POPULARITY
2026 sera une année importante pour les musées du Bénin. Le pays a été en première ligne pour la restitution d'objets pillés du temps de la colonisation avec le retour des trésors royaux d'Abomey en 2021, et il mise désormais depuis quelques années sur de nouveaux lieux pour valoriser son patrimoine. Il y a 4 grands projets muséaux dont nous discutons dans cette émission. ► Le musée international du Vodun : Ce musée sera celui de la capitale, à Porto-Novo. Il est encore en construction mais son ouverture est prévue pour 2026. On peut déjà voir l'architecture de cet espace se dessiner en forme d'alvéoles, elles rappellent les calebasses, un élément important de la culture Vodun. Le projet de ce musée sera de déconstruire les stéréotypes négatifs propagés sur cette culture encore mal connue et des pièces venant notamment du Brésil, de Cuba, des États-Unis y seront exposées pour montrer le Vodun dans toutes ses composantes. ► Le musée de l'épopée des Amazones et des rois du Danhomè : À Abomey, la capitale de l'ancien royaume, ce projet s'inscrit dans la dynamique du retour des biens culturels. En effet, le site s'étendra sur environ 3 000 m² pour accueillir 350 pièces dont les trésors royaux restitués par la France et valoriser l'enceinte palatiale. ► Le musée d'art contemporain de Cotonou, le MAAC À Cotonou, capitale économique du Bénin, un musée d'art contemporain permettra au pays de valoriser sa production artistique contemporaine, mais aussi celle du continent. ► La Maison de la Mémoire et de l'Esclavage à Ouidah Ouidah comporte déjà plusieurs lieux de mémoire de l'esclavage. C'est de là, en 1860, que le dernier négrier a embarqué des captifs vers l'Amérique. La Maison de la mémoire de l'esclavage entend donner les points de vue africains, européens, américains et caribéens. ► Reportage : Clémence Delfaure et Pierre Plantier se sont rendus à Ouidah, au Bénin, où doit être inauguré prochainement le «Bateau du Départ», une réplique de l'Aurore, le négrier nantais du XVIIIème siècle. Ce bateau, proche de la Porte du Non-Retour, s'inscrira dans le parcours de la route des esclaves à Ouidah. Des statues de cire y représenteront les esclaves pour tenter de rendre compte des terribles conditions de vie à bord de ces bateaux de commerce d'humains. Les invités de Nathalie Amar étaient : - Franck Ogou, directeur de l'École du patrimoine africain - Abdoulaye Imoru, gestionnaire des palais royaux d'Abomey, conservateur du Comité de préfiguration du musée des Rois et des Amazones du Danhomé - Halima Ogan, directrice de la Fondation Zinsou - Fatima Fall, conservatrice sur les collections du Musée d'art contemporain de Cotonou, le MAAC. ► Playlist du jour - Gnonnas Pedro and His Dadjes Band - Agbadja Moderne No2 - Sessime - Daaga - Tribeqa - Respire.
2026 sera une année importante pour les musées du Bénin. Le pays a été en première ligne pour la restitution d'objets pillés du temps de la colonisation avec le retour des trésors royaux d'Abomey en 2021, et il mise désormais depuis quelques années sur de nouveaux lieux pour valoriser son patrimoine. Il y a 4 grands projets muséaux dont nous discutons dans cette émission. ► Le musée international du Vodun : Ce musée sera celui de la capitale, à Porto-Novo. Il est encore en construction mais son ouverture est prévue pour 2026. On peut déjà voir l'architecture de cet espace se dessiner en forme d'alvéoles, elles rappellent les calebasses, un élément important de la culture Vodun. Le projet de ce musée sera de déconstruire les stéréotypes négatifs propagés sur cette culture encore mal connue et des pièces venant notamment du Brésil, de Cuba, des États-Unis y seront exposées pour montrer le Vodun dans toutes ses composantes. ► Le musée de l'épopée des Amazones et des rois du Danhomè : À Abomey, la capitale de l'ancien royaume, ce projet s'inscrit dans la dynamique du retour des biens culturels. En effet, le site s'étendra sur environ 3 000 m² pour accueillir 350 pièces dont les trésors royaux restitués par la France et valoriser l'enceinte palatiale. ► Le musée d'art contemporain de Cotonou, le MAAC À Cotonou, capitale économique du Bénin, un musée d'art contemporain permettra au pays de valoriser sa production artistique contemporaine, mais aussi celle du continent. ► La Maison de la Mémoire et de l'Esclavage à Ouidah Ouidah comporte déjà plusieurs lieux de mémoire de l'esclavage. C'est de là, en 1860, que le dernier négrier a embarqué des captifs vers l'Amérique. La Maison de la mémoire de l'esclavage entend donner les points de vue africains, européens, américains et caribéens. ► Reportage : Clémence Delfaure et Pierre Plantier se sont rendus à Ouidah, au Bénin, où doit être inauguré prochainement le «Bateau du Départ», une réplique de l'Aurore, le négrier nantais du XVIIIème siècle. Ce bateau, proche de la Porte du Non-Retour, s'inscrira dans le parcours de la route des esclaves à Ouidah. Des statues de cire y représenteront les esclaves pour tenter de rendre compte des terribles conditions de vie à bord de ces bateaux de commerce d'humains. Les invités de Nathalie Amar étaient : - Franck Ogou, directeur de l'École du patrimoine africain - Abdoulaye Imoru, gestionnaire des palais royaux d'Abomey, conservateur du Comité de préfiguration du musée des Rois et des Amazones du Danhomé - Halima Ogan, directrice de la Fondation Zinsou - Fatima Fall, conservatrice sur les collections du Musée d'art contemporain de Cotonou, le MAAC. ► Playlist du jour - Gnonnas Pedro and His Dadjes Band - Agbadja Moderne No2 - Sessime - Daaga - Tribeqa - Respire.
Les mises à l'écart des opposants, menaces potentielles pour les hommes ou les partis au pouvoir, sont devenues monnaie courante sur le continent… Qu'elles soient le fait du prince ou qu'elles engagent le vernis de la légalité, ces mises à l'écart interrogent sur la bonne santé de la démocratie en Afrique. Dernier exemple en date, le Bénin : « Renaud Agbodjo, comme un feu de paille ! », s'exclame le site béninois Afrique sur 7. « À peine apparu, l'opposant s'efface sans traces de la scène politique. Ce retrait illustre la désillusion que révèle la confrontation avec la rigidité d'un système politique bien ficelé ». En effet, tout est allé très vite : il y a 15 jours, Renaud Agbodjo, avocat de 43 ans, est désigné par son parti comme candidat à l'élection présidentielle d'avril prochain ; mercredi dernier, la Commission électorale invalide sa candidature, faute d'un nombre de parrainages suffisant ; son parti, Les Démocrates, saisit alors la Cour constitutionnelle ; lundi, celle-ci se déclare incompétente et valide la liste provisoire des candidats ; et hier mercredi, l'opposant annonce qu'il jette l'éponge, qu'il arrête la course à la présidence. Divisions « Bis repetita pour Les Démocrates, constate Jeune Afrique. Comme en 2021, la principale formation d'opposition au Bénin ne sera pas sur la ligne de départ pour la présidentielle d'avril 2026. Cette décision douche définitivement les espoirs présidentiels des Démocrates, parti dirigé depuis 2023 par l'ancien chef de l'État, Thomas Boni Yayi. Elle a également rencontré fin au feuilleton politico-judiciaire entamé le 14 octobre, avec la désignation de Renaud Agbodjo ». Un feuilleton qui met en lumière les divisions au sein des Démocrates. En effet, précise Jeune Afrique, « le fait que le choix se soit porté sur Renaud Agbodjo, l'avocat personnel de l'ex-président, à l'issue d'une primaire, au détriment d'Éric Houndété qui faisait figure de favori, avait très vite été contesté par Michel Sodjinou, député de la ville de Porto-Novo. Ce dernier avait alors refusé de parrainer le candidat officiel ». Et comme pour être qualifié, il fallait 28 parrainages d'élus et que Les Démocrates en comptent exactement 28, cette défection leur a été fatale… Un « plan de déstabilisation et de débauchage » ? L'ancien président Thomas Boni Yayi, à la tête des Démocrates, a donc bien tenté de convaincre le président Talon de faire participer son parti aux élections générales de l'année prochaine, incluant les législatives, les communales et la présidentielle. Peine perdue… C'est ce que souligne La Nouvelle Tribune à Cotonou. « Boni Yayi a déclaré percevoir (chez son interlocuteur) une tendance à la concentration du pouvoir, pointe le journal. Il a évoqué l'existence d'un "plan de déstabilisation et de débauchage" visant certains responsables du parti Les Démocrates, par le biais de pressions et, à l'en croire, de promesses d'avantages matériels ». Conséquence, pointe Le Monde Afrique, en l'absence du principal parti d'opposition, « une voie royale s'ouvre donc pour la majorité au pouvoir, représentée par le ministre des Finances, Romuald Wadagni. Patrice Talon, président depuis 2016, arrivant au terme de son deuxième mandat, le maximum autorisé par la Constitution ». Un jeu de verrouillage électoral « Pour un pays, le Bénin qui, depuis la Conférence nationale de 1990, s'enorgueillit d'un pluralisme politique exemplaire, la situation s'interroge profondément, soupire Afrik.com. Comment parler de démocratie lorsque le jeu électoral semble verrouillé au point d'exclure des forces politiques d'envergure ? (…) Le Bénin d'aujourd'hui donne le sentiment d'un pluralisme sous tutelle, déplore encore le site panafricain. Les voix dissidentes, souvent muselées, peinent à trouver un espace d'expression libre. Les manifestations sont encadrées, les dirigeants politiques critiques font face aux poursuites judiciaires, et les médias indépendants doivent composer avec un environnement de plus en plus hostile. Tout cela contribue à instaurer un climat de peur et de résignation, incompatible avec la vitalité démocratique qui avait jadis fait la fierté du pays ». Certes, pointe encore Afrik.com, « les défenseurs du pouvoir en place invoquent souvent l'argument de la légalité : "les règles sont les mêmes pour tous". Mais la démocratie ne se réduit pas à une stricte conformité juridique, affirme le site. Elle repose avant tout sur l'esprit du jeu démocratique, sur la compétition équitable, sur la possibilité pour chaque sensibilité politique de se faire entendre et de se mesurer aux urnes ».
Les mises à l'écart des opposants, menaces potentielles pour les hommes ou les partis au pouvoir, sont devenues monnaie courante sur le continent… Qu'elles soient le fait du prince ou qu'elles engagent le vernis de la légalité, ces mises à l'écart interrogent sur la bonne santé de la démocratie en Afrique. Dernier exemple en date, le Bénin : « Renaud Agbodjo, comme un feu de paille ! », s'exclame le site béninois Afrique sur 7. « À peine apparu, l'opposant s'efface sans traces de la scène politique. Ce retrait illustre la désillusion que révèle la confrontation avec la rigidité d'un système politique bien ficelé ». En effet, tout est allé très vite : il y a 15 jours, Renaud Agbodjo, avocat de 43 ans, est désigné par son parti comme candidat à l'élection présidentielle d'avril prochain ; mercredi dernier, la Commission électorale invalide sa candidature, faute d'un nombre de parrainages suffisant ; son parti, Les Démocrates, saisit alors la Cour constitutionnelle ; lundi, celle-ci se déclare incompétente et valide la liste provisoire des candidats ; et hier mercredi, l'opposant annonce qu'il jette l'éponge, qu'il arrête la course à la présidence. Divisions « Bis repetita pour Les Démocrates, constate Jeune Afrique. Comme en 2021, la principale formation d'opposition au Bénin ne sera pas sur la ligne de départ pour la présidentielle d'avril 2026. Cette décision douche définitivement les espoirs présidentiels des Démocrates, parti dirigé depuis 2023 par l'ancien chef de l'État, Thomas Boni Yayi. Elle a également rencontré fin au feuilleton politico-judiciaire entamé le 14 octobre, avec la désignation de Renaud Agbodjo ». Un feuilleton qui met en lumière les divisions au sein des Démocrates. En effet, précise Jeune Afrique, « le fait que le choix se soit porté sur Renaud Agbodjo, l'avocat personnel de l'ex-président, à l'issue d'une primaire, au détriment d'Éric Houndété qui faisait figure de favori, avait très vite été contesté par Michel Sodjinou, député de la ville de Porto-Novo. Ce dernier avait alors refusé de parrainer le candidat officiel ». Et comme pour être qualifié, il fallait 28 parrainages d'élus et que Les Démocrates en comptent exactement 28, cette défection leur a été fatale… Un « plan de déstabilisation et de débauchage » ? L'ancien président Thomas Boni Yayi, à la tête des Démocrates, a donc bien tenté de convaincre le président Talon de faire participer son parti aux élections générales de l'année prochaine, incluant les législatives, les communales et la présidentielle. Peine perdue… C'est ce que souligne La Nouvelle Tribune à Cotonou. « Boni Yayi a déclaré percevoir (chez son interlocuteur) une tendance à la concentration du pouvoir, pointe le journal. Il a évoqué l'existence d'un "plan de déstabilisation et de débauchage" visant certains responsables du parti Les Démocrates, par le biais de pressions et, à l'en croire, de promesses d'avantages matériels ». Conséquence, pointe Le Monde Afrique, en l'absence du principal parti d'opposition, « une voie royale s'ouvre donc pour la majorité au pouvoir, représentée par le ministre des Finances, Romuald Wadagni. Patrice Talon, président depuis 2016, arrivant au terme de son deuxième mandat, le maximum autorisé par la Constitution ». Un jeu de verrouillage électoral « Pour un pays, le Bénin qui, depuis la Conférence nationale de 1990, s'enorgueillit d'un pluralisme politique exemplaire, la situation s'interroge profondément, soupire Afrik.com. Comment parler de démocratie lorsque le jeu électoral semble verrouillé au point d'exclure des forces politiques d'envergure ? (…) Le Bénin d'aujourd'hui donne le sentiment d'un pluralisme sous tutelle, déplore encore le site panafricain. Les voix dissidentes, souvent muselées, peinent à trouver un espace d'expression libre. Les manifestations sont encadrées, les dirigeants politiques critiques font face aux poursuites judiciaires, et les médias indépendants doivent composer avec un environnement de plus en plus hostile. Tout cela contribue à instaurer un climat de peur et de résignation, incompatible avec la vitalité démocratique qui avait jadis fait la fierté du pays ». Certes, pointe encore Afrik.com, « les défenseurs du pouvoir en place invoquent souvent l'argument de la légalité : "les règles sont les mêmes pour tous". Mais la démocratie ne se réduit pas à une stricte conformité juridique, affirme le site. Elle repose avant tout sur l'esprit du jeu démocratique, sur la compétition équitable, sur la possibilité pour chaque sensibilité politique de se faire entendre et de se mesurer aux urnes ».
Gestion des déchets, manque d'infrastructures d'assainissement, d'accès à l'eau, inondations récurrentes, îlot de chaleur... Les villes du continent africain sont confrontées à des problèmes récurrents qui sont amenés à se multiplier alors que le rythme de l'urbanisation en Afrique est le plus rapide au monde. Selon les prévisions, le nombre d'urbains devrait doubler d'ici 2050 en Afrique pour passer à 1,4 milliard. À cette hausse de population difficile à absorber pour les villes, s'ajoutent la prise en compte des pratiques informelles, des spécificités locales, ou encore le manque de moyens. Dans ces conditions, la mise en place de projets d'infrastructures et d'aménagements pour répondre aux besoins de la population peut relever du casse-tête pour les pouvoirs publics. Les habitants ont parfois l'impression de ne pas être écoutés et considérés. Comment mettre en œuvre de nouveaux équipements qui prennent en compte les vrais besoins et les modes de vie des usagers ? Sous quelle forme intégrer les habitants aux projets de leur ville ? Avec : • Audrey Guiral Naepels, urbaniste, responsable de la division Développement urbain, Aménagement et Logement de l'AFD (Agence Française de Développement) • Charlemagne Yankoty, maire de la commune de Porto Novo au Bénin • Rina Andriambololomanana , cheffe de projet «pépinière urbaine» d'Antananarivo, au Gret (ONG internationale de développement social et solidaire) à Madagascar. En fin d'émission, un reportage au Tchad de Raphaëlle Constant. L'Académie de basket ball «Dreams Comes True» («le rêve devient réalité» en français) à Ndjamena a été fondée en 2020, c'est une école mixte et moderne qui forme les enfants à partir de 5 ans et où l'accent est mis sur la réussite scolaire en parallèle de la formation sportive. Ils sont aujourd'hui 178 pensionnaires, dont 51% de filles, encadrés par 12 coachs. Notre reporter Raphaëlle Constant a assisté à un entraînement et a rencontré les fondateurs Issa Nakoye, président exécutif et Alain Assnale, directeur technique, tous deux anciens joueurs de l'équipe nationale. Direction le Lycée Sacré-cœur dans le quartier Moursal où, ce jour-là, une quarantaine d'enfants de la catégorie minime traversent le terrain sous les consignes du coach Alladoum Klamong. Programmation musicale : ► Magique – Oxmo Puccino ► Robocop – Article15.
Gestion des déchets, manque d'infrastructures d'assainissement, d'accès à l'eau, inondations récurrentes, îlot de chaleur... Les villes du continent africain sont confrontées à des problèmes récurrents qui sont amenés à se multiplier alors que le rythme de l'urbanisation en Afrique est le plus rapide au monde. Selon les prévisions, le nombre d'urbains devrait doubler d'ici 2050 en Afrique pour passer à 1,4 milliard. À cette hausse de population difficile à absorber pour les villes, s'ajoutent la prise en compte des pratiques informelles, des spécificités locales, ou encore le manque de moyens. Dans ces conditions, la mise en place de projets d'infrastructures et d'aménagements pour répondre aux besoins de la population peut relever du casse-tête pour les pouvoirs publics. Les habitants ont parfois l'impression de ne pas être écoutés et considérés. Comment mettre en œuvre de nouveaux équipements qui prennent en compte les vrais besoins et les modes de vie des usagers ? Sous quelle forme intégrer les habitants aux projets de leur ville ? Avec : • Audrey Guiral Naepels, urbaniste, responsable de la division Développement urbain, Aménagement et Logement de l'AFD (Agence Française de Développement) • Charlemagne Yankoty, maire de la commune de Porto Novo au Bénin • Rina Andriambololomanana , cheffe de projet «pépinière urbaine» d'Antananarivo, au Gret (ONG internationale de développement social et solidaire) à Madagascar. En fin d'émission, un reportage au Tchad de Raphaëlle Constant. L'Académie de basket ball «Dreams Comes True» («le rêve devient réalité» en français) à Ndjamena a été fondée en 2020, c'est une école mixte et moderne qui forme les enfants à partir de 5 ans et où l'accent est mis sur la réussite scolaire en parallèle de la formation sportive. Ils sont aujourd'hui 178 pensionnaires, dont 51% de filles, encadrés par 12 coachs. Notre reporter Raphaëlle Constant a assisté à un entraînement et a rencontré les fondateurs Issa Nakoye, président exécutif et Alain Assnale, directeur technique, tous deux anciens joueurs de l'équipe nationale. Direction le Lycée Sacré-cœur dans le quartier Moursal où, ce jour-là, une quarantaine d'enfants de la catégorie minime traversent le terrain sous les consignes du coach Alladoum Klamong. Programmation musicale : ► Magique – Oxmo Puccino ► Robocop – Article15.
Fait social total, le tourisme n'échappe pas, dans son passé comme son présent, aux stigmates coloniaux. Parce qu'un autre voyage est possible, il faut le décoloniser… Depuis de nombreuses années, les études postcoloniales ont démontré à quel point analyser, étudier le fait colonial permettait de comprendre le temps présent et son propre désordre ; avec au centre, la survivance de ce legs hérité de la colonisation dans les imaginaires, les savoirs ou les pratiques… Aujourd'hui, on parle ainsi de décoloniser les arts, les musées, l'architecture, l'école, les esprits ou l'histoire... Et le voyage, forcément, en tant que fabrique de l'Autre et de l'ailleurs, n'échappe pas à cette analyse décoloniale, complexe mais fertile. Des «découvreurs» aux explorateurs en casque colonial assoiffés de conquêtes, des aventuriers en terre inconnue aux touristes avides d'exotisme et d'entre-soi, la galerie de portraits fleure bon, parfois… souvent, ce temps des colonies où l'Europe se vivait en maître naturel de la planète. Tourisme et colonisation ont d'ailleurs fait bon ménage par le passé. Ainsi, dès la constitution des empires coloniaux, français ou autres, une mise en tourisme des colonies se met en place, comme une manière d'occuper -on disait « pacifier »- le territoire ; mais aussi de s'approprier les paysages et les cultures, de préférence sans les populations locales. Dans les expositions coloniales, on exhibait ces populations à grand renfort de clichés racistes, tout en les reléguant au rang de subalternes ou d'obligés, forcément exotiques. À noter que certains disent encore «j'ai fait la Thaïlande» pour parler de leurs voyages, comme jadis on disait dans le jargon militaire colonial «j'ai fait l'Indochine». Décoloniser le voyage, c'est savoir se décentrer pour un Occidental et se départir des stéréotypes sur la culture de l'Autre qui essentialisent et se perpétuent. C'est aussi dire et partager l'histoire coloniale dans l'espace public, interroger ses continuités et faire émerger d'autres récits. C'est enfin décoloniser les musées, notamment à travers la restitution des objets et biens culturels pillés pendant la colonisation. Avec : - Saskia Cousin Kouton, anthropologue française, spécialiste du tourisme et de la restitution des biens culturels à l'Université Paris Nanterre - Souroure Najai à l'origine du compte Instagram @decolonial.voyage, bientôt disponible en podcast. Une rencontre initialement diffusée en juin 2024. À lire : - « Ogun et les matrimoines. Histoires des Porto-Novo, Xọ̀gbónù, Àjàṣẹ », de Saskia Cousin Kouton. 2024. Éditions Presses Universitaires de Paris Nanterre - « Sociologie du tourisme », de Saskia Cousin et Bertrand Réau. 2009. Éditions La Découverte - « Les femmes aussi sont du voyage », de Lucie Azéma. 2021. Éditions Flammarion. Un chapitre est consacré à la décolonisation du voyage - « Programme de désordre absolu : décoloniser les musées », de Françoise Verges. 2023. Éditions La Fabrique - « L'Orientalisme : L'Orient créé par l'Occident », d'Edward Saïd. 1980. Éditions Seuil. L'ouvrage de référence par un des pionniers du postcolonialisme - « Les damnés de la terre », de Frantz Fanon. 1961. Éditions Maspero. L'essai de référence par le célèbre militant anticolonialiste.
Fait social total, le tourisme n'échappe pas, dans son passé comme son présent, aux stigmates coloniaux. Parce qu'un autre voyage est possible, il faut le décoloniser… Depuis de nombreuses années, les études postcoloniales ont démontré à quel point analyser, étudier le fait colonial permettait de comprendre le temps présent et son propre désordre ; avec au centre, la survivance de ce legs hérité de la colonisation dans les imaginaires, les savoirs ou les pratiques… Aujourd'hui, on parle ainsi de décoloniser les arts, les musées, l'architecture, l'école, les esprits ou l'histoire... Et le voyage, forcément, en tant que fabrique de l'Autre et de l'ailleurs, n'échappe pas à cette analyse décoloniale, complexe mais fertile. Des «découvreurs» aux explorateurs en casque colonial assoiffés de conquêtes, des aventuriers en terre inconnue aux touristes avides d'exotisme et d'entre-soi, la galerie de portraits fleure bon, parfois… souvent, ce temps des colonies où l'Europe se vivait en maître naturel de la planète. Tourisme et colonisation ont d'ailleurs fait bon ménage par le passé. Ainsi, dès la constitution des empires coloniaux, français ou autres, une mise en tourisme des colonies se met en place, comme une manière d'occuper -on disait « pacifier »- le territoire ; mais aussi de s'approprier les paysages et les cultures, de préférence sans les populations locales. Dans les expositions coloniales, on exhibait ces populations à grand renfort de clichés racistes, tout en les reléguant au rang de subalternes ou d'obligés, forcément exotiques. À noter que certains disent encore «j'ai fait la Thaïlande» pour parler de leurs voyages, comme jadis on disait dans le jargon militaire colonial «j'ai fait l'Indochine». Décoloniser le voyage, c'est savoir se décentrer pour un Occidental et se départir des stéréotypes sur la culture de l'Autre qui essentialisent et se perpétuent. C'est aussi dire et partager l'histoire coloniale dans l'espace public, interroger ses continuités et faire émerger d'autres récits. C'est enfin décoloniser les musées, notamment à travers la restitution des objets et biens culturels pillés pendant la colonisation. Avec : - Saskia Cousin Kouton, anthropologue française, spécialiste du tourisme et de la restitution des biens culturels à l'Université Paris Nanterre - Souroure Najai à l'origine du compte Instagram @decolonial.voyage, bientôt disponible en podcast. Une rencontre initialement diffusée en juin 2024. À lire : - « Ogun et les matrimoines. Histoires des Porto-Novo, Xọ̀gbónù, Àjàṣẹ », de Saskia Cousin Kouton. 2024. Éditions Presses Universitaires de Paris Nanterre - « Sociologie du tourisme », de Saskia Cousin et Bertrand Réau. 2009. Éditions La Découverte - « Les femmes aussi sont du voyage », de Lucie Azéma. 2021. Éditions Flammarion. Un chapitre est consacré à la décolonisation du voyage - « Programme de désordre absolu : décoloniser les musées », de Françoise Verges. 2023. Éditions La Fabrique - « L'Orientalisme : L'Orient créé par l'Occident », d'Edward Saïd. 1980. Éditions Seuil. L'ouvrage de référence par un des pionniers du postcolonialisme - « Les damnés de la terre », de Frantz Fanon. 1961. Éditions Maspero. L'essai de référence par le célèbre militant anticolonialiste.
Le Bénin a pour ambition de développer une importante offre muséale. Plusieurs sites sont actuellement en construction comme le Musée de l'épopée des Amazones et des rois du Danhomè à Abomey ou celui de la mémoire et de l'esclavage à Ouidah. Autre lieu très attendu à Porto-Novo cette fois : le Musée International du Vodun. Cet écrin qui entend notamment déconstruire les stéréotypes négatifs propagés sur la culture vodun, doit sortir de terre d'ici à la fin de l'année. Notre reporter, Pierre Firtion, a pu récemment visiter le chantier en compagnie d'Alain Godonou, chargé de mission aux Patrimoines et aux Musées auprès du président Talon. De notre envoyé spécial à Porto-NovoÀ l'entrée de Porto-Novo, juste après le pont, d'étranges bâtiments en forme d'alvéole se dressent au milieu des grues. Petit à petit, les contours du musée international du Vodun commencent à se dessiner. Ce lieu avec ses formes originales a été imaginé par le cabinet d'architecte ivoirien Koffi & Diabaté. « Ça rappelle beaucoup de choses, ça rappelle cet indice de calebasses, un élément important en culture Vodun de façon large. On met aussi en avant l'architecture Batammariba, que l'on appelle vulgairement "tata somba" », explique Alain Godonou, le chargé de mission aux Patrimoines et aux Musées du président béninois. Ce dernier fait référence à ces habitats traditionnels du nord-ouest du Bénin. Ces bâtiments et au-delà, ce lieu unique abriteront notamment plusieurs salles d'expositions où seront présentés non seulement des pièces de la collection nationale béninoise, mais également des objets venus d'ailleurs.« Ici et là, nous sommes en discussion avec des partenaires. Parfois, les discussions sont conclues pour avoir des objets significatifs de la culture Vodun, notamment de la culture Vodun venant hors du continent », raconte-t-il. Des pièces venant notamment du Brésil, de Cuba, des États-Unis seront ainsi exposées ici avec pour objectif de montrer le Vodun dans toutes ses composantes. Pour Alain Godonou, « l'objectif étant d'arriver à dépouiller le Vodun des idées négatives qui lui sont prêtées. Et que le public découvre que le Vodun est tout à fait respectable ». En ce mois de mai, le chantier bat son plein. Ce jour-là, des ouvriers posent de grandes plaques de terre ocre sur l'un des bâtiments, d'autres travaillent sur les fondations de la future déambulation entre les différentes espaces.« Il y a une circulation qui va se faire. Ce sera protégé, on construira une canopée. Là, les ouvriers sont en train de faire les soubassements des éléments de la canopée, pour que la promenade à l'intérieur du musée soit protégée », décrit Alain Godonou.Outre la construction de cette canopée, il reste encore beaucoup à faire pour emménager les 16 000 m² du site. Le calendrier pourra-t-il être tenu ? Alain Godonou se veut confiant, puisque, comme il dit, « les gros travaux sont finis. Les travaux de finition ont commencé. La muséologie, la muséographie avancent très bien. On n'est jamais à l'abri d'une surprise, mais je crois fermement que d'ici à la fin de l'année 2025, il pourra ouvrir ». Le musée doit être inauguré en même temps que la statue du roi Toffa 1er, qui trône sur la place située devant l'entrée du musée. Une statue, qui est elle déjà terminée.
Le Bénin a accueilli, en septembre 2023, la 50è édition du Championnat du monde de pétanque. Mais déjà, bien avant cet évènement qui a réuni 37 nations à Cotonou, le pays avait déclaré sa flamme au jeu de boules provençal. Dans les rues de Porto Novo, Cotonou ou Abomey, il n'est pas rare de croiser sur des boulodromes improvisés des joueurs et des joueuses passionnés, en plein palabre pour savoir qui a emporté le point. Car au Bénin, la pétanque est devenue une affaire sérieuse, un sport national qui a vu émerger des titres et des champions qui ont su se rapprocher tout près du bouchon et fait de leur pays un vice-champion. En 2016 d'abord, après avoir battu la France en triplette masculine, la discipline reine ; puis en septembre 2023, en doublette pendant la compétition qui s'est tenue justement à Cotonou, à ciel ouvert, à l'ombre de sa grande Amazone.Surtout- et c'est ce que la rue nous apprend-, ce jeu accessible, ouvert à tous, est devenu un loisir populaire et fédérateur dans le pays, comme ailleurs sur le continent, que ce soit à Madagascar, au Burkina Faso ou en Côte d'Ivoire. Arrivée sur le continent dans les valises des Marseillais pendant la colonisation, la pétanque n'est pas qu'une passion béninoise, mais depuis les derniers championnats de Cotonou, on voit bien qu'elle est là-bas un motif de ferveur et d'élan national. Voyage entre le club mythique PCZAM de Cotonou et les terrains de boule de rue, à la rencontre de passionné.e.s d'hier et d'aujourd'hui, qui tirent et qui pointent !Un reportage de Raphaëlle Constant initialement diffusé en janvier 2024.
Le Bénin a accueilli, en septembre 2023, la 50è édition du Championnat du monde de pétanque. Mais déjà, bien avant cet évènement qui a réuni 37 nations à Cotonou, le pays avait déclaré sa flamme au jeu de boules provençal. Dans les rues de Porto Novo, Cotonou ou Abomey, il n'est pas rare de croiser sur des boulodromes improvisés des joueurs et des joueuses passionnés, en plein palabre pour savoir qui a emporté le point. Car au Bénin, la pétanque est devenue une affaire sérieuse, un sport national qui a vu émerger des titres et des champions qui ont su se rapprocher tout près du bouchon et fait de leur pays un vice-champion. En 2016 d'abord, après avoir battu la France en triplette masculine, la discipline reine ; puis en septembre 2023, en doublette pendant la compétition qui s'est tenue justement à Cotonou, à ciel ouvert, à l'ombre de sa grande Amazone.Surtout- et c'est ce que la rue nous apprend-, ce jeu accessible, ouvert à tous, est devenu un loisir populaire et fédérateur dans le pays, comme ailleurs sur le continent, que ce soit à Madagascar, au Burkina Faso ou en Côte d'Ivoire. Arrivée sur le continent dans les valises des Marseillais pendant la colonisation, la pétanque n'est pas qu'une passion béninoise, mais depuis les derniers championnats de Cotonou, on voit bien qu'elle est là-bas un motif de ferveur et d'élan national. Voyage entre le club mythique PCZAM de Cotonou et les terrains de boule de rue, à la rencontre de passionné.e.s d'hier et d'aujourd'hui, qui tirent et qui pointent !Un reportage de Raphaëlle Constant initialement diffusé en janvier 2024.
No âmbito dos 16 dias de activismo contra a violência baseada no género, entre 25 de Novembro (Dia Internacional para a Eliminação da Violência contra as Mulheres) e 10 de Dezembro (Dia Internacional dos Direitos Humanos), a Associação Cabo-Verdiana de Luta Contra a Violência Baseada no Género apresenta a aplicação "The Sorority" que permite emitir alertas em tempo real em caso de perigo. "Esta ferramenta promete transformar a resposta à violência baseada no género em Cabo Verde", resume Mónica Rodrigues, consultora de comunicação da associação, que admite que esta violência continua a ser "uma epidemia social" no país. Esta segunda-feira, 25 de Novembro, é o Dia Internacional para a Eliminação da Violência contra as Mulheres, uma data assinalada anualmente e que foi instituída pelas Nações Unidas para alertar para a violência física, psicológica, sexual e social que atinge as mulheres. A violência contra as mulheres e as meninas continua a ser uma das violações dos direitos humanos mais generalizadas no planeta. Basta lembrar que, a nível mundial, quase uma em cada três mulheres foi vítima de violência física e/ou sexual pelo menos vez na vida. De acordo com a ONU, em 2023, mais de 51.000 mulheres foram assassinadas por parceiros e familiares e uma mulher foi morta a cada dez minutos.Hoje é lançada, a nível mundial, a campanha promovida pelas ONU Mulheres, "There is #NoExcuse for violence against women and girls", uma iniciativa de 16 dias que termina no dia em que se comemora o Dia Internacional dos Direitos Humanos, a 10 de Dezembro. A Associação Cabo-Verdiana de Luta Contra a Violência Baseada no Género junta-se a estes 16 dias de acções com a apresentação de uma aplicação para proteger mulheres em tempo real.RFI: Em que consiste a aplicação “Sorority”?Mónica Rodrigues, consultora de Comunicação, Género e Mudanças Climáticas e mentora do movimento Ecofeminismo de Cabo Verde e Madagáscar:"No âmbito da campanha internacional 16 dias de activismo contra a violência baseada no género, a Associação Cabo-verdiana com foco na luta contra a violência baseada no género, vem apresentando a aplicação de sororidade para várias instituições governamentais, principalmente o Instituto Nacional da Igualdade e Equidade de Género, a Polícia Judiciária e, hoje, às 15h de Cabo Verde, vai ser apresentada à Polícia Nacional."Em que é que consiste a aplicação? Todas as mulheres podem ter acesso? Falou também na polícia. Quem é que vai aceder a este aplicativo?"Esta ferramenta promete transformar a resposta à violência baseada no género em Cabo Verde, reforçando a protecção de mulheres em situação de vulnerabilidade e fortalecendo essa rede de apoio e solidariedade entre as mulheres em Cabo Verde. É um aplicativo que foi criado em França e já foi implementado em 17 países. Esta aplicação encontra-se disponível em 13 idiomas, incluindo o português, e oferece assim um conjunto de funcionalidades concebidas para proteger as mulheres, para promover uma rede de solidariedade feminina. Por isso, chama-se “The Sorority”, “Sororidade”, garantindo um apoio e acesso imediato das mulheres à protecção em situação de risco."Como é que funciona concretamente?"Pode fazer o ‘download' da aplicação no Google Store ou no iOS do iPhone porque é uma ferramenta prática, segura e acessível exactamente para apoiar mulheres em situação de vulnerabilidade. Foi desenvolvida para facilitar a comunicação, reforçar essa rede e aumentar a eficácia na resposta a emergências. Esta aplicação oferece alertas de SOS em tempo real que permitem às mulheres ou vítimas de violência accionar contactos de confiança com apenas um clique e também fazer um mapeamento de serviços de apoio, como delegacias, hospitais e centros de acolhimento. E também permite a conexão com redes de solidariedade feminina, promovendo um apoio mútuo entre utilizadoras."Falou também na sensibilização da própria Polícia Judiciária em Cabo Verde. Em França, em 2021, a cada dois minutos e meio, uma mulher era violada ou sofria uma tentativa de violação. Mas apenas 6% das vítimas de violações e agressões sexuais apresentam queixa à polícia. Muitas delas nem sequer têm confiança na polícia. Como é que está a questão em Cabo Verde?"Em Cabo Verde não é diferente. Temos melhorias em termos legais. A violência doméstica é reconhecida legalmente como problema grave social, como uma epidemia social. Continua a ser uma preocupação pelo crescente aumento de casos, mas também se enfrenta dificuldades em denunciar abusos devido a estigmas sociais, à falta de acesso completo a serviços de apoio. Em Cabo Verde, especificamente, vê-se que a população tem uma certa desconfiança do sistema judicial, o que acaba por dificultar ou pôr em causa os direitos das mulheres e as vítimas de violência baseada no género."Fala em “epidemia social” e “crescente aumento de casos”. Mas visto que a maior parte dos casos nem sequer são reportados às autoridades, como é que se sabe? Há números em Cabo Verde?"Dados de 2017 do Instituto Nacional de Estatística afirmam que a violência baseada no género em Cabo Verde atinge, na sua maioria mulheres, que representam 89% das vítimas. Este é um dado do INE de 2017 e as políticas públicas, neste caso, estão muito mais centradas nas mulheres, marginalizando o autor da violência, [os homens] que apenas representam 11% das vítimas."Há números sobre os feminicídios em Cabo Verde?"Os dados sobre feminicídios em Cabo Verde indicam uma realidade preocupante, embora os números exactos variem de ano para ano. De acordo com o Instituto Cabo-Verdiano para a Igualdade e Equidade de Género e outras fontes de notícias, o país tem assistido a casos alarmantes de feminicídio, em que mulheres são mortas geralmente por parceiros íntimos, como forma extrema de violência baseada no género. Em 2003, por exemplo, foi registada uma média crescente de homicídios de mulheres com vários casos de violência extrema, como o assassinato de mulheres em situações domésticas. Em Março de 2004, por exemplo, um caso de feminicídio na cidade do Porto Novo, em Santo Antão, gerou grande comoção e casos semelhantes têm sido registados em várias partes do país, como na ilha da Boavista, no interior das ilhas também, onde centenas de pessoas participaram numa marcha silenciosa contra a violência e feminicídio. Por outro lado, as políticas públicas estão mais voltadas para a reacção do que para a prevenção, e as práticas, neste caso, devem ser mudadas. O combate ao machismo e à masculinidade tóxica devem iniciar com a educação dos progenitores, das mulheres, principalmente em Cabo Verde, onde a maioria das famílias são chefiadas por mulheres."Como é que se muda todo este contexto social e cultural, num país onde a maioria das famílias são chefiadas por mulheres, mas em que as regras são ditadas e regidas pelo patriarcado?"É criar mecanismos de comunicação que eduquem as famílias, que eduquem a comunidade, que preparem a sociedade civil, associações comunitárias para uma prevenção mais próxima das famílias e criar mecanismos de denúncias instantâneas e respostas urgentes por parte das instituições, como é o caso desta aplicação que está sendo apresentada pela Associação Cabo-Verdiana de Luta contra a VBG.A nível mais académico, científico e a nível institucional, é necessário repensar o conceito de género, abarcando toda a diversidade que existe em Cabo Verde, que não deixe ninguém para trás.Também quanto ao quadro legal, é rever o quadro conceptual da lei da VBG, é uma lei muito em voga em Cabo Verde, mas é preciso rever o conceito legal de modo a introduzir o conceito de poder, um conceito fundamental para o enquadramento ou tipificação de casos que têm ficado ao critério do procurador que atende a vítima ou que analisa os casos da violência.E também desmistificar a ideia do crime de género, associado apenas à agressão física, focando também em outros tipos de violência, como emocional, psicológica, sexual, assédio contra homens e mulheres, violência patrimonial. Aqui, é preciso reforçar o trabalho de prevenção visando a desnaturalização das desigualdades de género e violência, particularizando a questão no meio rural com as questões das mudanças climáticas. Com a migração climática, acentua-se ainda mais a vulnerabilidade das mulheres rurais a sofrerem abusos ou violências baseadas no género."A Mónica Rodrigues é mentora do movimento Ecofeminismo de Cabo Verde e Madagascar. Explique-nos o que é ecofeminismo e como é que as mulheres ficam mais vulneráveis aos abusos perante as alterações climáticas, por exemplo?"O ecofeminismo reconhece essa interligação de discriminação de género e também essa exploração abusiva de recursos naturais e como o próprio sistema patriarcal vê as mulheres e os recursos naturais como seres inferiores e como os seres a serem dominados. Nós temos uma perspectiva que as mulheres e os recursos naturais são explorados da mesma forma, são dominadas da mesma forma. E o Movimento Ecofeminismo em Cabo Verde, reconhecendo as questões climáticas em Cabo Verde, lançámos o movimento em 2019, quando Cabo Verde estava a ultrapassar três anos de seca consecutivas.A pobreza, que é um dos maiores inibidores da liberdade, dos indivíduos, e principalmente das mulheres, acaba por pôr em causa os direitos das mulheres. No caso específico de Cabo Verde com as secas e as alterações climáticas, faz com que, principalmente no mundo rural, haja uma migração para os sectores urbanos ou para o exterior do país. Quando são os homens, aí duplica a responsabilidade das mulheres em serem provedoras do lar e é também a sua responsabilidade enquanto cuidadoras; Quando é a mulher que migra, há esse condicionamento de encontrar constrangimentos a nível de condições de habitabilidade onde normalmente vão alojar-se, são normalmente em assentamentos informais, sem políticas de habitação condigna ou construções nas áreas de riscos ou na linha da passagem de água, o que acaba por aumentar ainda mais essa vulnerabilidade.A migração climática está a ter um impacto desproporcional nas mulheres, especialmente quando elas se deslocam para centros urbanos. Para além da exploração e abuso, elas enfrentam riscos agravados de violência doméstica e de género, assédio sexual, precariedade habitacional e trabalho exploratório, incluindo violência obstetrícia. Muitas vezes, essas mulheres carecem de proteção legal, enfrentam discriminação e têm dificuldade em acessar serviços de apoio devido ao nível de literacia, ao isolamento social e à falta de redes comunitárias. Esses desafios evidenciam a necessidade urgente de políticas públicas inclusivas que assegurem a proteção, os direitos e a dignidade das mulheres migrantes em ambientes urbanos. »
Segue o podcast para não perderes um episódio todas as terças. Vasco Elvas - https://www.instagram.com/vascoelvas Tomás da Cunha - https://twitter.com/tomasrdacunha Tiago Almeida - https://www.instagram.com/tiago.aalmeida/ Produção - Setlist: Nuno Pires Vasco Assis Teixeira Realização: Pedro Bessa Rúben Salsa Pós-Produção: Who Cried Wolf Música: Luís Contrário - carros que andam de força #Podcast #PodcastFutebol #JogoPeloJogo
En 2021, la France restituait 26 œuvres des trésors royaux dʹAbomey. Une restitution qui a fait lʹobjet dʹun documentaire réalisé par Mati Diop et qui a remporté l'Ours d'or à la Berlinale 2024. Lʹoccasion pour Monumental de revenir sur cet épisode mais aussi de parler de lʹhistoire des villes de Cotonou et de Porto Novo ou encore de la cité lacustre de Ganvié. Armelle Choplin, professeure de géographie et dʹurbanisme à lʹUniversité de Genève, est interrogée par Johanne Dussez.
Fait social total, le tourisme n'échappe pas, dans son passé comme son présent, aux stigmates coloniaux. Parce qu'un autre voyage est possible, il faut le décoloniser… Depuis de nombreuses années, les études post-coloniales ont démontré à quel point analyser, étudier le fait colonial permettait de comprendre le temps présent et son propre désordre; avec au centre, la survivance de ce legs hérité de la colonisation dans les imaginaires, les savoirs ou les pratiques… Aujourd'hui, on parle ainsi de décoloniser les arts, les musées, l'architecture, l'école, les esprits ou l'histoire... Et le voyage, forcément, en tant que fabrique de l'Autre et de l'ailleurs, n'échappe pas à cette analyse décoloniale, complexe mais fertile. Des « découvreurs » aux explorateurs en casque colonial assoiffés de conquêtes, des aventuriers en terre inconnue aux touristes avides d'exotisme et d'entre-soi, la galerie de portraits fleure bon, parfois…souvent, ce temps des colonies où l'Europe se vivait en maître naturel de la planète. Tourisme et colonisation ont d'ailleurs fait bon ménage par le passé. Ainsi, dès la constitution des empires coloniaux, français ou autres, une mise en tourisme des colonies se met en place, comme une manière d'occuper -on disait « pacifier »- le territoire ; mais aussi de s'approprier les paysages et les cultures, de préférence sans les populations locales. Dans les expositions coloniales, on exhibait ces populations à grand renfort de clichés racistes, tout en les reléguant au rang de subalternes ou d'obligés, forcément exotiques. À noter que certains disent encore «j'ai fait la Thaïlande» pour parler de leurs voyages, comme jadis on disait dans le jargon militaire colonial «j'ai fait l'Indochine». Décoloniser le voyage, c'est savoir se décentrer pour un Occidental et se départir des stéréotypes sur la culture de l'Autre qui essentialisent et se perpétuent. C'est aussi dire et partager l'histoire coloniale dans l'espace public, interroger ses continuités et faire émerger d'autres récits. C'est enfin décoloniser les musées, notamment à travers la restitution des objets et biens culturels pillés pendant la colonisation. Avec :- Saskia Cousin Kouton, anthropologue française spécialiste du tourisme et de la restitution des biens culturels à l'Université Paris Nanterre - Souroure Najai à l'origine du compte Instagram @decolonial.voyage, bientôt disponible en podcast.À lire :- « Ogun et les matrimoines. Histoires des Porto-Novo, Xọ̀gbónù, Àjàṣẹ », de Saskia Cousin Kouton. 2024. Éditions Presses Universitaires de Paris Nanterre- « Sociologie du tourisme », de Saskia Cousin et Bertrand Réau. 2009. Éditions La Découverte- « Les femmes aussi sont du voyage », de Lucie Azéma. 2021. Éditions Flammarion. Un chapitre est consacré à la décolonisation du voyage- « Programme de désordre absolu : décoloniser les musées » de Françoise Verges. 2023. Éditions La Fabrique- « L'Orientalisme : L'Orient créé par l'Occident » d'Edward Saïd. 1980. Éditions Seuil. L'ouvrage de référence par un des pionniers du postcolonialisme- « Les damnés de la terre » de Frantz Fanon. 1961. Éditions Maspero. L'essai de référence par le célèbre militant anticolonialiste.
Fait social total, le tourisme n'échappe pas, dans son passé comme son présent, aux stigmates coloniaux. Parce qu'un autre voyage est possible, il faut le décoloniser… Depuis de nombreuses années, les études post-coloniales ont démontré à quel point analyser, étudier le fait colonial permettait de comprendre le temps présent et son propre désordre; avec au centre, la survivance de ce legs hérité de la colonisation dans les imaginaires, les savoirs ou les pratiques… Aujourd'hui, on parle ainsi de décoloniser les arts, les musées, l'architecture, l'école, les esprits ou l'histoire... Et le voyage, forcément, en tant que fabrique de l'Autre et de l'ailleurs, n'échappe pas à cette analyse décoloniale, complexe mais fertile. Des « découvreurs » aux explorateurs en casque colonial assoiffés de conquêtes, des aventuriers en terre inconnue aux touristes avides d'exotisme et d'entre-soi, la galerie de portraits fleure bon, parfois…souvent, ce temps des colonies où l'Europe se vivait en maître naturel de la planète. Tourisme et colonisation ont d'ailleurs fait bon ménage par le passé. Ainsi, dès la constitution des empires coloniaux, français ou autres, une mise en tourisme des colonies se met en place, comme une manière d'occuper -on disait « pacifier »- le territoire ; mais aussi de s'approprier les paysages et les cultures, de préférence sans les populations locales. Dans les expositions coloniales, on exhibait ces populations à grand renfort de clichés racistes, tout en les reléguant au rang de subalternes ou d'obligés, forcément exotiques. À noter que certains disent encore «j'ai fait la Thaïlande» pour parler de leurs voyages, comme jadis on disait dans le jargon militaire colonial «j'ai fait l'Indochine». Décoloniser le voyage, c'est savoir se décentrer pour un Occidental et se départir des stéréotypes sur la culture de l'Autre qui essentialisent et se perpétuent. C'est aussi dire et partager l'histoire coloniale dans l'espace public, interroger ses continuités et faire émerger d'autres récits. C'est enfin décoloniser les musées, notamment à travers la restitution des objets et biens culturels pillés pendant la colonisation. Avec :- Saskia Cousin Kouton, anthropologue française spécialiste du tourisme et de la restitution des biens culturels à l'Université Paris Nanterre - Souroure Najai à l'origine du compte Instagram @decolonial.voyage, bientôt disponible en podcast.À lire :- « Ogun et les matrimoines. Histoires des Porto-Novo, Xọ̀gbónù, Àjàṣẹ », de Saskia Cousin Kouton. 2024. Éditions Presses Universitaires de Paris Nanterre- « Sociologie du tourisme », de Saskia Cousin et Bertrand Réau. 2009. Éditions La Découverte- « Les femmes aussi sont du voyage », de Lucie Azéma. 2021. Éditions Flammarion. Un chapitre est consacré à la décolonisation du voyage- « Programme de désordre absolu : décoloniser les musées » de Françoise Verges. 2023. Éditions La Fabrique- « L'Orientalisme : L'Orient créé par l'Occident » d'Edward Saïd. 1980. Éditions Seuil. L'ouvrage de référence par un des pionniers du postcolonialisme- « Les damnés de la terre » de Frantz Fanon. 1961. Éditions Maspero. L'essai de référence par le célèbre militant anticolonialiste.
En 2021, la France restituait 26 œuvres des trésors royaux dʹAbomey. Une restitution qui a fait lʹobjet dʹun documentaire réalisé par Mati Diop et qui a remporté l'Ours d'or à la Berlinale 2024. Lʹoccasion pour Monumental de revenir sur cet épisode mais aussi de parler de lʹhistoire des villes de Cotonou et de Porto Novo ou encore de la cité lacustre de Armelle Choplin, professeure de géographie et dʹurbanisme à lʹUniversité de Genève, est interrogée par Johanne Dussez. Sujets traités : Bénin, patrimoine, Mati Dio, Berlinale 2024, Ours d'or, Cotonou, Porto Novo, Ganvié.,cité, Armelle Choplin, ohanne Dussez. Merci pour votre écoute Un Jour dans l'Histoire, c'est également en direct tous les jours de la semaine de 13h15 à 14h30 sur www.rtbf.be/lapremiere Retrouvez tous les épisodes d'Un Jour dans l'Histoire sur notre plateforme Auvio.be : https://auvio.rtbf.be/emission/5936 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement.
This was a delightful Friday crossword courtesy of Matthew Stock and Christina Iverson (with Joel Fagliano ably editing). It had plenty of crunch, thanks to SCADS of challenging clues -- 43A, Porto-Novo's country, BENIN; 28D, Contend, HOLD; and 28A, Second hand, HELPER (
Pour ce nouvel épisode du podcast, rencontrez Fifamè Fidèle Houssou Gandonou.Pasteure de l'Eglise protestante méthodiste du Bénin, Fifamè Fidèle Houssou Gandonou est titulaire d'un doctorat en théologie, option éthique féministe, obtenu à l'Université protestante d'Afrique centrale à Yaoundé au Cameroun. Sa thèse : ‘Les fondements éthiques du féminisme, Réflexions à partir du contexte africain', essentiellement concentrée sur l'Afrique subsaharienne, et en particulier sur le Bénin, elle l'a écrite pour encourager les Béninois et les Africains en général à voir le féminisme sous un nouvel angle.Fifamè Fidèle Houssou Gandonou est également professeure en éthique à l'Université protestante d'Afrique de L'Ouest de Porto-Novo, directrice de l'Alliance Biblique du Bénin, et présidente de l'ONG Deborah, une association qui lutte contre la violence au Bénin.Notes et ressourcesSa thèse : Les fondements éthiques du féminisme, Réflexions à partir du contexte africainCréditsUn podcast produit par Regards protestantsRéalisation : Jérémie ClaeysHabillage sonore : Laurent BazartComité consultatif : Eloise Baslé, Sinatou Saka, Amélie Franco, Clémence SautyPour plus de podcasts Regards Protestants, visitez : https://regardsprotestants.com/podcastRetrouvez le podcast sur instagram : https://www.instagram.com/protestantes_podcast/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En 2021, la France restituait 26 œuvres des trésors royaux dʹAbomey. Une restitution qui a fait lʹobjet dʹun documentaire réalisé par Mati Diop et qui a remporté l'Ours d'or à la Berlinale 2024. Lʹoccasion pour Monumental de revenir sur cet épisode mais aussi de parler de lʹhistoire des villes de Cotonou et de Porto Novo ou encore de la cité lacustre de Ganvié. Armelle Choplin, professeure de géographie et dʹurbanisme à lʹUniversité de Genève, est interrogée par Johanne Dussez.
“Hervé Di Rosa” le passe-mondesau Centre Pompidou, Parisdu 28 février au 26 août 2024Interview de Hervé Di Rosa,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 26 février 2024, durée 39'49,© FranceFineArt.https://francefineart.com/2024/02/27/3518_herve-di-rosa_centre-pompidou/Communiqué de presse Commissariat :Michel Gauthier, conservateur, Musée national d'art moderne, Centre PompidouHéritier d'une histoire allant de Dada au mouvement punk, en passant par Jean Dubuffet et CoBrA, Hervé Di Rosa n'a eu de cesse de remettre en question la légitimité des hiérarchies artistiques et de l'absolutisme du « Grand Art ». Grâce à l'important don fait par l'artiste en 2013 et à quelques prêts notamment d'oeuvres récentes, l'exposition « Hervé Di Rosa, le passe-mondes » offre, en une trentaine d'oeuvres, un aperçu éloquent du parcours de l'artiste.Né en 1959 à Sète, Hervé Di Rosa est une figure emblématique des années 1980 et joue avec des peintures comme Diropolis ou Magic Battle, présentées dans l'exposition, un rôle essentiel dans le mouvement de la Figuration libre. Au cours des décennies suivantes, il donne à l'iconographie riche et exubérante de sa première période une nouvelle vitalité avec le singulier projet nommé Autour du monde qui le conduit de Sofia à Lisbonne, en passant par Kumasi, Porto-Novo, Addis-Abeba, Bình Dương, Durban, La Havane, Mexico, Foumban, Miami, Tunis ou Séville. Plus d'une vingtaine d'oeuvres de cet ensemble sont réunies pour l'exposition. Au cours de ses voyages, il étudie la manière dont les images se fabriquent ailleurs, afin d'utiliser ces différentes techniques et savoir-faire dans ses propres créations : la technique de l'icône bulgare (Le Bonheur), la peinture d'enseignes au Ghana (Art modeste), les appliqués sur tissu du Bénin (La Sortie de l'usine), les laques et incrustations de nacre au Vietnam (Le Tigre de nacre), la fonderie camerounaise (Robot à pinces) ou encore la terre cuite des arbres de vie mexicains (Écoute ton corps il est vivant) et les sequins de la communauté haïtienne de Floride (Guns).Parallèlement à son activité d'artiste, Hervé Di Rosa est également un collectionneur passionné. Il a édifié au fil des années une collection de ce qu'il nomme « les arts modestes ». Une partie de cette collection multiforme se trouve désormais au Musée international des arts modestes, créé en 2000 à Sète par Hervé Di Rosa. Le rapport entre l'oeuvre et la collection, entre les images que l'artiste crée et celles que le collectionneur rassemble avec passion constitue l'un des aspects les plus fascinants de l'univers Di Rosa. Un grand planisphère (L'Archipel des arts modestes) et une vitrine contenant plusieurs centaines d'objets témoignent dans l'exposition de cette dimension de son travail. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En septembre 2023, le Bénin a accueilli la 50è édition des championnats du monde de pétanque. Mais déjà, bien avant cet évènement qui a réuni 37 nations à Cotonou, le pays avait déclaré sa flamme au jeu de boules provençal. Dans les rues de Porto Novo, Cotonou ou Abomey, il n'est pas rare de croiser sur des boulodromes improvisés des joueurs et des joueuses passionnés, en plein palabre pour savoir qui a emporté le point. Car au Bénin, la pétanque est devenue une affaire sérieuse, un sport national qui a vu émerger des titres et des champions qui ont su se rapprocher tout près du bouchon et fait de leur pays un vice-champion. En 2016 d'abord, après avoir battu la France en triplette masculine, la discipline reine ; puis en septembre 2023, en doublette pendant la compétition qui s'est tenue justement à Cotonou, à ciel ouvert, à l'ombre de sa grande Amazone.Surtout- et c'est ce que la rue nous apprend-, ce jeu accessible, ouvert à tous, est devenu un loisir populaire et fédérateur dans le pays, comme ailleurs sur le continent, que ce soit à Madagascar, au Burkina Faso ou en Côte d'Ivoire. Arrivée sur le continent dans les valises des Marseillais pendant la colonisation, la pétanque n'est pas qu'une passion béninoise, mais depuis les derniers championnats de Cotonou, on voit bien qu'elle est là-bas un motif de ferveur et d'élan national. Voyage entre le club mythique PCZAM de Cotonou et les terrains de boule de rue, à la rencontre de passionné.e.s d'hier et d'aujourd'hui, qui tirent et qui pointent.Un reportage de Raphaëlle Constant.
En septembre 2023, le Bénin a accueilli la 50è édition des championnats du monde de pétanque. Mais déjà, bien avant cet évènement qui a réuni 37 nations à Cotonou, le pays avait déclaré sa flamme au jeu de boules provençal. Dans les rues de Porto Novo, Cotonou ou Abomey, il n'est pas rare de croiser sur des boulodromes improvisés des joueurs et des joueuses passionnés, en plein palabre pour savoir qui a emporté le point. Car au Bénin, la pétanque est devenue une affaire sérieuse, un sport national qui a vu émerger des titres et des champions qui ont su se rapprocher tout près du bouchon et fait de leur pays un vice-champion. En 2016 d'abord, après avoir battu la France en triplette masculine, la discipline reine ; puis en septembre 2023, en doublette pendant la compétition qui s'est tenue justement à Cotonou, à ciel ouvert, à l'ombre de sa grande Amazone.Surtout- et c'est ce que la rue nous apprend-, ce jeu accessible, ouvert à tous, est devenu un loisir populaire et fédérateur dans le pays, comme ailleurs sur le continent, que ce soit à Madagascar, au Burkina Faso ou en Côte d'Ivoire. Arrivée sur le continent dans les valises des Marseillais pendant la colonisation, la pétanque n'est pas qu'une passion béninoise, mais depuis les derniers championnats de Cotonou, on voit bien qu'elle est là-bas un motif de ferveur et d'élan national. Voyage entre le club mythique PCZAM de Cotonou et les terrains de boule de rue, à la rencontre de passionné.e.s d'hier et d'aujourd'hui, qui tirent et qui pointent.Un reportage de Raphaëlle Constant.
Bosq & Kaleta - “No Walls" from the 2023 compilation album By the People, For the People on House of Afandi Records Long-time collaborators Bosq & Kaleta team up again for an Afrobeat-inspired disco funk groove. Born Benjamin Woods in Cape Cod, Massachusetts, Bosq is now based in Colombia where he has dominated dance floors with his blends of Afro-Latin music with Disco, Funk, Reggae, House, and Hip Hop. Singer/songwriter/producer/musician Leon “Kaleta” Ligan-Majekodunmi was born in Porto Novo, Benin, and was active in the Lagos, Nigeria music scene in the '70s. On today's Song of the Day, they convey the message, "TEAR DOWN THE WALLS." As Bosq writes on Instagram, "In Gaza & the West Bank but also all over the world. The vocals in the beginning are spoken in Zulu, a South African language. The South African people also long suffered under a racist apartheid regime that was supported until the very end by Israel and the US. She says 'open the gates here comes the elephant, open the road here comes the elephant.' Palestine will be free." Read the full story at KEXP.orgSupport the show: https://www.kexp.org/donateSee omnystudio.com/listener for privacy information.
Vientos, metales, cuernos, trombones y trompetas, saxos clarinetes y trompas… armónicas De Tokio a Mexico DF, de Porto-Novo a Gijón o Cádiz, de Johanesburgo a Barcelona, de Houston a Birmingham o Londres. Féminas grandiosas Miriam Makeba, Angelique Kidjo, Hiromi Uehara o Julita Venegas se alternan con rockeros barceloneses que miran a Nueva Orleans y folk-soul a la británica con Izo Fitzroy o Dexys Midnight Runners. DISCO 1 HIROMI Bonus Stage DISCO 2 JULIETA VENEGAS Te Solté La Rienda DISCO 3 MIRIAM MAKEBA Masakhane DISCO 4 DEXYS MIDNIGHT RUNNERS Come On Eileen DISCO 5 IZO FITZROY Red Line DISCO 6 LOS LOCOS Cebo Para Otros Brazos DISCO 7 JESPER LINDELL One Of These Rainy Days DISCO 8 LOS MAMBO JAMBO Dizzy DISCO 9 MUCHACHITO BOMBO INFIERNO El Bailarín Nocturno DISCO 10 LYLE LOVETT & HIS LARGE BAND Cryin’ Shame DISCO 11 WAYNE BERRY Dixie’s Pride DISCO 12 LUIS MIGUEL Luz verde DISCO 13 ANGELIQUE KIDJO Adouma Escuchar audio
« L'Afrique n'a pas d'histoire. L'Afrique n'a pas de conscience extérieure objective donnant lieu à l'universalité. » Ces propos du philosophe allemand Friedrich Hegel au XIXème siècle ont animé l'histoire des idées pendant près de deux siècles, donnant lieu à ce que Cheikh Anta Diop a appelé la falsification consciente de l'histoire africaine. Une version imposée, fragmentée et tragique tendant à reléguer les dominés africains à des êtres dont le seul objectif est la survie face à la misère. Une sorte de déni systématique de l'apport de la civilisation nègre enseigné jusque dans les écoles et les universités africaines. La restauration de la mémoire collective prônée depuis plusieurs années par la classe intellectuelle subsaharienne est-elle rentrée dans les programmes scolaires ? Comment enseigne-t-on l'histoire dans les collèges, lycées et universités du continent ?Avec la participation de :Honoré Yapo, professeur d'Histoire à Abidjan, Côte d'IvoireEhou Agbo, ancien professeur d'Histoire-Géographie à Porto-Novo, BéninJean Koufan Menkéné, ancien professeur émérite d'Histoire camerounais
Afin de réagir au changement de notre environnement, l'organisme connaît un moyen de s'adapter : le stress. Cette réaction n'est donc pas forcément négative et peut même nous aider à effectuer des activités au quotidien. Cependant, quand cette tension dure, que le stress devient chronique, il peut devenir difficile à supporter et avoir des conséquences sur notre santé. Quel est le rôle du stress ? Que se passe-t-il quand le stress s'installe dans la durée ? Faut-il et peut-on l'éviter ? Comment apprendre à mieux le gérer au quotidien ? Dr Christophe Bagot, psychiatre et psychothérapeute à Paris, spécialisé dans le stress. Théodi Affoukou, psychologue clinicien à la Clinique Louis Pasteur, à Porto-Novo, au Bénin. Partenaire de Plan International Bénin, pour la prise en charge des personnes vivant avec le VIH, à Cotonou.► En fin d'émission, nous parlons du « vaccin thérapeutique » dont les résultats sont prometteurs. En effet, il permettrait la réduction du risque de décès de patients atteints du cancer du poumon. Pr Benjamin Besse, oncologue médical spécialiste de la prise en charge des cancers thoraciques et directeur de la recherche clinique de Gustave Roussy à Villejuif en région parisienne.Programmation musicale :► Deluxe feat. Oxmo Puccino – No stress ► Adekunle Gold feat. Zinoleesky – Party No Dey Stop.
Afin de réagir au changement de notre environnement, l'organisme connaît un moyen de s'adapter : le stress. Cette réaction n'est donc pas forcément négative et peut même nous aider à effectuer des activités au quotidien. Cependant, quand cette tension dure, que le stress devient chronique, il peut devenir difficile à supporter et avoir des conséquences sur notre santé. Quel est le rôle du stress ? Que se passe-t-il quand le stress s'installe dans la durée ? Faut-il et peut-on l'éviter ? Comment apprendre à mieux le gérer au quotidien ? Dr Christophe Bagot, psychiatre et psychothérapeute à Paris, spécialisé dans le stress. Théodi Affoukou, psychologue clinicien à la Clinique Louis Pasteur, à Porto-Novo, au Bénin. Partenaire de Plan International Bénin, pour la prise en charge des personnes vivant avec le VIH, à Cotonou.► En fin d'émission, nous parlons du « vaccin thérapeutique » dont les résultats sont prometteurs. En effet, il permettrait la réduction du risque de décès de patients atteints du cancer du poumon. Pr Benjamin Besse, oncologue médical spécialiste de la prise en charge des cancers thoraciques et directeur de la recherche clinique de Gustave Roussy à Villejuif en région parisienne.Programmation musicale :► Deluxe feat. Oxmo Puccino – No stress ► Adekunle Gold feat. Zinoleesky – Party No Dey Stop.
Quarta-feira, 5 de julho, é dia de falar do novo lateral direito do Sporting. Há ainda novo avançado no FC Porto e também o Benfica está perto de se reforçar. Lá por fora, o destaque vai para Bruno Lage e Ancelotti, que podem estar a caminho do futebol brasileiro.
« L'Afrique n'a pas d'histoire. L'Afrique n'a pas de conscience extérieure objective donnant lieu à l'universalité. » Ces propos du philosophe allemand Friedrich Hegel au XIXè siècle ont animé l'histoire des idées pendant près de deux siècles, donnant lieu à ce que Cheikh Anta Diop a appelé la falsification consciente de l'histoire africaine. Une version imposée, fragmentée et tragique tendant à reléguer les dominés africains à des êtres dont le seul objectif est la survie face à la misère. Une sorte de déni systématique de l'apport de la civilisation nègre enseigné jusque dans les écoles et les universités africaines. La restauration de la mémoire collective prônée depuis plusieurs années par la classe intellectuelle subsaharienne est-elle rentrée dans les programmes scolaires ? Comment enseigne-t-on l'histoire dans les collèges, lycées et universités du continent ?Avec la participation de :- Honoré Yapo, professeur d'Histoire à Abidjan, Côte d'Ivoire- Ehou Agbo, ancien professeur d'Histoire-Géographie à Porto-Novo, Bénin- Jean Koufan Menkéné, ancien professeur émérite d'Histoire camerounais.
1958. Sourou Migan Apithy, militant en faveur du oui au référendum pour la communauté proposé par le Général de Gaulle, est à la fois le maire de la capitale politique Porto Novo mais également le chef du gouvernement autonome. Il sera très vite écarté et remplacé par celui que l'histoire retiendra comme le père de l'indépendance du Dahomey, Hubert Maga.
Peau, intestin… plusieurs parties de notre corps sont occupées par un microbiote, c'est-à-dire une cohorte de bactéries, champignons et virus. C'est le cas de notre vessie. Quel est le rôle du microbiote urinaire ? Comment en prendre soin ? Que se passe-t-il en cas d'infection urinaire ? Dr Sabrina Benbouzid, chirurgien urologue à Paris Dr Fouad Soumanou, urologue au Centre Hospitalier Universitaire départemental de l'Oueme et du Plateau de Porto-Novo et membre de la Société béninoise d'urologie. ► En fin d'émission, nous parlons de la Journée mondiale du Lupus avec Claude Bissonnet, membre et porte-parole de l'association Lupus France.
Peau, intestin… plusieurs parties de notre corps sont occupées par un microbiote, c'est-à-dire une cohorte de bactéries, champignons et virus. C'est le cas de notre vessie. Quel est le rôle du microbiote urinaire ? Comment en prendre soin ? Que se passe-t-il en cas d'infection urinaire ? Dr Sabrina Benbouzid, chirurgien urologue à Paris Dr Fouad Soumanou, urologue au Centre Hospitalier Universitaire départemental de l'Oueme et du Plateau de Porto-Novo et membre de la Société béninoise d'urologie. ► En fin d'émission, nous parlons de la Journée mondiale du Lupus avec Claude Bissonnet, membre et porte-parole de l'association Lupus France.
A recomendação é ao pôr do sol. Vai ver que vale a pena. Percorremos o passadiço das Escarpas e terminamos na praia de Porto Novo a assistir ao pôr do sol.
Le Club RFI Cotonou poursuit ses ateliers d'art oratoire dans les écoles et les universités. Un championnat sera organisé au mois d'avril prochain. Les membres du Club ont aussi participé à la 14ème édition de Wemexwe à Adjohoun, une commune de la vallée de l'Ouemé située près de Porto-Novo. Wemexwe est un rendez-vous annuel qui met à l'honneur la culture et les traditions du Bénin à travers des expositions, des spectacles, des ateliers culinaires, des rencontres débats.... Avec la participation de Moucharaf Sadikou, président du club RFI Cotonou, Imrane-Deen Adékpédju.Invité du Club : Didier Ahouandjinou, chef des programmes de la radio La Voix de la Vallée.Musique : « Aller à l'école » Sagbohan Danialou.Réalisation : Cécile Bonici
Court Martialled after his first battle, Eyre Coote went on to be Commander-in-Chief of all British and EIC forces in India. In this role, he defeated the French threat, opening up the way for British dominance on the sub-continent. His amazing career included the battles of Plassey, Wandiwash and Porto Novo. If you are interested in the Zulu War, then please sign up for my mailing list to receive my free book on the subject: www.redcoathistory.com If you are very generous, you can also buy me a coffee and help support the channel via https://ko-fi.com/redcoathistory
La Cour constitutionnelle a confirmé les résultats provisoires des élections législatives du 8 janvier. Le camp du président Patrice Talon a remporté la majorité des sièges au Parlement. L'opposition sera cette fois-ci représentée à l'hémicycle de Porto-Novo. Les dernières législatives organisées en 2019 avaient été marquées par des violences meurtrières et une abstention record (plus de 70%).
Fabriquer un ordinateur à partir de déchets électroniques, une éolienne ou un panneau solaire avec des matériaux recyclés, c'est le principe des low-tech ou basses technologies. Longtemps cataloguées par les industriels et les investisseurs comme des inventions sympathiques sans avenir, les low-tech sont désormais regardées de près et avec sérieux, car faire mieux avec moins répond à la crise écologique que nous vivons. Invités : - Corentin de Chatelperron, co-fondateur de l'association Low tech lab - Philippe Bihouix, ingénieur, directeur général de AREP - Gildas Guiella, directeur exécutif du Wakatlab dans six villes au Burkina Faso - Médard Agbayazon, président du Blolab à Cotonou et à Porto Novo au Bénin - Julie Mittelmann, ingénieure et coordinatrice du projet « Les solutions low-tech au service de la sobriété territoriale » au Low tech lab. (Rediffusion du 30 juin 2022)
Fabriquer un ordinateur à partir de déchets électroniques, une éolienne ou un panneau solaire avec des matériaux recyclés, c'est le principe des low-tech ou basses technologies. Longtemps cataloguées par les industriels et les investisseurs comme des inventions sympathiques sans avenir, les low-tech sont désormais regardées de près et avec sérieux, car faire mieux avec moins répond à la crise écologique que nous vivons. Invités : - Corentin de Chatelperron, co-fondateur de l'association Low tech lab - Philippe Bihouix, ingénieur, directeur général de AREP - Gildas Guiella, directeur exécutif du Wakatlab dans six villes au Burkina Faso - Médard Agbayazon, président du Blolab à Cotonou et à Porto Novo au Bénin - Julie Mittelmann, ingénieure et coordinatrice du projet « Les solutions low-tech au service de la sobriété territoriale » au Low tech lab. (Rediffusion du 30 juin 2022)
Pendant un confinement forcé à Porto Novo, au Bénin, Sebastien Boko est venu rendre visite à Shiran Ben Abderrazak dans le jardin de ce centre culture qui fait également office d'hôtel. C'était l'occasion pour discuter de son travail, de sa formation, de ses inspirations et de sa manière de produire et de créer. Une conversation qui aurait dû être une visite d'atelier, mais qui a été réalisée hors les murs. Concept : Elsa Despiney & Shiran Ben AbderrazakProduction : Skander BesbesDisponible sur:Spotify: https://spoti.fi/3asIOhP Apple Podcasts: https://apple.co/32sLKGz Deezer: https://bit.ly/3u0mvqu
À Porto-Novo dans la capitale béninoise, un Père dominicain d'origine nigériane a fondé en 1985 le projet Songhaï, du nom de cet empire du XVe au XVIe siècle qui s'étendait du Sénégal à la boucle du Niger. Il s'agit d'une ferme agro-écologique devenue une référence et désignée « centre d'excellence pour l'agriculture » par l'ONU. De notre envoyé spécial à Porto Novo, Le centre connait un immense succès grâce à son système intégré, très respectueux de l'environnement. Son modèle a été reproduit au Nigéria, au Libéria et en Sierra-Leone. Plusieurs chefs d'États africains l'ont visité. « Rien ne se perd, tout se transforme » la célèbre formule de Lavoisier est la règle dans le centre. C'est un projet de renaissance africaine, martèle son fondateur, le Père Godfrey N'zamujo, citoyen américain d'origine nigériane. « Le regard sur l'Afrique est négatif et cela gêne. Il faut créer un espace, pas pour parler, mais pour asseoir cette nouvelle vision basée sur la réalité scientifique, culturelle et spirituelle » Le Dominicain confie avoir créé ce centre pour relever les défis du changement climatique, de l'emploi et de la sécurité alimentaire. Sur le réchauffement climatique, le père N'zamujo est déjà un grand champion de l'action climatique. « La COP22 nous a demandé de séquestrer au moins 0,4% de carbone dans le sol. Nous avons déjà dépassé ça. On mobilise les microorganismes avec les plantes pour capter non seulement le carbone qui réchauffe, on capte aussi l'azote pour créer la biomasse qu'on met dans le sol, pour créer la biomasse qui sert à produire notre propre énergie, explique le Père N'zamujo, pour tourner nos propres machines et qui ne polluent pas. Et tout est recyclé, il n'y a pas de déchets », ajoute-t-il. En 2023, annonce le fondateur, le centre Songhaï va tourner uniquement sur énergie renouvelable. Plusieurs bâtiments du site sont recouverts de panneaux solaires à 500 watts. La transformation des fientes de poulets en bio gaz est une autre réussite que le centre aime mettre en avant. L'agriculture comme « arme de reconstruction massive » « Notre système est durable, Toutes les eaux usées sont filtrées par les jacinthes, il n'y a pas de pesticides, on respecte la nature, explique le promoteur. Songhaï a commencé sur un sol pauvre d'une superficie d'un hectare, aujourd'hui, il s'étend sur une trentaine d'hectares, totalement verts. » Le Père Nzamujo est fier de tout ce qui sort de son centre : « Regardez les cocotiers chargés partout, la forêt de gombos, les papayes, les carottes, sans engrais chimiques, sans pesticides, tout est vert toute l'année. On produit du riz, trois fois par six tonnes à l'hectare ». Songhaï commercialise ses produits, le choix est varié et parfois spectaculaire. On y trouve de l'artemisia dont la tisane lutte contre le paludisme, des plantes à grains de chapelets, des tubercules d'ignames qui pèsent jusqu'à 15 kilos, des poissons de 10 à 14 kilos. Devant ces performances, le promoteur a cette formule : « Quand on fait bien l'agriculture, elle devient une arme de reconstruction massive » Songhai Porto Novo forme des milliers de jeunes entrepreneurs agricoles qui viennent du monde entier. Ce septuagénaire, très attachant est très connu, parcourt le monde pour raconter son modèle, mais il évite les grand'messe. Sera-t-il en Égypte à la COP27 ? « Non, ils m'ont invité, mais j'ai refusé... », répond-il.
Edição de 03 de Novembro 2022
C'est à Porto Novo, dans la cours intérieure du Centre d'art thérapie qu'il anime et où se trouve exposées certaines de ses photos que Louis accueille Culture Sans Filtre pour l'enregistrement de cet épisode. Le photographe thérapeute nous parle de son travail de photographe, des sujets complexes qu'il traite et de la manière dont il les aborde, mais aussi de la manière dont il est venu à cette pratique artistique. Il nous parle aussi de ceux qu'il aide dans son centre : "les malades mentaux abandonnés dans les rues" et comment l'exposition et la formation à l'art leur permet de s'insérer dans une société parfois difficile pour ces personnes. Cet épisode a été produit avec le soutien de Solidarité Laïque.Concept : Elsa Despiney & Shiran Ben AbderrazakProduction : Skander BesbesDisponible sur:Spotify: https://spoti.fi/3asIOhPApple Podcasts: https://apple.co/32sLKGzDeezer: https://bit.ly/3u0mvquConcept : Elsa Despiney & Shiran Ben AbderrazakProduction : Skander BesbesDisponible sur:Spotify: https://spoti.fi/3asIOhP Apple Podcasts: https://apple.co/32sLKGz Deezer: https://bit.ly/3u0mvqu
Les jeunes s'intéressent de plus en plus à l'emploi des plantes pour se soigner. Le Club RFI Porto-Novo est allé à la découverte des plantes médicinales. Des membres ont échangé avec des connaisseurs. Dans cette émission, ils racontent l'objectif de cette promenade instructive et présentent les vertus d'une plante médicinale « l'Afama », appelée dans la Caraïbe «Herbe mal-tête» «farine chaude», «tonbé lévé», «loup-garou» (Haïti). Avec la participation du Sage, Fagnibo Christophe et Ismaël Brice Tito Affagnon, président du Club RFI Porto-Novo. Le cousin/invité du Club : Toyi Tchéwè Hyacinthe, enseignant, fondateur d'une école. Proverbe/citation : « Fidéman bezon we yi fi deman dje » pour dire : « il faut toujours commencer quelque chose pour atteindre un niveau ». Réalisation : Olivier Roux. Musique : « Bio wa », Martin Hod. *** L'automédication peut être dangereuse dans certains cas. En images
Rendez-vous du 8 au 15 octobre 2022 au Théâtre de l'Alliance Française (Paris VIème) et dans les lieux partenaires, pour une 25ème édition exceptionnelle à l'occasion des 40 ans de la Maison des Cultures du Monde. Parmi tous les spectacles, Sa Majesté Gbèzé Ayontinmè Toffa IX, roi de Porto Novo au Bénin, présente « Ajogan, ballet rituel du royaume de Porto Novo ». La 25ème édition du Festival de l'imaginaire démarre ce week-end à Paris. Jusqu'au 15 octobre 2022, et à travers des spectacles, des expositions et des conférences, la Maison des Cultures du Monde, qui fête cette année ses 40 ans, propose un regard curieux et diversifié sur les cultures de quelque 11 pays, de la Colombie à Taïwan, de l'Inde à l'Équateur. Et l'étendard africain sera porté par le Bénin, et plus précisément par le Royaume de Porto-Novo. Sa Majesté Gbèzé Ayontinmè Toffa IX nous fait l'honneur d'être l'invité de VMDN. Il vient présenter le spectacle « Ajogan, ballet rituel du royaume de Porto Novo ». Il sera donné dimanche 9 octobre 2022 à 16h au Théâtre Municipal Berthelot-Jean Guerrin de Montreuil en Seine-Saint-Denis. Café Gourmand Marjorie Bertin a rencontré l'écrivain ivoirien Gauz, à l'occasion de la sortie aux éditions de L'Arche de son nouveau roman « Cocoians (naissance d'une nation chocolat) », l'histoire du chocolat et de la dépendance du monde à la poudre de cacao Fanny Bleichner s'est rendue au musée Galliera dans le XVIème arrondissement de Paris, à l'occasion de l'exposition « Frida Kahlo, au-delà des apparences » Muriel Maalouf a visité au musée d'Orsay la grande rétrospective « Edvard Munch. Un poème de vie, d'amour et de mort » consacrée au peintre norvégien.
Toute cette semaine, Afrique économie se penche sur les transformations systémiques de l'économie béninoise. Le tourisme fait partie des secteurs privilégiés par les autorités. Un tourisme à la fois balnéaire, culturel, mémoriel et de safari. L'État entend en faire un gisement de croissance et a consenti à des investissements importants depuis six ans. Olanma Ojukwu est Nigériane, elle vit au Bénin depuis plus de vingt ans, elle y a créé une agence de voyage baptisée Gota Voyage. Sa clientèle privilégiée : les Nigérians qui viennent passer le week-end sur les plages béninoises : « Il y a beaucoup, beaucoup de Nigérians qui viennent. Gota a un package que nous appelons “Week-end Gateway”. Ils quittent le Nigeria le vendredi et y retournent le dimanche soir. » Rien qu'à Lagos ville, située à 120 kilomètres de Cotonou, il y aurait selon Olanma Ojukwu à cinq ou six millions de clients qui ont le pouvoir d'achat suffisant pour s'offrir des vacances au Bénin. Ce qui les séduit, c'est d'abord la tranquillité et l'art de vivre : « Cotonou by night, Bénin by night, vous n'avez pas peur de circuler à tout moment. Les plages que nous avons ici sont propres, il y a la sécurité, vous pouvez y aller à tout moment, ce qui n'est pas vraiment possible au Nigeria. » « Le Bénin n'a pas pétrole, n'a pas d'or, n'a pas de diamants, mais il a un patrimoine historique, artistique et culturel énorme, auquel on n'a jamais donné sa chance… » José Pliya est l'administrateur délégué de l'Agence de promotion du patrimoine et du développement touristique. C'est lui qui depuis six ans met en musique la politique touristique décidée par le président. Le premier axe consiste à renforcer l'offre patrimoniale et culturelle. Pour vous donner un ordre d'idée, on est sur un musée de stature internationale à 25 millions d'euros à Abomey. On est sur la rénovation du fort portugais de Ouidah, au sein duquel il y aura le musée international de la Mémoire de l'esclavage. Ensuite, nous aurons le musée international du Vaudou à Porto-Novo, un financement 100% béninois. Et on termine par le musée d'Art contemporain de Cotonou pour dix milliards (de francs CFA, ndrl) sur financement propre du Bénin. L'hébergement touristique étant le maillon faible de la chaîne, l'État investit massivement dans la construction d'hôtels et de lieux de résidence. Car aux côtés des niches culturelles et mémorielles, le Bénin propose une offre balnéaire et une offre de safari avec le parc de la Pendjari.
Le Club RFI prend ses quartiers. Éric Amiens propose pendant cet été, au mois de juillet 2022, quatre auteurs du club à découvrir. Les écrivains du club présentent leurs publications, partagent avec les auditeurs, leur passion pour l'écriture, racontent leurs parcours et les projets d'écriture. Nous commençons notre série Les écrivains du Club par Ismaïl Brice Tito Affagnon, président du Club RFI Porto-Novo (Bénin), dénommé poète de la vallée. Auteur d'un recueil de poèmes, Sɔnăyòn, « Demain sera meilleur », Éditions Sydo (2019).
Fabriquer un ordinateur à partir de déchets électroniques, une éolienne ou un panneau solaire avec des matériaux recyclés, c'est le principe des low-tech ou basses technologies. Longtemps cataloguées par les industriels et les investisseurs comme des inventions sympathiques sans avenir, les low-tech sont désormais regardées de près et avec sérieux, car faire mieux avec moins répond à la crise écologique que nous vivons. Invités : - Corentin de Chatelperron, co-fondateur de l'association Low tech lab - Philippe Bihouix, ingénieur, directeur général de AREP - Gildas Guiella, directeur exécutif du Wakatlab dans six villes au Burkina Faso - Médard Agbayazon, président du Blolab à Cotonou et à Porto Novo au Bénin - Julie Mittelmann, ingénieure et coordinatrice du projet « Les solutions low-tech au service de la sobriété territoriale » au Low tech lab.
É uma segunda casa para José Luis Peixoto que já viveu em Porto Novo - Cabo Verde. Neste episódio as memórias,as saudades e a promessa de um livro.
In questa puntata:Abbiamo ospitato il nostro ascoltatore Joel Matteo Paqui per parlare di Benin- un po' di storia- le città, le tradizioni, il cibo- il momento della nazionale- Stephane Sessegnon e tutti gli altri beninesi noti- le square del campionatoFotoCamara: Ola KamaraUpdate: le ultime dall'Africa