POPULARITY
Régis BAUDOUIN Pendant des décennies, le développement logiciel a reposé sur une métaphore artisanale. On bâtissait du code pierre par pierre, selon des règles tacites et définies au départ. Cette approche privilégiait la correction en temps réel plutôt que l’évolution incrémentale. Les équipes cherchaient alors la stabilité dans des cadres stricts. Une fois l’application déployée, cette structure restait largement statique. Elle demeurait figée dans des règles définies à un instant T. Puis un autre développeur vint corriger ou ajouter des briques. Cette dynamique rendait le débogage et la maintenance plus lourds à long terme. Les systèmes devenaient fragiles face aux besoins croissants et aux erreurs humaines. Après avoir exploré la transformation des interfaces utilisateurs vers le modèle « liquide » (Generative UI), il faut désormais observer l’autre côté du miroir. En coulisses, l’émergence des systèmes d’agents autonomes réécrit la manière dont le logiciel est conçu, maintenu et exécuté. Le code ne se construit plus comme un bâtiment rigide (le monolithe) : il se pilote désormais comme un organisme vivant, capable de s’adapter, de se réparer et d’évoluer en temps réel. Par rapport à la dette technique qui peut s’accumuler sur chaque projet, avons nous là une solution ? Du simple « Copilot » à la flotte d’agents autonomes L’époque où l’IA se contentait de suggérer la ligne de code suivante dans l’éditeur de texte est déjà dépassée. Nous sommes passés des assistants d’autocomplétion basiques à des architectures multi-agents. C’est important bien bien apprécier l’évolution récente. Les développeurs ne vont plus toucher eux même au code. Plutôt que d’écrire chaque fonction à la main, l’équipe technique confie désormais une tâche complexe ou un ticket d’évolution à un groupe d’agents spécialisés qui collaborent entre eux : L’Agent Architecte : Analyse la demande, découpe le problème en sous-tâches et vérifie la cohérence avec l’architecture globale du système. L’Agent Développeur : Génère les modules de code nécessaires en piochant dans les bibliothèques du projet. L’Agent QA / Relecteur : Exécute des batteries de tests unitaires, détecte les failles de sécurité potentielles et remonte les erreurs à l’agent développeur pour qu’il corrige sa propre copie. [ Ticket / Besoin Produit ] │ ▼ [ Agent Architecte ] ── (Découpage & Design Système) │ ▼ [ Agent Développeur ] ── (Génération du Code) │ ▼ [ Agent QA / Sécurité ] ── (Tests & Validation) │ ▼ [ Pull Request prête pour la relecture humaine ] L’humain n’intervient plus pour écrire la moindre ligne de syntaxe, mais pour valider l’intention, l’éthique et les choix d’architecture lors de la revue finale. Le logiciel « auto-réparateur » (Self-Healing Software) L’un des impacts les plus spectaculaires de cette transition concerne la maintenance opérationnelle. Jusqu’ici, lorsqu’un bug survenait en production, la chaîne de réaction était lourde : alerte du support niveau 2, niveau 3 ou QA technique mobilisés, analyse manuelle des fichiers de logs, écriture d’un correctif en urgence, tests et déploiement d’un patch. Avec l’intégration d’agents de supervision intelligents, le concept de Self-Healing Software (logiciel auto-réparateur) devient une réalité opérationnelle : Détection immédiate : L’agent repère une anomalie ou une hausse anormale du taux d’erreur sur via les retour de l’agent front réception. Isolation du problème : Il analyse la pile d’exécution (stack trace) et identifie la fonction exacte responsable du dysfonctionnement. Correctif autonome : Dans un environnement de bac à sable (sandbox), l’agent réécrit la fonction défaillante, passe l’ensemble des tests de régression et génère un correctif. Déploiement sécurisé : Le patch est soumis pour validation ou appliqué automatiquement si le niveau de confiance défini par l’équipe technique est atteint. Le temps de résolution des pannes critiques passe ainsi de plusieurs heures à quelques secondes ou minutes. On va quand même demander à une humain de donner le go pour le déploiement.. L’émergence du code éphémère (Disposable Code) Cette automatisation amène un changement culturel majeur : la fin du dogme du code conservé à tout prix. Historiquement, les entreprises accumulaient de la dette technique en superposant des couches de patchs sur de vieux logiciels, de peur de casser des dépendances obscures écrites dix ans plus tôt. Avec les agents IA, le coût de réécriture d’un composant chute drastiquement. Si une fonctionnalité doit évoluer ou si une bibliothèque devient obsolète, l’agent ne cherche plus à bricoler l’existant : il réécrit intégralement le module à la volée de manière propre et documentée. Le code devient éphémère et jetable, réduisant considérablement la complexité globale des projets. L’agent supprime l’ancien code évitant ainsi de garder dans le projet de monceaux de code inutilisés. Le nouveau rôle du développeur : De l’exécutant au chef d’orchestre Faut-il pour autant redouter la disparition des métiers de l’ingénierie logicielle ? Au contraire. Le rôle du développeur ne disparaît pas, il monte en abstraction. Si la maîtrise de la syntaxe d’un langage (JavaScript, Python, Rust) devient secondaire face à la rapidité de génération des machines, la valeur stratégique de l’ingénieur humain se déplace sur trois piliers fondamentaux : L’Architecture Système : Concevoir des architectures résilientes, modulaires et capables d’accueillir ces agents en toute sécurité. La Sécurité et la Gouvernance : S’assurer que les agents ne créent pas de failles de sécurité invisibles, ne divulguent pas de données confidentielles et respectent les réglementations en vigueur (RGPD, AI Act, sécurité by design). La Compréhension Métier : Traduire un besoin humain complexe ou une stratégie produit en directives claires et mesurables pour les flottes d’IA. ┌─────────────────────────────────────────────────────────────┐ │ LE NOUVEAU RÔLE DU DÉVELOPPEUR │ │ │ │ [ Hier ] 👉 Écriture de la syntaxe + Débogage manuel │ │ [ Demain ] 👉 Stratégie produit + Architecture + Sécurité │ └─────────────────────────────────────────────────────────────┘ En conclusion L’association des interfaces liquides côté utilisateur et des agents autonomes côté infrastructure dessine les contours d’une nouvelle informatique. Le logiciel n’est plus un outil figé qu’il faut péniblement mettre à jour tous les six mois, mais un service fluide, auto-apprenant et en perpétuelle évolution. Pour les entreprises tech comme pour les créateurs de produits numériques, le défi n’est plus de savoir combien de lignes de code leurs équipes peuvent produire par jour, mais avec quelle clarté elles savent piloter leurs agents. FAQ Qu’est-ce qu’une architecture multi-agents et comment remplace-t-elle l’écriture de code manuelle ? L’architecture multi‑agents réunit des agents spécialisés qui collaborent pour mener à bien une tâche complexe, plutôt que qu'un seul développeur écrive chaque ligne de code. Chaque agent prend en charge une fonction précise (conception, génération de code, tests) et le système agit comme un organisme vivant capable de s adapter, de se réparer et d évoluer en temps réel, réduisant ainsi la nécessité de corrections manuelles et de modifications successives du code. Qu’est‑ce que le logiciel auto‑réparateur et quels bénéfices apporte-t‑il en production ? Le logiciel auto‑réparateur, ou Self‑Healing Software, détecte une anomalie, identifie la fonction fautive, réécrit la fonction dans un bac à sable, exécute les tests et déployables des correctifs lorsque le niveau de confiance est atteint. Cette approche réduit drastiquement le temps de détection et de résolution des pannes, passant de heures à minutes dans les cas critiques, tout en garantissant une sécurité lors du déploiement. Quel est le nouveau rôle du développeur et quelles compétences privilégier pour l'avenir ? Le rôle du développeur évolue de l'exécutant au chef d'orchestre : il se concentre sur l'architecture, la sécurité, la gouvernance et la compréhension métier. Les compétences clés deviennent la conception d'architectures résilientes, la sécurité et la conformité, ainsi que la traduction des besoins humains en directives claires pour les flux d'agents. The post Les agents IA transforment le développeur en chef d'orchestre first appeared on XY Magazine.
Dans cet épisode, on explore pourquoi il est parfois si difficile d'être drôle en français quand ce n'est pas ta langue maternelle. Je te donne aussi des conseils pour développer tes compétences pour réussir à faire de l'humour en français. Tu découvriras des pistes concrètes pour mieux comprendre les codes de l'humour français et trouver ton propre style.L'humour en français est souvent basé sur la langue mais il ne dépend pas seulement du vocabulaire ou de la grammaire. Il repose aussi sur la culture, les références partagées, le contexte social et surtout la confiance pour oser parler!Blog et Transcription disponible: https://francais.mypolyglotlife.com/2026/07/26/comment-etre-drole-en-francais-si-ce-nest-pas-ta-langue-maternelle/Deviens membre Patreon pour accéder à la fiche de vocabulaie ET en exclusivité à une conversation sur les humoristes français à connaître absolument, entre Cathy et Cara (une Anglaise qui vit en France): https://www.patreon.com/cathy.intro
Xavier Durand, directeur général de Coface, était l'invité de l'émission Ecorama spéciale Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, présentée par David Jacquot sur Boursorama.com. Parmi les sujets abordés : les perspectives de l'économie mondiale après le protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran, la politique monétaire de la BCE et de la Fed, les décisions des entreprises dans un monde en permacrise, la hausse des défaillances d'entreprises, la résistance de Coface dans un contexte économique dégradé, ainsi que l'impact de l'intelligence artificielle sur l'emploi et le modèle social.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tous les jours à 12h45, Anthony Morel vous fait découvrir les dernières actus techno, dans Estelle Midi, sur RMC.
Tous les jours à 6h45, Anthony Morel, expert High-Tech vous fait découvrir les dernières actus techno, dans Le Morning, sur RMC.
Tous les jours à 12h45, Anthony Morel vous fait découvrir les dernières actus techno, dans Estelle Midi, sur RMC.
Retrouve la vidéo et la transcription sur : https://www.francaisauthentique.com/comment-arreter-de-traduire-dans-ta-tete
Tous les matins, à 6h10 et 6h50 sur Chérie FM, Tiffany Bonvoisin nous présente une info qui l'a marquée !
Au programme de l'émission du 20 mai : avec Catherine Renaud, traductriceNOUVEAUTE AUDIO - chronique de Véronique Soulé - c'est au début
Tu hésites entre ser et estar en espagnol ?
Olivier Martineau présente son spectacle C'est pas moi c'est toi, en première médiatique montréalaise, le 6 mai prochain. Entrevue avec Olivier Martineau, humoriste. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
A la suite du viol et du meurtre d'une jeune mendiante à Sarzeau dans le Morbihan, un juge mène l'enquête. A ses côtés : un journalier agricole fait office d'interprète afin que les témoins bretonnants puissent déposer dans leur langue. Un rôle important dont l'historien du droit Thierry Hamon nous raconte l'évolution depuis le 16e siècle. L'Almanac'h est une série produite par Bretagne Culture Diversité et réalisée par Antoine Gouritin.
durée : 02:29:24 - Les Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - Ce matin, sur France Culture, à 7h40, Guillaume Erner reçoit l'artiste Mirwais pour son dernier livre “Nihilium” aux éditions Séguier. Il est rejoint à 8h20 par la directrice de la SACEM pour parler IA et droit d'auteur. A 7h17, Jean-Marc Berthon revient sur la loi contre l'homosexualité au Sénégal. - réalisation : Félicie Faugère
Chaque année, 150 000 personnes demandent l'asile en France. Leur parcours commence à l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides), chargé d'examiner leur récit et d'évaluer les risques encourus dans leur pays d'origine. En cas de refus, elles peuvent faire appel devant la Cour nationale du droit d'asile, la CNDA, où elles deviennent des requérants. Plus de 500 interprètes assurent la communication entre les demandeurs d'asile et les institutions françaises. Leur mission est déterminante : traduire fidèlement, restituer chaque nuance, tout en respectant une neutralité stricte, indispensable au bon déroulement de l'examen des dossiers. Un poids, une pression constante, racontés par plusieurs interprètes dont les paroles déterminent des vies. À travers leurs témoignages, leurs émotions, nous plongeons au cœur de leur travail, de leurs dilemmes, et de la frontière parfois fragile entre neutralité professionnelle et empathie humaine. Un reportage long format en France d'Anaïs Godard. Cette émission est une rediffusion du 9 décembre 2025.
Chaque année, 150 000 personnes demandent l'asile en France. Leur parcours commence à l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides), chargé d'examiner leur récit et d'évaluer les risques encourus dans leur pays d'origine. En cas de refus, elles peuvent faire appel devant la Cour nationale du droit d'asile, la CNDA, où elles deviennent des requérants. Plus de 500 interprètes assurent la communication entre les demandeurs d'asile et les institutions françaises. Leur mission est déterminante : traduire fidèlement, restituer chaque nuance, tout en respectant une neutralité stricte, indispensable au bon déroulement de l'examen des dossiers. Un poids, une pression constante, racontés par plusieurs interprètes dont les paroles déterminent des vies. À travers leurs témoignages, leurs émotions, nous plongeons au cœur de leur travail, de leurs dilemmes, et de la frontière parfois fragile entre neutralité professionnelle et empathie humaine. Un reportage long format en France d'Anaïs Godard. Cette émission est une rediffusion du 9 décembre 2025.
Aujourd'hui, il est presque impossible de ne parler que le français. L'anglais est présent partout, les humains n'ont jamais autant voyagé que de nos jours, et nous vivons dans une société mondialisée où nous avons aussi bien accès à des mangas japonais que des films africains, à des chansons sud-américaines qu'à des livres aborigènes.Je discute donc avec de nombreux parents qui se demandent comment apprendre une langue étrangère de façon aussi efficace que possible à leurs enfants. Alors comment faire pour apprendre une langue étrangère ? Des études scientifiques aux différents types de méthodes pédagogiques, je vous explique tout dans cet épisode pour aider votre enfant à apprendre une langue étrangère (ou pour apprendre vous-même !).LIENS :Valeur propédeutique de l'espéranto (Wikipedia)Article de Claude Piron sur L'espéranto du point de vue psychopédagogique (en italien, mais vous pouvez le traduire sous Chrome, en faisant un clic droit et Traduire en français, la traduction est très claire)Foire aux questions Espéranto FrancePour apprendre l'espéranto : ikursoDuolingo : lien de parrainage : ---Le site des MontessouricettesLien pour me laisser un petit message audio avec votre question ou votre suggestion de thème (j'inclurai votre message dans un prochain épisode !)Notre communauté gratuiteFormation Aménager sa maison MontessoriCatalogue des formations des MontessouricettesVous pouvez nous envoyer vos retours, suggestions et commentaires ici : Pour rejoindre l'Accompagnement à la Parentalité et l'IEF Montessori cliquer ici
durée : 01:15:57 - Les Nuits de France Culture - par : Mathilde Wagman - Dans cet entretien avec Alain Veinstein de 2008, le poète et traducteur Philippe Jaccottet, disparu en février 2021, détaillait sa conception du travail poétique. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Philippe Jaccottet Poète (1925-2021)
Dans cette enquête, l'autrice Typhaine Samoyault déploie le destin éditorial des Misérables, de Victor Hugo, publié en 1862 et devenu un classique... Les Misérables, roman fleuve de Victor Hugo a été publié en 1862. Devenu un classique de la littérature malgré ses 2 500 pages, ce roman social et historique a été dès sa parution adapté, réécrit, traduit, abrégé de nombreuses fois. Il a également fait l'objet de nombreuses adaptations cinéma ou télé : près d'une cinquantaine. Il y a même eu une comédie musicale. Réécrire les classiques : une fausse question ? Typhaine Samoyault a lu les Misérables trois fois mais n'a jamais lu la même version ! Dans Toutes sortes de Misérables, elle révèle comment ce roman est devenu l'un des plus réappropriés du monde et interroge : « Faut-il réécrire les classiques ? » Est-ce, en fait, une fausse question ? Des personnages qui se sont affranchis du roman Le roman social et historique de Victor Hugo est devenu un classique et ses personnages Cosette, Gavroche, Jean Valjean et autres Thénardier, des icônes de la culture populaire. Leurs noms sont même devenus des expressions ! « Les personnages sont des personnages qui se sont affranchis du texte pour devenir des familiers comme s'ils appartenaient à la réalité, comme s'ils prenaient leur autonomie : c'est la force des grandes œuvres ! » Adaptations et traductions : faire usage des classiques Mais, selon Typhaine Samoyault, si ce roman est devenu un classique ce n'est pas uniquement dû à sa qualité littéraire, c'est aussi grâce à la profusion d'adaptations et de traductions. Dès 1884, il existe déjà même une version adaptée à la jeunesse. « Victor Hugo voulait une réception populaire de son texte. Il a voulu qu'il y ait des éditions bon marché et accessibles de son texte » Ce roman traduit dans toutes les langues, en Chine ou en Russie, ce sont des versions différentes car le texte est adapté. « La langue change le texte : on ne produit jamais de traduction miroir, c'est aussi une occasion pour les traducteurs de proposer une version abrégée. » Une œuvre vivante, c'est une œuvre changeante Pour Typhaine Samoyault, un classique constamment est reprise. « Il n'y a pas de contre-exemple. Une œuvre qui n'est plus adaptée aux époques ou autres cultures ne peuvent pas des classiques. On garde la mémoire orale de cette littérature ». La littérature doit donc être en mouvement car cela fait vivre les livres, car il ne s'agit pas seulement de les conserver, il faut les faire circuler, les transformer, les réinventer. « Il ne faut pas avoir peur des réécritures, ce n'est pas un phénomène récent ». L'autrice rappelle que de nombreux classiques ont été expurgés de leurs références religieuses lors de la séparation de l'Église et de l'État par exemple... Invitée : Typhaine Samoyault, directrice d'études de l'EHESS, directrice du Centre de recherches sur les arts et le langage. Elle est aussi romancière et traductrice. Son essai Toutes sortes de Misérables est publié aux éditions du Seuil. Programmation musicale : L'artiste NeS avec le titre Le bruit et le silence.
Dans cette enquête, l'autrice Typhaine Samoyault déploie le destin éditorial des Misérables, de Victor Hugo, publié en 1862 et devenu un classique... Les Misérables, roman fleuve de Victor Hugo a été publié en 1862. Devenu un classique de la littérature malgré ses 2 500 pages, ce roman social et historique a été dès sa parution adapté, réécrit, traduit, abrégé de nombreuses fois. Il a également fait l'objet de nombreuses adaptations cinéma ou télé : près d'une cinquantaine. Il y a même eu une comédie musicale. Réécrire les classiques : une fausse question ? Typhaine Samoyault a lu les Misérables trois fois mais n'a jamais lu la même version ! Dans Toutes sortes de Misérables, elle révèle comment ce roman est devenu l'un des plus réappropriés du monde et interroge : « Faut-il réécrire les classiques ? » Est-ce, en fait, une fausse question ? Des personnages qui se sont affranchis du roman Le roman social et historique de Victor Hugo est devenu un classique et ses personnages Cosette, Gavroche, Jean Valjean et autres Thénardier, des icônes de la culture populaire. Leurs noms sont même devenus des expressions ! « Les personnages sont des personnages qui se sont affranchis du texte pour devenir des familiers comme s'ils appartenaient à la réalité, comme s'ils prenaient leur autonomie : c'est la force des grandes œuvres ! » Adaptations et traductions : faire usage des classiques Mais, selon Typhaine Samoyault, si ce roman est devenu un classique ce n'est pas uniquement dû à sa qualité littéraire, c'est aussi grâce à la profusion d'adaptations et de traductions. Dès 1884, il existe déjà même une version adaptée à la jeunesse. « Victor Hugo voulait une réception populaire de son texte. Il a voulu qu'il y ait des éditions bon marché et accessibles de son texte » Ce roman traduit dans toutes les langues, en Chine ou en Russie, ce sont des versions différentes car le texte est adapté. « La langue change le texte : on ne produit jamais de traduction miroir, c'est aussi une occasion pour les traducteurs de proposer une version abrégée. » Une œuvre vivante, c'est une œuvre changeante Pour Typhaine Samoyault, un classique constamment est reprise. « Il n'y a pas de contre-exemple. Une œuvre qui n'est plus adaptée aux époques ou autres cultures ne peuvent pas des classiques. On garde la mémoire orale de cette littérature ». La littérature doit donc être en mouvement car cela fait vivre les livres, car il ne s'agit pas seulement de les conserver, il faut les faire circuler, les transformer, les réinventer. « Il ne faut pas avoir peur des réécritures, ce n'est pas un phénomène récent ». L'autrice rappelle que de nombreux classiques ont été expurgés de leurs références religieuses lors de la séparation de l'Église et de l'État par exemple... Invitée : Typhaine Samoyault, directrice d'études de l'EHESS, directrice du Centre de recherches sur les arts et le langage. Elle est aussi romancière et traductrice. Son essai Toutes sortes de Misérables est publié aux éditions du Seuil. Programmation musicale : L'artiste NeS avec le titre Le bruit et le silence.
Ce lundi 23 mars 2026, I Love Mes Cheveux recevait Ambre Perez-Parfait, docteure en philosophie associée au Centre d’Études Supérieures de la Renaissance, trésorière de la Société Internationale des Amis de la Boétie, et Laurent Gerbier, qu’on ne présente plus. . Nos deux philosophes sont venu·es nous parler d’un cas intéressant de traducteur humaniste, Étienne […] L'article ILMC S2 E18 : traduire le français… en français (le cas La Boétie) est apparu en premier sur Radio Campus Tours - 99.5 FM.
Pourquoi si peu de textes écrits en et traduits en langues africaines ? Si beaucoup de grands prix littéraires africains ont écrit en français, des écrivains comme Boris Boubacar Diop amorcent une dynamique en décidant d'écrire en wolof après avoir écrit en français... La langue malagasy : une langue qui ne heurte pas Michèle Rakotoson, écrivaine et traductrice. Elle est née de deux parents intellectuels, francophones. Elle écrit en français et en malagasy. Elle a récemment traduit Le journal d'Anne Franck (Ny Diarin'i Anne Frank) en malagasy. Ce journal est un best-seller qui est celui d'une jeune fille juive allemande exilé aux Pays-Bas qui va vivre cachée pendant deux ans avec sa famille avant d'être arrêtée et déportée par les Nazis. Elle mourra en 1945 dans les camps à l'âge de 15 ans. Je voulais faire connaitre ce livre à la communauté malgache car c'est un livre qui est vraiment d'actualité, c'est un livre optimiste malgré le thème. Il aborde la résilience. Pour l'autrice, la traduction a été difficile car la langue malagasy est une langue collective dans laquelle on n'utilise pas «je». C'est aussi « qui ne heurte pas, qui ne va pas direct au but ». Par exemple dans la version en français, Anne Franck regarde son sexe dans un miroir, et ça, en malgache, cela ne se dit pas ! Il a fallu trouver un détournement ! Pour Michèle Rakotoson, il manque des outils pour faire connaître la langue malagasy. « Des maisons d'édition, des structures pour les faire entendre ». Faire exister les langues africaines Xavier Garnier, professeur de Littérature africaine à la Sorbonne nouvelle. Auteur de Quels lieux pour les littératures en langues africaines ? publié chez Khartala. Il traduit également depuis le swahili. « Il y a une grande tradition poétique swahilie qui remonte à plusieurs siècles, une littérature orale et écrite en caractères arabes ». Il existe un corpus de textes très important. Julius Nyerere, président de la Tanzanie dans les années 60-70, a beaucoup soutenu la littérature en swahili et a lui même traduit en swahili deux pièces de Shakespeare (Le Marchand de Venise et Jules César). Il existe malheureusement assez peu de traductions d'œuvres françaises vers le swahili. Aujourd'hui, des auteurs comme Boris Boubacar Diop écrivent directement en wolof, après avoir écrit en français. « L'oralité précède la scripturalité » Charles Binam Bikoï du Cerdotola (Centre International de Recherche et de Documentation sur les Traditions et les Langues Africaines), un organisme panafricain basé au Cameroun créé dans les années 70. Charles Binam Bikoï a également traduit depuis Le prince de la grande rivière, une épopée mythique tirée de la tradition orale du Sud-est du Cameroun. Il a d'abord reconstitué et transcrit le texte de l'oral à l'écrit, puis l'a traduit du douala vers le français. Ce travail lui a pris une quinzaine d'années. À partir des textes oraux, on peut produire des textes universels, nous explique le chercheur. Il rappelle que les écrits des auteurs africains qui écrivent en français sont complètement déconnectés des peuples. Les grands prix littéraires africains qui sont attribués à des auteurs qui écrivent en français, « c'est bien pour la francophonie mais ça ne dit rien sur la vérité des littératures africaines ». Programmation musicale : L'artiste Gildaa avec le titre Pensées diluviennes.
Pourquoi si peu de textes écrits en et traduits en langues africaines ? Si beaucoup de grands prix littéraires africains ont écrit en français, des écrivains comme Boris Boubacar Diop amorcent une dynamique en décidant d'écrire en wolof après avoir écrit en français... La langue malagasy : une langue qui ne heurte pas Michèle Rakotoson, écrivaine et traductrice. Elle est née de deux parents intellectuels, francophones. Elle écrit en français et en malagasy. Elle a récemment traduit Le journal d'Anne Franck (Ny Diarin'i Anne Frank) en malagasy. Ce journal est un best-seller qui est celui d'une jeune fille juive allemande exilé aux Pays-Bas qui va vivre cachée pendant deux ans avec sa famille avant d'être arrêtée et déportée par les Nazis. Elle mourra en 1945 dans les camps à l'âge de 15 ans. Je voulais faire connaitre ce livre à la communauté malgache car c'est un livre qui est vraiment d'actualité, c'est un livre optimiste malgré le thème. Il aborde la résilience. Pour l'autrice, la traduction a été difficile car la langue malagasy est une langue collective dans laquelle on n'utilise pas «je». C'est aussi « qui ne heurte pas, qui ne va pas direct au but ». Par exemple dans la version en français, Anne Franck regarde son sexe dans un miroir, et ça, en malgache, cela ne se dit pas ! Il a fallu trouver un détournement ! Pour Michèle Rakotoson, il manque des outils pour faire connaître la langue malagasy. « Des maisons d'édition, des structures pour les faire entendre ». Faire exister les langues africaines Xavier Garnier, professeur de Littérature africaine à la Sorbonne nouvelle. Auteur de Quels lieux pour les littératures en langues africaines ? publié chez Khartala. Il traduit également depuis le swahili. « Il y a une grande tradition poétique swahilie qui remonte à plusieurs siècles, une littérature orale et écrite en caractères arabes ». Il existe un corpus de textes très important. Julius Nyerere, président de la Tanzanie dans les années 60-70, a beaucoup soutenu la littérature en swahili et a lui même traduit en swahili deux pièces de Shakespeare (Le Marchand de Venise et Jules César). Il existe malheureusement assez peu de traductions d'œuvres françaises vers le swahili. Aujourd'hui, des auteurs comme Boris Boubacar Diop écrivent directement en wolof, après avoir écrit en français. « L'oralité précède la scripturalité » Charles Binam Bikoï du Cerdotola (Centre International de Recherche et de Documentation sur les Traditions et les Langues Africaines), un organisme panafricain basé au Cameroun créé dans les années 70. Charles Binam Bikoï a également traduit depuis Le prince de la grande rivière, une épopée mythique tirée de la tradition orale du Sud-est du Cameroun. Il a d'abord reconstitué et transcrit le texte de l'oral à l'écrit, puis l'a traduit du douala vers le français. Ce travail lui a pris une quinzaine d'années. À partir des textes oraux, on peut produire des textes universels, nous explique le chercheur. Il rappelle que les écrits des auteurs africains qui écrivent en français sont complètement déconnectés des peuples. Les grands prix littéraires africains qui sont attribués à des auteurs qui écrivent en français, « c'est bien pour la francophonie mais ça ne dit rien sur la vérité des littératures africaines ». Programmation musicale : L'artiste Gildaa avec le titre Pensées diluviennes.
- Discours sur l'État de l'Union ce soir...P-O Zappa a une excellente anecdote La rencontre Zappa-Martineau avec Pierre-Olivier Zappa, chef d’antenne au TVA 22h. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radioPour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Nouveau podcast du 19M dédié à l'exposition Beyond our Horizons : de Tokyo à Paris à la Galerie du 19M à Paris. L'épisode #1 est >ici
Fondateur de Saveurs et Vie, Paul Tronchon se consacre depuis 25 ans à l'alimentation et à l'accompagnement des personnes fragiles à domicile. Après une formation d'ingénieur en agriculture, une expérience conséquente en restauration collective et 8 ans en tant directeur de l'alimentation et de la nutrition des Hôpitaux de Paris, il a créé une offre personnalisée d'accompagnement nutritionnel post-hospitalisation, en plaçant l'humain et le plaisir de manger au cœur de sa démarche. « Mon parcours professionnel m'a conduit à imaginer des solutions nouvelles pour pouvoir servir à domicile des gens fragiles. La notion de personnalisation et d'individualisation des prestations est majeure pour pouvoir répondre aux besoins nutritionnels des gens. C'est peut-être ça qui nous différencie de grands acteurs de la restauration collective. »Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:02:31 - Regarde le monde - Amir Mehdi Haghighat est traducteur. « Un acte de résistance, de persévérance, de ténacité » : c'est ainsi qu'il aime parler de son métier. Trouver les mots justes, d'une langue à l'autre. La sienne est le persan. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:02:31 - Regarde le monde - Amir Mehdi Haghighat est traducteur. « Un acte de résistance, de persévérance, de ténacité » : c'est ainsi qu'il aime parler de son métier. Trouver les mots justes, d'une langue à l'autre. La sienne est le persan. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Chaque année, 150 000 personnes demandent l'asile en France. Leur parcours commence à l'Ofpra (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides), chargé d'examiner leur récit et d'évaluer les risques encourus dans leur pays d'origine. En cas de refus, elles peuvent faire appel devant la Cour nationale du droit d'asile, la CNDA, où elles deviennent des requérants. Plus de 500 interprètes assurent la communication entre les demandeurs d'asile et les institutions françaises. Leur mission est déterminante : traduire fidèlement, restituer chaque nuance, tout en respectant une neutralité stricte, indispensable au bon déroulement de l'examen des dossiers. Un poids, une pression constante, racontés par plusieurs interprètes dont les paroles déterminent des vies. À travers leurs témoignages, leurs émotions, nous plongeons au cœur de leur travail, de leurs dilemmes, et de la frontière parfois fragile entre neutralité professionnelle et empathie humaine. Un reportage long format en France d'Anaïs Godard.
Chaque année, 150 000 personnes demandent l'asile en France. Leur parcours commence à l'Ofpra (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides), chargé d'examiner leur récit et d'évaluer les risques encourus dans leur pays d'origine. En cas de refus, elles peuvent faire appel devant la Cour nationale du droit d'asile, la CNDA, où elles deviennent des requérants. Plus de 500 interprètes assurent la communication entre les demandeurs d'asile et les institutions françaises. Leur mission est déterminante : traduire fidèlement, restituer chaque nuance, tout en respectant une neutralité stricte, indispensable au bon déroulement de l'examen des dossiers. Un poids, une pression constante, racontés par plusieurs interprètes dont les paroles déterminent des vies. À travers leurs témoignages, leurs émotions, nous plongeons au cœur de leur travail, de leurs dilemmes, et de la frontière parfois fragile entre neutralité professionnelle et empathie humaine. Un reportage long format en France d'Anaïs Godard.
durée : 00:09:41 - Le Point culture - par : Marie Sorbier - Du 7 au 9 novembre 2025 s'est déroulé à Arles la 42ᵉ édition des Assises de la traduction littéraire qui avait pour thème "Traduire sous contraintes". Parmi les personnes invitées à cet évènement, Arezou Dadvar qui vient de traduire en persan le livre "King Kong théorie" de Virginie Despente. - réalisation : Laurence Malonda - invités : Arezou Dadvar Post-doctorante en traductologie au CNRS et traductrice du français au persan; Tinouche Nazmjou Editeur, traducteur, metteur en scène et libraire
Pour cette 42è édition des Assises de la Traduction, l'Association Atlas ouvre le débat sur le thème de la censure et de l'autocensure dans la traduction. Traduire, est-ce trahir ? Comment dire ce qui ne peut s'écrire dans certains contextes ? Depuis plus de 40 ans, les Assises de la Traduction réunissent à Arles, traducteurs et passionnés de littérature, auteurs et amoureux de langues. Cette année, le thème retenu est «Traduire sous contraintes». Un thème que connait bien Arezou Dadvar, traductrice. Elle a traduit King-Kong Théorie de Virginie Despentes en persan : «un projet assez difficile depuis le début. Je trouvais ce texte unique. Je me suis lancée dans cette traduction, j'avais proposé cette traduction à cinq éditeurs qui ont tous refusé. Finalement, je me suis autocensurée en traduisant et ai proposé une version modifiée, mais cette version n'a pas passé la censure. Je suis allée voir un éditeur à Paris». En effet, Tinouche Nazmjou publie depuis Paris des auteurs iraniens ou afghans qui écrivent en langue persane et qui sont censurés dans leurs pays. Les thèmes liés au désir, à la passion et les mots du sexe, ou liés à l'alcool, sont proscrits dans les écrits : «Les écrivains envoient leurs textes au Bureau de la Censure et des gens jugent leurs écrits pour savoir s'ils sont conformes aux lois islamiques du pays. Ce sont donc parfois des pages qui sont arrachées ou des écrits qui sont totalement censurés, mais il y a énormément de moyens de détourner cette censure. On va ruser et trouver un «code» entre le lecteur et le traducteur». Si la censure est un thème majeur de la rencontre de cette année, la contrainte est également inhérente à la difficulté que peut rencontrer un traducteur face à des poèmes ou des auteurs tels que James Joyce qu'on a décrits comme «intraduisibles». Xavier Luffin est, entre autres, traducteur littéraire de l'œuvre de l'écrivain soudanais Abdelaziz Baraka Sakin — dont le romain Le corbeau qui m'aimait a été publié aux éditions Zulma «Un texte difficile à traduire, car il y a de nombreux dialectes qu'il faut réussir à restituer». Invités : - Arezou Dadvar, traductrice du français vers le persan et traductologue. Elle travaille sur la sociologie de la traduction littéraire en Iran et notamment sur les thèmes de la liberté expression et de la traduction littéraire - Tinouche Nazmjou, traducteur, éditeur, metteur en scène. Il a créé sa Maison d'édition Naakojaa (qui veut dire «Utopia» en persan) en 2012 et édite des auteurs persans et des traductions d'ouvrages en persan interdits en Iran. Il est désormais «interdit de plume» en Iran - Xavier Luffin, membre du Conseil de l'ATLAS (Association pour la promotion de la traduction littéraire), professeur de Littérature arabe à l'Université Libre de Bruxelles. Les 42è Assises de la traduction littéraire : «Traduire sous contraintes» se tiendront à Arles les 7, 8 et 9 novembre 2025. Et comme chaque semaine, la chronique de Lucie Bouteloup décrypte les expressions de la langue française ! Cette semaine, «on essuie les plâtres !». Une chronique enregistrée avec Géraldine Moinard des éditions Le Robert, et toujours avec la complicité des enfants de la classe de CM2 de l'École élémentaire Vulpian à Paris ! Programmation musicale : L'artiste Aya Nakamura avec le titre «La femme alpha».
Pour cette 42è édition des Assises de la Traduction, l'Association Atlas ouvre le débat sur le thème de la censure et de l'autocensure dans la traduction. Traduire, est-ce trahir ? Comment dire ce qui ne peut s'écrire dans certains contextes ? Depuis plus de 40 ans, les Assises de la Traduction réunissent à Arles, traducteurs et passionnés de littérature, auteurs et amoureux de langues. Cette année, le thème retenu est «Traduire sous contraintes». Un thème que connait bien Arezou Dadvar, traductrice. Elle a traduit King-Kong Théorie de Virginie Despentes en persan : «un projet assez difficile depuis le début. Je trouvais ce texte unique. Je me suis lancée dans cette traduction, j'avais proposé cette traduction à cinq éditeurs qui ont tous refusé. Finalement, je me suis autocensurée en traduisant et ai proposé une version modifiée, mais cette version n'a pas passé la censure. Je suis allée voir un éditeur à Paris». En effet, Tinouche Nazmjou publie depuis Paris des auteurs iraniens ou afghans qui écrivent en langue persane et qui sont censurés dans leurs pays. Les thèmes liés au désir, à la passion et les mots du sexe, ou liés à l'alcool, sont proscrits dans les écrits : «Les écrivains envoient leurs textes au Bureau de la Censure et des gens jugent leurs écrits pour savoir s'ils sont conformes aux lois islamiques du pays. Ce sont donc parfois des pages qui sont arrachées ou des écrits qui sont totalement censurés, mais il y a énormément de moyens de détourner cette censure. On va ruser et trouver un «code» entre le lecteur et le traducteur». Si la censure est un thème majeur de la rencontre de cette année, la contrainte est également inhérente à la difficulté que peut rencontrer un traducteur face à des poèmes ou des auteurs tels que James Joyce qu'on a décrits comme «intraduisibles». Xavier Luffin est, entre autres, traducteur littéraire de l'œuvre de l'écrivain soudanais Abdelaziz Baraka Sakin — dont le romain Le corbeau qui m'aimait a été publié aux éditions Zulma «Un texte difficile à traduire, car il y a de nombreux dialectes qu'il faut réussir à restituer». Invités : - Arezou Dadvar, traductrice du français vers le persan et traductologue. Elle travaille sur la sociologie de la traduction littéraire en Iran et notamment sur les thèmes de la liberté expression et de la traduction littéraire - Tinouche Nazmjou, traducteur, éditeur, metteur en scène. Il a créé sa Maison d'édition Naakojaa (qui veut dire «Utopia» en persan) en 2012 et édite des auteurs persans et des traductions d'ouvrages en persan interdits en Iran. Il est désormais «interdit de plume» en Iran - Xavier Luffin, membre du Conseil de l'ATLAS (Association pour la promotion de la traduction littéraire), professeur de Littérature arabe à l'Université Libre de Bruxelles. Les 42è Assises de la traduction littéraire : «Traduire sous contraintes» se tiendront à Arles les 7, 8 et 9 novembre 2025. Et comme chaque semaine, la chronique de Lucie Bouteloup décrypte les expressions de la langue française ! Cette semaine, «on essuie les plâtres !». Une chronique enregistrée avec Géraldine Moinard des éditions Le Robert, et toujours avec la complicité des enfants de la classe de CM2 de l'École élémentaire Vulpian à Paris ! Programmation musicale : L'artiste Aya Nakamura avec le titre «La femme alpha».
Faut-il traduire pour apprendre le français ? Dans cet épisode, je démonte le mythe de la traduction. Oui, comparer avec sa langue maternelle peut aider. Mais si tu restes trop longtemps dans le système de traduction, tu restes bloqué dans le système déclaratif (les règles, les explications).Pour progresser vraiment et développer tes réflexes naturels en français, tu dois passer au système procédural : parler sans penser à la traduction.Dans cet épisode, je te propose 6 phrases en anglais à traduire en français. On analyse ensemble le vocabulaire, la grammaire et les tournures idiomatiques pour comprendre pourquoi une traduction littérale ne fonctionne pas toujours… et comment développer une pensée en français.Un épisode parfait pour les apprenants de niveau intermédiaire et avancé (B1–B2) qui veulent enrichir leur vocabulaire, améliorer leurs structures et enfin parler français avec fluidité.Bonne écoute,Virginie d'ehoui!---------------------------------------------------------------------------------Les 40 erreurs à NE PLUS faire, c'est gratuit et c'est ici.Tu veux enfin passer à la vitesse supérieure ? Prends des cours avec moi, c'est ici.Le club de lecture de roman policier, c'est ici.Un dollar fait la différence pour sauver les chiens et chats errants au Mexique, fais un don
durée : 01:15:57 - Les Nuits de France Culture - par : Mathilde Wagman - Dans cet entretien avec Alain Veinstein de 2008, le poète et traducteur Philippe Jaccottet, disparu en février 2021, détaillait sa conception du travail poétique. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Philippe Jaccottet Poète (1925-2021)
L'auteur et traducteur propose une nouvelle « version » du texte grec d'Homère à partir de son travail original sur le grec ancien qu'il rythme, chante, et crie depuis plusieurs années. ► Invité : Emmanuel Lascoux. Sa traduction de l'Iliade d'Homère est publiée chez POL.Programmation musicale :L'artiste Soap&Skin avec le titre Voyage voyageL'artiste Cœur de Pirate avec le titre Plan à 3 Cette émission est une rediffusion.
L'auteur et traducteur propose une nouvelle « version » du texte grec d'Homère à partir de son travail original sur le grec ancien qu'il rythme, chante, et crie depuis plusieurs années. ► Invité : Emmanuel Lascoux. Sa traduction de l'Iliade d'Homère est publiée chez POL.Programmation musicale :L'artiste Soap&Skin avec le titre Voyage voyageL'artiste Cœur de Pirate avec le titre Plan à 3 Cette émission est une rediffusion.
(Rediffusion) Êtes-vous certain de maîtriser la langue française ? Règles de grammaire étonnantes, abus de langage, vocabulaire mal employé, origine insoupçonnée d'expressions... vous allez être surpris ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:32:24 - Talmudiques - par : Marc-Alain Ouaknin - 1/2 Un catalogue des marges et de la rencontre. - réalisation : Alexandra Malka
durée : 00:09:20 - La Question du jour - par : Marguerite Catton - Ces dernières années, les tribunes de traducteurs se sont multipliées pour exprimer leur méfiance vis-à-vis de la place grandissante de l'intelligence artificielle dans la traduction d'œuvres. Erreurs, approximations, perte du style, les arguments sont nombreux pour s'y opposer. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Camille Bloomfield Poétesse et performeuse
durée : 01:12:48 - Les Nuits de France Culture, archives d'exception - par : Mathias Le Gargasson - L'autrice Nathalie Sarraute est invitée en 1963 à commenter de larges extraits de lectures de ses textes dans l'émission "Anthologie vivante". Parmi ces ouvrages : "L'Ère du soupçon", "Tropismes", "Portrait d'un inconnu", "Le Planétarium", "Martereaux" et "Les Fruits d'or". - réalisation : Thomas Jost - invités : Nathalie Sarraute Écrivaine (1900 - 1999)
✒️Le thème de ce nouvel épisode: Traduire plus vite et mieux grâce à l'IA ✨Mon invitée pour en parler: Valeria, consultante spécialisée en management interculturel. Elle accompagne des entreprises internationales pour fluidifier la communication entre leurs équipes réparties aux quatre coins du monde. Elle parle couramment cinq langues et a intégré l'IA à son quotidien pour optimiser ses process de traduction et de création de contenus multilingues. Valeria ne se contente pas d'utiliser l'IA comme un simple traducteur automatique, mais l'adapte à ses besoins spécifiques en tenant compte des subtilités culturelles. Son retour d'expérience est ultra concret et montre comment l'IA peut être un allié puissant… à condition de savoir l'utiliser intelligemment!
Ce lundi 24 février 2025, nous recevions Éric Rambeau, professeur d’anglais dans le secondaire puis — pendant la majeure partie de sa carrière — au Département d’Anglais de l’Université de Tours. Pendant une quinzaine d’années, et principalement dans les années 1990, Éric a traduit une quarantaine d’ouvrages de vulgarisation sur les sujets les plus divers, […] L'article I LOVE MES CHEVEUX — traduire des ouvrages de vulgarisation avant Internet — avec Éric Rambeau est apparu en premier sur Radio Campus Tours - 99.5 FM.
Êtes-vous certain de maîtriser la langue française ? Règles de grammaire étonnantes, abus de langage, vocabulaire mal employé, origine insoupçonnée d'expressions... vous allez être surpris ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:50:00 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - En 1967, dans "Le risque de traduire", Andrée Appercelle et Georges Kassai s'intéressaient aux traducteurs - que Goethe voyait comme "les intermédiaires de l'universel commerce de l'esprit" - et à la traduction - "l'une des plus importantes et des plus nobles activités du monde" selon lui. - réalisation : Virginie Mourthé - invités : Jean Tardieu; Elsa Triolet Écrivain
durée : 01:12:46 - Les Nuits de France Culture - L'autrice Nathalie Sarraute est invitée en 1963 à commenter de larges extraits de lectures de ses textes dans l'émission "Anthologie vivante". Parmi ces ouvrages : "L'Air du soupçon", "Tropismes", "Portrait d'un inconnu", "Le Planétarium", "Martereaux" et "Les Fruits d'or". - invités : Nathalie Sarraute Écrivaine (1900 - 1999)
Est-ce que vous devez éviter de traduire dans votre tête avant de faire des phrases en français ? Pourquoi la traduction serait un problème ? Est-ce que la traduction est bénéfique dans certains cas ? Et à la fin de l'épisode, j'ai une liste de conseils à vous donner. ▶ Rejoins notre club VIP : https://lefranchute.com/aboclubvip/ ✔️Une communauté de + 500 MEMBRES avec un groupe Télégram privé. ✔️Je réponds à tes questions de français par whatsapp. ✔️le cours de groupe "je vous explique" 2 fois / mois (mercredi 18h30 France). ✔️des contenus privés pour étudier mes contenus pour les débutants et sans publicités. ✔️8 chats ZOOM par mois en groupe pour pratiquer tous ensemble (débutants, intermédiaires et avancés le lundi 19h, mercredi 18h30 France et le vendredi soir 18h)... ✔️etc. ▶ La transcription gratuite en français : https://lefranchute.com/est-ce-que-traduire-dans-votre-tete-est-un-problem/ ▶ Si le niveau est trop difficile ou que le rythme est trop rapide, regarde la vidéo YouTube avec les sous-titres en français ou multilingues : https://youtu.be/xxYyI2ex1uI ▶ Abonne-toi à Mosalingua pour apprendre le vocabulaire basique du français (lien affilié) : https://academy.mosalingua.com/mosaweb/?ref=1120&target_lang=fr ✅Mes réseaux sociaux :
L'exercice de la traduction littéraire est souvent périlleux. C'est une mission particulièrement délicate lorsqu'il est question des oppressions que l'on a tendance à mettre sous le tapis en France hexagonale. Comment traduire les auteurs et autrices qui travaillent sur les questions de race, et de genre sans les trahir ?Rokhaya Diallo et Grace Ly reçoivent Maboula Soumahoro, angliciste, civilisationniste et traductrice de « À perte de mère » de Sadiya Hartmann aux Éditions Brooks.Références citées dans l'épisode :Le triangle et l'hexagone, Maboula Soumahoro (2020) Kiffe ta race #02, Pourquoi le mot race est-il tabou Kiffe ta race #23, Appropriation culturelle, le racisme l'air de rienKiffe ta race #49, 2020 : et l'on découvrit le racisme made in France Barracoon, Zora Neale HurstonExtrait du journal de TV5 Monde (2021) Uncaring, Canan Marasiglil, Read My World (2021)Ta Nehisi Coates « Entre le monde et moi », d'après un poème de Richard Wright Okja, Bong Joon HoLes Supermodels, documentaire de Roger Ross Williams et Larissa BillsNoirs et Juifs & Les Marches de la Liberté, documentaires de Rokhaya Diallo« Jusqu'à quel point le traducteur doit-il ressembler à l'auteur qu'il traduit ? » Le Monde (2024)Kiffe ta race est disponible gratuitement sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer, Amazon Music… Rejoignez nos communautés #Kiffetarace sur Youtube, Instagram, X, Facebook en vous abonnant à nos comptes. Donnez-nous de la force en semant le maximum d'étoiles et de commentaires sur les plateformes d'écoute et la Toile. Likez, partagez, nous sommes à l'écoute. Parlez de nous à vos proches, vos collègues et même vos ennemis ! Le bouche-à-oreille et la solidarité sont nos meilleures armes.Kiffe ta race saute à pieds joints dans les questions raciales en France depuis 2018. Nous tendons notre micro à des penseur.ses, chercheur.ses, artistes, activistes pour mettre l'antiracisme sur le devant de la scène. “Kiffer sa race” est une expression des années 90-2000 qui signifie “passer un bon moment”, nous l'employons ici avec malice et conscience du double sens :)Émission produite par Rokhaya Diallo et Grace Ly. kiffetarace@kiffetarace.comSon & réalisation : Ossama Hezhaz Artisan de l'EspritRéalisation : Alex Kamara assisté de Jerusha Daniel Peter SelvarajahCadrage : Magatte DiagneGraphisme : Gwenn GLMDirection artistique : @argotmagazineHabillage sonore : Baptiste Mayoraz Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.