Podcasts about groupement

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Invité Afrique
Cameroun: selon Célestin Tawamba, «on a frôlé le pire» avec la fermeture du détroit d'Ormuz

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 17, 2026 8:11


C'est avec soulagement que beaucoup d'hommes d'affaires africains ont appris la signature à venir d'un accord États-Unis-Iran et la réouverture prochaine du détroit d'Ormuz. En effet, les économies de beaucoup de pays africains sont impactées, depuis 100 jours, par le conflit au Moyen-Orient. Coup de projecteur sur le Cameroun. Célestin Tawamba, qui dirige le groupe industriel Cadyst, est le président du GECAM, le Groupement des entreprises du Cameroun. C'est le patron des patrons camerounais. En ligne de Douala, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. À lire aussiÀ la Une: l'Afrique victime collatérale de la guerre en Iran?      

Les Interviews PLM
Au cœur du Groupement commando montagne avec le sergent-chef Steevy

Les Interviews PLM

Play Episode Listen Later Jun 16, 2026 23:49


Du 15 au 19 Juin va se dérouler Eurosatory, un des plus grands salons de l'armement du monde sur le site du Parc des Expositions de Paris à Villepinte. L'armée de Terre y présentera ses matériels mais aussi ses savoir-faire. Une bonne occasion d'aller à leur rencontre tout comme Skyrock PLM l'a fait en recevant le sergent-chef Steevy du 7e bataillon de chasseurs alpins pour aborder son riche parcours au sein du Groupement commando montagne, unité d'élite de l'armée de Terre.

Revue de presse Afrique
À la Une: les enlèvements au cœur du système répressif en Guinée

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 21, 2026 4:16


Le site de Radio Tankonnon à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso est l'un des rares médias ouest-africains à rapporter et commenter cette enquête publiée hier par Jeune Afrique. Enquête sur les disparitions en Guinée d'opposants, de personnalités de la société civile, ou encore de journalistes. « En Guinée, une ombre grandissante plane sur l'espace public et politique, relate Radio Tankonnon. Depuis plusieurs mois, les enlèvements de figures critiques du régime, ainsi que de certains de leurs proches, suscitent une vive inquiétude au sein de la société civile et des observateurs internationaux. Derrière ces disparitions, un schéma récurrent semble se dessiner, révélateur d'un climat de plus en plus répressif sous l'autorité du président Mamadi Doumbouya. » Un témoignage rare Radio Tankonnon fait donc écho à cette longue enquête de Jeune Afrique. Enquête qui débute par le témoignage d'Abdoul Sacko, le coordinateur national du Forum des forces sociales de Guinée, une coalition créée en 2022 et qui regroupe une quarantaine d'organisations de la société civile. Abdoul Sacko qui a accepté de parler malgré le danger…   « Ce militant, qui critique le régime de transition instauré par les militaires en 2021, n'oubliera jamais ce jour de février 2025, pointe le site panafricain, où il s'est retrouvé sans savoir comment dans un village, à 100 km de Conakry. Yeux bandés, corps meurtri, il avait été abandonné dans la nature. La veille, des hommes armés et encagoulés avaient fait irruption à son domicile. “Ils ont menacé ma femme, mis ma fille en joue et l'ont plaquée au sol“, raconte Abdoul Sacko, encore très ému. Ligoté, violenté, retenu pendant vingt-quatre heures par ses ravisseurs, il a été relâché sans aucune explication, à l'inverse d'autres adversaires du régime, toujours portés disparus. “Quelqu'un est venu défaire mes liens et m'a dit : “Toi, tu as de la chance, on devait t'éliminer. Si tu as la vie sauve, ne dis rien de ce qui t'est arrivé”, se souvient-il. Ses bourreaux ont-ils reçu l'ordre de le garder en vie ? Ou a-t-il échappé par miracle à l'inéluctable, tel le Daniel de la Bible, sorti indemne de la fosse aux lions ?  »   Un système de disparitions forcées bien rodé Et Jeune Afrique de décrire une organisation répressive bien huilée :  « Nous avons interrogé, rapporte le site panafricain, une dizaine de personnes victimes d'enlèvement ou de tentative d'enlèvement, et de témoins directs. Tous décrivent un même modus operandi, qui commence par des remarques et par des mises en garde. Ces alertes rouges sont souvent accompagnées de propositions d'intégrer la transition : offre d'un poste dans une administration publique, dans un ministère, voire au gouvernement. Dans une seconde phase, des hommes à moto suivent les opposants, rôdent près de leur lieu de travail, posent des questions à leurs voisins. Des inconnus sonnent chez eux au milieu de la nuit, puis tambourinent à la porte s'ils ne répondent pas. » Enfin, surviennent les enlèvements. Des proches de Doumbouya à la manœuvre Alors, « qui prend la décision et coordonne ces opérations ? Deux noms sont revenus au cours de cette enquête, pointe Jeune Afrique. Celui de Balla Samoura, haut commandant de la Gendarmerie nationale et rouage essentiel des Forces de défense et de sécurité. Et celui du commandant Dantili Moriba Keïta (alias Kilo), chef de la compagnie Cobra du Groupement des forces spéciales, l'unité d'élite de Mamadi Doumbouya, et aide de camp du chef de l'État. De nombreux témoignages ou faits rapportés par des proches des disparus convergent vers ces responsables du système sécuritaire, qui passent pour des intimes du président ». Rompre avec ces pratiques  On revient à Radio Tankonnon avec ce commentaire : « Malgré les risques, certaines voix continuent de s'élever pour dénoncer ces dérives. Des collectifs citoyens, des médias indépendants et des défenseurs des droits humains tentent de documenter les cas, de soutenir les familles et de maintenir la pression. Dans un climat où la peur tend à s'imposer comme un outil de gouvernance, la résilience de la société civile apparaît comme l'un des derniers remparts contre l'effacement progressif des libertés. L'avenir de la Guinée, conclut Radio Tankonnon, dépendra en grande partie de sa capacité à rompre avec ces pratiques et à réaffirmer les principes fondamentaux de justice, de transparence et de respect des droits humains. Car sans vérité ni responsabilité, aucune stabilité durable ne saurait être envisagée. » À lire aussiGuinée: l'ONU demande la libération des proches du musicien et opposant Elie Kamano

Revue de presse Afrique
À la Une: les enlèvements au cœur du système répressif en Guinée

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later May 21, 2026 4:16


Le site de Radio Tankonnon à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso est l'un des rares médias ouest-africains à rapporter et commenter cette enquête publiée hier par Jeune Afrique. Enquête sur les disparitions en Guinée d'opposants, de personnalités de la société civile, ou encore de journalistes. « En Guinée, une ombre grandissante plane sur l'espace public et politique, relate Radio Tankonnon. Depuis plusieurs mois, les enlèvements de figures critiques du régime, ainsi que de certains de leurs proches, suscitent une vive inquiétude au sein de la société civile et des observateurs internationaux. Derrière ces disparitions, un schéma récurrent semble se dessiner, révélateur d'un climat de plus en plus répressif sous l'autorité du président Mamadi Doumbouya. » Un témoignage rare Radio Tankonnon fait donc écho à cette longue enquête de Jeune Afrique. Enquête qui débute par le témoignage d'Abdoul Sacko, le coordinateur national du Forum des forces sociales de Guinée, une coalition créée en 2022 et qui regroupe une quarantaine d'organisations de la société civile. Abdoul Sacko qui a accepté de parler malgré le danger…   « Ce militant, qui critique le régime de transition instauré par les militaires en 2021, n'oubliera jamais ce jour de février 2025, pointe le site panafricain, où il s'est retrouvé sans savoir comment dans un village, à 100 km de Conakry. Yeux bandés, corps meurtri, il avait été abandonné dans la nature. La veille, des hommes armés et encagoulés avaient fait irruption à son domicile. “Ils ont menacé ma femme, mis ma fille en joue et l'ont plaquée au sol“, raconte Abdoul Sacko, encore très ému. Ligoté, violenté, retenu pendant vingt-quatre heures par ses ravisseurs, il a été relâché sans aucune explication, à l'inverse d'autres adversaires du régime, toujours portés disparus. “Quelqu'un est venu défaire mes liens et m'a dit : “Toi, tu as de la chance, on devait t'éliminer. Si tu as la vie sauve, ne dis rien de ce qui t'est arrivé”, se souvient-il. Ses bourreaux ont-ils reçu l'ordre de le garder en vie ? Ou a-t-il échappé par miracle à l'inéluctable, tel le Daniel de la Bible, sorti indemne de la fosse aux lions ?  »   Un système de disparitions forcées bien rodé Et Jeune Afrique de décrire une organisation répressive bien huilée :  « Nous avons interrogé, rapporte le site panafricain, une dizaine de personnes victimes d'enlèvement ou de tentative d'enlèvement, et de témoins directs. Tous décrivent un même modus operandi, qui commence par des remarques et par des mises en garde. Ces alertes rouges sont souvent accompagnées de propositions d'intégrer la transition : offre d'un poste dans une administration publique, dans un ministère, voire au gouvernement. Dans une seconde phase, des hommes à moto suivent les opposants, rôdent près de leur lieu de travail, posent des questions à leurs voisins. Des inconnus sonnent chez eux au milieu de la nuit, puis tambourinent à la porte s'ils ne répondent pas. » Enfin, surviennent les enlèvements. Des proches de Doumbouya à la manœuvre Alors, « qui prend la décision et coordonne ces opérations ? Deux noms sont revenus au cours de cette enquête, pointe Jeune Afrique. Celui de Balla Samoura, haut commandant de la Gendarmerie nationale et rouage essentiel des Forces de défense et de sécurité. Et celui du commandant Dantili Moriba Keïta (alias Kilo), chef de la compagnie Cobra du Groupement des forces spéciales, l'unité d'élite de Mamadi Doumbouya, et aide de camp du chef de l'État. De nombreux témoignages ou faits rapportés par des proches des disparus convergent vers ces responsables du système sécuritaire, qui passent pour des intimes du président ». Rompre avec ces pratiques  On revient à Radio Tankonnon avec ce commentaire : « Malgré les risques, certaines voix continuent de s'élever pour dénoncer ces dérives. Des collectifs citoyens, des médias indépendants et des défenseurs des droits humains tentent de documenter les cas, de soutenir les familles et de maintenir la pression. Dans un climat où la peur tend à s'imposer comme un outil de gouvernance, la résilience de la société civile apparaît comme l'un des derniers remparts contre l'effacement progressif des libertés. L'avenir de la Guinée, conclut Radio Tankonnon, dépendra en grande partie de sa capacité à rompre avec ces pratiques et à réaffirmer les principes fondamentaux de justice, de transparence et de respect des droits humains. Car sans vérité ni responsabilité, aucune stabilité durable ne saurait être envisagée. » À lire aussiGuinée: l'ONU demande la libération des proches du musicien et opposant Elie Kamano

Le témoin de l'actu dans les Landes
L'affaire qui a marqué leur carrière - "Une véritable montée d'adrénaline" : la commandante en second du groupement

Le témoin de l'actu dans les Landes

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 6:24


durée : 00:06:24 - L'invité de 8h15 de "ici Gascogne" - Chaque jour pendant les vacances de Pâques, un gendarme landais raconte l'affaire, l'intervention qui a marqué sa carrière. Ce jeudi matin, la colonelle Fifonsi-Gwladys QUENUM POSSY-BERRY, commandante en second du groupement, raconte une traque qui s'est jouée à un détail cocasse, dans le sud-est. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Invité de la Rédaction France Bleu Drôme Ardèche
Cédric Perret co-président du Groupement de la boulangerie et de la pâtisserie de l'Ardèche

Invité de la Rédaction France Bleu Drôme Ardèche

Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 6:06


durée : 00:06:06 - L'invité d'ICI Matin, ICI Drôme Ardèche - Les boulangers et les fleuristes l'attendaient avec impatience, mais la proposition de loi pour leur permettre d'ouvrir le 1er mai en conditions normale ne se fera pas cette année. Les professionnels se retrouvent donc à nouveau dans l'obligation d'ouvrir mais sans leurs salariés. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

InterNational
Le cahier du maritime dans les territoires

InterNational

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 4:16


durée : 00:04:16 - InterNational - par : Jose Manuel Lamarque - Le cahier du maritime dans les territoires est un rapport statistique annuel publié par le Gican, le Groupement des Industries de Construction et Activités Navales, présenté par Philippe Missoffe, délégué général du Gican. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Le témoin de l'actu dans les Landes
L'affaire qui a marqué leur carrière - "On se projette dans la tête du tueur" : la commandante en second du groupement

Le témoin de l'actu dans les Landes

Play Episode Listen Later Apr 9, 2026 6:30


durée : 00:06:30 - L'invité de 8h15 de "ici Gascogne" - Chaque jour pendant les vacances de Pâques, un gendarme landais raconte l'affaire, l'intervention qui a marqué sa carrière. Ce jeudi matin, la colonelle Fifonsi-Gwladys Quenum Possy-Berry, commandante en second du groupement, revient sur un "cas d'école" en matière de police scientifique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Invité de la Rédaction France Bleu Drôme Ardèche
Plan de lutte contre le frelon asiatique : tardif et faible selon le groupement de défense sanitaire de la Drôme

Invité de la Rédaction France Bleu Drôme Ardèche

Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 5:47


durée : 00:05:47 - L'invité d'ICI Matin, ICI Drôme Ardèche - C'est un vrai fléau pour les apiculteurs notamment : le frelon asiatique, qui a envahi tous les départements, y compris la Drôme et l'Ardèche se nourrit, entre autres insectes, d'abeilles. Le gouvernement vient d'annoncer un plan de lutte national contre cette espèce. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Visionary Marketing Podcasts
Bouton b.connect : en finir avec le mot de passe

Visionary Marketing Podcasts

Play Episode Listen Later Mar 24, 2026 26:50


Le bouton b.connect permettra-t-il d’en finir avec la plaie des mots de passe ? Cinquante milliards. C'est le nombre de mots de passe saisis chaque année en France. Un chiffre vertigineux qui illustre à lui seul l'ampleur d'un problème que chaque internaute connaît bien : oublis, réinitialisations, formulaires à rallonge et, au bout du compte, une sécurité illusoire puisque le mot de passe reste par nature rejouable et vulnérable au phishing. C'est précisément ce problème que b.connect entend résoudre. Créée à l'été 2024 par les cinq plus grands groupes bancaires français (BNP Paribas, Groupe BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel (via Euro-Information) et Société Générale), cette start-up au pedigree bancaire propose un bouton d'authentification unique, sans mot de passe, adossé aux applications que 42 millions de Français utilisent déjà pour sécuriser leurs paiements par carte. Nous avons rencontré Pierre Chassigneux, CEO de b.connect, pour comprendre les rouages de cette alternative souveraine aux social logins des géants américains. bouton b.connect : pour en finir avec le mot de pass Le bouton b.connect a pour mission de tuer le mot de passe pour entrer sur les sites marchands. Montage photo produit avec Gemini et Photoshop Du 3D Secure au bouton b.connect : infrastructure de paiement et d'identité Pierre Chassigneux n'est pas un nouveau venu dans l'écosystème de la sécurité numérique. Ingénieur de formation, passé par la Délégation générale pour l'armement (DGA) puis par la Direction centrale de la sécurité des systèmes d'information (devenue l'ANSSI) en tant que cryptologue, il a ensuite rejoint Gemplus (devenu Gemalto, puis Thales DIS), pionnier français de la carte à puce. Mais c'est surtout au cours de ses 26 années passées au sein du Groupement des Cartes Bancaires CB qu'il a forgé la conviction qui fonde b.connect. En pilotant le projet FAST'R by CB, qui a généralisé l'authentification forte (3D Secure) pour les paiements en ligne, il a mis en place une infrastructure capable de traiter plus de deux milliards d'authentifications par an. Quand on a lancé la construction du Directory Server, cette plateforme qui met en relation les clients des commerçants avec leurs banques pour les authentifier, je me suis dit : c'est une énorme infrastructure d'authentification. Est-ce qu'on ne pourrait pas l'utiliser pour sécuriser non pas uniquement le checkout, c'est-à-dire le paiement, mais aussi le check-in, c'est-à-dire l'entrée en relation ? Pierre Chassigneux, CEO de b.connect L'idée, en somme, était de réutiliser les briques technologiques éprouvées du paiement par carte pour résoudre un problème adjacent mais tout aussi massif : l'identification en ligne. Car le mot de passe, au-delà du cauchemar qu'il représente pour l'expérience utilisateur, ne vaut rien en matière de sécurité. Pierre Chassigneux le rappelle : un mot de passe est rejouable. Dès lors qu'il est intercepté par phishing, l'attaquant peut l'utiliser indéfiniment. Le moteur IA à trois cylindres du bouton b.connect Le fonctionnement de b.connect repose sur ce que le CEO de b.connect appelle un « moteur à trois cylindres », un dispositif d'intelligence artificielle qui combine trois sources de signaux pour authentifier l'utilisateur de manière transparente. Infographie basée sur cette interview réalisée par Visionary Marketing avec un outil développé par Olivier Sauvage sur Gemini Nano Banana Le premier cylindre est le device fingerprint : au moment de la première utilisation, le serveur b.connect enregistre les caractéristiques techniques de l'appareil (navigateur, version, résolution, etc.). Le deuxième cylindre repose sur les habitudes de connexion de l'utilisateur : horaires, lieux, sites fréquentés. Ces données comportementales génèrent un score transactionnel. Le troisième cylindre, enfin, est un « challenge-response intelligent » : un cookie positionné dans le navigateur échange avec le serveur pour vérifier l'authenticité de la session, sans solliciter l'utilisateur. Chacun de ces cylindres produit un score de confiance. Lorsque le score agrégé est suffisant — ce qui se produit dans environ 80 % des cas —, un seul clic sur le bouton b.connect suffit. Dans les 20 % restants, l'application d'authentification bancaire prend le relais via Face ID ou Touch ID. L'utilisateur n'est jamais renvoyé vers un mot de passe. Ce que j'ai appris dans le domaine de la cybersécurité, c'est qu'on peut avoir un très beau niveau de sécurité. Mais si la fluidité de parcours ne suit pas, le choix des utilisateurs se fait toujours au détriment de la sécurité. On avait à résoudre une équation difficile : garantir à la fois une grande fluidité et un bon niveau de sécurité. Pierre Chassigneux Données, consentement et cloud souverain La question des données personnelles est centrale dans le positionnement de b.connect. Lorsqu'un utilisateur se connecte pour la première fois sur un site partenaire, il peut choisir de transférer depuis son compte b.connect son nom, prénom, adresse e-mail et éventuellement son numéro de téléphone. Ce transfert ne s'effectue jamais sans consentement explicite. Les banques actionnaires, de leur côté, n'ont pas accès aux données de navigation de leurs clients : elles ne savent pas sur quels sites ceux-ci se connectent via b.connect. L'hébergement de la plateforme a fait l'objet d'un choix délibéré. b.connect est hébergé chez S3NS, le premier cloud de confiance certifié par l'ANSSI, co-entreprise entre Thales et Google Cloud. Des sites physiques dédiés sont implantés en France, garantissant selon Pierre Chassigneux une protection contre les lois extraterritoriales américaines, y compris le Cloud Act. « Nous considérons que nous avons fait le choix du meilleur des deux mondes : un niveau de sécurité élevé grâce à Thales, et une offre de services performante grâce à Google », résume-t-il. Un modèle économique fondé sur le retour sur investissement des e-commerçants Le bouton d'authentification b.connect est entièrement gratuit pour les utilisateurs. Pour les e-commerçants, le service est offert jusqu'à la fin de l'année 2026. À compter du 1er janvier 2027, pour les early adopters, le tarif sera d'un centime par login. Le patron de b.connect défend ce modèle en s'appuyant sur les données d'abandon de panier, un fléau bien connu du e-commerce. Il y a environ 25 % d'abandon de panier pour cause de mot de passe oublié. Il y a 70 % d'abandon au moment de la création d'un nouveau compte client, parce que c'est contraignant. Et il y a encore 15 % d'abandon au moment de l'authentification 3D Secure. Grâce à b.connect, on supprime ces frictions. Nous avons mis en place un simulateur qui permet à chaque e-commerçant de mesurer très concrètement le retour sur investissement. Pierre Chassigneux Le lien entre le check-in et le checkout constitue une particularité notable de la solution : un utilisateur qui accède à un site via b.connect et paie ensuite par carte CB bénéficie d'une probabilité réduite d'être soumis à une authentification 3D Secure supplémentaire. De 9 000 comptes à l'ambition du milliard de connexions Officiellement lancé le 17 mars 2026, après une phase bêta de 6 000 utilisateurs, b.connect comptait déjà 9 000 comptes créés au moment de notre entretien, avec un rythme de 750 créations quotidiennes. Une quinzaine d'enseignes sont partenaires du lancement : Boulanger, Leroy Merlin, Micromania, Courir, Celio, Gîtes de France, Sofinco, Libération, Ouest-France, entre autres. La force de b.connect réside dans sa capacité à s'appuyer sur la puissance de communication de ses cinq actionnaires bancaires. La promotion du service se fait directement dans les applications de banque en ligne, ce qui explique l'accélération des inscriptions. Chez Visionary Marketing, nous l'avons testé sur notre compte LCL : la création du compte a pris quelques secondes et le bouton était déjà visible dans l'application. Les ambitions de b.connect sont claires : des centaines de milliers de comptes d'ici la fin 2026, plusieurs millions en 2027, une vingtaine de millions en 2028 et un milliard de connexions à l'horizon 2030. Pour atteindre la masse critique côté e-commerçants, une plateforme d'onboarding automatisée est en cours de développement. Les tests débuteront cet été, avec une mise en production à la rentrée de septembre. L'objectif est de permettre à chacun des 140 000 sites de e-commerce français, quelle que soit leur taille, d'intégrer le bouton b.connect de manière simple et rapide. Complémentaire du portefeuille d'identité européen, concurrent des social logins américains Le règlement européen eIDAS 2.0 prévoit le déploiement d'un portefeuille d'identité numérique (EU Digital Identity Wallet) permettant de dématérialiser carte d'identité, permis de conduire ou carte grise. b.connect ne se positionne pas en concurrent de cette initiative mais en complément. Mais ici, le périmètre est différent : b.connect est un bouton de connexion, une fonction d'authentification centrée sur l'entrée en relation avec un site. Le wallet européen, lui, vise un champ d'application plus large, incluant les interactions avec l'administration et les cas d'usage nécessitant une preuve d'identité formelle. Les véritables concurrents de b.connect sont les social logins de Google, Apple et Facebook, qui captent aujourd'hui près de la moitié des connexions sur les grands sites français. Pierre Chassigneux inscrit son projet dans une logique de souveraineté numérique : « Quand il y a 50 milliards de connexions avec des logins et mots de passe chaque année, c'est un sujet d'indépendance technologique. Nous sommes fiers, grâce à la communauté bancaire, de porter une alternative souveraine, 100 % française, aux social logins des Big Tech américaines. » Un pari sur la confiance bancaire Le pari de b.connect est à la fois technologique et politique. Technologique, parce qu'il faut convaincre des dizaines de millions d'utilisateurs d'adopter un nouveau réflexe de connexion, et des dizaines de milliers de sites d'intégrer un bouton supplémentaire. Politique, parce que le projet d'authentification b.connect porte une vision de la souveraineté numérique française qui dépasse le seul cadre du e-commerce. L'analogie avec Wero, la solution de paiement instantané portée par l'Europe et les banques partenaires, est tentante : si le secteur bancaire parvient à mobiliser sa base de clients autour d'un usage quotidien, le changement d'échelle peut être rapide. Reste à transformer un lancement prometteur en standard de fait. Les mois qui viennent seront déterminants. À propos de Pierre Chassigneux Pierre Chassigneux est CEO de b.connect, société créée à l'été 2024 par les cinq plus grands groupes bancaires français. Ingénieur de formation, il a débuté sa carrière à la Délégation générale pour l'armement (DGA), puis comme ingénieur cryptologue à la Direction centrale de la sécurité des systèmes d'information (devenue l'ANSSI). Il a ensuite rejoint Gemplus (devenu Gemalto, puis Thales DIS) comme directeur de l'activité signature électronique, avant de passer plus de 26 ans au sein du Groupement des Cartes Bancaires CB, où il a occupé les postes de directeur des risques puis de directeur de la division projets et expertises. Diplômé de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), il a notamment piloté le projet FAST'R by CB, qui a généralisé l'authentification forte pour les paiements en ligne en France. À propos de b.connect b.connect est une société française créée à l'été 2024 par BNP Paribas, Groupe BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel (via Euro-Information) et Société Générale. Elle propose un bouton d'authentification en ligne permettant aux utilisateurs de se connecter aux sites partenaires en un clic, sans mot de passe, via leur application bancaire. Le service est gratuit pour les utilisateurs et payant pour les e-commerçants (un centime par connexion à compter du 1er janvier 2027). Lancé officiellement le 17 mars 2026 après une phase bêta de 6 000 utilisateurs, b.connect est déjà intégré sur une quinzaine d'enseignes partenaires. La plateforme est hébergée en France sur le cloud de confiance S3NS (Thales/Google), certifié par l'ANSSI, et garantit la non-commercialisation des données de connexion. The post Bouton b.connect : en finir avec le mot de passe appeared first on Marketing and Innovation.

Le journal de l'emploi en Dordogne
Le groupement employeurs métiers 24 propose de nombreux postes H/F en Dordogne

Le journal de l'emploi en Dordogne

Play Episode Listen Later Mar 18, 2026 0:48


durée : 00:00:48 - Le groupement employeurs métiers 24 propose de nombreux postes H/F en Dordogne - En ce moment de très nombreuses entreprises recrutent avec le soutien du Groupement employeurs métiers 24 en Dordogne. Il s'agit pour la plupart du temps de postes en CDI dont vous trouverez le détail sur cette page. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Cominmag
Visuel +, un nouveau groupement d'indépendants spécialistes de la communication voit le jour à Genève

Cominmag

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 36:39


Il y a du nouveau à Genève dans le monde de la communication ! Un nouveau collectif vient de voir le jour : Visuel +. Il s'agit d'une structure qui fédère des professionnels confirmés de l'image et de la communication visuelle. Au-delà d'une logique de réseau, la démarche pose des questions de fond sur la reconnaissance des savoir-faire, l'évolution des modèles économiques et la place de l'image dans l'écosystème médiatique et communicationnelPour en parler de ce nouveau concept d'agence, nous recevons Arnaud Lambert qui est à l'origine de ce projet.

Apolline Matin
Le choix d'Apolline : Catherine Quérard - 22/01

Apolline Matin

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 7:09


Avec : Catherine Quérard, présidente du Groupement des hôtelleries & restaurations de France. - Tous les matins à 7h40, l'invité qui fait l'actualité. Un acteur incontournable, un expert renseigné... 10 minutes d'interview sans concession avec Apolline de Malherbe et les témoignages des auditeurs de RMC au 3216.

Le Nouvel Esprit Public
Si vous l'avez manqué : les pays Baltes, avec Yves Plasseraud (thématique)

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Dec 28, 2025 57:22


Émission originellement diffusée en juillet 2023.Connaissez-vous notre site ? www.lenouvelespritpublic.frUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 9 juin 2023.Avec cette semaine :- Yves Plasseraud, juriste et spécialiste des États baltes.- Nicolas Baverez, essayiste et avocat.- François Bujon de l'Estang, ambassadeur de France.- Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef du mensuel Philosophie Magazine.LES PAYS BALTESYves Plasseraud, vous êtes juriste et présidez depuis 1996 le Groupement pour le droit des minorités, ONG qui bénéficie d'un statut consultatif auprès des Nations unies, de l'Union européenne et du Conseil de l'Europe. Vous êtes un spécialiste des pays baltes et avez récemment publié deux ouvrages sur cette région du monde, qui regroupe l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Dans Les pays baltiques - Le pluriculturalisme en héritage, paru en 2020, vous montrez comment l'histoire de ces pays est marquée par la menace constante de puissances impériales comme l'Allemagne ou la Russie, ainsi que par la diversité de leurs peuples et de leurs cultures. Vous avez également consacré, en 2022, un ouvrage aux peuples Germano-Baltes, nés au XIII° siècle des migrations de colons allemands à Riga, l'actuelle capitale de la Lettonie.Les pays baltes regroupent aujourd'hui plus de 6 millions d'habitants et représentent un PIB d'approximativement 120 Mds€. Bordés par la mer Baltique à l'ouest, ils s'étendent sur 175 000 km2 et partagent leurs frontières avec la Russie, la Biélorussie et la Pologne. A mi-chemin entre la Russie et l'Europe de l'Ouest, ils constituent une interface stratégique entre l'Orient et l'Occident, au cœur des enjeux géopolitiques et militaires contemporains.L'héritage soviétique pèse lourd dans ces anciennes Républiques socialistes soviétiques, territoire convoité par la Russie depuis Pierre le Grand pour son ouverture sur la mer Baltique. Avant l'invasion de l'Ukraine, la Fédération de Russie était l'un des principaux partenaires commerciaux de la région. Il lui fournissait également l'essentiel de son approvisionnement en gaz naturel, à hauteur de 42% en Lituanie, de 93% en Estonie et 100% en Lettonie. Les russophones constituent une importante minorité au sein des Pays Baltes et représentent jusqu'à 30% de la population en Lettonie. La mémoire de l'annexion russe, enfin, reste problématique, comme l'illustre la récente loi sur la destruction des monuments soviétiques promulguées par l'Estonie en début d'année.Pour se prémunir des menaces russes, les pays baltes ont choisi l'ancrage à l'Ouest. Ils ont adhéré à l'Union européenne en 2004, marquant la réussite de la transition démocratique et économique accomplie depuis 1991. La même année, les États baltes rejoignent l'OTAN. L'Alliance implante dès 2008 son centre de cyberdéfense à Tallin, à la suite de la cyberattaque de l'Estonie dirigée par le Kremlin une année auparavant. A la suite du sommet de 2016, à Varsovie, des troupes permanentes sont déployées par l'OTAN dans les Pays baltes dès 2017, ainsi que des forces navales et aériennes en mer Baltique.L'invasion de l'Ukraine par la Russie projette les Pays Baltes au cœur des enjeux de défense du monde occidental. Ces États, qui ont mis en garde l'UE contre la menace russe dès 2004, s'inquiètent d'être les prochaines cibles de Vladimir Poutine. Le corridor de Suwalki, qui permet aux Russes de desservir leur enclave européenne de Kaliningrad par la Biélorussie et comporte depuis 2016 des batteries de missile à capacité nucléaire, est au centre des tensions. Une crise avait même éclaté en juin 2022, à la suite de la décision de la Lituanie de restreindre le transit de marchandises par voie ferrée vers l'enclave russe, en accord avec les sanctions européennes. Dans ce contexte explosif, le prochain sommet de l'OTAN se tiendra en juillet à Vilnius, capitale de la Lituanie. Il y sera notamment question de la mise en place de nouveaux plans de défense pour la région baltique, mais aussi de l'adhésion de la Suède, candidate fortement soutenue par les Etats baltes.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Reportage France
Avec les «Mamas de Grigny», une cuisine solidaire et engagée pour les défavorisés en région parisienne

Reportage France

Play Episode Listen Later Dec 15, 2025 2:31


À Grigny, dans le département de l'Essonne, en 2019, un groupe de femmes immigrées, sans papiers et sans emploi, pour la plupart, a fondé le collectif baptisé « les Mamas de Grigny ». Au-delà de leurs situations précaires, elles partagent une passion : la cuisine. De ventes à la sauvette devant la gare de leur ville, qui les exposaient régulièrement aux forces de l'ordre, elles se sont engagées dans un processus de professionnalisation, visant une régularisation de leur situation et une autonomie financière. [REDIFFUSION DU 11.04.2025] Devant l'espace jeunesse Nelson Mandela du quartier de la Grande Borne, à Grigny, en région parisienne, une bonne odeur de cuisine titille les narines. Chaque mardi et jeudi matin, les « Mamas de Grigny » occupent la cuisine du centre social mis à leur disposition par la municipalité de Grigny. Raphaëlle Lebouc, qui travaille pour l'association qui accompagne les mamas dans leur projet de professionnalisation en cuisine, nous présente les cuisinières du jour. Parmi les six dames qui s'affairent dans la cuisine, Cécile, une veuve de 40 ans, originaire de la République démocratique du Congo témoigne : « On fait de l'attiéké avec du poisson. On travaille deux fois, mardi et jeudi. On travaille pour les sans-abris, avec les gens qui sont en précarité. On les aide », explique-t-elle.  Pendant que Cécile coupe les oignons, Aïcha, une Ivoirienne de 30 ans, est en train de frire du poisson. « Aujourd'hui, on fait de l'attiéké au poisson. Mais à part ça, on fait du tiep, on fait du mafé, on fait du yassa, du potopoto », énumère-t-elle. De l'autre côté de la cuisine, Fatoumata, une quinquagénaire malienne, s'occupe, elle, du dessert : « Moi, je fais les salades de fruits. Avant, je ne travaillais pas, je partais à la gare pour vendre », se rappelle-t-elle. Oumou passe l'attiéké à la vapeur. Cette quadragénaire burkinabé faisait, elle aussi, de la vente illégale de nourriture. « Je vendais le tiep à la gare. On ne part plus à la gare, maintenant », se souvient-elle. Une période révolue donc pour les Mamas de Grigny qui ne font plus de la vente à la sauvette. Depuis 2019, elles sont accompagnées par le Groupement de recherche pour le développement rural (GRDR) Migration-Citoyenneté-Développement. « Le but du GRDR, ce n'est pas de seulement de faire un accompagnement pour leur donner des locaux et les aider à cuisiner. C'est de lever les freins sociaux. Donc, ce sera à propos des questions de logement, de rémunération, mais aussi de papiers. C'est nous qui nous occupons de leur dossier et c'est vrai qu'on va essayer de valoriser leur engagement citoyen sur le territoire », détaille Raphaëlle Lebouc, chargée de mission entrepreneuriat et initiative féminine du GRDR Migration-Citoyenneté-Développement. Le projet des « Mamas de Grigny » permet à des femmes précaires de bénéficier de formations pour renforcer leur compétence en cuisine et en gestion. L'objectif de ces femmes immigrées est d'ouvrir un restaurant solidaire à Grigny, une ville de France dans laquelle une large majorité de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. À lire aussiPhilippe Rio (PCF): « Les maires font partie de la solution au problème posé à la France »

Invité Afrique
Madagascar : «Il y aura des procédures contre toutes les personnes qui ont commis des infractions»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 1, 2025 19:51


« Avant la fin de l'année, Madagascar va lancer des poursuites judiciaires contre le président déchu Andry Rajoelina », a annoncé ce lundi 1er décembre sur RFI la nouvelle ministre de la Justice de Madagascar, Fanirisoa Ernaivo. Depuis son exfiltration par la France, le 12 octobre dernier, Andry Rajoelina vit sans doute à Dubaï, où il a placé une partie de sa fortune. Mais il est soupçonné par les nouvelles autorités malgaches de graves faits de corruption. En ligne d'Antananarivo, la ministre de la Justice fait le point, au micro de Christophe Boisbouvier, sur les procédures contre les dignitaires de l'ancien régime de Madagascar. RFI : Fanirisoa Ernaivo, le régime d'Andry Rajoelina est accusé de multiples actes de corruption. Est-ce que vous n'êtes pas submergée par le nombre de dossiers ? Fanirisoa Ernaivo : Effectivement, nous sommes submergées par un grand nombre de dossiers qui n'ont pas pu être instruits au moment où j'étais encore au pouvoir. À lire aussiMadagascar: la société civile critique la trajectoire prise par la transition L'une des causes de l'insurrection du mois d'octobre, c'est le manque d'eau et d'électricité à Antananarivo, est-ce que la société étatique Jirama, qui produit et distribue l'eau et l'électricité, a été l'objet de graves détournements ? Je ne pourrais vous dire oui ou non, parce qu'il y a des détournements et la mauvaise gouvernance dans la Jirama. Mais ça, je ne pourrais en parler dans l'affirmatif sans avoir un dossier devant moi. Et nous sommes en train de faire un audit des contrats de la Jirama au niveau du gouvernement. Et c'est là, après cet audit, après la révision de ces contrats, qu'on pourra parler de quel est vraiment le détournement de pouvoir dont on pourrait accuser quelques personnes et quelques entités dans cette histoire de défaillance de la Jirama. Est-ce que parmi les personnes soupçonnées d'être impliquées dans ces détournements à la Jirama, il y a le milliardaire en fuite, Mame Ravatomanga ? Pour l'instant, on est en train de commencer. Je n'ai même pas encore eu le dossier devant mes yeux. Et donc, sans vouloir tout de suite spoiler le contenu de cet audit, je vais dire qu'il y a des personnes dont, éventuellement, l'opérateur économique, Mame Ravatomanga, plusieurs sociétés, dont il a des branches, pourraient être mises en cause dans les résultats de cet audit. Des sociétés qu'il contrôle de façon indirecte ? Voilà. Dans la filière du litchi, il y avait une société écran qui s'appelait Litchi Trading Company, LTC, et par laquelle transitaient les fonds entre importateurs et exportateurs. Et du coup, tous les exportateurs malgaches viennent d'être approchés par les enquêteurs du Bianco, le bureau indépendant anticorruption. Est-ce à dire que ce sont tous les exportateurs malgaches de Litchi qui ont trempé dans de graves détournements d'argent ? On ne va pas parler de détournement, on va parler d'évasion fiscale. Concernant le dossier Litchi, du groupement des exportateurs de litchi, en effet, il y a eu la création de cette entité qui s'appelle GEL, Groupement des Exportateurs de Litchi. Normalement, ce groupement devait être institué pour pouvoir acheter à des prix avantageux pour les producteurs et pour revendre à l'exportation à des prix avantageux pour l'État et les exportateurs, en termes de retour de rapatriement de devises. Mais ces exportateurs-là, donc, ils vont collecter la production des produits, des producteurs locaux, et ils vont revendre toute la production à une société qui s'appelle LTC, qui est basée à Maurice, et donc qui devient le principal débouché de toute la production malgache. Alors que ce LTC, il s'avère que ça appartient à quelques têtes des membres du GEL. Et cela, donc, s'apparente à plafonner les devises issues de cette exportation au niveau de la vente effectuée entre le GEL et les exportateurs. Après, la LTC, la LitchiTrading Company, va revendre toute la production à d'autres distributeurs qui sont vraiment les vrais distributeurs de l'litchi dans le monde. Mais leur chiffre d'affaires va s'arrêter au niveau de la LTC, qui reste à Maurice. La fameuse société écran ? Voilà, la fameuse société écran. Et donc, du coup, l'État malgache va pouvoir rapatrier juste les devises qui ont été payées au niveau du GEL vers LTC. Et ça s'arrête là. Ça permet de cacher une grande partie des bénéfices ? Ça permet de soustraire une grande partie des bénéfices issus de cette exportation de litchis. Et comme la société est mauricienne, même s'il y a quelques membres du GEL qui sont derrière cette société, Madagascar pense qu'il y a quand même une lésion envers l'État malgache et le fisc malgache, parce que nous, nous ne savons pas donc quel est le vrai chiffre d'affaires du GEL. Parce que ça s'arrête à Maurice. Et combien d'opérateurs économiques sont visés par cette enquête ? Je ne suis pas encore en mesure de vous donner des noms ni des chiffres. Parce que l'enquête est en cours. Ce dossier de GEL LTC est actuellement en instruction parallèle entre Bianco Madagascar, PNF en France. Le parquet national financier et la FCC à Maurice  La commission d'enquête financière de l'île Maurice ? Voilà. Et pour cette enquête-là, le dossier a été déposé en 2021 par Transparency International.  Et il a été réouvert ici à Madagascar à notre arrivée au mois d'octobre dernier. D'accord. Donc l'enquête redémarre depuis le mois d'octobre ? On va dire qu'elle a débuté à Madagascar depuis fin octobre. Donc l'enquête redémarre depuis le mois d'octobre ? Depuis le changement de régime ? Voilà. Ça je voulais le préciser. Donc là actuellement, je n'ai pas encore tous les éléments d'information parce qu'il y a des enquêtes là-dessus. Mais ce qui est sûr, c'est que Mame Ravatomanga est parmi les personnes qui sont directement ou indirectement dans le LTC. Mais ce sera les résultats de l'enquête qui vont le confirmer s'il dirige directement ou indirectement cette société. LTC, Litchi Trading Company, la fameuse société écran ? Dans tous les cas, il dirige cette société. Cette société lui appartient et c'est là que je dis directement ou indirectement. Et il y a d'autres personnes également, je pense. Mais on le saura plus tard. Et donc l'infraction qui est constituée dans ce dossier est donc une évasion fiscale au détriment de l'État malgache. Et l'Ile Maurice est donc coopérative pour identifier le montant et la gravité de l'évasion fiscale. Autre dossier emblématique, Madame la Ministre, celui de 5 avions Boeing 777 qui ont été livrés clandestinement à une compagnie iranienne, Mahan Air. Malgré les sanctions américaines contre l'Iran, les certificats d'immatriculation de ces 5 avions ont été décernés à Madagascar. Alors où en est l'enquête ? Actuellement, nous sommes également sur ce dossier conjointement avec Maurice, le FBI et Madagascar. Nous avons repris les enquêtes au fond sur les principales personnes auteurs ou co-auteurs ou témoins. Et nous avons convoqué l'ancien ministre des Transports, pour être entendu au niveau du pôle anticorruption. Mais son avocat a répondu que le pôle anticorruption n'était pas compétent pour entendre l'ancien ministre. Sur lequel nous avons répondu que selon l'article 134 de la Constitution, pour les infractions de crimes ou délits qui sont extérieures à la fonction de ministre, même les ministres et les personnes assujetties à la haute cour de justice sont justiciables devant les tribunaux de droit commun, donc le pôle anticorruption, sans passer par la haute cour de justice. D'accord. Donc on attend s'il va s'exécuter ou pas selon cet article 134. Il y a plusieurs autres personnes qui ont été indiquées. Et qui ont été réentendues dans le cadre de cette enquête. Elles sont passées en enquête au fond, devant le pôle anticorruption, dans le cadre de cette enquête. Je n'ai pas le nombre de personnes qui sont citées dans le dossier Alors on retrouve aussi dans ce dossier apparemment le nom de Mame Ravatomanga, le milliardaire qui s'est enfui à l'île Maurice. Puisque selon nos confrères du site d'information scoop.mu, c'est ce milliardaire qui aurait usé de ses bonnes relations, avec les autorités malgaches et l'aviation civile malgache, pour faire homologuer ces 5 Boeings à destination de l'Iran. Et pour cela il aurait touché une commission de 5 millions d'euros ? Oui en effet c'est ressorti dans le dossier qu'il a perçu ce montant de 5 millions d'euros ou de dollars, pour permettre la délivrance de la première immatriculation de ces 5 avions. Immatriculation provisoire. D'accord. ll y a 1, 2, 3, je pense qu'il y a plusieurs personnes qui ont soutenu ce fait. Mais surtout il y a 2 personnes qui sont les témoins clés, témoins mais mis en cause aussi, dans cette remise de somme d'argent. Notamment les personnes qui lui ont remis la somme, et la personne qui a servi d'intermédiaire à cette remise. Je ne peux pas vous dire les noms pour protéger leur témoignage, si elles sont également mises en cause. Mais donc il y a 2 personnes. Et c'est 2 personnes qui devaient confirmer ce fait Alors vous parlez du FBI, le bureau d'investigation fédéral des Etats-Unis. Est-ce qu'il y a actuellement sur le sol de Madagascar des inspecteurs du FBI ? Actuellement non, mais on a demandé leur collaboration sur ce dossier. Je pense qu'ils sont encore sur ce dossier, mais aux Etats-Unis, mais pas encore à Madagascar. Alors quand le milliardaire Mame Ravatomanga a quitté Madagascar pour l'île Maurice, vous avez été mandatée, vous n'étiez pas encore ministre à l'époque, vous avez été mandatée par les nouvelles autorités malgaches pour aller à Port-Louis et pour obtenir l'extradition de monsieur Ravatomanga. Où en est la procédure ? Je vais rectifier. Ma mission sur Maurice, c'était de représenter le nouveau gouvernement, les nouveaux dirigeants de l'Etat malgache pour suivre le dossier et faire toutes les diligences concernant ce dossier. Et donc rapporter à Maurice toutes les infractions, toutes les actions commises sur Madagascar par Ravatomanga et consorts, faire un état de toutes les procédures qui existent à Madagascar contre Mame Ravatomanga et consorts, appuyer la plainte qui a été déposée par un Malgache à Maurice contre Mame Ravatomanga et consorts, et dans le cadre de tout cela, faire écho d'un mandat d'arrêt international décerné à Madagascar contre Mame Ravatomanga, et ce mandat d'arrêt doit être soldé par une extradition. Une extradition à la fin de toutes ces procédures, en sachant qu'une extradition ne peut être effectuée qu'à la fin d'une procédure. Quelle est la situation judiciaire de Mame Ravatomanga aujourd'hui à l'île Maurice ? Il est en état d'arrestation et comme son état de santé s'est dégradé depuis son arrivée à Maurice jusqu'à ce jour, il est en état d'arrestation mais il passe donc sa détention dans une clinique privée ou dans un hôpital. Son statut juridique est un état d'arrestation. Et que souhaitez-vous maintenant à son sujet ? Nous souhaitons poursuivre l'enquête sur les plusieurs dossiers dans lesquels il est impliqué à Madagascar et nous avons demandé des commissions rogatoires internationales à Maurice pour pouvoir faire ses auditions et les enquêtes sur sa personne, sur les personnes qui pourraient être impliquées avec lui et qui sont actuellement sur Maurice, notamment toute sa famille et ses collaborateurs et également faire des enquêtes financières sur ses sociétés à Maurice, conjointement avec la FCC. La commission d'enquête financière mauricienne. Et si au bout de cette enquête il y a procès, est-ce que vous souhaitez qu'il ait lieu à Maurice ou à Madagascar ? Je pense que pour l'instant il est plus judicieux qu'il reste à Maurice car à partir du moment où il sort de Maurice, on n'est plus sûr de rien. On n'est pas sûr qu'il va arriver à Madagascar, on n'est pas sûr qu'il va atterrir à Madagascar ou dans un autre pays. Sauf s'il y a extradition. L'extradition, je vous le dis, c'est après une condamnation. Nous pouvons le condamner ici à Madagascar et le faire condamner également à Maurice et ce ne serait qu'après cette condamnation qu'il va devoir rejoindre les prisons malgaches parce qu'en fait l'extradition c'est, on va dire, la réalisation d'un emprisonnement sur le territoire d'origine. C'est-à-dire ? C'est-à-dire malgache, là où s'est perpétrée l'infraction. Donc si je comprends bien, au bout de l'enquête actuelle, il pourrait y avoir un procès à Madagascar en l'absence de M. Ravatomanga. Et en cas de condamnation, il pourrait être ensuite extradé de Maurice à Madagascar, c'est ça ? Oui, et il pourrait également être jugé à Maurice par les autorités mauriciennes et peut-être soldé par une condamnation si les faits sont avérés. Il pourrait donc y avoir deux procès en parallèle ? Un à Maurice et un à Madagascar ? Exactement. Mais sur des faits différents alors ? Sur des faits différents. Au moment de l'insurrection du mois d'octobre, beaucoup d'autres dignitaires de l'ancien régime se sont enfuis, à commencer par le président, Andry Radjoelina, le Premier ministre, le président du Sénat. Alors du coup, beaucoup de Malgaches se demandent pourquoi vous n'avez pas lancé contre eux des mandats d'arrêt internationaux alors que vous l'avez fait contre M. Ravatomanga ? Si, on en a fait contre l'ancien maire de Tana. Il est impliqué dans un dossier où il y a plusieurs personnes qui sont placées sous mandat de dépôt et où lui-même est inculpé. Mais il a pu se soustraire à l'arrestation. On a lancé un mandat d'arrêt à Madagascar et internationaux contre lui au cas où il arriverait à sortir de Madagascar. Mais pour les autres, les mandats d'arrêt internationaux ne peuvent être faits que sur la base d'une procédure déjà ouverte. Or, aucune procédure n'a été ouverte, ni contre le président Andry Rajoelina, ni contre l'ancien Premier ministre, ni contre l'ancien président du Sénat ? Pas encore. Et justement, quelles sont les personnes contre qui vont être ouvertes des procédures ? Je ne dirais pas les noms parce qu'il y en a qui sont encore à Madagascar et qui risquent de s'enfuir si je vais dire les noms. Il y a des procédures qui ont déjà été ouvertes. Par exemple, pour Mame Ravatomanga, il y a eu ls Boeing 777. Il y a le dossier GEL-LTC. Avec ces deux procédures-là, qui étaient au PNF et au Bianco, il y a eu un mandat d'arrêt pour pouvoir permettre aux juridictions compétentes de procéder à une enquête envers Mame Ravatomanga. Il y a eu une procédure ouverte au niveau du Bianco et du pôle anticorruption contre Le Maire de Tana et Consort. Et comme il n'a pas pu se présenter à cette enquête, un mandat d'arrêt international a été décerné à son encontre également pour pouvoir le présenter devant la justice. On parle du maire d'Antananarivo ? On parle de l'ancien maire, oui. Pour Andry Rajoelina, en tant qu'ancien président, il faut qu'il soit présent. Il faut qu'il y ait une procédure ouverte et nous sommes en train de voir quelles sont les possibilités, ainsi que les autres membres du gouvernement. On est en train également de voir quelles sont les possibilités. Et une fois que ces possibilités de poursuites sont ouvertes, des convocations vont être envoyées. Convocations d'abord et puis mandat d'arrêt après. Et s'ils ne sont pas à Madagascar, donc des mandats d'arrêt internationaux. C'est comme ça en fait les procédures. On ne peut pas lancer tout de suite un mandat d'arrêt. Il faut d'abord qu'on ouvre l'enquête. Qu'on fasse les convocations. Et s'il est avéré que la personne n'est pas à Madagascar, on lance le mandat d'arrêt. Donc vous envisagez une procédure contre l'ancien président Andry Rajoelina ? Bien sûr. Pour toutes les personnes qui ont commis des infractions dans ce pays, il y aura des procédures qui seront ouvertes contre elles, y compris Andry Rajoelina. Et contre Andry Rajoelina, cette procédure pourrait-elle être ouverte d'ici la fin de l'année ? Bien sûr, avant la fin de l'année. Donc dans les semaines qui viennent ? Je ne pourrais pas vous dire dans combien de temps. Avant la fin de l'année. Et sur quelle base ? Sur quels faits précis ? Quand la procédure sera ouverte, vous aurez la communication là-dessus. Plus les avocats de la défense savent moins longtemps à l'avance, moins ils peuvent se défendre. Et préparer leurs alibis. Donc je ne peux pas vous dire sur quelle base on va les inculper avant d'entamer la procédure. C'est sûr qu'ils vont être poursuivis. Mais on ne peut pas vous dire là tout de suite sur quelle base. Sinon ils vont anticiper les preuves, ils vont préparer leur défense, leurs alibis, etc. Et ça rentre dans le cadre du secret de l'instruction. C'est sûr que l'ancien président Andry Rajoelina va être poursuivi ? Voilà. Donc ça c'est une certitude. Alors on sait que beaucoup d'avoirs...Et je pense que lui-même, il n'ignore pas qu'il a commis des infractions dans ce pays. À lire aussiMadagascar: Emmanuel Macron propose au nouveau dirigeant malgache «l'appui de la France» pour la transition

Invité de la Rédaction France Bleu Drôme Ardèche
"Le développement du frelon asiatique est exponentiel", Bernard Guellard du groupement de défense sanitaire de la Drôme

Invité de la Rédaction France Bleu Drôme Ardèche

Play Episode Listen Later Nov 14, 2025 7:02


durée : 00:07:02 - L'invité d'ICI Matin, ICI Drôme Ardèche - Les frelons asiatiques sont toujours plus nombreux en Auvergne-Rhône-Alpes, et en particulier dans la Drôme, ce qui menace la biodiversité et inquiète le monde apicole. On fait le point avec notre invité, président de la section apicole du groupement de défense sanitaire de la Drôme. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Estelle Midi
L'invité de 13h – Catherine Quérard, présidente du Groupement des Hôtelleries et Restaurations de France : "Le bouche-à-oreille ne marche pas à la même vitesse qu'internet" - 28/10

Estelle Midi

Play Episode Listen Later Oct 28, 2025 2:22


Avec : Benjamin Amar, professeur d'histoire-géographie. Pierre Rondeau, économiste. Et Juliette Briens, journaliste à l'Incorrect. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.

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Les invités France Bleu Sud Lorraine
Les préfets ne suivent pas dans la lutte contre le frelon asiatique, déplore un élu vosgien chargé de l'environnement

Les invités France Bleu Sud Lorraine

Play Episode Listen Later Oct 28, 2025 5:41


durée : 00:05:41 - L'invité de la rédaction de "ici Lorraine" - L'explosion des signalements sur la présence de nids de frelons asiatiques, en Lorraine. Une catastrophe pour la biodiversité et les abeilles en particulier. ICI Lorraine reçoit Paul Hett, référent frelons asiatiques pour le Groupement sanitaire de défense des abeilles dans les Vosges. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Les beaux parleurs - La 1ere
La liberté des uns

Les beaux parleurs - La 1ere

Play Episode Listen Later Oct 26, 2025 82:57


Jonas Schneiter est entouré pour cette émission de Myret Zaki, Laurent Guidetti, Yves Rossier et de l'humoriste Benjamin Décosterd. En deuxième partie d'émission, les beaux parleurs accueillent le président du Groupement transfrontalier européen, René Deléglise.

Tech&Co
Colonel Pierre-Arnaud Borrelly, chef de corps du groupement de recrutement et sélection Nord-Ouest – 22/10

Tech&Co

Play Episode Listen Later Oct 22, 2025 11:21


Invité, fonction, était l'invité de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce jeudi 24 septembre. Il/Elle [est revenu(e) / a abordé / s'est penché(e) sur] [SUJET] sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

Revue de presse Afrique
À la Une: un nouveau Premier ministre à Madagascar

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Oct 21, 2025 4:20


« Un Premier ministre issu du secteur privé », pointe L'Express en première page. Herintsalama Rajaonarivelo a donc été nommé hier à la tête du gouvernement par le Président de la Refondation, Michael Randrianirina. « Son nom est connu dans les milieux économiques, précise le quotidien malgache. Il a présidé à plusieurs reprises le Groupement du patronat malgache. Jusqu'à sa nomination, il dirigeait le conseil d'administration de la BNI Madagascar, l'une des principales institutions financières du pays. (…) Sa nomination répond en partie aux revendications du mouvement GenZ, relève encore L'Express, qui réclamait un Premier ministre technocrate et sans appartenance partisane. Herintsalama Rajaonarivelo n'est affilié à aucun parti politique. Le secteur privé accueille également ce choix avec intérêt. Ses représentants espèrent un retour de la confiance entre l'État et les entreprises, ainsi qu'une relance de l'économie. Les difficultés liées à l'eau et à l'électricité sont parmi les dossiers jugés prioritaires, rappelle le quotidien malgache. (…) Le Parlement ouvre aujourd'hui sa deuxième session ordinaire, consacrée à l'examen du projet de loi de finances initiale. Le nouveau Premier ministre est donc confronté à un calendrier serré et à des attentes immédiates ». Objectif : restaurer la confiance « C'est un tournant important dans la vie politique malgache », commente Afrik.com. « En désignant un profil technocrate comme Herintsalama Rajaonarivelo, le régime semble vouloir calmer les tensions et envoyer un signal fort : celui d'une volonté d'ouverture et d'apaisement. Il s'agit également d'une tentative de restaurer la confiance entre les institutions et la jeunesse malgache, particulièrement active et mobilisée sur les enjeux de gouvernance, de transparence et d'efficacité ». Toutefois, tempère Afrik.com, « le climat politique reste tendu, malgré les signaux d'ouverture. Les mouvements citoyens, portés par une jeunesse de plus en plus vigilante et exigeante, continueront de scruter les actions du gouvernement. La transparence, l'éthique et l'efficacité seront les critères majeurs sur lesquels Rajaonarivelo  sera jugé. De nombreux défis l'attendent : redresser l'économie, améliorer les services publics, lutter contre la corruption, réformer l'administration et relancer la confiance des investisseurs, nationaux comme internationaux ». Maroc : les budgets de l'Éducation et de la Santé en hausse Au Maroc, confronté également à une forte pression de la part de la jeunesse, pas de changement au gouvernement mais des mesures budgétaires… « L'Exécutif a mis le paquet dans les secteurs sociaux, relève L'Opinion à Rabat, en mobilisant 140 milliards de dirhams, (soit 13 milliards d'euros) à l'éducation et la Santé, soit un quart de plus qu'en 2025. 27 344 postes budgétaires sont prévus afin de renforcer les ressources humaines dans les deux secteurs, soit 4500 postes supplémentaires. Le budget de la Santé augmente à lui seul de 30% pour atteindre un peu plus de 42 milliards de dirhams (4 milliards d'euros), un niveau historique jamais atteint ».  Rappelons que la génération Z marocaine, le mouvement de la jeunesse contestataire, réclamait plus de moyens justement dans ces domaines de l'éducation et de la santé. Ouverture au monde politique… Par ailleurs, dans le cadre de la réforme électorale, « le gouvernement ouvre la voie aux jeunes candidats indépendants », note Medias24. Le nouveau projet de loi, précise le site marocain, prévoit « une aide directe couvrant 75% des frais de campagne pour encourager les jeunes de moins de 35 ans à se présenter aux prochaines élections, y compris sans l'aval d'un parti politique ». Commentaire de Media24 : « c'est un tournant dans la relation entre la jeunesse et la politique. Depuis des années, les jeunes entendent les appels à s'impliquer sans que ces appels soient suivis d'effets concrets pour les séduire. (…) En autorisant les jeunes à se présenter indépendamment des partis, la réforme leur offre un nouveau canal d'expression. Mais elle pourrait aussi pousser les partis à revoir leur approche : se rapprocher de cette jeunesse, la comprendre, et lui offrir une place réelle au sein de leurs structures.». En attendant, pointe Le Monde Afrique, si le mouvement de contestation s'essouffle dans les rues, « l'expression du mal-être de la jeunesse (marocaine) n'a pas disparu. Il infuse dans les discussions en ligne, tandis que des visages commencent à se détacher dans un mouvement qui revendique ne pas avoir de leader ».

Revue de presse Afrique
À la Une: un nouveau Premier ministre à Madagascar

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Oct 21, 2025 4:20


« Un Premier ministre issu du secteur privé », pointe L'Express en première page. Herintsalama Rajaonarivelo a donc été nommé hier à la tête du gouvernement par le Président de la Refondation, Michael Randrianirina. « Son nom est connu dans les milieux économiques, précise le quotidien malgache. Il a présidé à plusieurs reprises le Groupement du patronat malgache. Jusqu'à sa nomination, il dirigeait le conseil d'administration de la BNI Madagascar, l'une des principales institutions financières du pays. (…) Sa nomination répond en partie aux revendications du mouvement GenZ, relève encore L'Express, qui réclamait un Premier ministre technocrate et sans appartenance partisane. Herintsalama Rajaonarivelo n'est affilié à aucun parti politique. Le secteur privé accueille également ce choix avec intérêt. Ses représentants espèrent un retour de la confiance entre l'État et les entreprises, ainsi qu'une relance de l'économie. Les difficultés liées à l'eau et à l'électricité sont parmi les dossiers jugés prioritaires, rappelle le quotidien malgache. (…) Le Parlement ouvre aujourd'hui sa deuxième session ordinaire, consacrée à l'examen du projet de loi de finances initiale. Le nouveau Premier ministre est donc confronté à un calendrier serré et à des attentes immédiates ». Objectif : restaurer la confiance « C'est un tournant important dans la vie politique malgache », commente Afrik.com. « En désignant un profil technocrate comme Herintsalama Rajaonarivelo, le régime semble vouloir calmer les tensions et envoyer un signal fort : celui d'une volonté d'ouverture et d'apaisement. Il s'agit également d'une tentative de restaurer la confiance entre les institutions et la jeunesse malgache, particulièrement active et mobilisée sur les enjeux de gouvernance, de transparence et d'efficacité ». Toutefois, tempère Afrik.com, « le climat politique reste tendu, malgré les signaux d'ouverture. Les mouvements citoyens, portés par une jeunesse de plus en plus vigilante et exigeante, continueront de scruter les actions du gouvernement. La transparence, l'éthique et l'efficacité seront les critères majeurs sur lesquels Rajaonarivelo  sera jugé. De nombreux défis l'attendent : redresser l'économie, améliorer les services publics, lutter contre la corruption, réformer l'administration et relancer la confiance des investisseurs, nationaux comme internationaux ». Maroc : les budgets de l'Éducation et de la Santé en hausse Au Maroc, confronté également à une forte pression de la part de la jeunesse, pas de changement au gouvernement mais des mesures budgétaires… « L'Exécutif a mis le paquet dans les secteurs sociaux, relève L'Opinion à Rabat, en mobilisant 140 milliards de dirhams, (soit 13 milliards d'euros) à l'éducation et la Santé, soit un quart de plus qu'en 2025. 27 344 postes budgétaires sont prévus afin de renforcer les ressources humaines dans les deux secteurs, soit 4500 postes supplémentaires. Le budget de la Santé augmente à lui seul de 30% pour atteindre un peu plus de 42 milliards de dirhams (4 milliards d'euros), un niveau historique jamais atteint ».  Rappelons que la génération Z marocaine, le mouvement de la jeunesse contestataire, réclamait plus de moyens justement dans ces domaines de l'éducation et de la santé. Ouverture au monde politique… Par ailleurs, dans le cadre de la réforme électorale, « le gouvernement ouvre la voie aux jeunes candidats indépendants », note Medias24. Le nouveau projet de loi, précise le site marocain, prévoit « une aide directe couvrant 75% des frais de campagne pour encourager les jeunes de moins de 35 ans à se présenter aux prochaines élections, y compris sans l'aval d'un parti politique ». Commentaire de Media24 : « c'est un tournant dans la relation entre la jeunesse et la politique. Depuis des années, les jeunes entendent les appels à s'impliquer sans que ces appels soient suivis d'effets concrets pour les séduire. (…) En autorisant les jeunes à se présenter indépendamment des partis, la réforme leur offre un nouveau canal d'expression. Mais elle pourrait aussi pousser les partis à revoir leur approche : se rapprocher de cette jeunesse, la comprendre, et lui offrir une place réelle au sein de leurs structures.». En attendant, pointe Le Monde Afrique, si le mouvement de contestation s'essouffle dans les rues, « l'expression du mal-être de la jeunesse (marocaine) n'a pas disparu. Il infuse dans les discussions en ligne, tandis que des visages commencent à se détacher dans un mouvement qui revendique ne pas avoir de leader ».

TOPFM MAURITIUS
Village Council de Bon-Accueil :Rawoo et Keeroo retirent leur injonction,le Groupement Sociale reprend la majorité

TOPFM MAURITIUS

Play Episode Listen Later Oct 7, 2025 0:49


Village Council de Bon-Accueil :Rawoo et Keeroo retirent leur injonction,le Groupement Sociale reprend la majorité by TOPFM MAURITIUS

TOPFM MAURITIUS
Village Council de Bon-Accueil :Rawoo et Keeroo retirent leur injonction,le Groupement Sociale reprend la majorité

TOPFM MAURITIUS

Play Episode Listen Later Oct 7, 2025 0:49


Village Council de Bon-Accueil :Rawoo et Keeroo retirent leur injonction,le Groupement Sociale reprend la majorité by TOPFM MAURITIUS

Defcast
Colonel Frédéric Leborgne, chef de corps du 2e groupement d'incendie et de secours (BSPP)

Defcast

Play Episode Listen Later Oct 7, 2025 24:32


Pour ce nouvel épisode, nous nous sommes rendus à la caserne Masséna, la plus grande caserne d'Europe située dans le 13e arrondissement de Paris, afin d'y rencontrer le colonel Frédéric Leborgne, chef de corps du 2e groupement d'incendie et de secours. Chef épanoui de plus de 1 700 sapeurs-pompiers, il nous raconte ses interventions les plus marquantes en plus de vingt ans de carrière et évoque les défis liés à son commandement. Un entretien empreint d'humanité. Musique originale : Stéphane Lebaron et Romain Paillard Crédit photo : MDL Victor François

Objectif TECH
Écoutons le futur : L'aviation face à son futur, vers un âge d'or décarboné ?

Objectif TECH

Play Episode Listen Later Oct 7, 2025 46:01


L'aviation mondiale se trouve à la croisée des chemins. Face aux 3 % d'émissions carbone qu'elle représente à l'échelle planétaire, l'industrie aéronautique doit orchestrer une transformation radicale d'ici 2050. Les Sustainable Aviation Fuels (SAF) promettent une réduction de 65 à 90 % des émissions, mais leur production devra être grandement démultipliée. L'électrification et l'hydrogène ouvrent de nouvelles perspectives, tandis que des architectures aéronautiques innovantes voient le jour. Alors que l'Europe et les États-Unis se partagent 50 % du marché mondial, quels leviers l'industrie aéronautique peut-elle activer pour orienter l'avenir du transport aérien ? Dans cet épisode d'Écoutons le Futur, quatre experts du secteur décryptent les enjeux de cette mutation industrielle. Ils échangent sur les innovations de rupture : des moteurs hybrides aux carburants de synthèse, en passant par la propulsion distribuée. L'épisode révèle aussi l'évolution des comportements avec la baisse des voyages d'affaires et une conscience écologique croissante. Une analyse complète des défis technologiques, réglementaires et sociétaux qui façonnent l'aviation de demain. Présents sur notre plateau :- Jean-Christophe Lambert, CEO d'Ascendance - François-Xavier Chopin, adjoint au sous-directeur du développement durable à la Direction du Transport aérien de la DGAC- Baptiste Voillequin, directeur des affaires R&D, espace et environnement au Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales (GIFAS)- Sébastien Kahn, Directeur associé chez Capgemini Invent en charge du Développement durable pour le secteur aérospatial & défenseDécouvrez notre collaboration avec Ascendance 

C'Ludik
C’ludik – Samedi 20 septembre

C'Ludik

Play Episode Listen Later Sep 22, 2025 54:38


Émission spéciale Festival de Vichy, avec Cathy Suignard du Groupement des boutiques ludiques, mais aussi Marianne Chouvet la responsable du festival. Retrouvez également l’auteur Maxime Rambourg et l’illustrateur Ben Renaut pour le jeu Présages récompensés par le GBL. Sans oublier toute la team de C’ludik Anne-Gaëlle qui nous présente chaque semaine un jeu enfant et

Le dossier du jour FB Drôme Ardèche
Apithérapie : les bienfaits des produits de la ruche pour la santé

Le dossier du jour FB Drôme Ardèche

Play Episode Listen Later Sep 11, 2025 29:39


durée : 00:29:39 - Bienvenue chez vous, l'invité - Miel, propolis, pollen, gelée royale : Olivier Fleury, apiculteur et membre du Groupement de Défense Sanitaire des Abeilles d'Ardèche, nous explique comment ces trésors naturels peuvent être utilisés pour le bien-être au quotidien. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

100% Stade Lavallois FB Mayenne
Nouveau groupement sportif féminin en Mayenne

100% Stade Lavallois FB Mayenne

Play Episode Listen Later Sep 10, 2025 2:39


durée : 00:02:39 - Nouveau groupement sportif féminin en Mayenne Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Apolline Matin
L'invitée d'Apolline Matin : Suppression des jours fériés, quel impact sur le chiffre d'affaires des opérateurs de tourisme ? - 16/07

Apolline Matin

Play Episode Listen Later Jul 16, 2025 8:50


Avec : Catherine Quérard est la présidente du Groupement des Hôtelleries & Restaurations de France (GHR). - Chaque matin, Matthieu Belliard reçoit un invité au cœur de l'actualité.

Programme B
La fabrique des quartiers de demain | Épisode 3

Programme B

Play Episode Listen Later May 23, 2025 28:01


Depuis une vingtaine d'années, la cité des Tarterêts a été profondément transformée et redessinée, sans que ces évolutions ne parviennent à effacer ses fractures sociales. Cette fois, un autre scénario se profile : dans le cadre de la consultation Quartiers de demain, trois agences d'architectes planchent sur la réhabilitation d'une ancienne chaufferie monumentale, vouée à devenir un centre culturel. La dernière médiathèque construite avait brûlé il y a dix ans.Tour d'horizon d'une des cités les plus célèbres de France, pour tenter de comprendre ce que l'architecture peut — ou ne peut pas — faire pour infléchir le destin des habitants des grands ensembles.La fabrique des quartiers de demain est un hors-série Programme B de Camille Juza, réalisé par Clément Morel. Issu d'une réflexion interministérielle, le programme Quartiers de Demain est porté par le ministère de la Culture et le ministère du Logement et de la Rénovation urbaine. Il est conduit par le groupement d'intérêt public Europe des projets architecturaux.La fabrique des quartiers de demain est un hors-série Programme B de Camille Juza, réalisé par Clément Morel, en partenariat avec le Groupement d'intérêt public Europe des projets architecturaux et urbains. Coordination : Céline Laurens, Ruben Madar et Jean-Baptiste Marie. Production et édition : Charlotte Baix. Rédaction en chef : Thomas Rozec. Direction des programmes : Joël Ronez.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Point J - RTS
Twist - Comment légaliser le cannabis en Suisse ?

Le Point J - RTS

Play Episode Listen Later May 17, 2025 21:52


Un processus parlementaire en cours pourrait déboucher sur la légalisation du cannabis non-médical en Suisse. Si sa vente devient autorisée, quel modèle économique faudrait-il adopter, quels seraient les lieux où s'en procurer, quelle place faudrait-il donner à la prévention ? Camille Robert, co-secrétaire générale du Groupement romand d'études des addictions (GREA) et François Verdonnet, gérant de l'entreprise de production de chanvre Chanvre DC, en débattent et trouvent plusieurs points d'accord. Journaliste et animateur : Grégoire Molle Réalisation : Mathieu Ballmer Production : Magali Philip et Juliane Roncoroni

Le zoom de la rédaction
Les bienfaits d'une consultation spécifique pour les futures mamans suivies pour un trouble psychique

Le zoom de la rédaction

Play Episode Listen Later Apr 9, 2025 4:24


durée : 00:04:24 - Le Zoom de France Inter - Au sein du Groupement hospitalo-universitaire (GHU) Paris psychiatrie et neurosciences, une consultation spécifique pour des futures mamans suivies pour un trouble psychique a été mise en place. Tout est fait pour créer un environnement protecteur autour d'elles. Reportage.

Afrique Économie
Cameroun: après Bolloré, la libéralisation du transport routier divise

Afrique Économie

Play Episode Listen Later Mar 6, 2025 2:20


Au Cameroun, Vincent Bolloré a cédé ses activités logistiques à l'opérateur italo-suisse MSC, en fin d'année 2022, pour 5,7 milliards d'euros. Avec la gestion du port, de la ligne de chemin de fer, une flotte de camions et plusieurs milliers d'employés, Bolloré était l'acteur référent dans le domaine. Si certains ont bénéficié du départ du Français, d'autres estiment que la libéralisation du secteur n'est pas toujours bénéfique. 100 000 tonnes, c'est la quantité de denrées alimentaires importées par le Programme alimentaire mondial via le port de Douala l'année dernière. Des vivres destinés aux crises humanitaires de la région qu'il faut convoyer notamment par camion. Gianluca Ferrera, le directeur du PAM au Cameroun, affirme avoir vu du positif dans le départ de Bolloré. « On a plusieurs acteurs présents sur le marché et donc cela a permis d'avoir une compétition entre les acteurs qui s'est reflétée sur les prix et aussi sur la qualité et la performance des acteurs. Donc, je dois dire que nous sommes dans une situation très confortable par rapport à la capacité de nos partenaires de nous fournir les services dont nous avons besoin », détaille-t-il.Une libéralisation du secteur et une mise en concurrence accrue que Monsieur Souley, du Groupement des transporteurs terrestres du Cameroun, regrette. « C'est très désorganisé. Parce qu'au moins, avant, on savait à quoi s'en tenir, mais aujourd'hui, c'est compliqué. Le Cameroun a tellement de camions qu'on ne sait pas quoi en faire. Le transport n'est pas compétitif, nous sommes tellement nombreux que si vous refusez un transport aller à Bangui à 2,5 millions, quelqu'un va le prendre à 2 millions », déplore cet acteur.À lire aussiLe PAM achemine l'aide alimentaire via le port de Douala pour faire face aux multiples crisesConcurrence et réorganisationHilaire Zipang, homme politique camerounais, mais également conseiller du Syndicat national des transporteurs routiers, voit certains aspects positifs au départ de Bolloré. « La première, c'est que Bolloré, au regard de l'absence d'investissement qu'on lui reprochait depuis 5 ans, la RTC [Régie du terminal à conteneurs] a fait de grosses avancées, elle a augmenté le chiffre d'affaires, elle a augmenté les emplois et a augmenté naturellement les investissements qu'elle a faits à l'intérieur du port », assure-t-il. Cependant, la fin du monopole de Vincent Bolloré au port a modifié l'organisation du secteur. « Maintenant, Bolloré n'a plus cette activité-là, elle s'est libéralisée assez brutalement, décrit Hilaire Zipang. S'est introduit maintenant un nouveau type de transporteurs, ce que nous appelons les transporteurs pour compte propre. C'est-à-dire que la plupart des grandes multinationales ont acheté des camions pour faire complètement cette activité et elles se payent à elles-mêmes. »Une concurrence considérée comme déloyale, car elle n'est pas soumise aux mêmes contraintes. « La fiscalité camerounaise a adoubé cette activité-là, elle a complètement mis de côté les transporteurs professionnels qui eux participent au développement du pays et qui ont une fiscalité différente, des assurances différentes, des charges du personnel différentes. Or celui qui exerce l'activité en propre n'est pas assujetti à ces contraintes », argumente-t-il. Autre défi, selon Hilaire Zipang, le maintien de relations fluides avec les partenaires de la région pour conserver le monopole du fret par les ports de Douala et Kribi. À lire aussiLe groupe Bolloré cède officiellement ses activités africaines à l'armateur MSC

Programme B
La fabrique des quartiers de demain | Épisode 2

Programme B

Play Episode Listen Later Feb 21, 2025 26:26


Logé aux confins des Ardennes, Sedan porte les stigmates d'une désindustrialisation massive qui, au fil des décennies, a précipité l'appauvrissement de la ville et l'exode d'une partie de sa population. Sur les hauteurs, la cité des Ardennes et ses cinq tours incarnent sans doute l'un des visages les plus marquants de ce déclin. Mais un nouvel elan semble se dessiner car ce quartier de Sedan a été sélectionné pour le prestigieux concours international d'architecture Quartiers de demain, dédié à la réhabilitation de dix quartiers populaires en France. Une occasion unique de réinventer son avenir.Camille Juza, autrice et réalisatrice, documente les prémices de ces transformations.La fabrique des quartiers de demain est un hors-série Programme B de Camille Juza, réalisé par Clément Morel. Issu d'une réflexion interministérielle, le programme Quartiers de Demain est porté par le ministère de la Culture et le ministère du Logement et de la Rénovation urbaine. Il est conduit par le groupement d'intérêt public Europe des projets architecturaux.La fabrique des quartiers de demain est un hors-série Programme B de Camille Juza, réalisé par Clément Morel, en partenariat avec le Groupement d'intérêt public Europe des projets architecturaux et urbains. Coordination : Céline Laurens, Ruben Madar et Jean-Baptiste Marie. Production et édition : Charlotte Baix. Rédaction en chef : Thomas Rozec. Direction des programmes : Joël Ronez.

Tech&Co
Benoît Jaubert, directeur général du Groupement Optic 2000 – 04/02

Tech&Co

Play Episode Listen Later Feb 4, 2025 9:59


Benoît Jaubert, directeur général du Groupement Optic 2000, était l'invité de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce mardi 4 février. Il s'est penché sur la diversification d'Optic 2000 dans le domaine de la téléconsultation, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

Programme B
La fabrique des quartiers de demain | Épisode 1

Programme B

Play Episode Listen Later Jan 24, 2025 24:17


Depuis l'automne 2024, dix quartiers populaires à travers la France sont devenus le terrain d'un concours d'architecture inédit. L'objectif : réinventer ces espaces en collaboration avec celles et ceux qui les habitent, sans pour autant effacer leur histoire. Un projet ambitieux qui pourrait être une réponse aux défis urbains de demain. De Pessac à Sedan, en passant par Corbeil-Essonnes, Camille Juza, autrice et réalisatrice, documente cette aventure.La fabrique des quartiers de demain est un hors-série Programme B de Camille Juza, réalisé par Clément Morel. Issu d'une réflexion interministérielle, le programme Quartiers de Demain est porté par le ministère de la Culture et le ministère du Logement et de la Rénovation urbaine. Il est conduit par le groupement d'intérêt public Europe des projets architecturaux.La fabrique des quartiers de demain est un hors-série Programme B de Camille Juza, réalisé par Clément Morel, en partenariat avec le Groupement d'intérêt public Europe des projets architecturaux et urbains. Coordination : Céline Laurens, Ruben Madar et Jean-Baptiste Marie. Production et édition : Charlotte Baix. Rédaction en chef : Thomas Rozec. Direction des programmes : Joël Ronez.

Com d'Archi
S6#28

Com d'Archi

Play Episode Listen Later Dec 10, 2024 9:14


“Quartiers de demain” is an international architectural consultation aimed at transforming ten priority neighborhoods in France and designing a more sober, sustainable, aesthetic and supportive living environment.In 2023, the President of the French Republic has announced the creation of an international consultation with designers from all over the world, with the aim of transforming ten priority neighborhoods of the French urban policy (QPV). Applications for the Quartiers de demain consultation opened to designers on November 8, with a deadline of December 16, 2024.The aim is to mobilize architectural, urban and landscaping excellence to create projects that demonstrate the ecological and solidarity-based transition, thus giving birth to the future working-class neighborhoods of the 21st century. Supported by the Groupement d'Intérêt Public (GIP) Europe des projets architecturaux et urbains (Europe of architectural and urban projects), this project is part of the Quartiers 2030 plan. Thirty international teams (three for each site) will be selected in January 2025 to work on the future of urban policy.Jean-Baptiste Marie, Managing Director of GIP, testifies on the podcast. We summarize his speech here. Read by Esther.Image teaser DR © GIP Europe des projets Architecturaux et UrbainsSound engineering : Ali Zogheib___If you like the podcast do not hesitate:. to subscribe so you don't miss the next episodes,. to leave us stars and a comment :-),. to follow us on Instagram @comdarchipodcast to find beautiful images, always chosen with care, so as to enrich your view on the subject.Nice week to all of you ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Com d'Archi
S6#27

Com d'Archi

Play Episode Listen Later Dec 8, 2024 47:52


"Quartiers de demain" est une consultation architecturale internationale visant à transformer dix quartiers prioritaires en France et à concevoir un cadre de vie plus sobre, durable, esthétique et solidaire.En 2023, le Président de la République a annoncé la création d'une consultation internationale auprès de concepteurs du monde entier dans le but de transformer dix quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Les candidatures à la consultation Quartiers de demain sont ouvertes auprès des concepteurs le 8 novembre, la date limite est fixée au 16 décembre 2024 pour remettre les candidatures.Il s'agit de mobiliser l'excellence architecturale, urbaine et paysagère pour la réalisation de projets démonstrateurs de la transition écologique et solidaire ; donnant ainsi naissance aux futurs quartiers populaires du XXIe siècle. Porté par le Groupement d'Intérêt Public (GIP) Europe des projets architecturaux et urbains, ce projet s'inscrit dans le plan Quartiers 2030. A travers un dialogue compétitif national, conduit en simultané sur les territoires choisis, trente équipes internationales (trois par sites) sont sélectionnées en janvier 2025 pour oeuvrer au futur de la politique de la ville.Dans ce numéro de Com d'Archi Podcast, Jean-Baptiste Marie, directeur général du GIP Europe des projets architecturaux et urbains, après avoir parlé de son parcours comme il est d'usage dans Com d'Archi, précise les enjeux de cette consultation et plus précisément de l'ADN de chaque site et des attendus. L'interview a lieu à quelques encablures de la remise des dossiers. Elle éclaire sur les mutations contemporaines et leurs enjeux de la fabrique de la ville.Portraits teaser DR © Com d'Archi PodcastIngénierie son : Ali Zogheib____Si le podcast COM D'ARCHI vous plaît n'hésitez pas :. à vous abonner pour ne pas rater les prochains épisodes,. à nous laisser des étoiles et un commentaire, :-),. à nous suivre sur Instagram @comdarchipodcast pour retrouver de belles images, toujours choisies avec soin, de manière à enrichir votre regard sur le sujet.Bonne semaine à tous ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nourrir le vivant
La valeur de l'agroécologie

Nourrir le vivant

Play Episode Listen Later Nov 8, 2024 15:44


Les qualités nutritionnelles et environnementales des produits agroécologiques restent souvent invisibles lors de la vente, ce qui obligent certains producteurs à s'aligner sur les prix du marché conventionnel. En face, l'agriculture biologique semble bénéficier de tout un tas de labels qui guident les consommateurs lors de l'achat. Ces certifications marchandes, issues du secteur industriel, se sont imposées à l'agriculture alors même qu'elles sont souvent inadaptées aux contextes changeants des réalités agricoles. Dans ce contexte, des systèmes de certification alternatifs voient le jour, basés sur l'évaluation par les pairs… Avec :Sylvaine Lemeilleur, économiste au CiradGeorges Ngouni Tadjiotio, coordination du Groupement d'Appui pour le Développement Durable (GADD), une ONG camerounaiseNourrir le vivant est un podcast produit par le Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement). Écriture et réalisation : Ysaline Sanguine. Mixage : Ysaline Sanguine. Identité graphique : Delphine Guard-Lavastre. Musique : uppbeat.io / Eyes Closed - Tobias Voigt. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

7 milliards de voisins
Que recherchent les investisseurs dans les PME africaines ?

7 milliards de voisins

Play Episode Listen Later Oct 10, 2024 48:30


Selon la Banque mondiale, les PME représentent 90% des entreprises en Afrique subsaharienne et près de 40% du PIB de la sous-région. Malgré leur rôle indiscutable au sein du tissu économique africain, seules 20% des PME ont accès à des financements. Un manque estimé à plus de 300 milliards d'euros, qui les empêchent de changer d'échelle, de développer leurs activités voire de les maintenir. Difficultés de gestion, manque de compétences et de personnels formés, absence de garanties physiques... Les freins à l'accès au financement sont nombreux et souvent cités pour expliquer la frilosité des banques. Si le dynamisme des PME n'est plus à démontrer, sur quels critères se basent les investisseurs pour débloquer des fonds ? Et quand les banques ne suivent pas, vers qui se tourner ?Business Angels et fonds d'investissement sont-ils l'avenir du financement des PME africaines ?  Émission délocalisée à l'occasion de l'Africa SME champions forum qui se déroule du 10 au 11 octobre 2024 à Abidjan.  Avec :• Jean-Marc Savi De Tové, co-fondateur de Adiwale Partners, fonds de capital-investissement panafricain  • Habib Koné, directeur général de la Banque Atlantique Cote d'Ivoire (BACI), présente dans les huit pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA)• Lamine Kone, directeur général de l'entreprise MCT SA (Maintenance, Climatisation et Technique) basée à Abidjan en Côte d'Ivoire, président du Groupement ivoirien du Bâtiment et des Travaux publics (GIBTP) et vice-président de la Confédération Générale des Entreprises de Côte d'Ivoire (CGECI). Programmation musicale :  ► Waye - Theodort et Ckay►Traumatisé - Ayanne et Josey.

Journal d'Haïti et des Amériques
Au Venezuela, Nicolas Maduro lance une « chasse aux traîtres »

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Aug 8, 2024 30:00


Le président vénézuélien, dont la réélection est contestée dans tout le pays, a initié une campagne de délation visant ceux qui ont commis des « violences » lors des manifestations qui ont suivi sa réélection le 28 juillet 2024. L'opposition continue d'appeler les Vénézuéliens à faire entendre leur colère pour éjecter Nicolas Maduro du pouvoir. Le candidat opposant Edmundo Gonzalez Urrutia, qui revendique la victoire à la présidentielle, a refusé de se rendre à la convocation de la Cour suprême, mercredi 7 août 2024, dans le cadre d'une procédure lancée par Nicolas Maduro pour faire « valider » sa réélection contestée. « Si je me rendais au Tribunal Suprême de Justice je serais complétement vulnérable », a déclaré Edmundo Gonzalez Urrutia pour justifier son absence à la convocation de la plus haute instance judiciaire vénézuélienne, qui se charge actuellement de contrôler le processus électoral du 28 juillet. « Je risquerais non seulement ma liberté mais également la volonté du peuple vénézuélien », a ajouté l'ex-candidat dans une lettre publiée sur le réseau social X. Ce sont donc les représentants des partis qui ont porté la candidature d'Edmundo Gonzalez Urrutia à la présidentielle, qui se sont rendus à la Cour suprême. « Nous avons dit à la chambre électorale que nous n'avions pas compris la raison de notre présence. Car la seule institution autorisée à mener un processus électoral, à totaliser les votes et à proclamer des résultats c'est le Conseil national électoral », a confié l'un de ces représentants, José Simon Calzadilla, à Alice Campaignolle, notre correspondante sur place.La liberté de la presse en dangerLe SNTP, le syndicat national des travailleurs de presse au Venezuela, dénonce sur ses réseaux sociaux l'usage illégal et arbitraire de lois antiterroristes contre des journalistes et des photoreporters arrêtés pendant les manifestations qui ont suivi l'élection présidentielle du 26 juillet 2024. Le média Tal Cual relaie une vidéo postée sur le réseau social X par le syndicat. Sur la vidéo, la photoreporter vénézuélienne Deisy Pegna est en chemin vers le tribunal pour être jugée pour crimes de haine. « Elle est injustement détenue depuis le 2 août dernier », rappelle Tal Cual. Et elle n'est pas la seule. Un autre journal vénézuélien, El Carabobeño, cite le nom de trois autres journalistes, accusés de terrorisme. Dans chacun des cas, « l'intervention d'une défense privée a été interdite », précise le journal.Selon l'Institut de la presse vénézuélienne, cité par Tal Cual, entre le 29 juillet, lendemain de l'élection, et le 4 août 2024, 79 violations de la liberté de la presse ont été enregistrées dans la couverture des manifestations. Un nouveau chef prend la tête des forces armées d'HaïtiIl s'appelle Derby Guerrier, et mercredi 7 août 2024, il a été nommé commandant en chef des forces armées d'Haïti par le Conseil présidentiel de transition et le gouvernement. « C'est la deuxième décision importante que l'armée prend en moins d'un mois, note Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste, en ligne pour RFI depuis Port-au-Prince. La première a été le lancement d'une nouvelle campagne de recrutement pour renforcer les effectifs des forces armées d'Haïti. » Cette nomination intervient alors que l'association Initiative de la société civile constate que la situation sécuritaire dans le pays n'évolue toujours pas dans le bon sens. « Tout le monde se dit préoccupé par la situation, mais quand la parole est portée par l'Initiative de la société civile, une association tranquille, modérée, conservatrice, qui n'est pas réputée pour attaquer les autorités, cela revêt un poids bien plus important », assure Frantz Duval. « Le Conseil présidentiel de transition et le Premier ministre Garry Conille ont changé tout l'appareil sécuritaire : le commandant de l'armée, le directeur général de la police, le ministre de l'Intérieur, le ministre de la Justice… Tout a été changé ces dernières semaines, maintenant il faut des résultats. Sauf que les effectifs sont toujours très faibles, les moyens sont limités, il n'y a toujours pas de renseignement, il n'y a pas beaucoup d'engagement, pas de financement. Les policiers kenyans [déployés dans le cadre de la mission onusienne de soutien à la sécurité en Haïti, NDLR] sont encore en nombre limité et ne disposent pas d'équipement, tous comme les policiers haïtiens d'ailleurs », rappelle le rédacteur en chef du Nouvelliste. Un réseau de passeurs VIP démantelé au Panama« Le chemin vers les États-Unis n'est pas le même pour tous les migrants », écrit le journal Panama America. La route vers le rêve américain a bel et bien des tickets VIP, « généralement utilisés par des migrants non originaires des Amériques, souvent même d'origine asiatique », précise le journal. Ils sont prêts à payer cher pour traverser la dangereuse jungle du Darien, qui fait frontière entre la Colombie et le Panama, et les organisations de passeurs en profitent. Contre des tarifs pouvant aller jusqu'à 8 000 dollars par personne, elles proposent des packs VIP : une route plus sûre et un trajet plus confortable, avec des pirogues, des chevaux et des 4x4... tandis que sur l'autre chemin, « dix personnes sont mortes il y a quelques jours en tentant de traverser à pied », rappelle Panama America.Ce business VIP très lucratif fait l'objet d'une enquête depuis plus d'un an. Treize personnes ont été arrêtées et selon les autorités panaméennes, elles seraient en lien avec le clan del Golfo, le groupe criminel colombien spécialiste du business des passeurs dans cette région. Au Brésil, les restaurants de la solidaritéEn plein centre de Rio de Janeiro, un restaurant vend des repas le midi pour financer des repas offerts aux sans-abris le soir. Avec un menu à 9 euros, qui comprend entrée, plat, dessert et jus, le Refettorio Gastromotiva incarne une démarche sociale, solidaire, mais aussi anti-gaspillage. Chaque jour, un chef différent est invité, et l'idée est un succès. « Il y a une vraie créativité, et ça nous donne envie de revenir, juste par curiosité ! s'enthousiasme Laisa, 27 ans. Je me dis : allez, aujourd'hui j'y vais… Qu'est-ce que je vais bien pouvoir manger, qu'est-ce qu'ils ont inventé aujourd'hui ? » Cette créativité est avant tout due à des contraintes matérielles : les cuisiniers ont rarement l'occasion de choisir leurs ingrédients, qui viennent à 70% de dons. « J'ai déjà reçu 200 kilos de tomates. Elles étaient dans un état où j'étais obligé de les utiliser le même jour ou au maximum le lendemain, se souvient Rodrigo Sardinha, chef officiel du Refettorio Gastromotiva. Et donc même si le menu était déjà prévu, j'ai dû tout reformuler pour utiliser la tomate en salade, en sauce. On a même déjà fait des glaces à la tomate, des confitures… C'est la magie de cet endroit. » Le projet accueille chaque soir 72 personnes et distribue aussi 30 paniers repas. Mais selon le chef Rodrigo Sardinha, si un deuxième, ou un troisième service étaient mis en place, ils seraient tout aussi pleins. Un dossier de notre correspondante au Brésil, Sarah Cozzolino. Le journal de la 1èreEn Martinique, le Groupement d'Intérêt Public « anti-algues sargasses » est désormais opérationnel.À lire aussiVers une année noire pour les échouements de sargasses sur les côtes atlantiques

Débat du jour
JO 2024 : le dispositif de sécurité est-il suffisant ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Jul 24, 2024 29:30


À deux jours de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Paris, la capitale se pare de couleurs et de lumière, mais aussi de barrières et de grillages. Un lourd dispositif de sécurité a été déployé en bord de Seine, où se déroulera la cérémonie, ainsi qu'aux abords des sites qui accueilleront les épreuves.  Pour protéger les centaines de milliers de spectateurs attendus, ainsi que les délégations, le dispositif de sécurité doit être très important, d'autant plus que de nombreuses épreuves, en plus de la cérémonie, ont lieu en plein air, ce qui rend le défi encore plus difficile. Dans ce contexte, le dispositif sécuritaire est-il suffisant ?Pour en débattre :  Thierry Vildary, journaliste à France télévisions sports, co-auteur avec Sébastien Chesbeuf et François Laville, du livre La face cachée des JO (JC Lattès, juin 2024) Loïc Walder, délégué national en charge de la communication à UNSA Police Cédric Paulin, secrétaire général du Groupement des entreprises de sécurité (GES) le syndicat national patronal des entreprises de la sécurité privée  

Débat du jour
JO 2024 : le dispositif de sécurité est-il suffisant ?

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Play Episode Listen Later Jul 24, 2024 29:30


À deux jours de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Paris, la capitale se pare de couleurs et de lumière, mais aussi de barrières et de grillages. Un lourd dispositif de sécurité a été déployé en bord de Seine, où se déroulera la cérémonie, ainsi qu'aux abords des sites qui accueilleront les épreuves.  Pour protéger les centaines de milliers de spectateurs attendus, ainsi que les délégations, le dispositif de sécurité doit être très important, d'autant plus que de nombreuses épreuves, en plus de la cérémonie, ont lieu en plein air, ce qui rend le défi encore plus difficile. Dans ce contexte, le dispositif sécuritaire est-il suffisant ?Pour en débattre :  Thierry Vildary, journaliste à France télévisions sports, co-auteur avec Sébastien Chesbeuf et François Laville, du livre La face cachée des JO (JC Lattès, juin 2024) Loïc Walder, délégué national en charge de la communication à UNSA Police Cédric Paulin, secrétaire général du Groupement des entreprises de sécurité (GES) le syndicat national patronal des entreprises de la sécurité privée  

Cultures monde
Toxicomanies : un monde accro 2/3 : Europe : la fin du dogme répressif ?

Cultures monde

Play Episode Listen Later Jul 15, 2024 58:05


durée : 00:58:05 - Cultures Monde - par : Julie Gacon - En 2022, 29 % des Européens de 15 à 64 ans ont consommé au moins une fois une substance illicite dans leur vie, selon l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies. Face aux limites des politiques de répression, les États visent de plus en plus la réduction des risques à la consommation. - invités : Marie Jauffret-Roustide Sociologue et chercheuse au centre d'étude des mouvements sociaux à l'INSERM. Membre du comité scientifique de l'Observatoire européen des drogues et toxicomanies.; Jean-Félix Savary Ancien secrétaire général du Groupement romand d'études des addictions (GREA). Directeur de la Haute école de travail social, l'une des six hautes écoles de la HES-SO Genève

Le grand journal du soir - Matthieu Belliard
Thierry Cotillard, président du groupement Les Mousquetaires, est l'invité de Laurence Ferrari

Le grand journal du soir - Matthieu Belliard

Play Episode Listen Later May 23, 2024 16:23


Aujourd'hui dans "Punchline", Laurence Ferrari reçoit Thierry Cotillard, président du groupement Les Mousquetaires, pour évoquer notamment les sujets de la grande distribution, de l'inflation, de la crise agricole et de la Nouvelle-Calédonie.

Débat du jour
Paris 2024 : les JO sont-ils célébrés ou craints par la France ?

Débat du jour

Play Episode Listen Later Jan 16, 2024 29:30


Le groupement des hôtelleries et restaurateurs d'Ile-de-France (GHR) a récemment adressé une lettre ouverte aux pouvoirs publics dans laquelle il s'alarme de la « communication anxiogène » des autorités autour des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. « Pourquoi enjoindre aux Franciliens de rester en télétravail pendant les JO » ? « Pourquoi acter que les transports seront un problème pendant les JO » ? Voilà ce que l'on peut lire dans ce courrier. L'enjeu sécuritaire occulte-t-il l'évènement festif ? Comment mobiliser la population française autour de Paris 2024 ? Pour en débattre :- Pierre Rabadan, adjoint à la mairie de Paris en charge du Sport, des Jeux olympiques et paralympiques et de la Seine- Pascal Mousset, président du Groupement des hôtelleries et restaurations (GHR) d'Ile-de-France- Driss Aït Youssef, docteur en droit public et spécialiste des questions de sécurité.