Podcasts about Uvira

Place in South Kivu Province, Democratic Republic of the Congo

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Uvira

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Journal de l'Afrique
La frontière entre la RD Congo et le Burundi rouvre, les habitants soulagés

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Feb 23, 2026 16:05


En RD Congo, la frontière entre Bujumbura et Uvira a rouvert… Elle avait été fermée mi-décembre après la prise de contrôle d'Uvira par l'AFC/M23. Fermé depuis près de deux mois, cette réouverture est accueillie avec enthousiasme par la population. Les précisions d'Aurélie Bazzara-Kibangula.

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Revue de presse Afrique
À la Une: des peines de prison ferme pour 18 supporters sénégalais

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 4:14


La condamnation est tombée jeudi au Maroc, où s'est jouée, le mois dernier, la finale de la CAN émaillée de violents incidents. Dix-huit supporters sénégalais (poursuivis pour hooliganisme) ont été condamnés à des peines allant de 3 mois à 1 an de prison ferme. Une condamnation dont se fait l'écho Dakaractu, selon lequel le tribunal a tranché « après trois heures de délibéré ». Dakarmatin précise, de son côté, que « le juge a suivi les réquisitions du procureur du roi, estimant que les prévenus étaient coupables de ce qui leur était reproché ». Dakarmatin rapporte aussi les propos de Bakary Cissé, président de la commission Communication de la Fédération sénégalaise de football, selon lequel « l'annonce du verdict a suscité une vive émotion dans la salle d'audience. L'atmosphère est devenue tendue, les détenus peinant à contenir leur détresse. L'un d'eux a même été victime d'un malaise, nécessitant une prise en charge ». Boucs émissaires ? « Les prévenus ont clamé leur innocence tout en exprimant des regrets lors de l'audience invoquant la fraternité entre les peuples marocain et sénégalais », annonce de son côté Sénéplus précisant que l'avocat des sénégalais, maître Patrick Kabou, avait dénoncé un jugement « incompréhensible » « et une justice faisant de ses clients "des boucs émissaires" ». La défense « avait plaidé la relaxe », estimant que « les captures d'images de caméras ne représentait pas des preuves irréfutables et soulignant l'absence de flagrant délit. » La plupart des sites d'information marocains passent sous silence la condamnation des 18 supporters sénégalais, à l'exception notamment de H24 Info, qui rappelle dans quelles circonstances s'était déroulée la finale de la CAN : « À la suite d'un pénalty accordé au Maroc, dans le temps additionnel de la deuxième mi-temps, juste après un but refusé au Sénégal, des supporters sénégalais avaient tenté d'envahir le terrain et lancé des projectiles vers la pelouse ». Selon H24info, « un Français d'origine algérienne a également été condamné à trois mois de prison et 1 000 dirhams d'amende, pour avoir jeté une bouteille d'eau ». L'affaire ne s'arrête pas là. Les supporters condamnés en première instance devraient faire appel. Uvira coupée du Burundi Africanews publie un reportage à Uvira, dans l'est de la République démocratique du Congo. « Depuis le 10 décembre dernier, date de la fermeture de la frontière avec le Burundi, la ville tourne au ralenti », raconte Africa News : Les rues commerçantes, autrefois animées par les allées et venues des vendeurs et des transporteurs témoignent aujourd'hui d'une activité en berne. Au cœur de cette paralysie : l'arrêt des échanges transfrontaliers, véritable poumon économique de la région ». Africanews a rencontré Scolastique Mushota, une vendeuse, qui explique la situation : « Nous dépendions de Bujumbura. Nous sommes des petits commerçants. Nous amenions des marchandises à Bujumbura et nous prenions d'autres produits de Bujumbura jusqu'ici. Maintenant, à Uvira, nous souffrons beaucoup ». Analyse d'Africanews : « La ville de Bujumbura constituait un débouché naturel pour les produits congolais et une source d'approvisionnement essentielle pour Uvira. Privée de ce circuit, l'économie locale s'essouffle, et avec elle la capacité des familles à subvenir à leurs besoins les plus élémentaires ». Et ce n'est pas tout : « La frontière entre Uvira et Gatumba n'est pas seulement une ligne commerciale, elle est aussi un espace de vie partagé », explique Africanews. « De nombreuses familles vivent de part et d'autre de la limite territoriale. Les mariages mixtes, les liens de parenté et les parcours scolaires transfrontaliers sont monnaie courante (…) Uvira attend un geste politique qui pourrait redonner souffle à toute une région ».  

Revue de presse Afrique
À la Une: des peines de prison ferme pour 18 supporters sénégalais

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 4:14


La condamnation est tombée jeudi au Maroc, où s'est jouée, le mois dernier, la finale de la CAN émaillée de violents incidents. Dix-huit supporters sénégalais (poursuivis pour hooliganisme) ont été condamnés à des peines allant de 3 mois à 1 an de prison ferme. Une condamnation dont se fait l'écho Dakaractu, selon lequel le tribunal a tranché « après trois heures de délibéré ». Dakarmatin précise, de son côté, que « le juge a suivi les réquisitions du procureur du roi, estimant que les prévenus étaient coupables de ce qui leur était reproché ». Dakarmatin rapporte aussi les propos de Bakary Cissé, président de la commission Communication de la Fédération sénégalaise de football, selon lequel « l'annonce du verdict a suscité une vive émotion dans la salle d'audience. L'atmosphère est devenue tendue, les détenus peinant à contenir leur détresse. L'un d'eux a même été victime d'un malaise, nécessitant une prise en charge ». Boucs émissaires ? « Les prévenus ont clamé leur innocence tout en exprimant des regrets lors de l'audience invoquant la fraternité entre les peuples marocain et sénégalais », annonce de son côté Sénéplus précisant que l'avocat des sénégalais, maître Patrick Kabou, avait dénoncé un jugement « incompréhensible » « et une justice faisant de ses clients "des boucs émissaires" ». La défense « avait plaidé la relaxe », estimant que « les captures d'images de caméras ne représentait pas des preuves irréfutables et soulignant l'absence de flagrant délit. » La plupart des sites d'information marocains passent sous silence la condamnation des 18 supporters sénégalais, à l'exception notamment de H24 Info, qui rappelle dans quelles circonstances s'était déroulée la finale de la CAN : « À la suite d'un pénalty accordé au Maroc, dans le temps additionnel de la deuxième mi-temps, juste après un but refusé au Sénégal, des supporters sénégalais avaient tenté d'envahir le terrain et lancé des projectiles vers la pelouse ». Selon H24info, « un Français d'origine algérienne a également été condamné à trois mois de prison et 1 000 dirhams d'amende, pour avoir jeté une bouteille d'eau ». L'affaire ne s'arrête pas là. Les supporters condamnés en première instance devraient faire appel. Uvira coupée du Burundi Africanews publie un reportage à Uvira, dans l'est de la République démocratique du Congo. « Depuis le 10 décembre dernier, date de la fermeture de la frontière avec le Burundi, la ville tourne au ralenti », raconte Africa News : Les rues commerçantes, autrefois animées par les allées et venues des vendeurs et des transporteurs témoignent aujourd'hui d'une activité en berne. Au cœur de cette paralysie : l'arrêt des échanges transfrontaliers, véritable poumon économique de la région ». Africanews a rencontré Scolastique Mushota, une vendeuse, qui explique la situation : « Nous dépendions de Bujumbura. Nous sommes des petits commerçants. Nous amenions des marchandises à Bujumbura et nous prenions d'autres produits de Bujumbura jusqu'ici. Maintenant, à Uvira, nous souffrons beaucoup ». Analyse d'Africanews : « La ville de Bujumbura constituait un débouché naturel pour les produits congolais et une source d'approvisionnement essentielle pour Uvira. Privée de ce circuit, l'économie locale s'essouffle, et avec elle la capacité des familles à subvenir à leurs besoins les plus élémentaires ». Et ce n'est pas tout : « La frontière entre Uvira et Gatumba n'est pas seulement une ligne commerciale, elle est aussi un espace de vie partagé », explique Africanews. « De nombreuses familles vivent de part et d'autre de la limite territoriale. Les mariages mixtes, les liens de parenté et les parcours scolaires transfrontaliers sont monnaie courante (…) Uvira attend un geste politique qui pourrait redonner souffle à toute une région ».  

American Prestige
News - U.S.-Iran Talks, West Bank Rule Changes, Cuba Fuel Crisis

American Prestige

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 47:54


Subscribe now to skip the ads and get all of our content. Danny and Derek feel that their ice dance routine was strong, but ultimately respect the IOC judges. In this week's news: the first round of indirect U.S.-Iran talks begin in Oman (0:31); new Israeli security cabinet measures move forward de facto annexation in the West Bank (4:26); Indonesia is prepared to send troops for a proposed Gaza stabilization force (7:23); Israel uses its 2023 law to revoke the citizenship of Palestinian Israelis for the first time (9:07); RSF forces launch drone strikes in Sudan's Kordofan region and open a new offensive in Blue Nile state (11:08); fighting resumes around Uvira in the eastern DRC (14:43); elections are held in Bangladesh (17:57), Thailand (19:58), Japan (22:08), and Portugal (23:26); the new START deal with Russia expires (25:24); the Trump administration sets a June deadline to end the Ukraine war (27:47); Keir Starmer faces political fallout over his connection to Jeffrey Epstein (29:43); Haiti's transitional council dissolves without organizing elections (31:52); Cuba approaches collapse as fuel shortages worsen (33:54); organizers prepare for the inaugural “Board of Peace” meeting (37:40); Trump orders the Pentagon to purchase coal-based electricity (39:17); and the FAA briefly shuts down airspace over El Paso after a misidentified party balloon (41:08). Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

Start Making Sense
U.S.-Iran Talks, West Bank Rule Changes, Cuba Fuel Crisis | American Prestige

Start Making Sense

Play Episode Listen Later Feb 13, 2026 45:24


Danny and Derek feel that their ice dance routine was strong, but ultimately respect the IOC judges. In this week's news: the first round of indirect U.S.-Iran talks begin in Oman (0:31); new Israeli security cabinet measures move forward de facto annexation in the West Bank (4:26); Indonesia is prepared to send troops for a proposed Gaza stabilization force (7:23); Israel uses its 2023 law to revoke the citizenship of Palestinian Israelis for the first time (9:07); RSF forces launch drone strikes in Sudan's Kordofan region and open a new offensive in Blue Nile state (11:08); fighting resumes around Uvira in the eastern DRC (14:43); elections are held in Bangladesh (17:57), Thailand (19:58), Japan (22:08), and Portugal (23:26); the new START deal with Russia expires (25:24); the Trump administration sets a June deadline to end the Ukraine war (27:47); Keir Starmer faces political fallout over his connection to Jeffrey Epstein (29:43); Haiti's transitional council dissolves without organizing elections (31:52); Cuba approaches collapse as fuel shortages worsen (33:54); organizers prepare for the inaugural “Board of Peace” meeting (37:40); Trump orders the Pentagon to purchase coal-based electricity (39:17); and the FAA briefly shuts down airspace over El Paso after a misidentified party balloon (41:08).Advertising Inquiries: https://redcircle.com/brandsPrivacy & Opt-Out: https://redcircle.com/privacy

Invité Afrique
RDC-Rwanda: «Toute idée qui vise à ramener la paix n'arrange pas le président Kagame»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Feb 11, 2026 13:27


Le président congolais Félix Tshisekedi vient d'achever une longue tournée dans une demi-douzaine de pays, effectuant une offensive diplomatique et politique, des États-Unis aux Émirats arabes unis, en passant par l'Angola et le Togo. Guerre dans le Kivu, dialogue intercongolais, crise avec le Rwanda, minerais critiques... Kinshasa a plusieurs dossiers brûlants sur la table. Pour aborder ces sujets, le porte-parole du gouvernement de la République démocratique du Congo, Patrick Muyaya, est notre Grand Invité Afrique ce matin. Il répond aux questions de Sidy Yansané.  RFI : Depuis le début de l'année, le président Félix Tshisekedi multiplie les déplacements : Togo, Congo, France, les Émirats, les États-Unis et puis l'Angola pour finir cette grosse tournée. Qu'en est-il ressorti de concret à la fois sur les plans diplomatique, économique et surtout sécuritaire ? Patrick Muyaya : La plus récente visite, celle en Angola, c'était évidemment pour passer en revue la question de l'évolution du processus de paix. Et il y avait évidemment la question du dialogue intercongolais. Ensuite, la visite aux Émirats, là aussi, il s'agissait de mettre les dispositifs en place d'un partenariat stratégique, car les Émirats arabes unis et la République démocratique du Congo ont des intérêts en commun à construire et à partager. Pour revenir maintenant sur la visite à Washington, une visite historique, si je peux me permettre, en termes de partenariat stratégique RDC-États-Unis, nous avons eu la première réunion du comité directeur conjoint. Il y a aussi eu ce sommet sur les minerais critiques. Le président Tshisekedi a réussi à inscrire la République démocratique du Congo au cœur du débat sur la transition énergétique, faisait de notre pays un atout pour régler les problèmes de l'humanité. Revenons à l'Angola, puisqu'à la suite de la visite du président Tshisekedi, on a confié à Luanda un nouveau mandat : créer les conditions d'un dialogue intercongolais en parlant à toutes les parties. Qu'espérez-vous du président João Lourenço, ex-médiateur dans la crise rwando-congolaise, dans ce nouveau rôle ? Il va faire une forme de pré-consultation des différentes parties. Mais comme notre président de la République l'a dit et redit, le dialogue entre Congolais se tiendra en République démocratique du Congo. Et ce dialogue, j'insiste là-dessus, ne consacrera aucune forme d'impunité, parce que c'est l'impunité dont bénéficient certains acteurs qui est à la base de la répétitivité des conflits que nous déplorons dans la partie est du pays. Parlons de l'un de ces acteurs. RFI a révélé que, en décembre dernier, l'ancien président Joseph Kabila, condamné à mort pour trahison et crimes de guerre par la justice congolaise, avait été reçu à Luanda par la présidence angolaise. Kinshasa est-elle prête à dialoguer avec cet acteur congolais-là ? Dans le dialogue que nous devons avoir, nous avons un point principal : l'agression. Lorsque vous regardez les prises de position et les attitudes du président honoraire, il est évident qu'il est complice de l'agression parce qu'il est difficile d'imaginer que c'est lui qui a combattu par le passé le M23. Puis, dans une tribune publique, brisant de longues années de silence, il dit soutenir et justifier le combat du M23. Il y a des gestes qu'il n'aurait jamais dû poser. Tout dépendra évidemment du rapport que, le moment venu, le président Lourenço fera de ses différentes consultations, notamment avec celui que vous avez cité. Malgré l'accord signé à Washington, et aussi l'accord-cadre de Doha et ses protocoles censés être appliqués, les violences perdurent sur le terrain. Que manque-t-il pour que, au moins, il y ait un cessez-le-feu ? Il manque de la volonté du côté du Rwanda, car il est évident que toute idée visant à ramener la paix dans cette partie de notre pays n'arrange pas le président Paul Kagame, qui est aussi derrière ces faux prétextes d'extermination ou de ciblage des populations banyamulenge. Il y a un autre prétexte qu'il utilise, celui de la présence des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda, mouvement sanctionné par l'ONU et considéré comme génocidaire par Kigali, NDLR). Je pense que, au terme de tous ces processus, le Rwanda ne viendra plus recycler ces prétextes, d'autant qu'il est censé régler ces problèmes en ce moment. Vous êtes porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication. Vous insistez beaucoup sur certains termes, qualifiant le président Paul Kagame de « père du M23 » avec qui il entretient « une relation diabolique ». Peut-on vraiment parler d'effort de paix quand, des deux côtés rwandais et congolais, il y a des termes extrêmement forts pour désigner l'adversaire et la personne avec laquelle on doit négocier ? Nous qualifions Kagame et le M23 de relation père-fils à raison. Qui a créé le M23 ? Qui arme le M23 ? Qui conduit les opérations du M23 ? Il y a des rapports du groupe d'experts des Nations unies qui le disent de manière régulière. Donc cette filiation existe bel et bien. La frontière avec le Burundi est toujours fermée. Des habitants d'Uvira se sont réfugiés au Burundi, fuyant les combats. Avez-vous des informations concernant l'ouverture prochaine d'une frontière et une stabilisation d'Uvira ? Le gouvernement travaille déjà sur un plan de restauration de l'autorité de l'État, qui va permettre un retour progressif de nos populations qui sont à Uvira, pour revenir en sécurité là où ils doivent être. Et de ce point de vue, il y a une évolution, après la dernière réunion au Qatar. Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des opérations de maintien de la paix, séjourne actuellement à Kinshasa pour voir dans quelle mesure on peut mettre en place le mécanisme de cessez-le-feu qui pourra, s'il est mis en place et surtout s'il est respecté, contribuer au retour des populations qui sont parties se réfugier au Burundi voisin.

Interviews
MONUSCO prepares to support ceasefire between DRC and M23 rebels

Interviews

Play Episode Listen Later Feb 5, 2026 6:04


The UN peacekeeping mission in the Democratic Republic of the Congo, MONUSCO, says it is ready to support a ceasefire between the Congolese authorities and the M23 armed group, following an announcement by Qatar that it will deploy a first monitoring team under the Doha peace initiative.M23, also known as the March 23 Movement, is an armed group operating in eastern DRC that has seized key towns, including Goma in January and Bukavu in February, fuelling renewed violence and displacement.MONUSCO says the initial deployment will be limited to Uvira, in South Kivu, and will not mark a permanent return to the province, which the Mission left last year. UN News's Cristina Silveiro asked the mission's spokesperson Ndeye Khady Lo whether the development should be seen as a positive signal for peace.

ONU Info

La MONUSCO salue l'annonce du Qatar sur le déploiement d'une première équipe chargée de surveiller le cessez-le-feu entre le gouvernement congolais et le groupe armé AFC/M23, dans le cadre de l'initiative de paix de Doha.« Il s'agit d'un signal positif », affirme la porte-parole de la Mission, Ndeye Khady Lo, dans un entretien à ONU Info, estimant que cette avancée contribue à rendre « l'architecture du cessez-le-feu plus concrète et opérationnelle ».Cette initiative intervient dans un contexte de violences persistantes dans l'est de la RDC, marqué notamment par la prise de Goma en janvier 2025, puis de Bukavu en février, par l'AFC/M23, ainsi que par de récents développements à Uvira, au Sud-Kivu.La porte-parole revient sur la résolution du Conseil de sécurité adoptée en août 2025, qui autorise la MONUSCO à appuyer un cessez-le-feu permanent via un mécanisme conjoint de suivi.Une première équipe doit ainsi être déployée à Uvira, au Sud-Kivu. La Mission précise toutefois qu'il ne s'agit pas d'un retour durable dans cette province, qu'elle a quittée en juin 2024, mais d'un appui limité au cadre strict du mécanisme de surveillance.(Interview : Ndeye Khady Lo, porte-parole de la MONUSCO ; propos recueillis par Cristina Silveiro)

Mtazamo Wako Kwa Yaliyojiri Wiki Hii
Jeshi la UPDF kuwaua wafuasi 30 wa chama cha NUP, Gavana Purusi arejea Uvira

Mtazamo Wako Kwa Yaliyojiri Wiki Hii

Play Episode Listen Later Jan 24, 2026 20:03


Katika makala utasikia polisi wa Uganda waendelea kuwakamata washirika wa karibu wa mwanasiasa wa upinzani Robert Kyagulanyi Ssentamu baada ya uchaguzi wa wiki iliopita, waasi wa AFC/M23 Kujiondoa kwenye mji wa Uvira mashariki mwa DRCongo, nini kinaendelea? Siasa za Kenya, Tanzania na hali ya sasa nchini Sudan; wanajihadi kuwateka waumini zaidi ya mia moja na sitini wakiwa kanisani kule Nigeria, na kutamatika kwa jukwaa la Uchumi duniani huko Davos

Journal de l'Afrique
HRW alerte sur les conditions des civils suite au retrait du M23 d'Uvira

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jan 23, 2026 13:02


Les civils d'Uvira sont exposés à de graves risques d'abus… C'est l'alerte lancé dans le nouveau rapport de l'ONG HRW. Uvira, ville du Sud-Kivu, avait été prise par les rebelles de l'AFC/M23 mi-décembre, juste après la signature de l'accord de paix de Washington. Sous pression diplomatique, les rebelles se sont retirés. La ville est désormais aux mains des autorités congolaises…

Journal de l'Afrique
RD Congo : inflation galopante à Uvira, la frontière avec le Burundi toujours fermée

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Jan 21, 2026 12:53


Dans l'est de la RD Congo, l'économie est mise à mal par le conflit. Le Burundi avait décidé de fermer sa frontière avec la RDC lorsque les rebelles de l'AFC/M23 ont pris le contrôle de la ville d'Uvira, et depuis, le commerce est à l'arrêt. Sur les marchés, les prix ont explosé car de nombreux commerçants se fournissaient au Burundi voisin. Reportage à Uvira dans cette édition.

Habari za UN
20 JANUARI 2026

Habari za UN

Play Episode Listen Later Jan 20, 2026 11:51


Hii leo jaridani tunakuletea mada kwa kina inayotupeleka nchini Kenya ambako wasichana juhudi za kusongesha Malengo ya Maendeleo Endelevu (SDGs) zimewezesha vijana wa kike kushiriki masomo ya Teknolojia ya Habari na Maewasiliano, TEHAMA na kujifunza stadi za teknolojia ili waweze kuedeleza biashara ya mtandaoni pamoja na matumizi mengine.Zaidi ya watu nusu milioni wameathiriwa na mafuriko makubwa katika mikoa ya kusini na kati ya Msumbiji, huku mvua kubwa ikiendelea kuvuruga usafiri, huduma za afya na njia za ugavi. Mkuu wa ofisi ya Umoja wa Mataifa ya Kuratibu Misaada ya Dharura, OCHA nchini humo, Paola Emerson, amewaambia waandishi wa habari huko Geneva, Uswisi kuwa majimbo ya Gaza, Sofala na Maputo ndiyo yaliyoathirika vibaya zaidi.Huko Mashariki ya Kati mapema leo Jumanne, vikosi vya Israel vimebomoa kwa tingatinga makao makuu ya Shirika la Umoja wa Mataifa la Kuhudumia Wakimbizi wa Kipalestina, UNRWA, huko Yerusalemu Mashariki eneo linalokaliwa kimabavu na Israel. Mkuu wa UNRWA, Philippe Lazzarini, amelieleza tukio hilo kama “shambulio lisilo na kifani dhidi ya Umoja wa Mataifa,”.Serikali ya Jamhuri ya Kidemokrasia ya Congo DRC, leo imesema imeanza kutekeleza mpango wa kurejesha kwa hatua mamlaka ya dola katika mji wa Uvira, mashariki mwa nchi hiyo, kufuatia kuondoka kwa kundi lenye silaha la AFC/M23. Serikali inasema vikosi vya usalama, polisi na huduma nyingine za serikali vinarejea ili kulinda raia, kulinda mali na kuleta utulivu katika eneo hilo.Na katika kujifunza lugha ya Kiswahili leo mtaalam wetu ONNI SIGALA Mhariri mwandamizi wa Baraza la Kiswahili la Taifa nchini Tanzania, BAKITA, anafafanua maana ya neno “ KING'ANI”Mwenyeji wako ni Rashid Malekela, karibu!

israel kenya gaza tanzania drc unrwa zaidi maputo umoja congo drc ocha hii kiswahili taifa philippe lazzarini baraza habari uvira vijana tehama wanawake jamhuri mataifa serikali mkuu shirika teknolojia kidemokrasia sofala
Mtazamo Wako Kwa Yaliyojiri Wiki Hii
Watu zaidi ya 10 wauawa katika machafuko Uganda, M23 watangaza kuondoka Uvira

Mtazamo Wako Kwa Yaliyojiri Wiki Hii

Play Episode Listen Later Jan 17, 2026 20:07


Makala hii imeangazia uchaguzi wa nchini Uganda matokeo yakisubiriwa kutolewa leo, mkutano wa Lome nchini Togo kuhusu mustakabali wa amani ya mashariki mwa DR Congo, hali ya nchini Sudan, Somalia, na ugunduzi wa kaburi la pamoja lenye miili ya wahamiaji 21 huko Libya, hotuba ya rais Macron mbele ya maafisa wa jeshi la nchi yake na kauli ya Marekani kuhusu waandamanaji wa Iran

Invité Afrique
Sommet sur la RDC à Lomé: «Cette rencontre peut aider à une clarification des rôles», dit Christian Moleka

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 7:25


C'est à Lomé, au Togo, que va se tenir, après-demain samedi, un nouveau sommet sur la RDC. En effet, le président Faure Gnassingbé a été désigné par l'Union africaine pour faire la médiation dans cette crise meurtrière. Autour du chef de l'État togolais, on attend de nombreux ministres africains des Affaires étrangères et les envoyés spéciaux des États-Unis et du Qatar. Ce sommet pourra-t-il empêcher une nouvelle offensive sur le terrain du M23 et de son allié rwandais ? Christian Moleka est le coordinateur de la Dynamique des politologues du Congo, la DYPOL. En ligne de Kinshasa, il répond à Christophe Boisbouvier RFI : Christian Moleka, ce sommet de Lomé ce 17 janvier 2026, est-ce qu'il peut en sortir quelque chose ? Christian Moleka : il peut en sortir une tentative de coordination des initiatives de médiation qui sont aujourd'hui à la fois africaines et internationales, qatariennes et américaines. Le Togo, qui représente l'Union africaine de la médiation, a depuis 2025 lancé l'initiative qui a pris du temps à s'implémenter. Et donc, il y a une nécessité de tenter de redonner sens à l'initiative, à la fois africaine, mais de coordonner également avec ce qu'il s'est fait à Doha et à Washington. Et donc, la rencontre peut aider à une clarification des rôles, redonner à l'Union africaine probablement une dynamique de dialogue interne et peut-être une dynamique régionale qui prendra en compte les autres acteurs comme l'Ouganda et le Burundi, qui n'ont jamais été pris en compte afin qu'elle ne marche pas, je dirais, sur les plates-bandes de Doha et de Washington. Avant ce sommet, le Congolais Félix Tshisekedi a fait plusieurs déplacements. Il est allé voir le Togolais Faure Gnassingbé à Lomé. Il est allé aussi rencontrer l'Angolais Joao Lourenço à Luanda. Le président angolais lui aurait fait des propositions intéressantes. De quoi pourrait-il s'agir ? Il peut s'agir de la volonté de relancer un dialogue interne, un dialogue national interne congolais. L'Angola qui aujourd'hui voit une rébellion qui peut s'étendre vers le Katanga et donc remettre en question les intérêts économiques du corridor de Lobito, a besoin d'un minimum de stabilité. Et donc, un processus de dialogue interne peut naître de la démarche angolaise. Parce que Kinshasa a refusé à ce jour de prendre l'initiative des évêques, notamment la démarche du pacte social. Et donc, une initiative angolaise qui porterait sur le dialogue national inclusif peut, pour Kinshasa, être un plan de rechange contre la dynamique interne portée par les évêques. Sur le fond du dossier, il y a une paix artificielle qui a été signée le 4 décembre à Washington par les présidents du Congo et du Rwanda en présence de Donald Trump. Mais quelques jours plus tard, les rebelles du M23 et leurs alliés rwandais se sont emparés de la ville d'Uvira, au Sud-Kivu. Qu'est-ce qu'il faut en déduire ? Il faut en déduire que le M23, qui reste l'acteur militaire souterrain, ne se sent pas lié par le processus de Washington et qu'on a un processus de Doha qui, à ce jour, est quelque peu en panne, puisqu'il ne marche pas. Et sans une complémentarité Doha-Washington, il sera très difficile d'avoir sur le terrain des solutions définitives tant que la donne M23 ne sera pas prise en compte. Et donc, la reprise des armes pour le M23, c'est un levier de pression pour pousser Kinshasa à revenir à la table de négociations et à entériner également Doha. Alors, après la prise d'Uvira au Sud-Kivu, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré que c'était une claire violation de l'accord de Washington et que les États-Unis y répondraient. Sous-entendu, il y aurait des sanctions contre le Rwanda. Mais depuis un mois, les Américains n'ont pris aucune mesure. Qu'est-ce que cela vous inspire ? On peut penser déjà qu'il y a une pression sur l'administration américaine pour que les sanctions ne soient pas prises. À Kinshasa, on a pointé du doigt, sans le dire à haute voix, le Qatar, pour que des sanctions ne soient pas prises directement vis-à-vis du Rwanda. Mais on a également une administration américaine qui est, à ce jour, portée par d'autres crises et une attention de moins en moins tournée sur cette question congolaise, avec la dynamique qu'on a au Venezuela, mais également au Moyen-Orient avec l'Iran. Et vous pensez donc que pour les autorités congolaises, peut-être aussi pour les autorités burundaises, le Qatar fait pression sur les États-Unis pour qu'il n'y ait pas de sanctions contre le Rwanda ? Effectivement, je crois que pour Kinshasa et le Burundi, la lecture est très claire : le Qatar a certainement dû peser sur la décision américaine pour ne pas sanctionner le Rwanda. Il y a des enjeux économiques derrière. Le Qatar a énormément investi au Rwanda et donc des sanctions toucheraient aux intérêts également économiques du Qatar. Comment voyez-vous les jours à venir, d'ici la fin de ce mois sur le terrain ? Un enlisement ou peut-être une nouvelle offensive militaire de la part des rebelles du M23 et de leurs alliés rwandais ? Le M23 est en mode observation aujourd'hui. Après la pression américaine sur Uvira, ils laisseront passer la pression. Mais chaque partie s'organise militairement et construit un narratif pour justifier la suite des combats qui pourrait s'étendre cette fois-ci vers le Katanga. L'une des stratégies du Congolais Félix Tshisekedi, c'est d'obtenir un clair soutien des États-Unis contre le Rwanda. Est-ce que cette stratégie peut marcher ou non ? Les États-Unis, pour l'instant, se sont intéressés aux minerais du Congo et ont besoin d'un minimum de stabilité pour faire le partenariat économique. Et donc, c'est un levier sur lequel Kinshasa peut appuyer. Le vrai défi, c'est que vous avez un médiateur américain imprévisible qui est à la fois sur beaucoup de chantiers - le Venezuela, l'Iran, le Groenland - et qui, à un moment donné, sera lui-même enlisé dans une politique intérieure avec les élections de midterm qui viennent. Donc, 2026 peut être une année où la tension américaine sur la crise congolaise peut être réduite. Et donc, à ce moment-là, Kinshasa perdra ce levier américain d'intérêt stratégique sur le conflit. À lire aussiTogo: le président congolais à Lomé avant une réunion de haut-niveau sur la crise dans l'est de la RDC À lire aussiCrise dans l'est de la RDC: comment l'Angola veut revenir au centre du jeu diplomatique

Mission Network News - 4.5 minutes
Mission Network News (Tue, 06 Jan 2026 - 4.5 min)

Mission Network News - 4.5 minutes

Play Episode Listen Later Jan 6, 2026 4:30


Today's HeadlinesM23 rebels act outside of the Rwanda-DRC peace accordIran unrest grows as US signals supportThe healing God who makes no mistakes — a testimony of trust

Revue de presse française
À la Une des hebdomadaires français: une rétrospective en images pour raconter l'année 2025

Revue de presse française

Play Episode Listen Later Dec 28, 2025 4:54


À la une aujourd'hui : douze photographies marquantes, choisies avec soin par la rédaction de Courrier International. Des images signées des photographes des agences AFP et Reuters, mais aussi du New York Times. La première, celle d'une « jeunesse en colère » prise dans les rues de la capitale du Népal, Katmandou, c'était le 8 septembre dernier. Une jeune femme, cheveux bruns, manifeste les yeux dans l'objectif, un regard en colère et un drapeau népalais derrière le dos. Selon Courrier International, cette photo « symbolise à elle seule la révolte de la génération Z, qui aura marqué les esprits dans de très nombreux pays en 2025 (...) »  Donald Trump aura également marqué l'année 2025. Courrier International a choisi de publier une photo prise la veille de son investiture, le 19 janvier. On y voit le milliardaire républicain rejoindre sur scène le groupe Village People pour une danse pour le moins surprenante. « Depuis, le très disco “YMCA”, longtemps hymne de la communauté gay (même si le groupe s'en défend aujourd'hui), est devenu la bande-son officielle de toutes les sorties de Donald Trump. » explique la légende de la photo. Beaucoup de conflits représentés La guerre en Ukraine a aussi marqué l'année avec une photographie prise à Soumy, ville du nord-est du pays, le 13 avril 2025. « L'Ukraine sous pression » peut-on lire en titre. On y voit un soldat ukrainien épuisé, assis sur des débris, la main tenant sa tête changée à jamais par la guerre. « Le dimanche des Rameaux, deux missiles balistiques ont frappé le centre de Soumy, faisant 34 morts et 80 blessé » explique la légende. C'est l'une des attaques russes les plus meurtrières de l'année. « Gaza, un champ de ruines » est le titre donné à un autre cliché. Sur la photographie on voit un ciel bleu qui contraste avec des bâtiments gris et abîmés. L'un d'eux est en train de tomber, disparaître… avalé par une fumée noire et une poussière opaque. La scène se passe en septembre dernier, dans « le quartier de Tel Al-Hawa, dans le sud-est de la ville de Gaza, (...) après un nouveau bombardement israélien. » explique la légende. « Depuis, les armes se sont tues dans l'enclave palestinienne, mais la trêve reste fragile en attendant le lancement de la phase 2 du plan de Trump, qui prévoit notamment le désarmement du Hamas et le retrait de [l'armée israélienne]. » Le Soudan aussi est représenté par une photo marquante : celle d'un Khartoum défiguré. Sur ce cliché pris le 28 mars 2025, on y voit un soldat soudanais faisant sa prière devant un véhicule blindé incendié. « Cette guerre qui échappe aux radars de l'actualité et qui oppose, depuis avril 2023, les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdane Daglo, dit « Hemeti », aux forces armées soudanaises (FAS), dirigées par le général Abdel Fattah Al-Burhan ». La légende de la photo rappelle que c'est « une guerre qui « provoque “la pire crise humanitaire et de déplacement au monde”, selon l'ONU. Près de 13 millions de personnes ont été déplacées, les maladies se propagent et la famine, confirmée dans dix régions, s'étend. »  Une autre photo, sélectionnée par Courrier international : deux femmes au regard épuisé, les mains autour de leurs enfants dans un bus pour fuir Goma – capitale du Nord Kivu dans l'Est de la RDC. Le cliché est pris « À la frontière, entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, le 19 mai 2025. » Ce bus est « affrété par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés [et] rapatrie des civils rwandais qui fuient les combats autour de Goma, où les rebelles du M23, soutenus par Kigali, font régner la terreur. » Courrier International recontextualise dans la légende : le 4 décembre, le président congolais, Félix Tshisekedi, et son homologue rwandais, Paul Kagame, ont signé à Washington un accord de paix très fragile. Et de fait, moins d'une semaine après, Uvira, deuxième grande ville du Sud-Kivu, tombe face à la pression du M23.  « Au moins 10 000 réfugiés affluent vers le Burundi pour fuir les combats, selon le site burundais “Iwacu”. » Haïti, les manifestations de l'opposition en Turquie sont aussi représentées dans la sélection de photos 2025 de Courrier international. Sur une note un peu plus légère et sportive, on retrouvera aussi du bleu, du blanc, du rouge sur les Champs-Élysées… C'était le 1er juin 2025 avec « le sacre européen des joueurs du Paris Saint-Germain, qui défilent en bus pour présenter leur trophée à leurs supporteurs. La veille, les joueurs de Luis Enrique ont écrasé l'Inter de Milan en finale de la Ligue des champions (5-0), à Munich. Un titre après lequel le club de la capitale courait depuis des années. »  Paris, capitale des espions ? Cette semaine dans l'Express on nous explique pourquoi Paris est surnommée la « capitale des espions ». Il faut dire que le folklore et la culture parisiennes ont été parfaitement intégrés par les services de renseignements du monde entier. On parle par exemple « de la diplomatie des grands hôtels ». Ces palaces parisiens où se déroulent souvent des discussions secrètes, notamment sur la guerre à Gaza. « Les services de renseignements ont intégré les charmes de Paris dans leur programme : tant à la DGSE qu'à la DGSI. (…) Le bateau-mouche, un « grand classique » sourit un ex-agent secret. » La cuisine française plaît aussi beaucoup aux agents des renseignements. Interrogé par l'Express, un ex-patron de la DST confie : « Les espions sont comme tout le monde, ils aiment la gastronomie. Ils ont souvent une préférence pour la cuisine française à l'ancienne. Après ça ils coopèrent tous. » Sur le plan pratique, certaines stations de métro comme La Motte-Picquet Grenell, dans le 15e arrondissement, sont particulièrement appréciées, car elles possèdent beaucoup d'entrées et de sorties, c'est qui est plus simple pour disparaître quand on est suivi, raconte un ancien agent de la CIA. Rivalisation avec d'autres capitales Comment expliquer cet attrait pour Paris chez les espions ? Parmi les raisons exposées, il y a la position géographique de la capitale. Paris est un lieu de choix pour les rendez-vous clandestins : « Si vos sources sont au Moyen-Orient ou en Afrique, leur connexion naturelle vers le reste du monde passe toujours par la France », peut-on lire. Paris rivaliserait à la fois « avec Vienne pour le fortement entre l'Ouest et l'Est, avec Genève pour les tractations dans les palaces, avec Bruxelles pour le renseignement politique et même avec New York L'Unesco est « une couverture de rêve », raconte L'Express. Le magazine explique que l'organisation internationale culturelle basée à Paris abrite de nombreux agents secrets opérant au nez et à la barbe du contre-espionnage français. Toutes les institutions internationales connaissent ce phénomène d'espionnage car « elles facilitent des procédures d'accréditation spécifique. » Par ailleurs, la culture « ça permet d'aller partout, personne ne vérifie ce que vous faites, vous avez du temps libre » raconte un ancien coordonnateur adjoint du renseignement de l'Élysée.  Tout ça est digne d'un roman d'espionnage.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] RDC : pourquoi Uvira reste sous les tirs malgré le retrait annoncé de l'AFC/M23 ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Dec 26, 2025 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur l'interdiction de l'excision en Gambie, la requête sud-africaine de la CIJ et la nomination d'un envoyé spécial américain au Groenland. RDC : pourquoi Uvira reste sous les tirs malgré le retrait annoncé de l'AFC/M23 ?  À Uvira, dans l'est de la République démocratique du Congo, de violents échanges de tirs ont de nouveau éclaté malgré l'annonce d'un retrait des combattants de l'AFC/M23 soutenus par le Rwanda, qui avaient revendiqué la prise de la ville stratégique. Comment expliquer ces affrontements malgré le retrait annoncé des rebelles ? Avec Florence Morice, journaliste au service Afrique de RFI.      Gambie : la Cour suprême va-t-elle annuler l'interdiction de l'excision ?  En Gambie, l'interdiction de l'excision, en vigueur depuis 2015, est examinée par la Cour suprême après un recours contestant sa conformité à la Constitution. Que dit concrètement cette loi ? Pourquoi est-elle remise en cause ? Avec Juliette Dubois, journaliste au service Afrique de RFI.      CIJ : l'intervention belge va-t-elle renforcer la procédure sud-africaine ?  La Belgique a annoncé rejoindre la procédure engagée par l'Afrique du Sud devant la Cour internationale de justice, qui accuse Israël de violations de la Convention sur le génocide dans la guerre à Gaza, et donc de commettre un génocide. Pourquoi la Belgique prend-elle cette décision maintenant ? Que peut changer son intervention dans ce dossier ? Avec Rafaëlle Maison, agrégée des facultés de droit, professeur de droit à l'université Paris-Saclay.      Groenland : nouveau lieu de l'ingérence américaine La nomination par Washington d'un envoyé spécial au Groenland a provoqué la colère du Danemark, qui dénonce une remise en cause de sa souveraineté sur ce territoire autonome. Quel sera le rôle de cet envoyé spécial ? Pourquoi le président américain veut-il autant annexer le Groenland ? Avec Françoise Coste, historienne et professeure d'études américaines à l'Université de Toulouse Jean-Jaurès.

Wimbi la Siasa
DRC: Kuondoka kwa waasi wa M23/AFC mjini Uvira kunamaanisha nini ?

Wimbi la Siasa

Play Episode Listen Later Dec 24, 2025 9:50


Baada ya shinikizo kutoka kwa Marekani, waasi wa M23/AFC waliondoka kwenye mji wa Uvira, Mashariki mwa Jamhuri ya Kidemokrasia ya Congo. Hata hivyo, rais Felix Tshisekedi ameelezea kitendo hicho kama kiini macho kwa jumuiya ya Kimataifa, kauli ambayo imeungwa na mkono na jeshi la FARDC wanaosema, waasi hao wamejificha katika milima inayopatikana na mji huo. Kuchambua kinachoendelea, tunaungana  Mali Ali akiwa  jijini Paris na François Alwende akiwa jijini Nairobi.

congo nairobi drc nini hata m23 felix tshisekedi baada uvira jamhuri marekani kimataifa mashariki kidemokrasia fardc
Mtazamo Wako Kwa Yaliyojiri Wiki Hii
Waasi wa AFC/M23 watangaza kujiondoa mjini Uvira kwa masharti

Mtazamo Wako Kwa Yaliyojiri Wiki Hii

Play Episode Listen Later Dec 20, 2025 20:07


Miongoni mwa matukio makubwa ya wiki hii ni pamoja na waasi wa AFC/M23 kutangaza kujiondoa kwenye mji wa kimkakati wa Uvira mkowani kivu kusini mashariki mwa DRC hatua ambayo imetiliwa mashaka, shirika la kimataifa la Amnesty lasema polisi nchini Tanzania walitumia nguvu kupita kiasi kudhibiti waandamanaji kipindi cha uchaguzi, wafuasi wa rais wa Tunisia, Kais Saied waandamana kuonesha ungwaji mkono huku mzozo wa kisiasa ukizidi, Umoja wa ulaya EU kuiipa Ukraine mkopo wa Yuro Bilioni 90

American Prestige
News - Thailand–Cambodia Fighting, Venezuela Escalation, Yemen Separatists

American Prestige

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 50:14


Subscribe now to skip the ads and get all of our episodes. Use the holiday discount code XMAS2025 for a $45 annual subscription (offer valid through 1/1/26)!  Jolly Saint Nick is giving the U.S. government lots of coal this year, a boon to fossil fuel companies. In this week's news: Thailand–Cambodia fighting resumes despite Trump's ceasefire claim (1:52); an Israeli airstrike in Gaza threatens what remains of the ceasefire (6:00), and a winter storm devastates Gaza as Israel continues blocking shelter materials and aid (9:10); Yemen's Southern Transitional Council prepares to declare a new government amid Saudi threats (12:08); the U.S. approves the largest-ever arms package to Taiwan (16:10); China reportedly unveils a prototype advanced chipmaking tool (18:18); the Bondi Beach attack in Australia has possible Islamic State links (19:48); a New America Foundation report documents extensive U.S. airstrikes in Somalia (22:01); M23 announces its withdrawal from Uvira in eastern Democratic Republic of the Congo (24:49); Ukraine peace talks continue as the war nears its fourth year, including disputes over Kupiansk (27:59); Chile elects far-right president José Antonio Kast (32:23); the U.S. escalates pressure on Venezuela with military deployments and a partial oil blockade (33:27); and Congress passes a $901 billion National Defense Authorization Act, including a repeal of Syria's Caesar Act and changes to Selective Service registration (41:40). Listen to our special with Annelle Sheline on what's going on in Yemen. Don't forget to listen to our Chinese Prestige miniseries.

Start Making Sense
Thailand–Cambodia Fighting, Venezuela Escalation, Yemen Separatists | American Prestige

Start Making Sense

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 47:44


Subscribe now to skip the ads and get all of our episodes.Use the holiday discount code XMAS2025 for a $45 annual subscription (offer valid through 1/1/26)! Jolly Saint Nick is giving the U.S. government lots of coal this year, a boon to fossil fuel companies. In this week's news: Thailand–Cambodia fighting resumes despite Trump's ceasefire claim (1:52); an Israeli airstrike in Gaza threatens what remains of the ceasefire (6:00), and a winter storm devastates Gaza as Israel continues blocking shelter materials and aid (9:10); Yemen's Southern Transitional Council prepares to declare a new government amid Saudi threats (12:08); the U.S. approves the largest-ever arms package to Taiwan (16:10); China reportedly unveils a prototype advanced chipmaking tool (18:18); the Bondi Beach attack in Australia has possible Islamic State links (19:48); a New America Foundation report documents extensive U.S. airstrikes in Somalia (22:01); M23 announces its withdrawal from Uvira in eastern Democratic Republic of the Congo (24:49); Ukraine peace talks continue as the war nears its fourth year, including disputes over Kupiansk (27:59); Chile elects far-right president José Antonio Kast (32:23); the U.S. escalates pressure on Venezuela with military deployments and a partial oil blockade (33:27); and Congress passes a $901 billion National Defense Authorization Act, including a repeal of Syria's Caesar Act and changes to Selective Service registration (41:40).Listen to our special with Annelle Sheline on what's going on in Yemen.Don't forget to listen to our Chinese Prestige miniseries.Our Sponsors:* Check out Avocado Green Mattress: https://avocadogreenmattress.comAdvertising Inquiries: https://redcircle.com/brandsPrivacy & Opt-Out: https://redcircle.com/privacy

Hold Your Fire!
Trump Brokers Rwanda-DR Congo Deal, Rwandan-backed Rebels Advance

Hold Your Fire!

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 55:04


In this episode of Hold Your Fire!, Richard Atwood speaks with Richard Moncrieff about the Rwanda-backed M23's advance into Uvira in eastern DR Congo and where the war and the diplomacy to end it might be headed. They discuss what's driving the group's latest offensive, what governance looks like in M23-held areas, its reliance on Rwanda, and its ambitions through its political arm, the Congo River Alliance (or AFC). They then examine President Félix Tshisekedi's resilience despite battlefield setbacks, Burundi's deepening involvement, and rising tensions with Rwanda. Finally, they unpack the mediation tracks led by Qatar and the U.S., President Donald Trump's dealmaking, the value of its business elements and prospects for reaching at least a durable ceasefire. Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

L’arbre à palabres | Deutsche Welle
Retrait de l'AFC/M23 d'Uvira: faut-il y croire?

L’arbre à palabres | Deutsche Welle

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 35:21


Cette semaine, les invités d'Éric Topona, sous l'Arbre à palabres analysent la décision annoncée par les rebelles de l'AFC/M23 de se retirer de la ville d'Uvira, une semaine après s'en etre emparée.

Afrikansk politikk
Sesongavslutning: Dramatiske dager i DR Kongo

Afrikansk politikk

Play Episode Listen Later Dec 19, 2025 31:44


Årets siste episode er en solopodkast med Bjørnar grunnet sykdom i Afrikansk politikk-redaksjonen. Bjørnar sender en hilsen til våre kjære lyttere og gir en oppdatering fra en dramatisk slutt på et dramatisk år i DR Kongo: Mindre enn en uke etter DR Kongo og Rwandas presidenter signerte en fredsavtale i Washington D.C., erobret opprørsgruppen M23 og Rwandas hær byen Uvira, like ved grensen til Burundi. Har Rwandas president Paul Kagame "endelig" gått for langt? Sterke internasjonale reaksjoner og fordømmelse fra Rwandas vestlige støttespillere kan tyde på det, og en retrett er etter sigende allerede i gang. Lytt inn for de seneste oppdateringene fra en konflikt som ligger an til å forbli dramatisk inn i det neste året.Tusen takk for i år! Vi ønsker dere en riktig god jul og godt nytt år. Følg oss på Substack og abonner på Afrikansk politikk der du lytter til podkaster. Vi høres igjen i 2026! Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.

Al Jazeera - Your World
Oil prices surge after Trump's Venezuela blockade, M23 withdrawing from Uvira

Al Jazeera - Your World

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 2:07


Your daily news in under three minutes. At Al Jazeera Podcasts, we want to hear from you, our listeners. So, please head to https://www.aljazeera.com/survey and tell us your thoughts about this show and other Al Jazeera podcasts. It only takes a few minutes! Connect with us: @AJEPodcasts on X, Instagram, Facebook, and YouTube

Une semaine dans le monde
"Plan de paix" pour l'Ukraine, tensions États-Unis - Venezuela, percée de l'AFC/M23 en RDC

Une semaine dans le monde

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 42:39


Au sommaire cette semaine : la guerre en Ukraine et les négociations qui se poursuivent autour du "plan de paix" américain remanié, dans un contexte de pression maximale de Donald Trump. Le président américain fait, par ailleurs, à nouveau monter les tensions avec le Venezuela, après la saisie d'un pétrolier au large du pays. Enfin, retour sur la nouvelle percée de l'AFC/M23 en République Démocratique du Congo. Le groupe contrôlerait Uvira, deuxième plus grande ville du Sud-Kivu. Cette nouvelle conquête intervient quelques jours à peine après l'annonce par Washington d'un accord de paix entre les présidents congolais et rwandais.

DW em Português para África | Deutsche Welle
18 de Dezembro de 2025 - Jornal da Manhã

DW em Português para África | Deutsche Welle

Play Episode Listen Later Dec 18, 2025 20:00


Moçambique: Divididos entre a esperança e o ceticismo é como estão os que dependem da Mozal para sobreviver. Governo angolano suspendeu ONG por alegada falta de legalização - suspensão surge dias depois de críticas à organização por expor crianças e famílias nas redes sociais. Retirada do M23 de Uvira sob pressão dos EUA pode alterar as dinâmicas no leste da RDC.

Africa Today
DRC rebels to retreat from seized town

Africa Today

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 22:59


Rwanda-backed M23 rebel group says it will retreat from the captured town of Uvira in eastern Democratic Republic of Congo. Rebel leader Corneille Nangaa says his fighters will withdraw from Uvira at the request of the US. Earlier, US Secretary of State Marco Rubio had said the capture of Uvira by rebel forces violated the Rwanda-DR Congo peace deal signed in Washington on 4th December. And in Kenya, three siblings born deaf are challenging stereotypes by dominating the race track as they gear up towards winning medals on the global stage.Presenter : Nkechi Ogbonna Producers: Bella Twine and Daniel Dadzie Technical Producer: Jonathan Mwangi Senior Producer: Charles Gitonga Editors: Samuel Murunga and Maryam Abdalla

Radio Bullets
17.12.2025 - Notiziario Mondo

Radio Bullets

Play Episode Listen Later Dec 17, 2025 21:26


Gaza, allagamenti, tende spazzate via dal maltempo e nuovi attacchi israelianiUcraina, Zelensky dichiara che le proposte di pace potrebbero essere finalizzate entro pochi giorniStati Uniti, Trump estende i divieti di ingresso per sette nuovi paesiBrasile, avviato il processo per revocare la concessione Enel a San PaoloVenezuela, Trump ordina il blocco delle petroliere e definisce il governo Maduro "terrorista"Congo, i ribelli accettano di ritirarsi da Uvira su richiesta degli Stati UnitiNigeria, a novembre +700% di rapimenti rispetto a novembre 2024Pakistan, i figli dell'ex primo ministro Khan, imprigionato dal 2023, denunciano condizioni disumane Questo e molto altro nel notiziario di Radio Bullets - a cura di Stefania Cingia

Al Jazeera - Your World
Storms destroy shelter tents in Gaza, M23 withdrawing from DR Congo's Uvira

Al Jazeera - Your World

Play Episode Listen Later Dec 16, 2025 2:42


Your daily news in under three minutes. At Al Jazeera Podcasts, we want to hear from you, our listeners. So, please head to https://www.aljazeera.com/survey and tell us your thoughts about this show and other Al Jazeera podcasts. It only takes a few minutes! Connect with us: @AJEPodcasts on X, Instagram, Facebook, and YouTube

Revue de presse Afrique
À la Une: pression diplomatique maximale sur le Rwanda

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 16, 2025 4:21


Depuis la prise d'Uvira la semaine dernière par les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, Kigali est sous le feu des critiques. « "Les États-Unis sont profondément préoccupés et incroyablement déçus par la nouvelle flambée de la violence dans l'est de la RDC", s'est indigné Mike Waltz, l'ambassadeur américain auprès des Nations unies, rapporte Afrikarabia, site spécialisé sur la RDC. (…) En ligne de mire, le soutien actif du Rwanda aux rebelles, en matériel et en logistique. 5 000 à 7 000 soldats rwandais combattraient au Congo au début de décembre, selon Mike Waltz. Marco Rubio, le patron de la diplomatie américaine, a été encore plus clair sur les intentions de Washington, indiquant que "les États-Unis prendraient des mesures pour garantir le respect des engagements pris envers le président" Donald Trump. » Qui plus est, rapporte le site congolais Actualité CD, « le vice-secrétaire d'État américain Christopher Landau a qualifié l'offensive récente sur Uvira de "grave erreur", avertissant que "cela ne pourrait pas continuer" si le Rwanda "persistait à jouer les mêmes vieux jeux avec le M23" ». Les États-Unis furieux… La presse congolaise pointe du doigt le président rwandais : « Kagame a tourné Donald Trump en dérision : ses jours sont comptés », s'exclame La Tempête des Tropiques. Le quotidien kinois cite un officiel américain proche de la Maison Blanche qui accuse le chef de l'État rwandais d'avoir trahi la confiance des États-Unis et du président Trump : « dans un langage particulièrement offensif, il qualifie Paul Kagame de "criminel de guerre" incapable de tenir parole, et affirme que "le temps du dialogue est terminé" et qu'il est "temps pour Kagame de partir" ». Et « au-delà de l'attaque directe contre le président rwandais, note encore La Tempête des Tropiques, ce proche de la Maison Blanche lance un appel explicite aux militants pro-démocratie au Rwanda, les invitant à entrer en contact avec ses réseaux aux États-Unis, suggérant une volonté de soutenir ou structurer une opposition politique en exil. Cette sortie marque un changement notable de ton dans certains cercles américains, relève encore le quotidien kinois, alors que Kigali bénéficiait jusqu'ici d'une image relativement favorable auprès des partenaires occidentaux ». Le M23 va-t-il quitter Uvira ? Conséquence sans doute de toutes ces pressions : l'AFC-M23 a annoncé hier lundi qu'elle allait se retirer d'Uvira… La rébellion l'indique dans un communiqué repris notamment par le site congolais Actualité CD : « "malgré les provocations et abus persistants de la part des FARDC et de leurs alliés, l'AFC-M23 a décidé d'initier une mesure unilatérale de confiance afin de donner au processus de paix de Doha toutes les chances de réussir", affirme le mouvement, ajoutant qu'il "retirera unilatéralement ses forces de la ville d'Uvira, comme demandé par la médiation des États-Unis". La rébellion précise toutefois que ce "retrait est conditionné à des garanties de sécurité", appelant "les garants du processus de paix à assurer la gestion de la ville, notamment sa démilitarisation, la protection des civils et des infrastructures, ainsi que le contrôle du cessez-le-feu par le déploiement d'une force neutre" ». Alors le M23 va-t-il vraiment se retirer d'Uvira ? Le Rwanda va-t-il céder aux injonctions internationales, notamment américaines ? Difficile de répondre… À Kigali, le quotidien The New Times, proche du pouvoir, contre-attaque en affirmant que « la coalition de la RDC poursuit une campagne d'extermination ciblée contre les civils banyamulenge », ces Tutsis congolais qui vivent dans le Kivu. Le pouvoir rwandais avance régulièrement ce prétexte de défendre cette minorité ethnique d'origine rwandaise pour justifier sa présence militaire dans l'est de la RDC. Plus de 500 000 personnes déplacées En attendant, la crise humanitaire s'amplifie. « Selon l'Unicef, rapporte Afrik.com, plus de 500 000 personnes, dont plus de 100 000 enfants, ont été déplacées depuis le 1er décembre au Sud-Kivu. Et plus de 40 000 Congolais ont franchi la frontière vers le Burundi en seulement quatre jours. Au total, 5,3 millions de personnes sont déplacées à l'intérieur du pays et plus de 24 millions souffrent d'insécurité alimentaire ». Enfin, rapporte encore Afrik.com, « la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Wagner, appelle le Conseil de sécurité de l'ONU à imposer des sanctions ciblées contre les responsables militaires et politiques de l'agression, à instaurer un embargo total sur les minerais exportés comme rwandais, et à révoquer le statut de contributeur de troupes du Rwanda aux opérations de paix. Et elle prévient : "soit l'ordre international accepte d'être ouvertement bafoué, soit ce Conseil assume ses responsabilités" ».

ONU News
Nações Unidas alertam para piora rápida da insegurança alimentar na RD Congo

ONU News

Play Episode Listen Later Dec 16, 2025 1:11


Dados apontam haver mais de 1,3 milhão de menores vítimas da desnutrição grave; intensos combates para a tomada da cidade estratégica de Uvira levaram à suspensão de auxílio da comunidade humanitária.

Revue de presse Afrique
À la Une: en RDC, la chute d'Uvira provoque une crise humanitaire

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 4:14


C'est à la Une du Journal de Kinshasa : l'attaque de l'AFC-M23 aurait fait 413 morts, « dont des femmes et des enfants », affirme le quotidien qui cite le gouvernement provincial du Sud-Kivu. « Ces attaques, ajoute le journal, ont transformé 'a cité en champ de bataille et violé le cessez-le-feu prévu par l'accord de paix signé seulement six jours plus tôt ». « Au-delà des pertes humaines, nous dit-on, la crise est humanitaire. Kinshasa avait déjà signalé près de 200 000 déplacés en quelques jours, l'entrée du M23 à Uvira a précipité un exode massif, poussant des milliers de familles vers la frontière burundaise. » Un exode dont se fait également l'écho Africanews qui titre : « Au Burundi, l'arrivée massive de réfugiés congolais inquiète les autorités ». Pour les accueillir, précise la chaîne panafricaine, « de nouveaux camps de déplacés ont été installés », « mais les conditions de vie sont extrêmement précaires : absence d'eau potable, de latrines, d'abris » (…) « dépouillés de tout, beaucoup de réfugiés affirment avoir vécu l'enfer avant d'atteindre le territoire burundais. » Actualité.cd, de son côté, publie la réaction de la Confédération internationale sur la région des Grands Lacs, qui lance « un appel à la communauté internationale pour qu'elle augmente l'aide humanitaire aux populations touchées ».  Soldats burundais Côté rwandais, les autorités démentent toute volonté de rompre les accords de paix signés le 4 décembre. « Le Rwanda n'est pas le problème, il veut la paix », titre le Journal de Kinshasa, reprenant les propos du président rwandais Paul Kagamé, hier, « devant les nouveaux membres de son gouvernement qui prêtaient serment. » Le président, poursuit le Journal de Kinshasa, « a retourné l'accusation, pointant la présence massive, selon lui, des troupes burundaises en RDC », Paul Kagamé avançant le chiffre de « plus de 20 000 militaires ». Pour le Journal de Kinshasa, les propos du président rwandais « servent de justification indirecte à la prise d'Uvira par le M23 (…) Les gens ont crié au secours, mais personne n'est venu les aider », a notamment déclaré Paul Kagamé, évoquant particulièrement « la situation des Banyamulenge ». La presse rwandaise cite également les propos de Paul Kagamé : « Plus de 20 000 soldats burundais alimentent la crise dans l'est de la RDC » titre The New Times, qui précise : « Le président rwandais accuse le Burundi voisin d'aggraver le conflit qui dure depuis des décennies dans l'est de la RDC ». Paul Kagamé accuse aussi « les soldats burundais déployés dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu d'attaquer les civils ». « Pratique courante » Afrik.com revient sur la catastrophe de Fès, au Maroc. « Quand les étages illégaux tuent, chronique d'un désastre annoncé », titre le site panafricain, qui revient donc sur ce drame survenu mardi : « 22 personnes tuées dans l'effondrement de deux immeubles ». Un drame qui, nous dit-on, « révèle une nouvelle fois les failles systémiques du contrôle urbanistique au Maroc ». « Le parquet de Fès a ouvert une enquête judiciaire pour déterminer les responsabilités, mais les habitants pointent déjà du doigt ce qu'ils dénoncent depuis des années : la construction anarchique. Les immeubles effondrés comptaient quatre étages chacun, alors que le plan d'aménagement de ce quartier, conçu en 2007 pour reloger des familles issues des bidonvilles, n'autorisait que deux niveaux ». Afrik.com précise encore que « dans les grandes villes, la pression démographique, le coût des autorisations et la faiblesse des contrôles encouragent les surélévations illégales. Ajouter un ou deux étages "en douce", est malheureusement une 'pratique courante' », selon un expert en urbanisme. Le site panafricain rappelle également que le Maroc s'apprête à accueillir la Coupe d'Afrique des Nations et que « Fès doit recevoir plusieurs matches». Afrik.com s'interroge : « La ville aura-t-elle le temps de panser ses plaies et de regarder en face ce que ses murs cachent ? »

La chronique de Benaouda Abdeddaïm
Le monde qui bouge - L'Interview : Rwanda/RDC, regain de tension dans la région - 12/12

La chronique de Benaouda Abdeddaïm

Play Episode Listen Later Dec 12, 2025 7:37


Ce vendredi 12 décembre, Niagalé Bagayoko, politologue et enseignante à Sciences Poétait l'invitée d'Annalisa Cappellini dans Le monde qui bouge - L'Interview, de l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Elles se sont penchées sur les regains de tensions entre le Rwanda et la République démocratique du Congo, notamment après que le M23 s'est emparé de la ville d'Uvira. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Africa Today
DRC rebels take town despite Trump deal

Africa Today

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 22:58


Rwanda-backed M23 rebel group says it has captured Uvira town near DR Congo's southeastern border with Burundi. This comes after US President Donald Trump brokered a peace deal between DR Congolese leader Felix Tshisekedi and President Paul Kagame of Rwanda in Washington DC last week. We look at what the renewed fighting means for DR Congo and the peace agreement.Also, a housing deficit poses a threat to Africa's young people with increased difficulty in renting or acquiring homes. Where will Africa's youth live? Presenter : Nkechi Ogbonna Producers: Bella Twine, Keikantse Shumba, Dingindaba Jonah Buyoya and Madina Maishanu Technical Producer: Davis Mwasaru Senior Producer: Charles Gitonga Editors: Samuel Murunga and Maryam Abdalla

UN News
UN News Today 11 December 2025

UN News

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 5:02


Gaza: Aid teams push to step up support as rain and cold take hold UN aid teams have been responding to torrential rains and cold in Gaza by focusing on helping the most vulnerable people in the wartorn enclave. Newborns and people living in areas prone to flooding are most at risk but efforts are underway to boost the number of winter clothing kits for children. Speaking from Al Mawasi in Gaza, Jonathan Cricx from the UN Children's Fund, UNICEF, described how overnight downpours had soaked the clothes and mattresses of many living in makeshift tents:  “Those children, they're really suffering not only from the rain, but as well from the cold temperature. It's 6°C or 7°C in the Gaza Strip...What we are doing with UNICEF is we're trying to bring a lot of winter clothes…We also brought shoes. We brought 8,000 tents. We brought 600,000 blankets. But all this is far from being enough because we have more than 1.5 million people here who are in dire need for humanitarian aid.” Residents have been given empty flour sacks to fill with sand to keep rising waters at bay, while it's estimated that more than 760 displacement sites hosting about 850,000 people face the highest risk of flooding. Around 200 families living on the Gaza shoreline in high-risk areas were also being helped on Thursday to relocate to “what remains of Hamad city in eastern Khan Younis”, according to the UN aid coordination office, OCHA. Gaza's humanitarian crisis continues, however, as humanitarians report that a key water pipeline is now damaged and out of service. Until last week, Bani Suhaila Mekorot channel supplied around 16,000 cubic metres of drinking water per day to Khan Younis. Fear and uncertainty in DR Congo amid heavy fighting  Renewed heavy fighting in the eastern Democratic Republic of the Congo has killed scores of civilians and uprooted communities who've fled in fear. UN aid coordinators OCHA has warned of “intense” clashes multiple territories, including Uvira, Walungu, Mwenga and Kalehe.  So far, more than 200,000 people have been displaced across South Kivu; most are sheltering in unsafe and overcrowded sites where the risk of disease is high. With more details, here's Deputy Spokesperson for the Secretary-General, Farhan Haq, speaking in New York on Wednesday: “The humanitarian impact of the crisis is now spilling across borders. Between December 5th and 8th, nearly 25,000 people crossed into Burundi, including Congolese nationals, Burundian returnees and third-country migrants – with additional arrivals also reported in Rwanda.”  The violence has disrupted aid assistance severely and forced the UN World Food Programme to suspend its activities across South Kivu. This has left 25,000 people without lifesaving food assistance, while host families share the last of their own reserves with displaced families, the agency said.  The UN's presence in DR Congo is limited; MONUSCO – the peacekeeping mission - is no longer deployed in South Kivu, while a Human Rights Council inquiry into serious abuses in the country has been left unstaffed because of dire funding shortfalls. Venezuela's national guard linked to serious abuses, rights investigators say To Venezuela, where investigators appointed by the Human Rights Council alleged on Thursday that the country's Bolivarian National Guard carried out a decade of systematic and serious violations, including crimes against humanity. In a new report, the Independent International Fact-Finding Mission on Venezuela detailed evidence of what it called “systematic and coordinated repression”. According to the independent investigators, the national guard's actions appear to have been steered by a centralised command structure under President Nicolas Maduro.…

Journal de l'Afrique
RD Congo : les habitants d'Uvira dans l'angoisse et l'incertitude

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 13:28


A Uvira, cité de l'est de la République démocratique du Congo, ceux qui n'ont pas pu fuir attendent désormais avec angoisse de connaître leur sort entre les mains du groupe armé M23, soutenu par l'armée rwandaise, qui consolide jeudi son contrôle sur la ville. L'offensive du M23 sur l'agglomération de plusieurs centaines de milliers d'habitants a été lancée début décembre, peu avant la signature d'un accord "pour la paix" entre le Rwanda et la RDC, sous l'égide de Washington.

Appels sur l'actualité
[Vos questions] Thaïlande-Cambodge: pourquoi la frontière tracée par la France est-elle à l'origine du conflit?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 19:28


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur la prise d'Uvira par les rebelles de l'AFC/M23 soutenus par le Rwanda et les menaces de droits de douane d'Emmanuel Macron envers la Chine. Thaïlande-Cambodge : pourquoi la frontière tracée par la France est-elle à l'origine du conflit ?  Malgré un cessez-le-feu signé en octobre 2025 en présence de Donald Trump, les hostilités ont repris entre la Thaïlande et le Cambodge, le long de leur frontière commune. Depuis le début de la semaine, les affrontements meurtriers ont provoqué le déplacement de plus 500 000 personnes. Comment expliquer cette flambée de violence ? Quel est le différend frontalier qui oppose les deux pays depuis la colonisation française ? Avec Guillaume Naudin, chronique «La fabrique du monde» sur RFI.    RDC-Rwanda : Donald Trump peut-il faire pression sur Paul Kagame ?  Malgré l'accord de paix signé, il y a une semaine, à Washington par les présidents Felix Tshisekedi et Paul Kagame, les rebelles de l'AFC/M23, soutenus par le Rwanda, ont investi Uvira, la deuxième plus grande ville du sud-Kivu. Depuis deux jours, Congolais et Burundais demandent aux États-Unis de faire pression sur Kigali. De quels leviers dispose Donald Trump pour obliger son homologue rwandais à respecter l'accord de paix ? Alors que le Burundi est également sous la pression militaire du Rwanda, le conflit a-t-il un risque de s'étendre à la région ? Avec Henry-Pacifique Mayala, coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu, Kivu Security Tracker (KST), un projet de recherche sur la violence à Ebuteli, l'Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Le KST documente et cartographie les incidents de violence dans l'est du Congo depuis 2017.    Droits de douane : Emmanuel Macron réussira-t-il à taxer les produits chinois ?  À peine rentré de son voyage officiel en Chine, Emmanuel Macron a mis en garde Pékin en évoquant la possibilité d'instaurer des droits de douane à l'échelle européenne sur certaines de ses exportations. Comment expliquer cette menace maintenant ? Quels secteurs pourraient être concernés ? Comment réagissent les autorités chinoises ?  Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin. 

Un jour dans le monde
Au Congo, l'avancée des rebelles du M23

Un jour dans le monde

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 3:35


durée : 00:03:35 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Les rebelles armées sont en train de prendre Uvira, une ville peuplée de 600.000 habitants. La semaine dernière Donald Trump se félicitait d'un accord de paix entre le Rwanda et le Congo. Mais cette offensive rebat les cartes des négociations. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Revue de presse Afrique
À la Une: le Rwanda en accusation

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 4:07


Après l'occupation de la ville d'Uvira par les forces rebelles du M23, la presse congolaise s'en prend vertement au Rwanda : « Kigali poursuit sa folle aventure dans l'est de la République démocratique du Congo, dénonce La Tempête des Tropiques à Kinshasa, crachant ainsi sur la communauté internationale et sur les efforts diplomatiques consentis par les États-Unis et le Qatar. (…) Tout porte à croire que les rebelles auraient bénéficié de nouveaux renforts de l'armée rwandaise, avec pour objectif d'élargir le champ d'occupation, violant ainsi ouvertement l'Accord de paix signé le 4 décembre dernier, à Washington, en présence de Donald Trump et de plusieurs dirigeants de la région. » D'ailleurs, la communauté internationale hausse le ton également contre Kigali, relève le site congolais Actualité CD : aux États-Unis, « la majorité républicaine de la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants a appelé hier à tenir “pleinement responsable“ le Rwanda des engagements pris avec la RDC lors de la signature des Accords de Washington la semaine dernière. “Ces engagements ne sont pas optionnels, et les États-Unis s'attendent à ce qu'ils soient appliqués“, a déclaré la commission, exhortant les dirigeants internationaux à “condamner sans réserve“ les actions de Kigali. (…) Plus tôt, rapporte encore Actualité CD, le Groupe de contact international pour les Grands Lacs – réunissant les États-Unis et l'Union européenne sous présidence allemande – s'est dit “profondément préoccupé“ par la nouvelle offensive du M23. » L'accord de paix piétiné… Pour les autorités congolaises, l'implication du Rwanda n'est plus à démontrer… « Aux yeux de Kinshasa, rapporte Le Monde Afrique, seul l'engagement de l'armée rwandaise a permis l'offensive sur Uvira. Lundi, le président congolais, Félix Tshisekedi, a accusé Kigali de “violer ses engagements“ pris à Washington. “Au lendemain même de la signature, des unités des forces de défense du Rwanda ont conduit et appuyé des attaques à l'arme lourde“, a-t-il dénoncé dans son discours annuel à la nation. Une très bonne source internationale au cœur du dossier, pointe encore Le Monde Afrique, affirme que l'ordre de l'assaut contre Uvira a été pris “au plus haut niveau de l'Etat rwandais avant même le 4 décembre“. Un autre interlocuteur note l'utilisation, ces derniers jours, sur le champ de bataille “de brouilleurs d'ondes de haute technologie, de lance-roquettes multiples, de mortiers de 120 mm guidés par GPS et de drones. Autant d'équipements et d'actions, ajoute-t-il, qui dépassent les capacités du M23“. » Qui plus est, croit savoir Le Monde Afrique, le dernier rapport des experts des Nations unies sur la RDC, qui sera publié prochainement, est accablant. Ce rapport « souligne en effet “la poursuite du déploiement de forces rwandaises au-delà de leurs frontières, le renforcement de leur présence au Nord et Sud-Kivu, positionnées sur les lignes de front et participant directement aux combats“. Les experts estiment qu'entre 6.000 et 7.000 militaires rwandais – “soit deux brigades et deux bataillons de forces spéciales“ – sont déployées dans les deux provinces. Kigali continue de nier sa présence en RDC, reconnaissant seulement l'existence de “mesures défensives“ sur sa frontière. » Des milliers de réfugiés… Conséquence de la chute d'Uvira : « le flot des déplacés submerge le Burundi » voisin… C'est ce que constate Le Journal de Kinshasa. « Des milliers de personnes ont franchi la frontière ces derniers jours, fuyant l'avancée des combattants de l'AFC-M23 à Uvira. Silhouettes courbées sous le poids de ballots précipités, ces civils cherchent un refuge immédiat. La frontière burundaise s'est rapidement transformée en un espace d'accueil, étroit mais vital. Sur place, l'urgence est totale. Les équipes du HCR et de l'Office national burundais de protection des réfugiés se mobilisent pour organiser les arrivées et protéger les déplacés. (…) La vie de milliers de personnes, soupire Le Journal de Kinshasa, dépend désormais de la capacité du Burundi à leur tendre la main. La réponse de la communauté internationale reste cruciale, alors que le monde risque de détourner le regard. » Tigri au Togo ? Enfin, les suites de la tentative de coup d'Etat au Bénin. D'après Jeune Afrique, « l'instigateur présumé du putsch, le lieutenant-colonel Pascal Tigri aurait trouvé refuge au Togo, à Lomé, en franchissant le fleuve Mono. Il aurait ensuite été hébergé dans le quartier de Lomé 2. » Toujours d'après Jeune Afrique, « Cotonou va demander son extradition. Contactée par le site panafricain, une source proche du président togolais Faure Gnassingbé dit ne pas être informée de cette situation. »

InterNational
Au Congo, l'avancée des rebelles du M23

InterNational

Play Episode Listen Later Dec 11, 2025 3:35


durée : 00:03:35 - Sous les radars - par : Sébastien LAUGENIE - Les rebelles armées sont en train de prendre Uvira, une ville peuplée de 600.000 habitants. La semaine dernière Donald Trump se félicitait d'un accord de paix entre le Rwanda et le Congo. Mais cette offensive rebat les cartes des négociations. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.

Journal de l'Afrique
RD Congo : les troupes du M23 entrent dans Uvira, dernière grande ville du Sud-Kivu

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Dec 10, 2025 13:43


Les habitants d'Uvira, dernière grande ville de l'est de la RDC faisant face à Bujumbura, se muraient mercredi dans l'incertitude et l'angoisse, au lendemain de l'entrée dans les faubourgs nord du groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, poussant le Burundi voisin à fermer sa frontière. Les rues s'étaient déjà largement vidées mardi, soldats, policiers et fonctionnaires fuyant la progression du M23.

Revue de presse Afrique
À la Une: une paix «de papier» dans l'est de la RDC

Revue de presse Afrique

Play Episode Listen Later Dec 10, 2025 4:05


À peine l'encre des signatures des présidents congolais et rwandais avait-t-elle séché jeudi dernier à Washington que les combats s'intensifiaient dans le Sud-Kivu. « Lundi, rapporte Le Monde Afrique, des affrontements ont été signalés aux abords de la localité de Luvungi, à environ 60 kilomètres au nord d'Uvira, selon des sources militaires. Des tirs et des détonations ont également résonné aux abords de Sange, localité à mi-chemin entre Uvira et Luvungi. Un officier au sein de l'armée burundaise a évoqué de « très nombreux » soldats, congolais et burundais, en fuite et passant la frontière avec le Burundi. Les combats font rage désormais à une trentaine de kilomètres au nord de la ville d'Uvira, et impliquent plusieurs milliers de soldats burundais, en soutien à Kinshasa. » Uvira aux mains du M23… D'après le site Afrikarabia, spécialisé sur la RDC, Uvira est même déjà tombée… Les rebelles de l'AFC-M23 sont entrés hier dans la ville, affirme le site. « Les témoignages sur place faisaient déjà état de la fuite des autorités civiles et de militaires dans la journée, alors que la rébellion se tenait à Kiliba, à une quinzaine de kilomètres au Nord d'Uvira. Le scénario de la prise de Goma et Bukavu en début d'année se répète donc dans cette ville de 600 000 habitants au bord du lac Tanganyika, pointe Afrikarabia : des rebelles qui progressent très rapidement face à une armée congolaise qui opère de multiples replis stratégiques, laissant ainsi la voie libre à l'AFC-M23. » Et, ça n'est pas une surprise, poursuit le site : l'accord de paix entre la RDC et le Rwanda, sous l'égide des États-Unis, est en effet une « paix de papier », s'exclame-t-il. Pour la simple raison que « l'AFC-M23 n'est pas partie prenante de cet accord. Or, c'est justement le M23 qui est sur le terrain et qui opère, même si le mouvement rebelle est soutenu par Kigali. La signature de l'accord de Washington donne l'impression d'avoir mis la charrue avant les bœufs, constate encore Afrikarabia, en signant d'abord la paix avec le Rwanda avant de trouver un accord avec le M23 à Doha. » Cap vers le Katanga ? La Libre Afrique à Bruxelles confirme la chute d'Uvira… « La cité a été rapidement ceinturée et les rebelles ont ainsi pris le contrôle de la frontière burundaise, pour empêcher l'arrivée de renforts éventuels de l'armée congolaise. Face à cette situation et « pour éviter un bain de sang et limiter les dommages dans la ville, les notables d'Uvira ont demandé aux rebelles de les autoriser à négocier le départ des troupes fidèles au régime de Kinshasa », explique un diplomate occidental. Des tractations qui ont pris plusieurs heures mais qui ont abouti à un départ dans le calme de la plupart des hommes en armes. » Pour leur part, précise encore La Libre Afrique, « les rebelles ont déjà annoncé qu'ils allaient  poursuivre leur avancée et mettre le cap sur le Katanga. […] Il faut mettre la main sur le coffre-fort du clan présidentiel », lance un cadre de l'AFC-M23. » Le Katanga, au Sud, qui « est le tiroir-caisse de la RDC, relève Afrikarabia, avec ses riches mines de cuivre et de cobalt. » Une menace pour le Burundi… La conquête d'Uvira « est (donc) stratégique à plus d'un égard », pointe Jeune Afrique. « Après la chute de Bukavu, en février, Uvira a en effet servi de point de repli aux autorités provinciales du Sud-Kivu. Située à l'extrémité nord du lac Tanganyika, c'est un point de passage obligé pour se projeter vers Kalemie (et plus au sud vers le Katanga). Enfin, Uvira fait directement face à Bujumbura, la capitale économique du Burundi, dont l'aéroport sert depuis plusieurs mois de relais discret pour l'acheminement de renforts et de munitions vers le front de l'est. » D'ailleurs, poursuit Jeune Afrique, « l'expansionnisme de l'AFC-M23 dans cette zone est considérée comme une menace directe par les autorités burundaises, déjà confrontées à une importante crise économique. Entre le Rwanda et le Burundi, la tension a continué à monter ces derniers jours. Il y a une semaine, le ministre rwandais des Affaires étrangères avait accusé le Burundi « d'être un saboteur du processus de paix ». Et, il y a deux jours, son homologue burundais lui répondait indirectement en accusant le Rwanda de mener « des activités déstabilisatrices » contre son pays et de cibler les soldats burundais dans l'est de la RDC. »

Invité Afrique
Édouard Bizimana (MAE): «Le Burundi est prêt à user de tous les moyens pour protéger sa population»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Dec 10, 2025 11:20


Les États-Unis et les grands pays européens appellent les rebelles du M23 et l'armée rwandaise à « cesser immédiatement » leur offensive sur Uvira, en République démocratique du Congo. Le Burundi, qui a dépêché des troupes au Congo pour défendre Uvira, est inquiet. « Ce qui menace Uvira menace aussi Bujumbura », affirme ce matin sur RFI Edouard Bizimana, le ministre burundais des Affaires étrangères, qui ajoute que son pays est  « prêt à user de tous les moyens pour protéger ses frontières », et empêcher la chute de la grande cité congolaise. « Toutes les options sont sur la table », dit-il. En ligne de Bujumbura, le chef de la diplomatie burundaise répond aux questions de Christophe Boisbouvier.  Monsieur le ministre Édouard Bizimana est-ce que vous pensez que la ville d'Uvira est menacée ? Édouard Bizimana : oui, la ville d'Uvira est menacée depuis le 2 décembre quand ils ont intensifié les combats. Bien sûr, c'était avec le renfort venu du Rwanda. On a vu des camions remplis de militaires. La première fois 17 camions remplis, la deuxième fois 22 camions remplis qui traversaient Bugarama, une localité du Rwanda pour aller vers la frontière congolaise. Et ils ont aussi utilisé des armes lourdes, de l'artillerie et des drones kamikazes, des drones de fabrication turque. Mais du côté des FARDC et de votre task force, il n'y a pas de drones ? Ah ça, je ne sais pas, je ne suis pas sur le terrain. Donc, ce que vous nous dites, c'est que les assaillants ont une supériorité aérienne, c'est ça ? Bon, ce n'est pas ce que je veux dire, mais ce que nous regrettons, c'est que ce sont des armes qui tuent à l'aveuglette. Ils ont lancé les bombes sur les populations civiles, qui ont obligé les gens à fuir les localités. Donc nous avons maintenant beaucoup, beaucoup de réfugiés qui affluent vers le Burundi. Et pour ces réfugiés qui fuient vers le Burundi, est-ce que la frontière est ouverte ? Oui, la frontière est ouverte et nous avons déjà depuis trois jours enregistré plus de 30 mille réfugiés et demandeurs d'asile. Alors la ville congolaise d'Uvira est à quelque 20 kilomètres à peine de la capitale économique du Burundi, Bujumbura. Si les rebelles et leurs alliés rwandais entrent dans Uvira, vous réagirez comment ? En tout cas, toutes les options sont sur la table. Parce que Uvira et Bujumbura, ce sont des villes côtières. Et ce qui menace Uvira menace aussi Bujumbura. Donc le Burundi est prêt à user de tous les moyens pour protéger sa population et ses frontières. Et pourquoi dites-vous que ce qui menace Uvira menace aussi Bujumbura ? Parce que les deux villes sont très proches, ce sont deux villes jumelles au bord du lac Tanganyika, c'est ça ? Oui, oui, c'est ça. C'est ça. De Bujumbura, vous voyez l'autre côté de la rive et Uvira est là, et d'Uvira, vous voyez Bujumbura. Et donc c'est à quelques minutes de conduite par la route, si vous voulez. Et dans cette hypothèse là, vous estimez que vos intérêts vitaux seraient menacés ? Oui, bien sûr, nous serions menacés. Dans cette hypothèse, la capitale économique sera menacée et les mouvements des biens et des personnes entre nos deux pays seront perturbés. Et le flux des réfugiés, bien sûr, avec la pression que cela exerce sur les ressources que nous avons. Donc là, c'est une menace directe sur le Burundi. Parce que vous craignez peut-être l'arrivée au Burundi de dizaines de milliers de civils fuyant la ville d'Uvira. C'est ça ? Oui, oui, ils sont déjà en train de fuir. Et puis quand les gens fuient, même si vous faites le contrôle, il peut y avoir des malfaiteurs qui se cachent dedans, ou même des combattants qui se cachent dedans, pour en fait servir d'éclaireurs sur le sol burundais. Donc les enregistrements s'accompagnent de vérification minutieuse pour justement éviter qu'il y ait des gens armés qui puissent se faufiler entre les réfugiés. Et vous dites que, en cas de prise d'Uvira, vous prendrez toutes les mesures nécessaires. Lesquelles ? Ici, je ne peux pas donner les détails, mais toutes les options sont sur la table. Option militaire ou option politique ? Le tout. Parce que déjà, sur le plan militaire, vous êtes sur le terrain congolais. Qu'est-ce que vous pouvez faire de plus ? On est sur le terrain congolais, mais toutes les ressources n'ont pas été déployées. Peut-être qu'il y aura des mesures supplémentaires. Vous avez des troupes en réserve ? Vous savez, toute l'armée burundaise n'est pas en RDC. Ça ne peut pas se faire. Mais s'il le faut, il y aura des renforts burundais qui traverseront la frontière vers le Congo. C'est ça que vous nous dites ? Oui, j'ai dit que toutes les options sont sur la table. S'il faut des renforts, s'il faut quoi que ce soit, tout est sur table. Et je pense que aussi, si le président Trump croit à l'accord signé le 4 décembre à Washington, et vous le savez, les Etats-Unis, c'est une grande puissance, quand les Etats-Unis parlent, je crois que c'est difficile de fermer les yeux ou de se boucher les oreilles. Donc, il suffirait que les Etats-Unis mettent un peu de pression sur Kagamé. Je pense que le reste va se résoudre parce que le M23 sans Kagamé, sans le Rwanda, ce n'est rien. Et pratiquement, le Rwanda est devenu un facteur de déstabilisation. Et concrètement, dans les deux ou trois jours qui viennent., qu'est-ce que vous attendez de Donald Trump ? Non, c'est à lui de décider. C'est à lui de décider comment le faire. Parce que si l'accord du 4 décembre est signé et qu'il n'est pas appliqué alors que c'est lui qui avait fait les efforts pour convaincre les deux chefs d'Etat à se rendre à Washington pour signer, si ça reste dans les tiroirs, donc, je pense que ça serait aussi une humiliation pour les Américains. Edouard Bizimana, je vous remercie.   À lire aussiRDC: au Sud-Kivu, l'accord de paix de Washington reste un lointain mirage À lire aussiEst de la RDC: au Sud-Kivu, le front se déplace en direction de la deuxième ville de la province

Journal de l'Afrique
Intensification des combats dans l'est de la RD Congo, le M23 progresse vers Uvira

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Dec 9, 2025 14:44


Après Goma et Bukavu, c'est désormais Uvira, dans le Sud-Kivu, qui risque de tomber aux mains de l'AFC-M23. Selon l'AFP, les rebelles, soutenus par le Rwanda, seraient entrés dans la ville ce soir, mais la situation reste confuse. Les combats s'intensifient entre l'armée congolaise, appuyée par des forces burundaises, et des groupes armés locaux soutenant les rebelles, moins d'une semaine après l'accord de Washington. La ville d'Uvira se situe à la frontière avec le Burundi, à une trentaine de kilomètres de Bujumbura, l'ancienne capitale. Le Burundi dénonce des attaques sur son territoire et les "provocations" de Kigali.

Bureau Buitenland
'Vredesakkoord Congo-Rwanda & Jongeren Iran claimen vrijheid

Bureau Buitenland

Play Episode Listen Later Dec 5, 2025 25:29


Onder koeienletters met “delivering peace” tekenden in Washington president Kagame van Rwanda en de Congolese president Tshishekedi gisteren een vredesakkoord. Volgens bemiddelaar Trump komt hiermee een einde aan de oorlog in het Oosten van Congo die al tientallen jaren duurt. Maar gisteren rukte het rebellenleger M23, dat gesteund wordt door Rwanda, juist nog verder op richting de stad Uvira. Wat is dan de waarde van dit akkoord? Bureau Buitenland vraagt het aan journalist en Congo-kenner Elien Spillebeen. (11:25) Jongeren Iran claimen vrijheid In Iran lijkt het straatbeeld een flinke omslag te maken. Waar voorheen niet zoveel mocht, worden nu openluchtconcerten georganiseerd, dansen mensen in het openbaar en gaan jonge vrouwen de straat op zonder hoofddoek. Vooral Iraanse jongeren maken volop gebruik van deze nieuwe vrijheid. Het Iraanse regime lijkt sinds kort meer toe te staan, maar waarom?  Daarover publicist en documentairemaker Beri Shalmashi.  Presentatie: Nadia Moussaid

Invité Afrique
Dr De-Joseph Kakisingi: «Il y a très peu de visibilité sur la crise congolaise»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later Oct 30, 2025 5:44


Passer de 500 millions de dollars à 2,5 milliards de dollars d'aide humanitaire pour cette année 2025, c'est le premier objectif de la Conférence de soutien à la paix et à la prospérité des Grands Lacs, qui se tient aujourd'hui à Paris, en présence notamment du Congolais Félix Tshisekedi et du Français Emmanuel Macron. Quelles sont les plus grandes urgences de l'heure dans l'est de la RDC ? Le médecin gynécologue De-Joseph Kakisingi exerce à Bukavu et préside le Conseil National des Forums d'ONG Humanitaires et de Développement (CONAFOHD). Il est présent à Paris et répond aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI : Quel est le problème le plus urgent à régler pour les millions de Congolais déplacés par la guerre ? De-Joseph Kakisingi : Le problème le plus urgent à régler aujourd'hui, c'est d'abord l'accès à l'alimentation, à la nourriture. Parce que ces milliers de déplacés aujourd'hui sont bloqués dans une zone sans accès physique, et donc ils sont coupés de leur source d'alimentation. Et donc ça devient très urgent qu'ils aient accès à la nourriture, qu'ils aient accès aux soins médicaux. Donc, il faut l'approvisionnement en soins médicaux et, en fait, qu'ils aient aussi accès à des espaces sûrs. Est-ce que la prise des villes de Goma et de Bukavu au début de l'année par les rebelles et leurs soutiens rwandais, est-ce que cette prise a aggravé la crise humanitaire ? Effectivement, cette crise est venue aggraver davantage une crise humanitaire qui était déjà assez alarmante, et notamment par les blocus que cela fait autour de ces villes-là et autour des zones périphériques. Ça entraîne notamment la fermeture de l'espace aérien et des aéroports, comme l'aéroport de Goma et celui de Bukavu. Les routes aujourd'hui sont dégradées pendant la saison des pluies et les banques sont fermées et l'accès par les frontières est très difficile. Et donc cela vient exacerber une situation humanitaire qui était déjà assez grave. Ces millions de Congolais déplacés, ils vivent dans quelles conditions concrètement ? Alors, ils vivent dans des conditions très difficiles. Vous savez, avant la chute de Goma et de Bukavu, il y avait des camps de déplacés autour de Goma, autour de Bukavu, et donc l'assistance était assez facile à partir des ONG nationales et internationales et des Nations unies qui pouvaient subvenir aux besoins urgents de ces populations. Mais aujourd'hui, les camps de déplacés ont été fermés et ça fait que ces populations sont en train d'errer sans abri, sans assistance, sans possibilité qu'elles puissent être mieux regroupées pour être mieux aidées. Et ça fait qu'elles vivent dans des conditions très, très difficiles. Ce qui veut dire que vous-même qui êtes médecin gynécologue, vous ne pouvez pas soigner tous les malades, c'est ça ? Oui, c'est ça, effectivement, le problème est là où l'accès est difficile pour s'approvisionner en médicaments, beaucoup d'hôpitaux, beaucoup de zones de santé voient leurs stocks de médicaments en rupture, et ça fait que les hôpitaux ne peuvent plus offrir des soins de qualité parce qu'il n'y a pas de médicaments. Et nous, comme médecins, nous nous trouvons face à une grave difficulté. Parfois, on est obligé d'assister à des décès de personnes qu'on aurait pu sauver si on avait des médicaments à portée de main. Moi, je viens de Bukavu, au cœur de la crise, et il nous arrive de voir des femmes mourir ou des enfants par manque de médicaments. Il nous arrive de voir des femmes mourir d'hémorragie post-partum parce qu'on n'a pas l'ocytocine pour pouvoir prévenir les hémorragies et parce que la chaîne du froid devient difficile dans ces conditions où l'espace aérien est fermé. Il nous arrive aussi de voir des enfants mourir parce qu'on manque des médicaments essentiels et parce que les voies d'accès sont difficiles. Est-il vrai qu'il y a encore des stocks de médicaments sur plusieurs sites du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, mais qu'on ne peut pas les acheminer jusqu'aux centres de santé, jusqu'aux populations à cause des tracasseries administratives, à cause des checkpoints ? Oui, il arrive effectivement que certaines organisations internationales disposent des stocks dans les grandes villes, mais il y a effectivement des tracasseries administratives, comme par exemple, je viens de voir une note qui est sortie il y a quelques jours au niveau de Kinshasa, où on annonce que toute tentative de contractualisation d'aide humanitaire avec les zones périphériques doit d'abord se référer au ministère national. Et quand on voit l'étendue du pays, quand on voit tout ce qu'il y a comme zones de santé et les difficultés, ça fait des tracasseries administratives en plus. Y a-t-il aussi des tracasseries du côté des rebelles du M23 ? Effectivement, c'est des deux côtés, de plus en plus. Il y a des doubles taxations, il y a des contraintes pratiquement pour les ONG nationales, il y a des menaces, des intimidations et ça rétrécit l'espace humanitaire et ça fait que l'aide humanitaire n'arrive pas. Est-ce qu'il y a au moins des corridors humanitaires ? Jusqu'à ce jour, non. On a essayé d'établir un corridor humanitaire entre Bukavu et Uvira par exemple, et cela n'a pas marché à la dernière minute. Toutes les parties au conflit se sont opposées ou ne l'ont pas permis. Cette conférence de Paris, où vous êtes ce jeudi, qu'est-ce que vous en attendez ? La première chose, c'est en fait donner un peu plus de la lumière sur la crise congolaise. Si vous voyez, il y a beaucoup de visibilité sur la crise de Gaza, beaucoup de visibilité sur la crise de l'Ukraine, mais très peu de visibilité sur la crise congolaise. La deuxième chose qu'on attend de cette conférence, c'est en fait une sensibilisation pour le financement de l'action humanitaire. Le plan de réponse humanitaire de cette année était évalué à 2,5 milliards de dollars pour pouvoir répondre aux besoins des 6,8 millions sur les 21 millions de personnes qui sont en besoin d'aide humanitaire au Congo. Mais jusqu'à ce jour, ce plan n'a été financé qu'à 500 millions de dollars. Et on attend de cette conférence, qu'il y ait un peu plus de solidarité pour qu'on arrive peut-être à lever le double de ce qui a déjà été donné et ainsi pouvoir apporter de l'aide à toutes ces communautés qui sont dans les besoins humanitaires urgents. À lire aussiRDC: à Paris, une conférence de soutien à la paix dans la région des Grands Lacs

Le club RFI
Le Club RFI Uvira (RDC) mise sur l'agriculture et l'entreprenariat

Le club RFI

Play Episode Listen Later Oct 12, 2025 19:29


Le Club RFI Uvira poursuit activement ses initiatives autour de l'agriculture et de l'entrepreneuriat. Ses membres partagent leurs expériences sur la gestion de leur ferme avicole et sur les avancées prometteuses dans la culture de l'Artemisia, plante reconnue pour ses vertus médicinales. Le club met en lumière les nombreuses opportunités d'emploi offertes par le secteur agricole, en particulier pour les jeunes. Ces activités s'inscrivent dans une dynamique de développement local durable et d'autonomisation des communautés. Avec la participation de Stanislas Kamengele, président du Club RFI Uvira, qui a souligné l'importance de l'agriculture comme levier de transformation économique et sociale. Cousine du club : Carine Bahiwerhe Nshobole, ingénieur agronome. Musique : «Agriculteur» de Wazoo et «Misu na misu» de Robinio Mundibu.   L'équipe du Club RFI Journaliste-producteur : Éric Amiens Réalisation : Cécile Bonici. Collaboration service des auditeurs – suivi des projets Clubs RFI : Audrey Iattoni et Sébastien Bonijol. Coordination L'écume des mots : Myriam Guilhot.  

Journal de l'Afrique
RD Congo : tensions à Uvira après la nomination d'un haut gradé

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Sep 6, 2025 15:20


En RD Congo, la situation est tendue à Uvira. Depuis plusieurs jours, des affrontements opposent l'armée congolaise et les groupes armés censés l'appuyer dans sa lutte contre l'AFC/M23. Ces tensions sont apparues avec la nomination d'un militaire haut-gradé dans cette ville de la province du Sud-Kivu. L'armée évoque une manipulation de l'AFC/M23. 

Journal de l'Afrique
RD Congo : manifestations de groupes armés à Uvira

Journal de l'Afrique

Play Episode Listen Later Sep 4, 2025 11:21


En RD Congo, nouvelles tensions dans la localité d'Uvira, deuxième ville de la province du Sud-Kivu. Des manifestations de colère des groupes armés locaux ont éclaté après la nomination d'un nouveau chef des renseignements dans la ville.