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Le 16e Festival international des films de la diaspora africaine est une fenêtre ouverte sur les récits des diasporas d'Afrique, leur rapport à l'histoire, à la mémoire de la colonisation et à la transmission de la culture. Au programme, des productions issues de Belgique, du Québec ou de France : 15 films de 13 pays, documentaires ou fictions, courts ou longs métrages qui donnent la parole aux représentants de ces diasporas. Diarah N'daw-Spech, co-fondatrice du Festival de la diaspora africaine, Jean-Charles Mbotti Malolo, réalisateur, et Joseph Hillel, étaient les invités de Nathalie Amar sur RFI. Le Festival international de la diaspora africaine est à retrouver à Paris du 4 au 6 septembre. Jean-Charles Mbotti Malolo est co-réalisateur du film Métisses - Cinq femmes contre un crime d'État avec Quentin Noirfalisse. Cinq femmes congolaises au crépuscule de leur vie témoignent de leur existence traumatique faite de violences. Enlevées de force pendant leur enfance, parce qu'elles étaient métisses, privées de leurs droits et de leur identité, abandonnées à l'indépendance du Congo. Elles décident de briser le silence et de porter plainte contre l'État belge pour crimes contre l'humanité. Joseph Hillel a réalisé le documentaire Tricoté serré crépu. Un film éclairant sur l'immigration, l'intégration et les contributions de la communauté haïtienne arrivée au Québec dans les années 1960 et 1970. L'arrivée de cette communauté, qui constitue à l'époque la plus grande vague d'immigration francophone du Québec, est favorisée par deux événements majeurs : le besoin de compétences engendré par la Révolution tranquille et l'exil forcé causé par la dictature de Duvalier père dès 1957. Aujourd'hui, alors que la diaspora haïtienne compte près de 2,5 millions de personnes dans le monde, le documentaire se concentre sur le cœur de ce récit d'exil et d'intégration : les défis rencontrés par ces migrantes et migrants, les promesses d'une terre d'accueil et la contribution essentielle de ces hommes et femmes au Québec moderne. ► Reportage Maxime Grember, nous présente la première saison du podcast Cinéastes d'Afrique, produit par RFI en partenariat avec la Cinémathèque Afrique. ► Chronique Le hit de la semaine Sadio Doucoure, de la rédaction en mandenkan de RFI, nous présente son coup de cœur musical du moment : « Wola Kakone » d'Akatt Sassuke. ► Playlist du jour Yamê & Adekunle – Gold On My Mind Jowee Omicil – SOeuR FeLiX aka BeeHive
Le 16e Festival international des films de la diaspora africaine est une fenêtre ouverte sur les récits des diasporas d'Afrique, leur rapport à l'histoire, à la mémoire de la colonisation et à la transmission de la culture. Au programme, des productions issues de Belgique, du Québec ou de France : 15 films de 13 pays, documentaires ou fictions, courts ou longs métrages qui donnent la parole aux représentants de ces diasporas. Diarah N'daw-Spech, co-fondatrice du Festival de la diaspora africaine, Jean-Charles Mbotti Malolo, réalisateur, et Joseph Hillel, étaient les invités de Nathalie Amar sur RFI. Le Festival international de la diaspora africaine est à retrouver à Paris du 4 au 6 septembre. Jean-Charles Mbotti Malolo est co-réalisateur du film Métisses - Cinq femmes contre un crime d'État avec Quentin Noirfalisse. Cinq femmes congolaises au crépuscule de leur vie témoignent de leur existence traumatique faite de violences. Enlevées de force pendant leur enfance, parce qu'elles étaient métisses, privées de leurs droits et de leur identité, abandonnées à l'indépendance du Congo. Elles décident de briser le silence et de porter plainte contre l'État belge pour crimes contre l'humanité. Joseph Hillel a réalisé le documentaire Tricoté serré crépu. Un film éclairant sur l'immigration, l'intégration et les contributions de la communauté haïtienne arrivée au Québec dans les années 1960 et 1970. L'arrivée de cette communauté, qui constitue à l'époque la plus grande vague d'immigration francophone du Québec, est favorisée par deux événements majeurs : le besoin de compétences engendré par la Révolution tranquille et l'exil forcé causé par la dictature de Duvalier père dès 1957. Aujourd'hui, alors que la diaspora haïtienne compte près de 2,5 millions de personnes dans le monde, le documentaire se concentre sur le cœur de ce récit d'exil et d'intégration : les défis rencontrés par ces migrantes et migrants, les promesses d'une terre d'accueil et la contribution essentielle de ces hommes et femmes au Québec moderne. ► Reportage Maxime Grember, nous présente la première saison du podcast Cinéastes d'Afrique, produit par RFI en partenariat avec la Cinémathèque Afrique. ► Chronique Le hit de la semaine Sadio Doucoure, de la rédaction en mandenkan de RFI, nous présente son coup de cœur musical du moment : « Wola Kakone » d'Akatt Sassuke. ► Playlist du jour Yamê & Adekunle – Gold On My Mind Jowee Omicil – SOeuR FeLiX aka BeeHive
Au Québec, province francophone du Canada, ils sont plus de 160 000 aujourd'hui à pouvoir retracer leurs origines jusqu'aux Caraïbes et à la République d'Haïti. L'immigration haïtienne au Québec est ancienne. Entretien avec Samuel Pierre, professeur titulaire à Polytechnique Montréal, auteur du livre Ces Québécois venus d'Haïti. RFI : À quand remontent les premiers mouvements d'Haïtiens en direction du Québec ? Samuel Pierre :Tout a commencé vers les années 1930, quelques Haïtiens venaient au Québec pour faire des études avec dans l'esprit de se former et ensuite de retourner au pays, mettre leurs compétences au service du pays. Et puis à partir de 1957, avec l'arrivée au pouvoir de François Duvalier, le président dictateur, de plus en plus d'intellectuels, se sentant menacés, ont choisi de se rendre au Québec et ailleurs. Ils espéraient revenir une fois la tempête passée mais ce ne fut pas le cas puisque la dictature a duré jusqu'en 1985. Entre-temps, il s'est constitué une diaspora haïtienne qui a été alimentée par vagues successives au fur et à mesure que la répression a sévi au pays. Ces Haïtiens ont investi et se sont investis au Québec. Est-ce que ces différentes vagues d'immigration correspondent à différents profils sociologiques professionnels ? Cette deuxième vague d'immigration qui a fui les Duvalier était essentiellement constituée d'intellectuels : des médecins, des ingénieurs, des infirmières, des avocats et beaucoup d'éducateurs. On a vu des promotions entières de personnes venant de l'École normale supérieure qui prenaient l'avion d'Haïti pour venir s'installer au Québec. C'était la période des indépendances et beaucoup ont aussi pris la direction de l'Afrique : dans ce qu'on appelait alors le Zaïre, au Sénégal, au Bénin, il y avait un peu partout des Haïtiens qui étaient partis pour prêter main-forte. Ensuite, à partir du début des années 1970, une nouvelle vague d'immigrés haïtiens est arrivée au Québec. Cette fois elle n'était pas seulement constituée d'intellectuels et de professionnels de haut niveau, mais d'un peu tout le monde. Les Haïtiens fuyaient la dictature mais ils partaient surtout pour des raisons économiques. Ensuite il y a eu une troisième vague au moment du tremblement de terre de 2010 et aujourd'hui, on voit arriver des personnes qui ne peuvent pas vivre en Haïti pour des raisons de sécurité, et ils sont de toutes les couches sociales. Qu'est-ce qui explique ces liens aussi forts entre Haïti et le Québec ? D'abord, nous sommes liés par la langue, le Québec étant une province francophone comme Haïti. Ensuite, la religion a joué un rôle en arrière-plan. Quand l'Église catholique a commencé à perdre pied au Québec dans les années 1960, de nombreux religieux, des prêtres, des sœurs et des frères se sont tournés vers Haïti pour renforcer le système éducatif. Cela a permis d'établir des liens entre Haïti et le Québec. Et puis avec le temps des liens d'amitié se sont établis entre les deux peuples. Vous expliquez aussi que les Haïtiens ont largement contribué à ce qu'on a appelé « la révolution tranquille », la transformation et la modernisation du Québec dans les années 1960. Oui, la Révolution tranquille a énormément bénéficié de la présence d'enseignants haïtiens à un moment où ils n'avaient pas les capacités humaines de former la population. En formant les personnes, en permettant qu'il y ait plus d'écoles qui se créent dans toutes les régions, les Haïtiens se sont retrouvés en première ligne de cette révolution. Cela a créé une force économique parce que les personnes devenaient plus formées, donc plus aptes à transformer l'économie québécoise. Nous avons fait exactement la même chose dans le domaine de la santé. Le Québec avait besoin de médecins, et ça prend du temps et de l'argent pour les former, or il y en avait tout formé qui sont venus d'Haïti et qui ont aidé à démarrer la machine. Cette intégration n'a pas été sans heurts. En 1982, il y a eu ce qu'on a appelé « l'affaire des taxis haïtiens » : sous prétexte d'améliorer la qualité du service, l'aéroport de Dorval à Montréal impose aux chauffeurs de taxis qui y exercent de s'acquitter d'un permis de 1 200 dollars canadiens par an. Résultat, alors que 90 % des chauffeurs de taxis étaient noirs (et pour beaucoup Haïtiens), ils ne sont plus que 3 % après cette mesure… D'abord, c'est une industrie où les Haïtiens étaient très présents. Nous sommes dans une société multiethnique, donc ça ne s'est pas fait sans tensions. Souvent avec les structures étatiques et d'autres fois avec la société en elle-même. Mais ils ont profité de cette situation malheureuse pour s'organiser en syndicats et en regroupements d'associations de chauffeurs de taxis pour faire face. Et dans la plupart des cas, ils ont eu gain de cause. Il y a eu des transformations positives dans ce secteur grâce à leur intervention. Et ça aussi, c'est une contribution à la société. Plus près de nous, la diaspora haïtienne a aussi joué un rôle clé pendant la pandémie de Covid-19… Oui, beaucoup d'Haïtiens qui étaient venus, quelquefois même illégalement au Canada et au Québec étaient en première ligne pour protéger, voire participer au traitement des personnes victimes de Covid au Québec. À un moment où des personnes mourraient dans la société, où tout le monde avait peur d'abord d'être en contact avec des personnes atteintes de Covid ces Haïtiens ont risqué leur vie pour leur communauté d'accueil. D'une certaine manière, ils ont été récompensés par le gouvernement du Québec en légalisant leur situation. Comment qualifieriez-vous la place de la communauté haïtienne dans la société et l'économie du Québec contemporain ? On les retrouve dans toutes les sphères d'activités économiques. Certains ont monté des petits commerces, d'autres des cabinets de médecins. Pour faire face aux difficultés d'accès au marché du travail, beaucoup ont créé leur propre entreprise. Mais ce n'est pas à sens unique. Il y a des personnes qui sont au Québec mais qui investissent aussi en Haïti dans l'éducation, la santé et le développement économique.
00:00 Broncos training camp storylines.14:15 Duvalier Johnson joins the show.29:55 More on Bo Nix.
Last week, the Supreme Court ruled on several issues related to immigration policy. While the court narrowly preserved birthright citizenship, it issued other rulings that will put an untold number of people in danger. One ruling, Mullin v Al Otro Lado, upheld the federal government's policy of turning back asylum seekers before they can reach the US-Mexico border—a policy also known as “metering”—hollowing out the right to asylum enshrined in both domestic and international law. In her dissent, Justice Sonia Sotomayor referenced the St. Louis, the ship of Jewish refugees from Nazi Germany turned away from the US, whose passengers were mostly killed in the Holocaust: “Congress passed the Refugee Act in 1980 because it did not want this country to repeat the mistakes of its past. Yet if the refugees on the M. S. St. Louis were to walk up to a port of entry on our southern border today, the majority's interpretation would allow immigration officers to refuse even to consider their asylum applications by physically blocking them from stepping foot onto US soil,” she said.In another ruling, Mullin v Doe, the Supreme Court granted the president the power to end the Temporary Protected Status program, or TPS, which has allowed vetted and eligible immigrants to live and work legally in the US if they cannot return safely to their countries. Justice Samuel Alito, in his majority opinion, said courts do not have a say in what the president and the Department of Homeland Security decide; the president can end TPS for Haitians and Syrians without judicial review. He also rejected a separate claim brought by Haitians that the move to deport them was based in racial prejudice. TPS has been in effect since 1990. There are 350,000 Haitians who have been in the US legally under TPS, and whose lives have now been thrown into chaos.In our spring issue, we published a prescient piece by immigration reporter Tanvi Misra about the death of asylum, and the ways that its decline is a dire portent for democracy itself. Asylum, Misra reminds us, is a “place-based right” designed to prioritize human life over national borders: As soon as an endangered person steps foot onto a country's soil, they “are entitled to that body's protection,” regardless of whether they crossed with permission. This is exactly the principle that has been undermined with this recent ruling, which prevents people from arriving and making an application. As this ruling suggests, for as long as asylum has existed in the US, so have efforts to weaken it. It has been issued selectively and on racial grounds—much more easily been granted to German-speaking Protestants than to Jews escaping the Holocaust; readily offered to Cubans fleeing Castro but not to Haitians fleeing the US-supported Duvalier dictatorship.Misra's essay tells us that this tactic of denying landfall to migrants as a way of denying them asylum has gone into overdrive in the past decades as border agents try to intercept asylum seekers earlier and earlier in their journeys. In the process, the US border has, Misra says, “not just hardened, but expanded”—into Mexico, Guatemala, Panama, and beyond. Under Trump 2.0, the border has also spilled inward, into LA, Chicago, Minneapolis, and all the other places where border agents are chasing down asylum seekers and, increasingly, all migrants.In this episode of On the Nose, recorded in mid-June before the Supreme Court rulings, Misra speaks about these grievous attacks on asylum with John Washington, a staff reporter at Lookout and the author of the forthcoming book, How to Close a Camp: Dispatches from the Fight Against Immigrant Detention, as well as The Case for Open Borders and The Dispossessed: A Story of Asylum at the US-Mexico Border.This conversation was originally a live membership event. Become a member so you don't miss the next one!Thanks to Jesse Brenneman for editing and to Nathan Salsburg for the use of his song “VIII (All That Were Calculated Have Passed).”Media Mentioned and Further Reading“The Death of Asylum,” Tanvi Misra, Jewish CurrentsHow to Close a Camp: Dispatches from the Fight Against Immigrant Detention by John WashingtonThe Case for Open Borders by John WashingtonThe Dispossessed: A Story of Asylum at the US-Mexico Border by John WashingtonThe Suppliants by AeschylusOedipus at Colonus by Sophocles“The principle of non-refoulement,” European Union Agency for Asylum1951 UN Refugee Convention and its 1967 Protocol “A History of Haitian Discrimination by United States Immigration Policy,” US Committee for Refugees and Immigrants“‘Metering' of Asylum Seekers Is Bad Policy, Bad Law, and Bad for the Border,” Aaron Reichlin-Melnick, American Immigration Council“US flight carrying deported migrants lands in Central African Republic,” France24“What Are Third-Country Removals? Understanding Their Use In U.S. Immigration Policy,” American Immigration Council“Broader Crises,” Tanvi Misra, The Baffler“The Unraveling of Afghan Asylum,” Tanvi Misra, New York Review of BooksTranscript forthcoming.
Entrevista al representante Duvalier Sánchez
We wrap up our IT'S VOODOO, BABY triple feature with Wes Craven's voodoo-doomed descent into near-death delirium. Zombies are real, the dead still feel, and we're traveling to Haiti at the height of the regime-ending anti-Duvalier protests to meet the soul-snatching bokor Captain Peytraud in THE SERPENT AND THE RAINBOW. Subscribe on Apple Podcasts, Spotify, and YouTubeFor bonus content and commentaries, check out our PatreonFollow the show on Instagram, TikTok, and FacebookWant to support the show and save 20% on Fangoria? Visit Fangoria and enter PROMO CODE: HOWIMETYOURMONSTER at checkout!Looking for How I Met Your Monster merch? Check out TeePublic for shirts, stickers, mugs, and more!Questions and comments: howimetyourmonsterpodcast@gmail.com
Un dictador se disfrazó del dios de la muerte para gobernar un país entero, y funcionó durante casi treinta años. Su nombre era François "Papa Doc" Duvalier: médico, etnólogo y conocedor del vudú haitiano mejor que nadie. No actuaba por superstición. Actuaba por precisión psicológica.En este episodio de Mitos y Más viajamos al corazón del Fèt Gede, el festival de los espíritus de la muerte en Haití, para entender qué fue exactamente lo que Duvalier intentó secuestrar. Cada 1 de noviembre, miles de haitianos vestidos de negro y morado inundan el Gran Cementerio Nacional de Puerto Príncipe. Los tambores suenan a un ritmo frenético, los espíritus de la familia Gede —liderados por Barón Samedi y Maman Brigitte— poseen a los devotos, y lo que parece caótico e irreverente es en realidad una de las teologías más sofisticadas y resilientes del mundo: la afirmación de que la fuerza vital de la humanidad es más fuerte que la muerte biológica.Duvalier lo entendió perfectamente. Y decidió robarlo.Comenzó a vestir siempre de negro con frac y sombrero de copa. Forzó su voz naturalmente suave para que sonara nasal, exactamente igual que la voz de los espíritus Gede cuando poseen a un creyente. Creó una milicia paramilitar —los infames Tonton Macoutes, nombrados en honor al "hombre del saco" del folclore haitiano— a la que dio machetes, gafas de sol oscuras y licencia absoluta para matar, torturar y extorsionar con total impunidad. El mensaje era devastador: Duvalier no era solo un presidente corrupto. Era Barón Samedi. Y sus Tonton Macoutes eran los emisarios de la muerte.Durante casi treinta años, bajo el mandato de Papa Doc y luego de su hijo Baby Doc, la dictadura asesinó a más de 30.000 haitianos y obligó a cientos de miles a huir al exilio. Y lo hicieron secuestrando la religión de su propio pueblo.Pero la historia del vudú, como vimos en la Revolución Haitiana, es siempre una historia de supervivencia. En 1986, una rebelión popular derrocó a Baby Doc. Y en los años siguientes, el pueblo haitiano comenzó el lento y doloroso proceso de recuperar a sus dioses. Los haitianos sabían que Barón Samedi no era François Duvalier. Duvalier era un impostor que había robado la ropa del dios para asustar a los niños. El verdadero Barón nunca torturaría a los pobres para proteger a un político corrupto.Hoy, después del devastador terremoto de 2010, la epidemia de cólera y la actual crisis de violencia de pandillas, el Fèt Gede se ha convertido en un acto de desafío existencial. Cuando los haitianos se visten de negro y morado, beben ron con chiles y bailan sobre las tumbas de sus seres queridos, están diciendo algo muy claro: "Hemos sobrevivido a la esclavitud. Hemos sobrevivido a las deudas extorsivas de Francia. Hemos sobrevivido a los Tonton Macoutes. Y hemos sobrevivido a los terremotos. La muerte nos rodea todos los días. Pero nosotros seguimos aquí. Y seguimos bailando."François Duvalier murió en 1971. Su régimen cayó en 1986. Barón Samedi sigue gobernando el cementerio.En este episodio:Qué ocurre realmente en el Gran Cementerio de Puerto Príncipe el 1 de noviembre y por qué las danzas de los Gede son teología, no irreverencia.Cómo François Duvalier, médico y etnólogo, diseñó su imagen pública para encarnar a Barón Samedi ante su propio pueblo.La historia real de los Tonton Macoutes: quiénes eran, cómo los reclutaba y por qué su nombre viene de un cuento de miedo haitiano.Cómo la dictadura Duvalier envenenó la imagen del vudú a nivel internacional y qué hizo el pueblo haitiano para recuperar a sus dioses.Por qué el Fèt Gede de hoy es mucho más que una fiesta religiosa: es un manifiesto de resistencia cultural contra siglos de colonialismo, dictadura y desastre.Fuentes principales de este episodio:Alfred Métraux — Voodoo in Haiti Maya Deren — Divine Horsemen Leslie Desmangles — The Faces of the Gods Al Burt & Bernard Diederich — Papa Doc: Haiti and Its Dictator Elizabeth Abbott — Haiti: The Duvaliers and Their Legacy Laënnec Hurbon — El Bárbaro ImaginarioTodas las fuentes y bibliografía completa disponibles en mitosymas.com
Haiti became the first black-ruled republic in the Americas in 1804, and music has mirrored, and at times shaped, the twists and turns of Haiti's politics and culture ever since. A primary source of Haitian culture is Dahomey, the birthplace of vodou--the most commonly held world view among Haitian people today. We explore how each of Haiti's rulers has championed his own preferred music. The Duvalier dictators favored compas dance music, and suppressed the most African-identified cultural expressions. When Baby Doc was run out of the country in 1986, African-derived racine, or roots, music exploded. Elizabeth McAlister, professor of religion at Wesleyan University, and Holly Nicolas--interweave music and history to tell a dynamic, and at times heart-breaking story. Included in the mix we'll hear the sweet sound of troubadour balladeers, as well as the exuberant tones of rara bands, the call and response of a capela kombit songs of work parties, impassioned choral music of evangelical churches, and the sophisticated, improvisational rhythms used in vodou rituals. Produced by Sean Barlow APWW #540
Près de cinq mois après l'enlèvement par les États-Unis du président Nicolas Maduro et son remplacement par une présidente intérimaire placée sous la tutelle de l'administration Trump, le Venezuela change de ligne. Sous la tutelle de Washington, l'économie vénézuélienne se libéralise et s'ouvre aux investisseurs internationaux, qui étudient les possibilités commerciales dans le pays. Alors que le PIB a chuté de 75% en quinze ans, le monde des affaires voit beaucoup de possibilités au Venezuela, notamment grâce à la réactivation de la production pétrolière. Et à Caracas toutes ces expectatives se font sentir, le monde des affaires se frotte les mains. Reportage de notre correspondante, Alice Campaignolle. De Jacmel au Festival de Cannes La réalisatrice haïtienne Géssica Généus a présenté hier soir au Festival de Cannes son deuxième long métrage, Marie-Madeleine, retenu en sélection Cannes Première. Elle y interprète le rôle-titre, celui d'une prostituée dans la ville de Jacmel qui se lie d'amitié avec Joseph, le fils d'un pasteur évangéliste. Deux personnages que tout oppose, et qui à eux deux racontent la difficulté du vivre-ensemble dans un pays qui porte encore de nombreuses cicatrices – l'esclavage, la dictature Duvalier, les catastrophes climatiques. Léa Boutin-Rivière, du service Culture de RFI, envoyée spéciale à Cannes, a rencontré Gessica Généus. Un road trip américain aux accents iraniens Autre film présenté cette semaine au festival, dans la sélection Acid cette fois : Dans la gueule de l'ogre. La réalisatrice française d'origine iranienne Masha Karampour y suit son frère musicien désormais installé à New York et sur le point d'obtenir la nationalité américaine. Tous les deux traversent les États-Unis en voiture. À travers ce road trip, le film raconte la mémoire d'une génération iranienne dispersée, en grande partie exilée. Ce qui frappe dans ce documentaire, c'est l'omniprésence de l'Iran même aux États-Unis, constate Vahid Shamsoddinnezhad, du service en persan de RFI, envoyé spécial à Cannes.
She grew up under the Duvalier regime. She survived an earthquake that shook an entire nation. She uncovered a family secret that changed everything she thought she knew about herself. And then she wrote the book.Monique Clesca's memoir Silence and Resistance: A Girlhood in Haiti is about growing up where fear, silence, and family secrets shaped everything (Busboys and Poets) and then deciding that silence was no longer an option. On this episode of Leaders and Learners, we go there. Identity. Trauma. What it means to CTRL the narrative when the narrative is your own bloodline.This one is not for the faint. It IS for the ready.Listen now. Leave a review. Share with somebody who is carrying a secret that is carrying them.Tonya McKenzieFounder, Sand & Shores PR | Host, Leaders& Learners Podcast
“When Haiti plays Brazil, Haitians will feel equal. Football gives even the weakest and the poorest a fighting chance. That is profound.” — Dimitry Elias LégerYesterday, Simon Kuper defined the World Cup as a religious feast for all of humanity. Today, Dimitry Elias Léger asks whether God is watching. His new novel, Death of the Soccer God, is a fictional reimagining of the most famous goal in American World Cup history — scored in 1950 by a non-American. Joe Gaëtjens was a half-German, half-Haitian teenager sent to New York to study, not to play football. He picked up the game in Central Park, somehow (as a non-American) made it onto the US team at the 1950 World Cup in Brazil, and scored the goal that famously beat England one–nil in Belo Horizonte. England was so heavily favoured that the football-mad BBC didn't even send a reporter.Léger — a Haitian-born writer and (for his sins) an Arsenal fan — spent three weeks in Brazil researching the novel, two of them in Belo Horizonte. The philosophical question at the core of the book asks if God loves Haiti. Does God, Léger wonders, have a particular affection for the poorest people on earth?And now, for the first time in decades, Haiti have qualified for the World Cup. In the United States of all places. They're in the toughest group — with Morocco and, yes, Brazil. For ninety minutes, Haiti will be the Seleção's equal. The democratic spectacle of football, Léger says, gives even the weakest and the poorest a fighting chance. God might even be watching. Five Takeaways• The Most Famous Goal in American World Cup History Was Scored by a Haitian: Belo Horizonte, 1950. The US beat England one–nil. The scorer was Joe Gaëtjens — a half-German, half-Haitian teenager sent to New York to study, not to play football. He picked up the game in Central Park. He couldn't tell his parents he was playing for America in the World Cup. The BBC didn't even send a reporter. England was so heavily favoured it wasn't supposed to matter.• Football Is the Only Arena Where Foot-Eye Coordination Is the Dominant Skill: We use our hands for everything. Football inverts it. That's why it seems miraculous when Pelé or Maradona or Messi does what they do. The feet are not supposed to be that graceful. It's more art than science, more jazz than chess.• Pelé Looks Like a Typical Haitian Kid: The first televised World Cup final was 1958 in Stockholm. Pelé was sixteen and scored a hat-trick. He looked like a majority of the planet's population. That helped football explode globally. He introduced the bicycle kick, the samba flair. Brazil won three World Cups in twelve years.• Papa Doc Disappeared Him: In real life, Gaëtjens returned to Haiti after his glory years, ran afoul of the dictator François Duvalier, and was disappeared — never seen again. In the novel, the hero confronts the dictator face to face. Dictators have always used football to drape themselves in glory. The beautiful game has a very dark side.• Haiti Play Brazil This Summer: Haiti have qualified for the World Cup for the first time in decades. They're in the toughest group — with Brazil and Morocco. For ninety minutes, Haiti will be Brazil's equal. Football gives even the weakest and the poorest a fighting chance. That is profound. About the GuestDimitry Elias Léger is a Haitian-born novelist and Arsenal supporter. He is the author of God Loves Haiti and Death of the Soccer God.References:• Death of the Soccer God by Dimitri Elias Léger — the novel under discussion.• Episode 2856: One Life in Nine World Cups — Simon Kuper on football fever. The companion conversation.• Episode 2849: How Stories Can Save Us — Colum McCann on storytelling and empathy. Léger is the novelist to McCann's activist.About Keen On AmericaNobody asks more awkward questions than the Anglo-American writer and filmmaker Andrew Keen. In Keen On America, Andrew brings his pointed Transatlantic wit to making sense of the United States — hosting daily interviews about the history and future of this now venerable Republic. With nearly 2,800 episodes since the show launched on TechCrunch in 2010, Keen On America is the most prolific intellectual interview show in the history of podcasting.WebsiteSubstackYouTubeApple PodcastsSpotify Chapters:(00:31) - Introduction: World Cup fever, Kuper, Foer, and going fiction (02:30) - Joe Gaëtjens: the Haitian teenager who beat England (04:19) - Half German, half Haitian: the immigrant who wasn't even American (06:45) - Does God exist? The philosophical question behind both novels (08:20) - Football as foot-eye coordination: why it seems miraculous (10:15) - Maradona, Messi, Pelé, Ronaldo: who is the greatest? (12:08) - Pelé in the first televised World Cup final: looking like a typical Haitian kid (14:22) - Football and jazz: the improvisational connection (16:30) - Belo Horizonte: two weeks walking the pitch (18:45) - Papa Doc disappeared him: the dark side of football and dictators (20:55) - Haiti qualified for the World Cup. They play Brazil. (23:10) - Equal footing for ninety minutes: what football gives the poorest
Loin des circuits officiels du marché de l'art, friands de peinture naïve et marqués par l'emprise coloniale, le mouvement de Saint-Soleil revendique son indépendance dans une démarche artistique pure inspirée de la culture vaudou. C'est pour aller rencontrer ces artistes sans concession qu'André Malraux, à la fin de ses jours, a abandonné l'écriture pour faire le voyage en Haïti. L'aventure de Saint-Soleil et de sa communauté est au cœur du roman de Luce Perez Tejedor. Luce Perez Tejedor, autrice, était l'invitée de Nathalie Amar sur RFI. « Saint-Soleil » est publié aux éditions du Seuil. Haïti, 1975. André Malraux arpente les hauteurs d'un morne reculé en surplomb de la baie de Port-au-Prince pour y rencontrer une communauté de paysans et d'artisans devenus peintres. Malraux est venu voir de ses propres yeux les toiles de Saint-Soleil, cette peinture à l'étrangeté miraculeuse inspirée du vaudou et qu'il décrit comme la plus saisissante du XXe siècle. Ce roman redonne vie à l'utopie belle et féconde que fut Saint-Soleil, à ce pan méconnu de l'histoire de l'art moderne né en réaction à la marchandisation outrancière de la peinture naïve haïtienne. Alors que la dictature des Duvalier sévit et que les conséquences de l'occupation américaine restent brûlantes, l'art brut de Saint-Soleil tentera d'échapper aux sirènes des dollars en ouvrant la voie à une pratique artistique décoloniale, émancipée de toute forme de domination. Luce Perez-Tejedor est née en 1985. Originaire de Toulouse, elle a vécu en Haïti et au Sénégal avant de s'installer en Bretagne, où elle est conservatrice des bibliothèques. Saint-Soleil est son premier roman. ► Reportage : Fanny Bleichner a assisté, à Paris, à l'une des réunions d'un Poetry club où des poètes, pas forcément reconnus ou publiés, se retrouvent pour le plaisir des mots. ► Playlist du jour - Choucoune 70 – Madeleine - Melissa Laveaux – Yemaya.
Loin des circuits officiels du marché de l'art, friands de peinture naïve et marqués par l'emprise coloniale, le mouvement de Saint-Soleil revendique son indépendance dans une démarche artistique pure inspirée de la culture vaudou. C'est pour aller rencontrer ces artistes sans concession qu'André Malraux, à la fin de ses jours, a abandonné l'écriture pour faire le voyage en Haïti. L'aventure de Saint-Soleil et de sa communauté est au cœur du roman de Luce Perez Tejedor. Luce Perez Tejedor, autrice, était l'invitée de Nathalie Amar sur RFI. « Saint-Soleil » est publié aux éditions du Seuil. Haïti, 1975. André Malraux arpente les hauteurs d'un morne reculé en surplomb de la baie de Port-au-Prince pour y rencontrer une communauté de paysans et d'artisans devenus peintres. Malraux est venu voir de ses propres yeux les toiles de Saint-Soleil, cette peinture à l'étrangeté miraculeuse inspirée du vaudou et qu'il décrit comme la plus saisissante du XXe siècle. Ce roman redonne vie à l'utopie belle et féconde que fut Saint-Soleil, à ce pan méconnu de l'histoire de l'art moderne né en réaction à la marchandisation outrancière de la peinture naïve haïtienne. Alors que la dictature des Duvalier sévit et que les conséquences de l'occupation américaine restent brûlantes, l'art brut de Saint-Soleil tentera d'échapper aux sirènes des dollars en ouvrant la voie à une pratique artistique décoloniale, émancipée de toute forme de domination. Luce Perez-Tejedor est née en 1985. Originaire de Toulouse, elle a vécu en Haïti et au Sénégal avant de s'installer en Bretagne, où elle est conservatrice des bibliothèques. Saint-Soleil est son premier roman. ► Reportage : Fanny Bleichner a assisté, à Paris, à l'une des réunions d'un Poetry club où des poètes, pas forcément reconnus ou publiés, se retrouvent pour le plaisir des mots. ► Playlist du jour - Choucoune 70 – Madeleine - Melissa Laveaux – Yemaya.
In questa episodio:- Focus: Haiti, un paese difficile dove il calcio è una delle poche gioie- Tunnellissimo: "Che dio ci perdoni" di Rodrigo Sorogoyen
En 2025, un phénomène a pris de l'ampleur en Haïti, pays secoué par la violence des groupes armés : celui des « brigades d'autodéfense ». Face à l'absence - ou la faiblesse - des forces de l'ordre étatiques, les habitants de certains quartiers ont mis en place des milices locales pour se défendre contre les gangs. Composées de policiers et de civils armés, ces brigades contrôlent les entrées et sorties des quartiers et assurent une forme de sécurité. Mais elles sont de plus en plus critiquées pour des bavures et des violences, au point que certains les comparent déjà… aux gangs qu'elles prétendent combattre. De nos envoyés spéciaux à Port-au-Prince, Sur la place centrale de Canapé-Vert, dans un petit amphithéâtre, le danseur de hip-hop Paniko tourne une vidéo. Cela ne fait pas très longtemps qu'il habite dans le quartier. Comme beaucoup d'habitants de Port-au-Prince, il a fui un secteur de la capitale tombé aux mains des gangs. Ici, à Canapé-Vert, il se sent en sécurité. « Les brigades contrôlent la zone. Elles vérifient qui entre et qui sort du quartier », explique-t-il. Pour accéder à Canapé-Vert, les habitants doivent présenter une pièce d'identité prouvant qu'ils résident bien sur place. À lire aussiHaïti, l'impossible transition La naissance de la brigade La brigade d'autodéfense de Canapé-Vert existe depuis plus de deux ans. Par l'intermédiaire d'un contact, nous rencontrons son chef, Samuel. Après une première réunion informelle, il accepte de nous parler. Les prises de parole médiatiques sont rares. Jean noir, T-shirt blanc, pistolet à la ceinture, il nous conduit à l'endroit où tout a commencé. Le 24 avril 2023, lors de la fouille d'un minibus, des policiers interpellent 14 personnes, dont certaines portaient des armes d'après eux. Ils les soupçonnaient de vouloir prêter main-forte à un gang actif dans un autre quartier. Ces hommes sont ensuite brûlés vifs par des habitants devant le sous-commissariat de Canapé-Vert. Un épisode violent, que Samuel Joasil - policier en service - décrit comme le point de départ d'une mobilisation citoyenne ayant mené à la création de la brigade. « Les brigadiers sont des jeunes qui ont voulu se défendre. Ils n'ont pas d'armes à feu. Nous les soutenons, parce que nous sommes policiers et militaires, et ainsi nous pouvons défendre ensemble notre quartier », affirme-t-il. Samuel Joasil assure que les membres civils de la brigade ne sont pas armés. Avant l'interview, il nous apprend qu'un de ses hommes vient d'être blessé lors d'un échange de tirs avec un gang, dans un autre quartier. Cela arrive-t-il souvent ? « Oui », répond-il, sans plus de détails. Il refuse en revanche de communiquer le nombre exact de brigadiers, se contentant d'un laconique : « Nous sommes nombreux. » Les brigades critiquées pour des violences La brigade joue un rôle stratégique, y compris pour les autorités haïtiennes. En sécurisant Canapé-Vert, elle garantit l'accès à Pétion-Ville et empêche cette commune située sur les hauteurs de Port-au-Prince de tomber sous le contrôle des gangs. Samuel Joasil nous conduit ensuite au quartier général de la brigade, où l'on prépare une fête de pré-carnaval. On perçoit ici une autre facette du rôle joué par la brigade, celui de bienfaiteur local. Nous y rencontrons un jeune étudiant qui a décidé de rejoindre le groupe. Pour des raisons de sécurité, il souhaite rester anonyme. « Je suis entré dans la brigade à cause de l'insécurité que nous vivons au quotidien », explique-t-il, avant d'ajouter. « Je veux que mon quartier reste sûr. Tous mes amis sont ici, nous avons grandi ici. Nous ne voulons pas perdre ce que nos parents ont construit. Nous avons vu ce que les gangs ont fait ailleurs. Nous ne voulons pas être obligés de partir et de ne pas être à l'aise dans un nouvel endroit. » Ce jeune brigadier affirme s'occuper uniquement de la logistique et ne pas participer aux opérations sur le terrain. Il faut dire que ces milices sont de plus en plus critiquées pour des assassinats, des exactions, des lynchages et des viols. Que répond le chef de la brigade ? « Ce sont des cas isolés. Les viols ou autres exactions se produisent dans d'autres zones, pas ici. » Canapé-Vert reste pourtant un quartier où tout le monde n'est pas le bienvenu. Pour les journalistes notamment, couvrir cette zone peut s'avérer dangereux. Le reporter Pierrevil Théas en témoigne. Alors qu'il couvrait une manifestation à Canapé-Vert, il a été agressé par des hommes cagoulés qui lui ont lancé des pierres. « Heureusement, je portais un gilet pare-balles et un casque. Sinon, je ne serais peut-être plus là aujourd'hui », raconte-t-il. Pour échapper à la foule, il a trouvé refuge dans un garage avant de contacter son rédacteur en chef, qui a alerté la police. Celle-ci l'a finalement escorté hors du quartier. Depuis, explique-t-il, il n'y est jamais retourné, par crainte pour sa vie. Quel avenir pour les brigades ? Que deviendront ces brigades si un jour la situation sécuritaire s'améliore ? Pour Samuel Joasil, les hommes armés pourraient être intégrés aux forces de l'ordre, dans l'armée, ou des « groupes de soutien » pour assurer la sécurité du pays. Mais ONG et observateurs restent sceptiques. Dans certaines brigades, des civils sont bel et bien armés. Certains groupes seraient financés par des entreprises ou des notables qui auraient intérêt à maintenir une force armée privée pour défendre leurs intérêts. L'histoire haïtienne rappelle que les milices ont souvent servi les puissants, comme ce fut le cas avec les tontons macoutes sous la dictature Duvalier. « Mon inquiétude, c'est que les brigadiers ne déposent pas leurs armes, qui sont des armes de guerre », estime Pierrevil Théas qui s'interroge : « Va-t-on dire aux gangs comme aux brigadiers : maintenant, vous déposez tous vos armes ? » Selon lui, « il ne faut pas oublier que parmi les brigadiers se trouvent aussi des criminels. Si on ne parvient pas à les canaliser, cela peut générer encore plus de chaos, ajoute le journaliste. Le brigadier d'aujourd'hui peut devenir le membre de gang de demain ». À écouter dans 8 milliards de voisinsEn Haïti, l'école face à la violence des gangs - 8 milliards de voisins - RFI À lire aussiEn Haïti, la «ville-refuge» de Cap-Haïtien est saturée
En 2025, un phénomène a pris de l'ampleur en Haïti, pays secoué par la violence des groupes armés : celui des « brigades d'autodéfense ». Face à l'absence - ou la faiblesse - des forces de l'ordre étatiques, les habitants de certains quartiers ont mis en place des milices locales pour se défendre contre les gangs. Composées de policiers et de civils armés, ces brigades contrôlent les entrées et sorties des quartiers et assurent une forme de sécurité. Mais elles sont de plus en plus critiquées pour des bavures et des violences, au point que certains les comparent déjà… aux gangs qu'elles prétendent combattre. De nos envoyés spéciaux à Port-au-Prince, Sur la place centrale de Canapé-Vert, dans un petit amphithéâtre, le danseur de hip-hop Paniko tourne une vidéo. Cela ne fait pas très longtemps qu'il habite dans le quartier. Comme beaucoup d'habitants de Port-au-Prince, il a fui un secteur de la capitale tombé aux mains des gangs. Ici, à Canapé-Vert, il se sent en sécurité. « Les brigades contrôlent la zone. Elles vérifient qui entre et qui sort du quartier », explique-t-il. Pour accéder à Canapé-Vert, les habitants doivent présenter une pièce d'identité prouvant qu'ils résident bien sur place. À lire aussiHaïti, l'impossible transition La naissance de la brigade La brigade d'autodéfense de Canapé-Vert existe depuis plus de deux ans. Par l'intermédiaire d'un contact, nous rencontrons son chef, Samuel. Après une première réunion informelle, il accepte de nous parler. Les prises de parole médiatiques sont rares. Jean noir, T-shirt blanc, pistolet à la ceinture, il nous conduit à l'endroit où tout a commencé. Le 24 avril 2023, lors de la fouille d'un minibus, des policiers interpellent 14 personnes, dont certaines portaient des armes d'après eux. Ils les soupçonnaient de vouloir prêter main-forte à un gang actif dans un autre quartier. Ces hommes sont ensuite brûlés vifs par des habitants devant le sous-commissariat de Canapé-Vert. Un épisode violent, que Samuel Joasil - policier en service - décrit comme le point de départ d'une mobilisation citoyenne ayant mené à la création de la brigade. « Les brigadiers sont des jeunes qui ont voulu se défendre. Ils n'ont pas d'armes à feu. Nous les soutenons, parce que nous sommes policiers et militaires, et ainsi nous pouvons défendre ensemble notre quartier », affirme-t-il. Samuel Joasil assure que les membres civils de la brigade ne sont pas armés. Avant l'interview, il nous apprend qu'un de ses hommes vient d'être blessé lors d'un échange de tirs avec un gang, dans un autre quartier. Cela arrive-t-il souvent ? « Oui », répond-il, sans plus de détails. Il refuse en revanche de communiquer le nombre exact de brigadiers, se contentant d'un laconique : « Nous sommes nombreux. » Les brigades critiquées pour des violences La brigade joue un rôle stratégique, y compris pour les autorités haïtiennes. En sécurisant Canapé-Vert, elle garantit l'accès à Pétion-Ville et empêche cette commune située sur les hauteurs de Port-au-Prince de tomber sous le contrôle des gangs. Samuel Joasil nous conduit ensuite au quartier général de la brigade, où l'on prépare une fête de pré-carnaval. On perçoit ici une autre facette du rôle joué par la brigade, celui de bienfaiteur local. Nous y rencontrons un jeune étudiant qui a décidé de rejoindre le groupe. Pour des raisons de sécurité, il souhaite rester anonyme. « Je suis entré dans la brigade à cause de l'insécurité que nous vivons au quotidien », explique-t-il, avant d'ajouter. « Je veux que mon quartier reste sûr. Tous mes amis sont ici, nous avons grandi ici. Nous ne voulons pas perdre ce que nos parents ont construit. Nous avons vu ce que les gangs ont fait ailleurs. Nous ne voulons pas être obligés de partir et de ne pas être à l'aise dans un nouvel endroit. » Ce jeune brigadier affirme s'occuper uniquement de la logistique et ne pas participer aux opérations sur le terrain. Il faut dire que ces milices sont de plus en plus critiquées pour des assassinats, des exactions, des lynchages et des viols. Que répond le chef de la brigade ? « Ce sont des cas isolés. Les viols ou autres exactions se produisent dans d'autres zones, pas ici. » Canapé-Vert reste pourtant un quartier où tout le monde n'est pas le bienvenu. Pour les journalistes notamment, couvrir cette zone peut s'avérer dangereux. Le reporter Pierrevil Théas en témoigne. Alors qu'il couvrait une manifestation à Canapé-Vert, il a été agressé par des hommes cagoulés qui lui ont lancé des pierres. « Heureusement, je portais un gilet pare-balles et un casque. Sinon, je ne serais peut-être plus là aujourd'hui », raconte-t-il. Pour échapper à la foule, il a trouvé refuge dans un garage avant de contacter son rédacteur en chef, qui a alerté la police. Celle-ci l'a finalement escorté hors du quartier. Depuis, explique-t-il, il n'y est jamais retourné, par crainte pour sa vie. Quel avenir pour les brigades ? Que deviendront ces brigades si un jour la situation sécuritaire s'améliore ? Pour Samuel Joasil, les hommes armés pourraient être intégrés aux forces de l'ordre, dans l'armée, ou des « groupes de soutien » pour assurer la sécurité du pays. Mais ONG et observateurs restent sceptiques. Dans certaines brigades, des civils sont bel et bien armés. Certains groupes seraient financés par des entreprises ou des notables qui auraient intérêt à maintenir une force armée privée pour défendre leurs intérêts. L'histoire haïtienne rappelle que les milices ont souvent servi les puissants, comme ce fut le cas avec les tontons macoutes sous la dictature Duvalier. « Mon inquiétude, c'est que les brigadiers ne déposent pas leurs armes, qui sont des armes de guerre », estime Pierrevil Théas qui s'interroge : « Va-t-on dire aux gangs comme aux brigadiers : maintenant, vous déposez tous vos armes ? » Selon lui, « il ne faut pas oublier que parmi les brigadiers se trouvent aussi des criminels. Si on ne parvient pas à les canaliser, cela peut générer encore plus de chaos, ajoute le journaliste. Le brigadier d'aujourd'hui peut devenir le membre de gang de demain ». À écouter dans 8 milliards de voisinsEn Haïti, l'école face à la violence des gangs - 8 milliards de voisins - RFI À lire aussiEn Haïti, la «ville-refuge» de Cap-Haïtien est saturée
Duvalier's exile managed to fix none of the problems Haiti had. Intro/Alto music by Tiffany Roman.
Weitere spannende Geschichten findet ihr in der aktuellen Ausgabe 02.2026 von DAMALS - Das Magazin für Geschichte.Folgt uns auf eurer Lieblings-Podcast-Plattform und in den Sozialen Medien:Apple Podcasts: https://podcasts.apple.com/podcast/id1526985154Spotify: https://spoti.fi/2Ek5jIhFacebook: https://www.facebook.com/damalspodcast/Twitter: https://twitter.com/damalspodcastInstagram: https://www.instagram.com/damalsundheute_podcast/ Hosted by Simplecast, an AdsWizz company. See pcm.adswizz.com for information about our collection and use of personal data for advertising.
Dimitri and Khalid answer questions from the Grotto of Truth Discord about: Graham Greene's 1966 novel "The Comedians" and subversion ops against "Papa Doc" Duvalier in Haiti, CIA veteran/college professor Brian Glyn Williams and his interactions with Boston Bombing suspect Dzhokhar Tsarnaev, the "Tartaria" conspiracy theory and the World's Fairs, and the long strange tricks of Paul Krassner associate/"sex-positive feminist"/San Francisco madam Margo St. James... For access to full-length premium SJ episodes, upcoming installments of DEMON FORCES, and the Grotto of Truth Discord, subscribe at https://patreon.com/subliminaljihad.
In 1985, Duvalier fell from power. Intro/Alto Music by Tiffany Roman.
Duvalier got a lot of American tax dollars. Intro/Alto by Tiffany Roman.
En Haïti, Jan J. Dominique a travaillé comme éducatrice et journaliste à Radio Haïti Inter. L'assassinat de son père en 2000, puis un attentat et des menaces l'obligent à partir. Elle vit aujourd'hui à Montréal. Aux Éditions du remue-ménage, elle a publié Mémoire d'une amnésique (2004), La Célestine (2007) et Mémoire errante (2008). Son nouveau roman s'intitule Tu nous manques. (Rediffusion) En 1957, à Port-au-Prince en Haïti, naît Karine Rivel. La même année, François Duvalier, dit Papa Doc, est élu à la tête d'Haïti, quelques temps avant d'en devenir le dictateur brutal et d'imposer sa milice tortionnaire. Le destin de Karine, et de tous les membres de sa famille, en sera marqué à jamais. Une fabrique de gris-gris pour sauver Philippe, un enfant emmuré dans un silence traumatique. Le dévouement d'un médecin-sorcier-écrivain, Jacques, qui met tout en œuvre pour l'aider. La fuite de Karine, devenue médecin, qui soigne les pauvres et devra se cacher pour sauver sa peau et celle de ses enfants. L'exil d'un frère rebelle, Jean Baptiste, et la quête de sa fille, Isabel, qui part à sa recherche en Amérique latine. Et le regard tendre et lucide de Simone, Man Mona, fantôme veillant sur chacun d'eux. Entre les souvenirs familiaux et le présent des retrouvailles, Tu nous manques suit le destin des femmes vaillantes de cette famille haïtienne ordinaire et extraordinaire, marquée dans sa chair par la violence politique, les mensonges et la résistance. Comment survivre, sinon en combattant la terreur ? Que veut encore dire « libérer la terre natale » lorsque tous les morceaux ont volé en éclats? (Présentation des Éditions Remue-Ménage) ILLUSTRATION MUSICALE : « Diyon Mo » de Gregory Laforest, un des 10 finalistes du Prix Découvertes RFI.
Tune in! DJ Hard Hittin Harry & DJayCee presents another brand new episode of Haitian All-StarZ Radio Podcast on WBAI 99.5FM & WBAI.ORG Every Early Friday 12Mid-Night - 2am , Playing the best in Caribbean Music.Classic Konpa mix by @hardhittinharry dedicated to Vintage Haiti—a time when, despite the shadows of the Duvalier regime, Haiti's spirit shined brightly through its music, fashion, and flair. The 70s and 80s gave rise to legendary Konpa bands, elegant soirées, and unforgettable Sunday afternoons filled with rhythm, romance, and resilience.
Tune in! DJ Hard Hittin Harry & DJayCee presents another brand new episode of Haitian All-StarZ Radio Podcast on WBAI 99.5FM & WBAI.ORG Every Early Friday 12Mid-Night - 2am , Playing the best in Caribbean Music.Classic Konpa mix by @hardhittinharry dedicated to Vintage Haiti—a time when, despite the shadows of the Duvalier regime, Haiti's spirit shined brightly through its music, fashion, and flair. The 70s and 80s gave rise to legendary Konpa bands, elegant soirées, and unforgettable Sunday afternoons filled with rhythm, romance, and resilience.
In the 1960s, the Duvalier regime survived what no other regime could have. Intro/Alto music by Tifany Roman.
De son vrai nom Sean Combs, celui qui a régné pendant des années sur le hip-hop de la côte Est des États-Unis est le principal accusé d'un dossier qui mêle sexe, argent, drogue et manipulation. Sean Combs, c'est le rappeur et producteur à succès qui s'appelait autrefois Puff Daddy, un nom qui fait clairement référence au cannabis, puis plus tard P. Diddy. Sean Combs, c'est 3 Grammy Awards, un Oscar, des millions d'albums vendus, dont quatre certifiés disque de platine. Ce sont aussi des collaborations avec Mary J Blige, Notorious BIG, Jennifer Lopez, Jay Z, ou le pédophile condamné R. Kelly. Il a son étoile sur Hollywood Boulevard, à Los Angeles. Bref, c'est un homme qui pèse d'un poids énorme dans le milieu musical, rappelle notre correspondant à Washington, Guillaume Naudin.P. Diddy est inculpé de 5 chefs d'accusation, dont certains peuvent lui valoir la prison à vie, parmi lesquels trafic sexuel et racket ou encore transport en vue d'activités de prostitution. Les procureurs lui reprochent notamment l'organisation de ce que lui-même appelle des « freak offs », des événements au cours desquels des femmes à qui il faisait miroiter des opportunités de carrière étaient sommées, en étant droguées si nécessaire, de satisfaire ses désirs sexuels ou encore de s'engager dans des activités sexuelles avec des prostitués masculins, pendant plusieurs jours. Le tout filmé à la fois pour le plaisir de Sean Combs et aussi à des fins de faire chanter les victimes pas assez dociles. Plaider non-coupable ?P. Diddy a décidé de plaider non-coupable, alors que les accusations sont suffisamment graves pour que même une star comme lui attende son procès en prison, dans une section réservée tout de même à des célébrités, ou à des gens qui bénéficient d'un traitement privilégié. Il dément toutes les accusations, indiquant que toutes ces activités étaient consenties. Quatre femmes figurent parmi les accusatrices. L'acte d'accusation les désigne anonymement, mais on sait au moins que la victime dite N°1 est Casandra Ventura, Cassie pour la scène et ses activités de choriste, ex-petite amie de Sean Combs. Comme d'autres femmes, elle l'avait déjà poursuivi au civil dans une affaire qui s'était réglée à l'amiable, autrement dit moyennant finances.Ce procès doit durer 8 à 10 semaines et il commence aujourd'hui par la traditionnelle sélection du jury, on sait déjà qu'il sera très suivi dans l'industrie du spectacle, parce que Sean Combs connaissait beaucoup de monde et depuis longtemps. Des fêtes, il en a organisé beaucoup dans ses différentes maisons. Il est donc légitime de se demander qui savait quoi et qui participait à quoi. Il faut dire que ce genre de pratiques ne date apparemment pas d'hier dans l'industrie musicale. C'est assez courant depuis les années 70 de faire taire les victimes par la menace ou par des NDA, des « non-disclosure agreements », des accords de confidentialité moyennant finances, selon une enquête du Washington Post. Quelques femmes ont osé témoigner et elles ne sont évidemment plus dans le milieu musical. À Miami, où va Little Haïti ?Le quartier de Little Haïti à Miami a pris ce nom après l'arrivée de très nombreux Haïtiens dans les années 1960 et 1970, ceux qui fuyaient la dictature des Duvalier. De la vie de l'époque, il reste encore les peintures murales. Mais pour le reste, les magasins de produits haïtiens, les marchés, les restaurants, plus grand-chose ne subsiste. L'appétit des promoteurs immobiliers a fait partir les Haïtiens, comme l'a constaté notre envoyé spécial, Eric Solo. Reportage à réécouter dans son intégralité dans l'édition du jour. Les États-Unis désignent deux entités criminelles d'Haïti comme des organisations terroristesLa coalition Vivre Ensemble et le gang Gran Grif viennent d'être désignés « organisations terroristes transnationales ». Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, les qualifie de « menace directe pour la sécurité nationale » et il estime dans un communiqué que ces deux entités sont « les deux principales sources d'instabilité et de violence en Haïti ».Conséquence concrète de cette décision : toute transaction avec Gran Grif ou Vivre Ensemble placera les auteurs de ces transactions sous la menace de sanctions anti-terroristes. On parle aussi bien de ressortissants haïtiens que de personnes résidant légalement aux États-Unis, et même de citoyens américains. Autrement dit, l'administration Trump tente d'asphyxier ces groupes criminels en coupant leurs sources de revenus. Réaction du Conseil président de transition sur le réseau social X : c'est « un pas dans la bonne direction », estime le CPT qui parle aussi de signal encourageant pour les magistrats d'Haïti qui souhaitent éradiquer la criminalité. Le CPT se dit « prêt à collaborer avec tous les pays soutenant la lutte contre le fléau du terrorisme ». L'actualité des Outre-mer avec nos confrères de la 1èreC'est une conséquence peu connue de l'éruption en 1902 de la Montagne Pelée : « l'exil » d'un certain nombre de Martiniquais… en Guyane. À écouter aussiSe souvenir de l'éruption de la montagne Pelée de 1902, avec Anne Terrier
In the late 1950s, Duvalier cemented his rule over Haiti with gangs of thugs. Into/Alto Music by Tiffany Roman.
Like my guest today, I've never found it particularly useful to cast François Duvalier as some frothing, otherworldly monster. That story is too easy. It offers too little. Once you wrap him in the veil of pathology, the conversation dies. You've exiled him to a place beyond history, beyond explanation, beyond us. But what haunts me still—what lives in the marrow of Belleau's work—is not the spectacle of evil, but its intimacy. The way Duvalier wrapped the Haitian state around himself like a second skin. The way repression was not distant, not sterile, but close. Whisper-close.This week on the Nèg Mawon Podcast, I sat with anthropologist Jean-Philippe Belleau, and we waded deep into the dark waters of the Duvalier regime—not for the thrill of horror, but to understand the anatomy of power when it is warm, personal, and woven through the lives of the very people it crushes. Here are three strands we pulled from that knot:1. Power in the First PersonBelleau unearths a truth many prefer buried: that Duvalier's rule was not built in cold, bureaucratic chambers, but in bedrooms, churches, courtyards. It lived in nods and whispers, in godfather promises and godson debts. This was not Orwell's 1984—this was something older, more Haitian, more intimate. The regime was not an iron wall; it was a web, spun from relationships and obligations, holding the country not at gunpoint, but by the soul.2. Who Gets to Be a Victim?There is a comfort in believing the elite escaped unscathed, that they watched from balconies while the poor bled. But Belleau complicates that myth. His research pulls us toward a difficult truth: the violence had no clean class lines. Elites, too, were crushed, sometimes precisely because they presumed immunity. Belleau invites us to reconsider how history renders victims—how it decides who gets remembered as broken, and who gets blamed for surviving.3. The Ties That Bind (Even in Hell)And still—amid the surveillance, the fear, the Tonton Macoutes—Haitians clung to each other. Kinship, friendship, neighborhood, lakou… these weren't just sentimental relics. They were lifelines. Belleau shows us that even in the shadow of dictatorship, the social fabric didn't unravel. It tensed, stretched, contorted—but it held. And in that, there is something both tragic and profoundly human.To understand Duvalier is not to exorcise a demon, but to study a mirror. We cannot afford to look away—not when the terror came wearing a neighbor's face, a cousin's smile. Not when history walks so close to home.
En Haïti, Jan J. Dominique a travaillé comme éducatrice et journaliste à Radio Haïti Inter. L'assassinat de son père en 2000, puis un attentat et des menaces l'obligent à partir. Elle vit aujourd'hui à Montréal. Aux Éditions du remue-ménage, elle a publié « Mémoire d'une amnésique » (2004), « La Célestine » (2007) et « Mémoire errante » (2008). Son nouveau roman s'intitule « Tu nous manques ». En 1957, à Port-au-Prince en Haïti, naît Karine Rivel. La même année, François Duvalier, dit Papa Doc, est élu à la tête d'Haïti, quelques temps avant d'en devenir le dictateur brutal et d'imposer sa milice tortionnaire. Le destin de Karine, et de tous les membres de sa famille, en sera marqué à jamais.Une fabrique de gris-gris pour sauver Philippe, un enfant emmuré dans un silence traumatique. Le dévouement d'un médecin-sorcier-écrivain, Jacques, qui met tout en œuvre pour l'aider. La fuite de Karine, devenue médecin, qui soigne les pauvres et devra se cacher pour sauver sa peau et celle de ses enfants. L'exil d'un frère rebelle, Jean Baptiste, et la quête de sa fille, Isabel, qui part à sa recherche en Amérique latine. Et le regard tendre et lucide de Simone, Man Mona, fantôme veillant sur chacun d'eux. Entre les souvenirs familiaux et le présent des retrouvailles, Tu nous manques suit le destin des femmes vaillantes de cette famille haïtienne ordinaire et extraordinaire, marquée dans sa chair par la violence politique, les mensonges et la résistance. Comment survivre, sinon en combattant la terreur ? Que veut encore dire «libérer la terre natale» lorsque tous les morceaux ont volé en éclats? (Présentation des éditions Remue-Ménage)ILLUSTRATION MUSICALE : « Diyon Mo » de Gregory Laforest, un des 10 finalistes du Prix Découvertes RFI.
There's nothing like the sound of Sunday Mornin' Comin' Down, and there's no voice that can sing it like the froggy croak of Kris Kristofferson, perhaps the smartest man in music! His eponymous debut album is full of character work and hit after hit of excellent storytelling. We'll discover how he abandoned his Rhodes scholar days and exploited his military pilot training to harass a superstar and break into the music biz! After churning out hits like Me And Bobby McGee and To Beat The Devil he even launched a lucrative acting career... The man doesn't Stop Stopperson! The Mixtaper delivers during his Kris-themed round of Fact Or Spin where we learn about wrestling refs, brutish rugby, and Kristory in the making. Even if you don't love his music, you'll want to listen to this episode just For The Good Times! Keep Spinning at www.SpinItPod.com!Thanks for listening!0:00 Intro3:07 About Kris Kristofferson13:00 About Kristofferson (The Album)17:51 Awards & Accolades18:19 Fact Or Spin22:22 A Rugby Krisis26:02 Kristastrophe At The Grand Ol' Opry30:23 Kris-Krossing In The Ring35:41 Kristory In The Making41:06 Album Art42:44 Blame It On The Stones47:04 To Beat The Devil49:34 Me And Bobby McGee52:45 Best Of All Possible Worlds54:46 Help Me Make It Through The Night57:11 The Law Is For Protection Of The People59:35 Casey's Last Ride1:01:08 Just The Other Side Of Nowhere1:02:31 Darby's Castle1:05:07 For The Good Times1:06:47 Duvalier's Dream1:08:37 Sunday Mornin' Comin' Down1:11:20 Final Spin Hosted on Acast. See acast.com/privacy for more information.
En 6AM de Caracol Radio estuvo el representante ante la Cámara, Duvalier Sánchez, para hablar sobre quién vigilará que los decretos de conmoción interior no superen los 90 días.
La Syrie vit une période de transition historique depuis la chute du régime de Bachar el-Assad en décembre 2024. C'est un moment de grandes aspirations pour les différentes populations du pays, dont une communauté plutôt méconnue, installée au sud de la Syrie. La ville de Soueïda, à une centaine de kilomètres au sud de Damas, est surnommée « La Petite Venezuela ». RFI a pu s'y rendre pour un reportage exclusif. Notre envoyée spéciale Mélissa Barra a rencontré Carmelinda Rouslan qui fabrique des petits drapeaux syriens en macramé, ces drapeaux de la révolution ont trois étoiles et une bande verte et ils étaient interdits sous le régime de Bachar el-Assad : « Nous les avons tissés rapidement, il fallait faire vite. C'est une nouvelle vie qui commence, pleine d'espoir. Les gens ont besoin d'une vie meilleure. » Soueïda est le fief de la plus grosse communauté syrienne vénézuélienne. Cinq artisanes travaillent dans la boutique de Carmelinda. Elles confectionnent des sacs, des accessoires de décoration et même des poupées vêtues de costumes traditionnels vénézuéliens. « Ces femmes travaillent », explique Carmelinda, « ce n'est pas facile car l'économie est en récession et les prix sont élevés. Les femmes doivent faire vivre leurs familles. Comme au Venezuela, toute la famille travaille ».Carmelinda Rouslan est née à Caroca, au nord-est du Venezuela. Elle vit en Syrie, le pays de ses parents, depuis qu'elle a 14 ans. Dans un mélange d'espagnol et d'arabe, elle explique que de nombreux clients ont les mêmes origines. « La terre vénézuélienne est à jamais dans nos cœurs », ajoute-t-elle.Les habitants de Soueïda ont tous un cousin ou une tante en Amérique latine. Selon un historien local, une première vague de Syriens a émigré dans les années 50 au Venezuela pour travailler dans les champs et dans les mines d'or. Puis, après le coup d'État en 1970 de Hafez el-Assad, le père de Bachar, d'autres sont partis pour trouver un emploi dans les exploitations pétrolières. Certains enfants de ces générations sont rentrés en Syrie.Sawsan Almaaz en fait partie. Elle a ouvert dans le centre-ville un restaurant, où se retrouvent tous les mois les membres du groupe d'amitié Syrie Venezuela. « Quand les clients demandent des arepas vénézuéliennes - nos galettes de maïs traditionnelles – nous les préparons. » dit-elle. « On peut se procurer de la farine de maïs mais elle est chère. Elle est importée. L'ancien régime avait mis beaucoup d'impôts sur les produits d'importation. Ils coûtaient trois fois plus cher qu'un produit national. Le prix devrait baisser désormais. D'ailleurs, c'est déjà un peu le cas. »Durant les années 2000, le gouvernement vénézuélien a tissé des liens avec Bachar el-Assad. On dit qu'à ce moment-là, Soueïda a reçu le surnom de « Petite Venezuela ». « Quand Hugo Chavez était en vie, il est venu à Soueïda et a posé la première pierre du club vénézuélien de la ville. La moitié des habitants se sentent Vénézuéliens, par naissance ou par expatriation, ou bien parce que leurs enfants et petits-enfants le sont », explique Aida Hadefi, gérante d'une pharmacie et membre du club d'amitié. « Mon père et ma mère sont arrivés en bateau là-bas. Mes enfants sont nés au Venezuela. Ce pays est notre terre, notre mère. »2011 a marqué un moment décisif dans cette grande histoire de migrations. La guerre civile et la sanglante répression ont déclenché une nouvelle vague d'exil. « La Syrie est belle mais nous avons beaucoup souffert à cause de ce président. Qu'il brûle en enfer ! À cause de lui, nous avons été contraints à l'exil. Beaucoup de gens ont quitté le pays pour le Venezuela, la plupart depuis Soueïda. Maintenant nous sommes heureux. C'est la première fois que je peux en parler publiquement, car avant on pouvait vous couper la tête pour ça. Nous sommes âgés mais je pense au futur de nos enfants et de nos petits-enfants : j'espère que la Syrie va se relever et devenir meilleure qu'avant »La ville de Soueïda a manifesté au quotidien pour le départ de Bachar el-Assad. Elle a été relativement épargnée par la répression. Ses murs exhibent encore les slogans de la liberté et ces femmes vénézuéliennes ne cessent d'entonner l'hymne de la Syrie nouvelle - Lève la tête, tu es un Syrien libre. Les migrants expulsés des États-Unis arrivent au VenezuelaLe New York Times parle d'une victoire importante pour Donald Trump,Le président américain « avait promis pendant sa campagne d'expulser des millions de migrants sans papiers. Pour y parvenir,» poursuit le journal, « il a besoin que le président vénézuélien de plus en plus isolé par les autres dirigeants, accepte de les accueillir ». Le journal El Mundo publie une photo de Nicolás Maduro au Palais de Miraflores à Caracas serrant la main de Richard Grenell, l'envoyé de Donald Trump pour les missions spéciales. Celui-ci a supervisé l'envoi des premiers avions de migrants vénézuéliens. En échange de cette bonne entente, souligne le journal, «l'administration Trump n'a pas pris de sanctions internationales contre le pays, et n'a pas retiré les licences accordées à la compagnie pétrolière américaine Chevron pour produire 200 000 barils de pétrole par jour sur le sol vénézuélien.» Haïti : Tirs nourris à Pétion-villeEn Haïti, selon des témoignages recueillis par l'agence de presse AlterPresse, des tirs nourris ont été entendus dans plusieurs quartiers de la commune de Pétion-ville.D'importantes rafales ont été signalées, ce qui a créé l'inquiétude au sein de la population qui est terrée chez elle, rapporte AlterPresse, des tirs qui ont débuté dans la nuit de samedi et se sont intensifiés hier (10 février 2025) en début d'après-midi, perturbant les activités commerciales et scolaires. Il s'agirait de gangs armés selon l'article, la police ayant repoussé des tentatives du gang armé Kraze Baryé d'envahir plusieurs quartiers de Pétion-ville.Depuis le 7 Février, date charnière en Haïti marquant cette année les 39 ans de la chute de la dictature des Duvalier, la tension monte dans plusieurs communes. Le conseil exécutif intérimaire de Pétionville, Kenscoff et Tabarre ont alerté sur le climat de terreur lié à la menace des attaques de gangs, encore plus prégnants ces jours-ci.AlterPresse | Haïti-Criminalité : Plusieurs communes de Port-au-Prince en alerte face à des menaces d'attaques de gangs armésLes autorités ont, elles, fait paraître un communiqué réaffirmant leur engagement total à combattre l'insécurité et éradiquer les criminels.« La population doit respirer et la peur doit changer de camp », peut-on y lire. Au même moment, la police nationale a reçu de l'ambassade des États-Unis à Port-au-Prince du matériel neuf ont des armes, des munitions et des véhicules blindés, selon un article à lire dans le Nouvelliste. La PNH reçoit armes, munitions tracteurs et véhicules, dons des USA.Le Nouvelliste revient sur un autre engagement de la présidence haïtienne : poursuivre les personnes sanctionnés par les États-Unis, le Canada et l'ONU.Leslie Voltaire veut des poursuites contre les Haïtiens sanctionnés par les États Unis, le Canada ou l'ONU.« Depuis décembre 2020, les États-Unis, le Canada, et le Conseil de sécurité des Nations unies adoptent des sanctions contre des chefs de gangs, des hommes d'affaires et des leaders politiques » haïtiens accusés de « menacer la paix, de financer les activités des gangs armés et de perpétuer des actes de corruption ». Ces personnes seront désormais susceptibles d'être poursuivies en Haïti, le président du Conseil présidentiel de transition a écrit sur son compte X vouloir agir « avec fermeté pour traduire en justice ceux qui sapent la sécurité et la stabilité d'Haïti. »La presse haïtienne se fait aussi l'écho d'un appel lancé par Martine Moïse, la veuve du président assassiné Jovenel Moïse : elle demande à Donald Trump de déclassifier tous les documents relatifs à la mort de son mari.Assassinat de Jovenel Moïse : Martine demande à Trump de « déclassifier » tous les documents y relatifs | Gazette HaitiElle espère que le président américain fera le même geste que celui qu'il a effectué après son investiture pour déclassifier les documents relatifs aux assassinats de l'ancien président John F. Kennedy, de son frère, l'ex-sénateur Robert F. Kennedy, et de Martin Luther King. Plusieurs enquêtes sont en cours suite à l'assassinat de Jovenel Moïse en Haïti et aux États-Unis mais « le processus judiciaire en Haïti progresse lentement », selon le Nouvelliste. S'adressant directement au président américain sur les réseaux sociaux, Martine Moïse fait un parallèle entre les réformes entreprises par son défunt mari et celles menées par le Donald Trump, insistant sur le fait que l'ancien président haïtien a voulu, comme lui, « mettre un terme aux milliards de dollars de corruption empochés par les oligarques». USAID : la bataille des employés de Mana NutritionDans le sud de la Géorgie à Fitzgerald, Mana Nutrition est une ONG qui fabrique des produits alimentaires pour combattre la faim. Depuis que Donald Trump a menacé de geler l'aide internationale américaine, ses employés sont sur la sellette.Allen Galbraith, le manager, rencontré par Edward Maille, témoigne : « Des enfants meurent s'ils n'ont pas accès à nos produits. Tout ce qu'on fait est pour eux, on mesure notre production quotidienne par rapport au nombre d'enfants qu'on peut nourrir. »Il estime que 98% de la production de nourriture est vendue à l'USAID qui a demandé à Mana Nutrition d'arrêter les contrats, avant de revenir sur cette décision. Malgré cette confusion, le manager doute que le gouvernement américain mette fin à ces dépenses. « Je n'imagine pas quelqu'un s'y opposer et dire « on n'a pas besoin de nourrir ces enfants»… je pense qu'ils vont continuer les financements d'une façon ou d'une autre. »Latranda Williams travaille dans l'odeur de cacahuètes grillées, et elle a effectué un séjour en Ouganda et en Éthiopie : « On est allé à l'hôpital… et certains des enfants pleuraient à cause de la faim… pas à cause d'une maladie… mais de la faim… ».Mana Nutrition estime avoir nourri en 2022 un million d'enfants grâce à ces produits. Les premières taxes douanières américaines autour de l'acier inquiètent l'Amérique latine et le CanadaL'imposition dans un mois de droits de douanes massifs et généralisés sur l'acier et l'aluminium entrant aux États-Unis est le nouvel acte dans la guerre commerciale lancée par Donald Trump.El Pais parle d'un véritable tsunami pour les économies des principaux exportateurs d'acier, que sont le Canada et le Mexique, ainsi que le Brésil, pays qui est devenu en 2024 le deuxième fournisseur de cet alliage souligne le journal.« La première bataille de la guerre économique avec les États-Unis portera sur l'aluminium et l'acier canadien», titre le journal québécois le Devoir.« Les industriels sont profondément préoccupés », poursuit le quotidien. Prenant l'exemple du premier round de taxes douanières lors du premier mandat de Donald Trump, le quotidien rappelle que dès 2018, « les exportations de produits canadiens en acier ont reculé de 37,8% » alors que « les exportations d'aluminium ont diminué de moitié ».Pour l'entrepreneur mexicain, Carlos Slim, il faut renforcer les échanges avec les autres pays et notamment la Chine. Le magnat des télécoms mexicains pense aussi que les tarifs douaniers ne sont pas faits pour durer. Ses propos sont à lire dans el Milenio. Colombie : l'incertitude après le départ de 4 ministresEn Colombie, une crise politique est ouverte depuis dimanche (9 février 2025) : le président Gustavo Petro a demandé à ses ministres et aux haut-fonctionnaires de démissionner.El Espectador Petro a quitté le gouvernement par intérim avec de l'incertitude sur trois fronts clés : les réformes et les élections | Nouvelles aujourd'hui | LE SPECTATEUR explique que dans « un tweet publié quelques heures avant d'atterrir à l'aéroport de Dubaï, où il entame une tournée au Moyen-Orient, le président Gustavo Petro a clairement indiqué qu'il ne voulait pas de divisions internes entre ses ministres». El Tiempo craint que le départ de ses ministres et notamment du ministre de l'Intérieur n'ait des conséquences sur l'avancement des réformes sociales et notamment celle de la justice. Le départ de Juan Fernando Cristo, poursuit le journal, est une perte car il était un homme rassembleur qui « en 7 mois est parvenu à tempérer les foudres du Congrès colombien touché par plusieurs scandales ». L'actualité des Outre-MerBenoît Ferrand de la 1ère nous parle du Grand Port Maritime de Fort-de-France qui veut devenir un hub incontournable dans les Caraïbes.
At what cost revolution? In Fabienne Josaphat's new novel, “Kingdom of No Tomorrow,” 20-year-old Nettie Boileau trades the turmoil of Duvalier's Haiti for the tumult of 1960s America. Settling with her aunt in Oakland, she is drawn to the social programs spearheaded by the burgeoning Black Panther Party. But her focus on healing and public health is soon subsumed by the revolution and her passionate relationship with Black Panther leader Melvin Mosley. Josaphat drew on her own family's history for insight into the activism of the Panthers. Her father, an attorney, was imprisoned during Francois Duvalier's reign in Haiti. And she remembers reading her father's books as a child, biographies and memoirs of leaders in the Civil Rights Movement. “I remember starting to do my research about the Black Panthers and thinking to myself, ‘I think I know about this already but I don't know how. Where did I learn this?'” she tells Kerri Miller on this week's Big Books and Bold Ideas. “And then I realized, it was probably me going through [my father's] books.”Josaphat brings the gift of those books full circle with her new novel as she brings the inner workings of the Black Panthers to fresh light, including how the fight for social justice didn't always mean equal rights for women. Guest: Fabienne Josaphat was born and raised in Haiti. Her new novel “Kingdom of No Tomorrow” was awarded the PEN/Bellwether Prize for Socially Engaged Fiction in 2023. Subscribe to Big Books and Bold Ideas with Kerri Miller podcast on Apple Podcasts, Google Podcasts, RSS or anywhere you get your podcasts.Subscribe to the Thread newsletter for the latest book and author news and must-read recommendations.
La rumeur enfle depuis plusieurs jours : les groupes armés de la coalition Vivre Ensemble se prépareraient à fondre sur Pétion-Ville, banlieue cossue de Port-au-Prince qui abrite le siège du gouvernement, les ambassades et les organisations internationales. C'est un jour-clé, parce qu'en Haïti, cette date du 7 février renvoie à la chute de la dictature des Duvalier en 1986, poussés dehors par une insurrection populaire. Les gangs chercheraient à surfer sur ce symbole de l'histoire haïtienne et le Conseil présidentiel de transition à placer la capitale en état d'alerte maximale pour les trois prochains jours.Les Haïtiens entrevoient malgré tout une lueur d'espoir, car l'administration Trump a levé les doutes et affirmé qu'elle soutiendrait bel et bien la Mission multinationale d'appui à la sécurité (MMAS). Au terme d'une importante visite hier (6 février 2025) en République dominicaine, le nouveau patron de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a promis que les États-Unis ne quitteraient pas le navire : « La solution pour Haïti est aux mains d'Haïti, de son peuple, de ses élites. Mais nous allons les aider. Nous allons participer parce que nous ne pouvons pas ignorer les problèmes actuels. Le futur du pays doit être aux mains des Haïtiens. Malheureusement, aujourd'hui une grande partie du territoire est contrôlée par des gangs armés. Il faut faire face à ce danger. Le premier objectif est donc de pacifier cette situation. Et la seule option, c'est la mission qui existe. Nous allons continuer à la soutenir. Mais le cadre de cette mission doit être élargi pour pouvoir éliminer ces gangs. »En substance, c'est aussi le discours de Luis Abinader à la sortie de son tête-à-tête à Saint-Domingue avec Marco Rubio. On connaît la rhétorique au vitriol du président dominicain au sujet d'Haïti et les tensions politiques et migratoires entre les deux pays. Abinader estime depuis toujours que la crise sécuritaire haïtienne menace les Dominicains, et il s'est plaint hier que trop de gouvernements étrangers restent spectateurs du carnage : « Il n'y a pas de temps à perdre. La situation d'Haïti est une menace pour la sécurité de toute la région, et pour les États-Unis. Chaque jour, le pays est confronté à la barbarie. Haïti se noie. Et pendant ce temps-là, une partie de la communauté internationale observe la gravité de la situation depuis le rivage. Nous savons tous les deux que nos pays ne peuvent pas fuir la responsabilité de faire face à cette situation avec une grande détermination. Dans le cas d'Haïti, la participation des États-Unis est essentielle et irremplaçable ».Coïncidence : pendant qu'Abinader et Rubio échangeaient à Saint-Domingue, la MMAS accueillait à Port-au-Prince un nouveau contingent de policiers kenyans. 144 agents sont arrivés hier, dont 24 femmes, les premières policières kenyanes à être déployées en Haïti. La MMAS compte désormais environ un millier de membres. Elle récupère aussi trois hélicoptères militaires en provenance du Salvador, qui ont été livrés hier et qui vont servir à l'évacuation des blessés. Le Fort Saint-Joseph, incarnation d'un patrimoine haïtien en déshérence Notre consœur du média d'investigation en ligne Ayibopost, Lucnise Duquereste, signe un article consacré au Fort Saint-Joseph, qui surplombe la baie du Cap Haïtien, un symbole de la lutte et de la résistance face aux colons français. L'édifice, construit par la France entre 1748 et 1774, « a été repris par les esclaves pendant la période révolutionnaire […] avant de tomber définitivement sous le contrôle de l'armée indigène en 1803, après la bataille de Vertières », rappelle-t-elle.Ce bâtiment, pourtant classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 20 ans, se dégrade faute d'entretien et les travaux de restauration entamés en 2022 ont été interrompus par manque de moyens. L'Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN) ne peut intervenir, déplore son directeur général, Patrick Durandisse, qui souligne les contraintes financières et les obstacles logistiques liés à l'insécurité croissante. « Nous comptons aujourd'hui 176 sites et fortifications historiques en danger, voire en péril », alerte le responsable.Si aucune mesure n'est prise pour assurer la sauvegarde de parc national historique, comprenant la Citadelle Laferrière, le Palais Sans-Souci et le Palais des Ramiers, il risque le déclassement de la liste des patrimoines de l'humanité de l'UNESCO. Le canal de Panama mis en péril par la sécheresse et le changement climatiqueLe canal, qui permet de relier les océans Atlantique et Pacifique sans avoir à contourner le continent par le Sud, représente la première source de revenus du Panama. Il repose sur un système de grandes écluses qui nécessitent d'énormes quantités d'eau douce. Chaque transit consomme environ 200 millions de litres d'eau, en grande partie rejetés dans la mer. Pour l'alimenter, deux réservoirs artificiels : le lac Gatún et le lac Alajuela, qui se nourrissent des précipitations et assurent non seulement le fonctionnement des écluses, mais aussi l'approvisionnement en eau potable des riverains.En 2023, le phénomène météorologique El Niño a provoqué une sécheresse historique et sévère des bassins versants, ces zones qui collectent les eaux pluviales de ruissellement et qui garantissent l'approvisionnement en eau du canal. Le niveau d'eau s'établissait à 1,80 mètre sous la normale, causant ainsi un ralentissement du commerce maritime international et des embouteillages de cargos.Ces dérèglements se multiplient sous l'effet du réchauffement climatique. Résultat, l'Autorité du canal plafonne le nombre de navires autorisés à traverser, ce qui représente une grosse perte en matière de chiffre d'affaires et entraîne d'importantes conséquences environnementales.Pour y remédier, le gouvernement panaméen envisage des solutions de court terme : obliger les compagnies à effectuer des réservations pour toute traversée, mettre en place une surveillance accrue des fuites d'eau, ou encore la technique du cross-filing, qui consiste à réutiliser l'eau d'une chambre à l'autre par un système de remplissage croisé, sauvant l'équivalent de la consommation de six transits journaliers (sur une trentaine en moyenne.À long terme, on parle aussi du projet de barrage Rio Indio, estimé à près d'1,6 milliard de dollars, 840 mètres de long et 80,5 mètres de haut. Il s'agit d'endiguer la rivière Indio toute proche et de relier ce nouveau réservoir au lac Gatún qui alimente le canal en eau, grâce à un tunnel de 8 kilomètre à creuser dans la montagne.Le président panaméen y semble favorable, mais la population locale rechigne et les experts sont dubitatifs, car ce projet implique des sacrifices. Les vallées fluviales d'El Zaino et de La Arenosa, riches en biodiversité et habitées par des communautés agricoles, seraient submergées. Près de 2 260 personnes devraient être relogées, et 2 000 autres seraient partiellement affectées. Le gouvernement a promis un budget de 400 millions de dollars pour indemniser les familles et les relocaliser, mais la méfiance est palpable.Une chose est sûre, la dégradation environnementale des bassins versants du Canal du Panama entraîne un ralentissement de l'activité économique déjà fragile du pays – une tendance mondiale, qui rappelle la permanence de l'enjeu de l'eau.Dossier signé Chloé Balta, à réécouter dans son intégralité dans l'édition du jour. Russell Vought, une nomination polémique validée par le Sénat américainIl vient d'être confirmé à la tête d'une agence stratégique : le Bureau américain du budget. Les Démocrates ont tout fait pour saboter le processus, mais ils n'avaient pas les voix. Par 53 votes contre 47, cet idéologue conservateur revient dans le fauteuil qu'il occupait pendant le premier mandat Trump. Pourquoi tant de haine ? Parce que Russell Vought, c'est un partisan de terre brûlée, co-auteur du « Projet 2025 », un catalogue de mesures ultra-libérales et réactionnaires censé servir de référence au Parti républicain. Le New York Times rappelle l'un de ses discours à propos des fonctionnaires fédéraux, en 2023. « Nous voulons, disait-il, traumatiser les bureaucrates. Ce que nous voulons, lorsqu'ils se lèvent le matin, c'est qu'ils n'aient pas envie d'aller travailler parce qu'ils sentent qu'ils sont devenus des pestiférés ». Avec Russell Vought, on s'attend à un énorme plan d'économies, dont la revue Forbes liste les priorités : tailler dans les programmes d'éducation civique, réduire le périmètre du ministère du logement, dépouiller l'assurance-maladie pour les plus démunis et s'en prendre à l'Agence de protection de l'environnement. C'est aussi un défenseur acharné de la fonction présidentielle, qui doit, selon lui, pouvoir passer outre certaines lois votées par le Congrès américain. L'actualité des Outre-mer avec nos confrères de la 1èreRodrigue Petitot, le leader du RPPRAC (Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéens) dénonce une nouvelle fois les accords signés en octobre 2024 et réclame un nouveau protocole contre la vie chère en Martinique.
My guest today had an impressive career at Club Med, spanning from 1985 to 2000. His journey began as a 20-year-old Texas A&M university student on summer break, visiting Club Med Paradise Island as a G.M. and inspired by his uncle who worked for Club Med for seven years. His first season as a G.O. was at Club Med Paradise Island, where he specialized in Sailing and Windsurfing. Over the years, he took on roles including Chief of Sports, Public Relations, Annex Restaurant Manager, and ultimately, Chief of Village. His career led him to stunning destinations like Tahiti, Greece, Thailand, Turkey, Malaysia, and France. Who else could I be talking about?! Please help me welcome, from Texas, the one and only, Steve Riely! With someone like Steve, whose Club Med career spanned an impressive 15 years, it was impossible to cover everything—but we still managed to dive into some fascinating highlights. Steve shares unforgettable stories, including the evacuation of guests and G.O.s from Club Med Haiti to Montreal during the 1986 overthrow of the Duvalier regime, his time as Public Relations aboard the Club Med 1 in 1991, and the opening of Club Med Columbus Isle in 1992. We also touch on a mischievous golf buggy escapade in Sandpiper and Steve's passion for everything Elvis. Prepare for an action-packed hour of incredible tales from a true master storyteller. Enjoy the episode! **My First Season podcast has always been ad-free and free to listen to and is available to download on: Apple Podcasts, Google Podcasts, Samsung Podcasts, Podbean App, Podchaser, Spotify, Amazon Music/Audible, TuneIn + Alexa, iHeartRadio, PlayerFM, Pandora and Listen Notes. And if you like what you hear, please leave a review on Apple podcasts. If you'd like to check out RunSedona 2025 which we spoke about, see the link below: https://www.runsedona.com/
Clément Barbot (1914-1963), originaire des Gonaïves, fut une figure centrale du régime de François Duvalier en Haïti. Enseignant devenu chef de la police secrète, il participa activement à la répression, avec des raids nocturnes et des exécutions ciblées. Il joua un rôle stratégique en 1958 en armant des volontaires pour repousser une tentative d'invasion et contribua à un pacte entre Duvalier et le dictateur Trujillo. Après avoir brièvement assumé la direction du pays durant une crise cardiaque de Duvalier en 1960, sa montée en puissance suscita la méfiance de ce dernier, qui le fit emprisonner. Libéré, Barbot s'opposa à son ancien mentor, mais resta marginalisé, son passé violent freinant le soutien des opposants. En 1963, il intensifia sa lutte avec des attaques meurtrières, alimentant des rumeurs sur des pouvoirs surnaturels. Trahi, il fut tué avec ses frères le 14 juillet 1963. Sa mort symbolise les violences et les intrigues du régime duvaliériste.
For our second Nosvember entry we revisit a film we watched together for the first time during pandi lockdown times. Also we discuss horrible facial injuries (cw), Stephen's Dorff-ness, and Kris K's legacy. +++++Outro: Kris Kristofferson performing Duvalier's DreamTheme by Prof Ping available on Bandcamp --- Support this podcast: https://podcasters.spotify.com/pod/show/zandkmoviepod/support
Seguimos con la segunda parte de la audioserie titulada "Érase una vez el Este", en ese viaje y aventuras y desventuras de nuestros protagonistas a la isla caribeña de Haití. Como ya sabéis esta serie o audioserie consiste en varios capítulos en los que se mezclan la realidad y la ficción y en los que hablamos de hechos históricos y de sucesos que están de plena actualidad. Y este proyecto de "Érase una vez el Este", es idea, como ya sabéis, de dos grandes amigos de LA BIBLIOTECA DE LA HISTORIA, como son Juan Lamas, malagueño, historiador, escritor y guionista, y Verónica, barcelonesa, actriz y cantante amateur y gran apasionada por la historia. Ellos son los artífices de esto y les agradezco su trabajo. *En este programa tenemos de nuevo el placer de contar con la voz de nuestro gran amigo Julio Caronte. Os dejo con el octavo capítulo titulado "El jardín talado". Cualquiera que haya paseado por un bosque antiguo se puede dar cuenta de lo rápido que se degradan los árboles caídos. En poco tiempo el antaño orgulloso tronco se verá colonizado por hongos e insectos xilófagos y en unos años será asimilado por la floresta. Lógicamente habrá unas maderas más resistentes que otras.. pero para cada una de ellas siempre hay organismos diferentes y especializados. El gobierno de Haití será ese tronco talado que comenzará a descomponerse poquito a poco. La intervención militar y saqueo de los EEUU primero... Y la mala gobernanza de Papá Duvalier, utilizando la sugestión del Vudú y su hijo, Baby Doc, marcarán el ritmo de la degradación estructural de las fibras de la madera del Estado hasta el presente. El Vuduísmo, tan denostado, muchas veces es visto como el chivo expiatorio de esta historia.. cuando todos sabemos que no fueron los Espíritus del vudú los que enarbolaron el hacha, sino que fueron otros los responsables de talar el jardín. Bienvenidos a lo que queda del jardín del Caribe. Un lugar donde unos visitantes siembran margaritas mientras los jardineros las deshojan para sobrevivir. Noticias: -Yesterday-s-newsreel-u-s-marines-in-haiti-1915-1920: https://www.youtube.com/watch?v=O5j_7ORregk&t=19s -Joe Biden "wouldnt matter a whole lot if haiti sunk into the caribbean": https://www.youtube.com/watch?v=8H5guljUIdc -Francois Duvalier "Je jure": https://www.youtube.com/watch?v=6VhLH6d5nng -Haiti "macoutes" anti-us-invasion-marc: https://www.youtube.com/watch?v=eMrxlEfLW-Q -Haiti US troops raid: https://www.youtube.com/watch?v=XAV_0CTyfog&t=13s Música: -Trap Kreyol Mashup 47xjesusxThe Plug: https://www.youtube.com/watch?v=620IoitlcUE -Al Bowlly - If I Had You - 1928 Fred Elizalde Band: https://www.youtube.com/watch?v=6-YgaJQKpto -Canto-a-papa-legba-voodo-haitiano-y-21: https://www.youtube.com/watch?v=SKY6O5ixcv4 -ChinaTownRunner- Pressure X Gee Kade(Prod. Depo): https://www.youtube.com/watch?v=LqATlUGnWU4 -Francois Duvalier "Papa peyi a renmenw etoile du soir": https://www.youtube.com/watch?v=QYYeIfHHYoY -Haïti_ danse traditionnelle & folklorique: https://www.youtube.com/watch?v=MtE8tFcSI48 -Jackito - Je l'aime a mourir: https://www.youtube.com/watch?v=tO7N61mUzmk -KRIYE PA LEVE LA MÒ SI KRIYE TE LEVE LA MÒ MANMAN BRIGITTE TA MOURI LEVE: https://www.youtube.com/watch?v=17IgPOYfH9A&t=44s -Les Chômeurs D'Haiti live @ Canne Sucre (197X) - Chire Pantalet: https://www.youtube.com/watch?v=gbQDut7BqGk -Les Difficiles de Petion-Ville - Ce la vie (1970): https://www.youtube.com/watch?v=5rVrrdib4sA -Marcha presidencial del presidente de U.S.A: https://www.youtube.com/watch?v=6Qt4_0pLHD4 -Orchestre Tropicana D'Haiti - Anita: https://www.youtube.com/watch?v=ARb-m_02m7A -Papa Legba Meditation Chant: https://www.youtube.com/watch?v=Ix0UwBeegkA -Suk-sale: https://www.youtube.com/watch?v=18cUW1EEcwQ Escucha el episodio completo en la app de iVoox, o descubre todo el catálogo de iVoox Originals
www.stimpack.org Summary This conversation delves into the complex history of Haiti, exploring the factors that have contributed to its current state of poverty. Jeff Frazier discusses the historical context of Haiti's struggles, the impact of isolation and crippling debt, the rise and fall of its golden age, and the consequences of dictatorship on investment and economic stability. The conversation culminates in identifying the missing piece necessary for Haiti's prosperity, emphasizing the importance of good governance and international relations. Takeaways Haiti's environmental degradation is a significant issue. The historical context of slavery and colonialism shaped Haiti's economy. Haiti was once a wealthy colony, producing immense wealth for France. Isolation and debt have severely impacted Haiti's development. The Duvalier dictatorship led to a significant decline in investment. Predictability and freedom are essential for economic growth. Haiti's golden age in the 1950s was short-lived due to political instability. The international community has focused on governance in Haiti. Understanding Haiti's history is crucial for addressing its current challenges. The missing piece for Haiti's prosperity is yet to be fully identified. Chapters 00:00 Introduction and Welcome 00:52 The Puzzle of Haiti 01:35 Haiti's Poverty and Food Insecurity 03:22 Gangs and Control in Port-au-Prince 04:17 Haiti's Potential and Missing Piece 06:51 The Journey Begins: Captivity and Enslavement 08:41 The Revolt: A Fight for Freedom 11:00 Haiti's Independence: A New Dawn 13:04 The Burden of Debt: France's Demands 17:06 The Golden Age: A Brief Resurgence 22:43 The Downward Spiral: Economic Collapse 24:57 New Chapter 25:07 New Chapter 2 25:12 New Chapter 3
LINKS Vatican bio of Cardinal Langlois https://press.vatican.va/content/salastampa/en/documentation/cardinali_biografie/cardinali_bio_langlois_c.html Chibly Langolis on FIU's Cardinals Database (by Salvadore Miranda): https://cardinals.fiu.edu/bios2014.htm#Langlois Cardinal Langlois on Gcatholic.org: http://www.gcatholic.org/p/2868 Cardinal Langlois on Catholic-Hierarchy.org: https://www.catholic-hierarchy.org/bishop/blangc.html Diocese of Les Cayes on Gcatholic.org: http://www.gcatholic.org/dioceses/diocese/lesc0.htm?tab=info Diocese of Les Cayes on Catholic-Hierarchy.org: https://www.catholic-hierarchy.org/diocese/dlesc.html 2014 Salt and Light Media write up of Cardinal-Elect Langlois https://slmedia.org/blog/meet-the-cardinals-chibly-langlois-les-cayes-haiti 2014 NCR article on Cardinal-Elect Langlois: https://www.ncronline.org/news/people/haitis-new-cardinal-known-tireless-worker-advocate-people 1983 Spokesman Review article on JPII's visit to Haiti: https://news.google.com/newspapers?id=6tkvAAAAIBAJ&pg=7222,4661909 CNA reporting on 2021 earthquake: https://www.catholicnewsagency.com/news/248690/cardinal-injured-priest-dead-after-earthquake-in-haiti Churchinneed.org reporting on 2021 Haitian bishops' statement: https://www.churchinneed.org/haiti-bishops-issue-urgent-appeal-for-unity/ Jamiaca Observer reporting on 2022 Haitian bishops' statement: https://www.jamaicaobserver.com/latest-news/haitian-bishops-call-for-peace-condemn-violence-and-gang-warfare/ September 2023 Haitian bishop's statement on genocide by criminal gangs: https://international.la-croix.com/news/world/haitian-bishops-call-on-world-to-stop-genocide-by-criminal-gangs/18362 Donate to Haitian relief: https://www.unicef.org/appeals/haiti Thank you for listening, and thank my family and friends for putting up with the time investment and for helping me out as needed. As always, feel free to email the show at Popeularhistory@gmail.com If you would like to financially support Popeular history, go to www.patreon.com/Popeular. If you don't have any money to spare but still want to give back, pray and tell others– prayers and listeners are worth more than gold! TRANSCRIPT Welcome to Cardinal Numbers, a rexypod ranking all the Cardinals of the Catholic Church we can get our hands on, from the Catacombs to Kingdom Come. Check out the show notes for sources, further reading, and a transcript. Today we're discussing another current Cardinal of the Catholic Church, one of the 120 or so people who will choose the next Pope when the time comes. Chibly LANGLOIS was born on November 29, 1958, in La Vallée, a community in the diocese of Jacmel, Haïti, located on the Tiburon Peninsula that forms much of the island nations' southern territory. Barring future appointments, Chibly Langlois is the only Haitian cardinal, so let's briefly look at the island nation's history while we're here. Haiti was the result of the only successful slave rebellion in history, making it a 19th century pariah with no diplomatic recognition or formal trade relations until the populace literally paid for themselves to compensate for the lost air quotes "property", something which they could only afford using the international equivalent of payday loans to predatory lenders. The end result of this is that Haiti is, to this day, one of the poorest countries on earth. It has also had a range of issues establishing an effective and stable government, considering it started from basically nothing, coupled with general hostility from the international community at large, having about two centuries of rule by fiat mixed with coups, a situation which has only begun to change in the last few decades. When Chibly was born, the dictator of the day was François "Papa Doc" Duvalier, who would be succeeded by his son, Jean-Claude "Baby Doc" Duvalier. The Duvalier regime became more repressive after a coup attempt a few months before Chibly's birth, so the family got to deal with that in addition to being no exception to the general poverty. The oldest of four, Chibly entered seminary in 1985, shortly before a 1986 uprising put Baby Doc Duvalier into exile. Incidentally, one of the factors that may have contributed to that uprising was a 1983 visit by none other than Pope John Paul II, where the Supreme Pontiff publicly told the leader of the majority-Catholic country that quote "things must change in Haiti" end quote. Chibly Langlois was ordained in 1991 at the age of 32, becoming a priest for his home diocese of Jacmel. He held a few diocesan roles right off the bat, including serving as vicar for the cathedral, then in 1994 he went off to Rome for further study, obtaining a Licentiate in theology from the Pontifical Lateran University. Like many Cardinals, Fr Langlois also served as a seminary professor, teaching pastoral theology from 2000 to 2004. In 2004, he was elected bishop of Fort-Liberté, where he served until 2011, when he was transferred to head the Diocese of Les Cayes. Later that year, he became head of Haiti's bishops conference, a role he'd fill till 2017. In 2014, Pope Francis announced that he would be elevating Bishop Langlois to the Cardinalate, in the first of what would become Francis' many surprising red-hattings. Cardinal Langlois is Haiti's first Cardinal, and Pope Francis passed over both of the countries' archbishops in the process. The announcement was made on the fourth anniversary of a devastating 2010 earthquake that had killed more than 2% of Haiti's population, including one of the archbishops, and left another 15% of the population homeless. Cardinal Langlois had carried on his general focus on social justice and the poor in his efforts to aid in the aftermath, and the timing of the announcement on the anniversary was seen as no coincidence given his name appearing on the list. Nor was that Cardinal Langlois' last earthquake, he himself was injured in a separate 2021 earthquake that killed three in the priestly residence where he was staying. He also suffered a broken arm in a 2022 car accident. And though I don't want this episode to just be a laundry list of bad things that happened to Cardinal Langlois and his country, I should also note that the Cardinal has been co-signing statements from Haiti's bishops' conference decrying a quote "descent into hell" end quote as they said in 2021, then quote "murderous madness of hatred, of contempt for life” end quote in 2022, and just two months ago their statement included a reference to "genocide" of defenseless civilians by criminal gangs. So, to put it mildly, Cardinal Langlois and his brother bishops want you to know that things are once again not great in Haiti. In fact, since the time I made my original notes here, Haiti's government fell again after the acting President who had not taken promised steps to install a successor was refused access back into the country. Whatever the transition will be is still playing out, with violence among armed gangs being even more common than usual. What can you do? Well, there's a UNICEF fundraising link for relief to Haitian children in the comments. You can also pray, I'm not one to mock thoughts and prayers. If you're going to hop on a plane with relief stuff like a new Roberto Clemente–there's a story, dude should be canonized–let me know and I'll encourage listeners to support your mission. You can spread awareness more generally in some small way, hoping increased attention will eventually bring the aid you can't bring personally. I don't pretend any of those options will have much effect, and I know they're all subject to ridicule from cynics. C'est la vie. I'll let you figure out the best response for you, with a note that anything is better than nothing, though keep in mind you can't do everything. Chibly Langlois is eligible to participate in future conclaves until he turns 80 in 2038. Today's episode is part of Cardinal Numbers, and there will be more Cardinal Numbers next week. Thank you for listening; God bless you all!
Content warning for discussion of genocide, torture, mutilation, rape, and slavery Hey, Hi, Hello, this is the History Wizard and welcome back for Day 16 of Have a Day w/ The History Wizard. Thank you to everyone who tuned in for Day 15 last week, and especially thank you to everyone who rated and/or reviewed the podcast. I hope you all learned something last week and I hope the same for this week. This week marks the 7th part of our mini series of currently ongoing genocides and humanitarian crises. Episode 2 was on Palestine, Episode 11 was on Congo, episode 12 was on Sudan, episode 13 was on Xinjiang, episode 14 was on Rakhine State, episode 15 was on Tigray, and today's episode will focus on the current situation in Haiti. Today's trip to the Alchemist's Table will look somewhat similar to last weeks. This drink is called Persephone's Wedding. It starts with muddled mint before adding some lavender simple syrup and 2 oz of gin. Strain all that over ice and stir for about 30 seconds before topping with lemonade and garnishing with mint. Starting in 1492 Haiti became one of the first European colonies following Columbus's first voyage across the Atlantic Ocean with the settlement at La Navidad. Haiti would remain under European control until their revolution that ended in 1804. We're glossing pretty heavily over the Haitian Revolution in today's episode because the Haitian Revolution and the subsequent Haitian Massacre will be a later episode on this podcast. Now, just because Haiti was now an independent nation and no longer a French colony didn't mean that the country was free of European influence or control. Spain, Germany, and Britain still had large amounts of economic and political sway in the island nation. This would especially be the case when US President Woodrow Wilson, that racist movie loving fuck, sent the Marines to occupy Port au-Prince. Germany was also heavily invested in the island nation, and while the US wasn't in World War 1 yet, they had severe anxieties over an anti-American, and pro-German, president being installed so they took over the nation, overthrew Vilbrun Guillaume Sam, the then president of Haiti. The Marines declared martial law and severely censored the press. Within weeks, a new pro-U.S. Haitian president, Philippe Sudré Dartiguenave, was installed and a new constitution written that was favorable to the interests of the United States. The constitution (written by future US President Franklin D. Roosevelt) included a clause that allowed, for the first time, foreign ownership of land in Haiti, which was bitterly opposed by the Haitian legislature and citizenry. The US would keep a firm grip on Haitian politics, even after their occupation ended in 1934. Haiti would now enter an even greater period of political instability (which is not to say that US occupation was a good thing, an end of colonial occupation often sees old ethnic tensions flare up and massive violence enacted to dismantle colonial power structures). The president at the end of the occupation, Sténio Vincent was forced to step down under US pressure in 1941 and was replaced by Élie Lescot who served until 1946 when he was overthrown in a military coup d'etat and replaced by Dumarsais Estimé until 1950 when HE was overthrown in a military coup and replaced by the staunchly anti-communist Paul Magloire who was strongly supported by the US. Now despite the massive amounts of political instability that we just discussed, it is about to get worse with the Duvalier dynasty. In 1956–57 Haiti underwent severe political turmoil; Magloire was forced to resign and leave the country in 1956 and he was followed by four short-lived presidencies. In the September 1957 election François Duvalier was elected President of Haiti. Known as 'Papa Doc' and initially popular, Duvalier remained President until his death in 1971. He advanced black interests in the public sector, where over time, people of color had predominated as the educated urban elite. Not trusting the army, despite his frequent purges of officers deemed disloyal, Duvalier created a private militia known as Tontons Macoutes ("Bogeymen"), which maintained order by terrorizing the populace and political opponents. In 1964 Duvalier proclaimed himself 'President for Life'; an uprising against his rule that year in Jérémie was violently suppressed, with the ringleaders publicly executed and hundreds of mixed-raced citizens in the town killed. The bulk of the educated and professional class began leaving the country, and corruption became widespread. Duvalier sought to create a personality cult, identifying himself with Baron Samedi, one of the loa (or lwa), or spirits, of Haitian Vodou. Despite the well-publicized abuses under his rule, Duvalier's firm anti-Communism earned him the support of the Americans, who furnished the country with aid. This is something you will find about the United States. While they style themselves the land of the free and the home of the brave they're more than willing to finance and support dictators as long as they 1. Oppose communism and 2. Give the US a free hand to control their economy. So it didn't matter to the “Greatest Country on Earth” is Papa Doc was killing mixed race people and all of his political opponents. He was anti-communist and that was good enough. Now there WAS a coup attempt against Duvalier in the first year of his reign (the first of many) led by some of the military officials he had fired. Those men thought that they could come riding back in and that the people, fed up of Papa Doc's growing autocratic tendencies, would rally to them and they would quickly restore the old social order. But Haiti had gone through 4 presidents the year before Papa Doc came into office and while he wasn't the best loved president, he was considered competent (having previous served as Minister of Health) and he was bringing order and stability to the country. So the coup attempters.. There's got to be a better way of saying that, were all killed and their bodies dragged through the streets of Port au-Prince, as if each citizen was a little Achilles dragging Hector around the walls of Troy. Papa Doc, despite the multiple coup attempts, did reign as president for life. He was still President when he died in 1971 and was immediately replaced by his son Jean-Claude Duvalier, nicknamed Baby Doc. Baby Doc assumed the “presidency” at the age of 19, making him the youngest president in world history. Jean-Claude tried to reign back some of the harsher policies of his father, but was still deposed in a popular uprising in 1986 and forced to step down and flee the country. Haiti would then fall under the rule of its military for a brief time and then had a series of bad elections and even more coups. There was a coup in June of 1988, another in September of 1988, and a third one in September of 1991. The US would send troops in under Operation Uphold Democracy to try and bring some stability to Haiti. Though, as is always the case when the US tries to bring free market reforms and “democracy” to a country they did a shitty job of it. Jean-Bertrand Aristide, who had been elected president in 1990 and had been deposed in the 1991 coup returned to finish out his term, lost in 1995, but was reelected again in the year 2000. He would then be deposed AGAIN in 2004 in another coup d'etat. One of Aristide's worst decisions while in office was when he outlawed pro-Duvalier militias like the Macoute, but he also ordered the disbandment of the Haitian Army. So the Army disbanded, but never disarmed and just would up forming or joining various militia groups. From 1994 to 2004, a de facto anti-Arisitide insurgency took place in Port-au-Prince, as ex-soldiers attacked the government. In response to the chaos, youth set up self-defense groups, called chimères, which were supported by the police and the government to shore up its position. Receiving de facto state support from Aristide's Fanmi Lavalas party, the youth gangs took control of entire communes and became increasingly independent-minded. U.S. diplomat Daniel Lewis Foote argued, "Aristide started [the gangs] on purpose in the early 1980s, as a voice, as a way to get some power [for ordinary Hatians], [...] and they morphed over the years." Now, the precise nature of the events of the 2004 coup are disputed; some, including Aristide and his bodyguard, Franz Gabriel, stated that he was the victim of a "new coup d'état or modern kidnapping" by U.S. forces. These charges were denied by the US government. As political violence and crime continued to grow, a United Nations Stabilisation Mission (MINUSTAH) was brought in to maintain order. However, MINUSTAH proved controversial, since their periodically heavy-handed approach to maintaining law and order and several instances of abuses, including the alleged sexual abuse of civilians, provoked resentment and distrust among ordinary Haitians. So now Haiti has no standing army, armed militias and gangs fighting on and off in the streets, an UN peacekeeping mission sexually abusing civilians and they're about to be hit with a Magnitude 7 earthquake. On 12 January 2010, at 4:53 pm local time, Haiti was struck by a magnitude-7.0 earthquake. This was the country's most severe earthquake in over 200 years. The earthquake was reported to have left between 160,000 and 300,000 people dead and up to 1.6 million homeless, making it one of the deadliest natural disasters ever recorded. It is also one of the deadliest earthquakes ever recorded. The situation was exacerbated by a subsequent massive cholera outbreak that was triggered when cholera-infected waste from a United Nations peacekeeping station contaminated the country's main river, the Artibonite. In 2017, it was reported that roughly 10,000 Haitians had died and nearly a million had been made ill. After years of denial, the United Nations apologized in 2016, but as of 2017, they have refused to acknowledge fault, thus avoiding financial responsibility. And now, we're at the Haitian Gang War. The Vox journalist Ellen Ioanes summarized the beginnings of the situation quite well: "Haiti has faced serious and compounding crises, including a devastating 2010 earthquake, floods, cholera outbreaks, hurricanes, and corrupt, dictatorial, and incompetent leaders". Gangs stepped into the power vacuum, seizing political power through co-operative politicians and economic control through protection rackets, kidnappings and murders. As of 2022 researchers form the NGO Global Initiative Against Transnational Organized Crime have estimated that there are some 200 gangs in Haiti and that most of them are set up somewhere in Port au-Prince. Sexual violence from members of these gangs is a common crime being committed nearly daily against people from rival gang territories. Rape only became a crime in Haiti in 2005 and abortion is still illegal, so rape victims are legally required to keep those children. Though as we know, making abortion illegal doesn't stop abortions, it just stops safe ones. One of the most powerful gangs in Haiti at this time is, technically, an alliance of gangs, called the G9 alliance is lead by a former police officer named Jimmy Chérizier, nicknamed Barbecue. G9 is based in the capital's communes of Delmas, Pétion-Ville and parts of Carrefour. The G9 alliance includes many former soldiers and policemen in its ranks and was long connected to the PHTK party (which is a Center-Right political party) until distancing itself after Ariel Henry became president. The G9 now portrays itself as a revolutionary organization, and has begun to create a nation-wide alliance network dubbed "G20". Since the coalition was founded, it has been responsible for multiple massacres against civilians and clashes with other rival gangs. From 2020 to 2021, the G9 was responsible for a dozen massacres, in which at least 200 people were killed. The G9 was believed to have had close ties to the government of Moïse, which was accused of large-scale corruption. The coalition members frequently evaded prosecution after the massacres and the clashes. Chérizier stood out in that regard because despite the arrest warrants against him, he continued to move freely and to maintain an active presence on social media with no effective attempts by Haitian government forces to arrest him. The G9 also began attacking neighborhoods in which civilians protested against the president and started clashes against rival gangs with the support of the police. Now, in 2021 Jovenel Moïse, the 43rd president of Haiti was assassinated and then Ariel Henry (who some suspect to be involved in the assassination) served as acting Prime Minister of the country until he stepped down this past April. Henry's removal from power was long sought by the G9 gang alliance. Cherizier had this to say on the issue in March 2024 "If Ariel Henry doesn't resign, if the international community continues to support him, we'll be heading straight for a civil war that will lead to genocide" "Either Haiti becomes a paradise or a hell for all of us. It's out of the question for a small group of rich people living in big hotels to decide the fate of people living in working-class neighborhoods," he added. Now, while there are over 200 gangs in Haiti at the moment most of them have allied themselves with the G9 alliance, or with the gang alliance that popped up to oppose the G9, known as G-Pep. But also, as of late 2022 an anti-gang bwa kale vigilante movement emerged to attack and kill any gang members. The vigilantes often burned captured gang members alive. Of course, the gangs responded with counter attacks against both the vigilantes and anyone who expressed support of the vigilanties. By mid-2023, the gang war between G9 and G-Pep continued unabated, and the resistance by anti-gang vigilantes also grew in scope. Thousands of people were displaced by the clashes. The severity of the ongoing gang war in Haiti has led to the United Nations Security Council authorizing a one-year deployment of an international force led by Kenya to help the Haitian government deal with the crisis. Chérizier declared that G9 would resist if an international intervention force committed "human rights abuses" and claimed that it would "be a fight of the Haitian people to save the dignity of our country." Despite the horrors he is committing against his own people Cherizier really and truly believes that he is fighting on behalf of a free Haiti. There isn't a genocide in Haiti, as of yet, but there is a massive civil war between militias and gangs with human rights abuses on all sides of this conflict. On 18 June 2024, the International Organization for Migration reported that more than 580,000 people have been displaced by the increased violence in Haiti since March of 2024. The report also warned that since most of the people displaced have been from communities already struggling with poor social conditions, there may be more tension and violence in the coming days. An international policing force, known as Multinational Security Support Mission in Haiti was authorized under UN Resolution 2699 on October 2, 2023 to assist the Haitian National Police in stopping this gang war. Nations who will be taking place in this mission include Antigua and Barbuda, Bangladesh, Barbados, Benin, Chad, Guyana, Grenada, Saint Lucia, Dominica, St. Vincent and the Grenadines, Jamaica, Kenya, Suriname, and the Bahamas. The first deployment of 400 troops from Kenya has officially put boots on the ground as of June 25, 2024. This ongoing gang war will not be resolved anytime soon and it can, and will, get worse before it gets better. Haiti has never had a chance to build a stable society or government. A long and ongoing history of foreign interference, ceaseless coups and natural disasters mean that Haiti has always been on the back foot. We also have to take into account Haiti's natural resources, because that's the only reason any imperial power would ever care about Haiti. According to WorldAtlas.com, recent findings suggest that Haiti might have some of the largest oil reserves in the world, potentially larger than those of Venezuela. The country is estimated to be sitting on about 159 billion cubic feet of natural gas and 142 million barrels of oil, with undiscovered reserves possibly holding up to 941 million barrels of crude oil and about 1.2 trillion cubic feet of natural gas. According the the State Department the US doesn't currently have plans to send troops to Haiti. I'm sure that will change. That's it for this week folks. No new reviews, so let's get right into the outro. Have a Day! w/ The History Wizard is brought to you by me, The History Wizard. If you want to see/hear more of me you can find me on Tiktok @thehistorywizard or on Instagram @the_history_wizard. Please remember to rate, review, and subscribe to Have a Day! On your pod catcher of choice. The more you do, the more people will be able to listen and learn along with you. Thank you for sticking around until the end and, as always, Have a Day, and Free Haiti.
We're joined today by the esteemed Dr. Greg Beckett, a cultural anthropologist with deep insights into Haitian studies. In today's conversation, we will unpack the complexities outlined in Michel-Rolph Trouillot's pivotal book “Haiti: State Against Nation. The Origins and Legacy of Duvalierism” and connect its themes to the ongoing political turmoil in Haiti. Dr. Beckett will guide us through the importance of anthropology's tools—deep listening, relationship building, and grasping local languages and cultures—to authentically interpret terms like "blackout" in the Haitian context. Dr. Beckett brings us a distilled essence of Michel-Rolph Trouillot book with just five words: "the state, history, crisis, dictatorship, and nation." He then navigates us through Trouillot's Marxist analysis of the Haitian state, revealing how power dynamics and historical legacies have paved the way for enduring crises and the shadow of the Duvalier dictatorship. As we translate theories across languages and audiences, we'll see how the French and English versions of Trouillot's work diverge, each speaking to different readers with varying political contexts. At the heart of this episode is the intersection of culture, power, and history, and how they have shaped the Haitian nation and identity. Join us as we explore the critical role of the Haitian elite, the cultural translation of Marxist critique, and the three pivotal conditions that solidify Duvalierism's hold on Haiti. This is a journey to uncover the roots of Haiti's challenges and the intricate web of social, economic, and cultural elements that support them. Stay with us for this enlightening session on the enduring effects of totalitarianism and the fight for democracy in Haiti. --- Send in a voice message: https://podcasters.spotify.com/pod/show/negmawonpodcast/message Support this podcast: https://podcasters.spotify.com/pod/show/negmawonpodcast/support
Haiti is collapsing under gang-fueled lawlessness. The central government has lost control of most of the capital, Port-au-Prince. The de facto prime minister Ariel Henry has agreed to resign under pressure. Ordinary citizens are being kidnapped by gangs and held for ransom. They have been gunned down in wild shootouts, and are desperate for basic necessities. Caribbean neighbors have agreed to create a transitional council to fill the power vacuum, but it faces internal opposition from rival factions within Haiti. In this episode, Keith Mines of the U.S. Institute of Peace discusses the sources of anarchy in a country that once appeared headed for a brighter future after the Duvalier dictatorship more than 30 years ago.
This voodoo-loving, Port au Prince of Darkness terrorized Haiti with a reign of terror that would make Satan blush. He and his creepy police squad silenced those who didn't comply with jail, torture, and/or murder. To make this voodoo heavy episode even creepier, Jake pulls a friggin tooth out midway through the show. If you like Lil Stinkers and want to support us, you can do so by going to Patreon.com/lilstinkers. For either $4/month or $40/year, you get every episode early, ad-free episodes Patreon exclusive episodes, Mini Stinkers episodes, live AMAs, live episodes, road trip vlogs, live book club meetings and all the other weirdo nonsense that we engage in. Thank you for making this fun. We appreciate you guys. Follow us on Twitter and Instagram: Jon Delcollo: @jonnydelco Jake Mattera: @jakemattera Mike Rainey: @mikerainey82 Go to UseJoyMode.com and use code BUCKBUCK for 20% off and free shipping on your order.
Bonjou, and welcome to another riveting episode of the Nèg Mawon Podcast, where we dive deep into the heart of Haitian politics, society, and the continuous struggles that shape our nation. I'm your host, Patrick Jean-Baptiste, and today, you're tuning in to the new series for 2024, 'Yon Zouti Koupe-Ep.#71.' In this episode, we're grappling with the intense and complex currents ripping through our beloved Haiti. The youth, the beating heart of our country, are rallying behind a figure of change—a mysterious entity known as Guy Phillipe, yet many don't quite grasp the full breadth of his historical roots or ultimate agenda. Amid rampant inflation, suffocating insecurity, and the scourge of gang violence leading to widespread displacement, a cry for revolution echoes again through the streets. However, Guy's plan and power base remain enigmatic, adding layers of uncertainty to an already volatile mix. The government stares down a formidable challenge not just from Guy's armed supporters, but a myriad of factions and unforeseen possibilities that loom on the horizon. And in an unusual twist, discussions of potential Kenyan intervention stir the pot further, but doubts loom over the viability and legality of such a mission, given the complexity of our country's gang situation. But at the heart of this lies a deeper issue—the achingly pervasive poverty and limited rungs of social mobility that fuel gang affiliations. To truly combat this, we must address the socioeconomic roots and offer our youth alternative pathways, while at the same time using trusted force of arms to eliminate the pervasive presence of the gangs. Joining me today to peel back the layers of this multifaceted crisis is Haiti's greatest political scientist, Dr. Robert Fatton, who'll share his insights into the dire state of our national police force, the evolving autonomy of Haitian gangs, and the economic paralysis gripping our society. We'll also explore the duality of nostalgia for past dictatorships against the backdrop of the ongoing violence and the persistent dream of economic stability. So stay tuned as we confront these pressing issues and more—right here on Nèg Mawon Podcast. --- Send in a voice message: https://podcasters.spotify.com/pod/show/negmawonpodcast/message Support this podcast: https://podcasters.spotify.com/pod/show/negmawonpodcast/support
On this episode of the world famous Sofa King Podcast, we explore one of the worst regimes in the West: the dictatorship of Papa Doc Duvalier. François Duvalier came to be the sadistic president for life of the island of Haiti, running the island through a regime of terror, voodoo, and secret police for 14 years. He had a murder squad called the Tontons Macoutes, named after a Haitian boogey man who would eat children for breakfast. He killed tens of thousands of Haitians during his dark reign, claimed to have killed President Kennedy through voodoo, once had every black dog in the country killed, and kept the head of an enemy on ice in a special closet, so he could talk to it. If you like them bloody and crazy, it doesn't get much better than Papa Doc. Visit Our Sources: https://www.nytimes.com/1971/04/23/archives/papa-doc-a-ruthless-dictator-kept-the-haitians-in-illiteracy-and.html https://www.historyanswers.co.uk/people-politics/papa-doc-duvalier-the-voodoo-president-who-killed-kennedy/ https://en.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Duvalier https://www.doctorsecrets.com/papa-doc-duvalier-haiti-s-voodoo-doctor https://medium.com/lessons-from-history/papa-doc-the-voodoo-tyrant-of-haiti-654a41a68474 https://en.wikipedia.org/wiki/United_States_occupation_of_Haiti
François Duvalier claimed to be immortal, the reincarnation of a dark spirit: Baron Samedi. He built a torture room in the Presidential Palace, talked to the decapitated heads of his enemies, and used the Tonton Macoute to terrorize Haiti.This episode is sponsored by BetterHelp. Visit betterhelp.com/DUBIOUS today to get 10% off your first month of therapy. If you like our content, please become a patron to get all our episodes ad-free. Papa Doc Duvalier was one of the most ruthless dictators in history, ruling Haiti with an iron fist from 1957 to 1971. He was a medical doctor educated in Michigan, in the United States who then used voudou and his own Wagner type militia called the Tonton Macoute to spread terror and unimaginable violence to consolidate power.1 But he had a secret: he had diabetes. After a diabetic coma, he woke up even more ruthless than before. He changed the Constitution twice, won rigged elections with the help of voodoo priests and the lwas, and had absolute power. Papa Doc killed more than 60,000 Haitians. Haiti was France's richest colony in the 18th century, one of the most prosperous nations in the Caribbean. It was so fertile that it was was known as “the pearl of the Antilles.” Revolting against the French masters, Haiti became the first slave colony to overthrow its oppressors, the first free black republic in the world in 1803. Then the French asked for monetary reparations which Haitians had to pay to avoid invasion, and the U.S. occupied and robbed Haiti of its riches. Events like the Bay of Pigs, Fidel Castro's rise to power in Cuba and the assassination of John F. Kennedy played a role in Haiti's history as well. After Papa Doc Duvalier's death, his “fat playboy” son, Jean-Claude Duvalier aka Baby Doc, came to power and managed to continue his father's kleptocracy for 15 more years before finally being overthrown. Now, Port-au-Prince as well as the rest of the country are in complete chaos, ruled by gangs and with virtually no government, no state officials left: Haiti is a failed state. Evolution Of Evil E01: Papa Doc Duvalier | Full Documentary 1. Albin Krebs Papa Doc, a Ruthless Dictator, Kept the Haitians in Illiteracy and Dire Poverty The New York Times, April 1971 ⇤