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Il y a une semaine, l'Afrique du Sud lançait officiellement le lénacapavir, un antirétroviral utilisé dans le traitement de l'infection par le VIH, jugé révolutionnaire. Avec une seule injection tous les six mois, ce médicament préventif atteint une efficacité qui frôle les 100%. « Un signe d'espoir » s'est réjoui Cyril Ramaphosa, président du pays le plus touché au monde par le VIH, avec plus d'un Sud-Africain sur dix porteurs du virus. Un signe d'espoir également pour toute l'Afrique, qui concentrait, en 2024, 65% des personnes vivant avec le VIH dans le monde, selon les données d'Onusida. La Camerounaise Ndong Essomba Bitchoka, infectiologue à l'unité de prise en charge des patients VIH/SIDA à l'hôpital de Deido, à Douala explique ce que ce traitement peut changer. RFI : Les Sud-Africains porteurs du VIH peuvent désormais bénéficier du nouveau traitement Lenacapavir. Pourriez-vous expliquer comment fonctionne ce traitement ? Dr Ndong Essomba Bitchoka : Le Lenacapavir est un médicament antirétroviral. Il va empêcher l'assemblage des molécules ARN du virus du VIH, donc empêcher la formation de nouveaux virus du VIH. C'est à peu près comme ça qu'il fonctionne. Pour simplifier un peu, quelle est la grande avancée du Lenacapavir par rapport à la PrEP, le traitement le plus couramment utilisé ? La PrEP est un médicament qu'on va administrer aux personnes non-infectées au VIH pour leur éviter de le contracter. Il est beaucoup plus indiqué pour les personnes qui sont plus à risque de développer le VIH. Le Lenacapavir, par contre, peut être utilisé dans le traitement de l'infection au VIH pour contrôler le virus chez certaines personnes. C'est-à-dire qu'au lieu de prendre des comprimés tous les jours par exemple, vous allez avoir des injections qui vont permettre de limiter la réplication du virus dans votre organisme pendant environ six mois. Donc la PrEP est destinée à titre préventif aux personnes non-porteuses du VIH, tandis que le Lenacapavir peut aussi être un traitement pour les personnes porteuses. Et sa grande différence est qu'au lieu de comprimés, on donne des injections deux fois par an… Exactement ! La personne doit déjà au préalable être contrôlée avec des médicaments oraux, avec des comprimés. Puis le Lenacapavir vient appuyer l'action des antirétroviraux qui étaient déjà présents à la base, qui contrôlaient le virus. Sauf que ce même contrôle va se faire sur une longue durée d'action associée à d'autres médicaments. Donc le Lenacapavir pour une personne déjà porteuse du VIH, il faut déjà qu'il y ait un traitement antérieur au Lenacapavir ? C'est cela. Si on a un patient qui est dépisté séropositif au VIH aujourd'hui, le Lenacapavir ne sera pas la première intention qu'on pourra lui proposer en termes de traitement. Hormis l'Afrique du Sud qui cumule le plus grand nombre de personnes atteintes du VIH dans le monde (8 millions de Sud-Africains, NDLR), une grande partie des infectés vivent en Afrique. Vous avez une estimation du coût du traitement ? Comme je n'ai pas le coût exact, je ne pourrai pas vous donner une réponse exacte. Mais dans la majorité des cas, si je parle par exemple de mon pays, le Cameroun, le Lenacapavir n'est pas encore accessible par exemple. Mais pour l'instant, les États avec les partenaires financiers font le nécessaire pour que les médicaments soient subventionnés. Du coup, les patients ne les paient pas. Dans le cas de l'Afrique du Sud, je ne sais pas encore si ce sera le cas ou pas, mais je pense que les États se battent pour voir dans quelle mesure subventionner, ne serait-ce qu'en partie, l'accès à ces médicaments antirétroviraux. Pour l'instant, seules 40 000 doses ont été mises à disposition en Afrique du Sud. Le président Cyril Ramaphosa annonce la fourniture d'un million de doses d'ici fin 2027. Sauf que l'organisation Health Gap estime qu'il en faudrait le double de ces doses chaque année pour répondre aux besoins du pays. Au-delà du cas sud-africain, une pénurie plongerait-elle les patients bénéficiaires dans un nouveau désarroi ? Quelles seraient les conséquences s'ils étaient forcés de suspendre le traitement ? C'est bien de pouvoir commencer avec un certain nombre de doses et de sélectionner les patients qui sont vraiment nécessiteux par rapport à ce traitement au Lenacapavir. En fonction de comment la réponse à ce traitement se fera chez ces patients, on pourrait envisager d'augmenter le nombre de doses disponibles et même d'augmenter la population qui pourrait y avoir accès. Le risque, effectivement, c'est qu'en disponibilisant beaucoup de doses de médicaments et qu'après l'Etat ne puisse plus s'en procurer, ça va effectivement créer une rupture dans le traitement et la survenue de résistance à cet antirétroviral, qui est plutôt salutaire pour la prise en charge des patients. On rappelle que le Lenacapavir n'est pas un vaccin. Pourquoi y a-t-il plus de recherches sur le traitement plutôt que sur un vaccin ? Est-ce si compliqué à élaborer ? Le VIH est un virus qui est un petit peu sournois, dans le sens où il a beaucoup de mutations. Imaginez un cambrioleur qui visite différentes maisons, mais avec un mode opératoire différent. Il est identifié comme mesurant 1m80 quand il frappe dans la maison A, mais quand il va dans la maison B, il mesure plutôt 1m50. Ce qui lui permet d'entrer dans certaines ouvertures inaccessible pour un cambrioleur de 1m80. Il y a beaucoup de mutations. On n'arrive pas encore à identifier un vaccin qui pourrait bloquer l'action de ces différentes souches mutantes du VIH. C'est ce qui rend la chose difficile pour trouver un vaccin. Mais il y a quand même des essais qui donnent un petit peu espoir. Notamment l'essai BRILLIANT 011 en cours justement en Afrique du Sud, pour lequel on espère avoir de bons résultats d'ici quelques années.
Au sommaire de Radio Foot internationale ce lundi à 16h10 T.U., rediffusion 21h10 T.U. : - Le Mexique à 3 jours du match d'ouverture opposant l'un des 3 pays hôtes aux Sud-Africains. ; - Matches amicaux : à quelques jours de son entrée en lice face au Brésil, le Maroc a fait match nul (1-1) le 7 juin 2026, près de New York contre la Norvège, qui lancera son parcours le 17 juin face à l'Irak. ; - Florentino Perez rempile pour 4 ans. Le Mexique à 3 jours du match d'ouverture opposant l'un des 3 pays hôtes aux Sud-Africains. Le stade Azteca hébergera 5 matches, deviendra la 1ère enceinte à accueillir 3 fois le Mondial, et une compétition élargie à 48 équipes ! Après 1970 et le Brésil de Pelé, 1986 et l'Argentine de Maradona, les 1ers coups de sifflet de la 23è édition retentiront une fois encore dans la mythique enceinte, rénovée pour l'occasion. Un énorme défi logistique que celui d'organiser le tournoi dans une des plus grandes mégalopoles au monde, aux infrastructures modernisées. - Menaces des narcotrafiquants, contexte de tensions sociales, les enseignants ont récemment manifesté pour exiger des hausses salariales, forçant l'entrée de la fan zone place Zocalo. - Ferveur populaire autour de la « Tricolor », qui veut faire mieux qu'en Russie et surtout au Qatar : jusqu'où peut aller cette sélection, qui a déjà participé 17 fois à l'épreuve ? Matches amicaux : à quelques jours de son entrée en lice face au Brésil, le Maroc a fait match nul (1-1) hier (7 juin 2026) près de New York contre la Norvège, qui lancera son parcours le 17 juin face à l'Irak. Diaz et Odegaard buteurs, mais les Rouge et Vert déplorent 2 blessés : Ezzalzouli et Mazraoui. - Victoire de la Seleção aux dépens des Égyptiens. Endrick buteur du Brésil face aux partenaires de Mo Salah, entré en 2è période. - Les Tunisiens de Sabri Lamouchi ont perdu leurs 2 matches de préparation, et pris une « manita » à Bruxelles face aux Diables rouges. Faudra-t-il compter avec les Belges de Lukaku, De Bruyne et Doku ? - La défaite des Grenadiers. Après une victoire contre les White Ferns, Haïti a cédé samedi (6 juin 2026) face au Pérou (non qualifié), malgré l'ouverture du score de l'offensif des Black Cats, Wilson Isidor. - Il rempile pour 4 ans. Florentino Perez avait annoncé le mois dernier (mai 2026) la tenue du scrutin présidentiel, alors que le Real Madrid bouclait une nouvelle saison sans titre. Il a obtenu un nouveau mandat, écartant son concurrent Enrique Riquelme. L'homme d'affaires de 79 ans veut donner un nouvel élan aux Merengues, en confiant le banc à un ancien de la Maison blanche, José Mourinho. Avec Hugo Moissinnier : Dominique Baillif, Marc Libbra et Chérif Ghemmour. Technique/réalisation : Laurent Salerno - Pierre Guérin.
Au sommaire de Radio Foot internationale ce lundi à 16h10 T.U., rediffusion 21h10 T.U. : - Le Mexique à 3 jours du match d'ouverture opposant l'un des 3 pays hôtes aux Sud-Africains. ; - Matches amicaux : à quelques jours de son entrée en lice face au Brésil, le Maroc a fait match nul (1-1) le 7 juin 2026, près de New York contre la Norvège, qui lancera son parcours le 17 juin face à l'Irak. ; - Florentino Perez rempile pour 4 ans. Le Mexique à 3 jours du match d'ouverture opposant l'un des 3 pays hôtes aux Sud-Africains. Le stade Azteca hébergera 5 matches, deviendra la 1ère enceinte à accueillir 3 fois le Mondial, et une compétition élargie à 48 équipes ! Après 1970 et le Brésil de Pelé, 1986 et l'Argentine de Maradona, les 1ers coups de sifflet de la 23è édition retentiront une fois encore dans la mythique enceinte, rénovée pour l'occasion. Un énorme défi logistique que celui d'organiser le tournoi dans une des plus grandes mégalopoles au monde, aux infrastructures modernisées. - Menaces des narcotrafiquants, contexte de tensions sociales, les enseignants ont récemment manifesté pour exiger des hausses salariales, forçant l'entrée de la fan zone place Zocalo. - Ferveur populaire autour de la « Tricolor », qui veut faire mieux qu'en Russie et surtout au Qatar : jusqu'où peut aller cette sélection, qui a déjà participé 17 fois à l'épreuve ? Matches amicaux : à quelques jours de son entrée en lice face au Brésil, le Maroc a fait match nul (1-1) hier (7 juin 2026) près de New York contre la Norvège, qui lancera son parcours le 17 juin face à l'Irak. Diaz et Odegaard buteurs, mais les Rouge et Vert déplorent 2 blessés : Ezzalzouli et Mazraoui. - Victoire de la Seleção aux dépens des Égyptiens. Endrick buteur du Brésil face aux partenaires de Mo Salah, entré en 2è période. - Les Tunisiens de Sabri Lamouchi ont perdu leurs 2 matches de préparation, et pris une « manita » à Bruxelles face aux Diables rouges. Faudra-t-il compter avec les Belges de Lukaku, De Bruyne et Doku ? - La défaite des Grenadiers. Après une victoire contre les White Ferns, Haïti a cédé samedi (6 juin 2026) face au Pérou (non qualifié), malgré l'ouverture du score de l'offensif des Black Cats, Wilson Isidor. - Il rempile pour 4 ans. Florentino Perez avait annoncé le mois dernier (mai 2026) la tenue du scrutin présidentiel, alors que le Real Madrid bouclait une nouvelle saison sans titre. Il a obtenu un nouveau mandat, écartant son concurrent Enrique Riquelme. L'homme d'affaires de 79 ans veut donner un nouvel élan aux Merengues, en confiant le banc à un ancien de la Maison blanche, José Mourinho. Avec Hugo Moissinnier : Dominique Baillif, Marc Libbra et Chérif Ghemmour. Technique/réalisation : Laurent Salerno - Pierre Guérin.
La photo du jeune Nhlamulo Sambo, 18 ans, est partout dans la presse sud-africaine : c'est l'une des trois victimes des violences du week-end dernier dans un bidonville de Mossel Bay, ville côtière dans la province du Cap-Occidental. Les deux autres victimes sont des ressortissants mozambicains. Le jeune homme, de nationalité sud-africaine, aurait été pris pour un étranger… « Les manifestations contre la présence d'étrangers illégaux avaient débuté dans le bidonville d'Asla Park vendredi dernier, explique le Mossel Bay Advertiser, et dès le lendemain, la situation s'était envenimée, entraînant l'incendie de plusieurs maisons et laissant des centaines de personnes sans abri. » Le bilan est donc de trois morts et « plus de 400 Mozambicains ont été évacués de Mossel Bay et une centaine de ressortissants étrangers reçoivent encore de l'aide », pointe le Cape Times. Le Cape Times qui précise que ces « troubles de Mossel Bay font suite à des incidents similaires survenus dans tout le pays. (…) À l'origine de plusieurs de ces manifestations contre les étrangers sans papiers : le groupe anti-immigration March and March, relève le quotidien sud-africain, un groupe qui brandit la menace d'une grève générale le 30 juin si le gouvernement ne répond pas à ses revendications. Des informations font état de groupes d'autodéfense [au sein de ce groupe] contrôlant les papiers d'identité des étrangers et contraignant les petits commerces tenus par des non-Sud-Africains à fermer leurs portes. » Le groupe extrémiste March and march… En fait, relève Le Monde Afrique, « l'Afrique du Sud connait des tensions xénophobes allant jusqu'à la violence depuis près de vingt ans. Les populations immigrées prises pour cibles sont notamment d'origine africaine et asiatique. » Et « depuis plusieurs mois, le pays est le théâtre de manifestations portées par des groupes qui se revendiquent anti-immigration illégale. Parmi les mouvements impliqués, on retrouve (donc) ce groupuscule extrémiste March and March. Leurs rassemblements virent souvent à la chasse à l'homme, de quoi terrifier les personnes immigrées et pousser leurs gouvernements d'origine à organiser leur rapatriement. » Ce groupe, « créé l'année dernière, précise Le Point Afrique, se présente comme une organisation civile de lutte contre l'immigration illégale, qu'il juge responsable du chômage et de la criminalité, qui est très élevée. March and March affirme ne dénoncer que l'immigration illégale, ce que les victimes de leurs actions contestent. À Durban, l'épicentre des récentes manifestations, environ 500 étrangers se sont réfugiés près d'une station de police, affirmant avoir été victimes d'intimidation ou d'expulsion de leur domicile. Les autorités, qui les ont ensuite transportés dans un centre de réfugiés, ont indiqué que seules deux personnes étaient en situation irrégulière. Malgré les efforts du gouvernement de Pretoria pour désamorcer la situation – il a notamment convié les représentants de March and March à des discussions au sujet de l'immigration illégale –, le groupe reste intransigeant, relève encore Le Point Afrique : il exige le départ ou la déportation de tous les immigrés illégaux avant le 30 juin, date à laquelle il menace d'organiser un blocage national. » Évacuations massives… Conséquence de ces manifestations xénophobes et de ces menaces, pointe le Daily Maverick : « Des centaines de ressortissants étrangers sont évacués d'Afrique du Sud par leurs gouvernements respectifs. Le Nigeria prévoit de rapatrier par avion entre 2 000 et 4 000 de ses ressortissants. Le Mozambique a déjà évacué par bus 545 personnes et se tient prêt à en rapatrier davantage. Le gouvernement malawite a annoncé cette semaine qu'il aiderait également ses ressortissants à quitter l'Afrique du Sud. Et la semaine dernière, le Ghana a affrété un vol pour rapatrier 297 Ghanéens. » Mieux réguler l'immigration… Enfin, The Star, autre quotidien sud-africain, met en avant cette contradiction : « L'Afrique du Sud veut s'ouvrir aux marchés africains tout en refoulant les migrants africains. (…) Des secteurs entiers de l'économie informelle dépendent du travail transfrontalier, tout en feignant publiquement d'ignorer cette dépendance : agriculture, construction, travail domestique, hôtellerie. Ces secteurs ne pourraient fonctionner à leur échelle actuelle sans travailleurs étrangers. » Et le Star de hausser le ton : « Un État incapable de gérer les entrées et les sorties du territoire n'exerce pas sa souveraineté. L'Afrique du Sud a besoin d'une administration de l'immigration fonctionnelle, d'une application crédible de la loi et d'une réglementation du marché du travail efficace. » À lire aussiEn Afrique du Sud, des centaines de Ghanéens fuient le pays face aux tensions xénophobes
La photo du jeune Nhlamulo Sambo, 18 ans, est partout dans la presse sud-africaine : c'est l'une des trois victimes des violences du week-end dernier dans un bidonville de Mossel Bay, ville côtière dans la province du Cap-Occidental. Les deux autres victimes sont des ressortissants mozambicains. Le jeune homme, de nationalité sud-africaine, aurait été pris pour un étranger… « Les manifestations contre la présence d'étrangers illégaux avaient débuté dans le bidonville d'Asla Park vendredi dernier, explique le Mossel Bay Advertiser, et dès le lendemain, la situation s'était envenimée, entraînant l'incendie de plusieurs maisons et laissant des centaines de personnes sans abri. » Le bilan est donc de trois morts et « plus de 400 Mozambicains ont été évacués de Mossel Bay et une centaine de ressortissants étrangers reçoivent encore de l'aide », pointe le Cape Times. Le Cape Times qui précise que ces « troubles de Mossel Bay font suite à des incidents similaires survenus dans tout le pays. (…) À l'origine de plusieurs de ces manifestations contre les étrangers sans papiers : le groupe anti-immigration March and March, relève le quotidien sud-africain, un groupe qui brandit la menace d'une grève générale le 30 juin si le gouvernement ne répond pas à ses revendications. Des informations font état de groupes d'autodéfense [au sein de ce groupe] contrôlant les papiers d'identité des étrangers et contraignant les petits commerces tenus par des non-Sud-Africains à fermer leurs portes. » Le groupe extrémiste March and march… En fait, relève Le Monde Afrique, « l'Afrique du Sud connait des tensions xénophobes allant jusqu'à la violence depuis près de vingt ans. Les populations immigrées prises pour cibles sont notamment d'origine africaine et asiatique. » Et « depuis plusieurs mois, le pays est le théâtre de manifestations portées par des groupes qui se revendiquent anti-immigration illégale. Parmi les mouvements impliqués, on retrouve (donc) ce groupuscule extrémiste March and March. Leurs rassemblements virent souvent à la chasse à l'homme, de quoi terrifier les personnes immigrées et pousser leurs gouvernements d'origine à organiser leur rapatriement. » Ce groupe, « créé l'année dernière, précise Le Point Afrique, se présente comme une organisation civile de lutte contre l'immigration illégale, qu'il juge responsable du chômage et de la criminalité, qui est très élevée. March and March affirme ne dénoncer que l'immigration illégale, ce que les victimes de leurs actions contestent. À Durban, l'épicentre des récentes manifestations, environ 500 étrangers se sont réfugiés près d'une station de police, affirmant avoir été victimes d'intimidation ou d'expulsion de leur domicile. Les autorités, qui les ont ensuite transportés dans un centre de réfugiés, ont indiqué que seules deux personnes étaient en situation irrégulière. Malgré les efforts du gouvernement de Pretoria pour désamorcer la situation – il a notamment convié les représentants de March and March à des discussions au sujet de l'immigration illégale –, le groupe reste intransigeant, relève encore Le Point Afrique : il exige le départ ou la déportation de tous les immigrés illégaux avant le 30 juin, date à laquelle il menace d'organiser un blocage national. » Évacuations massives… Conséquence de ces manifestations xénophobes et de ces menaces, pointe le Daily Maverick : « Des centaines de ressortissants étrangers sont évacués d'Afrique du Sud par leurs gouvernements respectifs. Le Nigeria prévoit de rapatrier par avion entre 2 000 et 4 000 de ses ressortissants. Le Mozambique a déjà évacué par bus 545 personnes et se tient prêt à en rapatrier davantage. Le gouvernement malawite a annoncé cette semaine qu'il aiderait également ses ressortissants à quitter l'Afrique du Sud. Et la semaine dernière, le Ghana a affrété un vol pour rapatrier 297 Ghanéens. » Mieux réguler l'immigration… Enfin, The Star, autre quotidien sud-africain, met en avant cette contradiction : « L'Afrique du Sud veut s'ouvrir aux marchés africains tout en refoulant les migrants africains. (…) Des secteurs entiers de l'économie informelle dépendent du travail transfrontalier, tout en feignant publiquement d'ignorer cette dépendance : agriculture, construction, travail domestique, hôtellerie. Ces secteurs ne pourraient fonctionner à leur échelle actuelle sans travailleurs étrangers. » Et le Star de hausser le ton : « Un État incapable de gérer les entrées et les sorties du territoire n'exerce pas sa souveraineté. L'Afrique du Sud a besoin d'une administration de l'immigration fonctionnelle, d'une application crédible de la loi et d'une réglementation du marché du travail efficace. » À lire aussiEn Afrique du Sud, des centaines de Ghanéens fuient le pays face aux tensions xénophobes
Radio Foot internationale ce lundi 16h10 T.U., rediffusion 21h10 T.U. Au sommaire de l'émission : - Ligue des Champions CAF, les « Brazilians » de retour au sommet 10 ans après ; - La Premier League à l'heure des adieux, dans deux enceintes différentes ; - Lens à la folie ! La Coupe de France tant désirée vient garnir l'armoire à trophées, l'année des 120 ans ! - Ligue des champions CAF, les « Brazilians » de retour au sommet 10 ans après Les finalistes de la dernière édition s'octroient un 2ᵉ titre continental. Une semaine après avoir gagné à domicile (1-0), les Prétoriens ont résisté à l'AS FAR à Rabat. Pourtant, Mohamed Hrimat avait entretenu l'espoir des Marocains, en marquant sur penalty. Mais Teboho Mokoena a répliqué en fin de 1ʳᵉ mi-temps, compliquant la tâche des locaux. Hrimat a ensuite échoué face au portier international Ronwen Williams, lors d'un autre penalty à la 75ᵉ minute. Les Marocains ne mettront pas fin à 41 ans d'attente. Le sacre des Sud-Africains est-il mérité ? Pas de cafouillage de la VAR cette fois-ci, une victoire qui arrive à point nommé pour le président du club Patrice Motsepe ? Un succès qui intervient après près d'une décennie d'hégémonie nord-africaine dans la compétition. - La Premier League à l'heure des adieux, dans deux enceintes différentes The « Egyptian King » a fait ses adieux aux Scousers, après neuf années passées à Liverpool. L'ailier tire sa révérence sur une ultime passe décisive lors de la rencontre face à Brentford (1-1). Légende africaine, légende tout court ? Le gaucher aura inscrit 257 pions en 442 rencontres, terminé meilleur passeur des Reds, et meilleur buteur du club en C1. Le roi d'Anfield restera-t-il le meilleur joueur africain du championnat anglais ? Une page se tourne aussi à Manchester City. Les supporters ont dit adieu à Pep Guardiola et à deux de ses lieutenants, John Stones et Bernardo Silva, à l'occasion d'une ultime rencontre à la maison face aux Villans, récents vainqueurs de la C3. On retiendra plus l'émotion que la défaite des Cityzens (1-2). Une décennie marquée par 20 trophées remportés, dont 6 de Premier League, 3 FA Cups et 1 C1. Le meilleur entraîneur de l'histoire ? Où le Catalan, qui termine à 7 points d'Arsenal, va-t-il rebondir ? - Lens à la folie ! La Coupe de France tant désirée vient garnir l'armoire à trophées, l'année des 120 ans ! Soulevée à l'issue d'une finale ouverte (3-1) face à des Niçois qui ont répondu présent, les Artésiens sont les premiers novices vainqueurs depuis Guingamp en 2009. La juste récompense d'une saison presque parfaite ? Ferveur populaire, ambiance unique, le club Sang et Or incarne bien plus qu'un club de football, et jouera pour la 3ᵉ fois la Ligue des champions ! Florian Thauvin, entre autres éléments-clés du 11 nordiste, se consolera-t-il de ne pas avoir été appelé par Didier Deschamps pour le Mondial ? Entraîneur convoité, Pierre Sage sera sur le banc à la rentrée. Pour débattre avec Hugo Moissonnier : Frank Simon, Bruno Constant et Patrick Juillard. Technique/réalisation : Laurent Salerno - Pierre Guérin.
Radio Foot internationale ce lundi 16h10 T.U., rediffusion 21h10 T.U. Au sommaire de l'émission : - Ligue des Champions CAF, les « Brazilians » de retour au sommet 10 ans après ; - La Premier League à l'heure des adieux, dans deux enceintes différentes ; - Lens à la folie ! La Coupe de France tant désirée vient garnir l'armoire à trophées, l'année des 120 ans ! - Ligue des champions CAF, les « Brazilians » de retour au sommet 10 ans après Les finalistes de la dernière édition s'octroient un 2ᵉ titre continental. Une semaine après avoir gagné à domicile (1-0), les Prétoriens ont résisté à l'AS FAR à Rabat. Pourtant, Mohamed Hrimat avait entretenu l'espoir des Marocains, en marquant sur penalty. Mais Teboho Mokoena a répliqué en fin de 1ʳᵉ mi-temps, compliquant la tâche des locaux. Hrimat a ensuite échoué face au portier international Ronwen Williams, lors d'un autre penalty à la 75ᵉ minute. Les Marocains ne mettront pas fin à 41 ans d'attente. Le sacre des Sud-Africains est-il mérité ? Pas de cafouillage de la VAR cette fois-ci, une victoire qui arrive à point nommé pour le président du club Patrice Motsepe ? Un succès qui intervient après près d'une décennie d'hégémonie nord-africaine dans la compétition. - La Premier League à l'heure des adieux, dans deux enceintes différentes The « Egyptian King » a fait ses adieux aux Scousers, après neuf années passées à Liverpool. L'ailier tire sa révérence sur une ultime passe décisive lors de la rencontre face à Brentford (1-1). Légende africaine, légende tout court ? Le gaucher aura inscrit 257 pions en 442 rencontres, terminé meilleur passeur des Reds, et meilleur buteur du club en C1. Le roi d'Anfield restera-t-il le meilleur joueur africain du championnat anglais ? Une page se tourne aussi à Manchester City. Les supporters ont dit adieu à Pep Guardiola et à deux de ses lieutenants, John Stones et Bernardo Silva, à l'occasion d'une ultime rencontre à la maison face aux Villans, récents vainqueurs de la C3. On retiendra plus l'émotion que la défaite des Cityzens (1-2). Une décennie marquée par 20 trophées remportés, dont 6 de Premier League, 3 FA Cups et 1 C1. Le meilleur entraîneur de l'histoire ? Où le Catalan, qui termine à 7 points d'Arsenal, va-t-il rebondir ? - Lens à la folie ! La Coupe de France tant désirée vient garnir l'armoire à trophées, l'année des 120 ans ! Soulevée à l'issue d'une finale ouverte (3-1) face à des Niçois qui ont répondu présent, les Artésiens sont les premiers novices vainqueurs depuis Guingamp en 2009. La juste récompense d'une saison presque parfaite ? Ferveur populaire, ambiance unique, le club Sang et Or incarne bien plus qu'un club de football, et jouera pour la 3ᵉ fois la Ligue des champions ! Florian Thauvin, entre autres éléments-clés du 11 nordiste, se consolera-t-il de ne pas avoir été appelé par Didier Deschamps pour le Mondial ? Entraîneur convoité, Pierre Sage sera sur le banc à la rentrée. Pour débattre avec Hugo Moissonnier : Frank Simon, Bruno Constant et Patrick Juillard. Technique/réalisation : Laurent Salerno - Pierre Guérin.
Une nouvelle édition de Latitudes, l'une des foires d'art contemporain de Johannesburg, s'est déroulée ce week-end du 23-24 mai. Et comme chaque année, un espace était dédié à des artistes d'un pays du continent mis à l'honneur. Après le Botswana, c'était cette fois-ci au tour du Nigeria de voir sa scène créative être célébrée et présentée au public local. Un échange à rebours des clichés, qui permet aux Sud-Africains d'avoir un autre regard sur le Nigeria, souvent perçu de manière négative à cause des tensions xénophobes. De notre correspondante à Johannesburg, Ces réalisations de peintres et plasticiens nigérians sont rassemblées au niveau d'une des terrasses des magnifiques jardins de Shepstone, où se déroule la foire d'art. Boitumelo Makousu est la commissaire de l'exposition : « Nous avons des sculptures, des peintures, des œuvres faites avec des étoffes... Prenons par exemple Meritblessing Ibrahim : elle utilise des tissus traditionnels pour les transformer en sculptures. Ici, nous avons (Gbolahan) Ayola, qui travaille l'argile. Il se rend sur des sites archéologiques du Nigeria, mène des recherches et réfléchit à la notion d'origine. Jusqu'à présent, nous avons déjà vendu 12 œuvres en tout, et j'ai dû les remplacer pour recomposer ce que vous voyez. » De grands visages de femmes peints sur des sacs en toile de jute signés Paul Ayihawu côtoient des tableaux de Samuel Inalegwu. Dans l'entrée, sont exposées des œuvres de Jemiye Ugwujide, artiste aux origines nigérianes qui habite en Afrique du Sud depuis 15 ans. Son travail tourne autour des questions de genre et d'identité queer : « C'est magnifique de voir des artistes et des Sud-Africains s'intéresser à l'art nigérian, l'admirer ou faire preuve de curiosité. J'aime beaucoup que les gens viennent me voir et me posent des questions sur ma culture igbo, sur notre cosmologie. Parce que le panafricanisme, c'est refuser l'idée xénophobe selon laquelle il n'y aurait pas assez de place pour que tout le monde coexiste. » « Nos histoires sont entremêlées » Dans l'ensemble, les couleurs sont vives, et beaucoup choisissent l'art du portrait comme moyen d'expression. Toute cette série a d'abord été dévoilée à Lagos, et elle est maintenant présentée au public sud-africain, ce qui ravit Tsakane, venue visiter la foire : « Ce sont de très belles créations. À travers l'art, on commence à voir qu'on n'est pas si différents, nos histoires sont entremêlées et nous avons beaucoup de thématiques en communs. Ça aide à humaniser des personnes qu'on ne connait pas, et à faire reculer la peur. » Une collaboration facilitée par la présence dans les deux pays de la banque qui sponsorise la foire Latitudes. Mais pour Boitumelo Makousu, le fait que Lagos et Pretoria soient deux places fortes de l'art contemporain sur le continent devrait encourager davantage les échanges : « Il y a une relation assez violente entre les deux pays, et pour moi, l'aborder à travers le prisme de l'art peut permettre de créer des discussions et une forme de dialogue. » Au-delà de cette salle dédiée au Nigeria, la foire aura permis de découvrir en tout, les œuvres de quelque de 300 artistes. À lire aussiAfrique du Sud: la foire d'art contemporain veut réinvestir le centre de Johannesburg
« Nous ne pouvons pas laisser nos citoyens humiliés dans votre pays », met en garde la ministre des Affaires étrangères nigériane. C'est le titre d'un article du média nigérian Vanguard, qui relate les déclarations de la représentante du gouvernement. Elle dit avoir eu une conversation téléphonique avec son homologue sud-africain sur ce sujet brûlant. « Elle a également condamné la 'rhétorique violente et aveugle' des groupes politiques xénophobes en Afrique du Sud, déclarant ensuite que les Nigérians ont fait preuve, et continuent de faire preuve, d'une retenue louable face à la crise actuelle », rapporte le média. Ces manifestations et tensions xénophobes en Afrique du Sud ont aussi fait l'objet d'un éditorial dans les colonnes de Vanguard. Son auteur estime que de nombreux Sud-Africains ont toujours été hostiles, et pointe la responsabilité de Pretoria : « le plus scandaleux, écrit-il, c'est que le gouvernement sud-africain agisse comme si de rien n'était. » Il évoque ensuite les réactions de différents pays africain face à cette situation, ce qu'il voit comme un message d'espoir : « des voix s'élèvent pour réclamer des sanctions. J'espère que les efforts diplomatiques permettront d'envoyer les signaux nécessaires aux instances compétentes. » En RDC, les réactions s'enchaînent après l'annonce de Félix Tshisekedi Le président s'est dit prêt pour un potentiel troisième mandat à la tête du pays si il y a une demande populaire, « et la société civile redoute une aggravation des tensions politiques », titre Radio Okapi, en évoquant ensuite l'appel de la nouvelle société civile congolaise, à l'ouverture d'un débat démocratique et apaisé suite aux annonces du chef de l'État. Félix Tshisekedi se dit prêt à « revenir » une troisième fois si les Congolais le lui demandent, via un référendum, mais pour Afrik.com, « La formule est connue, usée jusqu'à la corde sur le continent ». « Le président congolais semble découvrir une passion très africaine : le goût au pouvoir prolongé », estime le site, avant d'ajouter que : « le plus inquiétant n'est d'ailleurs pas seulement l'évocation d'un troisième mandat. C'est la banalisation progressive de l'idée même de toucher à la Constitution. L'article 220, censé verrouiller la limitation des mandats présidentiels, constituait jusqu'ici l'un des rares garde-fous encore respectés, dans une région où les Constitutions sont devenues des brouillons réécrits au gré des ambitions personnelles », affirme Afrik.com « Aujourd'hui, le président Tshisekedi ouvre clairement la porte à sa remise en cause », conclut Afrik.com, avant de s'interroger : « au fond, la vraie question n'est pas de savoir si les Congolais peuvent demander à Félix Tshisekedi de revenir. La vraie question est de savoir si lui est encore capable d'imaginer quitter le pouvoir. » Le retour de trois supporters sénégalais à Dakar, après trois mois de détention au Maroc ne passe pas inaperçu dans la presse sénégalaise Un retour au pays avec « un accueil triomphal », célèbre PressAfrik. Les trois supporters sénégalais détenus au Maroc à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations le 18 janvier ont regagné le Sénégal ce jeudi soir, après avoir purgé leurs peines de prison pour hooliganisme, prononcées par la justice marocaine. « Ils ont été accueillis en héros par les membres du 12e Gaïndé, comité de supporters de l'équipe nationale du Sénégal, raconte PressAfrik. Vêtus de tenues et casquettes aux couleurs du Sénégal, drapeaux à la main, les militants du groupe " Allez Casa" se sont joints à la mobilisation pour soutenir leurs trois confrères. » La Radio Télévision Sénégalaise renchérit, en rapportant, qu'ils ont été « chaleureusement accueillis par une foule nombreuse composée de proches, de supporters et de sympathisants. » Autre signe, s'il y en avait besoin, que ce retour était attendu : plus tôt cette semaine, Le Quotidien titrait que « Les trois «Gaïndé» rentraient au bercail ce jeudi. » Quinze supporters sénégalais restent néanmoins en détention. La justice marocaine les a condamnés à des peines allant de six mois à un an de prison.
« Nous ne pouvons pas laisser nos citoyens humiliés dans votre pays », met en garde la ministre des Affaires étrangères nigériane. C'est le titre d'un article du média nigérian Vanguard, qui relate les déclarations de la représentante du gouvernement. Elle dit avoir eu une conversation téléphonique avec son homologue sud-africain sur ce sujet brûlant. « Elle a également condamné la 'rhétorique violente et aveugle' des groupes politiques xénophobes en Afrique du Sud, déclarant ensuite que les Nigérians ont fait preuve, et continuent de faire preuve, d'une retenue louable face à la crise actuelle », rapporte le média. Ces manifestations et tensions xénophobes en Afrique du Sud ont aussi fait l'objet d'un éditorial dans les colonnes de Vanguard. Son auteur estime que de nombreux Sud-Africains ont toujours été hostiles, et pointe la responsabilité de Pretoria : « le plus scandaleux, écrit-il, c'est que le gouvernement sud-africain agisse comme si de rien n'était. » Il évoque ensuite les réactions de différents pays africain face à cette situation, ce qu'il voit comme un message d'espoir : « des voix s'élèvent pour réclamer des sanctions. J'espère que les efforts diplomatiques permettront d'envoyer les signaux nécessaires aux instances compétentes. » En RDC, les réactions s'enchaînent après l'annonce de Félix Tshisekedi Le président s'est dit prêt pour un potentiel troisième mandat à la tête du pays si il y a une demande populaire, « et la société civile redoute une aggravation des tensions politiques », titre Radio Okapi, en évoquant ensuite l'appel de la nouvelle société civile congolaise, à l'ouverture d'un débat démocratique et apaisé suite aux annonces du chef de l'État. Félix Tshisekedi se dit prêt à « revenir » une troisième fois si les Congolais le lui demandent, via un référendum, mais pour Afrik.com, « La formule est connue, usée jusqu'à la corde sur le continent ». « Le président congolais semble découvrir une passion très africaine : le goût au pouvoir prolongé », estime le site, avant d'ajouter que : « le plus inquiétant n'est d'ailleurs pas seulement l'évocation d'un troisième mandat. C'est la banalisation progressive de l'idée même de toucher à la Constitution. L'article 220, censé verrouiller la limitation des mandats présidentiels, constituait jusqu'ici l'un des rares garde-fous encore respectés, dans une région où les Constitutions sont devenues des brouillons réécrits au gré des ambitions personnelles », affirme Afrik.com « Aujourd'hui, le président Tshisekedi ouvre clairement la porte à sa remise en cause », conclut Afrik.com, avant de s'interroger : « au fond, la vraie question n'est pas de savoir si les Congolais peuvent demander à Félix Tshisekedi de revenir. La vraie question est de savoir si lui est encore capable d'imaginer quitter le pouvoir. » Le retour de trois supporters sénégalais à Dakar, après trois mois de détention au Maroc ne passe pas inaperçu dans la presse sénégalaise Un retour au pays avec « un accueil triomphal », célèbre PressAfrik. Les trois supporters sénégalais détenus au Maroc à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations le 18 janvier ont regagné le Sénégal ce jeudi soir, après avoir purgé leurs peines de prison pour hooliganisme, prononcées par la justice marocaine. « Ils ont été accueillis en héros par les membres du 12e Gaïndé, comité de supporters de l'équipe nationale du Sénégal, raconte PressAfrik. Vêtus de tenues et casquettes aux couleurs du Sénégal, drapeaux à la main, les militants du groupe " Allez Casa" se sont joints à la mobilisation pour soutenir leurs trois confrères. » La Radio Télévision Sénégalaise renchérit, en rapportant, qu'ils ont été « chaleureusement accueillis par une foule nombreuse composée de proches, de supporters et de sympathisants. » Autre signe, s'il y en avait besoin, que ce retour était attendu : plus tôt cette semaine, Le Quotidien titrait que « Les trois «Gaïndé» rentraient au bercail ce jeudi. » Quinze supporters sénégalais restent néanmoins en détention. La justice marocaine les a condamnés à des peines allant de six mois à un an de prison.
Radio Foot internationale à 16h10 T.U. (rediffusion 21h10 T.U.). Au sommaire ce lundi : - Ligue des Champions CAF, les clubs égyptiens au tapis, pour la 2è fois en un peu plus d'une décennie. ; - Une 9è League Cup pour Manchester City, et un 19è trophée pour Guardiola aux commandes des Skyblues. ; - La course à la C1 relancée en L1, l'OM va trembler jusqu'au bout. - Ligue des Champions CAF, les clubs égyptiens au tapis, pour la 2è fois en un peu plus d'une décennie. L'AS FAR prend sa revanche sur la saison passée et sort le tenant du titre, Pyramids FC. L'Espérance Tunis de Patrice Beaumelle élimine Al Ahly, un favori naturel du tournoi. La RS Berkane élimine les Soudanais d'Al Hilal, les Berkanais se frotteront à leurs compatriotes de Rabat en demi-finales. Le Stade Malien passe tout près de l'exploit lors de la 2è manche contre les Mamelodi Sundows. Les hommes de Mauril Njoya avaient refait une grande partie de leur retard à la mi-temps de la 2è manche, mais même réduits à 10 en fin de match, les Sud-Africains ont gardé leur but d'avance. Et affronteront les Sang et Or de Tunis, pour un ticket en finale. - Une 9è League Cup pour Manchester City, et un 19è trophée pour Guardiola aux commandes des Skyblues. Pep a battu son ancien adjoint Arteta dans un stade de Wembley bien rempli, et prolongé la disette des Gunners, contenus par la défense bleue. Doublé de Nico O'Reilly en 4 minutes, le coup de boost arrive au bon moment, peut-il galvaniser les Mancuniens dans le sprint final du championnat ? Les retrouvailles s'annoncent cruciales le 19 avril 2026 à l'Etihad Stadium. - La course à la C1 relancée en L1, l'OM va trembler jusqu'au bout. Punis par des Lillois bien remis de leur élimination en C3, les Phocéens, privés de Greenwood sur blessure, sont notamment sous la menace de leurs adversaires du soir. Talonnés aussi par l'OL et Monaco. Les Blanc et Rouge se sont imposés chez des Gones en perte de vitesse. 5è succès d'affilée pour les partenaires d'Akliouche et de
Radio Foot internationale à 16h10 T.U. (rediffusion 21h10 T.U.). Au sommaire ce lundi : - Ligue des Champions CAF, les clubs égyptiens au tapis, pour la 2è fois en un peu plus d'une décennie. ; - Une 9è League Cup pour Manchester City, et un 19è trophée pour Guardiola aux commandes des Skyblues. ; - La course à la C1 relancée en L1, l'OM va trembler jusqu'au bout. - Ligue des Champions CAF, les clubs égyptiens au tapis, pour la 2è fois en un peu plus d'une décennie. L'AS FAR prend sa revanche sur la saison passée et sort le tenant du titre, Pyramids FC. L'Espérance Tunis de Patrice Beaumelle élimine Al Ahly, un favori naturel du tournoi. La RS Berkane élimine les Soudanais d'Al Hilal, les Berkanais se frotteront à leurs compatriotes de Rabat en demi-finales. Le Stade Malien passe tout près de l'exploit lors de la 2è manche contre les Mamelodi Sundows. Les hommes de Mauril Njoya avaient refait une grande partie de leur retard à la mi-temps de la 2è manche, mais même réduits à 10 en fin de match, les Sud-Africains ont gardé leur but d'avance. Et affronteront les Sang et Or de Tunis, pour un ticket en finale. - Une 9è League Cup pour Manchester City, et un 19è trophée pour Guardiola aux commandes des Skyblues. Pep a battu son ancien adjoint Arteta dans un stade de Wembley bien rempli, et prolongé la disette des Gunners, contenus par la défense bleue. Doublé de Nico O'Reilly en 4 minutes, le coup de boost arrive au bon moment, peut-il galvaniser les Mancuniens dans le sprint final du championnat ? Les retrouvailles s'annoncent cruciales le 19 avril 2026 à l'Etihad Stadium. - La course à la C1 relancée en L1, l'OM va trembler jusqu'au bout. Punis par des Lillois bien remis de leur élimination en C3, les Phocéens, privés de Greenwood sur blessure, sont notamment sous la menace de leurs adversaires du soir. Talonnés aussi par l'OL et Monaco. Les Blanc et Rouge se sont imposés chez des Gones en perte de vitesse. 5è succès d'affilée pour les partenaires d'Akliouche et de
Dieu, blasphème, expressions… et interculturel. En Afrique du Sud, j'ai failli faire un faux-pas culturel sans même m'en rendre compte.Dans cet épisode de Surprises Interculturelles, je vous emmène à Cape Town, où j'ai passé 2 mois il y a 14 ans, pendant le tour du monde que j'ai réalisé après avoir créé mon ONG Konstelacio.Là-bas, un détail de langage m'a intriguée : au lieu de dire “Oh my God”, beaucoup de Sud-Africains disent “Oh my word”.Une expression surprenante… jusqu'à ce que je comprenne qu'elle permet tout simplement d'éviter d'utiliser le nom de Dieu "en vain".Ce petit détail m'a ouvert une réflexion beaucoup plus large : et si le mot Dieu n'occupait pas la même place symbolique selon les cultures ?Dans certaines cultures, on évite de prononcer son nom pour ne pas blasphémer.Dans d'autres, on le mentionne tout le temps pour lui rendre hommage.Et dans d'autres encore… on a même des gros mots avec son nom !Dans cet épisode, je vous parle de ces différences culturelles étonnantes autour du langage et du sacré :pourquoi certains anglophones disent “Oh my word” au lieu de “Oh my God”pourquoi le nom de Dieu est omniprésent dans de nombreuses expressions du monde musulmanet pourquoi certaines insultes très courantes en Espagne seraient totalement impensables dans une grande partie de l'Amérique latine.Au fond, cet épisode pose une question simple :que se passe-t-il quand nous pensons parler la même langue, mais que les mots ne portent pas la même charge culturelle ?Un simple mot peut parfois créer un malentendu, voire choquer profondément quelqu'un… sans que l'on comprenne pourquoi.Parce qu'être à l'aise en contexte multiculturel ne signifie pas tout savoir sur toutes les cultures.Cela signifie surtout savoir réagir face aux différences.Un épisode passionnant sur la puissance des mots, les expressions culturelles et les faux-pas linguistiques… qui peuvent parfois frôler le blasphème.
La République démocratique du Congo lance l'un des plus grands projets urbains de son histoire : l'extension de Kinshasa, avec la construction d'une nouvelle ville, Kinshasa Kia Mona, à 60 kilomètres du centre actuel. Estimé à 46 milliards d'euros, le chantier a débuté en décembre 2025 avec une première phase portée par un consortium chinois. Mais les autorités congolaises cherchent désormais à attirer d'autres investisseurs, notamment en Europe. Rui Mendez Da Silva est impressionné par l'ampleur du projet Kia Mona. L'entrepreneur béninois est le cofondateur de Khemet Automotive, une entreprise qui fabrique des véhicules électriques sur le sol africain. Son ambition : se développer sur le marché d'Afrique centrale. L'extension de Kinshasa représente, pour lui, une véritable opportunité. « Ce projet crée une dynamique. Il vise à attirer des industriels et des investisseurs, explique-t-il. Dans ce cadre, des facilités sont mises en place, avec des mécanismes qui n'existent pas forcément ailleurs. Pour nous, cela facilite les choses. Par exemple, il y a des incitations fiscales qui sont vitales : elles nous permettent de réduire les coûts, notamment pour l'importation des pièces que nous allons assembler. » Une première phase dominée par les entreprises chinoises La première pierre de la cité industrielle, portée par un consortium d'entreprises chinoises, a été posée en décembre 2025. Cette zone constitue la première phase de la gigantesque nouvelle ville. Mais seuls 15 à 20% des espaces seront ouverts à des investisseurs non chinois. « Cela peut sembler peu, estime Rui Mendez Da Silva, mais c'est aussi à nous de venir présenter nos projets et notre ambition de nous installer. Je pense qu'il faut aussi savoir s'imposer. » Selon les plans sino-congolais, près d'un millier d'usines pourraient s'y implanter en cinq ans. Mais les entreprises chinoises ne seront pas les seules impliquées, assure le ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat, Alexis Gisaro Muvunyi : « La Chine est peut-être entrée en premier dans la cité industrielle, mais cela ne représente que 75 kilomètres carrés sur les 430 kilomètres carrés qu'il reste à développer. Il y a de la place pour la France, et même, je dirais, de la place pour tout le monde. » La RDC multiplie les partenaires internationaux Le projet repose sur des partenariats public-privé. Pour attirer des investisseurs, le coordinateur du projet, Thierry Katembwe, s'est rendu à plusieurs reprises à Paris ces derniers mois, notamment à l'invitation du Medef. Ces démarches ont déjà débouché sur un accord avec Dassault Systèmes. Bpifrance participe également au financement du projet. « Le projet n'est absolument pas uniquement chinois. Il y a aujourd'hui une forte diversification. Comme je l'ai dit, il y a un financement français et d'autres arrivent. Nous avons signé avec Dassault, d'autres partenariats se préparent. Des Américains sont présents, des Sud-Africains travaillent sur une cité résidentielle, et il y a bien sûr des Congolais avec de très beaux projets. Il y a aussi des Canadiens. Nous sommes clairement dans une phase de forte diversification, et c'est l'objectif : ne pas avoir d'orientation géographique particulière », explique Thierry Katembwe. Les premières infrastructures devraient être livrées d'ici la fin de l'année. La République démocratique du Congo se donne huit ans pour désengorger sa capitale, qui compte aujourd'hui près de 17 millions d'habitants.
Ils seraient aujourd'hui entre 3 000 et 4 000. Au fil des mois et d'une guerre qui s'enlise, la Russie a accéléré le recrutement de combattants africains pour son invasion de l'Ukraine. Certains se retrouvent au front en connaissance de cause, d'autres par tromperie persuadés de quitter leur pays pour une place à l'université ou un emploi. Aujourd'hui, le voile se lève sur ce système de recrutement basé sur des agences de voyage et des opérateurs d'influence entre Moscou et le continent africain. En ce matin de début février, 200 personnes environ se retrouvent dans le jardin familial de Bibiana Wangari, à Mukurwe-Ini, dans le centre du Kenya, à un peu plus de 2h de route au nord de Nairobi. Ce sont des funérailles, mais la cérémonie se déroule sans corps et sans cercueil, constate Albane Thirouard, la correspondante de RFI. Des bougies ont été déposées sur une tombe symbolique en contrebas. Charles Waithaka, dit « Charlo », le fils de Bibiana, avait 30 ans. Parti en octobre en Russie, sa famille a perdu le contact vers Noël, et c'est sur Facebook que sa mère a appris son décès en Ukraine : « Je me suis réveillée un jour et la nouvelle était partout sur les réseaux sociaux. J'ai appris qu'il avait marché sur une mine. Avant de partir, il m'avait appelée pour me dire qu'il avait obtenu un emploi pour travailler en tant que mécanicien pour la construction d'un camp militaire. Une fois sur place, il m'a appelée pour me dire qu'il était en Russie. On a continué à parler, jusqu'au jour où il m'a dit qu'il allait être déployé sur le front. Il a pleuré, beaucoup pleuré. En tant que mère, ce n'était pas facile. Chaque jour il m'appelait en pleurant "maman, je veux rentrer au Kenya, ce n'est pas bien ici.". » À lire aussiCombattants africains tués sur le front ukrainien: le deuil impossible de familles désemparées Le corps de Charles Waithaka n'a pas pu être rapatrié. Les présents lui rendent hommage. Un homme prend le micro, il vient de rentrer du front. « J'ai eu la chance de rentrer à la maison, témoigne Dancan. J'aurais pu finir comme ça. J'ai vu la mort de mes propres yeux. Je sais que ce n'est pas facile, vu comment la guerre se déroule là-bas : les gens meurent, et quand une personne meurt, le corps est juste laissé là, personne ne s'en occupe ». Dancan détaille son expérience : « J'ai l'impression d'avoir été trompé. Je suis allé là-bas, je pensais travailler comme chauffeur. Une fois arrivé, on m'a donné une formation militaire. Et même quand tu dis que tu ne veux pas faire ce travail et que tu veux rentrer chez toi, on te force à aller au front. Les Russes n'ont aucune humanité. Alors j'ai fait semblant d'être fou, on m'a envoyé à l'hôpital, et c'est comme ça que j'ai pu m'échapper. Mais je sais que beaucoup de Kényans sont encore là-bas. Ils cherchent des moyens d'en sortir et de rentrer chez eux mais ce n'est pas facile, c'est même très difficile. » Dancan affirme par ailleurs ne jamais avoir touché l'argent promis. « Il ne savait pas où il était exactement mais qu'il était au cœur de la guerre avec l'Ukraine » À plusieurs milliers de kilomètres de là, Mike – un nom d'emprunt – laisse un message vocal à RFI : « On est venu ici pour travailler, on nous avait dit que ce serait un travail dans la sécurité. Une fois arrivés en Russie, on s'est rendu compte que c'était un emploi militaire. Nous n'avions rien signé au Kenya, les recruteurs ont juste pris nos passeports pour arranger le visa et les billets d'avion. Ce n'est qu'une fois en Russie que nous avons signé des papiers mais tout était en russe donc nous ne comprenions pas. Nous les avons scannés avec nos téléphones et c'est là que nous avons compris que les documents que nous nous apprêtions à signer étaient des contrats dans l'armée. On attend. Ils vont nous emmener combattre. Mon ami et moi refusons d'y aller, nous cherchons à nous échapper. » Quelques jours plus tard, Mike prévient : il est parvenu à fuir et à quitter la Russie. À lire aussiDes proches de Kényans envoyés par la Russie sur le front critiquent la diplomatie de leur pays À Nairobi, l'association VOCAL Africa tente de venir en aide aux familles sans nouvelles de leurs proches. Julius Kimani Kamanu est venu accompagné de son père pour évoquer le cas de son frère, âgé de 26 ans, parti en Russie il y a plusieurs mois. Sur le téléphone de Julius, il y a une photo : trois hommes armés posant en tenue de combat. « C'est la dernière photo qu'il nous a envoyée, le dernier jour où nous avons pu communiquer avec lui, souligne Julius Kimani Kamanu. Il y a mon frère, Peter Kimemia, un homme que je ne connais pas qui est sûrement russe, et l'ami avec qui mon frère est parti. Il nous a dit qu'il partait pour un emploi de chauffeur donc quand nous l'avons vu comme ça en tenue militaire, ça nous a choqués ». Peter Kimemia Kamanu est parti en Russie avec un visa de visiteur, avec un billet d'avion aller-retour, pour un séjour de quelques jours à peine. Lui aussi a été trompé, affirme Julius : « L'agent lui avait dit qu'il allait travailler comme chauffeur en Russie. Avant de partir, mon frère vendait des téléphones et des ordinateurs. On lui avait promis un meilleur emploi en Russie avec un bon salaire. Il est arrivé en Russie le 22 octobre 2025 et il nous a informés qu'il était dans un hôtel en attendant plus d'informations. Quelques jours plus tard, il nous a informés qu'il avait été emmené dans un camp militaire et qu'il allait y recevoir une formation, puisque le travail de chauffeur se ferait dans un camp militaire. Donc, il a commencé sa formation militaire qui a duré moins d'une semaine. Puis, un jour, il nous a appelés à minuit, il était terrorisé. Il nous a dit qu'il ne savait pas où il était exactement mais qu'il était au cœur de la guerre avec l'Ukraine. C'était notre dernière communication, le 18 novembre. » Julius affirme que le numéro de l'agent avec lequel son frère communiquait n'est plus joignable. La famille a écrit aux autorités kényanes pour obtenir des nouvelles mais la demande n'a pas abouti. Les estimations du nombre de Kényans partis en Russie ne cessent de gonfler ces dernières semaines. Mi-février, le gouvernement a haussé le ton. Le ministre des Affaires étrangères a promis de se rendre à Moscou pour « enrayer » ce phénomène, alors que son bras droit dénonçait auprès des médias « un schéma inacceptable consistant à attirer des gens et à les faire mourir ». À lire aussiLe Kenya inculpe un homme accusé d'avoir envoyé des citoyens combattre contre leur gré pour Moscou « Parfois ils nous donnaient des coups de pied quand ils nous trouvaient en train de dormir » En Afrique du Sud, la politique de recrutement russe a pris une tournure politique. La fille de l'ex-président Jacob Zuma est visée par une enquête judiciaire pour son rôle dans l'envoi de 17 combattants sud-africains. Elle a dû démissionner de son poste de députée. À lire aussiUkraine: la fille de Jacob Zuma a-t-elle orchestré le départ de Sud-Africains sur le front? Elle est directement mise en cause par l'un d'entre eux, qui a répondu par écrit à notre correspondant à Johannesburg, Valentin Hugues, joignant photos et vidéo où on le voit en treillis dans la neige : « J'ai quitté l'Afrique du Sud, le 9 juillet 2025. Je suis venu en Russie parce que je n'avais pas de travail et que Duduzile Zuma [la fille de Jacob Zuma, NDLR], nous avait promis des emplois. Tout n'était que mensonges. Nous nous sommes retrouvés à nous entraîner à l'attaque, à utiliser des bombes et à creuser des abris, des toilettes, à manger de la nourriture avariée et périmée. Parfois, ils nous donnaient des coups de pied quand ils nous trouvaient en train de dormir et ils se moquaient que nous tombions malades. Il n'y avait pas de jours de repos. Ensuite, nous sommes partis vers le front et notre groupe a été séparé. Je ne sais pas où sont les autres. Nos familles et nos enfants nous manquent vraiment. C'est très douloureux : aidez-nous à rentrer chez nous, s'il vous plaît. » L'affaire fait grand bruit dans un pays membre des Brics où les partis russophiles MK ou EFF sont bien implantés au parlement. Au point que l'actuel chef de l'État, Cyril Ramaphosa, a téléphoné à Vladimir Poutine pour obtenir leurs rapatriements il y a quelques jours. À lire aussiAfrique du Sud: Ramaphosa remercie Poutine pour le retour de Sud-Africains enrôlés en Ukraine Impossible de savoir exactement combien de ressortissants africains portent aujourd'hui l'uniforme russe. Selon un rapport de l'Institut français des relations internationales, ils seraient de 3.000 à 4.000 sur 18.000 à 20.000 combattants étrangers. Le groupe d'investigation All Eyes on Wagner a obtenu une liste de 1 417 contractuels ayant servi entre 2023 et mi-2025. Ils sont originaires de 35 pays africains ; 316 sont décédés. À lire aussiQui sont les Africains qui combattent pour la Russie? Les révélations d'All Eyes on Wagner Les récits de combattants mettent en avant le rôle d'intermédiaires qui diffusent des promesses trompeuses. Des militaires ou anciens militaires sont notamment ciblés par le démarchage À Yaoundé, Richard Onanena a échangé avec l'un d'entre eux, un Camerounais qui s'est rendu à plusieurs reprises en Russie dans un cadre universitaire. Saluant les « convergences de valeurs » russo-africaines, il explique accompagner certains vers un recrutement dans l'armée : « Cette rémunération, elle est alléchante. Il y a une batterie de documents qui vous sont présentés. Vous avez la possibilité de lire ces documents, de les faire traduire, on ne peut pas vous enrôler de force dans l'armée. C'est un contrat où on vous dit combien vous serez payés, combien de temps vous devez servir, et quels sont les avantages que vous aurez et ainsi de suite. Si vous êtes d'accord vous signez, si vous n'êtes pas d'accord vous ne signez pas. Mais avant d'arriver à ce niveau, il y a déjà une présélection. On vérifie votre état et l'agent de recrutement décide si oui ou non vous êtes recruté, ce n'est pas automatique. Néanmoins, il est important de préciser qu'il y a des personnes, qui ne sont pas des Russes pour la plupart, qui vont se servir de la détresse de leurs frères africains, pour leur faire miroiter des choses qui parfois n'ont absolument rien à voir avec la vérité, et peut-être d'une manière ou d'une autre les convaincre, ou les contraindre. » Certaines recrues, en revanche, sont tout à fait conscientes de leur choix. Les militaires ou anciens militaires sont notamment ciblés par le démarchage. Les salaires promis sont par exemple dix fois supérieurs à ceux de l'armée camerounaise. Un militaire du BIR, bataillon d'intervention rapide, unité d'élite, explique comment il a vu certains de ses frères d'armes céder aux sirènes russes, à commencer par son cousin... Il évoque même des complicités au sein de la hiérarchie : « Il m'a dit que c'est un colonel qui a géré, c'est par le réseau de ce colonel qu'il a voyagé. Après deux semaines, je n'avais plus de ses nouvelles, son numéro ne passait plus, et jusqu'à maintenant, rien. Quand je suis entré en contact avec un autre collègue qui était là-bas, il m'a fait comprendre que les Camerounais qui étaient arrivés à cette époque, en mars-avril-mai 2024, étaient tous morts, parce que les attaques étaient très intenses. J'ai essayé d'en parler avec la famille, mais ils ne voulaient rien entendre, alors j'ai lancé un appel sur les réseaux sociaux, voir si je pouvais le retrouver. Un gars m'a répondu qu'il n'était plus en vie. Sa famille a honte de dire qu'il est mort, alors ils le cachent aux gens. » « Plein d'Africaines vantent le programme » Mais le front n'est pas la seule voie de recrutement pour de jeunes Africains. Via des influenceurs très suivis, la Russie promeut le programme « Alabuga start », qui s'adresse à des jeunes femmes étrangères de 18 à 22 ans. Selon ses promoteurs, ce sont des formations de qualité, tout inclus, il n'y a que des avantages. Mais dans cette zone économique spéciale du Tatarstan, on monte des drones pour bombarder l'Ukraine, comme l'ont documenté plusieurs enquêtes. Certaines pratiques peuvent être assimilées à de la traite d'êtres humains, ont mis en garde les Nations unies. Ce type de contenus attire l'attention, par exemple de Rebecca : « J'ai vu ça sur TikTok, je me suis inscrite. J'ai donné mon identité, copie de mon passeport. » Aide-soignante ivoirienne, elle a expliqué à Benoit Almeras, notre correspondant à Abidjan, avoir candidaté après avoir vu sur les réseaux « plein d'Africaines vanter le programme, le logement inclus, les avantages, la possibilité de rester en Russie ou de rentrer avec le certificat. Elles disent qu'elles sont bien à l'aise ». Des jeunes femmes comme Rebecca, il y en a des dizaines à Abidjan, attirées par la promesse d'une formation gratuite à l'étranger. La Russie prend le contre-pied de l'Europe où les démarches d'expatriation sont de plus en plus difficiles, et où le discours xénophobe s'impose. Et peu importe les risques encourus pour une jeunesse africaine urbaine prête à tenter sa chance au péril de sa vie. « Des sirènes russes au mouroir ukrainien : les combattants africains de Vladimir Poutine », un récit de François Mazet, à la réalisation de Pauline Leduc.
En Afrique du Sud, les ventes de voitures neuves ont au troisième trimestre atteint des sommets, la meilleure performance de la décennie. Une dynamique largement portée par les marques chinoises - avec désormais deux constructeurs chinois (GMW et Chery) dans le top 10 des voitures les plus vendues dans le pays. Si la stratégie chinoise est parfois d'exporter ses voitures thermiques délaissées par ses consommateurs, c'est aussi l'innovation et le changement proposés par ces véhicules que les Sud-Africains apprécient. Avec notre correspondant à Johannesburg, Le meilleur moyen de trouver des voitures, c'est d'aller sur un parking. L'expérience est assez intéressante puisque parmi la centaine de voitures garées ici, près de vingt véhicules sont de marques chinoises. C'est une illustration parfaite de la dynamique nationale puisque les marques chinoises représentent désormais 15 % du marché automobile sud-africain. « C'est la première fois que je conduis une voiture chinoise. Je l'ai achetée cette année, elle a 2 000 km », explique Lerato au volant d'une Chery Tiggo blanche neuve, la voiture chinoise la plus populaire d'Afrique du Sud. Lerato nous invite à nous asseoir sur le siège passager le temps de l'interview. Si elle devait changer sa voiture dans les années à venir, elle se tournerait de nouveau sans hésiter vers une marque chinoise, affirme-t-elle : « Sans hésiter ! Vous savez, on a longtemps pensé que les voitures chinoises n'étaient pas fiables. Mais les gens conduisent ces voitures ! Et la vérité, c'est que les prix sont intéressants. Alors les routes d'Afrique du Sud sont désormais remplies de voitures chinoises. Et ça me va très bien ! » Les propriétaires de marques chinoises ont donc tout à fait conscience d'être les acteurs d'un marché automobile sud-africain en plein bouleversement. Cette conductrice garée un peu plus loin ferme le coffre de sa voiture, achetée il y a trois mois. « Je pense que les grandes marques traditionnelles ont assez dominé, elles ont fait leur temps. On veut du changement. Et avec plus de concurrence, on a de meilleurs prix, et de meilleurs produits », se réjouit-elle. « Aujourd'hui les clients jeunes ne se soucient plus de la marque » L'organisation TransUnion Africa a récemment publié un rapport sur les ventes de voitures neuves en Afrique du Sud, qui ont tout simplement atteint des records, portées par les marques chinoises. Les précisions avec Lee Naik, PDG de la branche Afrique : « C'est vraiment au cours des trois ou quatre dernières années que de nombreux constructeurs chinois ont fait leur entrée sur notre marché. » Selon cet expert, les marques chinoises ont autant de succès car elles répondent parfaitement aux nouvelles attentes du consommateur, notamment des jeunes. « Dans le cas de l'Afrique du Sud et de l'Afrique en général, la question est de plus en plus de savoir comment se déplacer de son domicile à son lieu de travail. Les Chinois ont fait leur entrée sur le marché avec de nombreuses marques, et ils ont réussi à nous proposer des voitures dotées de nombreuses fonctionnalités, d'innovations et de technologies - à un prix très compétitif », met-il en avant. « Aujourd'hui les clients jeunes ne se soucient plus de la marque. Ils veulent juste avoir accès à cette mobilité. Et je vous rappelle que l'Afrique a la population la plus jeune du monde ! », poursuit-il. Le géant automobile Chery dit même avoir atteint un volume de vente critique, et réfléchit donc à ouvrir une usine locale, en Afrique du Sud, pour satisfaire la demande. À lire aussiAutomobile: la stratégie chinoise qui bouleverse le marché mondial du thermique
L'Afrique du Sud a expulsé sept Kenyans employés par les États-Unis dans le cadre de leur programme d'accueil de la minorité blanche des Afrikaners. Et, ça ne risque pas d'arranger la relation déjà tendue entre Pretoria et Washington. Le journal kenyan Daily Nation revient sur ce contexte particulièrement électrique : « L'administration du président Donald Trump ambitionne d'accueillir des milliers de Sud-Africains blancs aux États-Unis dans le cadre d'un programme de réinstallation lancé cette année, en se fondant sur des allégations de persécution raciale. » Des allégations que réfute totalement l'Afrique du Sud. « Sur cette base, l'administration Trump a mis en place un programme offrant à certains Afrikaners un traitement prioritaire pour obtenir le statut de réfugié aux États‑Unis, comme en mai 2025 lorsqu'un premier groupe a été accueilli avec accompagnement pour leur insertion », commente la Nouvelle Tribune. Les sept Kényans expulsés étaient entrés dans le pays avec des visas de tourisme et avaient illégalement commencé à travailler, alors que des demandes précédentes de visas de travail leur avaient été refusées. Daily Nation analyse : « Durant son second mandat, Trump a proféré à plusieurs reprises de fausses accusations concernant le traitement réservé par l'Afrique du Sud à sa minorité blanche, s'en servant pour réduire l'aide au pays et exclure l'Afrique du Sud des réunions du G20. » Washington n'a en tout cas pas manqué de réagir aux expulsions : « Le département d'État américain a accusé Pretoria d'entraver ses opérations liées à l'accueil de réfugiés, qualifiant la situation d'inacceptable. De son côté, le gouvernement sud-africain affirme avoir engagé des démarches diplomatiques formelles avec les États-Unis et le Kenya afin de désamorcer le différend », conclut la Nouvelle Tribune. Au Kenya, 18 personnes prises au piège dans la guerre en Ukraine rapatriées Dix-huit personnes prises au piège dans la guerre en Ukraine ont été rapatriées dans le pays, révèle Daily Nation au Kenya. Le journal explique que ces 18 hommes ont été rapatriés de Russie, « certains souffrant de blessures graves ». Plus tôt dans la semaine, on a également appris qu'au moins 82 Kényans auraient été enrôlés de force aux côtés de l'armée russe dans la guerre en Ukraine. « La plupart, dépourvus de toute formation militaire, n'avaient jamais tenu une arme de leur vie avant d'être enrôlés. Après une formation express de cinq jours dans des camps d'entraînement, ils ont été envoyés sur la ligne de front », explique Le Monde Afrique. L'un des volontaires abusés, qui témoigne auprès de Daily Nation, raconte que « plusieurs agences de recrutement auraient trompé des candidats à l'immigration, leur faisant miroiter de faux emplois aux rémunérations alléchantes dans la transformation, l'emballage et le nettoyage de viande », tout en assurant prendre en charge les frais de transport, les examens médicaux et le logement sur place. Et « le Kenya n'est pas le seul pays africain de recrutement, explique le Monde Afrique. Les autorités ukrainiennes estiment que plus de 1 400 soldats du continent, issus de 36 pays, combattraient aux côtés de l'armée russe. La plupart sous la contrainte. » L'Afrique subsaharienne, par ailleurs, « constitue un vivier de recrutement vaste et facilement accessible en raison de taux de pauvreté élevés dans la plupart des pays de la zone » et de l'« important désir d'émigration », d'après l'Institut français des relations internationales (Ifri) dans une étude ce jeudi. Froid glacial, pluies diluviennes et fortes chutes de neige au Maroc « Le Maroc fait face à un épisode hivernal d'une rare intensité », commente Afrik.com. Mardi, les autorités ont annoncé le déploiement d'une aide d'urgence nationale. Objectif : venir en aide à des dizaines de milliers de familles. La province côtière de Safi est particulièrement touchée, raconte le média, des crues soudaines y ayant causé la mort de 37 personnes dimanche. « Safi panse ses plaies en quatre heures grâce à un élan de solidarité inédit, écrit notamment le journal marocain l'Opinion. Boulangers, pêcheurs, commerçants du port et professionnels de la pêche côtière se sont unis dans une collecte exceptionnelle, peut-on lire. Ce mouvement collectif, nourri par l'attachement profond à une ville meurtrie, illustre une capacité éprouvée à faire face à l'adversité (…) portée par la détermination et la cohésion de ses habitants », raconte le journal. Plus globalement, le Maroc connaît une variabilité climatique accrue, marquée par l'alternance entre sécheresses prolongées et épisodes pluvieux violents. Sans surprise, « l'intensification de ces phénomènes est liée au réchauffement climatique, qui modifie les régimes de précipitations et accentue les contrastes de température », souligne Afrik.com.
L'Afrique du Sud a expulsé sept Kenyans employés par les États-Unis dans le cadre de leur programme d'accueil de la minorité blanche des Afrikaners. Et, ça ne risque pas d'arranger la relation déjà tendue entre Pretoria et Washington. Le journal kenyan Daily Nation revient sur ce contexte particulièrement électrique : « L'administration du président Donald Trump ambitionne d'accueillir des milliers de Sud-Africains blancs aux États-Unis dans le cadre d'un programme de réinstallation lancé cette année, en se fondant sur des allégations de persécution raciale. » Des allégations que réfute totalement l'Afrique du Sud. « Sur cette base, l'administration Trump a mis en place un programme offrant à certains Afrikaners un traitement prioritaire pour obtenir le statut de réfugié aux États‑Unis, comme en mai 2025 lorsqu'un premier groupe a été accueilli avec accompagnement pour leur insertion », commente la Nouvelle Tribune. Les sept Kényans expulsés étaient entrés dans le pays avec des visas de tourisme et avaient illégalement commencé à travailler, alors que des demandes précédentes de visas de travail leur avaient été refusées. Daily Nation analyse : « Durant son second mandat, Trump a proféré à plusieurs reprises de fausses accusations concernant le traitement réservé par l'Afrique du Sud à sa minorité blanche, s'en servant pour réduire l'aide au pays et exclure l'Afrique du Sud des réunions du G20. » Washington n'a en tout cas pas manqué de réagir aux expulsions : « Le département d'État américain a accusé Pretoria d'entraver ses opérations liées à l'accueil de réfugiés, qualifiant la situation d'inacceptable. De son côté, le gouvernement sud-africain affirme avoir engagé des démarches diplomatiques formelles avec les États-Unis et le Kenya afin de désamorcer le différend », conclut la Nouvelle Tribune. Au Kenya, 18 personnes prises au piège dans la guerre en Ukraine rapatriées Dix-huit personnes prises au piège dans la guerre en Ukraine ont été rapatriées dans le pays, révèle Daily Nation au Kenya. Le journal explique que ces 18 hommes ont été rapatriés de Russie, « certains souffrant de blessures graves ». Plus tôt dans la semaine, on a également appris qu'au moins 82 Kényans auraient été enrôlés de force aux côtés de l'armée russe dans la guerre en Ukraine. « La plupart, dépourvus de toute formation militaire, n'avaient jamais tenu une arme de leur vie avant d'être enrôlés. Après une formation express de cinq jours dans des camps d'entraînement, ils ont été envoyés sur la ligne de front », explique Le Monde Afrique. L'un des volontaires abusés, qui témoigne auprès de Daily Nation, raconte que « plusieurs agences de recrutement auraient trompé des candidats à l'immigration, leur faisant miroiter de faux emplois aux rémunérations alléchantes dans la transformation, l'emballage et le nettoyage de viande », tout en assurant prendre en charge les frais de transport, les examens médicaux et le logement sur place. Et « le Kenya n'est pas le seul pays africain de recrutement, explique le Monde Afrique. Les autorités ukrainiennes estiment que plus de 1 400 soldats du continent, issus de 36 pays, combattraient aux côtés de l'armée russe. La plupart sous la contrainte. » L'Afrique subsaharienne, par ailleurs, « constitue un vivier de recrutement vaste et facilement accessible en raison de taux de pauvreté élevés dans la plupart des pays de la zone » et de l'« important désir d'émigration », d'après l'Institut français des relations internationales (Ifri) dans une étude ce jeudi. Froid glacial, pluies diluviennes et fortes chutes de neige au Maroc « Le Maroc fait face à un épisode hivernal d'une rare intensité », commente Afrik.com. Mardi, les autorités ont annoncé le déploiement d'une aide d'urgence nationale. Objectif : venir en aide à des dizaines de milliers de familles. La province côtière de Safi est particulièrement touchée, raconte le média, des crues soudaines y ayant causé la mort de 37 personnes dimanche. « Safi panse ses plaies en quatre heures grâce à un élan de solidarité inédit, écrit notamment le journal marocain l'Opinion. Boulangers, pêcheurs, commerçants du port et professionnels de la pêche côtière se sont unis dans une collecte exceptionnelle, peut-on lire. Ce mouvement collectif, nourri par l'attachement profond à une ville meurtrie, illustre une capacité éprouvée à faire face à l'adversité (…) portée par la détermination et la cohésion de ses habitants », raconte le journal. Plus globalement, le Maroc connaît une variabilité climatique accrue, marquée par l'alternance entre sécheresses prolongées et épisodes pluvieux violents. Sans surprise, « l'intensification de ces phénomènes est liée au réchauffement climatique, qui modifie les régimes de précipitations et accentue les contrastes de température », souligne Afrik.com.
durée : 00:43:05 - 100% Rugby - L'entraineur de la défense de l'Aviron Bayonnais, Nick Abendanon, est invité de 100% Rugby ce lundi 1er décembre, avant les débuts en Champions Cup avec la réception des Sud-Africains des Stormers. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les autres épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
La commission d'enquête Madlanga en Afrique du Sud a été mise en place après l'accusation de policiers de corruption l'été dernier. Des accusations qui ont abouti à la suspension du ministre de la Police, accusé d'avoir protégé des réseaux criminels. Mais certains Sud-Africains estiment que ces commissions s'éternisent. Reportage de Tom Canetti, Caroline Dumay et Graham Walsh.
En Afrique du Sud, six jeunes sur dix sont sans emploi. Face à ce fléau, dans un pays pourtant moteur économique du continent, une tendance prend de plus en plus d'ampleur : ouvrir sa propre entreprise. Les jeunes créent alors les emplois qu'ils ne trouvent pas et recrutent des gens de leur âge. Dans une petite usine au cœur de Soweto, en Afrique du Sud, on découvre des bougies colorées, mais aussi l'histoire fascinante de son fondateur : « Je suis diplômé en psychologie, mais quand j'ai obtenu mon diplôme, je n'ai pas pu trouver d'emploi dans mon domaine d'études. Nous vivons dans un pays où le taux de chômage des jeunes dépasse les 60%, donc il est possible d'étudier la psychologie, mais il n'est pas possible de devenir psychologue », déplore le jeune homme. À 27 ans, Makatu Tshivhula a su troquer la blouse blanche de psychologue contre un t-shirt de sa marque de bougies, une entreprise qui emploie déjà trois autres jeunes. Il nous explique le procédé de fabrication : « La matière première est sous forme solide. On la plonge là-dedans pour qu'elle fonde. Une fois fondue, elle se transforme en liquide, comme ceci, puis nous la mettons dans la machine. Et après 20 minutes, voilà le résultat. » Lorsqu'on lui demande s'il souhaite un jour revenir à la psychologie, la réponse est sans détour : « Non, non. Ce qui m'importe maintenant, c'est mon bonheur. Chaque jour, des clients viennent ici pour me parler de leurs problèmes et me demander quelles bougies ils peuvent utiliser. Donc j'aide quand même les gens sans avoir à être dans un cabinet. » L'entrepreneuriat, une voie de salut pour la jeunesse D'après les statistiques récentes, comme Makatu, de plus en plus de Sud-Africains décident d'ouvrir leur propre entreprise. L'entrepreneuriat représente désormais plus de 10% de l'emploi chez les jeunes : bijoux, cosmétiques ou encore production audiovisuelle, comme pour Thabang Hlaka. « Nous faisons de la photographie, de la vidéo, du drone, du graphisme, des sites web... », raconte-t-il. Si aujourd'hui, son entreprise se porte bien, il a dû s'armer de patience, victime du manque d'opportunités dans sa ville d'origine, puis d'une perte d'emploi douloureuse pendant la pandémie de Covid-19. « À cette époque, j'ai perdu tout mon matériel, et j'ai commencé à déprimer, j'ai pensé à mourir. C'était tellement dur… Puis mon père m'a dit : ''Ne t'inquiète pas, j'ai quelque chose pour toi, un travail dans les mines". J'y suis allé, j'étais terrifié ! Deux jours plus tard, mon père est décédé, et j'ai eu un déclic. Je me suis dit ''Mec, ne retourne pas là-bas !'' J'ai pris mes dernières économies, j'ai acheté des paquets de cigarettes que j'ai commencé à vendre dans la rue. En deux semaines, j'ai pu me racheter du matériel et j'ai recommencé à faire ce que j'aimais », raconte l'entrepreneur. À 35 ans, Thabang collabore maintenant avec une dizaine de personnes et crée ainsi de l'emploi pour les jeunes de son quartier. Néo, 21 ans, vient de rejoindre l'équipe. « Je ne savais pas qu'il avait traversé toutes ces épreuves. Ça me touche beaucoup, et ça m'inspire aussi. Parce que c'est lui qui m'a donné l'occasion de travailler dans ce domaine. Pour moi, c'est un rêve qui est devenu réalité », confie-t-il. Des parcours qui forcent le respect, symboles d'une jeunesse lassée d'attendre que les choses changent, et bien décidée à régler le problème elle-même en créant ses propres opportunités.
Les Sud-Africains retrouvent le Stade de France ce week-end, deux ans après leur dernier titre de champion du monde acquis dans cette même enceinte. Mondial Sports met les Springboks à l'honneur, au lendemain de leur test-match face au XV de France. Au Stade de France, il y a pratiquement deux ans jour pour jour, les Sud-Africains avaient remporté leur quatrième Coupe du monde. La deuxième de rang et la deuxième... en France, après l'édition 2007. Pour que la fête soit totale, pas question de se rater ce samedi (8 novembre 2025) face aux Bleus. Un affrontement en forme de revanche pour les Français. Le dernier duel entre les deux pays, c'était lors du dernier Mondial justement. Les Box avaient éliminé les Français de leur propre tournoi dès les quarts de finale. Au lendemain de ce choc, la mêlée de RFI se met en place : l'Ivoirien Bakary Meïté et le Congolais Serge Plamedi Matondo épaulent Hugo Moissonnier ce dimanche, à 16h10, temps universel ! Le son est accessible dans la page à partir de dimanche 18h05.
C'est le capitaine de l'équipe des GG du Sport : notre éditorialiste Christophe Cessieux fait sa causerie à la mi-temps de l'émission ! Un coup de gueule, un coup de cœur… Christophe a carte blanche !
Au sommaire de Radio foot internationale diffusé à 16h10 TU : - Éliminatoires CDM 2026, bilan de la 8è journée. ; - Éliminatoires en Europe, le Portugal fait le plein de points, Cristiano Ronaldo empile les buts et égale un record. ; - Les Bleus souffrent, mais prennent 3 nouveaux points en battant l'Islande. - Éliminatoires CDM 2026, bilan de la 8è journée. Dans le groupe D, le Cap-Vert a frappé un grand coup en battant le Cameroun (1-0). Avec 4 points d'avance sur les Lions Indomptables, les Requins Bleus ont fait un grand pas vers la qualification pour un 1er Mondial. 1ère défaite de Marc Brys depuis son arrivée sur le banc des Vert Rouge et Jaune. - Le Sénégal renversant à Kinshasa. Et pourtant, les Léopards avaient 2 buts d'avance après un peu plus d'une ½ heure de jeu, pensaient avoir fait le plus dur. Mais les Lions ont réagi, et doublé leurs adversaires en fin de match. Ils reprennent la tête du groupe B. Un onze solide et arrivé à maturité ? - Le Gabon et la Côte d'Ivoire se sont neutralisés dans la rencontre au sommet du groupe F. Les Éléphants gardent une unité d'avance sur les Panthères. - Dans le groupe C, match nul entre Sud-Africains et Nigérians, les Bafana Bafana se rapprochent de l'Amérique. Les Super Eagles d'Éric Chelle proches de la sortie. - Éliminatoires en Europe, le Portugal fait le plein de points, Cristiano Ronaldo empile les buts et égale un record. Avec 39 réalisations au compteur, le numéro 7 rejoint le Guatémaltèque Carlos Ruiz au classement du meilleur buteur de l'histoire des éliminatoires pour une Coupe du Monde. - L'Angleterre reçue 5 sur 5. Après avoir gagné en Serbie, l'équipe de Tuchel survole le groupe K. - Les Bleus souffrent, mais prennent 3 nouveaux points en battant l'Islande. Mais la France n'a pas affiché la même solidité que face à l'Ukraine, et l'expulsion de Tchouaméni a plombé la fin de match des hommes de Deschamps. Kylian Mbappé décisif, devient 2è meilleur buteur de l'EDF, et laisse Thierry Henry dans le rétroviseur. - La presse écrite après la TV. Le Kyks s'est livré dans l'Équipe Magazine. Une interview vérité à un moment charnière de sa carrière. Le Real, le PSG, son entourage et le socle familial comme fondateur de son équilibre, a-t-il confié. Autour d'Olivier Pron : Philippe Doucet, Hervé Penot, Dominique Sévérac. Technique/Réalisation : « maestro Salerno » - David Fintzel/Pierre Guérin.
Au sommaire de Radio foot internationale diffusé à 16h10 TU : - Éliminatoires CDM 2026, bilan de la 8è journée. ; - Éliminatoires en Europe, le Portugal fait le plein de points, Cristiano Ronaldo empile les buts et égale un record. ; - Les Bleus souffrent, mais prennent 3 nouveaux points en battant l'Islande. - Éliminatoires CDM 2026, bilan de la 8è journée. Dans le groupe D, le Cap-Vert a frappé un grand coup en battant le Cameroun (1-0). Avec 4 points d'avance sur les Lions Indomptables, les Requins Bleus ont fait un grand pas vers la qualification pour un 1er Mondial. 1ère défaite de Marc Brys depuis son arrivée sur le banc des Vert Rouge et Jaune. - Le Sénégal renversant à Kinshasa. Et pourtant, les Léopards avaient 2 buts d'avance après un peu plus d'une ½ heure de jeu, pensaient avoir fait le plus dur. Mais les Lions ont réagi, et doublé leurs adversaires en fin de match. Ils reprennent la tête du groupe B. Un onze solide et arrivé à maturité ? - Le Gabon et la Côte d'Ivoire se sont neutralisés dans la rencontre au sommet du groupe F. Les Éléphants gardent une unité d'avance sur les Panthères. - Dans le groupe C, match nul entre Sud-Africains et Nigérians, les Bafana Bafana se rapprochent de l'Amérique. Les Super Eagles d'Éric Chelle proches de la sortie. - Éliminatoires en Europe, le Portugal fait le plein de points, Cristiano Ronaldo empile les buts et égale un record. Avec 39 réalisations au compteur, le numéro 7 rejoint le Guatémaltèque Carlos Ruiz au classement du meilleur buteur de l'histoire des éliminatoires pour une Coupe du Monde. - L'Angleterre reçue 5 sur 5. Après avoir gagné en Serbie, l'équipe de Tuchel survole le groupe K. - Les Bleus souffrent, mais prennent 3 nouveaux points en battant l'Islande. Mais la France n'a pas affiché la même solidité que face à l'Ukraine, et l'expulsion de Tchouaméni a plombé la fin de match des hommes de Deschamps. Kylian Mbappé décisif, devient 2è meilleur buteur de l'EDF, et laisse Thierry Henry dans le rétroviseur. - La presse écrite après la TV. Le Kyks s'est livré dans l'Équipe Magazine. Une interview vérité à un moment charnière de sa carrière. Le Real, le PSG, son entourage et le socle familial comme fondateur de son équilibre, a-t-il confié. Autour d'Olivier Pron : Philippe Doucet, Hervé Penot, Dominique Sévérac. Technique/Réalisation : « maestro Salerno » - David Fintzel/Pierre Guérin.
C'était un 24 juin, il y a 30 ans tout pile. C'était jour de finale à Johannesburg, où l'Afrique du Sud gagnait sa première Coupe du monde de rugby. Un tournant dans l'histoire du pays, avec l'implication directe du nouveau président élu, Nelson Mandela, et son projet de nation arc-en-ciel, après l'apartheid. Ce 24 juin 1995 voit les Springboks soulever la coupe Webb Ellis et le pays entier vibrer. C'est l'éclosion de cette fierté d'une nation unie par le sport, prête à se réconcilier. RFI est retourné sur les lieux de cette finale historique, au stade Ellis Park, accompagné d'un de ceux qui ont foulé la pelouse le 24 juin 1995. De notre correspondant à Johannesburg, Nous avançons dans un long couloir chargé d'histoire. Il relie les vestiaires à la pelouse. Trente ans plus tôt, le 24 juin 1995, le jour de la finale du Mondial de rugby, Rudolf Streauli l'empruntait en tant que joueur : « J'étais impatient d'arriver au bout de ce couloir. » À l'époque, il entre sur le terrain avec le numéro 19 dans le dos. « Le président était assis là. Nous, on sentait le stade vibrer », se souvient-il. Devenu un temps entraîneur des Springboks, l'ancien joueur de près de 2 mètres dirige aujourd'hui le club de Johannesburg, les Lions, basé à Ellis Park. Le stade de la finale de 1995 est donc devenu son bureau : « Après avoir soulevé la coupe, je voulais jouer un plus grand rôle. Je suis fier de m'occuper du stade et de vous montrer notre musée aujourd'hui. » Un musée qui retrace l'histoire du rugby sud-africain. Avec, évidemment, des photos de Nelson Mandela, l'ancien président qui a fait de cette première victoire en Coupe du monde un tournant pour l'Afrique du Sud. « Quand il est arrivé avec le maillot numéro 6, c'était une surprise. On était tous nerveux, mais positivement », se remémore-t-il. Sam Nyaniso est salarié du club et nous accompagne le temps de la visite. Et même si ce fan de rugby travaille avec le champion du monde depuis des années, il n'est jamais à court de questions. « Rudolf, sans Mandela, tu penses que vous auriez gagné ? », interroge-t-il. Et le joueur de lui répondre que Madiba avait « joué un rôle central. Son projet pour le pays nous a évidemment motivé ». « Moi, j'avais 11 ans, j'ai regardé la finale sur une petite télévision. Les gens sont sortis dans la rue, ils klaxonnaient. Blancs et Noirs se prenaient dans les bras, témoigne Sam Nyaniso. Et quelques années plus tard, quand Rudolf est devenu coach, mon père a été recruté pour travailler avec lui. C'est lui sur cette photo. » « Le rugby, c'est un sport qui peut changer une société », estime Rudolf Streauli. Quant à Sam Nyaniso, il mesure la force et l'impact du rugby sur sa propre trajectoire : « Pour un gars comme moi, cela a ouvert tellement de portes. Je n'oublierai jamais cette finale ! » Trente plus tard, l'Afrique du Sud reste un pays fracturé et particulièrement inégal. Rudolf Streauli, fidèle à la mentalité de 1995, continue donc d'utiliser le rugby comme un vecteur d'unité et d'espoir pour les Sud-Africains. À lire aussiAfrique du Sud: avant l'apartheid, l'histoire étroite entre le rugby et la communauté noire [1/3]
La photo est en couverture des journaux en Afrique du Sud : on y voit le président américain Donald Trump et son homologue sud-africain, Cyril Ramaphosa, assis sur les fauteuils jaunes du Bureau ovale de la Maison-Blanche, devant les journalistes et les caméras. Et à voir leurs mouvements de mains, la discussion est animée…Le quotidien sud-africain Cape Times relate la scène : « Ramaphosa est arrivé en disant qu'il voulait discuter du commerce et des minerais rares. La réunion a débuté de manière cordiale. Trump et lui ont commencé à discuter golf. D'ailleurs, deux champions de golf sud-africains Ernie Els et Retief Goosen étaient présents dans la délégation de Ramaphosa. Mais la réunion a rapidement tourné au vinaigre, pointe Cape Times. Trump a montré une vidéo et des documents, comme prétendues preuves de ses affirmations infondées selon lesquelles les Sud-Africains blancs seraient persécutés et leurs terres confisquées ».Des allégations déjà formulées par le président américain ces derniers mois et démenties par l'Afrique du Sud. Cyril Ramaphosa s'est défendu, a démenti une nouvelle fois…Mais, constate le Mail & Guardian, autre média sud-africain, « les discussions commerciales ont été reléguées au second plan ».Et Cape Times de parler de véritable « embuscade tendue par Trump, comme celle dont avait été victime le président ukrainien Volodymyr Zelensky, en février dernier ».Trop timoré ?The Star, autre quotidien sud-africain s'en prend à… Cyril Ramaphosa. « L'occasion ratée de Ramaphosa de repositionner l'Afrique du Sud comme centre d'affaires stratégique de l'Afrique », titre le journal. The Star qui dénonce « l'inertie diplomatique » du président sud-africain : « Ramaphosa a manqué une occasion en or : celle de rétablir les faits avec fermeté et audace. Il ne s'agissait pas seulement de dire la vérité sur les statistiques de la criminalité rurale ou la réforme agraire. Il s'agissait de dire au monde ce qu'est l'Afrique du Sud aujourd'hui – et, plus important encore, ce qu'elle aspire à être. L'Afrique du Sud ne s'effondre pas sous les violences raciales, s'exclame The Star. Elle abrite en réalité plus de 600 entreprises américaines prospères dans divers secteurs, de la finance à l'énergie, en passant par l'industrie manufacturière et les technologies de l'information. Elle abrite les marchés financiers les plus performants du continent africain et un système judiciaire qui, bien qu'imparfait, demeure indépendant et respecté. Pourtant, rien de tout cela n'a été exprimé sous les projecteurs du monde entier ».Il est vrai que Cyril Ramaphosa s'est défendu mollement, pointe Le Monde Afrique à Paris : « il a tenté de désamorcer la charge explosive de Trump de façon indirecte, par le sourire, par l'évocation de Nelson Mandela et de la diversité de la coalition au pouvoir. Il a évoqué la Constitution, protégeant les droits de tout propriétaire terrien. Il n'a pas nié l'ampleur de la criminalité qui ravage l'Afrique du Sud. Mais il n'a pas pris une position de principe nette, pour nier tout génocide des Afrikaners et appeler ce mensonge par son nom. Par moments, il se frottait les paumes des mains, ne sachant plus quoi faire pour défendre l'honneur national sans aggraver la situation ».Des faits travestis…Le Monde Afrique répond également aux allégations de Donald Trump qui a été jusqu'à parler, donc, de génocide : « les meurtres dans les fermes isolées sont une réalité en Afrique du Sud, reconnait le journal. Mais ils ne représentent qu'une fraction des homicides perpétrés dans le pays, l'un des plus violents au monde. Plus de 27 000 personnes ont ainsi été tuées entre mars 2023 et mars 2024. Par comparaison, en moyenne, au cours de la décennie écoulée, une cinquantaine de meurtres ont lieu chaque année dans des fermes. Parmi les victimes, des agriculteurs blancs, mais pas exclusivement. De nombreux travailleurs agricoles ou des vigiles noirs comptent également parmi les victimes ».Commentaire du Monde Afrique : « toutefois, la réalité, dans ses nuances, a peu de chances de pénétrer le monde MAGA ».Springbok vs pitbull…Enfin, L'Observateur Paalga au Burkina caricature les deux présidents avec cette formule : « le springbok et le pitbull de la Maison-Blanche ».L'Observateur qui n'est guère surpris : « les sujets qui fâchent étaient si nombreux qu'on se demande comment le président sud-africain aurait pu s'y prendre pour déminer ce terrain quand on connaît la brutalité avec laquelle Donald Trump imprime ses relations avec les autres pays. Mais comme avec le locataire de la Maison-Blanche, tout finit toujours autour du transactionnel, Ramaphosa n'aura pas d'autres choix que de lui offrir des facilités dans l'exploitation des minerais rares (diamant, manganèse, platine…) dont le pays de Mandela regorge ».
Les experts et journalistes de RFI répondent aussi à vos questions sur des armes de fabrication chinoise au Soudan, des Afrikaners aux États-Unis et le Grand Barrage de la Renaissance. Tchad : le procès d'Idriss Youssouf Boy, symbole de la lutte contre la corruption ? Idriss Youssouf Boy, l'ancien directeur de cabinet du président Mahamat Idriss Déby, a écopé de cinq ans de prison ferme pour corruption passive. Cette condamnation est-elle un règlement de compte politique ou une réelle décision de justice dans le cadre de la lutte contre la corruption ? Comment expliquer que son accusateur soit condamné à la même peine pour corruption active ?Avec Nadia Ben Mahfoudh, correspondante de RFI à N'Djamena. Soudan : des armes chinoises entre les mains des FSR Selon une enquête d'Amnesty International, des armes de fabrication chinoise fournies par les Émirats arabes unis aux paramilitaires des FSR sont utilisées au Soudan dans la guerre qui déchire le pays depuis deux ans. De quelles preuves dispose l'ONG ? La Chine peut-elle être accusée de violer l'embargo sur les armes de l'ONU, alors qu'elle n'a pas directement livré ces équipements militaires aux FSR ?Avec Clea Broadhurst, correspondante de RFI à Pékin. Afrique du Sud : pourquoi Trump offre l'asile aux Afrikaners ? Les premiers réfugiés blancs sud-africains sont arrivés lundi à Washington à bord d'un avion affrété par le gouvernement américain. Ils ont été accueillis en grande pompe par le numéro deux du département d'État. Pourquoi l'Administration Trump leur accorde-t-elle le statut de réfugiés ? Quel est le profil socio-économique de ces Sud-Africains ?Avec Cécile Perrot, maître de conférences à l'Université de Rennes 2, spécialiste de l'Afrique du Sud. Grand barrage de la Renaissance : où en est le conflit ? Construit par l'Éthiopie sur le Nil Bleu, le plus grand barrage hydroélectrique d'Afrique devrait être opérationnel cette année. Mais pour l'Égypte, ce projet menace la «stabilité régionale». Où en est le traitement de la plainte déposée par Le Caire en septembre 2024 auprès du Conseil de sécurité des Nations unies ? Qu'espère obtenir l'Égypte ?Avec Franck Galland, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique.
49 Afrikaners, ces Sud-Africains blancs descendants de colons néerlandais, sont attendus ce lundi (12 mai 2025), aux États-Unis. Hier, ils ont pris place à bord d'un vol charter affrété par les États-Unis, nous apprend le New York Times qui les a suivis à l'aéroport hier, à Johannesburg. Ces Afrikaners, descendant pour la plupart de colons néerlandais, fuient, disent-ils, les persécutions, les discriminations dont ils sont victimes dans leur pays natal. Ils affirment ainsi «avoir été la cible de violence» ou «s'être vus refuser des emplois» en raison de la couleur de leur peau. Au cœur du problème, en réalité, se trouve la question des terres. Comme l'explique le New York Times, les terres agricoles des Sud-Africains blancs qui ne représentent que 7% de la population, couvrent plus de la moitié du pays. Depuis peu, une loi autorise les autorités à exproprier sans dédommager les propriétaires. Pas sûr que cela soit juridiquement faisable, souligne le quotidien. Mais cela inquiète beaucoup d'Afrikaners. En mars, les États-Unis affirmaient avoir reçu 8.000 demandes d'asile. Les Afrikaners qui arriveront ce lundi, auront en effet le statut de réfugiés. Donald Trump «a suspendu la quasi-totalité des admissions de réfugiés fuyant la famine et la guerre, en provenance de pays comme le Soudan ou la République démocratique du Congo. Mais il a créé une voix d'entrée accélérée pour les Afrikaners, une minorité ethnique blanche à l'origine du régime brutal d'apartheid en Afrique du Sud.»Une initiative de l'administration Trump qui suscite des critiques de la part d'associations qui viennent en aide aux migrants, mais aussi du gouvernement sud-africain qui y voit, comme le rapporte le New York Times, une «tentative politique visant à discréditer le pays». Les États-Unis, de leur côté, reprochent au pays dont est originaire Elon Musk, «ses relations étroites avec l'Iran et sa position ferme contre Israël.» Donald Trump n'aurait pas digéré la plainte pour génocide déposée devant la Cour internationale de justice au sujet de la guerre à Gaza. Plus de la moitié de la population haïtienne souffre de la faimEn Haïti, la presse fait état de nouvelles violences qui ont empêché la tenue d'un référendum constitutionnel annoncé pour hier. Les gangs ont de nouveau attaqué Furcy et Kenscoff et ont été repoussés par la police, nous apprend Alterpresse. Déjà, la semaine dernière, la police avait réussi à reprendre le contrôle du sous-commissariat de Furcy. Cette fois-ci, «plusieurs membres de la population, qui avaient été kidnappés par les groupes armés, ont été libérés», rapporte l'agence de presse. Depuis plusieurs semaines, les gangs «cherchent à étendre leur contrôle dans les hauteurs de la capitale» et à s'emparer de ces zones semi-rurales, ce qui soulève «des inquiétudes sur la sécurité alimentaire», souligne Alterpresse. La commune de Kenscoff, notamment, est «une importante zone de production agricole pour la capitale». Or, la faim est un problème majeur en Haïti. Désormais, près de 6 millions de personnes se trouvent en insécurité alimentaire aigüe, comme l'explique Martine Villeneuve, directrice de l'ONG Action contre la faim en Haïti, à Achim Lippold. Le Pérou, confronté à une vague de violencesNotre dossier du jour nous emmène au Pérou, pays confronté à une insécurité et une criminalité grandissantes. Les chiffres augmentent de manière exponentielle : on déplore 700 homicides depuis le début de l'année. Dans la capitale, Lima, les assassinats et les extorsions sont quotidiens. Reportage de Martin Chabal. Venezuela : inquiétudes autour du sort d'un membre de l'ONG ProveaLes proches de l'avocat Eduardo Torres, membre de l'équipe juridique de l'organisation de défense des droits humains Provea, sont sans nouvelles de lui depuis vendredi. Il était «régulièrement ciblé par des menaces et des actes de harcèlement de la part de représentant·es des forces de sécurité de l'État vénézuélien», écrit la Fédération internationale pour les droits humains dans un communiqué. La FIDH dénonce une possible disparition forcée. Andronico Rodriguez, favori de la présidentielle bolivienneLa campagne en vue de la présidentielle du 17 août débute en Bolivie. À gauche, il y a déjà trois candidats : l'actuel président Luis Arce, l'ancien chef de l'État Evo Morales et, donc, Andronico Rodriguez, 36 ans, «l'élève d'Evo Morales», comme le qualifie le quotidien argentin Infobae qui lui consacre un long portrait. Né dans la province de Cochabamba, dans une famille de paysans, Andronico Rodriguez réalise très jeune que pour s'en sortir, il faut faire des études. Il obtiendra un diplôme de sciences politiques à l'Université de Cochabamba. Enfant, il accompagne ses parents à des réunions syndicales. Une fois étudiant, il prend peu à peu des responsabilités au sein des fédérations de producteurs de coca et à 28 ans, il finit par devenir le bras droit d'Evo Morales. Les différentes périodes de turbulences que traverse le MAS, le Mouvement vers le socialisme, lui permettent de se faire connaître, raconte encore Infobae. Élu sénateur en 2020, il prend en même temps la tête de la chambre haute où il se distingue par son sens du compromis.Pour beaucoup, Andronico Rodriguez est le successeur naturel d'Evo Morales, mais lui a choisi de s'émanciper, de prendre ses distances. Aujourd'hui, il pourrait profiter du vide créé par «la guerre intestine que se livrent» Evo Morales et Luis Arce, analyse Infobae. Au sein du bloc cocalero, sa jeunesse séduit. Pour la première fois au sein du mouvement, les syndicats critiquent publiquement l'absence de renouvellement de leurs dirigeants, tout particulièrement d'Evo Morales qui est à leur tête depuis près de 30 ans. L'ex-président pourrait devoir négocier avec son ancien dauphin s'il veut survivre politiquement, estime le quotidien argentin. Journal de la 1èreAu lendemain d'un nouveau drame en Martinique, le préfet Étienne Desplanques était l'invité du journal radio de La 1ère ce lundi matin. Il a réagi à l'exécution en plein jour de trois jeunes hommes dans une rue de Fort-de-France.
C'est une fermeture qui aurait dû durer quelques mois et qui a duré cinq ans. En Afrique du Sud, la principale bibliothèque municipale de Johannesburg avait fermé ses portes en 2020 en raison des restrictions Covid. Elle est désormais – et ce depuis quelques semaines seulement – à nouveau réouverte au public. Une réouverture rendue possible par la mobilisation d'associations, attachées à ce lieu de savoir essentiel pour les Sud-Africains, qui ont fait pression sur la ville. Un groupe d'étudiants patientent devant la bibliothèque de Johannesburg, en Afrique du Sud. Les grandes portes en bois vont bientôt ouvrir. « Le fait d'être devant la bibliothèque me fait vraiment chaud au cœur, car là d'où je viens, il n'y a pas de bibliothèque du tout. La plus proche est littéralement celle-ci. Tout ce temps, quand elle était fermée, ce fut dévastateur. Parce que Johannesburg est un centre social, tous les étudiants peuvent venir ici, et c'est un endroit qui nourrira les rêves de beaucoup de jeunes » explique Mpilo, aux premières loges, qui porte l'uniforme de son lycée.Cinq ans de fermeture, c'est trop long, selon les associations, qui ont fait pression sur la ville pour accélérer la réouverture. « Nous avons donc organisé cette grande manifestation l'année dernière et tout d'un coup, nous avons été invités aux réunions avec les parties prenantes. Nous avions accès aux informations. Et à chaque réunion, on demandait : "Alors, c'est pour quand ?" », raconte Flo Bird, la fondatrice de Johannesburg Héritage. Sur son t-shirt bleu, il est écrit : « Les bibliothèques offrent des services essentiels. »Un peu à l'écart du groupe, nous rencontrons Yunus Chamda, membre d'un collectif qui s'est aussi battu pour la réouverture. Il prend le temps de contempler le lieu. « Si vous regardez les grandes fenêtres ici, avec la lumière qui entre, vous ressentez cette tranquillité, cette sérénité. Il y a maintenant tellement d'opportunités, notamment pour les jeunes. Parce que vous avez votre maison ; votre lieu de travail ; et ensuite, il y a un troisième endroit, où l'on est en sécurité, où l'on est en paix. Et c'est la bibliothèque. Une bibliothèque que moi-même, d'ailleurs, je fréquentais quand j'étais jeune », se souvient-il. Alors que beaucoup d'immeubles voisins du centre-ville sont abandonnés ou contrôlés par les gangs, cette réouverture signe le retour du savoir et de l'éducation au cœur de Johannesburg.À lire aussiL'Afrique du Sud dans le viseur de l'administration Trump
Il avait fallu dix ans de travail et plus de 2 milliards de dollars pour parvenir, en 2001, à séquencer pour la première fois le génome humain. Désormais, il suffit d'une poignée de jours et moins de 1 000 dollars afin de déchiffrer les lettres qui composent l'ADN d'un individu.Des scientifiques tentent de s'emparer de ces nouvelles technologies pour faire progresser la recherche sur le continent africain. De notre envoyée spéciale de retour de Durban,Maria Chimpolo mène des recherches en génomique dans la région de Cunene, au sud de l'Angola. Après l'accord des participants, elle collecte des échantillons de sang, les envoie ensuite dans des laboratoires pour extraire l'ADN et déchiffrer le génome de populations jusqu'à présent peu étudiées. Mais il lui est souvent difficile de trouver des fonds : « Le financement pose toujours problème. Lorsqu'on annonce que l'on souhaite étudier la diversité génétique, on n'obtient jamais de fonds nationaux, déplore la chercheuse. Donc, il faut aller chercher de l'argent à l'extérieur. »Une initiative nommée « Hérédité et santé humaine en Afrique » (H3Africa), financée à hauteur de 176 millions de dollars par des fonds américains et britanniques, a permis de soutenir pendant 10 ans une cinquantaine de projets sur le continent.Maintenant que le programme a pris fin, des pays tentent de lancer leurs propres travaux de séquençage, comme l'Afrique du Sud, sous la houlette de la chercheuse Rizwana Mia : « On va d'abord commencer à séquencer environ 10 000 génomes d'un groupe de patients que l'on suit déjà sur le long terme, en guise de phase pilote, pour étudier la faisabilité, détaille-t-elle. Puis, nous souhaiterions séquencer les génomes de 100 000 Sud-Africains, dans le cadre d'un plus grand programme. Nous vivons dans un pays très diversifié. Tout cela nous offrira donc un solide ensemble de données pour que nous puissions découvrir de nouveaux variants qui jouent un rôle significatif dans les maladies qui touchent nos populations. »Le Nigeria a des ambitions similaires et a commencé à collecter des échantillons, dans l'attente de financements pour lancer les séquençages.À lire aussiCes scientifiques qui tentent de faire progresser la recherche génomique en AfriqueCréer un réseau de centres d'excellence en génomiqueMais un groupe de chercheurs africains rêve d'aller encore plus loin et de créer, au niveau continental, un réseau de centres d'excellence en génomique. « Nous essayons pour l'instant de rassembler des fonds, afin de pouvoir créer ces centres d'excellence, explique la professeure Nicola Mulder, de l'université du Cap, l'une des porteuses du projet. Nous aimerions arriver à dix centres principaux, qui seraient entièrement capables de former du personnel en génomique, d'étudier les données de surveillance des pathogènes qui émanent des instituts nationaux de santé publique et de développer la médecine génomique pour les maladies transmissibles et non transmissibles. Nous avons quelqu'un de l'Africa CDC dans un de nos comités. Le but, c'est de travailler main dans la main avec eux, pour faire le lien entre la recherche académique et les politiques de santé publique. »Cependant, la suppression des financements américains sous la présidence de Donald Trump rendra sans doute plus compliquée l'obtention de fonds internationaux pour de nouveaux projets scientifiques.Retrouvez les autres épisodes de notre série : En Afrique, développer les connaissances sur les variations du génome [1/3] Une étude de données génomiques en Afrique pourrait «éviter des décès inutiles» [2/3]
Ce matin, les journalistes et experts de RFI répondaient à vos questions sur un Dôme de fer pour les États-Unis, le chatbot chinois DeepSeek et le retour du général al-Burhan dans son QG à Khartoum. RDC : vers un départ des soldats sud-africains ? Après la mort de treize soldats sud-africains lors de l'offensive des rebelles du M23 dans le Nord-Kivu, des voix s'élèvent en Afrique du Sud pour réclamer le retrait des quelque 3 000 soldats déployés en soutien à l'armée congolaise. Quelle est la mission de ces soldats ? Pretoria pourrait-elle rappeler son contingent ?Avec Claire Bargelès, correspondante de RFI à Johannesburg. États-Unis : un Dôme de fer pour protéger le pays ? Le président Donald Trump a signé un décret ordonnant la construction d'un bouclier antimissiles pour protéger les États-Unis. Est-il réellement possible de mettre en place un tel système sur un territoire aussi grand que les États-Unis ? Les autorités américaines peuvent-elles s'appuyer sur la technologie israélienne pour développer leur propre Dôme de fer ?Avec Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI. IA : qu'est-ce que « DeepSeek », le « ChatGPT » chinois ? En quelques jours, le robot conversationnel chinois « DeepSeek » a déstabilisé le marché de l'intelligence artificielle et inquiète fortement la Silicone Valley aux États-Unis. Comment expliquer la popularité de cette IA ? Les États-Unis pourraient-ils l'interdire pour protéger leur marché ?Avec Nicolas Miailhe, cofondateur et PDG de PRISM Eval, start-up française spécialisée dans l'évaluation et la sécurité de l'IA, expert de la gouvernance de l'IA. Soudan : le général al-Burhan récupère son QG de Khartoum Le chef des forces armées soudanaises a repris le contrôle de son quartier général au cœur de la capitale, Khartoum, plus d'un an et demi après avoir dû l'abandonner face à l'assaut des paramilitaires des Forces de soutien rapide. Comment l'armée régulière est-elle parvenue à reconquérir ce lieu symbolique ? Avec Roland Marchal, chercheur au CNRS, basé à Sciences Po Paris, spécialiste de l'Afrique de l'Est.
durée : 00:58:35 - Cultures Monde - par : Julie Gacon, Margaux Leridon - Après 30 ans de règne sans partage, l'ANC a été contraint en mai dernier de former une coalition pour gouverner. Services publics exsangues, chômage, violence, pauvreté... Pour les Sud-Africains, cette reconfiguration politique suscite des espoirs de changement. - réalisation : Vivian Lecuivre - invités : Cécile Perrot Maîtresse de conférences à l'Université de Rennes 2, spécialiste des politiques sociales sud africaines; Thierry Vircoulon Chercheur associé à l'Observatoire de l'Afrique centrale et orientale à l'IFRI; Judith Hayem Professeure d'anthropologie à l'Université de Lille et membre du Laboratoire Clersé (Centre lillois d'études et de recherches sociologiques et économiques)
Ligue 1Le PSG, vainqueur de l'OL, reprend sa marche en avant. Dembélé, Vintinha et Gonçalo Ramos buteurs, et Mikautadze du côté des Gones. Paris laborieux en C1, plus à l'aise en championnat, creuse l'écart avant son dernier rendez-vous mercredi à Monaco. Kolo Muani encore zappé, vers un départ prochain ? Lyon stoppé dans sa bonne lancée, émoussé par son match de Ligue Europa jeudi dernier face à Francfort, pointe à la 5e place. Marseille, 2e du classement. Les Phocéens rejoints par Lille en fin de match au Vélodrome samedi. Une rencontre où les décisions arbitrales ont suscité la controverse.Premier LeagueManchester United se reprend, City s'enfonce ! 8e défaite en 11 matches toutes compétitions confondues pour des SkyBlues renversés en fin de rencontre. Amad Diallo décisif. Le jeune international ivoirien auteur d'un lob suivi d'une frappe croisée dans un angle fermé ! Les Red Devils sont toujours loin du sommet du classement, mais s'offrent un succès de prestige. Les Cityzens à 9 points de Liverpool qui a un match en retard à disputer. Alors qu'un rebond était attendu, qu'arrive-t-il à l'équipe qui a raflé sept titres en six saisons ? Fin de cycle ?Trophée du joueur africain de l'annéeCinq finalistes pour le trophée du joueur africain de l'année décerné ce soir à Marrakech, quels sont vos favoris et pour quelles raisons ?Ligue des Champions CAF, le point à mi-parcours de la phase de groupesGroupe A : Al Hilal Omdurman fait le plein de points, le TP Mazembe frustré par les Young Africans revenus en fin de rencontre. Groupe B : l'AS FAR et les Mamelodi Sundowns leaders. Groupe C : le Stade d'Abidjan et les Orlando Pirates dos à dos, (1-1), les Sud-Africains leaders, mais Al Ahly a un match en retard à disputer. Groupe D : l'ES Tunis, vainqueur des Pyramids, devance leurs adversaires de trois points au classement.Avec Olivier Pron : Marc Libbra, Bruno Constant et Patrick Juillard. Technique/Realisation : Laurent Salerno - Pierre Guérin.À lire aussiLigue des champions CAF : calendrier et résultats de l'édition 2024-2025
Ligue 1Le PSG, vainqueur de l'OL, reprend sa marche en avant. Dembélé, Vintinha et Gonçalo Ramos buteurs, et Mikautadze du côté des Gones. Paris laborieux en C1, plus à l'aise en championnat, creuse l'écart avant son dernier rendez-vous mercredi à Monaco. Kolo Muani encore zappé, vers un départ prochain ? Lyon stoppé dans sa bonne lancée, émoussé par son match de Ligue Europa jeudi dernier face à Francfort, pointe à la 5e place. Marseille, 2e du classement. Les Phocéens rejoints par Lille en fin de match au Vélodrome samedi. Une rencontre où les décisions arbitrales ont suscité la controverse.Premier LeagueManchester United se reprend, City s'enfonce ! 8e défaite en 11 matches toutes compétitions confondues pour des SkyBlues renversés en fin de rencontre. Amad Diallo décisif. Le jeune international ivoirien auteur d'un lob suivi d'une frappe croisée dans un angle fermé ! Les Red Devils sont toujours loin du sommet du classement, mais s'offrent un succès de prestige. Les Cityzens à 9 points de Liverpool qui a un match en retard à disputer. Alors qu'un rebond était attendu, qu'arrive-t-il à l'équipe qui a raflé sept titres en six saisons ? Fin de cycle ?Trophée du joueur africain de l'annéeCinq finalistes pour le trophée du joueur africain de l'année décerné ce soir à Marrakech, quels sont vos favoris et pour quelles raisons ?Ligue des Champions CAF, le point à mi-parcours de la phase de groupesGroupe A : Al Hilal Omdurman fait le plein de points, le TP Mazembe frustré par les Young Africans revenus en fin de rencontre. Groupe B : l'AS FAR et les Mamelodi Sundowns leaders. Groupe C : le Stade d'Abidjan et les Orlando Pirates dos à dos, (1-1), les Sud-Africains leaders, mais Al Ahly a un match en retard à disputer. Groupe D : l'ES Tunis, vainqueur des Pyramids, devance leurs adversaires de trois points au classement.Avec Olivier Pron : Marc Libbra, Bruno Constant et Patrick Juillard. Technique/Realisation : Laurent Salerno - Pierre Guérin.À lire aussiLigue des champions CAF : calendrier et résultats de l'édition 2024-2025
Dans de nombreux pays en voie de développement, le secteur informel joue souvent un rôle critique dans le recyclage, en particulier des déchets plastiques. C'est le cas en Afrique du Sud. On estime à près de 90 000 le nombre de « waste pickers », les collecteurs de déchets dans le pays. Chaque jour, ils trient, dans les décharges ou directement dans les poubelles des habitants, à la recherche de déchets recyclables, qu'ils collectent puis revendent à des entreprises de recyclage pour une somme modique. De notre correspondante à Johannesburg,Une montagne de canettes, de bouteilles en plastique et de cartons s'étalent sur le trottoir devant Joël. Le collecteur de déchets vient de finir sa tournée. Il lui faut désormais organiser son chargement : « Au parc à ferraille, ils ne prennent pas notre collecte si tout est mélangé. » Les bouteilles en plastique prennent le plus de place dans l'énorme sac monté sur un chariot que Joël tracte partout avec lui, 20 km par jour. Il sera payé au poids, alors il favorise ce qui rapporte le plus : « En ce moment, le prix est plus intéressant pour les bouteilles transparentes en plastique et les bouteilles de Coca-Cola. » Pour son chargement, il obtiendra environ 10 euros. De quoi nourrir sa famille. Comme lui, des dizaines de milliers de Sud-Africains ont choisi ce métier par nécessité financière. Peu valorisé, il est pourtant essentiel pour limiter la pollution plastique. « Les collecteurs informels sont le fondement de notre économie de recyclage », affirme Mélanie Samson, professeure de sociologie à l'université de Johannesburg. « Une étude menée en 2015 a montré que grâce à eux, 80 à 90% des emballages sont recyclés. Par leur travail, ils permettent aussi aux municipalités d'économiser beaucoup d'argent. » À lire aussiLes industriels européens du plastique prennent le virage du recyclableUn centime d'euro pour un kilo récoltéDans un effort de reconnaissance de ce service gratuit, une règlementation progressiste impose depuis 2021 aux producteurs de plastique de reverser aux collecteurs un peu moins d'un centime d'euro par kilo récolté. Mais les paiements se font attendre. Armés de leurs chariots, les collecteurs ont donc décidé de prendre la rue pour déposer une plainte devant la police.« Pourquoi est-ce qu'ils ne peuvent pas payer ce misérable centime le kilo. C'est ce que nous ne comprenons pas », s'exaspère Eli Kodisang, coordinateur de l'Organisation des collecteurs africains. « En Afrique du Sud, pendant le Covid, nous avons frôlé la crise, et pas seulement à cause de la maladie. Avec le confinement, les décharges étaient complètement surchargées de plastique. Sans ces hommes et ces femmes, nous serions noyés sous le plastique. » Selon le WWF, plus de 2,5 millions de tonnes de plastique sont produites annuellement en Afrique du Sud. Ce sont les mains des collecteurs qui empêchent une grande partie de finir dans les rivièresÀ lire aussiKenya: près de Nairobi, comment des ramasseurs de déchets vivent et meurent de la pollution plastique
Ep. 140: Une Entame Sans Sushi -- 2024 Autumn Nations SeriesPour démarrer cette Autumn Nations Series, les Bleus se voyaient proposer une entrée légère ! Privés des jambes de Damian Penaud cloué au lit, ils n'ont pas tardé à faire parler la poudre et fait feu de tout bois pour passer les "Brave [mais trop limités] Blossoms" à la moulinette. Huit essais plus tard on ne pouvait que constater les dégâts : les Bielle Biarrey et autres Mauvaka, furent de véritables cauchemars pour les nippons qui semblaient avoir lancé une journée portes ouvertes ! Pas certain que cette opposition soit la meilleure avant d'accueillir des All Blacks impitoyables et sûrs de leurs forces.... à moins de sortir le très grand jeu ! Dans ce WE rugby, on a pu admirer ces Blacks fracasser les rêves d'invincibilité irlandais, les Springboks rouler sur du chardon en Ecosse et les Fidjiens enfoncer les Gallois au fond de leurs doutes ! Mais une fois encore c'était à Twickenham, le temple du rugby que la grand messe a eu lieu : dans un festival offensif doublé d'un affrontement féroce, les épatants Wallabies d'Australie sont venus coiffer sur le fil des Anglais déjà battus par les Blacks et qui attendent désormais les Sud Africains ! Tout un programme ! Et nous ? On en redemande...Aidez nous à récolter des fonds pour MOVEMBER! C'est super simple, cliquez ici : https://movember.com/t/pack-de-potes-rugby-podcast?mc=1 Pack de Potes Rugby Podcast est à suivre sur: https://www.instagram.com/packdepotes_podcast/?hl=en https://www.facebook.com/PackDePotes/ et www.packdepotes.com Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« Le conflit actuel dans la bande de Gaza n'a pas provoqué de rupture diplomatique nette du continent avec Israël, relève Le Monde Afrique, et ce, contrairement à la guerre du Kippour cinquante ans auparavant, lorsque la majorité des États africains avait rompu tout lien avec lui. Aujourd'hui, seule l'Afrique du Sud – bien que premier partenaire commercial africain d'Israël – a fermé son ambassade à Tel-Aviv après sa saisine auprès de la Cour internationale de justice. Pretoria accuse l'État hébreu de violer la convention sur la prévention et la répression du crime de génocide. Il n'empêche, pointe Le Monde Afrique, Israël pâtit d'un sérieux déficit d'image en raison du nombre de victimes à Gaza. En témoignent les prises de position de l'organisation continentale, l'Union africaine, historiquement solidaire de l'Autorité palestinienne. Elle avait condamné, dès le 17 octobre de l'année dernière, les “crimes de guerre“ israéliens, par la voix du président de la commission de l'UA, Moussa Faki. »Les affaires continuent…Reste que « si l'État hébreu a perdu de son influence dans nombre de pays d'Afrique, Tel-Aviv tente néanmoins de la retrouver, constate encore Le Monde Afrique, notamment grâce à ses ventes de matériel militaire ou d'outils de cybersécurité. (…) Deux domaines qui ont historiquement fait figure de produits d'appel auprès de ses partenaires africains, en préambule d'un rapprochement politique. Ainsi, malgré le conflit au Proche-Orient, les affaires continuent discrètement, relève le journal qui cite quelques exemples : « la marine sénégalaise a reçu, en juillet, des navires de débarquement de fabrication israélienne ; le président de la RDC, Félix Tshisekedi, fait appel depuis plusieurs mois à une société privée dirigée par un ancien membre du Shin Beth (le service de renseignement intérieur israélien) pour sa protection personnelle ; le Maroc s'apprête à accueillir une usine de production de drones militaires israéliens et a acquis, en juillet, deux satellites d'observation vendus par Israël. »Souvenirs d'apartheid…Les manifestations les plus importantes en faveur de Gaza pour le premier anniversaire du conflit ont donc eu lieu en Afrique du Sud… Notamment « au Cap, relève le Huffington Post, où des centaines de personnes ont manifesté le week-end dernier, agitant des drapeaux palestiniens et scandant des slogans anti-israéliens. Munis de pancartes accusant Israël de génocide et de racisme, les manifestants - dont beaucoup portaient le keffieh, symbole de la lutte palestinienne contre Israël - se sont dirigés vers le Parlement sud-africain. “Israël est un État raciste“ et “Nous sommes tous des Palestiniens“, ont scandé des manifestants. (…) De nombreux Sud-Africains comparent la position d'Israël envers les Palestiniens à l'apartheid, le régime ségrégationniste imposé par la minorité blanche dans le pays jusqu'aux premières élections multiraciales de 1994. »Cameroun : le vieux lion gagnerait à sortir de sa tanière…À la Une également, les rumeurs sur l'état de santé de Paul Biya, 91 ans…Hier, les autorités camerounaises ont dénoncé des « commentaires tendancieux » et ont assuré que le chef de l'Etat se portait bien et rejoindrait le Cameroun dans les prochains jours. Paul Biya n'est plus apparu en public depuis son départ de Pékin début septembre, après le sommet du forum de la coopération Chine-Afrique. Il n'a pas participé à la dernière Assemblée générale de l'ONU à New York, ni au dernier sommet de la Francophonie, à Paris. Ce qui, évidemment, a provoqué des interrogations…Et c'est bien normal, relève le quotidien Aujourd'hui à Ouagadougou.« Si la santé de Paul Biya est intimement suivie, c'est qu'elle est consubstantielle à l'avenir du Cameroun. Les après-longs règnes sont forcément chahutés pour ne pas dire plus. En Côte d'Ivoire, au Burkina, au Togo… Surtout quand on sait que Paul Biya s'est méthodiquement attelé à trancher toutes les têtes de ses vrais-faux dauphins via des congédiements et même avec l'Epervier, du nom de son opération “Mains propres“. L'après-Biya demeure (donc) une énigme, constate encore Aujourd'hui, et chacun regarde le palais d'Etoudi, avec une gourmandise teintée de crainte. »Enfin, ce commentaire du Pays, toujours au Burkina Faso : « Si le président Biya veut couper court à toutes les folles rumeurs le concernant, il gagnerait, comme un vieux lion, à sortir de sa tanière et à rugir. »
Le Market Theater de Johannesburg présente, jusqu'au 22 septembre, Katanga, January 17. Cette pièce revient sur l'assassinat en 1961 de Patrice Lumumba en République démocratique du Congo, sur ses idéaux et sur l'état du pays aujourd'hui. La pièce n'a été dévoilée qu'en Afrique du Sud, mais ses créateurs souhaitent pouvoir organiser une tournée, notamment au Congo. En attendant, l'ensemble de la troupe espère qu'elle pourra peut-être renforcer le sentiment panafricain au sein de la nation arc-en-ciel. De notre correspondante à Johannesburg, Le spectateur est accueilli dans une pièce au décor sombre, recréant l'ambiance sordide qui a entouré les derniers jours de la vie de Patrice Lumumba et de ses deux co-détenus, Maurice Mpolo et Joseph Okito.Pour Khutjo Green, metteuse en scène et actrice, il est vital de rappeler ce moment de l'histoire au public local : « En tant que Sud-Africains, on connait très mal l'histoire du continent. À l'école, on en apprend surtout sur notre pays, et un peu sur les pays occidentaux, mais pas vraiment sur l'histoire africaine. Et quand on nous l'enseigne, c'est surtout sur son côté sombre. Je connais par exemple Idi Amin Dada, ou encore Joseph Kony. Il faut que nous rendions davantage hommage aux grands révolutionnaires et visionnaires d'Afrique. »Le bourreau dans la pièce est joué par Alain Nji, acteur originaire du Cameroun et installé en Afrique du Sud : « Ce qui m'a d'abord plu, avec la pièce, c'est le simple fait qu'en tant qu'étranger en Afrique du Sud, il y a la haine qui existe dans ce pays, la xénophobie, et comme on le sait très bien, ce sont les Noirs contre les Noirs. Et ça me fait du mal, car du temps de l'assassinat de Lumumba, la Belgique a vu qu'il y avait des ruptures de relations entre nous les Noirs. Ils ont instrumentalisé notre haine pour nous diviser. Il a été tué à cause de ces divisions, et c'était facile. »Le théâtre, « la plus belle façon de raconter l'Histoire »Le texte entremêle des passages poétiques avec des témoignages des descendants de Patrice Lumumba et Joseph Okito, ainsi que d'un ancien enfant soldat. Bobby Rodwell, qui a co-écrit la pièce, considère que l'outil du théâtre était le plus adapté pour partager ce récit :« Je dis toujours que le pouvoir du théâtre, c'est d'avoir l'air réel, sans l'être complètement. Donc les gens ne se sentent pas menacés, mais ils peuvent s'identifier à des personnages. C'est la plus belle façon de raconter des choses. Nous avons fait attention à ce que le cours de l'Histoire y soit bien représenté, mais en même temps, le théâtre, ce n'est pas une leçon d'histoire. Et nous sommes conscients que cet équilibre entre les témoignages, la partie plus artistique et l'Histoire, est un équilibre délicat. » Et preuve que les échanges panafricains sont encore compliqués, un des acteurs congolais initialement retenus pour jouer la pièce n'a pas pu se rendre en Afrique du Sud, faute de visa. À lire aussiPatrice Lumumba, une indépendance assassinée
Dans le supplément de ce samedi, Grand reportage week-end vous emmène en Afrique du Sud pour dresser un bilan, celui du parti Congrès National Africain (ANC) après 30 ans d'existence, et de la société sud-africaine post-apartheid. En deuxième partie, nous partons pour la Slovénie, vallée de la Vipava, où il est difficile de faire face aux conséquences du changement climatique. Afrique du Sud : 30 ans plus tard, que deviennent les enfants de la liberté ?En Afrique du Sud, c'est le temps du bilan pour le Congrès National Africain, l'ANC. Il y a 30 ans, des files interminables se formaient à l'extérieur des bureaux de vote du pays, pour le tout premier scrutin multiracial. Avec l'élection de Nelson Mandela, les Sud-Africains écoutaient, pleins d'espoir, les promesses de son parti, et rêvaient d'une société arc-en-ciel pour tourner la page de l'apartheid. Aujourd'hui, la corruption et les limites des politiques publiques sont passées par là... les trentenaires à qui on avait prédit une vie meilleure ont vécu des expériences très différentes, qui reflètent les défis post-apartheid.Un Grand reportage de Romain Chanson et Claire Bargelès qui s'entretiennent avec Patrick Adam. Slovénie, la vallée de la Vipava s'adapte au changement climatiqueNichée entre les Alpes juliennes et la mer Adriatique, la vallée slovène de la Vipava subit de plein fouet les conséquences du changement climatique. Ses vergers, ses vignes souffrent de la sécheresse, ses habitants tentent d'y faire face par différentes actions.Un Grand reportage d'Agnieszka Kumor qui s'entretient avec Patrick Adam.
En Afrique du Sud, c'est le temps du bilan pour le Congrès National Africain, l'ANC. Il y a 30 ans, des files interminables se formaient à l'extérieur des bureaux de vote du pays, pour le tout premier scrutin multiracial. Avec l'élection de Nelson Mandela, les Sud-Africains écoutaient, pleins d'espoir, les promesses de son parti, et rêvaient d'une société arc-en-ciel pour tourner la page de l'apartheid. Aujourd'hui, la corruption et les limites des politiques publiques sont passées par là... les trentenaires à qui on avait prédit une vie meilleure ont vécu des expériences très différentes, qui reflètent les défis post-apartheid. (Rediffusion)« Afrique du Sud : 30 ans plus tard, que deviennent les enfants de la liberté ? », un Grand reportage de Romain Chanson et Claire Bargelès.
Les parlementaires d'Afrique du Sud doivent désigner ce matin le président du pays au Cap. Un vote précédé cette nuit d'un accord de dernière minute annoncé par l'African National Congress... objectif : former le « GNU », le gouvernement de coalition autour de l'ANC. Lors d'un point presse, le secrétaire général de l'ANC, Fikile Mbalula s'explique sur les raisons des négociations tardives.« Union nationale » : la presse sud-africaine diviséePour The Star, le gouvernement de coalition est une « lueur d'espoir » : le quotidien de Johannesbourg voit le GNU comme « un test grandeur nature de coopération, un exemple de comment différentes entités peuvent mettre de côté leurs différences pour le bien commun et pour améliorer la vie des Sud-Africains ».Le Mail and Guardian appelle lui au « règne de la maturité » : pour le journal de gauche, le GNU apporte un semblant d'équilibre dans un moment incertain de l'histoire de l'Afrique du Sud. Le vœu du M&G, « c'est que ceux qui ont négocié de bonne foi se retrouvent dans le nouveau leadership sudafricain », et que « ceux qui s'entêtent à refuser le dialogue soient mis à l'écart ».Business Day rappelle ainsi que MK le parti dissident de l'ex président Jacob Zuma rejette l'accord d'union nationale, tout comme les EFF du dirigeant populiste Julius Malema. Le média économique partage les prédictions d'analystes pour qui « le GNU ne va pas s'avérer très stable - en raison notamment de possibles désaccords sur la gestion des finances du pays et notamment le poids de la fonction publique ». Un GNU jugé « improbable » car il regroupe « trois vieux partis, l'ANC, l'Alliance démocratique et le Parti Inkatha de la liberté qui ne se sont jamais appréciés ».RDC : le gouvernement de Judith Suminwa confronté aux rebelles ADF et M23« Deux grosses épines dans le pied de la Première ministre » d'après La Tempête des Tropiques... le journal de Kinshasa déplore l'aggravation de la situation sécuritaire et la crise humanitaire dans la province du Nord-Kivu ces dernières semaines.Pour le quotidien, les autorités sont « obligées de changer de stratégie » pour y restaurer la paix mais aussi au Sud-Kivu et en Ituri.Actualité.CD sert ainsi de mégaphone à la colère de La Voix des Sans Voix... L'association de défense des droits humains dénonce « la persistance des tueries dans l'Est du pays » malgré la présence des troupes de la SADC [d'Afrique australe] et de la Monusco... Pour la VSV, « la population continue d'être massacrée et de vivre dans des conditions infrahumaines » et ce « trois ans après l'instauration de l'État de siège ».Les derniers massacres commis par les rebelles ADF inquiètent particulièrement. Politico RDC parle de la dernière attaque des rebelles ougandais : plus de 40 morts dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu, « alors qu'aucune pression militaire n'est exercée » selon le média en ligne.Le conflit Teke-Yaka, autre source de préoccupation en RDCLe député national Garry Sakata accorde une interview à Actualité CD pour parler de la guerre entre les deux communautés en cours depuis 2022. À l'origine un conflit foncier dans le Mai Ndombe, qui s'étend désormais dans cinq provinces de l'ouest congolais, jusqu'aux limites de Kinshasa. Les affrontements ont provoqué des centaines de morts et le déplacement de dizaines de milliers de villageois dans la région.Pour l'élu du territoire de Bagata, il ne faut pas « de dialogue dans les salles climatisées » de Kinshasa « entre des chefs de villages qui n'ont suivi la situation que par voie de presse […] les papiers signés n'ont pas permis de paix durable, et sur le terrain on ne ressent absolument rien » affirme Garry Sakata, qui demande à la justice militaire « de se déployer avec l'aide de l'État » dans ce conflit afin de poursuivre les auteurs de « crimes contre l'humanité » (au sens du Code pénal militaire congolais).La Cédéao « responsable de l'escalade entre le Bénin et le Niger »AllAfrica, le site d'information panafricain décrète dans un édito « la faillite » de l'organisation de l'Afrique de l'Ouest « en matière de règlements des conflits ». « Une médiation extérieure au continent » est « L'alternative qui semble hélas se dessiner » entre Cotonou et Niamey. « Il faut éviter que les conflits de basse intensité se muent en belligérance au regard des vulnérabilités des pays du continent. Il faut écarter la belligérance économique où l'on essaie de s'étouffer mutuellement. Ce serait catastrophique pour la sécurité des états dans cette zone » juge AllAfrica qui espèrent que « la raison et les vertus du dialogue finiront par s'imposer ».
On vote aujourd'hui en Afrique du Sud. Près de 28 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour des élections législatives très indécises… Au pouvoir depuis trente ans, l'ANC pourrait bien payer ses erreurs de gestion.Dans une tribune publiée par le quotidien sud-africain Cape Times, l'analyste politique, chercheur et militant des droits de l'homme Nyembezi estime que le temps du changement est venu. « Nous sommes maintenant dans ce qui pourrait être la scène finale de la période de domination de l'ANC, affirme-t-il. Le président Ramaphosa a réussi à stabiliser le navire, mais sans rien faire pour rendre le parti plus attrayant aux yeux des électeurs. (…) La plupart des gouvernements s'essoufflent après une si longue période au pouvoir. S'il y a quelque chose qui propulse les arrangements de coalition, c'est ce sentiment politique irrésistible : il est temps de changer. »Hier et avant-hier, déjà, plus de 1 million 600 000 électeurs ne pouvant se déplacer le jour J - invalides, personnes âgées, détenus, policiers ou journalistes - ont pu voter de manière anticipée. Et la commission électorale a relevé quelques irrégularités. C'est que pointe The Star : « attaques, intimidations et vols de matériel électoral : deux personnes ont été arrêtées pour avoir falsifié des urnes. (…) Des incidents toutefois isolés. »La Commission électorale précise que tout est prêt pour le vote de ce mercredi, pointe encore The Star : le matériel électoral est installé, la météo est clémente et la compagnie d'électricité Eskom a donné l'assurance qu'il n'y aurait aucun délestage… Les coupures d'électricité sont en effet régulières dans le pays…Un vote « électrique » !Justement, « l'électricité, grande électrice du jour ! », ironise le quotidien Aujourd'hui à Ouagadougou. « Le courant est l'un des enjeux de cette élection. La Nation arc-en-ciel est fréquemment plongée dans le noir, l'ANC promet de résoudre le problème. Pourquoi maintenant ? clament ses adversaires. »« Depuis quelques semaines, constate Le Point Afrique, l'Afrique du Sud profite d'un répit et ne subit presque plus de délestages électriques. Le gouvernement l'assure, cette amélioration n'est pas liée à l'agenda électoral. Mais les Sud-Africains restent sceptiques et suspicieux. Ils sont bien trop habitués depuis 30 ans aux promesses de campagne qui s'évanouissent une fois la date du scrutin passée. »En tout cas, il n'y a pas que les coupures de courant à mettre au passif de l'ANC. « Les Sud-Africains, constate Le Pays, au Burkina, sont confrontés à une économie en difficulté, à un taux de chômage galopant qui a atteint le chiffre vertigineux de 59 %, à la corruption des dirigeants du parti, à une hausse des crimes violents et à une pauvreté généralisée. »Vers une alliance avec l'opposition ?Alors l'ANC va-t-elle perdre ce scrutin ? Le Monde Afrique nous livre quelques repères : « Tous les sondages sont formels : l'Afrique du Sud s'apprête à vivre une élection historique. De plus en plus contesté, l'ANC pourrait perdre sa majorité à l'Assemblée nationale pour la première fois depuis la fin de l'apartheid. Une voie ouverte pour son principal adversaire ? Pas si simple, répond le journal. Car si l'Alliance démocratique passe pour un modèle de gestion locale de nature à rassurer des électeurs exaspérés par la déliquescence des services publics et le chômage massif, le principal parti d'opposition peine encore à convaincre une majorité d'électeurs de la communauté noire, qui représente 81 % de la population. »L'écrivain sud-africain Sihle Khumalo, interrogé par Le Monde Afrique explique : « En Afrique du Sud, les questions raciales sont encore centrales, ça fait partie de notre lutte. Et que ce soit un mythe ou une réalité, certaines personnes noires perçoivent encore l'Alliance démocratique comme un parti de Blancs, alors aller aux élections avec un leader blanc, ça n'aide pas. »Côté sondage, poursuit le journal, « l'Alliance démocratique recueille entre 20 % et 25 % des intentions de vote. Bien loin de la majorité parlementaire qui lui permettrait d'élire seule le président. Conscient du chemin à parcourir, le parti a créé une coalition avec une dizaine d'autres formations quelques mois avant les élections. (…) L'ANC, elle, est crédité de 40 % à 45 % des intentions de vote ; ses chances d'emporter une majorité de voix paraissent toujours bien maigres. » Alors, s'interroge Le Monde Afrique, « à défaut de victoire, l'Alliance démocratique serait-elle prête à faire une alliance de gouvernement avec l'ANC ? »
À la veille des élections législatives en Afrique du Sud où l'ANC est donnée perdante dans les sondages, gros plan sur les faiblesses de l'économie. Trente ans après la fin de l'apartheid, la majorité noire souffre toujours d'inégalités écrasantes. Un échec largement attribué au parti au pouvoir. Cette année, l'Afrique du Sud sera la première économie du continent africain en termes de PIB d'après les dernières prévisions du FMI. C'est à peu près le seul titre dont peut s'enorgueillir le président Ramaphosa. Mais il est trompeur. Avec ses activités diversifiées, son industrie développée, l'Afrique du Sud est première du continent en volume de richesses, mais en termes de croissance, elle fait pâle figure, derrière l'Angola, la Zambie et même le Zimbabwe depuis trente ans. La comparaison avec les grands émergents comme la Chine ou l'Inde est encore plus accablante car sa croissance réelle, sans l'inflation, est faiblarde, voire négative. Son PIB culmine en 2011. Depuis, le PIB par habitant a reculé de 23 % et les inégalités ont explosé. L'Afrique du Sud est le pays le plus inégalitaire au monde selon la Banque mondiale. Et c'est la majorité noire de la population qui en souffre le plus.40 % des Noirs sans travailLe fossé entre les Noirs et les Blancs est particulièrement choquant sur le marché de l'emploi, miné par un taux de chômage supérieur à 30 %. Ce taux est de 40 % parmi les Noirs et 7 % seulement pour la minorité blanche. 60 % des terres sont encore cultivées par des fermiers blancs, 16 % seulement par des Noirs à l'issue de la réforme agraire qui devait rééquilibrer l'accès à la propriété des terres. Idem pour l'actionnariat des entreprises cotées : 70 % des sociétés appartiennent encore aux Blancs. Dans le contexte d'appauvrissement généralisé, le nombre des personnes dépendant de l'aide sociale a explosé, cela concerne le tiers de la population.À lire aussiÉlections générales en Afrique du Sud : gros plans sur trois régions clésLe fiasco du Black Economic EmpowermentLe Black Economic Empowerment, une politique de discrimination positive en faveur de la population de couleur, n'a pas fonctionné comme prévu. Certains n'hésitent pas à parler d'un échec. D'un système déformé par l'usage. Seule une minorité noire s'est considérablement enrichie. Essentiellement des membres de l'ANC invités à la table des dirigeants blancs. Ils ont obtenu des participations au capital des grandes entreprises, des postes de direction, et sont devenus alors les meilleurs alliés économiques de leurs ex-oppresseurs. Le Black Economic Empowerment a été le terreau de la corruption. Aux détriments des collectivités qui passaient des appels d'offre, mais aussi des entreprises qui ont perdu en compétitivité.Les défaillances du réseau électriqueLa corruption endémique est l'une des causes de la défaillance chronique de la compagnie nationale d'électricité. Les déboires d'Eskom, devenue incapable de fournir du courant en continu, est la plaie la plus douloureuse de l'économie sud-africaine. La situation s'est améliorée depuis quelques mois, mais il est encore trop tôt pour parler d'un retour à la normale. La croissance sud-africaine sera cette année inférieure à 1 %. Selon le FMI, elle pourrait bondir à 3 ou 5 % si le courant était rétabli de manière durable. Cette déliquescence du réseau, avec des conséquences négatives sur le transport ferroviaire, est l'un des facteurs qui poussent certains investisseurs étrangers à reporter leurs projets.À lire aussiAfrique du Sud: pourquoi les élections générales sont l'un des scrutins les plus incertains depuis 30 ans
À l'approche des élections générales du 29 mai en Afrique du Sud, le Congrès national africain (ANC) au pouvoir depuis la fin de l'apartheid semble menacé pour la première fois de perdre sa majorité. Quels enjeux pour le parti de Nelson Mandela ? Si les sondages se confirment, à quelle formation politique pourrait-il s'allier ? Après des scandales de corruption à répétition et la frustration du maintien de fortes inégalités, comment l'ANC peut-il retrouver la confiance des Sud-Africains ? Avec la participation de : - Nicolas Pons-Vignon, chercheur principal à l'Unité de recherche et développement industriel (CSID) de l'Université du Witwatersrand en Afrique du Sud- Gilles Teulié, professeur de Civilisation britannique et du Commonwealth, auteur de « Histoire de l'Afrique du Sud : des origines à nos jours » (Éd. Tallandier)- Francis Kpatindé, journaliste, maître de conférences à Sciences Po Paris.
Afrique du Sud : 30 plus tard, que deviennent les enfants de la liberté ?En Afrique du Sud, c'est le temps du bilan pour le Congrès National Africain, l'ANC. Il y a 30 ans, des files interminables se formaient à l'extérieur des bureaux de vote du pays, pour le tout premier scrutin multiracial. Avec l'élection de Nelson Mandela, les Sud-Africains écoutaient, pleins d'espoir, les promesses de son parti, et rêvaient d'une société arc-en-ciel pour tourner la page de l'apartheid. Aujourd'hui, la corruption et les limites des politiques publiques sont passées par là... les trentenaires à qui on avait prédit une vie meilleure ont vécu des expériences très différentes, qui reflètent les défis post-apartheid.Un Grand reportage de Romain Chanson et Claire Bargelès qui s'entretiennent avec Patrick Adam. Slovénie, la vallée de la Vipava s'adapte au changement climatiqueNichée entre les Alpes juliennes et la mer Adriatique, la vallée slovène de la Vipava subit de plein fouet les conséquences du changement climatique. Ses vergers, ses vignes souffrent de la sécheresse, ses habitants tentent d'y faire face par différentes actions.Un Grand reportage d'Agnieszka Kumor qui s'entretient avec Patrick Adam.
En Afrique du Sud, c'est le temps du bilan pour le Congrès National Africain, l'ANC. Il y a 30 ans, des files interminables se formaient à l'extérieur des bureaux de vote du pays, pour le tout premier scrutin multiracial. Avec l'élection de Nelson Mandela, les Sud-Africains écoutaient, pleins d'espoir, les promesses de son parti, et rêvaient d'une société arc-en-ciel pour tourner la page de l'apartheid. Aujourd'hui, la corruption et les limites des politiques publiques sont passées par là... les trentenaires à qui on avait prédit une vie meilleure ont vécu des expériences très différentes, qui reflètent les défis post-apartheid.« Afrique du Sud : 30 ans plus tard, que deviennent les enfants de la liberté ? », un Grand reportage de Romain Chanson et Claire Bargelès.
durée : 01:24:59 - Les Nuits de France Culture - par : Albane Penaranda - Opus - Guerriers noirs et zoulous blancs : Les musiciens sud-africains (1ère diffusion : 19/12/1987)
Ce jeudi au sommaire de Radio Foot en direct à 16h10TU (17h10 Paris) : CAN 2024. Interviews, reportages et décryptages. La Côte d'Ivoire tient sa finale ! Les Éléphants mettent à terre les Léopards de RDC (1-0) grâce au premier but dans cette compétition de Sebastien Haller. Retour sur un succès qui offre au pays hôte l'opportunité de décrocher un titre inespéré avec Christophe Jousset et Antoine Grognet sur place. - Les Super Eagles au bout de la nuit !Le Nigeria a dû attendre la séance des tirs au but pour se débarrasser des coriaces Sud-Africains (1-1 et 4 t-a-b 2) d'Hugo Broos dans un duel devenu fou. Focus !- Finale : Nigeria vs Côte d'Ivoire, la plus belle des affiches ?Après s'être affrontés en phase de poules, ces deux ténors du continent se retrouveront dimanche (11 février 2024) à Ebimpé. Le Nigeria pour décrocher un quatrième titre, le pays hôte pour un troisième en entérinant au passage l'un des plus beaux come-back dans une compétition. Show Must Go One.Pour en débattre autour d'Annie Gasnier, nos consultants du jour : Chérif Ghemmour, Naïm Moniolle et Saïd Amdaa — David Fintzel — Technique/Réalisation : Diego Tenorio.
Ce jeudi au sommaire de Radio Foot en direct à 16h10TU (17h10 Paris) : CAN 2024. Interviews, reportages et décryptages. La Côte d'Ivoire tient sa finale ! Les Éléphants mettent à terre les Léopards de RDC (1-0) grâce au premier but dans cette compétition de Sebastien Haller. Retour sur un succès qui offre au pays hôte l'opportunité de décrocher un titre inespéré avec Christophe Jousset et Antoine Grognet sur place. - Les Super Eagles au bout de la nuit !Le Nigeria a dû attendre la séance des tirs au but pour se débarrasser des coriaces Sud-Africains (1-1 et 4 t-a-b 2) d'Hugo Broos dans un duel devenu fou. Focus !- Finale : Nigeria vs Côte d'Ivoire, la plus belle des affiches ?Après s'être affrontés en phase de poules, ces deux ténors du continent se retrouveront dimanche (11 février 2024) à Ebimpé. Le Nigeria pour décrocher un quatrième titre, le pays hôte pour un troisième en entérinant au passage l'un des plus beaux come-back dans une compétition. Show Must Go One.Pour en débattre autour d'Annie Gasnier, nos consultants du jour : Chérif Ghemmour, Naïm Moniolle et Saïd Amdaa — David Fintzel — Technique/Réalisation : Diego Tenorio.