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Invité Afrique
Mondial 2026: les restrictions de visas aux supporters africains sont «regrettables»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 19, 2026 10:54


Les restrictions de visas pour les supporters de football ivoiriens et africains qui veulent aller aux États-Unis sont « regrettables », a déclaré Mamadou Touré, le ministre porte-parole adjoint du gouvernement de Côte d'Ivoire sur RFI. Le ministre, qui est aussi en charge de la Promotion de la jeunesse, de l'Insertion professionnelle et du Service civique, s'exprime également sur le calendrier de la mise en place d'une nouvelle commission électorale, après la dissolution de la précédente le mois dernier. RFI : Vous êtes à Paris pour participer au salon Vivatech. Quelles sont les ambitions numériques de la Côte d'Ivoire ? Mamadou Touré : La Côte d'Ivoire entend être un hub numérique dans la sous-région ouest africaine. La Côte d'Ivoire compte se positionner au niveau africain, au niveau donc du numérique. D'ailleurs, Vivatech nous offre l'opportunité de mettre en évidence tous ces talents jeunes puisque nous avons avec nous à ce salon une trentaine de jeunes start-up PME qui viennent à la conquête du monde et qui apportent des solutions très concrètes dans différents domaines, que ce soit l'agriculture, le climat ou la Fintech. Il y a quelques jours, le ministre ivoirien de la Défense, Téné Birahima Ouattara, qui est vice Premier ministre, qui est aussi le frère du chef de l'Etat, a déclaré que la Côte d'Ivoire était prête à reprendre une coopération sécuritaire avec ses voisins du Sahel, notamment le Burkina Faso. Est-ce à dire que des opérations communes entre Ivoiriens et Burkinabés pourraient reprendre contre les groupes jihadistes ? La Côte d'Ivoire a toujours été dans cette posture. C'est ce que le vice Premier ministre a voulu rappeler. Rappelez-vous que, par le passé, nous avons eu d'excellentes relations avec ce pays dans le cadre de la coopération militaire et dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Malheureusement, ces relations se sont estompées, pas du fait de la Côte d'Ivoire. Et donc, ce que le vice Premier ministre exprime, c'est cette prédisposition permanente de la Côte d'Ivoire à œuvrer dans le sens d'un dialogue qui aurait pour effet de mutualiser les efforts en vue de traiter ce problème qui est un problème sérieux pour toute la sous-région. Le mois dernier, le gouvernement ivoirien a annoncé la dissolution de la CEI, la Commission électorale indépendante, qui est très décriée par l'opposition. À quoi ressemblera la nouvelle structure électorale ? Vous savez que, depuis plusieurs années, nous avons eu une commission électorale indépendante qui a été modifiée plusieurs fois et qui, en dépit donc de ces améliorations, n'a pas réussi à rassurer tous les acteurs en dépit de toutes les avancées obtenues. En dépit de cela, il y a une crise de confiance des acteurs. Tirant donc conséquence de cela, le gouvernement a décidé donc de dissoudre la commission électorale indépendante et va proposer une nouvelle architecture dans le but de mieux rassurer donc les différents acteurs. Alors pour cette nouvelle architecture, d'après certaines informations, le modèle sénégalais pourrait servir de base, à savoir une double structure où l'organisation matérielle des élections serait confiée à l'administration publique et le contrôle à une autorité indépendante composée de magistrats et de hauts fonctionnaires à la retraite ? Alors tout ce qui s'est dit aujourd'hui est de la spéculation et c'est normal. Mais il faut attendre quelques jours que le gouvernement propose officiellement l'ossature. Mais cette double structure, c'est une piste ? Écoutez, dans quelques jours, vous aurez l'architecture proposée par le gouvernement. Ce n'est pas impossible ? Attendez quelques jours. Les principaux partis d'opposition, notamment le PDCI, se félicitent de la disparition de la CEI, mais demandent une table ronde avec le pouvoir avant d'examiner une proposition à l'Assemblée nationale ? Écoutez, nous considérons que la Côte d'Ivoire n'est pas un Etat failli. La Côte d'Ivoire est un Etat avec des institutions depuis plusieurs années qui fonctionnent normalement. Et tout ce processus se fera donc dans le cadre normal du fonctionnement normal de l'Etat et de ses institutions. Pour le calendrier, donc, c'est le gouvernement qui l'annoncera. Mais quelle que soit la proposition du gouvernement, elle passera devant l'Assemblée nationale, elle sera discutée par les députés, l'opposition y est représentée. Donc dans le cadre du fonctionnement normal des institutions, la réforme se fera. Et quand est-ce que ça passera devant l'Assemblée nationale ? Mais il faut attendre déjà que la proposition soit adoptée par le gouvernement. En Conseil des ministres… Analysée en conseil de gouvernement et adoptée en Conseil des ministres, avant donc de passer à l'Assemblée nationale. Mais tout ce calendrier sera clairement défini et public au moment opportun. D'ici la fin du mois de juillet ? Je ne peux rien vous dire là-dessus. Mais pas de table ronde avant l'examen d'une proposition du gouvernement ? Je ne sais pas quelle sera la méthodologie choisie par le Premier ministre, qui est en charge d'initier la proposition au gouvernement et il revient au Premier ministre de définir l'approche. Mais ce que je dis, c'est que, quelle que soit l'architecture qui sera arrêtée, nous avons un pays qui fonctionne normalement, des institutions qui fonctionnent normalement, et différentes lois comme ça l'est pour des lois qui ont été déjà adoptées, donc, il y a un processus qui est défini, et je pense que ce processus sera respecté. Au Mondial de football, la Côte d'Ivoire a battu l'Équateur 1-0 lundi dernier. Félicitations ! Mais que pensez-vous du refus des Américains de laisser rentrer les supporteurs des Eléphants ? Il est clair que de milliers de supporters, qu'ils soient Ivoiriens ou Africains, auraient voulu partir aux Etats-Unis pour accompagner nos équipes africaines. Malheureusement, du fait des restrictions des visas, ces supporters ne peuvent pas y aller. Et on peut comprendre donc la douleur, la tristesse de ces supporters qui n'arrivent pas à y aller du fait donc de mesures administratives au niveau du gouvernement américain. Donc, on ne peut que regretter, cela est regrettable. Est-ce que cette politique de restriction des visas, vous la jugez discriminatoire à l'égard de certains pays ? Je ne ferai pas de commentaire.

Amarok
AMAROK

Amarok

Play Episode Listen Later Jun 18, 2026 59:55


Quant on fait une émission consacrée au rock, notamment progressif, mais même plus généralement  inspiré des 60 / 70's, on ne peut que constater la raréfaction tout autant progressive des talents à l'origine de ce courant, inéluctablement de saison en saison et cette dernière en aura été cruellement exemplaire… Mais reste cet héritage sans cesse remis sur le métier par de compétences, le numéro de ce soir en est donc encore un exemple frappant. Commençons donc par l'hommage : née David Palmer, sexuellement réassignée en 2003 pour devenir à l'état civil DEE PALMER, l'ex claviériste-arrangeuse de JETHRO TULL a donc à son tour rejoint notre Emile pour aller "torcher le cul du firmament" cette semaine. Dee avait une formation de musique classique, et l'on sait à quel point le rock progressif est friand de ce genre de talents. Ainsi avant même l'acte de naissance officielle de ce courant musical, Ian Anderson faisait appel aux compétences d'arrangeuse orchestrale de Dee sur le 1er album du groupe "This Was" en 1968, collaboration qui restera systématique puis évoluant vers le poste de musicienne de session pour finalement accéder à celui de co-claviériste officielle et membre à part entière du groupe entre les albums "Songs From The Wood" (1997) à "Stormwatch" en 1979 et dont je vous propose un extrait ici. Par la suite, Dee sera arrangeuse pour divers projets dont cinématographiques. Outre sa participation à Jethro Tull, je retiens de son talent le magnifique album de collaboration entre les membres de Yes (époque 1993 avec Jon Anderson, Steve Howe et Bill Bruford de retour ponctuel) et le London Philarmonic Orchestra pour le magnifique  "Symphonic Music Of Yes". Dee Palmer avait 88 ans. Mais on en a encore sous le coude, et à commencer par TIMELESS dont je vous présentais le premier album il y a seulement quelques mois alors que les deux membres de ce duo sont des musiciens expérimentés, chacun ayant suivi son chemin indépendamment car séparés par l'océan l'Atlantique, ce qui n'est pas rien ! Mais par la grâce des technologies actuelles, nos sages et expérimentés amis Tim Taylor aux USA et Les Shaw en Angleterre ont donc produit ce bel ouvrage que je vous recommande chaudement : " The Wolf Of Time", pas mal du tout pour des p'tits jeunes !! Et comme j'avais envie à mon tour de faire plaisir au très sympathique Les (à l'écriture et au chant de Timeless), avec lequel j'ai pu avoir quelques échanges au cours desquels il évoquait un titre de FAMILY sur le second album de la bande à Roger Chapman (Family Entertainment de 1969), je lui dédicace donc bien volontiers ce titre, d'autant que le plaisir est partagé ! Roger Chapman qui s'est illustré cette année par sa participation aux concerts du Tribute Band espagnol OPUS ONE, un projet consacré au Maestro Mike Oldfield et qui à déjà fait appel aux voix emblématiques utilisées par Oldfield telles que Maggie Reilly, Anita Hegerland ou encore Barry Palmer et même la fille du regretté Kevin Ayers ! Le seul défaut d'Opus One est de ne pas quitter la péninsule ibérique. Va falloir que je descende moi-même ?!          Autre anglais devenu familier d'Amarok : RICHARD ANTHONY BEAN. Rappelez vous en fin d'année 2025 je vous présentais son nouvel album "Geostrophic Pathways". J'avais par ailleurs diffusé l'extrait "Luminous". Ce soir je reviens sur ce titre dans une version alternative parue cette année en single, avec arrangements et jeux de guitare de PAUL LANDRY. Nos deux amis ont la même appétence pour ces musiques atmosphériques et j'ai toujours plaisir à faire connaître à mon modeste niveau ces deux illustres musiciens anglais tellement sous représentés de ce côté-ci de la Manche !     "Octane" est un carburant (comportant 8 atomes de carbone pour X etc...ne m'en demandez pas trop quand même !!) et ce chiffre 8 correspond aussi à l'ordre chronologique de sorties des galettes fabriquées à base de pétrole par SPOCK'S BEARD. Alors la photo d'une pompe à essence sur la pochette est plus que justifiée ! Au-delà de ces considérations esthétiques, l'album de D'Virgilio, Morse and Co paru en 2005 proposait un son assez "rock" (vous me direz on est la pour ça ! ) mais un rock plus direct et sans doute plus accessible en tout cas, toujours plaisant à écouter aujourd'hui !    Et puisqu'on est dans la branche "metal" du rock progressif, permettez moi de vous représenter une nouvelle fois cette formation venue de Tours :  ELEMENTS. Un son musclé certes mais également accessible, s'approchant parfois de la pop et leur 1er album "Nouvelle Ere" par en 2023 inaugure sans aucun doute une nouvelle scène française progressive avec laquelle il faudra compter et avec grand plaisir ! Ils seront de passage à Nantes dans le cadre du PROG NIGHT au Floride ce 26 juin, aux côtés d'Unsquare et d'HamaSaari, qu'on se le dise ! Notre régulier détour italien nous emmène cette fois en Sicile avec ALCANTARA, un groupe que je découvre avec ce 2ème album "Tamam Shud" sorti l'année dernière. Un album qui se mérite, il faut en effet quelques écoutes pour s'approprier son contenu dont la musique croise les routes du Rock Progressif, psychédélique et du blues. Le groupe revendique des influences chez Pink Floyd et Riverside notamment et considère, à juste titre, qu'il se parcours de façon immersive et non comme on écoute une playlist ou une compilation. Je valide et souscrit ! Un album dont les écoutes au casque vous rendent assez vite addict et si vous tombez sous le charme italien, sachez qu'un album live sera publié dès demain vendredi ! Chouette, j'ai tout l'été pour m'y plonger !  En 1978, THE ALAN PARSONS PROJECT publiait son 3ème opus : "Pyramid", qui après "The Tales..." et "I Robot", prenait un virage plus pop préfigurant l'orientation du groupe dans les 80's à venir mais toujours avec cette exigence ne serait-ce que la pour la qualité de production irréprochable ! Faut dire que MR PARSONS avait quelques expériences enrichissantes sur son CV, notamment auprès de George Martin et des Beatles (on le voit même presque encore gamin sur le toit de "Apple" lors de ce célèbre et ultime concert sauvage des "Fab Four" en 1969). Quant à "Pyramid", il s'agit d'un album concept autour des pyramides de Gizeh. Peut-être a-t-il été inspiré par l'art-work de la pochette de "Dark Side Of The Moon" dont il reste sans doute l'ingénieur du son le plus envié de la profession !  J'espère qu'à part Amarok, vous écoutez plus généralement la radio, surtout SUN bien sur et notamment l'émission SUN MUSIC ADDICT ! Il s'agit d'un programme permettant à des talents régionaux émergents de jouer en live dans nos beaux studios nantais avec, cerise sur la gâteau, de la vidéo !  C'est à l'occasion de l'une de ces séances que vous avez alors peut-être entendu (et vu)  .RESSAC. pour la première fois. Une belle fusion, une musique introspective qui, pour ce qui me concerne, n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd ! Si j'évoquais en début d'émission ces artistes qui le temps passant partent les un après les autres, ils restent éternels par leurs œuvres bien sur mais je crois aussi par l'héritage qu'ils laissent. Alors en voyant émerger ces quatre copains nantais talentueux que sont Simon, Charles, Nicolas et Ewen fondateurs de ce groupe .RESSAC. , je suis rassuré ! Non seulement ils perpétuent l'âme de leurs prédécesseurs mais renouvelle ces musiques offrant peut-être à Amarok quelques beau jours et surtout nous offrent autre chose que le "mainstream" des sentiers battus de la star'ac !  D'ailleurs vous pourrez les voir très prochainement en sortie de résidence, non pas au Château de Dammarie-Les-lys mais au FERAILLEUR à Nantes ce mardi 23 juin, avis à la population ! En attendant, un nouvel extrait de leur premier EP éponyme dans ce numéro. Pour clôturer cette émission, retour en Angleterre et sur un album sorti il y un peu plus d'un mois mais tellement apprécié que j'avais envie de m'en resservir une tranche et de vous en faire profiter aussi ! THE PARADOX TWIN a publié son 3ème album (après un premier essai très réussi et d'ailleurs justement acclamé par la presse en 2018, essai transformé ensuite pour le 2ème opus ! ). "A Romance Of Many Dimensions" tout juste sorti des presses à CD est produit par John Mitchell (d'Arena notamment) qui a les oreilles aussi bien affutées que celles de Spock ! Quant on aime… !      Thierry Joigny AMAROK, chaque jeudi, à 20h  

Nostalgie - L'intégrale de Philippe et Sandy
Vous vous rappelez d'un premier jour ? Racontez-nous !

Nostalgie - L'intégrale de Philippe et Sandy

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 2:19


Vous vous rappelez d'un premier jour ? Racontez-nous !

Amarok
AMAROK

Amarok

Play Episode Listen Later Jun 11, 2026 59:55


Un nouvel album de PHIDEAUX c'est un bel évènement ! Malheureusement "AutoMoto Animus", titre de ce nouvel opus du multi-instrumentiste texan (dont la musique est traversée par des influences allant de Jethro Tull à Pink Floyd, en passant par Genesis, Vand Der Graff ou encore Bowie), ne sortira qu'après cette saison. Mais le bougre nous laisse une jolie carte de visite avec un premier single à découvrir en ouverture de ce numéro !  La fin de saison approche et il ne reste plus grand chose des atours de Cunégonde qui s'est gracieusement dévoilée depuis la rentrée. Le dernier album d'ANGE vous aura été entièrement exposé tout au long de ce cycle 2024/2025, un superbe opus dans lequel la voix de Tristan Décamps est désormais prédominante mais le Père n'a pas dit son dernier mot, celui de la fin de cet effeuillage sonore sera en effet laissé à Christian Décamps dans notre ultime épisode de fin de saison ! Un groupe qui ayant quelques difficultés à se trouver un nom, "oiseau rare" (but in english in the text!), publie son premier album éponyme en 1969 après avoir été repéré par Tony Smith, le manager de Genesis et Van Der Graaf Generator. Belle opération pour le businessman car le titre "Sympathy" va pulvériser les charts, surtout hors de leur Angleterre natale (il seront par exemple numéro un en France). Mais comme ce "tube" est suffisamment diffusé dans toute bonne radio commerciale qui se respecte, je vous propose donc ici un autre extrait de ce coup d'essai réussi, premier d'une série de 5 albums jusqu'à la dissolution des RARE BIRD en 1974. Parlons maintenant d'une naissance, l'arrivée dans la scène régionale d'un groupe jazz fusion baptisé UNSQUARE. Ce quartet nantais se définit comme du jazz progressif. Deux singles ont été publiés en 2025 sur les plateformes de streaming et un premier EP est attendu pour la fin de cette année. En cas d'impatience ou de curiosité, vous pourrez aller les voir en concert dans le cadre du PROG NIGHT qui se déroulera au Floride à Nantes le 26 juin. Ils y partageront l'affiche avec les groupes Elements et Hamasaari. En attendant, l'un de leurs singles est proposé à vos cages à miel dans cette émission. Autre nouvelle formation, cette fois, plutôt le versant métal du prog : DUALISIS. Un métal qui reste mélodique et accessible avec une jolie voix féminine. Leur 1er EP  "Us" est de bonne augure pour la suite. Ils seront également visibles sur pas mal de scènes avec un agenda bien rempli jusqu'à la fin de l'année ! Pour la région de votre radio préférée, je peux vous indiquer demain 12 juin le V'n B de Saint-Herblain, sinon plus tard et plus au nord : Hennebont (Morbihan) le 10 juillet. Plein d'autres dates sur leur site !  Direction les Pays-Bas avec le nouvel album de GLORIOUS WOLF : "Elements Of Hope". J'ai découvert ce projet porté par Ruud Dielen il y a maintenant 3 ans et quel plaisir de replonger dans son univers ! Ruud est un passionné et s'inspire du rock progressif "old school". Mais attention il produit toutefois une musique ancrée dans notre époque et superbement produite. Le concept de sa dernière œuvre est le passage d'un enfant à l'âge adulte dans un monde chaotique, se retrouvant confronté à de nouveaux défis, comme l'IA. Mais comme le titre l'indique, il y a des raisons d'espérer !  Depuis que Sony s'est offert le catalogue de PINK FLOYD, les commerciaux de la firme se démènent pour nous amener à dépenser régulièrement nos soussous dans leur popoche en revisitant sous toutes les formes possibles les productions de la poule aux oeufs d'or… Cette fois encore ils font appel à Steven Wilson pour rafraichir un peu le teint de cette institution. Il s'agit cette fois d'une compilation de 7 titres considérés sans doute comme les plus "bankables" pour essayer d'attirer un nouveau public et d'un 8ème pour nous convaincre, nous les anciens, de mettre aussi et encore la main à la poche, ce titre étant proposés dans une version quasi inédite  ! 1977, l'album "Animals". Rappelez-vous l'album commence par un très court titre acoustique dédié à la nouvelle femme de Roger Waters, Carolyne Christie. Ce titre, "Pigs On The Wings", est repris en clôture de l'album pour une 2ème partie toute aussi courte. Or à l'origine, cette chanson ne devait en faire qu'une seule, avec sur le pont, un savant l'un de ces solos de guitare comme  David Gilmour sait si bien les faire. Par mégarde en tripatouillant la console pendant l'absence de l'ingé-son, nos musiciens effacent le solo de guitare (on est à l'ère de l'analogique, l'opération est irréversible). Entre alors en cabine Snowy White, guitariste de soutien de scène du groupe (qui collaborera ensuite avec le claviériste Richard Wright pour son premier album solo "Wet Dream" en 1978 puis avec Roger Waters après son départ du Floyd). On propose à Snowy de jouer un solo sur le pont de "Pigs On The Wings", la prise est gardée et le titre est prévu de sortir sous cette forme. Mais Waters choisi finalement de couper le titre en deux partie pour "encadrer" l'album, exit le pont et donc  la partie de Snowy White. La prise originale est toutefois disponible (mais rare !) sur la version cartouches 8 pistes de l'album, concurrence à l'époque de la cassette audio et qui avait pour avantage de pouvoir tourner en boucle sans avoir à être retournée. Ce format, bien plus encombrant que la cassette, sera utilisé essentiellement en radio pour les jingles et les pubs mais ne sera pas développé pour le grand public en Europe. Il connaîtra une distribution assez confidentielle en Amérique du Nord. En anglais cette cartouche est appelée tout simplement "8-tracks cartridge", ainsi la nouvelle compilation, comportant par ailleurs 8 titres a donc été baptisée du double juste titre  "8-Tracks". L'extrait proposé dans ce numéro est cette rare version "non coupée" et avec le solo de White que personnellement je n'avais jamais entendue !    Revenons en France, y compris dans le texte avec une écriture véritable pièce d'orfèvrerie :  ALCAZ.    Je ne connaissais pas  encore ce duo marseillais dont le dernier album intitulé "Le Nid des Anges" est paru l'année dernière.  7ème opus de Jean-Yves Liévaux et Viviane Cayol, mais malheureusement Viviane a été emportée par la maladie peu de temps après sa publication. Reste ce bel héritage que je ne connaissais pas, une musique et des mots que je vous invite à parcourir et une pensée pour Viviane, qui par ailleurs était également peintre. Extrait de ce "Nid des Anges" dans cet épisode d'Amarok. Repartons aux USA, pas pour la coupe du monde (qui à vrai dire m'importe peu), mais pour ce diptyque orwellien "2084" par BUILT FOR THE FUTURE. Il s'agit du 4ème album de ce groupe de San Antonio (Texas). Curieusement le communiqué de presse ne le cite pas mais "2084 La Fin Du Monde" est un livre de Boualem SANSAL. Alors je ne sais pas si le groupe s'en est inspiré ou en a juste repris le titre , n'ayans pas (encore) lu cet ouvrage. Mais côté musique, il s'agit donc après "2084 Heretic" (le précédent album) de "2084 Empire" qui paraît en double CD.  Nos texans futuristes sont de musiciens qui écumaient déjà les scènes dans les années 80 mais qui, motivés par les croisement du rock progressif et de la pop qualitative, de Tears For Fears et Rush à Pink Floyd (encore eux !) décidaient donc de construire l'avenir avec ce beau projet et leur style personnel. Bien leur en a pris, un bel univers à découvrir. Si MIKE OLDFIELD et Richard Branson étaient potes à l'époque de Tubular Bells et dans début des 70's, le second, patron entre autres des disques Virgin, est devenu le meilleur ennemi du premier qui rongeait son frein (bizarre ça comme expression d'ailleurs, qui fait ça ?!!!) en attendant d'être libéré de ses obligations contractuelles au sein du célèbre label. En guise d'ultime album, alors que le milliardaire attendait de son poulain une nouvelle version des fameuses cloches tubulaires, le Maëstro publie en 1991 l'album libérateur "Heaven's Open" qu'il signe de son prénom complet "Michael" et dont il s'approprie exceptionnellement le poste de chanteur principal (ce qui n'est pas sa qualité première). Comme s'il voulait savonner la planche de son patron avant de livrer le "Tubular Bells II" tant attendu à sa nouvelle écurie WEA dès l'année suivante. Un album atypique donc, mais où Oldfield se lâche par exemple en flirtant à sa manière avec des rythmes reggae sur le titre diffusé dans cet épisode : Rendez-moi tous mes attributs !  L'une des influences "old school" de Ruud (cité plus haut pour Glorious Wolf) a peut-être été ce groupe de compatriotes des seventies : FOCUS. On retrouve ici les néerlandais sur le 2ème album logiquement intitulé à l'origine "Focus II" et paru en 1971, album devenu par la suite plus connu et réédité sous le nom de "Moving Waves", histoire de finir en douceur cette nouvelle étape au pays des musiques progressives, l'une des dernières avant la fin du voyage dans deux semaines déjà…   Thierry Joigny AMAROK, chaque jeudi, à 20h  

Invité Afrique
Le ministre congolais Patrick Muyaya: «L'AFC/M23 n'a aucune expérience de gestion des épidémies»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 22, 2026 16:46


Ebola, restrictions américaines, gestion de l'épidémie dans les zones sous contrôle de l'AFC/M23... Il y a moins de trois mois, la RDC et les États-Unis signaient un protocole d'accord de coopération sanitaire de 1,2 milliard de dollars sur cinq ans. Aujourd'hui, Washington classe l'Ituri en zone interdite, détourne des vols commerciaux et impose des restrictions d'entrée aux ressortissants congolais. L'épidémie d'Ebola Bundibugyo, déclarée urgence sanitaire mondiale le 17 mai, a atteint Goma et Butembo, des zones sous contrôle de l'AFC/M23 où l'aéroport de Goma est fermé et les frontières aussi. Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais, reconnaît que l'accord avec Washington n'a pas encore commencé à produire ses effets.  RFI : Le 26 février 2026, la RDC et les États-Unis ont signé un protocole d'accord de coopération sanitaire sur cinq ans, d'un montant de 1,2 milliard de dollars. Concrètement, qu'est-ce que cet accord change aujourd'hui dans la réponse à l'épidémie d'Ebola en Ituri ? Patrick Muyaya : C'est un accord qui vient dans la suite de plusieurs autres accords que nous avons avec le gouvernement américain. Il prévoit, entre autres, l'extension des financements pour donner des réponses à des épidémies, comme celle que nous avons en cours. Mais c'est un accord qui doit commencer à produire ses effets. Nous n'y sommes pas encore et nous avons déjà la situation que nous connaissons actuellement. Cela dit, parallèlement, le gouvernement américain s'est déjà mobilisé auprès de certains partenaires pour apporter son appui à la riposte que nous organisons actuellement. Et nous pensons que dans les jours qui viennent, cet appui devrait s'accroître. Soyons concrets. Ce protocole prévoit explicitement la mise en place d'un système national intégré de surveillance et de réponse aux épidémies, avec un réseau de laboratoires capables de détecter et d'investiguer une épidémie dans un délai de sept jours. Concrètement, où en est-on avec ce système de surveillance promis dans l'accord ? Nous sommes dans un système de surveillance qui existe déjà. N'oubliez pas que nous avons des laboratoires. Par exemple, à Goma, nous avons deux laboratoires de référence, et d'autres dans plusieurs parties du pays. L'accord a été signé depuis le mois de février. Nous ne sommes qu'au mois de mai. On n'est peut-être pas encore entré dans la phase d'exécution qui permet de voir tout cela se mettre en place, mais je crois que l'urgence de cette épidémie pourra nous permettre, dans le cadre des discussions en cours avec les autorités américaines, de voir comment on peut aller plus rapidement. À lire aussiEbola en RDC: en Ituri, Bambu touchée par l'épidémie, l'OMS confirme une situation «bien plus vaste» Malgré ce protocole d'accord, l'administration américaine a classé l'Ituri au niveau quatre, interdit à ses ressortissants de s'y rendre et imposé des restrictions d'entrée aux détenteurs de passeports non américains ayant séjourné en RDC, en Ouganda et au Soudan du Sud. On a même cette illustration avec ce vol Air France, qui a été dérouté vers Montréal parce qu'un passager congolais avait été embarqué par erreur. Vous avez dit vous-même que le dialogue est engagé avec Washington. Où en sommes-nous aujourd'hui ? Le ministre de la Santé, encore hier, discutait avec les responsables américains à Kinshasa et ceux des Centers for Disease Control. Il faut considérer qu'il y a comme une forme de traumatisme que l'humanité a subi au moment de la pandémie de la Covid. Et je crois qu'aujourd'hui, tous les États du monde essaient de prendre le maximum de précautions, parce que la question de la santé devient, par exemple pour les Américains, une question de sécurité nationale. Nous le comprenons, mais en même temps, nous leur disons : écoutez, il y a la connaissance de la maladie qu'il faut avoir, parce qu'aujourd'hui, il ne faut pas confondre le mode de contamination du Covid, qui s'est fait essentiellement par aérosol, c'est-à-dire par la salive et par la respiration, avec la nature de la contamination d'Ebola, qui se passe par les contacts physiques. Concrètement, ces discussions n'ont rien donné ? Non, on ne peut pas dire que les discussions n'ont rien donné. La mesure a été prise il y a quelques jours et je vous dis que nous nous sommes pleinement déployés avec notre expertise et notre expérience pour essayer de contenir la transmission. Nous avons des discussions avec le gouvernement américain qui leur permettront de se rendre compte du fonctionnement de notre dispositif de riposte, d'avoir davantage d'éléments sur l'épidémie. Et je pense qu'à partir de ce moment-là, une évaluation pourra être faite. Parce que n'oubliez pas que pour nous, comme République démocratique du Congo, nous avons la Coupe du monde qui arrive. Nous avons une équipe qualifiée. Il serait bien pour nous de pouvoir nous y rendre pour que notre équipe puisse être pleinement soutenue. Et je pense que dans la discussion avec les autorités américaines, c'est une question qui sera sur la table. Justement, en parlant de votre équipe nationale. La RDC vient de se qualifier pour la Coupe du monde de football. Des milliers de supporters congolais voudront sans doute se rendre aux États-Unis pour soutenir les Léopards. Avec les restrictions américaines actuelles liées à Ebola, comment cela va-t-il se passer concrètement ? Concrètement, il faut d'abord considérer qu'il y a la problématique des visas pour ceux qui veulent partir de Kinshasa principalement. Mais n'oublions pas que nous avons de fortes communautés congolaises, à la fois aux États-Unis et au Canada. Ce sont aussi des bassins de supporters sur lesquels on peut compter. Mais nous, ici, l'idée, c'est de nous assurer que les Congolais de partout dans le monde, pour ceux qui le veulent et dans la mesure du possible, puissent se rendre aux États-Unis. Il est donc question pour nous de voir comment, d'ici le démarrage de la Coupe du monde et à partir de l'évolution de la riposte, nous pouvons faire une évaluation avec les autorités américaines pour voir comment cette mesure peut être levée. À lire aussiEbola: aux États-Unis, les voyageurs passés par la RDC, d'Ouganda et du Soudan du Sud forcés d'atterrir en Virginie Cela veut dire qu'à moins d'un mois, vous n'avez pas de réponse à donner aux Congolais sur cette question ? Mais non, ce n'est pas que nous n'avons pas de réponse à donner aux Congolais. Les Congolais qui sont aux États-Unis ou au Canada ne sont pas concernés par ces restrictions. Pour ceux qui sont sur le territoire congolais, ce sera tributaire des mesures prises par les Américains à partir des éléments d'information dont ils disposent. Mais nous, à partir des éléments de la riposte, nous sommes dans des discussions, y compris au niveau stratégique et politique. Je voudrais être optimiste : on pourra trouver une solution pour ceux qui voudront partir de Kinshasa pour assister à la Coupe du monde au mois de juin prochain. Restons dans la riposte. Washington a annoncé 23 millions de dollars en aide bilatérale d'urgence. Londres a versé un million de livres à l'OMS. Pretoria a contribué à hauteur de 2,5 millions de dollars au Fonds africain contre les épidémies. L'OMS dit avoir débloqué près de 4 millions de dollars depuis ses réserves internes. Lors de la conférence de presse du 20 mai, le ministre de la Santé Roger Kamba avait confirmé qu'un premier montant avait été décidé en Conseil des ministres. Mais le chiffre exact n'a pas été rendu public. Quel est ce montant ? Une chose est claire : pour cette épidémie, le premier qui s'est mobilisé, c'est le président de la République lui-même. Je rappelle que le cas index a été rapporté au ministère de la Santé le 5 mai. Les spécialistes disent généralement qu'il faut respecter une période dite sept-un-sept : sept jours pour identifier la souche, un jour pour faire la déclaration de l'épidémie, et sept autres jours pour mettre en place la riposte. Lorsque vous regardez, on a découvert le premier cas index le 5 mai, et au 15 mai, des prélèvements étaient déjà en mesure de confirmer la souche. Et le ministre de la Santé s'est rendu deux jours après en Ituri pour s'assurer de l'effectivité de la riposte. Nous accueillons favorablement tous les financements qui arrivent. Plus on a de moyens, plus on peut être efficace sur le terrain. Parce que nous avons, comme je l'ai dit tout à l'heure, l'expérience et l'expertise. Je pense qu'aucun autre pays n'a connu autant d'épidémies que nous. La question portait sur les chiffres. Combien le gouvernement congolais a-t-il débloqué ? Mon collègue de la Santé vous communiquera les premiers chiffres qui ont été décaissés et l'ensemble des apports qui ont été reçus. Mais le principe, pour nous, c'est la transparence. L'épidémie touche aussi des zones sous contrôle de l'AFC/M23. Le mouvement n'a pas rouvert l'aéroport de Goma malgré l'appel de Denis Mukwege, prix Nobel de la paix. Selon nos informations, l'AFC/M23 prépare sa propre task force de riposte, avec le Dr Freddy Kaniki au niveau politique et Benjamin Mbonimpa à la coordination technique. Comment le gouvernement congolais organise-t-il la réponse sanitaire dans des zones qu'il ne contrôle pas ? La première chose que je dois relever, c'est que les supplétifs du Rwanda, l'AFC/M23, n'ont aucune compétence en matière de gestion des épidémies. Premièrement. Deuxièmement, vous avez vu que le Rwanda s'est tout de suite empressé de fermer la frontière. Vous avez l'aéroport qui est fermé. Rappelez-vous qu'au 30 octobre, nous étions ici à Paris pour la conférence humanitaire. L'aéroport devait être ouvert pour des besoins humanitaires. Ça ne l'a pas encore été. Frontières fermées, aéroports fermés. Comment arrive-t-on à déployer la riposte ? Il est évident que l'attitude affichée par le Rwanda et le M23 démontre qu'ils ne sont pas en mesure, et ne seront jamais en mesure, d'apporter les réponses qu'il faut dans la mise en place de la riposte. Parce que lorsqu'il y a eu les événements de Goma en janvier 2025, nous recevions des données des différentes zones de santé dans la province du Nord-Kivu, et à la suite de cela, nos médecins qui étaient sur place ont été intimidés. Certains ont même été arrêtés. Aujourd'hui, il va se poser un problème clair de sécurité pour ceux qui sont responsables sur place. La meilleure manière, pour nous, de déployer la riposte et d'y envoyer, pourquoi pas, le ministre de la Santé et le Dr Muyembe, c'est que le Rwanda sorte de notre territoire. Lorsque cette population a besoin de soutien et de mesures de santé, la première chose qu'ils font, c'est fermer la frontière. Le Rwanda ne donne aucune attention ni à la sécurité sanitaire ni à la sécurité physique de la population. La meilleure solution serait qu'il quitte. Comme ça, nous serons en mesure de gérer l'épidémie et les soins de santé de nos populations. À lire aussiEbola en RDC: un incident éclate au centre de soins de Rwampara, deux tentes mises à feu Au-delà des postures politiques, techniquement, il y a des passerelles entre l'AFC/M23 et le gouvernement. Nous avons un médiateur et nous sommes en train de discuter de la question, y compris avec les médiateurs. Mais si le Rwanda décide de fermer la frontière, si les échantillons doivent être envoyés à Kinshasa pour davantage d'examens, si Kinshasa doit envoyer des équipes sur place, comment ces équipes arriveront-elles là-bas ? Frontières fermées, aéroports fermés. Mais il y a des passerelles entre vous et l'AFC/M23. On peut prendre l'exemple des épreuves du baccalauréat, qui se déroulent en même temps dans les zones sous contrôle AFC/M23 et dans les zones gouvernementales. Comment ce type de coopération fonctionne-t-il ? Il est clair que nous avons un système éducatif bien organisé. Il est hors de question de perturber davantage les parcours scolaires de nos enfants. Mais ici, nous sommes devant une urgence de santé publique qui requiert un renforcement des capacités sur place, et ce renforcement ne peut arriver que par voie aérienne. Avec un aéroport fermé, c'est compliqué. Je ne peux pas vous dire actuellement comment ça se passe, parce qu'il y a un risque d'exposer les personnels sanitaires qui sont sur place. Mais une chose est sûre : nous suivons la situation, que ce soit en Ituri, au Sud-Kivu ou au Nord-Kivu. On va terminer avec cette question. Dans ce contexte de guerre à l'est, d'épidémie d'Ebola déclarée urgence internationale, la plateforme au pouvoir maintient sa campagne pour une révision de la Constitution et un troisième mandat possible pour le président Félix Tshisekedi. Comment justifiez-vous cette priorité politique en ce moment ? Il faut faire la nuance entre ce qui relève de la politique et ce qui relève du gouvernement. Nous sommes un gouvernement redevable et transparent. Le Président a abordé ce sujet publiquement dans sa communication. Il a fixé le cadre. Il ne devrait pas y avoir de sujets tabous parce que les Congolais sont en droit de débattre de tout, y compris de la Constitution, pour autant que ces débats ne soient pas confisqués. C'est un débat qui doit se faire dans l'écoute. Si nous parlons de la qualification à la Coupe du monde, tous nos compatriotes de la diaspora veulent la double nationalité. Et pour y arriver, on doit passer par la Constitution. Il faut éviter de personnaliser ces débats parce qu'au bout de vingt ans depuis la promulgation de la Constitution, nous sommes en droit de nous interroger sur les mécanismes qui peuvent nous permettre d'assurer l'efficacité de l'État. Lorsque vous regardez les démembrements des provinces, en termes d'élus qui doivent en sortir dans l'esprit de la Constitution, on peut être dans les 8 à 10 000. C'est très lourd politiquement, y compris pour la prise en charge et la complexité de l'organisation des élections. Mais la priorité pour nous, c'est que nous puissions obtenir rapidement le départ des troupes rwandaises et de leurs supplétifs, qui maintiennent nos populations dans un état de terreur. Lorsque nous pourrons recouvrer notre intégrité territoriale, nous pourrons faire ces débats avec nos compatriotes de Goma et de Bukavu. Parce que si c'est un débat national, eux aussi ont le droit au chapitre. Ce que vous dites, c'est que le référendum, s'il a lieu, ne pourra avoir lieu qu'après le règlement de la question sécuritaire ? Le référendum est une élection. Une élection est précédée toujours par une identification et un enrôlement des électeurs. Et je pense que vous avez, dans votre question, répondu à la question. Donc vous n'organiserez pas ce référendum avant que la paix soit complètement rétablie ? Il est clair que le l'objectif de la paix, c'est l'objectif prioritaire.

Cultivate your French
Que faut-il pour aimer les peluches? (Teddy Bear Stories in Paris)

Cultivate your French

Play Episode Listen Later May 13, 2026 8:07


Il y a quelques semaines, j'ai fait la connaissance de Patrick qui tient le magasin bien connu des Parisiens : Tout En Peluche, dans le 14e. C'est un petit endroit merveilleux rempli de peluches. Je vais m'attendrir sur quelques-unes. Rappelez-vous ce principe de Patrick : il faut aimer les animaux pour aimer les peluches.  Dans la lettre qui accompagne cet épisode, vous trouverez trois tournures de phrases à remarquer, avec des exemples d'utilisation, et on s'arrêtera sur les nombreux démonstratifs de cet épisode. Ils vous permettent, à vous qui écoutez sans voir, d'imaginer ce que nous montrons Patrick et moi.  Je m'appelle Laetitia, je suis française, j'habite près de Paris et je partage avec vous chaque semaine un petit bout de ma journée.  Cultivate Your French, c'est le podcast Slow French qui vous permet de cultiver votre compréhension et votre intérêt pour le français. Vous pourrez écouter cet épisode à deux rythmes différent. Je vous lis une première fois le texte lentement et ensuite vous l'entendrez à vitesse normale. C'est le principe très efficace et très satisfaisant de la double écoute. Vous pouvez vous abonner sur www.cultivateyourfrench.com L'abonnement est à 5 euros par mois et en vous abonnant vous recevez automatiquement les 5 dernières lettres du podcast. 

Question de croire
L'accueil des réfugiés est-il un obligation?

Question de croire

Play Episode Listen Later May 13, 2026 28:47


L'accueil des réfugiés est-il une obligation?   Crise climatique, conflits armés, politiques discriminatoires, les raisons qui forcent les gens à quitter leur pays sont multiples. Comment devons-nous nous comporter devant l'arrivée de tous ces réfugiés dans nos pays occidentaux?   Dans cet épisode, Joan et Stéphane explore la question de l'accueil des réfugiés, en abordant les enjeux sociaux, politiques et spirituels liés à l'immigration et à la migration et réfléchissent sur notre responsabilité collective devant cet enjeu.   Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui s'intéresse à la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, l'accueil des réfugiés est-il une obligation? Bonjour Stéphane. Bonjour, Joan, bonjour à toutes les personnes qui nous écoutent.   Avoir les bons papiers pour entrer dans un autre pays [Joan] Je suis super contente qu'on fasse un épisode sur la question des réfugiés, des migrants, des exilés, des immigrants. Pas seulement parce que je travaille en migration, puisque maintenant j'ai un poste à 80% en région 7, donc Yverdon et régions dans le domaine de la migration, avec bien sûr aussi une composante pastorale dans le soutien aux collègues en paroisse. Mais aussi parce que l'été dernier, on a eu un grand moment de silence et de stupéfaction, mon époux Amaury Charras et moi, lors de l'une de nos nombreuses pauses au poste douane. Il y a un poste douane entre l'Alsace et la Suisse qui se situe à Bâle. On est passé là de nombreuses fois. La première fois, on a complètement fait n'importe quoi parce qu'on n'avait pas compris les protocoles de déménagement. Et puis après, progressivement, on est devenu des pros. Et je crois que c'était la cinquième fois, on était assez à l'aise. Ça y est, on comprenait les différents formulaires. Ce n'est pas du tout pareil du côté français ou du côté suisse. On se présente au douanier, on lui dit qu'on a l'habitude. D'ailleurs on était là le jour d'avant et on sera là le jour d'après, puisqu'on passait des grosses camionnettes à chaque fois. Et il fallait déclarer tout le contenu. Le douanier regarde tout bien nos papiers. Il était assez précis dans ce qu'il faisait. Il dit: vous, monsieur, vous êtes l'immigrant. Alors, mon mari dit, « ben oui. » Et vous, madame, vous êtes la co-immigrante. Alors là, vraiment, je ne savais pas du tout que j'étais co-immigrante. D'un coup, tu vois, j'ai eu une espèce de moment de panique et en même temps, je me suis dit, il faut que je lui dise. Et j'ai dit : « Non, parce que moi, j'ai déjà mon permis. J'ai mon permis B. » C'est quand même l'un des très bons permis en Suisse. « Ah, alors ça, c'est différent. » Oh quel soulagement, tu ne peux pas savoir! Moi je viens d'une longue lignée de migration; tous mes ancêtres avaient retenu leur souffle dans leur tombe, je crois, se disant: est-ce que notre descendante est co-immigrante encore une fois? C'est bon, j'avais mon permis B, je l'ai tout de suite sorti de ma pochette. On a soupiré comme ça vraiment de soulagement, parce qu'on a cru qu'on avait fait quelque chose de mal. Ça faisait quand même cinq fois qu'on passait et jusqu'à maintenant on ne m'avait jamais traité de co-immigrante, puisque ça sous-entendait que je n'avais peut-être pas ramené tous les papiers et ça, ça aurait été un peu panique à bord. Donc ça, c'est un petit peu la vie d'Alsaciens qui viennent vivre juste dans le pays à côté et qui d'un coup sont des immigrants.   Accueillons-nous trop de réfugiés? [Stéphane] Au Canada, à moins d'être membre des Premières Nations, nous sommes tous et toutes issus de l'immigration. J'ai entendu des Autochtones référer à ces gens comme « the people of the boat », les personnes qui sont venues en bateau. Il faudrait ajouter aujourd'hui, « …et en avion. » Même si la presque totalité des gens qui vivent sur ce territoire sont issus de l'immigration, il existe quand même cette idée de hiérarchie. Il y a les bons immigrants, il y a les moins bons immigrants. Et lorsqu'on arrive avec les réfugiés, alors là, c'est encore plus compliqué parce que les immigrants, on peut les choisir.  Les réfugiés, on ne les choisit pas. On est obligé d'ouvrir nos portes. Ça crée beaucoup de tension dans le climat actuel parce que, semble-t-il, on accueille beaucoup trop de réfugiés. Je me suis amusé à aller voir certaines statistiques. Bon, ça date de 2022, mais quand même… Le Canada est au 46e rang mondial pour l'accueil des réfugiés et les gens trouvent moyen de dire qu'on en accueille trop. Je pense qu'il y a une espèce d'idée que si ça fait plusieurs générations, surtout si on est originaire d'un pays européen, on a des privilèges. Les gens qui viennent d'autres endroits ou qui sont ici depuis moins longtemps sont ici pour nous déranger, ils sont ici pour nous changer. On ne se souvient pas de la condition de nos ancêtres; quelque part, le premier Vermette qui est arrivé ici, c'était un immigrant qui dérangeait d'autres personnes.   L'importance de se souvenir de son passé migratoire [Joan] Je crois qu'il y a vraiment un point commun entre le Québec ou le Canada et la Suisse à ce niveau-là. Parce que c'est vrai que la Suisse va bien depuis maintenant presque un siècle. Depuis presque un siècle, il n'y a plus trop d'histoires de famines. Il y a quelques moments un peu difficiles, notamment après les deux guerres mondiales. Ça a forcément affecté la Suisse malgré sa neutralité. En fait, c'est un petit peu comme si les Suisses avec lesquels je parle n'imaginaient pas que des Suisses s'expatrient. Ils n'ont pas de raison d'être exilés. Il n'y a pas de problème politique. Ils ne peuvent pas demander l'asile. Il n'y a pas de problème économique. Il y a bien sûr quelques coins dans les montagnes où ça va devenir difficile de vivre parce que malheureusement les glaciers s'effondrent. Là on a une forme de réfugié climatique, c'est vrai, mais ce sera à l'intérieur du pays et de toute façon pour l'instant on aide à reconstruire tous les villages sur lesquels les glaciers s'effondrent, donc pour l'instant ce n'est pas la question. Finalement, on oublie que jusqu'en 1880, il y a eu beaucoup d'émigration parce qu'il n'y avait pas assez de terre pour nourrir tout le monde. La pauvreté a poussé les Suisses à partir vers chez toi, d'ailleurs, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Russie. Il y a eu des colonies suisses en Russie! Et il y avait cette tradition qui est très, très vieille de mercenaires. Il y a eu des crises terribles, comme 1816-1817, où les gens mouraient de faim, littéralement, dans certains coins de Suisse. Finalement, carrément, on donnait de l'argent aux plus pauvres pour immigrer. Enfin, il y a eu ce qu'on appelle l'industrialisation. Ça, on connaît un peu cette histoire. D'un seul coup, c'est l'inverse. Il faudrait plus de monde pour les usines. Il y a eu des vagues de retour. Il y a eu tout ce qu'on appelle les Suisses de l'étranger, ce qu'on appelle finalement la cinquième Suisse, parce qu'il y a quatre communautés linguistiques en Suisse, donc ce sera la cinquième Suisse. C'est intéressant parce qu'on est à peine 8 millions ici, il y a presque un million de Suisses qui vivent à l'étranger. Et maintenant, c'est l'inverse. Depuis 2002, on a des lois pour accueillir les gens et leur donner des permis de travail qui ne soient pas des permis saisonniers. Parce qu'en fait, jusqu'à 2002, la plupart des permis de travail étaient des permis saisonniers. Tu restais cinq mois, tu repartais et tu pouvais revenir l'année d'après. Les enfants n'étaient pas scolarisés, Stéphane. Tu te rends compte de ce qu'étaient les enfants de ces zones-là. Il y a toute cette histoire qui fait que parfois, quand je parle avec des Suisses et des Suissesses, c'est vraiment comme si tout ce qu'avaient vécu leurs ancêtres, tout cet héritage migratoire, avait complètement disparu. Cela m'inquiète des fois un petit peu dans les conversations, parce que finalement, ce souvenir que les Suisses ont d'avoir été migrants, eux et elles aussi, ça pourrait nourrir davantage une éthique de l'accueil et de la solidarité. Cette mémoire migratoire, elle nous ramène directement à 1 Pierre 2, 11 : « Vous êtes des étrangers et des gens de passage. » C'est un petit peu le cœur de mon métier aussi, bien sûr, de m'occuper des personnes qui sont venues d'ailleurs, mais aussi d'avoir des conversations riches avec les personnes qui sont là pour leur dire, en fait, dans la Bible, on nous rappelle qu'on est des étrangers, des gens de passage, et il n'y a que l'entraide qui peut nous permettre de survivre, en fait, sur terre. Ce n'est pas parce que la Suisse, là, maintenant, n'a plus aucune raison d'immigrer, que des raisons d'expatriés, qu'un jour, ça ne va pas changer. C'est important de nourrir la solidarité dans les relations humaines.   La mutualité entre réfugiés et société d'accueil [Stéphane] Moi, le verset biblique qui me revient, lorsqu'on arrive sur ce sujet, c'est le livre de l'Exode, chapitre 22, verset 20 : « Tu ne maltraiteras pas et tu n'exploiteras pas les immigrés ou les étrangers installés chez vous. Rappelez-vous que vous étiez aussi des immigrés en Égypte ou des étrangers en Égypte », selon la traduction. Ça semble être du gros bon sens. Il y a des moments où vous avez été mal pris et quelqu'un vous a aidé, mais il y a d'autres moments où vous pourrez aider des personnes qui sont mal prises. Mais j'ai l'impression qu'on oublie vite. On s'enferme parfois dans certains discours et on ne réfléchit pas trop. Une des expressions qui depuis très longtemps est ancrée ici, c'est que les réfugiés, les migrants, ils volent nos emplois. C'est tellement imbriqué, surtout avec le climat politique dans lequel on vit en Amérique du Nord, mais je dirais qu'en Occident, il y a des politiciens -pas des polémistes qui écrivent sur des blogues- des politiciens élus au parlement qui veulent retirer des droits, des privilèges, des services parce que ça vole des services aux autres. Un exemple: il y a un politicien qui, sans aucun problème, ne veut pas que les enfants de réfugiés politiques aient accès aux garderies subventionnées, parce que ça va prendre la place ou voler la place des vrais citoyens, comme si les réfugiés politiques ne payaient pas de taxes, ne payaient pas d'impôts, ne contribuaient pas au système ou à l'économie. Et ça, ces politiciens-là le disent sans gêne. Lorsqu'on prend un pas de recul ici, on se demande: mais quel genre de société veut-on? Est-ce que si tu as un papier, tu as le droit à certains services, mais si tu n'as pas d'autres papiers, tu es un citoyen de second ordre? Il faut être capable d'avoir ces réflexions-là, de dire est-ce qu'on est capable d'avoir une certaine solidarité, d'être quelqu'un qui aide une personne, puis dans d'autres moments, l'autre personne nous aide.   Jésus, le réfugié durant son enfance [Joan] Là, tu parles des enfants, des tout-petits, mais c'est vrai que c'est quelque chose avec quoi j'ai du mal. J'ai vraiment du mal lorsqu'on s'attaque à des tout-petits, à leurs droits. Et ça me ramène toujours à Jésus, à sa naissance. Qu'est-ce qui lui est arrivé? Jésus, à sa naissance, encore bébé, il a dû fuir l'Égypte pour éviter les foudres d'Hérode. Et je me dis, finalement, quand on accueille des familles, bien sûr, des fois on peut se dire que ce sont des adultes. Ils ne vont jamais se faire ici, quoi. C'est une culture religieuse très différente de notre culture religieuse. Je comprends, il y a des choses qui nous font un peu peur. Mais ils ont des enfants. Et ces enfants, finalement, ils vont devenir biculturels et ils vont apporter des choses incroyables au pays. Et ils sont un petit peu comme Jésus, qui n'a pas eu le choix et qui a dû fuir. Moi, je trouve que Jésus, toute sa vie, il a parfois un peu des réactions d'enfant de migrant. On sent qu'il ne sait pas toujours quelle est sa place.   Rejeter la normalisation de l'inacceptable [Stéphane] Je comprendre la réaction de certaines personnes parce que nous vivons dans un monde qui a beaucoup d'instabilité, ça peut faire peur. En même temps, c'est toujours la question dans quel monde veut-on vivre et jusqu'où est-on prêt à parler ou se taire devant des choses qui sont peut-être moins acceptables. C'est la célèbre fenêtre d'Overton. On voit ça beaucoup d'un point de vue canadien chez nos voisins du Sud. Il y a 20 ans, il y a plein de choses qui étaient inacceptables. Puis là, tout d'un coup, il y a des politiciens qui disent des énormités. Et tranquillement, on commence à accepter ça comme la norme, au lieu de dire; « non! Ça ne va pas. Ce n'est pas juste une réflexion comme ça. Ce n'est pas juste une blague comme ça. Ce n'est pas juste une politique comme ça ou une option parmi tant d'autres. » Comment réagit-on par rapport à tout ça? Je sais que ça demande du courage, mais je regarde.  Par exemple, il y a eu durant ce printemps beaucoup de raids aux États-Unis pour des personnes en situation irrégulière. Dans la rue, on a arrêté des enfants. On les a emmenés dans des camps de détention, des trucs vraiment horribles. Et on a vu des Églises, des paroisses dire : « on n'accepte pas ça. On ne donnera pas de noms. On va ouvrir nos bâtiments. On va avertir les gens. On va descendre dans la rue. S'il faut se faire arrêter, on va se faire arrêter. » Je pense qu'il y a moyen d'agir. On ne changera pas un système politique, mais il y a moyen d'agir pour protéger les gens, pour dire non, ça c'est notre appel, c'est le monde dans lequel on veut vivre, c'est le monde qu'on veut créer.   Lorsque que le secteur privé gère les réfugiés [Joan] Tu parlais justement d'oser se lever contre, d'oser parler. J'étais vraiment touchée dans mon cœur quand, il y a à peu près deux semaines, plusieurs personnes m'ont envoyé une émission sur la RTS concernant un livre qui est sorti récemment sur les centres de requérants d'asile. C'est une jeune chercheuse courageuse qui a fait une enquête pour voir comment est-ce qu'on vivait dans ces nouveaux centres d'asile, parce qu'il faut savoir que c'est assez récent. Il y a eu en fait une réforme en Suisse sur les recueillements d'asile en 2019. Et l'idée, c'était de créer une procédure d'asile révisée pour rendre les procédures à la fois plus efficaces, plus équitables. En fait, on a créé des nouveaux centres pour, en quelque sorte, parquer les gens et leur demander de ne pas trop bouger, de ne pas trop circuler, pour accélérer la prise en charge de leurs dossiers. Donc l'idée, c'est qu'il y a un conseil, une représentation juridique gratuite, tout ça sur place. Il y a six régions sur le territoire suisse, donc ce ne sont pas des cantons, ce sont des régions de requérants d'asile. Normalement, ils y restent pour une durée maximale de 140 jours. Après, c'est le canton qui doit prendre la suite si, au niveau fédéral, on n'a pas vraiment réussi à statuer sur ces personnes.  Donc, ce livre est sorti et a montré qu'en fait, pour la Confédération, c'était trop compliqué à gérer parce que ce sont des régions d'asile qui ne sont pas directement toujours en lien avec des cantons. Ils ont alors sollicité des sociétés privées et, à partir de là, les droits des requérants et requérantes d'asile ont largement diminué. On leur impose des horaires de lever, de coucher. On leur impose un certain nombre de choses, même pour l'hygiène! Ils ont droit, je ne sais plus moi, à un savon et un truc et un machin, mais du coup tout est comptabilisé. Tu n'as pas le droit à un savon supplémentaire. Moi ça m'est arrivé quand j'ai travaillé en migration auprès de l'Église francophone de Zurich, on m'avait demandé des sacs à dos pour les enfants. J'ai trouvé des sacs à dos. Ils ne pouvaient pas rentrer dans le centre de requérant d'asile si on ne leur produisait pas une attestation de la paroisse comme quoi c'était nous qui leur avions donné un sac à dos. Ils n'ont pas le droit de faire rentrer des objets sans avoir ou la facture ou l'attestation de don, ce qui est complètement délirant comme affaire. Ça c'est parce que, en fait, on crée des nouveaux systèmes;  ils ont l'air bien parce que ce sont des systèmes qui sont pensés pour accélérer les procédures et finalement garder celles et ceux qui, selon certaines perspectives, auraient vraiment besoin de rester là et puis renvoyer d'autres qui, selon certaines perspectives, pourraient aussi bien être heureux chez eux. Et nous, au lieu de prendre ça en charge de façon plus humaine, avec des travailleurs et travailleuses sociales, on finit par sous-traiter à des sociétés privées. En fait, ce sont des sociétés où on garde les gens et où on applique des protocoles. J'ai trouvé très beau, à la fois que cette jeune chercheuse sorte ce livre, et puis à la fois que plusieurs personnes m'envoient ce lien à moi qui suis aux menhirs en migration, en espérant comme ça créer une chaîne de solidarité autour de cette situation. Ça m'a donné de l'espoir. Je me suis dit, en fait, les gens sont quand même touchés par cette situation.   Ne pas infantiliser les réfugiés [Stéphane] Les gens ont tendance à infantiliser les migrants, les réfugiés politiques. Je me souviens, il y avait eu une formation dans notre Église sur l'accueil des réfugiés. Des paroisses peuvent remplir les papiers, faire venir les gens. Tout ça était bien compris. Une des choses qui m'a frappé, c'est la personne qui dit, « Ce ne sont pas des enfants. Ce sont des êtres adultes. Ils sont capables de se débrouiller. Ils ont juste besoin des bonnes clés pour bien comprendre, pour aller au bon endroit. » Et parfois, on prend pour acquis que quelqu'un vient d'un autre pays et s'ils sont des réfugiés, s'ils sont des migrants, ça ne doit pas être des gens très, très débrouillards. Je me rappelle aussi, lorsqu'il y a eu des vagues de gens qui venaient d'Afghanistan, une personne a réalisé, « Mais parmi ces réfugiés-là, il y a des comptables, il y a des avocats, il y a des ouvriers spécialisés. » Oui! Ce ne sont pas des gens qui vivent au XIIe siècle. Ce sont des gens comme toi et moi qui ont le malheur de vivre dans un endroit qu'ils sont forcés de quitter. Ce n'est pas leur choix. Pour l'écrasante majorité, si tu leur donnes le choix, ils restent où ils sont. Mais ils ne peuvent pas, parce que leur vie, parce que leur sécurité, ce n'est pas tenable. Et ça aussi, il faut s'en souvenir, arrêter d'avoir cette position un peu toute puissante: on vous accueille ici, regardez-nous comment on est bon, comment on est supérieur à vous, on va vous inculquer les bonnes choses. Il faut un peu changer cette dynamique-là pour avoir une vraie rencontre, et puis voir l'être humain qui est devant soi.   L'intégration des réfugiés [Joan] Comme tu le sais, je m'occupe d'un programme qui s'appelle Action Parrainage. Je m'en occupe pour le nord vaudois. C'est un programme qui est sur tout le canton de Vaud, qui a été créé par Antoinette Steiner, qui est d'ailleurs aumônière en centre de requérants d'asile. Donc je rencontre souvent des gens qui cherchent à entrer en lien avec des personnes qui vivent ici, qui souvent sont suisses, qui sont francophones. Et puis, heureusement, je trouve aussi parfois des personnes suisses qui veulent entrer en lien avec ces personnes allophones qui sont venues d'ailleurs. En fait, je ne peux que constater les efforts inouïs que font ces personnes venues d'ailleurs pour s'intégrer. Ça va si loin que dans l'une de mes conversations avec une dame qui venait de Turquie, je lui dis « alors, ça se passe bien pour vous ici, vous aimez Yverdon? » Nous, on a Yverdon-les-Bains, qui est une ville de taille moyenne, où il n'y a rien de remarquable, si ce n'est la chaleur humaine qui est formidable ici, puis un petit bout de bord du lac, mais voilà, on n'a pas un grand musée, un grand truc, un grand château. Ce n'est pas une ville remarquable. Elle vient d'Izmir, cette dame. Izmir, c'est une très belle ville, au bord de la mer. Moi j'y suis déjà allée. C'est superbe là-bas. Elle me dit « Oh oui, Yverdon, c'est beau comme Izmir ». J'essaye de rester très sérieuse, je dis : « Ah oui, oui, bien sûr ». Elle me dit : « C'est même mieux qu'Izmir. Avant je me promenais au bord de la mer, maintenant je me promène au bord du lac, c'est la même chose. » J'y ai pensé, tu vois? En fait, quand tu te mets dans la tête que ça va bien se passer, ça se passe bien. C'est vrai, quand tu viens d'Izmir et que tu arrives à Yverdon, tu décides que Yverdon et Izmir, c'est aussi beau, aussi bien et que les balades sont aussi géniales. Et je me dis bravo. Bravo, parce que ça c'est quelqu'un qui, dans un ou deux ans, est complètement intégré, parle le français nickel, a refait une formation, voilà. Ses enfants vont avancer et dans deux générations ce sera une affaire qui sera emballée, c'est pesé.   Notre responsabilité dans le sort des réfugiés [Stéphane] Une autre chose que je trouve qu'on oublie trop souvent, c'est notre responsabilité face à ces situations. Par exemple, on parle de réfugiés climatiques, mais ce sont les pays occidentaux qui contribuent au dérèglement climatique. C'est nous qui abusons de la création et ce sont certains pays qui payent la note. On parle de guerre. C'est souvent nous, les pays occidentaux, qui fabriquent et qui vendent les armes. On veut les bienfaits de notre civilisation. On veut notre confort. On veut notre richesse. On ne veut pas trop savoir les conséquences de nos choix, les conséquences de nos modes de vie. Et lorsque ça nous revient dans la figure, ça nous bouscule, ça nous dérange. Je peux comprendre que des migrants, des réfugiés politiques, des réfugiés climatiques disent, « vous avez cassé le pot, mais aidez-nous là. On ne demande pas une expiation des péchés, mais prenez la responsabilité de vos actions ou de vos inactions. »   L'hospitalité dans nos Églises [Joan] En Église aussi, on peut agir. Et une fois que j'ai dit ça, je sais qu'il n'y a rien de simple. Je sais que ça nous demande beaucoup intérieurement. Je le sais parce que j'étais ministre pendant trois ans, ce n'est pas beaucoup, mais ça m'a déjà appris beaucoup de choses dans une église multiculturelle. En fait, en Église, il existe quelque chose qui est un petit peu le niveau juste après le niveau zéro, qui s'appelle l'hospitalité des clés. C'est quand on a une communauté qui vient, une communauté croyante, souvent de la même dénomination, mais des fois ça peut être une autre dénomination. « On aurait besoin de votre église tel jour, telle heure. On peut vous donner un petit quelque chose pour les frais aussi, ou bien en échange on peut faire le ménage. » Voilà, on trouve un deal et on fait un win-win, et souvent ça permet de payer certaines factures qui sont difficiles à payer, d'un côté, et de l'autre côté ça permet à toute une communauté linguistique, culturelle, de se retrouver dans un lieu qui est quand même à peu près chauffé, où il y a des toilettes, qui est safe, quoi. Ça, c'est l'hospitalité des clés. Et par certains aspects, c'est déjà quelque chose d'énorme. Moi, c'est vrai que j'ai parlé avec des communautés africaines qui m'ont dit qu'ils ne trouvait pas si évident, eux depuis l'Afrique, que des Blancs acceptent de prêter les clés de leur église à des gens qu'ils ne connaissent pas. Nous, des fois, on a du mal à se prêter des choses entre ethnies, et donc on peut comprendre que ce soit difficile pour des blancs de comprendre des noirs. Alors ça, c'est un point de vue situé que j'entends, et ça me permet de mettre les choses en perspective. Mais c'est quand même juste après le niveau zéro, tu vois. C'est-à-dire qu'en fait, une communauté, elle est censée être ni ethnique, ni culturelle. Bien sûr, elle l'est dans un sens, mais elle ne doit pas rester ça. En fait, le message de Jésus, il est multiculturel. Ça, c'est vrai. Il est aussi a-culturel, et ça, c'est difficile. Ça voudrait dire qu'il n'a pas vraiment une culture en soi, et il est aussi anti-culturel. C'est encore plus compliqué à gérer, parce que qu'est-ce qu'on fait avec ça? Mais alors le dernier niveau, enfin le niveau le plus haut, c'est l'interculturalité. La différence entre la multiculturalité et l'interculturalité, c'est que ce ne sont pas des communautés côte à côte qui se tolèrent, c'est la même communauté qui est brassée avec plein de cultures à l'intérieur. Je trouve que c'est un objectif et il va être très difficile à atteindre, notamment parce que chacun a des goûts, des préférences. Mais en tant que ministre, c'est vraiment quelque chose qui me tient à cœur et pourquoi je travaillerai, je crois, jusqu'à la fin de mon ministère, de mes ministères, c'est travailler à l'intérieur de l'Église, à la multiculturalité. Et je sais que c'est difficile et je sais que ce n'est pas à la portée de tout le monde et je sais que ça demande. Pendant longtemps, j'ai travaillé à l'inclusivité. Puis ensuite, à un moment donné, je me suis rendu compte que j'étais en train de me restreindre toute seule et que ce n'était pas ça ma vocation. Ma vocation, c'est la multiculturalité. Je sais que ça va un petit pas après l'autre, mais j'ai l'impression tout de même, je crois, que c'est ce à quoi Jésus nous appelle. Et j'aimerais répondre d'un point de vue situé et engagé, de ma part, à l'accueil des réfugiés: est-ce une obligation? Pour moi, oui, une obligation biblique, évangélique, christique, forte. Et donc j'en fais mon affaire, mais je ne pars pas du principe que tout le monde doit le faire. En tout cas, je réponds à cette question, cette fois-ci, de façon engagée, je dis oui.   Conclusion [Stéphane] Merci beaucoup, Joan, pour cette exploration d'un sujet quand même assez chaud, quand même assez difficile. Merci à toutes les personnes qui continuent à nous écouter et qui ont des suggestions, qui ont des questions, continuez à nous écrire : questiondecroire@gmail.com On a un groupe WhatsApp pour continuer les discussions, explorer d'autres sujets, peut-être avoir des idées pour de nouveaux épisodes. Tous les liens sont dans la description. Merci à l'Église Unie du Canada, notre commanditaire, et à Réforme qui relaie nos podcasts. Prends bien soin de toi, Joanne, et à bientôt. Merci Stéphane, toi aussi.     Liens:  Site Internet: https://questiondecroire.podbean.com/ ApplePodcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/question-de-croire/id1646685250  Spotify: https://open.spotify.com/show/4Xurt2du9A576owf0mIFSj  Réforme: https://www.reforme.net/podcast/ Contactez-nous: questiondecroire@gmail.com Notre commanditaire: L'Église Unie du Canada  Moncredo.org * Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission.  * Photo de Kevin Bückert, unsplash.com. Utilisée avec permission. * Communauté WhatsApp: https://chat.whatsapp.com/Iu1ggsLoCdyLid7SrJrCoF   Action parrainage (programme d'intégration) - https://www.actionparrainage.ch/    Mots clés : immigration, réfugiés, migration, solidarité, foi, spiritualité, responsabilité, société, politique, humanité     Sujets clés : Les enjeux politiques et sociaux de l'accueil des réfugiés au Canada et en Suisse Les références bibliques sur l'accueil des étrangers, notamment Exode 22:20 Les préjugés et stéréotypes sur les migrants et réfugiés Les actions concrètes pour une solidarité efficace et respectueuse   Citations: "Vous étiez aussi des immigrés en Égypte" "Les réfugiés ne volent pas nos emplois" "Jésus a dû fuir l'Égypte"     Chapitres : 00:00 Introduction 00:49 Avoir les bons papiers pour entrer dans un autre pays 03:22 Accueillons-nous trop de réfugiés? 05:27 L'importance de se souvenir de son passé migratoire 08:56 La mutualité entre réfugiés et société d'accueil 11:49 Jésus, le réfugié durant son enfance 12:48 Rejeter la normalisation de l'inacceptable 14:54 Lorsque que le secteur privé gère les réfugiés 18:09 Ne pas infantiliser les réfugiés 20:30 L'intégration des réfugiés 22:33 Notre responsabilité dans le sort des réfugiés 24:01 L'hospitalité dans nos Églises 27:20 Conclusion    

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !
L'image de Dieu sur terre • samedi 09 Mai • Évangile du jour & commentaire

Fr. Paul Adrien, L'Amour Vaincra !

Play Episode Listen Later May 9, 2026 3:04


COMMENTAIRE DE L'ÉVANGILE DU JOURJn 15, 18-21En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu'il en a eu d'abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n'appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n'est pas plus grand que son maître. Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l'on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu'ils ne connaissent pas Celui qui m'a envoyé. » 

L'Évangile du jour
Évangile du 9 mai : « Vous n'appartenez pas au monde puisque je vous ai choisis » (Jn 15, 18-21)

L'Évangile du jour

Play Episode Listen Later May 8, 2026 1:45


Voici l'Évangile du samedi 9 mai 2026 :« Vous n'appartenez pas au monde puisque je vous ai choisis » (Jn 15, 18-21)En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu'il en a eu d'abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n'appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n'est pas plus grand que son maître. Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l'on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu'ils ne connaissent pas Celui qui m'a envoyé. » Cet enregistrement est proposé bénévolement pour répandre la Parole de Dieu

Amarok
AMAROK

Amarok

Play Episode Listen Later May 7, 2026 59:55


A ne pas louper le 16 mai : le BREIZH PROG REUNION, évènement breton qui réunira deux excellentes formations de la région à St Nolff (Morbihan) et qui pour l'occasion ont ouvert et fermé ce numéro. Pour commencer, honneur à SAQUARRAH, les ainés nés en 1992 et qui joueront à domicile. Depuis leurs débuts, avec quelques changements de line-up ils ont  produit un EP et trois albums. Le dernier opus en date remonte à 2024 et si vous avez loupé les diffusions d'extraits du très bon "The Runaway", séance de rattrapage dans ce numéro ! Avis aux amateurs de sons floydiens.  La clôture (en beauté ! ) de cet épisode a été confiée à PRYZME, l'autre groupe du BREIZH PROG REUNION, qui vient du département de l'Ile et Vilaine. Une formation qui s'est installée sur pas mal d'années au cours de la dernière décennie pour aboutir à un 1er album "Four Inches", lequel a d'ailleurs également fait les belles soirées de cette émission en 2021. Pour les avoir vus sur scène, je peux vous assurer de la compétence de nos gaillards bretons ! Leur second album "True Stories … And Other Lies" est sorti il y a un an et j'espère bien que vous n'avez pas loupé les extrait diffusés dans Amarok ! Nouvel extrait en fin d'émission, avis aux mêmes amateurs de musiques floydiennes avec également des influences de Yes ou Pat Métheny. Un album d'une grande richesse musicale qui mérite son écoute en immersion ! Entre ces deux groupes dont vous me donnerez des nouvelles, une belle surprise, également hexagonale : ESTHESIS. Rappelez-vous le 26 juin, en toute fin de la dernière saison, je vous présentais le premier single "The Frame" du nouvel album "Out Of Step" alors à paraître à la rentrée. Depuis, cet excellentissime 3ème opus du projet d'Aurélien Goude accompagne la saison 2025-2026 (et elle n'est pas terminée !). Or, une nouvelle version de ce single est parue hier, bien différente de l'originale. Réalisée par Vincent Blanot, cette alternative se veut plus lourde et frontale que celle de  l'album (plus hypnotique). Comme l'exprime Vincent, les deux faces d'une même pièce ! Vincent Blanot a pour l'occasion réenregistré bon nombres d'instruments. D'ailleurs ce n'est pas la première fois qu' Aurélien et Vincent collaborent, l'un sur un album de l'autre. Ah oui parce qu'il faut vous préciser que Vincent a aussi son projet, vous vous en souvenez sans doute car il a également été largement diffusé ici en son temps : BERLIN HEART, avec deux albums à son actif. Je dois avouer que j'étais assez dingue du 2ème "The Low Summit" sortie en 2022. Alors j'ai deux bonnes nouvelles concernant ces deux formations. ESTHESIS se produira à l'ALHAMBRA de Paris le 25 septembre et BERLIN HEART finalise son 3ème album. Vous pensez bien que je suis tout cela de près pour vous, vivement la prochaine saison ! En bonus, voici la vidéo de THE FRAME, BERLIN HEART REMIX ! Autre nouveauté mais cette fois totale pour moi car je ne connaissais pas DIFFERENT LIGHT. Formation à l'origine maltaise lors de sa création en 1994 et puis son fondateur Trevor Tabone s'est installé en République Tchèque, mettant en pause le projet pendant près de 10 ans. Il y reformera le groupe en 2008. En 2020 sort "Binary Suns Part 1 ", fort bien accueilli par la critique et il y a une dizaine de jours est parue la suite, "Binary Suns Part 2 - The Singularity" dont je vous présentais un 1er extrait dans ce numéro. Un rock progressif accessible, tirant vers la pop de bon goût. Une très belle découverte ! Ah au fait, sur leur CV, la première partie de Nick Mason's Saucerful Of Secrets quand même !!   Comme l'actu était riche pour cet épisode, peu de rock prog de 1ère génération mais quand même, j'ai trouvé une petite place pour RENAISSANCE avec un extrait de "A Song For All Seasons" de 1978. Un album respectable et courageux alors que déferlait les vagues punk et new wave ... Faut dire que la production en avait été confiée aux bons soins de David Hentschel (Genesis, Peter Hamill, George Harrison, Elton John, Mike Oldfield, et j'en passe ! ). L'extrait que ce numéro était même parvenu à se faire une belle place dans les charts britanniques !  Notre ami canadien ALEX HENRY FOSTER revient avec une "presque" nouveauté. Un single comme le précédent, enregistré live lors de sa tournée européenne (cette fois en Belgique à Bocholt, le 16 novembre 2025) et également paru sur vinyle "fait maison" par notre artiste qui a plus d'une corde à son arc créatif ! Pourquoi "presque nouveauté" ? Parce que ce titre avait été écrit par Alex pour son ancien groupe Favorite Ennemies (qu'il a quitté en 2016). Vous pouvez donc en écouter une version différente sur l'album "Beetween Illness And Migration" sorti par la formation en 2014.  Cunégonde continue de se dévoiler tout au long de la saison. A moins de découvrir cette émission ce soir, vous n'êtes pas sans savoir que je parle évidemment du dernier album de notre groupe emblématique du rock progressif français : ANGE. Christian Décamps, vénérable membre fondateur de la formation a quitté la scène (avec brio) sur  celle de l'Olympia l'année dernière et s'il reste présent sur ce nouvel opus c'est surtout à l'écriture, la voix de l'Ange étant désormais confiée principalement à la relève, dignement représentée par son fils Tristan. Le titre proposé dans ce numéro est particulier. "Un Passage De Rêve" est le seul titre dont le texte ne soit pas au moins co-écrit par Christian (d'ailleurs sur la longue carrière du groupe, les texte non écrits de sa main se comptent sur les doigts d'une seule ! ) Si la musique est signée du guitariste et vocaliste Hassan Hajdi et de Tristan, les paroles sont de la plume d'un certain Michel Buzon, poète précoce (1er écrits publiés à l'âge de 19 ans en 1976) , également chanteur à texte et journaliste. Un titre fort émouvant interprété avec toute la sensibilité de Christian Décamps. Un petit tour en Pologne avec le 3ème opus de RIVERSIDE, le groupe, sans doute le plus représentatif de la scène de cette contrée si éloignée des légendes anglaises et pourtant tellement imprégnée ! Nous sommes en 2007, le groupe publie "Rapid Eye Movement" dont je vous proposais un extrait ce soir. Pour l'anecdote, seulement deux ans plus tard, l'album sera republié avec des titres en bonus dont un reprenant un extrait de "Shine On You Crazy Dimaond" de Pink Floyd, pas très cool pour les fans qui ont du remettre la main à la poche … Une dernière fraicheur dans ce numéro, le 1er album d'un groupe allemand : "Home" par BLOSSOM CULT. Attention, on entre ici dans un univers très métal prog ! Je vous ai choisi un titre relativement "soft" pour y aller doucement ! Mais ne vous y trompez pas, ce ne sont pas des fous furieux non plus, la couleur de leur musique ne les empêche pas d'exprimer un panel d'émotions ! La polarisation politique, l'accélération technologique et la perte de repères sociaux sont les thèmes que se propose d'aborder les Blossom Cult sur leur premier opus, à écouter bien chez soi : "Home" !  Enfin, THE ALAN PARSONS PROJECT, l'autre formation 70's de ce numéro, également en 1978 avec  un extrait de leur 3ème album "Pyramid". Une actu marquée par l'anniversaire de la première production de ce projet co-fondé par l'ingé-son d'Abbey Road Alan Parsons avec le musicien et parolier Eric Woolfson. Cet été marquera en effet le cinquantième anniversaire du premier album d'APP : "Tales Of Mystery And Imagination" paru le 2 juillet 1976. A cette occasion plusieurs albums du groupe sont réédités en vinyle comme en CD.  Par ailleurs un ouvrage biographique de la fille d'Eric Woolfson (décédé en 2009) est sur le point d'être publié en espérant une traduction française  !  Thierry Joigny AMAROK, chaque jeudi, à 20h  

Radio Diploweb
Le Venezuela, un moment de bascule géopolitique ? Avec V. Volat

Radio Diploweb

Play Episode Listen Later Apr 10, 2026 25:36


Rappelez-vous, dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, les Etats-Unis ont conduit une opération militaire éclair au Venezuela, pour capturer le président vénézuélien, Nicolas Maduro. Une actualité chassant l'autre, le Venezuela est passé au second plan. Il s'agit pourtant d'un moment de bascule géopolitique à plusieurs échelles. Il est d'autant plus utile de revenir sur cette opération, son contexte et ses suites. Pour cela, Planisphère a le privilège de recevoir Victoria Volat. Victoria Volat a été durant 5 ans analyste géopolitique pour la région Amérique latine-Caraïbe. Victoria Volat est aujourd'hui doctorante en relations internationales à l'Université de Tours. Ses travaux portent sur les cas de Cuba, du Venezuela et le statut de pays « infréquentable », ce qu'il dit de ces pays, mais aussi ce qu'il dit de nous. Victoria Volat s'exprime en son nom propre. Cette émission a été enregistrée le 17/03/2026 et diffusée le 7/04/2026 sur RCF Notre Dame. Diploweb.com vous offre en bonus la synthèse rédigée validée. Extrait de la synthèse rédigée"L'intervention militaire menée par les États-Unis au Venezuela dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026 constitue, selon Victoria Volat, un tournant géopolitique majeur. Pour en comprendre la portée, il faut dépasser une lecture immédiate centrée sur Nicolás Maduro et replacer l'événement dans une histoire plus longue : celle d'un pays structuré par la rente pétrolière, miné par des crises politiques récurrentes et incapable de stabiliser durablement son système politique. L'opération américaine apparaît ainsi comme le produit d'une crise interne ancienne, progressivement internationalisée et comme un révélateur des transformations actuelles de l'ordre international. Victoria Volat commence par déconstruire une idée reçue : celle selon laquelle Hugo Chávez aurait, à lui seul, fait entrer le Venezuela dans le chaos. La IVe République (1959-1999), souvent idéalisée, fut certes une période de prospérité relative grâce au pétrole, mais aussi une période marquée par la corruption, l'exclusion politique et une forte dépendance à la rente. L'alternance entre deux grands partis a durablement marginalisé une partie des gauches, tandis que la répression du Caracazo en 1989 a montré la profondeur de la crise sociale et politique. Le chavisme s'inscrit donc dans un terrain déjà fragilisé. Le chavisme émerge dans ce contexte de discrédit des élites traditionnelles. Hugo Chávez apparaît comme une figure de rupture, porteuse d'un projet de réduction des inégalités, de souveraineté nationale et d'intégration régionale.  (...)Pour Victoria Volat, l'opération états-unienne de janvier 2026 ne peut être comprise sans rappeler l'incapacité durable des élites vénézuéliennes à construire un compromis politique. Cette impasse a favorisé l'internationalisation de la crise, jusqu'à offrir aux États-Unis l'occasion de reprendre l'initiative dans l'hémisphère. Le coût pour le Venezuela est immense : il touche à la souveraineté nationale, mais aussi à la maîtrise de la rente pétrolière, ressource centrale dans l'économie comme dans l'identité politique du pays.Victoria Volat insiste sur la portée plus large de cet événement. L'opération états-unienne marque le retour d'une logique du « illégal mais légitime », déjà observée dans d'autres crises internationales. Ce type d'intervention affaiblit le droit international, accroît la méfiance entre les États et nourrit l'idée d'un double standard occidental. Il contribue ainsi à fracturer davantage les relations entre l'Occident et les Suds, tout en offrant des arguments supplémentaires aux puissances révisionnistes. Le Venezuela devient alors l'un des symboles d'un ordre international brutalisé. (...)"Voir la synthèse rédigée complète

Eglise la bonne nouvelle - Dijon
La résurrection de Christ - Luc 24:1-14

Eglise la bonne nouvelle - Dijon

Play Episode Listen Later Apr 9, 2026 40:30


'Le dimanche matin de très bonne heure, les femmes se rendirent au tombeau emportant les huiles aromatiques qu'elles avaient préparées. Elles découvrirent que la pierre fermant l'entrée du sépulcre avait été roulée à quelque distance de l'ouverture. Elles pénétrèrent à l'intérieur, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. Pendant qu'elles en étaient encore à se demander ce que cela signifiait, deux personnages vêtus d'habits étincelants se tinrent tout à coup devant elles. Elles étaient tout effrayées et baissaient les yeux vers le sol. Ils leur dirent alors : Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n'est plus ici, mais il est ressuscité. Rappelez-vous ce qu'il vous disait quand il était encore en Galilée : « Il faut que le Fils de l'homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu'il soit crucifié, et qu'il ressuscite le troisième jour. » Elles se souvinrent alors des paroles de Jésus. Elles revinrent du tombeau et allèrent tout raconter aux Onze, ainsi qu'à tous les autres disciples. C'étaient Marie de Magdala, Jeanne, Marie, la mère de Jacques. Quelques autres femmes, qui étaient avec elles, portèrent aussi la nouvelle aux apôtres ; mais ceux-ci trouvèrent leurs propos absurdes et n'y ajoutèrent pas foi. Pierre, cependant, partit et courut au tombeau. En se penchant, il ne vit que des linges funéraires. Il s'en retourna, très étonné de ce qui s'était passé . Le même jour, deux de ces disciples se rendaient à un village nommé Emmaüs, à une douzaine de kilomètres de Jérusalem. Ils s'entretenaient de tous ces événements. ' Luc 24:1-14

PolySécure Podcast
PME - Shadow IA - Parce que... c'est l'épisode 0x739!

PolySécure Podcast

Play Episode Listen Later Apr 7, 2026 18:14


Parce que… c'est l'épisode 0x739! Shameless plug 14 au 17 avril 2026 - Botconf 2026 20 au 22 avril 2026 - ITSec Code rabais de 15%: Seqcure15 28 et 29 avril 2026 - Cybereco Cyberconférence 2026 9 au 17 mai 2026 - NorthSec 2026 3 au 5 juin 2026 - SSTIC 2026 19 septembre 2026 - Bsides Montréal 1 au 3 décembre 2026 - Forum INCYBER - Canada 2026 24 et 25 février 2027 - SéQCure 2027 Description Contexte et ton de l'épisode Cet épisode spécial PME du podcast P-Secure réunit trois invités : Dominique Derrier, Nicolas Milot et Cyndie Fletz. L'ambiance est décontractée, avec quelques taquineries adressées à Dominique, qui avait raté le rendez-vous précédent. L'épisode fait suite à une discussion sur le Shadow IT en général, et se concentre cette fois-ci exclusivement sur le Shadow AI — un sujet qui suscite un intérêt croissant, autant chez les utilisateurs que chez les équipes de sécurité informatique. D'emblée, les trois participants rappellent qu'ils ne se présentent pas comme des experts absolus : le domaine est si récent et évolue si vite que les opinions exprimées reflètent l'expérience du moment. Ce qui est vrai aujourd'hui pourrait être caduc dans un an. Qu'est-ce que le Shadow AI ? Pour rappeler les bases, le Shadow IT désigne l'ensemble des outils et logiciels installés ou utilisés par les employés sans que le département informatique en ait connaissance ou contrôle. Le Shadow AI en est la déclinaison moderne : il s'agit de l'utilisation non encadrée d'outils d'intelligence artificielle — comme ChatGPT, Claude (Anthropic), Microsoft Copilot ou d'autres — dans le cadre professionnel, que ce soit via des abonnements personnels, des accès navigateur ou des outils non approuvés par l'entreprise. Pourquoi c'est inévitable L'un des points centraux de la discussion est que le Shadow AI ne peut pas être simplement interdit. Les participants font une analogie parlante : tenter de bloquer l'usage de l'IA dans une entreprise, c'est comme penser qu'un adolescent va vous obéir dès que vous avez le dos tourné. Les employés qui souhaitent utiliser ces outils trouveront toujours un moyen de le faire — via leur téléphone personnel, leur propre abonnement cloud ou leur ordinateur à domicile. La réalité, c'est que l'IA apporte une réelle valeur ajoutée : productivité accrue, autonomie renforcée, gain de temps sur des tâches répétitives. Nier cela ou l'interdire en bloc, c'est passer à côté d'une opportunité et pousser les employés vers des comportements encore moins contrôlés. Les risques concrets pour les PME Si les bénéfices sont réels, les risques le sont tout autant. Les intervenants en dressent une liste : La fuite de données confidentielles : les employés peuvent, parfois involontairement, copier-coller des informations sensibles dans un outil d'IA public. La frontière entre une utilisation prudente et un transfert non voulu d'informations est mince. Les MCP (Model Context Protocol) : ces connecteurs permettent de lier un modèle d'IA à des outils externes. Si leur usage n'est pas encadré, ils représentent une porte d'entrée potentielle pour des logiciels malveillants, même lorsque l'entreprise a approuvé un fournisseur d'IA spécifique. La mauvaise configuration des outils : contrairement à un logiciel d'entreprise classique, beaucoup d'outils d'IA sont accessibles directement via un navigateur, sans passer par le département IT. Le contrôle est donc structurellement plus difficile. Le faux sentiment de toute-puissance : les LLM peuvent donner aux utilisateurs l'impression d'avoir accès à une connaissance infaillible. Or, les modèles hallucinent, se trompent, et peuvent générer des rapports erronés sur lesquels des décisions d'entreprise seront prises. Un exemple évoqué dans l'épisode : une entreprise qui, pendant des mois, a fondé ses décisions sur des rapports générés par une IA sans jamais les vérifier — et qui s'est retrouvée avec des données complètement fausses. Le rôle de l'équipe IT : des garde-fous, pas des gardiens Une question intéressante est soulevée : qui est responsable du Shadow AI dans une entreprise ? La réponse est claire : ce ne peut pas être uniquement le département IT. Celui-ci peut mettre en place des garde-fous techniques, mais les décisions stratégiques — quels outils autoriser, dans quel cadre, avec quelles politiques — doivent venir d'un niveau hiérarchique plus élevé, impliquant la direction et les ressources humaines. L'IT est un exécutant de mesures de sécurité, pas le seul décideur d'une politique d'usage de l'IA. Recommandations pratiques pour les PME Les trois invités convergent vers plusieurs recommandations concrètes : Dialoguez avec vos employés avant d'écrire des politiques. Comprenez pourquoi ils utilisent ou voudraient utiliser l'IA, ce qu'ils espèrent en tirer, et intégrez-les dans la réflexion. Fournissez les outils vous-mêmes. Comme pour les gestionnaires de mots de passe, si vous souhaitez que les employés utilisent des outils sécurisés, donnez-leur accès à des licences approuvées. Sinon, ils se débrouilleront avec des alternatives gratuites ou personnelles. Ne montez pas votre propre LLM. Pour une PME, construire son propre modèle de langage local serait extrêmement coûteux et peu pertinent. Mieux vaut s'appuyer sur des fournisseurs existants, en choisissant ceux dont les pratiques éthiques et de sécurité sont les plus solides. Adaptez la politique au profil de risque. Une entreprise avec des développeurs techniques aura besoin d'une politique plus stricte qu'une PME de services dont les employés n'utilisent que le volet conversationnel de l'IA. Idem pour les secteurs réglementés comme le droit, où l'IA est utile pour la recherche générale mais ne doit jamais recevoir de données personnelles de clients. Éduquez et sensibilisez. Rappelez aux employés que l'IA n'est pas magique : elle se trompe, elle ne remplace pas l'expertise humaine, et elle doit être supervisée. L'image du stagiaire est utilisée : capable de beaucoup de choses, mais qui a besoin d'être bien briefé, encadré et vérifié. Conclusion L'épisode se termine sur un message d'équilibre : ni interdire, ni laisser faire sans garde-fous. L'IA est là, elle est utile, et les employés l'utiliseront de toute façon. Le rôle des entreprises — et notamment des PME — est d'en faire un usage contrôlé, éduqué et raisonné, en transmettant aux employés les bons réflexes pour minimiser les risques. Un peu comme avec des adolescents : on ne peut pas tout contrôler, mais on peut inculquer des comportements responsables. Collaborateurs Nicolas-Loïc Fortin Dominique Derrier Cyndie Feltz Nicholas Milot Crédits Montage par Intrasecure inc Locaux virtuels par Riverside.fm

Histoires d'Entreprises
Convention des Entreprises pour le Climat (CEC) - Les entreprises au service de la planète

Histoires d'Entreprises

Play Episode Listen Later Mar 10, 2026 74:14


Je suis reçu aujourd'hui par Sophie Leclercq qui dirige la Convention des Entreprises pour le Climat en Bretagne. La CEC est née un peu après la Convention Citoyenne pour le Climat. Rappelez-vous, c'était en 2019 à l'initiative du Président Macron. Certains d'entre vous s'étaient réjouis de la dynamique. D'autres s'étaient du peu d'actions concrètes qui s'en étaient suivies.  La Convention Citoyenne pour le Climat a tout de même fait des petits dont la CEC. Sophie nous raconte sa naissance, ses missions, sa méthode et justement, les actions et les résultats que cette organisation est en train de produire. Comme dans CEC il y a entreprise, j'ai voulu avoir avec nous deux d'entre elles : la SNCF que l'on ne présente plus. Elle est représentée par Magali Euverte, Directrice Régionale du TER Bretagne et Coordinatrice Régionale du groupe SNCF en Bretagne. Et le Groupe Giboire, société familiale spécialisée dans la promotion immobilière représentée par son PDG, François Giboire. Les entreprises peuvent et doivent diminuer leur empreinte environnementale. La question ne se pose plus. La question est davantage comment faire. Les entreprises peuvent-elles contribuer à la régénérescence de notre habitat naturel ? La question devient plus difficile. Peut-on conjuguer croissance économique et respect de l'environnement ? Cela fait 150 épisodes que je me pose la question dans ce podcast. Une partie de la réponse est là, partielle, dans quelques minutes. En savoir plus sur la Convention Citoyenne pour le Climat et CEC Parcours OuestSi cette nouvelle interview vous a plu, parlez-en autour de vous, notez 5 ⭐ le podcast (Spotify, Deezer, ApplePodcast...) et rédigez un avis.N'hésitez pas à m'écrire sur LinkedIn, à vous abonner à notre Newsletter hebdo et à notre nouvelle chaîne YoutubeToutes les Histoires d'Entreprises sont également disponibles sur histoiresentreprises.com et sur le site de bluebirds.partners, site de la communauté d'indépendants que j'anime et qui conseille ou remplace des dirigeants. Un podcast co-réalisé avec Agnès GuillardHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Lenglet-Co
LES SECRETS DE LA CONSO - IL est strictement impossible que la flambée du pétrole et du gaz n'ait pas de conséquence sur les étiquettes aux supermarchés

Lenglet-Co

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 2:40


On aurait dû avoir une année calme sur le front des prix alimentaires. Rappelez-vous, il y a tout juste une semaine, le ministre de la Consommation Serge Papin dressait le bilan des négociations entre les industriels et les distributeurs : moins de 1% d'inflation, suite aux accords qu'ils avaient trouvé. On sait déjà que ça sera davantage, peut-être même bien davantage avec l'envolée des cours du pétrole qui ne faiblit pas, et du gaz dans la foulée... Ecoutez Olivier Dauvers : les secrets de la conso du 09 mars 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Ça peut vous arriver
SECRETS DE LA CONSO - Inflation : à quoi s'attendre ?

Ça peut vous arriver

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 2:40


On aurait dû avoir une année calme sur le front des prix alimentaires. Rappelez-vous, il y a tout juste une semaine, le ministre de la Consommation Serge Papin dressait le bilan des négociations entre les industriels et les distributeurs : moins de 1% d'inflation, suite aux accords qu'ils avaient trouvé. On sait déjà que ça sera davantage, peut-être même bien davantage avec l'envolée des cours du pétrole qui ne faiblit pas, et du gaz dans la foulée... Cette saison dans "RTL Matin", Olivier Dauvers part à la quête des bonnes affaires et vous livre ses secrets pour éviter les arnaques et devenir un consommateur avisé ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La Pensée de Joyce – Méditation quotidienne
Sachez apprécier les petites choses de la vie

La Pensée de Joyce – Méditation quotidienne

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 2:22


Si vous voulez jouir pleinement de votre vie, une simple décision suffit. Et cette décision aura des répercussions dans tous les domaines, même ceux auxquels vous ne pensez pas. Par exemple, vous pouvez décider de jouir non seulement de ce que vous faites au bureau ou à l'usine, mais aussi d'apprécier vos trajets le matin. Ne soyez pas contrarié par la circulation ou accaparé par les tâches qui vous attendent au point de ne pas profiter du trajet. Les sujets de reconnaissance ne manquent pas; vous pouvez remercier Dieu d'avoir une voiture en bon état, un travail et aussi pour les bouchons qui nous permettent de passer quelques minutes de plus avec lui. Je vous encourage à profiter aujourd'hui des petites choses de la vie. Sachez apprécier votre maison, vos amis, vos enfants... et, oui, même le trajet pour vous rendre à votre travail. Rappelez-vous, une simple décision suffit. Père, je décide aujourd'hui d'être reconnaissant pour les petites choses de ma vie auxquelles je ne pense pas toujours. Aide-moi à avoir un cœur reconnaissant qui choisit de te voir et d'apprécier tes bénédictions dans chaque situation. — Êtes-vous prêt à aller plus loin ?

La Pensée de Joyce – Méditation quotidienne
Confesser sa confiance en Dieu

La Pensée de Joyce – Méditation quotidienne

Play Episode Listen Later Feb 21, 2026 2:29


Si vous choisissez de confesser et de méditer cette pensée: Je fais confiance à Dieu pour toutes choses; je n'ai aucune raison de m'inquiéter, vous finirez par développer une nouvelle mentalité qui vous permettra de faire spontanément confiance à Dieu. Vous rechercherez et exalterez instinctivement ce qui est bon, en remerciant Dieu pour chaque victoire. La vie est belle pour celui qui choisit de prier pour tout et de ne s'inquiéter de rien. Ne vous découragez pas si le changement de mentalité est long à se mettre en place. Il vous faudra peut-être confesser votre confiance en Dieu et refuser l'inquiétude un millier de fois avant d'en ressentir les effets. Rappelez-vous simplement que chaque fois que vous avez une pensée ou prononcez une parole en accord avec celles de Dieu, vous faites un pas en avant sur le chemin de la confiance. Satan s'acharnera à vous faire baisser les bras, mais si, de votre côté, vous vous acharnez à faire confiance à Dieu, je vous promets que vous verrez les résultats en temps voulu. Je te remercie, Père, parce que tu es digne de confiance et que je peux compter sur toi dans chaque domaine de ma vie. Je sais que tu es capable de résoudre n'importe quel problème auquel je suis confronté. Je refuse de m'inquiéter, mais choisis au contraire de te faire confiance. — Êtes-vous prêt à aller plus loin ?

La Pensée de Joyce – Méditation quotidienne

Une des définitions du mot peur est «la capacité de reconnaître le danger et de le fuir ». Aussi, lorsque nous encourageons quelqu'un à ne pas avoir peur, nous lui disons en réalité: «Ne prends pas la fuite devant ce qui t'effraie ». Rappelez-vous que vous n'êtes pas obligé de compter sur vos propres forces pour cela – Dieu est avec vous. Vous pouvez aller de l'avant avec assurance et reconnaissance. Quelle que soit la situation, faites-y face, ne la fuyez pas. Ne cher-chez pas à vous dérober, mais affrontez-la, même si vous n'en avez aucune envie. Chaque homme ou femme qui a eu l'occasion d'accomplir de grandes choses a été confronté à la peur. Comment réagirez-vous quand vous serez tenté d'avoir peur? Prendrez-vous la fuite ou saurez-vous tenir ferme, reconnaissant de ce que Dieu est avec vous? Quand je sens la peur monter en moi, aide-moi, Père, à tenir bon avec ta force. Je suis reconnaissant parce que je n'ai pas besoin de fuir. Je peux rester ferme, sachant que la peur n'a aucune emprise sur moi. — Êtes-vous prêt à aller plus loin ?

Investissement et Trading au quotidien

C'est ce qu'on appelle une semaine de vérité. Entre les publications Big Tech (Alphabet, Amazon) qui se transforment en purges malgré les records, le séisme Stellantis (-30% !) et des Cryptos qui nous font une frayeur en mode panique générale... l'intensité est à son maximum. Le message de ce débrief est simple : GARDEZ VOTRE CALME.

Joseph Prince FR
Transformé en contemplant Jésus | Joseph Prince | New Creation TV Français

Joseph Prince FR

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 64:25


Rappelez-vous toujours que plus nous tournons les yeux vers le Seigneur et plus nous lui donnons toute la louange et toute la gloire, plus il se manifeste. Amen. Car le Seigneur ne veut pas que qui que ce soit partage cette gloire. Amen. Car ce n'est pas bon pour personne...

Invité Afrique
Hassatou Ba-Minté: «Nous espérons un apaisement de la situation des droits humains» en Guinée

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 4, 2026 7:31


En Guinée, depuis décembre dernier, se tient la suite du procès du massacre du 28 septembre 2009. Ce jour-là, 156 personnes ont été assassinées et une centaine de femmes violées par des éléments du capitaine Moussa Dadis Camara, le président d'alors, dans un stade de Conakry. Le procès sur cette sombre affaire s'est ouvert il y a trois ans avec l'arrivée au pouvoir du général Mamadi Doumbouya. L'ancien président Dadis ainsi que plusieurs hauts gradés ont été condamnés pour crimes contre l'humanité... avant que Dadis ne bénéficie d'une grâce présidentielle. L'annonce avait provoqué une véritable onde de choc chez les victimes, le corps judiciaire et les organisations de droits humains. Aujourd'hui, quelle est la portée du procès du 28-Septembre dans la lutte contre l'impunité chronique dont souffre la Guinée ? Hassatou Ba-Minté est la directrice Afrique de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), partie civile dans ce procès. Elle est la grande invitée Afrique de Sidy Yansané.   RFI : Hassatou Ba-Minté en fin 2025 s'est ouvert un nouveau volet du procès du 28 septembre avec de nouveaux accusés, dont le colonel Bienvenu Lamah. Rappelez-nous de qui il s'agit et pourquoi il est poursuivi seulement maintenant ? Hassatou Ba-Minté : On parle donc de l'affaire du massacre du 28 septembre 2009. Le 28 septembre 2022, un premier procès s'est ouvert à Conakry. Et ce deuxième procès contre Bienvenu Lamah s'est ouvert le 18 décembre. Il faut savoir que pendant le premier procès, son nom a été cité, notamment dans l'identification de recrues, de personnes qui sont allées commettre des violations au stade (où ont eu lieu le massacre et les viols, NDLR). Pour ce deuxième procès complémentaire, il s'agit donc d'évaluer les responsabilités du colonel Bienvenu Lamah, mais aussi d'autres personnes qui doivent être entendues, notamment le colonel Georges Olémou, Thomas Touaro, Jean-Louis Kpoghomou et d'autres. Pour l'instant, il y a eu six audiences et nous attendons la suite qui devrait reprendre à partir du 10 février prochain. Dans le procès en première instance, il y a un an et demi, il y a donc eu un verdict condamnant les principales figures de la junte du CNDD, parmi lesquelles l'ancien président Moussa Dadis Camara, condamné pour crime contre l'humanité. Un jugement emblématique et historique aussi bien en Guinée qu'en Afrique. Mais coup de théâtre : Dadis est gracié huit mois plus tard par l'actuel président Mamadi Doumbouya. Hassatou Ba-Minté, quelle a été votre réaction à l'époque ? Clairement, ce que nous avons tenu à souligner à la FIDH, c'est la portée historique de ce verdict qui est quand même sans précédent. C'est la première fois en Afrique qu'un chef d'État est jugé dans son pays, devant la justice de son pays et doit rendre des comptes, y compris des hauts gradés politiques et militaires. Donc c'était important et ça a suscité beaucoup d'espoir. Quand la grâce est intervenue en avril 2025, ça a été vraiment un coup de massue, un affront fait aux victimes, puisque la procédure d'appel n'avait même pas été entamée. Et nous attendons toujours l'appel de ce procès. Quelques jours avant la grâce, les autorités guinéennes avaient également pris un décret pour annoncer que l'État guinéen allait prendre en charge l'indemnisation des victimes. Pour nous, cette décision, avec vraiment beaucoup de recul maintenant, avait un goût amer puisque qu'après l'annonce de la grâce, on a senti que les victimes avaient peut-être été adoucies par cette prise en charge de l'indemnisation qui, à ce jour, reste partielle, très partielle même. Ce que nous demandons, c'est que la justice puisse aller à son terme, que tous les accusés puissent à nouveau être entendus. Donc, on attend ce procès en appel et tous les procès complémentaires qui doivent être ouverts. L'affaire du 28-Septembre n'est pas finie. À lire aussiMassacre du 28 septembre 2009 en Guinée: la justice relance les poursuites contre sept militaires Dadis gracié, le colonel Claude Pivi dit Coplan, ministre et figure centrale de la junte du CNDD, est mort en détention il y a un mois dans des circonstances troubles, on ne sait pas quand se tiendra le procès en appel… Ce procès du 28-Septembre, qui devait réparer ce grand corps malade qu'est la justice guinéenne, finalement, a-t-il encore du sens ? C'est une question qui revient souvent et qui est parfaitement légitime. Un tel procès pour des crimes aussi graves, il ne faut pas l'oublier, a aussi une portée politique. Le contexte actuel de la situation des droits humains en Guinée, on ne peut pas non plus l'ignorer. Ce procès, il intervient dans un contexte où il est important de rappeler que les libertés fondamentales sont complètement restreintes en Guinée. Je tiens à souligner que depuis l'arrivée du général Mamadi Doumbouya au pouvoir, l'espace civique et démocratique est fermé, il y a des violations répétées des droits humains, les enlèvements et disparitions forcées sont récurrents, il y a la fermeture de certains médias, la restriction des activités des associations, l'interdiction des manifestations qui n'est toujours pas levée... L'élection présidentielle de fin décembre s'est tenue, Amadou Oury Bah a été reconduit dans ses fonctions de Premier ministre. On sait qu'il y a Sory II Tounkara qui a été nommé ministre de la Justice… Ibrahima Sory II Tounkara, qui était le président de la Cour d'appel de Conakry où se tenait justement le procès du 28 -Septembre… Exactement ! Donc ce sont des signaux qui, pour nous, doivent appeler les autorités guinéennes à aujourd'hui respecter enfin cette promesse faite au lendemain du putsch du 5 septembre 2021, lorsque Mamadi Doumbouya a promis que « La justice sera la boussole de la transition ». Nous ne sommes plus dans la transition. L'ordre constitutionnel est censé être rétabli. Nous espérons que les autorités vont actuellement travailler sur un apaisement de la situation des droits humains, en permettant que justice soit faite sur toutes les violations qui ont été commises, tant pendant la transition, mais aussi avant, puisque c'est vraiment ce cycle de l'impunité en Guinée qui doit être brisé aujourd'hui. À lire aussiGuinée: la junte publie un décret afin d'indemniser les victimes du massacre du 28 septembre

Parlons introspection
Pourquoi vouloir en finir trop vite crée de la confusion (et pourquoi faire la revue de 2025 change tout)

Parlons introspection

Play Episode Listen Later Jan 22, 2026 7:36 Transcription Available


Appel clarté : https://calendly.com/vemilome/temporalite-et-decisionsPourquoi vouloir en finir trop vite crée de la confusion (et pourquoi faire la revue de 2025 change tout)Beaucoup de personnes ressentent, en ce début d'année 2026, une forme de confusion ou de fatigue persistante.Elles ont pourtant « tourné la page » de 2025… du moins en apparence.Dans cet épisode de Parlons introspection, je vous explique pourquoi vouloir en finir trop vite avec une période peut brouiller la clarté, et en quoi faire la revue d'une année ou d'une étape de vie permet de retrouver des acquis invisibles mais essentiels.Un épisode explicatif pour comprendre :pourquoi la clarté ne revient pas toujours par l'action,ce qui se joue quand une période n'a pas été vraiment comprise,comment identifier ce que vous avez déjà intégré, sans forcément le voir,et pourquoi certaines décisions deviennent plus simples une fois ce travail fait.Je fais également le lien avec ma séance Temporalité & Décisions : un accompagnement pensé pour relire ce qui se termine, récupérer les acquis invisibles, et avancer plus clairement, sans se forcer.

La Pensée de Joyce – Méditation quotidienne

Si nous voulons glorifier Dieu et jouir de la vie, la patience est une qualité indispensable. Les personnes impatientes réagissent avec leurs émotions aux différentes situations qui se présentent. La prochaine fois que vous devrez attendre quelque chose ou quelqu'un, au lieu de subir, dites-vous: M'énerver n'accélérera pas les choses, alors autant profiter de ce moment d'attente. Puis, pourquoi ne pas dire à haute voix: « Je suis reconnaissant pour cette attente, car elle m'apprend la patience »? Par une telle attitude, vous obéissez à la Parole de Dieu, au lieu de simplement subir une situation désagréable. Rappelez-vous que la patience est un fruit de l'Esprit que Dieu veut faire grandir dans votre vie. Ne vous focalisez pas sur le côté frustrant de l'attente, mais remerciez Dieu de ce qu'il vous apprend à attendre avec grâce. Père, merci de m'avoir donné la patience. Merci parce qu'avec ton aide, je peux avoir une bonne attitude face à n'importe quelle situation. Aide-moi aujourd'hui, et tous les jours de ma vie, à être patient en toutes choses. — Êtes-vous prêt à aller plus loin ?

La Pensée de Joyce – Méditation quotidienne

En tant que croyants, nous pouvons être débordants de vie. Nous pouvons être dynamiques, vivants, actifs, énergiques, sereins et remplis de joie. C'est notre attitude face à Dieu qui détermine nos sentiments et notre humeur. Si nous allons à lui avec audace, reconnaissants pour sa grâce et sûrs de son amour et de sa bienveillance, nous ne pouvons faire autrement que d'être pleins de vie. En revanche, une approche légaliste, religieuse détruit la vie au lieu de la nourrir. Rappelez-vous cette parole de Paul: «Car la Loi, avec ses commandements écrits, inflige la mort. L'Esprit, lui, communique la vie» (2 Corinthiens 3:6). Lorsque nous marchons selon l'Esprit, nous nous sentons vivants. Chacun de nous devrait se poser cette question: «Ma façon de vivre et l'expression de mon visage donnent-elles envie aux autres? Ma vie reflète-t-elle un cœur reconnaissant, confiant, se réjouissant à l'avance de ce que Dieu va faire à chaque nouvelle journée? » Nous sommes appelés à être la lumière du monde. Assurez-vous que votre lumière brille de tout son éclat aujourd'hui. Père, je suis reconnaissant de ne pas devoir m'approcher de toi par la loi. Merci parce que je peux me présenter devant ton trône avec audace, à cause de ton immense grâce. Merci parce que ta grâce et ta joie illuminent ma vie et me permettent d'être une lumière pour le monde. — Êtes-vous prêt à aller plus loin ?

RADIO MAMA
Vos pires expériences de belle famille (y'a des belles mères aussi gratinées que celle de Thierry !)

RADIO MAMA

Play Episode Listen Later Dec 23, 2025 35:34


L'un des grands succès de ce calendrier de l'avent de podcasts c'est l'épisode sur ma pire belle mère ! Rappelez vous, je vous raconte en détails les pires dingueries que cette marâtre m'a fait subir pendant 3 longues années de cohabitation houleuse. Aujourd'hui c'est à votre tour de cracher votre venin et je vous jure que c'est thérapeutique. Laissons place au thème du jour : les pires expérience de mes abonné.e.s avec leur belle famille !Ici Mathilde, de Dance With Him, et vous écoutez Radio Mama.Instagram : @dance_with_him Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité Afrique
Guinée-Bissau: la Cédéao rejette le chronogramme de transition, «la meilleure posture qu'elle pouvait avoir»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 16, 2025 8:22


La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest « rejette catégoriquement le chronogramme de transition » en Guinée-Bissau. Lundi, l'organisation régionale a confirmé son désaccord avec la durée de la période d'exception proposée par les putschistes. La semaine dernière, la junte au pouvoir a adopté une charte de transition de 12 mois, jugée trop longue par la Cédéao. Dans son compte-rendu final, l'organisation a rappelé son intransigeance face au coup d'État militaire à répétition dans la zone, et s'est félicitée de la riposte régionale immédiate face à la tentative de putsch au Bénin. Le politologue béninois Mathias Hounkpe, membre de l'Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique, livre son analyse. Il répond aux questions de Sidy Yansané. RFI : Dans son communiqué final, après la clôture du sommet, la Cédéao condamne fermement le coup d'État en Guinée-Bissau. Mais surtout, elle rejette catégoriquement le chronogramme de transition de douze mois, annoncé par la junte. Comment vous analysez cette position ? Mathias Hounkpe : Etant donné que personne n'avait rien à reprocher au processus électoral, ça veut dire que si on le veut aujourd'hui, même dans un délai de trois mois, au plus six mois, on peut organiser les élections. Et donc je pense que cette posture de la Cédéao est plutôt, de mon point de vue, la meilleure posture qu'elle pouvait avoir. C'est une posture qui diffère par rapport aux multiples coups d'État qu'on a pu constater dans la dernière décennie ? Pour les autres coups d'État, la Cédéao était plutôt dans la posture non seulement de condamnation, mais de négociation avec les auteurs des coups pour décider de la durée. Cette fois-ci, même si la durée fixée par ceux qui ont fait le coup d'État est relativement courte, la Cédéao estime quand même qu'il faut organiser les élections dans un délai encore plus court. Dimanche, à l'ouverture du sommet, le président de la Commission, Omar Alieu Touray, a affirmé que le coup d'État empêché au Bénin a montré concrètement l'importance de la solidarité régionale. Et pourtant, quelques jours avant, il concédait que la Cédéao était « en état d'urgence », notamment à cause des putschs à répétition… Ce qui s'est passé au Bénin, ça a été une surprise pour quasiment tout le monde. Nous ne sommes pas habitués à ce genre de réaction de la part de la Cédéao en cas de tentative de coup d'État. Donc le président de la Commission Omar Touray a été lui aussi obligé de reconnaître qu'il ne s'attendait pas à ce genre de réaction. Même s'il se contredit, les faits étaient si inattendus qu'il a dû en tenir compte dans son analyse lors du Sommet. Vous considérez que cette intervention militaire régionale illustre un nouveau paradigme de la Cédéao ? Ou alors c'est une exception, du fait de la proximité avérée du dirigeant béninois avec ses homologues nigérian, ivoirien et français, ce dernier ayant d'ailleurs reconnu avoir apporté un appui logistique ? Quand vous lisez le compte-rendu de cette session, la Conférence des chefs d'État et de gouvernement charge la Commission de la Cédéao de proposer un cadre permettant une intervention rapide en cas de coup d'État. Ça veut dire que même si le 7 décembre 2025 était une exception, désormais la Cédéao est consciente qu'il est possible, si on est préparé, d'intervenir rapidement pour empêcher les coups d'État d'aller à leur terme. En revanche, aucune mention des changements constitutionnels en série ou des opposants écartés lors des élections, comme en Côte d'Ivoire, en Guinée, au Bénin, pour ne citer qu'eux. Ce sont pourtant les principaux arguments qui sont utilisés par les militaires pour justifier leurs coups de force ? Quand je lis correctement le compte-rendu, je vois de manière implicite la reconnaissance par les chefs d'État et de gouvernement des problèmes dans la sous-région en matière de respect des droits humains et d'organisation d'élections inclusives et compétitives. Rappelez-vous des événements récents en Tanzanie. Ce n'était pas un coup d'État. On a parlé de plus de 700 morts dans les manifestations parce qu'une bonne partie de la classe politique a été exclue du jeu électoral et démocratique. Si l'on veut la paix et la stabilité de la sous-région, il faut non seulement condamner les coups d'État et prévoir des mécanismes pour les empêcher, mais il faut également éviter les situations où on pourra jouer avec les libertés et droits fondamentaux des citoyens et créer des conditions d'élections non inclusives et non compétitives. Pourtant, de manière explicite, la Cédéao prend note des élections passées en Côte d'Ivoire, celles à venir au Bénin et salue la présidentielle prévue à la fin du mois en Guinée, alors même que dans ces trois pays, des opposants d'importance ont été écartés, emprisonnés ou exilés. N'est-ce pas là une contradiction majeure ? Je dirais que la Cédéao cherche par des voies diplomatiques à dire les choses sans vraiment les dire. C'est très important d'avoir mentionné dans ce même compte-rendu le rejet des récents coups de force et la nécessité d'organiser des processus électoraux inclusifs et compétitifs. Je suis resté un peu sur ma faim, justement, car de la même manière que les dirigeants chargent la Commission de créer un cadre permettant une intervention rapide en cas de coup d'État, je me serais attendu à ce qu'ils la chargent également de prévoir des mécanismes permettant d'interpeller les pays dans lesquels on pratique l'exclusion en matière électorale et où on réprime les libertés et droits fondamentaux des citoyens.

Happy Work
REPLAY- Peut-on apprendre à devenir bienveillant ?

Happy Work

Play Episode Listen Later Dec 9, 2025 4:59


Quand j'ai créé le concept de management bienveillant il y a quelques années, la remarque m'était souvent faite « mais Gaël, la bienveillance, ça ne peut pas s'apprendre, on l'est ou on ne l'est pas ». Au début, cette remarque me perturbait ; je ne savais trop quoi répondre. Puis, j'ai pensé à quelque chose d'autre : la politesse. Non, aucun enfant n'est poli par nature… il l'apprend. Au même titre que personne ne sait jouer du piano de façon innée. Alors certes, si je choisi 10 personnes au hasard pour leur apprendre La Lettre à Elise alors qu'elles n'ont jamais joué de piano, certaines seront géniales, et d'autres ne joueront qu'avec deux doigts… mais tout le monde y arrivera. Et bien la bienveillance, c'est pareil. Certaines personnes ont des prédisposition, mais tout le monde peut apprendre les bases, et ces bases tiennent en 2 points tout simples. 1️⃣ Ne faites jamais à autrui ce que vous ne souhaiteriez pas que l'on vous fasse2️⃣ Rappelez-vous des bonne leçon de politesse que vos parents vous ont apprises : dire bonjour, ne pas être en retard, respecter l'autre etc etcPour retrouver tout mon contenu, articles, vidéos, tests de personnalité =>>> www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Invité Afrique
Guinée-Bissau: «On assiste à une confiscation du pouvoir par les militaires»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Nov 28, 2025 8:16


Pourquoi ce coup d'État en Guinée-Bissau ? Est-ce une machination pour empêcher l'opposition d'accéder au pouvoir au terme de la présidentielle de dimanche dernier ? Voici la réponse de Maurice Toupane. Il est chercheur principal au bureau de Dakar de l'ISS, l'Institut d'études de sécurité. En ligne de Dakar, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Est-ce que les premières tendances et les résultats provisoires donnaient un score serré entre Sissoco Embalo et Fernando Dias ? Maurice Toupane : Les tendances semblaient donner une avance au candidat Dias. En tout cas, les partisans de Fernando Dias, y compris lui-même, réclamaient la victoire dès le premier tour.  Alors, quels sont les rapports aujourd'hui entre le PAIGC et Fernando Dias d'un côté et l'armée de l'autre ?  Alors, il faut dire que le leadership actuel du PAIGC a des relations un peu tendues avec certains officiers de l'armée bissau-guinéenne. Domingos Simoes Pereira, qui a été élu président du PAIGC depuis 2014, a voulu couper le lien ombilical entre le PAIGC et certains réseaux au sein de l'armée bissau-guinéenne. Donc l'objectif de Domingos Simoes Pereira était d'écarter l'armée du jeu politique afin d'inscrire la Guinée dans une dynamique de stabilisation à long terme.  Alors pourquoi ce coup d'État à votre avis ?  Alors, il y a beaucoup de flou autour de ce coup d'État. Il y a bien sûr l'hypothèse d'une machination qui serait organisée par le régime en place pour ne pas donner le pouvoir à Fernando Dias, le principal challenger du président Embalo. En effet, les motivations qui ont été avancées par le Haut commandement militaire pour la restauration de la sécurité nationale créent le doute auprès de beaucoup d'acteurs en Guinée-Bissau. Si c'était le cas, on aurait pu imaginer la mise en place de mécanismes qui auraient pu empêcher la survenance de cette tentative de déstabilisation et la poursuite du processus électoral. Donc, la déclaration de l'arrêt du processus électoral tend à accréditer l'hypothèse selon laquelle ce coup d'État a été effectivement organisé pour stopper le processus électoral et, bien sûr, empêcher l'accession au pouvoir de l'opposition.  D'où l'arrestation ce mercredi de Domingos Simoes Pereira… Oui, effectivement, Domingos Simoes Pereira a été arrêté. D'ailleurs, le PAIGC et beaucoup d'acteurs politiques appellent à une mobilisation populaire pour demander sa libération.  En revanche, Fernando Dias, les militaires n'ont pas réussi à l'arrêter ce mercredi ? Oui, il y avait eu une tentative d'arrestation, mais qui n'a pas prospéré. Il serait actuellement en lieu sûr d'après ses partisans et serait également recherché par les autorités militaires.  Donc, l'hypothèse d'une entente entre l'armée et le président sortant Sissoco Embalovous paraît une hypothèse tout à fait sérieuse, c'est ça ?  Alors, ce n'est pas la première fois que ce type de scénario se déroule en Guinée-Bissau. Rappelez-vous des élections en 2012, le coup d'État intervenu le 12 avril, alors qu'on se préparait à aller à un deuxième tour avec Carlos Gomez Junior qui était le favori devant Kumba Yalá. Donc, l'hypothèse d'une jonction entre des intérêts politiques et des intérêts militaires pour arrêter le processus actuel, pour moi, demeure crédible.  Et déjà en 2012, l'armée avait interrompu le processus électoral… Tout à fait.  Aux dépens de Carlos Gomez Junior du PAIGC… Aux dépens de Carlos Gomez Junior. Elle avait installé une transition de deux ans qui avaitdébouché sur l'organisation des élections générales.  Le nouvel homme fort, le général Horta N'Tam, promet de rendre le pouvoir au bout d'un an de transition. Est-ce que c'est crédible ?  C'est possible. Et il faut remarquer d'abord que, depuis le coup d'État de Nino Vieira dans les années 80, c'est la première fois que l'armée bissau-guinéenne perpètre un coup d'État et conserve le pouvoir. Après tous les autres coups d'État, le pouvoir était retourné aux civils à la suite de la mise en place d'une transition qui était dirigée par des acteurs civils. Mais là, on assiste à une confiscation du pouvoir par les militaires. Je pense qu'il nous faudra prêter attention à la mise en place de cette transition, notamment pour les acteurs tels que la Cédéao, qui ont déjà appelé à un retour à l'ordre constitutionnel.  Et qui peuvent peser quand même sur la transition actuelle… Oui, depuis 2012, la Cédéao a été le principal acteur du processus de stabilisation et donc la Cédéao a très peu de marge de manœuvre. Mais il y a une fenêtre d'opportunité pour s'impliquer davantage dans le processus de stabilisation du pays, soit en étant ferme sur la condamnation du coup d'État et en appelant à un retour à l'ordre constitutionnel et à la poursuite du processus électoral, soit en s'inscrivant dans une logique d'accompagnement de cette transition d'un an pour un retour très rapide à l'ordre constitutionnel.

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Sprint, plio, biomécanique, économie de course, VO₂max, musculation et coordination avec JB Morin (PhD)

RunWise Podcast

Play Episode Listen Later Nov 22, 2025 190:43


Invité Afrique
Les propos de Trump sur le Nigeria sont «irresponsables et criminels», dit le prix Nobel Wole Soyinka

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Nov 17, 2025 4:28


Le Nigeria est de nouveau dans le viseur de l'administration Trump. Le président américain a récemment menacé le pays d'une intervention militaire pour protéger les chrétiens du Nigeria, qui seraient victimes, selon lui, de violences ciblées sous l'œil indifférent des autorités. Le Nigeria a été réintégré à la liste américaine des « pays particulièrement préoccupants en matière de liberté religieuse », dont il était sorti en 2021. Avant cela, Washington avait déjà annoncé un durcissement considérable des conditions d'obtention de visas « non immigrants » pour les citoyens nigérians désireux de se rendre aux États-Unis. Fin octobre, l'écrivain Wole Soyinka a également révélé que son visa américain avait été annulé. RFI a rencontré, à Paris, le premier prix Nobel africain de littérature, en 1986, qui a toujours été une voix critique de la politique de Donald Trump. RFI : Pensez-vous retourner un jour aux États-Unis ?   Wole Soyinka : J'en doute vraiment. C'est peu probable   Récemment, vous avez annoncé que votre visa américain avait été révoqué. Pour quelles raisons exactement ?   C'est un problème ancien qui remonte déjà à la première élection de Donald Trump. J'enseignais aux États-Unis et j'ai vu l'émergence de cette rhétorique politique à la fois raciste, exclusioniste, mais aussi égocentrique. Et en général extrêmement méprisant vis-à-vis des immigrés et même des étrangers. Rappelez-vous, quand il est arrivé au pouvoir, il a désigné un certain nombre de pays comme « des pays de merde », pardonnez l'expression. Je l'ai compris dès la campagne et j'ai promis que si cet homme arrivait au pouvoir, je déchirerais ma carte verte. C'est exactement ce que j'ai fait. Pourtant, après cela, vous avez quand même obtenu un autre visa pour les États-Unis ?  Oui, parce que, peu après avoir déchiré ma carte verte, j'ai reçu un courrier de l'administration fiscale américaine, pour m'annoncer que j'allais avoir un contrôle fiscal. Donc, je suis allé à l'ambassade au Nigeria, je leur ai expliqué que j'avais détruit mon permis de résidence aux États-Unis, mais que je ne voulais pas être considéré comme un fraudeur ou un fugitif. J'ai demandé un nouveau visa pour répondre à cette missive.  C'est ce visa qui vient d'être annulé ?  Oui, c'est correct. Cette fois, je n'ai même pas pris la parole. J'ai été directement ciblé, comme d'autres gens. J'ai reçu une lettre générique du consulat, une lettre qu'ils ont aussi adressée à d'autres Nigérians – et j'en suis sûr, aux citoyens d'autres pays – pour me demander de me présenter à un entretien. Parce que, je cite, « il y a eu des changements depuis l'émission de votre visa ». Ils me demandaient de me présenter au consulat, avec mon passeport. Je suis trop occupé pour cela et je savais très bien qu'ils avaient déjà pris leur décision, donc je n'y suis pas allé. Depuis que Donald Trump est revenu au pouvoir aux États-Unis, les immigrés sont ramassés dans la rue, au restaurant, et même dans les écoles. Je n'ai pas vraiment envie d'être associé à ce que cette société est devenue sous Donald Trump. Plus récemment, Donald Trump a fait de nouvelles déclarations concernant le Nigeria. Selon lui, les Chrétiens seraient les victimes d'une violence ciblée dans le pays. Qu'en pensez-vous ?   D'abord, c'est arrogant, mais c'est aussi profondément irresponsable. Je ne connais aucun pays à travers le monde qui ne connait pas de frictions. Bien sûr, il n'est pas question de nier l'existence d'extrémistes religieux au Nigeria et plus spécifiquement d'islamistes intégristes. Je le dis ouvertement. D'ailleurs, j'ai même écrit une pièce sur le meurtre d'une jeune étudiante, accusée de blasphème, qui a été lynchée et déshumanisée. On sait qu'il y a un problème. Mais c'est un acte extrêmement hostile lorsqu'une personne venue de l'extérieur exacerbe et exagère ce problème.   Il y a des tensions, il y a des violences, notamment entre les fermiers et les éleveurs. Des centaines de personnes ont été tuées dans ce conflit. Parfois, la religion est en cause, mais souvent, c'est plutôt une question économique. Bien sûr, les enlèvements d'enfants contre rançon sont des actes criminels. Mais choisir un aspect du problème, et affirmer que c'est la religion qui est au centre de toutes ces violences, ce n'est pas seulement mauvais, c'est aussi criminel. Rappelez-vous les mots qu'il a utilisés pour menacer le Nigeria d'une intervention militaire. Il a dit que les américains attaqueraient « armes à la main » et que ce serait « rapide, vicieux et doux ». Est-ce vraiment le genre de déclarations que l'on attend d'un leader ? Un chef d'État n'a pas le droit d'être simpliste. Et surtout n'a absolument pas le droit de creuser encore les divisions qui existent déjà. Il n'y a pas de société sans tensions, même aux États-Unis.   Pour finir, au mois d'octobre, le théâtre national de Lagos a rouvert ses portes sous le nom de Centre Wole Soyinka pour la culture et les arts créatifs. Appréciez-vous cette attention pour votre 90e anniversaire ?   Oui, c'est évidemment un honneur. Mais celui-ci devait-il m'être attribué ? C'est une autre question. Notamment lorsque vous avez passé, comme moi, toute votre vie à traverser toutes sortes de dictatures, où les dirigeants donnent leur nom à tout et n'importe quoi, y compris à des toilettes publiques.  Je suis indifférent à ce genre de chose. J'ai vécu ma vie, j'ai fait mon travail, je suis satisfait. À lire aussiDonald Trump en croisade pour protéger les chrétiens africains?

Rothen s'enflamme
Jean-Michel Larqué : "Ce procès n'a pas lieu d'être, rappelez-vous les débuts de Donnarumma !" – 11/11

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Nov 11, 2025 2:24


Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.

C'est pas du vent
L'Autriche, championne de l'agriculture bio mais les autres ?

C'est pas du vent

Play Episode Listen Later Oct 17, 2025 48:30


Il n'existe pas de frontière entre la santé humaine, la santé animale et celle des écosystèmes, les trois sont intimement liées. Rappelez-vous la crise du Covid… Dans un monde où les défis sanitaires, climatiques et sociaux s'entrecroisent, il y a un secteur-clé : c'est l'agriculture ! Ce n'est pas un simple secteur de production, c'est un levier essentiel pour la santé globale. Alors quand ont lit que pour la première fois depuis 10 ans, le nombre de fermes françaises engagées dans l'agriculture biologique baisse, c'est désolant. Même si, en 2022, elle ne représentait que 2% des surfaces agricoles mondiales, l'agriculture biologique se développe partout dans le monde. Et il faut rappeler que 80% de l'alimentation mondiale est produite par des fermes à dimension familiale qui ne sont évidemment pas labellisées. Beaucoup font du bio sans le savoir. Mais dans les pays où les labels existent, c'est important de montrer l'exemple, or la volonté politique n'est pas au rendez-vous ! Nous vous emmènerons en Autriche (reportage d'Isaure Hiace) avec un quart de ses surfaces cultivées en bio, ce pays est le champion d'Europe mais même là, les agriculteurs s'inquiètent… Pourtant l'agriculture biologique fait partie des solutions pour nous garantir un avenir durable. Mais au fait, c'est quoi l'agriculture biologique ? avec Laurence Hohn, directrice adjointe de l'Agence Bio. Musique diffusée pendant l'émission EBBSER KAISERKLANG - Der Bio-Bauer Bernä.

I am an Equestrian - Le Podcast
TEASER #135 | Transmettre sa passion avec Eugénie Angot

I am an Equestrian - Le Podcast

Play Episode Listen Later Sep 15, 2025 7:20


Lorsqu'elle est entrée dans la salle d'enregistrement, à Fontainebleau, c'est d'abord son enthousiasme contagieux qui nous a saisies. Et en écrivant ces lignes, en réfléchissant à ces premiers instants avec Eugénie Angot pour essayer de vous en dresser le contexte, de vous raconter le plus précisément possible comment s'est déroulé cet interview, c'est à sa jument que je pense. Elles s'étaient bien trouvées, Cigale et Eugénie. Angot, ce nom que l'on connaît bien et qui depuis des années fait partie de l'histoire du saut d'obstacles français, Angot comme Cédric, comme Florian. Angot comme Eugénie. Lorsqu'en 2004, elle fait son entrée, fracassante il faut le dire, au plus haut niveau, Eugénie a déjà une vision assez précise de ce qui l'attend. Depuis une dizaine d'années, Eugénie est la compagne d'un certain... Patrice Delaveau. Elle évolue à ses côtés, elle observe, elle s'imprègne. Les pistes, les concours, l'atmosphère, les enjeux, le système : autant de sujets dont elle avait fait l'expérience indirecte. Et puis, une rencontre, LA rencontre. Cigale du Taillis. Rappelez-vous, cette jolie baie, gagnante du GP 5* de Vigo, le GP du CSIO de Rome, elle était aussi 4ème de la Finale Coupe du Monde à Milan. Et tout ça, la même année. Bien sûr, l'Histoire d'Eugénie ne s'arrête pas à ce chapitre romanesque qu'elle a écrit avec Cigale. On se souvient encore de Old Chap Tame, qui était réserviste à Londres, membre de l'équipe de France à Herning pour les Championnats du Monde et vainqueur de la Samsung Super League à Barcelone. Aujourd'hui, Eugénie n'enfile plus de pantalon blanc mais elle est bien là, tous les week-end, en bord de piste pour coacher ses élèves. Et elle adore ce nouveau rôle, n'en témoigne la passion débordante qu'elle dégage lorsqu'elle parle de ce nouveau chapitre. Bref, on a adoré cette conversation avec Eugénie Angot. J'espère que cet épisode vous plaira aussi et comme toujours, n'oubliez pas de partager tout ça avec nous en nous écrivant sur Instagram. On adore vous lire, échanger avec vous et continuer de nourrir les réflexions que chaque épisode amorce chez vous. Alors bonne écoute et on se retrouve sur Instagram ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un air d'amérique
Première arrestation dans la mystérieuse affaire du sabotage du gazoduc russe Nord Stream dans la mer Baltique

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Aug 22, 2025 1:53


Direction l'Italie avec une première arrestation dans la mystérieuse affaire du sabotage du gazoduc russe Nord Stream dans la mer Baltique. Affaire particulièrement sensible à cause évidemment de la guerre en Ukraine. Rappelez-vous, le 26 septembre 2022, quatre énormes fuites de gaz précédées d'explosions sous-marines avait eu lieu à quelques heures d'intervalle sur Nord Stream 1 et 2, qui relient la Russie et l'Allemagne, tout cela entraînant évidemment plusieurs fuites de gaz. L'homme interpellé est un Ukrainien de 49 ans qui passait ses vacances en famille sur la côte adriatique. Il est suspecté par la justice allemande d'être le coordinateur du commando responsable du sabotage.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Journal d'Haïti et des Amériques
Brésil : les gardiens de la mangrove de la baie de Guanabara

Journal d'Haïti et des Amériques

Play Episode Listen Later Aug 19, 2025 30:00


Cette baie est connue pour sa pollution et son exploitation du pétrole. Mais tout au fond, il existe encore une biodiversité aussi riche que fragile. Plus de 6.000 hectares de mangroves résistent à la pollution et à la spéculation immobilière. Un reportage de Sarah Cozzolino. Depuis 12 ans, le projet «uçá», du nom d'une espèce de crabe qui se niche dans cette mangrove, implique les populations locales de pêcheurs pour collecter les déchets et reforester la zone. Les mangroves sont très importantes pour le pays, elles sont capables de capter et de stocker le carbone durablement. Elles ont un rôle de tampon face aux tempêtes ou à l'érosion, c'est la raison pour laquelle le projet se concentre sur la reforestation de la mangrove. En 13 ans, le projet «uçá» est parvenu à restaurer 18 hectares.    En Haïti, la justice doit faire face à la violence des gangs Selon Rebecca Luc, magistrate en Haïti, la corruption gangrène les institutions judiciaires. Les magistrats sont confrontés à de nombreux défis, et l'accès à la justice est menacé et la puissance et montée des gangs en Haïti qui paralyse les activités judiciaires. À chaque fois, il faut par exemple déplacer les tribunaux. Pour la magistrate, des mesures urgentes sont à prendre pour renforcer l'indépendance et l'intégrité du système judiciaire. Par exemple, mieux rémunérer les magistrats pour qu'ils ne soient pas sujets à des pressions économiques extérieures.    Aux États-Unis, l'issue de la rencontre entre le président ukrainien, Volodymyr Zelynsky, le président Trump et sept dirigeants européens est teintée d'incertitudes… Ce sont les journalistes du New York Times qui posent cette question : Volodymyr Zelensky peut-il vraiment faire confiance à Donald Trump ? Car oui, à ce stade, on ne peut que se baser sur les promesses qui ont été faites lundi (18 août 2025). Certes, le ton était plus amical que la dernière fois entre le président russe et son homologue américain... qui l'a d'ailleurs cette fois-ci complimenté sur sa tenue... mais rien de concret n'a été annoncé. Le New York Times rappelle les positions de Trump en constante évolution et donne quelques exemples très récents... Rappelez-vous ce qu'avait promis Donald Trump quelques heures avant sa rencontre avec Vladimir Poutine en Alaska : le président américain avait menacé la Russie de « graves conséquences » si Vladimir Poutine n'acceptait pas un cessez-le-feu rapide... et pourtant, il n'en est rien. « Tout ça n'était que du bruit », regrette l'éditorialiste George Volonté du Washington Post, qui décrit le président américain comme « un poisson tout flasque » face à Vladimir Poutine... incapable d'honorer la moindre promesse, à la merci du président russe.    En Haïti, l'instabilité règne au Conseil présidentiel de Transition... La presse haïtienne s'inquiète. Entre changements internes et nouvelles menaces, le Conseil présidentiel de Transition, le CPT, semble encore loin d'assurer une certaine stabilité dans le pays. Dans l'éditorial du Nouvelliste, Jean Pharès Jérôme évoque l'arrivée récente d'un nouveau coordinateur au CPT et, évidemment, les bouleversements qui ont suivi... « Les informations sont peu rassurantes », regrette l'éditorialiste. Ces dernières semaines, les kidnappings refont les titres de l'actualité et les forces de l'ordre sont en retrait. Pour Jean Pharès Jérôme, tous ces changements sont de faux espoirs : « Il est temps d'arrêter de perdre du temps », exhorte le journaliste. Viennent s'ajouter à cela de nouvelles menaces… Gazette Haïti fait sa Une sur un « come-back » fracassant sur la scène politique, souligne le quotidien. Il s'agit de Moïse Jean-Charles, ancien sénateur et chef du parti Pitit Dessalines, qui est réapparu devant une foule enflammée de sympathisants lundi (18 août 2025).  Après des semaines de silence, il a multiplié les attaques et menaces contre le Conseil présidentiel de Transition. Le Premier ministre et le CPT seraient les cibles prioritaires de Moïse Jean-Charles. « Si les choses ne changent pas, je prendrai les armes ». Voilà « un appel à la confrontation directe », selon Gazette Haïti, dans un pays déjà miné par la prolifération des armes et la violence des gangs.   Au Mexique, les mères toxicomanes sont abandonnées par l'État… L'enquête réalisée par Connectas, un consortium de journalistes sud-américains, raconte le parcours de plusieurs jeunes mamans addictes à la drogue au Mexique et montre comment elles sont devenues des cibles de choix pour la politique antidrogue de l'État. Leur santé et celle de leurs enfants ne sont pas prises en compte : ces femmes sont uniquement criminalisées et signalées au bureau du procureur, selon les journalistes.  Avec la peur d'être dénoncées, ces mères accouchent donc dans l'insécurité sans que le personnel médical puisse prendre les dispositions nécessaires pour leurs bébés... L'enquête prend l'exemple d'Alejandra. On tombe sur son regard noir et vaseux en lisant l'article. Elle a été prise en photo dans un centre clandestin de réhabilitation à Cancún, le seul endroit qui a bien voulu lui apporter de l'aide. Consommateurs de méthamphétamine, Alejandra a préféré ne pas prévenir les médecins lors de sa dernière grossesse, ni faire soigner son bébé né d'un syndrome de sevrage.   Journal de la 1ère  Aux Antilles, la vie chère reste la préoccupation des habitants. En début d'année 2025, l'État avait indiqué une baisse des prix de 11% sur une gamme de produits, mais le ressenti des consommateurs est toujours aussi difficile. 

Happy Work
REPLAY- Comment se motiver quand on préférerait être en vacances ?

Happy Work

Play Episode Listen Later Aug 17, 2025 8:24


e ne sais pas pour vous, mais après des vacances bien méritées, j'ai souvent du mal à me remettre dans le bain du quotidien. Pourtant, ce n'est pas une fatalité ! Dans le dernier épisode de Happy Work, je vous explique pourquoi c'est normal et surtout comment surmonter cette démotivation post-vacances.

Happy Work
REPLAY-Comment moins travailler... et faire autant ?

Happy Work

Play Episode Listen Later Jul 3, 2025 9:46


Rappelez-vous cette fameuse phrase: "Travailler plus pour gagner plus." Aujourd'hui, il est sans aucun doute possible le temps de se poser une nouvelle question: comment travailler mieux ?

C dans l'air
Israël/Iran: Trump a-t-il réussi son coup? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jun 24, 2025 63:51


C dans l'air du 24 juin 2025 - Israël/Iran: Trump a-t-il réussi son coup? - Après douze jours de guerre entre Israël et l'Iran, des frappes américaines ce week-end et une riposte de Téhéran hier contre une base américaine au Qatar, le président des États-Unis a décrété au cours de la nuit un "cessez-le-feu bilatéral" de 24 heures, censé déboucher sur "la fin officielle" de la guerre. L'annonce faite par Donald Trump sur son réseau social a surpris, d'autant que, quelques heures plus tard, les frappes ont repris entre Israël et l'Iran, les deux pays s'accusant mutuellement d'avoir rompu le cessez-le-feu.Depuis la Maison-Blanche, le président des États-Unis a laissé éclater sa colère ce matin : "Israël et l'Iran se sont battus pendant si longtemps et si durement qu'ils ne savent pas ce qu'ils foutent", a-t-il lancé avant son départ pour le sommet de l'OTAN à La Haye. Dans un message en lettres capitales adressé au président israélien, Benyamin Nétanyahou, il a ajouté sur Truth Social : "Israël. Ne lâchez pas ces bombes. Si vous le faites, ce sera une grave violation. Rappelez vos pilotes, immédiatement !" Puis, en début d'après-midi, Donald Trump a assuré que le cessez-le-feu entre Israël et l'Iran est désormais "en vigueur".La guerre entre Israël et l'Iran sera évidemment à l'ordre du jour du sommet de l'OTAN, mais son objectif réel est tout autre. Face à la menace russe, au soutien à l'Ukraine et sous la pression de Donald Trump, les 32 États membres de l'Alliance atlantique se réunissent ce mardi et mercredi à La Haye, aux Pays-Bas, afin d'entériner une hausse spectaculaire de leurs dépenses de défense, qui devraient passer à 5 % de leur PIB d'ici 2035. Ce rendez-vous, minutieusement orchestré pour éviter un esclandre du président américain — qui avait quitté prématurément le sommet du G7 au Canada le 16 juin dernier — vise aussi à rassurer sur l'avenir de l'OTAN. Donald Trump, depuis son retour à la Maison-Blanche, n'a cessé de réclamer des alliés européens et du Canada qu'ils dépensent beaucoup plus pour leur sécurité, faute de quoi il menace de ne plus les défendre.Coincée entre la menace russe et le mépris de Donald Trump pour le multilatéralisme, l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord vit des moments historiques et tendus, alors que les combats se poursuivent en Ukraine et que les négociations entre les deux camps sont au point mort. Ni Kiev ni Moscou ne semblent prêts à céder sur la souveraineté des territoires occupés. Mais trois ans après le début de l'invasion russe, le 24 février 2022, comment les Ukrainiens vivent-ils dans ces régions aux mains de Moscou qui recouvrent 20 % du pays ? Les témoignages sont rares, et les informations parcellaires. Nos journalistes ont pu rencontrer plusieurs familles ayant réussi à fuir ces territoires.Alors se dirige-t-on vers la fin de la guerre entre Israël et l'Iran ? Quel est l'avenir de l'OTAN et de la défense européenne ? Et quelle est la situation en Ukraine ? LES EXPERTS :- Général Jean-Paul PERRUCHE - Consultant en stratégie de sécurité et de défense, ancien directeur général de l'État-major de l'U.E.- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste - Ouest France - Mariam PIRZADEH - Rédactrice en chef – France 24, ancienne correspondante à Téhéran - Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo, spécialiste des questions internationales- Elise VINCENT (en duplex de La Haye) - Journaliste chargée des questions de défense - Le Monde

Invité Afrique
Le président J. Maada Bio (Sierra Leone) devra «s'assurer que la Cédéao respecte la démocratie»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jun 24, 2025 8:08


On attendait le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye. C'est finalement le Sierra-Léonais Julius Maada Bio qui a été choisi pour présider pendant un an la Cédéao, l'organisation sous-régionale de l'Afrique de l'Ouest. La décision a été prise dimanche, lors d'un sommet à Abuja, au Nigeria. Pourquoi ce choix ? Quelles seront les priorités de ce président africain qui, à la différence de beaucoup de ses pairs, a promis de ne pas se représenter pour un troisième mandat ? Le chercheur sénégalais Pape Ibrahima Kane est un spécialiste des questions régionales en Afrique. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.  RFI : C'est le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye qui était fortement pressenti pour prendre la tête de la Cédéao au nom de l'alternance anglophone francophone. Mais finalement, c'est le Sierra-Léonais, Julius Maada Bio qui a été choisi. Pourquoi cette désignation surprise ? Bon, je sais que la Cédéao est dans une dynamique de négociation avec l'Alliance des États du Sahel, l'AES, un militaire parlant à des militaires, c'est peut-être une bonne méthode d'approche de la situation. D'autant plus qu'il y a beaucoup, beaucoup de méfiance entre la Cédéao et les États de l'AES. Ces éléments-là ont certainement dû jouer depuis un an. Les lignes commencent à bouger et il y a à peine dix jours qu'une réunion s'était tenue à Accra et qui avait réuni beaucoup, beaucoup d'acteurs, aussi bien des États de l'AES que des États de la Cédéao. Et les choses se sont très très très bien passées. Les lignes bougent. Rappelez-vous l'interview que le ministre des Affaires étrangères du Mali a récemment fait à une télévision togolaise. Mais l'approche était totalement différente de ce qu'il y avait il y a un an. Oui, dans cette interview, le ministre malien Abdoulaye Diop a déclaré que les trois États de l'AES entraient dans une phase d'apaisement et de réalisme avec la Cédéao. Il a appelé à la conclusion rapide d'un accord sur les questions commerciales et la libre circulation des personnes. Est-ce à dire que les trois États de l'AES veulent garder les avantages de la Cédéao tout en quittant l'organisation ? Tout à fait. Je pense que, avec la situation qui prévaut sur le terrain, notamment au plan sécuritaire et aussi au plan économique, les États de l'AES réalisent que les choses ne sont pas aussi faciles. Et je pense que la réunion qui s'est tenue à Bamako entre le président de la Commission et les ministres des Affaires étrangères a vraiment permis de déblayer le terrain. Et comme l'a dit le président Tinubu dans son discours, il pense que tôt ou tard, les trois pays reviendront dans la maison mère. Alors, vous l'avez dit, Julius Maada Bio est un ancien militaire putschiste qui s'est converti à la démocratie puisqu'il y a presque 30 ans, il a quitté volontairement le pouvoir, puis il a été élu deux fois démocratiquement et promet aujourd'hui de ne pas faire de troisièmes mandats. Est-ce à dire que sur les questions constitutionnelles, il sera vigilant avec les onze autres États membres de la Cédéao ? Il est obligé d'être vigilant parce qu'aujourd'hui, c'est lui qui est le gardien du respect de toutes les règles communautaires que la Cédéao s'est donnée en la matière. Vous avez rappelé qu'il a lui-même décidé de ne pas faire un troisième mandat et donc son rôle en tant que président en exercice, c'est de s'assurer au moins que la Cédéao respecte la démocratie et respecte les droits de l'homme. Et si, par exemple, Alassane Ouattara sollicite un quatrième mandat à la tête de la Côte d'Ivoire, est-ce que vous pensez que son homologue sierra-léonais fera une observation ? La communauté sera obligée de se prononcer sur cette question. Parce que si nous sommes là, c'est parce qu'un certain nombre de règles n'ont pas été respectées. C'est parce que beaucoup de présidents se sont donné la liberté de faire ce qu'ils voulaient. Maintenant, on va voir si Julius Maada Bio est le président de la Commission, M. Touré, vont être courageux pour mettre les dirigeants devant leurs responsabilités. Ce qui s'est passé au Togo, ces manipulations de constitution. Un président qui quitte le poste de président pour devenir Premier ministre, simplement pour rester au pouvoir, ce sont des choses qui ne doivent pas être acceptées dans une région. La Cédéao doit montrer cela aux dirigeants de manière à ce que le déficit de confiance qu'il y a entre la Cédéao et les populations, que ce déficit-là s'amenuise. Et si, contrairement à sa promesse initiale, le général Mamadi Doumbouya se présente à la future présidentielle en Guinée ? Est-ce que vous pensez que son voisin de Sierra Leone sortira le carton jaune ? Cette question ne relève pas seulement de la Cédéao, elle relève aussi de l'Union africaine. Si vous vous rappelez, il y a deux présidents militaires qui ont fait leur retour sur la scène africaine grâce à l'Union africaine. Il y a le président du Tchad qui a fait un coup d'État et qui maintenant est accueilli au sommet de l'UA. Vous avez le président du Gabon qui a fait un coup d'État et qui a été adoubé par ses pairs. Donc, ce n'est pas seulement une question de la Cédéao, c'est aussi une question de l'Union africaine. Il faut que l'on ferme définitivement l'ère des régimes militaires en refusant totalement cette civilisation des régimes militaires. Ce n'est pas dans l'intérêt des populations, ce n'est pas dans l'intérêt de l'Union africaine, ce n'est pas dans l'intérêt de la démocratie en Afrique.   À lire aussiCédéao: les défis qui attendent le nouveau président Julius Maada Bio

Invité Afrique
«L'institution que j'aurais voulu à 20 ans»: Liz Gomis dévoile MansA, la Maison des mondes africains

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 31, 2025 5:37


En septembre 2025, la Maison des mondes africains ouvrira ses portes à Paris, après un véritable parcours du combattant pour trouver un lieu. À sa tête : Liz Gomis, journaliste et réalisatrice, de caractère bien trempé, qui n'esquive pas les tensions du moment. « C'est l'institution que j'aurais voulu à 20 ans », confie-t-elle. Elle porte ce projet avec force, mémoire et convictions. Rencontre avec une femme bien trempée, portée par un désir de transmission, de réparation, et de dialogue entre les récits afro-diasporiques et l'espace culturel français. RFI : Pour celles et ceux qui ne la connaissent pas encore, qu'est-ce que la Maison des Mondes Africains, la MansA ?Liz Gomis : La MansA, c'est une institution culturelle. C'est également un laboratoire. Nous ne nous inscrivons pas comme un musée puisque nous n'aurons pas de collection d'œuvres d'art ou autres. Nous sommes centrés sur la création contemporaine. Je dirais qu'on a un prisme aussi sur la création numérique et l'audiovisuel, parce que je viens de là. L'idée, c'est de pouvoir monter un centre qui sera pluridisciplinaire et qui croisera aussi bien les arts du spectacle, que la littérature, que le cinéma. MansA, le nom de l'institution, c'est Maison des mondes africains. Quand on dit mondes africains, on parle des Caraïbes, on parle des Amériques – du nord et du sud –, on parle de l'océan Indien et on parle évidemment de la diaspora européenne. Parce que l'idée, c'est justement de croiser ces savoirs. L'idée, c'est aussi de les faire découvrir parfois à un public plus jeune. Ce sera notre mission d'éducation, toujours sous le prisme de la culture, qui permettra, je pense, de permettre à certaines personnes de se libérer un peu de l'exigence – parce qu'on a toujours le sentiment qu'il faut avoir lu Achille Mbembe pour pouvoir rentrer dans ces sujets. Alors qu'en fait, on peut y entrer par différents biais. On peut y entrer par des œuvres d'art – en ce moment, il y a l'exposition au Centre Pompidou, Paris Noir – des moments musicaux, des moments d'expositions. Voilà, ce sera un bouillonnement de culture. Vous faites référence à Achille Mbembe qui est à l'origine de ce projet. Comment le projet a-t-il évolué depuis ce premier jet ? Achille Mbembe, effectivement, est à l'initiative de ce projet. Ensuite, j'ai vite été mise à contribution pour écrire le rapport de préfiguration. Achille est arrivé évidemment avec la philosophie et l'idée du projet, mais ensuite, il fallait transformer cela en un projet tangible. Voilà comment le projet a évolué. Je peux dire que j'y ai mis toutes mes tripes et j'y ai également mis une part de moi parce que, quelque part, la MansA, c'est un peu l'institution que j'attendais lorsque j'avais 20 ans. C'est l'institution qui m'aurait permis, il y a 20 ans, de mieux comprendre qui j'étais en tant que Française dont les parents sont nés sur le continent africain et qui parfois avaient du mal à trouver sa place. Aujourd'hui, j'en ai 24 de plus, donc je ne me pose plus cette question. Mais je sais que c'est une question qui continue de perturber et de questionner de jeunes gens et de jeunes femmes qui sont pleinement français et qui se posent toujours la question de savoir quelle est leur place dans le pays dans lequel ils sont nés. Vous parlez de cette difficulté à trouver sa place. Comment faire entendre cette voix dans une France où les crispations identitaires s'accentuent ? C'est toujours compliqué de monter un projet, en premier lieu. Évidemment, on sait bien que le sujet de l'Afrique et de ses descendants, cela crispe. Mais moi, j'ai juste envie de dire aux Français, ayez de la mémoire. Rappelez-vous qu'à un moment donné, on était content d'avoir les tirailleurs sénégalais. Rappelez-vous qu'on était heureux d'aller voir Joséphine Baker sur scène. Rappelez-vous que Manu Dibango était le directeur musical de la seule émission musicale de l'ORTF, Pulsations, et que le producteur était Gésip Légitimus. Rappelez-vous de tout cela. Je suis juste là pour dire, nous avons une mémoire. Si on fait le choix de se replier en invoquant le fantasme d'une France qui aurait toujours été monochrome, c'est un mensonge que l'on se fait. Ce pays a toujours été un brassage. Tout ce qu'on fait avec MansA, c'est de rappeler les Français à leur histoire. Il ne faudrait pas glisser vers cette voie du repli. Au fond, qu'est-ce que ça nous apporte ? On voit bien les États-Unis en train de se replier. Honnêtement, cela ne donne pas envie, ce qu'on est en train de voir aujourd'hui. Est-ce que c'est cela, la marche du monde ? Je ne crois pas. Comment est financée la Maison des Mondes Africains ?Pour l'instant, c'est financé par la puissance publique. Nous sommes en train de monter notre cellule de mécénat, parce qu'il s'agit aussi d'aller lever des fonds privés. Mais pour le moment, oui, nous sommes financés par la puissance publique. Personnellement, qu'est-ce qui vous porte dans ce projet ? Ce qui me motive, ce sont mes parents. C'est le parcours de mes parents. C'est de se dire qu'une femme qui s'appelle Émilie Mendy, qui est partie de Guinée-Bissau, qui est arrivée au Sénégal à l'âge de douze ans, qui est ensuite arrivée en France à l'âge de 19 ans, qui a fait des ménages et qui s'est battu toute sa vie pour en avoir une, de vie digne, mais aussi pour que ses enfants soient sur un chemin qui soit digne également. Ma motivation, c'est de me dire : « Je ne peux pas décevoir ce parcours. » Ma motivation première, c'est celle-ci, c'est d'abord de rendre hommage à mes parents. La deuxième motivation, c'est que maintenant, je regarde derrière moi et je vois les plus jeunes. Je ne peux pas me dire que ces plus jeunes vivront le même parcours que le mien. Je suis obligé d'être à la hauteur. Voici ce qui me motive tous les matins et qui fait que je me lève et que je me bats pour que cette institution existe parce qu'on a besoin de « role model », de modèles en français. Je ne sais pas si je suis un « role model », mais de voir les stagiaires d'observation qu'on a pu avoir nous renvoyer des messages en nous disant : « J'ai eu 20 sur 20 à mon rapport de stage et c'est grâce à vous, j'aimerais bien faire mon stage de seconde chez vous. » Alors que ce sont des gens qui sont motivés par le football et qui m'ont dit qu'ils n'avaient pas envie d'aller faire un stage dans un club de foot ou à la fédération. Pour moi, ce sont des victoires. Parce que pour une fois, ils se sont dit : « Je fais un stage d'observation et la directrice est une femme d'origine africaine, elle ressemble à ma sœur, elle ressemble à ma mère, elle ressemble à ma tante. En fait, c'est possible. » L'idée est de se dire qu'on a ouvert la porte. On offre un champ des possibles quelque part infini. Moi, à partir de ce moment-là, ma motivation démarre et après, plus rien ne peut m'arrêter.  À lire aussiLa Maison des mondes africains a trouvé ses locaux à Paris après des mois de controverses

MAMAS LE PODCAST
EP 4/4 - CÉLÉBRER TOUS LES CORPS AVEC LE REBOZO

MAMAS LE PODCAST

Play Episode Listen Later May 30, 2025 53:51


Les MaMaS ! Notre voyage autour du rebozo avec Yaël FLAUDER se termine avec cet épisode. Rappelez-vous, le 13 février dernier, nous vous offrions un magnifique premier épisode sur les origines et l'histoire de ce tissu dont on entend beaucoup parlé dont on connaît finalement peu l'essence ; puis, un second temps d'échange portait sur le lien entre le rebozo et la femme ; un troisième épisode nous réunissait autour du soin rituel rebozo et ce dernier échange avec Yaël vous permettra d'ouvrir votre regard sur le rebozo, votre pratique avec ce tissu vers d'autres horizons en allant explorer son usage dans l'accompagnement des bébés, enfants, personnes âgées ou encore, les hommes, les pères...Une fois de plus, Yaël vous transcende par son savoir et la richesse de ses transmissions qu'elle a reçues au Mexique. Tous les épisodes de cette magnifique mini-série sont disponibles sur toutes les plateformes d'écoute ainsi que sur Youtube !Je vous souhaite une belle écoute les MaMaS et n'hésitez pas à partager cette mini-série aux mamas qui vous entourent !Pour retrouver Yaël sur Instagram : @yaelflauderPour retrouver MAM'ELLES sur Instagram : @mamelles_lepodcastSur YOUTUBE et Facebook :  MAM'ELLESMon site internet : mamelles.frMa boutique en ligne : Boutique - MAM'ELLES (mamelles.fr)MAM'ELLES est un podcast réalisé par Marion TERTEREAU. Vous pouvez retrouver tous les épisodes sur votre plateforme d'écoute préférée ainsi que sur YouTube. On se retrouve chaque vendredi !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Happy Work
REPLAY-Peut-on apprendre à devenir bienveillant ?

Happy Work

Play Episode Listen Later May 27, 2025 4:59


Quand j'ai créé le concept de management bienveillant il y a quelques années, la remarque m'était souvent faite « mais Gaël, la bienveillance, ça ne peut pas s'apprendre, on l'est ou on ne l'est pas ». Au début, cette remarque me perturbait ; je ne savais trop quoi répondre. Puis, j'ai pensé à quelque chose d'autre : la politesse. Non, aucun enfant n'est poli par nature… il l'apprend. Au même titre que personne ne sait jouer du piano de façon innée. Alors certes, si je choisi 10 personnes au hasard pour leur apprendre La Lettre à Elise alors qu'elles n'ont jamais joué de piano, certaines seront géniales, et d'autres ne joueront qu'avec deux doigts… mais tout le monde y arrivera. Et bien la bienveillance, c'est pareil. Certaines personnes ont des prédisposition, mais tout le monde peut apprendre les bases, et ces bases tiennent en 2 points tout simples. 1️⃣ Ne faites jamais à autrui ce que vous ne souhaiteriez pas que l'on vous fasse2️⃣ Rappelez-vous des bonne leçon de politesse que vos parents vous ont apprises : dire bonjour, ne pas être en retard, respecter l'autre etc etcPour retrouver tout mon contenu, articles, vidéos, tests de personnalité =>>> www.gchatelain.comSoutenez ce podcast http://supporter.acast.com/happy-work. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

10 minutes avec Jésus
Dans le monde, comme une braise sous les cendres (24-05-2025)

10 minutes avec Jésus

Play Episode Listen Later May 23, 2025 10:56


Manga Tv - Podcast - La 5e de couv'
REDIFF : On a relu le tome 1 de Samurai Deeper Kyo et… – La 5e de Couv' – #5DC – Saison 10 épisode 28

Manga Tv - Podcast - La 5e de couv'

Play Episode Listen Later Apr 1, 2025 60:44


Rappelez-vous : il y a un peu plus d’un an, pour déconner, on avait décidé de se faire un petit “revival” en se rappelant du manga Samurai Deeper Kyo. Et pour ce 1er avril, on... L'article REDIFF : On a relu le tome 1 de Samurai Deeper Kyo et… – La 5e de Couv’ – #5DC – Saison 10 épisode 28 est apparu en premier sur La 5e de Couv' - Le podcast de débat autour du manga !.

My French Journey
Pourquoi vous stagnez en français (et comment surmonter ce blocage) !

My French Journey

Play Episode Listen Later Mar 25, 2025 12:34


Chronique Economique
Quand Trump parle d'acheter le Groenland, on hésite entre éclat de rire et admiration

Chronique Economique

Play Episode Listen Later Jan 10, 2025 3:51


Donald Trump veut acheter le Groenland : coup de folie ou génie stratégique ? Rappelez-vous, en 2019 Donald Trump avait déjà fait parler de lui en suggérant eh oui, d'acheter le Groenland. C'est une idée farfelue ou, comme il le disait d'ailleurs, une grosse opération immobilière ? Figurez-vous qu'il n'a pas abandonné l'idée. Cette fois, il semble décidé à aller plus loin : visite diplomatique, menaces à peine voilées et même l'évocation d'une intervention militaire. Derrière ce coup de communication, y aurait il une véritable stratégie ou est ce juste un nouveau coup d'éclat à la Trump ? Acheter un territoire, c'est vrai, ce n'est pas inédit pour les Etats-Unis. Ils l'ont déjà fait avec la Louisiane, rachetée à la France, l'Alaska, et même la Floride. Alors, c'est vrai, pourquoi pas le Groenland ? Mais attention, ce n'est pas qu'un désert glacé. Derrière les icebergs se cachent des trésors : du pétrole, du gaz, des minerais rares et, surtout, une position géographique stratégique qui ferait rêver n'importe quel militaire. Mais est-ce vraiment nécessaire d'acheter ? Prenons exemple sur la Chine. Elle n'achète pas en Afrique. Elle investit, elle prête, elle construit des infrastructures et en échange, la Chine gagne ce qu'elle veut des matières premières, de l'influence géopolitique. Bref, c'est une stratégie efficace et subtile. Et donc Donald Trump pourrait s'en inspirer : louer des bases militaires, financer des projets d'exploitation, tout ça sans s'encombrer de la gestion d'un territoire aussi immense. Est-ce que ce ne serait pas plus malin ? --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock'n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSkAinsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock'n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLpEt découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx