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Incarcéré en Algérie depuis 310 jours, le journaliste de sport français Christophe Gleizes a décidé ce mardi de renoncer à son pourvoi en cassation. Condamné pour “apologie du terrorisme”, celui qui s'était rendu en Algérie en mai 2024 dans le cadre d'un reportage sur la Jeunesse sportive de Kabylie a dit, par l'intermédiaire de sa famille, s'en remettre à la “clémence” du président algérien Abdelmajid Tebboune. Christophe Gleizes peut-il être prochainement libéré de prison ? Réponse avec Alexandra Gonzalez, cheffe adjointe du service police-justice de BFMTV.
« Il est des visites qui agissent comme des révélateurs silencieux, s'exclame Le Matin d'Algérie. Celle de Léon XIV en Afrique du Nord ne saurait être reléguée à un simple épisode marginal : elle constitue au contraire un moment chargé de portée historique et symbolique, révélateur d'une profondeur souvent négligée. Derrière ce déplacement pontifical se profile une réalité que l'Algérie contemporaine peine encore à embrasser : celle d'un passé profondément pluriel, où se croisent le judaïsme, le christianisme, la romanité, l'amazighité et, plus tard, l'islamité. » Cette visite, poursuit le quotidien algérien, « met (donc) en lumière les continuités enfouies, les héritages tus et les filiations souvent négligées. C'est toute une profondeur historique qui ressurgit, obligeant à considérer l'Algérie non comme une identité figée, mais comme un espace de mémoire complexe, traversé par des influences multiples. » Saint-Augustin l'Algérien Et en arrière-plan de cette visite, il y a l'ombre de saint Augustin : « Léon XIV appartient en effet à la famille religieuse des augustiniens, pointe Le Monde Afrique , qui se revendique de la philosophie du théologien, centrée sur les rapports entre foi et raison. Le pape souhaitait ardemment marcher dans les pas de son maître à penser. Il va ainsi visiter les vestiges de son ancienne ville, Hippone, et célébrer une messe dans la basilique qui porte son nom à Annaba. Ce voyage ne se limite cependant pas à l'attachement personnel de Léon XIV à saint Augustin, relève encore Le Monde Afrique. (…) Il s'agit plutôt pour lui de se saisir de cette figure africaine, à cheval entre les cultures puniques, latine et romaine, pour porter un message de dialogue et d'apaisement entre les deux rives de la Méditerranée. "Personnellement, j'espère me rendre en Algérie pour visiter les lieux où a vécu Saint-Augustin, mais aussi pour poursuivre le dialogue, pour construire des ponts entre le monde chrétien et le monde musulman", avait-il récemment déclaré. » En effet, rebondit le site Algérie Patriotique, « depuis plusieurs années, la diplomatie pontificale a engagé un glissement progressif vers les “périphéries actives”. Afrique, Méditerranée, Asie en transformation, autant de régions où l'Église catholique ne cherche plus seulement à maintenir une présence institutionnelle, mais à écouter les recompositions sociales, politiques et spirituelles du monde. » « Algérophobie » ? Le site TSA, Tout sur l'Algérie, prend pour sa part une tournure plus polémique pour dénoncer ce qu'il appelle « l'algérophobie » de certains médias français. TSA qui s'en prend aux hebdomadaires, Le Point et L'Express, ainsi qu'au Figaro qui publie une interview de Boualem Sansal dans laquelle on peut lire : « Cela sera une visite difficile pour le pape : des chrétiens, des évangéliques, des protestants sont persécutés en Algérie et il va falloir commencer par là. Il va entamer des discussions qui seront déjà balisées et fermées. » Commentaire de TSA : « Sans surprise, l'écrivain, habitué des gros mensonges sur son pays d'origine, en a ressassé plus d'un. Pourquoi tant de terrain ? » Et les migrants ? Libération à Paris souligne qu'il n'y a en Algérie que « quelques milliers de catholiques, une communauté essentiellement composée désormais d'étudiants et de migrants subsahariens. » D'ailleurs, « selon le porte-parole du Vatican, le pape pourrait aborder la question épineuse des migrations, l'Algérie étant une des routes entre le désert et la mer Méditerranée. La présence catholique (dans le pays) est, en fait, symbolique mais… historique, pointe le quotidien français, longtemps associée, pour le pire, à la puissance coloniale. Trouvé après l'indépendance de l'Algérie, un certain modus vivendi a été fragilisé, dans les années 90 et 2000, par le prosélytisme et l'expansion des évangéliques, notoirement en Kabylie, avant que le pouvoir algérien n'y ait mis un coup d'arrêt, en 2006, par une ordonnance. Cela a entraîné la fermeture de nombreux lieux de culte, l'interdiction, dans les faits, de convertir les musulmans. » Et Libération de conclure : « Le pape ira-t-il sur ce terrain-là ? L'affaire, en soi, relève du tabou. » Et les pays en crise ? Enfin cette remarque du quotidien Le Pays au Burkina Faso : « La tournée africaine du pape intervient dans un contexte où le continent est confronté à de nombreuses crises. (…) Et s'il y a des regrets que l'on peut nourrir par rapport au choix des pays par le Vatican, c'est bien l'absence de pays en crise Il ne fait l'ombre d'aucun doute que les Maliens, Burkinabés, Nigériens, Nigérians, Soudanais ou Congolais, qui souffraient du martyre, auraient aimé se voir réconfortés par la visite de Sa Sainteté. »
Après la défaite de Viktor Orban, Marine Le Pen a perdu son allié le plus puissant au Parlement européen. Selon Ruth Elkrief, la leçon à tirer, c'est que la rhétorique antieuropéenne assortie d'un programme économique flou étatique qui ne tient pas compte du reste du monde, c'est une stratégie perdante. Aux États-Unis, le chômage des jeunes diplômés augmente plus vite que celui de la population générale. Les grandes entreprises recrutent des jeunes pour leur faire compiler des dossiers, préparer des décisions qui sont prises par des séniors. Or aujourd'hui, ce travail est fait par l'IA. François Lenglet dit que cette fois, la grande peur est bien là. Abnousse Shalmani comprend le voyage du pape en Algérie pour son pèlerinage à Saint-Augustin. Mais selon elle, le silence du Vatican sur Boualem Sansal, sur Christophe Gleizes, sur les pasteurs de Kabylie, sur les convertis poursuivis, c'est la raison d'État déguisée en humilité évangélique. Saint-Augustin, lui, ne se taisait pas. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l'actualité du jour avec pédagogie. REGLAGES - Type : extract - Fin pub : J+365Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« Il est des visites qui agissent comme des révélateurs silencieux, s'exclame Le Matin d'Algérie. Celle de Léon XIV en Afrique du Nord ne saurait être reléguée à un simple épisode marginal : elle constitue au contraire un moment chargé de portée historique et symbolique, révélateur d'une profondeur souvent négligée. Derrière ce déplacement pontifical se profile une réalité que l'Algérie contemporaine peine encore à embrasser : celle d'un passé profondément pluriel, où se croisent le judaïsme, le christianisme, la romanité, l'amazighité et, plus tard, l'islamité. » Cette visite, poursuit le quotidien algérien, « met (donc) en lumière les continuités enfouies, les héritages tus et les filiations souvent négligées. C'est toute une profondeur historique qui ressurgit, obligeant à considérer l'Algérie non comme une identité figée, mais comme un espace de mémoire complexe, traversé par des influences multiples. » Saint-Augustin l'Algérien Et en arrière-plan de cette visite, il y a l'ombre de saint Augustin : « Léon XIV appartient en effet à la famille religieuse des augustiniens, pointe Le Monde Afrique , qui se revendique de la philosophie du théologien, centrée sur les rapports entre foi et raison. Le pape souhaitait ardemment marcher dans les pas de son maître à penser. Il va ainsi visiter les vestiges de son ancienne ville, Hippone, et célébrer une messe dans la basilique qui porte son nom à Annaba. Ce voyage ne se limite cependant pas à l'attachement personnel de Léon XIV à saint Augustin, relève encore Le Monde Afrique. (…) Il s'agit plutôt pour lui de se saisir de cette figure africaine, à cheval entre les cultures puniques, latine et romaine, pour porter un message de dialogue et d'apaisement entre les deux rives de la Méditerranée. "Personnellement, j'espère me rendre en Algérie pour visiter les lieux où a vécu Saint-Augustin, mais aussi pour poursuivre le dialogue, pour construire des ponts entre le monde chrétien et le monde musulman", avait-il récemment déclaré. » En effet, rebondit le site Algérie Patriotique, « depuis plusieurs années, la diplomatie pontificale a engagé un glissement progressif vers les “périphéries actives”. Afrique, Méditerranée, Asie en transformation, autant de régions où l'Église catholique ne cherche plus seulement à maintenir une présence institutionnelle, mais à écouter les recompositions sociales, politiques et spirituelles du monde. » « Algérophobie » ? Le site TSA, Tout sur l'Algérie, prend pour sa part une tournure plus polémique pour dénoncer ce qu'il appelle « l'algérophobie » de certains médias français. TSA qui s'en prend aux hebdomadaires, Le Point et L'Express, ainsi qu'au Figaro qui publie une interview de Boualem Sansal dans laquelle on peut lire : « Cela sera une visite difficile pour le pape : des chrétiens, des évangéliques, des protestants sont persécutés en Algérie et il va falloir commencer par là. Il va entamer des discussions qui seront déjà balisées et fermées. » Commentaire de TSA : « Sans surprise, l'écrivain, habitué des gros mensonges sur son pays d'origine, en a ressassé plus d'un. Pourquoi tant de terrain ? » Et les migrants ? Libération à Paris souligne qu'il n'y a en Algérie que « quelques milliers de catholiques, une communauté essentiellement composée désormais d'étudiants et de migrants subsahariens. » D'ailleurs, « selon le porte-parole du Vatican, le pape pourrait aborder la question épineuse des migrations, l'Algérie étant une des routes entre le désert et la mer Méditerranée. La présence catholique (dans le pays) est, en fait, symbolique mais… historique, pointe le quotidien français, longtemps associée, pour le pire, à la puissance coloniale. Trouvé après l'indépendance de l'Algérie, un certain modus vivendi a été fragilisé, dans les années 90 et 2000, par le prosélytisme et l'expansion des évangéliques, notoirement en Kabylie, avant que le pouvoir algérien n'y ait mis un coup d'arrêt, en 2006, par une ordonnance. Cela a entraîné la fermeture de nombreux lieux de culte, l'interdiction, dans les faits, de convertir les musulmans. » Et Libération de conclure : « Le pape ira-t-il sur ce terrain-là ? L'affaire, en soi, relève du tabou. » Et les pays en crise ? Enfin cette remarque du quotidien Le Pays au Burkina Faso : « La tournée africaine du pape intervient dans un contexte où le continent est confronté à de nombreuses crises. (…) Et s'il y a des regrets que l'on peut nourrir par rapport au choix des pays par le Vatican, c'est bien l'absence de pays en crise Il ne fait l'ombre d'aucun doute que les Maliens, Burkinabés, Nigériens, Nigérians, Soudanais ou Congolais, qui souffraient du martyre, auraient aimé se voir réconfortés par la visite de Sa Sainteté. »
Un livre, Un lecteur, émission présentée par Florence Berthout. Elle reçoit El Mouhoub Mouhoud qui présentera son livre « Le prénom - esquisse pour autohistoire de l'immigration algérienne » aux éditions du Seuil À propos du livre : « Le prénom - esquisse pour autohistoire de l'immigration algérienne » paru aux éditions Seuil « Mon parcours est loin d'être exceptionnel. Il témoigne simplement que l'émigration et les réussites sociales individuelles des immigrés et de leurs descendants sont le produit d'une histoire sociale, familiale, et culturelle. L'immigré transporte avec lui des générations d'histoires dont il hérite, formées dans d'autres contextes, d'autres pays, d'autres cultures. » Dépositaire d'un nom et d'un prénom qui s'inscrit dans l'histoire de la colonisation Française, El Mouhoub Mouhoud raconte son parcours, depuis un petit village de Kabylie vers la banlieue d'Alger ; puis son arrivée en France à l'âge de dix ans. Mêlant descriptions et analyses, il retrace ses découvertes, ses rencontres, ses aspirations parfois contradictoires, ses doutes et sa détermination qui l'ont conduit à diriger l'une des plus grandes universités françaises. Une réussite comme un hommage rendu à un père pour qui l'école et le savoir étaient la seule exigence. Il dépeint en creux, non sans humour, la France de la deuxième moitié du XXe siècle – le comportement de ses élites, le racisme ; mais aussi la solidarité et l'engagement de la société. Au miroir des rêves, des destinées et des conditions de vie des immigrés, il éclaire le formidable rôle de l'école comme force d'émancipation. Le récit d'une ascension sociale ? Celui d'une « réparation », plutôt. El Mouhoub Mouhoud est économiste, spécialiste de la mondialisation, de l'innovation et des migrations internationales. En 2020, il devient Président de l'Université Paris Dauphine- PSL, puis prend la tête de l'Université Paris Sciences et Lettres-PSL, fin 2024.
Episode 226: Musique kabyle traditionnelle : Genre, contexte de production et renouvellement Ce podcast aborde le thème de la musique kabyle, dite ancienne ou traditionnelle, à la fois ritualisée et profane. Laquelle musique s'observe généralement dans des occasions de réjouissances familiales, comme les fêtes (naissance, circoncision et mariage) et qu'on peut qualifier de musique ritualisée marquant les rites de passage dans la vie sociale du groupe. Du point de vue anthropologique, la nature de cette musique est collective ce qui traduit en quelque sorte le type segmentaire (égalitaire) de la société kabyle traditionnelle. Dans sa communication, Azedine Kinzi insiste sur les quatre genres musicaux, les plus répandus et les plus connus dans la société kabyle et qui se produisent dans des contextes spatiaux et temporels différents. Il s'agit d'Urar lxalat (Chant collectif de femmes), Ideballen (troupe de tambourinaires) ; Iferrahen (troupe musicale de porteurs de joie) ; Boudjlima (troupe musicale des aklan (noirs)). L'intérêt de cette conférence est de montrer que cette musique, en tant que patrimoine culturel algérien qui se transmet à travers les générations, est diversifiée et pratiquée séparément par les femmes et les hommes en utilisant des instruments appropriés pour chaque genre. Par ailleurs, il est essentiel d'inclure la dimension dynamique de cette musique traditionnelle tout en insistant sur les continuités, les ruptures et les renouvèlements. Azedine Kinzi est Professeur en sociologie, enseignant/chercheur à l'université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou (Algérie). Ses domaines de recherche privilégiés sont : l'organisation sociale des communautés villageoises de Kabylie, l'émigration kabyle, les jeunes dans le milieu villageois, les acteurs locaux, la mémoire collective, etc. Cet épisode a été enregistré le 15 décembre 2024 et s'inscrit dans le cadre de la journée d'étude « Chants et musiques d'Algérie : un fait social », organisée conjointement par Centre d'Études Maghrébines en Algérie (CEMA) et le Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle (CRASC). Pr. Karim Ouaras, sociolinguiste à l'Université d'Oran 2 et Directeur adjoint du CEMA a modéré le débat. * Podcasts en relation: Épisode 214 : Jonathan Glasser : Introduction à la journée d'études « Chants et musiques d'Algérie : un fait social » Épisode 217 : Lamia Fardeheb : L'évolution de la poésie andalouse du Muashshah au Zajal : deux genres de poésie chantés dans la « Nouba » Episode 221: Abdelouahab Belgherras: السماع والمديح في التقليد الصوفي المغاربي بين الروحانية والجمالية Nous remercions notre ami Ignacio Villalón, doctorant à l'Université de Crète/Institute for Mediterranean Studies, pour sa prestation à la guitare du titre A vava Inouva de Idir pour l'introduction et la conclusion de ce podcast. Réalisation et montage: Hayet Yebbous Bensaid, Bibliothécaire / Chargée de la diffusion des activités scientifiques (CEMA).
La journée mondiale de la langue maternelle a lieu samedi 21 février. En France, souvent par peur des discriminations, un Français issu de l'immigration sur quatre n'a pas appris la langue maternelle de ses parents ou grands-parents, selon une étude de l'institut One Poll. Pourquoi l'héritage linguistique est-il si difficile à transmettre au sein des familles ? Louise, du haut de ses cinq ans, pétille d'énergie. D'une voix douce, Nasséra, sa grand-mère, parle de son enfance en Kabylie, dans le nord de l'Algérie. C'est dans les bras de sa mère qu'elle rejoint son père ouvrier dans les usines automobiles Renault en France, à l'âge de neuf mois. « Mes deux parents sont Algériens. Mon père est arrivé en 1953 à Paris. C'est la première génération qui a immigré. Il est arrivé bien avant l'indépendance de l'Algérie. Il a commencé donc à apprendre le français par son travail dans les usines automobiles Renault. Après l'indépendance en 1964, il a amené sa femme en France et leur premier enfant qui était moi », se remémore-t-elle. Assises autour de la table de la salle à manger, Sarah, 37 ans, et sa cadette Amina, 31 ans, interrogent leur mère. Pourquoi ne parlent-elles pas la langue de leurs grands-parents, le kabyle ? « J'étais à l'école en France depuis la maternelle. Je me sens plus proche de la langue française que je maîtrise beaucoup mieux. Même si mes parents, eux, me parlaient kabyle, mais moi, je répondais en français. Des fois, on s'interroge avec mon mari : "Mais comment cela se fait qu'on n'a pas transmis ?" Nos enfants ne parlent pas la langue de leurs grands-parents, de leurs origines. Je pense que c'est volontaire de notre part parce qu'on n'a jamais fait l'effort, nous, de parler kabyle à la maison. C'était plus facile pour moi de vous parler français que kabyle », leur raconte Nasséra. « La priorité, c'était l'intégration par l'école. Papa, lui, devait apprendre à parler français grâce à toi. Toi, tu devais gérer une famille de quatre enfants en travaillant aussi. Vous n'avez cessé de nous dire, depuis toutes petites "L'école d'abord, c'est la priorité". Dans une volonté d'avoir une sorte de catalyseur d'intégration par l'école, vous en avez peut-être ''oublié votre kabyle'' », lui répond sa fille. Transmettre une langue, ce n'est pas si simple. La linguiste Christine Deprez s'appuie sur l'exemple des couples mixtes et constate que certaines langues sont plus valorisées que d'autres : « On peut facilement imaginer qu'un couple franco-américain a plus de chances de transmettre sa langue qu'un couple franco-bambara, par exemple. Pourquoi ? Parce qu'il y a une valorisation de la langue anglaise dans tous les pays, y compris en France. C'est assez évident que c'est une langue d'avenir, une langue porteuse. Le bambara ne l'est pas, sauf dans une petite communauté un peu élitiste et qui revendique sa culture. La langue bambara n'est pas une langue qui est particulièrement valorisée en France. Si vous demandez aux gens ce que c'est, ils répondent ''C'est un dialecte africain''. Il n'y a pas du tout une perception culturelle positive. Elle peut même être entachée d'une forme de racisme. À la fois un racisme colonial, un racisme ethnique, un racisme religieux, etc. Il y a des gens qui cachent leur langue, mais en général, ce sont les enfants. Ils ne mentionnent pas la langue d'origine. Il ne faut pas se culpabiliser, c'est normal. Peut-être qu'après, dans 20 ans, ils vont avoir envie de l'apprendre. » C'est le cas d'Amina, 31 ans, qui prend des cours de kabyle. Mais sa mère ne l'aide pas dans cet apprentissage. « Je ne l'ai pas sollicitée. Je fais cela dans mon coin avec mes amis sur internet », explique-t-elle. À cinq ans et demi, Louise est contente de dire ses premiers mots dans la langue de ses grands-parents. Entre le kabyle et le français, sa famille l'écoute émerveillée. À lire aussiMigrants africains: «Ces personnes rencontrent une violence institutionnelle et psychique»
Azul le monde, On se retrouve pour ce nouvel épisode d'Ezuran pour parler d'un élément incontournable de la société kabyle : l'huile d'olive. De la cueillette des olives à la confection de l'huile, c'est tout un ensemble de traditions qui continue de se perpétuer. Bonne écoute. Je suis Soraya, créatrice d'Ezuran, un podcast pour découvrir et célébrer la culture kabyle. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vu sur La chronique de Patsy (200) : Emmanuel Blanchard Des colonisés ingouvernables. Adresses d'Algériens aux autorités françaises (Akbou, Paris, 1919-1940), Emmanuel Blanchard : Des colonisés ingouvernables. Adresses d'Algériens aux autorités françaises (Akbou, Paris, 1919-1940), Presses de Sciences Po, 2024 Au mitan des années 1920, Paris abritait les locaux du SAINA (Service des affaires indigènes nord-africaines) qu'on appela bientôt le « bureau arabe » chargé de contrôler et surveiller l'immigration des sujets musulmans principalement venus de Kabylie. […] Cet article provient de Radio AlterNantes FM
La cour d'appel de Tizi-Ouzou en Algérie a confirmé mercredi la condamnation à sept ans de prison de Christophe Gleizes, emprisonné depuis juin pour "apologie du terrorisme". Le journaliste français s'est vu reprocher des contacts avec des personnes liées au mouvement séparatiste Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie, classé terroriste en Algérie depuis mai 2021. Reporters sans Frontières condamne vivement cette "décision aberrante".
C'est aujourd'hui mercredi que le journaliste français sera jugé par la Cour d'appel de Tizi Ouzou en Algérie, plus de six mois après sa condamnation à sept ans de prison ferme pour « apologie du terrorisme » et « possession de publications de propagande portant atteinte à l'intérêt national ». Cette « audience en appel, explique le Matin d'Algérie, doit permettre de déterminer clairement la frontière entre un travail journalistique et une accusation pénale particulièrement lourde. C'est autour de cette ligne que s'articule la stratégie de la défense menée par Me Daoud et Me Bakouri. Les deux avocats entendent démontrer qu'il s'agit d'une simple irrégularité administrative et non d'un acte criminel. Ils reconnaissent que Christophe Gleizes est entré en Algérie muni d'un visa touristique alors que sa mission professionnelle nécessitait une accréditation délivrée par les autorités compétentes. Me Bakouri a d'ailleurs expliqué dans la presse algérienne que cette démarche constituait une violation des procédures administratives, mais ne pouvait en aucun cas être assimilée à une infraction liée au terrorisme. » « Interviewer une source ne peut constituer un délit » « Sur le fond du dossier judiciaire, les avis sont tranchés, relève Jeune Afrique. Pour la justice algérienne, Christophe Gleizes a été en contact avec un dirigeant du club de foot de la Jeunesse sportive de Kabylie, qui se trouve être responsable du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie, organisation classée terroriste, en 2021, par les autorités. Fin juin, le collaborateur des magazines So Foot et Society était donc condamné, en première instance, à sept ans de prison ferme, notamment pour “apologie du terrorisme“. À l'inverse, pointe encore Jeune Afrique, pour les signataires français de la tribune publiée la semaine dernière pour sa libération, “interviewer une source ne peut constituer un délit“ et qualifier de terrorisme ce recueil d'informations – “y compris auprès de personnes ou d'organisations controversées“ – revient à “nier la nature même du métier et à menacer la liberté d'informer, garantie par les conventions internationales“. » Quel scénario ? Alors ce mercredi, devant la Cour de Tizi Ouzou, « plusieurs scénarios sont sur la table, précise le Monde Afrique. Le tribunal pourrait réduire la peine de Christophe Gleizes à six mois ferme, couvrant à quelques jours près la durée de détention déjà effectuée par le reporter et lui permettant d'envisager une libération rapide. En cas de confirmation de la peine (ou de réduction de celle-ci à moins de sept ans) et de condamnation définitive, Christophe Gleizes pourrait bénéficier d'une mesure de grâce à disposition du président Abdelmadjid Tebboune. Une issue plus favorable encore serait celle d'un acquittement. » En tout cas, poursuit le Monde Afrique, « la plaidoirie de la défense devrait s'articuler autour de deux axes, celui de l'erreur administrative commise par le reporter, entré sur le sol algérien avec un visa touristique et celui de l'accès aux sources “indispensable pour mener son travail d'investigation, mais qu'il ne faut pas confondre avec l'adhésion à une quelconque cause défendue par certaines de ces sources“, précise Me Daoud. Une définition, commente le journal, qui conviendrait sans doute à Christophe Gleizes, lecteur, auteur, commentateur, mais journaliste avant tout. » Guinée : un an sans nouvelles d'Habib Marouane Camara Enfin, toujours dans ce chapitre de la liberté de la presse, à noter ce triste anniversaire. Cela fait un an jour pour jour ce mercredi qu'on est sans nouvelles du journaliste guinéen Habib Marouane Camara. Le responsable du site d'information le Révélateur 224 avait été arrêté par des gendarmes le 3 décembre 2024 dans la banlieue de Conakry. Les autorités guinéennes ont toujours nié avoir une quelconque responsabilité dans cette disparition. Aujourd'hui, son épouse, Camara Mariama Lamarana Diallo, ainsi que plusieurs de ses confrères seront face à la presse, note le site Guinée Live. Objectif, pointe le média guinéen : « attirer l'attention de l'opinion nationale et internationale sur ce phénomène qui s'est emparé de la Guinée : le kidnapping de citoyens à leur domicile, sans procès. » En effet, soupire Guinée Live, « ils sont nombreux, les Guinéens (civils et militaires) dont les familles n'ont aucune nouvelle. Sans fournir ici une liste exhaustive, citons les opposants Foniké Mengué et Mamadou Billo Bah ou encore l'ancien secrétaire général du ministère des Mines, Saadou Nimaga. »
C'est aujourd'hui mercredi que le journaliste français sera jugé par la Cour d'appel de Tizi Ouzou en Algérie, plus de six mois après sa condamnation à sept ans de prison ferme pour « apologie du terrorisme » et « possession de publications de propagande portant atteinte à l'intérêt national ». Cette « audience en appel, explique le Matin d'Algérie, doit permettre de déterminer clairement la frontière entre un travail journalistique et une accusation pénale particulièrement lourde. C'est autour de cette ligne que s'articule la stratégie de la défense menée par Me Daoud et Me Bakouri. Les deux avocats entendent démontrer qu'il s'agit d'une simple irrégularité administrative et non d'un acte criminel. Ils reconnaissent que Christophe Gleizes est entré en Algérie muni d'un visa touristique alors que sa mission professionnelle nécessitait une accréditation délivrée par les autorités compétentes. Me Bakouri a d'ailleurs expliqué dans la presse algérienne que cette démarche constituait une violation des procédures administratives, mais ne pouvait en aucun cas être assimilée à une infraction liée au terrorisme. » « Interviewer une source ne peut constituer un délit » « Sur le fond du dossier judiciaire, les avis sont tranchés, relève Jeune Afrique. Pour la justice algérienne, Christophe Gleizes a été en contact avec un dirigeant du club de foot de la Jeunesse sportive de Kabylie, qui se trouve être responsable du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie, organisation classée terroriste, en 2021, par les autorités. Fin juin, le collaborateur des magazines So Foot et Society était donc condamné, en première instance, à sept ans de prison ferme, notamment pour “apologie du terrorisme“. À l'inverse, pointe encore Jeune Afrique, pour les signataires français de la tribune publiée la semaine dernière pour sa libération, “interviewer une source ne peut constituer un délit“ et qualifier de terrorisme ce recueil d'informations – “y compris auprès de personnes ou d'organisations controversées“ – revient à “nier la nature même du métier et à menacer la liberté d'informer, garantie par les conventions internationales“. » Quel scénario ? Alors ce mercredi, devant la Cour de Tizi Ouzou, « plusieurs scénarios sont sur la table, précise le Monde Afrique. Le tribunal pourrait réduire la peine de Christophe Gleizes à six mois ferme, couvrant à quelques jours près la durée de détention déjà effectuée par le reporter et lui permettant d'envisager une libération rapide. En cas de confirmation de la peine (ou de réduction de celle-ci à moins de sept ans) et de condamnation définitive, Christophe Gleizes pourrait bénéficier d'une mesure de grâce à disposition du président Abdelmadjid Tebboune. Une issue plus favorable encore serait celle d'un acquittement. » En tout cas, poursuit le Monde Afrique, « la plaidoirie de la défense devrait s'articuler autour de deux axes, celui de l'erreur administrative commise par le reporter, entré sur le sol algérien avec un visa touristique et celui de l'accès aux sources “indispensable pour mener son travail d'investigation, mais qu'il ne faut pas confondre avec l'adhésion à une quelconque cause défendue par certaines de ces sources“, précise Me Daoud. Une définition, commente le journal, qui conviendrait sans doute à Christophe Gleizes, lecteur, auteur, commentateur, mais journaliste avant tout. » Guinée : un an sans nouvelles d'Habib Marouane Camara Enfin, toujours dans ce chapitre de la liberté de la presse, à noter ce triste anniversaire. Cela fait un an jour pour jour ce mercredi qu'on est sans nouvelles du journaliste guinéen Habib Marouane Camara. Le responsable du site d'information le Révélateur 224 avait été arrêté par des gendarmes le 3 décembre 2024 dans la banlieue de Conakry. Les autorités guinéennes ont toujours nié avoir une quelconque responsabilité dans cette disparition. Aujourd'hui, son épouse, Camara Mariama Lamarana Diallo, ainsi que plusieurs de ses confrères seront face à la presse, note le site Guinée Live. Objectif, pointe le média guinéen : « attirer l'attention de l'opinion nationale et internationale sur ce phénomène qui s'est emparé de la Guinée : le kidnapping de citoyens à leur domicile, sans procès. » En effet, soupire Guinée Live, « ils sont nombreux, les Guinéens (civils et militaires) dont les familles n'ont aucune nouvelle. Sans fournir ici une liste exhaustive, citons les opposants Foniké Mengué et Mamadou Billo Bah ou encore l'ancien secrétaire général du ministère des Mines, Saadou Nimaga. »
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 21 novembre 2025.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Antoine Foucher, consultant, spécialiste des questions sociales, auteur de Sortir du travail qui ne paie plus.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Y A-T-IL EN FRANCE UNE GAUCHE DE GOUVERNEMENT ?Le 16 octobre, le choix du Parti socialiste de ne pas censurer Sébastien Lecornu a réinterrogé les alliances au sein du bloc non mélenchoniste. Ce vote a profondément divisé la gauche. Une partie de ce camp, incarnée par les socialistes, a décidé de jouer le jeu du compromis avec l'exécutif, obtenant la promesse d'une suspension de la réforme des retraites et un abandon du 49.3. Une victoire sur les retraites accueillie favorablement par la direction de la CFDT perçue comme un jalon dans le rétablissement de liens, aujourd'hui ténus, avec le mouvement social-réformateur. Pour L'historien Mathieu Fulla, ce choix de la non-censure par le Parti socialiste s'inscrit dans « une mémoire partisane qui associe socialisme et défense de la République ». Les socialistes considèrent qu'il vaut mieux faire des concessions, contre quelques victoires. Une autre partie de la gauche, celle emmenée par La France Insoumise mais composée d'une écrasante majorité des députés écologistes et communistes, n'a pas souhaité épargner le gouvernement et entend voter la censure. Les Insoumis, avec leur héritage de la gauche radicale, estiment que tout compromis est un « piège ».Dimanche dernier, à Pontoise dans le Val-d'Oise, l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve organisait un rassemblement, présenté comme « inédit », des « différentes composantes de la gauche réformiste », avec un casting qui ne manquait pas de présidentiables, à dix-huit mois de l'échéance. Outre le président du mouvement la Convention, fondé en 2022 après sa rupture avec le Parti socialiste, on comptait l'ancien président de la République François Hollande, la présidente PS de la région Occitanie, Carole Delga, et le député européen et coprésident de Place publique, Raphaël Glucksmann. Une étude publiée par l'IFOP pour L'Opinion et Sud Radio, le 30 septembre, sur le premier tour de l'élection présidentielle de 2027 donne pour la première fois, une longueur d'avance à Raphaël Glucksmann par rapport à Jean-Luc Mélenchon et, dans certains scénarios, place l'eurodéputé au second tour du scrutin face à l'extrême droite. Les participants de ce rassemblement de la gauche réformiste partagent un même refus obstiné de l'alliance avec La France Insoumise. Ici, la culture du compromis continue de tenir lieu de boussole, en opposition à ce qu'ils nomment la « gauche de l'outrance ».Quoiqu'invité au rassemblement de Pontoise, le premier secrétaire du PS a privilégié, la veille, une autre rencontre. Celle qui réunissait à Trappes dans les Yvelines la gauche dite « unitaire », qui prépare l'organisation d'une primaire afin de désigner un candidat commun en 2027 : PS, Écologistes, Génération.s, L'Après, parti de Clémentine Autain, et Debout, de François Ruffin, autour de l'ex-première ministrable du Nouveau Front populaire, Lucie Castets. Mais, d'une primaire, tous les participants au raout social-démocrate de dimanche n'en veulent pas. À dix-huit mois de la présidentielle, la gauche avance toujours en ordre dispersé.L'ALGÉRIE ET LA FRANCE : ENTENTE IMPOSSIBLE, RUPTURE IMPROBABLEEntre embellies et tensions, la relation entre la France et l'Algérie oscille sans cesse. Après une série de différends entre les deux pays, le 31 juillet 2024 allait marquer un tournant majeur : à la surprise générale, le président français est sorti de sa traditionnelle neutralité sur le dossier ultrasensible du Sahara occidental en reconnaissant la souveraineté marocaine sur ce territoire disputé par Rabat et les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par Alger. Ce revirement spectaculaire provoqua la colère de l'Algérie, qui rappela son ambassadeur et suspendit la coopération entre les deux pays, notamment en matière de politique migratoire, de sécurité et d'accords économiques. Ce fut le début d'une des crises diplomatiques les plus graves depuis l'indépendance en 1962.Après plus d'un an de cette crise émaillée par l'arrestation à Alger en novembre 2024 de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, gracié le 12 novembre dernier et de retour en France, le nouveau ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, multiplie les déclarations exprimant sa volonté de renouer « le dialogue » avec l'Algérie. Il se démarque ainsi de son prédécesseur, Bruno Retailleau et assume d'engager une politique de détente avec l'Algérie pour reprendre la coopération sécuritaire sur les questions de terrorisme et de narcotrafic. Il compte aussi sur Alger pour faciliter les expulsions d'Algériens en situation irrégulière.Le Premier ministre français a regretté le vote par l'Assemblée nationale, le 30 octobre, pour la première fois de la Vème République, d'un texte du Rassemblement national, en faveur de la dénonciation de l'accord franco-algérien de 1968 – qui régit les règles du séjour des Algériens en France. Sébastien Lecornu s'est toutefois dit favorable à une renégociation de l'accord, que deux rapports parlementaires de 2025 ont jugé trop favorable aux Algériens et ne se justifiant plus, soixante-trois ans après l'indépendance. Les immigrés algériens en France représentent la plus importante communauté immigrée dans le pays, avec près de 900.000 personnes.Si l'heure semble à la décrispation, cependant, l'historien Benjamin Stora estime que « la crise entre l'Algérie et la France a été très dure et très profonde. D'un côté comme de l'autre, elle va laisser des traces. » Il pointe les écueils qui demeurent : à commencer par l'incarcération du journaliste français Christophe Gleizes, arrêté en mai 2024 alors qu'il réalisait des reportages sur le football en Kabylie, mais aussi la position de Paris sur le Sahara-Occidental, la question des obligations de quitter le territoire français (OQTF), les questions sécuritaires dans le Sahel et les questions migratoires.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
The 30th COP climate summit is under way in the Brazilian city of Belém. BBC World Service Environment Correspondent Navin Singh Khadka has been covering COP since 2006. He joins us to share his insights on the inner workings of the summit and how it has changed over the years. In 2023, Algeria experienced devastating wildfires, particularly in the Kabylie region which is home to the Amazigh people. The Algerian government typically broadcasts brief updates in Algerian Arabic, which many people in affected regions do not speak. This lack of linguistic inclusivity means that vital information often fails to reach those who need it most. Khadija Maalej from BBC Media Action explains how a project called WISER has set about improving communications in order to save lives. For centuries, people fleeing slavery lived in isolation in Jalapão, in the east of Brazil. They survived by raising cattle and used controlled fires to renew the natural pasture for their herds. Then, in 2001, the government banned burning. The ban had the opposite effect to what was desired: Jalapão began to face gigantic wildfires until, in 2014, the state relented and began to encourage controlled burns again. João Fellet of BBC Brasil has travelled to Jalapão, to speak to the Quilombola people, and watch their controlled burns. This episode of The Documentary comes to you from The Fifth Floor, the show at the heart of global storytelling, with BBC journalists from all around the world. Presented by Faranak Amidi. Produced by Caroline Ferguson and Laura ThomasThis is an EcoAudio certified production. (Photo: Faranak Amidi. Credit: Tricia Yourkevich.)
Azul le monde ! Nouvel épisode d'Ezuran! Un épisode un peu spécial car je suis en compagnie de Sarah, créatrice du podcast Mazal ! L'occasion d'échanger sur notre héritage algérien et kabyle pour moi , notre attachement à nos racines et comment cela se traduit . N'hésitez pas à nous faire un petit retour.Bonne écoute ! Tanemirth nwen #Kabylie#Algérie#Amazigh#Imazighen#culturekabyle#identitekabyle#traditionskabyles#traditionamazigh#femmeskabyles#femmesamazigh#leskabyles#bejaia#tiziouzouHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'est de la République Démocratique du Congo est au cœur d'un conflit qui fait rage depuis plusieurs années. D'un côté, les forces congolaises, de l'autre, le M23 soutenu par le Rwanda voisin. De nombreux morts, des blessés et des populations appauvries, prises en étau dans une zone riche en matières premières, source de convoitises et de trafics. Alors que des négociations de paix sont en cours sous l'égide des États-Unis et du Qatar. Décryptage des enjeux économiques et géopolitiques d'un conflit qui paralyse toute une région.
L'est de la République Démocratique du Congo est au cœur d'un conflit qui fait rage depuis plusieurs années. D'un côté, les forces congolaises, de l'autre, le M23 soutenu par le Rwanda voisin. De nombreux morts, des blessés et des populations appauvries, prises en étau dans une zone riche en matières premières, source de convoitises et de trafics. Alors que des négociations de paix sont en cours sous l'égide des États-Unis et du Qatar. Décryptage des enjeux économiques et géopolitiques d'un conflit qui paralyse toute une région.
Perceptions et trous de mémoire Episode 2 : Dans la famille, les descriptions du grand-père d'Anaïs changent d'une personne à l'autre. Qui dit vrai ? Anaïs découvre qu'il faisait partie d'un « groupe » qui terrorisait sa grand-mère. Elle n'est pas au bout de ses surprises lorsqu'elle apprend par sa mère qu'il aurait tué une femme.Ramener la guerre à la maisonPassionnée de boxe et de tir, jusqu'à maintenant, Anaïs n'avait aucun problème avec sa façon de se défendre, même si cela devait impliquer une certaine violence. Ce n'est qu'après avoir quitté la France pour le Canada, et être devenue mère, qu'elle a commencé à se poser des questions : le jour où, pour ne pas frapper son fils de quatre ans, elle l'effraie en cognant sur un mur, elle se souvient de la peur que lui inspiraient les accès de colère de sa propre mère. D'abord réticente à l'idée de participer à l'enquête de sa fille, cette dernière finit par accepter de poser sa voix et d'ouvrir les portes de son passé dans le cadre d'une médiation. Anaïs apprend alors que son grand-père, lorsqu'il était ivre, avait des épisodes violents durant lesquels il battait sa femme et, parfois ses enfants. Elle découvre également qu'il faisait partie des “groupes de choc” mis sur pied en métropole par le FLN pour encadrer et surveiller l'immigration algérienne et commettre des attentats contre le gouvernement français.Au Canada, Anais a découvert la notion de traumatisme intergénérationnel liée à la colonisation qu'ont subi les peuples autochtones. La Jeune femme s'interroge alors : sa violence prendrait-elle source dans un traumatisme intergénérationnel en lien avec la Guerre d'Algérie ? De révélation en explication, avec l'aide d'une psychiatre, d'une psychothérapeute autochtone mohawk et d'un historien, son récit familial intime sonde jusqu'en Kabylie les souvenirs enfouis et contradictoires des siens, pour se heurter à un passé insoupçonné, enraciné dans la violence de l'Histoire, principalement coloniale.Avec : Fatma Bouvet de la Maisonneuve (psychiatre), Marc André (historien), Suzy Goodleaf (psychologue)Bibliographie :- Les damnés de la terre, Frantz Fanon, Librairie François Maspero, 1961 ;- Anima, Wajdi Mouawad, Babel, 2012 ;- Peau Rouge, Masques blancs, Glen Sean Coulthard, LUX Éditions, 2018Mentions :- L'Art de perdre, Alice Zeniter, Flammarion, 2017 ;- Les groupes de choc du FLN. Particularités de la guerre d'indépendance algérienne en métropole de Marc André, dans la Revue historique, Éditions Presses Universitaires de France, 2014 ;- Rapport sur les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d'Algérie, Benjamin Stora, 2021 ;- Je me suis fait la guerre, ou comment être un "bon arabe, Une Expérience signée Stéphane Mercurio, réalisée par Nathalie Battus, France Culture, 2021 ;Pour aller plus loin :- Petite maman de Céline Sciamma, 2021 ;- Portrait du colonisé. Portrait du colonisateur, Albert Memmi, Corréa 1957 ;- À bras-le-coeur, Mehdi Charef, Mercure de France, 2006 ;- Un rêve, deux rives, Nadia Henni-Moulaï, Slatkine & Cie, 2021 ;- Une enfance française, Farida Khelfa, Albin Michel, 2024 ; - Histoire de l'Algérie à la période coloniale sous la direction de Abderrahmane Bouchène, Jean-Pierre Peyroulou, Ouanassa Siari Tengour, Sylvie Thénault, La Découverte, 2014 ;- Femmes dévoilées : des Algériennes en France à l'heure de la décolonisation, Marc André, ENS Éditions, 2016 ;- Le vent en parle encore, Michel Jean, Stanké 2015 ;- Traumatisme historique et guérison autochtone, Cynthia C. Wesley-Esquimaux, Ph.D. Magdalena Smolewski, Ph.D. Fondation autochtone de guérison, 2004 ;- Retisser nos liens : Comprendre les traumatismes vécus dans les pensionnats indiens par les Autochtones, Deborah Chansonneuve. Fondation autochtone de guérison, 2005.Remerciements : Ma famille, qui a accepté de s'ouvrir et de participer à ce documentaire malgré la pudeur et le poids des douleurs.Un merci tout particulier à ma mère : je ne crois pas qu'il y ait de plus grande preuve d'amour que celle d'avoir accepté ce dialogue.Merci aux expert·es qui ont apporté leur sensibilité, leur savoir et leur intelligence à ce projet.La direction des archives de la Préfecture de Police.Les femmes de ma vie, qui m'ont écoutée, soutenue et supportée (dans tous les sens du terme).Mon fils, dans l'espoir que tu ne manques jamais de mots.Mon père.Ma psy. Réalisation, mixage et musiques originales Samuel Hirsch Enregistrements studio Samuel Hirsch et Christian St-Germain Prises de sons extérieures au Canada Éric Tessier et Maxime Branchaud Illustration Pierre Place Production ARTE Radio
Réconciliation et ressentiment Episode 5 : Anaïs fait la paix avec sa famille et son histoire. Elle se demande maintenant si une paix sociale est possible pour les Français d'origine algérienne, car après toutes ses découvertes, elle a du mal à apaiser sa colère et son ressentiment envers la France et son passé colonial.Ramener la guerre à la maisonPassionnée de boxe et de tir, jusqu'à maintenant, Anaïs n'avait aucun problème avec sa façon de se défendre, même si cela devait impliquer une certaine violence. Ce n'est qu'après avoir quitté la France pour le Canada, et être devenue mère, qu'elle a commencé à se poser des questions : le jour où, pour ne pas frapper son fils de quatre ans, elle l'effraie en cognant sur un mur, elle se souvient de la peur que lui inspiraient les accès de colère de sa propre mère. D'abord réticente à l'idée de participer à l'enquête de sa fille, cette dernière finit par accepter de poser sa voix et d'ouvrir les portes de son passé dans le cadre d'une médiation. Anaïs apprend alors que son grand-père, lorsqu'il était ivre, avait des épisodes violents durant lesquels il battait sa femme et, parfois ses enfants. Elle découvre également qu'il faisait partie des “groupes de choc” mis sur pied en métropole par le FLN pour encadrer et surveiller l'immigration algérienne et commettre des attentats contre le gouvernement français.Au Canada, Anais a découvert la notion de traumatisme intergénérationnel liée à la colonisation qu'ont subi les peuples autochtones. La Jeune femme s'interroge alors : sa violence prendrait-elle source dans un traumatisme intergénérationnel en lien avec la Guerre d'Algérie ? De révélation en explication, avec l'aide d'une psychiatre, d'une psychothérapeute autochtone mohawk et d'un historien, son récit familial intime sonde jusqu'en Kabylie les souvenirs enfouis et contradictoires des siens, pour se heurter à un passé insoupçonné, enraciné dans la violence de l'Histoire, principalement coloniale.Avec :Fatma Bouvet de la Maisonneuve (psychiatre), Marc André (historien), Suzy Goodleaf (psychologue)Bibliographie :- Les damnés de la terre, Frantz Fanon, Librairie François Maspero, 1961 ;- Anima, Wajdi Mouawad, Babel, 2012 ;- Peau Rouge, Masques blancs, Glen Sean Coulthard, LUX Éditions, 2018Mentions :- L'Art de perdre, Alice Zeniter, Flammarion, 2017 ;- Les groupes de choc du FLN. Particularités de la guerre d'indépendance algérienne en métropole de Marc André, dans la Revue historique, Éditions Presses Universitaires de France, 2014 ;- Rapport sur les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d'Algérie, Benjamin Stora, 2021 ;- Je me suis fait la guerre, ou comment être un "bon arabe », Une Expérience signée Stéphane Mercurio, réalisée par Nathalie Battus, France Culture, 2021 ;Pour aller plus loin- Petite maman de Céline Sciamma, 2021 ;- Portrait du colonisé. Portrait du colonisateur, Albert Memmi, Corréa 1957 ;- À bras-le-coeur, Mehdi Charef, Mercure de France, 2006 ;- Un rêve, deux rives, Nadia Henni-Moulaï, Slatkine & Cie, 2021 ;- Une enfance française, Farida Khelfa, Albin Michel, 2024 ; - Histoire de l'Algérie à la période coloniale sous la direction de Abderrahmane Bouchène, Jean-Pierre Peyroulou, Ouanassa Siari Tengour, Sylvie Thénault, La Découverte, 2014 ;- Femmes dévoilées : des Algériennes en France à l'heure de la décolonisation, Marc André, ENS Éditions, 2016 ;- Le vent en parle encore, Michel Jean, Stanké 2015 ;- Traumatisme historique et guérison autochtone, Cynthia C. Wesley-Esquimaux, Ph.D. Magdalena Smolewski, Ph.D. Fondation autochtone de guérison, 2004 ;- Retisser nos liens : Comprendre les traumatismes vécus dans les pensionnats indiens par les Autochtones, Deborah Chansonneuve. Fondation autochtone de guérison, 2005.Remerciements :Ma famille, qui a accepté de s'ouvrir et de participer à ce documentaire malgré la pudeur et le poids des douleurs.Un merci tout particulier à ma mère : je ne crois pas qu'il y ait de plus grande preuve d'amour que celle d'avoir accepté ce dialogue.Merci aux expert·es qui ont apporté leur sensibilité, leur savoir et leur intelligence à ce projet.La direction des archives de la Préfecture de Police.Les femmes de ma vie, qui m'ont écoutée, soutenue et supportée (dans tous les sens du terme).Mon fils, dans l'espoir que tu ne manques jamais de mots.Mon père.Ma psy. Réalisation, mixage et musiques originales Samuel Hirsch Enregistrements studio Samuel Hirsch et Christian St-Germain Prises de sons extérieures au Canada Éric Tessier et Maxime Branchaud Illustration Pierre Place Production ARTE Radio
Kabylie - Alger Episode 4 : Anaïs descend brutalement de son petit nuage décolonial en apprenant l'identité de la personne tuée. Son enquête se termine à Alger lors d'une scène choquante, lorsqu'un ami de la famille lui braque une arme au visage. Aurait-elle posé les mauvaises questions à la mauvaise personne ?Ramener la guerre à la maisonPassionnée de boxe et de tir, jusqu'à maintenant, Anaïs n'avait aucun problème avec sa façon de se défendre, même si cela devait impliquer une certaine violence. Ce n'est qu'après avoir quitté la France pour le Canada, et être devenue mère, qu'elle a commencé à se poser des questions : le jour où, pour ne pas frapper son fils de quatre ans, elle l'effraie en cognant sur un mur, elle se souvient de la peur que lui inspiraient les accès de colère de sa propre mère. D'abord réticente à l'idée de participer à l'enquête de sa fille, cette dernière finit par accepter de poser sa voix et d'ouvrir les portes de son passé dans le cadre d'une médiation. Anaïs apprend alors que son grand-père, lorsqu'il était ivre, avait des épisodes violents durant lesquels il battait sa femme et, parfois ses enfants. Elle découvre également qu'il faisait partie des “groupes de choc” mis sur pied en métropole par le FLN pour encadrer et surveiller l'immigration algérienne et commettre des attentats contre le gouvernement français.Au Canada, Anais a découvert la notion de traumatisme intergénérationnel liée à la colonisation qu'ont subi les peuples autochtones. La Jeune femme s'interroge alors : sa violence prendrait-elle source dans un traumatisme intergénérationnel en lien avec la Guerre d'Algérie ? De révélation en explication, avec l'aide d'une psychiatre, d'une psychothérapeute autochtone mohawk et d'un historien, son récit familial intime sonde jusqu'en Kabylie les souvenirs enfouis et contradictoires des siens, pour se heurter à un passé insoupçonné, enraciné dans la violence de l'Histoire, principalement coloniale.Avec : Fatma Bouvet de la Maisonneuve (psychiatre), Marc André (historien), Suzy Goodleaf (psychologue)Bibliographie :- Les damnés de la terre, Frantz Fanon, Librairie François Maspero, 1961 ;- Anima, Wajdi Mouawad, Babel, 2012 ;- Peau Rouge, Masques blancs, Glen Sean Coulthard, LUX Éditions, 2018Mentions :- L'Art de perdre, Alice Zeniter, Flammarion, 2017 ;- Les groupes de choc du FLN. Particularités de la guerre d'indépendance algérienne en métropole de Marc André, dans la Revue historique, Éditions Presses Universitaires de France, 2014 ;- Rapport sur les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d'Algérie, Benjamin Stora, 2021 ;- Je me suis fait la guerre, ou comment être un "bon arabe », Une Expérience signée Stéphane Mercurio, réalisée par Nathalie Battus, France Culture, 2021 ;Pour aller plus loin :- Petite maman de Céline Sciamma, 2021 ;- Portrait du colonisé. Portrait du colonisateur, Albert Memmi, Corréa 1957 ;- À bras-le-coeur, Mehdi Charef, Mercure de France, 2006 ;- Un rêve, deux rives, Nadia Henni-Moulaï, Slatkine & Cie, 2021 ;- Une enfance française, Farida Khelfa, Albin Michel, 2024 ; - Histoire de l'Algérie à la période coloniale sous la direction de Abderrahmane Bouchène, Jean-Pierre Peyroulou, Ouanassa Siari Tengour, Sylvie Thénault, La Découverte, 2014 ;- Femmes dévoilées : des Algériennes en France à l'heure de la décolonisation, Marc André, ENS Éditions, 2016 ;- Le vent en parle encore, Michel Jean, Stanké 2015 ;- Traumatisme historique et guérison autochtone, Cynthia C. Wesley-Esquimaux, Ph.D. Magdalena Smolewski, Ph.D. Fondation autochtone de guérison, 2004 ;- Retisser nos liens : Comprendre les traumatismes vécus dans les pensionnats indiens par les Autochtones, Deborah Chansonneuve. Fondation autochtone de guérison, 2005.Remerciements : Ma famille, qui a accepté de s'ouvrir et de participer à ce documentaire malgré la pudeur et le poids des douleurs.Un merci tout particulier à ma mère : je ne crois pas qu'il y ait de plus grande preuve d'amour que celle d'avoir accepté ce dialogue.Merci aux expert·es qui ont apporté leur sensibilité, leur savoir et leur intelligence à ce projet.La direction des archives de la Préfecture de Police.Les femmes de ma vie, qui m'ont écoutée, soutenue et supportée (dans tous les sens du terme).Mon fils, dans l'espoir que tu ne manques jamais de mots.Mon père.Ma psy. Réalisation, mixage et musiques originales Samuel Hirsch Enregistrements studio Samuel Hirsch et Christian St-Germain Prises de sons extérieures au Canada Éric Tessier et Maxime Branchaud Illustration Pierre Place Production ARTE Radio
Direction l'Algérie Episode 3 : L'enquête d'Anaïs se poursuit en Algérie. Elle avait beaucoup imaginé le pays mais elle n'y était jamais allée. Parmi les récits sombres qu'elle entend, Anaïs découvre aussi le courage de son grand-père à travers un autre crime.Ramener la guerre à la maisonPassionnée de boxe et de tir, jusqu'à maintenant, Anaïs n'avait aucun problème avec sa façon de se défendre, même si cela devait impliquer une certaine violence. Ce n'est qu'après avoir quitté la France pour le Canada, et être devenue mère, qu'elle a commencé à se poser des questions : le jour où, pour ne pas frapper son fils de quatre ans, elle l'effraie en cognant sur un mur, elle se souvient de la peur que lui inspiraient les accès de colère de sa propre mère. D'abord réticente à l'idée de participer à l'enquête de sa fille, cette dernière finit par accepter de poser sa voix et d'ouvrir les portes de son passé dans le cadre d'une médiation. Anaïs apprend alors que son grand-père, lorsqu'il était ivre, avait des épisodes violents durant lesquels il battait sa femme et, parfois ses enfants. Elle découvre également qu'il faisait partie des “groupes de choc” mis sur pied en métropole par le FLN pour encadrer et surveiller l'immigration algérienne et commettre des attentats contre le gouvernement français.Au Canada, Anais a découvert la notion de traumatisme intergénérationnel liée à la colonisation qu'ont subi les peuples autochtones. La Jeune femme s'interroge alors : sa violence prendrait-elle source dans un traumatisme intergénérationnel en lien avec la Guerre d'Algérie ? De révélation en explication, avec l'aide d'une psychiatre, d'une psychothérapeute autochtone mohawk et d'un historien, son récit familial intime sonde jusqu'en Kabylie les souvenirs enfouis et contradictoires des siens, pour se heurter à un passé insoupçonné, enraciné dans la violence de l'Histoire, principalement coloniale.Avec : Fatma Bouvet de la Maisonneuve (psychiatre), Marc André (historien), Suzy Goodleaf (psychologue)Bibliographie :- Les damnés de la terre, Frantz Fanon, Librairie François Maspero, 1961 ;- Anima, Wajdi Mouawad, Babel, 2012 ;- Peau Rouge, Masques blancs, Glen Sean Coulthard, LUX Éditions, 2018Mentions :- L'Art de perdre, Alice Zeniter, Flammarion, 2017 ;- Les groupes de choc du FLN. Particularités de la guerre d'indépendance algérienne en métropole de Marc André, dans la Revue historique, Éditions Presses Universitaires de France, 2014 ;- Rapport sur les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d'Algérie, Benjamin Stora, 2021 ;- Je me suis fait la guerre, ou comment être un "bon arabe », Une Expérience signée Stéphane Mercurio, réalisée par Nathalie Battus, France Culture, 2021 ;Pour aller plus loin :- Petite maman de Céline Sciamma, 2021 ;- Portrait du colonisé. Portrait du colonisateur, Albert Memmi, Corréa 1957 ;- À bras-le-coeur, Mehdi Charef, Mercure de France, 2006 ;- Un rêve, deux rives, Nadia Henni-Moulaï, Slatkine & Cie, 2021 ;- Une enfance française, Farida Khelfa, Albin Michel, 2024 ; - Histoire de l'Algérie à la période coloniale sous la direction de Abderrahmane Bouchène, Jean-Pierre Peyroulou, Ouanassa Siari Tengour, Sylvie Thénault, La Découverte, 2014 ;- Femmes dévoilées : des Algériennes en France à l'heure de la décolonisation, Marc André, ENS Éditions, 2016 ;- Le vent en parle encore, Michel Jean, Stanké 2015 ;- Traumatisme historique et guérison autochtone, Cynthia C. Wesley-Esquimaux, Ph.D. Magdalena Smolewski, Ph.D. Fondation autochtone de guérison, 2004 ;- Retisser nos liens : Comprendre les traumatismes vécus dans les pensionnats indiens par les Autochtones, Deborah Chansonneuve. Fondation autochtone de guérison, 2005.Remerciements : Ma famille, qui a accepté de s'ouvrir et de participer à ce documentaire malgré la pudeur et le poids des douleurs.Un merci tout particulier à ma mère : je ne crois pas qu'il y ait de plus grande preuve d'amour que celle d'avoir accepté ce dialogue.Merci aux expert·es qui ont apporté leur sensibilité, leur savoir et leur intelligence à ce projet.La direction des archives de la Préfecture de Police.Les femmes de ma vie, qui m'ont écoutée, soutenue et supportée (dans tous les sens du terme).Mon fils, dans l'espoir que tu ne manques jamais de mots.Mon père.Ma psy. Réalisation, mixage et musiques originales Samuel Hirsch Enregistrements studio Samuel Hirsch et Christian St-Germain Prises de sons extérieures au Canada Éric Tessier et Maxime Branchaud Illustration Pierre Place Production ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 23/09/2025 Le cécifoot comme lumière : la renaissance d'Hakim ArezkiLe 7 septembre 2024, Hakim Arezki marque, de son pied droit, le premier tir au but de l'équipe de France de cécifoot en finale des Jeux Paralympiques, à Paris, au pied de la Tour Eiffel. Ce même pied qui a failli être amputé 23 ans plus tôt. En 2001, le jeune Hakim participe à une manifestation pacifique en Kabylie pour la défense de la langue et de l'identité berbère. Il reçoit deux balles dans le corps : une dans le tendon d'Achille, une autre sous le crâne. La deuxième le rendra aveugle en sectionnant neuf nerfs optiques. Son père, qui vit en région parisienne, le retrouve en Algérie et parvient à l'évacuer en cachette pour le faire hospitaliser en France. Dans sa biographie “Renaître dans la nuit” (XO éditions), il revient sur sa traversée du désert qui dura deux ans, d'hôpital en hôpital, d'opérations en opérations, l'acceptation de son nouveau handicap puis, enfin, sa reconstruction progressive. Reconnaissance de l'État de Palestine : chemin vers la paix ou voie sans issue ? “Le temps est venu de faire la paix”, a déclaré Emmanuel Macron dans l'enceinte des Nations unies le 22 septembre. Un discours d'un peu plus de 20 minutes durant lequel il a reconnu l'État palestinien. Quelques applaudissements ont accompagné cette annonce prononcée devant deux chaises ostensiblement vides : celles des représentants d'Israël et des États-Unis. La veille, le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et le Portugal ont également reconnu officiellement cet État. Aujourd'hui, ils sont 158 pays sur les 193 membres de l'ONU à l'avoir fait. “Ils reconnaîtront un État palestinien sur le papier et nous construirons ici l'État juif israélien sur le terrain. Le papier sera jeté à la poubelle de l'histoire et l'État d'Israël prospérera et fleurira”, avait déjà prévenu le ministre israélien de la Défense, Israël Katz. La probabilité d'une annexion totale de la Cisjordanie par Israël est toujours d'actualité. Les États-Unis sont le seul pays du Conseil de sécurité de l'ONU a ne pas reconnaître l'État palestinien. Donald Trump s'exprime aujourd'hui aux Nations unies pour s'en prendre aux pays qui ont choisi de reconnaître la Palestine. Il doit, dans le même temps, rencontrer les dirigeants des pays arabes pour évoquer son propre plan, celui d'une Riviera à Gaza. On en débat avec Dominique Eddé, romancière et essayiste libanaise, David Khalfa, co-directeur de l'Observatoire du Moyen-Orient de la Fondation Jean-Jaurès et Arancha González, ancienne ministre espagnole des Affaires étrangères dans le gouvernement de Pedro Sanchez (2020-2021).Enfin, Xavier Mauduit revient sur les travaux de la nouvelle salle de bal de la Maison Blanche qui viennent de débuter, rappelant l'époque du “Gilded Age”. Marie Bonnisseau nous présente un nouveau produit d'hygiène : le déodorant pour tout le corps, créé par un gynécologue américain qui voyait ses patients s'inquiéter de l'odeur de leurs parties intimes. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 23 septembre 2025 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
durée : 00:30:34 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Rémi Dybowski Douat - Originaire de Kabylie, Linda est arrivée en France pour changer de vie. Étudiante, elle s'est heurtée à une pauvreté qu'elle n'imaginait pas. - réalisation : Anne Depelchin
durée : 00:30:34 - Les Pieds sur terre - par : Sonia Kronlund, Rémi Dybowski Douat - Originaire de Kabylie, Linda est arrivée en France pour changer de vie. Étudiante, elle s'est heurtée à une pauvreté qu'elle n'imaginait pas. - réalisation : Anne Depelchin
Tous deux sont emprisonnés en Algérie, l'écrivain franco-algérien, et le journaliste français. Boualem Sansal espérait une grâce présidentielle, vendredi 5 juillet, jour de l'indépendance. Il n'en a rien été. Alors que l'écrivain de 80 ans, qui souffre d'un cancer, vient d'être condamné à cinq ans de prison ferme, « Paris attend maintenant un geste humanitaire pour qu'il soit libéré », annonce La Tribune Dimanche. Mais « depuis quelques mois », remarque le journal, « une seule thèse a droit de cité dans le pays : l'auteur algérien, naturalisé français l'an dernier, est un "traître" qu'il faut maintenir en prison ». Boualem Sansal est accusé d'avoir remis en cause les frontières de l'Algérie. « Il n'a pas bonne presse dans l'opinion publique », ajoute la Tribune Dimanche, pour qui « le maintien en détention de Boualem Sansal n'arrangera pas les relations algéro-françaises, déjà au point mort ». Une autre affaire ravive les tensions entre les deux pays… Le journaliste sportif français Christophe Gleizes vient d'être condamné à sept ans de détention en Algérie pour « apologie du terrorisme ». « Il paie les mauvaises relations entre la France et l'Algérie, disent ses soutiens, qui veulent mobiliser le monde du football » explique la Tribune Dimanche qui voit en Christophe Gleizes, « une victime collatérale ». Il est poursuivi pour avoir interviewé un dirigeant aujourd'hui en exil de la Jeunesse Sportive de Kabylie, également à la tête d'une organisation considérée comme « terroriste » par les autorités algériennes. Christophe Gleizes était en résidence surveillée depuis 13 mois, mais les autorités françaises avaient demandé à ses proches « de rester discrets ». « Ce silence n'aura en rien été payant », constate la Tribune Dimanche. « Les soutiens du reporter de 36 ans ont donc décidé de passer à un ton plus offensif. » L'ONG Reporters sans frontières, « qui suit l'affaire depuis le début », « veut mobiliser le monde du football, sport roi en Algérie ». » Quelques clubs, comme l'OGC Nice ou le Paris FC, ont déjà apporté leur soutien au journaliste (…) La famille du reporter en appelle aussi à une implication de Zinédine Zidane, qui est d'origine algérienne ». « Un coup de gueule » dans l'Express Celui de la journaliste Marion Van Renterghem, spécialiste de l'Europe, une Europe qui, dit-elle, « ne sait plus où elle habite ». « Chez elle, sur son propre continent, elle n'a pas les moyens militaires pour empêcher Vladimir Poutine d'envahir une nation souveraine et d'avoir des visées sur d'autres pays au-delà de l'Ukraine (…) Au Moyen-Orient (…) elle est exclue des négociations qui la concernent par son grand allié transatlantique lui-même, dont le président la méprise. » « Elle peine à trouver sa place dans un monde sans droit », regrette encore Marion Van Renterghem, « l'Europe de plus en plus dépassée par les rapports de force, un monde dans lequel les relations entre états ne dépendent plus de quelques grands prédateurs désinhibés (…) l'Europe se retrouve seule à prêcher dans un monde de brutes. » A-t-elle un moyen de renverser la vapeur ? Elle qui a « eu besoin de Trump et Poutine » pour prendre conscience de sa « paresse militaire » s'indigne encore la journaliste qui voit là « une dialectique diabolique » : « si l'Europe de demain devient enfin la puissance militaire qu'elle doit être pour assurer sa sécurité et le droit international, elle le devra à Trump et à Poutine - les prédateurs en chef - de ce même droit international ». Des cochons qui donnent de l'espoir Ce sont « des animaux médicaments », nous explique le Point, élevés « dans une porcherie ultramoderne de 4 000 mètres carrés, quelque part en Bretagne ». « Deux petites modifications génétiques les ont fait se rapprocher - un peu - de l'espèce humaine. Elles ont permis de transformer la descendance de porcs tout à fait ordinaires, en une lignée produisant dans son sang des anticorps qui soignent les humains ». Et ce n'est pas tout : ces cochons peuvent aussi devenir donneurs d'organes, même si la technique reste à perfectionner. Bref, l'humain a tout intérêt à regarder d'un œil nouveau, ces animaux roses à la queue en tire-bouchon. Première baignades dans la Seine, à Paris C'était hier, et selon La Tribune Dimanche, « il régnait en fin de matinée une joyeuse effervescence, au pied de la Tour Eiffel ». Il a tout de même fallu patienter 40 minutes, « la capacité de l'aire de baignade étant fixée à 150 personnes » explique le journal. Les baigneurs sont ravis, comme cette femme de 54 ans, qui s'exclame : « l'eau est chaude et on voit nos pieds ». De quoi oublier la canicule de ces derniers jours...
Christophe Barbier et Cécile Cornudet se prononcent sur la condamnation à sept ans de prison ferme du journaliste sportif français Christophe Gleizes pour « apologie du terrorisme » en Algérie, alors qu'il enquêtait sur le club de football la Jeunesse Sportive de Kabylie. Cette affaire s'ajoute à celle de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, incarcéré pour « atteinte à l'intégrité nationale ». Ces événements tendent davantage les relations diplomatiques entre la France et l'Algérie, déjà fragiles. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
So Press et Reporters sans frontières ont annoncé, ce dimanche 29 juin, la condamnation de Christophe Gleizes, journaliste sportif français travaillant pour le groupe So Press, à sept ans de prison ferme en Algérie pour « apologie du terrorisme ». Il avait été arrêté en mai 2024 alors qu'il préparait un sujet sur le club de football de la Jeunesse Sportive de Kabylie. Mention légales : Vos données de connexion, dont votre adresse IP, sont traités par Radio Classique, responsable de traitement, sur la base de son intérêt légitime, par l'intermédiaire de son sous-traitant Ausha, à des fins de réalisation de statistiques agréées et de lutte contre la fraude. Ces données sont supprimées en temps réel pour la finalité statistique et sous cinq mois à compter de la collecte à des fins de lutte contre la fraude. Pour plus d'informations sur les traitements réalisés par Radio Classique et exercer vos droits, consultez notre Politique de confidentialité.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Azul Fellawen le monde , Je suis Soraya, la créatrice du podcast Ezuran. Aprés une très longue absence, la naissance de mon second enfant m'a donné envie de me/nous plonger dans l'univers de la maternité dans la société kabyle. De la grossesse au post partum, c'est un moment clé dans la vie de la femme kabyle. N'hésitez pas à me rejoindre sur la page instagram :htpps://www.instagram.com/ezuranpodcast/Bonne écoute ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Episode 203: En hommage à Hugh Roberts (Décédé en mai 2025): Élections des assemblées populaires et la négociation entre l'État et la société en Grande Kabylie pendant les premières années de l'indépendance, 1967-1978. Dans ce podcast, feu Hugh Roberts, Professeur émérite d'Histoire à l'Université de Tufts (États-Unis) et directeur de North Africa Project, International Crisis Group, a exposé son travail de recherche, dédié aux élections des assemblées populaires et la négociation entre l'état et la société en Grande Kabylie pendant les premières années de l'indépendance, 1967-1978. Professeur d'histoire de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, Hugh Roberts était un éminent spécialiste de l'Algérie, ses travaux, à la croisée des sciences politiques et de l'anthropologie, se distinguent par leur rigueur et leur profondeur, et constituent aujourd'hui des références incontournables pour comprendre l'histoire et les dynamiques politiques de l'Algérie. Ses longs séjours en Algérie - et plus particulièrement à Bouira où il a enseigné l'anglais dans les années 1970 - ont joué un rôle déterminant dans son parcours académique. Sa rencontre avec l'Algérie a profondément nourri sa réflexion et façonné son regard sur le monde. Cette conférence a été co-organisée par leCentre d'Études Maghrébines en Algérie (CEMA) et le Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle (CRASC). Elle a eu lieu le 27 avril 2011 au CEMA. Dr. Saddek Benkada, Historien, Maître de recherche au CRASC a modéré le débat. Pour consulter les diaporamas associés à ce podcast, veuillez visiter notre site web www.themaghribpodcast.com Nous remercions Dr. Jonathan Glasser, anthropologue culturel au College of William & Mary, pour son istikhbar in sika à l'alto pour l'introduction et la conclusion de ce podcast. Réalisation et montage: Hayet Yebbous Bensaid, Bibliothécaire / Chargée de la diffusion des activités scientifiques (CEMA).
Habemus papam ! Le 8 mai 2025, le conclave convoqué après la mort du pape François a élu le 267ème successeur de l'apôtre Pierre comme pape de l'Eglise catholique. L'élu a été le cardinal américain Robert Francis Prevost qui a choisi le nom de Léon XIV. Dans son premier discours aux fidèles, le nouveau pape a déclaré : « Je suis un fils d'Augustin » car il appartient à l'ordre fondée sur la règle de ce grand saint originaire de Kabylie. On vous a probablement presque tout dit sur le passé, le présent et le futur du pape Léon XIV, mais peut être on ne vous a pas dit ce qui signifie appartenir à l'ordre de Saint Augustin. "L'Eglise d'aujourd'hui" a posé cette question au père Philippe Berrached, religieux assomptionniste et fin connaisseur de la spiritualité augustinienne, qui est l'invité de cet épisode. Le père Berrached offre un éclairage sur les fondements de cet ordre inspiré à Saint Augustin et à sa quête intérieure, à l'amour de l'Église et basé sur la vie fraternelle. Ce regard spirituel permettra peut-être e mieux comprendre le cœur du pontificat qui s'ouvre, façonné par l'héritage d'un des plus grands docteurs de l'Église. L'Église d'aujourd'hui est une émission qui invite à découvrir les mille visages des chrétiens de nos jours. Elle est présentée par son auteur, Matteo Ghisalberti, et proposée par le diocèse de Monaco. L'émission est diffusée sur RMC le samedi à minuit, après l'After Foot (20h-minuit).
Alors que les tensions sont vives entre Paris et Alger, les opposants au régime d'Abdelmadjid Tebboune vivant sur le sol français se retrouvent, eux aussi, pris pour cible par le pouvoir algérien et ses partisans depuis plusieurs mois. À l'instar de l'influenceur Amine DZ qui avait été enlevé il y a un an. Menaces, cyberharcèlement, condamnations par contumace, deux activistes politiques installés en France racontent les outils de pression qu'utilisent le régime et l'existence discrète qu'ils sont contraints de mener. Sur ces réseaux sociaux, l'activiste Chawki Benzehra critique le régime algérien à visage découvert. Mais une fois la caméra éteinte, il vit caché. Chaque déplacement est millimétré. « Je fais très attention de sortir principalement en voiture, de ne pas prendre le même chemin, être incognito dans la rue. Je choisis les endroits avec beaucoup de précautions. C'est plus une vie normale », raconte-t-il.Le mois dernier, il apprend que son nom figure sur une liste de trente opposants vivant en France, sur lesquels Alger se renseigne. Un fonctionnaire, accusé d'espionnage et arrêté, aurait fait sortir leurs informations personnelles des bases de données administratives de l'État français. L'activiste algérien bénéficie du statut de réfugié politique, mais pour lui, ce n'est plus suffisant. « C'est plus une protection administrative qu'une vraie protection de mon intégrité physique. À cause des pratiques du régime algérien et de ses agents présents sur le sol français. Maintenant, ce n'est plus possible de vivre normalement en étant opposant au régime algérien en France », regrette-t-il.Même prudence chez Aksel Bellabbaci, opposant lui aussi, car il milite pour l'indépendance de la Kabylie, région du Nord de l'Algérie. « Bien sûr, on change toujours nos habitudes. On change aussi le lieu de résidence. Parce qu'on est tout le temps surveillé, on est tout le temps suivi. On sait de quoi il est capable ce régime », confie-t-il. En juin 2024, alors qu'il vit en France depuis 2012, la police française le convoque et lui apprend qu'un mandat d'arrêt a été déposé contre lui. « J'ai découvert que j'étais accusé d'être derrière des incendies de la Kabylie de 2021 où il y avait à peu près 500 morts et le lynchage de Djamel Bensmail, un Algérien qui a été assassiné, lynché sur le territoire kabyle », se souvient-il.Des motifs fallacieux et absurdes selon lui, qu'il ne prend pas au sérieux. Mais qui révèlent la pression juridique qui pèse sur ses épaules. « J'ai été condamné à 14 reprises. En tout, il y a 203 ans de prison plus deux condamnations à mort », énumère-t-il. Contrairement à Chawki Benzehra, la demande d'asile politique d'Aksel Bellabbaci n'a pas encore été acceptée. Il pourrait donc être extradé si la justice française donnait son feu vert. La cour d'appel de Paris devait rendre sa décision cette semaine, mais a finalement choisi pour la deuxième fois de la reporter.À lire aussiEn région parisienne, la crise diplomatique entre Paris et Alger vue par les Franco-Algériens
De sol et de sang, c'est un mutant, un pacifiste qui fait la guerre, un guerrier qui veut la paix. C'est une histoire dans l'Histoire avec sa grande hache que celle de Xavier Le Clerc. Issu d'un récit colonial français invisibilisé et fils d'Un homme sans titre (son précédent roman), Le Clerc s'inscrit désormais sur le fronton de notre paysage littéraire en cheval de Troie. Mais attention, cet amoureux d'Albert Camus et d'Alexandre Dumas ne s'avance pas en spahi destructeur de nos consciences, mais en humaniste lettré qui doit tout à la France, sans se départir de sa mystique algérienne. Né Aït-Taleb en Kabylie, ayant grandi en France où porter un nom d'arabe est mortel, et vivant aujourd'hui la dignité d'un Le Clerc en Grande-Bretagne, on dira que l'altérité est sa table de travail. Il vous en donne aussi, du travail, avec son nouvel opus Gallimard intitulé Le pain des Français. Programme musical : Rachid Taha – Bent Sahra Jean-Sébastien Bach – Violin concerto n•1 in A minor BWV 1041 dirigé par Daniel BarenboimÀ écouter aussiXavier Le Clerc, au nom du père
De sol et de sang, c'est un mutant, un pacifiste qui fait la guerre, un guerrier qui veut la paix. C'est une histoire dans l'Histoire avec sa grande hache que celle de Xavier Le Clerc. Issu d'un récit colonial français invisibilisé et fils d'Un homme sans titre (son précédent roman), Le Clerc s'inscrit désormais sur le fronton de notre paysage littéraire en cheval de Troie. Mais attention, cet amoureux d'Albert Camus et d'Alexandre Dumas ne s'avance pas en spahi destructeur de nos consciences, mais en humaniste lettré qui doit tout à la France, sans se départir de sa mystique algérienne. Né Aït-Taleb en Kabylie, ayant grandi en France où porter un nom d'arabe est mortel, et vivant aujourd'hui la dignité d'un Le Clerc en Grande-Bretagne, on dira que l'altérité est sa table de travail. Il vous en donne aussi, du travail, avec son nouvel opus Gallimard intitulé Le pain des Français. Programme musical : Rachid Taha – Bent Sahra Jean-Sébastien Bach – Violin concerto n•1 in A minor BWV 1041 dirigé par Daniel BarenboimÀ écouter aussiXavier Le Clerc, au nom du père
Programmes spéciaux à l'occasion du 8 mars, Journée Internationale des droits des femmes C'est la voix des montagnes, des femmes de Kabylie, de celles qui ont chanté et ont souffert. Episode n°2 de Djurdjura dédié à l'histoire des chanteuses kabyles. Production C-Lab, Radio Campus à Rennes Kenza Belarbi et Emma Bret
durée : 00:55:53 - Autant en emporte l'Histoire - par : Stéphanie Duncan - Juillet 1854, en Algérie, Charles Wolff qui commande les troupes françaises n'en revient pas : ses huit mille soldats viennent d'être défaits par une armée hétéroclite de tribus kabyles. Et l'homme qui commande cette armée est une femme ! Lalla Fatma N'Soumer, surnommée la Prophétesse du Djurdjura. - invités : Jacques FREMEAUX - Jacques Frémeaux : Professeur des universités à Paris Sorbonne (Paris IV). - réalisé par : Anne WEINFELD
Plus que jamais se pose la question de la gouvernance de l'internet : qui doit décider de ce qui est permis ou pas sur les réseaux sociaux, comment se règlent les problèmes de souveraineté face à des entités transnationales ? TikTok, X, Telegram ou Meta, ces plateformes sont toutes engagées dans de véritables bras de fer avec des États ou des organisations multilatérales. [Rediffusion du 20/09/24] Valère Ndior est notre invité. Il est professeur de Droit public à l'Université de Bretagne occidentale, membre de l'Institut universitaire de France et de Géode, le Centre de géopolitique de la datasphère avec lequel nous sommes en partenariat dans cette émission. Valère Ndior est l'auteur d'un article intitulé « La marginalisation des États dans la gouvernance de l'internet », publié dans l'ouvrage collectif « La souveraineté numérique », édité par Bruylant en juin 2024.La chronique de Kahofi Suy de l'AFP factuel en Côte d'Ivoire : une infox destinée à discréditer les démocrates, autour de la vérification de l'identité des votants aux États-Unis. La chronique de Grégory Genevrier, de la cellule Info Vérif de RFI : Algérie-Mali, comment une fausse information faisant état de la reconnaissance de l'indépendance de la Kabylie par Bamako, fait le jeu des comptes pro-marocains.
Moga invites Kabylie Minogue by La Confiserie Sonore
durée : 00:58:36 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit, Maïwenn Guiziou - Dès les débuts de la colonisation de l'Algérie, les populations rurales opposent des formes de résistance diverses. En 1871, elles mènent une insurrection à l'ampleur inédite. Entre révoltes armées et banditisme, il s'agit, au long du 19e siècle, de résister à l'expropriation des terres. - réalisation : Thomas Beau - invités : Ali Guenoun Historien, spécialiste de l'Algérie contemporaine; Antonin Plarier Maître de conférences en histoire contemporaine à l'université Jean Moulin - Lyon 3; Tassadit Yacine Anthropologue et directrice d'études à l'École des hautes études en sciences sociales
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement Une émission de Philippe Meyer, originellement diffusée le 7 août 2022. Avec cette semaine : Agnès Spiquel, spécialiste d'Albert Camus. Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique. Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova. Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit. CAMUS ET L'ALGÉRIE Né le 7 novembre 1913 à Mondovi, dans l'Est de l'Algérie, Albert Camus grandit à Belcourt, quartier populaire de la banlieue d'Alger. Il est élève au lycée Bugeaud puis obtient en 1936 un diplôme d'études supérieures à l'université d'Alger. L'année suivante, il refuse un poste de professeur au collège de Sidi-Bel-Abbès et se tourne vers le journalisme, collaborant au journal Alger républicain à partir de 1938. Adhérent au Parti communiste de 1935 à 1937, Camus est à l'origine du « Manifeste des intellectuels d'Algérie en faveur du projet Viollette » pour une démocratisation de l'Algérie, une assimilation de la population et l'accès à la citoyenneté française pour un certain nombre de musulmans d'Algérie. Sensible à la question sociale, il réalise en 1939 un reportage de onze articles intitulé « Misère de la Kabylie » dans lequel il décrit la grande pauvreté de cette région. Albert Camus dénonce la répression que subissent les nationalistes algériens et l'étouffement des revendications du Parti du peuple algérien. En mai 1945, à la suite des émeutes dans le Constantinois, il publie dans Combat plusieurs articles dans lesquels il prend la défense de nationalistes algériens comme Ferhat Abbas et Messali Hadj. Camus quitte l'Algérie en 1940 ; il revient vivre à Oran quelques mois puis reste en France à partir de la guerre. Avant la Seconde Guerre mondiale, ses amis rapportent qu'il indiquait être de nationalité algérienne lorsqu'il remplissait des fiches d'hôtel à l'étranger. Dans son « Petit guide pour des villes sans passé » publié en 1947, il écrit « J'ai avec l'Algérie une longue liaison qui sans doute n'en finira jamais, et qui m'empêche d'être tout à fait clairvoyant à son égard. » Son absence de prise de parti en faveur de l'indépendance au moment de la Guerre d'Algérie lui est reproché. En janvier 1956, il propose une trêve civile afin de pacifier provisoirement la situation. Il préconise une solution fédérale dans laquelle l'Algérie serait constituée par des peuples fédérés et reliée à la France. Il dénonce aussi les violences perpétrées pendant la guerre, autant les pratiques de torture et de représailles de l'armée française que les actions terroristes du FLN. En juin 1958, il publie ses Chroniques algériennes, rassemblant ses articles sur l'Algérie, et une mise au point sur sa position. Il y décrit la politique de la France comme le résultat d'un aveuglement politique ayant conduit à une suite d'échecs. Il meurt deux ans plus tard, en 1960, avant la fin de la guerre et l'exode des pieds noirs. Agnès Spiquel Courdille vous enseignez la littérature, vous avez collaboré à l'édition des œuvres de Camus dans La Pléiade, vous êtes un membre très actif de la société d'études camusiennes qui compte des membres dans 24 pays à travers les cinq continents, vous en étiez la présidente jusqu'en 2020. Dans un entretien au Monde, en 2012, vous déclariez. : « Le Premier Homme. Dans ce roman, pourtant inachevé, complètement nourri de la vie et de l'expérience de Camus lui-même, vous percevrez l'intensité de ses souvenirs d'enfance, son amour pour l'Algérie, son déchirement devant la guerre, sa méditation sur la dignité des pauvres, son questionnement sur le dur chemin à inventer pour devenir un homme ; tout cela dans une écriture somptueuse, tantôt nette et sèche, tantôt frémissante et lyrique, toujours gorgée de vie et de sensation. » Comment caractériseriez-vous la place de l'Algérie dans l'œuvre de Camus ?Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
En Algérie, c'est dans un mois, jour pour jour, que la présidentielle aura lieu. Le chef de l'État sortant, Abdelmadjid Tebboune, affrontera deux autres candidats, Hassani Cherif du parti islamiste MSP, et Youcef Aouchiche du parti historique FFS. Est-ce qu'une alternance est possible, au moment où trois candidats recalés et 68 autres personnes viennent d'être arrêtés pour des accusations de trafic de parrainages de candidatures ? Akram Belkaïd est rédacteur en chef au Monde diplomatique et ancien chroniqueur au Quotidien d'Oran. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Lors de sa première candidature en décembre 2019, Abdelmadjid Tebboune avait le soutien du chef d'état-major de l'époque, Ahmed Gaïd Salah, mais celui-ci est décédé. Est-ce que le président Tebboune a aujourd'hui le même soutien de la part du nouveau chef d'état-major Saïd Chengriha ?Akram Belkaïd : Au vu des événements de ces dernières années, on peut dire qu'effectivement, il y a une espèce de tandem qui s'est mis en place avec un président qui n'a pas souffert de contestations en interne et un chef d'état-major qui est tout aussi présent que son prédécesseur. Donc il suffit de regarder les informations en Algérie pour voir que l'activité du président de la République est bien couverte, mais que celle du chef d'état-major l'est tout autant. Donc, on a une espèce de tandem qui fonctionne plutôt bien et on n'a pas de signes de tension entre les deux partis.Quand Abdelmadjid Tebboune a été élu en 2019, l'Algérie était en plein bouillonnement politique, c'était le Hirak avec des milliers de personnes dans les rues tous les vendredis. Or, aujourd'hui, les Algériens semblent être retombés dans une profonde apathie. Comment expliquez-vous ce phénomène ?Oui, c'est la répression qui s'est mise en place. Beaucoup de gens sont en prison et le régime aujourd'hui, sa grande urgence, sa priorité, c'est d'empêcher que le Hirak ne renaisse. Et donc toute initiative, susceptible de créer de l'agitation ou de la contestation, est dûment combattue. Et c'est ce qui explique aussi cette apathie visible en Algérie.On vient d'apprendre que 71 personnes soupçonnées d'avoir trempé dans un trafic de parrainage de candidats ont été arrêtées sur décision du Parquet d'Alger. Parmi ces personnes, il y aurait trois candidats recalés pour la prochaine élection, notamment la femme d'affaires Saïda Neghza. Qu'en pensez-vous ?Là, on atteint un point totalement incroyable, je dirais. C'est-à-dire que même un processus de recherche de parrainages peut être entaché ou serait entaché par rapport à trois candidats qui, en plus, ne représentent presque qu'eux-mêmes. Donc c'est le genre d'épisodes qui, à mon avis, vont renforcer l'idée, dans l'esprit de nombreux Algériens, qu'il n'y a rien à gagner à aller s'aventurer dans le monde de la politique et de la contestation.D'où le risque d'une forte abstention le 7 septembre prochain ?Effectivement, l'abstention, c'est le point important. Ces derniers scrutins ont tout de même été marqués par une très, très, très forte abstention. Beaucoup d'Algériens sont très réticents à s'engager une nouvelle fois dans une contestation. Donc, la meilleure manière dans ce genre de situation, c'est de voter avec les pieds, de s'abstenir, de démontrer que ce n'est pas une raison pour aller offrir un plébiscite au candidat du pouvoir. Et donc le taux d'abstention sera un élément intéressant à analyser le soir du 7 septembre.Les deux seuls candidats autorisés à se présenter cette année face au président sortant, c'est Hassani Cherif du parti islamiste MSP, et Youcef Aouchiche du parti FFS, très implanté en Kabylie. Quelles sont leurs chances respectives ?À moins d'un séisme majeur dans la vie politique algérienne et dans les tréfonds du système, personne ne pense que ces deux personnes vont être élues. Soyons clairs là-dessus.Donc, vous avez deux personnalités qui représentent néanmoins des courants politiques importants dans la société. Hassani Cherif, c'est le Mouvement de la société pour la paix, c'est une certaine vision de l'islamisme, une certaine vision du nationalisme algérien aussi. Le Front des forces socialistes de Monsieur Aouchiche, ce n'est pas que la Kabylie, c'est aussi tout ce que l'Algérie peut compter comme esprit moderniste, laïc, plutôt engagé à gauche.Donc ce ne sont pas non plus des courants politiques marginaux. Et c'est d'ailleurs intéressant de voir que le régime a toléré ou a laissé faire et a accepté que ces deux courants puissent figurer.Donc ce ne sont pas simplement des cautions du régime ?On pourrait l'interpréter comme ça, mais je pense que ce serait être, je dirais, insultant à l'égard de ces deux hommes politiques, parce qu'ils représentent des mouvements politiques réels, et je pense qu'eux-mêmes ne sont absolument pas dupes du résultat à venir. Mais ce sont deux partis, le MSP et le FFS, qui ont estimé qu'il valait mieux être présents dans ce scrutin plutôt que de le boycotter. Parce que la vie politique algérienne est tellement compliquée quand vous êtes dans l'opposition, quand vous n'êtes pas dans le sérail, que le fait de pouvoir participer à une campagne électorale pour la présidentielle est une opportunité à ne pas gâcher.À lire aussiPrésidentielle en Algérie: «il n'y a pas d'alternative crédible» à Abdelmadjid Tebboune
durée : 00:58:19 - Le Cours de l'histoire - par : Xavier Mauduit - Des bribes de récit de la guerre d'Algérie, une Kabylie lointaine et fantasmée, des images dans les manuels d'histoire… L'écrivain et chanteur Magyd Cherfi nous emmène sur les traces de son passé et de ses racines, hybrides et composites. - invités : Magyd Cherfi Artiste
durée : 00:05:09 - Le tremplin Jeune - Le stand-uppeur natif de Kabylie nous fait rire aux éclats avec son flegme à toute épreuve, sans manquer de mordant ! Il sera au Café Oscar le 29 septembre, à Paris.
durée : 00:05:09 - Le tremplin Jeune - Le stand-uppeur natif de Kabylie nous fait rire aux éclats avec son flegme à toute épreuve, sans manquer de mordant ! Il sera au Café Oscar le 29 septembre, à Paris.
At least 34 people have been killed and thousands evacuated after wildfires broke out across Algeria, the country's interior ministry says. The most extensive fires, in the mountainous Kabylie region to the east of Algiers, spread to residential areas in the coastal towns of Bejaia and Jijel, fanned by high winds. Also on the programme: Belgium's biggest ever terror trial finds six men guilty of terrorist murder; and the IMF says it is optimistic about economic recovery, but only for the richer countries. (Image: Men stand near burnt vehicles in the aftermath of a wildfire in Bejaia, Algeria on 25 July 2023. Credit: REUTERS/Boudina)
[REDIFFUSION] Ferhat est né et a grandi de l'autre côté de la Méditerranée, dans les montagnes de la Kabylie. Il a eu accès très tôt à l'histoire de sa famille engagée dans le FLN, grâce au récit de sa grand-mère. Ses représentations de la guerre, il les tient d'elle, mais aussi de l'école, où il a été bercé par un roman national composé de clichés et de récits idéalisés. Comment faire pour déconstruire un discours dominant auquel on a été nourri depuis toujours ? A Marseille, où il vit depuis une dizaine d'années, Ferhat a accepté de me raconter.Une série originale de Paradiso MediaÉcriture, Interviews et Voix : Adèle Salmon Production : Suzanne Colin Réalisation et montage : Florentin Baume Musique originale : KasbaHEnregistrement : Théo Albaric Direction de production : Oriane Bettoni Assistante de production : Lucine DorsoProduction déléguée : Louis Daboussy, Lorenzo Benedetti, Benoit Dunaigre Archives : Les événements d'Algérie, Les Actualités Françaises (LAF), INA, 1954 / Après les massacres de Melouza, Eclair (ECLAI), 1957 ; Pathé journal (PATJO), 1957 / Algérie: manifestations contre un 5e mandat de Bouteflika, AFP vidéo (AFPVI), 2019 / 19 20 Edition nationale : [émission du 01 novembre 2019], France Télévisions (FTS), 2019 / Manifestation d'étudiants à Alger, AFP vidéo (AFPVI), 2019 / Élections en Algérie : la mobilisation de la rue ne faiblit pas, France 2 (F2), 2019.Si vous aimez ce podcast, abonnez-vous et laissez nous un maximum d'⭐⭐⭐ ! Et pour partager cet épisode, c'est simple : https://lnk.to/fragmentsalg Retrouvez les podcasts Paradiso Media sur Instagram | Twitter | Facebook et notre site Bonne écoute ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 8 avril 2022.Avec cette semaine :Agnès Spiquel, spécialiste d'Albert Camus.Akram Belkaïd, journaliste au Monde diplomatique.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.Lucile Schmid, membre du comité de rédaction de la revue Esprit. CAMUS ET L'ALGÉRIE Né le 7 novembre 1913 à Mondovi, dans l'Est de l'Algérie, Albert Camus grandit à Belcourt, quartier populaire de la banlieue d'Alger. Il est élève au lycée Bugeaud puis obtient en 1936 un diplôme d'études supérieures à l'université d'Alger. L'année suivante, il refuse un poste de professeur au collège de Sidi-Bel-Abbès et se tourne vers le journalisme, collaborant au journal Alger républicain à partir de 1938.Adhérent au Parti communiste de 1935 à 1937, Camus est à l'origine du « Manifeste des intellectuels d'Algérie en faveur du projet Viollette » pour une démocratisation de l'Algérie, une assimilation de la population et l'accès à la citoyenneté française pour un certain nombre de musulmans d'Algérie. Sensible à la question sociale, il réalise en 1939 un reportage de onze articles intitulé « Misère de la Kabylie » dans lequel il décrit la grande pauvreté de cette région.Albert Camus dénonce la répression que subissent les nationalistes algériens et l'étouffement des revendications du Parti du peuple algérien. En mai 1945, à la suite des émeutes dans le Constantinois, il publie dans Combat plusieurs articles dans lesquels il prend la défense de nationalistes algériens comme Ferhat Abbas et Messali Hadj.Camus quitte l'Algérie en 1940 ; il revient vivre à Oran quelques mois puis reste en France à partir de la guerre. Avant la Seconde Guerre mondiale, ses amis rapportent qu'il indiquait être de nationalité algérienne lorsqu'il remplissait des fiches d'hôtel à l'étranger. Dans son « Petit guide pour des villes sans passé » publié en 1947, il écrit « J'ai avec l'Algérie une longue liaison qui sans doute n'en finira jamais, et qui m'empêche d'être tout à fait clairvoyant à son égard. »Son absence de prise de parti en faveur de l'indépendance au moment de la Guerre d'Algérie lui est reproché. En janvier 1956, il propose une trêve civile afin de pacifier provisoirement la situation. Il préconise une solution fédérale dans laquelle l'Algérie serait constituée par des peuples fédérés et reliée à la France. Il dénonce aussi les violences perpétrées pendant la guerre, autant les pratiques de torture et de représailles de l'armée française que les actions terroristes du FLN.En juin 1958, il publie ses Chroniques algériennes, rassemblant ses articles sur l'Algérie, et une mise au point sur sa position. Il y décrit la politique de la France comme le résultat d'un aveuglement politique ayant conduit à une suite d'échecs. Il meurt deux ans plus tard, en 1960, avant la fin de la guerre et l'exode des pieds noirs. Agnès Spiquel Courdille vous enseignez la littérature, vous avez collaboré à l'édition des œuvres de Camus dans La Pléiade, vous êtes un membre très actif de la société d'études camusiennes qui compte des membres dans 24 pays à travers les cinq continents, vous en étiez la présidente jusqu'en 2020. Dans un entretien au Monde, en 2012, vous déclariez. : « Le Premier Homme. Dans ce roman, pourtant inachevé, complètement nourri de la vie et de l'expérience de Camus lui-même, vous percevrez l'intensité de ses souvenirs d'enfance, son amour pour l'Algérie, son déchirement devant la guerre, sa méditation sur la dignité des pauvres, son questionnement sur le dur chemin à inventer pour devenir un homme ; tout cela dans une écriture somptueuse, tantôt nette et sèche, tantôt frémissante et lyrique, toujours gorgée de vie et de sensation. » Comment caractériseriez-vous la place de l'Algérie dans l'œuvre de Camus ?Vous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
durée : 00:03:48 - Le Pourquoi du comment : histoire - par : Gérard Noiriel - Qui était-il ce fils de pauvre né dans un village de Kabylie en 1913, destiné à devenir berger, instituteur, éducateur, pédagogue, écrivain, qui mourut assassiné ?
À la fois plat du quotidien et repas de fête, associé aux joies comme aux peines, le couscous est un mets qui jalonne la vie au Maghreb, des naissances aux décès en passant par les mariages. «On peut faire communier autour d'une même graine, musulmans, juifs et chrétiens, riches et pauvres, viandards et végétariens», fait remarquer l'ethnologue et cheffe cuisinière marocaine Fatema Hal pour qui le couscous transcende les frontières.Depuis 2020, ce plat ancestral fait enfin partie du patrimoine immatériel de l'Unesco, grâce aux efforts de l'Algérie, du Maroc, de la Mauritanie et la Tunisie qui se sont associés pour en défendre la candidature. Pour autant, ce n'est pas une recette qui a été inscrite mais bien les « savoirs, savoir-faire et pratiques liés à la production et à la consommation du couscous » dans toute leur diversité. Car il y a sans doute autant de couscous que de régions nord-africaines, voire de familles.Dans cet épisode, Émilie Laystary vous emmène au Fémina, resto kabyle centenaire situé à Marseille, à la rencontre de Mustapha Kachetel, taulier du ces cuisines qui ont déjà vu passer quatre générations dans la famille. Au micro de Bouffons, Mustapha évoque le couscous kabyle, ce couscous reconnaissable à sa fameuse semoule d'orge, réputée plus digeste que la semoule de blé. L'occasion d'entendre la voix d'un homme pour qui servir tous les jours des couscous est une manière de faire vivre un bout de Kabylie en Provence.Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes que j'anime avec l'aide en coulisses de Cassandra de Carvalho, et de Mathilde Jonin.Montage et mixage par Laurie Galligani Générique réalisé par Aurore Meyer MahieuSee Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
Épisode 5 : Safia sent que c'est en Kabylie qu'elle se rapprochera de la vérité. Peut-être que là-bas, quelqu'un se souvient d'elle ?--Une interview inachevée de son père Tayeb Kessas en février 2019 a laissé des questions en suspens. Dans cet échange, l'ombre d'une autre Safia, sa tante, est apparue. Les circonstances de sa mort lors de la guerre d'indépendance algérienne sont restées extrêmement floues. Il y autour de cette disparition un immense voile de mystère, le poids du silence, de la mémoire brouillée. À partir de ce fragment d'histoire familiale que l'autrice porte sur sa carte d'identité, cette série documentaire part sur les traces de cette autre Safia, sa tante, pour tenter de retracer le fil de cette femme, une vie qui, comme tant d'autres lors de la guerre d'indépendance algérienne, a été silenciée. Alors qu'on célèbre cette année les 60 ans de l'indépendance de l'Algérie, et pour raconter cette histoire du brouillage mémoriel, de cette non-transmission de l'histoire, des non-dits, ou des effacements de mémoire, Safia part à la recherche de sa propre histoire familiale pour contrer la transmission des silences et faire éclore la vérité, parfois contre les versions officielles de l'Histoire.Une série de Safia Kessas, produite par Juliette Livartowski et réalisée par Quentin Bresson. CRÉDITSProgramme B est un podcast de Binge Audio présenté par Thomas Rozec. Cet épisode a été produit en février 2022. Réalisation : Quentin Bresson. Production et édition : Juliette Livartowski et Lorraine Besse. Musique originale : YANE. Générique : François Clos et Thibault Lefranc. Identité sonore Binge Audio : Jean-Benoît Dunckel (musique) et Bonnie El Bokeili (voix). Identité graphique : Sébastien Brothier et Thomas Steffen (Upian). Direction des programmes : Joël Ronez. Direction de la rédaction : David Carzon. Direction générale : Gabrielle Boeri-Charles. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Épisode 6 : L'histoire de la tante de Safia a été brouillée dans les mémoires. Safia a tenté de trouver des réponses pour lui redonner vie. Au fil de son voyage, les souvenirs que lui ont confiées toutes ces personnes rencontrées en France, en Belgique, en Kabylie continuent à se déployer. Comme si la mémoire s'était remise à battre. --Une interview inachevée de son père Tayeb Kessas en février 2019 a laissé des questions en suspens. Dans cet échange, l'ombre d'une autre Safia, sa tante, est apparue. Les circonstances de sa mort lors de la guerre d'indépendance algérienne sont restées extrêmement floues. Il y autour de cette disparition un immense voile de mystère, le poids du silence, de la mémoire brouillée. À partir de ce fragment d'histoire familiale que l'autrice porte sur sa carte d'identité, cette série documentaire part sur les traces de cette autre Safia, sa tante, pour tenter de retracer le fil de cette femme, une vie qui, comme tant d'autres lors de la guerre d'indépendance algérienne, a été silenciée. Alors qu'on célèbre cette année les 60 ans de l'indépendance de l'Algérie, et pour raconter cette histoire du brouillage mémoriel, de cette non-transmission de l'histoire, des non-dits, ou des effacements de mémoire, Safia part à la recherche de sa propre histoire familiale pour contrer la transmission des silences et faire éclore la vérité, parfois contre les versions officielles de l'Histoire.Une série de Safia Kessas, produite par Juliette Livartowski et réalisée par Quentin Bresson. CRÉDITSProgramme B est un podcast de Binge Audio présenté par Thomas Rozec. Cet épisode a été produit en février 2022. Réalisation : Quentin Bresson. Production et édition : Juliette Livartowski et Lorraine Besse. Musique originale : YANE. Générique : François Clos et Thibault Lefranc. Identité sonore Binge Audio : Jean-Benoît Dunckel (musique) et Bonnie El Bokeili (voix). Identité graphique : Sébastien Brothier et Thomas Steffen (Upian). Direction des programmes : Joël Ronez. Direction de la rédaction : David Carzon. Direction générale : Gabrielle Boeri-Charles. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.