Découvrir au quotidien les enjeux de la technologie. Le podcast de la rédaction de ZDNet, pour les professionnels à la recherche d'infos pratiques et concrètes pour mieux comprendre le marché IT et telco et son influence sur les métiers.
ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes

Aujourd'hui, on se penche sur une affaire surprenante où un simple onglet de e-commerce parvient à pirater silencieusement le comportement de vos équipements audio.Une affaire de Bluetooth, mais pas seulement...Tout commence par un dysfonctionnement en apparence anodin sur la page d'accueil d'AliExpress. Sans qu'aucun son ne soit diffusé, les casques Bluetooth multipoints connectés à un ordinateur refusent soudainement de basculer vers les appels ou la musique d'un smartphone.Et en grattant sous le capot, des chercheurs ont découvert que la cause de cela est que le site marchand chinois exécute en arrière-plan deux scripts, nommés Collina et FireEye.Ces scripts créent des graphes audio virtuels via l'API WebAudio du navigateur. Concrètement, la page génère une onde sonore inaudible, et la relie à la sortie audio de l'ordinateur. Le navigateur et le système d'exploitation considèrent alors ce flux comme actif et verrouillent la carte son.Une technique de pistage appelée fingerprinting audioMais alors pourquoi déployer une telle ingénierie ? Et bien il ne s'agit pas d'un bug de lecture, mais d'une technique de pistage appelée fingerprinting audio.Car chaque carte son, chaque pilote et chaque système d'exploitation traite les signaux numériques avec des micro-variations uniques.Et en analysant la façon dont le navigateur calcule cette onde invisible, AliExpress génère une empreinte numérique unique de votre ordinateur.Surtout, associée à des mesures du processeur ou des mouvements de souris, cette signature permet d'identifier un appareil sans recourir aux cookies.Sécurité vs. blocage de navigationEn clair, les cookies étant de moins en moins fiables, le fingerprinting invasif devient l'arme de choix des sites qui veulent suivre votre navigation.Bien sûr, l'exécution non contrôlée de scripts tiers sur les navigateurs pose de vrais risques de sécurité et d'interférences logicielles.Par ailleurs, bloquer ces scripts via des filtres réseau restaure le contrôle sur le matériel, mais risque de provoquer des blocages de navigation.Alors, jusqu'où tolérer ces mécanismes de sécurité client qui prennent le contrôle de vos équipements à votre insu ? C'est une question à laquelle très franchement nous n'avons pas la réponse à ce stade.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, nous faisons un détour par les parkings de la grande distribution. En Pologne, le géant Lidl teste actuellement un tout nouveau système de surveillance automatisée de ses parkings dans une dizaine de magasins.Fini les tickets en papier ou les barrières physiques. Désormais, ce sont des caméras intelligentes installées à l'entrée et à la sortie qui gèrent les flux en lisant automatiquement les plaques d'immatriculation.Parking et vision par ordinateurPremier levier stratégique, la transformation du parking en un actif numérique automatisé grâce à la vision par ordinateur. Concrètement, le système capture l'immatriculation de chaque véhicule et calcule son temps de présence en temps réel.Pour les vrais clients, vous vous garez, vous faites vos courses, vous repartez sans payer. Car les magasins accordent un forfait gratuit de 90 minutes, ce qui suffit largement pour faire son shopping.Mais pour les véhicules dont la durée de stationnement dépasse une heure trente, c'est l'amende qui guette.Le système est très malinCar oui, l'intégration de ces algorithmes aux caméras de surveillance est destiné à contrer le détournement d'usage des parkings de supermarché. Et le système est très malin.Si un conducteur tente de contourner le système en sortant du parking pour y revenir dans la foulée, l'algorithme ne réinitialise pas le compteur. Tout retour de véhicule effectué dans une fenêtre de quinze minutes voit son temps cumulé à la session précédente.Et en cas de dépassement du quota gratuit, l'amende tombe automatiquement et peut atteindre 35 euros.Plus de fluidité aux véritables clientsAu final, un parking saturé par des véhicules ventouses représente un manque à gagner pour une enseigne. Et en augmentant artificiellement la rotation des places, la grande distribution garantit plus de fluidité aux véritables clients pendant les heures de pointe.Et en Pologne, Lidl n'est pas seul sur ce nouveau créneau. Son concurrent Biedronka applique déjà des pénalités similaires.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, coup de tonnerre sur le marché des processeurs. AMD vient de franchir la barre symbolique des 30% de part de marché face à Intel sur le segment des ordinateurs de bureau et des portables.Et je vous explique tout de suite pourquoi ce chiffre doit vous faire réfléchir à vos choix d'équipement et de budget d'entreprise.AMD accélère sur les puces pour ordinateurs portablesC'est un basculement historique pour l'écosystème matériel informatique. Selon les derniers chiffres du cabinet Mercury Research, AMD atteint désormais 30% de part de marché sur les processeurs x86.Il y a deux ans à peine, le groupe plafonnait sous la barre des 25%. Concrètement, AMD ne profite plus seulement de sa dynamique sur les PC fixes, où il dépasse les 34%.Il accélère désormais très fort sur les puces pour ordinateurs portables, frôlant les 30%. Pour les directeurs informatiques, la leçon est claire. Le monopole historique d'Intel s'effrite. Intégrer AMD dans vos catalogues d'entreprise n'est plus une option d'appoint, mais un levier de négociation et de performance indispensable.La montée en puissance d'ARMMais attention, et c'est le second point, cette guerre intestine entre géants du x86 masque une autre rupture majeure.Pendant qu'AMD grignote du terrain sur Intel, l'architecture ARM s'impose discrètement comme le troisième acteur du marché.Portées par Apple, Qualcomm ou MediaTek, les puces ARM équipent désormais plus de 15% du parc total des ordinateurs portables et de bureau. Et là aussi c'est un nouveau record.Pour les DSI, cela implique une double réflexion stratégique. Il ne s'agit plus seulement de choisir un constructeur, mais de trancher sur l'architecture même de votre parc. Les compromis sur l'autonomie, l'intégration applicative et la puissance de calcul imposent de revoir vos matrices de compatibilité logicielle dès aujourd'hui.La crise de la mémoire vive et du stockageEnfin, ces grandes manœuvres stratégiques s'opèrent dans un contexte économique particulièrement tendu pour le secteur. Les livraisons globales de processeurs de bureau x86 subissent une chute spectaculaire de plus de 20% sur un an.Et le coupable est clairement identifié. Il s'agit de la crise de la mémoire vive et du stockage. La gourmandise des infrastructures d'intelligence artificielle engendre une tension extrême sur la ram et les puces graphiques.Conséquence, les prix des ordinateurs s'envolent, et cela incite les entreprises à prolonger la durée de vie de leurs parcs d'ordinateurs. Pour résumer, acheter du matériel coûte plus cher, et les arbitrages deviennent donc complexes pour les DSI.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, retour sur la panne majeure qui a paralysé GitHub le 17 août dernier pendant près de huit heures. Un incident critique qui remet en question la gestion de la charge et la résilience des plateformes stratégiques. Et sur la base du retex de GitHub, je vous explique tout ça en trois points.La croissance explosive des usages peut terrasser n'importe quel systèmePremier enseignement majeur pour les directions informatiques, la croissance explosive des usages peut terrasser n'importe quel système, aussi robuste soit-il.Le 17 août, GitHub a subi une interruption de près de huit heures touchant l'authentification, les intégrations, les API et Copilot. La cause n'est ni un bug de code ni une erreur de configuration. C'est un pur problème de capacité face à une explosion du trafic.En quatre mois, le volume mensuel de commits sur la plateforme a quasiment doublé, passant de 1,4 à 2,9 milliards. Lorsque la charge a atteint un sommet, les composants du centre de données principal n'ont pas réussi à monter en charge.Mais le vrai piège est venu des clients Copilot : en échouant à se connecter, ils ont déclenché des boucles de réessais massives. Ce phénomène a asphyxié le réseau et bloqué le rétablissement du service.GitHub a dû injecter en urgence plus de trois millions de cœurs de processeursSecond enseignement, l'accélération forcée vers le cloud pour absorber la surcharge.Face à ce pic de charge, l'infrastructure sur site a rapidement trouvé ses limites physiques. GitHub a dû injecter en urgence plus de trois millions de cœurs de processeurs et 120 pétaoctets de stockage.Mais le véritable salut est passé par l'infrastructure cloud d'Azure. La plateforme y a transféré 58 % de sa charge globale et la moitié de ses opérations Git, contre seulement 12 % quelques mois plus tôt.Cette migration massive permet d'envisager une nouvelle architecture capable de faire évoluer la capacité de lecture de manière linéaire avec le nombre d'utilisateurs.GitHub revoit en profondeur son architectureEnfin, troisième enseignement, la refonte drastique des pratiques opérationnelles.L'échelle ne sert à rien si un composant secondaire peut effondrer toute la pile technologique.GitHub revoit donc en profondeur son architecture pour supprimer les dépendances partagées et isoler ses systèmes critiques. Concrètement, cela implique la mise en place de plafonds de réessais, de budgets de requêtes et de délais d'expiration variables pour éviter les réactions en chaîne.Pour les CTO, la leçon est claire : la résilience exige une isolation stricte et une discipline de reprise sans concession.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, direction Pékin, où le secteur de la robotique humanoïde opère une bascule majeure. Fini les vidéos virales de robots qui exécutent des acrobaties pour amuser la galerie. À la World Robot Conference, qui s'est tenu fin août, les constructeurs chinois entendaient prouver que leurs machines sont désormais prêtes pour l'épreuve des usines et des entrepôts logistiques.Vers le déploiement industriel à grande échelleD'abord, nous assistons à la transition du prototype vers le déploiement industriel à grande échelle.Sur le terrain, des acteurs comme DexForce ou Leju déploient déjà leurs machines chez des industriels de premier plan. On parle de tri automatisé de colis chez China Post, mais aussi de l'emballage de précision sur les chaînes de production fournissant Apple ou Huawei.Le bénéfice recherché est d'abord de répondre au manque récurrent de main-d'œuvre sur les tâches répétitives et pénibles.En Chine, le cycle de vie d'un robot est de six moisMais plus impressionnant encore, c'est la vitesse de développement des robots qui s'emballe.En Chine, le cycle de vie d'un robot tombe désormais à six mois, contre trois à quatre ans en Occident.Surtout, on assiste en Chine à l'explosion des financements de la robotique et à l'emballement des marchés boursiers.L'introduction en bourse du fabricant Unitree à Shanghai en est le signal le plus fort. Son cours de bourse a explosé dès son entrée sur le marché, porté par une demande phénoménale.Cet engouement massif des investisseurs injecte une liquidité gigantesque dans tout l'écosystème. Et dans le sillage d'Unitree, des jeunes pousses comme Lumos Robotics ou la branche robotique du constructeur automobile Chery préparent à leur tour leur cotation.Pour les DSI, cet afflux de capitaux garantit la pérennité des fournisseurs et accélère la maturité des outils logiciels.La Chine s'impose comme le centre mondial de la robotique humanoïdeEnfin, troisième enseignement majeur, la dépendance réciproque entre la Chine et les géants technologiques occidentaux.La visite inopinée de la direction de Nvidia lors du salon pékinois en dit long sur les enjeux.Même sous le coup des restrictions américaines sur l'exportation des puces d'intelligence artificielle, la Chine s'impose comme le centre mondial de la robotique humanoïde. Les spécialistes de la vision comme l'américain RealSense multiplient ainsi les partenariats locaux pour intégrer leurs capteurs dans les usines chinoises.Pour votre stratégie d'équipement, cela prouve que la robotique de demain reposera sur un alliage étroit entre du matériel asiatique produit à grande échelle et des logiciels de simulation américains.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, disséquons coup de tonnerre advenu dans l'écosystème de l'intelligence artificielle il y a quelques jours. Le géant américain des paiements Stripe vient d'offrir sept milliards et demi de dollars pour racheter la jeune pousse OpenRouter. C'est une acquisition spectaculaire qui marque un tournant stratégique majeur pour toutes les entreprises engagées dans la transformation numérique. Un guichet unique donnant accès à plus de 400 modèles issus de 77 fournisseursD'abord il faut bien comprendre que le routage dynamique s'impose désormais comme la pierre angulaire du FinOps de l'IA.Jusqu'ici, connecter vos applications d'entreprise à plusieurs modèles de langage relevait du véritable parcours du combattant. Il fallait intégrer séparément chaque fournisseur, d'OpenAI à Anthropic, et gérer des coûts particulièrement opaques.OpenRouter résout cette équation en devenant un guichet unique donnant accès à plus de 400 modèles issus de 77 fournisseurs à date.Concrètement, vos équipes de développement n'ont donc plus besoin de solliciter le modèle le plus puissant et le plus cher pour répondre à une requête basique. La plateforme arbitre automatiquement en temps réel selon la latence, le tarif et la qualité requise.Pour la DSI, c'est l'outil idéal pour optimiser enfin la facture de calcul.Le token, véritable monnaie de l'économie B2BLe second point concerne le token, c'est à dire la plus petite unité utilisée pour calculer la production de l'IA générative.Ce rachat montre que le monde de la finance et des paiements en ligne, ici Stripe, voit dans les tokens désormais une véritable monnaie de l'économie B2B.Stripe en effet ne veut plus seulement régner sur les cartes bancaires ou les abonnements SaaS.Car les jetons, c'est l'autre nom des tokens, constituent aujourd'hui la monnaie de l'IA.En combinant la plateforme d'OpenRouter avec sa solution Token Billing, Stripe veut mesurer au token près la consommation des utilisateurs et ajuster la facturation en direct.La guerre de la couche d'orchestration face aux géants du cloudEnfin, troisième pilier, la guerre de la couche d'orchestration face aux géants du cloud.Avec 10000 milliards de tokens traités chaque jour et un volume d'inférence multiplié par dix tous les ans, OpenRouter s'était imposé comme un véritable carrefour de la pile technologique de l'IA.En mettant la main au portefeuille pour OpenRouteur, Stripe prend de vitesse les hyperscalers et assoit une position de tiers de confiance sur le marché de la mesure du token d'IA.Pour les DSI, cela signifie que l'agilité en matière d'IA ne repose plus sur le choix d'un modèle unique, mais bien sur la capacité à piloter un écosystème multi-modèles et optimisé.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Acheter des livres rares d'occasion, arracher leurs reliures, passer leurs pages à toute vitesse au scanner puis tout jeter à la poubelle. Non, ce n'est pas une scène absurde, mais la méthode choc employée par Amazon et Anthropic pour alimenter leurs modèles d'intelligence artificielle.Scan destructifConcrètement, cette pratique appelée le scan destructif met en lumière la course effrénée des spécialistes des modèles d'IA. Ils procèdent à une véritable traque de la donnée rare et non numérisée.Le web public ayant déjà été entièrement aspiré par ces acteurs de la tech, nous assistons à l'épuisement des données d'entraînement de qualité.Et pour rendre leurs modèles plus compétitifs, ces géants ciblent donc désormais les savoirs de niche, jamais publiés en ligne, et imprimés en faible quantité ou rédigés dans des langues rares.Surtout, la destruction pure et simple de l'ouvrage papier après sa numérisation prouve que le coût du support matériel est devenu totalement dérisoire face à la valeur économique de l'information brute.Mais pour vos organisations professionnelles, la leçon est claire : vos archives physiques, vos manuels et vos documentations internes constituent le nouvel or noir de votre capital intellectuel.Anthropic a obtenu gain de cause devant la justice américaineMais attention, la destruction des livres une fois numérisés s'appuie aussi sur une astuce juridique. Et c'est notre deuxième enseignement.Attaqué pour violation du droit d'auteur, Anthropic a obtenu gain de cause devant la justice américaine. Et le raisonnement du juge est fascinant : c'est précisément parce que l'ouvrage physique est détruit après le scan qu'il n'y a pas création de copie illégale.Selon le principe du fair use, l'entreprise se contente ici de modifier le format d'un produit qu'elle a légalement acheté.Conserver le papier et le fichier numérique aurait constitué un délit, mais détruire le support physique rend donc l'opération légale.Une barrière à l'entrée colossale pour les autres acteursEnfin, cette affaire révèle la création d'une véritable chaîne d'approvisionnement industrielle de la donnée.Amazon, investisseur d'Anthropic, utilise sa puissance logistique et son accès unique au marché du livre d'occasion pour alimenter des centres dédiés au traitement de l'IA.La capacité à capter du contenu tangible à la source, à le numériser massivement et à l'injecter dans des supercalculateurs devient une barrière à l'entrée colossale pour les autres acteurs.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C'est un aveu d'échec discret mais hautement symbolique chez Microsoft. L'éditeur de Redmond abandonne la fonction dédiée Copilot dans Excel, un an à peine après son lancement en version de test.Choc des culturesPremier point marquant, cet abandon est le résultat du choc des cultures entre la rigueur d'un tableur et le fonctionnement probabiliste de l'intelligence artificielle.La fonction Copilot dans Excel devait permettre d'écrire en langage naturel directement dans une cellule pour générer des résultats automatisés.Et Microsoft prévoyait un lancement généralisé pour début 2027. Mais tout s'arrête définitivement en septembre 2026, dit l'éditeur.La raison est limpide : une IA générative ne garantit pas la précision mathématique absolue requise par une direction financière ou un contrôle de gestion.Microsoft pousse même l'ironie jusqu'à conseiller officiellement d'utiliser les formules classiques comme SOMME ou SI pour tout calcul exigeant de la précision.Alors quand le géant du logiciel reconnaît qu'il ne faut pas faire confiance à son assistant pour additionner des chiffres, le signal envoyé aux DSI est particulièrement fort.L'expérience utilisateur a parléEnsuite, cette décision met en avant la rationalisation de l'ergonomie et la réalité des usages sur le terrain.Car l'échec de Copilot dans Excel ne signifie pas pour autant la disparition de l'assistant d'IA du tableur.En réalité, Microsoft constate que la majorité des utilisateurs délaissent les formules complexes au profit du panneau latéral ou du bouton d'action flottant.Concrètement, l'expérience utilisateur a parlé. Les collaborateurs recherchent une assistance contextuelle interactive, pas une commande supplémentaire à mémoriser au milieu des colonnes.Les équipes de développement de Redmond ont donc tiré les conclusions qui s'imposaient en supprimant les doublons d'interface. C'est une excellente leçon d'ergonomie pour vos propres projets numériques : si le point d'entrée n'est pas fluide, la fonctionnalité meurt d'elle-même.La puissance du moteur de calcul déterministeEnfin, cette affaire montre le recentrage indispensable de l'IA sur la valeur qualitative plutôt que sur la puissance arithmétique.Dans les organisations, cette décision redéfinit le rôle exact de Copilot dans les outils de productivité.L'outil trouve aujourd'hui sa vraie pertinence dans la synthèse de texte, le prototypage de tableaux, ou encore la génération de fiches produits. Mais pas dans les fonctions d'Excel.Pour les dirigeants d'entreprise, cela montre que l'IA générative reste un formidable accélérateur pour traiter du texte et dégager des tendances. Mais elle ne remplacera jamais la fiabilité d'un moteur de calcul déterministe.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Depuis le 24 août 2026, Google modifie en profondeur la méthode de calcul des vues publiques sur YouTube. Une évolution technique d'apparence anodine qui va faire exploser les compteurs, mais qui exige un décryptage pour vos stratégies médias.La règle de la toute première imageJusqu'à présent, un visionnage sur YouTube n'était comptabilisé sous une vidéo au format long qu'après une trentaine de secondes de lecture effective.Et désormais, la plateforme de streaming généralise la règle de la toute première image. Dès que le flux vidéo s'affiche à l'écran, le compteur public s'incrémente automatiquement. Cette décision vient unifier la mesure entre les vidéos classiques, les diffusions en direct et le format Shorts, qui utilisait déjà ce déclenchement instantané depuis un an.Pour les marques, les institutions et les créateurs, la conséquence sera immédiate avec des volumes de vues affichés en hausse très rapide.Mais attention, cette envolée spectaculaire ne reflète en rien un gain d'attention soudain, il s'agit d'un simple réalignement de mesure.Car concrètement, ce changement ne modifie absolument pas les revenus des créateurs ni la facture des annonceurs.YouTube conserve en arrière-plan un filtre de contrôle rigoureux, qui mesure ce que YouTube appelle les vues engagées et les heures de visionnage engagées.Pour les directeurs marketing et les acheteurs médias, l'impact est majeurEt c'est ce second indicateur, les heures de visionnage engagées, basé sur la durée réelle de présence devant l'écran, qui reste le seul maître à bord pour la monétisation et l'éligibilité au Programme Partenaire.Pour les directeurs marketing et les acheteurs médias B2B, l'impact est donc majeur.Il faut impérativement cesser d'évaluer la notoriété d'un prestataire ou le succès d'un partenariat au chiffre public du nombre de vues. Il faut désormais exiger de vos prestataires et de vos équipes un extrait de YouTube Analytics en mode avancé afin d'auditer la rétention réelle des utilisateurs.Guerre d'audience contre TikTok et InstagramEn réalité, cette refonte répond surtout à une guerre d'audience frontale contre TikTok et Instagram. Ces réseaux concurrents de YouTube comptabilisent les vues dès la première seconde d'affichage, accumulant des chiffres de visionnage massifs qui séduisent les régies.En adoptant un barème équivalent, YouTube souhaite donc tout simplement préserver sa part de voix sur le marché publicitaire.Pour vos organisations, ce changement impose d'adapter vos tableaux de bord de performance vidéo. Ne pilotez plus vos campagnes aux vues, recentrez immédiatement vos analyses sur le temps de visionnage moyen, le taux de complétion et les actions de conversion générées.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'Union européenne vient de sceller un accord historique avec le consortium SpaceRISE pour muscler sa constellation IRIS avec 66 satellites supplémentaires dédiés à la défense. Face au quasi-monopole de Starlink, Bruxelles passe enfin au déploiement opérationnel.La connectivité souveraine dans l'espaceConcrètement, ce renforcement vise un point névralgique, qui est la connectivité souveraine dans l'espace.Oubliez dans cette affaire le haut débit grand public. La constellation de satellites IRIS se focalise sur les communications gouvernementales ultra-sécurisées, la gestion de crise et la protection des infrastructures stratégiques.En ajoutant ces satellites en orbite basse, l'Europe va augmenter ses capacités sécurisées de 60%. Concrètement, il s'agit d'éliminer la dépendance à des acteurs privés américains.Le programme accuse déjà un retard de quatre à six ansMais attention, cette autonomie n'arrivera pas du jour au lendemain.Le programme accuse déjà un retard de quatre à six ans, avec des premiers lancements désormais calés pour 2029 et une pleine capacité opérationnelle fixée à 2030.Bruxelles doit surtout orchestrer une transition.Sur le plan réglementaire, la Commission européenne va réserver un tiers de la bande de fréquences stratégique de deux gigahertz exclusivement aux usages souverains européens.Mais pour éviter toute fracture technologique ou conflit diplomatique, les licences accordées aux opérateurs américains seront prolongées jusqu'en 2028.La filière se reconfigure à grande vitesseSur le terrain économique enfin, cet accord déclenche un puissant effet d'entraînement pour l'industrie continentale, avec les champions français en première ligne.La filière se reconfigure à grande vitesse, illustrée par la fusion à venir des activités satellitaires d'Airbus, de Thales et de Leonardo, ou encore par l'augmentation de capital d'un milliard et demi d'euros d'Eutelsat.Pour l'ensemble de l'écosystème numérique professionnel, des équipementiers aux PME de la tech, IRIS garantit donc des perspectives de commande stables, financées par une combinaison de budgets européens, nationaux et privés.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, nous décryptons un arrêt de justice important qui redéfinit la responsabilité des entreprises face au SIM swapping. Une arnaque à 17000 euros vient en effet de condamner conjointement un opérateur télécom et une grande banque, rapporte Le Monde.Légèreté dans la gestion des identitésEt pour bien comprendre cette affaire, il faut d'abord s'attaquer à la défaillance des contrôles d'identité chez les opérateurs.D'abord il faut savoir que les attaques de SIM swapping consistent à détourner le numéro de téléphone d'une victime vers une nouvelle carte SIM contrôlée par des pirates.Et dans cette affaire, l'opérateur Free Mobile a transféré la ligne d'une cliente sans vérifier l'identité du demandeur.En clair, lorsqu'un opérateur simplifie à l'excès ses parcours client, il détruit la chaîne de confiance. Et donc la justice française a donc tranché de manière très ferme. Pour elle, cette légèreté dans la gestion des identités constitue une faute lourde qui engage directement la responsabilité de l'opérateur.Quatre virements frauduleux ont été validésLe second point concerne dans cette affaire le rôle des banques. Prévenue dès le lendemain du piratage, la banque BNP Paribas n'a pas bloqué les accès bancaires.Résultat, quatre virements frauduleux ont été validés dans la foulée. La banque s'est retranchée derrière l'usage d'une clé digitale pour rejeter la faute sur la cliente.Mais attention, une authentification forte ne sert à rien si les équipes ignorent les alertes.Pour les décideurs en entreprise, la leçon a retenir de cette affaire est que la conformité technique ne protège pas contre la lenteur des procédures internes. En clair, un signal d'alerte négligé détruit l'efficacité de vos outils de cybersécurité.Coresponsabilité légale entre télécoms et banquesPour finir, il faut donc constater l'émergence d'une coresponsabilité légale entre télécoms et banques.Le tribunal judiciaire de Paris a condamné la banque à indemniser les victimes, tout en ordonnant à Free d'en assumer la moitié.Cet arrêt de justice est donc un précédent juridique pour tout l'écosystème numérique.Jusqu'alors, le risque financier pesait quasi exclusivement sur le secteur bancaire. Désormais, chaque intermédiaire de la chaîne d'identification peut être financièrement sanctionné en cas de faille de procédure.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Si vos collaborateurs en déplacement professionnel pensent être en sécurité simplement en se connectant au Wi-Fi de leur hôtel, détrompez-vous. Concrètement, les chercheurs de Microsoft et ReliaQuest ont mis au jour une vaste campagne baptisée CaptiveCrunch. Orchestrée par le groupe étatique russe Midnight Blizzard, cette opération vise les réseaux Wi-Fi des hôtels et des centres de conférences.Les pirates ne ciblent pas d'abord les ordinateurs de vos salariés, mais les routeurs et portails de connexion eux-mêmes.Dans le détail, en prenant le contrôle de la passerelle réseau, les cyberespions empoisonnent le service DNS. Résultat, dès qu'un collaborateur tente de naviguer sur le web ou de se connecter à ses outils professionnels, son trafic est discrètement redirigé vers des serveurs malveillants.Une fois le trafic intercepté, les pirates déploient un arsenal sophistiqué. D'un côté, ils utilisent des pièges d'ingénierie sociale de type ClickFix, incitant l'utilisateur à exécuter de fausses mises à jour système ou réseau.Et cette manœuvre installe des trojans comme CornFlake ou des voleurs de données comme ChocoShell, capables de capturer les frappes au clavier, d'écouter les micros et d'extraire les cookies de navigateur.De l'autre côté, ils détournent l'authentification en piratant Microsoft Entra ID. Ils obtiennent ainsi de véritables jetons OAuth et contournent l'authentification multifacteur, le tout sans même avoir besoin d'intercepter un mot de passe en clair.Alors, comment sécuriser vos cadres en déplacement et vos données d'entreprise.Premier levier indispensable, imposer un bon VPN sur tous les ordinateurs d'entreprise. Cela force l'ensemble du trafic, requêtes DNS comprises, à passer par votre infrastructure sécurisée avant d'atteindre le réseau local.Deuxième levier, bloquer le flux d'authentification par code d'appareil dans Entra ID via des politiques d'accès.Enfin, désactivez le protocole WPAD sur les postes Windows pour fermer la porte à tout proxy malveillant.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, nous abordons un phénomène aussi fascinant que troublant. Oui, vos collaborateurs et vos dirigeants parlent désormais comme ChatGPT, et ce sans même s'en rendre compte.L'exposition répétée aux chatbots modifie notre vocabulaireUne étude scientifique vient en effet de révéler que les préférences lexicales des grands modèles de langage, les fameux LLM, s'infiltrent directement dans notre langage oral spontané.En analysant plus de 700000 heures de podcasts en anglais non scénarisés, des chercheurs ont démontré une hausse de mots largement surreprésentés par l'IA, comme par exemple delve, c'est à dire creuser en français, ou encore meticulous, pour méticuleux, mais aussi showcase, qui signifie vitrine dans la langue de Shakespeare.Concrètement, cela signifie que l'exposition répétée aux chatbots modifie notre vocabulaire de tous les jours en profondeur.La parole de l'entreprise risque de s'homogénéiser et de perdre son authenticitéEt il ne s'agit pas de simples copier-coller conscients.Des expériences comportementales confirment qu'après une courte interaction avec une IA, 97 % des utilisateurs adoptent spontanément ses tics de langage, et ce sans en avoir conscience.Les machines ne se contentent donc plus d'imiter l'humain, elles réécrivent nos habitudes de communication.Pour les décideurs en entreprise, cette contamination invisible pose un risque de crédibilité et d'image de marque.Prenez par exemple le mot delve, véritable signature des débuts de ChatGPT.Son usage oral a explosé avant de s'effondrer dès que le public l'a identifié comme un marqueur de l'utilisation de l'IA générative. Mais attention, le piège est bien réel. Lorsqu'un commercial, un manager ou un dirigeant intègre inconscient ces tournures formatées dans ses interventions orales, il envoie sans le savoir un signal de superficialité.Par ailleurs, la parole de l'entreprise risque de s'homogénéiser et de perdre son authenticité. Pire encore, adopter ce vocabulaire stéréotypé peut altérer la perception de votre compétence auprès de vos clients ou investisseurs.Un levier de pouvoir cognitif colossalÀ une échelle plus globale, cette étude nous montre une centralisation inédite de l'influence culturelle.Une poignée d'éditeurs d'IA contrôle aujourd'hui le canal unique avec lequel des centaines de millions de professionnels interagissent. Et c'est un levier de pouvoir cognitif colossal.Pour les DSI et les directions générales, la gouvernance de l'IA ne peut donc plus se limiter aux fuites de données ou à la sécurité informatique. Il faut désormais prendre en compte l'impact comportemental des outils déployés.Et choisir un modèle de langage, c'est aussi choisir le filtre linguistique qui façonnera l'esprit critique, la diversité de pensée et la culture de vos équipes.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Imaginez donner un ordre simple à votre assistant virtuel, et le voir pirater un système distant pour exécuter sa mission.C'est exactement ce qui vient de se passer cet été en Australie, où un agent d'IA a trafiqué la liste d'attente d'un cours de Pilates pour faire gagner une place à son utilisateur. Nous sommes sortis de l'ère des chatbots conversationnelsDerrière cette anecdote en apparence anodine se cache en fait une rupture majeure dans l'évolution des intelligences artificielles. Avec cette affaire, il semble que nous sommes sortis de l'ère des chatbots conversationnels pour entrer dans celle des agents totalement autonomes, sans que leurs propriétaires d'ailleurs ne sachent exactement ce qu'il se passe.L'agent d'IA en question, propulsé par le modèle Claude d'Anthropic et la plateforme OpenClaw, avait pour consigne de réserver un créneau d'un cours de gymnastique.Pour y parvenir, il a exploré le logiciel de la salle de sport, découvert une faille dans son interface de programmation, c'est à dire son API, et annulé la réservation d'un inconnu.Oui, pour y placer celle de son propriétaire. Concrètement donc, l'algorithme a exécuté son objectif, mais sans aucune barrière éthique ou même logique métier.En clair, il a résolu le problème posé de la manière la plus directe possible, tout en contournant les règles imposées aux utilisateurs humains.La vulnérabilité de nos API face à ces nouveaux agents automatisésDeuxième enseignement capital, cette affaire met en lumière la vulnérabilité de nos API face à ces nouveaux agents automatisés. Jusqu'ici, l'exploitation de failles applicatives nécessitait un pirate informatique ou des scripts dédiés.Désormais, n'importe quel agent IA du marché teste en temps réel la sécurité des services tiers auxquels il se connecte. Le logiciel de la salle de gymnastique souffrait d'un manque élémentaire de vérification d'autorisation.Et attention, cela signifie que toutes les applications d'entreprise non sécurisées deviennent des cibles pour des milliers d'agents virtuels lancés par des utilisateurs ordinaires.Ce comportement d'un agent d'IA déviant n'est pas un cas isoléEnfin, cet événement illustre l'urgence d'une gouvernance sérieuse et d'un contrôle des accès applicatifs. Car ce comportement d'un agent d'IA déviant n'est pas un cas isolé.Plusieurs modèles récents ont déjà causé des dégâts, allant de la suppression massive de courriels au franchissement d'environnements de test pour s'infiltrer sur des serveurs externes.Pour les DSI et dirigeants d'entreprise, le message est clair. Accorder de l'autonomie à une IA sans restreindre ses privilèges d'exécution expose l'entreprise à d'immenses risques de sécurité et de conformité.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le propriétaire d'une berline haut de gamme qui venait d'être volée est parvenu à couper à distance le moteur, et ce grâce à une simple application mobile. Ce fait divers spectaculaire, survenu au cœur de l'été, est une démonstration percutante de la maturité des technologies de l'internet des objets et de la gestion à distance des actifs critiques.Un suivi télémétrique en temps réelD'abord, cet événement illustre la bascule définitive d'une sécurité passive vers une télématique ultra-réactive. Pendant longtemps, la géolocalisation des véhicules d'entreprise restait cantonnée à un rôle de suivi passif ou d'analyse après coup.Aujourd'hui, et ce fait divers nous le rappelle, les capteurs numériques et les liaisons cellulaires permettent un suivi télémétrique en temps réel.La voiture volée, une Audi RS3, a été suivie depuis son application par le propriétaire. Et il est même parvenu à couper le moteur à distance de la voiture alors qu'elle approchait d'une barrière de péage.Concrètement, avec ces outils, le propriétaire ou le gestionnaire de flotte ne subit plus le vol. Il observe la trajectoire, anticipe les mouvements et reprend le contrôle en quelques clics. Pour les entreprises, la donnée de localisation devient donc un véritable levier de protection de leurs équipements mobiles.La puissance du kill switch logicielEnsuite, cette intervention met en lumière la puissance du kill switch logiciel, c'est-à-dire l'interruption à distance des fonctions vitales d'un équipement.Coupe-circuit moteur, verrouillage à distance d'engins de chantier ou blocage de terminaux informatiques, la logique reste identique.Mais attention, l'enjeu réside aussi dans la maîtrise des risques et la fiabilité des commandes over-the-air. Il ne s'agit pas seulement de couper un système, mais de le faire au moment optimal pour neutraliser le voleur mais aussi ne pas provoquer de suraccident.Le propriétaire a créé un point d'arrêt naturelEnfin, ce succès démontre l'importance d'une grande synergie entre l'écosystème numérique et la réponse physique sur le terrain.En coupant le moteur juste avant la barrière de péage, le propriétaire a créé un point d'arrêt naturel, idéal pour l'intervention des forces de l'ordre qui étaient stationnées à proximité.Pour un DSI ou un directeur des opérations, la leçon a retenir est la suivante. La meilleure technologie de sécurité ne vaut que par son intégration dans un plan bien établi.Reste que désormais la donnée logicielle guide l'action humaine, réduit considérablement le temps de réaction et garantit le retour des véhicules volés au bercail.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, on se penche sur la mésaventure du constructeur de mini-PC Geekom, pris en faute avec un fichier suspect hébergé dans ses paquets de pilotes. Une affaire en apparence classique, mais qui révèle trois failles majeures que les décideurs informatiques en entreprise doivent prendre en compte.Le danger des infrastructures orphelinesPremier point, le danger des infrastructures orphelines. Geekom affirme que le fichier fautif n'était pas préinstallé sur les machines neuves. Il dormait sur un ancien serveur de support, censé être hors ligne mais toujours référencé par les moteurs de recherche.C'est le piège typique de la dette technique non nettoyée. Un sous-domaine oublié ou une migration incomplète suffisent à transformer un serveur officiel en vecteur d'infection.Concrètement, un technicien qui cherche un pilote sur Google peut télécharger un fichier compromis directement depuis le domaine légitime de la marque. La sécurité du système d'information exige donc un nettoyage méthodique des serveurs.Le risque de la chaîne d'approvisionnementDeuxième sujet, le risque de la chaîne d'approvisionnement sur le matériel de fournisseurs alternatifs.Car ces mini-PC abordables séduisent de plus en plus de DSI pour équiper des salles de réunion, des bornes ou des postes d'appoint. Mais attention, les économies à l'achat ne doivent pas masquer les lacunes de contrôle qualité logiciel des fournisseurs.Si un constructeur ne maîtrise pas la publication de ses propres fichiers, la confiance évidemment s'effondre.Pour les équipes informatiques, la règle est claire. Tout équipement intégrant le parc, quel que soit son prix, doit subir un déploiement via une image maître contrôlée et une isolation réseau rigoureuse.L'échec de la communication de criseTroisième sujet enfin, l'échec de la communication de crise face aux exigences des entreprises.Geekom s'est excusé et a supprimé les pages incriminées. Problème, le constructeur ne répond pas aux questions fondamentales. S'agit-il d'un vrai cheval de Troie ou d'un simple faux positif ? Et surtout, comment cette archive est-elle arrivée là ?Était-ce une attaque ciblant leurs serveurs ou une erreur interne ?En restant dans le flou, le fabricant commet une faute stratégique. Aujourd'hui, les DSI n'attendent pas de simples regrets. Ils exigent des preuves, de la transparence et des audits indépendants.Sans ces garanties, le risque réputationnel devient un frein d'achat.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, nous analysons une véritable bombe à retardement pour la sécurité des systèmes d'information.Selon le rapport 2026 CISO AI Risk Report publié par l'éditeur Saviynt, les agents IA ont massivement infiltré nos infrastructures professionnelles, mais ils échappent encore presque totalement au contrôle et à la gouvernance des directions informatiques.Le paradoxe des accès critiquesLe premier point est le paradoxe des accès critiques.Les agents IA ne se contentent plus de résumer des documents, ils manipulent désormais des données sensibles et exécutent des actions complexes de manière autonome.Concrètement, plus de 70% des responsables de la sécurité informatique (RSSI) admettent que ces outils accèdent déjà à des applications d'entreprise hautement stratégiques comme Salesforce ou SAP.Le problème, c'est que nos modèles traditionnels de gestion des identités et des accès ont été conçus historiquement pour des profils humains ou des connexions applicatives prévisibles.Face à des algorithmes capables d'agir de manière autonome à grande échelle, la gouvernance est à la traîne. Résultat, seuls 16% de ces accès critiques sont aujourd'hui correctement encadrés et sécurisés.L'aveuglement généralCe qui nous amène à notre deuxième constat, qui est l'aveuglement général.En effet, plus de 90% des organisations avouent ne pas avoir une visibilité complète sur les identités IA actives dans leur propre réseau.Plus inquiétant encore, les trois quarts des RSSI ont détecté des outils d'IA générative non autorisés en interne.Et près de la moitié ont observé des comportements totalement imprévus de la part de ces agents.Un tiers des entreprises a même déjà subi un incident de sécurité lié à l'IA au cours des douze derniers mois.Et pourtant, seules 5% des organisations se disent capables de détecter et de gérer un agent IA s'il venait à être compromis par un cyberattaquant. Bref, pour la grande majorité, c'est le saut de l'ange dans l'inconnu.Un changement radical de paradigmeAlors, comment redresser la barre pour éviter le chaos ? C'est notre troisième pilier.Il faut opérer un changement radical de paradigme. Les DSI doivent impérativement traiter les agents IA comme des identités numériques à part entière, au même titre qu'un collaborateur humain, ou un serveur physique.Pour réduire l'exposition aux risques, la priorité absolue des décideurs est d'inventorier chaque outil et de surveiller ses privilèges en continu.Il faut appliquer strictement le principe du moindre privilège et automatiser la suppression des accès dès qu'un agent n'en a plus l'utilité.À l'ère de l'autonomie technologique, la sécurité ne peut plus se permettre d'attendre les audits trimestriels.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Et aujourd'hui, on décrypte une petite révolution à la frontière de l'intelligence artificielle et de la conformité réglementaire.Imaginez pouvoir traduire une politique complexe de lutte contre le blanchiment d'argent en un workflow opérationnel en seulement quelques minutes.C'est le tour de force réalisé par la scale-up européenne Sumsub, qui devient la première plateforme de vérification d'identité à ouvrir l'intégralité de sa couche de configuration à des agents d'intelligence artificielle comme Claude ou ChatGPT.Un agent d'IA capable d'analyser lui-même une politique de conformitéL'IA passe enfin d'un rôle de simple assistant textuel à celui d'exécutant de premier plan.Grâce au protocole open-source Model Context Protocol, Sumsub connecte directement les grands modèles de langage à ses outils de paramétrage.Concrètement, un directeur technique ou un responsable de la conformité n'a plus besoin de passer des heures à traduire manuellement des règles juridiques en lignes de code ou en arborescences complexes. L'agent d'IA est capable d'analyser de lui-même une politique de conformité écrite, d'en comprendre les subtilités, d'identifier les niveaux de risque par pays et de configurer automatiquement les questionnaires d'évaluation ainsi que les parcours clients.Accélération du time-to-market pour les entreprisesCe basculement vers l'ère agentique offre un deuxième avantage, qui est l'accélération drastique du time-to-market pour les entreprises.Traditionnellement, le déploiement ou la mise à jour d'un dispositif de lutte contre le blanchiment d'argent exigeait des jours, voire des semaines de travail fastidieux impliquant des architectes de solutions et des développeurs.En automatisant l'intégration technique et la génération du code nécessaire au sein des applications clientes, Sumsub fait tomber ce délai à quelques minutes.Pour les entreprises évoluant dans des secteurs hautement régulés, cette agilité opérationnelle supprime un goulot d'étranglement et réduit les coûts d'ingénierie logicielle.Vitesse ne doit pas rimer avec perte de contrôleMais attention, vitesse ne doit pas rimer avec perte de contrôle, et c'est notre troisième point.Sumsub fait le choix d'une infrastructure ouverte et agnostique tout en imposant un cadre de gouvernance extrêmement strict.Pour écarter tout risque d'hallucination ou d'erreur algorithmique, l'accès des agents d'IA est soumis à des autorisations spécifiques très granulaires.Les modifications sensibles et les actions critiques sont d'abord exécutées dans des environnements isolés.Surtout, aucune modification de configuration ne peut être déployée en production sans une validation et une approbation humaines systématiques. L'expert métier reste donc le garde-fou indispensable de cette automatisation.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Perdre un bagage à l'aéroport n'est plus seulement une frustration pour les voyageurs, c'est un gouffre financier qui menace la rentabilité même des compagnies aériennes.Le dernier rapport annuel de la SITA, l'organisation internationale créée en 1949 qui fournit des services de communications et des services informatiques à l'industrie aéronautique, révèle que la mauvaise gestion logistique des bagages coûte plus de 5 milliards d'euros par an au secteur.Analysons ce défi industriel en trois points sous l'angle de la transformation numérique.230 euros en moyenne par incidentAujourd'hui, la perte d'un bagage s'établit pour les compagnies aériennes à 230 euros en moyenne par incident.Et dans une industrie où le bénéfice net moyen n'est que de 7 euros par passager, un seul bagage mal acheminé suffit donc à effacer la marge générée par un peu plus de trente sièges vendus.Autrement dit, cinq erreurs sur un seul vol annulent purement et simplement sa rentabilité globale.À l'heure où le trafic aérien mondial franchit le cap historique des cinq milliards de voyageurs, l'efficacité de la logistique devient donc un levier de survie financière.La puissance des écosystèmes Apple et GoogleMais la véritable rupture de cette année tient à l'interconnexion globale des écosystèmes et des données.L'époque des silos informatiques est définitivement révolue. L'intégration d'API ouvertes et le partage d'informations en temps réel entre les systèmes propriétaires industriels et les technologies grand public devient une réalité.L'exemple le plus frappant est l'ouverture de la plateforme WorldTracer aux réseaux de localisation Localiser d'Apple et Find Hub de Google.En permettant aux passagers de partager la position de leurs objets connectés, le secteur a vu le nombre de bagages perdus chuter de 90% dès la première année.Une seconde par bagageEnfin, face à des infrastructures aéroportuaires physiques qui saturent, la réponse n'est plus de construire de nouveaux terminaux mais passe par le code informatique.L'intelligence artificielle et l'automatisation logicielle transforment en effet les hubs en plateformes agiles capables d'absorber la croissance du trafic.Prenez l'exemple de Thai Airways, en intégrant une solution de réacheminement automatisé, la compagnie a réduit le temps de traitement des correspondances manquées de trois minutes à une seule seconde par bagage.Trois quarts des acteurs du secteur prévoient d'ailleurs d'investir massivement dans l'IA d'ici deux ans, poussés par l'obligation réglementaire.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'intelligence artificielle générative s'impose désormais partout. Mais dans les métiers réglementés du conseil patrimonial, la moindre erreur de calcul ou une simple hallucination juridique peut s'avérer catastrophique pour les cabinets.C'est précisément pour lever ce verrou que l'éditeur Simulabox lance Simulabox Intelligence Patrimoniale.La promesse de cette application est de changer radicalement la donne pour l'intégration de l'IA appliquée à la finance.Basculement de la valeur vers la donnée structuréeCommençons par le premier pivot de cette annonce, c'est à dire le basculement de la valeur vers la donnée structurée.Au lieu de perdre du temps à développer un énième modèle de langage grand public ou propriétaire, Simulabox prend le problème à contre-pied de la tendance actuelle. L'innovation consiste ici à fournir aux intelligences artificielles du marché une matière première ultra-fiable, nettoyée et parfaitement modélisée.Concrètement, la plateforme organise nativement les scénarios civils, fiscaux et financiers complexes pour qu'ils soient directement assimilables et interprétables par les algorithmes.La véritable valeur ajoutée ne se situe donc plus dans l'outillage qui rédige la synthèse, mais bien dans la qualité technique de l'expertise qui lui est confiée en amont.La grande question de la conformité réglementaireMais attention, tout ceci n'est possible que si la solution assure la conformité réglementaire. Et c'est notre deuxième point.Et dans un secteur où les règles fiscales bougent constamment, les directions juridiques et techniques exigent des garde-fous.Le moteur métier de Simulabox verrouille la rigueur technique des données, valide les calculs complexes et justifie les arbitrages, tandis que l'IA générative se concentre uniquement sur ce qu'elle fait de mieux, à savoir synthétiser la stratégie, vulgariser les concepts et rendre l'information fluide pour le client final.Un écosystème totalement agnostiqueEnfin, le troisième pilier concerne l'ouverture et l'agilité de cette architecture logicielle.Simulabox fait le choix fort d'un écosystème totalement agnostique, refusant tout phénomène de verrouillage de fournisseur.Les entreprises et grands comptes restent entièrement libres d'utiliser les outils d'intelligence artificielle de leur choix, qu'il s'agisse de solutions généralistes américaines ou de modèles souverains et sécurisés.C'est un argument de poids pour respecter les contraintes de confidentialité et de gouvernance des données. Les professionnels peuvent ainsi moderniser leurs processus de conseil patrimonial tout en conservant la maîtrise de leur infrastructure technique globale.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, nous plongeons dans l'univers de la fabrication numérique avec une annonce qui pourrait bien bousculer les lignes de production légères des entreprises et des créateurs.Le constructeur xTool vient de lancer les précommandes de son O1 Omni Printer, une machine de bureau inédite qui ambitionne de réaliser de l'impression sur pratiquement tous les matériaux existants.Convergence technologiqueEt je commence par la convergence technologique et son impact sur le retour sur investissement.Jusqu'ici, personnaliser des objets rigides comme le bois, le verre ou le métal, et imprimer sur du textile nécessitait l'acquisition de plusieurs équipements spécialisés.Une fragmentation qui pesait lourd sur le Capex des petites structures et des départements de design.En combinant nativement les technologies UV, l'impression directe sur textile et le Direct-to-Film au sein d'un seul appareil, cette machine supprime une frontière historique.De l'IA pour industrialiserLe deuxième axe réside dans l'intégration de l'intelligence artificielle pour atteindre des performances industrielles.Grâce à un système combinant mesure laser et numérisation à l'échelle un pour un, la machine élimine le besoin de gabarits physiques.L'IA du logiciel xTool Studio reconnaît les formes irrégulières, gère l'alignement et remplit les motifs de manière autonome.Ce gain de temps est crucial pour les professionnels qui veulent changer d'échelle. On passe d'un processus artisanal sujet à l'erreur à un mode de production agile où l'on dépose l'objet et où l'on lance l'impression immédiatement.Laisser la machine inutilisée jusqu'à quatorze jours sans altérer ses capacitésMais qu'en est-il de la viabilité à long terme de ce type d'équipement dans un cadre professionnel.C'est notre troisième point.Trop souvent, les imprimantes de bureau souffrent d'un manque de fiabilité, notamment avec le séchage des buses en cas d'inactivité.xTool répond à ce défi en assurant qu'il est possible de laisser la machine inutilisée jusqu'à quatorze jours sans altérer ses capacités.Ajoutez à cela des encres certifiées et un système de filtration d'air intégré pour éliminer les odeurs en atelier, et vous obtenez un outil de production autonome, sûr et calibré pour un environnement de travail moderne.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

À quelques mois de l'échéance cruciale du premier septembre 2026, la course à la conformité pour la facturation électronique s'accélère en France.Par exemple, NTT DATA Business Solutions sort sa solution cloud Joubini, qui vient d'obtenir le précieux sésame de Plateforme Agréée, l'équivalent de ce qu'on appelait auparavant une PDP, c'est à dire une plateforme de dématérialisation partenaire.La bascule réglementaire de 2026D'abord, il faut comprendre la portée de cet agrément de Plateforme Agréée.Pour les grandes entreprises et les ETI, la bascule réglementaire de 2026 est une transformation structurelle de la gestion fiscale et du reporting.Cet agrément garantit aux organisations que leurs factures et leurs transmissions de données fiscales seront acheminées vers l'administration.Cela veut dire aussi que Joubini et ses concurrents également agréé deviennent des tiers de confiance validé par l'État français.La grande question de l'intégration au SIEnsuite, le véritable défi pour les directeurs informatiques réside dans l'intégration de cette contrainte au sein d'architectures SI souvent complexes et hétérogènes.Joubini est une plateforme pensée pour être nativement compatible avec les environnements ERP, notamment les standards lourds du marché comme SAP ECC ou SAP S4 HANA.Concrètement, cela évite de devoir repenser de fond en comble la chaîne de facturation existante. La solution ingère les flux de données, gère le multi-protocole et traduit instantanément les documents dans les formats réglementaires imposés comme Factur-X, UBL ou EDIFACT grâce à une bibliothèque de plus de 15000 mappings standards.Transformer une obligation légale en levier de performance businessMais attention, la facturation électronique ne doit pas être vécue uniquement comme une épine réglementaire dans le pied des entreprises.C'est le troisième point majeur. Cet agrément transforme une obligation légale en un levier d'automatisation et de performance business.En centralisant les flux EDI et le invoicing sur une plateforme cloud, les entreprises gagnent en traçabilité et réduisent drastiquement les coûts de traitement des factures.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C'est le grand défi de cette année 2026 : faire passer l'intelligence artificielle du statut de gadget conversationnel à celui d'agent autonome capable d'agir directement sur vos systèmes métiers.Selon les derniers chiffres, 42% des initiatives sont abandonnées avant même la mise en production, faute de supervision adaptée. C'est pour briser ce plafond de verre que Salesforce dégaine MuleSoft Omni Gateway, une solution conçue pour unifier la gouvernance de ces nouveaux robots d'entreprise.Le plan de contrôle exploseAbordons d'abord le piège de la fragmentation. Pour donner du pouvoir d'action aux agents autonomes, les entreprises ont tendance à empiler des passerelles IA dédiées ou à coder des couches de contrôle sur mesure. Résultat, le plan de contrôle explose.Vos équipes réseau gèrent les API d'un côté, les ingénieurs IA encadrent les modèles de l'autre, et la direction perd toute visibilité.Et ces angles morts se transforment vite en vulnérabilités.Salesforce propose avec Omni Gateway de centraliser la supervision sur l'ensemble de votre parc, qu'il utilise MuleSoft, Kong, Apigee, Azure ou encore AWS.Par la grâce du MCPLe deuxième levier, c'est la transformation des actifs métiers.Connecter des agents à vos données exigeait jusqu'ici un travail d'intégration lourd et spécifique.La solution de Salesforce convertit vos API REST existantes en outils directement assimilables par l'IA. Et cela se fait grâce au protocole MCP, le nouveau standard ouvert de communication.Concrètement, vos règles de sécurité et d'authentification d'origine sont automatiquement transmises. Les agents autonomes peuvent ainsi trouver et consommer les ressources de l'entreprise en toute autonomie, pendant que la gouvernance de l'IT tourne de manière invisible en arrière-plan.La question de la maîtrise financièreEnfin, regardons le nerf de la guerre, qui est la maîtrise financière et la traçabilité.Qui dit agents autonomes connectés dit risque d'explosion de la consommation de jetons, les fameux tokens.Omni Gateway permet de suivre ces flux en temps réel et d'imposer des garde-fous budgétaires depuis une interface unique. C'est donc une aubaine pour vos équipes FinOps et de sécurité.Mieux encore, chaque interaction ou délégation de tâche génère un audit. Si un agent IA adopte un comportement inattendu en production, vos équipes opérationnelles disposent donc d'un fil conducteur pour remonter à la source et résoudre l'incident.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C'est le grand saut pour le spécialiste de l'ingénierie optique XGIMI qui lance officiellement via sa marque MemoMind les précommandes des MemoMind One, ses premières lunettes connectées à intelligence artificielle.Un produit très attendu qui quitte enfin le CES de Las Vegas pour s'attaquer de front à la productivité des cadres et des nomades numériques dès cet été.L'informatique ambiante arriveLe premier levier de cette annonce, c'est l'avènement concret de l'informatique ambiante sur le nez des utilisateurs.Loin d'être une extension gadget de votre smartphone, ces lunettes intègrent un système d'exploitation hybride multi-LLM.Concrètement, cela signifie que l'appareil est capable de basculer d'un modèle de langage à un autre selon la complexité de la tâche à effectuer.Traduction intégrée aux lunettesDeuxième pilier, la traduction intégrée dans les lunettes. Les lunettes intègrent en effet un traducteur instantané gérant plus de 26 langues en mode passif ou en dialogue actif, couplé à un enregistreur.Ce dernier capture les conversations pour générer des comptes-rendus et des listes de tâches automatiques.Plus fort encore pour vos présentations, un téléprompteur qui affiche vos notes directement dans votre champ de vision.Un modèle de monétisation particulierMais attention, le véritable enjeu à long terme et notre troisième point réside dans le modèle de monétisation de cet appareil.Derrière le matériel vendu à partir de 399 dollars, MemoMind introduit un abonnement premium baptisé Memo Plus à près de 20 dollars par mois.Ce service propose une mémoire à long terme qui enregistre, connecte et interprète en continu l'historique de votre vie professionnelle stockée dans les lunettes connectées.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C'est un véritable séisme géopolitique et technologique qui secoue l'écosystème de la tech.La France vient de décider d'écarter officiellement l'américain Palantir de ses services de renseignement.Cette décision historique marque un point de défiance inédit en Europe et envoie un signal fort à tous les décideurs du secteur public comme du secteur privé.Palantir n'est pas un fournisseur de cloud ordinairePour comprendre la portée de cette rupture, il faut d'abord analyser la question de l'allégeance politique face à la souveraineté des données.Car Palantir n'est pas un fournisseur de cloud ordinaire.Né dans le sillage direct des attentats du 11 septembre et historiquement soutenu par le fonds de la CIA, le groupe affiche une ambition géopolitique claire. Il s'agit avant tout pour Palantir de préserver la puissance américaine.D'ailleurs, Ses revenus dépendent massivement de Washington, avec une hausse spectaculaire des contrats de défense portée par la dynamique de l'administration Trump depuis le début de l'année 2026.Pour un DSI ou un dirigeant d'entreprise européen, le risque de dépendance devient donc intenable.Car face à des choix stratégiques majeurs ou encore à des requêtes classées secrètes par la Maison Blanche, n'importe quel professionnel européen peut légitimement se demander de quel côté penchera l'éditeur américain.Et c'est cette incertitude qui pousse aujourd'hui la France, l'Allemagne ou encore le Royaume-Uni à reconsidérer d'urgence leurs liens avec cette entreprise.Un lourd positionnement idéologiqueLe second point concerne l'éthique de l'intelligence artificielle et le risque de réputation pour les organisations.Palantir s'est imposé sur des projets militaires ultrasensibles, comme le programme de ciblage militaire assisté par l'intelligence artificielle Maven, ou l'exploitation controversée des fichiers de santé par la police anti-immigration américaine.Concrètement, cette activité s'accompagne d'un lourd positionnement idéologique, souvent hostile aux régulations européennes.Pour les entreprises de notre écosystème, adopter les outils de Palantir signifie lier sa gouvernance à un acteur très controversé.Quelle alternative technologique ?Enfin, se passer de Palantir pose aussi la question de l'alternative technologique.Car remplacer un logiciel capable de fusionner d'immenses bases de données pour y déceler des signaux faibles est un défi d'ingénierie colossal.Reste que cette éviction de Palantir crée surtout une opportunité business pour le marché européen de la tech.Mais elle oblige surtout à accélérer le déploiement de solutions de substitution souveraines.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La bataille du GPS souverain s'accélère en France avec la mise à jour majeure de Roole Map. L'application tricolore intègre enfin la brique participative qui a fait le succès historique de Waze.Pour vous qui partirez peut être en vacances cet été en voiture, voici trois informations importantes à retenir, avant de peut être l'essayer.Un modèle économique fondé sur la souverainetéPremier point, les éditeurs de l'application ont fait le choix d'un modèle économique fondé sur la souveraineté et la sobriété numérique.Contrairement aux géants américains, Roole Map exclut toute publicité et conserve les données de localisation directement sur le terminal de l'utilisateur.En clair, cela signifie que les données de vos déplacements, professionnels ou non, ne seront pas monétisées ou analysées par des courtiers en données.Un outil d'aide à la décision pour préparer votre voyageSecond point, Roole Map ne se contente pas de vous proposer un trajet.Concrètement, l'application agrège les données officielles de l'État sur le prix des carburants en station et cartographie en temps réel les bornes de recharge électrique, avec leur compatibilité technique et leurs tarifs précis.C'est donc en principe un super outil d'aide à la décision pour préparer votre voyage, ou le planifier. C'est donc une réponse pragmatique aux défis économiques de la transition énergétique.Quid de l'effet réseau ?Mais attention, et c'est notre troisième point, l'introduction des alertes communautaires pour les accidents ou les chantiers confronte l'application au défi ultime des plateformes numériques, à savoir l'effet de réseau.Pour que ce modèle collaboratif fonctionne et apporte une vraie valeur en temps réel, il faut impérativement une masse critique de conducteurs simultanés sur les routes.Roole Map revendique aujourd'hui un million de téléchargements et plus de 300000 utilisateurs mensuels.C'est une progression notable, mais encore très loin des standards des leaders du marché, comme Waze ou Google Maps.La clé du succès résidera donc dans la capacité de l'éditeur à convertir massivement le million et demi de membres de son club automobile en capteurs sur la route.Le déploiement progressif, actuellement en bêta sur Android, montre en tout cas une vraie prudence face à ce défi.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oubliez le fantasme de l'IA qui remplace massivement l'humain. La réalité de 2026 est bien plus subtile et stratégique.Le dernier baromètre mondial PwC sur l'emploi révèle une transformation radicale des compétences professionnelles et dessine une économie de la tech à deux vitesses. Un marché du travail polariséConcrètement, nous basculons dans un marché du travail polarisé. D'un côté, les postes dits démocratisés, où l'IA permet à des non-experts d'exécuter des tâches simples. De l'autre, les postes dits professionnalisés, où l'IA sert de multiplicateur de force pour les experts en automatisant la routine.Et c'est là que tout se joue pour les décideurs. Ces métiers à haute valeur ajoutée humaine connaissent une croissance deux fois plus rapide et des hausses de salaires nettement supérieures.Pourquoi ? Parce que plus l'outil technique est puissant, plus le discernement, l'esprit critique et l'expertise de celui qui le pilote deviennent cruciaux. Bref, les compétences humaines ne sont pas balayées, elles sont survalorisées.L'émergence d'entreprises superstarsMais attention, l'impact business va bien au-delà de la gestion des compétences individuelles.Nous assistons aussi à l'émergence d'entreprises superstars. Je vous parle ici des organisations qui ont intégré l'IA non pas pour réduire les coûts, mais pour accélérer l'innovation.Et les chiffres sont vertigineux avec des gains de productivité de 163 % pour les leaders du secteur. Bref, ces entreprises superstars ne licencient pas, bien au contraire.Leurs effectifs progressent de 52 %, contre seulement 36 % pour les retardataires de l'IA. L'intelligence artificielle s'affirme donc dans ces cas comme un puissant levier d'hypercroissance, et non comme un simple outil d'optimisation budgétaire.La trajectoire des profils juniors est totalement bouleverséeEnfin, le troisième point de rupture concerne directement votre future politique de recrutement et la gestion de vos talents.La trajectoire des profils juniors est totalement bouleversée. L'IA supprime les tâches d'exécution basiques qui servaient traditionnellement d'apprentissage aux débutants.Résultat, les offres d'emploi pour les profils juniors exposés à l'IA sont désormais sept fois plus susceptibles d'exiger des compétences de cadre, comme le leadership ou le sens de l'analyse.Ces postes de débutants augmentés ont bondi de 35 % depuis 2019, tandis que les jobs de premier échelon classiques baissent de 10 %.Pour les DRH et les directeurs techniques, le défi est immense, voire très questionnant. Il faut réinventer d'urgence le mentorat et l'onboarding, car on demande aujourd'hui à des débutants d'avoir la posture de managers expérimentés dès leur premier jour.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Ensuite, la valeur de cleveR insights repose sur son écosystème d'hypervision et de jumeaux virtuels.Les données récoltées ne restent pas isolées dans un tableur. Elles alimentent une plateforme logicielle ouverte et sécurisée. C'est ici qu'intervient la puissance de la simulation.En créant un jumeau numérique précis du territoire, les équipes informatique peuvent simuler des scénarios d'aménagement, évaluer l'impact d'un futur chantier sur la pollution, ou encore anticiper les risques de sécheresse.On passe ainsi d'une observation ponctuelle à un pilotage prédictif et coordonné en temps réel.Enfin, pour les collectivités et les gestionnaires de flottes, le modèle économique repose sur la mutualisation des coûts.Car le module de captation n'est pas prisonnier de la Twingo, il peut être décliné sur d'autres véhicules professionnels.Vers les besoins spécifiques des municipalitésEnfin, le système est apprenant. Il est possible de programmer l'intelligence artificielle pour qu'elle s'adapte aux besoins spécifiques d'une municipalité, comme par exemple la verbalisation automatisée du stationnement gênant.Pour les DSI territoriales, c'est l'opportunité de remplacer plusieurs outils spécialisés par une solution tout-en-un, optimisant le retour sur investissement.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'affaire fait grand bruit dans l'écosystème de la relation client. Au Canada, un concessionnaire BMW a dû honorer une offre de rachat de véhicule de plus de 16 000 euros, envoyée par erreur par son agent conversationnel basé sur une intelligence artificielle.Et au-delà du fait divers, cette bévue peut nous enseigner trois leçons pour les professionnels qui déploient l'intelligence artificielle.Considérez vos agents d'IA comme des employés comme les autresLe premier point est d'ordre juridique. Considérez désormais vos agents virtuels comme des employés numériques à part entière. Et cela implique donc le contrôle et la supervision. L'époque où l'entreprise pouvait plaider le simple bug informatique est bien révolue.La jurisprudence s'installe fermement, à l'image de la condamnation de la compagnie aérienne d'Air Canada en 2024, obligée d'indemniser un passager induit en erreur par son chatbot.Concrètement, les tribunaux sont amené à jugé qu'une entreprise est pleinement responsable des informations et des engagements contractuels générés par ses outils, qu'ils proviennent d'une page statique d'un site web, ou d'une IA générative.Donc si votre robot d'IA formule une proposition, le droit considère que l'engagement est contraignant.L'IA pour réduire les coûts de support ?Le deuxième levier concerne l'analyse de risques de l'IA face au mirage du ROI.Beaucoup de dirigeants voient l'IA comme un moyen magique de réduire les coûts de support.IBM par exemple assure un gain d'économie de l'ordre de 30 % pour les entreprises qui utilisent des agents d'IA pour leur relation client. Et selon l'entreprise Apizee, les agents IA dans la relation client peuvent traiter jusqu'à 80 % des interactions.Mais attention à la facture cachée. En voulant économiser sur l'humain, BMW ici a proposé par erreur une offre surévaluée de plus de 4000 euros.Certes, le concessionnaire a voulu faire machine arrière, mais il a fini par céder pour sauver son image. Car le risque réputationnel est colossal.Une marque met des années à se construire et se détruit en quelques clics. Bref, si vous récoltez les bénéfices de l'automatisation, vous devez en assumer les risques.Une mauvaise interprétation des donnéesEnfin, le troisième pilier touche à la gouvernance. L'erreur de BMW provient d'une mauvaise interprétation des données.Le robot a confondu le solde restant du prêt du client avec la valeur réelle de la voiture. Et la réponse à ce problème n'est pas technique, elle est organisationnelle.Il faut impérativement repenser la place de l'humain dans la boucle de décision.Suite à cet incident, BMW a retiré tout pouvoir de négociation à son IA, la cantonnant à un rôle de simple relais. Pour vos projets donc, la règle est claire : l'IA qualifie et oriente, mais la validation financière doit rester l'apanage exclusif de vos experts humains.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aux Etats-Unis, un projet d'implantation de datacenter prévu juste à côté d'un zoo déclenche une vague de protestation.Il s'agit notamment de protéger un hôte de ce zoo, la panthère nébuleuse, qui est une espèce en voie de disparition.C'est en tout cas un symbole fort qui illustre le rejet grandissant des centres de données Outre-Atlantique. Et je vous explique tout cela en trois points.L'empreinte environnementale réelle des datacentersD'abord, ce conflit met en lumière l'empreinte environnementale réelle des datacenters. Au-delà des discours sur la neutralité carbone, les voisins des datacenters sont confrontés à des nuisances très perceptibles.Le zoo de Nashville s'inquiète par exemple du bruit constant des systèmes de refroidissement et des générateurs. Mais aussi de la pollution lumineuse qui stresse les animaux.Bref, les promesses de durabilité comme le refroidissement en circuit fermé ne suffisent plus à calmer le jeu. L'intégration écologique de ces sites industriels doit devenir une priorité dès la conception, et ce sous peine de voir des investissements conséquents bloqués par des oppositions citoyennes.Un vide juridique hallucinantEnsuite, cette affaire révèle parfois un vide juridique hallucinant. À Nashville, capitale de l'état du Tennessee, le cadastre ne contient même pas la catégorie datacenter. Résultat, le projet immobilier a été qualifié de simple bureau, évitant ainsi toute étude d'impact environnemental initial.Et cette faille provoque désormais la panique des élus locaux, qui tentent à présent d'imposer des moratoires en urgence pour geler les constructions.Et ce phénomène explose avec des dizaines de moratoires désormais en cours à travers le pays.En clair, il y a un désalignement flagrant entre les États américains, qui offrent des incitations fiscales pour attirer la tech, et les municipalités, qui gèrent les retombées négatives au quotidien.Une crise de réputationEnfin, l'industrie fait face à une crise de réputation sans précédent, exacerbée par l'essor de l'intelligence artificielle.Les centres de données sont de plus en plus perçus comme des voisins indésirables qui menacent la qualité de vie des habitants, humains et animaux.Une majorité de citoyens américains s'oppose d'ailleurs désormais à leur implantation à proximité de chez eux.Bien sûr, c'est aussi une affaire de pot de terre contre pot de fer. Car le contraste est saisissant entre une industrie technologique qui pèse de plusieurs milliards de dollars et la fragilité d'un écosystème local.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Cet épisode spécial est présenté en partenariat avec Box, le leader de la gestion intelligente de contenu. Aujourd'hui, édition spéciale consacrée au plus grand angle mort de notre cybersécurité, à savoir la fuite des documents vers l'extérieur de l'entreprise. Nous recevons pour cela Guillaume Braux, le directeur technique de boxe pour l'Europe du Sud. On imagine souvent que la cybermenace vient de l'intérieur ou d'une attaque frontale. Pourtant, la faille la plus béante s'ouvre au moment précis où nos données quittent l'entreprise.Guillaume Braux : Effectivement, on est ici face à un paradoxe. Les entreprises vont être en recherche de plus en plus de fluidité en terme de collaboration, de diffusion de l'information avec leur écosystème de clients, de partenaires, de fournisseurs. Et ça devient également un élément différenciant en terme de compétitivité.Et d'un côté, j'ai énormément d'informations qui ne sont pas forcément gouvernées. D'un autre côté il y a le besoin vital pour l'entreprise de permettre d'interagir avec ces informations, de diffuser ces informations et notamment à l'ère de l'IA qui rajoute une composante supplémentaire qui va faire vivre ces informations."On a mis dans la main de tout à chacun des outils collaboratifs"ZDNET : C'est une réalité incontournable. Mais alors à quel moment exact survient la rupture de sécurité dont vous parlez ?Guillaume Braux : Ça survient globalement à la frontière. Le risque aujourd'hui bien évidemment est l'exfiltration d'information. Les directions informatiques ont investi massivement ces 20 dernières années autour de la protection de leur système d'information de façon holistique, que ce soit les réseaux, que ce soit les postes de travail, que ce soit les authentifications des collaborateurs.Mais d'un autre côté, on a mis dans la main de tout à chacun des outils collaboratifs, qui leur permettent d'avoir des canaux d'interaction avec le monde extérieur, et qui ne mettent absolument pas en jeu toutes ces composantes de sécurité. Ce sont autant de vecteurs de diffusion d'information assez complexe à gouverner et le véritable danger est celui-ci."Il faut trouver des mécanismes pour appliquer le bon niveau de contrôle sans être un frein pour le business"ZDNET : Justement Guillaume, que se passe-t-il concrètement une fois que ce document sensible a franchi les murs de l'entreprise ?Guillaume Braux : L'entreprise devient aveugle. Et pour autant, ça pourrait être extrêmement pertinent d'avoir visibilité sur qui accède à l'information, quel partenaire a vu mon document, à quel moment il l'a lu, à quel moment il l'a téléchargé.Donc c'est effectivement un trou noir aujourd'hui. On ne sait pas ce qui se passe.ZDNET : Mais attention, face à ce constat, la réaction épidermique d'un décideur serait de tout verrouiller au risque de paralyser les métier. Comment éviter ce piège ?Guillaume Braux : Alors, c'est un piège, mais qui se traduit extrêmement rapidement en impact si on applique ce type d'approche. Aujourd'hui, la fluidité de l'interaction avec son écosystème est un enjeu de compétitivité. Donc, bloquer, restreindre ce type d'activité aurait un impact sur la productivité.Donc il faut trouver des mécanismes de réponse pour à la fois appliquer le bon niveau de contrôle sans forcément être un frein pour le business.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C'est un simple prénom qui a mis à genoux il y a quelques jours l'infrastructure numérique de l'une des plus grandes banques françaises.Deux mots que voici, test cedric, ont été envoyés par erreur via une notification push à des millions de clients du Crédit Agricole.Et cet incident cache de véritables leçons pour toute direction informatique. Analysons les trois points de ce fiasco retentissant.Un problème de passerelleLe premier levier concerne l'étanchéité de vos environnements de développement. Car ici un message interne de test a atterri directement sur les smartphones de toute la base client en production.L'erreur humaine est bien entendu inévitable. Un développeur ou un testeur finit toujours par cliquer sur le mauvais bouton. Mais ce fail met en lumière une faille systémique dans les processus de déploiement et d'intégration continue.Concrètement, vos espaces de test, ce que l'on appelle le staging, ne doivent posséder aucune passerelle automatisée vers la production sans garde-fous.Pour un DSI, c'est une invitation à réviser la gouvernance des accès et les validations.Une attaque par déni de service totalement auto-infligéeMais attention, le véritable impact business de cette affaire se trouve dans la seconde phase de l'incident. Ce n'est absolument pas le contenu du message qui a fait s'effondrer l'application bancaire, c'est la réaction des utilisateurs.Car en lisant ce texte mystérieux, des millions de personnes ont ouvert leur application exactement à la même seconde pour vérifier le solde de leurs comptes.Résultat, une attaque par déni de service totalement auto-infligée. Votre infrastructure cloud a beau être élastique et taillée pour absorber des pics d'activité exceptionnels, elle ne peut pas encaisser une telle vague de connexions simultanées.Cela vous oblige à penser la résilience technique différemment. Il devient vital d'intégrer des mécanismes de coupe-circuit, ou de files d'attente virtuelles, pour protéger les bases de données contre ce phénomène de troupeau qui paralyse tous les autres services, comme les virements ou les paiements en ligne.Dans un secteur comme la banque, la confiance est votre produit principalEnfin, le troisième point est purement psychologique, mais il touche au cœur de votre capital marque.Dans un secteur critique comme la banque, la confiance est votre produit principal. Face à un comportement anormal du système informatique, le client pense immédiatement au pire.Sur la plateforme X, les internautes ont d'ailleurs tout de suite redouté un piratage de grande ampleur ou un siphonnage de leurs données.Même si l'établissement a rapidement affirmé que ses systèmes n'étaient pas compromis, le mal était fait. La leçon pour les dirigeants est claire.La communication de crise est aussi cruciale que la remise en route des systèmes. Le silence, même pendant quelques heures, détruit la confiance et sature instantanément vos centres d'appels clients.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Et voici que le géant de l'aérospatial SpaceX est en train de réussir un pivot stratégique magistral qui bouscule l'économie de l'intelligence artificielle.Le nouveau pilier de l'infrastructure IALe premier point de rupture, c'est l'apparition officielle d'un quatrième pilier de croissance pour l'entreprise d'Elon Musk. Et il s'agit de l'infrastructure IA.Historiquement valorisée pour ses lancements de fusées, Starlink et ses projets martiens, l'entreprise vient de dévoiler un accord colossal avec Google dans le cadre de son introduction en Bourse.Concrètement, le géant du cloud s'est engagé à verser la somme vertigineuse de 920 millions de dollars par mois jusqu'en juin 2029 pour accéder à des capacités de calcul. Si l'on ajoute à cela le contrat précédemment signé avec Anthropic, SpaceX s'assure environ 26 milliards de dollars de revenus annuels.Google loue l'accès à environ 110 000 GPU NvidiaLe deuxième levier majeur, c'est la nature même de l'offre. SpaceX ne vend pas de modèle d'IA, mais agit comme un pur fournisseur de puissance brute, un modèle qui rappelle celui du spécialiste CoreWeave.Pour 920 millions de dollars mensuels, Google loue l'accès à environ 110 000 GPU Nvidia de dernière génération, ainsi qu'aux processeurs, à la mémoire et à l'énergie de datacenters géants.Le document juridique qui mentionne ces informations est très clair : Google conserve l'entière propriété intellectuelle de ses contenus et de ses modèles. SpaceX monétise ainsi ses infrastructures de manière totalement indépendante de sa propre IA, nommée Grok.Google se retrouve au centre du jeuEnfin, le troisième pilier réside dans l'accélération d'une économie circulaire de l'IA où Google se retrouve au centre du jeu. Rappelons que Google est un investisseur historique de SpaceX depuis 2015.Dix ans plus tard, la firme de Mountain View devient le client de son entreprise partenaire, tout en étant actionnaire de SpaceX et investisseur dans Anthropic, qui loue également les infrastructures de Musk.Mais attention, ce contrat impose une pression opérationnelle énorme. SpaceX doit livrer la capacité convenue avant le 30 septembre sous peine de voir Google résilier l'accord.C'est l'argument massue pour rassurer les investisseurs, alors que l'adoption de Grok, elle, n'a jamais décollé.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, on décrypte une véritable secousse silencieuse dans le secteur financier, révélée par la dernière édition du Baromètre de l'Autorité des marchés financiers.L'intelligence artificielle s'invite dans la gestion d'épargne, et elle bouscule les codes traditionnels de l'investissement.L'émergence d'une fracture générationnelle.Pour les dirigeants et directeurs des systèmes d'information du secteur bancaire, le premier levier stratégique à retenir est l'émergence d'une fracture générationnelle.Globalement, l'utilisation de l'intelligence artificielle pour s'informer avant un placement reste minoritaire, plafonnant à 11% des Français.Mais attention, ce chiffre cache une réalité bien plus tranchée sur le terrain. Chez les moins de 35 ans, ce taux grimpe à près de 20%, contre à peine moins de 5% pour les plus de 55 ans.Concrètement, cela signifie que la prochaine génération de clients fortunés ou d'investisseurs réguliers a déjà intégré l'algorithme dans son parcours de décision.Et si vos plateformes n'intègrent pas rapidement de briques d'IA, vous risquez tout simplement de perdre cette cible de demain, qui se tourne vers des outils plus agiles.Oubliez le fantasme du robot-gourouLe deuxième point de rupture concerne la nature même de l'usage.Oubliez le fantasme du robot-gourou qui gère un portefeuille de manière totalement autonome. Aujourd'hui, l'intelligence artificielle agit avant tout comme un copilote.Parmi les utilisateurs, plus de 40% s'en servent en complément des informations fournies par leur conseiller classique. Et le recours exclusif à la machine reste figé à un minuscule 5%. La raison est simple, c'est la méfiance face au risque technologique.De manière plus générale, deux tiers des français redoutent que l'usage de l'IA par des professionnels n'induise des erreurs. L'enjeu n'est donc pas de remplacer l'humain, mais de concevoir une IA explicable et rassurante, capable d'épauler le conseiller sans l'effacer.La personnalisation comme relais de croissanceEnfin, le troisième pilier réside dans la personnalisation comme relais de croissance.54% des Français estiment que si les professionnels utilisaient ces technologies, cela permettrait d'offrir des conseils beaucoup plus adaptés à leur situation personnelle.C'est exactement ici que se trouve la véritable valeur business. Les institutions qui déploieront l'IA dans leur back-office comme un moteur de calcul au service du conseiller rafleront la mise. Cela permet d'industrialiser le sur-mesure tout en maîtrisant les coûts de structure.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Cet épisode spécial est présenté en partenariat avec Box, le leader de la gestion intelligente de contenu. Nous sommes avec Guillaume Braux qui est directeur technique chez Box pour l'Europe du Sud et nous allons examiner ensemble un risque immédiat pour les entreprises françaises.L'urgence de la cybersécurité en ce moment, ce n'est pas encore l'IA. Le risque se trouve dans la gestion de vos contenus non structurés. Et pour comprendre l'ampleur du phénomène, il faut s'appuyer sur une réalité mathématique."80 à 90 % des données qui font la propriété intellectuelle des entreprises sont sous une forme non structurée"Guillaume Braux : Effectivement. Et les mathématiques sont importants dans notre sujet de discussion. 80 à 90 % des données qui font la propriété intellectuelle des entreprises sont sous une forme non structurée. La donnée non structurée, c'est globalement tous les documents qui gravitent entre les collaborateurs.On peut penser à des livrables stratégiques, des plans Autocad pour les entreprises du BTP. Mais aussi à des designs ou des concepts de nouveaux produits dans le monde du luxe. Et donc ces données sont extrêmement stratégiques et doivent réellement être pris en compte.ZDNET : Et ces données par nature circulent en permanence...Guillaume Braux : Absolument. Ça circule en permanence au sein du système d'information et donc ça constitue assez paradoxalement la zone aussi la moins la moins gouvernée. Et cela dépasse la simple question du classement de l'information, de la simplicité de recherche à l'information."C'est le chaos qui est le vecteur de risque en terme de sécurité"Cette diffusion non contrôlée de la donnée est devenue une véritable faille pour les entreprises. Et dans nos environnements modernes, l'information se déplace entre les collaborateurs, entre les outils, va être stockée dans de multiples silos de données avec des processus qui ne sont pas forcément outillés et automatisés.ZDNET : Mais alors comment cette hétérogénéité des données et ce manque de gouvernance pèse très concrètement sur la cybersécurité des organisations ?Guillaume Braux : C'est le chaos qui est le vecteur de risque en terme de sécurité, de protection et de gouvernance de l'information. La plupart des entreprises sont plutôt dans une approche de stockage de données et de documents plutôt que dans une approche de stockage d'information."Le principe de protection par l'ignorance n'est pas forcément pertinent"Et donc tous ces contenus ne sont pas associés à des données qui vont permettre de les rechercher plus spécifiquement. On peut donc avoir des difficultés à trouver la bonne information de confiance au bon moment. Et la diversité de contenus peuvent générer très vite des problématiques d'accès ou de permission. Et donc générer un risque pour l'entreprise.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C'est la fin d'une époque, celle où l'on pensait être réellement propriétaire de sa suite bureautique.Préparez-vous, car un verrouillage logiciel signé Microsoft sans précédent se profile très prochainement sur vos appareils.Restriction des fonctionnalitésConcrètement, notez bien la date du 13 juillet 2026.À partir de ce jour, Microsoft va basculer une partie de ses applications Office en mode de fonctionnalité réduite sur l'écosystème Apple.Vos applications incontournables comme Word ou Excel pourront toujours ouvrir et imprimer des documents existants.Mais elles bloqueront la modification, la sauvegarde ou la création de nouveaux fichiers.Et cette paralysie activée à distance cible les anciennes versions, notamment les licences perpétuelles comme Office 2019 sur Mac.Acheter un logiciel n'a désormais plus aucun sensC'est donc un changement majeur pour les entreprises. La notion même d'acheter un logiciel n'a désormais plus aucun sens.Vous croyez posséder votre outil de travail, mais l'éditeur conserve la mainmise pour vous pousser vers ses modèles d'abonnements récurrents comme Microsoft 365.Mais attention, l'enjeu dépasse la simple question du modèle de licence. C'est un véritable piège qui mêle sécurité des données et obsolescence matérielle.Car pour retrouver un usage normal de vos outils bureautiques, la recommandation officielle de Microsoft est de mettre à jour votre système d'exploitation vers au minimum macOS 12 ou iOS 17, puis de télécharger les versions récentes des applications.Or, si vos flottes d'appareils Apple sont trop anciennes pour supporter ces mises à jour, vous faites face à un mur.Et sur Windows, le scénario diffère légèrement mais reste critique. Le logiciel Office 2019 continue certes de fonctionner, mais il est totalement privé de correctifs de sécurité.Une contre-attaque souveraine prend formeIl faut cependant noter que face à cette stratégie, une véritable contre-attaque souveraine prend forme sur le marché français.La DINUM par exemple a d'ailleurs déjà entamé sa migration hors de Microsoft pour se tourner vers des solutions open source comme Linux et LaSuite.Et dans le même temps, de puissantes alternatives émergent, portées par le consortium Euro-Office ou des acteurs comme OnlyOffice.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, on ne va pas parler de génération de texte ou de simples résumés de réunions, mais d'une véritable rupture fondamentale dans le monde des mathématiques.Une intelligence artificielle interne d'OpenAI vient en effet de réfuter une hypothèse mathématique historique, vieille de près de 80 ans.Un problème vieux de 1946Concrètement, le problème géométrique dit des distances unitaires dans le plan a été formulé en 1946 par le célèbre mathématicien hongrois Paul Erdős.La question semble basique. Si l'on place un nombre infini de points sur un plan, combien de paires de ces points peuvent être distantes d'exactement la même longueur.Jusqu'ici, la communauté scientifique s'accordait sur une approche suggérant que ce nombre augmentait de manière linéaire.Sauf qu'un modèle d'OpenAI vient d'invalider cette piste en introduisant une nouvelle démonstration issue de la théorie algébrique des nombres.Bref, l'IA franchit un cap décisif. Elle ne se limite plus à compiler des données connues, elle devient capable de déceler les failles dans des raisonnements humains considérés comme fiables.Mais attention, le véritable coup de force réside dans la nature même de l'outil employé.Une IA généralisteOpenAI a souligné que ce modèle n'est absolument pas une machine experte spécialisée dans les mathématiques.Il s'agit d'un système généraliste, conçu pour exceller dans le raisonnement.C'est un séisme car historiquement, s'attaquer à un problème scientifique de niche nécessitait d'entraîner une IA sur mesure, ce qui engloutissait des budgets très conséquents.Aujourd'hui, ces modèles de fondation prouvent qu'ils peuvent adresser des défis de recherche fondamentale sans apprentissage ultra-spécialisé en amont.Mais il faut tout de même garder la tête froide.Le communiqué scientifique précise que le problème d'Erdős n'est pas encore entièrement résolu à ce stade.Un jalon majeur pour les mathématiques assistées par ordinateurL'algorithme a simplement démontré qu'un certain taux de croissance reste supérieur à zéro.Mais des experts indépendants ont validé cette preuve et parlent d'un jalon majeur pour les mathématiques assistées par ordinateur.Surtout, il convient de considérer désormais l'intelligence artificielle comme un copilote de laboratoire. Elle ne livrera pas forcément le produit fini clef en main, mais elle écartera rapidement les hypothèses de travail erronées.De quoi faire gagner des mois de recherche à vos ingénieurs en identifiant de nouvelles voies de recherche.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, nous décortiquons ce qui s'annonce comme la première grande secousse juridique européenne frappant l'écosystème de l'intelligence artificielle générative.Une offensive judiciaire inéditeL'Alliance de la presse d'information générale, organisme qui fédère près de trois cents quotidiens français, vient en effet de lancer une offensive judiciaire inédite.La cible n'est ni Google, ni OpenAI, mais la société américaine Brave. Bien connue pour son navigateur web axé sur la protection de la vie privée, l'entreprise est aujourd'hui attaquée sur un autre front.Ses outils d'intelligence artificielle et son moteur de recherche, Brave Search, sont accusés d'exploiter illégalement certains contenus.Les plaignants réclament pas moins de 80 millions d'euros de dommages. Ils invoquent la contrefaçon, l'exploitation non autorisée de leurs marques, mais surtout la violation du droit voisin. Car ce dispositif légal oblige les plateformes numériques à rémunérer les éditeurs lorsque leurs articles sont réutilisés.Cette action est la première en Europe à viser l'intégralité de la chaîne de valeur de l'intelligence artificielle générative.L'accusation pointe en effet du doigt d'une part les fonctionnalités de Brave qui résument les articles de presse à la volée.Un index monumental de 40 milliards de pagesMais surtout, Brave propose un index monumental de 40 milliards de pages, accessible via ses API. En d'autres termes, la firme californienne agirait comme un grossiste de la donnée. Elle aspirerait le travail des rédactions pour le revendre ou le fournir en temps réel aux concepteurs de LLM, leur permettant d'entraîner leurs propres algorithmes sans jamais payer le moindre centime aux créateurs originaux.Cette affaire met donc aussi en lumière un risque de conformité majeur pour les utilisateurs de services d'IA.En effet, si vous intégrez des solutions d'intelligence artificielle tierces dans vos processus métiers, la provenance des données d'entraînement devient une véritable bombe à retardement juridique.Car le modèle économique de nombreux acteurs de l'intelligence artificielle repose encore sur un pillage massif et non rémunéré des données disponibles sur internet.Or, cette zone grise est en train de disparaître.Une jurisprudence explosiveLa première audience de cette affaire, fixée pour septembre prochain, pourrait bien créer une jurisprudence explosive.Si les tribunaux tranchent en faveur des éditeurs, les coûts d'exploitation des modèles de langage vont flamber, impactant directement les factures des entreprises clientes.Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre site Zède Dé Net.fr, et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du Zède Dé Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Voici un incident aérien fascinant. Il y a quelques jours, un vol United Airlines reliant l'aéroport de Newark à Palma de Majorque a dû faire demi-tour au beau milieu de l'Atlantique.Et la cause de ce revirement n'est ni une panne mécanique ni une tempête. C'est un appareil Bluetooth présent en cabine dont le nom, visible par tous, contenait le mot "bombe". Ce fait divers aérien, en apparence anecdotique, cache en réalité trois leçons majeures pour tout responsable des systèmes d'information.Ces appareils diffusent leur identifiant en clair à quiconque sonde le réseauLe premier point concerne le nom des appareils numériques visibles sur les réseaux sans fil. Concrètement, le protocole WiFi, ou ici le Bluetooth, facilitent la connexion entre vos différents équipements, de vos écouteurs sans fil à votre montre connectée.Mais le problème, c'est que par défaut, ces appareils diffusent leur identifiant en clair à quiconque sonde le réseau. Dans le cas de ce vol, la crise est née d'un simple nom d'appareil, une donnée modifiable librement par l'utilisateur en deux clics sur son smartphone.Même sans intention malveillante avérée, ce nom d'appareil a sonné comme une alarme, et à suffit à déclencher un protocole de sécurité maximal, c'est-à-dire le retour de l'avion à la case départ.L'asymétrie hallucinante des coûts des menaces de basse intensitéEnsuite, cet événement souligne l'asymétrie hallucinante des coûts liés à ce qu'on appelle les menaces de basse intensité.Calculez un instant l'impact financier d'une telle alerte pour la compagnie aérienne. Le Boeing 767 a dû rebrousser chemin après quatre-vingt-dix minutes de vol. Ensuite il a fallu mobiliser un nouvel équipage, réorganiser la logistique de près de deux cents passagers, et bien sûr faire intervenir les forces de l'ordre sur le tarmac. Et enfin procéder à de nouvelles fouilles exhaustives.Tout cela à cause du nom d'un appareil électronique.Une approche artisanale due à l'urgenceEnfin, l'incident met en lumière la fragilité criante des processus de réponse aux alertes technologiques. Face à la menace, l'équipage a dû demander, puis exiger avec insistance que tous les passagers désactivent manuellement leur connexion Bluetooth.C'est une approche tout à fait artisanale, due à l'urgence.Transposé au monde de l'entreprise, cela nous prouve qu'on ne peut absolument pas dépendre de la bonne volonté des utilisateurs pour circonscrire un risque. Votre infrastructure doit posséder des outils capables de détecter et d'isoler un signal suspect de manière chirurgicale, sans exiger une action humaine de l'ensemble de vos collaborateurs.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, on met de côté les puces et les serveurs pour parler de sentiments. L'intelligence artificielle peut-elle devenir notre meilleur ami, voire notre partenaire de vie ?C'est la question posée par une vaste étude, et la réponse va forcer les décideurs technologiques à revoir leur copie sur l'expérience utilisateur.La fracture générationnelle est explosivePremière leçon de cette enquête menée sur dix mille personnes à travers le monde, la fracture générationnelle est explosive.Près de la moitié des jeunes adultes estiment que d'ici dix ans, l'intelligence artificielle contribuera au bonheur global en offrant un véritable soutien affectif.En clair, la génération qui entre aujourd'hui sur le marché du travail et de la consommation n'attend plus seulement d'un agent conversationnel qu'il soit efficace. Elle attend qu'il soit empathique.Oui, cela peut déplaire aux plus âgés, mais l'outil technologique devient un confident.Le fossé idéologique entre l'Occident et l'Asie est immenseMais attention, l'acceptation de cette intimité de synthèse varie radicalement selon les zones géographiques.C'est notre deuxième point, le fossé idéologique entre l'Occident et l'Asie est immense sur ce point.L'étude met en effet en lumière une fracture béante dans la perception morale de ces technologies.En Indonésie par exemple, un sondé sur deux est prêt à s'en remettre à l'algorithme pour améliorer son bien-être affectif.En revanche, côté occidental, c'est la douche froide. Seulement 15 % d'opinions favorables en Allemagne pour ne citer qu'un seul chiffre.Concrètement, si vous êtes un dirigeant de la tech, vous ne pouvez plus déployer une stratégie globale uniforme pour vos assistants virtuels.Là où le marché asiatique perçoit la machine comme un partenaire potentiel, le consommateur européen y voit une menace pour l'authenticité des relations humaines.Il faudra donc adapter finement l'identité et les limites de vos intelligences artificielles selon les zones géographiques.Le tabou du hardwareEnfin, le troisième axe stratégique concerne le passage du logiciel au matériel, le fameux hardware. Si flirter avec une application textuelle commence à entrer dans les mœurs, incarner cette intelligence artificielle dans le monde physique reste un tabou majeur.Seuls 17 % des sondés se disent prêts à interagir avec des poupées ou des robots équipés d'algorithmes.Bref, une très large majorité rejette cette idée. Et si les avancées en robotique s'accélèrent, pour l'industrie, le défi ne sera pas technique, mais éthique et légal. Le cadre réglementaire va donc inévitablement se durcir.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C'est un véritable coup de théâtre auquel vient d'assister en France le secteur de l'enseignement supérieur.Sous pression, la prestigieuse École polytechnique vient d'annuler sa migration vers Microsoft 365.Le cadre juridique se durcit sérieusementCe revirement spectaculaire est d'abord le signe que le cadre juridique se durcit sérieusement. En tentant d'imposer l'écosystème Microsoft, Polytechnique s'est heurtée de plein fouet au Code de l'éducation, qui exige de prioriser les logiciels libres.Mais surtout, en migrant vers ces outils, l'école exposait les données sensibles de la recherche française aux lois extraterritoriales américaines, notamment le fameux Cloud Act.Sous la menace d'une action en justice menée par le Conseil National du Logiciel Libre, et face à la fronde de ses propres chercheurs, la direction a dû capituler.Ce dossier dépasse largement les murs de l'écoleMais attention, ce dossier dépasse largement les murs de l'école.Car au même moment, l'autorité de protection des données autrichienne édicte que la version éducation de Microsoft 365 viole purement et simplement le RGPD, notamment en pistant les utilisateurs à des fins commerciales.Il est donc temps de sortir du déni. Les promesses d'hébergement localisé ne suffisent plus lorsque la société mère reste contrainte de livrer ses données sur simple injonction d'un juge outre-Atlantique.Quelle alternative s'offre aux décideurs ?Face à ce constat, quelle alternative s'offre aux décideurs ? Longtemps perçu comme complexe, le logiciel libre pourrait servir de levier stratégique.Le Conseil National du Logiciel Libre assure structurer une véritable filière d'accompagnement.L'objectif est d'aider les organisations à migrer vers des outils ouverts, souverains et interopérables.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Direction la Chine où vient d'être déployé le tout premier robot humanoïde domestique dopé à l'intelligence artificielle.On est très loin du simple aspirateur automatiqueIl s'appelle SeeLight S1, et il est conçu par l'entreprise GigaAI.Et croyez-moi, on est très loin du simple aspirateur automatique. Loin de la robotique industrielle, où la machine répète inlassablement le même mouvement dans un environnement sous cloche, le SeeLight S1 casse ce paradigme grâce à ce que le fabricant appelle l'IA incarnée.Concrètement, le robot est équipé d'un modèle d'intelligence artificielle nommé GigaBrain 1, qui agit comme un véritable cerveau.Et il ne suit pas un script préétabli.Il analyse la tâche, comprend son environnement direct et planifie lui-même la trajectoire de ses bras pour accomplir des missions complexes, comme cuisiner, plier du linge ou faire un lit.Bref, les modèles d'IA passent de la simple génération de texte à la prise de décision physique en milieu instable.Mais attention, la technologie ne suffit pas, il faut un modèle économique.Une stratégie d'acquisition par la donnéeEt c'est notre deuxième point.Comment vendre un robot qui coûte aujourd'hui près de vingt-huit mille euros l'unité ?GigaAI a choisi une stratégie d'acquisition par la donnée. En clair, l'entreprise va déployer gratuitement une centaine de ces robots dans des appartements pour des tests en conditions réelles.L'objectif n'est pas de faire du chiffre d'affaires immédiat, mais d'acheter de la donnée d'usage.Oui car les environnements domestiques sont chaotiques, avec des enfants, des animaux, des obstacles imprévus.En plaçant ces machines gratuitement chez des utilisateurs cibles, GigaAI récupère des millions de points de données pour entraîner son modèle face aux imprévus, tout en bâtissant la confiance du grand public.Maîtriser toute la chaîne de valeurEnfin, le troisième levier est éminemment stratégique et industriel.Derrière ce lancement, c'est toute une région chinoise qui se positionne. La province du Hubei a mis en place un fonds d'investissement de plus d'un milliard d'euros dédié à l'industrie de la robotique humanoïde.La volonté est évidemment de maîtriser toute la chaîne de valeur, du capteur logiciel aux moteurs physiques. Et cette intégration verticale agressive a un but très précis. GigaAI prévoit d'ouvrir sa propre usine dès la fin de l'année pour diviser par deux le coût de fabrication de son robot avant l'été prochain.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, direction la Suède, pour analyser une collision routière qui fait du bruit. Et ce n'est pas seulement la collision d'un bus et d'un tramway, mais celle de l'innovation face à la réalité du terrain.Un véritable cas d'écoleLa scène se déroule il y a quelques jours dans la bonne ville de Göteborg.Un bus autonome, fraîchement autorisé à embarquer ses premiers passagers, freine brusquement. Un tramway qui le suit le percute par l'arrière. Bilan, aucun blessé, mais le véhicule est immédiatement retiré de la circulation.Et derrière l'anecdote, c'est un véritable cas d'école.Car elle met en lumière le fait que les intelligences artificielles de conduite sont programmées pour une prudence absolue.Face à l'imprévu, elles s'arrêtent. Mais dans un trafic ouvert, cette prudence algorithmique devient paradoxalement un danger pour les conducteurs humains qui anticipent la fluidité, pas le respect tatillon et millimétré du code de la route.En clair, la performance d'un système autonome ne s'évalue pas en laboratoire, mais dans sa capacité à cohabiter avec l'irrationalité et les normes humaines.Le casse-tête de la mise à l'échelleEt c'est ce qui nous amène au deuxième levier stratégique de cette affaire, c'est à dire le casse-tête de la mise à l'échelle.Car si ce bus circulait, c'est grâce à une dérogation locale. Et en Europe, à ce jour, il n'existe toujours pas d'autorisation globale pour le déploiement commercial de robotaxis ou de navettes autonomes.En clair, chaque ville, chaque trajet exige son propre laissez-passer.En clair, on reste coincé dans l'ère des preuves de concept éternelles, incapable de transformer l'essai en un véritable modèle d'affaires paneuropéen.L'agent autonome manque cruellement de contexte métierEnfin, ce choc des réalités dépasse le secteur des transports. Et c'est notre troisième point. Toujours en Suède, à Stockholm cette fois, une autre expérimentation a récemment tourné à la farce.Un café a en effet confié sa gestion à Mona, une cyber-manageuse propulsée par une IA.Et le résultat est tout simplement catastrophique.La machine multiplie les commandes absurdes et bafoue allègrement le droit du travail local.Bref, que ce soit pour piloter un véhicule lourd ou gérer des ressources humaines, l'agent autonome manque cruellement de contexte métier. Déployer une telle technologie sans lui imposer des garde-fous stricts, liés aux régulations sociales ou à la physique du monde réel, conduit inévitablement à l'accident industriel ou juridique. Certes, l'innovation nécessite de l'audace, mais elle exige surtout un cadre.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'intelligence artificielle vient de renverser le sablier de la cybersécurité. L'entreprise Anthropic publie les premiers résultats de son projet Glasswing.En un seul mois, leur nouveau modèle expérimental, Claude Mythos Preview, a identifié plus de dix mille failles critiques dans les infrastructures logicielles mondiales les plus sensibles.Le goulot d'étranglement n'est plus la détectionConcrètement, le problème a changé de camp. Jusqu'à présent, la sécurité logicielle était freinée par la lenteur de la découverte des vulnérabilités. Aujourd'hui, avec des IA capables d'auditer des millions de lignes de code en un instant, le goulot d'étranglement n'est plus la détection. C'est l'humain.Les développeurs et les équipes de sécurité sont tout simplement noyés. Trouver une faille prend quelques secondes à l'IA. Mais vérifier, documenter et coder le correctif exige toujours du temps et de l'expertise humaine.Chez Cloudflare, partenaire du projet, la vitesse de détection a été multipliée par dix, avec une précision jugée supérieure à celle d'un humain. Le paradigme s'inverse donc totalement pour les directions informatiques.Cette accélération crée une fenêtre de tir redoutable pour les piratesMais attention, cette accélération crée une fenêtre de tir redoutable pour les pirates. C'est le deuxième point crucial. Quand une IA de cette trempe identifie une faille, elle peut aussi générer le code nécessaire pour l'exploiter.Or, face à ce déluge de signalements, les mainteneurs de projets open source sont à bout de souffle. Certains supplient même de ralentir le rythme des divulgations. En moyenne, il faut encore deux semaines pour corriger un bug critique.Si des modèles d'IA aussi puissants tombent dans le domaine public sans garde-fous, cette latence entre la découverte et le déploiement de la mise à jour deviendra mortelle pour les entreprises.Alors, comment réagir face à ce mur qui approche à grande vitesse ?Les entreprises doivent impérativement compresser leurs cycles de mise à jour. La bonne nouvelle, c'est que l'IA apporte ici aussi son propre antidote.Anthropic a lancé la solution Claude Security en version bêta pour les entreprises. L'objectif est de scanner votre code interne pour y débusquer les erreurs et de générer automatiquement les correctifs pour vous faire gagner un temps précieux.En trois semaines, plus de deux mille failles ont ainsi été réparées. Mais au-delà du code, c'est toute l'architecture de défense qui doit évoluer. Il ne faut plus se reposer uniquement sur l'attente d'un correctif, mais durcir les configurations par défaut, imposer l'authentification multifacteur partout et surveiller les flux en temps réel.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Partons en Chine pour analyser un véritable séisme dans l'industrie mondiale des semi-conducteurs. Huawei vient de dévoiler une stratégie audacieuse pour contourner les sanctions américaines et produire des puces très haut de gamme d'ici cinq ans.Atteindre une densité de transistors équivalente à une gravure de 1,4 nm d'ici 2031Oubliez la course effrénée à la miniaturisation des transistors, ce modèle historique que l'on appelle la loi de Moore. Privée d'accès aux équipements de lithographie de pointe par Washington, l'entreprise chinoise change tout simplement les règles du jeu.Huawei a annoncé tout simplement qu'elle atteindrait une densité de transistors équivalente à une gravure de 1,4 nanomètre d'ici 2031.C'est un bond colossal quand on sait que la Chine est actuellement estimée à une capacité d'environ 7 nanomètres.La loi de mise à l'échelle de TauPour réaliser cet exploit sans les outils occidentaux, Huawei introduit la loi de mise à l'échelle de Tau. Concrètement, au lieu de réduire la taille des composants physiques, l'entreprise se concentre sur l'optimisation des trajets à l'intérieur du système.L'objectif est donc de raccourcir les interconnexions pour accélérer le transfert des données et réduire drastiquement la latence. Et si ça marche, c'est une bascule stratégique majeure pour l'industrie, car on passe d'une performance basée sur la finesse de gravure à une efficacité pensée au niveau de l'architecture globale.Et cette nouvelle approche n'est pas qu'un concept théorique. Elle se matérialise déjà sous le nom de LogicFolding. Cette architecture innovante va d'abord équiper les puces Kirin des prochains smartphones de la marque dès cette année, avant de s'étendre aux processeurs d'AI d'ici 2030.Risques de surchauffeHuawei propose donc une alternative nationale crédible face au monopole américain.Mais attention, ce changement de paradigme ne se fera pas sans heurts. Si l'approche de Huawei permet de contourner les limites actuelles de la lithographie, elle soulève de nouveaux défis techniques.Les analystes pointent du doigt des problèmes liés à la consommation énergétique et surtout à la dissipation thermique, en particulier pour les serveurs d'intelligence artificielle.Surtout, Huawei admet être en mode de survie extrême. L'échelle de Tau est donc peut être la seule issue pour le fabricant chinois, quitte à faire des promesses difficilement tenables.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Une nouvelle menace plane sur vos environnements de travail. Et c'est le FBI qui tire la sonnette d'alarme concernant un outil redoutable capable de pirater les comptes Microsoft 365, et ce, même si vous utilisez la double authentification.Concrètement, de quoi parle-t-on ?Vendu sur Telegram pour 250 € / moisDepuis le mois d'avril dernier, une plateforme nommée Kali365 fait des ravages dans les entreprises européennes. C'est un service vendu sur Telegram pour seulement deux cent cinquante dollars par mois. Et à ce prix dérisoire, n'importe quel cybercriminel achète une solution clé en main pour lancer des campagnes de hameçonnage ultra perfectionnées.Et en ce moment, des centaines de comptes sont compromis chaque jour.Concrètement, les pirates ciblent en priorité les profils professionnels liés à la paie et à la comptabilité. En clair, le pirate peut accéder librement aux boîtes de réception, aux fichiers partagés sur OneDrive et aux conversations confidentielles sur Teams de votre direction financière.Kali365 contourne la double authentificationMais attention, la véritable rupture technologique de cette attaque réside dans sa méthode. Jusqu'ici, on pensait que la fameuse double authentification (MFA), c'est à dire le fait de valider sa connexion avec un code sur son téléphone, était une barrière infranchissable.Et bien Kali365 contourne complètement cet obstacle. L'outil capture ce que l'on appelle le token de session.Pour ce faire, les pirates vous envoient un mail très crédible avec un lien vers une vraie page Microsoft. Vous entrez votre code de sécurité en pensant bien faire. Et c'est ce geste précis qui leur livre le laissez-passer.Le premier rempart reste l'humainAlors, comment protéger efficacement vos infrastructures face à cette nouvelle technique de piratage ?Le premier rempart reste l'humain. Il faut marteler un réflexe vital à tous vos collaborateurs. Si vous recevez un code de vérification Microsoft sans avoir initié de connexion, ne cliquez surtout pas et signalez le message.De plus, il faut exiger la vérification systématique de l'adresse internet. Elle doit impérativement commencer par login point microsoftonline point com.Le FBI recommande aussi vivement de déployer des politiques d'accès conditionnelles.Ce dispositif vérifie l'appareil utilisé, croise la localisation géographique et analyse le comportement de connexion avant d'accorder l'accès.C'est aujourd'hui la seule parade technique véritablement robuste contre le vol de session.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C'est une entreprise qui construit l'infrastructure d'IA la plus enviée de la planète. Mais ses propres chercheurs doivent faire la queue pour y accéder. Oui, c'est le paradoxe fascinant auquel fait face Google aujourd'hui.L'écrasant succès commercial des TPULe nœud du problème, c'est l'écrasant succès commercial des puces maisons de Google, les TPU, auprès de géants comme Anthropic ou Meta. Cette demande est en train de priver ses équipes internes, notamment celles de Google DeepMind, des ressources indispensables à leurs propres recherches.Google a signé des accords pour positionner ses puces comme la seule alternative crédible aux cartes Nvidia. L'entreprise s'est notamment engagée à investir jusqu'à 40 milliards de dollars dans Anthropic. Et ce deal titanesque verrouille l'accès à un million de puces et cinq gigawatts de capacité de calcul sur cinq ans.En ajoutant Meta à l'équation, Google a vendu tellement de puissance de calcul que ses infrastructures ne suffisent plus à satisfaire tout le monde en même temps.Un goulet d'étranglement qui touche l'ensemble du secteur techMais attention, cette crise de croissance ne vient pas uniquement d'un arbitrage commercial. Elle révèle un goulet d'étranglement industriel bien plus profond qui touche l'ensemble du secteur tech. Le patron de DeepMind, Demis Hassabis, pointe deux limites majeures.D'un côté, une pénurie de composants clés en amont, notamment les mémoires à haute bande passante fournies par Samsung ou SK Hynix.De l'autre, un besoin vital de puces pour les chercheurs qui doivent tester de nouvelles idées à grande échelle. Malgré un plan d'investissement de près de 180 milliards de dollars cette année pour Alphabet, la puissance disponible est donc rationnée en interne.Et concrètement, cette pénurie commence à fissurer le leadership technologique de Google.Plusieurs chercheurs de renom ont déjà quitté le navire ces derniers mois pour des start-ups, lassés de voir leurs projets mis en attente.Diversifier sa chaîne d'approvisionnementPour desserrer l'étau, Google tente bien de diversifier sa chaîne d'approvisionnement en s'alliant avec des partenaires comme Broadcom ou MediaTek pour produire des puces d'inférence en aval.Mais la cadence de production ne suit pas encore la demande.Google se retrouve donc dans une position acrobatique, devenant le principal fournisseur d'infrastructure de ses propres concurrents, tout en essayant de garder assez de puissance pour entraîner ses futurs modèles Gemini.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'adoption massive de l'intelligence artificielle générative au bureau est-elle en train de court-circuiter nos cerveaux ?Une étude académique d'envergure jette un pavé dans la mare des directions générales et des DRH.Les chercheurs démontrent que l'assistance par IA, loin de simplement faire gagner du temps, altère directement la persévérance et les capacités de résolution des utilisateurs.Dépendance cognitiveD'abord, le premier enseignement concerne le mécanisme de la dépendance cognitive.Les scientifiques ont mené une série d'expérimentations en soumettant des professionnels à des tâches de résolution complexes en mathématiques et en compréhension textuelle, le tout épaulé par GPT-5.Après seulement dix minutes d'utilisation conjointe, l'IA a été retirée sans préavis. Et le résultat est sans appel.Les utilisateurs ayant bénéficié de l'IA affichent un taux de réussite nettement inférieur et un taux d'abandon deux fois plus élevé que le groupe témoin qui a travaillé à l'ancienne.En clair, l'esprit humain s'habitue à la béquille technologique à une vitesse fulgurante. Et il désapprend l'effort intellectuel nécessaire pour surmonter un obstacle de manière autonome.L'impact dépend radicalement de la stratégie d'usage adoptéeEnsuite, au-delà de ce constat global, l'étude révèle que l'impact dépend radicalement de la stratégie d'usage adoptée.Les chercheurs ont segmenté les participants en fonction de leur manière d'interroger la machine. Les conclusions montrent que la chute des performances et de la persévérance est concentrée chez les plus de 60 % d'utilisateurs qui demandent des réponses directes ou des solutions clés en main.À l'inverse, les professionnels qui sollicitent l'IA comme un tuteur, pour obtenir de simples indices ou des clarifications méthodologiques, ne subissent aucune dégradation de leurs compétences.La frontière entre l'augmentation des capacités et l'atrophie intellectuelle réside donc uniquement dans l'art du prompt et l'intention de l'utilisateur.La question critique de la gestion du capital humain à l'ère numériqueEnfin, pour les dirigeants, cette étude pose la question critique de la gestion du capital humain à l'ère numérique.La plupart des outils d'IA actuels sont optimisés pour l'utilité à court terme et la satisfaction immédiate.Mais si l'utilisation quotidienne dégrade la capacité à raisonner par soi-même, les entreprises risquent d'éroder à long terme les compétences clés de leurs collaborateurs, précisément celles que l'IA était censée soutenir.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Penchons nous aujourd'hui sur le domaine de la santé connectée avec une annonce de Samsung qui affirme que sa Galaxy Watch pourrait bientôt prédire les évanouissements, et ce bien avant qu'ils ne surviennent.Derrière cette promesse, il y a une étude clinique menée en Corée. Cette étude valide la capacité de la montre connectée Galaxy Watch 6 à anticiper une syncope vasovagale, c'est à dire le fameux malaire vagal.Précision de 85 %Pour y parvenir, les chercheurs ont exploité le capteur de photopléthysmographie de la montre, qui mesure les variations de la fréquence cardiaque, et y ont injecté un algorithme d'intelligence artificielle.Les résultats en laboratoire sont impressionnants puisque le modèle a prédit les malaises jusqu'à cinq minutes avant qu'ils ne se produisent. Et ce avec une précision de près de 85 %.Pour les patients concernés, ces précieuses minutes de sursis permettraient de s'asseoir, de s'allonger ou de s'éloigner d'une zone dangereuse, évitant ainsi de graves traumatismes crâniens ou des fractures liés à une chute.Un problème de faux positifReste que des cardiologues demeurent forts dubitatifs face à cette innovation. Le problème majeur réside dans le fait que dans plus de 30 % des cas, l'algorithme se trompe, et lance de fausses alertes. De quoi gêner considérablement la vie quotidienne des utilisateurs.Car la multiplication de ces faux positifs entraîne inévitablement ce que les médecins appellent la fatigue des alarmes, un phénomène qui pousse l'utilisateur à ignorer les avertissements ou à développer une anxiété médicale totalement injustifiée.C'est donc là, entre les essais en laboratoire et l'usage dans la vie réelle, que cette étude pose problème.Le problème du terrain vs. le laboDe plus, dans le quotidien d'un utilisateur, des dizaines de variables parasitent les signaux du capteur, qu'il s'agisse des mouvements, de la déshydratation, de la prise de médicaments ou même de la couleur de la peau.Les experts rappellent donc que ces appareils grand public, aussi perfectionnés soient-ils, ne sont pas des outils de diagnostic.Pour que cette technologie devienne un véritable outil de médecine préventive, Samsung devra passer par des essais à grande échelle.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, nous sortons du mirage des éternels projets pilotes pour analyser comment transformer l'IA agentique en véritable levier de performance business.Alors que beaucoup d'entreprises tâtonnent encore avec des démonstrateurs techniques sans valeur ajoutée concrète, le géant de la réservation en ligne Booking.com vient de franchir une étape importante en déployant une architecture d'agents intelligents en production, avec à la clé un bond de 73% de la satisfaction de ses partenaires.Cibler les délais de traitement des demandes des voyageursPour y parvenir, le premier pilier a consisté à ancrer la technologie dans la résolution d'un point de friction opérationnel historique. Et ce plutôt que de céder à l'effet de mode de l'IA générative.L'équipe technique de Booking a donc ciblé les délais de traitement des demandes des voyageurs. C'est un enjeu critique car c'est le manque de disponibilité du personnel hôtelier qui pénalise le plus souvent l'expérience client dans ce secteur.En se basant sur une infrastructure de données robuste et intégrée, mêlant Snowflake pour le stockage, LangGraph pour le raisonnement agentique et des modèles de pointe comme GPT ou Gemini, ils ont développé un système de messagerie capable de contextualiser et de traiter les requêtes en un temps record.Déploiement progressifLe deuxième pilier repose sur une approche de déploiement progressif, indispensable pour instaurer la confiance et sécuriser les processus.Au lieu de basculer immédiatement vers une automatisation totale et risquée, Booking.com a d'abord positionné son outil comme un assistant, laissant l'humain valider les suggestions de réponses en un clic.Ce n'est que dans un second temps, une fois la fiabilité du modèle éprouvée, que les hôteliers ont pu déléguer une autonomie complète à l'agent d'IA. Ce dernier peut désormais répondre de manière totalement autonome au milieu de la nuit pour confirmer, par exemple, la présence d'un parking ou d'une piscine dans un établissement.La grande question de la latenceEnfin, le troisième pilier met en lumière les réalités de la mise en production, bien loin du confort des laboratoires de test.Le passage à l'échelle a immédiatement confronté les équipes à des problématiques de latence, obligeant les ingénieurs à simplifier drastiquement leur architecture cloud pour maintenir l'instantanéité des échanges.C'est précisément cette optimisation qui a amené à un résultat positif. Car au-delà des gains de satisfaction client, cet agent d'IA en production désengorge les centres de support client, générant une réduction massive des coûts opérationnels pour l'entreprise.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C'est un séisme géopolitique et éthique qui se prépare au Vatican.Anthropic au VaticanLe Pape Léo quatorze va publier sa toute première encyclique majeure le 25 mai prochain. Et l'invité d'honneur pour son lancement n'est autre que le cofondateur d'Anthropic, Chris Olah.Intitulé Magnifica Humanitas, ce texte historique place l'intelligence artificielle au cœur des priorités morales de l'Église.Pour les dirigeants et les décideurs de la tech, ce n'est pas une simple prise de position spirituelle, mais un signal fort qui pourrait redéfinir l'approche des technologies de rupture.Concrètement, le souverain pontife s'attaque en premier lieu à la dérive militaire de l'IA.Face aux escalades de conflits internationaux, le Pape dénonce avec force l'évolution inhumaine des technologies sur le champ de bataille, et vise directement les armes autonomes.En invitant Anthropic, une entreprise qui s'est ouvertement opposée à l'administration américaine sur la question des garde-fous militaires, le Vatican s'aligne avec les acteurs de la tech qui prônent une IA responsable.Défense des droits des travailleursMais au-delà des zones de guerre, c'est le marché du travail mondial qui est ciblé par cette encyclique.Le Pape fait un parallèle historique direct entre la question de l'IA et la défense des droits des travailleurs à l'époque de la révolution industrielle.En clair, selon le Pape, l'IA ne doit pas devenir un outil d'optimisation financière sauvage qui broie l'humain et accentue les inégalités.Il faut comprendre comment l'IA prend ses décisions juge l'ÉgliseEnfin, la présence de Chris Olah à Rome montre que l'Église s'intéresse de très près au fonctionnement des réseaux de neurones.Pour que l'humain reste au centre, il faut comprendre comment l'IA prend ses décisions juge l'Église.Et c'est peut être étrange de le dire ainsi, mais c'est une autorité spirituelle qui enjoint les décideurs d'améliorer l'auditabilité des algorithmes, condition sine qua non de leur acceptabilité sociale.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.