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President of Zaïre

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mobutu

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Revue de presse Afrique
À la Une: Félix Tshisekedi va-t-il briguer un troisième mandat?

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 19, 2026 4:38


Au début du mois, le président congolais, devant les journalistes, affirmait : « Je n'ai pas sollicité de troisième mandat, mais je vous le dis, si le peuple veut que j'aie un troisième mandat, j'accepterai. Mon vœu le plus ardent est que cette République retrouve sa stabilité, sa dignité et que l'on mette la RDC sur de bons rails. » Depuis, pointe le site Afrikarabia, « le scénario qui se profile est apparu clairement : la guerre à l'est de la RDC a de fortes chances de repousser le scrutin présidentiel prévu fin 2028 et un projet de référendum pourrait acter un prochain changement de Constitution et permettre à Félix Tshisekedi de briguer un nouveau mandat. »  Prétextes ? En effet, précise Jeune Afrique, « une large portion du territoire dans l'est du pays (entre les mains de l'AFC-M23) échappe au contrôle du pouvoir central, ce qui y rend impossible l'organisation de scrutins. "Si on ne peut pas terminer cette guerre, on ne pourra malheureusement pas organiser les élections en 2028", a clarifié le président. Ses partisans décrivent un Tshisekedi comme investi d'une mission, celle de mettre fin à la guerre, priorité des priorités. » De plus, poursuit Jeune Afrique, « les partisans du chef de l'État estiment que leur champion mérite de rester au pouvoir parce qu'il aurait été gêné dans l'exercice de ses mandats. D'abord, jusqu'en décembre 2020, par sa coalition contrainte avec le Front commun pour le Congo de Joseph Kabila. Puis par la guerre, notamment quand, au début de  2025, les villes de Goma et de Bukavu sont tombées entre les mains de l'armée rwandaise et des rebelles de l'AFC/M23 – le gouvernement congolais et l'administration américaine accusant Kabila de les soutenir. » À lire aussiRDC : révision de la Constitution, qui fait quoi, comment et pourquoi? Sur les pas de Mobutu ? Alors pour rester au pouvoir, une seule solution : modifier la constitution par référendum… « Un nouveau texte pourrait ouvrir la voie à la remise à zéro du compteur des mandats présidentiels, pointe Jeune Afrique. Et une récente proposition de loi sur le référendum déposée par le parti présidentiel, l'UDPS, va même plus loin. Elle offre une brèche permettant de modifier l'article 220, qui limite leur nombre. » Bref, résume le site panafricain, « après avoir combattu les régimes de Mobutu Sese Seko et de Joseph Kabila, l'UDPS assume aujourd'hui son intention de se maintenir au pouvoir. À entendre ses partisans, il y aurait une différence fondamentale entre Tshisekedi-le-démocrate et ses tyranniques prédécesseurs. » Récemment, relève Afrik.com, « le quotidien belge La libre Belgique s'interrogeait en Une : "Félix Tshisekedi est-il en train de marcher dans les pas de Mobutu ?" La question visait les intentions prêtées au chef de l'État congolais de changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir. Mais elle pourrait également s'appliquer à son parti, s'exclame le site. Longtemps formation d'opposition persécutée, l'UDPS semble aujourd'hui fascinée par ce qu'elle dénonçait hier : l'hégémonie du MPR, le parti-État du maréchal Mobutu. » En effet, précise Afrik.com, « après avoir consolidé son pouvoir au sommet de l'État, le parti présidentiel paraît décidé à étendre son contrôle sur les provinces congolaises les plus stratégiques jusqu'ici laissées à ses alliés de l'Union sacrée. Gouverneurs fragilisés, assemblées provinciales instrumentalisées, campagnes de déstabilisation savamment orchestrées : partout dans le pays, la machine politique tshisekediste avance. » Avec en ligne de mire, donc, la présidentielle dans un peu plus de deux ans… À lire aussiRDC : l'opposition poursuit ses échanges face à l'annonce d'un éventuel troisième mandat du président Mépris des principes démocratiques ? Pour sa part, l'opposition tente de freiner cet élan… « Le contexte de guerre est entretenu par le pouvoir, qui s'en sert comme marchepied et comme prétexte pour établir sa dictature », accuse l'opposant Delly Sesanga, dans les colonnes de Jeune Afrique. Et avant-hier, rapporte Le Journal de Kinshasa, « le prix Nobel de la paix, Denis Mukwege, a dénoncé à la fois l'impasse sécuritaire dans l'est et ce qu'il qualifie de "mépris des principes démocratiques" par la majorité présidentielle. Il appelle à un sursaut citoyen pour empêcher toute modification du nombre et de la durée des mandats présidentiels en RDC. Sous le slogan "Touche pas à ma Constitution", Denis Mukwege exhorte les Congolais à se réapproprier le texte fondamental. Il s'appuie sur le préambule de la Constitution qui désigne "l'impunité, le népotisme, le régionalisme, le tribalisme, le clanisme et le clientélisme" comme causes de la ruine du pays. Pour lui, pointe encore Le Journal de Kinshasa, le débat sur le contrat social intervient au mauvais moment, alors que les priorités devraient être la sécurisation de l'est et la reconstruction de l'autorité publique. »

Revue de presse Afrique
À la Une: Félix Tshisekedi va-t-il briguer un troisième mandat?

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 19, 2026 4:38


Au début du mois, le président congolais, devant les journalistes, affirmait : « Je n'ai pas sollicité de troisième mandat, mais je vous le dis, si le peuple veut que j'aie un troisième mandat, j'accepterai. Mon vœu le plus ardent est que cette République retrouve sa stabilité, sa dignité et que l'on mette la RDC sur de bons rails. » Depuis, pointe le site Afrikarabia, « le scénario qui se profile est apparu clairement : la guerre à l'est de la RDC a de fortes chances de repousser le scrutin présidentiel prévu fin 2028 et un projet de référendum pourrait acter un prochain changement de Constitution et permettre à Félix Tshisekedi de briguer un nouveau mandat. »  Prétextes ? En effet, précise Jeune Afrique, « une large portion du territoire dans l'est du pays (entre les mains de l'AFC-M23) échappe au contrôle du pouvoir central, ce qui y rend impossible l'organisation de scrutins. "Si on ne peut pas terminer cette guerre, on ne pourra malheureusement pas organiser les élections en 2028", a clarifié le président. Ses partisans décrivent un Tshisekedi comme investi d'une mission, celle de mettre fin à la guerre, priorité des priorités. » De plus, poursuit Jeune Afrique, « les partisans du chef de l'État estiment que leur champion mérite de rester au pouvoir parce qu'il aurait été gêné dans l'exercice de ses mandats. D'abord, jusqu'en décembre 2020, par sa coalition contrainte avec le Front commun pour le Congo de Joseph Kabila. Puis par la guerre, notamment quand, au début de  2025, les villes de Goma et de Bukavu sont tombées entre les mains de l'armée rwandaise et des rebelles de l'AFC/M23 – le gouvernement congolais et l'administration américaine accusant Kabila de les soutenir. » À lire aussiRDC : révision de la Constitution, qui fait quoi, comment et pourquoi? Sur les pas de Mobutu ? Alors pour rester au pouvoir, une seule solution : modifier la constitution par référendum… « Un nouveau texte pourrait ouvrir la voie à la remise à zéro du compteur des mandats présidentiels, pointe Jeune Afrique. Et une récente proposition de loi sur le référendum déposée par le parti présidentiel, l'UDPS, va même plus loin. Elle offre une brèche permettant de modifier l'article 220, qui limite leur nombre. » Bref, résume le site panafricain, « après avoir combattu les régimes de Mobutu Sese Seko et de Joseph Kabila, l'UDPS assume aujourd'hui son intention de se maintenir au pouvoir. À entendre ses partisans, il y aurait une différence fondamentale entre Tshisekedi-le-démocrate et ses tyranniques prédécesseurs. » Récemment, relève Afrik.com, « le quotidien belge La libre Belgique s'interrogeait en Une : "Félix Tshisekedi est-il en train de marcher dans les pas de Mobutu ?" La question visait les intentions prêtées au chef de l'État congolais de changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir. Mais elle pourrait également s'appliquer à son parti, s'exclame le site. Longtemps formation d'opposition persécutée, l'UDPS semble aujourd'hui fascinée par ce qu'elle dénonçait hier : l'hégémonie du MPR, le parti-État du maréchal Mobutu. » En effet, précise Afrik.com, « après avoir consolidé son pouvoir au sommet de l'État, le parti présidentiel paraît décidé à étendre son contrôle sur les provinces congolaises les plus stratégiques jusqu'ici laissées à ses alliés de l'Union sacrée. Gouverneurs fragilisés, assemblées provinciales instrumentalisées, campagnes de déstabilisation savamment orchestrées : partout dans le pays, la machine politique tshisekediste avance. » Avec en ligne de mire, donc, la présidentielle dans un peu plus de deux ans… À lire aussiRDC : l'opposition poursuit ses échanges face à l'annonce d'un éventuel troisième mandat du président Mépris des principes démocratiques ? Pour sa part, l'opposition tente de freiner cet élan… « Le contexte de guerre est entretenu par le pouvoir, qui s'en sert comme marchepied et comme prétexte pour établir sa dictature », accuse l'opposant Delly Sesanga, dans les colonnes de Jeune Afrique. Et avant-hier, rapporte Le Journal de Kinshasa, « le prix Nobel de la paix, Denis Mukwege, a dénoncé à la fois l'impasse sécuritaire dans l'est et ce qu'il qualifie de "mépris des principes démocratiques" par la majorité présidentielle. Il appelle à un sursaut citoyen pour empêcher toute modification du nombre et de la durée des mandats présidentiels en RDC. Sous le slogan "Touche pas à ma Constitution", Denis Mukwege exhorte les Congolais à se réapproprier le texte fondamental. Il s'appuie sur le préambule de la Constitution qui désigne "l'impunité, le népotisme, le régionalisme, le tribalisme, le clanisme et le clientélisme" comme causes de la ruine du pays. Pour lui, pointe encore Le Journal de Kinshasa, le débat sur le contrat social intervient au mauvais moment, alors que les priorités devraient être la sécurisation de l'est et la reconstruction de l'autorité publique. »

Tunnel
#212 - Tin Tin, amico delle guardie

Tunnel

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 64:11


In questa puntata- Focus: nel cuore dell'Africa, alla scoperta della Repubblica Democratica del Congo 

Mondial sports
RDC : avant le Mondial 2026, retour en 1974 !

Mondial sports

Play Episode Listen Later Mar 29, 2026 48:30


Les Congolais sont tout proches de leur rêve ! Ce mardi 31 mars 2026, ils auront la possibilité de se qualifier pour la prochaine Coupe du monde de football. L'occasion de renouer avec une page glorieuse de leur histoire : en 1974, entre la CAN et le « Rumble in the jungle », les Léopards deviennent les premiers représentants de l'Afrique subsaharienne au Mondial. Retour sur cette année magique !    Un titre de champion d'Afrique, une participation historique en Coupe du monde et l'organisation du combat de boxe le plus célèbre de tous les temps : c'est peu dire que l'année 1974 est restée dans les mémoires congolaises  ! Tout commence avec une CAN remportée en Égypte. Le deuxième succès continental des Léopards après 1968. Quelques mois plus tard, les coéquipiers de Pierre Ndaye Mulamba s'envolent pour la RFA. Le Zaïre (nom de la RDC à l'époque) devient la première nation d'Afrique subsaharienne de l'histoire du Mondial.    Rumble in the jungle ! Enfin, en octobre, place au bouquet final : Mohamed Ali retrouve sa ceinture en terrassant George Foreman à Kinshasa ! Le « Rumble in the jungle » est encore aujourd'hui considéré comme le plus grand combat de l'histoire du noble art.   L'ombre de Mobutu Mais derrière cette année congolaise 1974 exceptionnelle, se cache une volonté politique. La patte d'un dirigeant parmi les plus célèbres, mais aussi les plus décriés de l'histoire africaine : Mobutu. Un dictateur qui n'a pas forcément permis au sport congolais de confirmer son envol par la suite. Ainsi, après des résultats très décevants en Allemagne, les footballeurs congolais ne devront attendre plusieurs décennies avant de retrouver les sommets. Et 52 ans plus tard, les voilà enfin très bien placés pour rejouer une Coupe du monde. Ce dimanche, Mondial Sports replonge dans l'année 1974, année mythique du sport congolais.     Avec : - Florent Ibenge, ancien sélectionneur de la RDC et grand personnage du football africain. - Max Ngbanzo La Mangalé, ancien journaliste congolais, aux premières loges pour les exploits congolais de 1974 - Malick Daho, consultant de RFI - Saïd El Abadi, journaliste et auteur de L'Histoire du foot africain, aux éditions Faces cachées.   Le son sera accessible dans la page à partir de dimanche 18h05.

Im Gespräch
Autor Erich Follath - Mit Tyrannen im Gespräch

Im Gespräch

Play Episode Listen Later Mar 17, 2026 36:59


Mobutu, Mladic, Pol Pot: Erich Follath hat in seinem Reporterleben mit vielen Diktatoren gesprochen. Er erzählt, was ihn an der Aufgabe gereizt hat und welche Persönlichkeiten hinter den Machthabern steckten - und wie er die Interviews überlebt hat. Timm, Ulrike www.deutschlandfunkkultur.de, Im Gespräch

Histoire Vivante - La 1ere
Congo, une histoire de guerre et de mines (3/5) : de Mobutu au génocide

Histoire Vivante - La 1ere

Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 29:16


En 1965 le général Mobutu prend le pouvoir au Congo. Il ne le quittera plus durant plus de trente ans. Colette Braeckman a fait presque toute sa carrière comme grand reporter pour le quotidien belge " Le Soir ". Spécialiste du Congo, elle a publié plusieurs ouvrages sur le Rwanda et la République démocratique du Congo. Elle a rencontré Mobutu à plusieurs occasions. Filipe Calvão, anthropologue et historien, spécialiste de l'Afrique post coloniale et des économies extractives à l'Institut supérieur d'études internationales et de développement à Genève.

Afrikansk politikk
Operatørene: Mobutu – del 2

Afrikansk politikk

Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 65:22


I podkastserien Operatørene blir vi bedre kjent med mektige og innflytelsesrike, berømte og noen ganger beryktede lederskikkelser på det afrikanske kontinentet. I denne andre episoden i serien skal det handle om Joseph Desiré Mobutu – mannen med leopardskinnsluen som rådet over Kongo (landet han omdøpte til Zaïre) i 32 år. Dette er del 2 av episoden, som starter i midten av 1970-årene og følger den lange marsjen mot natt frem til Mobutus fall og død i 1997. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

Afrikansk politikk
Operatørene: Mobutu – del 1

Afrikansk politikk

Play Episode Listen Later Mar 11, 2026 77:56


I podkastserien Operatørene blir vi bedre kjent med mektige og innflytelsesrike, berømte og noen ganger beryktede lederskikkelser på det afrikanske kontinentet. I denne andre episoden i serien skal det handle om Joseph Desiré Mobutu – mannen med leopardskinnsluen som rådet over Kongo (landet han omdøpte til Zaïre) i 32 år. Mobutu er er en av de mest ikoniske afrikanske statslederne, og utvilsomt en av de mest karikerte – fremstilt som han ofte har blitt som en lojal løpegutt for amerikansk imperialisme på den ene siden, eller et internasjonalt symbol på grådighet, forfengelighet, dekadens og vanstyre på den andre. Mobutu fortjener ikke å rosemales, men han fortjener å tas på alvor. Og som operatøren over alle operatører (i hvert fall i Bjørnars øyne), er det naturlig at vi vier ham mye plass i denne serien. Mens Maren er på reis har Bjørnar derfor benyttet sjansen til å slå seg løs med et 50 sider langt manus. Dette er del 1 av episoden om Mobutu. Del 2 følger neste uke. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

BELLUMARTIS PODCAST
CONGO EN LLAMAS: mercenarios, la CIA y la Guerra Fría en África (1964-1967) *Joaquín Mañes Postigo*

BELLUMARTIS PODCAST

Play Episode Listen Later Mar 7, 2026 87:28


** VIDEO EN NUESTRO CANAL DE YOUTUBE **** https://youtube.com/live/ltFETuSeWDk +++++ Hazte con nuestras camisetas en https://www.bhmshop.app +++++ #historia #HistoriaMilitar Entre 1964 y 1967, el Congo vivió una guerra brutal: la rebelión de los simbas, el regreso de Moise Tshombe, la intervención de mercenarios europeos y la sombra de la CIA en plena Guerra Fría. Con Joaquín Mañes Postigo, autor del #libro "Soldados sin banderas" ** https://amzn.to/3Kf0MsC ** analizamos: - El levantamiento simba y su componente místico-animista. - La creación del gobierno revolucionario en Stanleyville. - La vuelta de Tshombe al poder con apoyo de Bélgica, Francia y Estados Unidos. - El papel de los mercenarios: Mike Hoare, Bob Denard, Jean Schramme, y la participación de españoles en el 2º Choc. - Las operaciones “Dragón Rojo” y “Dragón Negro” para rescatar rehenes europeos y misioneros. - El trasfondo geopolítico de la Guerra Fría en África. - La caída de Tshombe, el ascenso de Mobutu y la persistencia del caos en el corazón del continente. Un episodio que revela cómo el Congo se convirtió en un laboratorio de la Guerra Fría y en el escenario más sangriento del mercenarismo moderno. SUSCRÍBETE para no perderte ningún programa y únete a nuestra comunidad de apasionados por la historia militar, la geopolítica y los conflictos del mundo. Apóyanos para seguir creando contenido riguroso e independiente: Patreon: https://www.patreon.com/bellumartis PayPal: https://www.paypal.me/bellumartis Bizum: 656 778 825 Síguenos también en redes: Instagram: https://www.instagram.com/bellumartis Twitter / X: https://twitter.com/BellumartisHM Bellumartis Historia Militar — Porque entender el pasado es prepararse para el futuro.

Convidado
Reunião com Félix Tshisekedi em Luanda: "Angola é um mediador nato do conflito da RDC"

Convidado

Play Episode Listen Later Feb 10, 2026 15:36


O chefe de Estado de Angola e Presidente em exercício da União Africana, João Lourenço, esteve reunido nesta segunda-feira em Luanda com o seu homólogo da RDC, Félix Tshisekedi, com o Presidente do Conselho da República do Togo e mediador da União Africana, juntamente com outros mediadores, para evocar o conflito que continua vigente no leste da RDC, apesar da recente assinatura de acordos para pôr fim às hostilidades. Segundo um comunicado da presidência angolana emitido no final do encontro, Luanda foi mandatada para encetar consultas "com todas as partes congolesas interessadas", para a criação de condições e a realização de um diálogo inter-congolês. Os participantes no encontro lançaram um apelo para que os beligerantes declarem um cessar-fogo, “a entrar em vigor na data e hora a serem acordadas”, incitando-os acelerar a aplicação dos Mecanismos de Verificação do Cessar-fogo, acordados em Doha a 14 de Outubro de 2025. Neste comunicado, Luanda refere que os participantes recordam a necessidade de se cumprirem “as decisões tomadas ao abrigo do Acordo de Washington de 4 de Dezembro de 2025" e "as Resoluções do Conselho de Segurança das Nações Unidas sobre a retirada das tropas ruandesas do território congolês e a neutralização das FDLR”. Estes apelos surgem numa altura em que se constata que os acordos assinados pelas partes em conflito não estão a ser seguidos de efeitos, dado que o cessar-fogo tem sido tão repetidamente violado no terreno, que os Estados Unidos ameaçaram aplicar sanções contra quem desrespeita o acordo de paz que mediaram no ano passado. Esta reunião em Luanda que marca o regresso de Angola no processo negocial da RDC quase um ano depois de se afastar da mediação em Março de 2025, na ausência de entendimentos, acontece igualmente numa altura em que Luanda está prestes a deixar a presidência em exercício da União Africana. Nos próximos dias 14 e 15 de Fevereiro, decorre a cimeira de Chefes de Estado e de governo da União Africana durante a qual Angola vai passar o testemunho ao Burundi na liderança rotativa do bloco continental. Em entrevista concedida à RFI, Osvaldo Mboco, professor de Relações Internacionais ligado à Universidade Técnica de Angola, considera que a reunião desta segunda-feira traduz o reconhecimento de que Luanda tem um papel a desempenhar relativamente à RDC. RFI: Como se pode interpretar a reunião que decorreu nesta segunda-feira em Luanda? Osvaldo Mboco: Este encontro enquadra-se nos esforços para a pacificação no leste da República Democrática do Congo, por via de uma iniciativa africana e penso que o Presidente Félix Tshisekedi percebeu que a solução para os problemas no seu país não deve ser encontrada em outras geografias, quer a nível do Catar e quer a nível dos Estados Unidos, porque esses dois mecanismos não produziram efeitos factíveis, não reduziram ao máximo aquilo que são as tensões que se registam no Leste da República Democrática do Congo. O acordo de Washington continua a ser violado ciclicamente. O entendimento de Doha não avança e penso que este recuo por parte do presidente Félix Tshisekedi, por um lado, procura uma solução africana e, por outro lado, também é o reconhecimento pelo Presidente Félix Tshisekedi das acções que foram levadas a cabo por Angola, que esteve muito mais próxima da pacificação do Leste da República Democrática do Congo comparativamente ao cenário actual, e o reconhecimento que Angola é uma peça central para aquilo que pode ser a estabilidade no leste da República Democrática do Congo. Se fizermos um recuo histórico, vamos perceber que Angola, em determinado momento e contexto da história política congolesa, esteve sempre no meio deste processo de pacificação no leste da República Democrática do Congo. Primeiro, pela via daquilo que foi o derrube de Mobutu na RDC, depois pelas estratégias de protecção do Presidente Kabila pai e também pelos processos que Angola foi encabeçando a nível da RDC. Então, eu tenho estado a defender que Angola é um mediador nato do conflito da República Democrática do Congo. Agora, é importante também aqui sublinhar o seguinte: este encontro visa essencialmente um diálogo inter-congolês e esse diálogo inter-congolês procura, na sua essência, congregar quer a sociedade civil, quer os grupos de pressão, quer também as religiões, principalmente a Igreja Católica e os grupos insurgentes que gravitam na RDC. Mesmo também as vozes dissonantes e aqui, de vozes dissonantes, podemos citar o Presidente Joseph Kabila, podem ser chamados para este diálogo. Pode funcionar porque a RDC tem um elemento histórico que foi o diálogo inter-congolês em Sun City, na África do Sul, penso que em 2002-2003, onde também houve uma espécie de diálogo inter-congolês. E aqui a grande questão é observar que se o M23 não participa desse diálogo inter-congolês, que é hoje o grupo beligerante com maior capacidade combativa no terreno, esse diálogo pode não produzir os efeitos factíveis. E daí é que olhamos para a nota de imprensa da República de Angola quanto a este encontro. Eles chamam a atenção sobre a necessidade de se acelerar o mecanismo de Doha do ponto de vista do entendimento entre o M23 e a República Democrática do Congo. Primeiro, é uma pressão a Doha que deve dinamizar aquilo que foi o acordo encontrado entre o governo e o M23. Mas também é uma crítica porque percebe-se que Doha, independentemente de ter aquele encontro que foi muito mediatizado, a fotografia que circulou o mundo, mas não produziu o resultado factível do ponto de vista do entendimento entre o M23 e o governo. Claramente que é importante que as questões estruturais fracturantes possam estar por cima da mesa. Podemos ver que o M23 pode ser extinto pela via política, desde que determinados elementos que eles defendem estejam aí salvaguardados. Do ponto de vista do entendimento, eu acho um pouco difícil, porque hoje o M23 não quer simplesmente ter uma pressão ao fazer política, mas quer também controlar território. E o controlo desses territórios, muitas vezes são territórios ricos em termos de minérios. E aqui começa a abordagem de uma questão de cessão de território da RDC. RFI: E, lá está, relativamente, às pretensões do M23. O que se nota nestes últimos meses, depois da conclusão de diversos acordos, tanto no processo de Doha como também em Washington, é que, de facto, as partes envolvidas não estão confortáveis com os acordos que foram alcançados. Tanto o M23 como o Ruanda, sente-se que querem mais. O que é que eles querem? Osvaldo Mboco: Fica muito difícil trazer isto na análise, porque em muitos casos há elementos que não transpiram para fora. Mas o que nós podemos fazer é aqui algumas conjunções em função daquilo que a nossa observação e também de informações que vamos tentando cruzar. E uma delas é o Ruanda ter acesso a determinados minérios da RDC. Há quem já fale também que o Ruanda pretende alargar o seu território, porque reclama que a Conferência de Berlim (em 1884-1885) amputou território do Ruanda e há uma parte do Ruanda que está na RDC. Pode ser que o Ruanda pretenda reconfigurar esta questão para a estabilidade. E, como deve calcular, o Ruanda é um país pequeno que tem estado a crescer do ponto de vista demográfico também. Logo, há essa pretensão. Os grupos erráticos que surgem, normalmente eles procuram usar o sentimento étnico, mas na verdade são senhores de guerra. São senhores do contrabando, do tráfico, que usam a sua posição para o enriquecimento ilícito de uma determinada elite daquele grupo. E tanto é assim que nós conseguimos observar que os grupos erráticos que residem na RDC, muitos deles digladiam-se entre si na procura e no controlo de terras ou de espaços geográficos onde existem de facto minérios para poderem contrabandear esses minérios. RFI: Voltando à visita de Tshisekedi a Luanda, esta visita também se insere numa digressão que efectuou com o objectivo de obter sanções contra os M23. Julga que as sanções são uma alavanca útil neste processo? Osvaldo Mboco: Claramente que sim. Claramente que sim, porque os beligerantes só continuam com as acções de desestabilização e com a força militar que se encontra, o poder militar que têm no teatro das operações, porque eles continuam -primeiro- a contrabandear minérios e há é alguém que compra esses minérios, por um lado. E nesse contrabando de minérios, eu tenho estado a defender que existem figuras do Estado da RDC que facilitam a saída desses minérios. As sanções também podem ser para os países que têm estado a dar guarida aos M23, porque se aquele material bélico sofisticado chega até ao M23 que tem capacidade de desbaratar uma força regular que é o Exército da República Democrática do Congo, dentro de um quadro da conflitualidade, é porque vem de algum sítio. Tem país de trânsito. Qual é o país de trânsito? E é fundamental que todos os envolventes para a instabilidade no leste da República Democrática do Congo, a comunidade internacional, tenha uma posição muito mais clara, muito mais firme e não a ficar simplesmente do ponto de vista daquilo que são as condenações, mas do ponto de vista das sanções, porque se assim não fizer, a comunidade internacional acaba sendo cúmplice. Porque os próprios Estados Unidos entendem que o Ruanda tem estado a violar o cessar-fogo e a apoiar o M23. A presença de tropas ruandesas em solo da RDC é uma violação à soberania do Estado da RDC. Então como é que não se obriga o Ruanda a retirar os militares que lá estão? RFI: Os Estados Unidos anunciaram recentemente que estavam a ponderar a hipótese de sanções. Julga que este é o passo a seguir por Washington? Osvaldo Mboco: Uma coisa é o discurso político, outra coisa é a acção política. E nós vimos que os Estados Unidos, quando têm interesse, eles agem com a tenacidade que é exigida para o contexto. Se os Estados Unidos só ponderam sanções numa altura em que os Estados Unidos têm a força para impor que o Ruanda cumpra os acordos de paz, porque até o Ruanda não cumpriu os acordos de paz assinados em Washington, fragiliza a imagem dos Estados Unidos enquanto 'Estado gendarme' do sistema internacional, porque os Estados Unidos têm uma responsabilidade acrescida como guardião da paz e da estabilidade mundial. Então, quando um acordo é assinado em seu solo, onde há comprometimento, uma das partes, que é um país periférico como a RDC, Ruanda e grande parte dos países africanos que são países periféricos e a superpotência não consegue impor, isto descredibiliza até a capacidade dos EUA em mediar e negociar determinados assuntos. RFI: Não podemos também esquecer-nos que este encontro em Luanda decorre apenas alguns dias antes da cimeira de Chefes de Estado e de Governo da União Africana. O que é que se pode esperar para a RDC nesta cimeira? Osvaldo Mboco: Eu penso que a questão da paz, estabilidade e segurança no continente africano é um tema que é transversal às várias presidências que vão surgir. Com certeza, a RDC estará em cima da mesa. E podemos aqui perceber que este encontro preliminar, ainda no âmbito da sua Presidência, Angola, talvez percebeu que era fundamental ter dado um passo mais consistente nas vestes de Presidente da União Africana sobre a matéria de paz e estabilidade na República Democrática do Congo. Porque em abono da verdade, a forma como Angola foi tratada aquando da sua saída do processo de mediação foi uma forma que embaraçou a diplomacia angolana. Expôs até certo ponto, o Estado angolano numa posição não confortável. E penso que esses acontecimentos foram determinantes para que Angola entendesse se afastar temporariamente. E também os pronunciamentos do Presidente Kagame que fizeram com que Angola se afastasse temporariamente e reconfigurar-se a sua abordagem. Mas, conforme eu disse inicialmente, Angola é o mediador natural da República Democrática do Congo por vários factores e pelo factor também da aproximação geográfica. Nós partilhamos uma fronteira de 2511 km de extensão. Ou seja, a RDC é extremamente importante para Angola e toda e qualquer alteração securitária e política que decorre na RDC acaba tendo implicações para o Estado angolano devido à fronteira. Logo, Angola tem uma preocupação redobrada daquilo que acontece na República Democrática do Congo. E penso que, observando esses elementos e também a vinda do Presidente Félix Tshisekedi a Luanda no mês passado -foram aproximadamente três vezes- penso que deve ter dado garantias ao Presidente João Lourenço, que estaria disposto em observar e cumprir alguns dos conselhos saídos de Luanda. Porque, o Presidente Félix também é parte da culpa desse clima de deterioração em que se encontra hoje o leste da RDC. Por uma razão muito simples: o M23 no passado já havia aceitado acantonar. Houve um processo de acantonamento em como o M23 havia aceitado, que estava a ser conduzido por Angola, mas que por intransigência do Presidente Félix Tshisekedi, quer pela falta do comprometimento do Presidente Tshisekedi em aceitar que esses indivíduos pudessem ser enquadrados, houvesse processo de acantonamento e, posteriormente, uma abordagem interna para que esses indivíduos pudessem integrar o exército. E não só. Houve por parte do Presidente Tshisekedi uma acção que não foi nesta direcção, porque talvez na altura estava num período eleitoral e não queria, de facto, desagradar a um segmento do eleitorado que é muito anti-M23. E a perda deste processo de acantonamento, que estava acertado nos moldes que estavam convencionados, fez com que o M23 depois conquistasse e alargasse o seu controlo a outras cidades.

Invité Afrique
Isidore Ndaywel: «Laurent Désiré Kabila a permis aux Congolais de renouer avec la mémoire d'E. Patrice Lumumba»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 16, 2026 7:25


Ce vendredi est jour férié en RDC, en hommage à Laurent-Désiré Kabila, président tué il y a 25 ans, jour pour jour. Quel souvenir en gardent-ils ? Sa résistance à une première attaque du Rwanda trouve-t-elle un écho dans le Congo d'aujourd'hui ? Les commanditaires de son assassinat sont-ils enfin identifiés ? L'historien Isidore Ndaywel est professeur à l'université de Kinshasa et siège à l'Académie congolaise des sciences. Il est aussi le vice-président de l'Académie africaine des sciences religieuses, sociales et politiques. En ligne de Kinshasa, il répond à Christophe Boisbouvier. RFI : Isidore Ndaywel, quel est le souvenir que gardent les Congolais de Laurent-Désiré Kabila ? Isidore Ndaywel : Je pense du positif. Le souvenir que laisse Laurent-Désiré Kabila est double. Le premier, c'est certainement le fait d'avoir permis à la société congolaise de renouer avec la mémoire de Lumumba. La mémoire de l'indépendance. Une mémoire qui avait été quelque peu occultée, manipulée, instrumentalisée pendant la longue période de Mobutu. Alors, le deuxième élément qui est le plus popularisé, c'est le fait d'avoir laissé presque cette phrase répétée souvent par la jeunesse congolaise : « Ne jamais trahir le Congo. » Alors vous parlez de Mobutu ? Laurent-Désiré Kabila est en effet l'homme qui a fait tomber le dictateur Mobutu. Mais est-ce qu'il n'est pas devenu lui-même un dictateur ? Oui, effectivement, il y a eu quelques erreurs. La première erreur, à mon avis, en prenant le pouvoir, c'est d'avoir voulu absolument agir en solo. S'il avait pu renouer à ce moment-là avec les grands leaders de l'opposition de l'époque, notamment Antoine Gizenga et Étienne Tshisekedi, et prendre en charge la crise démocratique qui était déjà en place avec la Conférence nationale souveraine, bien sûr, le scénario aurait pu être différent. C'est avec l'aide militaire du Rwanda que Laurent-Désiré Kabila a pris le pouvoir en 1997. Mais un an plus tard, il a renvoyé tous ses conseillers rwandais. La guerre a éclaté et une colonne rwandaise venue par avion à l'ouest de Kinshasa a marché sur la capitale. Comment Laurent-Désiré Kabila a-t-il réussi à s'en sortir ? Vous rappelez là une page vraiment triste et sombre pour les habitants de la capitale. Effectivement, à partir du 2 août 1998, après la mesure qu'il a prise de renvoyer ces mercenaires rwandais et ougandais, nous avons eu une attaque en règle du Rwanda en essayant de prendre à revers pratiquement le pays à partir de l'Ouest, et donc avec prise du barrage d'Inga et avec la coupure de courant. On a pu s'en sortir, simplement parce que Laurent-Désiré Kabila a pu négocier l'intervention de l'Angola et ensuite celle du Zimbabwe. Et c'est donc avec l'aide militaire de ces deux pays, l'Angola et le Zimbabwe, qu'il a sauvé son régime. Vingt-huit ans plus tard, est-ce que le régime de Félix Tshisekedi ne compte pas aussi sur une aide militaire étrangère pour repousser la nouvelle offensive appuyée par le Rwanda ? Je ne suis pas dans le secret des dieux, mais je pense que, dans la situation actuelle, le Congo ne peut pas sortir seul de ses difficultés, sans l'aide des pays africains alliés. Et en cela, il n'y a pas à en rougir. Le Congo, dans le passé, a également apporté son aide à un certain nombre de pays africains, notamment lorsqu'il a été question de la libération de ces différents pays, notamment l'Angola, dans la lutte contre l'apartheid, et lors de l'indépendance du Zimbabwe. Là, les forces armées congolaises, à l'époque zaïroises, étaient intervenues. Même au Tchad. Donc je pense que, dans la situation actuelle, le Congo n'a pas d'autre choix. Il y a 25 ans, jour pour jour, le 16 janvier 2001, Laurent-Désiré Kabila a été tué dans son bureau de Kinshasa par l'un de ses gardes du corps. Alors, parmi les suspects qui ont été évoqués, notamment dans le podcast que RFI a publié il y a cinq ans avec Arnaud Zajtman et Esdras Ndikumana, il y a un homme d'affaires libanais, Bilal Bakri, surnommé Héritier, qui s'est ensuite réfugié à Goma sous la protection des rebelles du RCD, appuyés à l'époque par le Rwanda. Qui étaient les commanditaires, à votre avis ? Bon, je pense que, pour tout ce qui se passe au Congo, il y a une lecture externe hors Congo qu'il faut mettre à l'avant-plan. Quand on connaît le rôle stratégique que représentent sur l'échiquier de l'économie mondiale les minerais du Congo, il est évident que ça n'a rien à voir avec des scénarios de type local. C'est quelque chose qui a été bien mené par des forces internationales pour pouvoir éliminer Laurent-Désiré Kabila. À lire aussi1/4 La fin de Kabila - L'assassinat de Laurent-Désiré Kabila, un thriller congolais

L'Heure H
Archive : Mobutu, le tyran léopard

L'Heure H

Play Episode Listen Later Jan 12, 2026 40:06


Le 16 mai 1997, à l'aube, le régime de Mobutu Sese Seko s'effondre dans la fuite et le chaos à Kinshasa. Malade, isolé et abandonné, l'ancien maître du Zaïre quitte un pouvoir qu'il croyait éternel. Cette chute brutale met fin à trente-deux années de règne autoritaire, bâti sur les coups d'État, la corruption et le culte de la personnalité. Longtemps soutenu par les puissances occidentales durant la guerre froide, Mobutu a gouverné par la peur, la propagande et la répression sanglante. Pendaisons publiques, parti unique et pillage systématique des richesses ont marqué son pouvoir. Face à lui, la rébellion de Laurent-Désiré Kabila approche inexorablement de la capitale. La population acclame la fin du tyran tandis que le régime se dissout. Le Zaïre disparaît pour redevenir le Congo, meurtri mais plein d'espoir. Mobutu meurt en exil quelques mois plus tard. Reste le portrait d'un despote déchu, rattrapé par l'Histoire qu'il pensait dominer. Merci pour votre écoute Vous aimez l'Heure H, mais connaissez-vous La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiK , une version pour toute la famille.Retrouvez l'ensemble des épisodes de l'Heure H sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/22750 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : Un jour dans l'Histoire : https://audmns.com/gXJWXoQL'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvVous aimez les histoires racontées par Jean-Louis Lahaye ? Connaissez-vous ces podcast?Sous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppv36 Quai des orfèvres : https://audmns.com/eUxNxyFHistoire Criminelle, les enquêtes de Scotland Yard : https://audmns.com/ZuEwXVOUn Crime, une Histoire https://audmns.com/NIhhXpYN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

CAN Stories
STORIES - Rio Mavuba : Bleu et fils d'un double champion d'Afrique

CAN Stories

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 14:44


C'est une histoire peu connue. En 1968 et 1974, Ricky Mavuba, le père de Rio, a remporté deux CAN sous les couleurs du Zaïre. Avant même de participer au Mondial 1974 avec les Panthères. 40 ans après, Rio Mavuba a, de son côté, joué la Coupe du Monde au Brésil non pas avec le Zaïre, mais sous le maillot de l'équipe de France… Comment est-ce possible ?Pour ce nouvel épisode du podcast CAN Stories produit par beIN SPORTS, Rio Mavuba livre l'histoire poignante qui le relie à son père. Il partage ses souvenirs et évoque l'héritage que ce dernier lui a transmis pour devenir l'homme et le joueur de renom qu'il est devenu aujourd'hui.Un podcast raconté et produit par Baptiste Denis. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.

Passion passions
Georgio et Le Combat du siècle

Passion passions

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 19:17


Georgio, rappeur, a découvert tard qu'il pouvait aimer lire. Mais il s'est bien rattrapé depuis. Il aurait pu venir au micro de Passion Passions pour dire combien il aime la littérature en général. Mais ça n'aurait pas été Passion Passions, ça aurait été La Grande Librairie. Il aurait pu venir se confier sur son dernier album, Gloria, et sur sa tournée en répondant à des question écrites sur des panneaux en carton, mais ça aurait été Quotidien. Alors il est plutôt venu évoquer sa passion pour un livre en particulier : Le Combat du siècle, de Norman Mailer. Dans cet épisode, on parle donc du Combat du siècle, de Norman Mailer ; du "combat du siècle", commandé par le dictateur Mobutu, qui opposa Mohamed Ali et George Foreman au Zaïre en 1974 ; et de la passion des détails et des impressions personnelles de Norman Mailer. Attention, spoiler : à un moment, Georgio vous dévoile qui a gagné le combat. Mais bon, c'était il y a 51 ans, c'est pas plus mal de se mettre à jour. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Qu'est-ce qu'une kleptocratie ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 1:59


Une kleptocratie est un système politique dans lequel les dirigeants utilisent le pouvoir qui leur est confié pour s'enrichir personnellement, au détriment du pays et de sa population. Le mot vient du grec kleptein (“voler”) et kratos (“pouvoir”) : littéralement, c'est le pouvoir exercé par des voleurs.Dans une kleptocratie, l'État fonctionne principalement comme un outil d'enrichissement pour une élite très restreinte : dirigeants politiques, hauts fonctionnaires, parfois familles proches et cercles d'influence. Les institutions censées protéger la société — justice, police, administration fiscale, parlement — deviennent des instruments permettant de dissimuler, faciliter ou légaliser le détournement de ressources publiques.Les caractéristiques d'une kleptocratie1. Corruption systémiqueLes détournements ne sont pas isolés : ils sont intégrés dans le fonctionnement du régime. Les contrats publics, les concessions minières, les marchés d'infrastructures deviennent des sources de commissions occultes.2. Opacité et absence de contre-pouvoirsLa justice est muselée, les médias contrôlés, les lanceurs d'alerte intimidés. La transparence budgétaire est réduite, ce qui permet aux dirigeants de cacher leurs enrichissements.3. Blanchiment de l'argent voléL'argent détourné est souvent transféré à l'étranger via des paradis fiscaux, des sociétés écrans ou des achats immobiliers. Certains kleptocrates possèdent des fortunes colossales dans des pays où ils peuvent les protéger.4. Appauvrissement du paysDans une kleptocratie, peu d'argent reste pour les services publics : santé, éducation, infrastructures. Les investissements sont détournés, ce qui ralentit le développement et aggrave les inégalités.Des exemples historiques et contemporainsDes régimes comme celui de Mobutu au Zaïre, de Ferdinand Marcos aux Philippines ou plus récemment de certains États dotés de ressources pétrolières ont été décrits comme des kleptocraties. Beaucoup tirent leurs richesses de ressources naturelles (pétrole, gaz, minerais), ce qui leur permet de capter des revenus énormes sans rendre de comptes à la population.Pourquoi le terme est-il important aujourd'hui ?Parce que la kleptocratie n'est pas seulement un phénomène local. Grâce aux circuits financiers internationaux, les richesses volées circulent partout dans le monde. De nombreux pays démocratiques accueillent — parfois sans le savoir — les capitaux issus de ces régimes corrompus.En résumé, une kleptocratie est un État capturé par une élite qui transforme le pouvoir politique en machine à voler, avec des conséquences profondes sur la justice, le développement et la stabilité sociale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Podcast Paris United
Spécial CAN 2025 - Saïd El Abadi nous raconte l'histoire du football africain !

Podcast Paris United

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 38:20


A l'approche de la Coupe d'Afrique des Nations, Paris United passe en mode CAN. A l'approche de la Coupe d'Afrique des Nations, Paris United passe en mode CAN. Plongez au cœur des enjeux du football africain avec Saïd El Abadi, journaliste star de Canal+ et auteur de l'incontournable livre "L'Histoire du Football Africain". Dans cet entretien exclusif mené par Jean-Baptiste Guégan pour Paris United, notre spécialiste nous livre une analyse passionnante sur la Coupe d'Afrique des Nations (CAN). De la CAN 2025 organisée au Maroc à son rôle géopolitique majeur, découvrez pourquoi ce tournoi est un miroir des ambitions, des défis et de l'identité du continent africain. Pourquoi la CAN est-elle un outil de soft power si puissant ? Comment le Maroc prépare-t-il cette édition, véritable répétition avant la Coupe du Monde 2030 ? Quels sont les défis qui attendent le football africain pour confirmer sa montée en puissance sur la scène mondiale ? Saïd El Abadi, avec son expertise unique, revient sur les moments historiques où la CAN a été un instrument politique, de l'indépendance des nations à la lutte contre l'apartheid avec Nelson Mandela, en passant par les stratégies de Mobutu. Une discussion riche qui mêle sport, histoire et géopolitique pour comprendre l'âme du football africain. ➡️ Procurez-vous le livre de Saïd El Abadi "L'Histoire du Football Africain" aux éditions Faces Cachées ! N'oubliez pas de liker la vidéo, de vous abonner à Paris United pour ne rien manquer de nos contenus exclusifs et de nous dire en commentaire quel est votre meilleur souvenir de la CAN ! #CAN #Football #Afrique #Maroc #CAN2025 #Hakimi #PSG #FootballAfricain #Géopolitique #HistoireDuFoot #SaïdElAbadi #ParisUnited #SportEtPolitique --- CHAPITRES __ 00:00 -

La marche du monde
Afrique, une histoire mondiale du foot

La marche du monde

Play Episode Listen Later Dec 6, 2025 48:29


Partout sur la planète, le ballon rond suscite des vocations de joueurs, attise les convoitises et déchaîne les passions, au point d'être considéré aujourd'hui comme le sport le plus pratiqué sur la planète. Sur le continent africain, le football a également été un moyen de lutte anticoloniale au moment des indépendances tout en perpétrant son esprit festif face aux difficultés du quotidien et des conflits guerriers, comme en témoigne à notre micro l'ancien international congolais, Saïo Mokili. Apparu dans sa forme moderne dans l'Angleterre du XVIIIème siècle, le football a eu immédiatement un succès populaire qui dépasse l'entendement !!! Au point d'être rapidement considéré par l'Église et le patronat comme un instrument idéal pour combattre les vices de la jeunesse, en améliorant la condition physique des ouvriers et en calmant leurs élans contestataires. Passion contagieuse impossible à contrôler, le football est alors récupéré par le clergé et les grands patrons de la révolution industrielle pour créer les premiers grands clubs. Ce modèle s'exporte à travers le monde et plus particulièrement sur le continent africain au temps de la colonisation. Mais si le sport est un outil d'influence pour tous les États, nombre de footballeurs ont su mobiliser leur talent et leur position sociale pour soutenir la cause des luttes nationalistes et des indépendances… mais n'ont-ils pas été instrumentalisés à leur tour ? La Marche du monde vous invite à découvrir une histoire africaine du football à travers l'épopée des indépendances du Congo et de l'Algérie, au son de nos archives et de nos témoignages inédits. Un documentaire signé Valérie Nivelon et David Allias, réalisé par Sophie Janin.   Sont intervenus dans l'émission : - Paul Dietschy, docteur en histoire, historien du sport, auteur et directeur de la revue « Football(s) ». Bibliographie sélective : Paul Dietschy, Du sportsman à l'histrion : les cultures sportives de trois leaders africains (Nnamdi Azikiwe, Nelson Mandela et Joseph Désiré Mobutu), (2014), Centre d'histoire de Sciences Po.   Paul Dietschy, Histoire du football (2010), aux éditions Perrin Paul Dietschy, Paul Kemo-Keimbou, David Claude, Le football et l'Afrique (2008), aux éditions EPA Patrick Clastres et Paul Dietschy, Sport, culture et société en France du 19è siècle à nos jours (2006), aux éditions Hachette Education Paul Dietschy, Yvan Gastaut, Stéphane Mourlane, Histoire politique des coupes du monde de football (2006), aux éditions Vuibert. - Michel Naït-Challal, écrivain et ancien journaliste, auteur de Dribbleurs de l'indépendance : l'incroyable histoire de l'équipe du FLN (2008), aux éditions Albin Michel. - Annie Gasnier, journaliste et animatrice de «Radio Foot Internationale» sur RFI, auteure de Brésil : le réveil du géant latino-américain (2008), aux éditions du Cygne. - Saïo Mokili, ancien joueur de foot, international congolais, vainqueur de la Coupe d'Afrique des Nations 1968 avec «Les léopards» et joueur du FC Dragons (1963-1972).   À lire également : - Javu Rey, Bertrand Galic et Kris, avec Marina Martin Serrano : «Un maillot pour l'Algérie» (2009), bande dessinée aux éditions Aire Libre - Deveney, Correia, Bonaccorso : «Une histoire populaire du football», La Découverte Delcourt.

Couleurs tropicales
Le rap de Poison Mobutu et de Benjamin Epps au sommaire de l'actualité musicale

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Nov 4, 2025 48:30


Programmation consacrée à l'actualité musicale et aux chansons gold. Dans la séquence Génération Consciente, Bernard Bitanda, secrétaire général de l'ONG Samda Congo. Il présente Vision 2010, le concours musical de l'association qui aura lieu du 7 novembre au 28 décembre 2025 à l'espace Sony Labou Tansi, à Brazzaville. Et Guy Antoine Pepawang, directeur de l'association Nkongsamba Peguanto qui lutte contre la précarité au Cameroun. Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons :  Benjamin Epps feat Lous and the Yakuza - Le sauveur  Misie Sadik feat Mathieu White - Tèlman dou Maya Kamaty - Kaskolé Says'z - Wahala Santrinos Raphaël - On va pas divorcer Mosty - KO Ishmael - S'manje manje Moh Green - Caramel Tatiana Kruz - Tourner Guy2Bezbar et Yorssy - Malabar Poison Mobuti feat Mac Tyer, Sinto Pap - CMQP Ralycia - Fever Kim feat Guy2Bezbar - Shine Goln.B et Dj Sown - Anlè'y Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Couleurs tropicales
Le rap de Poison Mobutu et de Benjamin Epps au sommaire de l'actualité musicale

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Nov 4, 2025 48:30


Programmation consacrée à l'actualité musicale et aux chansons gold. Dans la séquence Génération Consciente, Bernard Bitanda, secrétaire général de l'ONG Samda Congo. Il présente Vision 2010, le concours musical de l'association qui aura lieu du 7 novembre au 28 décembre 2025 à l'espace Sony Labou Tansi, à Brazzaville. Et Guy Antoine Pepawang, directeur de l'association Nkongsamba Peguanto qui lutte contre la précarité au Cameroun. Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons :  Benjamin Epps feat Lous and the Yakuza - Le sauveur  Misie Sadik feat Mathieu White - Tèlman dou Maya Kamaty - Kaskolé Says'z - Wahala Santrinos Raphaël - On va pas divorcer Mosty - KO Ishmael - S'manje manje Moh Green - Caramel Tatiana Kruz - Tourner Guy2Bezbar et Yorssy - Malabar Poison Mobuti feat Mac Tyer, Sinto Pap - CMQP Ralycia - Fever Kim feat Guy2Bezbar - Shine Goln.B et Dj Sown - Anlè'y Retrouvez la playlist officielle de RFI Musique.

Cosmopod
D. R. Congo after Mobutu to the present with Jeremy Rich

Cosmopod

Play Episode Listen Later Aug 3, 2025 116:09


Rudy joins Jeremy Rich for a discussion on the Democratic Republic of the Congo from the late 80s to the present. We cover the decay of Mobutu's regime, the changes in the 90s, how the Rwandan Civil War prompted an invasion and the first and second Congo Wars, the factions involved in these wars including the special role of Rwanda and Paul Kagame. We discuss the transitions of power, from Mobutu, to the Kabilas, and to the present president Tshisekedi; the role of the U.S. and China, the recent rise in "rebel" activity and the outlook for the future. References: Orgs - Friends of the Congo (www.friendsofthecongo.org). Twitter: Gaeten-Dauphin Nzowo (@GNzowo) and Benedicte Njdoko (@babisema) Readings on the 1990-2020s: Jason Stearns's The War That Doesn't Say Its Name; writings by Kristof Titeca and Judith Verweijen. Cold War in DRC: Georges Nzongola-Ntalaja, Patrice Lumumba; Piero Gleijses's books Visions of Freedom and Conflicting Missions; Pedro Monaville's Students of the World; James H. Smith's The Eyes of the World: Mining the Digital Age in the Eastern DR Congo

La marche du monde
Miriam Makeba et Stokely Carmichael à Conakry, un amour panafricain

La marche du monde

Play Episode Listen Later Jul 12, 2025 48:29


Le saviez-vous ? En 1968, Miriam Makeba, la chanteuse africaine la plus célèbre au monde fait le choix de quitter les États-Unis pour s'installer à Conakry avec son révolutionnaire de mari Stokely Carmichael, le leader du mouvement Black Power. Le couple panafricain va servir la révolution socialiste de Sékou Touré ! Cette histoire aussi fascinante que méconnue est documentée par Elara Bertho, chargée de recherche au CNRS au sein du Laboratoire Les Afriques dans le monde (LAM). Historienne de la littérature, elle revisite les années 70 marquées par une extrême violence envers les noirs, que ce soit aux États-Unis ou en Afrique du Sud, mais depuis Conakry, capitale de la Guinée indépendante dirigée par Ahmed Sékou Touré depuis 1958 et son célèbre « Non » à la communauté française proposée par le Général de Gaulle. Une indépendance immédiate, en rupture avec la France, et un choix politique clair : celui du socialisme. Anticolonialiste, panafricaniste, Sékou Touré soutient les luttes de libération et accueille combattants clandestins et réfugiés politiques. Pour Stokely Carmichael, théoricien du Black Power et de la colonialité, des millions de Noirs sont justement devenus des réfugiés politiques à l'époque. « Dans le monde entier, il y a des centaines de milliers, je dirais même des millions de réfugiés politiques noirs, et nous devenons des réfugiés politiques dans le monde. Et nous n'avons absolument rien à voir avec les luttes politiques qui se déroulent, les luttes politiques des Blancs. Mais ce sont des luttes politiques blanches pour le contrôle des Noirs, et nous sommes pris au milieu. Chaque fois qu'il y a un coup d'État dans un pays africain, qui est provoqué par les forces impérialistes occidentales blanches, des milliers de Noirs doivent alors fuir. Prenons l'exemple du Congo. Au Congo, il y avait (Moïse) Tshombe, Mobutu et Lumumba. Lorsque les forces impérialistes blanches ont tué Lumumba, des dizaines de milliers de Noirs vivant au Congo ont dû fuir le pays à la recherche d'un refuge politique dans les pays environnants, affirme-t-il au micro de Hayward Henry aux USA en 1968 (Archive Afro-Marxist). Et des milliers de personnes ont dû fuir lorsque Nkrumah a été renversé, ce sont les forces blanches qui contrôlent les richesses. Ma femme (Miriam Makeba) est une réfugiée politique de son propre pays, née et élevée en Afrique du Sud. Certains envahisseurs blancs viennent expulser les Noirs de leur propre terre et leur disent qu'ils ne peuvent pas y retourner. Nous avons des milliers de réfugiés politiques d'Afrique du Sud, du Mozambique, d'Angola, de Guinée-Bissau, toute l'Afrique est inondée de réfugiés politiques noirs, et maintenant les États-Unis complotent pour déplacer ce phénomène dans les Caraïbes. Et enfin, bien sûr, vers les États-Unis.» Lors de ses différentes visites à Conakry, Miriam Makeba, infatigable militante contre l'apartheid en Afrique du Sud, s'est vue plusieurs fois proposer l'accueil de la Guinée. C'est ainsi qu'en 1968, après leur mariage le 29 Avril à New-York, Miriam Makeba et Stokely Carmichael s'envolent pour Conakry et s'engagent au service de la révolution culturelle lancée par Sékou Touré… un récit aux sons de nos archives sonores et musicales ! À lire : Un couple panafricain par Elara Bertho, aux éditions ROT-BO-KRIK.   À voir : Le diaporama des photos du livre. Programmation musicale : - Miriam Makeba / Kilimanjaro Live 1971 Guinée - Harry Belafonte / Give Us Our Land (Mabayeke) - Miriam Makeba / Pata Pata (Strut Records) - Miriam Makeba / Sékou Famaké (SYLLART RECORDS) - Miriam Makeba / Kadeya Deya (SYLLART RECORDS).

Reportage Afrique
Objets de pouvoir - RDC: la canne de Mobutu [4/10]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later Jul 9, 2025 2:21


En République démocratique du Congo, il faut remonter le temps jusqu'au 24 novembre 1965, date à laquelle Mobutu a pris le pouvoir. Mobutu, c'était la toque léopard, l'abacost – célèbre costume congolais – mais aussi la canne. Pour le maréchal, c'était à la fois un signe d'autorité et un objet pour valoriser la culture traditionnelle du pays.  Dans les rues de Kinshasa, Mobutu reste l'homme à la toque de léopard et à la canne. Sculptée en bois ou en ivoire, la canne incarnait son autorité. André-Alain Atundu Liongo, dernier chef des renseignements sous Mobutu, se souvient : « Je crois qu'en revenant de cette tournée, où je lui étais présenté pour la première fois, dans l'avion, il était détendu. Il a enlevé son costume. Mais dès qu'on a atterri, il a mis son costume, sa toque et sa canne. C'était un autre homme. Il ne blaguait plus. Il revêtait et incarnait l'autorité. La canne c'est l'autorité et la sagesse ». Pour ce proche collaborateur de Mobutu, la canne était plus qu'un objet d'apparat. « Lorsqu'il était debout, qu'il nous attendait avec impatience, il toquait sa canne. Lorsque la canne était sur la table, il était mécontent. Ça servait aussi à indiquer ses états d'âme ».  À lire aussiRDC: Mobutu, grandeur et décadence du «roi du Zaïre» Au Congo, la canne incarne le pouvoir coutumier et mystique. Elle est taillée d'un seul bloc de bois. « Les traditions dans la chefferie... Il y a un arbre précis que l'on détermine. Ça n'est pas n'importe quel arbre. Il détient une force naturellement, explique Jean-Paul Kwungusugu, chef coutumier dans la province du Haut-Lomami. Les gens, quand ils voient le président de la République, on lui remet tout ça par les chefs coutumiers. Attention, le président de la République n'est pas simplement présent par la constitution, les ancêtres sont avec lui. D'ailleurs, c'est ce qui a favorisé les dictatures ». La canne a fait de Mobutu le roi du Zaïre pendant plus de 30 ans, mais elle a aussi servi à faire valoir une culture congolaise au lendemain des indépendances. « Au retour, il se comportait non seulement comme un chef d'État moderne, mais comme un chef traditionnel, indique Placide Mumbembele, professeur de politique mémorielle. Cela s'est davantage consolidé avec sa politique de recours à l'authenticité, afin de pouvoir, comme il le disait lui-même : être soi-même, c'est-à-dire être Zaïre Roi, avec toutes ses traditions ». Mobutu possédait une trentaine de cannes, selon ses proches. Elles sont toutes conservées au Maroc, chez celle que les Congolais appellent maman Bobi, la veuve du maréchal.   À lire aussiRDC: comment le président Mobutu a récupéré l'image du héros national assassiné Patrice Lumumba [3/3]

Presidents, Prime Ministers, Kings and Queens
210. Joseph-Désiré Mobutu – Congo (later Zaire) (1971-97)

Presidents, Prime Ministers, Kings and Queens

Play Episode Listen Later Jul 6, 2025 32:20


Iain Dale talks to political journalist Harry Lambert about the life and rule of one of Africa's most brutal dictators.

The Empire Never Ended
326: White Legions in the Congo pt.2: From Mladić to Mobutu

The Empire Never Ended

Play Episode Listen Later Jul 3, 2025 77:23


In a desperate attempt at a last stand to halt the Rwandan backed army of Laurent Desire Kabila, Mobutu hires mercenaries composed of members of the infamous 10th Sabotage Detachment of the Bosnian Serb army, responsible for some of the worst atrocities in the Bosnian war, under the command of French intelligence asset "Yugo Dominic". Subscribe to patreon.org/tenepod @tenepod.bsky.social  + x.com/tenepod

English Learning for Curious Minds | Learn English with Podcasts
#555 | Mobutu Sese Seko | The King of the Kleptocrats

English Learning for Curious Minds | Learn English with Podcasts

Play Episode Listen Later Jul 3, 2025 26:05


 Meet Mobutu Sese Seko, the man who rose from a lowly army officer to become the autocratic ruler of the Democratic Republic of the Congo.   Wearing his signature leopard-skin hat, Mobutu rebranded the country as Zaire and himself as a symbol of African pride.   Despite his charismatic persona and lavish lifestyle, his regime left the country impoverished, highlighting the dangers of unchecked power and corruption.  Mobutu Sese Seko's rise to power in Congo Congo's harsh colonial history under Belgian rule Mobutu's involvement in Patrice Lumumba's downfall Mobutu's 1965 coup and 32-year rule Renaming Congo to Zaire and introducing the Authenticité movement Mobutu's repressive regime and personality cult Corruption and Mobutu's embezzlement of state funds Economic decline and dependency on foreign aid Mobutu's fall from power and death in exile Mobutu's enduring legacy in modern-day DRC Full interactive transcript, subtitles and key vocabulary available on the website: https://www.leonardoenglish.com/podcasts/mobutu-sese-seko ---You might like:

WRINT: Wer redet ist nicht tot
Die Demokratische Republik Kongo (Mit Matthias von Hellfeld)

WRINT: Wer redet ist nicht tot

Play Episode Listen Later Jun 29, 2025 18:57


Vom Privatbesitz des belgischen Königs Leopold II über Lumumba zu Mobutu. Hörenswert: Dekolonialisierung (das afrikanische Jahr), Völkermord in Ruanda Die passende Ausgabe “Eine Stunde History” läuft am 30. Juni 2025 auf DLFnova.

ThePrint
CutTheClutter: Trump brokers DR Congo-Rwanda truce: How resource curse fuelled unending conflict in heart of Africa

ThePrint

Play Episode Listen Later Jun 27, 2025 22:18


#cuttheclutter Democratic Republic of Congo and Rwanda on Friday signed a peace deal, marking the end of decades-long fighting in eastern DRC that upended millions of lives. In Episode 1689 of #CutTheClutter ThePrint Editor-in-Chief Shekhar Gupta traces DRC's roots, from being a Belgian colony till 1960 to Mobutu's rule and the 2009 pact that led to the birth of Rwanda-backed M23 rebel group; he also explains how large reserves of tantalum and cobalt have brought the ‘resource curse' tag upon DRC and Rwanda. --------------------------------------------------------------------------------------------- To visit ThePrint Store: https://store.theprint.in/ --------------------------------------------------------------------------------------------- Produced By: Mahira Khan

The Empire Never Ended
324: Mobutu: The All-Powerful Cold Warrior (teaser)

The Empire Never Ended

Play Episode Listen Later Jun 24, 2025 4:59


Boris gives us a brief overview of Mobutu's reign in Congo/Zaire from 1960s-1990s and examines his role as the ultimate Cold Warrior. Subscribe to patreon.org/tenepod @tenepod.bsky.social  + x.com/tenepod

Couleurs tropicales
Poison Mobutu signe son grand retour avec un nouvel album baptisé «Le Maréchal»

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Jun 23, 2025 48:30


« Une histoire de survie et de réflexion », c'est ainsi que l'artiste congolais, Elonga Besa Arnaud, dit Poison Mobutu décrit son dernier album Le Maréchal, sorti le 25 mai. Référence du rap français, il mélange dans ce dernier opus le lyrisme et les rythmes afrobeat. Il est accompagné de son invité Junior Mabiala, développeur de talents. Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons :  Poison Mobutu feat Mac Tyer et Sinto Pap - CMQP  Poison Mobutu - Le maréchal Poison Mobutu feat Bercy Mwana - Tambola malembe Poison Mobutu feat Pson Zubaboy - Mon ex Poison Mobutu feat Nicky Drey - Polygame. Retrouvez notre playlist sur Deezer. 

Couleurs tropicales
Poison Mobutu signe son grand retour avec un nouvel album baptisé «Le Maréchal»

Couleurs tropicales

Play Episode Listen Later Jun 23, 2025 48:30


« Une histoire de survie et de réflexion », c'est ainsi que l'artiste congolais, Elonga Besa Arnaud, dit Poison Mobutu décrit son dernier album Le Maréchal, sorti le 25 mai. Référence du rap français, il mélange dans ce dernier opus le lyrisme et les rythmes afrobeat. Il est accompagné de son invité Junior Mabiala, développeur de talents. Pour visionner les clips, cliquez sur les titres des chansons :  Poison Mobutu feat Mac Tyer et Sinto Pap - CMQP  Poison Mobutu - Le maréchal Poison Mobutu feat Bercy Mwana - Tambola malembe Poison Mobutu feat Pson Zubaboy - Mon ex Poison Mobutu feat Nicky Drey - Polygame. Retrouvez notre playlist sur Deezer. 

Revue de presse Afrique
À la Une: un nouvel épisode judiciaire dans l'affaire de l'assassinat de Patrice Lumumba

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jun 19, 2025 4:16


C'était le 17 janvier 1961, rappelle Le Monde Afrique, « Patrice Lumumba, devenu Premier ministre l'année précédente après la proclamation de l'indépendance du Congo, était fusillé au Katanga par des séparatistes katangais et des policiers, en présence d'officiels de l'armée belge. Il avait 35 ans. Quelques semaines après son entrée en fonction sous la présidence de Joseph Kasa-Vubu, il avait été victime d'un coup d'État fomenté par Joseph-Désiré Mobutu, qui allait devenir président du Congo de 1965 à 1997 ». 64 ans après, donc, pointe Le Monde Afrique, « c'est l'une des figures majeures du monde des affaires et du gotha belges qui est mise en cause pour sa possible participation à cet épisode tragique de la décolonisation du Congo. Le comte Etienne Davignon, 92 ans, pourrait être renvoyé devant un tribunal correctionnel si la chambre du conseil de Bruxelles suit, en janvier 2026, les réquisitions rendues publiques avant-hier par le parquet fédéral. Celui-ci considère que l'ex-diplomate pourrait être impliqué dans la mort de l'ancien premier chef de gouvernement du Congo, en 1961. Le ministère public demande son renvoi pour “détention et transfert illicite“ de Patrice Lumumba au moment où il avait été fait prisonnier, et pour “traitements humiliants et dégradants“. L'incrimination d'“intention de tuer“ n'a, en revanche, pas été retenue ». Le dernier témoin ou acteur ? « Étienne Davignon, précise Jeune Afrique, ancien diplomate, ministre d'État, homme d'affaires et vice-président de la Commission européenne est la seule personnalité encore en vie, parmi les dix visées par la plainte initiale. Âgé de 28 ans au moment de l'assassinat de Lumumba, Davignon était à l'époque diplomate stagiaire, envoyé dans la zone congolaise par le ministère belge des Affaires étrangères. Au cours des différentes auditions, il a toujours réfuté la thèse selon laquelle les autorités belges auraient été impliquées dans l'assassinat de Lumumba ». Pourtant, rappelle Jeune Afrique, « une commission d'enquête parlementaire belge avait conclu en 2001 que “certains membres du gouvernement belge et d'autres acteurs belges avaient une responsabilité morale dans les circonstances ayant mené à la mort“ du héros congolais ». Et pour sa part, pointe Le Monde Afrique, « le Premier ministre belge en 2022, Alexander De Croo avait fait sienne l'idée de la “responsabilité morale“ de dirigeants belges et avait présenté des “excuses“ au nom de son pays. Il avait dénoncé ceux qui avaient préféré “ne pas voir, ne pas agir“ ». Briser les silences ? Alors va-t-on « vers un procès public en Belgique ? », s'interroge Actualité CD à Kinshasa. Peut-être… On le saura en janvier prochain si la justice belge suit les réquisitions du parquet fédéral. En attendant, relève le site d'information congolais, « la famille de Patrice Lumumba a salué la demande de renvoi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles d'Étienne Davignon. (…) “Il s'agit d'un moment historique“, affirment ses proches. Pour la première fois, en effet, pointe Actualité CD, des faits liés à l'assassinat d'un dirigeant africain par une ancienne puissance coloniale pourraient être examinés publiquement devant une juridiction répressive. La famille espère que ce procès permettra de “briser les silences“, d'identifier les responsabilités et de susciter un débat public sur la mort de Lumumba, mais aussi sur les séquelles du passé colonial. Elle affirme ne rechercher ni compensation financière, ni revanche, mais seulement la vérité et la justice ». Des réponses ? « 64 ans après, un petit pas vers la justice historique », s'exclame Aujourd'hui à Ouagadougou. « Un survivant va peut-être être jugé pour cette disparition. Etienne Davignon confirmera-t-il que Patrice Lumumba a été exfiltré vers le Katanga où il a été fusillé avant que son corps ne soit dissous dans de l'acide ? Des sicaires de l'armée zaïroise, la sûreté belge, la CIA et l'incontournable Jacques Foccart (le monsieur France-Afrique) sont-ils vraiment mêlés à cet assassinat ? Nonagénaire, donc avec une mémoire forcément défaillante, Etienne Davignon se remémore-t-il vraiment ce qui s'est passé, s'interroge encore Aujourd'hui, si tant est qu'il soit mêlé à cette sordide affaire d'État ? » Réponse peut-être dans quelques mois…

Reportage Afrique
RCA/RDC: Bangui et Zongo, la culture en partage pour ces villes jumelles [2/3]

Reportage Afrique

Play Episode Listen Later May 12, 2025 2:29


RFI vous parle de deux villes collées l'une à l'autre, traversées par une rivière, l'Oubangui et séparées par une frontière. Ces villes sont Zongo la congolaise, située en face de la capitale centrafricaine Bangui. Créée 1971 à l'époque du Maréchal Mobutu, la ville de Zongo compte plus de 130.000 habitants avec une superficie d'environ 450 km². Située dans le Sud-Ubangui, elle se trouve en face de Bangui, capitale de la République centrafricaine, une ville cosmopolite d'environ 1 500 000 habitants. Même si les deux villes sont naturellement séparées par la rivière Oubangui, elles sont très liées sur le plan culturel. Les habitants des deux territoires partagent les mêmes langues et les mêmes modes de vie.  De notre correspondant à Bangui,Des pas de danse rythmés par des balafons et tam-tams pour le bonheur de la foule. Ce matin à l'espace culturel Bon Coin du Pêcheur installé à Zongo, le groupe de danse MAÏMA livre un spectacle hors du commun.Pieds nus, habillements traditionnels, les jeunes danseurs portent des couronnes de plumes, des perles, des coquillages et même des peaux de bêtes. Michel Lobota est le responsable de ce centre culturel. « Chez nous, au Bon Coin du Pêcheur, nous donnons l'opportunité aux deux peuples de partager les activités culturelles telles que des concerts musicaux, des activités, des contes et des théâtres. Et il nous arrive des week-ends, des fois, d'organiser des karaokés, des musiciens qui viennent de Bangui qui viennent jouer au Bon Coin du Pêcheur. Nous donnons aussi nos instruments au groupe folklorique pour faire des productions pour le bien-être de la population de Zongo et de Bangui. »À lire aussiÀ Zongo, on prend la pirogue pour aller à l'école [1/3]« Quand je viens ici, je me sens comme à la maison »Le public regarde avec admiration un joueur de balafon qui se distingue avec sa sonorité traditionnelle. Assis sur un banc localement appelé Balambo, il frappe l'instrument au moyen de deux baguettes recouvertes de caoutchouc. Paulette Belinda qui vient de la République centrafricaine reconnaît la culture des Ngbaka, son groupe ethnique. « Quand je viens ici, je me sens comme à la maison. Nous avons la même culture, les mêmes types de nourritures, de boissons, de religions et on s'habille de la même manière. C'est impressionnant. »Non loin de là, Ismaël Samba, un Centrafricain de trente ans, discute avec ses amis en montrant son doigt avec un large sourire. « Je me suis marié à une habitante d'ici, voici la bague. Tantôt, on est ici, tantôt là-bas. Les riverains qui vivent ici, on les retrouve également de l'autre côté. »Un jumelage culturel et socio-économiqueL'une des particularités qui renforcent les liens entre les deux villes, c'est la langue. De part et d'autre, on parle le français, le lingala et le sango. Blaise Mundemba est chargé de communication à la mairie de Zongo. « Les langues font souvent les forces d'un peuple. Sango, lingala, ça fait la fierté des deux villes. C'est facile pour l'intégration. Parce que le peuple qui quitte Bangui pour Zongo parle Lingala. Le peuple qui quitte Zongo pour Bangui parle sango. »Un accord de jumelage a été signé entre la mairie de Bangui et celle de Zongo en 2021. Cet accord permet aujourd'hui d'encadrer la bonne marche des activités socio-économiques et culturelles.

The Crown: Fact or Fiction
Royal House Guests from Hell (1)

The Crown: Fact or Fiction

Play Episode Listen Later Apr 23, 2025 27:45


Who was the worst house guest at Buckingham Palace?  Listen to find out! In the first of two episodes, Royal historians Robert Hardman and Professor Kate Williams look through the visitors book for Buckingham Palace to discover the tyrants and troublemakers who've come to stay. How did Queen Elizabeth II react to the infamous and brutal African dictators Idi Amin and Mobutu, and is it true that Queen Victoria took a surprising shine to the lustful Shah of Persia?   All will be revealed, along with the elaborate and secret details involved in laying out the red carpet for an official state visit. Each week, Queens, Kings, and Dastardly Things takes a look behind palace curtains at royal history - from William the Conqueror to King Charles III. The hosts offer exclusive insights into the lives of the royal family - from Meghan Markle to Anne Boleyn; the royal scandals and intrigues, and the turbulent and bloody history of the crown. Hosts: Robert Hardman and Professor Kate Williams Series Producer: Ben Devlin Production Manager: Vittoria Cecchini  Executive Producer: Bella Soames Learn more about your ad choices. Visit podcastchoices.com/adchoices

Revolutionary Left Radio
The Congo: From Colonization Through Lumumba & Mobutu w/ Georges Nzongola-Ntalaja (Guerrilla History)

Revolutionary Left Radio

Play Episode Listen Later Apr 4, 2025 103:58


With this episode of Guerrilla History, were continuing our series on African Revolutions and Decolonization with an outstanding case study on the Congo, looking at the process of colonization, how decolonization unfolded, Lumumba's short time as Prime Minister, and the transition to the Mobutu regime.  We really could not ask for a much better guest than Prof. Georges Nzongola-Ntalaja, who not only is one of the foremost experts in not only this history, but also served as a diplomat for the DRC.  We're also fortunate that the professor will be rejoining us for the next installment of the series, a dispatch on what is going on in the Eastern Congo and the roots of the ongoing conflict there.  Be sure to share this series with comrades, we are still in the very early phases of the planned ~40 parts, so it is a great time for them to start listening in as well!   Also subscribe to our Substack (free!) to keep up to date with what we are doing.  With so many episodes coming in this series (and beyond), you won't want to miss anything, so get the updates straight to your inbox.  guerrillahistory.substack.com   Georges Nzongola-Ntalaja is Professor Emeritus of African and Afro-American Studies at the University of North Carolina at Chapel Hill, and previously served as the DRC's Permanent Representative to the United Nations.  Additionally, he is the author of numerous brilliant books, including Patrice Lumumba and The Congo from Leopold to Kabila: A People's History Help support the show by signing up to our patreon, where you also will get bonus content: https://www.patreon.com/guerrillahistory 

Guerrilla History
The Situation in Congo - From Mobutu to M23 Rebels Today w/ Georges Nzongola-Ntalaja (AR&D Ep. 6)

Guerrilla History

Play Episode Listen Later Apr 4, 2025 93:06


With this episode of Guerrilla History, were follow up on our last episode of African Revolutions and Decolonization with another discussion with Prof. Georges Nzongola-Ntalaja, who joined us last time for The Congo - From Colonization Through Lumumba & Mobutu.  Here, we pick up where we left off, with Mobutu's regime, and come to the present.  Particular focus is given to the situation in eastern Congo with the 23 rebels today and their foreign backers.  This is an extremely important conversation, so be sure to share this series with comrades!  We are still in the very early phases of the planned ~40 parts, so it is a great time for them to start listening in as well!   Also subscribe to our Substack (free!) to keep up to date with what we are doing.  With so many episodes coming in this series (and beyond), you won't want to miss anything, so get the updates straight to your inbox.  guerrillahistory.substack.com   Georges Nzongola-Ntalaja is Professor Emeritus of African and Afro-American Studies at the University of North Carolina at Chapel Hill, and previously served as the DRC's Permanent Representative to the United Nations.  Additionally, he is the author of numerous brilliant books, including Patrice Lumumba and The Congo from Leopold to Kabila: A People's History Help support the show by signing up to our patreon, where you also will get bonus content: https://www.patreon.com/guerrillahistory 

Guerrilla History
The Congo - From Colonization Through Lumumba & Mobutu w/ Georges Nzongola-Ntalaja (AR&D Ep. 5)

Guerrilla History

Play Episode Listen Later Mar 21, 2025 95:28


With this episode of Guerrilla History, were continuing our series on African Revolutions and Decolonization with an outstanding case study on the Congo, looking at the process of colonization, how decolonization unfolded, Lumumba's short time as Prime Minister, and the transition to the Mobutu regime.  We really could not ask for a much better guest than Prof. Georges Nzongola-Ntalaja, who not only is one of the foremost experts in not only this history, but also served as a diplomat for the DRC.  We're also fortunate that the professor will be rejoining us for the next installment of the series, a dispatch on what is going on in the Eastern Congo and the roots of the ongoing conflict there.  Be sure to share this series with comrades, we are still in the very early phases of the planned ~40 parts, so it is a great time for them to start listening in as well!   Also subscribe to our Substack (free!) to keep up to date with what we are doing.  With so many episodes coming in this series (and beyond), you won't want to miss anything, so get the updates straight to your inbox.  guerrillahistory.substack.com   Georges Nzongola-Ntalaja is Professor Emeritus of African and Afro-American Studies at the University of North Carolina at Chapel Hill, and previously served as the DRC's Permanent Representative to the United Nations.  Additionally, he is the author of numerous brilliant books, including Patrice Lumumba and The Congo from Leopold to Kabila: A People's History Help support the show by signing up to our patreon, where you also will get bonus content: https://www.patreon.com/guerrillahistory 

Revue de presse Afrique
À la Une: que cherche Kabila ?

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Mar 5, 2025 4:18


Après six ans de silence, Joseph Kabila revient sur la scène médiatique congolaise. Il y a eu cette tribune publiée il y a 10 jours par le Sunday Times en Afrique du Sud et hier, l'ancien président a accordé une interview à la presse namibienne, dont un extrait a été diffusé sur les réseaux sociaux. Extrait repris par le site d'information congolais 7 sur 7. Le voici : « notre intention est d'être très disponible pour servir notre pays et de continuer à servir notre peuple. »Au sujet de la guerre dans l'Est, rapporte encore 7 sur 7, « Joseph Kabila s'est montré favorable au départ de toutes les armées étrangères qui sont présentes en République démocratique du Congo. Pour lui, ça serait déjà un premier pas vers la solution. »Revenir dans le jeu politique…Pour Le Point Afrique, ce « retour médiatique n'a rien d'anodin. Selon ses proches, il s'inscrit dans une stratégie plus large : Kabila veut reprendre pied dans le jeu politique congolais et relancer son parti, le PPRD, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie. Sur le terrain, les tensions avec Félix Tshisekedi n'ont cessé de s'intensifier. La coalition FCC-CACH, issue de leur accord, a volé en éclats, laissant place à une défiance mutuelle. En 2023, Kabila avait même interdit à ses partisans de briguer un mandat sous l'administration Tshisekedi, signe d'une rupture assumée. »Récemment, poursuit Le Point Afrique, « dans sa tribune publiée dans la presse sud-africaine, Kabila se pose en observateur critique du régime actuel : “l'implosion est imminente, affirme-t-il. Si le problème congolais n'est pas traité en profondeur, la crise persistera bien au-delà du conflit avec le Rwanda“. Un message qui, pour certains, ressemble moins à une analyse qu'à un avertissement. (…) Selon Ferdinand Kambere, secrétaire permanent du PPRD, toujours dans les colonnes du Point Afrique, Kabila cherche avant tout à rappeler à l'opinion nationale et internationale que la situation actuelle est le résultat de l'échec du pouvoir en place, notamment dans la gestion de l'intégrité territoriale et de la sécurité du pays. »Des critiques à peine voilées en direction de Félix Tshisekedi.Fausse route pour Tshisekedi ?Le site d'information Afrik.com, sur un autre plan, n'épargne pas non plus le président congolais.« Depuis plusieurs mois, l'Est de la RDC est en proie à une offensive militaire menée par le mouvement rebelle du M23, soutenu par le Rwanda. Cette guerre fait rage, tandis que le gouvernement de Félix Tshisekedi semble détourner son attention d'une menace grandissante pour se concentrer sur des problèmes internes qui semblent moins urgents », affirme Afrik.com. Afrik.com qui évoque la récente condamnation à mort de 55 soldats de l'armée congolaise à Butembo dans le Nord-Kivu, accusés de lâcheté devant l'ennemi. Commentaire du site panafricain : « plutôt que de renforcer ses troupes ou de rechercher des solutions diplomatiques, Tshisekedi semble préférer se concentrer sur des purges internes, punissant des soldats qui fuient la guerre plutôt que de renforcer les capacités de son armée face à une menace de plus en plus pressante. » Et « au-delà des problèmes militaires, poursuit Afrik.com, le gouvernement congolais semble mener une série de tentatives de contrôle sur des acteurs politiques et religieux, dans un contexte de tensions internes croissantes. »Poil à gratter…Référence à l'audition le week-end dernier par les autorités congolaises d'Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire général du PPRD, puis du secrétaire général de la CENCO, la Conférence épiscopale nationale du Congo, Monseigneur Donatien N'Shole.Commentaire de L'Observateur Paalga à Ouagadougou : « si l'interrogatoire de Ramazani Shadary (très proche de Kabila), peut se comprendre dans une certaine mesure, plus problématique est celle du secrétaire général de la CENCO. En réalité, Tshisekedi ne pardonne pas à la CENCO, qui a entrepris avec les pasteurs évangéliques une mission de bons offices qui les avait conduits à Goma, à Kigali et en Belgique, appelant à un dialogue entre toutes les parties, notamment entre le pouvoir congolais et la rébellion du M23, au grand dam des autorités congolaises qui ne veulent pas en entendre parler et avaient tout de suite désavoué ladite mission. »Et L'Observateur Paalga de rappeler que « l'Église catholique a toujours été le poil à gratter des dirigeants, tous régimes confondus, depuis le temps de Mobutu. Les prélats n'ayant jamais manqué la moindre occasion de mettre les hommes politiques devant leurs responsabilités. »

Invité Afrique
Christophe Lutundula (RDC): «Kagame veut obliger le président Tshisekedi à négocier avec ses protégés, le M23»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 28, 2025 8:39


Goma au cœur des combats… Douze ans après le premier assaut de novembre 2012, pourquoi le M23 et les soldats rwandais s'en prennent-ils à nouveau à la grande cité de l'Est de la République démocratique du Congo ? Pourquoi l'Union africaine réagit-elle avec mollesse ? Y a-t-il une issue à cette nouvelle guerre meurtrière ? Pendant trois ans, de 2021 à 2024, Christophe Lutundula a été le vice-Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères du Congo-Kinshasa. Aujourd'hui, il est sénateur et préside la Commission des relations extérieures de la Chambre Haute. RFI : Christophe Lutundula, bonjour,Christophe Lutundula : bonjour.Pourquoi le M23 et le Rwanda ont-ils décidé d'attaquer Goma à la fin de ce mois de janvier ?Je pense qu'il y a les raisons suivantes. La première, c'est que Goma, c'est une plaque tournante économique, particulièrement en ce qui concerne le commerce de produits miniers. Mais il y a une autre raison, une raison politique, c'est la soif d'hégémonie du président [Paul] Kagame. Il veut démontrer à la communauté internationale qu'il est le seul interlocuteur valable avec lequel il faut traiter en ce qui concerne les questions de sécurité, de paix et même les questions de coopération avec la région des Grands Lacs. C'est comme qui dirait qu'il veut devenir le successeur du président Mobutu Sese Seko qui a joué le même rôle pendant la période de la guerre froide.Toujours sur le plan politique, en fait, il veut humilier le peuple congolais, en obligeant le président [Félix] Tshisekedi de négocier avec ses protégés qui constituent son cheval de Troie, les M23.Cette attaque survient en effet cinq semaines après l'échec de la rencontre de Luanda, où Paul Kagame avait exigé que Félix Tshisekedi ouvre un dialogue avec les rebelles du M23. Le président congolais avait refusé, est-ce qu'aujourd'hui Paul Kagame cherche à imposer ce dialogue par la force ?Mais il ne s'en est jamais caché, il a toujours dit qu'il n'y aura pas de solution s'il n'y a pas de négociations directes avec les M23. Mais là, je crois qu'il se trompe. Le président Tshisekedi, il a des fondamentaux. Quand il dit que c'est la ligne rouge, je crois que, j'ai travaillé avec lui pendant trois ans, ce sont des lignes, pas seulement le dialogue, il y a l'intégrité territoriale, la souveraineté. Je ne crois pas du tout que le président Tshisekedi va accepter. Il est vraiment catégorique et c'est toujours le fils de son père.Vous pensez que Félix Tshisekedi va refuser ce dialogue direct avec les M23. Mais ce qui frappe les observateurs depuis trois jours, Christophe Lutundula, c'est le refus de l'Union africaine et des trois pays qui représentent l'Afrique au Conseil de sécurité, l'Algérie, la Sierra Léone, la Somalie, de nommer le Rwanda comme pays solidaire des rebelles du M23 dans l'attaque sur Goma. Comment expliquez-vous cette bienveillance à l'égard du président Kagame ?Mais c'est très simple, ce sont des modus operandi, je n'ose pas dire l'ADN de l'Union africaine. Nous, nous en avons l'expérience. Nous avons connu une crise politique grave du temps du président Mobutu, de la Conférence nationale et ainsi de suite, l'Union africaine n'a rien fait. Il y a le grand barrage de la Renaissance qui oppose l'Éthiopie, le Soudan et l'Égypte, l'Union africaine s'est mise à l'écart. Donc ce n'est pas une surprise.De toute façon, l'Afrique a un problème à assumer sa souveraineté. Être souverain, c'est être capable de résoudre ses problèmes par soi-même. Donc, il y a des intérêts économiques, les connexions avec les multinationales et les États qui soutiennent le président Kagame et qui profitent du pillage des ressources naturelles de la RDC. Donc des pays africains évitent de bousculer, d'indisposer ces États tutélaires.En Afrique centrale, l'armée rwandaise est redoutée. Est-ce qu'elle fait peur à certains pays qui, du coup, n'osent pas se fâcher avec Kigali ?On sait aujourd'hui que l'armée rwandaise est présente dans certains pays où elle protège justement certains intérêts. Je ne veux pas énerver la susceptibilité diplomatique de ces pays-là, il y a le Mozambique, où elle protège ce que vous savez, il y a la Centrafrique. Au Bénin, le Rwanda forme l'armée et on peut continuer la série ! Donc effectivement, c'est un élément qui intervient en conjugaison avec le fait d'éviter d'énerver la susceptibilité des tuteurs.Je crois que, dans les circonstances actuelles, on doit être un peu plus ferme au niveau des décideurs. Et je crois que, dans ce sens-là, tous les mécanismes de vérification qui ont été mis en place ne valent pas la peine. Il faut les remplacer, à mon avis, par un dispositif de garanties mutuelles. Qu'est-ce que je veux dire par là ? Si on peut déployer le long de la frontière entre la RDC et le Rwanda une force internationale tampon, garantie par le Conseil de sécurité, l'Union européenne et peut-être l'Afrique avec le Conseil paix et sécurité, cela pourra permettre que les Rwandais sortent et que cette force garantisse qu'il n'y aura pas d'incursions.Parce que le Rwanda parle des FDLR. Que de notre côté, le Rwanda va sortir, le M23 va se replier, rentrer dans ses positions d'antan, et cette force va créer les conditions du dialogue avec le Rwanda. Il faut ouvrir cette perspective-là, me semble-t-il.Christophe Lutundula, merci. À lire aussiRDC: des tirs entendus dans Goma, le M23 et ses alliés rwandais présents dans des quartiersÀ lire aussiÀ l'ONU, la RDC réclame des sanctions contre le Rwanda alors que les combats font rage autour de Goma

Revue de presse Afrique
À la Une: à quand le retour à l'ordre constitutionnel au Mali?

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jan 23, 2025 4:10


Question posée par les parties signataires, qui regroupent partis politiques et organisations de la société civile. Dans un communiqué publié notamment par le journal en ligne Malikilé, ces parties signataires s'inquiètent : « suite au discours à la Nation du Chef de l'État le 31 décembre dernier, nous exprimons notre surprise quant à l'absence de mention des élections, notamment celles devant mettre fin à la période transitoire de cinq ans que traverse le pays, équivalant à un mandat électoral. Nous rappelons que la date de retour à l'ordre constitutionnel, fixée unilatéralement par les Autorités après plusieurs reports, reste floue pour le peuple malien. Malgré l'inscription au Budget de l'État des ressources pour les élections en 2025, nous restons préoccupées par l'incertitude régnante. Nous regrettons les réformes engagées de manière unilatérale, sans concertation ni chronogramme clair ».Bref, pour les Parties signataires, les militaires au pouvoir à Bamako outrepassent leurs droits, décident de tout, et surtout, ont bien l'intention de rester au pouvoir…Un pouvoir qui ne fait plus peur ?Opinion radicalement différente pour Le Pouce, dont les éditoriaux sont publiés sur le site Maliweb. Le Pouce qui estime a contrario que les militaires maliens ne vont pas assez loin… « Existe-t-il ou non une autorité de l'État au Mali ?, s'interroge-t-il. Si des individus peuvent se permettre encore de défier les autorités de la nation sur n'importe sujet d'intérêt national, c'est que l'autorité de l'État est encore loin d'être assumée. Et c'est un peu inquiétant à ce stade de la transition que de savoir que Assimi et ses hommes ne font plus peur. Car, pour redresser un peuple, l'éduquer aux valeurs, il faut une certaine rigueur et cette rigueur, bon nombre de Maliens pensaient l'apercevoir à travers ce pouvoir de transition. Le danger en effet, c'est lorsqu'un pouvoir ne fait plus peur, insiste Le Pouce, et que le laisser-aller s'installe petit à petit annonçant un retour aux anciennes mauvaises habitudes ».« Le cirque ambulant de la transition » Autre son de cloche, avec ce récent coup de gueule de l'écrivain guinéen Tierno Monénembo dans Le Point Afrique… Tierno Monénembo qui met dans le même sac le Mali, la Guinée, le Burkina Faso et le Niger et qui dénonce « le cirque ambulant de la transition » : « il vaudrait peut-être mieux supprimer le mot transition du vocabulaire africain, affirme-t-il. C'est un mot indécent que d'ailleurs plus personne n'ose prononcer, un canular, un spectacle de mauvais goût qui entraîne le cauchemar partout où il se produit. À Bamako, à Conakry, à Ouagadougou comme à Niamey, on ne veut plus entendre parler de droits de l'homme, de démocratie ou de calendrier électoral. C‘est la normalisation, le retour en fanfare du pouvoir kaki comme aux belles heures de Mobutu et de Bokassa ».En tout cas, pour en revenir au Mali, la situation politique est d'autant plus compliquée que les finances du pays sont dans le rouge… C'est du moins ce qu'affirme Jeune Afrique au détour d'un article sur les forces russes présentes dans le pays : « les caisses maliennes sont vides. L'achat de matériel militaire, le recrutement de soldats ont épuisé les finances publiques. Le retrait des partenaires internationaux a creusé la dette. La crise est multiple. Les investissements sont en berne, le secteur de la santé s'essouffle, les délestages sont incessants. La junte doit trouver de l'argent et vite ».Louise Marie Thérèse, métisse, fille de Louis XIV…Enfin, à lire ou plutôt à voir sur le site du Monde Afrique, le premier épisode d'une mini-série vidéo sur quatre femmes noires oubliées qui ont marqué l'histoire de France…Avec comme narratrice, l'actrice Aïssa Maïga. Le premier épisode est consacré à Louise Marie Thérèse, née à Versailles vers 1675. « Pendant des siècles, la légende voulait qu'elle soit la fille illégitime de Marie-Thérèse d'Autriche, la reine de France, née d'une liaison secrète avec un amant noir, relate Le Monde Afrique. Mais une récente exploration des archives historiques propose une autre hypothèse. Le dépouillement de documents en France, en Autriche, en Espagne et au Vatican, ainsi qu'aux archives départementales de Seine-et-Marne suggère qu'il s'agirait plutôt de la fille du roi Louis XIV. Sa mère pourrait être une comédienne noire, vendue, jeune enfant, au premier comédien du roi, pour jouer les rôles de “sauvagesse“ ».Enfant métisse, enfant illégitime, enfant cachée, enfant oubliée, Louise Marie Thérèse passera toute son existence dans un couvent… Avant, 350 ans plus tard donc, de renaître dans cette série du Monde Afrique sur les femmes noires qui ont marqué l'histoire de France.

Revue de presse Afrique
À la Une: disparitions, arrestations et dérive autoritaire dans les pays sahéliens

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Jan 6, 2025 4:11


Il ne fait pas bon s'opposer aux juntes militaires au pouvoir au sein de l'Alliance des États du Sahel et même commenter leurs actions… Les exemples se multiplient.Au Mali, depuis plus d'une semaine, aucune nouvelle de Naby Ibrahim Togola, le président du parti Nouvelle Vision pour le Mali. « L'inquiétude grandit à Bamako, relève le site Afrik.com. Sa famille, l'opposition et de nombreux citoyens réclament des explications sur cette disparition qui soulève bien des questions sur la situation démocratique du pays. Les faits remontent au 28 décembre dernier, précise le site panafricain. En fin d'après-midi, des hommes armés en civil, se présentant comme des gendarmes, ont emmené de force l'opposant ».Par la suite,« les recherches dans les commissariats et brigades d'enquête de la capitale n'ont donné aucun résultat. “Nous pensons qu'il est détenu dans une prison secrète par les services de la Sécurité d'État“, indique un membre de son entourage. À la tête du NVPM et membre de la coalition Jigiya Koura, Naby Ibrahim Togola incarne une jeunesse engagée pour un retour à l'ordre constitutionnel, relève encore Afrik.com. Ses projets politiques, notamment le lancement d'un nouveau mouvement d'opposition, ont fait de lui une figure montante de la scène politique malienne ».« L'inquiétude dépasse les cercles familiaux, renchérit Maliweb à Bamako. Des organisations de la société civile, des partis politiques et de nombreux citoyens s'interrogent : comment une telle disparition peut-elle survenir sans réponse immédiate des autorités ? »  Chape de plomb sur la GuinéeEn Guinée, à présent, note Le Monde Afrique, deux ans de prison ferme ont été récemment requis contre un opposant pour offense au chef de la junte. « Le chef du Mouvement démocratique libéral, Aliou Bah, avait été arrêté le 26 décembre et écroué quelques jours plus tard. L'opposant nie les reproches à son encontre, un de ses avocats dénonce “un procès de la liberté d'opinion“. L'interpellation d'Aliou Bah, pointe Le Monde Afrique, est la dernière en date d'une longue série dans le cadre des sévères restrictions des libertés imposées par la junte ». Par ailleurs, note encore le journal, « deux opposants sont portés disparus depuis leur arrestation, en juillet, par des hommes armés. Et, deux officiers, dont l'ancien chef d'état-major de l'armée et ex-numéro deux du régime militaire, et un médecin sont morts dans des circonstances obscures après leur arrestation ces derniers mois ».À cette répression sans bornes en Guinée, s'ajoute un immobilisme politique pesant… Le président Doumbouya a promis un référendum constitutionnel qu'on attend toujours, avant une éventuelle élection présidentielle… Une lenteur critiquée par l'Alliance nationale pour l'alternance démocratique, note Ledjely à Conakry. Son leader, Souleymane Souza Konaté, appelle le général Doumbouya « à se libérer des influences néfastes qui l'entourent et à tendre la main à des personnalités politiques expérimentées. Car, poursuit-il, toute tentative de prise de pouvoir ou de report sine die des élections ne fera qu'aggraver la crise et plonger notre pays dans une instabilité prolongée ».Niger : Tchangari en prisonEt puis au Niger, l'opposant Moussa Tchangari a été incarcéré vendredi après un mois de garde à vue…« Le secrétaire général de l'association nigérienne Alternative espaces citoyens fait partie des voix critiques envers le régime militaire arrivé au pouvoir au Niger à la suite du coup d'État du 26 juillet 2023, rappelle Jeune Afrique. Il avait notamment qualifié ce coup de force de “recul“ de la démocratie et avait par le passé exprimé “son soutien total“ à l'ex-président Mohamed Bazoum, toujours détenu dans sa résidence officielle avec son épouse. (…) D'après son association, il est poursuivi pour “apologie du terrorisme, atteinte à la sûreté de l'État“ et “association de malfaiteurs en lien avec le terrorisme“ ».« Le nouvel âge d'or des généraux de salon et des maréchaux de pacotille »Dans Le Point Afrique, l'écrivain guinéen Tierno Monénembo dénonçait récemment la dérive autoritaire, la censure et l'impunité qui règnent dans les pays sahéliens. « À Bamako, à Conakry, à Ouagadougou comme à Niamey, on ne veut plus entendre parler de droits de l'homme, de démocratie ou de calendrier électoral, soupire-t-il. C'est la normalisation, le retour en fanfare du pouvoir kaki comme aux belles heures de Mobutu et de Bokassa. (…) C'est le black-out. Sonnées, les forces politiques et les organisations des droits de l'homme vacillent entre fureur et résignation alors que la communauté internationale fait semblant de regarder ailleurs. C'est le nouvel âge d'or des généraux de salon et des maréchaux de pacotille, s'exclame encore Tierno Monénembo. Nos nouveaux despotes peuvent sans retenue manier les ciseaux et brandir la trique ».

Grand reportage
«Le supplément du samedi» du 4 janvier 2025

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jan 4, 2025 48:30


Dans le supplément de ce samedi, Grand reportage week-end vous emmène en République démocratique du Congo. Pourquoi l'art contemporain congolais s'impose de plus en plus sur les marchés internationaux. Des artistes comme Freddy Nsimba, Vitshois ou encore Ndolé et Chéri Samba sont aujourd'hui exposés dans les plus galeries les plus prestigieuses du monde… Mais comment expliquer cet essor ? Pour le comprendre, il faut se rendre à l'Académie des Beaux-Arts, où ont été formés la majorité des artistes congolais. L'institution publique fête ses 80 ans et jouit d'une solide réputation à l'échelle mondiale. (Rediffusion) Après avoir été sous l'influence du pouvoir de Mobutu, l'Académie s'efforce depuis plusieurs décennies de se détacher des stéréotypes d'un art « exotique » ou « africain », pour inventer un langage artistique congolais à part entière.« L'art contemporain en République Démocratique du Congo : affirmer son identité pour mieux s'exporter », un Grand reportage d'Aurélie Bazzara-Kibangula.À Cuba, les artistes en situation critiqueCuba traverse en ce moment l'une des pires crises économiques et sociales de son histoire. Tout se fait rare : nourriture, essence, biens de consommation et services publics. Le 11 juillet 2021, les manifestations les plus importantes depuis plusieurs décennies ont ébranlé le pays, et ont montré au régime que la population ne lui faisait plus confiance. Les artistes ont été les fers de lance de ce mouvement de contestation, utilisant leur art pour critiquer les travers de la dictature. Mais dans un pays autoritaire où la police du gouvernement traque les dissidents, s'exposer publiquement peut mener droit à la prison. (Rediffusion)« À Cuba, les artistes en situation critique », un Grand reportage de Nicolas Celnik.

Grand reportage
L'art contemporain en République démocratique du Congo: affirmer son identité pour mieux s'exporter

Grand reportage

Play Episode Listen Later Jan 1, 2025 19:30


En République démocratique du Congo, pourquoi l'art contemporain congolais s'impose de plus en plus sur les marchés internationaux. Des artistes comme Freddy Nsimba, Vitshois ou encore Ndolé et Chéri Samba sont aujourd'hui exposés dans les plus galeries les plus prestigieuses du monde… Mais comment expliquer cet essor ? Pour le comprendre, il faut se rendre à l'Académie des Beaux-Arts, où ont été formés la majorité des artistes congolais. L'institution publique fête ses 80 ans et jouit d'une solide réputation à l'échelle mondiale. (Rediffusion) Après avoir été sous l'influence du pouvoir de Mobutu, l'Académie s'efforce depuis plusieurs décennies de se détacher des stéréotypes d'un art « exotique » ou « africain », pour inventer un langage artistique congolais à part entière.«L'art contemporain en République Démocratique du Congo : affirmer son identité pour mieux s'exporter», un Grand reportage d'Aurélie Bazzara-Kibangula.

Stones Touring Party
COMIN' HOME TO AFRICA ... If James Brown Don't Kill Us All!

Stones Touring Party

Play Episode Listen Later Dec 11, 2024 45:20 Transcription Available


The music festival promoters hustle hard to secure a plane to Zaire. Finally on board, all the artists are nearly killed by James Brown and his oversized ego. Despite the high drama, the flight is a magical experience for all aboard when the musicians turn the plane into an epic jam session. This shared joy carries the crew through to Zaire. Upon arrival, they are greeted by the drums and voices of The Motherland. Meanwhile, fight promoters scramble to rearrange the weekend after Foreman’s cut and, in doing so, find out who President Mobutu really is. LITERARY REFERENCES “The Greatest, My Own Story”by Muhammad Ali (autobiography) “By George” by George Foreman (autobiography) “Hit Me, Fred” by Fred Wesley (autobiography) “LATIN NY” (Magazine, Issue No. 20, Nov 1974 Editor-in-Chief, Diane Weathers) Courtesy of Lola! Love OTHER MEDIA US State Department cables (available online in the US State Dept Archives and Wikileaks: https://wikileaks.org/plusd/cables/1974KINSHA07638_b.html) See omnystudio.com/listener for privacy information.

Stones Touring Party
CASH IS KING AND KING IS CASH

Stones Touring Party

Play Episode Listen Later Nov 27, 2024 54:30 Transcription Available


Fight promoter Don King and his business partner Hank Schwartz join forces with African strong man, President Mobutu of Zaire to put on an epic boxing event. To up the star power of this international affair, Don King joins forces with Hugh Masekela and Stuart Levine to build the three-day music festival, Zaire ‘74. It will serve as the lead-in to the next great superfight. As Ali and Foreman get into fighting shape, jazzman Hugh Masekela pushes both musical and social boundaries, strengthening the bond between Black Americans and their roots. REFERENCE BOOKS: “The Rumble in the Jungle” by Lewis Erenberg “Ali: A Life” by Jonathan Eig “Only in America” by Don King (autobiography) “The Fight” by Norman Mailer “The Harder They Fall: Celebrities Tell Their Real Life Stories of Addiction and Recovery” by Gary Stromberg “Hit Me, Fred” by Fred Wesley (autobiography) See omnystudio.com/listener for privacy information.

Grand reportage
« Le supplément du samedi » du 2 novembre 2024

Grand reportage

Play Episode Listen Later Nov 2, 2024 48:30


Dans le supplément de ce samedi, Grand reportage week-end vous emmène en Éthiopie. Notre correspondante a recueilli des témoignages de migrants éthiopiens qui ont tenté de traverser illégalement la frontière entre le Yémen et l'Arabie entre 2022 et 2023. Et, en deuxième partie, plongée en 1974 dans le Zaïre de Mobutu, pour commémorer le 50e anniversaire du « combat du siècle ».  Du rêve au cauchemar, quand les Éthiopiens tentent le tout pour le tout en Arabie saouditeDes gardes-frontières saoudiens auraient tué des centaines de migrants éthiopiens. Des migrants qui tentaient de traverser illégalement la frontière entre le Yémen et l'Arabie entre mars 2022 et juin 2023. De terribles accusations de Human Rights Watch qui publiait, il y a un peu plus d'un an, une enquête explosive… Face aux preuves fournies par l'ONG, l'Éthiopie a annoncé une enquête conjointe avec les autorités saoudiennes.Rien n'a été rendu public. Et l'indignation finalement a laissé place au silence… La plupart des rescapés ont regagné leur village en Éthiopie. À quoi ressemble leur vie aujourd'hui ? Quel regard portent-ils sur ce qui leur est arrivé ? Seraient-ils prêts à repartir ?Un Grand reportage de Clothilde Hazard qui s'entretient avec Jacques Allix.Ali contre Foreman à Kinshasa : 50 ans après, souvenirs africains du « combat du siècle »C'était, il y a cinquante ans, la capitale congolaise Kinshasa accueillait l'un des plus prestigieux combats de boxe du XXe siècle, le face-à-face Mohamed Ali / George Foreman. Bien que ce combat ait opposé deux Américains et qu'il ait été calé aux horaires du public américain, il a eu un écho mondial et a suscité un considérable engouement sur le continent africain.Sept correspondants de RFI en Afrique ont collecté ces dernières semaines des témoignages qui l'illustrent et qui font revivre ce moment de retrouvailles entre Africains et Afro-américains.Au générique de ce Grand Reportage, Patient Ligodi à Kinshasa, Benoît Alméras à Abidjan, Denise Maheho à Lubumbashi, Victor Cariou à Accra, Matthias Raynal à Casablanca, Yves-Laurent Goma à Libreville et Joseph Kahongo à Kisangani. Au micro, Laurent Correau. Un Grand reportage de Laurent Correau qui s'entretient avec Jacques Allix.

Appels sur l'actualité
[Vos réactions] RDC : 50 ans après le match du siècle

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Oct 30, 2024 19:56


Le 30 octobre 1974, « le combat du siècle » entre les boxeurs Mohamed Ali et George Foreman attirait sur Kinshasa l'attention du monde entier. Un événement sportif symbole du soft power que le président zaïrois Mobutu entendait exercer. 50 ans après, êtes-vous nostalgique de cette époque ?

Grand reportage
« Le supplément du dimanche » du 13 octobre 2024

Grand reportage

Play Episode Listen Later Oct 13, 2024 48:30


Dans le supplément de ce dimanche, Grand reportage week-end vous emmène en RDC dans le monde de l'art contemporain. En deuxième partie, nous partons à Cuba où les artistes subissent la dictature tout autant que le reste de la population. L'art contemporain en République Démocratique du Congo : affirmer son identité pour mieux s'exporterEn RD Congo, pourquoi l'art contemporain congolais s'impose de plus en plus sur les marchés internationaux. Des artistes comme Freddy Nsimba, Vitshois ou encore Ndolé et Chéri Samba sont aujourd'hui exposés dans les plus galeries les plus prestigieuses du monde… Mais comment expliquer cet essor ? Pour le comprendre, il faut se rendre à l'Académie des Beaux-Arts, où ont été formés la majorité des artistes congolais. L'institution publique fête ses 80 ans et jouit d'une solide réputation à l'échelle mondiale.Après avoir été sous l'influence du pouvoir de Mobutu, l'Académie s'efforce depuis plusieurs décennies de se détacher des stéréotypes d'un art « exotique » ou « africain », pour inventer un langage artistique congolais à part entière.Un Grand reportage d'Aurélie Bazzara-Kibangula qui s'entretient avec Jacques Allix. À Cuba, les artistes en situation critique Cuba traverse, en ce moment, l'une des pires crises économiques et sociales de son histoire. Tout se fait rare : nourriture, essence, biens de consommation et services publics. Le 11 juillet 2021, les manifestations les plus importantes depuis plusieurs décennies ont ébranlé le pays, et ont montré au régime que la population ne lui faisait plus confiance. Les artistes ont été les fers de lance de ce mouvement de contestation, utilisant leur art pour critiquer les travers de la dictature. Mais dans un pays autoritaire où la police du gouvernement traque les dissidents, s'exposer publiquement peut mener droit à la prison.Un Grand reportage de Nicolas Celnik qui s'entretient avec Jacques Allix. 

Grand reportage
L'art contemporain en République Démocratique du Congo : affirmer son identité pour mieux s'exporter

Grand reportage

Play Episode Listen Later Oct 9, 2024 19:29


En RD Congo, pourquoi l'art contemporain congolais s'impose de plus en plus sur les marchés internationaux. Des artistes comme Freddy Nsimba, Vitshois ou encore Ndolé et Chéri Samba sont aujourd'hui exposés dans les plus galeries les plus prestigieuses du monde… Mais comment expliquer cet essor ? Pour le comprendre, il faut se rendre à l'Académie des Beaux-Arts, où ont été formés la majorité des artistes congolais. L'institution publique fête ses 80 ans et jouit d'une solide réputation à l'échelle mondiale. Après avoir été sous l'influence du pouvoir de Mobutu, l'Académie s'efforce depuis plusieurs décennies de se détacher des stéréotypes d'un art « exotique » ou « africain », pour inventer un langage artistique congolais à part entière.«L'art contemporain en République Démocratique du Congo : affirmer son identité pour mieux s'exporter», un Grand reportage d'Aurélie Bazzara-Kibangula.

Let's Know Things
DRC Conflict

Let's Know Things

Play Episode Listen Later Mar 26, 2024 22:27


This week we talk about the Rwandan genocide, the First and Second Congo Wars, and M23.We also discuss civil wars, proxy conflicts, and resource curses.Recommended Book: Everyday Utopia by Kristen R. GhodseeTranscriptThe Democratic Republic of the Congo, or DRC, was previously known as Zaïre, a name derived from a Portuguese mistranscription of the regional word for "river."It wore that monicker from 1971 until 1997, and this region had a rich history of redesignations before that, having been owned by various local kingdoms, then having been colonized by Europeans, sold to the King of Belgium in 1885, who owned it personally, not as a part of Belgium, which was unusual, until 1908, renaming it for that period the Congo Free State, which was kind of a branding exercise to convince all the Europeans who held territory thereabouts that he was doing philanthropic work, though while he did go to war with local and Arab slavers in the region, he also caused an estimated millions of deaths due to all that conflict, due to starvation and disease and punishments levied against people who failed to produce sufficient volumes of rubber from plantations he built in the region.So all that effort and rebranding also almost bankrupted him, the King of Belgium, because of the difficulties operating in this area, even when you step into it with vast wealth, overwhelming technological and military advantages, and the full backing of a powerful, if distant, nation.After the King's deadly little adventure, the region he held was ceded to the nation of Belgium as a colony, which renamed it the Belgium Congo, and it eventually gained independence from Belgium, alongside many other European colonies around the world, post-WWII, in mid-1960.Almost immediately there was conflict, a bunch of secessionist movements turning into civil wars, and those civil wars were amplified by the meddling of the United States and the Soviet Union, which supported different sides, funding and arming them as they tended to do in proxy conflicts around the world during this portion of the Cold War.This period, which lasted for about 5 years after independence, became known as the Congo Crisis, because government leaders kept being assassinated, different groups kept rising up, being armed, killing off other groups, and then settling in to keep the government from unifying or operating with any sense of security or normalcy.Eventually a man named Mobutu Sese Seko, usually just called Mobutu, launched a real deal coup that succeeded, and he imposed a hardcore military dictatorship on the country—his second coup, actually, but the previous one didn't grant him power, so he tried again a few years later, in 1965, and that one worked—and though he claimed, as many coup-launching military dictators do, that he would stabilize things over the next five years, restoring democracy to the country in the process, that never happened, though claiming he would did earn him the support of the US and other Western governments for the duration, even as he wiped out any government structure that could oppose him, including the position of Prime Minister in 1966, and the institution of Parliament in 1967.In 1971, as I mentioned, he renamed the country Zaïre, nationalized all remaining foreign owned assets in the country, and it took another war, which is now called the First Congo War, to finally unseat him. And this conflict, which began in late-1996, spilled over into neighboring countries, including Sudan and Uganda, and a slew of other nations were involved, including but not limited to Chad, the Central African Republic, Rwanda, Burundi, Angola, Eritrea, South Africa, Zambia, Zimbabwe, Ethiopia, and Tanzania, alongside foreign assistance granted to various sides by France, China, Israel, and covertly, the United States.The conflict kicked off when Rwanda invaded Zaïre, more neighboring states joined in, all of them intending to take out a bunch of rebel groups that the Mobutu government was no longer keeping in line: Mobutu himself having long since fallen ill, and thus lacking the control he once had, but still profiting mightily from outside influences that kept him as a friendly toehold in the region.So these other nations sent military forces into Zaïre to handle these groups, which were causing untold troubles throughout the region, and the long and short of this conflict is that it only lasted a few months, from October 1996 to May 1997, but the destruction and carnage was vast, everyone on both sides partnering up to take out rebels, or in the case of those rebels, to join up against these government militaries, and all of them using the opportunity to also engage in violence against ethnic enemies with whom they had long-simmering beefs.This led to the collapse of Mobutu's government, the country was renamed the Democratic Republic of the Congo when a new government was installed, but very little changed in terms of the reality of how that government functioned, so all the same variables were still in place a year later, in 1998, when what's now called the Second Congo War kicked off, informed by basically the same problems but bringing even more African governments into the fighting, many of them pulled into things by alliances they had with involved neighbors.And just as before, a variety of groups who felt aggrieved by other groups throughout the region used this conflict as an excuse to slaughter and destroy people and towns they didn't like, including what's been called a genocide of a group of Pygmy people who lived in the area, around 70,000 of them killed in the waning days of the war.In mid-2003, a peace agreement was signed, most of the warring factions that had fought in Congolese territory were convinced to leave, and it was estimated that up to 5.4 million people had died during the conflict.What I'd like to talk about today is what's happening in the DRC, now, at a moment of heightening tensions throughout the region, and in the DRC in particular, amidst warnings from experts that another regional conflict might be brewing.—A transition government was set up in the DRC in 2003, following the official end of that Second Congo war, and this government, though somewhat weak and absolutely imperfect in many ways, did manage to get the country to the point, three years later, in 2006, that it could hold an actual multi-party election; the country's first ever, which is no small thing.Unfortunately, a dispute related to the election results led to violence between supporters of the two primary candidates, so a second election was held—and that one ended relatively peacefully and a new president, Joseph Kabila, was sworn in.Kabila was reelected in 2011, then in 2018 he said he wouldn't be running again, which helped bring about the country's first peaceful transition of power when the next president, from the opposing party, stepped into office.During his tenure in office, though, Kabila's DRC was at near-constant war with rebel groups that semi-regularly managed to capture territory, and which were often supported by neighboring countries, alongside smaller groups, so-called Mai-Mai militias, that were established in mostly rural areas to protect residents from roaming gangs and other militias, and which sometimes decided to take other people's stuff or territory, even facing off with government forces from time to time.Violence between ethnic groups has also continued to be a problem, including the use of sexual violence and wholesale attempted genocide, which has been difficult to stop because of the depth of some of the issues these groups have with each other, and in some cases the difficulty the government has just getting to the places where these conflicts are occurring, infrastructure in some parts of the country being not great, where it exists at all.That 2018 election, where power was given away by one president to another, peacefully, for the first time, was notable in that regard, but it was also a milestone in it marked the beginning of widespread anti-election conspiracy theories, in that case the Catholic Church saying that the official results were bunk, and other irregularities, like a delay of the vote in areas experiencing Ebola outbreaks, those areas in many cases filled with opposition voters, added to suspicions.The most recent election, at the tail-end of 2023, was even more awash with such concerns, the 2018 winner, President Tshisekedi, winning reelection with 73% of the vote, and a cadre of nine opposition candidates signing a declaration saying that the election was rigged and that they want another vote to be held.All of which establishes the context for what's happening in the DRC, today, which is in some ways a continuation of what's been happening in this country pretty much since it became a country, but in other ways is an escalation and evolution of the same.One of the big focal points here, though, is the role that neighboring Rwanda has played in a lot of what's gone down in the DRC, including the issues we're seeing in 2024.Back in 1994, during what became known as the Rwandan genocide, militias from the ruling majority Hutu ethnic group decided to basically wipe out anyone from the minority Tutsi ethnic group.Somewhere between a 500,000 and a million people are estimated to have been killed between April and July of that year, alone, and that conflict pushed a lot of Hutu refugees across the border into the eastern DRC, which at the time was still Zaïre.About 2 million of these refugees settled in camps in the North and South Kivu provinces of the DRC, and some of them were the same extremists who committed that genocide in Rwanda in 1994, and they started doing what they do in the DRC, as well, setting up militias, in this case mostly in order to defend themselves against the new Tutsi-run government that had taken over in Rwanda, following the genocide.This is what sparked that First Congo War, as the Tutsi-run Rwandan government, seeking justice and revenge against those who committed all those atrocities went on the hunt for any Hutu extremists they could find, and that meant invading a neighboring country in order to hit those refugee groups, and the militias within them, that had set up shop there.The Second Congo War was sparked when relations between the Congolese and Rwandan governments deteriorated, the DRC government pushing Rwandan troops out of the eastern part of their country, and Kabila, the leader of the DRC at the time, asking everyone else to leave, all foreign troops that were helping with those Hutu militias.Kabila then allowed the Hutus to reinforce their positions on the border with Rwanda, seemingly as a consequence of a burgeoning international consensus that the Rwandan government's actions following the genocide against the Tutsis had resulted in an overcompensatory counter-move against Hutus, many of whom were not involved in that genocide, and the Tutsis actions in this regard amounted to war crimes.One of the outcomes of this conflict, that second war, was the emergence of a mostly Tutsi rebel group called the March 23 Movement, or M23, which eventually became a huge force in the region in the early 20-teens, amidst accusations that the Congolese government was backing them.M23 became such an issue for the region that the UN Security Council actually sent troops into the area to work with the Congolese army to fend them off, after they made moves to start taking over chunks of the country, and evidence subsequently emerged that Rwanda was supporting the group and their effort to screw over the Congolese government, which certainly didn't help the two countries' relationship.Alongside M23, ADF, and CODECO, a slew of more than 100 other armed, rebel groups still plague portions of the DRC, and part of the issue here is that Rwanda and other neighboring countries that don't like the DRC want to hurt them to whatever degree they're able, but another aspect of this seemingly perpetual tumult is the DRC's staggering natural resource wealth.Based on some estimates, the DRC has something like $24 trillion worth of natural resource deposits, including the world's largest cobalt and coltan reserves, two metals that are fundamental to the creation of things like batteries and other aspects of the modern economy, and perhaps especially the modern electrified economy.So in some ways this is similar to having the world's largest oil deposits back in the early 20th century: it's great in a way, but it's also a resource curse in the sense that everyone wants to steal your land, and in the sense that setting up a functioning government that isn't a total kleptocracy, corrupt top to bottom, is difficult, because there's so much wealth just sitting there, and there's no real need to invest in a fully fleshed out, functioning economy—you can just take the money other countries offer you to exploit your people and resources, and pocket that.And while that's not 100% what's happened in the DRC, it's not far off.During the early 2000s and into the 20-teens, the DRC government sold essentially all its mining rights to China, which has put China in control of the lion's share of some of the world's most vital elements for modern technology.The scramble to strike these deals, and subsequent efforts to defend and stabilize on one hand, or to attack and destabilize these mining operations, on the other, have also contributed to instability in the region, because local groups have been paid and armed to defend or attack, soldiers and mercenaries from all over the world have been moved into the area to do the same, and the logic of Cold War-era proxy conflicts has enveloped this part of Africa to such a degree that rival nations like Uganda are buying drones and artillery from China to strike targets within the DRC, even as China arms DRC-based rebel groups to back up official military forces that are protecting their mining operations.It's a mess. And it's a mess because of all those historical conditions and beefs, because of conflicts in other, nearby countries and the machinations of internal and external leaders, and because of the amplification of all these things resulting from international players with interests in the DRC—including China, but also China's rivals, all of whom want what they have, and in some cases, don't want China to have what they have.In 2022, M23 resurfaced after laying low for years, and they took a huge chunk of North Kivu in 2023.For moment that same year, it looked like Rwanda and the DRC might go to war with each other over mining interests they control in the DRC, but a pact negotiated by the US led to a reduction in the military buildup in the area, and a reduction in their messing with each other's political systems.In December of 2023, though, the President of the DRC compared the President of Rwanda to Hitler and threatened to declare war against him, and UN troops, who have become incredibly unpopular in the region, in part because of various scandals and corruption within their ranks, began to withdraw—something that the US and UN have said could lead to a power vacuum in the area, sparking new conflicts in an already conflict-prone part of the country.As of March 2024, soldiers from South Africa, Burundi, and Tanzania are fighting soldiers from Rwanda who are supporting M23 militants in the eastern portion of the DRC, these militants already having taken several towns.Seven million Congolese citizens are internally displaced as a result of these conflicts, having had to flee their homes due to all the violence, most of them now living in camps or wandering from place to place, unable to settle down anywhere due to other violence, and a lack of sufficient resources to support them.Rwanda, for its part, denies supporting M23, and it says the Congolese government is trying to expel Tutsis who live in the DRC.Burundi, located just south of Rwanda, has closed its border with its neighbor, and has also accused Rwanda of supporting rebels within their borders with the intent of overthrowing the government.Most western governments have voiced criticisms of Rwanda for deploying troops within its neighbors' borders, and for reportedly supporting these militant groups, but they continue to send the Rwandan government money—Rwanda gets about a third of its total budget from other governments, and the US is at the top of that list of donors, but the EU also sends millions to Rwanda each year, mostly to fund military actions aimed at taking out militants that make it hard to do business in the region.So changes in political stances are contributing to this cycle of violence and instability, as are regular injections of outside resources like money and weapons and soldiers.And as this swirl of forces continues to make the DRC borderline ungovernable, everyday people continue to be butchered and displaced, experiencing all sorts of violence, food shortages, and a lack of basic necessities like water, and this ongoing and burgeoning humanitarian nightmare could go on to inform and spark future conflicts in the region.Show Noteshttps://archive.ph/lk0mNhttps://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Kabilahttps://en.wikipedia.org/wiki/Rwandan_genocidehttps://gsphub.eu/country-info/Democratic%20Republic%20of%20Congohttps://en.wikipedia.org/wiki/Economy_of_the_Democratic_Republic_of_the_Congohttps://www.reuters.com/world/africa/why-fighting-is-flaring-eastern-congo-threatening-regional-stability-2024-02-19/https://archive.ph/lk0mNhttps://www.aljazeera.com/news/2024/2/21/a-guide-to-the-decades-long-conflict-in-dr-congohttps://www.cfr.org/global-conflict-tracker/conflict/violence-democratic-republic-congohttps://en.wikipedia.org/wiki/March_23_Movementhttps://en.wikipedia.org/wiki/Kivu_conflicthttps://en.wikipedia.org/wiki/Congo_Free_Statehttps://en.wikipedia.org/wiki/Mobutu_Sese_Sekohttps://en.wikipedia.org/wiki/Congo_Crisishttps://en.wikipedia.org/wiki/1965_Democratic_Republic_of_the_Congo_coup_d%27%C3%A9tathttps://en.wikipedia.org/wiki/First_Congo_Warhttps://en.wikipedia.org/wiki/Second_Congo_War This is a public episode. 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The Majority Report with Sam Seder
3301 - Reclaiming ‘Open Borders'; Colonial Wounds In Congo w/ John Washington, Christoph Vogel

The Majority Report with Sam Seder

Play Episode Listen Later Mar 21, 2024 93:10


It's another EmMajority Report Thursday! Emma speaks with John Washington, staff writer at Arizona Luminaria and contributor for The Intercept, to discuss his recent book The Case For Open Borders. Then, she's joined by Christoph N. Vogel, research director of the Insecure Livelihoods Project at Ghent University and author of the book Conflict Minerals, Inc.: War, Profit and White Saviourism in Eastern Congo, to discuss recent developments in the conflict involving the Democratic Republic of Congo (DRC) and Rwanda. First, Emma runs through updates on the US recent tiptoe toward calling for a ceasefire, Israel's ongoing siege on Gaza, the major wins for the right in the upcoming government funding bill, Bernie and AOC's new Green New Deal for housing, Trump's financial woes, Julian Assange, the GOP's Biden inquiry, the DOJ v. Apple, Bolsonaro's falsified documents, and AMLO's response to Texas, before parsing a little deeper through the makeup of Congress' recent funding bill. John Washington then joins, parsing through the Democrats' recent complete capitulation to Donald Trump's far-right border militancy agenda, the common thread of this tactic by Democrats, and the absurdity of their rhetorical posturing alongside policy acquiescence, with a clear parallel in the politics of Mexico's AMLO. Expanding on this, Washington and Emma tackle the political class' commitment to the status quo on immigration, despite the relative recency (and ineffectiveness) of the shift toward closed, militarized borders, and how an argument for more humane and responsive immigration policy is still grounded in modern-day examples and is much more aligned with the rhetoric that much of the “progressive” west employs. John then dives into the economics of border militancy, with the increased precarity for migrants pushing them into more and more exploitative conditions and driving down wage and condition standards for citizens as well, with the globalization of exploitation alongside the restriction of the movement of people becoming cemented with the Free Trade Agreements of the neoliberal era. Wrapping up, Washington and Emma walk through the brutal ineffectiveness of border militancy, and what alternative visions to immigration could look like. Christoph Vogel then dives into the major problems with Western coverage of conflict in the Congo, largely employing a depoliticized, resource– and narrative-driven form of storytelling about issues with deeply political roots. After briefly touching on the role of Mobutu Sese Seko in Congolese relations to the West, Vogel walks through the three major periods of conflict in the recent history of the DRC, beginning with the rule and eventual overthrow of Mobutu in the ‘90s, the return of the DRC name under Laurent and then Joseph Kabila in the early 2000s (including the first democratic elections in 2006) during the Second Congo War, and finally the ongoing period of unstable and fracturing political and security environment, with countless militia and belligerent groups revolting and driving record displacement in the country. Expanding on the ongoing period of crisis, Vogel walks through the constant speculation and polemics around the data of the displacement and devastation by the main parties involved, and the relatively minor role resource extraction, particularly mining, has played in generating and maintaining these conflicts. Lastly, Chris Albright joins to discuss the devastating impact of last year's environmental disaster in East Palestine, walking through the major impacts on the health of him and his community, and the lackluster response from Joe Biden and Ohio representatives, also touching on their ongoing attempt to hold the President and representatives accountable, and what those of us outside of East Palestine can do to support their cause. And in the Fun Half: Emma is joined by Matt Binder and Brandon Sutton as they watch Karine Jean-Pierre's callous response to a question about whether Biden will reach out to the Arab-American community, go full Freudo-Marxist on the right's insane reaction to Kristen Stewart's recent Rolling Stone cover, and talk with Spencer from Minnesota about the shows coverage of tort law and Johnson and Johnson's crimes. They also parse through the abuse and exploitation of reality stars, with some help from Love is Blind's Nick Thompson, plus, your calls and IMs! Check out John's book here: https://www.haymarketbooks.org/books/2199-the-case-for-open-borders Follow Christoph on Twitter here: https://twitter.com/ethuin?ref_src=twsrc%5Egoogle%7Ctwcamp%5Eserp%7Ctwgr%5Eauthor Check out this event in East Palestine, OH this coming Saturday, calling on elected officials to issue an emergency declaration in the area!: https://www.unionprogress.com/2024/03/19/coalition-of-residents-unionists-and-activists-coming-together-in-east-palestine-to-demand-health-care/ https://www.eastpalestinejustice.com/ Become a member at JoinTheMajorityReport.com: https://fans.fm/majority/join Check out Seder's Seeds here!: https://www.sedersseeds.com/ ; use coupon code Majority and get 15% off; ALSO, if you have pictures of your Seder's Seeds, send them here!: hello@sedersseeds.com Check out, and share friend of the show Janek Ambros's new documentary for The Nation, "Ukrainians in Exile" here!: https://twitter.com/thenation/status/1760681194382119399?s=20 Check out this GoFundMe in support of Mohammad Aldaghma's niece in Gaza, who has Down Syndrome: http://tinyurl.com/7zb4hujt Check out the "Repair Gaza" campaign courtesy of the Glia Project here: https://www.launchgood.com/campaign/rebuild_gaza_help_repair_and_rebuild_the_lives_and_work_of_our_glia_team#!/ Get emails on the IRS pilot program for tax filing here!: https://service.govdelivery.com/accounts/USIRS/subscriber/new Check out StrikeAid here!; https://strikeaid.com/ Gift a Majority Report subscription here: https://fans.fm/majority/gift Subscribe to the ESVN YouTube channel here: https://www.youtube.com/esvnshow Subscribe to the AMQuickie newsletter here: https://am-quickie.ghost.io/ Join the Majority Report Discord! http://majoritydiscord.com/ Get all your MR merch at our store: https://shop.majorityreportradio.com/ Get the free Majority Report App!: http://majority.fm/app Check out today's sponsors: Earthbreeze: Right now, my listeners can receive 40% off Earth Breeze just by going to https://earthbreeze.com/majority! 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