Découvrir au quotidien les enjeux de la technologie. Le podcast de la rédaction de ZDNet, pour les professionnels à la recherche d'infos pratiques et concrètes pour mieux comprendre le marché IT et telco et son influence sur les métiers.
ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes

L'intelligence artificielle générative s'impose désormais partout. Mais dans les métiers réglementés du conseil patrimonial, la moindre erreur de calcul ou une simple hallucination juridique peut s'avérer catastrophique pour les cabinets.C'est précisément pour lever ce verrou que l'éditeur Simulabox lance Simulabox Intelligence Patrimoniale.La promesse de cette application est de changer radicalement la donne pour l'intégration de l'IA appliquée à la finance.Basculement de la valeur vers la donnée structuréeCommençons par le premier pivot de cette annonce, c'est à dire le basculement de la valeur vers la donnée structurée.Au lieu de perdre du temps à développer un énième modèle de langage grand public ou propriétaire, Simulabox prend le problème à contre-pied de la tendance actuelle. L'innovation consiste ici à fournir aux intelligences artificielles du marché une matière première ultra-fiable, nettoyée et parfaitement modélisée.Concrètement, la plateforme organise nativement les scénarios civils, fiscaux et financiers complexes pour qu'ils soient directement assimilables et interprétables par les algorithmes.La véritable valeur ajoutée ne se situe donc plus dans l'outillage qui rédige la synthèse, mais bien dans la qualité technique de l'expertise qui lui est confiée en amont.La grande question de la conformité réglementaireMais attention, tout ceci n'est possible que si la solution assure la conformité réglementaire. Et c'est notre deuxième point.Et dans un secteur où les règles fiscales bougent constamment, les directions juridiques et techniques exigent des garde-fous.Le moteur métier de Simulabox verrouille la rigueur technique des données, valide les calculs complexes et justifie les arbitrages, tandis que l'IA générative se concentre uniquement sur ce qu'elle fait de mieux, à savoir synthétiser la stratégie, vulgariser les concepts et rendre l'information fluide pour le client final.Un écosystème totalement agnostiqueEnfin, le troisième pilier concerne l'ouverture et l'agilité de cette architecture logicielle.Simulabox fait le choix fort d'un écosystème totalement agnostique, refusant tout phénomène de verrouillage de fournisseur.Les entreprises et grands comptes restent entièrement libres d'utiliser les outils d'intelligence artificielle de leur choix, qu'il s'agisse de solutions généralistes américaines ou de modèles souverains et sécurisés.C'est un argument de poids pour respecter les contraintes de confidentialité et de gouvernance des données. Les professionnels peuvent ainsi moderniser leurs processus de conseil patrimonial tout en conservant la maîtrise de leur infrastructure technique globale.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, nous plongeons dans l'univers de la fabrication numérique avec une annonce qui pourrait bien bousculer les lignes de production légères des entreprises et des créateurs.Le constructeur xTool vient de lancer les précommandes de son O1 Omni Printer, une machine de bureau inédite qui ambitionne de réaliser de l'impression sur pratiquement tous les matériaux existants.Convergence technologiqueEt je commence par la convergence technologique et son impact sur le retour sur investissement.Jusqu'ici, personnaliser des objets rigides comme le bois, le verre ou le métal, et imprimer sur du textile nécessitait l'acquisition de plusieurs équipements spécialisés.Une fragmentation qui pesait lourd sur le Capex des petites structures et des départements de design.En combinant nativement les technologies UV, l'impression directe sur textile et le Direct-to-Film au sein d'un seul appareil, cette machine supprime une frontière historique.De l'IA pour industrialiserLe deuxième axe réside dans l'intégration de l'intelligence artificielle pour atteindre des performances industrielles.Grâce à un système combinant mesure laser et numérisation à l'échelle un pour un, la machine élimine le besoin de gabarits physiques.L'IA du logiciel xTool Studio reconnaît les formes irrégulières, gère l'alignement et remplit les motifs de manière autonome.Ce gain de temps est crucial pour les professionnels qui veulent changer d'échelle. On passe d'un processus artisanal sujet à l'erreur à un mode de production agile où l'on dépose l'objet et où l'on lance l'impression immédiatement.Laisser la machine inutilisée jusqu'à quatorze jours sans altérer ses capacitésMais qu'en est-il de la viabilité à long terme de ce type d'équipement dans un cadre professionnel.C'est notre troisième point.Trop souvent, les imprimantes de bureau souffrent d'un manque de fiabilité, notamment avec le séchage des buses en cas d'inactivité.xTool répond à ce défi en assurant qu'il est possible de laisser la machine inutilisée jusqu'à quatorze jours sans altérer ses capacités.Ajoutez à cela des encres certifiées et un système de filtration d'air intégré pour éliminer les odeurs en atelier, et vous obtenez un outil de production autonome, sûr et calibré pour un environnement de travail moderne.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

À quelques mois de l'échéance cruciale du premier septembre 2026, la course à la conformité pour la facturation électronique s'accélère en France.Par exemple, NTT DATA Business Solutions sort sa solution cloud Joubini, qui vient d'obtenir le précieux sésame de Plateforme Agréée, l'équivalent de ce qu'on appelait auparavant une PDP, c'est à dire une plateforme de dématérialisation partenaire.La bascule réglementaire de 2026D'abord, il faut comprendre la portée de cet agrément de Plateforme Agréée.Pour les grandes entreprises et les ETI, la bascule réglementaire de 2026 est une transformation structurelle de la gestion fiscale et du reporting.Cet agrément garantit aux organisations que leurs factures et leurs transmissions de données fiscales seront acheminées vers l'administration.Cela veut dire aussi que Joubini et ses concurrents également agréé deviennent des tiers de confiance validé par l'État français.La grande question de l'intégration au SIEnsuite, le véritable défi pour les directeurs informatiques réside dans l'intégration de cette contrainte au sein d'architectures SI souvent complexes et hétérogènes.Joubini est une plateforme pensée pour être nativement compatible avec les environnements ERP, notamment les standards lourds du marché comme SAP ECC ou SAP S4 HANA.Concrètement, cela évite de devoir repenser de fond en comble la chaîne de facturation existante. La solution ingère les flux de données, gère le multi-protocole et traduit instantanément les documents dans les formats réglementaires imposés comme Factur-X, UBL ou EDIFACT grâce à une bibliothèque de plus de 15000 mappings standards.Transformer une obligation légale en levier de performance businessMais attention, la facturation électronique ne doit pas être vécue uniquement comme une épine réglementaire dans le pied des entreprises.C'est le troisième point majeur. Cet agrément transforme une obligation légale en un levier d'automatisation et de performance business.En centralisant les flux EDI et le invoicing sur une plateforme cloud, les entreprises gagnent en traçabilité et réduisent drastiquement les coûts de traitement des factures.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C'est le grand défi de cette année 2026 : faire passer l'intelligence artificielle du statut de gadget conversationnel à celui d'agent autonome capable d'agir directement sur vos systèmes métiers.Selon les derniers chiffres, 42% des initiatives sont abandonnées avant même la mise en production, faute de supervision adaptée. C'est pour briser ce plafond de verre que Salesforce dégaine MuleSoft Omni Gateway, une solution conçue pour unifier la gouvernance de ces nouveaux robots d'entreprise.Le plan de contrôle exploseAbordons d'abord le piège de la fragmentation. Pour donner du pouvoir d'action aux agents autonomes, les entreprises ont tendance à empiler des passerelles IA dédiées ou à coder des couches de contrôle sur mesure. Résultat, le plan de contrôle explose.Vos équipes réseau gèrent les API d'un côté, les ingénieurs IA encadrent les modèles de l'autre, et la direction perd toute visibilité.Et ces angles morts se transforment vite en vulnérabilités.Salesforce propose avec Omni Gateway de centraliser la supervision sur l'ensemble de votre parc, qu'il utilise MuleSoft, Kong, Apigee, Azure ou encore AWS.Par la grâce du MCPLe deuxième levier, c'est la transformation des actifs métiers.Connecter des agents à vos données exigeait jusqu'ici un travail d'intégration lourd et spécifique.La solution de Salesforce convertit vos API REST existantes en outils directement assimilables par l'IA. Et cela se fait grâce au protocole MCP, le nouveau standard ouvert de communication.Concrètement, vos règles de sécurité et d'authentification d'origine sont automatiquement transmises. Les agents autonomes peuvent ainsi trouver et consommer les ressources de l'entreprise en toute autonomie, pendant que la gouvernance de l'IT tourne de manière invisible en arrière-plan.La question de la maîtrise financièreEnfin, regardons le nerf de la guerre, qui est la maîtrise financière et la traçabilité.Qui dit agents autonomes connectés dit risque d'explosion de la consommation de jetons, les fameux tokens.Omni Gateway permet de suivre ces flux en temps réel et d'imposer des garde-fous budgétaires depuis une interface unique. C'est donc une aubaine pour vos équipes FinOps et de sécurité.Mieux encore, chaque interaction ou délégation de tâche génère un audit. Si un agent IA adopte un comportement inattendu en production, vos équipes opérationnelles disposent donc d'un fil conducteur pour remonter à la source et résoudre l'incident.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C'est le grand saut pour le spécialiste de l'ingénierie optique XGIMI qui lance officiellement via sa marque MemoMind les précommandes des MemoMind One, ses premières lunettes connectées à intelligence artificielle.Un produit très attendu qui quitte enfin le CES de Las Vegas pour s'attaquer de front à la productivité des cadres et des nomades numériques dès cet été.L'informatique ambiante arriveLe premier levier de cette annonce, c'est l'avènement concret de l'informatique ambiante sur le nez des utilisateurs.Loin d'être une extension gadget de votre smartphone, ces lunettes intègrent un système d'exploitation hybride multi-LLM.Concrètement, cela signifie que l'appareil est capable de basculer d'un modèle de langage à un autre selon la complexité de la tâche à effectuer.Traduction intégrée aux lunettesDeuxième pilier, la traduction intégrée dans les lunettes. Les lunettes intègrent en effet un traducteur instantané gérant plus de 26 langues en mode passif ou en dialogue actif, couplé à un enregistreur.Ce dernier capture les conversations pour générer des comptes-rendus et des listes de tâches automatiques.Plus fort encore pour vos présentations, un téléprompteur qui affiche vos notes directement dans votre champ de vision.Un modèle de monétisation particulierMais attention, le véritable enjeu à long terme et notre troisième point réside dans le modèle de monétisation de cet appareil.Derrière le matériel vendu à partir de 399 dollars, MemoMind introduit un abonnement premium baptisé Memo Plus à près de 20 dollars par mois.Ce service propose une mémoire à long terme qui enregistre, connecte et interprète en continu l'historique de votre vie professionnelle stockée dans les lunettes connectées.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C'est un véritable séisme géopolitique et technologique qui secoue l'écosystème de la tech.La France vient de décider d'écarter officiellement l'américain Palantir de ses services de renseignement.Cette décision historique marque un point de défiance inédit en Europe et envoie un signal fort à tous les décideurs du secteur public comme du secteur privé.Palantir n'est pas un fournisseur de cloud ordinairePour comprendre la portée de cette rupture, il faut d'abord analyser la question de l'allégeance politique face à la souveraineté des données.Car Palantir n'est pas un fournisseur de cloud ordinaire.Né dans le sillage direct des attentats du 11 septembre et historiquement soutenu par le fonds de la CIA, le groupe affiche une ambition géopolitique claire. Il s'agit avant tout pour Palantir de préserver la puissance américaine.D'ailleurs, Ses revenus dépendent massivement de Washington, avec une hausse spectaculaire des contrats de défense portée par la dynamique de l'administration Trump depuis le début de l'année 2026.Pour un DSI ou un dirigeant d'entreprise européen, le risque de dépendance devient donc intenable.Car face à des choix stratégiques majeurs ou encore à des requêtes classées secrètes par la Maison Blanche, n'importe quel professionnel européen peut légitimement se demander de quel côté penchera l'éditeur américain.Et c'est cette incertitude qui pousse aujourd'hui la France, l'Allemagne ou encore le Royaume-Uni à reconsidérer d'urgence leurs liens avec cette entreprise.Un lourd positionnement idéologiqueLe second point concerne l'éthique de l'intelligence artificielle et le risque de réputation pour les organisations.Palantir s'est imposé sur des projets militaires ultrasensibles, comme le programme de ciblage militaire assisté par l'intelligence artificielle Maven, ou l'exploitation controversée des fichiers de santé par la police anti-immigration américaine.Concrètement, cette activité s'accompagne d'un lourd positionnement idéologique, souvent hostile aux régulations européennes.Pour les entreprises de notre écosystème, adopter les outils de Palantir signifie lier sa gouvernance à un acteur très controversé.Quelle alternative technologique ?Enfin, se passer de Palantir pose aussi la question de l'alternative technologique.Car remplacer un logiciel capable de fusionner d'immenses bases de données pour y déceler des signaux faibles est un défi d'ingénierie colossal.Reste que cette éviction de Palantir crée surtout une opportunité business pour le marché européen de la tech.Mais elle oblige surtout à accélérer le déploiement de solutions de substitution souveraines.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La bataille du GPS souverain s'accélère en France avec la mise à jour majeure de Roole Map. L'application tricolore intègre enfin la brique participative qui a fait le succès historique de Waze.Pour vous qui partirez peut être en vacances cet été en voiture, voici trois informations importantes à retenir, avant de peut être l'essayer.Un modèle économique fondé sur la souverainetéPremier point, les éditeurs de l'application ont fait le choix d'un modèle économique fondé sur la souveraineté et la sobriété numérique.Contrairement aux géants américains, Roole Map exclut toute publicité et conserve les données de localisation directement sur le terminal de l'utilisateur.En clair, cela signifie que les données de vos déplacements, professionnels ou non, ne seront pas monétisées ou analysées par des courtiers en données.Un outil d'aide à la décision pour préparer votre voyageSecond point, Roole Map ne se contente pas de vous proposer un trajet.Concrètement, l'application agrège les données officielles de l'État sur le prix des carburants en station et cartographie en temps réel les bornes de recharge électrique, avec leur compatibilité technique et leurs tarifs précis.C'est donc en principe un super outil d'aide à la décision pour préparer votre voyage, ou le planifier. C'est donc une réponse pragmatique aux défis économiques de la transition énergétique.Quid de l'effet réseau ?Mais attention, et c'est notre troisième point, l'introduction des alertes communautaires pour les accidents ou les chantiers confronte l'application au défi ultime des plateformes numériques, à savoir l'effet de réseau.Pour que ce modèle collaboratif fonctionne et apporte une vraie valeur en temps réel, il faut impérativement une masse critique de conducteurs simultanés sur les routes.Roole Map revendique aujourd'hui un million de téléchargements et plus de 300000 utilisateurs mensuels.C'est une progression notable, mais encore très loin des standards des leaders du marché, comme Waze ou Google Maps.La clé du succès résidera donc dans la capacité de l'éditeur à convertir massivement le million et demi de membres de son club automobile en capteurs sur la route.Le déploiement progressif, actuellement en bêta sur Android, montre en tout cas une vraie prudence face à ce défi.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Oubliez le fantasme de l'IA qui remplace massivement l'humain. La réalité de 2026 est bien plus subtile et stratégique.Le dernier baromètre mondial PwC sur l'emploi révèle une transformation radicale des compétences professionnelles et dessine une économie de la tech à deux vitesses. Un marché du travail polariséConcrètement, nous basculons dans un marché du travail polarisé. D'un côté, les postes dits démocratisés, où l'IA permet à des non-experts d'exécuter des tâches simples. De l'autre, les postes dits professionnalisés, où l'IA sert de multiplicateur de force pour les experts en automatisant la routine.Et c'est là que tout se joue pour les décideurs. Ces métiers à haute valeur ajoutée humaine connaissent une croissance deux fois plus rapide et des hausses de salaires nettement supérieures.Pourquoi ? Parce que plus l'outil technique est puissant, plus le discernement, l'esprit critique et l'expertise de celui qui le pilote deviennent cruciaux. Bref, les compétences humaines ne sont pas balayées, elles sont survalorisées.L'émergence d'entreprises superstarsMais attention, l'impact business va bien au-delà de la gestion des compétences individuelles.Nous assistons aussi à l'émergence d'entreprises superstars. Je vous parle ici des organisations qui ont intégré l'IA non pas pour réduire les coûts, mais pour accélérer l'innovation.Et les chiffres sont vertigineux avec des gains de productivité de 163 % pour les leaders du secteur. Bref, ces entreprises superstars ne licencient pas, bien au contraire.Leurs effectifs progressent de 52 %, contre seulement 36 % pour les retardataires de l'IA. L'intelligence artificielle s'affirme donc dans ces cas comme un puissant levier d'hypercroissance, et non comme un simple outil d'optimisation budgétaire.La trajectoire des profils juniors est totalement bouleverséeEnfin, le troisième point de rupture concerne directement votre future politique de recrutement et la gestion de vos talents.La trajectoire des profils juniors est totalement bouleversée. L'IA supprime les tâches d'exécution basiques qui servaient traditionnellement d'apprentissage aux débutants.Résultat, les offres d'emploi pour les profils juniors exposés à l'IA sont désormais sept fois plus susceptibles d'exiger des compétences de cadre, comme le leadership ou le sens de l'analyse.Ces postes de débutants augmentés ont bondi de 35 % depuis 2019, tandis que les jobs de premier échelon classiques baissent de 10 %.Pour les DRH et les directeurs techniques, le défi est immense, voire très questionnant. Il faut réinventer d'urgence le mentorat et l'onboarding, car on demande aujourd'hui à des débutants d'avoir la posture de managers expérimentés dès leur premier jour.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Ensuite, la valeur de cleveR insights repose sur son écosystème d'hypervision et de jumeaux virtuels.Les données récoltées ne restent pas isolées dans un tableur. Elles alimentent une plateforme logicielle ouverte et sécurisée. C'est ici qu'intervient la puissance de la simulation.En créant un jumeau numérique précis du territoire, les équipes informatique peuvent simuler des scénarios d'aménagement, évaluer l'impact d'un futur chantier sur la pollution, ou encore anticiper les risques de sécheresse.On passe ainsi d'une observation ponctuelle à un pilotage prédictif et coordonné en temps réel.Enfin, pour les collectivités et les gestionnaires de flottes, le modèle économique repose sur la mutualisation des coûts.Car le module de captation n'est pas prisonnier de la Twingo, il peut être décliné sur d'autres véhicules professionnels.Vers les besoins spécifiques des municipalitésEnfin, le système est apprenant. Il est possible de programmer l'intelligence artificielle pour qu'elle s'adapte aux besoins spécifiques d'une municipalité, comme par exemple la verbalisation automatisée du stationnement gênant.Pour les DSI territoriales, c'est l'opportunité de remplacer plusieurs outils spécialisés par une solution tout-en-un, optimisant le retour sur investissement.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'affaire fait grand bruit dans l'écosystème de la relation client. Au Canada, un concessionnaire BMW a dû honorer une offre de rachat de véhicule de plus de 16 000 euros, envoyée par erreur par son agent conversationnel basé sur une intelligence artificielle.Et au-delà du fait divers, cette bévue peut nous enseigner trois leçons pour les professionnels qui déploient l'intelligence artificielle.Considérez vos agents d'IA comme des employés comme les autresLe premier point est d'ordre juridique. Considérez désormais vos agents virtuels comme des employés numériques à part entière. Et cela implique donc le contrôle et la supervision. L'époque où l'entreprise pouvait plaider le simple bug informatique est bien révolue.La jurisprudence s'installe fermement, à l'image de la condamnation de la compagnie aérienne d'Air Canada en 2024, obligée d'indemniser un passager induit en erreur par son chatbot.Concrètement, les tribunaux sont amené à jugé qu'une entreprise est pleinement responsable des informations et des engagements contractuels générés par ses outils, qu'ils proviennent d'une page statique d'un site web, ou d'une IA générative.Donc si votre robot d'IA formule une proposition, le droit considère que l'engagement est contraignant.L'IA pour réduire les coûts de support ?Le deuxième levier concerne l'analyse de risques de l'IA face au mirage du ROI.Beaucoup de dirigeants voient l'IA comme un moyen magique de réduire les coûts de support.IBM par exemple assure un gain d'économie de l'ordre de 30 % pour les entreprises qui utilisent des agents d'IA pour leur relation client. Et selon l'entreprise Apizee, les agents IA dans la relation client peuvent traiter jusqu'à 80 % des interactions.Mais attention à la facture cachée. En voulant économiser sur l'humain, BMW ici a proposé par erreur une offre surévaluée de plus de 4000 euros.Certes, le concessionnaire a voulu faire machine arrière, mais il a fini par céder pour sauver son image. Car le risque réputationnel est colossal.Une marque met des années à se construire et se détruit en quelques clics. Bref, si vous récoltez les bénéfices de l'automatisation, vous devez en assumer les risques.Une mauvaise interprétation des donnéesEnfin, le troisième pilier touche à la gouvernance. L'erreur de BMW provient d'une mauvaise interprétation des données.Le robot a confondu le solde restant du prêt du client avec la valeur réelle de la voiture. Et la réponse à ce problème n'est pas technique, elle est organisationnelle.Il faut impérativement repenser la place de l'humain dans la boucle de décision.Suite à cet incident, BMW a retiré tout pouvoir de négociation à son IA, la cantonnant à un rôle de simple relais. Pour vos projets donc, la règle est claire : l'IA qualifie et oriente, mais la validation financière doit rester l'apanage exclusif de vos experts humains.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aux Etats-Unis, un projet d'implantation de datacenter prévu juste à côté d'un zoo déclenche une vague de protestation.Il s'agit notamment de protéger un hôte de ce zoo, la panthère nébuleuse, qui est une espèce en voie de disparition.C'est en tout cas un symbole fort qui illustre le rejet grandissant des centres de données Outre-Atlantique. Et je vous explique tout cela en trois points.L'empreinte environnementale réelle des datacentersD'abord, ce conflit met en lumière l'empreinte environnementale réelle des datacenters. Au-delà des discours sur la neutralité carbone, les voisins des datacenters sont confrontés à des nuisances très perceptibles.Le zoo de Nashville s'inquiète par exemple du bruit constant des systèmes de refroidissement et des générateurs. Mais aussi de la pollution lumineuse qui stresse les animaux.Bref, les promesses de durabilité comme le refroidissement en circuit fermé ne suffisent plus à calmer le jeu. L'intégration écologique de ces sites industriels doit devenir une priorité dès la conception, et ce sous peine de voir des investissements conséquents bloqués par des oppositions citoyennes.Un vide juridique hallucinantEnsuite, cette affaire révèle parfois un vide juridique hallucinant. À Nashville, capitale de l'état du Tennessee, le cadastre ne contient même pas la catégorie datacenter. Résultat, le projet immobilier a été qualifié de simple bureau, évitant ainsi toute étude d'impact environnemental initial.Et cette faille provoque désormais la panique des élus locaux, qui tentent à présent d'imposer des moratoires en urgence pour geler les constructions.Et ce phénomène explose avec des dizaines de moratoires désormais en cours à travers le pays.En clair, il y a un désalignement flagrant entre les États américains, qui offrent des incitations fiscales pour attirer la tech, et les municipalités, qui gèrent les retombées négatives au quotidien.Une crise de réputationEnfin, l'industrie fait face à une crise de réputation sans précédent, exacerbée par l'essor de l'intelligence artificielle.Les centres de données sont de plus en plus perçus comme des voisins indésirables qui menacent la qualité de vie des habitants, humains et animaux.Une majorité de citoyens américains s'oppose d'ailleurs désormais à leur implantation à proximité de chez eux.Bien sûr, c'est aussi une affaire de pot de terre contre pot de fer. Car le contraste est saisissant entre une industrie technologique qui pèse de plusieurs milliards de dollars et la fragilité d'un écosystème local.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Cet épisode spécial est présenté en partenariat avec Box, le leader de la gestion intelligente de contenu. Aujourd'hui, édition spéciale consacrée au plus grand angle mort de notre cybersécurité, à savoir la fuite des documents vers l'extérieur de l'entreprise. Nous recevons pour cela Guillaume Braux, le directeur technique de boxe pour l'Europe du Sud. On imagine souvent que la cybermenace vient de l'intérieur ou d'une attaque frontale. Pourtant, la faille la plus béante s'ouvre au moment précis où nos données quittent l'entreprise.Guillaume Braux : Effectivement, on est ici face à un paradoxe. Les entreprises vont être en recherche de plus en plus de fluidité en terme de collaboration, de diffusion de l'information avec leur écosystème de clients, de partenaires, de fournisseurs. Et ça devient également un élément différenciant en terme de compétitivité.Et d'un côté, j'ai énormément d'informations qui ne sont pas forcément gouvernées. D'un autre côté il y a le besoin vital pour l'entreprise de permettre d'interagir avec ces informations, de diffuser ces informations et notamment à l'ère de l'IA qui rajoute une composante supplémentaire qui va faire vivre ces informations."On a mis dans la main de tout à chacun des outils collaboratifs"ZDNET : C'est une réalité incontournable. Mais alors à quel moment exact survient la rupture de sécurité dont vous parlez ?Guillaume Braux : Ça survient globalement à la frontière. Le risque aujourd'hui bien évidemment est l'exfiltration d'information. Les directions informatiques ont investi massivement ces 20 dernières années autour de la protection de leur système d'information de façon holistique, que ce soit les réseaux, que ce soit les postes de travail, que ce soit les authentifications des collaborateurs.Mais d'un autre côté, on a mis dans la main de tout à chacun des outils collaboratifs, qui leur permettent d'avoir des canaux d'interaction avec le monde extérieur, et qui ne mettent absolument pas en jeu toutes ces composantes de sécurité. Ce sont autant de vecteurs de diffusion d'information assez complexe à gouverner et le véritable danger est celui-ci."Il faut trouver des mécanismes pour appliquer le bon niveau de contrôle sans être un frein pour le business"ZDNET : Justement Guillaume, que se passe-t-il concrètement une fois que ce document sensible a franchi les murs de l'entreprise ?Guillaume Braux : L'entreprise devient aveugle. Et pour autant, ça pourrait être extrêmement pertinent d'avoir visibilité sur qui accède à l'information, quel partenaire a vu mon document, à quel moment il l'a lu, à quel moment il l'a téléchargé.Donc c'est effectivement un trou noir aujourd'hui. On ne sait pas ce qui se passe.ZDNET : Mais attention, face à ce constat, la réaction épidermique d'un décideur serait de tout verrouiller au risque de paralyser les métier. Comment éviter ce piège ?Guillaume Braux : Alors, c'est un piège, mais qui se traduit extrêmement rapidement en impact si on applique ce type d'approche. Aujourd'hui, la fluidité de l'interaction avec son écosystème est un enjeu de compétitivité. Donc, bloquer, restreindre ce type d'activité aurait un impact sur la productivité.Donc il faut trouver des mécanismes de réponse pour à la fois appliquer le bon niveau de contrôle sans forcément être un frein pour le business.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C'est un simple prénom qui a mis à genoux il y a quelques jours l'infrastructure numérique de l'une des plus grandes banques françaises.Deux mots que voici, test cedric, ont été envoyés par erreur via une notification push à des millions de clients du Crédit Agricole.Et cet incident cache de véritables leçons pour toute direction informatique. Analysons les trois points de ce fiasco retentissant.Un problème de passerelleLe premier levier concerne l'étanchéité de vos environnements de développement. Car ici un message interne de test a atterri directement sur les smartphones de toute la base client en production.L'erreur humaine est bien entendu inévitable. Un développeur ou un testeur finit toujours par cliquer sur le mauvais bouton. Mais ce fail met en lumière une faille systémique dans les processus de déploiement et d'intégration continue.Concrètement, vos espaces de test, ce que l'on appelle le staging, ne doivent posséder aucune passerelle automatisée vers la production sans garde-fous.Pour un DSI, c'est une invitation à réviser la gouvernance des accès et les validations.Une attaque par déni de service totalement auto-infligéeMais attention, le véritable impact business de cette affaire se trouve dans la seconde phase de l'incident. Ce n'est absolument pas le contenu du message qui a fait s'effondrer l'application bancaire, c'est la réaction des utilisateurs.Car en lisant ce texte mystérieux, des millions de personnes ont ouvert leur application exactement à la même seconde pour vérifier le solde de leurs comptes.Résultat, une attaque par déni de service totalement auto-infligée. Votre infrastructure cloud a beau être élastique et taillée pour absorber des pics d'activité exceptionnels, elle ne peut pas encaisser une telle vague de connexions simultanées.Cela vous oblige à penser la résilience technique différemment. Il devient vital d'intégrer des mécanismes de coupe-circuit, ou de files d'attente virtuelles, pour protéger les bases de données contre ce phénomène de troupeau qui paralyse tous les autres services, comme les virements ou les paiements en ligne.Dans un secteur comme la banque, la confiance est votre produit principalEnfin, le troisième point est purement psychologique, mais il touche au cœur de votre capital marque.Dans un secteur critique comme la banque, la confiance est votre produit principal. Face à un comportement anormal du système informatique, le client pense immédiatement au pire.Sur la plateforme X, les internautes ont d'ailleurs tout de suite redouté un piratage de grande ampleur ou un siphonnage de leurs données.Même si l'établissement a rapidement affirmé que ses systèmes n'étaient pas compromis, le mal était fait. La leçon pour les dirigeants est claire.La communication de crise est aussi cruciale que la remise en route des systèmes. Le silence, même pendant quelques heures, détruit la confiance et sature instantanément vos centres d'appels clients.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Et voici que le géant de l'aérospatial SpaceX est en train de réussir un pivot stratégique magistral qui bouscule l'économie de l'intelligence artificielle.Le nouveau pilier de l'infrastructure IALe premier point de rupture, c'est l'apparition officielle d'un quatrième pilier de croissance pour l'entreprise d'Elon Musk. Et il s'agit de l'infrastructure IA.Historiquement valorisée pour ses lancements de fusées, Starlink et ses projets martiens, l'entreprise vient de dévoiler un accord colossal avec Google dans le cadre de son introduction en Bourse.Concrètement, le géant du cloud s'est engagé à verser la somme vertigineuse de 920 millions de dollars par mois jusqu'en juin 2029 pour accéder à des capacités de calcul. Si l'on ajoute à cela le contrat précédemment signé avec Anthropic, SpaceX s'assure environ 26 milliards de dollars de revenus annuels.Google loue l'accès à environ 110 000 GPU NvidiaLe deuxième levier majeur, c'est la nature même de l'offre. SpaceX ne vend pas de modèle d'IA, mais agit comme un pur fournisseur de puissance brute, un modèle qui rappelle celui du spécialiste CoreWeave.Pour 920 millions de dollars mensuels, Google loue l'accès à environ 110 000 GPU Nvidia de dernière génération, ainsi qu'aux processeurs, à la mémoire et à l'énergie de datacenters géants.Le document juridique qui mentionne ces informations est très clair : Google conserve l'entière propriété intellectuelle de ses contenus et de ses modèles. SpaceX monétise ainsi ses infrastructures de manière totalement indépendante de sa propre IA, nommée Grok.Google se retrouve au centre du jeuEnfin, le troisième pilier réside dans l'accélération d'une économie circulaire de l'IA où Google se retrouve au centre du jeu. Rappelons que Google est un investisseur historique de SpaceX depuis 2015.Dix ans plus tard, la firme de Mountain View devient le client de son entreprise partenaire, tout en étant actionnaire de SpaceX et investisseur dans Anthropic, qui loue également les infrastructures de Musk.Mais attention, ce contrat impose une pression opérationnelle énorme. SpaceX doit livrer la capacité convenue avant le 30 septembre sous peine de voir Google résilier l'accord.C'est l'argument massue pour rassurer les investisseurs, alors que l'adoption de Grok, elle, n'a jamais décollé.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, on décrypte une véritable secousse silencieuse dans le secteur financier, révélée par la dernière édition du Baromètre de l'Autorité des marchés financiers.L'intelligence artificielle s'invite dans la gestion d'épargne, et elle bouscule les codes traditionnels de l'investissement.L'émergence d'une fracture générationnelle.Pour les dirigeants et directeurs des systèmes d'information du secteur bancaire, le premier levier stratégique à retenir est l'émergence d'une fracture générationnelle.Globalement, l'utilisation de l'intelligence artificielle pour s'informer avant un placement reste minoritaire, plafonnant à 11% des Français.Mais attention, ce chiffre cache une réalité bien plus tranchée sur le terrain. Chez les moins de 35 ans, ce taux grimpe à près de 20%, contre à peine moins de 5% pour les plus de 55 ans.Concrètement, cela signifie que la prochaine génération de clients fortunés ou d'investisseurs réguliers a déjà intégré l'algorithme dans son parcours de décision.Et si vos plateformes n'intègrent pas rapidement de briques d'IA, vous risquez tout simplement de perdre cette cible de demain, qui se tourne vers des outils plus agiles.Oubliez le fantasme du robot-gourouLe deuxième point de rupture concerne la nature même de l'usage.Oubliez le fantasme du robot-gourou qui gère un portefeuille de manière totalement autonome. Aujourd'hui, l'intelligence artificielle agit avant tout comme un copilote.Parmi les utilisateurs, plus de 40% s'en servent en complément des informations fournies par leur conseiller classique. Et le recours exclusif à la machine reste figé à un minuscule 5%. La raison est simple, c'est la méfiance face au risque technologique.De manière plus générale, deux tiers des français redoutent que l'usage de l'IA par des professionnels n'induise des erreurs. L'enjeu n'est donc pas de remplacer l'humain, mais de concevoir une IA explicable et rassurante, capable d'épauler le conseiller sans l'effacer.La personnalisation comme relais de croissanceEnfin, le troisième pilier réside dans la personnalisation comme relais de croissance.54% des Français estiment que si les professionnels utilisaient ces technologies, cela permettrait d'offrir des conseils beaucoup plus adaptés à leur situation personnelle.C'est exactement ici que se trouve la véritable valeur business. Les institutions qui déploieront l'IA dans leur back-office comme un moteur de calcul au service du conseiller rafleront la mise. Cela permet d'industrialiser le sur-mesure tout en maîtrisant les coûts de structure.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Cet épisode spécial est présenté en partenariat avec Box, le leader de la gestion intelligente de contenu. Nous sommes avec Guillaume Braux qui est directeur technique chez Box pour l'Europe du Sud et nous allons examiner ensemble un risque immédiat pour les entreprises françaises.L'urgence de la cybersécurité en ce moment, ce n'est pas encore l'IA. Le risque se trouve dans la gestion de vos contenus non structurés. Et pour comprendre l'ampleur du phénomène, il faut s'appuyer sur une réalité mathématique."80 à 90 % des données qui font la propriété intellectuelle des entreprises sont sous une forme non structurée"Guillaume Braux : Effectivement. Et les mathématiques sont importants dans notre sujet de discussion. 80 à 90 % des données qui font la propriété intellectuelle des entreprises sont sous une forme non structurée. La donnée non structurée, c'est globalement tous les documents qui gravitent entre les collaborateurs.On peut penser à des livrables stratégiques, des plans Autocad pour les entreprises du BTP. Mais aussi à des designs ou des concepts de nouveaux produits dans le monde du luxe. Et donc ces données sont extrêmement stratégiques et doivent réellement être pris en compte.ZDNET : Et ces données par nature circulent en permanence...Guillaume Braux : Absolument. Ça circule en permanence au sein du système d'information et donc ça constitue assez paradoxalement la zone aussi la moins la moins gouvernée. Et cela dépasse la simple question du classement de l'information, de la simplicité de recherche à l'information."C'est le chaos qui est le vecteur de risque en terme de sécurité"Cette diffusion non contrôlée de la donnée est devenue une véritable faille pour les entreprises. Et dans nos environnements modernes, l'information se déplace entre les collaborateurs, entre les outils, va être stockée dans de multiples silos de données avec des processus qui ne sont pas forcément outillés et automatisés.ZDNET : Mais alors comment cette hétérogénéité des données et ce manque de gouvernance pèse très concrètement sur la cybersécurité des organisations ?Guillaume Braux : C'est le chaos qui est le vecteur de risque en terme de sécurité, de protection et de gouvernance de l'information. La plupart des entreprises sont plutôt dans une approche de stockage de données et de documents plutôt que dans une approche de stockage d'information."Le principe de protection par l'ignorance n'est pas forcément pertinent"Et donc tous ces contenus ne sont pas associés à des données qui vont permettre de les rechercher plus spécifiquement. On peut donc avoir des difficultés à trouver la bonne information de confiance au bon moment. Et la diversité de contenus peuvent générer très vite des problématiques d'accès ou de permission. Et donc générer un risque pour l'entreprise.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C'est la fin d'une époque, celle où l'on pensait être réellement propriétaire de sa suite bureautique.Préparez-vous, car un verrouillage logiciel signé Microsoft sans précédent se profile très prochainement sur vos appareils.Restriction des fonctionnalitésConcrètement, notez bien la date du 13 juillet 2026.À partir de ce jour, Microsoft va basculer une partie de ses applications Office en mode de fonctionnalité réduite sur l'écosystème Apple.Vos applications incontournables comme Word ou Excel pourront toujours ouvrir et imprimer des documents existants.Mais elles bloqueront la modification, la sauvegarde ou la création de nouveaux fichiers.Et cette paralysie activée à distance cible les anciennes versions, notamment les licences perpétuelles comme Office 2019 sur Mac.Acheter un logiciel n'a désormais plus aucun sensC'est donc un changement majeur pour les entreprises. La notion même d'acheter un logiciel n'a désormais plus aucun sens.Vous croyez posséder votre outil de travail, mais l'éditeur conserve la mainmise pour vous pousser vers ses modèles d'abonnements récurrents comme Microsoft 365.Mais attention, l'enjeu dépasse la simple question du modèle de licence. C'est un véritable piège qui mêle sécurité des données et obsolescence matérielle.Car pour retrouver un usage normal de vos outils bureautiques, la recommandation officielle de Microsoft est de mettre à jour votre système d'exploitation vers au minimum macOS 12 ou iOS 17, puis de télécharger les versions récentes des applications.Or, si vos flottes d'appareils Apple sont trop anciennes pour supporter ces mises à jour, vous faites face à un mur.Et sur Windows, le scénario diffère légèrement mais reste critique. Le logiciel Office 2019 continue certes de fonctionner, mais il est totalement privé de correctifs de sécurité.Une contre-attaque souveraine prend formeIl faut cependant noter que face à cette stratégie, une véritable contre-attaque souveraine prend forme sur le marché français.La DINUM par exemple a d'ailleurs déjà entamé sa migration hors de Microsoft pour se tourner vers des solutions open source comme Linux et LaSuite.Et dans le même temps, de puissantes alternatives émergent, portées par le consortium Euro-Office ou des acteurs comme OnlyOffice.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, on ne va pas parler de génération de texte ou de simples résumés de réunions, mais d'une véritable rupture fondamentale dans le monde des mathématiques.Une intelligence artificielle interne d'OpenAI vient en effet de réfuter une hypothèse mathématique historique, vieille de près de 80 ans.Un problème vieux de 1946Concrètement, le problème géométrique dit des distances unitaires dans le plan a été formulé en 1946 par le célèbre mathématicien hongrois Paul Erdős.La question semble basique. Si l'on place un nombre infini de points sur un plan, combien de paires de ces points peuvent être distantes d'exactement la même longueur.Jusqu'ici, la communauté scientifique s'accordait sur une approche suggérant que ce nombre augmentait de manière linéaire.Sauf qu'un modèle d'OpenAI vient d'invalider cette piste en introduisant une nouvelle démonstration issue de la théorie algébrique des nombres.Bref, l'IA franchit un cap décisif. Elle ne se limite plus à compiler des données connues, elle devient capable de déceler les failles dans des raisonnements humains considérés comme fiables.Mais attention, le véritable coup de force réside dans la nature même de l'outil employé.Une IA généralisteOpenAI a souligné que ce modèle n'est absolument pas une machine experte spécialisée dans les mathématiques.Il s'agit d'un système généraliste, conçu pour exceller dans le raisonnement.C'est un séisme car historiquement, s'attaquer à un problème scientifique de niche nécessitait d'entraîner une IA sur mesure, ce qui engloutissait des budgets très conséquents.Aujourd'hui, ces modèles de fondation prouvent qu'ils peuvent adresser des défis de recherche fondamentale sans apprentissage ultra-spécialisé en amont.Mais il faut tout de même garder la tête froide.Le communiqué scientifique précise que le problème d'Erdős n'est pas encore entièrement résolu à ce stade.Un jalon majeur pour les mathématiques assistées par ordinateurL'algorithme a simplement démontré qu'un certain taux de croissance reste supérieur à zéro.Mais des experts indépendants ont validé cette preuve et parlent d'un jalon majeur pour les mathématiques assistées par ordinateur.Surtout, il convient de considérer désormais l'intelligence artificielle comme un copilote de laboratoire. Elle ne livrera pas forcément le produit fini clef en main, mais elle écartera rapidement les hypothèses de travail erronées.De quoi faire gagner des mois de recherche à vos ingénieurs en identifiant de nouvelles voies de recherche.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, nous décortiquons ce qui s'annonce comme la première grande secousse juridique européenne frappant l'écosystème de l'intelligence artificielle générative.Une offensive judiciaire inéditeL'Alliance de la presse d'information générale, organisme qui fédère près de trois cents quotidiens français, vient en effet de lancer une offensive judiciaire inédite.La cible n'est ni Google, ni OpenAI, mais la société américaine Brave. Bien connue pour son navigateur web axé sur la protection de la vie privée, l'entreprise est aujourd'hui attaquée sur un autre front.Ses outils d'intelligence artificielle et son moteur de recherche, Brave Search, sont accusés d'exploiter illégalement certains contenus.Les plaignants réclament pas moins de 80 millions d'euros de dommages. Ils invoquent la contrefaçon, l'exploitation non autorisée de leurs marques, mais surtout la violation du droit voisin. Car ce dispositif légal oblige les plateformes numériques à rémunérer les éditeurs lorsque leurs articles sont réutilisés.Cette action est la première en Europe à viser l'intégralité de la chaîne de valeur de l'intelligence artificielle générative.L'accusation pointe en effet du doigt d'une part les fonctionnalités de Brave qui résument les articles de presse à la volée.Un index monumental de 40 milliards de pagesMais surtout, Brave propose un index monumental de 40 milliards de pages, accessible via ses API. En d'autres termes, la firme californienne agirait comme un grossiste de la donnée. Elle aspirerait le travail des rédactions pour le revendre ou le fournir en temps réel aux concepteurs de LLM, leur permettant d'entraîner leurs propres algorithmes sans jamais payer le moindre centime aux créateurs originaux.Cette affaire met donc aussi en lumière un risque de conformité majeur pour les utilisateurs de services d'IA.En effet, si vous intégrez des solutions d'intelligence artificielle tierces dans vos processus métiers, la provenance des données d'entraînement devient une véritable bombe à retardement juridique.Car le modèle économique de nombreux acteurs de l'intelligence artificielle repose encore sur un pillage massif et non rémunéré des données disponibles sur internet.Or, cette zone grise est en train de disparaître.Une jurisprudence explosiveLa première audience de cette affaire, fixée pour septembre prochain, pourrait bien créer une jurisprudence explosive.Si les tribunaux tranchent en faveur des éditeurs, les coûts d'exploitation des modèles de langage vont flamber, impactant directement les factures des entreprises clientes.Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre site Zède Dé Net.fr, et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du Zède Dé Tech sur vos plateformes de podcast préférées.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Voici un incident aérien fascinant. Il y a quelques jours, un vol United Airlines reliant l'aéroport de Newark à Palma de Majorque a dû faire demi-tour au beau milieu de l'Atlantique.Et la cause de ce revirement n'est ni une panne mécanique ni une tempête. C'est un appareil Bluetooth présent en cabine dont le nom, visible par tous, contenait le mot "bombe". Ce fait divers aérien, en apparence anecdotique, cache en réalité trois leçons majeures pour tout responsable des systèmes d'information.Ces appareils diffusent leur identifiant en clair à quiconque sonde le réseauLe premier point concerne le nom des appareils numériques visibles sur les réseaux sans fil. Concrètement, le protocole WiFi, ou ici le Bluetooth, facilitent la connexion entre vos différents équipements, de vos écouteurs sans fil à votre montre connectée.Mais le problème, c'est que par défaut, ces appareils diffusent leur identifiant en clair à quiconque sonde le réseau. Dans le cas de ce vol, la crise est née d'un simple nom d'appareil, une donnée modifiable librement par l'utilisateur en deux clics sur son smartphone.Même sans intention malveillante avérée, ce nom d'appareil a sonné comme une alarme, et à suffit à déclencher un protocole de sécurité maximal, c'est-à-dire le retour de l'avion à la case départ.L'asymétrie hallucinante des coûts des menaces de basse intensitéEnsuite, cet événement souligne l'asymétrie hallucinante des coûts liés à ce qu'on appelle les menaces de basse intensité.Calculez un instant l'impact financier d'une telle alerte pour la compagnie aérienne. Le Boeing 767 a dû rebrousser chemin après quatre-vingt-dix minutes de vol. Ensuite il a fallu mobiliser un nouvel équipage, réorganiser la logistique de près de deux cents passagers, et bien sûr faire intervenir les forces de l'ordre sur le tarmac. Et enfin procéder à de nouvelles fouilles exhaustives.Tout cela à cause du nom d'un appareil électronique.Une approche artisanale due à l'urgenceEnfin, l'incident met en lumière la fragilité criante des processus de réponse aux alertes technologiques. Face à la menace, l'équipage a dû demander, puis exiger avec insistance que tous les passagers désactivent manuellement leur connexion Bluetooth.C'est une approche tout à fait artisanale, due à l'urgence.Transposé au monde de l'entreprise, cela nous prouve qu'on ne peut absolument pas dépendre de la bonne volonté des utilisateurs pour circonscrire un risque. Votre infrastructure doit posséder des outils capables de détecter et d'isoler un signal suspect de manière chirurgicale, sans exiger une action humaine de l'ensemble de vos collaborateurs.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, on met de côté les puces et les serveurs pour parler de sentiments. L'intelligence artificielle peut-elle devenir notre meilleur ami, voire notre partenaire de vie ?C'est la question posée par une vaste étude, et la réponse va forcer les décideurs technologiques à revoir leur copie sur l'expérience utilisateur.La fracture générationnelle est explosivePremière leçon de cette enquête menée sur dix mille personnes à travers le monde, la fracture générationnelle est explosive.Près de la moitié des jeunes adultes estiment que d'ici dix ans, l'intelligence artificielle contribuera au bonheur global en offrant un véritable soutien affectif.En clair, la génération qui entre aujourd'hui sur le marché du travail et de la consommation n'attend plus seulement d'un agent conversationnel qu'il soit efficace. Elle attend qu'il soit empathique.Oui, cela peut déplaire aux plus âgés, mais l'outil technologique devient un confident.Le fossé idéologique entre l'Occident et l'Asie est immenseMais attention, l'acceptation de cette intimité de synthèse varie radicalement selon les zones géographiques.C'est notre deuxième point, le fossé idéologique entre l'Occident et l'Asie est immense sur ce point.L'étude met en effet en lumière une fracture béante dans la perception morale de ces technologies.En Indonésie par exemple, un sondé sur deux est prêt à s'en remettre à l'algorithme pour améliorer son bien-être affectif.En revanche, côté occidental, c'est la douche froide. Seulement 15 % d'opinions favorables en Allemagne pour ne citer qu'un seul chiffre.Concrètement, si vous êtes un dirigeant de la tech, vous ne pouvez plus déployer une stratégie globale uniforme pour vos assistants virtuels.Là où le marché asiatique perçoit la machine comme un partenaire potentiel, le consommateur européen y voit une menace pour l'authenticité des relations humaines.Il faudra donc adapter finement l'identité et les limites de vos intelligences artificielles selon les zones géographiques.Le tabou du hardwareEnfin, le troisième axe stratégique concerne le passage du logiciel au matériel, le fameux hardware. Si flirter avec une application textuelle commence à entrer dans les mœurs, incarner cette intelligence artificielle dans le monde physique reste un tabou majeur.Seuls 17 % des sondés se disent prêts à interagir avec des poupées ou des robots équipés d'algorithmes.Bref, une très large majorité rejette cette idée. Et si les avancées en robotique s'accélèrent, pour l'industrie, le défi ne sera pas technique, mais éthique et légal. Le cadre réglementaire va donc inévitablement se durcir.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C'est un véritable coup de théâtre auquel vient d'assister en France le secteur de l'enseignement supérieur.Sous pression, la prestigieuse École polytechnique vient d'annuler sa migration vers Microsoft 365.Le cadre juridique se durcit sérieusementCe revirement spectaculaire est d'abord le signe que le cadre juridique se durcit sérieusement. En tentant d'imposer l'écosystème Microsoft, Polytechnique s'est heurtée de plein fouet au Code de l'éducation, qui exige de prioriser les logiciels libres.Mais surtout, en migrant vers ces outils, l'école exposait les données sensibles de la recherche française aux lois extraterritoriales américaines, notamment le fameux Cloud Act.Sous la menace d'une action en justice menée par le Conseil National du Logiciel Libre, et face à la fronde de ses propres chercheurs, la direction a dû capituler.Ce dossier dépasse largement les murs de l'écoleMais attention, ce dossier dépasse largement les murs de l'école.Car au même moment, l'autorité de protection des données autrichienne édicte que la version éducation de Microsoft 365 viole purement et simplement le RGPD, notamment en pistant les utilisateurs à des fins commerciales.Il est donc temps de sortir du déni. Les promesses d'hébergement localisé ne suffisent plus lorsque la société mère reste contrainte de livrer ses données sur simple injonction d'un juge outre-Atlantique.Quelle alternative s'offre aux décideurs ?Face à ce constat, quelle alternative s'offre aux décideurs ? Longtemps perçu comme complexe, le logiciel libre pourrait servir de levier stratégique.Le Conseil National du Logiciel Libre assure structurer une véritable filière d'accompagnement.L'objectif est d'aider les organisations à migrer vers des outils ouverts, souverains et interopérables.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Direction la Chine où vient d'être déployé le tout premier robot humanoïde domestique dopé à l'intelligence artificielle.On est très loin du simple aspirateur automatiqueIl s'appelle SeeLight S1, et il est conçu par l'entreprise GigaAI.Et croyez-moi, on est très loin du simple aspirateur automatique. Loin de la robotique industrielle, où la machine répète inlassablement le même mouvement dans un environnement sous cloche, le SeeLight S1 casse ce paradigme grâce à ce que le fabricant appelle l'IA incarnée.Concrètement, le robot est équipé d'un modèle d'intelligence artificielle nommé GigaBrain 1, qui agit comme un véritable cerveau.Et il ne suit pas un script préétabli.Il analyse la tâche, comprend son environnement direct et planifie lui-même la trajectoire de ses bras pour accomplir des missions complexes, comme cuisiner, plier du linge ou faire un lit.Bref, les modèles d'IA passent de la simple génération de texte à la prise de décision physique en milieu instable.Mais attention, la technologie ne suffit pas, il faut un modèle économique.Une stratégie d'acquisition par la donnéeEt c'est notre deuxième point.Comment vendre un robot qui coûte aujourd'hui près de vingt-huit mille euros l'unité ?GigaAI a choisi une stratégie d'acquisition par la donnée. En clair, l'entreprise va déployer gratuitement une centaine de ces robots dans des appartements pour des tests en conditions réelles.L'objectif n'est pas de faire du chiffre d'affaires immédiat, mais d'acheter de la donnée d'usage.Oui car les environnements domestiques sont chaotiques, avec des enfants, des animaux, des obstacles imprévus.En plaçant ces machines gratuitement chez des utilisateurs cibles, GigaAI récupère des millions de points de données pour entraîner son modèle face aux imprévus, tout en bâtissant la confiance du grand public.Maîtriser toute la chaîne de valeurEnfin, le troisième levier est éminemment stratégique et industriel.Derrière ce lancement, c'est toute une région chinoise qui se positionne. La province du Hubei a mis en place un fonds d'investissement de plus d'un milliard d'euros dédié à l'industrie de la robotique humanoïde.La volonté est évidemment de maîtriser toute la chaîne de valeur, du capteur logiciel aux moteurs physiques. Et cette intégration verticale agressive a un but très précis. GigaAI prévoit d'ouvrir sa propre usine dès la fin de l'année pour diviser par deux le coût de fabrication de son robot avant l'été prochain.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, direction la Suède, pour analyser une collision routière qui fait du bruit. Et ce n'est pas seulement la collision d'un bus et d'un tramway, mais celle de l'innovation face à la réalité du terrain.Un véritable cas d'écoleLa scène se déroule il y a quelques jours dans la bonne ville de Göteborg.Un bus autonome, fraîchement autorisé à embarquer ses premiers passagers, freine brusquement. Un tramway qui le suit le percute par l'arrière. Bilan, aucun blessé, mais le véhicule est immédiatement retiré de la circulation.Et derrière l'anecdote, c'est un véritable cas d'école.Car elle met en lumière le fait que les intelligences artificielles de conduite sont programmées pour une prudence absolue.Face à l'imprévu, elles s'arrêtent. Mais dans un trafic ouvert, cette prudence algorithmique devient paradoxalement un danger pour les conducteurs humains qui anticipent la fluidité, pas le respect tatillon et millimétré du code de la route.En clair, la performance d'un système autonome ne s'évalue pas en laboratoire, mais dans sa capacité à cohabiter avec l'irrationalité et les normes humaines.Le casse-tête de la mise à l'échelleEt c'est ce qui nous amène au deuxième levier stratégique de cette affaire, c'est à dire le casse-tête de la mise à l'échelle.Car si ce bus circulait, c'est grâce à une dérogation locale. Et en Europe, à ce jour, il n'existe toujours pas d'autorisation globale pour le déploiement commercial de robotaxis ou de navettes autonomes.En clair, chaque ville, chaque trajet exige son propre laissez-passer.En clair, on reste coincé dans l'ère des preuves de concept éternelles, incapable de transformer l'essai en un véritable modèle d'affaires paneuropéen.L'agent autonome manque cruellement de contexte métierEnfin, ce choc des réalités dépasse le secteur des transports. Et c'est notre troisième point. Toujours en Suède, à Stockholm cette fois, une autre expérimentation a récemment tourné à la farce.Un café a en effet confié sa gestion à Mona, une cyber-manageuse propulsée par une IA.Et le résultat est tout simplement catastrophique.La machine multiplie les commandes absurdes et bafoue allègrement le droit du travail local.Bref, que ce soit pour piloter un véhicule lourd ou gérer des ressources humaines, l'agent autonome manque cruellement de contexte métier. Déployer une telle technologie sans lui imposer des garde-fous stricts, liés aux régulations sociales ou à la physique du monde réel, conduit inévitablement à l'accident industriel ou juridique. Certes, l'innovation nécessite de l'audace, mais elle exige surtout un cadre.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'intelligence artificielle vient de renverser le sablier de la cybersécurité. L'entreprise Anthropic publie les premiers résultats de son projet Glasswing.En un seul mois, leur nouveau modèle expérimental, Claude Mythos Preview, a identifié plus de dix mille failles critiques dans les infrastructures logicielles mondiales les plus sensibles.Le goulot d'étranglement n'est plus la détectionConcrètement, le problème a changé de camp. Jusqu'à présent, la sécurité logicielle était freinée par la lenteur de la découverte des vulnérabilités. Aujourd'hui, avec des IA capables d'auditer des millions de lignes de code en un instant, le goulot d'étranglement n'est plus la détection. C'est l'humain.Les développeurs et les équipes de sécurité sont tout simplement noyés. Trouver une faille prend quelques secondes à l'IA. Mais vérifier, documenter et coder le correctif exige toujours du temps et de l'expertise humaine.Chez Cloudflare, partenaire du projet, la vitesse de détection a été multipliée par dix, avec une précision jugée supérieure à celle d'un humain. Le paradigme s'inverse donc totalement pour les directions informatiques.Cette accélération crée une fenêtre de tir redoutable pour les piratesMais attention, cette accélération crée une fenêtre de tir redoutable pour les pirates. C'est le deuxième point crucial. Quand une IA de cette trempe identifie une faille, elle peut aussi générer le code nécessaire pour l'exploiter.Or, face à ce déluge de signalements, les mainteneurs de projets open source sont à bout de souffle. Certains supplient même de ralentir le rythme des divulgations. En moyenne, il faut encore deux semaines pour corriger un bug critique.Si des modèles d'IA aussi puissants tombent dans le domaine public sans garde-fous, cette latence entre la découverte et le déploiement de la mise à jour deviendra mortelle pour les entreprises.Alors, comment réagir face à ce mur qui approche à grande vitesse ?Les entreprises doivent impérativement compresser leurs cycles de mise à jour. La bonne nouvelle, c'est que l'IA apporte ici aussi son propre antidote.Anthropic a lancé la solution Claude Security en version bêta pour les entreprises. L'objectif est de scanner votre code interne pour y débusquer les erreurs et de générer automatiquement les correctifs pour vous faire gagner un temps précieux.En trois semaines, plus de deux mille failles ont ainsi été réparées. Mais au-delà du code, c'est toute l'architecture de défense qui doit évoluer. Il ne faut plus se reposer uniquement sur l'attente d'un correctif, mais durcir les configurations par défaut, imposer l'authentification multifacteur partout et surveiller les flux en temps réel.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Partons en Chine pour analyser un véritable séisme dans l'industrie mondiale des semi-conducteurs. Huawei vient de dévoiler une stratégie audacieuse pour contourner les sanctions américaines et produire des puces très haut de gamme d'ici cinq ans.Atteindre une densité de transistors équivalente à une gravure de 1,4 nm d'ici 2031Oubliez la course effrénée à la miniaturisation des transistors, ce modèle historique que l'on appelle la loi de Moore. Privée d'accès aux équipements de lithographie de pointe par Washington, l'entreprise chinoise change tout simplement les règles du jeu.Huawei a annoncé tout simplement qu'elle atteindrait une densité de transistors équivalente à une gravure de 1,4 nanomètre d'ici 2031.C'est un bond colossal quand on sait que la Chine est actuellement estimée à une capacité d'environ 7 nanomètres.La loi de mise à l'échelle de TauPour réaliser cet exploit sans les outils occidentaux, Huawei introduit la loi de mise à l'échelle de Tau. Concrètement, au lieu de réduire la taille des composants physiques, l'entreprise se concentre sur l'optimisation des trajets à l'intérieur du système.L'objectif est donc de raccourcir les interconnexions pour accélérer le transfert des données et réduire drastiquement la latence. Et si ça marche, c'est une bascule stratégique majeure pour l'industrie, car on passe d'une performance basée sur la finesse de gravure à une efficacité pensée au niveau de l'architecture globale.Et cette nouvelle approche n'est pas qu'un concept théorique. Elle se matérialise déjà sous le nom de LogicFolding. Cette architecture innovante va d'abord équiper les puces Kirin des prochains smartphones de la marque dès cette année, avant de s'étendre aux processeurs d'AI d'ici 2030.Risques de surchauffeHuawei propose donc une alternative nationale crédible face au monopole américain.Mais attention, ce changement de paradigme ne se fera pas sans heurts. Si l'approche de Huawei permet de contourner les limites actuelles de la lithographie, elle soulève de nouveaux défis techniques.Les analystes pointent du doigt des problèmes liés à la consommation énergétique et surtout à la dissipation thermique, en particulier pour les serveurs d'intelligence artificielle.Surtout, Huawei admet être en mode de survie extrême. L'échelle de Tau est donc peut être la seule issue pour le fabricant chinois, quitte à faire des promesses difficilement tenables.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Une nouvelle menace plane sur vos environnements de travail. Et c'est le FBI qui tire la sonnette d'alarme concernant un outil redoutable capable de pirater les comptes Microsoft 365, et ce, même si vous utilisez la double authentification.Concrètement, de quoi parle-t-on ?Vendu sur Telegram pour 250 € / moisDepuis le mois d'avril dernier, une plateforme nommée Kali365 fait des ravages dans les entreprises européennes. C'est un service vendu sur Telegram pour seulement deux cent cinquante dollars par mois. Et à ce prix dérisoire, n'importe quel cybercriminel achète une solution clé en main pour lancer des campagnes de hameçonnage ultra perfectionnées.Et en ce moment, des centaines de comptes sont compromis chaque jour.Concrètement, les pirates ciblent en priorité les profils professionnels liés à la paie et à la comptabilité. En clair, le pirate peut accéder librement aux boîtes de réception, aux fichiers partagés sur OneDrive et aux conversations confidentielles sur Teams de votre direction financière.Kali365 contourne la double authentificationMais attention, la véritable rupture technologique de cette attaque réside dans sa méthode. Jusqu'ici, on pensait que la fameuse double authentification (MFA), c'est à dire le fait de valider sa connexion avec un code sur son téléphone, était une barrière infranchissable.Et bien Kali365 contourne complètement cet obstacle. L'outil capture ce que l'on appelle le token de session.Pour ce faire, les pirates vous envoient un mail très crédible avec un lien vers une vraie page Microsoft. Vous entrez votre code de sécurité en pensant bien faire. Et c'est ce geste précis qui leur livre le laissez-passer.Le premier rempart reste l'humainAlors, comment protéger efficacement vos infrastructures face à cette nouvelle technique de piratage ?Le premier rempart reste l'humain. Il faut marteler un réflexe vital à tous vos collaborateurs. Si vous recevez un code de vérification Microsoft sans avoir initié de connexion, ne cliquez surtout pas et signalez le message.De plus, il faut exiger la vérification systématique de l'adresse internet. Elle doit impérativement commencer par login point microsoftonline point com.Le FBI recommande aussi vivement de déployer des politiques d'accès conditionnelles.Ce dispositif vérifie l'appareil utilisé, croise la localisation géographique et analyse le comportement de connexion avant d'accorder l'accès.C'est aujourd'hui la seule parade technique véritablement robuste contre le vol de session.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C'est une entreprise qui construit l'infrastructure d'IA la plus enviée de la planète. Mais ses propres chercheurs doivent faire la queue pour y accéder. Oui, c'est le paradoxe fascinant auquel fait face Google aujourd'hui.L'écrasant succès commercial des TPULe nœud du problème, c'est l'écrasant succès commercial des puces maisons de Google, les TPU, auprès de géants comme Anthropic ou Meta. Cette demande est en train de priver ses équipes internes, notamment celles de Google DeepMind, des ressources indispensables à leurs propres recherches.Google a signé des accords pour positionner ses puces comme la seule alternative crédible aux cartes Nvidia. L'entreprise s'est notamment engagée à investir jusqu'à 40 milliards de dollars dans Anthropic. Et ce deal titanesque verrouille l'accès à un million de puces et cinq gigawatts de capacité de calcul sur cinq ans.En ajoutant Meta à l'équation, Google a vendu tellement de puissance de calcul que ses infrastructures ne suffisent plus à satisfaire tout le monde en même temps.Un goulet d'étranglement qui touche l'ensemble du secteur techMais attention, cette crise de croissance ne vient pas uniquement d'un arbitrage commercial. Elle révèle un goulet d'étranglement industriel bien plus profond qui touche l'ensemble du secteur tech. Le patron de DeepMind, Demis Hassabis, pointe deux limites majeures.D'un côté, une pénurie de composants clés en amont, notamment les mémoires à haute bande passante fournies par Samsung ou SK Hynix.De l'autre, un besoin vital de puces pour les chercheurs qui doivent tester de nouvelles idées à grande échelle. Malgré un plan d'investissement de près de 180 milliards de dollars cette année pour Alphabet, la puissance disponible est donc rationnée en interne.Et concrètement, cette pénurie commence à fissurer le leadership technologique de Google.Plusieurs chercheurs de renom ont déjà quitté le navire ces derniers mois pour des start-ups, lassés de voir leurs projets mis en attente.Diversifier sa chaîne d'approvisionnementPour desserrer l'étau, Google tente bien de diversifier sa chaîne d'approvisionnement en s'alliant avec des partenaires comme Broadcom ou MediaTek pour produire des puces d'inférence en aval.Mais la cadence de production ne suit pas encore la demande.Google se retrouve donc dans une position acrobatique, devenant le principal fournisseur d'infrastructure de ses propres concurrents, tout en essayant de garder assez de puissance pour entraîner ses futurs modèles Gemini.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'adoption massive de l'intelligence artificielle générative au bureau est-elle en train de court-circuiter nos cerveaux ?Une étude académique d'envergure jette un pavé dans la mare des directions générales et des DRH.Les chercheurs démontrent que l'assistance par IA, loin de simplement faire gagner du temps, altère directement la persévérance et les capacités de résolution des utilisateurs.Dépendance cognitiveD'abord, le premier enseignement concerne le mécanisme de la dépendance cognitive.Les scientifiques ont mené une série d'expérimentations en soumettant des professionnels à des tâches de résolution complexes en mathématiques et en compréhension textuelle, le tout épaulé par GPT-5.Après seulement dix minutes d'utilisation conjointe, l'IA a été retirée sans préavis. Et le résultat est sans appel.Les utilisateurs ayant bénéficié de l'IA affichent un taux de réussite nettement inférieur et un taux d'abandon deux fois plus élevé que le groupe témoin qui a travaillé à l'ancienne.En clair, l'esprit humain s'habitue à la béquille technologique à une vitesse fulgurante. Et il désapprend l'effort intellectuel nécessaire pour surmonter un obstacle de manière autonome.L'impact dépend radicalement de la stratégie d'usage adoptéeEnsuite, au-delà de ce constat global, l'étude révèle que l'impact dépend radicalement de la stratégie d'usage adoptée.Les chercheurs ont segmenté les participants en fonction de leur manière d'interroger la machine. Les conclusions montrent que la chute des performances et de la persévérance est concentrée chez les plus de 60 % d'utilisateurs qui demandent des réponses directes ou des solutions clés en main.À l'inverse, les professionnels qui sollicitent l'IA comme un tuteur, pour obtenir de simples indices ou des clarifications méthodologiques, ne subissent aucune dégradation de leurs compétences.La frontière entre l'augmentation des capacités et l'atrophie intellectuelle réside donc uniquement dans l'art du prompt et l'intention de l'utilisateur.La question critique de la gestion du capital humain à l'ère numériqueEnfin, pour les dirigeants, cette étude pose la question critique de la gestion du capital humain à l'ère numérique.La plupart des outils d'IA actuels sont optimisés pour l'utilité à court terme et la satisfaction immédiate.Mais si l'utilisation quotidienne dégrade la capacité à raisonner par soi-même, les entreprises risquent d'éroder à long terme les compétences clés de leurs collaborateurs, précisément celles que l'IA était censée soutenir.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Penchons nous aujourd'hui sur le domaine de la santé connectée avec une annonce de Samsung qui affirme que sa Galaxy Watch pourrait bientôt prédire les évanouissements, et ce bien avant qu'ils ne surviennent.Derrière cette promesse, il y a une étude clinique menée en Corée. Cette étude valide la capacité de la montre connectée Galaxy Watch 6 à anticiper une syncope vasovagale, c'est à dire le fameux malaire vagal.Précision de 85 %Pour y parvenir, les chercheurs ont exploité le capteur de photopléthysmographie de la montre, qui mesure les variations de la fréquence cardiaque, et y ont injecté un algorithme d'intelligence artificielle.Les résultats en laboratoire sont impressionnants puisque le modèle a prédit les malaises jusqu'à cinq minutes avant qu'ils ne se produisent. Et ce avec une précision de près de 85 %.Pour les patients concernés, ces précieuses minutes de sursis permettraient de s'asseoir, de s'allonger ou de s'éloigner d'une zone dangereuse, évitant ainsi de graves traumatismes crâniens ou des fractures liés à une chute.Un problème de faux positifReste que des cardiologues demeurent forts dubitatifs face à cette innovation. Le problème majeur réside dans le fait que dans plus de 30 % des cas, l'algorithme se trompe, et lance de fausses alertes. De quoi gêner considérablement la vie quotidienne des utilisateurs.Car la multiplication de ces faux positifs entraîne inévitablement ce que les médecins appellent la fatigue des alarmes, un phénomène qui pousse l'utilisateur à ignorer les avertissements ou à développer une anxiété médicale totalement injustifiée.C'est donc là, entre les essais en laboratoire et l'usage dans la vie réelle, que cette étude pose problème.Le problème du terrain vs. le laboDe plus, dans le quotidien d'un utilisateur, des dizaines de variables parasitent les signaux du capteur, qu'il s'agisse des mouvements, de la déshydratation, de la prise de médicaments ou même de la couleur de la peau.Les experts rappellent donc que ces appareils grand public, aussi perfectionnés soient-ils, ne sont pas des outils de diagnostic.Pour que cette technologie devienne un véritable outil de médecine préventive, Samsung devra passer par des essais à grande échelle.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, nous sortons du mirage des éternels projets pilotes pour analyser comment transformer l'IA agentique en véritable levier de performance business.Alors que beaucoup d'entreprises tâtonnent encore avec des démonstrateurs techniques sans valeur ajoutée concrète, le géant de la réservation en ligne Booking.com vient de franchir une étape importante en déployant une architecture d'agents intelligents en production, avec à la clé un bond de 73% de la satisfaction de ses partenaires.Cibler les délais de traitement des demandes des voyageursPour y parvenir, le premier pilier a consisté à ancrer la technologie dans la résolution d'un point de friction opérationnel historique. Et ce plutôt que de céder à l'effet de mode de l'IA générative.L'équipe technique de Booking a donc ciblé les délais de traitement des demandes des voyageurs. C'est un enjeu critique car c'est le manque de disponibilité du personnel hôtelier qui pénalise le plus souvent l'expérience client dans ce secteur.En se basant sur une infrastructure de données robuste et intégrée, mêlant Snowflake pour le stockage, LangGraph pour le raisonnement agentique et des modèles de pointe comme GPT ou Gemini, ils ont développé un système de messagerie capable de contextualiser et de traiter les requêtes en un temps record.Déploiement progressifLe deuxième pilier repose sur une approche de déploiement progressif, indispensable pour instaurer la confiance et sécuriser les processus.Au lieu de basculer immédiatement vers une automatisation totale et risquée, Booking.com a d'abord positionné son outil comme un assistant, laissant l'humain valider les suggestions de réponses en un clic.Ce n'est que dans un second temps, une fois la fiabilité du modèle éprouvée, que les hôteliers ont pu déléguer une autonomie complète à l'agent d'IA. Ce dernier peut désormais répondre de manière totalement autonome au milieu de la nuit pour confirmer, par exemple, la présence d'un parking ou d'une piscine dans un établissement.La grande question de la latenceEnfin, le troisième pilier met en lumière les réalités de la mise en production, bien loin du confort des laboratoires de test.Le passage à l'échelle a immédiatement confronté les équipes à des problématiques de latence, obligeant les ingénieurs à simplifier drastiquement leur architecture cloud pour maintenir l'instantanéité des échanges.C'est précisément cette optimisation qui a amené à un résultat positif. Car au-delà des gains de satisfaction client, cet agent d'IA en production désengorge les centres de support client, générant une réduction massive des coûts opérationnels pour l'entreprise.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C'est un séisme géopolitique et éthique qui se prépare au Vatican.Anthropic au VaticanLe Pape Léo quatorze va publier sa toute première encyclique majeure le 25 mai prochain. Et l'invité d'honneur pour son lancement n'est autre que le cofondateur d'Anthropic, Chris Olah.Intitulé Magnifica Humanitas, ce texte historique place l'intelligence artificielle au cœur des priorités morales de l'Église.Pour les dirigeants et les décideurs de la tech, ce n'est pas une simple prise de position spirituelle, mais un signal fort qui pourrait redéfinir l'approche des technologies de rupture.Concrètement, le souverain pontife s'attaque en premier lieu à la dérive militaire de l'IA.Face aux escalades de conflits internationaux, le Pape dénonce avec force l'évolution inhumaine des technologies sur le champ de bataille, et vise directement les armes autonomes.En invitant Anthropic, une entreprise qui s'est ouvertement opposée à l'administration américaine sur la question des garde-fous militaires, le Vatican s'aligne avec les acteurs de la tech qui prônent une IA responsable.Défense des droits des travailleursMais au-delà des zones de guerre, c'est le marché du travail mondial qui est ciblé par cette encyclique.Le Pape fait un parallèle historique direct entre la question de l'IA et la défense des droits des travailleurs à l'époque de la révolution industrielle.En clair, selon le Pape, l'IA ne doit pas devenir un outil d'optimisation financière sauvage qui broie l'humain et accentue les inégalités.Il faut comprendre comment l'IA prend ses décisions juge l'ÉgliseEnfin, la présence de Chris Olah à Rome montre que l'Église s'intéresse de très près au fonctionnement des réseaux de neurones.Pour que l'humain reste au centre, il faut comprendre comment l'IA prend ses décisions juge l'Église.Et c'est peut être étrange de le dire ainsi, mais c'est une autorité spirituelle qui enjoint les décideurs d'améliorer l'auditabilité des algorithmes, condition sine qua non de leur acceptabilité sociale.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, nous plongeons dans les coulisses sombres de la Silicon Valley avec le dossier Tesla.Une version bêta de son IA de conduite sur des routes réellesLe premier point de cette affaire réside dans l'ampleur du camouflage industriel révélé par un leak gigantesque. Ce que l'on appelle désormais les Tesla Files, initiés par un lanceur d'alerte, mettent à nu une réalité glaciale. Plus de 2 400 plaintes pour des accélérations spontanées et un millier d'accidents que l'entreprise a systématiquement classés comme non résolus. Et mis aux oubliettes.En fait, Tesla ne se contentait pas de vendre des voitures. Elle déployait en même temps une version bêta de son IA de conduite sur des routes réelles, transformant ses clients et les autres usagers en cobayes d'une expérimentation à grande échelle.Mais au-delà du secret, c'est la faillite technologique du système qui inquiète.Hallucinations de l'IA sur les systèmes TeslaConcrètement, les experts parlent de véritables hallucinations de l'IA sur les systèmes Tesla.À l'image d'un chatbot qui invente une réponse, le système de conduite autonome de Tesla a interprété de manière erronée son environnement, provoquant des freinages fantômes ou des accélérations brutales.Plus grave encore, les données récupérées après certains crashs mortels prouvent que le système identifiait parfois l'obstacle sans déclencher la moindre manœuvre d'évitement.Cette déconnexion entre la perception de la machine et son action corrective souligne une faille majeure dans la gestion des systèmes critiques.Cela rappelle que l'IA, aussi avancée soit-elle, nécessite des couches de sécurité redondantes que Tesla semble avoir ignorées pour maintenir son image de pionnier infaillible.Un tournant historique pour la responsabilité des algorithmesEnfin, le volet juridique marque un tournant historique pour la responsabilité des algorithmes.En août dernier, un tribunal de Floride a condamné Tesla à verser 240 millions de dollars suite à un accident mortel sous Autopilot. Et le verdict est sans appel. Tesla a été reconnue responsable aux côtés du conducteur.La justice a notamment mis en lumière les tentatives de l'entreprise pour dissimuler les données des boîtes noires, affirmant qu'elles étaient endommagées alors que les experts ont pu prouver que Tesla connaissait la défaillance dès le soir du drame.Et ce précédent crée un risque juridique et financier colossal pour toutes les entreprises intégrant de l'IA dans des produits physiques. Car désormais, le secret industriel ne protège plus totalement contre la responsabilité civile et pénale.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Imaginez un agent de la circulation infatigable, insensible aux gaz d'échappement et capable de verbaliser 24 heures sur 24 sans jamais ciller.Et bien ce n'est plus de la science-fiction.En Chine, le constructeur Aimoga Robotics vient de passer à la vitesse supérieure en signant un contrat pour le déploiement de 1000 robots policiers humanoïdes.De nouveaux agents de policeD'abord, comprenons bien ce que sont ces nouveaux agents qui patrouillent déjà dans la ville de Wuhu.Contrairement aux prototypes de laboratoires qui tentent de marcher avec difficulté, Aimoga a fait un choix pragmatique pour ses robots de circulation. Ils ont une apparence humanoïde très réaliste en haut, avec uniforme et gilet réfléchissant, mais une base mobile à roulettes en bas.Ce compromis permet une autonomie et une stabilité cruciales en milieu urbain. Équipés de six caméras et d'une batterie de capteurs, ces robots sont capables de mouvoir leurs bras pour diriger les flux de véhicules, de détecter des comportements anormaux et de diffuser des consignes vocales aux piétons.Des extensions mobiles de la "Smart City"Ensuite, au-delà de la simple régulation du trafic, ces machines s'imposent comme des outils de productivité redoutables pour les municipalités. Connectés directement aux systèmes de signalisation urbaine, ils agissent comme des extensions mobiles de la "Smart City".Mais leur fonction la plus concrète pour le portefeuille des automobilistes reste la verbalisation automatisée.Grâce à la reconnaissance optique de caractères, ils lisent les plaques d'immatriculation en temps réel pour constater les infractions au stationnement.40 000 euros par robotEnfin, l'argument massue mis en avant par Aimoga concerne la gestion des ressources humaines et la santé au travail.L'objectif affiché n'est pas de remplacer totalement l'officier de police, mais de le soustraire aux tâches les plus pénibles et dangereuses.Rester debout pendant des heures sous une chaleur extrême, dans le bruit et les particules fines des gaz d'échappement, est un défi sanitaire majeur.En déléguant ces postes aux robots, les forces de l'ordre peuvent se concentrer sur d'autres missions de sécurité.A condition de payer 40 000 euros par robot.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C'est un séisme dont l'épicentre se situe à Seattle mais dont l'onde de choc fait déjà trembler les places boursières mondiales. Amazon ne se contente plus de livrer ses propres colis, le géant lance Amazon Supply Chain Services.En ouvrant sa puissance logistique à toutes les entreprises, Amazon passe du statut de client ou de partenaire à celui de concurrent frontal pour UPS et FedEx. Louer l'infrastructure du groupe pour du stockage, du fret aérien ou de la livraison du dernier kilomètreJusqu'à présent, la force de frappe d'Amazon était une boucle fermée, réservée aux marchands tiers de sa propre marketplace. Avec cette offre, cette barrière tombe.N'importe quelle entreprise, qu'elle vende ou non sur Amazon, peut désormais louer l'infrastructure du groupe pour du stockage, du fret aérien ou de la livraison du dernier kilomètre.Concrètement, Amazon transforme un centre de coûts, c'est -à -dire son réseau de distribution, en une ligne de revenus.C'est exactement la même stratégie que celle opérée avec AWS pour le cloud. Il s'agit de mutualiser une infrastructure interne.350 entrepôts géantsEnsuite, parlons de l'ampleur du défi pour les acteurs historiques. Amazon possède déjà plus de trois cent cinquante entrepôts géants, une centaine d'avions-cargos et des dizaines de milliers de véhicules.Et en se positionnant sur le transport par avion, porte-conteneurs ou train pour le compte de tiers, Amazon s'attaque à la structure même du commerce global.Ce qui est menacé, ce n'est pas seulement le transport routier, c'est l'ensemble de la chaîne de valeur, incluant les exploitants d'entrepôts et les transitaires internationaux.La grande question de la souveraineté logistiqueEnfin, l'enjeu majeur pour les professionnels réside dans la data et l'efficacité opérationnelle. En confiant leur logistique à Amazon, les entreprises parient sur des algorithmes de routage et de prédiction de la demande qui n'ont aucun équivalent sur le marché.Mais attention, cette dépendance pose aussi la question de la souveraineté logistique.Pour les DSI et les directeurs de la supply chain, le choix sera cornélien : profiter d'une réduction drastique des frais de transport ou préserver une indépendance vis-à-vis d'un partenaire qui en sait peut-être déjà trop sur leurs activités.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, nous analysons un incident survenu en Floride qui pose une question cruciale pour la sécurité routière et la responsabilité des constructeurs. Peut-on réellement faire confiance au pilotage automatique d'une Tesla quand on n'est plus en état de conduire ?Une conductrice avec un taux d'alcoolémie deux fois supérieur à la limite légale a tenté le pari.L'illusion de l'autonomie complèteD'abord, il faut revenir sur le postulat de départ qui est un contresens technologique majeur. Il s'agit de l'illusion de l'autonomie complète.Dans cette affaire, la conductrice a activé l'Autopilot de sa Tesla en pensant que le véhicule la ramènerait à bon port de manière autonome.C'est une confusion fréquente mais dangereuse entre les systèmes d'aide à la conduite de niveau deux et la conduite totalement automatisée.Car tant que le conducteur est légalement responsable, le système exige une attention constante. Et l'ivresse rend impossible à respecter cette règle. Bref, le véhicule n'est pas un chauffeur privé, c'est un assistant qui a ses propres limites de sécurité.Efficacité et des limites des protocoles de sécuritéCe qui nous amène à notre deuxième point. Il s'agit de l'efficacité et des limites des protocoles de sécurité.Lorsque la conductrice a cessé de répondre aux alertes du véhicule, la Tesla a réagi conformément à sa programmation. Elle s'est immobilisée.Mais elle l'a fait en plein milieu d'une voie d'autoroute.Si le système a techniquement "sauvé" la conductrice d'une sortie de route, il a donc aussi créé un danger de mort pour les autres usagers sur cette voie rapide à deux heures du matin.La technologie ne peut rien contre l'ébriétéEnfin, cet incident renforce la pression réglementaire sur les dispositifs de surveillance du conducteur, le fameux Driver Monitoring System.Les experts rappellent que ces véhicules intègrent des caméras et des capteurs de couple sur le volant pour s'assurer que l'utilisateur regarde la route et reste actif.En cas de défaillance, le système doit se désactiver. Mais ici, l'arrêt complet montre que la technologie ne peut pas encore compenser une défaillance humaine totale comme l'ébriété.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le smartphone connecté au satellite était l'une des grandes promesses technologiques de l'année passée. Mais les premiers retours d'expérience en provenance des États-Unis sont tout simplement mauvais.Le réseau de SpaceX, utilisé par l'opérateur T-Mobile, fonctionne parfaitement mais le problème c'est que les abonnés ne s'en servent quasiment pas.Un constat qui interroge alors qu'Orange s'apprête à multiplier les investissements de ce côté de l'Atlantique.Un paradoxe technologiqueLe premier enseignement de cette mise en service est un paradoxe technologique.Si les abonnés américains ne basculent pas vers le satellite, c'est tout simplement parce que le réseau terrestre est devenu trop performant. Avec la densification massive de la 4G et de la 5G, les zones réellement blanches se réduisent comme peau de chagrin.Concrètement, le service de SpaceX se retrouve cantonné aux parcs nationaux pendant les périodes de randonnée. Pour le reste du temps, le direct-to-device, cette capacité du smartphone à viser directement une constellation en orbite basse, agit comme un airbag.C'est à dire que c'est une option rassurante, que l'on paye, mais que l'on ne déclenche presque jamais.Dès lors, comment rentabiliser une infrastructure spatiale coûteuse si le trafic reste marginal ?Une situation européenne très complexeEt en Europe, la situation s'annonce encore plus complexe.Orange vient de lancer son service de SMS par satellite. Or, la couverture mobile en Europe occidentale est historiquement beaucoup plus dense qu'aux États-Unis.Donc les cas d'usage pour un abonné français se limitent à la haute montagne ou à la pleine mer.Pourtant, les analystes persistent et assurent que le marché mondial du satellite vers le mobile est estimé à plus de 26 milliards de dollars d'ici 2034.Un pivot stratégique vers le B2B ?Enfin, la solution pourrait venir d'un pivot stratégique vers le B2B.Constatant la faible utilisation du grand public, l'opérateur mobile américain T-Mobile vient par exemple de lancer une offre entreprise à 250 dollars par mois.Pour un professionnel de terrain, un transporteur ou un service d'urgence, la promesse d'une couverture garantie sur chaque code postal justifie peut être le prix. Mais cela reste dans la majorité des cas de la redondance.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Imaginez des investissements se comptant en milliards d'euros pour moderniser les transports en commun, des rames ultra-modernes qui sortent d'usine, mais une connectivité déjà obsolète et ce avant même le premier voyage.C'est le paradoxe que vivent actuellement les passagers des nouveaux métros et RER franciliens.Et c'est un cas d'école sur la difficulté d'aligner des cycles industriels longs avec l'accélération des standards technologiques.Le choc des calendriersEt d'abord, je vous explique le choc des calendriers.Les nouvelles rames de métro et de RER que vous voyez arriver sur les lignes 4, 11 ou 14 sont équipées de ports USB-A, oui, le vieux standard rectangulaire.Pourtant, depuis décembre 2024, la directive européenne impose l'USB-C pour tous les nouveaux appareils nomades.Le problème vient de la conception. Car ces trains ont été commandés entre 2014 et 2017.Et dans le monde de l'industrie lourde, on fige le cahier des charges des années avant la livraison pour garantir la stabilité et la sécurité.Résultat, le matériel roulant sort de l'usine avec une technologie de charge, le USB-A, qui appartient déjà au passé.Et cela provoque bien sûr beaucoup de mécontentement de la part des voyageurs. Car recharger un ordinateur ou un smartphone récent sur ces prises demande désormais un adaptateur.Un problème de puissanceMais au-delà de l'aspect pratique, il y a aussi un problème de puissance.L'USB-A délivre une charge nettement plus lente que l'USB-C, désormais le standard du marché. Concrètement, un utilisateur qui espère récupérer de la batterie entre deux rendez-vous risque d'être très déçu.Île-de-France Mobilités reconnaît la situation mais souligne que modifier les commandes en cours coûterait cher et immobiliserait les trains.Gérer un parc "périmé" pendant les trente prochaines annéesEnfin, il faut regarder la durabilité de ces équipements.Une rame de métro est conçue pour durer quarante ans. Et installer une connectique physique fixe, quelle qu'elle soit, est une prise de risque majeure face à l'innovation.En restant sur l'USB-A, la RATP et Île-de-France Mobilités s'exposent à gérer un parc "périmé" pendant les trente prochaines années, ou à engager des frais de rénovation de mi-vie massifs simplement pour une histoire de prises.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Imaginez un monde où changer la batterie de votre flotte de smartphones d'entreprise serait aussi simple que de remplacer les piles d'une télécommande. Et bien c'est une obligation légale imminente.L'Union européenne vient en effet de graver dans le marbre une nouvelle réglementation qui impose les batteries amovibles sur tous les appareils mobiles d'ici 2027.Batterie remplaçableDès le 18 février 2027, les constructeurs n'auront plus le choix. Ils devront concevoir des smartphones dont la batterie est facilement remplaçable par l'utilisateur final à l'aide d'outils standards et accessibles.Fini le passage obligatoire par un service après-vente ou l'utilisation de colles industrielles impossibles à dissoudre.C'est une révolution dans la gestion du cycle de vie des terminaux. En clair, on ne remplace plus un téléphone parce que son autonomie flanche après deux ans, on répare.Disponibilité des composants essentielsEnsuite, cette réglementation redéfinit totalement la logistique des pièces détachées.L'Europe impose désormais aux fabricants une disponibilité des composants essentiels, comme les batteries mais aussi les écrans ou les connecteurs, pendant sept ans après la fin de la commercialisation d'un modèle.Concrètement, cela signifie que le marché va devoir se structurer pour livrer ces pièces rapidement et à des prix raisonnables.Et cette pérennité matérielle s'accompagne d'un nouvel affichage obligatoire, c'est l'étiquette énergétique.À l'image de ce qui existe pour l'électroménager, les smartphones devront afficher clairement leur score de réparabilité, leur résistance aux chutes et leur étanchéité. C'est un nouvel indicateur de performance qui va devenir central dans les appels d'offres publics et privés.Vers une décarbonation massive de l'industrie numériqueEnfin, l'objectif final est une décarbonation massive de l'industrie numérique.L'Europe estime que ces mesures permettront d'économiser 14 térawattheures d'énergie primaire chaque année d'ici 2030, soit l'équivalent de la consommation de trois millions de foyers.Pour les entreprises, l'impact business est double.D'un côté, une réduction significative du coût total de possession, le fameux TCO, grâce à l'extension de la durée d'usage des parcs mobiles.De l'autre, un levier puissant pour améliorer les rapports RSE en limitant le gaspillage électronique.Les constructeurs ont désormais moins de deux ans pour réinventer leur design industriel, et ce sans sacrifier l'étanchéité ni la finesse qui font le succès des modèles actuels. Le défi est immense, mais le compte à rebours est lancé.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, nous plongeons dans les derniers chiffres de l'Arcep pour le quatrième trimestre 2025.Un rapport qui sonne comme une fin de cycle pour les opérateurs télécoms français, entre érosion des revenus et basculement technologique définitif.Zone de turbulences financièresLe premier point à retenir, c'est que le marché de détail est entré dans une zone de turbulences financières.Après quatre années de croissance, les revenus des opérateurs reculent pour s'établir à 9,6 milliards d'euros. Cette baisse s'intensifie, atteignant plus de 2 % de recul annuel en fin d'année. C'est le résultat direct d'une guerre des prix féroce sur le mobile en 2024, dont les effets se font désormais sentir.Même le fixe, qui portait jusqu'ici la croissance, fléchit pour le troisième trimestre consécutif. Bref, la pression sur les marges des telcos est maximale, ce qui pourrait impacter leurs capacités d'investissement futures.Accélération de la 4G et de la 5GDeuxième pilier de cette mutation, le déploiement de la fibre optique arrive à maturité.Fin 2025, plus de 8 abonnements internet sur 10 passent par la fibre, soit plus de 27 millions d'accès. Le réseau cuivre, lui, s'éteint progressivement avec seulement 4 millions d'irréductibles restants sur le DSL.Mais la véritable surprise vient de l'accélération de la 4G et de la 5G à usage fixe. Avec 625 000 box cellulaires en service, ces technologies ne sont plus seulement des solutions de secours, mais deviennent des alternatives crédibles pour le Très Haut Débit là où la fibre ne peut pas encore aller.L'usage des données exploseEnfin, l'usage des données explose tandis que les services traditionnels agonisent.La 5G concerne désormais près de 40 % des cartes SIM actives, portant la consommation moyenne par abonné à plus de 18 Go par mois.Mais de son côté l'utilisation du SMS s'effondre. En un an, le volume de messages texte a chuté de plus de 30 %.Entre l'adoption massive des messageries instantanées par près de 90 % de la population et la montée en puissance du protocole RCS, le SMS est désormais un vestige.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La France franchit peut être une étape décisive dans la gestion pilotée par la donnée de son territoire avec le lancement officiel de JUNN.Ce programme ambitieux, soutenu par France 2030, réunit l'IGN, le Cerema, Inria et des acteurs privés pour bâtir les jumeaux numériques de demain. Un jumeau numérique de territoireD'abord, il faut comprendre que JUNN n'est pas qu'un simple projet de cartographie en 3D.Concrètement, un jumeau numérique de territoire est une réplique virtuelle dynamique qui permet de simuler le réel.Pour les décideurs, l'enjeu est immense. Il s'agit de tester des scénarios d'aménagement avant même de poser la première pierre. On parle ici de visualiser précisément l'impact d'une nouvelle infrastructure sur les îlots de chaleur urbains, d'anticiper le recul du trait de côte ou encore de simuler l'évolution des forêts face aux incendies.C'est un outil d'aide à la décision qui transforme la donnée brute en vision prospective pour sécuriser les investissements publics et privés.Mais pour que ces outils soient efficaces, ils doivent pouvoir communiquer entre eux. Et c'est le deuxième pilier de ce programme.Un socle technologique commun, ouvert et surtout souverainJUNN vise à créer un socle technologique commun, ouvert et surtout souverain. Car jusqu'ici, le marché des jumeaux numériques était souvent fragmenté entre des solutions propriétaires fermées.Avec cet outil, la France mise sur l'interopérabilité. Il s'agit de proposer une boîte à outils partagée où des composants logiciels spécialisés peuvent être combinés.Cette plateforme mutualisée permet de décloisonner les expertises : les données forestières peuvent enfin croiser les modèles hydrologiques ou urbains sans barrière technique.Un bac à sable géant pour la recherche et le développementEnfin, l'ambition de JUNN dépasse le simple outil technique pour devenir un véritable moteur industriel et scientifique.Le programme se structure autour d'un bac à sable géant pour la recherche et le développement. Ce cadre permet aux entreprises de la tech et aux académiques de tester des solutions innovantes dans des conditions réelles et réplicables.L'objectif final est de structurer une filière industrielle française d'excellence. Et en maîtrisant l'ensemble de la chaîne de valeur, de l'acquisition de la donnée géographique à la simulation, la France veut garantir son autonomie stratégique sur des technologies qui deviendront indispensables à la gouvernance de n'importe quelle métropole ou région d'ici la fin de la décennie.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

2026 s'annonce glacial pour les budgets flottes mobiles des entreprises. Le géant Microsoft vient par exemple de déclencher une onde de choc tarifaire sur sa gamme Surface.C'est une véritable flambée des prix qui frappe en effet désormais les Surface Laptop et Surface Pro.Les étiquettes du Microsoft Store s'affolentD'abord, il faut prendre la mesure de ce séisme tarifaire. En France, les étiquettes du Microsoft Store s'affolent avec des hausses de plusieurs centaines d'euros. Si la Surface Pro 12 pouces franchit la barre des 1100 euros, c'est le Surface Laptop de 13,8 pouces qui détient le record du cynisme commercial.Son prix vient littéralement d'exploser de 75 % pour atteindre les 1769 euros contre moins de 1000 euros auparavant.Pour les DSI qui misaient sur ces machines équipées des puces Snapdragon de Qualcomm pour renouveler leur parc, le calcul de rentabilité vient de voler en éclats. On ne parle plus ici d'un ajustement à la marge mais d'un repositionnement brutal de la marque.RAMpocalypseEnsuite, ce phénomène n'est pas un accident isolé. C'est le symptôme d'une crise structurelle que les experts nomment déjà la RAMpocalypse.Et le coupable est identifié, c'est l'intelligence artificielle générative.Le déploiement massif des infrastructures IA consomme des volumes astronomiques de puces mémoire, créant une pénurie mondiale sur les composants.Microsoft subit de plein fouet l'explosion des coûts d'approvisionnement et choisit de répercuter cette facture directement sur le client final.MacBook Neo ?Enfin, quelle stratégie adopter face à ce mur budgétaire ?Concrètement, si le matériel estampillé Microsoft reste une exigence pour vos collaborateurs, il y a quelques options à explorer.Car ces hausses massives concernent pour l'instant la boutique officielle de la marque. Les stocks déjà constitués chez les revendeurs tiers affichent encore les anciens tarifs, bien plus compétitifs.C'est donc le moment ou jamais d'anticiper vos commandes. Mais au-delà de l'achat immédiat, cette crise interroge la viabilité des PC portables haut de gamme sous Windows face à une concurrence comme celle du MacBook Neo qui semble mieux absorber les chocs de la chaîne logistique.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Imaginez que vous supprimiez une application ultra-sécurisée pour effacer vos traces, mais que le système d'exploitation de votre smartphone, lui, ait décidé de tout archiver à votre insu.C'est le scénario d'une affaire judiciaire qui secoue actuellement les experts en cybersécurité aux États-Unis.Le FBI a réussi à lire des messages Signal sur un iPhone alors que l'application n'était plus installée sur l'appareil. C'est un rappel brutal que le chiffrement de bout en bout ne protège pas contre les angles morts du système d'exploitation.Le problème de la gestion des notificationsLe premier point à comprendre, c'est que cette affaire ne révèle aucune faille technique de Signal.L'application reste un coffre-fort numérique robuste. Le problème vient de la manière dont nos smartphones gèrent les notifications push.Lorsqu'un message chiffré arrive, iOS génère une alerte pour l'utilisateur. Pour afficher le nom de l'expéditeur ou un extrait du texte sur votre écran verrouillé, Apple doit stocker ces informations dans une base de données interne au système d'exploitation.Résultat, même si vous désinstallez Signal ou Telegram dans un élan de prudence, les métadonnées et les extraits de conversations reçues restent gravés dans la mémoire de votre iPhone.La puissance des outils d'extraction utilisés par les forces de l'ordreDeuxièmement, cette affaire illustre la puissance des outils d'extraction utilisés par les forces de l'ordre.Le FBI a procédé dans ce cas à une analyse approfondie du matériel. Et même les messages configurés pour disparaître automatiquement après quelques minutes ont laissé des traces dans le centre de notifications d'iOS.Cela signifie que la politique de "zero trust" ne doit pas s'arrêter à la couche applicative. Si l'intégrité physique de l'appareil est compromise, le système d'exploitation devient le principal témoin à charge.Une parade stratégique simpleEnfin, face à ce risque de fuite par les notifications, il existe une parade stratégique simple.Il suffit de configurer l'application pour qu'elle n'affiche "ni nom, ni contenu" dans les réglages de notifications. En faisant cela, le système d'exploitation ne reçoit plus que l'alerte de l'existence d'un message, sans en connaître la teneur.Apple ne peut alors plus indexer de données sensibles dans sa base de données interne.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, nous plongeons dans un récit qui ressemble à un scénario de science-fiction, mais qui est pourtant la réalité quotidienne brutale d'un haut magistrat français.Le juge de la Cour pénale internationale, Nicolas Guillou, a témoigné devant l'Assemblée nationale de son quotidien sous sanctions américaines. Un témoignage qui pourrait pour nombre d'entre nous agir comme un électrochoc sur nos dépendances numériques et bancaires.Onde de chocD'abord, il faut comprendre l'onde de choc systémique provoquée par une simple inscription sur une liste du Trésor américain.Pour avoir validé un mandat d'arrêt international, ce juge s'est retrouvé banni des services numériques américains sur la demande des autorités.Concrètement, cela signifie une mort numérique et sociale immédiate. Privé de Gmail, de Microsoft, d'Apple et même de Netflix, le magistrat décrit un retour soudain au Moyen Âge.Et ce n'est pas seulement une affaire de confort personnel. C'est la démonstration que nos identités numériques professionnelles et privées reposent sur des infrastructures dont nous ne maîtrisons pas les vannes.La question du paiementEt par ailleurs, le cas des paiements dématérialisés révèle une faille de souveraineté majeure au cœur de nos portefeuilles.Bien que la France possède son propre réseau, le réseau CB, le juge Guillou a découvert qu'il était impossible d'utiliser sa carte bancaire française. Pourquoi ? Parce que la quasi-totalité de nos cartes sont co-badgées avec Visa ou Mastercard.Oui, les banques françaises ne savent plus délivrer de cartes purement nationales. Et donc dès que l'oncle Sam s'oppose à une transaction, le maillon américain de la chaîne bloque tout, même pour des achats effectués en France.Bref, à date, notre autonomie financière hexagonale est une illusion technique tant que les rails de paiement restent exclusivement transatlantiques.Sur-conformité volontaireEnfin, et c'est peut-être le point le plus inquiétant pour les entreprises, le juge pointe du doigt le phénomène de la sur-conformité volontaire.Des acteurs français, comme l'assureur Axa par exemple, ont cessé de rembourser ses frais de santé sans y être légalement contraints par le droit européen.Pourquoi ? Parce que ces entreprises s'alignent par anticipation sur les sanctions américaines pour ne prendre aucun risque avec le marché américain.C'est une forme de vassalisation numérique et économique où la peur des sanctions pousse nos propres fleurons à abandonner leurs clients nationaux.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Imaginez un radiologue capable de décrire avec précision une fracture sur une radio qu'il n'a jamais reçue.C'est la prouesse, ou plutôt le naufrage logique, que viennent de mettre en lumière des chercheurs de Stanford concernant les modèles d'IA les plus avancés comme GPT-5, Gemini 3 Pro ou Claude 4.5.On ne parle plus ici de simples hallucinations, mais d'un phénomène baptisé raisonnement mirage.Qu'est ce que l'effet mirage ?D'abord, comprenons ce qu'est ce fameux effet mirage. Jusqu'à présent, nous connaissions les hallucinations, où l'IA comble des lacunes de manière arbitraire. Ici, les chercheurs ont soumis des questions médicales complexes, scientifiques ou techniques à ces modèles, mais en omettant volontairement de joindre les images correspondantes.Résultat, l'IA ne signale pas l'absence de fichier. Au contraire, elle génère une description visuelle détaillée et un raisonnement clinique élaboré, se basant sur des données qu'elle n'a jamais vues.Elle construit donc un cadre épistémique totalement faux pour répondre coûte que coûte. En clair, c'est un comportement de triche où le modèle fait semblant de voir pour satisfaire la requête.Comment une telle confusion est-elle possible ?L'étude révèle que ces modèles utilisent leur mémoire et leurs compétences linguistiques pour masquer leurs faiblesses en compréhension multimodale.En clair, les IA plongent dans l'immense volume de données de santé ingérées durant leur entraînement pour identifier des motifs récurrents.L'IA déduit ensuite ce qui devrait être sur l'image selon les probabilités du web et rédige son compte-rendu « comme si » elle effectuait une analyse visuelle.Dans l'un des tests, un modèle a même atteint le sommet du classement sur un benchmark de radiologie pulmonaire. Et ce, tenez-vous bien, sans avoir accès à une seule image.Cette étude est une remise en question brutale des outils d'évaluation actuels de l'IA.Méfiance méfiance !Les chercheurs de Stanford appellent à un audit de ces benchmark. L'objectif est de supprimer des tests toutes les questions dont la réponse peut être déduite sans l'image.Mais surtout, cette étude appelle à la méfiance quant aux résultats de l'IA en matière de santé. Dans un système d'IA agentique, une erreur visuelle masquée par une assurance textuelle pourrait conduire à des diagnostics erronés indétectables.Bref, avant de remplacer les radiologues par des algorithmes, il va falloir s'assurer que l'IA ne nous décrit pas simplement ce qu'elle a envie de voir.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Imaginez vendre votre bien immobilier en cinq jours seulement, tout en empochant une plus-value de 85 000 euros par rapport aux estimations des experts du secteur. Et le tout sans verser de commission d'agence.C'est la prouesse réalisée par un consultant américain en Floride, et elle souligne un basculement majeur.L'IA générative devient un outil capable de concurrencer des métiers établis. Un prompt en lieu et place d'un agentAu lieu de se fier à l'instinct d'un agent immobilier, le propriétaire a utilisé ChatGPT pour auditer son propre bien.En injectant des données précises et en orientant ses prompts, il a obtenu une feuille de route opérationnelle incluant les rénovations prioritaires, comme le choix des peintures, mais aussi une analyse fine du calendrier de mise en vente.L'IA a ici joué le rôle de chef de projet, identifiant les détails infimes qui maximisent la valeur perçue du bien.En clair, l'IA est capable de transformer un amateur éclairé en un gestionnaire de patrimoine redoutable.Le top sur la logistique et le marketingEnsuite, c'est surtout sur le terrain du marketing et de la logistique que l'IA a fait la différence.Car l'algorithme ne s'est pas contenté de rédiger une annonce attrayante. Il a optimisé l'organisation des visites en suggérant les créneaux horaires les plus pertinents pour créer un effet de rareté et de compétition entre les acheteurs.Résultat, 15 visites organisées en un temps record et 5 offres qualifiées.Pour les professionnels du secteur de l'immobilier, le message est limpide : la valeur ajoutée ne réside plus dans l'accès à l'information ou la simple mise en relation.L'humain reste le garant de la conformitéEnfin, il faut noter les limites et la nouvelle répartition des rôles que dessine cette expérience.Si le vendeur a court-circuité l'agent immobilier, il a en revanche sécurisé la transaction en engageant un avocat pour la partie juridique.L'IA a géré le marketing, la négociation et l'émotionnel, mais l'humain reste le garant de la conformité légale.Cette anecdote n'annonce pas forcément la fin des agents immobiliers, mais elle marque la fin de l'agent "traditionnel". En clair, demain, un expert qui n'utilise pas l'IA pour affiner ses estimations ou son ciblage sera mécaniquement moins performant qu'un particulier bien "augmenté" par ses prompts.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, nous plongeons dans un paradoxe technologique fascinant : comment une solution purement mécanique peut vaincre les algorithmes les plus sophistiqués de nos accessoires connectés.Le constructeur automobile Škoda vient en effet de présenter la sonnette DuoBell. Ce n'est pas qu'un simple accessoire pour cyclistes, c'est une réponse directe à une menace croissante pour la sécurité en zone urbaine : l'isolation sonore totale des piétons connectés à leurs casques audio.Lutter contre l'ANCD'abord, il faut comprendre le mur technologique auquel font face les professionnels de la mobilité urbaine.Avec la généralisation de la réduction de bruit active, ou ANC, les algorithmes de nos casques et écouteurs sont devenus si performants qu'ils filtrent désormais les alertes sonores traditionnelles.En clair, le timbre d'une sonnette de vélo classique, inchangé depuis un siècle, est interprété par l'IA des écouteurs comme un bruit parasite et purement et simplement effacé.À Londres, où le nombre de cyclistes s'apprête à dépasser celui des automobilistes, les collisions avec des piétons inattentifs ont bondi de 24 % l'an dernier.Comment ça marche ? Alors concrètement, comment la sonnette de Skoda parvient-il à contourner cette situation ?Les chercheurs ont identifié une faille dans la matrice de l'ANC, une sorte de "brèche de sécurité" acoustique située entre 750 et 780 Hertz.La sonnette de Skoda émet donc précisément sur cette fréquence que les filtres numériques peinent à traiter.Mais Škoda ne s'est pas arrêté là. En générant des ondes sonores non répétitives, son dispositif sature la capacité de traitement en temps réel des puces de réduction de bruit.L'algorithme, incapable de prédire le motif sonore pour l'annuler, laisse donc passer l'alerte.22 mètres de distance de réaction supplémentaireEnfin, quels sont les impacts réels pour la sécurité et le business ?Les tests en conditions réelles sont sans appel. Le DuoBell offre aux piétons équipés de casques jusqu'à 22 mètres de distance de réaction supplémentaire par rapport à une sonnette standard. Et c'est clairement une marge de manœuvre vitale pour éviter l'accident.En rendant ses recherches publiques, Skoda se positionne comme un acteur de la "Safe Tech" et de l'aménagement des smart cities. Des flottes de courriers à vélo, comme Deliveroo, ont déjà testé le prototype avec un retour très positif.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Imaginez un instant qu'en ouvrant simplement votre navigateur pour consulter votre profil professionnel, un algorithme fouille discrètement les moindres recoins de votre machine pour y dresser la liste de vos logiciels installés.C'est précisément l'accusation gravissime qui pèse aujourd'hui sur LinkedIn, la filiale de Microsoft, suite aux révélations de l'enquête BrowserGate menée par l'association Fairlinked.Un code cachéConcrètement, l'investigation révèle que LinkedIn exécute un code caché capable de scanner les extensions de votre navigateur et les logiciels installés sur votre ordinateur.Pour un DSI, c'est un cauchemar de sécurité et de conformité. Le script identifie non seulement des outils de productivité, mais aussi des données ultrasensibles. L'enquête mentionne le repérage d'extensions révélant des opinions politiques, des convictions religieuses ou des troubles neurologiques.Plus cynique encore, LinkedIn scannerait plus de cinq cents outils de recherche d'emploi. En clair, la plateforme sait qui cherche secrètement à quitter son entreprise alors même que l'employeur actuel est souvent un client payant des solutions de recrutement de LinkedIn.LinkedIn surveillerait plus de 200 concurrents directsMais le scandale prend une dimension industrielle quand on regarde la liste des cibles de ce scan.LinkedIn surveillerait plus de deux cents produits concurrents directs de ses propres solutions de vente, comme Apollo ou ZoomInfo. En croisant ces découvertes avec l'identité réelle des utilisateurs et de leurs employeurs, Microsoft dispose d'une cartographie mondiale et en temps réel de la clientèle de ses adversaires.C'est une forme d'espionnage industriel automatisé. Et ces données serviraient déjà à envoyer des mises en demeure ciblées aux utilisateurs d'outils tiers. Pour les entreprises du secteur logiciel, c'est un vol pur et simple de leurs listes de clients via le navigateur de leurs propres utilisateurs.Mais qu'en dit l'UE ?Enfin, cette affaire place LinkedIn dans une posture de défiance ouverte face aux régulateurs, particulièrement en Europe.Alors que le Digital Markets Act oblige les contrôleurs d'accès à ouvrir leur écosystème, LinkedIn aurait fait l'inverse. Officiellement, la firme montre patte blanche à la Commission Européenne.Mais au lieu de favoriser l'interopérabilité demandée par Bruxelles, LinkedIn aurait construit une véritable machine de guerre pour identifier et pénaliser tout usage de services tiers non validés par ses soins.Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

On entend souvent dire que 95 % des projets pilotes en IA générative échouent.Mais les données terrain racontent une tout autre histoire : celle d'une pénétration fulgurante dans les plus grandes entreprises mondiales.A bas les idées reçues !D'abord, l'idée que l'IA piétine en entreprise est une idée reçue que les chiffres récents viennent balayer.Aujourd'hui, 29 % des entreprises du Fortune 500 sont déjà des clients payants de startups leaders en IA comme Anthropic ou Perplexity.On ne parle pas ici de simples tests gratuits, mais de contrats signés au plus haut niveau, de pilotes validés, et de solutions déployées de manière effective.Cette rapidité d'adoption est sans précédent. Là où une startup mettait autrefois des années à séduire un grand compte, l'IA a bousculé les normes, poussant les directions à parier sur des technologies émergentes moins de trois ans après le lancement de ChatGPT.L'IA roi du codeConcrètement, le retour sur investissement le plus massif se concentre sur trois piliers : le code, le support client et la recherche d'information.Le développement informatique est, de loin, l'usage dominant. Des outils comme Cursor ou Claude Code ne se contentent pas d'aider. Ils dopent la productivité des meilleurs ingénieurs d'un facteur 10 à 20.Le code est un terrain de jeu idéal pour l'IA car il est dense, textuel et, surtout, vérifiable immédiatement.Le support client suit une logique similaire de rentabilité directe. En s'appuyant sur des procédures standardisées, les agents IA gèrent un volume de tickets plus important avec des scores de satisfaction en hausse, le tout pour un coût réduit.La machine a cash de la santé et du juridiqueMais le vrai changement de paradigme se situe dans les secteurs comme le juridique ou la santé.L'IA a débloqué ces marchés car elle excelle là où les logiciels classiques échouaient. C'est à dire dans l'analyse de textes denses et complexes.Dans le juridique, des solutions comme Harvey atteignent des revenus records en automatisant la rédaction et l'analyse de contrats.Dans la santé, l'IA contourne les lourdeurs des systèmes de dossiers partagés en prenant en charge des tâches administratives précises, comme la transcription médicale.Les capacités des modèles progressent d'ailleurs de manière spectaculaire. On note des bonds de performance de 20 à 30 % en seulement quatre mois sur des tâches liées à l'audit ou à l'investigation. Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Derrière le succès fulgurant de ChatGPT et les records de valorisation d'OpenAI se cache une réalité beaucoup plus sombre : celle de son leader, Sam Altman.Alors qu'il s'apprête à affronter Elon Musk devant les tribunaux californiens mi-avril, de nouvelles révélations du New Yorker viennent écorner durablement le mythe du génie philanthrope pour laisser place à une figure de manipulateur dont la moralité interroge les plus hautes sphères de la tech. La question de la fiabilitéEt le premier point concerne la fiabilité même de Sam Altman en tant que dirigeant. Si son éviction temporaire en 2023 avait déjà fait couler beaucoup d'encre, les documents internes révélés ces derniers jours confirment que le malaise est structurel.Ilya Sutskever, l'ancien scientifique en chef de l'entreprise, l'accuse explicitement d'avoir falsifié des données devant son propre conseil d'administration. Et ce manque de transparence n'est pas une anomalie isolée mais semble être un mode opératoire.Pour les décideurs qui intègrent les solutions d'OpenAI dans leurs infrastructures, cette instabilité au sommet pose une question critique de gouvernance : peut-on bâtir une stratégie B2B à long terme sur un partenaire dont les fondateurs eux-mêmes dénoncent la propension au mensonge et à la manipulation ?Décalage entre promesse et réalitéEnsuite, il faut observer le décalage flagrant entre la promesse originelle et la réalité d'OpenAI.On assiste à un glissement majeur sur ce point. La sécurité de l'IA, autrefois priorité absolue pour garantir un bénéfice à l'humanité, est désormais reléguée au second plan derrière la course au profit et au produit.Des équipes entières dédiées à la sûreté ont été écartées, et Sam Altman court-circuite de plus en plus souvent les commissions de contrôle interne pour accélérer les mises sur le marché.Ce passage d'un modèle de recherche éthique à une logique de pure "Big Tech" commerciale change la donne pour les entreprises clientes, qui pourraient se retrouver exposées à des compromis techniques ou éthiques pour satisfaire les objectifs financiers agressifs du groupe.Une approche "tactique" de la conformitéEnfin, l'ambiguïté géopolitique et morale d'Altman ajoute une couche de risque non négligeable. Ses liens étroits avec des puissances étrangères, notamment au Moyen-Orient, ainsi que les rumeurs persistantes sur sa vie privée utilisées comme armes de déstabilisation par ses concurrents, créent un climat de suspicion permanente.Plus inquiétant encore, son approche de la conformité semble purement tactique. Ses critiques affirment que son seul cap sur ce point est de savoir si sa société peut "s'en tirer sans sanctions".Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Aujourd'hui, nous plongeons dans les coulisses de la transformation numérique de l'immobilier, un secteur où l'intelligence artificielle n'est plus un gadget, mais le moteur principal de la compétitivité.Des photos retouchées ?Le premier constat est sans appel. Pour les agences immobilières, l'IA est devenue un levier de performance.En seulement quarante secondes de navigation sur les portails majeurs d'annonces immobilières, on tombe désormais sur des mentions "photo retouchée par IA".Cette retouche permet par exemple de remplacer un ciel gris par un bleu azur, ou de corriger une exposition défaillante de la photo.Home staging virtuelMais le véritable saut de productivité se situe dans le home staging virtuel.Car transformer virtuellement un salon vétuste en une pièce moderne digne d'un catalogue de décoration permet d'augmenter significativement le taux de clic et le nombre de visites physiques.Mais les agents immobiliers doivent aussi apprendre à "freiner" l'outil d'IA pour qu'il ne dénature pas le bien, sous peine de créer une déception immédiate lors de la visite réelle.Et cela nous amène à notre deuxième point. Car oui, en matière d'IA, il existe une frontière très très ténue entre optimisation marketing et pratique commerciale trompeuse.Si l'embellissement est toléré, la manipulation d'une photo pose un risque juridique.Supprimer une fissure sur un mur, modifier les volumes d'une pièce ou masquer un vis-à-vis entre directement en conflit avec le Code de la consommation.Sauf que actuellement, il n'existe pas de loi spécifique encadrant l'IA dans l'immobilier. Et la mention de son usage n'est pas obligatoire.Pourtant, la régulation se fait par l'usage. En clair, une annonce survendue se brise souvent contre la réalité de la visite.Le défi pour les agents immobiliers est donc de protéger la réputation de l'enseigne, tout en exploitant les capacités offertes par les algorithmes d'IA.Vers le web sémantique et conversationnelMais au delà de l'image modifiée, c'est toute l'expérience de recherche des annonces immobilières qui bascule vers le web sémantique et conversationnel.Nous quittons l'ère des filtres et des cases à cocher pour celle du langage naturel. Demain, ou plutôt dès juin prochain pour certains grands réseaux, les acquéreurs ne chercheront plus "3 pièces, 60 mètres carrés", mais taperont des requêtes complexes comme "cherche un chalet avec vue sur le Mont-Blanc".Pour les professionnels de l'immobilier, l'enjeu est de créer des annonces nativement optimisées pour être indexées par ces nouveaux assistants intelligents. Bref, l'avenir de la profession, c'est déjà maintenant !Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous !Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.