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Les nouvelles estimations, attendues mi-juin, seront inférieures à la prévision de 0,9% publiée en mars. La Banque de France va abaisser mi-juin ses prévisions de croissance pour 2026, après que l'Insee a indiqué vendredi que le produit intérieur brut (PIB) français avait reculé de 0,1% au premier trimestre, a annoncé lundi son gouverneur François Villeroy de Galhau. «Il y aura plusieurs scénarios mais les prévisions de croissance 2026 seront, compte tenu de cette mauvaise surprise du premier trimestre, révisées en baisse par rapport à celle que nous avions publiée en mars», qui était de 0,9%, a déclaré sur Radio Classique François Villeroy de Galhau.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire :Le pape Léon XIV a publié une encyclique alarmante sur les dangers de l'intelligence artificielle, appelant à une réglementation de son utilisation et du marché des données.Le journal Le Monde fait le bilan des révolutions apportées par l'intelligence artificielle dans le domaine de la recherche scientifique, avec des avancées spectaculaires dans des domaines comme la biochimie et la météorologie.Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, met en garde contre le transfert de la dette et des retraites aux générations futures, appelant à une meilleure maîtrise des dépenses publiques.Le journal L'Opinion annonce la revanche de la voiture électrique, avec une hausse de 30% des ventes prévue en France d'ici 2026, tandis que le Figaro célèbre l'ancien temps des bolides et des courses d'endurance.Donald Trump souhaite faire construire un arc de triomphe à Washington, plus grand que celui de Paris, mais le New York Times rappelle l'histoire mouvementée de ce monument et la fragilité du statut des dirigeants.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'émission 28 minutes du 22/05/2026 Ce vendredi, Renaud Dély décrypte l'actualité en compagnie de nos clubistes : Thomas Porcher, économiste et membre des Économistes Atterrés, Isabelle Saporta, essayiste et éditorialiste et Julie Graziani, essayiste ainsi que le dessinateur de presse Thibaut Soulcié. La France, pays en crise ou eldorado des investisseurs ? La France demeure le pays européen le plus attractif pour les investissements étrangers, selon le baromètre du cabinet EY publié jeudi 21 mai. Malgré cette première place, les projets industriels sont en baisse : la France enregistre un recul plus marqué que ses voisins européens sur l'année 2025. Cinéma, édition : la “bataille culturelle” au cœur de la présidentielle 2027 ? L'affaire Canal+ et la menace de son directeur général, Maxime Saada, d'une “liste noire” visant des signataires de la tribune anti-Bolloré agitent la classe politique et le monde culturel. Jean-Luc Mélenchon accuse Vincent Bolloré de vouloir “contrôler la création au cinéma”, tandis que le RN dénonce les “excès de langage” des opposants. Nous recevons Didier Wampas, auteur-compositeur-interprète, chanteur du groupe de rock alternatif Les Wampas. Le groupe vient de sortir en février son 15e album : “Où va nous ?”. Une majorité de parlementaires, dont le député LFI Éric Coquerel, s'est opposée ce mercredi 20 mai à la nomination d'Emmanuel Moulin à la tête de la Banque de France. Ce proche d'Emmanuel Macron et actuel secrétaire général de l'Élysée prend la suite François Villeroy de Galhau fin juin. C'est le duel de la semaine de Frédéric Says. Le lancement de la nouvelle montre Swatch, la “Royal Pop”, samedi dernier, a été un tel succès qu'il a donné lieu à des scènes de chaos. Swatch s'était associé avec l'horloger de luxe suisse Audemars Piguet pour lancer une montre à 400 euros. C'est le point com' de Marjorie Adelson. Enfin, dans le “Monde des choses”, David Castello-Lopes s'intéresse au mobilier de bureau. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 22 mai 2026 Présentation Renaud Dély Production KM, ARTE Radio
Ce mardi 12 mai, le bilan des dix dernières années de gouvernance de François Villeroy de Galhau au sein de la Banque de France et le rayonnement de la place financière de Paris ont été abordés par Frédéric Farah, économiste et professeur à l'Université Paris 1, Markus Kerber, avocat et professeur de finances publiques à Berlin, et Sylvie Matherat, économiste et senior advisor du cabinet de conseil et d'audit Mazars, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
C dans l'air l'invité du 5 mai avec François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de FranceChaque année au printemps, le gouverneur de la Banque de France adresse sa lettre au président de la République. Pour sa onzième et dernière note, il s'est penché sur l'état de santé de la France. « Notre perspective économique ne peut se limiter à aller de crise en crise », écrit François Villeroy de Galhau. « Nous ne pouvons pas vivre dans une dépendance récurrente par rapport aux pays producteurs de pétrole », explique-t-il, sur les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient. Face à cela, « la meilleure réponse est l'accélération de la transition énergétique […]. C'est un des sujets sur lesquels les Européens ont raison », assure-t-il. En attendant, la guerre qui a démarré le 28 février dernier dans le golfe Persique plonge la zone euro, et la France en particulier, dans une « incertitude sans précédent » et va se traduire par « plus d'inflation, et moins de croissance ». Dans l'Hexagone, la croissance nulle au premier trimestre 2026 a été une « mauvaise surprise largement due au commerce extérieur », reconnaît-il. François Villeroy de Galhau livrera son analyse et ses préconisations sur le plateau de C dans l'air.
Au sommaire : Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a envoyé une lettre au président de la République avec des conseils pour que la France renoue avec la croissance, notamment en accélérant la transition énergétique et en menant des réformes structurelles.La hausse des prix du carburant relance le débat sur la taxation des super profits des énergéticiens, comme TotalEnergies, mais le gouvernement se montre réticent à mettre en place une telle taxe.Le tabou de la santé mentale chez les chefs d'entreprise est abordé, avec de nombreux dirigeants de PME et TPE confrontés à des souffrances psychologiques sans oser en parler par peur des conséquences.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire :Les sondages montrent une baisse de la cote de popularité de Vladimir Poutine en Russie, en partie due à l'intensification de la censure d'internet et à la prolongation de la guerre en Ukraine.Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, approuve dans une lettre le choix du gouvernement de ne pas généraliser les aides face à la hausse des prix des carburants, préconisant des mesures ciblées et temporaires.Le financement des campagnes électorales par les banques pose problème, notamment pour le Rassemblement national qui peine à trouver des prêteurs.Un mystérieux virus a tué trois personnes à bord d'un paquebot entre l'Argentine et le Cap-Vert, sans que l'origine de la contamination ne soit encore élucidée.Plusieurs toiles de Renoir, dont des œuvres majeures, vont être mises aux enchères à New York dans les prochains jours, suscitant l'intérêt du marché de l'art.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chaque matin, à 8h50, l'imitateur rejoindra Apolline de Malherbe. Au programme : un débrief impertinent et sur-mesure de l'actualité politique, juste après le face-à-face avec l'invité du jour. À l'approche des municipales et de la présidentielle et dans un contexte politique en pleine effervescence, Nicolas Canteloup apportera sa voix unique, son regard affûté, et surtout une dose d'humour bien placée pour réveiller les auditeurs.
A 10-day ceasefire between Israel and Lebanon comes into effect. U.S. President Trump says he sees the conflict with Iran ending soon. Bank of Israel governor Amir Yaron tells CNBC that he expects a deal to be done but maintains it is a ‘working assumption'. Investor hopes of peace in the Middle East rise with equities notching new record highs Stateside. The Nasdaq is on course to post its best week in a year while European bourses remain mixed. Spanish deputy PM Carlos Cuerpo tells CNBC at the IMF Spring Meetings he has no regrets over his country's refusal to become involved in the Iran conflict while Banque de France governor François Villeroy de Galhau insists that the ECB must not act rashly on rates ahead of a crucial meeting in a fortnight.See Privacy Policy at https://art19.com/privacy and California Privacy Notice at https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
30/3 Trump valuta operazioni di terra per sequestrare petrolio iraniano e uranio arricchito. Intervista all'FT: l'opzione preferita è prendere il greggio e l'isola di Kharg. Risale il petrolio, Brent oltre 115$. Pesa la minaccia degli Houthi di chiudere Bad El Manded. A Hormuz accordo Iran-Pakistan per passaggio 20 navi. Iran prepara “Hormuz Law” con dazi e fondo regionale, Per Usa illegittima. Sale anche prezzo alluminio, dopo attacchi a impianto in Bahrein. Dollaro stabile, rendimento Treasury in calo. Sulla parità oro, argento e Bitcoin. * Questo episodio è offerto da Scalable Capital Investire comporta rischi* Futures a WS in rosso, tutti gli indici sono in correzione ad esclusione dell'S&P500. Venerdì a mercati chiusi dato sul mercato del lavoro di marzo. Warsh: audizione nella settimana del 13 aprile? Asia in rosso, Nikkei -4,6% autorità pronte a intervento su forex se necessario. Minute Boj discutono rialzo a marzo. Kospi lima le perdite da -5% a -3%. Rupia indiana in rally dopo intervento autorità contro speculazione. Europa, futures in rosso. Villeroy de Galhau a La Stampa: pronti ad ancorare aspettative di inflazione. Bond globali: tutto quello che dovete sapere. A Milano focus su: Mps, Tim, Poste, ricordati, Edison, BFF. Dal 10 al 12 aprile torna il festival Chora Volume 3. Scopri il programma e come partecipare su https://festival.choramedia.com/ Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Nos invités du jeudi 26 mars:Guerre au Moyen-Orient : quelles conséquences pour l'économie française ? François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France, est notre invité.Loana, icône de la télé-réalité, est décédée à l'âge de 48 ans. On en parle avec Angela Lorente, ancienne rédactrice en chef de la première saison de « Loft Story », et Paul Sanfourche, journaliste et auteur de « Sexisme Story, Loana Petrucciani » aux éditions du Seuil.Avec également comme chaque soir L'édito de Patrick Cohen, la story de Louis Amar et le 5 sur 5 de Lorrain Sénéchal.Tous les soirs du lundi au vendredi à 18h55 sur France 5, Anne-Elisabeth Lemoine et toute son équipe accueillent celles et ceux qui font l'actualité du jour.
Guerre au Moyen-Orient : quelles conséquences pour l'économie française ? François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France, est notre invitéTous les soirs du lundi au vendredi à partir de 18h57 sur France 5, Anne-Elisabeth Lemoine et toute son équipe accueillent celles et ceux qui font l'actualité du jour.
Au lendemain de la réunion de politique monétaire de la BCE, François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, était l'invité exclusif de l'émission Ecorama du 20 mars 2026, présentée par David Jacquot sur Boursorama.com. Parmi les sujets abordés : la flambée des prix de l'énergie due à la guerre en Iran, les risques de contagion sur l'économie, les scénarios de politique monétaire de la BCE et les marges de manœuvre budgétaires des États européens. Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
Depuis le début du conflit en Iran, le prix du gaz en Europe a bondi, le pétrole aussi. L'impact économique dépendra avant tout de la durée du conflit. Il est encore beaucoup trop tôt pour parler de crise économique, mais l'engrenage d'un choc énergétique se profile, avec le risque de provoquer des effets dits « stagflationnistes », combinaison d'inflation et de stagnation économique. François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France est l'invite de RTL Matin. Ecoutez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 11 mars 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:09:12 - L'invité de 7h50 - par : Alexandra Bensaid - Alors que les prix du pétrole et du gaz commencent à augmenter, à cause de la guerre au Moyen-Orient, François Villeroy de Galhau assure jeudi sur France Inter que la Banque de France suit "avec une très grande attention les développements sur les prix de l'énergie et sur les marchés financiers". - invités : François VILLEROY DE GALHAU - François Villeroy de Galhau : Gouverneur de la Banque de France Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:09:12 - L'invité de 7h50 - par : Alexandra Bensaid - Alors que les prix du pétrole et du gaz commencent à augmenter, à cause de la guerre au Moyen-Orient, François Villeroy de Galhau assure jeudi sur France Inter que la Banque de France suit "avec une très grande attention les développements sur les prix de l'énergie et sur les marchés financiers". - invités : François VILLEROY DE GALHAU - François Villeroy de Galhau : Gouverneur de la Banque de France Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 20 février 2026.Avec cette semaine :Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.APRÈS MUNICH, PEUT-ON DIRE QUE LA DOCTRINE INTERNATIONALE DE TRUMP A CHANGÉ ?Du 13 au 15 février, le gotha des chefs d'État, généraux et chefs des services de renseignement s'est retrouvé lors de la 62ème conférence de Munich sur la sécurité qui se tient tous les ans dans la ville allemande au mois de février. Un an après le discours agressif vis-à-vis de l'Europe du vice-président JD Vance, les États-Unis ont envoyé à Munich des figures jugées plus modérées : le secrétaire d'État Marco Rubio et le sous-secrétaire à la Défense Eldridge Colby. Récemment, en présentant sa nouvelle Stratégie de sécurité nationale, le président américain s'était livré à une attaque en règle contre les Européens, menacés selon lui d'un « effacement civilisationnel ».Dans la première partie de son discours, prononcé le 14 février, Marco Rubio a d'abord « rassuré », en affirmant la permanence d'un lien transatlantique façonné par l'histoire et l'héritage culturel. Le chef de la diplomatie américaine a préféré citer la bière allemande, Beethoven et les Beatles plutôt que les Lumières, mais il a dit ce que cette assemblée voulait entendre : « La fin de l'ère transatlantique n'est ni notre but ni notre souhait. Nous serons toujours des enfants de l'Europe. »Puis, dans une seconde partie Marco Rubio a repris les thèmes de l'idéologie MAGA (« Make America Great Again »). Tout en prônant la revitalisation du lien avec une Europe « forte », le secrétaire d'État américain n'a pas changé de cap sur la menace qui, selon son administration, plane sur l'Occident. Les États-Unis sont « prêts, si nécessaire, à agir seuls », mais « nous préférons et espérons agir avec vous, nos amis ici en Europe », a-t-il assuré. Reflet de l'idéologie MAGA, Marco Rubio a énuméré les maux qui selon Washington accablent l'Europe : l'« immigration de masse » qui « déstabilise les sociétés », la « désindustrialisation », le développement intempestif de « l'État providence » et le « culte du climat ». Il a invité les Européens à s'associer aux efforts de M. Trump de redressement de « la civilisation occidentale » et prononcé un éloge marqué de la chrétienté. Par ailleurs, le responsable américain a réitéré la position de l'administration Trump selon laquelle l'ONU n'a joué « pratiquement aucun rôle » dans la résolution des conflits et a appelé à une réforme des institutions mondiales.Pour la presse allemande et française, le message de Marco Rubio ne différait pas tellement de celui du vice-président J. D. Vance. Si le ton était plus courtois, le fond du discours des responsables américains en revanche n'a guère changé. D'ailleurs, après Munich, Marco Rubio est allé soutenir des partenaires plus réceptifs à l'idéologie MAGA et plus rétifs aux valeurs européennes, en Slovaquie puis en Hongrie.DÉCLASSEMENT ÉCONOMIQUE FRANÇAIS : RÉALITÉ, PERCEPTION, PERSPECTIVESPour la troisième année consécutive, selon l'Insee, le PIB par habitant de la France se situe en dessous de la moyenne de l'Union européenne, consacrant un déclassement économique progressif mais désormais tangible. La France se situe au 34ème rang mondial et est désormais inférieure de 7 % à la moyenne européenne. Elle est notamment en retrait de 25 % par rapport à celle du Danemark, de 20 % par rapport à celle de la Suède, de 15 % par rapport à celle de l'Allemagne, de 0,5 % par rapport à celle de l'Italie. Par ailleurs, l'écart favorable vis-à-vis de la Pologne a été réduit de 60 % à 20 % depuis 2000. En clair, le niveau de vie des Français est bien inférieur à celui des Irlandais, des Allemands, des Belges et à peine supérieur à celui des Italiens, des Tchèques ou des Slovènes.Des données qui corroborent le dernier sondage Ipsos-BVA sur les « Fractures françaises » publié en octobre dans lequel 90 % des personnes interrogées ont le sentiment que le pays est en déclin, 32 % estimant même que celui-ci est irréversible. Dans le sondage Odoxa pour Challenges-Agipi-BFM Business du 8 janvier, 82 % des Français se montrent « défiants » sur la situation économique du pays. Avec de tels résultats, « la peur du déclassement atteint un niveau record », note Odoxa. 6 Français sur 10 estiment que leur situation sociale est pire que celles de leurs parents et 70% des 1.005 sondés parient que leurs enfants vivront moins bien qu'eux. C'est 3 points de plus qu'il y a un an et 22 de plus qu'il y a 30 ans. Ces résultats rejoignent les dernières enquêtes de conjoncture de l'Insee, selon lesquelles 64 % des Français ont une vue négative de l'avenir économique du pays. Il y a quelques années, ils n'étaient « que » 38 %. Cependant, l'enquête de l'Insee révélait mi-décembre que 74 % de ces sondés jugent que leur situation personnelle s'améliorera ou se stabilisera. Un niveau qui n'a pas changé au fil des ans.Dans un document publié le 6 janvier, les économistes de BNP Paribas estiment que le PIB pourrait progresser de 1,1 % sur l'année 2026. Sur le plan intérieur, la faiblesse de l'inflation pourrait soutenir le pouvoir d'achat et la consommation. « Une croissance résiliente mais pas suffisante », juge le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. Notre taux de chômage reste plus élevé que celui atteint en moyenne dans l'Union européenne (6 %), avec des taux d'emploi préoccupants pour les jeunes et les seniors. L'emploi devrait progresser très faiblement, et le chômage remonter à 7,8 % à la mi-2026. Cette année encore, la grande incertitude concerne le comportement des ménages. S'il n'y a pas un redémarrage de la consommation, qui représente plus de la moitié du PIB, il sera difficile de trouver une dynamique. Pour l'heure, les ménages n'ont toujours pas puisé dans leur épargne qui se maintient à un niveau historiquement élevé (18,4 % du revenu disponible au troisième trimestre 2025).Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
C dans l'air l'invité du 12 février 2026 avec Patrice Duhamel, journaliste politique et essayiste. Il a notamment publié "La photo Pétain-Mitterrand : l'histoire secrète du document qui aurait pu bousculer la Ve République", aux éditions de l'Observatoire.La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a été choisie par Emmanuel Macron pour prendre la tête de la Cour des Comptes, à la suite de Pierre Moscovici. Une nomination applaudie par les macronistes, et dénoncée par les oppositions. Le député LFI Éric Coquerel, président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, a ainsi demandé «solennellement» au chef de l'État, sur le réseau social X, de ne pas nommer Amélie de Montchalin, et ce, afin de «garantir le minimum de neutralité et d'indépendance» indispensable à l'institution. «Comment peut-on confier à Amélie de Montchalin le contrôle du budget dont elle est l'architecte ?», a abondé la secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier sur X, tandis que du côté du Rassemblement national, le vice-président Sébastien Chenu évoque «un scandale». «C'est la République des copains ! (...) Quelle folie de mettre l'actuelle ministre des Comptes publics pour juger de l'action gouvernementale en matière de gestion des caisses de l'État. On ne peut pas être juge et partie !», s'offusque-t-il sur X.Cette nomination intervient après celles de Richard Ferrand au Conseil constitutionnel, ou encore d'Emmanuelle Wargon comme présidente de la Commission de régulation de l'énergie. Plusieurs nominations sont également attendues dans les prochaines semaines ou prochains mois, notamment à la tête de la Banque de France, après l'annonce par François Villeroy de Galhau de son départ anticipé du poste de gouverneur de la Banque de France.Comment les présidents de la République ont-ils fait usage de leur pourvoir de nomination, une prérogative assez méconnue ? La pratique de ce pouvoir par Emmanuel Macron est-elle différente de ses prédécesseurs ? Cherche-t-il à "verrouiller" les institutions avant 2027 ? Patrice Duhamel, répondra à toutes ces questions.
François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, était l'invité de la matinale. À la tête de l'institution depuis 2015, il vient d'annoncer qu'il quittait son mandat avant terme. Un calendrier qui a donné lieu à des rumeurs, liées à une supposée volonté d'Emmanuel Macron de placer quelqu'un d'autre à ce poste. Des bruits qu'il a fermement écartés. Il a justifié cette décision "personnelle" par le projet qui lui tient à cœur : prendre la présidence de la fondation des Apprentis d'Auteuil dès le mois de juin. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire : L'Europe envisage d'augmenter les droits de douane et de faire baisser la valeur de l'euro pour lutter contre la concurrence chinoise, face à la menace que fait peser la montée en puissance de l'industrie chinoise sur l'industrie européenne.Le traité de libre-échange avec les pays du Mercosur fait toujours débat au Parlement européen, qui craint des conséquences négatives pour les éleveurs français.Le groupe Thales va recruter 9000 personnes, dont 3300 en France, principalement dans le secteur de la défense, en raison des tensions géopolitiques et de la guerre en Ukraine.François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, quittera ses fonctions fin juin, près d'un an et demi avant la fin de son mandat, pour prendre la direction d'une organisation associative.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire : Amélie de Montchalin, 40 ans, va présider la Cour des comptes après avoir été ministre des comptes publics, devenant ainsi la première femme à occuper ce poste.François Villeroy de Galhau, 67 ans, annonce lui sa démission surprise de son poste de gouverneur de la Banque de France pour prendre la tête de la fondation Apprentis d'Auteuil.La course au financement des campagnes présidentielles de 2027 est déjà lancée, avec des partis politiques comme Renaissance, Horizon et le Rassemblement national qui s'activent pour réunir les fonds nécessaires.En Iran, le régime des mollahs monnaye la restitution des corps des victimes des manifestations, instaurant une forme de "racket d'État".Le procès d'un tueur à gages de 14 ans, surnommé "Pépito", s'ouvre à Paris, illustrant la montée de la violence liée au trafic de drogue.Le Louvre fait face à une crise, entre vol de bijoux, grève du personnel et projet d'extension controversé, menaçant la stabilité de sa présidente Laurence des Cars.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Au sommaire : Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, démissionne de son poste de manière inattendue, moins de 4 mois avant la fin de son mandat.Le secteur de la défense en France connaît une forte dynamique de recrutement, avec plus de 3000 embauches prévues chez Thales et d'autres grands groupes, en lien avec la guerre en Ukraine et le désengagement américain.L'éditeur de jeux vidéo Ubisoft traverse une période difficile, avec des annulations et reports de jeux, des suppressions d'emplois et la nécessité de revoir son modèle économique.Le secteur du logement montre des signes d'embellie, avec une hausse de 33% de la production de crédits immobiliers en 2022, mais le marché locatif reste morose.Face à cette crise du logement, la colocation intergénérationnelle est présentée comme l'une des solutions permettant de répondre aux besoins des jeunes et des seniors.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:02:27 - Le brief éco - François Villeroy de Galhau quittera la tête de la Banque de France en juin 2026, sans que cela ne modifie l'équilibre du pouvoir monétaire désormais exercé au niveau européen par la BCE. Institution bicentenaire, la Banque de France reste pourtant un acteur du quotidien économique des Français. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Chaque matin, à 8h50, l'imitateur rejoindra Apolline de Malherbe. Au programme : un débrief impertinent et sur-mesure de l'actualité politique, juste après le face-à-face avec l'invité du jour. À l'approche des municipales et de la présidentielle et dans un contexte politique en pleine effervescence, Nicolas Canteloup apportera sa voix unique, son regard affûté, et surtout une dose d'humour bien placée pour réveiller les auditeurs.
Tous les matins, Arnaud Demanche pirate le Face à Face. L'humoriste anticipe et détourne l'interview à venir de l'invité politique d'Apolline de Malherbe.
Tous les matins, Arnaud Demanche pirate le Face à Face. L'humoriste anticipe et détourne l'interview à venir de l'invité politique d'Apolline de Malherbe.
durée : 00:12:34 - L'Invité d'On n'arrête pas l'éco - Les épargnants, les investisseurs, le budget et le nouvel ordre mondial... A quoi s'attendre en 2026 ? Entretien avec le gouverneur de la Banque de France. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:46:34 - On n'arrête pas l'éco - par : Alexandra Bensaid, Valentin Pérez - Au menu ce samedi : un entretien avec le gouverneur de la Banque de France, un reportage sur la crise du crowdfunding immobilier, un détour par Phnom Penh... Et un décryptage des nouveaux coups d'éclat de Trump. Du Venezuela au Groenland, au-delà de la brutalité, a-t-il une logique économique ? - réalisé par : Céline ILLA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Invité :François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de FranceHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, répond aux questions de Romain Desarbres au sujet du vote du budget et de la suspension de la réforme de la retraite. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chaque samedi, découvrez une compilation thématisée des meilleurs chroniques de Philippe Caverivière ! Dans ce best of, l'humoriste fait face à Michel Edouard Leclerc, François Villeroy de Galhau ou encore Anne Lauvergeon.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Chaque samedi, découvrez une compilation thématisée des meilleurs chroniques de Philippe Caverivière ! Dans ce best of, l'humoriste fait face à Michel Edouard Leclerc, François Villeroy de Galhau ou encore Anne Lauvergeon.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Quel est le coût de la crise politique ? Faut-il s'inquiéter de l'impact de l'instabilité de ces dernières semaines sur notre économie ? François Villeroy de Galhau, le Gouverneur de la Banque de France, est l'invité de RTL Matin pour dévoiler les conclusions de l'enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France. Ecoutez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 10 octobre 2025.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:09:03 - L'invité de 7h50 - par : Benjamin Duhamel - Le Gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau appelle à ne pas retarder les efforts de redressement des comptes publics. "On peut y arriver", martèle-t-il. - invités : François VILLEROY DE GALHAU - François Villeroy de Galhau : Gouverneur de la Banque de France Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:09:03 - L'invité de 7h50 - par : Benjamin Duhamel - Le Gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau appelle à ne pas retarder les efforts de redressement des comptes publics. "On peut y arriver", martèle-t-il. - invités : François VILLEROY DE GALHAU - François Villeroy de Galhau : Gouverneur de la Banque de France Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
L'émission 28 minutes du 27/08/2025 Hausse des noyades en France : faut-il lancer un grand “plan piscines” ?Une houle dite cyclonique s'est abattue mardi 26 août sur le littoral atlantique, poussant plusieurs municipalités à interdire l'accès aux plages afin d'éviter les noyades. La maîtrise de la natation souffre de graves lacunes en France. Cette année encore 268 personnes sont mortes par noyade entre le 1er juin et le 13 août, selon les autorités sanitaires. Le nombre d'adultes qui se noient en mer est en hausse par rapport à l'an dernier. Les décès d'enfants et d'adolescents dans des cours d'eau augmentent eux-aussi : 16 contre 6 en 2024. Plusieurs causes sont à l'origine de ce phénomène. Les fortes chaleurs invitent à la baignade, parfois dans des zones non surveillées, augmentant le risque de noyade. Surtout, une importante partie de la population ne sait pas nager. C'est le cas d'un élève sur trois entrant au collège alors qu'en 2019 ils n'étaient que 20 %. En cause, l'état préoccupant des piscines publiques, vieillissantes et qui n'ont pas assez de budget pour être suffisamment ouvertes. Nous recevons Emmanuel Auvray, historien et professeur d'éducation physique. 3411 milliards d'euros ! Retraités, salariés, État : qui est prêt à faire des efforts pour réduire la dette ?En 2007, François Bayrou faisait de la dette publique l'axe principal de sa campagne présidentielle. Aujourd'hui, il met son avenir politique en jeu et engage la responsabilité de son gouvernement sur le même sujet. “La question principale, c'est de savoir si oui ou non nous sommes d'accord pour reconnaître qu'il y a une urgence”, a affirmé le Premier ministre. Les partis d'opposition ont annoncé qu'ils ne voteraient pas la confiance à son gouvernement ce qui repousserait l'élaboration et l'examen du prochain budget, censé mettre en place des mesures pour limiter le déficit. La dette s'élève aujourd'hui à plus de 3 411 milliards d'euros, soit 114 % du PIB. Le problème est moins dans le constat que dans les solutions : où faire des économies et trouver de nouvelles recettes pour réduire la dette ? Dans une interview au journal “Sud-Ouest” le 26 août, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, appelle à “un vrai débat public” sur la dette, ajoutant que “l'important, c'est que cet effort soit le plus juste et partagé possible”. Enfin, Xavier Mauduit revient sur la restitution de trois crânes datant de l'époque coloniale à Madagascar, dont le crâne présumé du roi malgache Toera, décapité par l'armée française lors d'un massacre en 1897. Marie Bonnisseau s'intéresse à une nouvelle stratégie mise en place par la plateforme de streaming Netflix qui propose à ses utilisateurs une sélection de séries et de films en fonction… de leur signe astrologique. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 27 août 2025 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
L'émission 28 minutes du 27/08/2025 3411 milliards d'euros ! Retraités, salariés, État : qui est prêt à faire des efforts pour réduire la dette ?En 2007, François Bayrou faisait de la dette publique l'axe principal de sa campagne présidentielle. Aujourd'hui, il met son avenir politique en jeu et engage la responsabilité de son gouvernement sur le même sujet. “La question principale, c'est de savoir si oui ou non nous sommes d'accord pour reconnaître qu'il y a une urgence”, a affirmé le Premier ministre. Les partis d'opposition ont annoncé qu'ils ne voteraient pas la confiance à son gouvernement ce qui repousserait l'élaboration et l'examen du prochain budget, censé mettre en place des mesures pour limiter le déficit. La dette s'élève aujourd'hui à plus de 3 411 milliards d'euros, soit 114 % du PIB. Le problème est moins dans le constat que dans les solutions : où faire des économies et trouver de nouvelles recettes pour réduire la dette ? Dans une interview au journal “Sud-Ouest” le 26 août, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, appelle à “un vrai débat public” sur la dette, ajoutant que “l'important, c'est que cet effort soit le plus juste et partagé possible”.On en débat avec Adélaïde Zulfikarpasic, directrice générale du Pôle Société d'Ipsos bva, Arthur Jatteau, maître de conférences en économie à l'Université de Lille, et Erwann Tison, économiste.28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 27 août 2025 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio
Avec : François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France. - Tous les matins à 7h40, l'invité qui fait l'actualité. Un acteur incontournable, un expert renseigné... 10 minutes d'interview sans concession avec Apolline de Malherbe et les témoignages des auditeurs de RMC au 3216.
durée : 00:24:59 - 8h30 franceinfo - Le gouverneur de la Banque de France est l'invité du 8.30 franceinfo du jeudi 12 juin 2025
Ecoutez L'invité de RTL avec Thomas Sotto du 28 avril 2025.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ecoutez L'invité de RTL avec Thomas Sotto du 28 avril 2025.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 11 avril 2025.Avec cette semaine :François Bujon de l'Estang, ambassadeur de France.Matthias Fekl, avocat et ancien ministre de l'Intérieur.Nicole Gnesotto, vice-présidente de l'Institut Jacques Delors.Richard Werly, correspondant à Paris du quotidien helvétique en ligne Blick.L'ÉTAT DU COMMERCE INTERNATIONALDonald Trump a lancé le 2 avril une charge commerciale massive sous la forme d'une augmentation des droits de douane si lourde qu'elle sonne comme une déclaration de guerre commerciale contre des concurrents, mais aussi contre des alliés traditionnels de Washington. Le président américain a annoncé 46% de hausse pour le Vietnam, 34% pour la Chine, 24% pour le Japon, 20% pour l'Union européenne, mais aussi 50% pour le Lesotho, 47% pour Madagascar, 37% pour le Botswana et rien pour la Russie, la Corée du Nord, la Biélorussie … Tandis que l'Union européenne se préparait à négocier, Pékin a riposté vite et fort, les tarifs douaniers sur les importations américaines passantde 34% à 84%. Bloomberg décrivait alors l'escalade en cours entre la Chine et les Etats-Unis - qui représentent 40% de l'économie mondiale à eux deux - comme une « guerre nucléaire commerciale"».Coup de théâtre mercredi soir : Donald Trump a annoncé la suspension des droits de douane pour 90 jours, laissant cependant un taux minimum uniforme de 10%. Une pause qui ne s'applique pas à la Chine taxée à 125%, ennemie principale des Etats-Unis qui a osé répliquer à Washington. Donald Trump justifie la pause « par la volonté de plus de 75 pays de négocier. »Concrètement, durant cette période, qui a pris effet « immédiatement » après son annonce, l'ensemble des pays du globe sont désormais soumis à des droits de douane ajustés à 10%.Selon l'Insee, le commerce mondial devrait reculer de 4 points. En Europe, l'Allemagne ou l'Italie, dont 10% des exportations vont vers les États-Unis (respectivement 3,3 et 4,2% de leur PIB), devraient être plus touchées que la France et l'Espagne (moins de 7,5% de leurs exportations et moins de 2% du PIB). Mais, rappelle l'ancien commissaire européen au Commerce et ex-directeur général de l'Organisation mondiale du commerce - OMC, Pascal Lamy « les Etats-Unis représentent 13% des importations mondiales, donc 87% du commerce international n'a aucune raison de se laisser contaminer par cette folie »Visée depuis mi-mars par des droits de douane américains de 25% sur l'acier et l'aluminium, l'Union européenne, après que le président américain a fait machine arrière, a suspendu pour 90 jours les mesures de rétorsion approuvées par les États membre et qui prévoient une hausse de 25% sur l'acier et l'aluminium, les amandes, le jus d'orange, la volaille, le soja, le tabac et les yachts… Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau asalué un « début de retour à la raison économique », alors que la Bourse de New York s'est envolée à l'annonce de cette pause. Toutefois, l'incertitude et la confusion se répandent dans les cercles industriels et chez les distributeurs américains comme européens, tandis que les marchés ne savent plus à quel saint se vouer.LA TURQUIE À L'HEURE DES RÉGIMES AUTORITAIRESAu pouvoir depuis 22 ans, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, a fait incarcérer le 23 mars, une des rares personnes qui étaient en mesure de le battre dans les urnes : le social-démocrate et atatürkiste revendiqué Ekrem Imamoglu, maire d'Istanbul depuis 2019, qui devait être, le même jour, désigné comme candidat à la prochaine présidentielle du Parti républicain du peuple. En l'attaquant avec l'arme la plus redoutable dont il dispose − la justice −, sous couvert de multiples accusations, dont celle de « corruption », et en réprimant les imposantes manifestations de protestation organisées dans tout le pays, l'homme fort de la Turquie achève ce qu'il a commencé il y a une bonne dizaine d'années : le détricotage systématique de l'État de droit et des contre-pouvoirs. Cette régression de la démocratie a été marquée dès 2013 par la répression des manifestations anti-Erdoğan du parc de Gezi à Taksim, suivie d'une dérive autoritaire. Puis, deux ans plus tard, par la fin brutale et sanglante des négociations de paix avec les Kurdes et l'incarcération d'élus et de figures politiques comme le populaire Selahattin Demirtaş. S'y sont ajoutées aussi les répercussions du coup d'Etat raté de 2016 et les purges gigantesques au sein des institutions publiques des membres de la confrérie du prédicateur Fethullah Gülen ; avec qui le président s'était pourtant allié pendant des décennies. Il y a eu ensuite l'adoption de lois liberticides, la destitution de maires et les arrestations de plus en plus nombreuses d'intellectuels, d'artistes, de journalistes de gauche ou proches de l'opposition libérale. De tout temps, le chef de l'État est apparu prêt à faire un pas de plus pour garder le pouvoir. Jamais, toutefois, il n'était allé aussi loin qu'aujourd'hui.Dans la foulée de l'arrestation du maire d'Istanbul, la livre turque a plongé à son niveau le plus bas face au billet vert et l'indice de la Bourse d'Istanbul a chuté de près de 7%, déclenchant une suspension temporaire. Le Quai d'Orsay a fait part de sa « profonde préoccupation » tandis que Berlin a dénoncé « un grave revers pour la démocratie ». L'autoritarisme croissant d'Erdoğan embarrasse particulièrement les Européens au moment où la Turquie, de par sa puissance militaire, se pose en alliée incontournable pour renforcer le pilier européen de l'OTAN, face au rapprochement entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Située à la croisée de l'Europe, de l'Asie et du Moyen-Orient, et point de passage stratégique vers la mer Noire (via le détroit du Bosphore), elle se sait indispensable sur de nombreux dossiers : la guerre en Ukraine, où Ankara a su dès le début ménager à la fois Kyiv, en lui livrant des drones, et Moscou, en contournant les sanctions ; la Syrie de l'après-Bachar, où elle entend user de son influence auprès des nouvelles autorités. Sans oublier son industrie d'armement en plein boom, à laquelle s'intéressent déjà certaines capitales européennes pour contrer l'expansionnisme de Poutine. De quoi faire dire au secrétaire général de l'OTAN qu'il serait temps que Bruxelles et Ankara coopèrent plus étroitement sur la question sécuritaire.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frDistribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:09:20 - L'invité de 7h50 - par : Sonia Devillers - François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, était l'invité de Sonia Devillers ce jeudi, après l'annonce de la suspension des nouveaux droits de douane imposés par Donald Trump aux partenaires commerciaux des États-Unis. - invités : François VILLEROY DE GALHAU - François Villeroy de Galhau : Gouverneur de la Banque de France
durée : 02:58:27 - Le 7/10 - par : Nicolas Demorand, Léa Salamé, Sonia Devillers, Anne-Laure Sugier - Les invités de la matinale du jeudi 10 avril 2025 sont François Villeroy de Galhau / Yaël Braun-Pivet / Muriel Pénicaud x Philippe Martinez / Laurent Garnier / Geneviève Rapjeu
durée : 00:09:20 - L'invité de 7h50 - par : Sonia Devillers - François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, était l'invité de Sonia Devillers ce jeudi, après l'annonce de la suspension des nouveaux droits de douane imposés par Donald Trump aux partenaires commerciaux des États-Unis. - invités : François VILLEROY DE GALHAU - François Villeroy de Galhau : Gouverneur de la Banque de France
C dans l'air du 20 mars 2025 - Prêts à financer la défense ?Face au désengagement américain, les Européens pressent le pas pour tenter d'assurer eux-mêmes leur défense. Après avoir validé le plan d'investissements "ReArm Europe" au début du mois, les Vingt-Sept se réunissent de nouveau ce jeudi pour examiner les orientations du Livre blanc sur la défense, présenté par la Commission européenne. On y retrouve les grandes lignes du plan dévoilé par Ursula von der Leyen il y a deux semaines, avec un objectif affiché de 800 milliards d'euros pour réarmer l'Europe d'ici 2030 ainsi que des propositions pour aider les États à augmenter leurs dépenses militaires et renforcer l'industrie de défense. Mais des divergences persistent quant au financement de ce plan.En France, le chef de l'Etat a promis mardi d'augmenter les commandes de Rafale ainsi que "d'importantes décisions pour nos armées" dans les "prochaines semaines", dans le cadre de nouveaux investissements décidés en raison de la "bascule" géopolitique. En quelques semaines, la défense est devenue la priorité du gouvernement. Son budget, de plus de 50 milliards d'euros en 2025, devrait doubler d'ici 2030 pour se rapprocher de 100 milliards d'euros, selon le ministre de la Défense. Mais comment financer le réarmement de la France ? A-t-on les moyens de nos ambitions ? Alors qu'investisseurs et entreprises sont réunis ce jeudi au ministère de l'Economie pour réfléchir à une montée en cadence, dans le contexte de la guerre en Ukraine, Eric Lombard a annoncé ce jeudi la création d'un fonds de 450 millions d'euros dans lequel les Français pourront investir pour financer le secteur de la défense. "Il ne peut pas y avoir de nouveau 'quoi qu'il en coûte'" a prévenu de son côté le gouverneur de la Banque de France. La réunion de ce jeudi répond à "une première question 'Qui va prêter au début aux industries de défense ?'""Mais la question plus difficile qui viendra ensuite, qui est plus difficile, c'est : 'Qui va payer à la fin ?'", a poursuivi François Villeroy de Galhau.Si l'exécutif exclut toute hausse d'impôts, le Premier ministre, François Bayrou, a défendu l'idée d'une "reconquête de la production" sur France Inter, sans préciser comment. En travaillant plus, dans la semaine ou dans l'année et tout au long de la vie, a expliqué de son côté Edouard Philippe alors qu'à gauche c'est l'idée d'un grand emprunt européen et d'une taxe Zucman sur les ultrariches qui est poussée. L'Observatoire européen de la fiscalité dirigé par l'économiste français Gabriel Zucman propose de taxer à hauteur de 2 % ou 3 % le patrimoine des ultrariches européens (plus de 100 millions d'euros) pour financer l'effort de défense du Vieux Continent. Cette taxe rapporterait, en fonction du taux retenu, de 67 milliards à 121 milliards d'euros par an.Parallèlement, Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel, Olivier Faure, Mathilde Panot ou encore Marine Tondelier ont alerté l'éxécutif sur la situation de Vencorex, un sous-traitant stratégique pour la dissuasion nucléaire française, placée en redressement judiciaire en septembre dernier. "On ne peut pas laisser Vencorex fermer" a estimé le leader de la France insoumise que nous avons suivi lors de son déplacement sur le site ce mercredi. Il a également exhorté le gouvernement à cesser "son baratin sur la souveraineté".Nos journalistes sont également allés en Estonie. Ce pays frontalier de la Russie est désormais l'un des pays de l'OTAN qui investit le plus dans sa défense. Il y consacre 3,4 % de son PIB depuis l'année dernière et entend passer à plus de 5 % de son PIB à partir de 2026. "Avec la Russie, nous avons un délai de trois à cinq ans" a expliqué le ministre des Affaires étrangères estonien qui appelle les autres pays européens à investir de la défense européenne. Les experts :- ALAIN PIROT - Journaliste spécialiste des questions de défense- ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro , spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- SYLVIE MATELLY - Économiste, directrice de l'Institut Jacques Delors, auteure de Géopolitique de l'économie - PIERRE HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale, Université Catholique de Lille PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe ThiéfineRÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît LemoinePRODUCTION : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux :INTERNET : francetv.frFACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5TWITTER : https://twitter.com/cdanslairINSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
durée : 00:23:33 - L'invité de 8h20 - Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, était l'invité du Grand entretien ce vendredi. Il revient sur les conséquences économiques et financières de l'incertitude mondiale actuelle.
durée : 00:46:09 - On n'arrête pas l'éco - par : Alexandra Bensaid, Valentin Pérez - Au menu ce samedi : un débat sur la première polémique industrielle du gouvernement Barnier, un reportage sur les transports low-cost, un détour par Rome... Et un entretien avec le gouverneur de la Banque de France. L'inflation se calme mais la croissance inquiète... A-t-on fait caler le moteur ? - invités : François VILLEROY DE GALHAU - François Villeroy de Galhau : Gouverneur de la Banque de France - réalisé par : Céline ILLA, Helene Bizieau
Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 27 septembre 2024.Avec cette semaine :François Bujon de l'Estang, ambassadeur de France.David Djaïz, entrepreneur, essayiste et ancien secrétaire général du Conseil National de la Refondation.Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l'Institut Français de Géopolitique.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.LE GOUVERNEMENT FACE AU BUDGETLe nouveau Premier ministre a écarté une hausse des impôt et des taxes qui toucherait « l'ensemble des Français », mais non celles qui pourraient mettre à contribution « les plus aisés et les grandes entreprises ». Pour se justifier, Michel Barnier se dit l'héritier d'une situation financière qu'il qualifie de « très grave ». Mercredi, le nouveau ministre du Budget, Laurent Saint-Martin a confirmé que le déficit public devrait dépasser cette année les 6% du PIB. Jusqu'alors, Bercy prévoyait 5,1% de déficit. Dans ces conditions, c'est toute la trajectoire budgétaire française qui se retrouve fragilisée. Alors que la France est actuellement sous le coup d'une procédure pour déficit excessif à Bruxelles, un respect a minima des nouvelles règles budgétaires européennes (3% de déficit) se traduirait par plus de 30 milliards d'euros d'économies en 2025. Signe de l'importance de ce dossier, Michel Barnier a souhaité que le ministre du Budget et des Comptes publics lui soit directement rattaché.Le prochain projet de loi de finances pour 2025 est présenté par Pierre Moscovici, le premier président de la Cour des comptes, comme « le plus compliqué à élaborer depuis le début de la Ve République ». Les pistes explorées porteraient sur la réduction de certaines niches fiscales, le retour d'une taxation sur les patrimoines les plus importants, le gel du barème des plus hautes tranches d'impôts sur le revenu, l'alourdissement de la « flat tax » sur les revenus du capital... Elles ne manquent pas pour récupérer des recettes sur les contribuables aisés. Du côté des entreprises, le premier ministre « envisage une surtaxe sur l'impôt sur les sociétés » - dont le taux a été ramené de 33,3 % à 25 % pendant le premier quinquennat d'Emmanuel Macron -, selon un ancien conseiller gouvernemental.À droite, des voix se sont déjà élevées avec véhémence contre toute hausse d'impôt, de quelque nature qu'elle soit, comme celles de Marine Le Pen ou Éric Ciotti, mais également dans le camp macroniste. En revanche, de fins connaisseurs des comptes publics se montrent bien plus ouverts à cette idée, à l'image du gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.Le chef du gouvernement, qui fera sa déclaration de politique générale « début octobre », envisage de présenter le projet de loi de finances au Parlement le 9 octobre, au lieu du 1er, comme le recommande pourtant la loi organique. L'utilisation du 49-3 pourrait faire partie des armes constitutionnelles brandie par le nouvel exécutif pour faire passer son budget dans un contexte éruptif. Les oppositions ont déjà annoncé qu'elles seraient prêtes à utiliser la censure au Parlement.LE LIBAN FACE À UNE POSSIBLE GUERREAprès les attaques aux bipeurs et aux talkies-walkies piégés les 17 et 18 septembre, l'armée israélienne a lancé ses plus importantes frappes contre le Hezbollah au Liban depuis onze mois. Sous la pression de quelques 80 000 Israéliens déplacés du nord du pays depuis octobre par les tirs de roquettes du mouvement chiite, le gouvernement israélien a fini par inscrire, lundi, le retour des populations dans les zones évacuées parmi les buts de guerre. Le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant a indiqué qu'après Gaza, « le centre de gravité se déplace vers le nord ». La campagne prévoit des frappes massives sur les infrastructures du Hezbollah, son arsenal (environ 150.000 roquettes, missiles et drones), pouvant être suivies d'une intervention terrestre pour installer une « zone tampon » au Liban sud. La doctrine de l'usage disproportionné de la force par Israël au Liban, théorisée en 2006 par le général Gadi Eisenkot, alors chef des opérations des forces israéliennes, sous le nom de Dahiya, une banlieue sud de Beyrouth qui héberge le fief du Hezbollah, continue visiblement à être appliquée. Les responsables militaires israéliens disent vouloir forcer le Hezbollah à mettre un terme à la guerre d'usure qu'il a déclenchée le 8 octobre 2023, en ouvrant un « front de soutien » avec le Hamas. Il s'agissait alors pour Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, de soulager son allié de Gaza en fixant des troupes israéliennes au nord et en semant la panique dans cette région.Depuis plus de quatre décennies, avec la création du mouvement chiite, en 1982, Israël et le Hezbollah s'affrontent sans discontinuer. À deux reprises récemment, ce dernier a pris l'avantage sur Tsahal. En 2000, lorsque l'armée israélienne s'est retirée du sud du Liban après 22 ans d'occupation. Et à l'été 2006, en stoppant son offensive terrestre, ses 40.000 militaires, ses blindés et ses armes de pointe, avec seulement 5.000 combattants très mobiles et efficacement protégés par un réseau de tunnels. Depuis, le Hezbollah n'a cessé de renforcer son recrutement, son organisation ainsi que son arsenal, principalement d'origine iranienne. Se targuant d'avoir tenu tête à Israël, et en tirant une partie de sa légitimité, le mouvement chiite se revendique, à la place de l'armée libanaise, comme le véritable défenseur du peuple libanais.Alors que le président iranien, Massoud Pezechkian a déclaré, mardi, que son allié le Hezbollah ne pouvait « pas rester seul » face à Israël, les mises en garde se sont multipliées de la part des chefs d'Etat et de gouvernement qui se succèdent cette semaine à la tribune de l'ONU. Son secrétaire général, Antonio Guterres s'est déclaré « inquiet de la possibilité que le Liban se transforme (en) un autre Gaza ». Tandis qu'Israël poursuit sa campagne de bombardements contre le Hezbollah, faisant plus de 600 morts en trois jours, et malgré l'appel de plusieurs pays à un arrêt des combats de vingt et un jours, Benyamin Nétanyahou a demandé jeudi à son armée de « poursuivre les combats avec toute la force nécessaire » au Liban.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
C dans l'air du 18 septembre - Hausse d'impôts : ça se précise...Faut-il augmenter les impôts des plus riches ? Le gouverneur de la Banque de France lui-même le préconise face à la dégradation des comptes publics. Dans une interview accordée au Parisien-Aujourd'hui en France, François Villeroy de Galhau a appelé à "lever le tabou sur les hausses d'impôts", avec "un effort exceptionnel et raisonnable sur certaines grandes entreprises et gros contribuables" "tant qu'on n'est pas revenu sous 3 %" de déficit public. Le Premier ministre Michel Barnier lui-même a publiquement indiqué qu'il ne s'interdisait pas "une plus grande justice fiscale". Mais cette piste bouscule les rangs macronistes. Sur France 2, Gérald Darmanin a défendu "sept ans de baisse d'impôts" qui ont selon lui suscité "baisse du chômage" et "attractivité de la France". "Il ne faut absolument pas casser cette machine économique", a martelé l'ancien ministre des Comptes publics. Gabriel Attal, désormais chef des députés Ensemble pour la République, a dit non et exigé des clarifications. Il devait être reçu ce matin à Matignon avec des élus de son camp mais le rendez-vous a été annulé une demi-heure avant. Suivi d'une déclaration du Premier ministre transmise à la presse : "La situation budgétaire du pays que je découvre est très grave. J'ai demandé tous les éléments pour en apprécier l'exacte réalité. Cette situation mérite mieux que des petites phrases. Elle exige de la responsabilité." Depuis plusieurs jours, le débat sur la fiscalité fait son retour alors que les échéances budgétaires se rapprochent avec un budget 2025 à présenter début octobre, avant un examen à l'Assemblée. Avec une contrainte de taille, trouver 30 milliards d'euros pour réduire le déficit. La semaine dernière, le patron de la Cour des comptes, Pierre Moscovici avait estimé que ce le débat sur la fiscalité ne devait "pas être tabou". De son côté l'organisation de lutte contre les inégalités sociales, Oxfam, dirigée par l'ancienne ministre écologiste Cécile Duflot, plaide dans son dernier rapport pour une refonte totale du système de l'héritage qu'elle juge totalement injuste. D'après l'ONG, 0,1 % des héritiers reçoivent en moyenne 13 millions d'euros. Surtout grâce au 467 niches fiscales qui existent dans le pays, plus on est riche, moins on serait imposé sur l'héritage : 10 % de taxation pour les enfants "bien nés", contre 45 % pour le Français moyen. En globalité, Oxfam estime que ça représente un manque à gagner de 160 milliards d'euros pour l'État dans les 30 ans qui viennent.Alors que va décider le Premier ministre ? Quel budget pour 2025 ? Matignon refuse pour l'heure de transmettre des documents-clés aux députés et les relations se tendent avec le Parlement. Le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Éric Coquerel (LFI), et le rapporteur général Charles de Courson (Liot) sont «en colère» après s'être rendu hier à Matignon et aujourd'hui à Bercy, pour obtenir, en vain, les lettres-plafonds. Des documents, arrêtés depuis août mais pas rendus publics, concernant les projets du gouvernement pour l'année à venir. "On est assez sidérés (...) parce qu'on nous a refusé la consultation de ces documents", a déclaré mardi Éric Coquerel. "C 'est un droit constitutionnel qui est octroyé au président de la commission des Finances et au rapporteur général du budget, on nous l'a refusé", a-t-il ajouté.La colère monte aussi chez les viticulteurs qui ont manifesté mardi 17 septembre à Cognac. Ils dénoncent "l'inaction des pouvoirs publics", "le silence de la France et de l'Union européenne" face aux menaces de surtaxes chinoises sur les brandys européens et en particulier le cognac.Les experts :- PHILIPPE DESSERTINE - Économiste, directeur de l'Institut de Haute Finance, auteur de "Le grand basculement"- NATHALIE SCHUCK - Grand reporter - Le Point - SOAZIG QUÉMÉNER - Rédactrice en chef - La Tribune Dimanche - THOMAS PORCHER - Économiste, professeur à la Paris School of Business