Podcasts about simplement

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Invité culture
Avec «JE», Lilia Hassaine explore l'intemporalité des violences sexistes, de Jane Eyre à nos jours

Invité culture

Play Episode Listen Later Sep 16, 2026 3:37


C'est l'un des livres phares de cette rentrée littéraire. JE, publié aux éditions Gallimard, quatrième roman de l'autrice Lilia Hassaine, figure sur la première sélection en vue du prix Goncourt. Dans cette fiction, la romancière reprend l'histoire du Jane Eyre de Charlotte Brontë, mais du point de vue de Bertha Antoinette Rochester, la première épouse de Mr Rochester, enfermée durant dix ans dans un grenier en raison de sa folie supposée. Sous la plume de Lilia Hassaine, Bertha Antoinette Rochester n'est plus le bourreau mais la victime d'un homme violent et manipulateur ; ce n'est plus une femme aliénée et dangereuse mais une victime sous emprise et abandonnée par ses pairs. Un roman d'époque tout ce qu'il y a de plus contemporain. RFI : Dans JE, vous reprenez l'histoire du Jane Eyre de Charlotte Brontë, mais à travers les yeux de Bertha Antoinette Rochester, la première épouse de Mr Rochester, enfermée pendant 10 ans dans un grenier en raison de sa folie supposée. D'où vous est venue l'envie de raconter l'histoire, du point de vue de ce personnage omniprésent dans Jane Eyre et qu'on ne rencontre pourtant jamais vraiment ? Lilia Hassaine : Le point de départ de cette histoire, c'est vraiment une histoire plutôt personnelle qui m'a conduite à m'interroger sur cette femme, ce personnage féminin dans lequel je me suis reconnue en relisant Jane Eyre à l'âge adulte. Et surtout, je me suis posé la question suivante : que fait-on d'une histoire personnelle ? Faut-il aller vers le témoignage, ou faut-il que je raconte cette histoire au présent ? Je trouvais plus intéressant de montrer ce qu'il y avait d'invariant, d'intemporel dans cette question des violences, et comment, aujourd'hui, je peux me reconnaître dans un personnage du XIXe siècle, dans cette femme enfermée. À partir de mon imagination, des trous laissés par le roman de Charlotte Brontë, il y a un autre récit possible qui est effectivement plus contemporain. En donnant une histoire et une parole à Antoinette, vous donnez aussi plus de profondeur au personnage de Rochester. Vous le décrivez avec tous les atours de ce qu'on appellerait aujourd'hui un « pervers narcissique » : froid, calculateur, manipulateur. D'où vous est venue cette intuition-là, vis-à-vis de ce personnage ? Finalement, tout est déjà dans le roman de Charlotte Brontë. Ce n'est pas un personnage sympathique, c'est un personnage qui est assez menteur. C'est un homme qui séquestre son épouse à domicile. Et je trouvais intéressant de voir ce qui, dans ce personnage, avait pu tant me plaire à l'adolescence, et à quel point ces comportements ont participé à la construction d'un imaginaire romantique chez les jeunes femmes que nous avons été. Ceci dit, sans le travail de Charlotte Brontë, je ne me serais jamais autorisée à détruire un personnage, ou à me dire que j'allais sauver Antoinette. Simplement, il y avait déjà tout en germe, et assez d'espace pour un imaginaire plus contemporain. Une autre thématique qui est très présente dans votre réinterprétation, c'est la dimension de l'esclavage, des rapports de domination coloniaux, du racisme en fait. Pourquoi est-ce que vous avez souhaité intégrer cet aspect-là à votre relecture ? Parce que c'est déjà présent dans le roman de Charlotte Brontë. Rochester a un regard de propriétaire ; et ce qui rend possible la violence de cet homme à l'égard de sa femme, ce qui l'amplifie, c'est le contexte raciste. Lorsqu'Antoinette arrive en Angleterre [de Jamaïque, NDLR], elle a beau être blanche, elle subit une forme de racisme car elle est créole. Elle est née sur une terre noire, on la soupçonne donc de l'être un peu ; elle vient d'une île où il fait chaud, or on imagine à l'époque que la chaleur peut rendre fou. Ces imaginaires se rencontrent, viennent légitimer les violences, et les rendent plus facilement acceptables.  Existe-t-il, selon vous, d'autres personnages féminins de la littérature à qui il faudrait redonner une histoire ou une voix ? Parfois, c'est vraiment le contexte culturel qui a provoqué des lectures qui n'étaient pas forcément liées aux intentions de l'auteur. Je n'ai pas l'impression qu'il faille apporter un regard moderne. Mais notre société évolue, ce qui nous amène à revisiter des œuvres du passé et à nous rendre compte que l'intention première de l'auteur était parfois très en avance. En tant que lecteur, on comprend ce que l'on a envie de comprendre, ce que l'époque nous pousse à comprendre. Je trouve qu'il est plus intéressant d'aborder les œuvres littéraires sous cet angle-là ; de voir ce qu'elles ont déjà en elles, de réflexions, de troubles, de jeux avec les préjugés, etc., plutôt que d'essayer de déconstruire a posteriori. À lire aussiDans le laboratoire de la transparence, avec Lilia Hassaine

Invité Culture
Avec «JE», Lilia Hassaine explore l'intemporalité des violences sexistes, de Jane Eyre à nos jours

Invité Culture

Play Episode Listen Later Sep 16, 2026 3:37


C'est l'un des livres phares de cette rentrée littéraire. JE, publié aux éditions Gallimard, quatrième roman de l'autrice Lilia Hassaine, figure sur la première sélection en vue du prix Goncourt. Dans cette fiction, la romancière reprend l'histoire du Jane Eyre de Charlotte Brontë, mais du point de vue de Bertha Antoinette Rochester, la première épouse de Mr Rochester, enfermée durant dix ans dans un grenier en raison de sa folie supposée. Sous la plume de Lilia Hassaine, Bertha Antoinette Rochester n'est plus le bourreau mais la victime d'un homme violent et manipulateur ; ce n'est plus une femme aliénée et dangereuse mais une victime sous emprise et abandonnée par ses pairs. Un roman d'époque tout ce qu'il y a de plus contemporain. RFI : Dans JE, vous reprenez l'histoire du Jane Eyre de Charlotte Brontë, mais à travers les yeux de Bertha Antoinette Rochester, la première épouse de Mr Rochester, enfermée pendant 10 ans dans un grenier en raison de sa folie supposée. D'où vous est venue l'envie de raconter l'histoire, du point de vue de ce personnage omniprésent dans Jane Eyre et qu'on ne rencontre pourtant jamais vraiment ? Lilia Hassaine : Le point de départ de cette histoire, c'est vraiment une histoire plutôt personnelle qui m'a conduite à m'interroger sur cette femme, ce personnage féminin dans lequel je me suis reconnue en relisant Jane Eyre à l'âge adulte. Et surtout, je me suis posé la question suivante : que fait-on d'une histoire personnelle ? Faut-il aller vers le témoignage, ou faut-il que je raconte cette histoire au présent ? Je trouvais plus intéressant de montrer ce qu'il y avait d'invariant, d'intemporel dans cette question des violences, et comment, aujourd'hui, je peux me reconnaître dans un personnage du XIXe siècle, dans cette femme enfermée. À partir de mon imagination, des trous laissés par le roman de Charlotte Brontë, il y a un autre récit possible qui est effectivement plus contemporain. En donnant une histoire et une parole à Antoinette, vous donnez aussi plus de profondeur au personnage de Rochester. Vous le décrivez avec tous les atours de ce qu'on appellerait aujourd'hui un « pervers narcissique » : froid, calculateur, manipulateur. D'où vous est venue cette intuition-là, vis-à-vis de ce personnage ? Finalement, tout est déjà dans le roman de Charlotte Brontë. Ce n'est pas un personnage sympathique, c'est un personnage qui est assez menteur. C'est un homme qui séquestre son épouse à domicile. Et je trouvais intéressant de voir ce qui, dans ce personnage, avait pu tant me plaire à l'adolescence, et à quel point ces comportements ont participé à la construction d'un imaginaire romantique chez les jeunes femmes que nous avons été. Ceci dit, sans le travail de Charlotte Brontë, je ne me serais jamais autorisée à détruire un personnage, ou à me dire que j'allais sauver Antoinette. Simplement, il y avait déjà tout en germe, et assez d'espace pour un imaginaire plus contemporain. Une autre thématique qui est très présente dans votre réinterprétation, c'est la dimension de l'esclavage, des rapports de domination coloniaux, du racisme en fait. Pourquoi est-ce que vous avez souhaité intégrer cet aspect-là à votre relecture ? Parce que c'est déjà présent dans le roman de Charlotte Brontë. Rochester a un regard de propriétaire ; et ce qui rend possible la violence de cet homme à l'égard de sa femme, ce qui l'amplifie, c'est le contexte raciste. Lorsqu'Antoinette arrive en Angleterre [de Jamaïque, NDLR], elle a beau être blanche, elle subit une forme de racisme car elle est créole. Elle est née sur une terre noire, on la soupçonne donc de l'être un peu ; elle vient d'une île où il fait chaud, or on imagine à l'époque que la chaleur peut rendre fou. Ces imaginaires se rencontrent, viennent légitimer les violences, et les rendent plus facilement acceptables.  Existe-t-il, selon vous, d'autres personnages féminins de la littérature à qui il faudrait redonner une histoire ou une voix ? Parfois, c'est vraiment le contexte culturel qui a provoqué des lectures qui n'étaient pas forcément liées aux intentions de l'auteur. Je n'ai pas l'impression qu'il faille apporter un regard moderne. Mais notre société évolue, ce qui nous amène à revisiter des œuvres du passé et à nous rendre compte que l'intention première de l'auteur était parfois très en avance. En tant que lecteur, on comprend ce que l'on a envie de comprendre, ce que l'époque nous pousse à comprendre. Je trouve qu'il est plus intéressant d'aborder les œuvres littéraires sous cet angle-là ; de voir ce qu'elles ont déjà en elles, de réflexions, de troubles, de jeux avec les préjugés, etc., plutôt que d'essayer de déconstruire a posteriori. À lire aussiDans le laboratoire de la transparence, avec Lilia Hassaine

Podcast Francais Authentique
Le R français expliqué simplement

Podcast Francais Authentique

Play Episode Listen Later Sep 14, 2026 12:03


Retrouve la vidéo et la transcription sur : https://www.francaisauthentique.com/le-r-francais-explique-simplement

Les Streams de Youss
L'OM est à sa place, tout simplement (Debrief Rennes 1-0 OM)

Les Streams de Youss

Play Episode Listen Later Sep 12, 2026 69:39


Troisième défaite de suite pour l'OM, cette fois à Rennes, et le calendrier ne va pas aider avec le PSG puis Besiktas à Istanbul qui arrivent. On débrief tout : la défense (un peu mieux ou pas), l'action qui résume le match, le cas Genesio, la question du mercato d'hiver, et bien sûr les notes des joueurs joueur par joueur...

Revue de presse internationale
À la Une: la dégringolade du niveau scolaire

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Sep 9, 2026 4:03


En France, en Europe, et même quasiment partout dans le monde, c'est la chute libre… C'est ce qui ressort du classement PISA, le Programme international pour le suivi des acquis des élèves de 15 ans, développé, tous les 3 ans, par l'OCDE, l'Organisation de coopération et de développement économiques. Les résultats de cette étude mondiale ont été dévoilés hier et ils sont donc particulièrement alarmants… « Si le classement PISA 2025 inquiète doublement, pointe Le Monde à Paris, c'est qu'à l'exception d'une partie de l'Asie, il révèle une diminution globale des capacités cognitives des jeunes. L'édition réalisée en 2022 avait invoqué la pandémie de Covid-19 pour expliquer la dégradation des scores de systèmes scolaires habituellement cités en exemple, en Allemagne ou en Norvège. Cette cassure continue de marquer une génération, mais le problème va au-delà. Il touche aux effets de la révolution numérique en cours. » En effet, précise Le Monde, « PISA établit que les élèves ne sont plus que 20 % à 30 % à ne pas recourir à l'intelligence artificielle. Les bons scores en sciences sont corrélés à une moindre utilisation de l'IA et à un emploi maîtrisé des appareils numériques à des fins d'apprentissage. La recherche éclairera mieux la nouvelle donne des écrans et des réseaux sociaux, mais il apparaît déjà que les réformes ayant prouvé leur efficacité sur les savoirs des élèves – meilleure formation des enseignants, aide aux élèves en difficulté – ne suffisent plus. » Les écrans et les réseaux sociaux dans le collimateur… Pour Le Figaro, c'est clair : « À ceux qui en doutaient encore, le classement Pisa montre, à l'échelle planétaire, les terribles ravages des écrans, des réseaux et de l'intelligence artificielle sur les jeunes cerveaux. » Et Libération renchérit : « impossible, au risque de paraître un peu technophobe, de ne pas corréler les mauvais résultats des adolescents français, notamment en lecture, au développement de la consommation des écrans et des réseaux sociaux. A la culture du tout image face au temps long de la lecture. A force de vivre perfusés à Instagram et TikTok, où une vidéo de trois minutes est déjà un format “long“, la capacité d'attention collective s'est réduite. » Libération qui s'interroge : « faut-il déjà se résigner ? Ou croire encore que la révolution de l'IA, dont l'ampleur est comparée à l'invention de l'imprimerie, ne sera pas le fossoyeur définitif de notre appétit pour la lecture ? Comment continuer à faire vivre le miracle étrange qui donne le goût de lire à un enfant ? C'est notre défi collectif. » Lire comme remède En effet, complète Die Welt à Berlin, « l'avenir n'appartient pas seulement à ceux qui ont accès à l'information, mais à ceux qui savent l'interpréter, la relier et en tirer des enseignements. Certains pays prennent déjà ce constat au sérieux. (…) À Singapour, malgré des équipements de pointe en classe, les élèves consacrent encore beaucoup de temps aux textes imprimés. La Suède a mis en place des campagnes nationales de promotion de la lecture. Dans ce contexte, certains experts plaident pour que les écoles privilégient la lecture d'œuvres complètes plutôt que d'extraits, comme c'est souvent le cas. » « Le déclin n'est pas une fatalité, veut croire Le Soir à Bruxelles. L'Estonie, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni restent parmi les plus performants. Malgré leurs différences, les élèves y suivent plus longtemps le même cursus, l'orientation intervient plus tard et le redoublement est rare. Les difficultés y sont traitées par du soutien plutôt qu'en faisant recommencer l'année ou en séparant les parcours. » Retour aux fondamentaux ? En Suisse, les élèves restent parmi les meilleurs d'Europe. Mais « pas de quoi fanfaronner », s'exclame Le Temps à Genève. « Le niveau des jeunes s'érode année après année dans les compétences fondamentales. » Et « la Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction publique le martèle : lire, écrire, calculer doivent (re)devenir des priorités. Il ne suffit pas de le dire. Le message doit arriver jusque dans les salles de classe, s'exclame Le Temps. Non pas pour grimper dans les classements PISA. Simplement parce que ce socle de base est essentiel pour l'avenir de nos jeunes. De bonnes compétences scolaires à la sortie de l'école obligatoire augmentent fortement les chances d'obtenir un diplôme. Et l'obtention de ce diplôme réduit fortement les risques de chômage. Un cercle vertueux qu'il est temps de remettre en place. » À lire aussiEducation: les résultats des élèves français en baisse selon le rapport PISA

EX...
Le grand Amour, tout simplement

EX...

Play Episode Listen Later Sep 1, 2026 40:00


Parfois quand on se dit que la personne qu'on aime ne correspond pas aux idéaux de sa famille, vivre notre histoire nous semble insurmontable. Et puis en fait, on se rend compte que ça peut durer, 1 mois, 1 an, 10 ans... mais quoiqu'il en soit, le grand amour met toujours tout le monde d'accord.[REDIFF]

Rothen s'enflamme
LA UNE - Rothen sur les statuts au PSG : "Luis Enrique gère simplement le club comme un grand manager !" – 24/08

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Aug 24, 2026 6:38


Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.

Invité culture
Quinze ans après sa naissance, le groupe Feu! Chatterton atteint l'«âge de raison»

Invité culture

Play Episode Listen Later Aug 20, 2026 8:01


Né en 2011 de la rencontre entre cinq copains de lycée, le groupe Feu! Chatterton fait aujourd'hui figure de tête de pont de la musique francophone, avec leur rock aux multiples influences, porté par des textes tout autant poétiques que mordants. À l'occasion de leur quatrième album, Labyrinthe, les cinq larrons parcourent les scènes de la France entière. L'occasion de revenir sur leur parcours, leurs engagements, et leur évolution musicale. RFI : Sébastien Wolf, Arthur Teboul, vous fêtez cette année le 15ᵉ anniversaire de Feu ! Chatterton. 15 ans, à quoi cela correspond-il pour vous ? L'âge d'or ? Sébastien Wolf (SW) : J'aime bien l'idée que ce soit l'âge de raison. On a commencé en 2014, sans vraiment savoir ce que l'on allait faire. Jamais on n'imaginait qu'on deviendrait des professionnels de la musique, on faisait ça dans notre chambre, dans notre coin, et maintenant on joue sur énormément de scènes. Et je pense qu'au fil des albums, on a aussi appris beaucoup de choses sur ce qu'était le métier de musicien, de compositeur, d'auteur. On a appris à accepter une forme d'inconnu, d'inutilité de notre métier aussi. On a maintenant atteint, peut-être, une forme de sagesse là-dessus : accepter de ne pas tout comprendre, de ne pas tout savoir, de ne pas avoir trouvé de recette. Aujourd'hui, c'est un peu en contradiction avec les valeurs que porte notre société, qui cherche du sens partout : utilité, efficacité, accélération. Notre métier, c'est tout l'inverse. Et cela, on a mis tout ce quatrième album, toute sa création à le comprendre, et ça nous a fait du bien. Vous parlez d'inutilité de ce que vous faites, pourtant, vous avez des textes assez engagés. Est-ce important pour vous, dans le contexte politique tel qu'il est aujourd'hui en France et plus largement dans le monde ? Arthur Teboul (AT) : C'est important, mais ce n'est pas programmatique. Quand on fait des chansons, c'est notre manière à nous de consigner nos interrogations sur le monde. On ressent cette nécessité et cette urgence de parler de notre monde, de parler de notre environnement. De fait, ça devient politique. On se pose des questions, comme beaucoup en fait. Aujourd'hui, plus que jamais, parce qu'on sent qu'on arrive à la fin d'un monde. Sauf que vivre la fin d'un monde, c'est désagréable, c'est angoissant, c'est inquiétant. On a la chance d'être cinq, donc on se pose ces questions en tant qu'hommes. Simplement, on est des amis, et on discute. Après, ça rejaillit dans nos chansons. On ressent une nécessité de faire des chansons. C'est notre manière d'évacuer nos peines, nos doutes ; de transformer nos colères et nos interrogations en mains tendues, en appels, pour essayer de faire corps avec l'autre. De fait, ça devient un engagement. SW : La question, c'est beaucoup : qu'est-ce qui est à l'origine de cet engagement ? Parce qu'au début, on ne faisait pas de chansons sociétales. C'est l'état du monde qui nous pousse à créer cette forme de bouclier. J'ai le sentiment que nous sommes toute une génération d'artistes qui posons des questions sur l'écologie, le genre, des questions d'antiracisme. On ne s'est pas dit, d'un coup, qu'on allait faire des chansons engagées. Mais on a commencé à se poser des questions, et je pense que, comme le dit Arthur, tout un chacun, s'il regarde vraiment le monde autour de lui, dans une société à problèmes, il est obligé de trouver des solutions en lui-même. Nous, on en fait des chansons, il y en a d'autres qui font des mouvements politiques. AT : J'ai l'espoir que les chansons dépassent les clivages. J'ai l'impression qu'une chanson, ça peut être quelque chose qui rassemble. C'est la manière que nous on a trouvée de construire quelque chose. SW : Je pense qu'il y a aussi peut-être une forme d'optimisme. Quand on s'engage, quand même, on croit qu'on peut changer des choses. Nos chansons, comme Allons voir, mais aussi plusieurs autres de l'album, sont en fait profondément optimistes. Elles portent l'idée qu'on peut faire évoluer le monde dans une bonne direction et en partant d'une idée déjà simple. Essayons de nous rassembler, de discuter. Ce message d'espoir qu'on essaie de porter dans le dernier album, au fond, il est déjà une forme de petit mouvement vers la joie. Effectivement, le disque est plus optimiste et peut-être plus sincère, ou plus naïf, que les précédents. Il y a moins ce côté ironique, mordant. D'où est venu ce changement-là, que l'on ressent aussi bien dans l'écriture que dans les instrumentations ? AT : C'est un mélange à la fois de désir et de confiance, d'avoir moins peur d'être vulnérable et le désir d'être plus direct. On s'est rencontrés dans un lycée prestigieux, etc. Il y a une part de nous qui vient de la tête, qui vient de l'intellect. Mais plus on a fait notre métier, plus on est descendu dans notre corps et dans notre cœur, et ça nous a fait du bien. On a senti une urgence à parler du cœur au cœur. Ce n'est pas facile ! Cela fragilise beaucoup plus que d'essayer d'être intelligent. On arrive aussi à un âge où on a beaucoup plus confiance en qui on est. On a grandi, on s'occupe moins du regard des autres, certains d'entre nous sont devenus parents, ce qui décentre. Et de l'autre côté, il y a ce désir d'aller plus droit, plus direct. L'époque a changé et cette ironie, ce mordant qu'on pouvait se permettre il y a quelques années, est devenu un luxe que l'on peut moins s'autoriser. On s'est débarrassés de toute forme de cynisme. SW : Pour parler aussi de musique, c'était un vrai désir. Depuis toujours, on est fascinés par la pop, qui est à la fois d'une simplicité extrême et très sophistiquée. Essayer de trouver une épure dans la composition, dans les mélodies et dans le texte, c'était un vrai chemin, qu'on essaye de suivre depuis longtemps. Ça fait trois albums qu'on essaye de faire ça, et je pense que là on y est peut-être plus arrivés. Et encore ! Je pense que pour faire passer des messages, être capable d'aller à l'os, c'est fondamental. Moi, c'était un vrai défi sur ce disque. Vous avez beaucoup dit que le processus de création de Labyrinthe avait été un moment difficile pour vous en tant que groupe. Le fait de voir cet album sortir et maintenant de le défendre, est-ce aussi un moyen d'achever le processus de guérison et de réconciliation ? AT : Si tu attends la récompense pour régler ton problème, ce n'est pas bon signe. On a réglé ça avant que l'album ne sorte. En revanche, c'est un cadeau. Qu'est-ce qui crée des tensions dans un groupe, ou dans un couple, ou dans une famille ? C'est les doutes et ce qu'on projette sur l'autre. Quand on est en pleine création, alors là c'est explosif ! C'est le moment où chacun doute de soi et de l'autre. Donc ça crispe tout. Ce qui nous arrive maintenant, c'est pure joie. C'est plus facile, on est dans un moment de grande certitude finalement. Mais avec cette joie particulière de savoir savourer, parce qu'on sait que c'est fragile, qu'on sait qu'on est passé par des moments difficiles.  À écouter dans De vive(s) voixMusique : le groupe Feu ! Chatterton pour son nouvel album «Labyrinthe»

Invité Culture
Quinze ans après sa naissance, le groupe Feu! Chatterton atteint l'«âge de raison»

Invité Culture

Play Episode Listen Later Aug 20, 2026 8:01


Né en 2011 de la rencontre entre cinq copains de lycée, le groupe Feu! Chatterton fait aujourd'hui figure de tête de pont de la musique francophone, avec leur rock aux multiples influences, porté par des textes tout autant poétiques que mordants. À l'occasion de leur quatrième album, Labyrinthe, les cinq larrons parcourent les scènes de la France entière. L'occasion de revenir sur leur parcours, leurs engagements, et leur évolution musicale. RFI : Sébastien Wolf, Arthur Teboul, vous fêtez cette année le 15ᵉ anniversaire de Feu ! Chatterton. 15 ans, à quoi cela correspond-il pour vous ? L'âge d'or ? Sébastien Wolf (SW) : J'aime bien l'idée que ce soit l'âge de raison. On a commencé en 2014, sans vraiment savoir ce que l'on allait faire. Jamais on n'imaginait qu'on deviendrait des professionnels de la musique, on faisait ça dans notre chambre, dans notre coin, et maintenant on joue sur énormément de scènes. Et je pense qu'au fil des albums, on a aussi appris beaucoup de choses sur ce qu'était le métier de musicien, de compositeur, d'auteur. On a appris à accepter une forme d'inconnu, d'inutilité de notre métier aussi. On a maintenant atteint, peut-être, une forme de sagesse là-dessus : accepter de ne pas tout comprendre, de ne pas tout savoir, de ne pas avoir trouvé de recette. Aujourd'hui, c'est un peu en contradiction avec les valeurs que porte notre société, qui cherche du sens partout : utilité, efficacité, accélération. Notre métier, c'est tout l'inverse. Et cela, on a mis tout ce quatrième album, toute sa création à le comprendre, et ça nous a fait du bien. Vous parlez d'inutilité de ce que vous faites, pourtant, vous avez des textes assez engagés. Est-ce important pour vous, dans le contexte politique tel qu'il est aujourd'hui en France et plus largement dans le monde ? Arthur Teboul (AT) : C'est important, mais ce n'est pas programmatique. Quand on fait des chansons, c'est notre manière à nous de consigner nos interrogations sur le monde. On ressent cette nécessité et cette urgence de parler de notre monde, de parler de notre environnement. De fait, ça devient politique. On se pose des questions, comme beaucoup en fait. Aujourd'hui, plus que jamais, parce qu'on sent qu'on arrive à la fin d'un monde. Sauf que vivre la fin d'un monde, c'est désagréable, c'est angoissant, c'est inquiétant. On a la chance d'être cinq, donc on se pose ces questions en tant qu'hommes. Simplement, on est des amis, et on discute. Après, ça rejaillit dans nos chansons. On ressent une nécessité de faire des chansons. C'est notre manière d'évacuer nos peines, nos doutes ; de transformer nos colères et nos interrogations en mains tendues, en appels, pour essayer de faire corps avec l'autre. De fait, ça devient un engagement. SW : La question, c'est beaucoup : qu'est-ce qui est à l'origine de cet engagement ? Parce qu'au début, on ne faisait pas de chansons sociétales. C'est l'état du monde qui nous pousse à créer cette forme de bouclier. J'ai le sentiment que nous sommes toute une génération d'artistes qui posons des questions sur l'écologie, le genre, des questions d'antiracisme. On ne s'est pas dit, d'un coup, qu'on allait faire des chansons engagées. Mais on a commencé à se poser des questions, et je pense que, comme le dit Arthur, tout un chacun, s'il regarde vraiment le monde autour de lui, dans une société à problèmes, il est obligé de trouver des solutions en lui-même. Nous, on en fait des chansons, il y en a d'autres qui font des mouvements politiques. AT : J'ai l'espoir que les chansons dépassent les clivages. J'ai l'impression qu'une chanson, ça peut être quelque chose qui rassemble. C'est la manière que nous on a trouvée de construire quelque chose. SW : Je pense qu'il y a aussi peut-être une forme d'optimisme. Quand on s'engage, quand même, on croit qu'on peut changer des choses. Nos chansons, comme Allons voir, mais aussi plusieurs autres de l'album, sont en fait profondément optimistes. Elles portent l'idée qu'on peut faire évoluer le monde dans une bonne direction et en partant d'une idée déjà simple. Essayons de nous rassembler, de discuter. Ce message d'espoir qu'on essaie de porter dans le dernier album, au fond, il est déjà une forme de petit mouvement vers la joie. Effectivement, le disque est plus optimiste et peut-être plus sincère, ou plus naïf, que les précédents. Il y a moins ce côté ironique, mordant. D'où est venu ce changement-là, que l'on ressent aussi bien dans l'écriture que dans les instrumentations ? AT : C'est un mélange à la fois de désir et de confiance, d'avoir moins peur d'être vulnérable et le désir d'être plus direct. On s'est rencontrés dans un lycée prestigieux, etc. Il y a une part de nous qui vient de la tête, qui vient de l'intellect. Mais plus on a fait notre métier, plus on est descendu dans notre corps et dans notre cœur, et ça nous a fait du bien. On a senti une urgence à parler du cœur au cœur. Ce n'est pas facile ! Cela fragilise beaucoup plus que d'essayer d'être intelligent. On arrive aussi à un âge où on a beaucoup plus confiance en qui on est. On a grandi, on s'occupe moins du regard des autres, certains d'entre nous sont devenus parents, ce qui décentre. Et de l'autre côté, il y a ce désir d'aller plus droit, plus direct. L'époque a changé et cette ironie, ce mordant qu'on pouvait se permettre il y a quelques années, est devenu un luxe que l'on peut moins s'autoriser. On s'est débarrassés de toute forme de cynisme. SW : Pour parler aussi de musique, c'était un vrai désir. Depuis toujours, on est fascinés par la pop, qui est à la fois d'une simplicité extrême et très sophistiquée. Essayer de trouver une épure dans la composition, dans les mélodies et dans le texte, c'était un vrai chemin, qu'on essaye de suivre depuis longtemps. Ça fait trois albums qu'on essaye de faire ça, et je pense que là on y est peut-être plus arrivés. Et encore ! Je pense que pour faire passer des messages, être capable d'aller à l'os, c'est fondamental. Moi, c'était un vrai défi sur ce disque. Vous avez beaucoup dit que le processus de création de Labyrinthe avait été un moment difficile pour vous en tant que groupe. Le fait de voir cet album sortir et maintenant de le défendre, est-ce aussi un moyen d'achever le processus de guérison et de réconciliation ? AT : Si tu attends la récompense pour régler ton problème, ce n'est pas bon signe. On a réglé ça avant que l'album ne sorte. En revanche, c'est un cadeau. Qu'est-ce qui crée des tensions dans un groupe, ou dans un couple, ou dans une famille ? C'est les doutes et ce qu'on projette sur l'autre. Quand on est en pleine création, alors là c'est explosif ! C'est le moment où chacun doute de soi et de l'autre. Donc ça crispe tout. Ce qui nous arrive maintenant, c'est pure joie. C'est plus facile, on est dans un moment de grande certitude finalement. Mais avec cette joie particulière de savoir savourer, parce qu'on sait que c'est fragile, qu'on sait qu'on est passé par des moments difficiles.  À écouter dans De vive(s) voixMusique : le groupe Feu ! Chatterton pour son nouvel album «Labyrinthe»

Tais-toi (aka t'es toi)
Love bombing... ou simplement tomber amoureux ?

Tais-toi (aka t'es toi)

Play Episode Listen Later Aug 19, 2026 26:34


Peut-on vraiment tomber amoureux en quelques jours, ou est-ce forcément un signe de manipulation ? Dans cet épisode, on démêle le vrai du faux et on apprend à reconnaître la différence entre une démonstration d'amour sincère et une dynamique qui peut devenir toxique.IG/TikTok : @wellnessbyjadeLien Casino de Paris : https://www.casinodeparis.fr/fr/Du-Bout-Des-Levres-De-Retour-12-Septembre-2026-Billetterie-Paris?utm_source=ig&utm_medium=social&utm_content=link_in_bio Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

La Commission Normandeau-Ferrandez
Itinérance : «La situation actuelle est tout simplement intenable»

La Commission Normandeau-Ferrandez

Play Episode Listen Later Aug 11, 2026 45:56


Écoutez l'essentiel de l'émission Le midi du mardi 11 août: «Les cégeps, c'est un catalyseur du développement des régions»; Des pirates informatiques ciblent les usines de traitement d'eau québécoises; Itinérance : «La situation actuelle est tout simplement intenable»; Des maires de petites villes dénoncent les actes de vandalisme. Voir https://www.cogecomedia.com/vie-privee pour notre politique de vie privée

Dance Lab
122. Peut-on réussir dans la danse sans sacrifier sa santé mentale, avec Mylène Amboka

Dance Lab

Play Episode Listen Later Aug 3, 2026 80:06


On parle encore trop peu de santé mentale dans le milieu de la danse.Pourtant, je pense qu'on est beaucoup à traverser les mêmes choses sans forcément oser en parler.Pourquoi ? Simplement parce que c'est tabou.La pression de devoir travailler, la comparaison avec les autres, l'impression qu'il faut toujours montrer qu'on fait plein de choses.Alors que très souvent, on ne fait pas grand chose, et on essaye de te vendre du vent avec une photo instagramable, prise dans le miroir du studio de danse.Ça crée donc cette course permanente à la réussite, largement alimentée par les réseaux sociaux, où tout le monde montre ce qui fonctionne et très rarement ce qu'on rate.TW : Dans cet épisode, Mylène m'a aussi confié que la danse, qui était censé être son refuge, a déclenché une dépression, suivie d'une tentative de s*ic*de.On a aussi abordé la maternité, avec cette fameuse réalité : quand tu es maman, on t'appelle moins voire plus du tout car les autres “pensent” que tu n'es plus disponible.Et pour ceux qui ont peur de ne pas trouver de place.C'est surement le plus grand mensonge car il y a assez de place pour tout le monde.

LEGEND
ILS ONT FAIT FORTUNE AVEC DES APPLICATIONS MOBILES TRÈS SIMPLEMENT !

LEGEND

Play Episode Listen Later Jul 24, 2026 81:48


Obtenez 50% de réduction sur le premier mois MWM avec le code LEGEND ➡️ https://link.influxcrew.com/MWM-LegendCollaboration commerciale.Merci à Jean-Baptiste Hironde d'être venu sur Legend.Jean-Baptiste Hironde est le fondateur de MWM, une entreprise qui permet de créer une application grâce à l'IA en moins de 10 minutes. En direct pendant l'émission, nous avons créé notre propre application capable de déterminer si vous êtes plutôt de droite ou de gauche. Nous avons également découvert et testé les applications les plus insolitesLa séquence « Gauche Droite de Legend » présente une application de démonstration créée pour illustrer les capacités de la technologie de MWM. Le jeu consiste à classer humoristiquement des mots « à gauche » ou « à droite ». Les réponses sont générées automatiquement par une intelligence artificielle, de manière volontairement caricaturale et parodique. Elles ne constituent ni une analyse, ni une évaluation des opinions réelles des personnes, marques ou émissions mentionnées, ne leur sont pas imputables, et n'engagent ni MWM ni l'émission. Lorsqu'une personnalité y est citée, soit elle a elle-même publiquement exprimé ses opinions politiques, l'application ne fait alors que reprendre, sur le mode de la plaisanterie, des propos déjà rendus publics par l'intéressé, soit le classement proposé est une pure fantaisie algorithmique sans valeur informative, qui ne préjuge en rien de ses convictions réelles. Ce contenu relève de la satire et du divertissement. Toute ressemblance avec une prise de position sérieuse serait purement fortuite et franchement surprenante.Les informations concernant notre invité ⬇️Linkedin ➡️ https://www.linkedin.com/in/jeanbaptistehironde/X ➡️ https://x.com/JBHiroLinkedin MWM ➡️ https://www.linkedin.com/company/mwmcompanyX MWM AI ➡️ https://x.com/MWMcompanyLes applications vues dans l'émission ⬇️Edjing ➡️ https://link.influxcrew.com/edjing-appColor pop ➡️ https://link.influxcrew.com/colorpop-appAlma Studio ➡️ https://link.influxcrew.com/alma-appSwipewipe ➡️ https://link.influxcrew.com/swipe-wipe-appMerci aussi à Hakim Baka, fondateur de GEEV, une application de dons d'objets entre particuliers, et Aaron, bénévole pour Be My Eyes, une application qui aide les personnes malvoyantes au quotidien.Geev ➡️ https://www.geev.com/frBe My eyes ➡️ https://www.bemyeyes.comPour prendre vos billets pour le LEGEND TOUR c'est par ici ➡️ https://www.legend-tour.fr/ Retrouvez la boutique LEGEND ➡️ https://shop.legend-group.fr/

Revue de presse internationale
À la Une: le discours de Donald Trump fait pschitt pour la presse internationale

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Jul 17, 2026 4:30


Vingt-cinq minutes, cette nuit, depuis la East Room de la Maison Blanche : Donald Trump a livré un discours loin des « très grandes annonces » promises et accuse la Chine d'avoir mené, dès 2020, le plus grand piratage de données électorales de l'histoire. Le ton est apocalyptique. Le président affirme, cité par CNN, que le système électoral américain « est tellement défaillant que personne ne peut le défendre ». Et il lance cette formule qui restera : les élections américaines seraient « pires que dans n'importe quel pays du tiers-monde ». Mais le plus intéressant, c'est ce que relève la presse américaine : le vide derrière les mots. Car CNN a épluché les documents déclassifiés : ces textes « décrivent essentiellement des vulnérabilités connues depuis des années ». C'est l'angle que retient aussi la presse espagnole. El País ne prend pas de gants : « Trump ressuscite le bobard de la fraude électorale de 2020 et exagère l'influence de la Chine dans sa défaite », titre du quotidien de Madrid. Le mot est lâché : « bulo », soit un canular. Trump, écrit le journaliste Iker Seisdedos, « dirigeant d'un pays en guerre et où le coût de la vie flambe, s'est adressé à la nation pour parler des élections… d'il y a six ans ». Avec un vrai mobile : les élections de mi-mandat dans moins de quatre mois, où les sondages promettent une défaite à son camp. Et Pékin ? La réponse est tombée pendant que Xi Jinping montait sur scène à Shanghai. L'ambassade de Chine, citée par CNN comme par Fox News, balaie l'accusation par la voix de son porte-parole Liu Chang : « La Chine n'a jamais interféré et n'interférera jamais dans les élections présidentielles américaines. » La bataille des télévisions Car deux grandes chaînes, ABC et NBC, ont refusé d'interrompre leurs programmes pour diffuser l'adresse présidentielle. Deadline le raconte : à l'heure du discours, ABC diffusait un jeu télévisé, NBC un documentaire avec Tom Hanks. Trump a explosé, en plein discours, réclamant, cité par CNN, que ce refus « devrait valoir la révocation de leurs licences ». Son porte-parole Steven Cheung a traité les chaînes de « lâches » qui « ne veulent pas que vous entendiez la vérité ». On ne sait pas qui gérait le prompteur du président cette nuit, mais on sait qui ne le gérait pas, et c'est là toute l'histoire du jour à Washington. Car quelques heures avant l'adresse, la Maison Blanche a suspendu son opérateur de prompteur, Gabriel Perez, dix ans d'ancienneté. Son tort : il pariait sur les discours qu'il connaissait à l'avance. L'affaire, révélée par ABC News, donne le vertige. La chaîne CNBC détaille : plus de 90 000 dollars de gains, en pariant sur la plateforme Kalshi, sur un marché baptisé « Mentions », qui, « propose des contrats sur les mots que Trump prononcera pendant un discours ». Autrement dit, l'homme qui savait ce que Trump allait dire pariait sur ces mots-là. Et sa position rend l'affaire troublante : selon le média MSN, citant les collaborateurs du président, Perez « a le dernier regard sur les discours, et prend les appels de dernière minute du président pour y apporter des modifications ». La découverte d'une nouvelle planète  Vous savez que notre Terre tourne autour du Soleil. Mais d'autres soleils, ailleurs dans la galaxie, ont eux aussi des planètes qui tournent autour : ce sont des exoplanètes. Cette semaine, l'Observatoire européen austral a annoncé en avoir photographié une nouvelle. Le site Universe Today et le média scientifique Phys.org racontent l'histoire. Son nom : Beta Pictoris d. Elle tourne autour d'une étoile très connue des astronomes, à 63 années-lumière de nous, soit très, très loin. Une planète géante, une grande boule de gaz un peu comme Jupiter. Mais le plus beau, c'est comment on l'a trouvée : complètement par hasard. Le chercheur Ben Sutlieff, cité par l'ESO, le reconnaît : « C'était une découverte fortuite. Nous voulions au départ observer une autre planète déjà connue ». Là, sur les images, un point lumineux inattendu. Alors les astronomes ont replongé dans leurs vieilles photos et l'ont retrouvée sur des clichés vieux de 11 ans. La planète y était déjà, sur des images déjà prises. Simplement, personne ne l'avait remarquée.

Les Grandes Gueules
La triste réalité du jour - Jérôme Rothen : "On a tout simplement joué la meilleure équipe du monde" - 15/07

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Jul 15, 2026 3:39


Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Joëlle Dago-Serry, coach de vie, et Ophélie Roque, prof de lettres et essayiste, débattent de l'actualité autour d'Olivier Truchot.

Easy Catalan: Learn Catalan with everyday conversations | Converses del dia a dia per aprendre català

Notes Avui la Sílvia ens proposa un exercici per practicar adjectius: ella diu el començament d'una frase i l'Andreu l'ha de completar amb un adjectiu, el primer que li vingui al cap. Tot seguit, n'han de trobar el contrari. Entremig, comentaran matisos importants dels adjectius que vagin sortint. Episodi en directe Acompanya'ns el pròxim 23 de juliol a les 17 h a la llibreria Ona per al segon episodi amb públic! Podreu remenar llibres en català, protegir-vos de la calor, practicar el català i passar una bona estona amb nosaltres.

Rothen s'enflamme
Selon Souley Diawara, ne pas être en finale serait simplement une "petite déception" – 08/07

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Jul 8, 2026 4:00


Le sujet fort de l'actualité foot du jour vu par Jérôme Rothen et la Dream Team.

Domotique Chronique
L'IA prend de contrôle de Home Assistant pour tout faire simplement avec HA MCP

Domotique Chronique

Play Episode Listen Later Jun 29, 2026 18:18


Et si le meilleur expert en domotique s'installait dans votre ordinateur pour configurer votre maison intelligente à votre place ? C'est désormais possible grâce au duo Claude AI et Home Assistant, reliés par la technologie HA-MCP.Dans ce nouvel épisode de Domotique Chronique, Aurélien vous explique comment décupler les capacités de votre système en utilisant la version gratuite de l'intelligence artificielle d'Anthropic. Fini les longues heures à chercher la cause d'un dysfonctionnement dans les logs ou à coder des cartes visuelles complexes : l'IA accède localement à votre box domotique pour tout faire à votre demande, via de simples commandes en langage naturel.Au programme de cet épisode :Comprendre HA-MCP : Le pont sécurisé qui connecte l'application Claude Desktop à votre Home Assistant.Création d'automatisations sur mesure : Générez des scénarios complexes en une phrase, tout en respectant vos propres conventions de nommage.Design de tableaux de bord : Obtenez le code parfait pour des cartes esthétiques et fonctionnelles instantanément.Dépannage et analyse des logs : Laissez l'IA enquêter à votre place pour comprendre pourquoi une lumière ou un volet s'est actionné sans raison.Le point Sécurité & Vie privée : Les implications de donner les clés de sa domotique à une IA Cloud, et l'astuce imparable du "gros œuvre" pour configurer son système sans risquer de compromettre sa sécurité à long terme.

100% ETF
100% ETF : investir simplement dans la richesse de la cote européenne

100% ETF

Play Episode Listen Later Jun 25, 2026 16:57


Souvent sous-estimée, la richesse de la cote européenne est paradoxalement mal connue des investisseurs. Dans ce nouveau numéro de 100% ETF, Olivier Taek, Co-responsable Distribution France chez BlackRock, parle des indices qui comptent, des valeurs emblématiques et des différents secteurs qui font la force de l'économie européenne. Il présente également les ETF qui sont pertinents pour cette stratégie d'investissement.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Matcha Talk
Es-tu trop exigeant… ou est-ce simplement la mauvaise personne ? ❤️‍

Matcha Talk

Play Episode Listen Later Jun 24, 2026 14:44


Tu te demandes si tu en demandes trop en amour, ou si tu n'es simplement pas avec la bonne personne ?

Les Mots d'Amour
Hypersensible... ou simplement insupportable ? (Les Mots d'Amour, S7-E20)

Les Mots d'Amour

Play Episode Listen Later Jun 22, 2026 33:50


Cette semaine dans Les Mots d'Amour, nous recevons le courrier de Clotilde, 63 ans. Depuis des années, les mêmes scénarios se répètent : des amis disparaissent sans explication, des relations s'éteignent du jour au lendemain, des proches coupent les ponts sans un mot. Clotilde se demande ce qui cloche chez elle. Est-elle victime d'une série de malchances improbables ? D'un entourage toxique ? Ou existe-t-il une explication beaucoup plus simple... et beaucoup moins agréable à entendre ? Avec Bénédicte Vidal, nous explorons les joies de l'hypersensibilité, les traumatismes qu'on transporte pendant cinquante ans, les amitiés qui meurent en silence, les gens populaires des années 70, Patrick Sébastien candidat à la présidentielle et le sponsor le plus douteux de l'histoire du podcast : Maître Chicken. Un épisode qui répond à une question essentielle :

Rothen s'enflamme
LE PROCES - L'AVOCAT : Selon Éric et Duga, Bouaddi a simplement écouté son cœur en choisissant le Maroc – 15/06

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Jun 15, 2026 3:57


Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.

Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience
Angèle Ferreux-Maeght : Le cercle vicieux sucre-fatigue-fringales expliqué simplement

Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience

Play Episode Listen Later Jun 5, 2026 12:53


Angèle Ferreux-Maeght : Sucre et glycémie. Pourquoi certaines journées commencent-elles avec une énergie débordante… avant de se terminer dans le brouillard, les envies de sucre et les coups de fatigue ? Pourquoi avons-nous parfois l'impression de manquer de volonté face aux fringales, alors que notre corps tente simplement de nous envoyer un signal ? Et si la clé de notre énergie, de notre humeur et même de notre clarté mentale se cachait dans un mécanisme aussi discret que fondamental : la glycémie ? Angèle Ferreux-Maeght nous entraîne au cœur de cette mécanique invisible qui influence chaque jour notre cerveau, nos émotions et notre vitalité. Pics de sucre, fatigue après les repas, irritabilité, concentration, résistance à l'insuline… elle nous aide à comprendre ce qui se joue réellement dans notre organisme et surtout comment retrouver une énergie plus stable, plus sereine et plus durable, sans régime ni culpabilité.La série ROUTINES & RITUELS : Sucre et glycémie avec Angèle Ferreux-Maeght, cheffe et naturopathe, auteure de nombreux ouvrages de cuisine saine et gourmande aux Éditions Marabout. Pendant 4 semaines, nous allons explorer ce mécanisme invisible qui influence notre énergie, notre concentration et même notre humeur, et découvrir des clés simples pour retrouver une énergie plus stable au quotidien.Une citation avec Angèle Ferreux-Maeght :"Stop à la culpabilité, avoir envie de grignoter c'est une mécanique biologique."Recevez chaque semaine l'inspirante newsletter Métamorphose par Anne GhesquièreDécouvrez Objectif Métamorphose, notre programme en 12 étapes pour partir à la rencontre de soi-même.Suivez nos RS : Insta, Facebook et TikTokAbonnez-vous sur Apple Podcasts / Spotify / Deezer / Castbox / YouTubeSoutenez Métamorphose en rejoignant la Tribu MétamorphoseThèmes abordés lors du podcast avec Angèle Ferreux-Maeght : 00:00Introduction02:13Recette : le bol de chia aux graines de lin04:14Comprendre enfin ce que fait l'insuline dans votre corps07:42Fatigue, irritabilité, compulsions : les symptômes des montagnes russes glycémiques11:37Le piège silencieux : la résistance à l'insuline14:00Reprendre le pouvoir sur son énergie Avant-propos et précautions à l'écoute du podcast Photo DR Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi l'odeur de chlore dans les piscines est un mauvais signe ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later May 28, 2026 1:43


On pense souvent qu'une piscine qui sent fortement le chlore est parfaitement propre. Pourtant, c'est presque l'inverse. Une odeur puissante de “chlore” est généralement un mauvais signe : elle indique que l'eau est saturée de substances organiques apportées par les baigneurs.Car le chlore pur, en réalité, sent assez peu. L'odeur piquante caractéristique que l'on associe aux piscines vient surtout de composés chimiques appelés chloramines.Pour comprendre, il faut voir comment fonctionne le chlore. Lorsqu'il est ajouté dans une piscine, son rôle est de détruire les bactéries, virus et micro-organismes. Mais il ne combat pas seulement les microbes : il réagit aussi avec tout ce que les humains apportent dans l'eau. Et cela représente énormément de matière.Chaque baigneur laisse derrière lui de la sueur, des cellules de peau morte, des résidus de cosmétiques… et parfois de l'urine. Même en très petite quantité, ces substances suffisent à déclencher des réactions chimiques.Lorsque le chlore rencontre notamment l'ammoniaque présente dans l'urine et la transpiration, il forme les fameuses chloramines. Ce sont elles qui dégagent cette odeur agressive et irritante.Autrement dit : plus l'odeur est forte, plus cela signifie que le chlore a déjà réagi avec beaucoup de déchets organiques.Le problème, c'est que ces chloramines sont aussi moins efficaces pour désinfecter l'eau que le chlore libre. Une piscine qui sent très fort peut donc être paradoxalement moins bien désinfectée qu'une piscine presque sans odeur.Mais ce n'est pas tout. Les chloramines sont également irritantes pour le corps humain. Comme elles sont très volatiles, elles s'évaporent facilement dans l'air, surtout dans les piscines couvertes où la ventilation est insuffisante.C'est ce qui provoque les yeux rouges, les irritations de la gorge, les quintes de toux ou parfois même des difficultés respiratoires chez certains nageurs et maîtres-nageurs exposés longtemps.Des études ont montré que l'air des piscines intérieures mal ventilées peut contenir des concentrations importantes de ces composés irritants. Les sportifs qui nagent intensément, en respirant juste au-dessus de la surface de l'eau, y sont particulièrement exposés.Alors pourquoi continue-t-on à croire qu'une “bonne odeur de chlore” est rassurante ? Simplement parce que nous avons appris à associer cette odeur aux piscines publiques et à l'idée de propreté. Mais chimiquement, cette odeur signale surtout que le désinfectant est en train d'être consommé par les déchets humains.La meilleure piscine n'est donc pas celle qui sent le plus fort… mais souvent celle qui ne sent presque rien. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

First Print - Podcast comics de référence
Invincible saison 4 : une série toujours au top ?

First Print - Podcast comics de référence

Play Episode Listen Later May 28, 2026 79:43


Que dire qui n'aurait pas déjà été dit sur la série d'animation Invincible ? Avec sa fidélité aux comics de Robert Kirkman, Cory Walker et Ryan Ottley, ses aspects modernisés et son animation améliorable, la série poursuit son bonhomme de chemin avec peu ou prou les mêmes qualités et les mêmes défauts. Mais puisque la saison 4 s'est récemment achevée sur Prime Video, alors nous profitons de l'occasion pour revenir dessus.Le débrief sur Invincible saison 4Un petit podcast en duo avec le maître Spleenter vous est offert aujourd'hui, et chose rare, pas pour une bouse ! Simplement, la disponibilité de nos intervenants (avec un Corentin en vacances) a abouti à ce podcast en petit comité, qui je l'espère vous plaira quand même, dans lequel nous revenons en long et en large sur Invincible saison 4.Si vous appréciez notre travail, ne manquez pas de le faire savoir en partageant ce podcast autour de vous, en en parlant un peu partout, en poursuivant la discussion sur notre Discord et en nous soutenant via Tipeee ! Très bonne écoute à vous et à bientôt pour le prochain podcast !Soutenez First Print - Votre podcast comics (& BD) préféré sur TipeeeHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Rothen s'enflamme
LE PROCES - L'AVOCAT : Duga : "Le PSG a simplement eu le flair de bien connaître la Ligue 1. Ils n'ont pas besoin d'être à fond pour remporter le championnat" – 13/05

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later May 13, 2026 2:39


Un acteur du monde du foot est l'accusé du soir. Il est ensuite défendu avant le verdict du juge.

Invité Afrique
Christophe Lecourtier, directeur de l'AFD: «Le paradigme de l'aide au développement a fait long feu»

Invité Afrique

Play Episode Listen Later May 12, 2026 10:52


Tout juste nommé à la tête de l'Agence française de développement (AFD), Christophe Lecourtier participait au sommet Africa Forward à Nairobi, consacré aux partenariats économiques entre la France et les pays africains. Dans un contexte de restrictions budgétaires et de remise en question de l'aide publique au développement, il défend une nouvelle approche fondée sur les « intérêts mutuels », l'impact concret et la pédagogie de son action.  Propos recueillis à Nairobi (Kenya) par Bruno Faure  RFI : Quel est votre état d'esprit pour ce sommet Africa Forward, assez inédit dans sa forme, dans son message, alors que vous venez à peine d'être nommé à la tête de l'AFD ?  Christophe Lecourtier : Je crois que c'est vraiment une grande chance de prendre mes fonctions aujourd'hui, parce que ce sommet arrive au terme de beaucoup d'années où l'on a réfléchi à tous les niveaux de l'État à ce que devait être une nouvelle relation avec le continent. Et aujourd'hui, par le foisonnement des événements, des initiatives, des rencontres, on a vraiment l'impression qu'on a là, dans nos filets, quelque chose qui a de la substance.  La particularité, c'est que les entreprises et l'économie sont au centre du jeu. Le président Macron a annoncé un chiffre de 23 milliards d'euros d'investissements à la fin de cette journée.  Le président kényan et le président Macron ont posé un cadre à l'intérieur duquel tous ces projets s'élaborent et tous ces contrats se signent. La deuxième chose, c'est que je suis extrêmement fier de ce que le groupe AFD, dans toutes ses composantes, ont joué un rôle très important dans la conception de ce sommet et dans toute une série d'événements, de signatures qui lui donnent de la substance. Donc non seulement c'est intéressant comme citoyen, par rapport à ma carrière de haut fonctionnaire, mais c'est extrêmement stimulant en arrivant dans les fonctions qui sont désormais les miennes.  Est-ce qu'on fait des affaires un peu différemment avec le monde anglophone, puisqu'on est ici au Kenya, par rapport à ce que la France fait depuis des décennies avec les pays francophones ?  Je ne voudrais pas tirer des conclusions hâtives d'une expérience qui est encore très fraîche, mais j'ai l'impression que l'AFD promeut la montée des coalitions associées sur des enjeux absolument critiques comme la souveraineté alimentaire, la souveraineté sanitaire, un certain nombre de projets d'infrastructures, par exemple l'électrification… C'est ici le lieu où se rassemblent autour d'une table, mais aussi dans des financements qui sont mis en œuvre, des banques multilatérales, des acteurs privés, parfois des fondations philanthropiques et évidemment l'AFD qui a l'avantage d'avoir un spectre assez large à travers ses trois composantes : l'agence elle-même, Proparco pour la partie secteur privé, et puis Expertise France qui apporte ici ou là finalement la petite maille sans laquelle les projets auraient souvent du mal à démarrer. Alors est-ce que c'est l'atmosphère anglo-saxonne qui est un peu moins verticale, un peu moins étatique peut-être que ce qu'on a l'habitude de faire ici en France ? Ou est-ce que c'est tout simplement l'évolution de cette problématique des partenariats internationaux ? En tout état de cause, ce qui me frappe et ce qui me stimule, c'est que je vois notre groupe AFD, au nom de la France, en pole position pour commencer à travailler de cette manière-là.  À vous entendre, vous vous inscrivez dans la continuité de ce qu'a fait votre prédécesseur Rémy Rioux. Qu'est-ce que vous comptez apporter de plus dans un contexte de contraction budgétaire ?  Je ne suis pas et je ne serai jamais un contempteur de ce que Rémy Rioux a fait très bien dans l'état du monde des dernières années. Et d'une certaine manière, on préférerait tous que le monde n'ait pas changé et que les ressources qui vont avec n'aient pas changé. Simplement, et malheureusement, le monde a changé. Le paradigme de l'aide au développement – j'y ai travaillé il y a vingt ans – a fait long feu. Cette notion de partenariat international, c'est d'être dans une logique où l'on mesure beaucoup plus les intérêts mutuels, donnant-donnant. Cela se fait effectivement sur fond de baisse assez conséquente des moyens qui sont accordés à l'agence et plus généralement à l'aide publique au développement. Il faut faire, comme le dit la formule un peu triviale, d'un risque une opportunité. Je crois qu'on a tout à fait les moyens de retrouver à la fois une stratégie claire, parlante pour nos parties prenantes – c'est-à-dire le gouvernement, le Parlement – mais aussi pour les équipes et pour nos partenaires. Certes, il est probable que le volume d'affaires ne sera sans doute pas en croissance pour des raisons évidentes, mais on peut faire un peu moins et tout aussi bien. Peut-être même, sur certains aspects, en termes de lisibilité et de relation avec la politique intérieure et extérieure française, un peu mieux encore.  À écouter aussiSommet Africa Forward : « Les sources de financement destinées à l'Afrique menacées par la crise » Donc il n'y a pas besoin de se réinventer pour rester pertinent, même quand on fait face à une concurrence internationale, de prêteurs chinois par exemple ?  Si, parce que c'est une maison qui a 85 ans et qui s'est réinventée en permanence. Il n'y a jamais vraiment eu, je crois, de plateau où l'on se serait installé dans une situation de confort. Dans le monde avec tous ses problèmes, il faut se réinventer sans cesse. Là, il est possible que le chapitre nouveau soit un peu plus marqué dans sa spécificité, mais les bases, les fondations de cette agence, je pense que la France en a vraiment besoin. C'est un grand atout. À charge pour nous d'être capables peut-être de l'expliquer davantage, y compris de sortir peut-être d'un certain cercle d'initiés, de gens de très bonne volonté, pour aller vers des publics qui sont un peu plus dubitatifs sur l'importance, l'enjeu, la pertinence de tout ça. Moi, j'en suis convaincu et on va vraiment essayer de les embarquer avec nous dans ce nouveau chapitre.  Justement, la France, l'AFD et d'autres organismes français sont régulièrement critiqués pour ce qu'ils sont, les politiques qu'ils mènent en Afrique, dans les pays du Sahel en particulier. Comment vous positionnez-vous en tant qu'acteur avant tout économique et qui doit se démarquer de ces débats politiques ?  Je pense que les Français, à tort ou à raison, sont assez critiques sur l'ensemble des institutions, quelles que soient leurs missions.  Les Français mais les Africains aussi.  C'est un défi qui nous est posé, mais qui est aussi le même. Les Français nous demandent la même chose : davantage d'impact, d'être capables de le démontrer. On voit aujourd'hui un nouveau paradigme qui me va très bien compte tenu de mon itinéraire professionnel : c'est un accent beaucoup plus fort mis sur la croissance économique, l'industrialisation, la création d'emplois. Et à partir du moment où l'on se fixe cet objectif, il faut aller vite. Il ne faut pas être rattrapé par la vague soit des populismes, soit de la fragmentation, soit de la déstabilisation d'un certain nombre de pays. Donc on a vraiment une exigence, mais on a un chemin. Et je crois vraiment que les équipes de l'AFD, fortes de leurs acquis, de leurs convictions, de leur solidarité, sont parmi toutes les agences de développement certainement celles ou parmi celles les mieux placées pour relever ce défi. C'est stimulant pour tout le monde. Il faut faire de la pédagogie. Ça va être ce à quoi je vais m'employer pour que personne n'ait l'impression qu'on est juste sur une histoire en peau de chagrin. C'est une pédagogie aussi qu'il faut que je fasse vis-à-vis de mes autorités. Mais voilà, on va le faire.  Les agences de développement sont parfois accusées de mesurer le succès par les montants, par les volumes qui sont engagés sur le terrain, et pas forcément par les résultats. Qu'est-ce qu'on fait quand ça ne fonctionne pas ?  Je crois que ça, c'était effectivement une page qui se tourne, qui répondait à un certain nombre d'objectifs internationaux de pourcentage de l'APD (Aide publique au développement) sur le PIB. J'y ai moi-même beaucoup contribué autrefois. Aujourd'hui, plus personne ne juge que c'est l'objectif essentiel. En revanche on peut, avec un peu moins, faire beaucoup mieux. C'est la ligne qui va nous guider. Donc je n'arrive pas comme quelqu'un qui va vous déchirer le voile et d'un seul coup faire connaître la vérité révélée. Simplement, on va davantage mettre l'accent sur un certain nombre de pays, un certain nombre de secteurs, parce qu'il faut faire des choix. Et on va aussi s'efforcer d'avoir une communication plus forte, plus volontaire et peut-être parfois plus simplifiée pour embarquer avec nous le plus grand nombre – en tout cas des gens de bonne volonté – que ce soient des dirigeants de notre pays, des élus ou aussi des citoyens. J'ai vraiment la conviction – et les études le montrent – que les Français n'ont pas renoncé à l'idée d'une solidarité internationale. Ils comprennent bien que si vous prenez la santé, vous voyez bien qu'il est absurde d'ériger des cordons sanitaires. C'est vrai aussi pour l'agriculture, la souveraineté alimentaire. On est une seule planète. Sans parler du climat. Cette logique-là, elle est majoritaire chez les Français. Il faut juste arriver à leur démontrer un peu plus qu'on ne l'a fait ces dernières années en quoi cette agence unique est vraiment le bras armé de la nation française, de l'État mais aussi de la nation française, pour accompagner cette transformation et en faire quelque chose dont on soit à la fois fiers et redevables à la fois à nos partenaires et à nos citoyens. 

Ouvre ton jeu avec Marie-Claude Barrette
#155 - Kevins-Kyle | Ouvre ton jeu avec Marie-Claude Barrette

Ouvre ton jeu avec Marie-Claude Barrette

Play Episode Listen Later May 8, 2026 115:33


On l'a connu dans la télé-réalité Loft Story. Moi, je connais Kevin depuis plusieurs années. Il m'a déjà ouvert les portes de sa maison dans le cadre de la série Simplement vedette, où nous parlions d'homoparentalité. Depuis quelques semaines, on peut le voir dans la série Hors Réseau présentée sur Crave, où l'on découvre un homme intense, engagé, sensible, généreux et brillant. C'est à ce moment que j'ai eu le goût de l'inviter!Au cours de cet épisode, Kevin aborde entre autres l'intimidation qu'il a subie, son arrivée dans la grande ville, sa volonté d'être un coiffeur reconnu, son histoire d'amour et sa vie familiale.━━━━━━━━━━━L'épisode est également disponible sur Youtube, Spotify, Apple Podcasts et les plateformes d'écoute en ligne. Vous aimez Ouvre ton jeu? C'est à votre tour d'ouvrir votre jeu avec les versions jeux de société. Disponibles dès maintenant partout au Québec et au⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠ ⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠https://www.randolph.ca/?s=marie-claude+barrette⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Visitez mon site web :⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠ ⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠https://www.marie-claude.com⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠ et découvrez l'univers enrichissant du MarieClub, pour en apprendre sur l'humain dans tous ses états et visionner les épisodes d'Ouvre ton jeu, une semaine d'avance. Avec le code CLUB15, obtenez 15% de rabais sur l'abonnement annuel..━━━━━━━━━━━00:00:00 Introduction00:24:06 Cartes vertes00:53:27 Cartes jaunes01:27:57 Cartes rouges01:37:58 Cartes Éros01:48:52 Carte Opto-Réseau━━━━━━━━━━━Ouvre ton jeu est présenté par Karine Joncas, la référence en matière de soins pour la peau, disponible dans près de 1000 pharmacies au Québec. Visitez le⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠ ⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠https://www.karinejoncas.ca⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠ et obtenez 10% de rabais avec le code OUVRETONJEU10.Grâce à Éros et compagnie et notre niveau rose, obtenez 15% avec le code ROSE15 au⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠ ⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠https://www.erosetcompagnie.com/?code=rose15⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠Merci à Opto-Réseau, partenaire d'Ouvre ton jeu. Visitez le⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠https://www.opto-reseau.com⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠ pour prendre rendez-vous dans l'une de leurs 86 cliniques indépendantes.Découvrez la nouvelle collection MarieClub : Espace mieux-être et Ouvre ton jeu de notre boutique en ligne. Une sélection inspirante pensée pour vous accompagner dans votre quotidien.✨ https://boutique.marie-claude.com/

Le Vin Pas à Pas - Devenez un dégustateur averti
Le secret des grands vins blancs : la complexité expliquée simplement

Le Vin Pas à Pas - Devenez un dégustateur averti

Play Episode Listen Later May 5, 2026 9:31


Pourquoi certains vins blancs sont simplement bons… alors que d'autres deviennent vraiment grands ? On parle souvent d'équilibre, de longueur en bouche, d'intensité aromatique… Mais il existe un critère essentiel que beaucoup de dégustateurs sous-estiment : la complexité. La complexité, c'est ce qui fait qu'un vin ne se limite pas à un simple arôme de citron, de pomme ou de poire. C'est ce qui lui permet de révéler plusieurs couches : fruit, fleurs, notes lactées, brioche, beurre, noisette, épices, pain grillé, miel, cire… Mais d'où viennent toutes ces nuances ? je vous explique comment la complexité se construit, étape par étape : la qualité du raisin la fermentation malolactique l'élevage sur lies l'élevage en barrique le vieillissement en bouteille Vous allez comprendre pourquoi un grand vin blanc n'est pas seulement “bon”… Il raconte plusieurs histoires à la fois : celle du raisin, du terroir, de la vinification, de l'élevage et du temps. Suivez le guide ! En quelques minutes, vous allez apprendre à mieux comprendre — et mieux reconnaître — la complexité dans les grands vins blancs. Rejoignez gratuitement la lettre du dégustateur, et formez-vous au vin chaque semaine : https://www.lecoam.eu/kit Formez-vous au vin sur http://www.lecoam.eu

Sans Filtre Podcast
Ruba Ghazal: La vision de Québec solidaire expliquée simplement

Sans Filtre Podcast

Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 117:21


Cette semaine sur le podcast, on reçoit Ruba Ghazal pour une discussion franche sur la politique québécoise, l'économie et les grands enjeux de société. Elle revient sur son nouveau rôle comme co-porte-parole de Québec solidaire et partage sa vision pour le Québec. Entre inquiétudes économiques, montée de la droite et crise du logement, la conversation explore des sujets complexes sans détour.  Au programme:  - Le rôle de Ruba Ghazal comme aspirante première ministre et ce que ça change concrètement  - Pourquoi le discours de droite gagne du terrain et comment expliquer cette tendance  - La crise du logement et les choix politiques derrière l'accessibilité à la propriété  - Taxer les ultra-riches: mythe, perception et propositions concrètes  - Le projet de société du Québec: vision, économie et transition écologique 

Manu dans le 6/9 : Le best-of
Info aléatoire, le premier SMS disait simplement "Joyeux Noël".

Manu dans le 6/9 : Le best-of

Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 3:36


Tous les matins à 8H10, on vous donne des infos aléatoires du monde.

Les Nuits de France Culture
Nadia Boulanger, la musique en personne 10 : Nadia Boulanger : "Il y a simplement de la bonne musique"

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Mar 29, 2026 44:07


durée : 00:44:07 - Les Nuits de France Culture - Dans cet entretien avec Bruno Monsaingeon enregistré en 1976, Nadia Boulanger évoquait ses échanges avec Stravinsky et la fondation du conservatoire de Fontainebleau. Elle livrait son regard sur la variété des styles musicaux et les bouleversements artistiques du XXe siècle. - réalisation : Mathias Le Gargasson, Antoine Larcher, Hassane M'Béchour, INA Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les Nuits de France Culture
Nadia Boulanger, la musique en personne 10 : Nadia Boulanger : "Il y a simplement de la bonne musique"

Les Nuits de France Culture

Play Episode Listen Later Mar 29, 2026 44:07


durée : 00:44:07 - Les Nuits de France Culture - par : Mathias Le Gargasson - Dans cet entretien avec Bruno Monsaingeon enregistré en 1976, Nadia Boulanger évoquait ses échanges avec Stravinsky et la fondation du conservatoire de Fontainebleau. Elle livrait son regard sur la variété des styles musicaux et les bouleversements artistiques du XXe siècle. - réalisation : Antoine Larcher

Rothen s'enflamme
Rothen se chauffe - Eric : "Si tu veux être le leader de ce club mythique, il va falloir donner plus que simplement mettre des buts" – 23/03

Rothen s'enflamme

Play Episode Listen Later Mar 23, 2026 5:14


Jérôme Rothen se chauffe contre un autre consultant, un éditorialiste ou un acteur du foot.

Happy Work
Combien de disent préférer un travail intéressant à un travail simplement bien payé

Happy Work

Play Episode Listen Later Mar 21, 2026 2:31


Bienvenue sur Happy Work Express.Chaque jour, en quelques minutes, un chiffre pour mieux comprendre le monde du travail… et surtout pour prendre un peu de recul.Happy Work Express est le format court et quotidien de Happy Work, le podcast francophone audio le plus écouté sur le bien-être au travail et le management bienveillant.Que vous soyez salarié, manager ou dirigeant, ces chiffres rappellent une chose essentielle :Ce que vous vivez au travail n'est ni isolé, ni anormal.Parfois, il suffit d'un chiffre pour relativiser, respirer… et avancer un peu plus sereinement.

The Programmatic Society
THE TV SOCIETY : Le Total Video est-il une vraie révolution stratégique… ou simplement un nouveau mot-valise du marché publicitaire ?

The Programmatic Society

Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 33:05


Le Total Video est-il une vraie révolution stratégique… ou simplement un nouveau mot-valise du marché publicitaire ?Entre TV linéaire, CTV, streaming et online video, les annonceurs construisent aujourd'hui leurs plans médias dans un paysage vidéo totalement fragmenté.

Et surtout la santé
#109 - Nicolas Van Michel : Le Neuro-Structurel expliqué simplement

Et surtout la santé

Play Episode Listen Later Mar 6, 2026 94:30


Il y a parfois des rencontres qui se font presque naturellement.Cela faisait quelque temps que j'entendais parler de Nicolas Van Michel. Des retours très positifs, notamment de la part de membres du réseau "Ostéo et Sport". Des confrères exigeants, curieux, engagés. Alors forcément, ça intrigue.Petit à petit, l'idée d'un échange s'est installée.Dans cet épisode, nous avons pris le temps de discuter autour de ce qu'il appelle le « neuro structurel ». Une manière d'aborder le corps qui questionne la place du système nerveux, le lien entre structure et fonction, et notre façon, en tant qu'ostéopathes, d'entrer en relation avec les tissus.Mais comme souvent quand l'échange est fluide, la discussion a débordé du cadre initial. Nous avons exploré d'autres sujets, parfois improvisés, parfois plus personnels, qui donnent à cet épisode une tonalité un peu différente, plus spontanée.J'espère que vous prendrez autant de plaisir à l'écouter que nous en avons eu à l'enregistrer.Bonne écoute Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Bruno dans la radio
Ducon Ducon du 05 mars - La police le croyait armé à la station-service... il tenait simplement un pistolet à carburant

Bruno dans la radio

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 1:18


Chaque matin, l'équipe vous parle du con du jour.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
La maladresse du jour - Wallace, au 3216 : "C?'était simplement une erreur de placement. Ce sont des valeurs qu'on oublie même si on les rapporte tout de suite à Pétain. C'était maladroit. Elle aurait dû dire 'nation'&q

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Feb 20, 2026 2:21


Aujourd'hui, Emmanuel de Villiers, entrepreneur, Bruno Poncet, cheminot, et Joëlle Dago-Serry, coach de vie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Choses à Savoir SCIENCES
Les pharaons ont-ils simplement rénové la Grande Pyramide ?

Choses à Savoir SCIENCES

Play Episode Listen Later Feb 12, 2026 2:30


La Grande Pyramide de Gizeh est traditionnellement attribuée au pharaon Khéops, vers 2600 avant notre ère. Ce consensus archéologique repose sur des inscriptions, des datations indirectes et le contexte historique de l'Ancien Empire égyptien. Pourtant, une hypothèse récente vient bousculer cette chronologie bien établie : et si les pharaons n'avaient pas construit la pyramide, mais simplement restauré un monument beaucoup plus ancien ?Cette idée est défendue par Alberto Donini, ingénieur à l'University of Bologna. Dans une étude encore préliminaire et non validée par les pairs, il suggère que la Grande Pyramide pourrait remonter à une période antérieure à l'émergence de la civilisation égyptienne classique.Son raisonnement s'appuie sur plusieurs observations. D'abord, certaines parties internes du monument présentent des traces d'érosion et d'altération qui, selon lui, seraient difficiles à expliquer par seulement 4 600 ans d'exposition. Il évoque notamment des formes d'usure qui pourraient indiquer un contact prolongé avec de grandes quantités d'eau, dans un contexte climatique beaucoup plus humide que celui de l'Égypte pharaonique connue.Autre argument : l'extraordinaire précision géométrique de la pyramide. L'alignement quasi parfait sur les points cardinaux et les proportions mathématiques remarquables suscitent depuis longtemps l'admiration. Pour Donini, ce niveau de maîtrise pourrait provenir d'un héritage technologique antérieur, transmis ou redécouvert par les bâtisseurs égyptiens, plutôt que d'une invention purement locale et soudaine.Dans ce scénario, les pharaons auraient trouvé une structure déjà existante, partiellement endommagée, qu'ils auraient consolidée, habillée de nouveaux blocs et intégrée à leur propre tradition religieuse, en la transformant en tombe royale. Autrement dit, Khéops n'aurait pas été le constructeur originel, mais le grand rénovateur d'un édifice hérité.Cependant, cette hypothèse reste hautement controversée. Les égyptologues soulignent que les carrières identifiées, les outils retrouvés, les graffitis de chantiers et l'organisation logistique connue de l'Ancien Empire concordent fortement avec une construction sous le règne de Khéops. De plus, aucune preuve matérielle indiscutable ne démontre l'existence d'une civilisation antérieure capable d'ériger un tel monument sur le plateau de Gizeh.Ce débat illustre un aspect essentiel de la science : la remise en question permanente. Proposer une idée audacieuse ne suffit pas ; elle doit être testée, vérifiée et confrontée aux données existantes. Pour l'instant, l'hypothèse d'une pyramide pré-pharaonique demeure spéculative.Mais elle a le mérite de rappeler à quel point la Grande Pyramide reste un objet de fascination et de mystère. Même après des siècles d'études, ce monument continue de nourrir des questions fondamentales sur les capacités techniques, l'organisation sociale et l'histoire profonde de l'humanité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Génération Do It Yourself
#521 - Pascal Demurger - MAIF - Le géant militant au royaume des assureurs capitalistes

Génération Do It Yourself

Play Episode Listen Later Feb 8, 2026 162:57


Peut-on construire un géant qui fait plusieurs milliards de chiffre d'affaires… sans aucun actionnaire ?Pascal Demurger dirige la MAIF depuis 2009 : 10 000 collaborateurs, 4 millions de sociétaires, 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2025.Et malgré un résultat net de 180 millions d'euros, il ne reversera pas 1 centime de dividendes.Simplement car son entreprise, l'un des plus gros mutualistes de France appartient à ses clients.Avant de se retrouver à la tête de ce mastodonte de l'assurance, Pascal affirme qu'adolescent, il aurait pu facilement basculer dans la délinquance.Après un lycée agité, il intègre un BTS sans grandes ambitions. Mais l'absence de fierté dans le regard de son père fait basculer sa vie. Il rattrape sa longueur de retard et parvient à intégrer l'ENA, quand toutes les chances étaient contre lui.Une fois diplômé, il œuvre d'abord à Bercy, au cœur des finances françaises avant de poser ses valises à la MAIF qu'il ne quittera plus.Dans cet épisode, on ouvre la boîte noire de l'assurance : comment fonctionne vraiment le modèle mutualiste, où va l'argent des cotisations, qui décide, et comment on arbitre entre solidarité, risque, et performance.Vous pouvez suivre Pascal sur LinkedIn.TIMELINE:00:00:00 : Passer 24 ans à la MAIF00:12:00 : Pourquoi les assureurs refusent certains clients ?00:18:27 : Être l'assurance d'un enseignant sur deux00:24:34 : Comprendre le modèle mutualiste en 8 minutes00:33:32 : L'erreur que font tous les managers00:43:37 : « La probabilité que mon destin bascule comme ça était quasi nulle »00:57:11 : Faire l'ENA sans devenir un technocrate déconnecté01:06:47 : L'épanouissement des collaborateurs comme valeur cardinale01:20:05 : La différence entre le bien-être et l'épanouissement01:27:27 : La décision qui a coûté 100 millions à la MAIF pendant le covid01:36:47 : Le raz-de-marée de l'IA dans le monde des assurances01:49:58 : « Avec les émeutes, les collectivités doivent de plus en plus se protéger »01:59:12 : Pourquoi les assureurs ont tous échoué en lançant une offre bancaire02:05:25 : La seule manière d'avoir un vrai impact sur la société02:15:51 : Écouter le groupe mais assumer seul les décisions02:26:37 : « Le regard de mon père m'a sauvé »02:34:32 : Avancer sans complexeLes anciens épisodes de GDIY mentionnés : #502 - Thomas Sammut - Préparateur Mental - Faut-il forcément souffrir pour réussir ?Nous avons parlé de :Les résultats et chiffres clés de la MAIFLe modèle sociétaire de la MAIFLes 100 millions rendus par la MAIF à ses sociétaires pendant le CovidQuand Netflix a annoncé couper les abonnements inactifsLes recommandations de lecture :L'entreprise du XXIe siècle sera politique ou ne sera plus - Pascal DemurgerGouverner autrement ! Plaidoyer pour un exercice adulte du pouvoir - Pascal DemurgerL'heure des prédateurs - Giuliano Da EmpoliLe mage du Kremlin - Giuliano Da EmpoliSapiens - Yuval Noah HarariUn grand MERCI à nos sponsors : Squarespace : https://squarespace.com/doitQonto: https://qonto.com/r/2i7tk9 Brevo: brevo.com/doit eToro: https://bit.ly/3GTSh0k Payfit: payfit.com Club Med : clubmed.frCuure : https://cuure.com/product-onely (réduction en cours avec le code MSTEFANI)Vous souhaitez sponsoriser Génération Do It Yourself ou nous proposer un partenariat ?Contactez mon label Orso Media via ce formulaire.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les Grandes Gueules
Le rappel du jour - Jérôme Marty : "Ce genre de choses reste confidentiel. Cela s'est toujours fait, y compris dans les démocraties, simplement on n'en a pas connaissance" - 06/02

Les Grandes Gueules

Play Episode Listen Later Feb 6, 2026 2:15


Aujourd'hui, Charles Consigny, avocat, Jérôme Marty, médecin généraliste, et Joëlle Dago-Serry, coach de vie, débattent de l'actualité autour d'Alain Marschall et Olivier Truchot.

Beau Voyage
#76 - Marie Courroy : changer de vie à 45 ans, aller à la plage après l'école et vivre plus simplement

Beau Voyage

Play Episode Listen Later Feb 3, 2026 53:25


Depuis qu'elle est ado, Marie Courroy a un moteur très simple : travailler pour voyager. Tahiti en famille, sacs à dos au Mexique, nuits par terre dans les gares, budgets serrés mais souvenirs XXL… Le voyage a longtemps été une parenthèse, un “ailleurs” qu'on s'offre de temps en temps.Et puis il y a eu Paris, la carrière, la campagne, les enfants… et ce rêve qui revient : partir vivre ailleurs, pour de bon. Un jour, tout s'aligne presque malgré elle : la fin de sa boîte, l'envie d'espace, un compagnon accro au surf, deux enfants prêts, ou presque, pour une nouvelle vie. Direction le Portugal, à quelques heures de route et pourtant à mille lieues de leur quotidien d'avant.Dans cet épisode, Marie raconte le déménagement chaotique mais aussi la joie de retrouver une vie simple : les enfants à l'école publique portugaise, les fins d'après-midi à la plage, le vélo cargo comme deuxième voiture, les voisins qui apprennent leurs prénoms, et cette sensation très forte d'être enfin à l'endroit juste.On parle d'expatriation choisie, de qualité de vie, de langue qu'on apprend à 45 ans, de renoncement matériel, de copains qu'on laisse derrière soi… et de ce moment où l'on se dit : si la vie peut basculer du jour au lendemain, alors autant oser ses rêves maintenant.***Ce mois-ci le podcast est soutenu par la marque Rosemood, un atelier de papeterie personnalisé qui confectionne les plus beaux albums de photos ! Et grâce au code BEAUVOYAGE vous avez 15% de réduction sur tous les produits. Et c'est Valable du 1er au 28 février 2026 minuit . https://www.rosemood.fr/album-photo/annee/***Autre bonne nouvelle, Saily, la solution eSim pensée pour les voyageurs, nous a donné un code promo juste pour vous. Téléchargez l'application Saily et utilisez le code « BEAUVOYAGE », ou rendez-vous sur https://saily.com/beauvoyageUn podcast produit et réalisé par Sakti Productions & Beau Voyage

dodo
Lâcher prise, simplement

dodo

Play Episode Listen Later Jan 30, 2026 9:42


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Le Vin Pas à Pas - Devenez un dégustateur averti
Leçon n°284 : Dégustation rare : Château Margaux expliqué simplement (et comment vous pouvez le goûter vous aussi)

Le Vin Pas à Pas - Devenez un dégustateur averti

Play Episode Listen Later Jan 15, 2026 13:04


*Leçon n°284 : Dégustation rare : Château Margaux expliqué simplement (et comment vous pouvez le goûter vous aussi)* : --------------------------------------- Connaissez-vous réellement Château Margaux, l'un des vins les plus mythiques du Médoc ? Premier Cru Classé en 1855, noté 20/20, symbole d'élégance absolue… mais que trouve-t-on vraiment dans un verre de Margaux ? Dans cette vidéo, je vous emmène au cœur de ce domaine surnommé « le Versailles du Médoc », pour comprendre : - pourquoi son terroir de graves est unique - comment son climat modèle des vins d'une finesse incomparable - le rôle essentiel du cabernet sauvignon dans sa signature aromatique - et surtout… à quoi ressemble son goût légendaire Au programme : - un rappel historique clair et passionnant - l'explication du terroir (croupes, drainage, exposition, climat…) - les cépages clés du Grand Vin - une dégustation commentée en direct, simple et accessible et la solution pour pouvoir vous aussi goûter Château Margaux… sans ouvrir une bouteille à plusieurs centaines d'euros. Vous êtes passionné(e) de vin, curieux des grands crus ou simplement amateur de belles découvertes ? Suivez le guide : je vous montre tout dans cette vidéo de quelques minutes. *Suivez-moi sur les Réseaux Sociaux* : ---------------------------------------- Suivez-moi sur Instagram : https://www.instagram.com/yann_rousselin_lecoam/ Rejoignez-moi sur Facebook : https://www.facebook.com/LeCOAM Découvrez mes vidéos sur TikTok : https://www.tiktok.com/@yannrousselin.lecoam *Pour Aller Plus Loin* ---------------------------------------- Formez-vous au vin sur http://www.lecoam.eu Rejoignez le 1er Club à distance pour vivre sa passion du vin : https://club-du-degustateur.com/ Retrouvez tous mes articles et podcasts ici : https://www.le-vin-pas-a-pas.com/ *Rejoignez d'autres passionnés de vin dans mon groupe Telegram !* --------------------------------------- https://t.me/lecoam J'y partage des astuces de dégustations, des schémas, des vidéos… (Si vous ne connaissez pas Telegram, c'est un peu comme WhatsApp, en plus sécurisé. Vous pouvez l'installer gratuitement sur votre smartphone ou tablette sur https://telegram.org/)

Questions d'islam
Le mythe de la Création

Questions d'islam

Play Episode Listen Later Jan 4, 2026 53:47


durée : 00:53:47 - Questions d'islam - par : Ghaleb Bencheikh - La création du monde est relatée dans des récits bibliques et coraniques pour ce qui est du monothéisme abrahamique. Simplement, la cosmogonie religieuse défendue par les créationnistes demeure bien naïve au regard de l'astrophysique moderne. - réalisation : François Caunac - invités : Isy Morgensztern Enseignant, auteur et réalisateur

Ah ouais ?
Pourquoi les Espagnols mangent du raisin au Nouvel An ?

Ah ouais ?

Play Episode Listen Later Dec 31, 2025 2:17


En France, la tradition c'est de s'embrasser sous le gui à minuit. Pourquoi du gui ? Simplement parce qu'il était considéré comme porte-bonheur par les Celtes. Ses feuilles restent vertes même en plein hiver, ils en ont donc fait un symbole d'immortalité et de bonne santé. Mais, en Espagne, là ce n'est pas le gui qui compte à minuit, mais le raisin... Dans "Ah Ouais ?", Florian Gazan répond en une minute chrono à toutes les questions essentielles, existentielles, parfois complètement absurdes, qui vous traversent la tête. Un podcast RTL Originals.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Choses à Savoir
Pourquoi les étoiles brillent-elles seulement la nuit ?

Choses à Savoir

Play Episode Listen Later Nov 24, 2025 2:00


Chaque nuit, lorsque le ciel s'assombrit, les étoiles se mettent à scintiller comme si elles venaient tout juste de s'allumer. Pourtant, elles brillent en permanence, de jour comme de nuit. Si nous ne les voyons qu'après le coucher du soleil, c'est avant tout à cause de la lumière de notre propre étoile : le Soleil.Pour comprendre pourquoi les étoiles brillent la nuit, il faut d'abord s'intéresser à ce qu'est une étoile. Une étoile est une gigantesque boule de gaz — principalement d'hydrogène — qui produit de la lumière grâce à un phénomène fondamental : la fusion nucléaire. Au cœur de l'étoile, la pression et la température sont tellement élevées que les noyaux d'hydrogène fusionnent pour former de l'hélium. Cette réaction libère une immense quantité d'énergie sous forme de lumière et de chaleur. C'est ce rayonnement qui voyage ensuite dans l'espace, parfois pendant des milliers d'années, avant d'atteindre nos yeux.Alors pourquoi ne voit-on ces étoiles que la nuit ? Simplement parce que, le jour, la luminosité du Soleil est si intense qu'elle éclipse littéralement la lumière des autres étoiles. La lumière solaire se diffuse dans l'atmosphère, éclaircissant le ciel et rendant impossible l'observation des points lumineux beaucoup plus faibles. Lorsque le Soleil passe sous l'horizon, son éclat ne domine plus et la lumière stellaire redevient visible.Le scintillement que l'on observe est dû à l'atmosphère terrestre. Les couches d'air, toujours en mouvement, dévient légèrement la lumière des étoiles. Comme leur lumière nous parvient en un minuscule faisceau, les variations atmosphériques créent cette impression de clignotement. Les planètes, elles, scintillent beaucoup moins, car leur disque apparent est plus large.Mais si le ciel nocturne nous paraît constellé d'étoiles, ce n'est qu'une infime fraction de ce qui existe réellement. La plupart des étoiles sont trop lointaines ou trop faibles pour être visibles à l'œil nu. À travers un télescope, on découvre des milliards d'astres supplémentaires, témoins d'un univers en constante évolution.Enfin, l'obscurité de la nuit est essentielle : elle crée le contraste qui permet à nos yeux de percevoir ces lumières lointaines. Sans la nuit, nous serions aveuglés par notre propre étoile et coupés visuellement du reste du cosmos.En résumé, les étoiles brillent la nuit parce qu'elles émettent leur propre lumière grâce à la fusion nucléaire, mais surtout parce que l'absence du Soleil permet enfin à leurs faibles éclats d'atteindre notre regard. Une fenêtre nocturne ouverte sur l'immensité de l'univers. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le Vin Pas à Pas - Devenez un dégustateur averti
Comprendre le secret des vins doux — L'osmose de la levure expliquée simplement

Le Vin Pas à Pas - Devenez un dégustateur averti

Play Episode Listen Later Nov 17, 2025 5:19


*Leçon n°282 : Comprendre le secret des vins doux — L'osmose de la levure expliquée simplement !* : --------------------------------------- Vous avez sans doute déjà remarqué que les vins doux conservent toujours cet équilibre si particulier : beaucoup de sucre… mais jamais un degré d'alcool très élevé. Et pourtant, tout ce sucre aurait pu se transformer en alcool, non ? Alors pourquoi la fermentation s'interrompt-elle avant la fin ? Dans cette leçon, on plonge au cœur d'un phénomène fascinant : l'osmose. Ce mécanisme naturel explique comment, dans un moût très sucré, la levure s'épuise peu à peu jusqu'à ne plus pouvoir transformer le sucre en alcool. Résultat : un vin doux, harmonieux, et un équilibre dicté par la biologie elle-même ! Dans cette vidéo, vous découvrirez : Pourquoi la levure ne peut pas fermenter indéfiniment Ce qu'est réellement le stress osmotique Comment ce phénomène influence le style et la douceur des vins Ce type d'explication — à la croisée de la science du vin et de la dégustation — fait partie intégrante de la pédagogie EVE® (Expert Vin Éducation). Avec EVE®, vous apprenez à lire le vin avec votre palais, votre curiosité… et un regard scientifique unique. Suivez le guide ! *Suivez-moi sur les Réseaux Sociaux* : ---------------------------------------- Suivez-moi sur Instagram : https://www.instagram.com/yann_rousselin_lecoam/ Rejoignez-moi sur Facebook : https://www.facebook.com/LeCOAM Découvrez mes vidéos sur TikTok : https://www.tiktok.com/@yannrousselin.lecoam *Pour Aller Plus Loin* ---------------------------------------- Formez-vous au vin sur http://www.lecoam.eu Rejoignez le 1er Club à distance pour vivre sa passion du vin : https://club-du-degustateur.com/ Retrouvez tous mes articles et podcasts ici : https://www.le-vin-pas-a-pas.com/

Change ma vie : Outils pour l'esprit
Mon système de carnets (et comment créer le vôtre)

Change ma vie : Outils pour l'esprit

Play Episode Listen Later Oct 23, 2025 33:42


Vous adorez les carnets, mais vous ne savez pas comment les utiliser sans vous disperser ?Dans cet épisode, je vous ouvre les coulisses de mon propre système de carnets – celui qui m'aide à clarifier mes pensées, me connecter à moi-même et garder le cap au quotidien.Je réponds à toutes vos questions :Combien de carnets j'utilise et à quoi ils serventComment je fais pour ne pas me perdre entre tousPourquoi j'écris presque tous les jours, mais sans contrainteEst-ce que je relis mes anciens carnets et pourquoiEt surtout : comment créer un système qui VOUS correspondVous verrez : il ne s'agit pas d'un système parfait, mais d'un système vivant, qui soutient vos besoins réels, pas vos idéaux de perfection.Ce que vous allez en retirer : une approche simple et libératrice pour (re)trouver le plaisir d'écrire, vous recentrer, et transformer vos carnets en alliés de votre clarté intérieure.Carnets mentionnés dans cet épisode :Le carnet Rhodia “Goalbook”Le carnet Leuchtturm (le mien est une édition limitée Change ma vie couleur cuivre)L'agenda Moleskine Smart PRO PlannerLe 6-Minute DiaryLe stylo Staedtler Triplus Fineliner 0.3mm (en boîte de 10 !)À chaque fois que j'évoque mes carnets sur les réseaux sociaux ou sur la liste de diffusion de Change ma vie, je reçois plein de questions. Combien j'ai de carnets ? Comment est-ce que je vais m'en servir ? Est-ce que je les relis ? Est-ce que j'ai peur que quelqu'un les lise ? Dans cet épisode, je me propose de répondre à toutes vos questions, de vous expliquer comment fonctionnent mes carnets et comment vous pouvez vous en inspirer pour créer le vôtre.Si vous découvrez cet épisode, je suis Clotilde Dusoulier, je suis coach de vie, autrice et entrepreneuse. J'ai écrit le livre Ma méthode Change ma vie qui vient juste de sortir au format poche, et je suis la fondatrice de Change ma vie.Change ma vie, c'est la référence du coaching de vie en France avec plus de 4 000 personnes accompagnées. Sur ce podcast Change ma vie, je vous propose chaque semaine des outils précis et concrets de développement personnel et de coaching pour que vous puissiez changer votre vie de l'intérieur. Abonnez-vous pour ne manquer aucun épisode.Tout au long de cet épisode, je vais répondre à des questions qui m'ont été posées sur mon système de carnets. Si vous écoutez la version audio seule de cet épisode, je vous précise qu'en allant voir sur YouTube la version vidéo, vous pourrez voir les carnets que je vais pouvoir vous montrer et pas seulement vous en parler.Plusieurs carnets en parallèle : organisation par fonctionLa première question à laquelle je vais répondre, c'est : « As-tu plusieurs carnets en même temps, par thème ou par fonction, et lesquels ? » Je vous propose un petit tour d'horizon des carnets que j'utilise de façon quotidienne.Le carnet des flots de penséeLe premier que je vais vous présenter, c'est le carnet de mes flots de pensée. Qu'est-ce que j'appelle des flots de pensée ? C'est le fait, pour ma part, tous les matins, d'écrire la date et d'écrire mes pensées, mes préoccupations, et d'aller creuser un petit peu pour comprendre ce qui m'occupe, pourquoi, ce qui se cache là-dessous.Je fais des flots de pensée que j'appelle des flots de pensée dirigés, c'est-à-dire que ce n'est pas seulement retranscrire sur papier tout ce qui me passe par la tête, comme on peut le faire avec d'autres méthodes. Moi, ce que je fais pour aller plus droit au but et vraiment utiliser au mieux le temps que j'ai devant moi, c'est de partir de questions qui vont me permettre d'aller creuser ce qui est le point de préoccupation principal pour moi à ce moment-là, et qui va me faire avancer le plus possible pendant cette session de flots de pensée.Comment est-ce que je fais ça ? J'applique la méthode du coaching de Change ma vie, qui permet justement de savoir quels sont les sujets sur lesquels on a besoin d'avancer, ce qui nous limite, ce qui nous bloque, pour aller creuser exactement ça. Ce que je fais aussi, c'est qu'au fil de mes journées, en fonction de mes conversations, de mes lectures, de choses que j'entends ou que j'écoute, je note sur une note de mon téléphone des questions ou des points d'exploration sur lesquels je me dis qu'il y a quelque chose à creuser là-dessus.Quand je démarre mes flots de pensée, soit j'utilise la méthode du coaching de Change ma vie, soit j'emprunte une des questions que j'ai pu noter sur cette note-là.Le journal de 5 minutesLe deuxième format que je vais vous présenter, c'est celui qui s'appelle le Five Minute Journal, ce qui veut dire en français le journal de 5 minutes. C'est un format que j'achète qui est tout fait et qui permet, de façon quotidienne, d'avoir une partie qu'on peut remplir le matin et une partie qu'on peut remplir le soir. Il permet de se poser une typologie de questions identique tous les jours.Le matin, ce sont mes gratitudes, mes intentions pour la journée, et le soir, c'est : qu'ai-je fait de bien, qu'ai-je appris et quels sont les beaux moments que j'ai vécus. J'aime bien ce format, ça fait quelque temps que j'achète celui-là. Il existe en rose et en bleu, j'alterne le rose et le bleu.Le carnet professionnelC'est mon carnet professionnel sur lequel je note mes notes prises en réunion avec mon équipe, en rendez-vous avec des personnes extérieures à mon équipe. Quand je me pose pour réfléchir à un sujet, à la stratégie, à mon offre, à ma visibilité, c'est là-dessus aussi que je prends mes notes.Il se trouve que c'est un carnet qui est littéralement Change ma vie, puisque ce sont des carnets que j'ai fait fabriquer avec écrit « Change ma vie » dessus, avec une couverture cuir rose que je trouve très jolie. J'ai mis un sticker dessus, mais il y a écrit « Change ma vie » en creux sur la couverture. Je vous précise que c'est au format A5 avec des petits points pour remplacer des lignes. C'est important d'avoir un carnet qui vous plaît, je pense que c'est la base, pour qu'il y ait un côté régal émotionnel et esthétique qui soit fort.C'est un agenda qui me plaît beaucoup par le format, parce qu'il y a des doubles pages qui reprennent les rendez-vous, mais d'une semaine à l'autre, il y a une double page qui permet la prise de notes. Moi, j'interviens sur une variété de projets, avec une variété de casquettes et de responsabilités, et plutôt que d'avoir une to-do list en vrac où tout est au même niveau, j'ai une to-do list qui est priorisée.Si je vous montre une semaine passée, on voit que j'ai des nuages de tâches, et au fur et à mesure, je coche, je barre. À la fin de la semaine, ce que je n'ai pas fait — parce qu'évidemment j'ai toujours plus de choses sur ma to-do list que j'ai eu le temps pour les faire — je le reporte à la semaine d'après, et j'ai une petite flèche pour montrer que je l'ai bien récupéré.J'ai une catégorie qui s'appelle « plus tard », qui me permet de reporter des sujets qui ne sont pas urgents. Moi, je suis mon propre patron, il est possible que je m'occupe de choses personnelles sur ma journée professionnelle, voire de choses professionnelles sur mon temps personnel d'ailleurs. C'est une vue d'ensemble de ce que j'ai à faire sur cette semaine. Ce dont je ne m'occupe pas, je note, pour ne pas l'oublier, et j'aimerais bien y revenir après, notamment sur des objectifs, sur des films que j'ai envie de voir, ce genre de choses. C'est un peu un carnet à tout faire, mais c'est essentiellement un agenda et une to-do list.Voilà un petit peu ce fameux système de carnets. On va revenir un petit peu plus dans le détail avec les autres questions que vous m'avez posées.Faut-il un carnet pour chaque besoin ?Une première question que je voudrais aborder, c'est : est-ce que vous avez besoin d'un carnet ? Si oui, quelle forme est-ce que ça pourrait prendre ? L'idée, c'est d'éviter qu'un carnet devienne ce qu'on a dans un tiroir, dans un fond de placard, et qu'il soit réponse à un besoin clairement identifié, soit à un besoin qui existe tout court.Il est possible qu'on ait créé un carnet — par exemple, je parlais d'un carnet pour les films qu'on a envie de voir ou les livres qu'on a envie de lire — et l'auteur·rice conseillait de faire ce projet, d'avoir cette routine-là. Aujourd'hui ça ne colle pas, et on peut toujours... c'est pas très grave d'avoir un carnet qui dort.L'archivage chronologique des carnetsMon système est vraiment uniquement chronologique. Ce que je fais quand j'ai terminé un carnet, c'est que sur les carnets d'agenda, à l'arrière du carnet, il y a des autocollants qui sont sur la tranche pour indiquer quelle était la période que ça a couvert. Là, en l'occurrence, celui que je vous ai sorti, c'est mai 2023 à avril 2024, c'est noté dessus. Comme ça, quand je les archive — moi je les archive dans un placard — je vois sur la tranche quelle est la date.Ensuite, si je me souviens par exemple que c'est quelque chose que j'ai noté il y a 6 mois, on était en avril dernier, si c'était le carnet d'avant, je reprends le carnet d'avant et je retrouve la page qui correspond à ce que j'avais noté. Mes prises de notes, en particulier mes flots de pensée, je les date toujours, je note la date, je note la carte de coaching que j'ai tirée ce jour-là, et ensuite je fais mon flot de pensée. Si je veux revenir à quelque chose que j'ai écrit, je me réfère à la date.C'est pareil pour ma prise de notes professionnelle : à chaque fois, je note quelle est la réunion ou quel est le rendez-vous, et je note la date. De cette façon-là, si je veux revenir aux notes que j'ai prises pendant telle réunion, à tel sujet, je repars en arrière. Certes, il faut se souvenir de quelque chose qu'on a noté, et je pense qu'il compte de moins en moins sur le pouvoir de notre cerveau et le pouvoir de notre mémoire, et c'est pas mal aussi de faire travailler un petit peu son cerveau de ce côté-là.Papier ou numérique ?Je note mes rendez-vous sur mon agenda papier, mais j'ai le mérite d'être partageable avec mon équipe, partageable avec mon mari quand on gère un agenda familial partagé. J'ai pas toujours cet agenda-là dans mon sac à main.Une pratique quotidienne essentielleDe façon quotidienne, y compris en vacances — sauf des vacances pendant lesquelles je vais pouvoir déconnecter complètement —, j'emporte mon carnet. J'emporte pas mon agenda, j'emporte pas mon carnet de notes professionnel, mais j'emporte mon carnet de flots de pensée. Si je ne le fais pas, j'en ressens aussi des inconvénients en termes de brouillard mental, de difficulté à me connecter avec l'émotion, d'impression de confusion. Pour moi, c'est vraiment une hygiène mentale et une hygiène émotionnelle à laquelle je tiens beaucoup.Je sais qu'on veut parfois partir vite, et je m'aperçois aussi que dans ces temps où je saute, où je saute, j'essaye de me reprendre à ce moment-là, parce que je sais que c'est justement dans les moments où j'ai une plus grande charge de travail, un niveau de charge mentale, de stress plus important, que j'ai particulièrement besoin d'avoir ce moment en début de journée pour faire la clarté à l'intérieur de mon esprit, pour me recentrer, me réancrer. Je sais que la journée se passera beaucoup mieux si j'ai eu ce moment de connexion avec moi maintenant.Ma méthode d'écriture quotidienneJe reviens aux questions qui me tournent un peu dans la tête, ce sur quoi je rumine, ou ce qui m'intéresse. Ensuite, je décortique plus ou moins profondément selon le temps et l'envie.La façon dont je procède, c'est que le matin quand je me lève, après mon café et mon petit-déjeuner, je tire une carte de coaching en buvant mon café pour mon flot de pensée, et j'aime avoir au moins 5 à 10 minutes d'écriture autour de mes pensées et d'exploration autour de ce qui m'occupe.Si j'ai un petit peu plus de temps et que j'ai un sujet sur lequel je suis inspirée, je peux écrire plus longtemps. Parfois le flot de pensée, je le fais après avoir déposé mon fils à l'école, et quand je reviens chez moi pour faire ma journée de travail, ça dépend du premier rendez-vous que j'ai dans la journée. Parfois, ce flot d'écriture se transforme en une séance de réflexion stratégique, parce que ça débouche sur un sujet, un projet qu'on veut lancer, sur lequel j'ai envie de rassembler mes pensées et d'avoir une pensée plus stratégique.Il peut y avoir quelque chose qui est du perso qui devient du pro, des interrogations sur un sujet qui en évoquent une autre. C'est quelque chose qui est très vivant et très organique. Je ne fais jamais juste un vidage de cerveau, il y a toujours un côté pilotage et exploration : pourquoi est-ce que je me dis ça, quels sont les effets de ces pensées-là sur mes émotions, sur ma journée, sur ce que je vais faire.Ce décorticage, il est plus ou moins profond selon le temps dont je dispose, et aussi selon mon énergie, parce que ça demande quand même de l'énergie. Il y a des fois où je n'ai juste pas la ressource, et où je suis plus dans l'action que dans la réflexion.Mes débuts avec les carnetsOn m'a posé la question : quand as-tu commencé à utiliser des carnets, est-ce que c'est venu seul ou sur conseil ? Je pense que depuis que je sais écrire, j'ai des carnets et j'écris dans mes carnets. Je me souviens d'un journal intime que j'ai eu, je pense, vers 8 ou 9 ans, je le revois très clairement dans mon esprit, vous savez, ces journaux intimes qu'on vend avec un petit cadenas et une clé minuscule.Ma sœur avait aussi, cadeau identique, exactement le même journal intime, avec exactement la même serrure, exactement la même clé. Ce qui ne sert absolument à rien, parce qu'évidemment, quand on a 8 ans et qu'on ne veut pas que ça soit lu, ce cadenas, c'est pour que ça ne soit pas lu. Pas un carnet, il suffit plutôt de cacher le carnet que de le faire cadenasser.J'ai retrouvé ce carnet il y a quelque temps, et c'est très intéressant de se replonger dans mes préoccupations de quand j'avais 8 ou 9 ans. J'ai toujours eu des journaux intimes que je n'ai pas tenus en continu, mais j'ai toujours utilisé l'écriture comme outil d'introspection, pour décharger mes pensées, parler de comment je me sentais. Je pense que comme j'ai toujours eu un gros degré de sensibilité, j'ai toujours eu ce besoin de m'interroger moi-même sur comment ça allait, et d'exprimer ce que je ne pouvais pas exprimer dans ma famille ou auprès de mes ami·e·s, d'avoir ce relais papier dans mon dialogue avec moi-même.J'ai toujours été dingue de papeterie aussi, j'ai toujours passé des heures dans les papeteries. Je pense que si vous m'écoutez aujourd'hui, c'est sans doute que vous partagez cette passion.Mes outils d'écriture préférésJustement, on parle de papeterie. La question qui m'a été posée, c'est : « Quels stylos utilises-tu pour écrire dedans ? » Moi, je suis monogame d'une façon générale, et en termes de stylos. J'utilise exclusivement ce stylo-là. Je vous le montre — je fais comme les youtubeur·euse·s beauté qui font ça quand elles montrent leur crayon de maquillage, ça marche aussi pour un stylo-feutre.C'est un stylo-feutre avec une pointe très fine, je pense que c'est 0,5 mm, c'est de la marque Staedtler, c'est le Triplus Fineliner. J'utilise ça depuis je sais pas 15 ans, je les achète par boîte de 10, et j'en ai partout : j'en ai dans mon sac, j'en ai dans ma sacoche de travail, j'en ai à côté de mon bureau.Ce sont des marqueurs dont la mine glisse très bien sur un papier de bonne qualité, qui permettent d'écrire assez petit, parce que même les petites lignes sont assez petites. Vous voyez, j'écris quand même sur un flot de pensée, vous voyez, c'est une écriture qui est assez petite. Je les trouve très agréables. Le seul reproche que je leur fais, c'est que c'est une mine qui se frite au fur et à mesure qu'on écrit avec, c'est-à-dire qu'il n'y a plus d'encre au bout d'un moment, et qu'il n'y a plus de mine. Ça me pose un petit peu un problème, parce qu'à chaque fois, quand le stylo est usé, il faut jeter le stylo, qui est un stylo en plastique, donc c'est pas génial pour l'environnement.Idéalement, on pourrait remplacer la mine et garder le stylo, mais à ma connaissance, le fabricant ne le propose pas. Voilà, le seul stylo que j'utilise. Par ailleurs, mon père écrivait avec ce type de stylo, un feutre fin, ou ce type de stylo, j'aime avoir un peu l'impression d'utiliser le même genre de stylo que lui.Pas de pression, pas d'échec possibleUne question qui m'a été posée, que j'ai trouvée très intéressante, c'est : « Comment éviter de rater ses carnets ? » Je n'ai jamais pensé à ça, parce que je ne réfléchis pas à mes carnets en termes de réussite ou d'échec. C'est vraiment un outil qui sert à répondre à un besoin, et à partir du moment où j'écris dedans, c'est réussi. Il n'y a pas moyen de rater.Je pense que cette question doit venir de la tendance, qui était très à la mode il y a quelques années, d'avoir un bullet journal, où l'idée c'était d'avoir des carnets magnifiques, avec des décorations, avec du masking tape, avec des grilles, avec des petits symboles, avec des petits machins. Moi, je n'ai pas le temps du tout de faire ça, je trouve ça très joli, mais je n'ai pas le temps de faire ça. Il n'y a aucune recherche esthétique dans ce que j'écris. Le seul objectif, c'est que je puisse à peu près me relire.Pas de peur de rater, je vous invite tou·te·s à abandonner cette peur-là, tant symboliquement que de façon fonctionnelle.Pourquoi je conserve mes anciens carnetsDans l'idée, je me dis que je pourrais avoir besoin d'une information que j'ai notée il y a 6 mois, 1 an, 2 ans. Franchement, quand je regarde, j'ai des carnets qui datent de... j'ai tous mes carnets depuis, je pense, 10 ans. Zéro chance que je recherche les notes d'une réunion que j'ai eue il y a 10 ans, tout à fait, en réalité, je pourrais m'en débarrasser. Simplement, voilà, j'aime pas trop l'idée qu'ils finissent à la déchetterie quelque part.En revanche, pour les carnets qui me servent pour mes flots de pensée, j'aime beaucoup l'idée de préserver une trace de mon évolution personnelle d'une année à l'autre, et en tout cas d'une décennie à une autre. J'aime beaucoup ça. Par exemple, en 2019 et 2020, c'est intéressant de revoir le moment d'avant, les projections sur l'année, et puis, au début du mois de mars 2020, on sent que tout bascule avec la situation qu'on a eue. Pour une chose personnelle, je trouve ça intéressant de garder ces traces-là. Je me dis aussi, pour plaisanter, que si un jour quelqu'un écrit ma biographie, il aura de quoi faire avec des piles de carnets. Je dis ça pour rire, pas très sérieusement.Quand la tête déborde : 5 minutes valent mieux que rienLa question suivante qui m'a été posée, c'est : « Comment faire quand la tête déborde ? » J'aime beaucoup cette question, parce que ça illustre bien la pensée perfectionniste et la pensée noir-blanc, tout ou rien.Si j'ai la tête qui déborde, j'aurais besoin d'avoir beaucoup de temps pour décharger mon esprit, mais si je n'ai que 5 minutes et que j'ai la tête qui déborde, et que je n'ai que 5 minutes, je joue sans doute, et je vous assure que c'est utile.On ressent l'envie de bouger, de se promener, et on a vraiment envie d'aller faire une balade dans la forêt, dans la nature, mais on n'a que 5 minutes. Avec 5 minutes, on va plutôt faire le tour du pâté de maisons et avoir bougé quand même un petit peu, plutôt que de se dire : « Non, j'ai que 5 minutes, donc ça ne sert à rien, je vais rester assis·e sur ma chaise. »Si cette analogie vous parle, je vous invite vraiment à vous dire : même 5 minutes, même 2 minutes, c'est déjà beaucoup. Même 2 minutes sur un coin de feuille, c'est déjà beaucoup.La peur que quelqu'un lise mes carnetsLa dernière question qu'on m'a posée, c'est : « As-tu peur que quelqu'un lise tes carnets ? » Il y a plusieurs niveaux de réponse. Le premier niveau de réponse, c'est que je n'écris pas très lisiblement. Ça, c'est un premier niveau.Le deuxième niveau, c'est que j'ai avec les personnes de mon entourage un niveau de confiance suffisant pour être à peu près sûre que ça ne leur viendrait pas à l'idée de regarder mes carnets, regarder ce que j'ai écrit. Je pense qu'ils·elles ont bien intégré cette notion qu'en fait, les carnets de quelqu'un, c'est son intimité, c'est son jardin secret, et qu'on ne va pas fouiller dans les carnets de quelqu'un d'autre.Le troisième niveau, c'est que j'écris en anglais. Même s'ils·elles commencent à se débrouiller en anglais, je pense qu'entre la qualité de mon écriture et le vocabulaire que j'utilise pour écrire en anglais et leur niveau d'anglais, je pense qu'on est encore assez tranquille là-dessus.Mais le dernier rempart qui fait que je suis vraiment complètement tranquille à l'idée des carnets, parfois je les laisse traîner et je me sens tout à fait tranquille, c'est que j'assume complètement ce que j'écris. Ce qui me déplaît — parce que bien sûr, ça arrive dans toutes les relations — c'est que je vais jeter sur le papier quand je suis en colère ou frustrée ou irritée sur une situation à ce moment-là concernant telle ou telle personne. Mais ça ne les concerne pas et mon objectif, c'est justement de jeter ces pensées-là sur le papier à ce moment-là pour pouvoir trouver le point de vue sur la situation qui me paraît le plus juste, parler de tel ou tel sujet, sans leur déverser le flot de ces pensées, parce que ça, je m'en suis occupée de mon côté.Dans l'hypothèse très peu probable où mon mari tomberait sur un truc que j'ai écrit parce qu'à un moment j'étais irritée sur quelque chose... Alors déjà, il est au courant, parce qu'en fait, quand je fais ça, c'est pour pouvoir en parler après en étant ancrée et en apportant un point de vue constructif. La seule chose que je dirais, c'est que je ne trouvais pas que c'était ça que je voulais exprimer.Je suis vraiment pour normaliser le fait que, bien sûr, qu'on a tou·te·s des pensées extrêmes, négatives, qui partent de stress ou de défense, voilà, on se sent sur la défensive. C'est ça la nature humaine et l'intérêt d'avoir un carnet, c'est de pouvoir coucher ces pensées sur le papier et d'utiliser ça comme un outil pour aller au-delà de ces pensées.Si quelqu'un lit mes carnets et tombe sur des choses qui ne lui plaisent pas, ça m'est jamais arrivé. Je précise voir, ça m'est jamais arrivé de perdre un carnet. Quelque part, il y a à chaque fois, au début de mon carnet, écrit : « Si vous trouvez ce carnet », il y a mes coordonnées pour qu'on puisse me le rendre. Après, je ne suis pas du tout à l'abri que quelqu'un le lise, effectivement, mais bon, ça fait partie du risque d'avoir des carnets.Il faut avoir le bon profil, le bon état d'esprit dans la bonne utilisation des carnets.(NB : Liens affiliés)Vous pouvez aussi :