Journal d'Haïti et des Amériques

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13h10-13h30 (TU) sur l'antenne Monde, Mikaël Ponge vous propose un rendez-vous d’information destiné aux Amériques, avec chaque jour, un dossier spécial Haïti. Haïti, avec quelque trois millions d’auditeurs, est le deuxième bassin d’audience de notre radi

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    • May 15, 2026 LATEST EPISODE
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    Au Venezuela, le monde des affaires se frotte les mains

    Play Episode Listen Later May 15, 2026 30:00


    Près de cinq mois après l'enlèvement par les États-Unis du président Nicolas Maduro et son remplacement par une présidente intérimaire placée sous la tutelle de l'administration Trump, le Venezuela change de ligne. Sous la tutelle de Washington, l'économie vénézuélienne se libéralise et s'ouvre aux investisseurs internationaux, qui étudient les possibilités commerciales dans le pays. Alors que le PIB a chuté de 75% en quinze ans, le monde des affaires voit beaucoup de possibilités au Venezuela, notamment grâce à la réactivation de la production pétrolière. Et à Caracas toutes ces expectatives se font sentir, le monde des affaires se frotte les mains. Reportage de notre correspondante, Alice Campaignolle. De Jacmel au Festival de Cannes La réalisatrice haïtienne Géssica Généus a présenté hier soir au Festival de Cannes son deuxième long métrage, Marie-Madeleine, retenu en sélection Cannes Première. Elle y interprète le rôle-titre, celui d'une prostituée dans la ville de Jacmel qui se lie d'amitié avec Joseph, le fils d'un pasteur évangéliste. Deux personnages que tout oppose, et qui à eux deux racontent la difficulté du vivre-ensemble dans un pays qui porte encore de nombreuses cicatrices – l'esclavage, la dictature Duvalier, les catastrophes climatiques. Léa Boutin-Rivière, du service Culture de RFI, envoyée spéciale à Cannes, a rencontré Gessica Généus. Un road trip américain aux accents iraniens Autre film présenté cette semaine au festival, dans la sélection Acid cette fois : Dans la gueule de l'ogre. La réalisatrice française d'origine iranienne Masha Karampour y suit son frère musicien désormais installé à New York et sur le point d'obtenir la nationalité américaine. Tous les deux traversent les États-Unis en voiture. À travers ce road trip, le film raconte la mémoire d'une génération iranienne dispersée, en grande partie exilée. Ce qui frappe dans ce documentaire, c'est l'omniprésence de l'Iran même aux États-Unis, constate Vahid Shamsoddinnezhad, du service en persan de RFI, envoyé spécial à Cannes.

    En Argentine, le service météo face à la tronçonneuse de Javier Milei

    Play Episode Listen Later May 14, 2026 30:00


    Le président argentin, ultralibéral décomplexé et climatosceptique notoire, coupe à tour de bras dans les effectifs de l'organisme chargé d'observer, de comprendre et d'anticiper le climat.  « Alerte rouge », peut-on lire dans les couloirs à moitié vide du service météorologique national à Buenos Aires, « Non aux licenciements, ici, personne n'est de trop ». Ces deux dernières années, l'organisme a perdu un quart de ses effectifs. Rien que le mois dernier, 140 personnes ont été licenciées. Sous prétexte de moderniser et d'optimiser le service météorologique, le gouvernement de Javier Milei le démantèle, dénonce la déléguée syndicale Silvina Romero. Depuis le début du « plan tronçonneuse » du président argentin fin 2023, le budget de l'organisme a presque été divisé par deux. Et les conséquences sont là : moins de stations opérationnelles, moins d'information en temps réel, et moins de capacité d'anticipation. Reportage de notre correspondant à Buenos Aires, Théo Conscience. La diplomatie états-unienne plombée par les licenciements Donald Trump est en Chine. Il s'agit de la première visite d'un président états-unien dans le pays depuis le précédent voyage de l'actuel locataire de la Maison Blanche en 2017. Entre-temps, le département d'État a subi des coupes massives. La semaine dernière, plus de 250 licenciements ont été confirmés au sein du ministère des Affaires étrangères. Depuis juillet 2025, ce sont même plus d'un millier de diplomates qui ont été poussés vers la sortie. Des départs qui ne sont pas sans conséquence pour la diplomatie américaine. Explication de notre correspondant à Washington, Vincent Souriau. Premier bilan de la flambée de violences à Cité Soleil En Haïti, on dispose désormais de chiffres sur la flambée de violences dont Cité Soleil a été le théâtre, avec plusieurs jours d'échanges de tirs entre gangs rivaux. Ces chiffres – non officiels – font état de plus de 80 morts. Selon l'Office international pour les migrations, plus de 5 000 personnes ont également dû quitter leurs maisons. Mais tous ces chiffres vont augmenter, prédit le rédacteur en chef du Nouvelliste, Frantz Duval. Le système de santé est une des victimes de ces violences : les rares hôpitaux qui fonctionnaient encore à Cité soleil ont dû fermer. « Ces hôpitaux se trouvent dans une zone où la santé est déjà un luxe et voilà qu'ils ferment les uns après les autres. Cela va réduire davantage la disponibilité de soins pour les habitants », constate Frantz Duval. Au sein de l'administration Trump, des évangéliques qui pèsent lourds Aux États-Unis, les célébrations du 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance commenceront par neuf heures de prière auxquelles participeront de grandes figures du mouvement évangélique. Du secrétaire à la Défense Pete Hegseth, à la cheffe du bureau de la foi de la Maison Blanche Paula White Cain, les chrétiens évangéliques sont solidement installés au sein de l'administration Trump. Mais leur influence révèle des divisions internes au mouvement MAGA depuis le début de la guerre en Iran. L'analyse de notre journaliste, Jean-Baptiste Breen. À lire aussiDans l'ombre de Trump : jusqu'où s'étend le pouvoir des figures évangéliques à la Maison Blanche ? Mort de Jason Collins, premier joueur NBA à faire son coming-out Toujours aux États-Unis, on a appris mardi la mort de l'ancien joueur NBA Jason Collins, décédé à l'âge de 47 ans. Il s'était fait connaître en devenant le premier joueur du championnat de basket nord-américain à rendre publique son homosexualité. C'était en 2013, il y a seulement treize ans, dans une tribune publiée dans le magazine Sports Illustrated. Un texte qui commençait par ces mots : « Je suis un pivot NBA de 34 ans. Je suis noir. Et je suis homosexuel. » Un coup de tonnerre. Car aucun joueur en activité des ligues masculines de basket, baseball, football et hockey n'avait fait son coming-out avant lui. Treize ans plus tard, ces quatre ligues majeures ne comptent officiellement aucun joueur gay. Éclairage de François-Damien Bourgery, du service international de RFI.

    Haïti : la situation sécuritaire se dégrade autour de l'aéroport de Port-au-Prince

    Play Episode Listen Later May 13, 2026 30:00


    La situation sécuritaire continue de se détériorer dans la Plaine du Cul-de-Sac, zone stratégique située à proximité de l'aéroport international de Port-au-Prince. Les affrontements entre gangs affectent aussi la production de l'entreprise Rhum Barbancourt. Nous en avons parlé avec sa PDG, Delphine Gardère. Entretien réalisé par notre correspondant Peterson Luxama. Tout au long du week-end, les groupes armés ont multiplié attaques et affrontements, poussant des centaines de familles à fuir leurs maisons pour chercher refuge dans des secteurs plus sûrs. Les habitants dénoncent l'absence de réaction des autorités face à l'emprise grandissante des gangs dans cette région devenue l'un des principaux foyers de violences du pays. Au cours des affrontements, un employé du Rhum Barbancourt a été tué après avoir été atteint par une balle perdue. La PDG de l'entreprise, Delphine Gardere, évoque une situation « insoutenable » et rappelle que plusieurs salariés ont déjà été victimes de l'insécurité ces dernières années, certains kidnappés, d'autres assassinés. Malgré les alertes répétées des entreprises installées dans la zone, aucune mesure concrète n'aurait été prise pour enrayer la dégradation de la situation. « Jusqu'à quand faudra-t-il compter les morts avant des actions concrètes ? », s'interroge la dirigeante au micro de Peterson Luxama. La CIA a-t-elle participé à l'assassinat d'un membre du cartel de Sinaloa Une enquête de CNN affirme que la CIA aurait participé à un assassinat ciblé contre un membre présumé du cartel de Sinaloa au Mexique. En mars 2026, Francisco Beltran, alias « El Payin », a été tué dans l'explosion de sa voiture sur une autoroute près de Mexico. Selon plusieurs sources citées par CNN, un explosif avait été placé dans le véhicule avec l'aide d'agents de la CIA. Le gouvernement mexicain et l'agence américaine ont fermement démenti ces accusations, mais l'affaire suscite de nombreuses réactions dans les médias mexicains.  À écouter aussiAu Mexique : le violent déchirement du cartel de Sinaloa   Manifestation contre l'orientation sécuritaire du gouvernement Asfura en Honduras  Le nouveau gouvernement de droite du président Nasry Asfura a finalement adopté son budget 2026, d'un montant équivalent à 16 milliards d'euros. Le texte prévoit une réduction importante des dépenses consacrées à l'environnement et à l'enseignement supérieur public, tandis que les budgets de la police et de l'armée augmentent de 15%. Cette nouvelle orientation budgétaire a provoqué la colère des étudiants, qui dénoncent une menace pour l'accès à l'université publique et pour les milliers de bourses accordées chaque année aux jeunes issus des régions rurales. Reportage de notre correspondante Marie Griffon. Journal de la 1ère La fermeture du bureau de poste de la commune de Fonds-Saint-Denis en Martinique.  

    Haïti : les élections reportées

    Play Episode Listen Later May 12, 2026 30:00


    En Haïti, la situation sécuritaire continue de se détériorer, notamment dans la région de la Plaine du Cul-de-Sac où se multiplient les attaques, ces derniers jours. Un employé du Rhum Barbancourt a été tué après avoir été touché par une balle perdue. Sous la pression des gangs armés, des centaines d'habitants ont été contraints de fuir leur domicile. Les entreprises implantées dans la région dénoncent l'absence de réponses concrètes des autorités. Reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. Conséquence de cette insécurité galopante, les élections n'auront pas lieu, fin août 2026, comme prévu, mais à la fin de l'année. « Le report du scrutin est un reflet de la gravité de la situation », commente Gotson Pierre, le directeur de l'agence haïtienne Alterpresse. « Cette décision alimente les doutes qui existent quant à la capacité du gouvernement à ramener le calme dans le pays. » Autre article à lire sur le site d'Alterpresse : la nomination d'un homme à la tête de la Direction générale du ministère à la Condition féminine et aux droits des femmes. « Cela affaiblit la place des femmes dans l'administration publique », estime Gotson Pierre. « Alors qu'un quota constitutionnel fixe à 30% la part des femmes dans les postes à responsabilités, il n'y a plus que trois femmes à la tête des directions générales des 18 ministères du gouvernement. »   Argentine : nouvelle manifestation pour sauver l'université publique En Argentine, le bras-de-fer continue entre Javier Milei et le monde étudiant. Une nouvelle manifestation doit avoir lieu ce mardi (12 mai 2026) pour exiger de l'argent pour les universités et la recherche. Des milliers de personnes devraient descendre dans les rues de plusieurs villes du pays pour tenter de faire plier le président Javier Milei qui refuse d'appliquer la loi votée en août 2025 qui prévoit une actualisation du budget de l'enseignement supérieur. Les explications de Marine de La Moissonnière.   Pas de grand exode à la frontière Chili/Pérou Le nouveau président d'extrême droite José Antonio Kast entend expulser plus de 300 000 réfugiés et migrants. Depuis son arrivée au pouvoir en mars 2026, il construit un mur à la frontière avec le Pérou disant vouloir empêcher les réfugiés vénézuéliens colombiens ou équatoriens de passer au Chili. Un modèle qui rappelle celui de Donald Trump. Deux mois après ce changement de gouvernement, Martin Chabal est allé à la rencontre des réfugiés qui quittent le Chili et de ceux qui tentent encore d'y entrer.   Le journal de la 1ère Touchés par des coupures d'eau un peu trop fréquentes, certains habitants de la Martinique dénoncent des fuites qui tarderaient à être réparées.

    Delcy Rodriguez cultive son image de présidente

    Play Episode Listen Later May 11, 2026 30:00


    Delcy Rodriguez effectue son premier voyage en Europe depuis son accession au pouvoir. La présidente par intérim du Venezuela est aux Pays-Bas où elle assiste ce lundi (11 mai 2026) au dernier jour du procès qui se tient depuis une semaine devant la Cour internationale de justice au sujet de l'Essequibo, territoire que le Venezuela et le Guyana se disputent depuis des années. Ce déplacement est aussi pour Delcy Rodriguez une manière d'asseoir son autorité, nous explique Marine de La Moissonnière. Delcy Rodriguez veut s'imposer aux yeux de tous - pas uniquement des États-Unis - comme la cheffe incontestable du Venezuela. Mais il y a également un enjeu de politique intérieure dans ce voyage consacré à un thème qui fait consensus au Venezuela. Les revendications territoriales sur l'Essequibo font l'unanimité, peu importe le bord politique. Comme son prédécesseur Nicolas Maduro, Delcy Rodriguez utilise ce sujet pour tenter de réactiver sa popularité alors que « son pouvoir reste fragile », souligne Thomas Posado, maître de conférences en Civilisation latino-américaine à l'Université de Rouen-Normandie.   Les ouvriers de la sous-traitance mécontents de la hausse de leur salaire minimum En Haïti, l'augmentation du salaire minimum continue de susciter des réactions contrastées au sein des organisations ouvrières. Certes, les syndicats reconnaissent une avancée après plusieurs jours de mobilisation, de tensions même dans les usines de sous-traitance, mais ils jugent la mesure largement insuffisante face à la dégradation des conditions de vie. L'inflation enfle ; le prix des carburants flambe, ce qui fragilise le portefeuille des Haïtiens. Les 1 000 gourdes (6 euros) équivalents sont loin de répondre aux attentes des ouvriers. C'est ce qu'estime la structure Batay Ouvriyé. Sa responsable, Yannick Étienne, répond aux questions de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. À écouter aussiHaïti : hausse de salaire dans le secteur de la sous-traitance Honduras : les feux de forêt repartent Au Honduras, à l'approche des saisons chaudes, les feux de forêt ont repris. 18 000 hectares sont partis en fumée dans le pays, depuis le début de l'année. Cette région souffre du réchauffement climatique, notamment à cause du phénomène « El Niño ». Les précipitations sont plus faibles, ce qui augmente la vulnérabilité des forêts. Parfois, les incendies sont criminels. Reportage à Tegucigalpa signé Marie Griffon.   Le journal de la 1ère Benoît Ferrand nous parle des coupures d'eau qu'a connues le centre de la Martinique, ce week-end.

    Haïti: les expulsions depuis la République dominicaine plongent Anse-à-Pitre dans l'urgence humanitaire

    Play Episode Listen Later May 8, 2026 30:00


    Depuis le début de l'année, plus de 260 000 Haïtiens ont été expulsés de République dominicaine, souvent dans des conditions dénoncées comme brutales par les autorités locales et les ONG. À Anse-à-Pitre, ville frontalière du sud-est haïtien, les structures sanitaires sont débordées par l'arrivée quotidienne de dizaines de personnes qui se trouvent souvent dans un état critique. Un dossier de Ronel Paul. Le centre hospitalier de la commune, déjà fragile, peine à faire face à cet afflux. Son directeur, le docteur Charles Denis, dénonce des renvois « inhumains » et un manque criant de moyens. L'ONG humanitaire ALIMA a renforcé ses opérations dans la région depuis juillet 2025 afin d'améliorer la prise en charge des urgences, notamment des femmes enceintes et des enfants souffrant de malnutrition. Mais au-delà de l'urgence sanitaire, les autorités locales dénoncent l'absence de soutien de l'État haïtien. Le maire d'Anse-à-Pitre, Harry Bruno, affirme que les centres d'accueil improvisés sont saturés. Beaucoup de ces expulsés sont nés en République dominicaine, ils n'ont pas de documents haïtiens et se retrouvent aujourd'hui sans nationalité reconnue. Bolivie : six mois après son arrivée au pouvoir, Rodrigo Paz confronté au retour de la crise économique Élu il y a six mois après deux décennies de gouvernements de gauche, Rodrigo Paz avait promis de redresser l'économie bolivienne. Mais les difficultés persistent. Ces derniers jours, des grèves et blocages ont paralysé plusieurs régions du pays pour dénoncer la mauvaise qualité du carburant et le retour des longues files d'attente dans les stations-service. Les pénuries de diesel et de dollars, qui semblaient temporairement maîtrisées, réapparaissent progressivement. Pour l'économiste Luis Fernando Romero, l'amélioration observée après l'arrivée du nouveau gouvernement relevait surtout d'un regain de confiance des acteurs économiques. Selon lui, le problème structurel demeure le manque de devises étrangères dans le pays. Une partie importante des revenus issus des exportations ne reviendrait plus dans le système bancaire bolivien, ce qui aggrave la fragilité financière de l'État. Un reportage de Nils Sabin. À lire aussiBolivie: comprendre la crise économique qui frappe le pays États-Unis : le Congrès se déchire autour du programme de surveillance FISA Aux États-Unis, la prolongation du programme de surveillance FISA provoque un débat explosif au Congrès, y compris dans le camp républicain. Au cœur des tensions, nous explique notre correspondant Vincent Souriau : l'article 702 du texte, qui autorise les services de renseignement américains à intercepter les communications de cibles étrangères situées hors du territoire américain. Mais dans la pratique, les échanges de citoyens américains peuvent eux aussi être collectés accidentellement. Les défenseurs des libertés civiles dénoncent un système opaque qui permet au FBI et à la NSA d'accéder à certaines données sans mandat judiciaire individuel. Pour Anne Toomey McKenna, ce mécanisme contourne les protections prévues par le quatrième amendement de la Constitution américaine contre les perquisitions abusives. Des ONG comme Electronic Frontier Foundation réclament davantage de transparence et de garanties pour les citoyens américains. À lire aussiComment la NSA enfreint des milliers de lois sur la vie privée Journal de la 1ʳᵉ La Guadeloupe en pré-alerte sanitaire avec l'arrivée des algues sargasses. À lire aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?

    Visite de Lula à la Maison Blanche pour tenter de normaliser les relations bilatérales

    Play Episode Listen Later May 7, 2026 30:00


    Le président brésilien est à Washington ce jeudi (7 mai 2026). Il s'entretiendra avec son homologue américain. Les deux hommes sont aux antipodes idéologiquement, et depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les relations entre les États-Unis et le Brésil ont été houleuses à de nombreuses reprises. On se souvient de l'épisode des tarifs douaniers imposés en représailles après la condamnation à 27 ans de prison de Jair Bolsonaro. Lula avait tenu tête à Donald Trump et avait finalement obtenu la levée d'une grande partie de ces taxes. Aujourd'hui, le président brésilien devrait jouer la carte de l'apaisement. Marine de La Moissonnière décrypte les enjeux de cette rencontre au cours de laquelle il sera question, entre autres, de terres rares et de lutte contre le crime organisé. À six mois de la présidentielle, Lula devrait en profiter aussi pour essayer de redorer son blason aux yeux de la population brésilienne et d'apparaître comme un chef d'État expérimenté.   Les repentis du mouvement MAGA La sphère MAGA (pour Make America great again) compte des milliers de militants ultra fidèles à Donald Trump. Mais certains commencent à remettre en question la ligne du président américain au point parfois de quitter le mouvement. Sarah Krakovitch donne la parole à plusieurs de ces « déserteurs » qui se disent « en convalescence ».   .ai, une extension qui rapporte gros Ce sont deux petites lettres, une extension internet de rien du tout mais qui fait gagner beaucoup d'argent à l'archipel des Caraïbes d'Anguilla dont c'est le nom de domaine. Jean-Baptiste Breer, de la rédaction internet de RFI, revient sur cette « success story » inespérée. À lire aussi sur rfi.frLe jackpot du «.ai»: comment Anguilla, 15 000 habitants, est devenu le «gagnant inattendu du boom de l'IA»

    Le découpage électoral aux États-Unis, grand enjeu des midterms

    Play Episode Listen Later May 6, 2026 30:00


    Encore six mois jusqu'aux midterms. Les Américains voteront alors pour renouveler la Chambre des représentants et un tiers du Sénat. Au centre du débat actuellement, le découpage électoral avec une récente décision de la Cour Suprême qui pourrait changer la donne. Nous en parlons avec la spécialiste des États-Unis, Ludovine Gilli. Il y a quelques jours, la Cour suprême américaine est revenue sur l'une des lois du Civil Rights Act de 1965, issu du mouvement pour les droits civiques, un texte qui visait à réduire la discrimination durant les élections. Avec Ludivine Gilli, nous évoquons les conséquences de cette décision. Et nous parlons aussi du revers subi par des candidats républicains lors des primaires à l'élection du Sénat de l'Indiana. Ils étaient opposés à un projet de découpage électoral et ont battu par des candidats conservateurs favorisés par le président Donald Trump.   Procès de l'assassinat de Jovenel Moïse : « Il ne faut pas s'attendre à connaître toute la vérité » C'est ce qu'a déclaré le politologue et spécialiste d'Haïti Jake Johnston avec lequel nous avons dressé le bilan du procès américain à Miami qui est en train de s'achever. Après plus de deux mois d'audiences, le constat est mitigé : le procès n'a pas permis d'apporter de réponses claires sur l'identité du ou des commanditaires, ni sur les motivations profondes derrière l'opération. À lire aussiHaïti: ce qu'il faut savoir du procès sur l'assassinat de l'ancien président Jovenel Moïse   Au Chili, une loi pour étendre l'accès aux crèches d'entreprise Au Chili, les entreprises qui comptent au moins 20 femmes salariées doivent garantir un accès à une crèche pour leurs enfants jusqu'à l'âge de deux ans. Il peut s'agir d'une structure gérée par l'entreprise elle-même, d'une crèche externe financée par l'employeur, ou encore du versement d'une allocation aux mères pour faire garder leur bébé. Depuis douze ans, le pays tente d'élargir ce dispositif afin que davantage de femmes puissent en bénéficier, sans succès jusqu'à présent. À Santiago, reportage de notre correspondante Naïla Derroisné. Journal de la 1ère Réparations de l'esclavage : une lettre ouverte aux descendants d'esclavagistes. À lire aussiL'Assemblée générale de l'ONU proclame la traite des esclaves africains «plus grave crime contre l'humanité»

    Haïti : hausse de salaire dans le secteur de la sous-traitance

    Play Episode Listen Later May 5, 2026 30:00


    Lundi (4 mai 2026), le gouvernement haïtien a annoncé une revalorisation du salaire minimum pour les ouvriers du secteur de la sous-traitance, nous apprend Gotson Pierre, directeur de l'agence Altepresse. Il est désormais fixé à 1 000 gourdes par jour. « Cet appui aux travailleurs intervient après une forte mobilisation du secteur », précise le journaliste. Également dans l'actualité haïtienne : le procès des assassins présumés de Jovenel Moïse qui se tient à Miami et qui touche à sa fin. « Cette semaine, il est entré dans une phase décisive. Certains faits sont désormais considérés comme établis. Mais il reste des zones d'ombre, notamment autour de Joseph Félix Badio », précise Gotson Pierre.  Enfin, des tensions ont éclaté hier à Saint Marc dans l'Artibonite. « Des manifestants qui protestaient contre l'insécurité, ont érigé des barricades de pneus enflammés, paralysant une grande partie des activités de la ville », raconte Gotson Pierre. Des journalistes ont subi des intimidations. La police a fini par intervenir et a dispersé la foule avec des gaz lacrymogènes.   Argentine : le chef des ministres englué dans un scandale Une nouvelle affaire éclabousse le sommet de l'État argentin. L'équivalent du Premier ministre est dans le viseur de la justice. Manuel Adorni, un fidèle du président, est soupçonné d'enrichissement illégal. Il s'est justifié devant les parlementaires, il y a quelques jours, et de nouveau hier, répétant qu'il est innocent. Confronté à plusieurs scandales qui concernent son entourage proche, Javier Milei continue à soutenir les mis en cause et à insulter la presse à l'origine des révélations. Les précisions de Marine de La Moissonnière. À lire aussiArgentine: Javier Milei suspend l'accès des journalistes à la présidence Colombie : Ivan Mordisco, ennemi public numéro 1 La campagne électorale colombienne, en vue de la présidentielle du 31 mai, est entachée par des violences. Il y a dix jours, une bombe a explosé sur une route du sud-ouest, faisant 21 morts. C'est l'attentat le plus meurtrier depuis 20 ans. Il a été commis par l'EMC, un groupe dissident des FARC. François-Damien Bourgery nous dresse le portrait de son chef, Ivan Mordisco. À lire aussiQui est Ivan Mordisco, le criminel le plus recherché de Colombie? Le journal de la 1ère En Martinique, les 5e « Journées de la Recherche » se poursuivent ce mardi (5 mai) dans les locaux de l'Université des Antilles.

    Sécurité renforcée au Mexique en vue de la Coupe du monde de football

    Play Episode Listen Later May 4, 2026 30:00


    Dans un peu plus d'un mois, le pays, coorganisateur de la Coupe du monde avec le Canada et les États-Unis, doit accueillir treize matches. Pour l'occasion, un vaste dispositif est déployé, avec près de 100 000 personnes mobilisées et l'appui de partenaires étrangers, dont la France, venue former les forces locales. Reportage de Gwendolina Duval. À Mexico, dans une école de police, les forces spéciales s'entraînent en conditions réelles face à de faux manifestants, en s'inspirant des techniques françaises de maintien de l'ordre, basées sur la mobilité et la dissuasion sans affrontement. Objectif pour la France : partager son savoir-faire pour mieux anticiper et canaliser les foules. À Guadalajara, ville hôte du Mondial, le dispositif est déjà bien visible, nous explique Gwendolina Duval. Dans une région marquée par la violence des cartels, 3 000 policiers et militaires ont été mobilisés lors d'un match-test, avec un déploiement impressionnant d'équipements, jusqu'à des robots anti-explosifs. Une démonstration de force destinée à rassurer, alors que des millions de visiteurs sont attendus pour la compétition sportive qui débute le jeudi 11 juin 2026 avec le match Mexique – Afrique Sud.   Haïti : le jardin botanique des Cayes en danger Le pays est sur le point de perdre un patrimoine écologique majeur. Il s'agit du Jardin botanique des Cayes, situé dans le sud du pays, sur plusieurs hectares de terrain. Créé en 2003 par l'agronome William Cinéa, ce jardin est aujourd'hui gravement menacé. Une bonne partie du site, notamment ses zones les plus importantes, aurait été incendiée dans un contexte de conflit foncier. Cette situation suscite une vive émotion au sein de la population locale, notamment chez les étudiants en agronomie, mais aussi une profonde consternation du fondateur du jardin, qui se dit abasourdi par cette destruction. Des ONG environnementales, dont Haïti Climat, expriment également leur inquiétude et appellent à des mesures urgentes pour protéger ce patrimoine. Un reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. Le maire de New York boycotte le Met Gala À New York, le Met Gala, grande messe annuelle de la mode organisée au Metropolitan Museum of Art sous l'égide d'Anna Wintour, prend cette année un virage politique. Plusieurs appels au boycott ont été lancés, en soulignant que cet évènement est financé par le patron d'Amazon, Jeff Bezos. Même le maire de New York, Zohran Mamdani, a décidé de pas s'y rendre, une première. Élu sur un programme de taxation des grandes fortunes, il assume une ligne très à gauche, illustrée par une nouvelle taxe visant les résidences secondaires de luxe pour financer des mesures sociales comme la gratuité des bus ou des épiceries subventionnées. Malgré les critiques des milieux d'affaires et les doutes sur la faisabilité de ses promesses, il cultive son image de maire progressiste, notamment en apparaissant aux côtés de Barack Obama lors d'événements publics qui vise à promouvoir sa politique sociale. Journal de la 1ère En Guyane, les nouveaux prix d'essence affolent les professionnels.

    Haïti: l'aide humanitaire aux victimes de l'ouragan Melissa a-t-elle été détournée?

    Play Episode Listen Later May 1, 2026 30:00


    Une enquête d'AyiboPost met en lumière de graves soupçons de détournement d'aide humanitaire à Petit-Goâve, après le passage dévastateur de l'ouragan Melissa fin 2025. Selon des témoignages et des documents exclusifs, une cargaison destinée aux sinistrés – comprenant notamment 1 500 sacs de produits alimentaires et des kits d'urgence – n'aurait jamais atteint les victimes. Nous en parlons avec l'un des auteurs de l'enquête, Wesker Sylvain. L'aide est arrivée début décembre 2025 sous la supervision de la Protection civile. Elle aurait été interceptée par une délégation municipale avant même sa distribution officielle. Au cœur des accusations, se trouve l'ancien directeur général de la mairie, Lesly Toussaint. Il est soupçonné d'avoir détourné ces ressources à des fins personnelles et commerciales. Une élue locale, Marthe Noël Josselin, affirme que des produits ont été transportés discrètement puis revendus sur des marchés locaux ou distribués à des particuliers. Plusieurs témoignages évoquent également la présence inhabituelle de riz et de farine issus de l'aide humanitaire dans les circuits commerciaux, tandis qu'une employée municipale reconnaît avoir reçu une partie de ces denrées sans être elle-même sinistrée. L'ouragan Melissa avait fait au moins 43 morts, dont 25 à Petit-Goâve, et causé d'importants dégâts matériels. Le Mexique se lance dans l'exploitation du gaz de schiste C'est un revirement qui fait beaucoup réagir les défenseurs de l'environnement. La présidente Claudia Sheinbaum a annoncé il y a quelques semaines que le Mexique allait puiser dans ses gisements de gaz de schiste. Et ce alors qu'elle et son prédécesseur Andrès Manuel Lopez Obrador étaient fermement opposés à la méthode du « fracking » particulièrement nocive pour l'environnement. La dirigeante de gauche affirme que le Mexique doit réduire sa dépendance énergétique des États-Unis. Et elle promet que le gaz sera extrait par des méthodes moins polluantes. Un dossier de Justine Fontaine. Expo The Music Is Black : les racines africaines et caribéennes de la musique britannique Melissa Chemam nous amène à Londres, au nouveau musée V&A East qui consacre sa première exposition à la richesse et à l'influence de la musique noire au Royaume-Uni. À travers costumes de scène, archives, films et instruments, le parcours retrace les racines africaines, afro-américaines et caribéennes de genres majeurs comme le jazz, la soul ou le reggae, né à Kingston à la fin des années 1960. L'exposition met en lumière des figures emblématiques comme Shirley Bassey, Sade ou Seal, tout en racontant, en filigrane, l'histoire des migrations vers la Grande-Bretagne et leur rôle déterminant dans la création musicale. Cette exposition dure jusqu'à janvier 2027. Elle s'accompagne de rencontres et projections et montre que Londres reste un carrefour essentiel des musiques noires contemporaines. Journal de la 1ère Corruption et favoritisme : neuf condamnations, dont sept anciens élus de Guadeloupe et Guyane.

    Cap-Haïtien : mouvement de colère face aux inondations

    Play Episode Listen Later Apr 30, 2026 30:00


    Des habitants de la grande ville du nord d'Haïti ont bloqué ce mercredi (29 avril 2026) plusieurs axes routiers pour demander le curage de canaux d'évacuation d'eau et protester contre le manque d'action de l'État face aux inondations et à l'accumulation des déchets. « L'ancienne capitale d'Haïti et deuxième ville du pays subit la pression venant de Port-au-Prince depuis que les gens quittent la capitale » face à l'insécurité et aux gangs, explique Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. « La ville est en pleine expansion, elle compte plus d'un million d'habitants avec sa banlieue mais vit encore dans les habits d'une ville de 50 000 habitants et n'a pas de moyens face aux pluies survenues ces jours-ci », constate-t-il. « Face aux inondations, aux déchets, il n'y a pas de services de drainage, pas de services de voiries, pas de canaux pour permettre d'évacuer l'eau, ajoute Frantz Duval. Alors la population s'est révoltée, a bloqué des rues et érigé des barricades pour protester contre la défaillance des services publics. »  Haïti : des policiers protestent contre la mise à l'isolement de leurs collègues Quatre agents de police ont été mis à l'isolement à Port-au-Prince. En réaction à cela, « des collègues de ces policiers ont manifesté cagoulés, armes à la main, en tirant en l'air, bloquant les rues et intimidant des passants cette semaine », précise Frantz Duval, du quotidien Le Nouvelliste, qui met en garde contre ce mouvement de colère. Dans le passé, quand la police a été « en rébellion contre l'État » elle « n'était pas en position de défendre les institutions ni de protéger les vies et les biens », ce qui a fini « par coûter la vie » à de nombreux Haïtiens en raison des gangs que la police n'a pas été en mesure de contrer, estime le journaliste.  Bousculade à la citadelle Laferrière : le maire de Milot libéré Dans le nord d'Haïti, après la mort de 25 personnes lors d'une bousculade à la citadelle Laferrière début avril 2026, le maire de la commune de Milot, Wesner Joseph, a finalement été libéré. Il avait été arrêté dans le cadre de l'enquête ouverte juste après le drame. Un « retour triomphal mérité » selon Frantz Duval. Car le maire était « en poste depuis moins d'un mois », alors que la citadelle « se trouve dans un parc national qui n'est pas géré par la ville de Milot » et que « les responsables de ce qu'il s'est passé à la citadelle se trouvent plutôt dans les institutions nationales chargées de gérer le parc national dans lequel se trouve la citadelle », estime le rédacteur en chef du quotidien Le Nouvelliste.   À écouter aussiHaïti: une bousculade sur le site touristique de la citadelle fait des dizaines de victimes Revers « historique » au Sénat brésilien pour Lula Pour la première fois depuis 1894, la candidature pour un poste de juge à la Cour suprême du Brésil proposée par le président a été rejetée par le Sénat. Jorge Messias, un juriste de 46 ans, était soutenu par le dirigeant de gauche Lula pour pourvoir un siège laissé vacant dans la plus haute instance judiciaire du pays. Malgré ses convictions très conservatrices (il est évangélique et opposé à l'avortement), il n'a pas obtenu assez de votes pour être choisi par les sénateurs ce mercredi à Brasilia. « C'est une journée historique qui a eu lieu au Congrès, un jour historique pour le Brésil. Le gouvernement Lula, c'est terminé ! », s'est réjoui le sénateur Flavio Bolsonaro sur les réseaux sociaux. Fils de l'ancien président d'extrême-droite Jair Bolsonaro (condamné par la Cour suprême à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État après les émeutes du 8 janvier 2023), il souhaite incarner l'héritage politique de son père et se présente face à Lula pour l'élection présidentielle prévue en octobre. Le vote du Sénat brésilien ce mercredi représente bien une « défaite politique » pour le président sortant de gauche, qui plus est « en pleine année électorale », estime Juan Pablo Ferrero, professeur à l'Université de Bath, au Royaume-Uni. « La nomination de juges à la Cour suprême est devenue un enjeu très important, dans un contexte politique où la justice joue un rôle de plus en plus prégnant au Brésil, où l'on judiciarise des sujets qui devraient être tranchés au niveau politique. C'est devenu très sensible, insiste-t-il. Peut-être que cette tentative de nomination n'a pas été assez pensée, à un moment où Lula devrait essayer d'engranger des points plutôt que de prendre le risque d'en perdre. Et le Sénat a saisi cette occasion pour freiner les ambitions de Lula », analyse encore Juan Pablo Ferrero. Lula, qui s'appuie sur une coalition très « diverse », hétéroclite, risque d'avoir plus de difficultés à faire passer ses projets de loi au Congrès dans les mois à venir, estime le chercheur. Il s'attend à une forme de « paralysie » de l'activité législative d'ici à la présidentielle, car des élus qui auparavant ont soutenu des textes portés par Lula pourraient ne plus vouloir prendre de risques politiques avant le mois d'octobre, anticipe-t-il.   Dans le journal de La 1ère... La détresse et la colère des usagers de l'eau a été au cœur d'une rencontre survenue ce mercredi entre les associations et le préfet de la Guadeloupe, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À lire aussiGuadeloupe: de nouvelles plaintes pour dénoncer la crise de la gestion de l'eau

    L'avenir des Haïtiens aux États-Unis suspendu à une décision de la Cour suprême

    Play Episode Listen Later Apr 29, 2026 30:00


    La plus haute instance judiciaire du pays entend, ce mercredi 29 avril 2026, les arguments du gouvernement états-unien et des plaignants haïtiens, avant de décider courant juin si elle valide ou non la fin du TPS (Statut de protection temporaire). Si la plus haute juridiction américaine entérine la fin du TPS, souhaitée par l'administration Trump, l'impact sera considérable pour 350 000 Haïtiens présents aux États-Unis, qui se retrouveraient sans-papiers du jour au lendemain. Mais si la décision de l'administration Trump est cassée par la Cour, le répit serait sans doute de courte durée pour les plaignants : il suffira au gouvernement américain de trouver d'autres motifs juridiques pour relancer une mesure de suspension du TPS et un nouveau marathon judiciaire, explique le correspondant de RFI à Washington, Vincent Souriau.   Crise des opioïdes aux États-Unis : le laboratoire Purdue condamné au pénal C'est l'une des plus graves crises de santé publique aux États-Unis depuis des décennies : la crise des opioïdes a fait près de 900 000 victimes dans le pays depuis 1999, très loin devant les armes à feu par exemple. Cette semaine marque l'aboutissement d'un des principaux volets de l'affaire judiciaire. Le laboratoire qui commercialisait un de ces médicaments anti-douleur très addictif a été condamné mardi par un tribunal fédéral. L'entreprise mais aussi la famille Sackler, propriétaire du laboratoire Purdue, devront payer plus de 7 milliards de dollars dans cette affaire, principalement pour compenser auprès d'institutions publiques les frais engendrés par l'épidémie d'overdoses provoquées par l'OxyContin, un anti-douleur particulièrement addictif commercialisé par ce laboratoire. Purdue est condamné pour fraude et pour avoir versé des pots de vins à des médecins, pour qu'ils prescrivent le médicament. L'entreprise a conclu un accord avec la justice, a plaidé coupable et reconnu qu'elle n'avait pas pris assez de mesures pour éviter que ce médicament très addictif soit détourné vers le marché noir. Les proches de victimes, réunis devant le tribunal mardi, regrettent que les membres de la famille Sackler ne soient pas poursuivis individuellement au pénal et ne puissent donc pas aller en prison. À écouter aussiÉpidémie de fentanyl : les États-Unis commencent à reprendre pied Du tango contre la maladie de Parkinson En Argentine, un atelier innovant utilise la danse caractéristique du Rio de la Plata comme thérapie de rééducation. Face aux raideurs et aux tremblements provoqués par cette maladie dégénérative, le tango aide à travailler l'équilibre, la motricité et la coordination. Reportage de Théo Conscience à Buenos Aires.  À écouter aussiLa maladie de Parkinson : des symptômes qui s'aggravent au fil du temps Dans les Antilles françaises... Après une aventure de plus de 20 ans, c'en est cette fois terminé pour la compagnie régionale Air Antilles, explique Benoît Ferrand, d'Outre-mer La 1ère. À lire aussiLa maison mère d'Air Antilles et d'Air Guyane en liquidation avec poursuite d'activité de deux mois

    Un nouveau coup porté au crime organisé au Mexique

    Play Episode Listen Later Apr 28, 2026 30:00


    Au Mexique, les autorités ont annoncé l'arrestation d'Audias Flores Silva, alias El Jardinero, présenté comme l'un des possibles successeurs d'El Mencho à la tête du cartel Jalisco Nueva Generación. Son interpellation, dans l'État de Nayarit, a mobilisé 500 militaires et quatre hélicoptères après 19 mois de surveillance. Malgré un important dispositif de protection autour du trafiquant, l'opération s'est déroulée sans échange de tirs. Les États-Unis offraient cinq millions de dollars pour sa capture et demandent désormais son extradition. Selon la presse mexicaine, El Jardinero coordonnait l'acheminement de cocaïne, d'héroïne et de fentanyl vers Houston, avant leur redistribution dans plusieurs villes américaines. Washington aurait fourni des renseignements aux autorités mexicaines, dans un contexte de pression croissante sur Mexico pour renforcer la lutte contre les cartels. Selon le spécialiste du crime organisé Frédéric Saliba, c'est un coup important porté au Cartel Jalisco Nueva Generación, le deuxième en quelques mois après la mort de « El Mencho », l'ex-chef du cartel, tué lors d'une opération des forces de l'ordre en février 2026.   Haïti : les raisons de la fermeture de l'aéroport de Port-au-Prince Avec Gotson Pierre, rédacteur en chef d'Alterpresse, nous revenons sur la fermeture prolongée de l'aéroport international Toussaint Louverture. Elle s'explique avant tout par la dégradation sécuritaire à Port-au-Prince. Depuis novembre 2024, après plusieurs attaques de gangs contre des avions civils en approche, les autorités internationales, notamment américaines, considèrent que les conditions minimales de sécurité ne sont plus réunies pour l'aviation commerciale. Si certains vols militaires ou diplomatiques continuent d'atterrir, c'est parce qu'ils obéissent à des protocoles de sécurité beaucoup plus stricts et acceptent un niveau de risque impossible à imposer à des passagers civils. Une reprise partielle de quelques vols intérieurs a bien eu lieu, mais elle reste très limitée et ne change pas l'isolement croissant du pays. Autres sujets abordés avec Gotson Pierre, le mouvement de protestation qui paralyse l'hôpital public Justinien au Cap-Haïtien et le procès de l'assassinat de l'ancien président Jovenel Moïse à Miami qui entre dans sa 7è semaine d'audience. La mortalité maternelle en Bolivie, un enjeu de santé publique   La Bolivie est le troisième pays d'Amérique latine avec la mortalité maternelle la plus élevée derrière Haïti et le Venezuela. C'est un enjeu de santé public important. Un dossier de notre correspondant Nils Sabin. Journal de la 1ère En Guadeloupe, les algues sargasses sont de retour. À écouter aussiPourquoi les sargasses envahissent-elles chaque année les plages des Caraïbes?

    Elon Musk contre Sam Altman : la naissance d'OpenAI en procès

    Play Episode Listen Later Apr 27, 2026 30:00


    Aux États-Unis, l'un des procès les plus attendus de l'année s'ouvre ce lundi 27 avril 2026 à Oakland, en Californie. Il oppose Elon Musk à Sam Altman, le patron d'OpenAI. C'est le choc des titans. D'un côté, l'homme le plus riche du monde : Elon Musk, patron de Tesla, SpaceX, du réseau social X et de l'entreprise d'intelligence artificielle xAI. En face : Sam Altman, dirigeant d'OpenAI, la société a révélé au grand public tout le potentiel de l'intelligence artificielle générative avec son robot conversationnel ChatGPT. Tout remonte à 2015, au moment de la création d'OpenAI. Sam Altman vient chercher Elon Musk pour lui proposer d'investir dans sa société. Le projet est de faire d'OpenAI une fondation non lucrative, avec des logiciels d'intelligence artificielle en open source, c'est-à-dire des lignes de codes accessibles à tous. Le contraire de ces algorithmes dont on ignore tout. Mais en 2019, OpenAI crée une filiale commerciale, financée notamment par Microsoft. Sept ans plus tard, elle est valorisée 852 milliards de dollars. Elon Musk accuse donc Sam Altman d'avoir trahi la promesse originelle et de s'être indûment enrichi. Mais derrière ce procès, se pose aussi la question de la domination du secteur de l'IA. Les explications de François-Damien Bourgery, du service International de RFI.  Un centre de dialyse attendu aux Gonaïves En Haïti, la prise en charge des maladies chroniques rime la plupart du temps avec parcours du combattant. C'est le cas pour les habitants des Gonaïves, contraints de se déplacer vers Port-au-Prince ou Mirebalais lorsqu'ils veulent recevoir des soins très coûteux en cas d'insuffisance rénale. Pour tenter de répondre à ce problème profond, un centre de dialyse ouvrira bientôt ses portes aux Gonaïves, porté par l'AGOM (Agence Gonaïvienne d'Outre-Mer), une association regroupant des Gonaïviens résidant à l'étranger. Les membres de l'association ont déjà conclu un partenariat avec l'Église catholique, qui met à leur disposition plus de 100 m2 pour l'installation du centre. Les attentes sont énormes car le département Artibonite, deuxième plus grand département du pays est dépourvu d'un tel service. Un dossier signé Ronel Paul.   Au Mexique, le rap pour sauver les jeunes de la violence Dans l'État de Jalisco, une association se concentre sur des jeunes en difficulté. Cette région à l'ouest du Mexique n'est pas épargnée par la violence. Elle est aussi le siège du cartel Jalisco Nouvelle génération qui recrute à tour de bras pour ses activités criminelles et le trafic de drogue. Selon l'association de protection de l'enfance Rediom, c'est l'un des États avec les plus forts taux de violences contre les mineurs. Un quart de cette population vit aussi en situation de pauvreté. Pour les jeunes issus des milieux populaires, le danger de tomber dans la délinquance est réel. Alors dans les quartiers difficiles autour de la capitale Guadalajara, l'association RAP accroche des jeunes avec la musique et leur donne des perspectives. Reportage à Zapopan de notre correspondante, Gwendolina Duval.

    Anti-américanisme en Iran : le discours et la réalité

    Play Episode Listen Later Apr 24, 2026 30:00


    La visite attendue du chef de la diplomatie iranienne à Islamabad fait ressurgir l'espoir de nouveaux pourparlers avec les États-Unis. De telles discussions paraissaient inimaginables jusqu'à récemment, tant le discours anti-américain est présent en Iran. À Téhéran, le sentiment anti-américain s'affiche jusque sur les murs, avec d'immenses fresques colorées qui représentent les États-Unis comme un ennemi. Impossible de les rater. Autour de l'ancienne ambassade américaine, devenue un musée depuis la rupture des relations avec les États-Unis en 1979, les graffitis sont partout. Ils montrent une Statue de la Liberté brisée, ou un drapeau américain sur lequel des crânes ont remplacé les étoiles. Cet anti-américanisme s'entend aussi dans les rassemblements organisés par le pouvoir, avec des slogans « Mort à l'Amérique ». Si officiellement, le discours n'a pas changé, dans les faits, les choses évoluent, constate Vahid Chamessoudinejad, de la rédaction en persan de RFI.   En Haïti, tensions autour des salaires En Haïti, la question du prix du carburant et celle des bas salaires continuent de susciter de vives tensions. Alors que les salaires des ouvriers restent inchangés, de nombreux travailleurs peinent à faire face à la hausse constante du coût de la vie, notamment des frais de transport. Les mouvements de protestation se multiplient, sans obtenir gain de cause jusqu'à présent. Au cœur des revendications : la dénonciation de l'augmentation du prix du carburant et la demande d'un salaire minimum de 3 000 gourdes, soit environ 4,50 euros. Sur le terrain, les syndicalistes restent mobilisés. Pour le Conseil supérieur des salaires, la revendication est jugée tout à fait légitime. Son vice-président, Price Cyprien, appelle le gouvernement à prendre des mesures urgentes afin d'apporter des réponses concrètes à la situation. Le reportage de notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama.   En Honduras, la lutte contre le paludisme porte ses fruits En Amérique latine, plusieurs pays sont parvenus à éradiquer le paludisme, cette maladie transmise par les moustiques qui affecte 280 millions de personnes dans le monde. C'est le cas de l'Argentine, du Paraguay, du Suriname ou encore du Salvador. D'autres pays de la région ont également drastiquement réduit leurs cas, comme au Honduras. En 20 ans, le pays est passé de plusieurs milliers de cas à une centaine aujourd'hui. Reportage de notre correspondante, Marie Griffon. À écouter aussiComment améliorer la prévention contre le paludisme ?

    En Haïti, le Premier ministre veut doter l'armée d'une nouvelle doctrine

    Play Episode Listen Later Apr 23, 2026 30:00


    En visite à Washington, le Premier ministre haïtien Alix-Didier Fils Aimé en a profité pour défendre une série de changements, concernant l'armée et l'aide internationale notamment. Dans une interview accordée au Nouvelliste, Alix-Didier Fils Aimé a annoncé vouloir doter l'armée haïtienne d'une nouvelle doctrine, car celle en vigueur date des années 1950. « Il n'existe quasiment plus d'académie militaire, l'armée ne produit plus de réflexions. L'armée existe, mais elle ne pense pas assez », constate Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. Dans cet entretien, le Premier ministre a également parlé des prochaines élections, au sujet desquelles il est en profond désaccord avec l'organisme chargé de les organiser.   Mort de deux agents de la CIA au Mexique Les relations entre le Mexique et les États-Unis, déjà tendues, viennent de se crisper un peu plus après la mort accidentelle de deux agents de la CIA dans le nord du pays. Un accident de la route qui s'est produit au retour d'une opération anti-drogue. Explications, François-Damien Bourgery.   Au Québec, le doute des étudiants étrangers Au Québec, des dizaines de milliers d'immigrants francophones retiennent leur souffle. Pendant des mois, ils ont vécu dans l'angoisse après la suppression brutale, en novembre 2025, d'un programme d'immigration sur lequel ils comptaient pour s'installer définitivement dans la province. Leur espoir renaît depuis l'élection, il y a tout juste dix jours, d'une nouvelle Première ministre, Christine Fréchette, qui a promis de rouvrir le programme. Mais les questions restent entières : qui sera concerné, selon quels critères, dans quels délais ? Entre la promesse et la réalité, le doute s'est installé. Pour beaucoup, le temps presse et la confiance n'est plus là. Un reportage de notre correspondante à Montréal, Nafi Alibert. À écouter aussiLa galère des permis d'études au Canada

    Au Pérou, un processus électoral décrédibilisé

    Play Episode Listen Later Apr 22, 2026 30:00


    Le Pérou attend toujours de connaître l'affiche du second tour de la présidentielle censé avoir lieu le 7 juin 2026. Le premier tour qui a eu lieu, il y a 10 jours, s'est déroulé dans des conditions ubuesques avec de nombreux bureaux de vote qui ont ouvert avec retard, quand ils ont pu ouvrir. À cause de retard dans la livraison des urnes et des bulletins de vote, environ 50.000 Péruviens n'avaient pas pu voter. Les autorités ont fini par rouvrir certains bureaux de vote le lundi suivant.   Mais un problème, plus grave, a été signalé la semaine dernière : quatre urnes, contenant environ 1.200 bulletins, ont disparu ; puis ont finalement été retrouvés dans une benne à ordures, à Lima. Hier (mardi 21 avril 2026), le chef de l'Office national des processus électoraux, Piero Corvetto, a démissionné. La mission d'observation de l'Union européenne parle de « graves défaillances » pendant le scrutin, mais n'a relevé « aucune preuve objective » de fraude. Mais le mal est fait : beaucoup de Péruviens n'ont plus confiance dans ce scrutin et les résultats définitifs qui ne seront pas connus avant le 15 mai, sont déjà contestés. Les explications de Marine de La Moissonnière.   Cuba-Russie : une relation solide toujours d'actualité Trois mois et demi après l'enlèvement du président vénézuélien à Caracas, les États-Unis maintiennent leur pression sur l'autre grand ennemi : le régime cubain. L'île est toujours sous blocus, même si la Russie a pu envoyer du pétrole à Cuba. Un geste humanitaire mais aussi un acte politique en direction des États-Unis. Un dossier de Hugo Trubuil.   Haïti : comment juger les chefs de gangs Haïti souffre depuis des années d'une surpopulation carcérale importante. Selon l'ONU, 82% des détenus attendent un procès dans des conditions « inhumaines ». Un fléau qui s'est aggravé avec la destruction de plusieurs centres pénitentiaires par les gangs. Face à un système carcéral déjà engorgé, une question se pose : comment la nouvelle force de répression des gangs, en cours de déploiement, pourra-t-elle procéder à d'éventuelles vagues de répression, si le système judiciaire est défaillant ? Qu'ont prévu les autorités ? Les explications d'Achim Lippold.   Le journal de la 1ère En Guadeloupe, la biodiversité est perturbée par des survols de drones.

    Mexique : des familles en quête de leurs proches disparus

    Play Episode Listen Later Apr 21, 2026 30:00


    Au Mexique, des dizaines de milliers de personnes disparaissent chaque année, victimes de groupes criminels ou de trafiquants de drogue. Plus de 135.000 personnes manquent officiellement à l'appel. Ni le gouvernement, ni la police ne parvient à endiguer le phénomène. Les institutions ne sont pas non plus capables de retrouver les disparus, surtout dans les zones particulièrement critiques, comme l'État de Jalisco où sévit le Cartel Jalisco Nouvelle génération. Alors là-bas, ce sont les familles et les proches des disparus qui se chargent des recherches. Des familles qui se sentent particulièrement abandonnées à l'approche du Mondial de football et alors que les autorités mobilisent des moyens pour assurer la sécurité des supporters. Reportage de notre correspondante Gwendolina Duval.   Procès de l'assassinat de Jovenel Moïse Comme chaque mardi, Anne Cantener échange avec Gotson Pierre, directeur de l'agence haïtienne Alterpresse. Il revient sur les audiences qui se poursuivent au procès sur l'assassinat du président Jovenel Moïse en 2021, à Miami. Hier (lundi 20 avril 2026) un témoin, Germán Alejandro Rivera, a mis en cause un fonctionnaire, Joseph Félix Badio. « Il aurait joué un rôle central dans la coordination du complot, notamment dans la transmission d'informations sur la résidence présidentielle », explique Gotson Pierre. Dans l'Artibonite, des habitants en ont assez de la violence des gangs et de l'inaction des autorités. Ils prévoient de bloquer la route #1 à partir de ce mardi (21 avril), raconte le journaliste. « Ce mouvement intervient après des actions similaires le 16 avril 2026 à Saint-Marc, où des protestataires avaient déjà bloqué un tronçon de la route nationale pour contester des décisions liées au déploiement de moyens de la Police nationale d'Haïti », nous apprend Alterpresse. À Séguin, les groupes criminels sont à nouveau passés à l'attaque hier. « Il n'y a aucune victime à déplorer au sein de la population », précise Gotson Pierre. « La police affirme que la situation est désormais entièrement sous contrôle et maintient une présence dissuasive. »   Nouvelle passe d'armes entre le Canada et les États-Unis Le dialogue entre Ottawa et Washington est toujours aussi compliqué. Presqu'un an jour pour jour après la victoire du Parti libéral et de son chef, Mark Carney, aux législatives, la guerre commerciale continue d'empoisonner les relations entre les deux voisins. Dimanche, (19 avril 2026), Mark Carney a haussé le ton dans une vidéo d'une dizaine de minutes postée dimanche sur les réseaux sociaux. Il répondait ainsi à une attaque venue des États-Unis. Vendredi, le secrétaire d'État au commerce, Howard Lutnick, avait critiqué la stratégie adoptée par Ottawa dans le cadre des discussions visant à renégocier l'Accord de libre-échange Canada–États-Unis–Mexique. Les précisions de Marine de La Moissonnière.   Le journal de la 1ère Les bus circulent à nouveau au Lamentin, en Martinique, après plus d'un mois de paralysie du réseau de transports en commun.

    Haïti : les écoles publiques de plus en plus dégradées

    Play Episode Listen Later Apr 20, 2026 30:00


    Plus de 80% des établissements scolaires sont privés en Haïti. Les écoles publiques sont souvent mal entretenues et manquent cruellement de moyens. Des centaines de milliers d'enfants ne sont pas scolarisés, ou doivent donc aller suivre des cours dans des bâtiments vétustes, parfois sans portes, ni chaises, ni bureaux, comme dans certaines écoles de la région de l'Artibonite.  À Grande-Saline, une commune d'environ 35 000 habitants située dans le bas-Artibonite, les deux écoles publiques de la région se trouvent dans un état de délabrement avancé. L'école nationale de Rossignol, unique établissement public de cette localité qui dessert plus d'une quinzaine de villages, est particulièrement touchée. Construite en 1977, elle fait aujourd'hui face à une menace de disparition : si la structure porteuse demeure solide, la toiture, quant à elle, est vétuste et n'assure plus l'étanchéité, comme l'ont expliqué à Ronel Paul un élève, un enseignant et le directeur de l'établissement. La situation des écoles publiques à Grande-Saline n'est toutefois qu'un cas parmi de nombreux autres. Dans les grandes villes, les écoles publiques sont également fréquemment délaissées, dans un pays où l'écrasante majorité des établissements scolaires sont privés. En conséquence, plus de 500 000 enfants ne sont toujours pas scolarisés.   Delcy Rodriguez, 100 jours à la tête du Venezuela Après l'enlèvement de Nicolas Maduro le 3 janvier 2026 à Caracas, la présidente par intérim Delcy Rodriguez a tiré ce dimanche (19 avril) le bilan de ses 100 premiers jours à la tête du Venezuela. «Le PIB a augmenté de 9% en 2025 et nous avons enregistré 20 trimestres consécutifs de croissance», s'est félicitée la dirigeante de facto du pays, dans un message diffusé sur les réseaux sociaux et à la télévision. « Nous sommes de retour sur la scène internationale. Des centaines d'entreprises ont manifesté leur intérêt d'investir dans le pays », a-t-elle ajouté. Un peu plus de trois mois après l'enlèvement de Nicolas Maduro, les relations entre Caracas et Washington ont été redéfinies et le Venezuela a notamment ouvert son secteur pétrolier aux investissements étrangers ou encore libéré une partie de ses prisonniers politiques. Néanmoins le pays enregistre l'un des taux d'inflation les plus élevés au monde, un salaire minimum famélique et ni les États-Unis ni le gouvernement vénézuélien ne semblent pressés d'organiser des élections, réclamées par l'opposition.   #Metoo à la télé colombienne En Colombie, un mouvement #MeToo secoue depuis fin mars 2026 le monde des médias. Tout a commencé le vendredi 20 mars 2026, lorsque Caracol Televisión, la première chaîne du pays, a publié un communiqué annonçant avoir reçu des plaintes pour « harcèlement sexuel présumé » contre deux de ses journalistes et présentateurs. Depuis, le phénomène s'est étendu et d'autres médias sont concernés. Un réseau de soutien et de dénonciation s'est formé pour aider les victimes de harcèlement et d'agressions sexuelles dans les médias, explique la correspondante de RFI en Colombie, Najet Benrabaa.   Dans le journal de La 1ère... Un rapport alarmant sur les conditions de travail des pompiers de Guadeloupe : la moitié de leur matériel est hors service, alors que les pompiers de l'archipel interviennent deux fois plus que leurs homologues de métropole, explique Serge Massau, d'Outre-mer La 1ère.

    Après la bousculade mortelle à la citadelle Laferrière, la gestion du patrimoine haïtien en question

    Play Episode Listen Later Apr 17, 2026 30:00


    Le 11 avril, au moins 25 personnes mouraient dans un mouvement de foule à la citadelle Laferrière, dans le nord d'Haïti. Après ce drame, des experts questionnent la gestion du patrimoine et des sites touristiques en Haïti. La bousculade mortelle survenue à la Citadelle Laferrière, près de Cap-Haïtien continue de susciter de vives réactions en Haïti. Kesler Bien-Aimé, socio-ethnologue spécialiste du patrimoine, professeur à l'Université d'État d'Haïti estime que ce drame doit servir d'électrochoc et pousser à prendre enfin au sérieux cet héritage immense légué après l'esclavage, témoin de la capacité du peuple haïtien à bâtir et à se relever. Il répond aux questions de Peterson Luxama, correspondant de RFI à Port-au-Prince.   Brésil : un film met en lumière l'histoire des esclaves musulmans Le festival du cinéma brésilien de Paris a récompensé cette semaine le film Malês. Le réalisateur Antonio Pitanga y revient sur un épisode douloureux et méconnu de la période coloniale : l'histoire des esclaves musulmans emmenés de force au Brésil en 1835. Le titre du film fait référence au terme désignant les Africains musulmans instruits, majoritairement arabophones, enlevés en Afrique du Nord et de l'Ouest et réduits en esclavage dans l'État de Bahia, principal port de la traite négrière au Brésil à l'époque. Selon Antônio Pitanga, les manuels scolaires passent encore sous silence l'existence de ce groupe, omettant de mentionner la présence, sur le territoire brésilien, d'esclaves musulmans sachant lire et écrire. Adriana Moysès, journaliste à la rédaction Brésil de RFI à Paris, a rencontré le réalisateur.   Réintroduction réussie des tortues géantes des Galapagos Symboles de l'archipel des Galapagos, les tortues géantes sont de retour sur la petite île de Floreana, d'où elles avaient disparu pendant plus d'un siècle et demi. Menée à bien fin février 2026, cette réintroduction n'est que la dernière étape en date d'un plan de restauration écologique unique au monde, qu'Eric Samson, correspondant en Équateur, a suivi pour RFI.  À lire aussiAux Galapagos, des tortues disparues depuis 170 ans réintroduites dans leur habitat naturel Dans le journal de La 1ère... En Guyane, enseignants et parents d'élèves se mobilisent contre des violences quotidiennes entre élèves au collège de Matoury, explique Serge Massau, d'Outre-mer La 1ère.

    Insécurité en Haïti : le maire de Marchand-Dessalines démissionne pour dénoncer l'inaction de l'État

    Play Episode Listen Later Apr 16, 2026 30:00


    Dans l'Artibonite, région située juste au nord de la capitale Port-au-Prince, les gangs n'ont cessé de progresser ces derniers mois. Après l'arrivée des gangs à Marchand-Dessalines fin mars, le maire de la commune a présenté sa démission pour dénoncer le « mépris de l'État central » et l'absence de réponses concrètes pour rétablir la sécurité dans la région. Dans sa lettre de démission, Dunord Sileus, président du Conseil municipal intérimaire de la commune de Marchand-Dessalines, évoque un « silence complice » du gouvernement haïtien concernant l'insécurité dans sa commune, pointe le rédacteur en chef du Nouvelliste, Frantz Duval. Sur RFI, il rappelle que le maire avait « présenté un ultimatum » aux autorités nationales, « pour demander le retour des forces de sécurité dans sa commune ». La situation n'a cessé de se dégrader depuis juillet 2025 et l'incendie du commissariat de Dessalines par le groupe armé Kokorat San Ras, puis le massacre de près de 70 personnes à Jean-Denis (à Petite-Rivière de l'Artibonite) fin mars rappelle le quotidien haïtien. Dunord Sileus a donc « donné sa démission d'une ville dont il n'était plus maire », conclut Frantz Duval.    Haïti : Les habitants de Jacmel manifestent contre l'insécurité Dans le sud d'Haïti, après l'attaque de Seguin qui a fait sept morts dans la nuit de lundi à mardi, les habitants de Jacmel « craignent que les bandits viennent » jusque dans leur ville, chef-lieu du département du Sud-est, toute proche, poursuit Frantz Duval. Ils ont manifesté ce mercredi : « c'est la première fois qu'une mobilisation aussi importante a lieu dans une ville de province » concernant l'insécurité, souligne le rédacteur en chef du Nouvelliste.   Les syndicats haïtiens demandent une revalorisation du salaire minimum Face à la hausse des prix du carburant, les syndicats haïtiens souhaitent voir passer à 3000 gourdes par jour le salaire minimum « soit 5 fois le montant actuel », précise encore Frantz Duval. « Haïti n'a peut-être pas les moyens d'une telle hausse, mais on attend au moins un geste » de la part de l'Etat du patronat, qui «font la sourde oreille » pour l'instant, conclut le rédacteur en chef du Nouvelliste.    Etats-Unis : Les centrales à charbon autorisées à polluer davantage Le lundi 30 mars 2026, des organisations de santé majeures aux Etats-Unis ont annoncé poursuivre en justice l'EPA, l'agence américaine de protection de l'environnement. Sous l'égide de l'administration Trump, celle-ci tire un trait sur des règles antipollution envers les centrales électriques. Elles pourront désormais émettre plus de mercure, une substance toxique naturellement présente dans le charbon et dans le pétrole. Jeanne D'Anglejean a contacté des associations à l'origine de ces poursuites.   Mémoire coloniale : dégel des relations Mexique-Espagne La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum doit se rendre ce samedi 18 avril à Barcelone (Espagne) pour participer à un sommet de dirigeants de gauche, organisé par le premier ministre espagnol Pedro Sanchez. C'est la première visite de Claudia Sheinbaum en Espagne, et la première visite d'un.e chef.fe d'Etat mexicain.e depuis 2018, après plusieurs années de tensions entre les deux pays sur la question de la mémoire coloniale.   Dans le journal de La 1ère...   En Guadeloupe, les conditions de détention sont examinées par le tribunal administratif de Basse-Terre, explique Tessa Grauman, d'Outre-mer La 1ère.

    Le racket routier, nouvelle source de revenus pour les gangs en Haïti

    Play Episode Listen Later Apr 15, 2026 30:00


    Depuis plusieurs années, les gangs criminels en Haïti ont adopté une nouvelle stratégie pour gagner de l'argent : la création de postes de péage sur les principaux axes routiers du pays. Une nouvelle attaque de gang en Haïti a fait huit morts à Seguin, dans le département du Sud-Est. Les assaillants ont aussi détruit deux véhicules de police et incendié le commissariat. Dernière illustration de la capacité de nuisance de ces groupes qui montent en puissance, notamment grâce au racket sur les routes. Outre les kidnappings, cette nouvelle source de revenus rapporte entre 60 et 80 millions de dollars aux gangs, selon la déclaration faite en 2025 par Jean Max Bellerive, ancien Premier ministre haïtien, à un journaliste dominicain. Sur ces axes routiers, les gangs imposent à chaque passage une somme d'argent variable aux véhicules, selon leur activité, le nombre de passagers, etc. Il s'agit d'un véritable fléau pour la population haïtienne, notamment pour les entrepreneurs qui doivent désormais verser des sommes exorbitantes aux transporteurs afin d'acheminer leurs marchandises. C'est le cas, par exemple, des entrepreneurs de l'Artibonite qui s'approvisionnent régulièrement depuis la capitale, Port-au-Prince. Un dossier de notre correspondant, Ronel Paul. « Un sacrifice du président cubain Miguel Diaz-Canel » La situation à Cuba ne cesse de se détériorer depuis le durcissement de l'embargo américain et la décision d'interdire les livraisons de pétrole annoncée en janvier 2026. L'île, qui recevait depuis des années du pétrole vénézuélien, fait depuis face à des pénuries en tout genre. Dans le même temps, Washington a entamé un processus de discussions avec les autorités cubaines, dont peu d'informations filtrent. Romain Lemaresquier, du service International de RFI, a interviewé le chef du Conseil démocratique pour la transition à Cuba, Manuel Cuesta Morua. Il est l'un des dissidents les plus connus sur l'île. La santé des Salvadoriens livrée à Cuba Le président salvadorien Nayib Bukele a annoncé hier (14 avril 2026) dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux que la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques allait désormais être assurée par Gemini, l'intelligence artificielle de Google. Une nouvelle expérimentation technologique, après l'instauration du bitcoin comme monnaie officielle – un projet finalement abandonné – ou l'utilisation de Grok, l'IA d'Elon Musk, pour élaborer des programmes scolaires.

    Haïti : deuil national et beaucoup d'interrogations après le drame de la citadelle Laferrière

    Play Episode Listen Later Apr 14, 2026 30:00


    Ce mardi est une journée de deuil national en Haïti, la première de trois jours de deuil décrétés par le gouvernement, après la mort durant le week-end d'une trentaine de personnes à la citadelle Laferrière à Milot dans le nord du pays. Nous en parlons avec Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse. Selon les autorités, sept individus ont été interpellés dans le cadre de l'enquête ouverte après la bousculade meurtrière, dont 5 agents de la police municipale. Avec Gotson Pierre, nous sommes aussi revenus sur le procès qui se poursuit à Miami concernant l'assassinat du président Jovenel Moïse en 2021. Pour l'instant, les différentes déclarations n'ont pas permis d'établir une chaîne de décision claire. De multiples zones d'ombre demeurent sur cette opération, selon Gotson Pierre.   Primaires pour l'élection du gouverneur en Californie : les démocrates craignent de perdre le « sunshine state » La démission du député démocrate Eric Swalwell, visé par des accusations de violences sexuelles qu'il conteste, bouleverse la course au poste de gouverneur de Californie. Favori pour la primaire démocrate, il a d'abord abandonné sa campagne avant de quitter le Congrès, sous une pression devenue intenable. Son retrait fragilise fortement un Parti démocrate déjà en difficulté et contraint ses responsables à se tourner rapidement vers d'autres candidats, dans une campagne jugée chaotique. Parmi les prétendants, Katie Porter et Tom Steyer émergent, mais tous deux sont affaiblis par des polémiques. Cette division profite aux républicains, notamment à Steve Hilton, qui domine actuellement les sondages. Dans un système de primaire ouverte où seuls les deux premiers accèdent à l'élection finale, la dispersion des candidatures démocrates pourrait leur coûter cher et compromettre leurs chances en novembre.  À lire aussiÉtats-Unis: deux députés démissionnent, deux autres sous le coup d'une exclusion de la Chambre des représentants Au Nicaragua, la répression ne s'arrête pas aux frontières C'est ce que souligne un rapport récent d'experts de l'ONU. Le régime autoritaire de Daniel Ortega, au pouvoir depuis 2007, épaulé par son épouse Rosario Murillo depuis 2017, poursuit ses opposants jusque dans l'exil. Selon ce document, les autorités sont responsables de graves violations des droits humains, visant une part toujours plus large de la population. À l'intérieur du pays, les journalistes sont réduits au silence et ne peuvent plus témoigner de la répression, des persécutions ou du sort réservé aux prisonniers politiques. Résultat : des milliers de Nicaraguayens fuient à l'étranger sans pour autant être à l'abri. Beaucoup d'exilés nicaraguayens font état de surveillance, de harcèlement, de campagnes de diffamation ou encore de représailles contre leurs proches restés au pays… voire pire. Un dossier de Sarah Krakovitch.

    Présidentielle au Pérou : le vote se poursuit

    Play Episode Listen Later Apr 13, 2026 30:00


    Au Pérou, le premier tour de la présidentielle ne s'est pas du tout déroulé comme prévu ce dimanche 12 avril 2026. Beaucoup de bureaux n'ayant pas reçu le matériel nécessaire, ont ouvert en retard ou pas du tout, comme le raconte notre correspondant à Lima, Martin Chabal. « 211 bureaux de vote n'ont pas ouvert, ce qui représente près de 63 000 électeurs. » Des Péruviens qui n'ont reçu aucune explication et qui ont la possibilité de déposer leur bulletin dans l'urne ce lundi. Exceptionnellement, les bureaux concernés vont ouvrir leurs portes pour la journée. Il va donc falloir attendre encore avant d'avoir les résultats définitifs. Des premières tendances ont été diffusées hier (12 avril) avant qu'on ne sache que l'élection se poursuivrait ce lundi. Selon les deux instituts de sondage qui ont publié les résultats à la sortie des urnes, Keiko Fujimori serait qualifiée pour le deuxième tour. « Elle participe à sa quatrième élection présidentielle et a toujours atteint le second tour », explique Martin Chabal. « C'est une candidate de droite autoritaire, qui se revendique de son père, Alberto Fujimori, président du Pérou et condamné pour crimes contre l'humanité pour son passage au pouvoir. Un héritage qui lui a toujours coûté la victoire au second tour, car un grand nombre d'électeurs la rejettent. »  En face, ils sont quatre à espérer participer au second tour. Rafael Lopez Aliaga, l'ancien maire de Lima et candidat d'extrême droite ; le candidat de gauche Roberto Sanchez ; Ricardo Belmont, 80 ans, qui s'était déjà présenté à la présidentielle en 95 et il a été maire de Lima au début des années 90 ; et Jorge Nieto, ministre de la Culture et de la Défense entre 2016 et 2018. « Il est fort probable que les candidats qui n'accèderont pas au second tour contesteront les résultats, tant le scrutin s'est déroulé dans des conditions chaotiques », estime Martin Chabal.   Haïti : les conséquences de la hausse du prix du pétrole  En Haïti, le calvaire des citoyens ne cesse de s'aggraver. À côté de l'insécurité alimentaire, de la violence des gangs armés, du chômage et de l'inflation, les citoyens doivent désormais également faire face à la hausse des prix du carburant sur le marché local, conséquence de la guerre au Moyen-Orient. Une décision du gouvernement, prise la semaine dernière, a aussi entraîné une révision à la hausse des prix de l'essence, ce que dénoncent des chauffeurs de taxi, des motards et de simples citoyens, qui estiment que cette mesure va aggraver une situation déjà précaire. Des économistes, à l'image d'Énomy Germain, alertent également sur les conséquences de cette décision, qu'ils jugent potentiellement catastrophique pour le pays, estimant que les réalités socio-économiques n'ont pas été suffisamment prises en compte. C'est un reportage de notre correspondant Peterson Luxama, depuis Port-au-Prince.   Passe d'armes entre Donald Trump et le pape « Je ne suis un grand fan du pape Léon XIV », a déclaré le président américain ce dimanche, en réaction à des propos tenus la veille par le pape Léon XIV lors d'une veillée de prière pour la paix à la basilique Saint-Pierre, au Vatican. « Assez de l'idolâtrie du moi et de l'argent ! Assez des démonstrations de force ! Assez de guerre ! (...) Il est temps de faire la paix ! Asseyez-vous à la table du dialogue et de la médiation, et non à la table où se planifie le réarmement et où se décident des actions meurtrières ! », s'est exclamé le souverain pontife. Des propos certes virulents, mais pas nouveau sur le fond qui ont énervé le président américain qui déteste qu'on ne soit pas d'accord avec lui. Les précisions de Marine de La Moissonnière.   Le journal de la 1ère Les premiers patients sont accueillis ce lundi, dans le nouveau Centre hospitalier de Guadeloupe qui ouvre ses portes après sept années de travaux.

    Élection présidentielle au Pérou : l'insécurité au cœur des préoccupations

    Play Episode Listen Later Apr 10, 2026 30:00


    Les Péruviens votent pour le premier tour de l'élection présidentielle ce dimanche 12 avril 2026. Alors que le Pérou traverse une décennie politique chaotique avec huit présidents différents en tout juste dix ans. Mais plus que l'instabilité politique, les Péruviens sont surtout préoccupés par l'insécurité. Dimanche, 35 candidats s'affrontent pour espérer passer au second tour. Et si la corruption et l'instabilité politique semblent être des points chauds de cette élection, c'est surtout l'insécurité qui s'est imposée comme le vrai baromètre de cette campagne. Le Pérou connaît des années record en termes de violence. Pour la majorité des Péruviens, homicides et extorsions font tristement partie du quotidien. Rien qu'en 2025, le pays a dépassé la barre des 10 homicides pour 100 000 habitants sur une année. C'est deux fois plus qu'il y a dix ans, ce qui place le Pérou parmi les pays les plus violents du continent. C'est donc en toute logique que les électeurs demandent plus de sécurité. Reportage de notre correspondant à Lima, Martin Chabal.   En Haïti, la nouvelle alliance qui étouffe l'Artibonite En Haïti, la date du 30 août pour les élections ne tient plus, indique Le Nouvelliste. Le gouvernement et l'instance chargée d'organiser le scrutin se sont vus hier (9 avril 2026) pour réfléchir à la suite du calendrier et du budget électoral, précise Gazette Haïti. Et dans ce contexte, Le Nouvelliste met en garde : il ne faut pas jouer l'avenir d'Haïti à la roulette russe. L'article est illustré par un dessin qui résume tout : un barillet, six trous desquels dépasse une tête de mort, une arme à feu, un poing noir marqué du mot gang ou encore des sacs d'argent sale. Et au milieu de tout ça, dans le dernier emplacement du barillet, une enveloppe comme glissée dans une urne sur laquelle il est écrit « espoir ». Pour le quotidien, l'avenir doit devenir le sujet d'une conversation nationale sincère et sérieuse. Tout cela peut prendre forme à travers un projet de sauvetage national validé par les urnes, mais avec la fragmentation de l'électorat et la domination croissante des logiques politiques régionales, le défi devient immense. D'autant plus que les gangs continuent de faire la démonstration de leur force de nuisance, de leur brutalité. Comme il y a une dizaine de jours dans le département de l'Artibonite, notamment le massacre à Jean Denis. Le média Ayibopost y revient dans un long article, dont nous parlons avec l'un des auteurs, Wilder Sylvain.   La Chine face aux ambitions spatiales états-uniennes Les quatre astronautes de la mission Artemis qui ont fait le tour de la Lune pour la toute première fois doivent atterrir dans quelques heures. En Chine, cette mission Artemis est vue à la fois comme un projet scientifique, mais surtout stratégique, explique Ninan Wang, de la rédaction en chinois de RFI. Un moyen pour les États-Unis de réaffirmer leur leadership dans l'espace face à la montée en puissance de la Chine. Aujourd'hui, les États-Unis voient clairement la Chine comme un rival. Ils s'en méfient, notamment en limitant certaines coopérations, pour éviter le plagiat ou l'espionnage. Face à Artemis et aux ambitions américaines, la Chine avance pas à pas avec une stratégie centralisée. Tandis que les États-Unis combinent les agences publiques et les entreprises privées pour accélérer et diversifier leurs projets, la Chine, elle, fonctionne principalement par des structures étatiques centralisées, comme l'Administration spatiale nationale chinoise, qui coordonne à la fois les fusées, les satellites et la recherche. Raison pour laquelle dans certains domaines, la Chine a déjà pris de l'avance. Et côté budget, la différence est nette, avec des dépenses estimées entre 14 et 18 milliards de dollars par an, soit bien moins que les 25 milliards de dollars de la Nasa.

    Haïti : le processus électoral prend du retard

    Play Episode Listen Later Apr 9, 2026 30:00


    En Haïti, les élections, censées se tenir en août 2026, vont peut-être être reportées. L'instance chargée d'organiser le scrutin a indiqué que l'inscription des électeurs et l'enregistrement des candidats, qui devaient avoir lieu respectivement le 1er et le 13 avril, étaient repoussés. « Pour le moment, on ne sait pas si cela implique que les élections seront aussi décalées », explique Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. « En tout cas, officiellement, il est prévu qu'elles se tiennent cette année ». Par ailleurs, le quotidien a reçu la visite de Vladimir Paraison, le directeur général de la Police nationale haïtienne, et a abordé avec lui, la question des drones entre autres. « La PNH ne manipule pas de drones explosifs, nous a-t-il expliqué », raconte Frantz Duval. Sans nommer Vectus, la société d'Erik Princ, Vladimir Paraison insiste sur le fait que les policiers haïtiens ne disposent que de drones de surveillance. « Outre la PNH et la Force de répression des gangs (FRG) — avant celle-ci, la Mission multinationale d'appui à la sécurité (MMAS) —, le gouvernement a eu recours à des sociétés militaires privées pour tenter de contrecarrer les gangs. Interrogé pour savoir si ce sont les compagnies privées qui utilisent les drones, Vladimir Paraison a indiqué ne pas pouvoir répondre à leur place », peut-on lire dans Le Nouvelliste. Enfin, les footballeurs haïtiens qui se sont qualifiés pour le prochain Mondial vont finalement toucher une prime. « L'État a fait un chèque de 4 millions de dollars à la Fédération pour les récompenser et pour la préparation de la Coupe du monde », explique Frantz Duval.   En Argentine, les glaciers menacés La réforme de la loi dite « des glaciers » a été adoptée dans la nuit de jeudi à vendredi. Après le Sénat, en février, les députés ont, à leur tour, donné leur feu vert à ce texte qui assouplit les règles de protection des zones glaciaires et péri-glaciaires, et permet leur exploitation minière. Alors que Javier Milei et les partisans de cette activité crient victoire, les défenseurs de l'environnement dénoncent une catastrophe. Les précisions de Marine de La Moissonnière et Carlos Pizarro.   La communauté LGBTQI+ du Honduras face à la montée des violences Au Honduras, le meurtre d'une femme trans, Gissel Guzmán, sauvagement assassinée dans la capitale au début du mois de mars, relance les inquiétudes de la communauté LGBTI+ du pays, régulièrement visée par des violences, des insultes, des menaces de mort et des assassinats. En dix ans, plus de 300 personnes lesbiennes, gays et transsexuelles ont été tuées, ce qui en fait avec le Brésil, le Mexique et la Colombie, l'un des pays d'Amérique latine les plus violents contre cette population (proportionnellement à sa population de 10 millions d'habitants…). Dans ce pays encore conservateur, les communautés LGBTQI+ n'osent pas s'exposer en public. Reportage de Marie Griffon.   Le journal de la 1ère En Martinique, les ambulanciers suspendent leur mobilisation contre le prix du carburant. Hier, (8 avril 2026), le préfet de région leur a promis un soutien pour les aider à traverser la crise.

    Une campagne de désinformation russe en Argentine

    Play Episode Listen Later Apr 8, 2026 30:00


    D'après des documents internes obtenus par The Continent et transmis à Forbidden Stories, dans le cadre de son expansion en Amérique latine, le réseau de propagande russe The Company, soutenu par les services de renseignement extérieurs, aurait dépensé en 2024 environ 280 000 dollars pour publier des centaines d'articles dans les médias argentins afin d'influencer l'opinion publique. Le président libertarien Javier Milei avait manifesté publiquement son soutien à l'Ukraine dès le début de l'invasion russe en 2022, avant d'être élu en novembre 2023 en Argentine. Face à cette prise de position, le réseau d'influence russe, appelé en interne « La Compagnie » (The Company), a pénétré dans le pays en février 2024 pour tenter de faire valoir ses intérêts et de ternir la réputation du président, d'après une enquête de Forbidden Stories. Le réseau a néanmoins quitté l'Argentine fin 2025 sans avoir rempli ses objectifs. L'autrice de cette enquête, Sofia Alvarez Jurado, journaliste à Forbidden Stories, répond aux questions de Joris Zylberman. Le Mexique critique un rapport de l'ONU sur les disparitions forcées À quelques semaines du Mondial 2026 de football, dont plusieurs matchs se tiendront au Mexique, la présidente de gauche Claudia Sheinbaum s'est irritée du contenu d'un rapport du comité de l'ONU sur les disparitions forcées. Le texte évoque des crimes contre l'humanité. Le gouvernement mexicain, qui affiche comme l'une de ses priorités la lutte contre l'insécurité, s'estime attaqué : « Nous ne sommes pas d'accord avec [les conclusions de] ce document. Nous travaillons avec les Nations unies [...] mais ce comité d'experts, quand on lit son texte, on voit que son but est de critiquer le gouvernement », a déclaré mardi 7 avril en conférence de presse la présidente mexicaine.  En Haïti, le théâtre comme alternative à la violence Dans un contexte marqué par l'insécurité et la vie éprouvante dans les camps de déplacés à Port-au-Prince, le théâtre s'impose comme une alternative à la violence et un espace d'expression pour les enfants. À travers une initiative baptisée « Théâtre contre la violence », portée par BIT-Haïti en partenariat avec la Fondation Connaissances et Libertés (FOKAL), une dizaine d'enfants issus de différents camps de la capitale participent à des ateliers de théâtre. Une initiative qui vise à transformer la douleur en expression artistique et à redonner une voix à ces enfants souvent invisibilisés. L'occasion pour eux de retrouver un peu d'espoir et d'exprimer leur besoin de retourner chez eux, de retrouver une vie normale, loin des conditions précaires des sites de déplacés. Notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama, a assisté à l'un de ces ateliers. Dans le journal de La 1ʳᵉ… Retour sur un homicide qui a choqué toute la Guadeloupe : la mort d'un enfant de deux ans tué par arme à feu.

    En Géorgie, une élection locale sur fond de conflit au Moyen-Orient

    Play Episode Listen Later Apr 7, 2026 30:00


    En Géorgie, dans le sud-est des États-Unis, les électeurs votent ce mardi pour choisir le remplaçant de Marjorie Taylor Greene à la Chambre des représentants. Il s'agit de l'un des premiers scrutins à mettre en évidence des désaccords sur le conflit au Moyen-Orient. Cette élection pour reprendre le siège laissé vacant par Marjorie Taylor-Greene, qui a démissionné avec fracas en janvier dernier, oppose deux candidats totalement divisés sur la question du conflit au Moyen-Orient. D'un côté, le démocrate Shawn Harris, un ancien général de brigade. De l'autre, le républicain Clayton Fuller, un vétéran de la Garde nationale. Les électeurs états-uniens sont généralement peu sensibles à la politique étrangère, sauf quand elle a des répercussions sur leur vie quotidienne. Ce qui est le cas avec le conflit au Moyen-Orient. La semaine dernière, ils étaient 43 % à le désapprouver, contre 31 % un mois plus tôt. L'opinion est en revanche plus partagée sur la politique menée par l'administration Trump en Amérique latine, au Venezuela et à Cuba notamment. En Haïti, l'appel de l'Église épiscopale En Haïti, on vit encore les conséquences du massacre commis par les gangs Gran grif et Kokorat san ras, il y a dix jours dans le département de l'Artibonite – une série d'attaques qui ont poussé plus de 13 000 à fuir, à abandonner leur maison. Dans ce contexte, Alterpresse nous parle de trafic d'armes et d'un appel de l'Église épiscopale. Elle réaffirme l'innocence de révérends et de laïcs arrêtés dans une affaire de transport d'armes, de munitions et de fausse monnaie. Autre sujet : l'augmentation des prix du carburant, conséquence du conflit au Moyen-Orient et de la spéculation sur le pétrole. Plusieurs chauffeurs de transports publics ont dit leur colère hier. Entretien avec Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse. En Argentine, effondrement de la couverture vaccinale Rougeole, coqueluche, tuberculose… Ces maladies semblent appartenir à une autre époque, et pourtant elles refont surface dans plusieurs pays. Notamment en Argentine. Une résurgence qui s'explique par une chute sans précédent de la vaccination qui se fait sentir dans les hôpitaux argentins. Un reportage de Théo Conscience.

    Haïti : la commune de Marchand-Dessalines tombée sous le contrôle de gangs

    Play Episode Listen Later Apr 6, 2026 30:00


    Alors que les premiers contingents de la nouvelle Force de répression de gangs (FRG) commencent à arriver en Haïti, les groupes armés continuent de semer la terreur. Dernier exemple en date : la commune de Marchand Dessalines, une ville de plus de 160 000 habitants, est actuellement occupée par les gangs. Un dossier de Ronel Paul. Depuis plus d'une semaine, la commune de Marchand-Dessalines, dans le département de l'Artibonite, est tombée sous le contrôle de gangs armés, notamment Gran Grif et Kokorat San Ras. Ces groupes criminels ont investi le centre-ville, multipliant pillages et incendies, sans intervention des forces de l'ordre. Le maire, Dunord Sileus, joint par Ronel Paul, décrit une situation « infernale », avec des habitants livrés à eux-mêmes, des maisons détruites et un bilan humain impossible à établir. La violence est telle que les corps des victimes ne peuvent même pas être récupérés. Certains étant laissés à l'abandon dans les rues. Certains habitants racontent la peur permanente face à des hommes lourdement armés, arrivés en convoi de voitures et de motos. Dans ce contexte, les autorités locales dénoncent l'inaction du gouvernement et s'inquiètent d'un possible calcul politique, alors que le pays est engagé dans un processus électoral. Pour certains responsables, l'alliance entre gangs pourrait viser à asseoir leur contrôle territorial tout en cherchant à se donner une image plus acceptable. À lire aussiHaiti : les habitants racontent l'horreur de l'attaque de gang dans l'Artibonite Le président chilien José Antonio Kast se rend en Argentine pour son premier déplacement à l'étranger Le président chilien José Antonio Kast effectue ce lundi 6 avril son premier déplacement officiel à l'étranger, en Argentine, où il doit rencontrer son homologue Javier Milei. Cette visite, conforme à la tradition diplomatique chilienne, revêt une portée particulière en raison de la proximité idéologique entre les deux dirigeants, figures d'une droite très radicale en Amérique latine, dans le sillage du président américain Donald Trump. Déjà rencontrés en décembre dernier, ils entendent renforcer leur coopération, notamment dans les secteurs minier et énergétique, ainsi que dans la lutte contre le crime organisé. Mais, cette rencontre intervient dans un contexte sensible, marqué par l'échec des autorités argentines à arrêter l'ancien guérillero chilien Galvarino Apablaza, accusé de l'assassinat du sénateur Jaime Guzmán. De manière générale, sous le président José Antonio Kast, le Chili se rapproche de Washington. Une orientation qui pose toutefois question, alors que la Chine reste le principal partenaire commercial du Chili : un équilibre délicat entre alignement politique et intérêts économiques. À lire aussiEn Argentine, le nouveau président chilien, José Antonio Kast, affiche sa proximité avec Javier Milei Atelier de sensibilisation au réchauffement climatique en Colombie À Medellín, dans le cadre d'un échange universitaire entre la France et la Colombie, étudiants et enseignants travaillent sur une question cruciale : comment réduire concrètement l'impact du réchauffement climatique. Pour y répondre, ils participent à un atelier immersif baptisé « 2tonnes ». Le principe : se projeter dans l'avenir et simuler les choix, individuels et collectifs, nécessaires pour réussir la transition écologique, tout en identifiant des solutions simples et rapidement applicables. Porté par l'École des Mines d'Albi, ce programme s'exporte pour la première fois à Medellín, avec la participation d'étudiants colombiens. Reportage Najet Benrabaa. Journal de la 1ʳᵉ En Guadeloupe, l'économie reste fragile.

    Aux États-Unis, les Vietnamiens dans le collimateur de l'ICE, la police de l'immigration

    Play Episode Listen Later Apr 3, 2026 30:00


    Dans le collimateur de la politique anti-immigration de l'administration Trump se trouvent non seulement les sans-papiers latino-américains, mais aussi les communautés asiatiques. Plus de 8 000 Vietnamiens ont été arrêtés, et près d'un millier expulsés vers un pays que certains n'avaient pas vu depuis des décennies, nous explique Chi Phuong Nguyen de la rédaction vietnamienne de RFI. Les expulsions provoquent des drames familiaux et suscitent une vive émotion, notamment chez les proches, souvent laissés sans nouvelles. Beaucoup de ces personnes faisaient partie des réfugiés de l'après-guerre du Vietnam, jusqu'ici protégés par un accord bilatéral empêchant leur expulsion. Sa remise en cause par l'administration Trump est perçue comme une trahison par de nombreuses ONG. Ce durcissement intervient alors même qu'une partie importante de la diaspora vietnamienne soutient Donald Trump, notamment pour ses positions anti-communistes. Beaucoup minimisent les expulsions, estimant qu'elles ne concernent que des criminels. Mais cette perception est aussi alimentée par la désinformation et la barrière linguistique. Une fracture générationnelle apparaît : les jeunes Américains d'origine vietnamienne contestent davantage ces politiques et se mobilisent pour défendre les membres les plus vulnérables de leur communauté. Un an de Vectus Global en Haïti : un bilan mitigé et un contrat toujours tenu secret Le 1er mars 2025, les habitants de Port-au-Prince entendaient pour la première fois les détonations de drones explosifs opérés par des mercenaires de Vectus Global, société fondée par l'Américain Erik Prince, ancien patron de Blackwater. Un peu plus d'un an après, les organisations de défense des droits humains dressent un bilan mitigé de la présence des mercenaires et pointent l'opacité du contrat qui lie Vectus Global à l'État haïtien, explique Justine Fontaine. Au Honduras, le dérèglement climatique perturbe la semaine sainte C'est comme cela que les catholiques appellent la semaine qui précède Pâques. La fête marque la résurrection du Christ, et dans les jours précédents, il est d'usage pour les fidèles de manger du poisson. Problème : le poisson commence à manquer dans ce pays bordé par l'océan Pacifique et par la mer des Caraïbes. La biodiversité dans le golfe de Fonseca est menacée. Un reportage de notre correspondante Marie Griffon. Journal de la 1ère Des prévisions météorologiques inquiétantes pour la Guadeloupe

    Haiti : les habitants racontent l'horreur de l'attaque de gang dans l'Artibonite

    Play Episode Listen Later Apr 2, 2026 30:00


    Dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 mars 2026, la localité de Jean-Denis, dans la commune de Petite-Rivière de l'Artibonite, a été la cible d'une attaque menée par le gang « Gran Grif ». Plusieurs personnes ont été tuées. Le Nouvelliste a recueilli les témoignages de survivants. C'est à la Une du journal de Port-au-Prince, nous dit son rédacteur en chef Frantz Duval. Il cite Ilrès Théophile, encore sous le choc, qui a perdu son fils aîné ainsi que trois de ses frères lors de l'attaque. La terreur du gang a été tel que « même mes chiens ont quitté la zone », explique cet habitant, cité par Le Nouvelliste. Trois mois après l'enlèvement de Nicolas Maduro, les relations entre Caracas et Washington se normalise L'administration Trump a levé hier, mercredi, les sanctions visant la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, en place depuis 2018. Cette décision intervient près de trois mois après la capture de l'ancien président Nicolas Maduro par les forces américaines et marque une nouvelle étape dans le rapprochement entre Washington et Caracas. Elle permet désormais à la dirigeante vénézuélienne de se rendre aux États-Unis. Une évolution saluée par Delcy Rodriguez, mais qui s'accompagne d'un rééquilibrage délicat pour le pouvoir chaviste. Selon le spécialiste du Venezuela, Thomas Posado, le Venezuela se retrouve désormais dans une forme de dépendance économique vis-à-vis de Washington, alors même que la dirigeante doit conserver l'appui de son camp. Si l'administration américaine affiche sa volonté de normaliser les relations et de relancer les échanges, elle privilégie pour l'instant la pression économique plutôt qu'un changement politique immédiat, ne semblant pas pressée pour demander des élections libres dans l'immédiat. Une campagne présidentielle au Pérou marquée par les « fake news » Le 12 avril prochain, les Péruviens sont appelés aux urnes pour élire leur nouveau président. Il y a 35 candidats en lice — un nombre jugé excessif par de nombreux électeurs, qui peinent à se forger une opinion claire sur les programmes et les personnalités en compétition. Cette confusion est renforcée par la circulation massive de fausses informations sur les réseaux sociaux, comme l'explique notre correspondant, Martin Chabal. Journal de la 1re La hausse du prix du carburant frappe durement les particuliers comme les professionnels en Guadeloupe et en Martinique.

    Haïti: la nouvelle force internationale anti-gangs ne résoudra pas «les causes profondes de la violence»

    Play Episode Listen Later Apr 1, 2026 30:00


    Haïti est toujours sous le choc après le massacre commis par le gang Gran Grif dans le département de l'Artibonite ce week-end. Selon les Nations unies, au moins 70 personnes ont été tuées. C'est dans ce contexte que s'apprête à être déployée ce mois-ci, en avril 2026, la Force de Répression des Gangs (FRG), approuvée par les Nations unies. Une force internationale qui peut apporter un « soulagement à court terme », mais qui, à long terme, risque de prolonger ou même d'aggraver la crise sécuritaire, estime Jake Johnston, directeur de la recherche internationale au Center for Economic and Policy Research à Washington. Après la fin en octobre 2025 du mandat de la Mission multinationale d'appui à la sécurité (MMAS), composée principalement de policiers kényans, la FRG doit venir soutenir les forces de sécurité haïtiennes à partir de ce mois d'avril. Proposée par le Panama et les États-Unis et approuvée par le Conseil de sécurité de l'ONU en septembre dernier, elle doit compter 5 500 membres, notamment des policiers et gendarmes venus du Tchad. Mieux dotée que la MMAS, la FRG peut-elle espérer obtenir de meilleurs résultats sur le terrain ? « Cette force est présentée comme plus meurtrière, capable de mener des opérations très musclées, mais on n'a pas entendu parler d'un plan global pour stabiliser réellement Haïti, estime Jake Johnston, directeur de la recherche internationale au Center for Economic and Policy Research à Washington. Les interventions étrangères peuvent apporter un soulagement à court terme, mais à long terme, elles engendrent souvent la crise même qu'elles prétendent résoudre », poursuit-il, sceptique, au micro de RFI. Porosité entre brigades d'auto-défense et gangs Pour le chercheur, la crise haïtienne ne peut se réduire à une question strictement sécuritaire. « Quand on parle d'instabilité en Haïti, il ne s'agit pas seulement de violence physique. Il faut s'attaquer aux causes profondes. [...] Les dernières élections, par exemple, ont enregistré moins de 20 % de participation et n'ont pas permis de rétablir la confiance  », souligne Jake Johnston, qui appelle à un « processus de paix » associant les citoyens, afin de tenter de « rétablir une forme de confiance » vis-à-vis des institutions. « Car la police haïtienne affirme avoir tué des milliers et des milliers de membres de gangs, mais la situation n'a cessé de se détériorer. Et près de 60 % de ces décès sont le fait de la police. Cela montre clairement que cette approche sécuritaire seule n'est pas la solution », tranche-t-il. L'émergence de groupes d'autodéfense civils constitue selon lui un motif d'inquiétude supplémentaire. « On comprend la volonté des citoyens de se protéger en l'absence de l'État, mais les frontières s'estompent dangereusement », rappelle‑t‑il, citant le cas récent d'un ancien chef de brigade ayant rejoint un gang impliqué dans le massacre dans l'Artibonite ce week-end. Ingérence des États‑Unis « Les États‑Unis agissent avant tout pour empêcher l'effondrement de l'État haïtien et la migration qui en découlerait. Ce sont des intérêts nationaux, pas une intervention neutre », affirme Jake Johnston, interrogé sur le rôle des États-Unis, qui ont soutenu publiquement le maintien au pouvoir du premier ministre de transition, Alix Didier Fils-Aimé. À ses yeux, l'histoire montre que les interventions étrangères en Haïti (notamment les forces internationales) ont jusqu'ici davantage servi le pouvoir en place plutôt que conduit à engager des réformes. Artemis 2 : décollage imminent d'un vol habité vers la Lune Pour la première fois depuis plus de cinquante ans, des astronautes doivent s'envoler vers la Lune. La mission Artemis 2, deuxième étape du programme lunaire de la Nasa et première à embarquer un équipage, doit s'élancer ce mercredi dans le ciel de la Floride. Quatre astronautes doivent prendre place à bord de la capsule Orion pour un vol de dix jours autour de la Lune. Après de nombreux reports et difficultés techniques, la Nasa se montre confiante. La phase de remplissage de la fusée SLS, un lanceur de 100 mètres de haut, reste toutefois décisive. Plus de 1 000 tonnes de carburant doivent être chargées, une étape critique qui avait entraîné l'annulation des précédentes tentatives en février et mars derniers de l'année 2026, explique Simon Rozé, du service sciences et environnement de RFI. Une mission préparatoire avant un futur alunissage Artemis 2 n'a pas vocation à se poser sur la Lune. L'objectif est de la survoler afin de préparer un futur alunissage, prévu à ce stade pour 2028 avec Artemis 4. Pendant dix jours, l'équipage testera l'ensemble des systèmes de la capsule Orion et mènera plusieurs expériences scientifiques. L'enjeu symbolique est majeur : aucun humain ne s'est approché de la Lune depuis la mission Apollo 17, en 1972. Une responsabilité que l'équipage mesure pleinement. « On a pris l'habitude de la regarder comme un sujet d'étude… mais parfois, je fais un pas en arrière et je la regarde depuis mon jardin, et je me dis : “punaise, c'est quand même super loin”, a souligné l'astronaute canadien Jeremy Hansen. Tout le monde peut regarder la Lune avec une paire de jumelles. Et c'est important pour nous de comprendre comment d'autres cultures la considèrent. Quand nous rentrerons, nous pourrons rappeler que l'humanité partage la même Lune dans le ciel », confiait‑il récemment. Un voyage « pour l'humanité entière  » ? L'équipage — Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen — a surnommé son véhicule « Integrity ». Un nom qui reflète, selon eux, la portée universelle de la mission. S'ils portent l'écusson de la Nasa, les astronautes insistent sur le fait qu'ils volent « pour l'humanité entière ». Mais la politique n'est jamais bien loin : le programme Artemis est aussi une manière pour les États-Unis de se positionner face à la Chine et pour Washington d'affirmer son leadership spatial face à Pékin. Dans le journal des Outre‑mer... En Guadeloupe, le Conseil départemental a adopté ce mardi 31 mars 2026, son budget primitif pour 2026 explique Julien Talérien, de La 1ère.

    En Haïti, le ministre du Commerce appelle à la création d'emplois pour relancer l'économie

    Play Episode Listen Later Mar 31, 2026 30:00


    De retour de la conférence de l'Organisation mondiale du commerce, le ministre haïtien du Commerce, James Monazard, répond aux questions de RFI. Au micro d'Anne Cantener, James Monazard évoque la situation économique en Haïti. Une situation qui ne cesse de se dégrader depuis sept ans, mais dont la chute a été moins forte l'année dernière. Malgré l'insécurité qui mine le quotidien du pays, le ministre du Commerce vante sa « potentialité » en termes d'investissements. « Les transferts de l'étranger représentent près de 4 milliards de dollars américains par an. On veut motiver la diaspora pour qu'une partie de cet argent aille directement dans les investissements », explique James Monazard. Le ministre le martèle : le redressement économique du pays passe obligatoirement par la création d'emplois. Toujours en Haïti, l'attaque meurtrière commise dans le département de l'Artibonite fait la Une du site de l'agence Alterpresse. Une attaque qui a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi dans la localité de Jean Denis, à Petite Rivière de l'Artibonite. Le bilan n'est pas tout à fait définitif mais on sait déjà qu'il sera très lourd. Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse évoque « une nuit d'horreur ». Dans ce contexte d'insécurité, Alterpresse relaie aussi l'appel des transporteurs routiers. Le mouvement unifié des transporteurs haïtiens pense que la tenue d'élections pourrait aider à débloquer les grands axes dans le pays. À lire aussiHaïti: la grève des transports transforme Port-au-Prince en ville morte Aux Etats-Unis, un mexicain est décédé dans une prison de l'ICE. Jose Guadalupe Ramos Solano était détenu à Adelanto, en Californie. Sa mort a fait réagir la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum qui a annoncé des « mesures de protestation ». Il est le quatrième ressortissant mexicain décédé là-bas. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier 2025, au moins 46 personnes sont mortes durant leur interpellation ou leur détention par la police de l'immigration. À lire aussiÉtats-Unis: mort en détention d'un Mexicain arrêté par l'ICE, Mexico exige une enquête «approfondie»

    Haïti : les gangs mettent en place des «franchises» pour conquérir de nouveaux territoires

    Play Episode Listen Later Mar 30, 2026 30:00


    Les groupes armés haïtiens, qui contrôlent près de 85% de la capitale, ont mis en place des «franchises criminelles» pour étendre leur emprise sur Port-au-Prince ou encore sur la région de l'Artibonite. C'est ce que souligne un nouveau rapport de Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC). C'est un « fonctionnement qui rappelle celui de groupes criminels mafieux européens ou des cartels latino-américains », pointe Romain Le Cour Grandmaison, directeur du programme Haïti de l'ONG Global Initiative (GI-TOC). « Au lieu de projeter ses propres hommes » dans certaines zones sur lesquelles ils souhaitent étendent leur emprise, les gangs haïtiens vont « coopter de plus petits groupes armés », comme « on ouvre un McDo, un Starbucks », explique-t-il, invité sur RFI. Sans avoir à contrôler une zone continue, ils peuvent ainsi « apparaître dans des poches » hors de leur territoire d'origine pour « lancer des attaques coordonnées depuis des zones qui ne sont pas connectées entre elles », comme certains groupes armés l'ont fait pour avancer dans la région de l'Artibonite en 2025, estime-t-il. Ces « franchises criminelles » reproduisent les règles de comportement et les sanctions imposées par les gangs dans leurs quartiers d'origine, ainsi que l'extorsion systématique des habitants et de l'ensemble des activités économiques, pointe le rapport. Les gangs, longtemps aux ordres de pouvoirs politiques, ne tirent plus aujourd'hui uniquement leurs revenus de leurs anciens patrons (sans s'en être totalement affranchis) et se positionnent comme des « interlocuteurs incontournables » pour quiconque souhaite gouverner en Haïti, souligne aussi Romain Le Cour Grandmaison. Cuba : l'arrivée d'un pétrolier russe, un répit relatif Un pétrolier russe, l'Anatoly Kolodkin, est entré dimanche (29 mars 2026) dans les eaux territoriales cubaines. Il s'agit du premier tanker à atteindre l'île depuis que les États-Unis ont renforcé en janvier 2026 leur embargo et interdit les livraisons de pétrole vers Cuba. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, s'est félicité de cette arrivée. Quelques heures plus tôt, le président américain Donald Trump avait pris acte de cette livraison imminente depuis l'avion présidentiel Air Force One, devant des journalistes : « Ça ne nous dérange pas qu'ils reçoivent cette cargaison de pétrole. Ils en ont besoin, il faut bien qu'ils survivent. Si un pays veut envoyer du pétrole à Cuba en ce moment, ça ne me pose aucun problème. Cuba est finie. Elle a un mauvais régime, des dirigeants très mauvais et corrompus. Et qu'elle reçoive ou non ce pétrole, ça n'a aucune importance. » Pourtant, moins de deux semaines auparavant, Washington assurait vouloir maintenir son blocus énergétique contre l'île. D'autre part, selon Reuters, environ 30 000 barils auraient déjà été expédiés par les États-Unis vers l'île depuis février 2026, mais uniquement pour le secteur privé. Une quantité infime à l'échelle du pays. Une dizaine de jours de consommation Le pétrolier russe transporte un peu plus de 700 000 barils de brut, ce qui pourrait représenter une dizaine de jours de consommation pour Cuba. Mais avant d'être utilisé, ce pétrole doit encore être raffiné, un processus qui nécessite deux à trois semaines, avant de pouvoir le livrer aux centrales électriques et aux stations-service. « Cela aidera à atténuer un peu la grave crise que connaît le pays, reconnaît Elias Amor, économiste cubain installé en Espagne. D'un point de vue économique, l'arrivée d'un bateau comme celui-ci peut aider par exemple à améliorer la production d'électricité, au lieu d'utiliser le pétrole cubain, qui est de très mauvaise qualité, dans les centrales électriques. Mais ça ne va pas résoudre la situation que traverse Cuba», assure-t-il. Cuba produit une partie de son propre pétrole, qui couvre jusqu'à 40% de ses besoins. Mais ce brut local, lourd et de mauvaise qualité, abîme les centrales quand il n'est pas mélangé à un pétrole plus léger.  Une crise énergétique ancienne La fin des livraisons de pétrole par le Venezuela et le Mexique, conséquence du durcissement de la politique américaine, a aggravé la situation, mais les Cubains subissent des coupures de courant de plus en plus longues depuis plus de 18 mois déjà et les racines de la crise sont plus profondes encore, estime Elias Amor. « Les problèmes de Cuba concernant le pétrole ne sont pas nouveaux. Ils ne datent pas de la dernière décision de Donald Trump. Cuba n'a pas les moyens d'accéder au marché mondial du pétrole. Elle ne paye pas ses dettes, n'a pas de capacités de financement donc elle ne peut pas acheter de pétrole », faute de devises étrangères, insiste-t-il. L'embargo états-unien, imposé depuis six décennies, pèse également sur l'économie du pays, de plus en plus isolé sur la scène internationale depuis la chute de l'URSS puis, bien plus récemment, l'enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro. Depuis 2020, le PIB cubain a chuté de 15%. Il devrait encore reculer cette année (2026). Dans le journal de La 1ère... En Martinique, les planteurs de canne à sucre sont optimistes et espèrent récolter 200 000 tonnes cette année, malgré les fortes pluies de ce mois de mars 2026, explique Serge Massau, d'Outre-mer La 1ère. 

    Au Canada, des militants iraniens anti-régime pris pour cible

    Play Episode Listen Later Mar 27, 2026 30:00


    Au Canada, des militants iraniens anti-régime disent être pris pour cible, non par le régime de Téhéran, mais d'autres membres de la diaspora. Entre partisans d'un changement interne, défenseurs d'une intervention extérieure ou encore monarchistes, les lignes de fracture se durcissent. Nima Machouf est épidémiologiste. Cette militante féministe iranienne est bien connue au Québec. Àceux qui lui demandent pourquoi elle ne se joint pas aux manifestations de la diaspora iranienne à Montréal, elle répond : « Pourquoi je viendrais me pointer dans une manif où on demande ma mort ? » La dernière fois, c'était lors de la manifestation du 8 mars. Ce jour-là, elle défile avec une pancarte « Non à la guerre ». « Ils ont pris ma photo avec cette pancarte, puis ils ont dit : vous voyez cette salope qui est pro régime, bah justement elle est en train de dire non à la guerre. » L'image circule. Et avec elle, les mêmes accusations alors que Nima Machouf milite depuis plus de 40 ans contre le régime. « Avant, les menaces qu'on subissait venaient surtout du gouvernement iranien. Mais depuis janvier, c'est d'une partie de la communauté qui est très, très monarchiste extrémiste », explique-t-elle à notre correspondante à Montréal, Nafi Alibert. « Je suis attaquée parce que je ne suis pas d'accord avec le retour de Pahlavi. Pas d'accord avec la monarchie »   Une intensification des menaces Une pétition est lancée contre elle. Des menaces souvent vagues, mais répétées. Et surtout amplifiées par les réseaux sociaux. « Ce sont des menaces du genre : On devrait lui régler son compte. Beaucoup de haine, à mon égard. D'attaques personnels. À un moment donné, ça devient dangereux. » Alors Nima archive tout : messages, publications, vidéos. Un dossier de preuves qu'elle garde, comme d'autres, au cas où la menace quitterait l'écran. Ce climat n'est pas nécessairement nouveau. Les services de renseignement canadiens documentent depuis des années des tentatives d'intimidation visant la diaspora iranienne. Mais Thomas Juneau, professeur à l'Université d'Ottawa, observe leur « intensification ». « La tragédie de l'opposition iranienne en exil, c'est sa fragmentation, constate-t-il. On a vu beaucoup de cas de menaces entre groupes anti-régime, entre factions monarchistes, MEK, militants pro-démocratie qui ne sont pas affiliés à un mouvement en particulier. » Ce climat de tension s'est alourdi récemment par le meurtre d'un dissident iranien dans l'Ouest canadien. Une affaire ciblée, selon les enquêteurs, toujours devant les tribunaux.  La victime, elle avait signalé des menaces. Leurs conséquences, rappelle Thomas Juneau, ne se limitent pas à ce type de cas extrêmes : « L'impact au niveau émotif est extraordinairement violent. Puis on a des histoires contre les familles en Iran qui sont particulièrement horribles. » À Montréal, une partie du militantisme se replie. En cercle restreint, le regard toujours par-dessus l'épaule.   Les cultivateurs des Gonaïves menacés par la sécheresse En Haïti, les agriculteurs de la plaine des Gonaïves rencontrent de grandes difficultés pour irriguer leurs cultures. S'étendant sur 8 000 hectares, cette plaine constitue l'un des principaux greniers du département de l'Artibonite. Elle se distingue par une production agricole variée, incluant notamment le riz, la patate douce, l'aubergine, le maïs et les haricots. Mais depuis des années, la sécheresse représente une menace majeure pour les cultivateurs, qui dépendent essentiellement des précipitations pour arroser leurs cultures. Un dossier de Ronel Paul.   L'espoir d'un avenir au Venezuela Au Venezuela, une partie de la jeunesse se prend à espérer. Et c'est TalCual qui nous en parle. Aujourd'hui, quand on interroge les jeunes sur leur avenir, il n'est plus rare d'entendre que pour eux, cet avenir se construira dans leur pays et non pas à l'étranger. Ce qui était tout simplement impensable il y a encore huit ans. Mais il s'agit d'un espoir prudent. Car les Vénézuéliens ont appris à se méfier de ceux qui gouvernent le pays. En 2021, ils n'étaient que 50% à faire confiance à leurs institutions. Et cette méfiance, écrit encore TalCual, conduit de nombreux jeunes à repenser le mode de gouvernance. Ils parlent d'une démocratie plus ouverte, moins dépendante des partis. Ils en sont conscients : ces changements prendront du temps. Mais l'espoir est là. De jeunesse, il en est également question dans le Washington Post.  La jeunesse conservatrice, dont certaines figures de plus en plus populaires mettent le parti républicain à rude épreuve. C'est le cas par exemple d'Alec Beaton, 23 ans, un CV modèle, mais aussi un révisionniste revendiqué, qui considère que faire l'apologie d'Hitler est un bon moyen de « taquiner les gens ». De nombreux républicains considèrent Alec Beacon et ses semblables comme de simples trublions qui ne représentent en aucun cas le parti. Mais d'autres s'en inquiètent. A l'image du sénateur du Texas Ted Cruz qui dit avoir été témoin ces 18 derniers mois de propos antisémites au sein de la droite comme jamais il n'en avait entendu dans toute sa vie. Des propos qui trouvent un écho considérable sur les réseaux sociaux, où le moindre discours clivant génère du clic, des likes, ce qui lui donne l'impression d'être largement partagé. Pour le président du CPAC, la grand-messe annuelle des conservateurs, le risque est que les politiques s'en emparent et que cela conduise à une radicalisation généralisée.   Des mots qui tuent La dérive des réseaux sociaux, il en est enfin question au Brésil. Des plateformes où l'on défend la hiérarchie des sexes, le contrôle et la dévalorisation des femmes. Des plateformes où des mots comme « chad », pour parler des hommes ayant confiance en eux et attirants, ou « beta » pour désigner ceux considérés comme soumis, deviennent de plus en plus populaires, notamment sur TikTok. Le spécialiste des sciences sociales Leandro Louro, interrogé par O Globo, parle d'un entonnoir. « Lorsqu'une personne est capturée par l'algorithme, explique-t-il, elle se met à consommer du contenu de plus en plus radical, jusqu'à être ouvertement misogyne et prônant même la violence. » Une apologie de la violence qui se traduit en actes. La semaine dernière, un officier de l'armée a été arrêté pour le meurtre de sa femme à Sao Paulo. L'enquête a révélé que son téléphone regorgeait de discours masculinistes.

    Paraguay : lumière sur une dictature méconnue

    Play Episode Listen Later Mar 26, 2026 30:00


    C'est l'une des dictatures les moins connues et les plus longues d'Amérique latine : celle du général Alfredo Stroessner au Paraguay (1954-1989). Dans ce pays, très peu d'archives de cette période sont accessibles, rendant le travail de mémoire particulièrement complexe. Le réalisateur paraguayen Juanjo Pereira s'est engagé dans une quête titanesque : retrouver des images de l'époque pour raconter un régime répressif qui a torturé plus de 18 000 Paraguayens. Son documentaire, Derrière les drapeaux, le soleil, est sorti en France ce mercredi 25 mars 2026. « Il a apporté paix et prospérité au Paraguay [...] Grâce à lui nous avons une belle vie… ». C'est ce que disent les chansons à la gloire d'Alfredo Stroessner que l'on entend dans le film. Une propagande omniprésente dans les 120 heures d'archives exhumées par Juanjo Pereira et son équipe. Le cinéaste a grandi avec très peu d'images de ces 35 ans de dictature qui ont bouleversé le Paraguay — une période quasiment absente des programmes scolaires. Après ses études, il se fixe donc un objectif : rassembler des archives du monde entier pour raconter cette histoire, éclipsée par des dictatures plus médiatisées dans les pays voisins. « Je ne sais pas si on peut parler de tabou. [...] On est souvent le premier Paraguayen ou la première Paraguayenne à arriver quelque part. Dans certains pays, les gens ne savent même pas où se trouve le Paraguay… Alors évidemment, ils ne savent pas qu'il y a eu une dictature pendant 35 ans », témoigne le réalisateur au micro de Sarah Krakovitch. Le monteur argentin du film, Manuel Embalse, voit dans ce manque de connaissance une matière à réflexion – et parfois à dérision : « Le film démarre sur une note humoristique et joue de cette ignorance : un journaliste américain dit que le Paraguay est plus petit que le Texas, un journaliste anglais qu'il est plus petit que le Pays de Galles… [...] C'est une invitation à réfléchir à l'histoire avec ironie », estime-t-il. Un héritage encore prégnant aujourd'hui Les archives révèlent aussi les alliances de Stroessner avec d'autres dictatures du continent, l'asile offert à d'anciens SS et criminels nazis, et la participation — souvent oubliée — du Paraguay à l'opération Condor, destinée à éliminer les opposants aux régimes militaires sud-américains. Pour Juanjo Pereira, les conséquences de ces trois décennies autoritaires demeurent bien présentes : « Ce sont des conséquences communes à tous les pays d'Amérique latine qui ont connu des dictatures : un immense vide économique et culturel. Mais dans le cas du Paraguay en particulier, le pays a 20 ou 30 ans de retard sur l'Argentine ou le Brésil. Par exemple, le Paraguay continue de payer l'électricité la plus chère de la région alors qu'il possède deux des plus grands barrages du monde. Ça n'a pas de sens. Il y a encore beaucoup de choses qui perdurent. » Parmi ces héritages : la domination presque ininterrompue du parti Colorado — celui de Stroessner — et une répression encore fréquente des mouvements sociaux. Haïti : les bureaux de l'immigration à l'arrêt « En province, à Port-au-Prince, à Pétionville ou encore à l'étranger, les Haïtiens ne peuvent pas faire de passeports », explique Frantz Duval, rédacteur en chef du quotidien le Nouvelliste. Le journal rappelle que cela intervient alors que le directeur de ce service, Jean Antoine Simon Fénélon, et neuf autres cadres ont été interpellés. Une enquête est en cours sur un réseau de « vrai-faux » passeports, précise aussi le plus ancien quotidien du pays. Des discussions sur Haïti, sans le gouvernement haïtien « Des réunions se sont tenues, au parc industriel Codevi [en Haïti], au cours du mois de mars 2026 entre le ministre des Affaires étrangères de la République dominicaine [...] et les ambassadeurs américains accrédités dans les deux pays partageant l'Île », principalement pour parler d'Haïti, « sauf qu'il n'y avait pas d'officiels haïtiens », pointe Frantz Duval dans son éditorial ce jeudi. « Jamais auparavant des réunions de ce niveau n'avaient été organisées avec, au cœur des échanges, les relations entre Haïti et la République dominicaine », précise-t-il.  Venezuela : la présidente vante un pays « ouvert aux capitaux étrangers » Delcy Rodríguez, présidente par intérim du Venezuela depuis l'enlèvement de Nicolás Maduro en janvier 2026, est intervenue ce mercredi 25 mars 2026, en visioconférence lors d'un forum pour l'investissement à Miami, en Floride. Selon Caracas Chronicles, elle y a plaidé pour « séparer l'idéologie de l'économie », tout en invitant les participants à venir investir et visiter le pays. Une apparition « inimaginable il y a encore quelques mois », souligne le Miami Herald, qui y voit la preuve de l'ampleur du changement politique en cours à Caracas. Le quotidien rappelle que « pendant des années, le parti [socialiste] au pouvoir », auquel appartient Delcy Rodríguez, « a dépeint le capitalisme mondialisé comme un moteur des inégalités, et a dédaigné Miami » et les exilés vénézuéliens qui y vivent — un « bastion d'extrême droite » selon le courant chaviste, au pouvoir depuis un quart de siècle. Ce mercredi 25 mars 2026, la dirigeante a assuré que l'économie vénézuélienne est « en pleine croissance » et « ouverte aux capitaux étrangers », poursuit le même journal. Cette évolution intervient alors que Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores doivent être présentés ce jeudi 26 mars 2026 à un juge fédéral, dans l'Etat de New York. Cuba : crise énergétique, libérations partielles et nouvelle vague d'arrestations À Cuba, la situation sanitaire est « profondément préoccupante » a alerté mercredi 25 mars 2026 l'Organisation mondiale de la santé (OMS). L'ONU vient de proposer un plan d'urgence pour acheminer du carburant sur l'île, à des fins humanitaires, face au blocus énergétique imposé par les États-Unis depuis janvier 2026. La pression américaine a plongé Cuba dans une crise profonde : deux pannes d'électricité généralisées ont eu lieu la semaine dernière, faute de carburant et d'infrastructures électriques fiables. Dans ce contexte, plusieurs ONG ont confirmé hier la libération d'une vingtaine de prisonniers politiques, rapporte Cibercuba. Vingt et une libérations, alors que le gouvernement cubain évoquait plus tôt dans le mois un total de 51 personnes relâchées, toutes incarcérées après les manifestations antigouvernementales de 2021. Les autorités présentent ces gestes comme une marque de bonne volonté envers le Vatican, médiateur historique entre Washington et La Havane. Mais les ONG ont mis du temps à pouvoir confirmer les noms des personnes libérées et à en établir une liste vérifiée. De plus, la plupart des personnes relâchées restent sous le coup de poursuites, précise Cibercuba. De nouvelles arrestations ont d'ailleurs eu lieu ces dernières semaines et ces derniers mois. Comme celle des créateurs de la chaîne YouTube El Cuartico, Ernesto Medina et Kamil Zayas, arrêtés le 6 février à Holguín pour des vidéos critiques du gouvernement communiste. Ils sont désormais accusés de « propagande contre l'ordre constitutionnel » et attendent leur procès, rapporte Cubanet. L'épouse d'Ernesto, Doris Santiesteban, interrogée par le média d'opposition, explique qu'elle ne peut voir son mari que « 10 à 15 minutes par semaine, sous supervision ». « Ils ne représentent aucun danger pour la société », les autorités « veulent juste les faire taire », estime-t-elle. Argentine : le retour du puma, allié de la restauration des écosystèmes en Patagonie En Argentine, La Nación met en lumière un exemple de restauration écologique réussie : dans le parc national Monte León et ses environs, en Patagonie, le nombre de pumas a fortement augmenté ces dernières années. Un biologiste interrogé par le journal s'en réjouit, tandis qu'un représentant des éleveurs locaux se plaint qu'ils sont si nombreux que la zone ressemble, selon lui, à « un vrai élevage de pumas ». Le félin est accusé de s'attaquer aux quelques brebis encore présentes dans la région. Mais La Nación rappelle surtout l'impact destructeur qu'a eu l'élevage de moutons sur les sols et sur la végétation. Selon un scientifique cité par le quotidien argentin, le retour d'un grand prédateur comme le puma permet de réguler la population de guanacos — un animal apparenté au lama — et de laisser la végétation se régénérer. Même s'il sera « impossible » de retrouver l'écosystème d'origine, conclut-il.

    Haïti : retour de reportage

    Play Episode Listen Later Mar 25, 2026 30:00


    Justine Fontaine et Achim Lippold, du service International de RFI, sont partis en Haïti pour une série de reportages sur la crise qui frappe le pays. Au micro d'Anne Cantener, ils racontent comment ils ont vécu la situation.  Justine Fontaine et Achim Lippold racontent ce qui les a frappés en arrivant à Port-au-Prince, une capitale tenue par les gangs : un centre historique délabré, le désespoir des habitants, le nombre de déplacés… Ils expliquent comment ils sont parvenus à faire témoigner des personnes qui étaient réticentes à parler par peur des représailles. Des récits souvent recueillis ailleurs que dans les quartiers contrôlés par les groupes armés, où la peur est permanente et la parole surveillée.   Mais le danger ne vient pas seulement des gangs. Depuis l'année dernière, la police haïtienne utilise des drones explosifs qui font aussi des victimes civiles. Justine Fontaine et Achim Lippold ont rencontré des témoins de ces exactions. Ils se sont en revanche refusés à donner la parole aux chefs de gangs, contrairement à de nombreux médias. Un choix délibéré, expliquent-ils, pour des raisons déontologiques, mais aussi parce que ces personnes sont déjà suffisamment exposées sur les réseaux sociaux.  Ce travail a pu être réalisé dans des conditions relativement privilégiées, ce qui n'est pas le cas pour les journalistes locaux, confrontés aux problèmes d'insécurité et à des pressions diverses. Il y a deux semaines, deux journalistes ont ainsi été enlevés. La maison d'un autre a été attaquée. Haïti figure à la 111e place sur 180 au classement de Reporters sans frontières.  Une victoire très symbolique aux États-Unis  Les démocrates ont remporté hier une élection partielle dans le district de Palm Beach, où se trouve le domaine de Mar-a-Lago, la résidence de Donald Trump. Emily Gregory y affrontait le républicain Jon Maples pour un siège à la Chambre des représentants de l'État.  Elle l'a emporté de deux points, après avoir mené campagne sur le coût de la vie, en se concentrant notamment sur le logement et l'accès aux soins.  Une victoire symbolique, donc, mais pas seulement. Le Washington Post parle carrément d'un « putsch » dans un État, la Floride, qui penche de plus en plus à droite depuis la première élection de Donald Trump en 2016. D'autant qu'Emily Gregory n'est pas la seule démocrate à avoir gagné hier : dans le district de Tampa où un siège au Sénat local était en jeu, Brian Nathan l'a emporté d'un cheveu face à la républicaine Josie Tomkow.  Ces deux victoires ne changeront rien à la physionomie du Congrès de Floride, qui reste largement dominé par Les Républicains. Mais comme le rappelle Politico, ces victoires s'ajoutent à une liste de succès démocrates qui ne cesse de s'allonger depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Depuis la présidentielle de 2024, les démocrates ont remporté une vingtaine de sièges dans des États républicains ou des États clés, recense le New York Times. À Miami, c'est aussi un démocrate qui a été élu maire en décembre dernier. Une première depuis 30 ans. À écouter aussiHaïti: Port-au-Prince, vivre sous l'emprise des gangs Le rêve brisé d'un étudiant sud-soudanais  Majok Bior a fui le Soudan du Sud à l'âge de douze ans pour se réfugier en Ouganda. Cela ne l'a pas empêché de réaliser une scolarité brillante qui lui a permis d'obtenir une bourse pour l'université de Duke, en Caroline du Nord. Il y entame des études d'informatiques, rejoint l'équipe de foot, continue d'avoir d'excellents résultats et s'imagine déjà s'inscrire en médecine.  Jusqu'à ce que l'administration Trump révoque les visas des étudiants africains, à commencer par les Sud-Soudanais. En un an, le nombre d'entrées d'étudiants africains aux États-Unis chute de près d'un tiers. Les arrivées en provenance du Nigeria et du Ghana, les deux pays du continent qui envoient le plus d'étudiants aux États-Unis, ont même diminué de moitié.   Majok Bior, lui, est rentré en Ouganda. Le pays lui a accordé un passeport spécial pour réfugiés. Il espère que cela lui permettra de contourner l'interdiction frappant les Sud-Soudanais. « Si ça ne marche pas, confie-t-il au Wall Street Journal, je suis peut-être fichu. » À lire aussiVisas pour les États-Unis: cinq autres pays africains visés à leur tour par des restrictions En Équateur, une exploitation laitière attaquée par l'armée  Au début du mois de mars, l'armée équatorienne a mené une opération contre un prétendu camp d'entraînement de trafiquants de drogue avec le soutien des États-Unis. Cela s'est passé dans le village de San Martin, dans le nord du pays, tout près de la Colombie. Le New York Times s'est rendu sur place. Et l'histoire que les habitants lui ont racontée est bien différente du discours officiel. Le site qui a été détruit était en réalité... une exploitation laitière.   D'après ces témoignages, tout a commencé le 3 mars, quand des soldats équatoriens sont arrivés sur place. Après avoir frappé plusieurs ouvriers – ils en auraient même torturé trois – ils ont mis le feu à plusieurs bâtiments. Les villageois racontent que des hélicoptères de l'armée équatorienne sont revenus trois jours plus tard et ont largué des explosifs sur les ruines calcinées. Des récits corroborés par d'autres sources du New York Times.  Les autorités ont affirmé que des armes avaient été récupérées sur place, mais sans fournir aucune preuve à l'appui. Le New York Times relève que l'armée équatorienne a pourtant l'habitude de diffuser des photos du matériel saisi lors de ses opérations. 

    50 ans après le coup d'État en Argentine, comment donner un visage aux disparus de la dictature

    Play Episode Listen Later Mar 24, 2026 30:00


    L'Argentine commémore aujourd'hui les 50 ans du coup d'État militaire. Le 24 mars 1976, sous prétexte de lutter contre la subversion communiste, une junte militaire renverse le gouvernement démocratique et prend le pouvoir. Jusqu'en 1983, la junte met en place un plan systématique de disparition forcée des opposants qui fait 30 000 victimes selon les organisations de mémoire, dont une vingtaine de Français, dont Françoise Dauthier. Un demi-siècle plus tard, sa petite-fille s'est lancée dans un projet artistique, mémoriel et identitaire sur les traces de sa grand-mère disparue. Notre correspondant Théo Conscience l'a rencontrée à Buenos Aires.   Nouvelles révélations sur les liens en Javier Milei et Mauricio Novelli, impliqué dans le scandale de la cryptomonnaie $LIBRA L'homme avait ses entrées à la Casa Rosada, le palais présidentiel, nous apprend La Nacion. Quelques mois avant l'affaire $LIBRA, Mauricio Novelli présente à Javier Milei « deux projets confidentiels pour monétiser l'image présidentielle », écrit le quotidien. Il lui propose de frapper des pièces d'or et d'argent à son effigie et de lancer une ligne de vêtements : tee-shirts, casquettes, capes de pluie, sac à dos et même des tronçonneuses et des boissons énergisantes reprenant des slogans ou des photos du président. L'idée, précise La Nacion, ce n'est pas seulement de vendre des objets. Non, c'est de vendre un « lifestyle », un style de vie reposant sur l'image de Javier Milei, comme le font les célébrités. Les deux projets n'ont jamais abouti parce que le scandale LIBRA a éclaté, indique La Nacion. Mais aussi parce que certains, au sein de l'équipe de Javier Milei, ne les voyaient pas d'un très bon œil, estimant qu'éthiquement, un président ne peut pas faire ce genre de choses.   À Cuba, la flottille internationale « Nuestra América » suscite des critiques Oui, ce convoi qui a pour objectif d'acheminer de l'aide et de dénoncer le blocus américain, fait l'objet de railleries. Dans un éditorial, le Washington Post traite les membres de cette opération - certains, comme Jeremy Corbin ou Pablo Iglesias, sont arrivés ce week-end par avion, d'autres sont encore en mer - d'« idiots utiles ». « Se rendre dans un pays pauvre et séjourner dans un hôtel 5 étoiles, quel bel exemple de solidarité ! », ironise le quotidien. Samedi, l'hôtel dans lequel certains manifestants avaient de l'électricité grâce à un générateur, alors que tout le pays connaissait sa 2è coupure générale, en quelques jours, raconte le New York Times. « Socialistes au champagne », « gauche caviar »... Sur les réseaux sociaux, les critiques pleuvent, rapporte le quotidien. Des critiques qui viennent de Cubains en exil hostiles au régime mais aussi de Cubains qui vivent toujours sur l'île, notamment Yoani Sanchez, célèbre journaliste indépendante, qui a dénoncé sur X la rencontre entre des membres de la flottille et le président cubain, Miguel Diaz-Canel, relève le New York Times. « Ils affirment qu'ils sont venus soutenir le peuple cubain » (...) mais « ils se prennent en photo avec ceux qui nous oppriment. Ils sourient avec ceux qui détruisent notre nation. » « La vérité, c'est que les États-Unis n'ont pas fait autant de mal à Cuba que la dictature communiste », abonde le Washington Post. Pour le quotidien, les membres de la flottille ne s'intéressent à Cuba que parce que cela leur permet de critiquer l'administration Trump.   Aux États-Unis, le Pentagone durcit les restrictions imposées aux journalistes Les journalistes ne sont plus du tout les bienvenus. « Ils devront quitter l'espace de travail qui leur était réservé jusqu'à présent au sein du célèbre bâtiment (le « couloir de correspondants », voilà comment s'appelle cette zone réservée à la presse) et devront s'installer dans un autre immeuble à part », écrit le Washington Post. Les journalistes ne pourront plus entrer dans le Pentagone quand ils le souhaitent. Ils devront être accompagnés par des personnels du ministère de la Défense. Officiellement, ces nouvelles règles sont dues à des raisons de sécurité. Mais le Washington Post souligne qu'elles ont été annoncées juste après un revers judiciaire important. Vendredi, un juge a déclaré inconstitutionnelle la politique d'accréditation du Pentagone. Politique qu'avaient refusée la plupart des grands médias qui avaient donc perdu leur accès au Pentagone. Aujourd'hui, ils peuvent à nouveau travailler au Pentagone mais dans des conditions très limitées. Alors que le pays est intervenu au Venezuela et est actuellement en guerre contre l'Iran, « nous nous demandons pourquoi le Pentagone choisit de réduire la liberté de la presse qui est essentielle », écrit l'Assocation de la presse du Pentagone. Le New York Times a annoncé qu'il allait à nouveau saisir la justice.   Haïti : inquiétudes autour de la situation à Pétion-Ville Comme tous les mardis, Anne Cantener s'entretient de l'actualité haïtienne avec Gotson Pierre, directeur d'Alterpresse. Le journaliste parle de la situation à Pétion-Ville où « se concentrent bureaux et activités administratives » et où « la densité de population a explosé » sans aménagement, ni infrastructures adaptés. Or, il s'agit d'une zone sismique, s'inquiète Alterpresse. L'agence de presse relaie, par ailleurs, l'appel des étudiants en médecine qui dénoncent la fermeture de l'hôpital général de Port-au-Prince depuis plus de deux. « Afin d'assurer la continuité des soins et de leur formation médicale, ils réclament la relocalisation de l'établissement dans des locaux à la périphérie de la capitale », explique Gotson Pierre.   Le journal de la 1ère Une nouvelle tendance en Martinique, à l'occasion des élections municipales qui viennent de s'achever : les listes « sans étiquette ». 

    Haïti : le risque des pharmacies ambulantes

    Play Episode Listen Later Mar 23, 2026 30:00


    À Port-au-Prince, des pharmacies mobiles sont de plus en plus fréquentes. Elles sont installées à bord de voitures, de camionnettes ou de véhicules privés. Ces points de vente fonctionnent souvent en dehors de tout cadre légal, sans autorisation ni contrôle de l'État, avec des risques de santé pour les consommateurs. Reportage de notre correspondant Peterson Luxama. Notre correspondant s'est rendu à Delmas 33, en face de l'Hôpital La Paix, où des véhicules transformés en pharmacies improvisées s'alignent le long de la route. Ces « pharmacies mobiles » sont devenues un « gagne-pain pour certaines familles », mais les médicaments y sont exposés à la chaleur et à la poussière, parfois sans possibilité de respecter les conditions de conservation. Malgré les risques et l'absence de certifications, beaucoup d'Haïtiens continuent de recourir à ces vendeurs ambulants pour se procurer des médicaments. Cette pratique inquiète les professionnels de santé et les autorités sanitaires. Selon le docteur Romel Cajuste de l'Association des pharmaciens haïtiens, interviewé par Peterson Luxama, la conservation inadaptée des médicaments peut altérer leurs propriétés et rendre certains traitements inefficaces voire toxiques. Selon lui, les pharmacies de rue favorisent aussi la prolifération de médicaments contrefaits, augmentant le danger pour la population. Entre conditions précaires, absence de contrôle et circulation de produits falsifiés, la vente informelle de médicaments représente un risque sanitaire majeur dans un pays où l'accès aux soins reste déjà fragile.   Au Venezuela, une nouvelle ruée vers l'or Au Venezuela, il n'y a pas que le pétrole qui attise les convoitises de Washington. Les États-Unis s'intéressent aussi de près à l'or et aux minerais stratégiques du pays, dont le sous-sol regorge. Un peu plus de deux mois après l'éviction de Nicolás Maduro, l'administration de Donald Trump a autorisé la reprise des achats d'or vénézuélien et pousse à une ouverture plus large du secteur extractif. Dans ce contexte, le Parlement vénézuélien s'apprête à adopter une réforme du code minier pour faciliter l'arrivée d'investisseurs étrangers. Mais ce texte suscite de fortes inquiétudes chez les défenseurs de l'environnement et des peuples autochtones, alors que l'exploitation minière provoque déjà des dégâts importants dans le pays. Un dossier de Justine Fontaine.  À lire aussiLes États-Unis autorisent la vente d'or vénézuélien aux entreprises américaines Cuba : « On est devenu une île de mimes » Ce week-end, le pays a été une nouvelle fois plongé dans le noir : la majeure partie du territoire est restée sans électricité. C'est à la Une du journal en ligne 14ymedio, mais aussi du quotidien officiel Granma. Les autorités cubaines expliquent ces pannes par le blocus américain sur le pétrole, essentiel pour faire tourner les centrales thermiques. Dans 14ymedio, la journaliste Yoani Sánchez raconte, avec son style ironique et percutant, ce que c'est de vivre au rythme des coupures d'électricité à La Havane. Elle explique que la capitale, autrefois divisée en municipalités et quartiers, est désormais organisée par des « blocs » définis par l'Union électrique, la compagnie nationale. On ne dit plus « j'habite à Nuevo Vedado », on dit « je suis du Bloc 4 ». Elle décrit aussi un mécontentement grandissant : concerts de casseroles et petites manifestations deviennent fréquents, et selon elle, ils portent parfois leurs fruits — il n'est pas rare que le courant revienne après les manifestations des habitants. Face aux difficultés, Sánchez constate : « Nous sommes devenus une île de mimes. » Chacun joue le jeu : on fait semblant de se connecter à internet, le voisin journaliste qui travaille dans un journal officiel ne va plus au bureau, le commerçant fait semblant de respecter la loi tout en jonglant pour garder son commerce ouvert. Chaque jour, conclut-elle, « nous jouons la comédie d'être en vie ».  À lire aussiCuba: deuxième black-out dans tout le pays en moins d'une semaine Journal de la 1re Élections municipales : en Guadeloupe, le second tour marque un recul des femmes à la tête des communes.

    Le virage pro-israélien du Honduras

    Play Episode Listen Later Mar 20, 2026 30:00


    Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2026, le nouveau président du Honduras, le conservateur Nasry Asfura multiplie les gestes et appels en direction d'Israël. Il est allé rencontrer Benyamin Netanyahu, a signé un accord pour lutter contre l'antisémitisme et a même annoncé le retrait de son pays de ce que l'on appelle le groupe de La Haye, un groupe de pays qui envisageaient des sanctions contre Israël à cause de la guerre à Gaza. Le président affiche, donc, un soutien clair à Israël et cela représente un revirement total par rapport à la politique du gouvernement précédent au Honduras. Notre correspondante, Marie Griffon, est allée voir ce qu'en pensent les communautés juives et palestiniennes du pays.   Le départ des soldats kényans d'Haïti 215 Kényans ont atterri à Nairobi en début de semaine, nous apprend le Miami Herald. Vendredi, ce sont des militaires originaires des Bahamas et de Jamaïque qui sont partis. Quelques officiers kényans vont rester en Haïti afin, précise le journal, d'assurer la transition avec la Force de suppression des gangs censée se déployer en avril. À l'heure des adieux, Le Nouvelliste se demande quel bilan tirer de la contribution des Kényans. Le quotidien rappelle à quel point la tâche qui a été confiée à ces soldats était difficile : « tenter d'aider un pays qu'ils découvraient, dans une langue qu'ils ne maîtrisaient pas » ; travailler aux côtés de la PNH qui ne voulait pas vraiment d'eux, « avec moins de la moitié des effectifs annoncés, sous-financés, sous-équipés ». Le Nouvelliste salue « le courage des Kényans », « seul pays à avoir dit oui pour prendre la tête de la Mission multinationale d'appui à la sécurité ». Le quotidien réclame une cérémonie d'hommage car même s'ils « n'ont pas remporté de grandes batailles dans la guerre contre l'insécurité ou pour la libération de nos territoires perdus », « les Kényans ont versé leur sang pour défendre des Haïtiens (...) Trois d'entre eux ont été tués sur notre champ de bataille ». « Ils ont fait l'essentiel en aidant à contenir le déferlement de violence qui engloutit Haïti », insiste Le Nouvelliste.   Le procès de l'assassinat de Jovenel Moïse se poursuit à Miami Les révélations sur les lacunes de l'enquête se multiplient. Comme le rapporte le Miami Herald qui suit les audiences, les armes qui ont été saisies sur place au lendemain du 7 juillet 2021, n'ont été confiées au laboratoire du FBI qu'un an et demi plus tard. Les avocats des quatre hommes jugés en ce moment à Miami n'ont pas manqué de le relever. Que s'est-il passé pendant ces 18 mois ? Où étaient ces armes ? Certaines d'entre elles, ainsi que des balles, étaient conservées dans des sacs plastiques non scellés, ont-ils souligné. La veille, un autre agent du FBI avait été bousculé par la défense au sujet de l'absence de relevés d'empreintes et de prélèvements ADN sur la scène de crime.   En Géorgie, une femme de 31 ans est poursuivie pour meurtre. Selon la police, elle aurait essayé d'avorter chez elle Alexia Moore s'est rendue aux urgences fin décembre 2025 car elle souffrait de violents maux de ventre. Elle a accouché d'une petite fille extrêmement prématurée qui est morte dans l'heure suivant sa naissance, raconte le Washington Post. D'après la police, Alexia Moore aurait pris des comprimés de Misoprostol pour interrompre sa grossesse, ainsi que des anti-douleurs. C'est la première fois qu'une femme est poursuivie pour meurtre après un avortement, depuis que la Géorgie n'autorise les IVG qu'au cours des six premières semaines de grossesse, précise le quotidien. Ça a déjà été le cas dans d'autres États mais jusqu'à présent, aucune procédure n'a abouti.   Au Mexique, des mineures meurent des suites d'une grossesse L'an dernier (2025), 85 enfants et adolescentes enceintes sont mortes au Mexique, d'après des chiffres officiels consultés par le quotidien. C'est 17% de tous les décès maternels. «Derrière chaque chiffre, il y a des histoires qui se terminent trop tôt, des corps qui n'étaient pas prêts et qui n'ont pas résisté, et un système qui intervient trop tard », écrit Milenio. Les grossesses adolescentes sont généralement très risquées et le problème, explique le quotidien, c'est que ces mineures ne sont pas prises en charge à temps. « On n'est sollicités que quand le bébé va naître ou quand la mère souffre d'une complication tellement grave qu'elle doit être hospitalisée », raconte le directeur d'un hôpital spécialisé dans la prise en charge des grossesses à risques, interrogé par Milenio. Un médecin qui réclame plus de prévention et un meilleur suivi des mineures enceintes.   «Propaganda machine», enquête de Forbidden stories sur comment les services de renseignement russes ont tenté d'influer sur la présidentielle bolivienne Notre dossier du jour est consacré à la propagande russe en Amérique latine. Le renseignement a étendu ses opérations d'influence récemment, via notamment un groupe surnommé la Compagnie. Il agit dans différents pays du continent, dont la Bolivie. Les services russes y ont installé un réseau avant et après les élections de l'an dernier, pour œuvrer à la réélection du président sortant. Pari perdu. Mais c'est un bon exemple de la manière dont fonctionne la machine de propagande. « Propaganda machine », c'est le titre d'une enquête de Forbidden stories dont nous parle Sofia Alvarez Jurado interrogée par Joris Zylberman.   Le journal de la 1ère 2026 sera-t-elle une « année record » en tonnage d'algues sargasses venant s'échouer sur les côtes caribéennes ?

    Chili : l'inquiétude des migrants

    Play Episode Listen Later Mar 19, 2026 30:00


    Moins d'une semaine après avoir été investi, le nouveau président chilien, José Antonio Kast, a déjà lancé son plan pour stopper l'immigration irrégulière au nord du pays. Depuis le début de la semaine, des militaires creusent des tranchées en plein désert à la frontière avec le Pérou. Le président d'extrême droite veut ajouter des clôtures et des tours de contrôle, utiliser des drones pour surveiller la zone et y envoyer plus de soldats.   Les immigrés que notre correspondante à Santiago, Naïla Derroisné, a rencontrés, sont agoissés.   Delcy Rodriguez change de ministre de la Défense Au Venezuela, la présidente par intérim continue d'écarter du pouvoir les proches de Nicolas Maduro. Hier (mercredi 18 mars), elle a remplacé le ministre de la Défense, Vladimir Padrino Lopez. C'est « la fin de l'ère Padrino Lopez », s'exclame Caracas Chronicles. « Un hardcore chavista », selon le site en ligne. « Le militaire le plus fidèle à Nicolas Maduro », selon El Nacional. Il était ministre de la Défense depuis octobre 2014 et a toujours fait preuve d'une loyauté sans failles. « Partout ailleurs dans le monde, ses plus grands exploits seraient considérés comme un déshonneur pour l'uniforme », juge Caracas Chronicles qui fait la liste : il a protégé les guérillas colombiennes qui ont fait du Venezuela leur terrain privilégié pour les enlèvements et le trafic de drogue ; il a ouvert les portes des services de renseignement aux espions cubains ; il a encouragé les achats d'armes à la Russie et à l'Iran. Surtout, il a toujours répondu présent quand il s'agissait de réprimer dans la violence des manifestations. Ce qui lui vaut d'être accusé de crimes contre l'humanité. Ce fidèle parmi les fidèles n'a pas réussi à empêcher la capture de son chef par les États-Unis, le 3 janvier 2026. Mais ce n'est pas pour cela que Delcy Rodriguez lui a demandé de partir, explique Caracas Chronicles, « mais parce qu'elle a besoin de quelqu'un en qui elle a davantage confiance. » Et cette personne, c'est Gustavo González López. Ancien patron des services de renseignement, chef de la garde présidentielle et de la direction du contre-espionnage depuis la chute de Nicolas Maduro, il ressemble beaucoup à Vladimir Padrino Lopez. Comme lui, il a activement participé à la répression, ce qui lui vaut de figurer, lui aussi, sur les listes des hauts-dignitaires vénézuéliens sous le coup de sanctions et d'enquêtes internationales, écrit Caracas Chronicles. Sa nomination a consterné plusieurs ONG de défense des droits humains, comme le soulignent Tal Cual et El Nacional. « Delcy Rodriguez a remplacé un général avec des états de services terribles par un autre général avec des états de services tout aussi terribles », insiste Caracas Chronicles. C'est donc un symbole du régime Maduro qui en remplace un autre. « Personne, ni dans les casernes ni dans les rues, n'est davatange en sécurité » aujourd'hui, estime Caracas Chronicles. « On ne peut espérer ni justice, ni réconciliation, ni aucun progrès vers le rétablissement de l'État de droit avec un homme comme González López à la tête de l'armée vénézuélienne » poursuit le site en ligne qui conclut : pour Delcy Rodriguez, « il s'agit de loyauté, et non d'une quelconque transition politique. »   Aux États-Unis, la chute de Cesar Chavez, icône de la lutte pour les paysans latinoaméricains Cesar Chavez est accusé de pédophilie. C'est le New York Times qui le révèle dans une très longue enquête, fruit de 5 ans de travail mené par deux journalistes qui ont recueilli les témoignages de plusieurs femmes. Ana Murguia, 13 ans, quand le confondateur du syndicat agricole américain, UFW, la viole pour la première fois sur un tapis de yoga. Il avait 45 ans. « Ne dis rien à personne. Ça ferait des jaloux », lui dit-il alors. Ça a duré 4 ans. Ana Murguia qui a 66 ans aujourd'hui, a tenté de se suicider plusieurs fois et a eu des problèmes de drogue. Il y a aussi Debra Rojas, 12 ans, quand ça a commencé. Ou bien encore Dolores Huerta. Partenaire de lutte de Cesar Chavez et figure syndicale américaine, elle l'accuse de viols ayant mené à deux grossesses cachées. Les deux bébés ont été confiés à d'autres familles. Si elle n'en a pas parlé à l'époque, c'est parce qu'elle avait peur qu'au sein du syndicat, on ne la croit pas. Elle n'a pas osé porter plainte aussi parce que la police était hostile au mouvement, a-t-elle confié au New York Times. Ces femmes n'avaient jamais parlé jusqu'à présent également « parce qu'elles avaient honte ou peur de ternir l'image d'un homme qui était devenu le visage du mouvement pour les droits civiques des Latinos, son image figurant sur les fresques murales des écoles et son anniversaire étant un jour férié en Californie », explique le quotidien. Cesar Chavez est mort en 1993. Suite aux révélations du New York Times, les autorités de plusieurs villes annoncent qu'elles vont débaptiser des rues et des écoles qui portent son nom. Les autorités du UFW ne participeront à aucun événement célébrant son anniversaire, le 31 mars.   L'enseignement privé haïtien au bord du précipice Comme tous les jeudis, nous sommes en ligne avec le rédacteur en chef du Nouvelliste Frantz Duval. Le quotidien consacre un dossier à l'enseignement privé et relaie l'appel à l'aide de la patronne du secteur. Un secteur qui connaît des difficultés énormes et qui est sur le point de s'effondrer. « À cause de l'insécurité, des écoles privées ont dû changer de quartiers, trouver de nouveaux locaux... Mais en déménageant, elles ont perdu des élèves », raconte Frantz Duval. « Aujourd'hui, certains établissements ne peuvent plus payer leurs professeurs. » L'éducation privée représente 75 à 80% de l'offre éducative, plus de 90% pour ce qui est de la formation professionnelle et des universités. Et pourtant, elle ne reçoit aucune subvention, précise Frantz Duval. « Il existe des aides ponctuelles, mais rien de systématique. » À l'occasion de la semaine de l'inclusion financière, Le Nouvelliste s'intéresse également aux paris sportifs en forte augmentation en Haïti. « Peu à peu, les gens qui jouaient à la loterie deux fois par semaine, ont commencé à jouer une fois par jour. Aujourd'hui, il y a 10 à 12 tirages par jour. Les Haïtiens sont quasiment devenus des joueurs compulsifs », explique Frantz Duval.   Le journal de la 1ère En Guadeloupe, la campagne sucrière devrait, en principe, reprendre son cours normal ce jeudi.

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