POPULARITY
Categories
durée : 00:05:21 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - L'application "Êtes-vous mort ?" est devenue l'appli payante la plus téléchargée en Chine. Elle demande de confirmer régulièrement que vous êtes bien en vie, sinon un message est envoyé à un proche. Cette appli traduit l'isolement d'un.e Chinois.e sur cinq et la crise démographique du pays. - invités : Jean-Louis Rocca Professeur à Sciences Po et chercheur au CERI
Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la phase 2 du plan de paix américain à Gaza et les affrontements entre armée et rebelles au Tchad. Ukraine : comment faire face à la crise énergétique ? Mis à mal par les frappes massives russes, le secteur énergétique ukrainien est fragilisé. Alors que le pays est confronté à une vague de froid, les coupures de courant et de chauffage sont quotidiennes, y compris à Kiev. Pour éviter que la situation ne se dégrade davantage, le président Volodymyr Zelensky a décrété un « état d'urgence » pour le secteur énergétique. Concrètement, qu'est-ce que cela implique ? De quels moyens dispose l'Ukraine pour protéger ses infrastructures énergétiques, bombardées chaque hiver depuis le début de la guerre en 2021 ? Avec Théo Renaudon, correspondant de RFI à Odessa. Gaza : qu'attendre de la nouvelle gouvernance dans le territoire palestinien ? En lançant la deuxième phase de son plan de paix dans la bande de Gaza, les États-Unis ont annoncé la mise en place d'« une administration palestinienne technocratique et transitoire pour l'enclave » dirigée par un ancien vice-ministre palestinien, Ali Shaath. Sur quels critères ce comité a-t-il été composé ? Quel sera son rôle ? La phase 2 du plan de paix prévoit également la démilitarisation du Hamas. Qu'est-il prévu pour convaincre le mouvement islamiste palestinien de rendre les armes ? Avec Michel Paul, correspondant de RFI à Jérusalem. Tchad : que sait-on des combats qui ont opposé l'armée et les rebelles du MPRD ? La localité de Korbol, dans le sud du Tchad, a été le théâtre d'affrontements opposant l'armée aux combattants rebelles du Mouvement pour la paix, la réconciliation et le développement (MPRD). Alors que les deux parties s'accusent mutuellement d'être responsables des combats, que sait-on des raisons qui ont mené à cette violence ? Avec Remadji Hoinathy, chercheur, spécialiste du bassin du lac Tchad et de l'Afrique centrale pour l'ISS, l'institut d'études de sécurité. Et en fin d'émission la chronique « Un œil sur les réseaux » de Jessica Taieb. Aujourd'hui, elle revient sur les polémiques autour des décisions arbitrales pendant la CAN 2025.
durée : 00:19:45 - Journal de 18h - 69,1 millions d'habitants en France selon les derniers chiffres de l'Insee, la population augmente grâce à l'immigration, mais le nombre de décès est désormais supérieur à celui des naissances. Le taux de fécondité est aussi en baisse.
En Colombie, un groupe dissident des Farc a appelé, jeudi 8 janvier, à un « sommet des guérillas » à la suite de l'intervention militaire américaine au Venezuela et à la chute de Nicolas Maduro. Cette initiative fait figure de main tendue en vue de faire front commun face aux États-Unis, alors que les combats entre différents groupes rebelles font rage dans la région du Catatumbo, dans le nord-est de la Colombie. Des affrontements qui font des centaines de déplacés : depuis le 24 décembre, les autorités de la ville de Cucuta ont ainsi recensé l'arrivée de près de 2 300 réfugiés. De nos envoyées spéciales à Cucuta, Au centre régional d'aide aux victimes de Cucuta, Maria, 32 ans, attend de la nourriture et du lait pour son bébé. Le 25 décembre dernier, elle a fui son village sans rien emporter. Aujourd'hui, ses trois enfants sont traumatisés. « La petite, dès qu'elle voit quelqu'un en uniforme, elle a peur. Mes fils de 8 et 14 ans ont déjà vu des morts. D'ailleurs, le jour où on est parti, il y avait des corps sur la route », raconte ainsi Maria. Entre les Farc et l'ELN, les combats se sont intensifiés Depuis un an, la guérilla de l'ELN et un groupe dissident des Farc s'affrontent pour contrôler le Catatumbo. Depuis trois semaines, les combats - avec des drones - s'y sont de nouveau intensifiés, alors que certains villageois ne sortent plus de chez eux depuis des mois déjà. Une situation intenable pour Maria : « Ils nous ont dit qu'ils ne voulaient voir personne dehors, qu'on devait rester enfermés chez nous. Mais comme ils ont coupé l'électricité et que les enfants étaient malades, c'était impossible de rester. Mon fils de 8 ans avait de la fièvre et la petite tousse : il fallait qu'on parte. Sur la route, ils nous ont arrêtés. Mais quand ils vont vu mon fils très malade, ils nous ont laissé passer », reprend celle-ci. Interrogée sur l'identité de ceux qui l'ont arrêtée, elle évoque simplement « les deux groupes qui se battent », n'osant pas prononcer leurs noms. « Si le Catatumbo était pauvre, il n'y aurait pas de guérilla » Bien que réfugié à Cucuta, Maria continue d'avoir peur car les deux guérillas ont des informateurs dans la ville. C'est dire combien cette région est stratégique pour elles, comme l'explique ce leader communautaire qui tient à garder l'anonymat : « Si le Catatumbo était pauvre, il n'y aurait pas de guérilla. Les groupes armés sont ici à cause des richesses qu'ils s'accaparent : les mines illégales, le charbon, l'élevage, l'huile de palme, les pierres précieuses, les champs pétroliers, et bien sûr la drogue. Mais si leur seule source de financement était la drogue, alors le conflit serait sur le point de se terminer car avec ce qui se passe dans les Caraïbes, les envois ont diminué ». Zone de production mais aussi zone de transit, le Catatumbo est un point névralgique du trafic de drogue dont tire profit une partie de l'armée vénézuélienne. C'est d'ailleurs de ce côté-là de la frontière que vivent les chefs des guérillas colombiennes. Mais depuis la chute de Nicolas Maduro, ils envisageraient de rentrer en Colombie. « Évidemment que ça m'inquiète, mais pas à cause des chefs. Eux, ils ne participent pas aux combats. Ils vont passer par ici et aller se cacher. Le problème, c'est qu'ils ont des hommes avec eux qui vont venir grossir les rangs des combattants ici. Du coup, le conflit pourrait continuer indéfiniment », développe le leader communautaire. À moins, espèrent plusieurs acteurs de cette crise, que la pression des États-Unis sur la Colombie fasse effet. Jeudi 8 janvier, Gustavo Petro et Donald Trump se sont engagés à mener des actions conjointes à la frontière. À lire aussiDonald Trump invite Gustavo Petro à Washington: les États-Unis amorcent-ils une désescalade avec la Colombie?
Ecoutez L'angle éco de François Lenglet du 12 janvier 2026.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Allez, on fait le point sur la crise autour du Groenland et des ambitions américaines. Let's take a look at the crisis surrounding Greenland and American ambitions.Alors tout a vraiment commencé quand l'administration Trump a lâché une bombe : il n'excluait pas d'utiliser l'armée pour acquérir l'île. So it all really started when the Trump administration dropped a bombshell: he did not rule out using the military to acquire the island.Et imaginez le choc diplomatique. And imagine the diplomatic shock.Premier point : la position américaine. First point: the American position.C'est assez direct en fait. It's quite direct actually.Pour Washington, acquérir le Groenland est carrément une priorité de sécurité nationale. For Washington, acquiring Greenland is a definite national security priority.L'idée, c'est de contrer les adversaires des États-Unis dans l'Arctique. The idea is to counter the United States' adversaries in the Arctic.Deuxième point : la réponse, forcément, du Danemark et du Groenland. Second point: the response, inevitably, from Denmark and Greenland.Eux, ils demandent à discuter pour calmer le jeu, pour dissiper ce qu'ils appellent des malentendus. They are calling for discussions to calm things down, to dispel what they call misunderstandings.Le ministre danois des Affaires étrangères, lui, il balaie l'argument de la présence chinoise en disant que c'est une mauvaise lecture de la situation. The Danish Foreign Minister, for his part, dismisses the argument of the Chinese presence, saying that it is a misreading of the situation.Et le Groenland ? And Greenland?Leur position est on ne peut plus claire : l'île n'est pas à vendre et c'est à eux, et à eux seuls, de décider de leur avenir. Their position couldn't be clearer: the island is not for sale and it is up to them, and them alone, to decide their future. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Après des mois de pression sur Nicolas Maduro, Donald Trump a mis ses menaces à exécution. Dans la nuit de vendredi à samedi, le président vénézuélien a été interpellé par les forces américaines puis conduit aux États-Unis où il sera jugé pour « complot de narco-terrorisme ». Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis dirigeraient le pays jusqu'à ce qu'une transition politique « sûre » puisse avoir lieu. Avec Pascal Drouhaud, expert en géopolitique, chercheur et président de l'association LatFran, spécialiste de l'Amérique Latine Avec Pierre Gervais, professeur de Civilisation américaine à l'Université Sorbonne Nouvelle. Auteur du livre Histoire des États-Unis de 1860 à nos jours (éditions Hachette Éducation)
Après des mois de pression sur Nicolas Maduro, Donald Trump a mis ses menaces à exécution. Dans la nuit de vendredi à samedi, le président vénézuélien a été interpellé par les forces américaines puis conduit aux États-Unis où il sera jugé pour « complot de narco-terrorisme ». Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis dirigeraient le pays jusqu'à ce qu'une transition politique « sûre »puisse avoir lieu. Avec Pascal Drouhaud, expert en géopolitique, chercheur et président de l'association LatFran, spécialiste de l'Amérique Latine. Avec Pierre Gervais, professeur de Civilisation américaine à l'Université Sorbonne Nouvelle. Auteur du livre Histoire des États-Unis de 1860 à nos jours (éditions Hachette Éducation).
Dans un document transmis à RTL, deux vétérinaires estiment que l'épizootie pourrait prendre fin à la troisième semaine de janvier. Une projection qu'ils ont établie en compilant les données de vaccination et le bilan de la maladie en Savoie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Avec : Jean-Philippe Doux, journaliste et libraire. Yael Mellul, ancienne avocate. Et Baptiste des Monstiers, journaliste. - Accompagnée de Charles Magnien et sa bande, Estelle Denis s'invite à la table des français pour traiter des sujets qui font leur quotidien. Société, conso, actualité, débats, coup de gueule, coups de cœurs… En simultané sur RMC Story.
Rendez-vous comme chaque mois avec la revue Esprit. Pierre-Edouard Deldique reçoit Anne Dujin, sa rédactrice en chef. Le numéro de décembre s'intitule « Démocratie, fin de partie ? », il analyse en profondeur la crise politique française et la fragilité des institutions démocratiques face à la montée des colères sociales et des tentations autoritaires. Ce dossier de la revue coordonné par Anne Dujin, part d'un événement déclencheur, véritable séisme : la dissolution ratée de juin 2024 décidée par le président Emmanuel Macron, qui a laissé un paysage politique fragmenté et un sentiment d'impuissance de l'État. Les auteurs des différents articles soulignent notamment la dégradation du débat public marqué par la polarisation et la perte de confiance, la fatigue démocratique des citoyens qui se sentent dépossédés de leur pouvoir d'agir ou bien encore l'attaque des régimes démocratiques en Europe et aux États-Unis. Le dossier insiste sur la nécessité de réancrer le débat politique dans les conflits sociaux réels, plutôt que de laisser les institutions se vider de leur substance. Le titre « Démocratie, fin de partie ? » n'est donc pas une prophétie mais une mise en garde. Ce numéro d'Esprit s'inscrit dans la tradition critique de la revue : il ne se contente pas de dresser un constat mais cherche à réhabiliter la démocratie comme espace de conflit et de délibération. En posant la question « fin de partie ? », il rappelle que la démocratie n'est jamais acquise, mais toujours à défendre et à réinventer. À écouter aussiLes banlieues françaises, ces oubliées, selon la revue Esprit
Rendez-vous comme chaque mois avec la revue Esprit. Pierre-Edouard Deldique reçoit Anne Dujin, sa rédactrice en chef. Le numéro de décembre s'intitule « Démocratie, fin de partie ? », il analyse en profondeur la crise politique française et la fragilité des institutions démocratiques face à la montée des colères sociales et des tentations autoritaires. Ce dossier de la revue coordonné par Anne Dujin, part d'un événement déclencheur, véritable séisme : la dissolution ratée de juin 2024 décidée par le président Emmanuel Macron, qui a laissé un paysage politique fragmenté et un sentiment d'impuissance de l'État. Les auteurs des différents articles soulignent notamment la dégradation du débat public marqué par la polarisation et la perte de confiance, la fatigue démocratique des citoyens qui se sentent dépossédés de leur pouvoir d'agir ou bien encore l'attaque des régimes démocratiques en Europe et aux États-Unis. Le dossier insiste sur la nécessité de réancrer le débat politique dans les conflits sociaux réels, plutôt que de laisser les institutions se vider de leur substance. Le titre « Démocratie, fin de partie ? » n'est donc pas une prophétie mais une mise en garde. Ce numéro d'Esprit s'inscrit dans la tradition critique de la revue : il ne se contente pas de dresser un constat mais cherche à réhabiliter la démocratie comme espace de conflit et de délibération. En posant la question « fin de partie ? », il rappelle que la démocratie n'est jamais acquise, mais toujours à défendre et à réinventer. À écouter aussiLes banlieues françaises, ces oubliées, selon la revue Esprit
durée : 00:52:03 - Répliques - par : Alain Finkielkraut - La nouvelle stratégie de sécurité nationale américaine désigne l'Europe comme menacée d'"effacement civilisationnel". Alain Finkielkraut reçoit Raphaël Enthoven et Mathieu Bock-Côté pour analyser les transformations démographiques, géopolitiques et les défis pour la démocratie en Europe. - réalisation : Alexandra Malka - invités : Raphaël Enthoven Philosophe, écrivain, éditorialiste; Mathieu Bock-Côté Sociologue, essayiste.
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
Nouveaux pilotes, un brin déjantés, à bord de la Libre Antenne sur RMC ! Jean-Christophe Drouet et Julien Cazarre prennent le relais. Après les grands matchs, quand la lumière reste allumée pour les vrais passionnés, place à la Libre Antenne : un espace à part, entre passion, humour et dérision, débats enflammés, franc-parler et second degré. Un rendez-vous nocturne à la Cazarre, où l'on parle foot bien sûr, mais aussi mauvaise foi, vannes, imitations et grands moments de radio imprévisibles !
Ce lundi 15 décembre, les solutions possibles face à la crise agricole que traverse la France et le vote sur l'accord UE-Mercosur ont été abordés par Léonidas Kalogeropoulos, PDG de Médiation et Arguments, Christian Poyau, co-fondateur et PDG de Micropole, et Patrick Artus, économiste et conseiller économique de la société de gestion Ossiam, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Chaque matin, à 8h50, l'imitateur rejoindra Apolline de Malherbe. Au programme : un débrief impertinent et sur-mesure de l'actualité politique, juste après le face-à-face avec l'invité du jour. À l'approche des municipales et de la présidentielle et dans un contexte politique en pleine effervescence, Nicolas Canteloup apportera sa voix unique, son regard affûté, et surtout une dose d'humour bien placée pour réveiller les auditeurs.
1956 : le président égyptien Nasser nationalise le canal de Suez. Londres et Paris grondent, Washington s'en mêle et Moscou menace. En quelques semaines, le vieux monde colonial vacille. La guerre du canal de Suez n'est pas seulement une bataille géopolitique, c'est la fin d'une époque : celle où la France et le Royaume-Uni dictaient encore les règles du jeu mondial. Plongez au cœur de ce conflit qui a scellé la fin des empires coloniaux. Crédits : Lorànt Deutsch, Bruno Deltombe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La justice a prononcé ce jeudi 11 décembre la liquidation du groupe centenaire d'électroménager Brandt, fleuron industriel français, en grandes difficultés depuis son placement en redressement judiciaire. Au-delà du sort de la marque centenaire, c'est tout le secteur du gros électroménager «made in France» qui se trouve fragilisé, entre marché à deux vitesses, appareils plus durables et concurrence étrangère. Quelque 700 emplois supprimés seront supprimés dans l'entreprise, spécialisée dans l'électroménager, des réfrigérateurs aux fours en passant par les machines à laver. « C'est une terrible nouvelle, un choc et un coup très dur porté à l'industrie française », a réagi son président François Bonneau, après cette décision du tribunal des affaires économiques (TAE) de Nanterre, rapporte l'Agence France presse. Mais au-delà de Brandt, c'est tout un secteur qui est bouleversé et qui se retrouve en difficulté. La marque est connue de toutes les générations, car elle produit des objets que beaucoup de Français ont ou ont eu chez eux. Pourtant, le groupe fait face à une baisse continue des commandes et perd de plus en plus d'argent en produisant en France. Son propriétaire depuis 2014, l'Algérien Cevital, a d'ailleurs cherché des partenaires pour accompagner son développement, en vain. Car derrière ce dossier, c'est bien l'avenir de l'électroménager made in France qui se joue. Et paradoxalement, le marché national ne s'effondre pas. Il reste relativement stable, autour de 9 à 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an. Les ménages continuent donc de s'équiper ou de renouveler leurs appareils, malgré l'inflation et la pression sur le pouvoir d'achat. Mais cette dynamique est à deux vitesses, et c'est là que les difficultés apparaissent. À lire aussiComment expliquer les difficultés de l'industrie européenne? Un marché à deux vitesses pénalisant le gros électroménager Le petit électroménager se porte très bien. Robots culinaires, machines à café, aspirateurs autonomes, ces produits connaissent un vrai succès. En revanche, le gros électroménager est à la peine. Fours, réfrigérateurs, lave-linge, les ventes reculent fortement. Comme c'est le cœur de métier de Brandt, on comprend mieux les difficultés du groupe. Les explications sont multiples. D'abord, l'immobilier. La France traverse une crise immobilière. On achète moins d'appartements et de maisons. Or, un frigo ou un lave-linge s'achète rarement par plaisir, on le fait lors d'un déménagement ou de l'aménagement d'un nouveau logement. Le marché est grippé, et celui de l'électroménager en subit mécaniquement les symptômes. Deuxième facteur: la durabilité des appareils. Ils durent plus longtemps et sont réparables. C'est une bonne nouvelle pour la planète et pour les consommateurs mais pas pour les industriels, qui vendent moins. Enfin, la France est saturée en équipements. La quasi-totalité des foyers sont déjà équipés. Pas besoin de racheter du neuf, sauf panne grave. Il n'y a ainsi presque plus de clients à conquérir. À lire aussiEn France, le mouvement de désindustrialisation s'accélère Concurrence internationale et explosion des marques distributeurs À ces difficultés internes s'ajoute la concurrence internationale. Aujourd'hui, près de la moitié des produits électroménagers vendus en France sont fabriqués en Chine, souvent à très bas prix. L'Europe de l'Est et la Turquie complètent ce paysage compétitif redoutable. S'ajoute à cela l'explosion des marques de distributeurs, qui tirent les prix vers le bas. Résultat: les prix s'effondrent et les marges pour les fabricants français ne suivent plus. C'est l'ensemble de ces mécanismes dont Brandt est victime. Pour autant, il ne faut pas enterrer l'électroménager français. Certaines marques s'en sortent encore, mais principalement sur le haut de gamme. Dans tous les cas, ces modèles ne recréeront pas les milliers d'emplois industriels d'hier, et ne remplaceront pas les grandes usines qui ont fait le renom du secteur au siècle passé.
Marché immobilier : la reprise se confirme mais la crise du logement s'installe. Au congrès Immo 2025, Loïc Cantin, président de la FNAIM livre un diagnostic sans détour, entre tensions sur l'offre, blocages réglementaires et enjeux 2026. Un éclairage direct au micro d'Ariane Artinian.Loïc Cantin est l'invité de ce nouvel épisode de Mon Podcast Immo. Au micro d'Ariane Artinian, il revient sur deux jours de congrès IMMO 2025 marqués par une séquence politique dense, de l'intervention d'Édouard Philippe aux prises de position du ministre du Logement. Le président de la FNAIM dresse un constat net : après un redressement du marché avec 945 000 ventes attendues en 2025, la crise du logement prend le relais. Construction neuve en chute, offre locative étranglée, accession paralysée : les signaux sont au rouge.Il alerte sur l'impuissance des maires face à une réglementation qui entrave l'action locale : « Les maires n'ont pas la liberté d'agir, seulement celle que l'État leur laisse ». Cantin se montre tout aussi direct sur la conjoncture nationale : instabilité politique, taux d'intérêt déterminants et risque de paralysie parlementaire à l'approche des élections. « La crise de l'immobilier est derrière nous, mais la crise du logement s'installe », prévient-il.Face à 2026, il appelle la profession à se renforcer : formation, expertise, contrôle. Un enjeu crucial pour un secteur qui représente près de la moitié de la branche immobilière en France.Cet interview a été enregistrée en live du salon Rent - d'où l'ambiance sonore...
Si vous avez besoin d'un nouveau smartphone ou d'un nouveau PC, c'est peut-être le moment de passer à la caisse. Les prix des appareils électroniques pourraient augmenter dans les prochains mois en raison d'une forte tension dans la production d'un composant essentiel à leur fonctionnement, la mémoire vive, très prisée par les géants de l'intelligence artificielle.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
durée : 00:03:17 - Géopolitique - par : Pierre Haski - La condamnation en appel de Christophe Gleizes par un tribunal algérien a provoqué la sidération alors que tous les signaux étaient à l'apaisement entre Paris et Alger. L'échec, peut-être provisoire, de la diplomatie, place Paris dans l'embarras et relance la campagne de soutien au journaliste. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:17 - Géopolitique - par : Pierre Haski - La condamnation en appel de Christophe Gleizes par un tribunal algérien a provoqué la sidération alors que tous les signaux étaient à l'apaisement entre Paris et Alger. L'échec, peut-être provisoire, de la diplomatie, place Paris dans l'embarras et relance la campagne de soutien au journaliste. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:38:10 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - C'est une première sous la Ve République : dans la nuit de vendredi à samedi, la quasi-totalité de l'Assemblée nationale a rejeté le budget de l'État. Une instabilité devenue presque ordinaire, alors même que ce régime promettait d'en finir avec le chaos de la IVe République. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Franz-Olivier Giesbert Journaliste, biographe, présentateur de télévision et romancier.; Gilles Finchelstein Secrétaire général de la fondation Jean Jaurès
Après la suspension de Marwah Rizqy, le chef du Parti libéral du Québec, Pablo Rodriguez, a déclenché une enquête après la publication, par le Journal de Montréal, de messages texte qui laissent entendre que des membres de la formation politique auraient été récompensés avec de l'argent pour voter pour lui lors de la course à la direction du parti. Pablo Rodriguez nie avoir quoi que ce soit à se reprocher.
durée : 00:04:11 - Le Reportage de la rédaction - Elles sont désormais 54 sur 75 à avoir un budget en déficit, en raison notamment de l'inflation et avec des conséquences pédagogiques. Les présidents d'universités espèrent donc obtenir le soutien des députés qui poursuivent leurs discussions sur le budget de l'État. Reportage à Bordeaux.
Aujourd'hui, Didier Giraud, éleveur de bovins, Bruno Poncet, cheminot, et Barbara Lefebvre, prof d'histoire-géo, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.
Jonathan Le Corronc Clady est l'invité de ce nouvel épisode de Mon Podcast Immo. Au micro de Baptiste Julien Blandet, le président de la FNAIM du Vaucluse et vice-président de la FNAIM Région Sud dresse un état des lieux très attendu d'un marché qui passe enfin « de la crise à la reprise ». Au niveau national, 2025 s'annonce nettement meilleure avec 930 000 transactions, soit +10 % en volume, portées par la baisse des taux d'intérêt : de 4,21 % à 3,12 %, les particuliers empruntent désormais moins cher que l'État.La région Sud suit cette trajectoire : +9 % de volumes et +2,5 % sur les prix. Dans le Vaucluse, la reprise est bien palpable avec +6,7 % de transactions et une hausse modérée des prix (+1,6 %). Pour Jonathan Le Corronc Clady, la pierre reste une valeur refuge dans un contexte de confiance érodée : réforme des retraites, incertitudes budgétaires… autant d'éléments qui incitent les ménages à sécuriser leur avenir en devenant propriétaires.Cette reprise impose aux professionnels d'ajuster leurs pratiques. Les acheteurs arrivent mieux informés, notamment grâce à l'IA, désormais incontournable. « Ce n'est plus de la science-fiction : c'est une révolution », rappelle-t-il. La région Sud, véritable laboratoire immobilier réunissant mer, montagne, ruralité et zones denses, accélère d'ailleurs l'innovation. Nouveauté majeure : la création d'une centrale d'achat FNAIM pour mutualiser la diffusion d'annonces sur les grands portails et offrir des tarifs négociés aux 1 500 agences adhérentes.Le cube jaune, identifié par 82 % des Français, reste un puissant marqueur de confiance et de professionnalisme, essentiel pour renforcer la visibilité des agences dans un marché en mouvement.Animé par Ariane Artinian, journaliste et fondatrice du média MySweetImmo
La prochaine guerre aura-t-elle lieu au Venezuela ?Alors que le porte-avions américain Gerald Ford vient d'arriver au large du pays d'Amérique latine, la tension monte.Plus d'une dizaine de bâtiments de guerre et plus de 10.000 soldats et marins américains ont été déployés dans la mer des Caraïbes, sous prétexte de lutter contre le trafic de drogue.Au moment de l'enregistrement de ce podcast, les forces armées américaines ont déjà frappé 20 bateaux et tué 76 trafiquants présumés… sans jamais apporter de preuves que les embarcations coulées transportaient des stupéfiants.Ces attaques s'apparentent à des exécutions extrajudiciaires selon le Haut-commissariat des Nations Unies pour les droits de l'homme, qui les juge "inacceptables".La lutte contre le trafic de drogue est-elle un prétexte?Donald Trump souhaite-t-il chasser du pouvoir le président vénézuélien Niicolas Maduro? Le président américain a-t-il d'autres ambitions ?Invités: Yoletty Bracho, maîtresse de conférence en sciences politiques à l'Université d'Avignon, Jean-Jacques Kourliandsky, directeur de l'Observatoire Amérique Latine de la Fondation Jean-Jaurèset Patrick Fort, directeur du bureau de l'AFP à CaracasDoublages Martin Zuber, Christophe Parayre, Léo HuismanRéalisation: Emmanuelle Baillon, Maxime MametLa Semaine sur le fil est le podcast hebdomadaire de l'AFP. Vous avez des commentaires ? Ecrivez-nous à podcast@afp.com. Vous pouvez aussi nous laisser une note vocale par Whatsapp au + 33 6 79 77 38 45. Si vous aimez, abonnez-vous, parlez de nous autour de vous et laissez-nous plein d'étoiles sur votre plateforme de podcasts préférée pour mieux faire connaître notre programme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Elle se matérialise parfois par des changements de vie brusques. Une démission, une rupture amoureuse ou un déménagement soudain. La crise de la trentaine est multifacette. Elle cristallise un moment de profonde remise en question. Un moment où l'on peut se sentir tiraillé entre ce que la société attend de nous et ce que l'on souhaite réellement pour soi. Et comment reconnaître cette crise ? Est-ce que c'est fréquent ? Et comment sortir de la crise de la trentaine ? Écoutez la suite de cet épisode de "Maintenant vous savez". Un podcast Bababam Originals, écrit et réalisé par Johanna Cincinatis. Première diffusion : décembre 2022 À écouter aussi : A quel âge tombe-t-on vraiment amoureux ? Pourquoi nos goûts alimentaires changent-ils avec l'âge ? Pourquoi le mariage traditionnel ne séduit-il plus les couples ? Retrouvez tous les épisodes de "Maintenant vous savez". Suivez Bababam sur Instagram. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices
durée : 00:06:23 - L'invité de 6h20 - par : Mathilde MUNOS - Adlène Meddi, journaliste et écrivain, correspondant du Point à Alger, revient sur la libération de Boualem Sansal par Alger. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Où l'on parle d'isekai, mais aussi d'Orelsan.
durée : 00:05:33 - Le Journal de l'éco - par : Anne-Laure Chouin - Les plus pauvres subissent 74% des pertes relatives au climat quand les riches sont responsables de plus de 50% des émissions. Au lieu de se focaliser sur les modes de consommation, les politiques climatiques devraient agir sur la propriété et les investissements.
À l'occasion du début de la COP30 à Belém au Brésil, nous revenons sur le cas d'Haïti. Patrick Saint-Pré, de l'ONG Haïti Climat, explique les multiples vulnérabilités de son pays face au dérèglement climatique. Une interview par Peterson Luxama. « Je n'attends pas qu'on fasse de la charité à Haïti, mais plutôt l'équité », affirme Patrick Saint-Pré, de l'ONG Haïti Climat. Pour lui, les pays développés doivent enfin passer des promesses à l'action, en ce qui concerne le soutien financier obligatoire aux pays les plus vulnérables. Il plaide pour un triplement du financement de l'adaptation, un véritable transfert de technologies et un renforcement des capacités des États comme Haïti, « sans se contenter de simples gestes de bonne volonté ». Belém, insiste-t-il, doit prouver que la solidarité climatique n'est pas un slogan. Selon Patrick Saint-Pré, Haïti est aujourd'hui le troisième pays le plus vulnérable au monde face au changement climatique, et subit une accumulation de chocs : ouragans, inondations, glissements de terrain, sécheresses. Des catastrophes amplifiées par une fragilité structurelle : institutions faibles, pauvreté, infrastructures délabrées. À cette vulnérabilité, s'ajoute l'emprise croissante des gangs, qui freine toute capacité de réponse. L'insécurité détourne les ressources publiques vers un « budget de guerre », au détriment de l'adaptation climatique. Les zones agricoles, comme la vallée de l'Artibonite, sont paralysées, la gouvernance s'affaiblit et les catastrophes naturelles deviennent encore plus dévastatrices faute de secours possibles. Les déplacements internes de populations, fuyant la violence, aggravent encore la dégradation environnementale : habitats informels, déforestation, urbanisation anarchique. Un cercle vicieux où insécurité et dérèglement climatique se nourrissent mutuellement. Coca-Cola provoque des pénuries d'eau au Mexique Autre exemple des conséquences du dérèglement climatique, ce sont des pénuries d'eau. Il y en a notamment dans la région du Chiapas au Mexique, mais le réchauffement climatique n'est pas le seul responsable. La pénurie est aggravée par la présence d'une usine Coca-Cola qui pompe toute l'eau de la ville de San Cristobal. C'est un reportage de notre correspondante Marine Lebègue. USA : les arrestations d'élèves immigrés dans les écoles suscitent de l'indignation C'est à lire dans le Boston Globe. Plusieurs arrestations d'élèves immigrés dans le Massachusetts ont suscité une vive inquiétude. Deux lycéens ont été interpellés après une bagarre à l'école et aussitôt placés en détention par l'agence fédérale de l'immigration ICE, tout comme le père de l'un d'eux. Les associations dénoncent la facilité avec laquelle l'ICE accède aux données biométriques des mineurs, transmises automatiquement via la base de données du FBI dès qu'un élève est arrêté. Elles réclament une loi d'État pour protéger les jeunes sans-papiers et éviter que leurs empreintes digitales ne soient partagées. Ces arrestations provoquent un climat de peur, ce qui a des effets dévastateurs sur le climat scolaire, entraînant stress, décrochage et perte de confiance envers les institutions locales. Les autorités municipales affirment ne pas collaborer avec l'ICE, mais reconnaissent qu'elles ne peuvent pas interférer avec ses opérations. L'Argentine est devenue une terre d'asile pour les Russes qui fuient la répression anti-LGBT du président Poutine C'est un reportage à lire dans Folha de Sao Paulo. Le journal décrit le contraste saisissant entre la liberté affichée lors de la dernière Gay Pride de Buenos Aires et la peur permanente vécue en Russie. Pour des jeunes comme Marat Murzakhanov ou Anton Floretskii, participer à un défilé arc-en-ciel dans les rues de la capitale argentine relève presque du rêve. Depuis le début de la guerre en Ukraine, plus de 120 000 Russes ont immigré en Argentine, parmi eux une minorité de personnes LGBTQIA+ cherchant à vivre sans persécution. Et même si le président Javier Milei est un farouche opposant à ce qu'il appelle l'idéologie du genre, et que la politique d'austérité pèsent sur les programmes destinés aux personnes LGBTQIA+, les réfugiés russes disent redécouvrir une normalité perdue : aller chez le coiffeur, aimer librement, marcher main dans la main. « Le seul regret, confie une exilée, c'est d'avoir dû traverser la planète pour obtenir des droits élémentaires que notre pays nous refuse. » Journal de la 1ère En Guyane, le trafic de bois illégal inquiète les autorités.
✨ Ce dimanche, Sharon Krief nous raconte comment une intuition, une ambition et un choix audacieux ont transformé ba&sh en une marque mondiale. Une histoire de vision, de courage et de confiance absolue dans son équipe et dans son instinct !Retrouvez la suite dès lundi matin !Vous pouvez consulter notre politique de confidentialité sur https://art19.com/privacy ainsi que la notice de confidentialité de la Californie sur https://art19.com/privacy#do-not-sell-my-info.
Dans cet extrait sonore, Ettore Lancellotti, spécialiste de la FAO, décrit l'ampleur des dégâts laissés par l'ouragan Melissa. Selon les évaluations rapides du ministère de l'Agriculture, appuyées par la FAO, les pertes représentent entre 30 et 60 % de la production, soit au moins 50 millions de dollars de pertes dans les zones les plus touchées.Dans le Grand Sud, le Nord-Ouest et l'Artibonite d'Haïti, le cyclone Melissa a provoqué une semaine de pluies intenses. Les sols ont été saturés, les rivières ont débordé, et la mer est remontée en plusieurs points. De larges parts de maïs, plantain et haricots ont été perdues. Les canaux d'irrigation et les pistes rurales ont été endommagés. Des centaines de nasses et filets de pêche ont été emportés, et des milliers de têtes de bétail ont péri.Même avant Melissa, Haïti comptait 5,7 millions de personnes en insécurité alimentaire aiguë, dont plus de la moitié dans les zones frappées.« Sans réponse rapide sur les moyens d'existence », avertit Ettore Lancellotti, « les ménages les plus vulnérables risquent de plonger plus profondément dans la crise ».Selon la FAO 1,45 million de personnes vivant de l'agriculture ont été gravement affectées. L'agence prévoit la distribution de kits d'appui à la production vivrière d'urgence, la réhabilitation des infrastructures rurales, et lance avec le ministère une enquête rapide pour mesurer précisément l'impact.(Extrait sonore : Ettore Lancellotti, spécialiste de la FAO en Haïti ; propos recueillis par Cristina Silveiro)
Passer de 500 millions de dollars à 2,5 milliards de dollars d'aide humanitaire pour cette année 2025, c'est le premier objectif de la Conférence de soutien à la paix et à la prospérité des Grands Lacs, qui se tient aujourd'hui à Paris, en présence notamment du Congolais Félix Tshisekedi et du Français Emmanuel Macron. Quelles sont les plus grandes urgences de l'heure dans l'est de la RDC ? Le médecin gynécologue De-Joseph Kakisingi exerce à Bukavu et préside le Conseil National des Forums d'ONG Humanitaires et de Développement (CONAFOHD). Il est présent à Paris et répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Quel est le problème le plus urgent à régler pour les millions de Congolais déplacés par la guerre ? De-Joseph Kakisingi : Le problème le plus urgent à régler aujourd'hui, c'est d'abord l'accès à l'alimentation, à la nourriture. Parce que ces milliers de déplacés aujourd'hui sont bloqués dans une zone sans accès physique, et donc ils sont coupés de leur source d'alimentation. Et donc ça devient très urgent qu'ils aient accès à la nourriture, qu'ils aient accès aux soins médicaux. Donc, il faut l'approvisionnement en soins médicaux et, en fait, qu'ils aient aussi accès à des espaces sûrs. Est-ce que la prise des villes de Goma et de Bukavu au début de l'année par les rebelles et leurs soutiens rwandais, est-ce que cette prise a aggravé la crise humanitaire ? Effectivement, cette crise est venue aggraver davantage une crise humanitaire qui était déjà assez alarmante, et notamment par les blocus que cela fait autour de ces villes-là et autour des zones périphériques. Ça entraîne notamment la fermeture de l'espace aérien et des aéroports, comme l'aéroport de Goma et celui de Bukavu. Les routes aujourd'hui sont dégradées pendant la saison des pluies et les banques sont fermées et l'accès par les frontières est très difficile. Et donc cela vient exacerber une situation humanitaire qui était déjà assez grave. Ces millions de Congolais déplacés, ils vivent dans quelles conditions concrètement ? Alors, ils vivent dans des conditions très difficiles. Vous savez, avant la chute de Goma et de Bukavu, il y avait des camps de déplacés autour de Goma, autour de Bukavu, et donc l'assistance était assez facile à partir des ONG nationales et internationales et des Nations unies qui pouvaient subvenir aux besoins urgents de ces populations. Mais aujourd'hui, les camps de déplacés ont été fermés et ça fait que ces populations sont en train d'errer sans abri, sans assistance, sans possibilité qu'elles puissent être mieux regroupées pour être mieux aidées. Et ça fait qu'elles vivent dans des conditions très, très difficiles. Ce qui veut dire que vous-même qui êtes médecin gynécologue, vous ne pouvez pas soigner tous les malades, c'est ça ? Oui, c'est ça, effectivement, le problème est là où l'accès est difficile pour s'approvisionner en médicaments, beaucoup d'hôpitaux, beaucoup de zones de santé voient leurs stocks de médicaments en rupture, et ça fait que les hôpitaux ne peuvent plus offrir des soins de qualité parce qu'il n'y a pas de médicaments. Et nous, comme médecins, nous nous trouvons face à une grave difficulté. Parfois, on est obligé d'assister à des décès de personnes qu'on aurait pu sauver si on avait des médicaments à portée de main. Moi, je viens de Bukavu, au cœur de la crise, et il nous arrive de voir des femmes mourir ou des enfants par manque de médicaments. Il nous arrive de voir des femmes mourir d'hémorragie post-partum parce qu'on n'a pas l'ocytocine pour pouvoir prévenir les hémorragies et parce que la chaîne du froid devient difficile dans ces conditions où l'espace aérien est fermé. Il nous arrive aussi de voir des enfants mourir parce qu'on manque des médicaments essentiels et parce que les voies d'accès sont difficiles. Est-il vrai qu'il y a encore des stocks de médicaments sur plusieurs sites du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, mais qu'on ne peut pas les acheminer jusqu'aux centres de santé, jusqu'aux populations à cause des tracasseries administratives, à cause des checkpoints ? Oui, il arrive effectivement que certaines organisations internationales disposent des stocks dans les grandes villes, mais il y a effectivement des tracasseries administratives, comme par exemple, je viens de voir une note qui est sortie il y a quelques jours au niveau de Kinshasa, où on annonce que toute tentative de contractualisation d'aide humanitaire avec les zones périphériques doit d'abord se référer au ministère national. Et quand on voit l'étendue du pays, quand on voit tout ce qu'il y a comme zones de santé et les difficultés, ça fait des tracasseries administratives en plus. Y a-t-il aussi des tracasseries du côté des rebelles du M23 ? Effectivement, c'est des deux côtés, de plus en plus. Il y a des doubles taxations, il y a des contraintes pratiquement pour les ONG nationales, il y a des menaces, des intimidations et ça rétrécit l'espace humanitaire et ça fait que l'aide humanitaire n'arrive pas. Est-ce qu'il y a au moins des corridors humanitaires ? Jusqu'à ce jour, non. On a essayé d'établir un corridor humanitaire entre Bukavu et Uvira par exemple, et cela n'a pas marché à la dernière minute. Toutes les parties au conflit se sont opposées ou ne l'ont pas permis. Cette conférence de Paris, où vous êtes ce jeudi, qu'est-ce que vous en attendez ? La première chose, c'est en fait donner un peu plus de la lumière sur la crise congolaise. Si vous voyez, il y a beaucoup de visibilité sur la crise de Gaza, beaucoup de visibilité sur la crise de l'Ukraine, mais très peu de visibilité sur la crise congolaise. La deuxième chose qu'on attend de cette conférence, c'est en fait une sensibilisation pour le financement de l'action humanitaire. Le plan de réponse humanitaire de cette année était évalué à 2,5 milliards de dollars pour pouvoir répondre aux besoins des 6,8 millions sur les 21 millions de personnes qui sont en besoin d'aide humanitaire au Congo. Mais jusqu'à ce jour, ce plan n'a été financé qu'à 500 millions de dollars. Et on attend de cette conférence, qu'il y ait un peu plus de solidarité pour qu'on arrive peut-être à lever le double de ce qui a déjà été donné et ainsi pouvoir apporter de l'aide à toutes ces communautés qui sont dans les besoins humanitaires urgents. À lire aussiRDC: à Paris, une conférence de soutien à la paix dans la région des Grands Lacs
Olivier Faure, le chef des socialistes, a prévenu dimanche dernier (26 octobre 2025) : d'ici la fin de la semaine, «nous saurons si nous allons à la dissolution ou pas». À l'Assemblée nationale, les débats sont houleux sur le budget de l'État 2026 - alors que le sort du gouvernement de Sébastien Lecornu dépend de ce texte. Depuis plusieurs semaines, les appels à convoquer des législatives anticipées se multiplient en France. Certains - y compris Édouard Philippe, longtemps un compagnon de route d'Emmanuel Macron - demandent même une élection présidentielle. Mais le résultat ne risque-t-il pas d'être le même qu'aux précédentes élections, avec un chef d'État sans majorité parlementaire ? À quelles conditions un scrutin peut-il mettre fin à la crise ? D'autres voies sont-elles possibles ? Pour en débattre : - Marine Fleury, maitresse de conférences en Droit public, Université de Picardie Jules Verne (UPJV) - Erwan Lestrohan, directeur conseil à l'Institut de sondages Odoxa. - Gérard Courtois, ancien directeur éditorial du Monde. Il est l'auteur notamment de « La Saga des élections présidentielles », éd. Perrin, Prix du livre Politique 2025.
Invités : - Jean-Louis Borloo, avocat et ancien ministre - Eric Naulleau, auteur du livre "La République, c'est lui !" aux éditions Fayard - Stéphane Manigold, restaurateur, président du groupe éclore - Naima M'Faddel, essayiste, chargée de mission politique de la ville - François Pupponi, ancien député - Michel Auboin, ancien préfet Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Rachat d'Electronic Arts, refonte d'Ubisoft, lancement de la Switch 2, l'année 2025 montre un certain fourmillement de l'industrie du jeu vidéo après plusieurs plans de réduction d'effectif. Dans « La Story », le podcast d'actualité des « Echos », Pierrick Fay et ses invités s'intéressent à un secteur beaucoup plus joueur que par le passé.« La Story » est un podcast des « Echos » présenté par Pierrick Fay. Cet épisode a été enregistré en octobre 2025. Rédaction en chef : Clémence Lemaistre. Invités : Nicolas Richaud (journaliste au service High tech Media des Echos) et Julien Pillot (enseignant chercheur à INSEEC Grande Ecole). Réalisation : Willy Ganne. Chargée de production et d'édition : Michèle Warnet. Musique : Théo Boulenger. Identité graphique : Upian. Photo : Stock Adobe. Sons : France 24, PGW, Trailer Battlefield 6, Lorien Testard (musique de Clair Obscur Expédition 33), Extrait « Splinter Cell DeathWatch », Extrait « GTA 6 », TikTok Samuel Etienne, Extrait «Les trois frères».Retrouvez l'essentiel de l'actualité économique grâce à notre offre d'abonnement Access : abonnement.lesechos.fr/lastory Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
durée : 00:03:57 - Une semaine dans leurs vies - Nous nous rendons dans un autre salon de coiffure du centre ville de Mâcon : Au Peigne fin, qui pour se démarquer a choisi de se spécialiser dans le végétal, c'est-à-dire que les coiffeurs et les coiffeuses réalisent des colorations à base de poudres naturelles de plantes. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
Le Journal en français facile du vendredi 10 octobre 2025, 18 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/C5Po.A
durée : 00:03:12 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Mettez-vous un instant dans la tête de Vladimir Poutine : quelle satisfaction de voir la France, co-leader, avec le Royaume Uni, de la « coalition des volontaires » formée en soutien à l'Ukraine, s'enfoncer dans la crise politique. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:03:37 - Charline explose les faits - par : Charline Vanhoenacker - Les enfants posent beaucoup de questions sur la chute du gouvernement Lecornu. Voici des "Petits bateaux" aux allures de "Petits Titanic", et vous savez ce qu'on dit : la vérité sort de la bouche de... cette chronique ! Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
durée : 00:39:09 - L'Invité(e) des Matins - par : Guillaume Erner, Yoann Duval - "Apocalypse”, “chaos”, “théâtre de l'absurde”, au lendemain de la démission de Sébastien Lecornu, la presse étrangère n'a pas eu de mots assez durs pour qualifier la crise politique française. - réalisation : Félicie Faugère - invités : Anaïs Ginori Correspondante à Paris de La Repubblica; Martina Meister Correspondante à Paris du quotidien allemand Die Welt.; Richard Werly Éditorialiste France Europe pour le site d'informations Blick.fr
Le Journal en français facile du mardi 7 octobre 2025, 18 h 00 à Paris. Retrouvez votre épisode avec la transcription synchronisée et des exercices pédagogiques pour progresser en français : http://rfi.my/C4p3.A
durée : 00:06:08 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - A la demande d'Emmanuel Macron, Sébastien Lecornu a 48 heures pour mener d'"ultimes négociations" après avoir démissionné de son poste de Premier ministre. La crise politique en France est largement commentée chez nos voisins européens qui pointent la responsabilité du président français.