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Aujourd'hui, on décrypte une véritable secousse silencieuse dans le secteur financier, révélée par la dernière édition du Baromètre de l'Autorité des marchés financiers.L'intelligence artificielle s'invite dans la gestion d'épargne, et elle bouscule les codes traditionnels de l'investissement.L'émergence d'une fracture générationnelle.Pour les dirigeants et directeurs des systèmes d'information du secteur bancaire, le premier levier stratégique à retenir est l'émergence d'une fracture générationnelle.Globalement, l'utilisation de l'intelligence artificielle pour s'informer avant un placement reste minoritaire, plafonnant à 11% des Français.Mais attention, ce chiffre cache une réalité bien plus tranchée sur le terrain. Chez les moins de 35 ans, ce taux grimpe à près de 20%, contre à peine moins de 5% pour les plus de 55 ans.Concrètement, cela signifie que la prochaine génération de clients fortunés ou d'investisseurs réguliers a déjà intégré l'algorithme dans son parcours de décision.Et si vos plateformes n'intègrent pas rapidement de briques d'IA, vous risquez tout simplement de perdre cette cible de demain, qui se tourne vers des outils plus agiles.Oubliez le fantasme du robot-gourouLe deuxième point de rupture concerne la nature même de l'usage.Oubliez le fantasme du robot-gourou qui gère un portefeuille de manière totalement autonome. Aujourd'hui, l'intelligence artificielle agit avant tout comme un copilote.Parmi les utilisateurs, plus de 40% s'en servent en complément des informations fournies par leur conseiller classique. Et le recours exclusif à la machine reste figé à un minuscule 5%. La raison est simple, c'est la méfiance face au risque technologique.De manière plus générale, deux tiers des français redoutent que l'usage de l'IA par des professionnels n'induise des erreurs. L'enjeu n'est donc pas de remplacer l'humain, mais de concevoir une IA explicable et rassurante, capable d'épauler le conseiller sans l'effacer.La personnalisation comme relais de croissanceEnfin, le troisième pilier réside dans la personnalisation comme relais de croissance.54% des Français estiment que si les professionnels utilisaient ces technologies, cela permettrait d'offrir des conseils beaucoup plus adaptés à leur situation personnelle.C'est exactement ici que se trouve la véritable valeur business. Les institutions qui déploieront l'IA dans leur back-office comme un moteur de calcul au service du conseiller rafleront la mise. Cela permet d'industrialiser le sur-mesure tout en maîtrisant les coûts de structure.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Claude GrisonCollège de FranceAvenir Commun Durable (2025-2026)Année 2025-2026Colloque - Symbioses : du mutualisme plantes/microbes à l'économie symbiotique et de la coopérationClaude Grison : Symbioses : du mutualisme plantes/microbes à l'économie symbiotiqueClaude GrisonDirectrice de recherche, CNRS, directrice du Laboratoire de chimie bioinspirée et innovations écologiques, professeure invitée du Collège de FranceRésuméLe Vivant est animé d'une vie secrète faite de rencontres, d'interactions et d'associations parfois insoupçonnées. Ces interactions biotiques peuvent être bénéfiques, sans effet ou néfastes. Globalement, les interactions sont le plus souvent à bénéfices réciproques (mutualisme), car la sélection naturelle conduit à des adaptations qui réduisent ou éliminent l'impact des interactions antagonistes. Ces interactions biologiques positives créent une relation étroite et durable entre deux individus, matérialisée par un échange de service non obligatoire (coopération) ou une relation vitale (symbiose). Quelques exemples concrets illustreront l'importance de ces interactions du Vivant, en particulier quand il est soumis au stress qu'on lui impose. Il s'agira notamment de mieux comprendre les relations symbiotiques entre une des rares légumineuses devenue hyperaccumulatrice d'éléments métalliques et une bactérie du genre rhizobium capable de survivre dans un milieu très pollué. Dans un second temps, il sera montré comment cette association est devenue le point de départ de la restauration d'un sol très dégradé. Enfin, les résultats de cette restauration écologique sont à l'origine d'une nouvelle économie de type symbiotique : l'écosystème recréé génère une ressource minérale précieuse et valorisée selon le concept de l'écocatalyse. Cette association bénéfique entre l'activité humaine et la Nature est génératrice d'une économie régénérative capable de remplacer le modèle extractif.Présentation du colloqueLe Vivant est animé d'une vie secrète faite de rencontres, d'interactions et d'associations parfois insoupçonnées. Ces interactions biotiques peuvent être bénéfiques, sans effet ou néfastes. Globalement, les interactions sont le plus souvent à bénéfices réciproques (mutualisme), car la sélection naturelle conduit à des adaptations qui réduisent ou éliminent l'impact des interactions antagonistes. Ces interactions biologiques positives créent une relation étroite et durable entre deux individus, matérialisée par un échange de service non obligatoire (coopération) ou une relation vitale (symbiose). Quelques exemples concrets illustreront l'importance de ces interactions du Vivant, en particulier quand il est soumis au stress qu'on lui impose. Il s'agira notamment de mieux comprendre les relations symbiotiques entre une des rares légumineuses devenue hyperaccumulatrice d'éléments métalliques et une bactérie du genre rhizobium capable de survivre dans un milieu très pollué. Dans un second temps, il sera montré comment cette association est devenue le point de départ de la restauration d'un sol très dégradé. Enfin, les résultats de cette restauration écologique sont à l'origine d'une nouvelle économie de type symbiotique : l'écosystème recréé génère une ressource minérale précieuse et valorisée selon le concept de l'écocatalyse. Cette association bénéfique entre l'activité humaine et la Nature est génératrice d'une économie régénérative capable de remplacer le modèle extractif.IntervenantsClaude Grison, directrice de recherche, CNRS, directrice du Laboratoire de chimie bioinspirée et innovations écologiques, professeure invitée du Collège de FranceMarc-André Selosse, professeur au Muséum national d'Histoire naturelle, membre de l'Académie d'Agriculture, président de BioGéeIsabelle Delannoy, ingénieure agronome et présidente de l'Entreprise SymbiotiqueSébastien Treyer, directeur général de l'IDDRI, Institut du développement durable et des relations internationales
Pour comprendre l'économie du vin aujourd'hui, un chiffre donne le vertige : la consommation mondiale est tombée à son plus bas niveau depuis 1961. Selon les dernières données de l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), elle s'établit désormais à 221 millions d'hectolitres, marquant une rupture historique après des décennies de stabilité relative. Ce n'est plus une simple fluctuation de marché, mais une véritable crise structurelle alimentée par une "tempête parfaite" de facteurs économiques et socioculturels.Le premier levier de cette chute est purement inflationniste. Le prix moyen d'une bouteille a bondi de près de 30 % en quelques années, poussé par l'explosion des coûts de l'énergie, du verre et du transport. Cette hausse des prix intervient alors que le pouvoir d'achat des ménages s'érode, reléguant le vin au rang de produit de luxe occasionnel plutôt que de bien de consommation courante. Parallèlement, la production mondiale a elle-même chuté de 10 % en 2023, atteignant son niveau le plus faible depuis 1961 en raison des aléas climatiques extrêmes, ce qui maintient une pression haute sur les tarifs.Le désamour est particulièrement frappant dans les bastions historiques. En France, la consommation continue de s'effriter, mais c'est surtout du côté des grandes puissances économiques que le choc est visible : aux États-Unis, premier marché mondial, le recul est de près de 6 %, tandis que le marché chinois, autrefois perçu comme l'Eldorado du secteur, s'est littéralement effondré avec une baisse de 25 % de ses importations. Globalement, en l'espace de seulement cinq ans, la consommation mondiale a fondu de 12 %.Enfin, un changement sociétal profond achève de vider les verres. Les jeunes générations, notamment les Millénials et la Gen Z, ne consomment plus comme leurs aînés. Le vin subit la concurrence féroce de boissons jugées plus modernes ou "plus saines", comme les bières artisanales, les spiritueux haut de gamme ou les boissons sans alcool. Les campagnes de santé publique et la montée en puissance du mouvement "Dry January" modifient durablement le rapport à l'alcool. Pour l'économie viticole, le défi est immense : il ne s'agit plus seulement de vendre une bouteille, mais de réussir à séduire un consommateur qui, par choix financier ou par conviction, a décidé de passer son tour. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Quel est l'impact de la fermeture du détroit d'Ormuz sur les économies africaines ? Coup de projecteur ce matin sur le Cameroun, qui est un pays producteur de pétrole, mais qui est obligé d'importer le carburant qu'il consomme, car il n'a aucune capacité de raffinage. Hiram Samuel Iyodi est un jeune homme d'affaires de 39 ans, qui a travaillé plusieurs années dans le secteur pétrolier à Douala. Le 12 octobre dernier, avec son parti, le MP3, il était aussi candidat à la présidentielle, où il est arrivé officiellement huitième avec moins de 1% des voix. De passage à Paris, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Quelles sont les répercussions du conflit au Moyen-Orient sur un pays comme le vôtre, le Cameroun ? Hiram Samuel Iyodi : Le détroit d'Ormuz, c'est quand même 16 % des exportations du continent africain. Le Cameroun, en particulier, est un pays producteur de pétrole qui ne le raffine pas son pétrole, qui le commercialise sur les marchés internationaux. Depuis le démarrage de la guerre du côté de l'Iran, c'est un doublement des prix des produits pétroliers sur les marchés internationaux. L'Etat du Cameroun se retrouve donc de nouveau à devoir subventionner partiellement la mise à la consommation des produits pétroliers sur le marché. Il y a un impact qui ne va pas tarder à venir sur les coûts des transports et sur les coûts des produits alimentaires. Alors, depuis plus de deux ans, le Nigeria voisin dispose d'une méga raffinerie construite par le milliardaire Aliko Dangoté, près de Lagos. Vous qui avez travaillé plusieurs années dans le secteur pétrolier chez CAC International, qu'est-ce que vous conseillez ? Aujourd'hui, la réalité de la situation nous impose à peu près un appel de fonds de 1000 milliards de francs CFA pour pouvoir réparer la Sonara. Je pense que ça devrait être la priorité. C'est la raffinerie qui se trouve à Limbé. Et qui a pris feu… Et qui a pris feu en 2020. En plus, il y a la nécessité, avec le déploiement de la zone industrielle du port autonome de Kribi, de construire une deuxième raffinerie à Kribi. C'est vrai que le Nigeria a augmenté ses livraisons de produits pétroliers vers le Cameroun. On est pratiquement à 30 ou 40 % aujourd'hui. C'est notre premier fournisseur actuellement, notamment avec l'investissement de Dangoté. Mais pour une meilleure souveraineté énergétique, le Cameroun gagnerait à la fois à remettre en état la raffinerie de Limbé et à en construire une nouvelle au niveau de la zone industrielle du port de Kribi. Et que faut-il faire ? Globalement, il faut pouvoir mettre en place une stratégie industrielle qui nous permet de transformer nos matières premières localement. Nous continuons d'importer des denrées comme l'huile de palme, comme le sucre, alors que nous avons le territoire et les compétences pour les transformer localement. L'un des secteurs les plus touchés par la crise au Moyen-Orient, c'est aussi le transport aérien. La hausse du prix des billets d'avion, est-ce que c'est inéluctable ? C'est inéluctable. Si le kérosène flambe. Il y a un impact direct. Il y a le transport aérien, vous l'avez dit, il y a également le transport maritime. Donc, c'est un impact majeur sur un continent pour lequel le pouvoir d'achat est déjà relativement bas. On a déjà pratiquement une vingtaine de monnaies africaines qui ont été dépréciées depuis le début de l'année. Nous sommes fortement inquiétés par la situation. Alors vous parlez de ces monnaies nationales dont la valeur est dépréciée. Vous qui êtes hostile au franc CFA, est-ce que, momentanément, cette monnaie adossée à l'euro ne vous protège pas ? Si, elle assure, malheureusement ou heureusement, une certaine stabilité. Avant de pouvoir penser à une transformation ou un cheminement vers une monnaie autonome, africaine ou camerounaise, il faut un minimum de stabilité de l'économie. Et là, nous sommes donc obligés pour le moment de faire avec le franc CFA qui assure un minimum de stabilité pour nos économies. Vous êtes aussi un homme politique camerounais à la tête du Mouvement patriotique pour la prospérité du peuple, le MP3. Vous avez brigué la magistrature suprême le 12 octobre dernier. Au final, vous êtes arrivé huitième avec moins de 1 % des voix officiellement. N'êtes-vous pas déçu par ce score ? Déçu par le résultat. Mais je pense que les citoyens ont estimé que le candidat Issa Tchiroma était celui qui incarnait le mieux la rupture face au régime, ou alors qui avait le plus grand espoir de chance de victoire. Et donc le débat politique en 2025 ne s'est pas vraiment joué sur la qualité des offres politiques, mais sur la capacité à renverser le régime RDPC. En fait, beaucoup de sympathisants de l'opposition ont voté massivement Tchiroma c'est ça ? Absolument. Même dans notre camp. Nous avons des militants qui nous appelaient le matin pour nous prévenir qu'ils allaient voter en faveur du candidat Tchiroma. Pour combattre la fraude électorale dans votre pays, vous proposez une application de suivi du dépouillement des bulletins en temps réel ? C'est ce que nous avons proposé, ce qui nécessitait d'avoir une couverture de l'ensemble des bureaux de vote, avec une remontée instantanée des résultats qui permettrait que le même jour, à 22 h-23 h, on sache quelle est la tendance réelle des votes. Il y a un mois, le Parlement camerounais a révisé la Constitution de votre pays. Paul Biya va être désormais épaulé par un vice-président. Qu'est-ce que vous en pensez ? Deux choses. La première, c'est que cette loi a été votée par un Parlement dont le mandat est échu théoriquement depuis l'année 2025, qui se retrouve donc en train de voter une nouvelle architecture constitutionnelle d'une part. Et d'autre part, le président Biya n'avait pas présenté cette disposition-là dans le projet qu'il avait défendu devant les Camerounais au moment de la campagne électorale. Donc pour nous, c'est une violation de la légitimité populaire. Alors pour l'instant, personne ne sait qui va être désigné par Paul Biya comme son vice-président, mais certains, dans l'opposition, redoutent un choix dynastique… C'est ce que nous entendons dire. Pour être très précis, il est évoqué le nom du fils actuel du président de la République, qui est un citoyen camerounais comme les autres, donc qui pourra aspirer à une fonction politique. Pour nous, le problème réside dans la qualité nominative de cette vice-présidence. On pourrait donc se retrouver avec un citoyen camerounais à la tête de l'Etat, qui n'a pas été désigné par les électeurs camerounais. Donc si fonction de vice-président il devrait y avoir, cela devrait passer par un vote au cours d'une élection, au cours peut-être de la prochaine élection présidentielle avec un ticket président vice-président qui serait présenté aux citoyens camerounais. Le leader d'opposition Maurice Kamto, qui vous avait reçu pendant la campagne électorale, parle même d'une régression, d'un naufrage constitutionnel et politique… Ce que le président Kamto dit est exact. Nous devons rester mobilisés pour rappeler que ce qui se passe est extrêmement grave pour la démocratie camerounaise.
Au début des années 1960, en pleine rivalité spatiale entre les États-Unis et l'URSS, le programme Project Mercury sélectionne les premiers astronautes américains : les célèbres “Mercury Seven”. Tous sont des hommes, pilotes d'essai militaires. Pourtant, en parallèle, une expérience méconnue va démontrer que des femmes pouvaient répondre aux mêmes exigences, voire les dépasser : c'est le programme informel appelé Mercury 13.Tout commence avec le docteur William Randolph Lovelace II, spécialiste de médecine aéronautique et concepteur des tests physiologiques de la NASA. Convaincu que les femmes présentent des avantages potentiels — masse corporelle plus faible, consommation d'oxygène réduite, meilleure tolérance à l'isolement — il décide de leur faire passer exactement les mêmes épreuves que les astronautes masculins.Entre 1960 et 1961, 25 femmes pilotes expérimentées sont recrutées. Treize d'entre elles réussissent l'ensemble des tests médicaux et psychologiques : d'où le nom “Mercury 13”. Parmi elles, Jerrie Cobb, une pilote exceptionnelle totalisant plus de 10 000 heures de vol.Les tests sont extrêmement exigeants. Ils incluent des examens cardiovasculaires poussés, des analyses neurologiques, et surtout des épreuves de résistance. L'une des plus célèbres consiste à rester isolé dans un caisson sensoriel rempli d'eau tiède, dans l'obscurité totale et sans repère visuel. Jerrie Cobb y tient plus de 9 heures, surpassant la plupart des hommes testés.D'autres épreuves mesurent la tolérance aux accélérations, la capacité respiratoire ou encore la résistance au stress. Globalement, les résultats sont équivalents, et parfois supérieurs, à ceux des astronautes masculins. Scientifiquement, rien ne justifie leur exclusion.Mais le programme s'arrête brutalement. Contrairement aux Mercury Seven, ces femmes ne sont pas issues de l'armée, condition exigée par la NASA pour des raisons administratives et politiques. À l'époque, les femmes sont exclues des postes de pilotes d'essai militaires. Résultat : elles sont éliminées… non pour des raisons médicales, mais institutionnelles.En 1962, Jerrie Cobb et d'autres candidates témoignent devant le Congrès américain pour défendre leur cause. Malgré leurs performances, le programme ne sera jamais relancé.Ironie de l'histoire : en 1963, l'URSS envoie Valentina Tereshkova dans l'espace, devenant la première femme cosmonaute.L'expérience Mercury 13 révèle ainsi un décalage frappant entre les capacités scientifiques démontrées et les barrières sociales de l'époque. Elle montre que, dès les débuts de la conquête spatiale, les femmes étaient prêtes — mais pas encore autorisées — à franchir les frontières de l'espace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La récente victoire d'un robot au semi-marathon de Pékin montre qu'un nouveau cap spectaculaire est franchi en matière de robotique en Chine, entre prouesse technologique et révolution industrielle.Interview : Shanhui Zhang, journaliste à China Global Television NetworkPunchlinesUn robot a couru un semi-marathon en 50 minutes.Le vrai enjeu, ce sont les technologies derrière la performance.Les robots entrent déjà dans le quotidien en Chine.Cette révolution interroge sur la place de l'humain.Comment expliquer la performance spectaculaire de ces robots lors du semi-marathon ?Ce qui a surpris tout le monde, c'est la vitesse. Les robots ont terminé les 21 kilomètres en un peu plus de 50 minutes, ce qui dépasse déjà le record humain. Sur place, l'ambiance était unique : d'un côté les coureurs humains, de l'autre les robots observés et commentés par la foule. Il y avait une grande diversité de machines, certaines très élégantes, d'autres plus instables. Mais surtout, on a changé d'échelle : on est passé d'une vingtaine d'équipes à plus de 100, avec une dimension internationale.Au-delà de la performance, quel est l'objectif réel de cette course ?Ce n'est pas seulement une compétition de vitesse. L'enjeu principal, ce sont les technologies développées derrière. Par exemple, la gestion de la chaleur est cruciale : les robots doivent dissiper l'énergie produite par leurs moteurs. On a vu apparaître des systèmes avancés comme des micro-pompes à lévitation magnétique pour refroidir les composants. Ce type d'événement permet de structurer toute une industrie, avec des acteurs du hardware, du software et même des collaborations internationales, comme entre la Chine et la France.Peut-on déjà parler d'une industrie robotique mature en Chine ?Oui, clairement. On voit émerger un véritable écosystème avec des fabricants, des fournisseurs de composants, des développeurs logiciels et des chercheurs. Certaines entreprises issues du smartphone, comme Honor, investissent massivement dans les robots humanoïdes. Et surtout, les robots sont déjà présents dans la vie quotidienne : livraisons dans les hôtels, services en restaurant, robots cuisiniers ou compagnons de jeu. La compétition entre entreprises fait baisser les coûts et accélère la commercialisation.Les robots suscitent-ils de l'enthousiasme ou des inquiétudes ?Globalement, les réactions sont positives. Les gens sont impressionnés et voient le côté pratique. Mais il existe aussi une inquiétude : si les robots deviennent trop intelligents, quelle sera la place de l'humain ? En parallèle, de nouveaux métiers émergent, notamment dans l'intelligence artificielle. Et certains pensent que les compétences humaines, comme la sensibilité ou la compréhension des émotions, deviendront encore plus essentielles. Cela pose une vraie réflexion philosophique sur ce qui fait notre valeur en tant qu'humains.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:02:38 - par : Emmanuel Cugny - Le nombre de distributeurs automatiques de billets (DAB) diminue en France, même si une faible part de la population met aujourd'hui plus de 15 minutes en voiture pour y accéder, selon les chiffres de la Fédération bancaire française. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France
L'essor de l'intelligence artificielle transforme en profondeur les armées. Des algorithmes embarqués permettent de détecter, classifier, identifier automatiquement des objets d'intérêts militaires en un temps record. Ces systèmes prêts à l'emploi bousculent le tempo des opérations. La vitesse, facteur clé de la victoire. Et pour atteindre cette célérité, l'intelligence artificielle est devenue incontournable, insiste le colonel Frédéric, en charge du système d'information de l'armée de l'Air et de l'Espace : « On travaille selon une boucle opérationnelle. Parfois, on l'appelle la boucle OODA. Observation, Orientation, Décision, Action. Globalement, c'est une boucle dans laquelle on traite du renseignement pour savoir quelle est la menace au regard des moyens dont on dispose, on va planifier la meilleure des missions possibles. Et les outils d'IA vont permettre à l'opérateur humain de faciliter toute la réalisation de ce cycle-là ». Safran IA, ex-Preligens, développe des algorithmes prêts à l'emploi sur tout type de capteurs, souligne son directeur, Sébastien Fabre. Que ce soit à partir d'images satellites, de boules optroniques ou de capteurs électromagnétiques : « L'IA est capable de détecter des objets qu'on appelle des observables, de savoir quel type d'objets il s'agit, est-ce que c'est un véhicule blindé, est-ce que c'est un pick-up, etc. Même de les identifier et dire de quel type de véhicule blindé ou de quel type d'avion il s'agit. Quand vous avez quelqu'un qui utilise une jumelle, par exemple, pour observer un terrain d'opération, l'humain peut être distrait par quelque chose qui se passe et louper l'arrivée d'un drone, par exemple. Et grâce à notre IA, on va être capable d'afficher ou de mettre un petit cadre autour de quelque chose que l'humain ne verrait pas forcément ou serait distrait par un autre objet ». Un démultiplicateur de force L'IA est donc un démultiplicateur de force. Prenons le cas d'un pilote, la boule optronique, qui équipe son chasseur, à l'instar d'une jumelle, lui permet de voir loin. Mais identifier ce qui est perçu, c'est une autre affaire. « Parfois, le pilote voit vaguement quelque chose dans le ciel. Pour nous, l'objectif c'est d'aller plus vite sur la détection de cet objet. Et là, il y a des algorithmes d'IA qui voient mieux que l'œil humain et qui peuvent, au-delà de la détection d'un objet, les reconnaître également. Dire que c'est un avion et vérifier de quel type d'avion il s'agit. Donc c'est bien toute cette complémentarité entre la capacité de l'homme à analyser certaines données et puis là où l'homme, finalement, n'a pas les capacités physiques ou atteint ses limites physiques, c'est là qu'il faut chercher le positionnement de l'IA », explique le colonel Frédéric. Dans certains cas, seule l'IA pourra répondre à l'IA Mais si l'IA se niche derrière tous les capteurs, il faut désormais bâtir une nouvelle architecture, souligne Sébastien Fabre de Safran IA : « Si je prends simplement l'exemple de plusieurs drones déployés sur un théâtre d'opérations, vous ne pouvez pas regarder un écran pour chacun des drones et essayer de comprendre ce qui se passe. Donc, un de nos enjeux, c'est la fusion de ces informations. Tous les systèmes sont un petit peu comme des pièces d'un puzzle qui ne sont pas encore reconstituées. Et je pense que ce qu'on va voir arriver dans les années qui viennent, c'est la coordination de tous ces systèmes avec l'IA agentique qui va organiser les différentes IA qui sont spécialisés dans leur domaine pour amener de la cohérence, de la synchronisation et de l'efficacité dans tout ça ». La course à la vitesse va aussi obliger à l'automatisation de certains systèmes d'armes, en particulier pour la lutte anti-drone où seule l'IA pourra répondre à l'IA.
Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.
durée : 00:05:01 - L'invité de la rédaction de ICI Lorraine - Les producteurs de mirabelles en Lorraine ont passé une partie du week-end inquiets à cause de la baisse des températures. Le président de l'association Mirabelles de Lorraine rassure, ce lundi, sur ici Lorraine : les dégâts sont limités. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
La maternité influe-t-elle sur l'espérance de vie ? La question intrigue depuis longtemps, entre idées reçues, discours culturels et hypothèses biologiques parfois contradictoires. Une étude solide permet toutefois d'y voir plus clair : celle menée par des scientifiques spécialistes du vieillissement à l'Université d'Helsinki, à partir des données de la Finnish Twin Cohort.Cette cohorte est particulièrement précieuse pour la recherche. Depuis 1974, elle suit plusieurs milliers de paires de jumeaux finlandais, en recueillant des informations détaillées sur leur santé, leur mode de vie, leur histoire reproductive et leur longévité. L'intérêt majeur d'un tel dispositif est qu'il permet de comparer des individus partageant le même patrimoine génétique — et souvent un environnement similaire — tout en différant sur un point précis : ici, le fait d'avoir eu des enfants, et combien.Pendant longtemps, deux théories se sont opposées. La première, dite du « coût biologique de la reproduction », suggère que la maternité accélérerait le vieillissement : grossesse, accouchement, allaitement et stress parental mobilisent intensément l'organisme, au détriment de la longévité. La seconde avance l'idée inverse : devenir mère pourrait conférer des bénéfices à long terme, via des changements hormonaux protecteurs, une meilleure intégration sociale ou des comportements de santé plus favorables.Les résultats issus de la Finnish Twin Cohort sont nuancés et particulièrement intéressants. Globalement, l'étude ne montre pas de réduction significative de l'espérance de vie liée au fait d'avoir eu des enfants. Autrement dit, la maternité en soi ne semble ni raccourcir ni allonger la durée de vie de manière marquée. Toutefois, lorsque les chercheurs examinent le nombre d'enfants, des différences apparaissent. Les femmes ayant eu un nombre modéré d'enfants présentent une longévité comparable, voire légèrement supérieure, à celles qui n'en ont pas eu. En revanche, une très forte parité — de nombreuses grossesses — est associée à une légère diminution de l'espérance de vie.L'un des apports majeurs de cette étude est le contrôle des facteurs génétiques et environnementaux. En comparant des jumelles, les chercheurs réduisent fortement l'influence de variables cachées, comme une prédisposition génétique à certaines maladies ou un milieu socio-économique particulier. Les différences observées sont donc plus plausiblement liées à la trajectoire reproductive elle-même.En conclusion, la maternité ne constitue pas un « risque » pour la longévité. Son impact dépend davantage du contexte global : nombre d'enfants, conditions de vie, accès aux soins, charge mentale et soutien social. Une réponse scientifique, loin des clichés, qui rappelle que la santé et l'espérance de vie sont toujours le fruit d'un équilibre complexe entre biologie et mode de vie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Face à la hausse des prix à la pompe, nos voisins européens annoncent déjà des premières mesures. Par exemple, l'Italie prévoit une baisse des taxes sur le carburant. Pourquoi ne pas faire la même chose en France ? L'association 40 millions d'automobilistes le demande depuis plusieurs jours. Écoutez le point de vue de Patrice Geoffron, professeur de sciences économiques à l'université Paris-Dauphine et directeur du Centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières (CGEMP).Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
GESTIONNAIRES EN ACTION. Bombardier a dévoilé de bons résultats financiers au quatrième trimestre de son exercice 2025, mais d’autres éléments positifs ont aussi retenu l’attention de Luc Girard, gestionnaire de portefeuille à Noël Girard Lehoux, Valeurs mobilières Desjardins. «Globalement, on parle de résultats solides, surtout cohérents avec ce qu'on appelle la transformation de Bombardier des dernières années. Au quatrième trimestre, les revenus ont atteint 3,69 milliards de dollars (G$US), ce qui représente une croissance de 19 % sur un an. La progression vient surtout des livraisons plus élevées des jets d'affaires, mais aussi d'un mix de produits favorables. Mais ce qui frappe le plus que la croissance des revenus, en fait, c'est l'amélioration de la rentabilité. Écoutez, le bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA) a atteint 658 millions de dollars (M$US)», résume-t-il. Selon lui, les résultats montrent que Bombardier ne fait pas que vendre des avions, elle génère aussi davantage de bénéfices par avion. Il retient trois éléments importants des résultats trimestriels. Bombardier a livré 64 avions au quatrième trimestre, comparativement à 57 l'année dernière. L'amélioration de la rentabilité avec un bénéfice avant intérêts et impôts (BAII) qui passe à 486M$US, ce qui constitue une hausse de 37% sur un an. Cet élément indique que la restructuration des dernières années a porté ses fruits avec une meilleure discipline financière, une chaîne d'approvisionnement plus stable et une meilleure efficacité industrielle. Génération de liquidités avec des flux de trésorerie libres au quatrième trimestre qui ont dépassé 1G$US. Luc Girard note également la progression du carnet de commandes, qui a atteint 17,5G$US au 31 décembre, lui qui était de 14,4G$US un an auparavant. «C'est quand même une progression de 22% et ce chiffre-là, il est important pour deux raisons. Premièrement, il confirme que la demande pour les jets d'affaires demeure solide, malgré les taux d'intérêt plus élevés et l'incertitude économique mondiale. Deuxièmement, il vous donne une visibilité sur les livraisons futures et ça stabilise les attentes au niveau du marché», dit-il. Prévisions, tensions commerciales et division des services Pour l’exercice 2026, Bombardier vise plus de 10G$US, plus de 157 livraisons d'avions, un BAIIA supérieur à 1,625G$US et des flux de trésorerie libres entre 600M$US et 1G$US. «C'est sûr que les prévisions indiquent que la direction anticipe la poursuite de la croissance, mais avec une certaine prudence sur la génération des liquidités, ce qui reflète quand même un environnement économique encore incertain», soutient Luc Girard. Du côté des tensions commerciales avec les États-Unis, le gestionnaire de portefeuille estime qu’il s’agit du principal point d’interrogation en ce qui concerne le futur proche de Bombardier. «Toute discussion sur des tarifs ou des restrictions commerciales, ça va créer de la volatilité boursière. Mais il faut faire la distinction entre les déclarations et les politiques réelles. À ce stade-ci, on parle davantage d'un risque de perception que d'un effet opérationnel concret», juge-t-il. Luc Girard voit aussi d’un bon œil la bonne performance de la division des services, qui inclut entre autres la maintenance des appareils et le remplacement des pièces. «Ça génère des revenus récurrents et ça donne quand même des marges plus élevées que lorsqu'on vend initialement l'appareil. Plus la flotte installée par Bombardier augmentera, plus cette activité deviendra importante, ce qui rend l'entreprise moins dépendante dans le cycle des nouvelles commandes», explique-t-il. Il note aussi l’émergence des activités de Bombardier dans le secteur de la défense, qui réduisent la dépendance de l’entreprise aux cycles de l’aviation civile.Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
GESTIONNAIRES EN ACTION. Alphabet a fait état de résultats financiers robustes au quatrième trimestre de son exercice 2025, mais les investisseurs s’inquiètent des gigantesques dépenses en capital que la direction prévoit effectuer en 2026. «Les résultats d’Alphabet (GOOGL, 331,25$US) ont été exceptionnels, surtout pour une entreprise de cette taille», résume François Rochon, président et gestionnaire de portefeuille de Giverny Capital et actionnaire de longue date de la société spécialisée dans la recherche en ligne et les services infonuagiques. Globalement, l’entreprise a dévoilé un bénéfice net de 34,5 milliards de dollars américains (G$US) durant le trimestre, et des revenus de 113,8G$US. «On parle de plus de 400G$US de revenus en 2025. À ce niveau, une croissance de 18% des revenus sur un an est phénoménale», dit-il. Les marchés ont toutefois fait preuve de prudence devant la volonté de la direction de dépenser entre 175G$US et 185G$US cette année pour financer, notamment, l’avancement de ses services d’intelligence artificielle, qui passent par l’agent conversationnel Gemini. Alphabet a les moyens de ses ambitions «Je pense que c'est difficile pour des gens, actionnaires ou non, de poser un jugement là-dessus. Alphabet ne va pas donner tous ses secrets, mais il faut voir quel est le réel objectif de ces gros investissements. La bonne nouvelle, c'est que la société a les moyens de payer 185G$US en un an, puisqu’elle génère plus de 200G$US annuellement en flux de trésorerie libres», explique l’investisseur. Il rappelle que Gemini a vu son nombre d’utilisateurs grimper à 750 millions sur une base mensuelle. «En un an, ils ont vraiment fait un travail extraordinaire parce que c'était une réelle menace. Quand ChatGPT est sorti il y a trois ans, Google a très bien réagi. Même le président d'OpenAI, Sam Altman, a reconnu que Gemini était une excellente application. Ça a probablement coûté très cher à développer, mais je pense que ça a préservé le cœur du modèle d’affaires de Google», raconte François Rochon. Ce dernier souligne qu’au dernier trimestre, la division de services infonuagiques Google Cloud a vu ses revenus progresser de 48% sur un an, pour atteindre 17,7G$US. «C’est une meilleure progression que pour les services concurrents AWS d’Amazon (AMZN, 222,69$US) ou Azure de Microsoft (MSFT, 393,67$US)», dit-il. Le pavé dans la marre d’Anthropic Outre les résultats d’alphabet, la semaine a aussi été marquée par une mise à jour majeure de l’agent conversationnel Claude, conçu par Anthropic, qui améliore grandement sa capacité à effectuer des tâches de programmation, générer des analyses financières ou rédiger des documents légaux. Le secteur des technologies a reculé à la suite de cette annonce, un geste que François Rochon considère comme une «surréaction». «Il y a des entreprises qui ont vu leur titre baisser de 10% à 15% en une journée qui restent extrêmement solides, qui existent depuis des décennies et qui possèdent des avantages concurrentiels difficiles à déloger. Il n’y a pas de niveau d’irrationnalité qui ne peut pas être atteint. Ça fait partie du jeu, mais je pense que la réaction des marchés a été exagérée», dit-il. La mise à jour de Claude ne remet donc pas en question les investissements de Giverny Capital dans des entreprise comme Alphabet ou Meta Platforms (META, 670,21$US). Le titre d'Alphabet a terminé la séance du 5 février sur un léger recul de 1,79$US, ou de 0,54%, à 331,25$US.Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Météo en ce Nouvel An : un temps globalement beau, avec quelques ondées isolées sur les hauteurs by TOPFM MAURITIUS
« Au terme d'une longue nuit, relève Afrik.com, l'Assemblée nationale béninoise a adopté, samedi matin à l'aube, une vaste révision constitutionnelle. Le texte instaure un Sénat et allonge les mandats du président de la République, des députés et des maires de 5 à 7 ans. » Précision importante, pointe La Nation à Cotonou, « cette réforme au niveau des mandats électifs prend effet à partir des élections générales de l'année prochaine. Ce qui veut dire que la (nouvelle) loi constitutionnelle ne concerne pas le mandat actuel du président de la République, Patrice Talon qui passera le témoin en mai prochain ». Pourquoi cette révision ? D'après la mouvance présidentielle, relève le site d'information Banouto, « ce nouveau texte vise à renforcer la stabilité, la transparence et l'efficacité des institutions et la vitalité démocratique du Bénin ». L'opposition bâillonnée ? Alors, « la question pressante, estime pour sa part La Nouvelle Tribune, toujours à Cotonou, est de savoir si le Bénin, fort de ce nouveau cadre constitutionnel, peut désormais engager une trajectoire de développement plus sereine et plus rapide. Les arguments avancés en faveur de cette modification visent principalement à éliminer ce qui est perçu comme des freins structurels au progrès national, pointe le quotidien béninois. La classe dirigeante pointe souvent du doigt les cycles électoraux polarisés et les crises politiques récurrentes, les décrivant comme des sources de distraction et d'instabilité, empêchant la pleine concentration sur les politiques de développement économique et social. L'un des objectifs affichés est d'instaurer une sorte de trêve politique en apaisant le jeu électoral et institutionnel. (…) Cependant, la lecture de la classe politique et de la Société civile est loin d'être unanime, tempère La Nouvelle Tribune. Pour certains observateurs, (au contraire) l'adoption de cette loi modificative est un processus qui pourrait exacerber les fractures politiques et conduire à la non-participation d'une partie importante de l'opposition aux différents rendez-vous électoraux. » Déjà, note Aujourd'hui, le principal parti d'opposition, les Démocrates, a été écarté des élections locales et de l'élection présidentielle : « à l'évidence, affirme le site burkinabé, le président Patrice Talon, qui ne briguera (donc) pas un 3e mandat, est en train de modeler le paysage politique et institutionnel avant son départ du palais de la Marina. Il a ouvert un large boulevard pour son dauphin, Romuald Wadagni, lequel sans un challenger de poids, en l'occurrence celui des Démocrates, écarté pour cause de parrainage, est à 50 % déjà vainqueur de la présidentielle d'avril prochain. » Une « manœuvre savamment orchestrée » ? Le Pays, toujours au Burkina, revient sur cette réforme constitutionnelle : certes, elle « est présentée par ses promoteurs comme un instrument de paix, une architecture d'unité nationale et un rempart contre l'instabilité. Pourtant, derrière cet argumentaire officiel particulièrement séduisant, pourrait se dissimuler une opération politique minutieusement calibrée, affirme le quotidien ouagalais, destinée à consolider le système mis en place par l'actuel président Patrice Talon, à neutraliser une opposition déjà affaiblie et à protéger l'élite dirigeante contre d'éventuelles poursuites judiciaires. Sinon, s'interroge le journal, pourquoi ne pas avoir engagé cette réforme plus tôt, si son ambition réelle était de renforcer la démocratie béninoise ? Pourquoi intervient-elle précisément à la fin du mandat du président en exercice ? Ce timing, loin d'être anodin, nourrit l'hypothèse d'une manœuvre savamment orchestrée ». Le Pays cite notamment l'allongement des mandats électifs à sept ans, qui constitue, d'après lui, « un point majeur de crispation. Car, il réduit davantage encore l'espace du pluralisme politique. (…) Ce passage du quinquennat au septennat réduira, en effet, la fréquence des élections, verrouillera durablement le jeu politique et condamnera une opposition déjà fragmentée, à une longue traversée du désert… » Illusion démocratique ? Autre point qui pose problème, selon Ledjely en Guinée : la création d'un Sénat : « car un élément interpelle, pointe le site guinéen : aucun futur sénateur ne sera élu. Tous seront membres de droit ou désignés. Et détail ultime : parmi les membres de droit figureront… les anciens présidents. Évidemment, diront certains. Beaucoup y voient un point de chute soigneusement aménagé par le président Patrice Talon lui-même. » Globalement, relève encore Ledjely, sous la présidence Talon, « le Bénin avait semblé incarner l'un des rares îlots d'espérance. En particulier, la confirmation par Patrice Talon qu'il ne briguerait pas un troisième mandat avait séduit. Au point que, dans le sillage des lauriers qui lui étaient tressés, on avait soudain oublié le sort des détenus politiques, dont Reckya Madougou (emprisonnée depuis plus de quatre ans). Mais peut-être avons-nous célébré trop tôt le chef de l'État béninois, soupire Ledjely. Entre l'absence de fait de l'opposition à la prochaine présidentielle et les récentes modifications constitutionnelles aux objectifs suspects, la victoire démocratique que l'on croyait entrevoir paraît bien illusoire ». À lire aussiBénin: l'adoption d'une nouvelle réforme constitutionnelle suscite de vifs débats dans la classe politique
« Au terme d'une longue nuit, relève Afrik.com, l'Assemblée nationale béninoise a adopté, samedi matin à l'aube, une vaste révision constitutionnelle. Le texte instaure un Sénat et allonge les mandats du président de la République, des députés et des maires de 5 à 7 ans. » Précision importante, pointe La Nation à Cotonou, « cette réforme au niveau des mandats électifs prend effet à partir des élections générales de l'année prochaine. Ce qui veut dire que la (nouvelle) loi constitutionnelle ne concerne pas le mandat actuel du président de la République, Patrice Talon qui passera le témoin en mai prochain ». Pourquoi cette révision ? D'après la mouvance présidentielle, relève le site d'information Banouto, « ce nouveau texte vise à renforcer la stabilité, la transparence et l'efficacité des institutions et la vitalité démocratique du Bénin ». L'opposition bâillonnée ? Alors, « la question pressante, estime pour sa part La Nouvelle Tribune, toujours à Cotonou, est de savoir si le Bénin, fort de ce nouveau cadre constitutionnel, peut désormais engager une trajectoire de développement plus sereine et plus rapide. Les arguments avancés en faveur de cette modification visent principalement à éliminer ce qui est perçu comme des freins structurels au progrès national, pointe le quotidien béninois. La classe dirigeante pointe souvent du doigt les cycles électoraux polarisés et les crises politiques récurrentes, les décrivant comme des sources de distraction et d'instabilité, empêchant la pleine concentration sur les politiques de développement économique et social. L'un des objectifs affichés est d'instaurer une sorte de trêve politique en apaisant le jeu électoral et institutionnel. (…) Cependant, la lecture de la classe politique et de la Société civile est loin d'être unanime, tempère La Nouvelle Tribune. Pour certains observateurs, (au contraire) l'adoption de cette loi modificative est un processus qui pourrait exacerber les fractures politiques et conduire à la non-participation d'une partie importante de l'opposition aux différents rendez-vous électoraux. » Déjà, note Aujourd'hui, le principal parti d'opposition, les Démocrates, a été écarté des élections locales et de l'élection présidentielle : « à l'évidence, affirme le site burkinabé, le président Patrice Talon, qui ne briguera (donc) pas un 3e mandat, est en train de modeler le paysage politique et institutionnel avant son départ du palais de la Marina. Il a ouvert un large boulevard pour son dauphin, Romuald Wadagni, lequel sans un challenger de poids, en l'occurrence celui des Démocrates, écarté pour cause de parrainage, est à 50 % déjà vainqueur de la présidentielle d'avril prochain. » Une « manœuvre savamment orchestrée » ? Le Pays, toujours au Burkina, revient sur cette réforme constitutionnelle : certes, elle « est présentée par ses promoteurs comme un instrument de paix, une architecture d'unité nationale et un rempart contre l'instabilité. Pourtant, derrière cet argumentaire officiel particulièrement séduisant, pourrait se dissimuler une opération politique minutieusement calibrée, affirme le quotidien ouagalais, destinée à consolider le système mis en place par l'actuel président Patrice Talon, à neutraliser une opposition déjà affaiblie et à protéger l'élite dirigeante contre d'éventuelles poursuites judiciaires. Sinon, s'interroge le journal, pourquoi ne pas avoir engagé cette réforme plus tôt, si son ambition réelle était de renforcer la démocratie béninoise ? Pourquoi intervient-elle précisément à la fin du mandat du président en exercice ? Ce timing, loin d'être anodin, nourrit l'hypothèse d'une manœuvre savamment orchestrée ». Le Pays cite notamment l'allongement des mandats électifs à sept ans, qui constitue, d'après lui, « un point majeur de crispation. Car, il réduit davantage encore l'espace du pluralisme politique. (…) Ce passage du quinquennat au septennat réduira, en effet, la fréquence des élections, verrouillera durablement le jeu politique et condamnera une opposition déjà fragmentée, à une longue traversée du désert… » Illusion démocratique ? Autre point qui pose problème, selon Ledjely en Guinée : la création d'un Sénat : « car un élément interpelle, pointe le site guinéen : aucun futur sénateur ne sera élu. Tous seront membres de droit ou désignés. Et détail ultime : parmi les membres de droit figureront… les anciens présidents. Évidemment, diront certains. Beaucoup y voient un point de chute soigneusement aménagé par le président Patrice Talon lui-même. » Globalement, relève encore Ledjely, sous la présidence Talon, « le Bénin avait semblé incarner l'un des rares îlots d'espérance. En particulier, la confirmation par Patrice Talon qu'il ne briguerait pas un troisième mandat avait séduit. Au point que, dans le sillage des lauriers qui lui étaient tressés, on avait soudain oublié le sort des détenus politiques, dont Reckya Madougou (emprisonnée depuis plus de quatre ans). Mais peut-être avons-nous célébré trop tôt le chef de l'État béninois, soupire Ledjely. Entre l'absence de fait de l'opposition à la prochaine présidentielle et les récentes modifications constitutionnelles aux objectifs suspects, la victoire démocratique que l'on croyait entrevoir paraît bien illusoire ». À lire aussiBénin: l'adoption d'une nouvelle réforme constitutionnelle suscite de vifs débats dans la classe politique
Arsenal bute sur SunderlandLes Black Cats ont mis fin à l'impressionnante série de victoires de nos Gunners en égalisant dans le temps additionnel de la rencontre.Globalement, Arsenal est passé à coté de sa première période mais aurait pu l'emporter grâce à des buts de Saka et de Trossard sans l'égalisation in extremis de Brobbey.Le Stadium of Light reste donc invaincu cette saison pour le promu et actuel 4e de la PL en attendant la rencontre entre Manchester City et Liverpool.Arteta devrait profiter de la trêve internationale pour retrouver un effectif conséquent afin d'enchainer Tottenham, le Bayern Munich et Chelsea dans la même semaine.
En 2025, le rapport entre achat et location bascule à nouveau en faveur des propriétaires. Après plusieurs années où la hausse des taux d'intérêt avait freiné le marché immobilier, la tendance s'inverse. Selon les dernières analyses du courtier Meilleurtaux, un acheteur met désormais un peu plus de 12 ans à rentabiliser son investissement, contre près de 15 ans l'année précédente. Ce raccourcissement de plus de deux ans marque un véritable tournant pour les ménages, porté par la détente des taux, la stabilisation des prix et la progression continue des loyers.Pendant la période 2022-2023, le coût du crédit avait explosé, rendant l'achat beaucoup moins attractif que la location. Aujourd'hui, la combinaison d'un crédit plus abordable et d'un marché locatif sous tension redonne de l'air aux candidats à la propriété. En d'autres termes, payer des mensualités d'emprunt redevient, dans de nombreuses villes, plus intéressant que verser un loyer à fonds perdu. Cette amélioration traduit un retour à l'équilibre après les excès des dernières années : la rentabilité moyenne d'un achat, tombée à trois ans seulement en 2020, avait ensuite grimpé à plus de quinze ans à cause du durcissement des conditions de financement.Cependant, la situation n'est pas uniforme sur tout le territoire. Les écarts entre les grandes métropoles se creusent. Dans 24 villes sur 32 étudiées, acheter devient plus rapidement rentable : à Lille et Grenoble, la durée nécessaire pour amortir un achat a chuté d'environ neuf ans ; à Tours, Rouen, Caen et même à Paris, l'avantage s'est amélioré de plus de cinq ans. Cette embellie s'explique par la légère détente du crédit, qui facilite à nouveau l'accès à la propriété.Mais dans les marchés les plus chers – Paris, Aix-en-Provence, Nice ou Bordeaux – les prix élevés prolongent encore la période d'amortissement, au-delà de 18 ans. Dans ces villes où la mobilité est forte, la location reste une option cohérente, au moins à moyen terme. À l'inverse, dans des zones plus abordables, acheter demeure une stratégie patrimoniale solide, surtout dans une perspective de long terme.Certaines communes font néanmoins figure d'exception. Au Mans ou à Orléans, la rentabilité de l'achat s'est dégradée, la faute à des loyers encadrés ou à une demande moins dynamique.Globalement, les Français reviennent vers la propriété. Dans un contexte où les loyers ne cessent d'augmenter, devenir propriétaire apparaît à nouveau comme un moyen de se stabiliser, de se protéger contre l'inflation et de se projeter sereinement dans l'avenir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Bruno Marchand remporte une victoire éclatante à Québec malgré un fort mécontentement initial, confirmant le tramway et consolidant une approche politique « positive » face à des adversaires divisés. À Montréal, l’ancienne ministre fédérale l’emporte après une campagne terne et prudente, marquée par la défaite de la gauche radicale, tandis que Luc Rabouin salue une victoire historique pour la diversité. Globalement, ces élections municipales apportent de mauvaises nouvelles pour la CAQ. La rencontre Robitaille-Dutrizac avec Antoine Robitaille et Benoit Dutrizac. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Rencontre Xi-Trump: que dire de cette entente? Globalement, la Chine gagne Guerre Froide moderne Discussion internationale avec Luc Laliberté, spécialiste en politique américaine. Regardez aussi cette discussion en vidéo via https://www.qub.ca/videos ou en vous abonnant à QUB télé : https://www.tvaplus.ca/qub ou sur la chaîne YouTube QUB https://www.youtube.com/@qub_radio Pour de l'information concernant l'utilisation de vos données personnelles - https://omnystudio.com/policies/listener/fr
Météo : en ce jour de Divali, un temps globalement ensoleillé avec quelques averses isolées et des vents légers attendu by TOPFM MAURITIUS
durée : 00:03:37 - Le prix du fioul est globalement moins cher que l'an dernier Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Quais de métro bondés, sur-fréquentation des lignes, incertitude sur les horaires… À ces dysfonctionnements s'ajoutent parfois des mouvements de grèves dans les transports en commun. Résultat : des corps comprimés, un sentiment d'oppression, d'usure, ou de suffocation. Certains en viennent même aux malaises, avec vertiges et angoisse. En France en 2021, 60% d'entre nous empruntions les bus, métros, RER ou tramway pour les déplacements quotidiens, selon l'Observatoire de la mobilité présenté par l'Union des transports publics et ferroviaires. Cette part monte à 75 % dans l'agglomération parisienne. Globalement, les transports en commun sont sources de plus en plus de stress et d'épuisement chez les usagers. Que nous apprend cette étude ? Quelles sont les conséquences possibles pour notre santé ? Que peut-on faire pour protéger sa santé ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Santé". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Emilie Drugeon. Première diffusion : janvier 2023 À écouter aussi : Quels sont les cinq meilleurs aliments brûle-graisse ? Mains bleues : que faire contre le froid ? Comment reconnaître une carence en fer ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez - Santé". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Avec : Pierre Rondeau, économiste. Juliette Briens, journaliste à L'Incorrect. Et Frédéric Hermel, journaliste RMC. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Souvent invisibles, mais toujours indispensables, ils accompagnent au quotidien un proche en situation de handicap ou de maladie. Dans cet épisode de Soluble(s), Simon de Gardelle, directeur de l'Association Française des Aidants, décrypte les défis de l'accompagnement et présente les solutions concrètes pour ces millions de Français méconnus.Un phénomène massif mais méconnuEn France, 9,3 millions de personnes accompagnent un proche en situation de handicap, de maladie ou de perte d'autonomie. Pourtant, un Français sur deux ignore ce que recouvre le terme "aidant". Cette invisibilité trouve ses racines dans le caractère jugé comme "naturel" de l'aide familiale. "On 'naturalise' le fait d'aider son proche", explique Simon de Gardelle.Le Z Event, révélateur d'une causeL'édition 2025 du Z Event a offert une exposition inédite à cette cause. Avec plus de 16 millions d'euros récoltés au profit de 8 associations dont l'Association Française des Aidants, l'événement caritatif a sensibilisé une audience jeune. "C'est le Téléthon de demain", souligne le directeur.Entre épuisement et culpabilitéSimon de Gardelle identifie deux dynamiques problématiques : "Globalement, les aidants peuvent osciller entre deux mouvements, celui de l'épuisement et du burn-out (...) et puis aussi de la culpabilité". Cette culpabilité s'intensifie "notamment en fonction du lien affectif".Les 300 Cafés des Aidants labellisés offrent un espace de rencontre. L'association propose également l'atelier "Comprendre pour agir" et des nouveaux modules digitaux "Aidant et compétent" disponibles dès le 15 octobre.Un défi démographique majeurL'urgence se dessine dans les chiffres : 22 % de la population française a plus de 65 ans et l'âge moyen d'entrée dans l'aidance a chuté à 33 ans. "On a un effet ciseau : des besoins qui vont exploser conjugués à un manque de main-d'œuvre", alerte Simon de Gardelle.Malgré des avancées législatives récentes, seulement 20 000 recours au congé aidant ont été recensés en 2024. Car comme l'a rappelé le philosophe Charles Pépin, "être proche, c'est déjà être là" - une réalité qui nous concernera tous un jour.Écoutez. POUR ALLER PLUS LOIN Voir le site Internet de l'Association Française des Aidants : https://aidants.frRéseaux sociaux : Suivre sur LinkedIn : https://www.linkedin.com/company/association-fran%C3%A7aise-des-aidants/ Suivre sur Facebook : https://www.facebook.com/AssociationFrancaisedesAidants/ TIMECODES00:00 Introduction01:56 Le parcours de Simon de Gardelle04:15 Le Z Event 2025 et la visibilité des aidants07:16 Qui sont les aidants ?09:08 Le choix d'aider13:39 Les Cafés des aidants16:06 Les formations pour les aidants17:57 Les compétences des aidants19:31 Les formations pour les professionnels20:57 Le rôle du Z Event et les projets22:18 Faire changer les regards23:09 Les modules digitaux pour les aidants actifs24:29 Les droits des aidants26:44 La perspective démographique28:49 Les jeunes aidants31:17 Merci à Simon de Gardelle ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Journée de mobilisation hier en Alsace. Globalement dans le calme, plusieurs actions ont été menées dans toute la région en marge du mouvement “Bloquons tout”. Selon la CGT, 10 000 personnes se sont rassemblées à Strasbourg. Elles étaient 5 000 selon la police. 2 000 manifestants ont défilé à Mulhouse. D'autres rassemblements réunissant des dizaines et centaines de personnes se sont aussi tenus à Colmar, Haguenau et à Sélestat. Blocages et barrages filtrants ont aussi été organisés. La M35 était notamment bloquée en début de matinée. 7 personnes ont été interpellées. Quatre autres interpellations ont eu lieu après le blocage du lycée Fustel de Coulanges à Strasbourg.Des investigations autour de l'établissement Oberlin à La Broque. Alors qu'un ancien psychologue de l'Établissement public de santé Alsace Nord, situé à Brumath, est accusé de détention d'images pédopornographiques, l'enquête s'étend dans la Vallée de la Bruche, où l'homme avait exercé pendant 8 ans. A ce stade, aucun lien n'a été établi avec un enfant de l'établissement Oberlin. Municipales 2026. Nouvel entrant dans le paysage politique sélestadien, Edouard Faller vise la mairie en vue de la prochaine mandature. Âgé de 44 ans, le commerçant et élu à la Chambre de commerce n'est pas un inconnu de la cité humaniste, étant actuellement à la présidence de l'association des Vitrines de Sélestat. Sans étiquette politique, le candidat abordera de nombreuses thématiques au sein de son programme. Edouard Faller nous détaille quelques propositions.SON 57Edouard Faller compte proposer, je cite « une toute nouvelle équipe pour Sélestat, d'habitants qui se mobilisent pour leur ville ». Sa liste est d'ailleurs d'ores et déjà constituée. Retrouvez notre article complet et les interviews des autres candidats déclarés sur notre site azur-fm.com.Près de la frontière, des sirènes peuvent être entendues dans la matinée. Pas de panique, il s'agit d'un exercice national d'alerte des populations qui se déroulera en Allemagne. Différents systèmes seront testés à 11h, avec notamment l'activation de sirènes, l'utilisation des véhicules équipés de haut-parleurs et la diffusion de messages via les stations de radio, de télévision et sur les téléphones portables.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Alors que le gouvernement français cherche 44 milliards d'euros d'économies et que les grandes fortunes sont pointées du doigt, le discours « les riches vont fuir la France à cause des impôts » refait surface. Mais une étude du Conseil d'analyse économique (CAE) nuance fortement ce cliché. Selon le CAE, organisme indépendant rattaché à Matignon, l'expatriation fiscale reste marginale. Sur 1 000 contribuables parmi les plus riches, seuls 2 quittent la France chaque année. À titre de comparaison, c'est deux fois moins que dans la population générale. Les chercheurs ont ainsi étudié deux grandes réformes : le durcissement de la fiscalité du capital sous François Hollande en 2013, puis son assouplissement sous Emmanuel Macron en 2017-2018. La conclusion est claire, les départs augmentent légèrement lorsque la fiscalité grimpe, mais sans effet significatif sur l'économie, et l'on observe davantage de retours lorsque les impôts baissent. Les entreprises touchées, mais pas l'économie entière Lorsqu'un grand propriétaire s'exile, son entreprise peut subir un choc : cinq ans après, le chiffre d'affaires baisse en moyenne de 15 % et la masse salariale d'un tiers. Mais ces effets visibles au niveau microéconomique sont largement compensés à l'échelle nationale, avec des rachats, fusions et restructurations qui permettent aux salariés de retrouver du travail. Globalement, l'impact à long terme serait deux à trois fois plus faible que celui constaté sur l'entreprise isolée. Un effet macroéconomique quasi imperceptible Même une réforme fiscale majeure ciblant les 1% les plus riches avec par exemple une hausse de 4 milliards d'euros ne réduirait la valeur ajoutée nationale que de 0,05%. C'est minime. En clair, oui, l'exil fiscal existe, mais il reste limité et ne menace pas l'économie française au point de la « vider » de ses talents ou de ses capitaux. À lire aussiPourquoi l'Italie devient la nouvelle destination des riches Européens
À l'approche des élections législatives moldaves de septembre, les attaques informationnelles se multiplient dans ce pays. Sur les réseaux sociaux, on ne compte plus les faux articles ou les vidéos mensongères qui s'en prennent à la présidente Maia Sandu qui œuvre à l'intégration de son pays à l'Union européenne. Une désinformation de longue haleine, derrière laquelle se cache la main de Moscou. Dernier épisode, en date, cette vidéo qui vise la communauté gay du pays, afin de mieux s'en prendre au processus de rapprochement avec l'UE. Il s'agit d'un clip d' 1 min 40 sec. Sur une musique de fond, une voix-off prétend à tort que la fondation du milliardaire américain George Soros a versé 10 millions de dollars au pouvoir en place dans le but de promouvoir la cause LGBTQ+ en Moldavie. Plus largement, selon ce narratif, cette aide viendrait favoriser l'intégration de la Moldavie dans l'Union européenne grâce à une série de réformes, dans l'éducation et la santé, permettant, « de transformer rapidement la Moldavie en paradis pour les homosexuels ». Après vérification, tout cela a été inventé de toute pièce. Il n'y a aucune trace d'un tel versement, aucune prise de position sur le sujet par la part de présidente Maia Sandu, et aucun résultat correspondant à une telle activité sur le site internet de la fondation Soros en Moldavie. La présidente pro-européenne de Moldavie, Maia Sandu, réélue en 2024, a déjà été visée par une série d'infox au mois de juin, pour nuire à sa carrière politique et dénigrer son travail à la tête de la Moldavie, petit pays européen enclavé entre la Roumanie et l'Ukraine. Il s'agissait de fausses informations faisant partie d'une opération d'ingérence russe, en amont des élections moldaves. Les attaques à son encontre continuent donc avec ce narratif autour d'un soutien aux minorités sexuelles - sujet très sensible en Moldavie, pays catholique et orthodoxe. Globalement, il y a une forte augmentation du ciblage depuis plusieurs mois de la Moldavie via des modes opératoires informationnels pro-russes en amont des élections de septembre. Cette infox est apparue le 21 juillet, elle a été vue des milliers de fois rien que sur le réseau X. Elle s'appuie sur un faux site internet présenté comme la source de cette vidéo. Baptisé Proud Europe (Europe Fière), il est, selon nos recherches, l'œuvre d'une agence de marketing digital, qui l'a conçu le 15 juillet dernier, donc spécialement pour cette opération de désinformation visant la Moldavie. La technique employée et le schéma de diffusion sont très proches de ceux suivis par la propagande du Kremlin. Les spécialistes ont immédiatement noté les similitudes avec le système de baptisé Storm 15-16. Depuis 2023, on retrouve ce mode opératoire dans des opérations de désinformation visant les pays européens, notamment en détournant l'identité de publications connues et sérieuses. Cette fois, c'est un site internet « bidon » qui a été utilisé. Il mélange de fausses informations et des articles récupérés sur des sites authentiques sous la bannière d'un prétendu site d'actualité destinée à la communauté LGBTQ+. Sans surprise, dans les heures qui ont suivi la diffusion de l'infox sur la Moldavie, la vidéo a été relayée par les comptes complotistes des sphères russes et MAGA - Make America Great Again, le fameux slogan ultra-conservateur nord-américain. En fin de semaine, l'infox est apparue aussi sur quelques comptes panafricanistes. Objectif : alimenter l'euroscepticisme, affaiblir l'Europe, et jouer sur les émotions du public moldave et de sa diaspora autour des sujets liés à la famille et aux valeurs traditionnelles, en prévision des élections… Concernant enfin Georges Soros, il est une cible de choix pour les complotistes anti-progressiste L'homme d'affaires est souvent visé, par les ultra-conservateurs aux États-Unis qui veulent lui faire payer son soutien aux idées démocrates. Mais d'une manière générale, on peut dire que ce philanthrope d'origine juive incarne, dans l'imaginaire complotiste, la figure fantasmée du milliardaire américain qui cherche à influencer la marche du monde.
La deuxième heure en intégralité de l'émission « Rothen s'enflamme », le rendez-vous qui vous plonge dans un vestiaire de foot. Tous les soirs, des anciens joueurs professionnels analysent et débattent autour de l'actualité du foot. Jérôme Rothen anime des
Une fois encore, la France a connu des vagues de chaleurs cet été, avec des pics à 40 degrés. Globalement, nos étés sont de plus en plus chaud, avec de plus en plus d'épisodes caniculaires. Alors, comment expliquer cette tendance ? Peut-on affirmer que le changement climatique en est responsable ? Et à quoi devons-nous nous attendre dans les décennies à venir ? Réponses avec le climatologue Pascal Yiou.Ecriture : Capucine JaphetNarrateur : Nathan MorgentiIntervenants : Pascal Yiou, directeur de recherche au Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement (LSCE) Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.
Quais de métro bondés, sur-fréquentation des lignes, incertitude sur les horaires… A ces dysfonctionnements s'ajoutent parfois des mouvements de grèves dans les transports en commun. Résultat : des corps comprimés, un sentiment d'oppression, d'usure, ou de suffocation. Certains en viennent même aux malaises, avec vertiges et angoisse. En France en 2022, 60% d'entre nous empruntions les bus, métros, RER ou tramway pour les déplacements quotidiens, selon l'Observatoire de la mobilité présenté par l'Union des transports publics et ferroviaires. Cette part monte à 75 % dans l'agglomération parisienne. Globalement, les transports en commun sont sources de plus en plus de stress et d'épuisement chez les usagers. Que nous apprend cette étude ? Quelles sont les conséquences possibles pour notre santé ? Que peut-on faire pour protéger sa santé ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Santé". "Maintenant Vous Savez" c'est également deux autres podcasts qui décryptent la culture avec "Maintenant Vous Savez - Culture" et la santé avec "Maintenant Vous Savez - Santé". Quatre fois par semaine, nous vous proposons de découvrir les meilleurs épisodes. Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Emilie Drugeon. Date de première diffusion : 9 janvier 2023. A écouter aussi : Baie de goji, spiruline… faut-il consommer des super-aliments ? Est-il vraiment dangereux de s'endormir avec de la musique ? Quels aliments privilégier avant d'aller dormir ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
Qui va gagner la nuit prochaine aux États-Unis ? Kamala Harris ou Donald Trump ? La bataille est beaucoup suivie aussi en Afrique. Cheikh Tidiane Gadio connait bien l'Amérique du Nord. Il est diplômé de l'Université d'État de l'Ohio. Puis, il est rentré au Sénégal, où il est devenu ministre des Affaires étrangères sans discontinuer pendant neuf ans et demi, de 2000 à 2009. Un record national ! Aujourd'hui, il préside l'IPS, l'Institut panafricain de stratégie, en charge de la paix, de la sécurité et de la gouvernance. En ligne de Dakar, il confie ses espoirs et ses craintes au micro de Christophe Boisbouvier. RFI : Quel bilan faites-vous de la politique africaine du président Biden ? Cheikh Tidiane Gadio : Je crois que Biden a quand même réussi certaines choses qui ont été très, très positives pour l'Afrique. Un des grands problèmes que l'Afrique avait avec des dirigeants américains, c'est qu'en général, ils ne s'intéressaient pas trop à l'Afrique. Il y a eu quelques ruptures. George Bush, qui est républicain, avait lancé le MCA [Millennium Challenge Account, NDLR] et avait montré un intérêt réel pour un nouveau partenariat avec l'Afrique. Mais ce que Biden a réalisé, à mon avis, est allé beaucoup plus loin. Il a, par exemple, ramené [en décembre 2022 à Washington] le sommet États-Unis - Afrique qu'Obama avait instauré. Ensuite, il s'est battu récemment pour que l'Afrique soit dotée d'un siège permanent au Conseil de sécurité, mais sans droit de veto, ce qui est absolument à discuter, bien sûr. Globalement, je crois que c'est un grand homme d'État qui a vraiment le sens du service à son pays et un peu à l'humanité. Je trouve qu'il a beaucoup d'empathie aussi, et je pense qu'il est antiraciste. Il a eu une excellente collaboration avec Obama et ensuite, il a une bonne collaboration avec Kamala Harris. Donc, au total, il a beaucoup aidé l'Afrique. À lire aussiSommet États-Unis/Afrique: Joe Biden acte le retour diplomatique des États-Unis sur le continentSur le plan sécuritaire, les effectifs militaires américains en Afrique sont tombés de 5 000 soldats en 2017 à 1 500 soldats aujourd'hui. Est-ce que c'est parce que les Américains veulent partir ou parce que les Africains ne veulent plus des Américains ?Alors, paradoxalement, je ne crois pas que ce soient les Africains qui ne veulent plus des Américains. Mais les Africains veulent une forme de coopération beaucoup plus affirmée, beaucoup plus présente et réelle en matière de renseignement, d'intelligence, d'équipements en satellites par exemple, de surveillance des mouvements des jihadistes et autres. Beaucoup de choses sur lesquelles les Africains ont exprimé beaucoup d'intérêt et de besoin et ils n'ont malheureusement pas eu de réponse favorable. Et effectivement, il y a le grand débat maintenant sur la présence de l'Occident en Afrique, mais je ne crois pas que les États-Unis soient particulièrement ciblés. Ce qui se passe avec la France, l'Union européenne et tout ça, c'est lié quand même à un passé assez spécial qui n'est pas le même que les relations qu'on a eues avec les Américains.Au Niger, après le putsch de juillet 2023, les Américains ont espéré pouvoir conserver leurs bases militaires, à la différence des Français, mais finalement, au mois de mars dernier, ils ont été chassés eux aussi. Est-ce le signe que leur offre sécuritaire n'est pas aussi concurrentielle que celle des Russes ? Absolument. Je pense que les Russes sont tombés à un moment, en Afrique, où ce que j'appelle le populisme et certaines formes de souverainisme ont amené un certain nombre de nouvelles politiques. Et les Russes ont su en profiter. Mais pour moi, l'Afrique ne doit pas chercher, disons, entre guillemets, à rompre avec l'ancienne tutelle parce qu'on a négocié une nouvelle tutelle, ce n'est pas bon pour l'Afrique. Et j'espère que les Africains vont se ressaisir de ce point de vue. Donc, pour les Américains, comme vous le savez, Africom, les différentes initiatives qu'ils ont en matière de sécurité, ce n'est pas très inclusif. Ils contrôlent à peu près tout. Moi, j'ai des informations sur leurs relations avec le Nigeria dans la lutte contre Boko Haram, c'était assez distant, c'étaient des conseils. Très peu de matériel ou de financements. Mais l'engagement qu'on pouvait attendre des États-Unis en tant que puissance mondiale qui a subi de lourdes pertes à cause du terrorisme et qui a une coalition mondiale de plus de 60 pays, cet engagement, on ne l'a pas franchement vu en Afrique, et ça, je crois, c'est une brèche ouverte dans laquelle les Russes se sont engouffrés.À lire aussiLes États-Unis font le point sur leur stratégie militaire en Afrique de l'OuestVous ne voyez pas d'autres pays d'Afrique de l'Ouest sur lesquels les Américains pourraient s'appuyer sur le plan sécuritaire, comme le Nigeria, le Ghana ou la Côte d'Ivoire ?Et même le Sénégal, hein. Il y a des formes de coopération sur lesquelles les Américains ne font pas beaucoup de publicité, mais il y a quand même une certaine proximité. Je sais qu'ils travaillent beaucoup avec le Nigeria parce que c'est la puissance non seulement de l'Afrique de l'Ouest, mais peut-être la puissance continentale la plus importante. Et le Nigeria vit une situation extrêmement dramatique avec Boko Haram - 40 000 morts, c'est quand même beaucoup -, et cette organisation reste très active. L'État islamique reste très actif aussi. Le Ghana, bien entendu, a toujours été un pays partenaire des États-Unis. La Côte d'Ivoire intéresse les Américains aussi bien au plan économique qu'au plan sécuritaire. Et le Sénégal aussi, bien entendu, est un pays qui est généralement visé par l'Amérique comme étant un pays modèle, surtout en matière de démocratie et autres.Et vous pensez que les relations entre les États-Unis et le Sénégal vont continuer sur le plan sécuritaire malgré l'arrivée du Pastef au pouvoir à Dakar ?Ça, c'est effectivement une grande question. Le Pastef se réclame du souverainisme dans lequel ils sont en train de mettre un contenu. Donc, je crois que tous les partenaires traditionnels sont à l'affût, essayent de comprendre pour bâtir une nouvelle relation. Vous savez, en diplomatie, comme disait l'autre, l'ambiguïté constructive est une bonne chose, ce qui gêne, c'est quand vous n'êtes pas prévisible, quand on n'arrive pas à prédire un peu l'avenir immédiat. Et c'est ce qui arrive avec monsieur Trump justement, qui n'est vraiment pas prévisible du tout. Et je pense que ça va être un problème dans ses relations avec l'Afrique.Comment voyez-vous l'avenir des relations États-Unis-Afrique, selon que c'est Kamala Harris ou Donald Trump qui gagnera demain ?Alors si c'est Kamala Harris, j'ai beaucoup d'espoir que ça va se passer beaucoup mieux que si c'est Donald Trump. Les raisons sont simples, moi, je suis un Africain panafricainiste, qui ne compte pas sur les États-Unis ou sur l'Europe ou sur l'Asie pour le renouveau de l'Afrique ou pour la Renaissance africaine. Pas du tout, par contre, j'ai toujours pensé que, par exemple, le cas d'Obama est un grand malentendu. Beaucoup d'Africains se sont mis à rêver, à espérer qu'Obama fasse de grandes choses pour l'Afrique. Je disais qu'Obama n'est pas élu pour servir l'Afrique, il est élu pour servir les États-Unis. Donc, Kamala fera la même chose. Son pays sera absolument prioritaire pour elle. Par contre, Trump s'est déjà manifesté par des comportements, par rapport à l'Afrique, absolument incroyables. Les insultes contre les Haïtiens, les Haïtiens sont un symbole pour tous les Africains, pour tous les panafricanistes. C'est vraiment un pays fondateur de la reconquête de notre dignité en tant que noir et africain. Donc, les traiter de mangeurs de chiens, de chats domestiques, et cetera, c'est extrêmement grave, et je pense qu'il sait que ce qu'il dit n'est pas vrai, mais c'est important pour lui pour des raisons populistes et des raisons de campagne. Et ensuite, il a fait une affirmation absolument extraordinaire que Kamala Harris allait au Venezuela et au Congo récupérer les pires prisonniers les plus sanguinaires pour les importer aux États-Unis pour détruire leur pays. Alors, ce genre de propos, quelqu'un ne peut les tenir et avoir de très bonnes relations avec nous. Et ses allusions au quotient intellectuel très bas de Kamala, ça remonte à l'anthropologie coloniale raciste contre les Noirs. Il y a tellement des textes qui ont été écrits sur le fait que nous aurions un quotient intellectuel très, très bas, et cetera, ce qui est absolument faux. Voilà, en gros, le fait que je n'ai pas beaucoup d'espoir que, si Trump triomphe, les relations soient réchauffées et aillent dans la bonne direction. Et la bataille, par exemple, pour le siège de membre permanent au Conseil de sécurité, dirigée un peu par Joe Biden, est-ce que Kamala va reprendre ça ? Sans aucun doute. Mais je ne suis pas sûr que Trump soit intéressé par cela. Il ne mentionne quasiment jamais l'Afrique dans ses discours. Et voilà. Et, si c'est le cas, s'il gagne, certains Africains disent que c'est une bonne chose, qu'il s'occupe de ses affaires, et nous, on s'occupe de nos affaires, et la vie est belle pour tout le monde. Et donc, les expectations…À lire aussi«Mangeurs de chats ou d'oiseaux»: la rumeur infondée d'une campagne trumpiste anti-migrants haïtiensLes attentes...Les attentes par rapport à Trump, c'est que tout le monde retient son souffle, c'est une sorte d'angoisse mondiale, de stress mondial. Les gens se posent beaucoup de questions sur ce qu'il va faire s'il retourne au pouvoir, ce qui est possible. Mais beaucoup de gens que je connais souhaitent que ce soit plutôt Kamala, une femme leader. Et donc, nous, les hommes féministes, on est tout à fait en phase avec elle, on lui souhaite bon vent.L'une des hantises des Américains, c'est l'installation à venir d'une base navale chinoise sur la façade atlantique du continent africain. Est-ce que vous pensez que Donald Trump et Kamala Harris partagent cette inquiétude ? Forcément. Du temps d'Obama, de l'administration Obama, j'en avais parlé avec des amis d'un tel dispositif. En leur disant que vous avez décidé de faire ce que vous appelez un pivot, un pivot pour aller vers l'océan Pacifique, et vous dites que c'est là-bas où va se jouer les grandes stratégies géopolitiques et autres du monde avec la Chine, l'Australie, le Japon, et cetera, la Corée. Maintenant que vous avez décidé cela, vous allez abandonner l'Atlantique, et là nous pensons que vous faites une grande erreur parce que l'Atlantique sera toujours très, très important, parce qu'il borde l'Europe et l'Afrique qui ne sont pas quand même rien dans la géopolitique mondiale. Donc, je pense que c'était une erreur de leur part de tourner le regard ailleurs que vers l'Afrique. Et là, si un pays africain s'apprête à accueillir une base chinoise, dans ce cas, je me pose toujours la même question : quel est l'objectif de ce pays ? Est-ce que ce pays est prêt ou a compris que la défense de l'Afrique, la façon d'aider l'Afrique à relever les défis sécuritaires, elle sera entre Africains et que ce soient les Africains eux-mêmes qui vont prendre leur destin en main et défendre le continent ?
durée : 00:03:22 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - La Martinique est en pleine insurrection contre la vie chère. Globalement, tout est plus cher qu'en métropole. C'est comme si toute l'île était posée sur une terrasse parisienne avec vue sur la Tour Eiffel.
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23% des français estiment ne pas avoir de problèmes d'argent. C'est le niveau le plus élevé depuis douze ans. Globalement, le repli de l'inflation donne du répit aux français mais 20% d'entre eux continuent à être à découvert tous les mois. Deux France irréconciliables ?
23% des français estiment ne pas avoir de problèmes d'argent. C'est le niveau le plus élevé depuis douze ans. Globalement, le repli de l'inflation donne du répit aux français mais 20% d'entre eux continuent à être à découvert tous les mois. Deux France irréconciliables ?
durée : 00:11:23 - Le Masque et la Plume - Pour son sixième ouvrage, l'autrice britannique signe un roman historique inspiré de faits réels dans lequel l'héroïne ose se confronter au terrible passé colonial de l'Angleterre victorienne de la fin du XIXe siècle. Globalement, nos critiques ont été séduits par cette comédie de mœurs.
Pour les athlètes c'est souvent un parcours du combattant. Avant même de participer aux Jeux, il leur faut financer de longs mois, voire des années de préparation. En France, des entreprises accompagnent des sportifs de haut niveau. Sur le parquet d'un gymnase parisien, les chocs sont violents pour amener le ballon de l'autre côté de la ligne. C'est l'heure des derniers entrainements pour le co-capitaine de l'équipe de France de rugby fauteuil Cédric Nankin qui s'entraine désormais deux fois par jour "pour être au top".Dans cette dernière ligne droite avant les Jeux paralympiques – ils se tiendront du 28 août au 8 septembre 2024 - le défenseur de l'équipe de France a été libéré par son employeur, la SNCF. « Je me trouve chanceux parce que certains de mes coéquipiers, encore dernièrement, devaient poser des congés pour pouvoir partir en compétition. C'est un peu triste quand même, mais c'est une réalité. »« Je suis en CDI, j'ai un salaire à la fin du mois, mais là on se pose moins de questions, en tout cas pas sur l'aspect financier, raconte Cédric Nankin. Ça libère l'esprit d'un poids important. »Comme Cédric Nankin, une trentaine d'athlètes de haut-niveau sont salariés de la SNCF. Quand ils ne s'entrainent pas, ils et elles sont techniciens ou contrôleurs à bord des trains. « Le dispositif athlète a vraiment pour seul et unique objectif d'accompagner ces athlètes dans leur carrière sportive, explique Laurent Guillemette est le directeur des grands événements sportifs du groupe. »« On continue à les former, en leur apportant une sérénité financière, sociale, un filet de sécurité qui leur permet d'être complètement focus pour leur compétition. Le jour où ils arrêteront (leur carrière), on sera toujours là. Globalement 70% des sportifs font le choix de rester dans l'entreprise. »Connecter les entreprises et les athlètes. C'est aussi l'un des missions de la Fondation du Sport Français avec son « Pacte de Formance ». Le dispositif permet des dons défiscalisés jusqu'à 60%. Il a déjà séduit près de 600 mécènes : des TPE, des PME, et même les gestionnaires d'un immeuble.Dans ce centre d'affaire du très chic du VIIIème arrondissement de Paris, Capital 8 a fait un don de 25 000 euros la boxeuse Wassila Lkhadiri. « On a eu un coup de cœur pour cette femme : son courage, sa force, explique Paul Joubert. Surtout ces athlètes ne sont pas aidés, ils n'ont pas d'argent et vivent presque dans des conditions de pauvreté alors qu'ils doivent se concentrer pour être les meilleurs du monde. On ne reçoit rien en échange si ce n'est peut être le fait de se parler, ou de se rencontrer. »Ce mécénat permet aussi aux entreprises locataires de l'immeuble de remplir des objectifs d'inclusion sociale. C'est du « gagnant-gagnant » résume la Fondation du sport français, qui insiste : « ce soutien doit perdurer bien au delà des jeux olympiques ».► Retrouvez sur RFI, toute l'actualité des Jeux olympiques 2024 et les Jeux paralympiques 2024
"Maintenant Vous Savez" c'est également deux autres podcasts qui décryptent la culture avec "Maintenant Vous Savez - Culture" et la santé avec "Maintenant Vous Savez - Santé". Quatre fois par semaine, nous vous proposons de découvrir les meilleurs épisodes. Selon une étude de l'Ifop, « Les français(es) sont-ils vraiment propres ? », réalisée en 2020, 3 hommes sur 10 se lavent les cheveux tous les jours. Pour les femmes, la norme est plutôt 2 à 3 fois par semaine. Globalement, 96 % des Français le font « au moins une fois par semaine ». Difficile de trouver la fréquence adéquate ; bien souvent, on se retrouve embêté, à ne pas savoir quoi faire face à nos tignasses qui regraissent rapidement ou aux pellicules qui réapparaissent. Sur Slate.fr, Anthony Rossi, assistant dermatologue et membre de l'association American Academy of Dermatology, conseille de les laver une ou deux fois par semaine, tout en précisant qu'il y a des exceptions. Ainsi les cheveux secs doivent être lavés moins souvent que les cheveux à tendance grasse. Cela dépend de la nature des cheveux ? Y a-t-il d'autres facteurs à prendre en compte ? Pratiquer deux shampoings d'affilé est-il conseillé ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Santé". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Emilie Drugeon. Date de première diffusion : 11 décembre 2023 À écouter aussi : Qu'est-ce que la gamophophie, qui nuit à votre couple ? Qu'est-ce que le hate watching, ce plaisir de détester une série ? Qu'est-ce que la méthode 12-5-30, cette pratique sportive virale sur Tik Tok ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
"Maintenant Vous Savez" c'est également deux autres podcasts qui décryptent la culture avec "Maintenant Vous Savez - Culture" et la santé avec "Maintenant Vous Savez - Santé". Quatre fois par semaine, nous vous proposons de découvrir les meilleurs épisodes. Quais de métro bondés, sur-fréquentation des lignes, incertitude sur les horaires… A ces dysfonctionnements s'ajoutent parfois des mouvements de grèves dans les transports en commun. Résultat : des corps comprimés, un sentiment d'oppression, d'usure, ou de suffocation. Certains en viennent même aux malaises, avec vertiges et angoisse. En France en 2022, 60% d'entre nous empruntions les bus, métros, RER ou tramway pour les déplacements quotidiens, selon l'Observatoire de la mobilité présenté par l'Union des transports publics et ferroviaires. Cette part monte à 75 % dans l'agglomération parisienne. Globalement, les transports en commun sont sources de plus en plus de stress et d'épuisement chez les usagers. Que nous apprend cette étude ? Quelles sont les conséquences possibles pour notre santé ? Que peut-on faire pour protéger sa santé ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant Vous Savez - Santé". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Emilie Drugeon. Date de première diffusion : 9 janvier 2023 A écouter aussi : Baie de goji, spiruline… faut-il consommer des super-aliments ? Est-il vraiment dangereux de s'endormir avec de la musique ? Quels aliments privilégier avant d'aller dormir ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:05:13 - Tanguy Pastureau maltraite l'info - par : Tanguy Pastureau - A la surprise de Tanguy même "Echappées Belles" sur France 5, une émission qu'on pourrait penser consensuelle, a été récemment visée par une polémique !
C dans l'air du 14 décembre 2023 - Recul de l'inflation...à quand la baisse des prix ? C'est la première fois, depuis le printemps 2022, que l'inflation est aussi faible. En novembre, elle a atteint 3,4 % sur un an selon l'Insee, contre 4 % en octobre et 4,9 % en septembre. Un ralentissement de la hausse des prix qui concerne particulièrement ceux de l'énergie, de l'alimentation, des produits manufacturés et qui satisfait le ministre de l'Economie. "Globalement, l'inflation aujourd'hui, elle est vaincue et c'est un vrai succès économique", s'est félicité fin novembre Bruno Le Maire sur France Inter, avant de promettre un maintien de l'inflation sous les 4 % d'ici la fin de l'année 2023. Mais la crise inflationniste est-elle véritablement derrière nous ? Si Bercy se fixe un objectif de 2 % à la fin de l'année prochaine, le contexte géopolitique continuera lui aussi de tirer les prix vers le haut, à commencer par la guerre au Moyen-Orient. D'autre part, si l'inflation est en recul, se pose alors la question des taux d'intérêt qui de fait sont plus élevés, ce qui induit moins de financement de l'économie, et du coup un ralentissement économique. La FED a décidé pour l'instant de maintenir ses taux d'intérêt entre 5,25 % et 5,5 %, à l'issue de sa réunion mercredi. La BCE devrait faire de même ce jeudi alors que investisseurs et économistes débattent de la date d'un premier reflux des taux. Enfin le recul de l'inflation ne signifie pas baisse des prix et le pouvoir d'achat des Français continue d'être fortement impacté. Nombre d'entre eux peinent à joindre les deux bouts et sont contraints de faire des choix drastiques même dans l'alimentaire. Les volumes d'achats dans la Grande distribution (mais pas uniquement) ont ainsi énormément chuté. D'après l'Insee, jamais les Français ne se sont autant serré la ceinture, une première depuis les années 1980. L'institut national de la statistique et des études économiques parle d'une "diète contrainte et historique". Et cela risque encore de s'accentuer avec les nouvelles hausses attendues en début d'année de l'électricité ou encore des assurances… Dans ce contexte, l'ONG Foodwatch dénonce les marges "indécentes" aussi bien de l'agroalimentaire, que de la grande distribution au détriment du consommateur. Avec trois autres associations de défense des consommateurs (UFC-Que choisir, Familles rurales et CLCV), Foodwatch a lancé une pétition et envoyé une lettre au président de la République pour s'élever contre une situation "inacceptable". Reçu à Matignon mercredi, Foodwatch a formulé deux demandes précises : la transparence sur les marges par produit alimentaire de la part des industriels et de la grande distribution ; un encadrement des marges sur les produits les plus sains et durables. La directrice générale de l'ONG Karine Jacquemart dénonce un "double scandale", à ses yeux créé par le système : d'un côté, on "laisse" un agriculteur sur cinq sous le seuil de pauvreté, et à l'autre bout de la chaîne, il y a dix millions de Français qui souffrent de précarité alimentaire en 2023. "Et au milieu, on a deux gros acteurs, les industriels qui se cachent derrière leurs profits et la grande distribution qui contrôle 90% du marché, qui passe son temps à jouer à un poker menteur... (..) Il y a urgence à ce que l'Etat bouge" a-t-elle alerté cette semaine sur RMC. NOS EXPERTS : - Dominique SEUX - Directeur délégué de la rédaction - Les Echos - Martial YOU - Editorialiste économique - RTL, auteur de Les Années 70 sont de retour - Gaëlle MACKE - Directrice déléguée de la rédaction - Challenges - Yves PUGET - Directeur de la rédaction de- LSA
À six mois des élections européennes, l'immigration semble s'imposer comme sujet majeur dans de nombreux pays membres. Débats intensifiés en France où une loi censée mieux contrôler les flux d'arrivants est débattue au Parlement. Globalement, les observateurs notent ces dernières années un durcissement des politiques migratoires. Alors qu'en pensent les principaux intéressés ? Ces politiques entrainent-elles vraiment moins de départs ? Au Kurdistan irakien, notre correspondant est allé poser la question à Diako Mohammad Ahmad, un jeune homme sur le point d'émigrer clandestinement en Europe. À lire aussiImmigration et travail: tour d'horizon dans l'Union européenne
Troisième épisode de notre série « nouvelles routes de la soie, dix ans après » au Sri Lanka et plus précisément au sud de l'île au 22 millions d'habitants, l'ancien fief du président déchu Gotabaya Rajapaksa. Coup de projecteur sur le port d'Hambantota, construit avant le lancement des « nouvelles routes de la soie » et devenu au fil du temps le symbole des dérives mégalomaniaques des Rajapakse, qui ont plongé le pays dans le chaos et l'une des pires crises économiques et politiques de son histoire. Pour rejoindre la pointe Sud de l'île depuis la capitale Colombo, il ne faut désormais plus que 3h30. Flambant neuve, inaugurée en 2015, l'extension de l'autoroute du Sud financée et construite par les Chinois est tout un symbole. La première autoroute du pays, qui relie aujourd'hui les ports de Colombo et d'Hambantota et les deux aéroports internationaux de Colombo et de Mattala, fait partie des nombreux projets d'infrastructures développés à coup de milliards de dollars de crédit, et aujourd'hui sous le label des « nouvelles routes de la soie ».Le cas du port en eau profonde d'Hambantota est encore plus emblématique. Pour rembourser une partie de ses dettes, le Sri Lanka a dû accorder une concession de 99 ans sur les activités commerciales du port à une entreprise publique chinoise (CMPH). Ces projets sont qualifiés « d'éléphant blanc », une expression tirée d'une légende thaïe pour désigner tous ces investissements démesurés qui ont contribué à ruiner le pays. Et dans le cas d'Hambantota, à exacerber le conflit entre l'homme et la faune sauvage.Un écosystème chambouléDepuis la construction du port d'Hambantota, la coexistence ancestrale entre les humains et les éléphants n'est plus du tout pacifique. Début juillet, en seulement trois jours, quatre villageois ont perdu la vie suite à des attaques d'éléphants sauvages. Ces comportements hostiles s'expliquent par la déforestation et la dégradation de l'habitat naturel des pachydermes, qui les obligent à rechercher des ressources vitales en dehors des forêts et des zones protégées. A Hambantota, les villageois rapportent la mort tragique de 17 personnes en un peu plus d'un mois. Au niveau national et selon les données officielles, 2022 a connu une mortalité record avec 145 décès d'humains et 433 décès d'éléphantsA Gonnoruwa, un village à une dizaine de kilomètres au nord du port, Nanini vient d'apprendre la mort de son fils, piétiné par un pachyderme alors qu'il se rendait à son travail. Le jeune homme avait emprunté comme chaque matin un raccourci, créé par l'entreprise qui a construit l'autoroute pour acheminer son matériel et qui traverse une réserve forestière. L'aire censée être une zone protégée est gérée par le bureau de la faune sauvage. Les villageois dénoncent une absence totale de signalisation ou de clôtures électriques pour protéger les humains. Sur ces terres à majorité cinghalaise et bouddhiste et dont près de la moitié des habitants vit en dessous du seuil de pauvreté, la vie ne tient qu'à un fil.Roshan Rajika peut en témoigner. Ce passionné d'environnement reçoit chaque jour des appels de villageois paniqués pour lui signaler la présence d'éléphants dans leurs rizières ou à proximité de leur maison. Une nuit, tous les rouleaux électriques des petits commerces dans un des villages ont été saccagés. Un éléphant affamé était passé par là.Le quadragénaire a filmé des centaines de vidéo de ces créatures majestueuses. Il se souvient du temps où la zone de Karagan Lewaya abritait une riche biodiversité. Autrefois visité par des oiseaux migrateurs et des troupeaux d'éléphants, l'espace est désormais occupé par le complexe portuaire et un gigantesque terrain qui sera transformé à terme en zone industrielle. Roshan en veut beaucoup aux autorités. « Je n'ai rien contre le développement, mais il n'y a eu aucune étude de faisabilité, de protection de la nature ou de stratégie pour éviter le conflit actuel homme-faune. Tous ces projets ont été initiés par notre gouvernement. Quand la construction du port a débuté, les autorités ont bâti des villages pour reloger les fermiers sans tenir compte des éléphants. La construction du port et des nombreux villages a grignoté leur habitat naturel et ce avec la bénédiction des politiciens locaux. »Des éléphants blancsC'est aussi l'avis de Saman Sudarashana, le secrétaire de l'association des fermiers de la région, qui dénonce les incohérences du gouvernement. « Notre district compte environ 450 éléphants. Le gouvernement a reconnu la région comme une zone de conservation de l'habitat des éléphants tout en lançant des projets de développement comme l'aéroport de Mattala, l'autoroute, un stade de cricket ou encore un gigantesque centre de conférence. Tout cela a été construit au beau milieu des aires protégées poussant les éléphants à venir se nourrir sur les terres agricoles. » Le secrétaire de l'association souligne le ras-le-bol de la population locale. « Personne ne se soucie de notre bien-être ni de celui des animaux. À cause de tous ces projets mal planifiés, des gens perdent leur vie, des maisons sont saccagées. Et les récoltes, cultivées au prix de nombreux sacrifices, sont détruites. Ce n'est pas la faute des éléphants, ce sont les élus qui ont mal géré la situation. Malgré les fréquentes manifestations et plusieurs grèves de la faim, les fermiers savent qu'ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Dans cette zone sèche qui souffre de problèmes chroniques d'approvisionnement en eau potable, l'un des enjeux majeurs sera de trouver des financements pour construire un réservoir d'eau pour les éléphants, seule solution viable et durable, estime Saman Sudarashana.Ces éléphants blancs ont non seulement ruiné le pays mais aussi bouleversé la vie de centaines de familles, expropriées de leurs terres et relocalisées à des kilomètres plus au nord en échange de maigres compensations. Piyadasa 75 ans tient une petite épicerie en bord de route. C'est aussi le domicile de sa fille et de ses deux petits enfants. Le septuagénaire vivait à l'emplacement du port et cultivait des noix de cajou bio, destinées à l'export. La production lui permettait de vivre très correctement. « Avant 2007, nous pouvions subvenir à nos besoins, vivre de notre travail. J'avais près de six hectares de terres cultivables, se souvient-il nostalgique. Aujourd'hui j'ai tout perdu. Je ne gagne que 10% de ce que je gagnais avant. Toute la région s'est transformée en zone semi-urbaine. Près de 180 familles dont une trentaine qui étaient mes voisins sur le site du port ont été relocalisées dans le village. Et je n'ai eu que 3 200 euros de compensation. »Impact économiqueInterrogé sur ce qu'il pense de la famille Rajapaksa, dont Hambantota est le fief ancestral, l'épicier répond sans ambages. « Tous les politiques sont pareils. Vous savez, j'ai des liens familiaux avec les Rajapaksa du côté paternel. Mon père m'a toujours dissuadé de voter pour eux. Il me disait : "les Rajapaksa sont tous des escrocs !" Moi, je suis pour Sajith Premadasa, le chef de l'opposition. Je ne soutiens pas non plus l'actuel président Ranil Wickremesinghe car il a des liens de parenté avec la femme de Mahinda Rajapaksa. Ils sont tous corrompus et se protègent les uns les autres. »Le district d'Hambantota compte environ 600 000 habitants, dont la majorité vit de l'agriculture et de la pêche. Le port de pêche avec son marché se situe à environ 3 km à vol d'oiseau du port international d'Hambantota.Le regard fatigué, vêtu d'un sarong et d'une chemise à carreaux, Jaufer Moulana, 57 ans, pêche depuis l'âge de 12 ans. Sa vie aussi a été chamboulée depuis la construction du port en eau profonde, qui se trouve sur la route stratégique des cargos entre l'Europe et l'Extrême-Orient.« Les cargos nous créent pas mal de problèmes. Avant, on pêchait à l'emplacement du port et on attrapait beaucoup de poissons. Aujourd'hui, la Marine nous interdit de nous y attarder à cause du passage des navires. Dans l'idéal, on aimerait pouvoir y aller le soir et rester jusqu'au matin, mais si un navire passe à ce moment-là, nos filets sont détruits. C'est déjà arrivé trois fois cette année. » Jaufer se plaint de l'énorme manque à gagner. « On nous oblige à quitter la zone, avant même d'avoir réussi à attraper assez de poissons. Vous ne pouvez même plus y planter un hameçon ! Je n'arrive plus à rentrer dans mes frais. » Et de fait, ce matin, le pêcheur n'a rien gagné, il n'a même pas pu couvrir ses dépenses d'essence, entre 10 et 15L qu'il a dû acheter à crédit.Pour comprendre ce sentiment d'abandon et l'inaction des élus, nous avons tenté de rencontrer le secrétaire de la mairie du district, M. Sumanasekara. L'entretien sera de courte durée. Le regard fuyant et le ton sec, l'agent du gouvernement a refusé de répondre à nos questions. Il nous a invité à écrire au ministère de l'Information pour obtenir une autorisation.Quand une porte se ferme, une autre s'ouvre, disait le célèbre écrivain espagnol Cervantès. Cette règle ne s'applique malheureusement pas à Hambantota. Sous un faux prétexte, la visite du port géré par la compagnie China Merchants Port Holdings, pourtant acceptée des semaines en amont et avec à l'appui une liste de questions que nous souhaitions poser, a été annulé à la dernière minute. Selon le service de presse du port, la personne dont on n'a jamais eu le nom et qui était chargée de nous faire visiter le port a dû quitter le pays de manière impromptu pour assister à des réunions urgentes.« No Go Zone »Le complexe portuaire ressemble à une base militaire. Les quatre routes menant aux terminaux sont coupées par des check points, truffés de caméras et surveillées par des agents privés et parfois aussi la marine sri-lankaise. Impossible de s'en approcher. Notre chauffeur de tuk-tuk a dû s'arrêter à deux reprises pour un contrôle routier aux abords du complexe portuaire.Un salarié du port a tout de même accepté de répondre à quelques questions par téléphone et sous couvert d'anonymat. Le jeune homme a confirmé que l'activité principale du port était le transbordement de véhicule. Combien de navires accostent le quai ? Entre dix et quinze selon lui, sur les trois derniers mois et les deux premiers de l'année. C'est la période où le trafic est le plus intense. L'écrasante majorité des employés sont des locaux. Tandis que les Chinois, quelques dizaines, travaillent dans le bâtiment de l'administration portuaire, auquel les Sri-Lankais n'ont pas accès.Notre interlocuteur ajoute que les salaires sont satisfaisants et que les repas sont fournis par l'entreprise. Une ombre au tableau toutefois : depuis que le port est géré par les Chinois, les promotions se font très rares et l'incertitude demeure étant donné que les contrats sont renouvelés tous les ans. Globalement et pour conclure, l'employé du port voit un impact plutôt positif sur sa vie et celles des jeunes de son village. Une cinquantaine ont pu être embauchés dans le port.Monsieur 10 %Frappés par une crise économique sans précédent depuis plus d'un an, les villageois résignés, reconnaissent qu'ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Le malaise est profond à Hambantota. Un mot revient dans toutes nos conversations : la corruption. Une corruption endémique en particulier dans les sphères du pouvoir et autour du clan politique des Rajapaksa.Aruna Kulantuga, économiste politique à Colombo dénonce la cupidité des élites. À titre d'exemple, il cite le nom de l'un des frères de l'ex-président : Basil Rajapaksa, ancien ministre des Finances, communément appelé « Monsieur 10 % ». On l'a affublé de ce surnom en raison des commissions qu'il a perçues sur tous les contrats signés ces dernières années. Et dans le cas d'Hambantota, l'économiste revient sur un épisode de 2014, lorsque l'ancien gouvernement Sirisena étranglé par les dettes cherchait une issue de secours.« Le coût du crédit pour la construction du port était estimé à 1,2 milliard de dollars. Mais l'entreprise qui a construit le port a révélé que la construction avait coûté 900 millions. Où sont passés les 300 millions restants ? Personne ne le sait. Une enquête diligentée en 2014 et menée jusqu'en 2019 a simplement conclu que tout cet argent avait disparu. Il ne se trouve pas dans le pays, ni même en Chine. Cet argent apparaît sur des comptes à Dubaï ou dans des propriétés luxueuses en Grande-Bretagne. Des centaines de millions de dollars ont été blanchis sans qu'on ait pu apporter des preuves. »Piège de la dette ?En moins de 20 ans, les investissements chinois au Sri Lanka ont augmenté à près de 12 milliards de dollars. Aujourd'hui, le pays doit 10 % de sa dette totale et 20 % de sa dette publique à la Chine seule, soit la plus haute proportion parmi ses nombreux prêteurs.Etranglé par les prêts, Colombo a dû se résoudre à céder à la Chine l'exploitation de son port du Sud pour 99 ans. Hambantota est ainsi devenu l'exemple par excellence en Occident du « piège de la dette », un terme utilisé pour la première fois en juin 2018 dans une enquête du New York Times et qui a depuis été largement diffusé dans la presse occidentale et parmi les chercheurs pour dénoncer la stratégie prédatrice de la Chine. Le cas du Sri Lanka a dans le même temps écorné les grandes ambitions de prospérité véhiculées par Pékin dans sa promotion des mégaprojets associés aux « nouvelles routes de la soie ».Mais pour l'analyste économique Thilina Panduwawala, le terme de « piège de la dette » est inapproprié dans le cas du port d'Hambantota. Son travail de recherche consiste comme il dit à séparer « les mythes de la réalité ». Il revient sur les étapes successives du projet. « Les principaux bailleurs sont les Chinoises Exim Bank et China Development Bank. Les emprunts ont débuté vers l'an 2000. Entre 2007 et 2014, le Sri Lanka a emprunté 1,2 milliard pour la construction du port d'Hambantota. Dès 2016, il devient évident que le pays est incapable de rembourser ses dettes. Ranil Wickremesinghe alors Premier ministre évoque au Parlement le lourd fardeau de la dette. Il décide de louer le port à China Merchants Port Holdings en échange de 930 millions de dollars, afin de renflouer les caisses vides en devises étrangères, et d'éviter de contracter de nouvelles dettes. »C'est à partir de là que l'on commence à parler de confiscation des avoirs par la Chine. Or, en réalité, aucune clause de ce type n'existe dans le contrat, souligne Thilina Panduwawala qui affirme avoir consulté le contrat que lui et son équipe rendront public prochainement. « Le crédit contracté auprès d'Exim Bank continue d'être remboursé, la dette n'a pas été effacée et l'argent perçu par la signature du bail à servi à accroitre les réserves de change », conclut-il.Aruna Kulatunga réfute également la théorie du piège de la dette. Ce dernier explique comment le clan Rajapaksa, tout puissant au sortir de la guerre civile en 2009-2010, a cherché à asseoir sa popularité en se lançant dans des projets trop coûteux. « Si l'on regarde les chiffres, plus de la moitié des emprunts provient de créances privées, c'est-à-dire du marché obligataire, accordés à des taux assez élevés entre 4 et 8 %, tandis que les taux des prêts bilatéraux étaient plutôt bas de l'ordre de 3 ou 4 %. Le leadership de l'époque a été frappé par un égo démesuré. Pour perpétuer cette adoration, ils ont investi tous azimut sans se soucier des conséquences. »Toute la responsabilité repose, selon l'économiste politique, sur les autorités sri-lankaises. « Ce ne sont pas les Chinois qui sont arrivés pour nous dire prenez, prenez l'argent, c'est nous qui avons emprunté. On le sait maintenant, car les données commencent à sortir, que les Chinois nous ont conseillé d'aller doucement, de ne pas nous précipiter. »Principe de neutralitéLe résultat est là. La Chine contrôle désormais le port septentrional et Aruna Kulatunga craint les conséquences géopolitiques de cette situation. « Lorsque vous regardez la carte de l'Asie du Sud, vous voyez un port chinois au Pakistan, au Bangladesh et dans le sud du Sri Lanka. Ces ports forment un triangle parfait qui encercle l'Inde. Notre voisin a donc toutes les raisons de s'inquiéter. Car en cas de confrontation, et c'est possible, on ne peut pas l'exclure, l'Inde sera encerclée. Pourquoi avons-nous accepté cela ? Nous n'aurions jamais dû, ce n'était pas dans notre intérêt. »L'expert rappelle le principe de neutralité que son pays s'est toujours imposé dans l'histoire contemporaine. « Nous n'aurions jamais dû être entraînés dans cette rivalité. Nous aurions dû garder une politique d'ouverture de nos ports, de nos eaux territoriales, de notre espace aérien. Et non pas vendre ou louer. Et puis 99 ans, c'est long ! On dit que le centre d'affaires Port City à Colombo est un bail de 99 ans. En réalité, c'est bien plus : une partie restera chinoise à tout jamais ! »Selon Aruna Kulatunga, la Chine compte prochainement investir 4 milliards de dollars supplémentaires, notamment dans la construction d'une raffinerie de pétrole uniquement destinée à l'export. Parmi les candidats sont cités le Chinois Sinopec, le plus grand raffineur d'Asie, ou encore Aramco, le géant pétrolier saoudien.Pour comprendre l'importance du port d'Hambantota il suffit de regarder une mappemonde. Le port se situe à seulement 10 miles nautiques de la route maritime commerciale Est-Ouest la plus fréquentée au monde. Pour comprendre les enjeux de ce port sur la carte des « nouvelles routes de la soie », nous avons interrogé Yasiru Ranaraja, le directeur de BRI SL. Cette organisation internationale de développement et de conseil s'intéresse de près aux projets en lien avec les « nouvelles routes de la soie » au Sri Lanka et dans la région.« Les navires chinois qui transportent du pétrole passent par le détroit de Malacca. La Chine achète la grande majorité du pétrole à l'Arabie saoudite, ses navires empruntent la route maritime ouest/est qui passe par Hambantota, puis le détroit de Malacca jusqu'à la mer de Chine du Sud. S'il arrivait quelque chose, la Chine aurait un grave problème. »Selon Yasiru Ranaraja, l'initiative chinoise comporte plutôt des aspects positifs pour son pays. « Le Sri Lanka pourrait devenir à l'avenir l'emplacement idéal, une base pour le commerce de l'énergie dans la région. Je pense que le port est stratégiquement important aussi bien pour la Chine que pour nous. Le Parlement sri-lankais avait dès les années 1970 des projets pour ce port, ce n'est donc pas nouveau. »Le district d'Hambantota, considéré comme l'une des régions les plus pauvres du Sri Lanka, a bénéficié d'un flux d'investissements considérables. À ce jour, le port et ses 60 km2 de terrain n'ont pas produit les recettes escomptées. Les activités du complexe portuaire sont encore très loin du rêve de Colombo de transformer l'île en hub régional. Pour développer la région et rendre le port viable et lucratif, Pékin devra injecter dans les prochaines années des milliards de dollars supplémentaires. Des projets titanesques à mille lieux des préoccupations et des attentes de la population.
C dans l'air du 12 juin : 40 jours dans la jungle... les miraculés d'Amazonie LES EXPERTS - COMMANDANT HENRI - Officier de légion de l'armée de terre - PATRICK DESHAYES - Anthropologue – Professeur émérite de l'université Lyon 2 - DR. ANNE SENEQUIER - Pédopsychiatre, directrice de l'observatoire Santé et Environnement à l'IRIS - DAVID MANISE - Instructeur de survie, auteur de « Manuel de survie en milieu naturel » Ils avaient disparu depuis le crash de l'avion dans lequel ils voyageaient en Amazonie. 4 enfants, âgés de 1 à 13 ans, ont été retrouvés vivants après quarante jours dans la jungle colombienne à quelques kilomètres de l'épave de l'avion. Le 1er mai dernier, l'engin s'était écrasé dans le sud de Caqueta, en Colombie. Depuis, une centaine de militaires et des dizaines d'indigènes tentaient de remonter leur piste grâce aux précieuses traces qu'ils pouvaient laisser dans l'épaisse végétation. Les trois adultes du vol, dont la mère des enfants, étant décédés, ils ont dû survivre par leurs propres moyens. Très amaigris et déshydratés, ils ont été découverts vendredi dernier et immédiatement transférés dans un hôpital de Bogota. Globalement, ces enfants ne présentent pas un état de santé particulièrement dégradé. Ils sont très faibles mais ils sont désormais hors de danger. Le médecin militaire qui les a pris en charge a relevé des signes de malnutrition, quelques lésions cutanées et piqûres. Un état de santé général qui relève presque du miracle, après quarante jours passés dans la forêt amazonienne. Alors comment ces enfants, membres d'une communauté indigène, ont-ils pu survivre aussi longtemps dans la jungle, sans nourriture ni eau ? D'autant que l'un d'eux n'avait qu'un an, ce qui nécessite une attention particulière. Comment parvenir à vivre dans un milieu aussi hostile ? Cette question nombre de scientifiques se la posent également aujourd'hui à l'heure du réchauffement climatique qui nous expose à des conditions extrêmes et changeantes. L'humain saura-t-il s'adapter ? Dans ce but, vingt Français, menés par l'explorateur-chercheur Christian Clot, se sont envolés ces derniers mois vers la forêt équatoriale de Guyane et sa chaleur humide, les terres glacées au-delà du cercle polaire arctique finlandais et le désert aride du Rub Al-Khali d'Arabie dépassant les 50°C, pour les trois premiers volets de la mission Deep Climate. En immersion totale pendant quarante jours à chaque fois, l'équipe a conduit un vaste protocole d'études dans le cadre du Human Adaptation Institute pour comprendre l'adaptation du corps humain à des conditions extrêmes. Car Deep Climate est bien une expédition scientifique et non la version extrême de "Koh- Lanta". Un seul point commun tout de même avec l'émission de téléréalité : celui d'embarquer dans l'aventure Monsieur et Madame Tout-le-Monde. Ces "climatonautes" volontaires, dix hommes et dix femmes âgés de 25 à 62 ans, sont joaillière, psychologue, auteur-conférencier, agent de sécurité, ingénieur spatial… En décembre, ils avaient embarqué dans une première mission en immersion en Amazonie française, pour descendre le long de la rivière Mataroni. Quarante jours au cours desquels ils ont découvert la nécessaire adaptation aux éléments environnants et pu observer quelques espèces de la faune et la flore de la forêt amazonienne. Car l'Amazonie héberge une biodiversité phénoménale : environ 2,5 millions d'espèces d'insectes et actuellement, au moins 40 000 espèces de plantes, 3 000 poissons, 1 294 oiseaux, 427 mammifères, 427 amphibiens et 378 reptiles, soit une espèce sur dix connues sur Terre. À cette biodiversité s'ajoute les 550 millions d'hectares de forêts denses, le tiers des forêts tropicales humides restantes de la planète et 6 762 km de rivières sinueuses… Autant d'éléments qui expliquent l'importance de l'Amazonie pour l'ensemble de la planète. Mais en l'espace de seulement dix ans, la surface de forêt perdue en Amazonie atteint entre 415 000 et 587 000 km² - la France a une superficie totale (sans les territoires d'outre-mer) de 547 030 km2 – avec la majeure partie de forêt perdue servant à produire de la nourriture pour le bétail. DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45 FORMAT : 65 minutes PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40 RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions Retrouvez C DANS L'AIR sur internet & les réseaux : INTERNET : francetv.fr FACEBOOK : https://www.facebook.com/Cdanslairf5 TWITTER : https://twitter.com/cdanslair INSTAGRAM : https://www.instagram.com/cdanslair/
Anne Ghesquière reçoit dans Métamorphose Patrick Lemoine, médecin psychiatre, ancien praticien hospitalier, docteur en neurosciences et auteur de nombreux livres sur la santé psychique et l'amour. Sommes-nous polygames ou monogames ? La fidélité est-elle un comportement absurde ? Un engagement désiré et assumé ? Si la fidélité favorise la pérennité du couple, donc la sécurité de la nichée, elle n'a guère de sens du point de vue de l'évolution, donc de l'amélioration de notre espèce nous dit Patrick Lemoine. Il nous rappelle aussi que les hommes, polygames par nature mais monogames par culture, l'ont de tout temps imposé aux femmes. Alors avec lui voyons où nous en sommes sur nos désirs de fidélité et sur nos idéaux maritaux, sur l'émergence des valeurs d'égalité et de libre arbitre dans le couple. Quel regard portons-nous sur nos comportements amoureux. Épisode #373Veuillez nous excuser pour la moindre qualité sonore des 6 dernières minutes de l'épisode dû à un dysfonctionnement.Avec Patrick Lemoine j'aborderai les thèmes suivants (extrait des questions) : Sommes-nous polygames ou monogames ? En quoi cette question taraude-t-elle l'être humain, parce que précisément nous pouvons penser le sujet contrairement à l'animal ?Qu'est-ce que la fidélité ?Vos descriptions du règne animal sont souvent drôles. Quel est le bilan, globalement ? Les animaux sont-ils fidèles ?Est-ce que la polygamie a toujours existé ?Est-ce que l'habit du pouvoir fait parfois d'un homme son rayonnement et son attirance ? Y a-t-il un lien entre pouvoir et puissance sexuelle ?Quelle est la nature profonde de l'homme à ce sujet ? Quid de l'engagement ?Qui est mon invité de la semaine, Patrick Lemoine ? Patrick Lemoine est médecin psychiatre, ancien praticien hospitalier, docteur en neurosciences et auteur de nombreux livres sur la santé psychique et l'amour.Il est l'auteur de nombreux best-sellers, dont cinq chez Odile Jacob, chez qui il a dirigé en 2018, avec Boris Cyrulnik, une Histoire de la folie avant la psychiatrie.Son dernier livre, Et la fidélité, bordel ! est paru chez Albin Michel.Quelques citations du podcast avec Patrick Lemoine : "On est construits comme des polygames et on se comporte comme des monogames.""Globalement les monogames fidèles, c'est surtout les oiseaux.""Il ne peut pas y avoir séduction et amour si il n'y a pas consentement.""Pour moi le problème c'est juste quand le contrat de départ n'est pas respecté."Rejoignez-nous sur notre nouveau site Internet et abonnez-vous à notre Newsletter https://www.metamorphosepodcast.com/ Soutenez notre podcast en rejoignant dès maintenant la Tribu MétamorphoseRetrouvez Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience sur Apple Podcast / Spotify/ Google Podcasts / Deezer / YouTube / SoundCloud / CastBox/ TuneIn.Suivez l'actualité des épisodes Métamorphose Podcast sur Instagram, découvrez l'invité de la semaine et des surprises ;-)InstagramFacebookPhoto DR Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.