Podcasts about autochtones

Ethnic groups descended from and identified with the original inhabitants of a given region

  • 287PODCASTS
  • 1,150EPISODES
  • 35mAVG DURATION
  • 1WEEKLY EPISODE
  • Jun 1, 2026LATEST
autochtones

POPULARITY

20192020202120222023202420252026

Categories



Best podcasts about autochtones

Show all podcasts related to autochtones

Latest podcast episodes about autochtones

Dutrizac de 6 à 9
«10M$ sur 4 jours…»: le commissaire aux langues autochtones accusé de dépenses injustifiées

Dutrizac de 6 à 9

Play Episode Listen Later Jun 1, 2026 7:02


Le patrimoine canadien va faire un examen spécial du bureau du commissaire aux langues autochtones… La rencontre Mulroney-Dutrizac avec Ben Mulroney, animateur du Ben Mulroney show. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Dutrizac de 6 à 9
«Un monument transformé pour la réconciliation avec les Autochtones»? Les explications de Ben Mulroney

Dutrizac de 6 à 9

Play Episode Listen Later May 19, 2026 4:56


Controverse entourant le monument national de la mission du Canada en Afghanistan: beaucoup de problèmes! La rencontre Mulroney-Dutrizac avec Ben Mulroney, animateur du Ben Mulroney show. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Question de croire
L'accueil des réfugiés est-il un obligation?

Question de croire

Play Episode Listen Later May 13, 2026 28:47


L'accueil des réfugiés est-il une obligation?   Crise climatique, conflits armés, politiques discriminatoires, les raisons qui forcent les gens à quitter leur pays sont multiples. Comment devons-nous nous comporter devant l'arrivée de tous ces réfugiés dans nos pays occidentaux?   Dans cet épisode, Joan et Stéphane explore la question de l'accueil des réfugiés, en abordant les enjeux sociaux, politiques et spirituels liés à l'immigration et à la migration et réfléchissent sur notre responsabilité collective devant cet enjeu.   Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s'intéresse à la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, l'accueil des réfugiés est-il une obligation? Bonjour Stéphane. Bonjour, Joan, bonjour à toutes les personnes qui nous écoutent.   Avoir les bons papiers pour entrer dans un autre pays [Joan] Je suis super contente qu'on fasse un épisode sur la question des réfugiés, des migrants, des exilés, des immigrants. Pas seulement parce que je travaille en migration, puisque maintenant j'ai un poste à 80% en région 7, donc Yverdon et régions dans le domaine de la migration, avec bien sûr aussi une composante pastorale dans le soutien aux collègues en paroisse. Mais aussi parce que l'été dernier, on a eu un grand moment de silence et de stupéfaction, mon époux Amaury Charras et moi, lors de l'une de nos nombreuses pauses au poste douane. Il y a un poste douane entre l'Alsace et la Suisse qui se situe à Bâle. On est passé là de nombreuses fois. La première fois, on a complètement fait n'importe quoi parce qu'on n'avait pas compris les protocoles de déménagement. Et puis après, progressivement, on est devenu des pros. Et je crois que c'était la cinquième fois, on était assez à l'aise. Ça y est, on comprenait les différents formulaires. Ce n'est pas du tout pareil du côté français ou du côté suisse. On se présente au douanier, on lui dit qu'on a l'habitude. D'ailleurs on était là le jour d'avant et on sera là le jour d'après, puisqu'on passait des grosses camionnettes à chaque fois. Et il fallait déclarer tout le contenu. Le douanier regarde tout bien nos papiers. Il était assez précis dans ce qu'il faisait. Il dit: vous, monsieur, vous êtes l'immigrant. Alors, mon mari dit, « ben oui. » Et vous, madame, vous êtes la co-immigrante. Alors là, vraiment, je ne savais pas du tout que j'étais co-immigrante. D'un coup, tu vois, j'ai eu une espèce de moment de panique et en même temps, je me suis dit, il faut que je lui dise. Et j'ai dit : « Non, parce que moi, j'ai déjà mon permis. J'ai mon permis B. » C'est quand même l'un des très bons permis en Suisse. « Ah, alors ça, c'est différent. » Oh quel soulagement, tu ne peux pas savoir! Moi je viens d'une longue lignée de migration; tous mes ancêtres avaient retenu leur souffle dans leur tombe, je crois, se disant: est-ce que notre descendante est co-immigrante encore une fois? C'est bon, j'avais mon permis B, je l'ai tout de suite sorti de ma pochette. On a soupiré comme ça vraiment de soulagement, parce qu'on a cru qu'on avait fait quelque chose de mal. Ça faisait quand même cinq fois qu'on passait et jusqu'à maintenant on ne m'avait jamais traité de co-immigrante, puisque ça sous-entendait que je n'avais peut-être pas ramené tous les papiers et ça, ça aurait été un peu panique à bord. Donc ça, c'est un petit peu la vie d'Alsaciens qui viennent vivre juste dans le pays à côté et qui d'un coup sont des immigrants.   Accueillons-nous trop de réfugiés? [Stéphane] Au Canada, à moins d'être membre des Premières Nations, nous sommes tous et toutes issus de l'immigration. J'ai entendu des Autochtones référer à ces gens comme « the people of the boat », les personnes qui sont venues en bateau. Il faudrait ajouter aujourd'hui, « …et en avion. » Même si la presque totalité des gens qui vivent sur ce territoire sont issus de l'immigration, il existe quand même cette idée de hiérarchie. Il y a les bons immigrants, il y a les moins bons immigrants. Et lorsqu'on arrive avec les réfugiés, alors là, c'est encore plus compliqué parce que les immigrants, on peut les choisir.  Les réfugiés, on ne les choisit pas. On est obligé d'ouvrir nos portes. Ça crée beaucoup de tension dans le climat actuel parce que, semble-t-il, on accueille beaucoup trop de réfugiés. Je me suis amusé à aller voir certaines statistiques. Bon, ça date de 2022, mais quand même… Le Canada est au 46e rang mondial pour l'accueil des réfugiés et les gens trouvent moyen de dire qu'on en accueille trop. Je pense qu'il y a une espèce d'idée que si ça fait plusieurs générations, surtout si on est originaire d'un pays européen, on a des privilèges. Les gens qui viennent d'autres endroits ou qui sont ici depuis moins longtemps sont ici pour nous déranger, ils sont ici pour nous changer. On ne se souvient pas de la condition de nos ancêtres; quelque part, le premier Vermette qui est arrivé ici, c'était un immigrant qui dérangeait d'autres personnes.   L'importance de se souvenir de son passé migratoire [Joan] Je crois qu'il y a vraiment un point commun entre le Québec ou le Canada et la Suisse à ce niveau-là. Parce que c'est vrai que la Suisse va bien depuis maintenant presque un siècle. Depuis presque un siècle, il n'y a plus trop d'histoires de famines. Il y a quelques moments un peu difficiles, notamment après les deux guerres mondiales. Ça a forcément affecté la Suisse malgré sa neutralité. En fait, c'est un petit peu comme si les Suisses avec lesquels je parle n'imaginaient pas que des Suisses s'expatrient. Ils n'ont pas de raison d'être exilés. Il n'y a pas de problème politique. Ils ne peuvent pas demander l'asile. Il n'y a pas de problème économique. Il y a bien sûr quelques coins dans les montagnes où ça va devenir difficile de vivre parce que malheureusement les glaciers s'effondrent. Là on a une forme de réfugié climatique, c'est vrai, mais ce sera à l'intérieur du pays et de toute façon pour l'instant on aide à reconstruire tous les villages sur lesquels les glaciers s'effondrent, donc pour l'instant ce n'est pas la question. Finalement, on oublie que jusqu'en 1880, il y a eu beaucoup d'émigration parce qu'il n'y avait pas assez de terre pour nourrir tout le monde. La pauvreté a poussé les Suisses à partir vers chez toi, d'ailleurs, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Russie. Il y a eu des colonies suisses en Russie! Et il y avait cette tradition qui est très, très vieille de mercenaires. Il y a eu des crises terribles, comme 1816-1817, où les gens mouraient de faim, littéralement, dans certains coins de Suisse. Finalement, carrément, on donnait de l'argent aux plus pauvres pour immigrer. Enfin, il y a eu ce qu'on appelle l'industrialisation. Ça, on connaît un peu cette histoire. D'un seul coup, c'est l'inverse. Il faudrait plus de monde pour les usines. Il y a eu des vagues de retour. Il y a eu tout ce qu'on appelle les Suisses de l'étranger, ce qu'on appelle finalement la cinquième Suisse, parce qu'il y a quatre communautés linguistiques en Suisse, donc ce sera la cinquième Suisse. C'est intéressant parce qu'on est à peine 8 millions ici, il y a presque un million de Suisses qui vivent à l'étranger. Et maintenant, c'est l'inverse. Depuis 2002, on a des lois pour accueillir les gens et leur donner des permis de travail qui ne soient pas des permis saisonniers. Parce qu'en fait, jusqu'à 2002, la plupart des permis de travail étaient des permis saisonniers. Tu restais cinq mois, tu repartais et tu pouvais revenir l'année d'après. Les enfants n'étaient pas scolarisés, Stéphane. Tu te rends compte de ce qu'étaient les enfants de ces zones-là. Il y a toute cette histoire qui fait que parfois, quand je parle avec des Suisses et des Suissesses, c'est vraiment comme si tout ce qu'avaient vécu leurs ancêtres, tout cet héritage migratoire, avait complètement disparu. Cela m'inquiète des fois un petit peu dans les conversations, parce que finalement, ce souvenir que les Suisses ont d'avoir été migrants, eux et elles aussi, ça pourrait nourrir davantage une éthique de l'accueil et de la solidarité. Cette mémoire migratoire, elle nous ramène directement à 1 Pierre 2, 11 : « Vous êtes des étrangers et des gens de passage. » C'est un petit peu le cœur de mon métier aussi, bien sûr, de m'occuper des personnes qui sont venues d'ailleurs, mais aussi d'avoir des conversations riches avec les personnes qui sont là pour leur dire, en fait, dans la Bible, on nous rappelle qu'on est des étrangers, des gens de passage, et il n'y a que l'entraide qui peut nous permettre de survivre, en fait, sur terre. Ce n'est pas parce que la Suisse, là, maintenant, n'a plus aucune raison d'immigrer, que des raisons d'expatriés, qu'un jour, ça ne va pas changer. C'est important de nourrir la solidarité dans les relations humaines.   La mutualité entre réfugiés et société d'accueil [Stéphane] Moi, le verset biblique qui me revient, lorsqu'on arrive sur ce sujet, c'est le livre de l'Exode, chapitre 22, verset 20 : « Tu ne maltraiteras pas et tu n'exploiteras pas les immigrés ou les étrangers installés chez vous. Rappelez-vous que vous étiez aussi des immigrés en Égypte ou des étrangers en Égypte », selon la traduction. Ça semble être du gros bon sens. Il y a des moments où vous avez été mal pris et quelqu'un vous a aidé, mais il y a d'autres moments où vous pourrez aider des personnes qui sont mal prises. Mais j'ai l'impression qu'on oublie vite. On s'enferme parfois dans certains discours et on ne réfléchit pas trop. Une des expressions qui depuis très longtemps est ancrée ici, c'est que les réfugiés, les migrants, ils volent nos emplois. C'est tellement imbriqué, surtout avec le climat politique dans lequel on vit en Amérique du Nord, mais je dirais qu'en Occident, il y a des politiciens -pas des polémistes qui écrivent sur des blogues- des politiciens élus au parlement qui veulent retirer des droits, des privilèges, des services parce que ça vole des services aux autres. Un exemple: il y a un politicien qui, sans aucun problème, ne veut pas que les enfants de réfugiés politiques aient accès aux garderies subventionnées, parce que ça va prendre la place ou voler la place des vrais citoyens, comme si les réfugiés politiques ne payaient pas de taxes, ne payaient pas d'impôts, ne contribuaient pas au système ou à l'économie. Et ça, ces politiciens-là le disent sans gêne. Lorsqu'on prend un pas de recul ici, on se demande: mais quel genre de société veut-on? Est-ce que si tu as un papier, tu as le droit à certains services, mais si tu n'as pas d'autres papiers, tu es un citoyen de second ordre? Il faut être capable d'avoir ces réflexions-là, de dire est-ce qu'on est capable d'avoir une certaine solidarité, d'être quelqu'un qui aide une personne, puis dans d'autres moments, l'autre personne nous aide.   Jésus, le réfugié durant son enfance [Joan] Là, tu parles des enfants, des tout-petits, mais c'est vrai que c'est quelque chose avec quoi j'ai du mal. J'ai vraiment du mal lorsqu'on s'attaque à des tout-petits, à leurs droits. Et ça me ramène toujours à Jésus, à sa naissance. Qu'est-ce qui lui est arrivé? Jésus, à sa naissance, encore bébé, il a dû fuir l'Égypte pour éviter les foudres d'Hérode. Et je me dis, finalement, quand on accueille des familles, bien sûr, des fois on peut se dire que ce sont des adultes. Ils ne vont jamais se faire ici, quoi. C'est une culture religieuse très différente de notre culture religieuse. Je comprends, il y a des choses qui nous font un peu peur. Mais ils ont des enfants. Et ces enfants, finalement, ils vont devenir biculturels et ils vont apporter des choses incroyables au pays. Et ils sont un petit peu comme Jésus, qui n'a pas eu le choix et qui a dû fuir. Moi, je trouve que Jésus, toute sa vie, il a parfois un peu des réactions d'enfant de migrant. On sent qu'il ne sait pas toujours quelle est sa place.   Rejeter la normalisation de l'inacceptable [Stéphane] Je comprendre la réaction de certaines personnes parce que nous vivons dans un monde qui a beaucoup d'instabilité, ça peut faire peur. En même temps, c'est toujours la question dans quel monde veut-on vivre et jusqu'où est-on prêt à parler ou se taire devant des choses qui sont peut-être moins acceptables. C'est la célèbre fenêtre d'Overton. On voit ça beaucoup d'un point de vue canadien chez nos voisins du Sud. Il y a 20 ans, il y a plein de choses qui étaient inacceptables. Puis là, tout d'un coup, il y a des politiciens qui disent des énormités. Et tranquillement, on commence à accepter ça comme la norme, au lieu de dire; « non! Ça ne va pas. Ce n'est pas juste une réflexion comme ça. Ce n'est pas juste une blague comme ça. Ce n'est pas juste une politique comme ça ou une option parmi tant d'autres. » Comment réagit-on par rapport à tout ça? Je sais que ça demande du courage, mais je regarde.  Par exemple, il y a eu durant ce printemps beaucoup de raids aux États-Unis pour des personnes en situation irrégulière. Dans la rue, on a arrêté des enfants. On les a emmenés dans des camps de détention, des trucs vraiment horribles. Et on a vu des Églises, des paroisses dire : « on n'accepte pas ça. On ne donnera pas de noms. On va ouvrir nos bâtiments. On va avertir les gens. On va descendre dans la rue. S'il faut se faire arrêter, on va se faire arrêter. » Je pense qu'il y a moyen d'agir. On ne changera pas un système politique, mais il y a moyen d'agir pour protéger les gens, pour dire non, ça c'est notre appel, c'est le monde dans lequel on veut vivre, c'est le monde qu'on veut créer.   Lorsque que le secteur privé gère les réfugiés [Joan] Tu parlais justement d'oser se lever contre, d'oser parler. J'étais vraiment touchée dans mon cœur quand, il y a à peu près deux semaines, plusieurs personnes m'ont envoyé une émission sur la RTS concernant un livre qui est sorti récemment sur les centres de requérants d'asile. C'est une jeune chercheuse courageuse qui a fait une enquête pour voir comment est-ce qu'on vivait dans ces nouveaux centres d'asile, parce qu'il faut savoir que c'est assez récent. Il y a eu en fait une réforme en Suisse sur les recueillements d'asile en 2019. Et l'idée, c'était de créer une procédure d'asile révisée pour rendre les procédures à la fois plus efficaces, plus équitables. En fait, on a créé des nouveaux centres pour, en quelque sorte, parquer les gens et leur demander de ne pas trop bouger, de ne pas trop circuler, pour accélérer la prise en charge de leurs dossiers. Donc l'idée, c'est qu'il y a un conseil, une représentation juridique gratuite, tout ça sur place. Il y a six régions sur le territoire suisse, donc ce ne sont pas des cantons, ce sont des régions de requérants d'asile. Normalement, ils y restent pour une durée maximale de 140 jours. Après, c'est le canton qui doit prendre la suite si, au niveau fédéral, on n'a pas vraiment réussi à statuer sur ces personnes.  Donc, ce livre est sorti et a montré qu'en fait, pour la Confédération, c'était trop compliqué à gérer parce que ce sont des régions d'asile qui ne sont pas directement toujours en lien avec des cantons. Ils ont alors sollicité des sociétés privées et, à partir de là, les droits des requérants et requérantes d'asile ont largement diminué. On leur impose des horaires de lever, de coucher. On leur impose un certain nombre de choses, même pour l'hygiène! Ils ont droit, je ne sais plus moi, à un savon et un truc et un machin, mais du coup tout est comptabilisé. Tu n'as pas le droit à un savon supplémentaire. Moi ça m'est arrivé quand j'ai travaillé en migration auprès de l'Église francophone de Zurich, on m'avait demandé des sacs à dos pour les enfants. J'ai trouvé des sacs à dos. Ils ne pouvaient pas rentrer dans le centre de requérant d'asile si on ne leur produisait pas une attestation de la paroisse comme quoi c'était nous qui leur avions donné un sac à dos. Ils n'ont pas le droit de faire rentrer des objets sans avoir ou la facture ou l'attestation de don, ce qui est complètement délirant comme affaire. Ça c'est parce que, en fait, on crée des nouveaux systèmes;  ils ont l'air bien parce que ce sont des systèmes qui sont pensés pour accélérer les procédures et finalement garder celles et ceux qui, selon certaines perspectives, auraient vraiment besoin de rester là et puis renvoyer d'autres qui, selon certaines perspectives, pourraient aussi bien être heureux chez eux. Et nous, au lieu de prendre ça en charge de façon plus humaine, avec des travailleurs et travailleuses sociales, on finit par sous-traiter à des sociétés privées. En fait, ce sont des sociétés où on garde les gens et où on applique des protocoles. J'ai trouvé très beau, à la fois que cette jeune chercheuse sorte ce livre, et puis à la fois que plusieurs personnes m'envoient ce lien à moi qui suis aux menhirs en migration, en espérant comme ça créer une chaîne de solidarité autour de cette situation. Ça m'a donné de l'espoir. Je me suis dit, en fait, les gens sont quand même touchés par cette situation.   Ne pas infantiliser les réfugiés [Stéphane] Les gens ont tendance à infantiliser les migrants, les réfugiés politiques. Je me souviens, il y avait eu une formation dans notre Église sur l'accueil des réfugiés. Des paroisses peuvent remplir les papiers, faire venir les gens. Tout ça était bien compris. Une des choses qui m'a frappé, c'est la personne qui dit, « Ce ne sont pas des enfants. Ce sont des êtres adultes. Ils sont capables de se débrouiller. Ils ont juste besoin des bonnes clés pour bien comprendre, pour aller au bon endroit. » Et parfois, on prend pour acquis que quelqu'un vient d'un autre pays et s'ils sont des réfugiés, s'ils sont des migrants, ça ne doit pas être des gens très, très débrouillards. Je me rappelle aussi, lorsqu'il y a eu des vagues de gens qui venaient d'Afghanistan, une personne a réalisé, « Mais parmi ces réfugiés-là, il y a des comptables, il y a des avocats, il y a des ouvriers spécialisés. » Oui! Ce ne sont pas des gens qui vivent au XIIe siècle. Ce sont des gens comme toi et moi qui ont le malheur de vivre dans un endroit qu'ils sont forcés de quitter. Ce n'est pas leur choix. Pour l'écrasante majorité, si tu leur donnes le choix, ils restent où ils sont. Mais ils ne peuvent pas, parce que leur vie, parce que leur sécurité, ce n'est pas tenable. Et ça aussi, il faut s'en souvenir, arrêter d'avoir cette position un peu toute puissante: on vous accueille ici, regardez-nous comment on est bon, comment on est supérieur à vous, on va vous inculquer les bonnes choses. Il faut un peu changer cette dynamique-là pour avoir une vraie rencontre, et puis voir l'être humain qui est devant soi.   L'intégration des réfugiés [Joan] Comme tu le sais, je m'occupe d'un programme qui s'appelle Action Parrainage. Je m'en occupe pour le nord vaudois. C'est un programme qui est sur tout le canton de Vaud, qui a été créé par Antoinette Steiner, qui est d'ailleurs aumônière en centre de requérants d'asile. Donc je rencontre souvent des gens qui cherchent à entrer en lien avec des personnes qui vivent ici, qui souvent sont suisses, qui sont francophones. Et puis, heureusement, je trouve aussi parfois des personnes suisses qui veulent entrer en lien avec ces personnes allophones qui sont venues d'ailleurs. En fait, je ne peux que constater les efforts inouïs que font ces personnes venues d'ailleurs pour s'intégrer. Ça va si loin que dans l'une de mes conversations avec une dame qui venait de Turquie, je lui dis « alors, ça se passe bien pour vous ici, vous aimez Yverdon? » Nous, on a Yverdon-les-Bains, qui est une ville de taille moyenne, où il n'y a rien de remarquable, si ce n'est la chaleur humaine qui est formidable ici, puis un petit bout de bord du lac, mais voilà, on n'a pas un grand musée, un grand truc, un grand château. Ce n'est pas une ville remarquable. Elle vient d'Izmir, cette dame. Izmir, c'est une très belle ville, au bord de la mer. Moi j'y suis déjà allée. C'est superbe là-bas. Elle me dit « Oh oui, Yverdon, c'est beau comme Izmir ». J'essaye de rester très sérieuse, je dis : « Ah oui, oui, bien sûr ». Elle me dit : « C'est même mieux qu'Izmir. Avant je me promenais au bord de la mer, maintenant je me promène au bord du lac, c'est la même chose. » J'y ai pensé, tu vois? En fait, quand tu te mets dans la tête que ça va bien se passer, ça se passe bien. C'est vrai, quand tu viens d'Izmir et que tu arrives à Yverdon, tu décides que Yverdon et Izmir, c'est aussi beau, aussi bien et que les balades sont aussi géniales. Et je me dis bravo. Bravo, parce que ça c'est quelqu'un qui, dans un ou deux ans, est complètement intégré, parle le français nickel, a refait une formation, voilà. Ses enfants vont avancer et dans deux générations ce sera une affaire qui sera emballée, c'est pesé.   Notre responsabilité dans le sort des réfugiés [Stéphane] Une autre chose que je trouve qu'on oublie trop souvent, c'est notre responsabilité face à ces situations. Par exemple, on parle de réfugiés climatiques, mais ce sont les pays occidentaux qui contribuent au dérèglement climatique. C'est nous qui abusons de la création et ce sont certains pays qui payent la note. On parle de guerre. C'est souvent nous, les pays occidentaux, qui fabriquent et qui vendent les armes. On veut les bienfaits de notre civilisation. On veut notre confort. On veut notre richesse. On ne veut pas trop savoir les conséquences de nos choix, les conséquences de nos modes de vie. Et lorsque ça nous revient dans la figure, ça nous bouscule, ça nous dérange. Je peux comprendre que des migrants, des réfugiés politiques, des réfugiés climatiques disent, « vous avez cassé le pot, mais aidez-nous là. On ne demande pas une expiation des péchés, mais prenez la responsabilité de vos actions ou de vos inactions. »   L'hospitalité dans nos Églises [Joan] En Église aussi, on peut agir. Et une fois que j'ai dit ça, je sais qu'il n'y a rien de simple. Je sais que ça nous demande beaucoup intérieurement. Je le sais parce que j'étais ministre pendant trois ans, ce n'est pas beaucoup, mais ça m'a déjà appris beaucoup de choses dans une église multiculturelle. En fait, en Église, il existe quelque chose qui est un petit peu le niveau juste après le niveau zéro, qui s'appelle l'hospitalité des clés. C'est quand on a une communauté qui vient, une communauté croyante, souvent de la même dénomination, mais des fois ça peut être une autre dénomination. « On aurait besoin de votre église tel jour, telle heure. On peut vous donner un petit quelque chose pour les frais aussi, ou bien en échange on peut faire le ménage. » Voilà, on trouve un deal et on fait un win-win, et souvent ça permet de payer certaines factures qui sont difficiles à payer, d'un côté, et de l'autre côté ça permet à toute une communauté linguistique, culturelle, de se retrouver dans un lieu qui est quand même à peu près chauffé, où il y a des toilettes, qui est safe, quoi. Ça, c'est l'hospitalité des clés. Et par certains aspects, c'est déjà quelque chose d'énorme. Moi, c'est vrai que j'ai parlé avec des communautés africaines qui m'ont dit qu'ils ne trouvait pas si évident, eux depuis l'Afrique, que des Blancs acceptent de prêter les clés de leur église à des gens qu'ils ne connaissent pas. Nous, des fois, on a du mal à se prêter des choses entre ethnies, et donc on peut comprendre que ce soit difficile pour des blancs de comprendre des noirs. Alors ça, c'est un point de vue situé que j'entends, et ça me permet de mettre les choses en perspective. Mais c'est quand même juste après le niveau zéro, tu vois. C'est-à-dire qu'en fait, une communauté, elle est censée être ni ethnique, ni culturelle. Bien sûr, elle l'est dans un sens, mais elle ne doit pas rester ça. En fait, le message de Jésus, il est multiculturel. Ça, c'est vrai. Il est aussi a-culturel, et ça, c'est difficile. Ça voudrait dire qu'il n'a pas vraiment une culture en soi, et il est aussi anti-culturel. C'est encore plus compliqué à gérer, parce que qu'est-ce qu'on fait avec ça? Mais alors le dernier niveau, enfin le niveau le plus haut, c'est l'interculturalité. La différence entre la multiculturalité et l'interculturalité, c'est que ce ne sont pas des communautés côte à côte qui se tolèrent, c'est la même communauté qui est brassée avec plein de cultures à l'intérieur. Je trouve que c'est un objectif et il va être très difficile à atteindre, notamment parce que chacun a des goûts, des préférences. Mais en tant que ministre, c'est vraiment quelque chose qui me tient à cœur et pourquoi je travaillerai, je crois, jusqu'à la fin de mon ministère, de mes ministères, c'est travailler à l'intérieur de l'Église, à la multiculturalité. Et je sais que c'est difficile et je sais que ce n'est pas à la portée de tout le monde et je sais que ça demande. Pendant longtemps, j'ai travaillé à l'inclusivité. Puis ensuite, à un moment donné, je me suis rendu compte que j'étais en train de me restreindre toute seule et que ce n'était pas ça ma vocation. Ma vocation, c'est la multiculturalité. Je sais que ça va un petit pas après l'autre, mais j'ai l'impression tout de même, je crois, que c'est ce à quoi Jésus nous appelle. Et j'aimerais répondre d'un point de vue situé et engagé, de ma part, à l'accueil des réfugiés: est-ce une obligation? Pour moi, oui, une obligation biblique, évangélique, christique, forte. Et donc j'en fais mon affaire, mais je ne pars pas du principe que tout le monde doit le faire. En tout cas, je réponds à cette question, cette fois-ci, de façon engagée, je dis oui.   Conclusion [Stéphane] Merci beaucoup, Joan, pour cette exploration d'un sujet quand même assez chaud, quand même assez difficile. Merci à toutes les personnes qui continuent à nous écouter et qui ont des suggestions, qui ont des questions, continuez à nous écrire : questiondecroire@gmail.com On a un groupe WhatsApp pour continuer les discussions, explorer d'autres sujets, peut-être avoir des idées pour de nouveaux épisodes. Tous les liens sont dans la description. Merci à l'Église Unie du Canada, notre commanditaire, et à Réforme qui relaie nos podcasts. Prends bien soin de toi, Joanne, et à bientôt. Merci Stéphane, toi aussi.     Liens:  Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250  Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj  Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada  Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission.  * Photo de Kevin Bückert, unsplash.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF   Action parrainage (programme d'intégration) - https://www.actionparrainage.ch/    Mots clés : immigration, réfugiés, migration, solidarité, foi, spiritualité, responsabilité, société, politique, humanité     Sujets clés : Les enjeux politiques et sociaux de l'accueil des réfugiés au Canada et en Suisse Les références bibliques sur l'accueil des étrangers, notamment Exode 22:20 Les préjugés et stéréotypes sur les migrants et réfugiés Les actions concrètes pour une solidarité efficace et respectueuse   Citations: "Vous étiez aussi des immigrés en Égypte" "Les réfugiés ne volent pas nos emplois" "Jésus a dû fuir l'Égypte"     Chapitres : 00:00 Introduction 00:49 Avoir les bons papiers pour entrer dans un autre pays 03:22 Accueillons-nous trop de réfugiés? 05:27 L'importance de se souvenir de son passé migratoire 08:56 La mutualité entre réfugiés et société d'accueil 11:49 Jésus, le réfugié durant son enfance 12:48 Rejeter la normalisation de l'inacceptable 14:54 Lorsque que le secteur privé gère les réfugiés 18:09 Ne pas infantiliser les réfugiés 20:30 L'intégration des réfugiés 22:33 Notre responsabilité dans le sort des réfugiés 24:01 L'hospitalité dans nos Églises 27:20 Conclusion    

Le retour de Mario Dumont
Crise du logement chez les Autochtones: «C'est le racisme systémique qui persiste», accuse Amnistie internationale

Le retour de Mario Dumont

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 10:45


Selon un rapport d'Amnistie internationale, le racisme systémique expliquerait la crise du logement qui s’abat sur les Autochtones au Québec. Entrevue avec France-Isabelle Langlois, directrice générale d'Amnistie internationale Canada francophone. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Le retour de Mario Dumont
Financement des Autochtones: «Il est temps d'avoir une commission parlementaire!», tranche Dutrizac

Le retour de Mario Dumont

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 11:44


La situation des Autochtones ne s'améliore pas, peu importe combien on donne… La FIFA prépare sa coupe du monde. Un pont sur la Côte-Nord qui irait… nulle part. La rencontre Dutrizac-Dumont avec Benoit Dutrizac et Mario Dumont. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Radio Campus Angers
Le mot Amour n’existe pas pour les peuples autochtones. Parce qu’ils se savent reliés.

Radio Campus Angers

Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 52:56


Patrick Bernard, 70 ans bientôt, est Ethnographe, auteur, conférencier de renommée internationale, réalisateur et producteur de films documentaires et fondateur de 3 associations œuvrant en faveur des 400 millions de personnes issues des peuples menacés et de leurs cultures. Cette émission est une plongée dans nos racines en somme. Comment vivent ces peuples qui ont gardé le souci de l’harmonie avec la nature, les autres et le cosmos ? Que pouvons nous apprendre de ces personnes qui se qualifient d’hommes véritables et que nous continuons encore souvent de juger « en retard » malgré tout le mal que nos sociétés ont fait aux leurs. L’incroyable château-musée Anako ouvre vendredi 1er mai, les vendredis, samedis et dimanches de 14h30 à 18h. La visite est assurée par Patrick Bernard le dimanche. Le Festival Anako (conférences, concerts, documentaires) aura lieu le dernier week-end de juin. Plus d’informations : https://fondation-anako.org/

Le retour de Mario Dumont
De faux ancêtres autochtones? Une communauté perd 35% de ses membres du jour au lendemain !

Le retour de Mario Dumont

Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 9:21


La communauté autochtone d’Essipit sur la Côte-Nord a perdu 35% de ses membres du jour au lendemain. La raison ? Une révision de statut a révélé que deux ancêtres communs de centaines de membres de la communauté… n’étaient en fait pas autochtones. Entrevue avec Me Audrey Mayrand, avocate représentant les membres de l’Association Tahishpuatenan et le Groupe de défense Adélaïde Matshiragan. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Ça s'explique
La loi sur les Indiens, 150 ans plus tard

Ça s'explique

Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 32:33


Il y a 150 ans était promulguée la Loi sur les Indiens au Canada. Cette loi, d'abord baptisée « Acte des Sauvages », fut conçue pour assimiler les Autochtones en forçant l'abandon de leur culture. Ce pan sombre et méconnu de l'histoire n'est à peu près pas enseigné aux allochtones, qui composent la majeure partie de la population canadienne. Doit-on l'abolir ou la réformer? La journaliste Shushan Bacon nous explique les conséquences sociales, culturelles et historiques de cette loi pour les Premières Nations.

Dutrizac de 6 à 9
«Trahison, mauvaise foi»: les Autochtones en colère contre la Colombie-Britannique

Dutrizac de 6 à 9

Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 7:37


- Comité consultatif sur les conditions économiques entre le Canada et les États-Unis. - Recule du gouvernement de la Colombie-Britannique sur la déclaration des droits des peuples autochtones. La rencontre Mulroney-Dutrizac avec Ben Mulroney, animateur du Ben Mulroney show. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

SBS French - SBS en français
How to buy Indigenous art and craft ethically in Australia - Comment acheter de l'art et de l'artisanat autochtones de manière éthique en Australie

SBS French - SBS en français

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 6:10


Buying Aboriginal and Torres Strait Islander art can be meaningful, but how do you know if it's real and ethical? Fake art is still a problem in Australia, and protections are still developing. This guide helps you understand what to look for, what questions to ask, and where to buy safely. By choosing carefully, you can support First Nations artists and their communities. - Acheter des œuvres d'art aborigènes et insulaires du détroit de Torres peut avoir du sens, mais comment savoir si elles sont réelles et éthiques ? Les œuvres d'art contrefaites constituent toujours un problème en Australie, et les mesures de protection continuent de se développer. Ce guide vous aide à comprendre ce qu'il faut rechercher, quelles questions poser et où acheter en toute sécurité. En choisissant avec soin, vous pouvez soutenir les artistes des Premières Nations ainsi que leurs communautés.

Le Devoir
150 ans plus tard, la Loi sur les Indiens est toujours contestée | Entrevue avec Michèle Audette

Le Devoir

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 11:35


«Aujourd'hui, [la Loi sur les Indiens], elle nous empêche de protéger notre langue et d'avoir des territoires.» Cette loi existe toujours, et ses effets perdurent aussi. Nous avons reçu Michèle Audette, sénatrice et militante autochtone originaire de la communauté innue d'Uashat mak Mani-utenam, pour parler de l'influence toujours bien réelle de cette loi, qui arrive à 150 ans d'existence. Cet épisode a été enregistré le 17 mars 2026.

Surprises Interculturelles
[ITW] Priscila Fischer - Journaliste et fondatrice de Umupukatu Portail Forestier - Podcasthon, savoirs autochtones et Brésil

Surprises Interculturelles

Play Episode Listen Later Mar 17, 2026 78:52


Pour ce Podcasthon 2026, direction le Brésil à la rencontre des savoirs autochtones avec Priscila Fischer, fondatrice de l'association Umupukatu Portail Forestier, journaliste et conférencière.Ancienne éditrice de contenus pour la prestigieuse chaîne TV Globo au Brésil, Priscila a choisi de mettre sa voix et son expertise au service des peuples autochtones, après avoir vécu des chocs culturels profonds au sein même de son propre pays.Ensemble, nous explorons notamment un thème qui me tient particulièrement à cœur : l'importance du vocabulaire que nous employons lorsque nous parlons d'interculturel.Priscila nous explique avec finesse pourquoi elle préfère le terme « autochtone » à « indigène » en France, et comment des mots comme « leader » peuvent être inadaptés pour décrire l'horizontalité et la diplomatie des communautés de la forêt.Au fil de notre discussion, nous découvrons que les savoirs ancestraux ne sont pas de simples traditions, mais de véritables "technologies", qu'il s'agisse de la médecine des plantes ou de la technologie de la paix, qui méritent d'être placées sur un pied d'égalité avec les sciences occidentales.Priscila nous présente également son engagement pour la création de la première université 100 % autochtone, un projet ambitieux né de la volonté de ces peuples d'être entendus sans perdre leurs valeurs fondamentales.Cet épisode est aussi l'occasion d'un témoignage personnel bouleversant. Priscila partage pour la première fois son diagnostic de trouble du spectre autistique (TSA). Elle nous raconte comment sa neurodiversité a trouvé une forme d'accueil et de compréhension totale auprès des communautés autochtones, illustrant ainsi que l'interculturalité est avant tout une question d'humanité et de regard porté sur l'autre et sur la différence, quelle qu'elle soit.Un voyage entre Rio de Janeiro et la France, une invitation à la décentration et à l'écoute véritable.Écouter l'artiste amérindienne Kaê Guajajara

Dutrizac de 6 à 9
Biodôme: «Les mères monoparentales paient, mais pas les Autochtones!», s'insurge David Proulx

Dutrizac de 6 à 9

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 11:43


Vous ne savez pas quoi faire cette fin de semaine ? David Proulx à une suggestion d’activité gratuite pour vous ! Entrevue avec David Proulx. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Le retour de Mario Dumont
Contrats exclusifs aux… entreprises autochtones: «On va encourager la fraude!», déplore la FCEI

Le retour de Mario Dumont

Play Episode Listen Later Mar 4, 2026 8:29


Le gouvernement fédéral aurait passé une mesure afin de réserver ses octrois de contrats de moins de 250 000$ exclusivement à des entreprises autochtones dans un optique de réconciliation avec les premières nations. Entrevue avec Jasmin Guénette, vice-président des affaires nationales à la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI). Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

L'Histoire nous le dira
Rocher Percé, pêche et racines autochtones: la Gaspésie | L'Histoire nous le dira # 313

L'Histoire nous le dira

Play Episode Listen Later Feb 25, 2026 25:02


On part faire le tour de la Gaspésie ! Réalisé en collaboration avec Le Québec maritime: https://www.quebecmaritime.ca et Tourisme Gaspésie https://www.tourisme-gaspesie.com Script: Dominic Lagacé et Laurent Turcot Adhérez à cette chaîne pour obtenir des avantages : https://www.youtube.com/channel/UCN4TCCaX-gqBNkrUqXdgGRA/join Pour soutenir la chaîne, au choix: 1. Cliquez sur le bouton « Adhérer » sous la vidéo. 2. Patreon: https://www.patreon.com/hndl Musique issue du site : epidemicsound.com Images provenant de https://www.storyblocks.com Abonnez-vous à la chaine: https://www.youtube.com/c/LHistoirenousledira Les vidéos sont utilisées à des fins éducatives selon l'article 107 du Copyright Act de 1976 sur le Fair-Use. Filmé en partie au lieu historique national de la Bataille-de-la-Ristigouche et au parc national Forillon, tous situés dans la province de Québec, avec l'autorisation de Parcs Canada. Sites visités: -Musée de la Gaspésie, https://museedelagaspesie.ca/ - Berceau du Canada, https://www.berceauducanada.com/ -Site patrimonial de pêche Matamajaw, https://matamajaw.com/fr/ -Parc national de Miguasha, https://www.sepaq.com/pq/mig/ -Site d'interprétation Micmac de Gespeg, https://www.micmacgespeg.ca - Culture mi'gmaq https://amecq.ca/2022/12/19/tim-adams-lhomme-par-qui-a-culture-migmaq-se-perpetue/ -Site historique national de Paspébiac, https://sitepaspebiac.ca -Manoir Le Boutillier, https://www.manoirleboutillier.ca -Rivière-au-Renard, https://www.destinationgaspe.ca/cap-au-large -Lieu historique national de la Bataille-de-la-Ristigouche, https://parcs.canada.ca/lhn-nhs/qc/ristigouche Merci tout spécial au Québec maritime, ainsi qu'à Édith Ouellette, Kalika Sinnett, Tim Adams, Lucette Parisé, Léa-Kim Packwood, Meggy McBrearty, Joey Fallu, Camille Gendreau, Rémi Plourde, Nancy Gauthier, Marie-Anne Laliberté, Elsa Pépin, Virginie Giteau, Pascale Rémillard et Émilie Desbois. Crédits vidéo : Sébastien St-Jean/Le Québec maritime, Nadeau Julien, créateurs de contenu/Le Québec maritime, Vanessa Martin @lebloguecashpistache/Le Québec maritime Sources et pour aller plus loin: Histoire de la Gaspésie, Marc Desjardins, Yves Frenette et Jules Bélanger, Les régions du Québec, 1999, Presses Université Laval Autres références disponibles sur demande. #histoire #documentaire #gaspésie #miguasha #fossildiscovery #machault #ristigouche #gespeg #micmac #quebec #jardinsmetis #reford

Les matins
La face sombre de la transition verte en Indonésie : la géothermie nuit à la santé des autochtones, durement réprimés

Les matins

Play Episode Listen Later Jan 19, 2026 5:01


durée : 00:05:01 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Pour atteindre la neutralité carbone d'ici 2060, l'Indonésie mise sur la géothermie. Mais cette transition se fait au détriment de la santé des autochtones et des cultures vivrières sur l'île de Florès. L'opposition de villageois à l'extension d'une usine de géothermie est durement réprimée.

Le Cours de l'histoire
Autochtones d'Amérique à la cour de Louis XV, visite diplomatique de Versailles à Fontainebleau

Le Cours de l'histoire

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 58:33


durée : 00:58:33 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - À la fin de l'été 1725, après douze semaines de traversée de l'océan Atlantique, une délégation de nations autochtones d'Amérique du Nord débarque dans le port de Lorient. Commence alors un séjour de cinq mois en France pour consolider l'alliance des nations amérindiennes avec la Couronne française. - réalisation : Maïwenn Guiziou, Margot Page, Jeanne Delecroix, Jeanne Coppey, Raphaël Laloum, Chloé Rouillon, Solène Roy - invités : Jonas Musco Doctorant en histoire, Paz Núñez-Regueiro Conservatrice générale du patrimoine, responsable de l'unité patrimoniale des Amériques au musée du quai Branly - Jacques Chirac, Bertrand Rondot Conservateur général au château de Versailles Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le Cours de l'histoire
Autochtones d'Amérique à la cour de Louis XV, visite diplomatique de Versailles à Fontainebleau

Le Cours de l'histoire

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 58:33


durée : 00:58:33 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - À la fin de l'été 1725, après douze semaines de traversée de l'océan Atlantique, une délégation de nations autochtones d'Amérique du Nord débarque dans le port de Lorient. Commence alors un séjour de cinq mois en France pour consolider l'alliance des nations amérindiennes avec la Couronne française. - réalisation : Margot Page - invités : Jonas Musco Doctorant en histoire; Paz Núñez-Regueiro Conservatrice générale du patrimoine, responsable de l'unité patrimoniale des Amériques au musée du quai Branly - Jacques Chirac; Bertrand Rondot Conservateur général au château de Versailles

SBS French - SBS en français
Your first steps to engaging with Indigenous Australians - Vos premiers pas pour interagir avec les Australiens autochtones

SBS French - SBS en français

Play Episode Listen Later Jan 7, 2026 7:41


Connecting with Indigenous Australia can be daunting for a newcomer to the country. So, where do you start? We asked Yawuru woman Shannan Dodson, CEO of the Healing Foundation, about simple ways to engage with First Nations issues and people within your local community. - Établir des liens avec l'Australie autochtone peut être intimidant pour un nouveau venu dans le pays. Alors, par où commencer ? Nous avons demandé à Shannan Dodson, une femme Yawuru, PDG de la Healing Foundation des moyens simples de discuter des problèmes des Premières nations et interagir respectueusement avec des autochtones de votre communauté locale.

Chronique de Mamane
Autochtones et allochtones

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 2:51


Au Gondwana aussi il y a des autochtones et des allochtones...

Chronique de Mamane
Autochtones et allochtones

Chronique de Mamane

Play Episode Listen Later Dec 22, 2025 2:51


Au Gondwana aussi il y a des autochtones et des allochtones...

Le zoom de la rédaction
L'art des peuples autochtones caribéens exposé en Martinique

Le zoom de la rédaction

Play Episode Listen Later Dec 14, 2025 4:25


durée : 00:04:25 - Le Grand reportage de France Inter - Grand Reportage à la Fondation Clément, qui accueille à partir de ce dimanche et pour trois mois une grande exposition consacrée aux premiers peuples qui vivaient aux Antilles, avant l'arrivée de Christophe Colomb. Cette expo en partenariat avec le musée du Quai Branly crée l'événement en Martinique Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Histoires du monde
Du Vatican au Canada, la victoire des peuples autochtones

Histoires du monde

Play Episode Listen Later Dec 10, 2025 2:32


durée : 00:02:32 - Regarde le monde - Il neige à gros flocons sur l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal. Un petit groupe apparaît sur le tarmac, en tenue de cérémonie, coiffe à plumes, longues écharpes et chant lointain, comme des taches de couleur sur fond blanc. Ce sont des chefs autochtones. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
Du Vatican au Canada, la victoire des peuples autochtones

InterNational

Play Episode Listen Later Dec 10, 2025 2:32


durée : 00:02:32 - Regarde le monde - Il neige à gros flocons sur l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal. Un petit groupe apparaît sur le tarmac, en tenue de cérémonie, coiffe à plumes, longues écharpes et chant lointain, comme des taches de couleur sur fond blanc. Ce sont des chefs autochtones. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Culture en direct
Critique expo : "Amazonia . Créations et futurs autochtones" au Musée du quai Branly, une forêt d'œuvres où l'on se perd

Culture en direct

Play Episode Listen Later Nov 28, 2025 16:58


durée : 00:16:58 - Les Midis de Culture - par : Marie Labory - "Amazonia, Créations et futurs autochtones" invite à découvrir une Amazonie vivante et plurielle, où traditions ancestrales et créations contemporaines des peuples autochtones dialoguent avec les collections historiques du Musée du quai Branly. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Joseph Ghosn Directeur adjoint de la rédaction de Madame Figaro; Céline du Chéné Productrice à France Culture; Carole Boinet Journaliste française

Culture en direct
Critique expo : "Amazonia, Créations et futurs autochtones", "Les Mondes de Colette" & "Precious Okoyomon"

Culture en direct

Play Episode Listen Later Nov 28, 2025 26:47


durée : 00:26:47 - Les Midis de Culture - par : Marie Labory - Pour clore la semaine, notre débat critique s'intéresse aujourd'hui à deux expositions : "Amazonia, Créations et futurs autochtones" au Quai Branly et "Les Mondes de Colette" à la BNF François-Mitterrand. Et le Coup de coeur du jour, en partenariat avec Les Inrockuptibles. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Joseph Ghosn Directeur adjoint de la rédaction de Madame Figaro; Céline du Chéné Productrice à France Culture; Carole Boinet Journaliste française

Cultures monde
Violences faites aux femmes : les États sommés d'agir : Au Canada, la double peine des femmes autochtones

Cultures monde

Play Episode Listen Later Nov 27, 2025 58:28


durée : 00:58:28 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Si elles ne représentent que 4% de la population féminine totale du Canada, les femmes autochtones sont près d'un quart des victimes des féminicides et sont plus représentées dans les violences que les femmes subissent. En réaction, après une longue période d'ignorance, l'État tente de réagir. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Adeline Vasquez-Parra historienne, maîtresse de conférences en civilisation américaine à l'université Lumière Lyon 2; Mylène Jaccoud Professeure à l'école de criminologie de l'université de Montréal ; Sabrina Van Tassel Journaliste et documentariste

ONU Info

Au menu de l'actualité : 

Journal en français facile
COP30: les autochtones veulent se faire entendre / Soudan: l'ONU enquête sur les « atrocités » d'El-Fasher / Journée contre le diabète...

Journal en français facile

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 10:00


Le Journal en français facile du vendredi 14 novembre 2025, 17 h 00 à Paris.Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/CBU7.A

Le journal de 18h00
COP30 : les peuples autochtones perturbent l'organisation des négociations climatiques

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 20:10


durée : 00:20:10 - Journal de 18h - Plusieurs dizaines de manifestants ont tenté une nouvelle fois de bloquer l'entrée de la grande conférence de l'ONU sur le climat vendredi matin à Belem au Brésil.

Les journaux de France Culture
COP30 : les peuples autochtones perturbent l'organisation des négociations climatiques

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 20:10


durée : 00:20:10 - Journal de 18h - Plusieurs dizaines de manifestants ont tenté une nouvelle fois de bloquer l'entrée de la grande conférence de l'ONU sur le climat vendredi matin à Belem au Brésil.

SBS French - SBS en français
Shark Bay: un point de rencontre entre les savoirs autochtones et les sciences marines

SBS French - SBS en français

Play Episode Listen Later Nov 12, 2025 4:41


Le professeur Michael Wear dirige un projet de restauration des herbiers marins qui emploie des plongeurs autochtones, crée des moyens de subsistance durables et ravive les liens culturels avec l'océan. Une première mondiale et il a été récompensé pour ses travaux scientifiques novateurs et ses connaissances sur le milieu marin autochtone lors de la 26e édition des Prix du Premier ministre pour la science.

Grand angle
Les peuples autochtones, premières victimes de la déforestation massive

Grand angle

Play Episode Listen Later Nov 10, 2025 2:27


durée : 00:02:27 - France Inter sur le terrain - La COP 30 s'ouvre ce lundi à Belem, au Brésil. Un sommet pour tenter de relancer l'action climatique, dix ans après l'accord historique de Paris, mais aussi évoquer les forêts, aux portes de l'Amazonie, qui subit depuis des décennies une déforestation massive au profit de l'agriculture. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les matins
Brésil, Pérou, Indonésie : la moitié des peuples autochtones coupés du monde risquent de disparaître d'ici dix ans

Les matins

Play Episode Listen Later Oct 28, 2025 5:08


durée : 00:05:08 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Près de la moitié des peuples autochtones vivant volontairement coupés du monde, du Pérou à l'Indonésie, en passant par le Brésil, risquent de disparaître d'ici dix ans, menacés par l'exploitation forestière, minière, l'agro-industrie ou encore le tourisme, alerte l'ONG Survival International.

A suivre
Ramener la guerre à la maison (5/5) : Garder la colère pour plus tard

A suivre

Play Episode Listen Later Oct 16, 2025 19:53


Réconciliation et ressentiment Episode 5 : Anaïs fait la paix avec sa famille et son histoire. Elle se demande maintenant si une paix sociale est possible pour les Français d'origine algérienne, car après toutes ses découvertes, elle a du mal à apaiser sa colère et son ressentiment envers la France et son passé colonial.Ramener la guerre à la maisonPassionnée de boxe et de tir, jusqu'à maintenant, Anaïs n'avait aucun problème avec sa façon de se défendre, même si cela devait impliquer une certaine violence. Ce n'est qu'après avoir quitté la France pour le Canada, et être devenue mère, qu'elle a commencé à se poser des questions : le jour où, pour ne pas frapper son fils de quatre ans, elle l'effraie en cognant sur un mur, elle se souvient de la peur que lui inspiraient les accès de colère de sa propre mère. D'abord réticente à l'idée de participer à l'enquête de sa fille, cette dernière finit par accepter de poser sa voix et d'ouvrir les portes de son passé dans le cadre d'une médiation. Anaïs apprend alors que son grand-père, lorsqu'il était ivre, avait des épisodes violents durant lesquels il battait sa femme et, parfois ses enfants. Elle découvre également qu'il faisait partie des “groupes de choc” mis sur pied en métropole par le FLN pour encadrer et surveiller l'immigration algérienne et commettre des attentats contre le gouvernement français.Au Canada, Anais a découvert la notion de traumatisme intergénérationnel liée à la colonisation qu'ont subi les peuples autochtones. La Jeune femme s'interroge alors : sa violence prendrait-elle source dans un traumatisme intergénérationnel en lien avec la Guerre d'Algérie ? De révélation en explication, avec l'aide d'une psychiatre, d'une psychothérapeute autochtone mohawk et d'un historien, son récit familial intime sonde jusqu'en Kabylie les souvenirs enfouis et contradictoires des siens, pour se heurter à un passé insoupçonné, enraciné dans la violence de l'Histoire, principalement coloniale.Avec :Fatma Bouvet de la Maisonneuve (psychiatre), Marc André (historien), Suzy Goodleaf (psychologue)Bibliographie :- Les damnés de la terre, Frantz Fanon, Librairie François Maspero, 1961 ;- Anima, Wajdi Mouawad, Babel, 2012 ;- Peau Rouge, Masques blancs, Glen Sean Coulthard, LUX Éditions, 2018Mentions :- L'Art de perdre, Alice Zeniter, Flammarion, 2017 ;- Les groupes de choc du FLN. Particularités de la guerre d'indépendance algérienne en métropole de Marc André, dans la Revue historique, Éditions Presses Universitaires de France, 2014 ;- Rapport sur les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d'Algérie, Benjamin Stora, 2021 ;- Je me suis fait la guerre, ou comment être un "bon arabe », Une Expérience signée Stéphane Mercurio, réalisée par Nathalie Battus, France Culture, 2021 ;Pour aller plus loin- Petite maman de Céline Sciamma, 2021 ;- Portrait du colonisé. Portrait du colonisateur, Albert Memmi, Corréa 1957 ;- À bras-le-coeur, Mehdi Charef, Mercure de France, 2006 ;- Un rêve, deux rives, Nadia Henni-Moulaï, Slatkine & Cie, 2021 ;- Une enfance française, Farida Khelfa, Albin Michel, 2024 ; - Histoire de l'Algérie à la période coloniale sous la direction de Abderrahmane Bouchène, Jean-Pierre Peyroulou, Ouanassa Siari Tengour, Sylvie Thénault, La Découverte, 2014 ;- Femmes dévoilées : des Algériennes en France à l'heure de la décolonisation, Marc André, ENS Éditions, 2016 ;- Le vent en parle encore, Michel Jean, Stanké 2015 ;- Traumatisme historique et guérison autochtone, Cynthia C. Wesley-Esquimaux, Ph.D. Magdalena Smolewski, Ph.D. Fondation autochtone de guérison, 2004 ;- Retisser nos liens : Comprendre les traumatismes vécus dans les pensionnats indiens par les Autochtones, Deborah Chansonneuve. Fondation autochtone de guérison, 2005.Remerciements :Ma famille, qui a accepté de s'ouvrir et de participer à ce documentaire malgré la pudeur et le poids des douleurs.Un merci tout particulier à ma mère : je ne crois pas qu'il y ait de plus grande preuve d'amour que celle d'avoir accepté ce dialogue.Merci aux expert·es qui ont apporté leur sensibilité, leur savoir et leur intelligence à ce projet.La direction des archives de la Préfecture de Police.Les femmes de ma vie, qui m'ont écoutée, soutenue et supportée (dans tous les sens du terme).Mon fils, dans l'espoir que tu ne manques jamais de mots.Mon père.Ma psy. Réalisation, mixage et musiques originales Samuel Hirsch Enregistrements studio Samuel Hirsch et Christian St-Germain Prises de sons extérieures au Canada Éric Tessier et Maxime Branchaud Illustration Pierre Place Production ARTE Radio

A suivre
Ramener la guerre à la maison (4/5) : Braquage à l'algérienne

A suivre

Play Episode Listen Later Oct 16, 2025 19:29


Kabylie - Alger Episode 4 : Anaïs descend brutalement de son petit nuage décolonial en apprenant l'identité de la personne tuée. Son enquête se termine à Alger lors d'une scène choquante, lorsqu'un ami de la famille lui braque une arme au visage. Aurait-elle posé les mauvaises questions à la mauvaise personne ?Ramener la guerre à la maisonPassionnée de boxe et de tir, jusqu'à maintenant, Anaïs n'avait aucun problème avec sa façon de se défendre, même si cela devait impliquer une certaine violence. Ce n'est qu'après avoir quitté la France pour le Canada, et être devenue mère, qu'elle a commencé à se poser des questions : le jour où, pour ne pas frapper son fils de quatre ans, elle l'effraie en cognant sur un mur, elle se souvient de la peur que lui inspiraient les accès de colère de sa propre mère. D'abord réticente à l'idée de participer à l'enquête de sa fille, cette dernière finit par accepter de poser sa voix et d'ouvrir les portes de son passé dans le cadre d'une médiation. Anaïs apprend alors que son grand-père, lorsqu'il était ivre, avait des épisodes violents durant lesquels il battait sa femme et, parfois ses enfants. Elle découvre également qu'il faisait partie des “groupes de choc” mis sur pied en métropole par le FLN pour encadrer et surveiller l'immigration algérienne et commettre des attentats contre le gouvernement français.Au Canada, Anais a découvert la notion de traumatisme intergénérationnel liée à la colonisation qu'ont subi les peuples autochtones. La Jeune femme s'interroge alors : sa violence prendrait-elle source dans un traumatisme intergénérationnel en lien avec la Guerre d'Algérie ? De révélation en explication, avec l'aide d'une psychiatre, d'une psychothérapeute autochtone mohawk et d'un historien, son récit familial intime sonde jusqu'en Kabylie les souvenirs enfouis et contradictoires des siens, pour se heurter à un passé insoupçonné, enraciné dans la violence de l'Histoire, principalement coloniale.Avec : Fatma Bouvet de la Maisonneuve (psychiatre), Marc André (historien), Suzy Goodleaf (psychologue)Bibliographie :- Les damnés de la terre, Frantz Fanon, Librairie François Maspero, 1961 ;- Anima, Wajdi Mouawad, Babel, 2012 ;- Peau Rouge, Masques blancs, Glen Sean Coulthard, LUX Éditions, 2018Mentions :- L'Art de perdre, Alice Zeniter, Flammarion, 2017 ;- Les groupes de choc du FLN. Particularités de la guerre d'indépendance algérienne en métropole de Marc André, dans la Revue historique, Éditions Presses Universitaires de France, 2014 ;- Rapport sur les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d'Algérie, Benjamin Stora, 2021 ;- Je me suis fait la guerre, ou comment être un "bon arabe », Une Expérience signée Stéphane Mercurio, réalisée par Nathalie Battus, France Culture, 2021 ;Pour aller plus loin :- Petite maman de Céline Sciamma, 2021 ;- Portrait du colonisé. Portrait du colonisateur, Albert Memmi, Corréa 1957 ;- À bras-le-coeur, Mehdi Charef, Mercure de France, 2006 ;- Un rêve, deux rives, Nadia Henni-Moulaï, Slatkine & Cie, 2021 ;- Une enfance française, Farida Khelfa, Albin Michel, 2024 ; - Histoire de l'Algérie à la période coloniale sous la direction de Abderrahmane Bouchène, Jean-Pierre Peyroulou, Ouanassa Siari Tengour, Sylvie Thénault, La Découverte, 2014 ;- Femmes dévoilées : des Algériennes en France à l'heure de la décolonisation, Marc André, ENS Éditions, 2016 ;- Le vent en parle encore, Michel Jean, Stanké 2015 ;- Traumatisme historique et guérison autochtone, Cynthia C. Wesley-Esquimaux, Ph.D. Magdalena Smolewski, Ph.D. Fondation autochtone de guérison, 2004 ;- Retisser nos liens : Comprendre les traumatismes vécus dans les pensionnats indiens par les Autochtones, Deborah Chansonneuve. Fondation autochtone de guérison, 2005.Remerciements : Ma famille, qui a accepté de s'ouvrir et de participer à ce documentaire malgré la pudeur et le poids des douleurs.Un merci tout particulier à ma mère : je ne crois pas qu'il y ait de plus grande preuve d'amour que celle d'avoir accepté ce dialogue.Merci aux expert·es qui ont apporté leur sensibilité, leur savoir et leur intelligence à ce projet.La direction des archives de la Préfecture de Police.Les femmes de ma vie, qui m'ont écoutée, soutenue et supportée (dans tous les sens du terme).Mon fils, dans l'espoir que tu ne manques jamais de mots.Mon père.Ma psy. Réalisation, mixage et musiques originales Samuel Hirsch Enregistrements studio Samuel Hirsch et Christian St-Germain Prises de sons extérieures au Canada Éric Tessier et Maxime Branchaud Illustration Pierre Place Production ARTE Radio

A suivre
Ramener la guerre à la maison (3/5) : Crimes et figues de barbarie

A suivre

Play Episode Listen Later Oct 16, 2025 19:40


Direction l'Algérie Episode 3 : L'enquête d'Anaïs se poursuit en Algérie. Elle avait beaucoup imaginé le pays mais elle n'y était jamais allée. Parmi les récits sombres qu'elle entend, Anaïs découvre aussi le courage de son grand-père à travers un autre crime.Ramener la guerre à la maisonPassionnée de boxe et de tir, jusqu'à maintenant, Anaïs n'avait aucun problème avec sa façon de se défendre, même si cela devait impliquer une certaine violence. Ce n'est qu'après avoir quitté la France pour le Canada, et être devenue mère, qu'elle a commencé à se poser des questions : le jour où, pour ne pas frapper son fils de quatre ans, elle l'effraie en cognant sur un mur, elle se souvient de la peur que lui inspiraient les accès de colère de sa propre mère. D'abord réticente à l'idée de participer à l'enquête de sa fille, cette dernière finit par accepter de poser sa voix et d'ouvrir les portes de son passé dans le cadre d'une médiation. Anaïs apprend alors que son grand-père, lorsqu'il était ivre, avait des épisodes violents durant lesquels il battait sa femme et, parfois ses enfants. Elle découvre également qu'il faisait partie des “groupes de choc” mis sur pied en métropole par le FLN pour encadrer et surveiller l'immigration algérienne et commettre des attentats contre le gouvernement français.Au Canada, Anais a découvert la notion de traumatisme intergénérationnel liée à la colonisation qu'ont subi les peuples autochtones. La Jeune femme s'interroge alors : sa violence prendrait-elle source dans un traumatisme intergénérationnel en lien avec la Guerre d'Algérie ? De révélation en explication, avec l'aide d'une psychiatre, d'une psychothérapeute autochtone mohawk et d'un historien, son récit familial intime sonde jusqu'en Kabylie les souvenirs enfouis et contradictoires des siens, pour se heurter à un passé insoupçonné, enraciné dans la violence de l'Histoire, principalement coloniale.Avec : Fatma Bouvet de la Maisonneuve (psychiatre), Marc André (historien), Suzy Goodleaf (psychologue)Bibliographie :- Les damnés de la terre, Frantz Fanon, Librairie François Maspero, 1961 ;- Anima, Wajdi Mouawad, Babel, 2012 ;- Peau Rouge, Masques blancs, Glen Sean Coulthard, LUX Éditions, 2018Mentions :- L'Art de perdre, Alice Zeniter, Flammarion, 2017 ;- Les groupes de choc du FLN. Particularités de la guerre d'indépendance algérienne en métropole de Marc André, dans la Revue historique, Éditions Presses Universitaires de France, 2014 ;- Rapport sur les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d'Algérie, Benjamin Stora, 2021 ;- Je me suis fait la guerre, ou comment être un "bon arabe », Une Expérience signée Stéphane Mercurio, réalisée par Nathalie Battus, France Culture, 2021 ;Pour aller plus loin :- Petite maman de Céline Sciamma, 2021 ;- Portrait du colonisé. Portrait du colonisateur, Albert Memmi, Corréa 1957 ;- À bras-le-coeur, Mehdi Charef, Mercure de France, 2006 ;- Un rêve, deux rives, Nadia Henni-Moulaï, Slatkine & Cie, 2021 ;- Une enfance française, Farida Khelfa, Albin Michel, 2024 ; - Histoire de l'Algérie à la période coloniale sous la direction de Abderrahmane Bouchène, Jean-Pierre Peyroulou, Ouanassa Siari Tengour, Sylvie Thénault, La Découverte, 2014 ;- Femmes dévoilées : des Algériennes en France à l'heure de la décolonisation, Marc André, ENS Éditions, 2016 ;- Le vent en parle encore, Michel Jean, Stanké 2015 ;- Traumatisme historique et guérison autochtone, Cynthia C. Wesley-Esquimaux, Ph.D. Magdalena Smolewski, Ph.D. Fondation autochtone de guérison, 2004 ;- Retisser nos liens : Comprendre les traumatismes vécus dans les pensionnats indiens par les Autochtones, Deborah Chansonneuve. Fondation autochtone de guérison, 2005.Remerciements : Ma famille, qui a accepté de s'ouvrir et de participer à ce documentaire malgré la pudeur et le poids des douleurs.Un merci tout particulier à ma mère : je ne crois pas qu'il y ait de plus grande preuve d'amour que celle d'avoir accepté ce dialogue.Merci aux expert·es qui ont apporté leur sensibilité, leur savoir et leur intelligence à ce projet.La direction des archives de la Préfecture de Police.Les femmes de ma vie, qui m'ont écoutée, soutenue et supportée (dans tous les sens du terme).Mon fils, dans l'espoir que tu ne manques jamais de mots.Mon père.Ma psy. Réalisation, mixage et musiques originales Samuel Hirsch Enregistrements studio Samuel Hirsch et Christian St-Germain Prises de sons extérieures au Canada Éric Tessier et Maxime Branchaud Illustration Pierre Place Production ARTE Radio

A suivre
Ramener la guerre à la maison (2/5) : Thriller familial

A suivre

Play Episode Listen Later Oct 16, 2025 20:23


Perceptions et trous de mémoire Episode 2 : Dans la famille, les descriptions du grand-père d'Anaïs changent d'une personne à l'autre. Qui dit vrai ? Anaïs découvre qu'il faisait partie d'un « groupe » qui terrorisait sa grand-mère. Elle n'est pas au bout de ses surprises lorsqu'elle apprend par sa mère qu'il aurait tué une femme.Ramener la guerre à la maisonPassionnée de boxe et de tir, jusqu'à maintenant, Anaïs n'avait aucun problème avec sa façon de se défendre, même si cela devait impliquer une certaine violence. Ce n'est qu'après avoir quitté la France pour le Canada, et être devenue mère, qu'elle a commencé à se poser des questions : le jour où, pour ne pas frapper son fils de quatre ans, elle l'effraie en cognant sur un mur, elle se souvient de la peur que lui inspiraient les accès de colère de sa propre mère. D'abord réticente à l'idée de participer à l'enquête de sa fille, cette dernière finit par accepter de poser sa voix et d'ouvrir les portes de son passé dans le cadre d'une médiation. Anaïs apprend alors que son grand-père, lorsqu'il était ivre, avait des épisodes violents durant lesquels il battait sa femme et, parfois ses enfants. Elle découvre également qu'il faisait partie des “groupes de choc” mis sur pied en métropole par le FLN pour encadrer et surveiller l'immigration algérienne et commettre des attentats contre le gouvernement français.Au Canada, Anais a découvert la notion de traumatisme intergénérationnel liée à la colonisation qu'ont subi les peuples autochtones. La Jeune femme s'interroge alors : sa violence prendrait-elle source dans un traumatisme intergénérationnel en lien avec la Guerre d'Algérie ? De révélation en explication, avec l'aide d'une psychiatre, d'une psychothérapeute autochtone mohawk et d'un historien, son récit familial intime sonde jusqu'en Kabylie les souvenirs enfouis et contradictoires des siens, pour se heurter à un passé insoupçonné, enraciné dans la violence de l'Histoire, principalement coloniale.Avec : Fatma Bouvet de la Maisonneuve (psychiatre), Marc André (historien), Suzy Goodleaf (psychologue)Bibliographie :- Les damnés de la terre, Frantz Fanon, Librairie François Maspero, 1961 ;- Anima, Wajdi Mouawad, Babel, 2012 ;- Peau Rouge, Masques blancs, Glen Sean Coulthard, LUX Éditions, 2018Mentions :- L'Art de perdre, Alice Zeniter, Flammarion, 2017 ;- Les groupes de choc du FLN. Particularités de la guerre d'indépendance algérienne en métropole de Marc André, dans la Revue historique, Éditions Presses Universitaires de France, 2014 ;- Rapport sur les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d'Algérie, Benjamin Stora, 2021 ;- Je me suis fait la guerre, ou comment être un "bon arabe, Une Expérience signée Stéphane Mercurio, réalisée par Nathalie Battus, France Culture, 2021 ;Pour aller plus loin :- Petite maman de Céline Sciamma, 2021 ;- Portrait du colonisé. Portrait du colonisateur, Albert Memmi, Corréa 1957 ;- À bras-le-coeur, Mehdi Charef, Mercure de France, 2006 ;- Un rêve, deux rives, Nadia Henni-Moulaï, Slatkine & Cie, 2021 ;- Une enfance française, Farida Khelfa, Albin Michel, 2024 ; - Histoire de l'Algérie à la période coloniale sous la direction de Abderrahmane Bouchène, Jean-Pierre Peyroulou, Ouanassa Siari Tengour, Sylvie Thénault, La Découverte, 2014 ;- Femmes dévoilées : des Algériennes en France à l'heure de la décolonisation, Marc André, ENS Éditions, 2016 ;- Le vent en parle encore, Michel Jean, Stanké 2015 ;- Traumatisme historique et guérison autochtone, Cynthia C. Wesley-Esquimaux, Ph.D. Magdalena Smolewski, Ph.D. Fondation autochtone de guérison, 2004 ;- Retisser nos liens : Comprendre les traumatismes vécus dans les pensionnats indiens par les Autochtones, Deborah Chansonneuve. Fondation autochtone de guérison, 2005.Remerciements : Ma famille, qui a accepté de s'ouvrir et de participer à ce documentaire malgré la pudeur et le poids des douleurs.Un merci tout particulier à ma mère : je ne crois pas qu'il y ait de plus grande preuve d'amour que celle d'avoir accepté ce dialogue.Merci aux expert·es qui ont apporté leur sensibilité, leur savoir et leur intelligence à ce projet.La direction des archives de la Préfecture de Police.Les femmes de ma vie, qui m'ont écoutée, soutenue et supportée (dans tous les sens du terme).Mon fils, dans l'espoir que tu ne manques jamais de mots.Mon père.Ma psy. Réalisation, mixage et musiques originales Samuel Hirsch Enregistrements studio Samuel Hirsch et Christian St-Germain Prises de sons extérieures au Canada Éric Tessier et Maxime Branchaud Illustration Pierre Place Production ARTE Radio

Les Observateurs
Des peuples autochtones dénoncent le "colonialisme vert" sur leurs terres

Les Observateurs

Play Episode Listen Later Oct 6, 2025 6:26


En Inde, un village autochtone a été démantelé par la police et les gardes forestiers de la réserve de Nargarahole, dans le sud-ouest du pays. Motif : la présence du peuple Jenu Kuruba nuirait aux tigres, un animal pourtant vénéré par ce peuple.  En Norvège, des Samis et des activistes écologistes s'opposent à une mine de cuivre. Elle menace de polluer le fjord voisin et de perturber de l'élevage de rennes. Mais pour les autorités, elle est un atout dans le cadre de la transition verte. 

Reportage culture
L'exposition «Amazônia» au Quai Branly: les autochtones ont la parole

Reportage culture

Play Episode Listen Later Oct 4, 2025 2:38


Malgré cinq siècles de contact avec l'Amazonie, ce territoire est toujours perçu comme mystérieux, notamment par les Européens. Beaucoup imaginent à tort une immense forêt vierge peuplée d'Amérindiens, isolés du reste du monde. Un décor exotique figé, vision réductrice et même fausse de cette région du monde. Au Quai Branly, l'exposition « Amazônia, Créations et futurs autochtones » rétablit une forme de vérité en donnant à voir un point de vue plus juste : celui des peuples autochtones. Coiffes traditionnelles, masques, poupées en argile, corbeilles à manioc, flèches ou encore urnes funéraires : plus de deux cents œuvres sont rassemblées au Quai Branly, entre objets, peintures, sculptures, photos et vidéos. Denilson Baniwa, artiste et militant brésilien pour les droits des peuples autochtones et co-commissaire de l'exposition « Amazônia » : « Nous avons un grand cliché sur l'Amazonie : c'est juste une vaste zone inhabitable, très inhospitalière à l'humain. Alors qu'il y a plusieurs peuples qui y vivent, et qui s'épanouissent dans leurs territoires. Et un deuxième cliché, c'est qu'il faut préserver cet endroit. Donc, on veut le préserver sans demander aux gens qui sont là-bas ce qu'ils pensent de cette préservation, comment eux, ils veulent se connecter avec le monde, comment eux, ils veulent protéger la forêt ». La pluralité de l'Amazonie L'exposition renverse ainsi le regard, loin de la vision occidentale, plus proche du vécu des autochtones, de leurs désirs et de leur mode de vie. Chaque œuvre, au-delà de son aspect esthétique, porte une signification politique ou chamanique. Les masques font surgir des entités surnaturelles parfois dangereuses, les diadèmes sont à l'image d'un défunt particulier selon leurs couleurs et les plumes utilisées, les peintures corporelles marquent naissances, fêtes ou un deuil. Pour Leandro Varison, anthropologue brésilien et co-commissaire, il faut avant tout saisir la pluralité de l'Amazonie : ses environnements, ses langues, ses futurs. Il explique : « Les peuples autochtones sont très divers, à la fois d'une communauté à l'autre, mais même au sein d'une seule communauté. Nous avons des autochtones qui habitent en ville, qui ont un compte en banque, qui vont faire leurs courses au supermarché. Et nous avons des autochtones isolés, qui ne parlent pas d'autres langues et qui refusent tout contact. Donc entre ces différentes situations et les différentes réponses apportées aux communautés, tout est très varié, c'est presque du sur-mesure. Il y a une résistance formulée – ou en train d'être formulée – par ces communautés pour repenser à comment nous pouvons réfléchir à ces menaces qui pèsent sur nous. À la fois en replongeant dans notre propre histoire, à la fois en récupérant et en rendant plus forte notre culture, mais aussi en récupérant des instruments qui nous sont offerts par le monde global. » Avec « Amazônia », l'art contemporain prend un tout autre sens puisque tout est lié au vivant, aux humains, aux plantes et aux esprits. L'exposition se veut claire : non, l'histoire de l'Amazonie ne commence pas avec la colonisation et non, ce territoire ne se résume pas aux menaces futures. Et si les communautés autochtones paraissent isolées, nous le sommes tout autant d'elles. L'exposition « Amazônia, Créations et futurs autochtones » est à voir au Quai Branly à Paris jusqu'au 18 janvier prochain.

SBS French - SBS en français
C'est arrivé un 13 septembre : 2007 - la déclaration des droits des autochtones

SBS French - SBS en français

Play Episode Listen Later Sep 12, 2025 6:39


La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones a ete adoptee le 13 septembre 2007, Elle demeure un pilier central pour comprendre les droits des peuples autochtones et les engagements des États envers la justice, la dignité et la reconnaissance. Aujourd'hui, nous explorons ce texte fondamental et son adoption récente par l'Australie avec Francois Vantomme

Camille passe au vert
Comment des peuples autochtones se font expulser de leurs terres, au nom de l'environnement

Camille passe au vert

Play Episode Listen Later Sep 11, 2025 2:30


durée : 00:02:30 - Debout la Terre - par : Camille Crosnier - Que ce soit en Inde ou sur le continent africain, des peuples autochtones, reconnus par l'ONU comme principaux gardiens des écosystèmes de la planète, se font expulser de force de leurs terres ou forêts, au nom de programmes de conservation. Un comble ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

SBS French - SBS en français
Australia's Indigenous education gap and the way forward - Éducation des Autochtones en Australie : combler l'écart et préparer l'avenir

SBS French - SBS en français

Play Episode Listen Later Aug 2, 2025 9:07


Education is a pathway to opportunity, but for too long, Indigenous students in Australia have faced barriers to success. While challenges remain, positive change is happening. In this episode we'll hear from Indigenous education experts and students about what's working, why cultural education matters and how Indigenous and Western knowledge can come together to benefit all students. - L'éducation est une voie vers les opportunités, mais pendant trop longtemps, les étudiants autochtones d'Australie ont été confrontés à des obstacles. Si des défis subsistent, des changements positifs sont en cours. De plus en plus d'étudiants autochtones terminent leurs études, les universités adoptent les savoirs des Premières Nations, et des programmes menés par les communautés font une réelle différence. Dans cet épisode de Australia Explained, nous entendrons des experts et des étudiants autochtones en éducation parler de ce qui fonctionne, de l'importance de l'éducation culturelle, et de la manière dont les savoirs autochtones et occidentaux peuvent s'unir au bénéfice de tous

Invité Afrique
«Exposés à certains abus, (les peuples autochtones) veulent la reconnaissance de leur terre»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 30, 2025 4:48


Au Congo-Brazzaville, le premier congrès des peuples autochtones et des populations locales des bassins forestiers se tient cette semaine du 26 au 30 mai à Brazzaville. Dirigeants autochtones, représentants de communautés et défenseurs de l'environnement sont déterminés à défendre les écosystèmes forestiers les plus vitaux de la planète. L'événement vise à obtenir une déclaration commune en amont de la COP30, prévue à Belém, au Brésil, au mois de novembre. Bonaventure Bondo, chargé de campagne Forêts pour le bassin du Congo à Greenpeace Afrique répond aux questions d'Alexandra Brangeon. RFI : Le premier Congrès des peuples autochtones issus des trois grands bassins forestiers de la planète, c'est-à-dire Amazone, Bornéo, Mékong et Bassin du Congo, s'est ouvert cette semaine à Brazzaville. Alors quand on parle des populations autochtones du Bassin du Congo, de qui s'agit-il exactement ? Bonaventure Bondo : Ces termes renvoient d'emblée aux communautés pygmées - même si le mot pygmées est en train de disparaître - qui vivent dans la forêt ou qui développent le lien étroit avec les forêts tropicales.Dans quels pays ?Ces communautés sont réparties dans presque tous les pays du Bassin du Congo. EnRDC, nous avons les Twa et les Aka. De même pour la République du Congo. Au Cameroun, nous avons les Baka qui s'étendent aussi au niveau du Cameroun et de la Guinée équatoriale.Alors ces populations, qu'elles soient de la RDC, de Centrafrique, partagent les mêmes problématiques, la reconnaissance de leurs terres ancestrales ? Oui, ils font face aux mêmes défis, surtout liés à la reconnaissance de leurs terroirs ancestraux. Parce qu'ils sont les premiers habitants, ils sont les détenteurs de ces forêts sur les plans traditionnels et avec l'expansion du développement, axé sur le néocolonialisme, dans le Bassin du Congo, notamment l'exploitation industrielle du bois, le développement de l'agriculture industrielle aussi avec la plantation de palmiers à huile, ces communautés ont été plusieurs fois exposées à certains abus liés à la violation de leurs droits, à l'accaparement de leurs terres. Et dès lors, ils ont commencé à relever cette nécessité pour eux d'être reconnus, d'avoir une reconnaissance légale sur leurs terres et d'avoir une reconnaissance aussi légale à gérer leurs terres comme ils le font depuis des années.Le premier pays à prendre cette décision a été le Congo-Brazzaville et ensuite la République démocratique du Congo avec sa loi sur la promotion et la protection des peuples autochtones pygmées. Il y a un peu d'avancées, mais il y a encore beaucoup à faire pour que nous puissions arriver à sécuriser légalement les terroirs de communautés locales partout dans le Bassin du Congo.Concrètement, quelles sont leurs revendications ? Ils revendiquent la reconnaissance de leurs terres, leur prise en compte dans le processus de décision, parce qu'ils sont pour la plupart du temps mis de côté lorsqu'il faut décider de l'avenir de leurs terres, que ce soit dans les projets d'exploitation du pétrole, d'exploitation des mines, d'exploitation du bois. Ils sont souvent mis de côté. Ils revendiquent aussi d'être associés, de prendre part aux instances de prise de décisions dans la gouvernance des ressources naturelles sur leurs terres.À lire aussiCongo-B: une ONG publie une enquête inquiétante sur l'exploitation pétrolière et minièreAlors, la ministre congolaise de l'Économie forestière Rosalie Matondo a regretté que moins d'1 % des financements disponibles ne leur parviennent. Et que, malgré leur expertise, ils sont peu impliqués dans les programmes de développement durable. Pourquoi est-ce le cas ? Le fait qu'ils sont toujours mis de côté se justifie par le fait qu'ils n'ont pas de capacités nécessaires, ils n'ont pas de connaissances, ils n'ont pas de compétences. Ce qui est vraiment faux. Ce que les communautés sont en train de revendiquer maintenant, c'est de dire, qu'ils ont aussi dans leur façon de faire les choses grâce aux savoirs traditionnels et connaissances endogènes, des initiatives très prometteuses, des initiatives très louables, qu'ils mettent en œuvre pour protéger les forêts. Et ces initiatives ou ces efforts doivent effectivement être reconnus à leur juste valeur pour qu'ils puissent aussi bénéficier de cette confiance. Il y a d'abord un problème de confiance dans la distribution des fonds. Il faut que les communautés autochtones aujourd'hui puissent être reconnues, capables de bien gérer ces fonds et de bien continuer à développer leurs initiatives. Et c'est vraiment la question qui est au cœur du débat, pour voir comment est-ce que dans tous les mécanismes financiers qui existent, qu'il y ait une part allouée directement aux communautés locales.Alors, justement, votre organisation Greenpeace a mis sur pied un projet Forest Solution pour voir comment rehausser le travail de ces communautés dans la préservation des forêts. L'objectif, effectivement, c'est promouvoir les initiatives locales dans la protection de nos forêts, mais non seulement le promouvoir, mais aussi pousser en sorte que les communautés locales puissent avoir accès aux connaissances, aux informations et à un partage d'expériences entre les autres peuples autochtones des autres bassins tropicaux qui sont, selon les constats, beaucoup plus avancés. Et à travers ces projets, nous voulons vraiment faire en sorte que ces communautés soient connectées, puissent partager l'expérience pour construire des recommandations fortes et communes, pour faire bouger les lignes dans les instances décisionnelles aux niveaux national, régional et international.Quand vous dites, ce sont les premiers gardiens des forêts qu'ils protègent depuis des générations. Est-ce que vous pouvez me donner un exemple concret ? L'expertise aujourd'hui qui est louable, c'est la foresterie communautaire que nous sommes en train de cibler comme l'une des solutions aux forêts. Dans ce processus, les communautés ont droit à avoir des titres, des concessions sur leurs forêts et aussi ont droit de développer des activités à caractère économique dans leur concession.Ils exploitent les concessions à leur manière de façon durable, pour à la fois protéger les forêts, conserver la biodiversité et aussi améliorer leurs conditions de vie socio-économique.À lire aussiCongo-B: premier congrès mondial des peuples autochtones des grands bassins forestiers

ONU Info

En ce 22 mai nous marquons la Journée internationale de la diversité biologique célébrée cette année sous le thème « En harmonie avec la nature et développement durable ».L'ONU appelle à une action urgente pour préserver et restaurer la biodiversité. Il rappelle que, malgré les avancées technologiques, notre survie dépend toujours d'écosystèmes sains qui nous fournissent eau, nourriture, vêtements, carburant, énergie et médicaments.Toutefois, en raison de la pollution, de la crise climatique, et de l'exploitation non-durable des ressources naturelles, l'humanité est en train d'anéantir la biodiversité à une vitesse fulgurante.Les menaces pèsent également sur les peuples autochtones « gardiens de la biodiversité », affirme le Rapporteur spécial pour les droits des peuples autochtones, précisant que bien qu'ils ne constituent que 6% de la population mondiale, ils protègent 80% de la biodiversité planétaire.Dans un entretien récent accordé au moment de la réunion annuelle de haut niveau de l'ONU sur les peuples autochtones, Dr Albert Barume, revient sur les principales préoccupations des peuples autochtones et pourquoi, à l'ère du développement durable et de la remise en question des droits acquis, « c'est vraiment le moment de financer la cause autochtone ».(Interview : Dr Albert Barume, Rapporteur spécial de l'ONU pour les droits des peuples autochtones ; propos recueillis par Hisae Kawamori ONU Vidéo)

ONU Info

La mise à l'écart des peuples autochtones dans l'action climatique a été l'une des questions clés soulevées lors de la 24e session de l'Instance permanente des peuples autochtones aux Nations Unies. Pour mieux comprendre cette problématique, nous avons reçu la vice-présidente de l'Instance permanente, Hindou Oumarou Ibrahim, dans nos studios.Dans cet entretien, Mme Ibrahim, qui vient de publier un rapport sur la question, explique que les peuples autochtones représentent 6 % de la population mondiale et protègent plus de 80 % de la biodiversité mondiale, en préservant des écosystèmes cruciaux pour l'équilibre et la protection de notre planète.Cependant, ils risquent d'être écartés de la transition vers les énergies renouvelables nécessaires pour lutter contre le changement climatique, alors que ces énergies requièrent des minerais situés sur leurs territoires.Selon l'activiste Mbororo, il est crucial d'inclure les autochtones dans la révolution verte afin de ne pas reproduire les mêmes dynamiques qui ont mené au changement climatique. Elle préconise notamment l'établissement de conditions préalables de respect des droits humains pour l'extraction des minerais, la restauration de leurs écosystèmes, et le recyclage des minerais extraits.En intégrant les peuples autochtones dans la révolution verte, nous pouvons garantir une transition énergétique responsable, équitable et juste, tout en préservant la biodiversité et les écosystèmes vitaux pour notre planète. (Interview : Hindou Oumarou Ibrahim, vice-présidente du Forum permanent des Nations Unies sur les questions autochtones; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Les matins
En Russie, des peuples autochtones en danger à cause de la guerre en Ukraine

Les matins

Play Episode Listen Later Apr 26, 2025 4:22


durée : 00:04:22 - Le Reportage de la rédaction - Des peuples autochtones et minorités nationales de Russie sont mobilisés de façon disproportionnée, parfois de force, pour la guerre en Ukraine. Des ONG locales de défense des droits de l'homme dénoncent cette situation, bien qu'elles soient qualifiées de "terroristes" par le pouvoir.

On n'est pas obligé d'être d'accord - Sophie Durocher
«Le pape François s'était excusé aux autochtones, mais pas aux autres victimes d'abus sexuels» - retour sur le côté sombre de la papauté

On n'est pas obligé d'être d'accord - Sophie Durocher

Play Episode Listen Later Apr 24, 2025 10:25


Le pape François n’a rien fait au sujet des enfants victimes d’abus sexuels de la part de prêtres Entrevue avec Sébastien Richard, porte-parole des victimes des religieux de la Congrégation de Sainte-Croix. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr

Les matins
En Russie, des peuples autochtones en danger à cause de la guerre en Ukraine

Les matins

Play Episode Listen Later Apr 21, 2025 4:25


durée : 00:04:25 - Le Reportage de la rédaction - Des peuples autochtones et minorités nationales de Russie sont mobilisés de façon disproportionnée, parfois de force, pour la guerre en Ukraine. Des ONG locales de défense des droits de l'homme dénoncent cette situation, bien qu'elles soient qualifiées de "terroristes" par le pouvoir.

Au cœur de l'histoire
TEASER - Quelle est la véritable histoire de Pocahontas ?

Au cœur de l'histoire

Play Episode Listen Later Nov 3, 2024 0:40


La semaine prochaine, dans Au cœur de l'Histoire, alors que l'Amérique sera sous les projecteurs, découvrez un récit inédit consacré à l'un de ses mythes fondateurs, ou la véritable histoire de Pocahontas.