fais un gros deal chinois dans un secteur sensible, est-ce que j'attire une pression américaine ? » La Chine ne va pas abandonner l'Amérique latine facilement. La région représente des investissements de près de 200 milliards de dollars dans les minéraux critiques, terres rares, or et argent. Cuba : une économie au bord du précipice Une crise structurelle aggravée L'économie cubaine, déjà en crise permanente depuis la chute de l'URSS, risque le coup fatal. Cuba dépend fortement du pétrole vénézuélien pour son système énergétique vétuste. La situation cubaine Dépendance énergétique : les livraisons vénézuéliennes étaient déjà réduites depuis 2017 Réseau électrique défaillant : coupures de courant quotidiennes, en province on parle "d'allumage de courant" Crise démographique : population passée de 11,2 millions à 9,75 millions (voire 8 millions selon des observateurs) Exode massif : 850 000 Cubains entrés aux États-Unis entre 2021 et 2023 « Cuba est un désastre. Il n'y a pas d'économie. Elle s'est complètement effondrée. Tous les gardes qui ont aidé à protéger Maduro étaient cubains. Les Vénézuéliens devraient déclarer leur indépendance vis-à-vis de Cuba. » - Marco Rubio, Secrétaire d'État américain Risque de crise sociale majeure Les manifestations de juillet 2021, les premières de grande ampleur depuis la révolution, ont été sévèrement réprimées. L'inflation galopante, les pénuries alimentaires, la fin progressive des subventions d'État créent un terreau fertile pour un mécontentement social explosif. Le Groenland : la prochaine cible Au-delà du pétrole : les minerais critiques Le Groenland regorge de ressources stratégiques : terres rares, cuivre, or, uranium, et potentiellement pétrole offshore. Ces minerais sont essentiels pour les industries de pointe, l'aéronautique, le spatial et l'intelligence artificielle. Une stratégie d'acquisition multiforme Les États-Unis disposent de nombreux leviers : pression économique sur le Danemark, proposition d'accords type Porto Rico, exploitation du souhait d'indépendance d'une partie des Groenlandais (environ 30% de l'électorat). La réaction européenne sera probablement limitée, l'Union européenne n'ayant ni l'unité ni les moyens militaires pour s'opposer à Washington. Implications économiques mondiales Le libre-échange fragilisé Au-delà des tarifs douaniers qui préoccupaient déjà en 2025, le monde découvre une "course aux riches et aux ressources" avec une dimension militaire. Cette nouvelle réalité fragilise considérablement le commerce international. Le risque de dédollarisation Les grandes économies, y compris l'Inde, s'inquiètent de l'utilisation du dollar dans leurs transactions. L'intervention au Venezuela pourrait accélérer la recherche d'alternatives monétaires. Cependant, la dédollarisation reste un processus lent. Le dollar demeure dominant dans les transferts internationaux et les réserves mondiales. Historiquement, les transitions monétaires nécessitent soit une guerre, soit une période d'hyperinflation. Le nationalisme métallique La véritable confrontation entre puissances ne porte pas sur la guerre commerciale, mais sur l'accès aux ressources essentielles. L'intelligence artificielle nécessite de l'énergie à bas coût et des minerais critiques. Cette course aux matériaux définit la géopolitique de 2026. Zones à surveiller Myanmar (Birmanie) : régime militaire soutenu par la Chine, riche en ressources Pakistan (Gwadar) : port stratégique pour la Chine dans le cadre des nouvelles routes de la soie Canal de Panama : route commerciale critique évoquée par l'administration Trump Honduras et Paraguay : enjeux autour de la reconnaissance de Taïwan Perspectives pour les investisseurs Le Venezuela : un pari très risqué Malgré les déclarations optimistes, le Venezuela reste extrêmement incertain. Les infrastructures sont vétustes, la corruption endémique, et la situation politique imprévisible. Les investissements nécessitent une vision à dix ans minimum. Certains fonds spéculatifs américains s'intéressent déjà aux obligations d'État vénézuéliennes, qui ont bien performé ces derniers mois. Mais ce sont des stratégies à très haut risque, réservées aux professionnels. Prudence régionale Les investisseurs adoptent une approche prudente sur l'ensemble de l'Amérique latine. Le risque n'est plus seulement la corruption classique des pays émergents, mais un vrai risque d'instabilité géopolitique et d'intervention américaine. La dette vénézuélienne En cas de stabilisation du pays, la dette vénézuélienne pourrait devenir attractive. Cependant, de nombreux obstacles subsistent : contrôles de capitaux stricts, incertitudes juridiques, et nécessité de réformes profondes. Conclusion : l'ère du nationalisme des ressources L'opération "Absolute Resolve" marque un tournant dans la géopolitique mondiale. Elle révèle une doctrine américaine claire : contrôler "l'hémisphère occidental" et ses ressources, éjecter les concurrents chinois et russes de la zone d'influence américaine. Cette approche s'inscrit dans une vision d'"aires civilisationnelles", rappelant la doctrine Monroe du XIXe siècle. Les États-Unis affirment leur droit à dominer leur sphère géographique, comme la Russie le fait avec l'espace slave et la Chine avec sa région. Pour les investisseurs et les entreprises, le monde devient plus fragmenté et plus risqué. Les matières premières, les minerais critiques et les routes commerciales définissent les nouveaux champs de bataille économiques. Cette réalité va structurer l'économie mondiale en 2026 et au-delà. « L'avenir sera déterminé par notre capacité à protéger le commerce, les territoires et les ressources qui sont essentielles à notre sécurité nationale. Tout comme les droits de douane, ils permettent à notre pays de s'enrichir. » - Donald Trump

Real Life French
Coupure d'électricité massive à Cuba (Cuban Blackout)

Real Life French

Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 2:37


Des millions de Cubains ont passé une deuxième nuit sans électricité, suite à une défaillance du système électrique national.Traduction:Millions of Cubans spent a second night without electricity, following a failure in the national electrical system. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

Louis French Lessons
Coupure d'électricité massive à Cuba (Cuban Blackout)

Louis French Lessons

Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 2:37


Des millions de Cubains ont passé une deuxième nuit sans électricité, suite à une défaillance du système électrique national.Traduction:Millions of Cubans spent a second night without electricity, following a failure in the national electrical system. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

Journal d'Haïti et des Amériques
En Équateur, les droits de la nature bientôt retirés de la Constitution ?

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Nov 12, 2025 30:00


Les Équatoriens sont appelés aux urnes, ce dimanche 16 novembre 2025, pour un référendum voulu par le président Daniel Noboa. Quatre questions leur seront posées : approuver ou non l'installation de bases militaires étrangères, réduire ou non le nombre de députés, cesser ou non le financement des partis politiques par l'État et enfin autoriser ou non la réaction d'une nouvelle Constitution. Ce dernier point inquiète de nombreux écologistes qui souhaitent y maintenir les droits de la nature, inclus en 2008 lors de la précédente Constituante. Journaliste spécialisé dans la défense de l'Environnement, Franklin Vega est favorable au maintien des droits de la nature dans une éventuelle nouvelle Constitution, même si leur application depuis 17 ans le laisse perplexe. «Les droits de la nature sont davantage des énoncés théoriques que des valeurs appliquées sur le terrain. Il y a bien eu quelques cas, par exemple une route à Loja a été déplacée [au nom des droits de la nature] mais face aux grands intérêts économiques et miniers, ces droits passent au second plan», regrette-t-il au micro du correspondant de RFI en Équateur, Eric Samson. En revanche, Beto Bonilla, membre de la Fondation Pachamama, conteste l'idée selon laquelle les droits de la nature seraient en perte de vitesse : «Si c'était le cas, comment expliquer que les droits de la nature se soient étendus à plus de 40 pays comme la Nouvelle-Zélande, des pays européens et jusqu'à la Colombie ?». Le sujet des droits de la nature sera relancé ce dimanche si les Équatoriens choisissent de réformer la Constitution de 2008.   Haïti : la violence des gangs s'étend encore dans l'Artibonite Dans le Haut Artibonite, Gros-Morne, une commune de plus de 150 000 habitants située entre les Gonaïves et Port-de-Paix, fait régulièrement l'objet des attaques sanglantes d'une branche du gang Kokorat San Ras. À plusieurs reprises, les hommes armés ont fait irruption en plein jour dans la ville, tuant, blessant et enlevant plusieurs personnes. Les victimes se comptent par centaines. La dernière attaque en date remonte au 2 novembre et s'était soldée par la mort de trois personnes. En sous-effectif, la police peine à contenir les groupes armés. Ronel Paul a joint des habitants de Gros-Morne, mais aussi Hubert Cénéac, le maire de la ville. Souvent à la tête de manifestations contre les malfrats, il raconte être devenu une cible. Face à l'impuissance des forces de l'ordre, il tente avec les moyens du bord d'assurer les protections des habitants. «Premièrement, j'ai publié des communiqués informant la population que certaines zones du centre-ville seront bloquées, pour réduire la circulation des gangs dans le centre-ville. Les bandits avaient cinq portes d'entrée et j'ai pris la décision d'en bloquer quatre, pour ne laisser qu'une seule voie, la Nationale 5, sur laquelle se trouve le commissariat. On utilise des graviers, du sable de rivière… entre dimanche et mardi, on aura à bloquer d'autres endroits afin de limiter leur entrée», explique-t-il. L'enfermement de la population est donc pour le moment, le moyen le plus efficace de la protéger contre les groupes armés. Car du côté de la police nationale, la situation est catastrophique. Selon le maire, le commissariat de Gros-Morne compterait seulement une quinzaine de policiers pour une population estimée à 169 000 habitants.   39 mercenaires cubains décédés identifiés en Ukraine À Cuba, la presse indépendante se penche sur le cas de mercenaires partis combattre en Ukraine pour le compte de la Russie. 39 Cubains ont été identifiés parmi les combattants de l'armée russe tués en ukraine, écrit Cubanet depuis Miami. Le député ukrainien Maryan Zablotsky (membre du parti du président Volodymyr Zelensky) a fait le déplacement en Floride pour tenir une conférence de presse sur ce sujet avec des membres de l'opposition cubaine en exil. La liste des noms a été publiée. Quatre Cubains ont, par ailleurs, été faits prisonniers, d'après le député, qui est venu de Kiev avec la proposition suivante : l'Ukraine peut les renvoyer chez eux si La Havane accepte en échange de libérer des prisonniers politiques, assure-t-il, cité par Cubanet. Avec la Corée du Nord, l'île communiste serait le principal pourvoyeur de combattants étrangers pour l'armée russe, écrivait Forbes le mois dernier. Les militaires cubains ne participent pas à des conflits à l'étranger, assure le gouvernement à La Havane, cité par Cibercuba. Mais face à la situation économique sur l'île, des milliers de citoyens cubains ont été séduits par le salaire promis par l'armée russe, ou trompés par des offres qui promettaient un emploi civil, puis forcés à signer des contrats de mercenariat sans comprendre ce qui y était écrit en russe, analyse le site d'information indépendant. Les estimations varient, néanmoins les services de renseignements américains, cités par l'agence Reuters en octobre parlent d'entre 1 000 et 5 000 combattants cubains enrôlés dans l'armée russe. Dans les Antilles françaises... La Collectivité Territoriale de la Martinique plaide une nouvelle fois pour une répartition «plus juste» des fonds européens en faveur de l'agriculture, explique Benoît Ferrand, de la 1ère.

Journal d'Haïti et des Amériques
Selon Manuel Cueta Morua, rien ne fonctionne à Cuba, sauf le secteur privé

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Sep 26, 2025 30:00


Depuis maintenant plus d'un an, Cuba connaît des problèmes d'électricité récurrents, avec des coupures qui durent parfois plus de 15 heures par jour. Ces derniers mois, des provinces entières n'ont plus eu de courant pendant des semaines, la faute à des infrastructures vieillissantes, pour ne pas dire totalement défaillantes. L'embargo américain, mis en place depuis 1962, y est pour beaucoup, mais pas seulement. Exaspérés, des Cubains descendent dans les rues régulièrement pour dénoncer cette situation. Pour l'historien cubain Manuel Cueta Morua, ancien fonctionnaire et opposant depuis des décennies, c'est un signe du délabrement du régime de La Havane. C'est ce qu'il a raconté à Romain Lemaresquier qui l'a joint dans la capitale cubaine qu'il n'a jamais quittée malgré plusieurs passages en prison.   Donald Trump bafoue l'indépendance de la justice Aux États-Unis, James Comey, l'ancien patron du FBI, a été mis en examen pour fausses déclarations et entrave à la justice. Cela faisait des mois que Donald Trump voulait sa tête car il avait enquêté sur des soupçons d'ingérence russe lors de sa campagne en 2016.  Le président américain n'a pas hésité à faire pression sur la justice pour parvenir à ses fins, relève la presse américaine. Ainsi, Donald Trump «a bafoué la longue tradition qui veut que le ministère de la Justice se tienne à l'écart de la Maison Blanche (...) et résiste aux pressions politiques», écrit le New York Times. Une tradition qui remonte à l'après-Watergate. La sacro-sainte indépendance de la justice est «une règle démocratique fondamentale», insiste le quotidien new-yorkais. «Ce pare-feu, aussi imparfait soit-il, a été établi pour préserver l'idéal démocratique d'un pays où la justice est impartiale et où personne n'est au-dessus des lois», renchérit le Washington Post. Cette première qui marque une «extension du pouvoir présidentiel», «fait craindre de nouvelles poursuites judiciaires arbitraires lancées par Donald Trump contre ses ennemis», s'inquiète le New York Times. D'autant que le président est en train de remodeler le ministère de la Justice en nommant des gens sans expérience qui placent leur loyauté envers lui au-dessus du respect de l'indépendance de la justice, explique le Washington Post. «Huit mois après le début de son second mandat, Donald Trump a tenu sa promesse de faire de la vengeance un élément central de sa présidence», se désole le journal.   «Haïti a droit à la paix !» Laurent Saint-Cyr, le président du CPT, a alerté sur la situation en Haïti, hier (25 septembre 2025) à la tribune des Nations unies. Il a comparé son pays à un «Guernica contemporain (...) à 4 heures de vol de New York». Un «discours passionné», selon le Miami Herald. «Dans un contexte de crises mondiales qui font rage, d'apathie et de changements dans les priorités de l'aide étrangère américaine», Laurent Saint-Cyr «a appelé le monde à l'aide», écrit encore le journal, alors que le mandat de la Mission multinationale de sécurité expire jeudi 2 octobre 2025. Cette allocution était «totalement creuse», «indigne» même, estime, pour sa part, Radio Télé Métronome. «Laurent Saint-Cyr n'a mentionné aucune réalisation, si ce n'est l'augmentation du budget consacré à la sécurité», développe le média. Mais à quoi cela a-t-il servi ? Puisque «les gangs ont étendu leur emprise sur de nouveaux territoires». «18 mois après son arrivée à la tête du pays, à la tribune des Nations unies, le CPT a confessé son échec», juge Radio Télé Métronome.   L'inflation fait rage en Haïti Les prix ont augmenté de 31% en un an, nous apprend Le Nouvelliste, avec des hausses de prix particulièrement importantes en ce qui concerne les loyers, le gaz, l'essence et la nourriture. Pour une majorité de foyers, près de la moitié du budget sert à se nourrir, explique le journal. Et pour acheter à manger, beaucoup d'Haïtiens dépendent de leurs proches qui vivent à l'étranger. D'octobre à juin, 3,3 milliards de dollars ont été transférés. Des devises qui servent avant tout à financer les importations et qui quittent, donc, le pays. Ce flux pourrait se tarir, fait remarquer Le Nouvelliste, compte tenu des menaces qui pèsent sur la diaspora installée aux États-Unis, comme par exemple, l'idée de Donald Trump de faire payer un visa aux diplômés. Autre inquiétude : «L'incertitude entourant la migration et les choix politiques aux États-Unis (...) pourraient conduire à un ralentissement outre-Atlantique», analyse le journal.   «Les enfants musiciens de Ste Suzanne» Dans ce documentaire, le réalisateur Arnold Antonin raconte l'histoire des orphelins de Sainte-Suzanne, petite commune du nord-est d'Haïti. Cette quarantaine d'enfants recueillis dans un premier temps à Port-au-Prince par Kai Didi, ont été forcés de quitter la capitale à cause des violences, et se sont installés à Sainte-Suzanne où ils ont monté un orchestre. Lila Olkinuora s'est entretenue avec Arnold Antonin.   Le journal de la 1ère Au lendemain d'une nouvelle fusillade mortelle en Martinique, les médiateurs sociaux plaident pour leur retour rapide sur le terrain.

Les Nuits de France Culture
L'Amérique des marges : Les minorités hispaniques aux États-Unis : diversité, identités et enjeux

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Aug 20, 2025 39:14


durée : 00:39:14 - Les Nuits de France Culture - par : Antoine Dhulster - Les minorités hispaniques aux États-Unis sont loin d'être un bloc homogène. Composée majoritairement de Mexicains-Américains, cette communauté inclut aussi des Portoricains, Cubains et Haïtiens aux parcours d'intégration et aux enjeux distincts. En 1999, "Voix du silence" sonde ces singularités. - réalisation : Emily Vallat

Journal d'Haïti et des Amériques
Guatemala : le « nouveau printemps » se fait toujours attendre

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jul 16, 2025 30:00


Le président guatémaltèque Bernardo Arevalo a été élu, il y a 2 ans, avec plus de 60% des voix. C'est son programme anti-corruption qui avait convaincu les électeurs. Mais il peine à le mettre en œuvre, nous explique Lila Olkinuora. Il avait promis d'en finir avec la corruption qui gangrène le Guatemala depuis des décennies. Une fois élu, malgré les tentatives de ses opposants pour empêcher son investiture, il tient parole : il crée une Commission de lutte contre la corruption et impose le premier code d'éthique pour le pouvoir exécutif. Ce texte permet de sanctionner des ministres impliqués dans des détournements, mais le président le reconnaît : son action reste limitée à l'exécutif, alors que d'autres institutions comme le Parlement ou les collectivités locales lui échappent. La Commission anti-corruption a déposé 269 plaintes, mais le ministère public, dirigé par la procureure générale Consuelo Porras — elle-même sur la liste noire de l'Union européenne et des États-Unis pour corruption — en a rejeté une partie. Consuelo Porras est accusée de criminaliser la mobilisation citoyenne : en avril 2025, elle a ordonné l'arrestation de deux dirigeants autochtones et membres du gouvernement, poursuivis pour terrorisme et entrave à la justice. Une dérive dénoncée jusqu'au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, qui s'inquiète de la répression des voix autochtones et démocratiques au Guatemala.   À Pétion-Ville en Haïti, les déchets envahissent la ville Certains marchands assurent verser régulièrement des cotisations pour le ramassage. Mais rien n'est fait pour nettoyer les rues. Les défenseurs d'environnement tirent la sonnette d'alarme. Ils mettent en garde contre un risque sanitaire. La mairie, de son côté, se dit dépassée. C'est un reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama.   La ministre du Travail cubaine contrainte de démissionner face à la colère de la population   Marta Elena Feitóà Cuba avait déclaré qu'il n'y avait pas de mendiants à Cuba. Des propos qui ont soulevé une vague d'indignation. La ministre a été contrainte de démissionner, c'est du jamais vu, commente la presse latino-américaine. Pas un mot cependant sur cette affaire dans Granma, le journal du Parti communiste. Il se contente de relayer les propos du président Miguel Diaz-Canel : « La Révolution cubaine n'occulte pas ses problèmes, elle les affronte avec éthique et justice sociale, même dans des circonstances extrêmes ». Mais pour le journal El Pais, une chose est sûre : la situation est inédite. Les déclarations polémiques de la ministre ont provoqué une telle vague de rejet, à Cuba comme dans la diaspora, que non seulement elle a dû démissionner, mais le président et son Premier ministre ont été contraints de la désavouer publiquement. Ils ont même dû reconnaître la « vulnérabilité » d'une partie de la population cubaine. Pour El Pais, cette fronde contre une responsable du gouvernement est tout simplement l'un des plus grands actes de civisme des Cubains en soixante ans. C'est bien la première fois qu'un dirigeant de ce rang quitte son poste sous la pression populaire. Une démission qui intervient dans un contexte économique catastrophique Selon le site indépendant 14ymedio, le régime cubain affiche son impuissance face à l'effondrement économique. En cinq ans, le PIB officiel a reculé de 11%, mais en réalité la chute serait bien plus forte, toujours selon14ymedio. La session parlementaire de début de semaine s'est d'ailleurs tenue dans une ambiance très morose, sans véritable solution à proposer. La récession s'aggrave, dans un contexte international compliqué : pénurie de carburants, flambée des prix mondiaux, et blocage de certaines importations faute de devises. Mais le cœur du problème reste interne, insiste 14ymedio : une économie plombée par des structures inefficaces, une dette extérieure qui explose, des entreprises publiques à la traîne, et un système énergétique en déliquescence.   Le Brésil paye cher la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump La surtaxe de 50% imposée par Donald Trump frappe de plein fouet les exportations brésiliennes de poissons, de mangues et de viandes, révèle Folha de Sao Paulo. Résultat : les exportations sont suspendues pour éviter les pertes. Plus de 1 000 tonnes de produits de la mer s'accumulent déjà dans les entrepôts frigorifiques, pour une valeur estimée à 50 millions de dollars. Les industriels brésiliens poussent leur gouvernement de négocier un sursis de 90 jours, mais cela s'annonce compliqué : le site G1 rappelle que les États-Unis viennent justement d'ouvrir une enquête contre le Brésil pour « pratiques commerciales déloyales ». Et pourtant, il y a une personne qui profite de tout ça au Brésil : c'est Lula. Sa popularité, qui était au plus bas, remonte depuis l'annonce des mesures de Trump. C'est la Une du magazine Carta Capital qui parle d'un « effet boomerang » positif pour Lula : une majorité de Brésiliens soutient aujourd'hui sa gestion de crise.   Journal de la 1ère Circulation intense de la grippe saisonnière en Guadeloupe.

Journal d'Haïti et des Amériques
Petite-Rivière-de-l'Artibonite, commune martyre des gangs d'Haïti

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later May 6, 2025 29:59


Les groupes armés haïtiens s'acharnent sur cette ville du nord du pays, où les viols et les meurtres de civils sans défense sont devenus la norme.  Notre confrère Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse, rapporte que les récentes attaques des gangs armés ont causé la mort d'au moins une dizaine d'habitants de Petite-Rivière et provoqué le déplacement d'environ 20 000 personnes. Le maire par intérim indique que plusieurs cadavres n'ont pas encore pu être récupérés ni identifiés, des victimes ayant été abattues à l'intérieur même de leurs domiciles. Il appelle à une intervention urgente de la Direction départementale de la santé publique pour prévenir les risques sanitaires liés aux corps non traités. Il souligne également la nécessité d'un soutien psychologique pour les familles endeuillées, « frappées dans leur âme ».Deux coalitions criminelles d'Haïti classées organisations terroristes par les États-UnisDans Le Nouvelliste, l'ambassadeur américain à Port-au-Prince, Dennis Hanskins, décrypte la décision de placer Vivre Ensemble et le gang Gran Grif sur liste noire. L'idée reste de bloquer l'accès de ces entités aux livraisons d'armes, de munitions ou de liquidités et de donner beaucoup plus de marge de manœuvre aux agences comme le FBI. Car à partir de maintenant, les fournisseurs ou les complices de ces groupes criminels vont tomber sous le coup de sanctions anti-terroristes, y compris les citoyens américains qui se lanceraient dans des transactions suspectes. Manière polie de reconnaître que la majorité de l'armement des gangs provient des États-Unis. L'ambassadeur prévient d'ailleurs que la justice américaine va frapper fort dans les semaines qui viennent : plusieurs enquêtes majeures visent en ce moment-même des individus qui soutiennent les gangs haïtiens. Et qui risquent la révocation de leur statut de résidant sur le sol américain.À lire aussiGangs haïtiens classés «terroristes» par Washington: «Les effets négatifs risquent de dépasser largement les avantages»Aux États-Unis, le secteur touristique en souffranceChute libre des arrivées de visiteurs internationaux, qui grimpaient chaque année depuis la pandémie, mais qui s'écroulent depuis le 20 janvier. Dans POLITICO, les professionnels parlent d'un « effet domino » et parlent du tourisme comme d'une « victime collatérale des décisions de la Maison Blanche ». Les spécialistes prévoient une saison noire du côté des Canadiens, furieux de la guerre commerciale enclenchée par Donald Trump et qui font de plus en plus l'impasse sur leurs voyages aux États-Unis. Donald Trump a beau prétendre que tout va bien dans le secteur, certaines entreprises enregistrent jusqu'à 50 % de réservations en moins. Et les clients s'inquiètent en particulier du passage des frontières, car l'anxiété est montée d'un coup après l'arrestation de plusieurs touristes européens, expulsés sans véritable explication.Revers judiciaire pour l'administration Trump en matière migratoireLe processus est loin d'être achevé, mais la ministre de l'Intérieur, Kristi Noem, qui avait entrepris de révoquer ou de durcir les conditions d'accès au TPS, le statut de protection temporaire, essuie une défaite en justice. Elle qui voulait priver les Haïtiens, les Vénézuéliens, les Cubains et les Nicaraguayens de ce statut, une mesure susceptible de toucher plusieurs centaines de milliers de personnes déjà présentes sur le sol américain, devra encore patienter. Comme en première instance, la Cour d'appel de Boston vient de donner raison aux plaignants défendus par plusieurs associations. Les magistrats estiment que le gouvernement doit jauger chaque dossier au cas par cas et récusent le principe d'une suspension globale du TPS. La mère des batailles va désormais se jouer devant la Cour suprême.Au Texas, le forage à tout prix ne fait pas l'unanimitéDonald Trump a fait campagne sur la promesse de relancer la production d'hydrocarbures aux États-Unis, reprenant à son compte le fameux slogan « drill baby drill », « fore, bébé fore », et tant pis pour l'environnement. Fin mars, son administration a ainsi réautorisé l'exploitation pétrolière et gazière des réserves naturelles de l'Arctique en Alaska. Mais même dans un État conservateur comme le Texas, source de plus de 40 % de la production pétrolière des États-Unis, cette politique du tout pétrole est loin de faire l'unanimité. Reportage de notre envoyé spécial Nathanaël Vittrant à réécouter dans l'édition du jour.Arrestation retentissante d'une magistrate bolivienne chargée de plusieurs dossiers politiquesLilian Moreno, encadrée par deux policiers. Photo-choc dans les pages de La Razon. Le ministère de la Justice lui reproche d'avoir tranché en faveur d'Evo Morales. Il y a quelques jours, elle avait annulé le mandat d'arrêt visant l'ancien président bolivien, poursuivi pour détournement de mineurs et traite d'êtres humains. Ce qui lui vaut aujourd'hui des poursuites pour « désobéissance aux résolutions constitutionnelles » et « manquement à ses obligations ». Elle risque d'être radiée de la magistrature pour faute grave, même si son avocat dénonce une interpellation « illégale et arbitraire » et une « violation des droits de la défense ». Quant à Evo Morales, il tacle dans un message posté sur les réseaux sociaux « l'intimidation de tous ceux qui pensent contre l'actuel chef de l'État ».Qui rêve d'un pape américain ?À partir de demain mercredi, 133 cardinaux vont se réunir en conclave à Rome pour élire le successeur du pape François. C'est un conclave inédit : jamais autant de cardinaux n'avaient été appelés à voter, et jamais ils n'étaient venus d'autant de pays – 70 au total, sur les cinq continents. Ce sera donc le conclave le plus international de l'histoire… avec, parmi eux, 37 représentants des Amériques. Et certains commencent déjà à rêver d'un pape américain.Un nom revient avec insistance : celui du cardinal Robert Francis Prevost, 69 ans, originaire de Chicago. Il occupe aujourd'hui un poste-clé au Vatican : il est préfet du dicastère pour les évêques. C'est lui qui supervise la nomination des évêques dans le monde entier. Un poids lourd, donc. Son atout : il passait beaucoup de temps en Amérique latine, en tant que missionnaire au Pérou, puis archevêque. Il préside en plus la Commission pontificale pour l'Amérique latine, ce qui l'a rapproché des réalités du terrain dans la région qui compte encore le plus grand nombre de catholiques.Mais ce qui pourrait jouer contre lui, c'est justement sa nationalité américaine — un passeport qui n'a jamais vraiment fait recette au Vatican — et aussi son âge : 69 ans. Certains cardinaux hésitent à élire un pape pour 20 ans.Chez les conservateurs américains, un autre nom circule : celui de Raymond Burke. C'est le préféré des catholiques MAGA et de Donald Trump. Raymond Burke, c'est l'icône du courant ultra-conservateur qui monte au sein du catholicisme américain. Ses fidèles reprochent à François d'avoir été trop libéral, trop ouvert, ils appellent à un retour à des valeurs traditionnelles.Même si c'est peu probable, le Brésil y croit aussi. Avec sept cardinaux présents au conclave, le pays espère secrètement un premier pape brésilien. Le nom qui revient le plus souvent, c'est celui du cardinal Leonardo Ulrich Steiner, archevêque de Manaus. Il est perçu comme un homme proche des idées de François et très engagé en Amazonie. Un autre profil intéressant : Carlos Aguiar Retes, archevêque de Mexico, très actif sur les réseaux sociaux – il a même un compte Instagram. Lui aussi s'inscrirait dans la continuité du pape François.Et puis, côté Uruguay, le nom de Daniel Sturla circule également. Un journaliste lui a demandé il y a quelques jours s'il se voyait en pape. Voici sa réponse : « Franchement, non. Je ne me pose même pas la question. Je pense que le choix se fera ailleurs, pour des raisons géographiques, de formation et de préparation. »Le conclave marquera aussi une grande première pour HaïtiPour la première fois, un cardinal haïtien participera à un conclave. Il s'agit de Chibly Langlois, évêque des Cayes. Il a été nommé cardinal par François – comme 80 % des électeurs de ce conclave. Il ne fait pas partie des favoris, certes, mais sa présence est très symbolique. C'est la reconnaissance d'une Église longtemps marginalisée, la mise en valeur de ces « voix des périphéries » que François a tant voulu faire entendre. D'ailleurs, selon le site haïtien ​​​​​​​Rezonodwes, la question est de savoir si cette diversité inédite du collège des cardinaux pèsera dans le choix du futur pontife. Et si le nouveau pape poursuivra cette politique d'ouverture aux périphéries.L'actualité des Outre-mer avec nos confrères de la 1èreReprendra, reprendra pas ? En Martinique, la justice se prononcera ce mercredi sur l'interruption du transport maritime de voyageurs entre Les Trois-Îlets et Fort-de-France.

Les matins
Les médecins cubains, casus belli entre les États-Unis et les Caraïbes

Les matins

Play Episode Listen Later Mar 27, 2025 5:56


durée : 00:05:56 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - La Jamaïque a rejeté, hier, les arguments avancés par les États-Unis pour mettre fin à un programme cubain d'envoi de médecins à l'étranger, devenus essentiels pour les soins de santé dans les pays des Caraïbes. Washington parle de travail forcé, les pays caribéens démentent.

Learn French with daily podcasts
Coupure d'électricité massive à Cuba (Cuban Blackout)

Learn French with daily podcasts

Play Episode Listen Later Mar 24, 2025 2:37


Des millions de Cubains ont passé une deuxième nuit sans électricité, suite à une défaillance du système électrique national.Traduction:Millions of Cubans spent a second night without electricity, following a failure in the national electrical system. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Journal d'Haïti et des Amériques
Haïti : continuer à enseigner malgré l'insécurité

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Mar 24, 2025 30:00


À Port-au-Prince, l'Université d'État d'Haïti traverse l'une des périodes les plus sombres de son histoire. Pillages, incendies, fermetures forcées… plusieurs de ses facultés, notamment celles situées en bas de la ville, sont à l'abandon. Des milliers d'étudiants se retrouvent sans salle de classe, contraints d'errer dans les rues ou de suivre leurs cours à distance. Face à cette crise sans précédent, le nouveau recteur de l'université, Dieuseul Prédélus, et son équipe tentent de sauver l'année académique. Pour relever ce défi, le recteur mise essentiellement sur l'enseignement en ligne et la relocalisation des facultés. «Nous devons nous adapter aux nouvelles réalités du pays (...) Nous faisons de notre mieux en attendant que les choses s'arrangent», explique Dieuseul Prédélus au correspondant de RFI à Port-au-Prince, Peterson Luxama. Il souhaite également former plus de professeurs afin d'assurer la rélève et poursuivre le chantier de numérisation des documents essentiels de l'université. Canada : la campagne a commencéPas de temps à perdre, pour Mark Carney, au Canada. Le nouveau Premier ministre a décidé, hier, (23 mars 2025) d'organiser des élections législatives anticipées qui se tiendront le 28 avril.  Moins de deux semaines après sa nomination, il mise sur une campagne éclaire pour conserver son poste. Comme l'explique la correspondante de RFI à Montréal, Nafi Alibert, la campagne débute sur fond de tensions commerciales avec les États-Unis. Mais ce ne sera pas le seul thème dont vont parler les candidats. Pas question d'agiter Donald Trump tel un épouvantail, met en garde le chef du Bloc québécois, rapporte Le Devoir. «Les Québécois ont la couenne dure au point que l'argument de la peur ne sera pas très efficace», avertit Yves-François Blanchet. Mark Carney l'a d'ailleurs bien compris. Il a surpris tout le monde en promettant dès hier, des baisses d'impôt pour la classe moyenne, souligne The Star de Toronto pour qui le Premier ministre cherche à montrer qu'il est un homme d'action et qu'il ne compte pas mener la même politique que Justin Trudeau. Les États-Unis et l'économie, ce seront donc les thèmes majeurs de cette campagne, comme le souligne Le Devoir. Aux États-Unis, les migrants latino-américains inquiets pour leur avenirLa Floride est depuis longtemps la terre d'accueil de nombreux Latinoaméricains qui y sont pratiquement chez eux. Mais depuis l'élection de Donald Trump, les choses ont brutalement changé : pour ceux qui n'ont pas de visa, mais pas seulement... Par ordonnance, le président républicain a ordonné, ce week-end, la suppression du statut légal de 532.000 Cubains, Haïtiens, Nicaraguayens et Vénézuéliens. Un statut instauré en 2022 par Joe Biden. Depuis ce revirement, la peur s'est emparée de nombreux migrants, comme l'a constaté l'envoyé spécial de RFI à Miami, Eric Samson. En Argentine, le «négationisme» de Javier Milei concernant la dictature Comme le raconte La Nacion, à l'occasion du 24 mars, le gouvernement a publié sur les réseaux sociaux, peu après minuit, une vidéo de 20 minutes prétendant livrer une vision «complète» de ce qui s'est passé pendant la période la plus sombre de l'histoire argentine. On y voit un écrivain argentin libertarien, âgé de 36 ans, remettre en cause le chiffre de 30.000 disparus pendant la dictature, chiffre retenu par les organisations de défense des droits humains. Agustin Laje critique également les indemnités versées par l'État aux victimes et à leurs proches, met en avant la responsabilité, selon lui, des guérillas qui s'opposaient au gouvernement dans les années 70 déclenchant une vague de violence à laquelle les forces armées ont dû répondre. Bref, toujours la «théorie des deux démons» que défendent les milieux conservateurs et Javier Milei.«Une vision négationniste du terrorisme d'État», s'insurge le quotidien Pagina 12 qui refuse de publier cette vidéo sur son site internet et espère que cet après-midi, lors de la manifestation à l'appel notamment des Mères et des Grands-Mères de la place de mai «une multitude réclame[ra] à nouveau la Vérité, la Mémoire et la Justice et répond[ra] au négationisme» du gouvernement. Le journal de la 1èreAux Antilles et en Guyane, les infirmiers libéraux sont appelés à cesser le travail pour protester contre les agressions dont ils sont victimes.

Journal d'Haïti et des Amériques
Donald Trump déjà en guerre commerciale

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Feb 3, 2025 30:00


Le président américain entame son deuxième mandat par une salve de droits de douane qui visent la Chine, le Canada et le Mexique, les trois principaux partenaires économiques des États-Unis. « On n'en voulait pas de cette guerre, se désole le Toronto Star, le plus grand quotidien du Canada. Le coût de la vie va monter, les entreprises canadiennes vont souffrir, on va perdre des emplois. Le réflexe politique en ce moment, c'est de diviser, d'utiliser n'importe quelle crise et c'est bien ça que cherche Donald Trump. Il veut nous faire croire qu'on est devenus si faibles qu'on a plus le choix, […] il essaie de nous harceler, et la manière dont nous allons répondre va modeler la marche du monde dans les années qui viennent ». Heureusement pour nous, conclut le Star, toute la classe politique du Canada appelle à l'unité nationale, les entreprises se préparent à encaisser le choc et les Canadiens s'y mettent aussi : pétitions dans tous les sens, boycott des produits américains et annulation de voyages aux États-Unis, tant mieux car « malgré nos différends, il n'a jamais été aussi important de faire cause commune ». Consommer canadienJustin Trudeau, le Premier ministre du Canada, enjoint dans la foulée ses concitoyens à faire face en consommant canadien : « C'est le moment de choisir des produits fabriqués chez nous, au Canada. Lisez les étiquettes. Autant que possible, choisissons le Canada ». Le Toronto Star propose ainsi à ses lecteurs une liste de produits made in Canada, qui existent mais semblent difficiles à trouver ou mal indiqués. Il détaille les marques 100% locales, dans des secteurs qui vont du lait au popcorn et de la bière aux sacs poubelle. Et donne la parole au jeune patron d'un site spécialisé, qui a reçu 150 000 visites par jour depuis les annonces de Donald Trump, contre 10 000 visiteurs par mois en temps normal. Ironie de l'histoire, il a créé son site en 2018, lors de la première vague de droits de douane, brandis à l'époque par un certain… Donald Trump. Des dizaines de milliers de migrants internés à Guantanamo ?Le président américain veut ouvrir un centre de rétention sur cette base connue pour avoir été une prison et un lieu de torture après les attentats du 11 septembre 2001. Dans les années 1990, Bill Clinton y avait déjà envoyé 30 000 Cubains et Haïtiens interceptés en mer alors qu'ils tentaient de rejoindre les États-Unis, et ça n'a pas laissé de bons souvenirs. Anne Verdaguer s'entretient avec l'avocat Brian Concannon, directeur de l'Institut pour la justice et la démocratie en Haïti.Brian Concannon : « Je suis très perturbé par ce projet, Guantanamo a déjà été utilisé comme un camp de concentration doté de conditions de détention inhumaines et cet endroit échappe à toute juridiction aux États-Unis. La politique récente de l'administration Trump a été de s'affranchir du droit international et de prôner la maltraitance envers les populations immigrées aux États-Unis. Ces deux aspects réunis sont très perturbants, car selon une récente loi américaine, une personne venant de l'étranger peut être arrêtée même si elle a commis un délit mineur et pourra, de fait, être transférée à Guantanamo. C'est très inquiétant d'imaginer une personne détenue dans ces conditions dignes d'un camp de concentration pour un délit mineur, y compris en matière de droits humains. »RFI : Le terme de « camp de concentration » que vous utilisez a une résonance très forte… « C'est un terme très fort en effet, mais je ne l'utilise pas à la légère, car la dernière fois qu'un grand nombre de personnes était détenu là-bas, c'était des Haïtiens dans les années 1990 : ils étaient 20 000, alors que Trump parle de la possibilité d'y mettre 30 000 personnes aujourd'hui. Leurs conditions de détention étaient terribles, ils étaient dans des tentes surpeuplées en plein soleil, entourés de fil barbelé, sans nourriture convenable, sans la possibilité de faire de l'exercice et sans aucun recours légal. Les tribunaux américains ont acté qu'ils n'avaient aucune forme de juridiction à Guantanamo Bay, car ce n'est pas un territoire situé aux États-Unis. Une personne détenue là-bas n'avait aucun moyen de dénoncer ses conditions de détention ou les mauvais traitements qu'elle y subissait. La perspective que tout cela se reproduise est inhumaine. Illégale et inhumaine. Et l'on peut même dire qu'être détenu dans ces conditions, dans une base militaire en zone de non-droit rappelle les camps de concentration. »Pourquoi cette base de Guantanamo, si controversée, n'a-t-elle toujours pas été fermée ?« C'était l'une des promesses de campagne du président Barack Obama quand il a été élu en 2008, mais nous sommes en 2025 et cela n'a toujours pas été fait. Je pense qu'il y a plusieurs raisons à cela. Tout d'abord, le fait de renvoyer certains prisonniers dans leur pays pose problème, car ces pays n'en veulent pas. Il y a aussi le fait que les républicains et les démocrates ont pensé qu'il était risqué politiquement de détenir ces prisonniers aux Etats Unis, car il y a un risque d'évasion et un prix politique à payer si cette évasion survient. Mais la plupart des avocats pensent que cela aurait dû être fait depuis longtemps et qu'il y a des façons de transférer les prisonniers dans leur pays d'origine ou aux Etats Unis, sans que cela ne pose aucun risque. D'ailleurs, la plupart des prisonniers présents à Guantanamo à l'époque de la guerre contre le terrorisme ont été transférés ailleurs. En réalité, si ce lieu existe encore, c'est que les présidents américains sont bien contents de disposer d'un lieu où les tribunaux ne peuvent pas agir et d'un endroit où les prisonniers n'ont aucun recours en justice possible. »Quels sont les recours possibles si cette décision est mise en application par la Maison Blanche ?« Il y a déjà des groupes d'avocats qui prévoient d'intenter des procès, et qui vont tenter d'obtenir des injonctions de la part des juges afin de stopper les vols d'expulsion. Nous avons déjà des signes d'opposition de la part de certains membres du Congrès, même s'il sera difficile pour eux de contester ces décisions, car les deux Chambres sont à majorité républicaine. La peur est présente pour les immigrés haïtiens, mais aussi pour les autres communautés de couleur, qu'elles soient originaires des Caraïbes, d'Amérique Latine ou d'ailleurs. La décision de les expulser là-bas n'a d'ailleurs aucun sens d'un point de vue économique, car c'est très loin des États-Unis et cela va coûter très cher. À mon avis, Trump fait cela pour montrer à quel point il est capable de maltraitance envers les immigrés pour qu'ils partent, et pour montrer à sa base qu'il saura se montrer cruel, comme il l'a promis. » L'actualité des Outre-mer avec nos confrères de la 1èreDepuis le 1er février 2025, la Guadeloupe dispose de son propre « index BTP ».

Les Nuits de France Culture
Les minorités hispaniques aux États-Unis : diversité, identités et enjeux

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Nov 3, 2024 39:14


durée : 00:39:14 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda, Mathias Le Gargasson, Antoine Dhulster - Les minorités hispaniques aux États-Unis sont loin d'être un bloc homogène. Composée majoritairement de Mexicains-Américains, cette communauté inclut aussi des Portoricains, Cubains et Haïtiens aux parcours d'intégration et aux enjeux distincts. En 1999, "Voix du silence" sonde ces singularités. - réalisation : Massimo Bellini

Reportage culture
«Worm», le roman graphique d'Edel Rodriguez sur son enfance à Cuba

Reportage culture

Play Episode Listen Later Nov 2, 2024 2:36


« Worm » désigne la vermine, le ver. « Gusano », c'était le surnom que Fidel Castro utilisait pour décrire les Cubains qui cherchaient à fuir après la révolution de 1959. Edel Rodriguez, alors enfant, en a fait partie. Il a quitté l'île avec ses parents en 1980 avec des centaines de milliers d'autres Cubains lors de « l'exode de Mariel ». Devenu citoyen américain, illustrateur, il raconte son histoire dans un roman graphique, justement intitulé Worm, et qui vient de paraître chez Bayard Graphic. À écouter dans La marche du mondeCuba et l'Afrique, une longue histoire

cuba rodriguez worm fidel castro devenu enfance le roman gusano graphique cubains migrations internationales edel rodriguez
24H Pujadas - Les partis pris
Les Partis Pris : "Le budget des faux-semblants", "Le nucléaire garanti par…l'IA" et "À quand un Cuba libre ? "

24H Pujadas - Les partis pris

Play Episode Listen Later Oct 21, 2024 19:48


Après avoir voté un certain nombre de modifications avec la gauche, le RN s'est finalement opposé au projet du budget 2025, consacré aux recettes de l'État. David Revault D'Allonnes pense qu'il s'agit là de la grande fiesta des faux semblant où le grand bal des hypocrites. "Tout est sens dessus dessous par-dessus la tête, c'est un jeu de posture absolue", souligne-t-il. Le point critique des systèmes d'intelligences artificielles est l'électricité. Pour cela, tous les géants de la Tech sont en train de s'équiper eux-mêmes, pour produire leur propre courant en, utilisant le nucléaire. La bonne nouvelle, selon François Lenglet, c'est que la décarbonation pourrait aller plus vite que prévu et la mauvaise, c'est que cela pourrait donner un coup de vieux à la France. Depuis le vendredi 18 octobre, les onze millions d'habitants de Cuba n'avaient plus d'électricité. Se nourrir et envoyer ses enfants à l'école y est de plus en plus difficile. Depuis juillet 2021, 500 000 Cubains ont quitté l'île. Une véritable hémorragie selon Abnousse Shalmani. "Le slogan écrit sur tous les murs "Patri y Vida", nous fait encore espérer un Cuba libre demain", confie-t-elle. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie.

Journal d'Haïti et des Amériques
Kamala Harris en pole position pour l'investiture du parti démocrate

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jul 23, 2024 29:59


À peine adoubée par Joe Biden, la vice-présidente des États-Unis réunit déjà plus de promesses de vote qu'il n'en faut pour devenir la candidate officielle de son camp face à Donald Trump.  Quarante-huit heures après le retrait-choc de Joe Biden, la machine Harris tourne déjà à plein régime. En déplacement ce mardi soir dans le Wisconsin, la nouvelle coqueluche des démocrates accumule les déclarations de soutien : de Nancy Pelosi, la vénérable et toujours très influente ancienne patronne de la Chambre des représentants, à un bouquet de gouverneurs qui pouvaient jusqu'ici être perçus comme de potentiels rivaux. Parmi eux, la n°1 démocrate du Michigan, Gretchen Whitmer : « Avec Kamala Harris, les électeurs du Michigan ont une candidate présidentielle sur laquelle ils peuvent compter pour réduire nos coûts, protéger nos libertés et construire une économie qui fonctionne pour les travailleurs. C'est une ancienne procureure, une championne des droits reproductifs, et je sais qu'elle défend les intérêts du Michigan. C'est un contraste frappant avec Donald Trump, un criminel condamné qui a trempé dans la violence, renversé le droit à l'avortement et fait plonger notre économie la dernière fois qu'il a été à la Maison Blanche. »Plus de 2 500 délégués démocrates prêts à voter HarrisLa presse américaine tient les comptes et la vice-présidente de Joe Biden a déjà engrangé 2 668 promesses de vote, d'après l'agence Associated Press, soit beaucoup plus qu'il n'en faut pour l'emporter dès le premier tour, puisque la barre de la désignation est fixée à 1 976 délégués. Autrement dit, Kamala Harris a déjà 900 voix d'avance sur n'importe quel concurrent potentiel. Rien n'est figé dans le marbre, les votants peuvent encore changer d'avis jusqu'au jour de scrutin, mais à ce stade, rien ni personne ne semble en mesure d'empêcher sa nomination.Les démocrates veulent aller le plus vite possibleC'est une nouvelle campagne qui commence et il n'est plus question d'attendre la Convention démocrate, qui se tiendra du 19 au 22 août à Chicago. L'adoubement de Kamala Harris devrait intervenir beaucoup plus tôt, dans le cadre d'un roll call virtuel, un vote en ligne de tous les délégués démocrates, appelés à choisir un candidat dès la première semaine d'août, de sorte que la Convention ne soit plus qu'une formalité.Kimberly Cheatle sur le gril à la Chambre des ReprésentantsOn s'y attendait, elle aussi. Entendue hier, la patronne du Secret Service a passé un très mauvais moment, laminée par les élus des deux bords après la tentative d'assassinat qui a visé Donald Trump. En sait-on davantage après son audition ? Loin de là. Kimberly Cheatle s'est évertuée à esquiver les questions qui fâchent, renvoyant sans cesse à l'enquête en cours menée par le FBI. Et c'est tout le problème, estime le Washington Post dans son éditorial, pour qui « la première chose à offrir après une telle débâcle, c'est la transparence ». Or, jusqu'ici, les réponses de Kimberly Cheatle ont été « plus qu'insuffisantes, voire incohérentes. Personne ne dit que le boulot du Secret Service est facile, l'agence doit protéger le président, le vice-président, leur famille, les candidats à la présidentielle, les dirigeants étrangers en visite. Et si c'était trop ? » Pour réparer le Secret service, il faut qu'il admette les erreurs du 13 juillet. Mais est-ce qu'il ne serait pas temps d'une véritable remise à zéro ?Une nouvelle tranche d'aide humanitaire pour Haïti, à hauteur de 60 millions de dollars, promise hier par l'ambassadrice des États-Unis à l'ONUNotre confrère Gotson Pierre, directeur de l'agence haïtienne Alterpresse, revient sur cette annonce faite par Linda Thomas Greenfield à l'issue d'une visite de quelques heures en Haïti. Cette enveloppe devrait, dit-il, combler les lacunes en matière de nutrition, d'aide alimentaire et d'abri pour les déplacés. Améliorer aussi les services d'eau et d'assainissement et fournir un peu d'argent liquide à ceux qui en ont besoin.Washington va aussi faire plus pour la Mission multinationale d'appui à la sécurité, notamment une augmentation substantielle du nombre de véhicules blindés livrés par les États-Unis. Mais on sait toujours très peu de choses des opérations de cette force internationale. On observe, rappelle Gotson Pierre, que 200 policiers kényans supplémentaires sont arrivés en Haïti la semaine dernière, faisant passer à 400 le contingent présent sur le sol haïtien. Linda Thomas Greenfield leur a d'ailleurs rendu visite hier, sans pour autant être en mesure de préciser dans quel délai les effectifs de la MMAS seront au complet.Dans le Miami Herald, hommage à Maria Corina MachadoÀ cinq petits jours de l'élection présidentielle au Venezuela, le professeur Luis Emilio Bruni tire son chapeau à la patronne de l'opposition vénézuélienne. « Quel que soit le résultat de cette élection, écrit-il, Maria Corina Machado a déjà libéré l'esprit et le cœur d'une majorité de Vénézuéliens qui rêvent d'un changement de régime. » Machado, empêchée de se présenter, s'est mise au service de son remplaçant, qui fait la course en tête dans toutes les enquêtes d'opinion sérieuses. Machado, encore elle, transportée partout dans le pays à dos de cheval, de moto, de camion ou de canoë, « est parvenue à contourner les barrages mis sur sa route malgré l'arrestation de ses proches et les menaces pesant sur ses partisans ». Et pourtant, affirme Luis Emilio Bruni, « les autorités vénézuéliennes construisent déjà le récit d'une tentative de déstabilisation au cas où l'opposition dénoncerait des fraudes à l'issue de l'élection. La communauté internationale, conclut-il, doit se mobiliser et se coordonner pour protéger les droits des Vénézuéliens ».Le cinéma péruvien au bord de la censure ?Au Pérou, le secteur culturel ne décolère pas après le vote mi-juin d'une loi accusée de porter atteinte à la création cinématographique. Ce texte prévoit de nouvelles conditions pour l'octroi de fonds publics et provoque une levée de boucliers dans tous les métiers associés au grand écran : 70 associations l'ont dénoncée.Ses opposants l'ont surnommée « la loi anti-cinéma », car ce n'est plus le ministère de la Culture qui collectera les demandes d'aides publiques, mais une commission spécialisée rattachée à l'agence de promotion du Pérou. Le Congrès y aurait vu un moyen d'augmenter les coproductions et d'inciter les sociétés étrangères à tourner dans le pays, au détriment des œuvres régionales.Autre disposition particulièrement contestée : l'État refusera désormais de soutenir les œuvres contrevenant « à la défense nationale, la sécurité et l'ordre interne du pays ». Soit une censure qui ne dit pas son nom, selon la réalisatrice Melisa Leon. « Les projets portant atteinte à la sécurité nationale ne seront plus soutenus ? C'est un langage typiquement militaire. En réalité, ils veulent empêcher que l'on parle des crimes commis par les militaires, à commencer par la répression des manifestations avec, par exemple, les 50 morts qui ont eu lieu sous ce gouvernement. On sait aussi qu'ils sont contre le fait de parler de la communauté LGBT, des droits reproductifs des femmes et tout thème qui va contre le statu quo pourrait être touché par cette mesure, car cela a déjà été exprimé au Congrès et des enquêtes ont été lancées contre des films portant sur ces thèmes. »Le cinéma péruvien dans la peur de la censure, dossier complet de notre correspondante à Lima, Juliette Chaignon à écouter en replay.Cuba se dépeuple à très grande vitesseÀ lire sur le site d'El Pais, comment la population de Cuba a chuté en un an de 18% ! Exode dramatique qui remonte à 2021 démontré par le démographe cubain en exil Juan-Carlos Alibizu Campos à partir des listes électorales. Pourquoi et comment les Cubains s'échappent ? À découvrir dans cet article aussi passionnant qu'effrayant. L'ONU indique que si la tendance continue, la population de Cuba pourrait être inférieure à six millions de personnes d'ici à 2100, contre le chiffre officiel de 11 millions aujourd'hui.L'actualité des Outremers avec la 1èreÀ la Une, 16 200 000 euros pour la modernisation et le renouvellement de la flottille de pêche en Guadeloupe.

Journal d'Haïti et des Amériques
Les vols de voitures explosent au Canada

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Jul 11, 2024 30:00


Depuis la pandémie de Covid, les vols de pick-up récents et de SUV ne cessent de croître au Québec et en Ontario. En 2022, une voiture a été volée toutes les cinq minutes au Canada. Résultat, l'année dernière (2023), les assureurs ont dû verser l'équivalent d'un milliard de dollars américains aux victimes de ces vols. Rien qu'à Montréal, le nombre de véhicules volés a été multiplié par deux depuis 2021. Depuis qu'il faut une simple clé électronique, facile à scanner pour démarrer un véhicule récent, le profil des voleurs a bien changé. « 50% des personnes arrêtées en lien avec le vol de véhicules ont entre 14 et 25 ans. Ce sont des gens qui travaillent pour des cellules de voleurs. Les chefs de ces cellules cherchent les véhicules avec des équipes qui ne se connaissent peu ou pas », détaille le commandant Yannick Desmarais, du service de police de Montréal. La plupart des véhicules volés sont exportés en passant par le port de la métropole québécoise ou d'autres, et beaucoup se retrouvent en Afrique ou au Moyen-Orient. Conscientes du problème, les autorités débloquent des fonds publics pour donner davantage de moyens aux services de police, mais cela reste encore insuffisant. Beaucoup de citoyens aimeraient que les constructeurs de véhicules en fassent davantage pour sécuriser les clés intelligentes. Un cabinet d'avocats de Québec vient de déposer une demande d'action collective au nom des victimes de vols des dernières années. « Pour que l'action collective soit utile, il faudrait que l'industrie automobile puisse jouer sa partition et financer des travaux s'ils doivent être entrepris pour lutter contre le vol de véhicule. Il faut qu'ils contribuent et que ce ne soit pas seulement les fonds publics qui soient dépensés pour corriger un problème dont le gouvernement n'est pas responsable. Ce problème, c'est qu'on a une technologie qui est vulnérable, et ça c'est factuel », précise Eladji Niang, du cabinet Bouchard avocats. Interpol a classé le Canada parmi les 10 pires pays en termes de vols de voitures sur 137. Un reportage de notre correspondante au Canada, Pascale Guéricolas.En Haïti, le Premier ministre en visite surprise dans le plus grand hôpital du paysGarry Conille s'est rendu mardi 9 juillet à l'Hôpital général de Port-au-Prince repris aux mains des gangs dimanche. Une visite surprise, explique Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste « Le directeur de l'hôpital n'était pas présent lors de la visite, le ministre de la Santé non plus. La visite était très politique, faite sous très haute sécurité, précise-t-il, avec déploiement des forces de l'ordre. » L'hôpital général n'est plus qu'une coquille vide. « Le directeur a expliqué que d'ici à la réouverture de l'hôpital, il y a encore beaucoup d'étapes à franchir. Pour qu'il puisse fonctionner 24h sur 24, il faudra du personnel, il faudra réparer les murs, mais surtout sécuriser la circulation dans et autour de l'hôpital. » Le journaliste rappelle que l'établissement est fermé depuis des mois à cause de l'action des gangs. Mais si l'hôpital a été récupéré, et qu'un semblant d'accalmie se faisait sentir, ces dernières semaines, la violence a repris de plus belle ces derniers jours. Les groupes armés ont kidnappé plusieurs personnes dans le week-end, rappelle Frantz Duval. « Les gangs sont toujours là, tapis dans l'ombre, dans les quartiers, dans les rues, on ne peut pas identifier qui est membre et qui n'est pas membre, et à n'importe quel moment, ils frappent », souligne-t-il.Aux États-Unis, l'étau se resserre autour de Joe BidenNancy Pelosi, ancienne présidente de la Chambre des représentants, interrogée dans l'émission Morning Joe, n'a pas affiché un franche soutien à la candidature du président. Alliée de longue date de Joe Biden, elle lui a demandé de prendre une décision quant à son maintien dans la course présidentielle. Une sortie analysée par le New-York Times comme le signal le plus fort prouvant que les démocrates sont divisés sur la candidature de Joe Biden, et qu'il est temps qu'une décision soit prise même si le président a jusque-là rejeté toute possibilité d'abandon. « Le barrage de soutien n'est pas encore rompu, mais un filet de dissidence continue de s'infiltrer », peut-on lire dans le quotidien américain. Quelques heures après les propos tenus par Nancy Pelosi, de nouvelles voix démocrates ont demandé à Joe Biden de se retirer de la course. Peter Welch, sénateur du Vermont, appelle le président à se retirer dans les colonnes du Washington Post.Une autre voix s'est fait entendre, et elle vient d'Hollywood : il s'agit de l'acteur George Clooney, un important donateur démocrate. « Nous, les démocrates, perdront en novembre si Joe Biden reste candidat », écrit-il dans le New-York Times. « Nous pouvons mettre la tête dans le sable et prier pour un miracle en novembre ou nous pouvons dire la vérité. » Et si l'acteur américain ne mâche pas ses mots, il n'en a pas été dissuadé par l'ancien président démocrate Barack Obama, nous apprend Politico. Selon le journal, les deux hommes, qui sont amis, se seraient entretenus au téléphone avant la publication de la tribune de George Clooney, et Barack Obama n'aurait « ni encouragé, ni conseillé, ni tenté de s'opposer » aux propos de l'acteur.Victoire pour la liberté de la presse en ArgentineLes plus de 300 journalistes de l'agence de presse publique Telam ont retrouvé leur poste, après une mobilisation de 128 nuits et jours. Ouverte en 1945, l'agence publique avait subitement été fermée au début du mois de mars, par le président Javier Milei, connu pour son hostilité aux médias. Réouverte, certes, mais les trois étages de la rédaction sont encore à moitié vides. « Dans les prochains jours, nous allons devoir organiser les équipes de travail et les emplois du temps pour nous permettre de couvrir l'actualité autant que possible, parce que désormais, c'est une agence beaucoup plus petite », explique Andrea Delfino, déléguée syndicale. Le nombre d'employés a été divisé par deux. Telam est aujourd'hui intégrée au pôle radio télévision publique, mais la partie publicité a été privatisée. Depuis son arrivée au pouvoir il y a 6 mois, Javier Milei a multiplié les attaques contre la presse. L'Argentine a perdu 26 places en un an dans le classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières. Un reportage en Argentine de notre correspondante Noémie Lehouelleur.Un triste anniversaire à CubaLe 11 juillet 2021, des milliers de Cubains ont manifesté dans les villes du pays, excédés par une crise économique et une absence de liberté. Il n'y avait pas eu d'aussi grande manifestation depuis 1994. Les conséquences ont été particulièrement violentes : un mort, des dizaines de blessés et plusieurs centaines de personnes arrêtées. L'ONG Amnesty International exhorte le gouvernement cubain à libérer les prisonniers « injustement détenus ». Trois ans après, de nombreux manifestants sont donc toujours derrière les barreaux. Le journal El Pais s'est entretenu au téléphone avec l'un d'entre eux, « le prisonnier politique le plus célèbre de Cuba », Luis Manuel Otero Alcántara. Avant d'être arrêté et emprisonné le 11 juillet 2021, l'artiste engagé s'est fait connaître grâce à ses performances de rue dans lesquelles il dénonce le régime au pouvoir, mais aussi avec ses nombreuses arrestations et ses grèves de la faim et de la soif. « Il n'a eu que quelques minutes pour passer l'appel, explique El Pais, il l'a fait depuis une cabine téléphonique dans sa prison de haute sécurité en périphérie de La Havane ». Le journal l'interroge sur le symbole qu'il représente pour les Cubains, sur sa lutte pour la liberté. « Si je sors de prison, a-t-il confié au journal, je devrais choisir entre devenir martyr ou exilé. »Journal de la 1èreUne nouvelle étape dans le processus d'évolution statutaire de la Guyane.

Ça s'explique
Cuba n'est plus la même

Ça s'explique

Play Episode Listen Later Nov 3, 2023 18:29


À Cuba, plusieurs signes récents laissent croire que le visage de l'île est en pleine mutation. Entre les ratés économiques et la démocratisation de l'accès à internet, le journaliste Jean-Michel Leprince explique pourquoi les Cubains ont l'impression que leur pays n'est plus le même.

cuba cubains jean michel leprince