POPULARITY
Alain de Botton est écrivain et philosophe. Il est également le fondateur de The School of Life, il a écrit Le cours de l'amour, un livre que j'ai lu il y a quelques années et qui m'a franchement retourné, parce qu'il commence là où tous les films s'arrêtent : le jour d'après le mariage.C'est le retour de l'été et ca m'a semblé bien de diffuser cet épisode en cette dernière semaine d'aout.Petite précision avant de démarrer : cet épisode a d'abord été diffusé en anglais. J'ai quand même tenu à le proposer en français, parce que ce qu'Alain raconte sur l'amour me paraît trop utile pour rester réservé à celles et ceux qui sont à l'aise avec l'anglais.Il y a un moment dans la conversation où je me suis vu, moi, dans ce qu'il décrivait. Il explique, statistiques à l'appui, que les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Pas par malchance. Parce que nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux, nous sommes attirés par ce qui nous est familier. Et on peut passer une vie entière à rejouer la même scène en croyant chaque fois faire un choix neuf.Dans cet épisode, nous parlons de l'idéal romantique et de ce qu'il nous fait faire, des papillons dans le ventre et de ce qu'ils cachent vraiment, du complexe d'Œdipe relu comme un manuel pratique, des drapeaux rouges à repérer dès le premier dîner, de la sexualité qui s'éteint dans les couples aimants, du polyamour et des dégâts qu'il laisse parfois, de l'infidélité comme tentative maladroite de se rapprocher, des ruptures et de la manière décente de partir, des enfants qui abîment le couple, et de ce qu'on appelle la folie de l'autre.J'ai discuté avec Alain des questions que tout le monde se pose et que personne n'ose formuler à voix haute : est-ce qu'on peut faire changer quelqu'un, comment savoir qu'on a vraiment tout essayé, pourquoi les hommes hétérosexuels ont si peu de mots pour dire ce qu'ils ressentent, et pourquoi les applications de rencontre ont un intérêt économique à ce que vous ne trouviez personne.Ce qui m'a le plus marqué, c'est sa réponse finale. Derrière l'argent, la gloire et l'amour, ce que nous cherchons tous, dit-il, c'est le calme que nous avons connu nourrisson. Et il ajoute une phrase que je n'ai pas réussi à me sortir de la tête : le bruit qui est à l'intérieur de nous a d'abord été un bruit extérieur.Bonne écoute.3. Citations marquantes« Nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux. Nous sommes attirés par ce qui nous est familier. »« Il ne s'agit pas de trouver quelqu'un de sain d'esprit, tout le monde est fou. Il s'agit de trouver quelqu'un capable d'explorer sa folie avec un minimum de maturité. »« Le modèle économique des applis de rencontre repose sur votre échec. C'est une machine à sous : le bonheur, oui, mais pas maintenant, revenez demain. »« Se déshabiller, c'est intéressant. Mais se mettre psychologiquement à nu, ça, c'est la vraie aventure. Et ça ne devient jamais ennuyeux. »« Il n'existe pas d'équilibre entre vie pro et vie perso. Tout ce qui vaut la peine d'être fait va déséquilibrer votre vie. »4. Idées centrales discutées 1. Nous aimons dans un décor que nous n'avons pas choisi (≈ 02:35) Alain ouvre sur cette maxime de La Rochefoucauld : certaines personnes ne seraient jamais tombées amoureuses si elles n'avaient jamais entendu dire que ça existait. Nos émotions reçoivent des encouragements discrets de la société qui nous entoure, et l'idéal romantique en fait partie. Pourquoi ça compte : si nos attentes viennent du décor, elles peuvent être révisées. C'est une bonne nouvelle déguisée en fatalité.2. L'attirance suit le familier, pas le bonheur (≈ 12:52) Le mouvement romantique promettait qu'en suivant son cœur, on choisirait mieux. La psychologie moderne dit l'inverse. Nous rejouons les schémas de frustration de l'enfance parce qu'ils ressemblent à la maison. Pourquoi ça compte : c'est l'explication la plus solide au sentiment de « je retombe toujours sur le même profil » que tant de gens décrivent.3. Les perversions sexuelles sont des terreurs de l'intimité (≈ 25:39) De l'exhibitionniste au voyeur, Alain lit ces comportements comme des refus de la réciprocité : il faut imposer, ou observer de loin, parce que se regarder dans les yeux est insupportable. Pourquoi ça compte : le même mécanisme, en version douce, explique l'amant qui disparaît le lendemain matin. Le désir de connexion et la terreur d'être englouti cohabitent chez tout le monde.4. Les applications de rencontre ont besoin de votre échec (≈ 32:06) Leur modèle repose sur une promesse jamais tenue, exactement comme une machine à sous. Alain reste pourtant optimiste sur la technologie : il imagine une IA témoin du couple, qui signalerait ce que nous ne savons pas entendre. Pourquoi ça compte : ça déplace le débat, le problème n'est pas la technologie, c'est le modèle économique qu'on lui a collé dessus.5. On ne cherche pas quelqu'un de sain, on cherche quelqu'un de lucide (≈ 19:59) La bonne définition d'une attente réaliste, selon lui : quelqu'un capable d'annoncer sa folie avant de la vivre, et de s'en excuser après. Pourquoi ça compte : ça remplace la quête épuisante de la personne parfaite par un critère observable dès les premiers mois.6. Le dialogue a une limite, et il faut l'accepter (≈ 49:05) C'est le moment le plus vulnérable de la conversation. Alain vit de l'idée que les mots transforment les gens, et il admet que ce n'est pas toujours vrai : le traumatisme ferme des portes qu'aucun argument n'ouvre. Pourquoi ça compte : certaines des ruptures les plus douloureuses viennent de là, quitter quelqu'un qu'on aime et qui ne peut pas comprendre.7. La folie de l'autre peut devenir le lieu de l'intimité (≈ 21:28 en germe, développé à 1:20:59) Ce n'est pas la nature du problème qui décide, c'est la manière dont il est porté. Dire « j'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut être plus intime que le sexe lui-même. Pourquoi ça compte : ça retourne complètement la logique des drapeaux rouges. Le défaut avoué relie, le défaut caché détruit.5. Questions posées dans l'interviewComment l'idéal romantique de l'âme sœur a-t-il façonné ce que nous attendons de l'amour, et quels sont les pièges de ces attentes ?Comment prend-on du recul par rapport à un idéal romantique dans lequel nous baignons depuis toujours ?Que valent les papillons dans le ventre, et que sommes-nous censés ressentir quand nous tombons amoureux ?Faut-il suivre son intuition en amour, ou s'en méfier ?Que pensez-vous de l'idée que l'amour dure trois ans ?Quelles sont les attentes réalistes qu'on peut avoir d'une relation ?Existe-t-il des drapeaux rouges fiables, et quelles questions faut-il poser dès les premiers dîners ?Nous vivons dans une société sans friction, Uber, Airbnb, tout doit être fluide. Cherche-t-on aussi un partenaire sans friction ?Est-ce que les hommes hétérosexuels sont plus démunis que les femmes face à leurs propres émotions ?Comment accueillir la folie de son partenaire sans se perdre soi-même ?Peut-on faire changer quelqu'un, et à quelle vitesse ?Comment garder le désir sexuel vivant dans un couple qui s'aime depuis longtemps ?Pourquoi tant d'hommes réclament-ils aujourd'hui des relations ouvertes ?Pourquoi deux personnes qui se sont profondément aimées deviennent-elles des étrangères ?Peut-on pardonner une infidélité, et comment ?Comment savoir qu'on a vraiment tout essayé et qu'il faut partir ?Comment la société devrait-elle évoluer pour améliorer la qualité de nos relations ?Peut-on faire trop de thérapie ?6. Références citées dans l'épisodeAuteurs et philosophesLa Rochefoucauld (≈ 02:48) : « Il y a des gens qui n'auraient jamais été amoureux s'ils n'avaient jamais entendu parler de l'amour. » La citation matrice de tout l'épisode, reprise plus tard à propos du polyamour (≈ 56:47).Sénèque (≈ 17:34) : « Pourquoi pleurer sur des parties de la vie ? Elle appelle tout entière les larmes. » Cité comme exemple de pessimisme réconfortant.Nietzsche (≈ 19:44) : pour vivre, nous avons besoin de certaines illusions.Freud (≈ 33:26) : le complexe d'Œdipe, relu comme modèle des compétences nécessaires à l'âge adulte. Alain note au passage que Freud écrivait mal et qu'il a besoin d'être commenté.Spinoza (≈ 33:50 et ≈ 42:55) : cité comme exemple de penseur qui ne dit pas le meilleur de sa pensée, puis L'Éthique comme exemple de complexité que nous aimons pour de mauvaises raisons.Racine, Shakespeare, Tolstoï (≈ 49:05) : convoqués pour dire que même la plus belle éloquence ne fait pas bouger quelqu'un qui est fermé émotionnellement.Flaubert, Madame Bovary (≈ 59:09) : Emma lit les mauvais livres, ceux qui lui disent que sa vie est ennuyeuse.Livres et créations d'Alain de BottonLe cours de l'amour (The Course of Love) (≈ 00:33) : cité par moi en intro comme le livre qui m'a marqué.The School of Life (≈ 00:33 et ≈ 1:27:43) : l'institution qu'il a fondée, sa chaîne YouTube, et le terrain de ses explorations à venir.Livre français discuté sans être nomméL'amour dure trois ans (≈ 17:34) : je lui soumets la thèse, il répond qu'il ne connaît pas le livre, se félicite qu'il ne soit pas traduit en anglais et refuse d'y croire un vendredi matin à 11h20. [Auteur non nommé dans l'épisode : Frédéric Beigbeder]Cinéma et cultureÉric Rohmer (≈ 59:09) : le cinéaste qui nous apprend la patience des conversations ordinaires.Gladiator (≈ 59:09) : l'exemple inverse, le récit à l'échelle héroïque qui rend la vie quotidienne décevante.Personnes citéesEsther Perel (≈ 18:20) : mentionnée comme la voix à convoquer sur la durée du désir.Invitée d'un précédent épisode de Vlan! (≈ 1:27:26) : je mentionne une conversation qui m'a fait comprendre que le bruit est surtout intérieur. [Nom mal transcrit dans le fichier, à vérifier avant publication]Lieux et imagesLe Bois de Boulogne (≈ 25:39) : l'exemple de l'exhibitionniste.Sainte-Lucie, Saint-Barthélemy (≈ 1:09:21) : les îles de son histoire de plage, la démonstration la plus drôle de notre amnésie sentimentale.Timestamps clés00:00 — Pourquoi cet épisode est en anglais J'explique en français le contexte de l'épisode et pourquoi je tenais à le proposer malgré la barrière de la langue.00:33 — Alain de Botton, School of Life et Le cours de l'amour Mon introduction : pourquoi ce livre m'a marqué, et pourquoi les 20 ou 30 questions les plus difficiles sur l'amour sont réunies ici.02:35 — « Certains ne seraient jamais tombés amoureux s'ils n'en avaient jamais entendu parler » La maxime de La Rochefoucauld comme point de départ : nos émotions ne poussent pas dans le vide, elles sont encouragées par la société. L'idéal romantique nous dit que l'autre doit tout deviner sans qu'on ait à parler.04:59 — La question simple qui fait tomber l'idéal Comment saurai-je que je suis aimé ? À quoi le reconnaîtrai-je ? Vingt personnes dans une pièce donneront vingt réponses différentes selon leur âge, leur pays et leur musique. Nous sommes des créatures hautement suggestibles, et c'est ce qui nous rend libres de changer.06:27 — Les papillons dans le ventre, deux heures suffisent-elles ? Je raconte cette femme rencontrée récemment qui, après deux heures, savait déjà qu'elle ne ressentait rien.07:07 — La solitude originelle et la quête de la maison De l'intérieur d'un corps à l'extérieur du monde, du doudou serré dans les bras à l'adolescence qui cherche un autre corps. Les papillons, c'est la reconnaissance d'une maison perdue, dans une couleur de cheveux, une odeur, un angle de cou, un certain humour.10:58 — Mariages arrangés, romantisme, et le retournement Le passage de la logique dynastique au règne du sentiment, entre 1750 et 1870. Une révolution qui a produit des résultats bien plus paradoxaux qu'on ne le croit.12:52 — La statistique qui fait mal Les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Nous ne sommes pas attirés par le bonheur, nous sommes attirés par le familier.15:43 — Faut-il suivre son intuition ? Non sans la soumettre à examen. Et surtout : tenez un journal de ce que vous vivez, parce que la mémoire réécrit tout. Faites confiance à ce que vous avez ressenti sur le moment, pas à ce que vous imaginez maintenant.17:34 — « L'amour dure trois ans » ? Sa réaction est une des plus drôles de l'épisode. Puis l'argument sérieux : nos goûts ne changent pas si vite, et on ne change pas d'amis tous les trois ans.19:59 — Personne n'est sain d'esprit La seule attente réaliste : quelqu'un capable d'annoncer sa folie juste avant de la vivre, et de s'en excuser après. Il vaut mille fois mieux quelqu'un qui dit « j'ai peur de l'intimité » que quelqu'un qui ne répond plus au téléphone.21:37 — Drapeaux rouges : les vraies questions du premier dîner Un premier dîner est un entretien psychologique. Demandez l'histoire de la personne, sa relation avec ses parents, et observez surtout sa capacité à répondre. « Je ne sais pas, je n'y ai jamais pensé » est en soi une réponse.24:28 — La moitié d'entre nous a peur de s'approcher Environ 50 % des gens portent l'idée inconsciente que se rapprocher de quelqu'un finit mal. Presque tout le monde veut aimer, et presque tout le monde a un obstacle.25:39 — Les perversions sexuelles comme terreurs de l'intimité L'exhibitionniste, le voyeur, et jusqu'au cas le plus tragique. Toutes des manières de refuser la réciprocité. Et le même mécanisme, en version douce, chez l'amant qui promet de rappeler et ne rappelle jamais.28:50 — La vie sans friction et le partenaire sans friction Je lui parle du livre que je veux écrire sur la société du sans-couture, et de cette manie de collectionner les gens en les jetant dès la première imperfection.29:53 — Et si l'IA aidait vraiment les couples ? Son scénario optimiste : une intelligence artificielle témoin du couple, qui signale ce qu'on n'a pas entendu. « Il a mentionné son père trois fois et vous n'avez rien dit. »32:06 — Les applis de rencontre sont des machines à sous Leur modèle repose sur l'échec répété et la promesse du prochain coup. Un appel direct aux entrepreneurs qui écoutent.33:26 — Le complexe d'Œdipe, enfin expliqué utilement Ce que Freud voulait vraiment dire, et pourquoi il l'a mal dit. L'enfant a besoin d'être reconnu comme désirable sans jamais être séduit, et sans jamais être ignoré. Les deux dangers symétriques.38:18 — Pourquoi les conversations entre hommes hétérosexuels sont si ennuyeuses Ça commence dans la cour de récréation, quand pleurer devient une accusation. Ça finit par un adulte qui ne peut dire presque rien de ce qu'il est.40:36 — Quand une remarque sur des chaussures est entendue comme une condamnation à mort Pourquoi certaines personnes vivent toute critique comme une annihilation, et ce que ça révèle de ce qui leur est déjà arrivé.42:55 — Un plaidoyer pour la simplicité Nous adorons la complexité, Spinoza, l'astrophysique, et nous la respectons parfois là où elle n'a rien à faire. Trois heures de discussion quatre fois par semaine sur le sens d'un mot n'est pas une preuve de profondeur.44:26 — Ce qu'est l'amour mature Savoir s'excuser, séparer le passé du présent, distinguer la personne en face de soi de son père ou de sa mère. Et l'analogie du coureur olympique : tout le monde ne peut pas être dans votre équipe.46:36 — On ne change pas sur ordre Les gens changent, mais quand ils le décident, jamais sous la pression. Plus vous insistez, moins c'est possible.47:58 — L'âge émotionnel n'a rien à voir avec l'âge civil Nous tombons amoureux de personnes qui ont notre âge émotionnel. D'où les écarts de vingt ans qui fonctionnent, et les couples du même âge qui se décrochent.49:05 — L'aveu le plus vulnérable de l'épisode Il vit de l'idée que les mots transforment les gens. Et il reconnaît que le traumatisme ferme des portes qu'aucune éloquence n'ouvre. Certaines ruptures naissent exactement là.51:42 — Le désir qui s'éteint dans un couple aimant Le conflit entre le besoin de paraître respectable et la vérité de nos désirs. Plus on a besoin de quelqu'un, moins on ose lui montrer qui on est vraiment.54:17 — Polyamour : « du sang sur le tapis » Son expérience personnelle des amis qui appellent à trois heures du matin. Sans condamner celles et ceux pour qui ça fonctionne.55:51 — L'hôtel, et le partenaire redevenu inconnu La proposition concrète : sortir de la routine, et se rappeler que la personne qu'on croit connaître par cœur reste largement une inconnue.56:23 — Pourquoi tant d'hommes veulent une relation ouverte Une lecture historique et économique du mariage bourgeois, et ce qui se libère quand la contrainte financière disparaît.58:33 — Les histoires d'amour finissent toutes trop tôt Les films s'arrêtent au moment où les deux se trouvent. On ne les voit jamais préparer le dîner vingt ans plus tard.59:09 — Madame Bovary lisait les mauvais livres Rohmer contre Gladiator. Ce que nous regardons décide de ce que nous jugeons digne d'intérêt dans notre propre vie.1:01:06 — La passion, mais psychologique Deux personnes pressées de se retrouver le soir pour reparler de leur enfance. Se mettre psychologiquement à nu, voilà l'aventure qui ne s'épuise jamais.1:02:49 — Le chagrin d'amour est une forme de mort Il refuse de minimiser. Certains en meurent. Et c'est pire quand on ne comprend pas pourquoi l'autre est parti.1:04:09 — Les règles de la décence quand on quitte quelqu'un On prend une amende pour 25 km/h de trop, et on peut disparaître de la vie de quelqu'un après vingt ans sans que personne ne dise rien. Son message le plus direct : si vous savez, partez maintenant.1:07:17 — Peut-on rester amis ? Plus vous avez aimé, plus l'amitié sera pâle. Le meilleur terrain pour une amitié après coup, c'est ironiquement quand on ne s'est pas beaucoup aimés.1:09:21 — Le fichier « problèmes avec X » et l'histoire de la plage Sa méthode contre l'amnésie sentimentale, illustrée par son incapacité chronique à se souvenir qu'il déteste la plage.1:12:11 — L'enfant est une perte, et il faut le savoir La structure tragique de la parentalité, les associations inconscientes qui s'installent quand quelqu'un devient père ou mère, et pourquoi le sexe devient plus compliqué.1:13:47 — « L'équilibre vie pro vie perso n'existe pas » Tout ce qui vaut la peine d'être fait déséquilibre la vie. Il vaut mieux se préparer que se plaindre.1:14:44 — Un plaidoyer pour le compromis Rester pour les enfants n'est pas automatiquement une lâcheté. Refuser tout compromis, c'est un système totalitaire appliqué à sa propre vie.1:16:14 — Comment savoir qu'il est temps de partir Quand vous avez vraiment tout essayé. Les six mois de plus qui semblent perdus vous économisent des années de regrets.1:19:42 — L'infidélité comme tentative de se rapprocher Certaines trahisons disent l'inverse de ce qu'on croit : je ne veux pas sortir, je veux entrer.1:20:59 — La folie de l'autre comme chemin vers l'intimité « J'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut créer plus d'intimité que le sexe. Ce n'est pas la nature du problème qui compte, c'est la manière dont il est porté.1:23:07 — La question qu'on ne lui pose jamais Personne ne l'interroge sur Œdipe ni sur l'exhibitionnisme. Il vient de dire ce qu'il attendait depuis longtemps de pouvoir dire.1:24:10 — L'âge psychologique de l'amour Après les mariages arrangés et l'ère romantique, une troisième époque s'ouvre. Il n'y a qu'une seule voie, l'intelligence émotionnelle.1:25:00 — Peut-on faire trop de thérapie ? Non, mais on peut la faire mal. Et beaucoup de thérapeutes sont mauvais, imposant leur vision du monde à leurs patients.1:26:38 — La porte qu'il ferme : l'anxiété Ce que nous cherchons derrière l'argent, la gloire et l'amour, c'est le calme du nourrisson qui vient de manger.1:27:26 — « Le bruit intérieur a d'abord été un bruit extérieur » La phrase de fin, en une ligne.1:27:43 — Ce qui l'attend La School of Life, et cette immense toile sombre de la vie émotionnelle dont il découvre un morceau à la fois. Suggestion d'autres épisodes à écouter : [BEST OF] Esther Perel : repenser le couple à l'âge du choix infini (https://audmns.com/fHyNTYA) [Hors-Serie] Tout ce que j'aurais voulu savoir en amour avec Alain de Botton (partie 1) (https://audmns.com/jiDhQhD) [Hors serie] Tout ce que j'aurais voulu savoir en amour avec Alain de Botton (partie 2) (https://audmns.com/vUBKEkK)Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Alain de Botton est écrivain et philosophe. Il est également le fondateur de The School of Life, il a écrit Le cours de l'amour, un livre que j'ai lu il y a quelques années et qui m'a franchement retourné, parce qu'il commence là où tous les films s'arrêtent : le jour d'après le mariage.C'est le retour de l'été et ca m'a semblé bien de diffuser cet épisode en cette dernière semaine d'aout.Petite précision avant de démarrer : cet épisode a d'abord été diffusé en anglais. J'ai quand même tenu à le proposer en français, parce que ce qu'Alain raconte sur l'amour me paraît trop utile pour rester réservé à celles et ceux qui sont à l'aise avec l'anglais.Il y a un moment dans la conversation où je me suis vu, moi, dans ce qu'il décrivait. Il explique, statistiques à l'appui, que les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Pas par malchance. Parce que nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux, nous sommes attirés par ce qui nous est familier. Et on peut passer une vie entière à rejouer la même scène en croyant chaque fois faire un choix neuf.Dans cet épisode, nous parlons de l'idéal romantique et de ce qu'il nous fait faire, des papillons dans le ventre et de ce qu'ils cachent vraiment, du complexe d'Œdipe relu comme un manuel pratique, des drapeaux rouges à repérer dès le premier dîner, de la sexualité qui s'éteint dans les couples aimants, du polyamour et des dégâts qu'il laisse parfois, de l'infidélité comme tentative maladroite de se rapprocher, des ruptures et de la manière décente de partir, des enfants qui abîment le couple, et de ce qu'on appelle la folie de l'autre.J'ai discuté avec Alain des questions que tout le monde se pose et que personne n'ose formuler à voix haute : est-ce qu'on peut faire changer quelqu'un, comment savoir qu'on a vraiment tout essayé, pourquoi les hommes hétérosexuels ont si peu de mots pour dire ce qu'ils ressentent, et pourquoi les applications de rencontre ont un intérêt économique à ce que vous ne trouviez personne.Ce qui m'a le plus marqué, c'est sa réponse finale. Derrière l'argent, la gloire et l'amour, ce que nous cherchons tous, dit-il, c'est le calme que nous avons connu nourrisson. Et il ajoute une phrase que je n'ai pas réussi à me sortir de la tête : le bruit qui est à l'intérieur de nous a d'abord été un bruit extérieur.Bonne écoute.3. Citations marquantes« Nous ne sommes pas attirés par ce qui nous rend heureux. Nous sommes attirés par ce qui nous est familier. »« Il ne s'agit pas de trouver quelqu'un de sain d'esprit, tout le monde est fou. Il s'agit de trouver quelqu'un capable d'explorer sa folie avec un minimum de maturité. »« Le modèle économique des applis de rencontre repose sur votre échec. C'est une machine à sous : le bonheur, oui, mais pas maintenant, revenez demain. »« Se déshabiller, c'est intéressant. Mais se mettre psychologiquement à nu, ça, c'est la vraie aventure. Et ça ne devient jamais ennuyeux. »« Il n'existe pas d'équilibre entre vie pro et vie perso. Tout ce qui vaut la peine d'être fait va déséquilibrer votre vie. »4. Idées centrales discutées 1. Nous aimons dans un décor que nous n'avons pas choisi (≈ 02:35) Alain ouvre sur cette maxime de La Rochefoucauld : certaines personnes ne seraient jamais tombées amoureuses si elles n'avaient jamais entendu dire que ça existait. Nos émotions reçoivent des encouragements discrets de la société qui nous entoure, et l'idéal romantique en fait partie. Pourquoi ça compte : si nos attentes viennent du décor, elles peuvent être révisées. C'est une bonne nouvelle déguisée en fatalité.2. L'attirance suit le familier, pas le bonheur (≈ 12:52) Le mouvement romantique promettait qu'en suivant son cœur, on choisirait mieux. La psychologie moderne dit l'inverse. Nous rejouons les schémas de frustration de l'enfance parce qu'ils ressemblent à la maison. Pourquoi ça compte : c'est l'explication la plus solide au sentiment de « je retombe toujours sur le même profil » que tant de gens décrivent.3. Les perversions sexuelles sont des terreurs de l'intimité (≈ 25:39) De l'exhibitionniste au voyeur, Alain lit ces comportements comme des refus de la réciprocité : il faut imposer, ou observer de loin, parce que se regarder dans les yeux est insupportable. Pourquoi ça compte : le même mécanisme, en version douce, explique l'amant qui disparaît le lendemain matin. Le désir de connexion et la terreur d'être englouti cohabitent chez tout le monde.4. Les applications de rencontre ont besoin de votre échec (≈ 32:06) Leur modèle repose sur une promesse jamais tenue, exactement comme une machine à sous. Alain reste pourtant optimiste sur la technologie : il imagine une IA témoin du couple, qui signalerait ce que nous ne savons pas entendre. Pourquoi ça compte : ça déplace le débat, le problème n'est pas la technologie, c'est le modèle économique qu'on lui a collé dessus.5. On ne cherche pas quelqu'un de sain, on cherche quelqu'un de lucide (≈ 19:59) La bonne définition d'une attente réaliste, selon lui : quelqu'un capable d'annoncer sa folie avant de la vivre, et de s'en excuser après. Pourquoi ça compte : ça remplace la quête épuisante de la personne parfaite par un critère observable dès les premiers mois.6. Le dialogue a une limite, et il faut l'accepter (≈ 49:05) C'est le moment le plus vulnérable de la conversation. Alain vit de l'idée que les mots transforment les gens, et il admet que ce n'est pas toujours vrai : le traumatisme ferme des portes qu'aucun argument n'ouvre. Pourquoi ça compte : certaines des ruptures les plus douloureuses viennent de là, quitter quelqu'un qu'on aime et qui ne peut pas comprendre.7. La folie de l'autre peut devenir le lieu de l'intimité (≈ 21:28 en germe, développé à 1:20:59) Ce n'est pas la nature du problème qui décide, c'est la manière dont il est porté. Dire « j'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut être plus intime que le sexe lui-même. Pourquoi ça compte : ça retourne complètement la logique des drapeaux rouges. Le défaut avoué relie, le défaut caché détruit.5. Questions posées dans l'interviewComment l'idéal romantique de l'âme sœur a-t-il façonné ce que nous attendons de l'amour, et quels sont les pièges de ces attentes ?Comment prend-on du recul par rapport à un idéal romantique dans lequel nous baignons depuis toujours ?Que valent les papillons dans le ventre, et que sommes-nous censés ressentir quand nous tombons amoureux ?Faut-il suivre son intuition en amour, ou s'en méfier ?Que pensez-vous de l'idée que l'amour dure trois ans ?Quelles sont les attentes réalistes qu'on peut avoir d'une relation ?Existe-t-il des drapeaux rouges fiables, et quelles questions faut-il poser dès les premiers dîners ?Nous vivons dans une société sans friction, Uber, Airbnb, tout doit être fluide. Cherche-t-on aussi un partenaire sans friction ?Est-ce que les hommes hétérosexuels sont plus démunis que les femmes face à leurs propres émotions ?Comment accueillir la folie de son partenaire sans se perdre soi-même ?Peut-on faire changer quelqu'un, et à quelle vitesse ?Comment garder le désir sexuel vivant dans un couple qui s'aime depuis longtemps ?Pourquoi tant d'hommes réclament-ils aujourd'hui des relations ouvertes ?Pourquoi deux personnes qui se sont profondément aimées deviennent-elles des étrangères ?Peut-on pardonner une infidélité, et comment ?Comment savoir qu'on a vraiment tout essayé et qu'il faut partir ?Comment la société devrait-elle évoluer pour améliorer la qualité de nos relations ?Peut-on faire trop de thérapie ?6. Références citées dans l'épisodeAuteurs et philosophesLa Rochefoucauld (≈ 02:48) : « Il y a des gens qui n'auraient jamais été amoureux s'ils n'avaient jamais entendu parler de l'amour. » La citation matrice de tout l'épisode, reprise plus tard à propos du polyamour (≈ 56:47).Sénèque (≈ 17:34) : « Pourquoi pleurer sur des parties de la vie ? Elle appelle tout entière les larmes. » Cité comme exemple de pessimisme réconfortant.Nietzsche (≈ 19:44) : pour vivre, nous avons besoin de certaines illusions.Freud (≈ 33:26) : le complexe d'Œdipe, relu comme modèle des compétences nécessaires à l'âge adulte. Alain note au passage que Freud écrivait mal et qu'il a besoin d'être commenté.Spinoza (≈ 33:50 et ≈ 42:55) : cité comme exemple de penseur qui ne dit pas le meilleur de sa pensée, puis L'Éthique comme exemple de complexité que nous aimons pour de mauvaises raisons.Racine, Shakespeare, Tolstoï (≈ 49:05) : convoqués pour dire que même la plus belle éloquence ne fait pas bouger quelqu'un qui est fermé émotionnellement.Flaubert, Madame Bovary (≈ 59:09) : Emma lit les mauvais livres, ceux qui lui disent que sa vie est ennuyeuse.Livres et créations d'Alain de BottonLe cours de l'amour (The Course of Love) (≈ 00:33) : cité par moi en intro comme le livre qui m'a marqué.The School of Life (≈ 00:33 et ≈ 1:27:43) : l'institution qu'il a fondée, sa chaîne YouTube, et le terrain de ses explorations à venir.Livre français discuté sans être nomméL'amour dure trois ans (≈ 17:34) : je lui soumets la thèse, il répond qu'il ne connaît pas le livre, se félicite qu'il ne soit pas traduit en anglais et refuse d'y croire un vendredi matin à 11h20. [Auteur non nommé dans l'épisode : Frédéric Beigbeder]Cinéma et cultureÉric Rohmer (≈ 59:09) : le cinéaste qui nous apprend la patience des conversations ordinaires.Gladiator (≈ 59:09) : l'exemple inverse, le récit à l'échelle héroïque qui rend la vie quotidienne décevante.Personnes citéesEsther Perel (≈ 18:20) : mentionnée comme la voix à convoquer sur la durée du désir.Invitée d'un précédent épisode de Vlan! (≈ 1:27:26) : je mentionne une conversation qui m'a fait comprendre que le bruit est surtout intérieur. [Nom mal transcrit dans le fichier, à vérifier avant publication]Lieux et imagesLe Bois de Boulogne (≈ 25:39) : l'exemple de l'exhibitionniste.Sainte-Lucie, Saint-Barthélemy (≈ 1:09:21) : les îles de son histoire de plage, la démonstration la plus drôle de notre amnésie sentimentale.Timestamps clés00:00 — Pourquoi cet épisode est en anglais J'explique en français le contexte de l'épisode et pourquoi je tenais à le proposer malgré la barrière de la langue.00:33 — Alain de Botton, School of Life et Le cours de l'amour Mon introduction : pourquoi ce livre m'a marqué, et pourquoi les 20 ou 30 questions les plus difficiles sur l'amour sont réunies ici.02:35 — « Certains ne seraient jamais tombés amoureux s'ils n'en avaient jamais entendu parler » La maxime de La Rochefoucauld comme point de départ : nos émotions ne poussent pas dans le vide, elles sont encouragées par la société. L'idéal romantique nous dit que l'autre doit tout deviner sans qu'on ait à parler.04:59 — La question simple qui fait tomber l'idéal Comment saurai-je que je suis aimé ? À quoi le reconnaîtrai-je ? Vingt personnes dans une pièce donneront vingt réponses différentes selon leur âge, leur pays et leur musique. Nous sommes des créatures hautement suggestibles, et c'est ce qui nous rend libres de changer.06:27 — Les papillons dans le ventre, deux heures suffisent-elles ? Je raconte cette femme rencontrée récemment qui, après deux heures, savait déjà qu'elle ne ressentait rien.07:07 — La solitude originelle et la quête de la maison De l'intérieur d'un corps à l'extérieur du monde, du doudou serré dans les bras à l'adolescence qui cherche un autre corps. Les papillons, c'est la reconnaissance d'une maison perdue, dans une couleur de cheveux, une odeur, un angle de cou, un certain humour.10:58 — Mariages arrangés, romantisme, et le retournement Le passage de la logique dynastique au règne du sentiment, entre 1750 et 1870. Une révolution qui a produit des résultats bien plus paradoxaux qu'on ne le croit.12:52 — La statistique qui fait mal Les enfants d'alcooliques tombent massivement amoureux de personnes qui ont un problème d'addiction. Nous ne sommes pas attirés par le bonheur, nous sommes attirés par le familier.15:43 — Faut-il suivre son intuition ? Non sans la soumettre à examen. Et surtout : tenez un journal de ce que vous vivez, parce que la mémoire réécrit tout. Faites confiance à ce que vous avez ressenti sur le moment, pas à ce que vous imaginez maintenant.17:34 — « L'amour dure trois ans » ? Sa réaction est une des plus drôles de l'épisode. Puis l'argument sérieux : nos goûts ne changent pas si vite, et on ne change pas d'amis tous les trois ans.19:59 — Personne n'est sain d'esprit La seule attente réaliste : quelqu'un capable d'annoncer sa folie juste avant de la vivre, et de s'en excuser après. Il vaut mille fois mieux quelqu'un qui dit « j'ai peur de l'intimité » que quelqu'un qui ne répond plus au téléphone.21:37 — Drapeaux rouges : les vraies questions du premier dîner Un premier dîner est un entretien psychologique. Demandez l'histoire de la personne, sa relation avec ses parents, et observez surtout sa capacité à répondre. « Je ne sais pas, je n'y ai jamais pensé » est en soi une réponse.24:28 — La moitié d'entre nous a peur de s'approcher Environ 50 % des gens portent l'idée inconsciente que se rapprocher de quelqu'un finit mal. Presque tout le monde veut aimer, et presque tout le monde a un obstacle.25:39 — Les perversions sexuelles comme terreurs de l'intimité L'exhibitionniste, le voyeur, et jusqu'au cas le plus tragique. Toutes des manières de refuser la réciprocité. Et le même mécanisme, en version douce, chez l'amant qui promet de rappeler et ne rappelle jamais.28:50 — La vie sans friction et le partenaire sans friction Je lui parle du livre que je veux écrire sur la société du sans-couture, et de cette manie de collectionner les gens en les jetant dès la première imperfection.29:53 — Et si l'IA aidait vraiment les couples ? Son scénario optimiste : une intelligence artificielle témoin du couple, qui signale ce qu'on n'a pas entendu. « Il a mentionné son père trois fois et vous n'avez rien dit. »32:06 — Les applis de rencontre sont des machines à sous Leur modèle repose sur l'échec répété et la promesse du prochain coup. Un appel direct aux entrepreneurs qui écoutent.33:26 — Le complexe d'Œdipe, enfin expliqué utilement Ce que Freud voulait vraiment dire, et pourquoi il l'a mal dit. L'enfant a besoin d'être reconnu comme désirable sans jamais être séduit, et sans jamais être ignoré. Les deux dangers symétriques.38:18 — Pourquoi les conversations entre hommes hétérosexuels sont si ennuyeuses Ça commence dans la cour de récréation, quand pleurer devient une accusation. Ça finit par un adulte qui ne peut dire presque rien de ce qu'il est.40:36 — Quand une remarque sur des chaussures est entendue comme une condamnation à mort Pourquoi certaines personnes vivent toute critique comme une annihilation, et ce que ça révèle de ce qui leur est déjà arrivé.42:55 — Un plaidoyer pour la simplicité Nous adorons la complexité, Spinoza, l'astrophysique, et nous la respectons parfois là où elle n'a rien à faire. Trois heures de discussion quatre fois par semaine sur le sens d'un mot n'est pas une preuve de profondeur.44:26 — Ce qu'est l'amour mature Savoir s'excuser, séparer le passé du présent, distinguer la personne en face de soi de son père ou de sa mère. Et l'analogie du coureur olympique : tout le monde ne peut pas être dans votre équipe.46:36 — On ne change pas sur ordre Les gens changent, mais quand ils le décident, jamais sous la pression. Plus vous insistez, moins c'est possible.47:58 — L'âge émotionnel n'a rien à voir avec l'âge civil Nous tombons amoureux de personnes qui ont notre âge émotionnel. D'où les écarts de vingt ans qui fonctionnent, et les couples du même âge qui se décrochent.49:05 — L'aveu le plus vulnérable de l'épisode Il vit de l'idée que les mots transforment les gens. Et il reconnaît que le traumatisme ferme des portes qu'aucune éloquence n'ouvre. Certaines ruptures naissent exactement là.51:42 — Le désir qui s'éteint dans un couple aimant Le conflit entre le besoin de paraître respectable et la vérité de nos désirs. Plus on a besoin de quelqu'un, moins on ose lui montrer qui on est vraiment.54:17 — Polyamour : « du sang sur le tapis » Son expérience personnelle des amis qui appellent à trois heures du matin. Sans condamner celles et ceux pour qui ça fonctionne.55:51 — L'hôtel, et le partenaire redevenu inconnu La proposition concrète : sortir de la routine, et se rappeler que la personne qu'on croit connaître par cœur reste largement une inconnue.56:23 — Pourquoi tant d'hommes veulent une relation ouverte Une lecture historique et économique du mariage bourgeois, et ce qui se libère quand la contrainte financière disparaît.58:33 — Les histoires d'amour finissent toutes trop tôt Les films s'arrêtent au moment où les deux se trouvent. On ne les voit jamais préparer le dîner vingt ans plus tard.59:09 — Madame Bovary lisait les mauvais livres Rohmer contre Gladiator. Ce que nous regardons décide de ce que nous jugeons digne d'intérêt dans notre propre vie.1:01:06 — La passion, mais psychologique Deux personnes pressées de se retrouver le soir pour reparler de leur enfance. Se mettre psychologiquement à nu, voilà l'aventure qui ne s'épuise jamais.1:02:49 — Le chagrin d'amour est une forme de mort Il refuse de minimiser. Certains en meurent. Et c'est pire quand on ne comprend pas pourquoi l'autre est parti.1:04:09 — Les règles de la décence quand on quitte quelqu'un On prend une amende pour 25 km/h de trop, et on peut disparaître de la vie de quelqu'un après vingt ans sans que personne ne dise rien. Son message le plus direct : si vous savez, partez maintenant.1:07:17 — Peut-on rester amis ? Plus vous avez aimé, plus l'amitié sera pâle. Le meilleur terrain pour une amitié après coup, c'est ironiquement quand on ne s'est pas beaucoup aimés.1:09:21 — Le fichier « problèmes avec X » et l'histoire de la plage Sa méthode contre l'amnésie sentimentale, illustrée par son incapacité chronique à se souvenir qu'il déteste la plage.1:12:11 — L'enfant est une perte, et il faut le savoir La structure tragique de la parentalité, les associations inconscientes qui s'installent quand quelqu'un devient père ou mère, et pourquoi le sexe devient plus compliqué.1:13:47 — « L'équilibre vie pro vie perso n'existe pas » Tout ce qui vaut la peine d'être fait déséquilibre la vie. Il vaut mieux se préparer que se plaindre.1:14:44 — Un plaidoyer pour le compromis Rester pour les enfants n'est pas automatiquement une lâcheté. Refuser tout compromis, c'est un système totalitaire appliqué à sa propre vie.1:16:14 — Comment savoir qu'il est temps de partir Quand vous avez vraiment tout essayé. Les six mois de plus qui semblent perdus vous économisent des années de regrets.1:19:42 — L'infidélité comme tentative de se rapprocher Certaines trahisons disent l'inverse de ce qu'on croit : je ne veux pas sortir, je veux entrer.1:20:59 — La folie de l'autre comme chemin vers l'intimité « J'ai un problème avec le sexe, aide-moi » peut créer plus d'intimité que le sexe. Ce n'est pas la nature du problème qui compte, c'est la manière dont il est porté.1:23:07 — La question qu'on ne lui pose jamais Personne ne l'interroge sur Œdipe ni sur l'exhibitionnisme. Il vient de dire ce qu'il attendait depuis longtemps de pouvoir dire.1:24:10 — L'âge psychologique de l'amour Après les mariages arrangés et l'ère romantique, une troisième époque s'ouvre. Il n'y a qu'une seule voie, l'intelligence émotionnelle.1:25:00 — Peut-on faire trop de thérapie ? Non, mais on peut la faire mal. Et beaucoup de thérapeutes sont mauvais, imposant leur vision du monde à leurs patients.1:26:38 — La porte qu'il ferme : l'anxiété Ce que nous cherchons derrière l'argent, la gloire et l'amour, c'est le calme du nourrisson qui vient de manger.1:27:26 — « Le bruit intérieur a d'abord été un bruit extérieur » La phrase de fin, en une ligne.1:27:43 — Ce qui l'attend La School of Life, et cette immense toile sombre de la vie émotionnelle dont il découvre un morceau à la fois.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
“VAN HEFLIN: CLASSIC CINEMA STAR OF THE MONTH” - 8/03/2026 (151) Some actors become legends because of their larger-than-life personalities. Others earn that status simply because they're so believable that you forget they're acting at all. VAN HEFLIN belonged firmly in the second category. An Academy Award winner and one of the most respected performers of Hollywood's Golden Age, Heflin built an extraordinary career playing ordinary people with uncommon depth, honesty, and humanity. Whether starring in "The Strange Love of Martha Ivers," "Act of Violence," "Shane," "3:10 to Yuma," or dozens of other classics, he brought an authenticity that made every performance memorable. Join us on From Beneath the Hollywood Sign as we explore the life and remarkable career of this often-overlooked Hollywood giant, examining the films, the man behind them, and why Van Heflin remains one of the finest—and most underrated—actors ever to grace the screen. SHOW NOTES: Sources: Van Heflin: A Life in Film (2016), by Derek Sculthorpe; “Van Heflin: A Tribute,” December 12, 2012, Themotionpictures.net; “Van Heflin: An Actors Soul; A Seaman's Heart,” April 1996, by Eric Niderost, Classic Images; “Van Heflin, Actor, Dead at 60; Won Fame in Film and on Stage,” July 24,1971, New York Times; TCM.com; oscars.org IMDBpro.com IBDB.com wikipedia.com Films Mentioned: A Woman Rebels (1936); The Outcasts of Poker Flat (1937); Flight from Glory (1937); Saturday's Heroes (1937); Annapolis Salute (1937); Santa Fe Trail (1940); The Feminine Touch (1941); H.M. Pulham, Esq. (1941); Johnny Eager (1941); Kid Glove Killer (1942); Grand Central Murder (1942); Seven Sweethearts (1942); Tennessee Johnson (1942); Presenting Lily Mars (1943); The Strange Love of Martha Ivers (1946); Green Dolphin Street (1947); B.F.'s Daughter (1948); Act of Violence (1948); Madame Bovary (1949); The Prowler (1951); Shane (1953); The Raid (1954); Count Three and Pray (1955); Battle Cry (1955); Patterns (1956); 3:10 to Yuma (1957); Gunman's Walk (1958) The Greatest Story Ever Told (1965); Once a Thief (1965); Stagecoach (1966); Airport (1970); --------------------------------- http://www.airwavemedia.com Please contact sales@advertisecast.com if you would like to advertise on our podcast. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
La escritora Ana Merino, Premio Nadal 2020 por "El mapa de los afectos", nos habla de su nueva novela, "El camino que no elegimos". En la segunda parte del programa, Montse Soto, nos introduce en la edición XIV de la Biennal de Fotografía de Xavier Miserachs. Más tarde, nuestra compañera Marta Orquín, nos guía por el programa de actividades por el centenario del nacimiento del diseñador Joan Costa. Seguimos con nuestra colaboradora Carmen Sigüenza y su "Amapolas entre Adoquines" para conocer a tres artistas afroamericanas: Betye Saar, Bell Hooks y Kara Walker. Terminamos con "La última y nos vamos" con Yolanda Pintor para redescubrir la novela "Madame Bovary" de Gustave Flaubert.Escuchar audio
EPISODE 150 - “CEDRIC GIBBONS: ARCHITECT OF HOLLYWOOD DREAMS” - 7/27/2026 This week, we're going behind the scenes of Classic Cinema to focus on an artist who had a huge impact on the visual storytelling of film. You may not even know his name, but he is credited on over 1000 films. What would The Wizard of Oz be without the Emerald City? What would The Women be without Mary Haines' divine apartment? And what would the Oscar statuette be without this man's design? Of course, we're talking about celebrated Art Director CEDRIC GIBBONS — one of the most influential artists in film history. He served at MGM as supervising art director for a record 32 years — from 1925 to 1956. Winner of 11 Academy Awards, nominated for a total of 39, Gibbons created the look and tone we now think of as synonymous with that MGM sparkle. Join us as we discuss his life and career. SHOW NOTES: Sources: MGM Style: Cedric Gibbons and the Art of the Golden Age of Hollywood by Howard Gutner, Simon & Schuster, 2019 Cedric Gibbons and Dolores Del Rio: The Art Director and the Star of Flying Down to Rio in Santa Monica, Architectural Digest April, 1992 Architecture and Film Edited by Mark Lamster, Princeton Architectural Press, 2000 Cedric Gibbons, MGM Artist, 65: Retired Head of Department Dead, Designer of Oscar, Won 11 Academy Awards, The New York Times, July 27, 1960 Designs on Film: A Century of Hollywood Art Direction by Cathy Whitlock, HarperCollins, 2010 New Book on Famed MGM Art Director Cedric Gibbons Reveals Over 100 Never-Before-Seen Photos by Cathy Whitlock, The Hollywood Reporter October 16, 2019 TCM.com; oscars.org IMDBpro.com IBDB.com wikipedia.com brittanica.com Films Mentioned: Trilby (1915); Fields of Honor (1918); Earthbound (1920); Bunty Pulls the Strings (1921); A Blind Bargain (1922); In the Palace of the King (1923); The Rendezvous (1923); True As Steel (1924); Ben-Hur: A Tale of the Christ (1925); The Trail of '98 (1928); Our Dancing Daughters (1928); The Bridge of San Luis Rey (1929); Anna Christie (1930); Grand Hotel (1932); Red Dust (1932); The Merry Widow (1934); The Barretts of Wimpole Street (1934); A Tale of Two Cities (1935); Fury (1936); Marie Antoinette (1938); The Wizard of Oz (1939); The Women (1939); Pride and Prejudice (1940); Presenting Lily Mars (1943); Gaslight (1944); Meet Me in St. Louis (1944); The Clock (1945); The Picture of Dorian Gray (1945); The Yearling (1946); Body and Soul (1947); Little Women (1949); Madame Bovary (1949); An American in Paris (1951); Singin' in the Rain (1952); The Bad and the Beautiful (1952); Julius Caesar (1953); Somebody Up There Likes Me (1956); Summer and Smoke (1961); Period of Adjustment (1962) --------------------------------- http://www.airwavemedia.com Please contact sales@advertisecast.com if you would like to advertise on our podcast. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Madame Bovarys problem brukar ofta härledas till hennes romanläsande, oförmågan att skilja fiktion från verklighet. Men det är som skuldsatt konsument vi kan börja förstå henne, säger Jimmy Vulovic. Lyssna på alla avsnitt i Sveriges Radios app. ESSÄ: Detta är en text där skribenten reflekterar över ett ämne eller ett verk. Åsikter som uttrycks är skribentens egna. Först sänd 2019-12-04.Innan Emma Bovary dör ber hon om att få sin spegel. Blicken riktas in i den kallt ärliga ytan. En människas viktigaste allierade är den som förr eller senare visar sig i spegeln. Det tror jag hon inser där och då. Tårarna faller. Sedan kastar hon sig tillbaka i sängen för att med en djup suck slutligen dö. Arsenik. Hon tog giftet för att fly ett liv som hon aldrig fick men länge låtsades leva. Och liksom fordringarna för det illusoriska liv hon levt kom döden till slut, obevekligt, likt ett fult ansikte upphöjt ”som en skräckbild i de eviga mörkren”. Emma dör mycket olycklig. ”Känn dig själv”, viskar hennes tragiska historia fortfarande mellan raderna i Gustave Flauberts Madame Bovary från 1856.Visdomen stod ristad i förhallen till Apollontemplet i Delfi. Därifrån har den ekat genom vår historia. Sokrates, den ogudaktige förledaren av ungdomen, gjorde filosofi av den. Inför Atens anklagande blickar så insisterade han på att självkännedom och ett rättfärdigt liv var allt han någonsin önskat uppnå. Sokrates vägrade under rättegången att be om nåd, vägrade att anpassa sig efter vad den dömande staden förväntade sig. Dödsstraff. Och giftkalken som han svepte tydliggjorde en konfliktlinje mellan individens vilja och samhällets krav. Sokrates var ett undantag. Han var ett tvärtom jämfört med oss andra. Ekot av hans visdom passerar därför, trots alla våra goda intentioner och instämmande nickningar, oftast förbi döva öron.Madame Bovarys problem brukar ofta härledas till hennes romanläsande, oförmågan att skilja fiktion från verklighet. Ännu ett eko av den vises röst i hennes exempel. Det är i verkligheten, inte i fiktioner och nedtecknade ord, som svaren finns. Så sade Sokrates. Men Emmas problem är större än romaner, mycket större. Hela hennes liv är konsumism, en fiktion så god som någon annan. Hon lånar liv istället för att leva sitt eget. Romanläsning är bara en del i det livsmönstret. När Emma Bovary dag efter dag ser på Game of Thrones och olika feelgood-serier, nej, så är det naturligtvis inte, men om romanen skrivits idag skulle hon nog ha gjort det. Men väl när hon läser de historiska romanerna av Walter Scott och alla möjliga kärleksromaner, så gör hon det inte för att få se och känna sig själv utan tvärtom för att fly bort från sig själv.De återkommande äktenskapsbrotten är också en del i det konsumtionsmönstret. Med exempelvis den unge älskaren Léon konsumerar hon helt ohämmat kärleken, eller i alla fall en bild av kärlek och bekräftelse som står skriven i böckerna, tills hon känner att han tröttnat på henne. Då tröttnar också Emma på honom och möter ”i äktenskapsbrottet den tristess som hör äktenskapet till”. Deras konsumtionsvärde för varandra minskar helt enkelt. Men allt det där är hanterbart. Det är bara att gå vidare. Emma vet att maken Charles förlåter. Hon kan hantera honom. Däremot förmår hon inte att hantera det mest konkreta och ödesdigra resultatet av sin konsumentnatur: krediter, skuldebrev och reverser.Då Emma går under beror det inte på romaner eller på att någon älskare har avslöjats, utan på att konsumtionslånens fälla till slut slår igen. Berättarrösten ger uttryckligen med orden ”det vill säga pengarna” läsaren den egentliga orsaken till hennes ohållbara situation. Romanen är en studie i skuldsättning, en berättelse om ett liv i lånta fjädrar. Och då återbetalningskraven hopar sig bortom all hanterbarhet tar Emma till den för skuldsatta lika ofta använda som desperata strategin att förtränga allt. Men kroppen minns: ”Hon kände nu som en molande och allomfattande värk i kroppen. Och det hände ofta att Emma fick stämningshandlingar, papper med stämplar, som hon knappt tittade på. Hon hade helst inte levt längre, eller fått sova ständigt.”Romanen Madame Bovary kan litteraturhistoriskt delvis beskrivas som en tidig naturalistisk fallstudie om vad som händer då en människa med vissa givna individuella förutsättningar hamnar i en specifik miljö. I det här fallet en av konstromantiken präglad drömmare som får den moderna kapitalistiska ordningens alla kreditmöjligheter till sitt förfogande. Om vi istället beskriver berättelsen med en mer välbekant senkapitalistisk terminologi skulle den kunna liknas vid det tidiga konsumtionssamhällets Lyxfällan. Fast utan hopp i slutet förstås. Emma Bovary är ett exempel på det som socialpsykologen Erich Fromm har kallat homo consumens, alltså den människa som i den kapitalistiska världens ständigt ökande och till synes oändliga konsumtionsvalmöjligheter lever sitt liv, eller i alla fall iscensätter det, genom konsumtion av berättelser och varor.Berättarrösten fångar träffsäkert, genom den unge älskaren Léons blick under ett hett kärleksmöte, hur Emma både iscensätter sig själv och också tolkas som något annat än den hon egentligen är: ”Tack vare sitt skiftande humör, ömsom hemlighetsfullt, ömsom glättigt, pladdrigt, tystlåtet, hänfört, nonchalant, kunde hon väcka minnet av tusen lustar hos honom, frammana instinkter och hågkomster. Hon var den förälskade kvinnan i alla romaner, hjältinnan i alla dramer, det obestämda hon i alla diktböcker.” Ett obestämt hon är väl så långt bort man någonsin kan komma ifrån det själv som både Sokrates och Gustave Flaubert vill att vi ska lära känna. Författaren visar sig vara visare än den vise då han illustrerar att det inte ens behövs någon litteratur för att fångas i fiktioner. Emma Bovary är nämligen långt ifrån ensam om oförmågan att se världen för vad den är och att hantera den därefter. Romanen är full av illusioner och det resulterar i slutänden alltid i mycket smärta. Exempelvis förmår heller inte Charles att se Emma för den hon är och de behov hon har. Hans ständiga idealisering av henne, upphöjandet av henne på piedestal, kan vid en första anblick få honom att framstå som underlägsen. Så ser inte Emma det. Istället inser hon att de ständiga förlåtelserna tvingar henne att ”underkasta sig hans storsinthet” och det gör henne rasande. Hon är hjälplöst fångad i den roll som hon har tilldelats i livet, fångad i äktenskapet och i den bild av henne som maken Charles gärna konsumerar.Homo consumens föds ur fångenskap, otillfredsställelse och passivitet. Det som först framstår som aktivitet, det vill säga att välja mellan likartade saker, ger konsumenten en illusion av frihet och makt samtidigt som det på ett behagligt vis döljer inre tomhet och ensamhet. Emma Bovary passar in i mönstret. Läsaren kan ana det djupa mörkret under hennes agerande. Men hon är inte ensam om det. Från och med den realistiska romanen är skönlitteraturen full av personer som, liksom de flesta av oss, är storkonsumenter av varor och drömmar, fiktioner. Den är full av personer som egentligen bara gör det som konsumtionssamhället förväntar sig av dem. Genom romanerna kan vi, trots den vises varning för litteraturen, ta lärdom. Sokrates och Emma närmar sig visserligen giftet från skilda håll, den ene för att hålla fast vid sin individ och den andre för att fly sin individ. Ändå förenas de då priset för att leva i ett samhälle präglat av illusioner till slut måste betalas.Jimmy Vulovic, litteraturforskare
‘Seize the Day' was published in 1956, but its grammar of realism was barely changed from that deployed in ‘Madame Bovary' exactly a hundred years earlier. The precise details, the free indirect style and the use of leitmotif all reveal Bellow as a keen student of Flaubert and the 19th-century realists. Yet his novella about a disastrous day in the life of the sloppy, jobless 44-year-old Tommy Wilhelm also bears the intervening influence of modernism, not least in its opening section in which, for twenty pages, our hero simply stands on the street thinking about his life. In this episode, James Wood discusses the Bellovian prose style with its Melvillian love of words and biblical undertones, and explores the book's evocation of a postwar Manhattan imbued with masculinist conventionality. Non-subscribers will only hear an extract from the episode. To listen in full, and to all our other Close Readings series, sign up: Apple Podcasts: https://lrb.me/applecrwaor Other podcast apps: https://lrb.me/closereadingswaor Read more in the LRB: Saul Bellow talks to Melvyn Bragg: https://www.lrb.co.uk/the-paper/v04/n08/melvyn-bragg/in-conversation-with-melvyn-bragg-saul-bellow-talks-about-his-new-novel-and-about-the-women-of-eastern-europe Andrew O'Hagan on Saul Bellow's letters: https://www.lrb.co.uk/the-paper/v33/n01/andrew-o-hagan/they-don-t-say-that-about-idi-amin James Wolcott on Bellow's later life: https://www.lrb.co.uk/the-paper/v41/n02/james-wolcott/the-unstoppable-upward Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
El divulgador Dani Torregrosa resalta que Madame Bovary, la cumbre del realismo escrita por Gustave Flaubert en 1857, contiene una profundidad científica y médica superior a la que habitualmente se le atribuye. La figura de la protagonista se inspiró en el caso real de Marie Lafarge, una mujer acusada de envenenar a su marido con arsénico en un escándalo que involucró al español Mateo Orfila, pionero de la toxicología forense moderna.Flaubert, hijo de un prestigioso cirujano, aprovechó su entorno familiar para retratar con precisión la medicina rural de la época, mostrando una postura crítica y racional frente a las pseudociencias y teorías médicas infundadas del siglo XIX. La novela no solo narra los dramas personales de Emma, sino que detalla procesos clínicos como la fallida operación de un pie zambo que termina en amputación y describe de forma exhaustiva los efectos prolongados de una muerte por arsénico. Torregrosa destaca el rigor casi científico de Flaubert, quien se documentaba minuciosamente con especialistas para encontrar la "palabra exacta" y plasmar con realismo trastornos psicológicos como la depresión. Esta obsesión por la exactitud convierte a la obra en un testimonio moderno sobre la frustración humana y la dificultad de distinguir la verdad entre un mar de información, temas que el autor también exploró en su obra inconclusa Bouvard y Pécuchet.
Volvemos con un episodio de literatura, analizando una de las grandes obras de la historia universal: Madame Bovary (1856) del escritor francés Gustav Flaubert. En este episodio, Alfonso y Nico repasan una de las grandes novelas de todos los tiempos: la historia de Emma Bovary, una joven con aspiraciones y deseos, casada con un médico de provincias y que se siente tremendamente infeliz en su matrimonio, decepcionada con la vida. Para ponerle remedio, Emma empieza a buscar la felicidad de los personajes de sus novelas románticas, creyéndose una de ellas: empieza a comprar trajes, perfumes, a decorar su casa... y a buscar el amor fuera del matrimonio. Una novela revolucionaria, que en su momento fue prohibida en Francia por el mal ejemplo que podía suponer para las mujeres casadas, y que todavía es una obra actual, pues nos demuestra que los seres humanos seguimos siendo como éramos entonces.
¿Qué ha cambiado para las mujeres desde el siglo XIX en el que vivió ‘La Regenta', Madame Bovary o Effi Briest? ¿Vivió 'La Regenta' el primer 'slut shaming'?En este primer episodio de 'Una hora más entre libros' Antonio Martínez Asensio nos habla de feminismo, de libertad para las mujeres, de deseo, de culpa femenina, de ansias de libertad o de insatisfacción en el matrimonio a través de cinco mujeres de la literatura, cinco adúlteras con un fatídico final por atreverse a rebelarse.Y lo hace con la periodista y escritora, Nerea Pérez de las Heras, revisitando sus historias y viendo mucho del presente en ellas.Además, también descubrimos junto a la periodista Laura Martínez, qué hay de estos temas en las redes sociales, las series y las películas actuales.En este episodio hablamos de estos libros:Madame Bovary - Gustave FlaubertAnna Karenina - León TólstoiLa Regenta - Leopoldo Alas ClarínEffi Briest - Theodor FontaneEl Primo Basilio - José Maria Eça de Queirós
Nous sommes le 20 août 1857 à Paris. C'est devant la 6ème chambre correctionnelle de la Seine que s'ouvre le procès de Charles Baudelaire et de ses éditeurs. Deux mois plus tôt, paraissait le recueil du poète intitulé « Les Fleurs du mal ». La presse, choquée, s'était offusquée, et le procureur général avait ordonné la saisie de l'ouvrage. Le réquisitoire est prononcé par Ernest Pinard. Il accuse Baudelaire de manquer « au sens de la pudeur » et en outre de multiplier « les peintures lascives ». Il attaque l'auteur, non seulement sur le fond, mais aussi sur la forme. La réputation de marginal qui colle aux basques de l'écrivain ne joue pas en sa faveur, de plus, il se présente devant la Cour dans une tenue négligée. La défense, elle, plaide l'indépendance de l'artiste et la beauté de l'œuvre. Mais cela ne suffira pas à convaincre la « bien-pensance » de l'époque. Quelques heures plus tard, le recueil est condamné pour « délit d'outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs », en raison de « passages ou expressions obscènes et immorales ». Baudelaire et ses éditeurs sont contraints à payer une amende de 100 francs chacun et de retirer six poèmes du livre s'ils souhaitent en poursuivre la vente. Huit mois plus tôt, le 29 janvier, le susnommé Pinard était déjà procureur général dans le procès intenté au roman de Gustave Flaubert « Madame Bovary ». Ici, après un très long réquisitoire, aucune charge n'avait été retenue, grâce à la plaidoirie enflammée de Maître Sénard. Flaubert et ses comparses furent acquittés. Cette mise au ban de la société rapproche-t-elle ces deux géants de la littérature. Leur vie, leur œuvre nous offrent-elles d'autres points de comparaison. En quoi, un peu plus de deux cents ans après leur naissance, nous parlent-ils encore ? Baudelaire – Flaubert, portraits croisés. Invité Daniel Salvatore Schiffer, professeur de philosophie de l'art à l'Ecole supérieure de l'Académie Royale des Beaux-Arts de Liège. « L'ivresse artiste », éd. Samsa. Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Intéressés par l'histoire ? Vous pourriez également aimer nos autres podcasts : L'Histoire Continue: https://audmns.com/kSbpELwL'heure H : https://audmns.com/YagLLiKEt sa version à écouter en famille : La Mini Heure H https://audmns.com/YagLLiKAinsi que nos séries historiques :Chili, le Pays de mes Histoires : https://audmns.com/XHbnevhD-Day : https://audmns.com/JWRdPYIJoséphine Baker : https://audmns.com/wCfhoEwLa folle histoire de l'aviation : https://audmns.com/xAWjyWCLes Jeux Olympiques, l'étonnant miroir de notre Histoire : https://audmns.com/ZEIihzZMarguerite, la Voix d'une Résistante : https://audmns.com/zFDehnENapoléon, le crépuscule de l'Aigle : https://audmns.com/DcdnIUnUn Jour dans le Sport : https://audmns.com/xXlkHMHSous le sable des Pyramides : https://audmns.com/rXfVppvN'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien manquer.Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'auteur Ismael JUDE a deux actualités littéraires avec Une vie de Jasmin, un roman publié aux éditions Verticales mais aussi avec un atlas, En France : sur les pas de personnages de romans, publié chez Autrement. Connaissez-vous la France de Madame Bovary, celle de Lancelot du Lac ou encore celle d'Augustin Meaulnes ? Autant de héros qui ont arpenté villes et campagnes, donnant à certains paysages une aura, comme la Provence de Marcel Pagnol. De Desvres à Pointe-à-Pitre, avec une escale à Porto-Vecchio, ce voyage littéraire suit les traces de personnages qui ont façonné notre imaginaire, héros comme anti-héros. Un atlas pour du tourisme littéraireCet atlas offre une véritable occasion de faire du tourisme littéraire, de vivre, aimer et mourir avec les héros des romans. Une quarantaine de destinations sont proposées, on y trouve des itinéraires, mais aussi des cartes pour identifier les lieux de ces personnages. Tout commence avec Balzac qui, inspiré par Walter Scott, veut écrire l'histoire récente de la France en répartissant ses romans sur tout le territoire. Il commence par décrire la ville de Tours et ses alentours. On y croise aussi des portraits du Havre, de Toulon, de Marseille.Certaines villes ou régions sont devenues indissociables d'un auteur : Chateaubriand et Saint-Malo, la Provence et Pagnol. Quelques régions sont toutefois surreprésentées, comme la Normandie ou la Provence. Et certains écrivains se sont arrangés avec la réalité : certains auteurs se sont quelque peu arrangés avec la réalité: Trouville n'est plus le petit port de pêche paisible des romans de Flaubert. Cependant, l'émission y reste présente. D'autres territoires, comme le Pays basque ou le Béarn, sont au contraire moins bien représentés. Cet atlas met en avant une véritable dimension patrimoniale de la littérature : plein de références littéraires Une vie de Jasmin, un roman éco-poétiqueIsmael Jude publie également un roman. C'est l'histoire assez extraordinaire, d'une jeune femme-fleur prénommée Jasmin, qui s'écrit étrangement avec des caractères arabes et dont les parents se sont rencontrés sous le signe des fleurs, avant de les détester Jasmin aime les fleurs et qui ne vit que par les odeurs. Elle a un lien très fort avec les fleurs puisque son corps se recouvre de fleurs ou de herbes diverses. Mieux encore : quand Jasmin marche pieds nus, sur ses traces poussent des fleurs. Elle pratique une sorte de “dermaculture” et se drogue au glyphosate…Un roman éco-poétique écrit entre La Ciotat et Grasse dans une langue rare et sensuelle qui permet de renouer avec le végétal qui est en nous.L'auteur a beaucoup joué avec les mots et le champ lexical des plantes Invité : Ismaël Jude, romancier et docteur en littérature. Auteur de En France : sur les pas de personnages de romans, publié chez Autrement. Il vient également de publier Une vie de jasmin, aux éditions Verticales. Et la chronique Ailleurs nous emmène à Nouakchott, en Mauritanie, pour parler du concert autour de la chanteuse de jazz Leïla Olivesi qui s'est profondément inspirée de la littérature et des poèmes de la négritude (Aimé Césaire, Senghor, Glissant, David Diop) pour son album African Rhapsody avec également une rencontre littéraire, le 6 mai 2026. Cette rencontre poétique et musicale mettra en scène les voix des écrivains Mbarek Ould Beyrouk et Salihina Moussa Konaté à l'Institut français de Mauritanie. Programmation musicale : L'artiste Aupinard avec le titre Le Thé
L'auteur Ismael JUDE a deux actualités littéraires avec Une vie de Jasmin, un roman publié aux éditions Verticales mais aussi avec un atlas, En France : sur les pas de personnages de romans, publié chez Autrement. Connaissez-vous la France de Madame Bovary, celle de Lancelot du Lac ou encore celle d'Augustin Meaulnes ? Autant de héros qui ont arpenté villes et campagnes, donnant à certains paysages une aura, comme la Provence de Marcel Pagnol. De Desvres à Pointe-à-Pitre, avec une escale à Porto-Vecchio, ce voyage littéraire suit les traces de personnages qui ont façonné notre imaginaire, héros comme anti-héros. Un atlas pour du tourisme littéraireCet atlas offre une véritable occasion de faire du tourisme littéraire, de vivre, aimer et mourir avec les héros des romans. Une quarantaine de destinations sont proposées, on y trouve des itinéraires, mais aussi des cartes pour identifier les lieux de ces personnages. Tout commence avec Balzac qui, inspiré par Walter Scott, veut écrire l'histoire récente de la France en répartissant ses romans sur tout le territoire. Il commence par décrire la ville de Tours et ses alentours. On y croise aussi des portraits du Havre, de Toulon, de Marseille.Certaines villes ou régions sont devenues indissociables d'un auteur : Chateaubriand et Saint-Malo, la Provence et Pagnol. Quelques régions sont toutefois surreprésentées, comme la Normandie ou la Provence. Et certains écrivains se sont arrangés avec la réalité : certains auteurs se sont quelque peu arrangés avec la réalité: Trouville n'est plus le petit port de pêche paisible des romans de Flaubert. Cependant, l'émission y reste présente. D'autres territoires, comme le Pays basque ou le Béarn, sont au contraire moins bien représentés. Cet atlas met en avant une véritable dimension patrimoniale de la littérature : plein de références littéraires Une vie de Jasmin, un roman éco-poétiqueIsmael Jude publie également un roman. C'est l'histoire assez extraordinaire, d'une jeune femme-fleur prénommée Jasmin, qui s'écrit étrangement avec des caractères arabes et dont les parents se sont rencontrés sous le signe des fleurs, avant de les détester Jasmin aime les fleurs et qui ne vit que par les odeurs. Elle a un lien très fort avec les fleurs puisque son corps se recouvre de fleurs ou de herbes diverses. Mieux encore : quand Jasmin marche pieds nus, sur ses traces poussent des fleurs. Elle pratique une sorte de “dermaculture” et se drogue au glyphosate…Un roman éco-poétique écrit entre La Ciotat et Grasse dans une langue rare et sensuelle qui permet de renouer avec le végétal qui est en nous.L'auteur a beaucoup joué avec les mots et le champ lexical des plantes Invité : Ismaël Jude, romancier et docteur en littérature. Auteur de En France : sur les pas de personnages de romans, publié chez Autrement. Il vient également de publier Une vie de jasmin, aux éditions Verticales. Et la chronique Ailleurs nous emmène à Nouakchott, en Mauritanie, pour parler du concert autour de la chanteuse de jazz Leïla Olivesi qui s'est profondément inspirée de la littérature et des poèmes de la négritude (Aimé Césaire, Senghor, Glissant, David Diop) pour son album African Rhapsody avec également une rencontre littéraire, le 6 mai 2026. Cette rencontre poétique et musicale mettra en scène les voix des écrivains Mbarek Ould Beyrouk et Salihina Moussa Konaté à l'Institut français de Mauritanie. Programmation musicale : L'artiste Aupinard avec le titre Le Thé
Dans cet épisode #189, nous allons parler de Maya Memsaab, sorti en 1993, et qui est une adaptation indienne de Madame Bovary de Gustave Flaubert.Alors, adaptation fidèle ou hors de propos ?Sharukh est-il déjà prometteur à ses débuts ? Pourquoi ce film a-t-il fait scandale ?Suivez-nous sur insta : bollywood_versus et twitter : BV_podcast
Pourquoi Bel-Ami ? Eh bien parce que c'est un roman à la portée des apprenants de français — un roman moderne et passionnant qui se passe à Paris, écrit en 1885 par Guy de Maupassant. Après notre promenade parisienne, et maintenant que nous avons quelques lieux et quelques scènes du roman en tête, je vous propose de nous pencher sur les enjeux de ce roman grâce à Aurélie, professeure de français. Bel-Ami est un roman qu'elle a étudié avec la classe de Lisa l'année dernière. Aurélie va nous présenter son auteur et le mouvement littéraire auquel il appartient, le réalisme, ainsi qu'un écrivain qui a fortement influencé Maupassant, une sorte de « père littéraire » : Gustave Flaubert, l'auteur de Madame Bovary. Nous découvrirons ensuite le parcours de Georges Duroy dans ce roman de formation : de jeune homme un peu ridicule et sans argent, il devient un personnage qui a perdu son humanité, prêt à tous les coups bas pour s'enrichir et réussir dans la société. Dans ce roman, on côtoie également des personnages très intéressants, comme Madeleine Forestier — Aurélie nous expliquera pourquoi c'est l'un de ses deux personnages préférés. La conversation se poursuit grâce aux lettres du podcast : un moyen agréable de cultiver votre français avec les notes culturelles et linguistiques qui accompagnent ces épisodes littéraires. Rejoignez la communauté des abonnés — ces épisodes se termineront par un grand quiz littéraire dans lequel tout le monde pourra briller, avec un exemplaire de Bel-Ami à gagner ! Learn French through authentic Parisian stories | French novel for language learners | Bel-Ami Maupassant in French | spoken French | real French daily life | Paris stories | French literature for learners | french stories | life in Paris
durée : 00:24:31 - Théâtre - Emma entendit sonner l'Angélus ; et ce fut sans en avoir conscience qu'elle s'achemina vers l'église, disposée à n'importe quelle dévotion, pourvu qu'elle y absorbât son âme et que l'existence entière y disparût. - réalisation : Emmanuelle Chevrière, Arnaud Jalbert Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:24:59 - Théâtre - C'était la quatrième fois qu'Emma couchait dans un endroit inconnu. Elle ne croyait pas que les choses pussent se représenter les mêmes à des places différentes, et, puisque la portion vécue avait été mauvaise, sans doute ce qui restait à consommer serait meilleur. - réalisation : Emmanuelle Chevrière, Arnaud Jalbert Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:24:28 - Théâtre - Deux jours après la noce, M. et Madame Charles arrivèrent à Tostes. Les voisins se mirent aux fenêtres pour voir la nouvelle femme de leur médecin. - réalisation : Emmanuelle Chevrière, Arnaud Jalbert Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
durée : 00:24:32 - La Série fiction - Emma entendit sonner l'Angélus ; et ce fut sans en avoir conscience qu'elle s'achemina vers l'église, disposée à n'importe quelle dévotion, pourvu qu'elle y absorbât son âme et que l'existence entière y disparût.
durée : 00:24:47 - La Série fiction - Nous étions à l'Etude, quand le Proviseur entra, suivi d'un nouveau habillé en bourgeois. Ceux qui dormaient se réveillèrent, et chacun se leva comme surpris dans son travail
durée : 00:24:28 - La Série fiction - Deux jours après la noce, M. et Madame Charles arrivèrent à Tostes. Les voisins se mirent aux fenêtres pour voir la nouvelle femme de leur médecin.
durée : 00:24:59 - La Série fiction - C'était la quatrième fois qu'Emma couchait dans un endroit inconnu. Elle ne croyait pas que les choses pussent se représenter les mêmes à des places différentes, et, puisque la portion vécue avait été mauvaise, sans doute ce qui restait à consommer serait meilleur.
durée : 00:24:40 - La Série fiction - Les fameux Comices arrivèrent ! Dès le matin de la solennité, tous les habitants s'entretenaient des préparatifs. Jamais il n'y avait eu pareil déploiement de pompe
durée : 00:24:58 - La Série fiction - Pendant tout l'hiver, trois ou quatre fois la semaine, à la nuit noire, Rodolphe arrivait dans le jardin. Emma s'échappait en retenant son haleine, souriante, palpitante, déshabillée.
durée : 00:25:00 - La Série fiction - Jamais madame Bovary ne fut aussi belle qu'à cette époque ; elle avait cette indéfinissable beauté qui résulte de la joie, de l'enthousiasme et du succès.
durée : 00:24:55 - La Série fiction - Emma enveloppait tout maintenant d'une telle indifférence, elle avait des paroles si affectueuses et des regards si hautains, des façons si diverses, que l'on ne distinguait plus l'égoïsme de la charité, ni la corruption de la vertu.
durée : 00:25:03 - La Série fiction - A partir de ce moment, l'existence d'Emma ne fut plus qu'un assemblage de mensonges, où elle enveloppait son amour comme dans des voiles, pour le cacher.
durée : 00:25:02 - La Série fiction - Emma reconnut les lumières des maisons, qui rayonnaient de loin dans le brouillard. Alors sa situation, telle qu'un abîme, se représenta.
durée : 00:24:47 - La Série fiction - Nous étions à l'Etude, quand le Proviseur entra, suivi d'un nouveau habillé en bourgeois. Ceux qui dormaient se réveillèrent, et chacun se leva comme surpris dans son travail
durée : 00:07:01 - Le Masque et la Plume - Christophe Honoré transpose "Madame Bovary" dans l'arène d'un cirque entre sciure et tubes pop. Si Le masque loue l'audace de l'interprétation, nos critiques sont partagés entre l'adhésion à cette ode féminine et l'agacement face à un dispositif jugé trop littéral ou répétitif. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
When Madame Bovary was written in the 1850s, it fell under the accusing eye of the French government for its perceived immorality. Flaubert recognized that the trial would only stoke interest, and that it would set the tone for his career. Research: Barzun, Jacques. “Gustave Flaubert.” Encylopedia Brittanica. https://www.britannica.com/biography/Gustave-Flaubert Blakemore, Erin. “What Madame Bovary Revealed About the Freedom of the Press.” JSTOR Daily. Dec. 16, 2016. https://daily.jstor.org/what-madame-bovary-revealed-about-the-freedom-of-the-press/ Brown, Frederick. “Flaubert: A Biography.” Harvard University Press. 2007. CREASY, MATTHEW. “INVERTED VOLUMES AND FANTASTIC LIBRARIES: ‘ULYSSES’ AND ‘BOUVARD ET PÉCUCHET.’” European Joyce Studies, vol. 19, 2011, pp. 112–27. JSTOR, http://www.jstor.org/stable/44871308 Flaubert, Gustave, and Christopher Moncrieff, tr. “Madame Bovary: Newly Translated and Annotated.” Alma Classics. 2010. Haynes, Christine. “The Politics of Publishing During The Second Empire: The Trial of Madame Bovary Revisited.” French Politics, Culture & Society. Oxford Journals. June 1, 2005. https://doi.org/10.3167/153763705780980083 LaCapra, Dominick. “Madame Bovary on Trial.” Cornell University Press. 1982. “The Public vs. M. Gustave Flaubert.” Project Gutenberg. https://www.gutenberg.org/cache/epub/10666/pg10666.txt Steegmuller, Francis. “Flaubert and Madame Bovary: A Double Portrait.” New York Review of Books. 1966. Steegmuller, Francis. “The Letters of Gustave Flaubert.” New York Review of Books. 1980. Thurman, Judith. “A Unsimple Heart.” The New Yorker. April 29, 2002. https://www.newyorker.com/magazine/2002/05/06/an-unsimple-heart?_sp=0c026da2-f3c5-4709-9ac8-8214e0cc3278.1772403467294 See omnystudio.com/listener for privacy information.
Samira El Ayachi est née à Lens en 1979. Elle se consacre à l'écriture quand elle ne parcourt pas la France et le Maroc, à la rencontre de ses lecteurs. Elle est l'autrice de plusieurs romans dont « Quarante jours après ma mort », « Les femmes sont occupées », « Le ventre des hommes ». Sa nouvelle publication, aux éditions de l'Aube, s'intitule « Madame Bovary, ma mère et moi ». Quand le médecin demande : « Avez-vous des antécédents familiaux ? », Salwa reste muette. Elle réalise qu'elle ne sait presque rien. Ni sur les maladies des femmes de sa lignée, ni sur leur histoire. Rien de ce qui a pu se transmettre à son propre corps. Pourtant, résonnent en elle des douleurs sans nom, une envie folle de vivre, le silence d'une mère… et l'écho d'Emma Bovary. De ce silence, naît une quête. Entre une mère et sa fille, se déploient les secrets, les exils, les tensions, les non-dits, et un chemin pour se rencontrer enfin. Samira El Ayachi explore avec finesse un angle mort de notre histoire collective : la santé mentale des femmes arrivées en France avec le « regroupement familial », au tournant des années 80. Un roman de filiation et d'émancipation. (Présentation des éditions de l'Aube).
Coucou everyone!A mystery grounded in fact, Cat tells the story of the mythically wealthy alchemist, polyglot, musician, scientist, philosopher, and artist - the Comte de Saint-Germain. A friend to Marie-Antoinette, Volatire, Casanova, Mozart, and several kings, he was rumored to be hundreds of years old. Kate also shares the history and meaning behind the king cake - laissez les bons temps rouler! Main topic sources: The Life and Times of an Immortal AlchemistComte de Saint-Germain | Mystic, Alchemist, Occultist | Britannica Count of St. Germain - Wikipedia Mini topic sources:King CakeVisit Lake Charles: King CakeKate's recommendation: The Piano Teacher Film (2001)Catherine's recommendation: Madame Bovary by Gustave FlaubertDon't forget to follow us on Instagram & Tiktok :)Cover art and logo by Kate WalkerMixed and edited by Catherine RoehreTheme song by LumehillThank you all - ciao!
‘He opened him up and found nothing.' These are the doctor's findings at Charles Bovary's autopsy near the end of 'Madame Bovary'. Taken on its own, it's a simple medical observation. In the context of Emma Bovary's tragic story, it serves as a condemnation not just of Charles's emptiness but the whole provincial world Flaubert has been describing. In the second part of his analysis of 'Madame Bovary', James Wood considers the major episodes leading to Emma's death and argues that what made Flaubert's realism dangerous was not its depictions of infidelity, but its use of cliché to expose French bourgeois lives constructed entirely of received ideas and second-hand emotions. Non-subscribers will only hear an extract from the episode. To listen in full, and to all our other Close Readings series, sign up: Apple Podcasts: https://lrb.me/applecrwaor Other podcast apps: https://lrb.me/closereadingswaor Further reading in the LRB: Julian Barnes on translations of Madame Bovary: https://lrb.me/realismep201 Michael Wood on 'Sentimental Education': https://lrb.me/realismep202
durée : 00:51:28 - Répliques - par : Alain Finkielkraut - Emma Bovary ou toute une vie de romance irréalisable vécue au travers des rêves : ouvrons donc "Madame Bovary" ! - réalisation : François Caunac - invités : Marie-Hélène Lafon Écrivaine française; Philippe Dufour Professeur en littérature française et stylistique à l'Université de Tours, spécialiste du XIXe siècle, notamment de Gustave Flaubert, essayiste
Se mire por donde se mire, nuestro realismo tiene raíces francesas. Sin ir más lejos, el máximo exponente de la novela realista fue Gustave Flaubert, que a propósito de su obra más famosa dijo: Madame Bovary soy yo.
Kitty Reads Lit for Peace: Flaubert – Madame Bovary plus The Next Peacelands Welcome back to Kitty Reads Literature for Peace, a quiet act of daily storytelling in a noisy world. In this episode, Kitty O'Compost reads the opening lines of Madame Bovary by Gustave Flaubert—a classic of French realism, where longing, observation, and melancholy all take root in the smallest of details. With her trademark twang and tenderness, Kitty draws out the stillness inside Flaubert's language—reminding us that literature doesn't have to shout to be powerful. These short readings are her warm-up for a much bigger report: CTRL–AI–DISARM, an upcoming series on truth, power, and peace in a transforming world. At the end of the episode, we pause for The Next Peacelands, where Avis Kalfsbeek reads a real-time list of global warzones and arms suppliers, grounding us in truth and calling us—gently but firmly—toward peace. Get the books: www.AvisKalfsbeek.com Contact Avis to say hello or let her know how to say “Peace is Here” in your language: Contact Me Here The Next Peacelands source: Armed Conflict Location & Event Data Project (ACLED) and the Stockholm Internation Peace Research Institute's Arms Transfers Database as updated on Wikipedia. Peace is Here podcast series Coming Soon!: CTRL-AI-DISARM
The Stupid History of the novel Madame BovaryBecome a supporter of this podcast: https://www.spreaker.com/podcast/the-stupid-history-minute--4965707/support.
durée : 00:10:23 - Le Point culture - par : Marie Sorbier - Depuis sa parution en 1857, le roman de Gustave Flaubert "Madame Bovary" ne cesse d'inspirer les artistes. Du peintre Albert Fourié au metteur en scène Christophe Honoré, ils sont nombreux à s'être emparés de ce mythe littéraire pour en proposer de nouvelles interprétations. - réalisation : Laurence Malonda - invités : François Aubart Critique d'art, commissaire d'exposition, professeur d'histoire de l'art à l'Ecole nationale supérieure d'arts de Paris-Cergy
durée : 00:42:56 - La 20e heure - par : Eva Bester - C'est dans "Bovary Madame" et non "Madame Bovary", nouvelle création de Christophe Honoré jouée au théâtre de Vidy, que Ludivine Sagnier réinterprète, plus qu'interprète, l'héroïne éperdue de liberté du roman de Gustave Flaubert. - invités : Ludivine SAGNIER - Ludivine Sagnier : Actrice française - réalisé par : Lola COSTANTINI Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
¿Sabías que en 1857 Gustave Flaubert fue a juicio por su novela Madame Bovary?, ¿en qué país del mundo se come pulpo crudo?, ¿qué ciudad tiene solo 37 días soleados al año?, ¿qué pasó con la muñeca maldita que investigó la Inquisición en México? En este capítulo hablamos de: El efecto Werther, Madame Bovary, Tarántulas fritas, Jugo de ojo de oveja, El Conjuro y la muñeca maldita mexicana, Las ciudades con menos sol del mundo, Y más datos tormentosos en el Banquete del Doctor Zagal.See omnystudio.com/listener for privacy information.
Put on your black turtleneck! Jacke starts the episode with a look at #22 on the list of The Greatest Books of All Time, The Stranger by Albert Camus. Then he talks to Jake Poller about British and American novelist and playwright Christopher Isherwood, whose Goodbye to Berlin was adapted into the stage musical and movie Cabaret. In discussing his work Christopher Isherwood: A Critical Life, Jake tells Jacke about what it was like to write a biography of such an the itinerant and multifaceted writer. PLUS a listener in Yunnan writes Jacke an email about Madame Bovary. Join us on tour! The History of Literature Podcast Tour is happening in May 2026! Act now to join Jacke and fellow literature fans on an eight-day journey through literary England in partnership with John Shors Travel. Find out more by emailing jackewilsonauthor@gmail.com or masahiko@johnshorstravel.com, or by contacting us through our website historyofliterature.com. Or visit the History of Literature Podcast Tour itinerary at John Shors Travel. The music in this episode is by Gabriel Ruiz-Bernal. Learn more at gabrielruizbernal.com. Help support the show at patreon.com/literature or historyofliterature.com/donate . The History of Literature Podcast is a member of Lit Hub Radio and the Podglomerate Network. Learn more at thepodglomerate.com/historyofliterature. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Jacke continues his journey through the list of the 25 Greatest Books of All Time with a look at Flaubert's "perfect novel," Madame Bovary (1856-57). Telling the story of the bored wife of a provincial doctor who enters into a series of infidelities, Flaubert's debut caused an immediate sensation - and changed the way we've come to view both novels and novelists. In this episode, Jacke talks about the book and its impact; passes along three Madame Bovary tidbits from Mike Palindrome (who is currently slow-reading the novel as part of the Bluesky Together project); and revisits his experience with Madame Bovary in Tibet, which first ran in 2017. Special Announcement: The History of Literature Podcast Tour is happening in May 2026! Act now to join Jacke and fellow literature fans on an eight-day journey through literary England in partnership with John Shors Travel. Find out more by emailing jackewilsonauthor@gmail.com or masahiko@johnshorstravel.com, or by contacting us through our website historyofliterature.com. Or visit the History of Literature Podcast Tour itinerary at John Shors Travel. The music in this episode is by Gabriel Ruiz-Bernal. Learn more at gabrielruizbernal.com. Help support the show at patreon.com/literature or historyofliterature.com/donate . The History of Literature Podcast is a member of Lit Hub Radio and the Podglomerate Network. Learn more at thepodglomerate.com/historyofliterature. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Gustave Flaubert (1821 - 1880)Translated by Tomás de C. DuránLa soñadora Emma, una joven de provincias casada con Charles Bovary, quien la ama pero es incapaz de comprenderla y satisfacerla, buscará la realización de sus sueños en otros amores, pasionales, platónicos..., pero ninguno de ellos logrará calmar su desesperada ansiedad y sus románticas inquietudes. La publicación de Madame Bovary (1856) provocó el escándalo de la burguesía francesa, esclava de mil prejuicios, y el proceso judicial que siguió contribuyó a un éxito editorial sin precedentes. Flaubert veía así cómo su obra servía más para satisfacer el morbo que para deleitarse en el caudal narrativo que contenía. Hoy, Madame Bovary es considerada el auténtico pórtico de la modernidad literaria. (Summary by Phileas Fogg)
Welcome to the 200th episode of Sarah's Bookshelves Live with a very special celebration with both co-hosts: Susie (@NovelVisits) and Catherine of Gilmore Guide to Books. Today, they are answering listener-submitted questions all about their reading journeys, their podcast journeys, and some about their pre-podcast blogging days! This post contains affiliate links through which I make a small commission when you make a purchase (at no cost to you!). CLICK HERE for the full episode Show Notes on the blog. Highlights Their early reading lives. The most surprising things about their reading history. Susie's secret endeavor! How much they talk about books in their day-to-day lives. What their friends outside of the book world think about what they do. Would Susie or Catherine ever want to do an author interview? How their feelings about the podcast have changed over the years. Topic Highlights Key Moments in Their Reading Lives [1:59] A few of the questions answered: Have you always been a reader, and do you have a distinct memory of when you truly fell in love with reading? [2:11] Was there a time in your life when you were not reading very much? [6:34] What parts of your reading tastes have changed dramatically over the course of your reading life and what parts have stayed consistent? [10:56] Currently, what is your reading “why”? What's the primary reasoon you read? [29:35] Their Professional Reading Journeys [34:17] A few of the questions answered: Why did you start your blogs? [34:26] Is there anything you miss from the time when you only blogged? Anything you don't miss? [40:35] What is your relationship like off mic? [44:49] How has social media changed your reading life? [53:04] Anything you wish you had known about podcasting before you got involved? [1:03:13] Books Mentioned Dick and Jane Reading Collection [2:41] Ant and Bee and the ABC (1950) [4:31] The Secret of the Old Clock by Carolyn Keene (1930) [4:59] Kristy's Great Idea (The Baby-Sitters Club, 1) by Ann M. Martin (1986) [5:02] Goodnight Moon by Margaret Wise Brown (1947) [5:29] The Interestings by Meg Wolitzer (2013) [9:47] Double Love (Sweet Valley High, 1) by Francine Pascal (1983) [16:09] Great Expectations by Charles Dickens (1861) [16:49] Tell Me Lies by Carola Lovering (2018) [17:42] Normal People by Sally Rooney (2019) [17:43] Bitter Sweet by Hattie Williams (2025) [17:44] Madame Bovary by Gustave Flaubert (1857) [18:46] Middlemarch by George Eliot (1872) [18:54] Out of Africa by Isak Dinesen (1937) [19:17]
“The subject of affairs, I think it's of interest to everybody. We have all had an Oedipal experience - we've all been babies who have at some point realized that we are not the only person. We're not perfectly fused with our mother, and she has other things to do, and there may be a father. We've all known what rejection feels like, and probably betrayal, and I think that affairs are in our unconscious. I think that's sort of evident in the way that most great novels, most great films, or at least many, have an affair at their heart. From Anna Karenina to Madame Bovary to Fatal Attraction, I think this is something that is just interesting. I wanted to write about affairs because I think they are a way of showing what psychoanalysis can do in a field in which everyone has an opinion on, and probably most people, in some way, have been indirectly or directly affected by. That was really the sort of the genesis for wanting to write about affairs.” Episode Description: We consider the challenge of writing about dynamic treatments in a manner that is accessible to the non-clinical reader. Juliet's book about affairs opens up this widely recognized experience and adds intrapsychic insights without using emotionally - distancing jargon. She introduces us to individuals who have been involved in affairs, with carefully protected confidentiality, who generally reveal the power of past experiences to influence adult choices. Some end happily, and some end in agony. Juliet demonstrates the usefulness of bringing a dynamic listening to both accepting and deepening each individual's lifelong search for love. Our Guest: Juliet Rosenfeld is a psychoanalyst and a member of the British Psychoanalytical Society, London. She studied at Oxford before a 15-year career in advertising and marketing, ending up in Government Communications. During this time, she began a Master's at the Tavistock and Portman Trust in Organizational Consultancy and started training as a psychotherapist a year later. She qualified as an integrative psychotherapist in 2012. Juliet was an elected trustee of the UK Council of Psychotherapy for four years, and is presently one of two clinician Trustees at the Freud Museum London, Sigmund Freud's final home. Juliet is the author of two books, The State of Disbelief ( 2020) and Affairs, True Stories of Love, Lies, Hope and Desire. Juliet's broader interest is in how psychoanalysis might be more accessible, and its ideas put into non-clinical language for audiences who may never be able to access psychotherapy themselves but are curious about what the unconscious means and what goes on in the consulting room. Recommended Readings: Creativity and Perversion by Janine Chasseguet-Smirgel (W. W. Norton & Co., Inc., 1984) Dreams of Love and Fateful Encounters by Ethel S. Person (American Psychiatric Association Publishing, 2006) Home Is Where We Start From by D. W. Winnicott (Penguin, 1990) Love in the Time of the Internet by Martina Burdet (underbau, 2020) Sex, Death and the Super Ego by Ronald Britton (Routledge, 2020) Sexual Attraction in Therapy edited by Maria Luca (Wiley-Blackwell, 2014) Sexuality and Attachment in Clinical Practice edited by Joseph Schwartz and Kate White (Routledge, 2019) The Bonds of Love by Jessica Benjamin (Knopf Doubleday Publishing Group, 1988) The New Sexual Landscape and Contemporary Psychoanalysis by Danielle Knafo and Rocco Lo Bosco (Confer Books, 2020) Novels about Affairs Anna Karenina by Leo Tolstoy (Penguin Classics, 2003) A Very English Scandal by John Preston (Penguin, 2017) Deception by Philip Roth (Vintage, 1991) Getting Lost by Annie Ernaux (Fitzcarraldo Editions, 2022) Madame Bovary by Gustave Flaubert (Wordsworth Editions, 1993) Middlemarch by George Eliot (Wordsworth Editions, 1993) The End of the Affair by Graeme Green (Vintage Classics, 2004)
Bite into blueberry pancakes with Silvia Moreno-Garcia as we discuss how short stories helped her find her voice, the way a gross dream combined with a teen cemetery trip led to Mexican Gothic, her love for abandoned places, why she found Madame Bovary startling when she read it in high school, how to successfully write genres in which the reader is more aware of the tropes than the protagonist, the beauty to be found in flawed characters, how to make sure parallel storylines are equally interesting, one technique she admits doing which makes multiple types of readers angry, the difficulty of resisting branding, the reason the term magic realism is overused, and much more.
Nous avons l'habitude de concevoir le désir comme quelque chose de spontané, une ligne directe entre nous et l'objet que nous désirons. Pour René Girard, rien n'est plus faux. Le désir n'est pas une ligne, assure-t-il, c'est un triangle, dans lequel l'Autre joue un rôle déterminant. Que voulait-il dire par là ? C'est ce que nous allons découvrir dans cet épisode.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Neste episódio, exploramos o conceito de "bovarismo", inspirado na obra Madame Bovary, de Gustave Flaubert, e no filósofo Jules de Gaultier. Discutimos a distorção da autoimagem, a busca incessante por um "eu ideal" e o impacto desse fenômeno na vida de quem insiste em torcer a realidade para adequá-la às suas fantasias. Será que você conhece alguém assim? Ou talvez já tenha vivido algo semelhante? Venha refletir sobre ambição, autenticidade e o equilíbrio entre quem somos e quem queremos ser.See omnystudio.com/listener for privacy information.