Podcasts about persique

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Grand reportage
«Le supplément du dimanche» du 17 mai 2026

Grand reportage

Play Episode Listen Later May 17, 2026 48:30


Un grand bol d'air marin dans cette émission du dimanche. Haute mer sur un porte-avions et port de Dublin au sommaire. Le port de Dublin, sa culture, son histoire, son influence sur la capitale irlandaise avec laquelle il fait corps, ce sera en seconde partie de cette émission. Mais embarquons tout d'abord à bord du porte-avions français. Le Charles de Gaulle, précédemment positionné dans les parages de Chypre, a été dérouté finalement vers la région du golfe arabo-persique. Objectif : sécurisation. Le navire amiral de la Marine française aux portes du détroit d'Ormuz Le porte-avions français fait route vers le golfe Persique, point de fixation de la guerre entre Israël, les États-Unis et l'Iran, et un des points névralgiques du commerce mondial. Le Charles de Gaulle s'est vu compléter sa feuille route : après avoir en urgence quitté, fin février 2026, la mer de Norvège pour protéger l'île de Chypre, cible de missiles iraniens, le groupe aéronaval français a mis le cap sur Ormuz. Objectif pour l'état-major embarqué sur le Charles de Gaulle : piloter et planifier une mission de sécurisation du golfe Persique. La mission peut être longue. Un Grand reportage Franck Alexandre qui s'entretient avec Jacques Allix. Dublin, capitale irlandaise et ville portuaire : malédiction ou opportunité ? Ils sont la cheville ouvrière des échanges à travers le monde, nœuds stratégiques entre immensités maritimes et réseaux terrestres de transport, pivot de la mondialisation. Les ports. Entre quais et bassins, ils sont aussi un microcosme, ils ont une réalité sociale qui rayonne sur la ville avoisinante. Exemple Dublin. Durant des siècles, le port de la capitale de la République d'Irlande a régi la vie de ses habitants. Pratiquement tous les corps de métiers qui gravitaient autour du port avaient un lien avec la mer. Que sont devenus ces liens aujourd'hui ? Comment le patrimoine social, historique et culturel du port de Dublin est-il devenu le moteur d'une croissance économique ? Un Grand reportage d'Agnieszka Kumor qui s'entretient avec Jacques Allix. « Cofinancé par l'Union européenne. Les vues et opinions exprimées sont cependant celles de l'auteur ou des auteurs uniquement et ne reflètent pas nécessairement celles de l'Union européenne ou de la DG Politique régionale et urbaine. Ni l'Union européenne ni la DG Politique régionale et urbaine ne peuvent en être tenues responsables. »

Les journaux de France Culture
Détroit d'Ormuz : Paris prépositionne le porte-avions Charles-de-Gaulle près du golfe Persique

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later May 7, 2026 12:31


durée : 00:12:31 - Journal de 7 h - La situation diplomatique autour du détroit d'Ormuz est encore fragile mais semble s'éclaircir : a priori, les Iraniens sont toujours ouverts à la discussion, tandis que Paris prépositionne son porte-avions Charles-de-Gaulle près du golfe Persique.

Le journal de 7h00
Détroit d'Ormuz : Paris prépositionne le porte-avions Charles-de-Gaulle près du golfe Persique

Le journal de 7h00

Play Episode Listen Later May 7, 2026 12:31


durée : 00:12:31 - Journal de 7 h - La situation diplomatique autour du détroit d'Ormuz est encore fragile mais semble s'éclaircir : a priori, les Iraniens sont toujours ouverts à la discussion, tandis que Paris prépositionne son porte-avions Charles-de-Gaulle près du golfe Persique. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Anne-Laure Chouin, Alix Forgeot Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

C dans l'air
François Villeroy de Galhau - Crise: ce que prévoit la Banque de France

C dans l'air

Play Episode Listen Later May 6, 2026 12:25


C dans l'air l'invité du 5 mai avec François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de FranceChaque année au printemps, le gouverneur de la Banque de France adresse sa lettre au président de la République. Pour sa onzième et dernière note, il s'est penché sur l'état de santé de la France. « Notre perspective économique ne peut se limiter à aller de crise en crise », écrit François Villeroy de Galhau. « Nous ne pouvons pas vivre dans une dépendance récurrente par rapport aux pays producteurs de pétrole », explique-t-il, sur les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient. Face à cela, « la meilleure réponse est l'accélération de la transition énergétique […]. C'est un des sujets sur lesquels les Européens ont raison », assure-t-il. En attendant, la guerre qui a démarré le 28 février dernier dans le golfe Persique plonge la zone euro, et la France en particulier, dans une « incertitude sans précédent » et va se traduire par « plus d'inflation, et moins de croissance ». Dans l'Hexagone, la croissance nulle au premier trimestre 2026 a été une « mauvaise surprise largement due au commerce extérieur », reconnaît-il. François Villeroy de Galhau livrera son analyse et ses préconisations sur le plateau de C dans l'air.

Le journal de 18h00
Donald Trump privilégie la voie diplomatique pour sortir de l'impasse iranienne

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later May 6, 2026 20:09


durée : 00:20:09 - Le journal de 18h00 - Les diplomates à la manœuvre pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient. Les négociations s'accélèrent entre les Américains et les Iraniens alors que Donald Trump a suspendu l'opération navale américaine dans le golfe Persique. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Stanislas Vasak, Brice Garcia Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les journaux de France Culture
Donald Trump privilégie la voie diplomatique pour sortir de l'impasse iranienne

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later May 6, 2026 20:09


durée : 00:20:09 - Journal de 18h - Les diplomates à la manœuvre pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient. Les négociations s'accélèrent entre les Américains et les Iraniens alors que Donald Trump a suspendu l'opération navale américaine dans le golfe Persique.

Les matins
Après des accrochages, le cessez-le-feu va-t-il tenir entre l'Iran et les États-Unis ?

Les matins

Play Episode Listen Later May 5, 2026 15:20


durée : 00:15:20 - Journal de 8 h - La trêve entre les États-Unis et l'Iran est encore plus fragile depuis lundi et le début de l'opération des États-Unis dans le détroit d'Ormuz pour rouvrir le passage aux navires marchands. Des accrochages entre les deux belligérants dans le golfe Persique inquiètent les pays voisins.

Le journal de 8H00
Après des accrochages, le cessez-le-feu va-t-il tenir entre l'Iran et les États-Unis ?

Le journal de 8H00

Play Episode Listen Later May 5, 2026 15:20


durée : 00:15:20 - Journal de 8 h - La trêve entre les États-Unis et l'Iran est encore plus fragile depuis lundi et le début de l'opération des États-Unis dans le détroit d'Ormuz pour rouvrir le passage aux navires marchands. Des accrochages entre les deux belligérants dans le golfe Persique inquiètent les pays voisins. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Margot Delpierre Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les journaux de France Culture
Après des accrochages, le cessez-le-feu va-t-il tenir entre l'Iran et les États-Unis ?

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later May 5, 2026 15:20


durée : 00:15:20 - Journal de 8 h - La trêve entre les États-Unis et l'Iran est encore plus fragile depuis lundi et le début de l'opération des États-Unis dans le détroit d'Ormuz pour rouvrir le passage aux navires marchands. Des accrochages entre les deux belligérants dans le golfe Persique inquiètent les pays voisins.

Le journal de 18h00
Regain de tension dans le détroit d'Ormuz

Le journal de 18h00

Play Episode Listen Later May 4, 2026 19:23


durée : 00:19:23 - Le journal de 18h00 - Les Etats-Unis ont commencé à escorter les navires bloqués dans le golfe Persique dans le cadre de l'opération "Projet Liberté" lancé par Donald Trump. Mais l'Iran dit avoir riposté avec des missiles pour garder le contrôle du trafic commercial dans le détroit d'Ormuz. - réalisation : La Rédaction de France Culture, Stanislas Vasak, Alison Vicrobeck Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France

Les journaux de France Culture
Regain de tension dans le détroit d'Ormuz

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later May 4, 2026 19:23


durée : 00:19:23 - Journal de 18h - Les Etats-Unis ont commencé à escorter les navires bloqués dans le golfe Persique dans le cadre de l'opération "Projet Liberté" lancé par Donald Trump. Mais l'Iran dit avoir riposté avec des missiles pour garder le contrôle du trafic commercial dans le détroit d'Ormuz.

Revue de presse internationale
À la Une: le prix du pétrole à la hausse, le moral en baisse

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 3:51


La guerre en Iran entre dans sa 10e semaine et si le cessez-le-feu est toujours en vigueur, c'est toujours l'impasse sur le plan diplomatique. Conséquence, pointe le Guardian à Londres, « les marchés pétroliers sont fébriles » et le prix du pétrole n'en finit plus de grimper… Les marchés pétroliers ont été secoués par les dernières déclarations de Donald Trump, qui « semble déterminé à maintenir le blocus des ports iraniens par la marine américaine pendant plusieurs mois. » D'après le blog spécialisé, Oxford Economics, cité par le Guardian, « si la situation actuelle de blocage dans le détroit d'Ormuz se poursuit, les prix du pétrole pourraient monter jusqu'à 190 dollars d'ici le mois d'août. » Le Guardian qui cite également l'économiste Paul Krug, ancien chroniqueur du New York Times, selon lequel « une récession mondiale généralisée est plus que probable si le détroit reste fermé pendant trois mois de plus, ce qui semble tout à fait possible ». « Les craintes d'un blocus prolongé (donc) poussent les prix », constate Le Figaro à Paris. Le baril de Brent s'envole à près de 125 dollars. Les géants du pétrole : grands gagnants de la guerre… Et c'est dans ce contexte que les profits des grands pétroliers atteignent des niveaux record… On reste avec Le Figaro qui constate que « gagner beaucoup d'argent en profitant de l'envolée des prix du pétrole, consécutive à la guerre dans le golfe Persique, devient vite un sujet polémique. C'est ce qu'expérimente TotalEnergies, avec des profits qui frôlent les 5 milliards de dollars. Et toutes les "majors" du pétrole sont dans le même cas. » Résultat, pointe le journal, « l'éventualité d'une surtaxation de ces bénéfices est immédiatement revenue dans le débat public. »  « TotalEnergies grand vainqueur de la guerre », s'exclame Libération. Et « la question de la taxation des superprofits du pétrole est revenue comme un boomerang. » Total va-t-il mettre la main au portefeuille ? Rien n'est moins sûr…, répond Libé. « Une taxe au niveau européen sur les superprofits du pétrole et du gaz avait été instaurée en 2022-2023 après l'invasion de l'Ukraine par la Russie et avait rapporté 28 milliards d'euros à l'échelle de l'Union pour contribuer à un "bouclier énergétique", rappelle le journal. Mais pour l'heure, l'initiative est au point mort, constate Libération, la France, qui protège TotalEnergies ne s'y est pas associée. (…) Le gouvernement préfère pour l'heure privilégier la piste moins douloureuse pour Total consistant à encadrer les marges réalisées par les distributeurs de carburant au-delà de 1,71 euro le litre. Le décret "est prêt" a fait savoir Matignon en précisant que la question de le mettre en application n'était “pas tranchée“. » Bref, aucune aide à attendre pour l'instant pour les millions d'automobilistes qui peinent à faire le plein… Un 1er-Mai discret ? Demain 1er-Mai : va-t-on assister à une vague de mécontentement en France ? Entre la crise des carburants, le possible retour de l'inflation, la stagnation des salaires…  Non, répond Le Monde : « Il y a peu de chances de voir des millions de personnes nourrir les cortèges de travailleurs, demain vendredi. (…) Le ressentiment reste encore relativement feutré » En fait, explique dans les colonnes du journal, Marylise Léon, la secrétaire générale de la CFDT, « il y a une forme d'immobilisme et d'attentisme car la campagne présidentielle va bientôt démarrer et les Français se disent qu'ils y verront plus clair. » Récemment, une étude menée par Ipsos, le Cevipof et la Fondation Jean Jaurès, toujours dans Le Monde, indiquait « un profond désir de changement, qui a progressé depuis les débuts du second quinquennat d'Emmanuel Macron. La moitié des Français estimant qu'il faut "réformer en profondeur" la société française, et un quart souhaitant la "transformer radicalement". (…) Quant à savoir dans quel sens va ce souhait de renouveau, cette étude dessine le portrait de Français soucieux, dans cet ordre de priorité, de leur système de santé, de leur pouvoir d'achat, de leurs écoles, de leur sécurité mais aussi de la dette de leur pays, de l'attractivité de son économie, de la maîtrise de l'immigration et de la place de la France dans le monde. Autant de questions, conclut Le Monde, loin des caricatures, auxquelles la campagne présidentielle devra tâcher d'apporter des réponses. »

Intended Consequences
Tarifs, guerre et compétition : comment l'industrie canadienne de l'aluminium s'adapte et innove

Intended Consequences

Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 33:34


L'aluminium fait l'objet de tarifs douaniers élevés depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Les impacts de ces tarifs sur le secteur et les prix mondiaux sont importants. Ceux-ci sont exacerbés par l'instabilité dans le golfe Persique, une région productrice d'aluminium. Afin de dresser un portrait des défis et des opportunités auxquels fait face l'industrie canadienne de l'aluminium, l'Institut de StrategyCorp a eu le plaisir d'accueillir Jean Simard, Président et chef de la direction de l'Association de l'aluminium du Canada, et Philippe Couillard, conseiller principal à StrategyCorp.

Le Nouvel Esprit Public
Le modèle social français est-il soutenable ? / Ukraine, guerre oubliée

Le Nouvel Esprit Public

Play Episode Listen Later Apr 26, 2026 62:50


Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l'Arrière-boutique le 24 avril 2026.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.LE MODÈLE SOCIAL EST-IL SOUTENABLE QUAND 56% TOUCHENT PLUS QU'ILS NE CONTRIBUENT ?Si les Français se disent toujours très majoritairement attachés à la Sécurité sociale, seuls 20 % estiment recevoir plus du système socio-fiscal qu'ils n'y contribuent, alors qu'en réalité, en 2023, ils étaient 56 % à avoir reçu, en net, plus qu'ils n'ont contribué au titre de la redistribution du modèle social, selon une étude publiée le 16 avril par l'Insee.L'intervention massive de l'État a permis de contenir les inégalités : avant transferts publics, les 10 % les plus aisés percevaient 26 fois plus que les 10 % les plus modestes. Mais ils n'ont plus que 3,5 fois plus que les moins bien lotis une fois les transferts publics pris en compte. Ils s'opèrent au travers de trois types de canaux : les prélèvements (impôts directs et indirects, cotisations sociales), les prestations sociales ainsi que les transferts sociaux, comme l'éducation ou la santé. Ces 56 % de la population qui reçoivent plus qu'ils ne paient, représentent une moyenne. Si la quasi-totalité des plus modestes sont soutenus par ce modèle, même parmi les 10 % les plus aisés, 1 sur 5 a reçu plus qu'il n'a versé. En effet, parmi ces gens aisés, on compte des retraités cadres dont les pensions sont financées par les cotisations des actifs mais aussi des personnes malades, qui bénéficient du système de santé à redistribution opérée par les pouvoirs publics qui « rehausse le niveau de vie des ménages au prix d'un endettement public » croissant et problématique, note l'Insee, car « aujourd'hui, la puissance publique distribue plus qu'elle ne prélève ». En 2023, les ménages ont perçu au total 1.337 milliards d'euros de transferts publics quand ils ont dû acquitter des prélèvements à hauteur de 1.273 milliards.Depuis sa création il y a 80 ans la Sécurité sociale montre les limites de son modèle surtout d'un point de vue financier : alors que les comptes sociaux étaient à l'équilibre jusqu'au début des années 1990 et sur le point d'y revenir avant la crise sanitaire, le déficit de l'ensemble des cinq branches (famille, maladie, retraite, autonomie, recouvrement) a atteint 15,3 milliards d'euros en 2024 (soit 0,6 % du PIB) et devrait dépasser 22 milliards en 2025, un niveau inédit hors période de crise. Ces déficits, mis bout à bout, représentent une « dette sociale » qui pourrait dépasser les 180 milliards d'euros en 2028, selon la Cour des comptes. Le vieillissement de la population en est la cause principale. Début 2023, 17 millions de Français touchent une retraite ; mais le ratio entre les Français qui travaillent - et donc cotisent - et ceux qui bénéficient de la solidarité nationale est de moins en moins avantageux. Au début des années 1960, la France comptait quatre travailleurs pour un retraité. Début 2020, ce ratio tombe à 1,5 pour 1, et la tendance ne semble pas près de s'inverser, à moins d'une forte hausse du taux d'emploi, surtout chez les seniors.UKRAINE, GUERRE OUBLIÉEQuatre ans après le début de l'invasion russe, la situation humanitaire en Ukraine demeure critique, alors même que les financements internationaux s'essoufflent. Quelque 10,8 millions de personnes dans le pays ont encore besoin d'une assistance humanitaire, selon les Nations unies. Sur le front, de plus en plus de soldats ukrainiens abandonnent leur position, découragés par des conditions dégradées sur le terrain. Le phénomène a été reconnu mi-janvier par le ministre de la Défense ukrainien, qui a évoqué le chiffre de 200.000 cas. Un aveu inhabituel alors que l'armée est confrontée à une lourde pénurie d'effectifs et que l'horizon de la fin de la guerre semble toujours s'éloigner. Durant l'année 2025, Moscou a conquis environ 4.300 km2 de territoire ukrainien. Cette avancée représente moins de 1 % de la taille du pays, mais elle est continue. En prenant en compte ses occupations pérennes depuis 2014, Moscou contrôle aujourd'hui 20 % de l'Ukraine.La guerre américano-israélienne contre l'Iran, a renvoyé le conflit russo-ukrainien au second rang des priorités de l'administration américaine. Le renchérissement des cours mondiaux du pétrole du fait du blocage du détroit d'Ormuz joue en faveur de la Russie en poussant Washington à assouplir ses sanctions sur le pétrole russe. La menace balistique russe ne fait que s'accroître, car le seul système ayant démontré sa capacité à intercepter les missiles Iskander-M russes est le système Patriot américain, que Washington préfère désormais rediriger vers ses alliés du golfe Persique.Cette nouvelle donne pourrait permettre à Vladimir Poutine de renforcer le financement de l'effort de guerre russe. Le choix des cibles visées par l'armée russe a évolué : durant l'hiver, les centrales de production et le système de distribution de l'électricité ont été tout spécialement ciblés, occasionnant de très longues coupures de courant, de chauffage et d'eau dans les centres urbains de l'ensemble du pays. Depuis le printemps, les forces russes ont repris leurs campagnes aériennes en les intensifiant. Les 23 et 24 mars, elles ont lancé dans une frappe prolongée près de 1.000 drones et missiles. Tandis que la Russie mène des frappes contre les infrastructures civiles et énergétiques de l'Ukraine pour affaiblir l'économie et le moral de son adversaire, l'Ukraine tente d'imposer un coût humain exorbitant à l'envahisseur. Portée par l'essor de son industrie de défense domestique, l'Ukraine a changé d'échelle : longtemps limitée à des frappes de harcèlement ou à des opérations symboliques dans la profondeur russe, elle mène désormais une campagne structurée contre des cibles militaires, industrielles et logistiques en Russie. Jeudi, grâce à la levée du véto hongrois, l'Ukraine va pouvoir recevoir 90 milliards d'euros de la part de l'Union européenne.Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d'analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l'actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Brief
Regain de tension dans le Golfe | Soutien énergie limité | Mission économique belgo-belge

Le Brief

Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 14:32


Regain de tension dans le golfe Persique. Le détroit d'Ormuz reste fermé. L'Iran a tiré sur plusieurs navires et la flotte américaine a arraisonné un cargo iranien. Une délégation américaine doit arriver à Islamabad pour des négociations, mais la République islamique refuse d'y participer. Le gouvernement Arizona doit fixer cette semaine, les modalités d'un soutien aux ménages pour atténuer les effets de la crise énergétique. Accord sur les principes, mais pas encore sur les modalités. Le Roi mènera, cette semaine, une mission économique inédite. En Belgique. À la rencontre des entreprises wallonnes et flamandes. Une mission organisée par AKT for Wallonie et le Voka. Et pour en parler, l'invité du Brief ce matin est Frédéric Panier, le CEO d'AKT for Wallonia, la fédération des entreprises wallonnes. Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.

Catastrophes • Histoires Vraies
[FLASHBACK] Le naufrage de l'Amoco Cadiz : une des pires marées noires de l'Histoire

Catastrophes • Histoires Vraies

Play Episode Listen Later Apr 18, 2026 29:50


L'Amoco Cadiz est un pétrolier supertanker de classe VLCC libérien lancé en 1974 pour la société américaine de transports pétroliers et chimiques Amoco afin de transporter du pétrole depuis le golfe Persique vers l'Europe. Son naufrage en mars 1978 en bordure des côtes bretonnes, à Portsall dans le Finistère, provoque une marée noire considérée, aujourd'hui encore, comme l'une des pires catastrophes écologiques de l'Histoire.⭐️ Abonnez-vous à MINUIT+ pour écouter nos épisodes en avance et sans publicité → https://m.audiomeans.fr/s/S-pSlDfzMxCrimes • Histoires Vraies est un podcast produit par MINUIT. Narration : Florent Oullié Script : Sandrine Brugot Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d'informations.

Appels sur l'actualité
VOS QUESTIONS - Détroit d'Ormuz : la Chine parvient-elle à braver le blocus américain ?

Appels sur l'actualité

Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 19:30


Les journalistes et experts de RFI répondent également à vos questions sur les systèmes de défense antiaérienne autour des résidences de Vladimir et Poutine et la tournée africaine du pape Louis XIV. Détroit d'Ormuz : la Chine parvient-elle à braver le blocus américain ?   Depuis la mise en place du blocus américain, lundi 13 avril 2026, plusieurs navires sont parvenus à traverser le détroit d'Ormuz. C'est notamment le cas de plusieurs pétroliers chinois d'un bateau chinois, le Rich Starry, premier pétrolier à franchir le détroit, puis à traverser le golfe Persique, moins de 24 heures après la mise en place du blocus américain par Donald Trump. Que sait-on de ce pétrolier ? Comment a-t-il pu franchir le détroit malgré le blocus américain ? Avec Clea Broadhurst, correspondante permanente de RFI à Pékin.    Russie : pourquoi Vladimir Poutine renforce-t-il sa sécurité ?   Selon le journal ukrainien, le Kyiv Post, images satellites à l'appui, le Kremlin a installé sept nouvelles tours équipées de systèmes de défense aérienne Pantsir autour de la résidence secondaire de Vladimir Poutine, à Valdaï, dans le nord-ouest du pays. Ce qui porte à 27 le nombre de systèmes de défense aérienne installés dans cette immense propriété. En quoi consiste ce dispositif ? Le président russe a-t-il raison de craindre une attaque ciblée ?  Avec Cyrille Bret, géopoliticien, maître de conférences à Sciences Po Paris, chercheur associé spécialiste de la Russie et de l'Europe orientale à l'Institut Jacques Delors.   Pape Léon XIV : une tournée africaine historique ?   Algérie, Cameroun, Angola, Guinée équatoriale... Depuis le 13 avril 2026, le pape Léon XIV effectue son premier grand voyage en Afrique. Sa tournée sur le continent passera donc par quatre pays, soit 18 000 kilomètres parcourus en onze jours. Sur quels critères le souverain pontife a-t-il choisi les États visités, notamment l'Algérie, pays majoritairement musulman ? Pourquoi le continent africain est-il stratégique pour le Vatican ? Pape Léon XIV : la nouvelle cible de Donald Trump ?   « Je ne suis pas un grand fan du pape Léon », a déclaré Donald Trump sur son réseau social, Truth Social. Le président américain lui reproche d'être « faible face à la criminalité » et d'avoir un jugement « catastrophique » en matière de politique étrangère, l'accusant notamment de soutenir le programme nucléaire iranien et de s'être opposé à l'intervention américaine au Venezuela. Pourquoi le président américain s'en prend-il au pape ? Léon XIV représente-t-il une menace pour Washington ?   Avec Jean-Baptiste Noé, historien, rédacteur en chef de la revue Conflits.

Les colères du monde
Journal 13/04/2026

Les colères du monde

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026


Les États-Unis ont annoncé la mise en place d'un dispositif naval destiné à contrôler les accès maritimes de l'Iran, dans un contexte de tension qui continue de se durcir au Moyen-Orient. Ce dispositif repose sur un renforcement de la présence militaire américaine dans le golfe Persique et dans le détroit d'Ormuz, point de passage central pour le transport mondial d'hydrocarbures.

Chronique des Matières Premières
Économie: le marché de la pistache se tend depuis le début de la guerre en Iran

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 1:53


La situation dans le golfe Persique alimente la tension sur le marché de la pistache. Le conflit au Moyen-Orient fait grimper des prix déjà en hausse depuis deux ans.  Depuis deux ans, les prix sont influencés par la baisse de la production : en 2024 aux États-Unis, puis en 2025 en Turquie et en Iran. Au total, selon le ministère américain de l'Agriculture (USDA), la récolte mondiale a diminué de 8 % en 2025 par rapport à la saison 2024. En parallèle, la consommation ne cesse d'augmenter, avec de plus en plus de recettes à base de pistaches dans l'industrie agro-alimentaire, y compris dans le secteur du chocolat avec les fameuses tablettes fourrées à la mode Dubaï.  Entre avril 2024 et mars 2026, le prix des pistaches décortiquées a augmenté de 40 % – soit 11,2 $/livre pour les pistaches américaines, hors coût de transport, en mars 2026 –, selon S&P Global Energy. Le conflit au Moyen-Orient pourrait accélérer cette hausse, en raison de la pénurie iranienne. L'impact du conflit  L'Iran est le deuxième producteur – avec 18 % des volumes sur la saison 2025-2026 selon l'USDA, soit environ 200 000 tonnes – et assurait jusque-là environ un tiers des exportations mondiales. Toute perturbation des flux aura donc potentiellement des conséquences à un moment donné.  L'Iran exporte des pistaches de haute qualité vers l'Union européenne et le Royaume-Uni par voie maritime, des exportations qui ont été directement affectées par les restrictions autour du détroit d'Ormuz. Les principaux transformateurs et exportateurs iraniens ont cependant des partenaires dans ces deux régions du monde qui disposent de stocks et qui peuvent transformer les pistaches en poudre pour les confiseurs, à la demande depuis leurs sites britanniques ou européens, précise Jose Gutierrez Fernandez, analyste de marché noix, épices et fruits secs chez S&P Global Energy. Le problème se posera si ces stocks ne sont pas réapprovisionnés à court terme.  L'Iran a par ailleurs toujours la possibilité d'exporter par la route vers la Turquie, l'Azerbaïdjan ou la Russie ou encore par voie ferroviaire vers la Chine. L'Inde est un des pays les plus touchés : le marché est en pleine croissance et dépend du transport maritime pour importer ses pistaches d'Iran. « Les Émirats arabes unis sont probablement les plus affectés, Dubaï étant une plateforme de réexportation essentielle au Moyen-Orient », ajoute l'expert de S&P Global Energy. Les alternatives La Turquie pourrait être le fournisseur le mieux placé pour développer ses ventes dans le contexte actuel, et jouer un rôle clé dans l'approvisionnement du Moyen-Orient en pistaches iraniennes, selon Jose Gutierrez Fernandez.  L'autre pays qui compte sur le marché, ce sont les États-Unis qui ont vu leur production exploser l'année dernière de plus de 40 %. Le pays table sur une croissance plus grande cette année et espère augmenter également ses exportations.  À lire aussiMême plus chère, la pistache séduit toujours plus de consommateurs

Vivre ailleurs
L'annonce du cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis soulage les expatriés français dans le Golfe

Vivre ailleurs

Play Episode Listen Later Apr 11, 2026 6:20


La communauté française dans les pays du golfe Persique a accueilli avec soulagement le cessez-le-feu annoncé entre l'Iran et les États-Unis. Expatrié à Dubaï depuis 14 ans, Geoffroy Bunetel est le vice-président de la CCI France internationale, la Chambre de commerce et d'industrie France internationale.   À lire aussiL'impact de la guerre au Moyen-Orient sur les expatriés français, un mois après

L'Echo du monde
Emmanuel Macron en Asie : la France tente de mettre en place une coalition pour le Golfe Persique

L'Echo du monde

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 4:54


Dans cet épisode, Christian Makarian analyse la visite officielle du président français Emmanuel Macron au Japon et en Corée du Sud. Au-delà des enjeux économiques, Macron cherche à rallier le Japon à une initiative française visant à apaiser les tensions au Moyen-Orient, notamment dans le détroit d'Ormuz. L'expert en géopolitique explique les relations complexes entre le Japon, allié des États-Unis, et l'Iran, avec lequel Tokyo entretient des liens diplomatiques malgré la pression de Donald Trump. Un épisode qui éclaire les défis géopolitiques auxquels fait face la France sur la scène internationale.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Radio Diploweb
La Chine en Afrique : quelles « diplomaties » alternatives ? Avec M. Mérino et C. Pina

Radio Diploweb

Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 25:46


Quelles sont les formes et les limites des avancées de la République populaire de Chine sur le continent africain ? Quels sont les secteurs clés ciblés par Pékin pour y marquer des points ? La présence de la Chine en Afrique pose de nombreuses questions. Pour mieux comprendre, Planisphère reçoit deux des trois co-directeurs de l'étude 129 de l'IRSEM : « La Chine en Afrique. Des « diplomaties » alternatives pour de nouveaux enjeux sécuritaires ». Pour en parler, nous avons l'honneur de recevoir Mathieu Mérino et Carine Pina. Podcast et synthèse rédigée complète sur Diploweb.com Cette émission a été enregistrée le 17/02/2026 et diffusée le 24/03/2026 sur RCF Notre Dame.Extrait de la synthèse "A l'occasion de la publication de l'étude collective n°129 de l'IRSEM, « La Chine en Afrique : des diplomaties alternatives pour de nouveaux enjeux sécuritaires », et en s'appuyant les travaux des différents contributeurs, Mathieu Mérino et Carine Pina analysent les formes, les ambitions et les limites de l'engagement chinois sur le continent africain.Si la Chine est aujourd'hui le premier partenaire commercial de l'Afrique, sa présence dépasse largement le simple cadre économique. Elle s'étend aux domaines sanitaire, informationnel et sécuritaire. Cette montée en puissance suscite, toutefois, interrogations et critiques croissantes. L'Afrique apparaît ainsi comme un laboratoire des ambitions globales de Pékin, mais aussi comme un révélateur de ses contradictions.Depuis une quinzaine d'années, la Chine occupe la place de premier partenaire commercial du continent africain, avec environ 350 milliards de dollars d'échanges en 2025. Une des clefs de cette réussite est que Pékin renforce sa dynamique d'échanges avec les pays africains par des mesures favorables aux exportations desdits pays, avec par exemple la suppression à venir des droits de douane pour les pays partenaires.Cependant, cette relation s'inscrit dans une compétition internationale intense. L'Afrique n'est plus une périphérie dominée par l'Occident, mais un espace stratégique convoité par de nombreux acteurs comme les États-Unis, la Russie, la Turquie, l'Inde ou encore les monarchies du golfe Persique. Pour les États africains, cette diversification de partenariats possibles représente une opportunité à la fois pour rééquilibrer leurs échanges avec le reste du monde mais également d'affirmer leur souveraineté dans un contexte de recomposition des relations internationales. La Chine évolue donc dans un environnement où son influence est forte, mais non exclusive.Carine Pina souligne que la présence chinoise ne repose plus uniquement sur les grandes entreprises publiques. Elle inclut désormais PME, entrepreneurs indépendants, étudiants et travailleurs qualifiés. Des communautés importantes se sont ainsi implantées dans plusieurs pays, comme en Afrique du Sud, en Angola ou bien en République démocratique du Congo.Cette dimension humaine consolide alors les réseaux économiques et favorise une implantation de long terme. La Chine agit ainsi à la fois par l'État et au travers de sa diaspora, renforçant en profondeur de son ancrage. (...)La Chine est devenue un acteur sécuritaire important en Afrique. Comme l'explique Quentin Couvreur dans cette étude, elle figure parmi les principaux contributeurs aux opérations de maintien de la paix de l'ONU, tant en troupes qu'en financement, avec une majorité de ses effectifs déployés sur le continent. Cet engagement vise à affirmer son statut de puissance responsable tout en protégeant ses investissements et ses ressortissants. (...) La Chine est devenue un acteur sécuritaire important en Afrique. Comme l'explique Quentin Couvreur dans cette étude, elle figure parmi les principaux contributeurs aux opérations de maintien de la paix de l'ONU, tant en troupes qu'en financement, avec une majorité de ses effectifs déployés sur le continent. (...)".Synthèse rédigée complète sur Diploweb.com⁠

Chronique des Matières Premières
Risques de perturbation du marché de l'aluminium en 2026 et 2027

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later Mar 31, 2026 1:55


Les prix de l'aluminium sont devenus, comme ceux des hydrocarbures, un indicateur de la dégradation de la situation dans le golfe Persique. Ils sont repartis à la hausse après les attaques du week-end du 28 mars qui font craindre des pénuries d'approvisionnement prolongées.  Les pays du Golfe produisent plus de 6,5 millions de tonnes d'aluminium chaque année. L'essentiel est exporté, ce qui finalement représente entre 10 et 15% du commerce mondial. La région est aussi leader en matière d'alliage d'aluminium, avec une production de métal de qualité militaire très prisée par l'industrie américaine de la défense. Mais depuis le 28 février, les cartes ont été rebattues et les attaques iraniennes sur deux fonderies majeures, le week-end dernier, sont venues alimenter les inquiétudes. Aluminium Bahrain n'a pas encore communiqué sur l'étendue des dégâts subis, mais avant même les dernières attaques, l'entreprise avait déjà annoncé l'arrêt de 20% de sa capacité de production. Les Émiriens d'EGA (Emirates Global Aluminium) ont confirmé de leur côté que les dommages sur un de leurs sites à Abou Dhabi étaient importants. Les cours ont donc réagi par anticipation, mais aussi sur la base de signaux concrets : les stocks d'aluminium de la bourse aux métaux de Londres ont chuté brutalement, rapporte l'agence Bloomberg, les négociants s'étant précipités pour retirer du métal des entrepôts, afin de pouvoir honorer leur contrat. À lire aussiEN DIRECT - Guerre au Moyen-Orient: Trump exhorte les «autre pays» à prendre le contrôle du détroit d'Ormuz Hausse des prix sur la durée ? Grâce aux stocks offshore importants dont disposerait l'entreprise émirienne EGA, l'impact sur l'approvisionnement en 2026 pourrait être limité, explique Bernard Dahdah, analyste mines et métaux chez Natixis. En revanche, précise l'expert, l'excédent de 200 000 tonnes qui était prévu en 2027 pourrait se transformer en déficit de plus d'un million de tonnes d'aluminium. Ce déséquilibre s'accentuera si l'unité de production d'Alba (Aluminium Bahrain) est durablement endommagée. Le pire des scénarios serait qu'un arrêt complet des opérations soit décidé : il faudrait alors plusieurs mois, jusqu'à un an peut-être, pour redémarrer les installations. Plusieurs secteurs et pays dépendants Les États-Unis mais aussi les pays membres de l'UE qui ont réduit leurs achats d'aluminium russe et augmenté leurs importations du Moyen-Orient sont les premiers concernés par la situation. Pour l'instant, les conséquences sont limitées car certaines cargaisons du Golfe avaient déjà franchi le détroit d'Ormuz quand la guerre a éclaté. Mais à partir du troisième trimestre, le manque pourrait commencer à se faire sentir. L'aluminium est le métal le plus utilisé après l'acier, que ce soit dans le secteur aéronautique, le solaire, ou encore celui du bâtiment. À écouter aussiLes pays du Golfe, futur hub du raffinage de minerais critiques?

Cultures monde
Gaz et pétrole, quand la planète s'affole : Golfe persique, la fin des mirages ?

Cultures monde

Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 58:09


durée : 00:58:09 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Mélanie Chalandon - Les frappes iraniennes sur le Golfe et le blocage du détroit d'Ormuz viennent remettre en cause l'image de prospérité que souhaitent renvoyer les monarchies du Golfe, tout en soulignant leur dépendance à la rente des hydrocarbures, malgré les tentatives de diversification de l'économie. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Camille Lons Directrice adjointe du bureau de Paris de l'ECFR (Conseil européen pour les relations extérieures) ; Emmanuel Hache Adjoint scientifique à l'IFP Énergies nouvelles, directeur de recherche à l'IRIS; Akram Kharief Journaliste indépendant, rédacteur en chef et fondateur de MENA Défense

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L'Echo du monde
Zelensky au Moyen-Orient : l'Ukraine investit dans le Golfe persique

L'Echo du monde

Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 4:30


Dans cet épisode, Christian Makarian, expert en géopolitique, analyse la récente tournée du président ukrainien Volodymyr Zelensky dans les pays du Golfe Persique. Zelensky cherche à convaincre ces alliés des États-Unis de soutenir l'Ukraine dans sa guerre contre la Russie, notamment en leur proposant ses services en matière de défense antimissile et de drones. L'objectif est aussi de contrer une éventuelle décision de l'administration Trump de prélever des armes ukrainiennes pour les utiliser contre l'Iran. Christian Makarian explique comment cette guerre en Ukraine s'étend désormais au Moyen-Orient, avec l'Iran fournissant à la Russie des drones améliorés pour frapper l'Ukraine.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Le Brief
Contrôle budgétaire à haut risque | Retour de l'inflation | Liberation Day, un an après

Le Brief

Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 15:01


Le contrôle budgétaire se profile, d'ici l'été, pour le gouvernement De Wever. Un exercice à haut risque. Avec de plus en plus d'économies à trouver, mais de moins en moins de marge de manœuvre. Et l'inflation, belge et européenne, que l'on attend cette semaine ne devrait pas apporter de bonnes nouvelles à cause de l'augmentation des prix de l'énergie depuis le début du conflit dans le golfe Persique. Pour analyser l'actualité de la semaine, l'invité du Brief, ce matin, est Philippe Ledent, senior economist chez ING. Il sera aussi question du commerce international un an après le Liberation Day de Donald Trump et des 50 ans d'Apple. Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.

Chronique des Matières Premières
Moyen-Orient: le monde dans l'attente d'une reprise des exportations de soufre

Chronique des Matières Premières

Play Episode Listen Later Mar 29, 2026 2:07


Les exportations de soufre du Moyen-Orient sont directement touchées par le conflit en Iran et pourraient avoir un impact sur un grand nombre de secteurs, des engrais à celui des semi-conducteurs, où il sert à nettoyer et purifier les surfaces. La région représente près d'un quart de la production mondiale, selon les services géologiques américains (USGS), mais 44% des exportations mondiales de soufre et de produits sulfurés, selon le cabinet Argus Media. Historiquement, ce minerai jaune à la couleur très forte était extrait de mines. Mais c'est aujourd'hui principalement un sous-produit du raffinage du pétrole. Depuis le début de la guerre, la production a été perturbée dans plusieurs installations clés, mais tout n'est pas à l'arrêt. Plus de 400 000 tonnes de soufre sont déjà chargées sur des navires transportant des engrais et attendent un feu vert pour passer le détroit, selon le cabinet de suivi maritime Kpler. « Même si les navires ne peuvent quitter le golfe Persique, nous observons que des opérateurs continuent d'y faire entrer des bateaux pour les charger. Actuellement, le Frosso K est en cours de chargement à Ruwais Sulphur, aux Émirats arabes unis », précise Madeleine Overgaard, analyste chez Kpler. Le dernier bateau chargé de soufre non iranien a quitté le golfe Persique le 8 mars, en déclarant un propriétaire et un équipage chinois. Les navires iraniens sont plus difficiles à recenser, car ils désactivent l'émetteur (AIS) qui permet de les identifier, quand ils entrent dans le port. « Ils tentent également de dissimuler leurs opérations en indiquant Oman comme origine, ce qui rend ce flux commercial encore plus difficile à suivre », ajoute l'experte de Kpler. Des prix sous tension depuis trois ans Le début des hostilités a immédiatement fait grimper les prix qui étaient déjà sous tension. Ils ont triplé ces trois dernières années. Soixante-dix pour cent du soufre est utilisé essentiellement sous la forme d'acide sulfurique selon l'Observatoire français des ressources minérales pour les filières industrielles (Ofremi). C'est un produit qui entre dans la composition des engrais phosphatés, dont l'utilisation ne fait qu'augmenter.  La demande est aussi forte pour le raffinage des minerais : il faut utiliser entre deux et quatre tonnes d'acide sulfurique pour produire une tonne de cuivre, et il en faut encore plus pour obtenir une tonne de nickel de qualité batterie nécessaire à la fabrication de véhicules électriques.  Le soufre est aussi un intrant essentiel pour le traitement de l'uranium et du cobalt, mais aussi pour la production de dioxyde de titane – un pigment blanc – ou de fluorure d'hydrogène – substance chimique très corrosive utilisée dans de nombreux secteurs industriels – selon Project Blue. Face à une demande de plus en plus grande, l'offre n'a pas suivi et a même été désorganisée, notamment suite à une attaque ukrainienne en septembre 2025 sur l'usine de traitement de gaz d'Astrakhan en Russie, détaille Bernard Dahdah, analyste mines et métaux chez Natixis, dans une note diffusée ce mois de mars. « Le soufre, longtemps considéré comme un sous-produit abondant, est en train de devenir une matière première stratégique », résume l'Ofremi. Les grands consommateurs Parmi ceux qui pâtissent le plus de la situation, il y a la Chine, le premier importateur mondial, qui dépend à près de 40% des exportations des Émirats arabes unis, d'Arabie saoudite, du Koweït, d'Oman et d'Iran, rappelle Argus Media. Le Maroc est presque tout aussi dépendant des pays du Golfe pour la fabrication de ses engrais phosphatés, mais « le pays aurait constitué des stocks suffisants pour ne pas être impacté dans l'immédiat », selon Global Sovereign Advisory. La plupart des consommateurs d'acide sulfurique pourront supporter quelques semaines de pénurie, estime Bernard Dahdah, mais le secteur minier est d'ores et déjà concerné par la hausse des prix. C'est notamment le cas en Afrique, et plus précisément en République démocratique du Congo, où 80% du soufre importé transite par le détroit d'Ormuz, selon Robert Friedland, le patron d'Ivanhoe – entreprise majoritaire de Kamoa Copper. L'Indonésie, premier producteur de nickel au monde, est un pays aussi particulièrement exposé. Tout comme les fabricants de semi-conducteurs, qu'ils soient à Taïwan, en Corée du Sud ou aux États-Unis.  À lire aussiDétroit d'Ormuz: le marché de l'assurance maritime s'envole sous le feu de la guerre

C dans l'air
Trump et l'Iran : cessez-le-feu "sous 2 semaines" ou grand bluff? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 27, 2026 63:31


C dans l'air du 27 mars 2026 - Trump et l'Iran : cessez-le-feu ou grand bluff Près d'un mois de guerre au Moyen-Orient, et toujours aucune accalmie. Le président américain avait évoqué au début des frappes « quatre à cinq semaines » d'opérations pour remplir son objectif d'« éliminer les menaces imminentes posées par le régime iranien » contre « le peuple américain ». Vingt-huit jours plus tard, les bombardements se poursuivent, le détroit d'Ormuz demeure partiellement bloqué, les prix des hydrocarbures flambent, l'Amérique doute de plus en plus de la conduite de cette guerre, y compris chez les conservateurs… Et alors que l'échéance approche, Donald Trump continue de souffler le chaud et le froid.Hier, le président des États-Unis a repoussé une nouvelle fois son ultimatum contre l'Iran, cette fois au 6 avril. Donald Trump avait menacé, il y a quelques jours, de frapper les centrales électriques iraniennes en cas de non-réouverture du détroit d'Ormuz. Il a également indiqué que les pourparlers en cours se passaient « très bien », tout en se disant « prêt à déchaîner l'enfer » dans le cas où l'Iran « ferait encore un mauvais calcul ».Parallèlement, d'importantes quantités de matériel et des effectifs significatifs sont acheminés depuis plusieurs jours vers le Moyen-Orient. Deux navires d'envergure — l'USS Tripoli (assaut) et l'USS New Orleans (débarquement) — avec 2 200 Marines de la 31e unité expéditionnaire, basée au Japon, et 2 000 soldats de la 82e division aéroportée, sont déployés.L'administration Trump répète qu'elle peut encore accentuer la pression sur l'Iran. Y compris en déployant des troupes au sol ? Ce jeudi, le média américain Axios a rapporté que le Pentagone envisagerait de porter un « coup fatal » au régime iranien. Plusieurs possibilités seraient explorées dans cette optique. L'armée américaine pourrait tenter de s'emparer de l'île iranienne de Kharg, dans le golfe Persique, sur laquelle transitent environ 90 % des exportations de pétrole du pays. D'autres sites dans cette zone seraient également dans le viseur, dans l'objectif de reprendre le contrôle du détroit d'Ormuz.Face aux déclarations américaines, l'Iran menace également. « L'ennemi doit savoir qu'une guerre terrestre sera plus dangereuse, plus coûteuse et irréparable pour lui », a averti ce jeudi Ali Jahanshahi, commandant des forces terrestres de l'armée iranienne, cité par l'agence semi-officielle Isna. « Tous les mouvements ennemis aux frontières sont surveillés et nous sommes préparés à toute éventualité. »Les Gardiens de la révolution intensifient leurs frappes contre les bases militaires dans le Golfe, ciblent l'aéroport de Koweït et appellent ce vendredi les civils à se tenir à l'écart des lieux abritant des forces américaines au Moyen-Orient.En Europe, les services de renseignement redoutent une violence terroriste sur leur sol, alors que des attentats ou des tentatives d'attaque contre des cibles liées aux États-Unis et à Israël ont été perpétrés dans plusieurs pays ces derniers jours, notamment en Norvège et aux Pays-Bas.Nos experts :- GÉNÉRAL JEAN-PAUL PALOMÉROS - Ancien chef d'état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN- ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro - GEORGES MALBRUNOT - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient – Le Figaro - AGNÈS LEVALLOIS - Spécialiste du Moyen-Orient et présidente de l'IREMMO, Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient

L'édito du Figaro
«La guerre au centre du monde»

L'édito du Figaro

Play Episode Listen Later Mar 27, 2026 2:21


De l'Ukraine au golfe Persique, les conflits s'entrelacent et révèlent une même recomposition des rapports de force mondiaux.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'Echo du monde
Conflit au Moyen-Orient : pourquoi l'Arabie saoudite pousse-t-elle à la guerre ?

L'Echo du monde

Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 5:05


L'Arabie Saoudite, en première ligne face à l'Iran, pourrait jouer un rôle ambigu dans le conflit en raison de sa situation géographique complexe, avec une façade sur le golfe Persique et une autre sur la mer Rouge. Le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman craint un retrait des États-Unis du conflit, ce qui laisserait l'Arabie Saoudite isolée face à un Iran toujours agressif. L'Arabie Saoudite cherche également à sécuriser son oléoduc stratégique, le "Saudi Aramco Est-Ouest", qui traverse le pays, face aux menaces iraniennes pesant sur le détroit de Bab el-Mandeb. Enfin, les Houthis, groupe rebelle yéménite soutenu par l'Iran, représentent une menace supplémentaire pour l'Arabie Saoudite sur sa façade ouest, rendant la situation extrêmement complexe.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les journaux de France Culture
Guerre au Moyen-Orient : Téhéran refuse la proposition de paix américaine

Les journaux de France Culture

Play Episode Listen Later Mar 25, 2026 27:51


durée : 00:27:51 - Journal de 18h - L'impasse ce soir au Moyen-Orient. L'Iran balaie le plan de paix américain et pose ses conditions pour mettre fin au conflit. Les États-Unis envoient de nouveaux renforts militaires dans le golfe Persique, 3000 soldats selon la presse américaine.

Aujourd'hui l'économie
Guerre au Moyen-Orient: un jackpot fragile pour les compagnies pétrolières occidentales

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Mar 25, 2026 3:16


La guerre en Iran fait flamber les prix du pétrole et booste les profits des compagnies occidentales. Mais derrière ces gains records se cache un paradoxe : cette crise pourrait aussi fragiliser durablement leur modèle économique. Le conflit dans le Golfe illustre parfaitement la sensibilité des marchés énergétiques aux tensions géopolitiques. Lorsqu'un événement perturbe une région clé comme le golfe Persique, les réactions sont immédiates. Cette zone est en effet centrale pour l'approvisionnement énergétique mondial, avec une grande partie du pétrole et du gaz qui transite par un point stratégique : le détroit d'Ormuz. Dès que la guerre menace la production ou le transport, les prix flambent. C'est exactement ce que l'on observe aujourd'hui, avec une hausse rapide des cours du pétrole et du gaz. Pour les compagnies pétrolières occidentales, c'est une véritable aubaine. Leur modèle est simple. Elles vendent une ressource dont le prix est fixé à l'échelle mondiale. Résultat, quand les prix montent, leurs revenus explosent. Une entreprise qui produit du pétrole aux États-Unis, en mer du Nord ou en Afrique n'est pas directement touchée par les bombardements au Moyen-Orient, mais profite pleinement de la hausse des prix. Chaque baril vendu rapporte davantage, ce qui fait bondir les marges. Dans ces périodes de crise, les grandes compagnies peuvent ainsi afficher des profits records. À écouter aussiDétroit d'Ormuz bloqué : peut-on vraiment contourner cette route clé du pétrole mondial? Des profits fragiles face à l'instabilité du conflit Mais ce qui ressemble à un jackpot à court terme est en réalité très fragile. Car ces profits reposent sur une situation profondément instable : la guerre. Et donc sur une forte imprévisibilité. Un cessez-le-feu pourrait faire chuter les prix très rapidement. Et dans ce cas, tout le secteur devrait s'ajuster brutalement : réduction des investissements, gel des projets, voire suppressions d'emplois. Autrement dit, les gains d'aujourd'hui peuvent devenir les difficultés de demain. Par ailleurs, toutes les compagnies ne sont pas logées à la même enseigne. Certaines sont directement exposées au Moyen-Orient. Des infrastructures sont endommagées, des puits fermés, des sites de production à l'arrêt. Pour les groupes impliqués dans la région, cela peut représenter des pertes de plusieurs milliards de dollars. À écouter aussiÉnergie : la CERAWeek 2026 au cœur d'un choc pétrolier mondial et des tensions géopolitiques Transport, transition énergétique : des risques durables pour le secteur À ces difficultés s'ajoutent les risques liés au transport. Dans une zone de guerre, les pétroliers deviennent vulnérables. Si les navires ne peuvent plus circuler normalement ou si les coûts d'assurance explosent, toute la chaîne logistique est perturbée. Et même avec des prix élevés, certaines entreprises peuvent se retrouver bloquées. Enfin, la flambée des prix de l'énergie a des conséquences plus profondes. Lorsque le pétrole et le gaz deviennent trop chers ou trop incertains, les États et les entreprises accélèrent leur transition vers des alternatives : énergies renouvelables, nucléaire, efficacité énergétique ou électrification. Ces solutions deviennent alors plus attractives. C'est là le cœur du paradoxe. La guerre peut doper les profits à court terme, mais fragiliser l'avenir du secteur. Les compagnies pétrolières occidentales se retrouvent ainsi prises dans une double contrainte : bénéficier des tensions géopolitiques tout en subissant une instabilité croissante, qui menace à la fois leurs activités et la demande future.

Le Point J - RTS
C'est quoi le détroit d'Ormuz ?

Le Point J - RTS

Play Episode Listen Later Mar 25, 2026 13:30


Le détroit d'Ormuz, qui relie le golfe Persique au golfe d'Oman, est au cœur des tensions économiques et géopolitiques mondiales. Il reste en partie bloqué par l'Iran à la suite des attaques israélo-américaines contre son territoire fin février. Le Point J analyse l'importance de ce bras de mer pour l'économie mondiale avec Paul Tourret, directeur de l'Institut supérieur d'économie maritime de Saint-Nazaire en France. Pour aller plus loin: -"Guerre au Moyen-Orient", dossier sur le site rtsinfo.ch -"Les périlleuses conséquences d'un blocage prolongé du détroit d'Ormuz", RTSinfo, 6 mars 2026 (en ligne) -"Pétrole: pourquoi les prix s'envolent?", Le Point J, RTSinfo, 12 mars 2026 (en ligne) Journaliste: Camille Degott Réalisation: Brian Lanni  Nous écrire ou nous proposer des questions: pointj@rts.ch ou +41 79 134 34 70

Le Brief
Un fonds allemand s'intéresse à Carrefour Belgique | L'Asie fait main basse sur le gaz | La Chine espionne via LinkedIn

Le Brief

Play Episode Listen Later Mar 25, 2026 12:46


Un fonds d'investissement allemand s'intéresse aux magasins Carrefour en Belgique. Il pourrait les reprendre en partenariat avec le management. C'est une des offres qui seraient sur la table. L'Asie est la première touchée par la rupture de l'approvisionnement en gaz venant du golfe Persique. Conséquence: les méthaniers qui faisaient route vers l'Europe sont déroutés pour partir vers l'Asie. La Chine tente d'espionner l'Otan et l'Union européenne via de faux profils Linked in. De faux consultants de Hong Kong recrutaient des personnes influentes en Belgique. Le Brief, le podcast matinal de L'Echo Ce que vous devez savoir avant de démarrer la journée, on vous le sert au creux de l’oreille, chaque matin, en 7 infos, dès 7h. Le Brief, un podcast éclairant, avec l’essentiel de l’info business, entreprendre, investir et politique. Signé L’Echo. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute favorite Apple Podcast | Spotify | Podcast Addict l Castbox | Deezer | Google PodcastsSee omnystudio.com/listener for privacy information.

Choses à Savoir ÉCONOMIE
Pourquoi l'île de Kharg est-elle stratégique dans la guerre au Moyen Orient ?

Choses à Savoir ÉCONOMIE

Play Episode Listen Later Mar 23, 2026 2:02


L'île de Kharg, un modeste bout de terre de 25 km² situé dans le golfe Persique, occupe une place disproportionnée dans la géopolitique mondiale. Véritable « poumon économique » de l'Iran, elle est devenue un point de friction central dans les tensions actuelles au Moyen-Orient, notamment en raison de sa vulnérabilité et de son rôle critique pour le régime de Téhéran.L'importance de Kharg réside avant tout dans sa fonction de terminal pétrolier. L'île concentre la quasi-totalité des exportations de brut de l'Iran (environ 90 %). Dans une économie iranienne déjà asphyxiée par les sanctions internationales, Kharg est l'unique source de devises étrangères permettant au régime de financer son administration, son armée et ses alliés régionaux. En somme, l'Iran stocke l'essentiel de sa richesse sur ce que certains experts appellent un « timbre-poste » géographique, rendant le pays extrêmement dépendant de la sécurité de ce site unique.La configuration de l'île est sa principale faiblesse. Contrairement à d'autres puissances qui diversifient leurs points de sortie, l'Iran a fait le choix risqué de la centralisation. Cette concentration d'infrastructures critiques (réservoirs, jetées, pipelines) sur un périmètre aussi réduit en fait une cible militaire idéale. Comme le souligne l'actualité récente, une frappe ciblée ou un blocus de l'île paralyserait instantanément la capacité de l'Iran à vendre son pétrole, provoquant un effondrement économique interne quasi immédiat.Dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, Kharg est un levier de pression pour les deux camps. Pour les adversaires de l'Iran, notamment sous l'influence de la doctrine américaine de « pression maximale », l'île représente le point de rupture du régime. En menaçant Kharg, Washington ou ses alliés cherchent à neutraliser la capacité de nuisance de Téhéran sans nécessairement engager une invasion terrestre totale.À l'inverse, pour l'Iran, la protection de Kharg est une question de survie. Toute menace directe sur l'île pousse Téhéran à brandir la menace de la fermeture du détroit d'Ormuz. En cas d'attaque contre ses installations, l'Iran pourrait perturber le transit pétrolier mondial, provoquant une explosion des prix du baril et une crise énergétique globale.En conclusion, l'île de Kharg est bien plus qu'un port ; c'est le centre de gravité du conflit énergétique entre l'Iran et l'Occident. Sa petite taille en fait un symbole de la fragilité iranienne face à la puissance de feu technologique de ses adversaires. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Un air d'amérique
À Bruxelles, l'agenda des chefs d'État européens bousculé par la guerre au Moyen-Orient

Un air d'amérique

Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 1:19


Les 27 chefs d'État et de gouvernement se réunissent ce jeudi 19 mars avec l'objectif de limiter le choc énergétique de la guerre au Moyen-Orient. L'invasion de l'Ukraine a renforcé le poids du golfe Persique parmi les fournisseurs du vieux continent. Mais il n'est pas question pour la Commission européenne de reprendre les importations de pétrole russe, comme le réclament la Hongrie et la Slovaquie.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les matins
Guerre au Moyen-Orient : les frappes contre les sites énergétiques se multiplient, terrorisant les Iraniens

Les matins

Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 5:28


durée : 00:05:28 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - L'escalade des attaques contre les infrastructures pétrolières et gazières du golfe Persique plonge la guerre dans une nouvelle phase, avec des conséquences potentiellement durables et préjudiciables pour les civils. En Iran, des habitants en perdent le sommeil.

Revue de presse internationale
À la Une: la multiplication des attaques contre les installations énergétiques du Golfe

Revue de presse internationale

Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 4:03


La guerre contre l'Iran menée par les États-Unis et Israël est entrée dans une nouvelle dimension ces derniers jours. En effet, pointe le Wall Street Journal, « l'escalade des attaques contre les infrastructures pétrolières et gazières du golfe Persique fait entrer cette guerre dans une nouvelle phase dangereuse qui menace d'aggraver la crise des approvisionnements énergétiques mondiaux ». Et le quotidien financier américain de préciser qu' « Israël a frappé hier le joyau de l'industrie énergétique iranienne : le gisement gazier géant de South Pars, partagé entre l'Iran et le Qatar et de loin le plus important au monde. En représailles, l'Iran a mené deux attaques contre un important centre de triage gazier au Qatar, de l'autre côté du Golfe, et une salve de missiles sur Riyad, la capitale saoudienne, dont des débris ont atterri près d'une raffinerie ». Le Wall Street Journal affirme aussi que « Donald Trump a été informé à l'avance de la frappe israélienne sur South Pars et l'aurait approuvée, à la façon d'un avertissement signifié à Téhéran sur le blocus du détroit d'Ormuz ». Le cours du pétrole toujours plus haut… Reste que cette escalade pourrait bouleverser encore plus les échanges mondiaux de pétrole et de gaz… Toujours d'après le Wall Street Journal, « après l'attaque de South Pars, l'Iran a interrompu ses livraisons de gaz à l'Irak et les approvisionnements vers la Turquie pourraient être menacés. Ce qui pourrait entraîner des pénuries d'approvisionnement sur les marchés mondiaux ». Déjà « aux États-Unis, le prix moyen du carburant a augmenté de 20 % depuis le début de la guerre, constate Haaretz à Tel Aviv. Une hausse spectaculaire survenue précisément pendant les vacances de printemps, période où de nombreux Américains voyagent. Pour Trump, c'est une catastrophe politique, pointe le quotidien israélien. Le prix des carburants est un indicateur extrêmement sensible, surtout à l'approche des élections de mi-mandat, et particulièrement lorsque les électeurs – y compris les républicains – sont pour le moins mécontents de sa politique économique ».  Vers une intervention terrestre ? Alors, « comment sortir du bourbier iranien ? », s'interroge le New York Times. Pour l'instant, l'escalade semble incontrôlable… et on assiste à une forme de fuite en avant… « Trump pourrait tenter de se sortir d'affaire en intensifiant les tensions », affirme le quotidien américain. Avec le déploiement de troupes au sol… En effet, rapporte le journal, « Trump a ordonné le déploiement de la 31e unité expéditionnaire des Marines depuis l'Indo-Pacifique, et l'une des possibles missions de ces quelque 2500 Marines serait la prise de l'île de Kharg, qui abrite une grande partie de l'industrie pétrolière iranienne. (…) Une autre option, poursuit le New York Times, consisterait pour les Marines à s'emparer de plusieurs îles contrôlées par l'Iran dans le détroit d'Ormuz afin de maintenir le passage ouvert. Mais, s'interroge le quotidien américain, si les Marines parvenaient à conquérir des portions de territoire iranien, que se passerait-il ensuite ? Si l'Iran ne cédait pas, les Marines continueraient-ils d'occuper le territoire iranien mois après mois, subissant des pertes causées par les missiles et les drones iraniens ? (…) Persister dans cette guerre vouée à l'échec risque de nous enfoncer encore davantage dans ce bourbier, soupire le New York Times. On a l'impression de revivre l'année 1965, lorsque Lyndon Johnson, face au fiasco de l'intervention américaine au Vietnam, a pourtant décidé d'intensifier la guerre ». L'Europe sous pression En fait, soupire le Guardian à Londres, « les États-Unis n'ont plus la moindre maîtrise du déroulement et du calendrier de cette guerre – les répliques iraniennes l'ont clairement démontré. Négocier un accord de bonne foi par des voies détournées et instaurer un cessez-le-feu unilatéral sera bien difficile, l'Iran n'ayant manifesté aucune volonté en ce sens ». Et pour leur part, pointe encore le Guardian, « les gouvernements européens peuvent avoir confiance en leur décision de ne pas s'impliquer dans le conflit, sauf pour soutenir la recherche d'un règlement négocié ».  Certes, pointe Le Figaro à Paris, « les dirigeants européens n'ont aucune raison de venir en aide aux États-Unis et à Israël dans leur guerre contre l'Iran. Ils ne l'ont pas voulue et n'en ont pas été informés ». Mais après les pressions exercées par Trump pour s'engager à ses côtés, et « si les difficultés s'accumulent face à l'Iran, l'Europe en sera d'autant plus tenue pour responsable ». Et l'existence même de l'Otan pourrait être remise en cause. Et Le Figaro de conclure : « touchée mais pas encore coulée jusqu'à présent, l'Otan menace de sombrer par cent mètres de fond dans le détroit d'Ormuz ».

Dans la presse
Guerre en Iran : "Trump, maître chanteur en chef"

Dans la presse

Play Episode Listen Later Mar 17, 2026 6:05


A la Une de la presse, ce mardi 17 mars, le refus des alliés des Etats-Unis, de répondre à l'appel de Donald Trump à assurer la navigation dans le golfe Persique, où la guerre ne semble pas avoir réellement affaibli le régime iranien. Les tractations en vue du second tour des municipales en France. Et une campagne de sensibilisation contre la "merdification" d'Internet.

Les histoires de 28 Minutes
[DÉBAT] 16 jours de guerre au Moyen-Orient : les États-Unis ont-ils sous-estimé l'Iran ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 23:01


L'émission 28 minutes du 16/03/2026 16 jours de guerre au Moyen-Orient : les États-Unis ont-ils sous-estimé l'Iran ? Après plus de deux semaines de guerre au Moyen-Orient, qui des États-Unis ou de l'Iran va s'épuiser en premier ? Si Donald Trump affirmait le 13 mars que l'Iran était "complètement vaincu", la réalité est bien éloignée. Le régime des mollahs poursuit ses frappes sur les pays du Golfe et menace de "réduire en cendres" les compagnies pétrolières liées aux États-Unis présentes au Moyen-Orient après que la première puissance mondiale a frappé l'île de Kharg, dans le golfe Persique, principal hub pétrolier de l'Iran. En bloquant le détroit d'Ormuz, Téhéran asphyxie le commerce international. Samedi, le président américain a appelé la France, la Chine, le Japon et d'autres pays, à envoyer "des navires dans la région afin que le détroit d'Ormuz ne soit plus menacé par un pays totalement décapité". On en débat avec Robert Malley, diplomate, ancien conseiller Moyen-Orient des présidents Barack Obama et Joe Biden, Bertrand Badie, professeur émérite de relations internationales à Sciences Po Paris et Mariam Pirzadeh, rédactrice en chef à France 24, ancienne correspondante à Téhéran. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 16 mars 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Les histoires de 28 Minutes
Municipales, les grandes manœuvres / Trump a-t-il sous-estimé l'Iran ?

Les histoires de 28 Minutes

Play Episode Listen Later Mar 16, 2026 46:21


L'émission 28 minutes du 16/03/2026 Abstention, alliances, clivages : quels enseignements après le 1er tour des municipales ? Les instituts de sondage évaluent entre 56% et 58,5%, le taux de participation au premier tour des élections municipales 2026. En hausse de plus de dix points par rapport au premier tour des élections en 2020, deux jours avant le début du confinement, ce taux est le plus faible jamais enregistré de la Ve république. Pour tirer les enseignements du premier tour de ces municipales, nous recevons Martial Foucault, politologue spécialisé dans le comportement électoral, qui vient de publier "Le casse-tête démocratique : l'avenir des communes françaises" aux éditions de l'Aube. 16 jours de guerre au Moyen-Orient : les États-Unis ont-ils sous-estimé l'Iran ? Après plus de deux semaines de guerre au Moyen-Orient, qui des États-Unis ou de l'Iran va s'épuiser en premier ? Si Donald Trump affirmait le 13 mars que l'Iran était "complètement vaincu", la réalité est bien éloignée. Le régime des mollahs poursuit ses frappes sur les pays du Golfe et menace de "réduire en cendres" les compagnies pétrolières liées aux États-Unis présentes au Moyen-Orient après que la première puissance mondiale a frappé l'île de Kharg, dans le golfe Persique, principal hub pétrolier de l'Iran. En bloquant le détroit d'Ormuz, Téhéran asphyxie le commerce international. Samedi, le président américain a appelé la France, la Chine, le Japon et d'autres pays, à envoyer "des navires dans la région afin que le détroit d'Ormuz ne soit plus menacé par un pays totalement décapité". Enfin, Xavier Mauduit rend hommage à Jürgen Habermas. Le philosophe allemand s'est éteint le 14 mars 2026. Marie Bonnisseau s'intéresse à Tommy Thompson, scientifique américain qui vient d'être libéré après près de dix ans de prison pour avoir refusé de révéler l'emplacement de 500 pièces d'or. 28 minutes est le magazine d'actualité d'ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le vendredi et le samedi. Ce podcast est coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement 16 mars 2026 Présentation Élisabeth Quin Production KM, ARTE Radio

Géopolitis - RTS Un
Etats du Golfe, onde de choc

Géopolitis - RTS Un

Play Episode Listen Later Mar 15, 2026 26:59


Les pays qui bordent le golfe Persique ont tous été visés par l'Iran, en réponse aux frappes américaines et israéliennes sur le territoire de la République islamique. Une escalade aux implications incertaines pour la sécurité des monarchies de la région mais aussi pour leurs options stratégiques.

Aujourd'hui l'économie
Détroit d'Ormuz bloqué: peut-on vraiment contourner cette route clé du pétrole mondial?

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Mar 13, 2026 3:13


Le détroit d'Ormuz est l'une des routes maritimes les plus stratégiques du monde. Entre 20% et 25% du pétrole et du gaz naturel liquéfié consommés sur la planète y transitent chaque jour. Face aux tensions au Moyen-Orient et au risque de blocage de ce passage clé, les pays du Golfe tentent de trouver des solutions alternatives pour continuer à exporter leurs hydrocarbures. Mais, ces routes de contournement restent limitées. Le détroit d'Ormuz, situé entre le golfe Persique et l'océan Indien, est un passage incontournable pour le commerce mondial des hydrocarbures. En temps normal, entre 20% et 25% du pétrole et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde y transitent. Mais, lorsque cette route se retrouve menacée ou bloquée, les pays du Golfe cherchent des solutions alternatives. On peut comparer la situation à un embouteillage sur une autoroute. Lorsque l'axe principal est saturé ou fermé, les automobilistes tentent de trouver des routes secondaires. Dans le cas du pétrole, ces routes de contournement prennent la forme de pipelines et d'oléoducs terrestres. Il en existe principalement trois. Le premier part d'Irak et se dirige vers la Turquie, mais il est actuellement fermé. Le deuxième traverse l'Arabie saoudite d'est en ouest. Il permet d'acheminer le pétrole depuis le golfe Persique jusqu'à la mer Rouge, vers le port de Yanbu. Enfin, la troisième route traverse les Émirats arabes unis. Elle relie le golfe Persique au golfe d'Oman, jusqu'au port de Fujairah, qui permet un accès direct à l'océan Indien. Des capacités très inférieures au trafic habituel Reste une question essentielle : ces routes alternatives permettent-elles de remplacer les volumes qui transitent habituellement par le détroit d'Ormuz ? La réponse est non. Si l'on additionne les deux axes actuellement opérationnels – celui vers la mer Rouge et celui vers le golfe d'Oman –, leur capacité atteint environ 9 millions de barils par jour. Or, en temps normal, près de 20 millions de barils transitent quotidiennement par le détroit d'Ormuz. Ces alternatives ne permettent donc pas de compenser totalement une fermeture du détroit. Mais, elles offrent malgré tout une solution partielle. D'ailleurs, les effets commencent déjà à se faire sentir sur le trafic maritime. De nombreux pétroliers quittent désormais le golfe Persique pour rejoindre la mer Rouge et les côtes occidentales de l'Arabie saoudite. Sachant qu'un seul pétrolier peut transporter jusqu'à deux millions de barils, ces routes alternatives représentent tout de même un volume non négligeable pour les pays importateurs. Un risque déplacé vers un autre détroit stratégique Cette redirection du trafic soulève toutefois une autre question stratégique. Pour rejoindre la mer Rouge, les navires doivent passer par un autre passage clé : le détroit de Bab el-Mandeb, situé entre le Yémen et la Corne de l'Afrique. Or, cette zone est, elle aussi, très sensible. Ces derniers mois, les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, y ont multiplié les attaques contre des navires marchands, notamment au plus fort de la guerre à Gaza. Même si les compagnies maritimes restent prudentes, le pari demeure risqué. Autrement dit, le danger ne disparaît pas. Il se déplace simplement. Le détroit d'Ormuz peut être contourné, mais la zone de risque demeure. À lire aussiLes réserves stratégiques de pétrole, l'arme énergétique des États La dépendance structurelle des pays du Golfe Au fond, cette crise révèle une réalité géographique difficile à contourner. Plusieurs États du Golfe restent extrêmement dépendants du détroit d'Ormuz pour exporter leurs hydrocarbures. C'est particulièrement le cas du Koweït, de Bahreïn et surtout du Qatar, dont les exportations de gaz naturel liquéfié reposent largement sur ce passage stratégique. Or, ces exportations constituent le moteur principal de leur richesse et de leur croissance économique. La question de la sécurité des routes maritimes est donc cruciale. Cette situation illustre ce que certains géopolitologues appellent « la revanche de la géographie ». Malgré les infrastructures et les stratégies de contournement, les contraintes géographiques continuent de structurer le commerce mondial de l'énergie. Car sur le papier, il est possible de contourner un détroit. Mais, dans la réalité, il est beaucoup plus difficile de contourner la géographie. À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: l'économie iranienne peut-elle survivre au conflit?

Les matins
La guerre au Moyen-Orient va-t-elle virer à la guerre de l'eau ?

Les matins

Play Episode Listen Later Mar 9, 2026 5:27


durée : 00:05:27 - La Revue de presse internationale - par : Catherine Duthu - Le Bahreïn a accusé, dimanche, l'Iran d'avoir ciblé l'une de ses usines de dessalement d'eau. Plus tôt, l'Iran avait affirmé qu'une frappe aérienne américaine avait endommagé une usine iranienne. Les systèmes d'approvisionnement en eau de millions de personnes dans le golfe Persique sont exposés.

C dans l'air
Iran : la guerre s'étend encore... jusqu'où ? - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Mar 5, 2026 63:28


C dans l'air du 5 mars 2026 - Iran : la guerre s'étend encore... jusqu'où ?Au sixième jour de guerre au Moyen-Orient, les attaques sont de plus en plus nombreuses et violentes. Israël a intensifié ses frappes contre le Hezbollah au Liban, où 700 000 Libanais sont désormais appelés à évacuer le sud du pays. L'armée israélienne progresse désormais au sol, tout en continuant, avec les États-Unis, les bombardements intensifs sur l'Iran, et bien au-delà. Un sous-marin américain a coulé mercredi une frégate iranienne au large du Sri Lanka, dans l'océan Indien. Selon le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth, le bâtiment iranien est le premier coulé par une torpille américaine depuis la Seconde Guerre mondiale.Téhéran, de son côté, réplique par des salves de drones et de missiles contre Israël, des cibles américaines dans les pays du Golfe, mais aussi ce jeudi dans la région autonome du Kurdistan en Irak. Hier, la Maison-Blanche avait confirmé des discussions entre Donald Trump et « des dirigeants kurdes » sur la base américaine du nord de l'Irak, tout en démentant les informations de plusieurs médias américains selon lesquelles les États-Unis comptaient armer des milices kurdes contre l'Iran pour susciter un soulèvement. Les gardiens de la révolution ont également assuré dans la journée qu'un missile iranien avait « touché » un pétrolier américain dans « le nord du golfe Persique ».Face à ces risques, l'option d'escortes militaires pour les navires commerciaux est envisagée. Emmanuel Macron a proposé de bâtir une coalition pour sécuriser « les voies maritimes essentielles ». Le président de la République a ordonné le déploiement du porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée, ainsi que l'acheminement de systèmes antimissiles et antidrones avec « une frégate équipée » à Chypre, pays membre de l'UE qui dispose de deux bases militaires britanniques. L'une d'elles a été ciblée dimanche par des drones quelques heures après que Keir Starmer, le Premier ministre travailliste, eut annoncé qu'il avait autorisé les États-Unis à utiliser les bases britanniques dans sa guerre. Londres a assuré lundi que ses bases à Chypre ne seraient pas utilisées par les Américains. La présidence française a fait savoir, ce jeudi, que Paris, Rome et Athènes allaient « coordonner » l'envoi de moyens militaires pour défendre l'île.Alors pourquoi Chypre se retrouve-t-elle impliquée dans le conflit ? Drones, missiles… combien de temps le régime des mollahs peut-il tenir ? La guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran a vu son périmètre s'élargir considérablement, allant de l'Irak au large du Sri Lanka en passant par la Turquie et l'Azerbaïdjan, jusqu'où le conflit peut-il s'étendre ? Quelle est la stratégie américaine ? Nos journalistes ont interviewé John Bolton, ancien conseiller à la sécurité de Donald Trump.Experts : - Général Nicolas RICHOUX - Ancien commandant de la 7ème brigade blindée et ancien attaché de défense à Berlin- Dominique MOÏSI - Géopolitologue, conseiller spécial de l'Institut Montaigne, auteur du livre à paraitre fin mars : Le Triangle de la passion du monde : comprendre le chaos qui vient, aux éditions Robert Laffont- Patricia ALLEMONIERE - grand reporter, autrice de géopolitique du Sahel publié chez PUF- Nicolas BAROTTE - correspondant Défense au Figaro

Aujourd'hui l'économie
Frappes sur l'Iran: le blocage du détroit d'Ormuz met l'économie mondiale sous pression

Aujourd'hui l'économie

Play Episode Listen Later Mar 2, 2026 3:04


En représailles aux frappes israéliennes et américaines, Téhéran a interdit dès le samedi 28 février au soir aux navires de commerce et aux pétroliers d'emprunter le détroit d'Ormuz. C'est un passage stratégique parce qu'il voit transiter une grande partie des productions mondiales de pétrole et de gaz.   La menace iranienne était claire. En cas d'agression, Téhéran n'hésiterait pas à bloquer l'accès au détroit d'Ormuz. Quelques heures après les premières frappes israéliennes et américaines au matin du 28 février, elle était mise à exécution. Pas d'annonce officielle, mais des messages radio envoyés aux navires. Pour l'industrie du pétrole, c'est une situation sans précédent. Environ 20 % de l'approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié doit transiter par cet étroit passage pour sortir du Golfe persique. La région concentre la plus grande réserve d'hydrocarbures au monde. Et c'est une production qui passe majoritairement par la mer car les pipelines qui permettent de contourner le détroit d'Ormuz ont une capacité limitée. Cette passe est très facile à contrôler : ce sont 33 km de large, à l'endroit le plus étroit. Et dans cette zone, les deux voies que les pétroliers utilisent pour entrer et sortir du golfe Persique ne font qu'environ trois kilomètres de large chacune. Dimanche 1er mars, au moins deux navires ont été touchés par des tirs. Les grands armateurs comme Maersk, MSC ou CMA-CGM ont tout de suite demandé à leurs navires de se mettre à l'abri.    Un baril en hausse À l'ouverture de la cotation dimanche 1er mars au soir, sans surprise le baril de Brent, qui sert de référence pour la production du Golfe, a bondi et atteint 82 dollars. Vendredi, juste avant l'attaque contre l'Iran, son prix n'était que de 72 dollars. Et c'est bien le but recherché par Téhéran. Le pouvoir iranien veut utiliser ce levier pour mettre la pression sur Donald Trump, qui ne veut pas d'un pétrole cher. En menaçant une partie des revenus pétroliers des pays du Golfe, Téhéran pousse aussi ces États à agir en faveur d'une sortie de crise. L'Asie, région la plus impactée  Dans l'immédiat, il n'y a pas de risque réel pour l'approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel liquéfié. Tous les pays disposent de stocks stratégiques. D'ailleurs lundi 2 mars, à 1h45 TU, le prix du baril était un peu redescendu. Beaucoup d'analystes pensent qu'il y a peu de chances que les États-Unis laissent l'Iran bloquer longtemps le détroit d'Ormuz compte-tenu de son importance. Et puis, il faut le signaler : le monde profite actuellement d'une surproduction de pétrole. C'est pour cela que les prix étaient bas en début d'année, même s'ils sont peu à peu remontés en raison des tensions géopolitiques. Si on regarde les flux pétroliers, ce ne sont pas les États-Unis, mais les puissances asiatiques qui sont le plus exposées au blocage du détroit d'Ormuz. Le Japon y achète dans le Golfe 90 % de son brut. La Chine, la moitié, notamment à l'Iran qui évidemment laisse passer les pétroliers chargés avec son brut. L'Europe est, elle, beaucoup moins exposée. Pourtant lundi, les prix du gaz aux Pays-Bas et en Angleterre augmentaient de plus de 20%. Environ 10% du GNL acheté en Europe vient de la région du Golfe. Au même moment, on apprenait également l'attaque sur la méga-raffinerie saoudienne de Ras Tanura. Certaines opérations ont été mises à l'arrêt après un début d'incendie sans qu'on puisse en mesurer les conséquences.  À lire aussiDétroit d'Ormuz: accès crucial pour les importations de pétrole de la Chine Les secteurs des engrais et du plastique aussi sous pression  Le marché pétrolier n'est pas le seul secteur à être impacté. Celui des engrais pourrait pâtir de la situation. Environ un tiers de la production mondiale, y compris le soufre et l'ammoniac, transitent par le détroit d'Ormuz. Par ailleurs, la hausse du prix du pétrole, si elle se confirme, aura aussi un impact sur le prix des engrais. Autre secteur à risque : celui du plastique. La région du Golfe produit 15 % du polyéthylène utilisé dans le monde.  Dans ce contexte très volatil, les investisseurs recherchent des placements sûrs. Ils achètent de l'or, dont le cours remonte depuis la semaine dernière. Mais aussi de la dette d'État. Au contraire, certaines valeurs jugées plus à risque pourraient en pâtir. Pour l'heure, après un léger recul samedi 28 février, le cours du bitcoin se maintient. Pour limiter les effets de contagion, les bourses de Dubaï et d'Abou Dhabi ont annoncé ce dimanche qu'elles resteraient fermées jusqu'à nouvel ordre.  À lire aussiAvec le blocage du détroit d'Ormuz, les marchés redoutent une flambée des prix du pétrole

Les lectures de Mediapart

Cliquez ici pour accéder gratuitement aux articles lus de Mediapart : https://m.audiomeans.fr/s/P-UmoTbNLs Les États du golfe Persique se trouvent entraînés dans la guerre israélo-états-unienne contre l'Iran. Ce scénario de l'instabilité et de l'extension régionale est celui qu'ils redoutaient le plus, même si aucun n'était allié avec Téhéran. Un article de Gwenaëlle Lenoir, publié le 1er mars 2026, lu par Jérémy Zylberberg. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

C dans l'air
Dominique Moïsi - Affaire Epstein: Bill Clinton témoigne

C dans l'air

Play Episode Listen Later Feb 28, 2026 10:46


C dans l'air l'invité du 27 février 2026 avec Dominique Moïsi, géopolitologue, conseiller spécial de l'institut MontaigneAu lendemain de l'audition par des élus du Congrès américain d'Hilary Clinton dans le cadre de l'affaire Epstein, c'est au tour de son mari, l'ex-Président Bill Clinton, d'être entendu ce vendredi devant la commission d'enquête parlementaire. L'ancienne secrétaire d'Etat américaine a dénoncé un "théâtre politique partisan". L'affaire ne cesse de créer des remous sur la scène politique intérieure, comme à l'international. Dominique Moïsi analysera également la situation en Iran, où Donald Trump menace d'intervenir. Les négociations patinent et la démonstration de force des Etats-Unis dans le golfe Persique se poursuit, appuyée par Israël. Une pression supplémentaire sur un régime déjà fortement affaibli. La mobilisation des Iraniens se poursuit malgré la répression brutale et meurtrière des autorités.

C dans l'air
Trump/ Iran : "le temps est compté" - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 29, 2026 63:22


C dans l'air du 29 janvier 2026 - Trump/ Iran : "le temps est compté"Le président des États-Unis a lancé mercredi un ultimatum à l'Iran, menaçant le régime des mollahs d'une attaque "bien pire" qu'en juin dernier faute d'accord sur le nucléaire. "Le temps est compté" a écrit Donald Trump sur son réseau social alors que le porte-avions Abraham Lincoln, accompagné de son escorte, est arrivé lundi dans le Golfe. Au total, dix bâtiments de guerre américains sont présents dans la région. Le président des Etats-Unis a affirmé qu'il s'agissait d'« une flotte plus importante (…) que celle envoyée au Venezuela », en référence à l'important dispositif militaire déployé depuis cet été dans les Caraïbes. Plus tôt mercredi, Téhéran avait rejeté l'option de négociations avec les États-Unis tant que leurs « menaces » persistent. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé que l'armée de son pays était prête "le doigt sur la gâchette" à riposter à toute attaque américaine. Le chef de l'armée iranienne, qui a doté les régiments de "1.000 drones stratégiques", a promis également ce jeudi une réponse "rapide et écrasante".Dans le même temps, les vingt-sept ministres européens des Affaires étrangères se réunissent aujourd'hui à Bruxelles pour établir une position commune sur l'Iran. L'Union européenne prévoit d'émettre des sanctions, mais plusieurs pays estiment que ce qui est prévu ne sera pas suffisant. Certains veulent aller plus loin et demandent que les Pasdaran, les Gardiens de la révolution, soient officiellement inscrits le la liste européenne des organisations terroristes. Une position soutenue par Rome, Madrid, Berlin et depuis mercredi par Paris. Les Européens vont trancher cette question cet après-midi à Bruxelles alors que les ONG accusent les Pasdaran d'avoir orchestré la répression dont on découvre chaque jour un peu plus l'ampleur. Au moins 41 880 personnes auraient été interpellées, et des milliers de protestataires tués depuis début janvier, d'après les derniers chiffres de l'ONG basée aux États-Unis Human Rights Activists News Agency (HRANA).Alors quels sont les plans de Trump dans la région ? Pourquoi les États-Unis ont-ils déployé une armada dans le golfe Persique près du détroit d'Ormuz, axe majeur pour le transport mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié ? Que changerait l'inscription des gardiens de la révolution comme «organisation terroriste» par l'Union européenne ? Enfin où en sont les discussions sur le Groenland ?Alors que la diplomatie américaine s'est dit confiante afin de trouver une solution satisfaisante "pour tout le monde", Emmanuel Macron, entouré de la Première ministre danoise et du Premier ministre groenlandais, a rappelé mercredi que "le Groenland n'est pas à vendre, ni à prendre", en écho aux déclarations répétées de Donald Trump. Le récent bras de fer avec les États-Unis autour de l'île «est un appel au réveil stratégique pour toute l'Europe», a poursuivi le dirigeant français, dont les "For sure" continuent d'inonder les réseaux sociaux. La petite phrase prononcée par le président de la République au forum économique de Davos mardi dernier est devenue virale. Des milliers d'internautes la reprennent depuis en boucle.Nos experts :- Anthony BELLANGER- Éditorialiste - Franceinfo TV - spécialiste des questions internationales - Agnès LEVALLOIS - Présidente de l'Institut de recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO).- Général François CHAUVANCY - Ancien militaire, Spécialiste de questions géopolitiques- Lucas MENGET - Grand Reporter

C dans l'air
Iran : Si Trump attaque... - L'intégrale -

C dans l'air

Play Episode Listen Later Jan 27, 2026 63:22


C dans l'air du 27 janvier 2026 - Iran : le carnage et l'« armada » de Trump« Il pourrait y avoir des dizaines de milliers de victimes ». La rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des droits de l'homme dans la République islamique d'Iran estime, dans un entretien au Monde, que la coupure d'Internet dans le pays a dissimulé l'ampleur réelle des tueries lors de la répression des manifestations au début du mois de janvier. Des images de la morgue de Kahrizak, à Téhéran, remplie de corps de manifestants, ont circulé sur les réseaux sociaux, avant que le pouvoir ne coupe les communications. Depuis, les nouvelles venues d'Iran sont rares, mais des Iraniens témoignent. Ils confirment des tirs à l'arme lourde sur les manifestants, des raids jusque dans les hôpitaux et « des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes arrêtées. Il y a des signalements de faits de négligence médicale, de torture dans les centres de détention et d'agressions sexuelles », explique Mai Sato. En charge de ce mandat depuis le mois d'août 2024, elle estime également que le nombre d'exécutions ne cesse de gonfler au fil des ans dans le pays.Dans ce contexte, l'arrivée dans la zone d'une « armada » navale interroge. Pourquoi de nombreux navires de guerre américains ont-ils pris la route vers l'Iran ? Alors qu'une intervention militaire semblait s'être éloignée, Donald Trump maintient la pression sur le régime des mollahs. « On a une sacrée armada, elle est massive, et peut-être que l'on devra utiliser la force, on verra », avait affirmé le président des États-Unis le 22 janvier dernier. Elle est « plus grande qu'au Venezuela », a-t-il ajouté ces dernières heures, dans une allusion à la capture du chef d'État vénézuélien Nicolás Maduro début janvier. Mais à quoi serviraient des frappes maintenant ? Trump peut-il viser le Guide Ali Khamenei ?L'Iran « ne permettra pas qu'une menace à la sécurité nationale (…), même à ses prémices, atteigne le stade de l'action », a affirmé de son côté le ministère des Affaires étrangères iranien, alors que le porte-avions américain Abraham Lincoln et son escorte sont arrivés lundi dans le golfe Persique. De leur côté, les Émirats arabes unis, qui accueillent une base aérienne américaine, ont déclaré qu'ils n'autoriseraient pas l'usage de leur territoire pour des attaques contre Téhéran.Nos journalistes ont rencontré Jacques Attali. Selon l'ancien conseiller de François Mitterrand, la stratégie de la menace et du chantage mise en œuvre par la présidence Trump ne marque pas une rupture par rapport aux administrations précédentes. Il revient notamment sur un épisode qui s'est produit « en mai 1983, au sommet du G7 de Williamsburg ». Au cours d'une « réunion très violente entre les seuls chefs d'État et leurs sherpas» explique-t-il, « le conseiller à la sécurité du président Reagan est venu me dire en secret que, si le président français ne cédait pas immédiatement à l'ordre américain d'inclure les armes nucléaires françaises dans le décompte de l'armement occidental face aux Soviétiques, le président américain interromprait les livraisons à la France des éléments techniques américains dont dépendaient alors encore le fonctionnement de son armement nucléaire ».Nos experts :- GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, auteur de D'un monde à l'autre- VINCENT HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux- ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- PATRICIA ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales